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Organisation d'un salon du voyage à vélo: qu'en dites-vous cyclo(tes)? English translation pending
Une question me passe par la tete cette apres midi:
Si j'organisais un mechant salon du voyage a velo vous viendriez ?
J'ai pense a la ville de Gex dans l'Ain. Parce que je connais tres bien la municipalite, parce que c'est tres proche d'une grande ville bien desservie (Geneve), parce que c'est situe sur le trace de tous les nordistes qui roulent vers le soleil en passant par les rives du lac Leman ou par le col de la Faucille depuis le Haut Jura, parce qu'il y a toute l'infrastructure necessaire pour cela dans cette ville, etc etc...
Comme idee originale, il pourrait y avoir obligation de venir a velo, (retour au choix ;-) Camping en tente obligatoire egalement. Pour 1 ou 2 euros maxi. Vie en groupe; Cuisine et achat de nourriture de facon collective... Inviter un ou deux exposants du coin? Autre? Si vous avez de bonnes idees elles sont les bienvenues bien sur.
Pour la date j'aurais bien vu debut juillet juste au depart des grandes vacances. ...Avant de s'elancer sur la route du Rhone dont le depart est a 15 km, ou la traversee des Grandes Alpes juste a cote egalement.
S'il n'y a que 4 ou 5 personnes cela ne derange pas. ...Vu qu'elles seront venu a velo et que tout le monde sera en camping ce sera forcement sympa...🙂
J'ai bon ?
Si j'organisais un mechant salon du voyage a velo vous viendriez ?
J'ai pense a la ville de Gex dans l'Ain. Parce que je connais tres bien la municipalite, parce que c'est tres proche d'une grande ville bien desservie (Geneve), parce que c'est situe sur le trace de tous les nordistes qui roulent vers le soleil en passant par les rives du lac Leman ou par le col de la Faucille depuis le Haut Jura, parce qu'il y a toute l'infrastructure necessaire pour cela dans cette ville, etc etc...
Comme idee originale, il pourrait y avoir obligation de venir a velo, (retour au choix ;-) Camping en tente obligatoire egalement. Pour 1 ou 2 euros maxi. Vie en groupe; Cuisine et achat de nourriture de facon collective... Inviter un ou deux exposants du coin? Autre? Si vous avez de bonnes idees elles sont les bienvenues bien sur.
Pour la date j'aurais bien vu debut juillet juste au depart des grandes vacances. ...Avant de s'elancer sur la route du Rhone dont le depart est a 15 km, ou la traversee des Grandes Alpes juste a cote egalement.
S'il n'y a que 4 ou 5 personnes cela ne derange pas. ...Vu qu'elles seront venu a velo et que tout le monde sera en camping ce sera forcement sympa...🙂
J'ai bon ?
Rencontre VF à Strasbourg le 23 octobre English translation pending
Bonjour à tous ,
Qui serait partant pour une rencontre VF à Strasbourg , autour d'un bon café ou autre ?
La date devrait encore être fixée.
Qui serait partant pour une rencontre VF à Strasbourg , autour d'un bon café ou autre ?
La date devrait encore être fixée.
Thaïlande Nord et Sud pour quinze jours English translation pending
Bonjour,
Je ne suis pas un spécialiste de la Thailande, mais j'envisage de faire un voyage de 15 jours pour faire une partie dans le nord une partie dans le sud et 1 ou 2 jours a Bankok. Avez-vous des bonnes adresses pour faire des activités sympa et nature dans le nord dans des coins pas trop fréquenté et pareil dans le sud pour faire un peu de plongée. Merci par avance.
Je ne suis pas un spécialiste de la Thailande, mais j'envisage de faire un voyage de 15 jours pour faire une partie dans le nord une partie dans le sud et 1 ou 2 jours a Bankok. Avez-vous des bonnes adresses pour faire des activités sympa et nature dans le nord dans des coins pas trop fréquenté et pareil dans le sud pour faire un peu de plongée. Merci par avance.
Taxe d'entrée ou de sortie pour Marrakech? English translation pending
Bonjour à tous!
Voilà j'ai plusieurs questions pour mon premier voyage au Maroc 😉
Je voulais savoir s'il fallait payer une taxe lorsqu'on arrive à l'aéroport comme cela se pratique dans certains pays. A l'entré ou à la sortie?
Est ce qu'il vaux mieux tirer de l'argent dans les distributeurs (s'il y en a?) ou vaux t'il mieux avoir de l'argent d'avance sur soit?
Ou obtiens t-on le meilleurs taux de change? plutot à l'hotel ou à l'exterieur?
Y a t'il des chameaux à Marrakech? ou bien aussi, peut-on faire du cheval? et à combien cela reviens à peu prés?
J'ai rassemblé beaucoup de questions! 😠 vraiment désolé mais merci d'avance à tous ceux qui pourront répondre à mes interrogations.
Y a t'il des chameaux à Marrakech? ou bien aussi, peut-on faire du cheval? et à combien cela reviens à peu prés?
J'ai rassemblé beaucoup de questions! 😠 vraiment désolé mais merci d'avance à tous ceux qui pourront répondre à mes interrogations.
Vélo Fahrrad Manufaktur T-400 ou Da Silva? English translation pending
Bonjour je vais faire un voyage en argentine pendant trois mois début 2010. C'est ma première aventure a vélo. Je me suis renseigné un peu partout, et finalement j'ai trouvé un magasin sur Paris, rando-cycles. J'ai discuté avec le vendeur et selon mon petit budget il m'a parlé de son premier prix le fahrrad manufaktur t-400 deore au prix de 750 euros, mais il m'a conseillé fortement un modèle Da Silva a 1200 euros. Comme je ne suis pas un grand connaisseur de vélos, je me demande quel vélo choisir, sachant qu'il y a une différence de prix de 450 euros . Est ce que ça vaut vraiment la peine d' investir un peu plus au départ ou est ce que le T-400 me suffit ?
Donc je vous pose la question voir ce que vous en pensez..... D'avance merci pour vos conseils !
Alex
Norvège: Oslo - Cap Nord à vélo en novembre English translation pending
je pars mi octobre pour la norvège,
avec mon vélo et mon équipement
je vais remonter la E6 d'Oslo au cap Nord,
j'aimerais quelques conseils d'ordre pratiques, les températures que je risques de croiser?
la conditions des routes en hiver?
des choses auquelles je n'aurais pas penser?
merci d'avance
nico
Temps difficiles, réflexion après un mois de voyage English translation pending
On ne peux pas être toujours d'accord avec les analyses d'Anselm jappe mais là, on contresigne des deux mains.
Pour que les amis du continent africain et d’ailleurs savent à quoi ressemble notre pays qui est la France.
Pour qu' on ne se trompe pas de combat.
Cet article, assez court et criant de vérité, est extrêmement bien écrit.
http://sd-1.archive-host.com/membres/up/4519779941507678/Laviolencemaispourquoifaire_parAnselmJappe.pdf
Je reviens d’un périple d’un mois sur les routes d’Italie, de Sicile et de Grèce , à la nomade, avec trois fois rien....Oubliant la ceinture de sécurité (en France, l’automobiliste est constamment menacé du moindre écart).
Arrivant à Paris, le sac sur le dos, à la gare de Lyon même, j’ai vu, sans exagération, plus de ces inquiétants guignols qu’en un mois d’août entier en ces trois lieux. L’espace d’un mois, j’avais oublié leur lourde présence, celle de leurs armes et de leur regard dédaigneux. Un regard de flic, est déjà un jugement. Fut un temps “Les guignols” d’Audiard, dans la bouche de Noel Roquevert, ça sonnaient bien. Nous n’avons hélas plus le loisir de la gouaille maintenant, les guignols nous font froid dans le dos. Chaque matin, des personnes allant travailler, ou en revenant , pour nourrir leur famille, se font harceler parce qu’ils n’ont pas le teint aussi clair que le mien, ou qu’il ne rentre pas dans le “moule” social. Il nous est imposé, chaque matin, dans toutes les gares de la région parisienne, la sale ambiance des contrôles d’identité, de suspicion . Chaque matin, une petite main dans la mienne, nous traversons ce paysage, celui de notre pays, celui de son pays. Partout, dans ce paysage, la tension se fait sentir. Le coeur triste et plein de colère, on ne peut que sentir la chape de plomb qui pèse sur les gens susceptibles d’être suspecté, à qui, non content d’imposer des conditions de vie et de travail parfois au de-là de la limite, le gouvernement ajoute un harcèlement supplémentaire. L’occulter est impossible. Le supporter est récurant, et tenter de faire de ce trajet un moment baladeur de partage avec ma petite main dans la mienne est le petit combat de mère. Souvenez-vous, nous avions été marqués par la présence de l’autorité dans notre pays, lors du premier plan Vigipirate il y a quelques années, j’aurais alors à l’époque difficilement imaginé qu’elle aille encore plus au de-là....Vigipirate, outil de première nécessité, outil bien utilisé....
Question d’un petit bonhomme de cinq ans: “ maman, ça existe une police qui contrôle la police?” Bonne question, mon fils.
Mais que l’on ne s’y trompe pas, même si la présence de la police dans les pays que je viens de parcourir se fait sentir légèrement, voir prête à sourire ( j’en ai vu de la police italienne, décontractée, lunette noire, discutant au téléphone portable ou avec le vieux du coin en plein milieu d’un beau bordel automobile, encore un autre de Thessalonique, avachit à la Symposium sur sa moto en pleine lecture nocturne qui aurait tout aussi bien pu accrocher ”Ne pas déranger” sur l’un de ses guidons...), toutes les villes que nous avons traversé sont filmées. Généva, Pisa, Napoli, Syracusa, Thessaloniki, Bologna, ...et même des moins conséquentes, pour ne parler que des plus grandes. J’étais curieuse de palper l’ambiance actuelle d’autres pays d’Europe.
On nous a raconté, à Thessalonique, que des groupes extrêmement bien organisés, il y a peu, ont déboulonné soigneusement en quelques heures les caméras de plusieurs quartiers, pour la plus part bien perchées en hauteur. Ou encore que dans les rues des villes soulevées de colère cet hiver dernier, que ce soit Thessalonique, ou des agglomérations plus petites comme Trikala par exemple, la police Grecque, dépassée, rebroussait chemin... Les termes plus exacts étaient “ont détalé”. Etonnant. Bien sûr, que cela “impressionne” le gouvernement français.
Pour en revenir à l’article d’Anselm Jappe ci-joint, on peut ajouter une autre forme de harcèlement, autre que policier ou psychologique ( dont la culpabilisation du citoyen, responsable lui-même de tout disfonctionnement, placardée sous ses yeux de façon omniprésente), qui est celle du spectre de la maladie, de la mort par la maladie. Denis Duclos en expose très bien le mécanisme dans le Monde Diplomatique. Le retour de la Pandémie. Nul doute que la vie de nos enfants en seront certainement ponctuée, ici et là, de temps à autre. Il va leur falloir grandir avec le SIDA, les pandémies, et quoi d’autres déjà ?
- Je ne peux m’empêcher de penser ici aux populations véritablement abandonnés, exterminés par le Paludisme, le Sida et autres maladies. On vient de découvrir une nouvelle maladie “bananière” dans les régions d’Afrique du Sud et de l’Est ( http://www.afriquejet.com/actualites/sante/alerte-contre-une-nouvelle-maladie-des-bananiers-en-afrique-de-l'est-2009042826446.html ), la "Banana Xanthomonas Wilt" (BXW) . A croire que l’écumage de la population mondiale ne va pas assez vite aux yeux de certains. - Voilà le choix qui s’impose à nous, vivre entre doute et paranoïa. Devoir choisir bientôt pour nos enfants, entre peur de la grippe A et la peur des effets secondaires d’un vaccin.
Amputés des subventions et des moyens aux piliers de la société ( santé, éducation, initiatives citoyennes, ...). Muselés par la peur d’être exclus de la société. Muselés par la convoitise et les crédits. Régit par de “l’économie personnelle”. Mues par la peur, le doute et la paranoïa.
“ils n’auront pas ma fleur.....ma fleur de coeur”.
On sait ce que les temps à venir vont être, sans en être capable de l’imaginer exactement. Car c’est au de là de notre Formation.Peut-être que quand le capitalisme libéral aura fini de dévorer ses enfants, si il y a fin un jour à sa faim, il devra bien se régénérer et pour cela absorbera ce qui se sera inventé à sa marge, chez ses opposants (éternelle récupération). Le balancier repartira dans un autre sens, et encore jusqu'à l'excès. Qui peut savoir?
Je suis consciente que le fléau de la balance ne sera jamais à l’équilibre. Il ne s’agit pas de se leurrer. Ainsi que nos enfants apprendront à nager dans le fleuve de leur temps, et que bien entendu, ils savent voir au de-là des apparences. D’autres générations l’ont fait, et dans des temps bien sombres de l’histoire. Mais ici et maintenant? Les grands enfants grandissent sans connaître une feue liberté de baiser, et dans l’appréhension de l’autre? L’imaginaire social se débat avec le virtuel, ça, c’est une des autres nouveautés.
Alors, je persiste à espérer qu’en l’absence d’utopie ( on peut comprendre la peur qu’en ont les occidentaux), l’absence de “projet alternatif” cohérent, unifié et solide, et la manifestation grandissante d’actes isolés (de différentes natures) réside peut-être une faille à creuser, cependant que Chronos continu de dévorer ses enfants. (Bien sûr, on ne reste pas très longtemps sans “chef”, n’est-ce pas ?) Mais que peut on créer, qu’un autre chaos, au sens heuristique du terme, au stade historique où nous nous trouvons.... Je ne sais pas. Et comme le dis si bien une amie, je me sens perdue, au milieu des débats, des triturations intellectuelles, et des nombrilismes des bons mots engagés.
Alors, oui, ne pas céder à la folie, ne pas céder à la consommation, ne pas céder à l’instrumentalisation de l’autre, ne pas céder aux moindres petites choses, ne pas céder, ne pas céder, ne pas céder, ne pas céder, ne pas céder, ....
Et j’envois des sourires pour chaque fleur de coeur.
Pour épilogue, une Dame Serbe de la génération précédente, m’a reprocher récemment de ne pas laisser l’enfance à l’enfance, de ne pas laisser couler la rivière.... Pour avoir discuter longuement avec elle de sa vie, je ne pouvait que comprendre son point de vue. Cependant notre dialogue sur l’éducation était impossible. On ne peut pas dire certaines choses à un enfant de cinq ans. Oui, mais on ne peut pas mentir sur le monde qui attend l’ enfant de cette génération. La rivière coule, de toutes façons. Et on peut lui apprendre aussi que l’on est soi-même créateur et moteur de la joie, d’un p’tit bonheur. Lui souffler un peu d’imagination et de résistance comme on souffle doucement sur une fleur de pissenlit.
Et quand il dort, il arrive que l’on pleure.
Arrivant à Paris, le sac sur le dos, à la gare de Lyon même, j’ai vu, sans exagération, plus de ces inquiétants guignols qu’en un mois d’août entier en ces trois lieux. L’espace d’un mois, j’avais oublié leur lourde présence, celle de leurs armes et de leur regard dédaigneux. Un regard de flic, est déjà un jugement. Fut un temps “Les guignols” d’Audiard, dans la bouche de Noel Roquevert, ça sonnaient bien. Nous n’avons hélas plus le loisir de la gouaille maintenant, les guignols nous font froid dans le dos. Chaque matin, des personnes allant travailler, ou en revenant , pour nourrir leur famille, se font harceler parce qu’ils n’ont pas le teint aussi clair que le mien, ou qu’il ne rentre pas dans le “moule” social. Il nous est imposé, chaque matin, dans toutes les gares de la région parisienne, la sale ambiance des contrôles d’identité, de suspicion . Chaque matin, une petite main dans la mienne, nous traversons ce paysage, celui de notre pays, celui de son pays. Partout, dans ce paysage, la tension se fait sentir. Le coeur triste et plein de colère, on ne peut que sentir la chape de plomb qui pèse sur les gens susceptibles d’être suspecté, à qui, non content d’imposer des conditions de vie et de travail parfois au de-là de la limite, le gouvernement ajoute un harcèlement supplémentaire. L’occulter est impossible. Le supporter est récurant, et tenter de faire de ce trajet un moment baladeur de partage avec ma petite main dans la mienne est le petit combat de mère. Souvenez-vous, nous avions été marqués par la présence de l’autorité dans notre pays, lors du premier plan Vigipirate il y a quelques années, j’aurais alors à l’époque difficilement imaginé qu’elle aille encore plus au de-là....Vigipirate, outil de première nécessité, outil bien utilisé....
Question d’un petit bonhomme de cinq ans: “ maman, ça existe une police qui contrôle la police?” Bonne question, mon fils.
Mais que l’on ne s’y trompe pas, même si la présence de la police dans les pays que je viens de parcourir se fait sentir légèrement, voir prête à sourire ( j’en ai vu de la police italienne, décontractée, lunette noire, discutant au téléphone portable ou avec le vieux du coin en plein milieu d’un beau bordel automobile, encore un autre de Thessalonique, avachit à la Symposium sur sa moto en pleine lecture nocturne qui aurait tout aussi bien pu accrocher ”Ne pas déranger” sur l’un de ses guidons...), toutes les villes que nous avons traversé sont filmées. Généva, Pisa, Napoli, Syracusa, Thessaloniki, Bologna, ...et même des moins conséquentes, pour ne parler que des plus grandes. J’étais curieuse de palper l’ambiance actuelle d’autres pays d’Europe.
On nous a raconté, à Thessalonique, que des groupes extrêmement bien organisés, il y a peu, ont déboulonné soigneusement en quelques heures les caméras de plusieurs quartiers, pour la plus part bien perchées en hauteur. Ou encore que dans les rues des villes soulevées de colère cet hiver dernier, que ce soit Thessalonique, ou des agglomérations plus petites comme Trikala par exemple, la police Grecque, dépassée, rebroussait chemin... Les termes plus exacts étaient “ont détalé”. Etonnant. Bien sûr, que cela “impressionne” le gouvernement français.
Pour en revenir à l’article d’Anselm Jappe ci-joint, on peut ajouter une autre forme de harcèlement, autre que policier ou psychologique ( dont la culpabilisation du citoyen, responsable lui-même de tout disfonctionnement, placardée sous ses yeux de façon omniprésente), qui est celle du spectre de la maladie, de la mort par la maladie. Denis Duclos en expose très bien le mécanisme dans le Monde Diplomatique. Le retour de la Pandémie. Nul doute que la vie de nos enfants en seront certainement ponctuée, ici et là, de temps à autre. Il va leur falloir grandir avec le SIDA, les pandémies, et quoi d’autres déjà ?
- Je ne peux m’empêcher de penser ici aux populations véritablement abandonnés, exterminés par le Paludisme, le Sida et autres maladies. On vient de découvrir une nouvelle maladie “bananière” dans les régions d’Afrique du Sud et de l’Est ( http://www.afriquejet.com/actualites/sante/alerte-contre-une-nouvelle-maladie-des-bananiers-en-afrique-de-l'est-2009042826446.html ), la "Banana Xanthomonas Wilt" (BXW) . A croire que l’écumage de la population mondiale ne va pas assez vite aux yeux de certains. - Voilà le choix qui s’impose à nous, vivre entre doute et paranoïa. Devoir choisir bientôt pour nos enfants, entre peur de la grippe A et la peur des effets secondaires d’un vaccin.
Amputés des subventions et des moyens aux piliers de la société ( santé, éducation, initiatives citoyennes, ...). Muselés par la peur d’être exclus de la société. Muselés par la convoitise et les crédits. Régit par de “l’économie personnelle”. Mues par la peur, le doute et la paranoïa.
“ils n’auront pas ma fleur.....ma fleur de coeur”.
On sait ce que les temps à venir vont être, sans en être capable de l’imaginer exactement. Car c’est au de là de notre Formation.Peut-être que quand le capitalisme libéral aura fini de dévorer ses enfants, si il y a fin un jour à sa faim, il devra bien se régénérer et pour cela absorbera ce qui se sera inventé à sa marge, chez ses opposants (éternelle récupération). Le balancier repartira dans un autre sens, et encore jusqu'à l'excès. Qui peut savoir?
Je suis consciente que le fléau de la balance ne sera jamais à l’équilibre. Il ne s’agit pas de se leurrer. Ainsi que nos enfants apprendront à nager dans le fleuve de leur temps, et que bien entendu, ils savent voir au de-là des apparences. D’autres générations l’ont fait, et dans des temps bien sombres de l’histoire. Mais ici et maintenant? Les grands enfants grandissent sans connaître une feue liberté de baiser, et dans l’appréhension de l’autre? L’imaginaire social se débat avec le virtuel, ça, c’est une des autres nouveautés.
Alors, je persiste à espérer qu’en l’absence d’utopie ( on peut comprendre la peur qu’en ont les occidentaux), l’absence de “projet alternatif” cohérent, unifié et solide, et la manifestation grandissante d’actes isolés (de différentes natures) réside peut-être une faille à creuser, cependant que Chronos continu de dévorer ses enfants. (Bien sûr, on ne reste pas très longtemps sans “chef”, n’est-ce pas ?) Mais que peut on créer, qu’un autre chaos, au sens heuristique du terme, au stade historique où nous nous trouvons.... Je ne sais pas. Et comme le dis si bien une amie, je me sens perdue, au milieu des débats, des triturations intellectuelles, et des nombrilismes des bons mots engagés.
Alors, oui, ne pas céder à la folie, ne pas céder à la consommation, ne pas céder à l’instrumentalisation de l’autre, ne pas céder aux moindres petites choses, ne pas céder, ne pas céder, ne pas céder, ne pas céder, ne pas céder, ....
Et j’envois des sourires pour chaque fleur de coeur.
Pour épilogue, une Dame Serbe de la génération précédente, m’a reprocher récemment de ne pas laisser l’enfance à l’enfance, de ne pas laisser couler la rivière.... Pour avoir discuter longuement avec elle de sa vie, je ne pouvait que comprendre son point de vue. Cependant notre dialogue sur l’éducation était impossible. On ne peut pas dire certaines choses à un enfant de cinq ans. Oui, mais on ne peut pas mentir sur le monde qui attend l’ enfant de cette génération. La rivière coule, de toutes façons. Et on peut lui apprendre aussi que l’on est soi-même créateur et moteur de la joie, d’un p’tit bonheur. Lui souffler un peu d’imagination et de résistance comme on souffle doucement sur une fleur de pissenlit.
Et quand il dort, il arrive que l’on pleure.
La directrice n'est pas d'accord pour le voyage de ma fille durant trois mois et demi English translation pending
bonjour,
nous partons 3 mois 1/2 en 2010 et le projet était mis au point, en accord avec l'ancienne directrice de l'école maternelle de ma fille. petit hic, la directrice a changé et la nouvelle est contre ce genre de projet😕. elle en a référé à l'inspecteur d'académie à qui je dois exposer le bien-fondé de ce voyage. Elle a bien sûr argumenter que ma fille aura ses 6 ans pendant le voyage, ce qui rend obligatoire sa fréquentation. je précise que j'en parle depuis plus d'un an et que bien sûr, je compte travailler avec elle pour qu'elle ne perde pas le fil... avez-vous déjà connu ce genre d'obstacle ? je suis très déçue de cette attitude négative mais je m'inquiète aussi pour les suites que cela peut engendrer pour ma fille...
nous partons 3 mois 1/2 en 2010 et le projet était mis au point, en accord avec l'ancienne directrice de l'école maternelle de ma fille. petit hic, la directrice a changé et la nouvelle est contre ce genre de projet😕. elle en a référé à l'inspecteur d'académie à qui je dois exposer le bien-fondé de ce voyage. Elle a bien sûr argumenter que ma fille aura ses 6 ans pendant le voyage, ce qui rend obligatoire sa fréquentation. je précise que j'en parle depuis plus d'un an et que bien sûr, je compte travailler avec elle pour qu'elle ne perde pas le fil... avez-vous déjà connu ce genre d'obstacle ? je suis très déçue de cette attitude négative mais je m'inquiète aussi pour les suites que cela peut engendrer pour ma fille...
Anecdotes (cocasses) de voyages English translation pending
Bonjour à toutes et tous, j'espère que ce post aura du succès et qu'il trouvera des voyageurs voulant bien nous raconter leurs aventures ou mésaventures mais toujours souriantes, tendres, incroyables.... en deux mots des anecdotes cocasses et positives...
Je vais commencer par une aventure "tendre" qui m'est arrivée dans un orphelinat au sud de Hanoï. Une amie de Marseille m'avait demandé d'apporter quelques affaires à une jeune fille qu'elle marraine (mais qu'elle n'a jamais vue) par l'intermédiaire d'une association.
Je suis accompagné par un vieil homme parlant français (monsieur X), le contact de l'assos... je vous passe les détails de l'arrivée officielle et du protocole avec directrice, comptable et membre du gouvernement...
On va chercher la jeune fille (12ans) que j'appellerai ici, Hoa... je vois arriver une demoiselle toute intimidée de la présence de tant d'adultes inconnus... je la salue et lui offre les cadeaux de sa marraine, elle en est rouge de plaisir et les larmes aux yeux, c'est idiot mais je ne suis pas loin de les avoir aussi... je la prends dans mes bras et la sers contre moi, monsieur X fait des photos... je dépose un baiser sur la joue de Hoa ce qui la gêne terriblement, je lui dis que c'est de la part de sa marraine, elle en est contente c'est sûr mais gênée quand même.
Monsieur X me dit qu'au Vietnam les gens ne s'embrassent pas ou très peu. Je regarde Hoa et lui dis que si elle vient en France il faudra qu'elle s'habitue car dans mon pays tout le monde s'embrasse.... cette idée ne l'enchante guère çà se voit dans ses yeux mais à l'idée de venir en France son regard brille....
Voilà mon anecdote, elle n'est pas extraordinaire mais celà a été un moment fort de mon voyage... J'y retourne bientôt, j'ai d'autres cadeaux pour Hoa de la part de sa marraine.
A bientôt de vous lire René
Voilà mon anecdote, elle n'est pas extraordinaire mais celà a été un moment fort de mon voyage... J'y retourne bientôt, j'ai d'autres cadeaux pour Hoa de la part de sa marraine.
A bientôt de vous lire René
Commentaires après mes vols sur Continental Airlines: Bruxelles - Newark - Orange County en classe éco English translation pending
Après avoir récupéré du long retour, et suite à une demande qui m'a été faite dans un autre topic, petit trip report sur Continental Airlines, avec du vol international et du vol intérieur 🙂
Pour info : BRU = Bruxelles, EWR = Newark, SNA = Orange County (Californie), CO = Continental Airlines.
La compagnie : Continental Airlines, importante compagnie américaine qui fête ses années ses 75 ans (comme ils aiment à le rappeler sur leurs serviettes en papier). Hubs à Houston, Newark, Cleveland, Guam. Dessert les 5 continents. Membre de Skyteam pour encore un peu plus d'un mois, puis passe chez Star Alliance juste après.
Vol CO61, BRU-EWR, 19/08/2009 Horaire théorique : 9h45 (+2) - 12h (-4).
Arrivée à 6h20 à l'aéroport de Bruxelles. Enregistrement en ligne la veille, mais pas pu imprimer les cartes d'embarquement... qui de toutes façon n'en étaient pas (sic, c'est écrit dessus dans la pièce jointe) Le comptoir d'enregistrement Continental n'est pas trop difficile à trouver, une quinzaine de personnes sont devant, les agents au sol commencent à arriver. 20 minutes plus tard, 150 personnes environ sont derrière moi (ouf...), et toujours pas de comptoir ouvert. Vers 7h30, un message apparait sur les écrans au-dessus des comptoirs : "en raison d'un problème informatique, l'ouverture de l'enregistrement est retardée". Pas un mot, juste ce message. Les agents d'immigration américains commencent à remonter la file d'attente pour examiner chaque passager individuellement. Passeport bien sûr, mais aussi questions. Des classiques : "qui a fait votre valise, quand, où, l'avez-vous laissée seule...", mais aussi des bien plus surprenantes : "que faites-vous à Bruxelles alors que vous êtes français, qu'y avez-vous fait, comment êtes-vous arrivés, avez-vous la preuve que vous êtes bien arrivé par le train dont vous me parlez...". Ambiance. 8h15, les comptoirs d'enregistrements ouvrent enfin. (un rapide calcul vous permet de voir que non ce vol ne partira pas à l'heure). Je me présente directement au comptoir dépose bagage... où on me dit que je dois rester dans la queue collective. Quel est donc l'intérêt d'avoir un comptoir dépose bagage chez eux ?... On me repose également l'ensemble des questions auxquels j'avais répondu pendant l'enregistrement en ligne, on enregistre mon bagage jusqu'à destination finale, me remet mes deux cartes d'embarquement.
Passage rapide par la sécurité du terminal B, et direction la porte B40... tout au bout du terminal. L'accès à la salle d'attente devant la porte est gardé par un employé de Continental qui demande à ce qu'on présente passeport et carte d'embarquement pour y accéder, et qui exige de lui laisser la carte d'embarquement si on sort de la salle. Ambiance. L'avion (777-200ER) est déjà là (ouf).
9h15, l'embarquement commence alors que clairement de nombreux passagers enregistrent encore. Appel par numéro de rangée, aucune cohue. Ce sera 26A pour moi, siège "normal" de classe éco avec hublot. À 10h, la porte de l'appareil va être fermée quand une personne indique que son amie n'est pas à bord. Branle-bas de combat pour la retrouver, elle était toujours quelque part dans l'aéroport...
Porte fermée à 10h21, pushback, et le réacteur gauche fait à mon sens un bruit assez étrange lors de son démarrage. On ne bouge plus pendant 20 minutes, au bout desquelles le CdB annonce que le démarreur du réacteur gauche est HS (jme disais bien...). Heureusement chez Continental ils ont une formation optimisme : "c'est cassé, faut qu'on répare ou qu'on utilise un démarreur extérieur, mais de toute façon on peut pas faire ça d'ici faut qu'on aille ailleurs sur le tarmac, la tour cherche où. Mais ne vous inquiétez pas, on sera en l'air d'ici 10 à 15 minutes" La cabine devient bien chaude, et les PNC prennent l'initiative de distribuer plusieurs fois des verres d'eau. Au bout de 45 minutes (toujours pas bougé), le CdB s'excuse du retard, dit que ça avance (ah bon ? on n'a pas bougé pourtant), et que s'il fait chaud puisqu'on n'a pas de clim (bah oui on a quitté la porte...) on peut baisser le cache du hublot (pouvait pas donner l'idée aux gens avant ?...). C'est enfin réparé vers 11h15 (sans avoir bougé).
Taxi vers la piste, pendant laquelle une vidéo de sécurité bien simplement horrible est diffusée : la musique de fond est absolument énervante, la vidéo dure 3 minutes (+ 1 minute d'autopromo de la compagnie en anglais par le PDG...), et est diffusée 3 fois : anglais, français, néerlandais. Les vois non-anglaises sont en synthèse vocale, et l'accent de fin de phrase donne une impression très bizarre à l'ensemble. Enfin bref... Décollage 11h30 (pour un horaire théorique de 10h05).
Le siège n'est apparemment pas tout jeune, le pitch est assez limité... On s'en remettra. Couverture et mini oreillers fournis. L'IFE propose une sélection de 250 films en VOD, à travers laquelle la navigation est assez désagréable (deux entrées par film : une pour la VO, une pour les autres langues par exemple), et le français n'est quasiment pas présent dans les langues disponibles (par contre si vous parlez chinois, allemand, portugais, ou russe, y'a ce qu'il faut..). Petit mauvais point pour le CdB qui signale le passage au-dessus de Londres... 5 minutes après qu'on ait effectivement survolé la ville 😄. Il donne quand même les infos traditionnelles sur la durée du vol, le temps, etc. Le repas arrive assez rapidement, traditionnel "chicken or pasta" (avec pasta = lasagna ici), pas trop mauvais. Service de boissons, duty free, puis plus rien jusqu'à un paquet de "pretzels" distribué peu avant l'arrivée. Atterrissage un peu secoué à 13h12 (prévu 11h37), arrivée en porte à 13h21 (prévu 12h).
Newark Petite marche jusqu'à l'immigration, pendant laquelle on en profite toujours pour gratter quelques places. Une dizaine de minutes d'attentes, quelques questions, et en une minute c'est réglé le temps de tamponner une bonne dizaine de fois mon passeport, mon I20, mon I94, etc... Les bagages mettent un bon bout de temps à arriver, puis passage de la douane où un ami se fait fouiller parce que sa valise ne serait pas assez lourde (15kg pour 3 semaines, c'est pas assez pour eux...). Redépose des bagages sur le tapis roulant correspondance, traversée du terminal C pour arrivée du côté de ma porte, passage de la sécurité assez rapide, et direction la porte d'embarquement de mon vol suivant, dans 4 heures.
Aéroport fort sympatique : food court, boutiques, toilettes disposées assez régulièrement, wifi gratuit (bon pas officiellement, c'est juste le "presidents club" de continental dont le wifi dépasse allègrement du salon), rien à redire.
Vol CO787, EWR-SNA, 19/08/2009 Horaire théorique : 17h15 (-4) - 20h15 (-7).
L'avion est là depuis quelques heures (B737-700/winglets), l'embarquement commence vers 16h45, toujours par rangée (siège 15A pour moi). Les américains sont assez indisciplinés, puisqu'il est intéressant de voir que lorsque les rangées 21 à 25 sont appelées (soit 30 pax), une cinquantaine font la queue et rentrent dans l'appareil. Ce qui doit arriver arrive : l'entrée dans l'appareil de ma série est retardée par les passagers des premières rangées d'éco qui bloquent toujours l'allée en s'installant... On sent que l'avion n'est pas tout neuf, mais là encore on s'en remettra.
Porte fermée à 17h21 (théorique 17h15), pushback, vidéo de sécurité insupportable (en anglais puis en espagnol) et le commandant annonce au bout de 5 minutes que (instant "optimisme") nous sommes 23e à décoller, mais qu'on sera en vol d'ici 10 à 15 minutes. Bien entendu c'est faux, bien entendu la cabine chauffe (et pas d'eau cette fois). Décollage finalement à 18h10 (théorique 17h37).
Le CdB prend rapidement la parole pour détailler le vol (qui sera court), puis service de boissons. Les PNC portent un tablier pour le service, l'impression est assez étrange à mon goût... Écouteurs à 1$ (merci j'ai les miens), et diiffusion du film "Star Trek" dans une qualité vidéo et sonore tellement immonde que j'ai lâché au bout de 5 minutes. Au milieu du vol, distribution d'un machin baptisé "turkey BBQ", chaud et d'un goût infâme. Ah oui, et toujours des "pretzels"...
Atterrissage dur (mais piste courte, seulement 1700m) à 20h25 (théorique 20h08), en porte à 20h27 (théorique 20h15). Les bagages sont bien là, ouf, fin du trajet aller.
Bon, je mets le retour dans un second post, ça fera moins lourd 😄
Pour info : BRU = Bruxelles, EWR = Newark, SNA = Orange County (Californie), CO = Continental Airlines.
La compagnie : Continental Airlines, importante compagnie américaine qui fête ses années ses 75 ans (comme ils aiment à le rappeler sur leurs serviettes en papier). Hubs à Houston, Newark, Cleveland, Guam. Dessert les 5 continents. Membre de Skyteam pour encore un peu plus d'un mois, puis passe chez Star Alliance juste après.
Vol CO61, BRU-EWR, 19/08/2009 Horaire théorique : 9h45 (+2) - 12h (-4).
Arrivée à 6h20 à l'aéroport de Bruxelles. Enregistrement en ligne la veille, mais pas pu imprimer les cartes d'embarquement... qui de toutes façon n'en étaient pas (sic, c'est écrit dessus dans la pièce jointe) Le comptoir d'enregistrement Continental n'est pas trop difficile à trouver, une quinzaine de personnes sont devant, les agents au sol commencent à arriver. 20 minutes plus tard, 150 personnes environ sont derrière moi (ouf...), et toujours pas de comptoir ouvert. Vers 7h30, un message apparait sur les écrans au-dessus des comptoirs : "en raison d'un problème informatique, l'ouverture de l'enregistrement est retardée". Pas un mot, juste ce message. Les agents d'immigration américains commencent à remonter la file d'attente pour examiner chaque passager individuellement. Passeport bien sûr, mais aussi questions. Des classiques : "qui a fait votre valise, quand, où, l'avez-vous laissée seule...", mais aussi des bien plus surprenantes : "que faites-vous à Bruxelles alors que vous êtes français, qu'y avez-vous fait, comment êtes-vous arrivés, avez-vous la preuve que vous êtes bien arrivé par le train dont vous me parlez...". Ambiance. 8h15, les comptoirs d'enregistrements ouvrent enfin. (un rapide calcul vous permet de voir que non ce vol ne partira pas à l'heure). Je me présente directement au comptoir dépose bagage... où on me dit que je dois rester dans la queue collective. Quel est donc l'intérêt d'avoir un comptoir dépose bagage chez eux ?... On me repose également l'ensemble des questions auxquels j'avais répondu pendant l'enregistrement en ligne, on enregistre mon bagage jusqu'à destination finale, me remet mes deux cartes d'embarquement.
Passage rapide par la sécurité du terminal B, et direction la porte B40... tout au bout du terminal. L'accès à la salle d'attente devant la porte est gardé par un employé de Continental qui demande à ce qu'on présente passeport et carte d'embarquement pour y accéder, et qui exige de lui laisser la carte d'embarquement si on sort de la salle. Ambiance. L'avion (777-200ER) est déjà là (ouf).
9h15, l'embarquement commence alors que clairement de nombreux passagers enregistrent encore. Appel par numéro de rangée, aucune cohue. Ce sera 26A pour moi, siège "normal" de classe éco avec hublot. À 10h, la porte de l'appareil va être fermée quand une personne indique que son amie n'est pas à bord. Branle-bas de combat pour la retrouver, elle était toujours quelque part dans l'aéroport...
Porte fermée à 10h21, pushback, et le réacteur gauche fait à mon sens un bruit assez étrange lors de son démarrage. On ne bouge plus pendant 20 minutes, au bout desquelles le CdB annonce que le démarreur du réacteur gauche est HS (jme disais bien...). Heureusement chez Continental ils ont une formation optimisme : "c'est cassé, faut qu'on répare ou qu'on utilise un démarreur extérieur, mais de toute façon on peut pas faire ça d'ici faut qu'on aille ailleurs sur le tarmac, la tour cherche où. Mais ne vous inquiétez pas, on sera en l'air d'ici 10 à 15 minutes" La cabine devient bien chaude, et les PNC prennent l'initiative de distribuer plusieurs fois des verres d'eau. Au bout de 45 minutes (toujours pas bougé), le CdB s'excuse du retard, dit que ça avance (ah bon ? on n'a pas bougé pourtant), et que s'il fait chaud puisqu'on n'a pas de clim (bah oui on a quitté la porte...) on peut baisser le cache du hublot (pouvait pas donner l'idée aux gens avant ?...). C'est enfin réparé vers 11h15 (sans avoir bougé).
Taxi vers la piste, pendant laquelle une vidéo de sécurité bien simplement horrible est diffusée : la musique de fond est absolument énervante, la vidéo dure 3 minutes (+ 1 minute d'autopromo de la compagnie en anglais par le PDG...), et est diffusée 3 fois : anglais, français, néerlandais. Les vois non-anglaises sont en synthèse vocale, et l'accent de fin de phrase donne une impression très bizarre à l'ensemble. Enfin bref... Décollage 11h30 (pour un horaire théorique de 10h05).
Le siège n'est apparemment pas tout jeune, le pitch est assez limité... On s'en remettra. Couverture et mini oreillers fournis. L'IFE propose une sélection de 250 films en VOD, à travers laquelle la navigation est assez désagréable (deux entrées par film : une pour la VO, une pour les autres langues par exemple), et le français n'est quasiment pas présent dans les langues disponibles (par contre si vous parlez chinois, allemand, portugais, ou russe, y'a ce qu'il faut..). Petit mauvais point pour le CdB qui signale le passage au-dessus de Londres... 5 minutes après qu'on ait effectivement survolé la ville 😄. Il donne quand même les infos traditionnelles sur la durée du vol, le temps, etc. Le repas arrive assez rapidement, traditionnel "chicken or pasta" (avec pasta = lasagna ici), pas trop mauvais. Service de boissons, duty free, puis plus rien jusqu'à un paquet de "pretzels" distribué peu avant l'arrivée. Atterrissage un peu secoué à 13h12 (prévu 11h37), arrivée en porte à 13h21 (prévu 12h).
Newark Petite marche jusqu'à l'immigration, pendant laquelle on en profite toujours pour gratter quelques places. Une dizaine de minutes d'attentes, quelques questions, et en une minute c'est réglé le temps de tamponner une bonne dizaine de fois mon passeport, mon I20, mon I94, etc... Les bagages mettent un bon bout de temps à arriver, puis passage de la douane où un ami se fait fouiller parce que sa valise ne serait pas assez lourde (15kg pour 3 semaines, c'est pas assez pour eux...). Redépose des bagages sur le tapis roulant correspondance, traversée du terminal C pour arrivée du côté de ma porte, passage de la sécurité assez rapide, et direction la porte d'embarquement de mon vol suivant, dans 4 heures.
Aéroport fort sympatique : food court, boutiques, toilettes disposées assez régulièrement, wifi gratuit (bon pas officiellement, c'est juste le "presidents club" de continental dont le wifi dépasse allègrement du salon), rien à redire.
Vol CO787, EWR-SNA, 19/08/2009 Horaire théorique : 17h15 (-4) - 20h15 (-7).
L'avion est là depuis quelques heures (B737-700/winglets), l'embarquement commence vers 16h45, toujours par rangée (siège 15A pour moi). Les américains sont assez indisciplinés, puisqu'il est intéressant de voir que lorsque les rangées 21 à 25 sont appelées (soit 30 pax), une cinquantaine font la queue et rentrent dans l'appareil. Ce qui doit arriver arrive : l'entrée dans l'appareil de ma série est retardée par les passagers des premières rangées d'éco qui bloquent toujours l'allée en s'installant... On sent que l'avion n'est pas tout neuf, mais là encore on s'en remettra.
Porte fermée à 17h21 (théorique 17h15), pushback, vidéo de sécurité insupportable (en anglais puis en espagnol) et le commandant annonce au bout de 5 minutes que (instant "optimisme") nous sommes 23e à décoller, mais qu'on sera en vol d'ici 10 à 15 minutes. Bien entendu c'est faux, bien entendu la cabine chauffe (et pas d'eau cette fois). Décollage finalement à 18h10 (théorique 17h37).
Le CdB prend rapidement la parole pour détailler le vol (qui sera court), puis service de boissons. Les PNC portent un tablier pour le service, l'impression est assez étrange à mon goût... Écouteurs à 1$ (merci j'ai les miens), et diiffusion du film "Star Trek" dans une qualité vidéo et sonore tellement immonde que j'ai lâché au bout de 5 minutes. Au milieu du vol, distribution d'un machin baptisé "turkey BBQ", chaud et d'un goût infâme. Ah oui, et toujours des "pretzels"...
Atterrissage dur (mais piste courte, seulement 1700m) à 20h25 (théorique 20h08), en porte à 20h27 (théorique 20h15). Les bagages sont bien là, ouf, fin du trajet aller.
Bon, je mets le retour dans un second post, ça fera moins lourd 😄
Destination pour deux/trois semaines en 4x4? English translation pending
Bonjour à tous.
Présentation de la petite famille :D
- Guillaume (moi même) 30 ans. J'ai pas mal bourlingé de 20 à 25 ans à pied ou en bateau. Surtout en Europe proche et en france. - Linda 25 ans ma chérie. 0 expérience de l'aventure mais plutot motivée. - Lucas 2 ans notre petit bébé. - Adrien 8 ans mon grand garcon que j'ai eu d'une précédente union.
Une furieuse envie de nous promener commence a se faire sentir. Apres discussions deux programmes se détachent à réaliser avant d'etre grabataires (ca laisse de la marge ;) ) - Amerique du Sud (Equateur, Perou, Bresil, Guyanne... ) - Asie (Un Paris Pekin nous tente bien).
A priori la meilleure solution pour partir sera un 4x4 bien équipé. J'ai encore le temps de réflechir à cela mais j'ai deja quelques idées ;)
Mais avant de nous lancer, nous cherchons à faire quelques "voyages d'entrainement". Quelles destinations pourriez vous nous conseiller pour partir quelque part deux ou trois semaines, louer un véhicule et valider que cette vie peux etre la notre sur du plus long terme ? J'ai pensé à : Grèce Madagascar Tunisie Maroc .... par ce ne sont que des exemples, j'aimerais avoir d'autres idées.
Voila. C'est mon premier message mais il faut bien se lancer :D
++
Présentation de la petite famille :D
- Guillaume (moi même) 30 ans. J'ai pas mal bourlingé de 20 à 25 ans à pied ou en bateau. Surtout en Europe proche et en france. - Linda 25 ans ma chérie. 0 expérience de l'aventure mais plutot motivée. - Lucas 2 ans notre petit bébé. - Adrien 8 ans mon grand garcon que j'ai eu d'une précédente union.
Une furieuse envie de nous promener commence a se faire sentir. Apres discussions deux programmes se détachent à réaliser avant d'etre grabataires (ca laisse de la marge ;) ) - Amerique du Sud (Equateur, Perou, Bresil, Guyanne... ) - Asie (Un Paris Pekin nous tente bien).
A priori la meilleure solution pour partir sera un 4x4 bien équipé. J'ai encore le temps de réflechir à cela mais j'ai deja quelques idées ;)
Mais avant de nous lancer, nous cherchons à faire quelques "voyages d'entrainement". Quelles destinations pourriez vous nous conseiller pour partir quelque part deux ou trois semaines, louer un véhicule et valider que cette vie peux etre la notre sur du plus long terme ? J'ai pensé à : Grèce Madagascar Tunisie Maroc .... par ce ne sont que des exemples, j'aimerais avoir d'autres idées.
Voila. C'est mon premier message mais il faut bien se lancer :D
++
Quel vélo pour un budget de mille cinq cents euros? English translation pending
bonjour,
après avoir bavé sur les vélos Vagabondes (whaouuu , la classe), mon porte-monnaie m'a pris en tête à tête concernant le budget......
Bref, après concertation, on s'est fixé, 2000-3000 euros maxi, sans les portes bagages, pour 2 vélos (ma femme et moi).
Je vous propose un exercice de style:
Avec quel vélo à 1000-1500 euros partiriez-vous en cyclocamping week-end ou annuel?
Après avoir passé un peu trop de temps sur internet, voici ce qui en ressort:
- cadre LHT Surly, ou Sherpa Thorn ( 460 euros chacun)
- deore, Lx, Xt tous les avis sont différents 🤪 . Bon de toute façon d'office en XT: pédalier et moyeux.
- du Rohloff ? Fiable, mais bruyant sur les premiers rapports, cher, mais inusable (ou presque), et puis pourquoi pas un moteur électrique et un fauteuil 😛
- le guidon : le papillon me rebute, il y a les mêmes sur les vélos du Gymnase club. Les guidons de course, pas très pratique pour freiner, passer les vitesses, descendre en TT. Le guidon droit avec poignées anatomique, plus barres de bout de guidon, pas mal.
- la selle , on verra
- les pneus: les schwalbes XR, c'est bien sur les pistes africaines, mais sinon, ça n'a pas l'air très roulant. les schwalbe suprêmes se limitent à la route: vivement les prochains Schwalbe Dureme !!!
- vélociste ou auto-construction.
merci.
merci.
Itinéraire d'une dizaine de jours dans le Sud péruvien English translation pending
Hola !
J'ai la chance d'avoir un peu de temps libre en ce moment, j'envisage de partir passer une dizaine de jours (voir plus si vous êtes convainquants 😛 )au peru, plutot dans le sud. Je voudrais savoir ce que vous pensiez de l'itineraire suivant :
Cusco - Puno - Isla del sol -Arequipa - Cusco
Je laisse lima de coté, je sais pas si c'est une bonne idée. Je ne sais pas non plus si je me rendrai au machu picchu, les avis divergent, et ça demande pas mal de temps.
Je suppose ensuite que ce trajet est faisable en bus ... mais avez vous des endroits "coup de coeur", des sites naturelles ect ...
Si je m'écoutais j'y partirai 6 mois, mais ma fac va finir par faire la gueule
J'ai la chance d'avoir un peu de temps libre en ce moment, j'envisage de partir passer une dizaine de jours (voir plus si vous êtes convainquants 😛 )au peru, plutot dans le sud. Je voudrais savoir ce que vous pensiez de l'itineraire suivant :
Cusco - Puno - Isla del sol -Arequipa - Cusco
Je laisse lima de coté, je sais pas si c'est une bonne idée. Je ne sais pas non plus si je me rendrai au machu picchu, les avis divergent, et ça demande pas mal de temps.
Je suppose ensuite que ce trajet est faisable en bus ... mais avez vous des endroits "coup de coeur", des sites naturelles ect ...
Si je m'écoutais j'y partirai 6 mois, mais ma fac va finir par faire la gueule
Meilleur choix qualité/prix pour un GPS pistes et désert au Maroc? English translation pending
Bonjour,
Quel serait le meilleur choix q/prix pour un GPS pistes et desert avec fond de carte pour 4X4. J'aimerai faire les pistes de l'Atlas, etc..
Merci pr vos conseils éclairés,
Jean
Jean
Découverte de l'Ouest américain à travers quatre États, pendant vingt-cinq jours (dernière partie) English translation pending
Bonjour à tous(tes)
Je vous livre, ici, la fin de notre voyage à travers le Sud-Ouest américain qui s'est déroulé du 27/06/2009 au 21/07/2009. Il s'agit des étapes suivantes : Bryce Canyon – Zion – Las Vegas – Death Valley – Yosemite – San Francisco
Vous pouvez retrouver la première partie concernant les étapes: San Francisco – Côte Pacifique – Los Angeles – Grand Canyon – Page – Monument Valley – Moab – Torrey – Bryce Canyon sur le post suivant: voyageforum.com/...ere_partie_D2800143/
Lundi 13/7 : Bryce Canyon N.P. ; Nuit Bryce Canyon N.P
Voici ce qui était prévu au planning (65 Km) Bryce Canyon N.P. (sunrise à 6h05 et sunset à 20H50)
Voici ce que nous avons fait 5H30 : Réveil matinal pour assister au lever de soleil prévu à 6H05. Brr… il fait 10°C… Le gros pull est de rigueur ! Nous sommes en altitude… (2500m.) La pénombre (ou la précipitation !) nous fait rater l’embranchement pour Sunrise Point… Demi-tour et arrivés au parking, nous voyons plusieurs personnes se presser vers le point de vue. Nous accélérons donc le pas en nous demandant combien on va être là-haut… Et bien, non, l’endroit n’est pas noir de monde… Nous sommes peu nombreux à avoir eu le courage de nous être levés si tôt, et donc on ne se bouscule pas pour être aux premières loges ! D’ici, nous dominons une sorte d’amphithéâtre. Ce parc est une vraie merveille ne ressemblant à aucun autre : des milliers de colonnes rocheuses érodées (des hoodoos, traduits très poétiquement par cheminées de fées) serrées les unes contre les autres, semblables à des soldats au garde à vous… Un émouvant chef d’œuvre de la nature : bien qu’en ayant vu de nombreuses photos avant de partir, j’en reste bouche bée ! Et le spectacle ne fait que commencer… Finalement, nous nous sommes pressés pour rien et aurions pu rester plus longtemps au lit car le soleil ne va pointer le bout de son nez qu’une demi-heure plus tard (une demi-heure pendant laquelle d’ailleurs arrive une multitude de photographes). Et alors la magie opère : toutes ces colonnes de calcaire s’éclairent peu à peu et prennent des teintes cuivrées lumineuses allant du rouge au blanc crème en passant par le jaune, l’orange, le saumon, et même le violet… Ces couleurs très photogéniques sont rehaussées par le bleu du ciel et le vert des nombreux pins disséminés parmi les hoodoos… J’imagine la beauté de ce lieu en hiver lorsqu’il est recouvert d’un blanc manteau ! Ce parc, avec tous ses dégradés de nuances, est franchement mon favori !
7H30 : Nous retournons au Ruby’s Inn, non sans avoir croisé des familles de cervidés broutant dans les prairies encore nimbées de brume et bordant la route… Ce n’est pas vraiment ce qu’il était prévu (puisque je croyais randonner dès poltron minet) mais nous devons récupérer ma fille qui a préféré faire la grasse matinée aujourd’hui… Elle ne sait pas ce qu’elle vient de rater ! Nous en profitons aussi pour déjeuner et préparer nos sacs à dos. Euh !... certains repiqueront aussi un petit roupillon !
10h00 : Nous nous remettons en route : direction cette fois-ci, Sunset point. Non pas pour déjà assister au coucher de soleil, mais pour entamer une rando qui démarre depuis cet endroit. Il s’agit de Navajo Loop Trail suivi de Queen’s Garden Trail, soit une boucle de 4, 8 Km nous permettant de descendre entre les pitons rocheux, au cœur même du gigantesque amphithéâtre.
Cette balade est impérative si on veut se rendre compte de la hauteur de ces magnifiques colonnes pouvant atteindre des dizaines de mètres ! Les pins à côté, pourtant majestueux, semblent minuscules. La descente tracée en lacets, est facile et offre de splendides panoramas. Il est dommage seulement qu’à cette heure, il y ait beaucoup de monde… Cela ressemble un peu à une procession !... ou à un chemin de croix pour certains !... En effet, nous croisons beaucoup de personnes parties plus tôt et dans l’autre sens (ou faisant simplement un aller-retour), semblant souffrir pour remonter le Navajo loop Trail assez pentu. Il est de loin préférable de remonter vers la rim en empruntant le Queen’s Garden Trail dont la pente est beaucoup plus douce. Heureusement, plus on avance et plus on se retrouve seul. Nous rencontrons des dizaines d’écureuils chapardeurs, et d’adorables chipmunks (des tamias), ces petites bêtes ayant inspiré Disney pour ses personnages de Tic et Tac… Il est difficile de résister à leur donner à manger ! Et pourtant, l’amende est sévère si un Ranger vous surprend en train de le faire…
14H00 : Nous sommes remontés sur la Rim, au Sunrise Point. Là, nous pique niquons au General Store. Puis les garçons partent, rechercher la voiture laissée à Sunset Point, en longeant la rim à pied. (La navette circulant dans le parc, n’est pas pratique : elle nous aurait obligés à faire tout le tour !)
15H00 : Retour au Ruby’s inn pour un repos bien mérité. Deux d'entre nous vont s’éclater à la piscine pendant que mon fils, lui, essaye consciencieusement de réparer l’appareil photo qui s’est malencontreusement étalé par terre et dont l’objectif reste résolument calé… Ce sera vain… Il finira à la poubelle ! Ce n’était pas un coûteux appareil ultra performant (il faisait notamment de laides photos de nuit) mais il n’était pas vieux…
17h00 : Retour au parc. Nous parcourons les 18 miles de la Scenic Drive qui permet d’accéder à de nombreux autres points de vue. Inspiration Point et Bryce Point surtout, dominant eux aussi l’amphithéâtre des hoodoos, sont sans aucun doute les plus beaux… merveilleux, magiques, gigantesques…. Dame Nature a quand même prodigieusement bien travaillé ! Les autres points de vue situés plus loin, sont nettement moins impressionnants, sauf peut-être celui de Natural Bridge qui est une arche sur une falaise et que l’on surplombe depuis le promontoire. Mais il est complètement dans l’ombre à cette heure-ci. Bizarrement, à de nombreux arrêts, rodent de grands corbeaux noirs un peu effrayants (peut-être parce qu’ils me font penser à ceux d’Hitchcock…) mais bon ils n’ont encore attaqué personne ! Sinon ça se saurait… hein !
Fin de journée, nous sommes de retour à Sunset Point pour y admirer, comme de bien entendu, le coucher de soleil. Mais le soleil nous semble encore bien haut, alors nous décidons de retourner d’abord au Ruby’s Inn pour passer la voiture au car wash. En effet, notre Dodge Durango dénote un peu sur les parkings… Il faut dire qu’il en a vu, des pistes depuis quelques jours ! La terre rouge caractéristique du Sud-Ouest américain est tellement incrustée dans la carrosserie que nous n’arrivons pas à l’en détacher en la frottant à la main ! On ne peut décemment pas le rendre dans cet état au comptoir d’Alamo (je crois que j’ai plus de scrupule qu’eux !) La tâche accomplie, nous retournons une dernière fois à Sunset Point, mais nous avons mal jugé de la course du soleil… Et quand nous y arrivons, seuls quelques derniers rayons éclairent encore les hoodoos ! Trop tard… nous sommes arrivés trop tard !... Je peste un peu !... beaucoup même !... Je le savais pourtant qu’il faut toujours arriver sur les sites bien avant l’heure prévue. Je me consolerai en allant déguster un bon repas au Bryce Canyon Pines qui est un resto situé à 6 miles de l’entrée du parc. Ne pas oublier d’y goûter en dessert, une de leurs nombreuses et réputées pies !
Mardi 14/7 : Tropic (Bryce Canyon N.P.) –Zion N.P. –Las Vegas ; Nuit à Las Vegas
Voici ce qui était prévu au planning (290Mi-460 Km) Arrêts à : - Red Canyon - Cedar Breaks N.M. - Springdale ( Zion N.P.) - Valley of Fire S.P. ( à faire fin de journée, sunset à 20h00))
Voici ce que nous avons fait 9H00 : Départ du Ruby’s Inn et route vers Las Vegas, très attendue par les garçons! Las Vegas…pas la route! Celle-ci pourtant vaut le coup d’œil… Bien vite, nous traversons un petit parc, le Red Canyon S.P., dont les hoodoos nous donnent un arrière goût très agréable de Bryce Canyon… Les experts y recommandent la rando Pink Ledges Trail. Mais bien qu’elle soit courte, nous n’avons pas le temps de nous y arrêter…
Passé Mont Carmel Jonction, nous progressons vers l’ouest en empruntant la route 9. Sur une longue ligne droite, nous longeons un élevage de bisons. Mais ceux-ci sont bien trop loin, au bout du champ, que pour être vus correctement… Il faudrait aller au Yellowstone pour en observer de vrais spécimens en liberté (mais vu son éloignement par rapport au trajet planifié, j’ai raisonnablement renoncé à visiter ce parc cette année)… ou aller au zoo pour les admirer de près, lâche ironiquement Virginie ! Euh, ce n’est pas pareil !!
A l’approche du parc de Zion, la route est goudronnée en rouge pour se fondre dans le paysage (là il n’y a rien à redire : pour le show, ils sont forts ces Américains !!), et devient même une véritable route scénique. Passé l’entrée Est de Zion, le paysage est de toute beauté avec ses roches blanches, rouges, jaunes, aux formes multiples, se détachant dans le ciel bleu azur… Certaines font penser à des "choutes" de crème glacée au goût vanille, melon, fraise ou framboise !! Malheureusement, il n’y a pas beaucoup d’arrêts prévus pour photographier ces tableaux… Juste avant un long tunnel très étroit, nous prenons la seule place vacante, laissée par une voiture venant de quitter le petit parking. D’ici, démarre la rando qui suit un sentier facile d’accès, le Canyon Overlook Trail (1Mi/1H A-R). Nous longeons un canyon creusé par une rivière, puis débouchons sur un promontoire rocheux découvrant une impressionnante vue panoramique sur le canyon de Zion et ses pics découpés.
Nous remontons en voiture et devons attendre une dizaine de minutes pour pouvoir, à notre tour, traverser le long tunnel étroit (tellement étroit que le passage des voitures se fait en sens alterné, d’où l’attente !). Puis les lacets de la route 9 nous descendent vers le canyon de Zion. Nous nous garons au parking bondé du Visitor Center du parc, non sans mal (nous devrons tourner plusieurs fois pour trouver une place…). Ouf … nous ne devons pas rejoindre Springdale et reprendre une navette supplémentaire nous ramenant ici. Sinon… quelle perte de temps… et le temps, en vacances, est précieux, d’autant plus dans un périple comme celui-ci où il y a tant à voir… Nous prenons nos sacs à dos et sautons dans la navette obligatoire, empruntant la Zion Canyon Scenic Drive. Cette route en cul de sac, de 10 km, se trouve au creux d’une profonde entaille creusée par la Virgin River. Nous longeons donc cette rivière et de monumentale falaises dressées de chaque coté de la route. Le chauffeur de la navette commente régulièrement les lieux que nous traversons et annonce les différents arrêts possibles… tout cela d’un ton engourdi, pas très convaincant, le discours étant sans doute devenu trop routinier pour lui ! Le bougre, il va finir par nous emmener dans sa torpeur !! Allez hop, arrêt 4 : nous descendons pour aller diner au Lodge équipé d’un snack bar. Il est installé au milieu d’une vaste prairie baignée de soleil, invitant au farniente et profite d’un cadre magnifique. Oui, mais nous ne sommes pas là pour dormir…
Il est déjà 13H30… Les hamburgers avalés (étonnamment bons et pas trop chers), nous reprenons une navette pour cette fois aller jusqu’au terminus de la Scenic Drive, Temple of Sinawava. De là, nous suivons à pied le Riverside Walk longeant la Virgin River et nous menant au Narrows, un étroit canyon formé d’immenses parois de grès, qui va en se rétrécissant. C’est ici que nous sommes amenés à marcher dans le lit de la rivière… Nous troquons donc nos souliers de marche contre des sandales d’eau en toile caoutchoutée. En chemin, j’ai remarqué que plusieurs personnes rentrant de la balade, étaient équipées de grosses bottines spéciales en néoprène, louées pour l’occasion… J’espère que l’eau n’est pas trop froide et que nos simples sandales vont suffire ! Nous retroussons nos pantalons… et nous voilà partis… La rivière n’est absolument pas glacée. Nous sommes munis de hauts bâtons de bois ramassés quelques jours plus tôt. Ils nous servent à sonder le terrain et ainsi éviter de tomber dans un trou… En effet l’eau trouble, légèrement boueuse, empêche toute visibilité suffisante. Alors au début, nous progressons lentement, de peur de nous mouiller… Puis finalement, nous comprenons que si nous voulons dépasser la foule massée au départ, il va falloir aller plus loin, là où le niveau de l’eau est plus conséquent ! Très vite les filles finissent par avoir de l’eau jusqu’ à la taille… Les garçons étant plus grands, s’en sortent mieux. Avant qu’une catastrophe n’arrive, nous nous dépêchons de transférer toutes les affaires de nos sacs à dos dans un sac poubelle que j’avais pris soin d’emporter. Mine de rien, le courant nous déstabilise facilement. Nous n’avançons pas très vite, surtout que le lit de la rivière est constitué de gros cailloux sur lesquels viennent butter nos orteils ! Cette rando qui ne devait durer au départ qu’une demi-heure, va se prolonger bien plus que prévu ! En effet, nous trouvons cela très plaisant et très rafraîchissant ! De plus, le paysage est grandiose : les falaises nous surplombent et le canyon devient de plus en plus étroit au fur et à mesure de notre progression. Et il n’y a plus grand monde.
A 16H30, nous rebroussons chemin à regret. Nous aurions bien continué mais encore une fois, le temps nous manque : ce soir, nous dormons à Las Vegas ! Et rien qu’à cette idée, les enfants se sentent soudain pousser des ailes… Le retour se fait à la vitesse éclair, surtout que maintenant nous connaissons le terrain. Cette balade très ludique et divertissante (que de fous rires !) fut un vrai coup de cœur pour tous les quatre et restera un de nos meilleurs souvenirs. Revenus sur le Riverside Walk, nous ne trainons pas mais nous nous arrêtons quand même auprès d’un couple de cerf et biche – mulet (aux grandes oreilles). Nos pantalons sont déjà secs. La fatigue et la voix toujours aussi soporifique du conducteur de la navette nous ramenant au parking, nous emportent quelques instants dans les bras de Morphée !
Il est déjà passé 18H30 quand la navette nous dépose auprès de notre voiture. Là, je me dis que, bien que nous allons gagner 1H en rentrant sur le territoire du Nevada, nous allons louper le coucher de soleil à Valley of Fire S.P. Nous reprenons donc la route sans tarder, dans l’espoir de pouvoir quand même bénéficier des derniers rayons de lumière dans ce petit parc situé à une cinquantaine de miles avant Las Vegas. Enfin, pour dire toute la vérité, je suis bien la seule à avoir envie de découvrir cet endroit… Les enfants commencent à en avoir assez des roches rouges… Et, malgré ma description émoustillante du lieu, ils préfèrent de loin filer d’une traite vers Las Vegas… D’ailleurs, pour être en forme ce soir, mon fils qui d'habitude prend le volant décide de dormir durant les 2H30 que dure le trajet, et passe le volant à son frère qui ne demande pas mieux !! Ainsi tout le monde est content… même moi qui ne perds pas espoir de pouvoir encore les convaincre…
La route 9 dominée par les roches déchiquetées est toujours très belle. Elle traverse une succession de petits bourgs mormons. Le Trading Post de Virgin est aménagé en Fort, comme au temps des tuniques bleues de la cavalerie attaquant les tribus indiennes Apaches, Sioux ou autres… On se croirait revenu à l’époque de la ruée vers l’or… même les chariots bâchés des pionniers américains à la conquête du Far West sont encore là ! C’est très cliché mais ça vaut bien une petite photo-souvenir !
Nous ne tardons pas à monter sur l’autoroute, direction Las Vegas. Nous suivons toujours la Virgin River et sommes entourés de splendides montagnes rouges puis blanches ou grises. Le cadre est superbe… Nous arrivons à l’embranchement menant au parc de Valley of Fire… Mais là, il faut bien que je me rende à l’évidence : le soleil se couche derrière les sommets. Il est vraiment trop tard pour faire ce détour par ce parc dont les concrétions de grès rouge prennent paraît-il d’extraordinaires couleurs au coucher de soleil… Bon, ça sera pour une prochaine fois !! De toute façon, je le savais qu’il serait difficile de combiner, sur une même journée, la visite de ce parc avec celle de Zion.
Nous sommes maintenant dans l’Etat du Nevada et le décor change soudain : nous traversons des étendues désertiques pendant des kilomètres jusqu’à ce que… mon fils se réveille et décide de reprendre le volant. Il veut être aux premières loges à l’arrivée sur La s Vegas. Et soudain, un océan de lumières surgit dans la nuit noire… Las Vegas brille de mille feux. C’est impressionnant. On distingue déjà très bien la Stratosphère (haute tour de 350m) et pourtant il nous reste encore 20 miles de route à faire avant de rejoindre le cœur de cette ville qui ne dort jamais ! Les enfants sont tout excités mais l’enchantement va vite disparaître… A l’entrée de la ville, de formidables bouchons nous attendent. L’autoroute parallèle au Strip, fait que nous longeons les derrières de tous les immenses hôtels-casinos. Pour couronner le tout, nous nous trompons de sortie (seule erreur sur plus de 7000 Km, sans GPS) et finalement nous mettons 1H pour rejoindre notre hôtel, le Signature at MGM. Là, nickel… le valet prend en charge la voiture et les bagages.
Mais une deuxième déconvenue ne tarde pas à arriver. La chambre qu’on nous a attribuée n’est pas à la hauteur de nos espérances. D’abord elle n’est qu’au 8ème étage mais surtout les garçons, qui croyaient goûter à un certain faste ici, se rendent compte qu’ils vont devoir dormir sur un canapé-lit bien trop court pour leurs grandes guiboles. C’est un comble… car jusqu’ici nous avons toujours eu des chambres à deux queen-beds. Ni une ni deux, nous redescendons à la réception exposer nos doléances, mais on nous explique que même en prenant une suite à deux pièces, le 2ème lit sera aussi un canapé-lit ! En réservant avant de partir, je n’avais pas compris ce « détail » … Trop tard, la chambre a déjà été facturée depuis longtemps… il est impossible de changer d’hôtel. J’envisage alors de prendre une chambre supplémentaire mais vu le prix demandé et le peu de temps qu’on y reste, les garçons refusent cette solution. En compensation, la réceptionniste nous alloue une chambre au dernier étage (le 38ème)… Au moins, on aura une vue ! A part ça, la chambre est très grande et très luxueuse, avec un coin kitchenette ultramoderne et une salle de bain grandiose avec douche et jacuzzi 2 places séparés… De ce côté-là, rien à redire ! C’est la classe…
Finalement, il est déjà passé 22H00 quand nous rejoignons le Strip à pied. Il fait encore chaud… et tous les buffets ont déjà fermé leurs portes. On se contente d’un truc rapide, « dégeu » et pourtant cher, au Paris… Bon, ben Las Vegas jusqu’à présent… ce n’est pas trop ce qu’on avait imaginé ! Pour ne pas aller dormir là-dessus (et puis aussi parce que ma fille s’est parée de ses plus beaux atours… les étiquettes de ses nouveaux vêtements ont volé dans toute la chambre…), nous décidons d’arpenter un peu ce Strip et d’admirer tous ses hôtels-casinos aux néons clignotant et à l’architecture démente. C’est vrai… tous ces immenses complexes sont féériques et donnent un bel aperçu de la mégalomanie américaine. Le Paris, vu de l’extérieur, est plutôt réussi avec son ensemble de monuments représentant la capitale française et à l’intérieur, son casino a des allures de rues parisiennes, sous un ciel bleu en permanence qui nous fait oublier qu’il fait déjà nuit dehors. J’y vois même le Palais des Glaces de Versailles ! Pas mal… Nous poussons jusqu’au Bellagio et regardons le spectacle magistral des jets d’eaux dansant sur fond musical. L’intérieur de cet hôtel tout en marbre luisant est aussi très luxueux. Nous continuons jusqu’au Caesars Palace à l’allure de Rome antique avec ses statues et fontaines colossales, ainsi que sa galerie commerciale monumentale fermée pour l’heure. Les garçons perdent leurs premiers $ dans les « bandits manchots »du Planet Hollywood. Les salles de jeux avec leurs centaines de machines à sous, tables de poker, black jack etc.… sont immenses… à s’y perdre ! Mais que de mètres parcourus… Mes jambes n’en peuvent plus ! Je finis par marcher pieds nus… En rentrant, nous passons par le New York-New York à la façade constituée de buildings avec en plus le pont de Brooklyn, la Statue de la Liberté, le tout traversé par un immense grand-huit. Encore quelques $ de perdus… et direction le lit. Mais pour y arriver, il nous faut traverser les longs couloirs démesurés du MGM… Heureusement, quelques tapis roulants nous facilitent la tâche. Passée la porte de notre chambre, je m’écroule de fatigue sur le lit hyper moelleux… Les autres n’en mènent pas large non plus ! Normal… il est 2H00 du matin… Il me faudra beaucoup de courage pour m’en extirper et aller m’allonger dans le jacuzzi !
Mercredi 15/7 : Las Vegas ; Nuit à Las Vegas
Voici ce qui était prévu au planning Visite de Las Vegas
Voici ce que nous avons fait 10H45 : Nous décollons seulement de la chambre… Bizarre… pour une fois, les enfants sont prêts avant moi. Je ne les ai jamais vus aussi motivés le matin… Nous avons compris la leçon : ce Strip tout en longueur n’en finit pas… Cette fois, nous allons épargner nos pieds. Nous récupérons notre voiture et allons « butiner » les casinos en nous garant dans leurs « self parks » gratuits. Nous en voyons les principaux, chacun rivalisant d’originalité avec son voisin. L’un d’eux retient particulièrement notre attention, le Venetian. On s’y croirait à Venise ! Tout est là : les canaux, les gondoles, le Pont des Soupirs, le Campanile, le Palais des Doges, … Et à l’intérieur, tout est aussi beau avec la Place St Marc, le plafond peint couleur ciel et les canaux longeant des dizaines de boutiques… C’est d’un réalisme saisissant ! Dehors, il fait très chaud, 35 à 40°… (D’ailleurs nous n’avons jamais vu, en rue, autant de mini-jupes et de décolletés au m² !). Par contre à l’intérieur des hôtels, la clim fonctionne à fond… Les contrastes sont donc surprenants, nous passons régulièrement du four au frigo et du frigo au four ! Bonjour les sinusites ! Parfois, les garçons introduisent quelques pièces de 1 dollar dans les machines à sous… sans jamais gagner le pactole évidemment ! Ma fille, elle, vu son âge (17) ne fait que regarder de loin… Mais ces casinos sont étrangement silencieux. Je m’attendais à entendre des sonneries retentissantes annonçant les jackpots ou le cliquetis des jetons tombant après chaque gain. Mais non, il n’y a plus de pièces !! Je suis un peu déçue… Où est cette ambiance vue dans les films ?
A 13H45, nous allons diner au Spice Market Buffet du Planet Hollywood. Pour 20 dollars seulement par personne, nous pouvons goûter à volonté, aux plats de toutes sortes, aux cuisines de tous pays : viande, poissons, pâtes, plats épicés, … et les desserts offrent une immense variété de choix… Ma fille reviendra même avec une barbe à papa !
L’appareil photo ayant rendu l’âme à Bryce Canyon, nous faisons les boutiques des galeries marchandes pour en racheter un autre. Mais les prix sont plus que surfaits ! Nous allons alors à la sortie de la ville dans un immense Wal-Mart où nous trouvons un petit numérique pas cher, un Panasonic Lumix, mais pas le TZ5 que je désirais. A la tombée du jour, les lumières se mettent à nouveau à scintiller de partout. On est content de notre achat : il est possible de prendre à main levée, de splendides photos de nuit, sans jamais devoir poser l’appareil comme nous devions le faire avec le précédent. Nous assistons aux divers spectacles que les casinos proposent gratuitement, depuis les trottoirs du Strip. Tout d’abord celui du Mirage où, au milieu d’une île tropicale, un grand volcan s’éveille et se met à cracher du feu et de la fumée. Ensuite celui du Treasure Island devant lequel sont amarrés deux bateaux, grandeur nature, qui vont combattre à coups de canon… Le spectacle sexy est bien rodé, digne d’un show à l’américaine, mais il faut aimer… Moi, je trouve ça plutôt vulgaire et en plus nous sommes serrés comme des sardines, tellement il y a du monde ! Les garçons, eux, apprécient… En voiture nous traversons le Strip, direction nord, c'est-à-dire vers Downtown où l’on trouve les plus vieux casinos de Las Vegas. Ici aussi, les néons multicolores brillent, encore bien plus qu’au Time Square de New York. Ici aussi, il y a foule pour assister au spectacle son et lumière de la Fremont Street où la voûte recouvrant la rue s’illumine grâce aux 2 millions d’ampoules installées, en formant des dessins étonnants. En revenant, encore un dernier coup d’œil au spectacle des jets d’eau du Bellagio déjà vu la veille.
Minuit : Nous allons manger un burger près du MGM avant que ma fille et moi retournions sagement dormir à notre hôtel. Les garçons, eux, veulent encore s’essayer aux tables du casino du MGM. En moins de 2H00, ils perdront près de 100€… Heureusement qu’ils en resteront là !
Jeudi 16/7 : Las Vegas - Death Valley N.P .; Nuit à Furnace Creek Ranch (dans Death Valley)
Voici ce qui était prévu au planning (180 Mi-290 Km) - Arret à Red Rock Canyon S.P. ?? - Visite de Death Valley (sunset à 20H10)
Voici ce que nous avons fait Rien de ce qui était prévu !
9H45 : Ma fille et moi sommes debout pour aller voir le complexe de piscines du MGM auquel nous avons accès, du fait de loger au Signature at MGM. Il fait déjà bien chaud mais à cette heure matinale, il n’y a pas encore grand monde. Nous sautons immédiatement dans la rivière artificielle… Que c’est agréable de se laisser emporter par le courant !… Malgré leur rentrée tardive de cette nuit, les garçons nous rejoignent assez vite.
11H15 : douche, valises et check-out vers midi. Nous allons faire un tour au Showcase Mall. Ma fille, comme une enfant, reste ébahie à la boutique M&M’s. Puis nous faisons quelques achats à la nouvelle boutique du Hard Rock Café, située juste à côté. Au passage, nous admirons l’extérieur de l’Excalibur ressemblant à un château féodal, ainsi que l’immense pyramide du Luxor d’inspiration égyptienne. Las Vegas n’a de cesse de se développer… Les nombreux chantiers en construction en sont la preuve… D’autres hôtels-casinos titanesques vont bientôt voir le jour, toujours plus hauts, toujours plus grands…
Nous garons la voiture au self park du Paris pour aller dîner au buffet « Le Village » où pour 19$ par personne, nous pouvons choisir entre des dizaines de plats de chaque région de France, de l’Alsace à la Provence. Le buffet de la veille proposait un choix encore plus vaste et meilleur, mais le cadre ici, est plus original, un peu sorti tout droit du monde de Disneyland.
14H30 : D’après le planning, c’est l’heure de quitter Las Vegas au plus tard, pour rouler jusqu’à la Death Valley et avoir ainsi trois bonnes heures pour visiter, avant le coucher de soleil, cette contrée hostile où la chaleur est étouffante. Oui, mais…les enfants n’ont pas encore eu leur dose de Las Vegas et en réclament davantage… Ma fille voudrait aller aux outlets situés au nord de la ville et les garçons, aller faire un tour au casino du Wynn… C’est donc reparti pour deux bonnes heures supplémentaires… En définitive, les outlets s’avéreront décevants (articles plutôt démodés ou prix relativement chers) et les garçons seront raisonnables en ne misant que la somme reçue en échange de leur inscription comme membre.
17H30 : Nous quittons enfin Las Vegas (les enfants, eux, diraient déjà), non sans être, au préalable, passés au Wal-Mart pour faire à nouveau le plein d’essence et le plein de boissons. Ceci est vraiment indispensable avant de partir maintenant affronter un immense parc situé en plein désert, la Death Valley ou Vallée de la Mort, où la température en été, atteint en moyenne 47°C ! Cette région sèche, brûlante et inhospitalière fut baptisée ainsi au 19ème siècle, par les émigrants venus de l’Est qui la traversaient pour se rendre en Californie, au moment de la ruée vers l’or, et où plusieurs d’entre eux y périrent de soif. De Las Vegas, il faut minimum 2H pour y parvenir ; ce faisant, nous repassons maintenant en Californie. Ça sent la fin du voyage !...Hélas… le compte à rebours pour le retour est déjà enclenché… Le temps donc de faire la route jusque là, il est trop tard pour y assister à un coucher de soleil ou même y distinguer quoique ce soit. Je suis un peu déçue mais je me dis qu’on se rattrapera le lendemain, en se levant suffisamment tôt pour visiter ce parc désertique, avant les heures les plus chaudes de la journée.
C’est donc dans la nuit noire que nous nous dépêchons de faire le check in, à un des deux seuls hôtels ouverts du parc, le Furnace Creek Ranch, une oasis au milieu du désert, et d’aller se restaurer au Forty Niner Café. Mais celui-ci affiche complet. On nous affuble alors d’un badge censé clignoter dès qu’une table se libère. On a beau être au milieu du désert, on utilise ici, des moyens modernes ! Et c’est bien pratique : cela nous permet de nous éloigner un peu et d’aller jusqu’au Trading Post, situé juste à côté, (ceci expliquant peut-être cela !!) pour y faire nos derniers achats-cadeaux. Vingt cinq minutes plus tard, nous sommes attablés mais le repas s’avère être d’un piètre rapport qualité/prix (Normal puisqu’il n’y a pas de concurrence avec d’autres !)
Après être passés par la chambre pour enfiler nos maillots, nous courons jusqu’à l’immense piscine ouverte jusque 23H00 et alimentée par une eau de source à 37° ! On se croirait dans son bain ! Un vrai caldarium, comme aux temps des Romains ! Mais où est donc le frigidarium ?!! Une grosse heure plus tard, en retournant à notre chambre, nous nous extasions devant les milliers d’étoiles constellant le ciel. Dans cet endroit reculé, loin de toutes villes éclairées et de toute pollution, le ciel est suffisamment noir que pour admirer notre galaxie, de la meilleure des façons qu’il soit possible.
Vendredi 17/7 : Death Valley N.P. - Lee Vining ; Nuit à Lee Vining
Voici ce qui était prévu au planning (250 Mi-400 Km) - Visite Death Valley (sunrise à 5H45) - Arrêt à Mammouth Lakes?? - Visite Bodie (ville-fantôme) - Coucher de soleil à Mono Lake (à 20H15)
Voici ce que nous avons fait
Jour de notre plus grande frayeur !
5H30 : Comme prévu, tous (certains en bougonnant!), nous nous levons à l’aurore, pour aller admirer les premiers rayons de soleil à Zabriskie Point, situé à 7Km/10 minutes du Furnace Creek Ranch. Une fois de plus, nous n’y sommes pas nombreux ! Il donne un point de vue sur des canyons, sortes de dunes rocheuses et des formations géologiques multicolores. Il fait déjà 28°C ! Nous poussons la route qui devient très escarpée dans les derniers Km, jusqu’à Dante View, un point de vue panoramique situé sur une montagne, à plus de 1600m. D’ici, nous dominons la Vallée de la Mort. Tout en bas, nous distinguons le bassin de Badwater qui est le point le plus bas des USA (-86m). Mais le ciel est nuageux et la visibilité réduite… De plus, les deux à l’arrière de la voiture se sont rendormis !... Bon, j’ai compris… Je n’insiste pas… Retour à la chambre pour 2 -3 heures de sommeil supplémentaires !
10H30 : Nous partons visiter le Musée Borax consacré à l’exploitation minière (dont le borax) de la vallée, au 19ème siècle. Il est situé dans l’enceinte de l’hôtel. Malheureusement, il est fermé. Tant pis ! De toute façon, nous n’avons plus vraiment le temps… Après le check out, nous empruntons la route 178 vers le sud, jusqu’à Badwater qui est situé à 86 mètres en-dessous du niveau de la mer. Nous marchons quelques instants sur l’immense lit de sel laissé par l’ancien lac qui était ici, il y a 10 000 ans. Maintenant le soleil tape… Il fait 46°C ! Nous courons très vite nous réfugier dans la voiture climatisée ! Sur le retour, nous prenons la courte piste menant à Devil’s Golf Course, vaste étendue de boue séchée dans laquelle s’est cristallisé du sel, en gros blocs déchiquetés. Nous parcourons ensuite Artists Drive, une route étroite à sens unique, sinueuse et offrant de très beaux paysages, notamment au lieu dit « Artist Palette »où la roche prend de remarquables couleurs très variées (rouge, jaune, verte…) selon les différents métaux qu’elle contient. Il fait encore plus chaud : 49°C ! Après être repassés devant le Furnace Creek Ranch, nous remontons vers le nord, vers Stovepipe Wells Village où nous longeons de surprenantes dunes de sable, comme au Sahara… Il fait bien trop chaud que pour envisager de grimper au sommet de l’une d’entre elles ! Pour cela, il aurait fallu arriver dès le lever de soleil… De même que pour randonner dans Mosaic Canyon dont les parois sont, parait-il, recouvertes de marbre blanc.
13H15 : Maintenant, pour sortir du parc, nous mettons le cap sur Lone Pine. Et là, arrive ce qui sera la plus grande frayeur de tout le voyage ! En grimpant au sommet d’une colline, la voiture commence à subir une perte de puissance : on a beau pousser sur l’accélérateur, la voiture n’avance plus très vite… On s’interroge… On se dit que, vu la fournaise dehors, la voiture souffre…mais on ne s’inquiète pas encore ! Un kilomètre plus loin, on s’aperçoit que la jauge d’essence qui indiquait encore ½ plein, commence à descendre brutalement… En quelques secondes, nous sommes au bord de la réserve ! On regarde l’ordinateur de bord indiquant l’autonomie du véhicule… Au départ, nous avions 300 Km d’autonomie et là, on voit les chiffres dégringoler à une allure folle : 1Km à chaque seconde qui passe, alors que nous roulons au ralenti… Le calcul est vite fait : en raison d’une perte d’autonomie de 1Km par seconde écoulée et ayant au départ une autonomie de 300Km, il nous reste 300 secondes c.-à-d. 5 minutes pour trouver une solution ou se retrouver avec un réservoir vide! Paniqué, on s’arrête sur le côté de la route… On se penche en-dessous de la voiture pour constater une éventuelle fuite dans le réservoir… Rien ! Mais l’ordinateur de bord indique toujours une consommation effrénée de carburant… mais on ne roule même plus ! C’est à n’y rien comprendre… Oh secours !! A ce rythme-là, encore quelques secondes et nous serons à sec !! Je me remémore les différents comptes rendus lus sur VF, qui racontent les difficultés rencontrées face aux problèmes de voiture dans la Death Valley, à cause de la chaleur… S’il y a bien un endroit où il ne faut pas tomber en panne, c’est bien ici au milieu de nulle part et par 50°C à l’ombre! Et, il n’y a pas d’ombre ! On essaye de téléphoner à Alamo… Rien… pas de réseau GSM! La prochaine station essence est à plus de 30 Km ! Et pas d’autres voitures à l’horizon ! C’est un peu la panique à bord… On redémarre en se disant que tant qu’à tomber en panne de carburant, autant continuer à avancer au maximum, puisque même à l’arrêt, la voiture consomme quand même… Et ça continue… Pied à fond sur l’accélérateur, on avance à peine à du 40Km/H… Quant à l’autonomie, elle continue à baisser anormalement, toujours à raison de 1Km à chaque seconde qui passe… Tant bien que mal, nous arrivons en haut de la colline, et pour économiser l’essence restante (c.-à-d plus grand chose !), on se laisse descendre dans la vallée sans jamais accélérer. En redescendant, … et par magie, la jauge d’essence remonte, et l’ordinateur de bord fait aussi marche arrière : l’autonomie remonte alors qu’on continue à rouler ! Ouf ! Nous récupérons petit à petit ¼ de plein… On n’y comprend rien ! Mais qu’est ce qu’on est soulagé !
Explication plausible après réflexion: Vu la température extérieure élevée (50°C) au sommet de la colline, l’essence s’est vaporisée dans le réservoir qui n’était pas plein au maximum au départ, ce qui explique la perte de puissance, le manque de carburant et la chute de l’autonomie. Par contre, la température extérieure a chuté sensiblement en redescendant dans la vallée, l’essence s’est alors recondensée. Au final, nous avons quand même perdu ¼ de plein d’essence qui s’est évaporée en pleine nature !
15H00 : Nous nous arrêtons à Lone Pine pour faire le plein d’essence et manger un bout. Puis nous roulons vers Lee Vining tout en longeant la Sierra Nevada dont le point culminant est le Mont Whitney à 4400m. Je finis par m’endormir et quand je me réveille, entre Big Pine et Mammouth Lakes, le paysage est bien différent de celui du matin : nous suivons maintenant une route de montagne entre lacs et forêts de conifères. Tout compte fait, nous avons bien avancé, plus vite que prévu. Nous avons même peut-être encore le temps aujourd’hui, comme c’était prévu, de visiter Bodie, une ville-fantôme du 19ème siècle. Nous traversons donc Mammouth Lakes puis Lee Vining, sans nous y arrêter et nous filons à toute allure, vers Bodie. Mais le temps de faire la piste qui y mène, il est 18H05 quand on se présente à l’entrée de ce petit parc… Pas de chance : l’entrée ferme à 18H00 ! Et un poteau nous en barre l’accès. La voiture qui nous précède, décide de passer…par la sortie… Et après un moment d’hésitation, nous lui emboîtons le pas ! Quelle grave erreur ! Nous sommes vite rattrapés et vertement réprimandés par des Rangers patrouillant là… C’est la première fois que nous avons affaire à eux et franchement, ils ne rigolent pas ! Demi-tour forcé donc et retour à Lee Vining où nous prenons possession de notre chambre au Murphey’s Motel.
19H00 : Nous nous retrouvons dans notre chambre plus tôt que d’habitude. Le temps est couvert, il pleut même quelques gouttes… Cela compromet totalement le coucher de soleil prévu sur le lac Mono Lake et ses concrétions calcaires en forme de cheminées très photogéniques ! Que faire ? Un petit tour sur l’ordi nous apprend que les outlets de Mammouth Lakes restent ouverts aujourd’hui (vendredi) jusque 21H00. Et les garçons sont intéressés par la boutique Ralph Lauren… Nous ne sommes plus à quelques kilomètres près… Nous remontons en voiture et parcourons les 30 miles nous séparant de Mammouth Lakes où nous étions déjà passés 2H00 plus tôt, sans nous y arrêter! Il s’agit d’une grande station de ski (altitude 2300m) située dans la Sierra Nevada et très vivante, été comme hiver. Les garçons y feront de bons achats avantageux et puis nous y souperons aussi. Finalement, il sera presque 23h00 lorsque nous regagnerons notre chambre à Lee Vining !
Samedi 18/7 : Lee Vining - Yosémite N.P. ; Nuit à Oakhurst (au Sud du Yosemite N.P.)
Voici ce qui était prévu au planning (170 Mi-270 km) - Arrêt à Saddlebag Lake - Tioga Pass : rando Tuolumne Meadows (1H30) arrêt à Tenaya Lake Olmsted Point - Visite Vallée Yosémite - Coucher de soleil à Glacier¨Point (à 20H15)
Voici ce que nous avons fait
8H30 : check out et départ de Lee Vining pour Bodie que nous atteignons 40 minutes plus tard. Bodie est une ancienne ville minière très prospère du temps de la ruée vers l’or, au 19ème siècle et qui, comme beaucoup d’autres, fut abandonnée progressivement, au 20ème siècle, quand les filons d’or se sont taris. Plus tard, cette ville-fantôme déjà désertée par beaucoup de ses habitants, fut détruite à 95%, par à un gigantesque incendie. Actuellement, cette ville a été transformée en State Historic Park. L’endroit est bien aménagé, sans être trop restauré, et nous pouvons y voir encore de nombreux bâtiments d’époque tout en bois, toujours debout malgré l’incendie et le temps qui passe, bien que certains soient tout de guingois. L’église semble toujours attendre le révérend et ses fidèles ; les bancs de l’école, les enfants Ingalls et leurs copains ; le saloon, ses filles, les cowboys et les hors-la-loi ; l’hôtel, l’arrivée des diligences et de leurs passagers… Quant à la banque pourtant construite en briques, son coffre-fort ne sera plus dynamité… Tous sont restés dans l’état où ils étaient au moment de la fuite de leurs résidents … C‘est comme si le temps était suspendu… comme si les habitants étaient partis la veille… Et cependant, en visitant cette ville, siège autrefois de bandits et de multiples règlements de comptes, nous faisons un bond en arrière de 100 ans ! C’est un véritable décor de westerns bien émouvant! En outre, l’endroit, bien que loin de tout, n’est judicieusement pas dénaturé par de quelconques restos, cafés ou boutiques-souvenirs… (Ce que beaucoup d’adultes sans doute reprochent à sa consœur, la tant décriée ville-fantôme de Calico trop bien rénovée !... mais que mes enfants regrettent n’avoir pas vue !) Bref, Bodie est un endroit authentique que moi, j’ai beaucoup apprécié, de plus sous un ciel autrement bleu que la veille!
Il est 11H30 quand nous revenons sur Lee Vining où nous faisons le plein d’essence, avant d’entamer la traversée, d’Est en Ouest, du Yosemite N.P, par la Tioga Road, une longue route de 70Mi/110Km fermée de novembre à mai (pour cause de neige). Le Yosemite N.P. est un immense parc, aux paysages alpins (altitude max. 3400 m), logé au cœur de la Sierra Nevada. Avec ses dômes et falaises de granit gris et dur, ses lacs, rivières et cascades majestueuses et ses forêts de séquoias géants, il est bien différent de tous les autres parcs vus précédemment en Utah et en Arizona où la terre et les roches sont rouges, les falaises de sandstone faites de sable fossilisé, beaucoup plus friables et les forêts souvent moins verdoyantes. Quelques miles avant l’entrée Est du parc Yosemite, nous faisons un petit détour par une route grimpant à flanc de montagne, longeant une rivière et aboutissant à un superbe lac , le Saddlebag Lake, situé à 2500m. Au vu des nombreux arbres rongés et jonchant le sol, nous supposons la présence de castors dans le coin !
Nous reprenons la Tioga Road ; les vues sur les cimes encore enneigées de la Sierra Nevada sont saisissantes à cette époque. Nous stoppons à Tuolumne Meadows qui est une vaste prairie subalpine, entourée de dômes majestueux. Nous cachons nos restes de nourriture dans une des grosses boîtes en fer disposées là, à l’abri des ours présents dans ce parc et qui sinon, alléchés par l’odeur, pourraient bien défoncer la voiture pour se servir ! Et nous partons randonner une bonne heure, le long de la rivière Tuolumne. Le sentier est facile et le cadre enchanteur est très reposant !
De retour sur la Tioga Road, nous admirons toujours le paysage montagneux. Les deux arrêts suivants sont obligatoires… le 1er, pour observer le lac Tenaya Lake et ses eaux limpides convoitées par de nombreux baigneurs peu frileux, et le 2ème, pour contempler depuis Olmsted Point, la vue grandiose sur une vallée encaissée et sur le Half Dome, un dôme de granit culminant à 2700m, à la forme de demi-sphère caractéristique, devenu emblème du parc.
15h30 : Nous arrivons aux portes de la Vallée du Yosemite c.-à-d la partie la moins sauvage, la plus aménagée du parc. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elle attire énormément de monde ! Il s’agit d’une ancienne vallée glaciaire : il y a des millions d'années, un glacier colossal a trouvé son chemin et raviné cette étroite vallée, en lissant les parois des montagnes de granit. La première petite balade a pour but de découvrir une chute d’eau de 190 m, la Bridalveil Fall. Certes, elle est plus belle au printemps, quand elle est nourrie par la fonte des neiges, mais à mi-juillet, elle n’est pas encore à sec ! Il parait que l’endroit où se jette la cascade est magnifique, car auréolé de halos de brumes et d’arcs en ciel. Mais pour cela, il faut gravir de nombreux et gros rochers humides et donc hyper glissants… Ma fille et moi, voyant de nombreuses personnes s’étaler et se faire bien mal (quoique dans ce cas-là, quand tu tombes devant un rideau de touristes, tu te relèves gêné, faisant semblant de rien, mais grimaçant de douleur, une fois le dos tourné… Tout un spectacle aussi !), nous restons prudemment en bas, pendant que les garçons plus agiles et donc plus audacieux, grimpent en un rien de temps jusqu’au pied de la cascade… Leurs photos ont, de fait, un cachet que les miennes n’ont pas!
L’arrêt suivant se fait à Valley View qui donne un bel aperçu de l’ensemble de la Vallée du Yosemite. Puis, nous poursuivons la route jusqu’au bout de la Vallée en suivant la Merced River qui coule en son creux. Au Village, il y a beaucoup de trafic et de voitures qui s’entrecroisent dans les différentes directions. Nous nous arrêtons un court instant, le temps d’acheter un sandwich au general store, puis nous entamons la boucle dans l’autre sens. Très vite, nous garons la voiture, pour randonner jusqu’au bas de la chute Lower Yosemite Fall … Bof, elle est un peu asséchée, et surtout elle est dans l’ombre ! En prenant un autre chemin nous permettant un recul suffisant, et en nous retournant, nous pouvons apercevoir l’entièreté de la chute d’eau, les parties Lower(basse) et Upper(haute) ensemble, haute de 740 mètres tout de même, soit 10 fois celles du Niagara!
18h30 : A nouveau en voiture, nous quittons la Vallée et nous dirigeons maintenant vers le Sud, en empruntant la route 41. Juste avant un tunnel, nous nous arrêtons une fois de plus à un point de vue, celui de Tunnel View. D’ici, le panorama sur la Vallée entourée de falaises est impressionnant : nous distinguons très bien au fond, le Half Dome, emblème du parc, dont le glacier a raviné la moitié, et à gauche, l’El Capitan, gigantesque monolithe de granit de 1000 m de haut, mondialement connu des alpinistes chevronnés. Puis nous prenons une route de montagne trèèèès sinueuse, en cul-de-sac menant à Glacier Point. Le trajet semble trèèèès long depuis la Vallée (1H00), et assez monotone (car on longe d’immenses sapins touffus empêchant toute belle vue). Mais une fois arrivés là-haut, à 2200 m d’altitude, le panorama est époustouflant… D’ici, nous pouvons observer la Vallée et ses impressionnantes chutes d’eau qui semblent pourtant toutes petites, plus de 1000 mètres plus bas ! Et, tout autour, tous les majestueux sommets de la Sierra Nevada dont le Half Dome bien visible, rougeoient à cette heure où le soleil se couche. Pour bien faire, nous aurions dû arriver encore plus tôt. Nous profitons jusqu’au bout des derniers rayons de lumière et nous ne nous pressons pas pour nous remettre en route, ce qui va quand même se révéler être un peu fâcheux pour la suite…
20H45 : Il nous faut maintenant rejoindre Oakhurst situé à une vingtaine de Km de l’entrée Sud du parc de Yosemite… D’ici, ça nous fait alors plus de 60 Km, ce qui nous semble être dérisoire… Mais en montagne, les notions distance/temps sont trompeuses… En réalité, ces 60-70 Km vont nous paraitre interminables. En effet, la nuit tombe très vite et la route est très sinueuse, voire dangereuse si on roule trop vite. Nous aurions dû quitter Glacier Point plus vite. Nous mettons 1H15 pour enfin parvenir à destination. Il était temps car à l’arrière de la voiture, ma fille et mon fils , ballottés à chaque virage de droite à gauche et de gauche à droite, ne se sentent pas très bien…
Il est donc passé 22H00 quand nous entrons dans l’hôtel Shilo Inn de Oakhurst. A notre grand étonnement, nous ne sommes pas les seuls à arriver si tard… La réception est débordée ! Plusieurs familles n’ayant pas réservé de chambre au préalable, cherchent encore, à cette heure tardive, un hébergement pour la nuit. Malheureusement pour elles, l’hôtel affiche complet… (ce qui d’ailleurs est souvent le cas depuis le début de notre voyage). Ne nous étant pas encore présentés, l’une d’elles, manifestement, attend depuis un moment, en espérant un désistement de notre part… A notre arrivée, ces gens sont bien évidemment déçus et n’ont plus d’autre choix que de repartir voir autre part… J’espère qu’ils n’ont pas été contraints de dormir dans leur voiture… Quant à nous, il nous faut à présent, trouver un resto encore ouvert à 22H30. Celui que j’avais repéré ne sert évidemment plus… C’est ainsi que nous nous retrouvons à la Pizza Hut du coin… Nous commandons 2 pizzas de taille XL… Elles sont tellement grandes que même à nous quatre, nous n’arrivons pas au bout !
Dimanche 19/7 : Yosémite N.P. ; Nuit à El Portal (Ouest du Yosemite N.P.)
Voici ce qui était prévu au planning (100 Km) - rando Mariposa Grove (forêt de séquoias géants) (2.5 à 8 Kms/ 1 à 4H) - rando Sentinel Dome (3, 5 Kms/2H A-R) - rando Panorama Trail ( de Glacier Point à Curry Village : 14Kms/6 à 8H) ou Vernal Fall (jusqu’au sommet : 5Kms/3H A-R) ou +Nevada Fall (jusqu’au sommet : 11Kms/6H A-R)
Voici ce que nous avons fait
9h15 : Check out et départ d’Oakhurst pour Mariposa Grove, une forêt de séquoias géants située seulement à 20 Km, c.-a-d peu après l’entrée Sud du parc Yosemite. Vingt minutes plus tard, nous arrivons au péage de l’entrée qui bouchonne un peu… Nous espérons pouvoir prendre la Mariposa Grove Road pour accéder au parking situé juste à l’entrée de la forêt. Mais nous sommes arrivés trop tard : ce petit parking est déjà complet… J’avais bien dit qu’il fallait arriver plus tôt, mais les enfants ont de plus en plus de mal à se lever de bonne heure ! Du coup, on nous renvoie nous garer à Wawona situé 8 Km plus au Nord, où de là il faut prendre une navette gratuite nous ramenant à Mariposa Grove… Ce système de navette est très bien organisé, mais quelle perte de temps ! Et puis les enfants ne se réjouissent pas du tout de faire des allées et venues supplémentaires sur cette route hyper sinueuse qui les a rendus malades la veille ! Finalement, nous trouvons une place de parking juste devant la cahute du péage de l’entrée du parc, et montons dans la fameuse navette empruntant la Mariposa Grove Road nous emmenant 3Km plus loin à l’entrée de la forêt de séquoias.
10h00 : Nous voici enfin au début du sentier passant par les séquoias les plus impressionnants… de presque 100 mètres de haut et 30 mètres de circonférence… Certains de ces arbres gigantesques ont plus de 3000 ans ! Plantés chez nous, ils auraient connu les civilisations grecque et romaine !... En effet, ils peuvent vivre très longtemps du fait qu’ils sont extrêmement résistants aux maladies, aux feux et aux insectes, grâce à leur bois plein de tanins et leur écorce très épaisse (60 cm !). Nous marchons pendant plus de 3H00. Au début, il fait encore frais mais il y a un monde fou… Puis, plus on s’enfonce dans la forêt, et plus on se retrouve seul, avec des chemins de rando plus difficiles car plus pentus… mais l’heure avançant, il fait de plus en plus chaud aussi ! Nous découvrons un séquoia couché au sol depuis plus de 300 ans mais toujours entier. En fait, les racines de ces géants s’étalent plus que ce qu’elles ne s’enfoncent, ce qui fait qu’un vent puissant ou une charge trop important de neige peut les faire vaciller, les déraciner et les jeter au sol ! Mais, même à terre, grâce aux tanins qu’ils contiennent, ils pourrissent très lentement et peuvent mettre des centaines d’années pour disparaître ! Nous en voyons également beaucoup qui, malgré leur tronc brûlé, continuent dignement leur croissance. Il parait même que les Rangers boutent expressément des feux qu’ils contrôlent, pour favoriser leur reproduction. Car ces colosses ont un autre point faible : ils ont du mal à se reproduire. Les pommes de pins peuvent restées vertes, accrochées aux branches pendant 20 ans ! Mais l’air chaud des incendies provoqués, fait ouvrir les pommes de pins et libère ainsi les semences. Nous passons aussi à travers le tronc de l’un d’entre eux… A la fin du 19ème siècle, un tunnel a été creusé de manière à être traversé par les voitures de l’époque! Nous sommes à l’affût du moindre animal, et essayons de faire le moins de bruit possible pour ne pas les effrayer, mais nous n’en voyons aucun, à part les sempiternels écureuils… grosse déception tout de même! A un moment donné, nous entendons un gros boum, derrière nous… C’est juste une énorme pomme de pin qui vient sans doute de chuter de plusieurs dizaines de mètres… Au vu de sa taille démesurée, il valait mieux ne pas se trouver sur son passage ! Les narines encore toutes excitées par les fortes odeurs boisées de cette futaie étonnante, nous reprenons une navette, puis notre voiture pour rejoindre la Vallée du Parc.
14H00 : Il est normalement prévu maintenant de déposer les garçons à Glacier Point pour leur permettre de rejoindre la Vallée, à pied, en suivant Panorama Trail, un sentier magnifique passant par de nombreuses chutes d’eau. Et pendant ce temps-là, ma fille et moi , sommes censées retourner dans la Vallée en voiture, puis aller à pied, à la rencontre des garçons, en suivant la rando nous menant à la chute d’eau Vernall Fall. Oui, mais… l’après-midi est déjà bien entamée, les garçons sont fatigués et l'un d'eux ne compte plus les nombreuses ampoules qu’il a aux pieds ! Tous préfèrent aller se détendre dans la piscine de l’hôtel à El Portal. Aussitôt dit, aussitôt fait… Euh ! Il y a quand même toute cette route 41 à faire pour remonter vers le nord… Vous savez…cette route trèèèèèèèès sinueuse qui n’en finit pas et que mes enfants n’ont pas du tout appréciée la veille! Et bien, ils ne vont pas mieux l’estimer aujourd’hui…
15H00 : Le check-in fait à l’hôtel View Lodge, nous arrivons avec nos valises dans la chambre pour enfiler nos maillots. Là, une grosse déception nous attend : malgré son prix élevé, la pièce est obscure et d’une propreté douteuse…toiles d’araignées en-dessous des lits, sales cheveux plaqués dans chaque recoin de la salle de bain, … des fourmis courent même sur la kitchenette ! Mais, nous n’avons pas le courage de recharger le coffre de la voiture, de retourner nous plaindre à la réception pour ré-emménager dans une autre chambre… (un peu marre tout de même des valises qu’on fait, qu’on transporte, qu’on défait, qu’on refait, qu’on re-transporte, …après 23 jours de voyage !) De toute façon, il paraît que les hôtels du Yosemite ne sont pas terribles… Les lits sont propres, c’est l’essentiel ! Je fais donc contre mauvaise fortune, bon cœur… Mais les enfants sont étonnés de ma réaction… D’habitude, je serais allée rouspéter… Nous partons nous rafraîchir à la piscine… Comme j’aurais dû me douter, son état de propreté ne vaut pas mieux…détritus de feuilles et crème solaire nagent à la surface ! Là, c’en est trop pour moi ! Je reste sagement me reposer à l’ombre, pendant que les enfants, moins vite écœurés, se jettent à l’eau…
16H15 : Je propose aux enfants d’aller faire un tour près de la rivière Merced qui coule au pied de l’hôtel… Ben oui, j’ai quand même chaud, moi, assise près de la piscine, et j’ai bien envie d’aller y mettre les pieds !... Son eau claire m’inspire mieux que celle trouble de la piscine… Oui…mais voilà… le courant à cet endroit m’effraye un peu… Par contre, les enfants inconscients du danger, hésitent beaucoup moins et s’aventurent plus loin que moi. Ils finissent même par s’y baigner totalement, sous l’œil mi-amusé, mi-ahuri, voire désapprobateur des clients de l’hôtel, accoudés au balcon de leur chambre. Ma fille est la première à être emportée par le courant… Les deux autres suivent sous prétexte d’aider leur sœur à rejoindre la berge. Finalement, après s’être bien amusés, mais aussi s’être faits éraflés par les rochers, ils regagnent le bord et constatent leurs ecchymoses en rigolant… A posteriori, attirer les enfants ici, n’était pas du tout une bonne idée. C’était trop dangereux : ils auraient pu se cogner la tête contre un gros rocher et se noyer… J’en frémis rien qu’à l’idée ! Eux, bien évidemment disent que j’exagère et qu’à aucun moment, ils ne se sont sentis en danger, et qu’ils ont passé un très bon moment bien excitant…
17h45 : Nous reprenons la voiture, direction Curry Village situé tout au fond de la Vallée du Yosemite. Arrivés au niveau de Sentinel Beach, une plage située sur la Merced River, au cœur de la Vallée, on s’y arrête de manière à prendre quelques photos… et tout d’un coup, dans les fourrés, j’aperçois un…ours. Je crie OURS mais les enfants croient d’abord à une blague, avant de l’apercevoir. Il faut dire que notre moisson de photos concernant la faune locale est plutôt maigre : des lapins, des écureuils de tous types, des lézards, des biches et cerfs mulets, et… c’est tout ! Point de bisons près de Zion, ni de scorpions ou de serpents à sonnette à la Wave, ni de pumas dans Mariposa Grove, ni de mouflons dans Capitol Reef, ni de bip-bip à Death Valley, ni de ratons laveurs pourtant si fréquents le soir sur le parking de l’hôtel d’El Portal, pas de pélicans et peu d’éléphants de mer sur la côte pacifique, pas de coyotes, ni de chiens de prairies, ni de marmottes… A croire que nous n’avons pas randonner ! Enfin, bref… Je crie OURS… Certes, ce n’est pas une ééééénorme bête, il ressemble à un très gros ourson. Mais le temps de l’entrevoir, il s’écarte déjà et s’enfonce à l’abri des regards, dans les buissons. Il faut qu’on le poursuive un peu pour le prendre en photo. Nous sommes les seuls à l’avoir vu à cet endroit. Là, nous sommes impressionnés. C’est donc bien vrai qu’ils osent s’approcher si près du centre de la Vallée, à quelques mètres seulement de la route principale! Notre série de photos vient de s’étoffer d’un animal supplémentaire, et non des moindres : un ours en totale liberté… un peu flou tout de même !
Presque 19H00 : Après avoir garé la voiture à Curry Village, et pris une navette, nous entamons la rando (5Km/3H A-R) censée nous conduire au sommet de la chute d’eau Vernall Fall. Nous croisons beaucoup de personnes qui en reviennent. Elles doivent sûrement penser qu’il est vraiment saugrenu de commencer une promenade à pareille heure… Elles ont sans doute raison. L’avantage, c’est qu’il ne fait pas trop chaud et que bien vite, nous sommes pratiquement seuls… Nous ne devrons pas suivre un chapelet de personnes s’égrenant une à une sur les marches. Le désavantage, c’est que le soleil qui est entrain de décliner, n’atteint plus le sentier et que, par conséquent, nos photos risquent de manquer de luminosité. Quoiqu’il en soit, ma fille et moi, laissons partir en avant, les garçons qui marchent d’un pas bien plus rapide que le nôtre, en leur disant de ne pas nous attendre. Nous nous arrêterons sans doute au pont enjambant la rivière Merced, qui offre déjà un beau panorama sur la cascade. Mais arrivées à la passerelle en bois, nous ne sommes pas fatiguées et la nuit est loin de tomber. Nous poursuivons alors d’un pas alerte et atteignons la partie la plus difficile de la rando, à savoir les marches étroites et glissantes car mouillées à cause des retombées de la cascade. Finalement, nous rattrapons les garçons occupés à mitrailler l’épaisse chute d’eau de 97 mètres, tombant verticalement de la falaise, en projetant de légers embruns, dans un vacarme terriblement assourdissant. Le spectacle est de toute beauté…même sans soleil ! Nous ne sommes plus très loin du sommet, mais il est plus prudent de rebrousser chemin et de rentrer, car maintenant, le soleil est couché et la pénombre s’installe peu à peu… De fait, la nuit succède rapidement au jour, bien avant que nous n’atteignons la Vallée. Nous avançons maintenant en appréhendant une éventuelle rencontre inopinée avec un ours… Cela rajoute du piment à la marche et nous procure une dose suffisante d’adrénaline nous permettant d’avancer à toute allure sans jamais penser à la fatigue.
21H00 : Avec un autre groupe de retardataires, nous courons attraper une des navettes qui circulent encore jusque 22H00… Je viens de battre un record : j’ai fait l’aller-retour de cette rando en 2H00… C’était la dernière excursion du périple. Elle reste aussi un de nos excellents souvenirs ! A présent, il nous faut songer au souper. Les restos du parc n’étant pas bien côtés, nous nous contentons d’acheter au General Store, quatre plats surgelés que nous réchaufferons dans le micro-ondes de notre chambre. Cela nous permettra aussi de gagner du temps, car ce soir, il nous faut vider complètement la voiture et préparer toutes les valises en prévision du retour en avion… Il est nécessaire de répartir toutes nos affaires, uniformément entre nos différents sacs ! Cela nous prendra quand même 1H30 ! La connexion internet étant peu probante (un mauvais point supplémentaire pour cet hôtel à bannir résolument !), il nous sera impossible de confirmer le vol du retour…
Lundi 20/7 : Retour à S.F. par Tiburon , Sausalito, Golden Gate Bridge ; Nuit dans l’avion
Voici ce qui était prévu au planning (290 Mi-460 Km) - Tiburon et Sausalito - décollage à 18H50 (S.F.-Londres- Bruxelles)
Voici ce que nous avons fait
8H45 : Après une courte nuit, nous quittons l’hôtel pour rejoindre San Francisco, par la route 140 moins sinueuse et donc beaucoup plus roulante que la route 120. Nous passons par Mariposa, une petite ville style western, de l’ex-ruée vers l’or, puis montons sur l’autoroute. Nous nous arrêtons sur le parking d’une chaîne de motels où gratuitement, nous pouvons profiter de la connexion internet. Nous validons enfin notre inscription pour le vol du retour et choisissons nos sièges dans l’avion. Etant pratiquement les derniers à nous enregistrer, nous n’avons guère d’alternative… Maintenant, ça en est fini des grands espaces vierges, des paysages grandioses, des longues routes solitaires, des voies rectilignes à l’infini… nous rencontrons du monde, de la circulation intense, des ralentissements, des feux… bref, la civilisation ! Quel dommage...nous étions bien, reculés au bout du monde ! Nous passons par le nord de San Francisco et allons admirer l’époustouflant point de vue Muir Beach Overlook dominant des falaises plongeant dans l’Océan Pacifique. Pour cela, nous sommes obligés de nous couvrir chaudement : la température atteint un petit 15°C et un vent glacial nous transperce jusqu’aux os… Nous avons retrouvé le temps typique de San Francisco noyée sous la brume… Nous empruntons une route panoramique nous élevant jusqu’à Muir Woods, une autre forêt de séquoias géants vieux de 1000 ans, encore plus hauts, mais moins larges que ceux du parc Yosemite. En redescendant, nous longeons la baie de San Francisco, du côté de Sausalito, un ancien village de pêcheurs envahi par les maisons flottantes (house boats) excentriques des hippies, dans les années soixante, et devenu à présent, le havre de nombreux milliardaires occupant de très grosses villas flottant sur l’eau.
15H00 : Il est l’heure maintenant de regagner l’aéroport, d’où notre avion pour Londres décolle à 18H50. Une dernière fois, nous passons sur le Golden Gate Bridge enveloppé d’un épais brouillard. A notre arrivée, il y a 24 jours, nous avions eu la chance de le découvrir sous un franc soleil… Le long de l’autoroute, nous croisons une voiture en feu et des pompiers à l’action pour l’éteindre ! Nous arrivons à l’aéroport bien en avance… La remise de la voiture de location chez Alamo se fait en 1 minute, le temps pour eux de scanner le code-barres collé sur le pare-brise… Nous prenons tout notre temps pour sortir nos valises du coffre et ne rien oublier dans les différentes boites de rangements… Nous jetons nos derniers déchets et abandonnons lâchement notre glacière qui, durant ce voyage à travers des contrées brûlantes, s’est révélée être très efficace pour réfrigérer boissons et pique-niques.
18H50 : L’avion décolle à l’heure. Les dix heures de vol se déroulent sans problème, le temps de souper, de somnoler et de visionner de nombreux films… Il est quand même difficile de dormir profondément !
Mardi 21/7 : Arrivée à Bruxelles, via Londres
Un petit déjeuner nous est servi à 3H00 du matin, heure californienne, qui correspond à 11H00, heure londonienne ou midi, heure belge. Nous atterrissons à Londres, comme prévu, à 13H00. Le temps de descendre de l’avion, de subir les nombreux contrôles, nous devons galoper dans les couloirs d’Heathrow pour attraper notre correspondance pour Bruxelles partant à 14H00. Une heure, c’est vraiment court !! Nous arrivons enfin à Bruxelles à 15H40, heure londonienne, c.-à-d 16H40, heure belge. Et nos bagages suivent aussi… Quel miracle! Quand je vois la course que nous, nous avons dû faire à Londres! Mais un de nos sacs est éventré ! Décidément, British Airways nous gâte ! Après inspection, nous constaterons qu’il ne manque qu’une paire de tongs ! Notre gentil voisin est déjà là pour nous ramener à la maison !
Voilà, notre long périple dans le Sud-ouest américain est déjà terminé. Ces 25 jours vécus intensément du lever au coucher de soleil, sont pourtant passés beaucoup trop vite, et nous n’avons qu’une envie : celle d’y retourner le plus vite possible… Nous avons vu tant de beaux paysages, mais nous savons aussi qu’il y en a encore tellement d’autres à découvrir… En attendant, pour me replonger dans l’ambiance du Far West, il me reste encore beaucoup de photos à visionner puis à trier… et ce carnet que j’ai pris beaucoup de plaisir à rédiger, et que plus tard, quand la mémoire me jouera des tours, je relirai sans doute avec une certaine nostalgie… La dernière étape pour rendre ce carnet plus vivant, sera l'ajout de quelques photos... Mais ce ne sera pas pour tout de suite!
Conclusion
Les randos (de min. 4 Km) les plus appréciées, très différentes les unes des autres, citées suivant l’itinéraire : Dans le Grand Canyon : South Kaibab Trail jusque Cedar Ridge (4, 5 Km/2-3 H) Dans CBN (Vermillon Cliffs) : The Wave (8, 4 Km/4-6 H) Dans Arches N.P. : Delicat Arch Trail (4, 8 Km/2 H30) Dans Rafael Desert : Little Wild Horse Canyon (= slot canyon) (4Km/2 H) Dans Bryce Canyon N.P. : Navajo Loop + Queen’s Garden (au milieu des hoodoos)(4, 8 Km/ 3 H) Dans Zion N.P. : The Narrows (marche dans le lit de la Virgin River) Dans Yosemite N .P. : Vernall Fall (chute d’eau) (5 Km/3 H)
Nos préférences, toutes activités confondues : Pour moi : 1. Rando the Wave 2. Bryce Canyon N.P. 3. Vol en avion de 3 H à partir de Moab 4. Monument Valley 5. Rando The Narrows(Zion) / Dead Horse Point
Pour mon aîné: 1. Vol en avion de 3 H à partir de Moab 2. Bryce Canyon N.P. 3. Rando The Narrows(Zion) 4. San Francisco 5. Arches N.P./ Little Colorado
Pour mon autre fils : 1. Vol en avion de 3 H à partir de Moab 2. Rando the Wave 3. San Francisco / Las Vegas 4. Bryce Canyon N.P. 5. Rando The Narrows(Zion) / Rando South Kaibab Trail jusque Cedar Ridge (Grand Canyon )
Pour ma fille: 1. Rando The Narrows(Zion) 2. Alcatraz / Las Vegas / Universal Studio 3. Monument Valley / Rando the Wave/ Rando Little Wild Horse Canyon 4. Les outlets 5. Venice Beach
Les visites dont on aurait pu se passer: Santa Monica ( Venice Beach peut suffire) Route 66 ( sauf Oatman qu’il faut visiter!) Alstrom Point (trop loin, même si le point de vue est superbe !) Muley Point, sur la route 95 (semblable à Gooseneck) Valley of the Gods (à faire de préférence avant Monument Valley pour mieux l'apprécier) Onion Creek Road (près de Moab) ( moins" fun" que prévu par manque d’eau) Devil’s Garden (fort semblable à Goblin Valley) Capitol Reef (impression mitigée, mais le soleil était absent et nous avions le ventre vide !)
Vol British Airways : Impression très mitigée : un vol non enregistré, 2H de retard à l’embarquement, un sac éventré
Location de voiture avec Alamo : Aucun problème sauf le fait d’obtenir difficilement un SUV 4WD
Hôtel à proscrire : Le View Lodge, à El Portal (près du Yosemite N.P.) : cher et sale
Je vous livre, ici, la fin de notre voyage à travers le Sud-Ouest américain qui s'est déroulé du 27/06/2009 au 21/07/2009. Il s'agit des étapes suivantes : Bryce Canyon – Zion – Las Vegas – Death Valley – Yosemite – San Francisco
Vous pouvez retrouver la première partie concernant les étapes: San Francisco – Côte Pacifique – Los Angeles – Grand Canyon – Page – Monument Valley – Moab – Torrey – Bryce Canyon sur le post suivant: voyageforum.com/...ere_partie_D2800143/
Lundi 13/7 : Bryce Canyon N.P. ; Nuit Bryce Canyon N.P
Voici ce qui était prévu au planning (65 Km) Bryce Canyon N.P. (sunrise à 6h05 et sunset à 20H50)
Voici ce que nous avons fait 5H30 : Réveil matinal pour assister au lever de soleil prévu à 6H05. Brr… il fait 10°C… Le gros pull est de rigueur ! Nous sommes en altitude… (2500m.) La pénombre (ou la précipitation !) nous fait rater l’embranchement pour Sunrise Point… Demi-tour et arrivés au parking, nous voyons plusieurs personnes se presser vers le point de vue. Nous accélérons donc le pas en nous demandant combien on va être là-haut… Et bien, non, l’endroit n’est pas noir de monde… Nous sommes peu nombreux à avoir eu le courage de nous être levés si tôt, et donc on ne se bouscule pas pour être aux premières loges ! D’ici, nous dominons une sorte d’amphithéâtre. Ce parc est une vraie merveille ne ressemblant à aucun autre : des milliers de colonnes rocheuses érodées (des hoodoos, traduits très poétiquement par cheminées de fées) serrées les unes contre les autres, semblables à des soldats au garde à vous… Un émouvant chef d’œuvre de la nature : bien qu’en ayant vu de nombreuses photos avant de partir, j’en reste bouche bée ! Et le spectacle ne fait que commencer… Finalement, nous nous sommes pressés pour rien et aurions pu rester plus longtemps au lit car le soleil ne va pointer le bout de son nez qu’une demi-heure plus tard (une demi-heure pendant laquelle d’ailleurs arrive une multitude de photographes). Et alors la magie opère : toutes ces colonnes de calcaire s’éclairent peu à peu et prennent des teintes cuivrées lumineuses allant du rouge au blanc crème en passant par le jaune, l’orange, le saumon, et même le violet… Ces couleurs très photogéniques sont rehaussées par le bleu du ciel et le vert des nombreux pins disséminés parmi les hoodoos… J’imagine la beauté de ce lieu en hiver lorsqu’il est recouvert d’un blanc manteau ! Ce parc, avec tous ses dégradés de nuances, est franchement mon favori !
7H30 : Nous retournons au Ruby’s Inn, non sans avoir croisé des familles de cervidés broutant dans les prairies encore nimbées de brume et bordant la route… Ce n’est pas vraiment ce qu’il était prévu (puisque je croyais randonner dès poltron minet) mais nous devons récupérer ma fille qui a préféré faire la grasse matinée aujourd’hui… Elle ne sait pas ce qu’elle vient de rater ! Nous en profitons aussi pour déjeuner et préparer nos sacs à dos. Euh !... certains repiqueront aussi un petit roupillon !
10h00 : Nous nous remettons en route : direction cette fois-ci, Sunset point. Non pas pour déjà assister au coucher de soleil, mais pour entamer une rando qui démarre depuis cet endroit. Il s’agit de Navajo Loop Trail suivi de Queen’s Garden Trail, soit une boucle de 4, 8 Km nous permettant de descendre entre les pitons rocheux, au cœur même du gigantesque amphithéâtre.
Cette balade est impérative si on veut se rendre compte de la hauteur de ces magnifiques colonnes pouvant atteindre des dizaines de mètres ! Les pins à côté, pourtant majestueux, semblent minuscules. La descente tracée en lacets, est facile et offre de splendides panoramas. Il est dommage seulement qu’à cette heure, il y ait beaucoup de monde… Cela ressemble un peu à une procession !... ou à un chemin de croix pour certains !... En effet, nous croisons beaucoup de personnes parties plus tôt et dans l’autre sens (ou faisant simplement un aller-retour), semblant souffrir pour remonter le Navajo loop Trail assez pentu. Il est de loin préférable de remonter vers la rim en empruntant le Queen’s Garden Trail dont la pente est beaucoup plus douce. Heureusement, plus on avance et plus on se retrouve seul. Nous rencontrons des dizaines d’écureuils chapardeurs, et d’adorables chipmunks (des tamias), ces petites bêtes ayant inspiré Disney pour ses personnages de Tic et Tac… Il est difficile de résister à leur donner à manger ! Et pourtant, l’amende est sévère si un Ranger vous surprend en train de le faire…
14H00 : Nous sommes remontés sur la Rim, au Sunrise Point. Là, nous pique niquons au General Store. Puis les garçons partent, rechercher la voiture laissée à Sunset Point, en longeant la rim à pied. (La navette circulant dans le parc, n’est pas pratique : elle nous aurait obligés à faire tout le tour !)
15H00 : Retour au Ruby’s inn pour un repos bien mérité. Deux d'entre nous vont s’éclater à la piscine pendant que mon fils, lui, essaye consciencieusement de réparer l’appareil photo qui s’est malencontreusement étalé par terre et dont l’objectif reste résolument calé… Ce sera vain… Il finira à la poubelle ! Ce n’était pas un coûteux appareil ultra performant (il faisait notamment de laides photos de nuit) mais il n’était pas vieux…
17h00 : Retour au parc. Nous parcourons les 18 miles de la Scenic Drive qui permet d’accéder à de nombreux autres points de vue. Inspiration Point et Bryce Point surtout, dominant eux aussi l’amphithéâtre des hoodoos, sont sans aucun doute les plus beaux… merveilleux, magiques, gigantesques…. Dame Nature a quand même prodigieusement bien travaillé ! Les autres points de vue situés plus loin, sont nettement moins impressionnants, sauf peut-être celui de Natural Bridge qui est une arche sur une falaise et que l’on surplombe depuis le promontoire. Mais il est complètement dans l’ombre à cette heure-ci. Bizarrement, à de nombreux arrêts, rodent de grands corbeaux noirs un peu effrayants (peut-être parce qu’ils me font penser à ceux d’Hitchcock…) mais bon ils n’ont encore attaqué personne ! Sinon ça se saurait… hein !
Fin de journée, nous sommes de retour à Sunset Point pour y admirer, comme de bien entendu, le coucher de soleil. Mais le soleil nous semble encore bien haut, alors nous décidons de retourner d’abord au Ruby’s Inn pour passer la voiture au car wash. En effet, notre Dodge Durango dénote un peu sur les parkings… Il faut dire qu’il en a vu, des pistes depuis quelques jours ! La terre rouge caractéristique du Sud-Ouest américain est tellement incrustée dans la carrosserie que nous n’arrivons pas à l’en détacher en la frottant à la main ! On ne peut décemment pas le rendre dans cet état au comptoir d’Alamo (je crois que j’ai plus de scrupule qu’eux !) La tâche accomplie, nous retournons une dernière fois à Sunset Point, mais nous avons mal jugé de la course du soleil… Et quand nous y arrivons, seuls quelques derniers rayons éclairent encore les hoodoos ! Trop tard… nous sommes arrivés trop tard !... Je peste un peu !... beaucoup même !... Je le savais pourtant qu’il faut toujours arriver sur les sites bien avant l’heure prévue. Je me consolerai en allant déguster un bon repas au Bryce Canyon Pines qui est un resto situé à 6 miles de l’entrée du parc. Ne pas oublier d’y goûter en dessert, une de leurs nombreuses et réputées pies !
Mardi 14/7 : Tropic (Bryce Canyon N.P.) –Zion N.P. –Las Vegas ; Nuit à Las Vegas
Voici ce qui était prévu au planning (290Mi-460 Km) Arrêts à : - Red Canyon - Cedar Breaks N.M. - Springdale ( Zion N.P.) - Valley of Fire S.P. ( à faire fin de journée, sunset à 20h00))
Voici ce que nous avons fait 9H00 : Départ du Ruby’s Inn et route vers Las Vegas, très attendue par les garçons! Las Vegas…pas la route! Celle-ci pourtant vaut le coup d’œil… Bien vite, nous traversons un petit parc, le Red Canyon S.P., dont les hoodoos nous donnent un arrière goût très agréable de Bryce Canyon… Les experts y recommandent la rando Pink Ledges Trail. Mais bien qu’elle soit courte, nous n’avons pas le temps de nous y arrêter…
Passé Mont Carmel Jonction, nous progressons vers l’ouest en empruntant la route 9. Sur une longue ligne droite, nous longeons un élevage de bisons. Mais ceux-ci sont bien trop loin, au bout du champ, que pour être vus correctement… Il faudrait aller au Yellowstone pour en observer de vrais spécimens en liberté (mais vu son éloignement par rapport au trajet planifié, j’ai raisonnablement renoncé à visiter ce parc cette année)… ou aller au zoo pour les admirer de près, lâche ironiquement Virginie ! Euh, ce n’est pas pareil !!
A l’approche du parc de Zion, la route est goudronnée en rouge pour se fondre dans le paysage (là il n’y a rien à redire : pour le show, ils sont forts ces Américains !!), et devient même une véritable route scénique. Passé l’entrée Est de Zion, le paysage est de toute beauté avec ses roches blanches, rouges, jaunes, aux formes multiples, se détachant dans le ciel bleu azur… Certaines font penser à des "choutes" de crème glacée au goût vanille, melon, fraise ou framboise !! Malheureusement, il n’y a pas beaucoup d’arrêts prévus pour photographier ces tableaux… Juste avant un long tunnel très étroit, nous prenons la seule place vacante, laissée par une voiture venant de quitter le petit parking. D’ici, démarre la rando qui suit un sentier facile d’accès, le Canyon Overlook Trail (1Mi/1H A-R). Nous longeons un canyon creusé par une rivière, puis débouchons sur un promontoire rocheux découvrant une impressionnante vue panoramique sur le canyon de Zion et ses pics découpés.
Nous remontons en voiture et devons attendre une dizaine de minutes pour pouvoir, à notre tour, traverser le long tunnel étroit (tellement étroit que le passage des voitures se fait en sens alterné, d’où l’attente !). Puis les lacets de la route 9 nous descendent vers le canyon de Zion. Nous nous garons au parking bondé du Visitor Center du parc, non sans mal (nous devrons tourner plusieurs fois pour trouver une place…). Ouf … nous ne devons pas rejoindre Springdale et reprendre une navette supplémentaire nous ramenant ici. Sinon… quelle perte de temps… et le temps, en vacances, est précieux, d’autant plus dans un périple comme celui-ci où il y a tant à voir… Nous prenons nos sacs à dos et sautons dans la navette obligatoire, empruntant la Zion Canyon Scenic Drive. Cette route en cul de sac, de 10 km, se trouve au creux d’une profonde entaille creusée par la Virgin River. Nous longeons donc cette rivière et de monumentale falaises dressées de chaque coté de la route. Le chauffeur de la navette commente régulièrement les lieux que nous traversons et annonce les différents arrêts possibles… tout cela d’un ton engourdi, pas très convaincant, le discours étant sans doute devenu trop routinier pour lui ! Le bougre, il va finir par nous emmener dans sa torpeur !! Allez hop, arrêt 4 : nous descendons pour aller diner au Lodge équipé d’un snack bar. Il est installé au milieu d’une vaste prairie baignée de soleil, invitant au farniente et profite d’un cadre magnifique. Oui, mais nous ne sommes pas là pour dormir…
Il est déjà 13H30… Les hamburgers avalés (étonnamment bons et pas trop chers), nous reprenons une navette pour cette fois aller jusqu’au terminus de la Scenic Drive, Temple of Sinawava. De là, nous suivons à pied le Riverside Walk longeant la Virgin River et nous menant au Narrows, un étroit canyon formé d’immenses parois de grès, qui va en se rétrécissant. C’est ici que nous sommes amenés à marcher dans le lit de la rivière… Nous troquons donc nos souliers de marche contre des sandales d’eau en toile caoutchoutée. En chemin, j’ai remarqué que plusieurs personnes rentrant de la balade, étaient équipées de grosses bottines spéciales en néoprène, louées pour l’occasion… J’espère que l’eau n’est pas trop froide et que nos simples sandales vont suffire ! Nous retroussons nos pantalons… et nous voilà partis… La rivière n’est absolument pas glacée. Nous sommes munis de hauts bâtons de bois ramassés quelques jours plus tôt. Ils nous servent à sonder le terrain et ainsi éviter de tomber dans un trou… En effet l’eau trouble, légèrement boueuse, empêche toute visibilité suffisante. Alors au début, nous progressons lentement, de peur de nous mouiller… Puis finalement, nous comprenons que si nous voulons dépasser la foule massée au départ, il va falloir aller plus loin, là où le niveau de l’eau est plus conséquent ! Très vite les filles finissent par avoir de l’eau jusqu’ à la taille… Les garçons étant plus grands, s’en sortent mieux. Avant qu’une catastrophe n’arrive, nous nous dépêchons de transférer toutes les affaires de nos sacs à dos dans un sac poubelle que j’avais pris soin d’emporter. Mine de rien, le courant nous déstabilise facilement. Nous n’avançons pas très vite, surtout que le lit de la rivière est constitué de gros cailloux sur lesquels viennent butter nos orteils ! Cette rando qui ne devait durer au départ qu’une demi-heure, va se prolonger bien plus que prévu ! En effet, nous trouvons cela très plaisant et très rafraîchissant ! De plus, le paysage est grandiose : les falaises nous surplombent et le canyon devient de plus en plus étroit au fur et à mesure de notre progression. Et il n’y a plus grand monde.
A 16H30, nous rebroussons chemin à regret. Nous aurions bien continué mais encore une fois, le temps nous manque : ce soir, nous dormons à Las Vegas ! Et rien qu’à cette idée, les enfants se sentent soudain pousser des ailes… Le retour se fait à la vitesse éclair, surtout que maintenant nous connaissons le terrain. Cette balade très ludique et divertissante (que de fous rires !) fut un vrai coup de cœur pour tous les quatre et restera un de nos meilleurs souvenirs. Revenus sur le Riverside Walk, nous ne trainons pas mais nous nous arrêtons quand même auprès d’un couple de cerf et biche – mulet (aux grandes oreilles). Nos pantalons sont déjà secs. La fatigue et la voix toujours aussi soporifique du conducteur de la navette nous ramenant au parking, nous emportent quelques instants dans les bras de Morphée !
Il est déjà passé 18H30 quand la navette nous dépose auprès de notre voiture. Là, je me dis que, bien que nous allons gagner 1H en rentrant sur le territoire du Nevada, nous allons louper le coucher de soleil à Valley of Fire S.P. Nous reprenons donc la route sans tarder, dans l’espoir de pouvoir quand même bénéficier des derniers rayons de lumière dans ce petit parc situé à une cinquantaine de miles avant Las Vegas. Enfin, pour dire toute la vérité, je suis bien la seule à avoir envie de découvrir cet endroit… Les enfants commencent à en avoir assez des roches rouges… Et, malgré ma description émoustillante du lieu, ils préfèrent de loin filer d’une traite vers Las Vegas… D’ailleurs, pour être en forme ce soir, mon fils qui d'habitude prend le volant décide de dormir durant les 2H30 que dure le trajet, et passe le volant à son frère qui ne demande pas mieux !! Ainsi tout le monde est content… même moi qui ne perds pas espoir de pouvoir encore les convaincre…
La route 9 dominée par les roches déchiquetées est toujours très belle. Elle traverse une succession de petits bourgs mormons. Le Trading Post de Virgin est aménagé en Fort, comme au temps des tuniques bleues de la cavalerie attaquant les tribus indiennes Apaches, Sioux ou autres… On se croirait revenu à l’époque de la ruée vers l’or… même les chariots bâchés des pionniers américains à la conquête du Far West sont encore là ! C’est très cliché mais ça vaut bien une petite photo-souvenir !
Nous ne tardons pas à monter sur l’autoroute, direction Las Vegas. Nous suivons toujours la Virgin River et sommes entourés de splendides montagnes rouges puis blanches ou grises. Le cadre est superbe… Nous arrivons à l’embranchement menant au parc de Valley of Fire… Mais là, il faut bien que je me rende à l’évidence : le soleil se couche derrière les sommets. Il est vraiment trop tard pour faire ce détour par ce parc dont les concrétions de grès rouge prennent paraît-il d’extraordinaires couleurs au coucher de soleil… Bon, ça sera pour une prochaine fois !! De toute façon, je le savais qu’il serait difficile de combiner, sur une même journée, la visite de ce parc avec celle de Zion.
Nous sommes maintenant dans l’Etat du Nevada et le décor change soudain : nous traversons des étendues désertiques pendant des kilomètres jusqu’à ce que… mon fils se réveille et décide de reprendre le volant. Il veut être aux premières loges à l’arrivée sur La s Vegas. Et soudain, un océan de lumières surgit dans la nuit noire… Las Vegas brille de mille feux. C’est impressionnant. On distingue déjà très bien la Stratosphère (haute tour de 350m) et pourtant il nous reste encore 20 miles de route à faire avant de rejoindre le cœur de cette ville qui ne dort jamais ! Les enfants sont tout excités mais l’enchantement va vite disparaître… A l’entrée de la ville, de formidables bouchons nous attendent. L’autoroute parallèle au Strip, fait que nous longeons les derrières de tous les immenses hôtels-casinos. Pour couronner le tout, nous nous trompons de sortie (seule erreur sur plus de 7000 Km, sans GPS) et finalement nous mettons 1H pour rejoindre notre hôtel, le Signature at MGM. Là, nickel… le valet prend en charge la voiture et les bagages.
Mais une deuxième déconvenue ne tarde pas à arriver. La chambre qu’on nous a attribuée n’est pas à la hauteur de nos espérances. D’abord elle n’est qu’au 8ème étage mais surtout les garçons, qui croyaient goûter à un certain faste ici, se rendent compte qu’ils vont devoir dormir sur un canapé-lit bien trop court pour leurs grandes guiboles. C’est un comble… car jusqu’ici nous avons toujours eu des chambres à deux queen-beds. Ni une ni deux, nous redescendons à la réception exposer nos doléances, mais on nous explique que même en prenant une suite à deux pièces, le 2ème lit sera aussi un canapé-lit ! En réservant avant de partir, je n’avais pas compris ce « détail » … Trop tard, la chambre a déjà été facturée depuis longtemps… il est impossible de changer d’hôtel. J’envisage alors de prendre une chambre supplémentaire mais vu le prix demandé et le peu de temps qu’on y reste, les garçons refusent cette solution. En compensation, la réceptionniste nous alloue une chambre au dernier étage (le 38ème)… Au moins, on aura une vue ! A part ça, la chambre est très grande et très luxueuse, avec un coin kitchenette ultramoderne et une salle de bain grandiose avec douche et jacuzzi 2 places séparés… De ce côté-là, rien à redire ! C’est la classe…
Finalement, il est déjà passé 22H00 quand nous rejoignons le Strip à pied. Il fait encore chaud… et tous les buffets ont déjà fermé leurs portes. On se contente d’un truc rapide, « dégeu » et pourtant cher, au Paris… Bon, ben Las Vegas jusqu’à présent… ce n’est pas trop ce qu’on avait imaginé ! Pour ne pas aller dormir là-dessus (et puis aussi parce que ma fille s’est parée de ses plus beaux atours… les étiquettes de ses nouveaux vêtements ont volé dans toute la chambre…), nous décidons d’arpenter un peu ce Strip et d’admirer tous ses hôtels-casinos aux néons clignotant et à l’architecture démente. C’est vrai… tous ces immenses complexes sont féériques et donnent un bel aperçu de la mégalomanie américaine. Le Paris, vu de l’extérieur, est plutôt réussi avec son ensemble de monuments représentant la capitale française et à l’intérieur, son casino a des allures de rues parisiennes, sous un ciel bleu en permanence qui nous fait oublier qu’il fait déjà nuit dehors. J’y vois même le Palais des Glaces de Versailles ! Pas mal… Nous poussons jusqu’au Bellagio et regardons le spectacle magistral des jets d’eaux dansant sur fond musical. L’intérieur de cet hôtel tout en marbre luisant est aussi très luxueux. Nous continuons jusqu’au Caesars Palace à l’allure de Rome antique avec ses statues et fontaines colossales, ainsi que sa galerie commerciale monumentale fermée pour l’heure. Les garçons perdent leurs premiers $ dans les « bandits manchots »du Planet Hollywood. Les salles de jeux avec leurs centaines de machines à sous, tables de poker, black jack etc.… sont immenses… à s’y perdre ! Mais que de mètres parcourus… Mes jambes n’en peuvent plus ! Je finis par marcher pieds nus… En rentrant, nous passons par le New York-New York à la façade constituée de buildings avec en plus le pont de Brooklyn, la Statue de la Liberté, le tout traversé par un immense grand-huit. Encore quelques $ de perdus… et direction le lit. Mais pour y arriver, il nous faut traverser les longs couloirs démesurés du MGM… Heureusement, quelques tapis roulants nous facilitent la tâche. Passée la porte de notre chambre, je m’écroule de fatigue sur le lit hyper moelleux… Les autres n’en mènent pas large non plus ! Normal… il est 2H00 du matin… Il me faudra beaucoup de courage pour m’en extirper et aller m’allonger dans le jacuzzi !
Mercredi 15/7 : Las Vegas ; Nuit à Las Vegas
Voici ce qui était prévu au planning Visite de Las Vegas
Voici ce que nous avons fait 10H45 : Nous décollons seulement de la chambre… Bizarre… pour une fois, les enfants sont prêts avant moi. Je ne les ai jamais vus aussi motivés le matin… Nous avons compris la leçon : ce Strip tout en longueur n’en finit pas… Cette fois, nous allons épargner nos pieds. Nous récupérons notre voiture et allons « butiner » les casinos en nous garant dans leurs « self parks » gratuits. Nous en voyons les principaux, chacun rivalisant d’originalité avec son voisin. L’un d’eux retient particulièrement notre attention, le Venetian. On s’y croirait à Venise ! Tout est là : les canaux, les gondoles, le Pont des Soupirs, le Campanile, le Palais des Doges, … Et à l’intérieur, tout est aussi beau avec la Place St Marc, le plafond peint couleur ciel et les canaux longeant des dizaines de boutiques… C’est d’un réalisme saisissant ! Dehors, il fait très chaud, 35 à 40°… (D’ailleurs nous n’avons jamais vu, en rue, autant de mini-jupes et de décolletés au m² !). Par contre à l’intérieur des hôtels, la clim fonctionne à fond… Les contrastes sont donc surprenants, nous passons régulièrement du four au frigo et du frigo au four ! Bonjour les sinusites ! Parfois, les garçons introduisent quelques pièces de 1 dollar dans les machines à sous… sans jamais gagner le pactole évidemment ! Ma fille, elle, vu son âge (17) ne fait que regarder de loin… Mais ces casinos sont étrangement silencieux. Je m’attendais à entendre des sonneries retentissantes annonçant les jackpots ou le cliquetis des jetons tombant après chaque gain. Mais non, il n’y a plus de pièces !! Je suis un peu déçue… Où est cette ambiance vue dans les films ?
A 13H45, nous allons diner au Spice Market Buffet du Planet Hollywood. Pour 20 dollars seulement par personne, nous pouvons goûter à volonté, aux plats de toutes sortes, aux cuisines de tous pays : viande, poissons, pâtes, plats épicés, … et les desserts offrent une immense variété de choix… Ma fille reviendra même avec une barbe à papa !
L’appareil photo ayant rendu l’âme à Bryce Canyon, nous faisons les boutiques des galeries marchandes pour en racheter un autre. Mais les prix sont plus que surfaits ! Nous allons alors à la sortie de la ville dans un immense Wal-Mart où nous trouvons un petit numérique pas cher, un Panasonic Lumix, mais pas le TZ5 que je désirais. A la tombée du jour, les lumières se mettent à nouveau à scintiller de partout. On est content de notre achat : il est possible de prendre à main levée, de splendides photos de nuit, sans jamais devoir poser l’appareil comme nous devions le faire avec le précédent. Nous assistons aux divers spectacles que les casinos proposent gratuitement, depuis les trottoirs du Strip. Tout d’abord celui du Mirage où, au milieu d’une île tropicale, un grand volcan s’éveille et se met à cracher du feu et de la fumée. Ensuite celui du Treasure Island devant lequel sont amarrés deux bateaux, grandeur nature, qui vont combattre à coups de canon… Le spectacle sexy est bien rodé, digne d’un show à l’américaine, mais il faut aimer… Moi, je trouve ça plutôt vulgaire et en plus nous sommes serrés comme des sardines, tellement il y a du monde ! Les garçons, eux, apprécient… En voiture nous traversons le Strip, direction nord, c'est-à-dire vers Downtown où l’on trouve les plus vieux casinos de Las Vegas. Ici aussi, les néons multicolores brillent, encore bien plus qu’au Time Square de New York. Ici aussi, il y a foule pour assister au spectacle son et lumière de la Fremont Street où la voûte recouvrant la rue s’illumine grâce aux 2 millions d’ampoules installées, en formant des dessins étonnants. En revenant, encore un dernier coup d’œil au spectacle des jets d’eau du Bellagio déjà vu la veille.
Minuit : Nous allons manger un burger près du MGM avant que ma fille et moi retournions sagement dormir à notre hôtel. Les garçons, eux, veulent encore s’essayer aux tables du casino du MGM. En moins de 2H00, ils perdront près de 100€… Heureusement qu’ils en resteront là !
Jeudi 16/7 : Las Vegas - Death Valley N.P .; Nuit à Furnace Creek Ranch (dans Death Valley)
Voici ce qui était prévu au planning (180 Mi-290 Km) - Arret à Red Rock Canyon S.P. ?? - Visite de Death Valley (sunset à 20H10)
Voici ce que nous avons fait Rien de ce qui était prévu !
9H45 : Ma fille et moi sommes debout pour aller voir le complexe de piscines du MGM auquel nous avons accès, du fait de loger au Signature at MGM. Il fait déjà bien chaud mais à cette heure matinale, il n’y a pas encore grand monde. Nous sautons immédiatement dans la rivière artificielle… Que c’est agréable de se laisser emporter par le courant !… Malgré leur rentrée tardive de cette nuit, les garçons nous rejoignent assez vite.
11H15 : douche, valises et check-out vers midi. Nous allons faire un tour au Showcase Mall. Ma fille, comme une enfant, reste ébahie à la boutique M&M’s. Puis nous faisons quelques achats à la nouvelle boutique du Hard Rock Café, située juste à côté. Au passage, nous admirons l’extérieur de l’Excalibur ressemblant à un château féodal, ainsi que l’immense pyramide du Luxor d’inspiration égyptienne. Las Vegas n’a de cesse de se développer… Les nombreux chantiers en construction en sont la preuve… D’autres hôtels-casinos titanesques vont bientôt voir le jour, toujours plus hauts, toujours plus grands…
Nous garons la voiture au self park du Paris pour aller dîner au buffet « Le Village » où pour 19$ par personne, nous pouvons choisir entre des dizaines de plats de chaque région de France, de l’Alsace à la Provence. Le buffet de la veille proposait un choix encore plus vaste et meilleur, mais le cadre ici, est plus original, un peu sorti tout droit du monde de Disneyland.
14H30 : D’après le planning, c’est l’heure de quitter Las Vegas au plus tard, pour rouler jusqu’à la Death Valley et avoir ainsi trois bonnes heures pour visiter, avant le coucher de soleil, cette contrée hostile où la chaleur est étouffante. Oui, mais…les enfants n’ont pas encore eu leur dose de Las Vegas et en réclament davantage… Ma fille voudrait aller aux outlets situés au nord de la ville et les garçons, aller faire un tour au casino du Wynn… C’est donc reparti pour deux bonnes heures supplémentaires… En définitive, les outlets s’avéreront décevants (articles plutôt démodés ou prix relativement chers) et les garçons seront raisonnables en ne misant que la somme reçue en échange de leur inscription comme membre.
17H30 : Nous quittons enfin Las Vegas (les enfants, eux, diraient déjà), non sans être, au préalable, passés au Wal-Mart pour faire à nouveau le plein d’essence et le plein de boissons. Ceci est vraiment indispensable avant de partir maintenant affronter un immense parc situé en plein désert, la Death Valley ou Vallée de la Mort, où la température en été, atteint en moyenne 47°C ! Cette région sèche, brûlante et inhospitalière fut baptisée ainsi au 19ème siècle, par les émigrants venus de l’Est qui la traversaient pour se rendre en Californie, au moment de la ruée vers l’or, et où plusieurs d’entre eux y périrent de soif. De Las Vegas, il faut minimum 2H pour y parvenir ; ce faisant, nous repassons maintenant en Californie. Ça sent la fin du voyage !...Hélas… le compte à rebours pour le retour est déjà enclenché… Le temps donc de faire la route jusque là, il est trop tard pour y assister à un coucher de soleil ou même y distinguer quoique ce soit. Je suis un peu déçue mais je me dis qu’on se rattrapera le lendemain, en se levant suffisamment tôt pour visiter ce parc désertique, avant les heures les plus chaudes de la journée.
C’est donc dans la nuit noire que nous nous dépêchons de faire le check in, à un des deux seuls hôtels ouverts du parc, le Furnace Creek Ranch, une oasis au milieu du désert, et d’aller se restaurer au Forty Niner Café. Mais celui-ci affiche complet. On nous affuble alors d’un badge censé clignoter dès qu’une table se libère. On a beau être au milieu du désert, on utilise ici, des moyens modernes ! Et c’est bien pratique : cela nous permet de nous éloigner un peu et d’aller jusqu’au Trading Post, situé juste à côté, (ceci expliquant peut-être cela !!) pour y faire nos derniers achats-cadeaux. Vingt cinq minutes plus tard, nous sommes attablés mais le repas s’avère être d’un piètre rapport qualité/prix (Normal puisqu’il n’y a pas de concurrence avec d’autres !)
Après être passés par la chambre pour enfiler nos maillots, nous courons jusqu’à l’immense piscine ouverte jusque 23H00 et alimentée par une eau de source à 37° ! On se croirait dans son bain ! Un vrai caldarium, comme aux temps des Romains ! Mais où est donc le frigidarium ?!! Une grosse heure plus tard, en retournant à notre chambre, nous nous extasions devant les milliers d’étoiles constellant le ciel. Dans cet endroit reculé, loin de toutes villes éclairées et de toute pollution, le ciel est suffisamment noir que pour admirer notre galaxie, de la meilleure des façons qu’il soit possible.
Vendredi 17/7 : Death Valley N.P. - Lee Vining ; Nuit à Lee Vining
Voici ce qui était prévu au planning (250 Mi-400 Km) - Visite Death Valley (sunrise à 5H45) - Arrêt à Mammouth Lakes?? - Visite Bodie (ville-fantôme) - Coucher de soleil à Mono Lake (à 20H15)
Voici ce que nous avons fait
Jour de notre plus grande frayeur !
5H30 : Comme prévu, tous (certains en bougonnant!), nous nous levons à l’aurore, pour aller admirer les premiers rayons de soleil à Zabriskie Point, situé à 7Km/10 minutes du Furnace Creek Ranch. Une fois de plus, nous n’y sommes pas nombreux ! Il donne un point de vue sur des canyons, sortes de dunes rocheuses et des formations géologiques multicolores. Il fait déjà 28°C ! Nous poussons la route qui devient très escarpée dans les derniers Km, jusqu’à Dante View, un point de vue panoramique situé sur une montagne, à plus de 1600m. D’ici, nous dominons la Vallée de la Mort. Tout en bas, nous distinguons le bassin de Badwater qui est le point le plus bas des USA (-86m). Mais le ciel est nuageux et la visibilité réduite… De plus, les deux à l’arrière de la voiture se sont rendormis !... Bon, j’ai compris… Je n’insiste pas… Retour à la chambre pour 2 -3 heures de sommeil supplémentaires !
10H30 : Nous partons visiter le Musée Borax consacré à l’exploitation minière (dont le borax) de la vallée, au 19ème siècle. Il est situé dans l’enceinte de l’hôtel. Malheureusement, il est fermé. Tant pis ! De toute façon, nous n’avons plus vraiment le temps… Après le check out, nous empruntons la route 178 vers le sud, jusqu’à Badwater qui est situé à 86 mètres en-dessous du niveau de la mer. Nous marchons quelques instants sur l’immense lit de sel laissé par l’ancien lac qui était ici, il y a 10 000 ans. Maintenant le soleil tape… Il fait 46°C ! Nous courons très vite nous réfugier dans la voiture climatisée ! Sur le retour, nous prenons la courte piste menant à Devil’s Golf Course, vaste étendue de boue séchée dans laquelle s’est cristallisé du sel, en gros blocs déchiquetés. Nous parcourons ensuite Artists Drive, une route étroite à sens unique, sinueuse et offrant de très beaux paysages, notamment au lieu dit « Artist Palette »où la roche prend de remarquables couleurs très variées (rouge, jaune, verte…) selon les différents métaux qu’elle contient. Il fait encore plus chaud : 49°C ! Après être repassés devant le Furnace Creek Ranch, nous remontons vers le nord, vers Stovepipe Wells Village où nous longeons de surprenantes dunes de sable, comme au Sahara… Il fait bien trop chaud que pour envisager de grimper au sommet de l’une d’entre elles ! Pour cela, il aurait fallu arriver dès le lever de soleil… De même que pour randonner dans Mosaic Canyon dont les parois sont, parait-il, recouvertes de marbre blanc.
13H15 : Maintenant, pour sortir du parc, nous mettons le cap sur Lone Pine. Et là, arrive ce qui sera la plus grande frayeur de tout le voyage ! En grimpant au sommet d’une colline, la voiture commence à subir une perte de puissance : on a beau pousser sur l’accélérateur, la voiture n’avance plus très vite… On s’interroge… On se dit que, vu la fournaise dehors, la voiture souffre…mais on ne s’inquiète pas encore ! Un kilomètre plus loin, on s’aperçoit que la jauge d’essence qui indiquait encore ½ plein, commence à descendre brutalement… En quelques secondes, nous sommes au bord de la réserve ! On regarde l’ordinateur de bord indiquant l’autonomie du véhicule… Au départ, nous avions 300 Km d’autonomie et là, on voit les chiffres dégringoler à une allure folle : 1Km à chaque seconde qui passe, alors que nous roulons au ralenti… Le calcul est vite fait : en raison d’une perte d’autonomie de 1Km par seconde écoulée et ayant au départ une autonomie de 300Km, il nous reste 300 secondes c.-à-d. 5 minutes pour trouver une solution ou se retrouver avec un réservoir vide! Paniqué, on s’arrête sur le côté de la route… On se penche en-dessous de la voiture pour constater une éventuelle fuite dans le réservoir… Rien ! Mais l’ordinateur de bord indique toujours une consommation effrénée de carburant… mais on ne roule même plus ! C’est à n’y rien comprendre… Oh secours !! A ce rythme-là, encore quelques secondes et nous serons à sec !! Je me remémore les différents comptes rendus lus sur VF, qui racontent les difficultés rencontrées face aux problèmes de voiture dans la Death Valley, à cause de la chaleur… S’il y a bien un endroit où il ne faut pas tomber en panne, c’est bien ici au milieu de nulle part et par 50°C à l’ombre! Et, il n’y a pas d’ombre ! On essaye de téléphoner à Alamo… Rien… pas de réseau GSM! La prochaine station essence est à plus de 30 Km ! Et pas d’autres voitures à l’horizon ! C’est un peu la panique à bord… On redémarre en se disant que tant qu’à tomber en panne de carburant, autant continuer à avancer au maximum, puisque même à l’arrêt, la voiture consomme quand même… Et ça continue… Pied à fond sur l’accélérateur, on avance à peine à du 40Km/H… Quant à l’autonomie, elle continue à baisser anormalement, toujours à raison de 1Km à chaque seconde qui passe… Tant bien que mal, nous arrivons en haut de la colline, et pour économiser l’essence restante (c.-à-d plus grand chose !), on se laisse descendre dans la vallée sans jamais accélérer. En redescendant, … et par magie, la jauge d’essence remonte, et l’ordinateur de bord fait aussi marche arrière : l’autonomie remonte alors qu’on continue à rouler ! Ouf ! Nous récupérons petit à petit ¼ de plein… On n’y comprend rien ! Mais qu’est ce qu’on est soulagé !
Explication plausible après réflexion: Vu la température extérieure élevée (50°C) au sommet de la colline, l’essence s’est vaporisée dans le réservoir qui n’était pas plein au maximum au départ, ce qui explique la perte de puissance, le manque de carburant et la chute de l’autonomie. Par contre, la température extérieure a chuté sensiblement en redescendant dans la vallée, l’essence s’est alors recondensée. Au final, nous avons quand même perdu ¼ de plein d’essence qui s’est évaporée en pleine nature !
15H00 : Nous nous arrêtons à Lone Pine pour faire le plein d’essence et manger un bout. Puis nous roulons vers Lee Vining tout en longeant la Sierra Nevada dont le point culminant est le Mont Whitney à 4400m. Je finis par m’endormir et quand je me réveille, entre Big Pine et Mammouth Lakes, le paysage est bien différent de celui du matin : nous suivons maintenant une route de montagne entre lacs et forêts de conifères. Tout compte fait, nous avons bien avancé, plus vite que prévu. Nous avons même peut-être encore le temps aujourd’hui, comme c’était prévu, de visiter Bodie, une ville-fantôme du 19ème siècle. Nous traversons donc Mammouth Lakes puis Lee Vining, sans nous y arrêter et nous filons à toute allure, vers Bodie. Mais le temps de faire la piste qui y mène, il est 18H05 quand on se présente à l’entrée de ce petit parc… Pas de chance : l’entrée ferme à 18H00 ! Et un poteau nous en barre l’accès. La voiture qui nous précède, décide de passer…par la sortie… Et après un moment d’hésitation, nous lui emboîtons le pas ! Quelle grave erreur ! Nous sommes vite rattrapés et vertement réprimandés par des Rangers patrouillant là… C’est la première fois que nous avons affaire à eux et franchement, ils ne rigolent pas ! Demi-tour forcé donc et retour à Lee Vining où nous prenons possession de notre chambre au Murphey’s Motel.
19H00 : Nous nous retrouvons dans notre chambre plus tôt que d’habitude. Le temps est couvert, il pleut même quelques gouttes… Cela compromet totalement le coucher de soleil prévu sur le lac Mono Lake et ses concrétions calcaires en forme de cheminées très photogéniques ! Que faire ? Un petit tour sur l’ordi nous apprend que les outlets de Mammouth Lakes restent ouverts aujourd’hui (vendredi) jusque 21H00. Et les garçons sont intéressés par la boutique Ralph Lauren… Nous ne sommes plus à quelques kilomètres près… Nous remontons en voiture et parcourons les 30 miles nous séparant de Mammouth Lakes où nous étions déjà passés 2H00 plus tôt, sans nous y arrêter! Il s’agit d’une grande station de ski (altitude 2300m) située dans la Sierra Nevada et très vivante, été comme hiver. Les garçons y feront de bons achats avantageux et puis nous y souperons aussi. Finalement, il sera presque 23h00 lorsque nous regagnerons notre chambre à Lee Vining !
Samedi 18/7 : Lee Vining - Yosémite N.P. ; Nuit à Oakhurst (au Sud du Yosemite N.P.)
Voici ce qui était prévu au planning (170 Mi-270 km) - Arrêt à Saddlebag Lake - Tioga Pass : rando Tuolumne Meadows (1H30) arrêt à Tenaya Lake Olmsted Point - Visite Vallée Yosémite - Coucher de soleil à Glacier¨Point (à 20H15)
Voici ce que nous avons fait
8H30 : check out et départ de Lee Vining pour Bodie que nous atteignons 40 minutes plus tard. Bodie est une ancienne ville minière très prospère du temps de la ruée vers l’or, au 19ème siècle et qui, comme beaucoup d’autres, fut abandonnée progressivement, au 20ème siècle, quand les filons d’or se sont taris. Plus tard, cette ville-fantôme déjà désertée par beaucoup de ses habitants, fut détruite à 95%, par à un gigantesque incendie. Actuellement, cette ville a été transformée en State Historic Park. L’endroit est bien aménagé, sans être trop restauré, et nous pouvons y voir encore de nombreux bâtiments d’époque tout en bois, toujours debout malgré l’incendie et le temps qui passe, bien que certains soient tout de guingois. L’église semble toujours attendre le révérend et ses fidèles ; les bancs de l’école, les enfants Ingalls et leurs copains ; le saloon, ses filles, les cowboys et les hors-la-loi ; l’hôtel, l’arrivée des diligences et de leurs passagers… Quant à la banque pourtant construite en briques, son coffre-fort ne sera plus dynamité… Tous sont restés dans l’état où ils étaient au moment de la fuite de leurs résidents … C‘est comme si le temps était suspendu… comme si les habitants étaient partis la veille… Et cependant, en visitant cette ville, siège autrefois de bandits et de multiples règlements de comptes, nous faisons un bond en arrière de 100 ans ! C’est un véritable décor de westerns bien émouvant! En outre, l’endroit, bien que loin de tout, n’est judicieusement pas dénaturé par de quelconques restos, cafés ou boutiques-souvenirs… (Ce que beaucoup d’adultes sans doute reprochent à sa consœur, la tant décriée ville-fantôme de Calico trop bien rénovée !... mais que mes enfants regrettent n’avoir pas vue !) Bref, Bodie est un endroit authentique que moi, j’ai beaucoup apprécié, de plus sous un ciel autrement bleu que la veille!
Il est 11H30 quand nous revenons sur Lee Vining où nous faisons le plein d’essence, avant d’entamer la traversée, d’Est en Ouest, du Yosemite N.P, par la Tioga Road, une longue route de 70Mi/110Km fermée de novembre à mai (pour cause de neige). Le Yosemite N.P. est un immense parc, aux paysages alpins (altitude max. 3400 m), logé au cœur de la Sierra Nevada. Avec ses dômes et falaises de granit gris et dur, ses lacs, rivières et cascades majestueuses et ses forêts de séquoias géants, il est bien différent de tous les autres parcs vus précédemment en Utah et en Arizona où la terre et les roches sont rouges, les falaises de sandstone faites de sable fossilisé, beaucoup plus friables et les forêts souvent moins verdoyantes. Quelques miles avant l’entrée Est du parc Yosemite, nous faisons un petit détour par une route grimpant à flanc de montagne, longeant une rivière et aboutissant à un superbe lac , le Saddlebag Lake, situé à 2500m. Au vu des nombreux arbres rongés et jonchant le sol, nous supposons la présence de castors dans le coin !
Nous reprenons la Tioga Road ; les vues sur les cimes encore enneigées de la Sierra Nevada sont saisissantes à cette époque. Nous stoppons à Tuolumne Meadows qui est une vaste prairie subalpine, entourée de dômes majestueux. Nous cachons nos restes de nourriture dans une des grosses boîtes en fer disposées là, à l’abri des ours présents dans ce parc et qui sinon, alléchés par l’odeur, pourraient bien défoncer la voiture pour se servir ! Et nous partons randonner une bonne heure, le long de la rivière Tuolumne. Le sentier est facile et le cadre enchanteur est très reposant !
De retour sur la Tioga Road, nous admirons toujours le paysage montagneux. Les deux arrêts suivants sont obligatoires… le 1er, pour observer le lac Tenaya Lake et ses eaux limpides convoitées par de nombreux baigneurs peu frileux, et le 2ème, pour contempler depuis Olmsted Point, la vue grandiose sur une vallée encaissée et sur le Half Dome, un dôme de granit culminant à 2700m, à la forme de demi-sphère caractéristique, devenu emblème du parc.
15h30 : Nous arrivons aux portes de la Vallée du Yosemite c.-à-d la partie la moins sauvage, la plus aménagée du parc. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elle attire énormément de monde ! Il s’agit d’une ancienne vallée glaciaire : il y a des millions d'années, un glacier colossal a trouvé son chemin et raviné cette étroite vallée, en lissant les parois des montagnes de granit. La première petite balade a pour but de découvrir une chute d’eau de 190 m, la Bridalveil Fall. Certes, elle est plus belle au printemps, quand elle est nourrie par la fonte des neiges, mais à mi-juillet, elle n’est pas encore à sec ! Il parait que l’endroit où se jette la cascade est magnifique, car auréolé de halos de brumes et d’arcs en ciel. Mais pour cela, il faut gravir de nombreux et gros rochers humides et donc hyper glissants… Ma fille et moi, voyant de nombreuses personnes s’étaler et se faire bien mal (quoique dans ce cas-là, quand tu tombes devant un rideau de touristes, tu te relèves gêné, faisant semblant de rien, mais grimaçant de douleur, une fois le dos tourné… Tout un spectacle aussi !), nous restons prudemment en bas, pendant que les garçons plus agiles et donc plus audacieux, grimpent en un rien de temps jusqu’au pied de la cascade… Leurs photos ont, de fait, un cachet que les miennes n’ont pas!
L’arrêt suivant se fait à Valley View qui donne un bel aperçu de l’ensemble de la Vallée du Yosemite. Puis, nous poursuivons la route jusqu’au bout de la Vallée en suivant la Merced River qui coule en son creux. Au Village, il y a beaucoup de trafic et de voitures qui s’entrecroisent dans les différentes directions. Nous nous arrêtons un court instant, le temps d’acheter un sandwich au general store, puis nous entamons la boucle dans l’autre sens. Très vite, nous garons la voiture, pour randonner jusqu’au bas de la chute Lower Yosemite Fall … Bof, elle est un peu asséchée, et surtout elle est dans l’ombre ! En prenant un autre chemin nous permettant un recul suffisant, et en nous retournant, nous pouvons apercevoir l’entièreté de la chute d’eau, les parties Lower(basse) et Upper(haute) ensemble, haute de 740 mètres tout de même, soit 10 fois celles du Niagara!
18h30 : A nouveau en voiture, nous quittons la Vallée et nous dirigeons maintenant vers le Sud, en empruntant la route 41. Juste avant un tunnel, nous nous arrêtons une fois de plus à un point de vue, celui de Tunnel View. D’ici, le panorama sur la Vallée entourée de falaises est impressionnant : nous distinguons très bien au fond, le Half Dome, emblème du parc, dont le glacier a raviné la moitié, et à gauche, l’El Capitan, gigantesque monolithe de granit de 1000 m de haut, mondialement connu des alpinistes chevronnés. Puis nous prenons une route de montagne trèèèès sinueuse, en cul-de-sac menant à Glacier Point. Le trajet semble trèèèès long depuis la Vallée (1H00), et assez monotone (car on longe d’immenses sapins touffus empêchant toute belle vue). Mais une fois arrivés là-haut, à 2200 m d’altitude, le panorama est époustouflant… D’ici, nous pouvons observer la Vallée et ses impressionnantes chutes d’eau qui semblent pourtant toutes petites, plus de 1000 mètres plus bas ! Et, tout autour, tous les majestueux sommets de la Sierra Nevada dont le Half Dome bien visible, rougeoient à cette heure où le soleil se couche. Pour bien faire, nous aurions dû arriver encore plus tôt. Nous profitons jusqu’au bout des derniers rayons de lumière et nous ne nous pressons pas pour nous remettre en route, ce qui va quand même se révéler être un peu fâcheux pour la suite…
20H45 : Il nous faut maintenant rejoindre Oakhurst situé à une vingtaine de Km de l’entrée Sud du parc de Yosemite… D’ici, ça nous fait alors plus de 60 Km, ce qui nous semble être dérisoire… Mais en montagne, les notions distance/temps sont trompeuses… En réalité, ces 60-70 Km vont nous paraitre interminables. En effet, la nuit tombe très vite et la route est très sinueuse, voire dangereuse si on roule trop vite. Nous aurions dû quitter Glacier Point plus vite. Nous mettons 1H15 pour enfin parvenir à destination. Il était temps car à l’arrière de la voiture, ma fille et mon fils , ballottés à chaque virage de droite à gauche et de gauche à droite, ne se sentent pas très bien…
Il est donc passé 22H00 quand nous entrons dans l’hôtel Shilo Inn de Oakhurst. A notre grand étonnement, nous ne sommes pas les seuls à arriver si tard… La réception est débordée ! Plusieurs familles n’ayant pas réservé de chambre au préalable, cherchent encore, à cette heure tardive, un hébergement pour la nuit. Malheureusement pour elles, l’hôtel affiche complet… (ce qui d’ailleurs est souvent le cas depuis le début de notre voyage). Ne nous étant pas encore présentés, l’une d’elles, manifestement, attend depuis un moment, en espérant un désistement de notre part… A notre arrivée, ces gens sont bien évidemment déçus et n’ont plus d’autre choix que de repartir voir autre part… J’espère qu’ils n’ont pas été contraints de dormir dans leur voiture… Quant à nous, il nous faut à présent, trouver un resto encore ouvert à 22H30. Celui que j’avais repéré ne sert évidemment plus… C’est ainsi que nous nous retrouvons à la Pizza Hut du coin… Nous commandons 2 pizzas de taille XL… Elles sont tellement grandes que même à nous quatre, nous n’arrivons pas au bout !
Dimanche 19/7 : Yosémite N.P. ; Nuit à El Portal (Ouest du Yosemite N.P.)
Voici ce qui était prévu au planning (100 Km) - rando Mariposa Grove (forêt de séquoias géants) (2.5 à 8 Kms/ 1 à 4H) - rando Sentinel Dome (3, 5 Kms/2H A-R) - rando Panorama Trail ( de Glacier Point à Curry Village : 14Kms/6 à 8H) ou Vernal Fall (jusqu’au sommet : 5Kms/3H A-R) ou +Nevada Fall (jusqu’au sommet : 11Kms/6H A-R)
Voici ce que nous avons fait
9h15 : Check out et départ d’Oakhurst pour Mariposa Grove, une forêt de séquoias géants située seulement à 20 Km, c.-a-d peu après l’entrée Sud du parc Yosemite. Vingt minutes plus tard, nous arrivons au péage de l’entrée qui bouchonne un peu… Nous espérons pouvoir prendre la Mariposa Grove Road pour accéder au parking situé juste à l’entrée de la forêt. Mais nous sommes arrivés trop tard : ce petit parking est déjà complet… J’avais bien dit qu’il fallait arriver plus tôt, mais les enfants ont de plus en plus de mal à se lever de bonne heure ! Du coup, on nous renvoie nous garer à Wawona situé 8 Km plus au Nord, où de là il faut prendre une navette gratuite nous ramenant à Mariposa Grove… Ce système de navette est très bien organisé, mais quelle perte de temps ! Et puis les enfants ne se réjouissent pas du tout de faire des allées et venues supplémentaires sur cette route hyper sinueuse qui les a rendus malades la veille ! Finalement, nous trouvons une place de parking juste devant la cahute du péage de l’entrée du parc, et montons dans la fameuse navette empruntant la Mariposa Grove Road nous emmenant 3Km plus loin à l’entrée de la forêt de séquoias.
10h00 : Nous voici enfin au début du sentier passant par les séquoias les plus impressionnants… de presque 100 mètres de haut et 30 mètres de circonférence… Certains de ces arbres gigantesques ont plus de 3000 ans ! Plantés chez nous, ils auraient connu les civilisations grecque et romaine !... En effet, ils peuvent vivre très longtemps du fait qu’ils sont extrêmement résistants aux maladies, aux feux et aux insectes, grâce à leur bois plein de tanins et leur écorce très épaisse (60 cm !). Nous marchons pendant plus de 3H00. Au début, il fait encore frais mais il y a un monde fou… Puis, plus on s’enfonce dans la forêt, et plus on se retrouve seul, avec des chemins de rando plus difficiles car plus pentus… mais l’heure avançant, il fait de plus en plus chaud aussi ! Nous découvrons un séquoia couché au sol depuis plus de 300 ans mais toujours entier. En fait, les racines de ces géants s’étalent plus que ce qu’elles ne s’enfoncent, ce qui fait qu’un vent puissant ou une charge trop important de neige peut les faire vaciller, les déraciner et les jeter au sol ! Mais, même à terre, grâce aux tanins qu’ils contiennent, ils pourrissent très lentement et peuvent mettre des centaines d’années pour disparaître ! Nous en voyons également beaucoup qui, malgré leur tronc brûlé, continuent dignement leur croissance. Il parait même que les Rangers boutent expressément des feux qu’ils contrôlent, pour favoriser leur reproduction. Car ces colosses ont un autre point faible : ils ont du mal à se reproduire. Les pommes de pins peuvent restées vertes, accrochées aux branches pendant 20 ans ! Mais l’air chaud des incendies provoqués, fait ouvrir les pommes de pins et libère ainsi les semences. Nous passons aussi à travers le tronc de l’un d’entre eux… A la fin du 19ème siècle, un tunnel a été creusé de manière à être traversé par les voitures de l’époque! Nous sommes à l’affût du moindre animal, et essayons de faire le moins de bruit possible pour ne pas les effrayer, mais nous n’en voyons aucun, à part les sempiternels écureuils… grosse déception tout de même! A un moment donné, nous entendons un gros boum, derrière nous… C’est juste une énorme pomme de pin qui vient sans doute de chuter de plusieurs dizaines de mètres… Au vu de sa taille démesurée, il valait mieux ne pas se trouver sur son passage ! Les narines encore toutes excitées par les fortes odeurs boisées de cette futaie étonnante, nous reprenons une navette, puis notre voiture pour rejoindre la Vallée du Parc.
14H00 : Il est normalement prévu maintenant de déposer les garçons à Glacier Point pour leur permettre de rejoindre la Vallée, à pied, en suivant Panorama Trail, un sentier magnifique passant par de nombreuses chutes d’eau. Et pendant ce temps-là, ma fille et moi , sommes censées retourner dans la Vallée en voiture, puis aller à pied, à la rencontre des garçons, en suivant la rando nous menant à la chute d’eau Vernall Fall. Oui, mais… l’après-midi est déjà bien entamée, les garçons sont fatigués et l'un d'eux ne compte plus les nombreuses ampoules qu’il a aux pieds ! Tous préfèrent aller se détendre dans la piscine de l’hôtel à El Portal. Aussitôt dit, aussitôt fait… Euh ! Il y a quand même toute cette route 41 à faire pour remonter vers le nord… Vous savez…cette route trèèèèèèèès sinueuse qui n’en finit pas et que mes enfants n’ont pas du tout appréciée la veille! Et bien, ils ne vont pas mieux l’estimer aujourd’hui…
15H00 : Le check-in fait à l’hôtel View Lodge, nous arrivons avec nos valises dans la chambre pour enfiler nos maillots. Là, une grosse déception nous attend : malgré son prix élevé, la pièce est obscure et d’une propreté douteuse…toiles d’araignées en-dessous des lits, sales cheveux plaqués dans chaque recoin de la salle de bain, … des fourmis courent même sur la kitchenette ! Mais, nous n’avons pas le courage de recharger le coffre de la voiture, de retourner nous plaindre à la réception pour ré-emménager dans une autre chambre… (un peu marre tout de même des valises qu’on fait, qu’on transporte, qu’on défait, qu’on refait, qu’on re-transporte, …après 23 jours de voyage !) De toute façon, il paraît que les hôtels du Yosemite ne sont pas terribles… Les lits sont propres, c’est l’essentiel ! Je fais donc contre mauvaise fortune, bon cœur… Mais les enfants sont étonnés de ma réaction… D’habitude, je serais allée rouspéter… Nous partons nous rafraîchir à la piscine… Comme j’aurais dû me douter, son état de propreté ne vaut pas mieux…détritus de feuilles et crème solaire nagent à la surface ! Là, c’en est trop pour moi ! Je reste sagement me reposer à l’ombre, pendant que les enfants, moins vite écœurés, se jettent à l’eau…
16H15 : Je propose aux enfants d’aller faire un tour près de la rivière Merced qui coule au pied de l’hôtel… Ben oui, j’ai quand même chaud, moi, assise près de la piscine, et j’ai bien envie d’aller y mettre les pieds !... Son eau claire m’inspire mieux que celle trouble de la piscine… Oui…mais voilà… le courant à cet endroit m’effraye un peu… Par contre, les enfants inconscients du danger, hésitent beaucoup moins et s’aventurent plus loin que moi. Ils finissent même par s’y baigner totalement, sous l’œil mi-amusé, mi-ahuri, voire désapprobateur des clients de l’hôtel, accoudés au balcon de leur chambre. Ma fille est la première à être emportée par le courant… Les deux autres suivent sous prétexte d’aider leur sœur à rejoindre la berge. Finalement, après s’être bien amusés, mais aussi s’être faits éraflés par les rochers, ils regagnent le bord et constatent leurs ecchymoses en rigolant… A posteriori, attirer les enfants ici, n’était pas du tout une bonne idée. C’était trop dangereux : ils auraient pu se cogner la tête contre un gros rocher et se noyer… J’en frémis rien qu’à l’idée ! Eux, bien évidemment disent que j’exagère et qu’à aucun moment, ils ne se sont sentis en danger, et qu’ils ont passé un très bon moment bien excitant…
17h45 : Nous reprenons la voiture, direction Curry Village situé tout au fond de la Vallée du Yosemite. Arrivés au niveau de Sentinel Beach, une plage située sur la Merced River, au cœur de la Vallée, on s’y arrête de manière à prendre quelques photos… et tout d’un coup, dans les fourrés, j’aperçois un…ours. Je crie OURS mais les enfants croient d’abord à une blague, avant de l’apercevoir. Il faut dire que notre moisson de photos concernant la faune locale est plutôt maigre : des lapins, des écureuils de tous types, des lézards, des biches et cerfs mulets, et… c’est tout ! Point de bisons près de Zion, ni de scorpions ou de serpents à sonnette à la Wave, ni de pumas dans Mariposa Grove, ni de mouflons dans Capitol Reef, ni de bip-bip à Death Valley, ni de ratons laveurs pourtant si fréquents le soir sur le parking de l’hôtel d’El Portal, pas de pélicans et peu d’éléphants de mer sur la côte pacifique, pas de coyotes, ni de chiens de prairies, ni de marmottes… A croire que nous n’avons pas randonner ! Enfin, bref… Je crie OURS… Certes, ce n’est pas une ééééénorme bête, il ressemble à un très gros ourson. Mais le temps de l’entrevoir, il s’écarte déjà et s’enfonce à l’abri des regards, dans les buissons. Il faut qu’on le poursuive un peu pour le prendre en photo. Nous sommes les seuls à l’avoir vu à cet endroit. Là, nous sommes impressionnés. C’est donc bien vrai qu’ils osent s’approcher si près du centre de la Vallée, à quelques mètres seulement de la route principale! Notre série de photos vient de s’étoffer d’un animal supplémentaire, et non des moindres : un ours en totale liberté… un peu flou tout de même !
Presque 19H00 : Après avoir garé la voiture à Curry Village, et pris une navette, nous entamons la rando (5Km/3H A-R) censée nous conduire au sommet de la chute d’eau Vernall Fall. Nous croisons beaucoup de personnes qui en reviennent. Elles doivent sûrement penser qu’il est vraiment saugrenu de commencer une promenade à pareille heure… Elles ont sans doute raison. L’avantage, c’est qu’il ne fait pas trop chaud et que bien vite, nous sommes pratiquement seuls… Nous ne devrons pas suivre un chapelet de personnes s’égrenant une à une sur les marches. Le désavantage, c’est que le soleil qui est entrain de décliner, n’atteint plus le sentier et que, par conséquent, nos photos risquent de manquer de luminosité. Quoiqu’il en soit, ma fille et moi, laissons partir en avant, les garçons qui marchent d’un pas bien plus rapide que le nôtre, en leur disant de ne pas nous attendre. Nous nous arrêterons sans doute au pont enjambant la rivière Merced, qui offre déjà un beau panorama sur la cascade. Mais arrivées à la passerelle en bois, nous ne sommes pas fatiguées et la nuit est loin de tomber. Nous poursuivons alors d’un pas alerte et atteignons la partie la plus difficile de la rando, à savoir les marches étroites et glissantes car mouillées à cause des retombées de la cascade. Finalement, nous rattrapons les garçons occupés à mitrailler l’épaisse chute d’eau de 97 mètres, tombant verticalement de la falaise, en projetant de légers embruns, dans un vacarme terriblement assourdissant. Le spectacle est de toute beauté…même sans soleil ! Nous ne sommes plus très loin du sommet, mais il est plus prudent de rebrousser chemin et de rentrer, car maintenant, le soleil est couché et la pénombre s’installe peu à peu… De fait, la nuit succède rapidement au jour, bien avant que nous n’atteignons la Vallée. Nous avançons maintenant en appréhendant une éventuelle rencontre inopinée avec un ours… Cela rajoute du piment à la marche et nous procure une dose suffisante d’adrénaline nous permettant d’avancer à toute allure sans jamais penser à la fatigue.
21H00 : Avec un autre groupe de retardataires, nous courons attraper une des navettes qui circulent encore jusque 22H00… Je viens de battre un record : j’ai fait l’aller-retour de cette rando en 2H00… C’était la dernière excursion du périple. Elle reste aussi un de nos excellents souvenirs ! A présent, il nous faut songer au souper. Les restos du parc n’étant pas bien côtés, nous nous contentons d’acheter au General Store, quatre plats surgelés que nous réchaufferons dans le micro-ondes de notre chambre. Cela nous permettra aussi de gagner du temps, car ce soir, il nous faut vider complètement la voiture et préparer toutes les valises en prévision du retour en avion… Il est nécessaire de répartir toutes nos affaires, uniformément entre nos différents sacs ! Cela nous prendra quand même 1H30 ! La connexion internet étant peu probante (un mauvais point supplémentaire pour cet hôtel à bannir résolument !), il nous sera impossible de confirmer le vol du retour…
Lundi 20/7 : Retour à S.F. par Tiburon , Sausalito, Golden Gate Bridge ; Nuit dans l’avion
Voici ce qui était prévu au planning (290 Mi-460 Km) - Tiburon et Sausalito - décollage à 18H50 (S.F.-Londres- Bruxelles)
Voici ce que nous avons fait
8H45 : Après une courte nuit, nous quittons l’hôtel pour rejoindre San Francisco, par la route 140 moins sinueuse et donc beaucoup plus roulante que la route 120. Nous passons par Mariposa, une petite ville style western, de l’ex-ruée vers l’or, puis montons sur l’autoroute. Nous nous arrêtons sur le parking d’une chaîne de motels où gratuitement, nous pouvons profiter de la connexion internet. Nous validons enfin notre inscription pour le vol du retour et choisissons nos sièges dans l’avion. Etant pratiquement les derniers à nous enregistrer, nous n’avons guère d’alternative… Maintenant, ça en est fini des grands espaces vierges, des paysages grandioses, des longues routes solitaires, des voies rectilignes à l’infini… nous rencontrons du monde, de la circulation intense, des ralentissements, des feux… bref, la civilisation ! Quel dommage...nous étions bien, reculés au bout du monde ! Nous passons par le nord de San Francisco et allons admirer l’époustouflant point de vue Muir Beach Overlook dominant des falaises plongeant dans l’Océan Pacifique. Pour cela, nous sommes obligés de nous couvrir chaudement : la température atteint un petit 15°C et un vent glacial nous transperce jusqu’aux os… Nous avons retrouvé le temps typique de San Francisco noyée sous la brume… Nous empruntons une route panoramique nous élevant jusqu’à Muir Woods, une autre forêt de séquoias géants vieux de 1000 ans, encore plus hauts, mais moins larges que ceux du parc Yosemite. En redescendant, nous longeons la baie de San Francisco, du côté de Sausalito, un ancien village de pêcheurs envahi par les maisons flottantes (house boats) excentriques des hippies, dans les années soixante, et devenu à présent, le havre de nombreux milliardaires occupant de très grosses villas flottant sur l’eau.
15H00 : Il est l’heure maintenant de regagner l’aéroport, d’où notre avion pour Londres décolle à 18H50. Une dernière fois, nous passons sur le Golden Gate Bridge enveloppé d’un épais brouillard. A notre arrivée, il y a 24 jours, nous avions eu la chance de le découvrir sous un franc soleil… Le long de l’autoroute, nous croisons une voiture en feu et des pompiers à l’action pour l’éteindre ! Nous arrivons à l’aéroport bien en avance… La remise de la voiture de location chez Alamo se fait en 1 minute, le temps pour eux de scanner le code-barres collé sur le pare-brise… Nous prenons tout notre temps pour sortir nos valises du coffre et ne rien oublier dans les différentes boites de rangements… Nous jetons nos derniers déchets et abandonnons lâchement notre glacière qui, durant ce voyage à travers des contrées brûlantes, s’est révélée être très efficace pour réfrigérer boissons et pique-niques.
18H50 : L’avion décolle à l’heure. Les dix heures de vol se déroulent sans problème, le temps de souper, de somnoler et de visionner de nombreux films… Il est quand même difficile de dormir profondément !
Mardi 21/7 : Arrivée à Bruxelles, via Londres
Un petit déjeuner nous est servi à 3H00 du matin, heure californienne, qui correspond à 11H00, heure londonienne ou midi, heure belge. Nous atterrissons à Londres, comme prévu, à 13H00. Le temps de descendre de l’avion, de subir les nombreux contrôles, nous devons galoper dans les couloirs d’Heathrow pour attraper notre correspondance pour Bruxelles partant à 14H00. Une heure, c’est vraiment court !! Nous arrivons enfin à Bruxelles à 15H40, heure londonienne, c.-à-d 16H40, heure belge. Et nos bagages suivent aussi… Quel miracle! Quand je vois la course que nous, nous avons dû faire à Londres! Mais un de nos sacs est éventré ! Décidément, British Airways nous gâte ! Après inspection, nous constaterons qu’il ne manque qu’une paire de tongs ! Notre gentil voisin est déjà là pour nous ramener à la maison !
Voilà, notre long périple dans le Sud-ouest américain est déjà terminé. Ces 25 jours vécus intensément du lever au coucher de soleil, sont pourtant passés beaucoup trop vite, et nous n’avons qu’une envie : celle d’y retourner le plus vite possible… Nous avons vu tant de beaux paysages, mais nous savons aussi qu’il y en a encore tellement d’autres à découvrir… En attendant, pour me replonger dans l’ambiance du Far West, il me reste encore beaucoup de photos à visionner puis à trier… et ce carnet que j’ai pris beaucoup de plaisir à rédiger, et que plus tard, quand la mémoire me jouera des tours, je relirai sans doute avec une certaine nostalgie… La dernière étape pour rendre ce carnet plus vivant, sera l'ajout de quelques photos... Mais ce ne sera pas pour tout de suite!
Conclusion
Les randos (de min. 4 Km) les plus appréciées, très différentes les unes des autres, citées suivant l’itinéraire : Dans le Grand Canyon : South Kaibab Trail jusque Cedar Ridge (4, 5 Km/2-3 H) Dans CBN (Vermillon Cliffs) : The Wave (8, 4 Km/4-6 H) Dans Arches N.P. : Delicat Arch Trail (4, 8 Km/2 H30) Dans Rafael Desert : Little Wild Horse Canyon (= slot canyon) (4Km/2 H) Dans Bryce Canyon N.P. : Navajo Loop + Queen’s Garden (au milieu des hoodoos)(4, 8 Km/ 3 H) Dans Zion N.P. : The Narrows (marche dans le lit de la Virgin River) Dans Yosemite N .P. : Vernall Fall (chute d’eau) (5 Km/3 H)
Nos préférences, toutes activités confondues : Pour moi : 1. Rando the Wave 2. Bryce Canyon N.P. 3. Vol en avion de 3 H à partir de Moab 4. Monument Valley 5. Rando The Narrows(Zion) / Dead Horse Point
Pour mon aîné: 1. Vol en avion de 3 H à partir de Moab 2. Bryce Canyon N.P. 3. Rando The Narrows(Zion) 4. San Francisco 5. Arches N.P./ Little Colorado
Pour mon autre fils : 1. Vol en avion de 3 H à partir de Moab 2. Rando the Wave 3. San Francisco / Las Vegas 4. Bryce Canyon N.P. 5. Rando The Narrows(Zion) / Rando South Kaibab Trail jusque Cedar Ridge (Grand Canyon )
Pour ma fille: 1. Rando The Narrows(Zion) 2. Alcatraz / Las Vegas / Universal Studio 3. Monument Valley / Rando the Wave/ Rando Little Wild Horse Canyon 4. Les outlets 5. Venice Beach
Les visites dont on aurait pu se passer: Santa Monica ( Venice Beach peut suffire) Route 66 ( sauf Oatman qu’il faut visiter!) Alstrom Point (trop loin, même si le point de vue est superbe !) Muley Point, sur la route 95 (semblable à Gooseneck) Valley of the Gods (à faire de préférence avant Monument Valley pour mieux l'apprécier) Onion Creek Road (près de Moab) ( moins" fun" que prévu par manque d’eau) Devil’s Garden (fort semblable à Goblin Valley) Capitol Reef (impression mitigée, mais le soleil était absent et nous avions le ventre vide !)
Vol British Airways : Impression très mitigée : un vol non enregistré, 2H de retard à l’embarquement, un sac éventré
Location de voiture avec Alamo : Aucun problème sauf le fait d’obtenir difficilement un SUV 4WD
Hôtel à proscrire : Le View Lodge, à El Portal (près du Yosemite N.P.) : cher et sale
Consommer un voyage English translation pending
Bonjour,
Je m'aperçois que l'on consomme (de plus en plus) les voyages comme si on achetait n'importe quel autre bien de consommation. J'ai l'impression qu'il y a une sorte de facilité... On prend l'avion... Et hop !!! On se retrouve à l'autre bout de la planète ! Ca devient banal. On "bouffe" un voyage... Pour en "bouffer" un autre aux prochaines vacances !
Je remarque surtout cette façon d'être lorsque je m'inscris dans des voyages "organisés". Je pars pourtant sur des voyages assez ciblés (trekkings en montagnes). Les groupes sont petits (maximum 10 personnes), les gens ont la motivation pour la rando ou pour atteindre un sommet... Le terrain est parfois difficile, l'effort physique aussi... Ce qui nécessite une cohésion du groupe, "un esprit d'équipe" !
Mais, malheureusement, c'est de plus en plus chacun pour soi !!! La convivialité disparait... Chacun fait ses photos, chacun s'occupe de sa personne, etc...
A la fin du voyage, pour "faire bien", on s'échange les adresses "e-mail". Ca ne loupe pas ! Il y a aussi de fausses invitations : Comme, par exemple, "tu peux passer chez moi quand tu veux". Mais, je me rends compte que c'est assez faux-cul ! Et c'est un peu le reflet de la société actuelle.
Il y a encore 20 ans, l'esprit était totalement différent... Je me souviens qu'il y avait très peu de faux-semblant. C'était sincère !
Je m'aperçois que l'on consomme (de plus en plus) les voyages comme si on achetait n'importe quel autre bien de consommation. J'ai l'impression qu'il y a une sorte de facilité... On prend l'avion... Et hop !!! On se retrouve à l'autre bout de la planète ! Ca devient banal. On "bouffe" un voyage... Pour en "bouffer" un autre aux prochaines vacances !
Je remarque surtout cette façon d'être lorsque je m'inscris dans des voyages "organisés". Je pars pourtant sur des voyages assez ciblés (trekkings en montagnes). Les groupes sont petits (maximum 10 personnes), les gens ont la motivation pour la rando ou pour atteindre un sommet... Le terrain est parfois difficile, l'effort physique aussi... Ce qui nécessite une cohésion du groupe, "un esprit d'équipe" !
Mais, malheureusement, c'est de plus en plus chacun pour soi !!! La convivialité disparait... Chacun fait ses photos, chacun s'occupe de sa personne, etc...
A la fin du voyage, pour "faire bien", on s'échange les adresses "e-mail". Ca ne loupe pas ! Il y a aussi de fausses invitations : Comme, par exemple, "tu peux passer chez moi quand tu veux". Mais, je me rends compte que c'est assez faux-cul ! Et c'est un peu le reflet de la société actuelle.
Il y a encore 20 ans, l'esprit était totalement différent... Je me souviens qu'il y avait très peu de faux-semblant. C'était sincère !
Choisir une sacoche pour un guidon de VTT? English translation pending
😉 BONJOUR LE CHOIX EST IMMENSE EN SACOCHE DE GUIDON !!! pour un vtt que pensez vous de celui ci http://www.cyclo-randonnee.fr/sacoche-msx-72/sacoche-guidon-msx-cls-55-/-rouge-/-unite--270.html si vous avez des conseils je prends merci
Inde 2009 English translation pending
Voici les trois premiers textes d'un petit carnet qui m'a accompagné...
CINQ ANS APRES
Cinq ans, déjà cinq ans que je n’y suis pas retourné.
Plusieurs fois déjà j ai refait mes différents voyages dans ma tète.
Pour l’instant, me voici, muscles bandés, affrontant un trou d’air à 12000 pieds!
Il faut bien en passer par là pour revenir sur la terre sacrée...
Cinq ans!
M'aura t elle oublié? Aura t elle changé? Serons nous un peu ''gauches'' comme deux vieux amis qui se retrouvent après avoir vécu tant de choses, chacun de leur côté...?
'' Fifteen minutes before landing''.
Quelques grosses secousses encore et, ca y est, je suis à BOMBAY!
On ne va pas se mentir longtemps… l’aéroport a beaucoup changé!
Tout est aseptisé, de quoi n’effrayer personne.
Bien climatisé, longs couloirs marbrés, odeurs putrides évacuées.
Le ‘’ mieux’’ c’est la sortie!
Ah ça, les 90 % d’humidité ils ne peuvent pas nous l’éviter à nous autres.
Mais, là encore, américains obligent, ils ont réussi à chasser tous les mendiants et les petits clochards de 4 ans qui aimaient tant s’accrocher aux sacs à dos occidentaux.
Aujourd’hui: plus rien! Que des taxis neufs, tous bien garés, bien rangés sagement.
J ai du mal à en trouver un d’ ‘’origine’’ ! Un bon vieux tacot jaune et noir bombaysien.
Heureusement il en reste un, pourri à souhait. Il a un peu honte le chauffeur au milieu de toutes ces asiatiques…
Vas-y que j y monte moi dans son tombeau!
‘’ -Can I smoke?
- No smoking in cab Sir.
- Ouh con!
- Just wait outside airport after police station, then it’s fine.’’
Ils vont loin aujourd’hui! Ne plus fumer dans les taxis, en voila du changement culturel, et pas des moindres.
Heureusement, le laxisme gouvernemental rend tout acceptable.
S’il y a bien une chose qui n’a pas changé, c’est la conduite de mon brave chauffeur, brillant pilote a sa façon.
Et cette odeur… Cette fragrance pourrie, résultat de tout ce mélange de corps, déchets, rats crevés et moisissures liées a l’humidité…
Cette odeur est bien là. Elle n’a pas bougé. Je crois bien qu’elle est attachée à jamais à la presqu’île monstrueuse de Bombay.
Oui Bombai. MUMBAI qui défile de nuit par la fenêtre du taxi.
Partout des chauffeurs endormis, partout des corps assoupis sur des trottoirs moisis, partout des chiens galeux sur leurs festins d ordures.
Quelques attroupements par ci par là, mais rien de turbulent à cette heure là.
Tout cela défile devant moi entre klaxons nocturnes et coups de volants.
Tout va trop vite et je suis déjà arrivé.
Le Lawrence hôtel non plus n’a pas changé.
Plus qu’une douche froide pour enlever cette moiteur qui me colle à la peau.
Le ventilo à fond et j’attends patiemment que le sommeil m’emporte!
MUMBAI
Ouverture des yeux. Prise de conscience... Trois pales de ventilo qui tournent et déjà la sueur. Cette chaleur humide vient de l océan pollué et enveloppe tout. Quelques cris de corbeaux et des bruissements de feuilles épaisses m imposent de me lever. Une bonne douche froide au bout du long couloir de l hôtel, une clope et c est parti. Il est temps de rejoindre Colaba et de payer son salut à la Gateway of India.
Même le vent est lourd et chaud. La mer d Oman est jaune-orange tellement qu’ elle est chargée. Des dizaines de moustachus vendent toujours leurs ballons géants aux couleurs dégueulasses en forme de phallus. Combien d autres, un Nikon pendu à leurs cous, proposent d immortaliser quelque instant d auto-narcissisme aux milliers de couples d indiens venus visiter la Gateway...?
Mumbai a t elle vraiment changé?
Je note quelques mises à jours : finies les Hyundai Santro et vivent les Suzuki Swift! Maruti a renversé le marché! Finis les vieux portables coqués et bonjour les palm et autres téléphones Hi Tech.
Le Soleil frappe encore plus fort. Il est lourd, implacable. Rien ne lui échappe.
Les bruits sont toujours là! Klaxons, cornacs, jouets, moteurs de vieux camions à ordures qui trainent leurs odeurs le long des rues. La circulation monstrueuse et l absence de signalisation sont toujours de la partie.
Il faut tout de même saluer les efforts qui ont rendu l air un peu plus respirable. Saluons aussi la propreté. Fini les tas de déchets bordant chaque rue, la Municipalité a du investir dans quelques balayeurs de basse caste...
Saluons également les amis...
De chaque côté de colaba causeway se dressent de petites arcades totalement remplies de commerçants moustachus. On trouve à peu prés tout: tissus, écharpes, Gramophones, maillots de foot contrefaits, dieux sculptés, instruments maritime... Des centaines de petits stands se succèdent sous ces arcades en s installant au bord du trottoir. Circulez sous l arcade et vous êtes fait comme un rat. Ils vous tiennent! Coincé entre les entrées de restaurants, magasins de fringues, centres d appels et leurs petites échoppes débordantes. Toute la journée, cette sombre allée grouille de millions de " You like Safran?" "Very cheap", "Change money", "Friend" à n en plus finir .
Pour fêter mes retrouvailles rien de tel qu’ un petit verre au Leopold Café, l'antre a touristes et jeunes indiens branchés. On a beau dire, c est bien tenu, agréable et tout y est bon.
Bon bien sûr aujourd’hui, il faut faire avec les impacts de kalachnikov qui sont venus "à l'improviste" décorer les quelques murs du fond lors des derniers attentats pakistanais de Bombay... Mais leurs cheese toasts sandwichs agrémentés d une bonne kingfisher arrivent à me les faire oublier.
Le temps m est compté. L'Hyderabad express part dans moins d une heure et j ai quelques euros à changer. J évite soigneusement tout ce qui ressemble à de l officiel. Le mieux est de miser sur les valeurs sûres.
Au beau milieu de Walton road, pile en face l hôtel décrépi qui m avait accueilli pour ma tout première nuit, un paisible vendeur prospère en préparant innocemment toutes sortes d en cas pour les travailleurs bombaysiens.
Il est également dans la téléphonie mobile, la quincaillerie sommaire, le tabac et connait, bien sûr, toute personne susceptible de m aider... Un petit coup de téléphone en marathi, il prend sa calculette et m affiche un taux de change défiant toute concurrence boursière. J ai plus qu’à me griller une « classic wills » offerte par la maison dans la petite cour du fond en attendant qu’un coursier me ramène les biftons...!
Assis là, de nombreux souvenirs remontent du fond de ma mémoire à mesure que se consume ma cigarette.
Tous les bruits alentour, les odeurs, les couleurs, les visages me paraissent à nouveau familiers...
Non! Mumbai - à mon plus grand plaisir- n a vraiment pas changé!
FIRST TRAIN : MUMBAI -SOLAPUR
Un tacot pourri:
- "VT" (Victoria Station)
Et c’est parti!
Mes retrouvailles avec la vielle gare historique me rappellent de bons souvenirs. Toujours autant de monde et de couleurs qui s'étalent sur le béton.
Toutes les familles sont accroupies sur les plateformes, des dizaines de petits stands remplis à ras bord, vendent tout le nécessaire: cold drinks, cadenas, chaines, oreillers gonflables, tabacs, chai épicé...
Mon train est déjà la. La seule question avant de monter est savoir sur quelle sorte d’indiens je vais tomber.
Pour le coup c’est un musulman cinquantenaire, un karnatakais peu loquace et deux marahastrais affables et souriants. Cultivés les amis. Faut dire que sous leurs faux airs de moustachus bourrus et attardés se cachent un professeur d université retraité, un important franchiseur et un jeune ingénieur construisant des routes et des rails à travers tout le pays...
Une sirène retentit à l avant pour annoncer le grand départ, le grand tremblement. Quelques bruits de ferrailles hurlent et l immense carcasse métallique s ébranle en avançant.
A chaque fois qu’on quitte Bombay, les bidonvilles sont le passage obligé... Très rapidement ils s annoncent! Les odeurs nous préviennent en premier. Le ciel s’obscurcit et les vapeurs montent. Partout des cahutes de tôles moisies sont posées au milieu des déchets. Des relans de glaires fermentés enveloppent l atmosphère. L espace se rétrécit et étouffe...
De chaque côté, des ''local trains'', plus rapides, s enfoncent vers la misère. Miserere! Des millions d êtres boursouflés s exportent vers les bas fonds de Bombay. Le spectacle est de toute "vitalité'...
Ca dure une heure sans jamais faiblir. Partout et toujours des ordures et des senteurs putrides. Le tout est bien évidemment plus facile à vivre qu’à décrire...
Côté train, la vie s anime. Outre les passagers clandestins entassés entre chaque wagon, des centaines de vendeurs arpentent les couloirs de ferrailles pour satisfaire les besoins de la population.
En premier, le plus représenté, notre vendeur de chai qui hurle à tue tête "chai -masala chai" tout en jetant un œil frénétique de chaque côté, histoire de repérer le moindre soulèvement d envie chez l un des passagers. Ensuite, le vendeur de "min'ral water. Cold Drrrrinks" qui se trimballe avec son seau métallique englaçonné. Encore, le vendeur aveuglo-lepreux qui, chaines anti-vols autour du cou, propose à la vente toutes sortes de jouets dégueulasses pour occuper les innombrables mioches des familles bruyantes, odorantes et nombreuses. Enfin, une paysanne du coin qui propose ses cacahuètes curryfiées et cuites sur un tas de poubelles à des moustachus friands de les décortiquer... Tout cela passe et repasse inlassablement tout au long de la journée.
Le plus marquant est que chacun de ces margoulins se déforme la voix pour être mieux entendu et hurle sans relâche jusqu’a ce qu’un client héroïque libère les autres passagers en lui faisant fermer sa gueule le temps de payer...
Pour fuir ce tumulte il est toujours aussi agréable de se promener a l intérieur. Chaque petit compartiment du wagon accueille son lot de moustaches accompagnées de femmes et enfants. Entre chaque wagon, les portes restent ouvertes et je n ai plus qu’à m assoir et voir défiler le pays depuis cet emplacement privilégié.
D’au loin me parviennent de vertes montagnes qui se dressent fièrement. J aperçois quelques belles cascades qui éventrent ces gaillardes et dispensent la vie dans la profonde vallée. " Nul besoin que le ciel tonne par ici... Dieu a été prévoyant!"
Soudain, dans ce coin du Maharastra, à l occasion d un arrêt au beau milieu de nulle part, un militaire passe le train au crible et exige la fermeture de toutes les portes et volets. Parait qu’il y a des gens énervés qui se plaisent à balancer des grenades ou des poches d acide à l occasion... Ces enfoirés me font rater les paysages...
A l approche de la nuit, l intérieur du train redouble de folie.
Toute cette vie, toutes ces vies grouillent et s associent dans ce caisson branlant qui nous transporte à travers le pays. Il rugit le bougre! Il en crève d en trainer autant de passagers. Ils sont maltraités les engins de la indian railway.
Quelle chance! Quel Bonheur! Quelle énergie mouvante!
"J en veux encore des bruits de carcasse et des hurlements dans la nuit!"
Je me rassois en appétit et contemple alors ces rangées de dents qui me sourient...
CINQ ANS APRES
Cinq ans, déjà cinq ans que je n’y suis pas retourné.
Plusieurs fois déjà j ai refait mes différents voyages dans ma tète.
Pour l’instant, me voici, muscles bandés, affrontant un trou d’air à 12000 pieds!
Il faut bien en passer par là pour revenir sur la terre sacrée...
Cinq ans!
M'aura t elle oublié? Aura t elle changé? Serons nous un peu ''gauches'' comme deux vieux amis qui se retrouvent après avoir vécu tant de choses, chacun de leur côté...?
'' Fifteen minutes before landing''.
Quelques grosses secousses encore et, ca y est, je suis à BOMBAY!
On ne va pas se mentir longtemps… l’aéroport a beaucoup changé!
Tout est aseptisé, de quoi n’effrayer personne.
Bien climatisé, longs couloirs marbrés, odeurs putrides évacuées.
Le ‘’ mieux’’ c’est la sortie!
Ah ça, les 90 % d’humidité ils ne peuvent pas nous l’éviter à nous autres.
Mais, là encore, américains obligent, ils ont réussi à chasser tous les mendiants et les petits clochards de 4 ans qui aimaient tant s’accrocher aux sacs à dos occidentaux.
Aujourd’hui: plus rien! Que des taxis neufs, tous bien garés, bien rangés sagement.
J ai du mal à en trouver un d’ ‘’origine’’ ! Un bon vieux tacot jaune et noir bombaysien.
Heureusement il en reste un, pourri à souhait. Il a un peu honte le chauffeur au milieu de toutes ces asiatiques…
Vas-y que j y monte moi dans son tombeau!
‘’ -Can I smoke?
- No smoking in cab Sir.
- Ouh con!
- Just wait outside airport after police station, then it’s fine.’’
Ils vont loin aujourd’hui! Ne plus fumer dans les taxis, en voila du changement culturel, et pas des moindres.
Heureusement, le laxisme gouvernemental rend tout acceptable.
S’il y a bien une chose qui n’a pas changé, c’est la conduite de mon brave chauffeur, brillant pilote a sa façon.
Et cette odeur… Cette fragrance pourrie, résultat de tout ce mélange de corps, déchets, rats crevés et moisissures liées a l’humidité…
Cette odeur est bien là. Elle n’a pas bougé. Je crois bien qu’elle est attachée à jamais à la presqu’île monstrueuse de Bombay.
Oui Bombai. MUMBAI qui défile de nuit par la fenêtre du taxi.
Partout des chauffeurs endormis, partout des corps assoupis sur des trottoirs moisis, partout des chiens galeux sur leurs festins d ordures.
Quelques attroupements par ci par là, mais rien de turbulent à cette heure là.
Tout cela défile devant moi entre klaxons nocturnes et coups de volants.
Tout va trop vite et je suis déjà arrivé.
Le Lawrence hôtel non plus n’a pas changé.
Plus qu’une douche froide pour enlever cette moiteur qui me colle à la peau.
Le ventilo à fond et j’attends patiemment que le sommeil m’emporte!
MUMBAI
Ouverture des yeux. Prise de conscience... Trois pales de ventilo qui tournent et déjà la sueur. Cette chaleur humide vient de l océan pollué et enveloppe tout. Quelques cris de corbeaux et des bruissements de feuilles épaisses m imposent de me lever. Une bonne douche froide au bout du long couloir de l hôtel, une clope et c est parti. Il est temps de rejoindre Colaba et de payer son salut à la Gateway of India.
Même le vent est lourd et chaud. La mer d Oman est jaune-orange tellement qu’ elle est chargée. Des dizaines de moustachus vendent toujours leurs ballons géants aux couleurs dégueulasses en forme de phallus. Combien d autres, un Nikon pendu à leurs cous, proposent d immortaliser quelque instant d auto-narcissisme aux milliers de couples d indiens venus visiter la Gateway...?
Mumbai a t elle vraiment changé?
Je note quelques mises à jours : finies les Hyundai Santro et vivent les Suzuki Swift! Maruti a renversé le marché! Finis les vieux portables coqués et bonjour les palm et autres téléphones Hi Tech.
Le Soleil frappe encore plus fort. Il est lourd, implacable. Rien ne lui échappe.
Les bruits sont toujours là! Klaxons, cornacs, jouets, moteurs de vieux camions à ordures qui trainent leurs odeurs le long des rues. La circulation monstrueuse et l absence de signalisation sont toujours de la partie.
Il faut tout de même saluer les efforts qui ont rendu l air un peu plus respirable. Saluons aussi la propreté. Fini les tas de déchets bordant chaque rue, la Municipalité a du investir dans quelques balayeurs de basse caste...
Saluons également les amis...
De chaque côté de colaba causeway se dressent de petites arcades totalement remplies de commerçants moustachus. On trouve à peu prés tout: tissus, écharpes, Gramophones, maillots de foot contrefaits, dieux sculptés, instruments maritime... Des centaines de petits stands se succèdent sous ces arcades en s installant au bord du trottoir. Circulez sous l arcade et vous êtes fait comme un rat. Ils vous tiennent! Coincé entre les entrées de restaurants, magasins de fringues, centres d appels et leurs petites échoppes débordantes. Toute la journée, cette sombre allée grouille de millions de " You like Safran?" "Very cheap", "Change money", "Friend" à n en plus finir .
Pour fêter mes retrouvailles rien de tel qu’ un petit verre au Leopold Café, l'antre a touristes et jeunes indiens branchés. On a beau dire, c est bien tenu, agréable et tout y est bon.
Bon bien sûr aujourd’hui, il faut faire avec les impacts de kalachnikov qui sont venus "à l'improviste" décorer les quelques murs du fond lors des derniers attentats pakistanais de Bombay... Mais leurs cheese toasts sandwichs agrémentés d une bonne kingfisher arrivent à me les faire oublier.
Le temps m est compté. L'Hyderabad express part dans moins d une heure et j ai quelques euros à changer. J évite soigneusement tout ce qui ressemble à de l officiel. Le mieux est de miser sur les valeurs sûres.
Au beau milieu de Walton road, pile en face l hôtel décrépi qui m avait accueilli pour ma tout première nuit, un paisible vendeur prospère en préparant innocemment toutes sortes d en cas pour les travailleurs bombaysiens.
Il est également dans la téléphonie mobile, la quincaillerie sommaire, le tabac et connait, bien sûr, toute personne susceptible de m aider... Un petit coup de téléphone en marathi, il prend sa calculette et m affiche un taux de change défiant toute concurrence boursière. J ai plus qu’à me griller une « classic wills » offerte par la maison dans la petite cour du fond en attendant qu’un coursier me ramène les biftons...!
Assis là, de nombreux souvenirs remontent du fond de ma mémoire à mesure que se consume ma cigarette.
Tous les bruits alentour, les odeurs, les couleurs, les visages me paraissent à nouveau familiers...
Non! Mumbai - à mon plus grand plaisir- n a vraiment pas changé!
FIRST TRAIN : MUMBAI -SOLAPUR
Un tacot pourri:
- "VT" (Victoria Station)
Et c’est parti!
Mes retrouvailles avec la vielle gare historique me rappellent de bons souvenirs. Toujours autant de monde et de couleurs qui s'étalent sur le béton.
Toutes les familles sont accroupies sur les plateformes, des dizaines de petits stands remplis à ras bord, vendent tout le nécessaire: cold drinks, cadenas, chaines, oreillers gonflables, tabacs, chai épicé...
Mon train est déjà la. La seule question avant de monter est savoir sur quelle sorte d’indiens je vais tomber.
Pour le coup c’est un musulman cinquantenaire, un karnatakais peu loquace et deux marahastrais affables et souriants. Cultivés les amis. Faut dire que sous leurs faux airs de moustachus bourrus et attardés se cachent un professeur d université retraité, un important franchiseur et un jeune ingénieur construisant des routes et des rails à travers tout le pays...
Une sirène retentit à l avant pour annoncer le grand départ, le grand tremblement. Quelques bruits de ferrailles hurlent et l immense carcasse métallique s ébranle en avançant.
A chaque fois qu’on quitte Bombay, les bidonvilles sont le passage obligé... Très rapidement ils s annoncent! Les odeurs nous préviennent en premier. Le ciel s’obscurcit et les vapeurs montent. Partout des cahutes de tôles moisies sont posées au milieu des déchets. Des relans de glaires fermentés enveloppent l atmosphère. L espace se rétrécit et étouffe...
De chaque côté, des ''local trains'', plus rapides, s enfoncent vers la misère. Miserere! Des millions d êtres boursouflés s exportent vers les bas fonds de Bombay. Le spectacle est de toute "vitalité'...
Ca dure une heure sans jamais faiblir. Partout et toujours des ordures et des senteurs putrides. Le tout est bien évidemment plus facile à vivre qu’à décrire...
Côté train, la vie s anime. Outre les passagers clandestins entassés entre chaque wagon, des centaines de vendeurs arpentent les couloirs de ferrailles pour satisfaire les besoins de la population.
En premier, le plus représenté, notre vendeur de chai qui hurle à tue tête "chai -masala chai" tout en jetant un œil frénétique de chaque côté, histoire de repérer le moindre soulèvement d envie chez l un des passagers. Ensuite, le vendeur de "min'ral water. Cold Drrrrinks" qui se trimballe avec son seau métallique englaçonné. Encore, le vendeur aveuglo-lepreux qui, chaines anti-vols autour du cou, propose à la vente toutes sortes de jouets dégueulasses pour occuper les innombrables mioches des familles bruyantes, odorantes et nombreuses. Enfin, une paysanne du coin qui propose ses cacahuètes curryfiées et cuites sur un tas de poubelles à des moustachus friands de les décortiquer... Tout cela passe et repasse inlassablement tout au long de la journée.
Le plus marquant est que chacun de ces margoulins se déforme la voix pour être mieux entendu et hurle sans relâche jusqu’a ce qu’un client héroïque libère les autres passagers en lui faisant fermer sa gueule le temps de payer...
Pour fuir ce tumulte il est toujours aussi agréable de se promener a l intérieur. Chaque petit compartiment du wagon accueille son lot de moustaches accompagnées de femmes et enfants. Entre chaque wagon, les portes restent ouvertes et je n ai plus qu’à m assoir et voir défiler le pays depuis cet emplacement privilégié.
D’au loin me parviennent de vertes montagnes qui se dressent fièrement. J aperçois quelques belles cascades qui éventrent ces gaillardes et dispensent la vie dans la profonde vallée. " Nul besoin que le ciel tonne par ici... Dieu a été prévoyant!"
Soudain, dans ce coin du Maharastra, à l occasion d un arrêt au beau milieu de nulle part, un militaire passe le train au crible et exige la fermeture de toutes les portes et volets. Parait qu’il y a des gens énervés qui se plaisent à balancer des grenades ou des poches d acide à l occasion... Ces enfoirés me font rater les paysages...
A l approche de la nuit, l intérieur du train redouble de folie.
Toute cette vie, toutes ces vies grouillent et s associent dans ce caisson branlant qui nous transporte à travers le pays. Il rugit le bougre! Il en crève d en trainer autant de passagers. Ils sont maltraités les engins de la indian railway.
Quelle chance! Quel Bonheur! Quelle énergie mouvante!
"J en veux encore des bruits de carcasse et des hurlements dans la nuit!"
Je me rassois en appétit et contemple alors ces rangées de dents qui me sourient...
Assistance avec une agence locale au Vietnam? English translation pending
bonjour!
Je fais appel à ceux qui font appel à une agence locale pour organiser leur séjour au Vietnam:
J'ai de bonne propositions de certaines agences ( on ne sait pas si c'est vraiment fiable et ça fait un peu peur qd meme!). Dans le cas où on concrétiserait ce circuit avec une agence, comment cela se passe t-il si il y a des problémes? ( rapatriement sanitaire , hopital ou tout simplement annulation de séjour?
Ces agences disent inclure les assurances mais comment cela se passe t-il vraiment?
Une agence française inclue aussi les assurances diverses ( si on paye pour ça ) et en principe en cas d eproblèmes , on fait appel à elle mais là-bas, ce n'est pas la meme chose!
alors pouvez vous m'éclairer chers forumistes expérimentés?
Connaissez vous l'hotel yen Nhi à Tam Coc, ? une agence me le propose et c'est un deux étoiles, merci de me donner des infos!
Je fais appel à ceux qui font appel à une agence locale pour organiser leur séjour au Vietnam:
J'ai de bonne propositions de certaines agences ( on ne sait pas si c'est vraiment fiable et ça fait un peu peur qd meme!). Dans le cas où on concrétiserait ce circuit avec une agence, comment cela se passe t-il si il y a des problémes? ( rapatriement sanitaire , hopital ou tout simplement annulation de séjour?
Ces agences disent inclure les assurances mais comment cela se passe t-il vraiment?
Une agence française inclue aussi les assurances diverses ( si on paye pour ça ) et en principe en cas d eproblèmes , on fait appel à elle mais là-bas, ce n'est pas la meme chose!
alors pouvez vous m'éclairer chers forumistes expérimentés?
Connaissez vous l'hotel yen Nhi à Tam Coc, ? une agence me le propose et c'est un deux étoiles, merci de me donner des infos!
Peaufinage d'un voyage de trois semaines en Thaïlande English translation pending
Programme 3 semaines en Thaïlande
début Octobre ou début Novembre budget total 900-1000€ ( avec paris BKK paris 450€ )
je ne connait pas ce pays, et j'aimerais le découvrir j'ai un budget très faible et de grande ambitions ^^ mai je suis peut exigent, un toit un soupé une douche par jour ... grâce à ce forum, internet et 2-3 livres j'ai déjà pas mal d'ides je remercie donc chaleureusement, tout ceux qui mon, ou qui m'aideront
Exemple de ce que j'aimerais faire dans l'absolu ...
Paris => BKK
Bangkok 3J - décompression récupération horaire (1j) - Shoping (1j) - préparation de la suite du voyage (1j)
BKK => puket ( Avion ) ( ou autre moyen de transport si de nuit avec couchette par exemple ... )
Puket 2 j - Full moon Party (1j) - récupération + recherche bateau pour excursion ( si pas trop cher ) Ko Lanta ou Krabi (1-2j)
Puket => Chian may ( avion ) ( pour gagner du temps )
Chian may 3 Day - Chian may (1j) ( visite de la ville ) - Tang Dao 1 Day (1j) ( excursion a dos d'éléphant ) - Chiang Dao 1 Day (1j) ( visite des grottes )
Chiang may = > BKK => Songtail ( voir direct si possible )
Songtail (1j) - visite du parque naturelle (1j) - visite du tiger temple (1j) ( et modeste contribution si possible ) ( grand amateur de grand félins ... )
Songtail => BKK en train de jour ( pour le paysage ) BKK => Ayutaya ( car climatisé ? )
Ayutaya ( 2 day ) - visite diverses
Ayutaya => Bkk Koh Chang ( 5-7 j )
Koh chang - Plage /Rando - Plongé initiation - plage /Rando - visite de l'ille - Plongé visite
Koh Chang => BKK
Bagkok visite (2-3 j)
BKK => paris
je suis preneur pour toute info, conseil pour améliore ce voyage maximisé les déplacement etc
info diverses sur ma petite personnes ... 30 ans, 1m90 95 kgs ... pas mal de voyage en Europe de l'est et Afrique du Nord à son actifs ^^
point négatif ( ne parle ni Thai ni Anglais, ne possèdent pas de CB ) possèdent sac de couchage léger, guide du lonely et michelin ^^ :) 100% parano, mai pas trouillard fonce souvent dans le Tat ...
( autre lecture que j'ai bien Kifé : Faune, Flore et Paysages Thaïlande ( les éditions du Carrousel ) )
cordialement
début Octobre ou début Novembre budget total 900-1000€ ( avec paris BKK paris 450€ )
je ne connait pas ce pays, et j'aimerais le découvrir j'ai un budget très faible et de grande ambitions ^^ mai je suis peut exigent, un toit un soupé une douche par jour ... grâce à ce forum, internet et 2-3 livres j'ai déjà pas mal d'ides je remercie donc chaleureusement, tout ceux qui mon, ou qui m'aideront
Exemple de ce que j'aimerais faire dans l'absolu ...
Paris => BKK
Bangkok 3J - décompression récupération horaire (1j) - Shoping (1j) - préparation de la suite du voyage (1j)
BKK => puket ( Avion ) ( ou autre moyen de transport si de nuit avec couchette par exemple ... )
Puket 2 j - Full moon Party (1j) - récupération + recherche bateau pour excursion ( si pas trop cher ) Ko Lanta ou Krabi (1-2j)
Puket => Chian may ( avion ) ( pour gagner du temps )
Chian may 3 Day - Chian may (1j) ( visite de la ville ) - Tang Dao 1 Day (1j) ( excursion a dos d'éléphant ) - Chiang Dao 1 Day (1j) ( visite des grottes )
Chiang may = > BKK => Songtail ( voir direct si possible )
Songtail (1j) - visite du parque naturelle (1j) - visite du tiger temple (1j) ( et modeste contribution si possible ) ( grand amateur de grand félins ... )
Songtail => BKK en train de jour ( pour le paysage ) BKK => Ayutaya ( car climatisé ? )
Ayutaya ( 2 day ) - visite diverses
Ayutaya => Bkk Koh Chang ( 5-7 j )
Koh chang - Plage /Rando - Plongé initiation - plage /Rando - visite de l'ille - Plongé visite
Koh Chang => BKK
Bagkok visite (2-3 j)
BKK => paris
je suis preneur pour toute info, conseil pour améliore ce voyage maximisé les déplacement etc
info diverses sur ma petite personnes ... 30 ans, 1m90 95 kgs ... pas mal de voyage en Europe de l'est et Afrique du Nord à son actifs ^^
point négatif ( ne parle ni Thai ni Anglais, ne possèdent pas de CB ) possèdent sac de couchage léger, guide du lonely et michelin ^^ :) 100% parano, mai pas trouillard fonce souvent dans le Tat ...
( autre lecture que j'ai bien Kifé : Faune, Flore et Paysages Thaïlande ( les éditions du Carrousel ) )
cordialement
Prise de bec avec un chauffeur de taxi à Bangkok English translation pending
bonjour,
juste un post pour raconter ma mesaventure avec un taxi men à Bangkok cette semaine. Nous étions avec des amis prets à partir pour l'aeroport, un taxi s'arrete devant notre hotel et on monte. il roule quelques metres et nous lui rappelons de mettre le METER. il commence à raler et demande 750 baths pour nous amener à l'aeroport!!! mais bien sur !!! on commence bien entendu à se défendre et en instant encore et encore il met le meter en route. de là il commence un long discours comme quoi vu le prix de nos billets d'avions pour venir on pourrait lui donner plus, que vu le prix de notre hotel, que si on paye juste le prix du meter il perd de l'argent, que c'set un taxi de notre hotel donc y a une surtaxe etc etc...il continue son speech plusieurs minutes, on ne lache pas prise.
dela on se rend compte qu'il nous promene, donc on lui redemande gentillement de reprendre la bonne route car la c'est un peu abusé..20 minutes de balade...ensuite apres etre rentré sur la highway, il commence a tomber des cordes et il fait nuit...et là pas culoté il nous dit que non vraiment il faut qu'on change de taxi car il va vraiment perdre de l argent!! en gros il nous menace de nous lacher sur la route avec nos bagages !! alors là on hausse le ton sérieusement. Monsieur n'est pas content mais finira pour nous amener à l'aeroport en roulant comme un fou alors que c'est le déluge!
Au moment de descendre il me demande en plus de la course 100 baths de frais pour le dépot à l'aeroport, là s'en est trop..je lui donne les 300 baths indiqués par le meter en lui disant que vu son comportement depuis le début de la course il n'aura rien d autre et que si il le faut je prends son numero de taxi et vais voir la police. Ils nous laisse sortir sous la pluie battante, ( il s'était bien mis pour qu'on se fasse tremper à l'écart de la zone de dépose habituelle) et nous fait sortir. Un de nous reste ds le taxi en attendant qu'il ouvre le coffre ce que ce cher monsieur fait au bout de quelques instants histoire qu'on prenne une bonne sauce!!! on recupere donc nos sacs tout tremper et de rage on part en lui laissant les portes et le coffre ouvert (je sais c'est pas sympa mais là c'était vraiment de l'abus de sa part!!!).
il est sorti furax en hurlant des F*CK et autres noms d oiseaux...
heureusement ils ne sont pas tous comme cela, mais là vraiment c'était du grand n'importe quoi. je ne suis pas radine et aurait effecivement laissé un pourboire ce que je fais systematiquement mais là au vue de son arrogance c'était pas un baths de plus. Je suis juste désolée pour le client suivant qui a du essuyer sa colère!
juste un post pour raconter ma mesaventure avec un taxi men à Bangkok cette semaine. Nous étions avec des amis prets à partir pour l'aeroport, un taxi s'arrete devant notre hotel et on monte. il roule quelques metres et nous lui rappelons de mettre le METER. il commence à raler et demande 750 baths pour nous amener à l'aeroport!!! mais bien sur !!! on commence bien entendu à se défendre et en instant encore et encore il met le meter en route. de là il commence un long discours comme quoi vu le prix de nos billets d'avions pour venir on pourrait lui donner plus, que vu le prix de notre hotel, que si on paye juste le prix du meter il perd de l'argent, que c'set un taxi de notre hotel donc y a une surtaxe etc etc...il continue son speech plusieurs minutes, on ne lache pas prise.
dela on se rend compte qu'il nous promene, donc on lui redemande gentillement de reprendre la bonne route car la c'est un peu abusé..20 minutes de balade...ensuite apres etre rentré sur la highway, il commence a tomber des cordes et il fait nuit...et là pas culoté il nous dit que non vraiment il faut qu'on change de taxi car il va vraiment perdre de l argent!! en gros il nous menace de nous lacher sur la route avec nos bagages !! alors là on hausse le ton sérieusement. Monsieur n'est pas content mais finira pour nous amener à l'aeroport en roulant comme un fou alors que c'est le déluge!
Au moment de descendre il me demande en plus de la course 100 baths de frais pour le dépot à l'aeroport, là s'en est trop..je lui donne les 300 baths indiqués par le meter en lui disant que vu son comportement depuis le début de la course il n'aura rien d autre et que si il le faut je prends son numero de taxi et vais voir la police. Ils nous laisse sortir sous la pluie battante, ( il s'était bien mis pour qu'on se fasse tremper à l'écart de la zone de dépose habituelle) et nous fait sortir. Un de nous reste ds le taxi en attendant qu'il ouvre le coffre ce que ce cher monsieur fait au bout de quelques instants histoire qu'on prenne une bonne sauce!!! on recupere donc nos sacs tout tremper et de rage on part en lui laissant les portes et le coffre ouvert (je sais c'est pas sympa mais là c'était vraiment de l'abus de sa part!!!).
il est sorti furax en hurlant des F*CK et autres noms d oiseaux...
heureusement ils ne sont pas tous comme cela, mais là vraiment c'était du grand n'importe quoi. je ne suis pas radine et aurait effecivement laissé un pourboire ce que je fais systematiquement mais là au vue de son arrogance c'était pas un baths de plus. Je suis juste désolée pour le client suivant qui a du essuyer sa colère!
Traquenard: amende de vignette sur les autoroutes slovènes English translation pending
Message un peu long mais à lire absolument car mon histoire peut vous arriver également 🤪
Je viens exprimer mon indignation quant aux pratiques inqualifiables des agents de la DARS (controleurs des autoroutes slovènes que nous avons d'abord pris pour des douaniers) et mettre en garde les voyageurs qui veulent se rendre en Slovénie. Que ma mésaventure familiale, puisse après tout, aider d'autres vacanciers !!!!!! Nous logions sur Trieste en Italie et nous avons décidé d'aller visiter les fameuses grottes de Postojna (les plus visitées d'europe !!!) qui ne sont qu'à 47 km (sortie d'une demie journée). Pour gagner du temps je prends l'autoroute à Trieste et je suis la direction de la Slovénie.J’arrive alors au poste frontière. Passant entre deux états européens aucun contrôle n'est effectué (pas de douaniers en vue), nous voyons seulement une pencarte avec un pictogramme moyennement compréhensible (orange avec le dessin d'une voiture). Voilà, nous sommes en Slovénie et nos ennuis commencent. Je fais à peine 50 m après le poste frontière, j’ai le choix entre continuer sur l'autoroute ou prendre la nationale. J’opte pour l'autoroute pour aller plus vite. J’arrive au péage d'entrée. Je m’approche de la cabine et j'appuie sur le bouton de distribution de ticket mais rien ne sort. Je tente l'expérience plusieurs fois mais en vain ... Je constate que des agents slovènes sont postés sur le bas côté du péage. Voyant que j’ insiste inutilement pour la prise d'un ticket, l'un des agents (une femme) me fait signe d'avancer et me demande de me garer. Elle me demande les papiers d'identité (nous pensons alors que c'est un contrôle douanier). Sur ces entres faits, elle s'approche d'une autre voiture qui vient se stationner à côté de la mienne. Apparemment elle connaît le conducteur et commence à bavarder avec lui, nous laissant en plan au moins dix bonnes minutes (bonjour la courtoisie vis à vis des étrangers) sa conversation terminée, elle daigne enfin revenir vers nous et me demande alors les papiers du véhicule, et de la suivre dans son fourgon. Quelle n’est pas mon indignation quand elle me sort un papier écrit en français concernant la soit disant infraction que je venais de commettre, 300 euro d'amende, (ramenée à 150 pour avoir payé sur place 😕) pour être entré sur l'autoroute sans cette "putain"de vignette (que j'aurai achetée si cela avait été mieux indiqué soit à la frontière soit sur la cabine de péage) !!!! alors que c'est elle qui m'avait fait signe pour entrer sur l'autoroute en voyant mon acharnement à vouloir à tout prix prendre un ticket pour accéder à l'autoroute. Aucun choix nous a été donné de faire demi tour, aucune discussion possible pour ne payer que le prix de la vignette c’est a dire 15 euro. Une indifférence totale de la part de l'agent qui n'à eu aucune indulgence, fait aucune prévention mais seulement de la répression sur le dos de touristes (nous étions à ses yeux de simples fraudeurs). Quel traquenard !!!!! De la pure escroquerie😠😠. Mais comment peut on se poster à l'entrée d'un péage pour verbaliser les touristes qui n'ont toujours pas utilisé leur réseau autoroutier. Mais qu'elle infraction ai je pu commettre sans avoir encore emprunté leur autoroute ? Une sanction démesurée (150 euro d'amende fait très mal à un budget vacances) comparé à l'infraction soit disant commise. Vive l'entrée de la Slovénie dans l'Union Européenne !!!! Cette mésaventure montre qu'une chose, c'est que l'état Slovène accueil très bien ses touristes et semble vouloir renflouer ses caisses sur leur dos. Je pense ne pas être le seul à avoir été abusé de la sorte. Essayons de nous regrouper pour en faire part aux instances européennes.😉
Je viens exprimer mon indignation quant aux pratiques inqualifiables des agents de la DARS (controleurs des autoroutes slovènes que nous avons d'abord pris pour des douaniers) et mettre en garde les voyageurs qui veulent se rendre en Slovénie. Que ma mésaventure familiale, puisse après tout, aider d'autres vacanciers !!!!!! Nous logions sur Trieste en Italie et nous avons décidé d'aller visiter les fameuses grottes de Postojna (les plus visitées d'europe !!!) qui ne sont qu'à 47 km (sortie d'une demie journée). Pour gagner du temps je prends l'autoroute à Trieste et je suis la direction de la Slovénie.J’arrive alors au poste frontière. Passant entre deux états européens aucun contrôle n'est effectué (pas de douaniers en vue), nous voyons seulement une pencarte avec un pictogramme moyennement compréhensible (orange avec le dessin d'une voiture). Voilà, nous sommes en Slovénie et nos ennuis commencent. Je fais à peine 50 m après le poste frontière, j’ai le choix entre continuer sur l'autoroute ou prendre la nationale. J’opte pour l'autoroute pour aller plus vite. J’arrive au péage d'entrée. Je m’approche de la cabine et j'appuie sur le bouton de distribution de ticket mais rien ne sort. Je tente l'expérience plusieurs fois mais en vain ... Je constate que des agents slovènes sont postés sur le bas côté du péage. Voyant que j’ insiste inutilement pour la prise d'un ticket, l'un des agents (une femme) me fait signe d'avancer et me demande de me garer. Elle me demande les papiers d'identité (nous pensons alors que c'est un contrôle douanier). Sur ces entres faits, elle s'approche d'une autre voiture qui vient se stationner à côté de la mienne. Apparemment elle connaît le conducteur et commence à bavarder avec lui, nous laissant en plan au moins dix bonnes minutes (bonjour la courtoisie vis à vis des étrangers) sa conversation terminée, elle daigne enfin revenir vers nous et me demande alors les papiers du véhicule, et de la suivre dans son fourgon. Quelle n’est pas mon indignation quand elle me sort un papier écrit en français concernant la soit disant infraction que je venais de commettre, 300 euro d'amende, (ramenée à 150 pour avoir payé sur place 😕) pour être entré sur l'autoroute sans cette "putain"de vignette (que j'aurai achetée si cela avait été mieux indiqué soit à la frontière soit sur la cabine de péage) !!!! alors que c'est elle qui m'avait fait signe pour entrer sur l'autoroute en voyant mon acharnement à vouloir à tout prix prendre un ticket pour accéder à l'autoroute. Aucun choix nous a été donné de faire demi tour, aucune discussion possible pour ne payer que le prix de la vignette c’est a dire 15 euro. Une indifférence totale de la part de l'agent qui n'à eu aucune indulgence, fait aucune prévention mais seulement de la répression sur le dos de touristes (nous étions à ses yeux de simples fraudeurs). Quel traquenard !!!!! De la pure escroquerie😠😠. Mais comment peut on se poster à l'entrée d'un péage pour verbaliser les touristes qui n'ont toujours pas utilisé leur réseau autoroutier. Mais qu'elle infraction ai je pu commettre sans avoir encore emprunté leur autoroute ? Une sanction démesurée (150 euro d'amende fait très mal à un budget vacances) comparé à l'infraction soit disant commise. Vive l'entrée de la Slovénie dans l'Union Européenne !!!! Cette mésaventure montre qu'une chose, c'est que l'état Slovène accueil très bien ses touristes et semble vouloir renflouer ses caisses sur leur dos. Je pense ne pas être le seul à avoir été abusé de la sorte. Essayons de nous regrouper pour en faire part aux instances européennes.😉
Questions diverses et précises sur le matériel de vélo English translation pending
Bonjour à tous,
j'ai déjà posté un sujet sur ce forum il y a déjà quelque tps... Et il y a tellment de trucs à prendre en compte que du coup je ne pars pas, n'achète pas de vélo, etc... Je crois que j'ai tout lu.
Mon projet : partir de chez moi (Le Luc en Provence) pour rallier le Ventoux. Celà en 3 jours (4 maxi). Je pense dormir chez l'habitant. donc pas de tente à emmener.
Donc petit voyage pour me faire le coup de pédale. Plus tard je pense partir plus longtemps mais toujours sur route.
Evidemment je n'ai aucun budget en ces temps de crise (200 euros ttc).
Mes questions : - vous parlez de jante double paroi : je compte partir avec sacoches. Est ce vraiment indispensable ? En sachant que je pèse 65 kg et que je vais faire que de la route ?
- un porte bagage avant est il important même si il ya peu de matos à emmener ? Histoire d'équilibrer le vélo.
- Le cadre : l'acier est préconisé si je comprends bien. Pour pouvoir le souder je crois. Un cadre peut se fissurer sur route (potable) ?
- enfin toujours au niveau du vélo : route ou vtt/vtc ? Au départ je pensais partir avec un vtt (position) en y mettant des pneus plus "route". Mais peut etre qu'un route serait plus adapté.
- Je pense que 3 plateaux sont indispensables (ventoux) et histoire d'avoir une moyenne correcte le reste du temps.
Pour info, je mesure 1, 65m (entrejambe 77 cm).
Je sais que ces sujets sont redondants et j'en suis désolé mais je n'arrive pas à me lancer.
Quelques vélos :
http://www.leboncoin.fr/vi/50032300.htm?ca=22_s
http://www.leboncoin.fr/vi/22727569.htm
http://www.leboncoin.fr/vi/61895851.htm?ca=21_s
Merci de votre aide.
j'ai déjà posté un sujet sur ce forum il y a déjà quelque tps... Et il y a tellment de trucs à prendre en compte que du coup je ne pars pas, n'achète pas de vélo, etc... Je crois que j'ai tout lu.
Mon projet : partir de chez moi (Le Luc en Provence) pour rallier le Ventoux. Celà en 3 jours (4 maxi). Je pense dormir chez l'habitant. donc pas de tente à emmener.
Donc petit voyage pour me faire le coup de pédale. Plus tard je pense partir plus longtemps mais toujours sur route.
Evidemment je n'ai aucun budget en ces temps de crise (200 euros ttc).
Mes questions : - vous parlez de jante double paroi : je compte partir avec sacoches. Est ce vraiment indispensable ? En sachant que je pèse 65 kg et que je vais faire que de la route ?
- un porte bagage avant est il important même si il ya peu de matos à emmener ? Histoire d'équilibrer le vélo.
- Le cadre : l'acier est préconisé si je comprends bien. Pour pouvoir le souder je crois. Un cadre peut se fissurer sur route (potable) ?
- enfin toujours au niveau du vélo : route ou vtt/vtc ? Au départ je pensais partir avec un vtt (position) en y mettant des pneus plus "route". Mais peut etre qu'un route serait plus adapté.
- Je pense que 3 plateaux sont indispensables (ventoux) et histoire d'avoir une moyenne correcte le reste du temps.
Pour info, je mesure 1, 65m (entrejambe 77 cm).
Je sais que ces sujets sont redondants et j'en suis désolé mais je n'arrive pas à me lancer.
Quelques vélos :
http://www.leboncoin.fr/vi/50032300.htm?ca=22_s
http://www.leboncoin.fr/vi/22727569.htm
http://www.leboncoin.fr/vi/61895851.htm?ca=21_s
Merci de votre aide.
Retour d'un trajet Paris - Saint-Malo en cyclo-campeur English translation pending
Trajet effectué en 4jrs ( départ 7 aout 7h - arrivée 10 aout 22h)
Départ de Paris centre vers la gare du Nord.
Jour 1 Boulevard Haussman Place de l'Etoile Avenue Foch Porte dauphine Chemin de l'étoile dans le bois de boulogne Avenue Mahatma Gandhi Aller vers pont de Puteaux Tourner à gauche avant le pont de Puteaux Longer la seine Suivre la direction pont de sèvre Traverser le pont de Sèvre Continuer sur la même route direction Garches Une fois arrivé à Garche prendre la direction Versailles (chateau) Traverser le parc du chateau de Versailles 😎 Aller direction St Cyr l'Ecole Prendre la D11 direction Thoiry A Neauphle le Vieux prendre la D42 Suivre la D42 🙂 Passer par Boissy sans Avoir et Orgerus A Orgerus prendre la D45 🙂 Passer par : - la Tacoignières - Gressey - St Lubin de la Haye - Bû - Marcilly - Pinson - Beauce - Droisy Rejoindre la D49 🙂 passer par : - Grandvilliers Arrêt à Condé sur Iton (Beau chateau de l'extèrieur avec visites le dimanche) camping municipal (moins de 5 euros, douche chaude incluse) avec bar et boulangerie pas loin 🙂
Jour 2 Depuis le camping retourner au carrefour dans Condé, tourner à droite (montée), passer devant la boulangerie et tourner à la prochaine à gauche (montée) dans une petite route (attention à la descente sinueuse 😉 ) Passer par : - Le bréviaire - St Ouen d'attez Longer la rivière Iton Passer par: - Francheville - Brouth - Chandail rejoindre l'Aigle par la D 926 🙁 Prendre la D13 jusqu'à Gacé 😕 Prendre la D14 jusqu'à Exmes 😕 Bifurcation vers le Haras National du Pin 😏 Passer par : - la cochère - Almenech - le Pont d' Aunou Rejoindre Mauvaisville Arrêt au camping du val de Baise (moins de 10 E la nuit) très bien équipé & bonne pelouse! 🙂
Jour 3 rejoindre Grogny (petit chemin de terre en continuant tout droit ou par la route) direction Sarceau puis à gauche direction D219 Puis à droite sur la D219 Tout droit pour rejoindre Echouché (superbe vielle ville et notemment l'Eglise vaut le coup d'oeil)😏 Passer par: - Ménil Glaise (très pentu) & attention aux racourcis par les chemins de terre 🙂 - La Fresnaye au Sauvage - St André de Briouze - Ste Opportune - Landigou Prendre la D43 Passer par: - Messei - La Chapelle au moine - La Chapelle Biche Prendre la D25 Passer par : - L'archamp - L'essard - Les Giganières - Mortain Prendre le chemin vert direction St Hilaire du Harcouet Arrêt ds une ferme gite à mi chemin
Jour 4 Continuer sur le chemin vert Suivre Virey Passer par : - les Biards - La masure (très pentu) - Vezins Arrêt au restaurant Auberge du lac de vezins Rue Maurice Vaudoir (02 33 48 03 48) très bon accueil & très bonne cuisine! Menu à moins de 13 E le midi Passer par: - St Laurent de terregate - St James (église superbe) Suivre D30 jusqu'à Pontorson 😕 Suivre D155 jusqu'à St Benoit des ondes😕 Prendre à gauche direction la Gouesnière Puis D4 jusqu'à St Malo😕
Matériel VTT avec porte baguage arrière Tente 2 place avec tapis de sol et sac de couchage Quelques tee shirt et sous vêtement de change Une petite serviette et une trousse de toilette Matériel pour réparer le vélo : quelques rustines + chambre à air + 2 petites cuillères pour démonter le pneu + pompe à vélo + une clé anglaise + clés à laines Un Kway avec pantalon kway Sacs plastiques PQ
Feedback Acheter une selle plus confortable Acheter de pneu de route Se débrouiller pour ne pas avoir de sac à dos Installer un porte baguage avant
A suivre ... j'ai prévu un nouvel itinéraire à essayer (temps à prévoir 6jrs)
Jour 1 Boulevard Haussman Place de l'Etoile Avenue Foch Porte dauphine Chemin de l'étoile dans le bois de boulogne Avenue Mahatma Gandhi Aller vers pont de Puteaux Tourner à gauche avant le pont de Puteaux Longer la seine Suivre la direction pont de sèvre Traverser le pont de Sèvre Continuer sur la même route direction Garches Une fois arrivé à Garche prendre la direction Versailles (chateau) Traverser le parc du chateau de Versailles 😎 Aller direction St Cyr l'Ecole Prendre la D11 direction Thoiry A Neauphle le Vieux prendre la D42 Suivre la D42 🙂 Passer par Boissy sans Avoir et Orgerus A Orgerus prendre la D45 🙂 Passer par : - la Tacoignières - Gressey - St Lubin de la Haye - Bû - Marcilly - Pinson - Beauce - Droisy Rejoindre la D49 🙂 passer par : - Grandvilliers Arrêt à Condé sur Iton (Beau chateau de l'extèrieur avec visites le dimanche) camping municipal (moins de 5 euros, douche chaude incluse) avec bar et boulangerie pas loin 🙂
Jour 2 Depuis le camping retourner au carrefour dans Condé, tourner à droite (montée), passer devant la boulangerie et tourner à la prochaine à gauche (montée) dans une petite route (attention à la descente sinueuse 😉 ) Passer par : - Le bréviaire - St Ouen d'attez Longer la rivière Iton Passer par: - Francheville - Brouth - Chandail rejoindre l'Aigle par la D 926 🙁 Prendre la D13 jusqu'à Gacé 😕 Prendre la D14 jusqu'à Exmes 😕 Bifurcation vers le Haras National du Pin 😏 Passer par : - la cochère - Almenech - le Pont d' Aunou Rejoindre Mauvaisville Arrêt au camping du val de Baise (moins de 10 E la nuit) très bien équipé & bonne pelouse! 🙂
Jour 3 rejoindre Grogny (petit chemin de terre en continuant tout droit ou par la route) direction Sarceau puis à gauche direction D219 Puis à droite sur la D219 Tout droit pour rejoindre Echouché (superbe vielle ville et notemment l'Eglise vaut le coup d'oeil)😏 Passer par: - Ménil Glaise (très pentu) & attention aux racourcis par les chemins de terre 🙂 - La Fresnaye au Sauvage - St André de Briouze - Ste Opportune - Landigou Prendre la D43 Passer par: - Messei - La Chapelle au moine - La Chapelle Biche Prendre la D25 Passer par : - L'archamp - L'essard - Les Giganières - Mortain Prendre le chemin vert direction St Hilaire du Harcouet Arrêt ds une ferme gite à mi chemin
Jour 4 Continuer sur le chemin vert Suivre Virey Passer par : - les Biards - La masure (très pentu) - Vezins Arrêt au restaurant Auberge du lac de vezins Rue Maurice Vaudoir (02 33 48 03 48) très bon accueil & très bonne cuisine! Menu à moins de 13 E le midi Passer par: - St Laurent de terregate - St James (église superbe) Suivre D30 jusqu'à Pontorson 😕 Suivre D155 jusqu'à St Benoit des ondes😕 Prendre à gauche direction la Gouesnière Puis D4 jusqu'à St Malo😕
Matériel VTT avec porte baguage arrière Tente 2 place avec tapis de sol et sac de couchage Quelques tee shirt et sous vêtement de change Une petite serviette et une trousse de toilette Matériel pour réparer le vélo : quelques rustines + chambre à air + 2 petites cuillères pour démonter le pneu + pompe à vélo + une clé anglaise + clés à laines Un Kway avec pantalon kway Sacs plastiques PQ
Feedback Acheter une selle plus confortable Acheter de pneu de route Se débrouiller pour ne pas avoir de sac à dos Installer un porte baguage avant
A suivre ... j'ai prévu un nouvel itinéraire à essayer (temps à prévoir 6jrs)
J'y suis allé et j'en suis revenu: quinze jours dans l'Ouest américain English translation pending
Bonjour à tous
bon , ça y est ; j'y suis allé et j'en suis revenu !!!! Moi qui en revait, qui ai été elevé avec rintintin, les mysteres de l'ouest, au nom de la loi, bonanza, starsty et hutch, fort apache et teddy ted vous vous rendez compte !! un indien m'a meme tapé dans le dos!!!; bon, ok, il avait pas de plumes sur la tete et c'etait pour me vendre un collier , mais quand meme ...qui l'eut cru !!! Pourtant avant ce voyage, j'etais super tendu, limite angoissé, les usa pour moi c'etait enorme, trop gros pour moi, je pense que les plus jeune aujourd'hui ne voyent pas les choses comme ça et ils ont raison !!! !!! j'en rigole maintenant !!!!
ressenti : super positif, bien sur !! un sentiment de "yes , i can" je l'ai fait et c'etait genial !! ce pays avant d'y aller je l'aimais un peu deja (meme beaucoup, en fait) et ça me l'a confirmé j'ai concentre mon voyage sur les parcs, la nature et les paysages, j'ai pas été déçu !!!sauf par une chose : le temps passe trop vite et j'aurais aimé decouvrir encore plus chacun des parcs visités, un sentiment(justifié ) d'avoir seulement effleuré ces immensites
gens : super sympa, acceuillants, serviables , un régal !!! il faut surtout pas hésiter à leur demander quelque chose, si ils peuvent, ils vous aident !!et avec le sourire !! ça change de chez nous!! ils parlent vraiment peu voire pas le français, mais si ils connaissent qques mots, ils vous les disent amicalemnt !! un bon point de plus
temps : le nerf de la guerre : il faut du temps pour apprecier; nous on s'est leve tot, 6h tous les jours, on avait en moyenne 3h de route par jour (sauf 2 fois) mais c'etait bien . Des endroits comme zion, bryce, grand canyon, on peut pas les apprecier en descendant de voiture, clic-clac kodak et on repart Non, en tous cas pour nous pas possible; seule solution , les chaussures les gourdes et en avant guingamp, on crapahute et on respire, on regarde, on s'impregne de ces ambiances. Plus que de calculer l'heure exacte pour avoir les rayons optimum pour la photo de l'album(on n'est pas de ferus de photos), on privilegira plutot la rando au timing conseille pour certain view point Faire les deux est bien sur l'idéal mais pas toujours possible ! C'est notre choix, il n'engage que nous, bien sur !!!
A priori : on en avait plein mais les miens etaient surtout positifs, ils ont ete confirmés , extra !! sauf peut etre un cote un peu "tout pour le show, pour la vitrine " et leur cote "grand messe pour de bonnes cause" mais je crois que ça fait partie de leur culture, alors, bon , faut accepter
Bouffe : on bouffe bien aux us, et y a plein de choix, aucun probleme de ce cote là
Budget : j'ai reserve mes hotels, avion, excursions via une agence avant de partir (et avant de connaitre ce forum) donc je ne serai pas competitif mais on voulait surtout reussir ce premier trip, que tout se passe bien et de ce cote là, objectif atteint alors.............
Avion : Continental airlines Bordeaux/paris, paris /newark, newarl/las vegas un peu crevant ; correspondance ratee a l'aller entre NY et LV + une valise perdue; on sera sur le vol suivant et notre bagage livre 2 jours plus tard a l'hotel !!!! bonne organisation .....comme d'hab apparemment
Decalage horaire : aucun problemes, ni a l'aller, ni au retour(c'est limite frustrant!!!!!) en suivant les conseils du forum : se coucher et se lever aux heures locales desuite
Americaine : De la folie , j'etais comme un fou!!!!ma femme et ma fille en avait marre !!! J'arretais pas de matter !!vous imaginez pas : des mustangs, des corvettes, des camaros, des pick up de folie !!!! bon, nous on a herite d'une mitsubitshi galant !! pas de quoi frimer , la prochaine fois ça sera pas pareil !!!
Orientation : j'avais un atlas randy mac nally et un gps tomtom go 920; bon, pas de polémique mais moi, je suis un convaincu du gps (meme en france) alors j'ai beaucoup apprecie de l'avoir, un vrai confort et surtout je pouvais conduire tranquille pendant que ma femme et ma fille dormaient sans avoir besoin de m'arreter pour verifier la route
informations : j'avais prepare toutes mes journees grace a google map, google earth, les sites officiels des parcs et des villes ainsi que les super sites du forum ; ouestusa (et ses fiches imprimables), vazyvite (et ses supers conseils ) et roadtriping, merci beaucoup à eux !!!!!!!! avoir toutes les informations à l'avance permet de gagner pas mal de temps et ainsi de profiter encore plus des sites qui le valent bien !!
Itineraire
j1 : arrivee LV a 22h30, prise de la voiture, declaration bagage perdu, direction hotel, check in , dodo a 00h30
j2 :ZION lever 6h depart 7h apres un cafe au starbuck de l'hotel - route vers zion - je suis ému :je roule sur une route en plein désert aux usa (il me faut pas grand chose, vous voyez...) arrivee a zion 11h passe (3h route + 1/2 h arret essence et autres + 1h perdue en utah) -parking plein il faut se garer a springdale _ heureusement j'ai ma resa au zion lodge donc red permit delivre, je peux aller me garer au lodge Petit repas a la cafet -remplissage des gourdes - il est 13h, il fait +/- 40°c, keskonfait ? ben, angel landing, non ?? toujours tout dans en nuance chez nous!!!!!!!! Alors c'est parti !! objectif dans ma tete scoutlook out apres on verra Pour info, ma femme fait beaucoup de sport, et ma fille de 13 1/2 aussi et tout le monde n'a aucun probleme avec la marche Donc on fera angel landing jusqu'à scout, ensuite ma femme a le vertige, ma fille donne des signes d'enervement dans le passage avec les chaines donc on en reste là et c'est deja super bien !!! Petite trempette dans la riviere pour decompresser et admirer les paysages retour au lodge pour remplir les gourdes (on a vidé 6 ou 7 litres d'eau) et navette jusqu'a la fin du canyon On fera riverside walk jusqu'à "the narrow", tempette des pieds dans la riviere avant "the narrow" et retour au lodge hotel zion lodge tres confortable et super bien place - ras
j3 : BRYCE CANYON lever 6h depart 7h - petit dej sur la terrasse de la cafet du zion lodge _ le jour se leve tout est calme, j'adore!!!! route vers bryce - on arrive vers 10h a sunset point - on decouvre (la larme a l'oeil tellement c'est beau ) puis on descend navajo loop + queen garden trail + retour par rim trail, extraordinaire !! ces couleurs et ces contrastes !!!!!quelle atmosphere particuliere !
pique nique a sunset point - puis depart pour le bout du parc :yovimpa point, petite balade puis remontée vers l'amphitheatre en s'arretant aux view points : tres beau mais on a prefere la rando du matin, le parc dans le sud est tres abime par le feu Sunset a sunset point puis check in au brice lodge a 300 metres, ça c'est pratique !!!!!
bryce lodge tres bien aussi - ras
regret : n'avoir pas fait une autre rando (genre pekaboo trail) l'apres midi plutot que les view point info : le parc est rempli de touristes francais
j4 : MOAB VIA CAPITOL REEF lever 5h45 - sunrise a sunrise point - depart pour moab par la scenic 12 vers 7h30 Route sur la scenic drive , bon allez j'ose : c'est vrai, on domine, mais je m'attendais à mieux qquestion paysages, c'est perso, ça n'engage que moi Arrrivee a capitol reef:chimmey rock, panorama point, gooseneck puis arret a fruita historic district pour pique- nique (un vrai coup de coeur !!! a ne pas rater !! lieux d'une grande beauté degageaant une impression de calme et de sérénité - le temps s'est arreté içi !!!) Continuation : fruita school, petroglyphs et rando a hickman bridge( sympa, ça fait du bien de marcher ) puis depart vers moab Arrivee a Moab vers je sais plus trop, 18h, je crois Check in a hotel Aarchway inn, tres bien aussi, baignade dans la piscine pour decompresser au milieu de nos "compatriotes" : comment reconnaitre un francais dans un hotel aux usa : c'est celui qui plonge par-dessus le panneau "NO DIVING" , fastoche, non ? pas de polemique et surtout pas de generalites, heureusement !!! Repas le soir : moab brewery on a beaucoup aimé à tous points de vue
j5 : EXCURSION 4X4 ARCHE ET CANYONLAND excursion tag-a-long combine arcland/canyonland - on ne sera que tous les trois donc guide privé !! Bon c'est vrai, le 4x4 ne se justifie pas pour archland mais c'etait la seule façon, un peu rapide, c'est vrai, d'avoir un aperçu des 2 parcs en 1 jour !! Donc le matin, quelques arches a archland , pique-nique au bord du colorado (super!!) et depart pour canyonland : potash road , dead horse point (a l'endroit ou le final de "thelma et louise" a été filmé, emotion!!!), un bout de shaffer road, je crois et retour a l'hotel repas au sunset grill : bon resto, on a bien aime
regret : n'avoir pas descendu le colorado en rafting, moab est une ville sympa que l'on a bien aimé, plein de choses à faire, un gout de "revienzyvite" !!!
J6 : MESA VERDE lever6h depart 7h- arrivee a mesa verde visitor center vers 11h- queue pour les tickets pour visiter les ruines on sera a balcony pour la visite de 13h30 et cliff palace vers 15 h ; visites sympa guidees par un ranger, il faut bien comprendre l'anglais(perso, je capte +/- 40 à 50% de ce qu'il dit) balcony est haut place et marrante : echelle, couloir etc...cliff palace est un tres beau site !!! Ensuite petit tour au bar pour un cafe et depart pour la rando, petrglyph trail : super sympa, super paysages, personne sur le trail , un exellent souvenir +/- 2h à 2h30 de marche, je crois
check in au far view lodge- belle vue- tres bien repas a la cafet a cote : moyen mais pas cher
Tour en voiture a la tombee de la nuit pour voir des animaux info : le parc a beaucoup souffert des incendies
J7 MONUMENT VALLEY lever 6h -lever de soleil depuis la chambre avec des biches sous le balcon- tour en voiture pour voir des animaux, puis depart pour monument valley
Arrivée vers 11h a gooseneck state park - superbe point de vue !!! J'avais prevu "valley of the god" et "muley point" mais mes femmes rouspetent : marre de la bagnole!!! Bon on file sur monument !! On sera vers 12h au visitor center pour pique-niquer sur la terrasse face à ce lieu grandiose, y'a pire comme endroit!!! Ensuite scenic drive entre les buttes, c'est superbe et emouvant, achat de bijoux aux indiennes, mention speciale a artist point !! Petite visite a gouldin + marche indien et check in a l'hotel the view : grande classe, de loin le plus luxueux de tous les hotels que l'on aura et la vue !!! Repas au resto du visitor center avec vue sur les buttes - tres bien à notre gout
J'aurais bien aime faire le sunset sur la terrasse du visitor center car il passe une musique indienne en fonds qui rend l'endroit encore plus grandiose mais une bande de gosses, des français encore une fois, n'arretent pas de se disputer, de hurler dans l'indifference des parents Ca me prends la tete, je me refugie dans ma chambre et profite du sunset tout seul avec les chiens des navajos qui squattent devant les fenetres
info : il est possible de faire plus sur la journee : gooseneck, muley point, valley of the gods et monument valley me semblaient possibles mais des fois, il faut adapter le rythme du voyage à tout le monde pour que ça reste du plaisir, dont acte
J8 PAGE EXCURSION LAKE POWELL lever vers 6h -sunrise depuis la chambre, genial- puis depart page
arrivee vers10h00/10h30 , je sais plus - arret au barrage puis on va au lake powell resort pour rdv excursion sur la lake powell 12h30 depart pour rainbow bridge 2h de bateau aller 2h retour : on a un bon aperçu de lake powell qui est splendide - j'ai adoré l"endroit du "rainbow bridge" lieu sacré des indiens, ça ne m'etonne pas, il y a une atmosphere, ça s'explique pas , désolé checkin au lake powell resort et sunset sur le lac repas: glenn canyon steak house -Grosse deception - on deconseille vivement - attente de 30 minutes contre 10 annoncées - steak carbonises (commandes "rare") - tip de 20% d'office - Vraiment pas terrible et je suis gentil
J9 HORSE SHOES BEND / GRAND CANYON lever 6h depart 7h -arret au denys pour p'tit dej
Puis arret a "horse shoes bend" qui est maintenant indique par un panneau et parking goudronné- petite marche facile +/- 15 minutes Lieu superbe meme si on y arrive trop tot - en partie dans l'ombre- mais on le savait et depart pour Grand canyon
Arrivee par l'est et decouverte des views points le long de desert view road - on verra meme 2 abrutis sur le bout d'un piton rocheux surveilles de pres par une jeune ranger qui est degoutée devant tant de stupidité....no comment !! Pique nique sous les arbres entre grandview et yaki point - puis parking et navette pour hermist rest road - on descendra au premier arret "trailview overlook" et on marchera jusqu'à .......hermist rest !!! Superbe balade , tres peu de monde !!!, balade toute l'apres midi en face à face avec cette merveille naturelle, un tres grand souvenir !!!!aux view point, on croise ceux qui descendent de la navette pour les photos En fin de promenade, on s'offre une glace bien meritee devant le bridge angel lodge puis ma fille reclame "la piscine" - rien à dire elle l'a plus que meritée !!! mais on fait l'impasse sur le sunset... check in a tusayan au red father lodge - acceuil super sympa (il me confirme mon tour en helicoptere pour le lendemain) hotel correct sans plus repas : "we cook pasta and pizza" sympa et pas cher c'est ok
info : il y a un nouvel arret maintenant dans la portion "the abyss/pima point" a mi-chemin environ et une route goudronnée qui peut remplacer le sentier initial qui, des fois, longe le GC de plus que tres pres !!
Si on revient un jour, on se fera la descente dans le fonds du canyon et nuit sur place et remontee le lendemain, ça c'est sur !!!!
J10 SURVOL GC / LAS VEGAS Lever vers 6h45 , la grasse mat, quoi !! p'tit dej puis on va a papillon pour l'helico - notre vol est a 8h30, en fait ils nous appelle a 8h !!! ok let's go!! on est 5 : nous trois + un autre couple de français ; on met les ecouteurs : commentaires en français , sympa, on comprends tout !!! on longe le canyon - c'est notre bapteme à tous les trois- on voit pas grand chose du GC et puis l'helico change de cap, la musique s'emballe et là, on le decouvre , la faille !!!! , la bete !!! C'est carrément magique !!heureusement que l'on a tous les lunettes noires car tous les yeux sont humides et beaucoup plus que d'habitude!!!sont trop forts les ricains avec leur mise en scene !!! un moment extraordinaire, a conseiller à tous ceux qui peuvent
puis depart pour LV vers 9h encore tout secoué par le moment que l'on vient de vivre ! arret a kigsman pour repas/salade dans un subway passage par hoover dam (le barrage) queue enorme de voiture dans le sens inverse !!! arrivee a LV - direction bonanza le plus grand magasin de souvenirs du monde, royaume du made in china et du plastoc, décevant !!!!! donc on file au nord pour un outlet ; perso je suis pas tres fringues et encore moins marques, alors j'accroche pas ni ma femme d'ailleurs, seule ma fille achete une veste check in au monte carlo puis depart pour le strip a pied of course !!! Bon là je vais pas tourner autour du pot : on n'aime pas du tout !beaucoup de monde , de bruit, des "rabatteurs" partout !! on a encore la tete au bord du GC et le choc est trop violent !!! "sincity", je sais pas mais "fakecity" ça c'est sur !! tout semble faux !artificiel ! c'est pas notre truc!! Content quand meme de l'avoir vu mais on est plus fatigué par les outlet et le strip que par les 10 bornes à GC la veille, question de motivation sans doutes !!
on essaiera le buffet du Mirage, au moins 100 personnes font la queue donc on insiste pas et on mange ailleurs !!
J11 BISHOP VIA DEATH VALLEY lever 6h depart 7h grosse journee aujourd'hui Objectif bishop via death valley
Arrivée a dante view vers 10h30/11h, superbe point de vue, on sort et surprise, il fait moins chaud qu'à LV ; on est en hauteur et y a du vent, ça doit y faire on continue sur zabriski point puis on descend dans la vallée à badwater et retour par artist drive ; DV est une exellente surprise, c'est superbe, plein de couleurs , j'aurais jamais cru, ma femme non plus d'ailleurs !! vers 13h30/14h arret a furnace creek; petit repas au bar 2 hot dog pour nous et ma fille commande des wings de poulet qui lui seront servis dans une sauce "spicy", c'est carremnt du feu (pourtant on aime manger epicé), immangeable !!on jettera et je manquerai pas de le faire remarquer a la serveuse qui nous offre une poche de chips..... on continue la route en passant devant sand dunes puis on sort de la DV, changement de paysages, on traverse lone pine arrivee a bishop vers 17/18 h
check inn au best western creekside inn superbe hotel, kitchenette dans la chambre , ras, ma fille file a la piscine.......
Le soir, on souhaite manger et bishop est petit; on demande conseil à l'hotel qui nous conseille un steak house mais on a été échaudé par celui de Page, donc on choisit un mexicain; et là qu'est qui nous prend ??? je sais toujours pas !! on commande 2 super burritos et 1 super tostada !!! pourtant on le sais ne jamais prendre des protions "super" aux usa !!!!!!! les serveurs se ramenent avec 2 plats genre lasagnes pour 8 personnes dans chaque assiette et une crepe de 30 cm de diametre avec 10 à 15 cm de bouffe par dessus ; et là on est pris d'un fou rire de dingues, on est ecroulé sur les banquettes, les serveurs rigolent de nous voir, le patron arrive rigolard mais on pourra pas lui parler, on est gondolé, on a mal au ventre, on pleure ..... en plus, c'est triste mais c'est degueu de chez degueu !! quel gaspillage !! ça fait un peu mal au coeur quand meme !! si vous allez a bishop, je vous deconseille "la casita" vraiment pas bon !!!
J12 YOSEMITE lever 6h depart 7h apres un super breakfast au BW avec gauffre a faire cuire soi meme, la classe !!
a 9h on est au visitor center de tuolomme rando de 2h/2h30 dans tuolomme meadows, puis arret a tenaya lake et olmsted point, repas a white wolf vers 13h30 arrivee a bridalvail fall (ou on verra un ours) puis on se gare et navette pour la rando de 1h30/2h a mirror lake, puis passage a lower yosemite fall (a sec, dommage ) recuperation de la voiture et direction glacier point via tunnel view (et la photo), superbe panorama de la valley on arrive au check inn du yosemite view lodge a el portal vers 20h30/21h, on a fait une tres grosse journee (je m'en doutais en fait); il faut attendre 1h30 au resto, on se rabat sur le salad bar de la pizzeria l'hotel est bien place mais aucun charme : une impression de "piege à touristes piégés" un peu comme a DV mais bon, on a pas le choix et surtout on est crevé !!
info:beaucoup de monde dans la valley de yosemite, trop de voitures à mon gout; j'espere qu'il mettront en place un systeme de navettes comme à zion pour le plus grand bonheur de tous !!!
J13 YOSEMITE / SAN FRANCISCO lever 6h, depart 7h arrivee a mariposa grove vers 8h30, aucun probleme pour les places de parking rando jusqu'à 11h parmi les sequoias; j'ai beaucoup apprecie la ballade avec une mention speciale pour l'endroit ou siege le museum, superbe cabane de rondins, j'adore !! beaucoup d'arbres abimes par le feu
depart pour SF via merced (pause midi au super market, sympa) arrivee vers 16h et restitution de la voiture check inn a l hotel dans taylor st pres de market st descente d'une rue (au pif) en direction de fishermann, on voit un attroupement , c'est lombard st !!! photo donc !! arrrivee sur FW, que je trouve plutot sympa, on decouvre les otaries, alcatraz etc.. repas au pier 39 au bubba gump : superbe vue sur alcatraz, super crevttes , on a adoré
retour en taxi : FW -> market st +/- 10$
J14 SAN FRANCISCO lever 7h30 car tour de la ville en francais; pick up a l'hotel vers 8h30 tour guide par william de cali'fun tres sympa et complet retour a l'hotel et depart immediat pour prendre un cable car au terminus (merci VAZYVITE) arrivee a FW , location de velo vers 14h traversse du GG, continue sur sausalito retour par ferry de 18h20 restitution velo vers 19h (116$ à 3) on a faim le premier japonais fera l'affaire resto bon, tip de 20% inclu mais service tres bon et souriant donc ras
J15 SAN FRANCISCO lever vers 7h petit dej dans la chambre on part à pied vers haight ashbury vers 8h/8h30 en prenant market street et là c'est vraiment la cour des miracles : des sdf partout, des epaves au vrai sens du terme, des pauvres gars qui se sont echoués, c'est triste mais je dois dire : pas un geste , ou une parole ni meme un regard de travers, une impression de 2 mondes qui vivent en parallele mais sans se rencontrer, special...... on ira jusqu'a haigh asbury et ses maisons superbes , puis retour ; shopping et repas au centre commercial de market st, puis union square, descente de chinatown (bof bof) on rentre dans north beach, petit spectacle sur washington square , monte jusqu'à la coit tower pour finir comme d'hab sur FW (desole, on aime bien ..) on veut faire le dernier repas a bubba gump mais 1h1/2 d'attente (c'estle we) donc on se rabat sur pier market , tres bien aussi , belle vue ras
J16 leaving SF un sacre beau trip que l'on est pas pres d'oublier
J'ai essaye de ne pas etre trop long et de mettre les programmes de nos journees avec heures de depart pour vous donner une idée de ce que l'on peut ou ne pas faire sur une journee; j'espere que cela pourra vous servir dans vos preparation et que vous avez apprecie la lecture de ce récit autant que moi son ecriture
see you soon
jc
bon , ça y est ; j'y suis allé et j'en suis revenu !!!! Moi qui en revait, qui ai été elevé avec rintintin, les mysteres de l'ouest, au nom de la loi, bonanza, starsty et hutch, fort apache et teddy ted vous vous rendez compte !! un indien m'a meme tapé dans le dos!!!; bon, ok, il avait pas de plumes sur la tete et c'etait pour me vendre un collier , mais quand meme ...qui l'eut cru !!! Pourtant avant ce voyage, j'etais super tendu, limite angoissé, les usa pour moi c'etait enorme, trop gros pour moi, je pense que les plus jeune aujourd'hui ne voyent pas les choses comme ça et ils ont raison !!! !!! j'en rigole maintenant !!!!
ressenti : super positif, bien sur !! un sentiment de "yes , i can" je l'ai fait et c'etait genial !! ce pays avant d'y aller je l'aimais un peu deja (meme beaucoup, en fait) et ça me l'a confirmé j'ai concentre mon voyage sur les parcs, la nature et les paysages, j'ai pas été déçu !!!sauf par une chose : le temps passe trop vite et j'aurais aimé decouvrir encore plus chacun des parcs visités, un sentiment(justifié ) d'avoir seulement effleuré ces immensites
gens : super sympa, acceuillants, serviables , un régal !!! il faut surtout pas hésiter à leur demander quelque chose, si ils peuvent, ils vous aident !!et avec le sourire !! ça change de chez nous!! ils parlent vraiment peu voire pas le français, mais si ils connaissent qques mots, ils vous les disent amicalemnt !! un bon point de plus
temps : le nerf de la guerre : il faut du temps pour apprecier; nous on s'est leve tot, 6h tous les jours, on avait en moyenne 3h de route par jour (sauf 2 fois) mais c'etait bien . Des endroits comme zion, bryce, grand canyon, on peut pas les apprecier en descendant de voiture, clic-clac kodak et on repart Non, en tous cas pour nous pas possible; seule solution , les chaussures les gourdes et en avant guingamp, on crapahute et on respire, on regarde, on s'impregne de ces ambiances. Plus que de calculer l'heure exacte pour avoir les rayons optimum pour la photo de l'album(on n'est pas de ferus de photos), on privilegira plutot la rando au timing conseille pour certain view point Faire les deux est bien sur l'idéal mais pas toujours possible ! C'est notre choix, il n'engage que nous, bien sur !!!
A priori : on en avait plein mais les miens etaient surtout positifs, ils ont ete confirmés , extra !! sauf peut etre un cote un peu "tout pour le show, pour la vitrine " et leur cote "grand messe pour de bonnes cause" mais je crois que ça fait partie de leur culture, alors, bon , faut accepter
Bouffe : on bouffe bien aux us, et y a plein de choix, aucun probleme de ce cote là
Budget : j'ai reserve mes hotels, avion, excursions via une agence avant de partir (et avant de connaitre ce forum) donc je ne serai pas competitif mais on voulait surtout reussir ce premier trip, que tout se passe bien et de ce cote là, objectif atteint alors.............
Avion : Continental airlines Bordeaux/paris, paris /newark, newarl/las vegas un peu crevant ; correspondance ratee a l'aller entre NY et LV + une valise perdue; on sera sur le vol suivant et notre bagage livre 2 jours plus tard a l'hotel !!!! bonne organisation .....comme d'hab apparemment
Decalage horaire : aucun problemes, ni a l'aller, ni au retour(c'est limite frustrant!!!!!) en suivant les conseils du forum : se coucher et se lever aux heures locales desuite
Americaine : De la folie , j'etais comme un fou!!!!ma femme et ma fille en avait marre !!! J'arretais pas de matter !!vous imaginez pas : des mustangs, des corvettes, des camaros, des pick up de folie !!!! bon, nous on a herite d'une mitsubitshi galant !! pas de quoi frimer , la prochaine fois ça sera pas pareil !!!
Orientation : j'avais un atlas randy mac nally et un gps tomtom go 920; bon, pas de polémique mais moi, je suis un convaincu du gps (meme en france) alors j'ai beaucoup apprecie de l'avoir, un vrai confort et surtout je pouvais conduire tranquille pendant que ma femme et ma fille dormaient sans avoir besoin de m'arreter pour verifier la route
informations : j'avais prepare toutes mes journees grace a google map, google earth, les sites officiels des parcs et des villes ainsi que les super sites du forum ; ouestusa (et ses fiches imprimables), vazyvite (et ses supers conseils ) et roadtriping, merci beaucoup à eux !!!!!!!! avoir toutes les informations à l'avance permet de gagner pas mal de temps et ainsi de profiter encore plus des sites qui le valent bien !!
Itineraire
j1 : arrivee LV a 22h30, prise de la voiture, declaration bagage perdu, direction hotel, check in , dodo a 00h30
j2 :ZION lever 6h depart 7h apres un cafe au starbuck de l'hotel - route vers zion - je suis ému :je roule sur une route en plein désert aux usa (il me faut pas grand chose, vous voyez...) arrivee a zion 11h passe (3h route + 1/2 h arret essence et autres + 1h perdue en utah) -parking plein il faut se garer a springdale _ heureusement j'ai ma resa au zion lodge donc red permit delivre, je peux aller me garer au lodge Petit repas a la cafet -remplissage des gourdes - il est 13h, il fait +/- 40°c, keskonfait ? ben, angel landing, non ?? toujours tout dans en nuance chez nous!!!!!!!! Alors c'est parti !! objectif dans ma tete scoutlook out apres on verra Pour info, ma femme fait beaucoup de sport, et ma fille de 13 1/2 aussi et tout le monde n'a aucun probleme avec la marche Donc on fera angel landing jusqu'à scout, ensuite ma femme a le vertige, ma fille donne des signes d'enervement dans le passage avec les chaines donc on en reste là et c'est deja super bien !!! Petite trempette dans la riviere pour decompresser et admirer les paysages retour au lodge pour remplir les gourdes (on a vidé 6 ou 7 litres d'eau) et navette jusqu'a la fin du canyon On fera riverside walk jusqu'à "the narrow", tempette des pieds dans la riviere avant "the narrow" et retour au lodge hotel zion lodge tres confortable et super bien place - ras
j3 : BRYCE CANYON lever 6h depart 7h - petit dej sur la terrasse de la cafet du zion lodge _ le jour se leve tout est calme, j'adore!!!! route vers bryce - on arrive vers 10h a sunset point - on decouvre (la larme a l'oeil tellement c'est beau ) puis on descend navajo loop + queen garden trail + retour par rim trail, extraordinaire !! ces couleurs et ces contrastes !!!!!quelle atmosphere particuliere !
pique nique a sunset point - puis depart pour le bout du parc :yovimpa point, petite balade puis remontée vers l'amphitheatre en s'arretant aux view points : tres beau mais on a prefere la rando du matin, le parc dans le sud est tres abime par le feu Sunset a sunset point puis check in au brice lodge a 300 metres, ça c'est pratique !!!!!
bryce lodge tres bien aussi - ras
regret : n'avoir pas fait une autre rando (genre pekaboo trail) l'apres midi plutot que les view point info : le parc est rempli de touristes francais
j4 : MOAB VIA CAPITOL REEF lever 5h45 - sunrise a sunrise point - depart pour moab par la scenic 12 vers 7h30 Route sur la scenic drive , bon allez j'ose : c'est vrai, on domine, mais je m'attendais à mieux qquestion paysages, c'est perso, ça n'engage que moi Arrrivee a capitol reef:chimmey rock, panorama point, gooseneck puis arret a fruita historic district pour pique- nique (un vrai coup de coeur !!! a ne pas rater !! lieux d'une grande beauté degageaant une impression de calme et de sérénité - le temps s'est arreté içi !!!) Continuation : fruita school, petroglyphs et rando a hickman bridge( sympa, ça fait du bien de marcher ) puis depart vers moab Arrivee a Moab vers je sais plus trop, 18h, je crois Check in a hotel Aarchway inn, tres bien aussi, baignade dans la piscine pour decompresser au milieu de nos "compatriotes" : comment reconnaitre un francais dans un hotel aux usa : c'est celui qui plonge par-dessus le panneau "NO DIVING" , fastoche, non ? pas de polemique et surtout pas de generalites, heureusement !!! Repas le soir : moab brewery on a beaucoup aimé à tous points de vue
j5 : EXCURSION 4X4 ARCHE ET CANYONLAND excursion tag-a-long combine arcland/canyonland - on ne sera que tous les trois donc guide privé !! Bon c'est vrai, le 4x4 ne se justifie pas pour archland mais c'etait la seule façon, un peu rapide, c'est vrai, d'avoir un aperçu des 2 parcs en 1 jour !! Donc le matin, quelques arches a archland , pique-nique au bord du colorado (super!!) et depart pour canyonland : potash road , dead horse point (a l'endroit ou le final de "thelma et louise" a été filmé, emotion!!!), un bout de shaffer road, je crois et retour a l'hotel repas au sunset grill : bon resto, on a bien aime
regret : n'avoir pas descendu le colorado en rafting, moab est une ville sympa que l'on a bien aimé, plein de choses à faire, un gout de "revienzyvite" !!!
J6 : MESA VERDE lever6h depart 7h- arrivee a mesa verde visitor center vers 11h- queue pour les tickets pour visiter les ruines on sera a balcony pour la visite de 13h30 et cliff palace vers 15 h ; visites sympa guidees par un ranger, il faut bien comprendre l'anglais(perso, je capte +/- 40 à 50% de ce qu'il dit) balcony est haut place et marrante : echelle, couloir etc...cliff palace est un tres beau site !!! Ensuite petit tour au bar pour un cafe et depart pour la rando, petrglyph trail : super sympa, super paysages, personne sur le trail , un exellent souvenir +/- 2h à 2h30 de marche, je crois
check in au far view lodge- belle vue- tres bien repas a la cafet a cote : moyen mais pas cher
Tour en voiture a la tombee de la nuit pour voir des animaux info : le parc a beaucoup souffert des incendies
J7 MONUMENT VALLEY lever 6h -lever de soleil depuis la chambre avec des biches sous le balcon- tour en voiture pour voir des animaux, puis depart pour monument valley
Arrivée vers 11h a gooseneck state park - superbe point de vue !!! J'avais prevu "valley of the god" et "muley point" mais mes femmes rouspetent : marre de la bagnole!!! Bon on file sur monument !! On sera vers 12h au visitor center pour pique-niquer sur la terrasse face à ce lieu grandiose, y'a pire comme endroit!!! Ensuite scenic drive entre les buttes, c'est superbe et emouvant, achat de bijoux aux indiennes, mention speciale a artist point !! Petite visite a gouldin + marche indien et check in a l'hotel the view : grande classe, de loin le plus luxueux de tous les hotels que l'on aura et la vue !!! Repas au resto du visitor center avec vue sur les buttes - tres bien à notre gout
J'aurais bien aime faire le sunset sur la terrasse du visitor center car il passe une musique indienne en fonds qui rend l'endroit encore plus grandiose mais une bande de gosses, des français encore une fois, n'arretent pas de se disputer, de hurler dans l'indifference des parents Ca me prends la tete, je me refugie dans ma chambre et profite du sunset tout seul avec les chiens des navajos qui squattent devant les fenetres
info : il est possible de faire plus sur la journee : gooseneck, muley point, valley of the gods et monument valley me semblaient possibles mais des fois, il faut adapter le rythme du voyage à tout le monde pour que ça reste du plaisir, dont acte
J8 PAGE EXCURSION LAKE POWELL lever vers 6h -sunrise depuis la chambre, genial- puis depart page
arrivee vers10h00/10h30 , je sais plus - arret au barrage puis on va au lake powell resort pour rdv excursion sur la lake powell 12h30 depart pour rainbow bridge 2h de bateau aller 2h retour : on a un bon aperçu de lake powell qui est splendide - j'ai adoré l"endroit du "rainbow bridge" lieu sacré des indiens, ça ne m'etonne pas, il y a une atmosphere, ça s'explique pas , désolé checkin au lake powell resort et sunset sur le lac repas: glenn canyon steak house -Grosse deception - on deconseille vivement - attente de 30 minutes contre 10 annoncées - steak carbonises (commandes "rare") - tip de 20% d'office - Vraiment pas terrible et je suis gentil
J9 HORSE SHOES BEND / GRAND CANYON lever 6h depart 7h -arret au denys pour p'tit dej
Puis arret a "horse shoes bend" qui est maintenant indique par un panneau et parking goudronné- petite marche facile +/- 15 minutes Lieu superbe meme si on y arrive trop tot - en partie dans l'ombre- mais on le savait et depart pour Grand canyon
Arrivee par l'est et decouverte des views points le long de desert view road - on verra meme 2 abrutis sur le bout d'un piton rocheux surveilles de pres par une jeune ranger qui est degoutée devant tant de stupidité....no comment !! Pique nique sous les arbres entre grandview et yaki point - puis parking et navette pour hermist rest road - on descendra au premier arret "trailview overlook" et on marchera jusqu'à .......hermist rest !!! Superbe balade , tres peu de monde !!!, balade toute l'apres midi en face à face avec cette merveille naturelle, un tres grand souvenir !!!!aux view point, on croise ceux qui descendent de la navette pour les photos En fin de promenade, on s'offre une glace bien meritee devant le bridge angel lodge puis ma fille reclame "la piscine" - rien à dire elle l'a plus que meritée !!! mais on fait l'impasse sur le sunset... check in a tusayan au red father lodge - acceuil super sympa (il me confirme mon tour en helicoptere pour le lendemain) hotel correct sans plus repas : "we cook pasta and pizza" sympa et pas cher c'est ok
info : il y a un nouvel arret maintenant dans la portion "the abyss/pima point" a mi-chemin environ et une route goudronnée qui peut remplacer le sentier initial qui, des fois, longe le GC de plus que tres pres !!
Si on revient un jour, on se fera la descente dans le fonds du canyon et nuit sur place et remontee le lendemain, ça c'est sur !!!!
J10 SURVOL GC / LAS VEGAS Lever vers 6h45 , la grasse mat, quoi !! p'tit dej puis on va a papillon pour l'helico - notre vol est a 8h30, en fait ils nous appelle a 8h !!! ok let's go!! on est 5 : nous trois + un autre couple de français ; on met les ecouteurs : commentaires en français , sympa, on comprends tout !!! on longe le canyon - c'est notre bapteme à tous les trois- on voit pas grand chose du GC et puis l'helico change de cap, la musique s'emballe et là, on le decouvre , la faille !!!! , la bete !!! C'est carrément magique !!heureusement que l'on a tous les lunettes noires car tous les yeux sont humides et beaucoup plus que d'habitude!!!sont trop forts les ricains avec leur mise en scene !!! un moment extraordinaire, a conseiller à tous ceux qui peuvent
puis depart pour LV vers 9h encore tout secoué par le moment que l'on vient de vivre ! arret a kigsman pour repas/salade dans un subway passage par hoover dam (le barrage) queue enorme de voiture dans le sens inverse !!! arrivee a LV - direction bonanza le plus grand magasin de souvenirs du monde, royaume du made in china et du plastoc, décevant !!!!! donc on file au nord pour un outlet ; perso je suis pas tres fringues et encore moins marques, alors j'accroche pas ni ma femme d'ailleurs, seule ma fille achete une veste check in au monte carlo puis depart pour le strip a pied of course !!! Bon là je vais pas tourner autour du pot : on n'aime pas du tout !beaucoup de monde , de bruit, des "rabatteurs" partout !! on a encore la tete au bord du GC et le choc est trop violent !!! "sincity", je sais pas mais "fakecity" ça c'est sur !! tout semble faux !artificiel ! c'est pas notre truc!! Content quand meme de l'avoir vu mais on est plus fatigué par les outlet et le strip que par les 10 bornes à GC la veille, question de motivation sans doutes !!
on essaiera le buffet du Mirage, au moins 100 personnes font la queue donc on insiste pas et on mange ailleurs !!
J11 BISHOP VIA DEATH VALLEY lever 6h depart 7h grosse journee aujourd'hui Objectif bishop via death valley
Arrivée a dante view vers 10h30/11h, superbe point de vue, on sort et surprise, il fait moins chaud qu'à LV ; on est en hauteur et y a du vent, ça doit y faire on continue sur zabriski point puis on descend dans la vallée à badwater et retour par artist drive ; DV est une exellente surprise, c'est superbe, plein de couleurs , j'aurais jamais cru, ma femme non plus d'ailleurs !! vers 13h30/14h arret a furnace creek; petit repas au bar 2 hot dog pour nous et ma fille commande des wings de poulet qui lui seront servis dans une sauce "spicy", c'est carremnt du feu (pourtant on aime manger epicé), immangeable !!on jettera et je manquerai pas de le faire remarquer a la serveuse qui nous offre une poche de chips..... on continue la route en passant devant sand dunes puis on sort de la DV, changement de paysages, on traverse lone pine arrivee a bishop vers 17/18 h
check inn au best western creekside inn superbe hotel, kitchenette dans la chambre , ras, ma fille file a la piscine.......
Le soir, on souhaite manger et bishop est petit; on demande conseil à l'hotel qui nous conseille un steak house mais on a été échaudé par celui de Page, donc on choisit un mexicain; et là qu'est qui nous prend ??? je sais toujours pas !! on commande 2 super burritos et 1 super tostada !!! pourtant on le sais ne jamais prendre des protions "super" aux usa !!!!!!! les serveurs se ramenent avec 2 plats genre lasagnes pour 8 personnes dans chaque assiette et une crepe de 30 cm de diametre avec 10 à 15 cm de bouffe par dessus ; et là on est pris d'un fou rire de dingues, on est ecroulé sur les banquettes, les serveurs rigolent de nous voir, le patron arrive rigolard mais on pourra pas lui parler, on est gondolé, on a mal au ventre, on pleure ..... en plus, c'est triste mais c'est degueu de chez degueu !! quel gaspillage !! ça fait un peu mal au coeur quand meme !! si vous allez a bishop, je vous deconseille "la casita" vraiment pas bon !!!
J12 YOSEMITE lever 6h depart 7h apres un super breakfast au BW avec gauffre a faire cuire soi meme, la classe !!
a 9h on est au visitor center de tuolomme rando de 2h/2h30 dans tuolomme meadows, puis arret a tenaya lake et olmsted point, repas a white wolf vers 13h30 arrivee a bridalvail fall (ou on verra un ours) puis on se gare et navette pour la rando de 1h30/2h a mirror lake, puis passage a lower yosemite fall (a sec, dommage ) recuperation de la voiture et direction glacier point via tunnel view (et la photo), superbe panorama de la valley on arrive au check inn du yosemite view lodge a el portal vers 20h30/21h, on a fait une tres grosse journee (je m'en doutais en fait); il faut attendre 1h30 au resto, on se rabat sur le salad bar de la pizzeria l'hotel est bien place mais aucun charme : une impression de "piege à touristes piégés" un peu comme a DV mais bon, on a pas le choix et surtout on est crevé !!
info:beaucoup de monde dans la valley de yosemite, trop de voitures à mon gout; j'espere qu'il mettront en place un systeme de navettes comme à zion pour le plus grand bonheur de tous !!!
J13 YOSEMITE / SAN FRANCISCO lever 6h, depart 7h arrivee a mariposa grove vers 8h30, aucun probleme pour les places de parking rando jusqu'à 11h parmi les sequoias; j'ai beaucoup apprecie la ballade avec une mention speciale pour l'endroit ou siege le museum, superbe cabane de rondins, j'adore !! beaucoup d'arbres abimes par le feu
depart pour SF via merced (pause midi au super market, sympa) arrivee vers 16h et restitution de la voiture check inn a l hotel dans taylor st pres de market st descente d'une rue (au pif) en direction de fishermann, on voit un attroupement , c'est lombard st !!! photo donc !! arrrivee sur FW, que je trouve plutot sympa, on decouvre les otaries, alcatraz etc.. repas au pier 39 au bubba gump : superbe vue sur alcatraz, super crevttes , on a adoré
retour en taxi : FW -> market st +/- 10$
J14 SAN FRANCISCO lever 7h30 car tour de la ville en francais; pick up a l'hotel vers 8h30 tour guide par william de cali'fun tres sympa et complet retour a l'hotel et depart immediat pour prendre un cable car au terminus (merci VAZYVITE) arrivee a FW , location de velo vers 14h traversse du GG, continue sur sausalito retour par ferry de 18h20 restitution velo vers 19h (116$ à 3) on a faim le premier japonais fera l'affaire resto bon, tip de 20% inclu mais service tres bon et souriant donc ras
J15 SAN FRANCISCO lever vers 7h petit dej dans la chambre on part à pied vers haight ashbury vers 8h/8h30 en prenant market street et là c'est vraiment la cour des miracles : des sdf partout, des epaves au vrai sens du terme, des pauvres gars qui se sont echoués, c'est triste mais je dois dire : pas un geste , ou une parole ni meme un regard de travers, une impression de 2 mondes qui vivent en parallele mais sans se rencontrer, special...... on ira jusqu'a haigh asbury et ses maisons superbes , puis retour ; shopping et repas au centre commercial de market st, puis union square, descente de chinatown (bof bof) on rentre dans north beach, petit spectacle sur washington square , monte jusqu'à la coit tower pour finir comme d'hab sur FW (desole, on aime bien ..) on veut faire le dernier repas a bubba gump mais 1h1/2 d'attente (c'estle we) donc on se rabat sur pier market , tres bien aussi , belle vue ras
J16 leaving SF un sacre beau trip que l'on est pas pres d'oublier
J'ai essaye de ne pas etre trop long et de mettre les programmes de nos journees avec heures de depart pour vous donner une idée de ce que l'on peut ou ne pas faire sur une journee; j'espere que cela pourra vous servir dans vos preparation et que vous avez apprecie la lecture de ce récit autant que moi son ecriture
see you soon
jc
Voyage de trente-huit jours dans l'Ouest américain du 12 mai au 18 juin 2010 English translation pending
salut à tous !!!
j'avais deja posté il y a plus d'un an pour le meme sujet mais malheureusement les choses ont fait que nous n'avons pas pu partir. Mais nous n'avons pas dit jamais !!!! Donc me revoila à preparer un voyage non plus de 4 semaines mais de 5 semaines dans l'ouest américain.
Donc achat des billets d'avion en decembre nous voyagerons avec Air France (je reste fidèle). et après reservation des campings car nous allons passer une bonne partie du voyage à dormir en camping pour des raisons budgetaires et puis je prefere reserver l'argent pour de beaux hotels dans les grandes villes et des excursions en plussss!!!
plusieurs questions restent en suspent pour le moment :
- quel loueur de voitures choisir ? (bien que mon avis penche vers AVIS) - quel type de voiture choisir ? basic, decapotable ou bien 4X4 - au parc du Yellowstone, est il preferable de loger au meme endroit ou bien de dormir 2 nuits au sud et 2 nuits au nord ? quel camping me conseillez vous ? - à San Francisco et Los Angeles je n'ai aucune idées des hotel, pour Los Angeles j'en voudrais un bien placé avec piscine.
et surtout n'hesitez pas à remodeler un peu le séjour en sachant que le nombre de jours ne sera pas revu à la baisse mais pas non plus à la hausse... donc modification possible mais toujours 38 jours en tout (arrivée Paris inclus)
Jour 1 : arrivée San Francisco nuits dans hotel proche Fisherman (plus sympa sans doute !!) Jour 2 : San Francisco Jour 3 : San Francisco Jour 4 : San Francisco => Yosemite NP nuits en camping Jour 5 : Yosemite NP Jour 6 : Yosemite NP Jour 7 : Yosemite NP => Bodie => Mono Lake => Lone Pine nuit à Lone Pine Jour 8 : Lone Pine => Death Valley ou dormir ? à Furnace Creek Ranch ou bien Stovepipe Wells Village ? Jour 9 : Death Valley => Las Vegas nuits au Venetian ? Jour 10 : Las Vegas Jour 11 : Las Vegas=> Zion NP nuit en camping (watchman campground) Jour 12 : Zion NP => Bryce Canyon nuits en camping (Bryce Canyon north campground) Jour 13 : Bryce Canyon Jour 14 : Bryce Canyon => Capitol Reef nuit camping (fruita campground) Jour 15 : Capitol Reef Jour 16 : Capitol Reef => Salt Lake City hotel (nuit au motel6) Jour 17 : Salt Lake City => Grand Teton NP nuits camping Jour 18 : Grand Teton NP => Yellowstone NP nuits camping (dormir toujours au meme endroit ou changer au milieu) Jour 19 : Yellowstone NP Jour 20 : Yellowstone NP Jour 21 : Yellowstone NP Jour 22 : Yellowstone NP => Salt Lake City nuit hotel Jour 23 : Salt Lake City => Moab nuits camping (Archview Resort RV camp park) Jour 24 : Moab (visite Arches NP) Jour 25 : Moab (visite Canyonlands NP) Jour 26 : Moab (visite Canyonland NP) Jour 27 : Moab => Monument Valley nuits camping ( Goulding's Monument Valley Campground) Jour 28 : Monument Valley (je voudrais faire une balade à cheval le soir) Jour 29 : Monument Valley => Lake Powell nuits camping (Wahweap Campround) Jour 30 : Lake Powell + Antelope Canyon + Horseshoe bend Jour 31 : Lake Powell => Grand Canyon nuits camping (mather campground ?) Jour 32 : Grand Canyon (je voudrais faire un survol en hélico) Jour 33 : Grand Canyon => Kingman nuit hotel (Quality Inn) prendre les villes de Williams et Seligman (ancienne route 66) Jour 34 : Kingman => Los Angeles avec un arret à Joshua Tree NP nuits à l'hotel Jour 35 : Los Angeles Universal Studio Jour 36 : Los Angeles balade Hollywood Bd, Santa Monica..... Jour 37 : Los Angeles avion fin de journée Jour 38 : Arrivée Paris vers 14h
voila merci à tous pour avoir lu jusqu'au bout !!!!
maintenant à vos critiques 😉
j'avais deja posté il y a plus d'un an pour le meme sujet mais malheureusement les choses ont fait que nous n'avons pas pu partir. Mais nous n'avons pas dit jamais !!!! Donc me revoila à preparer un voyage non plus de 4 semaines mais de 5 semaines dans l'ouest américain.
Donc achat des billets d'avion en decembre nous voyagerons avec Air France (je reste fidèle). et après reservation des campings car nous allons passer une bonne partie du voyage à dormir en camping pour des raisons budgetaires et puis je prefere reserver l'argent pour de beaux hotels dans les grandes villes et des excursions en plussss!!!
plusieurs questions restent en suspent pour le moment :
- quel loueur de voitures choisir ? (bien que mon avis penche vers AVIS) - quel type de voiture choisir ? basic, decapotable ou bien 4X4 - au parc du Yellowstone, est il preferable de loger au meme endroit ou bien de dormir 2 nuits au sud et 2 nuits au nord ? quel camping me conseillez vous ? - à San Francisco et Los Angeles je n'ai aucune idées des hotel, pour Los Angeles j'en voudrais un bien placé avec piscine.
et surtout n'hesitez pas à remodeler un peu le séjour en sachant que le nombre de jours ne sera pas revu à la baisse mais pas non plus à la hausse... donc modification possible mais toujours 38 jours en tout (arrivée Paris inclus)
Jour 1 : arrivée San Francisco nuits dans hotel proche Fisherman (plus sympa sans doute !!) Jour 2 : San Francisco Jour 3 : San Francisco Jour 4 : San Francisco => Yosemite NP nuits en camping Jour 5 : Yosemite NP Jour 6 : Yosemite NP Jour 7 : Yosemite NP => Bodie => Mono Lake => Lone Pine nuit à Lone Pine Jour 8 : Lone Pine => Death Valley ou dormir ? à Furnace Creek Ranch ou bien Stovepipe Wells Village ? Jour 9 : Death Valley => Las Vegas nuits au Venetian ? Jour 10 : Las Vegas Jour 11 : Las Vegas=> Zion NP nuit en camping (watchman campground) Jour 12 : Zion NP => Bryce Canyon nuits en camping (Bryce Canyon north campground) Jour 13 : Bryce Canyon Jour 14 : Bryce Canyon => Capitol Reef nuit camping (fruita campground) Jour 15 : Capitol Reef Jour 16 : Capitol Reef => Salt Lake City hotel (nuit au motel6) Jour 17 : Salt Lake City => Grand Teton NP nuits camping Jour 18 : Grand Teton NP => Yellowstone NP nuits camping (dormir toujours au meme endroit ou changer au milieu) Jour 19 : Yellowstone NP Jour 20 : Yellowstone NP Jour 21 : Yellowstone NP Jour 22 : Yellowstone NP => Salt Lake City nuit hotel Jour 23 : Salt Lake City => Moab nuits camping (Archview Resort RV camp park) Jour 24 : Moab (visite Arches NP) Jour 25 : Moab (visite Canyonlands NP) Jour 26 : Moab (visite Canyonland NP) Jour 27 : Moab => Monument Valley nuits camping ( Goulding's Monument Valley Campground) Jour 28 : Monument Valley (je voudrais faire une balade à cheval le soir) Jour 29 : Monument Valley => Lake Powell nuits camping (Wahweap Campround) Jour 30 : Lake Powell + Antelope Canyon + Horseshoe bend Jour 31 : Lake Powell => Grand Canyon nuits camping (mather campground ?) Jour 32 : Grand Canyon (je voudrais faire un survol en hélico) Jour 33 : Grand Canyon => Kingman nuit hotel (Quality Inn) prendre les villes de Williams et Seligman (ancienne route 66) Jour 34 : Kingman => Los Angeles avec un arret à Joshua Tree NP nuits à l'hotel Jour 35 : Los Angeles Universal Studio Jour 36 : Los Angeles balade Hollywood Bd, Santa Monica..... Jour 37 : Los Angeles avion fin de journée Jour 38 : Arrivée Paris vers 14h
voila merci à tous pour avoir lu jusqu'au bout !!!!
maintenant à vos critiques 😉
Circuit pour un mois en Inde du Sud à vélo? English translation pending
En atterissant à Bangalore en novembre
est ce une région interessante à faire à vélo pendant un mois
climat à cette époque.
qui peut me conseiller un circuit intéressant pour voir le plus de choses possible en peu de temps .
toile de tente ou pas ?
merci
Jeu des photos (2e épisode) English translation pending
Bon, on en était à une souche "dans le désert" ...
Le désert de Tabernas, où ont été tournés les westerns spaghetti ?
😛
Le désert de Tabernas, où ont été tournés les westerns spaghetti ?
😛
Voyage à travers la France à vélo cet été English translation pending
Salut à tous !
Cela fait longtemps que j'ai pour idée de partir à vélo pendant les deux mois et demi des vacances d'été pour un voyage à travers la France. Jusqu'à maintenant, j'ai repousser l'échéance en éspérant me trouver un compagnon (ou une compagne, pourquoi pas^^) mais bon, aujourd'hui je me dit que je risque de ne jamais partir à se compte là. Je compte donc partir l'année prochaine ou la suivante si il me faut plus d'argents que je n'en ait...
Je poste donc ici pour obtenir aide et conseil, j'ai la volonté mais trés peu d'expérience. Pour se qui est de l'équipement, je n'ai que mon vélo, un VTT (un topbike qui pése probablement prés de 8 kilos mais à vérifiez). Je pensait faire principalement du camping sauvage et sollicité l'aide des gens que je croiserait. Comme dit dans ma présentation, je cherche à découvrir la France, ces paysages, c'est monuments, mais surtout à rencontrer des gens...
Je vous remercie d'avance de vos commentaires !
Cela fait longtemps que j'ai pour idée de partir à vélo pendant les deux mois et demi des vacances d'été pour un voyage à travers la France. Jusqu'à maintenant, j'ai repousser l'échéance en éspérant me trouver un compagnon (ou une compagne, pourquoi pas^^) mais bon, aujourd'hui je me dit que je risque de ne jamais partir à se compte là. Je compte donc partir l'année prochaine ou la suivante si il me faut plus d'argents que je n'en ait...
Je poste donc ici pour obtenir aide et conseil, j'ai la volonté mais trés peu d'expérience. Pour se qui est de l'équipement, je n'ai que mon vélo, un VTT (un topbike qui pése probablement prés de 8 kilos mais à vérifiez). Je pensait faire principalement du camping sauvage et sollicité l'aide des gens que je croiserait. Comme dit dans ma présentation, je cherche à découvrir la France, ces paysages, c'est monuments, mais surtout à rencontrer des gens...
Je vous remercie d'avance de vos commentaires !
Katmandu en 1982 – dédicace à Parvat English translation pending
Je dédie ces quelques pages à mon amie Parvat. J’ai lu son récit sur le Népal (et l’Inde) il y a quelques jours, et ça m’a replongé dans mes souvenirs. J’espère qu’elle ne m’en voudra pas, car mon style de voyage diffère sans aucun doute du sien !
Katmandu en 1982, quelques bribes de notes hâtivement jetées dans un carnet de route. Souvenirs d’une époque heureuse où j’étais libre comme l’air et où j’étais parti à la découverte de la planète.
On a dit de Katmandu qu’elle est la Florence de l’Asie….
28 Septembre 1982
L’anarchie qui règne sur Durbar Square à Katmandu est la plus sympathique qui soit. Les temples et les marchés ne forment pas vraiment un ensemble organisé pour le trafic, et pourtant il y a quelques voitures qui y passent. Savoir si elles doivent rouler à gauche ou a droite, ce n’est pas évident! Entre les vaches sacrées, les troupeaux de chèvres, les carrioles à deux roues, les porteurs de bois et autres, les saddhus, les piétons, les chiens, les vélos, les rickshaws, et j’en oublie !, leur passage ne peut pas suivre des règles précises.
J’oubliais ! Le flic en short avec une casquette à pompon rouge. 🙂 Cool ! Tout se passe très bien, dans le plus charmant des désordres, un peu de crasse tout autour, juste ce qu’il faut. Ce n’est pas nickel mais ce n’est pas choquant (à côté de l’Indonésie, par exemple).
Un peu partout, des petites statues en bosse ronde, divinités emplâtrées de rouge devant lesquelles on se prosterne et prononce quelque prière. Une espèce de coffre entouré de bougies, toute une procession interminable pour y passer ses mains en un geste de respect ou d’adoration, puis en sonner la cloche. C’est, je crois, le temple de Ganesh. 😉 (Parvat?)
Le retour du centre à l’hôtel en rickshaw, la nuit, de la féerie en tube concentré, mon ami ! C’est surprise et émerveillement à chaque coin de rue, bougies, sculptures, temples illuminés comme des sapins de Noël. Merveilleux ! Une rangée de tapis tibétains suspendus aux fils électriques, des dizaines de cerfs-volants. Ils ne voleront plus, et se contentent de décorer le ciel bleu profond de la nuit. Je comprends l’expression « il faut se pincer pour se convaincre qu’on ne rêve pas ».
Par terre, des rats crevés, des chats crevés, des merdes humaines. Quand chient-ils sur les trottoirs des grandes rues ? la nuit ?
On a écrit en parlant de Katmandu (Kerry Moran) : « ce qu’on voit en une courte promenade pourrait remplir des vies entières ». 😉 😛 😎 Je la comprends bien.
29 Septembre 1982 Je suis allé à pied à Swayambhunath. Le soleil, les singes, les trois saddhus. Le soir, j’aime m’asseoir derrière Durbar Square. Dans un temple, il y a des musiciens et les gens chantent, doucement. On les voit bien de la rue, c’est tout ouvert, à cœur ouvert. Chœur de femmes et de filles. Quelques hommes autour seulement.
30 Septembre 1982 Dans ce temple de Durbar Square, encore des chants le soir. Le musicien qui joue d’une sorte d’harmonium au milieu des images de divinités hindoues a le visage lumineux et doux de ces divinités. Un tabla discret.
Le plaisir de se balader dans cette ville ! Les gens jettent leurs ordures dans la rue, pour les chiens, les chats, les vaches. Des bougies allumées dans beaucoup de niches où veillent les divinités. Ça respire de très bonnes vibrations. Je peux sentir la présence des dieux.
Les Népalais ont souvent des traits européens, assez doux.
5 Octobre 1982
De retour à Katmandu, après une virée à Pokhara. J’y ai des « copains ». Hari, le brahmane qui a passé huit ans à Paris. Il a fait un an et demi de tôle ici pour 10 tolas de hasch. Il deale de l’opium et du hasch, m’a fait changer du fric à 14 roupies pour 1 US. Il parle très bien tibétain. Un cœur en or. On a bu du raksi ensemble, bavardé au Young Dung, fumé en face plusieurs fois. Un vrai copain, pas de tricherie. Il avait pris de la poudre ce soir et était de très bonne humeur.
Il y a aussi le Népalais de ce soir, en costume veston, membre de la famille royale dit-il. Toujours riant. Il est allé au Japon, à Bangkok, en Allemagne, à Istanbul, a lu sur les Incas. Beaucoup d’échanges de vue du style « et tu as vu la Mosquée Bleue ? tu es aussi allé au Pudding Shop ? » …. et d’éclater de rire ! Et de parler des indiens d’Amérique du Nord, de l’Indonésie (où je vis ces temps-ci) etc…. super cool. Il sait, du fond de son âme, d’où viennent tous les gens de son pays, sans que cela soit vraiment bien écrit nulle part, les gens l’ayant presque complètement oublié eux-mêmes. Un heureux dilettante, de compagnie et de conversation agréable.
Et il y a Khem, l’Indien que je prenais pour un Français, le dernier client avec moi dans ce troquet sympa, bonne musique (quand il y a de l’électricité !), fermé à 23 heures mais où nous sommes restés à fumer, portes fermées. Il m’a répondu en français, m’a parlé de Paris et de Marseille, disant qu’on n’y parle pas de la même façon… Je lui ai dit qu'il était un Indien spécial, de savoir la différence entre Paris et Marseille, et nous avons éclaté de rire pendant 5 minutes.
Il m’a dit qu’en Inde les masses n’ont jamais eu d’importance et n’en auront jamais. Ce sont les leaders qui comptent. Il me dit sentir que les Aryens de l’Inde sont proches des Européens, et qu’ils doivent facilement leur pardonner leurs méfaits à cause de leur proximité originelle. Comme je m’en suis rendu compte au fil des années suivantes, j’avais là droit à une de ces discussions passionnantes et interminables que l’on peut avoir avec tant d’Indiens à l’éloquence sans égale.
Vers 23 heures, à la fermeture, ce Népalais qui passe devant notre table, nous écoute, sourit, veut savoir d’où je viens etc… me tend la main, me parle dans sa langue. Je lui dis que je regrette ne pas parler sa langue. Il me répond qu’il vient des montagnes, qu’il ne sait pratiquement pas l’anglais, qu’il est un « Buthe » ( ?), classe supérieure des Sherpas (Everest), mais qu’il est pauvre. Khem, qui roule un joint, marque d’une exclamation brève, sourde, en quelque sorte sa reconnaissance d’un fait tellement courant, comme quoi le monde est ainsi fait. Contact simple, direct, chaleureux, souriant.
Le montagnard m’a demandé l’heure. Je lui ai montré ma montre et il a eu cette réplique extraordinaire : « pardon, c’est la première fois que je vois une montre. Peux-tu me dire l’heure qu’il est. Je ne peux pas lire sur la montre ». Que cela soit vrai ou non, que cet homme soit authentique ou peut-être fou, peu importe !
Parlé du Yi King et du Libro de Arena, de Jorge Borges, au « Népalais Royal ». Je lui ai raconté l’histoire du livre de sable, expliqué son titre : il y a autant de pages que de grains de sable dans l’univers ! Que le Yi King est magique : avec un nombre fini de combinaisons symboliques, il s’adresse personnellement à son lecteur, comme un livre de sable.
Khem m’a parlé du royaume d’Avod ( ?), de la ville de Lucknow. Lui-même est de Calcutta. Au cas où je devrais disparaître (« if for some reason you want to go underground »), me dit-il, je pourrais très facilement le faire en Inde, avec ma couleur de peau, sans rien changer. Pas même besoin de moustache ! 😉
6 Octobre 1982
Le Neo Lodge est propre et sympa pour 20 roupies la nuit. À 30 mètres du K. Guest House.
Bien mangé : breakfast pour 6.50 roupies au Jamaly Pie Shop, thé compris.
Aujourd’hui, je me suis abandonné à une de mes petites passions, celle des pierres. J’ai fait les bijouteries ! J’ai quelques superbes turquoises dans la poche. L’une d’elles fait 72 carats ! J’ai tout de même réussi à résister à la tentation d’acheter un collier magnifique, serti de turquoises, mais il valait quelques milliers de roupies. Les turquoises tibétaines sont vendues à 12 roupies le carat, les coraux rouge sombre, les meilleurs, à 20 roupies le carat. Mais je n’ai aucune femme à qui les offrir ! Quel idiot, j’aurais pu penser à mes futures chéries, belles et méritantes!
Turquoises tibétaines : les veines sombres représentent les forces yang fertilisant la matrice bleue, yin. Ma conception « chinoise » (taoïste) des pierres. Comme les rochers sont mâles dans un paysage yin. Pierres d’équilibre, d’union, d’harmonie.
Au Snowman, j’ai de nouveau rencontré le « Népalais Royal ». Il m’a donné du hasch pour faire un joint. À notre table, il y avait un jeune Italien blond de Genova, qui avait sur ses genoux une petite Nepali de 4 ans peut-être, mignonne comme tout. Une petite voisine qui aime rester avec lui, que ses parents laissent aller ainsi. Une image de tendresse touchante. Il alla la ramener chez elle à 9 heures trente. Il doit rentrer demain en Italie pour faire des sous et me dit que c’est un problème. Affectif sans doute. Katmandu doit être mieux que Genova !
Hari était bizarre, un peu trop high. Au Young Dung, un Tibétain lui a reproché d’avoir emprunté sa bicyclette pour 15 minutes, alors qu’il a dû le chercher partout, 4 ou 5 heures plus tard, Hari ne revenant pas. Il a retrouvé sa bicyclette dans un de ces endroits où tout le monde pisse et chie, où Hari l’avait jetée ! « Et que le propriétaire lui en aurait demandé 600 ou 700 roupies, et qu’il ne l’oublierait pas de Hari ! ». Histoire à dormir debout, nous rions bien.
Marchant autour de Durbar Square, à 23 heures, avec le « Népalais Royal », je lui fais la remarque qu’apparemment il n’y a pas beaucoup de crimes à Katmandu. Ce qu’il me confirme : « no bank robbery yet!”, dit-il quelques secondes plus tard en pouffant de rire à sa manière. Il parle ainsi, par brefs jets, non dans un flot verbal ininterrompu.
Mon retour à pied à l’hôtel dure une bonne demi-heure. Je dois m’arrêter à tant d’endroits pour me retourner, voir sous d’autres angles les rues, les bâtisses, admirer. Je me sens presque au Paradis. C’est ce que je me dis en passant devant le Kalo Bhairab, brillant de toutes ses couleurs graisseuses …. enduits d’adoration. La beauté, la grandeur de la perspective alentours, tout cela est d ‘un endroit que les hommes ont décidément rapproché des cieux.
Un mal du tonnerre de nouveau à réveiller le gardien de l’hôtel. Un voisin intervient pour l’appeler. Et finalement le petit gars sort, tout sourire, je m’excuse de le réveiller. Je suis vraiment désolé, il devait dormir si profondément. Mais lui m’assure qu’il n’y a pas de mal, et me donne une couverture que j’avais demandée ce matin. Une belle en plus, bien chaude. C’est le manque total de ressentiment, d’aigreur, la spontanéité chaleureuse et bon enfant de ces gens que je n’arrive pas à croire. Cette ville est faite pour qu’on y reste.
7 Octobre 1982
Je vais à Bhaktapur, une demi-heure en bus. Quel calme, quelle beauté. Rarement je me suis senti aussi bien. Le temps est magnifique, il fait bon à l’ombre, l’air est léger. Des scènes superbes, un art remarquable. De chaque deuxième rue du Népal, on remplirait un musée ! La richesse, le patrimoine artistique de ce pays n’ont pas beaucoup d’égal.
Le soir, au Snowman, ce n’est plus de la musique : j’entends ce texte en hindi, déclamé d’une voix profonde et lourde, et je trouve cette langue fantastique.
Les chiens forment une véritable société ici, organisée en meutes de quartiers. Ils roupillent en groupes autour des petits temples, sur les petites places, roulés en boule, au milieu de l’activité humaine diurne. La nuit, la rue leur appartient, on les voit se balader, vifs et alertes. Il y a ces deux-là qui s’envoient en l’air allégrement. Aucune pudeur, ils se le font en plein milieu des autres. Après, tous se chamaillent pour quelque raison pour quelques minutes. Jalousie de cul ? Ils ont presque tous la queue retroussée en panache.
Les vaches, les taureaux aussi sont bien la nuit. J’ai vu une vache crevée, affalée contre un poteau dans une petite rue.
À Patan, un groupe d’écolières qui touchaient avec crainte la bosse d’un zébu couché aux pieds d’un temple, comme si elles osaient à peine.
8 Octobre 1982
Une nouvelle soirée au Snowman. Un Népalais à notre table nous interrompt sans arrêt pour nous demander du feu, si on veut acheter ceci ou cela, et se met à poser tant de questions indiscrètes à Khem en anglais que celui-ci se lance dans une tirade de 20 minutes pour lui expliquer qu’il n’est pas un touriste. Du coup ça dérape en hindi, bien déclamé et coupant tout le souffle de l’autre, langue superbe. « Que Khem n’a pas dit en quelques jours qu’il me connaît autant à moi qu’à lui en une demi-heure avec toutes ses questions » L’autre de temps en temps revient à la charge avec des questions, après un bref silence, et je crois qu’il va se passer quelque chose tant le ton de Khem monte. « Qu’il ne lui laisse pas la possibilité de parler à son ami, moi qui l’ai invité pour un verre, que son business ici ne le concerne pas etc…. Qu’il est un adulte, qu’il est assez vieux (il a quand-même fini par dire qu’il a 30 ans) ». Jamais vu passer une force pareille dans une telle diatribe.
Khem et moi, nous nous séparons dans Freak Street, avec l’espoir de nous revoir, car je prends l’avion pour Bangkok le lendemain.
Je fais toujours le détour par Durbar Square pour rentrer. Avec l’éclairage de la lune, des lampes, et presque pas de monde, cet endroit prend des aspects qui ne sont pas de cette planète. Cela paraît plus propre aussi que de jour. Une telle beauté de la place est le résultat d’une pensée organisatrice dont il faut reconnaître la puissance (où est-ce le hasard qui fait bien les choses ?). Seul royaume hindou laissé au monde.
Katmandu en 1982, quelques bribes de notes hâtivement jetées dans un carnet de route. Souvenirs d’une époque heureuse où j’étais libre comme l’air et où j’étais parti à la découverte de la planète.
On a dit de Katmandu qu’elle est la Florence de l’Asie….
28 Septembre 1982
L’anarchie qui règne sur Durbar Square à Katmandu est la plus sympathique qui soit. Les temples et les marchés ne forment pas vraiment un ensemble organisé pour le trafic, et pourtant il y a quelques voitures qui y passent. Savoir si elles doivent rouler à gauche ou a droite, ce n’est pas évident! Entre les vaches sacrées, les troupeaux de chèvres, les carrioles à deux roues, les porteurs de bois et autres, les saddhus, les piétons, les chiens, les vélos, les rickshaws, et j’en oublie !, leur passage ne peut pas suivre des règles précises.
J’oubliais ! Le flic en short avec une casquette à pompon rouge. 🙂 Cool ! Tout se passe très bien, dans le plus charmant des désordres, un peu de crasse tout autour, juste ce qu’il faut. Ce n’est pas nickel mais ce n’est pas choquant (à côté de l’Indonésie, par exemple).
Un peu partout, des petites statues en bosse ronde, divinités emplâtrées de rouge devant lesquelles on se prosterne et prononce quelque prière. Une espèce de coffre entouré de bougies, toute une procession interminable pour y passer ses mains en un geste de respect ou d’adoration, puis en sonner la cloche. C’est, je crois, le temple de Ganesh. 😉 (Parvat?)
Le retour du centre à l’hôtel en rickshaw, la nuit, de la féerie en tube concentré, mon ami ! C’est surprise et émerveillement à chaque coin de rue, bougies, sculptures, temples illuminés comme des sapins de Noël. Merveilleux ! Une rangée de tapis tibétains suspendus aux fils électriques, des dizaines de cerfs-volants. Ils ne voleront plus, et se contentent de décorer le ciel bleu profond de la nuit. Je comprends l’expression « il faut se pincer pour se convaincre qu’on ne rêve pas ».
Par terre, des rats crevés, des chats crevés, des merdes humaines. Quand chient-ils sur les trottoirs des grandes rues ? la nuit ?
On a écrit en parlant de Katmandu (Kerry Moran) : « ce qu’on voit en une courte promenade pourrait remplir des vies entières ». 😉 😛 😎 Je la comprends bien.
29 Septembre 1982 Je suis allé à pied à Swayambhunath. Le soleil, les singes, les trois saddhus. Le soir, j’aime m’asseoir derrière Durbar Square. Dans un temple, il y a des musiciens et les gens chantent, doucement. On les voit bien de la rue, c’est tout ouvert, à cœur ouvert. Chœur de femmes et de filles. Quelques hommes autour seulement.
30 Septembre 1982 Dans ce temple de Durbar Square, encore des chants le soir. Le musicien qui joue d’une sorte d’harmonium au milieu des images de divinités hindoues a le visage lumineux et doux de ces divinités. Un tabla discret.
Le plaisir de se balader dans cette ville ! Les gens jettent leurs ordures dans la rue, pour les chiens, les chats, les vaches. Des bougies allumées dans beaucoup de niches où veillent les divinités. Ça respire de très bonnes vibrations. Je peux sentir la présence des dieux.
Les Népalais ont souvent des traits européens, assez doux.
5 Octobre 1982
De retour à Katmandu, après une virée à Pokhara. J’y ai des « copains ». Hari, le brahmane qui a passé huit ans à Paris. Il a fait un an et demi de tôle ici pour 10 tolas de hasch. Il deale de l’opium et du hasch, m’a fait changer du fric à 14 roupies pour 1 US. Il parle très bien tibétain. Un cœur en or. On a bu du raksi ensemble, bavardé au Young Dung, fumé en face plusieurs fois. Un vrai copain, pas de tricherie. Il avait pris de la poudre ce soir et était de très bonne humeur.
Il y a aussi le Népalais de ce soir, en costume veston, membre de la famille royale dit-il. Toujours riant. Il est allé au Japon, à Bangkok, en Allemagne, à Istanbul, a lu sur les Incas. Beaucoup d’échanges de vue du style « et tu as vu la Mosquée Bleue ? tu es aussi allé au Pudding Shop ? » …. et d’éclater de rire ! Et de parler des indiens d’Amérique du Nord, de l’Indonésie (où je vis ces temps-ci) etc…. super cool. Il sait, du fond de son âme, d’où viennent tous les gens de son pays, sans que cela soit vraiment bien écrit nulle part, les gens l’ayant presque complètement oublié eux-mêmes. Un heureux dilettante, de compagnie et de conversation agréable.
Et il y a Khem, l’Indien que je prenais pour un Français, le dernier client avec moi dans ce troquet sympa, bonne musique (quand il y a de l’électricité !), fermé à 23 heures mais où nous sommes restés à fumer, portes fermées. Il m’a répondu en français, m’a parlé de Paris et de Marseille, disant qu’on n’y parle pas de la même façon… Je lui ai dit qu'il était un Indien spécial, de savoir la différence entre Paris et Marseille, et nous avons éclaté de rire pendant 5 minutes.
Il m’a dit qu’en Inde les masses n’ont jamais eu d’importance et n’en auront jamais. Ce sont les leaders qui comptent. Il me dit sentir que les Aryens de l’Inde sont proches des Européens, et qu’ils doivent facilement leur pardonner leurs méfaits à cause de leur proximité originelle. Comme je m’en suis rendu compte au fil des années suivantes, j’avais là droit à une de ces discussions passionnantes et interminables que l’on peut avoir avec tant d’Indiens à l’éloquence sans égale.
Vers 23 heures, à la fermeture, ce Népalais qui passe devant notre table, nous écoute, sourit, veut savoir d’où je viens etc… me tend la main, me parle dans sa langue. Je lui dis que je regrette ne pas parler sa langue. Il me répond qu’il vient des montagnes, qu’il ne sait pratiquement pas l’anglais, qu’il est un « Buthe » ( ?), classe supérieure des Sherpas (Everest), mais qu’il est pauvre. Khem, qui roule un joint, marque d’une exclamation brève, sourde, en quelque sorte sa reconnaissance d’un fait tellement courant, comme quoi le monde est ainsi fait. Contact simple, direct, chaleureux, souriant.
Le montagnard m’a demandé l’heure. Je lui ai montré ma montre et il a eu cette réplique extraordinaire : « pardon, c’est la première fois que je vois une montre. Peux-tu me dire l’heure qu’il est. Je ne peux pas lire sur la montre ». Que cela soit vrai ou non, que cet homme soit authentique ou peut-être fou, peu importe !
Parlé du Yi King et du Libro de Arena, de Jorge Borges, au « Népalais Royal ». Je lui ai raconté l’histoire du livre de sable, expliqué son titre : il y a autant de pages que de grains de sable dans l’univers ! Que le Yi King est magique : avec un nombre fini de combinaisons symboliques, il s’adresse personnellement à son lecteur, comme un livre de sable.
Khem m’a parlé du royaume d’Avod ( ?), de la ville de Lucknow. Lui-même est de Calcutta. Au cas où je devrais disparaître (« if for some reason you want to go underground »), me dit-il, je pourrais très facilement le faire en Inde, avec ma couleur de peau, sans rien changer. Pas même besoin de moustache ! 😉
6 Octobre 1982
Le Neo Lodge est propre et sympa pour 20 roupies la nuit. À 30 mètres du K. Guest House.
Bien mangé : breakfast pour 6.50 roupies au Jamaly Pie Shop, thé compris.
Aujourd’hui, je me suis abandonné à une de mes petites passions, celle des pierres. J’ai fait les bijouteries ! J’ai quelques superbes turquoises dans la poche. L’une d’elles fait 72 carats ! J’ai tout de même réussi à résister à la tentation d’acheter un collier magnifique, serti de turquoises, mais il valait quelques milliers de roupies. Les turquoises tibétaines sont vendues à 12 roupies le carat, les coraux rouge sombre, les meilleurs, à 20 roupies le carat. Mais je n’ai aucune femme à qui les offrir ! Quel idiot, j’aurais pu penser à mes futures chéries, belles et méritantes!
Turquoises tibétaines : les veines sombres représentent les forces yang fertilisant la matrice bleue, yin. Ma conception « chinoise » (taoïste) des pierres. Comme les rochers sont mâles dans un paysage yin. Pierres d’équilibre, d’union, d’harmonie.
Au Snowman, j’ai de nouveau rencontré le « Népalais Royal ». Il m’a donné du hasch pour faire un joint. À notre table, il y avait un jeune Italien blond de Genova, qui avait sur ses genoux une petite Nepali de 4 ans peut-être, mignonne comme tout. Une petite voisine qui aime rester avec lui, que ses parents laissent aller ainsi. Une image de tendresse touchante. Il alla la ramener chez elle à 9 heures trente. Il doit rentrer demain en Italie pour faire des sous et me dit que c’est un problème. Affectif sans doute. Katmandu doit être mieux que Genova !
Hari était bizarre, un peu trop high. Au Young Dung, un Tibétain lui a reproché d’avoir emprunté sa bicyclette pour 15 minutes, alors qu’il a dû le chercher partout, 4 ou 5 heures plus tard, Hari ne revenant pas. Il a retrouvé sa bicyclette dans un de ces endroits où tout le monde pisse et chie, où Hari l’avait jetée ! « Et que le propriétaire lui en aurait demandé 600 ou 700 roupies, et qu’il ne l’oublierait pas de Hari ! ». Histoire à dormir debout, nous rions bien.
Marchant autour de Durbar Square, à 23 heures, avec le « Népalais Royal », je lui fais la remarque qu’apparemment il n’y a pas beaucoup de crimes à Katmandu. Ce qu’il me confirme : « no bank robbery yet!”, dit-il quelques secondes plus tard en pouffant de rire à sa manière. Il parle ainsi, par brefs jets, non dans un flot verbal ininterrompu.
Mon retour à pied à l’hôtel dure une bonne demi-heure. Je dois m’arrêter à tant d’endroits pour me retourner, voir sous d’autres angles les rues, les bâtisses, admirer. Je me sens presque au Paradis. C’est ce que je me dis en passant devant le Kalo Bhairab, brillant de toutes ses couleurs graisseuses …. enduits d’adoration. La beauté, la grandeur de la perspective alentours, tout cela est d ‘un endroit que les hommes ont décidément rapproché des cieux.
Un mal du tonnerre de nouveau à réveiller le gardien de l’hôtel. Un voisin intervient pour l’appeler. Et finalement le petit gars sort, tout sourire, je m’excuse de le réveiller. Je suis vraiment désolé, il devait dormir si profondément. Mais lui m’assure qu’il n’y a pas de mal, et me donne une couverture que j’avais demandée ce matin. Une belle en plus, bien chaude. C’est le manque total de ressentiment, d’aigreur, la spontanéité chaleureuse et bon enfant de ces gens que je n’arrive pas à croire. Cette ville est faite pour qu’on y reste.
7 Octobre 1982
Je vais à Bhaktapur, une demi-heure en bus. Quel calme, quelle beauté. Rarement je me suis senti aussi bien. Le temps est magnifique, il fait bon à l’ombre, l’air est léger. Des scènes superbes, un art remarquable. De chaque deuxième rue du Népal, on remplirait un musée ! La richesse, le patrimoine artistique de ce pays n’ont pas beaucoup d’égal.
Le soir, au Snowman, ce n’est plus de la musique : j’entends ce texte en hindi, déclamé d’une voix profonde et lourde, et je trouve cette langue fantastique.
Les chiens forment une véritable société ici, organisée en meutes de quartiers. Ils roupillent en groupes autour des petits temples, sur les petites places, roulés en boule, au milieu de l’activité humaine diurne. La nuit, la rue leur appartient, on les voit se balader, vifs et alertes. Il y a ces deux-là qui s’envoient en l’air allégrement. Aucune pudeur, ils se le font en plein milieu des autres. Après, tous se chamaillent pour quelque raison pour quelques minutes. Jalousie de cul ? Ils ont presque tous la queue retroussée en panache.
Les vaches, les taureaux aussi sont bien la nuit. J’ai vu une vache crevée, affalée contre un poteau dans une petite rue.
À Patan, un groupe d’écolières qui touchaient avec crainte la bosse d’un zébu couché aux pieds d’un temple, comme si elles osaient à peine.
8 Octobre 1982
Une nouvelle soirée au Snowman. Un Népalais à notre table nous interrompt sans arrêt pour nous demander du feu, si on veut acheter ceci ou cela, et se met à poser tant de questions indiscrètes à Khem en anglais que celui-ci se lance dans une tirade de 20 minutes pour lui expliquer qu’il n’est pas un touriste. Du coup ça dérape en hindi, bien déclamé et coupant tout le souffle de l’autre, langue superbe. « Que Khem n’a pas dit en quelques jours qu’il me connaît autant à moi qu’à lui en une demi-heure avec toutes ses questions » L’autre de temps en temps revient à la charge avec des questions, après un bref silence, et je crois qu’il va se passer quelque chose tant le ton de Khem monte. « Qu’il ne lui laisse pas la possibilité de parler à son ami, moi qui l’ai invité pour un verre, que son business ici ne le concerne pas etc…. Qu’il est un adulte, qu’il est assez vieux (il a quand-même fini par dire qu’il a 30 ans) ». Jamais vu passer une force pareille dans une telle diatribe.
Khem et moi, nous nous séparons dans Freak Street, avec l’espoir de nous revoir, car je prends l’avion pour Bangkok le lendemain.
Je fais toujours le détour par Durbar Square pour rentrer. Avec l’éclairage de la lune, des lampes, et presque pas de monde, cet endroit prend des aspects qui ne sont pas de cette planète. Cela paraît plus propre aussi que de jour. Une telle beauté de la place est le résultat d’une pensée organisatrice dont il faut reconnaître la puissance (où est-ce le hasard qui fait bien les choses ?). Seul royaume hindou laissé au monde.