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Transfert du port à l'aéroport de Hambourg English translation pending
by Eterlous · 2017-04-12 · 25 replies
Bonjour, Est-il nécessaire de réserver un taxi pour se rendre à l'aéroport de Hambourg et le cas échéant une Cie á conseiller ou y a t-il beaucoup de taxi á la sortie du terminal ? Mon vol vient d'être modifié et je dois être á l'aéroport avant 10h... Merci pour vos infos.
Location de voiture au Chili et la rendre en Argentine English translation pending
by Sergelyon · 2017-04-10 · 36 replies
Bonjour,

Quelqu'un peut-il me dire si il est possible de louer une voiture au Chili, pour quelques jours, et s'il est possible de se rendre en Argentine avec, et quelles sont les formalités à accomplir auparavant, pour le faire sans problème. J'aimerai louer un véhicule à Punta Arenas et me rendre vers le Périto Moreno, voire aller à Ushuia. Pensez vous que cela soit faisable, la période serait Février ou mars 2018, est-ce le bon moment Merci Serge
Patagonie et Ushuaïa avec des enfants English translation pending
by Molossette · 2017-03-15 · 9 replies
Bonjour, nous sommes une famille de 5 avec trois enfants de 14/11/6 ans, nous aimerions passer trois semaines en décembre en Patagonie Ushuaia, Que nous recomandez vous comme trajet, visite, rando, hebergements...
15 jours d'exploration et détente à Cuba English translation pending
by Marcodi · 2017-03-13 · 34 replies
Bonjour à tous,

Pour un voyage de 15 jours sur place à Cuba, je suis à la recherche de bonnes informations pour un séjour de détente et de découvertes.

Nous partons en couple et voulons éviter au maximum les circuits touristiques. Les 3 premières nuits et les 2 dernières nous avons déjà projeté de les passer à La Havane. Pour le reste nous n'avons pas encore décidé.

Que pouvez-vous me conseiller ? Quels beaux endroits à voir que ce soit des villes, villages, de beaux parcours, de belles expériences ou des lieux très nature…

Si possible ne pas se stresser par d'éternels trajets journaliers. On préfère voir peu et dans de bonnes conditions que beaucoup de façon superficielle.

Pour les logements, nous préférons les "casas particulares".

Merci pour votre aide !
São Vincente et Santo Antão côté pratique - janvier 2017 English translation pending
by Kean10 · 2017-02-10 · 16 replies
Mindelo A l'aéroport S'il n'a pas été établi avant le voyage, le visa d'entrée (visa touristique) est délivré sur place. Pas de photos d'identité requise ni de formulaire à remplir. L’employé scanne le passeport dont les données servent à l'établissement du visa (bravo à l'immigration capverdienne pour sa simplicité et son efficacité !). Attention, il n'y a qu'un seul guichet d'enregistrement. Le délai peut donc s'avérer conséquent lorsqu'un groupe de touristes vous grille la politesse.

Si vous avez une correspondance, vous serez prioritaire (le signaler au personnel d'accueil), mais en principe les passagers ayant une correspondance débarquent avant les autres et sont pris en charge. Le visa est valide 30 jours (pour un passeport français tout du moins). Le coût est de 2500 escudos ($ ; CVE). Le paiement est possible par carte Visa ou Mastercard. Un distributeur automatique se trouve dans le hall, mais après l'immigration en dehors de la zone sous douane.

Les taxis acceptent les euros (billets). Le coût du taxi pour le centre ville distant d'une dizaine de kilomètres est de 1000$ ou 10€. Si vous n'avez pas l'appoint en euros, on vous rendra le change en escudos (le signaler avant de monter à bord). A noter qu'à l'aéroport de Lisbonne vous pouvez changer des euros en escudos capverdiens, mais non l'inverse lors du retour.

Pour retourner à l'aéroport, il est possible d'emprunter un aluguer (taxi collectif) pour São Pedro (100$) qui vous déposera au bord de la route face à l'aéroport, pas de service le dimanche, il vous faudra alors prendre un taxi.

Argent Le règlement par carte bancaire est peu courant et carrément inexistant dans les commerces et restaurants, mais en règle générale les euros (billets) sont acceptés. Toutefois on vous rendra la monnaie en escudos au taux de 1€ = 100$ alors que le taux bancaire est de 1€ = 110$.

Pour les distributeurs automatiques ou pour le change au guichet, une commission fixe de 10€ est prélevée par l'établissement bancaire local (à vérifier néanmoins au cas par cas).

Les banques sont ouvertes de 8h à 15h, du lundi au vendredi. Toutefois, au moins une, la BCN (Banco Capoverdiano de Negócios, avenida Marginal est ouverte le samedi de 8h à 13h. Les banques sont assez nombreuses à Mindelo, mais dans certaines il peut y avoir beaucoup d'affluence, y aller de préférence le matin. la BAI (Banco Angolano de Investimentos, avenida Marginal indiquée par mon logeur m'a donnée entière satisfaction par son professionnalisme, son sens du service et sa bonne communication.

L’escudo capverdien n'est pas convertible. S'il vous en reste, n'oubliez pas de les changer avant de quitter le pays car vous ne pourrez plus le faire ultérieurement (à nouveau, la commission est de 10€). Pour l'opération de change, il vous faudra présenter le passeport et le billet de retour.

Le billet électronique présenté sur votre smartphone n'est pas accepté. Son envoi par email est toutefois accepté, mais si vous n'avez pas accès à internet et que la banque n'a pas de wifi ou refuse de vous en laisser l'accès (logique somme toute), il vous faudra le faire de l'extérieur et revenir. Astuce : placez-vous devant le bâtiment de l’Alliance française, rua Santo Antonio pour capter son wifi ouvert et gratuit.

Pour imprimer votre billet rendez-vous dans le cybercafé, rua de São João. Dernière chance : si vous faites escale à Praia, vous pouvez tenter votre chance au bureau de change de l'aéroport qui reste ouvert tant que des vols sont opérés.

Restauration Petits déjeuners à prendre chez Pastelaria Morabeza, avenida Baltazar Lopez da Silva à l'angle de la rue traversa Cadamosto. Viennoiseries de qualité, café, jus d'oranges pressées et service agréable. On y sert aussi le plat national, la cachupa à toute heure (recommandation locale).

Bonne cuisine, petits prix et authenticité chez Pastelaria Bettencourt, 27 avenida da Republica (rua da Praia). Malgré son nom de Pastelaria, il ne s'agit pas d'une pâtisserie, mais bien d'un (petit) restaurant familial essentiellement fréquenté par des locaux. Goûtez les plats de poisson (évidemment !). Ouvert uniquement le midi du lundi au samedi (bon plan, recommandation locale).

Bons prix, bonne qualité et cadre agréable à La Pergola, rua Santo Antonio, attenant à l’Alliance française.

Très bonne qualité et prix raisonnables au Le Goût - Churrasqueira Grills, avenida da Republica (rua da Praia), au deuxième étage au-dessus du Casa da morna. Le week-end, musique live et danse si le coeur vous en dit.



Spectacles Musique live au Casa da morna, avenida da Republica (rua da Praia), au premier étage, ouvert à partir de 22h30. Des groupes ou solos de qualité s'y produisent. Se renseigner sur les soirs de représentation, vous trouverez des affichettes en ville et à l’entrée de l’établissement. Entrée 300$ + consommations (boissons et tapas). Les prix des consommations sont dans la norme des restaurants de la ville. Le Casa da morna appartient au célèbre chanteur capverdien Tito Paris. Peut-être aurez-vous la chance de le voir s'y produire (c'était mon cas, un régal).

Transports Bus - Un réseau de bus de la compagnie Transcor sillonne la ville et ses environs. Taxis collectifs - Les aluguers (taxis collectifs) partent de la praça Estrela. Taxis - Un peu plus loin, au coin de la rue, à droite se trouve une station de taxi. Ferry - Gare maritime, avenida Marginal. - Départ des ferries pour Santo Antão, deux départs le matin, 7h00 et 8h00, prix 800$, durée de la traversée une heure. Bien se renseigner sur les horaires car ils peuvent être sujet à changement.

Compagnie aérienne TACV Je me suis rendu à l’agence TACV avenida, 5 de Juhlo la veille de mon départ afin de réserver un siège pour le retour car pour l’aller, je n’ai pas pu le faire sur leur site (site bien fait au demeurant) et là surprise, l’hôtesse m’a gentillement répondu que c’était trop tard qu’il fallait le faire au moins une semaine avant (bon à savoir).

Santé En plus d'un hôpital, Mindelo dispose de plusieurs dispensaires (Centro de Saúde). J'ai expérimenté celui de Fonte Inês, rua Oficinas Navais pour retirer des fils de points de suture (un petit accident juste avant mon départ) : très professionnel et une hygiène parfaite, le sourire de l'infirmière en plus.

Le dimanche à Mindelo Mindelo est une ville plutôt morte le dimanche (en janvier en tous cas, sauf en milieu d'après-midi lorsque passe le défilé du carnaval s'échauffant dans l'attente de la grande parade de février).

Vous pouvez bruncher chez Morabeza, flâner dans les rues, vous asseoir à la terrasse d'un café ou sur un banc et jouir de la tranquillité et la douceur de janvier. Et c'est bien agréable ma foi. Pourquoi donc toujours courir après la super-activité ? Quelques commerces sont ouverts, mais ne comptez pas sur les aluguers pour une escapade. Ils sont tous au repos dimanche, il est toutefois toujours possible de prendre un taxi si le repos dominical vous est trop pesant.

À voir, à faire Mercado de peixe - Le marché aux poissons, dans un hall couvert, avenida da Republica (rua da Praia). Je suis toujours fasciné par les marchés aux poissons, celui-ci m’a particulièrement plu, j’y suis retourné plusieurs fois. Y aller le matin lorsque l’activité bat son plein.

Salamansa - De Mindelo, prenez un aluguer. Pour 100$ il vous amènera au petit village de Salamansa. Si le village ne présente pas d'intérêt particulier, sa grande plage de sable fin est superbe. Restaurez-vous à la Crêperie chez Zoé. Elvis, le propriétaire a aménagé sur la plage un conteneur en cuisine et bar. Installez vous en terrasse et admirez les windsurfers évoluer.

Le nom de crêperie d'ailleurs est trompeur car Elvis en fin cuisinier, sert également divers plats, et quels plats ! J'y ai dégusté un mémorable barracuda grillé (pas entier bien sûr !) servi sur un lit de riz complet nappé d'un coulis de tomates confites (je sais, je sais, je voyage pour manger !). C'est copieux et les prix sont tout doux. C'est le bon plan comme je les aime.



Pour le retour sur Mindelo, l’aluguer repart à toutes les heures pleines (renseignez-vous néanmoins). Si le coeur vous en dit et à condition d'être équipé de bonnes chaussures et d'un GPS (indispensable), vous pouvez rentrer à pied à Mindelo en empruntant le sentier de montagne. Peu de dénivelé, comptez deux heures de marche. Rapidement, le sentier se perd, puis reprend et se perd à nouveau, etc. d'où l'importance du GPS. Le parcours est très caillouteux donc les tongs de plage sont absolument à proscrire (ce n'est pas votre genre bien sûr, mais j'ai vu une personne gravir en tongs le Cova de Paùl, Santo Antão, altitude 1500 m !).

Santo Antão L'île aux splendides paysages et aux superbes randonnées à découvrir à une heure de ferry de Mindelo. Le ferry arrive à la gare maritime de Porto Novo. De nombreux taxis et aluguers attendent les passagers. Le prix en aluguer pour Ribeira Grande est de 400$, trajet 38 km, env. 40 minutes.

Quelques photos de Santo Antão











J’ai aimé Les chemins de randonnées sont pour la plupart pavés et très bien entretenus. En janvier la température est agréable (22-25°C), le temps souvent couvert et il souffle toujours un vent (qui peut parfois être assez fort), un mois idéal pour les randonnées.

Appréciation générale Les capverdiens sont cordiaux, nombreux sont ceux qui parlent ou comprennent le français qui comme l'anglais est enseigné à l'école.

Les prix annoncés sont en règle générale ceux pratiqués habituellement, pas d'interminables négociations donc.

Une mendicité assez voyante à Mindelo, mais sans (trop) d'insistance ni de harcèlement, mais sous laquelle une pauvreté bien réelle transparaît.

Lors de vos randonnées vous allez rencontrer des enfants sur le chemin ou au retour de l'école vous réclamant stylos ou bonbons ou, une variante, de les prendre en photo pour ensuite réclamer leur dû. Dans plusieurs pensions j'ai vu des affichettes indiquant de ne pas céder à ces requêtes. Ces enfants ne sont absolument pas dans le besoin. Si vous souhaitez donner des cahiers, stylos ou fournitures scolaires donnez les de préférence directement à l'école.

Treks en Patagonie et Terre de Feu English translation pending
by Jllopez · 2017-01-20 · 59 replies
Bonjour à tous, Je prépare mon voyage à destination de la Patagonie (+ quelques jours Terre de Feu) en Mars prochain. Pour l'instant, je me suis contenté de réserver les hébergements à Buenos Aires (arrivée et départ) ainsi que les vols intérieurs (Buenos Aires/Ushuaïa/El Calafate/Buenos Aires). Quelqu'un pourrait-il me renseigner sur la nécessité (Il semblerait que le mois de Mars, fin de l'été, soit un peu plus libre) de réserver à l'avance les déplacements en bus (El Calafate/El Chalten, par exemple) et faut-il anticiper les hébergements (auberge, refuge ou camping)? Petite question supplémentaire, je recherche un guide sur les différents treks en Patagonie, autre que "Trekking in the Patagonian Andes" (je suis nul en anglais). Merci d'avance, et à bientôt, j2l
D'Antigua au lac Atitlan, en passant par l'Altiplano. Ou comment j'ai fui l'hiver québécois.... English translation pending
by Lescaribous · 2017-01-15 · 72 replies
Bonjour ami(e)s VFistes, Après avoir passé 2 semaines au Guatemala, il est temps pour moi de raconter un peu mon voyage!! Avant d'aller plus loin je voudrais préciser que ce voyage était un voyage organisé, non pas par un Tour Operator mais par une guide privée locale, Bernadette, qui est une amie. Une opportunité s'est présentée à moi (et ma famille) d'aller découvrir ce pays d'Amérique Centrale en compagnie de Bernadette, et après quelques minutes de reflexion nous nous sommes ''embarqués'' dans le ''trip''. Et franchement, on a bien fait!! 😉 Allez maintenant que les ''présentations'' sont faites, passons au récit!!

Dimanche 25 Décembre : Départ de Montréal Il est 04h00 en ce matin du 25 Décembre quand je me réveille. Je profite de ce réveil matinal pour aller ranger les ''vestiges'' du Réveillon d'hier. Vers 5h30 nous quittons la maison direction l'aéroport d'où nous nous envolerons direction Guatemala City (via Panama City) sur les ailes de Copa Airlines. L'enregistrement des bagages se fait très vite (nous étions les seuls aux comptoirs 😛) et à cette heure matinale, le passage de la sécurité est très rapide!! A 7h30 nous sommes devant la porte 55, l'avion nous attend sagement!! Après un vol Montréal-Panama, une escale de quelques heures à l'aéroport Tocumen de Panama et un vol Panama-Guatemala City, il est 21h00 quand nous ''humons'' l'air ''chaud et Humide'' (contrairement à celui du matin qui était frette et sec 😏) du Guatemala. A la sortie de l'aéroport nous attendent Bernadette, notre guide pour les 15 prochains jours, Azucena, la gérante guatémaltèque de notre hébergement, ainsi que Byron, le chauffeur de notre bus privé, sans oublier Colette et Maryse. Après une heure de route nous arrivons ''à notre camp de base'', la Casa Chapina Francesa.



Nous prenons possession de nos appartements, dinons d'une excellente soupe maison, et filons dans nos lits (la journée a été longue!!)
"Self drive" en Tanzanie, octobre 2016 English translation pending
by Garet · 2016-12-26 · 45 replies
De retour de Tanzanie, voici quelques renseignements récents pouvant servir à ceux qui souhaitent voyager en Tanzanie en self drive. 3 semaines entre Ngorongoro, Serengeti, Lac Natron et Tarangire.

Self drive Pour faire écho à ceux qui ont déjà communiqué sur le même thème (Globetrottel et Francky4 par ex), c'est possible sans aucun problème. Ayant déjà fait un circuit similaire avec une agence de voyage (Corto Safaris) je n'y ai trouvé que des avantages. A condition bien sur, d'aimer "mettre la main à la pâte", de bien préparer son voyage et d'avoir un certain budget car la Tanzanie est une destination couteuse. Les entrées de parc et les campings sont très chers. Il y a deux catégories de campings : Les campings publics, moins chers, équipés de sanitaires et généralement de deux hangars pour la cuisine et les repas. Les campings spéciaux, très chers, ne sont que des emplacements (en général très beaux et sauvages) où il n' y a strictement aucun aménagement. En principe ces emplacements sont en exclusivité. Ce sont des endroits de camping sauvage autorisé et la règle est, évidemment, de les laisser parfaitement propres.

Location de 4x4Peu de loueurs proposent des 4x4 équipés avec tentes de toit et un peu de matériel de camping comme en Afrique Australe. En voici quelques uns. - Safari Drive, location de Land Rover Defender et Toyota Land Cruiser très bien équipés mais chers et assez directifs sur le circuit. - Shaw, location de Land Rover Defender suréquipés mais très très chers. Nous avons croisé deux de leurs véhicules, mais loués par des photographes professionnels. - Fortes, un peu moins cher mais avec seulement 1 tente de toit par véhicule et nous en voulions 2. Les voitures semblent équipées correctement. Nous avons croisé une petite Suzuki avec 1 tente de toit qui semblait en bon état. - Kilidove, qui loue des Land Rover Defender avec possibilité de 2 tentes de toit par véhicule et un équipement important. Prix plus intéressant. De plus ils ont une antenne à Paris, donc possibilité d'échanger en Français. Nous avons choisi cette agence et avons réservé et payé (30%) en juin 2016 pour un départ fin septembre ( 2 voitures, 3 semaines avec départ Arusha et retour Dar Es Salam). Nous avons uniquement échangé avec Mylène du bureau de Paris. Cordiale et efficace. Malheureusement tout était trop beau car fin juillet Mylène nous avise que les véhicules ne sont plus disponibles !!! Heureusement, avec son aide, j'obtiendrai le remboursement des sommes versées 8 jours plus tard. Bilan de l'opération, comme nous avions acheté des billets avions aller Arusha et retour Dar Es Salam qu'il a fallu changer en Arusha aller-retour : 150 € par personne plus les différents frais bancaires pour les virements. Conclusion : cette agence ne semble pas malhonnête mais pas à la hauteur pour des locations de 4x4. A déconseiller donc. - Tanzanian Pionners, en urgence, à 1 mois et demi du départ, ce fut la seule agence qui a pu nous fournir des 4x4 avec 2 tentes de toit et l'équipement. Nous ne l'avions pas choisie au départ car les posts la concernant (Voyage Forum, Safaritalk et 4x4 Community SA) faisaient tous part de problèmes mécaniques plus ou moins graves. La suite le confirmera. En fait, comme indiqué par "Globetrottel" , après quelques échanges par e mail avec Daniel Staub, nous avons été redirigés vers l'agence "Serengeti Select Safari". Bon accueil à Arusha par le patron, Nathan et sa secrétaire. Nous avons eu droit à des explications interminables sur le maniement des Land-Rover et du matériel. Ancien propriétaire de Land-Rover et usager depuis plus de 20 ans des tentes de toit j'aurais pu m'en passer . . . mais Nathan est convivial. Nous avons pu constater que les voitures étaient très bien équipées avec du matériel en très bon état et des tentes de toit quasiment neuves. Malheureusement, les voitures, à première vue, semblaient moins fringantes. Nous le vérifierons très vite. A noter qu'un des frères de Nathan dirige un très beau Lodge dans le Tarangire National Park, le "Tarangire Safari Lodge" cela a son importance pour la suite car ce lodge utilise des Land-Rover et a un atelier avec mécaniciens et pièces détachées. Dès le départ, l'embrayage d'une voiture (verte) semble limite mais il tiendra tout le Serengeti et nous lâchera au Lac Natron ! L'autre voiture (bleue) aura une panne électique au Serengeti. les feux restent allumés et les vitres restent bloquées en position ouverte . . . Comme il pleut c'est le bonheur ! Aucun fusible ne correspond à ce qui est indiqué sur les tableaux. la boite de fusibles et de relais située sous le siège conducteur baigne dans l'huile. Le circuit électrique de cette voiture semble avoir brulé et la réparation n'a pas été faite dans les règles de l'art..... Malgré un premier passage au Tarangire Safari Lodge pour réparation, cette panne durera jusqu'à notre retour à Arusha . . . mais avec les vitres restant bloquées en position haute. Sans climatisation, 40° à l’intérieur et avec les Tsé Tsé que du bonheur ! Plus la gène pour voir les animaux. L'embrayage de la verte nous a donc lâché à Engare Sero au Lac Natron. Nous avions prévu de passer 2 jours au camping du Moivaro Lodge, cela tombait bien ! Nous avons pu appeler Nathan à Arusha qui nous a envoyé deux mécanos avec maitre cylindre et cylindre récepteur d'embrayage neufs. En attendant, comme il y avait une importante fuite d'huile au pont avant de la verte, j'ai vérifié le niveau . . vide ! Les 2 mécanos n'ayant pas d'huile de pont ils ont fait le plein avec de l'huile moteur que j'ai vidangée quelques jours plus tard pour la remplacer par de l'huile de pont. L'embrayage réparé nous a donné satisfaction jusqu'à Arusha. Nous sommes repartis le lendemain avec enthousiasme . . . mais pas longtemps car au bout de 10 kilomètres, sur la verte, c'est une barre de torsion qui a cassé !!!!!!!!!!!!!! Re téléphone à Nathan qui nous renvoie 3 mécanos avec une voiture de rechange . En attendant leur arrivée et avec l'aide précieuse du patron du Masai Giraffe Lodge nous avons pu réparer. Il a tout simplement "cannibalisé" une vieille Land qui lui appartenait. Heureusement, car les mécanos sont arrivés sans la pièce de rechange et la voiture qu'ils devaient nous laisser en échange n'avait qu'une tente de toit et, cerise sur le gâteau, seulement deux places. Étant 4 par voitures nous avons préféré reprendre notre voiture réparée plutôt que de voyager dans le coffre ! Nous avons appris par les mécanos que cette voiture (verte T 382 BGT) avait fait un tonneau en location . . . d'où la casse de la barre de torsion. Nous en resterons là avec celle ci. Pour la bleue, avec ses vitres bloquées en position haute, l'aventure continue. la veille de notre retour, dans le parc Tarangire, c'est un roulement de roue qui a cassé. Nous avons quand même, in extremis, pu rejoindre le Tarangire Safari Lodge. Ils avaient un roulement de roue neuf et ont pu, avec difficultés, le changer. Si on ajoute les nombreuses petites choses qui ne fonctionnaient pas dans les deux voitures, cela fait beaucoup.

Nous avons également croisé un couple avec une voiture de "Serengeti Select Safari" et ils sortaient du . . . Tarangire Safari Lodge où les mécaniciens leur avaient changé un amortisseur au bout du deuxième jour de location. Habitué des Land-Rover je savais que leur fiabilité n'était pas exceptionnelle, mais pas à ce point.

De toute évidence la maintenance de ces deux véhicules n'avait pas été effectuée sérieusement. Peut être que le fait de nous trouver 2 véhicules en urgence n' a pas laissé le temps nécessaire pour une bonne vérification mécanique avant le départ. Bénéfice du doute. Malgré tout, ces nombreuses pannes ne nous ont pas gâché le voyage et nous avons pu réaliser le circuit prévu sauf le Lac Manyara que nous avons du supprimer. En compensation, nous avons eu une petite remise sur le prix de la location et surtout, la veille de notre retour à Arusha, nous avons eu une bonne surprise. Avec une voiture immobilisée jusqu'au lendemain au garage du "Tarangire Safari Lodge" 4 personnes ne pouvaient plus camper. Le frère de Nathan, propriétaire du Lodge, a donc décidé de tous nous héberger (8 personnes) gracieusement en pension complète. Comme en plus, c'était l'anniversaire de mon épouse, nous avons eu droit au repas d'anniversaire avec gâteau amené par le personnel de l’hôtel en costume traditionnel.

Au retour à Arusha nous n'avons donc pas trop râlé sur l'état des voitures. Finalement nous pourrions repartir avec "Serengeti Select Safari" mais plutôt avec des Toyota !!!

Tarifs et formalités d'entrées dans les parcs Le plus difficile est de tout préparer avant le départ car aux portes des différents parcs nous n'avons eu aucun problème. Nous avons même eu l'impression d' aller plus vite qu'avec l'agence 3 ans auparavant. - Ngorongoro Conservation Area : Aucun paiement en cash ou carte bancaire n'est accepté aux entrées. Les paiements sont effectués avec des cartes prépayées. Pour obtenir ces cartes prépayées, le plus simple est de demander au loueur de voiture. Ils sont habitués à le faire. Autrement il faut aller à la banque, déposer les sommes nécessaires, récupérer un reçu, l'amener à un bureau de la NCAA qui vous délivre la carte prépayée. Rien de plus simple ! Il faut également réserver les Campings spéciaux. Entrée 60 USD, camping 40 USD, camping spécial 60 USD, véhicule immatriculé en Tanzanie 10 USD. Ces prix sont valables pour 24 heures à partir de l'heure d'entrée. Attention le personnel des parcs vérifie soigneusement les heures d'entrée et sortie. Évidemment, à tous ces tarifs, il faut ajouter 18% de VAT. Par exemple un couple en camping spécial devra débourser pour 1 nuit : 120 USD pour l'entrée plus 120 USD pour le camping et 10 USD pour la voiture. 250 USD plus 18% soit 295 USD. A ce tarif l’addition grimpe très vite. Pour information, contrairement à ce que j'ai lu sur certain posts, il n'est pas nécessaire d'utiliser un guide pour aller aux campings spéciaux de Nasera Rock et de Empakaai Crater. Le guide est obligatoire à Empakaai Crater uniquement si on a prévu de descendre à pied dans le cratère. Informations recueillies à l'entrée de la NCAA à Lodoare Gate. - Arusha National Park : Paiement obligatoire à l'entrée en carte bancaire. Entrée 45 USD, camping spécial 50 USD, camping public 30 USD, véhicule 10 USD. - Serengeti National Park : Paiement obligatoire à l'entrée en carte bancaire sauf pour les camping spéciaux qui doivent être réservés à l'avance et payés par carte prépayée selon le même principe que la NCAA. Les campings publics sont payés à l'entrée par carte bancaire. Entrée 60 USD, camping spécial 50 USD, camping public 30 USD, véhicule 10 USD. Nous ne sommes pas entrés dans le Serengeti par la porte principale de Naabi Hill mais à Ndutu qui comme Naabi Hill a les bureaux du Serengeti et de la zone du Ngorongoro côte à côte. Très pratique pour faire les formalités d'entrée et de sortie. Depuis Ndutu nous avons rejoint Naabi Hill où nous devions passer sans refaire les formalités d'entrée au Serengeti (Déjà faites à Ndutu) mais c'était sans compter sur le chef du poste coté Ngorongoro. Celui ci a essayé de nous escroquer en prétextant un dépassement de la durée autorisée au Ngorongoro. Paiement de 24 heures supplémentaires . . . en espèces bien sur. Devant notre refus il a fini par céder assez rapidement. Tous nos reçus attestaient que nous étions en règle. Ce sera le seul cas de corruption de notre voyage. - Tarangire National Park : Même mode de paiement que le Serengeti avec les mêmes tarifs qu'Arusha. Entrée et sortie sans problème et rapides.

Vols : Nous avons utilisé la compagnie KLM au départ d'Amsterdam. Les horaires nous convenaient mais surtout cette compagnie est une des rares à offrir, en classe économique, des sièges avec plus de place pour les jambes et une inclinaison plus importante. Ces sièges (nombre limité) sont proposés pour à peu près 100 € de plus que le prix de la classe économique. Le vol retour étant de nuit, nous avons pleinement apprécié ce petit plus. Pour information nous avons payé, supplément inclus, 1100 € aller-retour Amsterdam/Arusha. Pour des conditions similaires Air France et British Airways font payer le double de la classe économique. Bien sur, en classe économique standard, on peut obtenir des prix plus bas sur d'autres compagnies.

Centres d’intérêt - Arusha La ville n'est pas très intéressante mais est incontournable pour tout voyage vers les parcs du nord. En dehors des supermarchés comme Nakumatt où l'on peut trouver l'essentiel et des marchés locaux pour les fruits et légumes, une boutique a retenu notre attention. Il s'agit de "Meat King Butchery" 7-8 Goliondoi Road non loin de la place de l'horloge. On y trouve de la viande (congelée, sous vide ou fraiche), jambon (sous vide ou frais), saucissons et fromages. Profitant des réfrigérateurs des voitures nous y avons fait le plein. Nous avons logé à l'aller comme au retour au "Planet Lodge". Très bon confort avec jardin tropical et piscine. Le restaurant n'est pas exceptionnel. A l'aller nous avions réservé, par leur intermédiaire, le taxi pour nous amener de l'aéroport de Kilimandjaro à Arusha (50 kms). A notre arrivée, personne ne nous attendait . . . car ils avaient oublié. Le personnel de la réception, très désagréable, a mis en doute ma demande de réservation de taxi, mais habitué, j'avais imprimé leurs e mails me confirmant cette réservation. Les excuses ne sont venues qu'à notre retour mais accompagnées d'un geste commercial. Les gros problèmes de la ville, en ce moment, ce sont les embouteillages dus aux importants travaux routiers sur les axes menant à Arusha. - Arusha National Park Nous avons passé une petite journée dans ce parc et cela nous a paru suffisant. Beaux paysages avec, en particulier, de très belles vues sur le Mont Meru et le Kilimandjaro. Végétation très variée et finalement pas mal d'animaux dont les superbes singes Colobes Guereza. - Ngorongoro Conservation Area Cette zone est très vaste et le fameux cratère du Ngorongoro n'en est qu'une petite partie. Étant déjà allés dans ce cratère lors d'un voyage précédent nous n'y sommes pas retournés. Trop de monde, impression d'un grand zoo et surtout prix exorbitant. Le reste de la zone vaut largement que l'on y passe quelques jours. Nous y avons passé trois nuits en camping spéciaux. La première nuit sur les bords du cratère Empakaai. Emplacement avec vue magnifique sur le cratère et son lac.

La route pour y accéder est plutôt (pour la Tanzanie) en bon état et les paysages y sont très variés. Je confirme que nous y sommes allés sans guide. Le guide est obligatoire que si vous voulez faire les randos à pied autour du cratère ou du lac. Ayant "perdu" pas mal de temps à Arusha pour la récupération des véhicules, nous n'avions plus le temps de faire ces randos qui semblent intéressantes. Nous avons passé la deuxième nuit à Nasera Rock, superbe emplacement sous les acacias au pied du rocher. La piste pour y accéder est bien tracée mais la "tôle ondulée" est bien présente. Le lendemain matin, un vieux Masaï très cordial est venu nous faire signer un registre (En plus de notre signature, nous lui avons laissé un lot complet de vêtements). A noter que la veille, deux jeunes ont essayé de nous faire payer une taxe imaginaire que nous avons évidemment refusé de payer. Le vieux Masaï du lendemain nous a confirmé que c'étaient des faux agents de la zone du Ngorongoro. La troisième nuit dans la zone de Ndutu coté Ngorongoro. Très bel emplacement avec vue sur le Ndutu Lake. Dans la zone nous avons eu la chance d'observer une famille de 4 guépards en exclusivité.

Les rangers nous ont confirmé que nous étions seuls autour de Ndutu. De janvier à mars, la migration des gnous y attire beaucoup de monde. Il faut savoir que la piste qui va d'Arusha au Serengeti passe par la zone du Ngorongoro et qu'il faut payer au moins une journée ! Nous ne l'avons que très peu empruntée, elle est en mauvais état et surtout vous devrez subir une très grosse "tôle ondulée". Nous n'avons fait que traverser la zone d'Olduvaï mais les bâtiments du musée nous ont paru en mauvaise état. Ceci nous a évité un guide payant. - Serengeti National Park A cette époque (fin septembre, début octobre) nous avons vu moins d'animaux qu’en juin mais par contre beaucoup de félins.

Nous savions, qu’en principe, nous ne verrions pas la grande migration, encore au Kenya. Nous avons eu de la chance, car en empruntant une piste à peine marquée le long de la Grumeti River, nous avons assisté à la traversée de la rivière par des centaines de gnous. Pour rejoindre et trouver cette piste il faut prendre une piste ouest/nord-ouest depuis la piste principale Seronera/Lobo à la hauteur de l'aérodrome de Lobo Hill . Elle est indiquée sur la carte T4Africa. Nous avons assisté à un spectacle somptueux et nous étions absolument seul, loin de la foule de la rivière Mara. Nous avons passé 5 nuits au Serengeti et pendant cette période nous avons eu de la pluie pratiquement chaque jour. Cela n'a jamais vraiment été gênant car c'était sous la forme d'orages violents mais brefs. A cette occasion nous avons pu constater que les pistes secondaires du parc devenaient vite impraticables en cas de fortes pluies. Nous avons passé 2 nuits à Seronera, une au camping public "Dik Dik" et l'autre au camping spécial Sero 4, 2 nuits au camping public de Lobo Hill et une nuit au camping spécial Moru 4. Le camping public "Dik Dik" nous a agréablement surpris car nous étions seuls et surtout les sanitaires étaient propres et fonctionnaient !!! Nous avions gardé le souvenir en juin 2013 du camping public Pimbi, surpeuplé avec des sanitaires déplorables. Sero 4, emplacement à découvert sous un superbe acacia avec une vue à 360°. Les hyènes, à distance raisonnable, nous ont observés en permanence. Camping public de Lobo Hill, très peu de monde à cette époque, ce qui en a fait un lieu de séjour très agréable malgré la pluie et la présence appuyée de nombreux babouins. La vue y est superbe et la zone était fréquentée par de nombreux mammifères. Camping spécial Moru 4, emplacement superbe au milieu des rochers et des euphorbes géants. Nous y avons eu le sentiment d'un grand isolement. Peu d'animaux dans la zone. Étant en fin de saison sèche, nous nous attendions à un parc jaune et sec et nous avons trouvé un parc vert et humide mais avec des couleurs magnifiques. Le "self drive" nous a permis d'éviter la zone de Seronera, très prisée par les nombreuses agences et de circuler dans des zones plus éloignées où nous étions seuls avec tout autant d'animaux. - Lac Natron En préparant le voyage j'avais hésité à y inclure le Lac Natron. J'avais lu pas mal de commentaires sur les péages sauvages instaurés par les Masaï dans la zone et la plupart n'étaient pas très positifs. Je peux affirmer aujourd'hui que la situation est apaisée. 3 péages ont été "officialisés". Entre Kleins Gate au Serengeti et Engare Sero, aucun péage et fait rare, une très bonne piste. Prendre la piste à l'est à partir de Sonjo. Entre Engare Sero et Mto Wa Mbu 3 péages. Le premier, à la sortie d'Engare Sero, poste de contrôle en dur, 15 USD par personne. Le deuxième, 17 kilomètres plus loin, à Longido plus informel, 10 USD par personne. Le troisième 35 kilomètres plus loin, à Engaruka, avec poste de contrôle en dur et terminal sans fil pour délivrer les reçus, 10 USD par personne ! A tous ces péages, aucune animosité, seulement de la courtoisie. Nous avons également du payer 20 USD par jour et par personne au Wildlife Department qui gère la zone du Lac Natron. Ce permis ne nous a jamais été demandé sur place et nous l'avions payé par l'intermédiaire du loueur de voitures. Toutes ces taxes, évidemment, n'incluent aucunement les différentes excursions autour du Lac Natron (lac, cascades) toutes payantes. En fonction de nos différentes pannes, nous avons passé une nuit au camping du Moivaro Lodge et une autre au camping du Masaï Giraffe Lodge. Le camping du Moivaro Lodge est très agréable, ombragé avec des sanitaires propres. Le restaurant, très "Out of Africa" est un peu cher pour ce qu'il y a dans l'assiette. Comme d'autres sur ce forum, nous avons apprécié les qualités d'homme à tout faire de Thomas. Il nous a accompagné à la cascade et au Lac Natron et sa compagnie fut très agréable. Ayant utilisé gratuitement le téléphone satellite du Masaï Giraffe Lodge pour joindre l'agence Serengeti Select Safari nous avons décidé de passer notre deuxième nuit au Lac Natron dans ce lodge. Camping agréable, belle vue sur le Lengai , moins ombragé que le Moivaro mais largement compensé par la gentillesse du personnel et du propriétaire Lepara. Très bon repas au restaurant le soir pour 10 $. En plus du téléphone à disposition, Lepara n'a pas hésité à cannibaliser une de ces vieilles Land Rover, faire le démontage lui même, aider à la réparation, faire des allers-retours vers notre Land en panne (20 kms) s'occuper du reste du groupe et gérer son établissement. Chapeau bas et grand merci à lui. Son Lodge est un éco-Lodge n'hésitez pas à lui rendre visite pour l'aider à pérenniser son entreprise. Nous avons également été aidés par un chauffeur de l'agence "Kessy Brothers Tours" qui, avec l'accord cordial de ses clients chinois, a pris en charge 2 personnes de notre groupe depuis l'endroit de notre casse de barre de torsion jusqu'à Engare Sero. La ballade à la cascade est intéressante et ludique, celle au lac nous a semblé surtout commercial. Nous espérons que ces nombreux péages servent réellement aux Masaï mais nous n'en sommes pas complètement convaincus. Ce qui est certain, c'est que l'argent ne va pas à l'entretien des pistes car la "tôle ondulée" est également très présente dans la zone. - Tarangire National Park Ce parc nous avait beaucoup plu en juin 2013 malgré un temps gris et nous étions impatient d'y retourner dans des meilleurs conditions. Nathan, notre loueur de merveilleuses land Rover, nous avait conseillé de réduire notre séjour au Serengeti au profit du Tarangire où il y a une migration de gnous et zèbres à cette époque. Nous avons suivi ses conseils et n'avons pas eu à le regretter. Nous avons en effet, assisté à une importante migration dans le sud du parc vers la zone de Silale Swamp. Comme avec toutes migrations, nous avons également vu beaucoup de félins et en particulier des lions magnifiques.



Ce à quoi nous nous attendions moins c'est la présence massive d'éléphants, omniprésents dans toutes les zones du parc alors qu'au Serengeti nous en avions vu très peu. Nous avons passé 4 nuits dans ce parc. 3 au camping public et 1 au camping spécial Mibuyu Mingi.

Ce camping spécial est situé au nord-ouest du parc et est très isolé. Situé au pied d'un majestueux baobab mais pas très dégagé pour espérer voir approcher les animaux. Le camping public, en travaux en 2013, est tout à fait convenable avec une très belle vue sur son coté ouest. Nous n'y avons, en fait, passer que deux nuits car comme expliqué plus haut, nous avons fini notre séjour au Tarangire Safari Lodge . . il y a pire !!! Ce parc mérite vraiment un séjour plus long que celui habituellement proposé par les agences de voyage (1 jour). Paysages superbes et beaucoup d'animaux.

Cartes et GPSNous avons utilisé 2 GPS Garmin , Monterra et Nuvi 2797 et les cartes Tracks4Africa et OSM generic routable Tanzania (gratuite). Nous avons eu aucun problème de navigation et l'immense majorité des pistes figurait sur nos cartes.

CarburantLes deux véhicules n'avaient pas de réservoir supplémentaire et il a fallu compter uniquement sur le réservoir principal de 80 litres. Sans les kilomètres supplémentaires dus à nos pannes, cela passait sans problème mais avec les pannes , le trajet Seronera, Lobo Hill, Circuit Grumeti River, Kleins Gate, Mto Wa Mbu a été limite. En dehors des parcs les stations sont très nombreuses et assez modernes. 1 station à Seronera au Serengeti et 1 station au PC des guides au Ngorongoro. Le loueur des 4x4 nous avait demandé, dans la mesure du possible, de n'utiliser que les stations Total et Puma. Pour lui, les autres stations ont trop d'eau dans le gasoil.

Conclusion Ce qui fâche : Les prix exorbitants pratiqués dans les parcs nationaux et les zones protégées. Il va devenir impossible d'aller dans certaines zones sans payer plusieurs fois pour la même chose (voir Lac Natron) On sent nettement ce que veut dire exploitation du tourisme. Circonstance aggravante on ne voit pas ou peu d'améliorations dues à cette arrivée d'argent. Les pistes sont en très mauvais état et les infrastructures des camping publics sont loin de celles de l'Afrique australe. Pourquoi laisser les pistes principales des parcs avec une énorme tôle ondulée qui casse les voitures et oblige paradoxalement à rouler vite dans des zones où il faut rouler . . . doucement ! Les mouches Tsé Tsé très conviviales !!! Ce qui nous a plu : la gentillesse de la majorité de la population, y compris les policiers. A part une foi au Serengeti, peu ou pas de corruption. Les prix dès que l'on sort des zones touristiques. Les campings spéciaux (sauf le prix). Beaucoup moins de monde qu'en juin, juillet et aout. La liberté de mouvement du "self drive". Les animaux et les paysages, les animaux et les paysages et enfin les animaux et les paysages.
En direct de Celestyal à Cuba English translation pending
by Eterlous · 2016-12-17 · 51 replies
Bonjour , Pour être honnête ce n'est pas vraiment en direct, car j'avais d'autres occupations pendant mon voyage, mais je trouve que le titre sonnait mieux et faisait plus classe, donc, ce sera un peu en différé 😉

Prologue Pourquoi le choix de cette croisière en fait, j'avais eu connaissance de cette croisière par un Canadien qui l'avait effectuée et qui semblait en avoir été satisfait et parce que c'est la seule à ma connaissance, qui a l'autorisation de faire le tour de l'île. ( les Cies Américaines étant encore interdites de séjour ) et je trouvais cette solution à la fois originale et intéressante. Je sais, ... certains(es) me diront : comment peut-on partir avec une compagnie qui n'est ni américaine, ni premium... pensez, un vieux rafiot rafistolé , refait en 92 et 95 repris par Stars Cruise en 2000, vendu á Louis cruises en 2007 et relooké Celestyal en 2015 avec l'ajout de balcons... D'autant que dans un anglais approximatif, Je m'étais renseigné pour savoir s'ils avaient créé un endroit réservé YC, et j'ai cru comprendre qu'il s'étaient contentés d'un espace avec la lettre W... parce que cela semblait satisfaire les besoins de leur clientèle... Vous avez certainement raison, mais quand on veut sortir un peu des sentiers battus, il faut savoir parfois voyager dangereusement. La première difficulté a été d'avoir des informations sur les conditions de cette croisière, mais pour je ne sais quelles raisons, c'était mission impossible, aucune documentation en France, même auprès de rivages de France qui est censé être leur correspondant. J'ai fini par trouver un site avec quelques informations et c'est moi qui ai expliqué à mon agence comment faire pour l'acheter... car, je voulais éviter de négocier directement sur Internet avec une société étrangère, que je ne connaissais, ni des lèvres, ni des dents. (depuis quelques semaines, on peut trouver des infos et l'acheter sur des sites Français et on connaît à présent les conditions et le circuit exact... ou presque...)

Pré-croisiere Comme d'habitude, lorsque c'est possible nous choisissons de partir de Nice. Nous ne sommes pas descendu au Négresco, qui est pourtant bien situé et paraît-il d'un bon confort, mais nous n'avons pas jugé ce choix judicieux dans la mesure où nous disposons d'un appartement situé à proximité, même si il ne bénéficie pas de la même qualité de services. De ce fait, le matin du départ, c'est moi qui suis allé acheter les croissants et les pains au chocolat ( à noter que les "Copé" á 10 c, étaient en rupture de stock) tandis que Madame Eterlous pressait les oranges. Je ne vous joins pas à la photo, comme il est parfois coutume de le faire, mais ils etaient très bons. Bref, départ pour l'aéroport. Au moment de fermer la porte de l'appartement, nos regards légèrement empreints d'une sourde inquiétude, se croisent, conscient que nous allons être confrontés aux commémorations du Lider Maximo, l'un des dictateurs, d'un des derniers pays communistes. Au pied de l'appartement, une belle limousine noire, brillant dans la lumière du matin blême, nous attendait... (non, en fait, c'est nous qu'il avons attendue un moment) Arrivé à l'aéroport, tiens, c'est curieux le prix demandé etait sensiblement supérieur à celui indiqué au compteur, qui avait été subrepticement éteint, bon je dois avoir une tête de "pigeon"... "voyageur"... À l'intérieur de l'aéroport, des jeunes gens harnachés comme ceux que l'on voit à la télévision sur nos lointaines contrées en guerre, se promenaient tranquillement, en ayant l'air de s'ennuyer à mourir, (c'est une image) en se demandant ce qu'il pouvaient bien faire là, nous aussi... Bon, j'arrête de "Pap ôter", j'ai du me laisser contaminer, si moi aussi je continue à vous raconter ma vie privée, on arrivera jamais à Cuba...

Je vais essayer une formule plus didactique, qui a déjà fait ses preuves, en suivant un plan précis : 1a) la Cie 1b) le navire 1c) le circuit

2a) L'âge du capitaine Non, en fait ce n'est pas non plus mon truc ...

Saperlipopette, je subodore que d'aucuns vont se demander si tout ce galimatias va être du même tonneau...et même pas de rhum... cubain, of course... ok, mais c'est ouf, un tour de Cuba, se devrait de voler plus haut... (Cuba... plus haut... ok...) Pffff bon, j'arrête

NDLR : toute ressemblance éventuelle avec... ne serait que pure coïncidence😜

Je vous rassure, cette fois il va falloir être sérieux, car c'est le début du voyage.
34 jours d'Adélaïde à Sydney en passant par Melbourne (en camping-car) English translation pending
by Gilanapoule · 2016-10-24 · 39 replies
Quels sont les meilleurs endroits à visiter villes parques zoo plages plongées rando crocodiles. Ou passer le réveillon du 31 decembre 2016 à Adelaïdes ou environs Ou danser le tango Argentin ou Rock West Coast Les meilleurs terrains de camping d Adelaïde à Sydney petits prix
Concours Photo du mois d'octobre 2016: "Géométrie urbaine" English translation pending
by Masterpo · 2016-10-03 · 118 replies
Bonsoir,

Je déclare ouvert ce jour le 76e concours de photos VF.

Bon, pas facile de trouver un nouveau thème, puisque 75 ont déjà été proposés. Certains connaissent mon attirance pour les thèmes graphiques. Je vous propose donc : la géométrie urbaine. Dans les villes, l'architecture et le design dessinent des lignes parallèles, perpendiculaires ou convergentes, des grilles, des cercles, concentriques ou non, mais aussi des triangles ou des rectangles. La géométrie dans l'espace est également envisageable, si, par exemple, vous souhaitez proposer le sommet icosaédrique d'une tour, ou plus simplement des éléments sphériques (Géode) ou cubiques (Ka'aba).

J'ai mis quelques exemples personnels sur le fil de discussion associé. Autres exemples de photos : ici.

Bon, le thème et les exemples parlent d'eux-mêmes, mais sait-on jamais, si vous avez des questions à poser, un fil consacré aux à-côtés est à votre disposition.

Pour participer, merci de poster jusqu'à trois photos prises par vous, et non sur Internet, chacune dans un message différent, en indiquant leur numéro (1, 2 ou 3). Toute explication sur ces photos sera la bienvenue mais à défaut, indiquez-en au moins la localisation. Ces photos devront respecter le thème tout en étant une invitation au voyage, ce qui n'est jamais facile. Essayez d'étonner, voire éblouir, ceux qui regarderont vos photos. Vous avez jusqu'au dimanche 23 octobre 2016, 23h23 (heure de Paris) pour présenter vos oeuvres.

Le vote aura lieu du lendemain, lundi 24 octobre, zéro heure au dimanche 30 octobre, 23h30. Mais petite nouveauté (il faut toujours innover), le vote sera secret, pour éviter les tricheries infantiles (vu qu'il n'y a aucun enjeu) que l'on constate régulièrement. Il vous suffira de m'adresser dans un MP via VF, votre vote, comportant trois photos maximum (et minimum), en indiquant le plus clairement possible le nom de l'auteur et le numéro de la photo. Des explications sur votre choix seront appréciées. La première photo de votre vote se verra attribuer trois points, la seconde deux et la troisième un seul. Les votes comportant plus ou moins de trois photos ne seront pas pris en compte. À la fin du vote, les votes seront publiés tels quels, avec leurs éventuels commentaires.

Le gagnant est celui qui aura proposé la photo obtenant le plus de points. En cas d'ex aequo, le vainqueur sera celui qui aura obtenu le plus grand nombre de premières places, à défaut, de secondes. Enfin, en cas d'égalité parfaite, le gagnant sera celui ou celle qui aura obtenu son score avant l'autre.

Ce vainqueur aura alors la lourde tâche de choisir un thème à son tour pour le concours de novembre qu'il organisera. Les ex aequo à une autre place que la première ne seront pas départagés. Enfin, il n'est nul besoin de participer au concours pour voter.

Merci de ne poster sur ce fil que des photos pour le concours jusqu'au 23, et à compter du dimanche 30, les commentaires sur les résultats et les photos proposées.

Un fil Discussions autour de ce concours a été ouvert. Bon concours !

Fil parallèle consacré aux discussions : ici, Diaporama présentant les photos proposées : là.
Alaska: 4x4, treks, glaciers et raft English translation pending
by Moruto · 2016-09-18 · 5 replies
Un récit plutôt orienté nature/aventure de notre voyage en Alaska en juin 2015. Avec quelques treks, des randos glacières et du packraft. Toujours en autonomie. Pour donner envie aux âmes d’aventuriers et amoureux de la nature de découvrir cet état magique. Où malgré les apparences, on peut faire des trucs accessibles et assez fun sans exploser le budget et surtout sans guide ! 😉



En pratique : Location du 4X4 che happytourUSA 2x moins cher qu’ailleurs On dormira à la sauvage à l’arrière du 4X4, donc rien à payer pour les nuits (les douches sont possibles dans toutes les stations service). Matos : Packraft , crampons, matériel de bivouac Bon évidement, encore peu d'entre nous ont un Packraft, donc certaines étapes n’intéresseront que peu de monde, a moins que cela ne développe une nouvelle passion chez certains.... Pour info plusieurs compagnies en Alaska proposent des excursions avec Packraft, mais pour très cher.

Itinéraire www.google.com/...HeGRTo5N1mhLuOpWHOFU

Vidéo www.youtube.com/watch?v=hr8oRkbI1pw

Le blog avec toutes les photos et les traces GPS 28joursenalaska.wordpress.com/

Les étapes => Matanuska glacier Premier jour en Alaska et on chausse nos crampons à la découverte du glacier de Matanuska. L’accès coûte 20$ par voiture si mes souvenirs sont bons. Pas besoin de guide mais de crampons oui.



Packraft Nizina river, Wrangell st Elias NP Packraft + marche sur 3 jours C’est à peine notre 2eme jour en Alaska et on se prépare pour le trip le plus engagé du voyage dans le parc national de Wrangell st Elias. L’objectif est de prendre un petit avion à Mc Carthy jusqu’au lac glacière de Nizina et de redescendre ensuite en packraft la rivière de Nizina jusqu’au vieux pont. Le retour jusqu’à Mc Carthy se fait par une marche de 14km. Sur le chemin du retour on croise maman ours et son ourson

Root glacier, Wrangell st Elias NP Au retour de Nizina on traverse la mine de Kennicott pour aller camper juste avant le glacier. Le lendemain on passera la journée à explorer Root glacier et ses canyons bleu.

Denali Highway Après avoir quitté le parc de Wrangell st Elias, on reprend la Mc Carty road pour rejoindre le parc de Denali via la piste de Denali Highway. A notre passage la piste était très bien et passable en voiture classique.

Packraft Sanctuary river, Denali NP Marche + packraft sur 3 jours Pour le trip de Sanctuary river: 2 jours de marche et 6 heures de packraft le troisième jour. A notre arrivée dans le parc de Denali c’est un peu la cata. Tout d’abord on passe 2 heures a gérer les formalités de permis et de navette pour notre trip sur Sanctuary River. Ensuite on remarque un pneu crevé sur notre 4X4. Et pour finir il se met a pleuvoir des trombes d’eau non stop… Le lendemain, on prend la navette qui doit nous mener a Sable pass, le départ de notre trip de 5 jours. Mais Il pleut toujours et il neige même un peu plus haut ce qui va compliquer notre périple. On marche pendant deux jours sans savoir si on parviendra a passer le col enneigé de Calico pass. Mais notre volonté aura raison des éléments et on parviendra finalement à la rivière de Sanctuary Après le col on redescend difficilement à la rivière que l’on pourra enfin packrafter le troisième jour.

Toklat, Denali NP Notre trip sur Sanctuary river nous ramène à la route du parc de Denali où nous reprenons une navette pour nous conduire plus loin dans le parc et rejoindre la rivière de Toklat où nous passerons 2 jours à marcher incluant les deux compétences indispensables en Alaska: le river crossing et le bush walking.



Bus Magic Ce trip de 3 jours se passe au bout de la Stampede road, au nord de Denali NP. C’était vraiment une étape incontournable de notre voyage en Alaska, sur les pas d’Alexander Super Tramp. Pour rejoindre le Bus magic il faut marcher 32km le long du Stampede trail et autant pour revenir. Le premier jour au matin nous parcourons assez confiants les 15km qui nous séparent de la mythique Teklanika river. Mais arrivés a la rivière on se rend compte que le courant est vraiment trop fort pour traverser. On ressent peut être ce qu’avait pu ressentir Chris 20 ans plus tôt quand il avait renoncé a traverser la rivière. On tente de traverser la rivière avec la peur au ventre et on renonce après avoir manqué de se faire emporter par le courant. on longe alors la rivière a la recherche de l’ancien treuil pour traverser mais on ne le trouve pas. On est résigné, il va falloir refaire les 15km en sens inverse pour prendre les Packraft bêtement laissés a la voiture. Après avoir abandonné l’option du treuil On repère un endroit ou la rivière est plus large et ou des gallets forment de petits ilots dans son lit mais le courant reste très fort et peu engagent. Finalement sur un dernier élan de courage Je décide de retenter une dernière traverse et miracle, ca passe! Maintenant plus que 15km nous séparent du bus. On est content et a la fois anxieux de na pas pouvoir la traverser a nouveau dans l’autre sens. La fin de la marche est pénible et le Bus se fait attendre.



Packraft Spencer glacier Portage A Portage on prend le train jusqu’au glacier de Spencer. On packraft au milieu des Iceberg et on termine la journée par la descente de Placer river pour rejoindre Portage.



Kayak Resurrection bay A Seward on loue des kayak et on prend un Taxi Boat qui nous dépose au cœur de resurection Bay pour 3 jours de kayak de mer avec pêche et bivouac au bord de l’océan. Kayka loué clés Millers’s landing qui fait aussi water taxi. Par contre pour louer sans guide il faut monter qu’on es « un kayakiste ». Comprendre par là, qu’on sait remonter dans un kayak à l’aide d’un flotteur (ce que je n’avais jamais utilisé avant). Bref on y va au bluff et ça marche on a nos kayaks. Durant ces 3 jours, nous croiserons une baleine, des dauphins, un orque, des loutres et otaries et des macareux 😄. Il ne manque personne



Exit glacier Notre périple en Alaska se termine par la decouverte de Exit glacier et The Harding Icefield dans le parc national de Kenai Fjord. On emprunte le sentier pour rejoindre the harding icefield puis on redescend marcher sur le glacier via le petit sentier caché au niveau de Marmot meadow. (sentier des guides indiqué par une ranger)

Itinéraire de 15 jours à Cuba (février 2017) English translation pending
by Thony23 · 2016-09-18 · 16 replies
Bonjour, nous souhaitons partir 15 jours à Cuba en février 2017. Nous avons 2 enfants en bas age (1 et 3 ans), donc on veut éviter de trop bouger pour ne pas changer d'hôtel tous les 2 jours et passer notre temps sur la route... Ceci étant dit, nous avons l'intention de passer du temps à la Havane bien sur (nous y atterrissons) et Varadero pour profiter de la plage, pourquoi pas aller du côté de Vinales aussi.

Concernant Varadero qui est souvent déconseillé, y a t-il un autre endroit près de la Havane où on peut trouver des plages similaires à Varadero ?

J'ai lu que Trinidad valait le détour, mais un peu loin de la Havane, cela vaut-il vraiment la peine d'y aller quelques jours ?

Et pour Vinales, peut-on y faire une excursion d'une journée deouis la Havane ?

Et pour les transports, nous pensions peut-être prendre les bus Viazul, est-ce fiable ou le prend-on à la Havane ?

Merci pour vos conseils.
Quelques réflexions sur Costa actuel English translation pending
by JO75011 · 2016-09-14 · 147 replies
Bonjour, Pour me situer, j'ai effectué une quinzaine de croisières depuis quatre ans (dont 13 chez Costa) J'ai beaucoup apprécié, j'ai toujours fait des commentaires positifs et j'ai converti quelques réticents Je reviens de notre dernière croisière que j'ai appréciée et que je commenterai également positivement. Cependant, je voudrais faire part de quelques réflexions, essentiellement sur deux sujets: l'information et les primo-croisiéristes . Information: - Un changement de spectacle. Pas de problème mais cela ne méritait-il pas un explication. - Pas de déjeuner le 2e jour au restaurant principal. Peut-être une erreur dans le diario en français. Même pas. A la réception: pas au courant!! - Annulation d'une escale à cause de la météo. Orages, vagues, etc mais le Diario : Mer calme !!!! - Changement d'heure en Grèce: informations contradictoires. Apparemment Costa tâtonne (les 2 croisiéristes de la semaine précédente n'avaient pas à changer l'heure, nous oui), il est vrai que les deux solutions ont des avantages et des inconvénients - L'appli MyMobile ne fonctionne pas très bien selon le bateau sur lequel on se trouve. Difficile d'obtenir une info - Une de nos deux cartes Costa ne passait pas aux totems. Pas bien grave mais personne ne peut dire pourquoi - Toujours pas de TV interactive sur notre bateau (4e fois) - Pas de gros classeur bleu (Directory en plusieurs langues) en cabine. Le connaissant pas de problème pour nous. Oubli du cabiniste; Non, apparemment décision Costa - Une piscine pratiquement fermée et une autre les 2 derniers jours. Ceci peut arriver mais une explication aurait été utile - Pas d'itinéraire avec distances dans le diario du dernier jour

Primo-croisiéristes J'ai toujours rencontré des personnes dont c'était la première croisière : Toujours heureuses et satisfaites Cette fois visiblement ce n'était pas le cas. J'étais plus enthousiaste qu'elles. Les reproches faits (si j'élimine les réflexions: bruyant, cabine mal située etc..) sont essentiellement : - Peu d'infos reçues. Me mettant à leur place c'est compréhensible (plus de Directory, pas toujours des noms sous les photos du staff, etc) - "On nous demande de payer partout!!!!" . je sais que depuis toujours dans les forums on voit des phrases "Costa machine à pomper le fric". J'ai toujours pensé que Costa n'était pas une oeuvre philanthropique et que nous acceptons que notre coiffeur nous propose un shampooing supérieur ou que notre charcutier nous pèse un peu plus que ce que demandé. Mais là on s'aperçoit que sur le bateau on vois des affiches avec des prix un peu partout. Le bouquet est à la porte du restaurant où on voit affiché le prix du petit déjeuner (10 euros), du déjeuner (25 ?) et du dîner '28) Il est vrai qu'au bas de l'affiche il est marqué restaurant club. Mais comment le nouvel arrivant le sait-il? A notre table, un couple nous demandait pour chaque ligne du menu : "Est-ce payant ?" ou " Combien dois-je payer si je prensds une entrée et des pâtes avant le plat"

Quelques manquements bizarres: - plus de beurre à table depuis quelques croisières. J’approuve une initiative anti gâchis - plus de grande assiette (plat de présentation) à table (sauf soirée de gala). Pourquoi pas! - la petite assiette de gauche avec son couteau à beurrer. Absente pendant quelques petits-déjeuners et déjeuners. Problème de laverie peut-être. Mais on peut s'en passer - il en est de même pour serviettes en papier ou en tissus aux mêmes repas. Laverie ?

Rien de très méchant, mais !!

Malgré ceci je dis bravo, nous avons passé de bons moments et je les ai commentés positivement. Mais j'espère que Costa réagira ... positivement

A la prochaine... croisière
Itinéraire de La Havane à Vinales English translation pending
by Himalaya2 · 2016-08-21 · 23 replies
Bonsoir,

Nous envisageons un itinéraire très classique à l'ouest de Cuba. Départ dans 2 mois. Entre prévisions et improvisations, quelques questions se posent:

Etant donné que nous aurons un peu de temps et une voiture, est-il intéressant de rejoindre Vinales par la route côtière plutôt que l'autoroute? Y a-t-il des plages ou des sites à découvrir? Une halte pour une nuit? L'état de la route n'est-t-il pas trop mauvais? Y a-t-il des randos sympa à faire vers Las Terrazas et où faut-il choisir de passer la nuit? Peut-on trouver des petites iles épargnées par le tourismes de masse et facilement accessibles entre Caribarien et Cardenas?

Merci de vos réponses
Norvège, Finlande, Suède... au nord du cercle polaire English translation pending
by Krikri6792 · 2016-08-09 · 138 replies
Après 2 fabuleux voyages en été ( 2014 et 2016), nous sommes retournés dans le nord de la Norvège une semaine en mars 2018 avec comme base la ville de Tromsø. Nous avons rayonné en voiture en profitant des activités hivernales et du spectacle des aurores boréales.

Le récit de ce voyage hivernal est à découvrir ici :

https://sites.google.com/site/fabuleuxvoyagestromsoe/

Le récit du voyage estival de 2014 est à découvrir là :

https://sites.google.com/site/fabuleuxvoyagesnorvege/

Et celui de 2016 est ici :

sites.google.com/...xvoyagesscandinavie/ Bonne découverte !



============================================================================= Fjords et glaciers, colonies d'oiseaux, rennes en troupeaux, trolls de pierre, lacs et rivières, monts et tunturis, voici pêle-mêle quelques souvenirs d'un séjour en Scandinavie qui a mieux commencé qu'il n'a fini 😉. Voyage d'un mois en camping-car entre Norvège, Finlande et Suède.

Présentation

En 2014, la Norvège avec ses fjords profonds, ses glaciers étincelants, ses innombrables lacs et ses chapelets d'îles nous avait conquis. Sans parler de la lumière arctique absolument magique !

Nous avions par conséquent hâte d'y retourner cet été (2016) afin de compléter notre connaissance du pays et de profiter à nouveau de l'ambiance très particulière du soleil de minuit.

Parmi tous nos coups de cœur la fois précédente, les îles Lofoten figuraient en première position et bien qu'y ayant passé sept jours, nous étions persuadés de ne pas avoir exploré toutes leurs ressources. C'est donc très naturellement que nous remettons cette destination en tête de liste pour ce deuxième voyage.

A partir de ce premier élément, l'orientation du voyage se met en place. En complément des îles Lofoten, nos choix se portent vers d'autres contrées du nord, voire de l'extrême nord de la Norvège et des régions limitrophes.

Nous imaginons une boucle au départ de Tromsø passant par les péninsules du cap Nord, de Nordkinn et de Varanger. Une fois arrivés aux confins nord-est du pays, nous comptons traverser la frontière pour passer quelques jours en Finlande puis en Suède avant de retrouver la Norvège à hauteur de Narvik. Pour finir, la dernière partie du circuit sera consacrée aux îles Lofoten, Vesteralen, Senja et Kvaløya avant de refermer la boucle à Tromsø.

Restait à déterminer le mode de déplacement. En 2014, nous avions adoré la liberté que nous avait procurée le camping-car et souhaitions renouveler l'expérience. Mais allions-nous à nouveau louer le véhicule en Allemagne et faire par la route le long trajet jusque dans le grand Nord ? Après réflexion, nous décidons de rejoindre Tromsø en avion et de louer un camping-car localement. Nous faisons affaire avec le loueur norvégien Compassbobiler.

Tout est alors calé. Départ le 9 juin 2016, retour le 11 juillet. Distance totale estimée à 5 000 kilomètres maximum, soit moitié moins que lors notre voyage précédent. Nous aurons donc largement le temps de randonner et de pêcher, bref de profiter !

Nous resterons en permanence au nord du cercle polaire, ce qui signifie… soleil de minuit assuré ! Quant à la météo, nous espérons qu'elle sera aussi belle qu'il y a deux ans.

En attendant, nous prenons plaisir à observer le cap Nord sans quitter notre fauteuil grâce aux images de la webcam ;-)

Notre parcours

Arrivée à Tromsø, première étape vers les Alpes de Lyngen

J1 : Jeudi 9 juin 2016

En avion, Oslo n'est qu'à deux heures quinze de Paris et Tromsø à moins de deux heures d'Oslo. Mais en choisissant des vols au meilleur prix, nous nous infligeons une très longue journée de voyage avec une escale de 5 heures et demie à Oslo.

Une durée qui va encore s'allonger d'une heure en raison d'un retard de l'avion pour Tromsø.

Bref, au lieu de 23 h 45, il sera presque une heure du matin à notre arrivée dans le grand Nord. Mais heureusement sous ces latitudes à cette époque de l'année il fait jour toute la nuit. C'est donc les yeux rivés sur les sommets enneigés brillant au soleil que nous rejoignons le centre-ville de Tromsø en taxi pour une courte nuit bien méritée au Scandic Ishavhotel.

J2 : Vendredi 10 juin 2016

A dix heures nous avons rendez-vous avec Olav qui doit nous livrer notre camping-car. C'est alors seulement que débutera véritablement notre aventure dans le grand Nord.

Cela nous laisse le temps de prendre un petit déjeuner gargantuesque puis de faire un petit tour sur les quais, histoire de découvrir notre hôtel dans son environnement immédiat.

Mais il vaut mieux être bien couvert, dehors le temps est plutôt frisquet. Dix degrés seulement et un ciel couvert pour l'instant. Mais patience, ça devrait s'améliorer.

Reconnaissable à sa haute flèche semblable à un mât de bateau, l'hôtel Scandic se dresse fièrement en bordure de fjord.

Tout le long du quai sont alignées des maisons en bois aux façades colorées qui nous rappellent un peu celles de Bergen ou de Trondheim.

Sur la rive opposée, on aperçoit la silhouette moderne de la cathédrale.

Devant le musée polaire, des "outils" nous laissent perplexes. Ces harpons explosifs ne laissaient aucune chance aux baleines :-(

Il est l'heure d'interrompre notre balade afin de revenir à l'hôtel, le loueur ne va pas tarder.

Un peu après 10 heures, il nous amène le camping-car que nous avons réservé.

Il s'agit d'un fourgon aménagé Challenger Vany 03, monté sur un châssis Fiat Ducato, de moins de 6 mètres, tout neuf, 3 500 km au compteur. Nous en serons les premiers utilisateurs. Il ressemble beaucoup au Pössl que nous avions loué en Allemagne en 2014. Néanmoins, dès le premier coup d'œil à l'intérieur, nous réalisons qu'il est beaucoup moins fonctionnel côté rangement. Pour l'instant, nous mettons nos sacs en vrac à l'arrière en nous demandant comment faire tenir toutes nos affaires dans un aussi petit espace.

Après avoir passé en revue le fonctionnement du camion et rempli tous les documents, nous sommes prêts à quitter Tromsø en fin de matinée, enfin pas tout à fait encore, car il reste à faire les courses. Un supermarché Coop à la sortie de la ville fait notre affaire. Après avoir erré d'un rayon à l'autre et failli prendre du pâté de foie de morue à la place du thon en boîte, nous finissons par trouver de quoi remplir frigo et placards.

Il est maintenant un peu plus de 12 h 30, nous voilà partis pour de bon.

Entre-temps, le ciel s'est dégagé, laissant place à un beau soleil qui fait grimper le thermomètre jusqu'à 14 degrés.

Direction, la péninsule de Lyngen à l'est de Tromso et plus particulièrement son extrémité nord-ouest, où nous avons prévu la première randonnée du séjour, vers le phare de Lyngstuva.

La destination est à 100 kilomètres mais à mi-route, nous devons prendre un ferry pour traverser l'Ullsfjord entre Brevikeidet et Svensby. Le prochain départ est à 13 h 15, mais à force de nous arrêter à tout bout de champ, nous finissons par le louper.

C'est la faute aux paysages (ces forêts de bouleaux d'où dépassent des sommets saupoudrés de neige) pour lesquels nous multiplions les arrêts.

Nous sommes quittes pour attendre le suivant à 14 h 15, une courte attente mise à profit pour commencer le rangement.

Pendant la traversée de 20 minutes, nous avons tout loisir de contempler tranquillement l'enfilade de sommets laissés derrière nous. La neige est encore bien présente.

En débarquant à Svensby, nous partons vers le nord. Vers 16 heures, nous atteignons enfin Russelv. Quand la route se termine en cul-de-sac, nous continuons à pied sur un large chemin en bord de mer puis sur une petite sente qui nous fait prendre un peu hauteur.

Une table bien placée nous invite déjà à une pause en terrasse avec une magnifique vue sur l'océan et les îles.

Au passage, je signe le livre d'or contenu dans cette jolie boîte aux lettres placée devant une maison en ruines mais surtout devant un panorama d'exception.

Sommes-nous arrivés ? Non pas encore ! D'ailleurs avant de découvrir le phare, notre regard tombe sur ces carcasses de bateaux au pied de la falaise, signes qu'ici les tempêtes sont terribles.

Allez, encore un dernier effort, le phare est maintenant à nos pieds et juste à côté, une petite cabane dans laquelle on peut passer la nuit.

Sur le trajet du retour, nous nous offrons un petit détour vers un point de vue dominant le phare, un beau belvédère qui permet de prendre toute la mesure de ce merveilleux bout du monde.

Il n'y a plus qu'à descendre de la colline et à retrouver notre Vany, stationné dans la baie de Russelv.

Une très belle randonnée : 7 kilomètres en 3 heures avec les pauses et les différents détours (sinon 2 heures en aller retour), facile pour une première journée. Une excellente mise en jambe avant un itinéraire un peu plus consistant demain.

En attendant il ne reste plus qu'à trouver un lieu de bivouac pour ce soir. J'avais repéré un petit coin en retrait de la route, au sud de Sør -Lenangen. Il faut donc revenir de 25 kilomètres sur nos pas. L'endroit nous convient, c'est parfait.

Entre la préparation du dîner et le rangement des affaires, la soirée passe à toute vitesse. Nous installons les caches à ventouses sur le pare-brise (beaucoup moins performants que les volets en accordéon qu'il suffisait de déployer sur le Pössl) et tirons les rideaux pour une première nuit à bord.

Distance parcourue dans la journée : 125 kilomètres.

Phare de Lyngstuva

Du glacier de Steindalen (Lyngen) au sommet de Vardhaugen (Kågen)

J3 : Samedi 11 juin 2016

Ce matin, le ciel est partagé entre nuages et éclaircies et le thermomètre affiche 11 degrés, un peu comme hier, quoi !

Nous comptons poursuivre aujourd'hui la découverte de la péninsule de Lyngen, plus particulièrement la vallée de Steindalen au fond de laquelle se trouve le glacier Steindalsbreen. Situé à 460 mètres d'altitude, on peut l'atteindre à l'issue d'une randonnée de 5 à 6 heures.

Nous avons par conséquent un peu de route à faire ce matin pour rejoindre Steindalen, dans la partie sud-est de la péninsule, après le hameau de Furuflaten.

Peu de circulation en ce samedi matin. Pourtant en arrivant il y déjà plusieurs voitures sur le parking, notamment un minibus immatriculé dans la région lyonnaise dont viennent de descendre une dizaine de randonneurs déjà sur le départ à l'instant où nous nous garons.

Le temps de tout préparer, il est 10 h 30 quand nous nous élançons sous un soleil de plus en plus généreux. Chic !

Nous suivons tout d'abord un large chemin qui va finir par se rétrécir pour grimper raide dans la forêt.

Il nous faut plus d'une heure pour arriver à Steindalshytta, perchée à 260 mètres d'altitude, un endroit parfait pour reprendre des forces.

Devant la cabine (qu'on peut d'ailleurs louer) nous retrouvons notre groupe de Français en train de pique-niquer. Ils participent à un voyage organisé par l'agence 66° Nord. Nous profitons de leur présence pour nous faire tirer le portrait.

Il est midi. Après nous être sustentés, nous sommes déjà prêts à poursuivre, alors que le groupe est toujours attablé.

Après avoir traversé un petit pont de bois, nous longeons le torrent et accélérons le pas sur un terrain maintenant beaucoup plus plat et sans difficulté.

Dix minutes plus tard, nous atteignons le point de vue sur cette belle vallée en V. On commence à apercevoir le glacier au fond.

Mais pour y arriver, il faut encore gravir une crête et passer toute une zone de moraine caillouteuse sur laquelle on a l'impression de ne pas avancer.

Heureusement la vue est à la hauteur de nos efforts. En nous retournant, quel panorama !

A intervalle régulier, des pancartes nous indiquent que le glacier était beaucoup plus étendu il y a encore quelques années.

Cinq minutes plus tard (13 h 15) nous atteignons enfin le bord du lac glaciaire dans lequel dégringole le glacier actuel. Tout simplement grandiose !

Nous profitons de ces quelques instants en solitaire avant de voir arriver nos premiers poursuivants que nous mettons à contribution une nouvelle fois pour nous prendre en photo.

A 15 heures nous sommes de retour à la cabine de Steindalshytta et 50 minutes plus tard, au parking.

Bilan : une magnifique randonnée (9,2 kilomètres en 5 heures et demie avec 460 mètres de dénivelé). Très beau temps, certes pas très chaud (entre 10 et 14 degrés) mais quand on marche, c'est idéal. Du vent à proximité du glacier.

Ce beau temps va nous accompagner tout au long de la soirée.

Après la randonnée, nous poursuivons notre route jusqu'à Skibotn sur la rive opposée du Storfjord, presqu'en face de Steindalen.

Nous posons le Vany en bordure d'une réserve naturelle, près de l'embouchure de la rivière Skibotnelva, face aux montagnes.

Il fait si beau que nous déployons nos chaises pliantes et assistons, attendris, au manège des huitriers-pies qui s'affolent pour leurs poussins à chaque passage de promeneurs.

Soirée paisible. Le soleil a sûrement brillé une partie de la nuit mais, avec presque 10 kilomètres dans les jambes, nous n'avons pas la force de veiller si tard. Dodo de bonne heure.

Distance parcourue dans la journée : 116 kilomètres.

Vallée de Steindalen J4 : Dimanche 12 juin 2016

Qui dit dodo de bonne heure dit réveil de bonne heure. A 3 heures du matin, plus moyen de fermer l'œil. Une heure plus tard, nous levons le camp.

Dehors il fait 6 degrés (brr!) et comme les jours précédents nuages et éclaircies cohabitent. Quel est le programme aujourd'hui ? Ce qui est sûr, c'est que nous souhaitons rallier l'île de Kågen où nous avons sélectionné deux randonnées.

Pour l'une, il faut compter 7 heures de marche pour un dénivelé de 800 mètres, ouille. Il faut surtout être assurés d'avoir du très beau temps, ce qui aujourd'hui n'est pas garanti. L'autre est plus courte (3 heures) donc plus accessible.

Commençons par faire le trajet jusqu'à destination, ensuite nous ferons un point météo le moment venu.

Comme la E 6 fait tout le tour du Kafjord, nous en avons pour près de 120 kilomètres, alors que si on pouvait éviter ce long fjord, on gagnerait un tiers sur le parcours.

Heureusement les paysages sont de toute beauté tout au long du trajet. Vue sur les Alpes de Lyngen qui, tels des pains de sucre, émergent du fjord.

L'île de Kågen est reliée au continent par un tunnel. A sa sortie, il faut prendre une décision afin de nous diriger en conséquence vers le point de départ de la randonnée retenue.

Nous préférons jouer la prudence (le temps n'est pas au beau fixe) et optons pour la plus courte. Elle part du petit village de Maursund où nous arrivons à 6 h 30 avec une envie irrépressible de dormir.

Aussitôt dit, aussitôt fait, le camping-car est très pratique pour ça.

9 h 30, il est temps de mettre un terme à notre petit somme.

Le ciel est voilé mais nous devrions disposer d'une fenêtre météo suffisante pour mener à bien notre randonnée.

A 10 heures, nous attaquons la montée le long d'un torrent dans une forêt de bouleaux nains. Nous suivons une trace GPS issue du site Internet ut.no. Heureusement, parce que la sente est à peine visible dans l'herbe haute.

Elle disparaît d'ailleurs complètement en débouchant sur un plateau où nous nous déplaçons à vue dans une toundra roussie gorgée d'eau et parcourue de petits ruisseaux qu'il faut enjamber à de nombreuses reprises. Vous remarquerez qu'il n'y a plus d'arbres à cette altitude.

La trace GPS conduit en principe au pied du cirque glaciaire qu'on aperçoit au fond de la vallée. Comme il n'a pas l'air de présenter un intérêt majeur, nous décidons de le zapper et de rejoindre directement le sommet de Vardhaugen.

Bonne intuition, car à près de 300 mètres d'altitude, la vue sur le détroit est incomparable. Ma mine réjouie le confirme !

La descente (et la montée si on monte par là) a le mérite d'être balisée, il suffit donc de suivre les marques jaunes pour retourner au bord du fjord.

Fin de la randonnée vers 12 h 30.

Après le déjeuner pris dans le camping-car, Hervé propose de nous rapprocher du point de départ de l'autre randonnée (celle qu'on avait écartée) pour éventuellement en parcourir le début si le temps se maintient.

Mais le ciel s'assombrit de plus en plus de sorte qu'en arrivant sur place il est exclus de randonner.

En revanche, dans les alentours, le pont de Skervøy a l'air d'être un lieu idéal pour la pêche. C'est l'occasion pour Hervé d'inaugurer sa canne à pêche pliante, achetée exprès pour ce voyage.

A peine la ligne jetée, déjà une prise. Deuxième essai… encore une ! La suivante… une de plus ! Et ainsi de suite. Bref, en cinq minutes, Hervé réalise une pêche miraculeuse qu'il finit par interrompre de peur de vider l'océan ;-)

Six beaux cabillauds ont mordu à l'hameçon ainsi que plusieurs poissons plus petits qui feront la joie des oiseaux. Le menu du dîner est tout trouvé.

Mais avant de consommer ces prises, il va falloir les vider et les découper. Sur l'aire de repos sous le pont, quelques pêcheurs également camping-caristes sont déjà à l'ouvrage. Des planches en bois sont d'ailleurs à la disposition du public à cet effet.

Sur les conseils d'une Alsacienne très douée, notre pêcheur s'essaie à la découpe en filets. Certes il n'a pas la dextérité (ni les outils adéquats) de l'Alsacienne, mais il ne se débrouille pas trop mal. Il aura d'ailleurs l'occasion de parfaire sa technique au cours du voyage.

Nous aurions pu rester garés sous ce pont pour la nuit mais comme il se met à pleuvoir, nous décidons de rouler encore un peu pour nous rapprocher d'Alta et gagner du temps pour demain.

Nous revenons alors sur la route E6 et la suivons en direction de l'ouest. La E6 est un axe majeur en Norvège, elle relie le sud au nord. Nous avons eu l'occasion de l'emprunter dans le sud et le centre du pays en 2014. Ce n'est pas pour autant une autoroute même si des travaux sont en cours pour l'élargir. Elle est même carrément étroite par endroits.

C'est le cas sur ce pont sur lequel je m'engage en même temps qu'un car de tourisme qui arrive en sens inverse. Au milieu du pont, j'ai peur qu'on ne puisse pas se croiser, je donne un coup de frein et un coup de volant à droite, trop à droite. Bang, je touche le parapet. Bilan : une petite éraflure sur le pare-choc avant droit et un enjoliveur en moins. Espérons que le loueur ne sera pas trop regardant !

Bon, assez pour aujourd'hui, vivement qu'on se pose. J'avais repéré une petite église en bord de fjord, à l'écart de l'E6, sur la Rv882, à Langsfjordbotn. L'endroit est sympa, on ne bouge plus !

Distance parcourue dans la journée : 283 kilomètres.

Vue du sommet de Vardhaugen

Du canyon d'Alta au cap Nord (ou presque !)

J5 : Lundi 13 juin 2016

A 4 h 30, Hervé se lève, prend son petit déjeuner, sort faire un tour mais à son retour, je l'oblige à se recoucher. Il n'est pas question de partir comme hier aux aurores.

Vers 8 heures, je donne le feu vert pour nous lever et une demi-heure plus tard pour nous mettre en route.

Côté météo, nous sommes abonnés aux 11 degrés. Côté ciel, de petites averses et de belles éclaircies alternent tout au long du trajet jusqu'à Alta à 80 kilomètres.

Qu'y a-t-il de particulier à voir à Alta ? La ville est surtout réputée pour son site de peintures rupestres, classé au Patrimoine mondial. Elle est aussi connue pour son canyon, mais celui-ci demande un peu plus d'efforts pour l'atteindre : 5 à 6 heures de marche sont nécessaires pour s'en approcher. Bah, ça ne nous fait pas peur. Après en avoir vu des images dans le film "Le secret du Ragnarok", nous avons hâte de le voir en vrai.

Pour ce faire, à l'entrée d'Alta, nous prenons la direction de Kautokeino (Rv93) et 8 kilomètres plus au sud, tournons à gauche sur une petite route secondaire, asphaltée jusqu'à Gargia Fjellstue (auberge avec différents hébergements). On peut se garer à cet endroit, dans ce cas le canyon est distant de 22 km AR. Mais en poursuivant sur une piste gravillonnée jusqu'à un deuxième parking, on gagne 9 kilomètres AR. C'est bon à prendre et la piste ne pose pas de problème, pas même pour un camping-car.

A 10 h 30, hop, derniers préparatifs avant de verrouiller le fourgon.

Vue à 360 degrés sur les dômes rocheux environnants et sur les massifs plus lointains encore tout zébrés de neige.

Le parking est ici à 400 mètres d'altitude, le point culminant du parcours à 476 mètres et le point de vue sur le canyon à 430 mètres. Le dénivelé est par conséquent minime. Les seules difficultés du parcours sont liées à la distance (14 km) mais surtout à la qualité du terrain : plusieurs passages en milieu humide et trois traversées de rivière sont prévus. Hum, nous sommes curieux de voir comment cela va se passer. Le chemin est balisé par des marques rouges.

Les premiers passages sur sol spongieux se font sur des caillebotis, trop facile ! Si c'est le cas jusqu'au bout, il n'y a pas à s'en faire.

Mais c'est trop beau pour durer. En effet, nos chaussures ne restent pas sèches bien longtemps. Pour progresser, il faut régulièrement patauger dans des zones inondées et/ou faire des détours pour les contourner autant que possible.

Quant aux rivières, quelques pierres bien placées permettent de passer la première sans trop de difficulté. La troisième et dernière est la moins large et la moins profonde, donc la plus facile à traverser.

C'est la deuxième rivière qui va nous donner le plus de mal et pas seulement à nous. Entre-temps, on s'est fait rattraper par deux autres couples, l'un suisse, l'autre allemand. Chacun essaie de trouver sa solution, en amont, en aval, mais en vain. La Cahppesjohka est trop profonde et trop large pour espérer la franchir en quelques enjambées. Allons-nous devoir faire demi-tour ?

C'est finalement Hervé qui trouve la solution. A cette période de l'année, de grosses accumulations de neige bouchent encore le cours d'eau par endroits. C'est donc sur l'un de ces gros névés, de près de trois mètres d'épaisseur, que toute la troupe peut finalement passer.

C'est encore Hervé qui ramène tout le monde sur le droit chemin à la fin, les Suisses étant partis beaucoup trop loin.

C'est au niveau d'une table de pique-nique qu'un sentier très raide descend jusqu'au point de vue. Un peu avant 13 heures, nous surplombons le canyon.

Ce n'est pas le Grand Canyon américain mais la rivière Altaelva a creusé ici une gorge de 400 mètres de profondeur sur une distance de 15 kilomètres. A ce titre, c'est le canyon le plus long et le plus profond d'Europe du Nord.

Nous profitons de la table de pique-nique pour casser la croûte en compagnie du couple suisse. Ils sont pressés mais pas trop stressés, bien qu'ils doivent être à Tromso ce soir (à 400 km) pour prendre l'express côtier Hurtigruten. Ils ont le moral !

Quant à nous, c'est sans nous presser que nous rebroussons chemin, ravis de cette balade au but original qui change un peu des fjords et des glaciers. Retour au parking à 15 h 15 après avoir parcouru 14,3 km en 5 heures.

En soirée, nous rejoignons le centre-ville qui, en dehors de sa cathédrale très originale, ne présente pas un grand intérêt.

En revanche, l'avantage d'être en ville, c'est de pouvoir dîner au restaurant. Alors nous ne nous en privons pas. Au restaurant Hallde, nous choisissons le menu du Finnmark : pince de crabe royal, viande de renne et sorbets de fruits rouges, des spécialités typiques de la région pour une addition typiquement norvégienne, elle aussi ;-)

A la sortie du restaurant, dernière tâche : trouver un coin où passer la nuit. Nous souhaitons rester en ville afin de voir les fameuses peintures rupestres demain matin. Le musée tolère le stationnement sur son parking, mais il est en pente. Après avoir sillonné la ville de long en large à la recherche du lieu idéal, nous finissons sur le parking du supermarché REMA1000. Pas très bucolique comme lieu de bivouac, mais très calme.

Distance parcourue dans la journée : 150 kilomètres.

Canyon d'Alta

J6 : Mardi 14 juin 2016

Notre étape doit nous conduire aujourd'hui jusqu'au cap Nord. A l'extrémité de l'île de Magerøy reliée au continent par un tunnel, la commune de Nordkapp s'est déclarée point le plus septentrional d'Europe et donne accès via un péage (250 NOK par personne) à un bâtiment massif surmonté d'une balle de golf géante comprenant une salle d'exposition, un bar, une cafétéria, une boutique de souvenirs. Pour ce prix, les camping-cars ont le droit d'y passer une nuit.

Bref, ce lieu suscite beaucoup de polémiques. Pour les uns, c'est la destination mythique à ne surtout pas rater. Pour les autres, c'est le piège à touristes par excellence, le véritable point le plus septentrional du continent se trouvant trois kilomètres à vol d'oiseau plus au nord que Nordkapp et est uniquement accessible à pied au prix d'une marche de 9 kilomètres aller/retour.

Pour nous, le cap Nord n'est pas réellement un incontournable mais puisque notre itinéraire passe à proximité de la péninsule, autant nous forger notre propre opinion sur la destination. A suivre donc… car pour l'instant, si nous quittons le parking du supermarché sur lequel nous avons dormi, c'est pour prendre la direction de la lisière ouest de la ville où se trouvent le musée et les fameuses gravures rupestres.

Les falaises qui s'étendent derrière le musée jusqu'au bord de mer sont couvertes de quelques 6 000 gravures datant de la fin du néolithique, de 6 000 à 2 000 ans. 1559 Parmi les thèmes figurent des scènes de chasse, des symboles de fertilité, des ours, des élans, des rennes et des bateaux bondés. Pour les rendre plus visibles aux visiteurs, une partie des gravures a été revêtue d'ocre rouge, l'autre est dans son état originel.

Avant 8 heures, le circuit est déjà bouclé.

Nous quittons cette fois Alta pour de bon en direction des hautes terres rudes et sauvages. Cap au nord-est sous un ciel identique aux jours précédents et une température de 10 degrés comme d'habitude.

Nous laissons derrière nous les maisons colorées des fjords pour celles aux couleurs sombres des éleveurs de rennes.

La route E6 déroule son ruban de bitume à perte de vue, avec comme seuls repères, la ligne d'horizon et une rivière aux eaux tumultueuses dont elle suit les méandres jusqu'à Skaidi.

Quand la route se rapproche du cours d'eau, nous en profitons pour faire un arrêt, histoire de nous dégourdir les jambes en nous faufilant, à travers un petit bois de bouleaux tordus, jusque sur sa rive.

Après Olderfjord, la route E69 prend le relais vers le nord tout en longeant le magnifique Porsangerfjord. Notre Vany rejoint la file des camping-cars qui, les uns derrière les autres, convergent vers le point septentrional du continent. Français, Allemands, Belges, Suisses, Néerlandais, Scandinaves… à croire que tous les camping-caristes européens se sont donné rendez-vous là-haut. Entre ceux qui s'y rendent et ceux qui en reviennent, le flot est incessant.

La tradition veut qu'on se fasse un petit signe entre conducteurs de camping-cars. Comme ces véhicules sont quasiment les seuls sur le trajet, il y a du boulot ! J'essaie de m'y tenir moi aussi, du moins quand la largeur de la route ne nécessite pas toute mon attention et les deux mains sur le volant. En effet, l'étroitesse des voies par endroits et la taille de certains véhicules demandent une vigilance de tous les instants, d'autant qu'une petite bruine vient encore compliquer la conduite à l'approche du grand Nord.

En début d'après-midi, nous franchissons sans nous en rendre compte, ou presque, le tunnel qui relie le continent à l'île de Magerøy.

Sous un ciel de plus en plus menaçant, les paysages de toundra vallonnée, ponctuée de lacs sombres et de hardes de rennes, prennent une allure encore plus dramatique.

Vingt kilomètres au sud du cap, nous décidons de rejoindre Gjesvær dans un premier temps. La route, traversant un austère paysage rocheux, est de toute beauté.

Malheureusement, à notre arrivée, la météo se dégrade, impossible de randonner. A défaut, nous stationnons le camping-car dans le centre du village, en espérant pouvoir entreprendre une marche plus tard dans l'après-midi. En attendant des heures meilleures, nous débutons la première d'une longue série de parties de scrabble, une tasse de thé brûlant à la main et le chauffage du camping-car au maximum. La température extérieure ne dépasse pas 5 degrés.

Après toute une après-midi enfermés dans notre Vany, nous décidons de migrer vers Skårsvag, un village à l'est de la E69. S'il pouvait y faire meilleur ! Hélas c'est pire. L'ordinateur de bord indique maintenant 3 degrés et un risque de verglas. C'est l'hiver en plein mois de juin !

Nouvelle partie de scrabble à Skårsvag en regardant tomber la pluie et en suivant les allées et venues des deux autres couples de camping-caristes garés à nos côtés, les uns rémois, les autres lucernois. Nous finissons par enfiler imperméable et pantalon de pluie pour affronter le mauvais temps et les suivre à l'extrémité du village où nous les trouvons attablés au restaurant devant un plat de crabe royal.

En ce qui nous concerne, nous renonçons au crustacé géant (ce que nous regretterons amèrement par la suite) et commandons juste un verre de vin blanc en attendant notre dîner déjà prévu dans le camping-car.

Pour ce soir, vu la météo, nous renonçons à rejoindre Nordkapp. Payer le péage pour nous retrouver dans les nuages et sous la pluie, non merci ! On verra demain matin si le temps s'améliore. Nous restons donc garés dans le petit port de Skårsvag pour une nuit… dantesque !

Distance parcourue dans la journée : 286 kilomètres

Près du cap Nord

De Trollholmsund à Stabbursdalen, des rochers et une forêt remarquables

J7 : Mercredi 15 juin 2016

Toute la nuit, la pluie a martelé le toit du Vany. Un vent fou a secoué le camion dans tous les sens, a fait trembler les fenêtres et s'est engouffré dans tous les interstices (heureusement qu'on avait gardé nos chaussettes). Impossible dans ces conditions de trouver le sommeil. Terrifiée, je me suis redressée sur mon lit en pleine nuit en m'écriant : " je veux rentrer à la maison" !

Quand Eole a fini par s'essouffler et alors que je commençais à m'assoupir au petit matin, ce sont les oiseaux (corbeaux, mouettes, goélands) qui ont pris le relais, transformant le toit du fourgon en un terrain d'affrontement. Tout en se chamaillant, ils se sont coursés au-dessus de nos têtes en faisant un raffut d'enfer. Cette nuit restera dans les annales !

Ce matin, il fait 5 degrés et il pleut toujours à verse. Initialement, nous avions prévu de faire la randonnée de 9 km AR vers Knivskjelodden, le véritable cap Nord géographique, avant de rallier en soirée le cap Nord touristique pour y passer la nuit.

Mais dans ces conditions, on peut d'emblée faire une croix sur une quelconque randonnée. Même le petit aller/retour (2 km) vers l'arche de Kirkeporten n'est pas envisageable après tout ce qu'il a plu. Les sols sont détrempés.

Dans ce cas, cela vaut-il la peine de rester dans le coin ? Certes, la météo a prévu une amélioration dans l'après-midi, mais peut-on s'y fier ? Cela vaut-il le coup de payer 50 euros pour accéder au cap Nord et risquer d'y passer la journée à jouer au scrabble ?

Après mûre réflexion, nous décidons de laisser tomber le cap Nord et de reprendre la direction du sud avec l'espoir d'y trouver des cieux plus cléments. Skårsvag, situé à 7 kilomètres à vol d'oiseau au sud-est du cap Nord, sera par conséquent le point le plus septentrional de notre parcours.

Notre point de chute ce soir est prévu dans les alentours de Lakselv, soit près de 200 kilomètres plus au sud. Nous aurons du coup une journée d'avance sur notre planning.

Nous n'avons néanmoins pas l'intention de faire le trajet d'une traite mais espérons pouvoir nous offrir quelques à-côtés en cours de route, en fonction de l'évolution des conditions météo.

D'ailleurs, à peine sur la route E69 nous la quittons déjà pour un saut vers le village de Kamøyvær, vanté par notre guide.

Falaises, ciel et mer à l'unisson, noirs comme l'encre, donnent une bonne idée de la luminosité ambiante. On en aurait presque le cafard

Heureusement, à Kamøyvær, les couleurs pastel des maisons apportent une touche de gaieté à ce tableau obscur.

Quand la pluie se calme, nous sortons faire quelques pas dans le village où il y a l'air d'y avoir plus d'oiseaux que d'habitants.

L'usine de transformation de poisson n'y est sans doute pas pour rien.C'est la curée à l'arrivée de la matière première.

Côté ciel, une légère amélioration commence à se profiler au loin. Alors, allons-nous rester sur notre décision ? Il est encore temps de changer d'avis, nous ne sommes qu'à une trentaine de kilomètres de Nordkapp ! Hésitation, concertation avant de finalement maintenir notre choix. Tant pis pour le cap Nord et va pour le Sud !

Après une rapide incursion à Honningsvåg, nous prenons sans regret le tunnel qui nous ramène sur le continent, puis comme la veille la même route jusqu'à Olderfjord alors que se développent des éclaircies de plus en plus larges, donnant le sourire à tous les automobilistes, camping-caristes, motards et cyclistes, montant vers le nord.

Mais le soleil, nous y avons droit également. On a d'ailleurs l'impression qu'il n'a pas plu au sud d'Olderfjord.

En arrivant à 14 h 30 dans la presqu'île de Trollholmsund, la couleur de la mer et du sable nous ferait presque penser à une plage tropicale, si ce n'était la température qui reste typiquement norvégienne ;-)

Si nous sommes venus ici, c'est pour ces drôles de bonshommes de pierre dont on aperçoit déjà les silhouettes à la pointe de la presqu'île.

Selon une légende Sami, il s'agit d'un groupe de trolls qui erraient la nuit sur le plateau du Finnmark. Arrivés dans le Porsangerfjord, ils voulurent traverser le bras de mer mais pas avant d'avoir enterré le trésor qu'ils transportaient. Comme cette tâche prit beaucoup de temps, ils furent surpris par les premiers rayons du soleil levant qui les pétrifièrent.

Géologiquement, il s'agit de formations dolomitiques (calcaire), d'où leur aspect blanchâtre, seulement colonisés ça et là par des lichens orangés.

Ils ont plutôt une bonne bouille !

Après une petite heure sur les lieux, il est temps de poursuivre vers d'autres horizons, la journée n'est pas finie. Il fait tellement beau qu'il faut en profiter au maximum.

C'est pourquoi, 17 kilomètres plus au sud, nous tournons à droite sur une piste cahoteuse et poussiéreuse, pas même indiquée, sur laquelle nous avons la joie de croiser un groupe de rennes, de très près.

Cette piste nous conduit au cœur du parc national de Stabbursdalen.

Le guide Rother y indique une randonnée de 2 à 3 heures à travers la forêt jusqu'aux chutes de Stabbursfossen. Il est déjà plus de 17 heures au moment de se mettre en marche mais peu importe, personne ne nous attend et il fait jour toute la nuit.

Le parc national a été créé en 1970 puis étendu en 2002 pour protéger la forêt de pins la plus septentrionale du monde. Certains arbres ont ici plus de 500 ans.

Plus loin, des bouleaux se joignent aux pins pour étoffer la forêt.

Au bout d'un peu plus d'une heure, le grondement des chutes annonce que l'arrivée est proche. Bientôt nous dominons la cascade. Joli débit !

Dernier coup d'œil sur la rivière Stabburselva avant de refaire le parcours en sens inverse sous une lumière dorée.

Nous finissons notre randonnée à 20 heures (soit 3 heures pour 10 km), ravis de notre journée et persuadés que ce beau temps va durer. Mais c'est oublier à quel point la météo peut vite changer sous ces latitudes.

En effet, en arrivant au camping du Stabbursnes Feriesenter tout proche, nous essuyons quelques gouttes alors que le gérant ne nous annonce rien de bon pour les prochains jours. Bouh !

En attendant, après plusieurs jours de bivouac, nous profitons des services du camping pour faire notre lessive et surtout prendre nos aises dans la douche.

Distance parcourue dans la journée : 206 kilomètres

Trollholmsund

D'un cap à l'autre : de Nordkinn à Varanger

J8 : Jeudi 16 juin 2016

Les prévisions du patron du camping nous ont fait craindre le pire pour ce matin. Alors nous sommes tout étonnés de trouver un ciel certes couvert mais pas plombé. La température matinale est conforme aux moyennes : 11 degrés. Pour l'instant, rien d'alarmant !

Nous avons une nouvelle péninsule en ligne de mire, le cap Nordkinn, située à peu de chose près à la même latitude que le cap Nord. Tout comme ce dernier, il s'agit d'une destination en cul-de-sac au bout de nulle part mais a contrario du précédent celui-ci est à l'écart des grands axes touristiques.

Nous comptons y passer deux nuits dont la première à Kjøllefjord, dans le nord-ouest de la péninsule, où une falaise en forme de cathédrale a retenu notre attention.

Mais avons-nous intérêt à nous y rendre directement (250 kilomètres) au risque de trouver du mauvais temps sur place et n'avoir que le scrabble comme activité ? Ou au contraire vaut-il mieux profiter de quelques points d'intérêt en cours de route tant que le ciel se montre clément ?

Considérant que tout ce qui est pris n'est plus à prendre, nous choisissons la deuxième solution. Après avoir traversé la petite ville de Lakselv où nous abandonnons provisoirement la E6, nous longeons la rive Est du Porsangerfjord. A 4 kilomètres à l'ouest de Borselv, nous nous arrêtons pour une première randonnée (3 kilomètres, 1 heure et demie).

Objectif, le sommet du Hestnesfjellet, à près de 200 mètres d'altitude.

Plus nous prenons de la hauteur, plus les maisons en contrebas nous paraissent minuscules.

Qu'on ne s'y trompe pas, nous sommes bien au bord de l'océan même si l'étendue lisse et immobile devant nous pourrait nous faire croire le contraire.

Pas un souffle de vent, pas un bruit, hormis le caquètement de quelques canards, pourtant C'est dans ce silence religieux que nous poursuivons notre grimpette.

En moins d'une heure, le cairn sommital est atteint. Vous remarquerez que tout comme à Trollholmsund les dalles rocheuses sont ici aussi d'origine dolomitique. D'ailleurs, la presqu'île des trolls ne se trouve qu'à quelques encablures à vol d'oiseau, de l'autre côté du fjord.

Fin de la balade autour de midi, pile pour l'heure du déjeuner que nous prenons à bord du Vany, la porte entrouverte, car il fait étonnamment doux.

Une heure plus tard, nous nous apprêtons à entamer une après-midi derrière le volant. Il reste encore 180 kilomètres à parcourir sur les 250 prévus, outch ! Mais c'est sans compter sur un autre site d'intérêt, prétexte à une nouvelle halte. En effet, immédiatement après Borselv, la route E6 passe dans le Silfar Canyon.

Cette fois, finies les petites escapades à droite à gauche, il faut vraiment se diriger sans délai vers le cap Nordkinn.

A Ifjord, en nous engageant sur une route à trois chiffres, a fortiori marquée en jaune sur notre carte, nous craignions de trouver un axe secondaire étroit et peu roulant. A notre grande surprise, à distance du fjord, la route prend des allures de nationale avec une vitesse autorisée jusqu'à 120 kilomètres/heure par endroits, ce que nous pensions uniquement réservé à des portions de routes E. A ce rythme, elle grimpe allègrement sur un plateau désertique couvert de lacs et de toundra spongieuse qui n'est pas sans nous rappeler l'altiplano andin et ses paysages de bodefales, à la seule différence que les rennes remplacent ici les vigognes andines.

Bref, la distance jusqu'à Kjøllefjord est avalée plus vite qu'attendu. A 16 heures, nous sommes prêts à aller découvrir à pied la falaise en forme d'église de Finnkirka, sans nous inquiéter outre mesure de la couleur du ciel pas plus couvert que durant le reste de la journée.

Peu après notre départ, nous assistons à l'arrivée de l'express côtier Hurtigruten qui fait une courte escale dans ce petit port. Un rayon de soleil daigne même accompagner son entrée dans la baie.

Encouragés par cette brève apparition du soleil, nous enchaînons des montées et des descentes impitoyables, ponctuées de passages boueux et de zones inondées, en espérant que la falaise-église en vaille la peine.

Au bout d'une heure, ces étonnantes plaques rocheuses, plantées dans le sol telles des pierres tombales, nous offrent un peu de distraction sur un chemin semé d'embûches. La falaise de Finnkirka étant un ancien site sacrificiel Sami, il n'est pas impossible qu'il y ait un lien entre ces pierres dressées et les rites lapons.

A ce stade du parcours, un coup d'œil sur les hauteurs aurait dû nous alarmer. La couleur du ciel annonce un risque d'orage imminent. On entend d'ailleurs les premiers coups de tonnerre au loin.

Pourtant, têtus ou inconscients, nous continuons inlassablement, persuadés que l'orage va nous épargner.

Mais ce qui devait arriver finit par arriver. Alors que nous sommes sur le point de vaincre notre dernière ascension, l'orage éclate, nous forçant à faire demi-tour avant d'avoir atteint le but de notre randonnée.

Je n'ai alors que mes yeux pour pleurer et me lamenter tout au long du chemin du retour, mouillée jusqu'aux os (et ce n'est pas juste une expression !) et transie de froid, me demandant comment on allait bien pouvoir faire sécher tous nos vêtements dans le fourgon. Même nos chaussures sont trempées à l'intérieur comme à l'extérieur.

A notre retour, nous préférons éluder la question et jetons toutes nos affaires dans la salle de bains. On verra plus tard !

Pour nous remonter le moral, un plat de crabe royal nous ferait le plus grand bien. Mais le seul restaurant de Kjøllefjord n'en sert pas.Alors nous n'hésitons pas à couvrir 30 kilomètres de plus jusqu'à Mehamn, espérant trouver plus de choix dans ce village plus grand.

Mais le seul restaurant de la petite localité, celui de l'Arctic Hotel, semble fermé ou en travaux. Un habitant nous confirme pourtant qu'il est ouvert et qu'il sert jusqu'à 22 heures de très bons plats de poissons.

Nous finissons par en trouver l'accès. Entre porte sans issue et couloir sans lumière, nous débouchons au premier étage dans une grande salle sans charme, pas vraiment étonnés qu'on n'y serve pas de crustacé géant. Mais puisque nous sommes là, autant nous attabler !

Le dried cod est un peu sec mais, assorti de bacon grillé, reste mangeable. Le vin blanc issu d'un cubitainer est infâme. Quant au dessert, nous avons préféré le décliner ;-) Bref, voilà une adresse qui ne vaut pas le détour !

Le seul avantage de ce dîner, c'est que pendant ce temps nos vestes dégoulinantes ont pu s'égoutter un peu. En partant, nous laissons derrière nous quatre flaques d'eau correspondant aux quatre manches de nos vestes.

Pour dormir, nous n'avons pas à chercher bien loin. Les abords du port offrent un abri parfait à notre Vany. Il pleut toujours mais il ne vente pas, nous devrions mieux dormir que la nuit dernière.

Distance parcourue dans la journée : 314 kilomètres.

Arrivée de l'Hurtiguten à Kjøllefjord

J9 : Vendredi 16 juin 2016

Avec tout ce qu'il a plu hier soir et dans la nuit, nous ne nous faisons pas d'illusion sur l'état du ciel : nuageux, très nuageux, avec encore de la pluie à venir ! Température invariablement bloquée à 10 degrés.

Nos chaussures sont loin d'être sèches, ce qui élimine toute velléité de randonnée. De toute manière, les conditions météo sont dissuasives.

Pour amorcer le séchage des godillots, nous les plaçons devant les bouches du chauffage et tournons le bouton à fond. Quant à nos vêtements, ils sont toujours en train d'égoutter, il va falloir trouver une solution. Heureusement côté vestes, nous avons prévu en conséquence avec des blousons de rechange.

Une fois ce bilan dressé, il faut réfléchir à l'organisation de la journée et changer une nouvelle fois nos plans. Décidément à chaque fois que l'on prévoit de rester deux jours à un endroit, on se voit obligés d'abréger le séjour. L'avantage de circuler en camping-car permet d'adapter le parcours à la météo. Quand il ne fait pas beau, on en profite pour rouler alors… roulons !

Notre prochaine étape se fera par conséquent dans la péninsule de Varanger (eh, oui, encore une péninsule). Près de 300 kilomètres nous en séparent dont une bonne partie à rebrousser chemin par la même route. A première vue, la distance est conséquente mais comme on aura rien d'autre à faire…

Mais avant de quitter la région, je propose de faire un petit détour jusqu'au phare de Slettnes. A défaut d'avoir été jusqu'aux caps les plus septentrionaux du continent, nous aurons au moins été au pied du phare le plus septentrional d'Europe.

Sur le trajet, nous faisons deux rencontres intéressantes. D'abord un troupeau de rennes, des femelles avec plein de petits. Une scène attendrissante ! Plus rare, un renard arctique (que nous avons d'abord pris pour un chat !)

Vers 11 heures, fini l'extrême Nord, retour vers le Sud. Nouveau passage à travers les mêmes hauts plateaux qui paraissent encore plus désolés sous l'épaisse couverture nuageuse. Nous avons à présent deux jours d'avance sur notre planning.

Quand la route revient au bord de mer, nous retrouvons les paysages typiques des fjords : petits ports de pêche, bateaux et maisons colorés.

A Ifjord, nous prenons cette fois la direction de Tana Bru, dont le nom signifie "pont sur la Tana". Le village en lui-même n'a pas vraiment d'intérêt mais il constitue un point de ravitaillement et une étape pratiques au carrefour des routes 98/E6 et E75.

Toutes les enseignes de supermarchés se côtoient ici autour de quelques hébergements et d'une station-service.

Sous un temps maussade comme aujourd'hui, ce carrefour commercial ne peut mieux tomber. A défaut de pouvoir profiter de la nature, occupons-nous de quelques tâches d'intendance : courses, plein d'essence, plein d'eau pour le camping-car…

Nous cherchons aussi un lave-linge/sèche-linge, seul moyen de venir à bout de nos vêtements mouillés depuis une journée. A l'hôtel Elva, le réceptionniste est ok. Il nous invite même à prendre un café dans le lobby et à profiter de la connexion wifi. Super ! Par la même occasion, nous suivons d'un œil et d'une oreille le match de coupe d'Europe Suède-Italie en compagnie d'une famille suédoise qui vibre, elle, avec Zlatan.

Une fois la lessive terminée, Hervé pousse le bouchon jusqu'à vouloir suivre la partie jusqu'à son terme. Pour lui qui est indifférent au foot, c'est un comble ! Résultat, la Suède de Zlatan a été battue.

Cette pause "technique" prolongée a été bénéfique. Nous voilà en pleine forme pour parcourir une trentaine de kilomètres de plus afin de nous rapprocher de la péninsule de Varanger.

Desservie par une route touristique nationale, la péninsule est surtout connue pour ses grandes colonies d'oiseaux attirant de nombreux amateurs d'ornithologie.

La route, une nouvelle fois en cul-de-sac, longe le Varangerfjord jusqu'à Vardø. On peut même pousser jusqu'à Hamningberg, un village abandonné, par une petite route sans numéro et à une seule voie de circulation.

Tout ceci est prévu demain, car nous avons programmé deux jours dans la région. La météo va-t-elle nous le permettre ? Réponse demain ;-)

Pour l'instant, nous avançons jusqu'à Nesseby et sa petite presqu'île, lieu de rendez-vous des ornithologues. Mais les oiseaux, nous n'avons pas le temps de les voir. Arrivés sur place, une averse nous ramène plus vite que prévu dans le camping-car. Nous avons juste le temps d'apprécier la jolie petite église.

Cette occasion ratée nous libère finalement encore un peu de temps pour rouler. La ville la plus proche est Vadsø. Comme nous sommes restés avec notre envie de crabe royal, voilà peut-être une occasion !

A Vadsø, le restaurant du Scandic Hotel nous plaît bien, mais de crabe royal pas la moindre trace sur la carte. On nous dit que ce n'est pas la saison. Alors on se rabat sur des fish and chips. Mauvaise pioche… les beignets de poisson sont à base de langue de cabillaud. Devant notre déception, la serveuse propose de nous servir un dos de cabillaud aux petits légumes qui, lui, est un délice de même que le dessert, une crème brûlée aux fruits rouges. Bref, voilà un dîner qui a mieux fini qu'il n'a commencé.

Quant à la journée, elle se termine à deux pas du restaurant, dans le port, où nous trouvons pour le Vany une place adéquate. Une journée de transition… au final bien remplie !

Distance parcourue dans la journée : 312 kilomètres.

Renard (roux ?)

Varanger : colonies d'oiseaux à Hornøya et route touristique nationale

J10 : Samedi 18 juin 2016

Que nous réserve la météo ce matin ? Un ciel partiellement couvert, mais avec de belles bandes de ciel bleu au loin, chouette ! Et la température ? Toujours nos habituels 10 degrés ? Non… 16 degrés… incroyable !

Dans ce contexte, pas une minute à perdre, vite, en route pour Vardø. Entre les deux localités séparées de 75 kilomètres, la route touristique nationale, désespérément plate sur cette partie, se faufile entre la côte, des prairies verdoyantes et des bosquets de buissons rachitiques.

Vardø, la localité la plus orientale de Norvège, est aussi le point le plus à l'est de notre voyage. La petite ville occupe une île en forme de papillon reliée au continent par un tunnel sous-marin.

L'office de tourisme y organise des excursions pour approcher des colonies d'oiseaux nichant sur les falaises de l'île inhabitée de Hornøya. Départ sur le port.

Nous arrivons pile pour la première sortie qui a lieu à 10 heures le samedi (en semaine, départ dès 9 heures) et embarquons presque immédiatement sur un ancien bateau de pêche en compagnie d'une douzaine de personnes. Nous sommes dix Français à bord !

La traversée prend à peine une dizaine de minutes. Hornøya est classée réserve naturelle, seule une partie est accessible au public.

Les falaises abruptes de l'île et les eaux riches de la mer de Barents fournissent le gîte et le couvert à quantité d'oiseaux. Mouettes tridactyles, guillemots communs et guillemots de Brünnich, macareux, pingouins torda, cormorans huppés et grands cormorans, goélands argentés et goélands marins, ils sont plus de 100 000 à y nicher.

Imaginez tout ce monde caquetant, piaillant, criaillant, picotant… une belle cacophonie et une odeur en conséquence!

Après une vue d'ensemble, approchons-nous pour observer quelques individus plus en détail !

Bon, celles-ci (des mouettes ?) ne sont pas très coopérantes et nous présentent leurs postérieurs. Gare aux déjections ! Mais celle-là fait la belle, avec son plumage soyeux !

Les macareux sont indéniablement les plus élégants dans leur costume coloré.

Les guillemots de Brünnich dans leur complet classique font concurrence aux précédents. J'adore tout particulièrement celui qui porte des lunettes ;-)

Quant aux pingouins torda, ils prennent tout particulièrement soin de leur tenue. Un petit battement d'aile et hop, la toilette est faite (voir les particules projetées)

Enfin, le cormoran sort le grand jeu. Comme un véritable jongleur, il fait tournoyer avec grâce une brindille autour de son bec. Cherche-t-il à séduire quelqu'un par son habileté ? Mais à qui fait-il les yeux doux ? Sans doute à sa compagne sagement restée dans le nid conjugal !

Bref, un spectacle réjouissant par une très belle matinée chaude (si, si !) et ensoleillée. Ça fait du bien !

A 13 heures, le bateau revient nous chercher (mais ceux qui le souhaitent peuvent rester plus tard) et ramène sur l'îlot un nouvel arrivage d'observateurs plus lourdement armés, heu pardon… équipés. Certains sont tellement chargés qu'ils ont du mal à garder l'équilibre à la sortie du bateau. Sur le port, beaucoup de monde se presse encore pour la rotation suivante, preuve du succès de cette excursion.

Quant à nous, après le déjeuner dans le fourgon à la sortie de Vardø, nous prenons la route touristique nationale dans sa partie la plus spectaculaire, celle qui rejoint le hameau de Hamninberg.

Elle ne comporte qu'une voie de circulation. Il faut donc rouler très doucement pour pouvoir se rabattre à temps sur les espaces-refuges prévus pour le croisement de véhicules. De toute manière, les paysages méritent des arrêts incessants. C'est une route qui demande à être dégustée.

Malheureusement, le soleil si ardent ce matin a fini par se cacher. C'est fou comme le temps change vite dans cette région.

La route longe le bord de mer dans un paysage insoupçonné, inattendu, époustouflant, en dehors du temps.

Etonnantes ces longues strates de granite tels des couloirs parallèles sans fin, du bord de mer jusqu'aux crêtes ! Elles donnent l'impression d'un gigantesque labyrinthe sans issue.

Du rose granitique la roche vire au noir volcanique en passant par cinquante nuances de gris, un décor dont on verrait bien surgir quelque seigneur des Anneaux ou autre créature fantastique.

Pourtant, les rennes ont l'air de trouver un pâturage à leur mesure dans ce chaos minéral.

Terminus de la route 40 kilomètres plus loin dans le village semi-abandonné de Hamninberg, où la pluie et le froid sont hélas au rendez-vous. On voulait randonner dans le Syltefjord, c'est raté. On remplace alors la balade par une nouvelle partie de scrabble en attendant l'accalmie.

En fin d'après-midi, nous décidons de ne pas rester dans ce cul-de-sac pour la nuit, il y a trop de vent !

Le retour à Vardø nous offre alors une deuxième occasion de parcourir cette même route, toute aussi spectaculaire dans ce sens. Hervé l'a déclarée "plus belle route de Norvège" !

Curieusement, à Vardø, non seulement il n'a pas plu mais il fait encore soleil. C'est agréable, car nous avons une dernière visite à faire, au mémorial de Steilneset. Il s'agit d'un monument érigé en mémoire de quelques 90 femmes de la région qui, entre 1621 et 1692, ont été accusées de sorcellerie et brûlées vives.

Le bâtiment est impressionnant par sa forme et par sa symbolique. L'artiste Louise Bourgeois et l'architecte Peter Zumthor ont associé, dans une même création évocatrice, une chaise en feu et un mémorial de 100 mètres de long rappelant cette histoire tragique.

Or Louise Bourgeois (1911 - 2010), plasticienne et sculptrice française naturalisée américaine, connue entre autres pour une sculpture en forme d'araignée géante exposée au musée Guggenheim à Bilbao, a passé son enfance dans une maison, aujourd'hui démolie, du centre de la ville où nous demeurons.

C'est pour cette raison que nous portons un intérêt tout particulier à cette œuvre.

Profitant de ce nouveau passage en ville, nous terminons la soirée à passer en revue quelques restaurants au cas où l'un d'eux servirait du crabe royal. Mais peine perdue, nul n'en sert. Dans notre quête, des Français nous disent néanmoins en avoir mangé il y a quelques jours à Kirkenes. En principe, cette destination n'est pas à notre programme, mais sait-on jamais !

Du coup, ce soir, c'est dîner maison ou plutôt dîner… fourgon, au bord d'une plage près de Kiberg, en compagnie d'un camping-car belge. On n'a pas voulu rester à Hamninberg à cause du vent. Eh, bien, ici aussi on va être servis ! Espérons qu'il ne nous empêchera pas de dormir !

Distance parcourue dans la journée : 202 kilomètres.

Guillemot de Troïl (?)

De la frontière russo-norvégienne à la Finlande, de Kirkenes à Inari

J11 : Dimanche 19 juin 2016

Encore une nuit quasi blanche rythmée par les assauts du vent et de la pluie. Seulement 7 degrés ce matin et il pleut toujours.

A 8 heures, on lève le camp, oui, mais pour aller où ?

Vu les circonstances, je ne vois pas d'autre alternative que d'avancer dans notre parcours. En principe, après la péninsule de Varanger, nous avons prévu de gagner la Finlande, plus particulièrement les alentours d'Inari, en passant par Tana Bru puis Utjoski.

Ben… allons-y !

Dehors il fait un temps à ne pas mettre un mouton dehors. D'ailleurs, ceux-là ont trouvé la solution en se réfugiant dans un abribus.

A Tana Bru, alors que nous sommes sur le point de prendre la direction de la Finlande, je sors in extremis une idée de mon chapeau. Et si on allait à Kirkenes ?

Cette ville norvégienne proche de la Russie que l'on décrit comme une bourgade quelconque, à l'ambiance frontalière, point de départ ou d'arrivée de la ligne de l'express côtier Hurtigruten, ne m'avait pas particulièrement attirée jusque là.

Mais depuis que des compatriotes nous ont dit y avoir mangé du crabe royal il y a quelques jours seulement, la destination a subitement pris de l'intérêt. De Kirkenes nous pourrions ensuite regagner la Finlande et Inari directement. Avec deux jours d'avance sur notre planning, nous avons suffisamment de marge pour nous offrir ce détour. Qui sait, peut-être fait-il meilleur à Kirkenes !

Adjugé, vendu, allons à Kirkenes !

A la sortie de Tana Bru, nous retrouvons alors la E6 qui nous conduit jusqu'à la frontière russe (ou presque)… malheureusement sous la pluie !

Pourtant, le trajet est magnifique, la route passant par un massif qui nous rappelle un peu celui des Maures dans le Var.

A l'approche de la ville, les convois militaires se font plus visibles, les terrains et camps militaires deviennent omniprésents. On perçoit même des tirs au loin. La frontière russe n'est plus qu'à une quinzaine de kilomètres et la direction de Mourmansk indiquée sur tous les panneaux du centre-ville.

A 14 h 30, à notre arrivée à Kirkenes, il pleut toujours et il fait 8 degrés. Tous les commerces sont fermés, dimanche oblige. Après avoir garé le camping-car sur le quai au bord de mer, nous allons immédiatement faire nos repérages pour le King Crabe.

Entre les restaurants du Scandic Hotel et celui du Thon Hotel, notre choix est vite fait. Dans l'aquarium du Thon Hotel, trois beaux crabes barbotent tranquillement. Celui que nous choisissons, le plus gros des trois, passera à la casserole. Une table est aussitôt réservée pour 19 h 30.

D'ici là, nous passons tout l'après-midi dans les salons de l'hôtel (avec café et thé à disposition) pour profiter d'Internet et faire une énième partie de scrabble.

Des lycéens norvégiens nous interrogent, dans le cadre de leur projet de fin d'année scolaire, sur notre vision de la ville de Kirkenes. Pour l'instant, nous n'en avons pas vu grand chose, surveillant sur Internet les prévisions météorologiques qui nous permettraient d'y faire un petit tour.

Au fur et à mesure que l'après-midi avance, l'espoir d'une amélioration est sans cesse repoussé. D'ailleurs, il suffit de jeter un œil par la baie vitrée pour le constater. Finalement, la pluie ne cessera qu'au cours du dîner.

A ce propos, quelques mots sur le crabe royal (ou crabe du Kamtchatka). Originaire du littoral oriental de Sibérie, il a été introduit dans la baie de Mourmansk dans les années 1960 pour assurer de nouvelles prises aux pêcheurs russes. Depuis lors, il s'est répandu dans la mer de Barents, le long des côtes de la Norvège et du Svalbard. Les protecteurs de l'environnement y ont vu une menace pour les écosystèmes, mais la majorité des pêcheurs considère le crustacé comme une manne économique.

C'est le crabe le plus recherché au monde et le plus cher au poids. Sa chair au goût inimitable le place parmi les mets les plus renommés. Nous avons donc hâte d'y goûter.

A 19 h 30 pile, alors que nous venons juste de nous attabler, on nous apporte enfin le crustacé géant. Voilà un crabe que nous aurions pu appeler "Désiré" tant nous l'avons convoité depuis plusieurs jours ;-)

Trônant au centre d'un grand plat ovale, sur un lit de mesclun agrémenté de tomates cerise, accompagnée d'une sauce à base de vinaigre balsamique et d' huile d'olive et d'une autre à l'aïoli , c'est une belle bête de 2,6 kilos. Le flashcode attaché nous apprend plein d'autres détails intéressants comme le nom du pêcheur, de son bateau ainsi que la date et le lieu de pêche.

Oui, mais encore ? Après l'avoir dévoré des yeux, si on le dévorait tout court à présent !

Dans une ferveur quasi religieuse, nous décortiquons alors avec application ses pattes charnues dont un soupçon d'aïoli suffit à mettre en valeur toute la saveur.

Sa chair raffinée est d'un goût unique. C'est un délice, un pur ravissement pour les papilles. En un mot, nous nous régalons !

Nous sommes d'ailleurs à ce point absorbés par notre dégustation que nous en oublions de photographier le plat comme promis à notre fille.Elle recevra la photo de la seule carapace ;-)

Au final, nous n'avons rien vu de Kirkenes mais grâce à ce festin en garderons un souvenir impérissable. Voilà un détour qui en valait la peine !

Pour rentrer chez nous, pas de détour à faire. Le Vany nous attend sur le parking mitoyen de l'hôtel, juste devant la mer. Nous restons là pour la nuit. Pas de vent, pas de pluie, nous devrions dormir comme des bébés

Distance parcourue dans la journée : 272 kilomètres

Moutons à l'abri !

J12 : Lundi 20 juin 2016

La ville de Kirkenes est en activité depuis quelques heures déjà quand nous nous réveillons. Il est 8 heures, le premier réflexe consiste à scruter le ciel. Verdict, il est couvert, mais sans pluie pour le moment. C'est mieux qu'hier !

Notre envie de crabe royal ayant été assouvie, nous pouvons reprendre le cours normal de notre voyage et gagner comme prévu la Finlande et Inari en particulier. Nous n'avons maintenant plus qu'une journée d'avance sur notre planning.

Depuis Kirkenes, nous rebroussons d'abord chemin jusqu'au croisement avec la route 893 qui doit nous conduire tout droit en Finlande. Les chutes Skoltefossen, qui occupent le carrefour, nous offrent une dernière distraction sur le territoire norvégien.

A l'entrée en Finlande, la route change de numéro et devient à présent la 971. Il faut aussi avancer nos montres d'une heure, ranger pour le moment nos couronnes et ressortir nos euros. Dernière précaution à prendre : garder la bombe anti moustique sous la main car elle pourrait servir sans délai.

Le climat, lui, reste le même. Que ce soit d'un côté de la frontière comme de l'autre, le temps gris finit par virer à la pluie.

Les paysages finlandais sont conformes à l'idée qu'on s'en fait. La route ondule langoureusement entre lacs et tourbières, entre forêts de pins et bosquets de bouleaux. Photos

Pendant le trajet nous tentons de nous familiariser avec le finnois qui, à première vue, n'a pas vraiment de points communs avec d'autres langues que nous connaissons. En témoigne le mot "kansallispuisto" qui signifie parc national. Pas évident ! Pourtant, à force d'observation, je finis par faire quelques extrapolations à partir des toponymes qui jalonnent notre route : les suffixes "joki" et "tie" ont l'air de désigner la rivière pour le premier, la rue ou la route pour le second comme dans "Lemmenjoki" et "Kaamasentie" Voilà un bon début ;-)

A ce jeu-là, le trajet jusqu'à Inari passe à toute allure.

Sur place le temps est incertain, oscillant entre bruine et averse plus marquée, bref pas un temps à randonner. Pas grave, puisque la petite localité propose une activité qui colle parfaitement à cette météo, à savoir son musée SIIDA, avec deux i, qui est consacré à la culture et la nature sami.

Inari est en effet un important centre de la culture same. Les Samis, autrefois appelés Lapons, sont les peuples indigènes du grand Nord, les plus anciens habitants de ces contrées. Ils sont près de 85 000 dont une bonne moitié vit en Norvège, environ 20 000 en Suède, 8 000 en Finlande et 2 000 en Russie. Longtemps ignorés, leurs droits, leur culture, leur langue ont été progressivement reconnus, promus et mis en valeur au fil des dernières décennies. Aujourd'hui les Samis de chaque pays sont représentés par leur propre parlement.

Le musée SIIDA, de conception très moderne, se veut le reflet de leur histoire et de leurs traditions ainsi que du lien très fort qui les unit à la nature, tout ceci mis en scène de façon vivante et passionnante.

D'une salle à l'autre, nous suivons l'évolution du mode de vie des Samis au fil du temps en lien avec les grandes dates de l'histoire du monde ainsi que l'adaptation de leurs activités au gré des huit saisons. Des objets créés par des artistes Samis contemporains et un joli film sur les aurores boréales complètent l'exposition.

Quand la pluie cesse, la visite se poursuit en plein air (attention, moustiques !) par la découverte de différentes maisons traditionnelles et de pièges ingénieux pour la chasse et la pêche, tous transportables.

Voilà une visite à la fois ludique et instructive, une variante à nos habituelles randonnées. Néanmoins, après deux journées sans chausser nos godillots, nous avons hâte de les enfiler à nouveau pour arpenter monts et vaux.

Justement, la WIFI du musée permet de vérifier la météo pour les prochains jours. Bonne nouvelle ! Demain, il devrait faire beau jusqu'en milieu d'après-midi. Croisons les doigts !

Dans cette perspective, nous positionnons le camping-car à la lisière de la forêt, au point de départ de la randonnée de demain, afin d'être opérationnels à la première heure. En guise de préambule, le soleil fait son apparition pendant le dîner, ce qui est de bon augure.

A l'extérieur, les moustiques font le siège du véhicule, prêts à s'introduire par la moindre ouverture. Vive les moustiquaires.

Distance parcourue dans la journée : 213 kilomètres.

Musée sami

Inari : église de pleine nature de Pielpajärvi et croisière sur le lac

J13 : Mardi 21 juin 2015

Les touristes viennent à Inari principalement pour le musée (pour nous, c'est fait) mais aussi pour faire une croisière sur le lac (c'est prévu) et accessoirement visiter la petite église en pleine nature de Pielpajärvi (c'est prévu aussi). On pourrait même combiner les deux, le lac et l'église, en se faisant déposer en cours de croisière sur la berge pour rejoindre la chapelle, s'économisant ainsi un trajet à pied.

A l'origine, c'est ce que nous avions envisagé mais le seul départ en bateau (à nos dates) a lieu à 13 heures. Or la météo prévoit une dégradation dans l'après-midi. Nous ne voulons pas prendre le risque de nous faire rincer en randonnant en fin d'après-midi. Sur le bateau nous serons à l'abri quoi qu'il arrive.

Nous préférons par conséquent assurer nos arrières, occuper la matinée à faire la randonnée aller et retour vers la petite église et consacrer l'après-midi à la croisière.

La météo est conforme aux prévisions, très belle… enfin !

Avant 8 heures, nous sommes prêts, sac sur le dos, chaussures aux pieds et bombe anti moustique dans la poche. Les maringouins n'ont qu'à bien se tenir.

Nous débutons par la traversée d'une très belle forêt de pins, couverte d'un tapis de buissons de myrtilles sur un chemin caillouteux encombré de racines.

Nous arrivons ensuite à proximité de plusieurs grands lacs dont le Pielpajärvi, bordés de magnifiques tourbières.

Sous les rayons du soleil, les grandes étendues d'eau se sont parées de couleurs toniques, allant du vert amande au bleu azur.

Régulièrement, notre chemin croise des pistes pour scooters dont le balisage se poursuit curieusement à travers le lac. Eh oui, en hiver, il est utile pour les motoneiges qui se déplacent sur le lac gelé.

De nombreux ruisseaux alimentent les plans d'eau colonisés par des herbiers impressionnants où domine le trèfle d'eau.

Cette composition aurait sans doute pu inspirer les Impressionnistes ;-)

L'eau est omniprésente, offrant au lédon des marais les conditions idéales pour s'épanouir.

Heureusement le parcours se fait sur des planches en bois quand le terrain est trop humide. Ce serait dommage d'abimer toute cette belle végétation.

Les moustiques, eux aussi friands de ce milieu, nous ont lâchés pour le moment mais c'est pour mieux nous attendre dans la dernière ligne droite.

En effet, arrivés dans la clairière occupée par la chapelle, nous coupons directement à travers la prairie en fleurs. Erreur fatale ! Les moustiques étaient tous en planque dans les hautes herbes, prêts à fondre sur nous, pauvres marcheurs.

Nous trouvons alors à l'intérieur de l'église un refuge momentané, le temps de nous ressourcer et de préparer la riposte.

Quelques mots sur cet édifice religieux : Il s'agit d'une église en bois, construite entre 1752 et 1760, flanquée de deux cabanes qui servaient à l'époque d'abri pour les fidèles (et qui servent de refuges de nos jours), derniers vestiges d'un village Sami.

L'église est toujours ouverte, il suffit de soulever le loquet et d'ouvrir les fenêtres pour y faire entrer la lumière (avant de tout refermer en partant). Un service religieux y est célébré de temps à autre, notamment à minuit le jour de la St Jean, c'est-à-dire dans quelques jours.

Après un petit moment de recueillement, nous allons jeter un œil à la cabane voisine où l'âtre encore chaud témoigne de son utilisation récente par quelque personne de passage.

Pas de flânerie sur le trajet retour, de sorte que nous arrivons au parking vers 11 heures après 10 kilomètres et un peu plus de 3 heures de marche, pauses comprises. Une très belle randonnée alliant nature, culture et histoire.

Les moustiques nous ont laissés tranquilles au retour. En revanche, deux oiseaux nous ont retenus un court instant Tout d'abord, un pluvier doré qui, par des manœuvres d'intimidation, a tenté de nous barrer le passage, sans doute pour protéger son nid. Puis, un oiseau qui ne nous a montré que son dos au plumage gris orné de touches orangées. Dommage qu'il ne nous ait pas montré son cou, car il semblerait que ce soit une gorgebleue à miroir.

Avec le beau temps et 16 degrés, les conditions sont idéales pour une promenade en bateau. L'embarcadère est situé juste à côté du musée sami.

Nous prenons place à l'avant du navire pour une excursion d'environ 3 heures.

Le lac d'Inari est le troisième plus grand lac de Finlande et comprend 3 300 îles.

A 13 heures pile, le catamaran Inari III sort du port et prend le large, glissant sur un plan d'eau aussi lisse et immobile qu'un miroir.

Il prend tout d'abord la direction de l'île d'Ukonselkä où il accoste une heure plus tard pour une vingtaine de minutes.

Nous grimpons à toute vitesse les marches en bois jusqu'au sommet de l'île pour profiter les premiers de la vue panoramique sur le lac constellé d'îlots.

Il y a quelques centaines d'années déjà, au milieu de l'été, les Samis faisaient cette même démarche, s'y rendant en barque au milieu de l'été pour y invoquer Ukko, le dieu de la chasse.

Quand une touriste attentive remarque un petit point au milieu de l'eau, tous les regards se braquent sur la surface du lac. Une embarcation ? Un nageur ? Effectivement, c'est un nageur mais pas humain. Avec ses bois caractéristiques, vous l'aurez sans doute reconnu.

Oui, c'est bien un élan ! Nous avons souvent espéré en voir un au bord d'une route, près d'un lac ou d'un marais mais jamais nous aurions imaginé en apercevoir un, ici, en plein milieu du lac d'Inari. C'est incroyable !

Une fois tout le monde de retour à bord, le bateau se dirige vers la rive opposée, le capitaine espérant retrouver la trace de l'animal mais celui-ci a dû s'enfoncer dans les bois depuis belle lurette.

Alors il reprend le cours normal de la croisière jusqu'au débarcadère de Pielpavuono. C'est là qu'il dépose un couple souhaitant rejoindre à pied l'église en pleine nature. Nous avions peur que la météo se gâte en cours d'après-midi. Finalement, il n'en a rien été, même si le ciel est maintenant de plus en plus couvert. Fin de la croisière à 16 heures. C'était très sympa et la rencontre de l'élan… extra-ordinaire !

Vu l'heure, nous pouvons envisager de rouler un peu, au moins jusqu'à Saarisselkaa, à 70 kilomètres où j'avais repéré un lieu de bivouac possible, au sommet du domaine skiable du Kaunispää (438 mètres).

Oui, oui, il y a bien du ski alpin en Finlande ! Vue sur les pistes de ski… et plus largement sur toute la région, du haut d'une tour d'observation.

Mais l'endroit très exposé nous apparaît trop venté pour y passer une bonne nuit. Alors nous n'hésitons pas faire 40 kilomètres de plus, afin de trouver à Vuotso un coin plus calme au bord de la rivière. Autre avantage : l'endroit est idéal par rapport à notre projet de demain.

Distance parcourue dans la journée : 140 kilomètres.

Tourbière près d'Inari

Tunturis finlandais, du Pyhä Nattanen au Taivaskero

J14 : Mercredi 22 juin 2016

Si la Finlande est un pays principalement de forêts, de lacs et de rivières, elle n'est pas pour autant un plat pays, du moins dans cette partie Nord. Régulièrement, de petites montagnes aux sommets dénudés culminant entre 500 et 800 mètres donnent du relief au paysage. On y jouit notamment de belles vues dégagées à des kilomètres à la ronde. En finnois, ces monts sont appelés tunturi.

C'est l'un de ces tunturis que nous nous apprêtons à gravir. Il s'agit du Pyhä Nattanen, à ne pas confondre avec Vatanen, le héros des romans du finlandais Arto Paasilinna ;-)

Pour rejoindre le point de départ de la randonnée, il faut emprunter, juste au nord de la rivière, une piste de terre très praticable sur une douzaine de kilomètres.

Au parking, il y a déjà une voiture alors qu'il est à peine 7 h 30. Des gens seraient encore plus matinaux que nous ?

Côté météo, il fait beau avec 13 degrés, ce qui fait aussi le bonheur des moustiques, prompts à nous attaquer à peine descendus de notre fourgon.

Le guide du Routard annonce un parcours de deux kilomètres difficiles avec 300 mètres de dénivelé.

Or le départ, dans une forêt dense, se poursuit par la traversée de marais sur des planches en bois. Pour l'instant je ne vois pas vraiment de difficulté !

… et finit par une approche dans la caillasse et les racines, demandant certes un peu d'effort mais pas la mer à boire ! En trois quarts d'heure, la montée est pliée !

Le même guide vante la vue inoubliable, je confirme !

… et précise que même en plein été, il souffle un vent glacial sur ces hauteurs dénudées, je confirme aussi ! Coupe-vent et capuche indispensables ! La bonne nouvelle, c'est qu'à cette altitude (508 mètres) il n'y a déjà plus de moustiques.

Le refuge, bien équipé, nous offre alors un abri bienvenu, le temps de nous réchauffer un peu.

Nous aurions ensuite pu retourner par le même chemin mais comme il existe une variante et que nous aimons bien varier…

Hum, si on avait su… car la variante traverse un éboulis rocheux très accidenté dans lequel nous avons l'impression de ne pas avancer. Une fois sortis de là, nous rencontrons un terrain inondé, non aménagé, dans lequel nous nous enfonçons par moments jusqu'à la cheville. Sans parler des moustiques qui reviennent à la charge en atteignant une altitude à nouveau plus basse et la végétation gorgée d'eau à laquelle nous nous frottons au passage.

Bref, si on avait su, on n'aurait pas v'nu comme dirait l'autre ;-)… mais repris au retour le même chemin qu'à l'aller. Sur la base de l'aller/retour par le même itinéraire, c'est une très belle randonnée, facile, courte, avec à la clé une magnifique vue panoramique.

La boucle est plus sportive, surtout après les pluies tombées ces derniers jours. Elle nous a demandé 3 heures et 7,1 kilomètres avec un dénivelé de 210 mètres. Elle nous coûte surtout des chaussures à nouveau trempées à l'extérieur comme à l'intérieur et des pantalons mouillés jusqu'aux cuisses. Conséquence : pas d'autre randonnée possible dans la journée.

Dans ces conditions, autant en profiter pour rouler. Ça tombe bien, c'est ce qui est prévu. Pour rejoindre notre prochaine destination, au cœur du parc national de Pallas-Ounastunturi, 250 kilomètres nous attendent. Il est seulement 11 heures, nous avons le temps de nous avancer jusqu'à mi-route avant le déjeuner c'est-à-dire jusqu'à la petite ville de Sodankylä.

Le trajet sur la E75, large et roulante, se fait à bon train malgré le flux important de camping-cars sur cet axe, le plus court vers le cap Nord pour la majorité des conducteurs européens. Pendant ce temps, nos chaussures exposées derrière le pare-brise amorcent leur séchage.

Rien de particulier à voir à Sodankylä mais, pour nous, un passage en ville précieux, mis à profit pour régler l'intendance.

Pendant que notre linge tourne dans la machine de l'hôtel Bear Inn, nous faisons à Lidl les courses les moins chères de notre voyage, déjeunons sur le parking voisin, passons chez l'opticien faire réparer des lunettes, au magasin de sport pour nous renseigner sur les filets de tête anti moustiques (qu'au final nous n'achèterons pas) avant de retourner à l'hôtel bénéficier de la WIFI.

Une fois toutes ces tâches accomplies, il nous reste la deuxième moitié du parcours à effectuer. Le point de chute est prévu dans les environs de Muonio, pas loin de la frontière suédoise, au pied du massif du Pallastunturi.

Nous échouons plus précisément devant l'hôtel Pallas, un hébergement isolé en pleine nature au pied de la montagne, à 459 mètres d'altitude. Il fait un temps magnifique et 19 degrés. Si nos chaussures n'étaient pas trempées, nous serions sans doute partis randonner immédiatement. L'hôtel est le point de départ d'un beau réseau de sentiers en été et de pistes de ski en hiver.

A défaut de profiter de son environnement, nous profitons pour le moment de son restaurant. Au menu lapon, un tartare de renne servi avec des champignons et des lichens (très bon mais portion un peu chiche même pour une entrée). En revanche, l'omble chevalier du lac d'Inari sur lit de purée de choux-fleurs et la crème brûlée aux myrtilles, tous les deux délicieux, rattrapent largement l'entrée et font de ce dîner un des meilleurs de notre voyage. Avec une bouteille de riesling à deux, il valait mieux que le Vany ne soit pas très loin ;-)

Nuit sur place sous un ciel sans nuage et un soleil radieux !

Distance parcourue dans la journée : 283 kilomètres.

Au sommet du Pyhä Nattanen

J15 : Jeudi 23 juin 2016

Bonne nouvelle, nos chaussures de randonnée sont sèches.

Voyons à présent si le temps est toujours aussi dégagé qu'hier soir. Pas tout à fait ! Nuages et éclaircies se partagent le ciel. Tout est de savoir qui des deux aura le dessus.

En prenant le départ vers 8 h 30, nous avons tout de même l'impression qu'il va faire beau. Altitude du parking : 450 mètres.

Dans notre viseur, le Taivaskero, point culminant du massif du Pallastunturi, à 806 mètres d'altitude.

Pour l'atteindre, le chemin balisé par des poteaux surmontés de croix de St André prend progressivement de la hauteur à travers une toundra dénudée. Il n'y a déjà plus d'arbres à cette altitude, de moustiques non plus.

L'itinéraire est pour le moment commun avec le sentier de grande randonnée Pallas-Hetta, l'un des plus prestigieux de Laponie, qui en 55 kilomètres passe par les sommets de plusieurs tunturis.

Au bout d'une heure, quand il s'en écarte, il nous reste une dernière grimpette à gérer avant d'atteindre un large plateau recouvert d'un amas rocheux au milieu duquel le sommet aurait pu passer inaperçu s'il n'était matérialisé.

C'est ici que, le 6 juillet 1952 aux rayons du soleil de minuit, fut allumée la flamme olympique des Jeux de Helsinki. Une plaque commémore cet événement.

Depuis le sommet, la vue embrasse un panorama époustouflant : forêts, lacs et croupes montagneuses à perte de vue avec l'hôtel Pallas à nos pieds.

La randonnée en boucle prend ensuite la direction du sud, passe au pied d'un autre tunturi, le Laukukero, où nous surprenons un couple de lagopèdes en goguette.

A partir de là, l'hôtel nous sert de repère pour tracer à vue dans une pente parfois raide jusqu'à destination. Bilan : 8,5 kilomètres, 2 heures et demie, dénivelé 375 mètres.

Sur le parking, une famille de rennes nous fait son cinéma.

Nous espérions déjeuner en plein air sous les 17 degrés ambiants mais les moustiques voraces nous obligent à un repli immédiat dans le fourgon.

Cette dernière randonnée marque aussi la fin de notre séjour en Finlande qui, au final, nous a réservé de belles surprises. Ce soir, nous serons en Suède, à proximité de Gällivare.

L'itinéraire le plus court coupe en diagonale via des routes secondaires mais Hervé a peur qu'elles soient étroites et peu roulantes. Il préfère nous faire passer par les grands axes, un trajet plus long en kilomètres mais d'après lui plus court en temps.

A Muonio, en traversant la frontière, nous retardons nos montres d'une heure. Appréciable vu notre timing chargé !

Le début du trajet en Suède est agréable, à travers des forêts de pins majestueux et de grandes prairies en fleurs sous des températures de plus en plus chaudes, jusqu'à 21 degrés en cours de route. Jusqu'ici tout baigne !

En cours de route, un champ de linaigrettes ou "fleurs à coton".

Mais c'est sans compter sur une importante zone de travaux. Or quand les Suédois font des travaux, ils ne vont manifestement pas jusqu'à leur terme. Nous tombons donc sur une route en attente d'asphaltage, couverte de gravier grossier, presque du gravier de ballaste. Pas sur une courte distance, mais sur plus de 15 kilomètres, une éternité dans ces conditions. Rouler sur cette surface est un calvaire pour le camping-car. Il faut rouler en seconde, en redoutant la crevaison en permanence. D'ailleurs plusieurs véhicules sont immobilisés sur le bas-côté, pneus crevés.

Le retour sur l'asphalte sonne comme une libération et l'arrivée à destination est un soulagement.

Après un après-midi à conduire, nous sommes heureux de poser le fourgon sur les hauteurs de Gällivare, au sommet du domaine skiable du Dundret (730 m), pour une soirée de détente.

La ville réputée pour ses mines de cuivre et de fer s'étend juste à nos pieds, mais c'est pour la nature environnante que nous avons choisi cet endroit. Nous ne sommes d'ailleurs pas les seuls.

Le paysage rocailleux et dénudé inspire aussi nos voisins de parking. Lui équipé d'un drone, elle revêtue d'une robe de bure, capuche pointue et mains dans les manchons, trouvent manifestement ce décor minéral parfait pour leur scénario. Elle déambule dans son drôle d'accoutrement pendant que lui la filme à l'aide d'un drone.

Le ciel orageux ajoute une note dramatique à l'ambiance.

Cette luminosité particulière nous incite à explorer à notre tour la croupe rocheuse qui se dresse devant nous. Petite balade vespérale jusqu'au sommet du Stora-Toppen (820 mètres d'altitude), coiffé de deux abris pour randonneurs. Vue sur la taïga environnante.

Après le départ des dronistes, nous pensons rester seuls sur place. Mais c'est sans compter sur l'arrivée tardive de trois camping-cars d'où descend toute une ribambelle d'enfants, prompts à mettre un peu d'animation sur le petit parking.

Plus tard, dans notre demi-sommeil, nous entendrons encore quelques visiteurs temporaires, attirés par le soleil de minuit. Le Dundret bénéficie d'un succès que nous ne soupçonnions pas ;-)

Distance parcourue dans la journée : 308 kilomètres

Rennes en goguette !

Kvikkjokk (Suède), randonnée dans le massif du Snjerak

J16 : Vendredi 24 juin 2016

Grand beau temps aujourd'hui et déjà 16 degrés à 8 heures du matin. Notre séjour en Laponie suédoise se présente sous les meilleurs auspices.

Alors dépêchons-nous de rejoindre notre étape suivante, à savoir la petite station de montagne de Kvikkjokk, située au bout d'une route en cul-de-sac en bordure des prestigieux parcs nationaux de Padjelanta et Sarek ainsi que sur le tracé du non moins célèbre sentier de grande randonnée de Kungsleden.

Ce n'est pas tout à fait la porte à côté, le trajet va occuper toute la matinée.

Alors que la radio annonce la volonté des Britanniques de quitter l'Union européenne, nous faisons route sur la E45 en suivant la rivière Lule sur laquelle ont été érigés plusieurs barrages de grande envergure, sujets de tensions, par le passé, entre le gouvernement suédois et les Samis privés de leurs terres inondées.

La circulation est particulièrement light en ce vendredi matin et les quelques localités traversées étonnamment désertes. Pourtant, à la sortie de l'une d'elles, un véhicule nous fait des appels de phares. Tiens, un contrôle de police ? Même pas, juste un troupeau de rennes qui fait son numéro en plein milieu de la voie ;-)

Au carrefour où notre trajet quitte la E45 pour prendre la direction de Kvikkjokk, nous avons atteint le point le plus méridional de notre voyage.

A partir de ce carrefour, cap légèrement vers le nord-ouest sur une petite route pittoresque serpentant entre forêts, prairies et habitations isolées sans jamais quitter (ou presque) la rive d'un lac ou d'une rivière.

A son extrémité, au bord du lac Saggat et du delta des rivières Tarra et Kamajokk se blottit le minuscule village de Kvikkjokk, au pied d'une prestigieuse chaîne montagneuse dont certains sommets sont encore couronnés de neige.

Nous avons prévu de passer deux jours dans ce coin reculé.

Deux parcs nationaux, parmi les plus grands d'Europe, entourent le village, en l'occurrence Sarek et Padjelanta qui figurent depuis 1995, au patrimoine mondial de l'UNESCO. Ils ne sont accessibles qu'à pied à l'issue de plusieurs jours de marche, tout comme la Kungsleden, la Voie Royale, un sentier de grande randonnée de 425 kilomètres, divisé en quatre parties de sept jours chacune, dont l'un des tronçons passe également par le hameau.

Alors, que sommes-nous venus faire ici ? Du trekking ? Non, juste des randonnées à la journée. Car si Kvikkjokk est considéré comme la Mecque des randonnées longues, le village est également le point de départ de quelques randonnées à la journée. C'est pour cette raison que nous l'avons sélectionné.

Une fois le fourgon garé sur le parking au bout du village, au bord de la tumultueuse rivière Kamajokk, en avant vers le massif du Snjerak, plus précisément vers celui de ses trois sommets surnommé "Tourist Summit" à 805 mètres d'altitude.

Il est 13 heures, il fait un temps magnifique avec un thermomètre dépassant les 20 degrés. Première vue au cours de la montée, bien raide.

Du "sommet pour touristes", vue imprenable sur le delta, la croupe du Nammatj (au milieu) et les massifs du Sarek et du Tarrekaise à l'arrière-plan.

Depuis le départ, nous suivons un chemin bien balisé qui se termine en surplomb d'un lac que nous atteignons au bout d'une petite heure. Arrivés à ce point, le retour se fait par le même chemin. Déjà ?

Trouvant que la balade manquait de piquant à ce stade, nous nous offririons bien un petit bonus pour prolonger le plaisir. Qu'à cela ne tienne !

Nous avions téléchargé sur notre GPS la trace d'un circuit en boucle trouvé sur Wikiloc. Vous nous voyez venir !

Nous tentons par conséquent de suivre ce tracé ou plutôt l'absence de tracé… sur le terrain. Aucune indication sur place ne fait mention d'une quelconque boucle.

Après quelques centaines de mètres à marcher à vue, nous récupérons une petite sente qui grimpe sur une crête d'où nous jouissons de bien meilleures vues encore sur le Sarek.

Mais quand la sente disparaît à nouveau, le parcours se complique un peu.

Guidés par le GPS, nous gambadons alors à vue dans des pentes buissonneuses, nous frayant un passage au travers d'un inextricable bois de bouleaux nains avant de finir par retomber sur nos pieds dans la dernière ligne droite jusqu'au village.

Hum, on voulait du piquant ?

Cela dit, on ne regrette pas ce choix, ravis d'avoir pu accomplir cette très belle boucle de 12 kilomètres en 3 heures et demie avec 550 mètres de dénivelé.

Conseil : pour une balade simple et facile choisissez l'aller/retour par le même chemin. Pour y ajouter comme nous une pointe de piquant, fiez-vous à Wikiloc ;-)

Une fois de retour, nous espérons nous détendre en profitant de la douceur ambiante. C'est sans compter sur une panne sèche de gaz. Le remplacement de la bouteille est inévitable. Une opération simple et rapide en principe, sauf que, dans le cas présent, le modèle pas tout à fait identique au précédent, fait de la résistance au point qu'il nous faut appeler à la rescousse deux camping-caristes suédois tout aussi désarmés.

En dernier recours, nous laissons un message au loueur, persuadés qu'il nous a fourni une bouteille inadaptée. Au final et à force d'acharnement, Hervé finit par dompter le système et à faire fonctionner la bouteille. Ouf ! On se voyait déjà devoir retourner à Jokkmokk à 100 kilomètres pour trouver du gaz.

Bref, voilà une tâche qui nous a fait perdre toute la soirée… ou presque. Pour qu'elle ne soit pas tout à fait gâchée et avant le dîner dans le fourgon, nous nous accordons un moment de relâche pour l'apéro à la Fjällstation, le seul hébergement de Kvikkjokk. Nous trinquons en plein air au bord de la rivière : c'est l'été en Suède !

Par la même occasion, nous préparons notre journée de demain pour laquelle nous avons besoin d'un transfert en bateau. Rendez-vous est pris avec BJörn pour demain.

Distance parcourue dans la journée : 212 kilomètres.

Vue sur le Sarek depuis le sommet du Snjerak

Kvikkjokk, randonnée vers du Prinskullen et bateau dans le delta

J17 : Samedi 25 juin 2016

Pas de route à faire ce matin. Le Vany reste sagement sur le parking pendant que nous allons découvrir un autre sommet facile, dominant le village.

Le point de départ du trail se situe sur la rive opposée de la rivière. Pour ce court transfert en bateau, nous avons fait appel à Björn qui nous a fixé rendez-vous à 9 h 20, toujours sur le même parking. Nous nous attendions à le voir arriver en voiture, mais c'est de la forêt qu'il émerge à pied, nous conduisant d'abord le long de la rivière Kamajokk jusqu'à la Fjällstation pour récupérer d'autres clients.

Au passage, il nous indique le meilleur point de vue sur les rapides.

Nous sommes sept à monter dans son petit canot à moteur : un couple allemand, une randonneuse suédoise, un jeune couple finlandais et nous, mais chacun avec un but différent.

Les Allemands et la Suédoise veulent aller vers Nammatj. Les Finlandais sont les plus ambitieux avec la montée au Kaskaivo (22 kilomètres et 12 heures aller/retour) dont le point de départ se situe à trois kilomètres en amont de la rivière. En ce qui nous concerne, nous avons juste besoin d'être déposés sur la rive opposée au point de départ vers Prinskullen, la "colline du prince".

Mais Börn nous propose (for a good price, dit-il) que nous accompagnions d'abord les autres personnes jusqu'à leurs points de dépose afin de découvrir, par la même occasion avant notre randonnée, une partie du delta. C'est d'accord. Par cette très belle journée, c'est le moment d'en profiter.

De la rencontre de la rivière Tarra et des rapides de la Kamajokk est né un delta unique et verdoyant formé et régulièrement transformé par l'accumulation de sédiments transportés par les eaux tumultueuses des cours d'eau.

Pendant que Björn nous livre quelques informations sur la région, passant avec aisance de l'anglais à l'allemand, avec même quelques mots de français, le canot s'engage dans un canal étroit, à la végétation luxuriante et touffue, sur un miroir d'eau où se reflètent à la perfection les silhouettes élancées de quelques feuillus.

Les grands arbres ont l'air de se prosterner, formant une haie d'honneur sur notre passage.

Quand le rideau d'arbres s'ouvre, la perspective s'élargit, laissant apparaître le profil râblé du mont Nammatj… … ou la calotte imposante d'une montagne plus éloignée.

Une fois tous nos corandonneurs déposés, quand le bateau revient au niveau des rapides, le moment est venu pour nous de débarquer.

Il est maintenant 10 h 45. Nous nous mettons d'accord avec Björn sur l'horaire du retour (16 heures) et attaquons aussitôt la montée.

Comme d'habitude, l'accès au sommet passe par la traversée d'une forêt de bouleaux, en l'occurrence ici sur un sentier bien tracé, conçu au milieu du XVIIème siècle par les mineurs allant exploiter des filons d'argent dans les massifs du Sarek et du Padjelanta.

Au sortir de la forêt (à 650 mètres d'altitude), il nous reste à franchir une série de dalles rocheuses disposées en gradins avant d'accéder au cairn pyramidal du sommet.

Depuis ce balcon, la vue est saisissante sur la chaîne montagneuse s'étendant à perte de vue ainsi que sur le delta au premier plan, véritable mosaïque de lagunes, de lacs, de canaux, de prairies, de bois et de marais.

Il est midi. Le belvédère est l'endroit parfait pour un pique-nique et un bain de soleil, débarrassés de nos chaussures, les doigts de pied en éventail.

Mais au bout d'une heure, l'envie de bouger nous démange à nouveau.

Le guide Rother mentionne une possibilité de poursuivre (ah, chouette) sur un sentier non balisé, en direction de Vallespiken, aboutissant à des enclos à rennes à 867 mètres d'altitude. Durée annoncée : une heure.

Voilà qui fait notre affaire !

Nous cédons le sommet à trois ou quatre poursuivants, preuve que Björn a dû opérer une rotation supplémentaire, et prenons la direction du nord-ouest.

Devant nous, la chaîne imposante du Vallespiken et ses dômes encore zébrés de neige nous servent de points de repère.

Ce rocher erratique déposé là par quelque troll musclé tient lieu à la fois de terminus et de tour d'observation. Les enclos à rennes (vides) sont visibles à l'arrière-plan.

Pour retourner vers Prinskullen, il suffit alors de suivre ce collier de nuages comme autant de cailloux semés dans le ciel par le petit Poucet. Ils mènent droit au point de vue.

Avant le retour au débarcadère, nous nous accordons une dernière pause pour profiter du panorama et de l'absence de moustiques à cette altitude.

A l'issue de la descente, nous flânons un peu dans cette belle prairie fleurie.

Cachées dans les herbes hautes entre les brassées de graminées, on peut y découvrir des ruines de soubassements du village de Kvikkjokk, jadis établi de ce côté-ci de la rivière. Mais pas le temps de nous attarder, nous percevons déjà le ronronnement du bateau de Björn.

L'homme est aussi ponctuel qu'une montre… suédoise ou peut-être suisse car il arrive accompagné de quatre clients helvètes (+ les deux Allemands de ce matin) qui souhaitent faire une visite plus approfondie du delta.

Il nous propose (toujours "for a good price") de nous joindre à cette nouvelle visite. Why not ? Il n'est que 16 heures, il fait super beau, alors approfondissons !

Pour commencer, le canot va se frotter aux remous des rapides, surfant au bord des eaux tumultueuses, dans un vacarme assourdissant. C'est le prétexte pour Björn d'ajouter un soupçon d'adrénaline à un parcours par ailleurs pépère.

Après le bouillonnement des rapides, le retour au calme est d'autant plus apprécié. L'embarcation file au gré des canaux jusqu'au bassin d'une immense lagune avant de revenir par des bayous plus intimes aux allures de jardin.

Trois quarts d'heures plus tard, le bateau accoste à Kvikkjokk. Fin d'une excellente journée entre randonnée panoramique et balade au fil de l'eau sous une chaleur estivale. 24 degrés, un record !

Après cette journée bien remplie, pouvons-nous espérer une soirée de détente ? Pas vraiment, car après la panne de gaz hier, aujourd'hui c'est la panne d'eau. Au camping de Kvikkjokk, le gérant est peu enclin à nous en fournir, même en payant. Réservant le service à ses clients, il nous dirige vers le village voisin d'Årrenjarka (à 15 kilomètres).

De toute façon, il était prévu ce soir d'avancer un peu dans notre parcours, alors avançons au moins jusque là. Pour être exact, la suite de notre voyage oblige en réalité à rebrousser chemin et ce, jusqu'à… Gällivare.

Après un dernier apéro à la Fjällstation, bye, bye Kvikkjokk.

A Årrenjarka, nous trouvons de l'eau à disposition, nous voilà sauvés. Il ne reste plus qu'à se trouver un coin sympa pour la nuit. Pas évident, car de la route ne partent que des chemins privés desservant tous des habitations isolées.

Pourtant, après le hameau de Tjåmotis , l'un de ces chemins a l'air de s'enfoncer plus profondément dans les bois jusqu'à la berge d'un lac.

Ô surprise, nous y trouvons déjà un autre camping-car, français de surcroît. Immatriculés dans le Calvados, ses occupants ont déniché ce coin lors d'un voyage précédent et y reviennent avec plaisir à chacun de leur périple. Ils auraient sans doute préféré garder l'emplacement pour eux tout seuls mais le partagent bien volontiers avec nous.

L'endroit est un havre de tranquillité et de sérénité. Voilà toutes les conditions réunies pour passer une belle soirée et une bonne nuit.

Distance parcourue en voiture : 53 kilomètres. En randonnée : 12,6 kilomètres, dénivelé de 530 mètres.

Vue sur le delta depuis le sommet du Prinskullen

De la ville en sursis de Kiruna au canyon d'Abisko

J18 : Dimanche 26 juin 2016

Comme prévu, la suite de notre voyage implique un retour sur nos pas jusqu'à Gällivare avant de continuer, via la ville minière de Kiruna, jusqu'aux abords d'Abisko où nous prévoyons d'arriver en fin d'après-midi. Ceci, dans le but de rejoindre dans quelques jours la Norvège au niveau de Narvik et d'enchaîner avec les îles Lofoten.

C'est par conséquent une longue étape de plus de 350 kilomètres qui nous attend. En sachant que les déplacements se font uniquement sur des routes nationales, qu'à tout moment on peut être ralenti par des travaux ou par des troupeaux de rennes, qu'avec un camping-car on a tendance à s'arrêter plus souvent qu'avec une voiture, pour faire le plein d'eau, pour vidanger les eaux sales, pour faire des courses… Bref, il vaut mieux ne pas être pressés. Pour couvrir la distance, nous comptons un minimum de sept heures, sans les arrêts.

Dans ces circonstances, un départ à 6 h 30 paraît tout à fait indiqué et le trajet plus supportable s'il est fractionné.

C'est pourquoi entre les pauses techniques, photographiques, logistiques et touristiques, nous ne lésinons pas sur les arrêts.

Première pause, une heure et demie après notre départ, tout près de Porjus, où nous dédions quelques minutes aux parois étagées de ce profond canyon cachant en son sein une rivière qu'on ne saurait voir ;-)

Dans le centre de Porjus, nouvel arrêt, cette fois pour accomplir des tâches plus ingrates mais indispensables au bon fonctionnement d'un camping-car. Je ne vous fais pas de dessin !

Près de trois heures après notre départ, nouveau prétexte pour nous arrêter : l'apparition de cet étonnant nuage en forme de feu d'artifice ou de bouquet. Nous avions déjà vu ce type de nuage lors de notre précédent voyage sur la route de la Côte au sud de Bodø, mais jamais dans d'autres pays. Curieux, non ? Cette forme de nuages serait-elle propre à ces régions arctiques ? Ou serait-elle l'œuvre d'un avion ?

10 heures, c'est l'heure de la collation et d'une nouvelle pause sur l'aire de pique-nique de Lappesuando, 50 kilomètres au nord de Gällivare. Voilà de quoi nous faire tenir jusqu'aux abords de Kiruna où nous arrivons pour l'heure du déjeuner.

Juste après le repas, visite au pas de course du centre-ville voué à l'engloutissement en raison du développement de la mine de la LKAB exploitant le plus grand gisement de minerai de fer au monde.

Dans les vingt années à venir, il est prévu de déplacer la ville de quelques kilomètres vers le nord-ouest, à commencer par le centre. Un tiers des habitants sont concernés, soit plus de 6 000 personnes, mais aussi tous les commerces du centre, l'hôtel de ville, l'hôpital, l'église, la bibliothèque, des écoles, des lycées… C'est impressionnant !

Dans le hall de l'hôtel de ville, une maquette donne une idée des secteurs concernés.

Le fer est à l'honneur partout dans la ville. Kiruna lui doit à la fois son existence, sa mort annoncée et à terme sa renaissance !

Cela fait maintenant 8 heures que nous sommes en route alors vivement notre arrivée aux abords d'Abisko pour pouvoir nous dégourdir plus longuement les jambes.

Une fois sur place, nous ignorons le village pour nous diriger quelques kilomètres plus loin vers Abisko Tourist Station regroupant un hébergement, une gare, un centre pour visiteurs et un télésiège accédant aux sommets, le tout à l'entrée du parc national du même nom.

Pour le télésiège, nous arrivons trop juste. La dernière montée a lieu à 16 heures, mais plus de descente possible, hormis à pied ce que nous excluons, pas convaincus de son intérêt.

En lieu et place, nous improvisons une balade en boucle de la forme d'un huit, autour du canyon et du delta de la rivière Abiskojakka, un parcours inspiré du guide Rother mais librement adapté à notre forme après 10 heures de route.

Dans l'immédiat et sans quitter le parking, il suffit de tourner la tête vers le sud-ouest pour apercevoir la vue la plus photographiée de la région, la vallée de Lapporten ("porte de la Laponie") en forme de "u" évasé, à l'arrondi presque parfait. Une image qui laisse présager des beautés naturelles de toute cette région.

Parmi les incontournables, il y a bien sûr le canyon que nous abordons dans un premier temps vers l'amont tout en longeant la rive ouest du cours d'eau.

Le parcours, en partie sur des planches, nous réserve de belles vues sur les eaux tourbillonnantes du torrent mugissant.

A la première intersection, nous amorçons déjà la direction du retour, quittant le bord de l'eau par un chemin de traverse pour revenir au point de départ par un "nature path".

Du plus éloigné au plus proche, notre regard retient… … cette belle chaîne montagneuse que la neige recouvre encore d'un blanc manteau , … ce dôme au galbe et à la texture parfaitement parfaits, … ainsi qu'un tapis de myosotis couvrant les pieds de ces bouleaux tordus.

La première boucle de notre huit se termine sous le porche d'entrée de la Kungsleden, ce sentier de grande randonnée dont on avait déjà croisé le tracé la veille à Kvikkjokk. Nous aurions donc pu venir à pied jusqu'ici depuis notre destination précédente ;-)

Passons à présent à notre deuxième boucle qui suit la rive Est du cours d'eau, côté aval, nous livrant un nouvel aperçu du canyon sous un angle un peu différent.

Puis, quand le torrent se jette dans le lac Torneträsk aux allures de fjord, notre balade s'achève en surplomb du delta, avant un passage par la station touristique.

Retour au point de départ après 7,2 kilomètres en 2 heures et demie avec un dénivelé insignifiant (ou presque) de 80 mètres. Bref, une balade pépère de fin d'après-midi pour ménager nos vieux os !

A propos de fin de journée, c'est le moment de nous préoccuper de notre lieu de bivouac. Les parkings du télésiège, du centre des visiteurs et de la gare sont interdits au stationnement durant la nuit. En touristes disciplinés, nous respectons scrupuleusement la mesure contrairement à plusieurs autres camping-caristes, locaux de surcroît, dont les installations trahissent leur intention manifeste d'y passer la nuit.

Néanmoins, en vue d'autres activités prévues demain à Abisko, nous n'aimerions pas trop nous éloigner. Quelques kilomètres à l'est de la station touristique, sur l'aire de repos de Tornehamn, nous trouvons notre bonheur. Le stationnement est toléré pour 24 heures, c'est plus qu'il n'en faut !

La chaleur reste d'actualité, nous permettant de rester en short même en soirée. La région a la réputation d'être la plus sèche de Suède. Pourvu que ça le reste !

Distance parcourue dans la journée : 394 kilomètres.

Canyon d'Abisko

Abisko : télésiège vers Nuolja et randonnée au lac Trollsjön

J19 : Lundi 27 juin 2016

Cette journée d'aujourd'hui n'était pas véritablement programmée mais gardée en réserve au cas où nous aurions de l'avance. Or nous avons toujours 24 heures d'avance sur notre planning, c'est le moment d'en profiter tant que la météo reste clémente et avant une possible dégradation en soirée. Zut !

Pour le moment, n'y pensons pas et profitons-en à fond ! Déjà 16 degrés (22 plus tard dans la journée) malgré un ciel très légèrement voilé en ce début de matinée.

Nous sommes les premiers devant le télésiège d'Abisko mais pendant que nous attendons son ouverture dans notre véhicule, nous nous faisons griller la politesse par deux fillettes et leur maman qui seront les premières à filer vers le sommet.

Le télésiège nous fait alors passer en une vingtaine de minutes de 385 mètres à 850 mètres.

A partir de là, il faut continuer à pied si l'on veut atteindre le mont Nuolja à 1169 mètres, en comptant environ trois quarts d'heure pour la montée.

Pendant que nous nous attardons un peu autour de la station d'arrivée, les filles et leur maman nous distancent encore un peu plus. Mais quand les petites finissent par traîner les pieds, réclamant une pause et un goûter, nous les dépassons allègrement, ravis de partager la primeur du sommet avec ce seul cairn à la forme humaine appelé inukshuk dans d'autres contrées.

Magnifique vue sur le lac Torneträsk, celui dans lequel se jette la rivière Abisko.

A l'issue de cette randonnée de 4 kilomètres avec un dénivelé de 350 mètres, le télésiège nous ramène à Abisko sur les coups de midi.

Un timing parfait qui nous permet, après le déjeuner, d'envisager une deuxième randonnée dans l'après-midi Elle me tient tout particulièrement à cœur. Sur le papier, cette traversée de vallée à destination du lac Trollsjön paraissait magnifique. Voyons ce qu'elle vaut sur le terrain !

Son point de départ se trouve sur la route E10, à 25 kilomètres à l'est d'Abisko. Il faut se garer sur le bord de la route. Dans notre sens de circulation, toutes les places sont déjà occupées. Il faut donc faire un demi-tour en plein milieu de l'E10 pour aller nous garer de l'autre côté de la route.

Pour trouver l'entrée de la vallée, il faut d'abord traverser un petit bois de bouleaux où sont planqués quelques moustiques avides (mais ça c'est habituel). Plus inhabituel, il faut dans le cas présent traverser la voie ferrée de la ligne Kiruna – Narvik en faisant attention aux trains, nombreux, mais heureusement sonores.

Une fois ces deux obstacles franchis, la vallée est à nous !

Comme la montée est progressive et régulière avec un gain d'altitude bien réparti, nous avançons d'un pas vif sur un sentier engazonné déroulant son tapis de verdure au pied d'une table rocheuse face à des dômes marbrés de neige.

En revanche, nous sommes étonnés de ne pas trouver grand monde sur le chemin. On aurait pourtant pu croire le contraire au regard du nombre de voitures garées sur la route, mais leurs occupants ont sans doute préféré une vallée voisine propice au trekking. Nous voilà bien tranquilles de notre côté. Nous finissons par rattraper un groupe de quatre personnes, des Suédois, un homme et trois femmes, plus lents que nous, l'une des femmes avançant comme une tortue, encore plus démoralisée quand nous lui annonçons qu'elle n'est qu'à moitié route. Nous avons bien cru qu'elle allait abandonner, ce qui aurait été dommage car juste après, nous atteignons la partie la plus spectaculaire du parcours.

Au fond de la vallée apparaît une gigantesque moraine latérale déroulant son rouleau compresseur à perte de vue et charriant des blocs rocheux dans un chaos indescriptible.

l'arrière-plan, les massifs montagneux lacérés de neige nous font penser aux montagnes du Landmannalaugar en Islande

Sur cet univers fantasmagorique de blocs renversés, de dalles dressés, de rocs brisés, de roches tourmentées veille le maître des lieux, un monstre de pierre hybride, tête au profil humain sur corps de dragon.

Il annonce ce pour quoi nous sommes venus jusqu'ici : le lac Trollsjön, caché dans le creux de ce cirque montagneux.

Sur ses eaux couleur soufre, qu'on dit être les plus claires de Suède, flottent quelques icebergs qui font de la résistance en ce début d'été.

Nous aurions aimé nous attarder dans cette vallée perdue mais le ciel finit par se couvrir, nous faisant redouter un orage.

Après une dernière incursion au cœur de la moraine, nous saluons les derniers trolls de pierre, implorant leur dieu de bien vouloir nous épargner d'un retour sous la pluie.

Manifestement, nous avons été entendus ! Non seulement il n'a pas plu mais nous avons même été crédités d'un peu de ciel bleu, nous permettant d'apprécier au passage ce névé aux allures de meringue saupoudrée de cacao.

Après avoir retraversé la voie ferrée, le Vany nous voit de retour vers 17 h 30 au bout de 11,6 kilomètres soit 3 heures et demie pour un dénivelé de 470 mètres.

Nous avons adoré cette vallée enchantée peuplée de trolls et ce lac d'un bleu intense, une de nos plus belles randonnées en Suède et peut-être même du voyage.

Cette balade est aussi la dernière en Suède On peut d'ores et déjà affirmer que ce séjour a été une totale réussite aussi bien dans le choix des destinations que des activités. La météo parfaite a participé de ce succès.

Nous ne sommes plus maintenant qu'à une dizaine de kilomètres de la frontière. Notre journée s'achève côté norvégien, après avoir posé le camping-car sur une aire très champêtre bordée de marais couverts de linaigrettes au pied de petites collines rocheuses.

L'orage redouté finit par éclater dans la soirée. Bien à l'abri dans le camping-car, nous ne craignons plus rien mais ce n'est pas de bon augure, la veille de notre étape vers les îles Lofoten. ;-)

Distance parcourue dans la journée : 52 kilomètres.

Lac Trollsjön

La suite se trouve dans... le message 2 (juste au-dessous)
Retour de 2 semaines au Guatemala English translation pending
by Gilber3869 · 2016-08-04 · 9 replies
GUATEMALA – du 16 avril au 1ier mai 2016 Circuit en 2 semaines : Antigua – COPAN (Honduras) – Puerto Barrios – Livingstone – Rio Dulce – Flores – El Remate – TIKAL – Coban – Lanquin – Semuc Champey – Panajachel – Chichicastelnango – Quetzaltenango - Antigua

Remarques et conseils:

La monnaie utilisée est le Quetzal - début 2016, 1€ = ~ 9 Qtz et 1$ = ± 8 Qtz ; 1 Qtz = 0,11 € ou 0,15 $

Indicatif téléphonique : 502

Décalage horaire : - 8h / France en été

Dépenses : Environ 600 € en 2 semaines pour logement + nourriture + visites + transport

Vous trouverez ici beaucoup de détails sur mon circuit organisé par moi-même avec les adresses et prix de tout ce que j'ai vu. Je suis un voyageur qui privilégie les économies en logement et nourriture afin de profiter un maximum des visites payantes soit en passant par des agences locales soit en négociant sur place avec des taxis, tuk-tuk, .... Si vous voulez voir des photos de ce voyage, allez sur mon blog :
http://gg3869mesvoyages.blogspot.fr/?view=sidebar

samedi 16 avril:GUA (aéroport) - ANTIGUA

A l'arrivée à l'aéroport, je change 100$ = 642 Qtz et achète une carte SIM locale pour 50 Qtz + 25 Qtz de crédit valable 2 semaines. Ensuite je vais récupérer ma valise (c'est la seule restante sur le tapis). Je prends un minibus pour Antigua (juste devant la sortie du hall) = 8 Qtz et 1h30 de trajet car il y a beaucoup de trafic sur cette route. Celui-ci m'emmène directement à mon hostal réservé par Booking 1 mois plus tôt (Familia Gimenez, dans une petite rue au nord-ouest de la ville : pas facile à trouver et pas terrible !). Ensuite je vais en ville pour chercher des hôtels un peu mieux que celui-ci pour demain et le dernier jour de mon séjour. Je regarde ce que proposent les agences de voyages comme tours, retire 1000 Qtz (apparemment le maxi qu'on puisse retirer en 1 fois dans un ATM sur le Parque Central). Au retour, je me perds pour retrouver la rue de la famille Gimenez. Une dame à moto me propose de chercher avec moi et finalement, nous y arriverons à la nuit. Après une douche, je repars pour aller manger en ville et reviendrais sans me perdre ( on m'a donné un plan détaillé !)

dimanche 17 avril : ANTIGUA

Petit déjeuner offert par la maîtresse de maison. A 9h30, je pars pour changer d'hôtel : Jumaocag Posada, Calzada Santa Lucia Norte N°13 entre Calle 3a et 4a. 140 Qtz la chambre avec SDB privée. Je dépose 1,5kg de linge à laver pour ce soir à 18Qtz (6Qtz la livre). Visite du Cero de la Cruz (jolie vue sur la ville et le volcan Agua). Retour vers le Parque Central et eglise de la Merced. Déjeuner chez La Canche en face l'église de la Merced : soupe, 1/2 avocat, poulet en sauce (pepian de pollo), riz, patates douce et normales, carottes, epis de maïs ; le tout pour 25 Qtz avec une boisson « Jamaïca » (rouge pas trop sucrée à la fleur d'hibiscus et désaltérante). Pas mal de touristes français ici. Après avoir visité plusieurs agences, je réserve un tour à 120 $ pour COPAN (Honduras) pour aller voir des ruines Mayas (avec un guide parlant français), passer 1 nuit à Copan avant de revenir au Guatemala le lendemain et continuer sur Porto Barrios au nord-est. Dîner au restaurant en face l'hôtel « Wiener », Calzada Santa Lucia, Portal Del Comercio # 8. Très bon rapport qualité/prix et bonne cuisine: 90 Qtz pour guacamole, mixed viandes, légumes et 1 bière.

lundi 18 avril : ANTIGUA – COPAN (Honduras) 6 à 7h

Réveil 3h30 pour départ minibus à 4h10 devant l'hôtel. A 8h, arrêt de 20 mn à Chiquimula (WC + petit déjeuner). A 10h20, on est à la frontière (30 Qtz pour le droit d'entrée au Honduras). En 15mn, les 9 personnes du minibus sont passées. 20 mn plus tard, on est à Copan devant « hostel Berakah », Barrio Centro à 1 block de central park. Je dois attendre 14h pour ma visite guidée du site. Déjeuner à la Casa de Todo à 1 bloc à l'est du parc central (6$) ; on peut tout payer en $ ou en Qtz (pas besoin de faire du change ici). La visite du site est intéressante et dure 2h. La première chose qui m 'émerveille, c'est la multitude de perroquets à l'entrée du site.

Au retour, balade, douche et dîner vers 20h.

mardi 19 avril : COPAN - PUERTO BARRIOS (7h)

Levé 6h30 et petit déjeuner léger à l'hôtel à côté (inclus). Balade jusqu'au fort Casa K'inich sur la colline au nord : entrée gratuite (don si on veut) puis je fais pratiquement tout le tour de cette petite ville. Déjeuner vers 11h (entre-cuisse de poulet + frites + pepsi 56cl pour 60 Qtz). Départ du minibus à 12h de l'hôtel, direction Rio Hondo où je descends à 15h pour prendre un autre bus pour Puerto Barrios (agence Litegua : billet 95 Qtz). Il est à 15h25 et c'est un grand bus confortable. Retrait de 1000 Qtz au DAB à l'intérieur de l'agence. Arrivée 19h30 à Puerto Barrios après 25 mn de pause en cours de route et beaucoup de circulation (30 mn de bouchons avant d'arriver). Come il fait nuit, je prends un taxi pour aller à l' « hôtel Europa2 » (motel tranquille en brique), 75 Qtz. Dîner Av 4a dans un hôtel-restaurant pour 42Qtz.

mercredi 20 avril : PUERTO BARRIOS - LIVINGSTON (30mn)

Levé 5h30, départ 6h pour prendre la 1ère lancha pour Livingston à 6h30 (embarcadère à 5 mn de l'hôtel : 35 Qtz le billet). Arrivée à 7h sous une grosse averse de 10 mn (première pluie sur mon séjour depuis début avril !) Je cherche un hôtel et trouve à côté de Europa et de El Viajero (qui sont complets), l'hôtel Henry Berris Ford à 50 Qtz avec SDB privée mais qui laisse à désirer en propreté. Je vais petit déjeuner dans un restaurant un peu plus haut (thé, 1 verre de jus d'orange, pain, beurre et confiture pour 20 Qtz). Change de 200 € pour 1615,44 Qtz soit 212 $ à 7,62 Qtz (donc 1€ pour 8Qtz). J'achète un billet de bateau pour Rio Dulce à l'hôtel « Rios Tropicales » qui fait aussi agence de voyage pour demain 9h (au même prix qu'à l'embarcadère : 125 Qtz). Le patron offre un petit déjeuner simple avec le billet ! Balade en ville : il fait une chaleur moite. Au bout de la rue principale, je rencontre Philippe, l'un des 4 chefs de la communauté noire de Livingston. Il veut me faire visiter « le vrai Livingston » me dit-il. Il me donne des explications émouvantes sur ce peuple (les garifunas) qui refuse le modernisme. Il me dit avoir fait visiter ces quartiers démunis au président Chirac en 1998 qui aurait donné de l'argent pour construire des écoles mais le président du Guatemala ne l'aurait jamais redistribué.... Je contribuerai avec mes modestes moyens en lui achetant un peu de viande et du pain (pour faire des sandwiches pour les enfants). Après un déjeuner classique (poulet/riz), je retourne dans ma chambre d'hôtel pour envoyer quelques mail mais une coupure de courant m'interrompt. Je repars alors en balade le long de la plage en haut de la rue principale à gauche côté nord-ouest. A 19h, toujours pas de courant dans la ville (les groupes électrogènes fonctionnent un peu partout !), je vais dîner au restaurant école « Buga Mama » (langouste très bien cuisinée pour 110 Qtz). A 20h30, le courant revient.

jeudi 21 avril : LIVINGSTON – RIO DULCE - El REMATE (7h de trajet, mais 10h avec les arrêts et attentes)

Levé 7h30, petit déjeuner offert à l'hôtel où j'ai acheté mon billet hier, en attendant le départ du bateau pour RIO DULCE à 9h. 1H45 d'un superbe trajet avec du temps pour faire des photos vers l'île aux oiseaux et un arrêt de 15mn à la source d'eau chaude (je dirais même brûlante!). A Rio Dulce, je vais à pied du port à la station de bus (environ 300m). L'agence Litegua ne vend pas de billet pour Flores et m'envoie en face (bus Maya de Oro, départ 13h30 à 65 Qtz). Je laisse ma valise derrière le comptoir. J'ai presque 2 heures pour flâner un peu le long de cette route très bruyante et aller manger dans un endroit plus tranquille chez « Jocelyn » presque sous le grand pont à côté de l'embarcadère nord (40Qtz pour des spaghettis bolognaise super bons). De retour à la station de bus, j'achète une paire de nu-pied d'eau (des touristes m'ont dit que pour faire les cascades de Semuc Champey, il fallait des chaussures) : 35 Qtz les chaussures en plastique. Le bus arrive à 13h45. En cours de route, un pasteur monte et fais un discours de plus de 30mn debout dans l'allée centrale car le bus est plein! Beaucoup de croyants prient et vont même lui donner de l'argent. Ce qu'ils ne savent pas, c'est qu'il joue très bien la comédie, puisque j'ai vu ce monsieur avant l'arrivée du bus qui s'est fait cirer les chaussures pendant 20mn car il voulait les avoir plus foncé et ça n'allait pas... Ensuite il s'est acheté un hamac à un vendeur de rue ; visiblement il n'est pas dans le besoin ! Arrivée à 17h45 à Santa Elena (en face Flores) après quelques bouchons sur la route et traversée de jolis paysages. Il y a un minibus à 18h10 pour El Remate au fond du parking à gauche. Arrivée à 18h45 devant l'hôtel « Sun Breeze » à gauche sur la route principale. Je prends une chambre à 80 Qtz (j'avais téléphoné à 2 ou 3 hôtels avant). Très bon accueil du patron, sa femme et ses fils. Je suis le seul touriste chez eux aujourd'hui (hier, ils en avait 8 !). Je lui achète un billet pour Tikal que je visiterai demain (50 Qtz A/R, départ 5h30 devant l'hôtel). Je vais dîner à côté à « La Piazza » (face à l'hôtel « Las Gardenias » où les chambres sont à 150 Qtz).

vendredi 22 avril : EL REMATE – TIKAL (la visite est très faisable en 6h avec repos)

Lever 5h (réveillé par les oiseaux et les cris des singes!). Minibus à 5h35 devant l'hôtel, ramassage dans 2 ou 3 autres hôtels. Arrivée à TIKAL à 6h20. Achat billet entrée du site (150 Qtz). N'accepte pas les dollars ! Balade jusqu'à 10h puis je me repose, car il commence à faire chaud, en prenant un petit déjeuner à « Tikal Inn » (44 Qtz pour 1 tasse de thé avec 4 tranches de pain, beurre et confiture ). Retour pour terminer la visite du site jusqu'à 12h40. Il y a beaucoup plus de monde sur le site maintenant. Départ du minibus à 13h et retour El Remate 30mn plus tard. Déjeuner en face au restaurant « Las Gardenias » : pas de Wifi contrairement à la pub affichée ! Le plat du jour est à 25 Qtz : spaghettis+poulet. Je prends aussi 1 grand verre de jus de fruits mixés (fraise/papaye) à 22 Qtz. Il y a 34°C dehors et 28 dans ma chambre ! Repos jusqu'à 16h sur la terrasse à l'ombre puis je pars vers le biotope Cerro Cahui pour une grande balade dans la forêt tropicale. Il est presque 17h et officiellement l'entrée du site est fermée, mais comme il y a encore un groupe de scolaires à l'intérieur du circuit, on me dit que je peux y aller gratuitement pour faire le petit circuit de 1h environ (en marchant vite). Le mirador me semble bien loin car après plusieurs demandes aux jeunes qui en redescendent, il n'y en a pas un qui me donne le même temps ! Belle vue sur le lac. En redescendant, vers 17h30, je peux entendre les singes hurleurs qui sont tout près lors d'un passage. Je suis seul maintenant au retour et suis un peu intimidé par ces bruits inhabituels pour moi. Lors de cette journée, j'ai dû faire une dizaine de km et boire 3 à 4 litres d'eau !

Dîner vers 20h à « Cahui » à 50 m au sud de mon hôtel : trio de poisson, saucisses et steack à la plancha + riz et 1 bière pour 60 Qtz. J'achète un billet de bus (minibus collectivo) pour Lanquin à 200 Qtz à l'agence « Destinos Mayas » (Tél Bruno : 5893-2989) en face de l'hôtel. Départ 7h demain. Seul changement à Santa Elena, mais il m'a menti sur la durée totale du trajet : il faut bien 9 à 10h avec les arrêts (sinon 6 à 7h sans arrêts)

samedi 23 avril : El REMATE – COBAN - LANQUIN (environ 10 h)

Départ 7h devant l'agence ; il emmène aussi 2 jeunes étudiants (dont 1 des fils du patron de mon hôtel) Arrivée 7h30 à Flores. Changement de minibus, j'ai juste le temps de prendre 1 petit déjeuner avant le départ à 8h. Plusieurs ramassages dans Flores. A 8h45, on prend la route. A 10h on passe le bac à Sayaxché. Arrêt toilette vers 11h, puis à Coban à 14h pour déjeuner à Mac Do (Le Menu Big Mac est à 38 Qtz). Retrait de 1000 Qtz à l'ATM en face car le chauffeur nous dit qu'on ne peut pas faire de retrait à Lanquin. On repart à 14h45. Arrivée vers 17h après 1h de bonne route et 1h de piste ainsi que de jolis paysages. Je vais à l'hôtel « El Retiro ». Je n'avais pas réservé et il n'y a plus que 2 chambres à 120 Qtz dans un bungalow en bois sur pilotis avec banios communs. Pas de WIFI ni Internet ici, mais l'eau est gratuite (on se sert dans les grandes bonbonnes à l'accueil). Après une douche pour me remettre de ce long voyage (un des plus long de mon séjour), je vais faire une balade en ville pour comparer les tarifs de la visite à Semuc Champey. Je réserverai finalement pour demain avec mon hôtel à 185 Qtz + 25 Qtz de panier repas préparé par l'hôtel. J'achète aussi 1 billet pour aller à Atitlan lundi (175 Qtz). On me dit que le bus est direct sans changement. Je prends le dîner au restaurant de l'hôtel à 19h30 (il faut passer commande entre 18-19h car il y a du monde !). Musique assez forte jusqu'à minuit au restaurant !

NB : Je pense que COBAN mériterait un arrêt d'1 jour/1nuit plutôt que 2 nuits à El Remate. Remarques : Comme dans beaucoup de pays, ici ils brûlent leurs ordures tous les soirs et ça sent mauvais !

dimanche 24 avril : LANQUIN – SEMUC CHAMPEY (40 mn)

Levé 7h. Petit déjeuner à 7h45 (crêpe banane/Nutella + 1 tasse de thé). Je récupère mon panier repas et départ pour Semuc Champey à 9h avec Roberto comme guide qui se fera aider à Semuc par Manuel, un jeune garçon de 12 ans qui ne va plus à l'école ; il préfère gagner le peu d'argent (50 Qtz) que lui redonne Roberto lors des visites. Après 40 mn de trajet sur la plateforme d'un camion 4X4 (environ 15 personnes), nous arrivons sur le site. On se met en maillot de bain+chaussures d'eau car il paraît que ça glisse... Distribution de grandes bougies à tous et on s'enfonce dans la grotte ; on a de l'eau jusqu'au cou et quelquefois plus (il faut nager pour poursuivre la visite qui dure environ 1h). Cette visite de grotte est unique dans tous mes voyages autour du monde, c'est une première et c'est vraiment à faire ! Ensuite pour ceux et celles qui le veulent, saut en balançoire dans la rivière : je fais un gros plat sur le ventre et aussi plus bas ! Une petite baignade un peu plus loin vers une cascade et descente de la rivière sur des grosses chambres à air. Des gamins nous ravitaillent même en boissons ! On paye plus tard, ils se rappellent bien. Repas tiré du sac pour ceux qui ont prévu ou possibilité de prendre un plat chaud sur une aire avec tables et chaises. Vers 14h, on part pour une marche en forêt (ça grimpe un peu) jusqu'au mirador d'où on a une superbe vue sur les piscines en terrasses : eau bleue-verte transparente. Après prises de photos, on redescend pour 1 heure de temps libre avec Manuel qui nous emmène (on est alors un groupe de 9 touristes de différentes nationalités) dans la série de bassins tous différents les uns des autres (on peut nager de l'un à l'autre ou y aller à pied par les berges). Retour vers 17h30 à Lanquin. Superbe journée inoubliable. Je téléphone pour réserver une chambre à Panajachel. Mon appareil photo a pris un peu l'eau dans la grotte et la descente en bouée malgré la protection dans un sac plastique spécial. Ce soir, dîner en ville (ragôut de poulet+riz pour 20 Qtz)

lundi 25 avril : LANQUIN – PANAJACHEL lac Atitlan (12h avec plus de 3h d'arrêt)

Départ 6h30 en minibus devant l'hôtel. Après discussion avec le réceptionniste de l'hôtel et le chauffeur du bus, on me dit que si je veux aller à Panajachel, je dois payer 200 Qtz car pour 175 c'est San Pedro !? Je ne comprends pas trop car San Pedro est plus loin par la route.... Arrivée Coban 8h15 : 30mn d'arrêt pour lavage du minibus (car la piste était bien boueuse et poussiéreuse) et faire le plein de carburant. Il a pris la route qui passe à Guatémala City et s'arrête à Antigua. Il est 13h20 et on me dit que je dois changer de minibus pour Panajachel. Prochain départ à 16h ! Je suis très mécontent et téléphone au responsable de l'hôtel « El Retiro » pour lui en faire part : il me dit qu'il y a eu malentendu pour cette destination de la part de ses employés et qu'il me dédomagera lorsqu'il viendra à Panajachel, mais après plusieurs coup de fil, je saurai qu'il ne pourra pas venir !? ... Pour info, il y avait un autre minibus départ 8h de Lanquin et certains touristes m'avaient dit qu'il mettait le même temps car ne passait pas par la même route ? Je ne saurai jamais lequel était le mieux et trouve inadmissible que personne n'ait pu me renseigner correctement sur ce trajet. Je vais occuper les 2h d'attente en allant déjeuner puis en continuant de visiter cette jolie ville. Je monte au 1ier étage de l'hôtel de ville (sur Parque Central) où on a une belle vue sur la place. Arrivée 19h à Panajachel ; un couple a juste le temps de prendre la dernière lancha pour San Pedro. On me dépose à côté de mon hôtel « Hospedaje Casa Linda » tél 77 62 03 86. Il est situé dans une petite rue tranquille qui part à droite de l'angle de la rue principale et de la rue Santander (c'est indiqué). 100 Qtz/nuit. Je resterai ici 3 nuits. Juste à mon arrivée, gros orage pendant 1 heure. Je chausse les chaussures d'eau achetées pour Semuc car petites inondations dans les rues et vais chercher un restaurant. Il fait tout juste chaud maintenant.

mardi 26 avril : PANAJACHEL – villages aux alentours du lac Atitlan

Levé 5h30 pour aller prendre le 1ier bateau pour San Pedro à 6h30 (25 Qtz payé à l'arrivée) ; 45 mn de traversée avec 1 arrêt pour prendre des touristes à Santa Cruz. Petit déjeuner dans un restaurant vers l'embarcadère (tout était fermé à 6h à Panajachel). Il fait beau mais l'air est frais ce matin. Après une visite rapide du marché et de l'église, je passe un peu de temps dans quelques rues de San Pedro (attention ça grimpe !). Ensuite, je reprends une lancha pour San Juan (petit village sympathique tout à côté à l'ouest) : 10 Qtz, 10 mn ; une dame me dit que je n'aurais dû payer que 5 Qtz comme elle mais j'ai donné un billet de 10 et on ne m'a pas rendu la monnaie ! Je prends un tuk tuk pour monter au centre du village (5 Qtz). Balade d'1 heure environ avant de revenir sur San Pedro en tuk tuk (10 Qtz aussi) pour reprendre une lancha pour Santiago (village au sud-est du volcan San Pedro) : 25 Qtz.

A l'arrivée, beaucoup de guides proposent leurs services pour des visites ainsi que des tuk tuk en ville. Après discussion avec un tuk tuk, je négocie pour 25 Qtz un tour vers le mirador, maximon et la lavenderia. Je prends en photos les hommes et les femmes en costume local. Il y a beaucoup plus de monde dans ce village que dans les 2 précédents. Déjeuner dans un restaurant avant de reprendre une lancha vers 14h pour retour Panajachel (30 mn). Un orage à l'arrivée m'oblige à prendre un tuk tuk pour remonter à l'hôtel (5 Qtz) car je ne suis pas arrivé au même embarcadère (celui-ci se trouve plus au sud-est et un peu plus loin). Je donne du linge à laver puis après 16h (l'orage étant terminé), je vais à l'office du tourisme qui me renseigne très bien pour tout (en plus il parle anglais, ce qui me facilite bien pour comprendre). Il m'indique un distributeur qui accepte la carte Master Card pour un retrait (tous les ATM ne prennent pas cette carte !?). Petite balade en ville écourtée par la pluie qui revient ! Dîner au « Circus Bar » vu sur le guide du Routard : très bons spaghettis/bolognaise (pour changer du poulet/riz).

mercredi 27 avril : PANAJACHEL – villages aux alentours du lac Atitlan

Levé 6h pour aller prendre la 1ière lancha de 7h pour Santa Cruz à l'ouest (10 Qtz). Il n'y a rien pour petit déjeuner ici mais le village est très joli. Je prends un tuk tuk pour monter (5 Qtz), car il y a au moins 2 ou 3 km de grimpette. Après 1h de visite dans ce petit village, je redescends à pied, reprends une lancha pour Panajachel où je prendrai mon petit déjeuner avant de sauter dans un bus pour Solola (3 Qtz) ; le départ se fait en face l'office du tourisme et c'est inscrit sur le bus. Je parcours cette petite ville jusqu'au marché situé tout en haut de la rue principale, le marché couvert est aussi à voir.

Retour à Panajachel (il y a des bus toutes les 20 mn). Très jolie vue (cascades, lac) en descendant (500m de dénivelé sur 8km). On m'avait dit de prendre un tuk tuk (5 Qtz) pour aller à la station d'où partent les Pick-up pour les 2 villages de l'est mais je m'aperçois que j'aurais pu le faire à pied ! J'attends un pick-up pour San Antonio Palopo (5 Qtz) : Le tour de ce village est vite fait : beaucoup de cultures en terrasses et pas grand chose à voir. Je déjeune au bord du lac dans un des rares restaurants que j'ai pu voir (30 Qtz avec un dessert offert !). Rencontre de 3 jeunes français qui sont venus à pied de Panajachel et qui veulent rentrer en bateau (ils négocient avec un bateau qui doit amener des touristes ici). Je prends un pick-up pour aller à Santa Catarina Palopo (5 Qtz) : ce petit village est beaucoup plus plaisant. Beaucoup d'enfants dans les ruelles ; j'en rencontre un de 11-12 ans qui parle même un peu le français et l'anglais ! Beaucoup d'autres me demanderont 1 Qtz : je leur donne un stylo ou des échantillons de shampoing. Je parcours la presque totalité des ruelles de ce village perché en 2h. Je serais bien resté un peu plus car les gens y sont très accueillants et il y a beaucoup plus de restaurants qu'à San Antonio, mais l'orage menace et je rentre avant de me faire mouiller. Je n'aurais finalement qu'une petite pluie en cours de route. Je récupère mon linge bien repassé (8 Qtz pour 1 bon kg : pas cher !) et vais dîner vers 20h dans un petit restaurant pour 25 Qtz + 15 de boisson.

jeudi 28 avril : PANAJACHEL – CHICHICASTELNANGO (~1h30) - QUETZALTENANGO (~ 2h)

Levé 5h pour faire ma valise et prendre le 1ier bus vers 6h45 pour Los Encuentros (5 Qtz) ; changement pour Chichi (comme ils disent) vers 7h40 (10 Qtz). Arrivée 8h15 sur le marché de Chichi. Je laisse ma valise à l'office de tourisme (Tourism Info) une rue plus haut. Petit Déjeuné à 8h45 et je parcours l'immense marché pendant 1h30 environ. Je prends un « Chicken Bus » pour XELA (20 Qtz pour 2 h de trajet). On prononce « shela ». En cours de route, gros bruit : c'est le pneu arrière gauche qui vient d'éclater ! On s'arrête en bord de route et le guide avec le chauffeur changent le pneu en peu de temps ! Arrivée à XELA vers 13h avec un peu de pluie. Je trouve un fast food après l'arrêt de bus pour déjeuner en attendant la fin de ce petit orage. Je croyais être sur la calle 9 où se trouve l'hôtel réservé par téléphone hier, mais cette ville est divisée en 3 zones et je suis en zone 3 au lieu de 1. Je demande mon chemin et on me dit que c'est très loin d'ici et qu'il faut prendre un bus qui va vers « Parque Central ». Je trouve ensuite la bonne rue 9 en zone 1 et l' « hôtel Altense » au croisement de l'avenue 9, tél 77 65 46 48 pour 90 Qtz/nuit : grande chambre avec salle de bain privée, télévision et Wifi + 1 l d'eau offerte dans une rue calme à 10 mn de marche du Parque Central. Je pars en balade pour le reste de l'après midi. J'achète une carte micro-SD 32 Go à 80 Qtz (environ 100 à 110 dans toutes les autres villes et en général plus de 10€ en france). J'en avais acheté une sur le marché de Chichi à 20 Qtz mais elle n'est pas reconnue par mon PC ! Sur les conseils du patron de l'hôtel, je vais dîner au restaurant « AJ de Lunes » un peu plus haut dans la rue. Bon menu pour 45 Qtz. Retour vers 20h30.

vendredi 29 avril : QUETZALTENANGO – San Francisco El Alto – San Cristobald – ZUNIL

Levé 6h. Je prends un minibus dans la rue derrière l'hôtel pour aller au terminal du Mercado au nord (1,25 Qtz) où se trouvent beaucoup de bus pour diverses destinations. Je souhaite voir le marché de San Francisco El Alto et prends un chicken bus (5 Qtz – 1h10 de trajet). Ce marché est immense ! Plus grand que celui de Chichi. Attention aux pick-pocket ! Après avoir flâné 2h ici, (j'ai acheté un bonnet, cherché des chaussures mais ils n'ont pas de pointures supérieures à 42!), je reprends un chicken bus pour San Cristobald très petit village pas trop vivant et sans grand intérêt. Je pense que l'altitude (on est à plus de 2000m dans cette région) me provoque un léger mal de tête permanent mais supportable. Je suis de retour à Xela vers midi et déjeune rapidement sur le marché vers le terminal de bus en attendant un bus pour ZUNIL à 12h15 (50 Qtz). Je négocie avec un tuk tuk pour un aller-retour aux « Fuentes Georginas » (sources d'eau chaudes situées dans la montagne à 8-10km de Zunil) : 60 Qtz avec environ 1h d'arrêt pour la visite (je ne baignerai pas malgré la chaleur de l'eau car le temps est très brumeux, sans soleil et il y a trop de monde, surtout des scolaires, dans les bassins !). L'entrée de cette visite (avec baignade incluse est à 50 Qtz). Je redescends au village pour une visite des ruelles : assez touristique, gens très sympathiques. Retour à Xela en chicken-bus vers 16h. Je n'ai pas pu faire comprendre au chauffeur que je souhaitais m'arrêter au terminal local (à côté de mon hôtel) et suis obligé de reprendre un autre bus pour m'y rendre. Vers 17h, orage ! Je cherche ensuite un restaurant/pizzeria que je ne trouverai pas. Je vais donc à Utz-Hua au nord de Parque Central où j'ai bien mangé pour 60 Qtz.

samedi 30 avril : QUETZALTENANGO – Chimaltenango – ANTIGUA (~ 3h)

Levé 6h pour préparer ma valise. Je prends un chicken bus devant l'hôtel en compagnie du patron qui part en repos pour ce week end. Il me conduira au terminal de bus du Mercado pour prendre un autre chicken-bus pour Chimaltenango à 7h30 (30 Qtz et 3h de trajet) . Changement vers 10h30 pour Antigua (5 Qtz et moins d'1h de trajet dans ce bus surchargé). Le terminal de bus est à 5mn à pied de l'hôtel que j'ai réservé la semaine dernière. Comme il est à peine midi, la chambre n'est pas prête ; je dépose ma valise et retourne déjeuner chez Wiener comme la dernière fois vu que c'était très bien (60 qtz avec 1 bière et service 10% inclus). Vers 13h, je prends possession de ma chambre (90 Qtz) ; je réserve pour aller à l'aéroport demain matin (shuttle de 4h à 75 Qtz). Je prends le minimum de chose avec moi (pas de sac à dos ni banane, ni passeport) et vais faire un tour sur le marché. J'achète 3 avocats pour 5 Qtz pour ramener en france. Je les pose dans ma chambre et retourne en centre ville pour finir de donner les stylos et savonnettes qui me restent aux enfants des rues (cireurs de chaussures, ...).

Diner à « El Casador Italiano » 3ème Av Sur (2ème rue à l'est du Parque Central) où j'ai mangé une excellente pizza mais assez cher pour le pays (à partir de 80 Qtz la pizza).

dimanche 1ier mai : ANTIGUA – aéroport GUATÉMALA

Levé 3h. Je boucle pour la dernière fois ma valise et vais attendre le minibus qui passera à 3h55. Ramassage dans divers hôtels jusqu'à 4h30. Arrivé à l'aéroport à 5h30. Il est trop tôt pour faire enregistrer ma valise (mon avion est à 10 h). Je change les 680 Qtz qui me restent en 76 $ (au lieu de 100 espéré avec le taux de change vu sur internet!)/. Pensez à garder la carte qu'on nous donne lors du change à l'arrivée car elle donne droit à 15% de réduction sur les autres changes à cette boutique et ce n'est pas négligeable car leur taux est vraiment bas par rapport à d'autres ! Je vais petit déjeuner chez Mac Do à l'étage de l'aéroport (5$) et à 7h je peux enregistrer. Attention ! Comme j'ai une escale à Miami (amérique), on me demande l'ESTA que j'ai acheté sur internet avant ce voyage. Par contre la feuille de vol ou carte d'embarquement n'est pas nécessaire ; seul le passeport est suffisant. A 9h, embarquement porte 10 : fouille des sacs à dos, vérification de l'ESTA. Décollage à l'heure. 2H10 de vol pour Miami. Passage au contrôle automatique des passeports pour obtenir un ticket (après scan passeport + empreintes + photo) puis attente de 50 mn dans la file « immigration », questionnement du douanier (contrôle très sévère par rapport à d'autres pays). Je me dirige vers la porte d'embarquement de mon prochain vol avec Swiss Airlines, re-contrôle des bagages cabine + fouille avant de pouvoir embarquer pour 10h de vol.

Mes impressions sur ce séjour :

- J'ai bien aimé :ANTIGUA, l'extension à COPAN (HONDURAS) en tour organisé, LIVINGSTON, le tour organisé à SEMUC CHAMPEY depuis Lanquin, PANAJACHEL et les villages aux alentours du lac Atitlan, le marché de San Francisco El Alto, ZUNIL (village et alentours)

- J'ai moins aimé : PUERTO BARRIOS, EL REMATE et TIKAL, QUETZALTENANGO
La Puna sous toutes ses coutures, souvent très drôles d'ailleurs English translation pending
by Diamina · 2016-08-01 · 79 replies
Salut à tous

Notre voyage n'est pas terminé, mais en attendant, juste pour vous faire rire.

De la patience pour faire le plein dans la puna argentine.

L'essence est le nerf de la guerre dans la puna. On en trouve de façon certaine à Antofagasta de la sierra et à San antonio de los cobres. Pour le reste du territoire immense, il faut prévoir les bidons!! A Tolar grande on en trouve en quantité limitée, nous a-t-on dit.

On a trouvé de l'essence!

Voici comment nous avons fait le plein à Tolar grande. Lorenzo, le guide avec lequel nous avons fait le tour pendant la journée, a appelé la tenancière du dépot d'essence afin que nous puissions remplir le bac. A la fin du tour, il ne nous restait qu'une barre d'essence, ce qui laissait présager un plein conséquent pour notre gouffre insondable qu'est ce 4x4 à la consommation frolant les 14L au cent kilomètres, et au bac ayant une capacité de 80L!!!! Lorenzo nous confirme que la dame viendra nous chercher à notre hosteria, la casa andina, pour nous conduire au dépot. Ok!!

19h45, la nuit tombe doucement sur tolar, une gentille dame toute emmitouflée dans une doudoune, souriante, nous demande de la suivre vers le dépot. Elle est à pied!!!! Non mais, vous imaginez, nous dans le 4x4, suivant une petite dame à pied!!!! JF lui sugggère de monter devant et moi, je passe à l'arrière.

Un coin de rue plus loin, elle nous demande de garer le toy devant une porte ouverte, sur un dépot avec des cuves. Elle nous demande de combien de litres nous avons besoin. Le plein c'est possible? Et pour nous, ce sera du super 95, pas de gasoil, même si nous conduisons un 4x4! Dubitative, une fois la trappe d'essence ouverte, elle nous dit "gasoil", nous rétorquons " no, no, es gasolina sin plomo. Dubitative, elle met le doigt dans le tuyau du réservoir et le porte à son nez: " oh, es nafta!!! ok. Nous retiendrons donc que désormais, nous devrons demander de la nafta!!!

Pendant que JF était allé tourner la voiture pour metttre la trappe du côté du dépot, la gentille dame souriante, m'avait expliqué qu'elle utilisait un pot de 5L pour faire le plein des véhicules. Devant mon air abasourdi, et ma remarque sur le fait qu'avec un bidon de 20L, ce serait plus rapide, elle répond en rigolant, que c'est trop lourd, et qu'elle est une faible femme!!!! Ah!!! Ok!!

Et commence le ballet du pot d'essence. Contrairement à Antofagasta de la sierra, nul besoin de pomper, il suffit d'ouvrir une vanne qui laisse couler le liquide bleu directement dans le pot. Puis elle referme la vanne quand le liquide arrive à la limite supérieure du pot, et le transporte vers l'entonnoir qu'elle a au préalable inséré dans le bac du toy. Glou, glou, glou, le liquide semble tomber dans un gouffre sans fin. Elle retoune avec le pot vide, le place par terre sous le robinet de la citerne, ouvre la vanne, attend que les 5L soient tombés, referme la vanne, soulève le pot, le ramène à la voiture, verse: glou, glou, glou... "10 litros", compte-elle. "2" dis je à haute voix ayant décidé de compter le nombre de pots.

Puis elle retourne à la citerne, redépose le pot, ouvre la vanne, glou, glou, glou, le pot se rempli, elle referme la vanne, resoulève le pot, retourne à la voiture, et glou, glou, glou, dans le bac avec JF qui tient l'entonnoir pour éviter qu'il ne sorte sous le poid du liquide, avec une main non gantée, car il arrive que quelques gouttes d'essence s'échappent et lui tombent sur la main. "3" dis je à haute voix.

Elle retourne donc à la citerne, pose le pot, ouvre la vanne, glouglouglou, ferme la vanne, prend le pot, glouglouglou, "20 litros" dit-elle. Et le ballet continue. Elle retourne à la citerne, ......."5" dis-je. Puis .... "30 litros"!!! "Toma mucho nafta" nous dit-elle!! Et nous luis confirmons que la voiture consomme beaucoup.

Est-ce que je vous ai dit, qu'à Tolar, s'il fait une température acceptable, aux environs de 10°C, pendant la journée, le soir, les températures chutent rapidement. Ça fait un moment que la nuit est tombée, et JF tient toujoiurs l'entonnoir avec sa main non gantée. Je lui propose de prendre le relais, et lui en gentleman qu'il est, répond par la négative, car il a déjà de l'essence sur la main, autant qu'il continue.

"7" annonce-je à haute voix, "35 litros" dit- elle. Quand elle retourne remplir le pot, j'explique à JF la raison du pot de seulement 5L, " mais je pourrais porter le pot de 15L" me dit-il! Et il le propose à notre souriante pompiste. Elle regarde son pot de 15L, nous dit qu'il est percé, et nous rassure en riant, en ramenant le 8ème pot: " tiene que hay paciencia"!!!!! Nous éclatons de rire devant tant d'applomb, et lui expliquons que c'est plutôt pour elle qu'on s'en fait. Nous sommes en vacances, nous avons le temps. Même s'il est 20h15, et que nous sommes attendu à 20h pour dîner à la hospedaje de Lorenzo...Cela fait déjà 20mn que nous faisons le plein, et ce n'est pas fini!!!!

"45 litros" annonce-t-elle, puis au tour suivant j'égrène "10". Chouette dis-je à JF? On a atteint les 50 L!!!! "55 litres" annonce JF au tour suivant, puis "60 litros", dit la dame, après avoir répondu au téléphone. Elle nous demande s'il faut encore mettre de l'essence, JF insiste pour que le bac soit. rempli. Elle repart, .... revient, verse, et brusquement reflux du toy....Ah, mais le pot n'est pas entièrement vidé!!! JF enlève l'entonnoir, et le remet afin que le reste descende.Tout le pot y passe. Stop, dis-je. Ça suffit. 13 pots de 5 litres, ça suffit, le toy n'a plus soif, mais moi j'ai faim.

1500 pesos en moins dans notre porte monnaie plus tard, nous remercions chaleureusement la gentille dame de sa patience, et partons dîner après être passés à l'hotel pour que JF puisse se savonner les mains. Il est 20h30 quand nous partons. 35mn pour un plein de 65 L!!!!!

Voilà, je peux vous garantir que dorénavant, je serai émerveillée devant nos pompes automatiques!!!!!!!!
The most welcoming people?
by Midounette69 · 2016-06-20 · 155 replies
Hi there,

While reading some travel journals, I notice that we always reflect on the people of the countries we visit.

I’d love to hear your thoughts on which people charmed you the most during your travels?

I’m not looking for controversy, just reflections and personal feelings. Looking forward to reading your replies...
Billets d'avion et visas en Amérique du Sud English translation pending
by Rom172000 · 2016-06-13 · 63 replies
Bonjour à la communauté !

Voici mon premier post.... ( j'espère qu'il sera clair )

Voilà, je pars pour quelques temps ( je ne sais pas exactement combien ) en Amérique du sud.

Je compte arriver au Brésil dans un premier temps puis Paraguay, Argentine etc etc...

Ma question est la suivante :

Je sais que je dois prendre un billet retour pour entrer sur le territoire Brésilien. Mais comme je compte continuer mon voyage dans les autres pays je ne vais pas l'utiliser. Doit on présenter à chaque frontière un billet ou Visa spécial pour le traverser ? Sachant que je pense rentrer en France depuis la Colombie ou le Vénézuela... Cela reste encore à déterminer. J'en sais franchement rien à vrai dire...

J'avoue être un peu perdu et ne pas avoir trouvé réponse à mes questions sur le net...

Merci d'avance à tous :) et si jamais vous y êtes à cette époque on pourrait se caler une bière ( ou 2 ! ;) )

Bonne soirée à vous !

Romain
Grand voyage du Québec jusqu'en Argentine à vélo English translation pending
by Hablamos · 2016-05-28 · 33 replies
Bonjour a tous,

je suis a finaliser mon voyages pour mes 60 ans avec ma conjointe , nous partirons de Laval au Québec a Ushuaïa en Argentine en vélo , ce périple se fera au travers 14 pays , la durée minimum sera de 12 mois , plusieurs objectif sont visé , en autre de montrer que quelque soit l' age on peut accomplir ses rêves , discuter avec les gens locaux et voir les possibilités de projets présent et futur pour l' environnement, la protection de cette planète, l' équité , Passer plus de temps dans les endroit coup de coeur , Donc au rythme des rencontres et des endroits nous voulons avoir le temps d' apprivoiser et de saisir toute les nuances de ces pays.

Nous ferons un blog pour que les gens nous suivent sur la route , étant bilingue Français et Anglais avec une excellente base en espagnol les contacts de feront aisément . Nous avons fait beaucoup de voyage au fils des ans maintenant nous sommes au point ou nous partirons sans date précise de retour , Il se peut même que nous regardions les possibilités de travail comme guide ou en éco volontariat et tourisme .

Si nous revenons ce sera pour rencontrer les personnes et partager notre expérience et démontrer que tout est possible quand on y croit et que jeunes et moins jeunes ont encore beaucoup a apporter a cette société .

La richesse sera celle des liens établis , des pays visités , des paysages vue,

merci

Gilles et Louise😏
Apporter son vélo à Cuba English translation pending
by Sansoul · 2016-05-13 · 47 replies
Bonjour, Nous voulons savoir quel est votre expérience avec le transport de vélo de l'aéroport de Varadero vers votre hôtel. Nous partons, mon mari et moi, pour 2 semaines en vélo mais nous serons fixé toujours au même hôtel. Nous nous demandons s'il vaut mieux réserver un transport privé ou attendre sur place et négocier à ce moment. Merci pour vos conseils.
Essence entre Hualfin (Argentine) et Atacama (Chili) English translation pending
by StefSuisse · 2016-05-09 · 26 replies
Salut à tous les routards! J'organise en ce moment mon voyage à travers le Chili et l'Argentine et je suis face à un EEENORMMEEE problème!! Nous louerons des motos qui ont environs une autonomie de 450km. Nous arriverons à Hualfin depuis le sud (route40) là ou nous ferons le plein. Ensuite notre itineraire passera par la route 43, en direction à Antofagasta de la Sierra, Salar de Pocitos.Ensuite nous prendrons la route 70 vers le nord jusqu'à l'intersection avec la route 52 que nous prendrons en direction du Chili jusqu'à l'arrivée à San Pedro de Atacama. Le souçi est que par cet itineraire je ne trouve aucune station essence sur plus de 750km!!!!! Y-a-t il une solution miracle? Ou une petite station cachée quelque part? Ou bien les habitants ont-ils des reserves de carburant à revendre? erci pour votre aide!!!!!
Changements concrets à Cuba en 2016? English translation pending
by ElsaElsaElsa · 2016-04-28 · 35 replies
Bonjour à tous. Quelqu'un saurai me dire quels changements politiques et sociaux sont concrètement entrés en vigueur cette année ou imminents ?

Quelles différences pour les cubains ? Quelles différences pour les touristes ? Quelles différences pour ceux qui souhaiteraient entreprendre à Cuba ?

Merci d'avance Elsa
Corsair, scandaleux English translation pending
by Sergine · 2016-03-29 · 86 replies
Je ne sais pas si le problème vous est arrivé, mais ce que nous rencontrons avec la compagnie Corsair ne manque pas de nous scandaliser. En effet, alors que nous prenons soin à chacun de nos voyages de réserver des vols directs (ce sera la 3ème fois que nous allons à l'île Maurice), Nous avons procédé comme d'habitude pour ce voyage en octobre. Nous avons choisi, une fois de plus, la compagnie Corsair qui nous a donné, jusque-là, toujours satisfaction. On a bien pris soin de demander un vol direct car ma femme a peur des décollage et atterrissage. Chose faite, billet payé, nous recevons un mail de confirmation et, surprise, on apprend seulement à ce moment qu'une escale technique est prévue à Saint Denis de la Réunion. Aussitôt nous interrogeons la compagnie en précisant bien que sur leur site aucune escale avant réservation n'était indiquée. Réponse de Corsaire : comme vous ne changez pas d'avion, ce n'est pas considéré comme une escale conformément à nos conditions générales. Et ils n'ont rien voulu savoir, ni pour une annulation, ni pour un geste commercial de quelque nature que ce soit. Or, conditions générales ou pas, il auraient pu indiquer dès le moment de la réservation si escale technique ou pas il y avait. Il y a là tromperie manifeste car comme un chat est un chat quelque soit sa race, une escale est une escale. Ce post pour savoir si d'autres parmi vous ont rencontré ce genre de problème, mais aussi pour vous mettre en garde contre la compagnie et vous renseigner avant de procéder au paiement puisque ce n'est qu'après paiement qu'on parle de cette escale ! Mais bon séjour à l'île Maurice, un bien beau pays !
Vente privée Hurtigruten Antarctique / Amérique du Sud English translation pending
by Sarnia · 2016-03-25 · 18 replies
Il y a en ce moment sur le site http://fr.vente-privee.com une vente pour des croisières avec la compagnie Hurtigruten à destination de l'Antarctique et fjords chiliens (ainsi que des transatlantiques et une croisière sur les côtes d'Amérique du Sud).

Le bateau est le MS Midnatsol, qui est un bateau un peu gros pour mon goût 😉 (jusqu'à 500 passagers) mais qui peut intéresser les amateurs de bateaux de croisière plus "traditionnels". Les navigations en Antarctique sont du style "expédition", avec encadrement par des scientifiques et débarquements (un par jour je crois, selon conditions météo bien sûr). Hurtigruten est une compagnie réputée sur cette destination mais c'est la première saison de ce bateau (leurs bateaux habituels sont plus petits, autour de 200 passagers).

Les prix me semblent assez intéressants pour la destination, et en faisant une simulation il semble qu'il n'y a pas de supplément "cabine individuelle", ce qui est encore plus intéressant.

Départ pour cet automne et février 2017. Possibilité d'inclure ou non les vols depuis la France.
GR 51 de Menton à Grasse English translation pending
by Poulpren · 2016-03-17 · 14 replies
bonjour

j'ai lu sur le forum que le GR51 de Menton à Grasse ne présentait aucun intérêt en raison de la disparition du sentier (pas de balisage, constructions, incendies...). Ces discussions dataient un peu ( 2008 - 2009). Pourriez-vous m'indiquer si ce trajet est faisable cette année. Je compte le faire mi-mai. Merci Poulpren
Billets de 500 euros ou 200 euros pour change à Cuba? English translation pending
by Hamhamchan · 2016-03-17 · 22 replies
Bonjour,

Je pense partir avec quelques centaines d'euros pour les faire changer à Cuba. Savez-vous si les bureaux de change acceptent les billets de 500 euros ou de 200 euros ?

Merci pour vos réponses :)
Les îles habitées... Maafushi English translation pending
by Unieux · 2016-03-07 · 45 replies
Bonjour,

Un petit compte rendu, qui n’engage que moi, sur les ile habitées aux Maldives. Lorsque j’ai souhaité me rendre aux Maldives, peu d’informations sur la possibilité de se loger, manger et se divertir et toutes les questions qui vont avec….



Sachez que l’on peut se rendre dans tous les atolls, pour peu qu’ils possèdent des logements…Le gros problème c’est bien entendu le transfert. La compagnie MTCC Pourra vous mener un peu partout pour une somme dérisoire, le problème c’est le temps…

Un exemple en ferrie Malé/Maafushi MTCC 90 mn et moins de 2 $, en speed boat 30 mn de 20 $ à….170 $ pour une personne (si, si j’ai vu une personne qui a payé cette somme en étant seule sur le bateau).





Pour simplifier le problème et puisque Maafushi ou Guirado sont parmi les iles habités les plus accessibles depuis Malé, je ne parlerai que de celles-ci.





Les réponses aux questions que l’on se pose avant de partir :

- Changer ses euros en dollars ou en monnaie locale à l’aéroport (le change sur les iles habitées sera moins intéressant) . - Pas d’ATM à Maafushi (en projet). - Les adaptateurs électriques sont fournis en général dans les hôtels ou guests houses. - Transferts : voir les horaires sur le site MTCC pour les ferries si vous en avez le désir et la possibilité. Pour le speed boat voir avec votre hôtel pour un partage de bateau avec d’autres arrivant ou avec Icom (petit structure de voyage à Maafushi qui assurent des navettes à heures fixes. - Une seule plage « bikini « à Maafushi et aucune à Guirado…



Que dire sur Maafushi :il y règne une certaine décontraction, la plage pour les « touristes » est sympa mais pas très grande (snokeling possible depuis la plage, apportez vos chaussures en pvc) une seconde plage coté océan existe mais petit paréo juste avant de rentrer dans l’eau. Les gens sont en général sympas et au pire indifferents.



Quelques boutiques et épiceries...



Mon bar préféré... 1$= 15 Rufiyaa Match de foot....

Les hôtels vous proposent différentes sorties (spots de snorkeling, repas sur ile déserte ou journée sur une ile hôtel).Les tarifs sont en général identiques partout mais si vous attendez le soir pour « booker » et si le bateau est déjà bien remplit des remises sont courantes…











Pas d’alcool sur les ile habitées, mais possibilité d’aller sur un bateau (notamment à Maafushi) et de boire une bière pour 7$ ou un cocktail pour 10$... Pour les sorties sur les iles hôtels, différents pacages vous seront proposés :de l’accès simple jusqu’au tout inclus avec repas et boissons (alcool si vous le souhaitez).





En conclusion les deux formules (en ressorts ou ile habitée) ont leurs avantages et leurs inconvenants : Le prix d’un coté (mais pas que….) et les « contraintes » vestimentaires et l’absence d’alcool pour le second…. J’ai testé les deux….Trois nuits en ressorts à faire la queue pour manger et voir les gens « réserver » leurs transat avec la serviette sans l’occuper pendant des heures.



Me voir proposer un transfert à 180$ pour rejoindre une ile habité que j’ai payé 50 $ avec l’hôtel que j’ai rejoint…

Bref vous l’avez compris ma préférence va aux ile habitées…Mais en discutant avec d’autres personnes sur place toutes les préférences existes.

Bon futur voyage à tous dans se paradis…

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