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À nous le Mexique! (du 9 au 29 janvier) English translation pending
by Bibouns51 · 2010-05-31 · 6 replies
Avant de parcourir le Mexique, nous avons fait un crochet dans le sud de l'Arizona que nous ne connaissions pas encore. Après ça, direction Mexico en avion, puis route vers la côte Caraïbe, souvent en bus, notre fidèle sac à dos, toujours sur les épaules... Attention attention, ce carnet de voyage est long ; gardez bien les yeux ouverts, c'est parti !!!

9 janvier

C’est une journée marathon qui nous attend aujourd’hui. Départ de chez mes parents à 4h pour une arrivée à Roissy à 5h30. S’ensuivent les formalités d’enregistrement, un petit déjeuner, puis, l’embarquement dans notre avion Air France. On décolle finalement à 9h30 avec une heure de retard ; notre avion devant subir un dégivrage. Il faut en effet préciser que ce matin, à Paris, la température ne dépasse pas les -10° C ! Après cela, vol sans histoire agrémenté de deux repas et de deux films (« L’oeil du mal » et « Harcelés »). Seul problème à déplorer : mon écran individuel ne fonctionne pas ; je me replie sur celui de Sandrine ! Arrivés à l’aéroport JFK de New York vers 11h, heure locale, il nous faut changer de terminal, pour cette fois-ci, prendre notre vol à destination de Phoenix. Il nous faut alors patienter quelques 6 heures… tout juste le temps pour nous jeter sur notre premier burger chez Wendy’s… Après ça, sieste improvisée sur les sièges peu confortables de l’aéroport, puis embarquement. Ce vol est effectué par Delta Airlines. Rien à voir avec le standing d’Air France ! Tout est payant, même pour pouvoir voir un film… Nous avons tout de même pris un plateau repas (fromage, fruits secs, légumes crus et houmous). Le vol est très long car c’est seulement après 5h30 que nous apercevons Phoenix. Il fait nuit, il est 20h30 et la ville scintille de mille feux. L’aéroport est situé au milieu de la ville, ce qui nous permet de voir qu’elle s’étend à perte de vue : 80 km de long sur 50 de large ! Après avoir débarqué, nous récupérons notre sac. Ouf, le transfert à New York s’est bien déroulé. Maintenant, direction l’agence de location de voitures (Budget) que l’on gagne grâce à une navette. Là, on récupère une Ford Focus berline qui va nous suivre durant cette semaine. C’est parti, à nous les States ! Bon, la suite est un peu moins glorieuse. On cherche pendant une heure notre hôtel alors qu’il n’est situé qu’à 4 miles de l’aéroport. Merci au co-pilote !... A sa décharge, il est assez difficile de s’y retrouver. L’hôtel Red Roof nous attend pour une bonne nuit de sommeil. Il est 7 heures du matin en France. Notre marathon est terminé…

10 janvier

Malgré le décalage horaire, nous avons très bien dormi et nous nous sommes réveillés à 7 heures, heure locale, c’est-à-dire à 15 heures, heure française. Dehors, le soleil se lève à peine ; le temps est parfait. Après un chocolat chaud pris à l’hôtel, c’est parti pour notre road trip ! Avant de rouler en direction de l’Apach trail, nous nous arrêtons à un Wallgreen acheter notre petit déjeuner et notre repas du midi. Pour nous aider à trouver l’entrée de l’Apach trail, nous demandons renseignements à l’hôtel, puis au magasin : Personne ne connaît ! Ce serait comme demander à un parisien s’il connaît le château de Versailles et qu’il nous réponde qu’il ne connaît pas ce site… Bref, on se débrouille et trouvons notre chemin assez facilement. En route, on aperçoit que de nombreux américains vivent dans des mobil homes organisés en de véritables villes. Concernant les paysages de l’Arizona, ils correspondent à l’idée que je m’en étais faite : semi aride et accidenté. Aussitôt sortis de Phoenix, nous commençons à voir de plus en plus de cactus Sagaro qui sont l’emblème de l’état. Après environ 40 minutes, nous atteignons le village fantôme de Goldfield. Il n’est que 9 heures et nous sommes presque les premiers touristes à arriver sur place. Tant mieux pour les photos ! Le village, à cette heure-là, est vraiment « fantôme » et nous avons à notre disposition un merveilleux ciel bleu. Les bâtisses sont en très bon état, on a vraiment l’impression d’être dans un de ces westerns… Seule ombre au tableau, quelques bâtiments ont été aménagés en boutiques à touristes, ce qui enlève une part d’authenticité… Soit, on profite tout de même des lieux et de l’ambiance de l’endroit en passant du saloon à la prison en passant par l’ancienne église, sans oublier la vieille mine. On décide alors de faire le tour du village dans un ancien train à vapeur. 20 minutes sont nécessaires pour effectuer cette balade parmi les cactus en profitant de la vue d’ensemble sur le village avec en arrière plan les Superstitions Mountains. De retour « en ville », on assiste à un gunfight organisé dans la rue tout en sirotant un smothie. Le spectacle est sympa, par contre, le smothie est… fade. Au final, bien que touristique, Goldfield nous a bien plu et s’affirme comme un arrêt incontournable sur l’Apach trail ! Ce trail nous emmène ensuite jusqu’à l’Apach lake où nous nous arrêtons pour pique niquer au bord de l’eau. Ensuite, malgré de nombreux arrêts photos, nous arrivons rapidement à Tortilla Flat où un arrêt s’impose. On trouve dans ce lieu-dit perdu au milieu de nulle part un saloon insolite. Tous les murs (même aux toilettes) sont recouverts de billets de banque dédicacés par leurs donnateurs. De plus, les chaises du bar sont des selles de cheval. Dans la cour, nous écoutons quelques minutes un groupe de country… La baignoire de l’établissement aurait été utilisée par Wyatt Earp en personne !

Quelques kilomètres plus tard, la route se transforme en piste de terre battue (en très bon état) sillonnant à travers la Tonto National Forest. La forêt en question est constituée de Sagaro. Je ne m’attendais d’ailleurs pas à en trouver autant par ici… Je ne m’attendais également pas à voir sur l’Apach trail des panoramas aussi beaux et accidentés. Ce trail mérite vraiment d’être parcouru ! Après avoir longé le Roosevelt lake et vu son impressionnant barrage (le trail a d’ailleurs été construit pour accéder à la construction de ce barrage), nous retrouvons la route goudronnée. Il nous faut alors gagner la ville de Tucson où nous avons prévu de dormir ce soir. Deux bonnes heures sont nécessaires… La route est toute droite pendant une centaine de kilomètres sans traverser le moindre village. Niveau végétation, toujours des sagaros et autres cactus. On assiste à un coucher de soleil flamboyant sur les montagnes et à un lever de lune violacé. Tout juste arrivés à l’hôtel Howard Johnson Inn, nous repartons pour passer la soirée au Maverick, un club country situé à l’autre bout de la ville. Nous sommes visiblement les seuls touristes et faisons un peu tâche dans cet environnement de stetsons et de santiags. Soit, nous y passons un très bon moment à regarder les gens se déhancher et à discuter de football américain avec un autochtone ne comprenant pas comment nous faisions pour vivre en France sans ce sport… Après avoir englouti un big hamburger aux champignons noirs et une Budweiser, retour à l’hôtel… et dodo !

11 janvier

Alors que nous avions mis le réveil pour 8 heures, nous nous réveillons naturellement une heure plus tôt. Juste le temps de prendre notre petit déjeuner à l’hôtel, et nous prenons la route, direction le sud pour rejoindre la célèbre ville western de Tombstone. Pour cela, nous traversons la campagne américaine. On y voit par exemple des rangées de boîtes aux lettres disposées le long de la route alors qu’il n’y a pas âme qui vive à des kilomètres à la ronde. On prend alors toute la mesure de ce que sont les grands espaces américains… Après une heure de route, Tombstne est en vue. Cette ville est surtout connue pour avoir vu se dérouler le fameux règlement de comptes à Ok Corral… Wyatt Earp, ses frères, et Doc Holiday ont affronté dans la rue les frères Clanton et Mc Laury. Les faits sont d’ailleurs relatés dans plusieurs films comme Tombstone ou Wyatt Earp pour ne citer que les plus récents… Notre premier arrêt est le célèbre cimetière d’époque appelé ici Boothill Grave Yard, situé à gauche en entrant dans Tombstone. On y voit les tombes des frères Clanton et Mc Laury (qui ont donc perdu leur duel), mais également des tombes aux épitaphes originaux comme celui-ci : « Il avait raison, nous avions tord, pendu par erreur ». Nous allons ensuite nous promener dans la vieille ville où la rue principale toute en longueur, présente d’anciennes bâtisses très bien conservés ou restaurés. Côté ambiance, de nombreuses personnes arborent des costumes d’époque. Les gens montent des chevaux dans la rue… Il y a même des diligences qui promènent les touristes contre un billet de 5… On s’y croirait presque ! On est par contre régulièrement abordé par des rabatteurs qui nous vantent les mérites de leurs restaurants ou autres boutiques, ce qui nous ramène rapidement à la réalité.

On visite le Bird Cage Theater, un ancien théâtre bordel où tout est resté en l’état depuis 1900 : tapisseries, moquettes, … et balles logées dans les murs ! Bien sûr, la boutique à la sortie, elle, n’est pas d’origine ! On voulait ensuite assister à la reconstitution de la fameuse scène d’Ok Corral. Le spectacle est malheureusement prévu à une heure trop avancée de la journée ; nous échouons donc devant un western comédie… Ce ne sera pas notre meilleur investissement du voyage !!! Je ne conseille donc pas, surtout si on ne maîtrise pas parfaitement les subtilités et jeux de mot de la langue anglaise… Petite anecdote à raconter : en sortant du spectacle, une famille américaine, voyant que nous n’étions pas du coin, nous demande d’où nous venons. Nous lui répondons naturellement « France » ! Le fils se tourne alors vers son père et lui demande : « Where is France ? » On a alors vu le père se décomposer, ne sachant pas lui répondre…

Il est maintenant l’heure de déjeuner. Nous choisissons le « Big Nose Kate’s sallon » conseillé par le Routard. A l’intérieur, il règne une ambiance des plus western : cowboys au regard noir, filles de joie en tenues d’époque, musique country et reconstitution de scènes avec participation des clients. Au menu, salade (pour la conscience) et hamburgers (pour le plaisir). Au final, Tombstone mérite un détour et nous a bien plu. Toutefois, il est dommage que cette ville ait un peu vendu son âme au bénéfice du tourisme de masse. On a parfois l’impression de se promener dans un parc d’attraction à thème…

Nous reprenons notre véhicule et nous dirigeons vers Bisbee. Les paysages sont à nouveau très plaisants. Par contre, Bisbee sera pour moi une déception. Je n’y ai pas trouvé ce que j’avais pu lire avant d’y venir. Il n’y a pas grand’chose à y voir et on a plus l’impression d’être en France plutôt qu’aux States… Seule la vue générale de la ville et des collines aux alentours vaut une photo…

A nouveau, nous reprenons la voiture pour gagner la ville de Douglas, à la frontière avec le Mexique, où j’ai réservé une nuit au Motel 6. Là, après le check-in, nous décidons de faire une petite sieste. Il est 17 heures…Je me réveille à 6 heures, le lendemain matin… Certainement le contrecoup du décalage horaire…

12 janvier

La nuit a été longue et réparatrice. Un petit tour chez Denny’s pour un petit déjeuner gargantuesque (bacon, saucisses, omelette, pommes de terre, pancakes, muffins, …) et nous voilà partis pour le Chiricahua National Park. Comme d’habitude, nous demandons notre chemin dans Douglas et les gens ne connaissent même pas l’existence de ce lieu pourtant situé près de chez eux ! Sur la route, je stoppe le véhicule sur le bas côté afin de prendre une photo de la route toute droite sur des kilomètres, au milieu de prairies grillées par le soleil. Surgit alors de nulle part un véhicule de police s’arrêtant à ma hauteur… « Désolé M. le policier, je ne recommencerai pas, pitié… ». Non, rien de tout ça, il voulait seulement savoir si j’avais un problème… Mais bon, on ne sait jamais, je me voyais déjà plaqué au sol, les menottes aux poignets… Notre culture TV nous joue des tours… Entrés dans le parc, nous avons l’impression d’être seuls. En signant le livre d’or, on s’aperçoit effectivement être les premiers à pénétrer dans le parc aujourd’hui. Les rangers sont sympas ; ils sont contents d’apprendre que des français font le déplacement pour venir visiter leur parc assez méconnu. En sortant du visitor center, nous tombons nez à nez avec une sorte de raton laveur qui paraît encore plus surpris que nous. Et sur la route qui parcourt le parc, on aperçoit une biche… Cette fois, c’est sûr, nous ne sommes pas seuls !

Une fois en haut, une magnifique vue sur les nombreux monticules rocheux s’offre à nous. Disons que cela ressemble un peu à Bryce Canyon en moins impressionnant et en moins… rouge ! Nous décidons de faire une première petite randonnée (Massai point trail). Nous ne sommes pas déçus : concrétions rocheuses, cheminées de fée, … et toujours ce ciel bleu magnifique. Par endroit, subsistent quelques congères de neige… Je parviens à décider Sandrine pour une seconde randonnée, un peu plus longue (Echo canyon trail). Celle-ci est encore plus belle puisqu’on descend parmi toutes ces concrétions atypiques. Au final, ce parc fut une très agréable surprise. Je ne comprends d’ailleurs pas qu’il soit si peu mis en avant. Ce doit être dû à sa situation excentrée par rapport aux autres parcs majeurs du grand ouest américain… mais certainement pas à cause de ses paysages !

Sur la route du retour vers Tucson, nous nous arrêtons à Cochise (ça ne s’invente pas) afin d’y acheter de quoi manger et de téléphoner à mes parents pour avoir quelques nouvelles de notre petite Anna. Elle nous manque tellement ; nous étions émus de pouvoir l’entendre malgré la distance… Quelques miles après, nous sommes arrêtés par la police des frontières ; Mexique oblige. L’agent nous demande nos papiers et nous dévisage en nous posant quelques questions, avant de nous laisser repartir. Pour le repas, ce sera pique nique rapide sur un parking où on contemple de gros camions customisés.

Le programme de la fin d’après-midi nous emmène au Old Tucson Studios. Les Old Tucson Studios sont un grand village western reconstitué. Ils ont servi au tournage de plus de 300 films et séries western. Atelier du maréchal-ferrant, ancienne gare, église avec son cimetière, tout y est… Le parc ferme malheureusement à 16 heures. Nous n’avons pas eu le temps de tout voir mais notre billet est valable deux jours. Peut-être y reviendrons-nous demain si nous avons le temps… Nous rejoignons donc notre hôtel, non sans mal ! Les sorties de la route 10 sont en effet en travaux. Aucune déviation… Si bien que nous passons, et repassons maintes fois devant notre hôtel sans pouvoir sortir de l’autoroute (les sorties étant en travaux dans les deux sens !). Bilan : une heure de perdue ! Nous arrivons à l’hôtel vers 17h30. Nous consacrons le reste de la journée à l’envoi de mails à notre famille et à nos amis. Puis, un petit restaurant italien (Bianchi’s) pas très fameux et au lit !

13 janvier

Comme chaque nuit maintenant, je suis réveillé vers 5 heures du matin et il me faut me forcer pour me rendormir. On se lève à 7 heures et allons prendre notre breakfast à l’hôtel. Là, nous y entendons pour la première fois depuis notre arrivée parler français. Nous faisons ensuite route vers le Sonora Desert museum, situé en banlieue de Tucson et à proximité du parc national Sagaro. Le site est d’ailleurs très bien situé puisque étant entouré de ces fameux cactus et surplombant le désert de Sonora. Arrivés très tôt, nous y passons la matinée à déambuler dans les allées, allant des enclos des animaux du désert (pumas, antilopes, fennecs, loups, …) aux expositions géologiques et préhistoriques. On assiste alors à une démonstration de vols des oiseaux du désert. Différents aigles et autres rapaces survolent le parc, allant d’un fauconnier à un autre. Tout cela nous emmène jusqu’à l’heure du repas que nous prenons au restaurant du musée. Au final, ce musée en plein air nous a bien plu de par son environnement et ses explications interactives. Je conseille donc cette visite qui complète parfaitement notre programme de l’après-midi, c’est-à-dire le Sagaro National Park, partie ouest.

Après quelques miles, nous faisons un arrêt au visitor center du parc afin de nous acquitter des droits d’entrée. Ici, il n’y a en effet pas de guichet en bordure de route comme dans les autres parcs déjà visités. Déjà, nous sommes entourés de collines recouvertes de centaines, … de milliers de petits bâtonnets verts, c’est-à-dire de cactus endémiques de la région. Nous empruntons, pour commencer, le Bajada loop. Le ciel bleu azur contraste parfaitement avec le vert des sagaros. On espère que les nombreuses photos restitueront ces magnifiques panoramas. A la pancarte « View trail », nous garons notre Focus et débutons cette courte randonnée nous menant à un soi-disant magnifique point de vue. En haut, on se retrouve en effet au milieu d’une mer de cactus que l’on peut contempler à perte de vue. De plus, nous sommes seuls ; et ça, ça n’a pas de prix ! Il est vrai que durant notre périple, nous n’avons que très rarement croisé d’autres touristes. Pourtant, le climat est idéal : 25° et un ciel parfaitement bleu !

Une fois finie notre boucle dans le parc, nous repartons vers Tucson. Nos billets pour le parc Old Tucson Studios étant encore valables, nous nous y arrêtons une nouvelle fois afin d’y continuer notre visite entreprise la veille. On y voit par exemple des vêtements d’acteurs portés lors des tournages des films ou séries sur le site : Will Smith dans Wild Wild West, … et surtout ceux de Charles et Laura Ingalls dans la Petite maison dans la prairie ! On visite une reconstitution de mine, on assiste à un gunfight, … Ce parc à l’entrée onéreuse (17$) s’avère finalement agréable, surtout pour les férus de western. Disons qu’il est bien placé et permet de combler un trou dans un planning… A la fermeture, retour vers Phoenix où nous passerons notre dernière nuit aux Etats-Unis. En route, nous nous arrêtons à une station service afin d’y faire le plein ; ça fait plaisir de payer un plein de carburant 20$... Ca nous change ! A destination, nous prenons possession de notre chambre au Quality Inn. Une petite sieste, un peu de zapping et on finira la journée au Mc Do du coin, n’ayant pas réussi à trouver un restaurant figurant dans le Routard (Minder Binder).

14 janvier

Journée de transition en ce 14 janvier puisque nous terminons notre voyage en Arizona pour commencer celui au Mexique. Notre avion étant prévu à 15h, nous profitons de la matinée pour nous reposer à l’hôtel : petit déjeuner à l’hôtel avec gaufres faites sur place, envoi de mails et baignade dans la piscine et le jacuzzi. Là, j’y ai rencontré un américain avec qui j’ai discuté pendant une heure… du Mexique. Sympa, d’ailleurs, ce Victor, qui m’a invité à venir chez lui, à Las Vegas, lorsque j’y passerai… Puis viennent les formalités habituelles : check out à l’hôtel, restitution du véhicule (en 30 secondes), navette pour l’aéroport et enregistrement des bagages. Ne sachant pas si un repas nous sera servi dans l’avion nous menant à Mexico, nous patientons devant un dernier hamburger chez Burger King. Pas besoin de se casser la tête pour choisir le restaurant, il n’y a que des fast food dans l’aéroport ! Après avoir appelé en France où il fait 0°, nous prenons notre avion pour Mexico avec un arrêt d’une heure à Hermosillo, dans le nord du pays. Dans la conversation que j’ai avec Sandrine dans l’avion, je sens une pointe d’inquiétude concernant le fait de prendre le métro à Mexico à cette heure avancée (21h) pour gagner notre hôtel. Pour la rassurer, nous prendrons donc un taxi officiel… Il faut toujours ménager une femme enceinte ! Bizarrement, nous récupérons notre bagage sans passer de douane et donc sans qu’on nous appose de tampon sur notre passeport… On verra bien le jour de notre départ ! On prend donc ensuite le taxi (127 pesos) et traversons à toute vitesse cette immense mégalopole de 20 millions d’habitants. On a l’impression que le chauffeur fait une course contre la montre. Bon, on arrive entier à notre auberge de jeunesse où j’ai réservé une chambre double par mail (Mexico city Hostel). De l’extérieur, le bâtiment ne paie pas de mine, mais l’intérieur colonial est très beau. L’hôtel est situé à deux pas du zocalo. Quant à notre chambre, elle est simple mais propre ; et c’est là le plus important…

15 janvier

Le réveil sonne et nous sort difficilement du lit à 6h30. On veut en effet arriver tôt sur le site de Teotihuacan qui est au programme d’aujourd’hui. La nuit a été très bruyante. Des clients ont regardé la télévision avec un volume très élevé une bonne partie de la nuit ; on avait l’impression d’y être, la salle TV étant pourtant située deux étages plus bas…

C’est donc bien impatients de découvrir ce site mythique que nous gagnons le terminal de bus « del Norte » en métro. Ce dernier, très propre et très fonctionnel, nous permet de gagner rapidement le terminal où nous achetons aussitôt notre billet aller pour Teotihuacan. Les mexicains sur place nous indique dans quel bus monter sans qu’on leur demande quoi que ce soit. Les touristes ne doivent prendre que cette destination-là… Après une heure de route à travers la banlieue et les bidonvilles de Mexico, nous apercevons enfin la première pyramide de notre circuit. Cette cité des dieux, classée au Patrimoine Mondial de l’Humanité, présente surtout deux immenses pyramides reliées par un axe, la Chaussée des Morts, au bord duquel sont érigés des temples de taille moindre ; le tout étant essentiellement dédié aux divinités que sont le soleil et la lune. Nous imaginons la dévotion et la vénération qu’il fallait que cette civilisation leur porte pour construire des édifices aussi colossaux. Pour comparaison, la pyramide du soleil représente un volume un peu moins important que Khéops, mais plus élevé que Kephren. C’est pour dire si elle en impose ! Avant d’approcher les pyramides, nous débutons notre visite par la citadelle, à deux kilomètres de la pyramide de la lune qui constitue l’extrémité de la Chaussée des Morts. Tout serait parfait si le dieu soleil avait pu faire acte de présence. En effet, le ciel est couvert et la luminosité pour les photos n’est pas parfaite. Les quelques gouttes senties nous font même dire que le ciel n’est pas voilé que par la pollution typique de Mexico…

Un petit tour au musée du site, très bien agencé, puis arrive enfin le moment où nous débutons l’ascension de la pyramide du soleil. Contrairement aux photos vues sur le net où les gens se bousculaient dans les escaliers, ici, nous sommes seuls… Les marches sont hautes et irrégulières ; Sandrine, enceinte, commence à peiner… Un dernier effort et nous y sommes. Inutile de vous dire qu’à 46 mètres au dessus du sol, la vue est magnifique sur l’ensemble de cette ancienne cité. On s’assoit au sommet et profitons de cet instant privilégié, sans dire mot, pendant plusieurs minutes. La descente, accompagnée par quelques rayons de soleil, est beaucoup plus rapide. Nous enchaînons donc avec la marche vers la pyramide de la lune, majestueusement assise au bout de cette longue allée… La gravir est beaucoup plus aisé ; tout d’abord parce qu’elle est plus petite, mais surtout car l’étage supérieur est actuellement fermé au public. Quoi qu’il en soit, la vue est encore plus impressionnante ici dans la mesure où nous embrassons la Chaussées des Morts dans toute sa longueur. Là encore, nous nous asseyons et profitons de la vue.

Il est temps de repartir. Un petit coup d’œil au Palacio de Quetzalpapalotl et à ses colonnes intérieures, et nous nous postons en bord de route à la sortie n°3 du site afin d’y attendre notre bus qui arrivera au bout de quelques minutes. Au final, j’ai beaucoup aimé cette visite malgré un temps un peu capricieux. Sandrine, certainement plus exigeante, a trouvé le site intéressant mais a moins été impressionnée par la masse des pyramides que lors de notre voyage en Egypte. De retour à Mexico, il nous faut maintenant nous sustenter… Nos premiers tacos al pastor (tacos de viande de porc marinée, coriandre et ananas) nous comblerons, ainsi que notre première agua fresque (fruit et eau)… Avant de pouvoir commencer la visite de la ville, il nous faut acheter les tickets de bus pour Oaxaca, le départ étant prévu pour demain soir. La boutique est difficile à trouver, même en s’aidant de notre guide. En effet, elle est située dans une arrière-cour, sans panneau indicateur… Une fois cette tâche accomplie, Mexico s’offre à nous. Cette mégalopole de 20 millions d’habitants a de nombreux trésors à offrir malgré sa pollution et son taux de criminalité qui font sa mauvaise réputation. Pour la plupart, ils se concentrent dans le centre historique, autour du zocalo, cette immense place (la troisième plus grande du monde) flanquée du plus grand drapeau au monde ! Nous débutons par le Palacio National, ancienne résidence du président mexicain. Ce palais est surtout connu pour les immenses fresques de Diego Rivera qui recouvrent ses murs. C’est vraiment intéressant de contempler ces magnifiques peintures qui retracent la vie du Mexique, du temps des aztèques à nos jours. Après ça, nous visitons la cathédrale et le Sagrario dont les intérieurs ne nous marqueront pas. J’avais ensuite prévu de passer la soirée sur la place Garibaldi, réputée pour ses mariachis. Malheureusement, une averse contraint nos plans et nous décidons de regagner l’hôtel. C’en est tout pour cette journée et pour nos jambes qui n’en demandaient pas tant !

16 janvier

Bon, la journée ne commence pas bien. Le bruit de la pluie résonne sur le toit de l’hôtel. De plus, chaque averse fait sonner l’alarme d’une voiture dans la rue… Et vu qu’il a plu presque toute la nuit… Vers 5h, des jeunes à l’étage sont rentré et se sont couchés en faisant bien attention à ce que tout le monde les entende… Au final, cet hôtel est vraiment très bruyant ! Après une bonne douche et un petit déjeuner, nous nous connectons à internet. Rien d’autre à faire car dehors, il pleut toujours. Dès la première accalmie, nous poursuivons la visite de Mexico commencée la veille. Mais comme hier, la lumière n’est pas bonne. Le cœur n’y est pas non plus… Première étape, le Templo Mayor qui nous déçoit beaucoup. Rien de bien intéressant à y voir. Nous empruntons ensuite la Calle de la Moneda censée être une belle rue coloniale. C’est sale et l’architecture n’est pas exceptionnelle. Bon, autant le dire tout de suite, nous ne sommes pas emballé par Mexico ! On ne retrouve pas dans cette ville l’idée qu’on se faisait du Mexique. Cela n’engage toutefois que nous et le mauvais temps y joue certainement pour beaucoup. Par contre, les mexicains nous font une bonne impression. Ils sont serviables et on ne ressent ici aucune agressivité. Nous partons ensuite à la recherche de la poste afin d’y acheter des timbres pour nos cartes écrites hier soir. On se retrouve alors dans un quartier plus riche, à proximité du musée des Beaux Arts. Sur le chemin du retour, nous trouvons le paradis des palais : un magasin qui vend des dizaines et des dizaines de pâtisseries différentes à des prix défiant toute concurrence (française). C’est décidé, nous y prenons notre déjeuner. En sortant, il se met à pleuvoir de nouveau. Nous décidons donc de prendre prématurément la direction du terminal des bus Tapo afin d’avancer notre départ vers Oaxaca. Adios Mexico ! Sur place, le bus de 14h est complet ; nous ne partirons donc qu’avec celui de 15h. Le temps pour nous de faire quelques achats pour notre repas du soir et de déambuler dans le terminal, digne d’un véritable aéroport. Le système est d’ailleurs similaire. On enregistre nos bagages et passons le contrôle de sécurité. C’est parti pour 6h de route ! Dehors, il pleut toujours… Et dire que nous sommes à la saison sèche ! On assiste tout de même à des scènes originales. A chaque arrêt de péage, des vendeurs nous propose leurs produits : cigarettes, boissons, chocolat, … et des chiots ! « Tiens, chérie, je vais aller au péage du coin nous acheter un chien ! » Pendant plusieurs kilomètres, nous suivons un pick up à l’arrière duquel sont une femme et ses quatre enfants. A 110 km/h, sous la pluie, cela ne doit pas être très confortable…

Plus on avance, plus les paysages se transforment. Après être passé à proximité du Popocatépetl (la tête dans les nuages), nous traversons une zone semi montagneuse couverte de yuccas géants. Puis viennent les cactus qui recouvrent les collines alentours.

Après une petite sieste et trois films en espagnol sur l’écran central, nous arrivons à Oaxaca. A l’entrée de la ville, nous sommes stoppés par un cortège de chars et de danseurs se dirigeant vers le centre. Bloqués une quinzaine de minutes, nous les regardons défiler alors qu’au loin sont tirés quelques feux d’artifice. Au terminal, après avoir récupéré nos bagages, nous filons vers le zocalo qui est en effervescence. Au premier coup d’œil et malgré l’obscurité, Oaxaca nous séduit. Cela ressemble au Mexique qu’on attendait ! Des maisons coloniales, de la musique dans les rues, de la couleur, … On espère pouvoir bénéficier d’un peu de soleil pour profiter de tout ça demain. L’auberge Paulina nous ravit également. Tout est propre et bien aménagé. Pour l’heure, nous allons nous coucher en imaginant ce que sera notre journée de demain.

17 janvier

Dès notre réveil, un petit coup d’œil par la fenêtre nous permet de voir que le ciel est bleu, sans aucun nuage : la journée s’annonce magnifique ! Nous nous empressons donc d’aller nous laver avant de nous rendre au petit déjeuner de l’hôtel qui nous ravit : jus d’oranges pressées, fruits frais, œufs sur le plat et toasts, … Nous filons ensuite vers le zocalo qui se réveille à peine. La ville est aussi belle de jour que de nuit ; cela confirme notre première impression de la veille. Des parterres de fleurs rouge vif recouvrent cette grande place entourée d’arcades et de terrasses de restaurants. L’ambiance est beaucoup plus cool qu’à Mexico… On peut y voir de nombreux mexicain se faisant « cirer les pompes »… On visite la cathédrale qui surplombe le zocalo et tentons de trouver l’escalier qui mène en haut des clochers… en vain… On rencontre beaucoup plus de touristes ici qu’à Mexico. Il faut dire que la ville est tellement agréable que c’est compréhensible. Les rues adjacentes au zocalo sont bourrées de charme. Chaque façade a sa couleur éclatante, ses grilles en fer forgé, son patio intérieur… Et ce soleil… Quel pied de se promener dans cette ville par 25° lorsqu’on sait qu’en France, ça caille… Des indiennes vendent leur artisanat. Un simple « No gracias » et elles n’insistent pas, contrairement à ce qu’on a rencontré dans d’autres pays.

Nous nous attardons ensuite dans l’église Santo Domingo à l’intérieur magnifique, exubérant ; chaque sculpture étant recouverte de feuilles d’or. On constate également que beaucoup de mexicains sont pratiquants. On retrouve en effet dans chaque lieu religieux un nombre important de personnes priant leur saint. Juste à côté de l’église, nous visitons ensuite l’ancien couvent Santo Domingo, son cloître, son jardin, sa bibliothèque et le trésor de Monte Alban qu’il renferme. La visite est sympathique mais pas incontournable (sauf pour les adeptes des musées). On redescend alors la rue principale où il est possible de lire des tags défendant la cause des indiens de la région. Cette rue nous mène jusqu’à notre restaurant sélectionné pour ce midi dans le Routard : la Casa Elpidia. On ne peut arriver en ce lieu par hasard ! Pas facile en effet de trouver ce petit resto anonyme où l’enseigne est minuscule. Pas de vitrine, pas d’indication. La porte d’entrée est fermée. Il nous faut sonner plusieurs fois pour qu’un vieux monsieur vienne nous ouvrir. On s’installe à une petite table donnant sur un petit jardin exotique. Nous sommes les seuls clients… Après quelques minutes, une vieille dame nous apporte une assiette de pâtisseries salées, puis une soupe. Vient le plat de viande, puis le dessert. Vous l’aurez compris, ici, pas de menu avec choix divers. On mange ce qu’on nous amène. Et c’est très bon. On ne connaît d’ailleurs pas le prix de ce qu’on mange. Et quand l’adition arrive, on se demande s’il n’y a pas d’erreur : 130 pesos pour deux, nourriture, jus d’orange et bière comprises (environ 7 euros). Vraiment une adresse insolite que je recommande vivement !

Après avoir acheté nos billets de bus pour Tuxtla Gutierrez pour demain soir et avoir téléphoner à notre fille, nous allons nous balader dans les deux marchés permanents de la ville, c’est-à-dire le mercado Juarez et le mercado 20 de noviembre. Dans le premier, on trouve surtout de l’artisanat et des vendeurs de fruits et de jus. On ne résiste pas et y buvons chacun ½ litre de jus d’oranges pressées succulent (10 pesos chacun). Dans le second, on y trouve de nombreuses échoppes où il est possible de manger des tacos ou de la viande grillée. On a l’impression que tous les mexicains de la ville se sont donnés rendez-vous ici pour le déjeuner malgré l’épaisse fumée et une forte odeur de graille. J’en profite pour tenter ma première expérience culinaire du voyage : les fameuses chapulines, spécialité de Oaxaca ! Imaginez de grands plats où se trouvent des milliers de sauterelles grillées et légèrement pimentées… L’expérience ne fut pas concluante. Je n’en ferai pas quatre heures…

Après ça, retour sur le zocalo… Bizarrement, nous revenons souvent sur cette place, simplement pour nous imprégner de l’ambiance familiale qui y règne. Et comme tous les samedis, beaucoup de monde vient ici. Des vendeurs de ballons, des musiciens, des confiseries ; en France, ce serait la fête annuelle de la ville. Ici, c’est tous les week-ends ! Beaucoup d’enfants jouent… et nous, nous profitons pleinement de ces moments.

Après une petite sieste réparatrice à notre hôtel, nous gagnons à nouveau le zocalo, cette fois-ci pour y prendre notre dîner. La nuit est tombée et il y a foule. On mange à la terrasse d’un restaurant qui a une magnifique vue sur la place et les festivités. Et là, seconde expérience culinaire. Je prends en effet un pollo negro. La recette est composée de poulet cuisiné dans une sauce noire et épaisse au cacao et au piment. Je m’en suis régalé même si le goût est atypique. Pour finir la soirée, nous écoutons des mariachis, regardons des danseurs de mambo et rentrons finalement nous coucher, les têtes pleines d’images de cette journée bien remplie.

18 janvier

C’est une nouvelle journée qui commence sous un soleil radieux. Après notre douche et petit déjeuner quotidiens, nous prenons la direction du terminal des bus 2ème classe qui permet de se rendre dans les villes et villages des environs. Nous sommes dimanche et c’est jour de marché à Tlacolula ; celui-ci m’ayant été vivement recommandé. Après 15 minutes de marche, nous arrivons au terminal qui n’a rien à voir avec son homologue de 1ère classe. C’est un peu l’anarchie : pas d’horaire, pas de parking… Seulement un baraquement et un terrain vague. Mais nous avons de la chance ; un homme nous interpelle en criant « Tlacolula » ! « Comment a-t-il deviné ? » Ni une, ni deux, nous montons dans son bus qui démarre aussitôt. Une heure de route dans ce chicken bus plus tard (12 pesos par personne), nous arrivons à destination. Sur place, pas besoin de demander son chemin, on suit toutes les personnes du bus qui se dirigent toutes dans la même direction… vers le marché. Celui-ci est immense ! Il est également magnifique, très coloré. Ce n’est pas trop pour les produits qu’on y trouve que je tenais à venir ici, mais bien pour les personnes qu’on peut y voir. En effet, les indiens des alentours viennent ici pour vendre leurs produits d’artisanat ou de culture, mais également pour y faire leurs achats et passer un moment en famille. En d’autres termes, c’est un peu la sortie du week-end ! Et comme ils arborent leurs tenues traditionnelles et colorées, on en prend plein les yeux ! Seul inconvénient, ils ne veulent pas être pris en photo. Dommage, il y aurait tellement à faire… Bon, j’arrive tout de même à en prendre quelques-unes (merci à mon téléobjectif) de façon clandestine... On prend ensuite notre jus d’oranges pressées quotidien que l’on déguste tout en marchant. On marche, on marche, … On ne voit toujours pas le bout de ce marché qui s’étend dans toutes les rues que nous croisons : toujours plus d’étalages, des légumes, des fruits, certains connus, d’autres pas du tout. Après quelques achats (chapeau, bouteille de mezcal), nous cherchons maintenant un endroit où manger. Un hangar où sont installés plusieurs cuisines ambulantes offre différents choix ; au final, nous nous installons dans un petit bui-bui, genre de restos que nous affectionnons. Nous sommes d’ailleurs l’attraction des quelques clients qui se demandent ce que font des étrangers ici. Le repas est très bon et copieux (enchiladas pour moi, soupe de riz et de poulet pour Sandrine)… et bien sûr, on s’en tire pour une poignée de pesos (100, pourboire inclus). Nous retrouvons ensuite le terminal des bus et apprenons qu’il n’existe pas de liaison directe pour Tule, situé dans la même vallée que Tlacolula, alors que nous avions prévu d’y aller. Selon le chauffeur du bus pour Oaxaca, il faut retourner à Oaxaca pour reprendre un autre bus pour Tule. Tant pis, on décide d’abandonner ce projet… Quand soudain, notre bus s’arrête ! Le chauffeur nous interpelle et nous fait descendre en nous expliquant qu’un bus passera normalement ici pour Tule. Nous nous retrouvons au milieu de nul part et commençons à nous demander si on a bien fait de descendre lorsqu’un bus apparaît au loin sur lequel on peut lire « Tule ». Au final, nous n’aurons pas attendu très longtemps et pourrons donc voir le célèbre arbre de Tule considéré comme étant le plus gros arbre au monde (tronc de 58 m de circonférence). Il est vraiment impressionnant auprès de sa petite église et nous ne regrettons pas le détour. Retour, pour finir, à Oaxaca, à bord d’un chicken bus « tuning ». On finit la journée sur le zocalo, parmi les familles mexicaines venues passer ici le dimanche. Ca fourmille de monde. Nous entamons une conversation avec un clown sympa à propos des différences entre la France et le Mexique. S’improvise alors une sorte de sketch sur le sujet, ce qui amuse beaucoup les personnes autour de nous. On se sent vraiment bien à Oaxaca et sommes un peu déçus de devoir quitter cette ville ce soir. Le bus de nuit est à 22h30. Nous partons pour Tuxtla, après avoir récupéré notre sac laissé à notre auberge et avoir mangé un hot dog sur le pouce en compagnie de deux mexicains sympas qui nous font même goûter leur boisson dans leur verre : crème de mezcal ! Un dernier petit tacos al pastor pris près du terminal, puis, c’est parti pour dix heures de bus que nous appréhendons un peu.

19 janvier

Nos appréhensions pour cette nuit de sommeil n’étaient pas fondées. Nous avons très bien dormi dans le bus et il me faut même réveiller Sandrine en arrivant à Tuxtla ! Il faut dire qu’on avait tout prévu. Nous avions dérobé les couvertures Air France lors de notre vol aller, ainsi que les caches yeux et les boules quies afin de nous prémunir contre le froid, le bruit et la lumière… Après une petite toilette rapide dans les sanitaires du terminal, nous prenons un taxi qui nous emmène directement à Chiapa de Corzo. Il n’y a en effet pas de navette collectivo à partir du terminal de bus… Chiapa de Corzo est le lieu de départ des excursions pour le canyon del Sumidero. Et là encore, bien que nous soyons un lundi, une fête se prépare ! Le Mexique doit être le pays où il y a le plus de fêtes au monde ! Nous achetons notre petit déjeuner au supermarché du coin et commençons à descendre vers les quais de la rivière, le Rio Grivalva. Arrivés sur place, c’est le calme plat ; il est 9 heures. On achète nos billets qui sont plus chers que prévu (150 pesos par personne) et on nous indique alors qu’il faut être au minimum 15 pour que l’embarcation puisse partir (sur 22 places possibles). Nous sommes les 2 et 3ème candidats sur la liste… Nous ne prendrons le départ qu’à 10h45 !! J’en ai beaucoup voulu aux gérants pour ce temps perdu. Ce n’est pas trop pour l’attente mais plutôt à cause de leurs mensonges. Au fur et à mesure que les gens s’inscrivaient, je les additionnais à la liste. Et lorsque nous avons enfin atteint le nombre, comme personne ne bougeait, je suis allé leur demander si nous partions. Ils m’ont répondu qu’il fallait patienter un peu car nous n’étions que 14. De nouveaux clients arrivent et s’inscrivent. Sandrine va à son tour leur demander : même réponse, nous ne sommes que 14 ! Et nous, on patiente… Lorsque nous embarquons enfin, nous sommes bien évidemment… 22 à bord…

Bref, nous partons à bord d’un bateau à grande vitesse et pénétrons dans le canyon. Après quelques minutes, le pilote fait une grande embardée et approche du rivage sur lequel un crocodile se fait dorer la pilule… Puis, pendant près d’une heure, nous parcourons cet impressionnant couloir rocheux qui, à la longue, présente un panorama un peu répétitif. Seules originalités, une grotte (très sales) où l’on peut voir une statue de la Vierge, et l’arbre de Noël, concrétions rocheuses formées le long de la falaise par l’écoulement d’une source d’eau déposant son calcaire ; le tout prenant la forme d’un sapin. Autre mauvaise surprise de la part de l’agence de l’excursion : au bout du canyon, il y a un restaurant au bord de l’eau et notre bateau y fait un arrêt pendant une heure afin de nous inciter à y déjeuner. Sans commentaire… Le retour s’effectuera d’une seule traite ; la lumière étant d’ailleurs meilleure qu’à l’aller. Pour résumer, le canyon est sympa mais ne justifie peut-être pas un détour. C’est cher et on peut y perdre beaucoup de temps, surtout en passant par cette agence : Rojas. Il est maintenant 14 heures. Nous nous précipitons dans un restaurant de Chiapa de Corzo, situé sur la place où la fête bat désormais son plein. Le repas est bon et agréable jusqu’au moment où commence, juste devant le restaurant, un concours de diction. Plusieurs hommes se succèdent pour lire le plus vite possible, chacun leur tour, les mêmes phrases répétitives en hurlant dans un haut parleur… Cela durera tout le repas et on ne pourra pratiquement pas se parler. Cette journée est maudite !

Comme il n’y a pas de collectivo pour San Cristobal à partir de cette petite ville de Chiapa, nous décidons de ne pas repasser par Tuxtla et négocions un taxi direct jusqu’à notre destination afin de gagner du temps (on en a perdu assez comme ça). On conclut l’affaire à 300 pesos et c’est parti pour ¾ heure de route. La dite route permet de prendre de l’altitude pour nous emmener jusqu’à 2400 mètres d’altitude. Progressivement, on change de végétation pour arriver dans un paysage digne des Vosges ! Une fois arrivés à San Cristobal située pour sa part à 2200 mètres d’altitude, nous prenons possession de notre chambre à l’hôtel Los Camellos tenu par un couple de français bien sympas. Nous nous dépêchons ensuite de filer en ville afin de se donner un premier aperçu de cette ville tellement vantée par les guides et internautes. Pour faire simple, la magie n’a pas opéré ; pour l’instant, en tout cas. On se prononcera demain, après avoir approfondi la visite. Une petite sieste à notre hôtel, repère des routards de passage, puis vient le moment de se trouver un bon petit resto. Ce sera le cas au Gato Gordo où on mange très bien… et pour pas cher ; le tout, en écoutant de la bonne musique en live. En sortant, la nuit est complètement tombée, la température aussi. On supporte très bien nos polaires. De retour à notre chambre, une petite douche très rapide car froide… et au lit ! Ca caille un peu !

20 janvier

Réveil vers 8 heures, douche un peu froide, et départ pour la visite de la ville. Avant cela, nous déposons notre linge sale à la laverie au coin de la rue où on nous facture 10 pesos par kilo déposé : 4 kilos de linge à laver et à repasser nous coûteront donc 40 pesos, c’est-à-dire 2,5 euros ! Cela ne vaut pas le coup de s’en passer ! On profite du magnifique ciel bleu qui nous accompagne pour prendre des photos de cette ville aux couleurs vives. Après avoir acheté nos traditionnelles pâtisseries en guise de petit déjeuner, nous nous rendons sur le grand marché qui, selon le guide du Routard, est peut-être le plus typique du Mexique. Petit bain de foule parmi les indiens des villages alentours : couleurs, odeurs, … tout est là pour le dépaysement. C’est fou le mal que se donnent les vendeurs à empiler leur fruits ! Leurs étales n’en sont que plus belles ! Cette visite incontournable fut vraiment dépaysante. Toutefois, nous avons préféré le marché de Tlacolula situé près de Oaxaca. Un grand verre de jus d’orange pris dans un bui-bui, puis nous nous rendons cette fois-ci sur le marché artisanal afin d’y faire quelques achats. On y trouve les fameux tissus mexicains très colorés ainsi que de nombreux autres produits tels que des sacs, des vêtements locaux, des hamacs, des masques mayas, …C’est drôle, les indiens et indiennes refusent systématiquement qu’on les prenne en photo. Selon eux, une photo leur vole leur âme. Par contre, dès qu’on leur achète quelque chose, ils acceptent ! A méditer… Après avoir fait le tour de la ville, on est désormais en mesure de dire qu’elle est très belle et incontournable dans un circuit au Mexique. Toutefois, on y croise beaucoup de touristes de différents horizons. Des babas cool, des japonais, des européens… Beaucoup d’étrangers se sont d’ailleurs établis ici. Ce melting-pot fait que la ville perd un peu de son charme, contrairement à Oaxaca où on a croisé beaucoup plus d’autochtones. Oaxaca appartient encore aux mexicains… San Cristobal aux touristes…

L’étape suivante nous emmène à San Juan de Chamula, un petit village indien tzotzil connu surtout pour ce qui se pratique à l’intérieur de son église. Nous trouvons pour cela le lieu de départ des collectivos (près du marché artisanal) et prenons la route pour une quinzaine de minutes. Lors de la planification de notre circuit, j’avais organisé les étapes autour de cette journée du 20 janvier à San Juan de Chamula où on y fête la San Sebastien. En y arrivant, nous ne sommes pas déçus, la ville est en ébullition ! En plus du marché sur la place principale, nous voyons de nombreuses processions à pied ou à cheval, les habitants étant tous en tenue traditionnelle : les hommes arborent tous des ponchos en peau de chèvre blanche et un chapeau de cow-boy. Les femmes, quant à elles, sont vêtues d’une longue jupe en peau de chèvre noire et d’un chemisier coloré. Leurs longs cheveux noirs sont tressés avec des rubans de couleur. Nous sommes pratiquement les seuls touristes et sommes ravis de participer à cet événement où l’ambiance est irréelle… Des groupes de musique jouent un peu partout. Les hommes dansent (bizarrement). Des pétards et feux d’artifice se font entendre. Il y a des caisses de Coca Cola partout ! Nous trouvons l’office du tourisme afin d’y acquérir les droits d’entrer pour pouvoir visiter la fameuse église (20 pesos par personne). A notre surprise, c’est un garçon d’une dizaine d’années qui est au comptoir ! Le bougre essaie même de nous rouler sur la monnaie…

Une fois à l’intérieur, c’est une ambiance mystique qui nous accueille. Pas de banc. Le sol est jonché d’épines de pin et de nombreuses petites bougies. Les gens sont agenouillés et marmonnent leurs prières. A côté d’eux, on retrouve de nombreuses bouteilles de Coca Cola leur permettant d’éructer afin d’évacuer le mal de leur corps ! Sur les côtés, on peut voir de nombreuses « poupées » habillées en tenues religieuses… Tout cela dans une odeur d’encens très forte. Sandrine a même failli perdre sa lentille de contact, tant l’air à l’intérieur était sec : tout un drame ! Cet endroit nous intrigue beaucoup. Il y règne une ambiance qu’on ne peut voir nulle part ailleurs… En sortant, nous nous asseyons sur le côté de la place et observons attentivement le comportement hors du commun des personnes devant nous. Des hommes sont en ligne. D’autres passent devant eux et leur touche le ventre. En échange, on leur remet une bouteille de Coca Cola (il est partout ici !) vide qu’ils emmènent dans l’église… Ne me demandez pas pourquoi, nous n’avons pas tout compris ! Après ça, nous flânons parmi les étales du marché et y achetons quelques souvenirs. Ensuite, retour à San Cristobal en collectivo où nous faisons la connaissance d’une touriste chilienne et d’un mexicain du coin qui tente d’entrer péniblement en contact avec nous, ce qui nous fait bien rire (il nous demanda une bonne dizaine de fois notre nom). A peine arrivés, nous nous rendons à la Salsa Verde afin d’y manger quelques tacos al pastor (pour moi) et une salade « especial » (pour Sandrine). Ensuite, direction le zocalo afin de profiter de la bonne lumière qui donne sur la cathédrale, puis, nous nous rendons à l’église Santa Lucia, magnifique, qui ne figure pourtant pas dans le guide du Routard. Nous consacrons notre fin d’après-midi à la réservation de notre excursion de demain (240 pesos par personne - Agua azul, Misol Ha et route vers Palenque), à la récupération de notre linge et à l’ascension de la colline en haut de laquelle se trouve l’église de la Guadalupe. Une petite sieste pour Sandrine, écriture du carnet pour moi au son de la voix d’une routarde dans la cour qui pousse (très bien) la chansonnette, il est maintenant temps d’aller prendre notre repas du soir. Nous choisissons le Madre Tierra. Le restaurant nous plait bien, le cadre est sympa et nous y mangeons de très bonnes lasagnes ; ça change un peu de la nourriture mexicaine ! L’addition est très légère… Une bonne adresse ! Sur le retour, on achète des pâtisseries bios dans la boutique juste à côté pour notre petit déjeuner de demain (4 pâtisseries pour 17 pesos – 1 euro). Il faut désormais vite aller dormir car la journée de demain va être chargée !

21 janvier

Le réveil est rude ce matin car il faut être prêt pour 6 heures, heure à laquelle on vient nous chercher pour nous emmener à Palenque. Après avoir regardé les tarifs des bus et le temps de transport, comparé avec l’option collectivo, nous avons opté pour l’excursion via une agence. Nous ne sommes pourtant pas enclins à voyager en circuit organisé, mais cette option nous revient moins chère, c’est plus rapide et cela nous permettra de visiter Agua Azul et Misol-Ha situés sur la route. Vers 6h30, nous décollons de San Cristobal dans un minibus conduit par un chauffeur assez nerveux (sa boîte de vitesse ne tiendra pas longtemps…). A bord, des mexicains, des espagnols, des anglais, des italiens… et nous ! Lorsqu’on quitte San Cristobal, on traverse à nouveau des paysages de montagnes. Et qui dit montagnes… dit virages ! Deux arrêts « vomis » seront donc nécessaires (ils sont fragiles ces espagnols !). 1h30 plus tard, nous faisons une pause à Ocosingo pour le petit déjeuner. Nous mangeons donc les viennoiseries achetées la veille. Puis, encore 1h30 de route pour arriver enfin à Agua Azul. Là, la végétation se transforme. On passe des pins aux palmiers, bananiers et autres palétuviers… En d’autres termes, le paysage est très beau. Malgré la zone vierge traversée, on voit en bord de route de jeunes indiens allant à l’école, d’autres, plus vieux, portent de lourds fagots de bois, … Cette portion est de ce fait très dépaysante et passe très vite.

Nous arrivons à une barrière qui nous empêche l’accès au site. Le chauffeur descend et paie nos droits d’entrée. Quelques centaines de mètres plus loin, rebelote… En fait, le premier arrêt était destiné à payer de façon non officielle le droit d’accéder au site à des indiens locaux… N’ayant pas plu dans la région ces derniers jours, Agua Azul devrait bel et bien être « azul ». En arrivant sur place, c’est bien une magnifique couleur turquoise qu’on aperçoit. Les cascades sont vraiment très belles, au milieu d’une végétation dense. En plus, nous avons de la chance, le soleil nous accompagne. Nous parcourons le sentier qui longe la rivière en contemplant cette succession de cascades et de vasques. Nous nous éloignons ainsi de la partie basse du site où sont situés les boutiques et restaurants à touristes. Nous sommes maintenant seuls. Sans attendre, j’hôte mes vêtements et plonge dans cette eau translucide… et super bonne ! En regardant autour de moi, je ne vois que végétation exubérante et cette rivière couleur turquoise. Le pied ! Au final, j’ai adoré Agua Azul er regrette de ne pas avoir pu y rester plus longtemps (seulement 1h30). Bizarrement, Sandrine ne partage pas pleinement cet avis et n’a trouvé l’endroit que « sympa ». 45 minutes de minibus plus tard, nous arrivons cette fois-ci à la cascade Misol-Ha. Nous n’avons que 30 minutes à notre disposition. Au final, ce sera suffisant pour contempler cette haute chute d’eau. L’intérêt de celle-ci, c’est qu’il est possible, en empruntant un sentier à travers la végétation, de s’en approcher, et même de passer derrière. Brumisateur naturel garanti ! Nous ne sommes désormais plus très loin de Palenque. Seul reproche que je peux faire à ces paysages : la déforestation de la jungle du Chiapas est ici très visible ; la forêt épaisse et dépaysante fait de plus en plus place à des parcelles de culture du maïs. C’est un peu dommage ! Le minibus nous dépose directement à l’entrée du site d’El Panchan où nous avons prévu de dormir. Nous ne sommes qu’à quelques kilomètres de l’entrée du site de Palenque que nous visiterons tranquillement demain matin. Le reste du groupe, pour sa part, continue son chemin vers le site et rentrera dans la soirée à San Cristobal. A ce propos, le chauffeur n’a pas compris que nous étions arrivés et nous demande de descendre en nous disant qu’il repassera dans une dizaine de minutes pour nous emmener à notre hôtel. Le problème, c’est qu’il est reparti avec notre sac… En attendant son retour, nous discutons avec trois jeunes français également installés à El Panchan.

El Panchan est un endroit vraiment sympa pour les routards de passage. Dans la jungle sont disséminés des bâtiments en dur et des cabanes au confort précaire appartenant à plusieurs établissements. Mais il est déjà 14 heures et avant toute prospection pour un logement (aucun établissement ne prend de réservation), nous voulons manger. Le seul resto du coin, c’est le Don Mucho, avec terrasse donnant sur la jungle. Un petit poulet, frites, mayonnaise très typique fera l’affaire… Ensuite, nous visitons tout d’abord le Chato’s cabanas que j’avais initialement retenu dans le Routard. Bof… Puis, Ed & Margarita, Rakshitas, … Je ne retrouve pas ce que j’avais imaginé en lisant d’autres carnets de voyage… Puis, nous arrivons au Jungle Palace. On y trouve de petites cabanes en bois, au bord d’un ruisseau, avec terrasses surplombant ce petit cours d’eau. Et les moustiques me direz-vous ! Et bien, il n’y en a pas à cette époque ! Banco, nous en prenons une (la Canela) ! Cette chambre est vraiment géniale : pas de vitre, seulement des ouvertures avec moustiquaires, ce qui permet d’être au contact de la flore et de la faune. Et tout ça pour 120 pesos pour deux (7 euros). Et niveau faune, il y a ce qu’il faut ! Dans les arbres autour de nous, on peut voir des ménates, d’autres oiseaux multicolores, … et des singes hurleurs qui se baladent d’arbres en arbres en mangeant des feuilles. C’est sûr, le coin va ma plaire ! Pendant que Sandrine fait une sieste au son du clapotis de la rivière et des cris d’oiseaux, je m’installe sur la terrasse afin d’y écrire ce carnet. J’ai du mal à me concentrer, mon regard étant continuellement attiré par le spectacle de la nature qui s’offre à moi. En soirée, nous prenons un repas au Don Mucho où il règne une ambiance tropicale vraiment sympa. J’ai eu le malheur de donner un morceau de viande au chien du restaurant… Il ne me quitte plus… Avant de nous endormir, une petite bière prise sur la terrasse de notre luxueuse chambre, puis, au lit…

22 janvier

La nuit s’est bien passée. Le réveil au levé du jour sur la jungle : Magnifique ! Seul point négatif, il a fait un peu frais en fin de nuit. On se couvrira plus la nuit prochaine. Le cadre est toujours aussi beau au levé du jour… Nous nous préparons et partons pour la visite du site de Palenque. Un arrêt au traditionnel Don Mucho pour le petit déjeuner et on embarque à bord du premier collectivo qui passe (10 pesos par personne). On paie dans un premier temps la taxe pour la sauvegarde du parc naturel (22 pesos), puis le ticket d’entrée du site maya (40 pesos). C’est parti pour la visite de ce fameux site niché au cœur de la jungle du Chiapas. On adore cette visite dès les premières vues sur les pyramides. Les temples, situés pour chacun d’eux sur une petite colline, émergent au milieu de la végétation luxuriante. Rien à voir avec Teotihuacan où l’herbe rase était jaunie par le soleil ! L’ensemble est encore bien conservé. Nous escaladons chaque édifice accessible au public. Malheureusement, la pyramide majeure, c’est-à-dire le Temple des Inscriptions où a été retrouvé le tombeau du roi Pakal, ne peut plus être visité… Nous sommes à l’intérieur du Palais lorsque nous entendons, venant de la jungle, le rugissement inquiétant de plusieurs animaux féroces : Puma, tigre, … ? Il s’agit en fait des cris caractéristiques des singes hurleurs, ceux-là même que nous avons contemplé hier, dans les arbres autour de notre cabane. Je savais que ces cris étaient puissants et rauques mais cela surprend tout de même la première fois qu’on en entend… Une fois la visite des sites mis à jour terminée, nous empruntons le sentier permettant de gagner le musée du site à travers la jungle. Sur le chemin, on passe en revue des constructions mineures, ainsi que la jolie cascade de Palenque. Quant au musée, il est moderne et met très bien en valeur les belles pièces trouvées sur le site. Le clou de la visite, c’est le tombeau du roi Pakal, seul, dans une pièce reconstituée à l’identique par rapport à l’int��rieur du Temple des inscriptions.

C’est terminé, un collectivo nous emmène maintenant au centre ville de Palenque afin d’y préparer la suite de notre circuit. Nous nous rendons dans l’agence Kichan Bajlum afin d’y réserver l’excursion de Yaxchilan et Bonampak de demain, appelons mes parents et notre fille et prenons notre repas dans une petite cantina familiale. Sandrine veut absolument du riz (ah, les envies de femme enceinte…) et commande donc le seul plat en contenant sur le menu. Lorsque l’assiette arrive… pas de riz. On demande alors à la patronne s’il n’y a pas d’erreur, sa réponse nous laisse sans voix : « Je n’ai pas de paquet de riz entamé. Je ne vais pas en ouvrir un pour un seul plat ! » On ne laissera pas de pourboire… (et dommage qu’on ne sache pas mieux que ça exprimer notre mécontentement en espagnol…). Avant de poursuivre notre programme, il nous faut acheter nos billets de bus pour Merida. Après avoir éviter une nouvelle arnaque sur la monnaie rendue au terminal, nous cherchons désormais une banque que nous trouvons… au fond d’un magasin d’électroménager ! Nous y retirons ainsi l’argent nécessaire pour la fin de notre séjour. Pour cet après-midi, j’ai prévu de retourner sur le site des ruines de Palenque. Il faut savoir que seule une petite partie de l’ancienne cité a pour l’instant été restaurée. La majorité de cette ville abandonnée est donc encore enfouie sous la végétation. Je veux donc m’aventurer dans la jungle afin d’y découvrir ses secrets. Après quelques recherches sur le net et quelques échanges avec sur « Voyages Forum », je décide d’entreprendre la petite randonnée menant au Templo Olvidado. Sur le parking du site, je demande aux guides présents où se situe le début de cette randonnée. Ils nous découragent vivement à entreprendre seuls cette petite virée prétextant que nous allons nous perdre. Et comme par hasard, ils nous proposent leurs services pour la modique somme de 850 pesos (mais comme nous sommes sympas, cela descend rapidement à 450…). Cela a pour effet de décourager Sandrine, peu téméraire, qu’il me faut remotiver. Bref, on trouve seuls le début du sentier et nous voilà, après quelques dizaines de mètres, au cœur de la jungle. Quelques minutes de marche plus tard, nous sommes entourés de singes hurleurs se balançant de branches en branches, … lorsque soudain, il se met à pleuvoir. C’est bizarre, le ciel est pourtant bleu… Non ! C’est un singe qui tente de nous pisser dessus ! Puis, ce sont des bombes de déjection qui tombent de tous les côtés… Taquin ces singes ! Ecroulés de rire, nous prenons nos jambes à nos cous et débarrassons le plancher ! Nous croisons ensuite un couple accompagné d’un guide. Nous leur demandons notre chemin. Le guide nous ressort le discours habituel… Par contre, il est contredit par l’homme qu’il accompagne et qui nous explique dans un très bon français comment parvenir au temple. Voici donc son explication qui nous a permis de trouver ce temple et qui pourra également vous aider : Tout d’abord, vous trouverez l’entrée de la randonnée à droite, en arrivant sur le parking du site des ruines. Puis, tout droit jusqu’à ce que le chemin principal se sépare en deux : prenez à gauche ! Marchez pendant 15 minutes jusqu’à un bandeau orange accroché à un arbre à côté duquel un petit chemin part vers la gauche. Prenez-le. 10 minutes après, le temple est en vue. Et voilà comment des Indiana Jones des temps modernes ont découvert un temple non encore mis à jour ! A notre retour au parking, dommage que les guides ne soient plus là ; je me serais fait un plaisir de leur montrer nos photos de nous, posant devant le temple… Pour résumer, il est possible de trouver assez facilement ce temple et la promenade est vraiment sympa (attention aux bombes). Dans le collectivo du retour, nous croisons des français arrivant du Guatemala… Ensuite, nos habitudes quotidiennes : douche, bière sur notre terrasse, repas au Don Mucho, dodo, …

23 janvier

Quel coup de speed au réveil ! Le minibus de l’agence doit passer nous prendre à l’entrée d’El Panchan à 6 heures. Sandrine s’est donc chargée de mettre le réveil pour 5h30. Le jour se lève sur la jungle et atteint notre cabane. Cela me réveille : « Comme c’est bizarre, il n’est pas encore 5h30 et le soleil se lève déjà… Je vais aller vérifier l’heure… : 6h15 !!! » La panique ! « Sandrine, debout ! » Je mets un pantalon, enfile mes chaussures et cours un 100 mètres aussi vite que possible, 30 secondes après m’être levé. Le van est là et nous attend : « I’ve a problem, I come back with my bag… and my wife ! » Deux minutes plus tard, je reviens au minibus, chargé de nos bagages. En y montant, il n’y a qu’un autre couple, et surprise…, il s’agit du couple que nous avons croisé hier dans la jungle et qui nous avait aidé à trouver le temple d’Olvidado. Ils sont mexicains, habitent Mexico et s’appellent Linda et Miguel. Lui, parle très bien français… Après une heure de route à travers un épais brouillard, nous nous arrêtons pour le petit déjeuner dans un restaurant où toutes les agences d’excursions ont leurs habitudes. Copieux et très bon (je poursuis ma cure de jus d’oranges pressées). 1h30 sont ensuite nécessaires pour gagner les abords du fleuve Usumancita qui marque la frontière du Mexique avec le Guatemala. Les paysages traversés sont sympas, sans plus. Disons que je m’attendais à quelque chose de plus sauvage… Arrivés sur place, nous montons à bord d’une lancha, longue pirogue à moteur, et descendons le fleuve durant 45 minutes. A gauche, le Mexique, à droite, le Guatemala. Ce mode de transport pour gagner le site de Yaxchilan est incontournable, celui-ci étant situé au milieu de la forêt vierge, non accessible par la route. La descente de cette rivière boueuse est vraiment agréable. Nous ne croisons pratiquement personne, assis dans notre pirogue, sur un fleuve boueux, au milieu de la jungle impénétrable… Cela nous procure un sentiment d’aventure ! Le temps passe très vite et nous arrivons à destination. Nous quittons notre embarcation et pénétrons dans la forêt pour enfin apercevoir les premiers édifices de cette cité perdue. A Palenque, les temples étaient entretenus. Ici, une mousse verte recouvre les constructions, la végétation est omniprésente, les singes hurleurs sont nombreux… On a plus l’impression de découverte que sur les autres sites déjà visités. De plus, nous ne sommes qu’une grosse dizaine de visiteurs en ce jour…Deux heures sont nécessaires pour effectuer le tour de cette cité maya qui constituait à l’époque une étape intermédiaire sur le chemin entre Palenque et Tikal, au Guatemala. Il est maintenant temps de regagner notre pirogue afin d’effectuer le chemin du retour. En route, nous apercevons un bébé crocodile, immobile, sur une berge. Après ça, de retour à la civilisation, nous allons déjeuner dans un très beau restaurant (bois et palmes) en compagnie du couple de mexicains. Une discussion s’engage alors sur la France, ces derniers y étant déjà allés plusieurs fois. Notre chauffeur nous rejoint et nous reprenons la route pour gagner, cette fois-ci, Bonampak, autre cité maya. Après quelques minutes, notre véhicule s’immobilise sur un parking. Il nous faut changer de van pour nous faire conduire sur place par un indien lacandon, la cité étant située sur leur territoire. De nombreux enfants lacandons sont présents. Ils sont reconnaissables à leur longue chevelure et à leur faciès atypique. Nous partageons d’ailleurs avec eux le reste de nos cookies achetés à Phoenix ! Une fois sur le site de Bonampak, celui-ci ne nous impressionne pas de par ses édifices. L’intérêt de cette visite porte sur les trois salles intérieures où on peut contempler de belles fresques aux couleurs éclatantes. De retour vers la sortie, nos compagnons mexicains procèdent à un rituel étrange auquel ils nous convient. Avec eux, nous posons nos mains sur un arbre afin de ressentir l’énergie qui en émane. Ils nous avouent à ce propos être adeptes d’ésotérisme. Bon, on y croit ou pas… Personnellement, je n’ai rien ressenti (à part peut-être les fourmis qui en ont profité pour me grimper dessus…).

La route du retour se passe sans problème. Nous arrivons à Palenque à la nuit tombée. A cette heure, les singes hurleurs ont certainement repris possession des ruines de Yaxchilan empruntées pour quelques heures par les humains curieux que nous sommes… Il est 18 heures et notre bus de nuit pour Merida ne part qu’à 23h30. Nous passerons donc la soirée sur une fête locale (encore une), assistant à des danses traditionnelles et joutes verbales typiques du Mexique. Ce qui nous amuse, c’est de voir comment les mexicains se battent pour obtenir une place assise pour ce spectacle… Puis, nous mangeons dans un restaurant très moyen pourtant indiqué dans le Routard : La Mexicana. Arrive ensuite notre bus où nous allons passer notre seconde nuit. Demain, Merida !

24 janvier

Une nouvelle fois, nous avons très bien dormi dans notre bus de la compagnie ADO qui nous a emmené jusqu’à Merida la blanche ! Nous arrivons vers 8 heures et décidons d’aller directement prendre notre petit déjeuner dans le centre ville. En route, nous faisons escale au terminal des bus 2ème classe (juste à côté du première classe) afin d’y acheter nos billets pour Chichen Itza prévu au programme de demain. Un bon jus d’oranges et une pâtisserie plus tard, nous nous rendons à notre hôtel : le « Trinidad ». Le patio intérieur est très beau, agrémenté de plantes et de hamacs. Par contre, notre chambre est austère ; la moins belle depuis le début de notre périple. Tant pis, nous n’y sommes que pour une nuit… Après une petite douche où il y a déjà de nombreux co-locataires (moustiques), nous partons visiter la ville. Nous commençons par le marché. Celui-ci ne nous paraît pas exceptionnel, surtout en comparaison avec ceux que nous avons déjà eu la chance de visiter. Beaucoup d’odeurs nauséabondes : poissons et viandes attendant les acheteurs en se faisant une petite bronzette…Bizarrement, nous ne voyons pas de vendeur de hamacs, la ville étant pourtant la capitale mondiale de ce produit… Nous ressortons donc un peu déçus et nous dirigeons vers le zocalo, très agréable, entouré d’arches et de palais. Un petit tour au palais Gobierno (bâtiment tout vert), une petite photo de la cathédrale… il est déjà l’heure de manger ! La spécialité de la ville, ce sont les tortas, sortes de sandwichs locaux. Nous en prenons donc deux chacun dans l’échoppe où nous avons pris notre petit déjeuner ce matin. Après ça, une petite glace prise en terrasse sur le zocalo chez un glacier apparemment réputé. Nous y commandons deux boules chacun, ce qui a l’air de surprendre le serveur. On comprendra ensuite : les boules sont énormes ! Le prix également : 120 pesos ! Après nous être baladés dans cette ville agréable, nous retournons à l’hôtel pour nous prélasser au bord de la piscine. J’y passe un bon moment ; Sandrine la trouvant bien entendant trop froide… Retour à la chambre pour une bonne sieste avant de nous attaquer à la fête du samedi soir. En effet, nous avons fait un arrêt d’une journée spécialement pour cet événement ayant lieu tous les week-ends. Deux quartiers proposent ainsi des festivités. Dans le premier, on peut y voir un spectacle de musiques et danses locales. Dans le second, les restaurants investissent la rue où se produisent des artistes du coin. Le tout est bien sympa mais on s’attendait à un peu plus d’ambiance et de monde. Peut-être est-ce mieux le dimanche ? Nous ne le saurons pas… Une spécialité culinaire nous intrigue lors de notre balade : c’est une sorte de crêpe fourrée à l’édam et… au Nutella. Cela ne nous donne pas du tout envie bien que les mexicains ont l’air de s’en régaler… Pour revenir vers le zocalo, nous empruntons une calèche que nous croisons sur notre route. C’est un peu kitch mais la ballade fut agréable. Nous nous installons dans un bar branché où des mariachis poussent la chansonnette. C’est agréable d’être là, à manger des crêpes flambées et en sirotant une bonne margarita… Cette ville ne présente aucune particularité touristique. On aurait avec du recul, préféré passer cette journée dans un autre endroit. Toutefois, la journée fut reposante et la ville est agréable.

Avant de repartir vers notre hôtel, nous passons devant les magasins vendant les fameux hamacs de Merida. Nous y entrons donc afin d’y voir ces hamacs de plis près. Aussitôt entrés, le vendeur se met à nous faire essayer, différents modèles, discuter, négocier, … On arrive au modèle de luxe, triple, en sisal. Il nous annonce un prix de 1200 pesos ! Après un bon quart d’heure de négociation, on parvient à faire descendre le prix à 400 pesos. Allez, nous n’avions pas forcément prévu d’en acheter un mais cela nous fera un souvenir… Nous finissons par nous endormir vers 23h30, sur le souvenir d’une ville agréable mais pas incontournable dans un circuit au Mexique.

25 janvier

Le réveil sonne bien cette fois-ci (contrairement à avant-hier). Nous sommes donc debout à 6 heures, ce qui nous laisse une heure avant de prendre notre bus pour Chichen Itza. Petite toilette, petites viennoiseries et petite marche jusqu’au terminal…. Et c’est parti pour 2h30 de bus. Pendant le trajet, le chauffeur s’occupe de tout, sauf de la route. Il envoie des SMS, compte les pièces qu’il a dans son porte-monnaie, … Le trajet nous semble interminable. Cela provient certainement du fait qu’on s’arrête toutes les cinq minutes pour prendre ou faire descendre quelqu’un. Nous arrivons tout de même sur place à 9h45 et achetons aussitôt nos tickets d’entrée. Les prix ont apparemment fortement augmenté par rapport au prix annoncé dans le Routard de l’année : 111 pesos par personne au lieu des 95 indiqués. De façon générale, les prix constatés sont souvent supérieurs à ce qui est précisé dans les guides ou sur le net…

Ouf, nous sommes visiblement arrivés sur place avant que les nombreux bus n’arrivent de Cancun et ne déversent leurs américains ! Cela paie de se lever tôt ! Nous sommes presque seuls pour contempler le Castillo sous un soleil radieux. Cette pyramide tient ses promesses ; elle est majestueuse, aux lignes harmonieuses, trônant au milieu d’une immense place. Nous nous installons face à elle et lisons sa description et son histoire dans le Guide Bleu. Nous partons ensuite vers le cenote où de nombreuses personnes furent jetées en sacrifice. De retour sur la place principale, nous constatons les dégâts : nous sommes désormais à Disneyland ! Il y a foule ! S’ensuivent les visites du jeu de pelote, du temple aux mille colonnes, du temple des Nonnes, du mur des Crânes et autres temples secondaires. Mais attention, lorsque je dis « visite », cela signifie qu’on regarde le temple de loin. Et c’est un petit coup de gueule que je pousse là : Il n’est possible de visiter aucun des édifices de Chichen Itza. On ne peut les contempler que de l’extérieur ; et ce, malgré le prix galopant des droits d’entrée. Malgré tout, Chichen Itza restera pour nous un très bon souvenir et vaut pleinement le déplacement. N’est pas « Merveille du Monde » qui veut ! A ce propos, il est indiqué partout, aux abords du site que Chichen Itza fait parti des sept merveilles du monde moderne, au cas où vous l’auriez oublié… En attendant notre bus pour Tulum, nous appelons notre fille et mangeons au restaurant du site. Bizarrement, les prix ne sont pas exagérés comme on aurait pu le craindre et nous y dégustons des spécialités yucatèques très bonnes. 14h30, c’est l’heure de notre bus qui nous conduit en 2h30 à notre lieu de villégiature, Tulum, où nous avons prévu de passer les trois derniers jours de notre voyage afin de nous y reposer un peu. Sur place, un taxi nous emmène à notre hôtel, Papaya Playa, situé en bord de plage. Il va falloir s’habituer à ce mode de transport. Ici, les taxis ont le monopole de la route de bord de mer…

J’ai réservé via internet trois nuits au Papaya Playa et espère que le site correspondra aux photos et à nos attentes. Dès notre arrivée, nous sommes conquis ! L’endroit est paradisiaque ! Sur une plage de sable blanc bordée de nombreux cocotiers sont disposées des cabanes en bois aux toits de palmes. Nous sommes très, très loin de Mexico… Pour l’anecdote, nous sommes situés à côté de l’hôtel Diamante K où eu lieu le tournage des émissions « L’île de la tentation ». Quant à l’intérieur des cabanes, c’est sommaire mais très propre. Un lit entouré d’une moustiquaire, une petite table, une chaise. Par contre, notre fenêtre donne sur une vue magnifique : le bleu turquoise de la mer des Caraïbe. Cet endroit va nous plaire !

Nous faisons le tour des lieux et allons ensuite nous installer sur les lits suspendus mis à notre disposition sur la plage. Après une petite sieste, nous nous dirigeons vers le restaurant de l’hôtel. On y mange de bonnes salades malgré les prix supérieurs à ce qu’on a connu dans les autres villes déjà traversées. Mais bon, on savait très bien qu’en venant au Quintana Roo, sur la côte, les prix seraient plus élevés. Le repas fut perturbé par de nombreuses coupures électriques pour au final, se terminer aux chandelles… Après ça, nous terminerons la soirée dans un canapé, face à la mer, à siroter une bonne bière, en discutant avec un autre couple (Andy, allemand, et Dita, Tchèque) que nous avions souvent vu dans d’autres villes, tout au long de notre parcours… Là, nous nous endormons, dans notre cabane, au son des vagues venant s’échouer à quelques mètres de nous…

26 janvier

Pas de réveil qui sonne ce matin, c’est le bruit de la mer et le soleil levant qui viennent nous ouvrir les yeux… Une petite brise fait bouger la moustiquaire… C’est le rêve ! Pendant que Sandrine tarde à se lever, je vais me balader sur la plage déserte afin de profiter de ce paradis pour moi tout seul. Ensuite, un petit bain de mer : l’eau n’est qu’à 29° ! Petit déjeuner pris à l’hôtel, douche, puis vers 9 heures, nous prenons un taxi (40 pesos) en direction du site archéologique de Tulum, situé à 4 kilomètres de notre cabane. J’attendais beaucoup de cette visite, surtout pour la vue magnifique sur la mer qu’on a du site. En effet, ce n’est pas tant le site maya en lui-même qui vaut le déplacement, c’est surtout sa situation. La pyramide principale surplombe du haut de son promontoire rocheux la mer turquoise des Caraïbes. Et juste en dessous, une des plus belle plages au monde. Je n’ai vraiment pas été déçu. Les couleurs sont éclatantes : d’un côté, la mer turquoise, de l’autre, le vert de la végétation où se prélassent de nombreux iguanes qui ne se font pas prier pour poser pour les photos. Que c’est agréable de sa balader ici ! Je prends de nombreuses photos et m’extasie sur chaque point de vue. Nous descendons ensuite sur la plage jusqu’à présent déserte. Y a-t-il une heure d’ouverture ? Ou un quota de personnes à respecter. Une fois en bas, accompagnés par d’autres touristes, on s’aperçoit qu’un gardien bloque désormais l’accès à des visiteurs désireux de nous rejoindre… En tout cas, nous sommes en bas et en profitons pleinement. Se baigner ici est génial. Je n’oublierai jamais ces moments passés sur ce site qui a tenu touts ses promesses.

Après avoir quitter le site (avec du mal), nous allons vers le centre commercial au bout de la rue. Nous y voyons d’ailleurs des touristes attendant une navette afin de se rendre au site maya situé à… 500 mètres : bande de feignants ! Là, on assiste également à un spectacle de voladores se laissant tournoyer au bout d’une corde, la tête vers le bas à une vingtaine de mètres du sol. Ce rite est traditionnellement exécuté par les totonaques… alors que nous sommes au pays des mayas ! Ce n’est pas grave, la plupart des touristes n’y verront que du feu… Le spectacle est sympa même si bien sûr, rien n’est gratuit… Ensuite, bière, guacamole et gambas sont au menu de notre déjeuner pris dans un petit restaurant sur place. L’addition est salée puisque cela correspond au budget qu’on avait dans les autres villes pour tous les repas d’une journée ! Et comme souvent, le gérant tente de nous arnaquer sur la monnaie ! On ne nous la fait pas !

Le programme de l’après-midi nous mène jusqu’au Gran Cenote situé à quelques kilomètres de Tulum. Là-bas, l’entrée est de 100 pesos par personne ! En plus de ça, il convient d’ajouter la location d’un masque et d’un tuba : 60 pesos supplémentaires ! C’est de l’arnaque organisée… Heureusement que le site, lui, vaut le coup. Nous nous extasions, une nouvelle fois, sur la beauté de ce trou d’eau douce : eau translucide, stalactites, stalagmites, … En surface, nous avons l’impression de barboter dans 2 mètres d’eau sur une surface d’une cinquantaine de mètres carrés. Il n’en est rien. Une fois sous l’eau, c’est un tout autre spectacle que les photos ne peuvent montrer. Les parois cachent des enclaves sous-marines où il est possible de se faufiler. Là, nous sommes au dessus d’une vingtaine de mètres d’eau translucide où naviguent de nombreux poissons. Sandrine, très téméraire ne s’y aventure pas trop. Pour ma part, je suis ravi est reste là à nager de longues minutes. Pour revenir vers notre hôtel, nous décidons de boycotter les taxis et commençons par faire du stop. Un kilomètre, deux kilomètres, … et toujours personne daignant nous prendre… Beaucoup de voitures de mexicains ou de touristes nous passe pourtant devant… Nous sommes donc déçu et finissons par nous rabattre… sur un taxi passant par là… Nous consacrons ensuite la fin d’après-midi à la plage de notre cabane. Lit suspendu sur la plage face à la mer… c’est un endroit parfait pour écrire notre carnet de voyage. Il est 18 heures, la nuit commence à tomber. Après une petite sieste et un repas pris au restaurant de l’hôtel, nous partons nous promener sur la plage, au clair de lune… C’est romantique… Allez, c’est parti pour une nouvelle nuit dans notre cabane…

27 janvier

La nuit n’a pas été aussi bonne qu’hier. Vers minuit, le vent s’est fortement levé et il a plu. Bruit et humidité étaient donc au rendez-vous. Et au levé du jour, ce n’est pas mieux. Dehors, le ciel est plombé et il pleut fortement. Une véritable tempête tropicale ! Ce sera comme ça toute la journée ! Notre cabane commence même à prendre l’eau. Nous allons donc à la réception qui nous transfère aussitôt dans un autre cabanon plus luxueux, avec douche et toilettes. C’est toujours ça de gagné. Par contre, la journée d’aujourd’hui, elle, est perdue ! Il n’y a qu’en fin d’après-midi que le ciel nous permettra d’aller nous faire une balade sur la plage… Tant pis, nous avions prévu de passer la journée à Akumal, ce sera pour une prochaine fois… Après la balade, nous attrapons un taxi à la sortie de l’hôtel afin d’aller dîner en ville. Sur place, nous croisons Andy et Dita sortant de chez Charlie, un restaurant branché de Tulum. Et bien faisons de même… Pour la première fois, nous y mangeons du poisson. Le repas est délicieux. Le cadre est également sympa. Nous sommes installés en terrasse et un groupe met l’ambiance… jusqu’à ce qu’une averse nous tombe dessus. Avant de rentrer, une petite glace puis retour en taxi. Le chauffeur a l’air sérieux. Nous négocions donc avec lui le trajet pour le parc de Xel-Ha de demain matin. On se met d’accord pour 130 pesos ; le rendez-vous est donné pour 8h30.

28 janvier

Ca y est, c’est déjà notre dernière journée au Mexique. Demain, ce sera le grand retour en France, auprès de notre fille qui nous manque beaucoup. Pour finir ce voyage en beauté, nous avons prévu de passer la journée au parc Xel-Ha, situé à une vingtaine de kilomètres de Tulum, sur la route de Playa del Carmen. A 8h30 précise, nous procédons au check out de notre cabane. Un dernier regard sur cette plage et ces cabanes qui nous ont enchanté, et c’est l’attente de notre taxi qui commence. 8h45, personne. 9h, personne… Bon, c’en est trop, nous demandons à un taxi qui passe par là quel serait son prix pour nous emmener à Xel-Ha. Stoïquement, il nous annonce… 400 pesos !!! Mais il nous prend pour qui, lui ? Un second arrive. Celui-ci nous annonce 200 pesos. A force de négocier, nous concluons l’affaire à 130 pesos… 15 minutes plus tard, nous parvenons à l’entrée du parc. Xel-Ha est un lagon magnifique qui a été aménagé en lieu de détente pour les touristes de passage. En payant l’entrée, nous avons accès à l’équipement de snorkelling, aux vélos, aux transats, aux serviettes, aux douches, aux hamacs, à la crème solaire, aux bouées, aux canoës, … et à la nourriture ! Boissons et nourriture à volonté, de 9 heures à 18 heures ! L’entrée n’est par contre pas donnée. Nous nous acquittons en effet de 62,5 dollars US par personne. Mais après ça, tout est compris. Disons que c’était notre petite folie du séjour… Une fois à l’intérieur, nous ne le regrettons pas. Le lagon est MA-GNI-FIQUE ! Première étape, le petit déjeuner qui est gargantuesque… Ensuite, petite plongée en amoureux, main dans la main dans ce lagon où de nombreux poissons multicolores sont présents. Seul reproche, j’ai l’impression que l’eau est un peu huileuse. Cela doit provenir des crèmes solaires non bio dégradables de certains touristes ne respectant pas les consignes… Nous décidons après cette baignade de remonter la rivière à pied afin de la redescendre en bouées. Dans le parc qui entoure ce lagon, on peut voir de très nombreux iguanes pas farouches. En chemin, je me jette dans le lagon à l’eau translucide du haut d’un promontoire (environ 6 mètres). Le cadre est vraiment beau. Et dire que bientôt, nous remettrons pulls et manteaux… La descente du lagon est relaxante. Nous ne nous bousculons pas. Il n’y a pas trop de monde dans le parc. Ensuite, balades, baignades, canoë, vélo, … rythmeront notre journée… Sans oublier les repas et collations prises tout au long de la journée. Le clou de cette visite, ce fut ma baignade avec un lamentin. En fait, un enclos dans le lagon retient quelques lamantins que l’on peut distinguer du bord de l’eau. Il est possible de se rendre à la nage à proximité de l’enclos. Un lamantin est venu voir ce que je lui voulais et il est resté là, près de moi, pendant de longues minutes à me regarder, à se faire caresser…. Magique… Pour résumer cette journée, nous avons adoré ! Les photos parleront d’elles-mêmes. La suite du programme, c’est bus jusque Playa del Carmen où nous passerons la nuit à l’hôtel Colores Mexicanos. Mais avant ça, nous découvrons Playa qui n’a bien évidemment rien à voir avec les villes mexicaines traversées jusqu’à présent. Nous n’avons d’ailleurs plus l’impression d’être au Mexique. Cela ressemble à une ville du sud de la France pendant l’été. Les vendeurs ne s’adressent même plus à nous en espagnol. Ici, c’est l’anglais et le dollar qui font la loi. Heureusement, nous ne sommes ici que par commodité… même si l’ambiance qui y règne est agréable…

29 janvier

Voilà, c'est fini... Après avoir rendu les clefs de notre chambre, direction la plage pour y prendre notre dernier petit déjeuner (jus d'oranges fraîchement pressées et muffins au chocolat). La plage de Playa del Carmen est mignonne mais sans aucune mesure avec celles de Tulum où nous avons passé ces trois derniers jours. Il est maintenant l'heure de prendre notre bus direct jusqu'à l'aéroport de Cancun. Le reste s'est déroulé sans problème : enregistrement, avion jusque New York, vol ensuite jusque Paris. D'ailleurs, en arrivant en fin d'après-midi à New York, la ville est recouverte de neige. Quel contraste ! Nous avions 1h40 de transit à New York et craignions des difficultés pour attraper notre correspondance. Tout s'est bien passé, mis à part que nous avions en bagage à main une bouteille de mezcal achetée à l'aéroport de Cancun et que nous avons oublié de la remettre dans nos bagages en soute lors de la récupération de notre sac à dos à New York. Un douanier, très sympathique au demeurant m'a conduit à l'endroit où je pouvais enregistrer les liquides en s'excusant du manque d'informations à ce sujet... En décollant de l'aéroport Newark, la nuit commence à tomber et nous avons une magnifique vue sur Manhattan qui commence à s'illuminer... En vol, visualisation de films, repas et sieste... Ca y est, nous sommes désormais en France. Il nous faut maintenant attendre notre TGV qui nous ramènera à Reims où nous attend notre fille...

Pour conclure, nos deux coups de coeur dans ce voyage sont Palenque et Tulum ; ceci étant sûrement dû à notre mode d'hébergement. Nous avons également beaucoup aimé Oaxaca, San Juan de Chamula, Chichen Itza et dans une moindre mesure San Cristobal. Par contre, vous l'aurez certainement compris, Mexico ne nous a pas plu. Toutefois, nous ne regrettons pas ce choix dans la mesure où Teotihuacan reste tout de même un incontournable ! Mais que ce pays est beau ! N'hésitez pas, allez-y !
Terrorisme en Inde: maintenir le cap ou déroutage? English translation pending
by Clem971 · 2010-05-28 · 36 replies
Bonjour,

Je pars au Sri Lanka en fin juin et serai en Inde de mi-juillet à mi-septembre. Comme beaucoup, je me rendrai d'abord en Inde du Sud pour m'acclimater puis j'irai en Inde du Nord, de façon à voir l'envers du décor.

Pourtant, depuis l'attentat terroriste de ce matin et les commentaires fort peu encourageants des ministères des affaires étrangères français et canadien (le hasard du web), je me demande s'il est réaliste de s'en tenir à mon projet de "vivre l'Inde" (sur deux mois ça peut paraître ridicule mais je ne peux pas faire mieux) ou tout simplement de virer tribord et d'aller me perdre en Malaisie, au Vietnam et au Laos.

Certains me diront que j'ai autant de chance de monter dans un train indien qui déraille que d'attendrir un agent SNCF pour ne pas payer mon billet. D'autres me conseilleront d'éviter les coins touristiques le plus possible, et les grandes villes en particulier. Bien que je n 'aime pas trop la foule, je ne vais quand même pas passer deux mois dans des trous paumés, si ?

Pour conclure, je sais pertinemment que l'Inde n'est pas bisounoursland et que ça pète toujours un peu mais j'aimerai éviter de servir de cible à des nataxistes vindicatifs, d'autant que je ne suis pas très doué pour jouer les cibles mouvantes.

Salut et au plaisir de vous lire

PS : mes partiels viennent à peine de s'achever, aussi, je n'ai aucune idée de ma trajectoire en Inde mais j'y travaillerai sous peu
Voyager en Malaisie en dix ou quinze jours? English translation pending
by Alanou · 2010-05-24 · 41 replies
Bonjour a tous,

Je reviens d un voyage d un an en Australie mon billet retour me permet de faire une escale a Singapour ou j ai décidé de m arrêté 3 jours. Et par la suite visité en Malaisie j hésite entre 10jours et 15jours. Est-ce que la vie sur place est cher ? Pouvez me donné un budget approximatif Je pas trop sur qu’elle iles allée pouvez vous me conseillez .J aimerais visité être avec les locos mais aussi découvrir des plages magnifiques et me reposé et faire un peu de shopping.

Merci d avance 🙂
Partir quinze jours à Madagascar au mois de novembre English translation pending
by Zoe4110 · 2010-05-23 · 25 replies
Nous projetons de partir pour 15 jours à Mada en Novembre. Nous connaissons deja Nosy Be, Tana bien sur et Sainte Marie. Pour notre prochain trip on souhaite faire la cote Ouest, les tsingys etc... ou alors descendre de Tana par la RN7 c'est ca? Que conseillez vous? Le but est de descendre vers Tulear que nous ne connaissons pas. Nous sommes des fans de Madagascar, recherchons de bons plans pour voir du pays, découvrir, rencontrer.

Merci d'avance pour vos conseils.
Paludisme en Malaisie et aux îles Perhentians? English translation pending
by Labulle23 · 2010-05-22 · 24 replies
Bonjour,

Moi et mon ami nous partons en "routard" en Malaisie du 14 juin au 3 juillet. C'est la première fois que nous partons aussi loin (nous avons 22 ans)

Notre Programme: 4 jours à Kuala Lumpur et le reste aux Perhentians (sur les 2 iles).

Nous lisons différents avis contradictoires en ce qui concerne le Paludisme ainsi que les vaccins.

Nous aimerions donc avoir l'avis des personnes y étant déjà allé.

Merci d'avance.
Laos et Cambodge: quelles différences pour le voyageur? English translation pending
by Millipatti · 2010-05-12 · 48 replies
Bonjour,

J'ai réussi à résister à ma passion pour l'Inde et je serai donc, cet été, au Laos et au Cambodge. Arrivée à Vientiane le 14 juillet et départ de Phnom Penh le 17 août, soit quasi 5 semaines sur place.

Au regard de mes lectures et de ce que je lis sur ce Forum, j'arrive difficilement à me faire une idée des différences et des spécificités de ces deux pays pour le voyageur. Ambiance générale, accueil, coût de la vie... Les deux pays sont certainement fantastiques, je n'en doute pas, mais je devrai faire des choix.

Et bien sûr, il y aura aussi la météo à prendre en considération...

J'aurais aimé avoir vos avis à ce sujet afin d'estimer combien de temps je passerai dans chacun de ces pays.

Merci (et à bientôt certainement pour d'autres questions plus précises).
Tout quitter et s'installer définitivement en Amérique du Sud? English translation pending
by Adolfo · 2010-05-10 · 92 replies
Bonjour à toutes et à tous,

Je suis un chef d'entreprise français de moins de quarante ans qui a toujours voulu vivre simplement. J'ai dû revenir en France à chaque fois pour des raisons personnelles ou rester bloqué en France pour les mêmes raisons (impossibilité de devenir résident dans le pays d'accueil, mariage, arrivée de ma fille, expatriation prévue et annulée)...

Jusqu'à aujourd'hui, j'ai vécu en France, au Canada, en Chine et en Espagne et je ne suis jamais allé en Amérique du Sud. Je suis parfaitement bilingue Castillan cependant. Pour mieux me cerner, j'ai également vécu seul sur une île de 8 hectares (20 acres) pendant 3 ans et la solitude ne m'a posé de problème si ce n'est que je parlais seul parfois ;-). Les plus belles années de ma vie! Je vis très simplement (pas d'alcool, pas de tabac, surtout pas de télé) et adore les animaux.

Je ne veux pas m'étendre sur mes motivations car cela serait trop long et trop personnel, je dois donc prendre un raccourcis pour décrire mes raisons et je tiens à présenter mes excuses à ceux qui pourrait être choqués d'avance car c'est pas le but. Bref, c'est plus nuancé que ça mais je trouve les occidentaux beaucoup trop snobs pour moi et trop loin des priorités en vue du bonheur qui semble être les miennes (santé, sécurité, éducation des enfants). Néanmoins, je précise que j'adore le confort et les belles choses mais déteste le côté m'as-tu vu omniprésent dans notre culture.

Je souhaite donc partir m'installer définitivement en Amérique du Sud car je ne tiendrais plus longtemps ici et préfère partir avant de devenir un ours.

En lâchant tout aujourd'hui, je vais perdre beaucoup et je ne serai pas vraiment aisé mais disposerais tout de même d'un capital de départ total de 150 000€ a priori ce qui me semble juste suffisant pour mon projet car cela devra couvrir la création de mon business et/ou l'achat de mon logement (cela pourrait être lié).

Je voudrais donc acheter une ferme dans un endroit où il fait beau peu m'importe la proximité (50 km) de la mer même si c'est un plus. Je souhaite un endroit en zone non sismique et loin des cyclones où la sécurité n'est pas un problème (enlèvement, violence, expropriation, stabilité politique).

D'emblée, j'ai à mon grand regret, car j'avais trouvé ce bien conforme à 100% à mon projet :
http://immobilier-etranger.vivastreet.fr/...u-venezuela/13166131, éliminé le Venezuela (M. Hugo Chavez exproprie vraiment à tour de bras en ce moment et que cela soit pour la bonne cause m'indiffère finalement car je ne veux pas financer la révolution avec un capital que j'ai gagné en bossant dur et avec honnêteté pour devenir un déshérité à mon tour.)

Pour d'autres raisons j'ai écarté la Bolivie (enlèvements trop nombreux) et le Chili (sismique). Le Brésil, lusophone, n'est pas non plus sur ma liste.

La Colombie me semble beaucoup plus sympa que ce que l'on peut imaginer...

Mes questions : 1- Quel pays vous semble le plus propice au projet décrit plus bas? 2- Quels sont les couts cachés culturels que je dois inventorier (corruption, frais coutumiers, taxes à l'export etc...) 3- Globalement quel est le coût de la vie?

Mon projet est d'acheter une ferme et des terres et avoir ces activités et n'aurais plus d'autre revenus que ceux de mes activités. J'embaucherai des locaux et de préférence les plus pauvres histoire d'apporter ma part à la ruche.

Quotidien : -Agriculture (pour nourrir l'équipe et moi-même) -polyculture, -petit élevage, - élevage de chevaux. -Tourisme - Tourisme "équestre" -Petit Export (Fret maritime) Produits artisanaux (contrat avec un distributeur unique)

Je vous remercie de m'apporter de vos réponses éventuelles. J'ajoute que ceux ou celles qui serait partant(e)s pour ce genre d'aventure s'ils ont le même profil et la bonne motivation seraient les bienvenu(e)s ou du moins que je ne suis pas complètement fermé à l'idée ;-)
La sécurité au Guatemala English translation pending
by Ynna5 · 2010-05-09 · 50 replies
Nous venons de passer trois semaines au Guatemala (deux femmes dans la soixantaine). Nous avons passé une semaine à Antigua puis avons loué une voiture pour un circuit de 10 jours. Rio Dulce, Tikal, Coban. Tout au long de ce voyage nous avons rencontré des gens gentils, souriants ........... je ne comprends pas d'ou vient ce buzz sur la sécurité au Guatemala.

Pour louer une voiture il faut vraiment savoir conduire, les routes sont sinueuses, étroites, ça monte, ça descend .... il peut y avoir des branches, des trous et tout d'un coup plus d'asphalte mais ça se fait............. nous l'avons fait.

Ce pays est très beau et vaut vraiment le coup allez-y le tourisme est une portion importante de leurs revenus !

Vaya bien ! Ynna
Voyage à petit budget pour l'île Maurice: quelle formule? English translation pending
by Mannelle · 2010-05-09 · 43 replies
Coucou tout le monde !!😎

Je souhaite allée à l'île maurice vers mi Octobre 2010 pour 10 a 15jours, mais voilà j'ai un petit budget 😊 Je recherche évidament le meilleur plan, pour payer le voyage à moindre coût.

J'ai deux petites questions, vos réponses vont m'aider à préparer mon voyage😊

1° QUESTION

Je recheche des avis sur cet petit hôtel 2* "Foxhill Villas - Ile Maurice" Si vous avez déjà séjournée la bas ou si vous êtes mauriciens connaissant cet hotel, je serais ravie de lire vos divers commentaires.(Situation géo , etat de la plage, a t il des locot° voiture moto pas loin de l'hotel, restaurant pas loin ect...) Je rappel que cet hotel reste un 2*, je ne recherche pas le luxe niveau confort car pour moi l'hotel va servir juste à faire dodo ou bien profiter de la piscine de temps en temps..

2° QUESTION

J'ai commencé à regardé sur les sites internet les voyages tout compris (vol + hotel), j'ai trouvé un voyage raisonnable avec l'hotel citer si dessus, mais quand la taxe s'est ajouté (650euros) cela m'a vite refroidie car niveau budget ça grimppe vite avec la taxe snif😕 ... donc j'ai réfléxie un petit instant .... en me demandant si je réserve un billet allée -retour en restant 10 a 15jours a Maurice, + réservé un hotel à part ( avant d'être sur place) cela ne me reviendrait pas moins chers ????

Qui a eu cette expérience de prendre seulement les billets , puis réserver son hotel a part (a l'avance et non sur place).. ?? Comment avez vous procéder ? est ce que vous avez pu faire quelques petites économies avec ce sytéme ?

Je vous remercie beaucoup d'avoir prit le temps de me lire, en espérant que vos conseils vont m'aider à pouvoir réaliser mon petit rêve qui je pense pourra se présenter qu'une fois dans ma petite vie .
Trajet Tuléar-Morondava en fourgonnette à Madagascar English translation pending
by Aepyornis · 2010-05-04 · 33 replies
nous déplaçant toujours en 4L fourgonnette à mada sur les routes et les pistes (cool cool ou dur dur!!!), connaissez vous l'état des pistes pour le trajet de tulear a morondava , le temps qu'il faut mettre (on s'arrêtera bien sur), point carburant ? ou prévoir jerrican en plus ? et aussi vos conseils d'arrêts , lieux et hotels sympas , ( le luxe on s'en fiche).la langue n'est pas un soucis . merci a vous
Récit de notre semaine au Sénégal English translation pending
by Fandestropic · 2010-05-04 · 7 replies
Dans l'avion, survol de la France, de l'Espagne, du Maroc sous un soleil de plomb donc super visibilité, ça donne vraiment envie de visiter le Maroc, ça a l'air magnifique! Puis survol de la Mauritanie, rien pendant des centaines de kilomètres, du sable, du sable et encore du sable! Survol du nord du Sénégal avec de splendides plages, avant le coucher du soleil. Il pleut et un dernier rayon de soleil nous offre le plus bel arc-en-ciel que nous avions jamais vu, qui dessine un arc complet entre le ciel et la mer... Atterrissage... Arrivée à Dakar, on sort de l'avion, on arrive dans l'aéroport non climatisé, donc fatalement fenêtres ouvertes, et à peine 5 minutes après avoir débarqué, me voilà déjà avec une énorme espèce de mouche fine et longue avec de grandes ailes qui me poursuit! Ca annonce la suite. 1ère crise de rire avec ma cops 😄 Après d'interminables formalités, nous sortons enfin de l'aéroport, et là 1er contact avec la misère: on s'y attendait, mais en vrai c'est autrement plus poignant que dans les guides touristiques... Des enfants, des hommes, des femmes se jettent sur nous, en demandant une pièce, un stylo, un foulard, un sac... Nous montons enfin dans le bus qui nous mènera à l'hôtel, bus rempli de français, de râleurs donc... Dakar est dans le noir, comme tout le Sénégal, qui souffre de coupures de courant chroniques... Nous traversons donc la capitale, en apercevant sous la lueur de la lune et des phares de voitures la pauvreté qui nous entoure... Vraiment très choquant, les gens assis au milieu des ordures et des gravats, les gens qui marchent dans le noir, toutes ces baraques et cette route innondée, tous ces gosses qui mendient, vraiment, on fond en larmes toutes les deux dans le bus! 🙁 Arrivée à l'hôtel bien sûr changement de décor, très bel hôtel, belle architecture (africaine dis-t-on, mais en Afrique seuls les hôtels ont cette architecture "Africaine", les gens vivent dans les parpaings et la terre...) On arrive enfin à notre chambre vers 2h du matin, effarées par l'attitude des touristes, on a presque honte d'être françaises! 😊 On s'endort direct, complètement crevées par le voyage... Le matin quand on ose mettre le nez en dehors de notre chambre où la clim est réglée sur 22°c, ma cops, qui n'a jamais voyagé en pays chaud, suffoque! Il est 7h et il fait déjà 32°c... Après le petit déj, et un petit tour d'horizon dans l'hôtel, baignade dans la piscine. Rapidement soulées par l'animation, nous fuyons vers la plage, splendide. A peine instalée sur les transats, me voilà déjà avec mes 1ers problèmes d'intestin, à faire des allers-retours entre mon transat et la chambre, sous l'oeil amusé de la masseuse qui officie sur la plage, pas dupe, elle a bien grillé mon manège 😊 Donc dès le 1er jour de vacances, je prends la décision d'arrêter la malarone, tant pis je prends le risque d'attraper le palu, plutôt que celui d'être malade toute la semaine 🤪 Le soir venu, une énorme araignée s'est invitée dans notre chambre. Nous voilà à hurler, à mi-chemin entre la crise d'hystérie et la crise de fou rire! C'est là qu'on regrette de ne pas être venues avec nos hommes 😛 Limite prêtes à appeler la réception pour qu'un homme vienne nous aider 😊 L'araignée finit par se faufiler on ne sait où, on ne la reverra plus de toutes les vacances... Mais où est-elle passée? Mystère et boule de gomme! Peut-être morte de froid avec la clim, peut-être venue sur nos lits la nuit... On ne saura jamais! Le lendemain lundi on part dès le matin en excursion avec l'hôtel, on monte dans le 6x6, sorte de camion 4x4, pas de fenêtre, les bâches ont pris l'eau, ça mouille un peu (ça devait être un signe pour la suite...). En route vers la campagne Sénégalaise en plein jour, on découvre les 1ers villages Sérères, quelques huttes traditionnelles qui nous émerveillent. On photographie nos 1ers baobabs, arbre emblématique du Sénégal. En route, nous visitons le marché de Thiès. Les locaux nous réservent plutôt un mauvais accueil, bras d'honneur et quelques "poules mouillées" lancés à notre attention. On comprend vite que les Africains préfèreraient nous voir partir à l'aventure en petits groupes plutôt qu'en car de touristes... On commence à s'habituer à la misère environnante et à la saleté, qui est partout. Nous continuons la route vers le lac rose, on s'arrête dans un village Sérère. Les enfants se jettent sur nous, mais cette fois-ci ils ne demandent pas d'argent, ils sont juste contents de voir des "toubabs", des blancs. Tous veulent être pris en photo, tous sont hilares quand ils voient leur tête sur l'écran de nos numériques. Grand moment d'émotion avec ces enfants. Le chef du village nous fait visiter, nous montre le puits, nous fait même essayer la remontée du seau, dur dur au quotidien... La visite s'achève inévitablement par le passage à la hutte artisanale, où les prix sont un peu exhorbitants, mais au moins içi le marchandage n'est pas de rigueur, c'est le même prix pour tous les touristes, tête de nigaud ou pas 😉 Les enfants du village dégonflent les pneus du 6x6 pour... une super virée dans les dunes de l'arrivée du Paris-Dakar, on grimpe et on redescent les dunes en camion à une vitesse vertigineuse, comme dans un manège, supers sensations et grosses crises de rire dans tous le camion! Arrivés en haut des dunes, nous découvrons une magnifique plage immaculée et déserte, une dernière montée et une dernière descente, nous voilà sur la plage en camion, nous roulons comme des dingues dans le sable, le chauffeur s'éclate à faire quelques dérapages, le vent souffle, des kilomètres de sable désert, l'océan à perte de vue... On s'arrête pour regonfler les pneus. A peine descendus du 6x6, des vendeurs à la sauvette sortis d'on ne sait où derrière les dunes arrivent en courant vers nous. Ma cops fait la meilleure affaire de tout le camion, le vendeur lui jette ses achats pendant que le chauffeur démarre en trombe, les billets s'envolent vers le vendeur... Le ciel est monstrueusement couvert, il commence à pleuvoir légèrement, un immense nuage noir menace... Nous nous arrêtons dans un petit resto pour manger un riz au poulet traditionnel, délicieux. L'orage éclate, terrible, nous sommes à l'abri à l'air libre sous des paillotes qui fuient tout de même par endroits, nous déplaçons 2 tables innondées. Quand nous repartons, les sièges du camion sont trempés, nous nous asseyons à contre coeur le cul dans la flotte, puis nous achevons de perdre le sourire quand le 6x6 démarre, et que la flotte accumulée sur le toit de l'engin tombe par les grilles d'aération, direct sur les passagers. Finalement ça se termine en crise de fou rire général, tout le monde est trempé! Nous arrivons au lac rose, bien content(e)s d'être escortés par notre guide, qui nous protège des vendeurs trop insistants et un peu agressifs... Courte baignade- très courte- dans le lac rose. La rive est faite de coquillages, je me lamente d'avoir oublié mes sandales de plastique à l'hôtel, les pieds dérouillent! Puis plus loin, plus de coquillages, mais une vase absolument gluante, pouah beurkkkk. Le lac rose, lac Retba, a une teneur en sel 10 fois plus élevé que la mer, on flotte comme dans la mer Noire, on a du mal à nager tellement on flotte, le cul ressort de l'eau! 😏 Et le lac doit son nom à sa couleur, dûe aux crevettes microscopiques qui le peuplent, seuls êtres vivants de ce lac, bien trop salé pour tout autre poisson ou crustacé... Ca rassure Emilie qui a peur des bébêtes, et moi je pousse des cris dès que je pose un pied par terre, gluant... Le rinceur de la source nous débarrasse du sel qui bouffe la peau en nous arrosant de quelques seaux d'eau fraîche. Le retour est raide, nous sommes trempées, il pleut à torrent, on est gelées dans le 6x6. La seule douche chaude que j'ai prise des vacances, trop contente de me réchauffer en rentrant à l'hôtel. Le mardi, contentes de notre excursion de la veille, nous avons pourtant envie de découvrir le Sénégal en partant un peu à l'aventure toutes les 2. Nous passons la journée à discuter avec les employés de l'hôtel, les vendeurs sur la lagune ou la plage, à essayer de connaître le prix d'une course en taxi, dans un pays où le marchandage est de rigueur. Une journée entière à essayer de trouver quelqu'un qui connaît quelqu'un qui pourrait nous amener à Gorée, une île près de Dakar, et au fil de la journée, on se dit que si le chauffeur pouvait aussi nous escorter, ce serait une bonne idée, vu les vendeurs ambulants et les dragueurs, "collants comme des mouches de Kayar". On fait un tour en bateau sur la lagune, des milliers d'oiseaux, des pélicans, des milliers de crabes, des coups de soleil monstrueux... Le petit jeune qui mène la barque nous semble "bien", on conclue de se revoir à 15h pour discuter du prix de la course vers Gorée. A 15h on (re)tombe de haut, le petit jeune bien nous propose un prix plus cher que l'excursion de l'hôtel, et devant notre réaction, nous dit que c'est pas grave si on ne fait pas affaire pour le taxi, mais qu'on peut faire la sieste ensembles... Mdr! Arrive la fin de la journée, bilan on a passé la journée à refuser les sollicitations diverses, drague ou vente de paréos, casquettes, bibelots etc... mais on ne connaît toujours pas le prix d'un taxi! Un peu désespérées et à se demander si finalement on ne va pas tout simplement continuer la découverte du pays avec les excursions de l'hôtel, on finit par tomber sur des Belges, qui connaissent un guide avec qui elles partent en excursion à 3 couples, et en se partageant les frais, ça ne coûte plus que 15 à 20€ par personne au lieu des 50 à 60 demandés par l'hôtel! Rendez-vous est donc pris pour le lendemain, mercredi. Le mercredi, départ à 7h30 (arf les vacances). En route en 4x4 vers l'immense marché aux poissons de M'Bour, magnifique, coloré, les pirogues peintes en couleurs vives, les Africaines en boubous colorés, le poisson qui pue le poisson, l'agitation, le sourire et l'accueil de la population, complètement à l'opposé de ce qu'on a vécu en "groupe constitué". Guide super, un 2ème guide super nous mène dans les méandres du marché, les épices, les tissus, la ferronnerie, waouh, on en prend plein les yeux, plein le nez, nos 2 guides marchandent avec nous, pour éviter l'arnaque. Il fait chaud, une chaleur abominable, on dégouline tous des pieds à la tête, je porte un pantalon et une écharpe pour protéger ma peau meurtrie des coups de soleil de la veille, je vais mourir de chaud. L'inscription de mon bracelet "Decameron resorts" qui donne droit à la formule "tout inclus" de l'hôtel fond littéralement, je ressort du marché avec un bracelet vierge de toute inscription, le "Decameron resorts" a fondu dans ma transpiration, Emilie est pétée de rire. 😎 On reprend le 4x4 vers l'île de Fadiouth. Arrivés à Joal-Fadiouth, on déjeune dans un petit resto sympa, un pélican se ballade dans les allées et terrorise la plupart des femmes 😛. Le serveur nous propose de manger à l'intérieur, à cause des mouches, nous refusons bravement, prêts à affronter les mouches. Dès le repas commencé, nous sommes effectivement envahis, mais bien trop honteux à l'idée de demander à être placés à l'intérieur. On mange donc avec les mouches, il y en a presque autant qu'au marché aux poissons! 😮 Est-ce les mouches ou le repas? Emilie a mal à l'estomac tout l'après-midi. On prend la pirogue pour traverser la lagune vers Fadiouth. Pirogues qui semblent si douces quand elles voguent sur l'eau... Mon dieu quel peur! Que de hurlements poussés dans cette pirogue à fleur d'eau, qui tangue dangereusement, jusqu'à nous faire toucher le niveau de l'eau... Pas de problème, c'est pas profond et je nage comme un poisson dans l'eau, mais je me vois déjà expliquer à Seb "ton appareil photo a pris la flotte..." 😠 Les hurlements reprennent de plus belle, sous le regard amusé du piroguier, mais aussi celui de Raymond, ce petit farceur se balance exprès pour nous faire tanguer et nous écouter hurler! On débarque enfin dans l'île, on visite, sous une chaleur écrasante, qui gâche un peu la visite d'ailleurs, on est tous crevés. Quand on traverse le pont qui relie Fadiouth à Joal, en plein soleil, je n'articule même plus un mot, tellement j'ai chaud, toujours emmitouflée dans mon écharpe... On conclue avec Nogaye, notre guide, de se revoir demain, départ à 6h30 (arf les vacances bis) Jeudi, 6h40, trop dur le réveil, on arrive à la bourre avec Emilie, le groupe allait partir sans nous oups! Pis finalement on attend après Nogaye presque jusqu'à 7h lol, on est en Afrique 😉 Départ en 4x4, 2h bonnes heures de route jusqu'au Sine Saloum. On s'arrête en chemin pour acheter du riz pour distribuer dans des villages de brousse. On se rapproche du Saloum, peu de kilomètres, mais une piste waouh, la vraie piste pleine de trous! Ca serait pas si mouvementé je m'endormirais à l'arrière du 4x4, je suis naze. 9h, on s'arrête dans un village Sérère, au trou du cul du monde, une atmosphère de dingue. 5 huttes, des habitants qui nous accueillent à bras ouverts. Des gens complètement isolés du monde moderne, ni eau ni électricité, pas une once de perversion dans leur regard et leur sourire, un bébé qui vient de naître... Ils nous invitent à découvrir leurs huttes, chacune a une fonction: cuisine au feu de bois à même le sol, chambre avec des sacs de riz en guise de matelas. Ces quelques minutes me réveillent! J'ai oublié mon écharpe dans la voiture, je tire la gueule sur les photos, je ne pense qu'à mes coups de soleil exposés au soleil déjà brûlant à 9h du matin 🤪 Je cours chercher mon écharpe pour terminer la visite, le soleil m'agresse bien plus que tous les vendeurs ambulants du Sénégal réunis! Nous continuons la route vers le Sine Saloum, sur cette piste cahoteuse, des enfants sur la route bouchent les trous avec du sable, pour quelques pièces. Nous prenons la pirogue, beaucoup plus "haute" que celles de Joal-Fadiouth, beaucoup plus "sécurisante"! Moment magique d'un calme absolu au milieu des mangroves et des oiseaux, quelques poissons sautent dans la lagune. Je finis par m'endormir, epuisée, me croyant à l'abri derrière mes lunettes de soleil... Emilie me grille en train de pioncer dans la pirogue, la bouche ouverte 😏. Nous débarquons et visitons un village de 3000 habitants à une heure de pirogue de la terre ferme. Il fait chaud, trop chaud, on souffre grave là, on dégouline encore. Les mouches m'agressent sans arrêt, attirées par la couche de crème solaire que j'ai étalé sur tout ce qui dépassait style geisha. Je ne me sens pas bien, trop chaud, trop soif, trop de mouches, trop chaud, vraiment trop chaud... Quand je comprend, il est déjà trop tard: crise d'hypoglycémie en plein Sine Saloum! Le guide et Emilie me gavent de sucre et de bonbons pour que je reprenne consistance, devant les gosses qui ne comprennent pas ce qui se passe, d'habitude les touristes sortent des bonbons du sac pour les enfants... Le guide file à l'épicerie du village m'acheter une bouteille d'eau et des gâteaux, il revient et me ventile avec le repousse-mouches qui sert aussi très bien comme éventail. Je reprends consistance après quelques minutes, Emilie s'en veut de n'avoir rien vu arriver, je la rassure en lui disant qu'elle n'y est pour rien, même moi je n'ai rien vu venir, j'ai cru que c'était la chaleur. Elle flippe jusquà ce qu'on se remplisse le bide au resto, à quelques minutes de là en pirogue. On mange au bord de l'eau, super! Le retour en pirogue est chaud encore, très chaud. On cuit. Et moi toujours avec mon écharpe... pfff On arrive le soir à l'hôtel complètement nazes, on décide de se reposer pour notre dernier vrai jour de vacances... Vendredi donc, transat, baignade dans l'océan, en tee shirt, parasol + crème en couche épaisse pour moi. Parasol simplement pour Emilie, qui se retrouve avec un gros coup de soleil sur le cul la veille du départ en avion 😕 Retour le samedi dans l'après-midi, avec des images, des sourires, des sourires d'enfants surtout, et des odeurs plein la tête, ca sent bon l'Afrique. L'argent n'a pas d'odeur paraît-il, et pourtant nos billets sentent l'Afrique, on décide d'en garder un pour le plaisir de sentir l'Afrique à notre retour, mais finalement on dépense tout... Dur dur le retour, c'est court une semaine, mais nos chéris nous attendent et rien que pour le plaisir des retrouvailles ça valait le coup de partir 😛
Retour d'un circuit à Bamako vers le pays dogon par Massina English translation pending
by Docteurcoco · 2010-05-03 · 15 replies
pour notre voyage au Mali 2010, toujours trop court, vers le Pays Dogon, nous avons tenté un autre itinéraire depuis Bamako. la grande route nationale du Sud et le trajet depuis Ouagadougou sont déjà dans nos mémoires. et cette route qui longe le fleuve est moins connue même de nos fervents voyageurs. une semaine sur place, avec deux jours de plus cette fois-ci, c'est notre rythme habituel. reste que la densité des paysages rencontrés nous suffit presque, avant de pouvoir partir pour un vrai road trip un de ces jours. Jour 1 le vol: samedi matin, les pelouses d'Orly sont sous la neige une fois de plus, de cet hiver qui n'en finit pas. nous avions expérimenté la fin d'Air Sénégal l'été 2008, pour notre première expérience du Mali. ils ont déposé le bilan en Avril 2009. le retour avec 36 heures d'attente à Dakar fort heureusement dans un hôtel très correct ne nous a pas découragé d'essayer les compagnies nationales. pour cette fois, billets achetés chez Air Mali, anciennement ou je ne sais pas trop quel est le nom le plus récent, Compagnie Aérienne du Mali. et franchement rien à dire, hormis le retard tout à fait limité d'une heure. dommage pour ceux qui nous attendaient sur place. pour un tarif tout à fait concurrentiel de 500 euro par personne, le service, la propreté, la nourriture, rien à envier aux autres compagnies supra-sahariennes. escale technique pour faire le plein à Madrid, l'arrivée sur la capitale castellane est magnifique, de même que le survol des Pyrénées. à Madrid, il ne fait pas plus chaud qu'à Paris. nous ne sortons pas de l'aéronef et c'est tant mieux.

Bamako : nous sommes en Février et surprise à la sortie de l'avion, il fait encore 31° à 19h, alors que le soleil est déjà bien couché. 7° de plus que l'année passée à la même époque nous dit-on partout. l'information doit venir de la météo officielle pour qu'elle soit aussi consensuelle. résultat des comptes : 26° au moins dans la vue après seulement 8 heures de voyage... il nous faudra bien 24h pour s'y habituer. nos amis sont au rendez-vous, ils ont tenu le coup malgré la foule et la chaleur. la voiture aussi est là, qui va nous porter pendant notre voyage. un vieux Cherokee, sans les plumes, datant de l'époque de mes premières amours. nous n'avions de toute façon pas opté pour le séjour grand confort. Patrick, rencontré sur VF et Abdou, son voisin et propriétaire du 4x4, nous font un accueil digne de la tradition malienne. transfert direct vers l'hôtel, dans la nuit qui ne fraîchit pas et les embouteillages encore présents de Bamako la fiévreuse et poussiéreuse.

l'hôtel : pour faire un bonne surprise à ma chérie, j'ai choisi un lieu unique à Bamako, la Villa Soudan. entre les deux ponts sur la route du Palais de la Culture, l'hôtel, qui préfère qu'on l'appelle chambres d'hôtes, à les pieds dans l'eau. la terrasse donne sur le fleuve rive droite, avec vue sur l'autre rive beaucoup plus construite de la cap'tale comme on dit là-bas. le cadre est superbe, la déco irréprochable, la piscine à température. nous avions testé le restaurant en 2008, alors que l'ouverture était toute récente. et honnêtement, pour une nuit à 49000 CFA pour deux, on est sorti de la déçus et soulagés d'une bonne partie de notre budget. ce qui pèche souvent ne fait pas exception ici : l'entretien. la lunette se fait la malle, la pomme de douche arrose là où bon lui semble, le ménage pourrait être plus minutieux. rajouter à cela les tarifs prohibitifs pour les boissons, le restaurant, qui ne se démarque en rien de ce que l'on connais déjà, et un accueil qui a perdu de sa gentillesse et de ses attentions. pensez qu'ils proposent de venir vous chercher à l'aéroport pour 15000 CFA ? après deux nuits passées là-bas, nous n'y retournerons pas pour dormir, tout juste pour y boire un coup.
http://www.villasoudan.com/frenchindex.htm
Madagascar: faire le trajet Ambalavao - camp Catta (parc Andringitra) fin mai? English translation pending
by Pierreetfior · 2010-04-30 · 16 replies
Bonjour Nous serons 2 fin mai a vouloir faire le trajet Ambalavao - Camp Catta. Notre chauffeur nous a dit qu'il faut un 4x4 donc il ne peut pas nous accompagner. Ils nous à proposait un contact mais à un prx qui me parait tres cher. Quelq'un aurait'il qqch à nous conseiller, ou qq'un ferait'il ce trajet vers cette periode, avec qui on pourrait partager les frais. Merci

Pierre
Visiter et randonner dans le parc Gungung Mulu sur Bornéo? (côté malaisien) English translation pending
by Alinebrds · 2010-04-29 · 34 replies
Bonjour!

Nous partons cet été pendant un mois en Malaisie... Est-ce que quelqu'un a des infos sur Gunung Mulu? Cela nous embête un peu de devoir tout réserver à l'avance...

Est-ce que les guides sont indispensables pour tous les treks? Si oui, combien nous coûterait par exemple le trek des pinacles? Combien de temps pensez-vous qu'il faut prévoir dans le parc? Est-ce indispensable de réserver un logement? Pensez-vous que le Gunung Mulu est vraiment à ne pas manquer ou ne ferait-on pas mieux de prendre plus de temps pour le reste (kelabit highlands, bako, etc.) ?

Merci d'avance pour votre aide!!! :)
Retour de Madagascar: Tananarive - Fort-Dauphin - Tulear English translation pending
by Vapkse · 2010-04-24 · 73 replies
Bonjour, voila un petit compte rendu d'un voyage en vélo allant de Tananarive à Fort-Dauphin par la côte-est, puis un retour sur Tuléar par la N13 et la N10.

J'ai découpé le compte rendu en 3 parties 1)Tananarive - Manakara 2)Manakara - Fort-Dauphin 3)Fort-Dauphin - Tuléar

Le tour fait environ 1400km et est difficile. Je l'ai parcouru en 21 jours. Outre la difficulté technique et physique, il faut ajouter pas mal de difficultés pour s'alimenter, et des risques d'insécurité, sur la 3ème partie. En raison de la nature du terrain, que ce soit technique ou sablonneux, un VTT rodé et pas trop chargé est indispensable. Il est inutile, de se trimbaler une tente. Les pneus doivent être roulants, accrocheurs et résister aux crevaisons. J'ai utilisé en ce qui me concerne des Continental travel contact, ce qui ma valu que deux crevaisons due aux épines de cactus longues et denses lorsque l'on roule sur une feuille. Le vélo doit être très solide, il ne faut pas compter pouvoir trouver quelconque matériel de rechange de qualité sur le parcours. Certaines portions comme la côte est de Manambondro à Etakika ou la route reliant la N13 à la N10 passant par Bekitso sont pas ou très peu fréquentées, il est donc indispensable de ne pas prendre de risques en vélo. Prévoir des pièces de rechange (rayons, vis, chambres à air, tip-top, patins de freins, ect..) et éventuellement un pneu pliable.

Si vous aimez l'Afrique et l'aventure en vélo, Je vous conseille vivement les parties un et deux, la troisième est vraiment très dure, avec beaucoup de sable, de pauvreté. La région est aride et le manque d'eau et de choix de nourriture, se fait de plus en plus ressentir avec des rivières complètement asséchées. Le contact avec la population est fabuleux et l'hébergement facile et la nature tout au long de la côte-est est superbe.

Les photos sont postées ici:
http://picasaweb.google.ch/dasilvasoa/madagascar2010

J'ai aussi des traces GPS pour ceux que ça intéresse. J'ai presque tout enregistré, donc elles comportent les dénivelés et les chemins parcourus.

Si vous avez d'autres question, n'hésitez pas.

Serge
Étudiante à la recherche d'une action bénévole pour l'été 2010 English translation pending
by Abbesf · 2010-04-21 · 13 replies
Bonjour à tous,

Je suis une étudiante de 22 ans qui recherche un chantier bénévole entre Juin et Aout 2010. J'aimerai offrir mon temps à des gens vraiment dans le besoin. Aujourd'hui pour être bénévole il faut possèder un budget important. Moi j'ai peu de moyen si ce n'est ma grande motivation et mon envie d'aider autrui =)

Donc je lance un appel sur ce forum, y a t-il des associations, des ONG ou même des groupes d'étudiants qui recherche des bénévoles pour cet été???

Je suis interressé par tout type de chantier bénévole, mais je suis particulièrement attiré par tout ce qui a attrait à l'eau (distribution, acheminement, puits, eau potable/usées, pollution, santé, environnement, etc). J'ai de l'expérience avec les enfants (animatrice en centre de loisirs et soutien scolaire), donc je suis partante pour tout ce qui concerne les enfants.

J'espère que vous pourrez m'aider, merci d'avoir pris le temps de lire mon message =)
Retour de seize jours au Costa Rica English translation pending
by Polarbear · 2010-04-10 · 7 replies
Notre 1er voyage au CR mais pas le dernier! Marie-Josee et Pierre

San-Josee-Caraibes-Arenal/Fortuna/Monterverde-MAnuel-Antonio PArfait, et a partir de ce simple triangle, tu trouves et tu reserves;

Montreal-San Josee -- Apportes toi du Ca$sh US au moins pour prendre un taxi (26US$) vers San Josee.Le dimanche a San Josee , y'a rien d'ouvert, sauf le CountryMen lodge, la bouffe est bonne!

Hotel Aranjuez- 48$ US Cash belle chambre typiquement costaricaine et un immense buffet le matin avec cuisinier qui te concocte des omellettes a ton choix, tu te gaves et t'es bon jusqu;au souper (oui je suis CH, non Euro, ici on soupe, on dine pas lol)

Jour 2-Taxi (6$US vers le terminal del Carribe) pour le bus vers Puerto-Viejo --en passant le systeme de bus public au CR est genial, de confortables bus pis ca coute pa cher, entre 4-8$ US pour faire 200KM??? une aubaine... rendu a P-Viejo, , on prens un taxi vers Playa Chiquita 6KM au sud de Puerto Viejo Arrive a la casa moabi
http://casamoabi.blogspot.com/ Super, 5 jours avec Rene notre hote qui nous a fait visiter le Parc Cahuita et de nombreux animaux, Manazillo, Punta Uva ou on a peche des oursins blancs, manger une langouste fraichement peche a Cocles, les singes hurleurs dans sa cour, qui nous reveillaient a 5H du matin en hurlant.

La mer des Caraibes offrent des recifs et corails parfait pour la plongee sous-marine, nous avons nu le poisson lion (Rascas) sous toutes formes de couleurs

On quitte vers Arenal pour voir le Volcan Pluie, pluie et brume, on ne voit rien, On a quand meme marcher 8Km aller-retour de la Fortuna pour aller visiter le centre Danaus Un Centre ecolo. c'tait OK Le lendemain, on file jeep-boat-jeep vers Monteverde De luxuriantes vegetations ici, il tombe 4 M d;eau/annee, !!! On a fait les ponts suspendus, et Hop dans le bus pour 5 hres de route vers Manual-Antonio/USA.

Manuel-ANtonio: quand tu fais le petit parc, a peine 2KM de marche, il y a des singes capucins, singes ecureuils, Paresseux, les plages du Parc sont les plus belles du monde pour se baigner, sable blanc et presque pas de ressac... On prenait le temps d'achanger avec les ticps mais c'est plien d'americains...

L'an prochain, cote Panama

Pura Vida!
Voyage du Belize au Panama en routard English translation pending
by Zozor · 2010-04-08 · 30 replies
bonjours tout le monde donc je pars en amerique centrale fin avril debut mai j ai deja fait mon trajet grace au message sur le forum 😉, je voyage en routard sac a dos, j ai deja fait en inde et nepal pendant 6 mois en depensant a peut prés 100 euros par mois, je dors local mange local et me deplace local, objectif depense minimum, je part pour minimum 6 mois donc pas de rush, je fait appel a vous pour avoir quelque renseignement sur les différent pays traverser, chose a ne pas manquer, endroit ou dormir je suis a la recherche de bon plans pas cher. je souhaite essayer pour la premiere fois le couchsurfing avez vous deja essayer dans ces pays la? vos impression et peut etre des adresses?

j aimerais savoir si un aller simple pose probléme pour cancun, ne vont il pas me demander un retour

voici le parcours prevu:

belize sarteneja - orange walk - lamanai - san ignacio

guatemala arenal - lac petén itza

belize placencia

il y a des bateaux entre placencia et livingston ?

guatemala livingston

honduras tela - la ceiba - utila - tegucilpa

d autre endroit a visiter ?

nicaragua las penitas - granada - ometepe island

d autre endroit a visiter ?

costa rica volcan la vieja - volcan tenorio - renal - monteverde - san josé - cahuita - poerto viejo

panama boquete - iles san blas

quoi voir entre boquete et les iles san blas?

je souhaite avoir quelque conseil sur le passage de frontier entre les différtent pays, et que pensez vous de la periode meteo

esperant rajouter des etapes durant mon voyage avec vos conseils.😉
De retour de quinze jours au Vénézuela English translation pending
by Anamagda75 · 2010-04-08 · 23 replies
Hello à tous ! Je reviens de 15j au Venez et comme j'ai récolté bcp d'infos utiles pour préparer mon voyage via ce forum, je fais partager mon expérience et mes adresses à qui veut ! J'ai passé 15j de folie dans ce pays qui reste vraiment le plus beau pays que j'ai vu jusqu'à présent (et pourtant, j'ai pas mal voyagé et j'en ai vu des endroits de fou) Les paysages sont surréalistes, les gens sont vraiment hyper sympas et chaleureux, toujours prêts à t'aider et à discuter (ils sont très bavards !), bref, je n'ai qu'une seule envie, y retourner !!! En 15j on a vu la jungle, les vagues de surfers, des cascades, une ville coloniale, un désert (pas naturel mais sympa quand même), des îles turquoises carte postale, la cordillère des andes, des montagnes, des plaines, des animaux de dingue, bref, c'est assez exceptionnel de voir autant de paysages différents en aussi peu de temps et aussi beaux chacun ds sa catégorie. Comme la dernière semaine de notre séjour était la semana santa, on a fait les plages la première semaine et les "terres" la deuxième, résultat, on a été super tranquilles loin de la foule tout le séjour. Comme il y a un gros problème de sécheresse, les chutes de salto angel manquent apparemment vraiment d'eau, du coup, on ne les a pas faites et on s'est concentrées sur l'ouest du pays. On y retournera pour se faire tout l'est la prochaine fois ! de toute façon, en 2 semaines, on peut pas tout faire. NB : on n'est pas allées à los roques car trop cher et au final pas de regret car du turquoise et de la cocote, t'en trouve ds plein d'endroits au venez et nous ça nous allait très bien comme ça. Niveau insécurité = nous sommes parties à 2 nanas (28 ans) et n'avons eu aucun problème. En plus, les gens sont tellement cools qu'ils te disent "vas pas là, fais pas ça, vas plutôt la-bas" etc etc. Après bien sûr, on n'est pas allées en petite robe de plage n'importe où à n'importe quelle heure et on ne s'est pas fait la tournée des bars n'importe où avec n'importe qui, et on a évité au maximum les arrivées de nuit ds les nouveaux endroits et on a juste respecté les consignes de base de sécurité. Niveau budget = en 16j / 15 nuits en mode sac à dos, hôtels corrects (1 hôtel de folie, sinon des posadas très sympas, propres et sans chichis), repas corrects (1 grand resto sinon, pas mal de pic nics à midi et restos chaises en plastique le soir), les transports, excursions, taxis à gogo (même pour 4h de route), les apéros, les clopes, on a dépensé chacune 700 € (aux taux suivants : 1 € pour 8.4 bsf puis 1 € pour 8 bsf) Niveau ambiance = génial !!! Je ne recommanderai pas en revanche à quelqu'un qui souhaite voyager en solo et qui ne parle pas bien espagnol ce pays car il y a très très peu de touristes (on les a compté sur les doigts de la main) donc niveau rencontres faciles ds les posadas/partage de transport etc. c'est assez limité - mais ça reste mon avis perso. Niveau change = penser à prendre du cash, changez à l'aéroport genre 40 € histoire de payer la première nuit d'hôtel et le premier bus. Après c'est hyper simple de changer ds les posadas (pas besoin d'aller ds des vieilles ruelles sombres et de flipper, les gens de l'hotel vous propose du change en permanence), en général le taux est autour de 1 € pour 8 bsf (mais ca change tout le temps ! en tout cas, du 19 mars au 3 avril, c'était le cas). Si vous êtes en rade de cash, vous pourrez tjs faire des virements sur les comptes des proprios des posadas et ils vous fileront des bsf. Il n'y a donc pas de quoi stresser sur ce point-là. Infos en vrac = hyper difficile de trouver des cartes postales (on en a vu une seule fois à mérida, sinon des toutes moches à l'aéroport). Les clopes aux duty free de cararas coûtent le même prix que ds le reste du pays et ils sont souvent en rupture de certaines marques. Sinon aux duty free, les parfums valent le coup. attention, si vous acheter de l'alcool (ou des liquides) aux duty free de caracas et que vous transitez par madrid, il faudra enregistrer à madrid votre bouteille en soute !!! on repasse les rayons X entre les 2 vols (! bon à savoir, on a failli nous garder notre bouteille de diplomatico)

En gros voici les grandes lignes de notre voyage : - J 1 : arrivée Caracas à 19h, nuit à Caracas chez des amis d'amis. On a eu de la chance d'avoir des contacts sur place donc toute la partie galère pour sortie de l'aéroport, première nuit à Caracas, change, on n'a pas eu. Ceci dit, j'ai rencontré une nana qui est arrivée seule comme ça et elle a dit pas de problème, elle recommandait de dormir vers l'aéroport à maiquetia plutôt qu'à caracas car moins cher, moins loins de l'aéroport, moins craignos. Attention, prendre les taxis officiels. - J2 : départ pour choroni via maracay. Bus de caracas à maracay via les bus 1ere classe ds le quartier altamira près du métro (attention, il n'y en a que 3 par jour, à 7h, 12h45 et plus tard ds l'aprèm). Sinon, il y en a tout le temps au terminal la bandera mais c'était loin de là où on était et on avait peur (!!hahaha) alors on a attendu le bus à altamira 4h... A maracay, pas de bus ce jour-là car procession ds la rue donc taxi partagé à 3 : 250 bsf pour le taxi. Arrivée choroni, bcp d'hôtels pleins car c'était le WE, du coup, on a fait pété un super hôtel, hyper cher pour le venez mais vraiment top (surtout pour le vrai premier soir) : Casa Grande (le n°2 - il y en a 2- sur le trottoir de gauche en descendant) à puerto colombia (640 bsf la nuit avec petit dej) piscine, hyper beau, plein de charme, vraiment aucun regret. Le check-out est à 1.30pm donc cool pour le squat piscine le lendemain. - J3 : choroni puis départ pour chuao avec les sacs. Nuit à chuao sur la plage ds l'hôtel le plus à gauche de l'endroit où arrivent les lanchas tenu par un couple de ritals très sympas : 150 bsf avec clim et douche privée, on était les seules ds l'hôtel !! - J4 : chuao - cascade à voir impérativement , 4h30 de marche ds la jungle : génial !!! notre guide nous a pris 50 bsf pour 2 pour nous y emmener (impossible d'y aller sans connaitre) on était seules à la cascade, le bonheur intégral! nuit à chuao, tjs seules ds l'hôtel ! - J5 : départ pour cepe avec les sacs, journée à cepe puis départ à 4h direction choroni puis bus de l'extreme jusqu'à maracay (à vivre !!!), nuit ratée à maracay ds un hôtel glauque à côté de la gare routière Hotel Princesa plaza (propre mais très laid) 330 bsf la nuit. Le quartier est craignos et méga glauque (rats partout - l'angoisse) mais bonne option si départ tôt le lendemain en bus car tout près du terminal. - J6 : départ très tôt pour chichiriviche en bus. Nuit à chichiriviche ds une super posada où Aurelio, hyper cool vous accueille: super souvenir ! Villa Gregoria : 120 bsf la nuit. On est allées à cayo de los muertos en arrivant car c'était le cayo le plus près, très sympa - J7 : chichiriviche toujours, journée entière à cayo sombrero : incroyablement beau, il n'y avait personne, probablement la plus belle île ambiance carte postale cocotiers turquoise que j'ai vue. nuit à villa gregoria toujours (bon à savoir, ils pretent des glacières et masques tuba - le café est gratos, on peut utiliser le frigo) - J8 : cayo peresa, on était les seules sur l'île !!! minuscule mais ventée donc agréable et pas un bruit ! le top ! puis départ pour Coro en fin de journée. Nuit à coro à la posada el gallo, 80 bsf (sdb commune mais clean). Très jolie posada tenue par un couple franco-venez gentil mais pas très souriant !!! attention après minuit ils ferment la posada. on était 3 ds l'hôtel encore une fois.. - J9 : ballades ds coro et les dunes, vraiment cools, départ pour mérida le soir avec le bus de nuit - J10 : arrivée mérida, journée à mérida balades, nuit à la posada Guamanchi. 120 bsf avec sdb commune (mais on était les seules à l'utiliser). Hyper cool, ils sont super sympas, le quartier est bien, boulange à côté pour le petit dej, ils font plein d'excursions et de tours, ils st pros. on était 5 ds l'hôtel... - J11 : parapente ds les andes via guamanchi : 340 (ou 370) bsf / pers. INOUBLIABLE !!!!visites des alentours de mérida que je recommande fortement : cascade La Mucuy (pr y aller en bus, prendre buseta jusqu'à Tabay, puis taxijeep de tabay jusqu'à la mucuy). Pas cher du tout le transport. Nuit à guamanchi - J12 : depart pour le tour à los llanos avec guamanchi (1200 bsf / pers pour 4j/3nuits). le meilleur souvenir du séjour c'était dingue et le groupe de touristes avec qui on était et le guide étaient incroyables, super ambiance !!! et heureusement car on est 8 personnes, 24h/24 ensemble, on dort à 8 ds une cabana ds des hammacs, il y a 3 douches, on dejeune, dine et petit dejeune ts ensemble donc mieux vaut tomber sur un groupe qu'on aime bien ! - J13 - 14 : los llanos - mortel !!! excursions et piscine (un peu verte mais bon vu l'endroit on s'en fout ! on devient vite très très roots - J15 : départ de los llanos. Pour des raisons pratiques, nous avons quitté le groupe à barinas puis taxi partagé de barinas à maracay (120 bsf/pers), dernière nuit à Maracay (pour éviter Caracas). Hôtel propre avec piscine sur le toit et quartier propre et safe (resto italien sympa en bas) : 440 bsf la nuit. - J 16 : squat piscine de l'hôtel et départ de Maracay en taxi direct jusqu'à l'aéroport de Maiquetia (Caracas) : 300 bsf le taxi. Prévoir 162.50 bsf de taxe d'aéroport.

Voilou, j'espère que mon récit aidera certains d'entre vous. Si vous avez des questions, n'hésitez pas !!
Voyage seule en Colombie, Équateur, Pérou, Bolivie et Argentine d'octobre 2010 à février 2011 English translation pending
by Luna2010 · 2010-04-07 · 18 replies
Bonjour à tous!

Je m'apprête à réaliser mon rêve dès octobre 2010... partir en sac à dos en Amérique du sud pendant 5 mois (jusqu'à février). J'ai 26 ans et je pars seule. Je commence gentiment à préparer mon voyage et j'ai l'intention de commencer par la Colombie (apparemment à voir absolument!) et voyager pendant un mois en visitant les principales villes, c'est-à-dire, Bogota, Medellin, Catagena et Cali. Puis, j'ai l'intention de me rendre en Equateur et voir les principales villes côtières. De là, je me rendrai au Pérou et j'aimerai atteindre Lima en descendant en bus par la côte... Je pense effectuer du bénévolat pendant un mois dans la capitale puis me rendre à Cusco pour finalement arriver en Bolivie. Le nord de l'Argentine, le Chili puis le sud de l'Argentine sont les étapes suivantes. Je craint quand même ce voyage, malgré l'excitation... Je me renseigne à tout vas et les opinions divergent énormément... "t'es folle de partir toute seule! tu vas te faire agresser! d'autant plus si t'es grande et blonde!" ou " vas-y tranquille, pleins de femmes voyagent seules et c'est pas plus dangereux qu'une ville d'Europe!" ... enfin voilà... un coup on me fait peur, un coup on me rassure... C'est pourquoi, je me tourne sur ce forum avec l'espoir qu'une femme, ou un homme bien sûr, ait fait plus ou moins le même voyage que j'ai l'intention de faire! J'ajoute en plus quelques questions:

- est ce que partir seule est vraiment un mise en danger? quels sont les pays que j'aimerai visiter qui craignent le plus?

- en Colombie, y'a t'il des villes à éviter car elles sont considérées comme dangereuses (farc..)?

- les frontières sont apparemment déconseillées... puis-je me rendre de Bogota à Quito et bus puis de Quito à Lima en bus? ou vaux mieux prendre des vols internes?

- en surfant sur les sites internet de voyages, ils déconseillent de prendre le bus au Perou et en Bolivie étant donné le piteux état des routes... est ce qu'il y a une route à éviter absolument? apparemment la route reliant lima-cusco, on a meilleur temps de prier...! 🙂

- est ce que qqn connaitrai au Pérou une association ou une organisation o'u l'on peut faire du bénévolat dans un orphelinat ou école...?

- quel est le meilleur guide de voyage pour ces pays là? quand je voyage, j'utilise généralement le Lonely Planet mais je me demande s'il y a des guides exprès pour petits budgets 😉 Plutôt avec des adresses d'auberges de jeunesse, restos pas trop chers... Hilton et compagnie ne sont pas pour moi... ou plutôt mon portefeuille 😉

Voilà, c'est plus ou moins tout ce dont j'aimerai savoir... si qqn s'identifie à ce voyage et peut répondre à mes questions, je le remercie d'avance pour les précieux conseils!

A tout bientôt! Et bien évidemment, si qqn à l'intention de faire un voyage en Amérique du sud à cette période là, faisons un bout de route ensemble!?!😎
Un mois en Thaïlande avec nos deux enfants (9 et 11 ans) cet été English translation pending
by Yaoketao · 2010-04-06 · 20 replies
Bonjour,

Nous partons cet été 1 mois en Thaïlande avec nos enfants, sacs au dos, avec l'envie de redécouvrir la Thaïlande ! Nous y étions 2 mois en 1995 ! Oui ça fait longtemps ! Nous avons envie de voyager dans le respect de ce beau pays, en éco-citoyen responsable mais avec un budget pas énorme, si c'est possible d'allier les 2 !

L'idée est de rester 2-3 jours sur Bangkok : avez-vous des idées d'hébergements ?

Puis de partir au nord en train de nuit, pour 10 jours : Chiang-Mai. Des idées d'hébergements, de treck respectueux des gens !

Ensuite nous passerons par le Sukhotai, 3-4 jours env. : toujours des idées de guest house.... merci

Et finir par le sud, entre Koh Tao et Koh Phangan : encore des idées d'hébergements.... re merci !

Bien sûr, toutes vos idées de changements, ou de sites sympa à voir, sont les bienvenues !

Merci d'avance pour vos aides 😉
Fadilha cottages sur les Togian? English translation pending
by Lazele · 2010-03-30 · 28 replies
🙂 Bien le bonjour a tous 😊

Quelqu'un aurait-il des nouvelles tres recentes de "Fadilha cottages" sur les togian? On part a Sulawesi dans 1 mois pour 3 semaines. Au programme: Denpasar/Macassar/Rantepao/Tentena-Lac poso/Ampana/Togian/Gorontalo/Manado/Bunaken et retour Denpasar puis 3 ou 4 jours a Ubud pour le fun. Toutes vos infos sur ces destinations seront les bien venues. Merci, Bisous a tous 😛 La zele 😇
Budget pour la Nouvelle-Calédonie et le Vanuatu? English translation pending
by Ségolenn · 2010-03-28 · 23 replies
Bonjour à tous! Après plusieurs années j'ai enfin mon billet pour Nouméa, départ début Octobre 2010. Ne trouvant pas beaucoup de renseignements sur cette ile je viens vous demander quelques conseils: Nous prévoyions mon ami et moi de partir voyager 6 mois en Asie du sud est et de faire un crochet par la nouvelle Calédonie. J'y ai une amie dans le nord à Koumac qui peut nous accueillir. Cependant nous souhaitons bouger un peu, visiter les iles loyautés, circuler sur l'ile et perso réaliser un autre rêve, celui d'aller sur la Vanuatu, et crapahuter sur le volcan le krakatau. Nous ne souhaitons pas plomber notre budget pour le reste de notre périple. Nous resterons entre deux et trois semaines en nouvelle Calédonie. Connaissez vous les tarifs pour aller sur les iles ( bateaux, avion...?) et une fois sur place tarifs logements, alimentation, éventuellement location de voiture... De même pour le Vanuatu. Également les tarifs de location de parapente car nous pratiquons. Je suis preneuse de votre expérience, conseils, durée conseillée...nous sommes ouvert pour changer nos plans, mais notre priorité reste la suite du voyage en Asie du sud est. Merci pour tout!

Ségolenn
Hôtel Dream Romana English translation pending
by Silencieux · 2010-03-27 · 24 replies
salut j' ai besoin info pour le dream romana hotel car je voudrait y aller avec ma conjointe et un ado pour le temps des fetes .plage et mer et bouffe tout se que je devrais savoir pour faire un bon choix d'hotel .j.ai regarder pour les dernières conversations mais il n'y a pas de recent que j' ai vue merci pour les commentaires michel
Doxypalu ou Malarone pour le Sénégal? English translation pending
by Alexanais · 2010-03-22 · 14 replies
Bonjour, Je pars le 09 avril 2010 et le médecin du centre de vaccination qui vient de nous faire nos vaccins fièvre jaune, nous délivre une ordonnance de Doxipalu pour mon mari et mon fils, alors qu'il me prescrit la Malarone sous prétexte que j'ai les yeux clairs ! 🙂 Je sais que le sujet pour choisir l'un ou l'autre a été déjà évoqué, mais là, je reste sur ma question sans réponse, car même à la pharmacie, ils n'étaient pas au courant ! Qui serait au courant et pourrait m'en dire plus ? ! je vous remercie par avance de m'éviter les pour et contre sur le traitement anti paludéen à suivre, car je ne partirais pas sans l'avoir pris .....!😛 A vous lire et vous remerciant.......😎
Tour du monde en famille de onze mois à partir d'août 2010 English translation pending
by Laurentbrux · 2010-03-17 · 93 replies
Bonjour à tous,

nous partons avec nos 2 enfants faire un tour du monde en famille (2 enfants de 6 et 8 ans), pendant 11 mois à partir d'août 2010.

Voici notre itinéraire (quasiment définitif car nous avons réservé les vols) :

Afrique australeAfrique du sud : du 02/08/2010 au 30/08/2010Botswana et chutes Victoria : du 01/09/2010 au 20/09/2010Asie et OcénanieChine : du 21/09/2010 au 10/10/2010Japon : du 11/10/2010 au 25/10/2010Bali : du 26/10/2010 au 09/11/2010Vietnam / Cambodge / Thaïlande / Laos : du 10/11/2010 au 15/01/2011Australie : du 16/01/2011 au 25/02/2011Nouvelle Zélande : du 26/02/2011 au 25/03/2011PolynésieTahiti : du 26/03/2011 au 07/04/2011Amérique du sudIle de Pâques : du 07/04/2011 au 15/04/2011Chili / Argentine / Bolivie / Equateur : du 15/04/2011 au 30/06/2011Nous définissons actuellement nos périples dans les différents pays.

Si vous aussi vous préparez un TDM et que vous souhaitez échanger des informations sur les préparatifs et itinéraires, n'hésitez surtout pas :). Si vous passez dans un des pays à la même période que nous, cela nous fera plaisir de vous croiser ne serait-ce que pour parler un peu le français et échanger sur les voyages.

A noter : pour l'instant, j'ai travaillé principalement sur les itinéraires de l'Afrique du Sud jusqu'au Laos par ordre de visite de ces pays ...

Laurent
Retour d'une croisière Costa avec mes enfants English translation pending
by Bonitinia · 2010-03-16 · 57 replies
Croisiere dangeureuse De retour de croisiere avec mes enfants, je voulais informer les personnes susceptibles de partir également en famille.

Les portes des cabines se referment automatiquement hors pour celles qui ont des enfants, qui n'a pas eu le petit dernier mettre sa main de partout. Résultat, doigts coincés dans la porte, service médical à bord zéro, escale à Casablanca pour faire la radio(horrible) et un service client qui me répond, vous devez faire attention à vos enfants!!!

Alors qu'il y a un autocollant dans les douches pour dire attention de ne pas vous bruler en ouvrant le robinet, on me dit c'est de ma faute. Visiblement plus habitués à faire voyager des seniors, les enfants surtout petits ne les interresse pas et ils le font comprendre, total voyage gaché, merci costa.

Si cela s'arreterai là mais les piscines ne sont pas evacuées lorsque le navire prend de la gite, des vagues se forment et les gosses sont projetés dans tous les sens, on vous répond, surveillez les!

Si vous partez en excursion, ne vous fiez pas à la météo du Today (journal de bord)car sur ARRECIFE par ex, on nous a dit soleil et au final, nous avons eu pluie et vent, le top quand on est avec des enfants! et que l'on part pour la journée !

Enfin comme tout bon commandant de bord d'un avion, celui ci informe les gens d'une traversée agitée hors sur ce bateau, mangez, buvez et aprés passez la nuit à etre malade alors qu'il est forcement informé de la méteo à venir mais il garde l'info pour lui. Si les personnes du Louis Majesty avaient été informées, elles seraint sans doute encore vivantes.

Enfin ça fume dans beaucoup d'endroit interieur y compris à la piscine et donc vos gosses en prenent plein les poumons pour pas un sou.

Vive la jeunesse!
Retour d'une croisière pas si écologique chez Costa English translation pending
by Bonitinia · 2010-03-16 · 36 replies
Bonjour

de retour en Fevrier d'une croisiere sur COSTA, j'ai remarqué que malgré leur discours soi disant ecologique, de nombreuses sources de pollution resident:

Toutes les ampoules à bord sont des lampes traditionnelles et non des basses consommation.

Tous les jours, nous sommes pris en photo pour diverses occasions et les photos sont imprimées pour etre vendues hors avec 3700 passagers à raison de 10 photos par personne minimum, cela fait un gachis enorme car tout le monde n'achete pas.

Imaginez la pollution à l'impression puis à la destruction plus le papier consommé:ENORME!!!!

Les ascenseurs sont constament en mouvement, avec plus de 12 étages, ils marchent nuit et jour. Au lieu d'avoir mis un ascenseur pour 2 étages(il y en a 9) non seulement c'est constament occupé et chacun va ou il veut, ça monte et descend comme dans un moulin.

Il n'y a pas de cendriers sur les balcons et beaucoup de personnes jettent leur mégot par dessus bord:tout le monde n'a pas de balcons mais le navire tourne toute l'année.

Je ne leur jette pas la pierre mais c'est eux qui ont commencé en communicant sur leur label eco et la maniere raisonnée de gestion d'énergie à bord.

En tout cas, ça fait tache dans le décor DES EFFORTS SONT A FAIRE
Randonnée dans la forêt amazonienne au Brésil English translation pending
by Atchouuum · 2010-03-15 · 9 replies
Bonjour,

je compte faire une randonnée au cœur de la forêt amazonienne, aussi j'aurai plein de question à vous poser. Il s'agirait d'une randonnée en autonomie complète d'une durée de une à deux semaines au grand maximum.

Pour le lieu de départ, je pensais à Carauari ou Eirunépé au Brésil (se situant sur le Rio Jurua) cependant ce choix peut encore évoluer. Il faudrai surtout que le point de départ soit accessible (par avion?) assez facilement. Sinon, il y a t'il des périodes à privilégier quant au climat?

Autres questions: ou peut on trouver des guides pour ce genre de randonnées? Y-a t'il du matériel spécifique à emporter (je n'ai aucune expérience concernant la randonnée en forêt)? Les sources d'eau sont elles fréquentes? Quels sont les principaux danger?

Désolé de poser autant de questions d'un coup, mais j'ai beaucoup de mal à trouver se genre d'info sur le net et apparemment certaine personnes de ce forum auraient fait des randonnées similaires.

En vous remerciant d'avances pour vos réponses, conseils et suggestion.

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