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Aventure dans le grand Ouest américain English translation pending
Bonjour à tous,
Je me permets de créer une nouvelle discussion sur un road trip côté ouest des USA. En effet, ce sera une première pour mon chéri et moi et je commence à avoir une idée grâce au forum que j'ai un peu parcouru. Néanmoins, je sollicite votre aide afin de ne pas me gourer dans l'idée que je me fais de ce voyage. Nous avons obtenu notre ESTA, j'ai déjà tâté le terrain pour prendre les billets d'avion mais je commence à douter de l'itinéraire... Notre séjour pourra s'étendre sur 3semaines, par exemple du 22 avril au 13 mai 2017 (ou décalé d'une semaine). A l'origine, je pensais arriver sur San Francisco, y rester 3-4 jours, louer une voiture pour se rendre à Las Vegas (ou par un vol intérieur) et enchainer avec les parcs jusqu'à Los Angeles. MAIS, j'ai eu des échos comme quoi la côte pacifique était superbe à parcourir, et que le trajet SF vers Las Vegas en quittant la civilisation pour traverser le désert et voir surgir de nulle part cette ville était un fait marquant... Ça m'a donné envie.
Bref, je suis perdue 😏
Pensez-vous qu'en cette période il est envisageable, en 3 semaines, de faire la boucle SF vers Las Vegas et LA puis de remonter sans être trop dégouté du voyage ?
Je vous remercie d'avance pour votre aide !
Je me permets de créer une nouvelle discussion sur un road trip côté ouest des USA. En effet, ce sera une première pour mon chéri et moi et je commence à avoir une idée grâce au forum que j'ai un peu parcouru. Néanmoins, je sollicite votre aide afin de ne pas me gourer dans l'idée que je me fais de ce voyage. Nous avons obtenu notre ESTA, j'ai déjà tâté le terrain pour prendre les billets d'avion mais je commence à douter de l'itinéraire... Notre séjour pourra s'étendre sur 3semaines, par exemple du 22 avril au 13 mai 2017 (ou décalé d'une semaine). A l'origine, je pensais arriver sur San Francisco, y rester 3-4 jours, louer une voiture pour se rendre à Las Vegas (ou par un vol intérieur) et enchainer avec les parcs jusqu'à Los Angeles. MAIS, j'ai eu des échos comme quoi la côte pacifique était superbe à parcourir, et que le trajet SF vers Las Vegas en quittant la civilisation pour traverser le désert et voir surgir de nulle part cette ville était un fait marquant... Ça m'a donné envie.
Bref, je suis perdue 😏
Pensez-vous qu'en cette période il est envisageable, en 3 semaines, de faire la boucle SF vers Las Vegas et LA puis de remonter sans être trop dégouté du voyage ?
Je vous remercie d'avance pour votre aide !
Tour du monde MSC 2019 English translation pending
Bonjour,
C'est décidé!
Nous venons de nous inscrire pour ce 1er tour du monde avec MSC, sur le Magnifica, au départ de Marseille, le 6 janvier 2019, dont le parcours nous a particulierement séduit...
Un grand enthousiasme, mais aussi un peu d'inquiétude tout de même, car partir 119 jours en croisiere, loin de ses bases, cela est inhabituel.
J - 777....
J'ouvre cette discussion, pour tous les futurs TDMistes qui seront du voyage, pour qu'ils puissent s'y retrouver et échanger avis et conseils et préparer ensemble, ce qui sera, j'espère, une magnifique aventure...
Jean-Marie
PS : cela pourra aussi être l'occasion pour les "anciens" de nous faire part de leurs expériences et nous faire profiter de leurs conseils avisés.
Dès cet été, les douanes américaines devraient se délocaliser à l'aéroport de Bruxelles-National English translation pending
Voilà une bonne nouvelle pour les Belges qui ne devraient plus endurer les interminables files pour passer les différents contrôles permettant d’entrer sur le sol américain.🙂
L'aéroport de Zaventem va installer un système de "prédédouanement" (preclearance) pour les vols vers les Etats-Unis.
Ce système permet l’exécution des contrôles douaniers américains dans l’aéroport d’origine. En d’autres termes, toutes les démarches d’immigration et autres seront désormais réalisées à Zaventem par les officiers américains plutôt que sur le sol des Etats-Unis.
http://www.lalibre.be/actu/belgique/des-cet-ete-les-douanes-americaines-devraient-se-delocaliser-a-zaventem-5829ff5acd70fb896a69ab6f
http://www.lalibre.be/actu/belgique/des-cet-ete-les-douanes-americaines-devraient-se-delocaliser-a-zaventem-5829ff5acd70fb896a69ab6f
Extension du domaine de la chute English translation pending
« Fuir l’ignoble bêtise des assis » n’est pas le slogan d’une pub Quechua pour des chaussures de randonnée mais le sens que donnait Rimbaud à la marche. Une définition que Sylvain Tesson, dont le dernier bouquin est sorti il y a quelques semaines, trouve certainement pertinente.
Sauf erreur, l’ouvrage n’a pas encore été commenté dans cette rubrique. Alors je me lance…
Son titre Sur les chemins noirs fait référence aux petits chemins paumés, non balisés, truffés de ronces et d’orties d’où l’on ressort en général, les avant-bras rongés par les démangeaisons, les mollets ensanglantés, et que personnellement je n’emprunte que si je suis derrière un débroussailleur fiable, d’1,90 m au moins, à qui je fais jurer sur la vie de sa mère qu’il n’y a ni serpent sauteur ni prédateur en vue.
Bon, disons le d’emblée, et d’une Tesson m’énerve et de deux je paye pour être énervée. Voilà des années que ça dure. J’ai quasiment tous ses bouquins dans ma bibliothèque. Et il va sans dire que l’Everest de l’exaspération est atteint lorsqu’on m’emprunte un de ses bouquins sans me le rendre.
Alors bien évidemment, quand j’ai appris qu’un nouvel opus venait de sortir, je me suis précipitée en librairie pour raquer plein pot (15 €) pour le Gallimard, parce que patienter jusqu’à la version poche, ça aurait fait limite la fille cohérente... « Tu vas encore râler que c’est du fric foutu en l’air » m’a dit ma fille dont l’auteure fétiche est Jane Austen, et qui est aussi tentée par ce genre de littérature que par des séances de cuisson de gruau sur un réchau en Iakoutie ou de saut en parachute au dessus du Mont-Blanc… « T’occupe… »
La lecture du moment (un Zadie Smith en l’occurrence) fut abandonnée séance tenante.
Tesson est cet aventurier qu’on ne présente plus (du moins sur ce forum). Né avec une mappemonde en guise de cerveau, le quadra qui a la baroude dans le sang a traversé à cloche-pied, à dos de chameau, à la nage, en side-car etc. les déserts les plus arides, les taïgas les plus hostiles, des forêts infestées de sales bestioles, franchi des cols inaccessibles, des sommets vierges etc. jusqu’au jour où il a dévissé du sommet… d’un balcon, je crois.
« J’avais rêvé cette balade de France dans un lit, je m’étais levé pour l’accomplir, elle s’achevait. C’était un voyage né d’une chute. »
Nous voilà donc embarqués avec Tesson, des boulons en guise d’articulations, crapahutant non pas dans le Hoggar ni au fin fond du Sahara, mais entre la Provence et le Cotentin en passant par les Cévennes, le Massif central et la Champagne, souvent solitaire, parfois rejoint par des potes.
Ses aphorismes m’insupportent, tout comme son agitation effrénée à courir la planète, ne faisant là que déplacer son corps dans un espace. En revanche, l’introspection née d’une quasi sédentarité sur les rives du lac Baïkal m’avait enchantée. La force de caractère du gaillard force en tout cas l’admiration. A part ça, je trouve irritant que, peu importe l’aventure dans laquelle il nous embarque, il finisse toujours par se rengorger de ses contemplations sur la nature, en refaisant régulièrement les niveaux de vodka (sauf que, pour le coup, ordre de la Faculté oblige, il carbure au viandox), ressasser avec une légère condescendance les mêmes vérités faciles contre la modernité (notamment les nouvelles technologies : « Il ne fallait pas se leurrer, elles n’étaient pas de simples innovations destinées à simplifier la vie. Elles en étaient le substitut »), contre l’urbanisme (« le rêve pavillonnaire moucheta le territoire ») et bien d’autres cancers qui rongent la planète. On en revient toujours au même constat : Tesson ne dit pas grand chose, mais il le fait avec tant de magnificence et de fulgurances qu’on emprunterait bien son disque dur qui, lui, ne semble pas avoir été endommagé par la chute ! (« les buis luisaient, cirés de lumière »). A noter cependant au rayon nouveauté : l’auteur a choisi cette fois le passé (pas si) simple qui ne fait que renforcer l’effet ampoulé, voire sentencieux du texte.
La question qu’on se pose inévitablement en lisant le bouquin, c’est pourquoi et vers quoi marcher ? Pourquoi s’infliger six à neuf heures d’efforts physiques par jour ? Pourquoi aller de tel point géographique à l’autre ? Par masochisme, par plaisir, par besoin, pour dérouiller la carlingue, pour quitter, pour fuir, pour aller loin, ailleurs, d’un point d’interrogation à l’autre (de soi), pour rechercher l’authenticité, pour exorciser les craintes, les colères, les peines, pour s’extraire d’une identité encombrante, s’en inventer une nouvelle, pour relativiser, pour pousser les prises de conscience jusqu’à l’exacerbation, pour bifurquer, pour faire demi-tour, pour s’approprier la nature, saluer un ciel embrasé, lécher les gouttes d’une pluie d’orage, bâfrer des mûres sauvages, pour se faire courser par un chien…
La réponse de Tesson est livrée dès la page 18, ce qui évitera aux flemmards de s’enfiler tout le livre : « Mais la véritable raison de cette fuite à travers champs, je la tenais serrée sous la forme d’un papier froissé, au fond de mon sac ». Et toc, suspense. Les curieux devront quand même aller jusqu’au bout. Je l’ai fait, moi, alors hein… et suis prête à récidiver à la prochaine occasion !
PS. S’il existe-t-il une Association des Lecteurs Anonymes de Sylvain Tesson, je veux bien les coordonnées …
PS2. Merde, à quand un vrai grand roman de Tesson ?!
Sauf erreur, l’ouvrage n’a pas encore été commenté dans cette rubrique. Alors je me lance…
Son titre Sur les chemins noirs fait référence aux petits chemins paumés, non balisés, truffés de ronces et d’orties d’où l’on ressort en général, les avant-bras rongés par les démangeaisons, les mollets ensanglantés, et que personnellement je n’emprunte que si je suis derrière un débroussailleur fiable, d’1,90 m au moins, à qui je fais jurer sur la vie de sa mère qu’il n’y a ni serpent sauteur ni prédateur en vue.
Bon, disons le d’emblée, et d’une Tesson m’énerve et de deux je paye pour être énervée. Voilà des années que ça dure. J’ai quasiment tous ses bouquins dans ma bibliothèque. Et il va sans dire que l’Everest de l’exaspération est atteint lorsqu’on m’emprunte un de ses bouquins sans me le rendre.
Alors bien évidemment, quand j’ai appris qu’un nouvel opus venait de sortir, je me suis précipitée en librairie pour raquer plein pot (15 €) pour le Gallimard, parce que patienter jusqu’à la version poche, ça aurait fait limite la fille cohérente... « Tu vas encore râler que c’est du fric foutu en l’air » m’a dit ma fille dont l’auteure fétiche est Jane Austen, et qui est aussi tentée par ce genre de littérature que par des séances de cuisson de gruau sur un réchau en Iakoutie ou de saut en parachute au dessus du Mont-Blanc… « T’occupe… »
La lecture du moment (un Zadie Smith en l’occurrence) fut abandonnée séance tenante.
Tesson est cet aventurier qu’on ne présente plus (du moins sur ce forum). Né avec une mappemonde en guise de cerveau, le quadra qui a la baroude dans le sang a traversé à cloche-pied, à dos de chameau, à la nage, en side-car etc. les déserts les plus arides, les taïgas les plus hostiles, des forêts infestées de sales bestioles, franchi des cols inaccessibles, des sommets vierges etc. jusqu’au jour où il a dévissé du sommet… d’un balcon, je crois.
« J’avais rêvé cette balade de France dans un lit, je m’étais levé pour l’accomplir, elle s’achevait. C’était un voyage né d’une chute. »
Nous voilà donc embarqués avec Tesson, des boulons en guise d’articulations, crapahutant non pas dans le Hoggar ni au fin fond du Sahara, mais entre la Provence et le Cotentin en passant par les Cévennes, le Massif central et la Champagne, souvent solitaire, parfois rejoint par des potes.
Ses aphorismes m’insupportent, tout comme son agitation effrénée à courir la planète, ne faisant là que déplacer son corps dans un espace. En revanche, l’introspection née d’une quasi sédentarité sur les rives du lac Baïkal m’avait enchantée. La force de caractère du gaillard force en tout cas l’admiration. A part ça, je trouve irritant que, peu importe l’aventure dans laquelle il nous embarque, il finisse toujours par se rengorger de ses contemplations sur la nature, en refaisant régulièrement les niveaux de vodka (sauf que, pour le coup, ordre de la Faculté oblige, il carbure au viandox), ressasser avec une légère condescendance les mêmes vérités faciles contre la modernité (notamment les nouvelles technologies : « Il ne fallait pas se leurrer, elles n’étaient pas de simples innovations destinées à simplifier la vie. Elles en étaient le substitut »), contre l’urbanisme (« le rêve pavillonnaire moucheta le territoire ») et bien d’autres cancers qui rongent la planète. On en revient toujours au même constat : Tesson ne dit pas grand chose, mais il le fait avec tant de magnificence et de fulgurances qu’on emprunterait bien son disque dur qui, lui, ne semble pas avoir été endommagé par la chute ! (« les buis luisaient, cirés de lumière »). A noter cependant au rayon nouveauté : l’auteur a choisi cette fois le passé (pas si) simple qui ne fait que renforcer l’effet ampoulé, voire sentencieux du texte.
La question qu’on se pose inévitablement en lisant le bouquin, c’est pourquoi et vers quoi marcher ? Pourquoi s’infliger six à neuf heures d’efforts physiques par jour ? Pourquoi aller de tel point géographique à l’autre ? Par masochisme, par plaisir, par besoin, pour dérouiller la carlingue, pour quitter, pour fuir, pour aller loin, ailleurs, d’un point d’interrogation à l’autre (de soi), pour rechercher l’authenticité, pour exorciser les craintes, les colères, les peines, pour s’extraire d’une identité encombrante, s’en inventer une nouvelle, pour relativiser, pour pousser les prises de conscience jusqu’à l’exacerbation, pour bifurquer, pour faire demi-tour, pour s’approprier la nature, saluer un ciel embrasé, lécher les gouttes d’une pluie d’orage, bâfrer des mûres sauvages, pour se faire courser par un chien…
La réponse de Tesson est livrée dès la page 18, ce qui évitera aux flemmards de s’enfiler tout le livre : « Mais la véritable raison de cette fuite à travers champs, je la tenais serrée sous la forme d’un papier froissé, au fond de mon sac ». Et toc, suspense. Les curieux devront quand même aller jusqu’au bout. Je l’ai fait, moi, alors hein… et suis prête à récidiver à la prochaine occasion !
PS. S’il existe-t-il une Association des Lecteurs Anonymes de Sylvain Tesson, je veux bien les coordonnées …
PS2. Merde, à quand un vrai grand roman de Tesson ?!
Choix d'un vélo de randonnée au très long cours (Irlande / Écosse / Scandinavie) English translation pending
Bonjour,
J'ai décidé de me lancer dans la grande randonnée à vélo. D'abord l'Irlande, puis sans doute l'Ecosse avant la Scandinavie. La lecture des forums permet de dégager 2 vélos, le Tx-400, ou le cyclo-randonnée. Le système Rohloff est tentant. Pourriez-vous m'apporter vos lumières et vos expériences actuelles sur cette épineuse question du choix. Merci d'avance.
3 semaines en solo en octobre dans le Nord-Ouest argentin English translation pending
Environ 5 000 Km qui m’emmèneront de Salta à La Quiaca, puis à San Antonio de los Cobres via Casabindo et Susques, à Belen via Tolar Grande, Antofalla, Antafagosta de la Sierra, en enfin Salta via Abra del Acay
Dimanche 9 et lundi 10 novembre Arrivé à Buenos Aires, après 14h de vol entre Londres et Buenos Aires où m’attend un expat pour m’accueillir, me transporter d’un aéroport à l’autre (solution que j’ai trouvé plus sympa que le taxi ou le bus), me briefer quelque peu sur ce nouveau pays, et faire du change…Et là, les premières anicroches. 1/ « Vous n’avez pas de bagages ? » me demande mon guide. Non, l’agent de comptoir de British Airways m’a assuré que ceux-ci suivraient jusqu’à Salta sans problème…Oh mais vous êtes en Amérique du Sud ici. Vos bagages n’arriveront que dans 2 à 3 jours…… 2/ Comment procède-t-on pour le change ?? Ouai, bon.non, tout compte fait pas de change… vous n’avez qu’à changer à l’aéroport mais vous êtes limité à 300€ !!!!! ca me fait une belle jambe moi qui voulait changer 3 000€…. Et puis demain à Salta, vous n’aurez qu’à aller à la banque, en fin de journée car le taux est plus intéressant..Mais j’aurais déjà quitter Salta !!!!! que vous êtes pressé vous êtes en Amérique du Sud ici… 3/ Moi : tiens pas beaucoup de voitures pour un lundi matin Lui : aujourd’hui férié….je ne sais pas pourquoi, mais férié : vous êtes en Amérique du Sud ici. Surement que tout sera fermé à Salta y compris la société de location de voiture… Ailleurs, on aurait dit : une douche écossaise mais ne sommes nous pas en Amérique du sud………….. J'ai cru comprendre que rien n'est comme ailleurs, en Amérique du Sud. Mais il faut aussi que vous conceviez, Messieurs et dames les bonnes paroles, que nous autres, les touristes, n'avons que 2 ou 3 semaines, que le temps c'est ce qui nous manque le plus, et que nous ne pouvons perdre 3,4 ou 5 heures pour faire la queue. Çà y est, j'ai lâché mon venin, je m'arrête.
En définitive, je changerai 500€ (et pas 300) à l’aéroport, j’aurai bien ma voiture de loc mais pas ma valise qui n’arrivera que le soir (tard) à mon hôtel. La voiture : Un pick up 4x4 Ford Ranger waouh me dis-je….première déconvenue : pas une première jeunesse 85 000Km.. Ne prenez pas votre voiture de loc, le premier jour : fatigué pas le voyage, impatient de vous reposer à votre hôtel, de découvrir ces nouveaux horizons qui vous ont fait rêvé pendant des semaines, et vous oubliez une phrase maintes fois lues ici : TOUJOURS VERIFIER L ETAT DES PNEUX Après il est trop tard………et là, pas lol du tout….
J’avais choisi l’hôtel « Del Virrey », (8 chambres seulement), à 5 minutes à pied du centre ville, personnel aux petits soins, chambre spacieuse, petite piscine, parlant 3 mots d’anglais alors que moi 0 d’espagnol…je recommande, l’hôtel pas mon espagnol !!
Mardi 11
7h45 Après un bon petit déjeuner me voilà parti vers la banque nationale…8h devant la banque pour une ouverture à 8h30 et déjà une queue de 80m (véridique), les personnes agglutinées les unes contre les autres….les sardines ont plus de d’espace dans leur boîte…..je cherche une autre banque….un peu moins de monde, je ne pourrai changer QUE 2 000€ après 1h1/2 de queue !! 2 000€ en billets de 100 et de 50 pesos soit une « montagne » de 7 cm de haut (j’ai mesuré)…
Rappel : Vous êtes en Amérique du Sud ici.
Attention aux gilets jaunes : ils sont partout, en nombre, et très efficace..
11h aller en route après quelques achats direction Purmumarca via la ruta 9.
12h30 mon estomac me rappelle à son bon souvenir (et pas qu’au mien d’ailleurs),
arrêt à la Caldera dans un petit restau. Une milanaise et une bière.

Surprise : la taille de la bouteille de bière et glou ! et glou !: 1 litre. La prochaine fois, préciser « pequeño ». Original le thermos.

La ruta 9, entre La Caldera et jusqu’à El Carmen, se transforme en une petite route TRES étroite et TRES sinueuse, où les bas-côtés ont envahi la route pour la transformer en une voie unique de circulation. Attention : les argentins ont une fâcheuse tendance à couper les virages. Imaginez vous sur les petites routes de montagnes en Corse, où les virages s’enchainent tous les 50m…Mais le paysage est superbe, quelques arrêts pour dire bonjour et pour admirer le paysage.
J’arrive à Purmamarca, en fin d’après midi et après un petit tour sur la place,
j’attaque les 7 colores.

Un goût de déjà vu quelque part..Ah oui, certains paysages beaucoup, beaucoup plus au nord, en Utah….
Sauf qu'ici, nous sommes à 2 400 m d'altitude. J'aurai cette impression de déjà vu pendant quelques jours.
Je dormirai à l’Hosteria del Amauta, hôtel assez neuf, très bien tenu, un manque certain d’amabilité, de courtoisie et un petit dej moyen…
Dimanche 9 et lundi 10 novembre Arrivé à Buenos Aires, après 14h de vol entre Londres et Buenos Aires où m’attend un expat pour m’accueillir, me transporter d’un aéroport à l’autre (solution que j’ai trouvé plus sympa que le taxi ou le bus), me briefer quelque peu sur ce nouveau pays, et faire du change…Et là, les premières anicroches. 1/ « Vous n’avez pas de bagages ? » me demande mon guide. Non, l’agent de comptoir de British Airways m’a assuré que ceux-ci suivraient jusqu’à Salta sans problème…Oh mais vous êtes en Amérique du Sud ici. Vos bagages n’arriveront que dans 2 à 3 jours…… 2/ Comment procède-t-on pour le change ?? Ouai, bon.non, tout compte fait pas de change… vous n’avez qu’à changer à l’aéroport mais vous êtes limité à 300€ !!!!! ca me fait une belle jambe moi qui voulait changer 3 000€…. Et puis demain à Salta, vous n’aurez qu’à aller à la banque, en fin de journée car le taux est plus intéressant..Mais j’aurais déjà quitter Salta !!!!! que vous êtes pressé vous êtes en Amérique du Sud ici… 3/ Moi : tiens pas beaucoup de voitures pour un lundi matin Lui : aujourd’hui férié….je ne sais pas pourquoi, mais férié : vous êtes en Amérique du Sud ici. Surement que tout sera fermé à Salta y compris la société de location de voiture… Ailleurs, on aurait dit : une douche écossaise mais ne sommes nous pas en Amérique du sud………….. J'ai cru comprendre que rien n'est comme ailleurs, en Amérique du Sud. Mais il faut aussi que vous conceviez, Messieurs et dames les bonnes paroles, que nous autres, les touristes, n'avons que 2 ou 3 semaines, que le temps c'est ce qui nous manque le plus, et que nous ne pouvons perdre 3,4 ou 5 heures pour faire la queue. Çà y est, j'ai lâché mon venin, je m'arrête.
En définitive, je changerai 500€ (et pas 300) à l’aéroport, j’aurai bien ma voiture de loc mais pas ma valise qui n’arrivera que le soir (tard) à mon hôtel. La voiture : Un pick up 4x4 Ford Ranger waouh me dis-je….première déconvenue : pas une première jeunesse 85 000Km.. Ne prenez pas votre voiture de loc, le premier jour : fatigué pas le voyage, impatient de vous reposer à votre hôtel, de découvrir ces nouveaux horizons qui vous ont fait rêvé pendant des semaines, et vous oubliez une phrase maintes fois lues ici : TOUJOURS VERIFIER L ETAT DES PNEUX Après il est trop tard………et là, pas lol du tout….
J’avais choisi l’hôtel « Del Virrey », (8 chambres seulement), à 5 minutes à pied du centre ville, personnel aux petits soins, chambre spacieuse, petite piscine, parlant 3 mots d’anglais alors que moi 0 d’espagnol…je recommande, l’hôtel pas mon espagnol !!
Mardi 11
7h45 Après un bon petit déjeuner me voilà parti vers la banque nationale…8h devant la banque pour une ouverture à 8h30 et déjà une queue de 80m (véridique), les personnes agglutinées les unes contre les autres….les sardines ont plus de d’espace dans leur boîte…..je cherche une autre banque….un peu moins de monde, je ne pourrai changer QUE 2 000€ après 1h1/2 de queue !! 2 000€ en billets de 100 et de 50 pesos soit une « montagne » de 7 cm de haut (j’ai mesuré)…
Rappel : Vous êtes en Amérique du Sud ici.Attention aux gilets jaunes : ils sont partout, en nombre, et très efficace..
11h aller en route après quelques achats direction Purmumarca via la ruta 9.
12h30 mon estomac me rappelle à son bon souvenir (et pas qu’au mien d’ailleurs),
arrêt à la Caldera dans un petit restau. Une milanaise et une bière.

Surprise : la taille de la bouteille de bière et glou ! et glou !: 1 litre. La prochaine fois, préciser « pequeño ». Original le thermos.

La ruta 9, entre La Caldera et jusqu’à El Carmen, se transforme en une petite route TRES étroite et TRES sinueuse, où les bas-côtés ont envahi la route pour la transformer en une voie unique de circulation. Attention : les argentins ont une fâcheuse tendance à couper les virages. Imaginez vous sur les petites routes de montagnes en Corse, où les virages s’enchainent tous les 50m…Mais le paysage est superbe, quelques arrêts pour dire bonjour et pour admirer le paysage.
J’arrive à Purmamarca, en fin d’après midi et après un petit tour sur la place,
j’attaque les 7 colores.

Un goût de déjà vu quelque part..Ah oui, certains paysages beaucoup, beaucoup plus au nord, en Utah….

Sauf qu'ici, nous sommes à 2 400 m d'altitude. J'aurai cette impression de déjà vu pendant quelques jours.
Je dormirai à l’Hosteria del Amauta, hôtel assez neuf, très bien tenu, un manque certain d’amabilité, de courtoisie et un petit dej moyen…
Litiges avec la RAM: poussette cassée English translation pending
Bonjour ,
Je souhaiterais avoir quelques informations concernant la détérioration d'une poussette lors d'un voyage avec une compagnie aérienne .
En effet , j'ai du prendre l'avion au mois d'août 2016 de Nice a Casablanca pour assister a un enterrement . J'ai emmener mon bébé de 9 mois et donc sa poussette . Mon voyage n'a duré que 48h, rien à signaler à l'aller toute est OK , au retour j'arrive donc à l'aéroport de Nice , j'attends ma poussette de marque stokke ( qui coûte un bras ) sur le tapis et là problème quelque chose bloque le passage des bagages . Plusieurs passagers viennent vers moi me demandant si c'est bien ma poussette , hélas oui , elle fini par arriver sur le tapis completement défoncée . Les passagers me suggèrent d'aller immédiatement signaler l'incident et affirment qu'ils ont vu le personnel de l'aéroport la " balancer " sur le tapis avec violence et vu sa taille elle s'est retrouver bloquer et écraser en début de parcours du tapis roulant . Je vais avec tout ce beau monde auprès du bureau d'AviaPartner , les passagers et moi même racontant ma mésaventure . Une dame me donne une adresse postal de la Royal Air Maroc en République Tchèque , me demande tous les documents ( copie du billet , carte d'embarquement , étiquette bagage, facture de la poussette etc...) . La dame constate également que la poussette est hors service , impossible de l'utiliser , elle appelle donc un bagagiste pour jeter la poussette mais je refuse puisque je dois prendre des photos et faire constater au service après vente tous les dégâts afin de les mentionner auprès de la compagnie aérienne . Je me retrouve donc en plein mois d'août sous le soleil de la Côte d'Azur avec un bebe dans les bras , deux sacs à langer a porter , mon sac a main sur une épaule , une valise à transporter et la fameuse poussette que je traine difficilement sur le bitume . Personne ne me proposera une solution pour pouvoir rentrer chez moi avec mon bébé dans des conditions favorables .
Bref , j'ai rapidement envoyer tous les documents , surtout la facture de la poussette où figure son montant de 1200 euros . J'ai reçu environ 3 semaines apres l'accusé de réception de la lettre recommandé , et pas plus tard qu hier ( soit 2 mois après l'incident ) une réponse par courrier m'informant que je serais rembourser d'un montant de 149 euros ( suivant l'article ......) . Le Chassis de la poussette qui fut défoncé coûte a lui seul 999 euros ( facture à l'appui ). De plus , n'ayant pas de poussette j'ai du en rachetant une d'occasion sur le bon coin 280 euros , soit leur dédommagement ne me rembourserait meme pas celle que j'ai du racheté par leur faute .
Je ne sais pas comment faire , ils n'ont pas de numero de telephone d'inscrit sur leur courrier seul un numero de fax , la RAM ne me donne aucune informations . Je trouve leur compensation honteuse , je me sens méprisée par cette compagnie , au vue des prix des billets c'est inadmissible . Pouvez vous me dire comment puis je contester leur décision ?
Merci d'avance .
Je souhaiterais avoir quelques informations concernant la détérioration d'une poussette lors d'un voyage avec une compagnie aérienne .
En effet , j'ai du prendre l'avion au mois d'août 2016 de Nice a Casablanca pour assister a un enterrement . J'ai emmener mon bébé de 9 mois et donc sa poussette . Mon voyage n'a duré que 48h, rien à signaler à l'aller toute est OK , au retour j'arrive donc à l'aéroport de Nice , j'attends ma poussette de marque stokke ( qui coûte un bras ) sur le tapis et là problème quelque chose bloque le passage des bagages . Plusieurs passagers viennent vers moi me demandant si c'est bien ma poussette , hélas oui , elle fini par arriver sur le tapis completement défoncée . Les passagers me suggèrent d'aller immédiatement signaler l'incident et affirment qu'ils ont vu le personnel de l'aéroport la " balancer " sur le tapis avec violence et vu sa taille elle s'est retrouver bloquer et écraser en début de parcours du tapis roulant . Je vais avec tout ce beau monde auprès du bureau d'AviaPartner , les passagers et moi même racontant ma mésaventure . Une dame me donne une adresse postal de la Royal Air Maroc en République Tchèque , me demande tous les documents ( copie du billet , carte d'embarquement , étiquette bagage, facture de la poussette etc...) . La dame constate également que la poussette est hors service , impossible de l'utiliser , elle appelle donc un bagagiste pour jeter la poussette mais je refuse puisque je dois prendre des photos et faire constater au service après vente tous les dégâts afin de les mentionner auprès de la compagnie aérienne . Je me retrouve donc en plein mois d'août sous le soleil de la Côte d'Azur avec un bebe dans les bras , deux sacs à langer a porter , mon sac a main sur une épaule , une valise à transporter et la fameuse poussette que je traine difficilement sur le bitume . Personne ne me proposera une solution pour pouvoir rentrer chez moi avec mon bébé dans des conditions favorables .
Bref , j'ai rapidement envoyer tous les documents , surtout la facture de la poussette où figure son montant de 1200 euros . J'ai reçu environ 3 semaines apres l'accusé de réception de la lettre recommandé , et pas plus tard qu hier ( soit 2 mois après l'incident ) une réponse par courrier m'informant que je serais rembourser d'un montant de 149 euros ( suivant l'article ......) . Le Chassis de la poussette qui fut défoncé coûte a lui seul 999 euros ( facture à l'appui ). De plus , n'ayant pas de poussette j'ai du en rachetant une d'occasion sur le bon coin 280 euros , soit leur dédommagement ne me rembourserait meme pas celle que j'ai du racheté par leur faute .
Je ne sais pas comment faire , ils n'ont pas de numero de telephone d'inscrit sur leur courrier seul un numero de fax , la RAM ne me donne aucune informations . Je trouve leur compensation honteuse , je me sens méprisée par cette compagnie , au vue des prix des billets c'est inadmissible . Pouvez vous me dire comment puis je contester leur décision ?
Merci d'avance .
Croisière Spitzberg - Groenland Nord-Est - Islande English translation pending
Bonjour à toutes et à tous.
Nous avons fait une superbe croisière expédition au Sptizberg - Groenland Nord-Est - Islande avec Grands Espaces du 31 Août au 15 Septembre 2016, sur l'Ortélius (ancien brise-glace) et j'avais envie de la partager avec vous.

Voici un résumé; Pour plus de détails sur cette croisière et de photos je vous invite à aller sur mon site ici
Départ Paris, arrivée à Longyearbyen et retour Reykjavik – Paris sans escale. Le passage au Spitzberg est très rapide, mais nous aurons un aperçu de celui-ci, l’essentiel de la croisière se déroule dans le Nord-Est du Groenland et le retour se fait par l’Islande en arrivant à Akureyri. Nous ferons en car le trajet Akureyri – Reykjavik ce qui nous permettra de revoir très brièvement cette partie de l’Islande.
31 Août Paris - Longyearbyen Notre rendez-vous à Roissy étant à 5 heures, nous avons donc passé la nuit à l’hôtel Ibis à Roissy qui se trouve tout près du terminal où nous devons décoller. Grands Espaces à spécialement affrété un avion de la Compagnie ASL qui nous amènera directement à Longyearbyen. Durant celui-ci je fais connaissance de visu avec Danièle (Amarante) avec qui j’ai eu de fréquents échanges sur mon forum de voyage préféré, nous sommes ravies de nous voir en vrai. Lorsque nous nous posons à Longyearbyen 78°de latitude nord, il fait 3°, les montagnes sont enneigées et il ne fait pas très beau. Nous sommes bien au Spitzberg! Des cars nous attendent à la sortie de l'aéroport pour nous emmener dans "l'Adventdalen" puis nous aurons du temps libre pour visiter la ville et le petit Musée Arctique de Norvège que j'ai bien aimée, même si je n'ai pas eu assez de temps.



Notre bateau est ancré au large, nous y allons donc en zodiac.
Jeudi 1er Septembre Glacier d’Erik (Erikbreen) et Glacier de Monaco Notre nuit a été bercée par une houle avec des vents de 20 nœuds, mais nous avons bien dormi. Nous naviguons le long des côtes de la Terre Albert 1er, nommée ainsi en l’honneur du Prince de Monaco qui a mené plusieurs expéditions scientifiques dans ce secteur entre 1898 et 1909. Nous longeons ensuite le Spitzberg par le Nord pour rejoindre le Woodfjord afin de prendre la direction du Liefdefjorden.

Nous longeons Reinsdyrflya cette immense étendue de toundra. La passerelle étant ouverte aux passagers je monte y faire un tour. Puis je ressors sur le pont admirer les magnifiques paysages enneigés qui défilent devant mes yeux.
L'après-midi nous avons le choix entre une sortie en zodiac et une sortie à terre, nous choisissons la 2ème solution. Nous allons donc voir le très beau Erikbreen. C'est un glacier qui a reculé en laissant derrière lui un lac. La marche n'etait pas toujours aisée, mais ça valait le coup de la faire; magnifique vues.
Plus tard nous avons fait une sortie en zodiac pour aller voir le superbe Glacier de Monaco. Il ne faisait pas beau, mais les couleurs étaient magnifiques.
A notre retour sur l’Ortélius, le Commandant nous offre le traditionnel cocktail de bienvenu. Le brise-glace se dirige plus au nord encore, vers le petit îlot de Moffen au delà de 80° de latitude Nord. Vers 23 h. nous passons les 80° de latitude Nord . Nous n'avons pas eu la chance de les voir trop de brouillard, le bateau devait rester à une certaine distance, c'est un de mes regrets, mais ce fût néanmoins une très belle journée ! A suivre
Liliane

Voici un résumé; Pour plus de détails sur cette croisière et de photos je vous invite à aller sur mon site ici
Départ Paris, arrivée à Longyearbyen et retour Reykjavik – Paris sans escale. Le passage au Spitzberg est très rapide, mais nous aurons un aperçu de celui-ci, l’essentiel de la croisière se déroule dans le Nord-Est du Groenland et le retour se fait par l’Islande en arrivant à Akureyri. Nous ferons en car le trajet Akureyri – Reykjavik ce qui nous permettra de revoir très brièvement cette partie de l’Islande.
31 Août Paris - Longyearbyen Notre rendez-vous à Roissy étant à 5 heures, nous avons donc passé la nuit à l’hôtel Ibis à Roissy qui se trouve tout près du terminal où nous devons décoller. Grands Espaces à spécialement affrété un avion de la Compagnie ASL qui nous amènera directement à Longyearbyen. Durant celui-ci je fais connaissance de visu avec Danièle (Amarante) avec qui j’ai eu de fréquents échanges sur mon forum de voyage préféré, nous sommes ravies de nous voir en vrai. Lorsque nous nous posons à Longyearbyen 78°de latitude nord, il fait 3°, les montagnes sont enneigées et il ne fait pas très beau. Nous sommes bien au Spitzberg! Des cars nous attendent à la sortie de l'aéroport pour nous emmener dans "l'Adventdalen" puis nous aurons du temps libre pour visiter la ville et le petit Musée Arctique de Norvège que j'ai bien aimée, même si je n'ai pas eu assez de temps.



Notre bateau est ancré au large, nous y allons donc en zodiac.
Jeudi 1er Septembre Glacier d’Erik (Erikbreen) et Glacier de Monaco Notre nuit a été bercée par une houle avec des vents de 20 nœuds, mais nous avons bien dormi. Nous naviguons le long des côtes de la Terre Albert 1er, nommée ainsi en l’honneur du Prince de Monaco qui a mené plusieurs expéditions scientifiques dans ce secteur entre 1898 et 1909. Nous longeons ensuite le Spitzberg par le Nord pour rejoindre le Woodfjord afin de prendre la direction du Liefdefjorden.

Nous longeons Reinsdyrflya cette immense étendue de toundra. La passerelle étant ouverte aux passagers je monte y faire un tour. Puis je ressors sur le pont admirer les magnifiques paysages enneigés qui défilent devant mes yeux.

L'après-midi nous avons le choix entre une sortie en zodiac et une sortie à terre, nous choisissons la 2ème solution. Nous allons donc voir le très beau Erikbreen. C'est un glacier qui a reculé en laissant derrière lui un lac. La marche n'etait pas toujours aisée, mais ça valait le coup de la faire; magnifique vues.

Plus tard nous avons fait une sortie en zodiac pour aller voir le superbe Glacier de Monaco. Il ne faisait pas beau, mais les couleurs étaient magnifiques.

A notre retour sur l’Ortélius, le Commandant nous offre le traditionnel cocktail de bienvenu. Le brise-glace se dirige plus au nord encore, vers le petit îlot de Moffen au delà de 80° de latitude Nord. Vers 23 h. nous passons les 80° de latitude Nord . Nous n'avons pas eu la chance de les voir trop de brouillard, le bateau devait rester à une certaine distance, c'est un de mes regrets, mais ce fût néanmoins une très belle journée ! A suivre
Liliane
Entre gauchos, salars et lamas: un mois dans le Sud des Amériques... English translation pending
Bonjour tout le monde!
2 mois après la fin de notre voyage, il était temps de me lancer dans l'écriture de ce carnet. C'est l'occasion de me remémorer notre magnifique voyage, mais aussi de remercier (directement et/ou indirectement) les différents membres de ce forum auprès desquels j'ai pu glaner toutes les informations nécessaires. De même, je me devais de rendre la pareille à tous ceux qui pourraient trouver quelques astuces dans les prochaines lignes... N'hésitez pas!
Pour ce trip, dont les billets ont été bouclés 15 jours avant le départ, on aura passé un mois (du 19/07 au 20/08) en Amérique du Sud, en arrivant à Buenos Aires et en repartant de La Paz. Pour se déplacer, on aura utilisé tous les moyens de locomotion. Ce voyage nous amènera sur les points suivants: - Buenos Aires - les chutes d'Iguazu - la région de Salta et le Nord ouest de l'Argentine - Tupiza - Le Sud Lipez et le salar d'Uyuni - Copacabana et le lac Titicaca - La Paz et ses alentours
Mais on y reviendra plus tard... Alors, embarquez! A suivre, le programme jour/jour, des précisions sur le pratique (le dodo, le transport et le miam-miam!!! 😉) et bien sûr, quelques photos!
2 mois après la fin de notre voyage, il était temps de me lancer dans l'écriture de ce carnet. C'est l'occasion de me remémorer notre magnifique voyage, mais aussi de remercier (directement et/ou indirectement) les différents membres de ce forum auprès desquels j'ai pu glaner toutes les informations nécessaires. De même, je me devais de rendre la pareille à tous ceux qui pourraient trouver quelques astuces dans les prochaines lignes... N'hésitez pas!
Pour ce trip, dont les billets ont été bouclés 15 jours avant le départ, on aura passé un mois (du 19/07 au 20/08) en Amérique du Sud, en arrivant à Buenos Aires et en repartant de La Paz. Pour se déplacer, on aura utilisé tous les moyens de locomotion. Ce voyage nous amènera sur les points suivants: - Buenos Aires - les chutes d'Iguazu - la région de Salta et le Nord ouest de l'Argentine - Tupiza - Le Sud Lipez et le salar d'Uyuni - Copacabana et le lac Titicaca - La Paz et ses alentours
Mais on y reviendra plus tard... Alors, embarquez! A suivre, le programme jour/jour, des précisions sur le pratique (le dodo, le transport et le miam-miam!!! 😉) et bien sûr, quelques photos!
Croisière MSC Divina, vacances de février 2017 (Ocho Rios, Georgetown, Cozumel et Nassau) English translation pending
Bonsoir a tous,
Je recherche des informations sur cette croisiere et notamment les excursions.
Peut on faire les excursions par soit même (notamment les raies ou les dauphins...)
les excursions sont elles en français?
Y a t-il des promo a bord sur les excursions? et massages?
Comment ce passe le yacht club?
Je vous remercie pour votre aide a tous
Thaïlande et Laos en 3 semaines English translation pending
Hello à tous!
Nous souhaitons partir pour 3 semaines à la mi janvier. Nous souhaiterions savoir si d'après vous nous pouvons faire la Thaïlande et le laos en 3 semaines.
Merci d'avance
Nous souhaitons partir pour 3 semaines à la mi janvier. Nous souhaiterions savoir si d'après vous nous pouvons faire la Thaïlande et le laos en 3 semaines.
Merci d'avance
7 semaines de rêve dans l’Ouest US sans randonner (ou si peu) fin mai-début juillet 2016 English translation pending
Bonjour à tous!
Encore l'Ouest US me direz-vous! Mais nous ne nous en lassons pas. Je crains juste de vous lasser un peu, vous, avec des endroits vus maintes et maintes fois.
Mais ces partages d'expériences font vivre nos voyages encore et encore....
Je me lance donc sur cette 3e virée dans le Wild Wild West avec une question:
Est-il possible de s’éclater sans randonner (ou si peu) dans l’Ouest US ? YEP !😎 Et bien oui, on peut se faire rêver sans randonner ! Nous (plus très jeunes - 65 à 70 ans) :
- mon mari, JP, atteint d’une très méchante maladie, mais supportant bien un lourd traitement,
- moi, plus très gaillarde - l’ai-je vraiment été un jour ? pas sûr, en tous cas jamais grande randonneuse (j'ai abusé un peu en écrivant, mais les vraies randos remontent à tellement longtemps qu'il y a prescription).😉 - mon cousin et son épouse (ne vous étonnez pas de me voir les zapper dans le carnet : c’est pour ma sérénité😕).
Il suffira de s’adapter tout en admettant ses limites physiques. Les connaître, ses limites, c’est une chose; les admettre, c’est une autre histoire, et je l’apprendrai à mes dépens🤪 en cours de voyage, mais nous verrons ça plus tard. Quant à mon JP bien fatigué, il s’est avéré le plus vaillant de l’équipe.
Toujours aussi attirée par l’Ouest US (ouf, JP aussi !), j’avais quelques itinéraires sous le coude. Entre les nouvelles découvertes, les endroits que nous voulions approfondir, il y avait matière! Après moult réflexions, mon chéri et moi sommes tombés d’accord pour regrouper deux projets et rallonger le voyage. Après tout, nous avons le temps, et ça économise une traversée de l’Atlantique.
Ce sera une grande boucle LA/LA d’environ 10.000 km à travers pas moins de 8 états. Nous préférons rajouter une journée de plus et repartir de LA. Comme le vol est direct, nous savons par expérience qu’une journée de route nous fatigue moins que les longues escales, ce qui aurait été le cas si nous étions repartis de Vegas.
Du rêve hollywoodien à la folie de Vegas, en passant par - les régions les plus arides et parmi les plus chaudes de la planète dans la Vallée de la Mort, - les territoires indiens de l’Arizona (Monument Valley), - les Montagnes Rocheuses, et les pics enneigés du Colorado flirtant avec les 4000 m, - les Blacks Hills du Dakota du Sud, avec leurs collines sculptées et leurs « Badlands » (mauvaises terres), - le Wyoming dont nous avons rêvé de traverser à cheval les vastes plaines aux herbes sauvages, avec son merveilleux parc, le Yellowstone, - les roches flamboyantes de l’Utah, où l’on s’attend à chaque instant à voir surgir un indien emplumé.
Nous parcourrons des routes panoramiques parmi les plus belles d’Amérique du Nord, la Pacific Highway étant considérée quant à elle comme une des plus belles du monde. Partout, le vieux Far West sera présent avec ses villes cow boy et ses traces indiennes.
Comme nous savons que ce sera sûrement l’un de nos derniers vraiment grands voyages, je le veux topissime et je passerai des journées (des nuits parfois) à peaufiner l’itinéraire, glanant ici et là de précieuses informations et des conseils judicieux. Soyez-en remerciés mes cher(e)s confrères «forumers» de Roadtrippin et Voyage Forum.
Certaines étapes seront peut-être un peu longues, mais elles ne seront pas nombreuses. Nous aurons des plages de repos et nous pourrons prendre notre temps pour profiter de tout.
Nous avons prévu de sortir (un peu) des routes goudronnées et je préfère être sûre de notre véhicule. Nous louons donc un 4x4 chez Avis. J’ai obtenu un prix plus intéressant que toutes les simulations que j’avais faites sur la toile en les appelant directement. Au retour, il s’avère que des frais supplémentaires ont été facturés (une cinquantaine de dollars), et ils me seront remboursés rubis sur l’ongle sur simple appel téléphonique. Le Toyota Sequoia que nous récupérons à LA s’avèrera un compagnon sympa du début à la fin. Le pauvre aura bien mauvaise mine au retour. Comme en esthétique, voici la bête avant et après,
sauf que là, c’est l’inverse quant au résultat.
Pour les réservations d’hôtel, j’ai procédé comme à mon habitude : lieu/prix/qualité, en croisant plusieurs sites une fois que j’ai retenu l’hôtel. Avec un impératif cette année : loger sur les parcs, ce qui nécessite de réserver un an avant pour certains d’entre eux (Yellowstone et Monument Valley par exemple) – pas question de me faire avoir encore une fois, surtout pour le Yellowstone qui est pris d’assaut très vite. Je ferai un post à part pour récapituler les hôtels. Ah, un tuyau aussi : en prenant la carte AARP(1), j’ai fait de substantielles économies, leur tarif étant bien plus intéressant que le simple tarif senior proposé par certains hôtels.
(1)Pour les non-résidents US, la carte est un peu plus chère et valable un an seulement, mais elle est amortie très vite quand on part longtemps, ça vaut vraiment le coup. On peut même avoir des réductions, entre autres, dans les boutiques de certains Visitor Centers (nous l’avons appris sur place).
Pour les repas de midi, ce sera pique-nique tous les jours; le soir resto ou repas dans la chambre dans certains cas. Avec une vraie bonne table de temps à autre, car il en existe aux USA, ne soyons pas sectaires !
Si le voyage a été un rêve, le retour me réservera une surprise bien désagréable. Allez, j’en glisse deux mots, ça défoule. Ceux qui avaient vu mon programme lors de la préparation savent que nous avions embarqué nos cousins tant ce voyage leur avait mis des étoiles dans les yeux…. Et comme ils ne connaissent que les voyages avec tour operator, mon cousin était emballé. Et bien, son épouse, une semaine après le retour, m’a signifié dans un sms digne d'une cour d’école primaire qu’elle ne veut plus me parler. Si si ! Elle m’a trouvée trop directive (c’est vrai, c’est moi qui pilote et qui organise !!!! et jusqu’à présent, personne ne s’en était plaint). Et dire que je pensais à un petit barbecue débriefing, avec échange de photos etc., j’en suis restée baba ! Ah, voilà pourquoi ils n’avaient pas le temps pour quelques jours à la plage ! Voyons Mimi, réfléchis un peu😕. Quand je pense aux dizaines de voyages que nous avons réalisés avec des amis depuis 1974. Des dizaines, et pas toujours avec les mêmes personnes : ça dépendait du lieu, de la durée et de la date.... Quand je relis les carnets qui à l’époque restaient manuscrits, je me dis mais quels beaux souvenirs 🙂! Et bien, sur ce coup, c’est une première. En plus, nous avons adapté notre projet pour leur faire découvrir des lieux que nous aurions zappés si nous avions été seuls, sans parler des fois où, à l’inverse, nous nous sommes limités. Si j’hésite entre être verte de rage😠 ou consternée par un tel comportement, en tous cas, je suis bien peinée, disappointed. Honnêtement, avec le recul, ni mon mari ni moi n’avons encore trouvé le comment du pourquoi. Il faut dire que j’aurais dû me méfier : une personne capable de se brouiller avec nombre de ses amis, du nord au sud de la France, normalement, ça craint. Je devais manquer à son palmarès. Et être aussi naïve😇 à mon âge, ça tient de la bêtise😕 et je me donnerais volontiers des gifles. Mais il me semblait qu’avec le temps, elle s’était bonifiée. J’avais déjà lu sur le forum des histoires d’amis qui sont rentrés fâchés et je me disais mais quel gâchis, comment est-ce possible ? Maintenant, je sais. A 65 ans !!!! Fort heureusement, nous avons pu profiter de notre magnifique périple, mais c’est comme si un voile gris l’avait recouvert au retour. Je vais me consoler en regardant les photos et m’en tenir là, en essayant d’oublier le reste.
Mais je parle, je parle… Bon, j’arrête de vous lasser avec mes états d’âme. Je vous entends bien là : «Tu arrêtes, le forum n’est pas le mur des lamentations, tu nous parles de ton voyage et tu vas voir un psy pour le reste !»😉 OK, OK, Voilà l’itinéraire tel qu’il a été réalisé…. Un peu différent de ce qui était prévu… comme d’habitude ! Le roadbook propose, les voyageurs s’adaptent.

J1 – 21 mai – Voyage et arrivée LA Inutile de préciser que tout est prêt et que l’excitation est à son comble, comme toujours😏. Ah la magie des voyages ! On garde toujours cette capacité enfantine à s’émerveiller, sauf qu’on n’ose plus sauter partout par peur de se faire débarquer pour comportement suspect. Le Toulouse-Paris est à l’heure, 7h10 pétantes. Le vol est un tout petit peu agité, mais rien de bien grave.
1h40 pour la correspondance : faut pas traîner, mais ça suffit. A chaque fois, j’ai un petit doute. A Roissy, nous découvrons le gros navion qui va nous emmener Outre-Atlantique. Vu de la salle d’embarquement, il est moins impressionnant que lorsque nous l’avions vu lors de ses vols d’essais à Toulouse, en rase-motte au-dessus de nos têtes, en bout de piste.

Je pensais être subjuguée par l’intérieur, mais la configuration en petite cabines séparées par des rideaux ne donne pas idée de la grandeur de l’habitacle. Les places sont plutôt larges. En vol, je réussirai même à passer côté hublot pour rejoindre ma place, ne voulant pas réveiller le jeune dormeur côté couloir… et croyez-moi, je ne suis pas une sylphide.
Ce jeune géant est peut-être bien sympathique, mais 12h de vol sans les chaussures, ça va pas le faire. JP s’arme de toute sa délicatesse pour lui susurrer discrètement à l’oreille de remettre ses baskets. C’est toujours un peu gênant ce genre de démarche, mais vraiment, le pouvoir de séduction de ce jeune homme se trouverait accru s’il désodorisait ses chaussures de temps à autre😛.
Les repas sont tout à fait corrects :
Salade du jardinier, vinaigrette au jus d’orange et coulis de tomate
Poulet sauce au citron, boulgour aux épices OU Tortellini à la ricotta et aux épinards, sauce crémée - Dessert
Champagne en apéritif.
Le voyage est quand même bien long, avec quelques turbulences.
Il faut attendre d’être au-dessus de l’Utah pour voir autre chose que des nuages. Les photos ne donnent pas grand-chose…. 12.000 mètres, ça fait haut !
Mais nous arrivons à discerner quelques beaux paysages et à imaginer les roches rouges que nous verrons en fin de parcours dans quelques semaines.
L’arrivée à LA est abracadabrantesque.
Comme nos cousins viennent pour la première fois aux USA, pas possible de passer aux bornes automatiques – et pas question de se séparer : ils ne parlent pas un mot d’Anglais et semblent un peu perdus.
L’attente est dingue. C’est qu’un A380, ça en contient du monde ! Entre les enfants qu’ils font passer en premier (pas que les bébés) et la lenteur des agents au contrôle, ça n’avance pas. A un moment, un grand policeman black bien baraqué, comme on en voit dans les films, fait passer un groupe de soi-disant VIP. Nous avons atterri à 13h et il est plus de 16h. Là, les esprits s’échauffent un peu et, la fatigue aidant, le troupeau (nous sommes comme des bestiaux parqués devant les guichets) manifeste un peu de mauvaise humeur (quels râleurs ces Français !). On nous incite vivement à rabaisser notre caquet – pas commode le Monsieur. On s’en mettrait presque au garde-à-vous, tentés par un «Yes Sir» tonitruant. Nous allons ensuite acheter des cartes SIM pour les téléphones – ça prend du temps aussi : pas facile de comprendre quelle est la meilleure solution. Notre choix s’est avéré nul et coûteux par rapport à l’année dernière.
Si j’ai une leçon à retenir (et si je peux me permettre, un conseil à donner) : surtout, régler ce problème avant de partir. Chacun trouvera ce qui lui convient auprès de son opérateur. Le nôtre - que je ne nommerai pas – ne proposait rien d’intéressant.
On arrive enfin à récupérer la voiture. Oups ! J’ai payé avec ma carte Gold (pour les assurances) et le conducteur est JP. Quant à moi, je n’ai pas mon permis de conduire. Erreur de débutant🤪 d’une voyageuse qui se croyait sinon confirmée du moins avisée et prévenue. C’est utile une check-list, n’est-ce-pas ? A condition de bien la vérifier au moment de partir😉. Grrrr ! Avis nous arrange ça sans problème et nous découvrons ce qui sera un peu notre deuxième maison dans les semaines à venir ! Une Toyota Sequoia géante…. Avec un marchepied pour que je puisse monter. Ceux qui m’ont déjà lue savent que moi, j’escalade ce genre de voiture vu ma taille. C’est parti dans les embouteillages pour rejoindre l’hôtel à Hollywood : le Coral Sands Motel, où nous arrivons à presque 19h. Vous savez compter : cela fait 6 heures que nous sommes à LA ! Il va sans dire que nous sommes KO debout. La visite à l’Observatoire Griffith où nous devions dîner avec des amis d’amis (ceux qui étaient avec nous au Canada et en Louisiane) passe à la trappe. Nous nous croiserons, à un jour près dans la Death Valley. Tant pis, nous ferons connaissance à Paris pour échanger nos souvenirs. Nous dînons au Burger du coin et filons au dodo.
Je me lance donc sur cette 3e virée dans le Wild Wild West avec une question:
Est-il possible de s’éclater sans randonner (ou si peu) dans l’Ouest US ? YEP !😎 Et bien oui, on peut se faire rêver sans randonner ! Nous (plus très jeunes - 65 à 70 ans) :
- mon mari, JP, atteint d’une très méchante maladie, mais supportant bien un lourd traitement,
- moi, plus très gaillarde - l’ai-je vraiment été un jour ? pas sûr, en tous cas jamais grande randonneuse (j'ai abusé un peu en écrivant, mais les vraies randos remontent à tellement longtemps qu'il y a prescription).😉 - mon cousin et son épouse (ne vous étonnez pas de me voir les zapper dans le carnet : c’est pour ma sérénité😕).
Il suffira de s’adapter tout en admettant ses limites physiques. Les connaître, ses limites, c’est une chose; les admettre, c’est une autre histoire, et je l’apprendrai à mes dépens🤪 en cours de voyage, mais nous verrons ça plus tard. Quant à mon JP bien fatigué, il s’est avéré le plus vaillant de l’équipe.
Toujours aussi attirée par l’Ouest US (ouf, JP aussi !), j’avais quelques itinéraires sous le coude. Entre les nouvelles découvertes, les endroits que nous voulions approfondir, il y avait matière! Après moult réflexions, mon chéri et moi sommes tombés d’accord pour regrouper deux projets et rallonger le voyage. Après tout, nous avons le temps, et ça économise une traversée de l’Atlantique.
Ce sera une grande boucle LA/LA d’environ 10.000 km à travers pas moins de 8 états. Nous préférons rajouter une journée de plus et repartir de LA. Comme le vol est direct, nous savons par expérience qu’une journée de route nous fatigue moins que les longues escales, ce qui aurait été le cas si nous étions repartis de Vegas.
Du rêve hollywoodien à la folie de Vegas, en passant par - les régions les plus arides et parmi les plus chaudes de la planète dans la Vallée de la Mort, - les territoires indiens de l’Arizona (Monument Valley), - les Montagnes Rocheuses, et les pics enneigés du Colorado flirtant avec les 4000 m, - les Blacks Hills du Dakota du Sud, avec leurs collines sculptées et leurs « Badlands » (mauvaises terres), - le Wyoming dont nous avons rêvé de traverser à cheval les vastes plaines aux herbes sauvages, avec son merveilleux parc, le Yellowstone, - les roches flamboyantes de l’Utah, où l’on s’attend à chaque instant à voir surgir un indien emplumé.
Nous parcourrons des routes panoramiques parmi les plus belles d’Amérique du Nord, la Pacific Highway étant considérée quant à elle comme une des plus belles du monde. Partout, le vieux Far West sera présent avec ses villes cow boy et ses traces indiennes.
Comme nous savons que ce sera sûrement l’un de nos derniers vraiment grands voyages, je le veux topissime et je passerai des journées (des nuits parfois) à peaufiner l’itinéraire, glanant ici et là de précieuses informations et des conseils judicieux. Soyez-en remerciés mes cher(e)s confrères «forumers» de Roadtrippin et Voyage Forum.
Certaines étapes seront peut-être un peu longues, mais elles ne seront pas nombreuses. Nous aurons des plages de repos et nous pourrons prendre notre temps pour profiter de tout.
Nous avons prévu de sortir (un peu) des routes goudronnées et je préfère être sûre de notre véhicule. Nous louons donc un 4x4 chez Avis. J’ai obtenu un prix plus intéressant que toutes les simulations que j’avais faites sur la toile en les appelant directement. Au retour, il s’avère que des frais supplémentaires ont été facturés (une cinquantaine de dollars), et ils me seront remboursés rubis sur l’ongle sur simple appel téléphonique. Le Toyota Sequoia que nous récupérons à LA s’avèrera un compagnon sympa du début à la fin. Le pauvre aura bien mauvaise mine au retour. Comme en esthétique, voici la bête avant et après,
sauf que là, c’est l’inverse quant au résultat.Pour les réservations d’hôtel, j’ai procédé comme à mon habitude : lieu/prix/qualité, en croisant plusieurs sites une fois que j’ai retenu l’hôtel. Avec un impératif cette année : loger sur les parcs, ce qui nécessite de réserver un an avant pour certains d’entre eux (Yellowstone et Monument Valley par exemple) – pas question de me faire avoir encore une fois, surtout pour le Yellowstone qui est pris d’assaut très vite. Je ferai un post à part pour récapituler les hôtels. Ah, un tuyau aussi : en prenant la carte AARP(1), j’ai fait de substantielles économies, leur tarif étant bien plus intéressant que le simple tarif senior proposé par certains hôtels.
(1)Pour les non-résidents US, la carte est un peu plus chère et valable un an seulement, mais elle est amortie très vite quand on part longtemps, ça vaut vraiment le coup. On peut même avoir des réductions, entre autres, dans les boutiques de certains Visitor Centers (nous l’avons appris sur place).
Pour les repas de midi, ce sera pique-nique tous les jours; le soir resto ou repas dans la chambre dans certains cas. Avec une vraie bonne table de temps à autre, car il en existe aux USA, ne soyons pas sectaires !
Si le voyage a été un rêve, le retour me réservera une surprise bien désagréable. Allez, j’en glisse deux mots, ça défoule. Ceux qui avaient vu mon programme lors de la préparation savent que nous avions embarqué nos cousins tant ce voyage leur avait mis des étoiles dans les yeux…. Et comme ils ne connaissent que les voyages avec tour operator, mon cousin était emballé. Et bien, son épouse, une semaine après le retour, m’a signifié dans un sms digne d'une cour d’école primaire qu’elle ne veut plus me parler. Si si ! Elle m’a trouvée trop directive (c’est vrai, c’est moi qui pilote et qui organise !!!! et jusqu’à présent, personne ne s’en était plaint). Et dire que je pensais à un petit barbecue débriefing, avec échange de photos etc., j’en suis restée baba ! Ah, voilà pourquoi ils n’avaient pas le temps pour quelques jours à la plage ! Voyons Mimi, réfléchis un peu😕. Quand je pense aux dizaines de voyages que nous avons réalisés avec des amis depuis 1974. Des dizaines, et pas toujours avec les mêmes personnes : ça dépendait du lieu, de la durée et de la date.... Quand je relis les carnets qui à l’époque restaient manuscrits, je me dis mais quels beaux souvenirs 🙂! Et bien, sur ce coup, c’est une première. En plus, nous avons adapté notre projet pour leur faire découvrir des lieux que nous aurions zappés si nous avions été seuls, sans parler des fois où, à l’inverse, nous nous sommes limités. Si j’hésite entre être verte de rage😠 ou consternée par un tel comportement, en tous cas, je suis bien peinée, disappointed. Honnêtement, avec le recul, ni mon mari ni moi n’avons encore trouvé le comment du pourquoi. Il faut dire que j’aurais dû me méfier : une personne capable de se brouiller avec nombre de ses amis, du nord au sud de la France, normalement, ça craint. Je devais manquer à son palmarès. Et être aussi naïve😇 à mon âge, ça tient de la bêtise😕 et je me donnerais volontiers des gifles. Mais il me semblait qu’avec le temps, elle s’était bonifiée. J’avais déjà lu sur le forum des histoires d’amis qui sont rentrés fâchés et je me disais mais quel gâchis, comment est-ce possible ? Maintenant, je sais. A 65 ans !!!! Fort heureusement, nous avons pu profiter de notre magnifique périple, mais c’est comme si un voile gris l’avait recouvert au retour. Je vais me consoler en regardant les photos et m’en tenir là, en essayant d’oublier le reste.
Mais je parle, je parle… Bon, j’arrête de vous lasser avec mes états d’âme. Je vous entends bien là : «Tu arrêtes, le forum n’est pas le mur des lamentations, tu nous parles de ton voyage et tu vas voir un psy pour le reste !»😉 OK, OK, Voilà l’itinéraire tel qu’il a été réalisé…. Un peu différent de ce qui était prévu… comme d’habitude ! Le roadbook propose, les voyageurs s’adaptent.

J1 – 21 mai – Voyage et arrivée LA Inutile de préciser que tout est prêt et que l’excitation est à son comble, comme toujours😏. Ah la magie des voyages ! On garde toujours cette capacité enfantine à s’émerveiller, sauf qu’on n’ose plus sauter partout par peur de se faire débarquer pour comportement suspect. Le Toulouse-Paris est à l’heure, 7h10 pétantes. Le vol est un tout petit peu agité, mais rien de bien grave.
1h40 pour la correspondance : faut pas traîner, mais ça suffit. A chaque fois, j’ai un petit doute. A Roissy, nous découvrons le gros navion qui va nous emmener Outre-Atlantique. Vu de la salle d’embarquement, il est moins impressionnant que lorsque nous l’avions vu lors de ses vols d’essais à Toulouse, en rase-motte au-dessus de nos têtes, en bout de piste.

Je pensais être subjuguée par l’intérieur, mais la configuration en petite cabines séparées par des rideaux ne donne pas idée de la grandeur de l’habitacle. Les places sont plutôt larges. En vol, je réussirai même à passer côté hublot pour rejoindre ma place, ne voulant pas réveiller le jeune dormeur côté couloir… et croyez-moi, je ne suis pas une sylphide.
Ce jeune géant est peut-être bien sympathique, mais 12h de vol sans les chaussures, ça va pas le faire. JP s’arme de toute sa délicatesse pour lui susurrer discrètement à l’oreille de remettre ses baskets. C’est toujours un peu gênant ce genre de démarche, mais vraiment, le pouvoir de séduction de ce jeune homme se trouverait accru s’il désodorisait ses chaussures de temps à autre😛.
Les repas sont tout à fait corrects :
Salade du jardinier, vinaigrette au jus d’orange et coulis de tomate
Poulet sauce au citron, boulgour aux épices OU Tortellini à la ricotta et aux épinards, sauce crémée - Dessert
Champagne en apéritif.
Le voyage est quand même bien long, avec quelques turbulences.Il faut attendre d’être au-dessus de l’Utah pour voir autre chose que des nuages. Les photos ne donnent pas grand-chose…. 12.000 mètres, ça fait haut !
Mais nous arrivons à discerner quelques beaux paysages et à imaginer les roches rouges que nous verrons en fin de parcours dans quelques semaines.
L’arrivée à LA est abracadabrantesque.
Comme nos cousins viennent pour la première fois aux USA, pas possible de passer aux bornes automatiques – et pas question de se séparer : ils ne parlent pas un mot d’Anglais et semblent un peu perdus.L’attente est dingue. C’est qu’un A380, ça en contient du monde ! Entre les enfants qu’ils font passer en premier (pas que les bébés) et la lenteur des agents au contrôle, ça n’avance pas. A un moment, un grand policeman black bien baraqué, comme on en voit dans les films, fait passer un groupe de soi-disant VIP. Nous avons atterri à 13h et il est plus de 16h. Là, les esprits s’échauffent un peu et, la fatigue aidant, le troupeau (nous sommes comme des bestiaux parqués devant les guichets) manifeste un peu de mauvaise humeur (quels râleurs ces Français !). On nous incite vivement à rabaisser notre caquet – pas commode le Monsieur. On s’en mettrait presque au garde-à-vous, tentés par un «Yes Sir» tonitruant. Nous allons ensuite acheter des cartes SIM pour les téléphones – ça prend du temps aussi : pas facile de comprendre quelle est la meilleure solution. Notre choix s’est avéré nul et coûteux par rapport à l’année dernière.
Si j’ai une leçon à retenir (et si je peux me permettre, un conseil à donner) : surtout, régler ce problème avant de partir. Chacun trouvera ce qui lui convient auprès de son opérateur. Le nôtre - que je ne nommerai pas – ne proposait rien d’intéressant.
On arrive enfin à récupérer la voiture. Oups ! J’ai payé avec ma carte Gold (pour les assurances) et le conducteur est JP. Quant à moi, je n’ai pas mon permis de conduire. Erreur de débutant🤪 d’une voyageuse qui se croyait sinon confirmée du moins avisée et prévenue. C’est utile une check-list, n’est-ce-pas ? A condition de bien la vérifier au moment de partir😉. Grrrr ! Avis nous arrange ça sans problème et nous découvrons ce qui sera un peu notre deuxième maison dans les semaines à venir ! Une Toyota Sequoia géante…. Avec un marchepied pour que je puisse monter. Ceux qui m’ont déjà lue savent que moi, j’escalade ce genre de voiture vu ma taille. C’est parti dans les embouteillages pour rejoindre l’hôtel à Hollywood : le Coral Sands Motel, où nous arrivons à presque 19h. Vous savez compter : cela fait 6 heures que nous sommes à LA ! Il va sans dire que nous sommes KO debout. La visite à l’Observatoire Griffith où nous devions dîner avec des amis d’amis (ceux qui étaient avec nous au Canada et en Louisiane) passe à la trappe. Nous nous croiserons, à un jour près dans la Death Valley. Tant pis, nous ferons connaissance à Paris pour échanger nos souvenirs. Nous dînons au Burger du coin et filons au dodo.
Islande août 2016 English translation pending
Hello!
Voilà la suite de nos aventures débutées en mai.
Bonne lecture!
Marie

Lien vers le récit avec texte et photos en cliquant ici
ISLANDE AOUT 2016 Suite de nos aventures débutées en Mai 2016. Samedi 06 août 2016 J1 Gullfoss Langjokull F335 Après un vol sans histoire depuis Paris CDG (on a croisé Caroline à la sortie de son avion, qui s’avère être aussi le nôtre! On en a profité pour échanger nos clés : elle récupère la voiture laissée sur le parking de CDG pour rentrer à Nancy), nous quittons l’aéroport en milieu d’après-midi. Ravitaillement, puis après avoir longé le Thingvallavatn qui nous étonne toujours avec son allure de lac scandinave, nous filons vers Gullfoss encore éclairée par le soleil déclinant, et entrons dans le domaine des hauts plateaux puis bifurquons vers l’ouest sur la F335, qui file vers le sud du Langjökull. Nous nous posons pour la nuit près du Sandvatn. Bienvenue en Islande, le pays des nuages !

Dimanche 07 août 2016 J2 Langjokull F336 Kerlingarfjoll F735 Grand ciel bleu au réveil, avec juste ce qu’il faut de nuages à l’ouest sur le Langjökull. Nous continuons sur la F335, impatients de voir ce qu’elle nous réserve. La piste est longuette, pas très roulante, mais la lumière est superbe. Nous dépassons un tout petit refuge, auquel sont adossés 2 vélos (courageux cyclistes car ça fait une trotte, nous passons sans nous arrêter pour ne pas les déranger… il est 5h du matin ! Oui nous sommes restés à l’heure française histoire de profiter des belles lumières) Nous passons un gué peu profond à cette heure matinale mais pas très lisible quant à l’endroit où traverser (peu de traces), puis abandonnons le fourgon un peu plus loin car la pente devient très raide. Nous continuons à pied vers le lac Hagavatn, d’où s’écoule cette vigoureuse cascade. Les petits cumulus de la nuit se sont transformés en lenticulaires du plus bel effet, on adore ! Le Langjökull fait son apparition. En mai nous avions eu l’occasion de nous balader sur son versant ouest. Le sud n’est pas mal non plus ! Un peu de vie dans ce monde hyperminéral, c’est l’été ! Retour vers le fourgon garé un peu plus bas dans la vallée. Il est 7h30, le soleil passe au-dessus des montagnes… Nous redescendons la F335, toujours surveillés par quelques jolis nuages lenticulaires, reprenons la F35 vers le nord, puis bifurquons vers la F336, piste facile puisqu’aménagée pour des tours en mountain trucks sur le glacier. Personne à cette heure matinale…superbe vue sur le glacier et ces belles montagnes tourmentées. Retour sur la F35, nous dépassons le Hvitarvatn près duquel nous avions campé il y a 4 ans, puis tournons vers l’est (F347) et le massif de Kerlingarfjoll que nous n’avions fait qu’effleurer la dernière fois à cause du mauvais temps. Cette fois il fait très beau, aussi nous dépassons le camping et nous filons directement vers le parking du haut. Profitons du beau temps pour sortir des sentiers battus (et balisés) ! Nous descendons vers la passerelle, puis nous remontons la vallée de Hveradalir en rive gauche. Les sommets de Snaekollur et Lodmundur (un peu plus de 1400 m) nous font de l’œil, mais on préfère se concentrer sur les manifestations géothermiques. Festival de couleurs avec ce généreux soleil ! Pas facile de trouver le meilleur chemin dans ce dédale de rhyolite et de sources chaudes… Arrivés en haut de la vallée, avant de changer de versant nous décidons d’aller voir ce gros névé de plus près, d’un peu trop près en fait ! Fred se retrouve soudain englué dans 60 cm de sables mouvants, gros fou rire une fois qu’il s’en extirpe, pantalon et chaussures repeints couleur locale ! Pour traverser la vallée, Il nous faut franchir encore 2 ruisseaux, Un bleu et un rouge, incroyable !

Le bleu passe sous un pont de neige joliment sculpté… Retour parfois un peu acrobatique jusqu’au fourgon (il eut été plus simple de revenir sur nos pas en restant en rive G de la rivière principale, mais on préfère les boucles !) Nous filons ensuite sur la F35 toujours vers le nord, afin de faire trempette à Hveravellir. Fred s’y baigne tandis que je fais un tour dans la zone géothermale à présent très aménagée. Elle surplombe le camp. A l’ouest le Langjökull…toujours lui (il fait 50 km de long) Nous prenons ensuite la F735 étonnamment champêtre, et nous posons tout au bout de la piste, avec vue imprenable sur le Langjökull et le petit refuge de Thjofadalir (nous y apercevons 2 randonneurs qui parcourent sans doute le sentier de randonnée du Kjalvegur qui longe le flanc est du glacier) Les « ornières » sont en fait les traces des passages répétés des chevaux.
Lundi 08 août 2016 J3 Landmannalaugar Skalli Ce matin le ciel est un peu couvert mais les premiers rayons du soleil éclairent tout de même le Langjökull.

A contre-jour les fumerolles de Hveravellir, à une dizaine de km. En route pour le Landmannalaugar, nous reprenons la F35 vers le sud cette fois, puis la route 30, si bucolique, avec ses fermes et ses balles de foin multicolores (si quelqu’un a une explication ? C’est comme les chamallows, il y en a des blanches, noires, vertes, bleues et rose !) Nous passons au nord du redoutable Hekla (volcan « en retard » dans son rythme éruptif théorique, gloups !) La piste F208 qui mène au Landmannalaugar est très fréquentée, il n’y a plus que de rares gués, belle occasion de faire une pause-déjeuner en regardant les voitures traverser…il y a les prudents qui attendent que les autres leur ouvrent la voie, les habitués qui ralentissent juste ce qu’il faut pour épargner leur radiateur, et les frimeurs qui vont tout schuss…une voiture de rangers est venue examiner le gué en le traversant à plusieurs reprises dans tous les sens afin de s’assurer de l’absence de danger (trou, grosse pierre) On n’a jamais vu autant de rangers que cette année… Depuis ce gué on voit bien la cascade rouge de Raudufossar, où je prévois une petite balade… Après avoir traversé une zone très verte prisée des moutons, Nous arrivons enfin près des premières montagnes de rhyolite et de la grosse coulée de lave. Le ciel est pour le moins…perturbé ! Belles collines très graphiques malgré le temps qui se couvre. Nous grimpons (la piste est très raide avec une tôle ondulée énorme) jusqu’au Ljotipollur, lac de cratère d’une étrange teinte métallique dans un écrin de roches rouges, dont quelques courageux cyclistes font le tour… Puis nous faisons une petite pause au col qui surplombe le Frostadavatn et cette énorme coulée de lave. Rivière bleue, montagnes vertes et rouges, nous voilà presqu’arrivés. Voilà le camp du Landmannalaugar. Les prévisions météo semblent un peu trop optimistes, mais confiants, nous prenons le nécessaire pour bivouaquer et partons en milieu d’après-midi à la recherche des montagnes bleues (voir épisode précédent ici ! sites.google.com/...sgil-landmannalaugar) Il devrait faire beau demain : l’idée est de bivouaquer au pied de Hattver ce soir, puis d’aller à Sveinsgil demain et de rentrer ensuite. Nous partons vers Skalli, dépassons le sommet et cherchons du regard la crête qui doit nous permettre de descendre vers la Jokulgil. « Coup de chance » (remarquez les guillemets), un groupe d’une dizaine de personnes qui arrive en face bifurque sans hésiter vers l’est. Nous pensons vu l’importance du groupe qu’ils sont accompagnés d’un guide et leur emboîtons le pas, d’autant plus volontiers que là où ils ont tourné se trouve un petit panneau indiquant Hattver. Je me dis que cette fois-ci devrait être la bonne, toutefois un peu contrariée à l’idée que nous ne serons pas seuls ce soir au bivouac. Très vite le groupe part vers le NE tandis que 2 ou 3 piquets rouge nous poussent à continuer plein est. Le doute s’installe…Nous préférons suivre les piquets, qui disparaissent très vite…pas de trace visible…on tâtonne, on va voir par ici, par là, pas de trace… Il pleuviote depuis 1 heure, le groupe a l’air d’hésiter aussi, prend une crête, puis l’autre…un courageux pose son sac et part en éclaireur mais impossible de voir ce que ça donne plus bas… Bref, tout le groupe décide de descendre une crête sans savoir comment elle se termine… Tout ça ne nous inspire pas, il est 19h30, on en a plein les pattes de ces descentes/remontées en sol meuble ou très profondément moussu. Alors on décide de bivouaquer sur la crête au pied de Skalli, et de profiter du beau temps prévu demain pour y voir plus clair. Notre crête est par là mais où exactement, mystère ?
Mardi 09 aout 2016 J4 Landmannalaugar Skalli fin Raudufossar Un peu de pluie pendant la nuit mais pas de vent. Petit pipi vers 5h, le ciel est dégagé du côté du Torfajökull, au sud où nous irons tout-à-l’heure, chouette ! Attendons tout de même le lever du soleil, il fera meilleur… Par contre au Nord, côté Blahnukur, c’est couvert… Nous nous rendormons une petite heure, toujours pas de soleil…nous sommes dans la soupe, flûte ! Impossible de trouver la fameuse crête dans ces conditions ! Caramba, encore raté ! Nous décidons de faire contre mauvaise fortune bon cœur et de terminer le tour de Skalli. Les paysages ont l’air superbe, même si on n’en devine que quelques échantillons ! Personne au sommet du Blahnukur à cette heure matinale. La coulée de lave s’étend jusqu’au camp du Landmannalaugar encore assoupi. Nous rejoignons finalement le Laugavegur, Puis arrivons en vue du camp. Il nous reste à contourner la coulée de lave, En passant par le col de Brennisteinsalda. Il est 8h30 et nous croisons une foule de randonneurs qui démarrent le trek du Laugavegur. Les prévisions météo sont très glauques pour les jours qui viennent et nous frémissons en voyant l’équipement de certains. Enormes sacs avec plein de trucs accrochés partout qui brinquebalent, tellement pleins que certains portent leur tente à la main ! Ça va saigner ! Pour le moment le ciel se dégage, profitons-en ! Ces jolies mousses savent elles aussi profiter du micro-climat généré par les fumerolles. Et les moutons se débrouillent eux aussi très bien. Nous voilà de retour au camp, qui se reconnaîtra ? Il nous faut profiter au maximum des dernières heures de beau temps alors Après une pause déjeuner près de la Jokulgil, où nous en profitons pour faire sécher la tente, Nous repartons vers Raudufossar. Un sentier balisé mène jusqu’au pied de la cascade. Nous traversons ce charmant ruisseau bordé d’une mousse si verte qu’elle donne l’impression d’être ensoleillée ! Le sentier, non balisé, mais évident, monte ensuite en rive gauche de la cascade. Pourquoi ne pas se contenter de cette jolie cascade ? Il faut jeter un œil sur google earth pour avoir la réponse…. Nous remontons la rivière jusqu’au pied de cette montagne, 2 km environ, à plat… Et là ! Nous arrivons à la source de la rivière rouge : une énorme résurgence, incroyable ! Nous mangeons un morceau près de la source, guettant un hypothétique rayon de soleil… Puis nous commençons à avoir froid, il est temps de redescendre, non sans admirer encore et encore les incroyables couleurs de cette rivière et de ses petits affluents.
La pluie annoncée n’est toujours pas là, alors nous décidons de rester dans le coin jusqu’à ce qu’il fasse vraiment moche et nous allons dormir près du lac Kirkjufellsvatn, juste en dehors du parc National où il est interdit de stationner pour la nuit en dehors du camp. Il sera toujours temps de quitter la région demain si le temps est trop mauvais pour espérer profiter des paysages.
Mercredi 10 août 2016 J5 Landmannalaugar Sveinsgil F208 sud 4h01 : j’ouvre un œil…lever de soleil sur les montagnes ! Incroyable, non seulement il ne pleut pas mais en plus il y a du soleil. Branle-bas de combat, il faut en profiter, on se reposera quand il fera moche ! Que pourrait-on bien faire aujourd’hui ? Tiens, si on allait voir les montagnes bleues ? Fred est OK, sans broncher : lui aussi devient obsédé par cet endroit. Je m’attendais à quelques réticences mais non…il faut dire que le fait d’essayer par ce côté doit nous faire découvrir d’autres paysages. Et puis cette fois j’ai une trace GPS (trouvée sur google earth, wikiloc) Nous longeons le bord du lac, survolés par des oies au vol encore assez désordonné ! Il y a encore des progrès à faire avant la migration ! Le vol en V ressemble plutôt à un W ! Puis nous montons vers le col, entre mousses vertes et sources orangées. Après 1h de marche, nous sommes au col, puis nous traversons un petit plateau d’altitude avant de tomber bouche-bée sur les montagnes colorées du Landmannalaugar avec à nos pieds les méandres de la Jokulgil. Nous suivons scrupuleusement notre trace GPS, qui ne passe pas toujours aux meilleurs endroits (notre prédécesseur a dû pas mal tâtonner) quand soudain du bleu apparait au milieu de la rhyolite jaune et rouge ! Il nous faut à présent descendre dans la vallée, rejoindre la confluence, traverser la Sveinsgil puis remonter en face sur cette crête hérissée de pics, gloups ! C’est sur cette crête qu’il y a 4 ans nous avions renoncé, épuisés et frigorifiés. D’ici on voit très bien Skalli et la crête que le groupe de randonneurs que nous avions suivis avant-hier avait choisi de descendre. Elle se termine par une cascade à sec, un ressaut infranchissable ! Il a dû y avoir de l’ambiance dans le groupe quand ils sont arrivés à ce cul-de-sac ! Impossible toutefois d’identifier avec certitude la bonne crête depuis Skalli…Je me demande si les piquets n’ont pas été déplacés… Bref, nous voilà en haut de l’abominable crête. Il y a une trace, qui semble se terminer au niveau des pics. Ensuite nous perdons le sentier. Le vent souffle fort, le sol est instable, les pentes sont raides, on commence à en avoir plein les pattes… Ne trouvant pas de passage « raisonnable » pour continuer au-delà des pics, nous traçons tout droit vers la rivière dans un immense pierrier bien raide et bien instable, mais ça passe. Les collines se rapprochent, on distingue d’ailleurs une tente. Encore une colline, un nouveau pierrier, et nous voilà au bord de la rivière, en un seul morceau, ouf ! Un miraculeux rayon de soleil nous accueille alors que nous arrivons au Graal !
Il y a là un couple de jeunes Suisses qui a bivouaqué ici ! Ils sont bien chargés car ils voyagent sac au dos et trimballent en permanence toutes leurs affaires avec eux, chapeau ! Ils ont randonné avant au Hornstrandir (3 jours de tempête bloqués sous la tente) et ont parcouru le Laugavegur (un peu affolés par le monde) Ici c’est plus tranquille !
Ils repartent vers le Landmannalaugar et nous restons seuls à profiter de l’endroit, l’explorant sous toutes ses coutures.
Le fond de l’air est trop frais pour une pause réparatrice, aussi nous décidons de ne pas repasser par l’horrible crête où nous a emmenés notre trace GPS mais de rentrer par la rivière.
Une dizaine de traversées à gués plus tard (courant raisonnable et eau au maximum à mi-cuisse. A 2 avec des bâtons c’est sans problème), nous retrouvons la confluence de la Sveinsgil et de son affluent.
Le retour nous semble être une formalité maintenant que nous savons où passer.
Nous croisons peu avant l’ultime col un couple d’Islandais plus tout jeune, qui a bivouaqué dans un vieux Landrover près du Kirkjufellsvatn comme nous. C’est la 6 ou 7ème fois qu’ils vont aux montagnes « vertes ». Eux les voient vertes. Le temps devient très menaçant mais ça ne semble pas les émouvoir.
Il pleut quand nous retrouvons le fourgon…3h de marche pour le retour (4h à l’aller, 3h pour le retour, 17 km et 1000 m de dénivelé)
Après une bonne douche, nous parcourons la F208 sud avec un temps aussi bouché que la dernière fois ! Dommage car elle est très belle !
Nous prenons en ministop à plusieurs reprises une motarde dont le compagnon a bien du mal à franchir les gués successifs au volant de sa moto de route bien chargée. A chaque gué, elle embarque avec nous ce qui lui évite de traverser à pied. C’est vraiment chaud pour la moto ! Une chute dans un gué et le moteur est fichu je pense…
Du coup il se fait tard et nous nous contentons de quitter le parc d’Eldja où le bivouac est aussi interdit pour aller nous poser au bord de la piste 209. Nous voyons passer une douzaine de 4X4 italiens à la queue leu leu….puis plus personne !
Jeudi 11 août 2016 J6 Fjardrargljufur Il fait trrrès moche, on va pouvoir se reposer (positivons !) Nous regagnons la route N°1, faisons le plein de bouffe, d’eau et de gasoil à Kirjubaejarklaustur, une longue séance internet… Puis une petite balade le long du canyon de Fjardrargljufur, très (trop) fréquenté et très (trop) balisé (cordes un peu partout), histoire de prendre un peu l’air et de s’ouvrir l’appétit. Nous déjeunons quelque part le long d’une piste dans le Myrdalssandur, près de ce que j’appelle une colline « à biquette ». Il y a plein de petites collines surmontées d’une biquette d’herbe, je ne sais pas pourquoi ? Puis en dépit des prévisions pas mirobolantes nous décidons de faire demain le tour du Myrdalsjökull par le nord si bien qu’après avoir poussé jusqu’à Hvolsvöllur pour bien compléter le plein de gasoil, nous trouvons un coin pour la nuit dans les Vosges… enfin quelque part dans une forêt de sapins où l’on trouve même des groseilles, sur la route 261, un peu avant qu’elle ne se transforme en piste.

Vendredi 12 août 2016 J7 F261 F210 Strutur F232 Il a plu toute la nuit, ça sent bon le sous-bois. La veille nous avons fait une petite balade dans la forêt, qui est exploitée, en témoigne cette toute petite scierie. Nous dépassons la dernière ferme avant le domaine des glaciers. Comme il a bien plu, ça ruisselle de partout, ce qui m’inquiète un peu pour les gués. Cette piste F261 longe en rive droite la Markafjlot vers Thorsmork . Elle est bien plus facile que la F249, en rive gauche et permet d’avoir un bon aperçu de cette vallée. Il faut toutefois une voiture avec une bonne garde au sol. Le Gigjokull, admiré en mai, nous fait en cette fin d’été un peu pitié. C’est une langue de l’Eyjafjallajökull, le fameux glacier dont un volcan sous-glaciaire a bloqué le ciel européen il y a quelques années. Nous arrivons « en face » de Husadalur, principal camp de la vallée de Thorsmork, inaccessible puisque la Markafjlot n’est pas franchissable à cet endroit (on la traversera plus au nord sur un pont). Au-dessus de Husadalur, le Valahnukur où nous sommes montés en mai. Ensuite la piste grimpe sur les flancs de Einhymingur, la montagne cornue, emblématique du trek du Laugavegur. A ses pieds le refuge de Hrutkollur et déjà des couleurs d’automne. Il faut désormais un vrai 4X4. Plus loin plusieurs gués, dont celui-ci sur la Innri-Emstrua. C’est par-là que nous partageons la piste avec les marcheurs du Laugavegur mais à cette heure matinale il n’y a pas encore grand-monde. Pour ceux qui voudraient faire ce trek sans croiser de voiture (pas très glamour de marcher là où passent des voitures je trouve), faites comme nous : les pistes 261 et 210 n’ouvrent qu’après la 208 (piste qui mène au Landmannalaugar) donc en tout début de saison, il n’y a sur le trek aucune voiture et beaucoup moins de marcheurs, mais de la neige (pieds mouillés garantis !) Certes en tout début d’été vous ne verrez pas ces attendrissantes fleurs roses qui égaient ce paysage minéral… Nous arrivons au gué de Hvanngil vers 9h mais ne le traversons pas puisque nous poursuivons vers l’est sur la F210. Après un passage laborieux sur des plaques de lave où il faut vraiment rouler au pas, nous traçons sur le Maellifellsandur, immense désert de sable noir, où trône le…Maellifell encapuchonné d’épais nuages. Juste avant ce volcan, nous tournons vers le nord en direction du Strutur, autre volcan emblématique, près duquel se trouve le refuge éponyme. Nous sommes sur le Strutivegur, sentier de randonnée infiniment moins fréquenté que le Laugavegur (mais aux paysages moins colorés) Nous déjeunons puis partons faire trempette à Strutslaug, source chaude située à quelques km. Il ne s’agit pas vraiment d’une simple balade digestive, mais d’une vraie randonnée avec un peu de dénivelé. Nous remontons d’abord une jolie rivière bordée de mousse fluorescente qui contraste avec la roche volcanique d’un noir profond, puis nous la quittons pour grimper sur le plateau ce qui nous offre une vue terrible sur le Mordor ! Encore quelques montées et descentes (le plateau est sillonné de ruisseaux qui ont creusé la cendre) et nous arrivons en vue du Holmsarlon et de ses marécages moussus. La source chaude se trouve au nord-ouest du lac (le sentier est balisé puisqu’on est sur le Strutivegur) Eclaircie miraculeuse en arrivant : un groupe d’anglais tout roses nous accueille gentiment. Le hotpot est very hot et il faut passer par ici et surtout pas par là si on ne veut pas finir comme un homard ! Pendant qu’ils se rhabillent nous explorons un peu les alentours : ici on doit pouvoir faire cuire un œuf très rapidement ! Nous faisons une trempette rapide car l’eau est beaucoup trop chaude pour moi, impossible de m’y plonger entièrement. Arrivent ensuite 2 Suisses (encore ! et toujours des germanophones) qui font le Strutivegur. Nous leur cédons volontiers la place, on est à point ! Retour vers le refuge de Strutur, en dépassant les Anglais complètement ramollis par leur baignade (je me demande s’ils sont rentrés avant la nuit !) En tout cas cet hélico qui passe devant le Strutur (968 m contre 790 pour le Maelifell) n’était pas pour eux… Cette fois le Maelifell s’est échappé des nuages ! On distingue la piste qui mène au refuge de Strutur. Au fond le Myrdalsjökull. Nous repassons en face du Mordor avec sa rivière de sang qui se mélange plus bas à une rivière d’un bleu plus classique. Nous prenons tout notre temps pour déguster la fin de la piste et nous émerveillons de voir un peu de vie dans cet univers si austère !
Afin d’éviter un gué réputé difficile nous quittons la F210 et poursuivons sur la F232. Après le noir du Myrdalssandur, le sol reprend des couleurs. Nous longeons le Myrdalsjökull depuis plusieurs dizaines de km et celui-ci nous impressionne toujours autant. Il fait presque nuit quand nous nous posons près de la Holmsa. Nous avons adoré cette traversée, même si nous n’aurions pas boudé quelques rayons de soleil supplémentaires !
Samedi 13 août 2016 J8 Langisjor Breidbakur Skaelingar Eldja F233 4h15 une lueur rose me réveille ! Vite, profitons de cette lueur solaire inespérée ! La nature s’éveille à peine, nous dérangeons des foultitudes d’oies « roses », tandis que les moutons émergent tout juste, presque tous endormis sur les flancs nord-est des collines afin de profiter du soleil levant. Devrons-nous traverser ces méandres de la Holmsa qui ondulent paresseusement dans la plaine ?

Non la piste les contourne, passe près du Sandfellsjökull et après un ou deux gués débonnaires rejoint la 209 puis comme il ne pleut pas et qu’il nous reste plein de carburant, nous filons par la F208 en direction de Langisjor, où nous étions allés il y a quelques années avec un temps pourri. J’espère cette fois pouvoir admirer la vue depuis le Sveinstindur (1103 m) Le temps d’avaler un morceau, son sommet disparait dans les nuages, grmbl ! J’active le plan B (B comme Bien moins fatigant !) : une piste (il y a un panneau) mène vers Breidbakur, à l’ouest du Langisjor, allons voir ce qu’il en est. Elle est superbe, bien que parfois assez difficile (pentes raides et gros cailloux). Nous n’y croisons qu’un gros camion 4X4. C’est un cul de sac mais ça vaut vraiment le coup d’aller tout au bout (1h de mémoire pour 10 km) A l’est la Tungnaa qui nait du Vatnajökull Et à l’ouest le Langisjor. Au-delà par beau temps on doit pouvoir discerner la chaine du Laki, mais pas aujourd’hui… Retour sur la F235 puis nous prenons à G (vers l’est) une piste qui passe dans un lac ! La piste (difficile) passe donc dans le Blautulon, on la voit qui réapparait un peu plus loin. Rien de difficile mais c’est assez flippant car on ne voit pas d’éventuels rochers immergés. Elle passe ensuite un peu au sud d’Uxatindar aux petits airs de Devil’s Tower. Plus loin elle longe la Skafta. Malgré une météo qui s’améliore je ne parviens toujours pas à distinguer les volcans du Laki…pourtant tout proches en théorie (6 km) Je pense qu’ils sont trop petits et qu’on ne les identifie que lorsqu’ils sont alignés comme lorsque l’on grimpe au sommet du Lakagigar. Nous passons près du refuge de Skaelingar où nous franchissons le gué 3 fois dont une fois en marche arrière (gloups, qq gros cailloux) pour faire traverser un randonneur (un Français cette fois) Encore un gué assez profond mais sans courant et nous revoilà sur la F208 près de la faille d’Eldja, où nous ne sommes jamais allés, craignant la foule. La lumière devient superbe en cette fin de journée et il ne devrait plus y avoir trop de monde : allons-y ! Nous devenons civilisés et prenons même avis auprès de la rangerette quant au plus beau sentier ! Elle nous conseille sans hésiter de prendre celui du haut, qui permet de surplomber la rivière et offre une vue grandiose sur Ofaerufoss et le Gjatindur. Nous réalisons que nous sommes passés tout près tout-à-l’heure ! J’adore au fil de nos pérégrinations comprendre et reconnaitre peu à peu le paysage. Quand il fait beau c’est plus facile évidemment ! Nous descendons vers la cascade, puis remontons jusqu’à une plate-forme métallique fort intelligemment placée derrière un éperon rocheux, ce qui la rend quasi invisible de loin. Retour au fourgon par le bas, toujours dans la belle lumière du soir. Encore une journée qui finit en beauté ! Enhardis par les capacités de franchissement de notre fourgon, nous décidons d’aller voir de plus près ce fameux gué sur la piste F233, réputé difficile et que nous avions choisi d’éviter lors de notre tour du Myrdalsjökull. Depuis la F233, nous apercevons une dernière fois au loin la gigantesque faille d’Eldja, puis la piste descend dans la vallée et rejoint le Strutivegur au niveau du gué sur la Sydriofaera. Nous suivons scrupuleusement les indications de notre Trackbook et ça passe sans problème. Nous dormons un peu plus loin au bord de la piste. Je me rends compte à présent que nous avons bêtement oublié d’aller voir à quoi ressemble le lac Alftavoetn (à ne pas confondre avec l’Alftavatn situé plus à l’ouest).
Dimanche 14 août 2016 J9 F233 F210 langues glaciaires du sud Pas de lueur rosée ce matin, il fait moche, trrrès moche. Encore quelques gués et nous rejoignons la F210, faisons nos adieux au Maelifell et au Myrdalsjökull, dérangeant à nouveau quelques oies dans la vallée de la Holmsa.
Petit détour vers la cascade d’Axlarfoss (remarquez toutes les petites résurgences à G de la cascade)
Puis nous poursuivons vers le sud du Myrdalsjökull.
Point météo sitôt arrivés sur la route N°1 : les prévisions ne sont guère folichonnes pour les jours à venir dans le sud, filons donc vers l’est !
Nous faisons une pause déjeuner près du Breidarlon : une piste permet de s’approcher tout près du glacier !
Puis nous faisons un saut au Fjallsarlon, qui comme le Breidarlon est un lac issu du Vatnajokull, plus grand glacier d’Islande et d’Europe, grand comme la Corse.
Incontournable arrêt au Jokulsarlon, où il y a un monde fou et même des bouchons sur le parking !
Nous remarquons des cartons sur plusieurs glaçons ?! Si quelqu’un a une explication ?!
Moins de monde sur la plage du Jokulsarlon…
Puis nous prenons la piste F985 qui monte au-dessus de la langue glaciaire du Skalafellsjökull mais le temps est si bouché que je n’ai aucune photo potable !
De cet endroit partent plusieurs « pistes » qui permettent (avec des engins adaptés of course) de traverser le Vatnajökull, ça m’épate !
Sous la pluie, nous reprenons la route N°1 et dormons sur une piste qui descend vers la mer un peu après Höfn.
Lundi 15 août 2016 J10 Therribjörg Encore une journée grise qui s’annonce, profitons-en pour rouler et changer de région. En route pour Egilstadir où nous faisons un bon ravitaillement, une bonne séance internet. C’est fou le nombre d’Italiens rencontrés cette année en Islande, particulièrement dans l’est ! J’ai repéré une rando au nord de Egilstadir, près de la route 917 qui était fermée en mai. Une piste qui part de la 917 permet de s’approcher du départ de la balade, mais nous devons nous arrêter un peu avant le parking car c’est impossible pour nous de franchir ce bourbier en montée. Après 1/2h de marche nous arrivons au vrai départ de la rando, il est déjà 15h00 passées… L’éclaircie espérée dans l’après-midi se fait attendre… Le sentier, balisé, file vers le nord dans des champs de cailloux pas très « roulants ». Le ciel est couvert, et au fil de la montée nous nous retrouvons dans les nuages, grmbl ! L’heure tourne, et je me demande si ça vaut bien la peine de poursuivre quand une trouée dans les nuages nous donne un petit espoir.
Voilà les montagnes colorées de Therribjörg que nous cherchons
600 m plus bas, cette petite crique faisait office de port de commerce ( !!! c’est dire si le coin est par ailleurs hostile à toute forme d’accostage) mais les difficultés pour hisser ensuite la marchandise au sommet de la falaise ont rapidement conduit à son abandon.
Il nous faudrait descendre au niveau de la mer pour bien profiter de la vue sur les falaises mais il se fait tard, le temps est incertain, le sentier est hyper raide dans des éboulis, si bien que nous préférons rebrousser chemin.
Quelques rayons de soleil sur le chemin du retour essaient de nous faire changer d’avis…sans succès.
C’est une balade à faire par beau temps et de préférence le matin pour avoir un bon éclairage sur les pics colorés.
L’éclaircie arrive enfin, découvrant les sommets du massif des Dyrfjöll. A nos pieds le Heradssandur, gigantesque delta de 25 km de large, où se jettent pas moins de 3 rivières dont la Jokulsa a dal issue du Vatnajokull (encore lui !). C’est sur cette rivière glaciaire (et la Jokulsa i Fjlotsdal qui se jette dans le Lagarfjlot) qu’a été construit le gigantesque barrage de Karahnjukar, où nous irons dans les jours qui viennent.
Nous reprenons la route 917 en direction de Vopnafjordur et nous trouvons une petite piste au bord de la mer pour passer la nuit, juste en face du village.
Coucher de soleil wagnérien qui nous fait presque louper un superbe arc en ciel tellement nous sommes hypnotisés par les couleurs du ciel ! A l’ouest (ben oui !) le soleil couchant et dans notre dos cet arc en ciel qui va durer plusieurs dizaines de minutes !
Mardi 16 août 2016 J11 Stori Karl Hjodaklettar Karl og Kerling Herdubreidalindir Au programme aujourd’hui la péninsule de Langanes pour aller voir une colonie de Fous de Bassan (îlot de Stori Karl) La piste est longuette et je croise les doigts pour que les fous soient au RDV car les paysages à eux seuls ne justifient pas tous ces km. Toujours matinaux, nous y arrivons vers 7h30 et le site est désert… Quelques pas vers la mer et oui ! Le rocher est blanc d’oiseaux, ça virevolte dans tous les sens. Tous les stades de maturité sont représentés et les jeunes ados s’entrainent à la voltige aérienne. En y regardant bien, quelques cadavres d’oiseaux flottent entre deux eaux au pied de la falaise. Ça passe ou ça casse ! Et visiblement il y a pas mal de pertes… Une passerelle en surplomb permet d’admirer sans risque les volatiles, il fait très bon, nous passons un bon moment sur place avant de reprendre la piste. Beaucoup de bois flotté comme partout sur la côte nord. La piste pour Hjodaklettar était fermée en mai et comme nous avions envie d’y retourner (vu une seule fois avec les enfants en 2003, ça commence à dater), nous allons y faire une petite balade. Nous passons près de la grotte de lave, où se déroule une cérémonie étudiante apparemment, puis on continue vers la montagne rouge qui surplombe la Jokulsa A Fjollum, issue du….Vatnajökull (encore !) C’est cette rivière qui donne les cascades de Selfoss, Dettifoss et Hafragilfoss où nous avons fait une superbe balade en mai. A présent, il y a déjà quelques couleurs automnales et pas mal de myrtilles et autres camarines. Le ciel est blanc, il y a pas mal de monde, on connait déjà un peu le coin, bref…bof ! Tiens si nous allions vers le sud, voir Karl og Kerling, nous ne connaissons pas et personne ne va par là… Très bonne surprise cette petite balade de quelques km : le ciel est bleu et blanc, il n’y a personne et on découvre l’endroit et ça nous a bien plu ! 2 énormes colonnes de basalte s’élancent vers le ciel dans un méandre de la tumultueuse Jokulsa (… a Fjollum donc) qui se fraie un passage entre orgues basaltiques et cendres rouges Tandis que quelques fleurs égaient le tableau… Nous repartons vers l’aval et le parking, puis reprenons la route 862 vers Myvatn. Le ciel se dégage et c’est un festival de lenticulaires avec une lumière splendide ! Si on en profitait pour faire la F88 au moins jusqu’à Herdubreidalindir ? OK, mais d’abord filons à Myvatn refaire le plein de gasoil ! Nous ne prenons pas le temps de nous arrêter pour faire des photos du ciel, persuadés que cela va durer mais hélas, le temps de passer à Myvatn, le ciel se normalise… Je suis sûre que ceux qui étaient ce 17 août 2016 vers 17h00 dans ces parages gardent du ciel un souvenir ému, c’était splendide… Bref, voilà le ciel quand nous arrivons en vue de l’Herdubreid, pas mal mais tellement moins magique que 2 h avant, snif…Ce volcan tabulaire est emblématique de la région ! On le voit de presque partout…quand le temps le permet ! Nous longeons la Jokulsa a Fjollum, encore elle, qui s’étire entre désert et montagnes. 1er gué sur la Linda, son affluent puis 2ème gué, bien balisé. Tout au fond l’imposant massif de Kverkjoll avec sa langue glaciaire caractéristique qui coupe en 2 la montagne et au 2ème plan l’oasis de Herdubreidalindir. Ciel flamboyant au crépuscule, Aux couleurs du drapeau islandais.

Quelques campeurs arrivent encore après nous. Ce sont pour la plupart des Islandais qui savent que cet endroit est bien plus douillet que le minéral camp de l’Askja.
Mercredi 17 août 2016 J12 Askja coulée du Bardabunga Pluie durant la nuit et même au réveil. Du coup grasse mat’ et internet… Le ciel est gris et nous ne faisons pas de photos sur la piste qui mène à l’Askja. Nous y arrivons en milieu de journée. La rangerette (c’est simple on n’a vu sur ce voyage que des rangers filles !) nous confirme qu’une amélioration est prévue à partir de 15h00. Du coup nous prenons le temps de déjeuner avant de démarrer vers 15h30 directement depuis le camp une rando qui mène sur la lèvre du cratère de l’Askja. Le sentier continue ensuite jusqu’au petit lac (le Viti) mais il faut ensuite revenir par la piste, bof. Nous décidons de faire un aller-retour jusqu’au bord du cratère. Le sentier s’élève rapidement au-dessus du camp, Au loin nous apercevons la piste qui monte au parking duquel on rejoint les lacs (Oskjuvatn le grand et Viti le petit chaud par une marche d’une quarantaine de minutes, que nous avons déjà faite 2 fois, autant changer…) Quelques trouées de ciel bleu au loin mais pour le moment nous prenons une bonne averse ! Mais qui dit pluie et soleil dit…arc en ciel ! Il suffit de le chercher, il est là dans notre dos, du côté de l’Herdubreid au pied duquel nous avons dormi cette nuit. Nous dépassons quelques lacs asséchés, qui doivent se remplir lors de la fonte des neiges pour disparaitre ensuite car les ponces et cendres blondes de l’Askja sont très poreuses et ne retiennent pas l’eau. Voici la dernière longueur avant d’arriver sur la lèvre du cratère, alors qu’arrive enfin l’éclaircie attendue ! Au loin l’Herdubreid reste coiffé de nuages. Waouh, quelle vue époustouflante ! Le lac Oskuvatn (1000 m d’altitude environ) scintille au soleil tandis qu’au loin on devine la courbe des bords de la caldeira de l’Askja. En y regardant bien, plus au nord, on devine la dépression du Viti, le petit lac chaud (28°C ) où nous nous étions baignés lors de notre 1er voyage avec les enfants. Le sentier continue vers les lacs. Les gens qui nous suivaient y descendent, tandis que nous restons fascinés à détailler les contours du Mordor (encore !) vers le sud. Nous sommes à contre-jour : les couleurs sont moins perceptibles mais les fumerolles bien mises en valeur. Quand nous sommes arrivés, juste après l’averse, toute la zone où nous sommes à présent fumait sous l’effet de l’évaporation de l’eau de pluie chauffée par le soleil sur le sol de cendres noires. Ça a duré 10 ou 15 mn et puis plus rien. A présent le sol est sec. Nous essayons de repérer l’endroit où s’est produit le gigantesque glissement de terrain en juillet 2014. Un énorme pan de montagne s’est détaché de la partie sud-est des montagnes entourant l’Oskjuvatn, créant un tsunami de plusieurs mètres de haut qui a déferlé vers le Viti. Heureusement cela s’est produit peu avant minuit et il n’y a donc pas eu de victime. A la suite de cet éboulement, le niveau du lac a monté de 1 ou 2 m alors qu’il est le plus profond d’Islande (220 m) et qu’il fait environ 4 km de diamètre ! Pour plus de détails : en.vedur.is/...hes/articles/nr/2929
Le ciel se couvre à nouveau, nous avons bénéficié d’une éclaircie miraculeuse, quel timing ! A la descente, l’Herdubreid (1682 m) semble entrer en éruption ! Il est pourtant éteint depuis 10000 ans, une paille pour l’Islande ! Que faire à présent ? Nous sommes tentés par la piste 910 ouest pour rejoindre la F26 mais les 2 rangerettes interrogées (séparément !) nous la déconseillent fortement sans toutefois nous l’interdire. Nous choisissons d’être raisonnables et d’aller vers Kverkfjoll. Par excès de confiance (nous sommes déjà venus par ici 2 fois) Fred néglige de regarder la carte et m’envoie sans faire exprès sur la piste 910 ouest ! Quand nous réalisons notre erreur, quelques km plus loin, en tombant sur ce lac- le Dyngjuvatn, nous décidons finalement de continuer sur cette piste jusqu’aux premières difficultés. Il sera toujours temps de faire demi-tour ! Comment résister à l’envie de continuer sur cette superbe piste de sable qui nous mène tout droit vers la coulée de lave du Bardarbunga (éruption d’aout 2014 à février 2015), tandis qu’à plus de 70 km de là le Kverkfjoll brille dans le soleil miraculeusement réapparu ! Au nord, l’Herdubreid avec une lumière d’enfer ! Nous traversons une zone parfois inondée-sans doute lors de la fonte des neiges, puis la piste tourne vers le sud-ouest, en direction du Bardarbunga qui se situe en fait très loin dans la partie ouest du Vatnajökull à 70 km, mais sa coulée de lave est venue jusqu’à la Jokulsa a Fjollum, la forçant à se détourner vers l’est. Nous nous arrêtons à un petit parking d’où part une balade de quelques centaines de mètres sur la coulée toute récente. Nous y trouvons des Suisses (encore et toujours des germanophones !) dont le guide connait bien l’Islande. Lui aussi nous déconseille de continuer sur cette 910 ouest. Enfin arrive un gros 4X4 de scientifiques islandais (c’est fou le nombre de scientifiques qui trainent dans le coin !) qui parlent un Français parfait et confirment que la piste traverse des champs de lave difficiles à négocier et qu’ils ont dû faire demi-tour devant un gué trop gros pour leur énorme voiture. L’affaire est entendue, nous n’irons pas ! Avec tout ça il est bien tard, la nuit va tomber aussi décidons nous de passer la nuit sur ce parking. Atmosphère de fin de journée et de bout du monde incroyable. Cerise sur le volcan, la pleine lune se lève majestueusement tandis que le massif de Kverkfjoll s’emmitoufle dans une couette de nuages pour la nuit.

Ah là là ! Quelle journée encore une fois ! Merci Fred de n’avoir pas regardé la carte !
Jeudi 18 août J13 Skafta, Askja bis, Kverkfjoll Excellente nuit avec des rêves de volcans et de coulée de lave qui dévalent les escalators d’un centre commercial, trop bien ! Il fait beau, très beau, immensément beau ! Vite, 5h30, on décolle. Hier sur la belle piste de sable, nous avons vu un petit panneau marqué Svarta, si on allait voir ! Nous longeons vers l’aval la coulée de lave du Bardabunga : la fraicheur matinale et le contre-jour révèlent une foule de fumerolles, c’est magnifique (bon OK, j’aurais payé cher pour survoler l’éruption mais c’est trop tard !) Au sud Kverkfjoll garde encore un peu sa couette, le fond de l’air est frais là-haut à presque 2000m! La piste est bien balisée, elle mène jusqu’à la confluence de la Svarta (une rivière étrange qui apparait comme ça au milieu du désert, on la voit très bien sur Google Earth) avec la Jokulsa a Fjollum dont le cours a été détourné par la coulée de lave. A présent, 2 ans après l’éruption, la coulée et donc la rivière ont refroidi et il n’est plus possible de s’y baigner agréablement ! Quelle étrange impression d’assister à la création de la planète en léger différé ! Sur notre « vieux continent » nous n’avons pas l’habitude de voir un paysage se modifier en quelques années sans intervention humaine… Retour en repassant par le Dyngjuvatn, vers le camp de Drekagil, au pied de l’Askja. Il est encore tôt, tout le monde ou presque roupille encore et les tours opérateurs n’ont pas encore eu le temps d’arriver de Myvatn : si on en profitait pour une petite virée par le chemin classique jusqu’aux lacs Oskjuvatn et Viti. 8h15 : personne en arrivant sur le site, excepté nos Suisses de la veille qui sont déjà sur le chemin du retour. Au 1er plan le Viti 28°C et plus loin l’Oskujuvatn, d’un bleu profond. Bel écrin rouge pour le petit lac aux eaux laiteuses ! Nous reprenons la F88 sur quelques km avant de bifurquer sur la F910 (Est !) pour traverser la Jokulsa (A Fjollum) puis vers la F902 en direction de Kverkfjoll. La piste nous avait enchantés la dernière fois et c’est encore le cas aujourd’hui. Un peu de verdure au milieu du désert par ci, Une colline jaune aux allures de dune par- là,
une montagne rouge un peu plus loin,
des champs de pierre ponce à perte de vue, jusqu’à l’Herdubreid.
Nous arrivons vers 15h00 au refuge de Sigurdaskali, payons pour la nuit (3600 ISK pour 2), et poursuivons jusqu’au parking de la grotte de glace. L’accès en est déconseillé et de toute façon pas facile puisqu’il faut marcher sur la moraine glacée pour franchir une rivière avant d’accéder à la grotte. Nos crampounets nous aident bien !
Nous faisons une très courte et brève incursion à l’entrée de la grotte : des blocs de glace tombés du plafond ne nous donnent pas envie de pousser plus avant l’exploration !
Retour acrobatique au parking d’où l’on aperçoit les fumerolles de Hveradalur, une zone géothermique située en haut du glacier, que nous avons effleurée lors d’une superbe rando la dernière fois. sites.google.com/...hautesterresislande/
En payant pour la nuit j’ai questionné la rangerette quant à la possibilité de dormir dans la cabane des glaciologues en haut du glacier : ce n’est possible qu’accompagné d’un guide… Elle me confirme d’autre part que la rivière chaude de Hveragil située à l’est de Sigurdaskali est désormais froide depuis un phénomène brutal de fonte glaciaire il y a quelques jours. Bref, nous retournons au camp et profitons du beau temps pour grimper au Virkisfell, petit sommet qui surplombe le camp. De là-haut nous observons la naissance de la Jokulsa A Fjollum issue du Dyngjujökull, langue du Vatnajökull. Plus loin l’énorme coulée de lave du Bardarbunga et tout au fond le massif de l’Askja. Vers le nord l’inévitable Herdubreid. Gros plan sur le glacier, la rivière et la moraine : la terre est bien vivante, quelle énergie ! Vers le nord-est les montagnes prennent des reflets dorés dans le soleil couchant.
Vendredi 19 août 2016 J14 Hvannalindir Ciel limpide au réveil ! Nous quittons Kverkfjoll par la F902 puis bifurquons vers la F903 par endroits très austère pour prendre le temps de découvrir plus en détails l’oasis de Hvannalindir où nous sommes déjà passés il y a 4 ans mais sans prendre le temps de nous y arrêter. La Linda n’est pas une rivière glaciaire, ses eaux sont limpides et la traverser est un vrai régal. Une piste en cul de sac part vers le sud : nous nous garons au terminus quelques km plus loin et grimpons par un sentier balisé vers le col situé à l’est. De cet endroit nous surplombons les méandres de la Linda (pas la même qu’à Herdubreidalindir), qui se faufile dans une coulée de lave ancienne. Cet endroit fut habité il y a très longtemps par des hommes qui vivaient de l’élevage des moutons et de la capture des oies sauvages. Même s’il s’agit d’une oasis, vivre ici devait être incroyablement difficile. Sur ce panoramique, on distingue de G à D le massif de Kverkfjoll à 30 km, au centre de l’image et à l’arrière- plan celui de l’Askja puis la forme tabulaire de l’Herdubreid et enfin la rivière Kreppa, qui nait du Bruarjökull (langue du Vatnajökull) Nous descendons de l’autre côté du col vers les gorges de la Kreppa. A l’arrière- plan le Bruarjökull et Kverkfjoll. Retour vers Hvannalindir (dont le nom vient de l’angélique, la fleur qui pousse ici à profusion), l’oasis autrefois habitée, cernée de montagnes désertiques. Ici il y a de la vie !

Mais dès que l’on s’éloigne des rives de la Linda, la végétation se raréfie puis disparait complètement. Voilà l’endroit où vivaient vers les années 1760 un couple de hors-la-loi. Ils s’abritaient dans des cavités naturelles au sein même de la coulée de lave. Bonne cachette mais vraiment pas douillette ! On a bien aimé cet endroit tout en contraste ! Nous reprenons la piste vers le nord, franchissons le 2ème gué sur la Linda puis poursuivons sur la F910 puis la F905 vers Modrudalur et la route N°1. La piste est assez pénible alternant tôle ondulée et plaques de lave où il faut rouler au pas. Voilà la carte de la région. Notez qu’on ne peut pas camper à Hvannalindir, c ‘est bien dommage car le coin est charmant. La cambuse est vide, il est temps de refaire les pleins à Egilstadir, plongée dans la soupe. Seuls les Dyrfjoll émergent des nuages ! La météo est tristounette pour demain, seule la région de Lonsoarefi sur la côte sud-est semble épargnée par le mauvais temps : nous filons donc plein sud sur la 938, puis la 939 et dormons au bord de la mer juste après Djupivogur.
Samedi 20 août J15 F980 vers Lonsöraefi Stafafell Réveil vers 5h du fait de la belle lumière qui filtre dans le fourgon ! Je file dehors faire quelques photos et c’est la débandade chez les huitriers-pies qui passent et repassent en escadrilles bruyantes !
Dans cet extrême sud-est de l’Islande, il y a une multitude d’oiseaux ! Je pense qu’ils se préparent pour la grande migration d’automne : on les voit se nourrir, s’entraîner à voler en formation, prêts pour le grand voyage dès que les conditions seront optimales. Quelques taches blanches inertes nous rappellent que la nature (et les voitures) ne fait pas de cadeaux. Il y aurait de quoi nourrir plusieurs familles de renards mais nous n’en voyons pas, ils sont chassés…
Nous quittons la côte juste après avoir dépassé Stafafell en tournant sur la piste F980 qui mène à Lonsöraefi Nature Reserve.
La piste est réputée difficile, principalement à cause d’un gué délicat. Allons voir, nous ferons demi-tour si besoin.
La lumière matinale est superbe et nous avons même la chance d’apercevoir un renard polaire qui dispute à un grand labbe et à un goéland marin la carcasse d’un mouton.
Après une dizaine de km de piste, nous voilà arrivés dans la vallée de la Jokulsa I Loni, qu’il nous faut traverser.
Nous négocions 1 ou 2 méandres puis ça se corse : celui-ci semble profond avec pas mal de courant. Fred se dévoue pour aller à pied sonder les fonds et tenter de trouver un passage.
Nous ne voyons même pas où se trouve la piste de l’autre côté : le lit de la rivière fait environ 1 km de large et nous devinons tout là-bas grâce aux jumelles et à la présence d’un panneau qu’elle doit réapparaitre à perpète !
Bref, nous décidons de faire demi-tour, ça nous semble trop hasardeux, d’autant plus qu’il faudra ensuite refaire le chemin inverse et que nous savons que sous l’effet du soleil le niveau des rivières glaciaires monte au fil de la journée.
Nous pensons suivre les traces que nous avions prises à l’aller, erreur !
Après 20 m nous voilà posés dans du sable mou, sans danger immédiat puisqu’il n’y a qu’une vingtaine de cm d’eau.
Nous sommes samedi, il est 8h du matin, nous avons bon espoir qu’une voiture passe et nous libère d’un petit coup de sangle.
Nous patientons 4h en vain, et finissons par contacter le 112 (il y a du réseau) qui nous passe la police locale qui nous envoie un dépanneur.
1h plus tard plus tard arrive un fourgon allemand sosie du nôtre, qui aurait pu nous aider mais le dépanneur est en route et Madame n’est pas chaude pour prendre le risque de traverser …
Bref, un gros 4X4 arrive tout schuss et en 2 mn nous voilà tirés (au sens propre) d’affaire.
Nous payons un peu plus loin par carte bancaire, dès que nous retrouvons suffisamment de réseau : 323 €. Pour l’Islande, ça me semble correct (ils sont venus à 2, un samedi, de Höfn située à 30 km de route + 10 km de piste pas roulante)
Plutôt penauds, nous nous rabattons sur les collines colorées de Stafafell mais le charme n’opère pas.
Le ciel s’est couvert, l’endroit est un peu fréquenté (il y a quelques maisons de vacances dans le coin) et les possibilités de randonnée semblent se limiter à la remontée d’une ou deux gorges qui seraient mieux mises en valeur par quelques rayons de soleil.
Nous nous installons pour la nuit près du phare de Eystrahom à l’est du Lonsfjördur.
Dimanche 21 août 2016 J16 Hallomstadur Snaefell Retour sur Egilstadir puis nous filons le long de la rive sud du Lagarfjlot. Il fait gris, aussi nous en profitons pour faire une halte champêtre dans la jolie forêt de Hallomstadur où pousse profusion de myrtilles, groseilles et autres framboises. Il y a même ici aussi une scierie ! Dire que l’Islande était autrefois boisée comme peut l’être la Scandinavie (nous sommes à la latitude de Bergen) Lors de l’arrivée des premiers vikings il y a plus de 1000 ans, un tiers du pays était couvert de forêts ! Le bois a été coupé pour se chauffer et se loger, l’élevage des moutons a empêché la régénération de la forêt et aujourd’hui la forêt représente moins de 2% du territoire (2 fois plus qu’en 1950) contre 11% pour les glaciers ! Depuis 1950 de nouvelles forêts sont plantées (et protégées du pâturage), avec une accélération depuis 1990. 13 ans se sont écoulés depuis notre 1er voyage en Islande et en effet la différence est flagrante ! Pas de photos du Lagarfjlot dont les eaux grises ne nous inspirent pas. Les eaux turbides de la Jokulsa A Dal, rivière dont j’ai parlé plus haut, qui se jette normalement dans la mer sur la côte nord, sont en grande partie détournées au niveau du barrage de Karahnukur pour alimenter une usine hydro-électrique, puis rejetées dans la Jokulsa I Fjoltsdal qui se termine dans ce lac dont la couleur reflète l’énorme quantité de sédiments qui autrefois allaient directement dans l’océan. L’écosystème en serait bouleversé puisque la lumière peine à pénétrer les eaux du lac et n’assure plus la photosynthèse nécessaire aux plantes qui nourrissent les poissons…Toute cette histoire a fait couler beaucoup d’encre et suscité beaucoup de controverse. La construction de ce gigantesque barrage s’est accompagnée de la création d’une route en parfait état jusqu’à celui-ci. On pénètre donc en toute facilité le domaine des Hauts Plateaux par la 910 (est). Alors que la plaine était sous les nuages, plus haut la couche nuageuse semble se disloquer, Même si le Snaefell reste emmitouflé. Nous tournons à G vers le sud sur la piste F909 et apparait le ciel bleu ! C’est une zone de pâturage pour les rennes (même si leur territoire a diminué depuis la création du lac de barrage, le Halslon) et je scrute en vain le paysage à leur recherche. Quand je détaille les indications de ce panneau, je me dis qu’ils doivent se planquer car la chasse est ouverte depuis quelques jours. D’ailleurs on entend un coup de feu… Je lève le suspense de suite, nous ne verrons qu’un seul renne, mort (sans doute le coup de feu entendu un peu plus tôt) sur un quad lui-même tiré par un gros 4X4 (dont le conducteur ne dit même pas merci quand on s’écarte pour le laisser passer, comme chez nous quoi !). Des bois magnifiques, snif ! J’en suis toute retournée… Ils ont été importés de Norvège au 18ème siècle, pour en faire l’élevage, sans succès et sont retournés à l’état sauvage. En fait le renard polaire est le seul animal « indigène », il serait arrivé il y a trrrès longtemps par la banquise. A partir du 1er septembre, les oies aussi sont tirées… Bon, revenons à nos paysages magnifiques…. De ce côté ouest le Snaefell (1833 m, à ne pas confondre avec son homonyme de l’ouest dans la péninsule de Snaefellsness !) resplendit dans la chaude lumière de l’après-midi. Ce volcan éteint depuis 10000 ans est le plus haut sommet « libre » d’Islande si l’on excepte les montagnes prisonnières du Vatnajökull. Il s’élève de plus de 1000 m dans la plaine. Bref, il en impose… Nous dépassons le refuge, puis le parking du sentier qui mène au sommet du Snaefell, traversons encore un gué en admirant au loin le scintillement du Bruarjökull et de Kverkfjoll, et poursuivons la piste vers le sud, en faisant un petit détour au sommet du Bjalfafell. De ce petit sommet nous reconnaissons vers l’ouest de D à G après le Snaefell, l’inévitable Herdubreid puis le massif de l’Askja et enfin le Bruarjökull. Vers l’est l’Eyjabakkajokull. Derrière c’est le Lonsöraefi où nous nous sommes ensablés la veille ! Voilà la face sud du Snaefell, nous essayons de deviner par où l’on peut accéder au sommet… Nous nous rapprochons lentement de l’Eyjabakkajökull. La visibilité est excellente : à l’arrière- plan derrière le lac Haslon, Trolladynja est à 75 km, Askja et Herdubreid à 60 km ! Dans notre dos, le roi Snaefell et ses vassaux ! Allons-nous monter sur le glacier ? Pas possible, une rivière de fonte nous en sépare ! Il fait un froid de canard près de cet immense congélateur d’où s’écoule une bise glacée ! Doudoune et coupe-vent indispensables alors que nous étions en polaire il y a quelques km. Nous prenons la piste du retour alors que la lumière devient de plus en plus belle, quel spectacle ! L’eau est partout ! Sous toutes les formes ! Et ici une jolie mousse qui profite d’une résurgence semble presque fluorescente sur sol de cendres noires. Elle pousse aussi dans les moindres rigoles, profitant de l’eau, source de vie et du relatif abri qu’offrent ces minuscules dépressions contre le vent. Nous n’avons pas envie de dormir près du refuge que nous imaginons plein de chasseurs (sans doute à tort) et décidons de quitter le parc (où le bivouac est interdit hors du camp) et de trouver un coin pour voir le soleil se lever demain sur le volcan. Derniers rayons fantastiques sur le volcan ! Garanti sans colorant ni retouche !
Lundi 22 août 2016 J17 Snaefell Laugavellir Pas de lever de soleil ! Le volcan est dans la soupe (et nous aussi) Pas de panique…nous avons remarqué hier que les nuages s’accumulent à l’est du volcan et qu’il peut faire beau de l’autre côté… Nous avons d’ailleurs vérifié et revérifié la météo : il devrait faire beau ! Pas envie de me farcir 1033 m de dénivelé pour ne rien voir. Je n’aime pas le sport ! Et voilà, nous sortons des nuages ! Départ vers les nuages (mais le sommet est au soleil hein !)…pour l’ascension du volcan vers 7h30, il y a déjà 3 ou 4 autres voitures sur le parking. Un 1er névé est franchi dans la soupe, ça monte lentement mais sûrement, on ne voit pas grand-chose d’autre que nos pieds et la brume nous rafraichit bien ! Puis nous émergeons des basses couches, nous entrons dans le domaine des Dieux (c’est vraiment l’impression que ça donne !) Quel spectacle ! Le sentier est bien tracé. Le seul passage vraiment pénible est finalement cette crête très raide et glissante (dont j’appréhende surtout la descente) Le balisage disparait d’ailleurs à partir de là et un temps dégagé est indispensable pour continuer à moins d’avoir une trace GPS. Fred m’attend pour mettre les crampounets car la suite se passe dans la neige. Nous croiserons d’autres marcheurs qui redescendent du sommet, sans crampons et sans problème. Mais puisque nous les avons, c’est tout de même plus confortable. Idem pour les bâtons de marche… Dernière ligne droite vers le sommet, ouf, nous y sommes ! 1833 m. Il est temps car ça se couvre ! Le Herdubreid et son allée de nuages : on ne l’aura jamais autant vu que cette année ! Le fond de l’air est frais là-haut, il faut redescendre…Au loin le Haslon et Kverkfjoll. A l’est d’énormes ondulations nuageuses !
Ah, ça va mieux à la descente !
Nous repassons près des séracs
Puis sur la crête
Puis à droite de cette crête de rhyolite assaillie de nuages
Ensuite nous repassons dans la soupe,
en émergeons assez vite,
Repassons le gros névé, au soleil.
Au fond la colline de Bjalfafell où nous sommes montés hier depuis la piste qui mène au glacier.
Après 5h de marche, nous retrouvons le fourgon, tandis que les nuages arrivent cette fois tous azimut…
Quel timing !
Fred a envie de retourner à la cascade chaude où nous étions allés il y a 4 ans, nous n’en sommes pas très loin…
En route donc pour le barrage de Karahnukur, où nous admirons l’arc-en-ciel sur le flux résiduel de la Jokulsa A Dal (le gros du débit est détourné pour alimenter une centrale hydro-électrique), ça pulse !
Nous voilà sur la rive NO du Halson avec la vue sur le Snaefell.
Ensuite nous prenons une mauvaise piste (après avoir fait demi-tour sur la bonne !!) parcourons 17 pénibles km en 2h pour finir par nous planter dans une ornière 100 m avant la fin de la piste !
Personne dans le coin, pas de réseau….bref, Fred finit par nous déplanter après moult manœuvres de cric, ouf !
Un bon décrassage s’impose ! Elle est toujours aussi bonne !
Mardi 23 août 2016 J18 Dyrfjoll Hvitserkur Nous avons trrrès bien dormi près de la cascade dont nous explorons un peu les alentours. Fred refait un petit plouf, Puis nous reprenons la (bonne) piste, en fait indiquée partout sur les panneaux informatifs de la région (que je photographie mais ne lis qu’après une fois rentrée…) Voilà la vallée de la cascade chaude de Laugavellir. Nous repassons près du Haslon avec à l’est le Snaefell et au sud Kverkfjoll. Passage rapide à Egilstadir (carburant, eau, bouffe, poubelles…) et nous filons plein nord vers le massif de Dyrfjöll qu’on avait adoré en mai ! J’ai repéré 2 randonnées dans le coin : le tour de Hvitserkur (à ne pas confondre avec l’arche de la côte nord…) et Störurd. Comme la journée est déjà avancée, nous optons pour Hvitserkur, d’autant que les Dyrfjöll sont dans les nuages. Départ vers 14h après avoir déjeuné près de la mer à Bakkagerdi, puis pris la piste F946 sur son 1er tiers. Un panneau indique le départ de la randonnée. Ce qui ressemble à des ornières de 4X4 mal éduqués correspond en fait aux traces de chevaux ! Stadarfjall, jolie montagne de rhyolite joue à cache-cache avec les nuages… Le lac Gaesavotn à ses pieds attire pas mal d’oiseaux. La piste continue entre Stadarfjall et Hvitafjall mais nous la quittons en hors sentier vers l’est. La végétation facilite le hors piste ! Voici la face nord de Hvitserkur. Nous visons ce col dans les nuages. Un dernier regard vers Stadarfjall puis nous basculons de l’autre côté vers un plateau très sauvage. Ensuite nous poursuivons dans un pierrier très inconfortable d’où l’on voit la mer. Nous suivons en fait une trace wikiloc qui ne correspond sans doute pas au parcours idéal (il eût fallu élargir un peu le tour pour le rendre moins casse-gueule) ! Cette vallée nous a tous les deux fait penser à Kauaï, avec ses falaises si vertes et escarpées qui plongent dans l’océan ! Après cet autre col, nous quittons la mer (et donc les nuages qui viennent s’amonceler sur la côte) On rrredescend dans une autre vallée dont nous traversons puis longeons vers l’aval la rivière avant de remonter vers l’ultime col, ouf ! A l’arrière- plan la vallée de Husavik où nous irons tout-à-l ’heure… en fourgon ! Fred part devant et m’évite les dernières centaines de mètres de descente. Volontiers ! Nous continuons donc la piste vers Husavik, dans la belle lumière du couchant.
Nous nous posons pour la nuit sur le plateau sans descendre vers Husavik, après avoir failli une nouvelle fois nous planter dans une flaque piégée (un énorme trou !) Nous reprenons le bateau après-demain, soyons prudents ! Ultime rayon de soleil sur les falaises de rhyolite…
Jeudi 24 août 2016 J19 Dyrfjoll Storurd C’est le jour de la rando vers Storurd que nous démarrons vers 7h00. Le sentier balisé démarre du col qui surplombe le delta de Heradssandur, sur la route 94. Au loin on aperçoit les falaises colorées de Therribjörg où nous sommes allés il y a quelques jours. Dans ce delta convergent 3 rivières : la Jokulsa a Dal rescapée du barrage de Karahnukur, la Lagarfjlot et la Selfjlot de moindre importance. Nous longeons la crête de Geldingafjall qui offre une vue imprenable sur les Dyrfjöll et après quelques kilomètres nous tombons d’un coup sur le cirque de Storurd. Avec un peu d’imagination on comprend qu’un énorme pan de la montagne s’est écroulé, créant cette brèche monumentale. Les gros blocs d’éboulis ont ensuite été transportés par le glacier qui existait autrefois plus bas dans la vallée. Un joli lac d’un bleu typiquement glaciaire complète le tableau.
La moraine est assez ancienne pour être végétalisée et fleurie.
Elle est si douillette qu’une sieste s’impose : les sols islandais sont souvent plus rudes !
D’étranges ronds de mousse nous interpellent… ça nous rappelle les ronds de sorcière de nos prairies.
Plutôt que de revenir par le même sentier, nous continuons en boucle vers l’ouest puis le nord afin de rejoindre la route 94 (c’est toujours balisé)
Le terrain en fond de vallée est très humide et les linaigrettes s’y sentent bien !
Quelques myrtilles aux couleurs d’automne quand le terrain est plus sec…
Nous apercevons à nouveau l’océan, la route n’est plus très loin mais il va falloir la remonter jusqu’au col pour récupérer le fourgon.
Fred part devant et se fait prendre en stop par un bus scolaire (qui a emmené 6 enfants toute la journée à la piscine de Egilstadir, ils sont trrrès calmes !) et il est déjà là à m’attendre avec le fourgon quand j’arrive à la fin du sentier, super !
Demain nous reprenons le bateau à Seydisfjordur. Il est donc temps de reprendre la route vers Egilstadir.
Nous détaillons le relief des Dyrfjoll et suivons du regard le parcours effectué tout-à-l ‘heure à pied.
Nous trouvons un bel endroit pour notre dernière nuit en Islande, sur le haut plateau entre Egilstadir et Seydisfjordur.
Vendredi 25 août 2016 J20
7h00, le Norröna arrive, il fait encore beau !
Au revoir Seydisfjordur !













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ISLANDE AOUT 2016 Suite de nos aventures débutées en Mai 2016. Samedi 06 août 2016 J1 Gullfoss Langjokull F335 Après un vol sans histoire depuis Paris CDG (on a croisé Caroline à la sortie de son avion, qui s’avère être aussi le nôtre! On en a profité pour échanger nos clés : elle récupère la voiture laissée sur le parking de CDG pour rentrer à Nancy), nous quittons l’aéroport en milieu d’après-midi. Ravitaillement, puis après avoir longé le Thingvallavatn qui nous étonne toujours avec son allure de lac scandinave, nous filons vers Gullfoss encore éclairée par le soleil déclinant, et entrons dans le domaine des hauts plateaux puis bifurquons vers l’ouest sur la F335, qui file vers le sud du Langjökull. Nous nous posons pour la nuit près du Sandvatn. Bienvenue en Islande, le pays des nuages !

Dimanche 07 août 2016 J2 Langjokull F336 Kerlingarfjoll F735 Grand ciel bleu au réveil, avec juste ce qu’il faut de nuages à l’ouest sur le Langjökull. Nous continuons sur la F335, impatients de voir ce qu’elle nous réserve. La piste est longuette, pas très roulante, mais la lumière est superbe. Nous dépassons un tout petit refuge, auquel sont adossés 2 vélos (courageux cyclistes car ça fait une trotte, nous passons sans nous arrêter pour ne pas les déranger… il est 5h du matin ! Oui nous sommes restés à l’heure française histoire de profiter des belles lumières) Nous passons un gué peu profond à cette heure matinale mais pas très lisible quant à l’endroit où traverser (peu de traces), puis abandonnons le fourgon un peu plus loin car la pente devient très raide. Nous continuons à pied vers le lac Hagavatn, d’où s’écoule cette vigoureuse cascade. Les petits cumulus de la nuit se sont transformés en lenticulaires du plus bel effet, on adore ! Le Langjökull fait son apparition. En mai nous avions eu l’occasion de nous balader sur son versant ouest. Le sud n’est pas mal non plus ! Un peu de vie dans ce monde hyperminéral, c’est l’été ! Retour vers le fourgon garé un peu plus bas dans la vallée. Il est 7h30, le soleil passe au-dessus des montagnes… Nous redescendons la F335, toujours surveillés par quelques jolis nuages lenticulaires, reprenons la F35 vers le nord, puis bifurquons vers la F336, piste facile puisqu’aménagée pour des tours en mountain trucks sur le glacier. Personne à cette heure matinale…superbe vue sur le glacier et ces belles montagnes tourmentées. Retour sur la F35, nous dépassons le Hvitarvatn près duquel nous avions campé il y a 4 ans, puis tournons vers l’est (F347) et le massif de Kerlingarfjoll que nous n’avions fait qu’effleurer la dernière fois à cause du mauvais temps. Cette fois il fait très beau, aussi nous dépassons le camping et nous filons directement vers le parking du haut. Profitons du beau temps pour sortir des sentiers battus (et balisés) ! Nous descendons vers la passerelle, puis nous remontons la vallée de Hveradalir en rive gauche. Les sommets de Snaekollur et Lodmundur (un peu plus de 1400 m) nous font de l’œil, mais on préfère se concentrer sur les manifestations géothermiques. Festival de couleurs avec ce généreux soleil ! Pas facile de trouver le meilleur chemin dans ce dédale de rhyolite et de sources chaudes… Arrivés en haut de la vallée, avant de changer de versant nous décidons d’aller voir ce gros névé de plus près, d’un peu trop près en fait ! Fred se retrouve soudain englué dans 60 cm de sables mouvants, gros fou rire une fois qu’il s’en extirpe, pantalon et chaussures repeints couleur locale ! Pour traverser la vallée, Il nous faut franchir encore 2 ruisseaux, Un bleu et un rouge, incroyable !

Le bleu passe sous un pont de neige joliment sculpté… Retour parfois un peu acrobatique jusqu’au fourgon (il eut été plus simple de revenir sur nos pas en restant en rive G de la rivière principale, mais on préfère les boucles !) Nous filons ensuite sur la F35 toujours vers le nord, afin de faire trempette à Hveravellir. Fred s’y baigne tandis que je fais un tour dans la zone géothermale à présent très aménagée. Elle surplombe le camp. A l’ouest le Langjökull…toujours lui (il fait 50 km de long) Nous prenons ensuite la F735 étonnamment champêtre, et nous posons tout au bout de la piste, avec vue imprenable sur le Langjökull et le petit refuge de Thjofadalir (nous y apercevons 2 randonneurs qui parcourent sans doute le sentier de randonnée du Kjalvegur qui longe le flanc est du glacier) Les « ornières » sont en fait les traces des passages répétés des chevaux.
Lundi 08 août 2016 J3 Landmannalaugar Skalli Ce matin le ciel est un peu couvert mais les premiers rayons du soleil éclairent tout de même le Langjökull.

A contre-jour les fumerolles de Hveravellir, à une dizaine de km. En route pour le Landmannalaugar, nous reprenons la F35 vers le sud cette fois, puis la route 30, si bucolique, avec ses fermes et ses balles de foin multicolores (si quelqu’un a une explication ? C’est comme les chamallows, il y en a des blanches, noires, vertes, bleues et rose !) Nous passons au nord du redoutable Hekla (volcan « en retard » dans son rythme éruptif théorique, gloups !) La piste F208 qui mène au Landmannalaugar est très fréquentée, il n’y a plus que de rares gués, belle occasion de faire une pause-déjeuner en regardant les voitures traverser…il y a les prudents qui attendent que les autres leur ouvrent la voie, les habitués qui ralentissent juste ce qu’il faut pour épargner leur radiateur, et les frimeurs qui vont tout schuss…une voiture de rangers est venue examiner le gué en le traversant à plusieurs reprises dans tous les sens afin de s’assurer de l’absence de danger (trou, grosse pierre) On n’a jamais vu autant de rangers que cette année… Depuis ce gué on voit bien la cascade rouge de Raudufossar, où je prévois une petite balade… Après avoir traversé une zone très verte prisée des moutons, Nous arrivons enfin près des premières montagnes de rhyolite et de la grosse coulée de lave. Le ciel est pour le moins…perturbé ! Belles collines très graphiques malgré le temps qui se couvre. Nous grimpons (la piste est très raide avec une tôle ondulée énorme) jusqu’au Ljotipollur, lac de cratère d’une étrange teinte métallique dans un écrin de roches rouges, dont quelques courageux cyclistes font le tour… Puis nous faisons une petite pause au col qui surplombe le Frostadavatn et cette énorme coulée de lave. Rivière bleue, montagnes vertes et rouges, nous voilà presqu’arrivés. Voilà le camp du Landmannalaugar. Les prévisions météo semblent un peu trop optimistes, mais confiants, nous prenons le nécessaire pour bivouaquer et partons en milieu d’après-midi à la recherche des montagnes bleues (voir épisode précédent ici ! sites.google.com/...sgil-landmannalaugar) Il devrait faire beau demain : l’idée est de bivouaquer au pied de Hattver ce soir, puis d’aller à Sveinsgil demain et de rentrer ensuite. Nous partons vers Skalli, dépassons le sommet et cherchons du regard la crête qui doit nous permettre de descendre vers la Jokulgil. « Coup de chance » (remarquez les guillemets), un groupe d’une dizaine de personnes qui arrive en face bifurque sans hésiter vers l’est. Nous pensons vu l’importance du groupe qu’ils sont accompagnés d’un guide et leur emboîtons le pas, d’autant plus volontiers que là où ils ont tourné se trouve un petit panneau indiquant Hattver. Je me dis que cette fois-ci devrait être la bonne, toutefois un peu contrariée à l’idée que nous ne serons pas seuls ce soir au bivouac. Très vite le groupe part vers le NE tandis que 2 ou 3 piquets rouge nous poussent à continuer plein est. Le doute s’installe…Nous préférons suivre les piquets, qui disparaissent très vite…pas de trace visible…on tâtonne, on va voir par ici, par là, pas de trace… Il pleuviote depuis 1 heure, le groupe a l’air d’hésiter aussi, prend une crête, puis l’autre…un courageux pose son sac et part en éclaireur mais impossible de voir ce que ça donne plus bas… Bref, tout le groupe décide de descendre une crête sans savoir comment elle se termine… Tout ça ne nous inspire pas, il est 19h30, on en a plein les pattes de ces descentes/remontées en sol meuble ou très profondément moussu. Alors on décide de bivouaquer sur la crête au pied de Skalli, et de profiter du beau temps prévu demain pour y voir plus clair. Notre crête est par là mais où exactement, mystère ?
Mardi 09 aout 2016 J4 Landmannalaugar Skalli fin Raudufossar Un peu de pluie pendant la nuit mais pas de vent. Petit pipi vers 5h, le ciel est dégagé du côté du Torfajökull, au sud où nous irons tout-à-l’heure, chouette ! Attendons tout de même le lever du soleil, il fera meilleur… Par contre au Nord, côté Blahnukur, c’est couvert… Nous nous rendormons une petite heure, toujours pas de soleil…nous sommes dans la soupe, flûte ! Impossible de trouver la fameuse crête dans ces conditions ! Caramba, encore raté ! Nous décidons de faire contre mauvaise fortune bon cœur et de terminer le tour de Skalli. Les paysages ont l’air superbe, même si on n’en devine que quelques échantillons ! Personne au sommet du Blahnukur à cette heure matinale. La coulée de lave s’étend jusqu’au camp du Landmannalaugar encore assoupi. Nous rejoignons finalement le Laugavegur, Puis arrivons en vue du camp. Il nous reste à contourner la coulée de lave, En passant par le col de Brennisteinsalda. Il est 8h30 et nous croisons une foule de randonneurs qui démarrent le trek du Laugavegur. Les prévisions météo sont très glauques pour les jours qui viennent et nous frémissons en voyant l’équipement de certains. Enormes sacs avec plein de trucs accrochés partout qui brinquebalent, tellement pleins que certains portent leur tente à la main ! Ça va saigner ! Pour le moment le ciel se dégage, profitons-en ! Ces jolies mousses savent elles aussi profiter du micro-climat généré par les fumerolles. Et les moutons se débrouillent eux aussi très bien. Nous voilà de retour au camp, qui se reconnaîtra ? Il nous faut profiter au maximum des dernières heures de beau temps alors Après une pause déjeuner près de la Jokulgil, où nous en profitons pour faire sécher la tente, Nous repartons vers Raudufossar. Un sentier balisé mène jusqu’au pied de la cascade. Nous traversons ce charmant ruisseau bordé d’une mousse si verte qu’elle donne l’impression d’être ensoleillée ! Le sentier, non balisé, mais évident, monte ensuite en rive gauche de la cascade. Pourquoi ne pas se contenter de cette jolie cascade ? Il faut jeter un œil sur google earth pour avoir la réponse…. Nous remontons la rivière jusqu’au pied de cette montagne, 2 km environ, à plat… Et là ! Nous arrivons à la source de la rivière rouge : une énorme résurgence, incroyable ! Nous mangeons un morceau près de la source, guettant un hypothétique rayon de soleil… Puis nous commençons à avoir froid, il est temps de redescendre, non sans admirer encore et encore les incroyables couleurs de cette rivière et de ses petits affluents.
La pluie annoncée n’est toujours pas là, alors nous décidons de rester dans le coin jusqu’à ce qu’il fasse vraiment moche et nous allons dormir près du lac Kirkjufellsvatn, juste en dehors du parc National où il est interdit de stationner pour la nuit en dehors du camp. Il sera toujours temps de quitter la région demain si le temps est trop mauvais pour espérer profiter des paysages.Mercredi 10 août 2016 J5 Landmannalaugar Sveinsgil F208 sud 4h01 : j’ouvre un œil…lever de soleil sur les montagnes ! Incroyable, non seulement il ne pleut pas mais en plus il y a du soleil. Branle-bas de combat, il faut en profiter, on se reposera quand il fera moche ! Que pourrait-on bien faire aujourd’hui ? Tiens, si on allait voir les montagnes bleues ? Fred est OK, sans broncher : lui aussi devient obsédé par cet endroit. Je m’attendais à quelques réticences mais non…il faut dire que le fait d’essayer par ce côté doit nous faire découvrir d’autres paysages. Et puis cette fois j’ai une trace GPS (trouvée sur google earth, wikiloc) Nous longeons le bord du lac, survolés par des oies au vol encore assez désordonné ! Il y a encore des progrès à faire avant la migration ! Le vol en V ressemble plutôt à un W ! Puis nous montons vers le col, entre mousses vertes et sources orangées. Après 1h de marche, nous sommes au col, puis nous traversons un petit plateau d’altitude avant de tomber bouche-bée sur les montagnes colorées du Landmannalaugar avec à nos pieds les méandres de la Jokulgil. Nous suivons scrupuleusement notre trace GPS, qui ne passe pas toujours aux meilleurs endroits (notre prédécesseur a dû pas mal tâtonner) quand soudain du bleu apparait au milieu de la rhyolite jaune et rouge ! Il nous faut à présent descendre dans la vallée, rejoindre la confluence, traverser la Sveinsgil puis remonter en face sur cette crête hérissée de pics, gloups ! C’est sur cette crête qu’il y a 4 ans nous avions renoncé, épuisés et frigorifiés. D’ici on voit très bien Skalli et la crête que le groupe de randonneurs que nous avions suivis avant-hier avait choisi de descendre. Elle se termine par une cascade à sec, un ressaut infranchissable ! Il a dû y avoir de l’ambiance dans le groupe quand ils sont arrivés à ce cul-de-sac ! Impossible toutefois d’identifier avec certitude la bonne crête depuis Skalli…Je me demande si les piquets n’ont pas été déplacés… Bref, nous voilà en haut de l’abominable crête. Il y a une trace, qui semble se terminer au niveau des pics. Ensuite nous perdons le sentier. Le vent souffle fort, le sol est instable, les pentes sont raides, on commence à en avoir plein les pattes… Ne trouvant pas de passage « raisonnable » pour continuer au-delà des pics, nous traçons tout droit vers la rivière dans un immense pierrier bien raide et bien instable, mais ça passe. Les collines se rapprochent, on distingue d’ailleurs une tente. Encore une colline, un nouveau pierrier, et nous voilà au bord de la rivière, en un seul morceau, ouf ! Un miraculeux rayon de soleil nous accueille alors que nous arrivons au Graal !
Il y a là un couple de jeunes Suisses qui a bivouaqué ici ! Ils sont bien chargés car ils voyagent sac au dos et trimballent en permanence toutes leurs affaires avec eux, chapeau ! Ils ont randonné avant au Hornstrandir (3 jours de tempête bloqués sous la tente) et ont parcouru le Laugavegur (un peu affolés par le monde) Ici c’est plus tranquille !
Ils repartent vers le Landmannalaugar et nous restons seuls à profiter de l’endroit, l’explorant sous toutes ses coutures.
Le fond de l’air est trop frais pour une pause réparatrice, aussi nous décidons de ne pas repasser par l’horrible crête où nous a emmenés notre trace GPS mais de rentrer par la rivière.
Une dizaine de traversées à gués plus tard (courant raisonnable et eau au maximum à mi-cuisse. A 2 avec des bâtons c’est sans problème), nous retrouvons la confluence de la Sveinsgil et de son affluent.
Le retour nous semble être une formalité maintenant que nous savons où passer.
Nous croisons peu avant l’ultime col un couple d’Islandais plus tout jeune, qui a bivouaqué dans un vieux Landrover près du Kirkjufellsvatn comme nous. C’est la 6 ou 7ème fois qu’ils vont aux montagnes « vertes ». Eux les voient vertes. Le temps devient très menaçant mais ça ne semble pas les émouvoir.
Il pleut quand nous retrouvons le fourgon…3h de marche pour le retour (4h à l’aller, 3h pour le retour, 17 km et 1000 m de dénivelé)
Après une bonne douche, nous parcourons la F208 sud avec un temps aussi bouché que la dernière fois ! Dommage car elle est très belle !
Nous prenons en ministop à plusieurs reprises une motarde dont le compagnon a bien du mal à franchir les gués successifs au volant de sa moto de route bien chargée. A chaque gué, elle embarque avec nous ce qui lui évite de traverser à pied. C’est vraiment chaud pour la moto ! Une chute dans un gué et le moteur est fichu je pense…
Du coup il se fait tard et nous nous contentons de quitter le parc d’Eldja où le bivouac est aussi interdit pour aller nous poser au bord de la piste 209. Nous voyons passer une douzaine de 4X4 italiens à la queue leu leu….puis plus personne !Jeudi 11 août 2016 J6 Fjardrargljufur Il fait trrrès moche, on va pouvoir se reposer (positivons !) Nous regagnons la route N°1, faisons le plein de bouffe, d’eau et de gasoil à Kirjubaejarklaustur, une longue séance internet… Puis une petite balade le long du canyon de Fjardrargljufur, très (trop) fréquenté et très (trop) balisé (cordes un peu partout), histoire de prendre un peu l’air et de s’ouvrir l’appétit. Nous déjeunons quelque part le long d’une piste dans le Myrdalssandur, près de ce que j’appelle une colline « à biquette ». Il y a plein de petites collines surmontées d’une biquette d’herbe, je ne sais pas pourquoi ? Puis en dépit des prévisions pas mirobolantes nous décidons de faire demain le tour du Myrdalsjökull par le nord si bien qu’après avoir poussé jusqu’à Hvolsvöllur pour bien compléter le plein de gasoil, nous trouvons un coin pour la nuit dans les Vosges… enfin quelque part dans une forêt de sapins où l’on trouve même des groseilles, sur la route 261, un peu avant qu’elle ne se transforme en piste.

Vendredi 12 août 2016 J7 F261 F210 Strutur F232 Il a plu toute la nuit, ça sent bon le sous-bois. La veille nous avons fait une petite balade dans la forêt, qui est exploitée, en témoigne cette toute petite scierie. Nous dépassons la dernière ferme avant le domaine des glaciers. Comme il a bien plu, ça ruisselle de partout, ce qui m’inquiète un peu pour les gués. Cette piste F261 longe en rive droite la Markafjlot vers Thorsmork . Elle est bien plus facile que la F249, en rive gauche et permet d’avoir un bon aperçu de cette vallée. Il faut toutefois une voiture avec une bonne garde au sol. Le Gigjokull, admiré en mai, nous fait en cette fin d’été un peu pitié. C’est une langue de l’Eyjafjallajökull, le fameux glacier dont un volcan sous-glaciaire a bloqué le ciel européen il y a quelques années. Nous arrivons « en face » de Husadalur, principal camp de la vallée de Thorsmork, inaccessible puisque la Markafjlot n’est pas franchissable à cet endroit (on la traversera plus au nord sur un pont). Au-dessus de Husadalur, le Valahnukur où nous sommes montés en mai. Ensuite la piste grimpe sur les flancs de Einhymingur, la montagne cornue, emblématique du trek du Laugavegur. A ses pieds le refuge de Hrutkollur et déjà des couleurs d’automne. Il faut désormais un vrai 4X4. Plus loin plusieurs gués, dont celui-ci sur la Innri-Emstrua. C’est par-là que nous partageons la piste avec les marcheurs du Laugavegur mais à cette heure matinale il n’y a pas encore grand-monde. Pour ceux qui voudraient faire ce trek sans croiser de voiture (pas très glamour de marcher là où passent des voitures je trouve), faites comme nous : les pistes 261 et 210 n’ouvrent qu’après la 208 (piste qui mène au Landmannalaugar) donc en tout début de saison, il n’y a sur le trek aucune voiture et beaucoup moins de marcheurs, mais de la neige (pieds mouillés garantis !) Certes en tout début d’été vous ne verrez pas ces attendrissantes fleurs roses qui égaient ce paysage minéral… Nous arrivons au gué de Hvanngil vers 9h mais ne le traversons pas puisque nous poursuivons vers l’est sur la F210. Après un passage laborieux sur des plaques de lave où il faut vraiment rouler au pas, nous traçons sur le Maellifellsandur, immense désert de sable noir, où trône le…Maellifell encapuchonné d’épais nuages. Juste avant ce volcan, nous tournons vers le nord en direction du Strutur, autre volcan emblématique, près duquel se trouve le refuge éponyme. Nous sommes sur le Strutivegur, sentier de randonnée infiniment moins fréquenté que le Laugavegur (mais aux paysages moins colorés) Nous déjeunons puis partons faire trempette à Strutslaug, source chaude située à quelques km. Il ne s’agit pas vraiment d’une simple balade digestive, mais d’une vraie randonnée avec un peu de dénivelé. Nous remontons d’abord une jolie rivière bordée de mousse fluorescente qui contraste avec la roche volcanique d’un noir profond, puis nous la quittons pour grimper sur le plateau ce qui nous offre une vue terrible sur le Mordor ! Encore quelques montées et descentes (le plateau est sillonné de ruisseaux qui ont creusé la cendre) et nous arrivons en vue du Holmsarlon et de ses marécages moussus. La source chaude se trouve au nord-ouest du lac (le sentier est balisé puisqu’on est sur le Strutivegur) Eclaircie miraculeuse en arrivant : un groupe d’anglais tout roses nous accueille gentiment. Le hotpot est very hot et il faut passer par ici et surtout pas par là si on ne veut pas finir comme un homard ! Pendant qu’ils se rhabillent nous explorons un peu les alentours : ici on doit pouvoir faire cuire un œuf très rapidement ! Nous faisons une trempette rapide car l’eau est beaucoup trop chaude pour moi, impossible de m’y plonger entièrement. Arrivent ensuite 2 Suisses (encore ! et toujours des germanophones) qui font le Strutivegur. Nous leur cédons volontiers la place, on est à point ! Retour vers le refuge de Strutur, en dépassant les Anglais complètement ramollis par leur baignade (je me demande s’ils sont rentrés avant la nuit !) En tout cas cet hélico qui passe devant le Strutur (968 m contre 790 pour le Maelifell) n’était pas pour eux… Cette fois le Maelifell s’est échappé des nuages ! On distingue la piste qui mène au refuge de Strutur. Au fond le Myrdalsjökull. Nous repassons en face du Mordor avec sa rivière de sang qui se mélange plus bas à une rivière d’un bleu plus classique. Nous prenons tout notre temps pour déguster la fin de la piste et nous émerveillons de voir un peu de vie dans cet univers si austère !

Afin d’éviter un gué réputé difficile nous quittons la F210 et poursuivons sur la F232. Après le noir du Myrdalssandur, le sol reprend des couleurs. Nous longeons le Myrdalsjökull depuis plusieurs dizaines de km et celui-ci nous impressionne toujours autant. Il fait presque nuit quand nous nous posons près de la Holmsa. Nous avons adoré cette traversée, même si nous n’aurions pas boudé quelques rayons de soleil supplémentaires !
Samedi 13 août 2016 J8 Langisjor Breidbakur Skaelingar Eldja F233 4h15 une lueur rose me réveille ! Vite, profitons de cette lueur solaire inespérée ! La nature s’éveille à peine, nous dérangeons des foultitudes d’oies « roses », tandis que les moutons émergent tout juste, presque tous endormis sur les flancs nord-est des collines afin de profiter du soleil levant. Devrons-nous traverser ces méandres de la Holmsa qui ondulent paresseusement dans la plaine ?

Non la piste les contourne, passe près du Sandfellsjökull et après un ou deux gués débonnaires rejoint la 209 puis comme il ne pleut pas et qu’il nous reste plein de carburant, nous filons par la F208 en direction de Langisjor, où nous étions allés il y a quelques années avec un temps pourri. J’espère cette fois pouvoir admirer la vue depuis le Sveinstindur (1103 m) Le temps d’avaler un morceau, son sommet disparait dans les nuages, grmbl ! J’active le plan B (B comme Bien moins fatigant !) : une piste (il y a un panneau) mène vers Breidbakur, à l’ouest du Langisjor, allons voir ce qu’il en est. Elle est superbe, bien que parfois assez difficile (pentes raides et gros cailloux). Nous n’y croisons qu’un gros camion 4X4. C’est un cul de sac mais ça vaut vraiment le coup d’aller tout au bout (1h de mémoire pour 10 km) A l’est la Tungnaa qui nait du Vatnajökull Et à l’ouest le Langisjor. Au-delà par beau temps on doit pouvoir discerner la chaine du Laki, mais pas aujourd’hui… Retour sur la F235 puis nous prenons à G (vers l’est) une piste qui passe dans un lac ! La piste (difficile) passe donc dans le Blautulon, on la voit qui réapparait un peu plus loin. Rien de difficile mais c’est assez flippant car on ne voit pas d’éventuels rochers immergés. Elle passe ensuite un peu au sud d’Uxatindar aux petits airs de Devil’s Tower. Plus loin elle longe la Skafta. Malgré une météo qui s’améliore je ne parviens toujours pas à distinguer les volcans du Laki…pourtant tout proches en théorie (6 km) Je pense qu’ils sont trop petits et qu’on ne les identifie que lorsqu’ils sont alignés comme lorsque l’on grimpe au sommet du Lakagigar. Nous passons près du refuge de Skaelingar où nous franchissons le gué 3 fois dont une fois en marche arrière (gloups, qq gros cailloux) pour faire traverser un randonneur (un Français cette fois) Encore un gué assez profond mais sans courant et nous revoilà sur la F208 près de la faille d’Eldja, où nous ne sommes jamais allés, craignant la foule. La lumière devient superbe en cette fin de journée et il ne devrait plus y avoir trop de monde : allons-y ! Nous devenons civilisés et prenons même avis auprès de la rangerette quant au plus beau sentier ! Elle nous conseille sans hésiter de prendre celui du haut, qui permet de surplomber la rivière et offre une vue grandiose sur Ofaerufoss et le Gjatindur. Nous réalisons que nous sommes passés tout près tout-à-l’heure ! J’adore au fil de nos pérégrinations comprendre et reconnaitre peu à peu le paysage. Quand il fait beau c’est plus facile évidemment ! Nous descendons vers la cascade, puis remontons jusqu’à une plate-forme métallique fort intelligemment placée derrière un éperon rocheux, ce qui la rend quasi invisible de loin. Retour au fourgon par le bas, toujours dans la belle lumière du soir. Encore une journée qui finit en beauté ! Enhardis par les capacités de franchissement de notre fourgon, nous décidons d’aller voir de plus près ce fameux gué sur la piste F233, réputé difficile et que nous avions choisi d’éviter lors de notre tour du Myrdalsjökull. Depuis la F233, nous apercevons une dernière fois au loin la gigantesque faille d’Eldja, puis la piste descend dans la vallée et rejoint le Strutivegur au niveau du gué sur la Sydriofaera. Nous suivons scrupuleusement les indications de notre Trackbook et ça passe sans problème. Nous dormons un peu plus loin au bord de la piste. Je me rends compte à présent que nous avons bêtement oublié d’aller voir à quoi ressemble le lac Alftavoetn (à ne pas confondre avec l’Alftavatn situé plus à l’ouest).
Dimanche 14 août 2016 J9 F233 F210 langues glaciaires du sud Pas de lueur rosée ce matin, il fait moche, trrrès moche. Encore quelques gués et nous rejoignons la F210, faisons nos adieux au Maelifell et au Myrdalsjökull, dérangeant à nouveau quelques oies dans la vallée de la Holmsa.
Petit détour vers la cascade d’Axlarfoss (remarquez toutes les petites résurgences à G de la cascade)
Puis nous poursuivons vers le sud du Myrdalsjökull.
Point météo sitôt arrivés sur la route N°1 : les prévisions ne sont guère folichonnes pour les jours à venir dans le sud, filons donc vers l’est !
Nous faisons une pause déjeuner près du Breidarlon : une piste permet de s’approcher tout près du glacier !
Puis nous faisons un saut au Fjallsarlon, qui comme le Breidarlon est un lac issu du Vatnajokull, plus grand glacier d’Islande et d’Europe, grand comme la Corse.
Incontournable arrêt au Jokulsarlon, où il y a un monde fou et même des bouchons sur le parking !
Nous remarquons des cartons sur plusieurs glaçons ?! Si quelqu’un a une explication ?!
Moins de monde sur la plage du Jokulsarlon…
Puis nous prenons la piste F985 qui monte au-dessus de la langue glaciaire du Skalafellsjökull mais le temps est si bouché que je n’ai aucune photo potable !
De cet endroit partent plusieurs « pistes » qui permettent (avec des engins adaptés of course) de traverser le Vatnajökull, ça m’épate !
Sous la pluie, nous reprenons la route N°1 et dormons sur une piste qui descend vers la mer un peu après Höfn.Lundi 15 août 2016 J10 Therribjörg Encore une journée grise qui s’annonce, profitons-en pour rouler et changer de région. En route pour Egilstadir où nous faisons un bon ravitaillement, une bonne séance internet. C’est fou le nombre d’Italiens rencontrés cette année en Islande, particulièrement dans l’est ! J’ai repéré une rando au nord de Egilstadir, près de la route 917 qui était fermée en mai. Une piste qui part de la 917 permet de s’approcher du départ de la balade, mais nous devons nous arrêter un peu avant le parking car c’est impossible pour nous de franchir ce bourbier en montée. Après 1/2h de marche nous arrivons au vrai départ de la rando, il est déjà 15h00 passées… L’éclaircie espérée dans l’après-midi se fait attendre… Le sentier, balisé, file vers le nord dans des champs de cailloux pas très « roulants ». Le ciel est couvert, et au fil de la montée nous nous retrouvons dans les nuages, grmbl ! L’heure tourne, et je me demande si ça vaut bien la peine de poursuivre quand une trouée dans les nuages nous donne un petit espoir.
Voilà les montagnes colorées de Therribjörg que nous cherchons
600 m plus bas, cette petite crique faisait office de port de commerce ( !!! c’est dire si le coin est par ailleurs hostile à toute forme d’accostage) mais les difficultés pour hisser ensuite la marchandise au sommet de la falaise ont rapidement conduit à son abandon.
Il nous faudrait descendre au niveau de la mer pour bien profiter de la vue sur les falaises mais il se fait tard, le temps est incertain, le sentier est hyper raide dans des éboulis, si bien que nous préférons rebrousser chemin.
Quelques rayons de soleil sur le chemin du retour essaient de nous faire changer d’avis…sans succès.
C’est une balade à faire par beau temps et de préférence le matin pour avoir un bon éclairage sur les pics colorés.
L’éclaircie arrive enfin, découvrant les sommets du massif des Dyrfjöll. A nos pieds le Heradssandur, gigantesque delta de 25 km de large, où se jettent pas moins de 3 rivières dont la Jokulsa a dal issue du Vatnajokull (encore lui !). C’est sur cette rivière glaciaire (et la Jokulsa i Fjlotsdal qui se jette dans le Lagarfjlot) qu’a été construit le gigantesque barrage de Karahnjukar, où nous irons dans les jours qui viennent.
Nous reprenons la route 917 en direction de Vopnafjordur et nous trouvons une petite piste au bord de la mer pour passer la nuit, juste en face du village.
Coucher de soleil wagnérien qui nous fait presque louper un superbe arc en ciel tellement nous sommes hypnotisés par les couleurs du ciel ! A l’ouest (ben oui !) le soleil couchant et dans notre dos cet arc en ciel qui va durer plusieurs dizaines de minutes !Mardi 16 août 2016 J11 Stori Karl Hjodaklettar Karl og Kerling Herdubreidalindir Au programme aujourd’hui la péninsule de Langanes pour aller voir une colonie de Fous de Bassan (îlot de Stori Karl) La piste est longuette et je croise les doigts pour que les fous soient au RDV car les paysages à eux seuls ne justifient pas tous ces km. Toujours matinaux, nous y arrivons vers 7h30 et le site est désert… Quelques pas vers la mer et oui ! Le rocher est blanc d’oiseaux, ça virevolte dans tous les sens. Tous les stades de maturité sont représentés et les jeunes ados s’entrainent à la voltige aérienne. En y regardant bien, quelques cadavres d’oiseaux flottent entre deux eaux au pied de la falaise. Ça passe ou ça casse ! Et visiblement il y a pas mal de pertes… Une passerelle en surplomb permet d’admirer sans risque les volatiles, il fait très bon, nous passons un bon moment sur place avant de reprendre la piste. Beaucoup de bois flotté comme partout sur la côte nord. La piste pour Hjodaklettar était fermée en mai et comme nous avions envie d’y retourner (vu une seule fois avec les enfants en 2003, ça commence à dater), nous allons y faire une petite balade. Nous passons près de la grotte de lave, où se déroule une cérémonie étudiante apparemment, puis on continue vers la montagne rouge qui surplombe la Jokulsa A Fjollum, issue du….Vatnajökull (encore !) C’est cette rivière qui donne les cascades de Selfoss, Dettifoss et Hafragilfoss où nous avons fait une superbe balade en mai. A présent, il y a déjà quelques couleurs automnales et pas mal de myrtilles et autres camarines. Le ciel est blanc, il y a pas mal de monde, on connait déjà un peu le coin, bref…bof ! Tiens si nous allions vers le sud, voir Karl og Kerling, nous ne connaissons pas et personne ne va par là… Très bonne surprise cette petite balade de quelques km : le ciel est bleu et blanc, il n’y a personne et on découvre l’endroit et ça nous a bien plu ! 2 énormes colonnes de basalte s’élancent vers le ciel dans un méandre de la tumultueuse Jokulsa (… a Fjollum donc) qui se fraie un passage entre orgues basaltiques et cendres rouges Tandis que quelques fleurs égaient le tableau… Nous repartons vers l’aval et le parking, puis reprenons la route 862 vers Myvatn. Le ciel se dégage et c’est un festival de lenticulaires avec une lumière splendide ! Si on en profitait pour faire la F88 au moins jusqu’à Herdubreidalindir ? OK, mais d’abord filons à Myvatn refaire le plein de gasoil ! Nous ne prenons pas le temps de nous arrêter pour faire des photos du ciel, persuadés que cela va durer mais hélas, le temps de passer à Myvatn, le ciel se normalise… Je suis sûre que ceux qui étaient ce 17 août 2016 vers 17h00 dans ces parages gardent du ciel un souvenir ému, c’était splendide… Bref, voilà le ciel quand nous arrivons en vue de l’Herdubreid, pas mal mais tellement moins magique que 2 h avant, snif…Ce volcan tabulaire est emblématique de la région ! On le voit de presque partout…quand le temps le permet ! Nous longeons la Jokulsa a Fjollum, encore elle, qui s’étire entre désert et montagnes. 1er gué sur la Linda, son affluent puis 2ème gué, bien balisé. Tout au fond l’imposant massif de Kverkjoll avec sa langue glaciaire caractéristique qui coupe en 2 la montagne et au 2ème plan l’oasis de Herdubreidalindir. Ciel flamboyant au crépuscule, Aux couleurs du drapeau islandais.

Quelques campeurs arrivent encore après nous. Ce sont pour la plupart des Islandais qui savent que cet endroit est bien plus douillet que le minéral camp de l’Askja.
Mercredi 17 août 2016 J12 Askja coulée du Bardabunga Pluie durant la nuit et même au réveil. Du coup grasse mat’ et internet… Le ciel est gris et nous ne faisons pas de photos sur la piste qui mène à l’Askja. Nous y arrivons en milieu de journée. La rangerette (c’est simple on n’a vu sur ce voyage que des rangers filles !) nous confirme qu’une amélioration est prévue à partir de 15h00. Du coup nous prenons le temps de déjeuner avant de démarrer vers 15h30 directement depuis le camp une rando qui mène sur la lèvre du cratère de l’Askja. Le sentier continue ensuite jusqu’au petit lac (le Viti) mais il faut ensuite revenir par la piste, bof. Nous décidons de faire un aller-retour jusqu’au bord du cratère. Le sentier s’élève rapidement au-dessus du camp, Au loin nous apercevons la piste qui monte au parking duquel on rejoint les lacs (Oskjuvatn le grand et Viti le petit chaud par une marche d’une quarantaine de minutes, que nous avons déjà faite 2 fois, autant changer…) Quelques trouées de ciel bleu au loin mais pour le moment nous prenons une bonne averse ! Mais qui dit pluie et soleil dit…arc en ciel ! Il suffit de le chercher, il est là dans notre dos, du côté de l’Herdubreid au pied duquel nous avons dormi cette nuit. Nous dépassons quelques lacs asséchés, qui doivent se remplir lors de la fonte des neiges pour disparaitre ensuite car les ponces et cendres blondes de l’Askja sont très poreuses et ne retiennent pas l’eau. Voici la dernière longueur avant d’arriver sur la lèvre du cratère, alors qu’arrive enfin l’éclaircie attendue ! Au loin l’Herdubreid reste coiffé de nuages. Waouh, quelle vue époustouflante ! Le lac Oskuvatn (1000 m d’altitude environ) scintille au soleil tandis qu’au loin on devine la courbe des bords de la caldeira de l’Askja. En y regardant bien, plus au nord, on devine la dépression du Viti, le petit lac chaud (28°C ) où nous nous étions baignés lors de notre 1er voyage avec les enfants. Le sentier continue vers les lacs. Les gens qui nous suivaient y descendent, tandis que nous restons fascinés à détailler les contours du Mordor (encore !) vers le sud. Nous sommes à contre-jour : les couleurs sont moins perceptibles mais les fumerolles bien mises en valeur. Quand nous sommes arrivés, juste après l’averse, toute la zone où nous sommes à présent fumait sous l’effet de l’évaporation de l’eau de pluie chauffée par le soleil sur le sol de cendres noires. Ça a duré 10 ou 15 mn et puis plus rien. A présent le sol est sec. Nous essayons de repérer l’endroit où s’est produit le gigantesque glissement de terrain en juillet 2014. Un énorme pan de montagne s’est détaché de la partie sud-est des montagnes entourant l’Oskjuvatn, créant un tsunami de plusieurs mètres de haut qui a déferlé vers le Viti. Heureusement cela s’est produit peu avant minuit et il n’y a donc pas eu de victime. A la suite de cet éboulement, le niveau du lac a monté de 1 ou 2 m alors qu’il est le plus profond d’Islande (220 m) et qu’il fait environ 4 km de diamètre ! Pour plus de détails : en.vedur.is/...hes/articles/nr/2929
Le ciel se couvre à nouveau, nous avons bénéficié d’une éclaircie miraculeuse, quel timing ! A la descente, l’Herdubreid (1682 m) semble entrer en éruption ! Il est pourtant éteint depuis 10000 ans, une paille pour l’Islande ! Que faire à présent ? Nous sommes tentés par la piste 910 ouest pour rejoindre la F26 mais les 2 rangerettes interrogées (séparément !) nous la déconseillent fortement sans toutefois nous l’interdire. Nous choisissons d’être raisonnables et d’aller vers Kverkfjoll. Par excès de confiance (nous sommes déjà venus par ici 2 fois) Fred néglige de regarder la carte et m’envoie sans faire exprès sur la piste 910 ouest ! Quand nous réalisons notre erreur, quelques km plus loin, en tombant sur ce lac- le Dyngjuvatn, nous décidons finalement de continuer sur cette piste jusqu’aux premières difficultés. Il sera toujours temps de faire demi-tour ! Comment résister à l’envie de continuer sur cette superbe piste de sable qui nous mène tout droit vers la coulée de lave du Bardarbunga (éruption d’aout 2014 à février 2015), tandis qu’à plus de 70 km de là le Kverkfjoll brille dans le soleil miraculeusement réapparu ! Au nord, l’Herdubreid avec une lumière d’enfer ! Nous traversons une zone parfois inondée-sans doute lors de la fonte des neiges, puis la piste tourne vers le sud-ouest, en direction du Bardarbunga qui se situe en fait très loin dans la partie ouest du Vatnajökull à 70 km, mais sa coulée de lave est venue jusqu’à la Jokulsa a Fjollum, la forçant à se détourner vers l’est. Nous nous arrêtons à un petit parking d’où part une balade de quelques centaines de mètres sur la coulée toute récente. Nous y trouvons des Suisses (encore et toujours des germanophones !) dont le guide connait bien l’Islande. Lui aussi nous déconseille de continuer sur cette 910 ouest. Enfin arrive un gros 4X4 de scientifiques islandais (c’est fou le nombre de scientifiques qui trainent dans le coin !) qui parlent un Français parfait et confirment que la piste traverse des champs de lave difficiles à négocier et qu’ils ont dû faire demi-tour devant un gué trop gros pour leur énorme voiture. L’affaire est entendue, nous n’irons pas ! Avec tout ça il est bien tard, la nuit va tomber aussi décidons nous de passer la nuit sur ce parking. Atmosphère de fin de journée et de bout du monde incroyable. Cerise sur le volcan, la pleine lune se lève majestueusement tandis que le massif de Kverkfjoll s’emmitoufle dans une couette de nuages pour la nuit.

Ah là là ! Quelle journée encore une fois ! Merci Fred de n’avoir pas regardé la carte !
Jeudi 18 août J13 Skafta, Askja bis, Kverkfjoll Excellente nuit avec des rêves de volcans et de coulée de lave qui dévalent les escalators d’un centre commercial, trop bien ! Il fait beau, très beau, immensément beau ! Vite, 5h30, on décolle. Hier sur la belle piste de sable, nous avons vu un petit panneau marqué Svarta, si on allait voir ! Nous longeons vers l’aval la coulée de lave du Bardabunga : la fraicheur matinale et le contre-jour révèlent une foule de fumerolles, c’est magnifique (bon OK, j’aurais payé cher pour survoler l’éruption mais c’est trop tard !) Au sud Kverkfjoll garde encore un peu sa couette, le fond de l’air est frais là-haut à presque 2000m! La piste est bien balisée, elle mène jusqu’à la confluence de la Svarta (une rivière étrange qui apparait comme ça au milieu du désert, on la voit très bien sur Google Earth) avec la Jokulsa a Fjollum dont le cours a été détourné par la coulée de lave. A présent, 2 ans après l’éruption, la coulée et donc la rivière ont refroidi et il n’est plus possible de s’y baigner agréablement ! Quelle étrange impression d’assister à la création de la planète en léger différé ! Sur notre « vieux continent » nous n’avons pas l’habitude de voir un paysage se modifier en quelques années sans intervention humaine… Retour en repassant par le Dyngjuvatn, vers le camp de Drekagil, au pied de l’Askja. Il est encore tôt, tout le monde ou presque roupille encore et les tours opérateurs n’ont pas encore eu le temps d’arriver de Myvatn : si on en profitait pour une petite virée par le chemin classique jusqu’aux lacs Oskjuvatn et Viti. 8h15 : personne en arrivant sur le site, excepté nos Suisses de la veille qui sont déjà sur le chemin du retour. Au 1er plan le Viti 28°C et plus loin l’Oskujuvatn, d’un bleu profond. Bel écrin rouge pour le petit lac aux eaux laiteuses ! Nous reprenons la F88 sur quelques km avant de bifurquer sur la F910 (Est !) pour traverser la Jokulsa (A Fjollum) puis vers la F902 en direction de Kverkfjoll. La piste nous avait enchantés la dernière fois et c’est encore le cas aujourd’hui. Un peu de verdure au milieu du désert par ci, Une colline jaune aux allures de dune par- là,
une montagne rouge un peu plus loin,
des champs de pierre ponce à perte de vue, jusqu’à l’Herdubreid.
Nous arrivons vers 15h00 au refuge de Sigurdaskali, payons pour la nuit (3600 ISK pour 2), et poursuivons jusqu’au parking de la grotte de glace. L’accès en est déconseillé et de toute façon pas facile puisqu’il faut marcher sur la moraine glacée pour franchir une rivière avant d’accéder à la grotte. Nos crampounets nous aident bien !
Nous faisons une très courte et brève incursion à l’entrée de la grotte : des blocs de glace tombés du plafond ne nous donnent pas envie de pousser plus avant l’exploration !
Retour acrobatique au parking d’où l’on aperçoit les fumerolles de Hveradalur, une zone géothermique située en haut du glacier, que nous avons effleurée lors d’une superbe rando la dernière fois. sites.google.com/...hautesterresislande/En payant pour la nuit j’ai questionné la rangerette quant à la possibilité de dormir dans la cabane des glaciologues en haut du glacier : ce n’est possible qu’accompagné d’un guide… Elle me confirme d’autre part que la rivière chaude de Hveragil située à l’est de Sigurdaskali est désormais froide depuis un phénomène brutal de fonte glaciaire il y a quelques jours. Bref, nous retournons au camp et profitons du beau temps pour grimper au Virkisfell, petit sommet qui surplombe le camp. De là-haut nous observons la naissance de la Jokulsa A Fjollum issue du Dyngjujökull, langue du Vatnajökull. Plus loin l’énorme coulée de lave du Bardarbunga et tout au fond le massif de l’Askja. Vers le nord l’inévitable Herdubreid. Gros plan sur le glacier, la rivière et la moraine : la terre est bien vivante, quelle énergie ! Vers le nord-est les montagnes prennent des reflets dorés dans le soleil couchant.
Vendredi 19 août 2016 J14 Hvannalindir Ciel limpide au réveil ! Nous quittons Kverkfjoll par la F902 puis bifurquons vers la F903 par endroits très austère pour prendre le temps de découvrir plus en détails l’oasis de Hvannalindir où nous sommes déjà passés il y a 4 ans mais sans prendre le temps de nous y arrêter. La Linda n’est pas une rivière glaciaire, ses eaux sont limpides et la traverser est un vrai régal. Une piste en cul de sac part vers le sud : nous nous garons au terminus quelques km plus loin et grimpons par un sentier balisé vers le col situé à l’est. De cet endroit nous surplombons les méandres de la Linda (pas la même qu’à Herdubreidalindir), qui se faufile dans une coulée de lave ancienne. Cet endroit fut habité il y a très longtemps par des hommes qui vivaient de l’élevage des moutons et de la capture des oies sauvages. Même s’il s’agit d’une oasis, vivre ici devait être incroyablement difficile. Sur ce panoramique, on distingue de G à D le massif de Kverkfjoll à 30 km, au centre de l’image et à l’arrière- plan celui de l’Askja puis la forme tabulaire de l’Herdubreid et enfin la rivière Kreppa, qui nait du Bruarjökull (langue du Vatnajökull) Nous descendons de l’autre côté du col vers les gorges de la Kreppa. A l’arrière- plan le Bruarjökull et Kverkfjoll. Retour vers Hvannalindir (dont le nom vient de l’angélique, la fleur qui pousse ici à profusion), l’oasis autrefois habitée, cernée de montagnes désertiques. Ici il y a de la vie !

Mais dès que l’on s’éloigne des rives de la Linda, la végétation se raréfie puis disparait complètement. Voilà l’endroit où vivaient vers les années 1760 un couple de hors-la-loi. Ils s’abritaient dans des cavités naturelles au sein même de la coulée de lave. Bonne cachette mais vraiment pas douillette ! On a bien aimé cet endroit tout en contraste ! Nous reprenons la piste vers le nord, franchissons le 2ème gué sur la Linda puis poursuivons sur la F910 puis la F905 vers Modrudalur et la route N°1. La piste est assez pénible alternant tôle ondulée et plaques de lave où il faut rouler au pas. Voilà la carte de la région. Notez qu’on ne peut pas camper à Hvannalindir, c ‘est bien dommage car le coin est charmant. La cambuse est vide, il est temps de refaire les pleins à Egilstadir, plongée dans la soupe. Seuls les Dyrfjoll émergent des nuages ! La météo est tristounette pour demain, seule la région de Lonsoarefi sur la côte sud-est semble épargnée par le mauvais temps : nous filons donc plein sud sur la 938, puis la 939 et dormons au bord de la mer juste après Djupivogur.
Samedi 20 août J15 F980 vers Lonsöraefi Stafafell Réveil vers 5h du fait de la belle lumière qui filtre dans le fourgon ! Je file dehors faire quelques photos et c’est la débandade chez les huitriers-pies qui passent et repassent en escadrilles bruyantes !
Dans cet extrême sud-est de l’Islande, il y a une multitude d’oiseaux ! Je pense qu’ils se préparent pour la grande migration d’automne : on les voit se nourrir, s’entraîner à voler en formation, prêts pour le grand voyage dès que les conditions seront optimales. Quelques taches blanches inertes nous rappellent que la nature (et les voitures) ne fait pas de cadeaux. Il y aurait de quoi nourrir plusieurs familles de renards mais nous n’en voyons pas, ils sont chassés…
Nous quittons la côte juste après avoir dépassé Stafafell en tournant sur la piste F980 qui mène à Lonsöraefi Nature Reserve.
La piste est réputée difficile, principalement à cause d’un gué délicat. Allons voir, nous ferons demi-tour si besoin.
La lumière matinale est superbe et nous avons même la chance d’apercevoir un renard polaire qui dispute à un grand labbe et à un goéland marin la carcasse d’un mouton.
Après une dizaine de km de piste, nous voilà arrivés dans la vallée de la Jokulsa I Loni, qu’il nous faut traverser.
Nous négocions 1 ou 2 méandres puis ça se corse : celui-ci semble profond avec pas mal de courant. Fred se dévoue pour aller à pied sonder les fonds et tenter de trouver un passage.
Nous ne voyons même pas où se trouve la piste de l’autre côté : le lit de la rivière fait environ 1 km de large et nous devinons tout là-bas grâce aux jumelles et à la présence d’un panneau qu’elle doit réapparaitre à perpète !
Bref, nous décidons de faire demi-tour, ça nous semble trop hasardeux, d’autant plus qu’il faudra ensuite refaire le chemin inverse et que nous savons que sous l’effet du soleil le niveau des rivières glaciaires monte au fil de la journée.
Nous pensons suivre les traces que nous avions prises à l’aller, erreur !
Après 20 m nous voilà posés dans du sable mou, sans danger immédiat puisqu’il n’y a qu’une vingtaine de cm d’eau.
Nous sommes samedi, il est 8h du matin, nous avons bon espoir qu’une voiture passe et nous libère d’un petit coup de sangle.
Nous patientons 4h en vain, et finissons par contacter le 112 (il y a du réseau) qui nous passe la police locale qui nous envoie un dépanneur.
1h plus tard plus tard arrive un fourgon allemand sosie du nôtre, qui aurait pu nous aider mais le dépanneur est en route et Madame n’est pas chaude pour prendre le risque de traverser …
Bref, un gros 4X4 arrive tout schuss et en 2 mn nous voilà tirés (au sens propre) d’affaire.
Nous payons un peu plus loin par carte bancaire, dès que nous retrouvons suffisamment de réseau : 323 €. Pour l’Islande, ça me semble correct (ils sont venus à 2, un samedi, de Höfn située à 30 km de route + 10 km de piste pas roulante)
Plutôt penauds, nous nous rabattons sur les collines colorées de Stafafell mais le charme n’opère pas.
Le ciel s’est couvert, l’endroit est un peu fréquenté (il y a quelques maisons de vacances dans le coin) et les possibilités de randonnée semblent se limiter à la remontée d’une ou deux gorges qui seraient mieux mises en valeur par quelques rayons de soleil.
Nous nous installons pour la nuit près du phare de Eystrahom à l’est du Lonsfjördur.Dimanche 21 août 2016 J16 Hallomstadur Snaefell Retour sur Egilstadir puis nous filons le long de la rive sud du Lagarfjlot. Il fait gris, aussi nous en profitons pour faire une halte champêtre dans la jolie forêt de Hallomstadur où pousse profusion de myrtilles, groseilles et autres framboises. Il y a même ici aussi une scierie ! Dire que l’Islande était autrefois boisée comme peut l’être la Scandinavie (nous sommes à la latitude de Bergen) Lors de l’arrivée des premiers vikings il y a plus de 1000 ans, un tiers du pays était couvert de forêts ! Le bois a été coupé pour se chauffer et se loger, l’élevage des moutons a empêché la régénération de la forêt et aujourd’hui la forêt représente moins de 2% du territoire (2 fois plus qu’en 1950) contre 11% pour les glaciers ! Depuis 1950 de nouvelles forêts sont plantées (et protégées du pâturage), avec une accélération depuis 1990. 13 ans se sont écoulés depuis notre 1er voyage en Islande et en effet la différence est flagrante ! Pas de photos du Lagarfjlot dont les eaux grises ne nous inspirent pas. Les eaux turbides de la Jokulsa A Dal, rivière dont j’ai parlé plus haut, qui se jette normalement dans la mer sur la côte nord, sont en grande partie détournées au niveau du barrage de Karahnukur pour alimenter une usine hydro-électrique, puis rejetées dans la Jokulsa I Fjoltsdal qui se termine dans ce lac dont la couleur reflète l’énorme quantité de sédiments qui autrefois allaient directement dans l’océan. L’écosystème en serait bouleversé puisque la lumière peine à pénétrer les eaux du lac et n’assure plus la photosynthèse nécessaire aux plantes qui nourrissent les poissons…Toute cette histoire a fait couler beaucoup d’encre et suscité beaucoup de controverse. La construction de ce gigantesque barrage s’est accompagnée de la création d’une route en parfait état jusqu’à celui-ci. On pénètre donc en toute facilité le domaine des Hauts Plateaux par la 910 (est). Alors que la plaine était sous les nuages, plus haut la couche nuageuse semble se disloquer, Même si le Snaefell reste emmitouflé. Nous tournons à G vers le sud sur la piste F909 et apparait le ciel bleu ! C’est une zone de pâturage pour les rennes (même si leur territoire a diminué depuis la création du lac de barrage, le Halslon) et je scrute en vain le paysage à leur recherche. Quand je détaille les indications de ce panneau, je me dis qu’ils doivent se planquer car la chasse est ouverte depuis quelques jours. D’ailleurs on entend un coup de feu… Je lève le suspense de suite, nous ne verrons qu’un seul renne, mort (sans doute le coup de feu entendu un peu plus tôt) sur un quad lui-même tiré par un gros 4X4 (dont le conducteur ne dit même pas merci quand on s’écarte pour le laisser passer, comme chez nous quoi !). Des bois magnifiques, snif ! J’en suis toute retournée… Ils ont été importés de Norvège au 18ème siècle, pour en faire l’élevage, sans succès et sont retournés à l’état sauvage. En fait le renard polaire est le seul animal « indigène », il serait arrivé il y a trrrès longtemps par la banquise. A partir du 1er septembre, les oies aussi sont tirées… Bon, revenons à nos paysages magnifiques…. De ce côté ouest le Snaefell (1833 m, à ne pas confondre avec son homonyme de l’ouest dans la péninsule de Snaefellsness !) resplendit dans la chaude lumière de l’après-midi. Ce volcan éteint depuis 10000 ans est le plus haut sommet « libre » d’Islande si l’on excepte les montagnes prisonnières du Vatnajökull. Il s’élève de plus de 1000 m dans la plaine. Bref, il en impose… Nous dépassons le refuge, puis le parking du sentier qui mène au sommet du Snaefell, traversons encore un gué en admirant au loin le scintillement du Bruarjökull et de Kverkfjoll, et poursuivons la piste vers le sud, en faisant un petit détour au sommet du Bjalfafell. De ce petit sommet nous reconnaissons vers l’ouest de D à G après le Snaefell, l’inévitable Herdubreid puis le massif de l’Askja et enfin le Bruarjökull. Vers l’est l’Eyjabakkajokull. Derrière c’est le Lonsöraefi où nous nous sommes ensablés la veille ! Voilà la face sud du Snaefell, nous essayons de deviner par où l’on peut accéder au sommet… Nous nous rapprochons lentement de l’Eyjabakkajökull. La visibilité est excellente : à l’arrière- plan derrière le lac Haslon, Trolladynja est à 75 km, Askja et Herdubreid à 60 km ! Dans notre dos, le roi Snaefell et ses vassaux ! Allons-nous monter sur le glacier ? Pas possible, une rivière de fonte nous en sépare ! Il fait un froid de canard près de cet immense congélateur d’où s’écoule une bise glacée ! Doudoune et coupe-vent indispensables alors que nous étions en polaire il y a quelques km. Nous prenons la piste du retour alors que la lumière devient de plus en plus belle, quel spectacle ! L’eau est partout ! Sous toutes les formes ! Et ici une jolie mousse qui profite d’une résurgence semble presque fluorescente sur sol de cendres noires. Elle pousse aussi dans les moindres rigoles, profitant de l’eau, source de vie et du relatif abri qu’offrent ces minuscules dépressions contre le vent. Nous n’avons pas envie de dormir près du refuge que nous imaginons plein de chasseurs (sans doute à tort) et décidons de quitter le parc (où le bivouac est interdit hors du camp) et de trouver un coin pour voir le soleil se lever demain sur le volcan. Derniers rayons fantastiques sur le volcan ! Garanti sans colorant ni retouche !

Lundi 22 août 2016 J17 Snaefell Laugavellir Pas de lever de soleil ! Le volcan est dans la soupe (et nous aussi) Pas de panique…nous avons remarqué hier que les nuages s’accumulent à l’est du volcan et qu’il peut faire beau de l’autre côté… Nous avons d’ailleurs vérifié et revérifié la météo : il devrait faire beau ! Pas envie de me farcir 1033 m de dénivelé pour ne rien voir. Je n’aime pas le sport ! Et voilà, nous sortons des nuages ! Départ vers les nuages (mais le sommet est au soleil hein !)…pour l’ascension du volcan vers 7h30, il y a déjà 3 ou 4 autres voitures sur le parking. Un 1er névé est franchi dans la soupe, ça monte lentement mais sûrement, on ne voit pas grand-chose d’autre que nos pieds et la brume nous rafraichit bien ! Puis nous émergeons des basses couches, nous entrons dans le domaine des Dieux (c’est vraiment l’impression que ça donne !) Quel spectacle ! Le sentier est bien tracé. Le seul passage vraiment pénible est finalement cette crête très raide et glissante (dont j’appréhende surtout la descente) Le balisage disparait d’ailleurs à partir de là et un temps dégagé est indispensable pour continuer à moins d’avoir une trace GPS. Fred m’attend pour mettre les crampounets car la suite se passe dans la neige. Nous croiserons d’autres marcheurs qui redescendent du sommet, sans crampons et sans problème. Mais puisque nous les avons, c’est tout de même plus confortable. Idem pour les bâtons de marche… Dernière ligne droite vers le sommet, ouf, nous y sommes ! 1833 m. Il est temps car ça se couvre ! Le Herdubreid et son allée de nuages : on ne l’aura jamais autant vu que cette année ! Le fond de l’air est frais là-haut, il faut redescendre…Au loin le Haslon et Kverkfjoll. A l’est d’énormes ondulations nuageuses !
Ah, ça va mieux à la descente !
Nous repassons près des séracs
Puis sur la crête
Puis à droite de cette crête de rhyolite assaillie de nuages
Ensuite nous repassons dans la soupe,
en émergeons assez vite,
Repassons le gros névé, au soleil.
Au fond la colline de Bjalfafell où nous sommes montés hier depuis la piste qui mène au glacier.
Après 5h de marche, nous retrouvons le fourgon, tandis que les nuages arrivent cette fois tous azimut…
Quel timing !
Fred a envie de retourner à la cascade chaude où nous étions allés il y a 4 ans, nous n’en sommes pas très loin…
En route donc pour le barrage de Karahnukur, où nous admirons l’arc-en-ciel sur le flux résiduel de la Jokulsa A Dal (le gros du débit est détourné pour alimenter une centrale hydro-électrique), ça pulse !
Nous voilà sur la rive NO du Halson avec la vue sur le Snaefell.
Ensuite nous prenons une mauvaise piste (après avoir fait demi-tour sur la bonne !!) parcourons 17 pénibles km en 2h pour finir par nous planter dans une ornière 100 m avant la fin de la piste !
Personne dans le coin, pas de réseau….bref, Fred finit par nous déplanter après moult manœuvres de cric, ouf !
Un bon décrassage s’impose ! Elle est toujours aussi bonne !Mardi 23 août 2016 J18 Dyrfjoll Hvitserkur Nous avons trrrès bien dormi près de la cascade dont nous explorons un peu les alentours. Fred refait un petit plouf, Puis nous reprenons la (bonne) piste, en fait indiquée partout sur les panneaux informatifs de la région (que je photographie mais ne lis qu’après une fois rentrée…) Voilà la vallée de la cascade chaude de Laugavellir. Nous repassons près du Haslon avec à l’est le Snaefell et au sud Kverkfjoll. Passage rapide à Egilstadir (carburant, eau, bouffe, poubelles…) et nous filons plein nord vers le massif de Dyrfjöll qu’on avait adoré en mai ! J’ai repéré 2 randonnées dans le coin : le tour de Hvitserkur (à ne pas confondre avec l’arche de la côte nord…) et Störurd. Comme la journée est déjà avancée, nous optons pour Hvitserkur, d’autant que les Dyrfjöll sont dans les nuages. Départ vers 14h après avoir déjeuné près de la mer à Bakkagerdi, puis pris la piste F946 sur son 1er tiers. Un panneau indique le départ de la randonnée. Ce qui ressemble à des ornières de 4X4 mal éduqués correspond en fait aux traces de chevaux ! Stadarfjall, jolie montagne de rhyolite joue à cache-cache avec les nuages… Le lac Gaesavotn à ses pieds attire pas mal d’oiseaux. La piste continue entre Stadarfjall et Hvitafjall mais nous la quittons en hors sentier vers l’est. La végétation facilite le hors piste ! Voici la face nord de Hvitserkur. Nous visons ce col dans les nuages. Un dernier regard vers Stadarfjall puis nous basculons de l’autre côté vers un plateau très sauvage. Ensuite nous poursuivons dans un pierrier très inconfortable d’où l’on voit la mer. Nous suivons en fait une trace wikiloc qui ne correspond sans doute pas au parcours idéal (il eût fallu élargir un peu le tour pour le rendre moins casse-gueule) ! Cette vallée nous a tous les deux fait penser à Kauaï, avec ses falaises si vertes et escarpées qui plongent dans l’océan ! Après cet autre col, nous quittons la mer (et donc les nuages qui viennent s’amonceler sur la côte) On rrredescend dans une autre vallée dont nous traversons puis longeons vers l’aval la rivière avant de remonter vers l’ultime col, ouf ! A l’arrière- plan la vallée de Husavik où nous irons tout-à-l ’heure… en fourgon ! Fred part devant et m’évite les dernières centaines de mètres de descente. Volontiers ! Nous continuons donc la piste vers Husavik, dans la belle lumière du couchant.

Nous nous posons pour la nuit sur le plateau sans descendre vers Husavik, après avoir failli une nouvelle fois nous planter dans une flaque piégée (un énorme trou !) Nous reprenons le bateau après-demain, soyons prudents ! Ultime rayon de soleil sur les falaises de rhyolite…
Jeudi 24 août 2016 J19 Dyrfjoll Storurd C’est le jour de la rando vers Storurd que nous démarrons vers 7h00. Le sentier balisé démarre du col qui surplombe le delta de Heradssandur, sur la route 94. Au loin on aperçoit les falaises colorées de Therribjörg où nous sommes allés il y a quelques jours. Dans ce delta convergent 3 rivières : la Jokulsa a Dal rescapée du barrage de Karahnukur, la Lagarfjlot et la Selfjlot de moindre importance. Nous longeons la crête de Geldingafjall qui offre une vue imprenable sur les Dyrfjöll et après quelques kilomètres nous tombons d’un coup sur le cirque de Storurd. Avec un peu d’imagination on comprend qu’un énorme pan de la montagne s’est écroulé, créant cette brèche monumentale. Les gros blocs d’éboulis ont ensuite été transportés par le glacier qui existait autrefois plus bas dans la vallée. Un joli lac d’un bleu typiquement glaciaire complète le tableau.
La moraine est assez ancienne pour être végétalisée et fleurie.
Elle est si douillette qu’une sieste s’impose : les sols islandais sont souvent plus rudes !
D’étranges ronds de mousse nous interpellent… ça nous rappelle les ronds de sorcière de nos prairies.
Plutôt que de revenir par le même sentier, nous continuons en boucle vers l’ouest puis le nord afin de rejoindre la route 94 (c’est toujours balisé)
Le terrain en fond de vallée est très humide et les linaigrettes s’y sentent bien !
Quelques myrtilles aux couleurs d’automne quand le terrain est plus sec…
Nous apercevons à nouveau l’océan, la route n’est plus très loin mais il va falloir la remonter jusqu’au col pour récupérer le fourgon.
Fred part devant et se fait prendre en stop par un bus scolaire (qui a emmené 6 enfants toute la journée à la piscine de Egilstadir, ils sont trrrès calmes !) et il est déjà là à m’attendre avec le fourgon quand j’arrive à la fin du sentier, super !
Demain nous reprenons le bateau à Seydisfjordur. Il est donc temps de reprendre la route vers Egilstadir.
Nous détaillons le relief des Dyrfjoll et suivons du regard le parcours effectué tout-à-l ‘heure à pied.
Nous trouvons un bel endroit pour notre dernière nuit en Islande, sur le haut plateau entre Egilstadir et Seydisfjordur.
Vendredi 25 août 2016 J20
7h00, le Norröna arrive, il fait encore beau !
Au revoir Seydisfjordur !











650 versus 700, frein patins versus frein à disques, suspension? English translation pending
Bonsoir à tous,
J’ai besoin de votre retour d’expérience. Voilà, j’ai voyagé dans l’asie du sud-est avec des VTT cadre alu aménagés (ci-dessous). Ce n’était pas du haut gamme mais j’ai vraiment eu beaucoup de plaisir et n’ai pas rencontré de souci... Ils ont disparu tous les 2... J’ai les b... Bref, je vais m’équiper à nouveau. J’ai déjà un Btwin Riverside 7 pour le vélo taf et balade en France, j'en suistrès satisfait. Pour mes futurs périples hors de France, je pense au 650 mais : - Freins à disques ou freins à patins ? - Suspensions ou pas ? - Vtt ou randonneuse ? Je trouvais beaucoup d’avantage à mes vtt alu avec suspensions et aux freins à patin. - VTT facilement démontable dans le train pour aller Roissy via le TGV - Quand il y a de la boue, j’enlève les gardes-boues et hop, je peux rouler.. doucement mais çà roule - J’avais abimé mon disque de frein dans l’avion : disque voilé, jamais de souci avec les patins - Confort de la suspension - Avec les roues de 650, j’ai l’impression de pouvoir passer là où les roues de 700 ne passeraient pas (en plus 700x35) Voilà, je lorgne sur un « vélo de ville R650 premium Shimano XT » .. d’occasion, mais je pense aussi au VTT à équiper... ou partir avec mon Riverside 7. Vous avez certainement des avis et des expériences à faire partager, cela va m’aider dans ma décision. Merci d’avance.
J’ai besoin de votre retour d’expérience. Voilà, j’ai voyagé dans l’asie du sud-est avec des VTT cadre alu aménagés (ci-dessous). Ce n’était pas du haut gamme mais j’ai vraiment eu beaucoup de plaisir et n’ai pas rencontré de souci... Ils ont disparu tous les 2... J’ai les b... Bref, je vais m’équiper à nouveau. J’ai déjà un Btwin Riverside 7 pour le vélo taf et balade en France, j'en suistrès satisfait. Pour mes futurs périples hors de France, je pense au 650 mais : - Freins à disques ou freins à patins ? - Suspensions ou pas ? - Vtt ou randonneuse ? Je trouvais beaucoup d’avantage à mes vtt alu avec suspensions et aux freins à patin. - VTT facilement démontable dans le train pour aller Roissy via le TGV - Quand il y a de la boue, j’enlève les gardes-boues et hop, je peux rouler.. doucement mais çà roule - J’avais abimé mon disque de frein dans l’avion : disque voilé, jamais de souci avec les patins - Confort de la suspension - Avec les roues de 650, j’ai l’impression de pouvoir passer là où les roues de 700 ne passeraient pas (en plus 700x35) Voilà, je lorgne sur un « vélo de ville R650 premium Shimano XT » .. d’occasion, mais je pense aussi au VTT à équiper... ou partir avec mon Riverside 7. Vous avez certainement des avis et des expériences à faire partager, cela va m’aider dans ma décision. Merci d’avance.
Assemblage de mon futur vélo de randonnée English translation pending
Bonjour à tous,
voilà ma situation.
Je me suis monté un vélo de randonnée sur la base d'un vieux cadre Peugeot. Il est sympa mais je n'ai pas une bonne position dessus et çà engendre des douleurs notamment à mes cervicales. J'ai voulu essayer le vélo couché et je me suis offert un Nazca Pioneer. Mais à ma grande déconvenue, il n'est pas adapté à mon programme de randonnée, pourtant j'en avais essayé un avant de l'acheter mais je n'avais pas anticipé les problèmes que j'aurais en côte 😠
J'ai donc décidé de revendre ces deux vélos et de m'en assembler un adapté à mon programme de voyage.
Je compte, comme beaucoup, partir sur la base d'un cadre Surly et déjà se pose ma première question: le LHT ou le Troll? Sachant que je mesure 1,73m avec un EJ de 0,78m, si je choisis le LHT ce sera un 26" et le Troll est automatiquement en 26" Quelle est donc la différence entre les deux et lequel privilégier? Je compte équiper mon vélo d'un guidon papillon, est-ce que les deux peuvent l'accueillir? Voilà mes premières questions qui assurément en appelleront d'autres et je compte bien profiter de vos connaissances pour éviter mes précédentes erreurs.
voilà ma situation.
Je me suis monté un vélo de randonnée sur la base d'un vieux cadre Peugeot. Il est sympa mais je n'ai pas une bonne position dessus et çà engendre des douleurs notamment à mes cervicales. J'ai voulu essayer le vélo couché et je me suis offert un Nazca Pioneer. Mais à ma grande déconvenue, il n'est pas adapté à mon programme de randonnée, pourtant j'en avais essayé un avant de l'acheter mais je n'avais pas anticipé les problèmes que j'aurais en côte 😠
J'ai donc décidé de revendre ces deux vélos et de m'en assembler un adapté à mon programme de voyage.
Je compte, comme beaucoup, partir sur la base d'un cadre Surly et déjà se pose ma première question: le LHT ou le Troll? Sachant que je mesure 1,73m avec un EJ de 0,78m, si je choisis le LHT ce sera un 26" et le Troll est automatiquement en 26" Quelle est donc la différence entre les deux et lequel privilégier? Je compte équiper mon vélo d'un guidon papillon, est-ce que les deux peuvent l'accueillir? Voilà mes premières questions qui assurément en appelleront d'autres et je compte bien profiter de vos connaissances pour éviter mes précédentes erreurs.
Ouest USA le retour ou "quand des citadins se prennent pour des randonneurs..." English translation pending
Bonjour à tous,
Encore un carnet sur le sud-ouest des USA ? Eh oui, pourtant j’ai longuement hésité, surtout en lisant d’autres carnets dernièrement. Que peut encore apporter un carnet de plus sur ces mêmes régions ? Je n’en sais rien, mais ce que je sais c’est que j’aime en lire, encore et encore; certains, certes, plus que d’autres, mais je ne m’en lasse pas. Parfois je retrouve avec plaisir des endroits que j’ai aimés; souvent j’en découvre d’autres que je mets quelque part dans ma tête pour un prochain voyage. Je n’ai pas la plume aussi facile que certains, alors soyez indulgents avec moi… et embarquez si vous êtes comme moi, nostalgiques de l’ouest des USA.
Je remercie tous ceux (et ils sont nombreux) qui m’ont aidée à peaufiner mon circuit, soit en répondant directement à mes messages ici soit, sans toujours le savoir, grâce à leurs carnets, ou discussions que j’ai également suivies, parfois en silence. Je n’ose citer des noms de peur d’en oublier.
J’ai tellement aimé notre circuit (découverte) de l’an dernier que j’ai voulu y retourner tout de suite. Je ne sais pas si c’est une très bonne idée. Je n'ai pas ressenti le même enthousiasme que l'an dernier. Et je ne comprends pas pourquoi... J'avais bien préparé, mieux que l'an dernier (enfin, je pense); j'avais tenu compte des remarques de mon mari qui voulait davantage de temps de repos. J'avais prévu de retourner aux endroits que nous avions tellement aimés, et aussi d'en ajouter d'autres. Nous sommes partis longtemps (30 jours sur place) jamais nous n'avons eu le mal du pays, nous nous sentions bien; les hôtels étaient tous très bons. Alors... d'où vient ce sentiment étrange? En partie, peut-être de la météo qui n'a pas été aussi bonne que l'an dernier: beaucoup plus chaud, moins de soleil, plus de nuages (donc photos moins lumineuses). De "trop d'attentes"? Peut-être aussi. Je ne pense pas (je ne veux pas!) être "blasée" par ces magnifiques paysages. Alors, avions-nous vu les plus beaux sites la première fois (Bryce, Arches, Monument Valley, Valley of Fire, pour ne citer que ceux-là)? J’ai donc aussi hésité à rédiger ce carnet car je risque de ne pas trouver tout aussi « amazing » que l’an dernier; ou que d’autres personnes. Voilà, vous êtes prévenus… Mais peut-être aussi que le fait d’écrire va me permettre de relativiser tout ça et de ne retenir que les magnifiques paysages de ce voyage. Parce qu’il y a eu de merveilleux moments, des journées inoubliables, de jolies découvertes.
Voici, en résumé, nos étapes : L 11/7: vol CDG à Las Vegas M 12/7 : Las Vegas Me 13 /7: de Las Vegas à Overton (Valley of Fire) J 14/7: d'Overton à St George (Valley of Fire, suite) V 15/7: de St George à Zion (Snow Canyon et Kolob Terrace Road) S 16/7: Zion (Coral Pink Sand Dunes et Zion) D 17/7: de Zion à Bryce(Cedar Breaks NM; Bryce Canyon) L 18/7: Bryce M 19/7: Bryce Me 20/7: de Bryce à Escalante(Willis Creek) J 21/7: Escalante(Lower Creek Falls) V 22/7: d'Escalante à Torrey(Burr trail S 23/7: de Torrey à Moab (Hickman Bridge, Goblin Valley) D 24/7: Moab(Potash Road) L 25/7: Moab(La Sal Mountain Loop Road) M 26/7: Moab Me 27/7: de Moab à Monument Valley(la piste de Monument Valley avec un guide Navajo) J 28/7: Monument Valley(Valley of the Gods) V 29/7: de Monument Valley à Chinle(Canyon de Chelly) S 30/7: du Canyon de Chelly à Sedona(Painted Desert et Petrified Forest NP) D 31/7: Sedona L 1/8: Sedona(un petit bout de West Fork Oak Creek Trail) M 2/8: Sedona Me 3/8: de Sedona au Lake Powell J 4/8: Lake Powell (Antelope Canyon Lower) V 5/8: Lake Powell(CBS) S 6/8: Lake Powell(Toadstool Hoodoos) D 7/8: Lake Powell à Grand Canyon North Rim: (Navajo Bridges, Lees Ferry) L 8/8: Grand Canyon North Rim M9/8: GC à Las Vegas Me10/8: vol vers Miami
Et le trajet "en gros" sur une carte

Et parce que je suis « dingue de photos », qu’un voyage pour moi n’est rien sans photos (j’entends déjà d’ici ceux qui disent : « mais regarde le paysage au lieu de prendre des photos » ; je comprends (mon mari est comme ça) mais les photos sont vraiment importantes pour moi je me fabrique des souvenirs, je les regarde souvent, je rêve...), je vous mets une de mes préférées… pour, peut-être vous donner envie de me suivre un peu…
Encore un carnet sur le sud-ouest des USA ? Eh oui, pourtant j’ai longuement hésité, surtout en lisant d’autres carnets dernièrement. Que peut encore apporter un carnet de plus sur ces mêmes régions ? Je n’en sais rien, mais ce que je sais c’est que j’aime en lire, encore et encore; certains, certes, plus que d’autres, mais je ne m’en lasse pas. Parfois je retrouve avec plaisir des endroits que j’ai aimés; souvent j’en découvre d’autres que je mets quelque part dans ma tête pour un prochain voyage. Je n’ai pas la plume aussi facile que certains, alors soyez indulgents avec moi… et embarquez si vous êtes comme moi, nostalgiques de l’ouest des USA.
Je remercie tous ceux (et ils sont nombreux) qui m’ont aidée à peaufiner mon circuit, soit en répondant directement à mes messages ici soit, sans toujours le savoir, grâce à leurs carnets, ou discussions que j’ai également suivies, parfois en silence. Je n’ose citer des noms de peur d’en oublier.
J’ai tellement aimé notre circuit (découverte) de l’an dernier que j’ai voulu y retourner tout de suite. Je ne sais pas si c’est une très bonne idée. Je n'ai pas ressenti le même enthousiasme que l'an dernier. Et je ne comprends pas pourquoi... J'avais bien préparé, mieux que l'an dernier (enfin, je pense); j'avais tenu compte des remarques de mon mari qui voulait davantage de temps de repos. J'avais prévu de retourner aux endroits que nous avions tellement aimés, et aussi d'en ajouter d'autres. Nous sommes partis longtemps (30 jours sur place) jamais nous n'avons eu le mal du pays, nous nous sentions bien; les hôtels étaient tous très bons. Alors... d'où vient ce sentiment étrange? En partie, peut-être de la météo qui n'a pas été aussi bonne que l'an dernier: beaucoup plus chaud, moins de soleil, plus de nuages (donc photos moins lumineuses). De "trop d'attentes"? Peut-être aussi. Je ne pense pas (je ne veux pas!) être "blasée" par ces magnifiques paysages. Alors, avions-nous vu les plus beaux sites la première fois (Bryce, Arches, Monument Valley, Valley of Fire, pour ne citer que ceux-là)? J’ai donc aussi hésité à rédiger ce carnet car je risque de ne pas trouver tout aussi « amazing » que l’an dernier; ou que d’autres personnes. Voilà, vous êtes prévenus… Mais peut-être aussi que le fait d’écrire va me permettre de relativiser tout ça et de ne retenir que les magnifiques paysages de ce voyage. Parce qu’il y a eu de merveilleux moments, des journées inoubliables, de jolies découvertes.
Voici, en résumé, nos étapes : L 11/7: vol CDG à Las Vegas M 12/7 : Las Vegas Me 13 /7: de Las Vegas à Overton (Valley of Fire) J 14/7: d'Overton à St George (Valley of Fire, suite) V 15/7: de St George à Zion (Snow Canyon et Kolob Terrace Road) S 16/7: Zion (Coral Pink Sand Dunes et Zion) D 17/7: de Zion à Bryce(Cedar Breaks NM; Bryce Canyon) L 18/7: Bryce M 19/7: Bryce Me 20/7: de Bryce à Escalante(Willis Creek) J 21/7: Escalante(Lower Creek Falls) V 22/7: d'Escalante à Torrey(Burr trail S 23/7: de Torrey à Moab (Hickman Bridge, Goblin Valley) D 24/7: Moab(Potash Road) L 25/7: Moab(La Sal Mountain Loop Road) M 26/7: Moab Me 27/7: de Moab à Monument Valley(la piste de Monument Valley avec un guide Navajo) J 28/7: Monument Valley(Valley of the Gods) V 29/7: de Monument Valley à Chinle(Canyon de Chelly) S 30/7: du Canyon de Chelly à Sedona(Painted Desert et Petrified Forest NP) D 31/7: Sedona L 1/8: Sedona(un petit bout de West Fork Oak Creek Trail) M 2/8: Sedona Me 3/8: de Sedona au Lake Powell J 4/8: Lake Powell (Antelope Canyon Lower) V 5/8: Lake Powell(CBS) S 6/8: Lake Powell(Toadstool Hoodoos) D 7/8: Lake Powell à Grand Canyon North Rim: (Navajo Bridges, Lees Ferry) L 8/8: Grand Canyon North Rim M9/8: GC à Las Vegas Me10/8: vol vers Miami
Et le trajet "en gros" sur une carte

Et parce que je suis « dingue de photos », qu’un voyage pour moi n’est rien sans photos (j’entends déjà d’ici ceux qui disent : « mais regarde le paysage au lieu de prendre des photos » ; je comprends (mon mari est comme ça) mais les photos sont vraiment importantes pour moi je me fabrique des souvenirs, je les regarde souvent, je rêve...), je vous mets une de mes préférées… pour, peut-être vous donner envie de me suivre un peu…

10 jours en famille entre New York... et Brooklyn... English translation pending
juin 1994 premier voyage à new York en amoureux..
aout 2016 second voyage à New York en amoureux... avec 2 grands ado en sup !!
meme si l'essentiel est toujours là New-York a quand même bien changé... en bien... alors on voulait faire partager à ceux qui en rêve.. car on rêve tous un jour de NY... et bien sûr toute la famille a adoré !
pour les choses pratiques : billets réservés en avril Lyon/Madrid/new york JFK 530€ par personne logement airbnb sur Brooklyn fort greene 1600€ pour 10 nuits rez de chaussée d'un brownstone avec jardinet; moderne , pratique, super équipé, tout neuf, super calme plein de metro commerces resto: IDEAL !! on a choisi Brooklyn par choix parce qu'on en avait entendu que du bien , et je veux bien jouer les vrais touristes, mais pas que.. que je voulais rentrer le soir dans un vrai quartier avec une vraie vie, avec de vraies gens qui vivent là , loin des touristes, du bruit de Manhattan. on a adoré un vrai coup de coeur pour Brooklyn, le quartier assez upper middle class ou le bobo bio commence à etre bien présent mais encore assez mix et vivant . je recommande 100 fois !!! en plus le Brooklyn bridge park à 20mn à pied les metros à 5mn ( au moins 6 lignes qui partent sur Manhattan ) en 20mn à Union square. parfait !
arrivée à New York JFK ( douane et récupération des bagages jamais vue aussi rapide !) on a pris l'airtrain ( on a pris le pass de 10 trajets 25$ alors que l'unité c'est 5$ donc plus rentable pour 4 pour faire l' aller retour ) puis le Metro, pour Brooklyn c'est très pratique et direct. ensuite carte de metro pour une semaine à 31$.
JOUR 1 debout à 5h j'ai en le temps d'aller faire les courses chez les indiens pakistanais du quartier pour le petit dej !! on découvre le quartier, il fait bien chaud (et oui à new york en été il fait chaud... et les 3 premiers jours on a pris l'option humidité en plus, histoire de se sentir dans un hammam et d'etre poisseux toute la journée et d'adopter la coupe afro !! et honnêtement c'etait un peu dur en plus de décallage horaire mais on est à New york et on avance !!) j'avais fait un joli planning avec des couleurs et tout et tout , le premier jour on etait dejà dedans...raté !! en fait j'avais prévu un planning light pour ne pas courir d'un point à un autre mais j'avais complètement zappé le shopping... et avec 2 ado on a eu notre dose !! on a donc fait tous les magasins de sport dès qu'une paire de baskets etait en vitrine c'etait pour nous !!! mais comme les boutiques etaient climatisées on a rien dit et on a pris notre rythme... 500m, une boutique de sport...500m, une boutique de baskets... et on a appris à caller le planning!!! Donc : on est parti à pieds en direction du Brooklyn bridge park en passant par brooklyn heights: magnifique quartier résidentiel avec sublimes maisons dont les plus veinards ont la vue sur la skyline !! tellement chic ...calme cosy...on juste envie de venir vivre là et couler des jours heureux sur sa terrasse un mojito à la main face à Manhattan.... mais nous on est des touristes et on prendra juste 28 photos!! nos ados un sourire jusqu'aux oreilles !!

ensuite pose Shake shack le "mac do" branché new yorkais bobo bio fait à la demande avec son menu pour chiens à 7$ (ça se merite d'etre un chien à NY !!) MAIS abordable ET SUPER BON !!! oui oui oui on recommande !! puis DUMBO le brooklyn bridge, le Jane carousel , le point de vue de Water street... et une vue à couper le souffle, MAGIC !
traversée du pont à pied, tellement mythique !!! on en prend plein les yeux. bien sûr plein de touristes ont eu la meme idée !!.. la fin sous un soleil de plomb !

Financial district ... premiers buildings, début de notre croisade new-yorkaise la tête en l'air ! One world trade district ( il y a 22 ans on était monté en haut des tours jumelles, alors bien sur pour nous ça nous parle, ce lieu est devenu un symbole même pour nos ados. c'est vraiment bien ce qu'ils ont fait un très beau lieu de recueillement plein d'émotion et très symbolique.) on n' a pas fait le musée car trop de queue il faisait très chaud et le décalage horaire commençait à se faire sentir donc on est reparti en direction de Wall street qui franchement ressemble à un décors de cinema tellement c'est devenu sécurisé et aseptisé... et pour finir au bout de Broadway le taureaux en bronze ses cornes et ses cou.... (ça porte bonheur) à partager sur la photo avec un bus de chinois !!
on est rentré... on a fait halte au Stop and shop le supermarché en face du barclay's center.. et moi les supermarchés americains c'est mon disneyland à moi j'adore !!! on s'est de suite rendu compte que le dollar n'etait vraiment plus à notre avantage et que NY etait super cher !!! OUI la bouffe à NY est super chère !!! on etait cuit on s'est mis à la clim pour regarder dirty dancing !!
JOUR 2
Après les infos du jour entre 6 et 8h , en route en métro jusqu'à UNION Square, et là on a découvert 2 choses : le métro new yorkais c'est pas compliqué.. sauf que toutes les lignes ne fonctionnent pas le week end... et que les express ne s'arrêtent pas dans toutes les stations ( c'est un peu une évidence vu que c'est un express)... mais on comprend pas toute suite où il s'arrête.. et ne s'arrête pas... on comprend quand il ne s'arrête pas dans notre station et nous passe sous le nez ...sinon c'est assez simple. ET que le métro est climatisé ... super! genre 20 dégrés ...resuper !!!! MAIS pas les stations !!! genre 45°....moins super... donc Union square très jolie place avec petit marché bio hors de prix mais très sympa au milieu des joueurs d'échec et des écureuils. Montée au dernier étage de la boutique DSW (des chaussures !!) magnifique vue sur la place et première approche de l'EMPIRE STATE BUILDING!! il y a aussi un grand American eagles ... Flatiron Building jolie place avec des tables et chaises à dispo pour profiter de la vue et du spectacle de la rue , pour nous on a eu droit à 2 shooting photos : des enfants pour des fringues visiblement, et une Paris Hilton en tenue de soirée qui a traversé son passage piétons 14 fois !

ensuite autre spectacle à NY : les orages !! parce qu'en été ce sont de grands moments ça rafraichit mais augmente l'effet hammam !!! donc on a couru entre les gouttes, trouvé un resto et fini chez Macy's en vue d'acheter des jeans mais c'est immense mal foutu pas de vendeur, le bazar... bref on n' a rien trouvé ! comme le soleil est revenu on a rejoint la HIGH LINE..bon c'etait samedi on etait pas tout seul mais c'est vraiment un coup de coeur un havre de paix, presque calme dans la verdure on a meme trouvé un coin de pelouse pour profiter. vraiment à faire ! c'est pas très long, il faut compter une bonne heure mais une jolie balade dans un quartier en plein boom. arret au chelsea market (branché, cher plein de resto, plein de touristes, mais je voulais le faire...c'est fait !)

arrêt de la higt line dans meatpacking district (ancien quartier d'abattoirs) tout en voie de restauration super quartier branché ou il fait bon vivre et pleine mutation. West Village :quand j'en aurais marre de Brooklyn et de ma terrasse sur la skyline c'est là que je viendrais m'installer !! j'ai adoré, ma fille a adoré, on a meme trouvé une terrasse pour boire un verre, de jolies petites boutiques , l'immeuble de "Friends" (qui est tout petit en fait !!dixit les ados). il ne faut pas se voiler la face c'est un beau quartier gay friendly pour gens bien propres qui mangent bio de préférence vegan même, c'est la mode à NY... mais de jolies brownstones quartier calme de series télé. j'aurais aimé trainer 2h ici... y revenir... mais voilà je ne suis pas toute seule et la troupe en avait plein les pattes DONC on a pris la ligne D et on est rentré à brooklyn ...sa clim....ses pizzas king size...
JOUR 3 Dimanche... qui dit dimanche à NY dit gospel !!! après recherche sur differents forums, on est resté à Brooklyn dans notre quartier ou la population afro- americaine et surtout dans notre quartier est majoritaire donc nous avons fait le choix d'aller au Brooklyn Tabernacle; grosse congrégation avec site internet écrans géants et immense salle de culte. GENIAL !! 2 services nous avions choisi d'y aller à 9h (puis un à 11H) pas beaucoup de touristes 70% d'afro americains dans leur beaux habits du dimanche qui non seulement vivent la musique mais toutes les paroles du pasteur ..AMEN !! un choeur de 150 personnes d'horizons diverses une ambiance à donner envie d'aller à la messe tous les dimanches ! bien que le sermon un peu long et assez manichéen ait un peu géné mon fils , je conseille vivement , un vrai moment de partage et de grâce.
puis comme il faisait très chaud on a décidé d'aller nous mettre au frais et passer le reste de la journée sur GOVERNORS ISLAND mon coup de coeur du voyage !! une petite ile :ouest de Brooklyn, sud de Manhattan , navette toutes les heures du pier 6 de Brooklyn les week ends seulement ( 2$) et tous les jours de la pointe de Manhattan. déjà l' aménagement des berges de Brooklyn est sublime, le pier 6 tout aussi sublime avec une vue de plus à couper le souffle, on ne peut qu'apprécier encore et encore et encore ...

donc comme c'etait dimanche nous avons donc pris le bateau avec plein de familles juives orthodoxes à la recherche de frais... il faut savoir que NY est la premier ville juive au monde que près de 500000 vivent à Brooklyn en parfaite harmonie avec le reste de la population (mais bien entre eux tout de même !!) que ce sont des juifs orthodoxes très pratiquants et que nous en rencontrons assez peu en France , donc ce fut tout de même un curiosité pour nos enfants ( " en fait Raby Jacob existe ..!" ).... et donc un bon sujet culturel et religieux !!!! les femmes sont couvertes bras jambes +perruque , les hommes vetus en noir pantalon manteau chapeau, chemise blanche et meches de cheveux de chaque coté du visage, et vue la chaleur de la journée.... nous avons donc embarqué avec ces familles nombreuses dont je tiens à noter que les enfants sont très bien élevés, polis et peu bruyants.
donc Governors island ancienne ile militaire désertée oubliée qui renait de ses cendres depuis qq années , et c'est tant mieux !!! un petit bijou de verdure calme air marin, sans voiture avec de magnifiques maisons genre coloniales qui donne l'impression d'être reparti 100 ans en arrière; un havre de paix !!
à notre arrivée des food trucks en tout genre nous attendaient pour le pique nique ( dont la moitié casher bien sur !!) ... de magnifiques pelouses des arbres centenaires n'attendaient que nous ... ET LA VUE !!!
juste époustouflant.... on va bien finir par être blasé un jour quand même....
mais pas aujourd'hui !!
après 200 photos on a loué des vélos, juste une arnaque sachant qu'ils les louent pour 2 heures alors qu'on fait le tour en moins d'une heure et que ça coute une fortune, il vaut mieux utiliser le système de velo en libre service fraichement installé à NY et pas cher du tout dont il y a une station sur Governors. bon à savoir !
mais cette balade est très sympa ça permet de faire tous les chemins , ce dimanche là il y avait un rassemblement de vieux combi WW... le parfait cliché pour un parfait dimanche la statue de la liberté et Manhattan en fond !!
à faire et refaire !!!
au retour on a encore profité de du Brooklyn bridge park entre joueurs de basket, roller, canoé mouettes et ferry... trop beau.
JOUR 4 alors en ce lundi on s'attaque au monstre sacré de NY...tatatammm..roulement de tambour... l' EMPIRE STATE BUILDING !!! départ 8h17 de la maison ..9h on etait devant les caisses ! !il y avait tellement personne que je pensait qu'on se trompait d'entrée !! et quand je dis personne... c'est personne !!! on avait pris de lyon le pass NY explorer ou on paye en fonction du nombre d'attractions qu'on veut faire, on a choisi le pass 5 attractions (444€ à 4 quand meme !!) donc il faut bien choisir les attractions les plus chères pour que se soit rentable. 86 etages plus haut : NY à nos pieds !!! temps magnifique, vent bien frais, on oublie qu'on est à 400m !!! vue jusqu'à l'océan.. PARFAIT !!!

c'est un monstre sacré qu'il faut faire, à n'importe quelle heure de la journée c'est toujours magique !

ensuite la 5eme AVENUE nous attendant et ses boutiques toutes ses boutiques... j'adore la 5eme avenue pour moi la plus belle avenue au monde... ils ont fait le Niketown et nous Tiffany.. la boutique de la NBA... celle desYankee's....toutes ont la clim, merci !!!
Puis Grand Central .. magnifique gare et son plafond étoilé, tellement mythique et vue dans tellement de films.. vue magnifique de l'extérieur sur la Chrysler Building . on a déjeuné en sous sol dans le food court au frais. très bien je conseille.

on est resté dans le quartier visiter : le MOMA musée d'art moderne ... et toujours pas de queue au caisse... (pass) alors on a fait le choix de faire le MOMA plutôt que le MET parce qu'avec 2 grands ado il faut faire un choix culturel et que l'art moderne leur parle plus... sauf que leMOMA était en travaux (le 3etage condamné) donc moins d'oeuvres que prévu , mais des majeures quand même.. mais un peu déçue tout de même .. c'est un beau musée, on avait pris les audio guide et le jardin au milieu des building est un vrai havre de paix après avoir bien piétiné ! et on est rentré... effervescence au Barclay's center ou c'etait soirée catch... et quand on connait le gout des americains pour le catch c'etait rien que sur le trottoir un vrai spectacle qui nous a fait la soirée ! mais on est rentré regarder "hunger games" sous la clim....
JOUR 5
On des enfants... on a vu" la nuit au musée"... on va donc au musée d'histoire naturelle ! (pass) magnifique musée dans l'upper west side (metro direct pris en bas de chez nous). magnifique musée immense avec encore quelques salles vieillottes mais vraiment très chouette , je m'etais dit 2h30 ça sera déjà pas mal... c'est oublié mon fils qui a lu toutes les légendes et étiquettes on est donc resté 4H ! on aime ou pas les animaux empaillés mais rien que pour les décors peint en trompe l'oeil ça vaut le coup !! et la galerie des dinosaures !!
quand on est sorti on etait mort de faim... et grosse erreur on s'est arrété au premier food truck à la sortie du musée le long de central park... cher pas cuit ... on n'a pas été malade... c'est déjà ça !! d'ailleurs grosse déception sur les vendeurs de hot dog... ou sont passés les petits chariots de vendeurs de hot dog ( qui ne vendaient que des hot dog et des bretzel et non pas une carte qui va du burger au tacos au burritos halal...vendu par des pakistanais...) non vraiment je suis déçue ils sont ou les hot dog aux oignons confits avec du chou et de la moutarde à 2$ ??? rendez les nous !!!!! bref on est allé prendre le frais à Central Park.... c'est grand c'est beau il fait frais c'est presque calme.. on se pert un peu... on a rencontré des ecureuils.. des joggers, les chevaux, une mariée au chignon version Marge Simpsons robe meringue en converses turquoise ( le marié etait aussi en converses d'ailleurs ) , des musiciens, des filles au seins nus, des hippies devant le mémorial de john Lennon , Alice au pays de merveilles, des tas de Pokemon et beaucoup de chasseurs de Pokemon, des touristes, des embouteillages de barques, un cours de sabre laser..etc.... je crois qu'on aurait pu y passer la journée en fait !!!!
et on se retrouve devant chez Apple en haut de la 5eme... et prend la 61 avenue en direction du tramway qui est en fait un telephérique pour aller sur Roosevelt Island (gratuit le trajet avec la metrocard).

c'est super de passer entre les immeubles (ma fille qui a le vertige bien moins enchantée) puis longer le Queensboro bridge; on a trouvé ça génial. ma voisine une charmante dame qui habitait à NY depuis 32 ans ne l'avait jamais fait et a du sortir environ 35 "amazing!!!" en 5 mn de traversée!! le nord de l'ile est habité par des immeubles moches et il y avait au sud des hopitaux de quarantaine pour les malades de la varioles en destruction pour faire un beau parc arboré avec un beau point de vue. et vraiment ça vaut le détour surtout en été .. MAIS faites ce que je dis mais pas ce qu'on a fait !!! on y est allé donc en fin d'apres midi avec le soleil plombant la skyline DONC beau contre jour ... ET l'accès à la pointe le mémorial Roosevelt (encore un peu en travaux) est fermé le ...mardi !!! et nous étions mardi !! ce n'était pas indiqué sur le lonely planet ( ils foutent quoi les Guides !!) c'est peut être transitoire vu que les travaux ne sont pas finis, donc à verifier; mais ça va devenir un haut lieu pour les romantiques (y'a rien a faire ) et ceux qui en ont marre du tumulte de manhattan... donc on etait seul avec les écureuils et notre contre jour et moi au bout de ma vie, mes enfants me rassurants "c'est pas grave c'est pour qu'on revienne !!!" mais vraiment la promenade est très sympa.
mais comme on n'etait pas assez fatigués... on a fini le long du Brooklyn bridge park pour le coucher du soleil avec option skyline qui s'allume... rien que ça ca vaut le prix du voyage...

et on a enchainé avec le diner : pizzas chez juliana's pizza à Dumbo au pied du Brooklyn bridge. fondée en 2012 par Patsy Grimaldi le fondateur de la pizzeria GRIMALDI (institution de brooklyn) juste à coté , puis vendue au décès de sa femme (Juliana). mais comme il avait aussi vendu le nom... quand il a voulu remonter son affaire avec l'aide de ses enfants qq années après et il lui a donné le nom de sa femme JULIANA .. (j'ai mes indics sur Brooklyn) et donc ça fait un carton à juste titre car ce sont les meilleures pizzas de Brooklyn... de NY... du monde !!!! bien sur ça se mérite donc un peu d'attente mais ça vaut largement le coup ! une pure merveille tomate fraiche basilic frais et mozzarella qui file !!! et un prix raisonnable (NY quand même !)
JOUR 6
ALLEZ on s'attaque à l'autre monument New- Yorkais ... celui si cher à notre coeur de français... la STATUE DE LA LIBERTE !! billets pris de France (17$ par parsonne donc pas le coup avec le pass) avec bateau à 9h pas d'attente du tout. reaction collegiale "elle est petite en fait !!" bahh voui... enfin plus petite qu'on l'imagine.. en 1994 on etait monté dans la couronne... là on se limitera à la pelouse !
le ciel est bleu, la vue magnifique voilà tout est dit !
on enchaine avec la visite d'Ellis Island , et du musée de l' immigration : vraiment bien avec audio guide, instructif et presque nostalgique, bon je pense qu'il nous nous présente une version quelque peu édulcorée du rêve américain et les migrants mais c'est très bien.
retour à Batterie Park qui est franchement sympa avec le l'air et de la verdure, mais on décide d'aller déjeuner à south street Seaport à pied. c'est très joli, c'est propre, il y a un petit air marin plein de boutiques ça plait beaucoup aux touristes, moins au Lonely planet visiblement.. il y a un food court top nous on mange en terrasse chez Ambroise des sandwiches au crabe :une tuerie !! certes un peu cher mais un délice.
puis direction sous un soleil de plomb CHINATOWN. le trajet à pieds n'est pas vraiment touristiques mais on croise un tournage de film avec la star (qu'on ne connait pas) avec ses bigoudis sur la tête.. comme il faisait super chaud je pense qu'on n'a pas apprécié chinatown à sa juste valeur.. les enfants se sont trouvés TROP dans un autre monde, moi j'aime bien le coté ville dans la ville, ou tout est ecrit en chinois, on s'est perdu dans le petites rues, c'etait sympa pas trop de touristes. pas aussi bien que le chinatown de San francisco mais on ne va pas jouer les blasés snobs...
puis bien sûr on enchaine au coin d'une rue sur Little Italy....et ses touristes... mais c'est joli, sympa et bien clean... Mott street , Mulburry street .
et on enchaine avec SOHO....c'est beau c'est propre avec ses beaux immeubles ses ferroneries , ses façades avec les escaliers de secours exterieurs si NY... il y a 20 ans j'avais adoré ce quartier je me faisais un plaisir de le revoir... et bah raté... adieu les petites boutiques branchées, les galeries d'art, le côté hippie chic... tout est devenu trop chic, trop clean, trop "sex ans the city" !! Chanel Dior toutes les grandes marques françaises sont là donc pour le dépaysement on repassera, je trouve que ce quartier a perdu son âme.. dommage... west village et Greenwich c'est bien mieux ! donc on a repris Broadway ( ahhh broadway avenue et ses 22 km de shopping ..) :un hollister en face d'un immense American eagles à coté d'adidas, un Nike guère plus loin... etc..... et Zacky's ou j'ai trouvé les converses les moins cheres mais qui ferme boutique je crois..
on a fini la journée sur Washington square avec son arc de Triomphe , sa fontaine ou se baignaient des volleyeurs, un petit groupe de musique avec un super saxo, une fille en string (juste en string... il faisait très chaud à sa décharge...) qui vivait la musique... on est à NY et ça ne gêne personne ... en France essayer de mettre les pieds dans la fontaine de la Concorde et vous verrez.. on a fait une petite halte par hasard devant la célèbre "CAGE" ou se jouait bien sur un petit match de basket, à l'amical..en plein NY !
JOUR 7
GRASSE mat' !!!! petit dej Bagels au Bagels delight à coté de la maison... bon on n'a rien compris au fonctionnement de la carte mais c'était très bon et super pas cher. puis en route pour l INTREPID ( intrepid sea air & space museum) pier 86 sur l'Hudson river au niveau d' Hell's kitchen ; autre quartier en plein boom que j'ai découvert et qui m'a beaucoup plu, si je devais loger sur Manhattan je crois que je choisirai un petit appart dans le coin.
donc le musée est un immense porte avion qui a servi seulement pendant 17 ans dans les années 60 audio guide très intéressant et instructif (bien qu'un peu brouillon ) et anciens navigants et marines présents pour tout expliquer sur leur vie à bord, vraiment bien. on a croisé des avions mythiques et même le Concorde. et visite aussi d'un sous marin (le seul endroit ou l'on a fait la queue). un très bon moment .

Time square... et de jour c'est déjà qq chose !! cri du coeur de ma fille: "ça c'est New-York !" et on aimerait juste faire abstraction des milliers d'autres touristes !! alors... on va juste essayer de ne pas se perdre, hein?? !! alors dans mon beau planning je voulais faire top of the rock du Rockfeller Center au coucher du soleil et voir l' Empire state building s'embraser, le must du cliché.... bahh non il s'est mis à pleuvoir !!! et pas qu'un peu... donc on a fait les boutiques m&m's et Cie de Time square avec tous les autres touristes... ami agoraphobe welcome!!! il s'est arreté de pleuvoir mais les nuages sont bien restés donc on s'est baladé; on est allé à Columbus circle puis diner chez virgil's real barbecue, bien noté sur tripadvisor, un bon resto ricain avec ribs, Tbones steack..et des macaronis au fromages.. et du coca au litre... et les écrans de sport... super !
on a donc refait Time Square by night (sinon c'est pas drôle..)entre les écrans geants, les chevaux, les filles à poils, les touristes, le bruit, un parfait échantillon de tout ce que le monde offre de pire et de meilleur ( bien que pour le meilleur il faut être super positif...) mais les enfants ont adoré et rien que pour ça ça valait le coup... ça doit etre une question de d'âge...

puis en route pour le Rockfeller center pour monter au TOP OF THE ROCK by night ( on prend les billets et il nous donne une tranche horaire, c'est très bien fait pour ne pas faire la queue des heures, nous c'etait 22h) ascenseur vitré histoire de bien mettre en condition.. ma fille a eu le vertige (elle n'a du tout aimé!! ) , mon fils limite.... de nuit là haut, en extérieur, c'est vraiment grisant ! cependant grande question de tous les touristes en preparation de leur voyage à NY (moi la premiere) faut il faire TOP of the rock de jour ou de nuit, l'ESB de jour ou de nuit.....??? on fait parfois un peu comme on peut en fonction de la météo du monde.... l'Empire super le matin c'etait top si le temps est dégagé... ou viser la fin de journée ... en fait il faut surtout eviter la brume de chaleur qui plombe toute les couleurs... donc eviter le soleil au zenith qq soit le point de vue... après tout est beau quand on est sur le toit de NY !
alors oui on a une très belle vue , surtout sur l' Empire state building iluminé, mais vraiment je préfère les vues de jour... et même plus: les vues de jour du sol.... ce sont celles qui m'ont provoqué les plus belles émotions. tous les points de vue de la skyline de NY sont tous tellement impressionnants, ces building les pieds dans l'eau.... bref, c'est vraiment à faire et je crois que j'aurais adoré au coucher du soleil, MAIS...... il faut bien revenir pour qq chose !!!

JOUR 8
aujourd'hui on reste à Brooklyn !! matinée shopping : tout est à Brooklyn : baskets, american eagles (ou toute la boutique etait entre - 40 et -60 %), Gap, aeropostale etc, et je passe les boutiques bling de rappeurs comme Jay's !!! shopping indécent ou on n'aura pas assez de nos 8 bras pour tout porter !! dej chez IHOP et ses pancakes..
puis on file vers le sud de Brooklyn en direction de Park Slope très prisé des bobo new yorkais , des français qui vivent outre atlantique Prospect park :the place to be. on comprend car c'est très chouette, branché mais calme, jolies maisons, jolies boutiques , resto bio, beau parc, pas encore trop aseptisé , un endroit ou il fait bon vivre et déjà hors de prix !! à approfondir quand il fera moins chaud !! on prend donc le Metro pour filer à Coney island ..SE BAIGNER !!! Coney island .. comment dire... on aime ...ou pas.... si on est positif on trouve ça pittoresque , américain à souhait , sympathique voir fun... si on est négatif on se dit de suite que ça craint un peu et que le soir ça ne me tenterai que moyennement.... moi j'ai bien aimé , la promenade en bois est très chouette , le sable est blanc, la mer est bonne (pas bien limpide quand même) pas trop de monde un très bon moment quand on veut s'échapper du tumultueux Manhattan. quand on a plus de temps et qu'on veut éviter le coté Amérique profonde populaire et rester dans le jeune beau et branché new yorkais, la jeunesse prend donc le métro pendant 1h et file plus au nord sur Long Island vers JFK les belles plages sauvages de Rockaway beach dans le Queens. ça à l'air très bien mais il faut avoir plus de temps, mais on peu y aller en métro.
on est rentré , rafraichis , prendre notre pizza chez "not ray's pizza"... un peu débordé en ce samedi soir !
JOUR 9
encore Brooklyn !!! le fleamarket de Fort greene... puis à pied jusqu'à WILLIAMSBURG.... on remonte donc Lafayette ave assez chic, belles maisons, très résidentiel, très chouette mais pas de métro... puis on rejoint Lee Avenue et le quartier juif orthodoxe . alors le samedi comme c'est Shabbat, c'est un peu mort , peu de monde dans les rues et magasins fermés, donc mauvaise pioche !! mais on peu se faire une bonne idée tout est écrit en hebreux, on a croisé des hommes en route pour la synagogue avec toque en fourrure etc.. et bus scolaires bien garés par dizaines pour les emmener travailler sur Manhattan .. les autres jours... alors à voir, si on etait venu un autre jour on aurait peut être eu l'impression de jouer les voyeurs... en tout cas un autre monde... puis au détour d'une rue on arrive sur Bedford avenue , welcome in Williamsburg nouveau quartier hipster bobo branché de Brooklyn ! le jour et la nuit entre les 2 quartiers... vive NY !! quartier top ! jolies maisons, petites boutiques (Apple viens d'installer un grand Apple store c'est dire que le quartier prend de l'essor, donc va t il rester aussi charmant et cool... à voir). pour l'instant c'est super branché , du street art à tous les coins de rues . on adore !

on se promène dans tout le quartier mais en ratant surement des tas de trucs , pleins d'entrepots en pleine mutation. on a l'impression de toucher un peu plus le vrai NY. on a rendez vous au Smorgasburg de williamsburg qui se trouve tous les samedis de 10h à 17h au Park de l'east river

voilà tout est dit sur le point de vue (et un de plus !!!)
alors Smorgasburg, concept new yorkais en vogue qui se développe ailleurs aux USA. sorte de grand marché de bouffe en tout genre! une cinquantaines de petites échoppes: du cookie au smoothie, du burger vegan au tacos bio à la brochette de kangourou, tout est bio et homemade !! on pioche à droite à gauche , prix modique, très sympa , jeune et branché dans le parc à la vue de folie... mais comme on est en Amerique tout est bien cadré: une seule entrée , distributeur de billets bien placé et pour ceux qui veulent boire une biere bien fraiche comme le souhaiterait chaque bon français un jour de canicule, il faut avoir 21 ans pour accéder au parc de buveurs d'alcool ( genre parc à chiens, faut être honnête !!) . mais bon nobody's perfect.... mais on se sent tellement à NY ...non Brooklyn, loin du circuit des touristes ... et c'est bien....
donc Williamsburg , (et je pense vraiment qu'il faut pousser jusqu' à Greenpoint plus au nord donc on reviendra...) c'est top mais question transport c'est naze... une seule ligne, la L qui traverse jusqu'à Union square. sinon tu marches ou tu décriptes le réseau bus, si tu trouves un arrêt......
donc pour nos dernières heures on ira sur les traces de Marilyn Monroe dans sa robe blanche et sa grille de métro (souhait de ma fille )..angle 52 east et lexington Ave... mais depuis que Marilyn a montré sa culotte à la terre entière le quartier a été entièrement refait jusqu'aux trottoirs je crois et donc il faut beaucoup d'imagination... même pas une petite plaque commémorative, rien , que dal.... aucun respect !!! donc si vous avez les mêmes envies que ma fille :oubliez... chassez plutot le pokémon !! mais un wallgreen donc on est allé acheter de l'aspirine pour toute la famille comme cadeau souvenir !
et on est rentré en passant par Union faire du shopping et faire nos bagages...
JOUR 10
encore qq heures.... passons les au brooklyn bridge parc et sa sublime promenade encore et toujours... à pied par les beaux quartiers.... dernières photos... au retour arrêt au Shake Shack ( vraiment excellents !!) pour un dernier burger bio, entourés et Beyoncé(s) branchées , de familles sortant de la messes toutes endimanchées, de filles au cheveux bleus, de maman bobo qui allaitent... ohhh comme ça va me manquer toute cette mixité si riche à new-York, cette liberté, cette énergie....
donc après 152 km de bitume new-yorkais plus tard avalés par nos petits pieds, on a fermé les valises , pris le metro... l'airtrain.... et on est rentré .... parce qu'il faut bien un jour....

on s' était dit on reviendra... c'est fait.... la Big Apple a bien changé... en bien... reflet de Sinatra et d' Alicia keys , une vraie ville peut etre pas tout à fait l'Amerique mais tellement envoutante, libre et magique que bien sur on reviendra... encore ....
aout 2016 second voyage à New York en amoureux... avec 2 grands ado en sup !!
meme si l'essentiel est toujours là New-York a quand même bien changé... en bien... alors on voulait faire partager à ceux qui en rêve.. car on rêve tous un jour de NY... et bien sûr toute la famille a adoré !
pour les choses pratiques : billets réservés en avril Lyon/Madrid/new york JFK 530€ par personne logement airbnb sur Brooklyn fort greene 1600€ pour 10 nuits rez de chaussée d'un brownstone avec jardinet; moderne , pratique, super équipé, tout neuf, super calme plein de metro commerces resto: IDEAL !! on a choisi Brooklyn par choix parce qu'on en avait entendu que du bien , et je veux bien jouer les vrais touristes, mais pas que.. que je voulais rentrer le soir dans un vrai quartier avec une vraie vie, avec de vraies gens qui vivent là , loin des touristes, du bruit de Manhattan. on a adoré un vrai coup de coeur pour Brooklyn, le quartier assez upper middle class ou le bobo bio commence à etre bien présent mais encore assez mix et vivant . je recommande 100 fois !!! en plus le Brooklyn bridge park à 20mn à pied les metros à 5mn ( au moins 6 lignes qui partent sur Manhattan ) en 20mn à Union square. parfait !
arrivée à New York JFK ( douane et récupération des bagages jamais vue aussi rapide !) on a pris l'airtrain ( on a pris le pass de 10 trajets 25$ alors que l'unité c'est 5$ donc plus rentable pour 4 pour faire l' aller retour ) puis le Metro, pour Brooklyn c'est très pratique et direct. ensuite carte de metro pour une semaine à 31$.
JOUR 1 debout à 5h j'ai en le temps d'aller faire les courses chez les indiens pakistanais du quartier pour le petit dej !! on découvre le quartier, il fait bien chaud (et oui à new york en été il fait chaud... et les 3 premiers jours on a pris l'option humidité en plus, histoire de se sentir dans un hammam et d'etre poisseux toute la journée et d'adopter la coupe afro !! et honnêtement c'etait un peu dur en plus de décallage horaire mais on est à New york et on avance !!) j'avais fait un joli planning avec des couleurs et tout et tout , le premier jour on etait dejà dedans...raté !! en fait j'avais prévu un planning light pour ne pas courir d'un point à un autre mais j'avais complètement zappé le shopping... et avec 2 ado on a eu notre dose !! on a donc fait tous les magasins de sport dès qu'une paire de baskets etait en vitrine c'etait pour nous !!! mais comme les boutiques etaient climatisées on a rien dit et on a pris notre rythme... 500m, une boutique de sport...500m, une boutique de baskets... et on a appris à caller le planning!!! Donc : on est parti à pieds en direction du Brooklyn bridge park en passant par brooklyn heights: magnifique quartier résidentiel avec sublimes maisons dont les plus veinards ont la vue sur la skyline !! tellement chic ...calme cosy...on juste envie de venir vivre là et couler des jours heureux sur sa terrasse un mojito à la main face à Manhattan.... mais nous on est des touristes et on prendra juste 28 photos!! nos ados un sourire jusqu'aux oreilles !!

ensuite pose Shake shack le "mac do" branché new yorkais bobo bio fait à la demande avec son menu pour chiens à 7$ (ça se merite d'etre un chien à NY !!) MAIS abordable ET SUPER BON !!! oui oui oui on recommande !! puis DUMBO le brooklyn bridge, le Jane carousel , le point de vue de Water street... et une vue à couper le souffle, MAGIC !

traversée du pont à pied, tellement mythique !!! on en prend plein les yeux. bien sûr plein de touristes ont eu la meme idée !!.. la fin sous un soleil de plomb !

Financial district ... premiers buildings, début de notre croisade new-yorkaise la tête en l'air ! One world trade district ( il y a 22 ans on était monté en haut des tours jumelles, alors bien sur pour nous ça nous parle, ce lieu est devenu un symbole même pour nos ados. c'est vraiment bien ce qu'ils ont fait un très beau lieu de recueillement plein d'émotion et très symbolique.) on n' a pas fait le musée car trop de queue il faisait très chaud et le décalage horaire commençait à se faire sentir donc on est reparti en direction de Wall street qui franchement ressemble à un décors de cinema tellement c'est devenu sécurisé et aseptisé... et pour finir au bout de Broadway le taureaux en bronze ses cornes et ses cou.... (ça porte bonheur) à partager sur la photo avec un bus de chinois !!
on est rentré... on a fait halte au Stop and shop le supermarché en face du barclay's center.. et moi les supermarchés americains c'est mon disneyland à moi j'adore !!! on s'est de suite rendu compte que le dollar n'etait vraiment plus à notre avantage et que NY etait super cher !!! OUI la bouffe à NY est super chère !!! on etait cuit on s'est mis à la clim pour regarder dirty dancing !!
JOUR 2
Après les infos du jour entre 6 et 8h , en route en métro jusqu'à UNION Square, et là on a découvert 2 choses : le métro new yorkais c'est pas compliqué.. sauf que toutes les lignes ne fonctionnent pas le week end... et que les express ne s'arrêtent pas dans toutes les stations ( c'est un peu une évidence vu que c'est un express)... mais on comprend pas toute suite où il s'arrête.. et ne s'arrête pas... on comprend quand il ne s'arrête pas dans notre station et nous passe sous le nez ...sinon c'est assez simple. ET que le métro est climatisé ... super! genre 20 dégrés ...resuper !!!! MAIS pas les stations !!! genre 45°....moins super... donc Union square très jolie place avec petit marché bio hors de prix mais très sympa au milieu des joueurs d'échec et des écureuils. Montée au dernier étage de la boutique DSW (des chaussures !!) magnifique vue sur la place et première approche de l'EMPIRE STATE BUILDING!! il y a aussi un grand American eagles ... Flatiron Building jolie place avec des tables et chaises à dispo pour profiter de la vue et du spectacle de la rue , pour nous on a eu droit à 2 shooting photos : des enfants pour des fringues visiblement, et une Paris Hilton en tenue de soirée qui a traversé son passage piétons 14 fois !

ensuite autre spectacle à NY : les orages !! parce qu'en été ce sont de grands moments ça rafraichit mais augmente l'effet hammam !!! donc on a couru entre les gouttes, trouvé un resto et fini chez Macy's en vue d'acheter des jeans mais c'est immense mal foutu pas de vendeur, le bazar... bref on n' a rien trouvé ! comme le soleil est revenu on a rejoint la HIGH LINE..bon c'etait samedi on etait pas tout seul mais c'est vraiment un coup de coeur un havre de paix, presque calme dans la verdure on a meme trouvé un coin de pelouse pour profiter. vraiment à faire ! c'est pas très long, il faut compter une bonne heure mais une jolie balade dans un quartier en plein boom. arret au chelsea market (branché, cher plein de resto, plein de touristes, mais je voulais le faire...c'est fait !)

arrêt de la higt line dans meatpacking district (ancien quartier d'abattoirs) tout en voie de restauration super quartier branché ou il fait bon vivre et pleine mutation. West Village :quand j'en aurais marre de Brooklyn et de ma terrasse sur la skyline c'est là que je viendrais m'installer !! j'ai adoré, ma fille a adoré, on a meme trouvé une terrasse pour boire un verre, de jolies petites boutiques , l'immeuble de "Friends" (qui est tout petit en fait !!dixit les ados). il ne faut pas se voiler la face c'est un beau quartier gay friendly pour gens bien propres qui mangent bio de préférence vegan même, c'est la mode à NY... mais de jolies brownstones quartier calme de series télé. j'aurais aimé trainer 2h ici... y revenir... mais voilà je ne suis pas toute seule et la troupe en avait plein les pattes DONC on a pris la ligne D et on est rentré à brooklyn ...sa clim....ses pizzas king size...
JOUR 3 Dimanche... qui dit dimanche à NY dit gospel !!! après recherche sur differents forums, on est resté à Brooklyn dans notre quartier ou la population afro- americaine et surtout dans notre quartier est majoritaire donc nous avons fait le choix d'aller au Brooklyn Tabernacle; grosse congrégation avec site internet écrans géants et immense salle de culte. GENIAL !! 2 services nous avions choisi d'y aller à 9h (puis un à 11H) pas beaucoup de touristes 70% d'afro americains dans leur beaux habits du dimanche qui non seulement vivent la musique mais toutes les paroles du pasteur ..AMEN !! un choeur de 150 personnes d'horizons diverses une ambiance à donner envie d'aller à la messe tous les dimanches ! bien que le sermon un peu long et assez manichéen ait un peu géné mon fils , je conseille vivement , un vrai moment de partage et de grâce.
puis comme il faisait très chaud on a décidé d'aller nous mettre au frais et passer le reste de la journée sur GOVERNORS ISLAND mon coup de coeur du voyage !! une petite ile :ouest de Brooklyn, sud de Manhattan , navette toutes les heures du pier 6 de Brooklyn les week ends seulement ( 2$) et tous les jours de la pointe de Manhattan. déjà l' aménagement des berges de Brooklyn est sublime, le pier 6 tout aussi sublime avec une vue de plus à couper le souffle, on ne peut qu'apprécier encore et encore et encore ...

donc comme c'etait dimanche nous avons donc pris le bateau avec plein de familles juives orthodoxes à la recherche de frais... il faut savoir que NY est la premier ville juive au monde que près de 500000 vivent à Brooklyn en parfaite harmonie avec le reste de la population (mais bien entre eux tout de même !!) que ce sont des juifs orthodoxes très pratiquants et que nous en rencontrons assez peu en France , donc ce fut tout de même un curiosité pour nos enfants ( " en fait Raby Jacob existe ..!" ).... et donc un bon sujet culturel et religieux !!!! les femmes sont couvertes bras jambes +perruque , les hommes vetus en noir pantalon manteau chapeau, chemise blanche et meches de cheveux de chaque coté du visage, et vue la chaleur de la journée.... nous avons donc embarqué avec ces familles nombreuses dont je tiens à noter que les enfants sont très bien élevés, polis et peu bruyants.
donc Governors island ancienne ile militaire désertée oubliée qui renait de ses cendres depuis qq années , et c'est tant mieux !!! un petit bijou de verdure calme air marin, sans voiture avec de magnifiques maisons genre coloniales qui donne l'impression d'être reparti 100 ans en arrière; un havre de paix !!
à notre arrivée des food trucks en tout genre nous attendaient pour le pique nique ( dont la moitié casher bien sur !!) ... de magnifiques pelouses des arbres centenaires n'attendaient que nous ... ET LA VUE !!!
juste époustouflant.... on va bien finir par être blasé un jour quand même....
mais pas aujourd'hui !!
après 200 photos on a loué des vélos, juste une arnaque sachant qu'ils les louent pour 2 heures alors qu'on fait le tour en moins d'une heure et que ça coute une fortune, il vaut mieux utiliser le système de velo en libre service fraichement installé à NY et pas cher du tout dont il y a une station sur Governors. bon à savoir !
mais cette balade est très sympa ça permet de faire tous les chemins , ce dimanche là il y avait un rassemblement de vieux combi WW... le parfait cliché pour un parfait dimanche la statue de la liberté et Manhattan en fond !!
à faire et refaire !!!au retour on a encore profité de du Brooklyn bridge park entre joueurs de basket, roller, canoé mouettes et ferry... trop beau.
JOUR 4 alors en ce lundi on s'attaque au monstre sacré de NY...tatatammm..roulement de tambour... l' EMPIRE STATE BUILDING !!! départ 8h17 de la maison ..9h on etait devant les caisses ! !il y avait tellement personne que je pensait qu'on se trompait d'entrée !! et quand je dis personne... c'est personne !!! on avait pris de lyon le pass NY explorer ou on paye en fonction du nombre d'attractions qu'on veut faire, on a choisi le pass 5 attractions (444€ à 4 quand meme !!) donc il faut bien choisir les attractions les plus chères pour que se soit rentable. 86 etages plus haut : NY à nos pieds !!! temps magnifique, vent bien frais, on oublie qu'on est à 400m !!! vue jusqu'à l'océan.. PARFAIT !!!

c'est un monstre sacré qu'il faut faire, à n'importe quelle heure de la journée c'est toujours magique !

ensuite la 5eme AVENUE nous attendant et ses boutiques toutes ses boutiques... j'adore la 5eme avenue pour moi la plus belle avenue au monde... ils ont fait le Niketown et nous Tiffany.. la boutique de la NBA... celle desYankee's....toutes ont la clim, merci !!!
Puis Grand Central .. magnifique gare et son plafond étoilé, tellement mythique et vue dans tellement de films.. vue magnifique de l'extérieur sur la Chrysler Building . on a déjeuné en sous sol dans le food court au frais. très bien je conseille.

on est resté dans le quartier visiter : le MOMA musée d'art moderne ... et toujours pas de queue au caisse... (pass) alors on a fait le choix de faire le MOMA plutôt que le MET parce qu'avec 2 grands ado il faut faire un choix culturel et que l'art moderne leur parle plus... sauf que leMOMA était en travaux (le 3etage condamné) donc moins d'oeuvres que prévu , mais des majeures quand même.. mais un peu déçue tout de même .. c'est un beau musée, on avait pris les audio guide et le jardin au milieu des building est un vrai havre de paix après avoir bien piétiné ! et on est rentré... effervescence au Barclay's center ou c'etait soirée catch... et quand on connait le gout des americains pour le catch c'etait rien que sur le trottoir un vrai spectacle qui nous a fait la soirée ! mais on est rentré regarder "hunger games" sous la clim....
JOUR 5
On des enfants... on a vu" la nuit au musée"... on va donc au musée d'histoire naturelle ! (pass) magnifique musée dans l'upper west side (metro direct pris en bas de chez nous). magnifique musée immense avec encore quelques salles vieillottes mais vraiment très chouette , je m'etais dit 2h30 ça sera déjà pas mal... c'est oublié mon fils qui a lu toutes les légendes et étiquettes on est donc resté 4H ! on aime ou pas les animaux empaillés mais rien que pour les décors peint en trompe l'oeil ça vaut le coup !! et la galerie des dinosaures !!
quand on est sorti on etait mort de faim... et grosse erreur on s'est arrété au premier food truck à la sortie du musée le long de central park... cher pas cuit ... on n'a pas été malade... c'est déjà ça !! d'ailleurs grosse déception sur les vendeurs de hot dog... ou sont passés les petits chariots de vendeurs de hot dog ( qui ne vendaient que des hot dog et des bretzel et non pas une carte qui va du burger au tacos au burritos halal...vendu par des pakistanais...) non vraiment je suis déçue ils sont ou les hot dog aux oignons confits avec du chou et de la moutarde à 2$ ??? rendez les nous !!!!! bref on est allé prendre le frais à Central Park.... c'est grand c'est beau il fait frais c'est presque calme.. on se pert un peu... on a rencontré des ecureuils.. des joggers, les chevaux, une mariée au chignon version Marge Simpsons robe meringue en converses turquoise ( le marié etait aussi en converses d'ailleurs ) , des musiciens, des filles au seins nus, des hippies devant le mémorial de john Lennon , Alice au pays de merveilles, des tas de Pokemon et beaucoup de chasseurs de Pokemon, des touristes, des embouteillages de barques, un cours de sabre laser..etc.... je crois qu'on aurait pu y passer la journée en fait !!!!
et on se retrouve devant chez Apple en haut de la 5eme... et prend la 61 avenue en direction du tramway qui est en fait un telephérique pour aller sur Roosevelt Island (gratuit le trajet avec la metrocard).

c'est super de passer entre les immeubles (ma fille qui a le vertige bien moins enchantée) puis longer le Queensboro bridge; on a trouvé ça génial. ma voisine une charmante dame qui habitait à NY depuis 32 ans ne l'avait jamais fait et a du sortir environ 35 "amazing!!!" en 5 mn de traversée!! le nord de l'ile est habité par des immeubles moches et il y avait au sud des hopitaux de quarantaine pour les malades de la varioles en destruction pour faire un beau parc arboré avec un beau point de vue. et vraiment ça vaut le détour surtout en été .. MAIS faites ce que je dis mais pas ce qu'on a fait !!! on y est allé donc en fin d'apres midi avec le soleil plombant la skyline DONC beau contre jour ... ET l'accès à la pointe le mémorial Roosevelt (encore un peu en travaux) est fermé le ...mardi !!! et nous étions mardi !! ce n'était pas indiqué sur le lonely planet ( ils foutent quoi les Guides !!) c'est peut être transitoire vu que les travaux ne sont pas finis, donc à verifier; mais ça va devenir un haut lieu pour les romantiques (y'a rien a faire ) et ceux qui en ont marre du tumulte de manhattan... donc on etait seul avec les écureuils et notre contre jour et moi au bout de ma vie, mes enfants me rassurants "c'est pas grave c'est pour qu'on revienne !!!" mais vraiment la promenade est très sympa.
mais comme on n'etait pas assez fatigués... on a fini le long du Brooklyn bridge park pour le coucher du soleil avec option skyline qui s'allume... rien que ça ca vaut le prix du voyage...

et on a enchainé avec le diner : pizzas chez juliana's pizza à Dumbo au pied du Brooklyn bridge. fondée en 2012 par Patsy Grimaldi le fondateur de la pizzeria GRIMALDI (institution de brooklyn) juste à coté , puis vendue au décès de sa femme (Juliana). mais comme il avait aussi vendu le nom... quand il a voulu remonter son affaire avec l'aide de ses enfants qq années après et il lui a donné le nom de sa femme JULIANA .. (j'ai mes indics sur Brooklyn) et donc ça fait un carton à juste titre car ce sont les meilleures pizzas de Brooklyn... de NY... du monde !!!! bien sur ça se mérite donc un peu d'attente mais ça vaut largement le coup ! une pure merveille tomate fraiche basilic frais et mozzarella qui file !!! et un prix raisonnable (NY quand même !)
JOUR 6
ALLEZ on s'attaque à l'autre monument New- Yorkais ... celui si cher à notre coeur de français... la STATUE DE LA LIBERTE !! billets pris de France (17$ par parsonne donc pas le coup avec le pass) avec bateau à 9h pas d'attente du tout. reaction collegiale "elle est petite en fait !!" bahh voui... enfin plus petite qu'on l'imagine.. en 1994 on etait monté dans la couronne... là on se limitera à la pelouse !
le ciel est bleu, la vue magnifique voilà tout est dit !on enchaine avec la visite d'Ellis Island , et du musée de l' immigration : vraiment bien avec audio guide, instructif et presque nostalgique, bon je pense qu'il nous nous présente une version quelque peu édulcorée du rêve américain et les migrants mais c'est très bien.
retour à Batterie Park qui est franchement sympa avec le l'air et de la verdure, mais on décide d'aller déjeuner à south street Seaport à pied. c'est très joli, c'est propre, il y a un petit air marin plein de boutiques ça plait beaucoup aux touristes, moins au Lonely planet visiblement.. il y a un food court top nous on mange en terrasse chez Ambroise des sandwiches au crabe :une tuerie !! certes un peu cher mais un délice.
puis direction sous un soleil de plomb CHINATOWN. le trajet à pieds n'est pas vraiment touristiques mais on croise un tournage de film avec la star (qu'on ne connait pas) avec ses bigoudis sur la tête.. comme il faisait super chaud je pense qu'on n'a pas apprécié chinatown à sa juste valeur.. les enfants se sont trouvés TROP dans un autre monde, moi j'aime bien le coté ville dans la ville, ou tout est ecrit en chinois, on s'est perdu dans le petites rues, c'etait sympa pas trop de touristes. pas aussi bien que le chinatown de San francisco mais on ne va pas jouer les blasés snobs...
puis bien sûr on enchaine au coin d'une rue sur Little Italy....et ses touristes... mais c'est joli, sympa et bien clean... Mott street , Mulburry street .
et on enchaine avec SOHO....c'est beau c'est propre avec ses beaux immeubles ses ferroneries , ses façades avec les escaliers de secours exterieurs si NY... il y a 20 ans j'avais adoré ce quartier je me faisais un plaisir de le revoir... et bah raté... adieu les petites boutiques branchées, les galeries d'art, le côté hippie chic... tout est devenu trop chic, trop clean, trop "sex ans the city" !! Chanel Dior toutes les grandes marques françaises sont là donc pour le dépaysement on repassera, je trouve que ce quartier a perdu son âme.. dommage... west village et Greenwich c'est bien mieux ! donc on a repris Broadway ( ahhh broadway avenue et ses 22 km de shopping ..) :un hollister en face d'un immense American eagles à coté d'adidas, un Nike guère plus loin... etc..... et Zacky's ou j'ai trouvé les converses les moins cheres mais qui ferme boutique je crois..
on a fini la journée sur Washington square avec son arc de Triomphe , sa fontaine ou se baignaient des volleyeurs, un petit groupe de musique avec un super saxo, une fille en string (juste en string... il faisait très chaud à sa décharge...) qui vivait la musique... on est à NY et ça ne gêne personne ... en France essayer de mettre les pieds dans la fontaine de la Concorde et vous verrez.. on a fait une petite halte par hasard devant la célèbre "CAGE" ou se jouait bien sur un petit match de basket, à l'amical..en plein NY !
JOUR 7
GRASSE mat' !!!! petit dej Bagels au Bagels delight à coté de la maison... bon on n'a rien compris au fonctionnement de la carte mais c'était très bon et super pas cher. puis en route pour l INTREPID ( intrepid sea air & space museum) pier 86 sur l'Hudson river au niveau d' Hell's kitchen ; autre quartier en plein boom que j'ai découvert et qui m'a beaucoup plu, si je devais loger sur Manhattan je crois que je choisirai un petit appart dans le coin.
donc le musée est un immense porte avion qui a servi seulement pendant 17 ans dans les années 60 audio guide très intéressant et instructif (bien qu'un peu brouillon ) et anciens navigants et marines présents pour tout expliquer sur leur vie à bord, vraiment bien. on a croisé des avions mythiques et même le Concorde. et visite aussi d'un sous marin (le seul endroit ou l'on a fait la queue). un très bon moment .

Time square... et de jour c'est déjà qq chose !! cri du coeur de ma fille: "ça c'est New-York !" et on aimerait juste faire abstraction des milliers d'autres touristes !! alors... on va juste essayer de ne pas se perdre, hein?? !! alors dans mon beau planning je voulais faire top of the rock du Rockfeller Center au coucher du soleil et voir l' Empire state building s'embraser, le must du cliché.... bahh non il s'est mis à pleuvoir !!! et pas qu'un peu... donc on a fait les boutiques m&m's et Cie de Time square avec tous les autres touristes... ami agoraphobe welcome!!! il s'est arreté de pleuvoir mais les nuages sont bien restés donc on s'est baladé; on est allé à Columbus circle puis diner chez virgil's real barbecue, bien noté sur tripadvisor, un bon resto ricain avec ribs, Tbones steack..et des macaronis au fromages.. et du coca au litre... et les écrans de sport... super !
on a donc refait Time Square by night (sinon c'est pas drôle..)entre les écrans geants, les chevaux, les filles à poils, les touristes, le bruit, un parfait échantillon de tout ce que le monde offre de pire et de meilleur ( bien que pour le meilleur il faut être super positif...) mais les enfants ont adoré et rien que pour ça ça valait le coup... ça doit etre une question de d'âge...

puis en route pour le Rockfeller center pour monter au TOP OF THE ROCK by night ( on prend les billets et il nous donne une tranche horaire, c'est très bien fait pour ne pas faire la queue des heures, nous c'etait 22h) ascenseur vitré histoire de bien mettre en condition.. ma fille a eu le vertige (elle n'a du tout aimé!! ) , mon fils limite.... de nuit là haut, en extérieur, c'est vraiment grisant ! cependant grande question de tous les touristes en preparation de leur voyage à NY (moi la premiere) faut il faire TOP of the rock de jour ou de nuit, l'ESB de jour ou de nuit.....??? on fait parfois un peu comme on peut en fonction de la météo du monde.... l'Empire super le matin c'etait top si le temps est dégagé... ou viser la fin de journée ... en fait il faut surtout eviter la brume de chaleur qui plombe toute les couleurs... donc eviter le soleil au zenith qq soit le point de vue... après tout est beau quand on est sur le toit de NY !
alors oui on a une très belle vue , surtout sur l' Empire state building iluminé, mais vraiment je préfère les vues de jour... et même plus: les vues de jour du sol.... ce sont celles qui m'ont provoqué les plus belles émotions. tous les points de vue de la skyline de NY sont tous tellement impressionnants, ces building les pieds dans l'eau.... bref, c'est vraiment à faire et je crois que j'aurais adoré au coucher du soleil, MAIS...... il faut bien revenir pour qq chose !!!

JOUR 8
aujourd'hui on reste à Brooklyn !! matinée shopping : tout est à Brooklyn : baskets, american eagles (ou toute la boutique etait entre - 40 et -60 %), Gap, aeropostale etc, et je passe les boutiques bling de rappeurs comme Jay's !!! shopping indécent ou on n'aura pas assez de nos 8 bras pour tout porter !! dej chez IHOP et ses pancakes..
puis on file vers le sud de Brooklyn en direction de Park Slope très prisé des bobo new yorkais , des français qui vivent outre atlantique Prospect park :the place to be. on comprend car c'est très chouette, branché mais calme, jolies maisons, jolies boutiques , resto bio, beau parc, pas encore trop aseptisé , un endroit ou il fait bon vivre et déjà hors de prix !! à approfondir quand il fera moins chaud !! on prend donc le Metro pour filer à Coney island ..SE BAIGNER !!! Coney island .. comment dire... on aime ...ou pas.... si on est positif on trouve ça pittoresque , américain à souhait , sympathique voir fun... si on est négatif on se dit de suite que ça craint un peu et que le soir ça ne me tenterai que moyennement.... moi j'ai bien aimé , la promenade en bois est très chouette , le sable est blanc, la mer est bonne (pas bien limpide quand même) pas trop de monde un très bon moment quand on veut s'échapper du tumultueux Manhattan. quand on a plus de temps et qu'on veut éviter le coté Amérique profonde populaire et rester dans le jeune beau et branché new yorkais, la jeunesse prend donc le métro pendant 1h et file plus au nord sur Long Island vers JFK les belles plages sauvages de Rockaway beach dans le Queens. ça à l'air très bien mais il faut avoir plus de temps, mais on peu y aller en métro.
on est rentré , rafraichis , prendre notre pizza chez "not ray's pizza"... un peu débordé en ce samedi soir !
JOUR 9
encore Brooklyn !!! le fleamarket de Fort greene... puis à pied jusqu'à WILLIAMSBURG.... on remonte donc Lafayette ave assez chic, belles maisons, très résidentiel, très chouette mais pas de métro... puis on rejoint Lee Avenue et le quartier juif orthodoxe . alors le samedi comme c'est Shabbat, c'est un peu mort , peu de monde dans les rues et magasins fermés, donc mauvaise pioche !! mais on peu se faire une bonne idée tout est écrit en hebreux, on a croisé des hommes en route pour la synagogue avec toque en fourrure etc.. et bus scolaires bien garés par dizaines pour les emmener travailler sur Manhattan .. les autres jours... alors à voir, si on etait venu un autre jour on aurait peut être eu l'impression de jouer les voyeurs... en tout cas un autre monde... puis au détour d'une rue on arrive sur Bedford avenue , welcome in Williamsburg nouveau quartier hipster bobo branché de Brooklyn ! le jour et la nuit entre les 2 quartiers... vive NY !! quartier top ! jolies maisons, petites boutiques (Apple viens d'installer un grand Apple store c'est dire que le quartier prend de l'essor, donc va t il rester aussi charmant et cool... à voir). pour l'instant c'est super branché , du street art à tous les coins de rues . on adore !

on se promène dans tout le quartier mais en ratant surement des tas de trucs , pleins d'entrepots en pleine mutation. on a l'impression de toucher un peu plus le vrai NY. on a rendez vous au Smorgasburg de williamsburg qui se trouve tous les samedis de 10h à 17h au Park de l'east river

voilà tout est dit sur le point de vue (et un de plus !!!)
alors Smorgasburg, concept new yorkais en vogue qui se développe ailleurs aux USA. sorte de grand marché de bouffe en tout genre! une cinquantaines de petites échoppes: du cookie au smoothie, du burger vegan au tacos bio à la brochette de kangourou, tout est bio et homemade !! on pioche à droite à gauche , prix modique, très sympa , jeune et branché dans le parc à la vue de folie... mais comme on est en Amerique tout est bien cadré: une seule entrée , distributeur de billets bien placé et pour ceux qui veulent boire une biere bien fraiche comme le souhaiterait chaque bon français un jour de canicule, il faut avoir 21 ans pour accéder au parc de buveurs d'alcool ( genre parc à chiens, faut être honnête !!) . mais bon nobody's perfect.... mais on se sent tellement à NY ...non Brooklyn, loin du circuit des touristes ... et c'est bien....
donc Williamsburg , (et je pense vraiment qu'il faut pousser jusqu' à Greenpoint plus au nord donc on reviendra...) c'est top mais question transport c'est naze... une seule ligne, la L qui traverse jusqu'à Union square. sinon tu marches ou tu décriptes le réseau bus, si tu trouves un arrêt......
donc pour nos dernières heures on ira sur les traces de Marilyn Monroe dans sa robe blanche et sa grille de métro (souhait de ma fille )..angle 52 east et lexington Ave... mais depuis que Marilyn a montré sa culotte à la terre entière le quartier a été entièrement refait jusqu'aux trottoirs je crois et donc il faut beaucoup d'imagination... même pas une petite plaque commémorative, rien , que dal.... aucun respect !!! donc si vous avez les mêmes envies que ma fille :oubliez... chassez plutot le pokémon !! mais un wallgreen donc on est allé acheter de l'aspirine pour toute la famille comme cadeau souvenir !
et on est rentré en passant par Union faire du shopping et faire nos bagages...
JOUR 10
encore qq heures.... passons les au brooklyn bridge parc et sa sublime promenade encore et toujours... à pied par les beaux quartiers.... dernières photos... au retour arrêt au Shake Shack ( vraiment excellents !!) pour un dernier burger bio, entourés et Beyoncé(s) branchées , de familles sortant de la messes toutes endimanchées, de filles au cheveux bleus, de maman bobo qui allaitent... ohhh comme ça va me manquer toute cette mixité si riche à new-York, cette liberté, cette énergie....
donc après 152 km de bitume new-yorkais plus tard avalés par nos petits pieds, on a fermé les valises , pris le metro... l'airtrain.... et on est rentré .... parce qu'il faut bien un jour....

on s' était dit on reviendra... c'est fait.... la Big Apple a bien changé... en bien... reflet de Sinatra et d' Alicia keys , une vraie ville peut etre pas tout à fait l'Amerique mais tellement envoutante, libre et magique que bien sur on reviendra... encore ....
Tour à vélo des cinq départements réalisé début août 2016 English translation pending
Bonjour, je vous présente l'itinéraire que nous avons réalisé cet été début aout. Il s'agit d'un itinéraire qui part d'Annecy pour traverser 5 départements par des petites routes : Haute Savoie, Savoie, Isère, Drôme, Hautes Alpes. Nous avons effectué le retour en TER
Etape 1 : Annecy - col de Leschaux - Aillon le jeune dans les Bauges Etape 2 : Aillon le jeune - Chignin - Bellecombette - Col de Marcieux - Saint Hilaire du Touvet (Chartreuse) Etape 3 : Saint Hilaire - Col du coq - st hugues - col de porte - Grenoble - via Isère - le port de Saint gervais (Isère) Etape 4 : le port de saint gervais - col de Romeyère - Chapelle en Vercors Etape 5 : Chapelle en V - Vassieux en Vercors - Die - chatillon en Diois Etape 6 : Chatillon - Luc en Diois - st Dizier en Diois - Valdrome Etape 7 : col de Carabes - Aspremont - Veynes - le petit VAu Etape 8 : le petit vau - col du Festre - st Disdier - Mens - Clelles gare TER à peu près 450 km en tout, itinéraire assez accidenté qd même.
un jour de repos à la Chapelle en Vercors toutes les nuits en camping excepté un bivouac sur la via Isère avant le port de st Gervais VTC avec développement 22x32x42 et cassette juska 32 deux sacoches AR et une au guidon pneu de 1.5' ou 1.4' deux gourdes de 75 cl par personne piste pour rejoindre st Dizier ce soir quelques photos
Etape 1 : Annecy - col de Leschaux - Aillon le jeune dans les Bauges Etape 2 : Aillon le jeune - Chignin - Bellecombette - Col de Marcieux - Saint Hilaire du Touvet (Chartreuse) Etape 3 : Saint Hilaire - Col du coq - st hugues - col de porte - Grenoble - via Isère - le port de Saint gervais (Isère) Etape 4 : le port de saint gervais - col de Romeyère - Chapelle en Vercors Etape 5 : Chapelle en V - Vassieux en Vercors - Die - chatillon en Diois Etape 6 : Chatillon - Luc en Diois - st Dizier en Diois - Valdrome Etape 7 : col de Carabes - Aspremont - Veynes - le petit VAu Etape 8 : le petit vau - col du Festre - st Disdier - Mens - Clelles gare TER à peu près 450 km en tout, itinéraire assez accidenté qd même.
un jour de repos à la Chapelle en Vercors toutes les nuits en camping excepté un bivouac sur la via Isère avant le port de st Gervais VTC avec développement 22x32x42 et cassette juska 32 deux sacoches AR et une au guidon pneu de 1.5' ou 1.4' deux gourdes de 75 cl par personne piste pour rejoindre st Dizier ce soir quelques photos
Les repas au Pérou English translation pending
Nous projetons un voyage au Pérou et nous souhaiterions connaître (budget) combien il nous faut compter pour un repas de type: entrée, plat, dessert ou plat, dessert dans un restaurant
ou hôtel catégorie 2* ou 3* ?
Par avance, merci pour vos réponses,
Jean Pierre
Jean Pierre
De la côte californienne à l'Apache Trail après un "petit" détour au Nouveau-Mexique et Sud Colorado English translation pending
Bonjour à tous,
Le road trip dans l'Ouest USA, on adore. 😏
La lecture de nombreux carnets et blogs des participants à ce forum m'a été très utile pour construire ce voyage qui est notre 4ème road trip dans l'Ouest. Je vous remercie tous et, à mon tour, je vous présente mon circuit qui s'est déroulé du 24 juin au 20 juillet 2016.
Nous avons souhaité - varier les paysages : mer, déserts, montagnes ; - découvrir le Nouveau-Mexique (tout du moins, une partie) ; - alterner visites dans les villes, randonnées pédestres, et autres activités ; - essayer de passer par tous les tronçons de la route 66 de notre itinéraire.
Voici notre itinéraire : 24/06 : vol Paris > San Francisco 25/06 : San Francisco > Monterey 26/06 : Monterey > Big-Sur 27/06 : Big-Sur > Morro Bay 28/06 : Morro Bay > Santa Barbara 29/06 : Santa Barbara > Yucca Valley 30/06 : Yucca Valley > Kingman 01/07 : Kingman > Sedona 02/07 : secteur de Sedona 03/07 : Sedona > Holbrook 04/07 : Holbrook > Albuquerque 05/07 : Albuquerque > Santa Fe 06/07 : les environs de Santa Fe 07/07 : Santa Fe > Taos 08/07 : Taos 09/07 : Taos > Great Sand Dunes NP 10/07 : Great Sand Dunes NP > Durango 11/07 : train Durango > Silverton 12/07 : Durango > Ouray 13/07 : Ouray > Cortez 14/07 : Cortez > Monument Valley 15/07 : Monument Valley > Page 16/07 : secteur de Page 17/07 : Page > Tuba City 18/07 : Tuba City > Mesa 19/07 : Apache Trail 20/07 : vol du retour
Nous sommes partis à trois : mon mari (Yann), moi-même (Christine) et une amie (Sylvie).
Nous avons pris un vol direct Paris > San Francisco en réservant sur le site de la compagnie aérienne Delta Airlines. Mais, ce vol était opéré par Air France et le stress est monté quand nous avons eu connaissance du préavis de grève qui démarrait précisément le 24 Juin.
Heureusement, 48 h avant le départ, notre vol a été confirmé !
Une fois installés à bord, il a fallu attendre 1 h 30 avant que l'avion ait l'autorisation de décoller. Là, je me suis dit : "Avec un vol direct, nous sommes tranquilles, même si nous atterrissons avec un retard important. Si nous avions eu une escale, nous aurions pu manquer le 2ème avion".
Après un vol d'une dizaine d'heures, nous nous dirigeons vers San Francisco
Comme je suis à côté d'un hublot, je photographie le paysage. Je discute avec ma voisine de derrière. Je lui demande si elle reconnaît les montagnes et le lac qui sont en dessous. Mais, elle ne trouve pas. Quelqu'un pourrait-il me dire quel est ce lac situé entre les deux montagnes au sommet enneigé ?
Je continue de photographier l'approche vers San Francisco. Je vois ceci :

Je suis étonnée de voir ce type de paysage. J'ai l'impression que ce sont des marais salants.
Comme nous sommes dans un A 380, je crains que le passage au Service de l'Immigration soit très long. Notre amie, Sylvie, n'est pas revenue aux USA depuis une vingtaine d'années et elle ne peut donc pas utiliser les bornes APC. Nous marchons le plus vite possible de façon à arriver dans les premiers. Et, oh miracle ! Il n'y a quasiment personne devant nous et je remarque les nombreux guichets. Nous mettrons à peine 5 minutes pour passer le Service de l'Immigration. C'est la 1ère fois que c'est si rapide.
Nous prenons le métro aérien qui permet d'accéder aux agences des loueurs. Nous nous présentons au comptoir d'Alamo. Il n'y a qu'une famille devant nous. Nous aurons une Santa Fe Hyundai. Elle est bien. Le coffre est grand. Le GPS est inclus dans le forfait. C'est parti, youpi, le road trip commence. La 1ère étape, c'est notre hôtel : le "Comfort Inn & Suites San Francisco Airport North".
Nous sommes déjà venus plusieurs fois à San Francisco et, pour ce circuit, nous n'avions prévu qu'une seule nuitée. Ce n'était donc pas gênant de dormir à l'extérieur de la ville. La chambre est très bien. Après avoir monté les bagages, nous partons visiter un quartier de San Francisco où nous n'étions pas encore allés lors des précédents road trips : Mission District. Nous voulions surtout découvrir les "murals".
A tout à l'heure !
Le road trip dans l'Ouest USA, on adore. 😏
La lecture de nombreux carnets et blogs des participants à ce forum m'a été très utile pour construire ce voyage qui est notre 4ème road trip dans l'Ouest. Je vous remercie tous et, à mon tour, je vous présente mon circuit qui s'est déroulé du 24 juin au 20 juillet 2016.
Nous avons souhaité - varier les paysages : mer, déserts, montagnes ; - découvrir le Nouveau-Mexique (tout du moins, une partie) ; - alterner visites dans les villes, randonnées pédestres, et autres activités ; - essayer de passer par tous les tronçons de la route 66 de notre itinéraire.
Voici notre itinéraire : 24/06 : vol Paris > San Francisco 25/06 : San Francisco > Monterey 26/06 : Monterey > Big-Sur 27/06 : Big-Sur > Morro Bay 28/06 : Morro Bay > Santa Barbara 29/06 : Santa Barbara > Yucca Valley 30/06 : Yucca Valley > Kingman 01/07 : Kingman > Sedona 02/07 : secteur de Sedona 03/07 : Sedona > Holbrook 04/07 : Holbrook > Albuquerque 05/07 : Albuquerque > Santa Fe 06/07 : les environs de Santa Fe 07/07 : Santa Fe > Taos 08/07 : Taos 09/07 : Taos > Great Sand Dunes NP 10/07 : Great Sand Dunes NP > Durango 11/07 : train Durango > Silverton 12/07 : Durango > Ouray 13/07 : Ouray > Cortez 14/07 : Cortez > Monument Valley 15/07 : Monument Valley > Page 16/07 : secteur de Page 17/07 : Page > Tuba City 18/07 : Tuba City > Mesa 19/07 : Apache Trail 20/07 : vol du retour
Nous sommes partis à trois : mon mari (Yann), moi-même (Christine) et une amie (Sylvie).
Nous avons pris un vol direct Paris > San Francisco en réservant sur le site de la compagnie aérienne Delta Airlines. Mais, ce vol était opéré par Air France et le stress est monté quand nous avons eu connaissance du préavis de grève qui démarrait précisément le 24 Juin.
Heureusement, 48 h avant le départ, notre vol a été confirmé !
Une fois installés à bord, il a fallu attendre 1 h 30 avant que l'avion ait l'autorisation de décoller. Là, je me suis dit : "Avec un vol direct, nous sommes tranquilles, même si nous atterrissons avec un retard important. Si nous avions eu une escale, nous aurions pu manquer le 2ème avion".
Après un vol d'une dizaine d'heures, nous nous dirigeons vers San Francisco

Comme je suis à côté d'un hublot, je photographie le paysage. Je discute avec ma voisine de derrière. Je lui demande si elle reconnaît les montagnes et le lac qui sont en dessous. Mais, elle ne trouve pas. Quelqu'un pourrait-il me dire quel est ce lac situé entre les deux montagnes au sommet enneigé ?

Je continue de photographier l'approche vers San Francisco. Je vois ceci :


Je suis étonnée de voir ce type de paysage. J'ai l'impression que ce sont des marais salants.
Comme nous sommes dans un A 380, je crains que le passage au Service de l'Immigration soit très long. Notre amie, Sylvie, n'est pas revenue aux USA depuis une vingtaine d'années et elle ne peut donc pas utiliser les bornes APC. Nous marchons le plus vite possible de façon à arriver dans les premiers. Et, oh miracle ! Il n'y a quasiment personne devant nous et je remarque les nombreux guichets. Nous mettrons à peine 5 minutes pour passer le Service de l'Immigration. C'est la 1ère fois que c'est si rapide.
Nous prenons le métro aérien qui permet d'accéder aux agences des loueurs. Nous nous présentons au comptoir d'Alamo. Il n'y a qu'une famille devant nous. Nous aurons une Santa Fe Hyundai. Elle est bien. Le coffre est grand. Le GPS est inclus dans le forfait. C'est parti, youpi, le road trip commence. La 1ère étape, c'est notre hôtel : le "Comfort Inn & Suites San Francisco Airport North".
Nous sommes déjà venus plusieurs fois à San Francisco et, pour ce circuit, nous n'avions prévu qu'une seule nuitée. Ce n'était donc pas gênant de dormir à l'extérieur de la ville. La chambre est très bien. Après avoir monté les bagages, nous partons visiter un quartier de San Francisco où nous n'étions pas encore allés lors des précédents road trips : Mission District. Nous voulions surtout découvrir les "murals".
A tout à l'heure !
Boucle San Francisco - San Francisco pour juillet 2017 en camping et hôtel avec 4 enfants English translation pending
Bonjour
Ca y est nous avons les billets d'avion ! le parcours était déjà prêt mais j'hésite maintenant sur le sens, pouvez vous me donner votre avis
J1(11/07) arrivée SF 17h nuit SF
J2 SF
J3 SF
J4 sf -> yosemite
J5 yosemite
J6 yosemite -> lee vinning
J7 lee vinning -> Death valley
J8 DV -> LV
J9 LV
J10 LV -> GC
J11 GC -> Momunent valley
J12 MV-> Page
J13 Page
J14 Page -> Bryce
J15 Bryce -> zion
J16 Zion -> Valley of fire
J17 Vof F -> LV ou kingman
J18 LV ou kingman -> LA
J19 LA
J20 LA
J21 LA ->morroy bay
J22 morroy bay -> monterey
J23 avion à 19h SF
Cette version ne me convient pas complétement car j'ai du mettre Sf au début pour ne pas être à LV en week end mais j'ai l'impression que la fin de sejour va être trop calme moins Waouh que le début.
Du coup réflexion sur le trajet à l'envers J1 arrivée 17h trajet -> santa cruz ou monterey (pas idéal mais bon) J2 SC ou monterey -> morroy bay J3 MB -> LA J4 LA J5 LA J6 LA -> kingman ou sedona J7 sedona ou kingman -> GC J8 GC-> MV J9 MV-> page J10 page J11 page -> bryce J12 bryce -> zion J13 zion -> V of F J14 V of F -> LV J15 LV J16LV -> DV J17 DV -> lee vinnig J18 lee vinning-> Yosemite J19 Yosemite J20 Yosemite -> SF J21 SF J22 SF J23 départ SF 19h
Pas parfait non plus à cause du J1 mais plus de temps à SF Pouvez vous me donner vos avis. Je vous remercie Anne
Cette version ne me convient pas complétement car j'ai du mettre Sf au début pour ne pas être à LV en week end mais j'ai l'impression que la fin de sejour va être trop calme moins Waouh que le début.
Du coup réflexion sur le trajet à l'envers J1 arrivée 17h trajet -> santa cruz ou monterey (pas idéal mais bon) J2 SC ou monterey -> morroy bay J3 MB -> LA J4 LA J5 LA J6 LA -> kingman ou sedona J7 sedona ou kingman -> GC J8 GC-> MV J9 MV-> page J10 page J11 page -> bryce J12 bryce -> zion J13 zion -> V of F J14 V of F -> LV J15 LV J16LV -> DV J17 DV -> lee vinnig J18 lee vinning-> Yosemite J19 Yosemite J20 Yosemite -> SF J21 SF J22 SF J23 départ SF 19h
Pas parfait non plus à cause du J1 mais plus de temps à SF Pouvez vous me donner vos avis. Je vous remercie Anne
Préparation 1er voyage aux Philippines English translation pending
Bonjour,
D'abord, merci à vous qui avez pris le temps d'écrire vos retours, vos impressions, vos conseils : j'ai tout dévoré ( ou presque) et déjà un peu débroussaillé notre projet de découverte sur 3 semaines.
Pas évident de faire des choix, on a envie d'aller partout, mais faut se faire une raison. 😕
Donc pour cette fois, nous ciblerons " seulement" les Visayas et Palawan!
Je reviendrai plus tard sur l'itinéraire et certains casse- tête...
Pour commencer, j'ai besoin de vos avis/ conseils sur questions majeures :
1) La période : grosse hésitation entre janvier/ fevrier ( du style entre le 19/01 et le 09/02) et début mars ( entre le 26/02 et le 19/03) ! Qu'en pensent les habitués? On n'a pas trop envie de pluie... Bien sûr! Oui je sais, les aleas de la météo... 😎
2) les vols : sachant que nous partons de Toulouse, vu notre pré-programme, j'ai examiné 3 choix possibles : - Un aller- retour Toulouse- Manille ( plusieurs choix corrects)+ un vol Manille-Cebu à l'aller, pour commencer le périple par Cebu, - Un aller- retour Tlse- Cebu, mais là les horaires de retour que j'ai trouvés sont abominables ( trop long), - un multidestinations Tlse- Cebu et retour Manille- Tlse : intéressant chez KLM et BA. Ce serait vraiment mon option préférée. Vous confirmez?
3) Question subsidiaire : j'ai lu dans plusieurs posts que l'aéroport de Manille était bordélique... Alors : si on arrive à Manille de HK vers 19h avec Cathay, est- ce qu'on peut attraper le Cebupacific de 22h05 vers Cebu, ou bien vaut- il mieux prendre le suivant, à 22h55? Y a -t-il changement de terminal? Est- ce difficile de récupérer ses bagages et de ré- enregistrer? Combien de marge prendriez vous?
Merci par avance pour vos réponses, et à très bientôt pour la suite...😉
Pour commencer, j'ai besoin de vos avis/ conseils sur questions majeures :
1) La période : grosse hésitation entre janvier/ fevrier ( du style entre le 19/01 et le 09/02) et début mars ( entre le 26/02 et le 19/03) ! Qu'en pensent les habitués? On n'a pas trop envie de pluie... Bien sûr! Oui je sais, les aleas de la météo... 😎
2) les vols : sachant que nous partons de Toulouse, vu notre pré-programme, j'ai examiné 3 choix possibles : - Un aller- retour Toulouse- Manille ( plusieurs choix corrects)+ un vol Manille-Cebu à l'aller, pour commencer le périple par Cebu, - Un aller- retour Tlse- Cebu, mais là les horaires de retour que j'ai trouvés sont abominables ( trop long), - un multidestinations Tlse- Cebu et retour Manille- Tlse : intéressant chez KLM et BA. Ce serait vraiment mon option préférée. Vous confirmez?
3) Question subsidiaire : j'ai lu dans plusieurs posts que l'aéroport de Manille était bordélique... Alors : si on arrive à Manille de HK vers 19h avec Cathay, est- ce qu'on peut attraper le Cebupacific de 22h05 vers Cebu, ou bien vaut- il mieux prendre le suivant, à 22h55? Y a -t-il changement de terminal? Est- ce difficile de récupérer ses bagages et de ré- enregistrer? Combien de marge prendriez vous?
Merci par avance pour vos réponses, et à très bientôt pour la suite...😉
Trek du tour des Annapurnas English translation pending
Bonjour,
Je pars au Népal pour 15 jours avec ma copine à partir du 18 Septembre prochain. J'y suis déjà allé en 2012, ou j'avais fait (sur conseil de ce forum) le trek Helambu - Langtang, qui reste un souvenir merveilleux. Cette fois ci on prévois d'aller dans la région des annapurna, sans guide ni porteur. Du coup j'ai quelques questions par rapport à ce trek :
1) J'avais fait Helambu Langtang en solo début septembre et j'étais quasiment le seul touriste, ce qui était à la fois agréable et dérangeant (me suis senti un peu seul parfois) Sur les 10 jours, j'ai rencontré un groupe le 1er jour, un francais à mi chemin qui allait dans le sens inverse du miens, et un groupe vers la fin sur la partie Langtang. Je lis que la région des annapurna est très fréquentée. A quoi est ce que je peux m'attendre exactement à cette période de l'année? Toutes les 5 minutes je verrai un nouveau touriste ?
2) En fait je my perds pas mal dans tout ces trek. Il y'a l'annapurna circuit (=tour des annapurna en francais si j'ai bien compris) l'annapurna base camp (=abc), le sanctuaire des annapurna... Chaque site que je trouve me donne une info différente. Est il possible de faire le tour des annapurna, lorsque l'on marche déjà relativement bien, au départ de Kathmandu, et avec une arrivée à Pokhara, en 9 - 10 jours?
3) Est ce que quelqu'un l'a fait récemment ? Je lis qu'il y'a une route nouvellement construite et qui peux gacher un peu le truc. Qu'en est il?
4) Sur mon précédent trek, je dormais gratuit. Dans les lodges ils me disaient tous que si je mangeais chez eux, ils me faisaient la nuit gratuite. C'est pareil sur les treks des annapurna ? (et avec tous ces touristes...?)
5) A cette époque (Fin sept), quelle temps est ce qu'il fera?
6) Je lis qu'il y'a dans les lodges, des prises pour charger son appareil photo, de l'eau chaude et même du wifi. Est ce vrai? Ca me semble juste bizarre parce que très différent de mon trek précédent ou c'était assez spartiate.
7) Pas de problème à cause du tremblement de terre dans la région des annapurna?
8) Pas de risque de se perdre sur ce trek, c'est bien indiqué?
D'avance, merci pour votre aide précieuse!
Je pars au Népal pour 15 jours avec ma copine à partir du 18 Septembre prochain. J'y suis déjà allé en 2012, ou j'avais fait (sur conseil de ce forum) le trek Helambu - Langtang, qui reste un souvenir merveilleux. Cette fois ci on prévois d'aller dans la région des annapurna, sans guide ni porteur. Du coup j'ai quelques questions par rapport à ce trek :
1) J'avais fait Helambu Langtang en solo début septembre et j'étais quasiment le seul touriste, ce qui était à la fois agréable et dérangeant (me suis senti un peu seul parfois) Sur les 10 jours, j'ai rencontré un groupe le 1er jour, un francais à mi chemin qui allait dans le sens inverse du miens, et un groupe vers la fin sur la partie Langtang. Je lis que la région des annapurna est très fréquentée. A quoi est ce que je peux m'attendre exactement à cette période de l'année? Toutes les 5 minutes je verrai un nouveau touriste ?
2) En fait je my perds pas mal dans tout ces trek. Il y'a l'annapurna circuit (=tour des annapurna en francais si j'ai bien compris) l'annapurna base camp (=abc), le sanctuaire des annapurna... Chaque site que je trouve me donne une info différente. Est il possible de faire le tour des annapurna, lorsque l'on marche déjà relativement bien, au départ de Kathmandu, et avec une arrivée à Pokhara, en 9 - 10 jours?
3) Est ce que quelqu'un l'a fait récemment ? Je lis qu'il y'a une route nouvellement construite et qui peux gacher un peu le truc. Qu'en est il?
4) Sur mon précédent trek, je dormais gratuit. Dans les lodges ils me disaient tous que si je mangeais chez eux, ils me faisaient la nuit gratuite. C'est pareil sur les treks des annapurna ? (et avec tous ces touristes...?)
5) A cette époque (Fin sept), quelle temps est ce qu'il fera?
6) Je lis qu'il y'a dans les lodges, des prises pour charger son appareil photo, de l'eau chaude et même du wifi. Est ce vrai? Ca me semble juste bizarre parce que très différent de mon trek précédent ou c'était assez spartiate.
7) Pas de problème à cause du tremblement de terre dans la région des annapurna?
8) Pas de risque de se perdre sur ce trek, c'est bien indiqué?
D'avance, merci pour votre aide précieuse!
La Puna sous toutes ses coutures, souvent très drôles d'ailleurs English translation pending
Salut à tous
Notre voyage n'est pas terminé, mais en attendant, juste pour vous faire rire.
De la patience pour faire le plein dans la puna argentine.
L'essence est le nerf de la guerre dans la puna. On en trouve de façon certaine à Antofagasta de la sierra et à San antonio de los cobres. Pour le reste du territoire immense, il faut prévoir les bidons!! A Tolar grande on en trouve en quantité limitée, nous a-t-on dit.
On a trouvé de l'essence!
Voici comment nous avons fait le plein à Tolar grande. Lorenzo, le guide avec lequel nous avons fait le tour pendant la journée, a appelé la tenancière du dépot d'essence afin que nous puissions remplir le bac. A la fin du tour, il ne nous restait qu'une barre d'essence, ce qui laissait présager un plein conséquent pour notre gouffre insondable qu'est ce 4x4 à la consommation frolant les 14L au cent kilomètres, et au bac ayant une capacité de 80L!!!! Lorenzo nous confirme que la dame viendra nous chercher à notre hosteria, la casa andina, pour nous conduire au dépot. Ok!!
19h45, la nuit tombe doucement sur tolar, une gentille dame toute emmitouflée dans une doudoune, souriante, nous demande de la suivre vers le dépot. Elle est à pied!!!! Non mais, vous imaginez, nous dans le 4x4, suivant une petite dame à pied!!!! JF lui sugggère de monter devant et moi, je passe à l'arrière.
Un coin de rue plus loin, elle nous demande de garer le toy devant une porte ouverte, sur un dépot avec des cuves. Elle nous demande de combien de litres nous avons besoin. Le plein c'est possible? Et pour nous, ce sera du super 95, pas de gasoil, même si nous conduisons un 4x4! Dubitative, une fois la trappe d'essence ouverte, elle nous dit "gasoil", nous rétorquons " no, no, es gasolina sin plomo. Dubitative, elle met le doigt dans le tuyau du réservoir et le porte à son nez: " oh, es nafta!!! ok. Nous retiendrons donc que désormais, nous devrons demander de la nafta!!!
Pendant que JF était allé tourner la voiture pour metttre la trappe du côté du dépot, la gentille dame souriante, m'avait expliqué qu'elle utilisait un pot de 5L pour faire le plein des véhicules. Devant mon air abasourdi, et ma remarque sur le fait qu'avec un bidon de 20L, ce serait plus rapide, elle répond en rigolant, que c'est trop lourd, et qu'elle est une faible femme!!!! Ah!!! Ok!!
Et commence le ballet du pot d'essence. Contrairement à Antofagasta de la sierra, nul besoin de pomper, il suffit d'ouvrir une vanne qui laisse couler le liquide bleu directement dans le pot. Puis elle referme la vanne quand le liquide arrive à la limite supérieure du pot, et le transporte vers l'entonnoir qu'elle a au préalable inséré dans le bac du toy. Glou, glou, glou, le liquide semble tomber dans un gouffre sans fin. Elle retoune avec le pot vide, le place par terre sous le robinet de la citerne, ouvre la vanne, attend que les 5L soient tombés, referme la vanne, soulève le pot, le ramène à la voiture, verse: glou, glou, glou... "10 litros", compte-elle. "2" dis je à haute voix ayant décidé de compter le nombre de pots.
Puis elle retourne à la citerne, redépose le pot, ouvre la vanne, glou, glou, glou, le pot se rempli, elle referme la vanne, resoulève le pot, retourne à la voiture, et glou, glou, glou, dans le bac avec JF qui tient l'entonnoir pour éviter qu'il ne sorte sous le poid du liquide, avec une main non gantée, car il arrive que quelques gouttes d'essence s'échappent et lui tombent sur la main. "3" dis je à haute voix.
Elle retourne donc à la citerne, pose le pot, ouvre la vanne, glouglouglou, ferme la vanne, prend le pot, glouglouglou, "20 litros" dit-elle. Et le ballet continue. Elle retourne à la citerne, ......."5" dis-je. Puis .... "30 litros"!!! "Toma mucho nafta" nous dit-elle!! Et nous luis confirmons que la voiture consomme beaucoup.
Est-ce que je vous ai dit, qu'à Tolar, s'il fait une température acceptable, aux environs de 10°C, pendant la journée, le soir, les températures chutent rapidement. Ça fait un moment que la nuit est tombée, et JF tient toujoiurs l'entonnoir avec sa main non gantée. Je lui propose de prendre le relais, et lui en gentleman qu'il est, répond par la négative, car il a déjà de l'essence sur la main, autant qu'il continue.
"7" annonce-je à haute voix, "35 litros" dit- elle. Quand elle retourne remplir le pot, j'explique à JF la raison du pot de seulement 5L, " mais je pourrais porter le pot de 15L" me dit-il! Et il le propose à notre souriante pompiste. Elle regarde son pot de 15L, nous dit qu'il est percé, et nous rassure en riant, en ramenant le 8ème pot: " tiene que hay paciencia"!!!!! Nous éclatons de rire devant tant d'applomb, et lui expliquons que c'est plutôt pour elle qu'on s'en fait. Nous sommes en vacances, nous avons le temps. Même s'il est 20h15, et que nous sommes attendu à 20h pour dîner à la hospedaje de Lorenzo...Cela fait déjà 20mn que nous faisons le plein, et ce n'est pas fini!!!!
"45 litros" annonce-t-elle, puis au tour suivant j'égrène "10". Chouette dis-je à JF? On a atteint les 50 L!!!! "55 litres" annonce JF au tour suivant, puis "60 litros", dit la dame, après avoir répondu au téléphone. Elle nous demande s'il faut encore mettre de l'essence, JF insiste pour que le bac soit. rempli. Elle repart, .... revient, verse, et brusquement reflux du toy....Ah, mais le pot n'est pas entièrement vidé!!! JF enlève l'entonnoir, et le remet afin que le reste descende.Tout le pot y passe. Stop, dis-je. Ça suffit. 13 pots de 5 litres, ça suffit, le toy n'a plus soif, mais moi j'ai faim.
1500 pesos en moins dans notre porte monnaie plus tard, nous remercions chaleureusement la gentille dame de sa patience, et partons dîner après être passés à l'hotel pour que JF puisse se savonner les mains. Il est 20h30 quand nous partons. 35mn pour un plein de 65 L!!!!!
Voilà, je peux vous garantir que dorénavant, je serai émerveillée devant nos pompes automatiques!!!!!!!!
Notre voyage n'est pas terminé, mais en attendant, juste pour vous faire rire.
De la patience pour faire le plein dans la puna argentine.
L'essence est le nerf de la guerre dans la puna. On en trouve de façon certaine à Antofagasta de la sierra et à San antonio de los cobres. Pour le reste du territoire immense, il faut prévoir les bidons!! A Tolar grande on en trouve en quantité limitée, nous a-t-on dit.
On a trouvé de l'essence!
Voici comment nous avons fait le plein à Tolar grande. Lorenzo, le guide avec lequel nous avons fait le tour pendant la journée, a appelé la tenancière du dépot d'essence afin que nous puissions remplir le bac. A la fin du tour, il ne nous restait qu'une barre d'essence, ce qui laissait présager un plein conséquent pour notre gouffre insondable qu'est ce 4x4 à la consommation frolant les 14L au cent kilomètres, et au bac ayant une capacité de 80L!!!! Lorenzo nous confirme que la dame viendra nous chercher à notre hosteria, la casa andina, pour nous conduire au dépot. Ok!!
19h45, la nuit tombe doucement sur tolar, une gentille dame toute emmitouflée dans une doudoune, souriante, nous demande de la suivre vers le dépot. Elle est à pied!!!! Non mais, vous imaginez, nous dans le 4x4, suivant une petite dame à pied!!!! JF lui sugggère de monter devant et moi, je passe à l'arrière.
Un coin de rue plus loin, elle nous demande de garer le toy devant une porte ouverte, sur un dépot avec des cuves. Elle nous demande de combien de litres nous avons besoin. Le plein c'est possible? Et pour nous, ce sera du super 95, pas de gasoil, même si nous conduisons un 4x4! Dubitative, une fois la trappe d'essence ouverte, elle nous dit "gasoil", nous rétorquons " no, no, es gasolina sin plomo. Dubitative, elle met le doigt dans le tuyau du réservoir et le porte à son nez: " oh, es nafta!!! ok. Nous retiendrons donc que désormais, nous devrons demander de la nafta!!!
Pendant que JF était allé tourner la voiture pour metttre la trappe du côté du dépot, la gentille dame souriante, m'avait expliqué qu'elle utilisait un pot de 5L pour faire le plein des véhicules. Devant mon air abasourdi, et ma remarque sur le fait qu'avec un bidon de 20L, ce serait plus rapide, elle répond en rigolant, que c'est trop lourd, et qu'elle est une faible femme!!!! Ah!!! Ok!!
Et commence le ballet du pot d'essence. Contrairement à Antofagasta de la sierra, nul besoin de pomper, il suffit d'ouvrir une vanne qui laisse couler le liquide bleu directement dans le pot. Puis elle referme la vanne quand le liquide arrive à la limite supérieure du pot, et le transporte vers l'entonnoir qu'elle a au préalable inséré dans le bac du toy. Glou, glou, glou, le liquide semble tomber dans un gouffre sans fin. Elle retoune avec le pot vide, le place par terre sous le robinet de la citerne, ouvre la vanne, attend que les 5L soient tombés, referme la vanne, soulève le pot, le ramène à la voiture, verse: glou, glou, glou... "10 litros", compte-elle. "2" dis je à haute voix ayant décidé de compter le nombre de pots.
Puis elle retourne à la citerne, redépose le pot, ouvre la vanne, glou, glou, glou, le pot se rempli, elle referme la vanne, resoulève le pot, retourne à la voiture, et glou, glou, glou, dans le bac avec JF qui tient l'entonnoir pour éviter qu'il ne sorte sous le poid du liquide, avec une main non gantée, car il arrive que quelques gouttes d'essence s'échappent et lui tombent sur la main. "3" dis je à haute voix.
Elle retourne donc à la citerne, pose le pot, ouvre la vanne, glouglouglou, ferme la vanne, prend le pot, glouglouglou, "20 litros" dit-elle. Et le ballet continue. Elle retourne à la citerne, ......."5" dis-je. Puis .... "30 litros"!!! "Toma mucho nafta" nous dit-elle!! Et nous luis confirmons que la voiture consomme beaucoup.
Est-ce que je vous ai dit, qu'à Tolar, s'il fait une température acceptable, aux environs de 10°C, pendant la journée, le soir, les températures chutent rapidement. Ça fait un moment que la nuit est tombée, et JF tient toujoiurs l'entonnoir avec sa main non gantée. Je lui propose de prendre le relais, et lui en gentleman qu'il est, répond par la négative, car il a déjà de l'essence sur la main, autant qu'il continue.
"7" annonce-je à haute voix, "35 litros" dit- elle. Quand elle retourne remplir le pot, j'explique à JF la raison du pot de seulement 5L, " mais je pourrais porter le pot de 15L" me dit-il! Et il le propose à notre souriante pompiste. Elle regarde son pot de 15L, nous dit qu'il est percé, et nous rassure en riant, en ramenant le 8ème pot: " tiene que hay paciencia"!!!!! Nous éclatons de rire devant tant d'applomb, et lui expliquons que c'est plutôt pour elle qu'on s'en fait. Nous sommes en vacances, nous avons le temps. Même s'il est 20h15, et que nous sommes attendu à 20h pour dîner à la hospedaje de Lorenzo...Cela fait déjà 20mn que nous faisons le plein, et ce n'est pas fini!!!!
"45 litros" annonce-t-elle, puis au tour suivant j'égrène "10". Chouette dis-je à JF? On a atteint les 50 L!!!! "55 litres" annonce JF au tour suivant, puis "60 litros", dit la dame, après avoir répondu au téléphone. Elle nous demande s'il faut encore mettre de l'essence, JF insiste pour que le bac soit. rempli. Elle repart, .... revient, verse, et brusquement reflux du toy....Ah, mais le pot n'est pas entièrement vidé!!! JF enlève l'entonnoir, et le remet afin que le reste descende.Tout le pot y passe. Stop, dis-je. Ça suffit. 13 pots de 5 litres, ça suffit, le toy n'a plus soif, mais moi j'ai faim.
1500 pesos en moins dans notre porte monnaie plus tard, nous remercions chaleureusement la gentille dame de sa patience, et partons dîner après être passés à l'hotel pour que JF puisse se savonner les mains. Il est 20h30 quand nous partons. 35mn pour un plein de 65 L!!!!!
Voilà, je peux vous garantir que dorénavant, je serai émerveillée devant nos pompes automatiques!!!!!!!!
Le tour du Japon en 20 jours (mai - juin 2016) English translation pending
Cela fait un peu moins de 2 mois que mon second séjour au Japon a touché à sa fin. Pour cette fois je suis reparti exactement à la même période (car elle fait partie d'une des meilleures et mes congés à l'université me permettent d'éviter la période estivale), et j'avais prévu un itinéraire beaucoup plus intense et original que l'an dernier. Autre nouveauté au programme : j'ai souhaité retourner au Japon en solo, ce qui m'a permis de voir et de découvrir le pays en étant beaucoup plus imprégné et attentif à ce qu'il se passait autour de moi. Mais aller à l'autre bout du monde avec pour seuls compagnons son sac à dos et sa valise a aussi engendré pas mal de péripéties plus ou moins inoubliables. Bref voici mon carnet de voyage de mon second voyage au pays du soleil levant.
Les dates : du 16 mai au 5 juin 2016
Le programme :
J0 (arrivée) : Narita J1 : Narita
J2 à J4 : Tokyo
J5 : Matsumoto J6 : Vallée de Kiso J7 : Nakatsugawa - Takayama J8 : Takayama - Shirakawago J9 et J10 : Kanazawa
J11 et J12 : Osaka
J13 : Hiroshima J14 : Kurashiki J15 : Miyajima J16 : Fukuyama - Tomonoura
J17 : Fukuoka J18 : Dazaifu J19 : Fukuoka
Météo
Je suis décidément un énorme chanceux. L'an dernier la météo était parfaite quasiment tous les jours, et cette année ce fut (presque) exactement la même situation, avec toujours de grosses chaleurs et un ciel dégagé en permanence. En détail :
- 13 jours de ciel bleu - 3 jours de pluie continue - 2 jours de bruine intermittente - 2 jours de ciel couvert
Les dates : du 16 mai au 5 juin 2016
Le programme :
J0 (arrivée) : Narita J1 : Narita
J2 à J4 : Tokyo
J5 : Matsumoto J6 : Vallée de Kiso J7 : Nakatsugawa - Takayama J8 : Takayama - Shirakawago J9 et J10 : Kanazawa
J11 et J12 : Osaka
J13 : Hiroshima J14 : Kurashiki J15 : Miyajima J16 : Fukuyama - Tomonoura
J17 : Fukuoka J18 : Dazaifu J19 : Fukuoka
Météo
Je suis décidément un énorme chanceux. L'an dernier la météo était parfaite quasiment tous les jours, et cette année ce fut (presque) exactement la même situation, avec toujours de grosses chaleurs et un ciel dégagé en permanence. En détail :
- 13 jours de ciel bleu - 3 jours de pluie continue - 2 jours de bruine intermittente - 2 jours de ciel couvert
Road trip en famille côte Ouest américaine printemps 2017 English translation pending
Bonjour à tous
Je suis en train de me plonger dans les préparatifs de ce voyage . dur dur de savoir par où commencer.
On a prévu de voyager avec mes parents, mon conjoint et mon fils (qui aura 3 ans mai 2017) On a pas encore fixer de dates précises mais on pensait au printemps pour éviter la haute saison et les grosses chaleurs, Je me suis arrêtée sur mi mars jusqu'à mi avril (max 30 jours) J'ai vu que les vacances de printemps californiennes sont les deux dernières semaines d'avril Mais du coup, j'ai peur qu'on soit bloqué par la neige à yosemite . Je me disais de finir par yosemite et Saan fransico pour avoir de plus haute température. Qu'en pensez vous ? Toute les routes sont bloquées ? Ou y en a t il d'ouvertes tte l'année ?
Pour le parcours, rien d'original, et tout reste à approfondir mais
Je pensais à :
Los Angeles Las vegas Grand Canyon Zion Bryce Canyon Moab Mesa Verde Monument Valley Paje Yosemite San francisco
Après j'ai peur de passer à coté de la route 1 ? alors faut il fermer la boucle ou pas ? On ne s'est pas décidé.
Pour le transport, la majorité partait pour un camping car mais vu ce que j'ai pu lire ça serait plus intéressant financièrement et on serait moins limiter avec le combo voiture + hotel. Mais du coup, quels type de voiture pour 4 adultes et 1 enfants (avec siège auto), si vous avez des retours d'expérience ? SUV , monospace ?
Merci d'avance pour votre aide
Je suis en train de me plonger dans les préparatifs de ce voyage . dur dur de savoir par où commencer.
On a prévu de voyager avec mes parents, mon conjoint et mon fils (qui aura 3 ans mai 2017) On a pas encore fixer de dates précises mais on pensait au printemps pour éviter la haute saison et les grosses chaleurs, Je me suis arrêtée sur mi mars jusqu'à mi avril (max 30 jours) J'ai vu que les vacances de printemps californiennes sont les deux dernières semaines d'avril Mais du coup, j'ai peur qu'on soit bloqué par la neige à yosemite . Je me disais de finir par yosemite et Saan fransico pour avoir de plus haute température. Qu'en pensez vous ? Toute les routes sont bloquées ? Ou y en a t il d'ouvertes tte l'année ?
Pour le parcours, rien d'original, et tout reste à approfondir mais
Je pensais à :
Los Angeles Las vegas Grand Canyon Zion Bryce Canyon Moab Mesa Verde Monument Valley Paje Yosemite San francisco
Après j'ai peur de passer à coté de la route 1 ? alors faut il fermer la boucle ou pas ? On ne s'est pas décidé.
Pour le transport, la majorité partait pour un camping car mais vu ce que j'ai pu lire ça serait plus intéressant financièrement et on serait moins limiter avec le combo voiture + hotel. Mais du coup, quels type de voiture pour 4 adultes et 1 enfants (avec siège auto), si vous avez des retours d'expérience ? SUV , monospace ?
Merci d'avance pour votre aide
Préparation road trip Ouest américain English translation pending
Bonjour! nous préparons actuellement moi et mon copain (nous avons 26 ans chacun) un séjour dans l'Ouest Américain en Juin 2017, c'est notre premier voyage dans cette région.
Je voudrais savoir si ce planning vous semble cohérent en terme de temps et de distance car nous ne voulons pas faire certaines visites a la va-vite en étant trop pressé.
Nous préférons San Francisco a Las Vegas qui ne nous tente pas trop. Aussi j'ai un peu de mal a m'y retrouver pour dormir à certains endroits comme vous pourrez le voir dans mon ébauche de planning.
Merci a tous ceux qui auront le courage de lire ce pavé et n'hésitez pas a donnez votre avis, cela nous aiderait grandement :-)
-- Planning J1 Arivée a San Francisco -> Nuit a SF J2 San Francisco -> Nuit a SF J3 San Francisco -> Nuit a SF J4 San Francisco -> Nuit a SF J5 San Francisco -> Nuit a SF
J6 San Francisco départ le matin -> Yosemite -> découverte de la vallée - Miror Lake Trail ? - Glacier Point sunset (accessible en voiture ? et en combien de temps depuis la vallée ?) -> Nuit ou ?
J7 Yosemite 4M Trail + Panorama Trail (est ce un bon choix de randonnée ?) -> Nuit ?
J8 Mariposa Grove Trail -> Tiago Road avec arrêt pour les points de vues -> Mono Lake Sunset -> Nuit Lee Vinning
J9 Bodie SP Matinée -> route pour Death Valley pour arrivée en fin d'après midi -> sunset Zabriskie Point ou les dunes de sables ? -> nuit Death Valley ? (est ce que sa vaut le coup vu qu'il me semble que les prix sont assez cher)
J10 Death Valley sunrise les dunes ou zabriskie :-) -> Las Vegas -> Nuit a Vegas J11 Las Vegas départ vers 8h-> Grand Canyon visite et sunset -> Nuit ou ? J12 Grand Canyon sunrise et visite (est ce suffisant en terme de temps pour le Grand Canyon ? une randonnée qui descend dans le canyon vaut-elle le coup ?) -> Horseshoe Bend - Wahweap Hoodos si le temps -> Nuit Page
J13 Coyotte Buttes South + White Pocket avec un guide -> Nuit Page J14 Lower + Upper Antelope Canyon -> Monument Valley / Nuit ou ?
J15 Valley of The Gods + Goosenecks (est ce que ça vaut le coup ?) - Capitol Needles 1 randonnée (laquelle ?) -> Nuit Moab
J16 Island in the Sky sunrise a la Mesa Arch et visite du lieu (combien de temps est-il nécessaire pour faire le tour du parc ? vu que je n'ai pas vu beaucoup de randonnée a faire mais plutôt des points de vues j'ai peur qu'on se retrouve a court en milieu de journée) + dead horse point -> Nuit Moab
J17 Arches NP -> Visite du Parc avec sunset à la Delicate Arch -> Nuit a Moab J18 Arches Fiery Furnace Trail a 9h avec ranger puis départ pour Capitol Reef Fruita -> Nuit Torrey
J19 Lower Creek Falls -> Devil"s Garden (faut-il un SUV j'ai cru comprendre que non pour ce site ?) -> Bryce Canyon randonnée fin d'après-midi (Peekaboo Loop ?) + sunset -> Nuit ou ?
J20 Bryce Canyon sunrise et randonnée le matin (Queen's Garden + Navajo Loop ?) -> Cottonwood Road -> Willis Creek + Bull Valley Gorge (est-ce que ces 2 sites valent le coup, sont-il accessibles en voiture classique ?) -> Grosvenor Arch -> Yellow Rock sunset -> Nuit Kanab
J21 Wire Pass Buschkin Gulf -> Edmaier's Secret (difficile a trouver ?) :-) - Paria Rimrocks -> Nuit Kanab J22 Zion (The Narrows ?) -> Nuit Sprinsgdale J23 Zion le matin (Angel's Landing?) -> Valley of Fire SP -> Nuit Vegas Depart Vegas -> Paris
Nous préférons San Francisco a Las Vegas qui ne nous tente pas trop. Aussi j'ai un peu de mal a m'y retrouver pour dormir à certains endroits comme vous pourrez le voir dans mon ébauche de planning.
Merci a tous ceux qui auront le courage de lire ce pavé et n'hésitez pas a donnez votre avis, cela nous aiderait grandement :-)
-- Planning J1 Arivée a San Francisco -> Nuit a SF J2 San Francisco -> Nuit a SF J3 San Francisco -> Nuit a SF J4 San Francisco -> Nuit a SF J5 San Francisco -> Nuit a SF
J6 San Francisco départ le matin -> Yosemite -> découverte de la vallée - Miror Lake Trail ? - Glacier Point sunset (accessible en voiture ? et en combien de temps depuis la vallée ?) -> Nuit ou ?
J7 Yosemite 4M Trail + Panorama Trail (est ce un bon choix de randonnée ?) -> Nuit ?
J8 Mariposa Grove Trail -> Tiago Road avec arrêt pour les points de vues -> Mono Lake Sunset -> Nuit Lee Vinning
J9 Bodie SP Matinée -> route pour Death Valley pour arrivée en fin d'après midi -> sunset Zabriskie Point ou les dunes de sables ? -> nuit Death Valley ? (est ce que sa vaut le coup vu qu'il me semble que les prix sont assez cher)
J10 Death Valley sunrise les dunes ou zabriskie :-) -> Las Vegas -> Nuit a Vegas J11 Las Vegas départ vers 8h-> Grand Canyon visite et sunset -> Nuit ou ? J12 Grand Canyon sunrise et visite (est ce suffisant en terme de temps pour le Grand Canyon ? une randonnée qui descend dans le canyon vaut-elle le coup ?) -> Horseshoe Bend - Wahweap Hoodos si le temps -> Nuit Page
J13 Coyotte Buttes South + White Pocket avec un guide -> Nuit Page J14 Lower + Upper Antelope Canyon -> Monument Valley / Nuit ou ?
J15 Valley of The Gods + Goosenecks (est ce que ça vaut le coup ?) - Capitol Needles 1 randonnée (laquelle ?) -> Nuit Moab
J16 Island in the Sky sunrise a la Mesa Arch et visite du lieu (combien de temps est-il nécessaire pour faire le tour du parc ? vu que je n'ai pas vu beaucoup de randonnée a faire mais plutôt des points de vues j'ai peur qu'on se retrouve a court en milieu de journée) + dead horse point -> Nuit Moab
J17 Arches NP -> Visite du Parc avec sunset à la Delicate Arch -> Nuit a Moab J18 Arches Fiery Furnace Trail a 9h avec ranger puis départ pour Capitol Reef Fruita -> Nuit Torrey
J19 Lower Creek Falls -> Devil"s Garden (faut-il un SUV j'ai cru comprendre que non pour ce site ?) -> Bryce Canyon randonnée fin d'après-midi (Peekaboo Loop ?) + sunset -> Nuit ou ?
J20 Bryce Canyon sunrise et randonnée le matin (Queen's Garden + Navajo Loop ?) -> Cottonwood Road -> Willis Creek + Bull Valley Gorge (est-ce que ces 2 sites valent le coup, sont-il accessibles en voiture classique ?) -> Grosvenor Arch -> Yellow Rock sunset -> Nuit Kanab
J21 Wire Pass Buschkin Gulf -> Edmaier's Secret (difficile a trouver ?) :-) - Paria Rimrocks -> Nuit Kanab J22 Zion (The Narrows ?) -> Nuit Sprinsgdale J23 Zion le matin (Angel's Landing?) -> Valley of Fire SP -> Nuit Vegas Depart Vegas -> Paris
USA 2016: carnet vidéo Nevada, Utah, Colorado et Wyoming English translation pending
Bonjour à tous, me voilà de retour avec un second carnet consacré à l'ouest américain. Je suis rentré depuis quelques semaines mais elles ont été chargées et j'ai choisi de cette fois monter toutes mes vidéos avant de commencer à rédiger.
Vous pouvez consulter le premier carnet ici : voyageforum.com/...-nationaux-d7061576/
Suite à ce premier voyage, je suis tombé littéralement amoureux de ce pays et de cette région. J'ai donc commencé à penser à ce voyage en août 2015. Et puis les choses ont évolué : c'était donc en duo avec Nico (alias Mr Cheval) que ce voyage allait se préparer et se réaliser !
Niveau prépa, le temps que nous avions pris pour concevoir le premier trip a été visiblement bien investi : cette première expérience nous a permis de programmer ce second périple de façon très relax. Concernant l'itinéraire, comme la première fois, nous sommes tombés immédiatement d'accord : une grosse envie de repasser par Vegas et Zion, de découvrir Moab et sa région, de faire un saut dans le Colorado puis de rallier le Yellowstone. Bref, en 3 ou 4 réunions entre janvier et février, tout était plié : itinéraire, vols, motels, voiture (un Ford Escape via Avis) et quelques activités : un spectacle du Cirque du Soleil, du rafting sur le Colorado et le train touristique Durango/Silverton. Cela été tellement facile que l'on se demandait finalement si l'on était assez prêts. Réponse : oui !
Dès le début, il apparaissait clairement que ce voyage serait différent du premier : de par la configuration du « groupe » et de par l'itinéraire pour lequel nous avons opté : davantage axé rando et « aventure » par rapport au précédent. Les attentats de Bruxelles nous ont fait flipper un instant : heureusement notre itinéraire vers l'ouest a été rapidement remis sur pied, sans trop de complications.
Suite à ce premier voyage, je suis tombé littéralement amoureux de ce pays et de cette région. J'ai donc commencé à penser à ce voyage en août 2015. Et puis les choses ont évolué : c'était donc en duo avec Nico (alias Mr Cheval) que ce voyage allait se préparer et se réaliser !
Niveau prépa, le temps que nous avions pris pour concevoir le premier trip a été visiblement bien investi : cette première expérience nous a permis de programmer ce second périple de façon très relax. Concernant l'itinéraire, comme la première fois, nous sommes tombés immédiatement d'accord : une grosse envie de repasser par Vegas et Zion, de découvrir Moab et sa région, de faire un saut dans le Colorado puis de rallier le Yellowstone. Bref, en 3 ou 4 réunions entre janvier et février, tout était plié : itinéraire, vols, motels, voiture (un Ford Escape via Avis) et quelques activités : un spectacle du Cirque du Soleil, du rafting sur le Colorado et le train touristique Durango/Silverton. Cela été tellement facile que l'on se demandait finalement si l'on était assez prêts. Réponse : oui !
Dès le début, il apparaissait clairement que ce voyage serait différent du premier : de par la configuration du « groupe » et de par l'itinéraire pour lequel nous avons opté : davantage axé rando et « aventure » par rapport au précédent. Les attentats de Bruxelles nous ont fait flipper un instant : heureusement notre itinéraire vers l'ouest a été rapidement remis sur pied, sans trop de complications.
Dernière ligne droite avant notre départ pour le Chili et l'Argentine English translation pending
Bonjour à tous,
Quelques questions avant notre tour des hauts plateaux andins de la puna argentine et chilienne.
I) Je peux: 1) soit faire tout mon change euros contre pesos argentins à la avenida augustinas en arrivant à Santiago de chile 2) soit changer la moitié de mes euros et faire l'autre moitié à Mendoza ( En fait, le change est-il meilleur à Mendoza qu'à Santiago?)
II) Sur la avenida san martin, qui est la rue des casas de cambio à Mendoza, j'ai trouvé que casa santiago est ouvert le samedi de 8h30 à 13h30. Est-ce le cas pour les autres bureaux de change, comme maguitur, etc? Je n'arrive pas à trouver de réponses sur le net.
III) J'ai lu sur le carnet de Kashtin, qu'il y a des frais à payer lors du passage de douane au poste frontière los libertadores. Or il y a 4 ans, nous avons passé pas mal de postes frontières (chungara avant putre, hito cajón entre Chili et Bolivie, paso de sico, paso de jama entre Chili et Argentine), et je ne me souviens pas d'avoir payé quoi que ce soit. Est-ce nouveau? Est-ce spécifique à los libertadores?? EST-CE QUE MA MÉMOIRE ME JOUR DES TOURS?😊
IV) Des recommandations de dernière minute à transmettre? Départ le 7/07!
Quelques questions avant notre tour des hauts plateaux andins de la puna argentine et chilienne.
I) Je peux: 1) soit faire tout mon change euros contre pesos argentins à la avenida augustinas en arrivant à Santiago de chile 2) soit changer la moitié de mes euros et faire l'autre moitié à Mendoza ( En fait, le change est-il meilleur à Mendoza qu'à Santiago?)
II) Sur la avenida san martin, qui est la rue des casas de cambio à Mendoza, j'ai trouvé que casa santiago est ouvert le samedi de 8h30 à 13h30. Est-ce le cas pour les autres bureaux de change, comme maguitur, etc? Je n'arrive pas à trouver de réponses sur le net.
III) J'ai lu sur le carnet de Kashtin, qu'il y a des frais à payer lors du passage de douane au poste frontière los libertadores. Or il y a 4 ans, nous avons passé pas mal de postes frontières (chungara avant putre, hito cajón entre Chili et Bolivie, paso de sico, paso de jama entre Chili et Argentine), et je ne me souviens pas d'avoir payé quoi que ce soit. Est-ce nouveau? Est-ce spécifique à los libertadores?? EST-CE QUE MA MÉMOIRE ME JOUR DES TOURS?😊
IV) Des recommandations de dernière minute à transmettre? Départ le 7/07!
Tour de Manche à vélo en famille English translation pending
Bonjour,
après une première expérience concluante de 10 jours et 500 km sur la vélodyssée l'été dernier, nous projetons de repartir cet été en itinérance avec nos deux enfants qui auront 4 et 2 ans.
L'objectif, la côte nord de la Bretagne et le tour de manche.
Seulement nous nous posons quelques questions et souhaitons des retours d'expérience.
Nous aimerions faire le trajet Roscoff (voir un peu avant) - mont saint michel (voir un peu après).
Notre organisation est d'aller en voiture au point de départ, du coup cela nécessite de trouver un camping qui accepte le gardiennage des voitures. Et ensuite je retourne chercher la voiture seul ce qui implique de terminer pas loin d'une gare sncf.
Nous projetons de faire entre 400 et 500 km.
Est-ce que certains d'entre vous ont des adresses intéressantes et des idées pour le départ et l'arrivée ?
Merci d'avance.
Yoan