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France: coins sympathiques et peu connus English translation pending
Salut, je lance cette nouvelle discussion suite à un message d'un VFiste au sujet de Marseille.
Donnez chacun un ou deux endroits peu connus mais très sympas que vous avez visité personnellement en France.
Je commence : Saint-Blaise
Ce site antique est situé en Provence, près de Martigues (Ouest de Marseilles). Sur une colline couverte de pins, entre romarins et cygalles, se trouve les vestiges d'une ancienne ville ''gauloise'' entourée d'une enceinte grecque du IVe siècle av J-C en ''très'' bonne état (c'est très rare pour la France, et même pour l'ensemble de l'Ouest de la méditeranée.). Le site est historiquement très important, le paysage est magnifique, et en plus on est en Provence, une des plus belles régions du monde !!
A vous, faites-nous réver !
Donnez chacun un ou deux endroits peu connus mais très sympas que vous avez visité personnellement en France.
Je commence : Saint-Blaise
Ce site antique est situé en Provence, près de Martigues (Ouest de Marseilles). Sur une colline couverte de pins, entre romarins et cygalles, se trouve les vestiges d'une ancienne ville ''gauloise'' entourée d'une enceinte grecque du IVe siècle av J-C en ''très'' bonne état (c'est très rare pour la France, et même pour l'ensemble de l'Ouest de la méditeranée.). Le site est historiquement très important, le paysage est magnifique, et en plus on est en Provence, une des plus belles régions du monde !!
A vous, faites-nous réver !
Charm el Sheik: ils n'ont rien compris! English translation pending
un transporteur egyptien, encore une fois, vient de defrayer la chronique pour sa dangerosité latente :
deux ans apres le décès en Egypte de nombreux français visiblement personne ne veut retenir la leçon et les consolideurs sont toujours à l'oeuvre !! article paru ce jour dans Eurocockptit, le porte parole officieux des pilotes de ligne francais ;
l'avion incriminé, un 737 200 d' AMC n'a que presque trente ans (pour un homme on multiplie par combien pour avoir l'age, je ne sais pas !!!) il est facile pour un voyagiste de se cacher derrière un consolideur voir le post précédent sur le meme sujet :
http://voyageforum.com/v.f?post=366941;search_string=AMC;#366941
l'avion devait être top, meme les Maliens n'en voulaient plus.....ils l'ont rendu aux Egyptiens !!-- AMC : un manque cruel de communication ?
publié le 13 janvier 2006 à 11:18 par EuroCockpit.
Un article intéressant ce matin dans Le Figaro, qui montre à quel point il est important de communiquer avec les passagers quand un vol ne peut plus se dérouler "normalement", afin qu'ils sachent que la situation reste parfaitement contrôlée en toutes circonstances. En résumé, des passagers français se sont retrouvés dans un B732 d'AMC (Egypte bien entendu) datant de 1976, dans lequel ils ont eu droit au grand show, avec les masques et tous les accessoires.
AMC: A vos masques.. prêts... inspirez !
Selon le récit de ces passagers, à aucun moment l'équipage n'a donné quelque information que ce soit. Laissez-nous deviner.. FRAM ? Thomas Cook Voyages ? Non.. Air Masters, bien entendu ! A propos d'Air Masters, de FRAM et de l'Egypte, le rapport définitif sur l'accident de Flash Airlines qui devait sortir "dans les deux mois" (donc début décembre) a été entièrement revu et corrigé, et sortira autour de la première semaine de février. C'était en fait deux mois "hors taxes", puisque "toutes taxes comprises" ils auront duré 5 bons mois. La légendaire rigueur égyptienne, sans aucun doute. Et on ne vous parle même pas du contenu...--
article du Figaro : de plus en plus fort............-- La mésaventure de touristes français sur un vol égyptien
SÉCURITÉ AÉRIENNE
Des passagers racontent un voyage dramatique, la veille de Noël, sur un avion entre Le Caire et Louxor. Thierry Vigoureux [13 janvier 2006]
SI LA PLUPART des vols internationaux vers l'Egypte sont maintenant assurés par des transporteurs européens, les liaisons intérieures restent dévolues aux compagnies égyptiennes. Un vol Le Caire-Louxor du 24 décem bre dernier restera dans la mémoire des 180 touristes, pour la plupart français, embarqués sur un Boeing 737 d'AMC Airlines.
«Dès les premières minutes, les passagers situés à l'avant commen cent à avoir froid et certains, après s'être recouverts, cherchent à boucher les entrées d'air avec des mouchoirs, Après une quinzaine de minutes de vol, il s'est mis à neiger avec une gangue de glace au plafond de la cabine».
«Ma fille (24 ans), assise à l'avant de l'avion, perçoit un climat de stress dans la cabine de pilotage. Soudain, après environ une demi-heure de vol, l'air a semblé manquer, certains passagers ont eu mal aux oreilles, d'autres se sont mis à tousser et un enfant s'est trouvé mal», «Return to Cairo»
(Retour au Caire).poursuit le couple de Fran çais. Avec la dépressurisation, les masques à oxygène tombent mais ne fonctionnent pas. Les hôtesses, réfugiées à l'arrière, derrière leurs masques autonomes, restent muettes. Soudain, l'une se met à hurler : L'avion vole alors à 8 000 mètres. racontent Claude et Philippe Werquin, partis une semaine en Égypte avec un voyage Thomas Cook. Un avion sorti d'usine en 1976
L'avion entame une descente d'urgence et rentre à basse altitude. «Au total, nous sommes restés dans l'appareil environ une heure et bien contents d'être ressortis vivants !» concluent nos témoins.
Thierry Brunet, le directeur des transports de Thomas Cook France, confirme : «L'équipage a fait face à une panne moteur et appliqué les procédures d'urgence. Les voyagistes français, fédérés par Air Masters, pour affréter ce vol chaque semaine, savent que l'avion n'est pas récent. Mais en mars, AMC doit recevoir trois Boeing 737-800 de dernière génération.» Les passagers de ce vol ont emprunté, en effet, un des plus vieux Boeing 737-200 encore en service dans le monde, un type d'appareil interdit en Europe. Immatriculé SU-AYK, il est sorti d'usine le 2 avril 1976. L'aviation civile égyptienne, interrogée sur cette affaire, n'était pas joignable.
Les liaisons intérieures en Égypte posent un problème aux voyagistes qui n'ont guère le choix. Le trafic est réservé aux compagnies nationales. Et les voies routières et ferroviaires sont interdites car la région centrale n'est pas sûre. Les problèmes d'AMC ne sont pas nouveaux : le 16 juillet dernier, une centaine de passagers de Fram avaient refusé d'embarquer sur un MD 83 après un décollage interrompu et des pannes élec triques (nos éditions du 18 juillet). L'avion avait ensuite été immobilisé à Roissy-CDG pour inspection.
http://voyageforum.com/v.f?post=366941;search_string=AMC;#366941
l'avion devait être top, meme les Maliens n'en voulaient plus.....ils l'ont rendu aux Egyptiens !!-- AMC : un manque cruel de communication ?
publié le 13 janvier 2006 à 11:18 par EuroCockpit.
Un article intéressant ce matin dans Le Figaro, qui montre à quel point il est important de communiquer avec les passagers quand un vol ne peut plus se dérouler "normalement", afin qu'ils sachent que la situation reste parfaitement contrôlée en toutes circonstances. En résumé, des passagers français se sont retrouvés dans un B732 d'AMC (Egypte bien entendu) datant de 1976, dans lequel ils ont eu droit au grand show, avec les masques et tous les accessoires.
AMC: A vos masques.. prêts... inspirez !Selon le récit de ces passagers, à aucun moment l'équipage n'a donné quelque information que ce soit. Laissez-nous deviner.. FRAM ? Thomas Cook Voyages ? Non.. Air Masters, bien entendu ! A propos d'Air Masters, de FRAM et de l'Egypte, le rapport définitif sur l'accident de Flash Airlines qui devait sortir "dans les deux mois" (donc début décembre) a été entièrement revu et corrigé, et sortira autour de la première semaine de février. C'était en fait deux mois "hors taxes", puisque "toutes taxes comprises" ils auront duré 5 bons mois. La légendaire rigueur égyptienne, sans aucun doute. Et on ne vous parle même pas du contenu...--
article du Figaro : de plus en plus fort............-- La mésaventure de touristes français sur un vol égyptien
SÉCURITÉ AÉRIENNE
Des passagers racontent un voyage dramatique, la veille de Noël, sur un avion entre Le Caire et Louxor. Thierry Vigoureux [13 janvier 2006]
SI LA PLUPART des vols internationaux vers l'Egypte sont maintenant assurés par des transporteurs européens, les liaisons intérieures restent dévolues aux compagnies égyptiennes. Un vol Le Caire-Louxor du 24 décem bre dernier restera dans la mémoire des 180 touristes, pour la plupart français, embarqués sur un Boeing 737 d'AMC Airlines.
«Dès les premières minutes, les passagers situés à l'avant commen cent à avoir froid et certains, après s'être recouverts, cherchent à boucher les entrées d'air avec des mouchoirs, Après une quinzaine de minutes de vol, il s'est mis à neiger avec une gangue de glace au plafond de la cabine».
«Ma fille (24 ans), assise à l'avant de l'avion, perçoit un climat de stress dans la cabine de pilotage. Soudain, après environ une demi-heure de vol, l'air a semblé manquer, certains passagers ont eu mal aux oreilles, d'autres se sont mis à tousser et un enfant s'est trouvé mal», «Return to Cairo»
(Retour au Caire).poursuit le couple de Fran çais. Avec la dépressurisation, les masques à oxygène tombent mais ne fonctionnent pas. Les hôtesses, réfugiées à l'arrière, derrière leurs masques autonomes, restent muettes. Soudain, l'une se met à hurler : L'avion vole alors à 8 000 mètres. racontent Claude et Philippe Werquin, partis une semaine en Égypte avec un voyage Thomas Cook. Un avion sorti d'usine en 1976
L'avion entame une descente d'urgence et rentre à basse altitude. «Au total, nous sommes restés dans l'appareil environ une heure et bien contents d'être ressortis vivants !» concluent nos témoins.
Thierry Brunet, le directeur des transports de Thomas Cook France, confirme : «L'équipage a fait face à une panne moteur et appliqué les procédures d'urgence. Les voyagistes français, fédérés par Air Masters, pour affréter ce vol chaque semaine, savent que l'avion n'est pas récent. Mais en mars, AMC doit recevoir trois Boeing 737-800 de dernière génération.» Les passagers de ce vol ont emprunté, en effet, un des plus vieux Boeing 737-200 encore en service dans le monde, un type d'appareil interdit en Europe. Immatriculé SU-AYK, il est sorti d'usine le 2 avril 1976. L'aviation civile égyptienne, interrogée sur cette affaire, n'était pas joignable.
Les liaisons intérieures en Égypte posent un problème aux voyagistes qui n'ont guère le choix. Le trafic est réservé aux compagnies nationales. Et les voies routières et ferroviaires sont interdites car la région centrale n'est pas sûre. Les problèmes d'AMC ne sont pas nouveaux : le 16 juillet dernier, une centaine de passagers de Fram avaient refusé d'embarquer sur un MD 83 après un décollage interrompu et des pannes élec triques (nos éditions du 18 juillet). L'avion avait ensuite été immobilisé à Roissy-CDG pour inspection.
Petit thé à Lyon le 19 janvier 2006 English translation pending
Pourquoi pas un second rendez-vous à Lyon dans un petit salon de thé ?!
Histoire de ne pas laisser tomber l'élan, après la soirée chinoise à Voreppe (que j'ai râté oui mais...) puis le premier thé du 25 novembre ?
Je vous propose le jeudi 19 janvier, toujours rdv place des terreaux à 18h ? ou 19h ?
et puis pour ceux qui ne se connaissent pas déjà une BD sous le bras ou un livre/guide sur le voyage !
Je vous propose le jeudi 19 janvier, toujours rdv place des terreaux à 18h ? ou 19h ?
et puis pour ceux qui ne se connaissent pas déjà une BD sous le bras ou un livre/guide sur le voyage !
Cellule amovible English translation pending
salut a tous, je suis nouveau sur le forum.
j'habite à AJACCIO depuis plusieurs années et je viens de me séparer de mon vieux VW joker (24 ans) pour, peut être passer à une cellule sur pick-up. J'ai lu les differentes discussions sur le sujet, avantages, inconvénients ... merci de me faire partager vos nombreuses expériences sur le sujet.
plus particulièrement je voudrais avoir des renseignements sur les sujets suivants: que pensez vous des cellules TISCHER (neuves). Sur un double cabine, qu'est ce qu'il est raisonnable d'envisager, quel est le poids a ne pas depasser ? Que penser des toilettes/douche sur cellule ?
Bref, tout quoi !
nous voyagons en couple avec 2 enfants de 4 et 7 ans.
merci pour vos futures réponses
PACE E SALUTE
Conseils pour voyage au Canada du 12 au 26 septembre 2006 English translation pending
Bonsoir,
Cherche documentation, avis et idées pour circuit au Canada. Dates prévues du 12 au 26/09/2006 (fourchette 10 jours avant ou après). Première idée: Ontario (chutes du Niagara) - Montréal - Québec - Tadoussac (baleines) - Rimouski - Percé - Lac St Jean - Ottawa. Départ et retour impératifs de et à Bruxelles. Documentation logements bien venue. Budget moyen pour 2 adultes (57 ans). Intéressé par agence qui peut prévoir ce projet en bus et guide. Toutefois, location de voiture n'est pas à exclure si plus facile pour boucler le budget prévu. Centres d'intérêts: comme pour l'Egypte, et l'Ouest américain précédemment: la nature et ses merveilles. Aller à la rencontre des canadiens est également une priorité. Renseignements quant aux prix des billets et période de réservation, ainsi que compagnie à contacter sont les bienvenus.
Merci d'avance pour toute information.
Projet de développement en Afrique: départ juillet 2006 English translation pending
bonjour à tous
je m'appelle Marielle, j'ai 20 ans et je suis actuellement en BTS agricole (Analyse et Conduite des Systèmes d'Exploitation) en Savoie. je passe mon examen au mois de juin et je n'ai aucun projet professionnel. Passionnée depuis toujours par ce continent magnifique qu'est l'Afrique, j'ai décidé de partir quelques mois pour participer à un projet de développement (agricole pourquoi pas). ce message est aujourd'hui ma première démarche. je n'ai donc encore aucune idée précise et je souhaite connaitre ceux et celles qui seraient intéressés pour ce projet et pour me transmettre des idées.
Pour que l'Afrique puisse vivre et grandir... elle a tant à nous apprendre
Passeport américain English translation pending
Je suis etudiante en master 1 de commerce international et dans le cadre de mes etudes je souhaiterais effectuer un stage de 4 mois a Los angeles à partir de février 2006. J'ai la double nationalité française et américaine et je voulais savoir si je pouvais utiliser mon passeport américain pour entrer aux Etas Unis et mon passeport francais quand je rentrerais en France, ce qui m'epargnerais la depense d'un visa qui j'ai cru comprendre est assez cher...
Merci de me répondre
Merci de me répondre
Environs proches de Bangkok: que voir? English translation pending
bonjour,
je viens à nouveau vous consulter pour avoir votre avis sur ce qu'il y a à voir à 100 kms maxi de Bangkok.
mes idées sont les suivantes : pont de la rivière kwai : balade en train de 2h, puis sur le retour : arrêt à Nakhon Pathom pour visiter ancient city (Nuang boran) : votre avis ? crocodile farm : un attrape touristes ? ayutthaya : une journée, à faire absolument je pense connaissez vous un marché flottant moins touristique que Damnoen Saduak ?
si vous avez d'autres idées des incontournables ou de choses insolites, n'hésitez pas !!
merci d'avance bonne journée à tous 🙂
je viens à nouveau vous consulter pour avoir votre avis sur ce qu'il y a à voir à 100 kms maxi de Bangkok.
mes idées sont les suivantes : pont de la rivière kwai : balade en train de 2h, puis sur le retour : arrêt à Nakhon Pathom pour visiter ancient city (Nuang boran) : votre avis ? crocodile farm : un attrape touristes ? ayutthaya : une journée, à faire absolument je pense connaissez vous un marché flottant moins touristique que Damnoen Saduak ?
si vous avez d'autres idées des incontournables ou de choses insolites, n'hésitez pas !!
merci d'avance bonne journée à tous 🙂
Itinéraire pour la région de Toscane à vélo English translation pending
Bonjour à tous,
J'aimerais rouler en Italie l'été prochain, j'aimerais avoir des idées sur un itinéaire sur un circuit d'environ 1 semaine dans la région de la Toscane et/ou autour. Je veux faire environ 80-90 km par jour. Est-il facile de le faire dans cette région en itinérant soit en juin ou septembre.
Merci pour les conseils Nathalie
Merci pour les conseils Nathalie
Voyage en Belgique English translation pending
Hello
je vais partir en Belgique pour une semaine et j'aimerais bien aller à Liège, Anvers, mais aussi dans les ardennes(Marche, Hotton, Durbuy), mais seulement je sais pas si je vais aller à Charleroi ou à Namur, car j'ai entendu que c'était dangereux et qu'ils y avaient pas mals de cas sociaux par là-bas...
Ils apellent ca des "barakis", je crois, donc je voulais savoir si mon itinéraire était bien et si je puvais quand même aller à Charleroi, Namur ou si c'était à éviter?
Merci pour vos conseils😇
Ils apellent ca des "barakis", je crois, donc je voulais savoir si mon itinéraire était bien et si je puvais quand même aller à Charleroi, Namur ou si c'était à éviter?
Merci pour vos conseils😇
Excursions croisière Caraïbes English translation pending
je dois faire une croisiere caraibes sur l'Arion en mars avec le TO marsans.
quelqu'un peut il me dire si on peut se débrouiller a chaque escale pour découvrir par soi meme les iles ou doit on prendre les excursions vendues à bord qui sont assez cheres ?
Travailler au Club Med? English translation pending
Salut a tous, j'aimerais travailler au Club Med. Pouvez vous me renseigner sur la durée des contrats, le temps entre 2 contrats, la rémunération, l'ambiance, les conditions de travail, etc... et est ce que quelqu'un a deja travailler au service maintenance ?
Merci d'avance.
Merci d'avance.
Les "nouveaux", ne soyez pas intimidés English translation pending
Bonjour à tous, et notamment à ceux qui se sentent nouveaux sur le forum.
J'ai écrit hier à Alan, l'homme aux 3000 messages, dans la discussion portant sur La rencontre à Nice le 3 décembre ( http://voyageforum.com/v.f?post=311470 ):
Je me rends compte que les "petits nouveaux" sont tres intimidés par les dinausores du forum (la réaction d'exotica n'est pas la première). Il faudrait qu'on se demande comment ca se fait, et qu'on reflechisse à un changement de cap pour que ce sentiment diminue, parce que c'est dommage. Je dis ca pour nous tous, les anciens, pas que pour moi ou toi. Tu as raison, la richesse de VF, c'est entre autre ces rencontres ou anciens et nouveaux se retrouvent en vrai, voire parfois nouveaux et nouveaux, ou anciens et anciens...
En réponse, il m'a été suggéré de démarrer cette discussion, ce que je fais ici.
En gros, j'ai envie: 1) que les nouveaux inscrits ne se sentent pas intimidés, car ce forum tire sa force de son ouverture, donc tous les voyageurs sont les bienvenus, même ceux qui n'ont jamais voyagé et qui ont envie de voyager. On ne mesure pas la qualité d'un être humain au nombre de kilomètres parcourus à pieds, au nombre de pays visités, au nombre de 8000 grimpés, au nombre de bivouacs réalisés par - 30 degrés, ni au nombre de ses messages postés sur VF. Donc, ceux qui, pour une raison ou une autre, se sentiraient dépassés par certains "dinausores du forum", relativisez, et osez. Il n'y a rien à craindre, personne ne vous rejettera, personne ne se moquera de vous, enfin... j'ose espérer!!!! De toute façon, on ne mesure pas la qualité d'un être humain, tout court.
Ce forum existe depuis trois ans maintenant. D'autres forums plus récents (notamment en politique) ont des membres qui ont posté 40 000 messages. Je l'ai vu. Relativisons.
2) de savoir pourquoi vous vous sentez intimidés. Sommes nous trop "entre nous"? Dans ce cas, nous pouvons corriger cela, aidez nous en nous disant comment. Sommes nous réellement trop snobs? J'espère vraiment pas...🤪 Dans tous les cas, vous êtes vraiment les bienvenus dans toutes les rencontres, et même plus, VF a besoin d'une relève selon moi. Je ne prone pas l'extinction des dinausores, mais le renouvellement n'a jamais fait de mal que je sache. Mixons, mixons, mes frères...
J'ai écrit hier à Alan, l'homme aux 3000 messages, dans la discussion portant sur La rencontre à Nice le 3 décembre ( http://voyageforum.com/v.f?post=311470 ):
Je me rends compte que les "petits nouveaux" sont tres intimidés par les dinausores du forum (la réaction d'exotica n'est pas la première). Il faudrait qu'on se demande comment ca se fait, et qu'on reflechisse à un changement de cap pour que ce sentiment diminue, parce que c'est dommage. Je dis ca pour nous tous, les anciens, pas que pour moi ou toi. Tu as raison, la richesse de VF, c'est entre autre ces rencontres ou anciens et nouveaux se retrouvent en vrai, voire parfois nouveaux et nouveaux, ou anciens et anciens...
En réponse, il m'a été suggéré de démarrer cette discussion, ce que je fais ici.
En gros, j'ai envie: 1) que les nouveaux inscrits ne se sentent pas intimidés, car ce forum tire sa force de son ouverture, donc tous les voyageurs sont les bienvenus, même ceux qui n'ont jamais voyagé et qui ont envie de voyager. On ne mesure pas la qualité d'un être humain au nombre de kilomètres parcourus à pieds, au nombre de pays visités, au nombre de 8000 grimpés, au nombre de bivouacs réalisés par - 30 degrés, ni au nombre de ses messages postés sur VF. Donc, ceux qui, pour une raison ou une autre, se sentiraient dépassés par certains "dinausores du forum", relativisez, et osez. Il n'y a rien à craindre, personne ne vous rejettera, personne ne se moquera de vous, enfin... j'ose espérer!!!! De toute façon, on ne mesure pas la qualité d'un être humain, tout court.
Ce forum existe depuis trois ans maintenant. D'autres forums plus récents (notamment en politique) ont des membres qui ont posté 40 000 messages. Je l'ai vu. Relativisons.
2) de savoir pourquoi vous vous sentez intimidés. Sommes nous trop "entre nous"? Dans ce cas, nous pouvons corriger cela, aidez nous en nous disant comment. Sommes nous réellement trop snobs? J'espère vraiment pas...🤪 Dans tous les cas, vous êtes vraiment les bienvenus dans toutes les rencontres, et même plus, VF a besoin d'une relève selon moi. Je ne prone pas l'extinction des dinausores, mais le renouvellement n'a jamais fait de mal que je sache. Mixons, mixons, mes frères...
Travailler en Australie et partir avec mon fils de trois ans English translation pending
Bonjour,
J'aimerai quitter la suède, à cause du grand froid et je voudrais voir grandir mon fils au soleil🙂! Mais voilà, je suis seule à partir, le papa ne voulant pas nous suivre, dans ce type d'aventure, tant pis; ça va être dur mais je voudrais essayer. Comment trouver un logement? et quel visa prendre? ville sympa pour les enfants?
Merci Nali
J'aimerai quitter la suède, à cause du grand froid et je voudrais voir grandir mon fils au soleil🙂! Mais voilà, je suis seule à partir, le papa ne voulant pas nous suivre, dans ce type d'aventure, tant pis; ça va être dur mais je voudrais essayer. Comment trouver un logement? et quel visa prendre? ville sympa pour les enfants?
Merci Nali
Recherche mes origines vietnamiennes English translation pending
Bonjour à tous,
Je m'appelle Dorothée mais aussi "Lê Thi Mông Chi" qui est mon prénom vietnamien. Je suis née dans la province de Quang Nam et ai vécu mes premiers mois à l'orphelinat du Sacré Coeur à Danang. J'ai été adoptée par une famille française à l'âge de 18 mois en janvier 1969 grâce à l'association Terre des Hommes et Rosemary Taylor.
Depuis peu j'ai entamé des recherches sur mes origines vietnamiennes. J' ai déjà trouvé certaines réponses à mes multiples questions.
J'espère que d'autres portes s'ouvriront grâce à ce forum.
Si quelqu'un possède des renseignements (informations, documents, photos...) sur les thèmes suivants, merci de me contacter : l'orphelinat du Sacré Coeur à Danang l'orphelinat To Am à Saigon l'ordre des soeurs de Saint Paul de Chartres l'association Terre des Hommes France Rosemary Taylor Soeur Susan Mcdonald Maître Pham Thanh Dan (avocat) pris pour signer l'acte d'adoption à Saigon le village de Phu Qui (province de Quang Nam) qui se situe un peu au nord-ouest de Tam Ky, sur les rives de la mer de Chine : c'est mon village de naissance.
La moindre information peut se réveler une lueur d'espoir.
A très bientôt.
Je m'appelle Dorothée mais aussi "Lê Thi Mông Chi" qui est mon prénom vietnamien. Je suis née dans la province de Quang Nam et ai vécu mes premiers mois à l'orphelinat du Sacré Coeur à Danang. J'ai été adoptée par une famille française à l'âge de 18 mois en janvier 1969 grâce à l'association Terre des Hommes et Rosemary Taylor.
Depuis peu j'ai entamé des recherches sur mes origines vietnamiennes. J' ai déjà trouvé certaines réponses à mes multiples questions.
J'espère que d'autres portes s'ouvriront grâce à ce forum.
Si quelqu'un possède des renseignements (informations, documents, photos...) sur les thèmes suivants, merci de me contacter : l'orphelinat du Sacré Coeur à Danang l'orphelinat To Am à Saigon l'ordre des soeurs de Saint Paul de Chartres l'association Terre des Hommes France Rosemary Taylor Soeur Susan Mcdonald Maître Pham Thanh Dan (avocat) pris pour signer l'acte d'adoption à Saigon le village de Phu Qui (province de Quang Nam) qui se situe un peu au nord-ouest de Tam Ky, sur les rives de la mer de Chine : c'est mon village de naissance.
La moindre information peut se réveler une lueur d'espoir.
A très bientôt.
4 jours dans le Connemara (Irlande) English translation pending
Hello,
Je pars mi décembre en Irlande avec ma copine avec un vol Ryanair (40 euros AR au départ de Charleroi !). On atterit à Shannon et on se loue une voiture. De là, où aller en 4 jours sur place ? Je connais pas du tout l'Irlande. Y'a-t-il des inmanquables ????
Et de bons plans pour dormir à petits prix, chez l'habitant, ou dans des beds and breakfast ? Si vous avez des bonnes adresses, merci d'avance 😉
Je pars mi décembre en Irlande avec ma copine avec un vol Ryanair (40 euros AR au départ de Charleroi !). On atterit à Shannon et on se loue une voiture. De là, où aller en 4 jours sur place ? Je connais pas du tout l'Irlande. Y'a-t-il des inmanquables ????
Et de bons plans pour dormir à petits prix, chez l'habitant, ou dans des beds and breakfast ? Si vous avez des bonnes adresses, merci d'avance 😉
Travailler à Disneyland Paris English translation pending
Salut.
Je souhaite quitter le Canada pour la France... Je voudrais savoir de quelle facon applique pour disneyland paris... Si quelqu un y a travailler me parler des conditions de travail ce serait bien...
Je souhaite quitter le Canada pour la France... Je voudrais savoir de quelle facon applique pour disneyland paris... Si quelqu un y a travailler me parler des conditions de travail ce serait bien...
Mariage avec un Cubain English translation pending
Bonjour a tous!
Je vais bientot me marier avec un Cubain...j'aimerais que vous m'aidiez a savoir quels documents j'ai besoin de presenter a Cuba la journee de mon mariage. Je suis Canadienne (je vis a Montreal) et j'irai seulement pour une semaine!
Merci a tous de votre aide!
Aromatica
Je vais bientot me marier avec un Cubain...j'aimerais que vous m'aidiez a savoir quels documents j'ai besoin de presenter a Cuba la journee de mon mariage. Je suis Canadienne (je vis a Montreal) et j'irai seulement pour une semaine!
Merci a tous de votre aide!
Aromatica
Australie /Nouvelle-Zélande: prélude English translation pending

Le voyage a déjà commencé!
EH OUi! A quelques jours du départ réel, je peux dire, après réflexion, que le voyage à déjà commencé.
Il a commencé il y a plus de 30 ans de celà, quand je regardais "Skippy le kangourou" à la télé, et quelques années plus tard quand je feuilletais un livre sur les voyages du capitaine Cook.
Il a été à deux doigts de se réaliser en 1987, quand j'ai acheté mon premier guide sur l'Australie et que je commançais à regarder les propositions des agences de voyage... et puis la vie a fait que j'ai choisi des destinations plus proches, plus raisonnable et moins cher que l'Australie pour seulement 3 semaines de vacances.
Début des années nonantes, j'ai découvert Arthur Upfield et son détective métis Napoléon Bonaparte et l'envie de cette "ile" du bout du monde c'est faite plus forte. C'est dans ces années là que j'ai découvert l'art et la culture Aborigène et j'ai été complétement facinée. Je ne sais toujours pas pourquoi. Quelques livres et expos plutard je suis toujours facinée, mais j'ai toujours du mal à comprendre le "temps du rêve".
A ce moment la aussi, j'ai commencé parallélement à découvrir la Nouvelle Zélande, et je me disais que si un jour j'allais en Australie je ferais bien un petit détour par la Nouvelle Zélande par la même occasion. C'est bien connu avec des "si" on mettrais Paris en bouteille.
Aux fils des années, aux fils des lectures et des expositions, grace aux JO de Sydney, grace aux Seigneurs des anneaux, l'Australie et la Nouvelle Zélande sont devenues de plus en plus présente dans mon esprit.
Et puis à l'automne 2004 je me suis décidée, j'ai fais mes comptes au moins dix fois, j'ai envoyé ma demande de congé non payé de 4 mois à mon employeur. Le pas était franchi.
Mi décembre mon CNP était accepté et lors du repas du réveillon de Noel j'annonçais à ma famille que je ne serais pas avec eux pour le Noel 2005 car je partais 5 mois en Australie-Nouvelle Zélande. A ma grande surprise, la réaction fût " c'est super tu vas vivre trois étés de suite"! C'était vrai mais je n'y avais même pas pensé car moi j'adore l'hiver, synonyme pour moi de belles virées à ski seule ou en compagnie de mes neveux. A vrai dire je ne regrette pas du tout le fait d'avoir à gratter le parebrise le matin ou d'avoir a déblayer la neige avant de partir au travail.😉
Début janvier j'ai commencé sérieusement à préparer le voyage, on me disait bien que je m'y prenais drolement tôt et que j'avais bien le temps, mais bon... j'aime bien que tous soit en ordre et j'aime pas vraiment les surpises de dernières minutes surtout les mauvaises. Et puis cette ìle continent par quel bout l'aborder ce n'est pas "que" les voiles blanches de l'opéra de Sydney, ni "que" le monolithe rouge d'Uluru. Y a quand même autre chose, même si je veux absolument voir ces deux endroits. Alors avec l'aide d'une agence de Lausanne j'ai commencé à faire un peu mieux connaissance avec l'Australie, la Nouvelle Zélande m'impressionant moins étant de taille plus "humaine" et petit à petit j'ai commencé à tiré les fils de l'écheveau Australie et à construire mon voyage.
A la même période j'ai aussi découvert les joies d'avoir un ordi personnel à la maison, c'est quand même merveilleux quand on y pense, un petit clic et deux à trois semaines plutard la documentation commandée arrive dans votre boite aux lettre. Un petit clic et je vais visité le Queensland ou le centre rouge, un petit clic et je visite tel ou tel backpackers, ou j'entend le cris du kookabura pour la première fois. Mais rien ne remplacera l'envie que j'ai d'aller salir mes baskets dans la poussière du centre rouge.
Tiens j'en arrive déjà à la fin du mois de février, mon frère me dit que j'ai bien le temps de préparer mon voyage et je lui répond que ça fait déjà 4 mois de passés si je compte à partir du moment où j'ai fais ma demande de CNP?. Le temps passe.
😏 C'est aussi le moment ou depuis le 28 février j'ai découvert une famille de Voyageurs fous ou plutôt des fous du voyage Là j'en profite pour remercier tous le monde, je ne nomerais personne de peur d'en oublier.
MERCI à tout ceux qui m'ont aidé par leurs conceils, aussi bien dans la recherche d'info concernant directement l'Australie NOuvelle Zélande, mais aussi ceux qui ont eu la patience de m'aider à progresser dans la l'usage de la bête informatique.
MERCI à tout ceux qui m'ont procurré des encouragements, à tout ceux qui ont pris le temps d'échanger sur tout et sur rien avec qui j'ai créé des liens.
MERCI à ceux qui partagent leurs textes, leurs photos, leurs idées, leurs émotions en un mot Merci à ceux qui partagent leur passion du voyage. MERCI à François qui a eu l'idée de créer cet espace d'échange autour du voyage.
Mars, avril, mai, juin ont filé
Juillet fut mémorable avec deux magnifiques rencontres de voyageurs.
Malheureusement aout a été d'une longueur épouvantable, oui je sais comme tous les ans il avait 31 jours, mais je vous assure que cette année les journées comptais double🤪.
Et puis septembre est arrivé, enfin! Plus que deux mois, les uns et les autres sont partis en voyage, partent encore, reviennent, mettent en ligne qui un carnet de voyage, qui quelques photos et tout celà me fait rêver et me fait patienter et me font dire une prochaine fois j'irais... Vite septembre file maintenant, établir quelques listes de choses impératives à faire surtout au niveau de ce qui m'em... le plus, c'est à dire les formalités de tout poils.
On m'interroge de plus en plus : "tu es déjà partie?" "euh, non pas encore " "c'est pour quand déjà", " bientôt" dans 45, 40 30 et maintenant 8 jours. "Déjà, qu'est ce que le temps passe vite " et moi "pas encore assez vite" " tu parles anglais couremment ?" "euh just à little" "t'inquiètes, quand tu reviendra tu seras parfaitement bilingue, et puis y parait que les australiens et les kiwis sont supers sympas" et moi "si seulement, j'améliorais mon anglais" Et la question qui tue "tu pars seule ou avec...." l'ai je entendue 5, 10 50 fois?
Octobre est arrivé, et avec lui les travaux de rénovation des extérieurs de la maison où je vis, depuis le temps que c'était en pourparlé(au moins 5ans) c'est maintenant qu'ils s'y mettent. Oh joie🤪 Je ne suis pas une fée du logis et tout ce que je met en ordre et nettoie pour la venue de mes catsitters est à refaire le lendemain grace aux infiltrations de poussière. Heureusement la force des coups de marteaux ne m'empêche pas de rêver et si je rale après la poussière c'est parce qu'elle est noire et que je rêve de bouffer de la poussière rouge des pistes de l'intérieur du pays, je rêve de grands espace je rêve d'eau turquoise le long de côtes sauvages, je rêve de rencontres. Je rêve un peu moins de méduses à boite (mortelles), de salties, de serpents venimeux et autres "charmantes" bestioles . Déjà en aout j'avais fait une première fois mon sac de voyage, le weekend dernier j'ai bien du le refaire trois fois. Clic. J'ai réservé ma chambre dans un backpaker de Cairns et leur est demandé de venir me chercher à l'aéroport. Clic la confirmation est arrivée, c'est Ok ils viendront me chercher, je n'ai qu'a téléphoné au n° gratuit en arrivant. Cool, je n'ai qu'a..... téléphoner, après 20 et quelques heures de vol, une dizaine d'heures de décalage, la tête dans le c.. je n'ai qu'a téléphoner? Et en anglais, l'aventure va vite commencer😕 j'ai interret de préparer mes phrases, j'espère juste que je comprendrais la réponse.
Ici, a part ce weekend qui fut pluvieux, l'automne est magnifique les arbres sont dorés par le soleil palissant de ce mois d'octobre le Léman est magnifique comme d'habitude, je m'en mets plein les yeux de toute cette beauté, alors que vais je chercher si loin de chez moi ? Je n'en sais fichtre rien mais je me réjouis de le découvrir, et peut être que je ne trouverais pas et qu'il faudra que je reparte😛 Les billets sont arrivés, enfin, je tiens dans mes mains presque un an de préparation, un an de rêve c'est du concret c'est réel ce n'est plus un rêve. Je décoles Mardi 1ier novembre à 20h de Genève, pour Cairns via Francfort et Singapour YOUPPIIIIII!!!! C'est enfin mon tour de partir. Peut être est ce maintenant mon tour d'en faire rêver certains? A biento^t pour la suite de ce carnet de route
Partir vivre au Vanuatu English translation pending
Bonjour je m'appelle Barbara et je souhaite partir vivre à Port Vila en février prochain. Je m'explique : mon petit ami est originaire de là-bas et je ve l'y rejoindre.
C'est pour cela que je cherche l'avis d'une personne ayant déj�� visité le coin pour pouvoir avoir un autre regard.
Comment est la vie là-bas? est-il facile de truover un emploi lorsqu'on est étranger? Pour ma part j'ai un BTS tourisme.
Je vous remercie de me donner tous les conseils que vous pouvez.
A bientôt à tous.
Ski et snow à Whistler ou dans les Alpes françaises pour début janvier 2006 English translation pending
Salut à tous!
J'aimerais savoir si plusieurs d'entre vous sont déjà allé soit dans la région de whistler ou dans les alpes francaises parce que j'ai l'idée de partir cet hivers en voyage de snow! j'aimerais savoir si vous conaissez des endroit plus abordable ou des agences de voyage spécialisé en ski! j'attend de vos nouvelles1
un gros merci!
un gros merci!
Pharmacie pour malarone à Paris et bons plans Guyane française English translation pending
Bonjour à tous,
je me suis inscrite sur ce forum dans l'optique de mon voyage imminent en Guyane. Les informations sont rares, je n'ai trouvé aucun guide. A vrai dire, je n'ai pas beaucoup cherché non plus car je n'ai qu'un temps limité à consacrer à la préparation du voyage. J'ai fait le strict minimum : vaccination contre la fièvre jaune, l'hépatite A et la diphtérie-tétanos.
Ah oui, et si quelqu'un pouvait m'envoyer l'adresse de cette fameuse pharmacie parisienne où la Malarone se vend un peu moins cher qu'ailleurs, je lui en serai très reconnaissante !
Je pense que je vais venir ici souvent...
Canada en hiver English translation pending
NOus sommes hauts-savoyards,
nous allons partir au canada en fevrier 2006, pour 2 semaines, avec au programme:
1 raid de 6 jours en traineau
notre mariage intime a la chapelle de l'hotel de glace😊
et nous cherchons d'autres activités pour completer notre voyage. A vous les idées!!😛
peut-on voir les baleines sur le saint-laurent à cette epoque?😕 les aurores boreales dans le nord?
que pensez-vous de la compagnie SWISS pour un vol geneve-montreal?
Merci pour vos idees, remarques suggestions A+😉
et nous cherchons d'autres activités pour completer notre voyage. A vous les idées!!😛
peut-on voir les baleines sur le saint-laurent à cette epoque?😕 les aurores boreales dans le nord?
que pensez-vous de la compagnie SWISS pour un vol geneve-montreal?
Merci pour vos idees, remarques suggestions A+😉
Zarzis ou Djerba (Tunisie)? English translation pending
Bonjour, je fouille pas mal en ce moment sur internet pour trouver une destination en bord de mer en Tunisie ! Je n'arrive pas à me décider entre Djerba et Zarzis qui peut m'aider ? Djerba est ce vraiment touristique ? Les plages de Zarzis sont elles belles ? nous voulons éviter les hotels de luxe si au passage vous avez une bonne adresse ...merçi 🙂
Thaïlande: vols intérieurs et argent English translation pending
Bonjour!
J'aimerais savoir comment procéder pour ce qui est de l'argent, en étant le plus sécuritaire possible... Qu'est-ce qui est le mieux (cheques de voyages, argent comptant, carte de crédit)? et ou doit-on changer son argent? (Banques, bureau de change) Combien de liquidité est-ce bon de garder sur soi??
Comment doit-je procéder si je veux acheter un vol intérieur en Thailande? J'ai un peu peur des arnaques si je vais dans une agence locale?? Je suis ouverte à tous vos conseils...
Je ratisse le site depuis plusieurs semaines et j'ai trouvé bon nombre de mes questions!
Merci à tous!!!😉
Comment doit-je procéder si je veux acheter un vol intérieur en Thailande? J'ai un peu peur des arnaques si je vais dans une agence locale?? Je suis ouverte à tous vos conseils...
Je ratisse le site depuis plusieurs semaines et j'ai trouvé bon nombre de mes questions!
Merci à tous!!!😉
Recherche des volontaires au Kirghizistan English translation pending
Voila,
nous venons tout juste d' avoir une piece qui va devenir le nouveau centre de volontaire au Kirghystan, donc on aurai besoin quelques volontaires motiver pour reparer ce nouveau centre, des maintenent si c'est posssible ou plus tard aussi, y'a moyen d' etre loge, nourri, ...voila, si y'a des partants, vous ete les bienvenus !
merci
Hôtel Cameleon Villas Jibacoa English translation pending
Bonjour à tous, je viens de voir cet hotel de Varadero sur VAR à très bon prix mais je ne trouve aucun infos à l'exception de quelques photos sur le site de nolitour même qui semblent être le seul TO à l'offrir. C'est indiqué que c'est un 3* de 110 chambres en bungalow. Est-ce que quelqu'un a des infos, est-ce un hotel qui a changé de nom ou est-ce tout simplement un petit nouveau ? Merci de m'aider ! Caroline
Langue universelle? English translation pending
Bonjours à tous, je vais réalisé le 1 avril 2007 une traverser de l'Europe et de l'Asie en mobylette, et j'ai entendu parlé d'une langue universel mais je ne me rappelle plus comment elle s'appelle. Si vous pouvez m'aidé en me disant le nom et des lien web je vous en serai reconnaissant.
Mon rêve américain English translation pending
Parce que je considère que toute la richesse d’un voyage se trouve, bien plus encore que dans les pays traversés, dans les émotions ressenties. Parce qu’un voyage est d’autant plus beau qu’il est personnellement vécu, pleinement subjectif. Parce que tant de livres regorgent d’informations pratiques de sorte que ma touche à moi ne peut être que personnelle, presque intime. Pour toutes ces raisons-là, je ne raconterai pas les détails, les prix, les bonnes affaires … Je ne conterai que mes battements de cœur ; mon récit ne sera qu’émotion. Voici « quelques » phrases et pensées glanées au fil de mon voyage.
Mon histoire commence … la veille du départ.
Demain, à 8h, un taxi viendra nous chercher pour nous emmener à l’aéroport, d’où nous décollerons pour rejoindre Chicago, avant d’atteindre San Francisco, point de départ de notre tour. Je ne réalise pas que l’on part demain déjà. Je suis fatiguée. Un peu à côté décalée. Un peu triste … et je ne sais trop pourquoi. Un peu déboussolée.
J’ai l’impression de laisser derrière moi une vie qui, doucement, parvenait à ébullition. Une cohue. Un vacarme. Un désordre. Un peu de recul me permettra, je suppose, comme d’habitude, d’y voir un peu plus clair. J’ai l’impression d’avoir vécu ces derniers jours comme j’ai déjà vécu tant d’années : à moitié. Un pied sur terre, ma tête perdue dans ma planète. Comme dans un songe. Comme dans un rêve. Dès demain je me réveillerai pourtant. Car j’ai envie de mordre dans ce voyage à pleines dents.
Je ne sais pas encore vraiment ce que j’attends de ce voyage. Parce que, à nouveau, je pars vierge. Vierge d’images, de préjugés. Sinon « ce que l’on dit » sur le rêve américain, les paysages des westerns ou les rues des films. Que des clichés quoi. Or Dieu sait comme je n’adore pas les clichés. Je ne veux pas m’entacher l’esprit d’idées préconçues. Je pars le cœur grand ouvert et extrêmement réceptif, les yeux ouverts eux aussi, grands ouverts, prêts à tout accueillir.
En fait si, je sais ce que j’en attends. J’attends de ce voyage de mesurer la petitesse de la condition humaine. De me retrouver point infime parmi l’immensité. Comme en Laponie ou dans le Sahara marocain, je veux palper ma raison d’être par comparaison aux paysages grandioses et millénaires. J’attends des flashes de couleur, de beauté, des paysages-émotion qui prennent au cœur. J’attends de me perdre dans des villes inattendues. J’attends de vibrer au travers de ces découvertes. J’attends d’être.
Ma dernière nuit belge du mois vient de s’écouler. Je me sens enfin vraiment en partance, curieuse de goûter aux immensités de l’ouest américain, avide de démystifier les légendes de ces régions, assoiffée d’être en personne dans des mythes vivants, de passer dans des villes, des paysages que, européens, nous associons davantage à des films et westerns qu’à une vie tangible. Oui, l’ouest américain est vivant et réel. Et je pars à sa rencontre. Et je suis curieuse des étincelles que cette découverte va provoquer. Envie de plonger la tête la première dans un rêve … et de m’y noyer, totalement. De m’immerger. Envie de sentir mon cœur battre un peu plus fort.
Bruxelles – Chicago – San Francisco.
C’est donc ici que débute notre périple. San Francisco est difficile à résumer. Parce qu’il y a, dans cette ville, un éclectisme, une multitude, une diversité qui fait toute sa richesse.
San Francisco est un kaléidoscope, aux facettes bien distinctes, mais complémentaires. Charmante, comme le quartier touristique des pêcheurs et la Marina … j’ai toujours adoré les villes le long de la mer. Impressionnante et fière, comme le quartier des bureaux. Impromptue, comme la rue italienne aux abords du quartier chinois, en plein cœur de cette ville américaine. Mythique, comme le Golden Gate émergeant de la brume. Inattendue, comme ces joggers par milliers gravissant et descendant sans peine apparente, le relief si caractéristique de la ville. Légendaire, comme les quelques lignes résiduelles des cable cars. Epoustouflante, comme le panorama sur la baie. Etonnante, comme Alcatraz flottant, apparemment si accessible, au milieu de la baie. Rappelant à l’ordre, comme les clochards par dizaines qui déambulent dans le centre ville. Démesurée, comme les rues si larges qui quadrillent la ville. « Cool », comme ses habitants qui déambulent, nonchalamment, leur café à la main et la quiétude au cœur, dans les rues. Riche, pour tout cela à la fois.
Certaines villes, régions, s’oublient vite parce qu’elles ressemblent trop fortement à ce que l’on connaît, car elles ne sont que copie de notre normalité. D’autres ne finissent pas de nous étonner, car elles sont le contraire de nos repères. On ne s’y habitue jamais, on ne se les approprie jamais. Mais, toujours, on les voit, car elles nous surprennent.
San Francisco se situe quelque part entre les deux. Il est certains aspects, proches de nos habitudes européennes, auxquels on se fait vite et qui, trop rapidement sans doute, ne nous intriguent plus : les gens, le temps, la nourriture, l’odeur de la mer …
D’autres aspects, par contre, en nous faisant plonger au cœur de films un peu oubliés, d’ambiances que l’on ne croyait que fictives, nous interpellent à tous les coups et nous laissent, songeurs, une étoile au fond des yeux : le cable car qui monte et descend certaines rues, la pente vertigineuse de certaines ruelles, la largeur des avenues, les voitures de police et limousines, la taille des cafés servis, la gentillesse de gens, l’absence de réaction lorsque l’on dit venir d’un pays inconnu, la Belgique.
Car marcher à San Francisco, c’est vraiment, d’une certaine façon, pénétrer une légende. C’est une ville que, d’un côté, on peut prévoir, de par les scènes de films tournées ici. Pourtant, on ne peut se résoudre à vraiment s’attendre à voir passer les cable cars, à admettre qu’il s’agit là du quotidien de millions de personnes, de leur réalité, de leur banalité. Il y a quelque chose de surréaliste dans cette ville. Quelque chose qui fait sourire et pétiller le regard. Quelque chose qui accroche … et qui fait que l’on s’attache. Oui, ici, la réalité rejoint fiction. Plus encore, la fiction est la réalité.
J’apprécie beaucoup San Francisco. La ville, son atmosphère, son élégance … m’ont petit à petit pénétrée. La démesure, non des gens, de par leur exubérance, mais de la ville, de par ses pentes vertigineuses et maisons à flanc de « montagne » me charme. Il y a quelque chose de « comique » à cette géométrie si peu commune.
De cette ville émerge une insouciance, un bon vivre. Comme si elle se résumait en un sourire. J’aime ce qui flotte dans l’air san franciscain, j’aime cette brume qui semble répandre la bonne humeur tout autour de la baie.
Lors de la découverte de cette ville, il m’a manqué du temps. Le temps de respirer, de m’imbiber de l’atmosphère sans franciscaine, de vibrer à ses rythmes si divers, de goûter à ses saveurs multiples. Le temps de me noyer dans la masse de joggers pour quelques foulées. Le temps de discuter, de sortir. Le temps de m’imprégner de la culture aussi. Nous n’avons finalement fait que survoler cette ville … et c’est tellement réducteur. Si je revenais (ou plutôt « quand je reviendrai »), ce serait pour la vivre.
A partir de San Francisco, nous longeons la côte, vers le sud. Embrumée, elle paraît maussade. Entre deux bancs de brouillard, une plage, esseulée. Chez nous, elle aurait déjà été prise d’assaut et exploitée dans les moindres centimètres carrés. Ah, quel bonheur d’avoir un continent pour pays !
Nous voici à Monterey, où nous visitons la Marina. Nous empruntons alors la « 17 miles drive » une route payante longeant, magnifique, le Pacifique. Petite randonnée idyllique. Un petit coin de paradis. Quiétude. Points de vues magnifiques. Superbe.
Nous arrivons ainsi à Carmel. Quel village adorable ! Des ptites maisons à croquer, des ptits commerces craquants. Tiens, on dirait la maison d’Hansel et Gretel … Quelle joli endroit !
Le jour suivant, nous partons pour le Yosemite National Park. En route, nous traversons la vallée de la Salinas. Vaste étendue plate, parsemée de champs. Des hommes peinent aux champs, sous un soleil écrasant. Au loin, des petites collines escarpées. Une région toute petite. Toute minime. Presque insignifiante. Etrange de penser que tant de lignes ont été écrites par Steinbeck à son sujet. C’est fou à quel point la littérature peut être un outil puissant.
Il fait excessivement chaud. Après trois jours passés sur la côte, le choc est violent. Et cela ne fait pourtant que commencer …
Nous y voici … Yosemite National Park. Ce parc est épatant, grandiose, incroyable, époustouflant. Chacun des sentiers, chacune des routes le traversant est merveilleuse. Je savais, avant de pénétrer ce parc, que je l’aimerais … Je l’ai adoré.
Nous passons la première soirée au Glacier Point … point de vue époustouflant sur le Half Dome, un des endroits bien connus du parc. Le ciel décline ses couleurs pastel de coucher de soleil. L’horizon sculpté se découpe. Il y a, dans cet air, de la magie.
Après une nuit de repos, nous retournons au Yosemite Park. Nous nous promenons, innocemment … et des points de vue plus superbes les uns que les autres nous sautent à la figure. Inattendus, ils surgissent sans qu’on s’y attende et s’offrent, merveilleux, à notre regard. C’est splendide. Ce parc est majestueux. Chaque tournant provoque l’émerveillement. Il faudrait des milliers d’yeux pour tout apprécier à sa juste valeur, tellement les richesses sont ici multiples et vastes.
Ici, nous pouvons admirer l’action d’un glacier sur son environnement. La route est complètement polie. De grosses striures la traversent, la transpercent. On mesure, à l’œil, la puissance du glacier.
Là, un ruisseau serpente à travers les forêts de pins. Il vient des montagnes, tout au fond. J’ai toujours été fascinée par l’eau en mouvement. Je trouve toute chute d’eau magnifique, tout ruisseau serpentant dans une forêt, heureux et porteur de joie. Il y a dans l’eau dévalant des montagnes une source d’énergie époustouflante. Comme un battement de cœur. Comme un souffle de vie. Une force. Inouïe.
Le long de la route, de temps à autre, de la neige, relique d’un hiver sans doute bien froid. Pourtant, il fait 80°F, c’est-à-dire un petit peu plus de 25°C. A cette altitude, le printemps ne fait en effet que commencer.
Il flotte dans ce parc quelque chose de merveilleux. Trop beau pour être totalement réel. Trop pur pour être totalement crédible. Oui, ce parc est un conte, un rêve, une féerie. Un endroit sur terre sublimé du bout de la baguette d’une fée bienveillante. Et le fait que cette surface soit si grande, si étendue, nous offre l’opportunité de pénétrer au plus profond de ce rêve éveillé. Il est si facile de se laisser totalement immerger par ce rêve pour le vivre, totalement. Mmm, la vie est belle.
Nous partons maintenant pour l’enfer des températures. Nous approchons en effet de la Death Valley. Se succèdent les routes plus rectilignes les unes que les autres. Nous longeons, contournons, traversons quelques montagnes. La végétation se dessèche. Elle devient arbustes. Finis les hauts séquoias ou forêts de pins. Apparaissent les premiers cactus. Le ciel m’éblouit.
Les pierres, les cailloux … la nature semble s’être assoupie, sous le poids du soleil et de la sécheresse. Nous descendons, inéluctablement. Plus que 3000 pieds d’altitude. Un reg, immense, encadré de montagnes. J’ai l’impression de me retrouver dans un livre de Frison-Roche, sauf que je ne suis pas en Algérie. Je gomme facilement la route pour imaginer la méharée traversant la vallée.
Voici que je compare, encore. C’est tout de même impressionnant à quel point, quand on voyage, on ne peut s’empêcher de comparer. Comme s’il fallait pouvoir, à tout prix, trouver une ressemblance entre le paysage, l’ambiance observée, et ce que l’on connaît. Comme s’il fallait pouvoir accrocher l’inconnu aux repères connus.
D’où le fait d’être un peu perdu face à quelque chose de totalement nouveau. Perdu, certes, mais plus vrais sans doute. Dépourvu de préjugés, on doit avoir un jugement plus objectif, plus véridique. Est-il vraiment impossible de partir le cœur vierge d’idées reçues ? C’est pourtant ce que je tente de faire à chaque fois.
Les pierres sont noires. Et c’est comme une évidence.
Une immensité de silence. Qu’on ne vit pourtant qu’à moitié depuis une voiture. L’air est asséchant. Tout à l’air mort autour de nous. Si l’on prend le temps de les regarder, de les ausculter, ces paysages sont splendides. Les couleurs. Les formes. Tout impressionne.
Nous voici sous le niveau de la mer … – 190 pieds. Furnace Creek, une palmeraie au milieu du désert. Mes lentilles se dessèchent à une allure phénoménale. En trois heures, nous avons gagné près de 40 °F. Il fait 113°F (45°C). Le vent est brûlant.
Soudain, les collines prennent des formes étranges. Comme sculptées à la main et polies au papier de verre. Etonnantes par rapport aux pics acérés des montagnes noires qui entourent la vallée. Quelles soient noires ou blanches, ces montagnes semblent avoir souffert. Il semble qu’elles sont là, résistantes après tant d’années. Elle n’apparaissent pas comme les arbres du Yosemite National Park, fiers et embellis par les années. Les montagnes ici apparaissent comme les derniers conquérants d’une lutte millénaire. Fatiguées de leur combat éternel, elles reposent, massives.
Nous quittons le parc national. Nous voici partis pour le Nevada et Las Vegas.
I had a dream.
J’ai rêvé d’une ville, au milieu du désert. Une ville lumière, une ville folie, une ville éclairs. J’ai rêvé d’une ville aux mille couleurs. Aux flashes ininterrompus.
J’ai rêvé d’une ville sortie de l’imagination d’un géant mi créatif, mi fou. Une ville imprévisible. Où chaque porte cache un trésor défiant la raison. Défiant tous les sens. Une ville aux proportions démesurées. Une ville faite d’hôtels. D’une ville où chaque hôtel se prend lui-même pour une ville. J’ai rêvé d’une ville surréaliste. Où le sphinx côtoie Manhattan et la tour Eifel le Colisée.
J’ai rêvé d’une ville factice. Aux décors de plâtre mais spectacles de paillettes. Une ville bouillonnante. Une ville qui grouille, à même le sol. Une fourmilière. Un parc d’attractions. J’ai rêvé d’une ville où les gens se marient par dizaines, en quelques minutes. D’une ville où l’argent se perd par liasses. Dans des machines étincelantes. Dans des boutiques de luxe.
J’ai rêvé d’une ville bravant tous les interdits et bafouant toutes les règles. J’ai rêvé d’une ville de contrastes. Une ville à contre courant. Une ville au milieu du désert, où pourtant l’eau coule à profusion. J’ai rêvé d’une ville quelque part aux USA où pourtant la bière coule à flots.
J’ai rêvé d’une ville où la mesure est … la démesure. Où les seules limites sont celles des imaginations les plus folles. J’ai rêvé d’une ville où la norme est l’absence de normes.
I had a dream. Une ville, hors-la-loi, au milieu du désert. Un rêve ? Un songe ? Une illusion ? Une oasis ? Revoici le désert, déjà. Un mirage, ce devait être un mirage.
Sérieusement, je ne pense pas que cette ville soit une aberration, une erreur. Je ne pense pas que ce soit juste une œuvre qui se visite, comme un musée. C’est la façon dont je l’ai vécue, mais pas dont je l’ai comprise. Je pense que cette ville est en quelques sortes l’exception qui confirme la règle, l’exutoire pour trop de contraintes, la folie qui fait apprécier le reste à sa juste valeur. Las Vegas doit être, je suppose, une sorte d’idéal pour quelques uns. Mais je défie quiconque d’y résister à long terme. Oubliés tous les codes de conduites, c’est une ville qui matérialise en quelque sorte notre inconscient. Une ville où les sept péchés deviennent vraiment capitaux.
Nous quittons maintenant Las Vegas pour la région des mormons.
Nous approchons de Zion National Park, une partie du plateau du Colorado. Nous sommes ici dans l’Utah. Nous arrivons donc dans la nature gigantesque et les vallées monumentales. Le paysage devient magnifique. Rouge – beige comme la terre. Vert comme la rare végétation. Bleu comme le ciel. J’adore cette association de couleurs.
Nous traversons le résultat de millions d’années de marées, d’écoulement, d’érosion. Ces montagnes sont un superbe témoignage du passé. Les regarder, c’est un peu comme observer les étoiles … sauf que lorsqu’on contemple le ciel, on ne sait si les étoiles sont encore là. Ces montagnes sont à la fois inter-temporelles et intemporelles.
Nous voici revenus d’une éprouvante promenade d’une petite heure. Ces roches sont superbes. Certaines semblent un amas désordonné, un empilement hasardeux de roches, dans tous les sens. D’autres évoquent des coups de pinceaux, secs, d’un peintre un peu furieux. D’autres roches semblent avoir été striées par un sculpteur maniaque, passionné de rectiligne. D’autres s’élèvent, telles de gros gâteaux décorés de sapins. D’autres enfin semblent s’être fissurées sous le poids des années … et l’on conte leur histoire en comptant leurs plis, comme les couches d’un tronc d’arbre.
Au loin, quelques éclairs. Le ciel se couvre. Peut-être allons-nous expérimenter notre premier orage américain. Ca y est. De grosses gouttes s’écrasent sur notre pare-brise. Le thermomètre est en chute libre.
Nous approchons maintenant de Bryce Canyon National Park. Le sol rougit encore. De quoi est-il donc gêné ? C’est tellement joli par ici … Nous y voici. Magnifique. Il ne s’agit plus ici de l’œuvre d’un sculpteur ou d’un peintre un peu énervé. Ce paysage est l’œuvre d’un dentellier. Une œuvre de précision et de détail. Un paysage fin, en apparence tellement fragile. Un travail de précision. Une roche ciselée, au détail près. Une sorte de perfection, très certainement. Un pur régal pour le regard. Une merveilleuse harmonie dans les couleurs. Une poésie.
Et dire que ce tableau, lentement, imperceptiblement, évolue jour après jour depuis des millions d’années. Un jour, toute la roche se sera érodée. Et l’on ne verra plus qu’un erg. Et d’autres plateaux seront sortis d’autres océans, et le vent, la pluie et tous les éléments commenceront leur long et délicat travail de sculpteur … Mais quelle beauté aujourd’hui !
Les journées se succèdent à une allure folle. Il devient difficile de profiter vraiment pleinement de chacune d’elles. La fatigue s’accumule, le regard se fait un peu moins vif. Aujourd’hui nous partons d’abord pour Canyonlands Natinal Park, découpé en trois parties par le Colorado et la Green River. Nous ne visitons que la partie supérieure, appelée Island in the Sky.
Nous voici à nouveau sur la route. Une harmonie d’abord beige, puis de plus en plus en plus verte s’est progressivement substituée aux teintes rouges – ocres de ce matin. Il fait si bon ici. Le paysage est doux. De plus en plus de sapins se dressent le long de la route.
Ce matin, je me suis réveillée triste. Et décidément, cela ne passe pas. Un blues que je n’explique pas. Nous arrivons dans un autre parc, Arche National Park. Il compte près de 2000 arches (la plus grande densité au monde), dont 200 de visibles. A nouveau, la route que nous empruntons en voiture serpente dans un musée grandeur nature. Quel pays !
Landscape Arch, la plus grande. En 1991, une partie de l’arche s’est effondrée, ne laissant plus qu’un mince filet de pierre … d’une délicatesse extrême.
Delicate Arch, le symbole de l’Utah. L’arche est très belle et immense. Un vestige de pierre, monumental. En face, les dunes pétrifiées : de par la composition de leur terre, elles ont été figées, à jamais, dans leur forme. Vertes claires, elles me font penser à un gros plat de pâtes au pesto. Le soleil se couche petit à petit : les couleurs s’embrasent et étincellent. Chaque soir, après une petite ascension sportive qui nous le fait apprécier d’autant plus, une cinquantaine de personnes se réunissent ici pour admirer le spectacle de la nature. Superbe. Les couleurs sont magnifiques.
Cette région est vraiment extraordinaire. D’un côté, c’est amusant de penser qu’on contemple juste un bout de roche attaquée par l’eau, le soleil, les glaciations, le vent. Mais quel résultat ! On ne peut s’empêcher de mettre de la magie dans ces paysages là. On ne peut s’empêcher de les conter. Ces pierres sont bien plus que de simples pierres. Elles sont grandioses. Un « simple » dépôt de sel il y à quelques millions d’années et s’élève aujourd’hui un paysage d’arches plus somptueuses les unes que les autres. Cette région est bénie. Il y a quelques années, les gens s’y ruaient parce qu’ils pensaient y trouver de l’or. Ils avaient raison … à un détail près. Ici l’or ne se trouve pas que dans les mines … il est partout.
Nous parvenons maintenant à Monument Valley, dans le territoire des Navajo, en Arizona. Voici le Chapeau Mexicain qui nous accueille. Enfin sortie de mon livre, je vais pouvoir admirer ces paysages. Certains s’amusent parfois à voir des formes dans les nuages. Ici, chaque rocher est devenu animal, totem, image. Se succèdent en effet les rochers aux noms parfois évocateurs, parfois surprenants.
Les yeux de papa brillent. J’y vois défiler les westerns de sa jeunesse. Poursuites à cheval. Indiens scrutant le ciel depuis leur piton rocheux, guettant des signaux de fumée. C’est vrai qu’à parcourir cet espace on se sent dans un décor de film. Un beau, imposant, décor de film. Mais juste un décor. Trop immobile. Comme si, dépourvu d’un ptit homme qui, derrière une caméra, crie « action », ce parc n’a pas, toute sa signification.
De Monument Valley, nous rejoignons le Lac Powell, un lac artificiel géant qui récolte les eaux du Colorado, réservoir d’eau et fournisseur d’énergie.
Sous de nombreux aspects, cette région est celle de la démesure et des extrêmes. Dans la taille des aliments (les verres de coca énormes et toujours réapprovisionnés, les sandwiches d’un demi-mètre, les gâteaux à se décrocher la mâchoire, les steaks de 500 grammes …). Dans la largeur des routes. Dans les distances entre les villes. Dans Las Vegas, la démesure « bâtie ». Oui, humainement, cette région est totalement démesurée.
Comme une coïncidence, la nature semble avoir plagié, plus exactement inspiré ces échelles hors normes. Les séquoias sont démentiellement grands. Les points de vue sont époustouflants. Les canyons sont gigantesques. Partout, la nature a laissé des empreintes de géants. Elle surpasse, rayonne, resplendit.
Comme si seuls les superlatifs avaient légion ici. Pas de mi-teinte ni d’airs mitigés. Vous voici dans la région des extrêmes. Et les extrêmes, on ne peut que les vivre pleinement, à 100%.
Prochain arrêt : LE Grand Canyon.
Que j’aime cet endroit. Si l’on oublie un instant les justifications scientifiques – l’évolution géologique minutieuse, la force du Colorado, l’action du vent dans cette zone désertique – le Grand Canyon semble être l’œuvre d’un géant qui aurait voulu entrouvrir la terre. En résulte une crevasse géante, une déchirure, au fond de laquelle coule la rivière. Puis le géant s’en est allé, laissant la terre, béante, ouverte à nos regards émerveillés.
Observer le canyon depuis l’un des multiples points de vue c’est l’approcher comme depuis un avion. Depuis le hublot d’un avion, la nature apparaît dans son immensité, dans sa diversité ou sa cohérence. Mais, du hublot d’un avion, la nature apparaît comme figée, immobile. Pourtant, plus bas, plus profond, le Grand Canyon regorge d’une vie animale qui fourmille. Et le Colorado s’écoule, parfois calme parfois impétueux, et poursuite lentement son travail d’érosion. Le Grand Canyon n’est pas mort ni abandonné. Son cœur bat, pour qui veut bien l’entendre.
A fouler ses pierres, sentir sa végétation, ressentir ses sentiers plus ou moins pentus, à laisser quelques tiraillements aux mollets et gouttes de sueur sur le bord du canyon, nous commençons peu à peu à le comprendre. Il faut de la patience pour comprendre quelque peu cet endroit. Il faut prendre le temps de respirer au rythme de son souffle, le temps de l’écouter s’endormir paisiblement. Le Grand Canyon est extraordinaire.
Il y a un point commun aux grands espaces. Face à ces paysages, on ne peut que relativiser. Comparer et relativiser. Que sommes-nous face aux millions d’années de construction de ce canyon ? A quelle échelle mesurer une vue humaine quand on se trouve face à une telle immensité ? Les grands espaces nous font reconsidérer nos soucis quotidiens. Tout est mis de côté quand la nature s’impose avec tant de majesté. Face à tel spectacle, nous ne pouvons être que spectateurs. Et, décidément, à côté d’une telle force, nous ne sommes rien. Rien. Et s’en rendre compte permet de réordonner nos valeurs.
Le soleil vient de se coucher. Un ciel bien trop voilé n’a laissé le passage qu’à quelques rayons de l’astre rougeoyant … et le canyon est resté dans sa brume sombre pourtant si prometteuse … Peu importe. C’était magnifique.
Nous quittons notre ville étape pour rejoindre San Diego. Il est 7.15. Je suis crevée. Mal dormi cette nuit. C’en est fini pour les parcs nationaux. La fin de notre séjour sera bien différente. D’ici, nous allons visiter un zoo, un parc d’attraction … Je ne décrirai pas ces endroits-là.
Nous arrivons à Los Angeles. Notre découverte de la ville commence par l’apprentissage que trouver LA bonne rue aux USA ne suffit pas du tout à trouver sa destination, car certaines font parfois des kilomètres.
Penser à la cité des anges, c’est, pour beaucoup, d’abord songer à Hollywood. Dans les esprits, dans les imaginations, Hollywood c’est du strass, des paillettes, des stars anorexiques. Du rêve, de la réussite. Des étoiles. Pourtant, en bas du rêve, sur le terrain, Hollywood se résume à une rue étroite assez lugubre, sur laquelle trônent les célèbres étoiles. Sur le bord du trottoir de Hollywood Boulevard, un amoncellement de boutiques qui proposent des tatouages. L’âme d’Hollywood survit un petit peu plus loin, dans Universal Studios … un très joli parc. Oui, c’est sans doute là que l’on peut encore humer le mythe hollywoodien. Car au cœur même d’Hollywood flotte dans l’air quelque chose de fané, de suranné. Un air d’hier qui, encore et encore, sans retour possible apparent, s’évapore et s’évanouit. Parfum désuet. Flagrance d’autrefois. Un désenchantement, certainement.
Et nous y voilà. 5000 kilomètres plus tard, nous prenons notre envol pour le futur. LA – New York – Bruxelles.
Ces vacances étaient un tourbillon. Toujours d’un endroit à un autre. Vite. Nous avons passé un à deux jours dans chacun des endroits visités. J’aurais pu y passer des semaines. Il y a tant de merveilles à vivre dans cette région. Ces paysages sont somptueux. Ils m’ont inspiré avec une intensité rare. Durant ces trois semaines, j’ai écrit, tout le temps. C’est tellement facile quand on a devant soi tant de sujets d’inspiration. Et puis j’aime bien cet exercice car il permet de vraiment ouvrir les yeux sur les choses. On a un paysage devant soi et plutôt que de juste l’avoir devant soi comme un décor, je prends le temps de le disséquer, de réfléchir à ce qu’il m’inspire, à ce qu’il m’évoque. Je prends le temps de l’apprivoiser un petit peu. J’ai l’impression de vivre ainsi mes voyages plus profondément, d’en garder quelque chose de plus puissant, plus durable.
J’ai, d’une certaine façon, l’impression d’avoir été témoin de scènes privilégiées, résultat d’un travail de la nature commencé il y a des millions d’années. Et il est si bon d’être spectateur de tels tableaux. Il y a comme de la fierté dans ces paysages. Et il y a de quoi. Que sommes-nous donc, comparés à cela ? Combien d’humains devront venir contempler ces paysages afin de leur rendre leur juste valeur, avant que l’hommage qui leur est rendu soit à la hauteur de la noblesse qui en émane ? Probablement une éternité. Car ces endroits sont d’une beauté immortelle.
Quand on regarde des paysages tels que Yosemite National Park, Bryce Canyon, Monument Valley, Grand Canyon, il y a comme une solennité émergeante de ces tableaux. D’abord à cause de leur dimensions. Les montagnes, les séquoias, les chutes d’eau, les vallées, tout est sujet à couper le souffle. Mais la majesté de ces paysages vient aussi du fait qu’en le regardant, on contemple à la fois notre passé, notre présent et notre futur. Notre passé, de part la tectonique, l’érosion, les incendies, les saisons qui, depuis des milliers d’années, façonnent ces scènes, comme des sculptures. Notre présent, de par cet instant de beauté que nous saisissons, au détour d’une vallée, au sommet d’une montagne. Notre futur, car ces endroits, bien sûr, nous survivront.
5000 kms de route. Des paysages à couper le souffle. Des villes hors-la-loi, hors-le-temps. Il est je pense impossible d’aller aux Etats-Unis sans avoir la moindre idée de ce qu’on va y voir. Il y a toujours quelque chose que nous imaginons, dont nous rêvons. Y aller pour du vrai permet de réaliser une partie du rêve. Au fil des jours, j’ai mis des couleurs, ajouté des sons à ce qui n’étaient que des à priori sur ce continent. En marchant, respirant, vibrant dans ces régions, on parvient, petit à petit, à se les approprier. Il ne s’agit plus seulement d’images dans un livre ou d’histoires, de films, de légendes. Petit à petit, on se bâtit sa propre Amérique. Oui, progressivement, elle prend sens pour nous, elle acquiert notre signification. Bien sûr on sait que des millions de personnes ont déjà foulé ces terres et observé ces paysages. Mais maintenant, tous ces endroits sont devenus les nôtres également. Et c’est si bon. Aurélie Carnet de voyage du 7 au 31 juillet 2005
Mon histoire commence … la veille du départ.
Demain, à 8h, un taxi viendra nous chercher pour nous emmener à l’aéroport, d’où nous décollerons pour rejoindre Chicago, avant d’atteindre San Francisco, point de départ de notre tour. Je ne réalise pas que l’on part demain déjà. Je suis fatiguée. Un peu à côté décalée. Un peu triste … et je ne sais trop pourquoi. Un peu déboussolée.
J’ai l’impression de laisser derrière moi une vie qui, doucement, parvenait à ébullition. Une cohue. Un vacarme. Un désordre. Un peu de recul me permettra, je suppose, comme d’habitude, d’y voir un peu plus clair. J’ai l’impression d’avoir vécu ces derniers jours comme j’ai déjà vécu tant d’années : à moitié. Un pied sur terre, ma tête perdue dans ma planète. Comme dans un songe. Comme dans un rêve. Dès demain je me réveillerai pourtant. Car j’ai envie de mordre dans ce voyage à pleines dents.
Je ne sais pas encore vraiment ce que j’attends de ce voyage. Parce que, à nouveau, je pars vierge. Vierge d’images, de préjugés. Sinon « ce que l’on dit » sur le rêve américain, les paysages des westerns ou les rues des films. Que des clichés quoi. Or Dieu sait comme je n’adore pas les clichés. Je ne veux pas m’entacher l’esprit d’idées préconçues. Je pars le cœur grand ouvert et extrêmement réceptif, les yeux ouverts eux aussi, grands ouverts, prêts à tout accueillir.
En fait si, je sais ce que j’en attends. J’attends de ce voyage de mesurer la petitesse de la condition humaine. De me retrouver point infime parmi l’immensité. Comme en Laponie ou dans le Sahara marocain, je veux palper ma raison d’être par comparaison aux paysages grandioses et millénaires. J’attends des flashes de couleur, de beauté, des paysages-émotion qui prennent au cœur. J’attends de me perdre dans des villes inattendues. J’attends de vibrer au travers de ces découvertes. J’attends d’être.
Ma dernière nuit belge du mois vient de s’écouler. Je me sens enfin vraiment en partance, curieuse de goûter aux immensités de l’ouest américain, avide de démystifier les légendes de ces régions, assoiffée d’être en personne dans des mythes vivants, de passer dans des villes, des paysages que, européens, nous associons davantage à des films et westerns qu’à une vie tangible. Oui, l’ouest américain est vivant et réel. Et je pars à sa rencontre. Et je suis curieuse des étincelles que cette découverte va provoquer. Envie de plonger la tête la première dans un rêve … et de m’y noyer, totalement. De m’immerger. Envie de sentir mon cœur battre un peu plus fort.
Bruxelles – Chicago – San Francisco.
C’est donc ici que débute notre périple. San Francisco est difficile à résumer. Parce qu’il y a, dans cette ville, un éclectisme, une multitude, une diversité qui fait toute sa richesse.
San Francisco est un kaléidoscope, aux facettes bien distinctes, mais complémentaires. Charmante, comme le quartier touristique des pêcheurs et la Marina … j’ai toujours adoré les villes le long de la mer. Impressionnante et fière, comme le quartier des bureaux. Impromptue, comme la rue italienne aux abords du quartier chinois, en plein cœur de cette ville américaine. Mythique, comme le Golden Gate émergeant de la brume. Inattendue, comme ces joggers par milliers gravissant et descendant sans peine apparente, le relief si caractéristique de la ville. Légendaire, comme les quelques lignes résiduelles des cable cars. Epoustouflante, comme le panorama sur la baie. Etonnante, comme Alcatraz flottant, apparemment si accessible, au milieu de la baie. Rappelant à l’ordre, comme les clochards par dizaines qui déambulent dans le centre ville. Démesurée, comme les rues si larges qui quadrillent la ville. « Cool », comme ses habitants qui déambulent, nonchalamment, leur café à la main et la quiétude au cœur, dans les rues. Riche, pour tout cela à la fois.
Certaines villes, régions, s’oublient vite parce qu’elles ressemblent trop fortement à ce que l’on connaît, car elles ne sont que copie de notre normalité. D’autres ne finissent pas de nous étonner, car elles sont le contraire de nos repères. On ne s’y habitue jamais, on ne se les approprie jamais. Mais, toujours, on les voit, car elles nous surprennent.
San Francisco se situe quelque part entre les deux. Il est certains aspects, proches de nos habitudes européennes, auxquels on se fait vite et qui, trop rapidement sans doute, ne nous intriguent plus : les gens, le temps, la nourriture, l’odeur de la mer …
D’autres aspects, par contre, en nous faisant plonger au cœur de films un peu oubliés, d’ambiances que l’on ne croyait que fictives, nous interpellent à tous les coups et nous laissent, songeurs, une étoile au fond des yeux : le cable car qui monte et descend certaines rues, la pente vertigineuse de certaines ruelles, la largeur des avenues, les voitures de police et limousines, la taille des cafés servis, la gentillesse de gens, l’absence de réaction lorsque l’on dit venir d’un pays inconnu, la Belgique.
Car marcher à San Francisco, c’est vraiment, d’une certaine façon, pénétrer une légende. C’est une ville que, d’un côté, on peut prévoir, de par les scènes de films tournées ici. Pourtant, on ne peut se résoudre à vraiment s’attendre à voir passer les cable cars, à admettre qu’il s’agit là du quotidien de millions de personnes, de leur réalité, de leur banalité. Il y a quelque chose de surréaliste dans cette ville. Quelque chose qui fait sourire et pétiller le regard. Quelque chose qui accroche … et qui fait que l’on s’attache. Oui, ici, la réalité rejoint fiction. Plus encore, la fiction est la réalité.
J’apprécie beaucoup San Francisco. La ville, son atmosphère, son élégance … m’ont petit à petit pénétrée. La démesure, non des gens, de par leur exubérance, mais de la ville, de par ses pentes vertigineuses et maisons à flanc de « montagne » me charme. Il y a quelque chose de « comique » à cette géométrie si peu commune.
De cette ville émerge une insouciance, un bon vivre. Comme si elle se résumait en un sourire. J’aime ce qui flotte dans l’air san franciscain, j’aime cette brume qui semble répandre la bonne humeur tout autour de la baie.
Lors de la découverte de cette ville, il m’a manqué du temps. Le temps de respirer, de m’imbiber de l’atmosphère sans franciscaine, de vibrer à ses rythmes si divers, de goûter à ses saveurs multiples. Le temps de me noyer dans la masse de joggers pour quelques foulées. Le temps de discuter, de sortir. Le temps de m’imprégner de la culture aussi. Nous n’avons finalement fait que survoler cette ville … et c’est tellement réducteur. Si je revenais (ou plutôt « quand je reviendrai »), ce serait pour la vivre.
A partir de San Francisco, nous longeons la côte, vers le sud. Embrumée, elle paraît maussade. Entre deux bancs de brouillard, une plage, esseulée. Chez nous, elle aurait déjà été prise d’assaut et exploitée dans les moindres centimètres carrés. Ah, quel bonheur d’avoir un continent pour pays !
Nous voici à Monterey, où nous visitons la Marina. Nous empruntons alors la « 17 miles drive » une route payante longeant, magnifique, le Pacifique. Petite randonnée idyllique. Un petit coin de paradis. Quiétude. Points de vues magnifiques. Superbe.
Nous arrivons ainsi à Carmel. Quel village adorable ! Des ptites maisons à croquer, des ptits commerces craquants. Tiens, on dirait la maison d’Hansel et Gretel … Quelle joli endroit !
Le jour suivant, nous partons pour le Yosemite National Park. En route, nous traversons la vallée de la Salinas. Vaste étendue plate, parsemée de champs. Des hommes peinent aux champs, sous un soleil écrasant. Au loin, des petites collines escarpées. Une région toute petite. Toute minime. Presque insignifiante. Etrange de penser que tant de lignes ont été écrites par Steinbeck à son sujet. C’est fou à quel point la littérature peut être un outil puissant.
Il fait excessivement chaud. Après trois jours passés sur la côte, le choc est violent. Et cela ne fait pourtant que commencer …
Nous y voici … Yosemite National Park. Ce parc est épatant, grandiose, incroyable, époustouflant. Chacun des sentiers, chacune des routes le traversant est merveilleuse. Je savais, avant de pénétrer ce parc, que je l’aimerais … Je l’ai adoré.
Nous passons la première soirée au Glacier Point … point de vue époustouflant sur le Half Dome, un des endroits bien connus du parc. Le ciel décline ses couleurs pastel de coucher de soleil. L’horizon sculpté se découpe. Il y a, dans cet air, de la magie.
Après une nuit de repos, nous retournons au Yosemite Park. Nous nous promenons, innocemment … et des points de vue plus superbes les uns que les autres nous sautent à la figure. Inattendus, ils surgissent sans qu’on s’y attende et s’offrent, merveilleux, à notre regard. C’est splendide. Ce parc est majestueux. Chaque tournant provoque l’émerveillement. Il faudrait des milliers d’yeux pour tout apprécier à sa juste valeur, tellement les richesses sont ici multiples et vastes.
Ici, nous pouvons admirer l’action d’un glacier sur son environnement. La route est complètement polie. De grosses striures la traversent, la transpercent. On mesure, à l’œil, la puissance du glacier.
Là, un ruisseau serpente à travers les forêts de pins. Il vient des montagnes, tout au fond. J’ai toujours été fascinée par l’eau en mouvement. Je trouve toute chute d’eau magnifique, tout ruisseau serpentant dans une forêt, heureux et porteur de joie. Il y a dans l’eau dévalant des montagnes une source d’énergie époustouflante. Comme un battement de cœur. Comme un souffle de vie. Une force. Inouïe.
Le long de la route, de temps à autre, de la neige, relique d’un hiver sans doute bien froid. Pourtant, il fait 80°F, c’est-à-dire un petit peu plus de 25°C. A cette altitude, le printemps ne fait en effet que commencer.
Il flotte dans ce parc quelque chose de merveilleux. Trop beau pour être totalement réel. Trop pur pour être totalement crédible. Oui, ce parc est un conte, un rêve, une féerie. Un endroit sur terre sublimé du bout de la baguette d’une fée bienveillante. Et le fait que cette surface soit si grande, si étendue, nous offre l’opportunité de pénétrer au plus profond de ce rêve éveillé. Il est si facile de se laisser totalement immerger par ce rêve pour le vivre, totalement. Mmm, la vie est belle.
Nous partons maintenant pour l’enfer des températures. Nous approchons en effet de la Death Valley. Se succèdent les routes plus rectilignes les unes que les autres. Nous longeons, contournons, traversons quelques montagnes. La végétation se dessèche. Elle devient arbustes. Finis les hauts séquoias ou forêts de pins. Apparaissent les premiers cactus. Le ciel m’éblouit.
Les pierres, les cailloux … la nature semble s’être assoupie, sous le poids du soleil et de la sécheresse. Nous descendons, inéluctablement. Plus que 3000 pieds d’altitude. Un reg, immense, encadré de montagnes. J’ai l’impression de me retrouver dans un livre de Frison-Roche, sauf que je ne suis pas en Algérie. Je gomme facilement la route pour imaginer la méharée traversant la vallée.
Voici que je compare, encore. C’est tout de même impressionnant à quel point, quand on voyage, on ne peut s’empêcher de comparer. Comme s’il fallait pouvoir, à tout prix, trouver une ressemblance entre le paysage, l’ambiance observée, et ce que l’on connaît. Comme s’il fallait pouvoir accrocher l’inconnu aux repères connus.
D’où le fait d’être un peu perdu face à quelque chose de totalement nouveau. Perdu, certes, mais plus vrais sans doute. Dépourvu de préjugés, on doit avoir un jugement plus objectif, plus véridique. Est-il vraiment impossible de partir le cœur vierge d’idées reçues ? C’est pourtant ce que je tente de faire à chaque fois.
Les pierres sont noires. Et c’est comme une évidence.
Une immensité de silence. Qu’on ne vit pourtant qu’à moitié depuis une voiture. L’air est asséchant. Tout à l’air mort autour de nous. Si l’on prend le temps de les regarder, de les ausculter, ces paysages sont splendides. Les couleurs. Les formes. Tout impressionne.
Nous voici sous le niveau de la mer … – 190 pieds. Furnace Creek, une palmeraie au milieu du désert. Mes lentilles se dessèchent à une allure phénoménale. En trois heures, nous avons gagné près de 40 °F. Il fait 113°F (45°C). Le vent est brûlant.
Soudain, les collines prennent des formes étranges. Comme sculptées à la main et polies au papier de verre. Etonnantes par rapport aux pics acérés des montagnes noires qui entourent la vallée. Quelles soient noires ou blanches, ces montagnes semblent avoir souffert. Il semble qu’elles sont là, résistantes après tant d’années. Elle n’apparaissent pas comme les arbres du Yosemite National Park, fiers et embellis par les années. Les montagnes ici apparaissent comme les derniers conquérants d’une lutte millénaire. Fatiguées de leur combat éternel, elles reposent, massives.
Nous quittons le parc national. Nous voici partis pour le Nevada et Las Vegas.
I had a dream.
J’ai rêvé d’une ville, au milieu du désert. Une ville lumière, une ville folie, une ville éclairs. J’ai rêvé d’une ville aux mille couleurs. Aux flashes ininterrompus.
J’ai rêvé d’une ville sortie de l’imagination d’un géant mi créatif, mi fou. Une ville imprévisible. Où chaque porte cache un trésor défiant la raison. Défiant tous les sens. Une ville aux proportions démesurées. Une ville faite d’hôtels. D’une ville où chaque hôtel se prend lui-même pour une ville. J’ai rêvé d’une ville surréaliste. Où le sphinx côtoie Manhattan et la tour Eifel le Colisée.
J’ai rêvé d’une ville factice. Aux décors de plâtre mais spectacles de paillettes. Une ville bouillonnante. Une ville qui grouille, à même le sol. Une fourmilière. Un parc d’attractions. J’ai rêvé d’une ville où les gens se marient par dizaines, en quelques minutes. D’une ville où l’argent se perd par liasses. Dans des machines étincelantes. Dans des boutiques de luxe.
J’ai rêvé d’une ville bravant tous les interdits et bafouant toutes les règles. J’ai rêvé d’une ville de contrastes. Une ville à contre courant. Une ville au milieu du désert, où pourtant l’eau coule à profusion. J’ai rêvé d’une ville quelque part aux USA où pourtant la bière coule à flots.
J’ai rêvé d’une ville où la mesure est … la démesure. Où les seules limites sont celles des imaginations les plus folles. J’ai rêvé d’une ville où la norme est l’absence de normes.
I had a dream. Une ville, hors-la-loi, au milieu du désert. Un rêve ? Un songe ? Une illusion ? Une oasis ? Revoici le désert, déjà. Un mirage, ce devait être un mirage.
Sérieusement, je ne pense pas que cette ville soit une aberration, une erreur. Je ne pense pas que ce soit juste une œuvre qui se visite, comme un musée. C’est la façon dont je l’ai vécue, mais pas dont je l’ai comprise. Je pense que cette ville est en quelques sortes l’exception qui confirme la règle, l’exutoire pour trop de contraintes, la folie qui fait apprécier le reste à sa juste valeur. Las Vegas doit être, je suppose, une sorte d’idéal pour quelques uns. Mais je défie quiconque d’y résister à long terme. Oubliés tous les codes de conduites, c’est une ville qui matérialise en quelque sorte notre inconscient. Une ville où les sept péchés deviennent vraiment capitaux.
Nous quittons maintenant Las Vegas pour la région des mormons.
Nous approchons de Zion National Park, une partie du plateau du Colorado. Nous sommes ici dans l’Utah. Nous arrivons donc dans la nature gigantesque et les vallées monumentales. Le paysage devient magnifique. Rouge – beige comme la terre. Vert comme la rare végétation. Bleu comme le ciel. J’adore cette association de couleurs.
Nous traversons le résultat de millions d’années de marées, d’écoulement, d’érosion. Ces montagnes sont un superbe témoignage du passé. Les regarder, c’est un peu comme observer les étoiles … sauf que lorsqu’on contemple le ciel, on ne sait si les étoiles sont encore là. Ces montagnes sont à la fois inter-temporelles et intemporelles.
Nous voici revenus d’une éprouvante promenade d’une petite heure. Ces roches sont superbes. Certaines semblent un amas désordonné, un empilement hasardeux de roches, dans tous les sens. D’autres évoquent des coups de pinceaux, secs, d’un peintre un peu furieux. D’autres roches semblent avoir été striées par un sculpteur maniaque, passionné de rectiligne. D’autres s’élèvent, telles de gros gâteaux décorés de sapins. D’autres enfin semblent s’être fissurées sous le poids des années … et l’on conte leur histoire en comptant leurs plis, comme les couches d’un tronc d’arbre.
Au loin, quelques éclairs. Le ciel se couvre. Peut-être allons-nous expérimenter notre premier orage américain. Ca y est. De grosses gouttes s’écrasent sur notre pare-brise. Le thermomètre est en chute libre.
Nous approchons maintenant de Bryce Canyon National Park. Le sol rougit encore. De quoi est-il donc gêné ? C’est tellement joli par ici … Nous y voici. Magnifique. Il ne s’agit plus ici de l’œuvre d’un sculpteur ou d’un peintre un peu énervé. Ce paysage est l’œuvre d’un dentellier. Une œuvre de précision et de détail. Un paysage fin, en apparence tellement fragile. Un travail de précision. Une roche ciselée, au détail près. Une sorte de perfection, très certainement. Un pur régal pour le regard. Une merveilleuse harmonie dans les couleurs. Une poésie.
Et dire que ce tableau, lentement, imperceptiblement, évolue jour après jour depuis des millions d’années. Un jour, toute la roche se sera érodée. Et l’on ne verra plus qu’un erg. Et d’autres plateaux seront sortis d’autres océans, et le vent, la pluie et tous les éléments commenceront leur long et délicat travail de sculpteur … Mais quelle beauté aujourd’hui !
Les journées se succèdent à une allure folle. Il devient difficile de profiter vraiment pleinement de chacune d’elles. La fatigue s’accumule, le regard se fait un peu moins vif. Aujourd’hui nous partons d’abord pour Canyonlands Natinal Park, découpé en trois parties par le Colorado et la Green River. Nous ne visitons que la partie supérieure, appelée Island in the Sky.
Nous voici à nouveau sur la route. Une harmonie d’abord beige, puis de plus en plus en plus verte s’est progressivement substituée aux teintes rouges – ocres de ce matin. Il fait si bon ici. Le paysage est doux. De plus en plus de sapins se dressent le long de la route.
Ce matin, je me suis réveillée triste. Et décidément, cela ne passe pas. Un blues que je n’explique pas. Nous arrivons dans un autre parc, Arche National Park. Il compte près de 2000 arches (la plus grande densité au monde), dont 200 de visibles. A nouveau, la route que nous empruntons en voiture serpente dans un musée grandeur nature. Quel pays !
Landscape Arch, la plus grande. En 1991, une partie de l’arche s’est effondrée, ne laissant plus qu’un mince filet de pierre … d’une délicatesse extrême.
Delicate Arch, le symbole de l’Utah. L’arche est très belle et immense. Un vestige de pierre, monumental. En face, les dunes pétrifiées : de par la composition de leur terre, elles ont été figées, à jamais, dans leur forme. Vertes claires, elles me font penser à un gros plat de pâtes au pesto. Le soleil se couche petit à petit : les couleurs s’embrasent et étincellent. Chaque soir, après une petite ascension sportive qui nous le fait apprécier d’autant plus, une cinquantaine de personnes se réunissent ici pour admirer le spectacle de la nature. Superbe. Les couleurs sont magnifiques.
Cette région est vraiment extraordinaire. D’un côté, c’est amusant de penser qu’on contemple juste un bout de roche attaquée par l’eau, le soleil, les glaciations, le vent. Mais quel résultat ! On ne peut s’empêcher de mettre de la magie dans ces paysages là. On ne peut s’empêcher de les conter. Ces pierres sont bien plus que de simples pierres. Elles sont grandioses. Un « simple » dépôt de sel il y à quelques millions d’années et s’élève aujourd’hui un paysage d’arches plus somptueuses les unes que les autres. Cette région est bénie. Il y a quelques années, les gens s’y ruaient parce qu’ils pensaient y trouver de l’or. Ils avaient raison … à un détail près. Ici l’or ne se trouve pas que dans les mines … il est partout.
Nous parvenons maintenant à Monument Valley, dans le territoire des Navajo, en Arizona. Voici le Chapeau Mexicain qui nous accueille. Enfin sortie de mon livre, je vais pouvoir admirer ces paysages. Certains s’amusent parfois à voir des formes dans les nuages. Ici, chaque rocher est devenu animal, totem, image. Se succèdent en effet les rochers aux noms parfois évocateurs, parfois surprenants.
Les yeux de papa brillent. J’y vois défiler les westerns de sa jeunesse. Poursuites à cheval. Indiens scrutant le ciel depuis leur piton rocheux, guettant des signaux de fumée. C’est vrai qu’à parcourir cet espace on se sent dans un décor de film. Un beau, imposant, décor de film. Mais juste un décor. Trop immobile. Comme si, dépourvu d’un ptit homme qui, derrière une caméra, crie « action », ce parc n’a pas, toute sa signification.
De Monument Valley, nous rejoignons le Lac Powell, un lac artificiel géant qui récolte les eaux du Colorado, réservoir d’eau et fournisseur d’énergie.
Sous de nombreux aspects, cette région est celle de la démesure et des extrêmes. Dans la taille des aliments (les verres de coca énormes et toujours réapprovisionnés, les sandwiches d’un demi-mètre, les gâteaux à se décrocher la mâchoire, les steaks de 500 grammes …). Dans la largeur des routes. Dans les distances entre les villes. Dans Las Vegas, la démesure « bâtie ». Oui, humainement, cette région est totalement démesurée.
Comme une coïncidence, la nature semble avoir plagié, plus exactement inspiré ces échelles hors normes. Les séquoias sont démentiellement grands. Les points de vue sont époustouflants. Les canyons sont gigantesques. Partout, la nature a laissé des empreintes de géants. Elle surpasse, rayonne, resplendit.
Comme si seuls les superlatifs avaient légion ici. Pas de mi-teinte ni d’airs mitigés. Vous voici dans la région des extrêmes. Et les extrêmes, on ne peut que les vivre pleinement, à 100%.
Prochain arrêt : LE Grand Canyon.
Que j’aime cet endroit. Si l’on oublie un instant les justifications scientifiques – l’évolution géologique minutieuse, la force du Colorado, l’action du vent dans cette zone désertique – le Grand Canyon semble être l’œuvre d’un géant qui aurait voulu entrouvrir la terre. En résulte une crevasse géante, une déchirure, au fond de laquelle coule la rivière. Puis le géant s’en est allé, laissant la terre, béante, ouverte à nos regards émerveillés.
Observer le canyon depuis l’un des multiples points de vue c’est l’approcher comme depuis un avion. Depuis le hublot d’un avion, la nature apparaît dans son immensité, dans sa diversité ou sa cohérence. Mais, du hublot d’un avion, la nature apparaît comme figée, immobile. Pourtant, plus bas, plus profond, le Grand Canyon regorge d’une vie animale qui fourmille. Et le Colorado s’écoule, parfois calme parfois impétueux, et poursuite lentement son travail d’érosion. Le Grand Canyon n’est pas mort ni abandonné. Son cœur bat, pour qui veut bien l’entendre.
A fouler ses pierres, sentir sa végétation, ressentir ses sentiers plus ou moins pentus, à laisser quelques tiraillements aux mollets et gouttes de sueur sur le bord du canyon, nous commençons peu à peu à le comprendre. Il faut de la patience pour comprendre quelque peu cet endroit. Il faut prendre le temps de respirer au rythme de son souffle, le temps de l’écouter s’endormir paisiblement. Le Grand Canyon est extraordinaire.
Il y a un point commun aux grands espaces. Face à ces paysages, on ne peut que relativiser. Comparer et relativiser. Que sommes-nous face aux millions d’années de construction de ce canyon ? A quelle échelle mesurer une vue humaine quand on se trouve face à une telle immensité ? Les grands espaces nous font reconsidérer nos soucis quotidiens. Tout est mis de côté quand la nature s’impose avec tant de majesté. Face à tel spectacle, nous ne pouvons être que spectateurs. Et, décidément, à côté d’une telle force, nous ne sommes rien. Rien. Et s’en rendre compte permet de réordonner nos valeurs.
Le soleil vient de se coucher. Un ciel bien trop voilé n’a laissé le passage qu’à quelques rayons de l’astre rougeoyant … et le canyon est resté dans sa brume sombre pourtant si prometteuse … Peu importe. C’était magnifique.
Nous quittons notre ville étape pour rejoindre San Diego. Il est 7.15. Je suis crevée. Mal dormi cette nuit. C’en est fini pour les parcs nationaux. La fin de notre séjour sera bien différente. D’ici, nous allons visiter un zoo, un parc d’attraction … Je ne décrirai pas ces endroits-là.
Nous arrivons à Los Angeles. Notre découverte de la ville commence par l’apprentissage que trouver LA bonne rue aux USA ne suffit pas du tout à trouver sa destination, car certaines font parfois des kilomètres.
Penser à la cité des anges, c’est, pour beaucoup, d’abord songer à Hollywood. Dans les esprits, dans les imaginations, Hollywood c’est du strass, des paillettes, des stars anorexiques. Du rêve, de la réussite. Des étoiles. Pourtant, en bas du rêve, sur le terrain, Hollywood se résume à une rue étroite assez lugubre, sur laquelle trônent les célèbres étoiles. Sur le bord du trottoir de Hollywood Boulevard, un amoncellement de boutiques qui proposent des tatouages. L’âme d’Hollywood survit un petit peu plus loin, dans Universal Studios … un très joli parc. Oui, c’est sans doute là que l’on peut encore humer le mythe hollywoodien. Car au cœur même d’Hollywood flotte dans l’air quelque chose de fané, de suranné. Un air d’hier qui, encore et encore, sans retour possible apparent, s’évapore et s’évanouit. Parfum désuet. Flagrance d’autrefois. Un désenchantement, certainement.
Et nous y voilà. 5000 kilomètres plus tard, nous prenons notre envol pour le futur. LA – New York – Bruxelles.
Ces vacances étaient un tourbillon. Toujours d’un endroit à un autre. Vite. Nous avons passé un à deux jours dans chacun des endroits visités. J’aurais pu y passer des semaines. Il y a tant de merveilles à vivre dans cette région. Ces paysages sont somptueux. Ils m’ont inspiré avec une intensité rare. Durant ces trois semaines, j’ai écrit, tout le temps. C’est tellement facile quand on a devant soi tant de sujets d’inspiration. Et puis j’aime bien cet exercice car il permet de vraiment ouvrir les yeux sur les choses. On a un paysage devant soi et plutôt que de juste l’avoir devant soi comme un décor, je prends le temps de le disséquer, de réfléchir à ce qu’il m’inspire, à ce qu’il m’évoque. Je prends le temps de l’apprivoiser un petit peu. J’ai l’impression de vivre ainsi mes voyages plus profondément, d’en garder quelque chose de plus puissant, plus durable.
J’ai, d’une certaine façon, l’impression d’avoir été témoin de scènes privilégiées, résultat d’un travail de la nature commencé il y a des millions d’années. Et il est si bon d’être spectateur de tels tableaux. Il y a comme de la fierté dans ces paysages. Et il y a de quoi. Que sommes-nous donc, comparés à cela ? Combien d’humains devront venir contempler ces paysages afin de leur rendre leur juste valeur, avant que l’hommage qui leur est rendu soit à la hauteur de la noblesse qui en émane ? Probablement une éternité. Car ces endroits sont d’une beauté immortelle.
Quand on regarde des paysages tels que Yosemite National Park, Bryce Canyon, Monument Valley, Grand Canyon, il y a comme une solennité émergeante de ces tableaux. D’abord à cause de leur dimensions. Les montagnes, les séquoias, les chutes d’eau, les vallées, tout est sujet à couper le souffle. Mais la majesté de ces paysages vient aussi du fait qu’en le regardant, on contemple à la fois notre passé, notre présent et notre futur. Notre passé, de part la tectonique, l’érosion, les incendies, les saisons qui, depuis des milliers d’années, façonnent ces scènes, comme des sculptures. Notre présent, de par cet instant de beauté que nous saisissons, au détour d’une vallée, au sommet d’une montagne. Notre futur, car ces endroits, bien sûr, nous survivront.
5000 kms de route. Des paysages à couper le souffle. Des villes hors-la-loi, hors-le-temps. Il est je pense impossible d’aller aux Etats-Unis sans avoir la moindre idée de ce qu’on va y voir. Il y a toujours quelque chose que nous imaginons, dont nous rêvons. Y aller pour du vrai permet de réaliser une partie du rêve. Au fil des jours, j’ai mis des couleurs, ajouté des sons à ce qui n’étaient que des à priori sur ce continent. En marchant, respirant, vibrant dans ces régions, on parvient, petit à petit, à se les approprier. Il ne s’agit plus seulement d’images dans un livre ou d’histoires, de films, de légendes. Petit à petit, on se bâtit sa propre Amérique. Oui, progressivement, elle prend sens pour nous, elle acquiert notre signification. Bien sûr on sait que des millions de personnes ont déjà foulé ces terres et observé ces paysages. Mais maintenant, tous ces endroits sont devenus les nôtres également. Et c’est si bon. Aurélie Carnet de voyage du 7 au 31 juillet 2005
Cellule amovible sur 4*4 English translation pending
😎😉je recherche toute documentation sur les cellules amovibles : fabrication artisanale ou constructeur professionnel, mais aussi toutes les spécifités techniques relatives au véhicule.
Quel est le meilleur porteur?
Merci à tous ceux qui me repondront
C.T