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Voyage en Inde en avril 2009 avec deux enfants English translation pending
Bonjour à tous
C'est mon premier post sur ce forum mais j'ai déjà parcouru pas mal de messages et j'avoue que ca donne très très envie de commencer le voyage.
Alors voilà, j'ai 50 ans et j'ai 2 enfants de 9 et 11 ans. Nous allons aller pour la première fois en Inde durant les vacances d'avril. J'ai évidemment mille questions et la liste va surement s'allonger mais je commence par les premières:
BILLETS (info, pas une question)pour les billets j'ai trouvé une promo sur Finnair, Paris-Delhi à 482 euros pour moi et 480 pour les enfants, j'en suis très contente! nous partons du 13 au 26 avril. Un jour est perdu à l'aller comme au retour pour le voyage donc nous serons en Inde 12 jours complets.
VACCINS: j'ai bien lu ce qui a été posté sur les vaccinations et j'ai retenu que la typhoïde était vraiment nécessaire. Le médecin nous a fait une ordonnance pour le vaccin Thyphi / M (si je lis bien), ca coute dans les 30 euros en pharmacie, y a t il un moyen de faire cette vaccination moins cher ou bien c'est le bon choix? palu: j'ai lu que cela n'était pas vraiment nécessaire pour 10 jours, ai je bien compris? La Nivaquine coute 5 euros les 100 comprimés, donc je ne nous en priverai pas, mais j'ai lu que ca pouvait rendre assez malade? Que faire?
PASSEPORT/ VISA:
Je dois refaire mon passeport, combien de temps avant le voyage faut il déposer sa demande de visa à l'agence?Sur Paris, on ne peut pas la déposer en personne, c'est bien cela?
TRAJETS: sinon je suis évidemment en train de prévoir les trajets à l'avance, j'ai lu avec grand intéret les récits de tous ceux de vous qui sont partis avec des enfants! Je pense faire un circuit Delhi - Agra - Jaipur - Jodhpur (en sarrêtant aussi à Pushkar, Ajmer et tout ce que l'on nous conseillera). Je pense qu'à la fois Jailsamer et Vanarasi sont trop loin. Et surtout je m'arrêterais bien dans des villes plus petites. Avez vous des conseils?
TRAIN : train: me conseillez vous de faire les réservations de train sur le site des chemin de fer indiens ou bien de négocier les trajets avec les hoteliers, puisque de nombreux voyageurs indiquent qu'ils ont demandé à leur hotel de leur arranger le Delhi - Agra par exemple. Mais est ce vrai pour les trajets plus longs, comme le Agra - Jaipur ?
NOURRITURE: on a bien compris qu'on ne devait rien boire de non embouteillé, ni manger rien de non cuit. Pas de glaces alors pour les enfants? Et les fruits, lesquels peut on acheter au marché? Comment laver des fruits achetés au marché ?
HOTELS:
j'ai bien compris qu'il y a toute la gamme de prix, que me conseillez vous si l'on souhaite avoir de l'eau chaude, un confort minimal, pas de cafards et encore mieux mais sans doute inaccessible, pas de moustiques ? Dans quelle gamme de prix? Est ce que dans les 30 euros ca irait (je ne me souviens plus du taux de conversion de la roupie)
ENFANTS:
Mes enfants ont beaucoup voyagé et d'adaptent en général aux visites touristiques (musée, villes etc) mais il faut quand même prévoir une activité par jour qui soit spécifiquement pour eux. Y a t il des choses à conseiller? NOtamment s'il y avait un plan baignade, piscine, ca serait super!
Voilà, c'est un début et je remercie vivement tous ceux qui pourront nous aider
Amicalement
Deborah avec ses deux loulous de 9 et 11 ans
C'est mon premier post sur ce forum mais j'ai déjà parcouru pas mal de messages et j'avoue que ca donne très très envie de commencer le voyage.
Alors voilà, j'ai 50 ans et j'ai 2 enfants de 9 et 11 ans. Nous allons aller pour la première fois en Inde durant les vacances d'avril. J'ai évidemment mille questions et la liste va surement s'allonger mais je commence par les premières:
BILLETS (info, pas une question)pour les billets j'ai trouvé une promo sur Finnair, Paris-Delhi à 482 euros pour moi et 480 pour les enfants, j'en suis très contente! nous partons du 13 au 26 avril. Un jour est perdu à l'aller comme au retour pour le voyage donc nous serons en Inde 12 jours complets.
VACCINS: j'ai bien lu ce qui a été posté sur les vaccinations et j'ai retenu que la typhoïde était vraiment nécessaire. Le médecin nous a fait une ordonnance pour le vaccin Thyphi / M (si je lis bien), ca coute dans les 30 euros en pharmacie, y a t il un moyen de faire cette vaccination moins cher ou bien c'est le bon choix? palu: j'ai lu que cela n'était pas vraiment nécessaire pour 10 jours, ai je bien compris? La Nivaquine coute 5 euros les 100 comprimés, donc je ne nous en priverai pas, mais j'ai lu que ca pouvait rendre assez malade? Que faire?
PASSEPORT/ VISA:
Je dois refaire mon passeport, combien de temps avant le voyage faut il déposer sa demande de visa à l'agence?Sur Paris, on ne peut pas la déposer en personne, c'est bien cela?
TRAJETS: sinon je suis évidemment en train de prévoir les trajets à l'avance, j'ai lu avec grand intéret les récits de tous ceux de vous qui sont partis avec des enfants! Je pense faire un circuit Delhi - Agra - Jaipur - Jodhpur (en sarrêtant aussi à Pushkar, Ajmer et tout ce que l'on nous conseillera). Je pense qu'à la fois Jailsamer et Vanarasi sont trop loin. Et surtout je m'arrêterais bien dans des villes plus petites. Avez vous des conseils?
TRAIN : train: me conseillez vous de faire les réservations de train sur le site des chemin de fer indiens ou bien de négocier les trajets avec les hoteliers, puisque de nombreux voyageurs indiquent qu'ils ont demandé à leur hotel de leur arranger le Delhi - Agra par exemple. Mais est ce vrai pour les trajets plus longs, comme le Agra - Jaipur ?
NOURRITURE: on a bien compris qu'on ne devait rien boire de non embouteillé, ni manger rien de non cuit. Pas de glaces alors pour les enfants? Et les fruits, lesquels peut on acheter au marché? Comment laver des fruits achetés au marché ?
HOTELS:
j'ai bien compris qu'il y a toute la gamme de prix, que me conseillez vous si l'on souhaite avoir de l'eau chaude, un confort minimal, pas de cafards et encore mieux mais sans doute inaccessible, pas de moustiques ? Dans quelle gamme de prix? Est ce que dans les 30 euros ca irait (je ne me souviens plus du taux de conversion de la roupie)
ENFANTS:
Mes enfants ont beaucoup voyagé et d'adaptent en général aux visites touristiques (musée, villes etc) mais il faut quand même prévoir une activité par jour qui soit spécifiquement pour eux. Y a t il des choses à conseiller? NOtamment s'il y avait un plan baignade, piscine, ca serait super!
Voilà, c'est un début et je remercie vivement tous ceux qui pourront nous aider
Amicalement
Deborah avec ses deux loulous de 9 et 11 ans
Voyage en chameau et bivouak au Maroc English translation pending
Avecc un ami, nous souhaiterions traverser le désert en chameau, ou du moins une petite partie, et rencontrer, s'arrêter dans des campements.... Nous avons voyagé dans d'autres pays, mais nous n'avons pas de contacts sur place pour un tel petit projet. Nous ne voulons pas passer par un organisme touristique non plus.
Quelques pistes????
Merci d'avance A bientôt.
Merci d'avance A bientôt.
Utilisation d'armes à feu au Cambodge? English translation pending
Bonjour, quelqu'un de mon entourage qui est maintenant injoignable m'avais raconté que lors de son séjour au Cambodge il était allé visité un endroit où il était possible de faire l'utilisation d'armes à feu? (style militaire, etc)
Est-ce que ça dit quelque chose à l'un d'entre vous et si oui, dans quelles villes/villages est-ce que ce serait?
Merci!
Est-ce que ça dit quelque chose à l'un d'entre vous et si oui, dans quelles villes/villages est-ce que ce serait?
Merci!
Accès Internet au Gabon English translation pending
A côté des offres d'accès à Internet dans les cybercafés, il y a maintenant de nouvelles offres résidentielles ou pour entreprises : clef 3G (opérateur Zain - Celtel, à présent aussi Libertis et Moov), ADSL (Gabon Telecom) et accès via la boucle locale radio ou Vsat (Internet Gabon, Solsi, Electronitec).
Nos amis sur place ont ils déjà testé ces offres?
cordialement
Fox
Vol direct pour Bangkok avec Air France et Thai Airways English translation pending
bonjour a tous
je cherche un vol direct pour Bangkok depuis paris ou francfort. J ai trouvé avec air france et thai airways mais depart de francfort. Ya t il des bus qui font la navette jusqu a francfort depuis la france? j aimerai pouvoir reserver au plus vite sachant que nous sommes 2 et on ne veut pas depasser les 1000 euros chacun. J hesite a reserver sur internet et en meme temps dans les agences ils n ont pratiquement plus rien. J attends vos conseils. merci
je cherche un vol direct pour Bangkok depuis paris ou francfort. J ai trouvé avec air france et thai airways mais depart de francfort. Ya t il des bus qui font la navette jusqu a francfort depuis la france? j aimerai pouvoir reserver au plus vite sachant que nous sommes 2 et on ne veut pas depasser les 1000 euros chacun. J hesite a reserver sur internet et en meme temps dans les agences ils n ont pratiquement plus rien. J attends vos conseils. merci
Une pépite dans la boue des low-cost... English translation pending
La recherche on-line d'un billet low-cost est devenu un vrai parcours du combattant, jalonné de comparateurs qui sont en réalité "vendus" à 3-4 voyagistes auxquels ils sont totalement inféodés, et aussi d'une floppée de sites du genre "tu_voyages_pas_cher" ou "ton_billet_moins_cher" ou "ton_vol_à_petit_prix", sans compter quelques grands noms de voyagistes qui phagocytent tous les sites de voyages pour en faire ce qu'on nomme à juste titre : "un marché captif", "leur" marché captif !
Jusque-là, j'étais client de GO_VOYAGES parce que ses prix étaient clairement affichés et se tenaient : j'étais toutefois un client GO_VOYAGES sans joie en raison de leur suivi médiocre et leur manière désinvolte et somme toute méprisante de traiter leurs consommateurs (des vols annulés dont on n'avise pas le client, des e-billets non reçus que le provincial est obligé, affolé, d'aller chercher la veille du départ : vous pouvez me croire, j'ai vécu ces 2 expériences)...
Ces derniers temps, GO_VOYAGES a changé, mais encore moins dans le bon sens. Pour garder son statut de voyagiste dont les prix défient toute concurrence, il use d'une pratique que je juge déloyale, déloyale vis-à-vis des autres voyagistes, déloyale vis-à-vis des clients qui, comme moi, lui faisaient (relativement) confiance.
Voulez-vous un seul exemple ? En cette mi-novembre 2008, amusez-vous (!) à rechercher un vol low-cost Paris-Delhi : les comparateurs vont sélectionner GO_VOYAGES comme étant le moins cher à 606 euros toutes taxes comprises. Ok ! vous êtes content et prêt à réserver... Mais votre joie devient vite une soupe à la grimace, GO_VOYAGES vous attend au coin de votre carte Visa avec un surcoût de 60 euros pour "frais de dossiers". Ce n'est plus 606 mais 666 euros ! Outre que le procédé est déloyal pour la concurrence, je me sens - moi client - floué par une telle pratique et finalement furieux d'avoir perdu tant de temps pour un voyagiste qui ne mérite définitivement plus ma confiance...
Je vous le jure, j'ai passé 2 journées pleines à chercher un vol low-cost Paris-New Delhi. J'avais une idée de l'ordre des prix, sachant que la QATAR AIRWAYS en proposait à 585 euros, mais il fallait faire un virement international au Qatar et cela me faisait problème. A la fin, dégoûté de ne rien trouver sous 650 euros, excédé de subir des douches froides (comme l'exemple cité plus haut, mais aussi ces sites crétins qui se prétendent low-costs et vous offrent des meilleurs prix à 1450 euros !!!), j'étais tout bonnement prêt à annuler mon projet de voyage en Inde.
Juste avant d'éteindre mon PC, je tombe sur EXPEDIA. "Hum ! encore un autre site à la c..." me suis-je dit. Comme j'ai un caractère à ne pas lâcher le morceau, je leur téléphone tout de même, et là, l'incroyable se produit : après une brève recherche, une dénommée Marie me répond qu'elle a des vols à 585 euros !!! Elle aurait été là que je l'aurais embrassée ! Mais c'est TTC ? Oui Monsieur !... Mais y a des frais de dossiers ? Non Monsieur !... C'est bien 585 euros, vous en êtes sûrs ? Oui, 585 euros est bien le prix TTC, net et définitif.
S'en suit alors avec Marie une longue discussion, dans laquelle je lui fixe mes autres conditions : Je veux n'importe quelle compagnie aérienne sauf Aeroflot (bien que je n'aie rien contre Aeroflot) Je veux un départ le même jour avec ma femme, mais avec pour elle un retour dans 60 jours, et pour moi dans 90 jours. je ne réserverai mes billets que dans 3 jours, le temps pour moi de monter à Paris pour y obtenir nos visas pour l'Inde (un autre chemin de croix, ça).
Tout en parlant, Marie m'a d'ores et déjà ouvert un dossier EXPEDIA. Clairement, elle m'explique qu'elle ne peut logiquement pas me bloquer ces prix si longtemps, et me prévient que dans 3 jours les prix auront très probablement monté... Comme, en outre, elle sera absente au jour où je téléphonerai, elle me communique un numéro direct pour joindre ses collègues Esthelle ou Paul, qu'elle a mis au courant de notre cas...
Trois jours ont passé, nos visas sont dans la poche. De la terrasse d'un café parisien, je téléphone aussitôt à EXPEDIA et tombe sur le dénommé Paul. En moins de 5 minutes, de nouvelles recherches de billets low-cost sont faites, des solutions sont trouvées et l'affaire réglée : mes vols sont réservés, confirmés ; deux e-billets me sont envoyés ; un numéro de téléphone et un email me sont communiqués au cas où je souhaiterais une aide au moindre pépin...
Arriba EXPEDIA ! Franchement, je félicite ce voyagiste de compter avec des éléments comme cette Marie et ce Paul ! A un réel professionnalisme, cette fille et ce garçon allient avec un grand naturel une gentillesse et une disponibilité que je n'attendais plus ! N'est-ce pas, pour une entreprise, ce qu'on appelle "de la valeur ajoutée" ? Ce bien infinitésimal qui, en surprenant agréablement une clientèle, finit par la fidéliser ! Par les temps et le laxisme ambiant qui courent, je fais comme dans la chanson de l'Auvergnat, sans pour autant pleurer (d'émotion) toutes les larmes de mon corps, j'en reste le c... par terre !
Jusque-là, j'étais client de GO_VOYAGES parce que ses prix étaient clairement affichés et se tenaient : j'étais toutefois un client GO_VOYAGES sans joie en raison de leur suivi médiocre et leur manière désinvolte et somme toute méprisante de traiter leurs consommateurs (des vols annulés dont on n'avise pas le client, des e-billets non reçus que le provincial est obligé, affolé, d'aller chercher la veille du départ : vous pouvez me croire, j'ai vécu ces 2 expériences)...
Ces derniers temps, GO_VOYAGES a changé, mais encore moins dans le bon sens. Pour garder son statut de voyagiste dont les prix défient toute concurrence, il use d'une pratique que je juge déloyale, déloyale vis-à-vis des autres voyagistes, déloyale vis-à-vis des clients qui, comme moi, lui faisaient (relativement) confiance.
Voulez-vous un seul exemple ? En cette mi-novembre 2008, amusez-vous (!) à rechercher un vol low-cost Paris-Delhi : les comparateurs vont sélectionner GO_VOYAGES comme étant le moins cher à 606 euros toutes taxes comprises. Ok ! vous êtes content et prêt à réserver... Mais votre joie devient vite une soupe à la grimace, GO_VOYAGES vous attend au coin de votre carte Visa avec un surcoût de 60 euros pour "frais de dossiers". Ce n'est plus 606 mais 666 euros ! Outre que le procédé est déloyal pour la concurrence, je me sens - moi client - floué par une telle pratique et finalement furieux d'avoir perdu tant de temps pour un voyagiste qui ne mérite définitivement plus ma confiance...
Je vous le jure, j'ai passé 2 journées pleines à chercher un vol low-cost Paris-New Delhi. J'avais une idée de l'ordre des prix, sachant que la QATAR AIRWAYS en proposait à 585 euros, mais il fallait faire un virement international au Qatar et cela me faisait problème. A la fin, dégoûté de ne rien trouver sous 650 euros, excédé de subir des douches froides (comme l'exemple cité plus haut, mais aussi ces sites crétins qui se prétendent low-costs et vous offrent des meilleurs prix à 1450 euros !!!), j'étais tout bonnement prêt à annuler mon projet de voyage en Inde.
Juste avant d'éteindre mon PC, je tombe sur EXPEDIA. "Hum ! encore un autre site à la c..." me suis-je dit. Comme j'ai un caractère à ne pas lâcher le morceau, je leur téléphone tout de même, et là, l'incroyable se produit : après une brève recherche, une dénommée Marie me répond qu'elle a des vols à 585 euros !!! Elle aurait été là que je l'aurais embrassée ! Mais c'est TTC ? Oui Monsieur !... Mais y a des frais de dossiers ? Non Monsieur !... C'est bien 585 euros, vous en êtes sûrs ? Oui, 585 euros est bien le prix TTC, net et définitif.
S'en suit alors avec Marie une longue discussion, dans laquelle je lui fixe mes autres conditions : Je veux n'importe quelle compagnie aérienne sauf Aeroflot (bien que je n'aie rien contre Aeroflot) Je veux un départ le même jour avec ma femme, mais avec pour elle un retour dans 60 jours, et pour moi dans 90 jours. je ne réserverai mes billets que dans 3 jours, le temps pour moi de monter à Paris pour y obtenir nos visas pour l'Inde (un autre chemin de croix, ça).
Tout en parlant, Marie m'a d'ores et déjà ouvert un dossier EXPEDIA. Clairement, elle m'explique qu'elle ne peut logiquement pas me bloquer ces prix si longtemps, et me prévient que dans 3 jours les prix auront très probablement monté... Comme, en outre, elle sera absente au jour où je téléphonerai, elle me communique un numéro direct pour joindre ses collègues Esthelle ou Paul, qu'elle a mis au courant de notre cas...
Trois jours ont passé, nos visas sont dans la poche. De la terrasse d'un café parisien, je téléphone aussitôt à EXPEDIA et tombe sur le dénommé Paul. En moins de 5 minutes, de nouvelles recherches de billets low-cost sont faites, des solutions sont trouvées et l'affaire réglée : mes vols sont réservés, confirmés ; deux e-billets me sont envoyés ; un numéro de téléphone et un email me sont communiqués au cas où je souhaiterais une aide au moindre pépin...
Arriba EXPEDIA ! Franchement, je félicite ce voyagiste de compter avec des éléments comme cette Marie et ce Paul ! A un réel professionnalisme, cette fille et ce garçon allient avec un grand naturel une gentillesse et une disponibilité que je n'attendais plus ! N'est-ce pas, pour une entreprise, ce qu'on appelle "de la valeur ajoutée" ? Ce bien infinitésimal qui, en surprenant agréablement une clientèle, finit par la fidéliser ! Par les temps et le laxisme ambiant qui courent, je fais comme dans la chanson de l'Auvergnat, sans pour autant pleurer (d'émotion) toutes les larmes de mon corps, j'en reste le c... par terre !
Amman et la mer Morte English translation pending
J'ai eu tout le temps de faire et de voir tout ce que je voulais en syrie,
il est temps de passé à la suite en suivant la route du sud.
Damas, capitale syrienne, étant située au sud du pays, et Amman, capitale jordanienne, étant au nord du pays la liaison devrait être vite faite.
Seulement le bus, je commence à connaître par coeur. Les gares routières et leur ambiance glamour au possible n'ont plus de secrets pour moi. Il était donc recommandable d'essayer de dénicher un nouveau moyen de transport. Le LP indique qu'il existe un train reliant les 2 capitales. Le tarif n'étant pas géré par la SNCF, c'était donc d'autant plus envisageable. 2 trains par semaine, c'est parfait, un de cela part le lundi et ça tombe bien, on est lundi. Le principe du train transfrontalier est un peu particulier. un train part de Damas le matin à 8h en même temps qu'un autre qui quitte Amman. Les 2 trains devant se rejoindre à la frontière. Pour le passager, à ce moment-là, il faut traverser la frontière à pieds et prendre le train de l'autre côté qui repart d'où il vient avec les passagers partis de l'autre pays. Je me prépare à rejoindre la gare, il est 7h. J'attrape facilement un taxi et le convie à me conduire jusqu'à la gare. "Pourquoi?" demande-t-il incrédule. "Pour aller en jordanie voyons!" lui rétorquais-je. "Mais il n'y a plus de train depuis 2 ans mon petit ami!!" "C'est pourtant dans le LP!!"
Le type a quand même l'air bien sûr de lui et comme il ne me propose pas de me faire un "bon prix" pour m'amener lui-même à Amman, il y a anguille sous roche. En fait l'anguille c'est que la dernière édition du LP "Moyen-Orient" date de 2006, et comme par hasard le train s'est arrêter la même année. Renseignement pris auprès d'une tierce personne, ce que dit le chauffeur de taxi est vrai. Le destin veut vraiment me voir enchaîner les bus les uns après les autres. Pour le train ce sera donc pour une autre fois, en Egypte où le LP signale que des trains roulent encore, en 2006. On verra bien à ce moment-là...
Me voici donc reparti vers une nouvelle gare routière, celle de Damas ou plus une de celles de Damas car pas la même que celle par où je suis arrivé. J'y débarque avec Faysal que j'ai retrouvé et on se rencarde sur l'heure du prochain départ pour la Jordanie. Mauvaise nouvelle, 2 compagnies font le trajet mais l'attente pour l'une et l'autre dépasse les 4 heures. Que faire? On dit aux guichetiers qu'on doit réfléchir avant de prendre une décision. Le plan B peut-être un brin différent, il y a à l'entrée de la gare routière pleins de chauffeurs de taxis spécialisés dans l'aller-retour vers Amman. C'est pas une entube car sur les portières des voitures c'est écrit en grosses lettres. On compare les prix avec le bus pour constater que la différence est minime. C'est décidé donc, on ne fera pas le chemin en bus mais en voiture particulière. Pourquoi pas? La seule chose, c'est que plus on est dans la voiture, plus le prix décroit. Il nous faudra donc attendre de longues minutes avant que la voiture ne soit pleine de 2 autres passagers. Ils sont Syriens, et comme Laurel et Hardy l'un est grand et l'autre petit. Et que croyez-vous qu'il se passa? Le petit s'installa à l'avant tandis que le grand partagera la banquette arrière avec Faysal, un gaillard aussi large que haut, et moi au milieu. En général, j'ai plutôt l'habitude de doucement m'assoupir dans les transports, ça m'a l'air raté pour cette fois, mon épaule gauche est comprimée contre l'épaule droite de Faysal et mon épaule droite comprimée par l'épaule droite de Laurel, à moins que ce ne soit Hardy.
On arrive à la frontière en 1 heure environ, il est 13h. La voiture doit s'immobiliser d'une part pour un check-out des autorités avec fouilles sommaires des bagages, et d'autre part pour que tous les passagers puissent s'acquitter de leur visa. La première étape prend 30 bonnes minutes. Lorsque le douanier arrive à ma hauteur ainsi que celle de mes 2 sacs, il m'intime l'ordre de les ouvrir. J'entreprend d'ouvrir le gros sac en premier et à peine ouvert, il me dit de le refermer, c'était bien la peine... Maintenant il est l'heure de faire chauffer le passeport pour la pose payante du visa jordanien. Seul problème, en quittant la Syrie de l'autre côté de la frontière, on doit s'acquitter d'une taxe de sortie de territoire. Incroyable!! Tu payes 23 euros pour te faire faire un visa d'entrée, et voilà qu'en sortant on te demande encore une dizaines d'euros. L'hospitalité légendaire des gens du coin n'a apparemment pas prise sur nos amis douaniers... Mes derniers pounds syriens passent donc dedans, heureusement que le chauffeur de la voiture acceptera de se faire payer en dinars jordaniens autrement j'étais bon pour faire la plonge chez lui pendant de longues heures. Heureusement donc, côté jordanien il y a un distributeur pour récolter les précieuses devises. C'est la première fois que je dois ressortir ma carte bleue depuis l'entrée en Syrie. Je vais vers le distributeur mon porte-feuille en poche, j'approche de la machine et me met à chercher la fameuse carte. Dans le porte-feuille, rien. Dans mes poches, rien non plus!!! Mon coeur prend un coup d'accélérateur. Pendant plusieurs secondes, une seule question : "qu'est ce que j'ai foutu de cette fichue carte?!?" La réponse viendra d'elle-même, j'ai pris soin en arrivant en Syrie de ne pas mettre mes oeufs dans le même panier, et ai mis ma CB en lieu sûr mais pas dans mon porte-feuille. Il était moins une avant que j'hurles et que je me maudisses, je retrouve la CB, fin de la péripétie, ouf!!! Seule chose positif, ça n'arrivera plus, je me souviendrais à partir de maintenant de cette mésaventure, plus question que ça se reproduise!
L'obtention du visa jordanien se fait à concurrence de 10-12 euros dans des délais assez brefs et on est reparti sur la route vers 14h. Celle-ci est l'un côté comme de l'autre assez monotone en longues lignes droites dans des paysages secs et peu fréquentés mais toujours pas moyen de dormir entre mes deux demis-de-mèlée. On arrive à Amman une heure plus tard dans un endroit indéterminé. Pas de gare routière à l'horizon, il y a bien une mosquée mais impossible de la retrouver sur la carte du LP. Seul moyen de retomber sur nos pattes : trouver un taxi. Ca a l'air facile dit comme ça, mais à Amman un jeudi après-midi, c'est tout sauf évident. Tous les taxis de la ville sont pleins, impossible d'en avoir un de disponible. Faysal qui connait déjà la ville me dit qu'il connait un hotel dont on ne doit pas être bien loin. On entreprend donc la recherche à pieds. Pas un problème quand on sait où on est et là où on se rend, mais là, aucun indice. Solution au problème, demander notre chemin. Un type nous l'indique, nous dit qu'effectivement on est pas très loin de notre point d'arrivée et que lui aussi prend la même direction. On fait donc le chemin à trois. Et comme plus on est de fous plus on ris, youpi, même si je porte mes 15-18kg et que tout Amman n'est que montées et descentes. De temps à autre, on s'arrête pour essayer de repérer un taxi libre. Mais maintenant, il est 16h, et c'est la sortie des bureaux, synonyme d'encore plus de monde dans les taxis. Nous voilà bien avancés!!! On marche pendant une sacrée trotte, lorsqu'enfin un véhicule jaune se stoppe à notre hauteur, c'est un taxi vide, hip, hip hip! On monte dedans, on roule moins de 500 mètres et on est finalement arrivés. On a fait au moins 5 fois la distance parcourue avec la taxi à pieds et j'en ai plein les pattes. Il nous a fallut quasiment autant de temps pour arriver de Syrie que pour trouver notre hotel, je suis un peu saoulé par la situation d'autant que comme le prédisait le LP, Amman est une ville dans laquelle il est très difficile de se repérer (NDLR : surtout si on y séjourne que 2 jours!!). Cela-dit, l'hotel et son personnel sont très accueuillants mais malgré ça, je sens que je ne vais pas faire de vieux os dans cette ville alambiquée où les sites dignes d'intérêt se comptent sur les doigts d'un semi-manchot. Pour aujourd'hui de toute façon, il est déjà 17h et la nuit commence à tomber. Une seule chose reste donc à faire pour boucler la boucle de cette journée : s'en mettre plein l'estomac. Se sera chose faîte avec un poulet entier dans un restaurant où la volaille est la spécialité. Devant le resto, les poulets tournants sur la rotissoire se comptent par dizaines.
Quand Faysal et moi rentrons à l'hotel, il fait nuit. C'est à peu près certain que je ne vais pas faire long feu car en ajoutant un réveil presque aux aurores, 3 heures au centre de la banquette arrière d'une voiture avec 2 armoires de chaque côté, 1 heure et plus de marche avec tout mon bardas sur le dos et le fait qu'il fait nuit dans une ville inconnue où mon vocabulaire s'en tient aux plus strictes banalités, il n'y a rien qui me botte d'autre que de planifier la journée du lendemain dont je n'ai pas franchement envie qu'elle se passe en ville. Solution de repli, et quelle solution, la mer morte n'est qu'à une trentaine de kilomètres et passer à côté serait criminel. Moi qui suis fan de chiffres incongrus et de statistiques farfelues mais indicatives, la mer morte est l'endroit le plus bas sur la planète. Rien que ça, ça me fera me lever le lendemain matin avec des fourmis dans les jambes c'est sûr!! Dès qu'il y a un truc dans les parages qui soit "un des plus ... de la planète", j'ai envie de m'écrier WHAOUUUU!!! Si on ajoute en plus les souvenirs que j'ai Asterix avec Obélix qui se jette dans la Mer Morte sans réussir à s'y enfoncer, l'expérience promet d'être riche en couleurs!
On se met d'accord avec Faysal pour faire le trajet ensemble en utilisant les transports locaux, chose d'autant plus faisable que Faysal parle un arabe parfait. Rendez-vous est pris pour 9h le lendemain matin au petit déjeuner. On ne partage pas le même dortoir, le sien fait 9 couchages et est un poil meilleur marché que le mien qui n'en compte que 4. Bonne nuit tout le monde, les lumières s'éteignent la tête tournée vers un lendemain chargé en sel et haut en couleurs.
Le réveil suivant se devait d'être d'autant plus facile que le programme du jour est hyper réjouissant et ne ressemblera surement à aucun autre durant les 2 ans qui viennent. Je dis "se devait" car il en est tout autre même si on reste dans les limites du raisonnable. L'alarme devait me sortir du lit à 8h50. A 8h45, on frappe vigoureusement à la porte de mon dortoir que je partage avec Jamal venu tout droit de San Francisco. De l'autre côté de la porte, l'agité du matin s'exite sur la poignée en plus de tambouriner. Un visage dépasse de la porte maintenant ouverte, c'est Faysal avec qui j'ai rendez-vous 15 minutes plus tard. Inutile de vous préciser que ce genre d'attention n'est pas du gout de tout le monde et surtout pas du mien. Si on se donne rendez-vous à 9h, on se voit à 9h, ça me paraissait suffisamment clair pour ne pas avoir à préciser "pas avant". A croire que les gens du matin pense que tout le monde a son rythme calqué sur le leur. C'est pas vrai!! J'ai beau avoir pris l'habitude des réveils matinaux, faut pas exagérer; je commence donc malgré moi la journée en tirant la tronche. Y'a mieux mais ça passera sans doute après quelques excuses. Eh bien, les excuses, tu peux t'assoir dessus, à croire que vraiment rien n'arrête ses enfoirés de lèves-tôt! On passera quand même la journée ensemble, pas rancunier le Braïce. Après un petit déjeuner vite engouffré parce qu'en plus monsieur est pressé, on file à la gare routière en prenant un taxi instantanemment déniché contrairement à la veille. Le service de bus entre Amman et la mer morte est minimaliste, il faudra se contenter d'un minibus qui ne partira qu'une fois plein comme c'est la coutume. En faisant la route, je me rends compte qu'on ne fait pratiquement que descendre et, à mi-parcours, j'aperçois un paneau inédit dans mon monde au milieu du trajet : "niveau de la mer". Pas banal. Après avoir doublé le paneau, on descend de plus belle, le minibus file à vive allure surplombant des vallées encaissées et assèchées. Et après une grosse heure de route, on devine encore plus bas un grand lac, en fait pas un grand lac, la Mer Morte. Notre véhicule nous fait descendre alors que les différentes plages payantes s'enchainent sur le bas-côté. Comme Faysal et moi ne sommes pas les plus riches des voyageurs de la côte, on cherche une plage gratuite. Peine perdu, partout où l'accès à la mer est libre, le chemin est chaotique, au milieu des pierres et en duc de guise de plage, on a plutôt droit à un remake des environs des routes syriennes. Il nous faut donc retourner là où c'est payant faute de mieux, la moins chère des plages, "Amman Beach", nous facture les entrées 8 euros chacun, ça à intéret à valoir le déplacement niveau confort, parce que 8 euros pour accéder à une plage, c'est un peu fort de café!
On pénètre dans l'antre et découvrons le spectacle : des dizaines de parasols géants sont plantés dans le sol, prêts à offrir de l'ombre à qui veut fuir le soleil assassin malgré l'été déjà fini depuis longtemps. On trouve un de ses parasols pas trop mal placé, on s'installe. Je pose ma serviette sur un sable tassé au possible d'où émerge toutes sortes de détritus enterrés là par des plagistes peu scrupuleux et alors que je m'allonge, stupeur, la plage est le royaume des mouches. Quinze à la douzaine comme on dit sur les marchés. Au début on se débat et on lutte, après on se rend compte que c'est peine perdue, les mouches sont ici chez elles et pas moyen de s'en débarrasser. En fait, si, il y a peut-être un moyen, attraper 2 chaises et une table et se la jouer pic-nic. Peut-être que en stationnant un mètre au dessus du sol, on peut résoudre le problème. A proximité de là où nous sommes assis, des employés de la plage stockent tout le mobilier disponible. N'écoutant que mon envie de faire la nique aux mouches, j'attrape une chaise et une table de la masse. J'emporte tout cela avec moi jusqu'au parasol. En revenant, Faysal me dit que les employés m'appellent. Flairant le coup de Trafalgar, je lui réponds :"S'ils veulent quelque chose, ils n'ont qu'à venir." Et voilà t'y pas que 10 secondes plus tard, l'employé arrive avec autre chose que des fleurs dans la bouche. Il pointe la chaisa du doigt et d'un ton sec dit "1 dinar". Puis pointant la table du doigt, il rajoute "1dinar". bonjour l'entube, d'abord tu paye presque 10 euros pour rentrer et après il faut en rajouter pour profiter du moindre agrément à l'exception de la douche. Et comme je ne veux en aucune façon être considéré comme une vache prête à traire, je sors un carton jaune pour signifier mon mécontentement et le bonhomme disparait, emportant avec lui la table et la chaise. Non mais quand même... Il faudra donc partager le sol inégal avec nos amies les mouches. Soit.
Mais pas question de subir la chose, si on a fait tout ce chemin, c'est pour en profiter. En moins de temps qu'il en faut pour l'écrire, je tombe le pantalon, le T-shirt et le reste. Autour la moitié des gens sont également en maillot de bain, ce sont les touristes étrangers. L'autre moitié des plagistes restent couverts de la tête au pieds même pour la baignade, ce sont les touristes locaux (les femmes en particulier). Lorsque pour rejoindre le rivage, je marche à moitié à poil, ça fait un peu tache mais personne ne fait de remarques désobligeantes, rien ne s'oppose désormais à mon immersion. Il y a bien les cailloux qui s'ammoncèlent sue le bord qui essayent de m'entailler les pieds mais rien n'y fera, ja nage dans la mer morte. A mesure que l'on s'enfonce dans l'eau, la sensation de flottaison s'accroit et est décuplée dès qu'on ne touche plus le fond. Dans une mer normale, lorsque qu'on est dans l'eau, les jambes restent toujours à la verticale du corps. Dans la mer morte, les pieds ont une furieuse tendance à vouloir remonter à la surface, il faut faire l'effort de se maintenir droit pour y parvenir. Disons que si on ne fait rien, on se retrouve à faire la planche que ce soit sur le dos, sur le ventre, sur le côté, peu importe, l'eau vous propulse vers la surface. C'est d'ailleurs assez grisant de se dire que voici une mer dans laquelle il est impossible de se noyer. Malgré cela, sur la plage, de grands panneaux préviennent qu'il est particulièrement déconseillé de mettre la tête sous l'eau ou de boire la tasse. Pour la tête dans l'eau, c'est parce que le contact de l'eau avec les yeux pourrait simplement vous brûler de façon insoutenable. Quant à boire la tasse, je tenterais moi-même de poser une goutte d'eau sur ma langue, et bien force est de constater que ça brûle comme si j'avais un oeil à la place de la langue. Le gout est peut-être ce qui se fait de pire sur la planète. C'est comme si on avait condensé un mètre cube de sel dans une seule goutte. En fait c'est même tellement salé et indisgeste, qu'on ne sent plus le gout du sel! Juste écoeurant, donc ceux qui veulent boire la tasse s'expose à mon sens à ne plus jamais retrouver le sens du gout. En tout cas, tant qu'on respecte les consignes de sécurité élémentaires, la baignade est comme aucune autre, sensation complètement démente.
A la sortie de l'eau, la nature de l'eau fait qu'il faut respecter une nouvelle consigne : la douche à l'eau claire. Profitons-en, en plus c'est la seule chose comprise dans le prix. La douche coule à débit limité mais suffisant pour un rincage complet. J'ai le sentiment que si je ne passe pas par cette étape, ma peau craquèlerait comme la terre d'un paysage privé d'eau pendant trop longtemps. L'eau de la mer morte, même si amusante, n'est définitivement pas ma meilleure amie.
En revenant de la douche, une douce surprise : les mouches ne semblent pas attirées par ma peau mouillée. C'est donc une excellente chose, les allers-retours dans la mer et sous la douche rythmeront donc mon après-midi à la fois pour le plaisir cher à Herbert Léonard et pour la commoditée chère à Leroy-Merlin.
Ces vas-et-viens se poursuivront jusque vers 15h30, heure à laquelle il faut lever le camp pour espérer un minibus retournant à Amman. En quittant la plage, une brillante idée ne vient en tête, il y a beaucoup plus de chance d'attraper une voiture allant à Amman en venant de la Mer Morte que l'inverse. La décision est donc prise de se poster sur la route, de lever le pouce et d'espérer rentrer à Amman gratuitement grace à un automobiliste familier de l'autostop. Les voitures, majoritairement de gros 4X4 et de grosses berlines, les camions, majoritairement de vieux bahuts aux airs centenaires, s'enchainent les uns derrières les autres. Et malgré mon air jovial et ma silouhette gracile, pas un ne s'arrêtera pendant 45 minutes avant que le minibus d'Amman ne se pointent. Ca valait la peine de tenter l'expérience même si on a fait chou blanc. Au moins on pourra quand même rentrer pour pas cher tout en sachant que la destination du chauffeur est la même que la notre à Faysal et à moi. Nous sommes de retour à la nuit tombée d'autant plus que le passage à l'heure d'hiver s'est produit la nuit précédente, c'est à dire dans la nuit du jeudi au vendredi suivant le week-end du changement d'heure en Europe. A 17h15, il fait maintenant nuit noire. Ca pourrait être handicapant si je ne me levais pas maintenant régulièrement entre 6h et 9h du matin, mais là pas de risque, lorsque midi sonne j'ai toujours l'impression d'avoir déjà vécu une journée entière. Au retour à Amman, on ne prend pas le temps de poser nos affaires à l'hotel et préfèrons poser plutôt nos fesses dans un restaurant pas cher où on peut s'en mettre plein la panse. Après ça, la soirée s'annonce une nouvelle fois calme et sans histoires. C'était sans compter sur Hani qui travaille à la réception de l'hotel et sur sa joyeuse bonhommie. Alors que je me repos paisiblement dans l'espace commun là où il exerce, il me propose ainsi qu'à Jamal, mon voisin de dortoir, et Martha, une hollandaise aussi souriante que le soleil brille, de se joindre à lui pour se rincer à la bière dans un bar des environs. Inutile de dire que la marche ça donne soif et que comme je n'ai pas bû une bière fraiche depuis maintenant 10 jours (en Cappadoce), c'est pas de refus.
On passe donc la soirée dans un bon esprit où chacun racontera plus ou moins ce qu'il fait là, d'où il vient et coetera, la discussion basique du voyageur au long court. En tout cas, c'est plaisant et gouleillant comme il faut. Sur un grand écran derrière moi, Tsonga bat en plus Roddick en 3 sets à Bercy à 30 minutes de marche de feue-la-maison. Tout concourt au plaisir futile. On rentre à 23h, tout le monde est bien claqué. Et comme Jamal et Martha ont l'intention de quitter Amman pour Petra le lendemain tout comme votre serviteur, décision est prise de se retrouver le lendemain matin aux aurores pour partager au moins un minibus et au plus 3 jours sur le site. Je suis vraiment impatient d'y être, les images de Petra sont dans ma tête depuis bien longtemps déjà, bientôt je n'aurais plus à penser aux images mais juste à explorer le site par moi-même, vivement samedi, quel week-end en perspective!!!
Par ailleurs, toujours pas d'internet à connection rapide à proximité, pas non plus de connexion wifi dans les hotels dans lesquels je vais, donc pour les photos se sera pour plus tard. en ce qui concernent les vidéos, je préfère ne même pas en parler...
Seulement le bus, je commence à connaître par coeur. Les gares routières et leur ambiance glamour au possible n'ont plus de secrets pour moi. Il était donc recommandable d'essayer de dénicher un nouveau moyen de transport. Le LP indique qu'il existe un train reliant les 2 capitales. Le tarif n'étant pas géré par la SNCF, c'était donc d'autant plus envisageable. 2 trains par semaine, c'est parfait, un de cela part le lundi et ça tombe bien, on est lundi. Le principe du train transfrontalier est un peu particulier. un train part de Damas le matin à 8h en même temps qu'un autre qui quitte Amman. Les 2 trains devant se rejoindre à la frontière. Pour le passager, à ce moment-là, il faut traverser la frontière à pieds et prendre le train de l'autre côté qui repart d'où il vient avec les passagers partis de l'autre pays. Je me prépare à rejoindre la gare, il est 7h. J'attrape facilement un taxi et le convie à me conduire jusqu'à la gare. "Pourquoi?" demande-t-il incrédule. "Pour aller en jordanie voyons!" lui rétorquais-je. "Mais il n'y a plus de train depuis 2 ans mon petit ami!!" "C'est pourtant dans le LP!!"
Le type a quand même l'air bien sûr de lui et comme il ne me propose pas de me faire un "bon prix" pour m'amener lui-même à Amman, il y a anguille sous roche. En fait l'anguille c'est que la dernière édition du LP "Moyen-Orient" date de 2006, et comme par hasard le train s'est arrêter la même année. Renseignement pris auprès d'une tierce personne, ce que dit le chauffeur de taxi est vrai. Le destin veut vraiment me voir enchaîner les bus les uns après les autres. Pour le train ce sera donc pour une autre fois, en Egypte où le LP signale que des trains roulent encore, en 2006. On verra bien à ce moment-là...
Me voici donc reparti vers une nouvelle gare routière, celle de Damas ou plus une de celles de Damas car pas la même que celle par où je suis arrivé. J'y débarque avec Faysal que j'ai retrouvé et on se rencarde sur l'heure du prochain départ pour la Jordanie. Mauvaise nouvelle, 2 compagnies font le trajet mais l'attente pour l'une et l'autre dépasse les 4 heures. Que faire? On dit aux guichetiers qu'on doit réfléchir avant de prendre une décision. Le plan B peut-être un brin différent, il y a à l'entrée de la gare routière pleins de chauffeurs de taxis spécialisés dans l'aller-retour vers Amman. C'est pas une entube car sur les portières des voitures c'est écrit en grosses lettres. On compare les prix avec le bus pour constater que la différence est minime. C'est décidé donc, on ne fera pas le chemin en bus mais en voiture particulière. Pourquoi pas? La seule chose, c'est que plus on est dans la voiture, plus le prix décroit. Il nous faudra donc attendre de longues minutes avant que la voiture ne soit pleine de 2 autres passagers. Ils sont Syriens, et comme Laurel et Hardy l'un est grand et l'autre petit. Et que croyez-vous qu'il se passa? Le petit s'installa à l'avant tandis que le grand partagera la banquette arrière avec Faysal, un gaillard aussi large que haut, et moi au milieu. En général, j'ai plutôt l'habitude de doucement m'assoupir dans les transports, ça m'a l'air raté pour cette fois, mon épaule gauche est comprimée contre l'épaule droite de Faysal et mon épaule droite comprimée par l'épaule droite de Laurel, à moins que ce ne soit Hardy.
On arrive à la frontière en 1 heure environ, il est 13h. La voiture doit s'immobiliser d'une part pour un check-out des autorités avec fouilles sommaires des bagages, et d'autre part pour que tous les passagers puissent s'acquitter de leur visa. La première étape prend 30 bonnes minutes. Lorsque le douanier arrive à ma hauteur ainsi que celle de mes 2 sacs, il m'intime l'ordre de les ouvrir. J'entreprend d'ouvrir le gros sac en premier et à peine ouvert, il me dit de le refermer, c'était bien la peine... Maintenant il est l'heure de faire chauffer le passeport pour la pose payante du visa jordanien. Seul problème, en quittant la Syrie de l'autre côté de la frontière, on doit s'acquitter d'une taxe de sortie de territoire. Incroyable!! Tu payes 23 euros pour te faire faire un visa d'entrée, et voilà qu'en sortant on te demande encore une dizaines d'euros. L'hospitalité légendaire des gens du coin n'a apparemment pas prise sur nos amis douaniers... Mes derniers pounds syriens passent donc dedans, heureusement que le chauffeur de la voiture acceptera de se faire payer en dinars jordaniens autrement j'étais bon pour faire la plonge chez lui pendant de longues heures. Heureusement donc, côté jordanien il y a un distributeur pour récolter les précieuses devises. C'est la première fois que je dois ressortir ma carte bleue depuis l'entrée en Syrie. Je vais vers le distributeur mon porte-feuille en poche, j'approche de la machine et me met à chercher la fameuse carte. Dans le porte-feuille, rien. Dans mes poches, rien non plus!!! Mon coeur prend un coup d'accélérateur. Pendant plusieurs secondes, une seule question : "qu'est ce que j'ai foutu de cette fichue carte?!?" La réponse viendra d'elle-même, j'ai pris soin en arrivant en Syrie de ne pas mettre mes oeufs dans le même panier, et ai mis ma CB en lieu sûr mais pas dans mon porte-feuille. Il était moins une avant que j'hurles et que je me maudisses, je retrouve la CB, fin de la péripétie, ouf!!! Seule chose positif, ça n'arrivera plus, je me souviendrais à partir de maintenant de cette mésaventure, plus question que ça se reproduise!
L'obtention du visa jordanien se fait à concurrence de 10-12 euros dans des délais assez brefs et on est reparti sur la route vers 14h. Celle-ci est l'un côté comme de l'autre assez monotone en longues lignes droites dans des paysages secs et peu fréquentés mais toujours pas moyen de dormir entre mes deux demis-de-mèlée. On arrive à Amman une heure plus tard dans un endroit indéterminé. Pas de gare routière à l'horizon, il y a bien une mosquée mais impossible de la retrouver sur la carte du LP. Seul moyen de retomber sur nos pattes : trouver un taxi. Ca a l'air facile dit comme ça, mais à Amman un jeudi après-midi, c'est tout sauf évident. Tous les taxis de la ville sont pleins, impossible d'en avoir un de disponible. Faysal qui connait déjà la ville me dit qu'il connait un hotel dont on ne doit pas être bien loin. On entreprend donc la recherche à pieds. Pas un problème quand on sait où on est et là où on se rend, mais là, aucun indice. Solution au problème, demander notre chemin. Un type nous l'indique, nous dit qu'effectivement on est pas très loin de notre point d'arrivée et que lui aussi prend la même direction. On fait donc le chemin à trois. Et comme plus on est de fous plus on ris, youpi, même si je porte mes 15-18kg et que tout Amman n'est que montées et descentes. De temps à autre, on s'arrête pour essayer de repérer un taxi libre. Mais maintenant, il est 16h, et c'est la sortie des bureaux, synonyme d'encore plus de monde dans les taxis. Nous voilà bien avancés!!! On marche pendant une sacrée trotte, lorsqu'enfin un véhicule jaune se stoppe à notre hauteur, c'est un taxi vide, hip, hip hip! On monte dedans, on roule moins de 500 mètres et on est finalement arrivés. On a fait au moins 5 fois la distance parcourue avec la taxi à pieds et j'en ai plein les pattes. Il nous a fallut quasiment autant de temps pour arriver de Syrie que pour trouver notre hotel, je suis un peu saoulé par la situation d'autant que comme le prédisait le LP, Amman est une ville dans laquelle il est très difficile de se repérer (NDLR : surtout si on y séjourne que 2 jours!!). Cela-dit, l'hotel et son personnel sont très accueuillants mais malgré ça, je sens que je ne vais pas faire de vieux os dans cette ville alambiquée où les sites dignes d'intérêt se comptent sur les doigts d'un semi-manchot. Pour aujourd'hui de toute façon, il est déjà 17h et la nuit commence à tomber. Une seule chose reste donc à faire pour boucler la boucle de cette journée : s'en mettre plein l'estomac. Se sera chose faîte avec un poulet entier dans un restaurant où la volaille est la spécialité. Devant le resto, les poulets tournants sur la rotissoire se comptent par dizaines.
Quand Faysal et moi rentrons à l'hotel, il fait nuit. C'est à peu près certain que je ne vais pas faire long feu car en ajoutant un réveil presque aux aurores, 3 heures au centre de la banquette arrière d'une voiture avec 2 armoires de chaque côté, 1 heure et plus de marche avec tout mon bardas sur le dos et le fait qu'il fait nuit dans une ville inconnue où mon vocabulaire s'en tient aux plus strictes banalités, il n'y a rien qui me botte d'autre que de planifier la journée du lendemain dont je n'ai pas franchement envie qu'elle se passe en ville. Solution de repli, et quelle solution, la mer morte n'est qu'à une trentaine de kilomètres et passer à côté serait criminel. Moi qui suis fan de chiffres incongrus et de statistiques farfelues mais indicatives, la mer morte est l'endroit le plus bas sur la planète. Rien que ça, ça me fera me lever le lendemain matin avec des fourmis dans les jambes c'est sûr!! Dès qu'il y a un truc dans les parages qui soit "un des plus ... de la planète", j'ai envie de m'écrier WHAOUUUU!!! Si on ajoute en plus les souvenirs que j'ai Asterix avec Obélix qui se jette dans la Mer Morte sans réussir à s'y enfoncer, l'expérience promet d'être riche en couleurs!
On se met d'accord avec Faysal pour faire le trajet ensemble en utilisant les transports locaux, chose d'autant plus faisable que Faysal parle un arabe parfait. Rendez-vous est pris pour 9h le lendemain matin au petit déjeuner. On ne partage pas le même dortoir, le sien fait 9 couchages et est un poil meilleur marché que le mien qui n'en compte que 4. Bonne nuit tout le monde, les lumières s'éteignent la tête tournée vers un lendemain chargé en sel et haut en couleurs.
Le réveil suivant se devait d'être d'autant plus facile que le programme du jour est hyper réjouissant et ne ressemblera surement à aucun autre durant les 2 ans qui viennent. Je dis "se devait" car il en est tout autre même si on reste dans les limites du raisonnable. L'alarme devait me sortir du lit à 8h50. A 8h45, on frappe vigoureusement à la porte de mon dortoir que je partage avec Jamal venu tout droit de San Francisco. De l'autre côté de la porte, l'agité du matin s'exite sur la poignée en plus de tambouriner. Un visage dépasse de la porte maintenant ouverte, c'est Faysal avec qui j'ai rendez-vous 15 minutes plus tard. Inutile de vous préciser que ce genre d'attention n'est pas du gout de tout le monde et surtout pas du mien. Si on se donne rendez-vous à 9h, on se voit à 9h, ça me paraissait suffisamment clair pour ne pas avoir à préciser "pas avant". A croire que les gens du matin pense que tout le monde a son rythme calqué sur le leur. C'est pas vrai!! J'ai beau avoir pris l'habitude des réveils matinaux, faut pas exagérer; je commence donc malgré moi la journée en tirant la tronche. Y'a mieux mais ça passera sans doute après quelques excuses. Eh bien, les excuses, tu peux t'assoir dessus, à croire que vraiment rien n'arrête ses enfoirés de lèves-tôt! On passera quand même la journée ensemble, pas rancunier le Braïce. Après un petit déjeuner vite engouffré parce qu'en plus monsieur est pressé, on file à la gare routière en prenant un taxi instantanemment déniché contrairement à la veille. Le service de bus entre Amman et la mer morte est minimaliste, il faudra se contenter d'un minibus qui ne partira qu'une fois plein comme c'est la coutume. En faisant la route, je me rends compte qu'on ne fait pratiquement que descendre et, à mi-parcours, j'aperçois un paneau inédit dans mon monde au milieu du trajet : "niveau de la mer". Pas banal. Après avoir doublé le paneau, on descend de plus belle, le minibus file à vive allure surplombant des vallées encaissées et assèchées. Et après une grosse heure de route, on devine encore plus bas un grand lac, en fait pas un grand lac, la Mer Morte. Notre véhicule nous fait descendre alors que les différentes plages payantes s'enchainent sur le bas-côté. Comme Faysal et moi ne sommes pas les plus riches des voyageurs de la côte, on cherche une plage gratuite. Peine perdu, partout où l'accès à la mer est libre, le chemin est chaotique, au milieu des pierres et en duc de guise de plage, on a plutôt droit à un remake des environs des routes syriennes. Il nous faut donc retourner là où c'est payant faute de mieux, la moins chère des plages, "Amman Beach", nous facture les entrées 8 euros chacun, ça à intéret à valoir le déplacement niveau confort, parce que 8 euros pour accéder à une plage, c'est un peu fort de café!
On pénètre dans l'antre et découvrons le spectacle : des dizaines de parasols géants sont plantés dans le sol, prêts à offrir de l'ombre à qui veut fuir le soleil assassin malgré l'été déjà fini depuis longtemps. On trouve un de ses parasols pas trop mal placé, on s'installe. Je pose ma serviette sur un sable tassé au possible d'où émerge toutes sortes de détritus enterrés là par des plagistes peu scrupuleux et alors que je m'allonge, stupeur, la plage est le royaume des mouches. Quinze à la douzaine comme on dit sur les marchés. Au début on se débat et on lutte, après on se rend compte que c'est peine perdue, les mouches sont ici chez elles et pas moyen de s'en débarrasser. En fait, si, il y a peut-être un moyen, attraper 2 chaises et une table et se la jouer pic-nic. Peut-être que en stationnant un mètre au dessus du sol, on peut résoudre le problème. A proximité de là où nous sommes assis, des employés de la plage stockent tout le mobilier disponible. N'écoutant que mon envie de faire la nique aux mouches, j'attrape une chaise et une table de la masse. J'emporte tout cela avec moi jusqu'au parasol. En revenant, Faysal me dit que les employés m'appellent. Flairant le coup de Trafalgar, je lui réponds :"S'ils veulent quelque chose, ils n'ont qu'à venir." Et voilà t'y pas que 10 secondes plus tard, l'employé arrive avec autre chose que des fleurs dans la bouche. Il pointe la chaisa du doigt et d'un ton sec dit "1 dinar". Puis pointant la table du doigt, il rajoute "1dinar". bonjour l'entube, d'abord tu paye presque 10 euros pour rentrer et après il faut en rajouter pour profiter du moindre agrément à l'exception de la douche. Et comme je ne veux en aucune façon être considéré comme une vache prête à traire, je sors un carton jaune pour signifier mon mécontentement et le bonhomme disparait, emportant avec lui la table et la chaise. Non mais quand même... Il faudra donc partager le sol inégal avec nos amies les mouches. Soit.
Mais pas question de subir la chose, si on a fait tout ce chemin, c'est pour en profiter. En moins de temps qu'il en faut pour l'écrire, je tombe le pantalon, le T-shirt et le reste. Autour la moitié des gens sont également en maillot de bain, ce sont les touristes étrangers. L'autre moitié des plagistes restent couverts de la tête au pieds même pour la baignade, ce sont les touristes locaux (les femmes en particulier). Lorsque pour rejoindre le rivage, je marche à moitié à poil, ça fait un peu tache mais personne ne fait de remarques désobligeantes, rien ne s'oppose désormais à mon immersion. Il y a bien les cailloux qui s'ammoncèlent sue le bord qui essayent de m'entailler les pieds mais rien n'y fera, ja nage dans la mer morte. A mesure que l'on s'enfonce dans l'eau, la sensation de flottaison s'accroit et est décuplée dès qu'on ne touche plus le fond. Dans une mer normale, lorsque qu'on est dans l'eau, les jambes restent toujours à la verticale du corps. Dans la mer morte, les pieds ont une furieuse tendance à vouloir remonter à la surface, il faut faire l'effort de se maintenir droit pour y parvenir. Disons que si on ne fait rien, on se retrouve à faire la planche que ce soit sur le dos, sur le ventre, sur le côté, peu importe, l'eau vous propulse vers la surface. C'est d'ailleurs assez grisant de se dire que voici une mer dans laquelle il est impossible de se noyer. Malgré cela, sur la plage, de grands panneaux préviennent qu'il est particulièrement déconseillé de mettre la tête sous l'eau ou de boire la tasse. Pour la tête dans l'eau, c'est parce que le contact de l'eau avec les yeux pourrait simplement vous brûler de façon insoutenable. Quant à boire la tasse, je tenterais moi-même de poser une goutte d'eau sur ma langue, et bien force est de constater que ça brûle comme si j'avais un oeil à la place de la langue. Le gout est peut-être ce qui se fait de pire sur la planète. C'est comme si on avait condensé un mètre cube de sel dans une seule goutte. En fait c'est même tellement salé et indisgeste, qu'on ne sent plus le gout du sel! Juste écoeurant, donc ceux qui veulent boire la tasse s'expose à mon sens à ne plus jamais retrouver le sens du gout. En tout cas, tant qu'on respecte les consignes de sécurité élémentaires, la baignade est comme aucune autre, sensation complètement démente.
A la sortie de l'eau, la nature de l'eau fait qu'il faut respecter une nouvelle consigne : la douche à l'eau claire. Profitons-en, en plus c'est la seule chose comprise dans le prix. La douche coule à débit limité mais suffisant pour un rincage complet. J'ai le sentiment que si je ne passe pas par cette étape, ma peau craquèlerait comme la terre d'un paysage privé d'eau pendant trop longtemps. L'eau de la mer morte, même si amusante, n'est définitivement pas ma meilleure amie.
En revenant de la douche, une douce surprise : les mouches ne semblent pas attirées par ma peau mouillée. C'est donc une excellente chose, les allers-retours dans la mer et sous la douche rythmeront donc mon après-midi à la fois pour le plaisir cher à Herbert Léonard et pour la commoditée chère à Leroy-Merlin.
Ces vas-et-viens se poursuivront jusque vers 15h30, heure à laquelle il faut lever le camp pour espérer un minibus retournant à Amman. En quittant la plage, une brillante idée ne vient en tête, il y a beaucoup plus de chance d'attraper une voiture allant à Amman en venant de la Mer Morte que l'inverse. La décision est donc prise de se poster sur la route, de lever le pouce et d'espérer rentrer à Amman gratuitement grace à un automobiliste familier de l'autostop. Les voitures, majoritairement de gros 4X4 et de grosses berlines, les camions, majoritairement de vieux bahuts aux airs centenaires, s'enchainent les uns derrières les autres. Et malgré mon air jovial et ma silouhette gracile, pas un ne s'arrêtera pendant 45 minutes avant que le minibus d'Amman ne se pointent. Ca valait la peine de tenter l'expérience même si on a fait chou blanc. Au moins on pourra quand même rentrer pour pas cher tout en sachant que la destination du chauffeur est la même que la notre à Faysal et à moi. Nous sommes de retour à la nuit tombée d'autant plus que le passage à l'heure d'hiver s'est produit la nuit précédente, c'est à dire dans la nuit du jeudi au vendredi suivant le week-end du changement d'heure en Europe. A 17h15, il fait maintenant nuit noire. Ca pourrait être handicapant si je ne me levais pas maintenant régulièrement entre 6h et 9h du matin, mais là pas de risque, lorsque midi sonne j'ai toujours l'impression d'avoir déjà vécu une journée entière. Au retour à Amman, on ne prend pas le temps de poser nos affaires à l'hotel et préfèrons poser plutôt nos fesses dans un restaurant pas cher où on peut s'en mettre plein la panse. Après ça, la soirée s'annonce une nouvelle fois calme et sans histoires. C'était sans compter sur Hani qui travaille à la réception de l'hotel et sur sa joyeuse bonhommie. Alors que je me repos paisiblement dans l'espace commun là où il exerce, il me propose ainsi qu'à Jamal, mon voisin de dortoir, et Martha, une hollandaise aussi souriante que le soleil brille, de se joindre à lui pour se rincer à la bière dans un bar des environs. Inutile de dire que la marche ça donne soif et que comme je n'ai pas bû une bière fraiche depuis maintenant 10 jours (en Cappadoce), c'est pas de refus.
On passe donc la soirée dans un bon esprit où chacun racontera plus ou moins ce qu'il fait là, d'où il vient et coetera, la discussion basique du voyageur au long court. En tout cas, c'est plaisant et gouleillant comme il faut. Sur un grand écran derrière moi, Tsonga bat en plus Roddick en 3 sets à Bercy à 30 minutes de marche de feue-la-maison. Tout concourt au plaisir futile. On rentre à 23h, tout le monde est bien claqué. Et comme Jamal et Martha ont l'intention de quitter Amman pour Petra le lendemain tout comme votre serviteur, décision est prise de se retrouver le lendemain matin aux aurores pour partager au moins un minibus et au plus 3 jours sur le site. Je suis vraiment impatient d'y être, les images de Petra sont dans ma tête depuis bien longtemps déjà, bientôt je n'aurais plus à penser aux images mais juste à explorer le site par moi-même, vivement samedi, quel week-end en perspective!!!
Par ailleurs, toujours pas d'internet à connection rapide à proximité, pas non plus de connexion wifi dans les hotels dans lesquels je vais, donc pour les photos se sera pour plus tard. en ce qui concernent les vidéos, je préfère ne même pas en parler...
Durée du voyage Ankify - Diego-Suarez en taxi? English translation pending
Bonjour,
Nous nous apprêtons à partir à Nosy Be dans quelques jours et souhaiterions connaître la durée du voyage Ankify - Diego Suarez en taxi ? Ainsi que le prix à peu près ? Merci à ceux qui l'ont fait de nous aiguiller un peu ! Si vous pensez à d'autres endroits où nous pourrions aller sans trop s'éloigner d'Ankify, merci d'avance. Je pense à Ambanja, Ambilobe, ... cela vaut-il le détour ?
Merci
Nous nous apprêtons à partir à Nosy Be dans quelques jours et souhaiterions connaître la durée du voyage Ankify - Diego Suarez en taxi ? Ainsi que le prix à peu près ? Merci à ceux qui l'ont fait de nous aiguiller un peu ! Si vous pensez à d'autres endroits où nous pourrions aller sans trop s'éloigner d'Ankify, merci d'avance. Je pense à Ambanja, Ambilobe, ... cela vaut-il le détour ?
Merci
Pamukkale, Hierapolis, Aphrodisias jusqu'à la grande Bleue (Turquie) English translation pending
J'avais beau en avoir plein l'Ephèse, j'étais toujours pas rassasié.
Et quitte à être entouré de vieille pierre, autant poursuivre les visites.
C'est pourquoi après avoir tourné dans Selçuk jusqu'à ne plus pouvoir me perdre, il était temps de tout remettre en cause et de se perdre à nouveau. 2 possibilités : la route du sud ou la route de l'est. Le programme des 2 itinéraires étant assez semblables, autant me rapprocher de la Cappadoce qui sera de toute façon au programme. La route de l'est est donc la vainqueur d'une courte tête, permettant de gagner quelques jours car le temps défile inexorablement et je dois encore "visiter" la Syrie, la Jordanie et l'Egypte dans les 7 semaines qui viennent. Pamukkale, nous voilà!!
Seulement, pas de bus directs entre les deux villes qui sont trop petites et la saison trop creuse encore que bien fréquentée malgré tout. Il faut dire que les touristes actuellement en Turquie sont du genre organisés à l'avance en tout cas bien plus que votre serviteur dévoué. Dans le bus au départ de Selçuk, je suis encore le seul gringo. Tous mes co-passagers, du cru. Le trajet doit durer de 2 à 3 heures et ne me fera pas mentir cette fois ci. J'arrive à ma correspondance toujours chargé comme un âne, et doit chercher la compagnie qui dessert Pamukkale à quelques minutes seulement d'ici. Je cherche, on me repère; je suis aussi remarquable qu'une girafe au milieu des goélands. Et comme ma destination du jour est comme écrit taille "4 par 3" sur mon attirail du fait du caractère touristique de celle-ci, je suis finalement sur des rails même si à une gare routière. Après les formalités pécuniaires effectuées, on me conduit à mon véhicule, une vieille camionnette Peugeot qui ne passerait en aucune façon le contrôle technique dans notre beau pays la France. La Turquie de l'est montre son nouveau visage : c'est un peu plus roots qu'à l'ouest et ça ne devrait pas se démentir à mesure que je m'éloigne de l'Europe. Dans le combi cependant, c'est le même topo qu'ailleurs, je suis seul au milieu des locaux qui rentrent chez eux après avoir fait leurs courses de la semaine à la ville. Je pose mon sac en soute au milieu de cartons en tout genre. Au cours du trajet, le minibus s'arrête où bon les passagers lui disent de stopper. Pas de dépose obligatoire à l'arrêt d'autobus, elle est déjà loin la RATP. J'aperçois rapidement le but de mon itinérance du jour, une montagne couverte d'un blanc immaculé dominant le bourg sensé m'accueuillir. Seulement, c'est la première fois que je viens dans le bled et n'ai donc malgré tout aucune idée de là où m'arrêter. Un doute m'assaille : on a doublé Pamukkale, c'était pas écrit dessus et mon chauffeur trop occupé par un rythme de vie en deçà de la 1ère vitesse ne m'a pas prévenu. je me maudis une nouvelle fois mais rien de grave, c'est une ligne de bus de proximité, je n'aurais qu'à la prendre dans l'autre sens une fois le terminus atteint. Le terminus, c'est la vrai Turquie, pas un hotel, pas un vendeur de cartes postales, seulement des échoppes de casseroles, de piments ou de toute autre chose indispensable à la vie locale. Je patiente quelques minutes ici le temps pour la relève routière d'arriver. Me revoilà dans un autre minibus des années 60-70, en train de rebrousser chemin, et quand on arrive à Palukkale pour la 2ème fois, cette fois-ci, je descend. Les hotels sont de retour, reste plus qu'à en choisir un sympathique, à poser mes affaires et à apprécier le coucher de soleil qui tombe sur le village de quelques milliers d'âmes. Direction : la fameuse montagne. Au pied de celle-ci qui ne se trouve qu'à quelques pas de mon nouveau domicile, un lac, ses oies et ses canards. Le temps de prendre un raffraichissement, quelques photos, de remarquer de nouveau le ballet des autocars chargés de visiteurs autoguidés, il fait nuit, je rentre m'en mettre plein la panse et t'écrire un nouvel article, qui précisons-le pour la forme, me fera veiller encore jusqu'à pas d'heure. Sur le chemin du retour, je croise un camelier et son chameau, ici pour proposer une ballade exotique et onéreuse aux gens de passage. après lui avoir vaguement promis qu'on se reverrait le lendemain, je poursuis mon retour. Je tombe alors, et il fait déjà noir comme dans le cul d'une poule, un semblable; sac à dos, casquette, volonté de fer. Il s'appelle Mikhail, il est russe et voyage avec un sac de 25 kilos. 25 kilos??? et pourquoi faire me direz-vous si vous êtes un poil curieux. Et bien Mikhail voyage en faisant du stop et en dormant à gauche à droite sous sa tente dès qu'il rencontre une forêt à même de l'accueuillir. Quel courage!! D'autant que ce soir là, il devra faire le tour du site touristique qui est très rentable donc très surveillé par la police locale, Il est pas couché celui-là non plus mais pour des raisons différentes. Moi qui dors sous un toit et qui mange chaud au moins une fois par jour, je serais très content ce soir là, de lui indiqué où trouver un robinet où il pourra remplir sa bouteille pour sa soif ET sa toilette. Mikhail est d'ailleurs très propre sur lui ce qui doit nécessiter des trésors d'ingéniosité. On se quitte là-dessus en s'échangeant nos cartes de visite comme 2 bons commerciaux dans un salon automobile et en espérant se revoir car pour les prochaines semaines, on va suivre à peu près le même itinéraire. Diner chaud donc et pas de repos pas mérité puisque j'ai pas foutu grand chose aujourd'hui. J'écris, j'écris et écris encore. Il sera bien temps le lendemain d'être fatigué alors que j'irais gravir les montagnes sous la chaleur abrutissante.
Le lendemain donc, réveil délicat de coutume pour profiter du petit déjeuner offert par mes hotes hoteliers. On s'équipe : j'ai mon oeuf, ma bouteille et let's go!! Si tout marche comme prévu je verrais cette fameuse montagne en long, en large et en travers, et devrais aussi tomber sur les ruines d'une nouvelle cité perdue : Hierapolis. 2 en 1, dans la même journée, on s'accroche...
Il est 11h quand j'arrive au pied la montagne aperçue la veille. Nouveau droit d'entrée d'une dizaine d'euros dont je m'acquitte avec fatalité imaginant Mikhail tromper la vigilance des gardes et escaladant des rochers à pic pour éviter cet impot pour visiteur à la journée. Après avoir progresser de quelques mètres seulement dans mon a scension et alors que j'arrive à peine au niveau sédimenté de blanc, un policier me reprend de volée, il faut grimper pieds nus. Le temps que je comprenne que ce n'est pas une blague en regardant les autres couillons pieds nus aux alentours; je me déchausse et continue. Les 2 raisons du déchaussage sont simples : c'est très glissant et les chaussures érodent la blanche paroi délicate. A mesure que je monte, je surplombe la montagne en contrebas. L'eau a dessiné là de courbes harmonieuses et echaffaudé ce qui pourrait être de petites piscines naturelles si elles étaient encore remplies de la dîte eau. Avec le liquide, les reflets promettaient comme sur les cartes postales du lieu des photos magnifiques mais même sans ça, la blancheur rend le l'endroit irréel. Je ne me suis pas trompé, Pamukkale, c'est bon pour c'que j'ai!! j'atteinds, malgré mes efforts pour transformer l'ascension en un exploit sportif, le sommet en 20 minutes. De là, on domine le village et la vallée tout autour. Seule ombre au tableau, le lieu tient autant de la carte postale que du zoo. Les clics des appareils photos sont audibles partout autour, les veaux sont ici chez eux. Certains se baignent les uns en dessous des autres dans un sillon creusé pour charrier l'eau qui explose d'une source thermale encore en amont, charriant avec elles les microbes de ceux qui se baignent en haut sur les corps inanimés de ceux qui s'ébrouent plus bas. Je passe mon tour et poursuis. Mon apprentissage des micoses attendra encore un peu.
Je coutourne la montagne en longeant un chemin prévu à cet effet. Tout à gauche est blanc, tout à droite est désordre de cailloux. Un petit effort de compréhension, et là, ça saute aux yeux, Hiérapolis a été construite puis détruite juste au dessus du paradis blanc et de ses eaux thermales et chaudes. Contrairement à ce qui est dit dans Asterix, ils sont pas fous ces romains. Pas besoin de s'emmerder à construire à des kilomètres si de l'eau chaude jaillit du centre de la terre à un endroit E. Les ruines d'une ville contenant jadis plus de 100.000 habitants sont donc sous mes yeux ébahis et devant mes pieds contents de les trouver juste là!! L'enchainement des 2 sites est donc immédiat, je n'aurais pas à me perdre aujourd'hui. De plus, à mesure que l'on s'éloigne des eaux réparatrices des sources chaudes, les quidams en sandales et chaussettes se font également plus rare. 2 bonheurs pour le prix d'un, c'est plus qu'il n'en faut pour me sur-satisfaire!!
Les colonnes, les temples à l'allure autrefois opulents et désormais branlants, les rues pavées depuis 2000 ans, l'amphithéatre et tous ses potes sont de retour. Ca valait bien un oeuf dur!!! Et une nouvelle promenade sous le soleil! J'y passerais toute l'après midi du fait de la distance à parcourir pour évaluer à sa juste valeur le spectacle qu'il m'est vendu de découvrir. Ne resta plus qu'à attendre le coucher de soleil pour finir la journée en beauté et en clichés. Perché sur un promontoir dominant la montagne à l'abri des moutons, en musique pour parfaire la chose, je me suis même assoupi quelques minutes emporté que j'étais dans une béatitude exquise. Le couché de soleil fut évidemment à la hauteur du reste, et à la nuit tombée, je rejoignis mon hotel pour me remettre de mes émotions et remplacer l'oeuf orphelin d'une nourriture plus abondante. Il va sans dire que comme il n'y a pas beaucoup de backpackers (touristes sac-à-dos) en cette saison, je me suis allongé dans ma chambrée pour paufiner une nouvelle soirée d'écriture et satisfaire ainsi je l'espère ta soif d'autre chose.
Tout s'est d'ailleurs enchainé tellement vite ce jour là, que je n'ai pas pensé à quoi faire le lendemain. J'avais originalement prévu de quitter Pamukkale mais j'y resterais finalement une journée de plus ne voulant céder à l'urgence d'une fuite dont j'ignorais la voie vers la sortie. Il fut donc convenu d'une excursion organisée sur un nouveau site antique et évocateur : Aphrodisias, à environ 1h de là. Aphrodisias!! Hummmm, j'en ai l'eau à la bouche!!!
Le réveil du vendredi fut toujours aussi difficile (je t'en prie, ne m'en veux pas de l'écrire c'est juste que c'est vrai!) et le petit déjeuner toujours au programme. Un nouveau minibus doit m'amener en compagnie de nouveaux compagnons vers Aphrodisias à 10h. Et, comme les touristes free-lance sont toujours aux abonnés absents, nous ne seront que trois à nous y rendre et ce, bien qu'Aphrodisias soit considérée comme le seul site de la région a pouvoir tenir la comparaison avec Ephèse. Se joigne donc à moi, Jean-François (Jeff), ancien habitant de la célèbre rue de Montreuil 75011 Paris (le monde est petit) avec qui je passerais un petit bout de temps, et une japonnaise dont le nom m'échappera en raison d'une discrétion toute nippone. Et comme nous ne sommes que trois, nous irons sur place en voiture, conduit par un habitant de Pamukkale. Sur le trajet, grande discussion avec Jeff qui me rend méfiant lorsqu'il me dit qu'il travaille au Figaro mais qui se révèlera finalement un chouette compagnon de route dont je partage les idée avec joie, d'autant plus qu'elles sont proches des miennes. En arrivant à Aphrodisias, et bien qu'aillant payé pour le transport, on se voit extorqué de frais de parking (2, 5 euros) alors que nous sommes quasiment les seuls sur place. Il n'y a pas de ville récente aux abords du site, donc un véhicule est obligatoire comme l'est donc l'acquittement des frais de parking. Mais on n'est pas venu jusqu'ici pour se taper dessus avec le chauffeur donc on divise par 3 et on va visiter avec le sourire comme des imbéciles heureux. En quittant le chauffeur, un type nous dit qu'il faut attendre le "tracteur service". On attend 3 minutes et un tracteur tirant un remorque couverte arrive. On monte dans la remorque alors que le tracteur doit nous conduire à l'entrée principale. Le trajet s'effectue en moins de 2 minutes et environ 200 mètres, juste le temps de traverser une route. Heuresement cette fois-ci, on ne nous demande rien... C'est folklo' comme une ballade en tracteur tirant une remorque. On s'acquitte également, et comme prévu cette fois, du droit d'entrée sur le site et on est parti. Je fais la visite avec Jeff, la japonnaise a disparu. on retrouve une nouvelle fois un amphithéâtre (7000 places), des bains, des colonnes mais tu connais maintenant la chanson... Jeff est intarrissable sur l'histoire du lieu et comment il s'articule, ça me change des visites façon "nez en l'air" et c'est pas pour me deplaire. On déambule comme ça pendant quelques heures rencontrant à peine une centaine d'autres personnes évidemment toutes droits sorties de leur bus climatisé. On est pour ainsi dire seul dans ce décor de péplum. Seulement, à mes yeux de profanes qui découvre les mêmes pierres depuis pas loin d'une semaines, je suis un peu déçu en comparaison de ce que je m'attendais à voir. Aphrodisias a été détruites par les tremblements de terre et submergée par des coulées de boue si cela ne suffisait pas. Et alors que je m'apprête à émettre un avis définitif sur l'endroit, on se dirige vers une struture inédite dans mon odyssée : un stade.
J'entends déjà les supporters de tous bords demander si ça vaut le Parc des Princes ou le stade de Gerland; et j'ai envie de leur répondre : Ô que oui!!! Le stade est construit tout en longueur comme dans Ben-hur pour ceux qui s'en souviennent; la piste centrale doit mesurer dans les 200 mètres de long (2 fois plus longue qu'une piste dans nos stades contemporains) pour une vingtaine de mètres de large. Et autour des gradins construits à la manière de ceux des amphithéâtres. Et si le théâtre fait 7000 places, le stade doit approcher les 40.000!!!! et en plus il est remarquablement conservé ce qui ne gache rien puisque tout ou presque autout est en mille morceaux. Autre chose : alors que nous y restons pas loin d'1/2 heure, on y croise que 4 personnes qui se fondent de toute façon dans la masse de l'édifice. On est seul au monde dans cette ville fantome, dans cet ancien lieu de divertissement autant que d'exutoire, c'est l'Hymne à la Joie Vs Vercingétorix!! On ne s'en va même pas de l'endroit à cause d'un groupe bruyant qui arrive mais juste parce que le chrono n'attend pas et que notre japonnaise et notre chauffeur risque de nous attendre bien longtemps si je laisse parler mon coeur! En quittant le lieu, on se dirige cette fois vers la sortie qui nous fera admirer un arc de triomphe quasiment complet de démesure et de colonnade ainsi qu'un musée regroupant les pièces les plus précieuses découvertes ici : Bas-reliefs, sculptures, outils, vases, tout y est mais j'en ai plein les pattes et le stade avait déjà achevé de me convaincre donc on retourne à nos nippons, on ré-emprunte le tracteur obligatoire remplaçant 4 minutes de marche hypothétique et alors que l'on revoit notre chauffeur, on est déjà sur la route. Lui n'a pas de temps à perdre et a autre chose à faire que nous attendre toute la journée, et nous vannés par l'exercice quotidien nous endormons de concert, seulement réveillés par l'autoradio-cassette que notre chauffeur a cru bon d'allumer nous déversant un beat dance turc digne des années 80 que je ne chéris pas particulièrement bien au contraire (rappelle-toi j'aime/j'aime pas).
On arrive sur Pamukkale vers 16h, reste plus qu'à profiter de la fin de journée avec une boisson fraiche et à réfléchir au programme du lendemain à tête reposée. On discutera de ça avec Jeff le soir même autour d'une bonne assiète sur une terrasse dominée par la montagne blanche. Lui qui n'a plus que quelques jours dans le pays et moi qui suit le chemin indiqué par ma boule de cristal nous mettons d'accord : la direction choisie sera celle du sud menant à la mer, pas dégueu comme programme. C'est vrai mais on n'est pas des boeufs, sinon on serait en bus pullman 4 étoiles avec 60 autres pèlerins pressés. Reste plus qu'à trouver une nouvelle compagnie de bus locale et à bouger nos derrières mais d'ici là une nouvelle nuit de sommeil s'annonce et celle-ci promet d'être complête puis que ça fait 2 soirs que j'écris et que je repousse le coucher à la façon du Braïce de Paname. Le check-out de la chambre prévu au lendemain matin n'est qu'à 11h, et ça, c'est vraiment bon pour c'que j'ai!!!
Mes paupières se ferment vers 1h30, et si tu fais le calcul, les 8 heures de sommeil seront atteintes allègrement pour la première fois depuis mon arrivée sur le sol turc. Je m'endors dans un sourire.
Mais à 9h pétantes, coup de tonnerre sous la forme de coups sur ma porte de chambrée. Le Braïce tombe des nues, qu'est ce qui se passe? comment se fait-ce? Je laisse frapper une première fois drappé que je suis dans les méandres de mon rêve. Peut-être la personne de l'autre côté comprendra son erreur et ira frapper à côté. Quelques secondes plus tard, nouveaux coups de semonce, je ne suis plus drappé de rien, je suis sorti de force de mon plumard par un énergumène bien décidé à frapper jusqu'à ce que réveil de Brice s'en suive. Bordel de merde, adieu ma nuit de 8 heures et plus, c'est une malédiction!!! Je rebranche mon cerveau, le met en mode stupeur et incompréhension, et file en boitant des yeux comme un chien albynos à trois pattes. De l'autre côté de la porte, Jeff, la gueule enfarinée ne comprend pas mon rythme habituel et après moins d'une seconde d'excuse, reprend presque la conversation au point où on l'avait laissé la veille. Inutile de dire que j'avais à ce moment précis envie de faire la conversation même en français... On conviendra, pour ma part dans un "hhmmmmm", de nous revoir à 11h. Je referme la porte en maugréant jusqu'à mon lit encore chaud d'un sommeil pas si lointain. Mais le charme est rompu, je suis presque en rogne et malgré les rideaux, il fait jour dans ma chambre. Bon courage pour t'y remettre!!! Mais le Braïce, expert en la matière, parviendra malgré les évènements contraires à toute biencéance, à re-faire le vide dans sa tête après de longues minutes de lutte interne entre le petit diable sur l'épaule gauche et le petit ange sur l'épaule droite.
A 10h30, le réveil sonne et le réveil plus dur qu'imaginé la veille au soir... La mise en route est cependant rapide, faire mon sac n'est plus qu'une formalité, en tout cas après une douche revigorante. Jeff me rejoint quelques minutes plus tard, s'excuse à nouveau le temps d'une seconde et passe rapidement à autre chose. Je ne sais pas si c'est tant mieux ou tant pis. Nous irons ensemble à Fethiye, il a déjà négocié avec le gentil bougre qui tient une agence de réservations de bus dans ma rue et qui ne jure que par moi, vu qu'il m'interpelle depuis 3 jours que je suis là et que je m'y arrête chaque fois pour lui faire la conversation de manière courtoise et décontractée, le Braïce quoi! On refait le même changement que trois jours plus tôt, et on remonte dans un bus à taille normale pour un bus. Cette fois-ci, avec mon accolyte, on est donc deux européens dans le transport collectif qui nous amène à la Méditerranée. Où sont donc les backpackers?? Le trajet dure 4 heures qu'on passe à parler voyage entre deux siestes inconfortables même si on a le luxe de pouvoir bénéficier de deux sièges chacun. Le bus n'est pas plein, autant en profiter! Quand on arrive à destination, un type proposant les services de son hotel nous accoste, et comme son établissement trouve référence dans le LP, on l'écoute et on avise de suivre ses conseils. Ce sera notre nouvel hôte. Mais comme un nouveau transport contenant peut-être d'autres touristes arrivent plus d'une heure après, il nous propose soit de l'attendre, soit de prendre un taxi. L'attendre plus d'une heure, hors de question après une journée dans les transports, surtout que l'ambiance "gare routière", c'est pas très glamour. Prendre un taxi, pas moyen; les transports en commun turcs sont très efficaces et bien moins chers qu'une voiture à compteur. L'hotelier ne voulant pas perdre deux clients fraichement tombés du ciel se résoudra donc à nous accompagner au minibus en commun, téléphoner à son frère à l'hotel pour le prévenir de notre arrivée, et à tout mettre en oeuvre pour nous éviter d'aller ailleurs. Tant mieux d'ailleurs, on est sur des rails pour pas cher.
Son hotel est un peu à l'écart de la ville, à quelques mètres de la mer, avec une terrasse couvrant tout le 3ème étage et dominant la grande bleue. On partage une chambre double avec Jeff, puis une bière puis le dîner du soir devant le front de mer au centre-ville qui expose de superbes voiliers de bois. Le type de l'hotel nous arrange également la réservation pour le lendemain (dimanche) d'une journée de croisière sur un bateau naviguant dans la baie de Fethiye. Relaxation au programme et cette fois-ci ça ne sera pas pour rattrapper une nuit de sommeil incomplête, Jeff dors dans ma chambre. Même s'il se réveille le premier, il aura la clé pour re-rentrer sans avoir à me sortir, brumeux, des bras de Morphée
Comme prévu cette fois-ci, je me lève sans encombres à 9h30; Jeff est déjà levé et je ne l'ai pas entendu se mettre en ordre de marche. Le soleil brille toujours, dans le ciel comme dans mon coeur. Un chauffeur viendra nous chercher peu de temps après pour rejoindre le bateau du jour. Le bateau en question n'est pas un bateau à voile mais une grande embarcation pouvant supporter à vue de nez plus d'une centaine de convives avec un pont supérieur couverts de petits matelas accueuillants pour la bronzette et le prélassement. Le pont inférieur est quant à lui, couvert et rempli de table où se restaurer pour le déjeuner. Comme déjà aperçu prédemment, le bateau n'affiche pas complet, nous devont être une grosse trentaine de personnes, dont une vingtaine de gros anglais. L'ancre est levée vers 10h30, le moteur diesel est très discret se qui ne gache rien. On navigue entre les îles à allure modérée. Au bout d'un moment, comme le chauffeur de l'avant-veille, le capitaine du bateau branche la stéréo, déversant sur nous des flots de musique électronique turque indigeste. Mais comme je ne voyage pas à vide, je réplique dans la foulée en m'équipant de mon MP3. La proue (avant) du bateau est déserte et à l'abri du raffut. Déjà que dans le silence, c'est la meilleure place, je m'y réfugie allègrement et démarre l'écoute d'une musique douce, les pieds flottant dans le vide à quelques centimètres de l'eau. Bonheur qui me rappelle les Philippines, gage à moi de ne pas finir sous un mètre d'eau de mer avec mon matériel électronique (sic). Mais la mer est clémente et le bateau ne tangue pas, aucuns problèmes. Le bateau s'arrêtera 3 fois au cours de la journée, nous permettant de larges minutes de baignade. Pour couronner le tout, un tobogan aquatique part du pont supérieur pour finir sur le côté de l'embarcation, au ras de l'eau. C'est bizarre comme installation mais ça fait son petit effet. On peut également sauter ou plonger dans l'eau depuis à peu près partout sur le bateau, ce dont je ne me prive pas. Même depuis le pont supérieur, une petite marche est installée pour faire un saut haut d'environ 4 mètres, ce dont je ne priverais pas non plus gardant intelligemment les jambes jointes pour ne pas se claquer un testicule au contact de l'eau sous l'effet de le chute. La croisière se passe donc au petit trot, le déjeuner est offert, les pauses discussions avec Jeff - musiques à l'avant du bateau - siestes sur le pont supérieur se succèdent allègrement. Ca durera toute la journée comme ça, au rythme des pauses baignades. Le retour au port se fit sans encombres avant le coucher du soleil, que l'on consacra à l'enffournage d'un nouveau et dernier repas de la journée. Le retour à l'hotel tranquille dans des senteurs de jasmin qui fleurissent partout autour; la vie est douce comme un bord de mer méditerranée. Et moi je suis là à écrire Et comme je n'ai pas internet dans l'hotel à Fethiye, devras-tu donc attendre quelques heures de plus pour lire ces lignes et reluquer les photos correspondantes. Désolé.
Demain, je poursuis un peu sur la côte vers un village nommé Kas (j'y suis maintenant en fait). Pas de problème particulier à signaler, personne n'est tombé dans l'eau tout habillé. La capadocce sera pour dans 2-3 jours, Tant que le vent tournera, je repartira.
Grosses bises à l'eau salée à tous.
C'est pourquoi après avoir tourné dans Selçuk jusqu'à ne plus pouvoir me perdre, il était temps de tout remettre en cause et de se perdre à nouveau. 2 possibilités : la route du sud ou la route de l'est. Le programme des 2 itinéraires étant assez semblables, autant me rapprocher de la Cappadoce qui sera de toute façon au programme. La route de l'est est donc la vainqueur d'une courte tête, permettant de gagner quelques jours car le temps défile inexorablement et je dois encore "visiter" la Syrie, la Jordanie et l'Egypte dans les 7 semaines qui viennent. Pamukkale, nous voilà!!
Seulement, pas de bus directs entre les deux villes qui sont trop petites et la saison trop creuse encore que bien fréquentée malgré tout. Il faut dire que les touristes actuellement en Turquie sont du genre organisés à l'avance en tout cas bien plus que votre serviteur dévoué. Dans le bus au départ de Selçuk, je suis encore le seul gringo. Tous mes co-passagers, du cru. Le trajet doit durer de 2 à 3 heures et ne me fera pas mentir cette fois ci. J'arrive à ma correspondance toujours chargé comme un âne, et doit chercher la compagnie qui dessert Pamukkale à quelques minutes seulement d'ici. Je cherche, on me repère; je suis aussi remarquable qu'une girafe au milieu des goélands. Et comme ma destination du jour est comme écrit taille "4 par 3" sur mon attirail du fait du caractère touristique de celle-ci, je suis finalement sur des rails même si à une gare routière. Après les formalités pécuniaires effectuées, on me conduit à mon véhicule, une vieille camionnette Peugeot qui ne passerait en aucune façon le contrôle technique dans notre beau pays la France. La Turquie de l'est montre son nouveau visage : c'est un peu plus roots qu'à l'ouest et ça ne devrait pas se démentir à mesure que je m'éloigne de l'Europe. Dans le combi cependant, c'est le même topo qu'ailleurs, je suis seul au milieu des locaux qui rentrent chez eux après avoir fait leurs courses de la semaine à la ville. Je pose mon sac en soute au milieu de cartons en tout genre. Au cours du trajet, le minibus s'arrête où bon les passagers lui disent de stopper. Pas de dépose obligatoire à l'arrêt d'autobus, elle est déjà loin la RATP. J'aperçois rapidement le but de mon itinérance du jour, une montagne couverte d'un blanc immaculé dominant le bourg sensé m'accueuillir. Seulement, c'est la première fois que je viens dans le bled et n'ai donc malgré tout aucune idée de là où m'arrêter. Un doute m'assaille : on a doublé Pamukkale, c'était pas écrit dessus et mon chauffeur trop occupé par un rythme de vie en deçà de la 1ère vitesse ne m'a pas prévenu. je me maudis une nouvelle fois mais rien de grave, c'est une ligne de bus de proximité, je n'aurais qu'à la prendre dans l'autre sens une fois le terminus atteint. Le terminus, c'est la vrai Turquie, pas un hotel, pas un vendeur de cartes postales, seulement des échoppes de casseroles, de piments ou de toute autre chose indispensable à la vie locale. Je patiente quelques minutes ici le temps pour la relève routière d'arriver. Me revoilà dans un autre minibus des années 60-70, en train de rebrousser chemin, et quand on arrive à Palukkale pour la 2ème fois, cette fois-ci, je descend. Les hotels sont de retour, reste plus qu'à en choisir un sympathique, à poser mes affaires et à apprécier le coucher de soleil qui tombe sur le village de quelques milliers d'âmes. Direction : la fameuse montagne. Au pied de celle-ci qui ne se trouve qu'à quelques pas de mon nouveau domicile, un lac, ses oies et ses canards. Le temps de prendre un raffraichissement, quelques photos, de remarquer de nouveau le ballet des autocars chargés de visiteurs autoguidés, il fait nuit, je rentre m'en mettre plein la panse et t'écrire un nouvel article, qui précisons-le pour la forme, me fera veiller encore jusqu'à pas d'heure. Sur le chemin du retour, je croise un camelier et son chameau, ici pour proposer une ballade exotique et onéreuse aux gens de passage. après lui avoir vaguement promis qu'on se reverrait le lendemain, je poursuis mon retour. Je tombe alors, et il fait déjà noir comme dans le cul d'une poule, un semblable; sac à dos, casquette, volonté de fer. Il s'appelle Mikhail, il est russe et voyage avec un sac de 25 kilos. 25 kilos??? et pourquoi faire me direz-vous si vous êtes un poil curieux. Et bien Mikhail voyage en faisant du stop et en dormant à gauche à droite sous sa tente dès qu'il rencontre une forêt à même de l'accueuillir. Quel courage!! D'autant que ce soir là, il devra faire le tour du site touristique qui est très rentable donc très surveillé par la police locale, Il est pas couché celui-là non plus mais pour des raisons différentes. Moi qui dors sous un toit et qui mange chaud au moins une fois par jour, je serais très content ce soir là, de lui indiqué où trouver un robinet où il pourra remplir sa bouteille pour sa soif ET sa toilette. Mikhail est d'ailleurs très propre sur lui ce qui doit nécessiter des trésors d'ingéniosité. On se quitte là-dessus en s'échangeant nos cartes de visite comme 2 bons commerciaux dans un salon automobile et en espérant se revoir car pour les prochaines semaines, on va suivre à peu près le même itinéraire. Diner chaud donc et pas de repos pas mérité puisque j'ai pas foutu grand chose aujourd'hui. J'écris, j'écris et écris encore. Il sera bien temps le lendemain d'être fatigué alors que j'irais gravir les montagnes sous la chaleur abrutissante.
Le lendemain donc, réveil délicat de coutume pour profiter du petit déjeuner offert par mes hotes hoteliers. On s'équipe : j'ai mon oeuf, ma bouteille et let's go!! Si tout marche comme prévu je verrais cette fameuse montagne en long, en large et en travers, et devrais aussi tomber sur les ruines d'une nouvelle cité perdue : Hierapolis. 2 en 1, dans la même journée, on s'accroche...
Il est 11h quand j'arrive au pied la montagne aperçue la veille. Nouveau droit d'entrée d'une dizaine d'euros dont je m'acquitte avec fatalité imaginant Mikhail tromper la vigilance des gardes et escaladant des rochers à pic pour éviter cet impot pour visiteur à la journée. Après avoir progresser de quelques mètres seulement dans mon a scension et alors que j'arrive à peine au niveau sédimenté de blanc, un policier me reprend de volée, il faut grimper pieds nus. Le temps que je comprenne que ce n'est pas une blague en regardant les autres couillons pieds nus aux alentours; je me déchausse et continue. Les 2 raisons du déchaussage sont simples : c'est très glissant et les chaussures érodent la blanche paroi délicate. A mesure que je monte, je surplombe la montagne en contrebas. L'eau a dessiné là de courbes harmonieuses et echaffaudé ce qui pourrait être de petites piscines naturelles si elles étaient encore remplies de la dîte eau. Avec le liquide, les reflets promettaient comme sur les cartes postales du lieu des photos magnifiques mais même sans ça, la blancheur rend le l'endroit irréel. Je ne me suis pas trompé, Pamukkale, c'est bon pour c'que j'ai!! j'atteinds, malgré mes efforts pour transformer l'ascension en un exploit sportif, le sommet en 20 minutes. De là, on domine le village et la vallée tout autour. Seule ombre au tableau, le lieu tient autant de la carte postale que du zoo. Les clics des appareils photos sont audibles partout autour, les veaux sont ici chez eux. Certains se baignent les uns en dessous des autres dans un sillon creusé pour charrier l'eau qui explose d'une source thermale encore en amont, charriant avec elles les microbes de ceux qui se baignent en haut sur les corps inanimés de ceux qui s'ébrouent plus bas. Je passe mon tour et poursuis. Mon apprentissage des micoses attendra encore un peu.
Je coutourne la montagne en longeant un chemin prévu à cet effet. Tout à gauche est blanc, tout à droite est désordre de cailloux. Un petit effort de compréhension, et là, ça saute aux yeux, Hiérapolis a été construite puis détruite juste au dessus du paradis blanc et de ses eaux thermales et chaudes. Contrairement à ce qui est dit dans Asterix, ils sont pas fous ces romains. Pas besoin de s'emmerder à construire à des kilomètres si de l'eau chaude jaillit du centre de la terre à un endroit E. Les ruines d'une ville contenant jadis plus de 100.000 habitants sont donc sous mes yeux ébahis et devant mes pieds contents de les trouver juste là!! L'enchainement des 2 sites est donc immédiat, je n'aurais pas à me perdre aujourd'hui. De plus, à mesure que l'on s'éloigne des eaux réparatrices des sources chaudes, les quidams en sandales et chaussettes se font également plus rare. 2 bonheurs pour le prix d'un, c'est plus qu'il n'en faut pour me sur-satisfaire!!
Les colonnes, les temples à l'allure autrefois opulents et désormais branlants, les rues pavées depuis 2000 ans, l'amphithéatre et tous ses potes sont de retour. Ca valait bien un oeuf dur!!! Et une nouvelle promenade sous le soleil! J'y passerais toute l'après midi du fait de la distance à parcourir pour évaluer à sa juste valeur le spectacle qu'il m'est vendu de découvrir. Ne resta plus qu'à attendre le coucher de soleil pour finir la journée en beauté et en clichés. Perché sur un promontoir dominant la montagne à l'abri des moutons, en musique pour parfaire la chose, je me suis même assoupi quelques minutes emporté que j'étais dans une béatitude exquise. Le couché de soleil fut évidemment à la hauteur du reste, et à la nuit tombée, je rejoignis mon hotel pour me remettre de mes émotions et remplacer l'oeuf orphelin d'une nourriture plus abondante. Il va sans dire que comme il n'y a pas beaucoup de backpackers (touristes sac-à-dos) en cette saison, je me suis allongé dans ma chambrée pour paufiner une nouvelle soirée d'écriture et satisfaire ainsi je l'espère ta soif d'autre chose.
Tout s'est d'ailleurs enchainé tellement vite ce jour là, que je n'ai pas pensé à quoi faire le lendemain. J'avais originalement prévu de quitter Pamukkale mais j'y resterais finalement une journée de plus ne voulant céder à l'urgence d'une fuite dont j'ignorais la voie vers la sortie. Il fut donc convenu d'une excursion organisée sur un nouveau site antique et évocateur : Aphrodisias, à environ 1h de là. Aphrodisias!! Hummmm, j'en ai l'eau à la bouche!!!
Le réveil du vendredi fut toujours aussi difficile (je t'en prie, ne m'en veux pas de l'écrire c'est juste que c'est vrai!) et le petit déjeuner toujours au programme. Un nouveau minibus doit m'amener en compagnie de nouveaux compagnons vers Aphrodisias à 10h. Et, comme les touristes free-lance sont toujours aux abonnés absents, nous ne seront que trois à nous y rendre et ce, bien qu'Aphrodisias soit considérée comme le seul site de la région a pouvoir tenir la comparaison avec Ephèse. Se joigne donc à moi, Jean-François (Jeff), ancien habitant de la célèbre rue de Montreuil 75011 Paris (le monde est petit) avec qui je passerais un petit bout de temps, et une japonnaise dont le nom m'échappera en raison d'une discrétion toute nippone. Et comme nous ne sommes que trois, nous irons sur place en voiture, conduit par un habitant de Pamukkale. Sur le trajet, grande discussion avec Jeff qui me rend méfiant lorsqu'il me dit qu'il travaille au Figaro mais qui se révèlera finalement un chouette compagnon de route dont je partage les idée avec joie, d'autant plus qu'elles sont proches des miennes. En arrivant à Aphrodisias, et bien qu'aillant payé pour le transport, on se voit extorqué de frais de parking (2, 5 euros) alors que nous sommes quasiment les seuls sur place. Il n'y a pas de ville récente aux abords du site, donc un véhicule est obligatoire comme l'est donc l'acquittement des frais de parking. Mais on n'est pas venu jusqu'ici pour se taper dessus avec le chauffeur donc on divise par 3 et on va visiter avec le sourire comme des imbéciles heureux. En quittant le chauffeur, un type nous dit qu'il faut attendre le "tracteur service". On attend 3 minutes et un tracteur tirant un remorque couverte arrive. On monte dans la remorque alors que le tracteur doit nous conduire à l'entrée principale. Le trajet s'effectue en moins de 2 minutes et environ 200 mètres, juste le temps de traverser une route. Heuresement cette fois-ci, on ne nous demande rien... C'est folklo' comme une ballade en tracteur tirant une remorque. On s'acquitte également, et comme prévu cette fois, du droit d'entrée sur le site et on est parti. Je fais la visite avec Jeff, la japonnaise a disparu. on retrouve une nouvelle fois un amphithéâtre (7000 places), des bains, des colonnes mais tu connais maintenant la chanson... Jeff est intarrissable sur l'histoire du lieu et comment il s'articule, ça me change des visites façon "nez en l'air" et c'est pas pour me deplaire. On déambule comme ça pendant quelques heures rencontrant à peine une centaine d'autres personnes évidemment toutes droits sorties de leur bus climatisé. On est pour ainsi dire seul dans ce décor de péplum. Seulement, à mes yeux de profanes qui découvre les mêmes pierres depuis pas loin d'une semaines, je suis un peu déçu en comparaison de ce que je m'attendais à voir. Aphrodisias a été détruites par les tremblements de terre et submergée par des coulées de boue si cela ne suffisait pas. Et alors que je m'apprête à émettre un avis définitif sur l'endroit, on se dirige vers une struture inédite dans mon odyssée : un stade.
J'entends déjà les supporters de tous bords demander si ça vaut le Parc des Princes ou le stade de Gerland; et j'ai envie de leur répondre : Ô que oui!!! Le stade est construit tout en longueur comme dans Ben-hur pour ceux qui s'en souviennent; la piste centrale doit mesurer dans les 200 mètres de long (2 fois plus longue qu'une piste dans nos stades contemporains) pour une vingtaine de mètres de large. Et autour des gradins construits à la manière de ceux des amphithéâtres. Et si le théâtre fait 7000 places, le stade doit approcher les 40.000!!!! et en plus il est remarquablement conservé ce qui ne gache rien puisque tout ou presque autout est en mille morceaux. Autre chose : alors que nous y restons pas loin d'1/2 heure, on y croise que 4 personnes qui se fondent de toute façon dans la masse de l'édifice. On est seul au monde dans cette ville fantome, dans cet ancien lieu de divertissement autant que d'exutoire, c'est l'Hymne à la Joie Vs Vercingétorix!! On ne s'en va même pas de l'endroit à cause d'un groupe bruyant qui arrive mais juste parce que le chrono n'attend pas et que notre japonnaise et notre chauffeur risque de nous attendre bien longtemps si je laisse parler mon coeur! En quittant le lieu, on se dirige cette fois vers la sortie qui nous fera admirer un arc de triomphe quasiment complet de démesure et de colonnade ainsi qu'un musée regroupant les pièces les plus précieuses découvertes ici : Bas-reliefs, sculptures, outils, vases, tout y est mais j'en ai plein les pattes et le stade avait déjà achevé de me convaincre donc on retourne à nos nippons, on ré-emprunte le tracteur obligatoire remplaçant 4 minutes de marche hypothétique et alors que l'on revoit notre chauffeur, on est déjà sur la route. Lui n'a pas de temps à perdre et a autre chose à faire que nous attendre toute la journée, et nous vannés par l'exercice quotidien nous endormons de concert, seulement réveillés par l'autoradio-cassette que notre chauffeur a cru bon d'allumer nous déversant un beat dance turc digne des années 80 que je ne chéris pas particulièrement bien au contraire (rappelle-toi j'aime/j'aime pas).
On arrive sur Pamukkale vers 16h, reste plus qu'à profiter de la fin de journée avec une boisson fraiche et à réfléchir au programme du lendemain à tête reposée. On discutera de ça avec Jeff le soir même autour d'une bonne assiète sur une terrasse dominée par la montagne blanche. Lui qui n'a plus que quelques jours dans le pays et moi qui suit le chemin indiqué par ma boule de cristal nous mettons d'accord : la direction choisie sera celle du sud menant à la mer, pas dégueu comme programme. C'est vrai mais on n'est pas des boeufs, sinon on serait en bus pullman 4 étoiles avec 60 autres pèlerins pressés. Reste plus qu'à trouver une nouvelle compagnie de bus locale et à bouger nos derrières mais d'ici là une nouvelle nuit de sommeil s'annonce et celle-ci promet d'être complête puis que ça fait 2 soirs que j'écris et que je repousse le coucher à la façon du Braïce de Paname. Le check-out de la chambre prévu au lendemain matin n'est qu'à 11h, et ça, c'est vraiment bon pour c'que j'ai!!!
Mes paupières se ferment vers 1h30, et si tu fais le calcul, les 8 heures de sommeil seront atteintes allègrement pour la première fois depuis mon arrivée sur le sol turc. Je m'endors dans un sourire.
Mais à 9h pétantes, coup de tonnerre sous la forme de coups sur ma porte de chambrée. Le Braïce tombe des nues, qu'est ce qui se passe? comment se fait-ce? Je laisse frapper une première fois drappé que je suis dans les méandres de mon rêve. Peut-être la personne de l'autre côté comprendra son erreur et ira frapper à côté. Quelques secondes plus tard, nouveaux coups de semonce, je ne suis plus drappé de rien, je suis sorti de force de mon plumard par un énergumène bien décidé à frapper jusqu'à ce que réveil de Brice s'en suive. Bordel de merde, adieu ma nuit de 8 heures et plus, c'est une malédiction!!! Je rebranche mon cerveau, le met en mode stupeur et incompréhension, et file en boitant des yeux comme un chien albynos à trois pattes. De l'autre côté de la porte, Jeff, la gueule enfarinée ne comprend pas mon rythme habituel et après moins d'une seconde d'excuse, reprend presque la conversation au point où on l'avait laissé la veille. Inutile de dire que j'avais à ce moment précis envie de faire la conversation même en français... On conviendra, pour ma part dans un "hhmmmmm", de nous revoir à 11h. Je referme la porte en maugréant jusqu'à mon lit encore chaud d'un sommeil pas si lointain. Mais le charme est rompu, je suis presque en rogne et malgré les rideaux, il fait jour dans ma chambre. Bon courage pour t'y remettre!!! Mais le Braïce, expert en la matière, parviendra malgré les évènements contraires à toute biencéance, à re-faire le vide dans sa tête après de longues minutes de lutte interne entre le petit diable sur l'épaule gauche et le petit ange sur l'épaule droite.
A 10h30, le réveil sonne et le réveil plus dur qu'imaginé la veille au soir... La mise en route est cependant rapide, faire mon sac n'est plus qu'une formalité, en tout cas après une douche revigorante. Jeff me rejoint quelques minutes plus tard, s'excuse à nouveau le temps d'une seconde et passe rapidement à autre chose. Je ne sais pas si c'est tant mieux ou tant pis. Nous irons ensemble à Fethiye, il a déjà négocié avec le gentil bougre qui tient une agence de réservations de bus dans ma rue et qui ne jure que par moi, vu qu'il m'interpelle depuis 3 jours que je suis là et que je m'y arrête chaque fois pour lui faire la conversation de manière courtoise et décontractée, le Braïce quoi! On refait le même changement que trois jours plus tôt, et on remonte dans un bus à taille normale pour un bus. Cette fois-ci, avec mon accolyte, on est donc deux européens dans le transport collectif qui nous amène à la Méditerranée. Où sont donc les backpackers?? Le trajet dure 4 heures qu'on passe à parler voyage entre deux siestes inconfortables même si on a le luxe de pouvoir bénéficier de deux sièges chacun. Le bus n'est pas plein, autant en profiter! Quand on arrive à destination, un type proposant les services de son hotel nous accoste, et comme son établissement trouve référence dans le LP, on l'écoute et on avise de suivre ses conseils. Ce sera notre nouvel hôte. Mais comme un nouveau transport contenant peut-être d'autres touristes arrivent plus d'une heure après, il nous propose soit de l'attendre, soit de prendre un taxi. L'attendre plus d'une heure, hors de question après une journée dans les transports, surtout que l'ambiance "gare routière", c'est pas très glamour. Prendre un taxi, pas moyen; les transports en commun turcs sont très efficaces et bien moins chers qu'une voiture à compteur. L'hotelier ne voulant pas perdre deux clients fraichement tombés du ciel se résoudra donc à nous accompagner au minibus en commun, téléphoner à son frère à l'hotel pour le prévenir de notre arrivée, et à tout mettre en oeuvre pour nous éviter d'aller ailleurs. Tant mieux d'ailleurs, on est sur des rails pour pas cher.
Son hotel est un peu à l'écart de la ville, à quelques mètres de la mer, avec une terrasse couvrant tout le 3ème étage et dominant la grande bleue. On partage une chambre double avec Jeff, puis une bière puis le dîner du soir devant le front de mer au centre-ville qui expose de superbes voiliers de bois. Le type de l'hotel nous arrange également la réservation pour le lendemain (dimanche) d'une journée de croisière sur un bateau naviguant dans la baie de Fethiye. Relaxation au programme et cette fois-ci ça ne sera pas pour rattrapper une nuit de sommeil incomplête, Jeff dors dans ma chambre. Même s'il se réveille le premier, il aura la clé pour re-rentrer sans avoir à me sortir, brumeux, des bras de Morphée
Comme prévu cette fois-ci, je me lève sans encombres à 9h30; Jeff est déjà levé et je ne l'ai pas entendu se mettre en ordre de marche. Le soleil brille toujours, dans le ciel comme dans mon coeur. Un chauffeur viendra nous chercher peu de temps après pour rejoindre le bateau du jour. Le bateau en question n'est pas un bateau à voile mais une grande embarcation pouvant supporter à vue de nez plus d'une centaine de convives avec un pont supérieur couverts de petits matelas accueuillants pour la bronzette et le prélassement. Le pont inférieur est quant à lui, couvert et rempli de table où se restaurer pour le déjeuner. Comme déjà aperçu prédemment, le bateau n'affiche pas complet, nous devont être une grosse trentaine de personnes, dont une vingtaine de gros anglais. L'ancre est levée vers 10h30, le moteur diesel est très discret se qui ne gache rien. On navigue entre les îles à allure modérée. Au bout d'un moment, comme le chauffeur de l'avant-veille, le capitaine du bateau branche la stéréo, déversant sur nous des flots de musique électronique turque indigeste. Mais comme je ne voyage pas à vide, je réplique dans la foulée en m'équipant de mon MP3. La proue (avant) du bateau est déserte et à l'abri du raffut. Déjà que dans le silence, c'est la meilleure place, je m'y réfugie allègrement et démarre l'écoute d'une musique douce, les pieds flottant dans le vide à quelques centimètres de l'eau. Bonheur qui me rappelle les Philippines, gage à moi de ne pas finir sous un mètre d'eau de mer avec mon matériel électronique (sic). Mais la mer est clémente et le bateau ne tangue pas, aucuns problèmes. Le bateau s'arrêtera 3 fois au cours de la journée, nous permettant de larges minutes de baignade. Pour couronner le tout, un tobogan aquatique part du pont supérieur pour finir sur le côté de l'embarcation, au ras de l'eau. C'est bizarre comme installation mais ça fait son petit effet. On peut également sauter ou plonger dans l'eau depuis à peu près partout sur le bateau, ce dont je ne me prive pas. Même depuis le pont supérieur, une petite marche est installée pour faire un saut haut d'environ 4 mètres, ce dont je ne priverais pas non plus gardant intelligemment les jambes jointes pour ne pas se claquer un testicule au contact de l'eau sous l'effet de le chute. La croisière se passe donc au petit trot, le déjeuner est offert, les pauses discussions avec Jeff - musiques à l'avant du bateau - siestes sur le pont supérieur se succèdent allègrement. Ca durera toute la journée comme ça, au rythme des pauses baignades. Le retour au port se fit sans encombres avant le coucher du soleil, que l'on consacra à l'enffournage d'un nouveau et dernier repas de la journée. Le retour à l'hotel tranquille dans des senteurs de jasmin qui fleurissent partout autour; la vie est douce comme un bord de mer méditerranée. Et moi je suis là à écrire Et comme je n'ai pas internet dans l'hotel à Fethiye, devras-tu donc attendre quelques heures de plus pour lire ces lignes et reluquer les photos correspondantes. Désolé.
Demain, je poursuis un peu sur la côte vers un village nommé Kas (j'y suis maintenant en fait). Pas de problème particulier à signaler, personne n'est tombé dans l'eau tout habillé. La capadocce sera pour dans 2-3 jours, Tant que le vent tournera, je repartira.
Grosses bises à l'eau salée à tous.
Livre: "Les Arpenteurs du Monde" de Daniel Kehlmann (littérature allemande) English translation pending
« Allemand », c’est quoi ?!
Présentation du best-seller « Les Arpenteurs du monde » (titre original : « Die Vermessung der Welt », Mesurer le monde) de Daniel Kehlmann, voix jeune (33 ans) et prometteuse de la littérature allemande :
Le roman raconte les biographies de deux savants allemands du XIXe siècle, le aventurier-géologue-botaniste Alexander von Humboldt et l’astronome et génie des mathématiques, Carl Friedrich Gauß. Deux personnalités qui ne pourraient être plus différentes : l’une quitte la vie bourgeoise, se fraye un passage à travers la forêt vierge, trouve des monstres marins et des cannibales, navigue sur l'Orénoque, goûte des poisons, compte les poux sur la tête des indigènes, gravit des volcans, et il n'aime pas les femmes ; l’autre, Gauß, étudie la probabilité, calcule l’orbite de la planète Cérès, préfère la vie bourgeoise et goûte celle d’un scientifique obsédé des nombres et formules (même dans la nuit de noces, il descend de sa mariée pour noter une formule mathématique qui lui est venu tout à coup à l’esprit), fonde une famille (même s’il ne s’intéresse que peu pour elle), et il a horreur de voyager. En relatant les épisodes marquants de la vie de l’explorateur et du mathématicien, Kehlmann peint ainsi deux caractères avec toutes leurs forces et leurs faiblesses qui peuvent être interprétés comme des caractéristiques typiques de la Créature nationale allemande. Cette déconstruction pleine d’esprit du sublime, qui du classicisme à aujourd’hui parcourt l’histoire allemande comme un fil rouge, n’a cependant rien d’irrévérencieux, pas du tout. Cet œuvre de Kehlmann n’est pas un roman historique, plutôt une satire au Classicisme Allemand et notamment à la Nature Allemande, question qui m’intéresse moi-même depuis mon adolescence ...
En référence à ce forum de voyage, il m’importe de vous présenter une petite phrase issue de ce roman, et qui m’est restée gravée dans la mémoire : Wer weit reise, ..., erfahre viele Dinge. Ein paar davon über sich selbst (p.180). Qui voyage beaucoup, ..., apprend beaucoup de choses. Et quelques-unes d’entre elles sur soi-même.
Pour conclure, une petite scène (et évocatrice ?) : Humboldt demande à Bonpland, son assistant français s’il n’a jamais lu Kant. Bonpland lui répond : « Un Français ne lit pas d’étrangers » (p.48)*. Chers Français et Françaises, puis-je vous demander de réfuter votre compatriote B. (il était de La Rochelle) ?! Pleasure guaranteed !!!
hgb
* les indications de page font référence à l’édition de poche allemande (mars 2008).
Présentation du best-seller « Les Arpenteurs du monde » (titre original : « Die Vermessung der Welt », Mesurer le monde) de Daniel Kehlmann, voix jeune (33 ans) et prometteuse de la littérature allemande :
Le roman raconte les biographies de deux savants allemands du XIXe siècle, le aventurier-géologue-botaniste Alexander von Humboldt et l’astronome et génie des mathématiques, Carl Friedrich Gauß. Deux personnalités qui ne pourraient être plus différentes : l’une quitte la vie bourgeoise, se fraye un passage à travers la forêt vierge, trouve des monstres marins et des cannibales, navigue sur l'Orénoque, goûte des poisons, compte les poux sur la tête des indigènes, gravit des volcans, et il n'aime pas les femmes ; l’autre, Gauß, étudie la probabilité, calcule l’orbite de la planète Cérès, préfère la vie bourgeoise et goûte celle d’un scientifique obsédé des nombres et formules (même dans la nuit de noces, il descend de sa mariée pour noter une formule mathématique qui lui est venu tout à coup à l’esprit), fonde une famille (même s’il ne s’intéresse que peu pour elle), et il a horreur de voyager. En relatant les épisodes marquants de la vie de l’explorateur et du mathématicien, Kehlmann peint ainsi deux caractères avec toutes leurs forces et leurs faiblesses qui peuvent être interprétés comme des caractéristiques typiques de la Créature nationale allemande. Cette déconstruction pleine d’esprit du sublime, qui du classicisme à aujourd’hui parcourt l’histoire allemande comme un fil rouge, n’a cependant rien d’irrévérencieux, pas du tout. Cet œuvre de Kehlmann n’est pas un roman historique, plutôt une satire au Classicisme Allemand et notamment à la Nature Allemande, question qui m’intéresse moi-même depuis mon adolescence ...
En référence à ce forum de voyage, il m’importe de vous présenter une petite phrase issue de ce roman, et qui m’est restée gravée dans la mémoire : Wer weit reise, ..., erfahre viele Dinge. Ein paar davon über sich selbst (p.180). Qui voyage beaucoup, ..., apprend beaucoup de choses. Et quelques-unes d’entre elles sur soi-même.
Pour conclure, une petite scène (et évocatrice ?) : Humboldt demande à Bonpland, son assistant français s’il n’a jamais lu Kant. Bonpland lui répond : « Un Français ne lit pas d’étrangers » (p.48)*. Chers Français et Françaises, puis-je vous demander de réfuter votre compatriote B. (il était de La Rochelle) ?! Pleasure guaranteed !!!
hgb
* les indications de page font référence à l’édition de poche allemande (mars 2008).
Faut-il inscrire les langues régionales dans la constitution? English translation pending
Les russes ont le sentiment d'etre russe, d'appartenir a la "Mere Russie " depuis au moins le 9 ieme siecle, le francais depuis quand a -t-il le sentiment d'etre Francais, d'appartenir a une communaute, de vivre ensemble dans une nation ? "La France s'est faite malgre les francais !" ecrit Eugen Weber dans son incontournable et indispensable "La fin des terroirs". Quand on lit les statistiques officielles de la deuxieme moitie du 19 ieme siecle, on est effarer de voir que la moitie des Francais parlaient...francais ! En 1890, le ministre de l'interieur s'inquietait que les preches dans les eglises continaient a se faire dans les langues vernaculaires, et rappelons que Jules Ferry a rendu l'ecole obligatoire pour inculquer aux enfants la notion de patrie, d'appartenance a une seule communaute, la republique dont la langue est le francais.
Voila-til pas que les socialistes deposent un projet de loi pour inscrire dans la constitution le respect des langues regionales. Je n'en vois pas trop l'interet, et meme aucun...a moins qu'on ne veuille a la longue se debarasser de cette magnifique idee, en fait c'est deja bien en marche, que nous ne sommes ni catholiques, ni juifs, ni musulmans, ni homosexuels, ni heterosexuels, ni blancs, ni noirs, ni jaunes -comme tous veulent s'eriger en communaute, j'arrete la l'enumeration- mais que nous faisons tous partis d'une seule communaute : la republique Francaise !
Mais si voulez apprendre l'auvergnat, le corse, ou le macramer personne ne vous empeche !
Je me souviens qu'il y avait eu une affaire similaire dans les annes 80, ou les socialistes voulait reconnaitre officiellement la langue corse. Pierre Joxe, qui presidait le conseil constitutionnel, a montrer les dangers de cet acte.
Bon, la gauche remet le couvercle, c'est dans l'air du temps, la France c'est devenu un pays qu'on doit gerer comme une entreprise, mais esperons qu'il y aura encore des hommes politiques responsables.
Admettons que cela soit fait. Qui empechera, au bout de quelques annees, ou peut etre plus vite qu'on ne le croit, l'Assemblee Corse erigeait le principe que les debats, les relations administratives se fassent dans la langue corse ? Paris dira non, mais les Corses se tourneront vers Bruxelles, diront que l'etat qui reconnait leur langue refuse qu'ils l'emploient comme ils l'entendent. Et Bruxelles leur donnera raison parce qu'il faut respecter les differences !
Non mais !
( Au fait, rappellez vous le film "l'auberge espagnole". Le personnage jouer par Cecile de France decouvre que l'enseignement a Barcelone se fait...en catalan et non en espagnol ! Veut-on que cela arrive un jour chez nous ?)
( Au fait, rappellez vous le film "l'auberge espagnole". Le personnage jouer par Cecile de France decouvre que l'enseignement a Barcelone se fait...en catalan et non en espagnol ! Veut-on que cela arrive un jour chez nous ?)
Centre de réservations de croisières QCN Cruise? English translation pending
bonjour a tous,
que penser-vous du centre de réservation QCN cruise
merci pour vos réponse
Partir pour enfin se connaître... English translation pending
Bonjour,
Je suis une jeune femme de 28 ans et j'ai toujours rêvé dans mon coeur de partir à l'aventure, découvrir autrechose, d'autres gens et me découvrir moi-même. La vie a fait que je jusqu'à aujourd'hui je n'avais jamais été célibataire donc j'ai toujours remis ce rêve à plus tard...Pas facile de partir quand on construit une relation à 2... Aujourd'hui je suis "libre" et sens que je passe vraiment un cap de ma vie, j'aimerais avoir le courage de partir pour me ressourcer, sortir de ce train-train que la société nous impose et enfin repousser mes propres limites...Et pourtant ce n'est pas évident!! Si certains d'entres vous sont passer par le même genre de situation et ont eu la force de passer le cap et de partir à l'aventure, merci de partager votre expérience avec moi, ça m'encouragera certainement à faire le saut!!! Merci!
Je suis une jeune femme de 28 ans et j'ai toujours rêvé dans mon coeur de partir à l'aventure, découvrir autrechose, d'autres gens et me découvrir moi-même. La vie a fait que je jusqu'à aujourd'hui je n'avais jamais été célibataire donc j'ai toujours remis ce rêve à plus tard...Pas facile de partir quand on construit une relation à 2... Aujourd'hui je suis "libre" et sens que je passe vraiment un cap de ma vie, j'aimerais avoir le courage de partir pour me ressourcer, sortir de ce train-train que la société nous impose et enfin repousser mes propres limites...Et pourtant ce n'est pas évident!! Si certains d'entres vous sont passer par le même genre de situation et ont eu la force de passer le cap et de partir à l'aventure, merci de partager votre expérience avec moi, ça m'encouragera certainement à faire le saut!!! Merci!
Certificat de nationalité française English translation pending
Salut à tous,
préparant un tour du monde, je viens de faire une première demande de passeport français.
J'ai 38 ans, née en france de père italien et de mère greque, j'ai depuis mes 18 ans une carte d'identité française.
(d'abord la "jaune carton", puis la plastifiée). J'ai toujours vécu en France ; et voila que la préfecture me réclame un certificat de nationalité française !!
Je trouve ça hallucinant 🤪 et choquant. Je sais que depuis qlq années l'administration fait la chasse mais là, ça dépasse les bornes😠
D'autres témoignages ?
La Martinique: chic ou banane dans l'esprit VF? English translation pending
10 jours dans l'isle de Joséphine de Beauharnais, née Tascher de la Pagerie...(arrière petite nièce de Ronsard...)
Avant d'aborder l'une des iles des caraibes les plus chargées de clichés, énumérer les clichés, leur tordre ou non le cou:
cliché NR1 : la Martinique est une destination éculée, (vrai - faux)
cliché NR 2 : le tourisme n'est pas la préoccupation des autochtones, (vrai - faux)
cliché NR 3 : l'ile est un confetti au milieu des caraibes (vrai - faux)
cliché NR 4 : elle a perdu son aspect sauvage qui fait le charme de la Dominique ou de Sainte Lucie (vrai - faux)
cliché NR 5 : c'est une société métissée qui n'est pas accueillante (vrai - faux) cliché NR 6 : le voyage en Martinique doit privilégier la saison sèche (janvier à mai) et non l'hivernage ( juin à décembre ( vrai - faux) cliché NR 7 : les randonnées tropicales sont humides et glissantes, l'hydrométrie provoque une hausse des palpitations cardiaques ( vrai - faux) cliché NR 8 : louer une voiture, louer une moto, louer un bateau, hors de prix et pas adapté, (vrai - faux) cliché NR 9 : le coût de la vie en Martinique est élevé. (vrai - faux) cliché NR 10 : le patrimoine est nul : escalavagisme, société des plantations, békés, créoles, milatres, quarterons, nègres marrons et blancs matignon) (vrai - faux) cliché NR 11 : le racisme en Martinique : apartheid blanc ou apartheid noir ? (vrai - faux) cliché NR 12 : le zouk, jour et nuit ? (vrai - faux) cliché NR 13 : le rhume, au décollage ou à l'atterrissage ? cliché NR 14: ethnologie, botaniste, étude de la faune, nul et ridicule en Martinique, car trop civilisée (vrai - faux) cliché NR 15 : all inclusive pas adapté aux iles tropicales ? (vrai - faux) cliché NR 16 : la gastronomie caribéenne: limitée, pimentée, rudimentaire : (vrai - faux)
cliché NR 17 : le RHUM : ti-punch ou planteur: le whisky fait moins mal à la tête. (vrai - faux) cliché NR 18 : les jus de fruits frais: goyave, corossol, prune de cythère, fruits de la passion, jus de canne, favorisent la culotte de cheval. (vrai- faux) cliché NR 19 : le jus de gingembre est l'apanage des hommes en Martinique (vrai - faux) cliché NR 20: les plages martiniquaises: requins sur le sable ou requins dans les coraux ? (vrai - faux) cliché NR 21 : le tourisme américain, vendu clef en main, est une pollution en Martinique ( vrai - faux ) cliché NR 22 : les variétés de poissons locaux ; vivaneau, vivaneau, et encore vivaneau ( vrai- faux) cliché NR 23 : La martinique, paradis des voyagistes, paradis des routards ? ( vrai - faux) cliché NR 24 : ganga ? roungoune ? horse blanc ? au paradis des rastas, que privilégier ? ( vai - faux) cliché NR 25 : la côte sud est plus belle que la côte ouest, qui est plus belle que la côte est, qui est plus belle que la côte NORD ; ( vrai - faux) cliché NR 26 : la Martinique est trop urbanisée et la pollution automobile y atteind des sommets ( vrai - faux)
si vous avez répondu correctement à toutes ces interrogations, cette rubrique n'est pas pour vous, si, par contre, vous avez des interrogations sur cette suite d'idées reçues, tapez suite sur votre PC favori et encourager le rédacteur à faire tomber vos tabous, vous serez surpris des réponses.
Avant d'aborder l'une des iles des caraibes les plus chargées de clichés, énumérer les clichés, leur tordre ou non le cou:
cliché NR1 : la Martinique est une destination éculée, (vrai - faux)
cliché NR 2 : le tourisme n'est pas la préoccupation des autochtones, (vrai - faux)
cliché NR 3 : l'ile est un confetti au milieu des caraibes (vrai - faux)
cliché NR 4 : elle a perdu son aspect sauvage qui fait le charme de la Dominique ou de Sainte Lucie (vrai - faux)
cliché NR 5 : c'est une société métissée qui n'est pas accueillante (vrai - faux) cliché NR 6 : le voyage en Martinique doit privilégier la saison sèche (janvier à mai) et non l'hivernage ( juin à décembre ( vrai - faux) cliché NR 7 : les randonnées tropicales sont humides et glissantes, l'hydrométrie provoque une hausse des palpitations cardiaques ( vrai - faux) cliché NR 8 : louer une voiture, louer une moto, louer un bateau, hors de prix et pas adapté, (vrai - faux) cliché NR 9 : le coût de la vie en Martinique est élevé. (vrai - faux) cliché NR 10 : le patrimoine est nul : escalavagisme, société des plantations, békés, créoles, milatres, quarterons, nègres marrons et blancs matignon) (vrai - faux) cliché NR 11 : le racisme en Martinique : apartheid blanc ou apartheid noir ? (vrai - faux) cliché NR 12 : le zouk, jour et nuit ? (vrai - faux) cliché NR 13 : le rhume, au décollage ou à l'atterrissage ? cliché NR 14: ethnologie, botaniste, étude de la faune, nul et ridicule en Martinique, car trop civilisée (vrai - faux) cliché NR 15 : all inclusive pas adapté aux iles tropicales ? (vrai - faux) cliché NR 16 : la gastronomie caribéenne: limitée, pimentée, rudimentaire : (vrai - faux)
cliché NR 17 : le RHUM : ti-punch ou planteur: le whisky fait moins mal à la tête. (vrai - faux) cliché NR 18 : les jus de fruits frais: goyave, corossol, prune de cythère, fruits de la passion, jus de canne, favorisent la culotte de cheval. (vrai- faux) cliché NR 19 : le jus de gingembre est l'apanage des hommes en Martinique (vrai - faux) cliché NR 20: les plages martiniquaises: requins sur le sable ou requins dans les coraux ? (vrai - faux) cliché NR 21 : le tourisme américain, vendu clef en main, est une pollution en Martinique ( vrai - faux ) cliché NR 22 : les variétés de poissons locaux ; vivaneau, vivaneau, et encore vivaneau ( vrai- faux) cliché NR 23 : La martinique, paradis des voyagistes, paradis des routards ? ( vrai - faux) cliché NR 24 : ganga ? roungoune ? horse blanc ? au paradis des rastas, que privilégier ? ( vai - faux) cliché NR 25 : la côte sud est plus belle que la côte ouest, qui est plus belle que la côte est, qui est plus belle que la côte NORD ; ( vrai - faux) cliché NR 26 : la Martinique est trop urbanisée et la pollution automobile y atteind des sommets ( vrai - faux)
si vous avez répondu correctement à toutes ces interrogations, cette rubrique n'est pas pour vous, si, par contre, vous avez des interrogations sur cette suite d'idées reçues, tapez suite sur votre PC favori et encourager le rédacteur à faire tomber vos tabous, vous serez surpris des réponses.
Retour de croisière à bord du Rhapsody MSC English translation pending
Bonjour a tous,
voici en quelques lignes le recit de notre croisiere : Ialie, Malte, Sicile, Tunisie, Sardaigne.
Ca y est nous voila a nouveau sur la terre ferme avec une furieuse envie de retourner sur le Rhapsody, car deja il a fallu se replonger dans les petits travaux quotidiens.
Notre depart a étè un peu perturbé par les retards des trains mais alertes par un article dans le journal nous nous sommes leves a 4H et avons ete directement a la gare de Toulon au lieu de Sanary nous avons preferé prendre le premier train qui se presentait meme si nous perdions nos reservations. Ce train avait une 1/2 heure de retard mais y avons tout de meme trouve des places assises et sommes arrives ainsi a Nice 2 h avant l'heure de rencontre prevue avec le Car affrete par MSC qui nous a conduit au bateau à Genes. Une petite pensee emue quand arrives a l'embarquement nous avons vu " notre " Coral sur le quai a cote du Rhapsody, nous avons essaye d'apercevoir Kamel ou autre membre d'equipage connu, mais il fallait embarquer rapidement.
Accueil chaleureux sur le Rhapsody ou nous sommes aussitot convies a nous rendre au buffet apres avoir visite notre cabine, la aussi tres agréablement surpris, cabine spacieuse, 2 grandes vitres sur la mer, corbeille de fruits ( changee tous les jours).
Premier repas plus que copieux et tres bon a l'exterieur le soleil osait se montrer.
16H nous quittons la cote vers le grand large.
Il est temps d'aller ranger nos valises qui doivent se trouver derriere la porte de notre cabine.
Première petite mesaventure, en prenant la poignee d'une valise a roulettes celle ci me reste dans la main, poignee d'un cote roulettes de l'autre, rien de grave mais nous le signalons au responsable de notre pont qui gentiment nous propose de regarder si il peut la réparer, le lendemain rien a faire elle est fracassee, mais aussitot on nous demande de remplir une declaration et l'on nous conseille d'acheter lors d'une escale une autre valise qui nous sera remboursee., donc incident cloture. La première nuit nous trouvons tout comme notre premiere nuit sur le coral que le bateau est bruyant enfin disons qu'il ronronne, mais bientot berces par ce gros lion nous nous endormons apres une belle soiree de spectacle ( tous tres pros).
Le lendemain matin nous avons le choix soit petit dej dans la cabine (gratuit) ou a l'exterieur ou au resto ou nous avons une table attribuee pour matin, midi et soir. Nous choisissons la formule resto, car le temps n'est pas terrible et nous y sommes tres bien servis pas a se lever pour aller au buffet sauf le matin ou nous pouvons choisir a volonte. Par contre le café Americain (meme si la cie est italienne) est imbuvable nous optons donc pour le thé.
Puis depart en excursion pour Florence et Pise nous avons ete impressionnes par la beaute de Florence et la tour penchee qui malgre ses 800 tonnes de plomb pour la redresser semble vraiment tres inclinee.
La vie sur le bateau se résume en fete perpetuelle, nous avons danse jusqu'a 1 ou 2 H du matin avant et apres le spectacle, a minuit un buffet different chaque soir sur les themes des regions que nous visitons est offert puis le bal continue, avec orchestre et chanteurs.
3eme jour visite de Pompei, il fait au moins 35° ce jour la et parcourir les rue de pompei sans ombre, les pieds gonflent, mais cela vaut le coup d'etre visite.
4eme jour escale a catane, nous partons visiter l'Etna,
Impressionnant de voir au fur et a mesure que le car monte toutes ces coulees de lave, noires pour les plus récentes, grises pour les plus anciennes ou la vegetation commence a prendre vie, des couleurs rouges se fondent dans les coulees, c'est un spectacle lunaire. Nous faisons un arret a 1800 m d'altitude afin de faire le tour d'un cratere le monstre est énorme et tout en haut de la fuméé s'echappe, de nouveaux cratéres se forment tout le temps tandis que d'autres meurent. Il fait froid mon mari bras nus et moi une petite veste en coton nous poussent a rentrer dans un café ou l'on nous fait gouter au " feu de l'Etna" grappa et liqueur de fraise nous mettent le feu dans la gorge nous ne sentons plus le froid. Au revoir au volacan nous retournons au bateau.
5eme jour La Valette ( Malte) nous revions de voir cette ile depuis longtemps, dommage nous n'y restons que 4H il faudrait un faire escale une semaine ( ce qui est possible avec ce bateau) et reprendre le bateau la semaine suivante. Nous plongeons un peu dans l'histoire des Chevaliers.
6eme jour Tunis.
Apres nos visites de Tanger et Casablanca nous hésitions a descendre a terre, mais reflexion faite nous y sommes autant aller faire le tour de la ville. La encore surprise, nous trouvons une ville tres propre, pas de mendiants, un guide fort gentil nous conduit dans le souk ou sans etre ennuyes par des quemandeurs nous pouvons faire un peu de shopping, le Francais est enseigne aux enfants des l'ecole primaire, le divorce, contraception et avortement y sont legalises. Nous revenons de nos emplettes avec des huiles essentielles et extraits de parfum pour le jacuzzi, un sac de voyage en cuir, un chameau en peluche pour notre petite fille et un collier en or 14crts tout cela pour un prix derisoire.
7eme jour le circuit se termine avant une escale a Olbia en sardaigne. Tres belle ile tres peu habitee avec des magnifiques petits ports dans le style de Potofino mais encore plus luxueux, nous croisons de nombreuses Ferrari de toutes les couleurs, noires, jaunes, rouges, les hôtels sont a 10 000€ la nuitee pour une chambre et 30 000€ pour une suite mais biensur petit dejeuner inclus. Ce qui est remarquable c'est que les petites villas s'integrent totalement dans la nature.
La croisiére tire a sa fin, nous repartons pour Genes.
Nous ne pouvons que conseiller a tous ceux qui recherchent une croisiere reussie de partir avec MSC, nous revenons encore plus emerveilles qu'avec le Coral qui pourtant restera également grave dans nos memoires.
Nous avons fait quelques 300 photos de ce périple quelques unes serons mises dans le site de nos voyages.
En souhaitant a tous une tres bonne journee - amicalement
PS - si vous souhaitez des renseignements concernant cette croisiere je me tiens a votre disposition.
voici en quelques lignes le recit de notre croisiere : Ialie, Malte, Sicile, Tunisie, Sardaigne.
Ca y est nous voila a nouveau sur la terre ferme avec une furieuse envie de retourner sur le Rhapsody, car deja il a fallu se replonger dans les petits travaux quotidiens.
Notre depart a étè un peu perturbé par les retards des trains mais alertes par un article dans le journal nous nous sommes leves a 4H et avons ete directement a la gare de Toulon au lieu de Sanary nous avons preferé prendre le premier train qui se presentait meme si nous perdions nos reservations. Ce train avait une 1/2 heure de retard mais y avons tout de meme trouve des places assises et sommes arrives ainsi a Nice 2 h avant l'heure de rencontre prevue avec le Car affrete par MSC qui nous a conduit au bateau à Genes. Une petite pensee emue quand arrives a l'embarquement nous avons vu " notre " Coral sur le quai a cote du Rhapsody, nous avons essaye d'apercevoir Kamel ou autre membre d'equipage connu, mais il fallait embarquer rapidement.
Accueil chaleureux sur le Rhapsody ou nous sommes aussitot convies a nous rendre au buffet apres avoir visite notre cabine, la aussi tres agréablement surpris, cabine spacieuse, 2 grandes vitres sur la mer, corbeille de fruits ( changee tous les jours).
Premier repas plus que copieux et tres bon a l'exterieur le soleil osait se montrer.
16H nous quittons la cote vers le grand large.
Il est temps d'aller ranger nos valises qui doivent se trouver derriere la porte de notre cabine.
Première petite mesaventure, en prenant la poignee d'une valise a roulettes celle ci me reste dans la main, poignee d'un cote roulettes de l'autre, rien de grave mais nous le signalons au responsable de notre pont qui gentiment nous propose de regarder si il peut la réparer, le lendemain rien a faire elle est fracassee, mais aussitot on nous demande de remplir une declaration et l'on nous conseille d'acheter lors d'une escale une autre valise qui nous sera remboursee., donc incident cloture. La première nuit nous trouvons tout comme notre premiere nuit sur le coral que le bateau est bruyant enfin disons qu'il ronronne, mais bientot berces par ce gros lion nous nous endormons apres une belle soiree de spectacle ( tous tres pros).
Le lendemain matin nous avons le choix soit petit dej dans la cabine (gratuit) ou a l'exterieur ou au resto ou nous avons une table attribuee pour matin, midi et soir. Nous choisissons la formule resto, car le temps n'est pas terrible et nous y sommes tres bien servis pas a se lever pour aller au buffet sauf le matin ou nous pouvons choisir a volonte. Par contre le café Americain (meme si la cie est italienne) est imbuvable nous optons donc pour le thé.
Puis depart en excursion pour Florence et Pise nous avons ete impressionnes par la beaute de Florence et la tour penchee qui malgre ses 800 tonnes de plomb pour la redresser semble vraiment tres inclinee.
La vie sur le bateau se résume en fete perpetuelle, nous avons danse jusqu'a 1 ou 2 H du matin avant et apres le spectacle, a minuit un buffet different chaque soir sur les themes des regions que nous visitons est offert puis le bal continue, avec orchestre et chanteurs.
3eme jour visite de Pompei, il fait au moins 35° ce jour la et parcourir les rue de pompei sans ombre, les pieds gonflent, mais cela vaut le coup d'etre visite.
4eme jour escale a catane, nous partons visiter l'Etna,
Impressionnant de voir au fur et a mesure que le car monte toutes ces coulees de lave, noires pour les plus récentes, grises pour les plus anciennes ou la vegetation commence a prendre vie, des couleurs rouges se fondent dans les coulees, c'est un spectacle lunaire. Nous faisons un arret a 1800 m d'altitude afin de faire le tour d'un cratere le monstre est énorme et tout en haut de la fuméé s'echappe, de nouveaux cratéres se forment tout le temps tandis que d'autres meurent. Il fait froid mon mari bras nus et moi une petite veste en coton nous poussent a rentrer dans un café ou l'on nous fait gouter au " feu de l'Etna" grappa et liqueur de fraise nous mettent le feu dans la gorge nous ne sentons plus le froid. Au revoir au volacan nous retournons au bateau.
5eme jour La Valette ( Malte) nous revions de voir cette ile depuis longtemps, dommage nous n'y restons que 4H il faudrait un faire escale une semaine ( ce qui est possible avec ce bateau) et reprendre le bateau la semaine suivante. Nous plongeons un peu dans l'histoire des Chevaliers.
6eme jour Tunis.
Apres nos visites de Tanger et Casablanca nous hésitions a descendre a terre, mais reflexion faite nous y sommes autant aller faire le tour de la ville. La encore surprise, nous trouvons une ville tres propre, pas de mendiants, un guide fort gentil nous conduit dans le souk ou sans etre ennuyes par des quemandeurs nous pouvons faire un peu de shopping, le Francais est enseigne aux enfants des l'ecole primaire, le divorce, contraception et avortement y sont legalises. Nous revenons de nos emplettes avec des huiles essentielles et extraits de parfum pour le jacuzzi, un sac de voyage en cuir, un chameau en peluche pour notre petite fille et un collier en or 14crts tout cela pour un prix derisoire.
7eme jour le circuit se termine avant une escale a Olbia en sardaigne. Tres belle ile tres peu habitee avec des magnifiques petits ports dans le style de Potofino mais encore plus luxueux, nous croisons de nombreuses Ferrari de toutes les couleurs, noires, jaunes, rouges, les hôtels sont a 10 000€ la nuitee pour une chambre et 30 000€ pour une suite mais biensur petit dejeuner inclus. Ce qui est remarquable c'est que les petites villas s'integrent totalement dans la nature.
La croisiére tire a sa fin, nous repartons pour Genes.
Nous ne pouvons que conseiller a tous ceux qui recherchent une croisiere reussie de partir avec MSC, nous revenons encore plus emerveilles qu'avec le Coral qui pourtant restera également grave dans nos memoires.
Nous avons fait quelques 300 photos de ce périple quelques unes serons mises dans le site de nos voyages.
En souhaitant a tous une tres bonne journee - amicalement
PS - si vous souhaitez des renseignements concernant cette croisiere je me tiens a votre disposition.
Cimetières et musées de voitures et d'avions dans le Sud-Ouest américain? English translation pending
Bonjour les ami(e)s,
Je n'ai rien trouvé sur ce sujet dans ce forum. C'est pourquoi je lance ce post.
Comme pour beaucoup de gens, pour moi, l'Amérique c'est aussi les voitures de légendes que l'industrie US produisait durant les fifties, sixities et seventies. Qui n'a pas rêvé en voyant ces belles carrosseries ?
Est-ce que vous connaissez des cimetières de voitures aux Etats-Unis, principalement sur la West Coast; mais pourquoi pas ailleurs aussi.
Ou des musées où l'on pourrait admirer ces belles d'une époque révolue.
Idem pour les avions, je sais qu'il y a un énorme et magnifique cimetière d'avions près de Tucson, Arizona. Je compte le visiter cet été. Est-ce qu'il y en a d'autres ?
Merci pour vos réponses et vos liens si vous trouvez quelque chose sur le web.
A + 😎
Je n'ai rien trouvé sur ce sujet dans ce forum. C'est pourquoi je lance ce post.
Comme pour beaucoup de gens, pour moi, l'Amérique c'est aussi les voitures de légendes que l'industrie US produisait durant les fifties, sixities et seventies. Qui n'a pas rêvé en voyant ces belles carrosseries ?
Est-ce que vous connaissez des cimetières de voitures aux Etats-Unis, principalement sur la West Coast; mais pourquoi pas ailleurs aussi.
Ou des musées où l'on pourrait admirer ces belles d'une époque révolue.
Idem pour les avions, je sais qu'il y a un énorme et magnifique cimetière d'avions près de Tucson, Arizona. Je compte le visiter cet été. Est-ce qu'il y en a d'autres ?
Merci pour vos réponses et vos liens si vous trouvez quelque chose sur le web.
A + 😎
Mon ventre a fait escale à Munich English translation pending
Dans la série "j'ai besoin de moins d'une journée pour visiter une ville", je vous présente aujourd'hui Munich, capitale de la Bavière.
Le moins que l'on puisse dire, c'est que je ne suis pas un fin connaisseur de l'Allemagne. Je n'y avais déjà passé en tout et pour tout que moins de 24 heures il y a quelques années, à Saarbrücken, la plus française des villes allemandes. Mais samedi dernier, c'est dans une des grandes métropoles du pays que j'allais avoir l'occasion de faire sauter ou de confirmer certains préjugés que l'on peut avoir sur l'Allemagne et les allemands. Pour la première fois depuis 1994 j'ai donc embarqué à bord d'un avion de la Lufthansa pour un vol Shanghai - Munich qui dura 12 heures. De la Lufthansa, je n'avais que le souvenir de quelques hôtesses teutones grosses et méchantes et d'un programme musical plutôt bien choisi. La Lufthansa de 2008 a bien changé depuis toutes ces années, puisque les hôtesses allemandes ont dorénavant une silhouette beaucoup plus présentable, et que la seule grosse de l'équpe était en fait une chinoise bilingue. Une copie encore plus conforme au modèle que l'original!
A côté de moi, un italien tout aussi enrobé que l'hôtesse chinoise allait se charger de grignoter mon espace vital tandis que pendant presque tout le vol, des bébés hurleurs se chargèrent d'empêcher les passagers innocents de s'endormir. Hélas, la mise hors service au bout de deux heures de vol du système audio et video allait m'empêcher de couvrir ce vacarme.
Bref, au bout de ces 12 heures de vol, j'étais plutôt content de voir se profiler la chaîne des Alpes tandis que l'avion obliquait sa trajectoire au-dessus de la bucolique Bavière pour enfin plonger vers l'aéroport Franz J. Strauss.
Rien à dire sur cet aéroport très ergonomique, où la grimace et les mimiques agressives des agents de l'immigration ne font que peu d'ombrage à l'efficacité et à la rapidité du contrôle des passeports. Que faire à Munich à 6 heures du matin? Il y a quelque chose que j'aime beaucoup faire, où que j'aille, c'est poser des questions difficiles aux agents des compagnies aériennes afin de savourer les situations absurdes dans lesquelles j'excelle à me retrouver. J'ai notamment acquis un certain savoir-faire pour faire tourner en bourrique hôtesses de l'air et personnel au sol des compagnies aériennes de Chine et d'autres pays où le choc des cultures se prête bien à ce jeu. En Allemagne, cela allait certainement être plus difficile de mettre à mal la fameuse rigueur et la fameuse efficacité allemandes. Mais la grosse Berta qui m'accueillit avec le sourire au comptoir de la Lufthansa ne savait pas à qui elle avait affaire: - bonjour, je souhaiterais modifier ma date de retour et la décaler un jour plus tard, est-ce possible avec ce billet? - oui, mais il faut payer, c'est 100 euros. - c'est cher mais s'il n'y a pas le choix... Y a-t-il encore des places? - laissez moi voir... ah non, désolé, c'est complet, vous aurez peut-être plus de chance en réessayant plus tard. - je vois. Et si je fais un retour via Munich au lieu de Francort, c'est possible? - vous avez eu une très bonne idée. - merci merci, donc c'est possible? - ah je ne sais pas. - comment ça vous ne savez pas? Vous n'êtes pas le service des billets de la Lufthansa? - si si, mais je ne peux pas vous dire si vous avez le droit de changer de billet. - mais alors comment je fais pour savoir? - vous devez demander à une agence de voyage. - laquelle? - n'importe laquelle. - vous êtes donc en train de me dire que n'importe quelle agence de voyage en France ou en Allemagne pourra me renseigner sur mon billet d'avion, mais vous, agence Lufthansa de l'aéroport de Munich en êtes incapable? - oui voilà c'est ça (j'ai failli dire "ne seriez-vous pas chinoise par hasard?" mais je me suis retenu) - c'est quand même bizarre, je pensais que la Lufthansa auprès de qui j'ai directement acheté mon billet saurait me dire si je peux le changer. - non nous ne pouvons pas, je n'ai pas cette information dans mon ordinateur. - je vois, merci au revoir.
J'étais plutôt satisfait de ce premier contact avec la rigoureuse Allemagne. Il semblerait que mon talent pour dénicher l'ubuesque et l'inattendu ne se soit pas estompé, bien au contraire, quelques milliers de kilomètres à l'ouest de mon terrain de prédilection.
La matinée, j'ai donc joué au touriste à Munich, avant de retrouver mon point de rendez-vous à 12.30. Plusieurs de mes anciens collègues allemands de Shanghai étaient en effet rentrés en Allemagne en 2005 et 2006 et il me faisait très plaisir de les revoir après ces années. Avec M, C et B, nous avions en effet l'habitude tous les jeudi d'aller manger au restaurant allemand Paulhaner à deux pas de notre bureau de Pudong. On y mangeait et on y buvait bien au Paulhaner, c'était une vraie enclave européenne en plein coeur du quartier financier de Shanghai. Et puis les repas y dégénéraient parfois en sympathiques concours de gloutonnerie où il s'agissait de dévorer le plus de viande possible. En général, et cela n'étonnera pas ceux qui me connaissent, je m'en sortais de manière très honorable. Bref, je me réjouissais à l'idée d'entretenir ma réputation, cette fois à Munich, là où l'histoire du Paulhaner avait commencé.
Mes anciens collègues ont donc proposé un typique restaurant bavarois, dont certaintes serveuses en tenue traditionnelle avaient un décolleté des plus... photogéniques, et dont la brasserie et les plats de viande en sauce semblaient recueillir les suffrages des connaisseurs. Exactement ce qu'il me fallait pour faire exploser ma panse!
Les bières descendirent très rapidement, la matinée à jouer au touriste m'ayant donné très soif. Et il faut reconnaître qu'elles sont délicieuses ces bières bavaroises. Mes anciens collègues furent d'ailleurs incapables de me répondre lorsque je leur demandais combien il y avait de brasseries dans la région. Une bonne cinquantaine? Une centaine? Allez savoir!
Mais il était temps de passer aux choses sérieuses: la viande. Après avoir longuement hésité, je me décidais pour une escalope (schnitzel) de porc aux schpatzle, aux champignons et au lard, ce à quoi j'ai ajouté une assiette de chou. Je regrettais de ne pas avoir choisi le jambonneau qui avait l'air de faire le délice de nos voisins de table, mais mes collègues commençaient à sourire en se demandant si j'allais pouvoir finir mon assiette. Les cons! Ils avaient oublié qui j'étais! C'est qu'au bout de cet énorme plat de viande, j'avais encore très faim moi! Je crois que quand j'ai demandé le menu, ils pensaient encore que je plaisantais, mais il a bien fallu qu'ils reconnaissent la supériorité de mon estomac lorsque j'ai passé commande d'un plat de boeuf encore plus gros que le premier. Et oui, je l'ai fini en plus! M, C et B ont donc bien dû admettre que je méritais toujours ma réputation de gros mangeur. Même à la descente de bière ils n'ont pas réussi à me ridiculiser, contrairement à cette mémorable soirée shanghaienne où l'orgie de bière aboutit à une gueule de bois les plus carabinées. Mais j'avais la forme samedi dernier, et nous avons fini par nous lever sans mal, pour la suite des festivités.
Munich était désormais rouge de monde. C'était la dernière journée du championnant de foot, et Munich était championne cette année. Des milliers et des milliers de supporters de tous ages avaient endossé le maillot du Bayern de Munich pour faire la fête dans la rue, autour de la Marienplatz. Et on dira que les allemands sont ennuyeux et ne savent pas s'amuser? J'ai beau détester le foot et les fêtes populaires, je dois avouer que cette expérience était de plus intéressantes. Mes anciens collègues proposèrent d'aller regarder le match Munich - Berlin dans un gigantesque bar où un bon millier de supporters étaient entassés, hurlant et trinquant. J'ai demandé à mes amis comment on disait "allez Berlin" en allemand, mais ils me répondirent que ce ne serait pas une très bonne idée de crier ça, et le gabarit et l'état d'ébriété des supporters munichois autour de nous plaidèrent pour leur prudence. Je me suis donc contenté de vider encore un litre de bière.
Finalement, l'heure tourna, et il fut temps de prendre congé de mes amis, pour rejoindre l'aéroport où m'attendait mon avion pour Nice. Mon estomac digérant péniblement la viande et la bière de l'après-midi ralentit certes mon rythme, mais je suis finalement arrivé dans les temps. J'ai bien failli m'assoupir dans l'avion, davantage en raison de la digestion que des 40 heures sans sommeil que j'avais derrière moi. Nom de dieu, qu'est ce que j'ai pu boire et manger!
Une fois arrivé à Nice, mes parents m'attendirent:
"on t'attendait pour manger: soupe, pates et pissaladière, ça t'ira?"
Et moi, tel Daladier descendant de son avion de Munich en 1938, j'ai bien failli grommeler "les cons!"
Le moins que l'on puisse dire, c'est que je ne suis pas un fin connaisseur de l'Allemagne. Je n'y avais déjà passé en tout et pour tout que moins de 24 heures il y a quelques années, à Saarbrücken, la plus française des villes allemandes. Mais samedi dernier, c'est dans une des grandes métropoles du pays que j'allais avoir l'occasion de faire sauter ou de confirmer certains préjugés que l'on peut avoir sur l'Allemagne et les allemands. Pour la première fois depuis 1994 j'ai donc embarqué à bord d'un avion de la Lufthansa pour un vol Shanghai - Munich qui dura 12 heures. De la Lufthansa, je n'avais que le souvenir de quelques hôtesses teutones grosses et méchantes et d'un programme musical plutôt bien choisi. La Lufthansa de 2008 a bien changé depuis toutes ces années, puisque les hôtesses allemandes ont dorénavant une silhouette beaucoup plus présentable, et que la seule grosse de l'équpe était en fait une chinoise bilingue. Une copie encore plus conforme au modèle que l'original!
A côté de moi, un italien tout aussi enrobé que l'hôtesse chinoise allait se charger de grignoter mon espace vital tandis que pendant presque tout le vol, des bébés hurleurs se chargèrent d'empêcher les passagers innocents de s'endormir. Hélas, la mise hors service au bout de deux heures de vol du système audio et video allait m'empêcher de couvrir ce vacarme.
Bref, au bout de ces 12 heures de vol, j'étais plutôt content de voir se profiler la chaîne des Alpes tandis que l'avion obliquait sa trajectoire au-dessus de la bucolique Bavière pour enfin plonger vers l'aéroport Franz J. Strauss.
Rien à dire sur cet aéroport très ergonomique, où la grimace et les mimiques agressives des agents de l'immigration ne font que peu d'ombrage à l'efficacité et à la rapidité du contrôle des passeports. Que faire à Munich à 6 heures du matin? Il y a quelque chose que j'aime beaucoup faire, où que j'aille, c'est poser des questions difficiles aux agents des compagnies aériennes afin de savourer les situations absurdes dans lesquelles j'excelle à me retrouver. J'ai notamment acquis un certain savoir-faire pour faire tourner en bourrique hôtesses de l'air et personnel au sol des compagnies aériennes de Chine et d'autres pays où le choc des cultures se prête bien à ce jeu. En Allemagne, cela allait certainement être plus difficile de mettre à mal la fameuse rigueur et la fameuse efficacité allemandes. Mais la grosse Berta qui m'accueillit avec le sourire au comptoir de la Lufthansa ne savait pas à qui elle avait affaire: - bonjour, je souhaiterais modifier ma date de retour et la décaler un jour plus tard, est-ce possible avec ce billet? - oui, mais il faut payer, c'est 100 euros. - c'est cher mais s'il n'y a pas le choix... Y a-t-il encore des places? - laissez moi voir... ah non, désolé, c'est complet, vous aurez peut-être plus de chance en réessayant plus tard. - je vois. Et si je fais un retour via Munich au lieu de Francort, c'est possible? - vous avez eu une très bonne idée. - merci merci, donc c'est possible? - ah je ne sais pas. - comment ça vous ne savez pas? Vous n'êtes pas le service des billets de la Lufthansa? - si si, mais je ne peux pas vous dire si vous avez le droit de changer de billet. - mais alors comment je fais pour savoir? - vous devez demander à une agence de voyage. - laquelle? - n'importe laquelle. - vous êtes donc en train de me dire que n'importe quelle agence de voyage en France ou en Allemagne pourra me renseigner sur mon billet d'avion, mais vous, agence Lufthansa de l'aéroport de Munich en êtes incapable? - oui voilà c'est ça (j'ai failli dire "ne seriez-vous pas chinoise par hasard?" mais je me suis retenu) - c'est quand même bizarre, je pensais que la Lufthansa auprès de qui j'ai directement acheté mon billet saurait me dire si je peux le changer. - non nous ne pouvons pas, je n'ai pas cette information dans mon ordinateur. - je vois, merci au revoir.
J'étais plutôt satisfait de ce premier contact avec la rigoureuse Allemagne. Il semblerait que mon talent pour dénicher l'ubuesque et l'inattendu ne se soit pas estompé, bien au contraire, quelques milliers de kilomètres à l'ouest de mon terrain de prédilection.
La matinée, j'ai donc joué au touriste à Munich, avant de retrouver mon point de rendez-vous à 12.30. Plusieurs de mes anciens collègues allemands de Shanghai étaient en effet rentrés en Allemagne en 2005 et 2006 et il me faisait très plaisir de les revoir après ces années. Avec M, C et B, nous avions en effet l'habitude tous les jeudi d'aller manger au restaurant allemand Paulhaner à deux pas de notre bureau de Pudong. On y mangeait et on y buvait bien au Paulhaner, c'était une vraie enclave européenne en plein coeur du quartier financier de Shanghai. Et puis les repas y dégénéraient parfois en sympathiques concours de gloutonnerie où il s'agissait de dévorer le plus de viande possible. En général, et cela n'étonnera pas ceux qui me connaissent, je m'en sortais de manière très honorable. Bref, je me réjouissais à l'idée d'entretenir ma réputation, cette fois à Munich, là où l'histoire du Paulhaner avait commencé.
Mes anciens collègues ont donc proposé un typique restaurant bavarois, dont certaintes serveuses en tenue traditionnelle avaient un décolleté des plus... photogéniques, et dont la brasserie et les plats de viande en sauce semblaient recueillir les suffrages des connaisseurs. Exactement ce qu'il me fallait pour faire exploser ma panse!
Les bières descendirent très rapidement, la matinée à jouer au touriste m'ayant donné très soif. Et il faut reconnaître qu'elles sont délicieuses ces bières bavaroises. Mes anciens collègues furent d'ailleurs incapables de me répondre lorsque je leur demandais combien il y avait de brasseries dans la région. Une bonne cinquantaine? Une centaine? Allez savoir!
Mais il était temps de passer aux choses sérieuses: la viande. Après avoir longuement hésité, je me décidais pour une escalope (schnitzel) de porc aux schpatzle, aux champignons et au lard, ce à quoi j'ai ajouté une assiette de chou. Je regrettais de ne pas avoir choisi le jambonneau qui avait l'air de faire le délice de nos voisins de table, mais mes collègues commençaient à sourire en se demandant si j'allais pouvoir finir mon assiette. Les cons! Ils avaient oublié qui j'étais! C'est qu'au bout de cet énorme plat de viande, j'avais encore très faim moi! Je crois que quand j'ai demandé le menu, ils pensaient encore que je plaisantais, mais il a bien fallu qu'ils reconnaissent la supériorité de mon estomac lorsque j'ai passé commande d'un plat de boeuf encore plus gros que le premier. Et oui, je l'ai fini en plus! M, C et B ont donc bien dû admettre que je méritais toujours ma réputation de gros mangeur. Même à la descente de bière ils n'ont pas réussi à me ridiculiser, contrairement à cette mémorable soirée shanghaienne où l'orgie de bière aboutit à une gueule de bois les plus carabinées. Mais j'avais la forme samedi dernier, et nous avons fini par nous lever sans mal, pour la suite des festivités.
Munich était désormais rouge de monde. C'était la dernière journée du championnant de foot, et Munich était championne cette année. Des milliers et des milliers de supporters de tous ages avaient endossé le maillot du Bayern de Munich pour faire la fête dans la rue, autour de la Marienplatz. Et on dira que les allemands sont ennuyeux et ne savent pas s'amuser? J'ai beau détester le foot et les fêtes populaires, je dois avouer que cette expérience était de plus intéressantes. Mes anciens collègues proposèrent d'aller regarder le match Munich - Berlin dans un gigantesque bar où un bon millier de supporters étaient entassés, hurlant et trinquant. J'ai demandé à mes amis comment on disait "allez Berlin" en allemand, mais ils me répondirent que ce ne serait pas une très bonne idée de crier ça, et le gabarit et l'état d'ébriété des supporters munichois autour de nous plaidèrent pour leur prudence. Je me suis donc contenté de vider encore un litre de bière.
Finalement, l'heure tourna, et il fut temps de prendre congé de mes amis, pour rejoindre l'aéroport où m'attendait mon avion pour Nice. Mon estomac digérant péniblement la viande et la bière de l'après-midi ralentit certes mon rythme, mais je suis finalement arrivé dans les temps. J'ai bien failli m'assoupir dans l'avion, davantage en raison de la digestion que des 40 heures sans sommeil que j'avais derrière moi. Nom de dieu, qu'est ce que j'ai pu boire et manger!
Une fois arrivé à Nice, mes parents m'attendirent:
"on t'attendait pour manger: soupe, pates et pissaladière, ça t'ira?"
Et moi, tel Daladier descendant de son avion de Munich en 1938, j'ai bien failli grommeler "les cons!"
Croisières: pourquoi tant d'aigreur? English translation pending
certaines critiques à l'égard de Costa ou de MSC ne me paraissent guère justifiées mais le résultat d'une erreur de "casting":si vous ne supportez pas le monde ne prenez pas un bâteau de 3000 passagers, si vous n'aimez pas les Italiens(certes un peu bruyants, mais tellement drôles) prenez une croisière francophone, même chose si vous voulez que le personnel parle français(et encore cela sera très difficile sauf sur quelques bâteaux de luxe), ne vous attendez pas à la gastronomie de Bocuse compte tenu des prix somme toute modérés que vous payez compte tenu de l'ensemble des prestations fournies, l'embarquement de 3000 personnes ne se passe pas en cinq minutes quelle que soit la bonne volonté du personnel, acceptez un minimum de discpline:si VOUS voulez faire ce que VOUS voulez quand VOUs voulez faites des voyages individuels, s'il ya de petits cafouillages prenez les avec humour :VOUS ETES EN VACANCES!!!!J'en suis à ma douzième croisière dont 9 avec Costa, une avec MSc, et je trouve ce mode de voyage génial sinon je n'y reviendrais pas, je ne suis pas une "béni oui oui", mais ne passe pas mon temps à râler, je n'ai jamais rencontré de personnel désagréable, bien au contraire, même sur un gros bâteau on trouve toujours des lieux pour s'isoler, on fait ce qu'on veut(je n'ai pas forcément les mêmes activités que mon mari en mer) même s'il y a quelques contraintes lors des escales, je n'ai jamais remarqué que les Italiens étaient privilégiés(même chose pour les Français:nous ne sommes plus au temps des colonies!), les excursions vous paraissent chères rien ne vous oblige à les fai
re:débrouillez-vous par vous-mêmes on vous donne toutes les informations pour cela et vous pouvez préparer vos escales avec des guides.........
re:débrouillez-vous par vous-mêmes on vous donne toutes les informations pour cela et vous pouvez préparer vos escales avec des guides.........
Film: "Les Ch'tis" English translation pending
Bonjour à toutes et à tous,
Je n'ai pas trouver de rubrique cinéma alors je mets le sujet ici en Audio-Visuel.
" Les Ch'tis "
Tous les Forums francophone en parle, les américains prépare un remake dont le titre sera il semblerait " the Rednecks " .
Donc il semblerait que ce film restera dans la cinémathèque française comme la Grande Vadrouille, Les Bronzés ou Hôtel du Nord le sont.
Donc, un voyage non pas au delà des frontières de l'Europe mais d'une région à une autre, ceci avec la vision des Us et Coutumes au sein d'un même pays.
Alors n'attendons pas qu'il soit 1 an au Box-Office pour oser dire que c'est un bon moment 😉
Bonne journée.
A tantôt.
Je n'ai pas trouver de rubrique cinéma alors je mets le sujet ici en Audio-Visuel.
" Les Ch'tis "
Tous les Forums francophone en parle, les américains prépare un remake dont le titre sera il semblerait " the Rednecks " .
Donc il semblerait que ce film restera dans la cinémathèque française comme la Grande Vadrouille, Les Bronzés ou Hôtel du Nord le sont.
Donc, un voyage non pas au delà des frontières de l'Europe mais d'une région à une autre, ceci avec la vision des Us et Coutumes au sein d'un même pays.
Alors n'attendons pas qu'il soit 1 an au Box-Office pour oser dire que c'est un bon moment 😉
Bonne journée.
A tantôt.
Liberté, qui es-tu? English translation pending
Bonjour tout le monde...
Ca fait un petit moment que j'avais envie de discuter sur ce sujet, mais je ne savais pas comment l'aborder...
En fait j'aimerais savoir ce que représente pour vous la liberté, ce mot si vaste et si difficile à définir. Pour cela, je vous propose un cadre un peu strict, afin de ne pas partir (tout de suite) dans des débats sans fonds, mais d'avoir des réponses précises agrémentées d'exemples concrets.
Quelle est, en quelques phrases, votre propre définition du mot liberté?
Pouvez-vous raconter un moment de votre vie où vous vous êtes senti-e privé-e de liberté?
Pouvez-vous, au contraire, raconter un moment de votre vie où vous avez eu un sentiment de totale liberté?
Pensez-vous être libre? Quelque soit la réponse, pouvez-vous dire pourquoi?
Selon vous, quels sont les préalables (s'il y en a) indispensables au fait d'être libre?
Voilà, j'espère que ce sujet vous intéressera autant que moi :-)
En fait j'aimerais savoir ce que représente pour vous la liberté, ce mot si vaste et si difficile à définir. Pour cela, je vous propose un cadre un peu strict, afin de ne pas partir (tout de suite) dans des débats sans fonds, mais d'avoir des réponses précises agrémentées d'exemples concrets.
Quelle est, en quelques phrases, votre propre définition du mot liberté?
Pouvez-vous raconter un moment de votre vie où vous vous êtes senti-e privé-e de liberté?
Pouvez-vous, au contraire, raconter un moment de votre vie où vous avez eu un sentiment de totale liberté?
Pensez-vous être libre? Quelque soit la réponse, pouvez-vous dire pourquoi?
Selon vous, quels sont les préalables (s'il y en a) indispensables au fait d'être libre?
Voilà, j'espère que ce sujet vous intéressera autant que moi :-)
Si on se faisait des films... English translation pending
Si on se faisait des films....à quoi ils ressembleraient???
J'en ai un pour ce soir:
A la réalisation: Wong Kar Wai... (avec son magicien photo Christopher Doyle)..; la musique serait de Loreena Mc Kennith, le scénario serait basé sur "Le riz de Rangoon" de Frédéric Marinacce, avec en personnage principal Alessio Boni - ou Gabriel Garcia Bernal- et aussi Eva Green...
J'en ai un pour ce soir:
A la réalisation: Wong Kar Wai... (avec son magicien photo Christopher Doyle)..; la musique serait de Loreena Mc Kennith, le scénario serait basé sur "Le riz de Rangoon" de Frédéric Marinacce, avec en personnage principal Alessio Boni - ou Gabriel Garcia Bernal- et aussi Eva Green...
Elections en Thaïlande English translation pending
Bonjour,
Je suis curieux de savoir ce que vont changer les prochaines élections, la Thailande ne se dirige -t-elle pas vers un état "encore plus" totalitaire ?
Quelles vont être les conséquences pour les étrangers, investisseurs, expatriés ou futurs expatriés ?
Merci d' éclairer ma lanterne.
Quelles vont être les conséquences pour les étrangers, investisseurs, expatriés ou futurs expatriés ?
Merci d' éclairer ma lanterne.
Interpol lance un appel pour identifier un pédophile au Vietnam et Cambodge English translation pending
Je viens de voir cet article çi-dessous faire suivre, encore un détraqué dans la nature .
L'identité et la nationalité de l'homme soupçonné de ces abus sexuels sur des enfants, dont les plus jeunes sont âgés de six ans et les plus grands sont adolescents, n'ont pas pu être déterminées. Selon Interpol, l'homme voyagerait autour du monde pour assouvir ses penchants. «Nous avons essayé par tous les moyens possibles de l'identifier et de le traduire en justice mais nous sommes maintenant convaincus que sans l'aide du public, ce prédateur sexuel pourra continuer à violer et à abuser sexuellement des enfants», a déclaré le secrétaire général de l'organisation, Ronald K. Noble, cité par Interpol. . Suite ICI .
L'identité et la nationalité de l'homme soupçonné de ces abus sexuels sur des enfants, dont les plus jeunes sont âgés de six ans et les plus grands sont adolescents, n'ont pas pu être déterminées. Selon Interpol, l'homme voyagerait autour du monde pour assouvir ses penchants. «Nous avons essayé par tous les moyens possibles de l'identifier et de le traduire en justice mais nous sommes maintenant convaincus que sans l'aide du public, ce prédateur sexuel pourra continuer à violer et à abuser sexuellement des enfants», a déclaré le secrétaire général de l'organisation, Ronald K. Noble, cité par Interpol. . Suite ICI .
Première destination touristique (France) comparée à la Thaïlande English translation pending
Nous sortions mardi de l'aéroport champêtre de sukkothai puis celui de Bkk avant de débarquer mercredi à 8h à CDG. Nous nous sommes amusés à comparer: l'accueil, la propreté, la politesse, la logistique bagages, les wc, les prix du café, la signalétique
et on se demande ce que pensent les thais friqués qui viennent chez nous la première fois
Transcription de mariage à l'Ambassade de France d'Ankara English translation pending
bonjour,
je voulais avoir des témoignages de personnes ayant fait transcrire leur mariage...je me suis mariée le 10 aout 2007en turquie et je dois maintenant le faire transcrire puisque j'ai la double nationalité. Je suis allée a l'ambassade de france d'ankara (très mal reçu) donc nous devons prendre rdv et il n'y a pas de place avant le 15/10, je me demandais si sa aller etre long? et compliquée...merci
je voulais avoir des témoignages de personnes ayant fait transcrire leur mariage...je me suis mariée le 10 aout 2007en turquie et je dois maintenant le faire transcrire puisque j'ai la double nationalité. Je suis allée a l'ambassade de france d'ankara (très mal reçu) donc nous devons prendre rdv et il n'y a pas de place avant le 15/10, je me demandais si sa aller etre long? et compliquée...merci
Vivre et travailler à Libreville au Gabon English translation pending
Bonjour à tous,
Je partirai peut-être bientôt au Gabon (Libreville) pour bosser. Je n'ai pas encore toutes les précisions mais a priori c'est un contrat expat (et de toutes façons si ce n'est pas le cas ce sera sans moi...). J'aurais besoin de votre expérience sur ce type de contrat et sur d'autres points plus pratiques (vie à Libreville). Précision: j'ai deux baby (en fait un "à naître" dans les quinze jours) et deux chats. Je laisse Madame vous interroger sur ce qui peut les concerner :D
1/ Le contrat d'expat: auriez vous des exemples d'avantages généralement prévus par ce type de contrat? (déménagement (aller/retour), logement, électricité et gaz, voyages internationaux, véhicule, tél portable, sécu/mutuelle, rappatriement sanitaire, éducation, primes, autres). Si vous voulez me donner un exemple chiffré de contrat (le vôtre par exemple), ça pourra utilement m'éclairer, merci :) Si vous préférez que je vous donne mon email pour ça pas de problème.
2/ Biens et services: avez vous une connection internet et si oui chez quel opérateur? tarif? prestation (ADSL? 56K?)? rapidité de l'installation et de la mise en service? gaz et électricité: idem que supra, service de banque: vous êtes vous ouvert un compte dans une banque ayant son siége/un établissement à Libreville? Si oui chez qui? Eléments à surveiller/auxquels il faut faire attention. Point annexe: on paye comment dans les commerces (gros magasins): liquide, chéque, CB??? logement: y a t-il des agences de location à éviter? à privilégier? Des points auxquels il faut faire gaffe dans les contrats de loc gabonnais? Points annexes: y a t-il des coins à préivilégier pour se trouver un appart? (a priori la villa on verra plus tard :D). Tiens d'une manière générale vous avez une villa ou un appart? Vous pouvez me donner la surface, la localisation globale de votre habitation et le montant de votre loyer? véhicules: un concessionnaire mieux que les autres? Ou à éviter? Votre boîte vous aide t-elle pour acheter une voiture?
3/ sécurité Le gros point noir que je vois d'ici: les policiers. Le problème: j'aime la photo et j'ai du matériel pas trop mauvais (réflex num et quelques objectifs dont quelques uns assez chers), or on m'a dit d'éviter de l'emmener ou au moins de le sortir car il ne serait pas rare que le martériel soit confiscqué par la police ou les douanes pour des motifs tels "qu'espionnage" ou "pédophilie", le matériel ainsi saisi étant ensuite revendu aux photograpes "pro" locaux pour utilisation pendant les mariages etc. Je vous avoue que ça me refroidit pas mal. Any coments? D'autant plus que j'ai lu ici-même que les mange-miles, puisque c'est a priori comme ça qu'on les appelle, sont assez "présents" (€€€€). A ce propos, quel est votre budget "mange-miles" mensuel?
Bon pour le moment c'est tout ce que j'ai en tête. Si vous pouvez déjà m'aider avec ça c'est sympa. Meeeeeeeeeeerciiiiiiiiiii :D
Je partirai peut-être bientôt au Gabon (Libreville) pour bosser. Je n'ai pas encore toutes les précisions mais a priori c'est un contrat expat (et de toutes façons si ce n'est pas le cas ce sera sans moi...). J'aurais besoin de votre expérience sur ce type de contrat et sur d'autres points plus pratiques (vie à Libreville). Précision: j'ai deux baby (en fait un "à naître" dans les quinze jours) et deux chats. Je laisse Madame vous interroger sur ce qui peut les concerner :D
1/ Le contrat d'expat: auriez vous des exemples d'avantages généralement prévus par ce type de contrat? (déménagement (aller/retour), logement, électricité et gaz, voyages internationaux, véhicule, tél portable, sécu/mutuelle, rappatriement sanitaire, éducation, primes, autres). Si vous voulez me donner un exemple chiffré de contrat (le vôtre par exemple), ça pourra utilement m'éclairer, merci :) Si vous préférez que je vous donne mon email pour ça pas de problème.
2/ Biens et services: avez vous une connection internet et si oui chez quel opérateur? tarif? prestation (ADSL? 56K?)? rapidité de l'installation et de la mise en service? gaz et électricité: idem que supra, service de banque: vous êtes vous ouvert un compte dans une banque ayant son siége/un établissement à Libreville? Si oui chez qui? Eléments à surveiller/auxquels il faut faire attention. Point annexe: on paye comment dans les commerces (gros magasins): liquide, chéque, CB??? logement: y a t-il des agences de location à éviter? à privilégier? Des points auxquels il faut faire gaffe dans les contrats de loc gabonnais? Points annexes: y a t-il des coins à préivilégier pour se trouver un appart? (a priori la villa on verra plus tard :D). Tiens d'une manière générale vous avez une villa ou un appart? Vous pouvez me donner la surface, la localisation globale de votre habitation et le montant de votre loyer? véhicules: un concessionnaire mieux que les autres? Ou à éviter? Votre boîte vous aide t-elle pour acheter une voiture?
3/ sécurité Le gros point noir que je vois d'ici: les policiers. Le problème: j'aime la photo et j'ai du matériel pas trop mauvais (réflex num et quelques objectifs dont quelques uns assez chers), or on m'a dit d'éviter de l'emmener ou au moins de le sortir car il ne serait pas rare que le martériel soit confiscqué par la police ou les douanes pour des motifs tels "qu'espionnage" ou "pédophilie", le matériel ainsi saisi étant ensuite revendu aux photograpes "pro" locaux pour utilisation pendant les mariages etc. Je vous avoue que ça me refroidit pas mal. Any coments? D'autant plus que j'ai lu ici-même que les mange-miles, puisque c'est a priori comme ça qu'on les appelle, sont assez "présents" (€€€€). A ce propos, quel est votre budget "mange-miles" mensuel?
Bon pour le moment c'est tout ce que j'ai en tête. Si vous pouvez déjà m'aider avec ça c'est sympa. Meeeeeeeeeeerciiiiiiiiiii :D
Néerlandais et flamand: quelles différences? English translation pending
Bonjour,
je me suis toujours demandé s'il y a des différences entre le néerlandais et le flamand:s'agit-il de la meme langue prononcée de manière différente? Juste des expressions différentes? Où c'est une langue différente en quelques sortes? Merci :)
je me suis toujours demandé s'il y a des différences entre le néerlandais et le flamand:s'agit-il de la meme langue prononcée de manière différente? Juste des expressions différentes? Où c'est une langue différente en quelques sortes? Merci :)
Visa pour l'Inde English translation pending
Bonjour,
J'aimerai savoir quels document faut il fournir pour otenir un visa pour l'inde ? Faut il prendre RDV avant de se rendre à l'ambassade ? L'adresses est bien 15, rue Alfred-Dehodencq, 75016 Paris. ?
Merci de vos réponses, je compte m'y rendre demain matin ! Je vous pose les questions un peu à la dernière minute et je m'en excuse !!
Bonne soirée Nicolas
J'aimerai savoir quels document faut il fournir pour otenir un visa pour l'inde ? Faut il prendre RDV avant de se rendre à l'ambassade ? L'adresses est bien 15, rue Alfred-Dehodencq, 75016 Paris. ?
Merci de vos réponses, je compte m'y rendre demain matin ! Je vous pose les questions un peu à la dernière minute et je m'en excuse !!
Bonne soirée Nicolas
Suite du jeu des photos English translation pending
Bonjour toulmonde,
Photo suivante :

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