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Envoyer un colis vers un pays avec une poste peu fiable? English translation pending
by Partircvital · 2010-12-28 · 40 replies
je cherhce des retours d'expériences de personnes ayant envoyé un colissimo vers des pays à la poste peu fiable ? arrivée uu non du colis ? colis vide ? un colissimo a-t'il plus de chance d'arrivée à bon port, entier et en bon état qu'un colis simple ? au niveau de l’assurance incluse dans le prix du colissimo, celle-ci peut-elle marcher si le colis est arrivé mais vide ? j'ai cherché sur le site "colissimo" mais je n'ai pas trouvé la réponse. Je compte bien évidemment aller demander à la poste mais j'aime bien être un peu informée avant!
La notion de "touristique" à Phuket? English translation pending
by Colysee · 2010-09-11 · 66 replies
Bonjour,

Phuket est une ile "touristique" , certes , mais quelles images ou qualificatifs vous viendraient à l' esprit pour décrire le niveau de l' activité touristique et de sa représentation? Est ce ile bétonnée à l' architecture anarchique se démultipliant au fil des ans, aux plages bondées ou peut encore trouver facilement des endroits "protégés" Quand on voit la liste impressionnante d' hôtels plutôt buildings , on peut se poser la question ou tout au moins je me la pose.

Pourriez vous me donner une idée de ce qu' est le "touristique" de Phuket.

Merci d' avance
Trajet Maroc - Mauritanie - Sénégal - Mali - Burkina Faso en bus: visas aux passages frontaliers? English translation pending
by BenjaminLB · 2010-07-21 · 3 replies
Bonjour. Voici en titre le voyage que je souhaite effectuer au moi de septembre en bus (ou co voiturage si je trouve).

Mes questions concernent les visas aux passages frontaliers:pour le sahara occidentale depuis le marocpour la mauritanie depuis le saharapour le sénégal depuis la mauritaniepour le mali depuis le Sénégal pour le Burkina depuis le maliLes prix des uns et des autres, et surtout quels sont ceux qu'il faut absolument que je fasse faire en France?

Merci de votre aide.

cordialement Benjamin
Passager clandestin du "Rallye des gazelles 2010" (Maroc) English translation pending
by Ontheroad4wd · 2010-03-26 · 1 reply
Mon Rallye des Gazelles en Bretagne (passager clandestin de la voiture n°189)

1ère étape Jeudi 18 mars

Je vous suis en temps réel grâce à votre émetteur. Après un petit nœud vous validez le CP1. Puis les suivants sans trop de zigzags. A 19h vous passez la sixième et dernière balise: c’est un sans faute sur ce point. Je suis rassuré: nos favorites savent naviguer. La suite ne devrait donc pas être catastrophique. Après le dernier CP, sans doute relâchées, vous vous offrez une jolie ballade en solitaire dans le désert, loin de la foule et du chemin le plus court et mettez trois heures à rallier le bivouac. 6h-22h c’est pire qu’au bureau! Je fais défiler les trajets des autres équipages et malgré les insuffisances du reporting informatique de l’organisation je juge, à l’estime que vous devriez être dans la première moitié du classement général. C’est plus qu’un excellent début pour ma fille qui peine à Paris à distinguer sa droite de sa gauche. Et en pleine élection régionale de surcroît. Rassuré par votre arrivée au bivouac je gagne ma tente pour un repos bien mérité.

2ème étape Vendredi 19 mars

5h, je secoue ma gazelle locale en imitant la voix de la chef des gazelles marocaines: debout Marine, il est 5h.Sans succès. Si elle récidive je la mets hors classement. 5h30, le classement de la première étape s’affiche: le 189 est 98éme avec l’infamante mention N.A. une vingtaine d’équipages sont dans ce cas. Quelles erreurs ont-elles commises qui m’échappent? Sont-elles déjà hors compétition? Je tente de me raisonner: c’est sûrement encore une insuffisance de l’organisation. Je recherche la signification de N.A. et suis rassuré : Not Available, pas disponible. Plus tard dans la matinée les NA diminuent et trouvent leur place. Vous êtes 29ème au général et 6ème des débutantes. Je savoure mon thé fumé. Vous décrivez à nouveau un petit nœud avant de trouver le CP1. Cela va être votre marque de fabrique ou bien sont-ce les neurones encore embrumés à cette heure matinale ? La suite se déroule bien, c’est déjà la routine, malgré quelques écarts de trajectoire. Dans la soirée vous décidez, comme la majorité des équipages, d’ignorer le dernier CP et rentrez au bivouac avant la nuit. Excellente tactique avant le marathon de demain.

3ème étape Samedi 20 mars

7h, je fais chauffer mon ordinateur. Mon interrogation est de savoir quelle option vous allez retenir: le trajet court dans les dunes avec ensablement et pelletage garantis ou le trajet long de contournement. Je me dis que têtes brulées, vous allez couper court mais j’espère que votre sens stratégique et la juste appréciation de vos moyens vous fera opter pour le contournement. 8h45, Youpi! après le CP1 vous filez sud choisissant certes le parcours le plus long mais évitant les plus hautes dunes du Maroc. C’est le bon choix pour des débutantes qui savent compter: vous aurez des pénalités-kilomètres mais devriez éviter les pénalités pour CP manqués. Le 136 (4è participation) a choisi les dunes mais déjà loupé le CP2. Les autrichiennes du 156 ont pris la même option que vous mais viennent néanmoins de manquer le CP2: ce n’est donc pas si facile. 9h30, je rêve! Vous venez de quitter la piste sud et vous dirigez plein ouest vers les dunes! Erreur ou choix? Têtes brulées et têtes bien faites? Je vais devoir attendre une heure pour le savoir. 11h, les deux mon cher! ce n’était pas une erreur, vous avez opté pour le parcours châteaux de sables. 14h, depuis 1h30 la voiture est immobilisée dans les dunes. Sieste ou désensablage? Quelques tournicotis plus tard check du CP2 puis après une nouvelle sieste d’une heure (ou bien était-ce un tankage) validation du CP3 à 18 heures. Vous êtes en route depuis 12h, il vous reste 9 balises à trouver d’ici demain soir. Mais comme on dit en Afrique:ça va aller. Et puis ce soir au bivouac sauvage, il y aura la bouteille de vin des Celliers de Meknès.

Dimanche 21 mars (3ème étape, suite)

Aïe aïe ! C’était la grasse matinée dominicale et vous n’avez démarré qu’à 7h. Il est vrai que la voix du matin n’était pas là. De plus, vous partez plein ouest alors que le CP4 est plein sud. J’ai l’espoir que vers 9h, tous neurones opérationnels vous allez rectifier la trajectoire. 9h, installées -confortablement?- depuis 1h au bord d’un plan d’eau. Ce n’est pas un peu tôt pour la plage? A midi, vous n’avez pas bougé et j’imagine le pire, plantage sévère, casse mécanique et donc recours à l’assistance et 200 points de pénalités. Et votre rage. Finalement reparties dans le bon axe vous manquez les 2 CP suivants et plus grave, vous prenez sud-ouest alors que le bon cap est nord ouest. Et vous persévérez dans cette voie plus d’une heure appuyant même plein sud à 15h en suivant le lit d‘un oued apparemment asséché: comme des chameaux en plein désert, c‘est le point d‘eau qui vous guide aujourd‘hui. Je suis inquiet car l’enjeu du jour est désormais d’être au bivouac demain à midi pour ne pas être mises hors classement. Puis-vous souffler de renoncer aux CP désormais trop nord et de filer plein ouest en suivant votre rivière: les trois derniers CP et le bivouac sont à 60 kms, il n’y a qu’à laisser voguer. Mais vous ne m’entendez pas et n’avez pas Google Earth. 18h, extra, vous avez suivi mon conseil -télépathie?- et n’êtes plus qu’à 10 kms des derniers CP. 20h, vous arrivez au bivouac. Bravo, Solenn, bravo Julie, you are very brave. Ne soyez pas déçues, vous avez sauvé l’essentiel dans une étape difficile: continuer la course. Certes, au jugé, vous allez vous retrouver dans le milieu du classement, ce qui n’est pas si mal, et il restera à savoir si la deuxième partie du rallye se déroulera comme les deux premiers jours ou comme aujourd’hui. C’est la contrepartie d’un démarrage en fanfare, la probabilité de baisser est plus grande. Au classement général des 1ère participation après deux jours vous êtes 3ème sur 56. Je biche.

4ème étape Lundi 22 mars

Aujourd’hui, évitez d’imiter les français: un coup à droite, bling, un coup à gauche, bang. Tenez le cap pour atteindre l’objectif. Je vais devoir, suivre vos courbes et celles des indices boursiers simultanément. Avec ces derniers, c’est plus facile, ils ne connaissent que le nord et le sud alors que vous êtes capables de me faire un looping voire un double salto arrière. Les conséquences d’hier ne sont pas si graves puisque 56ème de l’étape vous ne reculez que de 5 places au général à la 32ème place et devenez 6ème des débutantes. 12h, vous semblez avoir perdu la main et venez juste de valider le CP1 après un plantage et pas mal d’hésitations. Réglez votre compas, ôtez vos lunettes de soleil, vous semblez désorientées. Pourquoi me suis-je pris au jeu de la compétition? Parce que vous-même avez fixé l’objectif de figurer dans le premier quart des débutantes? Parce que je vous connais gagneuses et battantes? Parce que je projette mes propres envies? Un peu de tout cela sans doute mais plus simplement parce que je vous sais plus heureuses dans la réussite. 16h, vous fêtez joliment le record de Franck Cammas en tirant des bords, êtes-vous dans une tempête de sable? Avez-vous un problème de dérive? Dans l’adversité vous tenez bon puisque vous validez tous vos CP et il n’en reste que deux. C’est le moment d’envoyer avant la nuit. 20h30, vous arrivez au bivouac. Est-ce le syndrome du berger -que je fus- mais je suis rassuré de savoir mes brebis au bercail. Je dois reconnaître que je me préoccupe moins de celles du voisin, surtout si elles viennent manger sur le classement des miennes. La boucle était presque parfaite mais vous avez manqué les deux derniers CP. Choix ou erreur? Je pense que cela vous coûtera quelques places au général, sans plus.

5ème étape Mardi 23 mars

Ce matin mon navigateur internet a planté. C’est pousser un peu loin la solidarité, non? Vous semblez en grande forme et pour une fois partez en tête de la harde; vous aurez à tracer votre propre voie sans vous mettre dans celles des précédents qui sont parfois, dans le désert comme dans la vie, des impasses. Après une petite figure en huit dont vous avez le secret, vous filez avec un cap proche de la perfection sur le CP2. Attention, vous faites route avec le 129, deux canadiennes en tête du classement 1ère participation, dont une marchande de vin capable de dangereuses embardées. 9h, forme confirmée, vous manquez de peu le CP2 et réagissez après seulement 1 km! Comme attendu les conséquences d’hier au classement sont faibles puisque vous passez de la 32 à la 35ème place au général et de la 6 à la 7ème des débutantes. 19h30 Voilà, vous avez gazé (il fallait le placer). Au nez, peut-être une petite remontée au général. Ceci dit, comme je le pressentais dès le début, le niveau informatique de l’organisation est un degré en-dessous de son niveau marketing. Rassurez-vous, j’ai fait constaté par huissier votre classement actuel qui évidemment a déterminé votre fine stratégie qui eût été tout autre avec un classement différent déterminé a postériori. Constatez comme les bug informatiques sont toujours responsables sans qu’il y ait de coupable. Je vous envoie le marchand de sable.

6ème étape Mercredi 24 mars

Si j’en crois le descriptif d’étape, ça va tanguer aujourd’hui. Bingo! À 8h30 vous virez au CP1 entête de votre groupe, donc avec votre propre route. Plus incroyable, les deux équipages en tête du général sont partis ce matin plein nord, roue dans roue, alors qu’il fallait choisir l’ouest: cela ne confirme-t-il pas ce que j’écrivais hier sur les suiveurs? Elles ne feront demi-tour qu’au bout d’une heure. 13h, c’est la débandade sur le terrain. L’organisation annonce que les CP3 & 4 ont été supprimés mais c’est le CP2 que personne n’a cherché à rallier et vous tournez toutes comme un essaim affolé autour du 3 et du 4 sans que personne n’arrive à les atteindre. C’est à tout le moins ce qui ressort de mes observations satellitaires. 19h, ça m’a tout l’air d’une hécatombe. Vu de Bretagne, les mouvements des concurrentes sont incompréhensibles: il y en a partout et ça part dans tous les sens. Sont-ce les lions du 199 qui affolent le troupeau? Quelle idée saugrenue aussi que celle de l’organisation de mettre un équipage d’hommes pour prouver que ce n’est pas une épreuve facile. La cause des femmes en est-elle encore là? C’est votre dernière nuit de sauvageonnes. Savourez la.

6ème étape, suite Jeudi 25 mars

11h, difficile ce matin, vous tournez en rond dans les dunes tout près du CP5 validé hier soir, mais vous n’êtes pas seules: les dix premières au général en sont au même point. 16h, le classement retraité et actualisé apparaît. Vous remontez au classement: 31ème au général et 5ème des débutantes. C’est exceptionnel. Comment faites-vous? Journée d’errance, puis vers 16h vous décidez de participer à nouveau: plein ouest sur les trois derniers CP 19h, Solenn, je te vois prendre délibérément cap sud, vers le Mali, alors que le CP 9 est plein ouest. Pas question de prendre la tangente, revenez immédiatement! 20h, vous n’êtes plus qu’une dizaine à ne pas avoir rallier le bivouac. Mais pas n’importe qui: le 138, leader du classement est derrière vous. Nuit de stars dans le désert en perspective? 20h35’27’’ c’est terminé! de nuit vous arrivez dans les dernières au bivouac environ 105ème sur 110 ! Quelle ténacité! Mon ordinateur embarqué m’informe que vous devriez terminer le rallye ainsi: Classement général: 30ème (env.) sur 98 Classement 1ère participation: 5ème (env.) sur 55 Quel feu d’artifice!

Liaison vers Essaouira Vendredi 26 mars Vous êtes au classement final 24ème au général et 2ème des premières participations

Que s'est-il passé? J'y comprends rien Y avait des filles Et y a plus rien Y a plus rien qu'un désert …/… Avec l’aimable autorisation de C. Nougaro par ailleurs auteur de Cécile, ma fille
http://www.youtube.com/watch?v=luiByXD05hA

Post-scriptum J’espère que malgré la pression, vous avez profité des paysages et de l’ambiance, moi devant mon écran, cela manquait. Comme quoi, il ne faut pas vivre par procuration. Comprendrez-vous que, sponsor moral et quelque peu agité, je me sois livré à ce spam? Me pardonnerez-vous d’avoir embarqué clandestinement dans votre aventure?
Je prête un vélo à un voyageur sans monture English translation pending
by Tandemyann · 2010-02-10 · 40 replies
Bonjour,

J'ai vu ici, à plusieurs reprises des messages e jeunes qui voulaient un vélo fiable pour voyager mais n'avaient pas forcément les moyens de se l'offrir ou les compétences techniques pour dénicher la bonne occasion.

De mon côté, je suis attaché sentimentalement à un vélo mais en pratique je n'en ai plus l'usage. C'est un VTT de 1990 que j'avais alors particulièrement bichonné. Je lui avais fait faire une fourche sur mesure, repeindre, mon père (décédé depuis) avait fabriqué certaines pièces. C'est le vélo que j'avais quand j'avais 20 ans avec lequel j'ai fait toutes sortes de compétitions et de balades.

Ce vélo a toute une histoire. Je l'ai revendu à un ami qui se l'est fait volé et l'a retrouvé. Nous l'avons remis en état puis il l'a vendu à un ami à lui. Il y a deux ans, j'ai contacté son propriétaire lui demandant la possibilité de lui l'échanger contre un autre. C'est comme cela qu'il est revenu entre mes mains.

Mais 20 ans après, il n'est plus adapté à son usage d'origine : le VTT. Non pas qu'il soit moins bon qu'à l'époque, mais son remplaçant me procure plus de plaisir. Je ne veux pas le revendre pour autant. Le troquer contre une poignée d'euros, non merci. Ma première idée fut de le donner à un ami. Mais qui en aurait réellement l'usage? Un vététiste n'en voudrait pas et utiliser ce vélo pour aller chercher le pain ne me parait pas assez noble pour lui.

Hier, j'ai donc eu l'idée de lui donner un avenir à la hauteur qu'il m'a procuré : le prêter à un voyageur qui lui ferait parcourir le monde. Donc si tu rêves de voyager sur un vélo qui peut le supporter mais que trouver ce vélo est un obstacle insurmontable, n'hésite pas à me contacter.

Techniquement, ce vélo est un vélo en acier particulièrement robuste (Tange MTB), doté d'une fourche rigide également très robuste (artisanale Mécacycles en Vitus Rocky). Il est équipé d'éléments simples et fiables, notamment de pièces Shimano Deore DX (probablement le groupe le plus fiable que Shimano ait réalisé) dans un état proche du neuf. Il peut être adapté, en fonction des pièces choisies (potence, cintre pour adapter la longueur du poste de pilotage) à des personnes entre 1, 60 et 1, 80 (je mesure personnellement 1, 72 m). Il peut être équipé d'un porte bagages arrière (colliers pour l'avant) que je peux même prêter.

Je fais ça parce que j'aime mon vélo et que le voir suspendu à son crochet me désole. Profiteurs s'abstenir.

Yann
Remorque bagages "Cargo II" pour vélo? English translation pending
by Mapu · 2010-02-07 · 24 replies
Bonsoir à tous,

Sans vouloir lancer le énième débat sur les remorques, quelqu'un connaît-il la "Cargo II" ?  J'ai vu une annonce pour une occasion qui m'intéresserait, mais j'aimerais bien avoir quelques avis sur la question avant d'aller plus loin.
Hôtel Luperon Beach Resort English translation pending
by Dave2009 · 2010-01-25 · 6 replies
Salut tlm😉

Je suis supposé d'aller au Luperon Beach Resort dans la première semaine de mars. Je voulais savoir si c'est un bon hôtel coté plage, nourriture, propreté. Puis je me demandais si y avais des gens qui sont allés dernièrement pourrait me donner leur avis. Sur la majorité des commentaire que j'ai lui tlm disent en général que c'est vrm un bon hôtel et qu'On y retrouve bcp de jeunes et que c'est un endroit pour faire la fête. Alors laissez moi vos impressions vos commentaires la dessus. Ca serai apprécié

Merci

Playa de Oro Varadero 2009-
Accident à vélo: la remorque Bob mise en cause... English translation pending
by Nébert · 2009-12-01 · 25 replies
En mai dernier, je suis parti en solitaire de la Bourgogne du sud vers l'Espagne , sur mon vélo tirant une remorque Bob, avec pour objectif d'atteindre l'Andalousie😎...J'ai traversé les Pyrénées par le col d' Ares😛 puis j'ai traversé une partie de l'Espagne en direction de Tolède ( je devais prendre plein sud après ...) mais je n'ai pas atteint Tolède🤪 car à 35 km avant cette ville , alors que je roulais le long d'une Nationale pas trop fréquentée, sur la bordure goudronnée d'environ 1 m de largeur, à droite de la chaussée principale, entre une bande continue blanche et une barrière métallique de sécurité, une automobile a percuté l'arrière de ma remorque ! J'ai fait un vol plané par dessus la barrière métallique de sécurité tandis que mon vélo et ma remorque se sont retrouvés plaqués latéralement contre la barrière métallique ... Moi, je n'ai rien vu arriver et le choc m'a mis KO🏴‍☠️. Comme j'étais inanimé et que j'avais une plaie au cuir chevelu, l'automobiliste a averti les secours et finalement; c'est un hélico qui m'a emmené à l'hôpital le plus proche . Je devais boucler mon deux millième kilomètre ce soir là . Je roulais alors à près de 25 km / h .Le temps était changeant , un vent latéral assez fort me gênait un peu dans ma progression ... La remorque représentant un poids total de 25 kg, tanguait parfois sous les rafales ...Vous l'avez deviné , je n'ai pas pu continué mon voyage😕 : je m'en suis sorti sans fracture mais mes articulations ont été bien sollicitées ce qui fait que j'ai encore des séances de kiné et d'ostéopathie pour , comme je l'espère, retrouver mes capacités d'avant !!! Bien-sûr, je n'ai pas pu participer à la rédaction du constat !!! La guardia civile a du se contenter des explications du conducteur : et c'est là que se pose le problème , le conducteur ( qui reconnaît n'avoir pas respecté la distance légale de 1m50 comme le stipule le code espagnol ) a déclaré que ma remorque Bob ( monoroue ...) faisait , devant lui, sous l'effet du vent , des mouvements de type "essui-glace" et que, au moment où il a entrepris de me dépasser, l'arrière de ma remorque est venu brusquement a gauche de la bande blanche tandis que mon vélo avançait tout droit , à droite de la bande blanche. Je lance un appel à témoignage à propos de cette bizarrerie : comment est-ce possible que mon vélo ait pu continuer sur sa trajectoire alors que ma remorque , chargée de 25 kg de bagages se serait mise en travers décrivant un angle d'environ 135° par rapport à ma direction de déplacement ???? C'est en tout cas ce que représente le croquis faits par la police ... Cela me serait utile que les voyageurs à vélo traînant comme moi, une remorque monoroue me fasse part de leur avis sur la question ...Juqu'à présent j'ai toujours eu la sensation que ma remorque pouvait tanguer sous l'effet du vent mais suivait à peu de chose près la trajectoire de mon vélo mais dois ou non admettre qu'elle peut se déplacer latéralement " en glissant tantôt à droite , tantôt à gauche, sur la chaussée . Il est vrai que ce mouvement "d'essui-glace, je l'ai observé , de la part d'une remorque à 2 roues, pour enfants, circulant presque à vide ... Merci de prendre le temps de lire ce message et de réagir ...Mon affaire est en cours d'instruction dans un tribunal espagnol ...Salut et encore merci de m'aider. ( si vous avez des idées de quoi faire pour établir la vérité sur le comportement physique d'une Bob, n'hésitez pas à me faire vos suggestions )😐 Nébert
Récit de quatre filles au Rajasthan ou un début d’une vocation humanitaire! English translation pending
by Massalachai · 2009-09-07 · 2 replies
Nous avons passés 22 jours en Inde. je vous fais un petit résumé de notre expérience mémorable dans ce pays en laissant un peu de côté les villes très connues.

Le circuit:

Delhi. Beaucoup de choses à voir pas assez de temps(juste deux jours) et surtout la fatigue du vol... Ville merveilleuse qui vaut le détour.

Alsisar

Trajet long mais fort en sensations, couleurs, bruits. Finalement cela reste notre premier vrai contact avec la population, le trafic, les animaux... Magnifique.

Le fort d'Alsisar, que dire ... Somptueux, magique et surtout un staff chaleureux et brillant. Même si nous étions les seules à séjourner dans le fort, nous avons eu la chance d'avoir un spectacle de marionnettes et de danse uniquement pour nous... Nous avons été vraiment charmées par l'endroit et les gens sur place.

Bikaner

Nous avons eu l'occasion de rencontrer sur la route des gens merveilleux qui nous ont offert un thé inoubliable et qui nous ont marqué par leur sympathie, leur simplicité et surtout leur vision de la vie... Grâce aux traductions de notre chauffeur, nous avons pu établir un dialogue intense et riche.

Visite du temple de Desnoke. Sensations fortes, mêmes très fortes mais il faut le voir pour le croire et surtout le plus troublant, c’est la dévotion et la vénération portée à ces rats par les personnes. Nous avons profité pour visiter les petites boutiques autour du temple où nous avons discuté de nouveau avec les pèlerins.

Jaisalmer

Impressionnante quand on arrive de Bikaner, sa silhouette se dessine à 10 kilomètres. Visites des havelis et le lac Gadi Sagar Tank.Le village de Lodruva et de son temple. Sur le chemin du retour vers Jaisalmer, visite de Amar Sagar et les fameux cénotaphes Bada Bagh au coucher du soleil. Magnifiques moments… Vous allez peut-être dire encore un autre moment inoubliable, et oui, je vous rassure, il y en aura encore d’autres.

Arrivée à Osyan. Magnifique et phénoménal site. Immense pour quatre personnes… Géant.

Nous avons été gentiment accueillies par le gérant, qui se trouve être le cousin du propriétaire. Il nous a expliqué en long et en large les fondements, les valeurs, les responsabilités reposant sur les frêles épaules des descendants rajpoutes. Nous avons profité de la ballade en chameaux.

Jodhpur

Visite du temple de Sachiya Mata avant de prendre la route pour Jodhpur. Visite de la forteresse Mehrangarh.

Arrivée à l’hôtel. Très chouettes les lits en hauteur…

Visite de la vieille ville, de Sardar Bazar et de sa clock Tower. On s’est régalé en épices…

Sublime rencontre avec le responsable d’une association pour la défense des femmes.

Luni

Site merveilleux où nous avons pu nous reposer au bord de la piscine. Cette étape tombait à pic car nous commencions à être fatiguées mais surtout ce jour était sensiblement chaud. La fraîcheur de la piscine était la bienvenue.

Chambre agréable, personnel très accueillant. Un spectacle de danses rajasthanies en prime que nous avons partagé avec une famille indienne qui était venue juste pour y passer la soirée.

Sadargarh

Route quelque peu tumultueuse mais de nouveau riche en paysages… Moments mémorables, une fois de plus.

Arrivée au fort de Sadargarh. Accueil haut en couleurs par le personnel et surtout par la Maharani.

Splendide fort. Le top point de vue logement, aménagement, …

Udaïpur

Très belle ville. … C’est également la première fois depuis le début du séjour que nous croisons des touristes dans notre hôtel. On s’était habituées à être les uniques occupantes des lieux, des Maharanis tout simplement. Cela devenait difficile de partager les lieux avec des touristes, …

Belle promenade autour du lac en fin de journée. Visite de la ville et du City palace muséum, du Jagdish Temple.

Route vers Khempur. Nous avions l’impression d’avoir visité le fin fond de l’Inde. Magnifique, magique, étonnant. Nous ne sommes pas des inconditionnelles du cheval. Cependant, ce site nous a paru sympathique même si on a réellement eu très chaud.

Le personnel nous a chaleureusement accueilli et nous a permis de faire une splendide ballade dans le village où nous avons pu rencontrer les habitants chez eux. Pas besoin de vous dire que les portes étaient toutes ouvertes et que l’hospitalité débordait à tous les coins de rue. Nous avons là encore eu l’occasion de partager des moments magiques avec les habitants qui nous ont montré leur mode de vie, du maçon au fileur de tissu. De la cuisinière à la grand-mère accrochée à son portable sans compter les enfants par dizaine autour de nous… Un réel plaisir. On était réellement au paradis du sourire, de la joie et du bonheur

Pushkar. Visite de la ville. Grosse déception que cette ville. Travaux sur le lac, des babacools restés “scotchés” aux années peace and love et des “pandits” qui harcèlent.

Roopanagarh. Très beau fort. Personnel très accueillant qui nous a fait une belle visite guidée des lieux avec données historiques à l’appui. Très beau village aussi qui vaut le détour. Nous avons eu de bons fous rires. Les barbiers commençant à se surpasser en matière de soins du visage. Tout cela parce qu’on les prenait en photo. Les clients étaient heureux..

Deuxième belle rencontre humanitaire avec le manager de ce Fort qui s’occupe de la scolarisation des petites filles.Encore magnifique.

Jaipur

Visite du City palace et du jantar Mantar. Splendide soirée au cinéma Raj Mandir. C’est sûr, un bollywood dans cette salle reste mémorable. Fantastique, nous avons adoré ce moment… Visite de l’Amber Palace, du temple de Shiromani, de Jaigarth fort et de Nahagarth fort et du Palais des Vents.

Agra

Visite de Fatehpur Sikri et de la Ville d’Agra.

Magnifique Taj Mahal, à vous mettre la chair de poule.Sa beauté est bien supérieure à ce qu’on peut avoir imaginé. C’est sûr, on y reviendra et cette fois ci pas avec nos amies mais avec nos “jaanu” (nos “chéris”)comme disent les indiens.

Les Indiens:

Quatre filles de 30 ans, il est évident que nous avons eu droit aux réflections “neuneu” des jeunes indiens.Mais jamais nous nous sommes senties en danger, même en nous baladant seules le soir.

Les Indiens hors des villes, femmes comme hommes, sont incroyables de gentillesse, de curiosités.Du plus riche au plus humble, ils nous ont tous donnés de belles leçons de vie.Nous avons perdu, en Europe, beaucoup de valeurs simples:comme la famille, le respect de l’autre…

Notre chauffeur:

Nawal, notre prince: Le plus beau sourire de l’Inde

La Tavera (c'est la voiture), impeccable même si dans la nuit une volée d'oiseaux s'est "appesantie" sur le capot ... Nawal va trouver les cinq minutes nécessaires pour assurer un départ en toute blancheur. Il est parfait et pendant toute la durée du voyage: une conduite tranquille en toute sécurité, sans juron hindi apparent (et pourtant ça le mériterait souvent), une attention aux moindres souhaits (dans la mesure de la raison bien comprise), la souplesse dans le programme prévu (pas obligée de se "tanner" les fesses sur un chameau qui n'en a pas envie si vous préférez les ruelles de Jailsamer, par exemple). Il est là, se prête à faire les traducteurs afin de nous offrir ces moments incroyables décrits plus haut. Ce qui nous a le plus marquées, c’est cette marque de respect qu’il nous a toujours montré. Nos prénoms étaient toujours suivis de “ji”(marque de respect en hindi).Il est donc devenu pour nous Nawalji.

Dans ce monde où l’on parle de tourisme équitable, profitez de votre séjour dans ce pays pour rencontrer ceux qui travaillent sur le terrain afin d’aider les plus démunis. Je crois qu’on leur doit bien ça.

La“pub” est interdite sur ce forum mais je voudrais vous signaler ceux que nous avons rencontrés et qui méritent notre soutien: Même si ça n’est qu’une goutte dans l’océan, ça vaut toujours le coût.

Mr Jasweer, manager du Fort de Roopangarh qui s’occupe de scolariser des petites filles.

Mr Govind S.Rathore, proprietaire du Durang Niwas de Jodhpur qui lui milite pour les femmes et jeunes filles démunies.

Béatrice, propriétaire de l’agence avec laquelle nous avons voyagées.Elle s’occupe de richshaw wallahs à Delhi.

Je suis surprise qu’il n’y est pas plus de discutions sur l’humanitaire dans ces forums de voyage. Quand on a vu l’Inde, on ne peut pas rester insensible. Parler du Taj Mahal ou d’un bon resto, c’est bien mais la claque que l’on a pris, c’est un peu dommage de la taire.

Nous sommes actuellement au Népal, où notre aventure continue.Là aussi, il y beaucoup à écrire et à dire.Un autre post!
Bangkok: aimée ou pas aimée? English translation pending
by Thuan · 2009-08-07 · 69 replies
salut , ce n'est pas un post de demande de bon pan . ou de chamailles pour une virgule .. ni sociologique ( je dis cela pour les talibans de vf qui vont se pointer ...) - mais simplement une réflection <> sur cette mégalopole qui attire autant que rebute les étrangers .. il serait peut être interessant d'avoir vos avis ? et une petite anecdote qui vous a frapper .😉.

je me lance .. un jour je devais prendre un train extrêmement tôt . pour éviter de laisser mon char a la gare , je prend le bus .

un de ces énormes bus bleus ( quant on est que 2 clients abord on vois bien que ils sont grands) .. .. dont chaque changement de vitesse la boite dit AIE AIE . arrivent pas loin de la garer ferroviaire le soleil levant et 3 paumes de clients tout a coup je ne sait pas comment 20 personnes et la marmaille gimpe abord de la navette spatial .. et c'était des akas ( minorité ethnique du nord de la thalande .. ) en costume traditionnel .. c'est dans ces moment la que on ce dit .. je suis a Bangkok .. ville imprévisible ou tout peut arriver comme une claque de mon père , quant je n'avais pas la force de lui en remettre une ..

Groupe de pickpockets au Grand Marché de Sousse (Tunisie) English translation pending
by Barzaz · 2009-07-02 · 13 replies
J'attire votre attention sur le fait qu'un groupe de pickpockets opère régulièrement sur le Grand Marché de Sousse chaque semaine. Ils provoquent autour de leur victime une légère bousculade pendant laquelle l'un d'entre eux fouille vos poches.

N'oubliez pas que votre portefeuille et/ou votre passeport partiront dans la direction opposée à celle des membres du groupe qui s'éloignent en courant...

Soyez attentifs ou n'emportez rien sur vous. Ce marché (bétail, véhicules, vêtements, téléphones cellulaires "tombés du camion", cyclomoteurs remis à neuf, puces, alimentation, etc.) vaut pourtant une visite !
Remorque avec/sans amortisseur: tenue de route? English translation pending
by Meg2 · 2009-06-11 · 25 replies
bonjour

je ne suis pas encore décidée, mais j'envisage l'achat d'une remorque qui pourrait me servir aussi bien à transporter des achats en ville, que pour des "marches d'approche" en VTT-camping, derrière 2 vélos différents. Pour ces 2 usages, j'ai l'impression qu'un bon compromis serait une remorque monoroue du type Bob Yak (sans suspension) ou Bob Ibex (avec amortisseur). J'élimine les remorques avec fixation au tube de selle (cf Aevon) car je n'ai pas la place sur mon "VTC de ville".

Question pour eux qui auraient conduit ces 2 modèles - ou équivalent d'une autre marque : à votre avis, l'amortisseur apporte-t-il un plus important au niveau confort de conduite et tenue de route, soit en descente (sachant que j'ai l'habitude de descendre vite sur route), soit sur chemin un peu cabossé ? Logiquement ça devrait améliorer, mais le modèle avec amortisseur pèse 1, 5 kg de plus à trainer dans les montées...
Traversée par bateau Nice-Bastia? English translation pending
by Comi · 2009-05-20 · 13 replies
je viens de prendre mes billets de traversée Nice bastia, sur le billet il y a ecrit 1cabine de jour 2 lits, 1 3eme et 4ème lit-cabine jour sur mega smeralda, on est 4, mais est ce qu'on sera dans la meme cabine? il y a des cabines à 4 lits? quest ce qu'une cabine jour?, ( voyage de 15h30 à 21h45) il y a des douches dans toutes les cabines?

et surtout ma question vue l'heure à laquelle on arrivera on n'aimerait pas etre les derniers à sortir la voiture du bateau est ce que pour cela il ne faut pas arriver dans les premiers et mettre la voiture au fond?

on a une voiture neuve, est ce qu'il arrive souvent qu'elles soient rayées pendant le trajet?

en voila des questions mais je n'ai jamais pris de ferry et ça m'inquiète!!

et la traversée semble bien longue de 15h30 à 21h45!!nice bastia, on n'a pas pu s'y prendre à l'avance et choisir !!on a pris ce qui etait disponible car le 4 juillet il y avait du monde!!!!

est ce qu'il y asouvent des bouchons à Nice un samedi apres midi? surement! on arrive par l'autoroute si qqn peut nous conseiller à ce sujet ce serait vraiment gentil!! bonne journée les forumistes amicalement comi
Moyeux Tour du Monde English translation pending
by Portik · 2009-03-25 · 15 replies
Après avoir vogué à travers les posts du forum, il m'est toujours difficile de savoir quel moyeux prendre..... J'ai acheté des jante Sun Ringle Rhynolite 26" (non XL) en 36 trous, je pense faire l'acquisition de rayons DT Swiss Apline 3, par contre pour le moyeux, c'est encore flou......Condition supplémentaire, je suis en V-Brake... Voici donc après mes recherches les éléments que j'ai pu en sortir.... Moyeux Shimano, Atomlab, cannondale, Halo, Sun ringle, ... Peu adaptés à un TDMMoyeux Chris king, Phil Wood, ..... Très cher, difficile à trouver, et pas forcement adapté au TDMMoyeux DT SWISS, .... Très bonne qualité, adapté au TDM, mais n'existe qu'en version disc.... J'ai l'impression qu'il ne reste donc plus que le moyeu HOPE PRO II (robuste, facilement réparable, plutot fiable, un peu lourd, ...) Mais quelle modèle choisir (36 trous, V-Brake, ....) ? Peut être que d'autre marque répondraient à mes besoins? Petite question supplémentaire pour les incollables: Les cadres Orange (marque Uk) sont-ils en peinture epoxy? D'avance merci....
Trouver un vélo à prix modique pour un long trajet? English translation pending
by Leere · 2008-12-30 · 27 replies
Bonjour,

Dans le but d'un peut-être futur voyage en vélo, je voudrais savoir s'il est possible de trouver un vélo à prix modique et qui convienne pour un long trajet (à vrai dire pas déterminé, mais en tout cas qui puisse résister quel que soit le nombre de km parcourus). Dans mon ignorance avant de faire des recherche sur le forum, je pensais qu'un vélo classique suffirait ! Or donc j'ai vu qu'on parlait de vélos à prix exorbitant, entre 1500 et 2000 euros, presque aussi chers que certaines voitures d'occasion... et n'ayant pas un gros budget, j'aimerais savoir quel est le prix minimum auquel on doit s'attendre ? (vraiment le minimum du minimum)

J'ai aussi lu des témoignages de gens qui achètent des pièces détachées et montent eux-mêmes leur vélo, je crois que c'est No way pour moi qui n'y connais strictement rien !

J'ai aussi entendu parler de vélos 'tour du monde' d'occasion, est-ce que ça se trouve facilement et dans quelle fourchette de prix ils se situent ?

J'espère que vous pourrez me renseigner,

Merci
Passer dix-sept jours en Chine du Sud auprès des habitants English translation pending
by Drakaranais · 2008-12-17 · 17 replies
Bonjour, nous planifions un petit voyage de 3 semaines en chine dont 17 jours en chine du sud. On préfère passer par les agences locales ou par nous même... Auriez vous des adresses ou recommandations pour les lieux suivants : Yongding avec les maison Kakkas (Tulou) proche de Xiamen Les villages de l'ethnie Miao proche de Kaili & Xijiang (eventuellement Zhenyuan) La rivière Li et Yulong proche de Guilin et Yangshuo pour finir 2, 3 jours sur l'ìle de Hainan avant de rejoindre Hong Kong Les transports en bus (de nuit) ou train sont ils relativement fiable ? Vos infos sont les bienvenues Merci d'avance

Drakaranais 🙂

Precision en partirai en août (pas le choix !)
Recherche Belkacem Moulay, disparu en Algérie en avril/mai 2008 English translation pending
by Sydi · 2008-11-29 · 10 replies
Bonjour à tous,

Je suis à la recherche de Belkacem Moulay, il a disparue en avril/mai 2008, il a embarquer sur un zodiac avec 7 autres personnes d'Algerie, la rumeur qui courait disait qu'il y avait eu une tempete et qu'il étaient tous mort et depuis plus de nouvelles de sa part, il y a 1 mois 1/2 une personne s'est rendue chez sa mere en disant qu'elle avait eu des nouvelles part intermédiaire et qu'il serait en Espagne en prison mais impossible de savoir si c'est vrai, sa mere ne s'en remet pas, c'était son fils unique, elle devient folle, elle est inconsolable. Sil vous plait, si quelqu'un le connais ou sait ou il se trouve, contacter moi d'urgenge, c'est une tragédie pour la famille car c'était un garçon trés gentil et sans histoire et il était aimer de tout le monde. Aucun corps n'a était retrouver, ni remis à la famille, nous sommes tous dans une attende infernal, et la douleur et bien plus immense pour ses parents. Mille merci d'avance à tous ceux qui pouront nous donner des nouvelles memes si elles sont mauvaises car il faut qu'ont saches ce qu'il lui est arriver et s'il est en vie et que peu importe pour qu'elle raison il ne peux nous téléphoner, s' il a des problemes, qu'on nous dise ou il est afin qu'on le sorte de la et le ramene a sa famille qui l'aime tant et ne l'oublira jamais. Merci
Hôtel Atlantis Palm Island à Dubaï English translation pending
by Nejmeddine · 2008-11-23 · 18 replies
voilà que les medias nous apprennent qu' un palace "extraordinaire" avec aquarium intégré vient d'etre inauguré en plein centre de PALM ISLAND DUBAI : HOTEL ATLANTIS 7 étoiles de luxe, 1539 chambres. cout : 1.5 MILLIARDS d'EUROS !! 2000 invités, des stars, des hommes d'affaires, des VIPs feux d'artifices, banquets...: cout 30 millions d'EUROS !!. sur fond de crise économique mondiale, un prestige et un faste, de la demesure qui donneraient un baume au coeur de ceux qui vivent avec 1 EURO par jour !! des sommes "englouties" et non pas "investies" qui donnent à reflechir aux organisations humanitaires pour éradiquer les maladies (PALU, HIV), l' illetrisme, la malnutrition... l'on ne peut que se féliciter des réalisations "historiques" de certains pays et qui siegent à l'ONU, à l'UNESCO et à l'UNICEF!!!
Prolongement du visa au Pérou: sortir du pays? English translation pending
by Mathii · 2008-10-27 · 30 replies
Bonjour a tous, je suis installe avec ma fiancee au perou. Pour linstant je ne suis pas en situation de resident, mais simplement de touriste. Pour pronlonger mon visa touristique je compte sortir du perou par l equateur et y rerentrer de nouveau. Est ce que qq a til deja fait cela? je veux savoir si je suis vraiment obliger de sortir du perou ou simplement aller au poste dimmigration, dormir a aguas verdes et y revenir le lendemain. merci pour vos reponses mathii
Tourisme durable English translation pending
by Deedou · 2008-10-02 · 42 replies
Certains ont apprécié ma veille journalistique, donc, une nouvelle fournée :

1- Tourisme durable. Le climat change, les voyages aussi, Courrier International n°933, 18/09/08 J. Prades et A. De Cozar, El Pais

Le rechauffement modifie le comportement des voyageurs. De nouvelles destinations s’ouvrent, mais le tourisme ecolo peine a s’imposer. Eric Schmitt est passe de l’euphorie a l’inquietude lorsqu’il a pris conscience de l’importance de sa decouverte. C’etait en septembre 2005. A 60 ans, cet explorateur de l’universite de Berkeley, en Californie, a decouvert une nouvelle ile a 60 kilometres du cercle polaire arctique, dans le froid Groenland. Recouvert par la glace qui le reliait au littoral, le bout de terre etait passe inapercu pendant des siecles. Et c’est la que Schmitt a compris a quel point cette apparition etait preoccupante. Il s’agissait en effet d’une preuve evidente des repercussions des changements climatiques sur la planete. On peut bien sur tirer benefice de toute situation. L’ile du rechauffement est rapidement devenue une destination touristique courue. L’entreprise californienne Betchart Expeditions a su exploiter le filon, en organisant desormais des voyages en bateau sur l’ilot pour 3 700 a 5 100 euros. La fonte generalisee des glaciers et des calottes polaires et le rechauffement de la temperature de la surface oceanique ont contribue a l’elevation du niveau de la mer et a l’apparition de nouvelles reactions biologiques dans les ecosystemes et chez les especes. Le tourisme cherche a s’adapter a cette nouvelle realite. “Il est fort probable que les conditions climatiques qui attirent les touristes se deplacent vers des latitudes et des altitudes plus elevees. Ainsi, certaines zones touristiques populaires (la Mediterranee en ete, par exemple) vont perdre la position privilegiee qu’elles occupent parmi les destinations favorites”, a-t-on pu entendre lors du sommet ministeriel sur le tourisme et le changement climatique du 13 novembre 2007 qui s’est tenu a Londres.

“Ils viennent verifier ce qu’ils voient a la tele” Les pays du Nord ont donc commence a s’adapter au phenomene. En l’espace d’un peu plus de cinq ans, une foret de coniferes a pousse en face de chez Javier Gálvez, a Qassiarsuk, dans le sud du Groenland. Un miracle que les scientifiques attribuent au rechauffement et qui, outre transformer le monotone paysage de neiges infinies qu’il contemple depuis sa fenetre, a fait de Javier Gálvez un entrepreneur prospere. Il est proprietaire de Tasermuit, une petite agence qui organise les deplacements pour les expeditions scientifiques au Groenland et des randonnees a pied et en kayak pour les touristes espagnols. Avec le degel, il est passe de 200 visiteurs par an a plus de 400 en 2007. Ce jeune entrepreneur attribue au rechauffement climatique le succes du Groenland comme destination touristique. “Les gens viennent verifier que ce qu’ils voient au journal televise est reel”, explique-t-il. Et ils y parviennent ? “Oui et non, repond-il. Ils ne peuvent pas detecter les entailles orographiques qui signalent l’emplacement du glacier il y a un siecle. Mais ils voient comment a progresse le degel, ou a quel point il est difficile d’apercevoir des baleines – qui ont migre vers les eaux glacees du nord de l’ile –, ou comment la delicieuse crevette du Groenland a migre a la recherche d’eaux plus froides pour etre remplacee, dans nos assiettes, par le cabillaud.” Les guides de Tasermuit sont formes pour expliquer aux voyageurs les consequences du changement climatique. “C’est ce que souhaitent les touristes”, affirme Javier Gálvez, qui encou­rage egalement les Espagnols a cotoyer la population locale –qui subit quotidiennement les degats des transformations dues au rechauffement. “Ils sont presque ruines. Ils ont du mal a prendre du gibier et manquent d’alternatives. Ils sont desorientes.” Selon lui, les Espagnols rentrent chez eux avec l’impression que cela prendra de cinquante a trois cents ans, mais que s’en est fini du Groenland. Il existe egalement des excursions au glacier Perito Moreno, en Argentine, pour observer la chute de blocs de glace dans l’ocean. Ou encore pour prendre conscience de la disparition progressive des fjords norvegiens. En Finlande, la fonte des neiges a degage des chemins la ou, avant, il n’y avait que de la glace. Les principales agences de voyages finlandaises ont donc commence a troquer les motoneiges pour des autocars. Les affaires marchent bien : les hivers plus doux et plus courts favorisent le tourisme. La situation est la meme en Norvege, ou les entreprises du secteur ont remplace leurs offres de balades a pied autour des glaciers par des excursions en bateau. “Nous devons reagir rapidement. La situation n’est pas dramatique, mais elle est preoccupante. Dans notre pays, le changement climatique est un phenomene dont personne ne met en doute l’existence. Si nous ne nous preparons pas pour l’avenir, nous serons depasses bien plus vite qu’on le croit”, explique Helen Siverstol, de Fjord Norway. Selon l’une de ses collegues du secteur, Goril Ovesen, de l’entreprise Troms, on voit apparaitre des arbres sur des versants de montagnes ou il n’y en avait pas auparavant. “Quand on y pense, c’est terrible, parce que ca signifie que dans quelques annees peut-etre, il ne neigera plus au sommet.” Et moins il y a de neige, plus on aura besoin de canons a neige. La neige artificielle compensera en grande partie la remontee de la limite d’enneigement. Malgre cela, les previsions de l’Organisation mondiale du tourisme (OMT) pour certaines zones ou se pratique traditionnellement le ski, comme les Alpes, sont tres claires : les touristes seront de moins en moins nombreux a parcourir les pistes.

Choisir des destinations moins eloignees Toujours selon l’OMT, les gouvernements devront, pour lutter contre le rechauffement de la planete, prendre des mesures destinees a reduire les emissions de gaz a effet de serre (GES). Certaines de ces mesures pourraient influer sur le cout des transports, et en particulier de l’avion, l’un des moyens de deplacement les plus polluants. Pour les destinations eloignees comme les pays d’Asie du Sud-Est, l’Australie, la Nouvelle-Zelande et les Caraibes, la situation est preoccupante : il y a fort a parier que les politiques visant le ralentissement du rechauffement climatique affecteront leur economie nationale. En effet, les touristes des pays temperes, comme ceux du nord de l’Europe, sont ceux qui se deplacent le plus a l’international. D’apres l’OMT, ils pourraient etre amenes a “passer plus de temps dans leur pays de residence et adapter leurs habitudes de voyage pour profiter des nouvelles possibilites qu’offrent les destinations plus accessibles”. Les modifications des saisons touristiques – tant en termes de duree que de qualite (pour le tourisme de plage ou les sports d’hiver, par exemple) – “pourraient avoir une incidence importance sur la concurrence entre destinations et, par consequent, sur la rentabilite des entreprises touristiques”, explique une etude, qui prevoit egalement les difficultes d’adaptation que connaitront les fournisseurs de services touristiques et les tour-operateurs de certaines destinations. Voila, en bref, quels sont les effets du rechauffement sur le tourisme. Il faut voir maintenant a quel point le secteur du tourisme contribue au rechauffement et si des efforts sont faits pour reduire la part d’emissions de GES qui lui correspond. L’OMT chiffre a 5 % la part de l’industrie du tourisme dans les emissions mondiales, prenant notamment en compte les effets negatifs du deplacement de milliers de touristes, du logement et des activites de loisirs. Comment les entreprises du secteur peuvent-elles contribuer positivement ? “En reduisant leurs emissions, bien sur”, nous explique une representante de la compagnie aerienne a bas prix Norwegian Air. “Et de nos jours, on ne peut le faire qu’avec des avions plus propres. nous avons remplace nos vieux Boeing par le nouveau modele 737-800, qui emet de 20 % a 30 % de GES en moins. En 2014, nous aurons renouvele l’ensemble de notre flotte.” <
http://www.courrierinternational.com/...cle.asp?obj_id=89421>; __ 2- Tourisme durable. Comportement. Le touriste tente par la classe ecologique, Courrier International n°933, 18/09/08

Peut-on prendre l’avion et defendre l’environnement en meme temps ? C’est la question que se posent de plus en plus de personnes sensibles a la question du rechauffement climatique. James Brusslan est un avocat specialise en droit de l’environnement qui se sent concerne par le changement climatique. Il se rend au bureau a velo et travaille dans un cabinet qui compense ses emissions de carbone. Il place sur les 4 x 4 de ses amis des autocollants sur lesquels on peut lire : “Je change le climat ! Demandez-moi comment !” Cet homme de 50 ans a recemment depense 2 800 dollars [1 983 euros] dans un voyage d’une semaine dans la baie de Disco, au Groenland, a environ 300 kilometres au nord du cercle arctique. “Je voulais voir ce qui etait en train de se produire”, dit-il en contemplant un fjord ou un glacier est en train de se scinder en plusieurs icebergs. “Dans dix ans, il n’existera probablement plus.” James Brusslan projette d’aller voir ensuite la fonte des glaciers dans le Sichuan, en Chine. Le rechauffement planetaire a cree un nouveau creneau sur le marche porteur de l’ecotourisme : le tourisme climatique – a la recherche d’endroits ou le rechauffement a long terme commence a avoir un effet visible. Certains jugent paradoxal ce genre de tourisme : les voyages en train, avion ou bateau produisent des rejets de dioxyde de carbone qui contribuent au rechauffement. “A quoi bon se rendre aux Maldives si, a terme, elles doivent etre englouties” parce que les emissions de gaz a effet de serre (GES) des avions des ecotouristes contribuent au rechauffement mondial et a l’elevation du niveau des mers, observe Jeff Gazzard, de l’Aviation Environmental Federation, un groupe britannique qui lutte pour la reduction des emissions de GES des avions. Selon les Nations unies, plus de 1, 5 million de touristes visitent l’Arctique chaque annee, alors qu’on n’en comptait que 1 million au debut des annees 1990. Les etes plus longs et plus chauds font que les mers arctiques sont moins encombrees de glaces flottantes, ce qui permet certes aux bateaux de croisiere de visiter des endroits autrefois inaccessibles, mais represente aussi une menace pour l’environnement. Certains touristes se rendent sur l’archipel norvegien de Svalbard , dans l’Arctique, dans l’espoir d’apercevoir les nouvelles iles apparues avec la retraite de la calotte glaciaire. “Il n’y a que des rochers”, ironise Rune Bergstrom, responsable de l’environnement au bureau du gouverneur de l’archipel. Quelque 80 000 touristes se rendent au Svalbard chaque annee. La moitie arrivant en paquebot de croisiere, le debarquement de tous ces passagers a detruit la vegetation fragile de certaines iles. Le risque de maree noire etant egalement plus grand, une loi oblige desormais les bateaux qui se rendent dans l’est de l’archipel a utiliser du diesel maritime plutot que de l’huile lourde. La faune et la flore locales sont menacees, et pas seulement par le changement climatique. “Les zones ou vivaient des ours polaires etaient difficiles d’acces, mais, avec la fonte des glaces, les bateaux peuvent aujourd’hui s’y rendre, d’ou un risque accru d’incidents entre les hommes et les ours”, indique M. Bergstrom.

Des initiatives sont prises pour limiter l’ecotourisme Earthwatch Institute, une association americaine, organise des voyages pour les gens desireux d’apporter leur aide aux scientifiques qui etudient les recifs de corail des Bahamas ou les effets du changement climatique sur les orchidees en Inde. Le voyage de onze jours sur le theme “Changement climatique aux confins de l’Arctique” – d’un prix variant entre 2 849 et 4 349 dollars, vols non compris – inclut une escale au Manitoba, au Canada, pour mesurer la quantite de carbone stocke dans le permafrost. Dernierement, des initiatives ont ete prises pour empecher l’ecotourisme de prendre trop d’ampleur. Ainsi, l’International Ecotourism Society, implantee a Washington, a lance une campagne baptisee “Voyager en pensant au rechauffement” pour inciter les gens a “reduire au minimum leur empreinte ecologique” par un meilleur usage de l’energie et la compensation des emissions de carbone. En mars 2008, la compagnie aerienne SAS a inaugure un programme offrant la possibilite a ses passagers de payer une taxe – 8 euros pour un vol europeen – pour compenser les emissions produites durant leur vol. Cet argent ira financer un projet de developpement des energies renouvelables. Mais, bien que la compagnie transporte plus de quatre millions de passagers par mois, elle n’a recu a ce jour que 600 contributions. Meme s’ils sont loin d’etre les principaux responsables du rechauffement mondial, les touristes qui s’interessent au changement climatique reconnaissent etre en presence d’un dilemme. “Je suis curieuse de voir ces endroits, mais je suis consciente qu’en s’y rendant on contribue a accroitre les degats”, confie Anne Patrick, une enseignante americaine qui a visite l’Antarctique et le Groenland. “Comment faire face a ce probleme ? Je n’ai pas de reponse.” La plupart des touristes qui se rendent au Groenland visitent Ilulissat, une localite aux maisons colorees qui offre un panorama epoustouflant sur les icebergs. Ilulissat est devenue un symbole du rechauffement mondial. Les temperatures de janvier, qui tombaient a 40 °C au-dessous de zero, descendent aujourd’hui rarement en dessous de - 25 °C. Depuis 2002, le Jacobshavn, le glacier le plus proche, a recule de 15 kilometres. Dans la baie ou l’eau ne gele plus, on peche du fletan toute l’annee et les reserves s’epuisent. Cette annee, 35 000 touristes sont attendus a Ilulissat, contre 10 000 il y a cinq ans. La ville compte 5 000 habitants et un nombre bien plus important de chiens de traineau. “Les touristes sont les bienvenus, mais nous n’en voulons pas trop. Nous ne voulons pas non plus de grands hotels”, precise Anthon Frederiksen, le maire d’Ilulissat. “Nous tenons a preserver la nature et notre culture.” De nombreux touristes deboursent 300 dollars pour faire la traversee jusqu’au glacier Eqi. A l’endroit ou le glacier tombe dans la mer, d’enormes blocs de glace se detachent et forment des icebergs. Recemment, alors qu’un bateau plein de touristes se trouvait a proximite du front, haut de 75 metres, un pan de la taille d’une petite maison s’est effondre, soulevant une vague de deux metres. L’eau s’est abattue sur le bateau en le faisant fortement tanguer. “C’est tres excitant”, s’est exclamee Ingeborg Mathiesen, une Norvegienne de 68 ans, en s’agrippant au bastingage. La veille, une vague similaire avait blesse 17 touristes britanniques au Svalbard. Mme Mathiesen projette de visiter cet archipel l’ete prochain, pour voir les icebergs et les ours polaires. “Nous n’attendrons pas cinq ans, car ils pourraient avoir disparu d’ici la”, explique son mari. <http://www.courrierinternational.com/...cle.asp?obj_id=89424>; __ 3- Tourisme durable. Sanctuarisation. Parcs naturels : circulez, y a rien a voir, Courrier International n°933, 18/09/08 The Economist

Aux Etats-Unis, les ecologistes luttent pour limiter l’acces des parcs nationaux au public, alors meme qu’ils sont deja de moins en moins visites. On trouve toujours des explications au faible nombre de visiteurs du parc national de Yosemite, en Californie. Le nombre de personnes visitant la vallee la plus spectaculaire de tout cet Etat a baisse pendant neuf des treize dernieres annees et devrait enregistrer un nouveau recul en 2008. Meme en 2007, annee relativement faste, le total des visiteurs restait inferieur de 11 % aux chiffres records enregistres au milieu des annees 1990. Sur l’ensemble du territoire des Etats-Unis, la frequentation des parcs nationaux et des sites historiques n’a cesse de baisser depuis 1987.

Un desinteret qui pourrait couter tres cher Ce desamour pour ce que l’ecrivain Wallace Stegner appelait la “meilleure idee” qu’ait jamais eue l’Amerique est surprenant dans une region qui connait un acroissement aussi rapide de sa population. Depuis 1994, la Californie est passee de 31, 5 millions a plus de 38 millions d’habitants. Et Larry Swanson, du Center for Rocky Mountain West, remarque que la croissance demographique est plus forte a proximite des parcs nationaux et des forets. Pourtant, si les Americains sont convaincus que vivre pres des parcs est une bonne idee, ils sont de toute evidence de moins en moins enclins a les visiter. Neanmoins, au National Park Service , tout le monde n’est pas convaincu que la faiblesse de la frequentation soit un probleme, souligne Dean Reeder, le directeur du tourisme du NPS. Certains gardes forestiers considerent meme les visiteurs comme des entraves a la bonne gestion des parcs. Mais les plus pragmatiques savent que c’est absurde : si les parcs nationaux viennent a perdre de leur interet aux yeux des Americains, ces derniers seront d’autant moins disposes a les financer via les impots. Le cas des Hispaniques est d’ailleurs juge preoccupant par certains, car cette population en forte croissance semble sourde a l’appel de la nature. Comme souvent quand quelque chose va mal aux Etats-Unis, c’est a la television, a Internet et aux jeux video qu’est imputee la desaffection pour la nature. Mais cette explication est un peu courte. La frequentation des parcs a fortement augmente entre les annees 1950 et le milieu des annees 1980, alors meme que se democratisaient le petit ecran et les consoles. Il serait plus juste de dire que les Americains sont plus craintifs pour leurs enfants et rechignent de plus en plus a les laisser en compagnie d’etrangers, qu’ils aient un chapeau vert ou non. Mais la meilleure explication reste la concurrence d’autres destinations. La frequentation des parcs nationaux n’est pas la seule statistique a avoir atteint son apogee entre la fin des annees 1980 et le debut de la decennie suivante. En 1991, le taux d’homi­cides a atteint aux Etats-Unis 9, 8 pour 100 000 habitants. Nombre de grandes villes etaient alors notoirement sales et mal famees. Il n’y avait donc rien d’etonnant a ce que les vacanciers choisissent les grands espaces pour changer d’air. Puis le taux d’homicides a commence a baisser, pour s’etablir en 2000 a seulement 5, 5 pour 100 000 habitants. Les grandes villes, a commencer par New York, se sont embellies et ont regagne les faveurs des touristes. Fred Kent, de l’agence de consultants Project for Public Spaces, confirme que les Americains ont redecouvert les plaisirs des zones animees et densement peuplees comme les centres commerciaux recents – qui ont abandonne le modele du grand espace ferme pour devenir des imitations de centre-ville, ouvertes aux quatre vents.

Tout est entrepris pour eloigner le touriste Le Yosemite ne manque pas de panoramas epoustouflants, mais n’offre guere de divertissements. L’offre de loisirs dans le parc a meme diminue. Scott Gediman, son porte-parole, raconte qu’il y avait autrefois un concessionnaire Cadillac et un zoo. Et, quoique charmants, les hotels sont ici bien sommaires compares a ceux qu’on trouve dans la plupart des grandes villes. La crue de la Merced, en 1997, a quasiment divise par deux le nombre d’emplacements de camping dans la vallee de Yosemite. Il n’y en a plus aujourd’hui que 464, avec une capacite d’accueil maximum de 2 700 personnes. L’administration du parc souhaiterait en construire de nouveaux, sans pour autant atteindre le nombre d’avant les inondations. Mais cette initiative, qui fait partie d’un modeste projet d’amelioration des infrastructures du parc et de son offre hoteliere, est contestee par les associations ecologistes locales, au motif qu’elle ne tiendrait pas compte des menaces pour l’equilibre naturel de la vallee de Yosemite. Pour l’heure, les opposants a ce projet sont parvenus a bloquer les renovations et ont egalement ouvert un front plus large dans la bataille contre les constructions. Il y a quelques mois, un tribunal federal a impose au National Park Service de limiter l’exploitation humaine de la vallee de Yosemite. Ce qui pourrait se traduire par un plafonnement du nombre de visiteurs quotidien. Si le Yosemite adoptait cette decision, il pourrait faire des emules dans tout le pays. On tendrait alors a vouloir resoudre les problemes environnementaux en dissuadant les gens de visiter les espaces naturels. Cela serait tres facheux, voire contre-productif. Le mouvement ecologiste americain est apparu au XIXe siecle en revendiquant la creation des parcs nationaux. Au XXe, il les a vantes et vendus au public par des photos et des articles. Et, aujourd’hui, il semble vouloir detourner les Americains de leurs parcs. <http://www.courrierinternational.com/...cle.asp?obj_id=89425>; __ 4- Tourisme durable. Tendance. La quete de l’impossible, Courrier International n°933, 18/09/08

Un trek vers Katmandou ou un sejour avec les nomades du Kalahari : cela n’est plus suffisamment exotique pour certains touristes a la recherche du lieu le plus rare et le plus extreme. Ils preferent le grand canyon d’Oman ou les voyages dans le proche espace, rapporte The Guardian. Le quotidien britannique rappelle a ceux qui l’auraient oubliee “la contradiction profonde du tourisme moderne, consistant a faire debarquer des milliers de riches dans des contrees d’une pauvrete a peine imaginable ou a detruire la tranquillite du petit coin sauvage que nous cherchons tous”. Dans le cas des “touristes de l’extreme”, il s’agit avant tout de deux categories de riches. Il y a “ceux qui veulent se reconnecter avec leur moi authentique a travers le miroir d’une autre culture, conscients que notre vie moderne manque d’un ‘lien entre le sol et ce que nous y faisons pousser’ et ceux qui obeissent sans scrupule a l’envie d’etre les originaux qui font la mode et degottent les coins les plus exotiques, les ‘chasseurs de trophees’”, explique le journal londonien. Dans les deux cas, cette recherche est vouee a l’echec, car l’idee qu’il existe des terres vierges ou des cultures authentiques qui n’ont jamais ete touchees par la pollution ou la technologie et que l’on peut visiter durant deux semaines d’un coup d’avion est simplement un mythe. A bon entendeur, salut. <http://www.courrierinternational.com/...cle.asp?obj_id=89426>; __ 5- Tourisme durable. Crise. Et le sable vint a manquer, Courrier International n°933, 18/09/08 Peter Popham, The Independent

Les plages de Lecce, dans les Pouilles, sont menacees. Leur sauvetage se heurte a un imbroglio politico-environnemental. Mauro Della Valle est un officier de l’armee italienne mais aussi un passionne de mer et de plage. Il passe tout son temps libre a Soleluna, une plage amenagee dont sa femme et lui sont les gerants a San Cataldo, la station balneaire de Lecce, dans les Pouilles. Il sert des boissons et des en-cas au bar, bavarde avec les habitues et, comme il est l’un des deux bagnini (maitres nageurs) de la plage, il passe un grand nombre d’heures les yeux rives sur la mer. Et ce qu’il voit est desolant. La plage de San Cataldo, comme des dizaines d’autres en Italie, est en train de disparaitre, emportee par le vent. Elle retrecit saison apres saison, de meme que son avenir en tant que destination de vacances.

Un plan d’intervention est pret depuis 2001 Soleluna est un groupe de cabanes d’un blanc eclatant et d’abrivents aux toits rouge tomate, a l’extremite nord de la plage de San Cataldo. Le probleme est qu’il se rapproche de plus en plus du vide. Il y a vingt ans, il y avait 15 metres de sable descendant en pente douce vers les eaux bleu-vert. “Mais aujourd’hui la plage mesure a peine 5 metres de large”, explique un chauffeur de taxi. “Les gens ne vont plus a San Cataldo. Il n’y a plus de sable. Ils descendent plus bas sur la cote, ou le sable est toujours la. C’est dommage. San Cataldo a toujours ete la principale station balneaire du coin. Mes parents m’ont raconte que, lorsqu’ils etaient jeunes, toute la ville allait a San Cataldo par le tram.” Le conseil municipal de Lecce s’est battu pendant des annees pour sauver sa station. Lorsqu’on regarde vers le bas depuis le bar de Soleluna, on voit des sortes de digues faites de rochers qui partent de la plage a intervalles reguliers. Elles servent a minimiser l’effet du vent sur le sable qu’il reste. Mais ces bras plongeant dans la mer ont surtout ete mis la pour accueillir du sable pris ailleurs dans l’Adriatique, et reconstituer la plage. Cette technique, connue sous le nom de “rechargement des plages”, a ete appliquee dans le monde entier avec plus ou moins de succes. C’est un remede que l’Italie va devoir utiliser de plus en plus souvent dans les annees a venir si elle veut garder les millions de touristes nationaux et etrangers qui passent leurs vacances sur ses 3 952 kilometres de plages, parce que 42, 5 % d’entre elles sont en train de disparaitre a cause de l’erosion. Dans les Pouilles, ce taux atteint 64, 6 %, et dans le Molise, plus au nord, 91 %. Et, avec un niveau de la mer cense monter de 18 a 30 centimetres dans les cent prochaines annees, les choses ne peuvent qu’empirer. Pour “recharger” une plage, il faut trouver un banc de sable du meme type et de la meme consistance que celui qui est en train de disparaitre, en aspirer des milliers de metres cubes dans la cale d’un dragueur, l’amener pres de la cote et le deverser a l’endroit desire a l’aide d’un tuyau. Lecce a resolu son probleme – en theorie – il y a sept ans. “Un hydrographe engage par la ville a repere une enorme reserve de sable a 6 milles au large de Brindisi et par 90 metres de fond, explique Mauro della Valle. Ce sable est exactement du meme type que le notre. L’idee est d’en aspirer 250 000 metres cubes, soit l’equivalent de 20 terrains de football. C’est beaucoup, mais d’apres le specialiste il y a 2 millions de metres cubes de sable la-dessous. Le transferer a San Cataldo prendrait un mois. Le plan est pret depuis 2001, et le conseil municipal a obtenu une promesse de financement de 5, 5 millions d’euros de la part de l’Union europeenne.” Le projet a ete approuve sans discussion par deux commissions successives et le gouvernement regional lui a donne son feu vert environnemental. Mais, juste au moment ou l’operation allait commencer, la politique est venue jouer les trouble-fete. Le sable vise se trouve a une distance de 6 milles, mais pas de Lecce, de Brindisi. Or les deux villes sont des ennemies jurees depuis plusieurs siecles. Alors, quand le maire de Brindisi, Michele Errico, a appris que Lecce etait sur le point de “piller le sable de Brindisi”, il n’aurait pas ete un politicien italien digne de ce nom s’il n’avait pas saute sur l’occasion. Brindisi s’est mise sur-le-champ en mode “attaque”. Les ecologistes ont forme une chaine humaine le long de la plage. Les touristes ont ete bombardes de petitions et, comme la version qui leur etait racontee etait que Lecce voulait voler le sable de la plage de Brindisi, 10 000 d’entre eux ont signe. Une troisieme commission, peut-etre influencee par toute cette mauvaise publicite, a encore plus deconcerte Lecce en se prononcant contre le projet.

On a frole l’incident diplomatique avec l’Albanie Voila pourquoi a San Cataldo la colere monte. La principale personnalite politique de la ville est Adriana Poli Bortone, senatrice, ancien maire et aujourd’hui adjointe au maire. C’est elle qui a impulse le projet de sauvetage de la plage. Aujourd’hui, elle ne decolere pas. “Nous sommes confrontes a une longue serie de defaillances de la region des Pouilles risquant de reduire a neant tout le travail realise depuis des annees par le conseil municipal de Lecce, qui a notamment fait faire des etudes tres poussees sur le remplacement du sable, alors que c’est la region qui aurait du s’en charger, s’emporte-t-elle. Maintenant, si le gouvernement regional ne peut pas presenter son plan littoral avant la fin de l’annee, nous risquons de perdre la subvention de 5, 5 millions d’euros accordee pour sauvegarder la cote de Lecce.” Brindisi et ses allies politiques au conseil regional n’ont pas repondu a cette attaque. Mais l’ancien maire de Lecce n’etait pas a court de munitions. “Brindisi ne veut pas nous donner le sable ? Tant pis, nous le prendrons en Albanie”, a-t-elle lance au debut du mois de juillet 2008. L’Albanie a deja aide Corfou a reconstituer ses plages, et son Premier ministre, Sali Berisha, avec qui Mme Bortone se vante d’entretenir d’excellentes relations, serait pret, selon elle, a en faire autant pour Lecce. Malheureusement pour Lecce, le virus de la democratie est aussi arrive a Tirana. Mme Bortone a peut-etre conclu un accord avec M. Berisha, mais celui-ci n’en a manifestement pas fait part a son Parlement. Du coup, les deputes albanais sont restes abasourdis lorsque le chef de file des socialistes, Erion Brace, a attaque M. Berisha en lui disant que la cote de l’Albanie n’etait pas son fief personnel. Il faut dire que, lorsque l’Albanie a aide Corfou dans les annees 1990, l’ecologie etait un concept inconnu en Albanie. Aujourd’hui, c’est une force avec laquelle il faut compter. Et, maintenant que ce dernier espoir s’est envole, il semble bien que San Cataldo se voie bientot contraint a demander les derniers sacrements. <http://www.courrierinternational.com/...cle.asp?obj_id=89427>; __ 6- Tourisme durable. Resistance. La croisiere n’amuse pas tout le monde, Courrier International n°933, 18/09/08 Kent Paterson, Corpwatch

Un village mexicain a empeche la construction d’un terminal pour paquebots qui aurait bouleverse son ecosysteme. A Zihuatanejo, sur la cote pacifique du Mexique, les defenseurs de l’environnement et de la vie locale ont celebre l’annulation d’un projet de terminal de navires de croisiere qui aurait pu accueillir simultanement deux “hotels flottants” de plus de 300 metres de long. Les detracteurs du projet craignaient que cet immense debarcadere face a la plage principale de la bourgade n’augmente la pollution dans la baie et ne prive Zihuatanejo de cette ambiance de petite ville debordante de charme qui lui vaut la fidelite de ses visiteurs. Pendant des mois, le collectif des Habitants pour la defense de la baie a organise des rassemblements, envoye des petitions sur Internet et inonde de lettres les responsables du gouvernement, en particulier les urbanistes du ministere federal des Communications et des Transports (SCT). Sur la plage principale de Zihuatanejo, la Casa Marina etait un foyer de contestation. Sur plusieurs etages, banderoles et pancartes contre le nouveau terminal ornaient ce batiment ou sont installees de petites entreprises. A l’interieur, dans sa boutique, la commercante et militante ecologiste Natalia Rodriguez Krebs vend des vetements et des objets d’art et d’artisanat indiens qui attirent l’œil. Avec les autres habitants, elle accueille depuis longtemps les passagers des navires de croisiere qui jettent l’ancre, un a la fois, dans la baie de Zihuatanejo. Ils sont achemines par de petits canots, les “tenders”, jusqu’a la jetee, ou une enfilade d’agences locales proposent leurs excursions.

Le Mexique compte 22 ports pour paquebots de luxe L’accueil de bateaux toujours plus grands engendre par ailleurs une transformation du milieu naturel et une redistribution des ressources locales. Ces navires draguent le fond des baies, se branchent sur les approvisionnements en eau des communes cotieres et dechargent leurs dechets. Pres des terminaux, les voies navigables sont fermees, les routes d’acces elargies pour le passage des cars d’excursion et les commerces parfois menaces de demenagement. Sans oublier les animaux venus d’ailleurs qui voyagent avec les bateaux de croisiere et peuvent perturber l’ecosysteme local. Selon la Florida Caribbean Cruise Association, un groupement de professionnels du secteur, le nombre de passagers se rendant dans les eaux mexicaines a double entre 2000 et 2007, passant de 3, 2 millions de personnes a 6, 4. Le Mexique – destination numero un des croisieres dans le monde – compte desormais 22 ports accueillant des navires de croisiere, et les autorites federales ont le projet de leur faire une plus large place encore. Appareillant depuis des ports de Californie et de Floride, Americains et Canadiens representent l’immense majorite des passagers rejoignant ainsi le Mexique. Or, Zihuatanejo, qui connait une croissance rapide depuis la fin des annees 1970, souffre deja d’innombrables problemes environnementaux. Les rejets d’eaux usees non traitees dans la baie sont tels que les habitants ne se baignent plus a la plage principale. Ecologistes et responsables federaux accusent une jetee non achevee, construite dans le cadre de l’expansion d’un complexe hotelier, de retenir la pollution dans l’anse. Selon les plongeurs, les depots de dechets au fond de la baie atteignent desormais plusieurs dizaines de centimetres. “La construction d’un autre debarcadere ne fera qu’aggraver la situation”, ecrivait l’annee derniere l’ecologiste Silvestre Pacheco au SCT. Ceux qui militaient contre le nouveau terminal denoncaient par ailleurs un processus de decision ferme, accusant le ministere de faire pour leur ville des choix a huis clos. Dans une lettre au groupe de defense de l’environnement SOS Bahia, Angel González Rul, directeur des installations portuaires au SCT, avait replique que les autorites locales etaient parfaitement informees des etudes de viabilite concernant le nouveau terminal. De son cote, le pecheur Alfonso Pintor, qui fait partir son petit bateau de la plage ou devait etre construit l’embarcadere, assure que ni lui ni ses confreres n’ont jamais ete consultes. “C’etait parfait pour les amateurs de croisieres, mais mauvais pour nous, explique-t-il. Ils nous auraient mis dehors.” En promenade sur les planches au bord de la plage, plusieurs visiteurs venus en croisiere s’etonnaient d’apprendre qu’une polemique faisait rage. Ce duel entre geants des mers et petits bateaux parle pourtant immediatement a Laura Dale, Californienne du Sud “tres attachee a la mer”, nee dans une famille de pecheurs. Elle se souvient qu’un beau jour sa famille s’est entendu dire par les autorites americaines que leur petit bateau n’etait pas assez sur pour naviguer dans les eaux bordant les Channel Islands, en Californie. Les embarcations du coin ont disparu, rapidement remplacees par de gigantesques chaluts coreens equipes de filets derivants. En fin de compte, c’est tout un mode de vie qui a disparu. <http://www.courrierinternational.com/...cle.asp?obj_id=89428>; __ 7- Le Rwanda veut se placer sur le marche du tourisme animalier, AFP, 19/09/08 Parc de l'Akagera (AFP) - 10h06 -

A deux heures de route de Kigali, a la frontiere tanzanienne, le parc national de l'Akagera se veut la reponse rwandaise, encore modeste, aux grandes reserves animalieres du Kenya, de Tanzanie, ou d'Afrique du Sud qui attirent des visiteurs du monde entier. Place au rang de priorite par le gouvernement pour developper un pays demuni de ressources naturelles, le tourisme est en plein essor au Rwanda, ravage en 1994 par un genocide ayant fait 800.000 morts selon l'ONU. En 2007, le secteur a realise un chiffre d'affaires de 140 millions de dollars (100 millions d'euros), contribuant a hauteur de 3, 7% du PIB, selon les chiffres officiels. L'objectif du gouvernement est de faire mieux en 2008, grace notamment a une augmentation de la capacite hoteliere de la capitale, avec l'ouverture en 2007 d'un nouvel hotel de luxe. A Kigali, le tourisme est essentiellement culturel et historique. Les visiteurs s'interessent principalement aux lieux de memoire lies au genocide, comme le Memorial national de Gisozi, afin de "comprendre comment et pourquoi ca s'est passe", explique-t-on a l'Office du tourisme rwandais. L'attraction principale du pays en terme d'image reste cependant les gorilles des montagnes vivant en liberte sur les coteaux brumeux de la chaine volcanique des Virungas, dans le nord du pays, aux frontieres avec la Republique democratique du Congo et l'Ouganda. Mais la rencontre, tres impressionnante, avec ces primates aux attitudes tellement humaines est un privilege rare et cher. Pour proteger cette espece en danger, seuls 56 permis de visite sont delivres par jour, au prix de 500 dollars (360 euros). Il est difficile de promouvoir un tourisme grand public avec de tels tarifs et un nombre de places aussi limite. Aussi, pour attirer les touristes etrangers en quete de nouvelles destinations, le Rwanda mise sur les parcs de la foret primaire de Nyungwe (sud) et de l'Akagera. La foret primaire de Nyungwe, a environ cinq heures de route de Kigali, est plus facilement accessible et presque aussi riche que les Virungas. Recouvrant une zone montagneuse, elle abrite quelque 260 types d'arbres, 140 especes d'orchidees et des singes en quantite, notamment des chimpanzes. Cree en 1934, le parc de l'Akagera s'etendait a l'origine sur 2.500 kilometres carres. Mais au lendemain du genocide, environ deux-tiers de sa surface ont ete attribuees aux populations rentrant d'exil. Depuis, la reserve naturelle, ou alternent savanes, collines, lacs et marais, voit sa faune, victime collaterale de la tragedie de 1994, se regenerer petit a petit. A la mi-septembre, seuls deux ou trois vehicules en moyenne passent chaque jour la barriere d'entree sud, l'un des deux acces du parc. D'un seul coup, cinq hippopotames plongent dans le lac Ihema dans une enorme gerbe d'eau, deranges par l'un des rares visiteurs a penetrer en cette fin de saison seche dans le parc. A quelques jours du debut de la saison des pluies, les animaux se terrent encore. Les elephants, une centaine, ont ete signales plusieurs dizaines de kilometres plus au nord. Plus accessible que les lions -il en resterait une dizaine-, une famille de huit elegantes girafes massai se laisse photographier a l'heure du dejeuner. "Pour avoir le plus de chances de voir les animaux, mieux vaut venir entre octobre et decembre et camper sur place", explique Charles, l'un des guides les plus experimentes. Plusieurs sites ont ete amenages a cet effet et des tentes sont louees pour quelques dollars a l'entree du parc. <http://www.tv5.org/...42e0ceb240ad.1e1.xml>;
Jeux Olympiques 2008 à Pékin English translation pending
by Archimade · 2008-08-14 · 89 replies
🙂 Bonjour....!!!

Je ne sais pas vous, mais moi pour la première fois je ne me suis jamais intéressé aussi peu à des jeux olympiques que pour cette édition 2008...

Pourtant difficilement contournables en raison de la "pression médiatique", je tends une oreille distraite et je zape.

J'aimerais connaître vos propres réactions et avoir vos impressions...🤪...

Merci de vos réponses...
Les passagères étaient ivres, l'avion atterrit en urgence (26 juillet) English translation pending
by Barbot · 2008-07-26 · 12 replies
Peut être que un membre de VF était dans l'avion aussi . 😏

Un avion a effectué jeudi un atterrissage d'urgence à Francfort, en Allemagne, alors que deux Britanniques, en état d'ébriété, avaient tenté d'ouvrir l'une des portes de l'avion dans lequel elles se trouvaient. Suite ICI . 🤪
Aller à la Réunion en bateau-stop? English translation pending
by Seb55 · 2008-07-20 · 36 replies
Salut à tous, Je projette de partir bientôt à la Réunion mais ne désire pas prendre l'avion pour de nombreuses raisons : coût élevé, trop polluant, sans compter le fait que l'on passe au dessus d'une multitude de choses à découvrir. J'ai une bonne expérience du stop en Europe, j'aime l'aventure et surtout j'ai le temps !

Ce qui m'intéresse surtout, ça serait des vécus de bateau-stoppeurs. Car si je projette de partir ainsi, il se pose de questions essentielles : _Opter pour le passage à l'ouest de l'Afrique ou par la Mer Rouge ? _Dans quel port partir ? En France, en Italie, en Espagne ...

Je préférerais en fait passer par l'Egypte que je traverserai en stop pour rejoindre une station balnéaire sur la Mer Rouge et ensuite trouver qqn qui m'emmènerait loin au sud en évitant toute la Corne africaine...

Quelqu'un peut-il m'éclairer ?

merci d'avance, sébastien
Croisière sur le Costa Marina English translation pending
by Isa67 · 2008-05-16 · 11 replies
Envisageons croisiere de 14 j (Espagne, Maroc, Canaries, Mader, mais costa marina est un bateau ancien, Pouvez vous me donner des infos sur le bateau, les repas, l'achat des boissons, le confort(c'est notre premiere croisiere), les chambres, le tangage au niveau des ponts inférieurs, annimations enfants(voyageons avec nos 3 enfants 14, 10 et4 ans) Merci d'avance Isa
Yémen wahdi English translation pending
by Eversmile · 2008-04-16 · 16 replies
C'est un privilege d'etre ici. La ville est d'une beaute qui laisse pantois, surtout la nuit. Les facades sont superbes, et les petites fenetres eclairees, dont un certain nombre ont de beaux vitraux, donnent une impression de feerie particuliere. C'est vrai, cette impression de deambuler dans un conte des mille et unes nuits... Au matin, l'enchantement est different. J'aime l'ambiance a la porte Bab Al Yemen, les hommes en robes blanches avec leurs djambiyas a la ceinture, les dedales du souk, les sons elastiques des voix...

J'ai passe cette porte des le premier soir, mais il m'a vraiment fallu deux jours pour enfin entrer au Yemen pour de bon. Deux jours a batailler avec mon foulard sur la tete, avec ma culpabilite: celle de me promener moins couverte que les femmes du pays que je voyais comme des ombres, identiques, inidentifiables, et auxquelles j'avais l'impression de faire insulte, comme si j'etais un rappel douloureux de leur fardeau, en etant habillee plus librement...

Et puis... j'ai compris que le blocage n'etait que mien; que personne ne me reprochait rien; que je pouvais gouter au bonheur sans melange d'etre la, simplement.

Aujourd'hui j'ai passe mon temps a me ballader a pied dans la vieille ville, suis allee au Wadi Dhar a moto avec anttoine...on a perdu notre chemin deux fois, on a failli avoir un accident trois fois (j'ai l'impression que les yemenites sont pires que les indiens en voiture) mais je suis contente de ma journee bien remplie. J'ai ete guidee par un vieux et des enfants dans un de ces espaces caches au coeur de la ville, comme un grand jardin a l'abandon, entoures de toutes parts par de belles batisses... Une chance de passer par la, et d'etre invitee a faire quelques pas sur un chemin de traverse... Plus loin une femme qui secoue son tapis... quand je leve la tete, elle me fait signe de venir... a l'interieur, je trouve deux jeunes femmes devoilees, toutes gaies... des visages qu'on ne verra jamais dehors; qu'on ne pourra meme pas deviner... D'entree, c'est chaleureux, evident, simple. Elles me font la bise, m'offrent du the, m'entrainent voir la vue sur le toit... Outch! C'est fabuleux! La mere cuit du pain dans un four a bois style tandoor, les filles se preparent et m'accompagnent au souk... avec leurs voiles, j'ai du mal a savoir laquelle est laquelle... Elles sont toutes pareilles... comment on fait pour reconnaitre ses copines? On se separe au marche... Je repasse devant le Burj-As-Salam, un des hotels les plus chic de la ville, ou j'ai ete invitee la veille a entrer pour visiter. La vue depuis le toit au 7e etage, avait de quoi epoustoufler. Deja tres emue a la vision de la facade, j'avais presque envie de pleurer... quelle splendeur! Tout en haut, une grande piece avec de larges fenetres, qui pourrait etre le mafraj, agrementee de banquettes et de coussins, me tend les bras. Deux occidentaux assez surpris de me voir, m'offrent un the et une conversation bilingue enrichissante. Qui aurait cru que j'entrerais ici ? Je sirotte mon lait chaud avec une satisfaction non feinte. Quelle benediction!

A midi, je mange sans embarras dans la gargotte exclusivement masculine de la porte Bab Al Yemen. C'est anime et j'adore cette ambiance entre cour des miracles et Afghanistan. Je commande un jus de mangue, du riz, et un accompagnement vegetarien. Mon plus proche voisin, qui croit sans doute que ma commande de poulet se fait attendre, me balance sans demander mon avis, deux morceaux de sa propre pitance dans mon assiette. Je sursaute de surprise, mais je sais qu'il le fait nonchalemment, ... c'est normal. On m'a prevenue. Quand un plat met trop longtemps a arriver, les yemenis partagent du leur. Je rigole interieurement...

Ce soir, je suis retournee voir un tailleur avec lequel j'ai sympathise...en chemin, dans le souk, un vendeur me fait gouter deux sortes de miel, et parfume mon poignet au jasmin, un autre que j'ai photographie ce matin et que je reconnais, m'offre une datte; plus loin, un autre me glisse une poignee de pistache dans la main... mon dieu qu'est-ce qu'ils sont genereux et hospitaliers! Alors que je ramene du the a Sinan, il a l'air malheureux de quelqu'un qui aurait voulu offrir et qui s'est fait devance... a voir la tete qu'il fait; j'ai presque des regrets! Mais on rigole bien quand j'enfile une de ces fameuses chemises blanches d'hommes et que Sinan emprunte d'autorite jambiya et ceinture a un de ses clients pour completer le tableau..

Je suis de retour a Sanaa pour deux jours, avant mon vol pour Socotra... Il y a eu quelques rebondissements. A la veille de partir pour les montagnes au sud de Sanaa ( les monts Harraz ou se trouve Manakha et Al Hajjarah pour les fanas de geographie)...je me suis appercue que l'on m'avait file un visa d'un mois seulement, a l'arrivee... une erreur... un tampon oublie... du coup, j'ai du me rendre au service de l'immigration. L'expedition (C'en est une!) s'est bien passee parce que j'ai eu un bol monstrueux. Dans le bus j'ai rencontre deux hommes d'honneur qui bossent pour le centre de langue arabe et dont l'un d'eux est charge des relations avec l'immigration justement... Sans lui, j'aurais eu bien du mal a trouver mon chemin dans ce lieu chaotique qui ressemble davantage a un campus universitaire qu'a un service administratif... officiers dans tous les sens qui paraphent les documents debout dans les couloirs en saluant leurs potes avec maintes empoignades chaleureuses et etreintes amicales ( un comble de fraternite entre civils ceints de leurs poignards traditionnels-la jambiya- et ils en ont tous! et officiels pares d'armes a feu) et au mur, des macarons d'interdiction, comme nos interdictions de fumer... mais la, c'est pour l'interdiction d'entrer avec des kalashnikov... le formulaire a remplir est evidemment en arabe... les photocopieuses sont dans la cour pres de la buvette... joyeux bordel... sans eux...rien n'aurait ete possible... Finalement j'ai un visa de trois mois...

Je ne compte plus les fois ou on m'invite a manger, ou mon bus est paye avant que j'ai pu dire ouf... impressionnant, cette generosite...

J'ai bien marche autour de Al Hajjarah, les paysages dramatiques laissront des souvenirs, les gens aussi... j'ai fait le trajet en 'pijou' ( peugeot amenagee pour servir de taxi collectif), il faut filer des copies de mon pemis de voyager a chaque check-point... l'ambiance est joviale et j'aime bien, surtout, quand les policiers m'oublient completement... sur le retour ils ont du me prendre pour une locale; peut etre la femme du passager avec lequel je partageais le siege avant (Oui, on est trois a l'avant avec le conducteur) ils ne m'ont pas du tout calculee...

J'ai deja pas mal varie les modes de transports : a pied, a moto, en debab, en pijou, assise a l'arriere d'un utilitaire sur des sacs de riz avec les hommes....

Ensuite je suis allee me ballader dans les montagnes au nord de Sanaa... Thulla, Hababa, Zakatine, Bokur et Kawkaban... j'ai alterne marche a pied, stop et transport collectif... Le stop marche tres bien et c'est assez cocasse. Un truc fou... ils connaissent tous, dans un village comme Thulla, les noms de Francois Mitterand ( qu'ils tiennent en haute estime; faut dire qu'il s'est fendu d'une visite jusque la) ; de Jacques Chirac (il semble le juger positivement aussi) et meme de Sarkouzi... mais la, ils me demandent mon avis...comme je ne peux pas faire dans les nuances je reponds assez directement qu'il est dingue, comme Bush... reponse qui a un certain succes...

A Thulla, je suis tombee, le soir de retour a l'auberge ( une vaste chambre a doubles portes dans une antique batisse en pierres et ornees de vitraux... pour 2000 rials la nuit avec petit dej et diner), sur une equipe de tournage. Les actrices, visages decouverts, modernes et loquaces, m'invitent a diner avec toute l'equipe... on me presente tout le monde, du realisateur au maquilleur... et me convie a assister au tournage un peu plus tard... du bled d'ou j'arrive en stop ou les enfants collectent des dechets metalliques pour les remettre a un camion de ramassage a cette ambiance, c'est sans transition, mais j'aime les contrastes...

A Kawkaban, je suis decue; je decouvre un village en ruines... c'est du gachis, beaucoup de maisons sont effondrees... et la conservation du patrimoine semble passer par une reproduction en ciment des oeuvres a l'origine en pierres... desastre...

A Shibam, le probleme de la gestion des dechets est flagrant... plus impressionnant qu'ailleurs. Le manque d'eau est vraiment problematique aussi...il faudrait qu'ils arretent la production ( et la consommation) de qat; qui cause un reel prejudice au pays, tant sur le plan ecologique et sanitaire, qu'economique...

J'ai eu l'occasion d'entrer dans une plantation ( c'est un peu comme si on m'avait autorisee a entrer dans une plantation de coca, vous voyez) ; de voir comment se passe la cueillette... on m'a souvent invitee a qatter aussi avec les hommes... j'ai goute trois feuilles une fois. ca m'a suffit.... beurk...

* **

Aujourd'hui, mon pote Abdusalem a fait le voyage d'Al Hajjarah a Sanaa, officiellement pour rendre visite a sa soeur mais en fait il a passe la journee avec moi. On a mange chez elle a midi. Ce qui me semble completement hallucinant c'est cette organisation familiale et sociale si contraignante qui oblige a cloisonner les espaces de vie au sein meme des maisons. Je m'explique. Sa soeur est mariee et vit dans la maison de son mari... mais ils ne sont pas que tous les deux. Il y a aussi la mere de celui-ci et ses autres enfants ( elle en a eu onze, ce qui est assez frequent). Or, les femmes qui logent sous un meme toit ne peuvent montrer leur visage a un etranger, et Abdusalem, qui fait pourtant partie de la famille puisqu'il est le frere de la femme de leur frere (t'as suivi?), n'est pas autorise a voir leurs visages. Ils evoluent donc dans des pieces differentes et si par exemple il doit traverser une piece (pour aller, disons, aux toilettes, par exemple-cas de figure reel-) ou elles se trouvent, elles doivent, soit se voiler en hate, soit carrement degager la piece avant qu'il arrive. C'est un peu bizarre., toutes ces femmes cachees derriere des portes, ou derriere des voiles. Moi, je passe toutes les portes et, une fois qu'elles se sentent en securite face a moi, les femmes se devoilent en ma presence, mais pour un touriste masculin, les femmes de ce pays ne restent que des ombres...

On a passe la plus grosse partie de la journee a effectuer une distribution photos ( j'ai decide de faire des impressions papier tant que je suis ici, pour donner leurs portraits aux personnes concernees) ... le truc c'est que j'ai pris des photos un peu partout dans le vieux Sanaa, sans forcement etre capable de me souvenir ou... donc la distribution a pris un tour particulier... mi-chasse au tresor, mi-enquete detective ; pour re-situer les quartiers, localiser les personnes, on a mis tout le monde a contribution dans la rue... revisiter Sanaa ainsi est assez rejouissant. Et les gens sont tellement contents d'avoir leur photos! C'est le delire, mais le jeu en vaut la chandelle...

Je commence a connaitre du monde ici et je sais deja que mon coeur va se soulever quand je devrais partir. Vraiment, j'adore Sanaa... l'ambiance me plait tellement que ca me dissuaderait presque de visiter d'autres coins du pays.... C'est un joyau, ce lieu!

* ** Mon dernier jour a Sanaa avant le vol pour Socotra a ete assez bien rempli. D'abord, j'ai ete a Bayt Boss avec Abdusalem (On a renonce a se rendre a Shahara parce que personne ne veut nous prendre en tranports collectifs pour des raisons de securite... a vrai dire je m'y attendais un peu)... Une citadelle abandonnee qui surplomble la plaine, logee sur un rocher dont les pentes vertes m'intriguent... Personne ne sait me dire ce que c'est. Aventurine? Jade? On peut rever... Dans le lointain les preparatifs d'un mariage battent leur plein. Des petards; trois tirs de kalashnikovs... J'ai envie d'aller voir. Ni une ni deux, on y va... Et laissant Abdusalem et son ami sur le pas de la porte, a qui l'entree est interdite, je penetre, guidee par un membre de la famille, dans la demeure de la mariee qui essaye sa robe entouree de quelques amies. Sympathique. Ensuite, j'ai appris a manier un flingue a la reception de l'hotel. Je suis arrivee au moment ou y'en avait un qui sortait l'arme coincee a sa ceinture et j'ai demander a voir ca de plus pres. On a ote les balles et je me suis exercee a la manip. Je ne dirais pas que je saurais refaire, m'enfin j'aurais essaye. Ca a l'air moins difficile que de conduire une voiture, hahaha. Ensuite, j'ai vraiment assiste a un mariage. La parade nocturne des maries -trois freres qui se marient le meme jour- en costumes dans les rues du vieux Sanaa se fait en grande pompe, avec chants, musique et danses sur une place illuminee par des guirlandes d'ampoules. Les facades des vieilles batisses degoulinent de lumieres, couleur de miel...Je suis la seule femme dehors. Toutes les autres, visages caches derriere leurs foulards noirs, dont ne depassent que les yeux, sont agglutinees derrieres les hautes fenetres des edifices et tentent d'appercevoir tant bien que mal ce qui se passe sur la place. Mais je ne me sens pas une intruse. Je savoure ma chance sous l'attention bienveillante de Sinan et Abdusalem, qui veillent comme deux bonnes fees a ce que tout se passe bien pour moi. Un peu plus tard, j'aurais le droit de voir la mariee qui attend son promis, seule avec deux proches a l'etage d'une maison dont tous les autres niveaux sont occupes par des femmes de tous ages qui poussent des youyous et se bousculent joyeusement vers les escaliers pour voir qui arrive. La mariee, elle, est visiblement en proie a la panique. Elle respire fort et vite comme une bete affolee. Je la plains, d'avoir si peur. Du coup, ne voulant pas ajouter a son stress, je ne m'attarde pas, lui souhaitant simplement bonne chance. Une mamie, qui m'avait refuse l'entree au depart de maniere assez aggressive, avant que le pere de la mariee ne lui intime avec autorite l'ordre de me laisser le passage; s'excuse avec effusion quand je redescends. Elle avait juste peur que je prenne des photos en fait. J'avais compris; elle est toute excusee; il n'y a pas de probleme. Je la serre dans mes bras pour dissiper toute confusion; elle m'embrasse en multipliant les excuses. Pour finir, j'ai arpente les rues de Sanaa de nuit avec mes acolytes Abdusalem et Sinan en attendant mon vol matinal pour Hadibo; sans savoir encore que l'enchantement de Sanaa aurait, de maniere differente mais avec autant d'intensite, son pendant a Socotra...

L'ile d'Adham. Vous ne la trouverez sur aucune carte, pourtant, elle existe: je viens d'y passer une semaine. J'en ai sillonne la cote nord, d'Est en Ouest...Vegetation du debut des temps, et presque pas d'animaux. Seulement des chevres, qui gambadent a l'etat sauvage et traversent les routes de facon aussi impromptue que des kangourous. Pas un seul chien, ce qui assure des ballades sereines. Le stop marche bien mais il y a si peu de circulation, la fournaise est si intense, l'ombre si rare; que c'est vite un calvaire... Dans les montagnes, sur les hauts plateaux, des sommets couverts de dragonniers... les boules vertes des arbres sont en si grand nombre... ca me fait penser a des troupeaux de bison... Sensation parfois d'etre sur la terre originelle, avant que l'empreinte de l'Homme ne se manifeste... La beaute n'eclate pas toujours comme une evidence, mais s'instille, au gre des changements de lumieres... et des rencontres. Il m'a fallu celle d'Adham (un nom bien symbolique; en osmose avec cette terre pure) pour vraiment commencer a apprecier les lieux. A Dihamri, on a fait du snorkelling ensemble; a Qalansiah, on a couru dans la haute dune de sable blanc qui surplombe le lagon; Alher a ete idyllique, entre sable blanc, mer limpide et athmosphere de bout du monde au ras irssel (malheureusement le charme sera bientot rompu, avec la pose d'asphalte en cours et les probables constructions qui suivront). Homhill, je l'ai decouvert a pied avec Monir. Rude grimpee sous une chaleur implacable, tallonnes par un vieillard qui pretend au depart que cette marche va le tuer mais qui grimpe comme un cabri en portant une batterie de 15 kilos sur les epaules...et nous depasse meme quand on approche du sommet... La vue est splendide, surtout dans la descente, au retour, avec le soleil couchant. A Diksam, apres la marche a pied pour atteindre le wadi, toujours avec Monir, j'ai ete malade. Mechant coup de pompe sans doute cause par la chaleur. Monir m'a installe sur une natte a l'ecart et a l'ombre... moment tragico-comique quand il revient avec mon plat du dejeuner. Au moment ou il repart, je me fait attaquer par une chevre qui me dispute mon dejeuner en me foncant dessus tete baissee; puis un vautour a la tignasse rousse en bataille ('egyptian vulture' en anglais), peu farouche, vient se poster a deux metres et commence a approcher. J'ai un baton et une pierre pour me defendre....Ambiance... Sur le chemin de retour au soleil couchant on ecoute toujours la meme cassette de musique:des chants de Al Mukalla. Monir lache le volant pour battre le rythme dans ses mains en meme temps que moi... Le paysage qui se deroule, sous la douce caresse de la lumiere du jour qui se fane, ajoute en charme a ce moment de joie partagee. De retour a Dihamri, Adham m'accueille par un simple:" You're late" qui me fait bien plaisir parce que pour ma part j'etais pressee de le retrouver. Tout est simple, naturel et chaleureux en sa presence. Un fou rire nous saisi tous les deux quand Monir, indigne, lui raconte la proposition indecente qu lui a fait un touriste italien homosexuel dans le wadi aujourd'hui. Visiblement traumatise et en colere, il n'a pas arrete d'y faire allusion lors du trajet retour en voiture mais la, le recit, avec les traductions et les eclats de rire d'Adham, est beaucoup plus savoureux et detaille. Ce soir est vraiment convivial. On a une vraie complicite avec Monir, maintenant (je l'ai amuse car je l'ai incite a prendre tous les auto-stoppeurs sur la route... d'abord un ecolier, puis deux barbus, puis une femme avec laquelle je partage le siege avant) et Adham, tout sourire, est encore plus proche... Cette ile, son ile, que je quitterais le lendemain, c'est, vous l'avez devine... Socotra. J'adore la maniere des socotris de se saluer. Il y a plusieurs degres d'intimite. Je n'y aurais jamais acces, etant une femme (certains, comme Ahmed, le pieu cousin d'Adham, refusent meme de me serrer la main) mais j'en suis souvent temoin. Soit une franche poignee de main ou chacun se penche simultanement vers la main de l'autre pour l'embrasser, soit les deux hommes approchent leurs visages et font se toucher leurs nez, souvent plusieurs fois. Un peu au meme rythme ou les yemenis se font la bise. J'adore cette facon de faire.

Derniere vue sur Socotra... le pilote a la delicatesse d'informer les passagers qu'on va survoler le lagon de Qalansiah... tons clairs de l'eau... et vue sur le Ras Shoua ou j'ai vecu un de mes meilleurs moments sur l'ile. Adham, qui guidait alors un groupe de quinquagenaires italiennes, avait loue un bateau pour les emmener sur une plage ou elles pourraient faire ce qu'elles preferent : bruler au soleil. En chemin, on a croise de petits dauphins un peu indolents a la peau noire, puis des dauphins a bosses, plus joueurs... Les italiennes s'extasient sur les oiseaux... il y a des hordes de canards assez rigolos qui flottent en ligne a la queue-leu-leu puis plongent et refont surface les uns apres les autres, comme des dominos. Le spectacle est comique... Les femmes s'etalent au soleil en maillot de bain... Adham et moi nous retirons a l'ecart, en quete de fraicheur, sous un arbre a l'ombre maigrichonne. De petits oiseaux viennent se nicher a quelques centimetres de nous, sur la meme branche basse ou reposent nos tetes... moment magique, a ecouter leurs trilles, en clignant des yeux en regardant le soleil a travers le feuillage... Apres un long moment de farniente, on voit reapparaitre le pecheur qui nous a conduit en bateau. Il y a un autre petit homme barbu qui se dirige vers nous depuis le bout de la plage (mais d'ou sort-il ?). Adham et les deux hommes discutent; s'eloignent un peu. Avant de s'eclipser dans les fourres, ils se retournent tous les trois, Adham me fait signe de les rejoindre... et je les suis sans savoir ou. Je n'ai pas de chaussures, le sable est brulant, les hautes herbes epineuses me lacerent les pieds... le pecheur, qui a deux ou trois pointures de plus, me prete ses sandales... mon allure est un peu cahin-caha -on rigole quand je m'effondre dans la vegetation; mais ca marche. Apres vingt minutes de marche ("Et les italiennes?" je demande... "Elles veulent griller au soleil", me repond Adham... et on eclate de rire... A vrai dire je ne suis pas fachee de leur fausser compagnie... c'est d'un ennuyeux, ce rituel de bronzage!); on a atteint, apres la traversee d'un paysage plus aride, une petite montagne. Il y a une grotte, des gens qui y vivent... on va dejeuner avec eux. Quand on arrive, ils sont une vingtaine dans la grotte, des hommes surtout mais aussi quelques femmes et des enfants. Je serre la main a tout le monde. On me fait asseoir a cote d'Adham. Ils ont tue un mouton; deux hommes continuent la decoupe des morceaux de viande, les femmes tournent le riz qui cuit dans de grosses marmites, une trentaine de vautours attendent patiemment les restes... la peau de la bete traine encore par terre, molle envellope noire aux yeux ronds... je ne suis pas sure de reussir a avaler la viande mais je vais essayer de faire honneur a cette invitation. En revanche je decline le bouillon de gras de mouton qui est offert en guise d'entree... je serais tentee de vomir. Assis les uns a cote des autres, a l'ombre de la grotte, on forme un cercle assez elastique au centre duquel viennent s'entreposer les plats, servis par les ados. On mange dans le meme plat par groupe de quatre ou cinq... J'aime bien cette sensation d'etre integree a une communaute, et l'absence de tabou dans le partage de la nourriture. Tout est naturel et simple. Personne, ici, pour essuyer d'un geste pingre le goulot d'une bouteille si l'on doit partager une boisson, ou pour se scandaliser de l'usage d'une meme cuillere... La vue, d'ici, est somptueuse... beaucoup plus belle que de la plage. Un decor de reve devant les yeux mais un mode de vie assez spartiate, surtout pour l'approvisionnement en eau. N'empeche, le moment est genial. On part avant que le the soit servi... Le pecheur part devant en courant apres un dernier "bisou" sur le nez avec nos hotes... Adham a l'air content; on s'eloigne d'un bon pas, rigolant comme deux garnements a la pensee des italiennes restees seules sur la plage qui doivent se demander ou on est passes et realiser que le bronzage ne remplit pas l'estomac... J'ai adore ce mement... Adham, d'un mouvement spontané, m'offre ce bisou sur le nez que je croyais que je n'aurais jamais... La plenitude alors, est totale.

* **

Socotra, au petit matin. Je quitte Dihamri avant meme le lever du jour. Derniere vision d'Adham a la lueur d'une lampe a petrole... C'est Mounir qui m'emmene a l'aeroport. Je n'ai pas envie de partir mais comment avoir le coeur serre avec de si bons compagnons? Je bois le paysage du regard, le rimmel de la nuit coule sous les ors de l'aube. J'adore longer la mer. Au bout d'un moment, je realise que Mounir n'est vraiment pas loquace aujourd'hui; c'est inhabituel! Je remarque enfin qu'il pleure discretement. C'est peut-etre le chant poignant du muezzin qui retentit dans son autoradio? Il est invraisemblable qu'il soit triste a ce point que je m'en aille! La complainte me prend aux tripes tout a coup... mais il est hors de question de finir sur une note lugubre. Mounir retire precipitemment la cassette, et je propose d'ecouter les chansons entrainantes de Al Mukalla. C'est gagne: Mounir retrouve une humeur enjouee et nous voila a nouveau comme deux gamins a taper le rythme dans nos mains, pendant que les kilometres defilent. On s'enivre de notre propre espieglerie.

Al Mukalla. Je saute dans un taxi qu'on loue deux yemenis. J'ai ete si prompte a leur emboiter le pas que ca les amuse, je crois. Personne n'a eu le temps de me faire une de ces propositions aux tarifs astronomiques dont les taxis ont l'art, et au final, alors meme qu'ils me deposent au pied meme de l'immeuble ou je me rend, ils m'offrent meme la course.

A peine mon sac pose, mon ventre creux m'indique le chemin de la corniche. Encore une fois, on me depose en voiture. Ils sont toujours prets a rendre service, ces yemenis! Mais j'avais oublie: on est vendredi; tout est ferme; c'est la grande priere du matin. Je fais le tour du quartier, ne croisant que des hommes au pas de trombes, qui se hatent vers la mosquee la plus proche. Je reste un peu etonnee par la forte presence policiere aux abords de l'edifice, non seulement des agents a pied mais aussi un vehicule equipee d'une mitrailleuse, pointee sur l'entree. Je ferais peut-etre mieux de pas trop trainer dans le coin... Toujours a la recherche d'un endroit pour me restaurer, j'atteris devant une devanture bleue, close, mais on me dit que ca va ouvrir dans une demie-heure. Je patiente donc sur une chaise sur le trottoir, en repondant aux habituelles questions: "Where do you come from? Are you married? What's your name?"... On me demande ce que je veux manger, donc avec un peu de chance mes souhaits parviendront au cuistot plus vite que prevu. Je demande des gembira avec des legumes( je confonds avec le bahasa indonesia ou crevettes se dire gambari)... A midi trente petantes (pas midi trente-une, entendez bien) c'est la ruee a la porte du boui-boui, dont un des employes ouvre la porte cadenassee dans la bousculade generale. Je me jette dans la melee, bien decidee a disputer une place aux devots affames; j'etais la la premiere, non mais... Comme, effectivement, ma commande est deja passee; je n'ai plus qu'a attendre... j'en profite pour observer l'effervescence, la zizanie, la virevolte des larges galettes chaudes qui atterissent sur les tables, les serveurs qui slalomment en portant des plats de salta bouillante, tous les hommes qui crient leurs commandes, et bougent dans tous les sens. Et j'adore ca...

C'est marrant, je realise plus tard que j'ai atteris sans le savoir au Al Khayyam, dont j'avais lu quelques part des merveilles, et que j'avais cherche en vain sans le trouver. Crevettes, galette et jus de mangue, environ 1300 rials. C'est cher pour le Yemen mais tout est relatif ( un euro= environ 300 rials). Et c'est bon. Le soir, je mangerais du barracuda pour le meme prix!

Al Mukalla est un agreable petit port de peche mais il n'y a pas grand chose a faire. Si je n'avais pas, a notre surprise a tous les deux, croise Ali, de Socotra, qui a prit l'avion suivant et qui est venu faire des demarches pour ses etudes...je n'aurais pas passe un jour de plus ici. Mais j'ai promis de rester; je lui doit bien ca, apres la frayeur que je lui ai fait a Socotra. (Il m'a emmene en 4X4 a la plage de Delisha avec deux de ses potes. J'avais une heure et demie pour me promener sur la plage et me baigner pendant qu'il machouillaient leur qat. Mais a l'heure indiquee de notre rendez-vous, les trois copains, certainement un peu ramollis, n'etaient pas au rencart... J'ai rebrousse chemin vers la voiture, pas vu le vehicule, re-rebrousse chemin vers l'autre extremite de la plage en grelottant pieds nus sur le chemin caillouteux ou passent les voitures pour etre sure de ne pas les rater. Le soleil s'est couche derriere la colline.. toujours personne... mais ou etient ils passes? Une voiture est apparue; c'etait pas eux mais ils m'ont propose de me ramener sur Hadibo; je n'ai pas hesite. J'ai du traverser tout le village trempee, vetements colles au corps et pieds nus. La honte!... Impossible de joindre Ali sur son portable, ligne toujours occupee. Enfin, douchee et propre, l'estomac dans les talons, je suis allee jusqu'au resto du bout de la rue qui sert un peu de point de ralliement pour tous les guides. Adham etait la... il a pu joindre Ali... toujours a Delisha, qui, se faisant un sang d'encre, avait envoye des pecheurs faire des rondes en bateau et prevenu la police pensant que j'avais disparu en mer... tout ca pour un rendez-vous manque... ! On etait faches tous les deux... mais on se reconcilie a Al Mukalla.

Au poste de police de Al Mukalla, ou Saleem m'a accompagne, j'obtiens mon permis special pour l'Hadramaout en dix minutes, sans difficultes. Un homme arrive un peu apres moi. Il est presque blond, avec un teint hale et des yeux bleus... Yemenite? J'hesite a le croire... je pencherais plutot pour un autre pays musulman... mais lequel? Jordanie? Liban? Intriguant en tout cas. Il a l'air mysterieux; ne parle pas, repond d'un leger signe de tete a mon salut. Je ne le sais pas encore, lui non plus, mais on se reverra...et en quelque sorte, on se connait deja !

Une fois mon permis etabli, je prends la route pour Sayun. Il fait tres chaud mais a ma surprise, il y a du vent. Qui plus loin vers le desert cree des tourbillons de sable, comme de mini typhons que j'ai plaisir a comtempler par la fenetre. Quand on en croise un, vite on ferme toutes les fenetres. C'est la seule chose qui agremente un peu la monotonie du paysage et le manque de conversation sur le trajet. On circule entre les masses tabulaires de montagnes exemptes de vegetation, c'est austere et assez rebarbatif. Il faut attendre l'approche du wadi pour voir jaillir quelques couleurs... La verdure fait plaisir a voir et puis il y a quelques portes de maisons eblouissantes...Je ne peux pas demander de s'arreter pour faire des photos mais j'en meurs d'envie...J'adore ces vieilles plaques metalliques a moitie rouillees, bariolees, graffitees, qui detonnent avec les sobres ouvrages de pierre.

Sayun... Une grande partie des edifices anciens tombent en poussiere et sont a l'abandon.... C'est vraiment dommage... A l'exception du palais, d'un blanc rutilant, qui trone majestueusement au coeur de la ville, tout le reste semble voue a l'oubli et a la destruction. C'est du gachis.

Je loge dans un hotel peu recommandable, ou les puces sont maitres de la chambre avant le locataire, et qui n'est meme pas specialement bon marche... mais j'y reste. C'est peut-etre fantasque mais la raison est la suivante: la vue, depuis ma petite piaule sous les toits, est royale, juste en face du palais. La nuit, la vision est imperiale, avec les lumieres. Je me sens privilegiee, je me regale a le regarder... et je retarde le moment de m'allonger sur le lit et de me faire devorer par les puces!

Quand je lui raconte ca, Hussein rigole. Il soutient que je devrais aller loger ailleurs mais quand il decouvre la vue depuis ma fenetre, il comprend enfin ma retenue. Hussein tient une boutique de travaux et materiel photo. Je ne sais meme plus pourquoi j'y suis rentree; on a papote si longuement et de tellement de choses dans tous les sens, que la raison initiale a tout simplement disparu. Comme on a sympathise, du coup, je commence a apprecier Sayun plus que je n'aurais cru et decide de rester un peu plus. On passe un excellent moment ensemble, le jour suivant, a faire un soi-disant concours de photos de nuit, a Shibam. Tu parles d'un concours; il me laisse faire toutes les photos!

Quand je quitte Shibam, Hussein, toujours soucieux de me savoir seule en vadrouille, m'accompagne jusqu'au bus et s'assure que ses deux copains par hasard presents dans le bus prendront soin de moi. C'est trop mignon.

Encore une fois, il a fallu demander un permis special pour traverser le desert. La route la plus rapide vers Sanaa est aussi celle qui passe par Marib, dont l'acces est interdit aux voyageurs individuels. Seules sont autorisees les visites organisees par agence et escortees par les militaires. Si circuler sur cet axe est si risque, pourquoi la police de Sayun octroie t-elle malgre tout aux voyageurs individuels un tel permis? Pourquoi, a contrario, la police de Sana'a refuse-elle de le delivrer? Comment une route serait-elle dangereuse dans un sens et pas dans l'autre? Mystere! Je ne cherches pas trop a comprendre; j'empoche mon permis et en avant! Ce genre de paradoxe m'amuse.

La traversee du Rub-Al-Khali me reserve une bonne surprise. Dans ce desert de dunes claires, quelques chameaux errent, et mon regard se perd. Je ne me lasse pas de regarder les douces courbes du sable, et le soleil qui fond a l'horizon. J'ai meme le privilege de voir mon voeu secret (marcher dans les dunes) exauce, a la faveur d'un arret. Les hommes se precipitent derriere la premiere dune; je dois m'eloigner...Et je le fais conscieusement, pataugeant dans le sable avec delectation...

L'etape du diner se fait a Marib ( mais je croyais que... bon, bon, d'accord). Ici, pas mal d'hommes sont armes non seulement de la jambiya traditionelle, mais aussi de AK 47... qu'ils ne quittent ni pour diner, ni pour aller prier (la mosquee est attenante au boui-boui de service). Ambiance...

De retour a Sana'a, je recroise le mysterieux voyageur appercu au poste de police de Al Mukalla. En fait, il est francais et il s'apelle Jean-Charles. Mort de rire! Mais j'ai un petit doute tout a coup. Vous savez, ce genre de doute qui est une intuition pas encore tout a fait epanouie. Je lui demande si par hasard, il ne va pas sur le site de voyageforum? Surpris, il me repond que si. En fait, je me rapelle vaguement d'un pseudo qui pourrait etre le sien. C'est bien ca; il en reste consterne. A vrai dire, je n'ai aucun merite; il n'y a pas beaucoup de voyageurs au Yemen et j'ai failli lui repondre mais ai manque de temps avant le depart... N'empeche, la coincidence est marrante.

Jean habite en fait, au Liban, ou il est en stage et visite le Yemen pour la premiere fois, Il a une approche sensiblement identique a la mienne mais un avantage certain du fait qu'il se debrouille deja bien en arabe...

On decide de passer la soiree ensemble et d'aller voir se qui se passe du cote du Burj-As-Salam. Des guirlandes ont ete accrochees dans la rue et une tente geante installee au pied de l'hotel de luxe, qui en bloque carrement l'acces et oblige clients ou personnel a contourner tout le batiment, hehehe. Quel faste! C'est un vrai mafraj avec banquettes et coussins, qui s'offre a nos yeux. Finalement on est venus avec Mohammed Jurga qui rivalise de pitreries avec lui-meme et me fait bien rire. Que je ris le fait rire aussi alors on en finit plus... Une bande de joyeux lurons. On nous fait chaleureusement signe d'entrer. Les regards semblent comme magnetises sur nous. De fait, on ne partira pas avant une heure assez avancee, avec une petite ballade dans le quartier juif avec explications historiques a la cle, et festin (c'est ironique... )de fouhl pour Jean, (hehehe, il a ete oblige de manger ma part alors qu'il n'avait meme pas faim! parce que je me suis eclipsee au bon moment pour aller boire un jus de mangue). Le nez en l'air, je me lave les yeux avec toute cette beaute. Je ne me lasse pas d'admirer l'architecture, les decorations des facades, tandis que notre guide, un erudit machouilleur de qat rencontre sous la tente, qui a decide de nous choyer, partage avec nous les secrets de la vieille ville. En arabe, pour le bonheur de Jean, qui fait des progres de minute en minute (l'arabe parle au Liban est sensiblement different) mais il effectue la traduction pour moi de bonne grace, (quand il comprend !) ... C'est ainsi que j'apprend que les juifs ont ete pries de quitter le pays en 1945 pour un voyage sans retour. Or, la majorite des artisans etaient juifs (on leur doit, entre autres, les superbes vitraux dans les maisons de Sanaa) et l'economie s'est effondree avec leur depart. Ils ont laisse un si bel ouvrage; j'espere que le savoir ne se perdra pas totalement; que ces merveilles de pierre et d'albatre pourront, malgre l'usure et les negligences, garder leur lustre encore longtemps.

J'adore le vieux Sana'a !!! On y rencontre toujours quelqu'un, trois ou quatre fois par jour, pour nous souhaiter "Welcome in Yemen" quand bien meme ce serait les seuls mots d'anglais appris. Un vieux assis a l'ombre qui me regarde prendre une photo ; un groupe d'enfants excites qui veulent savoir comment je m'appelle, et veulent tous me serrer la main... Chaque jour, comme un refrain qui accompagne le voyage, ce "Welcome in Yemen" restera grave dans ma memoire. Et le dernier jour, a quelques heures du depart, entendre encore un inconnu nous souhaiter la bienvenue a de quoi tordre le coeur parce qu'evidemment, on a plus envie de partir avec un accueil pareil !

A contrario un soir, alors que je sirote un enieme jus de mangue, dans un troquet un peu desert vu l'heure tardive, un homme qui s'est glisse a la table a cote pour boire un verre, me demande d'ou je viens. Son attitude est etrange; il m'a pose la question sans meme vraiment me regarder, la tete un peu basse, le regard en dessous comme un chien menacant. Quand je repond, d'un air detache (c'est la routine) que je suis française, il hoche la tete, gromelle une obscure approbation, puis opine encore une fois du chef en ajoutant d'un ton severe et charge de sous-entendus " Bien. C'est bien!" Je ne comprends pas ou il veut en venir. Je lui demande ce qu'il entend par "c'est bien" ; pourquoi c'est bien? A quoi il me retorque que si j'avais ete danoise... et la, il fait un geste qui ne laisse aucun doute sur ses intentions: me trancher la carotide. Je t'aurais tuee, ajoute-t'il comme si ce n'etait pas encore assez explicite. Glups! Mortifiee, stupefaite, je me concentre sur ma paille pour avaler ce qu'il y a dedans dans un silence soudain un peu lourd...

Mais revenons a nos moutons... ceux qu'on tue, justement, parce qu'ils sont des moutons (pas danois, eux), pour les manger...C'est une autre chose que j'adore au Yemen, et a Sana'a en particulier: les moments de partage que constituent les repas. Ca a presque des allures de rituel, quand les hommes delaissent ou ferment carrement leurs boutiques et se retrouvent dans la rue pour manger ensemble, a la bonne franquette, assis en rond sur le trottoir autour de gamelles bouillantes de sahlta, et partager les khubs. . L'ambiance est si conviviale; j'ai si souvent et si genereusement ete invitee a me joindre a l'un de ces groupes; que j'imagine mal comment je vais retrouver la solitude et la pauvrete d'un machonnage de sandwiche. Au debut, je craignais que le touillage en commun des gamelles ne m'inspire quelque repulsion, mais apres en avoir fait l'experience; dans les familles, en particulier; j'adore ca. Et je sais deja que ca me manquera...

Souvent, la nuit, je reste collee a la fenetre de ma chambre, dans le noir, pour regarder la porte Bab Al Yemen illuminee et les maisons resplendissant sous la douce lumiere jaune des reverberes... Vision enchantee, magique, dont je ne me lasse pas; un prodige de chaque seconde qui me saute aux yeux a chaque clignement d'yeux et me tient eveillee jusqu'a ce que le marchand de sable passe. Je m'endors devant ce paysage fabuleux; on dirait que les facades ont ete enduites d'une coulee de miel... (de l'Hadramaout, bien sur...!)

Le matin, je me reveille tot pour comtempler les variations de lumieres sur les minarets a mesure que le jour se leve, et l'animation croissante de la rue... La baraque a thé est le lieu le plus frequente, dans une paisible nonchalance, par quelques vieux aux visages parchemines qui se tiennent bien droit devant leur brevage fumant... Le chameau a deja commence sa ronde autour du moulin a huile mais tout est tranquille encore, et silencieux. Vendeurs ambulants, peintres en batiment armes de leurs rouleaux, artisans de rue, mendiants arrivent peu a peu... puis les boutiques ouvrent... murs tapisses de jambiyas, de bijoux en argent, de robes colorees aux formes frivoles, que l'on ne verra jamais sur les femmes... et de ces longues tenues noires de fantomes, qu'elles portent par dessus leurs vetements et les rendent toutes identiques aux yeux du neophyte. Les premiers clients commencent a arriver. Les femmes hesitent coquetemment entre plusieurs foulards noirs dont seule la decoration en bordure (petits points dores, arabesques, motifs en forme de feuilles...) varie un peu. Elles marchandent et bavardent. Seuls leurs yeux sont visibles. Parfois cela m'incommode de me sentir devisagee, et inspectee de la tete aux pieds par des personnes qui sont, elles, masquees, et bien a l'abri, derriere leurs voiles opaques; sans que je puisse rien comprendre a leurs eventuels commentaires dans une langue que je ne maitrise pas...

La langue... elle se deroule, comme des volutes de fumees; claque, sonore; ecorche un peu les oreilles; hypnotise aussi... les sons que je preferent sont les plus singuliers, les plus chaotiques, les plus rebels a la pronociation. Quand il y a un "h" et un "w" dans le meme mot, comme dans "wahed" ou "wahdi"... J'adore aussi quand vient l'heure de la priere du soir, que le jour est tombe, que les hommes pressent le pas a l'appel des muezzins. Les chants sont beaux, dechirants parfois... D'un coin a l'autre de la vieille ville, leurs voix se melent, se disputant l'attention du ciel et la ferveur des croyants, dans une touchante cacophonie. Vraiment, j'adore ca. Il y a de la puissance, de la serenite... quelsque chose qui remue l'ame et incite a l'humilite.

* **

C'est decide : je pars a Zabid pour la journee. Je me suis laissee ensorcelee par Sana'a un peu trop longtemps; je ne verrais donc pas le marche de Beit-Al-Faqih, mais a la vue de la longue plaine poussiereuse qu'il faut traverser, mes derniers regrets fondent... Je n'apprecie pas, ni l' emprise de l'air qui nous enserre dans son etau, ni la terre brulee de chaleur qui sert de paysage, ni les silences de mes compagnons de voyages, dans une pijou bondee... Evidemment un pneu eclate. Je n'ai jamais vu un pneu aussi explose! On a de la chance: cela arrive 30 kilometres avant Al Hodeidah, en pleine ligne droite... La descente des montagnes s'est faite sans encombres; cela aurait ete nettement plus dangereux si le pneu avait eclate dans un des lacets de la route!...

Zabid ne me charme pas outre mesure, mais il y a dans la vieille ville aux batisses blanches, en plus de la plus ancienne mosquee du Yemen, une maison privee qui a servi de decor au tournage des "1001 nuits" de Pier Paolo Pasolini... visite qui legitime a elle seule mon delire (l'aller-retour dans la journee depuis Sana'a c'est un peu insense en transports en commun, vu la longueur des trajets). La facade, les vitres interieures colorees, les boiseries peintes au plafond, sont remarquables. Il est affligeant de constater que les proprietaires ne prennent pas soin de l'heritage; le manque d'entretien est criant. C'est vraiment dommage mais c'est visiblement chose courante a Zabid ou les edifices qui devraient etre proteges et restaures sont souvent delabres voire tombent en ruines.

Je resiste a la tentation d'y passer la nuit -je subodore que les proprietaires sont des Thenardiers- ils transpirent de cupidite...d'autant plus immeritee qu'ils ne font visiblement par d'efforts pour valoriser leur patrimoine... bref je choisis de m'echapper et de rentrer fissa a Sana'a.

* **

Sur le retour vers Sana'a, le chauffeur de la pijou roule a toute berzingue dans la nuit et depasse tout le monde, meme dans les virages. Mais il conduit bien. Delivree de toute crainte, je me laisse bercer par le passage des vitesses et les ondulations des tournants. Sa conduite est fluide. On a mis du temps a partir au depart. Il s'est arrete tres frequemment, pour parler a quelqu'un, deposer quelque chose, acheter une babiole... j'ai commence a m'impatienter. Quand, moins de trois-quart d'heure apres le depart, il a arrete la pijou devant une mosquee, c'etait le bouquet! Mais je ne pouvais rien dire; c'est l'heure de la priere... Femme et non-musulmane, je suis exclue d'office. Je me suis mise a bouillir interieurement. Mais le chant poignant du muezzin s'est eleve et la beaute de sa voix m'a ramene a davantage de serenite. A la fin de la priere, les visages sont plus detendus, la douceur de l'air, qui a fraichi, semble offrir une derniere caresse de Dieu avant de reprendre la route. Le silence s'installe. Recueillement, reverie ou concentration... en tous cas, des ailes semblent avoir pousse sur les flancs de la voiture et on trace...

On a aborde les montagnes depuis un moment, quand, au detour d'un lacet, j'appercois a la lueur des phares, un panneau "Manakha". J'interpelle le chauffeur. "Manakha, a min huna?" Oui, c'est par la et a seulement dix kilometres... Il a ralenti a ma question; j'hesite deux secondes puis hop, je decide de me faire deposer la. Je vais faire une surprise a Abdusalem; qui m'a reclame de revenir le voir...

Au croisement de la route qui mene vers les sommets, j'avise un conducteur de moto, juche sur un superbe engin recouvert de peau de mouton, comme c'est la mode dans tous les vehicules (dans les voitures, c'est le tableau de bord qui en est recouvert). Je negocie mon transport jusqu'a Al Hajjara. J'apprecie encore une fois l'avantage d'avoir un petit sac a dos: un plus volumineux bagage m'interdirait de circuler a moto. J'enfile mon blouson et rabat ma capuche: ca me protegera du froid et du vertige en meme temps. Le motard demarre, et la musique aussi... avec ce paysage dramatique, ca me remue comme "La chevauchee des Walkyries" de Wagner dans "Apocalypse Now"... Esperons juste que ma derniere heure n'est pas venue et que l'on ne va pas deraper... Le motard fonce; je me colle contre son dos en enfouissant mon visage pour ne pas voir le precipice et les petites lumieres en bas... mais je savoure la fantaisie de ce petit crochet...Qui pourrait imaginer, au funduq, que je vais debarquer a moto en pleine nuit ? Hehehe.

A l'arrivee, je me sens rayonnante... j'ai reussi a passer outre ma frousse et puis l'arrivee en musique, c'est classe ! Mais, il y a un petit grain de sable dans mon plan...: Abdusalem n'est pas la; il est a Sana'a!!!

Je suis decue mais ce coup du sort me semble suffisamment facetieux pour me faire sourire. Evidemment!...

Kamal refuse que je l'aide pendant qu'il me prepare a manger; Abdu Fata me prete son portable pour que je telephone a Abdusalem... celui-ci me confirme qu'il est a Sana'a mais dit qu'il rentre aujourd'hui. D'ailleurs, il arrive tout de suite; il est deja dans la pijou... Il devrait etre la dans trois heures...

Il est si tard... il y a encore des departs de pijou, a cette heure? Il faut croire que oui...

Je reste eveillee le plus longtemps possible pour l'attendre mais je finis par m'endormir. La journee a ete longue et mouvementee: Sana'a-Zabid-Al Hajjara... j'ai eu mon content de kilometres et d'emotions. Je me reveille un peu avant quatre heures du matin. Mais qu'est-ce qu'il fout? Il a promis de venir taper a ma porte quand il arrive! Je descends voir en bas. Devant la porte de la piece ou les hommes machent le qat l'apres-midi et qui sert parfois de dortoir a Mohammed et Abdusalem, il y a deux paires de sandales. Je les reconnais... Je sais que c'est culotte mais j'entrebaille la porte. Mohammed leve la tete, se redresse d'un bond et avant que j'ai pu dire ouf, reveille sans menagement Abdusalem. Ils ont pas ose me reveiller, eux, mais ils sont tres content que je le fasse...

Je m'assied sur le bord d'un matelas et on commence a papoter...Mohammed aussi etait a Sana'a. Ils m'expliquent pourquoi; et je raconte ma viree a Zabid... Je remarque que Mohammed a l'air triste. Abdusalem m'explique alors d'une voix sourde que son beau-frere (le mari de sa soeur) est mort il y a deux jours dans un accident de moto. Je suis vraiment desolee... et pour sa soeur, ca doit etre vraiment dur! Abdusalem traduit les mots de reconfort que je trouve a lui dire mais c'est mes gestes d'affection qui sont le plus efficace (on est assez proches pour que je puisse me permettre de lui tenir la main et de lui caresser les cheveux, comme une mere, sans que ce soit equivoque).

Je passe le reste de la nuit a discuter avec Abdusalem en regardant l'aube se lever sur l'autre versant des montagnes et Manakha, que j'appercois de ma fenetre. La lumiere des vitraux se reflete sur le mur blanc dans les premiers rayons du soleil... une nouvelle journee va commencer.

A midi, on mange tous les trois chez Abdusalem. Mohammed s'est fait un peu prie... il voulait qu'on mange chez lui. Ils me font marrer a se disputer pour ca... Le pere d'Abdusalem s'obstine a me demander de l'appeler "oncle"... et fait rire les garcons avec ses plaisanteries. Il semble plus enfantin que son fils!

Apres le repas Mohammed m'emmene chez lui et me presente toute sa famille. Abdusalem reste dehors pour ne pas gener la vie de la maison (avec toutes les femmes qu'il y a, son intrusion obligerait a trop de chamboulements) Il y a la ses quatre soeurs, son jeune frere Kamal (que j'appelle Kamal II pour le differencier de Kamal I, le musicien du funduq), ses parents et ses grands parents... Ils veulent tous que je m'assois pour manger avec eux. Une soeur reussit a m'enfourner un morceau de poulet dans la bouche; le papi se leve pour faire pareil... je ne vais pas m'en sortir! C'est que j'ai deja mange, moi! Je bats en retraite, non sans avoir embrasse et serre dans mes bras la soeur veuve en lui faisant toutes mes condoleances, dont la fille de huit ans, se dandine sur le pas de la porte, rieuse et inconsciente, semble t-il, du décès de son pere...

Le lendemain midi, cette fois, je n'y coupe pas; Mohammed m'entraine chez lui pour y dejeuner. A vrai dire; j'en ai bien envie. J'ai apprecie l'ambiance familiale et je serais ravie de revoir ses soeurs. Je partage si peu de moments avec des femmes! Et depuis la fois ou j'ai danse avec les belles-soeurs d'Abdusalem dans la maison familiale de Sana'a, je n'ai guere eu d'autre occasion. Il est vrai que les activites traditionellement reservees aux femmes me paraissent vite rebarbatives: je ne suis pas une femme d'interieur, et elles sortent si peu que cela limite vraiment les contacts.

Ce repas est le meilleur que j'aie mange au Yemen! La cuisine est raffinee, variee, et en plus, il y a du "shafout"; que je revais de gouter ici, apres avoir tente l'execution de la recette a domicile en France. Tout est delicieux! J'annonce ensuite a Abdusalem que j'aimerais bien manger chez Mohammed tous les jours... ce qui le fait bien rigoler. Hier, il m'a vante le pain de sa mere, qui selon lui et le meilleur de toute la region, mais aujourd'hui, il m'avoue qu'il n'a jamais mange chez Mohammed; il ne peut donc pas comparer... A mon tour de rigoler... et de le tanner en lui disant qu'il ne sait pas ce qu'il rate!

* ** Ce matin, on va au marche de Manakha. Je suis la derniere assise sur la moto, derriere Abdusalem. J'adore quand on est a trois dessus...avec la musique, le vertigineux relief des montagnes encore enturbannees de brumes, la sensation est vraiment grisante. Abdusalem doit faire des courses pour le funduq. L'occasion de rencontrer pas mal de gens qu'il connait, de se saluer, de prendre des nouvelles... On fait le plein de légumes, s'attarde pres du marchand de desserts, ou les delices sucres rivalisent de couleurs, du vert pomme au vermillon, en passant par l'orange criard... mais je prefere gouter avec les yeux... tout ca me semble bien trop gras. On remonte lentement la pente, slalommant entre le stand du boucher et le marchand de tissus. A notre arrivee sur le terre-plein, a une trentaine de metres, c'est la melee: une bagarre a visiblement eclate, et les hommes commencent a accourir pour y prendre part. On s'ecarte. Un coup de feu est tire. Juste au moment d'emprunter l'escalier pour rejoindre la rue en surplomb, ou des badauds se sont masses pour observer ce qui se passe, des policiers armes de leurs kalashnikovs devalent les marches a toute allure. On doit s'ecarter pour les laisser passer... Une fois en haut, on s'aligne sur le bord avec tout le monde qui regarde. Tous les hommes semblent lies les uns aux autres, dans des gestes de solidarite et de protection mutuelle. Je me retiens au bras d'Abdusalem. Et a ma surprise, le vieux a cote de moi me prend aussi le poignet. Sensation etrange... a me sentir un des leurs. En bas, l'accrochage est vraiment vif, la foule a grossi. Deux tirs de kalashnikov en l'air accentuent la tension. Il est plus prudent de se retirer. On s'enfonce dans les rues derriere. Un peu plus tard, un attroupement s'est forme devant le poste de police. A l'entree, ca pousse et ca crie dans tous les sens... On doit passer devant pour repartir vers Al Hajjarah ou faire un gros detour. Abdusalem me laisse choisir. On passe...! J'aimerais bien savoir ce qu'ils racontent... Enfin, on a une explication: Un policier a cru qu'un gamin volait de l'argent alors qu'il ne faisait que ramasser des sous par terre, et sans reflechir, lui a tire dans le pied. Sur ce, un homme (parent? voisin? ami? ou simple passant offusque, va savoir!?) s'est jeté sur le policier et lui a plante sa jambiya dans l'epaule... et le chaos a commence... Plus tard, on apprendra que le policier a etait arrete, que le garcon est a l'hopital... mais je n'en saurais pas plus.

Apres une derniere escapade, cette fois au Djebel Shuqruf avec Abdusalem et Kamal I, ou un paysage dramatique a souhait nous invite a la reverie et a la nostalgie, mais ou le vent nous crie de deguerpir... il est temps de penser a rentrer a Sana'a... Dernier repas ensemble, derniers accords de Kamal a la mandoline, echange de cadeaux...car je partirais demain.

Au matin, coup de theatre. Au moment de partir, je croise un ecossais plutot sympa et avec le sens de l'humour, fan de plongee, qui me demande des infos sur l'Hadramaout et Socotra. Dans la discussion, je comprends que lui et son guide repartent a Sana'a en voiture dans l'apres-midi et me permet de leur demander un "lift". Accorde! Le guide est franchement sympa aussi et son anglais superieur; c'est donc un plaisir de conversation, ce voyage de retour. Par contre, une demie-heure apres le depart...dans un virage, on creve un pneu. Le chauffeur se rabat tant bien que mal, sans cesser de machouiller ses feuilles de qat qui lui font deja une joue proeminante et distordue. Son vehicule qui semble flambant neuf m'a soudain l'air moins solide et fiable que les vieilles peugeot rafistolees qui sillonnent les routes d'un bout a l'autre du pays. On pose quelques pierres dans le virage suivant pour signaler l'accident et inviter les conducteurs a modifier leur trajectoire, et notre chauffeur entreprend laborieusement de changer la roue.

* **

J'ai decide de faire encore une viree. Une folie d'une journee, comme je l'avais imagine pour Zabid. La derniere. Enfin, je crois. Car il ne me reste que tres peu de jours a Sana'a avant mon depart du pays, et j'adore tellement cette ville qu'il m'est necessaire d'y passer au moins les deux derniers jours. J'adore les virees d'une journee. Je pars avec un tout petit sac en bandouliere, qui contient juste mon permis de circuler, mon argent et mes papiers et mon appareil photo. Autant dire: les mains dans les poches. La destination, cette fois, est Jiblah. La petite ville satellite de Ibb a une histoire bien chargee, et je suis curieuse de decouvrir le palais de la reine Arwa et les demeures ismaeliennes encore debout. La route qui s'eloigne de Sana'a est bien agreable: elle traverse une jolie vallee verte, ou il y a enfin d'autres cultures que le qat, et quelques arbres qui ont pris leur elan vers le ciel... Puis c'est a nouveau un paysage de montagnes, a la beaute aride. La "pijou" me laisse a Ibb. De la, je vais rejoindre Jiblah en debab. Jiblah me charme sur le champ. Par son architecture mais aussi par l'athmosphere paisible qui y regne. Il y a une petite riviere, c'est vraiment relax. Comme on est vendredi, c'est particulierement calme. Un jeune homme rencontre dans la rue m'emmene manger chez lui. Je suis impressionnee par la simplicite et le naturel avec lesquels sa mere m'accueuille. Elle me prend la main, la retourne et l'embrasse. Sans la lacher, je lui retourne son baiser sur sa main a elle. J'aime bien ces echanges qui sont bien davantage que de la politesse... deja un temoignage de sympathie. Apres le dejeuner, la visite continue. J'admire les minarets, la coupole blanche d'une vieille mosquee, rigole en voyant un mouton noir qui s'est introduit dans un ancien hammam et qui faufile la tete par la fenetre, comme s'il etait vraiment en train de transpirer a l'interieur et en quete d'oxygene! Aux abords de la mosquee de la Reine Arwa, des enfants me disent que je peux entrer. Monde blanc, silencieux, ou un vieillard dort, un autre lit... Un homme traverse la cour et vient vers moi: c'est l'imam. Il tempete que je n'ai pas enleve mes chaussures, se radoucit quand il comprend que je n'ai pas l'intention de les garder aux pieds pour visiter la mosquee et finit par m'inviter chez lui.

J'ai l'impression d'etre au moyen-age: les plafonds, dans l'escalier en colimacon, sont bas; il n'y a pas de lumiere, et le silence entrecoupe de quelques phrases chuchotees en arabe ajoute encore au mystere. On surgit enfin sur la terasse, eclaboussee de lumiere, ou une vue splendide s'offre alors a mes yeux. On surplombe la mosquee de la reine, et une bonne partie de la ville. C'est vraiment beau. L'imam jouit d'une vue globale sur la ville et d'un emplacement stratégique pour surveiller la mosquee. Superbe. Je quitte les lieux a regrets...

Dans la rue, je rencontre Yessin. Il a l'air gentil, humble, candide, doux... et curieux. J'ai remarque qu'il m'avait plus ou moins suivi jusqu'a la mosquee avec ses potes. Mais l'avancee est subtile, et la delicatesse du sourire engageante. Je lui demande mon chemin (mais je ne suis absolument pas desorientee), juste pour lui fournir l'alibi qu'il cherche pour m'adresser la parole. Et evidemment, sous couvert de me montrer le chemin, il en profite pour laisser ses potes et marcher seul avec moi, en essayant de cacher qu'il est aux anges... c'est trop mignon!

Un autre homme se joint a nous. Je suis toute etonnee: il ressemble drolement a l'acteur Alfred Molina. Petite scene comique: j'ai grimpe sur un toit et Yessin et lui me font un auvent avec le foulard traditionnel pour que je puisse prendre des photos a contre-jour...

Jiblah vit dans une douceur et une lenteur que je n'ai pas rencontre ailleurs, qui contraste fortement avec l'activite d'Ibb, la moderne ville voisine. Accrochee a un flanc de montagne comme une gracieuse flanerie suspendue... ca me donne envie de rester la. A l'heure de la priere, quand les appels des muezzins retentissent simultanément, avec les 50 mosquees qu'il y a ici, ca doit resonner! Il me faudra revenir pour entendre ca...! Mais aujourd'hui, je dois rentrer a Sana'a.

Sur ce, la pluie arrive... ma premiere pluie au Yemen. Le silence s'installe dans la pijou a mesure que la route monte en lacets et surprise par la beaute tragique du paysage, j'immobilise le moment dans ma memoire. C'est sombre et majestueux, dans la gloire du couchant.

* **

Dernier jour a Sana'a.

Je rencontre Richard, un anglais cinquantenaire en conges sans soldes, et en voyage a velo pour six mois... Il n'en est qu'au debut, le veinard!, mais je constate vite qu'il a une facilite de contact immediate et manifeste, avec les yemenites. Etre deux, ce qui pourrait freiner et rarefier les occasions de contact, cree au contraire avec Richard, une certaine synergie, et les yemenites ne craignent pas de nous aborder... C'est marrant, ces deux voyageurs aux antipodes: un grand type grisonnant (dieu sait pourquoi il me fait penser a l'auteur Paul Theroux) d'origine anglaise, qui serait discret s'il n'etait pas aussi grand de taille, et une francaise de taille moyenne qui passerait inappercue si elle n'etait pas montee sur ressort. Elle termine son voyage et lui le commence...

J'invite Richard a m'accompagner au souk de poissons ou j'ai l'intention de manger. Je me demande franchement pourquoi je ne suis pas venue y manger plus souvent? Cet endroit est genial; l'ambiance, unique; et la nourriture savoureuse. On visite plusieurs echoppes, ou les poissons s'etalent. Aucun prix, aucun nom, mais beaucoup de choix, et beaucoup de monde dans les boutiques. Les hommes crient, montrent du doigt, sortent des liasses de rials de leurs poches et derriere le comptoir, les marchands pesent, vident et decoupent les poissons a la demande.

Qu'est-ce qu'on mange? Pour moi, ce sera crevettes ou barracuda. Richard me laisse choisir. Il avoue qu'il n'a jamais mange de barracuda. Quoi??? On va remedier a ca tout de suite! On achete un barracuda entier (600 rials soit 2 euros). Le vendeur nous le prepare et nous le coupe en long, pret pour la cuisson. On passe dans un boui-boui voisin ou les flammes du four rugissantes ont noirci les murs. C'est aussi noir de monde mais on trouve une place au fond. L'ambiance, ici, est folklorique. Un cuisinier jovial, chapeau de cow-boy sur la tete, retire des plaques brulantes du four ou tronent toutes sortes de poissons, parfois entiers et ouverts en deux, parfois coupes en rondelles... Les langues folles des flammes s'echappent imprudemment du four dans un puissant vacarme, et les hommes hurlent. Mais c'est trop sympathique pour ressembler a l'enfer...

Apres avoir confie notre poisson a un garcon de salle, on s'assied a table. Je me glisse sur le banc qui fait face a la salle et continue d'observer. Je remarque enfin un autre cuistot qui fait mijoter des plats en sauce, dans le style curry, et dont les marmites fumantes arrivent sur les tables en bouillonnant. A peine installes, notre voisin de siege, deja servi, et qui se delecte de poisson grille, de pain et d'un melange de tomates moulinees avec du fromage, des herbes et des epices, nous invite a partager sa pitance. Comme on lui fait signe que notre poisson arrive, il insiste et pousse vers nous, poisson et legumes et nous tend un morceau de pain chaud. Richard est timide; je me lance... Bientot d'autres hommes rejoignent le banc. C'est toujours problematique de sieger a cote d'une femme que l'on ne connait pas dans un lieu public, mais je les met a l'aise en les invitant a s'asseoir a cote de moi... et la gene fond (la faim dans les talons doit faciliter les choses). Quand ils sont servis, eux aussi partagent leur nourriture... et comme le barracuda est long a cuire, et que nous mangeons plus lentement que les yemenites, on goute a plein de poissons differents, plusieurs sortes de pain, et des melanges varies de legumes... Tout ca dans une bonne franquette confondante, une joyeuse et genereuse simplicite qui nous enthousiasme et nous emerveille. Cet endroit est genial! Je sais, je l'ai deja dit, mais c'et vrai!

Richard pretend qu'il n'a deja presque plus faim. Je rigole : Attends un peu que le barracuda arrive! Et il apparait, enfin, gresillant encore... A notre tour de partager avec nos voisins... de leur glisser un morceau de pain dans la main, de guetter le moment ou ils seront a court de poisson... de les inviter, d'un geste, a piocher dans nos plats...

On se regale, vraiment! Et a ma grande satisfaction, notre barracuda est le poisson que Richard prefere, dans tout ce qu'on a goute. Il dit qu'il reviendra manger ici. Je le comprend et je l'envie. Je n'aurais pas cette chance de sitot : c'est mon dernier jour a Sana'a...

Mais ce dejeuner d'adieu, cloture mon sejour dans le faste et je ne vois pas pourquoi je ressentirais des regrets: j'ai si bien profite du moment! On sort de table rassasies et rayonnants (et probablement beaucoup plus dodus qu'avant le plantureux repas)...

Je passe le reste de l'apres-midi dans la vieille ville pendant que Richard se fend d'une visite administrative pour obtenir son permis de circuler. Je fais le tour des gens que j'aime pour leur dire au-revoir, distribue les dernieres photos, et trompe ma tristesse par de nouvelles joies amicales.

Mohammed, assis avec deux amis dans la baraque a thé, me hele quand il m'appercoit. Je les rejoins et commande un lait chaud. On s'aime bien, avec Mohammed, mais on ne peut pas se dire grand chose. Il ne parle qu'arabe et ma connaissance de la langue est trop sommaire pour un veritable echange. Pour une fois qu'il ne travaille pas, on profite de passer un moment ensemble mais si les difficultes de communication rendent la situation assez drole, ca ressemble davantage a un film muet de Chaplin qu'a une fantaisie de Woddy Allen...

Enfin, il m'accompagne de l'autre cote de la vieille ville, une fois qu'il a a peu pres compris ou je veux aller. En fait, de l'autre cote de la Sialah, cette large voie a double sens qui traverse la vieille ville en saison seche et redevient naturellement une riviere en saison des pluies. Je dois donner quelques photos a Ali et lui dire au-revoir.

La compagnie de Mohammed m'evite d'avoir le coeur serre. Je plaisante avec Ali sur mon retour en 2050 quand les hommes yemenites porteront des voiles noirs a la place des femmes, ou que j'aurais epouse sept maris-un de chaque continent-... le genre de film fantastique que j'ai imagine en bavardant et philosophant avec lui et son oncle. La verite, c'est que je ne sais pas quand je reviendrais, mais, inch allah, je reviendrais un jour!

De retour a Bab al Yemen, derniere poignee de main avec Mohammed. Je le quitte a regrets: je prefererais franchement aller prier a la mosquee avec lui que faire mon sac... le chant du muezzin remplit mon coeur de nostalgie et le souleve d'un soupir : c'est bientot l'heure de partir. D'ailleurs, je dois me depecher: j'ai moins de deux heures pour tout ranger, manger, telephoner successivement a Adham, Abdusalem et Hussein et filer a l'aeroport.

L'heure du diner est largement passe quand j'atteins la petite place ou l'on sert des kebabs... Mohammed et Mohammed, qui bossent dans mon boui-boui favori (favori justement parce qu'ils y bossent, eux, ces joyeux comperes!) sont aux petits soins comme a chaque fois... Non seulement j'ai toujours droit a une ration supplementaire de sauce ou de kebab, mais en plus, il m'est souvent impossible de regler l'addition parce qu'ils refusent de me laisser payer... Ce soir encore... pff... je laisse tomber! Vous etes fous les gars!

Je capte leur dernier regard petillant de malice, et disparait dans l'etroit passage qui debouche sur le souk aux graines, aux epices, a la myrrhe et a l'encens.

Il est bien difficile d'admettre que c'est la derniere fois que j'arpente les rues de Sana'a avant un long moment. Je voudrais tant rester encore...

Une fois dans ma chambre, j'empoigne mes affaires et ouvre la porte, prete a sortir. Je jette un dernier regard pour voir si je n'ai pas oublie quelque chose et je me fige: si, j'allais oublier quelque chose ! J'eteins alors la lumiere, et me met a genoux sur le lit, le nez colle a la fenetre, pour aspirer ce que j'ai sous les yeux; cette vue que j'adore... je ne me lasse pas de la vision nocturne de Bab Al Yemen illuminee et je veux suspendre ma course vers l'aeroport une minute, juste pour regarder encore une derniere fois, dans un silence meditatif, Sana'a ...

C'est le moment que choisi Richard pour apparaitre, dans la penombre de la porte. Surprise, je realise alors que je dois avoir l'air bien bizarre, avec mon sac sur les epaules, dans le noir, collee a la vitre...

Mais Richard comprend, et tout deconfit d'avoir manque le diner (il croyait que je partais plus tard) m'accompagne jusqu'au taxi devant lequel, d'un grand geste theatral, il me souhaite bon vent...

Je pars, il reste... j'ai l'impression qu'il prend le relais... et que le voyage ne cesse jamais!
Toute nouvelle en cyclotourisme pour trois semaines en Irlande English translation pending
by Myly1 · 2008-02-09 · 15 replies
Salut à tous,

Ben en fait j'ai décidé de partir trois semaines faire du vélo en Irlande... Seulement je n'ai jamais voyagé à vélo... Je me demandais si vous pouviez m'aidez à me préparer un peu, style le matériel a ne pas oublier, ce qu'il faut toujours avoir sur soi... Je sais très bien qu'on oublie toujours quelque chose mais ce serait cool de ne pas en oublier trop! Donc voilà Merci d'avance pour toutes vos réponses Et bon voyage
Obtention du visa touriste pour le Laos à la frontière Chiang Khong (Thaïlande) - Huay Xai (Laos)? English translation pending
by Bulphi · 2007-10-09 · 13 replies
Bonjour,

Je souhaite savoir s'il est possible d'obtenir le visa touriste pour le Laos directement à la frontière de Chiang Khong - Huay Xai sans devoir attendre.

En effet, j'ai deux infos contradictoires: Le GDR 2007 dit qu'ils ne délivrent pas les visa à ce poste frontière alors que mon LP 2006 me dit qu'il n'y a aucuns problèmes. Lequel croire?

De plus, je n'ai pas réeussi à trouver cette information sur voyageforum.

Si quelqu'un est passé par ce poste frontière récemment, merci de confirmer si on peut se présenter à la frontière et passer de suite en faisant le visa sur place.

Cordialement Bulphi
Overbooking au Tryp Cayo Coco! English translation pending
by Juboop · 2007-02-19 · 10 replies
Bonjour,

Je suis revenu du tryp samedi dernier. la veille de mon départ j’ai reçu un appel de mon agence de voyage car le Club Tryp Cayo Coco était overbooker, on m’avise que je devrai passer 2 jours au Sol Cayo Coco. On m’offre un remboursement de 100$ ainsi qu’un forfait VIP au Tryp. C'est-à-dire : Bouteille de Rhum dans la chambre à notre arrivée, remplissage du mini-bar quotidien et avantage pour les restos à la carte. J’ai bien eu mon 100$ ainsi que la bouteille de rhum. Pour le reste….Le mini bar ne fut rempli qu’une seule fois et pour les restos le seul avantage était la langouste à 12cuc gratuite….Et comme nous sommes arrivées dimanche au lieu de vendredi les restos étaient complet pour le reste de la semaine !! Pourtant le représentant de Caribe sol à notre arrivée nous avait mentionné que le bracelet VIP nous donnait l’avantage de ne pas avoir à réserver les restos à la carte…C’était le début des mensonges!!!! Car je trouve personnellement que les cubains sont des pros en cette matière…

J’ai préférée le Tryp au Sol à cause de la bouffe. Mais si certains recherchent l’intimité et la tranquillité je recommande le Sol. Un mélange de ces 2 hôtels serait selon moi le paradis !!

Le retour fut PÉNIBLE !!!! Si vous pensez voyager avec CUBANA, attendez vous au pire…… J’étais sensé revenir vendredi soir à 12h45, je suis arrivée à Montréal à 7h30 samedi matin…. Je devais quitter la chambre au tryp à midi, comme je savais que j’étais coincé à l’hôtel jusqu'à minuit au lieu de 17h j’ai tenter de garder ma chambre plus longtemps, aucune accommodations, impossible d’obtenir de l’aide ou des infos…Et en plus le représentant de Caribe Sol était en congé….Cela m’a coûté 50 CUC, soit environ 70$ pour garder ma chambre plus longtemps….

Je vous donnerai plus d'infos plus tard car la je suis tout simplement MORTE DE FATIGUE....Je n'ai pas dormi durant plus de 30 heures à cause de cette situation et je n'arrive pas à récuperer....C'est la premiere fois que je reviens aussi fatiguée de voyage, et c'est pourtant mon 9e......

A suivre.....
Comment choisir sa selle de vélo? English translation pending
by Jjvelo · 2006-12-08 · 36 replies
Tout le monde semble etre d'accord pour dire que la selle de vélo est le piece d'equipement la plus importante quand on voyage a velo. Car une "mauvaise" selle = douleur(s) = on n'apprecie plus son voyage 🙁

D'ou ma question:

Comment faire pour choisir la selle qui me fera pas souffrir ?

Existe-t'il des criteres de selection precis comme par exemple la morphologie du cycliste, la forme de la selle, la matiere dont elle est faite ... ?

Merci

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