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Croisière Coral Cap vers Istanbul et les îles grecques English translation pending
by 01121997 · 2011-03-02 · 460 replies
Bonjour,

Nous faisons la croisière avec la compagnie louis cruise line bateau coral, cap vers Istanbul et la grèce, en date du 25 juin 2011. Je suis accompagnée de mes 02 enfants âgés de 16 et 13 ans. Pourriez vous nous donner quelques conseils pour préparer au mieux cette croisière? ( bateau; activités ; les effets de salle de bain; les excursions; les repas; en résumé tout ce qui est bon à savoir) Si vous partez également à cette même période, faites le nous savoir....😉
L'archipel des îles du Cap-Vert: entre sobrados et écolodges English translation pending
by Tomas3 · 2011-02-15 · 101 replies
L’archipel des îles du Cap-Vert : entre « sobrados « et éco-Lodge …(1)

Il faisait -7° à Nancy et -3° à Roissy-CDG terminal 1 quand le Boeing 750 de la TACV(Compagnie aérienne du Cap-Vert) a décollé… Il aurait fallu prévoir de changer de vêtements dans les toilettes de l’avion presque vide avant d’atterrir à PRAIA (capitale) île de Santiago…

(A quatre cent cinquante kilomètres de Dakar, par 13° de latitude Nord et 23° de longitude Ouest…)

Le Boeing sort des brumes du Maroc et, après avoir parcouru 1800 kms depuis la plus au Sud des Iles canaries, atterrit à PRAIA: il fait 24°…

On aura eu soin de survoler les îles de SAL, de MAIO, avant de trouver la piste du nouvel aéroport international, piste sous le vent de l’alizé du Nord-est, Praia, capitale de ces 4400 km2 répartis sur dix îles au cœur de l’Océan Atlantique, à 3000 kms à peine du Nordeste brésilien…

Il est temps de planquer polaires, gants, k-way au plus profond du sac…on est en janvier en Europe, l’Europe gèle sous l’anticyclone des Acores…Viva le Brésil !

Pour un européen, le peuplement métissé de l’archipel donne au Cap-Vert une allure à la Garcia Marquez: on retrouve très vite l’ambiance du « funana » de Salvador de Bahia à 5 h 30 de Paris…

Avec le « criolo » vendu en plus…bom dia, obrigaga, boa noite…quanto cuesta?…

Les métisses sont toutes plus belles les unes que les autres et elles le savent: il va falloir s’éloigner de la capitale et des boites à « musica » pour ne pas tomber sous le charme de ces filles des îles: de vieux messieurs en short y ont déjà perdu tout repère…

Mais comme dirait Christine Angot: "pourquoi pas le Brésil?"

http://www.youtube.com/watch?v=qQNaOh_rgOc
Partir ou pas en Egypte? English translation pending
by Warzager · 2011-01-26 · 326 replies
Bonjour aux menbres de voyage forum Nous devons partir mon epoux et moi méme en Egypte ( sharm el sheick) le 19/ mars prochain , pensez vous aux vues des conjonctures actuelles , que nous devrions annuler notre voyage !!!!😠 Merci d avance pour vos precieuses réponses !!! Pascale
Excursions de croisière avec le Coral (Grèce et Istanbul) accessibles en individuel? English translation pending
by Natmartin · 2010-02-15 · 115 replies
Bonjour,

nous partons en famille faire la croisieres cap vers la grece et istanbul avec le coral cet été.

lorsque nous accédons aux ports ( Gênes, En mer, Katakolon, Santorin, Istanbul, Athènes, Mykonos, Canal de Corinthe, Messine, Ajaccio) est-il possible facilement de partir à la découverte des villes? le ports est-il loin des visites à faire?

je souhaite préparer les choses car avec les enfants c'est plus facile qu'un fois sur place te je souhaiterai savoir si le coral nous depose très loin ou non.

merci de tous les trucs et astuces qui pourrait nous aider à faciliter le voyage des enfants et à encore mieux profiter du voyages( retsua sympas, visites points d evue à ne pas manquer, ...)

merci
Égypte à la carte: est-ce facile de faire son propre circuit? English translation pending
by FCaribouX · 2009-11-27 · 46 replies
Bonjour à tous,

Nous envisageons de partir 2 semaines en Égypte en avril prochain. Au programme : - Le Caire - Louxor - Le Nil et tout ce qui va avec - La mer rouge pour de la plongée

Et pourquoi pas : - Alexandrie - un peu de désert - Tout autre chose que vous aurez à me conseiller ;)

Ma question est simple. Je vois quelques sujets d'itinéraires en Egypte. Je me dis donc que le faire soit-même à la carte est possible. Cependant, les souvenirs que j'ai de mon premier passage dans le secteur (j'étais gamins à l'époque) me laisse à penser que le faire à la "routard" est pas trop conseillé (militaire armée aux bords des routes, etc...).

Donc, est-ce facile de se faire son propre circuit ? Est-ce avantageux en termes de coût ? Au contraire, avez vous des adresses d'agences qui permettent de se faire du "à la carte les yeux fermés et les pieds sous la table" ?

Merci de vos réponses.
Improvisation nomade (version intégrale) English translation pending
by Nicodilo · 2009-07-30 · 14 replies
PROLOGUE

Cinquante mâles indiens debout, à deux mètres, les yeux fixés sur nous. Nous, c’est deux jolies filles bien blanches assises par terre contre les sacs au bord de la route, et moi. Et puis un croisement, un ou deux bouibouis crasseux, quelques cactus et le désert à perte de vue. Silence. Une boutade en ourdou laisse éclater de rire tous les joyeux compères indiens, musulmans et camionneurs. Rien que ça. Bon alors, qu’est ce qui s’est passé ? Qu’est ce que je fous là ? Je me lève. On fait moins les malins, bande de nains. Mais ils sont beaucoup quand même. Je pars. Verrai ce qui se passera avec les filles. Vais au bouiboui boire un tchaï, un thé au lait avec des épices. Jette un œil de côté pour regarder ce rare spectacle : une bande de frustrés, et sûrement puceaux la plupart, avec deux Occidentales – et leur triste réputation, nous y reviendrons – perdues dans le désert. Le cercle se resserre autour des filles. Se resserre encore. Bientôt, elles disparaîtront. M’en fous un peu. Les connais à peine. Je ne les vois plus. Un instant. Un instant seulement avant un cri très fort. Un cri de femme, strident, enragé. Un cri terrible. Et, comme un départ de course : une bande de trous du cul qui se sauve en courant dans tous les sens. Une des filles s’est levée. C’est elle qui a crié. Un des mâles a osé toucher ses cheveux, elle lui a mis une grosse tarte dans la gueule. Du moins, elle aurait bien voulu mais ils sont partis trop vite. Au loin, ils rient. Ils pleurent de rire même car ils ont eu peur ces nigauds. C’est les nerfs en quelque sorte. Ils restent à distance maintenant. À dix mètres, le cercle se reforme. Ils attendent. Les filles n’ont pas l’air angoissé. Juste méfiantes. Le gars du bouiboui parle quelques mots d’anglais. On rigole ensemble de la situation. Cinq mètres, le cercle se rapproche. Ça va recommencer. Mais là, ça va m’agacer, je vais y aller ! J’y vais. Trop tard. Le bus arrive en klaxonnant. Il n’y a plus de place dedans. Monte sur le toit. Démarre. C’est parti ! Mais où on va au fait ?

« La vérité, c’est qu’on ne sait nommer ce qui nous pousse. Lorsque le désir résiste aux premières atteintes du bon sens, on lui cherche des raisons. Et on en trouve qui ne valent rien. Un voyage se passe de motif. Il ne tarde pas à prouver qu’il se suffit à lui-même. On croit qu’on va faire un voyage mais bientôt, c’est le voyage qui vous fait, ou vous défait… »

Nicolas Bouvier

Les Saints de Glace

Premiers jours de mai 2004, à la gare de Poitiers. Par la fenêtre de la micheline, quelques amis et famille nous font coucou tristement. Il fait beau et chaud même si mamie a dit que les Saints de glace n’étaient pas encore passés. C’est quoi les Saints de glace ? Trop tard pour lui demander. Limoges… Déjà perdus ! Dans l’allée du bus, le sac ne passe pas. Obligés de rester debout. L’impression d’être regardés… Peut-être trompés de bus… Où est la carte ? On descend à Ambazac. À la sortie du village, devant notre pouce tendu, une voiture s’arrête, toute petite et déjà surchargée. Le monsieur tasse nos sacs dans le coffre. Ça ne ferme pas, forcément, alors il force, il force et le pare brise se bombe dangereusement. La femme crie : « Arrête, tu vas tout casser ». Le coffre restera ouvert. Merci messieurs-dames, on descend là. Si, si c’est là, merci beaucoup. Saint-Laurent-les-Églises, hameau de quelques vieilles âmes. Pourquoi là ? Le petit trait rouge, tu le vois. Ça veut dire que c’est le bon chemin. Celui qui traverse la France de la côte Atlantique à l’Italie. Le Gr4. Il passe ici. Et on va par là. Vers le sud. Par contre, aide-moi à mettre le sac sur mon dos parce que, là, je vais me casser les reins autrement. Et nous voilà qu’on disparaît derrière les arbres et les collines avec nos petites jambes, bien décidés à ne jamais s’arrêter avant d’être loin. Très loin. Peut-être pas, remarque. Mais peut être que si, quand même, enfin on verra bien ! Nous, c’est Daoud et moi, deux jeunes de 25 ans, un peu perdus sans doute, sans trop d’ambitions non plus, à part foutre le camp. Quitter le travail, les appartements, les amis, la famille et puis tout le reste. Tout. On part à l’aventure. Par les chemins de randonnée pour quitter la France. À l’étranger, on verra. Déjà, il faut partir, prendre la route. Ne pas réfléchir. Un voyage se passe de motif comme on l’a lu plus haut. On aura au moins fait ça dans notre vie. On aura voyagé, on aura été libre… Avant la nuit, un petit coin pour camper se présente. Ça ne manque pas dans cette campagne. Petit feu dans la nature. Petite soirée dans la brise légère. Temps clair et doux, parfait en toile de tente. Nous voilà heureux. Le lendemain est pluvieux et froid. Sans nous décourager, nous marchons à travers les forêts, les collines, les villages. – Eh, Daoud, ça va pas là, c’est dur, j’ai mal, je suis mort. C’est fatigant de marcher. On aurait pu prendre un vélo ou un cheval ou même un âne, quelque chose quoi. Parce que rien que la France, il y a au moins, pouf, tout ça quoi ! – T’occupe pas de la marque du vélo, pédale, il m’dit. Et avec le sourire. Les épaules lacérées. La sueur salée qui pique les yeux et qui coule sous le k-way glacé. Les chaussures qui se font aux pieds. Les pieds qui se font aux chaussures. Je ne sais pas mais ça fait mal. À midi, nous dégustons un sandwich rillettes dans une cave où pourrissent des navets en décomposition. Le seul endroit où il ne pleut pas. Les mains fermées sur notre petite tasse de thé brûlante, nous ne rigolons plus. Très vite, la sueur refroidit sous les vêtements et nous devons repartir. Le soir, le vent se lève, le froid devient glacial. Nous grelottons dans la fumée du feu puis dans notre duvet d’été où le vent s’engouffre ! Des frissons me remontent des orteils jusqu’aux cheveux par vagues. Mourir de froid doit être la chose la plus atroce. Mais je suis si fatigué que je finis par m’endormir. Dans la nuit, le froid s’empare de moi et me fait délirer. Je mêle mes cris à ceux de la forêt, et à celui sinistre, du vent dans la toile de tente. Tôt le matin, je me lève pour remuer mes membres gelés. Il a neigé. Dis-moi Daoud, les Saints de glace, ce ne serait pas une période de… Il est déjà parti. Le chemin est une ornière pleine d’eau, de boue et de glaise. Il monte. Chaque pas est un effort. Le souffle est court. Courbé sous mon sac, je n’apprécie guère le paysage. Je m’entends pousser des petits gémissements. Comment puis-je résister encore ? Chaque seconde, je rêve de balancer mon sac dans le fossé. Et dire que c’était mon idée... Enfin, nous débouchons dans un petit village. Dormir abrités ce soir. C’est tout ce que nous voulons. Prendre une douche. Jeter les sacs. Mais il n’y a rien dans ce village. On nous dit de marcher encore jusqu’à une ferme à 1 ou 2 kilomètres. Peut-être pourra-t-on nous accueillir… À la ferme, les chiens nous accueillent, en effet ! Le paysan nous dit que ce n’est pas possible chez lui. On insiste un peu. On veut juste une grange, un coin de paille, à l’abri du vent et de la pluie. Mais c’est « Non. » « Allez plus haut, à 1 ou 2 kilomètres, il y a une famille qui prend des gens comme vous. » Des gens comme nous ! Ça veut dire quoi, des gens comme nous ?À bout de force et de patience, nous arrivons devant une petite maison. Nous n’espérons plus. Et pourtant, ici commence la série des gens qui nous ont aidés, motivés, offert. Une douche chaude, un lit. �� Prenez cette petite bouteille de vin, ça vous réchauffera. » C’est incroyable, quand on est à bout, le plaisir que ça fait de recevoir la moindre chose. Comme cette petite boulangère qui est sortie de son magasin quand elle nous a vu passer pour nous donner des gâteaux. Ou cette petite mamie en pleine campagne à qui l’on demandait de l’eau et qui nous a donné des œufs « Vaut mieux ça que faire la drogue, » elle a ajouté… Malgré ces encouragements, quelques jours plus tard, je suis dans un lit à Clermont Ferrand sans plus pouvoir bouger. Le moral a tenu mais pas le physique. Un tendon a dit le docteur, il faut vous reposer. Agacé d’être déjà arrêté, je voudrais repartir de suite. Dans ce lit, j’ai l’impression de perdre mon temps. Mais cela se dissipe très vite. Nous réalisons peu à peu que nous sommes libres. Pas pressés. Pas comme les vacances où, chaque année, chacun s’arrange pour quelles soient parfaitement organisées afin de ne pas perdre un temps précieux. Nous, on peut rester là autant qu’on veut, se détendre, penser, rêver, manger tout doucement, apprendre à vivre sans stress, apprendre à vivre sans travailler, sans rien faire ! On se laisse vite aller à ce genre de chose et au cours du voyage, je crois que nous sommes devenus professionnels. Daoud a même dit une fois : « Quand on en a marre de rien foutre quelque part, on prend le train et on va rien foutre ailleurs ! » Se promener, observer, discuter avec les gens. Prendre son temps pour chaque chose que l’on fait. Calme, Shanti Shanti disent les Indiens ! Bref, on commence à s’apaiser et profiter de notre temps à Clermont une semaine après la démission.

Une fois soignés, nous vidons nos sacs beaucoup trop lourds pour ne garder que le nécessaire et repartons sous le soleil de mi-mai. Avec entrain mais est-ce la peine de le dire ! L’aventure nous appelle. Passons le Puy de Dôme, pas très joli avec sa grosse antenne au sommet, ses parkings payants à l’entrée et son bus pour prendre la route goudronnée qui y mène. Puis aux pieds d’autres volcans plus sauvages pour finalement passer la nuit sous l’un d’eux : celui de la Vache. Quelques jours plus tard et surtout après quelques dizaines de kilomètres de marche, nous arrivons au Puy de Sancy. L’ascension s’effectue tranquillement. On suit la crête. Pas de problème. Le vent, la neige, le ciel bleu. Et puis, on se perd. Plus de huit heures de marche. Pas de trace du chemin. Plus d’eau. Nous vagabondons dans la neige, les ruisseaux gelés, le vent très fort et la fatigue. Glisser, trébucher, marcher encore, remonter pour passer un ravin. Dur. La soif serre la gorge. Nous commençons à sucer la glace mais craignons pour notre ventre. Nous sommes des citadins fragiles. Dix heures de marche. Cette fois, la soif est la plus forte, nous nous jetons dans le ruisseau. Le vent nous a asséché la gorge toute la journée avec son pote le soleil. Mais déjà ça va mieux. Il va bientôt faire nuit, pourquoi ne pas camper là ? Le vent ne veut pas, il emporte la tente. Marcher encore. Enfin, un petit bois. Ce sera là. La tempête fait rage. Les ombres des branches s’agitent sur la toile comme des marionnettes lugubres. Le sommeil est plus fort. Les jours suivants, nous ne bougeons pas, brûlant le bois que le vent a fait descendre des arbres autour de nous, lavant notre linge et nos fesses dans le ruisseau gelé, crapahutant jusqu’à un village à travers ravins et forêts pour trouver une miche de pain. Puis repartons ragaillardis vers le Cantal. Hauts plateaux herbeux. Chemins bordés de calcaire. Traverser des réserves naturelles, zones protégées d’oiseaux, nez à nez avec un taureau et vaches dix fois plus nombreuses que les habitants. D’habitant, on en rencontre un. Un beau, un jeune. Il ramasse des pissenlits, dans son panier, avec ses bottes, une grande culotte bleue, des bretelles sur sa chemise à grands carreaux et une jolie casquette jaune. On lui demande pour quoi faire. « Bah pour faire de l’avèze ! », il répond avec son superbe accent. Mais comme on le regarde bêtement et qu’on répète « De la quoi ? » il comprend que ces gens-là ne connaissent pas l’avèze, alors il explique. « De l’alcool, c’est. Juste les têtes qu’il faut pour faire l’avèze et il en faut beaucoup des têtes. Même que ça se vend un euro le kilo ! » On en prend quelques-unes pour soupeser, c’est plus léger qu’une plume, un pissenlit. Puis on regarde autour de nous, les champs pleins de pissenlits, jaunes sur des kilomètres : une fortune ! « Salut mon gars, bonne continuation. » « Bien le bonjour chez vous, monsieur-dame. » Des pâtures, des vaches, des collines, du soleil et des chiens. Des chiens qui viennent nous agresser au milieu de nulle part. Qui nous suivent sur des centaines de mètres, qui se relaient. Puis encore quelques villages bien perdus. Une maison de retraite d’où tout le monde descend nous encourager. Un camping où nous prenons enfin une douche, lavons notre linge et d’où repartons sans avoir vu personne. Une préfecture de département, St-Flour, sans connexion internet. Le Cantal…

Fin d’après-midi, on se pose dans un coin agréable. En cinq minutes, la tente est montée. Détente. Allongés dans l’herbe, on lit, on grignote, on discute. Nos pieds se reposent. Ils ne nous font plus vraiment mal maintenant. On a de la corne. Au repas, légumes frais, bon pain et véritable fromage. En dessert, l’incontournable thé avec son carré de chocolat... Quatre semaines que nous sommes partis. J’en ai rien vu. Les vacances sur une année de travail. J’y pense. C’est bien trop peu à mon goût. Alors que nous… Quelle vie tout de même. Se promener tranquillement dans les montagnes, rencontrer des gens, visiter les villes et les campagnes de notre joli pays. Ça me plaît. Dire qu’on peut passer à côté de ça. J’ai oublié de pointer ce matin. Faut que j’explique à mon chef. Déjà que je suis arrivé en retard deux fois cette semaine. La nuit est tombée. Le ciel se couvre. Bientôt, de grosses gouttes tombent comme des cailloux sur la toile. L’orage est sur nous. Bien longtemps que je n’avais vu un tel orage. Enfin, peut-être n’y en a-t-il plus d’assez conséquents pour nous affoler comme je le suis à présent, dans les lumières et le bruit incessant de nos villes et derrière nos volets clos. C’est violent un orage quand on est dessous. Ça fait peur. La toile ridicule chavire sous les rafales. Le tonnerre en dolby stéréo. L’eau qui rentre à l’intérieur. Vite, une gamelle. On n’en a qu’une. Tout est déjà trempé. Nous écoutons, bien au fond du duvet, mêlant flashes du tonnerre et images de nos journées. Le téléphone sonne. « Nico, ton téléphone sonne. » « Ah, oui, c’est vrai, je croyais que c’était dans mon rêve. » Toujours au meilleur moment du film. « Allo ? » De la musique à fond, puis les voix déformées et alcooliques de quelques amis. Ils chantent : « Niiico reviens, Niiico reviens, Nico reviens parmi les tiens ». Je raccroche soudain. J’étais au bout du monde bravant la tempête et le tonnerre et je me retrouve au bout du fil à seulement 3 heures en voiture de chez moi, dans un champ de vaches entre deux collines tout ce qu’il y a de commun. Contrarié, je me recouche mais les fées sont parties. Un sentiment d’orgueil s’empare alors de moi recouvrant définitivement celui de la mélancolie. Nous voilà partis pour de bon et, au bout de quelques semaines seulement, j’ai l’impression d’être loin et surtout de n’être déjà plus le même. Mes amis vont continuer leur vie habituelle. Pour nous qui sommes partis, qui sommes seuls, tout va changer car tout est déjà différent, dans nos silences, les silences de la nature, le silence des nuits, la longue traversée, cette longue traversée de nous-mêmes…

De bonheur ce matin

À la fin du mois, nous sommes dans le plus reculé des chalets d’un hameau des Alpes de Haute-Provence. Une ancienne cabane de chasse, aménagée avec goût par un jeune menuisier, cachée derrière des haies de chênes verts, dans une douce prairie où quelques gros rochers polis cohabitent avec des terriers de fouines. Nous sommes chez mon frère. Le temps ici s’écoule comme nulle part ailleurs. On y est bien. Indéfinissable. Les fleurs sauvages, aromates, thym, basilic, parfument les alentours. Les papillons les caressent sans bruit. Le hamac nous tend ses draps. Le soleil lèche la maisonnette. Dans la salle d’eau, on est pris de vertige. Vue plongeante sur toute la vallée. Sur les lumières scintillantes de la ville au loin. Tout est paisible. Un silence : celui du chant des grillons, des oiseaux. Un peu plus loin, le meuglement d’une vache, l’aboiement d’un chien. Sur la table de jardin, un noyer métisse la peau. On ne bouge plus. Le temps devrait s’arrêter maintenant, enveloppés comme nous sommes dans une atmosphère idyllique à l’abri de l’agitation du monde. Notre situation à ce moment-là y est sans doute pour beaucoup : derrière nous, débute notre prochaine étape. Les Alpes. Rien que ça ! Avec nos petits mollets. La tente plantée de nouveau chaque soir. Les sacs refaits au matin. La privation. Voilà pourquoi nous apprécions tant ce petit confort après ce mois passé à gambader gaiement à travers nos départements les plus reculés, la campagne, le silence. Ici, musique maestro, le barbecue frétille, le coucher de soleil sur la vallée rougit tranquillement, Daoud nous prépare une petite marinade, le rosé est au frais, le rouge débouché, il ne manque plus que les invités du soir, à savoir mon petit frère retrouvé, accompagné des quelques voisins, choisis comme des perles et qui se reconnaîtront comme étant les irréductibles du Villard des Dourbes !

Deux semaines plus tard, nous serpentons sur le chemin en lacets qui monte vers les falaises. Arrivés en haut, nous jetons un dernier coup d’œil sur le village avant de lui tourner le dos. La fameuse barre des Dourbes s’est laissée franchir sans effort insurmontable. Nous n’en revenons pas. Ce devait être si difficile, après en avoir tant parlé pendant ces deux semaines passées avec nos amis. Cette muraille dite infranchissable ! Maintenant que nous y sommes, elle apparaît dans le paysage comme une légère barrière. Derrière elle, la vue s’ouvre sur tous ces sommets bien plus immenses et que nous espérons pourtant passer ! Simplement un pied devant l’autre…

Les jours suivants, villages et vallées se laissent dépasser avant d’arriver près du parc national du Mercantour dans la petite ville d’Allos au pied du Mont Pelât. Campons au bord d’un joli torrent. L’herbe est fine et douce. Un écureuil hésite à descendre nous saluer. Les flammes montent droites vers les étoiles. Je suis appuyé sur mon sac pour vous écrire. Je digère une grosse caillette du village accompagnée par une véritable tomme de vache qui m’emplit le palais de saveur. La bouteille de rouge aurait été la bienvenue mais on ne peut jamais tout avoir… J’aimerais décrire ce qui nous entoure : les courbes du torrent, sa musique, l’horizon rougi et arrêté par les crêtes et les pics majestueux, la fraîcheur d’un soir de montagne, l’odeur du bois de mélèze qui me chauffe le visage, nos mots qui se perdent dans la nuit. Je repense à ma mère, à sa question stupide « Le travail ne vous manque-t-il pas ? » Maman, comment te dire ? Si toute la vie pouvait être ainsi, je ne suis pas sûr de m’en lasser de sitôt. Si tu pouvais connaître cette sensation de liberté que j’ai à cet instant en t’écrivant. Chaque jour, les paysages changent, chaque jour, je fais du sport, chaque jour, après de tels efforts, j’apprécie de manger, de boire de l’eau pure des torrents sans goût de calcaire et de chlore. Nous avons déjà rencontré quelques personnes dignes de rester dans nos souvenirs et chaque matin, nous pouvons encore, grâce à ce destin que l’on force en voyageant, rencontrer de nouvelles personnes et changer peut être, d’une parole, notre vie entière. Non, maman, le travail ne me manque pas ! Pointer à l’usine et rentrer le soir venu pour me mettre devant la télé, merci. Ici, mon jardin est immense avec un torrent d’eau pure devant moi. Je vois chaque matin le soleil se lever, je marche dans le vent frais et parfumé des hauts plateaux et au-delà de notre fine toile de tente, c’est notre toit d’étoile !

Quatre heures d’ascension sans arrêt notoire et 800 mètres de dénivelé enfilés. Nous sommes de vrais montagnards. Le temps se gâte et c’est dommage car nous suivons un torrent, le Chadoulin, jusqu’à sa source et ce n’est qu’une succession de cascades. Nous trouvons aussi de nombreuses marmottes et de jolies fleurs de montagne… Juste avant d’arriver au lac, un grand parking bondé de voitures. Sommes-nous les seuls à être montés à pied ? Derrière les vitres du restaurant refuge, les bouches engloutissent les fourchettes, les cravates des serveuses équilibrent leur course entre les tables. Il est quatorze heures. Le prix du menu au restaurant équivaut à une semaine de notre budget. Nous pique-niquons dans nos ponchos sur un rocher entouré de falaises enneigées qui tombent dans l’eau glaciale. Le ciel est noir. Il fait froid. Bientôt il se remet à pleuvoir. Quand nous demandons où mettre notre petite poubelle, le monsieur nous répond « Chacun se retourne avec… » La pluie tombe drue. Les gens courent jusqu’à leur voiture et partent. Les lits en dortoir du refuge coûtent 26 € par personne et sont complets. Tout ça est écœurant. Il est quinze heures trente, nous pouvons atteindre le col en deux heures, plus deux heures pour redescendre de l’autre côté si tout va bien. Ça nous paraît beaucoup, après les quatre heures de ce matin, et peu sûr, mais nous voulons quitter ce lac, ce refuge, et retrouver la paix. Après vingt minutes de marche, la forêt s’éclaircit sur de hauts pâturages gorgés de ruisseaux et de marmottes. Il n’y a personne. Le temps est toujours menaçant. La pluie s’abat autour, sur le sommet des montagnes, sur le Pelât qui porte bien son nom. Devant nous, un peu plus loin, nos premiers chamois. Courbés pour ne pas être vus, nous retirons les sacs et sortons l’appareil photo en rampant dans l’herbe trempée pour s’approcher. Mais, c’est sans compter sur les marmottes qui, nous ayant repérés, crient pour donner l’alerte. Les chamois s’écartent tranquillement en restant sur leur garde. Une ou deux photos trop lointaines et les voilà disparus. C’est décidé, nous campons dans ces pâturages et profitons du temps qui nous reste avant la nuit pour nous promener sans les sacs et qui sait, avoir la chance de les apercevoir de nouveau. Après une heure de promenade dans les alentours, nous les repérons enfin. Un groupe d’une trentaine de chamois avec les petits, plus haut, à flanc de montagne. Avec Daoud, nous sommes à une cinquantaine de mètres l’un de l’autre, allongés dans l’herbe juste au-dessous des animaux. Encore une fois, ce sont les marmottes qui nous repèrent, mais le troupeau ne fuit pas, trouvant sans doute l’alerte exagérée. Les chamois ne nous voient pas en effet mais restent méfiants. Nous rampons doucement, cachés par les quelques buissons encore présents à cette hauteur. Je me trouve à environ vingt mètres des premiers chamois. Daoud, plus bas, ne peut pas s’approcher davantage sans être vu. Dommage ! C’est lui qui a l’appareil photo. Je suis couché derrière un arbre mort dans un tas de cailloux. En les observant, je retire de mes mains les épines de chardons qui étaient dissimulés dans l’herbe. Un vieux chamois sort du groupe et vient se poster juste au-dessus de moi. Je suis grillé mais il ne s’enfuit pas. Il ressemble à un chevreuil trapu avec un pelage plus épais et parsemé de poils blancs. Il m’observe sans bouger une ou deux minutes. Je ne bouge pas et ne baisse pas non plus le regard. Puis il se remet à brouter, me gardant à l’œil, prêt à fuir au moindre de mes mouvements, emportant le troupeau avec lui. Daoud est toujours étendu plus bas, n’osant plus bouger lui non plus, devant ce spectacle peu commun pour nous. Essayons de reconnaître les mâles, les femelles, compter les petits, voir comment ils se déplacent… Le temps passe. Agenouillé sur les rochers, j’ai des courbatures. C’est vrai qu’on est mieux dans son fauteuil devant un reportage mais il y a un petit quelque chose de plus dans la réalité, même si ce ne sont que des chamois, même si le mieux serait de les laisser tranquille. Enfin, ma patience a des limites. Trop courtes sans doute. Il faut que je bouge, quitte à ce qu’ils fuient. Je sors donc de ma planque. Tous me regardent une dernière fois avant de partir à travers les rochers escarpés. Allons faire de jolis rêves de Bambi et j’espère bien aussi, de Blanche Neige.

À l’aube, nous replions la tente et nous engageons sur le sentier du col le sac de nouveau sur le dos. Le ciel a ce bleu si particulier après que la pluie en a emporté les impuretés. À flanc de montagne, des plaques de glace – les névés – coupent la piste et vont s’écraser plus bas sur les rochers. Mieux vaut ne pas penser au pire, garder son calme, son sang-froid et se concentrer sur l’équilibre en enfonçant au mieux, dans la glace, chacun de ses pas… Je passe. Daoud, au milieu du névé, panique. Ses jambes tremblent. Je lui lance un bout de bois qui ne s’enfonce même pas dans la glace mais ça lui permet de retrouver son calme, un semblant d’équilibre et il y arrive lui aussi. Plus loin, un lac entièrement glacé recouvert de neige et une paroi abrupte à son pied. Où va le chemin ? Il semble contourner la paroi et passer au sommet. Pas la peine d’y penser. On ne peut pas continuer. Trop dangereux. Mais en s’approchant, on trouve une issue plus propice. Nous sommes au col. Pas grand-chose en vérité. 2687 mètres. Mais mi-juin, la neige est encore immaculée et la vue de cette hauteur sur les montagnes éclaboussées de soleil est inoubliable. Daoud veut faire sa grosse commission. L’émotion sans doute. Et le voilà qui s’y met bien au milieu du col. Elle n’est pas prête de dégeler celle-là ! Enfin, ça va mieux. Mais comment on fait pour descendre ? Sur le versant nord, là où nous allons, la glace recouverte de neige s’étend à perte de vue jusqu’au refuge aperçu au fond de la vallée. Il nous faudrait des pointes sous nos chaussures mais nous n’avons rien, pas même un bâton. Moi, je tenterais bien la descente sur le cul. Normalement, il n’y a rien à craindre. Ça fait une jolie courbe tout en bas et ensuite c’est moins pentu. Allez, je tente. Ça accélère sévèrement. C’est le poids du sac. J’en perds mon chapeau. Mais en bas, je m’arrête finalement comme prévu avec une ou deux roulades. Je suis trempé mais c’était bien rigolo. Daoud me rejoint. Allez, on s’en refait une ! Plus loin, le vent apporte une odeur qui me frappe. Je la connais. C’est un mélange de printemps, de roches, de fleurs et de neige, dont je me suis imprégné gamin, en colonie ! C’est la première fois que je ressens cette fabuleuse impression : ce souvenir d’une odeur si particulière, presque dix ans plus tard. Combien de temps une odeur peut-elle ainsi rester gravée dans la mémoire ? J’espère toute la vie. Col de l’Arche

Nous sommes là, dans ce village où il n’y a rien. Nous attendons, de dix à douze – les horaires d’ouverture de la poste – de recevoir la carte mémoire de l’appareil photo. Ça n’arrive pas. Faudra trouver une autre organisation. Est-ce que le courrier arrive ici avec dix jours de retard à cause de l’altitude ? Posés comme des vagabonds dans un champ de vaches, en bas du village, depuis deux jours, on attend. Le torrent roule près de nous ses galets. Imperturbable. A quelques centaines de mètres, la frontière italienne... En stop, nous rejoignons Cuneo à environ 100 km. C’est la première fois que je vais en Italie. Je ne comprends rien à la langue mais cette petite virée nous donne confiance en l’avenir. Les pays étrangers n’ont rien de plus compliqué : arrivés dans une ville, direction l’office de tourisme pour avoir une carte puis trouver un camping. Ensuite, visite du centre, avenues, places, monuments et musées qui pourraient nous intéresser. Goûter la cuisine de la région et le petit vin qui va avec. S’asseoir sur un banc, regarder la vie des autres passer. On en sait assez. Ce serait juste mieux de parler la langue. Enfin, c’est ok pour l’Italie. Le temps de remonter les Alpes et on arrive. J’aime bien dire ça : le temps de remonter les Alpes et on arrive. C’est absurde…

Les jours suivants nous emmènent sur des hauts plateaux, les alpages, dont les petits lacs, entourés d’herbe fine et fraîche, sont des petits coins de paradis. Le soir, la tente est plantée sur un lac argenté et elle se réveille au matin dans l’eau turquoise. Notre visage, pour se rincer, ondule et flotte dans le reflet, c’est alors que nous prenons vraiment conscience de notre présence ici. Bientôt, s’ouvrent nos ailes au-dessus d’un précipice, surplombant les hauteurs du monde, la beauté et le silence des paysages, dans les vents frais et parfumés du matin.. Les journées nous ensorcellent. Rêveurs contemplatifs, subjugués au détour des chemins par une couleur, une ombre, une fleur, un animal, l’eau pourpre entre des rochers mousseux, un pont de bois sur les berges du torrent, une vue imprenable que nous prenons pourtant. Le soleil. La liberté. La montagne… Allez les jaunes ! On est maintenant rodés pour la randonnée. Ce n’est plus un effort mais un plaisir. Les cols s’enchaînent un à un, avec chaque fois une nouvelle dimension sur les massifs à venir. Monter, descendre, dans les falaises, les forêts, les plateaux et les petits villages. Il n’y a personne encore à cette saison. Le Mercantour, les aiguilles de Chambeyron sont passés ! Voici le Queyras, plus bas, la vallée de l’Ubaye, au loin les cimes des Ecrins, Briançon, la Vanoise, le Mont Blanc. Nos estimations sur les cartes sont plus justes. Les bâtons achetés nouvellement sont comme deux jambes supplémentaires. Nous avançons doucement mais sûrement. Apaisés, sereins, allongés sous le soleil du midi pour la sieste avant de nous rechausser, prendre nos sacs et filer dans les ornières des sentiers sinueux à la poursuite d’un pèlerin imaginaire. Une aube

Cinq heures du matin. Daoud dort. Moi pas. Il fait trop froid dans le duvet, je me lève. Bien couvert, je suis décidé à être le premier à voir le soleil aujourd’hui. Nuit claire. Je prends le chemin du col d’où nous sommes descendus hier. Plus je monte et plus j’ai envie de monter. Ça me réchauffe. Je braque à droite vers l’ouest sous une corniche avec l’idée d’atteindre un autre petit col que j’estime bien placé par rapport au lever du soleil. Versants herbeux, roches gigantesques, je suis les chemins de chèvres. Du moins c’est comme ça qu’on appelle les bouts de chemins qui se croisent, se perdent dans la nature et finissent par disparaître. Le soleil n’est toujours pas levé mais le ciel s’éclaircit et j’ai une vue magnifique sur la vallée de la Durance et Briançon. Partout autour, les sommets enneigés dans une brume rose : l’aube. Voilà, je suis sur le col. De l’autre côté une autre vallée et dans son creux, un torrent. Je ne le vois, ni ne l’entends mais c’est ainsi. Nord-ouest, j’aperçois quelques sommets des Ecrins, toujours eux, les plus hauts dans la région. Je marche sur la crête vers le nord pour dominer davantage la vallée et les alentours qui dévalent en escaliers de pins et de verdure dans les couleurs de l’aube, ce rose, ce bleu, une légère brume, le tout un peu brillant. Assis entre deux pierres, j’ai le vertige devant tant de magnificence. J’ai mon Aube à moi. Ça devrait être ainsi chaque matin. Nous sommes si peu de chose devant cette immensité. Je reste un moment à contempler encore. Ne pense à rien. J’observe. Me concentre sur le paysage. J’essaie d’intégrer cette émotion à jamais dans ma mémoire. Les humains

Nous avons dormi, cette nuit, posés au bord d’un chemin où peuvent passer des voitures, faute d’avoir trouvé mieux. Et il en est passé des voitures ce matin, pendant que nous faisions la grasse mat, fatigués d’avoir beaucoup marché hier. Nous glandons encore un peu au lit mais il y a ces putains de voitures. Levés en grognant. Les touristes arrivent par petits groupes, en famille, avec des petits sacs et des grandes gueules. Nous déjeunons comme d’habitude avec notre bordel éparpillé partout autour de nous dans la boue. Il a plu cette nuit, la toile de tente pend sur le pont pour sécher. Nos fringues un peu partout aussi. Nous ne sommes pas lavés et pas rasés depuis plusieurs jours. Un peu en retrait, je vois les gens qui, en passant, regardent Daoud de côté, comme une bête sauvage. C’est vrai qu’il a les cheveux ébouriffés, la barbe en vrac et une tête de gars qu’il ne faut pas emmerder pendant qu’il mange. Et puis cette espèce de liquide où flottent des morceaux de bananes et de figues séchés. C’est assez louche et pas du tout appétissant. Il est assis par terre sur le chemin de cailloux. Faut voir le tableau. On dirait qu’il va mordre. Les gens font un écart pour passer, surtout les enfants. Limite si on lui dit bonjour. Et lui les regarde tranquille et sans gêne aucune. Faut dire que ça fait presque deux mois qu’on est dans la nature, faut l’excuser, enfin nous excuser parce que moi, je ne peux pas me voir mais c’est la même. En fait, nous nous trouvons à quinze minutes de l’affreuse station de Fréjus mais comme on est descendus hier soir tard, eh bien, on ne savait pas qu’on était si près des humains ! La Vanoise

Modane. Le temps est mauvais depuis plusieurs jours mais il devrait s’arranger. Il est interdit de passer la nuit en dehors des refuges dans le parc national de la Vanoise mais leur prix est trop élevé. Nous les évitons donc et campons écartés des chemins. Les animaux sont habitués aux touristes ce qui permet de les approcher : marmottes, chamois, bouquetins... Orage mémorable la première nuit. Le froid a suivi derrière. La seconde, à l’aube, une mer de nuages glisse à nos pieds jusqu’à l’horizon, recouvrant la vallée d’une soupe de coton mouvant. Toute la journée, nous longeons les versants à la limite de cet océan galactique. Le toit des montagnes alentours s’est couvert de neige. La température est glaciale, exceptionnellement, pour un mois de juillet. On n’a pas vu ça depuis 72, nous assure un autre randonneur ! Nous dormons une nouvelle nuit au pied du glacier. Des brumes blanches s’élèvent comme des fantômes. Il gèle mais le temps est clair et sec quand on se couche. Avant le jour, une tempête se lève. Notre tente est alors soulevée par les rafales. Seul, le poids de nos corps fait qu’elle ne s’envole pas. Elle se tord, se déchire, les parties détachées claquent comme des fouets. Le vent rugit de toute part. Le froid intense, mortel. Il faut partir. Au plus vite, redescendre, trouver un abri. Mais avant, sortir du duvet, rentrer dans nos chaussures gelées et plier la tente comme on peut. Jamais eu aussi froid. Nos doigts ne veulent pas se plier. Impossible de serrer nos bâtons pour marcher. Nous courons cette fois avec la peur d’y laisser le pouce surtout, le plus exposé. Ça dure des heures. Des heures, la montagne… Quatrième jour de marche, nous n’avons pas prévu assez à manger. C’est le jeûne. La fatigue des nuits glaciales. Nous espérons un refuge, de la chaleur, du repos. Le temps est toujours aussi froid. Nous ne voulons pas dormir dehors cette nuit. Mais nous hésitons encore à aller dans un refuge. La première fois que nous en avons approché un, rappelez-vous, pour y laisser un pauvre petit sac poubelle, ils ont refusé. La deuxième fois, nous nous sommes abrités pendant un orage et je me suis fâché avec le patron qui voulait qu’on consomme. Des refuges de luxe. Alors, nous n’espérons rien. Et pourtant, lorsque la petite dame du refuge la femma nous voit arriver, je crois qu’elle nous aime déjà. Sans rien dire, sans rien demander, elle nous apporte un bon café chaud. Avec ça, des crêpes à la confiture. Le soir, pour quelques euros qu’il nous reste, elle nous sert abondamment. Nous dormons dans un bon lit avec plein de couvertures. Encore des crêpes le matin avec le café. « Eh ! Vous n’allez pas partir comme ça ! » On la supplie, c’est déjà beaucoup trop de générosité. À qui la rendrons-nous ? « Il neige encore, il fait froid, prenez ça pour le midi, au moins. Ça me fait plaisir ! » Et nous alors, on en a les larmes aux yeux. Pourtant, n’est-ce pas volontaire de ne prendre pas suffisamment à manger ? Depuis un moment, nous tentons de réduire notre consommation. D’abord parce que ça alourdit nos sacs et puis tant de bouffe n’est vraiment pas nécessaire. Même avec les efforts physiques, nous mangeons déjà deux fois moins qu’auparavant, à l’époque déjà lointaine du restaurant d’entreprise et dans notre vie en général. Nous souffrons encore du désir de manger – surtout moi – de cette habitude gastronomique de panse pleine, mais pas de faim. En diminuant petit à petit, sur plusieurs mois, en mangeant équilibré et peu, nous nous sentons mieux, plus légers et plus vifs. Le jeûne est très bon pour le corps et l’esprit, pour la réflexion, la méditation. Nous voulons trouver la juste suffisance. La force la plus importante dans un tel effort est mentale. Le jeûne ravive cette force, c’est certain. Parallèlement, l’entraînement musculaire est achevé. Faut voir comme avec notre gros sac sur le dos, nous franchissons les cols, descendons les sentiers abrupts comme des cabris ! Mais cette fois, avec le froid, le mauvais calcul du temps de traversée du massif, la fatigue de plusieurs jours de marche difficile, avec nos figues sèches et nos carrés de chocolat, nous sommes limite. Nous avons dépassé la juste suffisance… Après cette bonne nuit de sommeil, de chaleur physique et morale, après avoir repris de la consistance en gras, nous partons pour notre plus haut col jamais franchi. Pas bien haut cependant, dans les trois mille. Le chemin monte tranquillement. Bientôt, la neige se met à tomber, recouvrant les monts, les vallons et redonnant une couche propre à celle déjà existante. Nous progressons donc sur un sol immaculé, montant le long du sentier à l’aide de nos bâtons comme deux pèlerins perdus en plein hiver, en des lieux inconnus, pris dans un brouillard épais. J’aimerais ne jamais arriver en haut tant mes songes sont plus légers que les flocons qui nous habillent de montagnes. Mais deux heures de marche suffisent pour atteindre le col de la Rocheure où une étendue plate et dangereuse se dessine : un lac troué de glace. Deux possibilités s’offrent alors à nous : continuer le chemin qui descend directement vers la vallée de l’Isère ou suivre la crête à l’est pour rejoindre un chemin non balisé. Nous hésitons. C’est chouette la neige. À marcher, il ne fait pas froid. Mais si nous nous perdons ? Je sens en moi bouillir l’irrésistible envie d’essayer ce chemin qui garde de l’altitude et reste dans la neige. J’ai déjà mon cœur qui bat de ce petit risque de nous perdre ! Allez, Daoud, tu connais mon opinion. Ok, alors c’est parti. Quand deux chemins se présentent, toujours choisir le plus ardu. Je ne sais pas si ce proverbe s’applique à la montagne… Plus tard, quatre ombres se rapprochent dans le brouillard : des gens ! Mais qu’est ce qu’ils foutent là ? Des fous ! Enfin, nous sommes contents de nous rencontrer avec ce temps incroyable. On ne parle à personne quand il y a trop de monde alors que, dans le désert ou la montagne, on s’empresse de lier connaissance avec le peu de personnes qu’on croise. Les nouvelles sont bonnes. Ils ont tracé de leurs pas le chemin que nous devons suivre et nous signalent qu’il n’y a aucun risque si on ne traîne pas. Et nous aussi, les rassurons en leur désignant le col un peu plus bas, qu’ils n’ont pas loupé. Plus de trois mille mètres, c’est notre record. Le jour de l’anniversaire à Daoud. Petite bataille de neige pour fêter ça. Ça essouffle. Il faut partir. Les traces disparaissent. Enfin il y a des cairns. Des tas de pierres qui indiquent le chemin. Une fissure dans la falaise nous permet de nous engouffrer vers une vallée. La vallée du fond des Fours, complètement désertique. La neige est trop fraîche pour glisser, dommage. Nous stoppons bientôt dans un refuge et mangeons au chaud. Puis la neige se changera en pluie avant que nous ne rejoignions l’affreuse et richissime station de Val d’Isère. Col de la Lose

On va au cinéma voir notre dernier film en français avant longtemps. Spider man. Allez, ça nous relaxera. Mais c’est si nul que nous sommes des plus motivés pour partir définitivement à l’étranger. Dernier col avant l’Italie, entre le massif de la Vanoise et le parc national du grand Paradiso : le col de la Lose. Cela ressemble à perdu en anglais. Quel rapport ? À partir de la gorge des sources de l’Isère, le vent change radicalement de sens. Il vient d’Italie. Un tas de gens sur le chemin de randonnée. De la neige. Ils redescendent du même côté qu’ils sont montés : du côté français. Arrivés au col les nuages arrivent, bien chargés, de l’est. Ils glissent sur nous et vont recouvrir la France. Décidément, tout le monde va par là ! Pendant cinq minutes, nous apercevons le lac, côté italien, où il nous faut descendre. Puis plus rien. Il disparaît. De là où nous nous trouvons, la falaise tombe à pic. Il faut escalader un pan pour trouver le col. Je laisse mon sac à Daoud et vais vérifier l’existence de ce col et du chemin qui en part. Il existe, c’est une brèche abrupte dans la falaise. Personne ne l’a encore emprunté, il n’y a pas de trace. Pourtant, c’est bien le chemin... Je remonte voir Daoud et lui fais part de mes observations. Comme je suis sceptique, il va voir à son tour. Il fait chaud, c’est bizarre, nous sommes à trois mille mètres. Les nuages continuent de nous recouvrir. Le ciel se bouche complètement. Ça ne sert à rien de prendre le risque. On sait comme le temps en montagne peut être mauvais. Nous ne connaissons pas la météo. Nous n’avons pas de crampons. Je me fais une raison. On redescend, on fait du stop et on passera un autre col, un autre jour. Pas grave. Mais Daoud revient. Lui aussi est sceptique mais il est descendu un peu plus bas que moi et a trouvé des mains courantes. C’est donc bien par là. Ça nous rassure. On décide d’y aller. En effet, je n’avais pas vu ces cordes sur la falaise qui nous permettent de nous accrocher. Ce sont des câbles en acier mais bientôt ils disparaissent, mangés par la glace et celle-ci colle si près de la paroi que nous devons quitter la crevasse pour contourner. Bizarre. Qu’est ce qu’on fait ? Nous ne voyons pas à dix mètres. Nous sommes dans les nuages épais et chauds de l’orage qui gronde. La pente est très inclinée. Je descends un peu en laissant le sac dans la fissure et je vois que plus loin, des blocs gelés se séparent à nouveau de la roche et que les cordes réapparaissent. On continue donc. Mais au bout d’un moment, ils disparaissent de nouveau. Nous devons ressortir de la crevasse. La neige fond, nous pouvons enfoncer nos bâtons et un peu nos chaussures en creusant tous nos pas. – C’est une via ferratta me dit Daoud, peut-être il faut faire demi-tour. – Sur la carte, c’est un chemin pourtant. J’espère que c’est le passage le plus difficile. – J’ai poussé le bouchon mais je n’aurais peut être pas dû, il me dit. Si on y arrive, je t’encule ! – Si on y arrive, on en reparle, je dis sans sourire… Nous escaladons des blocs de glace avec des crevasses profondes. Les cordes ont disparu à jamais. C’est la merde. Je pose de nouveau le sac et essaie de continuer un peu mais je vois bien vite que c’est impossible. On ne passe pas. C’est mort. À moins de quitter la falaise qui nous surplombe et de partir vers la droite à flanc de montagne sur la glace. C’est plutôt flippant. On ne voit rien, que du blanc. Daoud ne dit plus un mot. Je sais qu’il est encore moins rassuré que moi. Il déteste les passages de glace. Il devient plus blanc qu’elle. Je tente, sans le sac, bien appuyé sur mes pieds et assurant chaque pas. Plus loin, je repère un rocher qui sort de la neige. J’y vais. Il y a une marque rouge dessus. C’est par là ! Par là où ? Il n’y a que la pente glacée et abrupte. Tout est blanc. Aucune empreinte. Je remonte chercher mon sac et me positionne sous Daoud au cas où il glisserait. Glisser, faudrait pas, je ne sais pas où on s’arrêterait. Daoud prend son temps, fait bien ses pas. D’un seul coup, il glisse et part. J’ai juste le temps de planter mes deux bâtons sur sa trajectoire. Il s’emplafonne dessus mais ça l’arrête. Ouf ! Ses deux bâtons sont cassés net. Accrochés aux rochers, on se demande ce qu’on fout ici et comment on peut être si inconscient. Partout la neige immaculée descend dans les profondeurs des nuages sans qu’on y puisse rien voir. Est-ce que le degré de la pente permet vraiment de continuer sachant qu’il est pratiquement impossible de remonter. Ou alors nous devons laisser les sacs. Une heure que nous sommes partis du col et nous sommes coincés ici. L’orage se rapproche, on l’entend gronder de façon sourde et prolongée. Pour conclure : c’est la panique. Daoud me dit qu’il avait aperçu la météo et qu’ils annonçaient des orages en fin d’après-midi. Il me dit aussi qu’il avait lu quelque part que ce col était difficile… en été. Sans toute cette neige qui est tombée ! Il ne faut pas rester là. L’orage à cette altitude sans abri, non merci ! Il faut tenter quelque chose. À gauche vers la falaise ou à droite. Je pars tester une nouvelle fois à droite. Avec les bâtons, je me tiens bien. J’avance en gardant la même hauteur sur une centaine de mètres. Toujours rien. Que de la neige et cette pente qui m’attire. Ça fait comme un arc de cercle avec un trou, comme un volcan. Je continue cette fois en inclinant ma trajectoire. Après encore une centaine de mètres, j’arrive sur une partie rocheuse non recouverte de neige. Pas trace de chemin ici. Encore plus loin, toujours la même glace et la même pente, je continue. Bientôt, c’est trop incliné. Je ne peux pas. Ça m’énerve. Il y a forcement un passage quelque part. Je cherche plus bas, plus haut, je marche, je marche et enfin, enfin des traces. Je m’approche. Non, ce n’est qu’un animal. Encore, encore, cette fois, j’y suis, c’est bien des empruntes. Elles descendent tout droit, certes, donc avec des crampons, sûr, mais c’est mieux que rien. Je commençais à désespérer. Autour de moi, en levant la tête, que du blanc. Depuis combien de temps ai-je quitté Daoud ? Une demi-heure environ. Je remonte. Je suis mes traces en fait. Daoud n’a pas bougé. Je l’entendais m’appeler avant de le voir. – Alors ? – Alors, il y a des pas, par là, environ quatre à cinq cents mètres à droite, tout en flanc bien incliné comme ici dans la glace. Ça fait comme un arc de cercle. Mais je ne suis pas sûr des traces. Elles descendent tout droit. Le mec devait avoir des crampons. Mais ça va, l’air chaud fait fondre la glace et nos pieds s’enfoncent de plus en plus. On n’a pas le choix de toute façon. Ok ? – Putain, il me dit, faut que ça passe ! T’entends comme l’orage va être mauvais ! Nous partons donc, avec les sacs cette fois, mais ils permettent finalement de nous donner plus de poids. Avec ses petits bâtons cassés, je me positionne sur sa trajectoire. On arrive aux premières traces. – Tu te fous de ma gueule, il m’dit, c’est une bestiole ça, putain ! – Ok, il y en a d’autres plus loin mais ça descend pareil de toute façon. Mais tu vas voir, c’est possible de descendre, il faut rester bien droit, et se tordre la cheville dans le sens opposée à la descente. De grosses gouttes d’orage tombent. Avec précaution, en faisant des virages, en contournant les précipices, nous descendons petit à petit. C’est immense la montagne quand on est perdu comme ça. Ça n’a pas de fin. La glace continue de fondre. C’est donc de plus en plus facile mais l’orage gronde de plus en plus fort. Qu’est-ce que je vois là-bas ? On dirait des silhouettes, des gens. Il y a des gens là-bas, deux personnes. Nous sommes sauvés ! On a mis trois heures à descendre du col. On est en Italie. Les gens sont bien des gens et pas des fantômes. Et même, ce sont des Français, enfin des Suisses francophones et on comprend parfaitement quand ils nous disent que nous sommes les premiers de la saison à avoir franchi le col de la Lose, qu’il est d’ailleurs encore interdit, même avec du matériel ! C’est trop grave, nous sommes complètement inconscients. On aurait pu glisser sur des centaines de mètres. Si la vue avait permis de rendre compte de la difficulté, nous ne nous serions jamais engagés. Bref, l’orage est là, il pleut de plus en plus fort, il faut trouver un abri. Ça tombe bien puisque les gens ont la clé d’un refuge. Le problème, c’est qu’ils ne le trouvent pas. En fait, il est caché en plein dans une falaise de deux cents mètres qui tombe dans le lac. Le fameux lac aperçu pendant cinq minutes d’en haut et qu’on a bien cru ne jamais revoir. Deux chemins y mènent avec des cordes, en escalade. L’un d’eux passe le long de la cascade mais il ne m’inspire pas. L’autre me paraît plus accessible. Je le choisis, si on peut appeler ça un choix. Bref, il y a bien quelques cordes mais je dois de nouveau passer une partie glacée au milieu de la descente. C’est encore plus raide que tout à l’heure et bien glissant mais je m’engage. D’un seul coup, un pied part, je pars, c’est la chute ! Un moment de panique inoubliable. Je plante mes ongles, mes coudes, je me raidis, me tortille, balance les bâtons, rien à faire, je prends de la vitesse. Je vais m’éclater comme un oeuf. Un rocher dépasse au milieu, c’est sur lui que j’arrive, j’ai juste le temps de le voir, je suis dessus, mes jambes font ressort, je suis projeté sur le côté dans la roche. Fin de la chute. Je bouge un peu. Je ne suis pas mort. Je crois que je n’ai rien de cassé non plus. Je tremble comme une feuille. J’ai eu si peur. J’ai eu tellement de chance. J’aurais vraiment pu crever ici. Il y aurait eu une petite plaque avec mon nom, en plus de celles qui existent déjà à l’entrée du refuge. Je me remets sur mes jambes, remonte un peu récupérer mes bâtons et ce qui a été éjecté du sac. Et là, je pense à Daoud. Daoud, non ! Je ne le vois pas en levant la tête. J’espère qu’il ne m’a pas suivi. La faille est vertigineuse, impossible à passer. On le voit clairement d’en bas. Je vais voir l’autre chemin, je vois les gens qui arrivent - forcément, j’ai été plus vite qu’eux - mais pas Daoud. Il pleut beaucoup maintenant et les éclairs illuminent les nuages dans lesquels nous sommes. Enfin, Daoud est derrière eux. Je le vois qui s’accroche aux cordes, qui donne ses dernières forces en escaladant les parois trempées avec son gros sac et le vide qui mène au lac, dessous, très bas. Quand ils arrivent, je suis tout blanc, mes jambes ne cessent de trembler mais je n’ose rien dire. L’orage explose démesurément. Les gens nous disent qu’on peut rester ici, avec eux et même dormir car le temps ne s’arrangera pas avant demain. Ce sont des randonneurs chevronnés, ils en ont vu d’autres. Ils essaient de nous rassurer et de parler d’autres choses mais on a eu trop d’adrénaline aujourd’hui. Sous le refuge, il y a une petite chambre, elle sera pour nous. L’orage est impressionnant, jamais vu un truc pareil, ça pète dans tous les sens toute la nuit et il pleut à torrent. Heureusement, on n’est pas dehors, encore sur un flanc de montagne. Heureusement ! Mais c’est fini la montagne, c’est fini. On veut voir la mer !
Improvisation Nomade (3) (Roumanie-Bulgarie) English translation pending
by Nicodilo · 2009-07-28 · 7 replies
Oradea

La nuit tombe. Le conducteur veut nous déposer en banlieue. C’est la zone. Les vieux immeubles de l’époque communiste s’effondrent de toute leur façade en laissant apparaître, derrière les fenêtres cassées, les ferrailles rouillées et les vieux tuyaux de gaz déchirés et béants, l’intérieur des appartements. Les enfants sont pieds nus et sales dans les rues en terre battue, ils jouent à se lancer des cailloux et à snifer de la colle. C’est dégueulasse, on se croirait dans un pays en guerre. On demande au chauffeur de nous déposer en ville pour changer un peu de monnaie. Ça l’intéresse. Ensuite, taxi pour trouver un hôtel. Evidemment, comme on ne connaît rien ni personne, que c’est le soir et qu’on n’a pas envie de dormir dehors cette nuit, on raque 20 € chacun pour les chambres. Dire que dehors, ils n’ont pas un rond et qu’on se paye une chambre à 15 millions de lei, la monnaie roumaine. Enfin, rien que pour une douche, je donnerais n’importe quoi ! Dans la soirée, pour joindre le centre ville, nous arpentons les rues. Des maisons écroulées abritent des familles entières avec les animaux et toute leur crasse. Elles sont chauffées aux pneus. Sur les trottoirs, des feux brûlent dans des grands bidons autour desquels tournent quelques sans-abri déguenillés et des chiens agressifs qui crèvent la dalle. C’est le Bronx ! Le lendemain, à la gare, nous cherchons un train pour la prochaine ville à une centaine de kilomètres. Mais le réseau ferroviaire roumain est limité. Très limité. Deux trains dans la journée et pas un dans cette direction. Beaucoup de clochards et des gars qui se battent pour nous emmener dans leur voiture privée. Après négociation, on en choisit un pour 10 € chacun. On ne sait pas encore que les salaires avoisinent 100 € en Roumanie et surtout que tout le monde fait du stop à la sortie des villes pour partager l’essence. Premier pays pauvre. On ne connaît rien. Normal qu’on se fasse avoir. Il faut apprendre. Le rapport avec l’argent n’est plus le même. Le niveau de vie dans cette région a beaucoup diminué par rapport à la Hongrie. Il n’y a qu’à regarder les voitures pourries quand ce ne sont pas des charrettes tirées par des chevaux, les villages sans route goudronnée où grouillent des oies, des cochons et des chevaux en liberté, sur la route unique, pleine de nids de poules, qui relie des villes de plus de cent mille habitants ! Arad

Nous avions rencontré avant notre départ Sorin, un jeune Roumain qui faisait ses études à Poitiers. En arrivant à Arad, nous allons directement voir sa famille à qui il avait parlé de nous. Sa mère, ensuite, nous emmène dans un appartement qui sera le nôtre pendant quelque temps. Enfin, elle nous présente à des étudiants qui nous feront faire le tour de la ville. Après avoir installé nos affaires dans ce petit chez nous, avoir pris notre douche, s’être étendus un instant sur notre lit et avoir fermé la porte de l’appartement. Toutes ces futilités qui ont maintenant de l’importance. Nous allons visiter la ville avec nos nouveaux amis. Très vite, l’échange est enrichissant. Nous parlons toute la journée et une partie de la nuit de la Roumanie et de la France. Les étudiants roumains parlent bien anglais. Beaucoup mieux que moi. Le soir, j’ai la tête comme serrée dans un étau, à force de me concentrer pour ne rien perdre de ce qu’ils nous expliquent et la nuit je rêve en anglais. D’ailleurs, je suis bien meilleur anglophone la nuit… Eux parlent très bien l’anglais pour plusieurs raisons. D’abord les films à la télé sont en anglais sous-titrés en roumain car il n’y a pas assez d’argent pour les doubler comme en France. Ensuite, parce qu’ils sont hyper motivés pour réussir. Et réussir aujourd’hui en Roumanie, ça veut dire quitter le pays et donc parler anglais. Le niveau de vie de nos amis et de la population de la ville est très modeste. La maman de Sorin, professeur de biologie à quelques années de la retraite, gagne 150 € par mois. La vie est dure. Alors que nous, petits Français, nous avons la chance de pouvoir voyager. Ici, il faut jardiner pour manger et faire des conserves pour l’hiver. Garder ses chaussures trouées et acheter une voiture à plusieurs familles. Les jeunes, les étudiants qu’on a rencontrés, ont l’espoir de partir travailler en Europe ou d’aller aux Etats Unis pour s’enrichir. Ils sont ambitieux et motivés mais ne trouvent pas de travail en Roumanie qui tarde à se développer. Il y a bien le chantier d’une zone industrielle autour de la ville mais il n’avance pas. Les fonds européens sont bloqués pour faire pression sur le gouvernement afin qu’il réduise la corruption. Les entreprises internationales n’investissent pas tant que le pays n’est pas stable. Il n’y a pas de travail à Arad. Seulement des petits commerces. Pourtant, la main d’œuvre est qualifiée et elle ne demande pas grand-chose. Par exemple, un entrepreneur allemand basé à Timisoara, une ville proche que l’on aura l’occasion de visiter, assure la sous-traitance de pièces automobiles et emploie un millier de salariés qu’il paie 200 € par mois. Je vous laisse imaginer la marge que la société se fait en vendant ses pièces en Allemagne. Et si ça marche, je ne comprends pas pourquoi d’autres entrepreneurs n’en font pas autant. Même si les gens sont sous-payés par rapport au niveau européen, même si ce sont les entrepreneurs et les investisseurs qui prennent le plus d’argent, les emplois existent. Les salaires sont payés et les employés ont ainsi un pouvoir d’achat qui permet de faire tourner de l’argent dans le pays. Une ville comme Arad possède des milliers de personnes qui ne demandent qu’à travailler. Seuls, comme souvent dans les pays où la corruption domine, quelques riches équilibrent la balance au volant de leur imposante voiture, en traînant leur vieillesse au bras de jeunes et magnifiques roumaines, le long des vitrines de prêt-à-porter italien. J’espère retourner un jour en Roumanie. Voir comment ça aura évolué. Avec l’ambition et la capacité que j’ai pressenties, ce pays comptera bientôt dans le marché économique européen. Son niveau de vie ne peut qu’augmenter. C’est le moment d’investir là-bas ou d’y passer des vacances et ainsi de dynamiser le tourisme. C’est un joli pays avec des paysages variés et montagneux où les gens sont gais et généreux malgré leur pauvreté. Un pays qui se relève difficilement de la catastrophique politique intérieure de Ceausescu qui les a trompés pendant trente ans. Mais les Roumains sont opportunistes. Ils l’ont prouvé au fil des siècles en négociant leur indépendance dans des contextes géopolitiques qui les ont couverts de drapeaux austro-hongrois, ottomans et soviétiques sans pour autant leur faire perdre leur originalité. Ils seront toujours plus latins que slaves ou russes, des pays qui pourtant les entourent. Leur langue chante comme les cigales de la Méditerranée, ils roulent les « r » à l’espagnole et finissent en « i » avec le pincement de doigts à l’italienne. La Roumanie a même été considérée comme un pays francophone avant la deuxième guerre, au moment où la France était encore une étoile culturelle incontournable. Aussi, si vous voulez avoir la chance de voir naître une cathédrale aujourd’hui, alors que nos églises sont à l’abandon, c’est en Roumanie qu’il faut se rendre. Depuis la fin du régime totalitaire de Ceausescu qui détruisait les lieux de cultes et même les lieux historiques en général, les Roumains ont retrouvé la foi trop longtemps étouffée. Les églises orthodoxes aux reflets byzantins, volant sur des tapis orientaux et mêlées aux architectures baroques, sont des petits joyaux… Les tsiganes

Paumés dans la campagne d’une vallée de Transylvanie du côté de Deva, nous tentons de nous rendre dans un village aux pieds des Carpates Méridionales pour rejoindre un Roumain randonneur et francophone, rencontré sur Internet. Une camionnette s’arrête. Barbus, sales, costauds, silencieux, quatre Roms nous ouvrent leur portière… Des Roms ! Horreur, malheur… Ne pas les confondre avec les Roumains qui sont les habitants de la Roumanie. Les Roms comme les populations que l’on nomme diversement – Gitans, Tsiganes, Romanichels, Gypsies – mais qui se désignent eux-mêmes par d’autres noms (Sinti, Manouches, Calé), et que l’on rencontre dans tous les pays d’Europe, sont partis du nord-ouest de l’Inde il y a un millier d’années et ont déferlé en vagues successives sur l’Europe à partir du XIVe. En Roumanie, ils sont nombreux et se sont, pour la plupart, sédentarisés bien qu’ils ne soient pas intégrés à la population. Ils ont gardé leur langue et leur culture et sont reconnaissables à leur faciès indo-européen. Des villages sont partagés entre les deux populations souvent hostiles. Même les jeunes étudiants rencontrés à Arad ont horreur des Roms. C’est le sujet tabou. Ils les traitent de voleurs de poules comme nous faisons avec les manouches, et les rendent responsables de la misère commune. Bref, on nous disait de faire attention à eux, que c’étaient même des assassins et nous n’avons jamais osé aller dans leurs quartiers. Pourtant, moi je les aime bien les tsiganes, j’adore leur musique, leur liberté et les films de Kusturika. Mais là, on n’est pas dans un film… Ce n’est pas très détendu dans le camion... Les paysages de la campagne roumaine défilent. Petites parcelles agencées et travaillées à la bêche par des personnes âgées habillées à la mode du début du siècle. Pas de tracteur, ni de moissonneuse batteuse. Des chevaux tirent encore les charrues pour retourner la terre. Le foin est entassé en bottes de cinq mètres de haut, en épis. Tous les animaux de la basse-cour traînent en liberté le long de la route, dans les jardins et les maisons. La campagne profonde telle qu’elle était en France à la naissance de mes parents peut-être ou de mes grands-parents… J’allume ma cigarette dans la courbe d’un virage ponctué de bosses et brûle par mégarde le bras nu d’un des gars. Ce gros monsieur me regarde de travers. - Merde, désolé, je dis. Mais je ne me sens pas du tout à l’aise d’un coup. Un autre d’entre eux demande : « Francès ? » Eh oui ! Qu’on dit, des vrais Français de France. Il n’y en a sans doute pas beaucoup dans le coin et quand il nous demande ce qu’on fout là, bah ! on se promène, on avait rien à faire chez nous alors on est allé voir comment ça se passait du côté de chez vous. Ça a l’air de lui plaire. D’un seul coup, l’atmosphère se détend et le monsieur à la moustache range ses gros yeux méchants. Puis, comme le courant est passé, comme nous parlons un peu, ils nous sortent le bon vieil album de la musique du film de Chat noir Chat blanc et voilà que tous se mettent à chanter dans la camionnette jusqu’à notre arrivée. Pour finir, ils refusent notre participation pour l’essence et nous souhaitent bon voyage dans leur pays avant de s’en aller en continuant de chanter ! Vive la musique ! Vive la France ! Bucova

Tout d’abord, on est bien comme des cons dans ce bled de quelques centaines d’habitants où la personne que nous devions rencontrer ne se trouve pas. On aurait dû l’appeler avant. C’est ça les surprises. Ça ne marche pas toujours. Sa maison, enfin celle de ses parents, absents aussi, est superbe, en bois, fleurie du jardin jusqu’aux balcons, de grands géraniums. Une pergola sur la terrasse est recouverte de raisins mûrs. Autour, l’odeur de melons, de foin fraîchement coupé et la campagne roumaine scindée de torrents encore agités et frais de la randonnée en montagne qu’ils viennent d’effectuer derrière le village. Cette partie de la Roumanie est encore vraiment naturelle. Beaucoup de forêts, de montagnes et de verdure. Enfin, cela ne nous avance pas. On essaie de demander à une gentille mamie tout édentée qui fauche son foin tout près des infos sur la famille. Malheureusement, on ne comprend rien. Elle parle un vieux patois incompréhensible et comme toutes les personnes qui ne sont pas habituées à rencontrer des étrangers, quand on la fait répéter, au lieu d’articuler, elle parle seulement plus fort, exaspérée que nous ne comprenions rien. Le cochon, heureux de la visite, court autour de nous en poussant des grognements, comme des moqueries, ce qui rend la scène cocasse et désespérée. Alors on attend là. On est bien. On peut planter la tente ce soir et repartir demain. Mais un peu plus tard, comme la nouvelle a couru dans le village que des sacs à dos étrangers avaient atterri dans un jardin, des jeunes viennent nous rendre visite. Puis ils nous demandent de les suivre. On ne sait pas où mais on prend nos sacs et on suit, accompagnés de tous les enfants et des chiens. La mamie s’agite pour nous dire au revoir. Après une petite promenade dans les chemins en herbe qui séparent les maisons du village, on nous fait attendre devant l’une d’elles… Un autre jeune homme arrive et dit en français : « Bonjour, je m’appelle Christi. Voici ma maison et ma famille. Nous aimerions que vous nous fassiez l’honneur de demeurer chez nous ce soir en attendant que la famille Tomici revienne pour vous accueillir. Pourriez-vous me dire vos noms pour faire plus ample connaissance ?… » Et voilà comment nous sommes arrivés dans la petite famille Abulescu. Une famille géniale. On nous présente tout le monde, la maison, notre chambre avec une simplicité et des égards signes de la plus parfaite hospitalité. Ensuite, tout l’après-midi, le petit jeune se révèle être un parfait connaisseur de son pays et de sa culture, nous en expose les problèmes actuels, son histoire et sa politique. Je suis certain que je n’aurais pas pu en faire autant à son âge et peut-être même aujourd’hui. Pour excuser son érudition, il nous dit simplement qu’il n’aime pas les travaux manuels, ni traîner avec les jeunes de son âge qui se moquent de lui, mais préfère étudier. Il nous pose à son tour des questions sur notre périple, sur ce que nous avons déjà vu et sur la suite. Sa maman, pendant ce temps, nous prépare des petites collations délicieuses. Trois bébés chiens courent entre nos pattes, les oies, les canards, les poulets, tous les animaux sont avec nous autour de la petite table du jardin. Et c’est l’heure de l’apéro. On va goûter les différentes distillations de la tsuica. Une petite prune bien de chez eux. Christi continue de tout nous expliquer : « Celle-ci est la première distillation, elle fait 27 degrés, la deuxième fait 45 et la troisième je ne sais pas mais encore plus. J’ai goûté une fois et depuis je ne bois plus d’alcool ! » On tourne donc à la prune tout le repas, on rit beaucoup, il y en a cinquante litres dans le garage, c’est avec ça que les gens se paient souvent dans les villages. Vraiment une agréable journée et une soirée comme on ne les oublie pas. Le lendemain matin, ils sortent la voiture familiale et s’apprêtent à partir. Et qu’est-ce qu’on fait, nous ? « Pas de problème, vous restez là, on a une course urgente à faire mais on revient ce soir. Si pouviez rentrer les canards avant la nuit, ce serait parfait. Bonne journée. » Le soir venu, on s’organise pour rentrer les canards. Un de nous attend devant la porte pour l’ouvrir pendant que l’autre pousse gentiment les bestioles du bâton. Jusqu’ici tout va bien, ils connaissent la route. Seulement quand on ouvre la porte pour qu’ils rentrent, cinquante poulets foutent le camp dans le jardin ! On fait comment maintenant ? Une heure pour courir après ces sales bêtes, les choper à la main et les balancer une par une dans leur enclos. Très peu de temps après, la famille revient : « Alors tout s’est bien passé ? » « Oh oui, on répond, aucun problème… » Quitter la Roumanie.

Nous hésitons entre le train et le stop pour rejoindre la Bulgarie. En train, nous devons passer par Bucarest, ce qui fait un détour de 800 km. En stop, il faut rejoindre Calafat pour traverser le Danube avec un bateau. Finalement, nous faisons du stop. Le vent souffle ce matin sur le boulevard qui traverse la ville de Carensebes en direction de Brobeta-Turnu-Severin. Il fait froid. Nous avons marqué SOFIA sur notre petite pancarte mais les camions bulgares ne daignent pas s’arrêter. Écrire en cyrillique, l’alphabet bulgare, nous aurait peut être aidés mais nous n’en sommes pas encore capables. Alors nous attendons et le temps passe. Je pense à tante Ana, la vieille dame qui nous a accueillis chez elle ces derniers jours. Quand nous lui avons dit au revoir ce matin, elle s’est mise à pleurer et à prier pour nous. Elle était vraiment gentille. Nous sommes arrivés chez elle avec Christi après avoir quitté le village où nous n’avons jamais eu de nouvelles des gens que nous étions venus rencontrer. Christi loge, pendant ses études, dans un petit appartement au fond du jardin de tante Ana et nous avons squatté quelques jours chez lui le temps de visiter la ville et d’apprendre quelques recettes roumaines. Un matin, les nerfs de mon cou se sont bloqués comme cela m’arrive parfois. Tante Ana m’a sorti de ses placards un remède de grand-mère à base de plantes. Des douleurs comme celles-ci peuvent me faire souffrir plusieurs jours même sous traitement médical. J’acceptai le massage sans illusion. Elle me soigna en quelques heures… Deux heures que nous attendons. Il est dix heures maintenant. Ça ne valait pas le coup de se lever tôt ce matin pour se cailler en attendant dans le froid. Impatientés, nous marchons vers la gare. Le prochain train est à 14 h 50 : dans quatre heures. À 11 h, il y a un bus pour Craiova mais il ne passe pas. C’est courant. Des jeunes traversent la route comme des zombies, le nez dans leur sac de colle. Bientôt le soleil arrive et nous reprenons le stop. Enfin, vers midi, une camionnette s’arrête. Le conducteur, Ion, est instituteur. Il bredouille un peu de français, l’ayant appris à l’école trente ans auparavant. Ses souvenirs reviennent progressivement. Nous longeons la frontière serbe sur le Danube et passons les fameuses « portes de fer », formant un barrage immense. Le film Chat noir chat blanc, réalisé par Emir Kusturika et dont j’évoquais les souvenirs tsiganes, a été tourné quelque part dans ces contrées. Les décors sont bien les mêmes et avec la camionnette du monsieur qui roule entre 50 et 70 km/h, nous avons le temps de les admirer. Enfin nous atteignons la porte orientale des Carpates avant de redescendre dans les plaines du sud. Ion nous dépose en banlieue d’une ville. À peine sommes-nous descendus du camion que des gens nous sautent dessus. Ils veulent tous nous emmener. Nous sommes à un croisement important au milieu des immeubles. Un mec plus louche que les autres nous colle aux basques en insistant méchamment. Des tsiganes nous parlent de je ne sais quoi, nous proposent des trucs à acheter. Derrière nous, je remarque une voiture immatriculée en France avec deux personnes penchées sur le moteur qui viennent bientôt pour nous parler. L’un d’eux connaît quelques mots de français et nous propose lui aussi de nous emmener, puis se met à siffler en direction des grands immeubles. Avec Daoud, on se regarde. Ça craint un peu dans le coin. Faut qu’on s’arrache de là… Cependant, une jolie jeune femme arrive qui parle parfaitement français. C’est la femme du monsieur à la voiture française. La confiance nous revient aussitôt. Les sacs sont mis dans le coffre pendant que nous montons boire le café dans leur appartement. Sur le sofa, nous regardons les photos d’un pays que nous connaissons bien : la France. Le couple nous explique sa situation. Le monsieur est parti une première fois trouver du boulot en France. Il a réussi et a ramené beaucoup d’argent. Quelques centaines d’euros. Depuis, ils partent tous les deux, laissant leur petite fille à la famille, et travaillent en France sans être déclarés, sans sécurité sociale et payés une misère. La maman, Lucia, œuvre dans un restaurant et le papa dans le bâtiment. Ils dorment souvent dans leur voiture, hiver, soir de Noël et du réveillon compris. Enfin, tous les trois mois, ils reviennent au pays voir leur fille, et surtout faute de contrat de travail. Chaque fois, les billets sont distribués à la frontière roumaine pour les douaniers. Trois ans que ça dure. Ils aiment la France et même si on leur dit qu’ils sont exploités, pour eux, c’est toujours mieux comme ça. Lucia nous prépare notre dîner du soir et nous partons dans la 405, à fond sur les routes pourries, avant d’être déposés à 50 km environ de la frontière, dans un village paumé. C’est le soir. Il pleut. Pas de voiture. Nous pouvons aller frapper chez quelqu’un, sûr qu’il nous accueillerait mais au loin des phares se dessinent. Espérons. La voiture en passant à notre hauteur pile et dérape. Au début, nous sommes contents, ce sont des jeunes, ambiance hip hop, l’un d’eux parle un peu espagnol. Puis, bien vite, on déchante : ils boivent des bières et sont excités comme si, en un instant, ils venaient d’avoir une idée lumineuse pour gagner de l’argent… À Calafat, petite ville portuaire du Danube et frontalière avec la Bulgarie, une bande de tsiganes rapplique en courant. Les sacs, apparus dans le coffre maintenant ouvert, sont le sujet d’une discussion, entre eux, qui s’anime. On ne comprend pas bien mais l’ambiance est aux négociations. Les tsiganes veulent acheter nos sacs aux Roumains. C’est non, apparemment. Le coffre se ferme et nous remontons dans la voiture qui démarre en trombe… Mieux vaut s’expliquer avec trois Roumains qu’avec dix tsiganes. Mais on ne nous a pas demandé notre avis de toute façon. Et puis, même s’ils ne s’entendent pas entre eux, les voleurs, j’en suis sûr, font exception pour les mauvais coups. Il faut trouver ce quai, cette putain de frontière. Ensuite, les lâcher. Leur plan, aux Roumains, est simple : ils veulent nous taper le maximum de tune pour payer le trajet. L’équivalent de 10 € en monnaie roumaine : 25 millions de lei. Mais ils rêvent. Le petit jeu de la négociation s’apprend vite et on ne nous a plus aussi facilement. Ils obtiendront quand même 5 € en tout, avant de disparaître. Il nous reste juste assez de monnaie roumaine pour payer le bateau. Espérons que les douaniers n’essaieront pas, eux aussi, de récupérer de l’argent sur notre dos. Capables de nous garder, de nous poser des problèmes si on ne crache pas les tunes ? Se débarrasser de bandits pour en trouver d’autres. Depuis peu, débutent les relations avides de populations démunies envers les touristes aisés que nous sommes. Le bateau accoste dans une heure. Voilà plusieurs heures qu’il fait nuit déjà et il pleut toujours. Peu de gens sur le quai, des douaniers autour des camions et quelques petits trafiquants qui se rendent en Bulgarie avec du tabac et reviennent avec de l’alcool. Assis sur notre sac comme au théâtre, nous admirons discrètement la contrebande qui s’exerce, les douaniers soudoyés et les chauffeurs complices. Chacun fait son petit business et le monde tourne. Le bateau accoste. Dans la cabine, les gars s’esclaffent devant les images pornos de leur téléphone portable en crachant la tsuica. Daoud, debout sur la proue, dans les phares tournoyants, se laisse bercer par les plis du Danube, nous emportant à travers une frontière immense et naturelle, entre deux pays, aux confins de l’Europe continentale. Quitter la Roumanie et le contact imprévu mais souvent sincère de ses habitants ne nous laisse pas insensible… Côté bulgare, trois fois, quatre fois, on nous demande nos passeports. Les imperméables longs et noirs des policiers où coule la pluie, leur langue incompréhensible et brutale, les chiens, toute une atmosphère qui me rappelle les films avec la Gestapo. Tampons, fouille du sac, questions en anglais cyrillique et nous sommes libres. Nous avons passé la frontière. La frontière bulgare. Tant de personnes nous ont parlé de cette frontière. Un ami bulgare, en France, nous a dit : « Ne passez pas à Calafat, et surtout pas la nuit… » Vidin, la ville la plus proche, est à 5 km. Il pleut à verse. Forcément, un mec est là. Il attendait des clients et propose de nous emmener pour 5 €. Ça continue… Impossible de négocier, étrangers sous la pluie et au milieu de la nuit, avec ce gars qu’aucune concurrence ne bouscule. En ville, nous retirons de l’argent pour le lui donner et nous offrir une nuit d’hôtel. En Roumanie, nous n’avons payé qu’une seule nuit pendant notre séjour… Après la toilette, nous allons faire un tour en ville. J’ai hâte de voir à quoi ressemble ce pays. Un bar ouvert. Première chose : « Passeports ! » En allemand, ça fait bizarre. Les gens sont méfiants, Vidin est l’un des trois passages entre la Roumanie et la Bulgarie. Les deux populations se craignent et se haïssent historiquement. Bandits, voleurs, des deux côtés, ils se renvoient la balle. Dans le bar, l’ambiance est froide. Le temps de boire un coca et on repart. Il n’y a rien à fêter ici… Mais en France, ce soir, c’est l’anniversaire de l’amie de Daoud. Soudain nostalgiques, nous voulons entendre des gens parler français. Nous allumons la télé de l’hôtel. Jean Reno et Juliette Binoche essaient de nous faire rire dans un film gnangnan et romantique. Pendant un match de kick boxing, on finit par s’endormir. En me retournant dans mon sommeil, je donne un grand coup de tête dans la table de nuit. L’arcade éclate et pisse le sang. Me rendors K.O avec du papier cul sur la gueule. Pas stressé le gars… Les squatteurs.

Fin septembre, nous sommes à Sofia, capitale de la Bulgarie. Nous avons de nombreux contacts ici. Nous appelons d’abord Jean-Claude, un retraité rencontré sur Internet quand nous préparions le voyage. Un taxi nous emmène chez lui dans la banlieue ouest de la ville. La semaine suivante, nous squattons chez Vincent, un professeur de philo du lycée français Victor-Hugo. Il a un joli appartement dans un quartier chic de Sofia et les avantages de la vie d’un expatrié avec le salaire français dans un pays où l’on gagne rarement plus de 300 €… La journée, nous parcourons la ville pour trouver un hébergement durable. L’automne est gris à Sofia et nous voulons laisser l’hiver dehors. Mais les hôtels sont chers, la collocation avec des étudiants ne se concrétise pas et il est impossible de louer un appartement seulement pour quelques mois. L’hiver se fait déjà sentir. La neige apparaît sur le mont Vitosha qui domine la ville. Les nippes disparaissent des poubelles une à une. Le tour d’Europe contenait un hiver que nous avions prévu de passer ici mais Sofia ne veut pas de nous. Enfin, dans un petit restaurant Kebab, Charlie, un Algérien que nous rencontrons par hasard, se dépatouille pour nous trouver une chambre chez une mamie, mam Rumi, dans les quartiers nord et pauvres de la ville où il loge lui aussi. Trente euros par mois pour deux personnes, parfait pour nous, même si nos amis expatriés n’osent pas mettre les pieds dans ce quartier, rue Hadzikonstantinov. Pas la peine de retenir le nom, suivre le bus N°85… Immeubles pourris et insalubres, mais on ne sent pas d’insécurité ici plus que dans la ville. Le soir, le bar des vieux alcooliques du coin, sous l’immeuble, nous accueille avec Charlie pour boire quelques kamenisa, la bière locale. Mais ça ne dure qu’un temps. Au bout d’une semaine, mam Rumi nous met dehors. Juste avant que nos amies respectives ne nous rejoignent. Paraît qu’on prend trop de douches. Mais surtout, la vieille a assez d’argent pour tenir deux mois avec les quelques euros qu’on lui a donnés... Charlie, désolé pour nous, garde nos sacs dans sa chambre pendant que nous allons à Bansko, au sud du pays, près de la frontière avec la Grèce, pour des petites vacances avec nos louloutes dans un chalet de montagne. Adios loquita mia.

Il est minuit, la pluie fouette les vitres. Elle lave mon âme de ses ambiguïtés, de la solitude qui s’y est glissée dans ce lit d’hôtel où les cris de nos ébats chantent encore, où la moiteur dissipée a laissé la place à un froid glacial et pénétrant. Comme la tendresse peut manquer à un homme quand, dans son cœur, elle a planté ses griffes ! Comme les souvenirs encore tièdes dansent devant nos yeux comme des papillons ! Comme tu es partie si vite et me laisses seul avec ce destin qui s’enfuit en te lâchant la main ! Une main pourtant si douce… Sofia.

Tout le monde s’est partagé les bancs sur la place de la mosquée et profite des derniers rayons doux du soleil d’automne. Les jeunes amoureux se lèchent la lippe, les vieux complotent avec leurs pigeons et les dernières jupettes des jolies Bulgares dansent sur leurs hanches en traversant la place ponctuée de temps en temps par une nuée de Japonais et un tramway grinçant. Là-haut, le mont Vitosha est désormais revêtu de neige. Dans les rues pavées et défoncées du centre ville, les Champs Elysées bulgares, les voitures pourries – sauf celles de la mafia – perdent leurs essieux dans des parterres de mauvaises herbes et de détritus. Sur les innombrables terrasses, la Kamenista coule à flot. Au coin des rues, les vendeurs à la sauvette se mêlent aux tziganes nostalgiques qui pleurent la fin de l’été. Sur le marché des Femmes, les saveurs orientales se laissent savourer. Place des journalistes, des joueurs, fous d’échecs, perdent leur monnaie, cachés derrière les fontaines des nus. Boulevard Marija Luiza, nos nuits d’ivresse se succèdent dans les bars bondés de brûlantes Bulgares dans une musique délirante – une des seules en Europe qui ait su marier instruments traditionnels et rythme moderne percutant –- avant de retrouver les putes et les travestis rentrant au quartier eux aussi. Sofia, de bons souvenirs, vraiment, mais Sofia, … Je me lasse déjà de toi !

Dernière soirée dans la capitale bulgare. Nous sommes dans la chambre de Charlie. Ce mec est vraiment trop généreux, simple et tout plein d’humilité. Avec sa guitare désaccordée et sa voie de lover, il nous interprète ses petites chansons à lui, puis celles qu’il aime de Matoub Lounes, son idole, et quelques-unes d’Idir. Ça fait du bien. On a bu quelques bières et on l’écoute maintenant dans ses grands discours. « La vérité, il dit tout le temps, la vérité, les Bulgares, c’est des bâtards. Ils te piqueraient le moindre leva. Ils parlent que de voitures, d’argent, de foot et passent leur temps à boire. Ils ne sont pas intelligents. Les femmes bulgares sont belles, moi j’ai été marié avec l’une d’elles, elle m’a donné une fille, mais c’est des ingrates. La vérité, elles te laissent au bout de la rue dès qu’elles trouvent plus d’argent ailleurs… À la vérité, je suis mieux ici qu’en Algérie. Ici, je vais faire mon projet : un restaurant kebab à moi, au bord de la mer. La vérité, en Algérie, tu végètes, tu ne peux rien faire. Moi, je suis kabyle. La vérité, les Arabes, c’est des bâtards. J’aimais la politique en Algérie mais le FIS ou l’armée, c’est les mêmes, c’est des bâtards, ils gâchent tout. La vérité, moi j’aime la politique. Ici, je ne vote même pas : c’est des bâtards, ils sont tous corrompus, la vérité, c’est la mafia ici, t’as vu… Maintenant les affaires d’Algérie ne m’intéressent plus. La seule chose que je fais, c’est le ramadan pour mon père. Parce que je n’ai pas pu aller à son enterrement. Je le fais pour lui. Pour sa mémoire. La vérité, il n’y a qu’un dieu pour tous, chrétiens, juifs ou musulmans. Car ils ont tous des femmes et des enfants. C’est tous les mêmes. Pourquoi ils ont mis une bombe en Amérique ? Pourquoi ? La vérité, les Arabes ne les laisseront jamais tranquille. Et moi, je suis à Sofia, pourquoi ? La vérité, je fais des kebabs, c’est le destin, je ne sais pas, drôle de chose que le destin… » Adieu Charlie. Un autre voyage.

Le bus franchit des montagnes, des villes inconnues et des paysages toujours différents. Jusqu’ici nous avons eu des repères, nous avions préparé notre arrivée, nous avions des gens qui nous attendaient. Maintenant, nous sommes seuls. Jusqu’ici nous avons suivi à peu près un programme dans l’espace et dans le temps. Nous sommes seuls avec l’hiver. Nous pensions rester cachés en Bulgarie en attendant les beaux jours. Nous avions imaginé faire venir nos amies pour la nouvelle année. Avoir un petit chez nous avec du feu dans la cheminée. Et même, nous avions imaginé travailler. Finalement, tout ça, c’étaient des conneries. Nous ne restons pas à Sofia. Nous n’aurons pas de chez nous. Nous allons continuer la course. Dans quelle direction ? Personne ne le sait. Le bus franchit encore des montagnes, des villes inconnues et des paysages toujours différents. Quand cela s’arrêtera-t-il ? Où nous emmène-t-on ? Un autre voyage. Un vertige. Une angoisse… Le monde est si vaste. Six mois que nous sommes sur les routes. Six mois… Ma famille me manque. Tout le monde me manque. C’est l’hiver. Il faut rentrer au chaud chez soi. Il fait froid… J’ai froid. Nous voilà au bout de l’Europe. Nous ne pouvons aller plus loin dans la mer. La mer... La mer que je regarde des heures depuis que nous sommes arrivés. La mer, elle s’en fout, elle, que je sois là… Combien de fois l’avais-je déjà regardée sur mon atlas ? Combien de fois avais-je essayé d’imaginer comment elle serait ? La mer Noire. Si lointaine. Et maintenant que je suis là. Elle ne m’est pas plus proche. Indifférente. Ses plages désertes où je marche des journées entières. Où mes pas s’enfoncent dans le sable et y laissent une empreinte. Mon empreinte... Je suis au bord de la mer Noire. Je suis au bout de l’Europe. Nous avons réussi… Il n’y a pas eu de moment dans ma vie où j’ai senti, comme aujourd’hui, un tel abandon de mon propre destin. Qui dirigeait avant ? Qui dirige maintenant ? Moi ? Vraiment, est-ce vraiment moi ? Oui ! Je crois, même j’en suis sûr. Être là au bout de l’Europe, je l’ai choisi. Dire : « Je continue jusqu’au bout du monde, je le peux. Je suis maître de cette décision. Chaque jour qui viendra, sera le fruit de mon choix. J’ai mon destin entre les mains. » C’est très clair. La vie est mienne. Elle n’est pas tenue, retenue. C’est bon de le sentir. Je le sens aujourd’hui plus que jamais. Oui, je le veux. Nous irons au bout du monde ! Ce n’est pas beaucoup d’argent qu’il faut pour faire un long voyage mais beaucoup de temps. Et nous l’avons ce temps. Nous l’avons pris. Il n’y a plus qu’à y aller, au bout du monde. Respire ce vent léger qu’apporte la mer. D’où vient-il, d’Azov, de Sébastopol ou est-ce un parfum de Georgie ? Comme le sable est doux sous mes pieds ! Comme les vagues ne se lasseront jamais de s’abattre ! Cesse de penser. Ouvre les bras, respire. Respire encore. Laisse-toi aller. C’est un parfum de liberté !

La Lune a déchiré la robe de la nuit, Bois du vin maintenant, cela seul réjouit, Profite du bonheur. Bientôt le clair de Lune, Sur nos tombes à tous, rayonnera sans bruit.

Omar Khayyâm.
Visiter l'Egypte en solo? English translation pending
by Phebert91 · 2009-05-06 · 54 replies
Bonjour à tous

Nous envisageons ma femme et moi de nous rendre en Egypte entre une semaine à 10 jours pour principalement visiter les sites archéologiques. Idéalement, nous aimerions séjourner quelques jours au Caire puis nous rendre dans la région de Louxor etc ...rien de très original sans doute mais nous révons l'un et l'autre de ce voyage depuis des années...

J'ai commencé à me renseigner auprès de quelques agences ici en France ainsi qu'auprès de l'agence Merveilleuse Egypte au Caire tenue par une française et bien connues sur les forums ( avec des avis divers d'ailleurs) et les tarifs qu'on nous propose nous semblent exhorbitant surtout quand on connait le cout de la vie en Egypte et le prix moyen d'un hotel ou d'un repas... En gros 1000 € / la semaine, voire plus...

Une collègue a passé une semaine en février avec Marmara, elle a payée plus de 1200 € par personne et n'est pas très satisfaite ni par la qualité du service, de l'hebergement et du reste...

La question que je me pose : est-il vraiment indispensable de passer par une organisation pour visiter ce pays ou peut-on le faire seul en réservant les hotels depuis la France et en s'inspirant des circuits proposés par les T.O. ( ce que nous avons fait avec succès pour aller aux USA) ? Les économies me semblement substancielles avec la perspective d'éviter si possible les pièges à touristes habituels ...Ce qui me fait hésiter ce sont 1/ les problèmes de sécurité ( il vaut mieux être "encadré" apparemment) 2/ le fait de passer " a coté " de quelque chose d'important à visiter.

Qu'en pensez vous ?

Merci 😉
Retour de l'hôtel Blue Bay de Cayo Coco English translation pending
by Voya12 · 2008-12-28 · 26 replies
Je suis de retour de l'hotel blue bay de cuba cayo coco on est le 27 déc . je peux vous dire qu'il vient tout juste d'ouvrir mais que nous on nous a envoyé au oasis juste à coté. J'avais réservé mes billets que 4 jours à l'avance avec des enfants!!! A l'aéroport nous avons su betement que l'on nous envoyais au oasis!! Nous avons été très décu!!! et Facher car il le savait qu'il nous vendait une hotel hotel qui n'était pas ouverte et pour l'oasis on repassera... très décevant...🙁
Égypte: du désert Blanc à... la mer Rouge (2 et fin) English translation pending
by Krikri6792 · 2008-10-28 · 16 replies
La suite de notre voyage en Egypte. Après 4 jours dans le désert occidental (désert des baleines, désert noir, désert blanc et désert d'Akabat), une journée au Caire puis 6 jours au bord de la mer Rouge.

La première partie sur VF est ICI

Pour une version plus complète avec davantage de photos, allez directement ici :

sites.google.com/...buleuxvoyagesegypte/



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Une journée au Caire

J6 (26/09/08) : Le Caire puis vol vers la mer Rouge

Entre désert et mer, une petite journée de transition au Caire que nous voulons culturelle avant tout. Une visite au Musée Egyptien s'impose !

Le déplacement depuis l'hôtel Osiris se fait à pied au grand étonnement des taxis qui nous sollicitent sans cesse par leurs coups de klaxons. Les trottoirs sont plutôt déserts mais les rues toujours aussi dangereuses à traverser : par exemple aucun passage clouté en face du musée, il faut de toute façon courir pour traverser.

Nous arrivons parmi les tous premiers devant la grille du musée peu avant 8h30, bientôt rejoints par des groupes de touristes débarqués de nombreux cars.

9H, c'est l'ouverture et pendant que les groupes guidés piétinent au rez-de-chaussée, nous nous précipitons au premier étage pour avoir pour nous tout seuls les galeries de Toutankhamon.

Nous profitons de ce calme provisoire pour admirer longuement les trésors du pharaon ainsi que les animaux momifiés, les tombeaux royaux de Tanis, les bijoux de l'Egypte Ancienne, les salles consacrées à Yuya et Thuyu…

Au bout d'une heure et demi de visite, alors que la foule est maintenant compacte, que les voix criardes des guides résonnent dans toutes les salles et les couloirs, que la chaleur devient difficilement supportable (pas de climatisation), que nos jambes commencent à gonfler……nous quittons le musée à la recherche d'une activité plus "zen".

Pourquoi pas un petit tour sur le Nil en felouque ? Alors que nous approchons des quais, un premier rabatteur a tôt fait de nous repérer. Il nous propose un tour en bateau à moteur. Non, nous voulons du calme….pas de moteur! En voilà un deuxième qui comprend tout de suite notre demande et nous entraîne vers les felouques.

Nous voudrions faire directement affaire avec le capitaine de la felouque mais rien à faire…d'abord comment aurions-nous fait, puisque le capitaine dormait profondément sur son bateau ? Il a fallu que le gars monte à bord et aille le secouer….et pour cela il s'est octroyé une juteuse commission. Nous avons appris après coup que nous avions payé le double du prix habituel qui est de 50 livres + 10 de backchich. Dire que nous n'avons même pas eu le réflexe de marchander ! Grrr….

Tant pis, nous voilà embarqués pour une petite balade…. au gré du vent, pensions -nous. Mais c'était oublier que ce matin-là il n'y avait pas un souffle de vent sur le Caire. Notre felouque a commencé par être emportée par le courant puis après quelques ronds dans l'eau, a réussi à rejoindre in extrémis la berge au bout d'une heure non sans qu'Hervé prenne la barre pendant que notre capitaine donne quelques coups de pagaie. Mémorable croisière !

Pour nous remettre de cette expérience, rien de tel qu'un excellent repas ! L'hôtel Intercontinental est à deux pas de là et Asma nous avait recommandé son restaurant thaïlandais "Bird Cage" (déjà repéré la veille).

Le midi, le restaurant propose un menu-dégustation, servi sur un panier-plateau. Prix en rapport avec la qualité. Spécialités délicieusement parfumées ! Nous nous régalons !

Après ce très bon repas, nous reprenons le chemin de l'hôtel Osiris. Dans le quartier au pied de l'hôtel, il nous reste deux achats à faire : du karkadé (vite trouvé, les boutiques d'épices ne manquent pas !) et une boîte plastique (pour garder les dattes d'Helal).

Nous arpentons le quartier à la recherche d'un bazar …qui vendrait de la vaisselle ? Parmi les nombreuses boutiques rien de ce type…Nous revenons alors chez notre marchand d'épices qui au fond de son magasin finit par trouver notre bonheur et nous vend sa boîte avec plaisir. Ici il y a toujours une solution à tout !

De retour chez Josiane et Nabil, nous nous attardons avec bonheur sur la terrasse de l'hôtel, chaleureusement décorée. Cool !

Nous profitons pour observer la ville depuis le douzième étage. Panorama impressionnant !

Un zoom sur les toits où sont entassés gravats et autres ordures ! Stupéfiant !

Bon, c'est l'heure de notre taxi pour l'aéroport !

Vol Egyptair pour Marsa Alam dans un avion au trois quart vide !

Transfert à notre hôtel, l'Equinoxe (à 30kms de l'aéroport) que nous découvrirons vraiment le lendemain, il fait nuit à notre arrivée.

Vue sur les toits du Caire

El Nabaa

J7 (27/09/08) : El Nabaa

Tout d'abord, allons à la découverte de notre hôtel situé à 240 kms au sud d'Hurghada et à 30kms au nord de la petite ville de Marsa Alam. Nous avons choisi cet hôtel à cause de sa proximité avec le fameux tombant d'Elphinstone, connu des plongeurs.

Pour le moment, une centaine de chambres réparties dans 2 bâtiments d'un étage, entourés d'un beau jardin….mais le complexe est encore en cours de construction et d'autres bâtiments sont en train de sortir de terre.

Le restaurant

La plage

Tout autour, c'est le désert : l'hôtel le plus proche au nord se trouve à ½ heure de marche. Rien au sud avant 30 kms. L'hôtel est dédié à la plongée, au snorkeling, à la planche à voile et au kite. Si vous cherchez l'animation, fuyez….l'endroit n'est pas pour vous !

Nous, on est venu pour les plaisirs de la mer…alors, allons-y….plongée de réadaptation pour Hervé et premières impressions en palme-masque-tuba pour moi…tout juste devant la plage…sur le "house reef".

Quelques brasses plus tard, me voilà dans une eau à 29 °au milieu des poissons et parmi toutes les espèces, quelques-uns ont tout spécialement retenu mon attention : Baliste à queue jaune, poisson citron, poisson scorpion, bénitier.

Pendant que je nage en surface, Hervé me fait coucou et en profite pour attraper un tétrodon qui "gonfle" comme un ballon puis "dégonfle" à peine relâché.

N'osant pas aller jusqu'au bout du récif, je rate les 3 tortues qu'Hervé aura la chance de voir ! Dommage !

Cette première approche nous laisse une impression plutôt positive. Voyons ce que donnera la plongée sur les récifs au large !

Plage d'El Nabaa

Farniente et plongée

J8 (28/09/08) : El Nabaa (suite)

Hervé a prévu une sortie plongée en bateau et j'ai décidé de l'accompagner afin de voir à quoi ressemblent les fonds plus au large. Alors ce matin, 9h, nous embarquons sur le Wave Rider avec 9 autres plongeurs.

Certains, déjà connaisseurs, proposent d'aller sur le site de "Middle Garden "

Le temps est beaucoup moins calme qu'hier et le vent commence à se lever. Le bateau s'élance et, à peine sorti de la marina, se met à chevaucher les vagues (il n'est pas "Wave Rider" pour rien).

Je ne suis pas vraiment rassurée…et les creux se font de plus en plus profonds (4 à 5 m)….tant et si bien que, tout d'un coup, le bateau change de direction. Eh oui, les conditions sont trop mauvaises, le capitaine a décidé de changer de cap. Va pour "Umm Hal halla", un site plus proche et moins exposé, paraît-il.

Moins exposé….c'est à voir ! Le bateau s'arrête à l'abri mais le vent est toujours fort. Pour preuve : pendant que je regarde les plongeurs se mettre à l'eau, le vent arrache ma serviette de plage (pourtant coincée sous mon sac !) qui atterrit sur les flots et coule à pic aussitôt !

Quelques instants plus tard, c'est le matelas de la banquette du bateau qui passe par-dessus bord…. Mais atterrit heureusement sur le pont inférieur !

De quoi me dissuader d'aller me mettre à l'eau ! Je verrai si les conditions sont meilleures à la deuxième plongée.

Deux heures plus tard, deuxième plongée pour tous ! C'est décidé, cette fois, j'y vais. Dès que le dernier plongeur a sauté, je m'équipe, je descends l'échelle, je mets la tête sous l'eau….et je remonte aussi vite sous le regard étonné du matelot qui venait de me voir descendre. Non, franchement, la mer est trop agitée, je crains de ne rien voir et je renonce !

Les plongeurs sont moyennement satisfaits de leurs plongées. "Umm Hal halla" n'est pas à la hauteur du très beau site de Middle Garden qu'ils espéraient revoir.

Poisson crocodile

Plongée et farniente

J9 (29/09/08) : El Nabaa (suite)

Journée relâche pour Hervé aujourd'hui, c'est donc à deux que nous avons prévu d'explorer le "house reef". Mais il ne faut pas perdre de temps, avec le vent la mer commence déjà à se former !

En effet, la visibilité n'est pas top, le fond a été bien remué ! Cela ne nous arrête pas et nous poursuivons notre exploration bien plus loin qu'hier jusqu'à tomber nez à nez avec trois tortues qui ont l'air d'avoir élu domicile dans les herbiers à la limite du récif.

Hervé descend en apnée et réussit à mettre la tête de la tortue dans la boîte !

Jolie rencontre !

De retour sur la terre ferme, une petite balade s'improvise dans les environs. Objectif : l'hôtel voisin à ½ h de marche en longeant la côte !

Nous goûtons à l'eau de sa piscine, au confort de ses transats, faisons un petit tour sur la plage qui doit être bien agréable par temps calme. Aujourd'hui, le drapeau est rouge, la baignade dangereuse, nous nous contentons de sauter par-dessus les rouleaux au bord….puis préférons la discrétion de l'Equinoxe à l'ambiance "all inclusive" de ce complexe géant fréquenté par des Italiens.

Dans l'après-midi, alors que le vent a un peu molli (encore force 5 à 6 !), Hervé s'essaie à la planche à voile. Un centre de windsurfing, très bien équipé, partage la même plage ! S'étant jusqu'à présent toujours exercé sur des planches d'apprentissage, il ne fait pas le poids sur cette planche pro et passe plus de temps dans l'eau que sur la planche ! Il va falloir qu'il s'entraîne dur !

Poisson porc-épic

J10 (30/09/08)

J'ai décidé de ne pas retenter de sortie bateau et quand je vois le "Wave Rider" prendre la mer ce matin, je me dis que j'ai bien fait ! Montagnes russes assurées ! En revanche, le bateau prend la direction de Garden Middle….de quoi s'attendre à de beaux paysages sous-marins.

Moi, je préfère barboter sur le récif de l'hôtel….mais la visibilité n'est vraiment pas terrible !

En revanche, à Garden, Hervé plonge dans un joli canyon qui valent quelques beaux clichés !

Si les conditions météo s'améliorent, peut-être demain le tombant d'Elphinstone pourra être envisagé.

Raie pastenague

J11 (01/10/08) Dernière journée de plongée pour Hervé aujourd'hui, demain on prend l'avion ! Alors quand je vois ce matin, le bateau prendre la direction de "Garden ", je sais que ses espoirs d'explorer le rocher d'Elphinstone s'envolent!

Encore du vent, beaucoup de vent et sur la plage, déjà des rouleaux ! Pas la peine de mettre les palmes aujourd'hui. Je préfère carrément rester au bord de la piscine. Certes, pas de jolis poissons, mais pas de houle non plus et un cadre certes agréable.

On se croirait en Grèce …

Bon, à défaut d'Elphinstone, cette plongée à Garden North révèle quelques belles surprises !

Poisson empereur

Déjà la fin

J12 (02/09/08) : El Nabaa (fin) et retour au Caire

Dernière journée à El Nabaa en attendant de prendre notre vol ce soir pour le Caire !

Conditions météo identiques aux jours précédents ! Pas génial pour les plongeurs, mais idéal pour les véliplanchistes, enfin pas pour les amateurs (suivez mon regard !) mais pour les pros comme ceux-là !

Petite balade sur la côte à l'affût d'un héron !

Jusqu'au ponton, histoire de jeter un dernier coup d'œil à l'hôtel !

Les doigts de pieds en éventail, c'est pas mal aussi !

Vers 16H30, en plein "tea time", tout d'un coup le rythme s'accélère ! Il faut partir tout de suite ! Tout de suite ??? A peine si on nous laisse le temps de vider notre tasse de thé et avaler un gâteau sec, nous voilà "poussés" dans le minibus vers l'aéroport….avec finalement deux heures d'avance !

Alors que l'aéroport est bondé de touristes en vol charter pour l'Europe, nous sommes à peine une poignée à prendre ce vol intérieur Marsa Alam – Le Caire. Nos quatre mains suffisent à compter le nombre de passagers…..et nous avons l'embarras du choix pour nos places !

Une heure et quelques minutes plus tard, nous revoilà au Caire, 27° (contre 31° il y a dix jours !) Nouvelle nuit au Méridien Héliopolis, parfait !

Pour cette dernière soirée, autant s'offrir un bon repas et dans l'hôtel, il y a plusieurs restaurants. On s'installe dans l'un d'eux et on nous propose de choisir oralement parmi plusieurs propositions. Ca n'a pas l'air d'être du tout ce qui était affiché dans l'entrée.

On comprend rapidement qu'on nous a mis au même régime que le groupe de touristes français qui dînent à la table voisine…c.a. d au menu du jour ! Certes ce n'est pas transcendant, pour preuve, j'ai pris pour dessert une salade de fruits, on me sert une pomme coupée en morceaux dans un peu de jus (!!!) mais on s'est pas ruiné ! Heureusement !

J13 (03/10/08) : Le Caire – Paris

Si le dîner d'hier a été moyen, le petit déjeuner est en revanche excellent !

Mais pas le temps de s'attarder, la navette de l'hôtel nous amène à l'aéroport en début de matinée.

Heureusement que nous avons de l'avance, car dans l'aérogare, c'est le grand bazar ! Une seule file pour tous les vols pour l'Europe….des queues à n'en plus finir pour passer la douane ….attente interminable, de quoi faire craquer certains voyageurs pressés !

Finalement vol sans encombre jusqu'à Paris. Température extérieure 12° et des averses ! Brrr !

Mais, en arrivant à la maison, notre fille nous prépare le dîner….alors c'est encore un peu ….les vacances !

CONCLUSION

Tel que nous l'avions organisé, ce voyage nous a paru bien équilibré et ces deux destinations en une se complétaient parfaitement :

- Opposition entre la chaleur du désert occidental et l'atmosphère plus ventée de la Mer Rouge !

- Opposition entre un circuit plus "actif" dans la première partie et un séjour plus calme dans la seconde.

Nos impressions :

- Sur le désert :

Dans le désert occidental, ce sont les paysages du désert blanc qui sont incontestablement les plus fascinants ! On a adoré !

Un petit bémol pourtant : on a regretté d'y voir affleurer quantité de papiers (mouchoirs et/ou toilette) témoignant de sa sur - fréquentation. Vive les "pit toilets" des déserts américains !

Alors, on gardera tout de même un petit faible pour le désert noir et le désert des baleines, plus confidentiels !

- Sur les plongées :

Je laisse Hervé vous livrer ses commentaires

"La mer Rouge reste certes accessible, proche et toujours ensoleillée, mais au fil des ans l'appauvrissement des fonds est flagrant. Plus de gros du tout, espèces de moins en moins diversifiées, envasement progressif et pousse de végétaux sur le corail. Pour les "vieux plongeurs" la nostalgie des fonds magiques de la mer rouge d'il y a 30 ans est une réalité. Mais ne dramatisons pas, il y a encore de quoi faire des photos et respirer sous l'eau est, pour moi, ce qu'il y a de plus dépaysant sur terre".

Bons futurs séjours en Egypte !

Travailler à Walt Disney World Floride English translation pending
by Roxyrox · 2008-08-26 · 949 replies
salut tout le monde ! Pour une raison inconnue le post "travailler a Disney world floride" a été fermé. J'ouvre donc ce post pour continuer de discuter sur les experiences, les news, les bons plans .....

A bientot !
Égypte en avril: croisière, opérateurs et température? English translation pending
by Antonio60 · 2008-05-04 · 18 replies
Bonjour je suis a la recherche d'une croisière en égypte pour le mois d'avril 2009 j'aurais tout juste 18 ans et je voudrais partir avec mon amie qui en a 19... Déjà est ce un age légal pour partir en égypte? Ensuite je voudrais faire une croisière et visiter tous les sites les plus importants, conseillez moi sur des sites a ne pas manquer svp! Quel temps fait il a cet période de l'année ?? Je suis a la recherche d'un opérateur sérieux et avec des prix alléchants, j'ai trouvé partirpascher.com mais je ne sais pas si il est digne de confiance après tout ce que j'ai lu a son sujet.. je suis preneur de bons plans! Pensez vous qu'un budget de 1000€ maximum par personne soit convenable pour une croisière (taxes visa etc...) Je vous remercie d'avance pour vos réponses! Antoine
Egypte (février 2008) IV: en Felouque d'Assouan à Edfou, la montagne de Louxor, les pyramides English translation pending
by Mlefevre · 2008-03-05 · 41 replies
Pour aller à l'épisode précédent : http://voyageforum.com/voyage/egypte_fevrier_2008_iii_desert_noir_agabat_desert_blanc_D1572398/

J6 (Ven 22/02): Assouan A 7h00, notre taxi est là, ponctuel et nous amène rapidement à l'aéroport. L'enregistrement et les contrôles de bagages se font en un clin d'œil (d'ailleurs un couteau de poche oublié dans un sac à dos voyageant en cabine passera sans aucun problème, on s'en est rendu compte après!) Juste avant l'atterrissage, nous survolons le lac Nasser.



A Assouan, un taxi (100 LE, encore commandé par Nabil, une agence de voyage à lui tout seul armé de son portable) nous emmène au Sara Hotel. Nous y avons réservé par internet 2 chambres pour 99 USD (payés sur place en CB et en USD) L'hôtel est excentré mais la vue est magnifique.



On a l'impression d'être les seuls clients...



A 10h00, les chambres sont prêtes et nous déposons nos bagages puis prenons la navette (gratuite) de l'hôtel jusqu'au centre ville d'Assouan. Nous partons en felouque (10 euro pour 2h)



faire un tour vers l'île de Saluga, celle précisément que nous voyons depuis notre hôtel.

Quelle circulation (mais sans bruit ni klaxon)!



Nous y faisons une jolie promenade



et nous amusons des bestioles empaillées du petit musée de l'île (entrée à discrétion)

Par endroits, le Nil se transforme en ruisseau.



Ces maisons de couleur bleue sont caractéristiques des villages nubiens.



Affamés, nous allons manger au restaurant le Panorama situé sur la corniche, recommandé par le Routard. Maître d'hôtel francophone pince sans rire et sympathique mais panorama tout petit entre 2 culs de boite à chaussures dont les diesels tournent même à quai. Heureusement que le vent souffle (le plus souvent) dans la bonne direction. Repas honnête, 150 LE en tout.

Nous profitons d'un petit tour au souk (taxi 10LE) pour acheter des lunettes de soleil à Caroline, qui les a oubliées sur Saluga.



Nous humons et achetons qq épices, charmés à la fois par les odeurs et le talent du vendeur.



Le souk est sympathique, coloré, pas trop grand et les vendeurs pas trop insistants. On a bien aimé.

Un taxi (10LE) nous ramène au musée Nubien (adulte 40LE, étudiant 20LE) qui nous déçoit un peu. Bof, quoi... Bien crevés, nous rentrons à l'hôtel (15LE) et après avoir avalé qq dattes et pâtisseries achetées en ville nous sombrons dans les bras de Morphée, équipés de boule Quiès bien utiles en raison de la musique qui inonde le bar du RDC.

J7(Sam 23/02): Philaé et départ en felouque Aujourd'hui c'est l'anniversaire de Marion-12 ans- et tout le monde l'a oublié sauf... Marion. Caroline a rêvé qu'elle lui avait souhaité et les autres y ont pensé mais ... hier. La pôvre enfant!

A 7h, le taxi réservé la veille nous emmène à Philaé (50LE A/R) Le ticket office se situe avant l'embarcadère (adulte 40LE, étudiant 20LE) Il n'y a pas encore grand-monde sur l'embarcadère. Un homme nous accoste et pour 60LE (A/R) nous emmène en 10 mn à Philaé sur son petit bateau à moteur.



L'endroit est charmant, quelle riche idée d'avoir reconstruit ce temple sur une petite île. Notre taxi nous ramène à l'hôtel et on vient nous chercher à 10h pour embarquer sur la felouque qui durant 4 jours et 3 nuits va nous faire découvrir la vie du Nil. Quelques km en aval d'Assouan, nous découvrons, ravis, notre felouque et le « bateau-restaurant »- comme l'appelleront les enfants- qui l'accompagne. Nous embarquons sur le Gold Star, battant pavillon britannique (ne me demandez pas pourquoi, chaque felouque a un drapeau « exotique », on trouve de tout sauf le Stars and Stripes) A son bord le capitaine Hassan et son mousse et Karim notre guide anglophone. Sur le bateau resto: le conducteur et le cuisinier Mahmoud. Nous trouvons rapidement nos marques sur la felouque: c'est facile, il suffit de se vautrer nonchalamment!





Après une courte navigation,



nous faisons escale sur une petite île pour nous dégourdir les jambes



et pour déjeuner: délicieux, Mahmoud est un chef! Nous discutons avec le capitaine et lui expliquons que nous avons aussi un bateau à voile (2X plus petit, 10 fois moins lourd!). Nous voilà aussitôt promus capitaines! « You, captain? »

Et me voilà à la barre de la felouque : 10m de long, environ 1, 5 tonnes (?), une dérive lestée de 1m de tirant d'eau et un safran non relevable donc très large qui rend la barre très physique. Il faut s'aider d'un bout pour la contrôler.



La navigation est très agréable, au près donc en tirant des bords (le vent dominant vient du nord à l'inverse du courant, la Nature a bien fait les choses) mais avec un bon courant (je dirais environ 2 à 3 nœuds) qui améliore grandement le cap. Les virements de bord se succèdent rapidement, il y a juste ce qu'il faut de vent pour gonfler une généreuse voile en coton qui doit faire environ 75 m2 (le mât doit faire 10m, la bôme autant et la vergue une quinzaine de mètres)



Quelle élégance!





On rencontre qq beaux bateaux à moteur (pas la majorité!)





Nous découvrons peu à peu la vie du Nil.



Nous naviguons presque jusqu'à la nuit et faisons halte sur une île (pas déserte, chaque pouce de terre fertile dans la vallée du Nil est exploité. On dirait un immense jardin, très soigné. Il faut dire que la pression démographique est importante avec une population de 80 millions d'habitants qu'il faut bien nourrir. Heureusement l'irrigation et l'ensoleillement permettent de faire 3 récoltes par an!) Quartier libre! Nous nous égayons à la découverte des berges du Nil. Il y a toujours des animaux à réconforter!

L'équipage est adorable, vraiment aux petits soins. Une tente toilettes est montée pour la nuit et de l'eau est mise à chauffer pour la toilette (l'eau du Nil, qui sert aussi pour la vaisselle, est à 18°C). Vu la fraicheur ambiante, nous ne ferons qu'une toilette de chat! La felouque en position "nuit"...



J8 (Dim 24/02) : Felouque, marché aux chameaux de Daraw, Kom Ombo La nuit a été un peu agitée, perturbée par le passage des boîtes à chaussures, les aboiements des chiens (bien que Caroline se soit levée 2 fois pour les éloigner), les braiments des ânes, le meuglement des vaches et pour finir le muezzin (il y a des mosquées vraiment partout)



Les nuits suivantes seront beaucoup plus calmes... Ce matin, c'est la pétole mais grâce au courant nous nous laissons dériver à bonne vitesse après avoir pris un bon petit déjeuner (Mahmoud a définitivement conquis le coeur des enfants avec ses bonnes crêpes) A Daraw, c'est le jour du marché aux chameaux, il ne faut pas manquer ça. Je demande à Karim à quoi ils servent de nos jours : beaucoup pour promener les touristes, un peu pour le cinéma et aussi pour aider les fermiers (c'est vrai qu'on en verra qq-uns) Nous traversons le village, ça bouchonne un peu au passage à niveau mais il y a tant de choses à voir!



Nous arrivons dans un vaste enclos avec des dizaines de chameaux.



Palabres...







Le boucher...

Les chameaux s'en vont au marché...



Il semble que le mardi soit le jour du grand marché avec vaches, chèvres, ânes, chameaux...

Les enfants (et nous aussi d'ailleurs) sont souvent désolés des mauvais traitement infligés aux animaux et aux ânes en particulier. « Oh, le pauvre petit âne! » répète d'ailleurs régulièrement Marion. Pour Arnaud, c'est plutôt : « Quand est-ce qu'on mange? » Quant à Caroline « Qu'est ce qu'ils sont collants! » même si le harcèlement est bien moins terrible que nous le craignions. En tout cas, à Daraw, nous sommes parfaitement tranquilles, étant en dehors des circuits les plus fréquentés. Nous faisons un petit tour dans le village pendant que Mahmoud fait ses courses.







Nous rejoignons la felouque et c'est avec un bon petit vent que nous filons jusqu'au temple de Kom Ombo. Arriver ainsi par le fleuve ajoute au charme de l'endroit.



Un guide francophone dépêché par l'agence nous fait visiter le temple pendant que Mahmoud s'active aux fourneaux. Nous mangeons en nous laissant dériver tranquillement sur le Nil puis reprenons la navigation. Mais le vent forcit et la felouque-surtoilée-finit par embarquer un peu d'eau: il est plus sage de nous arrêter pour la nuit. Nous partons avec Fred faire un tour dans les jardins





Délicieux parfum des fleurs de manguier...



(Je n'aime pas parler de champs tellement les surfaces sont petites, soignées et mignonnes)

La vie est belle!





Les gigantesques gréements de felouques se repèrent de loin. Ferler la voile par ce vent n'est pas une sinécure!





Les enfants restent jouer avec Karim, d'abord sagement au Uno



puis ça finit en partie de judo-catch sur les matelas de la felouque transformés en tatami moelleux. Petite promenade vespérale dans les jardins.





Après le repas du soir (Mahmoud nous a vraiment gâtés nous préparant chaque jour toutes sortes de spécialités égyptiennes. Je voue un culte particulier aux aubergines frites!) Karim et les enfants se font une soirée tam tam- bougie dans la petite cabine avant de la felouque.



Nuit très calme sur l'île de Faris.

J9 (Lun 25/02): Felouque, Carrières pharaoniques, Djebel Selsela



Aujourd'hui le vent se lève de bonne heure et la journée promet d'être moins brumeuse que les précédentes. Nous croisons quelques beaux bateaux,



une dahabia,



un sandall...

Il est si fort qu'en moins de 20 mn nous atteignons les carrières pharaoniques de Silsila





que nous visitons en compagnie de Karim.





Le site est magnifique, surplombant le Nil.

Il nous fait découvrir des « chambres avec vue sur le Nil »







Il y a même un locataire!



Puis nous partons pour une randonnée de 2h30



dans le Djebel Selsela



à la recherche de pétroglyphes



Féchô!



Qu'est ce que ça doit être en été, se répète-t-on plusieurs fois par jour...

Le site est truffé de pétroglyphes de toutes époques. On ne peut s'empêcher de se mettre à la place des archéologues qui ont grimpé jusqu'à chaque caillou dans l'espoir de découvrir quelque chose. Quel suspense!

Nous rejoignons la vallée du Nil et sa verdure rafraichissante.





Pendant que je m'appliquais sur mon appareil photo Fred et les enfants ont eu la "joie" de se trouver nez à nez avec un superbe cobra...







Pendant ce temps-là le vent a forci et c'est le batoresto qui vient nous récupérer au bout de notre balade.

Nous déjeunons, traversons le Nil vers un joli village dont nous visitons les alentours.







Briques faites "maison".



Tout est bon dans l'palmier!

Nous avons la visite (malheureusement pas entièrement désintéressée même sur cette île au beau milieu du Nil) de quelques enfants.







La felouque nous rejoint finalement, à la fin d'un chapelet de 4 ou 5 felouques



tirées par un petit remorqueur.



Nous avons souvent navigué de concert avec 1 ou plusieurs autres felouques (toujours avec des Français à bord d'ailleurs) non accompagnées par un bateau à moteur. J'avais préféré choisir la formule avec bateau à moteur, craignant en cas de pétole de ne pas pouvoir être à temps au Caire pour notre vol de retour. En fait, les Egyptiens sont à la fois solidaires et organisés si bien que malgré les caprices météo les autres felouques sont elles-aussi arrivées à temps à leur destination finale. L'avantage du bateau à moteur réside donc plus dans le confort pour les repas et une plus grande autonomie facilitant les excursions à terre. Nous avons vu certaines felouques non assistées par un bateau à moteur naviguer tard le soir ou tôt le matin mais je trouve que l'idée de la voile pure a son charme...





Ce soir est notre dernière soirée sur le Nil et notre équipage est bien décidé à faire la fête aidé par les équipages de 3 ou 4 autres felouques. Une fois la vaisselle terminée, ils rassemblent leurs troupes, réveillent Arnaud déjà endormi, chauffent les tam tam aux flammes d'un grand feu de feuilles de bananiers séchées et en avant!



J10 (Ma 26/02): Edfou, montagne de Louxor, Vallée des Rois La nuit fut courte mais très calme. Nous faisons nos adieux à nos amis de la felouque et du batoresto. Je crois que Karim restera longtemps dans le cœur des enfants, pour sa bonne humeur et sa gentillesse. Nous l'avons aussi apprécié pour ses facultés d'organisation, d'adaptation aux circonstances. La cohésion des 2 équipages faisait vraiment plaisir à voir, de même que l'entraide entre les équipages des différentes felouques.

A 7h30 nous arrivons au temple d'Horus à Edfou que nous visitons avec l'aide d'un guide francophone envoyé par l'agence des Gréements du Nil.





Nous renouons avec le tourisme de masse et c'est un peu brutal d'autant que le guide est ... moyen.

Une bonne centaine de km nous séparent encore de Louxor et comme nous sommes en Moyenne Egypte nous devons faire le trajet en convoi. Nous mâchouillons un peu de canne à sucre (c'est bon!) en attendant le départ. A 9h45, le convoi (5 vans seulement) se met en route, voiture de police en tête qui force tout le monde à s'écarter en roulant bien à gauche. Comment s'étonner alors de la perception des touristes de la part des Egyptiens: un mal nécessaire qui mérite bien de multiples bakchiches pour faire avaler la pilule? Que pensent aussi les habitants de l'oasis de Bahariya quand ils voient arriver les 4X4 à toute vitesse, klaxonnant à tue-tête, frôlant poules, chiens, vieillards et enfants?

Un peu avant midi nous nous faisons déposer à l'hôtel El Fayrouz sur la rive ouest de Louxor, réservé par internet ( 2 chambres avec SDB et petit déj 260 LE): adorable petit hôtel dans un quartier populaire



avec un jardin faisant office de salle à manger et un toit terrasse offrant une belle vue sur la montagne de Louxor d'un côté



et le Nil et le temple de Louxor de l'autre. On s'y sent comme à la maison, on peut y manger à toute heure, c'est bon, copieux et pas cher (300 LE pour 10 repas+ 5 goûters) A 12h30, nous avons nos chambres, pris un bon repas et sommes d'attaque pour aller à l'assaut de la montagne de Louxor. Nous nous faisons déposer en taxi au Ticket Office (10 LE) et montons à pied jusqu'à Deir El Medineh en passant par le petit village



juste au-dessus du Ticket Office.



Nous surplombons le site et cette vue d'ensemble nous contente.





Puis nous grimpons par une série d'escaliers jusqu'au-dessus de Deir El Medineh,



apercevons de loin le Ramesseum et poursuivons le sentier vers le Nord pour finir par surplomber le temple d'Hatchepsout.



La montagne est truffée de trous, certains menant par exemple aux tombes des Nobles,



d'autres ayant été creusés en vain par les archéologues.

Nous arrivons enfin (clandestinement comme l'écrit Caroline dans son carnet de voyage...)



dans la Vallée des Rois.



En effet, en bas une pancarte indique « no climbing » donc mieux vaut faire cette rando dans le même sens que nous sinon les nombreux militaires en faction dans la Vallée des Rois risquent d'intervenir.

Fred va à l'entrée acheter les tickets (adulte 70 LE, étudiants 35 LE pour 3 tombes) pendant que nous nous goinfrons de mandarines. Féchô again!

Nous commençons par une tombe fameuse située non loin de l'entrée, celle de Ramsès III : la foule au moment des soldes.

Changeons de stratégie : allons voir une tombe plus modeste et plus éloignée.



Celle de Toutmosis IV par exemple: pas un chat, c'est mieux mais bien sûr les décorations sont moins riches.

Affinons : allons à la tombe de Toutmosis III (renommée mais éloignée de l'entrée) : bingo. Personne et magnifique avec un graphisme très original.

Photos interdites mais là j'ai craqué (sans flash)

On a adoré.

On a bien aimé cette balade dans la montagne avec la vue plongeant sur les temples, villages et tombes. Nous ne verrons ni Karnak ni le temple de Louxor de peur de faire une « templite » aigüe.

C'est la fin de la journée à la Vallée des Rois et sur le parking un seul taxi nous aborde. 2 autres sont présents mais semblent attendre leurs clients. Hum... nous ne sommes pour une fois pas en position de force pour marchander. En général l'offre est très largement supérieure à la demande. Quand un prix paraît trop élevé il suffit de partir d'un pas décidé et tout s'arrange. Mais là... notre homme nous annonce pour simplement redescendre au ferry un prix de ... 10 euro/personne! Record battu toutes catégories! Finalement, on se met d'accord sur 25 LE en tout. Sacré Mohamed Casanova. « It's my name, my true name, don't forget it! » 'Y a pas d' risque, d'autant plus qu'il s'est arrêté dans un village pour nous faire visiter la boutique de son ami. « Just 5 mn, .... 4 mn, .... 3 mn, ....2 mn, ... 1mn! » On a refusé de descendre de la voiture et il est reparti de bon coeur avec un authentique « Chauffe Marcel! » Plus loin : « Good driver? Good driver, good bakchich! » Sacré Mohamed Casanova! Ce n'est pas toi qui nous fera regretter Louxor.

Encore un bon repas dans le jardin de l'hôtel en compagnie d'un sympathique chat noir (cet hôtel est vraiment parfait) et nous voilà au lit avec nos boules Quiès (absolument indispensable en Egypte, le silence est un luxe d'occidental. Ici il y a du bruit partout, tout le temps, sauf dans le désert)

J11 (Me 27/02) : Pyramides du Caire Après une petite frayeur concernant le taxi réservé la veille (il ne s'est pas réveillé, 120LE) nous arrivons à temps à l'aéroport et atterrissons au Caire. A 10h, nous partons directement de l'aéroport avec Akram un sympathique guide francophone pour visiter les pyramides (85 euro environ pour le van+ le guide, de l'aéroport à l'hotel Osiris avec lequel travaille Akram) (Sylvie il te remercie pour la photo, ça lui a fait très plaisir!)



Journée au triple galop (les sites ferment à 16h) qui nous a permis de voir l'essentiel : d'abord Gizeh (adulte 50 LE, étudiant 25 LE) puis Dachour (dont nous avons visité l'intérieur) (25/15)et enfin Saqqarah (50/25) et les très belles tombes de Nobles.



Rentrés à l'hôtel Osiris, nous abandonnons les enfants pour aller acheter quelques victuailles pour l'avion demain. Absorbés par le spectacle des petites boutiques, nous finissons par perdre notre chemin. Glups! On n'a même pas l'adresse de l'hôtel, pas de téléphone, pas de passeports, les mains dans les poches quoi. Finalement on décide de refaire notre parcours en sens inverse, repérant le magasin de jus de carotte, la poissonnerie, la bagnole bizarre et en 5 mn nous sommes sauvés.

J12 (Jeu 28/02) :Musée égyptien du Caire et retour en France A 14h05, notre avion décolle pour Bruxelles... Comme l'hôtel Osiris est tout près du musée égyptien du Caire, cela nous laisse un peu de temps pour y faire un tour. Akram nous a conseillé d'arriver à 8h45, ¼ h avant l'ouverture afin d'éviter la foule qui arrive vers 9h00. Le guichet des billets est déjà ouvert (adulte 50 LE, étudiant 25 LE) Nous entrons parmi les premiers et montons directement au 1er étage où nous découvrons, seuls, le trésor de Toutankamon. Quelle émotion, pour celui qui a découvert ces merveilles. Sinon, dans un musée, ben oui, c'est beau mais je dois dire que je suis plus émue par la découverte d'un beau caillou. Les enfants sont quand même très impressionnés. Heureusement que Fred est meilleur public que moi et qu'il partage leurs émotions! Nous visitons ensuite tranquillement le 1er étage, la rumeur monte, de plus en plus forte, alors que le RDC se remplit. C'est impressionnant de voir toute cette foule qui s'agglutine. Le musée est immense, très riche, mais très mal fichu. Certaines pièces n'ont pas de légende du tout. Certaines étiquettes sont en Arabe, d'autres en Anglais, en Français. Le tout dégage un charme certain : on imagine bien une scène d'un roman d'Agatha Christie ou d'une Nuit au Musée. En sortant vers 10h30, il y a plus de 150 m de queue pour acheter les tickets! Nous rentrons à l'hôtel Osiris où nous prenons un taxi vers l'aéroport (15 euro). Vol pour Bruxelles puis 300 km jusqu'à Nancy.

CONCLUSION : notre voyage s'est passé à ma grande surprise comme sur des roulettes, malgré un rythme soutenu. Aucun couac, tout le monde a été fiable et à l'heure. Je pense qu'on a découvert l'Egypte de la façon qui nous convient le mieux même si nous avons fait l'impasse sur de nombreux monuments mais on assume! C'est les vacances après tout, pas un cours d'histoire! J'aurais aimé découvrir la région du Fayoum et du Wadi El Rayan plus en détail, je pense qu'il y a moyen d'y passer qq jours passionnants.

Les enfants ont aimé : la felouque et Karim, Agabat et le Désert Blanc, les pyramides Les parents ont aimé : le Wadi Hitan, Agabat et le Désert Blanc, les rives du Nil, les îles, les oiseaux On a tous aimé la nourriture: on a mangé de tout, crudités incluses, sans être malades (à signaler juste une discrète et fugace accélération du transit le lendemain de notre retour en France)

On n'a pas aimé : La façon de rouler (mais alors pas du tout!) La difficulté à avoir des relations autres que mercantiles avec les Egyptiens et le sentiment d'être toujours perçus comme des portefeuilles à pattes (mais peut-on en vouloir à des gens dont le niveau de vie est si différent du nôtre?)

BUDGET : Tout a été réservé à l'avance par internet:

Billets d'avion pour l'Egypte: grâce au site de Gérard (http://www.louxoregypte.be/) -une mine d'informations-, j'ai choisi d'acheter les billets chez Jetairfly, une low cost belge. 1100 euro TTC pour 5 personnes (!!) au départ de Bruxelles pour le Caire via Sharm el Sheik (1h d'escale). Le retour du Caire pour Bruxeles se fera via Louxor... Les repas sont payants alors on a préparé de bons sandwiches. Cie très sympathique, hôtesses charmantes, ponctualité correcte (1/2h de retard à l'escale à Sharm el Sheik, 1h15 au retour à cause d'une passagère qui au dernier moment ne voulait plus rester dans l'avion: il a fallu faire descendre tous les passagers et fouiller l'avion par sécurité) Seul bémol : les horaires de départ (et de retour) peuvent être modifiés (qq jours avant) de qq heures : nous sommes partis à 12h40 au lieu de 6h.

Vols intérieurs avec Egypt Air: à consommer sans modération à condition de prendre les billets bien à l'avance (billets achetés en septembre). Vol Le Caire -Assouan puis vol Louxor-Le Caire pour 5 : 1552 LE (livres egyptiennes) soit 186 Euro TTC pour 10 vols donc!! (incroyable!) Toutes les formalités se font en un clin d'oeil, avions (apparemment...) en bon état, personnel charmant, pas de retard (aurait-on eu de la chance?)

Agence pour le désert: Helal Travel nous a guidé pendant 4 jours (3 nuits) du Wadi Hitan au Désert Noir puis Agabat puis vers le Désert Blanc avec départ et retour au Caire pour 4000 LE soit 500 euro (pour 5 donc, tout compris).

Agence pour la felouque : les Gréments du Nil, agence basée à Louxor, tenue par une française. Organisation impeccable, clarté totale, personnel performant, aux petits soins, très agréable (Sylvie, senmout sur VF vous le confirmera aussi) 875 euro pour 5 (4 jours, 3 nuits)tout compris d'Assouan à Louxor.

Au Total AVION Bruxelles le Caire A/R pour 5 1100 euro 2 vols intérieurs pour 5 186 euro VISAS 60 euro Paris Hotel Caire 63 euro Hotel Osiris Caire 2 nuits 140 euro Hôtel El Fayrouz Louxor 33euro Sara Hotel Assouan 81 euro Restaurant Panorama Assouan 5 repas 20 euro Restaurant hotel Osiris 10 repas 60 euro Restaurant El Fayrouz 10 repas 40 euro Cafétéria aéroport Caire 5 repas 30 euro 3 nuits / 4 jours dans le désert avec Helal Travel avec A/R pour le Caire 500euro felouque 3 nuits/4 jours 875 euro pourboires felouque 60 euro Entrées sites 183 euro Taxis, divers 80 euro Journée pyramides 85 euro TOTAL 3600 euro soit 720 euro/pers.
Transcription de mariage à l'Ambassade de France d'Ankara English translation pending
by Ezom · 2007-08-31 · 906 replies
bonjour,

je voulais avoir des témoignages de personnes ayant fait transcrire leur mariage...je me suis mariée le 10 aout 2007en turquie et je dois maintenant le faire transcrire puisque j'ai la double nationalité. Je suis allée a l'ambassade de france d'ankara (très mal reçu) donc nous devons prendre rdv et il n'y a pas de place avant le 15/10, je me demandais si sa aller etre long? et compliquée...merci
Jeu des photos (suite) English translation pending
by Anàssa · 2007-05-13 · 546 replies
Bonjour à tous,

Personne n'ayant eu la bonne idée de poster une photo, voici celle que je propose à votre sagacité.

Où est-ce ?
Désert blanc d'Égypte English translation pending
by Bobyjojo · 2006-10-09 · 16 replies
Bonjour

Nous partons à deux en egypte à la fin de la semaine et nous voulons découvrir le desert blanc en priorité. Nous avons 12 jours devant nous donc on va se faire le caire et le desert blanc. Je suis à la recherche de contacts pour un guide pour nous emener plusieurs jours dans le desert découvrir au mieux les endroits. Est ce que quelqu'un a déjà fait la traversé entre les deux oasis d'est en ouest? est ce que cela vaut le coup? quel est le meilleur oasis de départ pour découvrir le desert blanc? merci d'avance

Ganael
Tristes éthiopiques? English translation pending
by Sylvie57 · 2006-05-14 · 68 replies
J'avais mon billet ! Le 28 septembre, j'atterrirais à Addis-Abeba, capitale de la mythique terre des " faces brûlées ". Etrange pays où l'on ignorait l'heure solaire et préférait la calculer lorsque la nuit tombe. Rares étaient les messages qui lui étaient consacrés sur ce site. Je les ai lus. Plus je lisais, plus j'avais l'impression qu'on aimait passionnément l'Ethiopie ou qu'on l'avait détestée... viscéralement. Pas de " bof ", " mouais c'était pas mal " ou autre constat mitigé. Certains échanges dégénéraient plutôt à grands coups de " toi, ta gueule ! ! " quand on n'accusait pas le voyageur dégoûté de xénophobie. Les propos les plus violents étaient vite supprimés. Mon voyage a eu lieu et je continue de lire les discussions. Elles sont plus modérées... mais le fond ne change pas : l'Ethiopie subjugue ou fait mal. Moi, elle m'a fait mal. Depuis je ne cesse de me demander pourquoi. Alors que j'espérais y couler des jours relativement paisibles, épuisée je m'y suis effondrée en larmes. On m'y a insultée. Elle est le seul pays que j'ai voulu quitter au plus vite.

Arrivée à Addis-Abeba. Ville à la topographie extravagante... dénivelés incroyables. Nous sommes deux, nous allons faire la petite boucle dans le nord via ce que l'on appelle " la route chinoise ". Ni Candide, encore moins Cunégonde, nous partons à la recherche d'un autre Eldorado : l'Abyssinie. En bus. Sans agence. Sans guide. Ca a peut-être été notre tort.
Déçus par l'Egypte en individuel English translation pending
by Albundy · 2005-03-12 · 55 replies
J’ai longuement réfléchi avant de poster ce message.

Je sais que je vais avoir beaucoup d’opposants, mais il me semble nécessaire d’informer et de prévenir les éventuels candidats à un voyage individuel en Egypte.

Je vais simplement vous faire part de mon expérience personnelle pour un voyage effectué en 10 jours en février 2005, nous sommes un couple d’une quarantaine d’années avec un enfant de 12 ans.

Nous ne sommes ni des novices, ni des bourgeois-bohêmes, ni des routards, mais simplement des touristes normaux, habitués des voyages en individuels (Brésil, Costa Rica, Jamaique, Mexique, Tunisie, Turquie, etc…), et avec un bon niveau de confort.

Pour l’Egypte, vols avec ALITALIA, et ensuite EGYPTAIR pour les vols intérieurs.

Séjour de 5 nuits à Louxor (hôtel Sonesta), et de 5 nuits au Caire (hôtel Nile Hilton)

Nous avons fait les visites habituelles en taxis, bateaux et felouques.

Nous sommes ENCHANTES par l’aspect historique de l’Egypte, en particulier par la beauté et la richesse de certains sites. Nous regrettons toutefois que les tombeaux les plus intéressants de la Vallée des Rois et des Reines soient fermés pour des durées indéterminées…, et que certaines visites aient été perturbées par des « hordes de croisiéristes »…

Par contre, nous sommes réellement DECUS par l’aspect actuel de l’Egypte, du moins pour les régions parcourues.

Nous ne pouvons que regretter que les égyptiens rencontrés soient, pour leur grande majorité, des personnes antipathiques, malhonnêtes, et agressives.

Aucune marque de sympathie nulle part, même de la part des commerçants…

Malhonnêteté sur tout et n’importe quoi, même pour gagner de très petites sommes.

(je ne dis pas voleur, je dis malhonnête)

Agressivité, si vous ne montez pas dans leur taxi, n’achetez pas leur marchandise, nous nous sommes même fait insulter par certains chauffeurs…

Le 100% bakchich égyptien est pénible, plus que la mendicité pratiquée dans d’autres pays, en comparaison, les enfants de Marrakech sont des anges…

Si l’Egypte antique était grandiose, l’Egypte actuelle est d’un niveau de saleté rarement atteint. Il faut éviter à tout prix d’avoir recours aux toilettes, même dans les restaurants « chics ».

Enfin, le sentiment d’insécurité ressenti est important.

Il nous était préférable de se promener à Rio la nuit, qu’au Caire et à Louxor en journée (en dehors de 2 ou 3 rues de l’hyper centre-ville).

Ces commentaires négatifs ne valent que pour les zones visitées et les endroits fréquentés. Il est vrai que nous n’avons pas parcouru les zones rurales, ou non touristiques.

Mais je ne crois que cela soit réellement possible en compagnie d’une femme occidentale, et sans accompagnement policier…

Avec quelques jours de recul, je crois qu’il aurait été préférable de faire ce voyage avec un tour-opérateur spécialisé.

Les visites auraient été plus rapides et moins complètes, mais nous aurions ainsi évité les contacts désagréables avec la population actuelle.

Je ne peux que mettre en garde les candidats à l’aventure individuelle…

Pour nous, l’Egypte n’est pas un pays sympa !

Ces commentaires sont personnels, et je me doute qu’ils vont attirer de violentes réactions .

Nous sommes ici sur un forum, et chacun est libre de défendre son point de vue.

Il ne s'agit aucunement de propos racistes ou islamophobes. Nous ne faisons pas les mêmes commentaires sur le Maroc, la Tunisie, ou la Turquie, pays où nous séjournons régulièrement et où nous retournons toujours avec un grand plaisir.
Sumatra - Nias - Vous pouvez m'enfiler cette aiguille? English translation pending
by Cipika · 2009-10-10 · 10 replies
"Peu de carnets sur l'Indonesie. Nias est une destination peu connue." Muhamad m'a chatouille l'envie de glisser ici quelques souvenirs de mon sejour a Nias cet ete. Bon, le commentaire ci-dessus ne m'etait pas adresse. La derniere discussion de RaGamuffin avait un peu derape au gout de certain(e)s. Alors, il lui suggerait de mettre en valeur sa plume pour nous conter son sejour a Nias sans trop nous gaver de prix. (Minta ampun harga harga di sini. Pitie! Tant de prix, ca fait tourner la tete et aussi la page...😛) Je vais devancer un peu Raga en esperant qu'il ne m'en tiendra pas rigueur. La couronne lui appartient incontestablement. Nos deux experiences et relations a l'ile devraient au contraire se completer. Nias, ca commence le soir par l'achat du billet ferry a Sibolga. Apres un long trajet en bus de Parapat (5 heures de route), je me rends directement a l'embarcadaire. Depuis quelques temps, il n'y a plus 3 departs par semaine pour Teluk Dalam, au Sud de Nias. La traversee ne se fait plus qu'une fois par semaine (souvent annulee). Il ne reste qu'a prendre le ferry pour Gunung Sitoli, au nord: depart tous les jours, sauf le dimanche. D'habitude, je ne fais pas dans le luxe, mais la, je me prends un billets Executive (100 000rp au lieu de 66 000 en eco), petit luxe appreciable. En Eco, en journee, je veux bien, mais je viens de me faire vendaliser ma valise dans le bus de Parapat (cerita yang lain - ca, c'est une autre histoire), et au guichet, on m'a bien dit de surveiller mon sac. Petit detail pour ceux qui envisagent de prendre ce ferry: il faut 2 photocopies de passeport, une pour l'aller et une pour le retour. Si vous n'en avez pas, quelqu'un se fera une piece en vous conduisant a une photcopieuse d'un coup de moto.. Et aussi, en plus du billet, a l'entree du port, vous aurez une taxe a payer, je crois de 4000rp. Pres de l'embarcadaire, il y a un restau ou on peut manger ou acheter quelque chose pour le bateau. Classe eco: Ca grouille de partout. On se croirait dans la calle du Titanic. Quoi que chacun a son siege "inclinable", probablement en piteux etat. Classe executive: petite salle fermee avec TV et air conditionne.... Aiaiailllle!!! Miracle, la clim est tres bien reglee. On la sent a peine. La tele, par contre..... Au volume de rigueur mais je suis tres patiente. Je m'installe comme tout le monde. He he! Ici, c'est le bon plan. La salle est a moitier vide. On a 3 sieges par personne. Un tiers des passagers, et ce sont principalement des femmes, se preparent un petit coin par terre pour la nuit. Elles etalent leur natte, moi je m'etale sur mes trois sieges. Elles ont amene leur gros oreiller, moi, mon appui-tete gonflable pour l'avion. Elles ont leur paniers remplis de virtuailles, moi ma valise cadenassee a mon siege. Elles enlevent leur voile pour dormir, moi, mes verres de contact. Ils ont tous besoin de la tele a fond pour dormir, MOI PAS! Depart officiel a 20h. Ca commence a bouger a 21h, pour une longue traversee de 10 heures. La tele etouffe le bruit du moteur. (La mer est calme. On oublie qu'on est dans un bateau.) La nouvelle du jour en boucle parle du terroriste Malaisien mais je n'y comprends rien. Qu'y a-t-il de plus frustrant? Le bruit qui empeche de dormir ou l'envie non assouvie de comprendre ce qui se repete avec insistance a la tele. La tele restera a fond toute la nuit... Au retour, je peux vous dire que je me suis levee pour la baisser. A l'aller, je n'avais pas ose.

Arrivee a Gunung Sitoli vers 7h30 du matin. Je ne vous ai pas encore dit le but de mon voyage. La plupart des touristes viennent a Nias pour faire du surf. Pourtant, je ne m'attendais pas a voir autant de surfeurs... Moi, ce sont les villages traditionnels qui m'ont mene ici. Au Nord, il y a les maisons ovales, et au sud, les maisons en forme de navires. Ne restant que 4 jours sur l'ile, je me suis limitee aux maisons du sud. Donc, arrivee a Gunung Sitoli apres 5 heures de bus, 10 heures de ferry, je prends le premier "panier-motorise" (il y a plus de legumes et de marchandise dans le bus que d'humains) pour encore pres de 4 heures de route. Bonne nouvelle: les routes ont ete en partie refaites apres le tsunami de 2004. Un jour, je me suis fait cette reflexion: MIEUX VAUT-IL ETRE A L'INTERIEUR DU BRUIT OU A L'EXTERIEUR DU BRUIT?" Il faudra que je lance le debat sur le forum. Allez, je vois le bout du tunnel. En 20mn de moto, je suis a Pantai Sorake. La moto me depose devant quelques bungalows en beton!!! Aucun charme. J'ai du tirer le mauvais chiffre. J'ai atterri a la case "Faites demi-tour, vous vous etes trompee de paradis" ou d'ile. Pour la premiere fois, je commence a faire la grimace.... Le bunga-beton est tout poussiereux. Oulala, je suis dans le site "fantomes en Indonesie"!!! Prete a reprendre ma valise pour je ne sais ou, une jeune femme insiste pour que je visite SON bunga-beton, petit frere de l'autre. Meme style, meme epoque "aftertsunami", tout neuf... ca sent encore l'humidite...Et puis, et puis non... la terrace est super sympa, vue sur la mer a 2 pas. La Vague a surfeurs que je decouvrirai le lendemain est a 100m a droite, la plage de sable dore a 100m a gauche. Juste en face, c'est roquailleux mais tres beau. Je disais La Vague a surfeurs, car ils sont tous agglutines sur quelques vagues. Je me demande pourquoi ils sont venus jusqu'ici. Au moins, ils font vivre une petite partie de l'ile. Je decouvre aussi le lendemain que mon bungalow sur pilotis est un des premiers d'une longue succession de bungalows sur la plage. Et de notre cote, c'est calme, car un peu plus loin, les surfeurs, a la hauteur de leur reputation, sont de bruyants fetards. Mais ici, ce n'est pas Kuta-Bali. Rien a voir. Ici, pas de boite de nuit, pas de shopping. Ca reste paisible. Mauvaise surprise depuis que je suis a Sumatra: les locations de moto, avec ou sans chauffeur sont beaucoup plus cheres qu'a Bali ou Jogja. 300 000rp pour une journee avec chauffeur, plus dejeuner pour deux, ca depasse mon budjet. Surtout que les journees finissent souvent vers 3h... Donc, je decidais de me deplacer a pied et en bus. Les gens sont tres complaisants. Ils te donnent toutes les indications necessaires pour que tu puisses te debrouiller toute seule. Le LP mentionnait que le personnel des hotels n'etait pas tres accueillant. Je ne sais pas ce qu'il en est des autres hotels, mais le jeune couple qui tient le bungalow ou j'etais est adorable: Linda et Sikomi, Hotel Toho.

VISITES DES VILLAGES AUX MAISONS-NAVIRES Premier village: HILIAMAETA En longeant le plage de l'hotel, on rejoint un village de pecheurs. De la, il faut traverser la route et suivre le long chemin en ligne droite jusqu'au sommet de la colline.

- Vous allez ou? - La-haut. - Au village! - Et oui, au village. Ce qui compte toujours et avant tout, c'est le parcours, la balade, les rencontres, plus que la destination. Pas de maisons-navires mais ce que je vois me surprend agreablement: de jolies maisons sur pilotis face a la falaise. Et puis BOUM! En haut, une plateforme et le choc: un village fantastique comme on n'en voit que dans les reves. (Connaissez-vous le film "Reves" de Kurosawa?) Je suis propulsee dans un monde parallele. Chaque voyage a CE momemt magique qui surgit au coin du chemin. Je n'en dirai pas plus. Il faut le decouvrir par soi-meme. Juste une ou deux photos peut-etre en esperant ne pas gacher le bonheur de decouvrir. La, un jeune homme me propose de rentrer dans sa maison. Il me presente sa famille puis me propose de m'amener visiter d'autres villages. Nous nous mettons d'accord pour le prix. La journee etant bien entamee, tarif demi-journee. Il reste encore aujourd'hui beaucoup de villages aux maisons-navires, toujours situees en haut des collines. Bawomataluo, Hilisimaetano, Babunahunu, Botohilitano... Il y a beaucoup a voir et le mieux est d'etre accompagne par quelqu'un d'un des villages.

Mon jeune "guide", Tao (qui n'est pas guide, en fait) me propose de sejourner chez lui avec sa famille afin de partager la vie du village. Nous nous mettons d'accord cote finances. Connaissant l'engrenage dans lequel on peut tomber lorsqu'on est "invite" en Indonesie, voici ce que je lui propose: Au losmen, je paie 50, pour manger, beaucoup moins, alors 100 000rp pour une journee et une nuit tout compris, ca te va? Pour eux, c'est une somme non negligeable et je ferai en sorte de la lui donner le lendemain afin qu'il ne la depense pas pour faire un festin en mon honneur. Je precise que je ne veux pas qu'ils fassent quoi que ce soit de special pour moi. Tao ajoute qu'ils sont tres pauvres et que le repas sera simple. Accord conclu et rendez-vous au losmen dans deux jours. Je passerai ma derniere nuit chez eux. Lendemain: plage et promenade a pied dans les environs. Surlendemain: Tao vient me chercher. Arrive chez lui, il me confie a sa soeur de 20 ans, Yerinulo avant de partir travailler. Il travaille dans un des hotels de la plage et touche un salaire miserable. Tous les enfants et les jeunes filles du village viennent me faire la fete. Je leur apprends a faire des origami avec du papier rapporte du Japon. Ils me chantent des chansons d'eglise (Ils sont tous chretiens sur cette ile) Moi, je suis a peine baptisee, alors je leur apprends "Tombe la pluie". Vous savez? "Ya que mon p'tit freeeere qu'est sous la goutieeeere..." Si vous entendez cette chanson a Hiliamaeta, vous saurez d'ou ca vient. Il y a aussi oncles, tantes, cousins, voisins... J'ai du mal a comprendre qui est qui et ce n'est que le soir que, chacun rentrant chez lui, je me retrouve avec ceux qui vivent sous ce toit. Il y a 3 freres, leur femme et leurs enfants et une soeur pas mariee et aussi les parents. La cuisine se fait dans la maison au feu de bois (ou plutot de noix de coco) (ma serviette de toilette embaumera demain!). J'aurais aime aider et les voir preparer le repas, mais on me dit de me reposer en compagnie des autres. Le repas est en effet tres simple, peu releve: un bouillon avec du poisson et aussi ce legume vert que l'on retrouve partout (ce sont en verite des feuilles d'arbre bouillies). Le tout bien-sur servi avec du riz. Le soir, Yerinulo m'installe un matelas, des draps tout propres et une moustiquaire. J'ai beau insister pour qu'ils ne se donnent pas de peine, on prend bien soin de moi. Le lendemain, moment inoubliable: le bain a la riviere. Au village, il n'y a pas l'eau courante. IL faut aller la chercher a la riviere. Alors, lorsqu'on va au bain, on amene des jerricans. La encore, je me sens un vrai boulet (bule boulet). Je comprendrai vite pourquoi je n'ai pas droit a mon jerrican: j'appartiens a "l'espece derapante". Yerinulo et ma petite copine de 5 ans qui me suit partout m'accompagnent a la riviere.Il faut suivre un sentier pendant 10mn. Nous sommes devorees par les moustiques. Il a plu la veille toute la journee et toute la nuit. "Licin!" Ca glisse! Yerinulo me tient fermement. (Une main de libre en moins, un jerrican de moins pour le village). Apres quelques derapages de ma part, nous voila enfin arrivees a la petite clairiere deja animee de femmes frottant le linge tout en papotant. Le bain a la riviere, en fait, ca se passe comme ca: un baquet en beton a ete construit pour recueillir l'eau qui ruisselle de la montagne. Et voila le "mandi"! Par terre, ils ont aussi fait une plaque de beton mais ca glisse enormement. Il faut rester pres du baquet. Ca n'a pas manque, une fois lavee, rincee, un pas en arriere, et zoun elle (moi) s'etale sur la plaque verdatre de mousse et de vegetation... Aussitot redressee, une multitude de mains s'empressent de me debarasser de ces immondices - une nuee de parasites gloutons me restituant une peau de bule tachetee de piqures de moustiques... Elles etaient toutes sur moi, hilares. Retour. Nous retrouvons le long escalier qui ramene au village. Tous les hommes se sont mis au travail. La tache consiste a descendre de lourdes pierres de taille. Protege de son t-shirt ou bien torse nu, chacun fait plusieurs aller-retour. Mais d'ou viennent ces pierres? Que vont-ils en faires? Construire une pyramide en bas? Je reste muette et mes questions en suspend. Je vais faire un tour dans le village. Les gens me regardent, m'interpellent, une dame m'appelle: - "Vous pouvez m'enfiler cette aiguille?" Ah! Au moins, j'aurais servi a quelque chose en ce village: J'ai enfile une aiguille. En debut d'apres-midi, Yerinulo m'accompagne a Teluk Dalam d'ou je reprends mon voyage en sens inverse.

Sur la deuxieme photo, on apercoit un homme descendant l'escalier une grosse pierre sur le dos.
Hôtel Navizar Alamout, Qazvin (Iran) English translation pending
by DocBedel · 2015-07-08 · 4 replies
qui pourrait me renseigner sur :

Navizar Hotel

Garmaroud Sina (Bala), Alamout, Qazvin,

"confort" ? tarifs ? comment contacter (Mail ?) et réserver ?

Pour séjour en Octobre 2015

Merci d'avance
Transport France - Krabi avec chien English translation pending
by AlexandreE · 2012-05-04 · 28 replies
Je vais partir m'installer pour au moins 1 an en Thailande, dans la region de Krabi, mais j'ai un petit probleme pour l'organisation de l'arrivée !

Je ne pars pas seul, ma chienne (un berger allemand de 45kg quand même!) fais le voyage avec moi et j'ai du mal à voir ce qui est le plus interesant pour elle. Deuxieme complication, je ne pars pas de la region parisienne, mais de Bordeaux (voir de Toulouse si ca peux m'arranger) et une escale est donc obligatoire au minimum.

Le départ se ferait courant juillet ou aout (aucun impératif la dessus), j'y vais déjà tout le mois de juin pour m'organiser l'arrivée et trouver un logement.

J'imagine que le plus simple reste de prendre Air-france ou KLM au départ de Bordeaux (ils facture le transport de l'animal 200€ peu importe son poids) vu qu'une escale encore en plus c'est pas genial pour l'animal en plus certaines compagnies facturent le transport de l'animal au kg... Mais en fouillant un peu tous les vols passent par Bangkok, rien de directe ce qui fait donc 2 escales et encore, en atterrissant a Phuket en général. Je ne trouve rien qui atterrit à Krabi qui n'est pas hors de prix (3500€+) ou beaucoup trop long (40h) peu importe la compagnie.

Il y a changement de compagnie en arrivant a Bangkok apparemment et donc passage des douanes et récupération sur place avant transfert j'imagine (et recuperer ma chienne peux prendre surement un certains temps) en plus la compagnie qui suit ne prend pas forcement l'animal, si ?

J'ai trouvé sur Krabi.com qu'on peux reserver un taxi (Van pour la cage!) pour environ 3500Bth entre l'aeroport de Phuket et Krabi, ca reste correcte si mon avion arrive ici.

Si mes souvenir sont bon les transfert en van coutent 1k bath environ par personne entre Bangkok et Krabi et il y a environ 8 personnes dedans, il y a surement moyen de s'arranger pour avoir un van en solo ou avec juste 2-3 personnes pour 8-10k bath (c'est long mais au moins en van la chienne sera surement moins stressé et on peux s'arreter entre deux), mauvaise idée ? Le prix du vol en atterisant a Bangkok sans aller plus loin reste un peu moins cher aussi donc ca compense un peu.

Je n'ai jamais transporter ma chienne en avion, tout ca me parait un long periple pas evident, si certains ont une experience à peu pres équivalente je suis preneur des retours!

Autre chose, j'imagine que je suis obligé de prendre un billet A/R avec un retour que je modifierais plus tard (encore des charges mais tampis!) vu le prix des aller simple.

Pour les formalités administratives en cherchant un peu j'ai trouvé, c'est pas ce qui parait le plus compliqué ici!

Je ne suis pas a 300€ près du moment que tout se passe correctement...

Dernière question, hormis cette solution est ce qu'un transport via fret animal de ma famille en france apres mon arrivée sur place est envisageable plus facilement (voiture ou autre chose après pour m'arranger moi-même peu importe l'arrivée de ma chienne) ?

Pour finir laisser ma chienne en France n'est pas vraiment une alternative pour moi !

Merci d'avance : P
"La peur" de prendre racine (pour Ben) English translation pending
by Lemon · 2006-06-18 · 13 replies
La discussion de benharper m'a touché, mais je pensais qu'il falait faire une discussion inversé aussi😏

Je vous explique mon cas: Depuis mon plus jeune enfance, j'ai voyagé, et des que j'ai pu voler de mes propres ailes, je l'ai fait. Moi c'est pas tant les voyages courte, mais plutot des voyages longue, ou des demenagements de quelques annees. Je ne tient pas en place, j'ai plaqué plusier CDI, pour l'inconnu, le rien, en me disant "je me debrouillerai" J'ai peur de m'engager, peur de prendre racine, peur de la monotonie.. metro, boulot, dodo.. Je sait pas si il y'en a qui partage ce peur? Pour l'instant, j'ai trouvé personne dans mon cas, mais ici peut etre? Maintenant, je fait un diplome d'AS, pour apres faire infirmier, car le but dans tout ca, c'est le voyage. Entretemps, j'ai du mal a comprendre ceux qui naissent dans leur village, travaille 3km plus loins, et ont 15-20 ans dans le meme metier.. ca, ca me fait peur cette idee. Je doit pas etre constitué normalement je pense😛 Peur de la securité, ca existe?

Max
Retour d'un mois en Roumanie: quelques informations, quelques photos English translation pending
by Manu78 · 2015-08-13 · 9 replies
Bonsoir,

Tout d'abord, merci à celles et ceux qui m'ont aidé pour ce voyage (
http://voyageforum.com/discussion/itineraire-mois-roumanie-d7023710/ ). Par contre, pas pu me rendre dans la région du Delta. Next time hopefully...

Avant de prendre la route: Voiture de location. Si c'était à refaire, j'aurais réservé avant, de France, pour dénicher encore moins cher. Ai du rester 2j sur Bucarest avant de pouvoir enfin trouver quelque chose. Dacia Logan, 1.4L (donc un peu poussive dans les montagnes ! 😉), 23€/j avec la compagnie rentngo. Cette dernière est très bien, voiture délivrée à mon hôtel, personne parlant un bon anglais, caution de 200€. Au retour, coup de fil 30min avant d'arriver à mon hôtel, la personne a regardé l'état général de la voiture, caution remise sans souci. Impeccable.

Carte SIM achetée dans un centre commercial proche de la gare du nord. Carte prépayée, 500min de communication + 250méga d'internet pour 6€.

Impressions générales et en vrac: Bonne surprise que ce pays ! Pas mal de choses à faire, à voir. N'étant pas un grand fan des villes, je pense que j'aurais même pu flâner encore quelques jours à Sighisoara ou Brasov ! 🙂 Les gens rencontrés ont été vraiment sympas, accueillants. Communication globalement facile puisque la plupart des roumains parlent au moins une langue étrangère. Plusieurs belles rencontres, ... souvent arrosées de palinka et d'Ursus ! Quelques bémols (il en faut bien): bouffe grasse et bien pesante, une "pensiune" au tarif exorbitant.

logements fréquentés: Rasinari: pensiune Cioran: bien située, supérette juste à côté. Parle que roumain. 150lei

Tilisca: Gite Balea Irina. 26€. Femme charmante parlant anglais et français.

Albac: Villa Rustica. 60lei. Couple de profs parlant parfaitement français, hyper sympa.

Sighisoara: Casa Marcus. 90lei. Parle anglais et espagnol. Mari présent car en vacances, bosse en Allemagne. Plusieurs soirées ensemble en ville avec leurs amis, génial ! Par contre, chambre un peu humide.

Vadu Izei: pensiune Dupa Apa. 70lei. Femme discrète, parle allemand.

Ieud: Casa Dancus. 25€. Couple âgé très sympa. Attention, monsieur a la main lourde sur la palinka ! Elle, parle très bien italien.

Sucevita: Casa Felicia. 120lei. Couple charmant parlant un bon français. Plus bel endroit du voyage, jardin bien tenu, fleurs, etc...

Brasov: Rolling Stone Hostel. Auberge de jeunesse, 14€. Gérante jeune, speed mais sympa. Parle bien anglais. Plein d'infos.

Zarnesti: pensiune Elena. How much is it ? It's 90. Ok, comme d'hab quoi. Quand la note arrive, il s'avère que c'était 90....euros ! Oups ! Donc là, oui, gros couac du voyage. Chambre classique, comme les autres quoi. Rien qui ne justifie 90 euros. A éviter donc !

Prejmer: Pensiune Oficial. 120lei. Plutôt un petit hôtel en fait. C'est là qu'on voit que le mot "pensiune" est un peu utilisé à toutes les sauces. Parle anglais. Pensiune Violeta: 80lei. Ne parle que roumain.

Itinéraire: Bucarest, Rasinari, Sibiel, Saliste, Calnic, Tilisca, Scarisoara, Albac, Campeni, Sighisoara, Biertan, Viscri, Budesti, Ocna Sugatag, Botiza, Sapanta, Ieud, Viseu de Sus, Voronets, Dragomirna, Humor, Moldovita, Sucevita, Brasov, Bran, Rasnov, Zarnesti, Sinaia, Bucegi, Prejmer, Snagov, Bucarest.

Quelques photos en vrac:







































Cuba: pourquoi l'embargo depuis 48 ans? English translation pending
by Vivva · 2007-07-02 · 204 replies
Est ce que quelqu'un pourrais m'expliquer pourquoi il y a un embargo depuis 48 ans??🙁 qu'est ce que Cuba peut bien avoir fait aux État Unis pour que cette embargo perdure année après année?? Jaimerais bien comprendre?? merci pour vos commentaire!🙂 Quelle serais la solution d'arrêter d'allé en tout inclus? pour boycoté! (allé dans une autre destination comme R.D)??
Retour d'Oman: 2 semaines en 4x4 et camping (mars 2014) English translation pending
by Glaswegian · 2014-03-21 · 154 replies
Bonsoir

Je tiens à remercier toutes les personnes qui m’ont beaucoup aidé à préparer mon passage à Oman…. Les guides sur ce pays ne courent pas les rues…. Et le Petit Futé s’est avéré … comme son nom l’indique … « petit » , et à mon avis sans intérêt. Manque de plans, d’infos, etc … on est à des kms des guides LP ou GDR. Heureusement, j’avais imprimé toutes vos notes…

En vrac quelque impressions. Donc nous avons passé 2 semaines à Oman, 2 au 16 mars 2014, avec location de 4x4 land cruiser chez Rentalcar et Budget . Billet Swiss acheté chez Go voyage en septembre et donc bon tarif… enfin il me semble… Nous sommes d’abord partis sur le Hajar , puis les Wahibas Sands, puis un rapide passage sur la côte avant le retour. En résumé, on campait, repas du soir et petit dèj en bivouac. Dans la journée on roulait sur les pistes et on randonnait chaque jour, repas midi dans les restos indiens , si bourgade, (j’adore la cuisine indienne …. même si à Oman c’est pour 99% poulet byriani). 2 nuits d’hôtel, au milieu du séjour et à la fin : Oriental Nights Rest House (face wadi Bani Khalid) (53 € avec petit déj) et Mutrah hôtel à Mascate (60€ avec petit déj pantagruélique) . Hôtels corrects, propres mais sans charme. On a donc « visité » la plupart des wadis mentionnés dans le OOR, fait un bout de piste vers les 1000 nights, et on s’est baladé en 4x4 dans les dunes. (à pied aussi) .On a aimé la formule 4x4 + camping : je re-louerai un 4x4, c’est sûr, … car on va revenir. La location est relativement chère, mais les meilleurs moments étaient ceux où le 4x4 était indispensable…. Difficile de faire un choix parmi les lieux visités. En gros on a aimé les wadis, les Wahiba Sands, et un peu moins la côte d’où notre ½ tour vers Al Ashkhara. Les villes et la côte ne nous ont pas vraiment emballés : paysages moyens à nos yeux, vent fou, pas de tortues (on n’y est pas allé …. On a sympathisé avec les 2 gars du centre qui nous ont dit low season, et la nuit dernière pas de tortue…) et donc on a laissé tomber les Sugar Dunes. Idem la côte nord, sauf du côté de Yiti. Mais les ambiances dans les bourgades ou villes le soir étaient très agréables… et difficile de ne pas se croire en Inde …pour ceux qui connaissent. Le 4x4 boîte auto (on apprend et apprécie très vite) , s’est avéré très facile malgré la taille, la longueur…. La piste du plateau de Salmah s’est avérée la plus difficile et impressionnante, cassante, je priais pour mon véhicule : piste extrêmement pentue, rampes incroyables, piste étroite, et en mauvaise état. Travaux à 2 endroits. On a du utiliser les démultiplications maxi du 4x4… et je craignais pour les pneus. On a pris grand soin de notre voiture. Vérification du véhicule régulière. Pas la moindre folie. Parfois je repérais d’abord à pied les passages ardus … et j’enlevais certains gros cailloux . Je fais moins attention à mon propre véhicule en France. Pour les Wahiba Sands, pneus à 1,8 psi, et … sans problème du côté des 1000 nights. Inutile d’utiliser les services d’un guide, il n’y a qu’une possibilité. On trouve aussi les panneaux du 1000 nights le long de la piste. Et si on flippe on s’arrête , et on regarde où passent les gens du coin et les touristes avec guide…. Et à 1,8 on passe partout. Quelques sollicitations à la pompe Shell… mais plutôt sympas. On a même sympathisé avec Salam. On a continué une dizaine de kms après les 1000 nights. On envisageait de traverser… mais si la piste ne semble pas poser de pbm pour ce type de véhicule, comme on était seuls, sans matos, sans gps… on a choisi de faire ½ tour par sécurité. On a regardé les Omanais qui escaladaient les dunes… et on a fait pareil…fabuleux de se balader la haut au milieu des dunes… On a dormi un peu après les 1000 nights, là où il y a des arbres, c’est très beau, mais comme c’était vraiment crade… on a tt nettoyé autour de nos 4/6 arbres : 1h ½ de boulot à ramasser les papiers, les os de poulet, les mégots, les piques brochettes, etc nuit de rêve on devait bien ça à ce magnifique désert.. et on était seuls...

On n’a pas aimé faire la queue pour les visas pendant 1h30 à l’arrivée à minuit après 9 h de vol. On n’a pas aimé le taux de change pour les visas (2,11) et on a changé le minimum soit 50 €. Le lendemain, en allant sur Carrefour, aperçu à gauche, on a du continuer un peu pour faire ½ tour et comme on apercevait une banque HSBC on s’est arrêté … mais pas de change : ils nous ont signalé un bureau de change indien juste à côté (Modern Exchange) … et le taux était très agréable…1 OR = 1,93 € De même calculez bien, car au départ d’Oman, si vous rechangez vos OR contre des euros, ce n’est pas glorieux : pour un équivalent 88 €, on nous donné 70 €…

Les moustiques sont très agressifs . Notre Insect ecran (LA référence en Asie) était périmé (pas fait gaffe) … les moustiques ont apprécié, et dans les pharmacies ou super marchés, on n’a pas trouvé de répulsif. Les 2 hôtels étaient tristounets, même si corrects. Heureusement les bivouacs étaient au top. On n’a pas systématiquement utilisé les bivouacs mentionnés par le OOR…. Il y a de la place … On s'est toujours senti en sécurité totale.

Pour l’eau, achat au départ de 12 bouteilles de Alain. Ensuite les bouteille vides rejoignaient un carton et nous servaient de réserve d’eau de robinet. Facile, toutes les mosquées ont des points d’eau pour les ablutions. Si nécessaire on demandait l’autorisation, toujours accordée avec le sourire. On avait donc environ 18 l d’eau pour le camping.et pour refaire le plein, dans ce pays, les mosquées ne manquent pas .... La bouteille de 1,5 est facile à manipuler… pour la douche par exemple. On s’est aperçu qu’il était possible de trouver l’essentiel, côté nourriture, un peu partout dans les bourgades. Et si on amène son matos camping, il ne nous a pas paru indispensable de passer par Carrefour. On peut aussi acheter des take away et réchauffer le soir. Hum, on avait bien acheté 3 cartouches de gaz, mais comme les Suisses nous avaient confisqué notre réchaud… et bien matin et soir, feu de bois entre 4 pierres… à l’ancienne.(c’est de ma faute, j’avais oublié d’enlever la cartouche du réchaud…) Cela n’a pas posé de pbm. Pour les matelas, on avait avec nous de vieux matelas pneumatiques de 10 cm… vieux en effet car depuis le temps qu’on ne les avaient pas utilisés… ils se dégonflaient en 2 h… : on a donc acheté 2 bons matelas mousse de 10 cm pour 5 OR le matelas (10€), à Niswa, qu’on a donnés avant de partir. Indispensable: on avaient 2 sangles qui les comprimaient dans la voiture . Et la nuit, quel confort !!

On a apprécié la population, les paysages, les randos, la baignade, les soirées en fin de journée dans les bourgades et la pratique du 4x4 qui m’a rappelé nos descentes en Afrique via le désert algérien et nigérien. Pays tranquille, souriant

A Oman, on a retrouvé des paysages que l’on connaissait, mais à Oman ils sont quand même grandioses… On a trouvé utile : -Le matelas mousse à 5 OR. -Le feu de bois s’est avéré très facile à mettre en œuvre. -Pour les sites qu’on comptait visiter, (Hajar, Wahiba, par exemple) on avait scanné des parties de la carte Reise (merci Jean Baptiste) en les agrandissant. Très pratique à utiliser dans une pochette plastique. -Les mosquées sont parfaites pour faire le plein d’eau pour le camping : toilette, cuisine etc… et il est facile de les repérer grâce aux minarets. -Le Oman Off Road est INDISPENSABLE à mes yeux, une bible… (merci Jean Baptiste) -Amener son Insect Ecran… -On trouve l’essentiel dans les patelins. Les magasins sont très bien fournis. -La nourriture indienne est très bonne, pas de soucis niveau hygiène, même avec les salades, prix autour de 3 à 4 OR ( 6 à 8 €) pour 2 personnes : plat, salade, boisson, café. -On a trouvé les cafés au lait excellents. -On trouve dans les coffee shop d’excellents milk shake mangue, citron, etc …Idem samosas et petits plats indiens. -J’avais imprimé les différents conseils donné sur ce forum. 10 pages. Sur place vos conseils m’ont été utiles pls fois, merci. -du 2 au 16 mars, les nuits sous la tente avec un duvet style été France, étaient sans soucis. Très souvent j'ai simplement utilisé un sac à viande. Nous avons eu un peu froid sur le Jabal Shams où on s’est levé la nuit pour se vêtir chaudement . -dans la journée, les températures évoluaient entre 25° et 34 °. Très supportable, même si le soleil cogne à Oman. Je n’ai passé que 2 semaines à Oman mon topo est un simple ressenti… mais si vous pensez que je peux vous aider …n’hésitez pas…. Et re merci à tous les participants qui m’ont consacré du temps. Bonne nuit Gilles













Je veux me faire rembourser d'un billet d'avion acheté sur internet English translation pending
by Smitoo54 · 2009-12-14 · 11 replies
j'ai acheter un billet d'avion sur internet et j'aimerais me faire rembourser car je ne pourrais y allez??pouvez vous m'apportez des solutions...merci
Hôtel à Marrakech avec chambre pour quatre English translation pending
by Léa97 · 2019-11-13 · 14 replies
Bonjour à tous! Nous partons début décembre, mon mari, moi et nos deux enfants pour 1 mois au Maroc, arrivée à Marrakech à 19h40, du coup j'aurais aimé réserver la première nuit d'hôtel pour une arrivée en douceur, sans se soucier de chercher un endroit ou dormir.. J'ai lu de bons échos sur l'hôtel Immouzer dans la médina et prix qui correspond à notre budget. J'ai envoyé un mail pour une demande de réservation, ils m'ont répondu rapidement mais apparemment il me faut louer deux chambres de 2 lits... Pour la première nuit d'adaptation ca m'embête un peu, d'où ma question pour vous: connaissez vous un hôtel chouette, dans les prix de l'Immouzer (360dhs) qui a des chambres avec 4 couchages? J'ai vu l'hotel Essaouira qui avait l'air pas mal mais complet le jour de notre arrivée.. Merci infiniment! Bonne soirée à tous... Léa.
Bucarest - Budapest en train English translation pending
by Prahabuda · 2018-07-22 · 6 replies
Bonjour,

J'envisage de faire Bucarest Budapest en train et je ne trouve pas la liste des gares desservies... Afin que je fasse quelques haltes... Est ce que ça passe par Sinaïa, Brasov puis ??? Avez vous une idée du prix ? Passage de la frontière tranquille ?

Et est ce que vous me conseillez de le faire en train ou en bus ?

Merci par avance de vos réponses
Roumanie pour petit budget English translation pending
by Sebastiane · 2017-01-24 · 23 replies
Bonjour Mesdames, Messieurs, Je viens de découvrir ce forum et en profite donc pour demander un coup de main. En effet, on vient de m'annoncer que mes vacances entre amis (prévues initialement dans le jura), ne se feront pas. Je dois donc préparer un voyage en couple en Roumanie (YES !)

Nous avons déjà fait le tour d'Ecosse en moto, ainsi que le tour de Norvège (remontée en voiture, passage de la côte ouest+îles Lofoten, cap nord puis redescente), le tout en camping sauvage. Nous avons donc l'équipement et l'expérience nécessaire pour éviter le cannibalisme (désolée, j'ai un humour noir)...

Donc, la Roumanie: est-ce possible pour une petit budget ? Combien de temps faut-il pour en faire la découverte (nous avons l'habitude de rouler 400km par jour si besoin est) ? Est-il possible de faire du camping sauvage ? Peut-on loger chez l'habitant (et si oui, comment faire et à quel prix) ? Y a-t'il un guide (vert/routard etc..) à me conseiller ? Avez-vous des bonnes adresses/astuces ?

Oui, je commence seulement à débroussailler mais si vous aviez déjà des réponses à me fournir, ce serait génial !

Merci beaucoup pour votre attention !

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