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Prix du chai en Inde? English translation pending
Bonsoir tout le monde !
Je vous aurai bien demandé le prix de la baguette ou du café au comptoir mais c'est le (juste) prix du chai - merveilleux thé indien au lait et cardamone - que l'on prends sur un quai de gare ou dans la rue que j'aimerai connaitre. Je laissai 5 rps dans le train, est ce correct trop pas assez ?
Mitch
Je vous aurai bien demandé le prix de la baguette ou du café au comptoir mais c'est le (juste) prix du chai - merveilleux thé indien au lait et cardamone - que l'on prends sur un quai de gare ou dans la rue que j'aimerai connaitre. Je laissai 5 rps dans le train, est ce correct trop pas assez ?
Mitch
Vivre en dictature... English translation pending
Lors de voyages j'ai eu l'occasion de rencontrer des personnes vivantes sous des régimes très durs. En Birmanie, en Syrie, en Egypte, en Iran, j'ai rencontré des personnes qui semblaient vivre malgré tout, n'ayant sans doute pas le choix ou n'ayant peut-être jamais rien connu d'autre. Il souffraient souvent plus de problèmes matériels que de problèmes politiques.
Les libertés réduites, un état policier, la presse contrôllée, internet filtré... Dans quelle mesure cela induit-il sur la qualité de vie des gens ?
En Egypte, un homme me disait que la démocratie, il s'en foutait. Pourvu qu'il ait à manger. En Syrie, un jeune me confiait qu'il comprenait les condamnations arbitraires de prisonniers politiques (même s'il s'agissait de son frère a-t-il dit), car c'était pour son bien, pour protéger son pays et donc, le protéger lui. Il n'y a qu'en Birmanie que j'ai senti tout le poids d'une junte à bout de souffle, prête à tout pour se maintenir.
En France un lorsque je racontais la situation que m'avais rapportée une bibliothéquaire de la ville d'Orange, une dame m'a dit : " Retirer certains livres d'une bibliothèque? Mais ce n'est pas si grave, je ne lis pas...". Si cela pouvait apporter une illusion d'ordre ou de sécurité...pas de problème!
Je suis malheureux de ne pouvoir me coucher sur les pelouses des parcs parisiens sans entendre immédiatement le sifflet d'un gardien, je suis choqué de ne pouvoir, si je le veux, rouler sans boucler ma ceinture et en assumer les conséquences, je me sens frustrer de ne pouvoir dire que l'Iran est un beau pays, plein de gens raffinés et éduqués sans qu'on m'accuse de complicité de terrorisme!!
En Iran, je peux me coucher dans l'herbe, en Syrie, si j'étais fumeur, je pourrai fumer partout... Des libertés bien petites par apport à la liberté d'expression, j'en ai conscience!
Je me pose donc ces questions, sans provocation aucune, en éspérant que vous m'aiderez dans ma réflexion :
Etre dans une dictature ne peut il pas apporter pour certains un mieux être? Se sentir protéger? Avoir un chef paternaliste qui s'occupe de tout? Etre doucement bercé, endormi par des discours populistes. Et tant pis si ça coûte quelques libertés ou si les autres trinquent (les opposants, les artistes non officiels, les étrangers...) .
L'homme peut il vivre sans étouffer, sans trop de frustration voir même être épanoui et heureux dans un régime non-démocratique?
Qui sait... Peut-être aurons nous une réponse empirique bientôt : la presse française cède à des pressions, les libertés se restreignent et mis à part mon agacement, je suis encore vivant, juste un peu énervé...
à suivre...
Les libertés réduites, un état policier, la presse contrôllée, internet filtré... Dans quelle mesure cela induit-il sur la qualité de vie des gens ?
En Egypte, un homme me disait que la démocratie, il s'en foutait. Pourvu qu'il ait à manger. En Syrie, un jeune me confiait qu'il comprenait les condamnations arbitraires de prisonniers politiques (même s'il s'agissait de son frère a-t-il dit), car c'était pour son bien, pour protéger son pays et donc, le protéger lui. Il n'y a qu'en Birmanie que j'ai senti tout le poids d'une junte à bout de souffle, prête à tout pour se maintenir.
En France un lorsque je racontais la situation que m'avais rapportée une bibliothéquaire de la ville d'Orange, une dame m'a dit : " Retirer certains livres d'une bibliothèque? Mais ce n'est pas si grave, je ne lis pas...". Si cela pouvait apporter une illusion d'ordre ou de sécurité...pas de problème!
Je suis malheureux de ne pouvoir me coucher sur les pelouses des parcs parisiens sans entendre immédiatement le sifflet d'un gardien, je suis choqué de ne pouvoir, si je le veux, rouler sans boucler ma ceinture et en assumer les conséquences, je me sens frustrer de ne pouvoir dire que l'Iran est un beau pays, plein de gens raffinés et éduqués sans qu'on m'accuse de complicité de terrorisme!!
En Iran, je peux me coucher dans l'herbe, en Syrie, si j'étais fumeur, je pourrai fumer partout... Des libertés bien petites par apport à la liberté d'expression, j'en ai conscience!
Je me pose donc ces questions, sans provocation aucune, en éspérant que vous m'aiderez dans ma réflexion :
Etre dans une dictature ne peut il pas apporter pour certains un mieux être? Se sentir protéger? Avoir un chef paternaliste qui s'occupe de tout? Etre doucement bercé, endormi par des discours populistes. Et tant pis si ça coûte quelques libertés ou si les autres trinquent (les opposants, les artistes non officiels, les étrangers...) .
L'homme peut il vivre sans étouffer, sans trop de frustration voir même être épanoui et heureux dans un régime non-démocratique?
Qui sait... Peut-être aurons nous une réponse empirique bientôt : la presse française cède à des pressions, les libertés se restreignent et mis à part mon agacement, je suis encore vivant, juste un peu énervé...
à suivre...
Poèmes d'amour pour le Maroc English translation pending
je suis francaise, de l'autre cote de 50 ans.je suis tombee amoureuse du maroc et espere y vivre prochainement.lors d'un de mes sejours, en une journee, pendant une promenade et un repos, je me suis sentie soudain prise d'une envie d'ecrire ce que je ressentais.je n'ai jamais ecrit de ma vie et encore moins de poemes.si je vous les montre, ce n'est pas fierte mais comme un temoignage de la magie de ce pays et de son peuple
1]Hommage au Maroc
Chacun voit le Maroc a sa facon
La mienne c'est un poeme ou une chanson
En priere aussi, car je me dis
Le Maroc, pour moi, c'est ma nouvelle vie.
Pas de paradis sur terre, c'est sure Mais de verger en fleurs, du parfum des roses, Des palmiers de dattes aux oasis pures Le Maroc est un echantillon, je vous l'assure
J'ai tant a voire, a mettre en prose Mon coeur est en emoi, si pres de toi, Allah Dans ces nuages de pluie, que le vent emporte Dans cette terre si riche qui rougit les maisons Dans ces tuiles vertes et ce peuple sans facons Je suis heureuse, mon Dieu et le Maroc, c'est son nom
en une journee j'en ecrit 7 et n'ai pas pu le faire depuis.je sais que ce n'est pas professionel alors j'appelle a votre comprehension.merci
Pas de paradis sur terre, c'est sure Mais de verger en fleurs, du parfum des roses, Des palmiers de dattes aux oasis pures Le Maroc est un echantillon, je vous l'assure
J'ai tant a voire, a mettre en prose Mon coeur est en emoi, si pres de toi, Allah Dans ces nuages de pluie, que le vent emporte Dans cette terre si riche qui rougit les maisons Dans ces tuiles vertes et ce peuple sans facons Je suis heureuse, mon Dieu et le Maroc, c'est son nom
en une journee j'en ecrit 7 et n'ai pas pu le faire depuis.je sais que ce n'est pas professionel alors j'appelle a votre comprehension.merci
Vos meilleurs souvenirs du Sri Lanka? English translation pending
Bonjour,
Nous aimerions partir an août au Si lanka avec mon compagnon. Nos pensions partir juste avec un vol sec. est il facile de se loger pour pas trop cher dans des jolis endroits. Avez vous des adresses à nous recommander? Nous pensions partager notre voyage entre cultures et plages à la fin. Vers quelle région devons nous nous orienter si nous devions en privilégier une? Merci pour tous vos conseils. A bientôt
Nous aimerions partir an août au Si lanka avec mon compagnon. Nos pensions partir juste avec un vol sec. est il facile de se loger pour pas trop cher dans des jolis endroits. Avez vous des adresses à nous recommander? Nous pensions partager notre voyage entre cultures et plages à la fin. Vers quelle région devons nous nous orienter si nous devions en privilégier une? Merci pour tous vos conseils. A bientôt
Quinze euros par jour en Asie du Sud-Est? English translation pending
Salut à tous,
je compte partir 6 mois pour visiter Thaïlande, Laos, Cambodge, Vietnam...j'envisageais un budget quotidien de 15€ par jour pour manger, dormir et se déplacer dans le lieu où je suis (donc hors déplacement plus long et éventuels extras).
J'aimerais avoir votre avis sur la question: avec ce budget, l'hébergement est tout de même propre même si modeste? ça donne quoi sur le terrain comme possibilités?
merci!!!
Zineb
Embargo sur la santé du peuple cubain English translation pending
Comme certains forumistes le savent, notre famille, active dans la santé publique, est installée à Cuba depuis bientot quarante ans et nous avons sur le sujet des infos de première main ; exemple récent--
pour ne pas dépendre de fournisseurs "exotiques" Cuba avait choisi, il y a quelques années, d'équiper ses hopitaux en matériel radiologique et/ou d'imagerie (scanners etc..) européen, allemand ou hollandais...
cette dernière société, passée désormais sous le controle d'un fond de pension à capitaux et dirigeants américano-israeliens a décidé du jour au lendemain de ne plus assurer la maintenance du matériel MEDICAL livré à Cuba et d'appliquer, pour obeir à ses maitres de Washington et Tel Aviv l'embargo sur la santé du peuple cubain...
donc dans l'année à venir tous ces appareils vont tomber en panne.. Les cubains en acheteront sans doute d'autres, probablement chinois.... au prix de nouvelles dépenses en devises, beau gachis
pour des gens qui passent leur temps à répéter les horreurs (réelles certes et tout autant inacceptables ) dont ils ont été victimes il y a soixante ans, ne voila pas une attitude que les fachistes de tout poil n'auraient pas hésité à appliquer à leur triste époque..... --
nous ne parlons pas d'un eventuel retour à la démocratie, de Fidel, de l'embargo sur x ou y choses mais de la santé d'un peuple : quel genre d'hommes doit on être pour prendre de telles décisions ?
pour ne pas dépendre de fournisseurs "exotiques" Cuba avait choisi, il y a quelques années, d'équiper ses hopitaux en matériel radiologique et/ou d'imagerie (scanners etc..) européen, allemand ou hollandais...
cette dernière société, passée désormais sous le controle d'un fond de pension à capitaux et dirigeants américano-israeliens a décidé du jour au lendemain de ne plus assurer la maintenance du matériel MEDICAL livré à Cuba et d'appliquer, pour obeir à ses maitres de Washington et Tel Aviv l'embargo sur la santé du peuple cubain...
donc dans l'année à venir tous ces appareils vont tomber en panne.. Les cubains en acheteront sans doute d'autres, probablement chinois.... au prix de nouvelles dépenses en devises, beau gachis
pour des gens qui passent leur temps à répéter les horreurs (réelles certes et tout autant inacceptables ) dont ils ont été victimes il y a soixante ans, ne voila pas une attitude que les fachistes de tout poil n'auraient pas hésité à appliquer à leur triste époque..... --
nous ne parlons pas d'un eventuel retour à la démocratie, de Fidel, de l'embargo sur x ou y choses mais de la santé d'un peuple : quel genre d'hommes doit on être pour prendre de telles décisions ?
Couleur de peau English translation pending
Je suis peau blanche
Je ne peux pas aller chez les peaux noires, j’ai peur. J’ai toujours eu peur du noir. Leurs peaux sombres, leurs dents éclatantes m’effraie … . Peau noire as-tu peur dans mon pays de blancs ?
Je vis chez les peaux blanches. Leur couleur ne me fait pas peur. J’ai peur de leur pensée. Est-ce qu’on voit les pensées sur les visages, noires ?.Je crois bien que les ménalocytes c’est pas dans la peau, c’est dans la tête. Quand ta peau est noire, c’est un marqueur ethnique, c’est un marqueur socio-économique et c’est dur. Mais quand ta pensée de blanc est noire, que tu te caches derrière des sourires hypocrites, c’est quoi ?.
Est-ce que je suis raciste parce que j’ai peur du noir ? Ca me fait peur cette idée. Dès que tu deviens moins noir, plus cuivré, plus chocolat, plus jaune, plus pain d’épice, je suis plus tranquille. Je ne sais pas pourquoi.
Et pourquoi je t’écoute bien plus attentivement que le blanc quand tu me parles de tes difficultés ? Parce que j’ai peur de ta réaction ? Parce que j’ai peur d’être indifférente ? Parce que j’ai peur de toi parce que tu es si différent ? Pourquoi n'ai-je aucun désir qu’un de mes enfants soient un jour amoureux de toi ? Pourquoi au travail c’est parfois si difficile avec toi. Ton haut regard me méprise et si tu avais raison ? Je suis minable, j’ai peur du noir…
Je voudrais que, jaune rouge ou noir, tu sois heureux dans mon pays et je ne sais comment faire. T’as besoin de respect et je te respecte, t’as pas besoin de pitié et il n’y a que ça qui émerge dans mon cœur et ça me dégoute.Ca et la peur. Quand j’étais petite, j’ai lu la case de l’oncle Tom et j’ai pleuré, quand Martin Luther King est mort, j’ai pleuré. Le noir ne m’a jamais fait rire… jamais.
On me parle de tolérance, d’écoute de partage, de solidarité et je crois toujours que c’est ce que je fais, alors pourquoi suis-je si triste et mal à l’aise quand je te rencontre dans la rue, au travail, dans ma ville. Quand c’est la nuit, que je marche sur le trottoir vide, j’ai encore plus peur. Noir dans le noir que vas-tu me faire ? Mon regard rase le bitume pour ne pas croiser le tien. J’ai honte. Est-ce que je suis raciste ? Est-ce que c’est ça le racisme ? On a peur de ce que l’on ne connait pas. Mais comment te connaître ? Je ne sais même pas si toi, tu as envie de me connaître. C’est sans issue n’est-ce-pas ? Je rêve d’Afrique et je ne peux pas y aller, j’ai trop peur. Tu rêves d’Europe, tu viens en Europe et je crains tant que ton rêve ne se soit écroulé. Je ne vais jamais là où tu habites, c’est sale, c’est sombre, c’est pauvre, c’est bruyant, c’est triste mais surtout j’ai trop la trouille. Tu te rends compte ? Apprends-moi, je t’en prie, à vivre ensemble.
Dom.
Et pourquoi je t’écoute bien plus attentivement que le blanc quand tu me parles de tes difficultés ? Parce que j’ai peur de ta réaction ? Parce que j’ai peur d’être indifférente ? Parce que j’ai peur de toi parce que tu es si différent ? Pourquoi n'ai-je aucun désir qu’un de mes enfants soient un jour amoureux de toi ? Pourquoi au travail c’est parfois si difficile avec toi. Ton haut regard me méprise et si tu avais raison ? Je suis minable, j’ai peur du noir…
Je voudrais que, jaune rouge ou noir, tu sois heureux dans mon pays et je ne sais comment faire. T’as besoin de respect et je te respecte, t’as pas besoin de pitié et il n’y a que ça qui émerge dans mon cœur et ça me dégoute.Ca et la peur. Quand j’étais petite, j’ai lu la case de l’oncle Tom et j’ai pleuré, quand Martin Luther King est mort, j’ai pleuré. Le noir ne m’a jamais fait rire… jamais.
On me parle de tolérance, d’écoute de partage, de solidarité et je crois toujours que c’est ce que je fais, alors pourquoi suis-je si triste et mal à l’aise quand je te rencontre dans la rue, au travail, dans ma ville. Quand c’est la nuit, que je marche sur le trottoir vide, j’ai encore plus peur. Noir dans le noir que vas-tu me faire ? Mon regard rase le bitume pour ne pas croiser le tien. J’ai honte. Est-ce que je suis raciste ? Est-ce que c’est ça le racisme ? On a peur de ce que l’on ne connait pas. Mais comment te connaître ? Je ne sais même pas si toi, tu as envie de me connaître. C’est sans issue n’est-ce-pas ? Je rêve d’Afrique et je ne peux pas y aller, j’ai trop peur. Tu rêves d’Europe, tu viens en Europe et je crains tant que ton rêve ne se soit écroulé. Je ne vais jamais là où tu habites, c’est sale, c’est sombre, c’est pauvre, c’est bruyant, c’est triste mais surtout j’ai trop la trouille. Tu te rends compte ? Apprends-moi, je t’en prie, à vivre ensemble.
Dom.
Ascension du Ben Nevis (Écosse) English translation pending
Bonjour les voyageurs!
Nous partons pour l'Écosse à la mi-mai et nous avions pensé faire l'ascension du Ben Nevis puisque nous aimons beaucoup la randonnée... Or, les infos dans les guides touristiques sont assez contradictoires! Certains disent que c'est très dangereux, d'autres que c'est plus facile qu'il n'y paraît... Du coup, on ne sait plus! Si vous l'avez déjà fait, on aimerait savoir à quoi s'en tenir, si ça prend vraiment une carte détaillée et où se la procurer!
Sinon, tous les tuyaux sur les endroits de randonnée sont les bienvenus! Et sur les endroits à ne pas manquer en Écosse, pourquoi pas?
Merci!
Nous partons pour l'Écosse à la mi-mai et nous avions pensé faire l'ascension du Ben Nevis puisque nous aimons beaucoup la randonnée... Or, les infos dans les guides touristiques sont assez contradictoires! Certains disent que c'est très dangereux, d'autres que c'est plus facile qu'il n'y paraît... Du coup, on ne sait plus! Si vous l'avez déjà fait, on aimerait savoir à quoi s'en tenir, si ça prend vraiment une carte détaillée et où se la procurer!
Sinon, tous les tuyaux sur les endroits de randonnée sont les bienvenus! Et sur les endroits à ne pas manquer en Écosse, pourquoi pas?
Merci!
Tarifs des taxis et moto à Bali? English translation pending
Je pars à Bali dans quelques jours n' ai pas de transferts à l'arrivée, pouvez vous me renseigner sur le prix des taxis pour sanur ? En lisant quelques un de vos commentaires j' ai l'impression qu'il y a qques arnaques mais comme un peu partout :-). Donc je dois prevoir combien maxi ?
On m'a parlé egalement d'une taxe à payer à l'arrivée ? info ou intox ?
Je compte egalement louer une moto pour visiter l'ile quelqu'un a t'il une bonne adresse à me conseiller sur Sanur ? et combien faut il compter ?
Merci de vos reponses
Croisière sur le Coral English translation pending
madame DESBELL 83 pouriez vous me donner de plus amble information sur le pont poseidon concernant le bruit dans les cabines car j ai vu que voyager souvent sur ce bateau je vous en remercie d avance
Carnet ATA sur Dakar English translation pending
bonjour
je voudrais avoir des précisions car je dois emmener mon véhicule par bateau avec un carnet ATA sur dakar. Quelqu'un a t'il deja fait cet envoi et quelles sont les documents à fournir sur place pour les exonérations de droits de douane. Merci pour les renseignements
je voudrais avoir des précisions car je dois emmener mon véhicule par bateau avec un carnet ATA sur dakar. Quelqu'un a t'il deja fait cet envoi et quelles sont les documents à fournir sur place pour les exonérations de droits de douane. Merci pour les renseignements
Cadeau aux Cubaines English translation pending
Voila moi je veux bien gâter ma femme de chambre et lui faire plaisir sauf que j 'haïs ben ça acheter et apporter plein de cadeau dans ma valise . Est ce que je lui fais fait autant plaisir en lui donnant de l argent . Si oui je me casseai pas la tête pour aller magasiner des bebelles.
Si non bien j irai pcq je veux bien l gâter .je trouve ça important . car j adore les cubains.
merci pour votre opinion. bellebrune
Si non bien j irai pcq je veux bien l gâter .je trouve ça important . car j adore les cubains.
merci pour votre opinion. bellebrune
Liste des pays sans visas nécessaires? English translation pending
Hugh!!
j'ai cru voir que la France dispose d'une liste de 128 pays, ou le francais que je suis peut circuler sans visas...Seulement impossible de mettre la main dessus... J'en appel a votre generosite pour me donner un lien, ou alors une liste "de memoire" sachant que je m'interesse a l'Afrique (Algerie, Maroc, Tunisie font partit de ces pays mais j'ignore les autres... )
Merci d'avance!
j'ai cru voir que la France dispose d'une liste de 128 pays, ou le francais que je suis peut circuler sans visas...Seulement impossible de mettre la main dessus... J'en appel a votre generosite pour me donner un lien, ou alors une liste "de memoire" sachant que je m'interesse a l'Afrique (Algerie, Maroc, Tunisie font partit de ces pays mais j'ignore les autres... )
Merci d'avance!
Iles Salomon: 15 morts au moins après une vague de six mètres (2 avril 2007) English translation pending
avez vous vu ce qui vient de se passer aux iles Salomon ? 15 morts au moins aprés une vague de 6 m de haut
éspérons que cela ne soi pas les prémisses d'un futur Tsunami en Asie du Sud Est ...😕
une pensée pour les familles même si c'est pas ma région de ce forum .
une pensée pour les familles même si c'est pas ma région de ce forum .
Thaïlande: plages sans tourisme de masse? English translation pending
Nous avons croisé l'an passé des personnes les yeux pétillant de bonheur après avoir séjourné sur la côte au sud de Chumphong. Je suis déjà rassuré que les guides n'en parlent pas (juste une page dans le Lonely) .J'aimerais en savoir plus car nous y séjournerons cet été en prenant une voiture à Surathani pour 3 semaines. Nous repasserons aussi vers Kanom ( un coup de foudre) et nous finirons à Koh Phayam les pieds dans l'eau et les yeux dans les étoiles....
Thaïlande: Suisse condamné à 10 ans English translation pending
Mon compatriote a été condamné à 10 ans...
L'accusé, installé en Thaïlande depuis une dizaine d'années, avait été arrêté début décembre dans la ville de Chiang Mai alors que le royaume célébrait le 79e anniversaire de Bhumibol, le plus ancien monarque en exercice dans le monde, qui est immensément révéré par ses sujets. Le ressortissant suisse, marié à une Thaïlandaise, avait été vu dans un état d'ébriété en train d'asperger avec de la peinture noire des portraits du souverain, dont l'image est protégée par des lois extrêmement sévères. Il faisait l'objet de cinq accusations graves de lèse-majesté et encourait des peines totalisant 75 ans de prison. Il a été condamné à vingt ans de prison mais, comme il a avoué, sa peine a été réduite de moitié. L'avocat, nommé par le tribunal pour défendre l'accusé, ne s'est pas présenté jeudi et l'accusé n'a rien dit, ni en pénétrant ni en quittant l'enceinte de la cour. Il a la possibilité de faire appel. Lors d'une audience le 12 mars, le Suisse avait plaidé coupable mais les débats qui avaient duré trois heures s'étaient déroulés à huis clos en raison du caractère "sensible" de l'affaire. Le roi Bhumibol, connu aussi sous le nom de Rama IX, est un monarque constitutionnel qui n'a théoriquement aucun pouvoir. Mais, dans les faits, il exerce une autorité morale et une influence considérable sur ses sujets.
Selon un média de mon pays de ce jour
L'accusé, installé en Thaïlande depuis une dizaine d'années, avait été arrêté début décembre dans la ville de Chiang Mai alors que le royaume célébrait le 79e anniversaire de Bhumibol, le plus ancien monarque en exercice dans le monde, qui est immensément révéré par ses sujets. Le ressortissant suisse, marié à une Thaïlandaise, avait été vu dans un état d'ébriété en train d'asperger avec de la peinture noire des portraits du souverain, dont l'image est protégée par des lois extrêmement sévères. Il faisait l'objet de cinq accusations graves de lèse-majesté et encourait des peines totalisant 75 ans de prison. Il a été condamné à vingt ans de prison mais, comme il a avoué, sa peine a été réduite de moitié. L'avocat, nommé par le tribunal pour défendre l'accusé, ne s'est pas présenté jeudi et l'accusé n'a rien dit, ni en pénétrant ni en quittant l'enceinte de la cour. Il a la possibilité de faire appel. Lors d'une audience le 12 mars, le Suisse avait plaidé coupable mais les débats qui avaient duré trois heures s'étaient déroulés à huis clos en raison du caractère "sensible" de l'affaire. Le roi Bhumibol, connu aussi sous le nom de Rama IX, est un monarque constitutionnel qui n'a théoriquement aucun pouvoir. Mais, dans les faits, il exerce une autorité morale et une influence considérable sur ses sujets.
Selon un média de mon pays de ce jour
Croisière Xuay Xai - Luang Prabang au Laos English translation pending
Bonjour,
je me rends à la frontière du Laos le 14 avril prochain et mon but est de faire le croisière en "slow-boat" entre Xuay Xai et Luang Prabang. J'ai lu dans des livres que le Mékong risque d'être très bas dû à la saison sèche et qu'il se peut que ce trajet soit impossible.Est-ce que le niveau de l'eau peut vraiment m'empêcher de faire ce trajet sur le Mékong?
merci beaucoup, et j'espère qu'il y a assez d'eau...car il parrait que ce trajet est particulièrement impressionnant!!!ca serait dommage 😕
Louer un appartement et un scooter pour l'été à Cuba et vivre avec un Cubain? English translation pending
J'ai l'intention d'aller passer l'été à Cuba c.-à-d. 8 semaines. J'aimerais louer un appartement pour tout ce temps et également, louer un scooter pour me déplacer. J'ai un copain cubain et j'aimerais qu'il vienne passer l'été avec moi. Il travaille dans un resort donc, l'endroit devra donc être près de l'hôtel où il travaille qui est dans la région de Guardalavaca. Je me demande si tout ceci est du domaine du possible. Est-ce possible de louer un scooter à un resort même si on n'y habite pas? Est-ce qu'un touriste doit absolument habiter en casa particular? Si oui, est-ce qu'il est possible de négocier un prix pour l'été? Est-ce qu'il est possible de louer une chambre et avoir accès à une cuisine; histoire de ne pas passer mon temps à manger au resto. Légalement pouvons-nous habiter ensemble? Quelqu'un peut m'aider?
Tourisme de masse English translation pending
Bonjour, je trouve un peu dommage que bon nombre de membres de ce forum critique le tourisme de masse qu'il faut à tout prix éviter pour des raisons qui ne sont pas toujours fondées. Il ne faut pas oublier que ce tourisme-là nourrit beacoup de monde et qu'il est surveillé, ce qui évite que n'importe qui fasse n'importe quoi. Je pratique les 2 façons de voyager et les touristes qui se disent libres, hors masse, ne sont pas toujours très respectueux. En masse comme vous dites ou troupeau de moutons, il y a des choses qu'on vous interdit de faire par respect des lois et des gens ! Heureusement car il y a des gens qui ne sont pas toujours conscients de la différence des cultures. Le tourisme de masse n'a pas que des inconvénients et pour avoir fait une croisière je n'ai pas été confrontée à des problèmes de stress car il suffit de s'organiser une fois sur le site. Les deux façons de voyager ont leurs bons et mauvais côtés et laissons les gens faire leur propre choix. Ce que j'ai pu constater c'est que les groupes de touristes apportent plus de ressources aux gens du pays que ceux qui partent seuls et qui souvent dépensent moins d'argent. Cette remarque n'est en aucune façon une critique désobligeante mais un fait que j'ai constaté sur place et par expérience. Il est possible que je me trompe car je n'ai pas la science infuse mais pour avoir pratiqué les 2 méthodes j'ai bien senti la différence.
Aperçu des arnaques en Thaïlande English translation pending
Au moyen de ce poste, je vais essayer de résumer les arnaques et les sources d'embêtements les plus fréquemment rencontrées en Thailande.
Les parcs nationaux La plus grosse arnaque (et c'est un coup de gueule personnel): les parcs nationaux où le droit d'entrée pour les étranges (occidentaux) est 10 fois supérieur à celui des locaux. On évitera donc de tomber dans le piège et s'abstiendra de ce genre de visites.
Taxis Certains chauffeurs refuseront d'activer le taximètre. Ou vous proposera un prix fixe pour vous emmener (prix parfois 5 x supérieur au prix réel de la course). C'est une arnaque de plus en plus courante malheureusement. Seule solution: refuser simultanément d'embarquer si le taxiomètre n'est pas activé. Le montant de la prise en charge est de 35 B donc bien vérifier que le compteur n'indique pas plus. Prendre note du numéro du véhicule et dénoncer le cas échéant.
Bijoux & pierres précieuses Arnaque classique à Bangkok et malheureusement, de nombreuses personnes se laissent encore prendre. Un type vous aborde devant le grand palais et essaye par un tissus de mensonges de vous faire prendre un tuk tuk qui vous déposera dans une bijouterie. Bien sûr, le type qui vous a si aimablement envoyé là est un rabatteur qui touchera sa commission sur le montant de vos achats. Parfois, on vous expliquera que le temple que vous désirez visiter est fermé et on vous proposera de vous conduire vers un autre temple. Le réseau est bien organisé et des complices vous attendent sur place. Parfois même un français se prétendant de Lyon. Ils vous feront croire qu'il est facile d'acheter des bijoux pour les revendre 3 ou 4 fois le prix en Europe. Gros mensonge. Voir les nombreux posts à ce sujet sur ce forum.
Enquêtes touristiques et concours. Dans la plupart des stations balnéaires ultra touristiques (Pattaya, Phuket et Samui), de même qu'à Bangkok, vous risquez d'être abordés par des jeunes gens qui vous demanderont de remplir un formulaire d'enquête sur les infrastructures touristiques. On vous demandera votre nom, nationalité, dates de séjour, hôtel et numéro de chambre. Si vous remplissez ce document et donnez des informations réelles, vous risquez d'être harcelés à votre hôtel. On vous annoncera que vous avez gagné un super prix (souvent une semaine de vacances en Thaïlande) pour vous remercier d'avoir rempli le questionnaire et on vous fixera un rendez-vous. Là on essayera de vous vendre un appartement en time sharing. La présentation commerciale est très aggressive (parfois plusieurs heures). A Bangkok, l'hôtel Tai Pan est connu pour procéder à ce genre de pratiques douteuses. Ne refusez systématiquement de répondre à ce genre d'enquêtes.
Scammeurs africains & indiens Sur Sukhumvit road, des africains risquent de vous aborder et de vous proposer certaines combines ou associations louches. Il s'agit principalement de Nigérians ou d'Ivoiriens dont les arnquaques sont bien connues sur le net (exemple: produit miracle multipliant les billets de banque, ...). Il y a également les "fortune tellers" indiens vous abordant pour vous lire l'avenir dans le marc de thé ou les lignes de la main. Pas bien méchant mais assez agressifs.
Tailleurs Pour les tailleurs, on a l'embarras du choix mais la qualité varie fortement d'une boutique à l'autre et il vaut mieux se rendre aux adresses conseillées sur ce forum.
Hôtels et comples franco-asiatiques Les couples composés d'un européen et d'une asiatique sont très mal vu dans certains établissement. Dans certains hôtels le comportement de certains employés envers les couples mixtes est tout à fait inacceptable. De nombreux posts ont été développés à ce sujet. Les noms de ces hôtels circule sur ce forum (par exemple: l'Ambassador et le Mandarin à Bangkok). Evitez de préférence ces hôtels si vous êtes un couple mixte (franco vietnamien par exemple).
Française démunie Plusieurs témoignages relatent le cas d'une française arnaquant d'autres touristes francophones en demandant de l'aide suite à un vol de ses papiers. Elle sévit depuis de années et a toujours du succès comme on peut le voir.
Filles de bar (collectionneuses de farangs) Un des plus gros pièges à pigeons: chaque année, des milliers de touristes succombent aux charmes de chasseuses de farangs. Certaines filles de bar, championnes du mensonge, ont pour principale activité de collectionner les petits amis, voire les maris étrangers, leur jurant fidélité. Certains naifs se ruinent en leur envoyant une rente mensuelle. Evitez donc de tomber amoureux tous les quarts d'heure 😉
Scouts A certains endroits, on en manquera pas de vous solliciter pour une donation pour une obscure association. Là, difficile de distinguer le vrai du faux. Sachez simplement que les quêteurs pour les scouts sont rarement de vrais scouts (et rarement en uniforme par ailleurs).
Assurances & location de véhicules En Thaïlande, il est indispensable de prendre une assurance si vous louez un véhicule. Vérifiez bien la couverture de la police d'assurance et prenez une assurance complémentaire le cas échéant.
Drogue La possession de drogue est sévèrement réprimée. Un membre de ce forum aurait passé plusieurs mois en prison. A bon entendeur....
Si vous voyez d'autres choses, n'hésitez pas à les ajouter à la liste. 😉
Les parcs nationaux La plus grosse arnaque (et c'est un coup de gueule personnel): les parcs nationaux où le droit d'entrée pour les étranges (occidentaux) est 10 fois supérieur à celui des locaux. On évitera donc de tomber dans le piège et s'abstiendra de ce genre de visites.
Taxis Certains chauffeurs refuseront d'activer le taximètre. Ou vous proposera un prix fixe pour vous emmener (prix parfois 5 x supérieur au prix réel de la course). C'est une arnaque de plus en plus courante malheureusement. Seule solution: refuser simultanément d'embarquer si le taxiomètre n'est pas activé. Le montant de la prise en charge est de 35 B donc bien vérifier que le compteur n'indique pas plus. Prendre note du numéro du véhicule et dénoncer le cas échéant.
Bijoux & pierres précieuses Arnaque classique à Bangkok et malheureusement, de nombreuses personnes se laissent encore prendre. Un type vous aborde devant le grand palais et essaye par un tissus de mensonges de vous faire prendre un tuk tuk qui vous déposera dans une bijouterie. Bien sûr, le type qui vous a si aimablement envoyé là est un rabatteur qui touchera sa commission sur le montant de vos achats. Parfois, on vous expliquera que le temple que vous désirez visiter est fermé et on vous proposera de vous conduire vers un autre temple. Le réseau est bien organisé et des complices vous attendent sur place. Parfois même un français se prétendant de Lyon. Ils vous feront croire qu'il est facile d'acheter des bijoux pour les revendre 3 ou 4 fois le prix en Europe. Gros mensonge. Voir les nombreux posts à ce sujet sur ce forum.
Enquêtes touristiques et concours. Dans la plupart des stations balnéaires ultra touristiques (Pattaya, Phuket et Samui), de même qu'à Bangkok, vous risquez d'être abordés par des jeunes gens qui vous demanderont de remplir un formulaire d'enquête sur les infrastructures touristiques. On vous demandera votre nom, nationalité, dates de séjour, hôtel et numéro de chambre. Si vous remplissez ce document et donnez des informations réelles, vous risquez d'être harcelés à votre hôtel. On vous annoncera que vous avez gagné un super prix (souvent une semaine de vacances en Thaïlande) pour vous remercier d'avoir rempli le questionnaire et on vous fixera un rendez-vous. Là on essayera de vous vendre un appartement en time sharing. La présentation commerciale est très aggressive (parfois plusieurs heures). A Bangkok, l'hôtel Tai Pan est connu pour procéder à ce genre de pratiques douteuses. Ne refusez systématiquement de répondre à ce genre d'enquêtes.
Scammeurs africains & indiens Sur Sukhumvit road, des africains risquent de vous aborder et de vous proposer certaines combines ou associations louches. Il s'agit principalement de Nigérians ou d'Ivoiriens dont les arnquaques sont bien connues sur le net (exemple: produit miracle multipliant les billets de banque, ...). Il y a également les "fortune tellers" indiens vous abordant pour vous lire l'avenir dans le marc de thé ou les lignes de la main. Pas bien méchant mais assez agressifs.
Tailleurs Pour les tailleurs, on a l'embarras du choix mais la qualité varie fortement d'une boutique à l'autre et il vaut mieux se rendre aux adresses conseillées sur ce forum.
Hôtels et comples franco-asiatiques Les couples composés d'un européen et d'une asiatique sont très mal vu dans certains établissement. Dans certains hôtels le comportement de certains employés envers les couples mixtes est tout à fait inacceptable. De nombreux posts ont été développés à ce sujet. Les noms de ces hôtels circule sur ce forum (par exemple: l'Ambassador et le Mandarin à Bangkok). Evitez de préférence ces hôtels si vous êtes un couple mixte (franco vietnamien par exemple).
Française démunie Plusieurs témoignages relatent le cas d'une française arnaquant d'autres touristes francophones en demandant de l'aide suite à un vol de ses papiers. Elle sévit depuis de années et a toujours du succès comme on peut le voir.
Filles de bar (collectionneuses de farangs) Un des plus gros pièges à pigeons: chaque année, des milliers de touristes succombent aux charmes de chasseuses de farangs. Certaines filles de bar, championnes du mensonge, ont pour principale activité de collectionner les petits amis, voire les maris étrangers, leur jurant fidélité. Certains naifs se ruinent en leur envoyant une rente mensuelle. Evitez donc de tomber amoureux tous les quarts d'heure 😉
Scouts A certains endroits, on en manquera pas de vous solliciter pour une donation pour une obscure association. Là, difficile de distinguer le vrai du faux. Sachez simplement que les quêteurs pour les scouts sont rarement de vrais scouts (et rarement en uniforme par ailleurs).
Assurances & location de véhicules En Thaïlande, il est indispensable de prendre une assurance si vous louez un véhicule. Vérifiez bien la couverture de la police d'assurance et prenez une assurance complémentaire le cas échéant.
Drogue La possession de drogue est sévèrement réprimée. Un membre de ce forum aurait passé plusieurs mois en prison. A bon entendeur....
Si vous voyez d'autres choses, n'hésitez pas à les ajouter à la liste. 😉
Aung San Suu Kyi: merci pour elle.... English translation pending
Pour ceux qui sont dans la region, voici la lettre d'information que je recois de la part de l'organisation http://www.asskforfreedom.org
Chers amis Merci à tous de vos si nombreux soutiens, le chiffre des signataires grimpe chaque jour ! joint une photo d’ASSK qui vous servira à vous faire un masque, comme un masque de carnaval quand nous étions enfants, il faut y faire des trous pour les yeux et deux petits trous aux oreilles (pensez à consolider le papier avec du scotch à cet endroit), pour le porter. Où? Le salon du livre cette année met l’Inde à l’honneur.Le gouvernement indien vient de signer un accord “armes contre gaz” avec la junte birmane (cf.”L’Inde courtise la Birmanie et son gaz” asskforfreedom/reportages)!!!!!
Nous avons donc décidé de nous retrouver tous dimanche prochain, au salon du livre, porte de Versailles, pour un sitting silencieux lors d’une manifestation dédiée à l’Inde. Donc si vous voulez participer vous devez: - Imprimer la photo, autant de fois que vous avez d’amis prêts à vous suivre, découper les trous des yeux, fixer une ficelle aux oreilles (n’oubliez pas le scotch pour pas que ça ne se déchire pas!), emporter le masque avec vous et nous retrouver au point de RDV à l’heure que nous vous confirmerons demain.Nous rentrerons ensuite et mettrons les masques devant le lieu où nous ferons le sitting. Vous trouverez un exemple de ce qui a été fait à Bangkok dans la photo qui est également attachée à ce mail. Évidemment ce genre d’action n’a de sens que si il y a du monde, alors venez, venez nombreux pour faire entendre notre silence. Merci encore de vos encouragements, de votre croyance en la justice, merci pour tous ces êtres qui rendent le monde meilleur.. ASSKFORFREEDOM
Chers amis Merci à tous de vos si nombreux soutiens, le chiffre des signataires grimpe chaque jour ! joint une photo d’ASSK qui vous servira à vous faire un masque, comme un masque de carnaval quand nous étions enfants, il faut y faire des trous pour les yeux et deux petits trous aux oreilles (pensez à consolider le papier avec du scotch à cet endroit), pour le porter. Où? Le salon du livre cette année met l’Inde à l’honneur.Le gouvernement indien vient de signer un accord “armes contre gaz” avec la junte birmane (cf.”L’Inde courtise la Birmanie et son gaz” asskforfreedom/reportages)!!!!!
Nous avons donc décidé de nous retrouver tous dimanche prochain, au salon du livre, porte de Versailles, pour un sitting silencieux lors d’une manifestation dédiée à l’Inde. Donc si vous voulez participer vous devez: - Imprimer la photo, autant de fois que vous avez d’amis prêts à vous suivre, découper les trous des yeux, fixer une ficelle aux oreilles (n’oubliez pas le scotch pour pas que ça ne se déchire pas!), emporter le masque avec vous et nous retrouver au point de RDV à l’heure que nous vous confirmerons demain.Nous rentrerons ensuite et mettrons les masques devant le lieu où nous ferons le sitting. Vous trouverez un exemple de ce qui a été fait à Bangkok dans la photo qui est également attachée à ce mail. Évidemment ce genre d’action n’a de sens que si il y a du monde, alors venez, venez nombreux pour faire entendre notre silence. Merci encore de vos encouragements, de votre croyance en la justice, merci pour tous ces êtres qui rendent le monde meilleur.. ASSKFORFREEDOM

Les naufragés du vol Emirates EK 095 English translation pending
Les naufragés du vol EMIRATES EK 095 DUBAI-ROME-NICE
26 HEURES D’ATTENTE EN ENFER
à l’aéroport de DubaÏ
Récit d’une galère :
Départ prévu le 12 Mars 2007 7H30 heure locale de Dubaï Arrivée prévue à l’aéroport de Nice le 12 Mars à 13H10 heure française (16H10 heure locale à Dubaï)
En salle d’embarquement à 7 heures, le personnel navigant (équipage) est monté dans l’avion à 6H45. A 7H30 il est annoncé que le départ est reporté de 4 à 5 heures sans aucune explication malgré les demandes répétées des passagers. (on apprendra dans la journée par les coups de téléphone en France qu’un avion de la Biman Bengladesh s’est crashé au décollage sur la piste.)
Le personnel d’embarquement Emirates disparaît ensuite en laissant les 300 passagers en salle d’embarquement. Vers 13H00 nous sommes avisés par haut parleur qu’un repas est accordé au Mac Donald’s.(soit un mac do et un coca par passager). Signalons qu’aucune distribution de boissson n’a été effectuée depuis 7H00 du matin auprès des passagers ( parmi lesquels des enfants en bas âge) et ce malgré de nombreuses réclamations. Pour les passagers qui se rendront au mac do, ils devront faire une queue de 100 mètres en concurrence avec les passagers des 30 autres vols annulés et/ou en attente. Bref panique noire ! ! ! ! La journée continue en salle d’embarquement(sans information ni présence du personnel Emirates ou de l’aéroport). Vers 16H30 quelques passagers excédés par la situation se rendent au centre d’information pour demander un responsable et surtout l’heure de départ prévue pour le vol EK095. Pour seule réponse : « on ne sait rien, il n’y pas de responsables. » Nous insistons et nous nous retrouvons confrontés à des policiers appelés immédiatement et nous nous voyons renvoyés en salle d’embarquement sans ménagement. Vers 17H30 nouvelle délégation de passagers plus importante au premier étage où nous avons su qu’il y avait un bureau d’un responsable de l’aéroport. Celui-ci refuse de nous dire quoi que ce soit sur les motifs du retard et la programmation du vol EK095. Cela déclenche même une réaction de colère inconsidérée de sa part et l’appel de nouveau aux policiers pour nous refouler hors de son bureau. Vers 18H15 un passager appelle l’ambassade de France à Dubaï pour avertir de la gravité de la situation à l’aéroport ( surtout par rapport aux enfants prévus sur le vol, au refus d’information de la part des autorités, situation sanitaire, manque d’eau). Il parle à une employée de l’ambassade qui lui dit que l’ambassade est fermée depuis 18 heures, qu’il faudra rappeler à l’ouverture le lendemain matin et rajoute « quand on fait un voyage on assume les conséquences de ce voyage et on n’a pas à se plaindre à l’ambassade de son pays ». Peu après par haut parleur nous sommes avisés que le vol partirait vers 19H15. Puis deux agents Emirates viennent et demandent l’évacuation de la salle pour recommencer le processus d’embarquement ( nouvelle présentation des passeports et des cartes d’embarquement). Un seul agent (trois habituellement pour cette procédure) est affecté à la tâche et naturellement l’opération dure une heure. Finalement vers 19H00, tous les passagers sont prêts en salle d’embarquement, l’agent d’Emirates se rend devant la porte d’embarquement de l’avion dont les lumières de cabine passagers sont allumées. A ce moment précis, nous n’avions vu aucun membre d’équipage monter dans l’avion ni mouvements de personnels au sol pour préparer l’avion au départ. Cela sentait le coup fourré. C’est alors qu’on nous annonce par haut parleur que le vol est annulé et qu’un repas nous sera servi au mac do. Colère et indignation générales de tous les passagers avec chahut. Les policiers veulent faire évacuer la salle de force. Des personnes se sentent mal, des enfant et des femmes pleurent. De plus les policiers sont arrivés pour arrêter avec des menottes trois ou quatre passagers qui s’étaient exprimés au nom de tous lors des différentes demandes d’explication. Un thaïlandais qui venait de filmer la scène d’intervention des policiers est également emmener entre 2 policiers. Finalement la salle est évacuée Soit au total un thaïlandais, un italien et deux français sont embarqué »s au poste de police malgré l’opposition de certains passagers. Ces personnes resteront au poste de 19H30à 23H30 soit quatre heures. Leurs passeports sont confisqués pour être photocopiés. Un des français fait un malaise. Des infirmiers sont appelés et veulent lui faire une injection (de quoi ?)et une prise de sang.POURQUOI ? Le tout avec signature obligatoire de décharge de responsabilité. Ce qui a été refusé par ce français, l’italien a eu droit à la prise de sang. Les 4 hommes sont maintenus dans une petite salle dont les policiers baissent le rideau à lamelles. Quelques françaises et français solidaires stationnent devant la porte du poste de police pour surveiller tout dérapage de la part des policiers. Les interpellés se retrouvent dans une pièce exïgue face à 7 policiers qui fument et leur interdisent de fumer, qui ne leur donnent pas boire mais leur donne une orange à chacun ! Ils sont contraints de signer un document rédigé uniquement en arabe pour pouvoir ressortir avec leur passeport. On leur dit que ce document est un avertissement qui leur interdit de revenir à Dubaî. Pour le thaîlandais en sus, les policiers lui saisissent son caméscope, en extraient le cd rom et le brisent . Dans le même temps les policiers lui font signer un papier de décharge comme quoi le cd rom n’a pas été cassé par eux.
Ensuite comme tous les autres passagers des vols annulés (plusieurs milliers de personnes), nous devons trouver un vol pour quitter Dubaî et pour cela nous rendre aux guichets de transfert (des centaines de personnes s’y pressent depuis des heures). Pour notre part l’attente va durer 5 heures debout dans chaque file pour obtenir un billet pour n’importe quelle destination. Il nous sera proposé par exemple Casablanca. Finalement, à défaut de Paris (surbooké), nous obtenons Londres. Il est alors 4H30 du matin, les files sont toujours aussi longues et nous remarquons nombre de passagers du vol qui n’ont toujours pas pu accéder aux guichets. Pour notre groupe de 9 passagers (bien solidaires dont les 2 emprisonnés), nous embarquons à 9H30 locales pour Londres sans avoir pu dormir depuis plus de 26 heures. Nous arrivons à Londres vers 16H00. Après 2 heures de tractation avec le bureau Emirates nous obtenons:la nuit d’hôtel à Londres avec repas et petit déjeunerun vol payé Londres-Nice via Francfort pour le 14 Mars 2007. Départ Londres le 14 Mars à 7H00.
Nous parvenons à Nice à 14H30 et nous devons encore passer au bureau de réclamation des bagages perdus car bien entendu les bagages Vol EK095 sont restés à Dubaî. Sortie de l’aéroport de Nice à 16H00. Durée totale transfert Dubaî-Nice 57 heures de galère.
Récit d’une galère :
Départ prévu le 12 Mars 2007 7H30 heure locale de Dubaï Arrivée prévue à l’aéroport de Nice le 12 Mars à 13H10 heure française (16H10 heure locale à Dubaï)
En salle d’embarquement à 7 heures, le personnel navigant (équipage) est monté dans l’avion à 6H45. A 7H30 il est annoncé que le départ est reporté de 4 à 5 heures sans aucune explication malgré les demandes répétées des passagers. (on apprendra dans la journée par les coups de téléphone en France qu’un avion de la Biman Bengladesh s’est crashé au décollage sur la piste.)
Le personnel d’embarquement Emirates disparaît ensuite en laissant les 300 passagers en salle d’embarquement. Vers 13H00 nous sommes avisés par haut parleur qu’un repas est accordé au Mac Donald’s.(soit un mac do et un coca par passager). Signalons qu’aucune distribution de boissson n’a été effectuée depuis 7H00 du matin auprès des passagers ( parmi lesquels des enfants en bas âge) et ce malgré de nombreuses réclamations. Pour les passagers qui se rendront au mac do, ils devront faire une queue de 100 mètres en concurrence avec les passagers des 30 autres vols annulés et/ou en attente. Bref panique noire ! ! ! ! La journée continue en salle d’embarquement(sans information ni présence du personnel Emirates ou de l’aéroport). Vers 16H30 quelques passagers excédés par la situation se rendent au centre d’information pour demander un responsable et surtout l’heure de départ prévue pour le vol EK095. Pour seule réponse : « on ne sait rien, il n’y pas de responsables. » Nous insistons et nous nous retrouvons confrontés à des policiers appelés immédiatement et nous nous voyons renvoyés en salle d’embarquement sans ménagement. Vers 17H30 nouvelle délégation de passagers plus importante au premier étage où nous avons su qu’il y avait un bureau d’un responsable de l’aéroport. Celui-ci refuse de nous dire quoi que ce soit sur les motifs du retard et la programmation du vol EK095. Cela déclenche même une réaction de colère inconsidérée de sa part et l’appel de nouveau aux policiers pour nous refouler hors de son bureau. Vers 18H15 un passager appelle l’ambassade de France à Dubaï pour avertir de la gravité de la situation à l’aéroport ( surtout par rapport aux enfants prévus sur le vol, au refus d’information de la part des autorités, situation sanitaire, manque d’eau). Il parle à une employée de l’ambassade qui lui dit que l’ambassade est fermée depuis 18 heures, qu’il faudra rappeler à l’ouverture le lendemain matin et rajoute « quand on fait un voyage on assume les conséquences de ce voyage et on n’a pas à se plaindre à l’ambassade de son pays ». Peu après par haut parleur nous sommes avisés que le vol partirait vers 19H15. Puis deux agents Emirates viennent et demandent l’évacuation de la salle pour recommencer le processus d’embarquement ( nouvelle présentation des passeports et des cartes d’embarquement). Un seul agent (trois habituellement pour cette procédure) est affecté à la tâche et naturellement l’opération dure une heure. Finalement vers 19H00, tous les passagers sont prêts en salle d’embarquement, l’agent d’Emirates se rend devant la porte d’embarquement de l’avion dont les lumières de cabine passagers sont allumées. A ce moment précis, nous n’avions vu aucun membre d’équipage monter dans l’avion ni mouvements de personnels au sol pour préparer l’avion au départ. Cela sentait le coup fourré. C’est alors qu’on nous annonce par haut parleur que le vol est annulé et qu’un repas nous sera servi au mac do. Colère et indignation générales de tous les passagers avec chahut. Les policiers veulent faire évacuer la salle de force. Des personnes se sentent mal, des enfant et des femmes pleurent. De plus les policiers sont arrivés pour arrêter avec des menottes trois ou quatre passagers qui s’étaient exprimés au nom de tous lors des différentes demandes d’explication. Un thaïlandais qui venait de filmer la scène d’intervention des policiers est également emmener entre 2 policiers. Finalement la salle est évacuée Soit au total un thaïlandais, un italien et deux français sont embarqué »s au poste de police malgré l’opposition de certains passagers. Ces personnes resteront au poste de 19H30à 23H30 soit quatre heures. Leurs passeports sont confisqués pour être photocopiés. Un des français fait un malaise. Des infirmiers sont appelés et veulent lui faire une injection (de quoi ?)et une prise de sang.POURQUOI ? Le tout avec signature obligatoire de décharge de responsabilité. Ce qui a été refusé par ce français, l’italien a eu droit à la prise de sang. Les 4 hommes sont maintenus dans une petite salle dont les policiers baissent le rideau à lamelles. Quelques françaises et français solidaires stationnent devant la porte du poste de police pour surveiller tout dérapage de la part des policiers. Les interpellés se retrouvent dans une pièce exïgue face à 7 policiers qui fument et leur interdisent de fumer, qui ne leur donnent pas boire mais leur donne une orange à chacun ! Ils sont contraints de signer un document rédigé uniquement en arabe pour pouvoir ressortir avec leur passeport. On leur dit que ce document est un avertissement qui leur interdit de revenir à Dubaî. Pour le thaîlandais en sus, les policiers lui saisissent son caméscope, en extraient le cd rom et le brisent . Dans le même temps les policiers lui font signer un papier de décharge comme quoi le cd rom n’a pas été cassé par eux.
Ensuite comme tous les autres passagers des vols annulés (plusieurs milliers de personnes), nous devons trouver un vol pour quitter Dubaî et pour cela nous rendre aux guichets de transfert (des centaines de personnes s’y pressent depuis des heures). Pour notre part l’attente va durer 5 heures debout dans chaque file pour obtenir un billet pour n’importe quelle destination. Il nous sera proposé par exemple Casablanca. Finalement, à défaut de Paris (surbooké), nous obtenons Londres. Il est alors 4H30 du matin, les files sont toujours aussi longues et nous remarquons nombre de passagers du vol qui n’ont toujours pas pu accéder aux guichets. Pour notre groupe de 9 passagers (bien solidaires dont les 2 emprisonnés), nous embarquons à 9H30 locales pour Londres sans avoir pu dormir depuis plus de 26 heures. Nous arrivons à Londres vers 16H00. Après 2 heures de tractation avec le bureau Emirates nous obtenons:la nuit d’hôtel à Londres avec repas et petit déjeunerun vol payé Londres-Nice via Francfort pour le 14 Mars 2007. Départ Londres le 14 Mars à 7H00.
Nous parvenons à Nice à 14H30 et nous devons encore passer au bureau de réclamation des bagages perdus car bien entendu les bagages Vol EK095 sont restés à Dubaî. Sortie de l’aéroport de Nice à 16H00. Durée totale transfert Dubaî-Nice 57 heures de galère.
Maroc: endroits de pêche sur côte atlantique? English translation pending
😉
Avez-vous des endroits de pêche à nous fournir sur la côte Atlantique, en suivant la cote à partir de Casablanca El-jadida -safi - Agadir jusqu'à Tiznit ?
merci.
Biking (MTB) along the Canal between the Two Seas (France)
Why bike (MTB) along the canal between the Two Seas: the lateral canal of the Garonne from Bordeaux to Toulouse, and the Midi Canal from Toulouse to the Mediterranean?
This canal was created to connect the Mediterranean to the Atlantic without going around Spain, and along its entire length, there’s an old towpath (used to pull barges). Since this path is closed to traffic (except for service vehicles from Voies Navigables de France), no cars drive on it—it’s dangerous, noisy, and polluting. The Canal between the Two Seas was built for transporting goods, so it passes through many towns you can explore without dealing with traffic. You can stock up on supplies or spend the night. You’ll discover the varied landscapes of the countryside, always in the serenity brought by the calm and slow flow of the canal’s water. Most of the time, you’ll be in the shade of trees planted to stabilize the banks with their roots. All you have to do is follow this blue—or rather green—ribbon without needing to consult a map. But the biggest advantage is that it’s flat! Of course, on the Canal du Midi, water flows from the watershed divide at Naurouze eastward to the Mediterranean and westward to Toulouse. On the lateral canal of the Garonne, water flows toward Bordeaux. But this slope is almost imperceptible, which is a huge plus when you want to travel by bike for several days with luggage.
When I say "bike," I really mean MTB because, while the towpath has been replaced in some places by a paved bike path, it mostly resembles a dirt trail—sometimes smooth, sometimes rocky, and often cluttered with roots from the magnificent trees lining it. Since the canal was classified as a UNESCO World Heritage site, improvements have been underway, but it won’t be tomorrow that you’ll be able to ride from Bordeaux to Sète on a road bike. And I’m afraid the first sections of the path will be worn out before the rest is finished. You might even run into construction work for this bike path. That’s what happened to me during the spring of 2007.
Sunday, 03/11 – Valence d'Agen 08:15 to Toulouse (Rangueil) 16:30 97 km in 8h15 (6h on the bike) I started on the recently paved path along the lateral canal of the Garonne. The first locks appeared, and as I approached Moissac, the path turned into a billiard table until Castelsarrasin. After the Cousteau port, I was back on the classic dirt towpath with its rocks, roots, and nutria holes. But not for long—soon, I hit ruts left by backhoes and bulldozers, which, fortunately, were resting for the Sunday. A pile of rubble taller than me blocked the entire width of the path. I didn’t want to turn back to find the previous bridge and ride on the other bank, which was just as impassable (dense grass). It wasn’t easy to carry a bike with full panniers, so I lifted it over several mounds. I kept going, sometimes on foot, unsure how far the construction extended. Another bulldozer—luckily, the ground was dry. The work went all the way to Montech, making the path impassable. I recommend taking the N113, which runs parallel (that’s what I did on the way back). In Montech, the famous water slope was at rest, waiting for tourists. For many kilometers, I was back on the traditional towpath. The closer I got to Toulouse, the better the surface became, and the more cyclists and pedestrians I saw—until the city center, where there was nonstop bike traffic, especially students heading to Rangueil.
Monday, 03/12 – Rangueil 09:10 to Revel 16:30 86 km in 7h20 (5h30 on the bike) As soon as you reach Toulouse, you make a 90° turn to follow the connection between the lateral canal and the Canal du Midi. Heading east, you pass the barge selling the famous Toulouse violet souvenirs. A real bike path has been built for 50 km to Port Lauragais. It’s a true joy for Toulousains and travelers. Restrooms have been installed or shared with highway rest areas, allowing you to refill water (of course, bikes are banned from ASF rest areas, but cleverly placed racks let you secure your bike and walk in). At Port Lauragais, it’s another rest area shared by highway users, cyclists, and boaters. You’ll find a cafeteria, restaurant, hotel, and a shop selling regional souvenirs. But the real pleasure is reaching the watershed divide at Naurouze, where water flows toward the Mediterranean on one side and the Atlantic on the other. There, I decided to leave the Canal du Midi, which continues toward Castelnaudary with a much rougher towpath, to follow the *Rigole* that feeds the canal with water from the Saint-Ferréol basin. For me, it was like returning to the source—a bit like a pilgrimage in honor of the brilliant Pierre-Paul Riquet, the designer of this magnificent work. I followed the service trail along the *Rigole*. It’s actually a variant of the GR 653, leading to Revel alongside this artificial waterway. It’s fed by water from the Montagne Noire, and I was worried about a steep climb. But that wasn’t the case—the *Rigole* winds for 40 km, flowing gently under the trees. It was better than a dream: a smooth dirt path with the crunch of pine needles under the wheels, where I only crossed paths with a few fishermen... And to soothe sore buns, the last kilometers were on packed earth—a paradise (ATVs, stay away!). More walkers and cyclists appeared there.
Tuesday, 03/13 After a restful night in Revel, I started the morning with a walk around Lake Saint-Ferréol. A very pleasant 10 km hike, but I don’t recommend it for mountain bikers unless you’re used to mountain terrain and have strong calves. Otherwise, you can take the road—there are at least two hotels near the lake. In the afternoon, I began the return trip to Tarn-et-Garonne via the same path, with the same pleasure.
Total: 378 km of suffering and bliss, for which I must thank the departmental and regional councils for their funding, Voies Navigables de France for maintenance, and the volunteers who mark the hiking trails. And don’t you think you’re exaggerating a bit with your 378 km of bliss and the paradise of the *Rigole*?
Okay, fine—it wasn’t always idyllic. Sometimes the path was downright *pierrique*... but I had great weather, and the landscapes were so beautiful (water, sun, vegetation). In the rain or mud, it would’ve been less fun. What does *pierrique* even mean?
*Pierrique* is worse than rocky. I know a Pierrick, and he’s tough. And why *Facteur4*?
It’s France’s goal to reduce greenhouse gas emissions by a factor of 4 by 2050. I’m doing my part by biking to work 3 out of 4 times. And your cassoulet?
Guilty as charged. I ate the best cassoulet of my life at the Hôtel du Midi in Revel. But it was very productive in methane. My stomach hurt so much I couldn’t sleep and ended up writing my postcards between 3 and 4 AM. So many great memories!
This canal was created to connect the Mediterranean to the Atlantic without going around Spain, and along its entire length, there’s an old towpath (used to pull barges). Since this path is closed to traffic (except for service vehicles from Voies Navigables de France), no cars drive on it—it’s dangerous, noisy, and polluting. The Canal between the Two Seas was built for transporting goods, so it passes through many towns you can explore without dealing with traffic. You can stock up on supplies or spend the night. You’ll discover the varied landscapes of the countryside, always in the serenity brought by the calm and slow flow of the canal’s water. Most of the time, you’ll be in the shade of trees planted to stabilize the banks with their roots. All you have to do is follow this blue—or rather green—ribbon without needing to consult a map. But the biggest advantage is that it’s flat! Of course, on the Canal du Midi, water flows from the watershed divide at Naurouze eastward to the Mediterranean and westward to Toulouse. On the lateral canal of the Garonne, water flows toward Bordeaux. But this slope is almost imperceptible, which is a huge plus when you want to travel by bike for several days with luggage.
When I say "bike," I really mean MTB because, while the towpath has been replaced in some places by a paved bike path, it mostly resembles a dirt trail—sometimes smooth, sometimes rocky, and often cluttered with roots from the magnificent trees lining it. Since the canal was classified as a UNESCO World Heritage site, improvements have been underway, but it won’t be tomorrow that you’ll be able to ride from Bordeaux to Sète on a road bike. And I’m afraid the first sections of the path will be worn out before the rest is finished. You might even run into construction work for this bike path. That’s what happened to me during the spring of 2007.
Sunday, 03/11 – Valence d'Agen 08:15 to Toulouse (Rangueil) 16:30 97 km in 8h15 (6h on the bike) I started on the recently paved path along the lateral canal of the Garonne. The first locks appeared, and as I approached Moissac, the path turned into a billiard table until Castelsarrasin. After the Cousteau port, I was back on the classic dirt towpath with its rocks, roots, and nutria holes. But not for long—soon, I hit ruts left by backhoes and bulldozers, which, fortunately, were resting for the Sunday. A pile of rubble taller than me blocked the entire width of the path. I didn’t want to turn back to find the previous bridge and ride on the other bank, which was just as impassable (dense grass). It wasn’t easy to carry a bike with full panniers, so I lifted it over several mounds. I kept going, sometimes on foot, unsure how far the construction extended. Another bulldozer—luckily, the ground was dry. The work went all the way to Montech, making the path impassable. I recommend taking the N113, which runs parallel (that’s what I did on the way back). In Montech, the famous water slope was at rest, waiting for tourists. For many kilometers, I was back on the traditional towpath. The closer I got to Toulouse, the better the surface became, and the more cyclists and pedestrians I saw—until the city center, where there was nonstop bike traffic, especially students heading to Rangueil.
Monday, 03/12 – Rangueil 09:10 to Revel 16:30 86 km in 7h20 (5h30 on the bike) As soon as you reach Toulouse, you make a 90° turn to follow the connection between the lateral canal and the Canal du Midi. Heading east, you pass the barge selling the famous Toulouse violet souvenirs. A real bike path has been built for 50 km to Port Lauragais. It’s a true joy for Toulousains and travelers. Restrooms have been installed or shared with highway rest areas, allowing you to refill water (of course, bikes are banned from ASF rest areas, but cleverly placed racks let you secure your bike and walk in). At Port Lauragais, it’s another rest area shared by highway users, cyclists, and boaters. You’ll find a cafeteria, restaurant, hotel, and a shop selling regional souvenirs. But the real pleasure is reaching the watershed divide at Naurouze, where water flows toward the Mediterranean on one side and the Atlantic on the other. There, I decided to leave the Canal du Midi, which continues toward Castelnaudary with a much rougher towpath, to follow the *Rigole* that feeds the canal with water from the Saint-Ferréol basin. For me, it was like returning to the source—a bit like a pilgrimage in honor of the brilliant Pierre-Paul Riquet, the designer of this magnificent work. I followed the service trail along the *Rigole*. It’s actually a variant of the GR 653, leading to Revel alongside this artificial waterway. It’s fed by water from the Montagne Noire, and I was worried about a steep climb. But that wasn’t the case—the *Rigole* winds for 40 km, flowing gently under the trees. It was better than a dream: a smooth dirt path with the crunch of pine needles under the wheels, where I only crossed paths with a few fishermen... And to soothe sore buns, the last kilometers were on packed earth—a paradise (ATVs, stay away!). More walkers and cyclists appeared there.
Tuesday, 03/13 After a restful night in Revel, I started the morning with a walk around Lake Saint-Ferréol. A very pleasant 10 km hike, but I don’t recommend it for mountain bikers unless you’re used to mountain terrain and have strong calves. Otherwise, you can take the road—there are at least two hotels near the lake. In the afternoon, I began the return trip to Tarn-et-Garonne via the same path, with the same pleasure.
Total: 378 km of suffering and bliss, for which I must thank the departmental and regional councils for their funding, Voies Navigables de France for maintenance, and the volunteers who mark the hiking trails. And don’t you think you’re exaggerating a bit with your 378 km of bliss and the paradise of the *Rigole*?
Okay, fine—it wasn’t always idyllic. Sometimes the path was downright *pierrique*... but I had great weather, and the landscapes were so beautiful (water, sun, vegetation). In the rain or mud, it would’ve been less fun. What does *pierrique* even mean?
*Pierrique* is worse than rocky. I know a Pierrick, and he’s tough. And why *Facteur4*?
It’s France’s goal to reduce greenhouse gas emissions by a factor of 4 by 2050. I’m doing my part by biking to work 3 out of 4 times. And your cassoulet?
Guilty as charged. I ate the best cassoulet of my life at the Hôtel du Midi in Revel. But it was very productive in methane. My stomach hurt so much I couldn’t sleep and ended up writing my postcards between 3 and 4 AM. So many great memories!
Départ définitif au Maroc English translation pending
Je prépare mon retour au maroc, je cherche la possibilité d'envoyer mes meubles et auto par container à Casablanca, s'il ya quelqu'un qui veut partager les frais avec moi, on pourra faire ça ensemble.
Laissez moi un message, si ça vous interesse.
Merci.
Abdelatif.
Abdelatif.
Musée d'Art Royal de Hué English translation pending
Bonjour,
Un voyageur aurait-il visité le Musée d'Art Royal de Hué ? Ayant déjà fait les visites classiques à Hué, nous aimerions avoir quelques renseignements concernant ce Musée pour savoir s'il serait intéressant d'y aller faire une visite.
D'autre part, quelqu'un aurait-il visité des villages pittoresques sur la Rivière des Parfums qui nous permettraient d'avoir un aperçu de la vie des riverains ?
Trosième et dernière question : connaissez-vous les "nha vuon" ou maisons-jardins ? Si noui, merci de nous faire bénéficier de vos lumières à ce sujet afin de pouvoir aussi les admirer.
J'espère que j'aurai des réponses malgré que mes sujets de curiosité de ce jour ne fassent pas forcément des circuits touristiques classiques, puisque j'ai déjà visité deux fois Hué et c'est la première fois que j'en entends parler.
Merci d'avance.
Un voyageur aurait-il visité le Musée d'Art Royal de Hué ? Ayant déjà fait les visites classiques à Hué, nous aimerions avoir quelques renseignements concernant ce Musée pour savoir s'il serait intéressant d'y aller faire une visite.
D'autre part, quelqu'un aurait-il visité des villages pittoresques sur la Rivière des Parfums qui nous permettraient d'avoir un aperçu de la vie des riverains ?
Trosième et dernière question : connaissez-vous les "nha vuon" ou maisons-jardins ? Si noui, merci de nous faire bénéficier de vos lumières à ce sujet afin de pouvoir aussi les admirer.
J'espère que j'aurai des réponses malgré que mes sujets de curiosité de ce jour ne fassent pas forcément des circuits touristiques classiques, puisque j'ai déjà visité deux fois Hué et c'est la première fois que j'en entends parler.
Merci d'avance.
Quand le guide de voyage remplace la rencontre avec les habitants du pays English translation pending
Routard, Lonely Planet, Petit Futé, … Quand le guide de voyage remplace la rencontre avec les habitants du pays. Par Sebastien Robert, Ignace Fabiani et Martin Tonglet* Cusco, Pérou, Février 2007. Assis sur les marches de la cathédrale dominant la place centrale de la ville, nous profitons de l’air frais et des premiers rayons du soleil. En cette heure matinale, la place est encore calme. Nos regards, curieux, se fixent sur un couple de touristes qui l’air un peu perdus et désemparés, semblent chercher leur itinéraire dans un guide de voyage. Visiblement agacés de ne pas se retrouver et en désaccord l’un avec l‘autre, ils s’arrachent le guide des mains et tentent de le tourner dans toutes les directions pour se repérer. N’y arrivant toujours pas, ils se lèvent, balayent la place du regard et se dirigent vers nous. - « Sorry, could you please help us, we’re a little lost ? » - « Euh… yes what can we do for you ? » - « Would you happen to know how to go from here to the Monumento Pachacuteq ? We’ve desperately been looking on the map that’s in our Lonely Planet, but we’re unable to see where we should go… » Fin de l’épisode. L’histoire se termine bien : grâce aux précieux renseignements que nous leur avons donné, ces deux touristes ont pus se rendre là où ils voulaient. Cependant après avoir vu cette scène se répéter maintes et maintes fois dans chaque lieu où nous avons voyagé, nous sommes amenés à nous poser quelques questions : - Pourquoi chercher dans un guide muet une information que tous les habitants de la ville connaissent ? Ne vaut-il pas mieux poser directement la question à quelqu’un ? - Quand ce couple – ou d’autres – se décide enfin à poser la question, pourquoi décident-ils de la poser à nous – des français – alors qu’il y a sur la place au moins une vingtaine de péruviens qui connaissent beaucoup mieux la ville, puisque c’est la leur ? En observant ce phénomène de plus près, nous nous apercevons que les guides de voyage ont pris une telle importance que bien souvent, ils remplacent le contact avec les êtres humains. Puisque la vérité sort de la bouche des guides de voyage, tout ce qui n’est pas écrit dans ces guides ne vaut pas la peine d’être vu ou v��cu. Quand nous voulons connaître l’histoire ou la culture d’un pays, nous ouvrons notre guide. Quand nous voulons savoir où manger, où dormir, où sortir, … nous ouvrons notre guide. Quand nous voulons savoir quel quartier visiter, quelles rues arpenter, … nous ouvrons notre guide. Pourtant les premiers spécialistes d’une ville, d’un pays, ne sont-ils pas ses habitants ? Ne serait-ce pas plus enrichissant et envoûtant de découvrir l’histoire du Pérou en écoutant parler le vieux péruvien assis sur le banc à coté de nous ? Ne serait-ce pas plus savoureux et excitant de sortir manger et danser avec des habitants de Cusco qui connaissent parfaitement les lieux sympas pour sortir ? Ne serait-ce pas plus agréable et intéressant de se balader dans les rues d’un quartier avec un de ses habitants qui nous explique l’histoire et les spécificités de ce quartier, plutôt que de cheminer le nez dans notre guide ? Quand nous voyageons, chaque question, chaque problème que nous avons pourrait être l’occasion d’aller à la rencontre des habitants du pays que nous voulons découvrir. Cela pourrait être un prétexte pour entrer en conversation avec eux et vivre des moments d’échange et d’enrichissement mutuels. Malheureusement, bien trop souvent, en cherchant les réponses dans notre guide, nous tombons dans un mutisme triste et stérile. Il ne s’agit pas de dire que les guides de voyages sont mauvais en soi ou qu’il n’y a pas des moments où ils peuvent peut-être être utiles, mais juste de constater qu’ils finissent trop souvent par être des prétextes à la non-rencontre avec les habitants du pays. Or si nous ne voyageons pas pour rencontrer d’autres êtres humains, alors pourquoi voyageons-nous ? Pour voir des paysages, la nature, un petit village de montagne, les ruelles d’une vielle ville ? Tout cela est très beau bien sûr, mais après ? Au final, il semble bien que ce que nous retiendrons de nos voyages ce sont bien les Autres. Les autres qui nous donnent de leur temps, de leurs sourires, de leurs connaissances, … Dès que nous prenons le temps de s’écouter, de partager et de se laisser un peu bousculer par l’autre, nous nous apercevons que nous avons tant à apprendre les uns des autres. Finalement, c’est pour cela que nous voyageons, pour grandir. Les guides de voyages sont parfois perçus comme les « clés » du voyage. Espérons qu’ils ne soient pas des clés qui ferment les portes de notre rencontre avec les habitants des pays que nous prétendons découvrir… * Sebastien Robert, Ignace Fabiani et Martin Tonglet sont actuellement plongés dans une rencontre avec les habitants du continent Américain en voyageant de Montréal au Canada jusqu’à Buenos Aires en Argentine. Pour plus d’informations sur leur voyage peu ordinaire voir leur blog : http://descentedesameriques.over-blog.com
Japon: détour par Shikoku ou non? English translation pending
Mon copain et moi planifions un voyage au Japon et nous en sommes à planifier notre itinéraire. Nous partirons environ 1 mois et avons prévu visiter notamment Tokyo, Kyoto, Hiroshima. Pour le reste tout est encore à définir!
Pour l'instant, nous hésitons entre rester uniquement sur l'île d'Honshu ou faire un détour par Shikoku. Est-ce que ça vaut la peine de faire un détour? Le principal attrait semble être le pélerinage des 88 temples, mais ce n'est pas ce qui nous intéresse. Nous pensons que Shikoku pourrait être intéressant pour sa culture un peu différente, le fait qu'il y ait moins de touristes, etc... Si nous y allons, nous resterions quelques jours (maximum une semaine, probablement moins) pour voir les attraits principaux: le chateau de Matsuyama, le musée du sexe de Uwajima, probablement quelques temples, et les paysages en général (paysages côtiers, gorges, etc.)
Est-ce que certains parmi vous sont allés sur l'île de Shikoku? Est-ce que ça vaut le petit détour ou si ça n'apporte rien de vraiment différent?
Pour l'instant, nous hésitons entre rester uniquement sur l'île d'Honshu ou faire un détour par Shikoku. Est-ce que ça vaut la peine de faire un détour? Le principal attrait semble être le pélerinage des 88 temples, mais ce n'est pas ce qui nous intéresse. Nous pensons que Shikoku pourrait être intéressant pour sa culture un peu différente, le fait qu'il y ait moins de touristes, etc... Si nous y allons, nous resterions quelques jours (maximum une semaine, probablement moins) pour voir les attraits principaux: le chateau de Matsuyama, le musée du sexe de Uwajima, probablement quelques temples, et les paysages en général (paysages côtiers, gorges, etc.)
Est-ce que certains parmi vous sont allés sur l'île de Shikoku? Est-ce que ça vaut le petit détour ou si ça n'apporte rien de vraiment différent?
De l'usage du cannabis dans le monde English translation pending
La discussion sur la loi concernant l’usage de la cigarette a soulevé des passions et l’un des contributeurs a évoqué le sujet de la légalisation du cannabis qui en ferait autant.
Tout à fait sérieusement : le cannabis, quand il est évoqué sur le forum est modéré sur le champ. C’est parfaitement normal puisque les seules questions qui surgissent sont « où trouver du bon shit à Goa » « combien coûte le cannabis à …..etc.. »
Cependant, il serait parfaitement intéressant d’ouvrir une discussion sérieuse, le cannabis se trouvant dans tous les pays du monde. Du Maroc à l’Inde, du Mexique à la Thaïlande, des Pays-Bas au reste de l’Europe etc..
Sur le forum, quantité de membres connaissent les lois dans les pays, les risques encourus, ceux liés à la consommation au niveau de la santé, de la justice etc…
Je propose donc d’ouvrir un dialogue qui ne soit pas une foire d’empoigne mais une réflexion sensée, structurée. Quelques questions : Pensez-vous que fumez à l'étranger soit bien perçu par les habitants du pays ? Pensez-vous que l’usage du cannabis améliore les performances intellectuelles ? Pensez-vous que le cannabis ait en effet désinhibant ? Pensez-vous qu’un joint fumé occasionnellement soit anodin ? Pensez-vous que quatre à six joints par jour relèvent d’une pathologie ? Troubles psychologiques, troubles physiologiques ? Pensez-vous que le joint régulier diminue la fertilité masculine ? Pensez-vous que fumer à l’étranger soit anodin : en Inde par exemple ? Pensez-vous qu’il soit possible sans risque de transporter sa propre consommation au retour en France sans contrôle douanier ? Pensez-vous qu’il n’y ait aucun danger lorsque l’on vous en propose au Maroc, en Turquie, au Mexique, en Inde etc… (Délation du vendeur par exemple) Pensez-vous que fumez un joint régulièrement soit moins dangereux sur la santé que le tabac ? Pourquoi légaliserait-on l’usage du cannabis en France ?
Il y a mille questions.
Ce forum est vraiment le lieu pour en parler, parce que le sujet intéresse un nombre inimaginable de jeunes et de moins jeunes voyageurs. Il me semble important qu’il ne soit pas tabou, faire l’autruche ne supprime pas le problème. Vf est un forum informatif…et ouvert du moins je l'espère... Discuter, échanger, réfléchir et partager des visions différentes entre tous les voyageurs me semble passionnant pour ceux qui partent dans l’idée d’en trouver, pour ceux qui ont des enfants confrontés à ce problème, ceux qui connaissent des voyageurs incarcérés à l’étranger etc.. etc.. Je demande à la modération de tenter le coup et, si la discussion dérape, supprimer ou verrouiller le post tout simplement.
Il y a des discussions sur la prostitution, sur le sida, sur la violence, sur tous les thèmes de société que l’on rencontre dans le monde entier alors pourquoi pas sur le cannabis ?
Dom.
Tout à fait sérieusement : le cannabis, quand il est évoqué sur le forum est modéré sur le champ. C’est parfaitement normal puisque les seules questions qui surgissent sont « où trouver du bon shit à Goa » « combien coûte le cannabis à …..etc.. »
Cependant, il serait parfaitement intéressant d’ouvrir une discussion sérieuse, le cannabis se trouvant dans tous les pays du monde. Du Maroc à l’Inde, du Mexique à la Thaïlande, des Pays-Bas au reste de l’Europe etc..
Sur le forum, quantité de membres connaissent les lois dans les pays, les risques encourus, ceux liés à la consommation au niveau de la santé, de la justice etc…
Je propose donc d’ouvrir un dialogue qui ne soit pas une foire d’empoigne mais une réflexion sensée, structurée. Quelques questions : Pensez-vous que fumez à l'étranger soit bien perçu par les habitants du pays ? Pensez-vous que l’usage du cannabis améliore les performances intellectuelles ? Pensez-vous que le cannabis ait en effet désinhibant ? Pensez-vous qu’un joint fumé occasionnellement soit anodin ? Pensez-vous que quatre à six joints par jour relèvent d’une pathologie ? Troubles psychologiques, troubles physiologiques ? Pensez-vous que le joint régulier diminue la fertilité masculine ? Pensez-vous que fumer à l’étranger soit anodin : en Inde par exemple ? Pensez-vous qu’il soit possible sans risque de transporter sa propre consommation au retour en France sans contrôle douanier ? Pensez-vous qu’il n’y ait aucun danger lorsque l’on vous en propose au Maroc, en Turquie, au Mexique, en Inde etc… (Délation du vendeur par exemple) Pensez-vous que fumez un joint régulièrement soit moins dangereux sur la santé que le tabac ? Pourquoi légaliserait-on l’usage du cannabis en France ?
Il y a mille questions.
Ce forum est vraiment le lieu pour en parler, parce que le sujet intéresse un nombre inimaginable de jeunes et de moins jeunes voyageurs. Il me semble important qu’il ne soit pas tabou, faire l’autruche ne supprime pas le problème. Vf est un forum informatif…et ouvert du moins je l'espère... Discuter, échanger, réfléchir et partager des visions différentes entre tous les voyageurs me semble passionnant pour ceux qui partent dans l’idée d’en trouver, pour ceux qui ont des enfants confrontés à ce problème, ceux qui connaissent des voyageurs incarcérés à l’étranger etc.. etc.. Je demande à la modération de tenter le coup et, si la discussion dérape, supprimer ou verrouiller le post tout simplement.
Il y a des discussions sur la prostitution, sur le sida, sur la violence, sur tous les thèmes de société que l’on rencontre dans le monde entier alors pourquoi pas sur le cannabis ?
Dom.
Du Puy-en-Velay à Saint-Jacques de Compostelle English translation pending
La « magie » du chemin ! Compostelle = le chemin de l’étoile.
Ce récit de voyage n’est ni religieux, ni historique, ni géographique et, encore moins, un exploit sportif ! Et je n’ai pas voulu écrire un descriptif du voyage, jour après jour, mais plutôt écrire des réflexions personnelles (qui n’engagent que moi !) et d’autres réflexions (qui n’engagent que leurs auteurs…)
Réflexions avant de partir. Au départ, pas besoin d’être croyant pour faire le chemin. A chacun sa croyance, à chacun ses convictions. Jacques Brel a écrit : « Dieu est en chaque homme. Malheureusement, ils ne le savent pas ! » Je pense que le jour où les 6 milliards d’individus de la planète auront chacun leur secte, tout ira pour le mieux… Nous sommes tous des « créateurs » ; en chacun de nous vit une âme d’artiste. Le tout est de trouver sa voie… Chacun doit avoir SA liberté, SON droit d’agir et de penser. Finis les « on-dit » (des voisins, familles, …) Bienvenue aux « non-dit » (dites « je t’aime »). (réflexions personnelles) Je veux, chaque jour de mon voyage, apprendre quelque chose de moi et sur moi que j’ignorais la veille. Collecter les perles, les pensées, les paroles, les rencontres, les actes… Sur « quoi » j’ai buté ? Fatigue, doute, solitude, pensées négatives, … Etre sur le chemin comme dans une méditation. Etre dans une attention à ce que je vis « ici et maintenant ». (Framboise de Toulouse) Eveiller les cinq sens, regarder tout ce qui se passe, écrire des mots… (le soir : écrire un texte). (stage d’écriture à Nismes) Le chemin t’attend, Saint-Jacques t’attend, Tu prendras ta part de soleil et de poussière, Tes pas seront tes mots, Et le chemin deviendra ta chanson, La fatigue sera ta prière, Mais alors, alors seulement, le silence pourra enfin te parler. (Association belge des amis de Saint-Jacques) Le pèlerin est un être libre « irradié » par une joie intérieure insoupsonnée ; c’est l’ivresse du bonheur, il est habité par « l’essentiel »… il redécouvre son antique condition nomade et la joie qui accompagne cette nouvelle liberté. La route travaille l’humain en profondeur ; ce bonheur est difficilement descriptible, il est possible si l’on accepte d’être heureux avec peu de choses. Le pèlerin redevient lui-même et vit des joies simples qu’il avait oublié dans sa vie d’ « installé » ; il le prend avec joie et philosophie ; il s’en accomode car « trop de confort aliène l’être humain » ! C’est dans le dénuement de tous les encombrants qu’il a le cœur léger, l’esprit libre et l’âme ouverte à la transparence. La solitude lui est nécessaire : enfin, il se retrouve après s’être trop longtemps perdu ! C’est le prix du bonheur ! (Pierre de l’association belge des amis de Saint-Jacques) Cadencer son pas ; pas trop d’arrêts. S’arrêter avant d’être fatigué. (Gilles, un pèlerin de l’association belge des amis de Saint-Jacques) Prends bien soin de toi. (Eric, mon filleul) Ma sœur, Christine, a parcouru le chemin de Stevenson (Cévennes), il y a plusieurs années, et elle aurait souhaité faire le chemin de Compostelle en ma compagnie, mais elle ne pouvait se permettre de s’absenter si longtemps…
J’ai écrit sur le chemin. Faire le chemin, c’est se couper de son propre monde, pour s’ouvrir sur un nouveau monde. On n’est jamais seul sur le chemin ! J’ai inventé un nouveau mot : BEAUJOUR ! Ben oui, pourquoi toujours « Bonjour » ? Personnellement, je préfère que la journée soit plutôt belle que bonne… Sur le livre d’or du refuge de Saint-Roch, j’ai écrit : « Il faut que tu saches que : tu es responsable de TON bonheur, et le seul responsable ; tu ne dois juger personne (les juges sont là pour ça) ; tu es libre de ta vie, de décider, de choisir. On t’a imposé des limites, tu PEUX les dépasser ; le soleil brille TOUJOURS derrière les nuages (ne désespère pas) ; tu es le meilleur, quoi qu’il arrive… Mais n’oublie pas que la perfection n’est pas de ce monde ; l’amour est la plus belle chose au monde ; l’amour de qui tu veux, mais, d’abord, de toi-même. Si tu assimiles ces quelques réflexions, ton chemin n’en sera que meilleur ! Au bout du chemin, tu seras une autre personne : TOI !!! Ultreïa… (expression espagnole signifiant : « plus loin »)
Par après, j’ai ajouté dans mon journal : il n’y a pas de hasard !!! chaque jour est une naissance ; chaque jour est un commencement ; chaque jour est une vie (Louis Chedid) ; aujourd’hui est un jour très important car c’est le premier jour du reste de ta vie ( ?) ; vis chaque jour comme si c’était le dernier ; rêve tant que tu veux, tant que tu peux ; tous les rêves sont permis. Mais surtout VIS tes rêves ; ne te trouve pas d’excuse. Sinon, à la fin de ta vie, tu regretteras et tu partiras l’âme en peine… reste enfant dans ta tête. La vie est un jeu ; joue toute ta vie ; ne te prends pas trop au sérieux. Quand on sait ce qu’on sait, qu’on voit ce qu’on voit, qu’on entend ce qu’on entend, … On peut penser ce qu’on pense ! Sur le chemin, il n’y a pas de nationalités, pas de frontières. Dépendant ou indépendant ? Sur le chemin, vous êtes tout à fait indépendant… vous faites ce que vous voulez ! Mais, en même temps, vous êtes dépendant de vous-mêmes !!! Pour l’eau, la nourriture, le logement, la fatigue… S’il vous manque de l’eau, la soif devient vite un problème. Idem pour la nourriture (vous faites parfois 15 km sans trouver eau et/ou nourriture !) Pour la fatigue, il vous arrivera des moments d’anéantissement ! Parfois, plusieurs dans la journée… (et ici, pas de voiture-balai !!!). Le sens de la marche et de la démarche. En faisant le chemin, on se rend compte que nous marchons à contresens de la société actuelle ; En fait, nous reprenons la direction de l’ »authentique » (cfr Jean de Florette), des vraies valeurs de la vie terrestre, alors que la société va de plus en plus dans le sens de la consommation, et surtout de la consommation débile, du genre « télé-réalité » !!! Sur le chemin, on prend son temps… alors que dans la société, on est toujours pressé ! On marche, on marche… alors que les autres prennent la voiture pour aller chercher le pain à 200 mètres… Sur le chemin, on vit dans le « réel », alors que la société va de plus en plus vers le virtuel (internet, chat…) Sur le chemin, on n’est pas « bouffé » par la publicité… Le plus atypique des tableaux se situe quand nous passons au-dessus d’une autoroute et que l’on s’arrête quelques minutes pour regarder passer les véhicules…
Lui, en voiture Moi, à pied Il roule à 130 km/h à 4, 5 ou 6 km/h Il peut faire 1000 km/jour 25 – 30, c’est bien ! Il connaît les infos moi, rien ! Il veut « gagner du temps » je regarde le temps passer Etc, etc… Pélerin, marcheur ou randonneur ? Moi : « cheminant » Le mot « pélerin » fait trop penser à la religion ; Marcheur et randonneur font penser à un loisir, ce qui n’est pas le cas ici (en tout cas pour moi !). Et ça peut faire penser aussi à « performance »… (encore moins mon cas !). Il est vrai que, chaque jour, en moyenne, nous faisons 30.000 pas ! Ce qui fait plus de 2 millions de pas sur les deux mois !!! «Cheminant », car je fais le chemin ! Je chemine tout au long des jours… Bon courage, Bonne route ? Moi : « Bon chemin » La moitié des personnes vous souhaitent « Bon courage ». Or, il n’est pas du tout question de courage, selon moi ! Je préfère « Bonne route » et encore mieux « Bon chemin » ou « Buen camino » (en Espagne). Le courage, je dirais que c’est juste la « volonté » d’avoir décidé de « faire le chemin ». Mais, uns fois qu’on est parti, on n’a pas besoin de courage, le matin, pour démarrer. On a « envie » d’avancer, sans savoir pourquoi, la plupart du temps ! On avance, on avance, jusqu’au bout de ses forces, de ses capacités. Rares sont les jours où l’on n’est pas allé plus loin que ses propres limites ! « Bon chemin » signifie pour moi : que tout se passe bien sur ton chemin ; que tu ne rencontres aucun problème particulier. Plus beau encore comme expression que j’ai entendue, c’est « Vaya con Dios » (que Dieu te garde)… Sécurité, protection, confiance… Le premier jour : messe des pélerins à la cathédrale puis bénédiction par l’évèque. Suite à cela, on se sent « protégé » tout au long du chemin, comme si rien de mauvais ou désagréable ne pouvait vous arriver ! Par exemple, on laisse toujours trainer son sac n’importe où ! On se sent « en sécurité » sur le chemin et dans les villages ou villes de haltes. Et, tout au long du chemin, on « sent » une totale confiance réciproque entre les « cheminants » et ceux qui les accueuillent !!! Expérience, pas performance ! Faire le chemin ne doit jamais être considéré comme une performance. C’est une expérience, tout simplement. On a envie, ou pas, de faire le chemin… On ne le fait pas pour prouver quoi que ce soit aux autres, ni même pour se prouver quelque chose à soi-même. On le fait pour « se » découvrir, au fil des jours, grâce au vécu, au ressenti, aux rencontres, aux découvertes, aux idées qui germent dans la tête. On fait le vide en soi, on pense autrement et plus loin que dans la vie de tous les jours. On « sent » ce que l’on veut, d’abord pour soi et aussi pour les autres… On envisage la vie et l’avenir autrement, on sait surtout, ce que l’on ne veut plus !… La vie prend un autre sens, une autre direction ; on choisit sa « voie ». On est plus « serein », « conscient », « vivant », « à l’écoute » des autres et de soi-même… Le plus beau jour de mon chemin. C’est l’étape des Pyrénées (bien que j’ai compris que je ne serai jamais un grimpeur !) Il faut préciser que le chemin du Puy est le plus escarpé des chemins français. En effet, jusque Compostelle, le dénivellé total dépasse les 21.000 mètres, ce qui représente plus de deux fois le plus haut sommet du monde, l’Everest ! Un pèlerin français m’a fait la remarque : « oui, mais on les descend !!! » Heureusement ! Autrement, on serait carrément au-dessus des avions… Ca a commencé par le « p’tit dèj extra » au gîte d’Orisson (quelques km après Saint-Jean-Pied-de-port). Puis, j’ai discuté avec le patron (Jean-Jacques, un pur basque !) et il m’a gonflé le moral à bloc ! Il m’a dit que je viendrais m’installer dans cette région… Pourquoi pas ? J’ai grimpé les Pyrénées sans effort aucun, comme si j’étais « soulevé » du sol ! J’ai « touché » le ciel et les nuages, j’ai attrapé l’inaccessible étoile (si chère à Jacques Brel) et je suis resté sur mon nuage jusque Roncevaux ! La vie me paraît légère, comme le nuage sur lequel je me suis installé !!! J’ai placé l’étoile dans mon cœur, j’avais l’impression d’avoir des ailes !…
Différences France Espagne Nbre pélerins/jour (moy.) 10 + de 100 Nationnalité toutes 90% espagnols Et italiens Repas: En terrasse souvent rarement PrixTTC 10 à 12 6 à 10 Prix nuitée 8 à 12 3 à 6 Chemin: Indication bien très bien Goudron 30 à 40 % 20 à 25 % Propreté impec affreux Souvent… calme bruyant On entend… bon courage buen camino Nombre de vélos (moy.) 1/jour 40 – 50 On marche… le jour le matin Internet 1/30 jours 1/jour Chaussures + bottines + sandales Réservation gîte possible impossible Eglises 90 % ouvertes 90 % fermées Chiens 90 % liberté 90 % attachés ( non, non, pas de rapport entre les deux derniers !!!) Ce que je n’ai pas apprécié sur le chemin… (Plus de 90 % de ces considérations concernent l’Espagne, bien que je n’ai aucun à priori vis-à-vis de ce pays, mais c’est une réalité « vécue » !) D’abord, les vélos: la plupart des cyclistes ne disent pas bonjour ; on n’est pas prévenu de leur arrivée, d’où sursaut dans la méditation, les rêveries, les idées, … Ensuite, le bruit: les marcheurs (espagnols, italiens, allemands) et le long des routes nationales. Je n’ajouterai pas l’inconfort ; pour moi, il fait partie du chemin ! Ainsi que l’hygiène qui laisse à désirer ! Le non-respect du sommeil des autres: ils se lèvent à 5 heures et estiment que tu peux être éveillé ! La course aux gîtes, du fait que les réservations sont impossibles. Le soir (uniquement en Espagne), on rencontre rarement des personnes parlant français ; mon espagnol est très limité et mon anglais ne me permet pas d’entreprendre une discussion « profonde » ! On se sent donc assez « seul » ; de la journée, c’est normal, mais les soirées semblent longues… Pourquoi faire le chemin « seul » ? pour une raison physique : si un marche à 4 km/h et l’autre, à 5 km/h ; si un désire marcher 4 heures et l’autre 8 heures, si un lève-tôt et un lève-tard. Pas évident d’avoir le même rythme… On « croit » connaître la personne avec qui on compte faire le chemin, mais, au bout de 8 jours de discussion 16 h sur 24, on se rend vite compte que l’on est très différent ! Pour mieux savoir se « centrer » sur soi-même, sur ses pensées, sur la vie, sur « sa » vie, … Par ailleurs (et c’est toujours un avis personnel), sur le chemin, on n’a pas besoin de portable ! Vu que l’on se coupe du monde ! On trouve régulièrement des cabines téléphoniques. Et aussi : pour moi, pas de réservation de gîte ; on n’est pas au « Club Med » !!! De toute façon, le matin, vous ne savez pas le nombre de kilomètres que vous serez capables de faire… Alors, si vous avez réservé, soit vous arrivez au gîte et constatez que vous auriez pu encore faire plusieurs kilomètres, soit le gîte est vraiment trop loin et vous peinez pour y arriver ! Corps + esprit = 1. Pour faire le chemin, il faut que le corps et l’esprit ne fassent « qu’un » ! Si l’esprit commande au corps plus qu’il ne peut en faire, il va « réagir » par des ampoules, des crampes, une tendinite, … D’où, un repos forcé ! Le corps doit connaître ses limites « naturellement ». Quand tu puises dans tes réserves, tu le « paies » par après ! Le corps n’est pas une machine… Marcher ou courir ? A partir du 1er juillet, j’ai « appris » à marcher, jour après jour… Les 15 premiers jours ont été un peu « souffrance »… La 6ème semaine, je faisais 30 km en moyenne, puis 2 jours à 40 km. Mon corps était capable de les faire. Puis, j’ai dit « stop » ! J’arrivais tard, fatigué, juste le temps de la douche et de manger… Puis au lit à 22 heures (obligé !) et éveillé à 05 heures par les premiers partis. Faire le chemin, ce n’est pas courir, mais prendre son temps. Personne n’arrivera le premier à Santiago !!! Ce n’est pas une course ! Grain de folie ? Faut-il un grain de folie pour faire le chemin ? (surtout 1600 km d’une seule traite). Peut-être… Moi, je dirais plutôt un grain de folie de la vie… Un grain de vie… Pour moi, le chemin, c’est la vie… On voit les choses différemment, on se détache de sa vie de tous les jours, même si on y pense souvent, surtout pour faire des comparaisons. On comprend que la vie, en fait, ce n’est pas « avoir », mais « être », ce n’est pas « paraître », mais « être », ce n’est pas « prendre », mais « donner », ce n’est pas « survivre », mais « vivre », ce n’est pas « garder pour soi », mais « partager », ce n’est pas « s’isoler », mais « rencontrer », ce n’est pas « se taire », mais « dialoguer », ce n’est pas « suspecter », mais « faire confiance »,
(remarque « post-chemin » : Ingrid d’Anvers m’a fait remarquer que ces réflexions ne concernent que le moment où l’on fait le chemin. Effectivement ! Elle précise : « Personnellement, je ne ressens pas les choses de la même façon quand tu écris "La vie c'est: pas prendre mais donner ; pas s'isoler mais rencontrer... etc. " Je comprends ce que tu veux dire bien sûr, à savoir qu'il ne faut pas trop s'isoler dans la vie, ce qui est vrai ou ne pas "prendre" sans cesse égoïstement sans "donner", je comprends. Mais la vie c'est les DEUX, je pense - toujours les 2 polarités: donner + prendre (puisque accepter, donc prendre, un cadeau ou quoi que ce soit = également une forme de don à l'autre). Les 2 polarités sont toujours là, c'est comme inspirer- expirer, jour, nuit, soleil, lune, yin, yang, etc. Il y a des moments pour s'isoler (pour rentrer en soi) et d'autres pour rencontrer, les deux sont nécessaires et inévitables pour une vie harmonieuse, il me semble. Je comprends que ce sont des conclusions que tu as tirées ce jour-là ou ce que tu as compris à ce stade de ton chemin, mais tel que c'est écrit là, cela fait un peu catégorique pour moi ». A Saint-Jacques de Compostelle, j’ai acheté un T-shirt orné d’une grande flèche jaune sur fond bleu ; c’est très symbolique pour moi : mes deux couleurs préférées ; mon étoile en direction de la flèche ; flèches jaunes tout au long du chemin ; flèche = symbole du sagitaire que je suis ; symbole de l’arrivée à Compostelle. Livres à emporter Le topo-guide « Le chemin du Puy vers Saint-Jacques-de-Compostelle : Du Velay aux Pyrénées » (Rando Editions) est le plus utile. Il existe en un ou trois guides pour le même parcours ; j’avais pris l’édition regroupée, mais, à refaire, je prendrais les 3 guides (un rien plus lourds, mais mieux détaillés). Pour l’Espagne, le « condensé » seul existe. J’avais pris également le « Miam-Miam Dodo » (je suppose que vous comprenez de quoi il s’agit !!!). Je ne l’ai pas trouvé très utile, sauf pour ceux qui veulent s’écarter du chemin.
J’ai lu sur le chemin. « Ma santé à moi, c’est le sport : jamais de sport !!! » (Winston Churchill) Ce n’est pas le bout du chemin qui compte ; Ce qui compte, c’est le chemin. (proverbe gitan) « Je marcherai sous le soleil trop lourd, Sous la pluie à verse et dans la tourmente, En marchant, le soleil réchauffera mon cœur de pierre, La pluie fera de mes déserts un jardin, A force d’ user mes chaussures, j’userai mes habitudes, Je marcherai, et ma marche sera démarche, J’irai moins au bout de la route qu’au bout de moi-même, Je serai pèlerin, je ne partirai pas seulement en voyage, Je deviendrai moi-même un voyage, un pèlerinage. » (Jean Debruyne) Bienheureux les félés, Car ils laissent passer la lumière ! (au gîte chez Régine) Il faudrait essayer d’être heureux, ne serait-ce que pour donner l’exemple… (idem) Le chemin de Saint-Jacques mène au paradis. A quoi sert de voyager si tu t’enmènes avec toi ? C’est d’âme qu’il faut changer, non de climat ! (Sénèque) Le voyageur est encore ce qui compte le plus dans un voyage. (Suarec) Les pélerins de Compostelle ont le regard qui irradie ; comme si brillaient dans leurs yeux quelques rayons de l’Etoile qu’ils ont trouvée ou qu’ils sont en train de chercher. Tel est sans doute le plus grand piège du chemin. Il redonne l’espérance lorsqu’on est au fond du trou. La foi du Christ entre par les pieds… Chaque homme doit inventer son chemin. (J-P Sartre) Les vrais voyageurs sont ceux qui partent pour partir… (Baudelaire) Le voyage est un retour vers l’essentiel. (proverbe thibétain) En haut, il n’y a pas de Dieu ; Dieu, c’est le bien que l’on fait l’un pour l’autre… (Dorothé Solle) Et l’on fait le chemin pour découvrir ce « bon » ou ce « bien »… (Hugo – Anvers) Le petit endroit Vous qui venez ici dans une humble posture, De vos flancs alourdis décharger le fardeau, Veuillez quand vous aurez soulagé la nature Et déposé dans l’urne un modeste cadeau, Epancher dans l’amphore, un courant d’onde pure Et sur l’autel fumant, placer le chapiteau. Le couvercle arrondi dont l’auguste pointure, Aux parfums indiscrets, doit servir de tombeau. (Alfred de Musset pour George Sand) « De même qu’il est parfois nécessaire de se taire pour entendre ce que les autres ont à dire, la pensée, elle-même, doit faire silence pour pouvoir penser à autre chose qu’à elle-même. Le mystère de la vie n’est pas un problème à résoudre, c’est une réalité à éprouver. » (Alan Watts) (envoyé par Framboise de Toulouse) Pèlerin, ne cours pas… L’arrivée que tu rencontreras C’est « toi-même » !
- SI (Rudyard KIPLING) Si tu peux voir détruit l’ouvrage de ta vie Et sans dire un seul mot te remettre à rebâtir, Ou perdre d’un seul coup le gain de cent parties Sans un geste et sans un soupir ;
Si tu peux être amant sans être fou d’amour, Si tu peux être fort sans cesser d’être tendre Et, te sentant haï, sans haïr à ton tour, Pourtant lutter et te défendre ;
Si tu peux supporter d’entendre tes paroles Travesties par des gueux pour exciter des sots, Et d’entendre mentir sur toi leurs bouches folles Sans mentir toi-même d’un seul mot ;
Si tu peux rester digne en étant populaire, Si tu peux rester peuple en conseillant les rois Et si tu peux aimer tous tes amis en frère sans qu’aucun d’eux soit tout pour toi ;
Si tu sais méditer, observer et connaître Sans jamais devenir sceptique ou destructeur ; Rêver, mais sans laisser ton rêve être ton maître, Penser sans n’être qu’un penseur;
Si tu peux être dur sans jamais être en rage, Si tu peux être brave et jamais imprudent, Si tu sais être bon, si tu sais être sage Sans être moral ni pédant ;
Si tu peux rencontrer Triomphe après Défaite Et recevoir ces deux menteurs d’un même front, Si tu peux conserver ton courage et ta tête Quand tous les autres les perdront,
Alors les Rois, les Dieux, la Chance et la Victoire Seront à tout jamais tes esclaves soumis Et, ce qui vaut mieux que les Rois et la Gloire, Tu seras un homme, mon fils. - Pèlerin, qui t’appelle ? (Eugène GARABAY) Poussière, boue, soleil et pluie C'est le Chemin de Saint-Jacques Des millions de pèlerins Et plus d'un millier d'années. Pèlerin, qui t'appelle ? Quelle est cette force obscure qui t'attire ? Ni le champ des étoiles, Ni les grandes cathédrales.
Ce n'est pas la bravoure navarraise, Ni le vin de ceux de la Rioja, Ni les fruits de mer des Galiciens, Ni les champs castillans.
Pèlerin, qui t'appelle ? Quelle est cette force obscure qui t'attire ? Ni les gens du Chemin, Ni les coutumes rurales.
Ce n'est pas l'histoire et sa culture, Ni le coq de la Calzada, Ni le palais de Gaudi, Ni le château de Ponferrada. Tout cela, je le vois au passage Et ce m'est une joie de tout voir, Mais la voix qui, moi, m'appelle, Je la ressens au plus profond.
La force qui, moi, me pousse, La force qui, moi, m'attire, Je ne sais même pas l'expliquer. Seul Celui d'en-haut le sait. Marcher, c’est perdre peu à peu tout ce que l’on a acquis de superflu, y compris les superlatifs. C’est se mettre en doute et en question dans un monde mécanisé. C’est ressentir et entendre preque aussitôt les réponses de son propre corps, confronté à une nouvelle expérience. Marcher, c’est se mettre à l’écoute du corps qui n’en revient pas d’être ainsi sollicité et libéré. (Jacques Lanzmann)
J’ai entendu sur le chemin. Les traits de caractère ressortent sur le chemin. (Léonie, allemande). (mon sac étant trop lourd) Ce n’est pas le sac qu’il faut savoir faire ; c’est l’homme qu’il faut faire… (un pèlerin français). (après avoir dit à une pélerine que j’irais jusque Compostelle si mes pieds me portaient et si je me « supportais » jusque là, elle m’a répondu…) Les pieds sont dans la tête !!! L’avenir de l’humain, c’est de sortir de la société de consommation. (un VRP dans un resto). Sur le chemin, le mur des conneries tombe… On n’est plus « coincé » ! (Paolo, suisse) Thérèse de Miradoux (un « personnage » du chemin, ) a dit : On n’est jamais totalement guéri d’une dépression ; Il est important de se créer une bulle ; Quand tu as un coup dur dans la vie, tu changes. Les noirs disent : « You have the watch ; we have the time » càd : Vous avez la montre ; nous avons le temps ! (Hugo – Anvers) « Partir, marcher, me libérer, respirer, faire une coupure dans ma vie, aller au bout de mes moyens, me prouver que je peux relever un défi, réfléchir à ce qui compte pour moi dans la vie, méditer, … (voilà ce que disent ceux qui décident de prendre le chemin) Rien à voir… Rien à dire… Rien à sentir… Tout à « ressentir » Ce que disent les français : La plus belle partie du chemin se trouve entre Le Puy et Conques. Personnellement, j’ai trouvé tous les paysages très beaux jusqu’aux Pyrénées… Mais, en Espagne, j’ai été déçu, sauf les 200 derniers km en Galice. A le refaire, je préfèrerais deux fois les 800 km de France… Les gîtes espagnols sont toujours complets car des espagnols se font amener au gîte pour s’offrir des vacances pas chères. Faux ! Avec les portes fermées à 22 heures et éveillés à 05 heures, je ne trouve pas que ce sont des vacances ! Sauf, éventuellement, à la fin du parcours où, ayant effectué les 100 derniers km, ils inscrivent le chemin sur leur C.V. ! Ce n’est pas toi qui fais le chemin… C’est le chemin qui te fait ! On fait le chemin pour « se donner du sens »… (Louis de Montpellier) Il n’y a rien de bien… rien de mal… C’est ! (proverbe thibétain) (dit par Louis) Deux sortes de personnes sur le chemin : ceux qui savent qu’ils vont rentrer ; ceux qui découvrent qu’ils n’ont pas de racines et prêts à s’installer n’importe où… (Richard de Grenoble) L’avenir m’intéresse, Car c’est là que j’ai l’intention de passer mes prochaines années… On ne peut s’empêcher de vieillir, mais on peut s’empêcher de devenir vieux. Ce qui compte avec l’âge, c’est de donner de la vie aux années et non des années à la vie ! Le chemin est la comtemplation de la création. (Roberta, italienne de 35 ans, qui est venue « combattre » son cancer sur le chemin…) Jusque Compostelle, le chemin représente la mort. De Compostelle à Finistère, c’est la renaissance ! (Roberta)
Le chemin.
En avril 2005, Barbara, une amie de longue date habitant à Chimay, m’a conseillé de faire le chemin de Saint-Jacques de Compostelle… (du fait que je vivais dans la « mélancolie » depuis plus de quatre longues années !). J’en avais entendu parler, mais jamais l’idée de le faire ne m’était passée par la tête…
Le vendredi 13 mai : je me suis retrouvé à Castres (près de Toulouse), en face d’une librairie qui présentait à la vente toutes sortes d’ouvrages sur le chemin de Compostelle. J’en ai acheté deux, et, le soir même, je décidais de commencer le chemin le 1er juillet. Je dis bien « commencer », car je ne savais pas jusqu’où je pourrais aller, étant donné que je n’ai jamais fait de sport de ma vie !
Le 06 juin, je me suis rendu à la réunion mensuelle des amis de Compostelle à Bruxelles ; j’ai acquis la crédenciale (ce document est cacheté à chaque étape, dans les gîtes, églises ou mairies, et est surtout obligatoire en Espagne pour être accepté dans les gîtes ; cela sert également pour recevoir le « diplôme » à Compostelle) et j’ai discuté avec des pélerins, notamment Gilles qui a fait le chemin d’Arles…
Le 30 juin 2005, je me trouvais au Puy-en-Velay, ville de départ choisie. Je me suis rendu à l’accueil des pélerins et j’ai appris que cette année était exceptionnelle, car c’était l’année du jubilé (année où le vendredi saint tombe le 25 mars ; cela arrvive 2 à 3 fois par siècle !). Après la messe, nous sommes allés au baptistère où nous avons été baptisés « symboliquement » (cfr jubilé) et nous avons reçu notre écharpe de baptème… Sur le livre d’or, j’ai écrit : « Je m’appelle Antoine, je viens d’être baptisé ; merci Marie ». Ensuite, visite de la cathédrale où nous avons reçu une médaille de la vierge noire. Vu le poids de mon sac à dos (18 Kgs), il m’a été conseillé d’enlever un maximum de choses… J’ai pu enlever 4 Kgs. Un reporter a pris une photo pour sa chronique hebdomadaire dans un journal local. Le soir : pot du pèlerin avec une suisse, une canadienne, un américain, un couple d’allemands et… une française ! (ceci afin de démontrer le côté cosmopolite du chemin…)
Le lendemain, vendredi 1er juillet, je suis allé à la messe dite par l’évèque qui a béni les pélerins présents. Pendant l’office, une sœur a lu ma phrase du livre d’or…
Résumé du chemin : 1er juillet : départ du Puy. 1er août : Saint-Jean-Pied-de-Port. 1er septembre : Saint-Jacques de Compostelle. 4 septembre : Finistère. Donc : 1600 km en 2 mois ; une moyenne de 26 km/jour. Sur les 2 mois : 8 heures de pluie (sans compter les orages de nuit). 5 septembre : retour en car jusque Nîmes. En 24 heures, j’ai parcouru le même nombre de kilomètres et j’ai vu plus de pluie (inondations dans le midi) qu’en 2 mois !!!
Chansons fredonnées sur le chemin. (j’ai repris les phrases les plus « parlantes » pour le chemin…)
Jean-Jacques Goldman : au bout de mes rêves. Et même s'il faut partir Changer de terre et de trace S'il faut chercher dans l'exil L'empreinte de mon espace Et même si les tempêtes Les dieux mauvais les courants Nous feront courber la tête Plier les genoux sous le vent J'irai au bout de mes rêves Tout au bout de mes rêves Où la raison s'achève Tout au bout de mes rêves Jean-Jacques Goldman : Là-bas. Faut du cœur et faut du courage Mais tout est possible à mon âge Si tu as la force et la foi L'or est à portée de tes doigts C'est pour ça que j'irai là-bas Jean-Jacques Goldman : Puisque tu pars. Que la vie t'apprenne Mais que tu restes le même Si tu te trahissais nous t'aurions tout à fait perdu Garde cette chance Que nous t'envions en silence Cette force de penser que le plus beau reste à venir Et loin de nos villes Comme octobre l'est d'avril Sache qu'ici reste de toi comme une empreinte indélébile Sans drame, sans larme Pauvres et dérisoires armes Parce qu'il est des douleurs qui ne pleurent qu'à l'intérieur Puisque ta maison Aujourd'hui c'est l'horizon Dans ton exil essaie d'apprendre à revenir Mais pas trop tard Dans ton histoire Garde en mémoire Notre au revoir Puisque tu pars
KOD : Chacun sa route. Chacun sa route Chacun son chemin Passe le message à ton voisin...
Chacun sa route Chacun son chemin Chacun son rêve Chacun son destin
Les chemins où tu ris sont-les-mêmes que ceux où tu pleures La vie est une aventure il ne faut pas avoir peur
Angelo Branduardi : Vas où le vent te mène.
Danse la, la vie qui t'aime au rythme du monde qui va Oublie les mots qui t'enchaînent Va où le vent te mène, va Sacha Distel : Toute la pluie tombe sur moi. Toute la pluie tombe sur moi Et comme pour quelqu'un dont les souliers Sont trop étroits, Tout va de guingois Toute la pluie tombe sur moi De tous les toits A chaque instant, je me demande vraiment Ce qui m'arrive et ce que j'ai fait au Bon Dieu Ou à mes aïeux pour Qu'autant de pluie tombe, soudain comme ça... sur moi Mais je me dis qu'au fond J'en ai reçu bien d'autres dans ma vie Que je m'en suis toujours sorti avec le sourire Toute la pluie tombe sur moi Oui mais... moi je fais comme si je ne la sentais pas Je ne bronche pas, car J'ai le moral et je me dis qu'après la pluie... Vient le beau temps et moi j'ai tout mon temps Oui, je sais bien qu'après la pluie Vient le beau temps Et moi j'ai tout mon temps Aznavour : Le temps. Le temps qui va Le temps qui sommeille Le temps sans joie Le temps des merveilles Le temps d'un jour Temps d'une seconde Le temps qui court Et celui qui gronde
Le temps, le temps Le temps et rien d'autre Le tien, le mien Celui qu'on veut nôtre
Le temps passé Celui qui va naître Le temps d'aimer Et de disparaître Le temps des pleurs Le temps de la chance Le temps qui meurt Le temps des vacances Le temps glorieux Le temps d'avant-guerre Le temps des jeux Le temps des affaires Le temps joyeux Le temps des mensonges Le temps frileux Et le temps des songes Le temps des crues Le temps des folies Le temps perdu Le temps de la vie Le temps qui vient Jamais ne s'arrête Et je sais bien Que la vie est faite
Du temps des uns Et du temps des autres Le tien, le mien Peut devenir nôtre
Le temps, le temps, le temps Michel Fugain : Je n’aurai pas le temps. Même en courant Plus vite que le vent Plus vite que le temps Même en volant Je n'aurai pas le temps Pas le temps De visiter Toute l'immensité D'un si grand univers Même en cent ans Je n'aurai pas le temps De tout faire
J'ouvre tout grand mon cœur J'aime de tous mes yeux C'est trop peu Pour tant de cœurs Et tant de fleurs Des milliers de jours C'est bien trop court
Et pour aimer Comme l'on doit aimer Quand on aime vraiment Même en cent ans Je n'aurai pas le temps Pas le temps
Serge Lama : Seul tout seul. Un peu plus tard, un peu plus tôt Par l'avion ou par le métro Ou simplement En prenant tout son temps. Les gens comme nous, ne savent pas Ce qui fait avancer leurs pas, Mais on s'en va, on s'en va, Pour Paris ou pour Tombouctou Pour Compostelle (changé !) ou pour n'importe où Quand on a le coeur à genoux La destination, on s'en fout On dit qu'on s'en fout, mais mon oeil Les gens comme nous, ils sont tout seuls.
Seul tout seul pas plus que ceux qui, le ciel plein les yeux Meurent d'une indigestion d'étoiles.
EN CONCLUSION… Ce que j’ai vu sur le chemin… Ce qui m’a le plus surpris, c’est la totale confiance et sécurité sur le chemin ! Une femme seule peut faire le chemin sans aucun préjugé, sans aucune arrière pensée, sans aucune peur… J’ai vu la nature d’une façon différente (paysages, animaux, …). J’ai vu la vie sous un autre angle ; on ne peut apprécier une région qu’en marchant ; en voiture, on ne voit rien, je trouve ! J’ai été frappé par la différence entre ceux qui prennent le temps de vivre et ceux qui courent. Etonnant, 80 % des personnes avec qui j’ai discuté sont non-croyantes… Ce que j’ai constaté, c’est que l’intimité et la pudeur sont bafouées sur le chemin, principalement en Espagne (douches communes, WC qui ne ferment pas, matelas un contre l’autre, …) Souvent, une pancarte disant : « Le touriste exige, le pèlerin dit « merci » ». Et c’est certainement vrai ; nous ne sommes pas exigeants, mais contents de ce que l’on nous sert ! Beaucoup de personnes nous disent « Bonjour » ; comme quand j’étais gamin et que l’on nous avait appris à dire bonjour à tous les habitants du village… Ou on te fait signe d’une voiture… Sur le chemin, principalement en France, des personnes mettent à votre disposition de l’eau fraîche, des biscuits, ou des fruits.! Je trouvais ce petit geste « génial » !!! Ce que le chemin m’a appris… Je dirai, en premier lieu, la sérénité, le calme intérieur. Avant le chemin, j’étais très anxieux intérieurement ; maintenant, je suis serein, je suis un « sage », et content de l’être ! J’ai pu percevoir les personnes qui étaient « bien dans leurs baskets » et les différencier des personnes qui font le chemin comme s’ils prenaient des vacances… J’ai appris – d’une façon automatique – la fusion du corps et de l’esprit. L’esprit ne doit pas commander le corps, sinon, des problèmes apparaissent inévitablement. Pour moi, cela s’est « produit » après 15 jours de marche ; je disais toujours : « je ne marche pas, c’est mon corps qui avance ! C’est tout naturel… ». J’ai appris qu’il fallait tout voir, tout entendre… et ne rien dire ! Mais j’ai dit aussi ce que je pensais pour faire réagir l’autre, dans le bon sens… Et ça a marché ! J’ai appris que l’on vit « chacun son chemin » ! Toutes les personnes avec qui j’ai dialogué avaient une vision différente du chemin ; le chemin que l’on vit en déambulant, le chemin vers l’intérieur de soi-même et… le chemin de la vie ! Après chaque discussion, je leur chantais : « chacun sa route, chacun son chemin ; passe le message à ton voisin ! ». Je n’ai peut-être pas appris ce que je voulais vivre après le chemin, mais j’ai surtout appris ce que je ne voulais plus vivre !!! La mesquinerie, l’hypocrisie, la méchanceté gratuite, éviter les personnes négatives, … Je dirais que le chemin est une « renaissance » du fait que l’on prend le temps de voir les choses essentielles de la vie : boire, manger, partager, rencontrer, dialoguer, … Parfois, jai eu soif, j’ai eu faim, j’ai mal dormi… (j’ai passé 20 nuits à la belle étoile). J’ai eu aussi très, très chaud… (8 jours de canicule dans le Gers et un peu plus en Espagne, dans la meseta). J’ai appris à respecter davantage la nature. Enfin, j’ai appris à voir la vie autrement, d’un œil différent, d’un regard un peu distant, en retrait par rapport à ce qui se passe. Analyser les choses et la façon dont réagissent les autres face à un imprévu, une remarque, une situation, un fait anodin, … Le chemin aide à trouver (ou retrouver) ses « bases » de vie : ses marques, ses repères, ses valeurs, ses motivations, … Bref : son « livre de vie » ! Savoir comment, on veut vivre ! Conscientiser sa vie ! En étant « acteur », plutôt que « spectateur ». Lui donner un sens, différent de la routine quotidienne…
La fin du chemin, c’est le début de la vie, d’une autre vie… le camino donne un sens à notre existence. (à ajouter : les personnages du chemin et les rencontres sur le chemin)
Réflexions avant de partir. Au départ, pas besoin d’être croyant pour faire le chemin. A chacun sa croyance, à chacun ses convictions. Jacques Brel a écrit : « Dieu est en chaque homme. Malheureusement, ils ne le savent pas ! » Je pense que le jour où les 6 milliards d’individus de la planète auront chacun leur secte, tout ira pour le mieux… Nous sommes tous des « créateurs » ; en chacun de nous vit une âme d’artiste. Le tout est de trouver sa voie… Chacun doit avoir SA liberté, SON droit d’agir et de penser. Finis les « on-dit » (des voisins, familles, …) Bienvenue aux « non-dit » (dites « je t’aime »). (réflexions personnelles) Je veux, chaque jour de mon voyage, apprendre quelque chose de moi et sur moi que j’ignorais la veille. Collecter les perles, les pensées, les paroles, les rencontres, les actes… Sur « quoi » j’ai buté ? Fatigue, doute, solitude, pensées négatives, … Etre sur le chemin comme dans une méditation. Etre dans une attention à ce que je vis « ici et maintenant ». (Framboise de Toulouse) Eveiller les cinq sens, regarder tout ce qui se passe, écrire des mots… (le soir : écrire un texte). (stage d’écriture à Nismes) Le chemin t’attend, Saint-Jacques t’attend, Tu prendras ta part de soleil et de poussière, Tes pas seront tes mots, Et le chemin deviendra ta chanson, La fatigue sera ta prière, Mais alors, alors seulement, le silence pourra enfin te parler. (Association belge des amis de Saint-Jacques) Le pèlerin est un être libre « irradié » par une joie intérieure insoupsonnée ; c’est l’ivresse du bonheur, il est habité par « l’essentiel »… il redécouvre son antique condition nomade et la joie qui accompagne cette nouvelle liberté. La route travaille l’humain en profondeur ; ce bonheur est difficilement descriptible, il est possible si l’on accepte d’être heureux avec peu de choses. Le pèlerin redevient lui-même et vit des joies simples qu’il avait oublié dans sa vie d’ « installé » ; il le prend avec joie et philosophie ; il s’en accomode car « trop de confort aliène l’être humain » ! C’est dans le dénuement de tous les encombrants qu’il a le cœur léger, l’esprit libre et l’âme ouverte à la transparence. La solitude lui est nécessaire : enfin, il se retrouve après s’être trop longtemps perdu ! C’est le prix du bonheur ! (Pierre de l’association belge des amis de Saint-Jacques) Cadencer son pas ; pas trop d’arrêts. S’arrêter avant d’être fatigué. (Gilles, un pèlerin de l’association belge des amis de Saint-Jacques) Prends bien soin de toi. (Eric, mon filleul) Ma sœur, Christine, a parcouru le chemin de Stevenson (Cévennes), il y a plusieurs années, et elle aurait souhaité faire le chemin de Compostelle en ma compagnie, mais elle ne pouvait se permettre de s’absenter si longtemps…
J’ai écrit sur le chemin. Faire le chemin, c’est se couper de son propre monde, pour s’ouvrir sur un nouveau monde. On n’est jamais seul sur le chemin ! J’ai inventé un nouveau mot : BEAUJOUR ! Ben oui, pourquoi toujours « Bonjour » ? Personnellement, je préfère que la journée soit plutôt belle que bonne… Sur le livre d’or du refuge de Saint-Roch, j’ai écrit : « Il faut que tu saches que : tu es responsable de TON bonheur, et le seul responsable ; tu ne dois juger personne (les juges sont là pour ça) ; tu es libre de ta vie, de décider, de choisir. On t’a imposé des limites, tu PEUX les dépasser ; le soleil brille TOUJOURS derrière les nuages (ne désespère pas) ; tu es le meilleur, quoi qu’il arrive… Mais n’oublie pas que la perfection n’est pas de ce monde ; l’amour est la plus belle chose au monde ; l’amour de qui tu veux, mais, d’abord, de toi-même. Si tu assimiles ces quelques réflexions, ton chemin n’en sera que meilleur ! Au bout du chemin, tu seras une autre personne : TOI !!! Ultreïa… (expression espagnole signifiant : « plus loin »)
Par après, j’ai ajouté dans mon journal : il n’y a pas de hasard !!! chaque jour est une naissance ; chaque jour est un commencement ; chaque jour est une vie (Louis Chedid) ; aujourd’hui est un jour très important car c’est le premier jour du reste de ta vie ( ?) ; vis chaque jour comme si c’était le dernier ; rêve tant que tu veux, tant que tu peux ; tous les rêves sont permis. Mais surtout VIS tes rêves ; ne te trouve pas d’excuse. Sinon, à la fin de ta vie, tu regretteras et tu partiras l’âme en peine… reste enfant dans ta tête. La vie est un jeu ; joue toute ta vie ; ne te prends pas trop au sérieux. Quand on sait ce qu’on sait, qu’on voit ce qu’on voit, qu’on entend ce qu’on entend, … On peut penser ce qu’on pense ! Sur le chemin, il n’y a pas de nationalités, pas de frontières. Dépendant ou indépendant ? Sur le chemin, vous êtes tout à fait indépendant… vous faites ce que vous voulez ! Mais, en même temps, vous êtes dépendant de vous-mêmes !!! Pour l’eau, la nourriture, le logement, la fatigue… S’il vous manque de l’eau, la soif devient vite un problème. Idem pour la nourriture (vous faites parfois 15 km sans trouver eau et/ou nourriture !) Pour la fatigue, il vous arrivera des moments d’anéantissement ! Parfois, plusieurs dans la journée… (et ici, pas de voiture-balai !!!). Le sens de la marche et de la démarche. En faisant le chemin, on se rend compte que nous marchons à contresens de la société actuelle ; En fait, nous reprenons la direction de l’ »authentique » (cfr Jean de Florette), des vraies valeurs de la vie terrestre, alors que la société va de plus en plus dans le sens de la consommation, et surtout de la consommation débile, du genre « télé-réalité » !!! Sur le chemin, on prend son temps… alors que dans la société, on est toujours pressé ! On marche, on marche… alors que les autres prennent la voiture pour aller chercher le pain à 200 mètres… Sur le chemin, on vit dans le « réel », alors que la société va de plus en plus vers le virtuel (internet, chat…) Sur le chemin, on n’est pas « bouffé » par la publicité… Le plus atypique des tableaux se situe quand nous passons au-dessus d’une autoroute et que l’on s’arrête quelques minutes pour regarder passer les véhicules…
Lui, en voiture Moi, à pied Il roule à 130 km/h à 4, 5 ou 6 km/h Il peut faire 1000 km/jour 25 – 30, c’est bien ! Il connaît les infos moi, rien ! Il veut « gagner du temps » je regarde le temps passer Etc, etc… Pélerin, marcheur ou randonneur ? Moi : « cheminant » Le mot « pélerin » fait trop penser à la religion ; Marcheur et randonneur font penser à un loisir, ce qui n’est pas le cas ici (en tout cas pour moi !). Et ça peut faire penser aussi à « performance »… (encore moins mon cas !). Il est vrai que, chaque jour, en moyenne, nous faisons 30.000 pas ! Ce qui fait plus de 2 millions de pas sur les deux mois !!! «Cheminant », car je fais le chemin ! Je chemine tout au long des jours… Bon courage, Bonne route ? Moi : « Bon chemin » La moitié des personnes vous souhaitent « Bon courage ». Or, il n’est pas du tout question de courage, selon moi ! Je préfère « Bonne route » et encore mieux « Bon chemin » ou « Buen camino » (en Espagne). Le courage, je dirais que c’est juste la « volonté » d’avoir décidé de « faire le chemin ». Mais, uns fois qu’on est parti, on n’a pas besoin de courage, le matin, pour démarrer. On a « envie » d’avancer, sans savoir pourquoi, la plupart du temps ! On avance, on avance, jusqu’au bout de ses forces, de ses capacités. Rares sont les jours où l’on n’est pas allé plus loin que ses propres limites ! « Bon chemin » signifie pour moi : que tout se passe bien sur ton chemin ; que tu ne rencontres aucun problème particulier. Plus beau encore comme expression que j’ai entendue, c’est « Vaya con Dios » (que Dieu te garde)… Sécurité, protection, confiance… Le premier jour : messe des pélerins à la cathédrale puis bénédiction par l’évèque. Suite à cela, on se sent « protégé » tout au long du chemin, comme si rien de mauvais ou désagréable ne pouvait vous arriver ! Par exemple, on laisse toujours trainer son sac n’importe où ! On se sent « en sécurité » sur le chemin et dans les villages ou villes de haltes. Et, tout au long du chemin, on « sent » une totale confiance réciproque entre les « cheminants » et ceux qui les accueuillent !!! Expérience, pas performance ! Faire le chemin ne doit jamais être considéré comme une performance. C’est une expérience, tout simplement. On a envie, ou pas, de faire le chemin… On ne le fait pas pour prouver quoi que ce soit aux autres, ni même pour se prouver quelque chose à soi-même. On le fait pour « se » découvrir, au fil des jours, grâce au vécu, au ressenti, aux rencontres, aux découvertes, aux idées qui germent dans la tête. On fait le vide en soi, on pense autrement et plus loin que dans la vie de tous les jours. On « sent » ce que l’on veut, d’abord pour soi et aussi pour les autres… On envisage la vie et l’avenir autrement, on sait surtout, ce que l’on ne veut plus !… La vie prend un autre sens, une autre direction ; on choisit sa « voie ». On est plus « serein », « conscient », « vivant », « à l’écoute » des autres et de soi-même… Le plus beau jour de mon chemin. C’est l’étape des Pyrénées (bien que j’ai compris que je ne serai jamais un grimpeur !) Il faut préciser que le chemin du Puy est le plus escarpé des chemins français. En effet, jusque Compostelle, le dénivellé total dépasse les 21.000 mètres, ce qui représente plus de deux fois le plus haut sommet du monde, l’Everest ! Un pèlerin français m’a fait la remarque : « oui, mais on les descend !!! » Heureusement ! Autrement, on serait carrément au-dessus des avions… Ca a commencé par le « p’tit dèj extra » au gîte d’Orisson (quelques km après Saint-Jean-Pied-de-port). Puis, j’ai discuté avec le patron (Jean-Jacques, un pur basque !) et il m’a gonflé le moral à bloc ! Il m’a dit que je viendrais m’installer dans cette région… Pourquoi pas ? J’ai grimpé les Pyrénées sans effort aucun, comme si j’étais « soulevé » du sol ! J’ai « touché » le ciel et les nuages, j’ai attrapé l’inaccessible étoile (si chère à Jacques Brel) et je suis resté sur mon nuage jusque Roncevaux ! La vie me paraît légère, comme le nuage sur lequel je me suis installé !!! J’ai placé l’étoile dans mon cœur, j’avais l’impression d’avoir des ailes !…
Différences France Espagne Nbre pélerins/jour (moy.) 10 + de 100 Nationnalité toutes 90% espagnols Et italiens Repas: En terrasse souvent rarement PrixTTC 10 à 12 6 à 10 Prix nuitée 8 à 12 3 à 6 Chemin: Indication bien très bien Goudron 30 à 40 % 20 à 25 % Propreté impec affreux Souvent… calme bruyant On entend… bon courage buen camino Nombre de vélos (moy.) 1/jour 40 – 50 On marche… le jour le matin Internet 1/30 jours 1/jour Chaussures + bottines + sandales Réservation gîte possible impossible Eglises 90 % ouvertes 90 % fermées Chiens 90 % liberté 90 % attachés ( non, non, pas de rapport entre les deux derniers !!!) Ce que je n’ai pas apprécié sur le chemin… (Plus de 90 % de ces considérations concernent l’Espagne, bien que je n’ai aucun à priori vis-à-vis de ce pays, mais c’est une réalité « vécue » !) D’abord, les vélos: la plupart des cyclistes ne disent pas bonjour ; on n’est pas prévenu de leur arrivée, d’où sursaut dans la méditation, les rêveries, les idées, … Ensuite, le bruit: les marcheurs (espagnols, italiens, allemands) et le long des routes nationales. Je n’ajouterai pas l’inconfort ; pour moi, il fait partie du chemin ! Ainsi que l’hygiène qui laisse à désirer ! Le non-respect du sommeil des autres: ils se lèvent à 5 heures et estiment que tu peux être éveillé ! La course aux gîtes, du fait que les réservations sont impossibles. Le soir (uniquement en Espagne), on rencontre rarement des personnes parlant français ; mon espagnol est très limité et mon anglais ne me permet pas d’entreprendre une discussion « profonde » ! On se sent donc assez « seul » ; de la journée, c’est normal, mais les soirées semblent longues… Pourquoi faire le chemin « seul » ? pour une raison physique : si un marche à 4 km/h et l’autre, à 5 km/h ; si un désire marcher 4 heures et l’autre 8 heures, si un lève-tôt et un lève-tard. Pas évident d’avoir le même rythme… On « croit » connaître la personne avec qui on compte faire le chemin, mais, au bout de 8 jours de discussion 16 h sur 24, on se rend vite compte que l’on est très différent ! Pour mieux savoir se « centrer » sur soi-même, sur ses pensées, sur la vie, sur « sa » vie, … Par ailleurs (et c’est toujours un avis personnel), sur le chemin, on n’a pas besoin de portable ! Vu que l’on se coupe du monde ! On trouve régulièrement des cabines téléphoniques. Et aussi : pour moi, pas de réservation de gîte ; on n’est pas au « Club Med » !!! De toute façon, le matin, vous ne savez pas le nombre de kilomètres que vous serez capables de faire… Alors, si vous avez réservé, soit vous arrivez au gîte et constatez que vous auriez pu encore faire plusieurs kilomètres, soit le gîte est vraiment trop loin et vous peinez pour y arriver ! Corps + esprit = 1. Pour faire le chemin, il faut que le corps et l’esprit ne fassent « qu’un » ! Si l’esprit commande au corps plus qu’il ne peut en faire, il va « réagir » par des ampoules, des crampes, une tendinite, … D’où, un repos forcé ! Le corps doit connaître ses limites « naturellement ». Quand tu puises dans tes réserves, tu le « paies » par après ! Le corps n’est pas une machine… Marcher ou courir ? A partir du 1er juillet, j’ai « appris » à marcher, jour après jour… Les 15 premiers jours ont été un peu « souffrance »… La 6ème semaine, je faisais 30 km en moyenne, puis 2 jours à 40 km. Mon corps était capable de les faire. Puis, j’ai dit « stop » ! J’arrivais tard, fatigué, juste le temps de la douche et de manger… Puis au lit à 22 heures (obligé !) et éveillé à 05 heures par les premiers partis. Faire le chemin, ce n’est pas courir, mais prendre son temps. Personne n’arrivera le premier à Santiago !!! Ce n’est pas une course ! Grain de folie ? Faut-il un grain de folie pour faire le chemin ? (surtout 1600 km d’une seule traite). Peut-être… Moi, je dirais plutôt un grain de folie de la vie… Un grain de vie… Pour moi, le chemin, c’est la vie… On voit les choses différemment, on se détache de sa vie de tous les jours, même si on y pense souvent, surtout pour faire des comparaisons. On comprend que la vie, en fait, ce n’est pas « avoir », mais « être », ce n’est pas « paraître », mais « être », ce n’est pas « prendre », mais « donner », ce n’est pas « survivre », mais « vivre », ce n’est pas « garder pour soi », mais « partager », ce n’est pas « s’isoler », mais « rencontrer », ce n’est pas « se taire », mais « dialoguer », ce n’est pas « suspecter », mais « faire confiance »,
(remarque « post-chemin » : Ingrid d’Anvers m’a fait remarquer que ces réflexions ne concernent que le moment où l’on fait le chemin. Effectivement ! Elle précise : « Personnellement, je ne ressens pas les choses de la même façon quand tu écris "La vie c'est: pas prendre mais donner ; pas s'isoler mais rencontrer... etc. " Je comprends ce que tu veux dire bien sûr, à savoir qu'il ne faut pas trop s'isoler dans la vie, ce qui est vrai ou ne pas "prendre" sans cesse égoïstement sans "donner", je comprends. Mais la vie c'est les DEUX, je pense - toujours les 2 polarités: donner + prendre (puisque accepter, donc prendre, un cadeau ou quoi que ce soit = également une forme de don à l'autre). Les 2 polarités sont toujours là, c'est comme inspirer- expirer, jour, nuit, soleil, lune, yin, yang, etc. Il y a des moments pour s'isoler (pour rentrer en soi) et d'autres pour rencontrer, les deux sont nécessaires et inévitables pour une vie harmonieuse, il me semble. Je comprends que ce sont des conclusions que tu as tirées ce jour-là ou ce que tu as compris à ce stade de ton chemin, mais tel que c'est écrit là, cela fait un peu catégorique pour moi ». A Saint-Jacques de Compostelle, j’ai acheté un T-shirt orné d’une grande flèche jaune sur fond bleu ; c’est très symbolique pour moi : mes deux couleurs préférées ; mon étoile en direction de la flèche ; flèches jaunes tout au long du chemin ; flèche = symbole du sagitaire que je suis ; symbole de l’arrivée à Compostelle. Livres à emporter Le topo-guide « Le chemin du Puy vers Saint-Jacques-de-Compostelle : Du Velay aux Pyrénées » (Rando Editions) est le plus utile. Il existe en un ou trois guides pour le même parcours ; j’avais pris l’édition regroupée, mais, à refaire, je prendrais les 3 guides (un rien plus lourds, mais mieux détaillés). Pour l’Espagne, le « condensé » seul existe. J’avais pris également le « Miam-Miam Dodo » (je suppose que vous comprenez de quoi il s’agit !!!). Je ne l’ai pas trouvé très utile, sauf pour ceux qui veulent s’écarter du chemin.
J’ai lu sur le chemin. « Ma santé à moi, c’est le sport : jamais de sport !!! » (Winston Churchill) Ce n’est pas le bout du chemin qui compte ; Ce qui compte, c’est le chemin. (proverbe gitan) « Je marcherai sous le soleil trop lourd, Sous la pluie à verse et dans la tourmente, En marchant, le soleil réchauffera mon cœur de pierre, La pluie fera de mes déserts un jardin, A force d’ user mes chaussures, j’userai mes habitudes, Je marcherai, et ma marche sera démarche, J’irai moins au bout de la route qu’au bout de moi-même, Je serai pèlerin, je ne partirai pas seulement en voyage, Je deviendrai moi-même un voyage, un pèlerinage. » (Jean Debruyne) Bienheureux les félés, Car ils laissent passer la lumière ! (au gîte chez Régine) Il faudrait essayer d’être heureux, ne serait-ce que pour donner l’exemple… (idem) Le chemin de Saint-Jacques mène au paradis. A quoi sert de voyager si tu t’enmènes avec toi ? C’est d’âme qu’il faut changer, non de climat ! (Sénèque) Le voyageur est encore ce qui compte le plus dans un voyage. (Suarec) Les pélerins de Compostelle ont le regard qui irradie ; comme si brillaient dans leurs yeux quelques rayons de l’Etoile qu’ils ont trouvée ou qu’ils sont en train de chercher. Tel est sans doute le plus grand piège du chemin. Il redonne l’espérance lorsqu’on est au fond du trou. La foi du Christ entre par les pieds… Chaque homme doit inventer son chemin. (J-P Sartre) Les vrais voyageurs sont ceux qui partent pour partir… (Baudelaire) Le voyage est un retour vers l’essentiel. (proverbe thibétain) En haut, il n’y a pas de Dieu ; Dieu, c’est le bien que l’on fait l’un pour l’autre… (Dorothé Solle) Et l’on fait le chemin pour découvrir ce « bon » ou ce « bien »… (Hugo – Anvers) Le petit endroit Vous qui venez ici dans une humble posture, De vos flancs alourdis décharger le fardeau, Veuillez quand vous aurez soulagé la nature Et déposé dans l’urne un modeste cadeau, Epancher dans l’amphore, un courant d’onde pure Et sur l’autel fumant, placer le chapiteau. Le couvercle arrondi dont l’auguste pointure, Aux parfums indiscrets, doit servir de tombeau. (Alfred de Musset pour George Sand) « De même qu’il est parfois nécessaire de se taire pour entendre ce que les autres ont à dire, la pensée, elle-même, doit faire silence pour pouvoir penser à autre chose qu’à elle-même. Le mystère de la vie n’est pas un problème à résoudre, c’est une réalité à éprouver. » (Alan Watts) (envoyé par Framboise de Toulouse) Pèlerin, ne cours pas… L’arrivée que tu rencontreras C’est « toi-même » !
- SI (Rudyard KIPLING) Si tu peux voir détruit l’ouvrage de ta vie Et sans dire un seul mot te remettre à rebâtir, Ou perdre d’un seul coup le gain de cent parties Sans un geste et sans un soupir ;
Si tu peux être amant sans être fou d’amour, Si tu peux être fort sans cesser d’être tendre Et, te sentant haï, sans haïr à ton tour, Pourtant lutter et te défendre ;
Si tu peux supporter d’entendre tes paroles Travesties par des gueux pour exciter des sots, Et d’entendre mentir sur toi leurs bouches folles Sans mentir toi-même d’un seul mot ;
Si tu peux rester digne en étant populaire, Si tu peux rester peuple en conseillant les rois Et si tu peux aimer tous tes amis en frère sans qu’aucun d’eux soit tout pour toi ;
Si tu sais méditer, observer et connaître Sans jamais devenir sceptique ou destructeur ; Rêver, mais sans laisser ton rêve être ton maître, Penser sans n’être qu’un penseur;
Si tu peux être dur sans jamais être en rage, Si tu peux être brave et jamais imprudent, Si tu sais être bon, si tu sais être sage Sans être moral ni pédant ;
Si tu peux rencontrer Triomphe après Défaite Et recevoir ces deux menteurs d’un même front, Si tu peux conserver ton courage et ta tête Quand tous les autres les perdront,
Alors les Rois, les Dieux, la Chance et la Victoire Seront à tout jamais tes esclaves soumis Et, ce qui vaut mieux que les Rois et la Gloire, Tu seras un homme, mon fils. - Pèlerin, qui t’appelle ? (Eugène GARABAY) Poussière, boue, soleil et pluie C'est le Chemin de Saint-Jacques Des millions de pèlerins Et plus d'un millier d'années. Pèlerin, qui t'appelle ? Quelle est cette force obscure qui t'attire ? Ni le champ des étoiles, Ni les grandes cathédrales.
Ce n'est pas la bravoure navarraise, Ni le vin de ceux de la Rioja, Ni les fruits de mer des Galiciens, Ni les champs castillans.
Pèlerin, qui t'appelle ? Quelle est cette force obscure qui t'attire ? Ni les gens du Chemin, Ni les coutumes rurales.
Ce n'est pas l'histoire et sa culture, Ni le coq de la Calzada, Ni le palais de Gaudi, Ni le château de Ponferrada. Tout cela, je le vois au passage Et ce m'est une joie de tout voir, Mais la voix qui, moi, m'appelle, Je la ressens au plus profond.
La force qui, moi, me pousse, La force qui, moi, m'attire, Je ne sais même pas l'expliquer. Seul Celui d'en-haut le sait. Marcher, c’est perdre peu à peu tout ce que l’on a acquis de superflu, y compris les superlatifs. C’est se mettre en doute et en question dans un monde mécanisé. C’est ressentir et entendre preque aussitôt les réponses de son propre corps, confronté à une nouvelle expérience. Marcher, c’est se mettre à l’écoute du corps qui n’en revient pas d’être ainsi sollicité et libéré. (Jacques Lanzmann)
J’ai entendu sur le chemin. Les traits de caractère ressortent sur le chemin. (Léonie, allemande). (mon sac étant trop lourd) Ce n’est pas le sac qu’il faut savoir faire ; c’est l’homme qu’il faut faire… (un pèlerin français). (après avoir dit à une pélerine que j’irais jusque Compostelle si mes pieds me portaient et si je me « supportais » jusque là, elle m’a répondu…) Les pieds sont dans la tête !!! L’avenir de l’humain, c’est de sortir de la société de consommation. (un VRP dans un resto). Sur le chemin, le mur des conneries tombe… On n’est plus « coincé » ! (Paolo, suisse) Thérèse de Miradoux (un « personnage » du chemin, ) a dit : On n’est jamais totalement guéri d’une dépression ; Il est important de se créer une bulle ; Quand tu as un coup dur dans la vie, tu changes. Les noirs disent : « You have the watch ; we have the time » càd : Vous avez la montre ; nous avons le temps ! (Hugo – Anvers) « Partir, marcher, me libérer, respirer, faire une coupure dans ma vie, aller au bout de mes moyens, me prouver que je peux relever un défi, réfléchir à ce qui compte pour moi dans la vie, méditer, … (voilà ce que disent ceux qui décident de prendre le chemin) Rien à voir… Rien à dire… Rien à sentir… Tout à « ressentir » Ce que disent les français : La plus belle partie du chemin se trouve entre Le Puy et Conques. Personnellement, j’ai trouvé tous les paysages très beaux jusqu’aux Pyrénées… Mais, en Espagne, j’ai été déçu, sauf les 200 derniers km en Galice. A le refaire, je préfèrerais deux fois les 800 km de France… Les gîtes espagnols sont toujours complets car des espagnols se font amener au gîte pour s’offrir des vacances pas chères. Faux ! Avec les portes fermées à 22 heures et éveillés à 05 heures, je ne trouve pas que ce sont des vacances ! Sauf, éventuellement, à la fin du parcours où, ayant effectué les 100 derniers km, ils inscrivent le chemin sur leur C.V. ! Ce n’est pas toi qui fais le chemin… C’est le chemin qui te fait ! On fait le chemin pour « se donner du sens »… (Louis de Montpellier) Il n’y a rien de bien… rien de mal… C’est ! (proverbe thibétain) (dit par Louis) Deux sortes de personnes sur le chemin : ceux qui savent qu’ils vont rentrer ; ceux qui découvrent qu’ils n’ont pas de racines et prêts à s’installer n’importe où… (Richard de Grenoble) L’avenir m’intéresse, Car c’est là que j’ai l’intention de passer mes prochaines années… On ne peut s’empêcher de vieillir, mais on peut s’empêcher de devenir vieux. Ce qui compte avec l’âge, c’est de donner de la vie aux années et non des années à la vie ! Le chemin est la comtemplation de la création. (Roberta, italienne de 35 ans, qui est venue « combattre » son cancer sur le chemin…) Jusque Compostelle, le chemin représente la mort. De Compostelle à Finistère, c’est la renaissance ! (Roberta)
Le chemin.
En avril 2005, Barbara, une amie de longue date habitant à Chimay, m’a conseillé de faire le chemin de Saint-Jacques de Compostelle… (du fait que je vivais dans la « mélancolie » depuis plus de quatre longues années !). J’en avais entendu parler, mais jamais l’idée de le faire ne m’était passée par la tête…
Le vendredi 13 mai : je me suis retrouvé à Castres (près de Toulouse), en face d’une librairie qui présentait à la vente toutes sortes d’ouvrages sur le chemin de Compostelle. J’en ai acheté deux, et, le soir même, je décidais de commencer le chemin le 1er juillet. Je dis bien « commencer », car je ne savais pas jusqu’où je pourrais aller, étant donné que je n’ai jamais fait de sport de ma vie !
Le 06 juin, je me suis rendu à la réunion mensuelle des amis de Compostelle à Bruxelles ; j’ai acquis la crédenciale (ce document est cacheté à chaque étape, dans les gîtes, églises ou mairies, et est surtout obligatoire en Espagne pour être accepté dans les gîtes ; cela sert également pour recevoir le « diplôme » à Compostelle) et j’ai discuté avec des pélerins, notamment Gilles qui a fait le chemin d’Arles…
Le 30 juin 2005, je me trouvais au Puy-en-Velay, ville de départ choisie. Je me suis rendu à l’accueil des pélerins et j’ai appris que cette année était exceptionnelle, car c’était l’année du jubilé (année où le vendredi saint tombe le 25 mars ; cela arrvive 2 à 3 fois par siècle !). Après la messe, nous sommes allés au baptistère où nous avons été baptisés « symboliquement » (cfr jubilé) et nous avons reçu notre écharpe de baptème… Sur le livre d’or, j’ai écrit : « Je m’appelle Antoine, je viens d’être baptisé ; merci Marie ». Ensuite, visite de la cathédrale où nous avons reçu une médaille de la vierge noire. Vu le poids de mon sac à dos (18 Kgs), il m’a été conseillé d’enlever un maximum de choses… J’ai pu enlever 4 Kgs. Un reporter a pris une photo pour sa chronique hebdomadaire dans un journal local. Le soir : pot du pèlerin avec une suisse, une canadienne, un américain, un couple d’allemands et… une française ! (ceci afin de démontrer le côté cosmopolite du chemin…)
Le lendemain, vendredi 1er juillet, je suis allé à la messe dite par l’évèque qui a béni les pélerins présents. Pendant l’office, une sœur a lu ma phrase du livre d’or…
Résumé du chemin : 1er juillet : départ du Puy. 1er août : Saint-Jean-Pied-de-Port. 1er septembre : Saint-Jacques de Compostelle. 4 septembre : Finistère. Donc : 1600 km en 2 mois ; une moyenne de 26 km/jour. Sur les 2 mois : 8 heures de pluie (sans compter les orages de nuit). 5 septembre : retour en car jusque Nîmes. En 24 heures, j’ai parcouru le même nombre de kilomètres et j’ai vu plus de pluie (inondations dans le midi) qu’en 2 mois !!!
Chansons fredonnées sur le chemin. (j’ai repris les phrases les plus « parlantes » pour le chemin…)
Jean-Jacques Goldman : au bout de mes rêves. Et même s'il faut partir Changer de terre et de trace S'il faut chercher dans l'exil L'empreinte de mon espace Et même si les tempêtes Les dieux mauvais les courants Nous feront courber la tête Plier les genoux sous le vent J'irai au bout de mes rêves Tout au bout de mes rêves Où la raison s'achève Tout au bout de mes rêves Jean-Jacques Goldman : Là-bas. Faut du cœur et faut du courage Mais tout est possible à mon âge Si tu as la force et la foi L'or est à portée de tes doigts C'est pour ça que j'irai là-bas Jean-Jacques Goldman : Puisque tu pars. Que la vie t'apprenne Mais que tu restes le même Si tu te trahissais nous t'aurions tout à fait perdu Garde cette chance Que nous t'envions en silence Cette force de penser que le plus beau reste à venir Et loin de nos villes Comme octobre l'est d'avril Sache qu'ici reste de toi comme une empreinte indélébile Sans drame, sans larme Pauvres et dérisoires armes Parce qu'il est des douleurs qui ne pleurent qu'à l'intérieur Puisque ta maison Aujourd'hui c'est l'horizon Dans ton exil essaie d'apprendre à revenir Mais pas trop tard Dans ton histoire Garde en mémoire Notre au revoir Puisque tu pars
KOD : Chacun sa route. Chacun sa route Chacun son chemin Passe le message à ton voisin...
Chacun sa route Chacun son chemin Chacun son rêve Chacun son destin
Les chemins où tu ris sont-les-mêmes que ceux où tu pleures La vie est une aventure il ne faut pas avoir peur
Angelo Branduardi : Vas où le vent te mène.
Danse la, la vie qui t'aime au rythme du monde qui va Oublie les mots qui t'enchaînent Va où le vent te mène, va Sacha Distel : Toute la pluie tombe sur moi. Toute la pluie tombe sur moi Et comme pour quelqu'un dont les souliers Sont trop étroits, Tout va de guingois Toute la pluie tombe sur moi De tous les toits A chaque instant, je me demande vraiment Ce qui m'arrive et ce que j'ai fait au Bon Dieu Ou à mes aïeux pour Qu'autant de pluie tombe, soudain comme ça... sur moi Mais je me dis qu'au fond J'en ai reçu bien d'autres dans ma vie Que je m'en suis toujours sorti avec le sourire Toute la pluie tombe sur moi Oui mais... moi je fais comme si je ne la sentais pas Je ne bronche pas, car J'ai le moral et je me dis qu'après la pluie... Vient le beau temps et moi j'ai tout mon temps Oui, je sais bien qu'après la pluie Vient le beau temps Et moi j'ai tout mon temps Aznavour : Le temps. Le temps qui va Le temps qui sommeille Le temps sans joie Le temps des merveilles Le temps d'un jour Temps d'une seconde Le temps qui court Et celui qui gronde
Le temps, le temps Le temps et rien d'autre Le tien, le mien Celui qu'on veut nôtre
Le temps passé Celui qui va naître Le temps d'aimer Et de disparaître Le temps des pleurs Le temps de la chance Le temps qui meurt Le temps des vacances Le temps glorieux Le temps d'avant-guerre Le temps des jeux Le temps des affaires Le temps joyeux Le temps des mensonges Le temps frileux Et le temps des songes Le temps des crues Le temps des folies Le temps perdu Le temps de la vie Le temps qui vient Jamais ne s'arrête Et je sais bien Que la vie est faite
Du temps des uns Et du temps des autres Le tien, le mien Peut devenir nôtre
Le temps, le temps, le temps Michel Fugain : Je n’aurai pas le temps. Même en courant Plus vite que le vent Plus vite que le temps Même en volant Je n'aurai pas le temps Pas le temps De visiter Toute l'immensité D'un si grand univers Même en cent ans Je n'aurai pas le temps De tout faire
J'ouvre tout grand mon cœur J'aime de tous mes yeux C'est trop peu Pour tant de cœurs Et tant de fleurs Des milliers de jours C'est bien trop court
Et pour aimer Comme l'on doit aimer Quand on aime vraiment Même en cent ans Je n'aurai pas le temps Pas le temps
Serge Lama : Seul tout seul. Un peu plus tard, un peu plus tôt Par l'avion ou par le métro Ou simplement En prenant tout son temps. Les gens comme nous, ne savent pas Ce qui fait avancer leurs pas, Mais on s'en va, on s'en va, Pour Paris ou pour Tombouctou Pour Compostelle (changé !) ou pour n'importe où Quand on a le coeur à genoux La destination, on s'en fout On dit qu'on s'en fout, mais mon oeil Les gens comme nous, ils sont tout seuls.
Seul tout seul pas plus que ceux qui, le ciel plein les yeux Meurent d'une indigestion d'étoiles.
EN CONCLUSION… Ce que j’ai vu sur le chemin… Ce qui m’a le plus surpris, c’est la totale confiance et sécurité sur le chemin ! Une femme seule peut faire le chemin sans aucun préjugé, sans aucune arrière pensée, sans aucune peur… J’ai vu la nature d’une façon différente (paysages, animaux, …). J’ai vu la vie sous un autre angle ; on ne peut apprécier une région qu’en marchant ; en voiture, on ne voit rien, je trouve ! J’ai été frappé par la différence entre ceux qui prennent le temps de vivre et ceux qui courent. Etonnant, 80 % des personnes avec qui j’ai discuté sont non-croyantes… Ce que j’ai constaté, c’est que l’intimité et la pudeur sont bafouées sur le chemin, principalement en Espagne (douches communes, WC qui ne ferment pas, matelas un contre l’autre, …) Souvent, une pancarte disant : « Le touriste exige, le pèlerin dit « merci » ». Et c’est certainement vrai ; nous ne sommes pas exigeants, mais contents de ce que l’on nous sert ! Beaucoup de personnes nous disent « Bonjour » ; comme quand j’étais gamin et que l’on nous avait appris à dire bonjour à tous les habitants du village… Ou on te fait signe d’une voiture… Sur le chemin, principalement en France, des personnes mettent à votre disposition de l’eau fraîche, des biscuits, ou des fruits.! Je trouvais ce petit geste « génial » !!! Ce que le chemin m’a appris… Je dirai, en premier lieu, la sérénité, le calme intérieur. Avant le chemin, j’étais très anxieux intérieurement ; maintenant, je suis serein, je suis un « sage », et content de l’être ! J’ai pu percevoir les personnes qui étaient « bien dans leurs baskets » et les différencier des personnes qui font le chemin comme s’ils prenaient des vacances… J’ai appris – d’une façon automatique – la fusion du corps et de l’esprit. L’esprit ne doit pas commander le corps, sinon, des problèmes apparaissent inévitablement. Pour moi, cela s’est « produit » après 15 jours de marche ; je disais toujours : « je ne marche pas, c’est mon corps qui avance ! C’est tout naturel… ». J’ai appris qu’il fallait tout voir, tout entendre… et ne rien dire ! Mais j’ai dit aussi ce que je pensais pour faire réagir l’autre, dans le bon sens… Et ça a marché ! J’ai appris que l’on vit « chacun son chemin » ! Toutes les personnes avec qui j’ai dialogué avaient une vision différente du chemin ; le chemin que l’on vit en déambulant, le chemin vers l’intérieur de soi-même et… le chemin de la vie ! Après chaque discussion, je leur chantais : « chacun sa route, chacun son chemin ; passe le message à ton voisin ! ». Je n’ai peut-être pas appris ce que je voulais vivre après le chemin, mais j’ai surtout appris ce que je ne voulais plus vivre !!! La mesquinerie, l’hypocrisie, la méchanceté gratuite, éviter les personnes négatives, … Je dirais que le chemin est une « renaissance » du fait que l’on prend le temps de voir les choses essentielles de la vie : boire, manger, partager, rencontrer, dialoguer, … Parfois, jai eu soif, j’ai eu faim, j’ai mal dormi… (j’ai passé 20 nuits à la belle étoile). J’ai eu aussi très, très chaud… (8 jours de canicule dans le Gers et un peu plus en Espagne, dans la meseta). J’ai appris à respecter davantage la nature. Enfin, j’ai appris à voir la vie autrement, d’un œil différent, d’un regard un peu distant, en retrait par rapport à ce qui se passe. Analyser les choses et la façon dont réagissent les autres face à un imprévu, une remarque, une situation, un fait anodin, … Le chemin aide à trouver (ou retrouver) ses « bases » de vie : ses marques, ses repères, ses valeurs, ses motivations, … Bref : son « livre de vie » ! Savoir comment, on veut vivre ! Conscientiser sa vie ! En étant « acteur », plutôt que « spectateur ». Lui donner un sens, différent de la routine quotidienne…
La fin du chemin, c’est le début de la vie, d’une autre vie… le camino donne un sens à notre existence. (à ajouter : les personnages du chemin et les rencontres sur le chemin)