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Chemin Saint-Jean-Pied-de-Port - Compostelle English translation pending
by Merline65 · 2013-02-21 · 7 replies
Bonjour à tous Je désirais faire le chemin de st jean de pied de port à St Jacques mais après plusieurs lectures et mûre réflexion je partirai à la même date soit fin avril mais comme destination Puy en Velay jusqu'a St Jean de pied de port ...et je recherche toujours une personne avec qui je pourrai faire un bout de chemin ou simplement se donner des points de rencontre car je suis un peu craintive de partir seule .🙂
Offrir un voyage à mes parents (capricieux) English translation pending
by Skyfarer · 2013-02-20 · 25 replies
Bonjour!

Ce post va en faire marrer beaucoup et c'est pas un problème, mais bon...

Je vois qu'il y a, sur ce site, des voyageurs toutes catégories et c'est pour cela que j'ose poser ma question:

L'année prochaine, mes parents fêteront leur 50 eme année de mariage.

Ils restent cloîtrés toute l'année dans leur petit bled perdu de Wallonie et ne sortent que pour faire les courses une fois par semaine. J'ai donc envie de leur offrir un voyage...

MAIS...

Ils ont peur de l'avion. Ils ont le mal de mer Ils craignent le froid et les températures trop chaudes Ils ne veulent pas partir en autocar car ils trouvent ce moyen de transport dangereux. ( en résumé, il reste le train ) Ils ne peuvent s'exprimer qu'en Français et un peu en Italien.

Quel genre de voyage dois-je chercher pour eux? Quand et où?

Merci d'avance pour votre réponse
Rejoindre Anchorage (Alaska) depuis Magadan (Russie) avec moto English translation pending
by Jontheroad · 2013-02-14 · 17 replies
Bonjour, je prépare un voyage en moto dont le départ est prévu en avril 2014. Mon parcours est comme suit : France => Mongolie => Russie de l'Est (Magadan) ===> Alaska (Anchorage) => Canada = > USA (New-York) Mon problème aujourd'hui est de trouver une liaison entre Magadan et Anchorage...Après de nombreuses recherches qui n'ont aboutis à rien, je me permets de vous demander de l'aide! Je prévois d'être à Magadan courant Juillet (saison la plus « chaude ») J’avais entendu parler de Magadan Airlines mais je crois que l’entreprise a fermé… (?) Y-aurait-il des cargos qui reliant ces 2 villes ? Il me semble qu’il y a des liaisons entre la Corée et Vancouver mais elles détourneraient vachement mon itinéraire tout en me privant de l’Alaska et quasiment tout le Canada. N’hésitez pas à me faire part de la moindre piste. Merci d’avance. Joseph
Croisière "Au delà des colonnes d'Hercule": ports et météo en mars English translation pending
by Tamalou65 · 2013-02-07 · 8 replies
Bonjour, nous partons en amoureux , 25 ans de mariage. Savez vous si on peut aller à pied ou en bus , taxi pas cher, de l endroit où les bateaux accoste : CADIX, CASABLANCA , TANGER, VAENCE ET CITITAVECCHIA POUR ROME. Où faut- il vraiment prendre les excursions , y a t il des ports ou il accoste en mer et les bateaux navettes nous déposent direct dans le point à visiter , merci d'avance pour votre aide.😉
Conseil pour un premier voyage en Islande: une semaine en avril English translation pending
by Ourson71 · 2013-01-29 · 8 replies
Bonjour,

nous sommes un couple et nous partons pour la 1ère fois en Islande! les billets sont réservés, nous partons 1 semaine au mois d'avril.

Après avoir parcouru de nombreux messages sur les forums, je vous sollicite pour des conseils sur l'itinéraire. Nous atterrissons à Keflavik le samedi à 15h45 et repartons le dimanche matin à 7h00. Nous allons réserver la voiture sous peu. En vrac, voici les sites que nous avons deja reperé:

le cercle d'or Seljalardfoss Skodafoss Myrdalsjokull Vik Skaftaell Jokulsarlon le blue lagoon (nous le gardons surement pour le dernier jour)

nous sommes également attiré par Myvatn mais en 1 semaine, c'est peut etre trop serré, non? Mieux vaut peut etre se concentrer sur le sud?

Nous avons du mal à évaluer les distances, et les temps d'arret pour apprécier chaque site.

Qu'en pensez vous, quels conseils pourriez vous nous donner?

Merci par avance!

WebRep Évaluation globale Ce site n'a pas été évalué (pas assez de votes)
Voyage à vélo au Danemark en emmenant son chien? English translation pending
by Catherine936 · 2013-01-29 · 5 replies
Bonjour à tous, Nous partons à trois vélos cet été au Danemark. J'ai une chienne de 20kg et je me pose la question de savoir si je peux l'emmener. Elle est très calme et voyage en voiture sans problème. Je pense me procurer une remorque pour elle. Est-ce que quelqu'un l'a déjà fait? Je suppose qu'avec les voies de vélo en Belgique, Hollande elle pourra courir près de nous e temps en temps. Merci de vos avis. Catherine PS si quelqu'un passe par Redon, Bretagne, j'offre le gîte.
Acheter un premier vélo de randonnée English translation pending
by Karinvince · 2013-01-28 · 32 replies
Bonjour à toute la communauté des voyageurs à vélo. j'envoi ce message en qualité de débutant en terme de randonnée à vélo. Je souhaite faire un premier achat de vélo adapté à cette pratique (je suis pas un grand connaisseur sur le plan technique) et j'ai un budget de maxi 500€ pour cet achat. j'ai découvert une marque allemande qui me semble intéressante au premier abord et je demande l'avis de personnes ayant un peu plus de recul et d'expérience que moi. Il s'agit de la marque Kalkhoff, modèle AGATTU. en attendant vos remarques, merci par avance pour vos réponses !
Recherche groupage de container pour Libreville, été 2013 English translation pending
by Kirstygray · 2013-01-25 · 11 replies
Bonjour,

Nous déménageons cet été à Libreville et nous souhaitons partager un container pour pouvoir emmener certains de nos meubles et de nos affaires. Est ce que quelqu'un d'autre serait dans la meme situation? Savez vous ou faut-il s'adresser pour organiser cela au prix le moins cher?

Merci pour votre aide.

Cordialement, Kirsty
Achat d'une tente Vaude Taurus pour voyages à vélo: laquelle choisir? English translation pending
by Napalm45 · 2013-01-23 · 35 replies
Bonjour à tous !

Je suis à la recherche d'une tente deux places, ou 2,5 comme la Taurus II mais elle fait 3kg... J'ai également vu dans la même gamme, la Taurus ultralight et la Power Taurus mais je ne sais pas laquelle choisir... Je trouve que la Taurus II permet de mettre les sacoches dans la tente ce qui est assez cool, et la hauteur est plutôt bien, 95cm. Mais les deux autres gagnent presque 1kg ! Pouvez-vous m'aider, si vous avez des avis sur la tente je suis preneur 😉 Vu que je suis en vélo, je pense pouvoir mettre 1kg de plus dans la tente mais cela est-il bien nécessaire d'avoir 3 places pour 2 personnes (pour les sacoches)?

Merci d'avance pour vos réponses.
Exemption de visa thaïlandais pour un billet d'avion retour dépassant plus de trente jours? English translation pending
by Viajeros75 · 2013-01-23 · 6 replies
Bonjour à toutes et à tous, D'abord mes excuses aux administrateurs du forum si mes question ont déjà été postés, mais malheureusement je n'ai pas trouvé des réponses précises. Alors voilà, je compte partir pendant 5 semaines en Asie du sud (Thaïlande-Cambodge). Le périple durera exactement 35 jours. Vol arrivée à Bangkok le 5 février; retour le 11 mars. Je vais partir sans visa Thaïlandaise car j'aimerais profiter des l'exemption de visa pour les français (30 jours maximum sur le territoire Thaïlandais). Par contre j'ai un visa pour le Cambodge, puisque je vais passer une semaine ou deux pour visiter Angkor. Ce qui veut dire que je ne resterai pas en Thaïlande pendant 35 jours mais moins de 30, respectant les délais préconisés pour les personnes désireuses de profiter de l'exception de visa.

Alors les questions que je me pose sont les suivantes:

- Peut-on m'interdire l'embarquement à Paris (Air India), étant donné que j'ai un vol de retour non pas dans 30 mais dans 35 jours?

- Le visa que j'ai pour le Cambodge peut servir comme preuve que je vais sortir de la Thaïlande avant les 30 jours réglementaires?

- Je risque d'être embêté à l'arrivée à Bangkok pour arriver sans visa?

- Je risque des ennuies en sortant de la Thaïlande ou revenant pour prendre mon billet de retour à Paris?

Je demande donc aux bons samaritains de me donner son avis. Je vous serai vivement reconnaissant. Par contre, "on dit que... apparemment... J'ai entendu dire que... il me semble que..." seraient des réponses que ne me rassurent pas vraiment. Alors je fais appel aux personnes qui à tout hasard ont eu une expérience semblable à la mienne... Merci infiniment, et au plaisir de vous lire...
Périple à vélo en Irlande, Écosse et Angleterre English translation pending
by Zdudu · 2013-01-19 · 28 replies
Bonjour, J'ai 22 ans, je fait du vélo sur route et vtt depuis 12 ans (dont 10 en compétitions), parcourant depuis plusieurs mois ce très bon forum pour les voyages, j'ai décidé de vous présenter mon futur projet : partir à vélo pour traversé l'Irlande, l'Ecosse et l'Angleterre, soit envrion 2500 km en 40/50 jours, ce voyage sera une occasion de progressé en Anglais et faire ce que voulais depuis très longtemps voyagé à vélo, je compte rouler entre 60 et 80 km/jour voir plus si c'est possible, avec un vélo de course Peugeot en Acier où il est simple de rajouter porte bagage pour les sacoches.

Voici un premier itinéraire : Lorient -> roscoff : 156 km, pas compté dans le total
http://goo.gl/maps/3kDBT Cork -> Gallway : 405 km http://goo.gl/maps/FWrva Gallway -> Larme : 485 km - 890 http://goo.gl/maps/ozN25 Cairnryan -> Edinburgh 595 km http://goo.gl/maps/aJlWl Edinburg -> Preston : 414 km - 1838 http://goo.gl/maps/uAgWw Preston -> plymouth : 658 km http://goo.gl/maps/LDwxP

Etant de Bretagne, j'imagine le climat dans ces pays ne doit pas être très différent, par contre j'ai vue qu'il y avait pas mal de midges. Pour la tente je pense prende une tente Vaude Taurus II sur le site du vieux campeur et en réchaud un MSR Superfly, j'aurai voulu savoir si ces choix sont bien ? Je prévois aussi de faire le tour du Finistère en 4-5 jours en Avril histoire de m'habituer au cyclo-camping. Tout conseil sera le bienvenu.

Merci beaucoup !
Premières vacances à vélo en famille: où et comment? (France) English translation pending
by Claireloise · 2013-01-16 · 28 replies
Bonjour,

Nous sommes une famille belge avec 2 enfants de 13 et 11 ans. De retour d'un voyage de quelques mois au bout du monde, nous changeons notre fusil d'épaule et aimerions à présent goûter au vélo pendant les vacances (aout 2013). Le problème est que, si nous aimons l'aventure, nous ne sommes en revanche pas très sportifs (voire pas du tout🤪...).

Ma 1ère question porte donc sur la destination. Nous partons 3 semaines au total, mais pour un début, nous ne ferons pas nécessairement du vélo tous les jours. Nous cherchons une région à la fois jolie et relativement plate pour des étapes faciles. J'ai lu dans d'autres posts des suggestions pour la Bourgogne, la Loire, le canal du Midi et j'ai déjà noté quelques adresses de sites internet, mais si vous avez des conseils sur ces régions ou d'autres, je suis preneuse... Une région qui m'attire également est la côte atlantique en-dessous de la Bretagne, mais je ne sais pas si c'est jouable et intéressant en vélo...

2ème question : comment ?... Voyager en itinérant suppose, j'imagine, une remorque pour transporter tente, bagages... et pour des novices comme nous, ce n'est peut-être pas l'idéal. Une solution serait peut-être de rayonner quelques jours à partir d'un endroit (boucles de 25-40 km à chaque fois), puis de changer d'endroit..., mais est-ce que c'est envisageable, y a t'il une région qui s'y prête mieux, ... ? J'aimerais avoir l'expérience de familles qui ont été dans le même cas que nous...

Voilà, j'attends vos conseils avec impatience...

Claire
Quel appareil photo pour itinérant au Sénégal? English translation pending
by Poussin71 · 2013-01-16 · 14 replies
Bonjour,

Je suis tout à fait incompétent en photographie, je sais seulement appuyer sur l'objectif et choisir mes sujets. J'ai actuellement un petit Panasonic Lumix DMC-FT2 (étanche et résistant) qui fait de très belles photos de payasges et des portraits. J'en suis très satisfait mais il ne sera pas suffisant pour mon prochain voyage itinérant au Sénégal.

Je cherche donc (mais c'est la jungle !), un APN dans une gamme supérieure avec zoom qui me permette, en plus des paysages et des portraits, de prendre aussi des photos de qualité à distance (animaux sauvages, oiseaux, ...). Ne connaissant même pas la différence entre un "compact" et un "reflexe", j'ai beaucoup de mal à me diriger dans le choix énorme proposé ! Est-ce qu'un spécialiste pourrait m'aider à faire ce choix svp ?

Merci d'avance !
Trek de la Vallée de Milam, octobre 2012 English translation pending
by Gazipach9 · 2013-01-15 · 2 replies
Trek de la vallée de Milam - Sur la piste du Nanda Devi octobre 2012



Lonely Planet affirme que ce trek est difficile. Lorsqu'on étudie les cartes et la topographie, on peut s'en étonner: les dénivelés moyens sont peu importants ainsi que l'altitude maximum (4000m environ). En effet, beaucoup de ballades en montagne nous amènent à des altitudes supérieures à 5000m. Comme nous le verrons, LP ne se trompe pourtant pas. Ce trek de six jours au minimum et auquel nous avons consacré le double de temps devient parfois un véritable enfer: pistes effondrées et déviées, roches en équilibre instable et tapis de pierres disjointes auxquelles on essaie de préférer les bas côtés, lorsqu’il y en a, pour éviter de se tordre les chevilles...



Notre objectif: Il est d'approcher au plus près ce monstre qu'est le Nanda Devi, montagne sacrée de 7811 m en rejoignant un de ses camps de base à l'est de son sommet. Un objectif annexe est de traverser le glacier de Milam par sa rive gauche avant de retourner dans la basse vallée.

Contexte: Voyager léger pour être flexible est notre devise pour ce type de voyage. Eviter le poids de bagages excessifs tout en assurant un minimum d'autonomie pour être en plein au centre des évènements, quitte à prendre des risques. La période privilégiée est l'automne suivant la mousson d'été particulièrement longue et abondante cette année 2012 (on faisait état de glissements de terrains dus aux inondations dans la plaine à la mi septembre). Le mois d'octobre est aussi le mois des migrations des habitants de la haute vallée. Comme plus aucune activité pastorale n'est alors possible et puisque la route commerciale passant par Milam a été abandonnée en 1962, la haute vallée se vide de ses habitants pour les six mois d'hiver. Beaucoup de villages sont ainsi temporairement totalement abandonnés.

Préparation: ce trek est dans nos têtes depuis plusieurs années car la plage de temps où il est rendu possible avec un temps suffisamment dégagé est très étroite, de fin septembre à fin octobre. Nous avons utilisé Google Earth, Lonely Planet et le forum de Lonely Planet, très utile. Nous n’avons pas trouvé de carte valable sur Paris car cette région est pratiquement inconnue. La précision des photos satellite nous a paru suffisante pour créer un itinéraire balisé à l’aide du GPS. Comme nous le verrons, cette préparation s'est avérée incertaine du fait d'éboulements récents ayant modifié les implantations du chemin sur parfois plusieurs kilomètres. Il faut enregistrer chaque jour le trajet afin de conserver les distances journalières parcourues. Cela n’a pas été fait cette fois-ci. Cette année, nous n'avons pas accompli de préparation physique particulière en dehors du jogging, de la marche et de la natation. Nous sommes en bonne condition physique avant de partir. Sylvie est un peu fatiguée.

Sac à dos: les poids initiaux sont de 16 et 14 kg comprenant en particulier une tente 2 place de 1.5kg, deux sacs de couchage -9°C soi disant "confort" de 1.5kg chacun et des vivres pour 5 jours au moins incluant jambon séché, semoule, saucisson, comté, chocolat, café soluble, fruits séchés pour 4 kg.

Ils sont trop lourds. Il nous faudra réduire leurs poids pour les prochaines expéditions.

Accès à la Vallée de Milam: La première partie à a été effectuée avec Air India de Paris à Delhi 22:30 - 9:30. Les vols avec cette compagnie sont toujours agréables et ponctuels pour l'instant, avec des tarifs compétitifs. Que demander de plus? Le train au départ de Old Delhi à 16 :00 est une bonne alternative pour éviter le bus de nuit partant de Ghaziabad le soir vers 22 :30. Arrêt après 7h de trajet à Haldwani où se trouve la gare de bus et de jeeps. Les jeeps sont un mode assez flexible pour se rendre à Munsyari à partir de Haldwani. Il ne semble pas possible de s’y rendre directement. Un ou deux changements sur la route sont sûrement nécessaires. Sans perdre beaucoup de temps, nous avons mis 38h pour atteindre Munsyari à partir de Paris.

Le voyage et le trek au jour le jourLe 6 octobre:Nous avons beau avoir l'habitude de circuler dans cette mégapole, nous nous faisons toujours dépasser par les évènements. Ainsi, c'est dans la bouche d'accès au nouveau métro que nous apprenons qu'il est fermé pour maintenance. Il le sera aussi à notre retour, plus de 2 semaines après. C'est étonnant de voir un si récent ouvrage paralysé de cette manière. Nous arrivons à New Delhi Railway Station vers 11h pour acheter des billets de train ND - Haldwani. En effet, il existe un bureau spécial à NDRS pour les touristes et des billets sont délivrés sur des quotas spécifiques. Nous savons qu'un train part à 16:00 mais la réservation en France sur le site internet est rendue impossible du fait qu'il faut donner un n° de téléphone indien! En arrivant, on nous dit que le bureau a été déplacé sur Connaught Square et nous le croyons bêtement. Il faut dire que nous essuyons la fatigue d'une nuit blanche. En réalité nous sommes emmenés dans une agence de tourisme. L'heure perdue nous empêchera de réserver nos places car le délai minimum est de 4 heures avant le départ du train. Il est bon par ailleurs de prévoir une attente d'au moins une heure car la file d'attente est longue. Nous changeons des euros dans Main Bazar Street afin de ne pas être coincé dans les villages de montagne où nos monnaies occidentales doivent faire l'effet de billets de Monopoly.

Sauf si cela est vraiment nécessaire, il ne faut jamais changer à l'aéroport car le change vous fera perdre 6% de la valeur.

Nous filons à Old Delhi Railway Station en pensant prendre un bus de nuit (Ghaziabad) si nous n'arrivons pas à réserver directement nos places sur place. Là, nous achetons nos billets pour 136Rs/billet soit moins de 2€ pour 7 heures de train. Il y a un McDo à ODRS. Ce n'est pas que j'aime ce type de restau habituellement mais nous sommes trop heureux d'éviter la nourriture très épicée à laquelle il sera bien temps de s'y habituer par la suite.

Le train part à l'heure et nous sommes montés dans une voiture au hasard. Les contrôleurs sont bienveillants et nous laissent nous asseoir à des places numérotées auxquelles nous n'avions pas droit. Mais comment savoir où aller quand rien n'est indiqué? Heureusement, pour une fois le train n'est pas bondé. Nous devons quand même laisser 6 fois nos places à des voyageurs en règle. La nuit est tombée depuis longtemps sur la campagne chaude et humide. J'ai acheté un coca frais que nous mélangeons discrètement au Ballantine acheté au duty free pour arroser notre pique nique dînatoire. Nous ne sentons plus la fatigue du voyage. Nous sentons seulement que notre nouvelle aventure commence bien... Nous arrivons à Haldwani à 22:30 comme prévu. Nous sommes à la frontière de la plaine et des premières collines, contrefort des Himalaya. C'est probablement pourquoi la ligne de chemin de fer ne va pas plus loin. Le taxi nous conduit en quelques minutes à la gare des bus et des jeeps. Malgré l'heure tardive, nous sommes tout de suite abordés par des rabatteurs. L'un d'eux nous conduit vers le chauffeur d'une jeep qui part juste pour Munsyari. Des clients attendent déjà. Ils sont heureux de voir de nouveaux passagers car ils ne partiront que lorsque la voiture sera pleine. Nous ne tardons pas et nous nous engageons dans les premiers lacets sans voir grand chose. Serrés à quatre sur une des 2 banquettes arrière il nous sera impossible de dormir lors de cette seconde nuit du voyage. le 7 octobre:Nous sommes toujours en forme et de bonne humeur lorsque le soleil se lève et rosit la campagne tropicale que nous traversons. Nous nous sommes arrêtés plusieurs pour prendre un tchai réconfortant dans une échoppe au bord de la route. Nous somnolons lorsque la jeep s'arrête vers 8:30. Sommes nous déjà à Munsyari? Le chauffeur nous détrompe. Nous sommes à Thal à 70km de Munsyari. Pourtant, il n'ira pas plus loin. Il nous invite à monter dans une nouvelle jeep dont le chauffeur nous dit qu'elle part à 10h pour notre destination finale. Il nous fait payer sa part, 650Rs sur les 900 qu'il demandait au départ. A 10:00 aucun nouveau client ne s'est présenté. Je sens mal la situation. Nous avons vraiment besoin de nous poser. Je négocie avec lui le prix d'un départ immédiat. 1200Rs. Quel luxe! Nous voilà repartis, chacun couché sur sa banquette. Nous ne tardons pas à nous endormir, non sans mauvaise conscience en voyant les trois passagers entassés à côté du chauffeur...



L'air devient plus frais et nous voyons apparaître les premiers pics enneigés. Nous arrivons vers 13:00. Nous cherchons un hôtel en arpentant le gros village qu’est Munsyari. C’est pourtant à côté de la gare que nous trouverons le meilleur (350Rs) le Pandet Lodge avec une vue splendide sur le massif du Panchachuli de la grande baie vitrée de la chambre.



Le patron nous apprend qu’il n’y a plus de demande de permis à effectuer à la gendarmerie. Une simple déclaration doit être faite. Nous l’effectuons à la caserne qui se situe à peu de centaines de mètres de l’hôtel après un déjeuner d’omelette de riz de coca et de thé en 5 minutes. Nous sommes pourtant un dimanche !Le 8 octobre : 1er jour altitude de départ 2157 m, altitude à l’arrivée 1634m Le soleil se lève vers 6 :30 sur les massifs vierges de nuages. Une légère brume couvre les vallées et marque les premiers rayons du soleil. Nous avons préparé un paquetage d’affaires inutiles pour le trek que nous laisserons à l’hôtel pour ne pas alourdir inutilement nos sacs à dos. Après un petit déjeuner copieux nous partons à 8:00. Nous en profitons pour acheter une lampe de poche (80rs) car j’ai cassé la mienne pendant le voyage. Nous avons décidé de partir à pied de Munsyari car il n’y a que 4.5km jusqu’à l’entrée du chemin. Une petite marche supplémentaire pour éviter la recherche d’un transport et des attentes non maîtrisées… Les points sont scrupuleusement consignés dans le GPS et nous suivons notre itinéraire sans difficulté. Le chemin en descente croise souvent la route bitumée en lacet. Une femme nous arrête en nous disant que le chemin de Milam n’est pas dans la direction que nous prenons et qu’il est en surplomb. Nous ne la croyons pas car le GPS est formel dans ses indications. Ce doit être une conspiration pour nous faire prendre un guide!



Vers 13:00, je pars explorer les pentes en hauteurs car le chemin s’est réduit et ne se distingue que par intermittence. Nous sommes inquiets. Je ne trouve rien et je reviens fatigué. Après un pique nique rapide, je tombe, emporté par le poids du sac auquel je ne suis pas encore habitué. Je m’en sors avec un œil au beurre noir qui ne me quittera pas du voyage. Le poignet gauche est aussi un peu douloureux mais rien n’est cassé. Nous continuons jusqu’à nous heurter à un énorme cône d’éboulis sous lequel disparaît le chemin. Les blocs de pierres sont instables et trouvent leur source à des centaines de mètres au dessus de nous. Nous choisissons d’explorer la zone sans le sac car nous nous voyons mal rebrousser chemin. Rien n’indique un chemin en surplomb. La journée serait pratiquement perdue. La progression, même sans le sac, est mal aisée. J’ai laissé Sylvie et je me retrouve face à une paroi verticale de la montagne dans laquelle je retrouve le chemin creusé en galerie. De l’autre côté, un nouveau cône d’éboulis nous attend.



A mon retour nous décidons cependant de tenter notre chance. L’avance est lente et précautionneuse. Chaque pierre peut être un piège. Nous retrouvons le chemin vers 16h à deux km de Lilam, bordé de quelques maisons habitées. Ce hameau est devenu un cul de sac et les habitants nous regardent, étonnés et compatissants. Les montées sont de plus en plus raides mais nous sommes rassurés. Nous n’arrivons qu’à 17:30, épuisés et incapables même de pénétrer dans le village, nous nous installons dans la première auberge qui borde le chemin. L’eau coule à profusion du rocher et nos toilettes à l’eau glacée nous procurent un bien être réparateur. A noter que Sylvie sera victime d’une sangsue gourmande.

Notre mésaventure est une sérieuse mise en garde : la préparation à distance, aussi précise soit elle ne peut pas remplacer la recherche d’informations locales avant de partir.

Le propriétaire de l’auberge nous fait un bon diner de chapatis omelette et tchai arrosé d’un peu d’alcool local. Nous nous couchons vers 19h. Nous calerons nos rythmes de vie dorénavant sur le lever et le coucher du soleil car il n’y a pas grand-chose à faire dans le noir et il faut profiter des premières heures du jour, toujours plus limpides. L’usage de sacs et tapis de couchage est pratiquement indispensable car le lit est un ensemble de planches. Nous dormons profondément.Le 9 octobre 2ème jour altitude à l’arrivée 2322m

Après pratiquement 13 heures de sommeil, nos corps n’ont pas oublié les efforts insensés de la veille. Lorsque nous voulons nous lever, nos jambes refusent tout effort et nous titubons pendant plusieurs minutes avant de pouvoir nous déplacer et sortir de notre gourbi de chambre. Il faudra 2 jours encore à nos corps avant qu’ils ne s’habituent aux exigences du trek. Il est 8 :00. Le ciel est bleu, parsemé de nuages. Nous ne partons que vers 10 :00 après un petit déjeuner (tchai, omelette et chapatis) . Nous doublons le village de Milam assez rapidement. Si le GPS nous indique une petite promenade de 12 km, la vraie vie nous apprendra que le double environ doit être réellement effectué, dans des conditions difficiles. En effet, les éboulements fréquents dus au grand encaissement de la vallée continuent de détruire de grandes portions du chemin. Ils sont le plus souvent déviés par des montées et descentes brutales et grossières passant sur les parties encore stable de la montagne.



La notion de kilomètre d’oiseau voit ainsi le jour. Et nous voudrions être des oiseaux pour éviter les ascensions inutiles nécessitant parfois l’usage de nos mains pour nous hisser ! Le départ tardif et les déviations nous empêchent d’arriver avant la nuit à Boudiyar. La pluie menace et nous nous arrêtons en surplomb de la Gori Ganga dans un lieu un peu abrité du vent qui s’est levé et nous refroidit. Les premières gouttes font leur apparition quand nous avons fini de monter la tente dans une cavité de la paroi. J’ai juste le temps de descendre chercher 2 litres d’eau dans le torrent, nécessaires au repas et à un semblant de toilette.



Le bois n’a pas manqué pour le feu. La pluie a redoublé pendant le repas (semoule de saucisson et sucreries). Nous nous apercevons en nous couchant que les coutures de la tente ne sont plus étanches. L’eau perle à l’intérieur et le pantalon de Sylvie s’est transformé en serpillère. Les sacs et les chaussures sont protégés par leurs bâches à l’extérieur. La pluie, heureusement s’arrête vers 22h. Les boules Quies viennent à bout du grondement du torrent, du tonnerre et du clapotis de la pluie sur la tente.Le 10 octobre 3ème jour, altitude à l’arrivée : 2450mOn se lève à 8 :00. Le ciel s’est lavé de tous ses nuages pendant la nuit. Ce sera une journée de repos car nous sommes proches de Boudiyar. Nous prenons le temps de sécher les affaires au soleil et profiter du paysage.



Nous arrivons au village après une heure de marche. Nous allons directement à la caserne positionnée à son entrée. Nous sommes bien accueillis car on nous offre des sièges et de l’eau. La procédure semble peu mise en œuvre ou très récente car les militaires sont hésitants. Il faut dire aussi qu’il y a si peu d’étrangers sur le chemin : je relève sur le registre un passage par jour sur les dernières semaines. Nous sommes loin en tous cas des enregistrements obligatoires avec photocopie de passeports et confiscation annoncée des appareils photos (j’avais pris un appareil photo supplémentaire pour le cas où…)

Il faudra enquêter pour savoir si les assouplissements réglementant le trekking touchent aussi le Sikkim car cette région nous est fermée aux dernières nouvelles (obligation de passer par une agence officielle, guide obligatoire donc nombreux porteurs etc.)

Il n’y a qu’un hôtel ouvert à Boudiyar, rustique et cher (285Rs) mais le responsable du restau est très sympa. Nous passons l’après midi à nous dorer au soleil sur la pelouse. Nous faisons notre première lessive à l’eau du torrent.



La soirée est exquise avec les muletiers qui tentent de nous souler à l’alcool local. Je vide le fond de leur jerrican crasseux en fumant un divin bidi : il n’y aura pas de cuite mais une sacrée migraine dans la nuit ! (mon cœur bat très lentement bizarrement à 50 - 60)

Le 11 octobre 4ème jour, altitude à l’arrivée : 3128mLe réveil nous sort du lit à 6 :30. Cela fait bien longtemps que le trafic bruyant des muletiers a commencé sur le chemin séparant l’hôtel du restau. Nous laissons 4 kg de bagages à l’utilité limitée dont 500g de semoule et les livres. Nous espérons ainsi être un peu plus à l’aise dans les prochaines montées. Le gardien nous demande 300rs que nous négocions à 100Rs. Nous avons encore 5 jours d’autonomie, ce qui est plus que suffisant.

IL est impératif pour gagner du poids d’être plus précis dans la confection des menus pour nos prochaines expéditions.

Les muletiers nous proposent par l’intermédiaire du responsable du restau de prendre nos sacs pour les laisser à Rilkot pour 300Rs. Nous refusons. Nous verrons bien jusqu’où nous pouvons aller par nos propres moyens ! Il fait très beau temps et nous marchons beaucoup mieux. Nous ouvrons religieusement le jambon de Bayonne et le comté pour le déjeuner dans une auberge où nous commandons du tchai. Ils seront dégustés avec les 5 chapatis emportés de Boudiyar.



Nous passons par des gorges extraordinaires laissant place à un emplacement idéal pour camper (30°14'8.79"N - 80°12'57.04"E). Nous nous y arrêterons pour la nuit au retour si cela est possible.



L’environnement a changé, passant des de la végétation tropicale aux conifères et aux pâturages lorsque nous arrivons à Railkot vers 16h.

Railkot est abandonnée de la plupart de ses habitants, définitivement ou pour la période hivernale. Deux familles sur trois sont déjà descendues. Nous avons la chance de trouver une maison pour nous nourrir (riz dal légumes) et nous héberger dans le grenier avec un vieil indien et quelques grosses souris qui s’en prennent à nos sacs à dos. Coucher à 19h 19:30.

Le 12 octobre 4ème jour, altitude à l’arrivé : 3416m

Nous nous réveillons naturellement à 5 :30. Nous sommes maintenant bien en phase avec le soleil. On ne veut pas trop nous servir de chapatis pour le petit déjeuner. Ce sera donc du Maggi. Il faut être adaptatifs ! On part à 7 :15 sans avoir pu faire un brin de toilette : il n’y a pas d’eau. Nous croisons une des nombreuses familles qui vont s’établir dans la basse vallée pendant l’hiver. Qui restera-t-il quand nous arriverons en haut ?



Le chemin est devenu excellent car la vallée s’élargie mais le ciel nous inquiète. Les nuages s’amoncèlent rapidement sur les massifs au nord. Nous croisons même un bulldozer ! C’est surprenant et il faut croire que les autorités locales veulent transformer la piste muletière en route carrossable ?



Le soleil ne suffit plus à nous réchauffer lorsque nous sommes à l’arrêt. Au niveau de Burphu vers 10 :30 nous déjeunons dans une petite auberge sympathique. C’est notre dernier point civilisé car nous allons nous séparer de la route principale passant sur la rive gauche de la Gori Ganga en restant sur sa rive droite pour rejoindre la vallée du glacier de Pachhu.



En partant, l’aubergiste nous poursuit car il a peur que nous nous soyons trompés !



On se perd un peu dans les champs mais nous arrivons à Ganghar face à Pachhu vers 15h après avoir traversé deux villages abandonnés aux maisons murées. Le mauvais temps sévit dans la basse vallée et le vent glacé nous transperce. Le village est totalement abandonné de ses habitants comme nous l‘avions prévu. Nous nous installons dans ce qui peut être qualifié de place centrale (30°24'2.38"N - 80° 9'15.00"E). L’eau coule d’un robinet dans une petite fontaine. C’est bien pratique.



Nous cherchons du bois pour le feu et nous installons le foyer dans un petit bâtiment de pierre pour nous abriter du vent. Le bois ne manque pas. Les charpentes écroulées nous fournissent des branches de bouleau bien sèches.



Nous partons ensuite en exploration pour trouver l’entrée du chemin qui doit nous conduire demain au camp de base du Nanda Devi. Nous le trouvons sans difficulté derrière un petit temple. C’est un soulagement car nous n’en avions trouvé aucun signe sur la photo satellite de Google Earth. Il neigeote quand nous allumons le feu vers 16h. Nous préparons un thé pour nous réchauffer.



La nuit sera froide et longue à n’en plus finir. Les deux sacs de couchages ont été liés ensemble. Mais le froid nous réveille régulièrement.Le 13 octobre 5ème jour, altitude à l’arrivée :3954mLe soleil se lève vers 5 :30. Les parois de la tente sont tapissées d’une bonne couche de glace provenant de nos respirations. Il en tombe de fines particules que nous sentons sur nos visages. Le ciel est complètement dégagé et nous pouvons maintenant apercevoir un dôme du Nanda Devi se dressant comme une invitation. Je gratte la glace pour éviter qu’elle ne fonde bientôt avec la chaleur du soleil. Nous rallumons le feu pour le petit déjeuner (muesli et capuccino à gogo)



Nous ne partons qu’à 8 :25 car le rangement du paquetage a pris du temps. Le chemin de la rive droite que nous pouvions aussi théoriquement emprunter est plus direct mais nous semble plus dangereux à distance en passant dans des éboulis instables. Les montées de notre chemin sont fort raides mais bien marquées. Nous ne regrettons pas notre choix.



La neige apparaît sur le sentier. Les traces très précises d’un plantigrade y sont inscrites. Elles sont aussi larges que mon empreinte de chaussure et deux fois moins longues. Sylvie a peur et veut déjà redescendre. Nous avons un sentiment de fort isolement ici. Dans la bibliographie de la région, je n’ai retenu que la présence de léopards des neiges, peu visibles et en voie de disparition. Il semble que ce soit un bipède. Il ne devrait pas s’agir d’un ours car on ne voit pas de trace de griffes. Il s’agirait donc d’un enfant yéti ? Sylvie n’est pas plus rassurée mais nous continuons .



Pendant ce temps, les nuages s’agglutinent sur le massif du Nanda Devi. Nous arrivons à 12 :15 sur le plateau qui domine le glacier du Nanda Devi.



A sa limite, une traînée d’avalanche a creusé de profonds sillons difficilement franchissables avec nos sacs à dos. Nous décidons de ne pas aller plus loin. Nous sommes à 1 km d’oiseau du camp de base.



Nous installons la tente dans les derniers bosquets de rhododendron (30°23'28.78"N- 80° 7'1.81"E). Ce doit être magnifique au printemps. Le bois mort est abondant et nous n’avons pas de difficulté à en amasser suffisamment pour nous protéger du froid et pour la cuisine. Nous récupérons la neige à la cuillère pour la faire fondre car il n’y a pas de sources à cet endroit. La nuit sera difficile avec un équipement trop peu adapté au froid. J’ai 6 couches de vêtements superposées. Nous tentons de nous protéger avec les couvertures de survie mais rien n’y fait, nous frissonnerons toute la nuit !Le 14 octobre 6ème jour altitude à l’arrivée : 3186mLe réveil vers 5:30 nous récompense de nos efforts : le Nanda Devi se découvre à nous dans un ciel pur au jour naissant. Il surgit d’abord par nuances de gris et de bleus foncés Puis ses dômes se dorent aux premiers rayons du soleil. Enfin les masses resplendissent dans des contrastes de blancs, ors, bleus et noirs. Nous restons médusés devant ce spectacle tant attendu. Le petit déjeuner attendra ! Nous sommes récompensés au centuple des efforts des jours et des nuits précédentes.



Nous partons à 9h vers Ganghar. Nous avons décidé de ne pas continuer vers Pachhu puis le glacier de Milam car nous estimons avoir trop souffert du froid. Nous avons rempli pleinement notre objectif en campant au pied du Nanda devi. Nous aspirons à un minimum de confort pour nous remettre de l’épreuve. Nous ratons une étape d’aventure sur des pistes peut être effacées, la traversée du glacier peut-être impossible et de nouveaux spectacles certainement incomparables. C’est certainement ce que l’on appelle la sagesse. La révision de notre agenda nous permet une journée de repos à Almora.

L’équipement est essentiel pour avancer correctement à haute altitude. Nous le réviserons sans concession avant le prochain trek, probablement pour le camp de base du Makalu. Il faudra résoudre le paradoxe opposant le poids à la qualité.

La vue est beaucoup plus dégagée que la veille et le Nanda Devis nous accompagne longtemps dans la descente.



L’arrivée vers 11 :25 nous permet de nous laver sur le site de l’ancien campement et de déjeuner tranquillement. Il nous reste toujours les précieux jambon de Bayonne, Comté et chocolat noir Aldi. Nous manquons un peu de pain. C’est une impression bizarre de se retrouver seuls au cœur de ce village abandonné, d’en être pour quelques heures les seuls habitants.

Nous choisissons la voie basse plutôt que la voie haute où nous nous étions un peu égarés à l’aller. Le chemin est clairement barré de quelques pierres qui nous indiquent une voie sans issue. Nous espérons pouvoir surmonter les difficultés car nous sommes plus légers que les convois de mulets. Tout va bien jusqu’au moment où la piste disparaît dans le vide. Nous décidons, malgré tout, de passer en défaisant nos sacs et en nous collant à la paroi. L’exercice est relativement périlleux : Sylvie s’engage mal à un certain moment et peine à faire machine arrière.



La corde est un élément très utile dans ce trek ! Nous arrivons à Burphu qui nous semble ville morte. Un camion s’est bizarrement écrasé dans le ravin alors qu’il ne semble pas y avoir de route… Les militaires ont bien l’intention d’en faire une mais pour aller où ? Il n’y a plus rien de stratégique dans la région, à moins de rouvrir la frontière avec le Tibet et la Chine colonisatrice, ennemie irréductible, semble-t-il, des indiens.



Mais nous sommes vite pris en main par un des rares habitants qui nous conduit dans sa maison et son échoppe. Il nous propose une chambre très propre à 100Rs dans sa maison traditionnelle. Lila, son épouse est une fine cuisinière et tous les deux sont vraiment très accueillants. Ils compteront sur nous pour leur faire de la publicité, ce que nous ne manqueront pas de faire !

(leurs coordonnées : 30°22'2.29"N - 80°11'1.72"E ) Attention : comme dans de nombreuses guesthouses, il n’y a pas de blanquette, il est important de voyager avec un bon sac de couchage même sans l’intention de camper.

Ils descendent à Munsyari pour les 6 mois d’hiver, le 10 novembre. Ils remonteront à Burphu en avril. C’est donc dans le courant de ce mois que l’on peut organiser un trek, bien avant les premières pluies de mousson. C’est bon à savoir !

Le 15 octobre 7ème jour, altitude à l’arrivée : 2653m

Nous partons à 8 :15 après un petit déjeuner de roti (chapatis beurré) bien arrosés de tchai. Lila nous a préparé 4 chapattis pour le déjeuner sans qu’on lui demande. Nous rejoignons le torrent à l’extérieur du village pour faire notre toilette car l’eau est apportée par jerricans dans les maisons. La route redevient plus difficile à cause des montées et descentes intempestives contournant les fréquents éboulements par les hauteurs dans la vallée à nouveau très encaissée. En fait le chemin devient de plus en plus long et difficile avec le temps. Le chemin commercial multimillénaire de Milam se dégrade au fil du temps. Si la route militaire se construit, il n’y aura plus de problème mais la raison d’être du trek disparaîtra en même temps !



Nous déjeunons en finissant le jambon et le comté.



Le temps reste beau jusque 15 – 16h puis quelques gouttes de pluie annoncent le mauvais temps. La fatigue se fait bien sentir quand nous arrivons au Lieu Merveilleux. Sylvie veut continuer en arguant qu’elle se rappelle un gourbi à peu de distance. Je la suis à contre cœur. Nous y arrivons effectivement rapidement mais je ne trouve pas le lieu très agréable : il y a des rats, de nombreuses bouteilles d’alcool vides et une grosse hache posée par terre. Nous déposons nos sacs et Sylvie commence à installer les matelas sur les planches disjointes. J’arrive avec difficulté à la convaincre qu’il faut retourner à l’emplacement de rêve repéré à l’aller pour notre dernière nuit sous la tente. (30°14'8.79"N - 80°12'57.04"E) Mais la nuit tombe vite et nous plantons la tente dans la pénombre. Je trouve du bois en abondance charrié par la Gori Ganga. Je construis le foyer dans un recoin pour ne pas être trop visibles car nous sommes fort à découvert et la hache m’a impressionné.



Il fait bien 10°c de plus qu’à Burphu ici. Si nous n’avons pas vraiment chaud, la chaleur du feu nous pénètre suffisamment pour un diner confortable. Nous nous couchons à 19 :30, écrasés et fascinés par la verticalité du lieu.Le 16 octobre 8ème jour, altitude à l’arrivée : 2450m

Je me réveille avec le lever du jour mais j’attends longtemps dans mon duvet en espérant l’arrivée du soleil car il souffle un vent froid dehors. Il semble qu’il ne parviendra jamais au lieu du campement. Je sors pour allumer le feu et préparer le petit déjeuner. Je vais chercher l’eau dans la Gori Ganga.

J’y fais ma toilette. L’eau est vraiment glacée. Heureusement le soleil est de la partie et je me sèche avec volupté sur le sable fin déjà chaud. Nous profitons du spectacle extraordinaire de ces montagnes gigantesques léchées par le soleil, de ces couloirs creusés par la main de l’homme en des temps immémoriaux. Tout semble en même temps gigantesque et domestiqué ici. Nous trouvons ça et là des framboises délicieuses qui nous apportent les vitamines dont nous manquions depuis plusieurs jours. Nous ne partons que vers 10:40 notre record. Nous sommes proches de Boudiyar où nous nous arrêterons pour la prochaine nuit. Nous marchons d’un pas plus léger et nous sautons de pierre en pierre plutôt que de buter dessus. Est-ce l’habitude prise des chemins chaotiques ou le poids des sacs déchargés au fur et à mesure des leurs réserves de nourriture ?



Nous parvenons à Boudiyar en parcourant 3 km en une heure (TGV= Trekkeur Grande Vitesse). Quelques gouttes d’une pluie naissante commencent à tomber quand nous retrouvons notre restau préféré. Nous retrouvons aussi notre sac. Nous laisserons une bonne part de la nourriture sur place car il est inutile de redescendre ces provisions à Munsyari et plus encore en France ! Sylvie invente le Rumikub de poche le plus petit du monde en découpant des carrés de papiers de son carnet. Nous passerons de très bonnes fins d’après midi avec ce jeu !



Nous rejoignons la cuisine rapidement après deux parties de Rumi pour nous réchauffer au coin de feu. Nous ne sommes pas les premiers. Nous passons une très bonne soirée avec les muletiers devant un repas de riz, de légumes (sibzi sûrement du turc sebze !) et de dal arrosé d’alcool local bu avec relative parcimonie pour éviter le mal de crâne. L’ambiance est feutrée. Nous sommes bercés par les douces et joyeuses conversations dont nous ne comprenons pas un mot. Quand je me lève, je titube et, cette fois, les marches forcées de notre périple n’y sont pour rien.Le 17 octobre 9ème jour, altitude à l’arrivée : 1699m

Le réveil sonne à 6 :00 mais cela fait bien une demi heure que les muletiers nous ont réveillés en commandant bruyamment leurs bêtes. Nous partons vers 8h sous un ciel parfaitement bleu mais il faudra attendre longtemps avant d’être réchauffés par les premiers rayons du soleil.



Sylvie tombe à la troisième heure de marche. Fatiguée, elle n’a pas vu qu’il n’y a que le vide bordant le chemin, surplombant le sol de plus d’un mètre. Elle tombe dans la terre meuble et se fait plus peur que mal. Elle aurait pu se tuer. C’est la seconde chute du trek.

Nous voyons peu de temps après de beaux singes gris blanc accrochés à la paroi montagneuse. Ce n’est pas un mirage, nous avons bien rejoins la zone tropicale. Nous décidons de nous arrêter déjeuner en leur compagnie, à proximité d’une auberge où un garçon, peu aimable, nous sert du tchai en maugréant. Nous croisons les seconds touristes du voyage, trois femmes anglo-saxonnes accompagnées de leur guide. Nous verrons leurs porteurs suivre avec une lourde caravane de mulets. Nous avions aussi rencontré à l’aller un couple voyageant à notre manière à hauteur de Martoli.



Nous sommes bien loin de la vallée du Kumbu et ses embouteillages de trekkeurs ! Nous arrivons vers 15 :30 à Milam où le guesthouse gouvernemental est déjà fermé pour l’hiver. Un habitant nous récupère pour nous proposer une belle chambre (285Rs) et le couvert. Nous dormons bien mais nous sommes réveillés par des coups répétés et inquiétants dans la porte. Pas de voix. Ai-je rêvé ? j’imagine un brigand tentant de rentrer dans notre chambre. Puis des bruits de pas se propagent sur le toit. Il s’agit sûrement d’un singe ou d’un (très) gros rongeur. Sylvie, courageuse, envoie finalement un furieux coup de bâton dans le plafond. L’individu se sauve sans demander son reste.Le 18 octobre 10ème jour, altitude à l’arrivée : 2157mLe petit déjeuner se compose de pommes de terre délicieuses un peu frites, des chapattis et du tchai national. Il nous en coûte 250Rs pour le diner et le petit déjeuner.



La dernière partie de notre marche se compose comme d’habitude de montées et descentes abruptes qui font pester Sylvie. Nous interrogeons les personnes que nous croisons à proximité du pont à partir duquel nous pensons que démarre la déviation allant vers Darkot. Tous nous indiquent un chemin étroit, infranchissable par les mulets. Il faut pour nous hisser à certains endroits défaire les sacs et user de nos mains. Nous ne comprendrons jamais où commence et finit officiellement le chemin de Milam ! Nous nous faisons doubler par un groupe d’hommes. Ceux-ci semblent nous attendre sur un surplomb. Nous imaginons qu’il va falloir toute la journée pour rejoindre Munsyari car nous ne voyons pas le bout de ce chemin escarpé. Nous ne nous dirigeons pas vers Darkot selon le GPS qui ne sait pas se tromper. Le groupe ne nous attend pas. Il attend un véhicule. Nous débouchons sur une piste grossière. Nous pensons que nous sommes peut-être arrivés à un endroit où passent des jeeps. Une vieille dame avec sa fille semblent attendre également. Nous nous asseyons peu de temps avant de voir arriver une jeep chargée de colis nombreux et d’une chaise à porteur en fer forgé sur la galerie de toit.



Les hommes la descendent ainsi que les colis. Parmi eux, je vois des bouteilles de whisky. Les soirées sont longues en hiver. Nous imaginons que la chaise à porteur va servir à descendre la vieille femme. Cela nous arrangerait bien car tout le monde ne pourrait pas monter ! Les hommes semblent rejeter l’option de la chaise à porteur pour se mettre à lier des morceaux de bambou. La grand-mère descendra sur des bambous ! Nous attendons sagement. Le chauffeur nous fait comprendre qu’il va nous emmener à Munsyari. Nous chargeons les sacs sur la galerie après que la chaise à porteur y a été réinstallée. Les hommes descendent un dernier colis très lourd qu’ils installent avec difficulté sur les bambous. Il s’agit d’un « mantar ». Nous comprenons que c’est une pierre votive qu’ils vont descendre dans la vallée. La grand-mère n’aura que ses deux pieds pour les suivre ! Nous n’avons pas le temps malheureusement de voir notre équipage partir car le chauffeur a d’autres courses en perspective. Ici s’achève pour nous le trek de la vallée de Milam. Nous écumons la campagne pour prendre des voyageurs avant de rejoindre Munsyari.



Munsyari paraît bien bruyante après le calme de la montagne. Après un déjeuner à notre hôtel Pandey Lodge, nous recherchons les moyens de rejoindre le lendemain Almora, petite ville de villégiature renommée dans les collines en contreforts des Himalaya. Le fils du patron nous trouvera une jeep (350Rs*2) dans la soirée. L’hôtel n’est pas chauffé et nous prenons notre diner dans le froid, en condamnant la porte d’entrée pour qu’elle ne s’ouvre pas avec les courants d’air glacés provoqués par le vent. Le Chicken curry nous réchauffe.Le 19 octobreLe réveil sonne à 5 :30. Nos sacs sont déjà prêts. Nous prenons notre petit déjeuner à 5 :50, se résumant du fait de l’heure matinale à des toasts et du tchai. Le taxi nous prend vers 6:20. Nous voyageons avec un jeune couple d’indiens en vacances. Ils sont éditeurs à Bombay et ont abandonné leur travail pour visiter l’Inde tant qu’ils ont des ressources. Voilà la classe moyenne émergeante indienne.



Il n’y a pas grand monde sur la route et le chauffeur doit s’arrêter à mi chemin pour nous transvaser sur un autre taxi. Cela devient une habitude ! Nous avons le temps et nous goûtons pleinement au repos imposé par le trajet dans des décors magnifiques, de plus en plus bucoliques. Tout est calme et charmant après les immensités minérales du Nanda Devi. Il nous suit toujours, majestueux, dans notre descente. Nous arrivons vers 15h à Almora. La jeep nous dépose car elle continue plus loin, probablement vers Haldwani. Nous payons les 700Rs convenus avec le premier chauffeur.

Nous partons vers la ville haute comme on nous a conseillé pour trouver un hôtel. Nous en trouvons un très sympa dans le Lala Bazar (Hôtel Ban Sal 500Rs 29°35'56.36"N - 79°39'34.80"E). Dans le quartier les mondes de l’ islamisme et et de l’hindouisme se cotoient. Le mariage est plus de raison que d’amour apparemment : quand je salue dans sa mosquée un imam en joignant mes mains sur la poitrine comme il est d’usage en Inde, Il me reprend sur un ton très sec. Nous domestiquons la ville en trouvant un débit de boissons. Il est bien caché dans une rue parallèle. Seuls les hommes se promènent dans ces endroits et le patron de l’hôtel m’a demandé de m’y rendre seul. C’est mal connaître Sylvie ! (375ml d’un McDowell indien à 220Rs, très agréable, un peu plus sucré que le whisky écossais)Le 20 octobreNous faisons rapidement une dernière lessive que nous accrocherons sur la terrasse. Nous nous dirigeons avec le GPS vers le Nanda Devi caché par la colline qui surplombe la ville. Nous aimerions le saluer avant de rejoindre la morne plaine. Nous empruntons des routes qui nous conduisent directement dans un parc où il se découvre dans son massif au travers de la pinède. Il nous faut franchir une clôture de fils barbelés entourant un terrain militaire pour nous élever suffisamment. (29°37'13.85"N - 79°40'39.80"E). Sur ce promontoire, la vue est superbe. C’est un hommage comme il se doit à cette montagne qui nous a fait tant souffrir et rêver.



Après un déjeuner de momos, nous nous rendons à la gare, heureusement proche de l’hôtel. Un bus part pour Delhi tous les jours à 7:00. Nous sommes heureux de pouvoir faire le trajet d’un coup.



Nous visitons cette ville très agréable et colorée où les singes ont pris leurs quartiers. On achète deux tenues indiennes pour Sylvie, une tablette à chapattis (90Rs) pour les repas exotique de Thimécourt ainsi qu’une paire de baskets pas chère (200Rs) mais les deux pieds sont identiques !Le 21 octobreLe réveil sonne à 5 :30 et le patron nous apporte le petit déjeuner dans notre chambre à 5 :50. Quelle amabilité ! Quand nous arrivons au bus stand à 6 :20 le bus n’est pas encore arrivé. En voilà un qui arrive à 6 :30 et je demande au chauffeur s’il va à Delhi. Il me regarde comme ci j’étais un martien et m’indique l’écriteau en hindi « Evidemment qu’il va à Dehli ! » Le trajet (331Rs*2) est très long, surtout sur la première partie du trajet. Le reste de la route indiqué par le GPS sont aussi des km d’oiseau mais cette fois non pas à cause des nombreuses déviations et lacets mais à cause des embouteillages. Le bus cotoie les voitures à bras aussi bien que les ânes et les piétons. Nous mettrons juste 12 heures pour parcourir 330km jusqu’à la gare de Ghaziabad. Le train ne va pas beaucoup plus vite mais c’est une bien meilleure façon de voyager tant qu’il n’est pas bondé. Le métro nous permettrait de nous rendre à Pahar Ganj mais nous lui préférons un ricksaw (200Rs) pour prendre un peu l’air. Un rabatteur nous amène dans un hôtel convenable à 600Rs. Nous retrouvons les kingfisher et les frites dans les bars de Main Bazar. La civilisation a du bon.

Dans Main Bazar, rentrer dans le premier bar à partir de NDRS sur la gauche plutôt que dans le second un peu plus loin sur la droite. Le personnel y est plus sympa, la nourriture meilleure et la bière moins chère !Le 22 octobre

Cette fois, nous sommes réveillés vers 5h par des incantations et des tintements de cloches émanant d’un temple hindouiste voisin. Les religions sont un vrai bonheur dans l’expression de leurs rites ! L’hindouisme bat l’islamisme par leurs durées ! Nous cherchons vers 8h un restau pour prendre le petit déjeuner. C’est peine perdue. Le quartier dort encore, comme s’il avait la gueule de bois. Nous sommes moins des montagnes où la vie commence avec et même avant le lever du soleil. Nous nous rabattons dans une petite gargote à deux pas de l’hôtel. Le patron est très accueillant. Il travaille avec son père et avec son fils. 4 toasts beurrés pour 20Rs et tchai à 7Rs.



Sylvie ne veut plus retourner à la Cuma camii car elle a reçu une pierre la dernière fois. On l’oblige aussi à s’accoutrer dans une sorte de djellabah étouffante en tissu synthétique. Mais la mosquée du vendredi est la plus belle du monde avec ses marbres blancs et ses grés rouges. La luminosité est aussi bien meilleure en cette fin de mois d’octobre. Je propose cependant à Sylvie de nous organiser une autre visite pour remplir notre dernière journée en Inde. Un musée ? Un autre monument ? Elle ne trouve pas et nous voici repartis pour ce sanctuaire au ticket d’entrée prohibitif (300Rs aujourd’hui, 100Rs il y a encore un an. Mais quand on aime on ne compte pas). Pour finir et habillée en indienne, on la laissera passer sans déguisement ! Nous allons ensuite faire des emplettes : une bague en argent avec une belle améthyste pour Sylvie, un jean et un tea shirt pour moi. Nous retrouvons mon vendeur de patchouli à qui nous commandons le plus gros flacon possible (400Rs) Nous prenons un butter chicken extraordinaire au diner (premier bar) arrosé à la bière.
Premier séjour en Chine sans passer par agence, c'est possible? English translation pending
by Beaste · 2013-01-12 · 30 replies
Bonjour, nous sommes un couple de quadra habitués à voyager seuls, sans agence et à barouder à notre rythme comme bcp d'entre-vous. Nous avons été plusieurs fois en Afrique et en Inde. Nous envisageons de partir en chine cet été. Shanghaï nous attire beaucoup et évidemment faire un tour. nous avons toujours privilégié les contacts avec la population, les transports en commun et l’hébergement chez l'habitant. je voulais demander aux connaisseurs si cela était envisageable pour la Chine? Quels conseils pour trouver des contacts anglophones ? je n'ose pas demander francophones ! L'objectif n'est pas de "faire" tel ou tel site/ville, cela n'a pas de sens pour nous. On veut découvrir, flaner, humer, discuter, rencontrer, vivre au rythme local, sans flot de touristes. Si vous avez des pistes pour m'orienter vers ce genre de projets je vous en serai reconnaissants. Une hypothèse pourrait être de voyager avec nos enfants de 5 ans. Pensez-vous que cela soit gérable ?? QQun l'a-t-il déjà fait ? beaste
Projet périple à vélo en Suède avec enfants English translation pending
by Zorg23 · 2013-01-04 · 26 replies
Bonjour! je suis à la recherche d'itinéraires intéressants à faire en vélo en Suède avec nos deux enfants. Cela fait 4 ans que nous partons chaque été en itinérance vélo avec nos petits loups. En général nous faisons à peu près 40/50 kms par jour afin de prendre le temps de découvrir un petit bout de pays et respecter le rythme des enfants. Nous envisageons de partir cet été au mois d'Août. J'ai trouvé des cartes assez précises, je pense que l'on fera un périple en suivant au maximum les petites routes, nous pensions faire un petit tour près de la mer Baltique et/ou vers les lacs. Au niveau du temps nous auront peut-être 3 ou 4 semaines de congés. j'aimerais avoir des avis sur la circulation en suède sur les petites routes secondaires; si au niveau paysages c'est intéressant et pas trop monotone...Côté hébergement nous ferons campings/bivouacs...comme c'est notre habitude...

Merci d'avance pour vos avis, conseils, informations....🙂

à bientôt
Ma petite cyclo-rando au lac de Saint-Ferréol English translation pending
by Snakeur · 2013-01-02 · 3 replies
Bonjours à tous,

Voilà, étant nouveau sur le forum, je tenais à me présenté en vous contant un petit périple que j'ai fais l'été dernier. N'étant pas toulousain de souche, j'ai voulu découvrir la région en me rendant au lac de Saint-Ferréol. Dans un esprit de pur liberté, j'ai donc attelé ma modeste monture et pris la route depuis Toulouse. C'est par de petites départementales que je me dirige vers Saint-Félix-Lauragais. Un parcours certes valonné mais très tranquille. Sous la chaleur du soleil, je ne rencontre que quelques véhicules ici et là. Arrivé à ce premier checkpoint, je profite d'une pause pour admirer le panorama qui s'offre à moi. La chaine Pyrénéenne se dessine à l'horizon... C'est vraiment magnifique ! Il est temps pour moi de repartir si je veux être au lac avant la tombé de la nuit. La route est de plus en plus valonné, je commence à regretter mon choix de parcours. Mais à cœur vaillant rien d'impossible dit-on ! La départementale commence à grossir et le trafic si fait plus fort, dernière grande descente à toute allure avant d'arriver à Revel. Je suis maintenant tout proche du lac selon ma carte. Le hic, c'est que je ne connais pas du tout la région et à mon plus grand désespoir je me retrouve fasse à une côte interminable. La plus éprouvante depuis mon départ. Il m'a fallu une bonne heure pour atteindre le lac depuis la jonction de la rigole de la plaine avec la D629. C'était infernale, la circulation constante ne me rassurait pas du tout et j'avançais à pas de fourmis. Il faut dire que d'avoir pris ma remorque fût à mon désavantage mais tout à mon honneur d'être parvenu au sommet avec. Me voici donc arrivé à destination. 8 heures de vélo, environs 50 kilomètres. J'estime avoir bien avancer compte tenus de ma condition physique. Le moral revient vite en voyant ce lac. J'en fais le tour et choisi un emplacement pour bivouaquer. C'est au coucher du soleil que je plante ma tente, juste au bord du lac. L'endroit est paisible à souhait, je profite des derniers rayons de lumière pour observer le paysage aux allures de carte postal. La difficulté de cette étape n'aura fait qu'intensifier mon admiration pour la nature.
De Chambéry à Brive la Gaillarde à vélo English translation pending
by Cucunico · 2013-01-02 · 19 replies
Bonjour à tous D'abord meilleurs voeux et bons voyages en 2013

Ce sera mon premier voyage en avril ou mai. Je vais partir de Chambéry vers Brive la Gaillarde ensuite Bayonne et St Jean de Compostelle et le périple Portugal et remontée par L'Andalousie... Mais ce qui m'inquiète c'est pour aller à Brive.... Je ne sais pas ou passer , j'ai regardé jusqu'à Annonay , pas de problème Mais ensuite je voudrai faire des petites routes et voir du pays mais pour aller au Puy-en-Velay je ne sais pas ou poser mes roues , tellement cela parait vallonné et beau.. J'ai vu pas mal de petits cols..sur le parcours et je ne connais pas du tout cette région.. J'aimerai des conseils de voyageurs ayant passé dans la région et des beaux paysages... Je précise que je préfère de loin les petites routes et petits villages que les grands nationales ou départementales... Je serai en vtt fourche fixe...disons 15-20kg mais route , je ne voudrai pas faire des chemins ou autres...disons roulants

J'espère que vous pourrez m'éclairer.. merci de votre aide
Nécessité d'une bonne veste en tour du monde? English translation pending
by Escabo · 2012-12-26 · 6 replies
Bonsoir à tous tout d'abord un joyeux noel!

J'aurais besoin de témoignages. En pleine préparation pour mo nTDM qui démarrera cet été, (
http://ensmelle.blogspot.ch/) je suis allé cette aprem au Vieux Campeur dans le but de m'acheter une veste. J'en avais repéré une pas trop mal mais voila que le vendeur est venu m'embrouiller. :) En gros, étant donné que je compte porter un sac à dos, il me faut forcement une veste solide et donc en plusieurs couches (il me proposait une 3 couches) ce qui implique du coup plus de poids et plus de place dans le sac.

Mais bon, quand je lui ai dit que je comptais voyager partout, il m'a du coup conseillé un Poncho car cela évite les points de contact comme les bretelles de sac à dos et donc le fait d'être trempé!

Du coup je suis ressorti du magasin 1h30 plus tard.... sans veste! :D

J'aurais aimé savoir ce que vous avez pris vous? Parce que j'ai pour l'instant un soft shell que je mettrais par dessus une polaire. Je comptais juste donc prendre une couche étanche en gore tex pour la pluie.

Oui mais je ne vais pas non plus rester sous la pluis dès qu'il pleuvra des cordes. Je me protègerai au max donc la GTX à 400 boules est peut être pas nécessaire dans ce cas la.... Oui mais en même temps avec un poncho, ça fait vite cocote minute!

bref je suis super paumé! pis la différence de prix entre une GTX et un poncho laisse aussi à réfléchir!

Bref, si vous pouviez me faire part de vos choix/regrets, ...

Merci!
Cinq jours en Floride, activités? English translation pending
by Aérandra · 2012-12-24 · 22 replies
Bonjour,

Je vais passer 5 jours (aller/retour compris) en Floride. Du 18 au 23 janvier 2013

J'arrive sur l'aéroport d'Orlando.

Voilà ce que je souhaite faire en priorité: les Everglades NPS et sea world à Orlando.

J'ai du mal à cibler d'autres activités. Pouvez-vous m'aider? Un jour dans les everglades est-ce suffisant? Miami est-ce vraiment incontournable? Je suis un peu perdue!!!! Je ne suis pas habituée a programmer des vacances de 5 jours! Comment cibler le plus important???

Au secours....
Les touristes chinois de retour à Boracay English translation pending
by Nangandoy · 2012-12-24 · 13 replies
Après le froid entre le gouvernement chinois et philippin au sujet du récif de Scarborouh, les charters de touristes chinois reviennent de plus belles. Ils ne peuvent plus se passer des plages de Boracay et Cebu. Ce phénomème va encore s'amplifier en 2013. C'est bien pour apaiser les tensions et pour l'économie du pays.! Moins bien pour les voyageurs de ce forum qui préfèrent les belles plages sans tourisme de masse. Mais il restera toujours des coins paradisiaques à visiter dans les 7107 îles.... Ceux-là je les garde pour moi..! Bonnes fêtes à tous.!
Trajet aéroport Roissy - gare Montparnasse English translation pending
by Annick16 · 2012-12-12 · 13 replies
Atterrissant à Roissy à 17h15, vous semble-t-il possible de prendre mon train à 19h45 à la gare Montparnasse ? Quel moyen de transfert me conseillez-vous ? RER B ou navette Air-France ? J'ai peur de rater mon train car c'est le dernier départ ...
Retour du Vietnam (Tam Coc - Dalat) English translation pending
by Margouillat4 · 2012-12-02 · 12 replies
Bonjour 🙂

Petit retour en images sur 2 semaines passées au Vietnam fin octobre, mi-novembre. Séjour familial à Hanoi mais nous en avons profité pour rayonner et visiter des endroits que nous ne connaissions pas encore (question de disponibilité/saison/météo).

C'est ainsi que nous avons roulé (en louant des vélos ainsi qu'une petite moto) dans la région de Ninh Binh/Tam Coc/Hoa Lu). Milieu rural aux paysages somptueux, nombreuses pagodes tranquilles, température agréable et soirées paisibles à Tam Coc, dans une petite pension vietnamienne trouvée sur place (plutôt une nha nghi qu'une GH). Promenade en barque sur la Ngo Dong à partir de Tam Coc (Trang An, ce sera pour un autre séjour !) en fin de journée avec un retour de nuit riche en sensations. Visite du gigantesque centre religieux de Bai Dinh (environ 30 km de Tam Coc) en semaine, hors de toute fête et de toute foule. L'immense tour pagode actuellement en construction se voit de très loin dans la plaine... Trajet Hanoi/Ninh Binh puis Ninh Binh/Tam Coc en bus locaux puis xe om pour arriver au centre de Tam Coc. Retour à Hanoi en minibus en nous joignant à un groupe qui rentrait après un tour organisé.

Balades à vélo autour de Tam Coc :

Dans la Baie d'Halong terrestre :

3 jours/2 nuits passés à Dalat (vol intérieur AR pris la veille, sur le site internet d'AirMekong) : la météo maussade prévue du côté de Cam Pha (200 km à l'E d'Hanoi, secteur Baie d'Halong) où nous projetions de prolonger un week-end passé en famille nous a donné envie de retourner dans cette région 10 ans après notre tout premier séjour. Alentours de Dalat parcourus en louant une moto auprès de notre GH.

Dalat, marché de nuit :

Je détaillerai l'ensemble du séjour (Hanoi, Cam Pha/Van Don, Dalat, Tam Coc et sa région) dans un album photos/compte-rendu (en préparation) avec infos pratiques dans les commentaires sous photos, comme pour les précédents carnets. Les liens vers ces vidéos y seront repris. Mais si vous avez d'ores et déjà des questions, j'y répondrai avec plaisir dans la limite de notre expérience.
Excursion de croisière (Celebrity) à Padua (Italie) avec transfert à l’aéroport: votre opinion? English translation pending
by Frippe · 2012-11-29 · 9 replies
Bonjour,

Nous partons sur le Celebrity Silhouette au mois d’avril et la croisière se termine à Venise.

Notre problème c’est que notre vol est à 16h20 de Marco Polo et que nous devons débarquer du navire au max à 9h30am. Alors nous avons l’option de faire l’excursion du navire a Padua avec transfert à l’aéroport ce qui nous permet de ne pas nous préoccuper de nos valises…

Ma question est ce que ça vaut vraiment la peine??? P.c.q. on doit se lever tôt et que c’est quand même 96$ p.p.

PS : Nous avons déjà visité Venise.

Merci de votre réponse
Quel vélo pour du trekking en France? English translation pending
by Stef3080 · 2012-11-26 · 11 replies
bonjour nous sommes un couple de 47 et 48 ans et nous avons decider de nous mettre a la randonnée a vélo en france (la loire) aprés quelques années de rando pedestres voici ma question: nous avons fait le tour des marchands mais la on ne sait plus trop quoi choisir on as le choix entre giant, lapierre ice gitane vision notre budget est de 1700 euros maxi avec bagagerie comprise quoi choisir frein a disque v brake ou magura merci de votre aide 🤪 parce que la nous sommes vraiment perdu c'est plus facile d'acheter une moto🙂
Quelle moto pour petit gabarit au Maroc? English translation pending
by Taptap35 · 2012-11-24 · 9 replies
Bonsoir à toutes et à tous !

Voila, j ai comme projet de faire un voyage à moto, au Maroc, actuellement j ai un ZX10R et je pense que la moto n'est pas vraiment adapté a ce pays, je suis petit, (1,63m) et je recherche une moto type transalp,

Et j aimerai savoir quelle moto vous me conseilleriez pour se voyage

Pensez vous que si je rabaissai une transalp ca pourrai passé ??

merci d avance

alex
Etats-Unis: Tout au sud de la Floride... escale à Key West English translation pending
by Jemaflor · 2012-11-21 · 11 replies
D’île en île, de route en route et de pont en pont … l’Overseas Higway qui amarre les îles de Floride au reste du continent américain nous a conduit à son terminus * . Mais la découverte ne s’arrête pas là ! L’ultime étape, Key West, nous offre le pittoresque de ses maisons anciennes aux tons pastel, son agréable douceur tropicale, son ambiance festive très « cool » sans oublier ses célèbres couchers de soleil … et bien plus encore !



Au détour d’une intersection, voici enfin une place libre pour garer notre véhicule. Pour le reste de la visite, elle se fera au rythme des pas lors d’une balade pédestre parmi les rues de cette île-cité.

Est-ce le magnétisme du Sud ? En tout cas, le lieu le plus visité de Key West est sans aucun doute la borne marquant le point le plus au sud des Etats-Unis. Est-il vraiment esthétique ce fameux Southernmost Point Continental USA ? Sans plus, avec cette dominante rouge on pourrait presque le confondre de loin avec une canette géante du fameux soda américain ! Assurément le symbole fait recette et on défile ici pour la photo souvenir, incontournable sur cette île du bout de la Floride. Au-delà de l’horizon marin, il y a la « Perle des Caraïbes », le joli surnom touristique donné à Cuba. 90 Miles séparent le rêve américain du rêve socialiste si cher à Fidel Castro et au Che. Deux pays si proches géographiquement et pourtant si éloignés politiquement. Au fait, cela fait combien en kilomètres, 90 Miles ? 144,84 km, exactement.



A certains moments de la journée, l’affluence est telle qu’il faut attendre à la queue leu leu pour se faire prendre en photo par ses proches. Un sourire immortalisé dans la précipitation (ou souvent une sorte de grimace), clic ! clac ! C’est pris ! Des photos souvenirs qui fleuriront ensuite sur les albums de vacances, sur les blogs et parfois sur des récits de voyages comme dans Voyage Forum. Et si je présente dans ce carnet de voyage une photo de la borne sans visiteur, vous imaginez que j’ai moi aussi, sur ma carte mémoire, une photo où j’essaie de sourire à l’objectif. Au sommet de la borne, on peut lire : « The Conch Republic » … What is it ? Une idée un peu farfelue et pas vraiment sérieuse. Serait-elle destinée à faire sourire les touristes ? « La République des conques » (ce sont de gros coquillages). En effet, certains des habitants de Key West ont rêvé un jour, parait-il, de proclamer l’indépendance de leur petit territoire ! Il y a même dans une rue du centre ville un bâtiment officiel où l’on délivre un document, le passeport de la « Conch Republic ». Décidément, je crois qu’ici, on ne se prend pas vraiment au sérieux, humour et insouciance sont de mise. A Key West, on croise une population très hétéroclite, cela va des retraités aux anciens beatniks en passant par les gays … tous ont choisi un jour de poser leurs valises ou leur sac à dos pour rester vivre ici, très loin de la vie trépidante des cités urbanisées.



Histoire de poursuivre le clin d’œil, juste à côté du bâtiment officiel, je remarque une maison où est hissé en façade un drapeau sur lequel sont représentés des paires de tongs … tiens, voici un étendard very funny pour Key West, « la République des tongs », cela conviendrait bien à cette île !

Une île possède toujours son phare. Celui de Key West trône à quelques pas de la borne sud, rue Whitehead. Très élégant avec sa colonne blanche et sa lanterne chapeautée de noir. Construit en 1825, il a subi de lourds dégâts suite au terrible ouragan de 1946. On peut le visiter et gravir les 88 marches afin de bénéficier d’une vue panoramique sur l’ensemble de l’île. Ce phare est devenu de nos jours un musée, il n’est plus en service … son faisceau lumineux ne signale plus aux navires les côtes rocheuses de Key West mais j’imagine que le halo lumineux de cette ville, où la vie nocturne est trépidante, se repère de loin.



Poursuivons la balade le long des rues tracées en angles droits, elles quadrillent toute la cité. Incontestablement la rue la plus animée est Duval Street. Une longue avenue commerçante bordée de boutiques, de cafés, de restaurants, de guesthouses, de galeries d’Art et d’incontournables échoppes proposant aux passants une multitude de souvenirs estampillés Key West …



Aux premières heures de la matinée, le trafic est encore calme, là un cycliste nonchalant, plus loin un scooter plus pressé … Oh , là, là ! ce coq traversant imprudemment la chaussée a bien failli laisser quelques plumes sur le bitume !



Quelques enseignes ne passent pas inaperçues et attirent mon regard. En bon Français, je remarque celle de cette boulangerie pâtisserie au nom exotique (pour les Américains !), « Le croissant de France ». Au pays des hamburgers, il semble que ce soit très chic de goûter au French taste … avec des « viennoiseries » maisons. Mais la spécialité locale, très bien représentée se nomme le Key lime pie. Un succulent dessert, very sweet. En fait, une tarte meringuée au citron vert de Floride. Tout l’art (culinaire) du pâtissier étant de ne pas noyer l’acidité du citron pas un excès de sucre. On se laisse facilement tenter … plusieurs boutiques proposent de délicieuses Key lime pie.



Entrons chez « Kermit’s ». Au vu des étalages, on peut constater que la fameuse spécialité au citron se décline en de nombreux conditionnements. A côté de la tarte traditionnelle, on trouve des confiseries, des biscuits, des sucettes … à la saveur Key lime pie, évidemment !

Avec tous ces commerces et toutes ces attractions pour visiteurs, Duval Street s’avère être le centre touristique de Key West. D’ailleurs, le passage dans l’avenue est un des moments forts du « Conch Tour Train » qui sillonne la ville afin de faire découvrir aux touristes pressés les différentes curiosités et l’histoire de Key West. Pour les amateurs de tour de ville et de visite guidée, il y a également le « Old Town Trolley ». Lui aussi parcoure toutes les demi-heures le centre et les principaux points d’intérêt de Key West, en exactement quatorze étapes.



Afin de découvrir la ville à son propre rythme, rien ne vaut la balade pédestre … Le nez en l’air et le regard curieux, l’essentiel du charme de Key West se dévoile à vos yeux au gré de la promenade. On est vite séduit par la vue de toutes ces coquettes maisons avec leur architecture coloniale britannique. Des « conch-houses » aux murs en bois avec balcons et balustrades en façade. Quant aux teintes, elles sont on ne peut plus variées, du rose bonbon au bleu ciel en passant entre autre par le jaune citron ou encore par le vert amande … Ces cottages constituent d’excellents sujets photographiques, je ne m’en lasse pas … en revanche, il a (presque) toujours un vilain poteau ou bien la présence de fils inesthétiques, ils me qui font hésiter à chaque fois pour choisir le meilleur angle.



Beaucoup d'habitations de Key West sont entourées de splendides jardins tropicaux à la végétation fleurie et parfois exubérante. A l’image de ces cocotiers dont les palmes bruissent sous l’effet des vents marins, dans une autre rue ce sont des imposants banyans qui montent la garde devant cette cossue résidence appelée justement Banyan, du nom de ces hauts arbres tropicaux.

Une des habitations parmi les plus célèbres est située au 907 sur Whitehead Street. Cette belle demeure construite dans la pure tradition architecturale de l’île date de 1851 et a eu comme propriétaire, l’auteur à succès Ernest Hemingway. La visite permet de se plonger dans l’atmosphère où vécu l’écrivain de 1931 à 1961 c’est en ce lieu que fut écrit « Pour qui sonne le glas » ou « Les neiges du Kilimandjaro ».



Je me dirige maintenant vers une autre ancienne demeure de Key West, située au croisement des rues Whitehead et Greene, l’Audubon House. John James Audubon, né en 1785 de parents français, avait deux passions : la peinture et l’ornithologie. On pourrait presque en ajouter une autre, celle pour Key West où il vécu pendant plusieurs années en famille, ici, entre ces murs. On lui doit une œuvre magistrale qui a fait date, l’encyclopédie « Birds of America » une première à l’époque, à la fois œuvre picturale et travail scientifique reconnu. Ce recueil compte 430 peintures représentant les espèces d’oiseaux que l’artiste à observé et dessiné, notamment en Floride.



Seul visiteur au moment où j’entre dans la maison de l’artiste, j’ai la chance d’avoir ensuite une visite avec une guide perso et même avec des commentaires en Français … ce ne sera que plus intéressant. De pièce en pièce, la visite vous fait remonter dans le temps … et monter à l’étage. Même si la maison a subi une rénovation (très réussie), il règne dans cet intérieur une véritable atmosphère d’époque : les parquets craquent sous les pas, la décoration et le mobilier sont d’origine. Quelques peintures de l’artiste ornent comme il se doit les murs, à l’image de ce fameux flamand rose. Audubon lui a semble t-il « cassé » le cou afin de le faire rentrer dans le cadre ! Attenante à la maison et à l’agréable jardin tropical qui l’entoure, une galerie d’Art permet de poursuivre la découverte du talent d’Audubon. Autre lieu chargé d’histoire, à quelques dizaines de mètres, la petite Maison Blanche appelée également la Truman house. L’ancien président américain y séjourna régulièrement dès l’année 1946. Depuis la demeure a été transformé en musée ouvert aux visiteurs.

Comme on le constate, de nombreuses maisons de Key West ont appartenu ou ont vu passé des personnalités plus ou moins célèbres. Aussi, les propriétaires actuels sont fiers de faire partager aux passants un peu de l’histoire de leur demeure. Des plaques apposées sur les façades indiquent quels illustrent personnages y ont séjourné. Une de ces plaques m’a bien fait sourire, elle prend le contre pied de toutes celles vantant l’histoire du lieu. Mais que signale-t-elle ? Que dans cette maison au 1114, en 1897, rien n’est arrivé ... Bravo pour ce trait d’humour !



D’autres occupants personnalisent la décoration de leur pimpantes habitations, ici, un perroquet perché, il ne risque pas de vous parler, il est en bois ! Là, une profusion de fleurs ou ces surprenants cercles, plus loin une palette de teintes très complète … en fait, une boutique de cerfs volants et de voiles de kite.



Au détour d’une rue voilà la mythique Marylin exposée dans une de ses plus célèbres scènes. Jupe virevoltante … elle est ainsi figée en poupée de cire devant le cinéma « Tropic » dont l’architecture typiquement Art Déco vous fait inévitablement penser au quartier historique de South Beach à Miami.



Marcher, se repérer, faire demi-tour, visiter puis ralentir la cadence le temps d’observer une curiosité, faire une pause photo et à nouveau accélérer le pas pour traverser une voie entre le passage de deux motos pressées … la balade touristique devient vite fatigante avec cette chaleur tropicale. La température ambiante oscille autour des 30 °C et celle de la « belle bleue » qui entoure l’île, à combien est elle ? Le bain de mer est sans doute la meilleure solution pour se rafraîchir avant de repartir ensuite de bon pied. Le moment idéal d’aller découvrir le bord de mer. L’avantage d’une ville bâtie sur une petite île est que l’on est jamais très loin d’une plage. Une rue longée et un croisement plus loin, nous voilà au bord de Higgs Beach (côté Océan Atlantique). Même si l’on ne peut pas qualifier cette baie de paradisiaque, les palmiers, le sable fin et les eaux bleues en font un lieu reposant et très appréciable. Après le bain (agréable) je ne me résous pas vraiment à rester étendu sur la plage … Le ponton de bois avançant sur la mer est une invitation à la flânerie. A son extrémité (actuelle) on constate qu’il devait se prolonger autrefois, de vieux poteaux en témoignent, il s font le bonheur des pélicans et autres oiseaux marins qui s’en servent de perchoir. Quant aux ados, ils profitent de ce promontoire pour l’utiliser comme plongeoir, bien que se soit interdit. Et Hop ! Un back jump avant de faire splash et plouf !



Après cette pause plage, retour en ville. A Key West, toutes les rues semblent vous mener vers l’incontournable Duval Street, bien plus animée dans le courant de l’après-midi qu’en début de journée. Empruntons le trottoir opposé à celui parcouru ce matin. Y voit-on beaucoup de différence ? Pas vraiment, il y a également de ce côté, des guesthouses, des boutiques, des bars, des restaurants … j’arrête là l’énumération, ce serait pratiquement la même que celle décrite plus haut dans le texte, juste dans un ordre différent. Tiens, une église blanche éblouissante sous les rayons du soleil, je ne l’avais pas remarqué lors de ma promenade matinale.



Plus je progresse dans Duval Street, plus les piétons sont nombreux jusqu’à former une véritable foule où l’on se bouscule. La rue est ici fermée aux véhicules … enfin aux voitures ! Car c’est le lieu d’un rassemblement de motards avec une concentration étonnante de motos : de rutilantes grosses cylindrées jusqu’aux motos de collections en passant par un alignement de Harley Davidson qui fait l’admiration du public.



Les chromes sont nickels et étincellent sous le soleil, les conversations vont bon train jusque dans les bars et les cafés d’où l’on entend des exclamations et des éclats de rires. Même la musique country ou rock, pourtant poussée à fond, ne parvient pas à couvrir cette joyeuse atmosphère. Tout ici est affaire de look, de l’apparence des motos customisées aux teintes surprenantes jusqu’aux motards, bandanas sur la tête, blousons de cuirs, gros bras et tatouages à foison. Il y a même quelques originaux qui se baladent nonchalamment sur les trottoirs. A l’image de cette motarde qui n’hésite pas à exhiber ses tatouages colorées dessinés sur des parties de son corps considérées habituellement comme discrètes … Une jeune femme aussi dénudée, de dos que de face !



Un autre spectacle se profile à l’horizon, celui là est quotidien et c’est un rendez-vous qu’il ne faut pas manquer lorsqu’on visite Key West, un incontournable du lieu. Le fameux coucher de soleil avec ses rayons qui s’estompent sur les eaux du Golfe du Mexique. Pour admirer la représentation, il faut se diriger vers les quais de Mallory Square. Déjà la foule se presse au bord de l’eau, la meilleure place pour contempler le spectacle.



Le soleil est encore haut dans le ciel, alors que des artistes de rue occupent les badauds, comme de valeureux chauffeurs de salle. Leurs numéros semblent bien rodés et se succèdent … comme ce magicien qui s’enchaîne et se déchaîne devant le public. Jongleurs, cracheurs de feu … à vrai dire, je ne jette qu’un œil distrait à ces animations.

L’artiste que je suis venu admirer brille de tous ces rayons, le soleil nous offre en effet sa douce luminosité qui danse à la surface de l’eau au gré du léger clapot. Il joue à cache-cache avec de gros nuages aux formes généreuses et tant pis s’ils le masquent par moments. Les effets de lumière et de couleurs sont splendides. Voilà qu’un fin liseré rougeoyant redessine maintenant le contour de ces monstrueux nuages alors qu’un voilier entre dans le tableau, voguant paisiblement au large de Sunset Key (le bien nommé).



Les teintes sont changeantes de minute en minute, passant d’un jaune orangé à un rose rouge, maintenant c’est l’ensemble du ciel qui flamboie. La foule est silencieuse, les spectateurs sont conquis. Mais à Key West, la journée ne s’achève pas avec le crépuscule. By night, la petite ville réserve encore bien des découvertes aux visiteurs … Que la fête commence ! __

* Sur la route des Keys … 1er volet du récit de voyage dans les îles du sud de la Floride, de Key Largo à Key West, à voir en suivant ce lien :
http://voyageforum.com/...iles_ponts_D5648471/

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