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Les 10 plus belles îles du monde English translation pending
J'aurais voulu lancer en quelque sorte un sondage pour avoir votre avis sur les 10 plus belles iles du monde.
Site de voyages ou site de rencontres? English translation pending
salut,
Par curiosité, j'aimerais savoir si, d'après votre expérience et votre impression, ce site est souvent confondu avec un site de rencontres romantiques...
Messieurs, vous a t-on déjà fait des avances ? Je ne dis pas mesdames car la réponse est évidente...😇
Quelq'un est-il déjà sorti avec un membre de VF au cours des Rencontres VF ou en partant en voyage ensemble en tant que ''compagnons''...
Cette question paraitra indiscrète à certains, mais les annonces de ''Recheche compagnons de voyage '' ressemblent souvent tant à des annonces tout court !!
Je ne vous demande pas de citer le pseudo de vos amants VF 😎, mais je pense que vos témoignages, anonymant vos ''conquêtes'', intéresseront beaucoup de personnes de Vf qui doivent se poser les mêmes questions que moi.
Si vous avez eu des expériences et que vous n'êtes pas des névrosés du coeur, des pseudos vierges effarouchées, que vous ne vous embarassés pas de fausses pruderies, mais que tout simplement vous assumez vos sentiments, allez-y !
Par curiosité, j'aimerais savoir si, d'après votre expérience et votre impression, ce site est souvent confondu avec un site de rencontres romantiques...
Messieurs, vous a t-on déjà fait des avances ? Je ne dis pas mesdames car la réponse est évidente...😇
Quelq'un est-il déjà sorti avec un membre de VF au cours des Rencontres VF ou en partant en voyage ensemble en tant que ''compagnons''...
Cette question paraitra indiscrète à certains, mais les annonces de ''Recheche compagnons de voyage '' ressemblent souvent tant à des annonces tout court !!
Je ne vous demande pas de citer le pseudo de vos amants VF 😎, mais je pense que vos témoignages, anonymant vos ''conquêtes'', intéresseront beaucoup de personnes de Vf qui doivent se poser les mêmes questions que moi.
Si vous avez eu des expériences et que vous n'êtes pas des névrosés du coeur, des pseudos vierges effarouchées, que vous ne vous embarassés pas de fausses pruderies, mais que tout simplement vous assumez vos sentiments, allez-y !
Cinéma itinérant sur la route du Che en Amérique du Sud English translation pending
on est un groupe de passionner de video
on veux organiser un cinema itinerant sur la route du che!!!
en 2007
on cherche des contacts lasbas chili argentine perou bolivie ....
merci
on veux organiser un cinema itinerant sur la route du che!!!
en 2007
on cherche des contacts lasbas chili argentine perou bolivie ....
merci
Voyage en Terre du Milieu ou "Comment naissent les oiseaux..." (Nouvelle-Zélande) English translation pending
Un matin, on se réveille
et la vie vous fait un cadeau magnifique :
Du temps...
Assez de temps et un peu d'argent de coté.
De quoi faire une folie.
De quoi oser la vraie sagesse ?
Un matin, on se réveille et on se rend compte qu'on a des ailes. Pour voler !
Un matin, on se réveille de 27 ans de sommeil, et on décide de partir un peu. En Nouvelle-Zélande.
🙂
Pour moi, ce matin si particulier, c'était il y a tout juste un an. Beaucoup de souvenirs sortis de mes carnets de route et que j'aimerais égrainer ici au fil des semaines à venir. Juste quelques images fortes, quelques plumes douces, quelques éclairs de vie plus intense ? Juste pour le plaisir du partage avec vous, quoi !
Pourquoi la Nouvelle-Zélande ? Quelle idée de partir si loin ? Aux antipodes, en fait : même en cherchant bien, y'avait pas plus loin... 🤪
Sur la carte, on lit "NewZealand". Là-bas, on dit "Aotearoa", l'Ile du Long Nuage Blanc... En fait, ce petit bout de notre planète, certains le savent déja, c'est la Terre du Milieu !
Mais chuuuut, c'est un secret.
On y va ?
🙂
Un matin, on se réveille et on se rend compte qu'on a des ailes. Pour voler !
Un matin, on se réveille de 27 ans de sommeil, et on décide de partir un peu. En Nouvelle-Zélande.
🙂
Pour moi, ce matin si particulier, c'était il y a tout juste un an. Beaucoup de souvenirs sortis de mes carnets de route et que j'aimerais égrainer ici au fil des semaines à venir. Juste quelques images fortes, quelques plumes douces, quelques éclairs de vie plus intense ? Juste pour le plaisir du partage avec vous, quoi !
Pourquoi la Nouvelle-Zélande ? Quelle idée de partir si loin ? Aux antipodes, en fait : même en cherchant bien, y'avait pas plus loin... 🤪
Sur la carte, on lit "NewZealand". Là-bas, on dit "Aotearoa", l'Ile du Long Nuage Blanc... En fait, ce petit bout de notre planète, certains le savent déja, c'est la Terre du Milieu !
Mais chuuuut, c'est un secret.
On y va ?
🙂
Royaume Uni en camping-car English translation pending
Bonjour à tous,
L'été prochain avec ma famille nous voudrions partir en Ecosse. Je m'y prend maintenant car c le premier voyage que j'organise en dehors de la France alors si vous auriez quelque petit conseille a me donné il seront les bienvenue 😉 Alors voilà nous partons en camping car et pendant 10 jours à la fin juillet. Nous voulons aller jusqu'en Ecosse mais en passant evidement par l'Angleterre et Londres. Est ce que vous connaisez des coins et des idées de visite sympa ? Y a t'il des endroits prévu pour les camping car ? Niveau argent et papier sa se passe comment ?
Voila déjà sa m'aidera beaucoup, merci Aviva
L'été prochain avec ma famille nous voudrions partir en Ecosse. Je m'y prend maintenant car c le premier voyage que j'organise en dehors de la France alors si vous auriez quelque petit conseille a me donné il seront les bienvenue 😉 Alors voilà nous partons en camping car et pendant 10 jours à la fin juillet. Nous voulons aller jusqu'en Ecosse mais en passant evidement par l'Angleterre et Londres. Est ce que vous connaisez des coins et des idées de visite sympa ? Y a t'il des endroits prévu pour les camping car ? Niveau argent et papier sa se passe comment ?
Voila déjà sa m'aidera beaucoup, merci Aviva
Donne infos sur le Kirghizistan English translation pending
bonjour à tous !
Pour ce qui seront intéressé, je peux proposer :
des renseignements sur le pays
A bientôt
Retour d'expérience Chine English translation pending
Notre voyage, Pekin, Ping Yao, Xian, le Sichuan et le Yunnan en un mois et demi. Aout/sept/oct 2005 Impression generale: Melange “j’adore j’ desteste”, attraction-repulsion. Une culture ancestrale, les purges en ont efface les traces, des paysages splendides, ils les detruisent, une faune riche et variee, le braconnage continue. Et pourtant bcp de moments forts et d’images superbes en tete. On reviendra? Peut etre, en tout cas differemment. Bons plans: - Le monastere de Xiangcheng dans le Sichuan, sur peu de guides, tres beau esthetiquement, c'est son atmosphere qui nous a charme. Une tres belle guesthouse dans la meme ville, une maison tibetaine decoree tel un palais, 50 m au dessus de la gare routiere. Demander a la gare si la dame n’est pas a l’arrivee du bus, ils indiqueront sans pb. - a la cite interdite, pour eviter la tres longue queue, aller directement au kiosque ou on loue les guides auditifs, ils vendent les billets d'entree egalement. - A Ping Yao ds le Shanxi, guesthouse Jinjinglou Binguan 29 nan dajie tres agreable. Jolie courtyard, free pickup, famille tres sympathique, chambres traditionnelles (matelas immense sur 1 lit de brique) et moins chere que les autres... - Tjrs du papier toilette, sur soi, il y en a nulle part. - A Lijiang, Mama's Naxi Guesthouse 78 Wen Hua, WuYi, DaYan 0888 5185930. On a pas eu la chance d'y descendre, mais de nombreux voyageurs nous l'ont tellement encenses qu'on se doit d'en parler: apparemment c'est comme a la maison, "your home away from home" comme ils disent. - The Hump a Kunming pour sa terrasse et son ambiance sympathique - Mix and Backpaker’s guesthouse a Chengdu, jeune guest qui vient d’ouvrir, super ambiance, staff royal et chambres nickel. A faire meme si c’est legerement excentre. A faire: - velo un peu partout pour visiter les villes, pratique, pas cher et agreable (a partir du moment ou on a pris conscience qu'on est jamais prioritaire, sauf sur les pietons!). - Une nuit sur la muraille entre Jinshanling et Simatai. On avait opte pour une tour juste apres les 2/3 plus hautes. Se mefier cependant des orages. - Le Hua Shan, une des cinq montagnes sacrees, a faire en 2 jours avec nuit au sommet. Une veritable atmosphere pendant l’ascenssion, escaliers vertigineux et superbes paysages. L’Emei Shan a de tres mauvais echos pour ceux qui hesitent, nous on l’a fait sauter du programme. - Le tour a velo de l'Erhai Hu pres de Dali, notamment la partie est, elle est tres peu touristique et la route peu frequentee. C'est du bonheur (excepte les odeurs de crevettes sechees!). On l'a attaque en prenant le bateau jusqu a Haidong, soit 80kms en 2 jours, que du plat… - A consommer sans moderation, les massages chinois, pieds, tete, corps, 2h pour pour 4/5 euros… - marche des “antiquaires” Panjiayuan artisanat en tous genres (émaux, tissus, sculpture, boites, objets en jade, bijoux, bronze, peintures sur soie, etc…)le dimanche matin a Pekin - Pour ceux qui veulent retrouver la Chine traditionnelle, paradoxalement, il faut aller a Macao ou Hong Kong qui, en restant a l'abri des grandes purges communistes, ont su preserver une culture plusieurs fois centenaire ... A voir: - Parc de Jiuzhaigou, superbe, y passer au moins une nuit a l'interieur. Demander au village de Shuzheng pour etre loger dans une famille tibetaine. Petite astuce, au guichet, ne pas payer le supplement des bus verts a 90yuans, ils ne verifient pas nous les avons utilises sans probleme. Un petit sentier a ne pas rater sous le village de Shuzheng, au niveau du sparkling lake. Il relie la rive droite a la rive gauche et traverse de multiples cascades donnant sur le lac, superbe… A fuir: - les toilettes, mais vous n'aurez pas le choix! - Tina 's guesthouse dans les gorges du saut du tigre, a la tete du racket local. Eviter egalement de descendre dans les gorges a son niveau, on peut y acceder un peu plus loin et sans probleme sous Sam’s guesthouse. Plusieurs plaintes ont ete deposees, la police locale nous a promis de faire bouger les choses, on espere que le ménage sera fait tres bientot. - Le Lonely, tout du moins notre version: mini dico peu pratique (ca peut servir en Chine), bcp d'endroits inexistant, cartes moyennes, des parties non traites (sud du Sichuan, la region des rizieres etc...).Pas glop glop du tout. - les virtuoses de l'escroquerie Liste des arnaques chinoises dont nous avons ete victimes: faux taxis, groupe de voleurs ds le train, bouteille non capsulee, menu touriste surevalue (comparer les ideogrammes), racket gorges du tigre, harcelement par les locaux sur la muraille( “on arrete de vous coller si vous achetez 1 Tshirt!), achat d’une place en 1ere mais se retrouve en bus couchette 2eme classe, attention aux unites ( 1 doigt peut signifier 1 yuan, 10 yuans, 1 euro ou 1 dollar), prix au kilos surfactures etc... dont nous avons entendu parle:bousculer un touriste en laissant tomber un sac rempli de porcelaines bon marche ou deja cassees, puis faire constater les degats au voyageur exiger une compensation, agressions aux couteaux ds endroits isoles. -Le scrapping et cupping, pas vraiment agreable et des marques sur le dos pendant 1 semaine, pour les fanas uniquement. On a aime: - la cuisine (surtout apres la Mongolie), plus specialement celle du Sichuan, epicee a souhait! - Pekin, alliance de traditions et modernite, on s’y sent bien malgre le nuage de pollution, ville tres agreable. - les paysages quand la presence humaine ne les a pas defigures - le fourmillement, echoppes et magazins ouverts a toutes heures, beaucoup de vie et d’agitation dans les villes et villages chinois - le shopping, bcp de choix et vetements pas chers - l’artisanat (meubles, émaux, tissus, sculpture, boites, objets en jade, bijoux, bronze, peintures sur soie, etc…) On a pas aime: - les couchers et levers de soleil, toujours nappes de brume, autant faire la grass’mat…. - Pas de politiquement correct, le comportement des chinois (minorities exclues)… Certes nous avons frequente beaucoup d’endroits tres touristiques mais tout de meme. Pas serviable, malaimable et escrocs. Contraste saisissant avec la mongolie que nous avons quitte et la Birmanie ou nous sommes. Nos excuses cependant a ceux qui nous ont gratifie de leur sourire et de leur gentillesse, il y en a beaucoup aussi. Si certains ont des questions sur des points précis, n’hezitez pas a nous envoyer un mail: latetedslesetoiles@hotmail.fr ou a consulter notre site. Christophe et Sophie
Appareils photos numériques ou argentiques? English translation pending
Salut a tous, compagnons de la route
Voila, je m interroge sur les qualites des appareils numeriques, pour des superbes photos, ne vaut il mieux pas acheter un argentique??? Sachant que mon ancien minolta Z1 est tombe a l eau et qu il ne repond plus de rien, (le bouche a bouche n a pas servi😛) Rapport qualité/prix, vaut mieux un numerique ou un argentique. Si vous penchez sur le numerique, pensez vous que le minolta Z3 ou Z5 sont toujours d actualite ou pas? ou si il y a mieux dans d autres marque? Je suis un peu pomé en regardant tous les tests et les bla bla, je m en refere a vous et a vos conseils.
Merci d avance
excusez moi, mais j ai oublie de dire qu en argentique j y connais pas grand chose.....🤪
Voila, je m interroge sur les qualites des appareils numeriques, pour des superbes photos, ne vaut il mieux pas acheter un argentique??? Sachant que mon ancien minolta Z1 est tombe a l eau et qu il ne repond plus de rien, (le bouche a bouche n a pas servi😛) Rapport qualité/prix, vaut mieux un numerique ou un argentique. Si vous penchez sur le numerique, pensez vous que le minolta Z3 ou Z5 sont toujours d actualite ou pas? ou si il y a mieux dans d autres marque? Je suis un peu pomé en regardant tous les tests et les bla bla, je m en refere a vous et a vos conseils.
Merci d avance
excusez moi, mais j ai oublie de dire qu en argentique j y connais pas grand chose.....🤪
Conseils pour premier trek en Suisse English translation pending
Bonjour,
Je voudrais faire mon premier trek l'été prochain. Pour l'instant je m'entraine en salle pour être le plus en forme possible; ensuite je ferai des sorties au Salève le dimanche avec une association, ce sont des marches qui durent entre 5 et 8h. Je voudrais être prête pour une randonnée l'été prochain. J'avais pensé faire une partie du GTA ou alors le tour du mont blanc. Avez-vous des conseils? ou d'autres idées de randonnées en Suisse??
Merci bcp Eowyn
Je voudrais faire mon premier trek l'été prochain. Pour l'instant je m'entraine en salle pour être le plus en forme possible; ensuite je ferai des sorties au Salève le dimanche avec une association, ce sont des marches qui durent entre 5 et 8h. Je voudrais être prête pour une randonnée l'été prochain. J'avais pensé faire une partie du GTA ou alors le tour du mont blanc. Avez-vous des conseils? ou d'autres idées de randonnées en Suisse??
Merci bcp Eowyn
Partagez vos odysées européennes English translation pending
Boujour!!!j'aimerais vraiment avoir les commentaires de quelques personnes qui ont voyagés a l'intérieur des frontières de L'Europe de L'Est ou de L' Ouest..murmurer moi a l'oreille vos Odyssées mémorables😉...quels endroits ou pays avez-vous le plus appréciés? et pourquoi??..ma prochaine destination sera tres probablement l'Europe alors n'hésiter pas a partager avec moi les choses merveilleuses que vous avez vécu là-bas..je trouvrai pt a travers vos récits ma prochaine destination en Europe...mon itinéraire est encore au stade embryonnaire😉
Freiheit!!
Merci!!!
Freiheit!!
Merci!!!
Votre avis sur mon itinéraire en Thaïlande English translation pending
Je pars en Thailande pour la première fois pendant 5 semaines et j'aurai besoin de quelques conseils pour affiner mon voyage.
J'ai décidé de faire plusieurs villes, n'hésitez pas à me dire si il y a mieux.
Je commencerai par bangkok pendant 7 jours
Ensuite Sukhotai pendant 5 jours
Puis Mae Hong Song 7 jours
Et enfin Koh samui 10 jours
Est ce un bon choix? Connaissez vous de bons hotels pas trop cher puisque j'ai, pour 1 mois, un budget de 1500 euros tout compris.
Merci d'avance pour vos conseils si précieux
Trajet Cayenne (Guyane) - Bélem (Brésil) English translation pending
Le 3 octobre je serai à Cayenne, je vais sejourner quelques jours la, ensuite je partirai vers Belem au Bresil, bien sur il y a l'avion mais quelqu'un a t-il deja fait ce voyage par la route et le bateau ?pouvez vous me donner des renseignements sur ce deplacement, merci d'avance.
Jacques
Russie: 10 jours dans la péninsule de Kola English translation pending
10 jours dans la péninsule de Kola - Carnet de voyage
21 Juillet 2005. Me voici une nouvelle fois en route pour de nouvelles aventures. Direction le nord : Mourmansk, le cercle polaire, la taïga et la toundra…
Je retrouve les fameux trains russes et leur appréciable 3ème classe : pas cher, confortable… Tout dépend de ses voisins en fait. Aujourd’hui, je ne suis pas gâté. A droite, une mère et sa fille, que je n’ai pu m’empêcher de qualifier intérieurement de « prudes » dès que je les ai vus. Les filles russes qui ricanent tout le temps et ont peur de tout et de tout le monde. En face, un couple qui passe le temps à manger et à boire de la bière en bouteilles de 2 litres. Pas trop de conversation donc. Heureusement, ça n’est que pour 27 heures. Avec des pauses de 25mn toutes les 6-8h, où attendent une armée de babouchkas équipées de poissons séchés, glaces, beignets, journaux, bières… Tout ce qu’il faut pour le voyage.
Dommage, 3 wagons plus loin, il y a un groupe qui part descendre des rivières dans le nord ; j’ai rencontré un des leurs à la gare, son sac m’avait intrigué : il était facilement 2 fois plus gros que le mien qui pourtant fait bien ses 20-25kg. J’essaierais bien de m’incruster avec eux, surtout que je pars en vrai touriste. Je ne sais pas du tout ce qu’il y a à voir et où je vais aller. J’ai bien la version russe du P’tit Futé, mais qui est pas très explicite.
Il s’avère qu’ils n’ont pas de place. Je conserve la carte du guide ; ça pourra servir pour un prochain voyage. De toute façon je veux conserver ma liberté. Avoir un peu de temps seul, pour penser, me reposer, faire le point. C’est indispensable de temps en temps.
Le départ a été assez difficile et fatiguant : accident sur l’A1 : je rate mon avion à une minute près, attend 6h le suivant. J’arrive tard à Saint-Pétersbourg, juste le temps de faire le sac, prendre une douche, puis enfiler le costard pour régler 2-3 affaires urgentes avant de partir. Il se met à pleuvoir, une bonne pluie ininterrompue qui dure toute la journée. Du train, je prie pour que ça s’arrête : je pars avec la tente ; et je préfère évite de randonner sous la pluie dès le 1er jour.
Au début, j’avais prévu de descendre à Apatity pour aller en « Hibiny », une région montagneuse et couverte de toundra. Très connue en Russie pour le ski l’hiver, puis pour la randonnée l’été. Le train arrivé en gare, je n’ai pas envie de descendre : le temps est trop gris, il fait limite nuit (moi qui était venu voir le jour polaire…), la pluie n’a pas cessé un moment, et en plus le paysage est moche : des usines désaffectées, des friches industrielles, des barres d’immeubles… J’hésite à descendre. La responsable du wagon vient m’engueuler parce que le train va repartir. Je prends quand même mon temps, je me dis que tant pis, je vais rester 4h de plus dans le train, et je vais aller sur la côte de la mer de Barents, le temps sera peut-être meilleur là-bas. Le train repart, tout le wagon me regarde comme si j’étais débile. 5mn après, en discutant avec la voisine, j’apprends que toute la côte nord est une « ZATO », zone militaire interdite aux étrangers et même aux russes qui n’y habitent pas. Oups, qu’est ce que je vais faire… ? Par dépit, je descend à la gare suivant, Olenegorsk. Il pleut trop, la gare est toute glauque, avec seulement quelques randonneurs qui partent vu qu’ils sont trempés. Je ne sais pas du tout ce qu’il y a à faire dans la région.
C’est le moment où tu te dis : « mais qu’est-ce que je fous là ? Pourquoi je ne suis pas resté peinard me reposer en Bretagne ? ». Pour répondre à cette (déprimante) question, j’engage la conversation avec un couple de randonneurs qui fuit vers le sud. Ils me conseillent un lac, le « Seïdozera », très beau, et lieu mythique des Saams, le peuple qui habitait le nord initialement. Par dépit, je me décide y aller, et de laisser les choses aller. Il pleut, je ne peux rien faire, alors rien ne sert de se stresser inutilement. Je laisse donc les choses aller, je vais bien voir où ça va me mener.
J’attends le bus pour Revda dans le café de la gare routière, très dépouillé (tendance feng-shui ?) : un comptoir qui fait aussi épicerie, 10m vide et au fond 5 tables, toutes pleines. Très bizarre, on a l’impression d’arriver dans un autre monde. 1h30 de bus sous une la pluie, il y a une couche de 10cm d’eau sur la route. La vue est sympathique : des arbres, des arbres, des arbres. Toujours les mêmes en plus, des bouleaux et des sapins. Pour couper la monotonie heureusement, un arrêt de bus au milieu de nul part avec une fille qui attend sous son parapluie, comme sortie de nul part. Puis une petite base militaire, vide, certainement désaffectée. Dans la cour, à 5m des grilles de l’entrée, un joli missile de 4m de long, incliné à 45°, comme prêt à partir. On ne s’ennuie pas…
21h, arrivée à Revda, 8000 habitants. C’est une ville comme je n’en ai jamais vu : tout tourne autour du kombinat, qui produit du concentré qui est ensuite envoyé dans l’Oural pour fabriquer de l’acier. Je rentre dans un magasin pour demander où dormir. Il y a la vendeuse et la cliente :
Nicolas – Bonjour ! Où est-ce qu’on peut dormir dans cette ville ? La vendeuse – A l’hôtel, mais il est vraiment pas top. Nicolas – Et c’est possible de dormir chez l’habitant ? La vendeuse (après avoir échangé un regard avec la cliente) – Non, on ne connaît personne. Nicolas 😕– Zut alors. La cliente – Ben chez moi, il y a de la place…
Et me voici invité pour la nuit chez Natalia. Direct, elle me dit « déshabillez-vous ». Je me dis, « c’est bon, je vais y passer ». Mais non, en fait, c’était une invitation à prendre une douche chaude. A peine sorti, je me retrouve devant un thé et un repas, et aussitôt fini un lit tout propre m’attends et me voici couché. Limite bordé ! Une vraie maman !
Et me voici invité pour la nuit chez Natalia. Direct, elle me dit « déshabillez-vous ». Je me dis, « c’est bon, je vais y passer ». Mais non, en fait, c’était une invitation à prendre une douche chaude. A peine sorti, je me retrouve devant un thé et un repas, et aussitôt fini un lit tout propre m’attends et me voici couché. Limite bordé ! Une vraie maman !
Natalia à 49 ans. Elle habite depuis plus de 20 ans ici, et à quitté son mari car il buvait trop. Sa fille élève un enfant seule dans l’immeuble d’en face. Toutes 2 travaillent au kombinat. Elle devrait déjà être à la retraite normalement : vu que le kombinat émet des radiations, les employés s’arrêtent de travailler à 45 ans. Mais depuis la privatisation, les salaires (90€ par mois…) sont payés une fois sur 3, alors il faut quand même continuer malgré la danger. Et en Russie, impossible de déménager. Pour vivre quelque part, il faut une autorisation, le « propiska ». Et, à moins d’avoir beaucoup d’argent pour soudoyer les autorités, c’est quasiment impossible de quitter ce genre de ville. Sympathique, non ?
Du coup, pour survivre, ils produisent un maximum eux-mêmes : ils récoltent les baies dans la toundra, ramassent des herbes qui remplaceront le thé où agrémenteront la soupe. Ils ont aussi de petits jardins, mais difficiles à entretenir avec un hiver de 9 mois, et une moyenne de –25° au plus fort de l’hiver.
Le lendemain, bonne surprise, la pluie a cessé : je commence la randonnée, direction le lac Seïdozera. Le début du chemin se situe après le kombinat, à 3km de la ville. Je prends le bus de l’usine pour y aller, avec les employés. Je traverse ensuite l’usine. Une vraie ruine, avec un périmètre tout pollué tout autour. Et juste après commence la nature et les beaux paysages : une vallée toute de pierres, avec des montagnes à pic de chaque côte, puis un plateau recouvert de cailloux et de mousses, où on se repère avec des cairns, et enfin le lac au loin, avec une descente à travers la taïga, qui commence par une petite forêt de bouleaux nains, comme des bonzaïs géants. Je rencontre un groupe de russe, les « kosmopaïck » qui voyagent dans les lieux et sites liés aux météorites, OVNI et légendes mystiques, comme ce lac, sacré pour les Saams, en raison d’une tâche à forme humaine, haute d’une trentaine de mètre sur une falaise. Il paraît aussi que des gens deviennent fous après avoir séjourné au lac. Parfois, la brume tombe pendant 3 jours, on ne voit plus les cairns et les gens se perdent. On les retrouve fous, ou gelés au printemps suivants… J’arrive toujours à tomber dans des endroits spé…
Comme pour illustrer ces légendes, on perd la moitié du groupe, avant de passer une soirée bivouac tranquille. Surprise au matin, le lac, qui était parfaitement transparent le soir, est vert le matin. Mais c’est un vrai vert, profond, épais, comme si on avait versé de la peinture dans le lac. Je mets 5mm d’eau dans ma casserole, on ne voit plus le fond. Ce lac mérite bien sa réputation !
Au matin, je repars. Je fais un pari risqué : je vais jusqu’à un autre lac, où j’espère trouver un bateau pour la ville de Lovozera. S’il n’y a pas de bateau, il me faudra revenir sur mes pas, avec pas assez de bouffe pour aller jusqu’au bout. Pourvu qu’il n’y ait pas de brume !
Je me fais donc une journée de marche sur le bord du lac. En tout, je ne croise qu’un groupe de personnes qui bivouaquaient. Le paysage est magnifique, le lac décidemment vert. Puis j’arrive en soirée au bord du lac, en priant pour trouver un bateau. Il faut savoir que c’est un endroit vraiment paumé. Déjà, Revda se situe à 100km de la route principale, qui est l’axe de développement de la région. A part Revda et Lovozera, il n’y a rien d’autre que la forêt, des rivières et des lacs, sur des centaines de kilomètres. Je m’attends donc à trouver des pêcheurs ou des personnes faisant du tourisme fluvial, il n’y a aucun bateau régulier. Et là coup de chance, je vois des tentes, 3 mecs habillés en treillis (tenue de tous les russes qui passent leurs congés dans la nature) avec un catamaran gonflable. Je m’approche, et avant que je n’aie le temps d’ouvrir la bouche, on me demande si je sais ramer. Il faut être en effet 4 pour conduire le catamaran, et un de leur pote est malade et est rentré à Moscou. Me voilà embauché pour 10h de rames le lendemain ! On croit rêver… A part les moustiques, les esprits ont été plutôt cool avec moi !
Finalement, il pleut toute la nuit et la température baisse de 5°. Vu que je n’ai pas de vêtements étanches, mes nouveaux compagnons préfèrent ne pas partir à la rame. On profite alors de la visite surprise du garde nature, qui nous tracte pendant 3h avec son petit bateau à moteur. L’arrivée à Lovozera est magnifique : toutes les berges sont couvertes de petites cabanes à bateau colorées qui se reflètent dans l’eau du lac parfaitement immobile. Puis quand on se rapproche du centre, les barres d’habitation et les cheminées rappellent que quand même on est en Russie !
On fête notre retour à la terre avec quelques bières et un bon saucisson de renne. Et on reprend la route. Ils vont pagayer plus loin dans les rapides, et me déposent au passage à minuit à Revda où je retourne chez Natalia qui m’accueille à bras ouverts.
C’est intéressant de voir comment les russes voyagent. Les nouveaux riches partent à l’étranger, à Paris et à Nice, qui sont du dernier chic, et où ils peuvent allègrement claquer leurs sous. C’est assez flagrant à La Défense, où après une séance photo devant l’Arche, ils filent tout droit au centre commercial et ressortent les bras chargés de fringues et de grands crus. Les autres par contre voyagent beaucoup dans la nature. Ca a vraiment une autre dimension qu’en France. Ils sont très proches de la nature (même si par ailleurs ils ne la respectent pas toujours, il suffit de voir la quantité de détritus le long des routes) et adeptes des vacances tranquille au bord d’un lac ou d’une rivière, à pêcher, bivouaquer, randonner. En tout cas ceux que j’ai rencontré, parce qu’il y en a une bonne partie aussi qui sont fan des vacances à Sotchi, sur des plages qui feraient trouver celles de la Côte d’Azur peu peuplées l’été…
Le lendemain en route vers Mourmansk, en bus. 3h30 de bus depuis Revda, avec un changement. Je suis juste en transit à Mourmansk, je monte dans le 1er bus pour Nikel, non loin de la Norvège. Un contrôle du FSB au passage, quelques questions sur l’objet de mon voyage et ils recopient mon passeport et mon visa comme une photocopieuse. A 20km au nord de Mourmansk, il y a la ville de Severomorsk, port militaire nucléaire totalement fermé.
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Les moustiques 🤪
Il sont omniprésents, les bois, c’est leur pays !
La plupart du temps, c’est supportable, quand il n’y en a que 10 ou 20 à vous tourner autour. Mais parfois, ils s’énervent, par exemple en soirée ou après la pluie. Là on peut en avoir des centaines à voler autour de vous et à guetter la moindre faille pour vous bouffer. Ca donne vaguement l’impression d’être un caca odorant, avec son régiment de mouches qui se disent « hummm, le repas est servi ! ». De plus, ils n’ont aucune pudeur : ils entrent dans les oreilles, sous le pantalon, et piquent même à travers les vêtements.
Heureusement, on apprécie la biodiversité : il y a aussi les mouches noires, minuscules, elles ne font pas de bruit, on ne sent pas quand elles se posent, mais elles, elles embarquent carrément un bout de peau. Et aussi de gros moustiques marrons, qui volent à 30-40cm de vous et soudain attaquent en piquée et plantent directement leur effroyable pompe dans votre tendre petite chaire.
Pour y parer, 3 méthodes : Marcher vite (relou au moment de la pause ou le soir). Faire un feu et se mettre dans la fumée. Utiliser un anti-moustique. J’en ai un qui dure 8h. Les moustiques n’ont pas dû lire la notice parce qu’après 8mn ils sont d’attaque !Enfin, le refuge suprême, c’est la tente. Pour entrer, mettre son sac et fermer, il faut au maximum 20 secondes. Ca suffit pour laisser entrer 40 moustiques. Commence alors une séance rituelle d’écrasage de moustiques. A la fin on a une petite pâte de moustiques écrasés entre le pouce et l’index. Et pas moyen de sortir se rincer les doigts… Bonne nuit !
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Il faut 5h de bus ensuite pour rejoindre Nikel . Tout le temps on longe la ZATO ; toute la zone littorale fermée. Chaque sommet un peu plus haut que les autres est coiffé d’antennes et de radars. Puis au milieu on passe dans une zone militaire mais non fermée. Tous les passeports sont vérifiés, le mien l’est pendant 40mn par un militaire qui a l’air de vouloir m’enfler, ou de faire du zèle. Finalement ils me laissent passer. J’ai eu de la chance parce que je n’ai pas ma carte de sortie, qui est restée à Saint-Pétersbourg.
A partir de là, la paysage est exotique, parsemé de bases militaires (photos interdites, je préfère ne pas tenter…). Ici, des casernes avec des soldats qui s’exercent. Là, une colonne de char. Plus loin un parking de quelques centaines de blindés. En fait, la Norvège était au temps de l’URSS la seul frontière avec l’OTAN, la Finlande ayant signé avec Staline un traité : la Finlande reste neutre et les soviétiques ne l’occupent pas comme ailleurs en Europe de l’Est. D’où l’incroyable présence militaire… Et encore on ne voit pas tous les missiles atomiques qui doivent être planqués un peu partout.
Enfin, on arrive à Zapoliarni, puis 40mn plus tard à Nikel. Là le paysage est encore plus exotique. Fini les bases militaires, elles sont remplacées par des collines marrons, vierges de toute végétation, avec des petits pics qui un jour furent des arbres. On se demande s’il y a eu un essai nucléaire, mais en fait il semble que ça soit simplement les émissions des kombinats d’extraction et de transformation de nickel qui se trouvent dans les 2 villes. Ambiance post-apocalyptique sympathique ! Je descend à Nikel, le terminus. La ville est collée au kombinat, heureusement les vents dominants sont dans le bon sens. Mais bon, l’espérance de vie ne doit quand même pas être top. Le décor alentours est constitué de collines ravagées. La ville est toute glauque.
Je ne m’attarde pas, la frontière norvégienne est à 30km, ça doit être plus propre là-bas pour poser la tente. Vu qu’il n’y a pas de transports en commun qui passent la frontière, je pars en stop et me fait prendre très vite par un norvégien qui est allé faire le plein de produits pas chers en Russie. On passe la seule douane entre les 2 pays ; à 20h, on est la 40ème voiture de la journée… Heureusement qu’il m’a pris ! J’y serai encore sinon ! On passe un no man land de 15km entre les 2 pays, hérissé de miradors. Puis on arrive en Norvège.
Changement radical. Ce sont 2 mondes différents. Côté norvégien, tu peux boire dans n’importe quel ruisseau, tout est propre, tout est pur. Fini les barres d’habitations, place aux maisons individuelles de toutes les couleurs. On sent qu’on est arrivé dans un autre monde ! Mon chauffeur me pose sur les bords d’un fjord, je bivouaque et profite du coucher de soleil, de 22h à 3h du matin. Je n’ai pas le courage d’enchaîner le lever de 3h à 7h. C’est très pratique ces jours polaires : ça fait faire des économies considérables en lampe de frontale. Par contre, les moustiques ne vont jamais se coucher. Ca c’est vraiment ballot.
Je croyais être arrivé au paradis, mais je déchante vite le lendemain : il pleut presque toute la journée et il commence à vraiment cailler. C’est ça la contrepartie des 69° de latitude nord. Ensuite je passe une journée passionnante sur le bord de la route pour faire du stop. Une voiture toutes les 6 minutes, et une chance sur 25 de se faire prendre. Ca fait 2h30 d’attente pour chaque lift. Plutôt ennuyeux. Mais on m’avait prévenu que par ici, les gens n’aiment pas trop les étrangers et voient les touristes pas d’un très bon œil. J’en ai fait les frais. Je veux retourner en Russie ! Heureusement le paysage est magnifique, comme le Connemara ou l’Ecosse : des collines sur lesquelles s’alternent pierres et mousses, le sommet caché par les nuages et le pied se jetant dans la mer ou un fjord. Pour agrémenter le tout, les rennes sont omniprésents. Les voitures vont très lentement tant le risque de shooter l’animal malentendant sont fortes. En voiture, on en voit toutes les 10mn. Ils sont en liberté l’été, puis sont regroupés l’hiver. Les nomades saams s’occupent de la transhumance et traversent avec eux de vastes étendues de forêt, jusqu’en Laponie. Pas le temps de les voir, dommage. Tant pis, il faudra revenir☺ Il paraît que ça donne une très bonne viande après. Les russes eux ne semblent pas l’apprécier, parce que de l’autre côté de la frontière en n’en voit pas un seul. L’explication est que les rennes se nourrissent d’une plante très sensible à la pollution, jusqu’aux traces d’essences sur les bords des routes. Côté russe ils ne sont pas très forts là-dessus…
Finalement j’arrive à Bugoynes, un village de pêcheurs de 300 habitants environ, un paquet de maisons colorées blotties sur une presqu’île. On y pêche le « king crab », le même que celui qui s’échappe des fermes d’élevage ailleurs et zigouille tous les autres pauvres petits crabes. Le village est joli mais vraiment trop froid. La nuit la tempête se lève : il pleut, beaucoup de vent, 5°… J’ai dû mettre la tente dans un jardin pour avoir un peu d’abri, c’est impossible ailleurs. La tente souffre terriblement, et moi au dessous je ne dors pas. Au matin, je dois repartir pour Kirkenes, puis la Russie. Je remballe tout sous la pluie, sous le regard stupide des propriétaires qui me regardent par la fenêtre en se disant « qu’est ce qu’il doit avoir froid ! ». Effectivement, je suis gelé. Je commence le stop à la sortie du village. Une dame me fait de grands signes. Elle voit que j’ai froid et m’invite chez elle à prendre un café, une douche chaude, un repas… Pas le temps d’en profiter, elle connaît tout le village et me trouve une voiture qui partait à l’instant pour Kirkenes. Dommage, j’aurais bien aimé discuter et voir un peu comment ils vivent dans un village aussi éloigné de tout. Et essayer de comprendre un peu ces gens qui me font penser à des îliens ou des montagnards, bourrus, peu accueillants, vivant dans des conditions extrêmes, mais qui peuvent aussi être très ouverts dès qu’on a brisé la glace.
Vu que presque tous les Norvégiens parlent un anglais impeccable, la communication est facilitée. Au début je pensais que nous Français étions vraiment mauvais pour les langues, mais en fait les Norvégiens trichent, leur langue ressemble beaucoup à l’anglais (sauf l’accent, qui est comme dans la pub Krisproll).
Retour à Kirkenes, que beaucoup qualifient de ville russe compte-tenu du grand nombre de russes qui y ont élu domicile en raison de la meilleure qualité de vie. En tout cas ça ne ressemble pas du tout à la Russie. C’est une petite ville de 5000 habitants qui figure sur toutes les cartes compte-tenu de sa position délicate pendant la guerre froide. Mauvaise surprise : le bus pour Mourmansk coûte plus de 50€. J’avais payé 6€ en Russie pour faire presque le même chemin en sens inverse. Et oui, c’est pas le même niveau de vie la Norvège. Même pour des Français c’est cher. On le comprend très vite quand on va dans les magasins. Finalement, j’ai trouvé une solution « à la russe » ; je suis allé demandé aux chauffeurs des rares voitures immatriculées en Russie s’ils partait pour Mourmansk, et bien sûr, dès qu’il y a un business à faire, il y a toujours un russe derrière, je suis tombé sur un gars qui fait tous les jours l’aller-retour en voiture et prend les gens qui n’ont pas de place dans le bus où le trouvent trop cher. Et l’avantage c’est que le retour est bouclé en 3h là où le bus en prend 5. 2 jours en Norvège, c’était court, mais avec le temps et sans voiture c’était déjà beaucoup. Mais ça appelle à un autre voyage.
Arrivée à Mourmansk le soir, j’appelle Vitali qui m’avait donné son numéro dans un bus quelques jours auparavant. Il vient avec Max, un de ses amis, habillé tout en noir, et on part chercher un hôtel. Il y a le choix entre les hôtels type occidentaux, à 50€ la nuit, et les hôtels russes à 4€ la nuit. C’est un peu miteux, mais pour le prix on s’y fait. Sauf que pour les étrangers les prix sont multipliés par 5. Assez énervant. Au 3ème, je me décide à rester malgré tout, mais mes compagnons ne me laissent pas, ils ne veulent pas me laisser me faire arnaquer royalement devant leurs yeux. Du coup Max m’invite chez lui. Il habite chez ses parents dans une barre d’habitation. Comme toujours dans ces pays là, très moche dehors, mais très confortable à l’intérieur, décoré et aménagé avec soin. On a passé la soirée à discuter devant quelques bières.
Puis le lendemain, ils m’ont fait un programme de visite de la ville, assez inédit : Mourmansk par les hauteurs ! Ca consiste à se promener sur les collines, au milieu de rochers et de mousses, avec plein de vent et 6°. On commence par Aliocha, une statue de soldat d’au moins 30m de haut qui domine la ville et surveille les nazi qui jadis menaçaient au loin. Jolie vue sur le port et le brise-glace nucléaire. Puis on se retrouve dans une carrière de pierre et sur d’autres collines. Je suis sûr que ça n’est pas dans le programme des tour-operators (évidemment : il n’y a pas de tour-operators à Mourmansk. Il n’y a pas de touristes de toute façon) ! Après 5h de marche, on redescend en ville. Moi je suis gelé, les autres sont peinards en t-shirt. C’est vrai qu’eux autres ont une autre conception du chaud et du froid.
Direction le café, où on rejoint 2 autres gars tout en noir et où on goûte la bière locale. On parle hard-rock, ils s’inquiètent de savoir si en France on a des groupes vu qu’ils n’en connaissent aucun. Ils me montrent des photos de leur dernier concert, lors d’une soirée qu’ils ont organisé en mémoire d’un chanteur de métal disparu quelques années avant. C’est super intéressant de voir la jeunesse de Mourmansk. Ils n’ont pas du tout les mêmes valeurs que leurs aînés, sont beaucoup plus ouverts au monde, ont envie de voyager, ne sont plus attaché à un système qu’ils n’ont connu que dans leur enfance. Les temps changent… Est-ce que ça deviendra à terme comme chez nous ? J’ai un doute, même si les modes de vie et les cultures vont se rapprocher, je pense qu’il existe une profonde identité russe qui fera que ça sera toujours différent là-bas.
Le soir ils m’accompagnent à la gare et le train repart, 29h jusqu’à Saint-Pétersbourg. Dommage, c’était court et il y avait encore beaucoup à voir et à vivre. D’autant plus qu’un voyage est d’autant plus intéressant qu’on parle couramment la langue et qu’on peut avoir de vraies discussions solides avec les gens qu’on rencontre. Je trouve également la Russie beaucoup plus intéressante en dehors de Moscou et Saint-Pétersbourg, où les mentalités sont très différentes. La vie est complètement différente en dehors de ces villes, et les gens naturellement beaucoup plus accueillants et ouverts à discuter, beaucoup plus directs, beaucoup plus russes.
21 Juillet 2005. Me voici une nouvelle fois en route pour de nouvelles aventures. Direction le nord : Mourmansk, le cercle polaire, la taïga et la toundra…
Je retrouve les fameux trains russes et leur appréciable 3ème classe : pas cher, confortable… Tout dépend de ses voisins en fait. Aujourd’hui, je ne suis pas gâté. A droite, une mère et sa fille, que je n’ai pu m’empêcher de qualifier intérieurement de « prudes » dès que je les ai vus. Les filles russes qui ricanent tout le temps et ont peur de tout et de tout le monde. En face, un couple qui passe le temps à manger et à boire de la bière en bouteilles de 2 litres. Pas trop de conversation donc. Heureusement, ça n’est que pour 27 heures. Avec des pauses de 25mn toutes les 6-8h, où attendent une armée de babouchkas équipées de poissons séchés, glaces, beignets, journaux, bières… Tout ce qu’il faut pour le voyage.
Dommage, 3 wagons plus loin, il y a un groupe qui part descendre des rivières dans le nord ; j’ai rencontré un des leurs à la gare, son sac m’avait intrigué : il était facilement 2 fois plus gros que le mien qui pourtant fait bien ses 20-25kg. J’essaierais bien de m’incruster avec eux, surtout que je pars en vrai touriste. Je ne sais pas du tout ce qu’il y a à voir et où je vais aller. J’ai bien la version russe du P’tit Futé, mais qui est pas très explicite.
Il s’avère qu’ils n’ont pas de place. Je conserve la carte du guide ; ça pourra servir pour un prochain voyage. De toute façon je veux conserver ma liberté. Avoir un peu de temps seul, pour penser, me reposer, faire le point. C’est indispensable de temps en temps.
Le départ a été assez difficile et fatiguant : accident sur l’A1 : je rate mon avion à une minute près, attend 6h le suivant. J’arrive tard à Saint-Pétersbourg, juste le temps de faire le sac, prendre une douche, puis enfiler le costard pour régler 2-3 affaires urgentes avant de partir. Il se met à pleuvoir, une bonne pluie ininterrompue qui dure toute la journée. Du train, je prie pour que ça s’arrête : je pars avec la tente ; et je préfère évite de randonner sous la pluie dès le 1er jour.
Au début, j’avais prévu de descendre à Apatity pour aller en « Hibiny », une région montagneuse et couverte de toundra. Très connue en Russie pour le ski l’hiver, puis pour la randonnée l’été. Le train arrivé en gare, je n’ai pas envie de descendre : le temps est trop gris, il fait limite nuit (moi qui était venu voir le jour polaire…), la pluie n’a pas cessé un moment, et en plus le paysage est moche : des usines désaffectées, des friches industrielles, des barres d’immeubles… J’hésite à descendre. La responsable du wagon vient m’engueuler parce que le train va repartir. Je prends quand même mon temps, je me dis que tant pis, je vais rester 4h de plus dans le train, et je vais aller sur la côte de la mer de Barents, le temps sera peut-être meilleur là-bas. Le train repart, tout le wagon me regarde comme si j’étais débile. 5mn après, en discutant avec la voisine, j’apprends que toute la côte nord est une « ZATO », zone militaire interdite aux étrangers et même aux russes qui n’y habitent pas. Oups, qu’est ce que je vais faire… ? Par dépit, je descend à la gare suivant, Olenegorsk. Il pleut trop, la gare est toute glauque, avec seulement quelques randonneurs qui partent vu qu’ils sont trempés. Je ne sais pas du tout ce qu’il y a à faire dans la région.
C’est le moment où tu te dis : « mais qu’est-ce que je fous là ? Pourquoi je ne suis pas resté peinard me reposer en Bretagne ? ». Pour répondre à cette (déprimante) question, j’engage la conversation avec un couple de randonneurs qui fuit vers le sud. Ils me conseillent un lac, le « Seïdozera », très beau, et lieu mythique des Saams, le peuple qui habitait le nord initialement. Par dépit, je me décide y aller, et de laisser les choses aller. Il pleut, je ne peux rien faire, alors rien ne sert de se stresser inutilement. Je laisse donc les choses aller, je vais bien voir où ça va me mener.
J’attends le bus pour Revda dans le café de la gare routière, très dépouillé (tendance feng-shui ?) : un comptoir qui fait aussi épicerie, 10m vide et au fond 5 tables, toutes pleines. Très bizarre, on a l’impression d’arriver dans un autre monde. 1h30 de bus sous une la pluie, il y a une couche de 10cm d’eau sur la route. La vue est sympathique : des arbres, des arbres, des arbres. Toujours les mêmes en plus, des bouleaux et des sapins. Pour couper la monotonie heureusement, un arrêt de bus au milieu de nul part avec une fille qui attend sous son parapluie, comme sortie de nul part. Puis une petite base militaire, vide, certainement désaffectée. Dans la cour, à 5m des grilles de l’entrée, un joli missile de 4m de long, incliné à 45°, comme prêt à partir. On ne s’ennuie pas…
21h, arrivée à Revda, 8000 habitants. C’est une ville comme je n’en ai jamais vu : tout tourne autour du kombinat, qui produit du concentré qui est ensuite envoyé dans l’Oural pour fabriquer de l’acier. Je rentre dans un magasin pour demander où dormir. Il y a la vendeuse et la cliente :
Nicolas – Bonjour ! Où est-ce qu’on peut dormir dans cette ville ? La vendeuse – A l’hôtel, mais il est vraiment pas top. Nicolas – Et c’est possible de dormir chez l’habitant ? La vendeuse (après avoir échangé un regard avec la cliente) – Non, on ne connaît personne. Nicolas 😕– Zut alors. La cliente – Ben chez moi, il y a de la place…
Et me voici invité pour la nuit chez Natalia. Direct, elle me dit « déshabillez-vous ». Je me dis, « c’est bon, je vais y passer ». Mais non, en fait, c’était une invitation à prendre une douche chaude. A peine sorti, je me retrouve devant un thé et un repas, et aussitôt fini un lit tout propre m’attends et me voici couché. Limite bordé ! Une vraie maman !
Et me voici invité pour la nuit chez Natalia. Direct, elle me dit « déshabillez-vous ». Je me dis, « c’est bon, je vais y passer ». Mais non, en fait, c’était une invitation à prendre une douche chaude. A peine sorti, je me retrouve devant un thé et un repas, et aussitôt fini un lit tout propre m’attends et me voici couché. Limite bordé ! Une vraie maman !
Natalia à 49 ans. Elle habite depuis plus de 20 ans ici, et à quitté son mari car il buvait trop. Sa fille élève un enfant seule dans l’immeuble d’en face. Toutes 2 travaillent au kombinat. Elle devrait déjà être à la retraite normalement : vu que le kombinat émet des radiations, les employés s’arrêtent de travailler à 45 ans. Mais depuis la privatisation, les salaires (90€ par mois…) sont payés une fois sur 3, alors il faut quand même continuer malgré la danger. Et en Russie, impossible de déménager. Pour vivre quelque part, il faut une autorisation, le « propiska ». Et, à moins d’avoir beaucoup d’argent pour soudoyer les autorités, c’est quasiment impossible de quitter ce genre de ville. Sympathique, non ?
Du coup, pour survivre, ils produisent un maximum eux-mêmes : ils récoltent les baies dans la toundra, ramassent des herbes qui remplaceront le thé où agrémenteront la soupe. Ils ont aussi de petits jardins, mais difficiles à entretenir avec un hiver de 9 mois, et une moyenne de –25° au plus fort de l’hiver.
Le lendemain, bonne surprise, la pluie a cessé : je commence la randonnée, direction le lac Seïdozera. Le début du chemin se situe après le kombinat, à 3km de la ville. Je prends le bus de l’usine pour y aller, avec les employés. Je traverse ensuite l’usine. Une vraie ruine, avec un périmètre tout pollué tout autour. Et juste après commence la nature et les beaux paysages : une vallée toute de pierres, avec des montagnes à pic de chaque côte, puis un plateau recouvert de cailloux et de mousses, où on se repère avec des cairns, et enfin le lac au loin, avec une descente à travers la taïga, qui commence par une petite forêt de bouleaux nains, comme des bonzaïs géants. Je rencontre un groupe de russe, les « kosmopaïck » qui voyagent dans les lieux et sites liés aux météorites, OVNI et légendes mystiques, comme ce lac, sacré pour les Saams, en raison d’une tâche à forme humaine, haute d’une trentaine de mètre sur une falaise. Il paraît aussi que des gens deviennent fous après avoir séjourné au lac. Parfois, la brume tombe pendant 3 jours, on ne voit plus les cairns et les gens se perdent. On les retrouve fous, ou gelés au printemps suivants… J’arrive toujours à tomber dans des endroits spé…
Comme pour illustrer ces légendes, on perd la moitié du groupe, avant de passer une soirée bivouac tranquille. Surprise au matin, le lac, qui était parfaitement transparent le soir, est vert le matin. Mais c’est un vrai vert, profond, épais, comme si on avait versé de la peinture dans le lac. Je mets 5mm d’eau dans ma casserole, on ne voit plus le fond. Ce lac mérite bien sa réputation !
Au matin, je repars. Je fais un pari risqué : je vais jusqu’à un autre lac, où j’espère trouver un bateau pour la ville de Lovozera. S’il n’y a pas de bateau, il me faudra revenir sur mes pas, avec pas assez de bouffe pour aller jusqu’au bout. Pourvu qu’il n’y ait pas de brume !
Je me fais donc une journée de marche sur le bord du lac. En tout, je ne croise qu’un groupe de personnes qui bivouaquaient. Le paysage est magnifique, le lac décidemment vert. Puis j’arrive en soirée au bord du lac, en priant pour trouver un bateau. Il faut savoir que c’est un endroit vraiment paumé. Déjà, Revda se situe à 100km de la route principale, qui est l’axe de développement de la région. A part Revda et Lovozera, il n’y a rien d’autre que la forêt, des rivières et des lacs, sur des centaines de kilomètres. Je m’attends donc à trouver des pêcheurs ou des personnes faisant du tourisme fluvial, il n’y a aucun bateau régulier. Et là coup de chance, je vois des tentes, 3 mecs habillés en treillis (tenue de tous les russes qui passent leurs congés dans la nature) avec un catamaran gonflable. Je m’approche, et avant que je n’aie le temps d’ouvrir la bouche, on me demande si je sais ramer. Il faut être en effet 4 pour conduire le catamaran, et un de leur pote est malade et est rentré à Moscou. Me voilà embauché pour 10h de rames le lendemain ! On croit rêver… A part les moustiques, les esprits ont été plutôt cool avec moi !
Finalement, il pleut toute la nuit et la température baisse de 5°. Vu que je n’ai pas de vêtements étanches, mes nouveaux compagnons préfèrent ne pas partir à la rame. On profite alors de la visite surprise du garde nature, qui nous tracte pendant 3h avec son petit bateau à moteur. L’arrivée à Lovozera est magnifique : toutes les berges sont couvertes de petites cabanes à bateau colorées qui se reflètent dans l’eau du lac parfaitement immobile. Puis quand on se rapproche du centre, les barres d’habitation et les cheminées rappellent que quand même on est en Russie !
On fête notre retour à la terre avec quelques bières et un bon saucisson de renne. Et on reprend la route. Ils vont pagayer plus loin dans les rapides, et me déposent au passage à minuit à Revda où je retourne chez Natalia qui m’accueille à bras ouverts.
C’est intéressant de voir comment les russes voyagent. Les nouveaux riches partent à l’étranger, à Paris et à Nice, qui sont du dernier chic, et où ils peuvent allègrement claquer leurs sous. C’est assez flagrant à La Défense, où après une séance photo devant l’Arche, ils filent tout droit au centre commercial et ressortent les bras chargés de fringues et de grands crus. Les autres par contre voyagent beaucoup dans la nature. Ca a vraiment une autre dimension qu’en France. Ils sont très proches de la nature (même si par ailleurs ils ne la respectent pas toujours, il suffit de voir la quantité de détritus le long des routes) et adeptes des vacances tranquille au bord d’un lac ou d’une rivière, à pêcher, bivouaquer, randonner. En tout cas ceux que j’ai rencontré, parce qu’il y en a une bonne partie aussi qui sont fan des vacances à Sotchi, sur des plages qui feraient trouver celles de la Côte d’Azur peu peuplées l’été…
Le lendemain en route vers Mourmansk, en bus. 3h30 de bus depuis Revda, avec un changement. Je suis juste en transit à Mourmansk, je monte dans le 1er bus pour Nikel, non loin de la Norvège. Un contrôle du FSB au passage, quelques questions sur l’objet de mon voyage et ils recopient mon passeport et mon visa comme une photocopieuse. A 20km au nord de Mourmansk, il y a la ville de Severomorsk, port militaire nucléaire totalement fermé.
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Les moustiques 🤪
Il sont omniprésents, les bois, c’est leur pays !
La plupart du temps, c’est supportable, quand il n’y en a que 10 ou 20 à vous tourner autour. Mais parfois, ils s’énervent, par exemple en soirée ou après la pluie. Là on peut en avoir des centaines à voler autour de vous et à guetter la moindre faille pour vous bouffer. Ca donne vaguement l’impression d’être un caca odorant, avec son régiment de mouches qui se disent « hummm, le repas est servi ! ». De plus, ils n’ont aucune pudeur : ils entrent dans les oreilles, sous le pantalon, et piquent même à travers les vêtements.
Heureusement, on apprécie la biodiversité : il y a aussi les mouches noires, minuscules, elles ne font pas de bruit, on ne sent pas quand elles se posent, mais elles, elles embarquent carrément un bout de peau. Et aussi de gros moustiques marrons, qui volent à 30-40cm de vous et soudain attaquent en piquée et plantent directement leur effroyable pompe dans votre tendre petite chaire.
Pour y parer, 3 méthodes : Marcher vite (relou au moment de la pause ou le soir). Faire un feu et se mettre dans la fumée. Utiliser un anti-moustique. J’en ai un qui dure 8h. Les moustiques n’ont pas dû lire la notice parce qu’après 8mn ils sont d’attaque !Enfin, le refuge suprême, c’est la tente. Pour entrer, mettre son sac et fermer, il faut au maximum 20 secondes. Ca suffit pour laisser entrer 40 moustiques. Commence alors une séance rituelle d’écrasage de moustiques. A la fin on a une petite pâte de moustiques écrasés entre le pouce et l’index. Et pas moyen de sortir se rincer les doigts… Bonne nuit !
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Il faut 5h de bus ensuite pour rejoindre Nikel . Tout le temps on longe la ZATO ; toute la zone littorale fermée. Chaque sommet un peu plus haut que les autres est coiffé d’antennes et de radars. Puis au milieu on passe dans une zone militaire mais non fermée. Tous les passeports sont vérifiés, le mien l’est pendant 40mn par un militaire qui a l’air de vouloir m’enfler, ou de faire du zèle. Finalement ils me laissent passer. J’ai eu de la chance parce que je n’ai pas ma carte de sortie, qui est restée à Saint-Pétersbourg.
A partir de là, la paysage est exotique, parsemé de bases militaires (photos interdites, je préfère ne pas tenter…). Ici, des casernes avec des soldats qui s’exercent. Là, une colonne de char. Plus loin un parking de quelques centaines de blindés. En fait, la Norvège était au temps de l’URSS la seul frontière avec l’OTAN, la Finlande ayant signé avec Staline un traité : la Finlande reste neutre et les soviétiques ne l’occupent pas comme ailleurs en Europe de l’Est. D’où l’incroyable présence militaire… Et encore on ne voit pas tous les missiles atomiques qui doivent être planqués un peu partout.
Enfin, on arrive à Zapoliarni, puis 40mn plus tard à Nikel. Là le paysage est encore plus exotique. Fini les bases militaires, elles sont remplacées par des collines marrons, vierges de toute végétation, avec des petits pics qui un jour furent des arbres. On se demande s’il y a eu un essai nucléaire, mais en fait il semble que ça soit simplement les émissions des kombinats d’extraction et de transformation de nickel qui se trouvent dans les 2 villes. Ambiance post-apocalyptique sympathique ! Je descend à Nikel, le terminus. La ville est collée au kombinat, heureusement les vents dominants sont dans le bon sens. Mais bon, l’espérance de vie ne doit quand même pas être top. Le décor alentours est constitué de collines ravagées. La ville est toute glauque.
Je ne m’attarde pas, la frontière norvégienne est à 30km, ça doit être plus propre là-bas pour poser la tente. Vu qu’il n’y a pas de transports en commun qui passent la frontière, je pars en stop et me fait prendre très vite par un norvégien qui est allé faire le plein de produits pas chers en Russie. On passe la seule douane entre les 2 pays ; à 20h, on est la 40ème voiture de la journée… Heureusement qu’il m’a pris ! J’y serai encore sinon ! On passe un no man land de 15km entre les 2 pays, hérissé de miradors. Puis on arrive en Norvège.
Changement radical. Ce sont 2 mondes différents. Côté norvégien, tu peux boire dans n’importe quel ruisseau, tout est propre, tout est pur. Fini les barres d’habitations, place aux maisons individuelles de toutes les couleurs. On sent qu’on est arrivé dans un autre monde ! Mon chauffeur me pose sur les bords d’un fjord, je bivouaque et profite du coucher de soleil, de 22h à 3h du matin. Je n’ai pas le courage d’enchaîner le lever de 3h à 7h. C’est très pratique ces jours polaires : ça fait faire des économies considérables en lampe de frontale. Par contre, les moustiques ne vont jamais se coucher. Ca c’est vraiment ballot.
Je croyais être arrivé au paradis, mais je déchante vite le lendemain : il pleut presque toute la journée et il commence à vraiment cailler. C’est ça la contrepartie des 69° de latitude nord. Ensuite je passe une journée passionnante sur le bord de la route pour faire du stop. Une voiture toutes les 6 minutes, et une chance sur 25 de se faire prendre. Ca fait 2h30 d’attente pour chaque lift. Plutôt ennuyeux. Mais on m’avait prévenu que par ici, les gens n’aiment pas trop les étrangers et voient les touristes pas d’un très bon œil. J’en ai fait les frais. Je veux retourner en Russie ! Heureusement le paysage est magnifique, comme le Connemara ou l’Ecosse : des collines sur lesquelles s’alternent pierres et mousses, le sommet caché par les nuages et le pied se jetant dans la mer ou un fjord. Pour agrémenter le tout, les rennes sont omniprésents. Les voitures vont très lentement tant le risque de shooter l’animal malentendant sont fortes. En voiture, on en voit toutes les 10mn. Ils sont en liberté l’été, puis sont regroupés l’hiver. Les nomades saams s’occupent de la transhumance et traversent avec eux de vastes étendues de forêt, jusqu’en Laponie. Pas le temps de les voir, dommage. Tant pis, il faudra revenir☺ Il paraît que ça donne une très bonne viande après. Les russes eux ne semblent pas l’apprécier, parce que de l’autre côté de la frontière en n’en voit pas un seul. L’explication est que les rennes se nourrissent d’une plante très sensible à la pollution, jusqu’aux traces d’essences sur les bords des routes. Côté russe ils ne sont pas très forts là-dessus…
Finalement j’arrive à Bugoynes, un village de pêcheurs de 300 habitants environ, un paquet de maisons colorées blotties sur une presqu’île. On y pêche le « king crab », le même que celui qui s’échappe des fermes d’élevage ailleurs et zigouille tous les autres pauvres petits crabes. Le village est joli mais vraiment trop froid. La nuit la tempête se lève : il pleut, beaucoup de vent, 5°… J’ai dû mettre la tente dans un jardin pour avoir un peu d’abri, c’est impossible ailleurs. La tente souffre terriblement, et moi au dessous je ne dors pas. Au matin, je dois repartir pour Kirkenes, puis la Russie. Je remballe tout sous la pluie, sous le regard stupide des propriétaires qui me regardent par la fenêtre en se disant « qu’est ce qu’il doit avoir froid ! ». Effectivement, je suis gelé. Je commence le stop à la sortie du village. Une dame me fait de grands signes. Elle voit que j’ai froid et m’invite chez elle à prendre un café, une douche chaude, un repas… Pas le temps d’en profiter, elle connaît tout le village et me trouve une voiture qui partait à l’instant pour Kirkenes. Dommage, j’aurais bien aimé discuter et voir un peu comment ils vivent dans un village aussi éloigné de tout. Et essayer de comprendre un peu ces gens qui me font penser à des îliens ou des montagnards, bourrus, peu accueillants, vivant dans des conditions extrêmes, mais qui peuvent aussi être très ouverts dès qu’on a brisé la glace.
Vu que presque tous les Norvégiens parlent un anglais impeccable, la communication est facilitée. Au début je pensais que nous Français étions vraiment mauvais pour les langues, mais en fait les Norvégiens trichent, leur langue ressemble beaucoup à l’anglais (sauf l’accent, qui est comme dans la pub Krisproll).
Retour à Kirkenes, que beaucoup qualifient de ville russe compte-tenu du grand nombre de russes qui y ont élu domicile en raison de la meilleure qualité de vie. En tout cas ça ne ressemble pas du tout à la Russie. C’est une petite ville de 5000 habitants qui figure sur toutes les cartes compte-tenu de sa position délicate pendant la guerre froide. Mauvaise surprise : le bus pour Mourmansk coûte plus de 50€. J’avais payé 6€ en Russie pour faire presque le même chemin en sens inverse. Et oui, c’est pas le même niveau de vie la Norvège. Même pour des Français c’est cher. On le comprend très vite quand on va dans les magasins. Finalement, j’ai trouvé une solution « à la russe » ; je suis allé demandé aux chauffeurs des rares voitures immatriculées en Russie s’ils partait pour Mourmansk, et bien sûr, dès qu’il y a un business à faire, il y a toujours un russe derrière, je suis tombé sur un gars qui fait tous les jours l’aller-retour en voiture et prend les gens qui n’ont pas de place dans le bus où le trouvent trop cher. Et l’avantage c’est que le retour est bouclé en 3h là où le bus en prend 5. 2 jours en Norvège, c’était court, mais avec le temps et sans voiture c’était déjà beaucoup. Mais ça appelle à un autre voyage.
Arrivée à Mourmansk le soir, j’appelle Vitali qui m’avait donné son numéro dans un bus quelques jours auparavant. Il vient avec Max, un de ses amis, habillé tout en noir, et on part chercher un hôtel. Il y a le choix entre les hôtels type occidentaux, à 50€ la nuit, et les hôtels russes à 4€ la nuit. C’est un peu miteux, mais pour le prix on s’y fait. Sauf que pour les étrangers les prix sont multipliés par 5. Assez énervant. Au 3ème, je me décide à rester malgré tout, mais mes compagnons ne me laissent pas, ils ne veulent pas me laisser me faire arnaquer royalement devant leurs yeux. Du coup Max m’invite chez lui. Il habite chez ses parents dans une barre d’habitation. Comme toujours dans ces pays là, très moche dehors, mais très confortable à l’intérieur, décoré et aménagé avec soin. On a passé la soirée à discuter devant quelques bières.
Puis le lendemain, ils m’ont fait un programme de visite de la ville, assez inédit : Mourmansk par les hauteurs ! Ca consiste à se promener sur les collines, au milieu de rochers et de mousses, avec plein de vent et 6°. On commence par Aliocha, une statue de soldat d’au moins 30m de haut qui domine la ville et surveille les nazi qui jadis menaçaient au loin. Jolie vue sur le port et le brise-glace nucléaire. Puis on se retrouve dans une carrière de pierre et sur d’autres collines. Je suis sûr que ça n’est pas dans le programme des tour-operators (évidemment : il n’y a pas de tour-operators à Mourmansk. Il n’y a pas de touristes de toute façon) ! Après 5h de marche, on redescend en ville. Moi je suis gelé, les autres sont peinards en t-shirt. C’est vrai qu’eux autres ont une autre conception du chaud et du froid.
Direction le café, où on rejoint 2 autres gars tout en noir et où on goûte la bière locale. On parle hard-rock, ils s’inquiètent de savoir si en France on a des groupes vu qu’ils n’en connaissent aucun. Ils me montrent des photos de leur dernier concert, lors d’une soirée qu’ils ont organisé en mémoire d’un chanteur de métal disparu quelques années avant. C’est super intéressant de voir la jeunesse de Mourmansk. Ils n’ont pas du tout les mêmes valeurs que leurs aînés, sont beaucoup plus ouverts au monde, ont envie de voyager, ne sont plus attaché à un système qu’ils n’ont connu que dans leur enfance. Les temps changent… Est-ce que ça deviendra à terme comme chez nous ? J’ai un doute, même si les modes de vie et les cultures vont se rapprocher, je pense qu’il existe une profonde identité russe qui fera que ça sera toujours différent là-bas.
Le soir ils m’accompagnent à la gare et le train repart, 29h jusqu’à Saint-Pétersbourg. Dommage, c’était court et il y avait encore beaucoup à voir et à vivre. D’autant plus qu’un voyage est d’autant plus intéressant qu’on parle couramment la langue et qu’on peut avoir de vraies discussions solides avec les gens qu’on rencontre. Je trouve également la Russie beaucoup plus intéressante en dehors de Moscou et Saint-Pétersbourg, où les mentalités sont très différentes. La vie est complètement différente en dehors de ces villes, et les gens naturellement beaucoup plus accueillants et ouverts à discuter, beaucoup plus directs, beaucoup plus russes.
Selles spécifiques pour le cyclotourisme? English translation pending
Bonjour a tous.
Ma selle d'origine (Schwinn) commence a se dechirer de tous les cotés. Elle etait tres bien pour mes balades et randonnées mais comme je compte elargir mon champ d'action, je me demande vers quelle selle me vouer?
Y-at-il des selles specifique pour le cyclotourisme? Une selle etroite genre velo de course ou une bien epaisse et large pour reposer les fesses?
On voit partout des selle-italia mais ce quasimonopole m'inquiete.
On parle aussi des selles Brooks comme le Top du Top qu'en est-il?
Bref bcp de questions. ceux qui ont l'experience des voyages pourraient peut etre nous faire partager leurs connaissances sur cet equipement PRIMORDIAL d'un bon voyage a vélo.
Ma selle d'origine (Schwinn) commence a se dechirer de tous les cotés. Elle etait tres bien pour mes balades et randonnées mais comme je compte elargir mon champ d'action, je me demande vers quelle selle me vouer?
Y-at-il des selles specifique pour le cyclotourisme? Une selle etroite genre velo de course ou une bien epaisse et large pour reposer les fesses?
On voit partout des selle-italia mais ce quasimonopole m'inquiete.
On parle aussi des selles Brooks comme le Top du Top qu'en est-il?
Bref bcp de questions. ceux qui ont l'experience des voyages pourraient peut etre nous faire partager leurs connaissances sur cet equipement PRIMORDIAL d'un bon voyage a vélo.
Quel est votre tiercé des plus beaux cols? English translation pending
salut à tous,
1 ptit sondage spécialement pour vous amis cyclistes et randonneurs. Quels sont selon vous les 3 + beaux cols que vous avez pu escalader ou les montées qui vont ont procuré le + de plaisir en arrivant au sommet.
Pour ma part voici mon tiercé:
numéro 1: le col d'allos --> vraiment magnifique, mon coup de coeur numéro 2: le col de sarenne --> pour son coté "atypique" numéro 3: le col du galibier -->pou son univers "haute-montagne"
alors que pensez vous de mon choix?
à bientot
pantaloni
1 ptit sondage spécialement pour vous amis cyclistes et randonneurs. Quels sont selon vous les 3 + beaux cols que vous avez pu escalader ou les montées qui vont ont procuré le + de plaisir en arrivant au sommet.
Pour ma part voici mon tiercé:
numéro 1: le col d'allos --> vraiment magnifique, mon coup de coeur numéro 2: le col de sarenne --> pour son coté "atypique" numéro 3: le col du galibier -->pou son univers "haute-montagne"
alors que pensez vous de mon choix?
à bientot
pantaloni
Itinéraire et budget pour voyage en République Tchèque English translation pending
bonjour à tous je suis nouveau ici et je souhaiterais eventuellement profiter de vos conseils
je suis étudiant et j'ai 24 ans
je compte partir en republique tchèque vers début aout je ne connais rien de ce pays et je pars seul ... alors j'ai prévu de rester 20 jours ou peut être 18 jours je compte découvrir Prague en journée (eventuellement d'autres villes ) et sortir le soir ...j'ai pensé reserver dans une auberge de jeunesse (pour l'ambiance jeune surtout en plus d'etre bon marché )
que pensez vous de la durée ? en lisant vos messages où la majorité reste 1 semaine j'ai l'impression que c'est beaucoup
qu'en est il du niveau de vie ? du prix du transport (ferroviaire ou par bus ) intervilles ? les lieux à ne pas rater ... j'aimerais aussi avoir votre avis sur une estimation du budget à prévoir ;) (visite de prague, sorties en boites la nuits et visite éclaire de deux ou trois autres villes
je compte partir en republique tchèque vers début aout je ne connais rien de ce pays et je pars seul ... alors j'ai prévu de rester 20 jours ou peut être 18 jours je compte découvrir Prague en journée (eventuellement d'autres villes ) et sortir le soir ...j'ai pensé reserver dans une auberge de jeunesse (pour l'ambiance jeune surtout en plus d'etre bon marché )
que pensez vous de la durée ? en lisant vos messages où la majorité reste 1 semaine j'ai l'impression que c'est beaucoup
qu'en est il du niveau de vie ? du prix du transport (ferroviaire ou par bus ) intervilles ? les lieux à ne pas rater ... j'aimerais aussi avoir votre avis sur une estimation du budget à prévoir ;) (visite de prague, sorties en boites la nuits et visite éclaire de deux ou trois autres villes
Liste des compagnies aériennes à risque English translation pending
Bonjour je vous transmets un article publié par le journal VSD du 06 au 12 juillet 2005 relatif à la "blacklist" des compagnies aériennes, en aucun cas pour polémiquer, uniquement pour porter à votre connaissance cette liste 😉
ooo0ooo
"Cette liste noire a été réalisée selon plusieurs critères non exclusifs. Nous avons fait figurer les compagnies interdites pr le Direction générale de l'aviation civile (DGAC) et celles interdites par les aviations civiles britannique et suisse connues pour être intransigeantes. Puis nous avons fait appel à un expert international en investigations aériennes, Serge Roche, qui a mis à notre disposition sa base de données compilant tous les accidents ou incidents d'avions, mortels ou non (crash, sortie de piste, etc...) depuis 1952. VSD s'est concentré sur l'analyse des années 1995-2005.
1 AEROFLOT. RUSSIE 2 AIR ALGERIE. ALGERIE 3 AIR KORYO. COREE DU NORD (interdite en France) 4 AEROMEXICO. MEXIQUE 5 AIR MEMPHIS. EGYPTE 6 AIR MAURITANIA. MAURITANIE (interdite en Grande-Bretagne) 7 AIR UNIVERSAL. SIERRA LEONE (interdite en Grande-Bretagne) 8 ALBANIAN AIRLINES. ALBANIE (interdite en Grande-Bretagne) 9 CAMEROON AIRLINES. CAMEROUN (interdite en Grande-Bretagne) 10 CENTRAL AIR EXPRESS. REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO (interdite en Grande-Bretagne) 11 CHINA AIRLINES. TAIWAN 12 CHINA SOUTHERN AIRLINES. CHINE 13 CHINA NORTHERN AIRLINES. CHINE 14 CONTINENTAL WINGS COMORES AIRLINES. COMORES (interdite en France) 15 CUBANA DE AVIACION. CUBA 16 CROSSAIR. SUISSE 17 DNIPROVIA. UKRAINE (interdite en Suisse) 18 EGYPTAIR. EGYPTE 19 GHANA AIRWAYS. GHANA 20 GIRJET. ESPAGNE (interdite en Suisse) 21 GULF AIR. BAHREIN 22 HEMUS AIR. BULGARIE (interdite en Suisse) 23 IRAN AIR. IRAN 24 LION AIR. INDONESIE 25 PAKISTAN AIRLINES. PAKISTAN 26 PREMIUM AIR SHUTTLE. NIGERIA (interdite en Suisse) 27 SAUDI ARABIAN AIRLINES. ARABIE SAOUDITE 28 SUDAN AIRWAYS. SOUDAN 29 SIBIR AIRLINES. RUSSIE 30 SRILANKAN. SRI LANKA 31 TAJKISTAN AIRLINES. TADJIKISTAN (interdite en Grande-Bretagne) 32 TAM. BRESIL 33 TAME. EQUATEUR 34 TURKISH AIRLINES. TURQUIE 35 VARIG. BRESIL 36 VIETNAM AIRLINES. VIETNAM
Sans grosse surprise, cette liste pointe les trois grandes zones du monde où il est plus dangereux de voler : l'Afrique, l'Asie et les républiques de l'ex-URSS. Si beaucoup de compagnies mentionnées sont inconnues du grand public ou volent dans des zones peu fréquentées par le touriste lambda (Sierra Leone, Tadjikistan), quelques grandes compagniesd'aviation nationale y figurent également. Certaines comme Varig, la compagnie brésiliennes, ou Turkish airlines, sont concernées sur leurs vols intérieurs, parfois moins sécurisés. Ainsi que le reconnait Marc Foucault, directeur de cabinet de l'ex-ministre des transports Gilles de Robien, qui fut l'initiateur du futur "label bleu" pour les compagnies aériennes, "c'est sur les petites distances, les bouts de ligne ou correspondances pour une petite ville d'un grand pays que se rencontrent souvent les gros problème". Parce que les avions sont vieux (Boeing 707, 727, Ilyushin II, Douglas DC-3, Fokker F-70...) et tournent beaucoup, que le personnel formé pour leur maintenance est de plus en plus rare et que le coût des formations est élevé, etc. "Certaines petites compagnies étrangères utilisent ainsi des Caravelle abandonnées par Air Inter en 1982 ! explose Serge Roche. Et les DC-3 datent des années cinquante. Mais même les grande compagnies ne sont pas exemptes de pépins, comme le montre cette blacklist, et le nombre de morts n'est pas forcément le critère en matière de sécurité". En ligne de mire par exemple : Aeroflot, qui, si elle n'a eu qu'un seul crash fatal en dix ans, connaît pratiquement un accident par an. " ooo0ooo
Voilà bon voyage à tous et toutes...
"Cette liste noire a été réalisée selon plusieurs critères non exclusifs. Nous avons fait figurer les compagnies interdites pr le Direction générale de l'aviation civile (DGAC) et celles interdites par les aviations civiles britannique et suisse connues pour être intransigeantes. Puis nous avons fait appel à un expert international en investigations aériennes, Serge Roche, qui a mis à notre disposition sa base de données compilant tous les accidents ou incidents d'avions, mortels ou non (crash, sortie de piste, etc...) depuis 1952. VSD s'est concentré sur l'analyse des années 1995-2005.
1 AEROFLOT. RUSSIE 2 AIR ALGERIE. ALGERIE 3 AIR KORYO. COREE DU NORD (interdite en France) 4 AEROMEXICO. MEXIQUE 5 AIR MEMPHIS. EGYPTE 6 AIR MAURITANIA. MAURITANIE (interdite en Grande-Bretagne) 7 AIR UNIVERSAL. SIERRA LEONE (interdite en Grande-Bretagne) 8 ALBANIAN AIRLINES. ALBANIE (interdite en Grande-Bretagne) 9 CAMEROON AIRLINES. CAMEROUN (interdite en Grande-Bretagne) 10 CENTRAL AIR EXPRESS. REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO (interdite en Grande-Bretagne) 11 CHINA AIRLINES. TAIWAN 12 CHINA SOUTHERN AIRLINES. CHINE 13 CHINA NORTHERN AIRLINES. CHINE 14 CONTINENTAL WINGS COMORES AIRLINES. COMORES (interdite en France) 15 CUBANA DE AVIACION. CUBA 16 CROSSAIR. SUISSE 17 DNIPROVIA. UKRAINE (interdite en Suisse) 18 EGYPTAIR. EGYPTE 19 GHANA AIRWAYS. GHANA 20 GIRJET. ESPAGNE (interdite en Suisse) 21 GULF AIR. BAHREIN 22 HEMUS AIR. BULGARIE (interdite en Suisse) 23 IRAN AIR. IRAN 24 LION AIR. INDONESIE 25 PAKISTAN AIRLINES. PAKISTAN 26 PREMIUM AIR SHUTTLE. NIGERIA (interdite en Suisse) 27 SAUDI ARABIAN AIRLINES. ARABIE SAOUDITE 28 SUDAN AIRWAYS. SOUDAN 29 SIBIR AIRLINES. RUSSIE 30 SRILANKAN. SRI LANKA 31 TAJKISTAN AIRLINES. TADJIKISTAN (interdite en Grande-Bretagne) 32 TAM. BRESIL 33 TAME. EQUATEUR 34 TURKISH AIRLINES. TURQUIE 35 VARIG. BRESIL 36 VIETNAM AIRLINES. VIETNAM
Sans grosse surprise, cette liste pointe les trois grandes zones du monde où il est plus dangereux de voler : l'Afrique, l'Asie et les républiques de l'ex-URSS. Si beaucoup de compagnies mentionnées sont inconnues du grand public ou volent dans des zones peu fréquentées par le touriste lambda (Sierra Leone, Tadjikistan), quelques grandes compagniesd'aviation nationale y figurent également. Certaines comme Varig, la compagnie brésiliennes, ou Turkish airlines, sont concernées sur leurs vols intérieurs, parfois moins sécurisés. Ainsi que le reconnait Marc Foucault, directeur de cabinet de l'ex-ministre des transports Gilles de Robien, qui fut l'initiateur du futur "label bleu" pour les compagnies aériennes, "c'est sur les petites distances, les bouts de ligne ou correspondances pour une petite ville d'un grand pays que se rencontrent souvent les gros problème". Parce que les avions sont vieux (Boeing 707, 727, Ilyushin II, Douglas DC-3, Fokker F-70...) et tournent beaucoup, que le personnel formé pour leur maintenance est de plus en plus rare et que le coût des formations est élevé, etc. "Certaines petites compagnies étrangères utilisent ainsi des Caravelle abandonnées par Air Inter en 1982 ! explose Serge Roche. Et les DC-3 datent des années cinquante. Mais même les grande compagnies ne sont pas exemptes de pépins, comme le montre cette blacklist, et le nombre de morts n'est pas forcément le critère en matière de sécurité". En ligne de mire par exemple : Aeroflot, qui, si elle n'a eu qu'un seul crash fatal en dix ans, connaît pratiquement un accident par an. " ooo0ooo
Voilà bon voyage à tous et toutes...
Conseils tourisme en Auvergne et Gers? (France) English translation pending
Bonjour, je m'en viens en France au mois d'août
Je pense passé une semaine en Auvergne et une autre dans le Gers
avec sur la fin un passage rapide sur Carcassonne avant de reprendre
l'avion Paris-Montréal.
Si vous aviez des conseils et suggestions pour ces deux régions ? J'aime bien entre autre les veilles pierres ( moyen-âge) et la nature.
Merci d'avances
Si vous aviez des conseils et suggestions pour ces deux régions ? J'aime bien entre autre les veilles pierres ( moyen-âge) et la nature.
Merci d'avances
Climat en Espagne en novembre?? English translation pending
Suite à un séjour en France en septembre et octobre prochain, nous prévoyons aller en Espagne du 2 au 22 novembre. Nous ne savons pas trop jusqu'où descendre pour avoir de la belle température. Nous préférerions ne pas trop faire de route et éviter de nous rendre jusqu'à la Costa del Sol. Est-il possible de se baigner à la plage dans les environs de Valence à cette période de l'année? Devrions-nous plutôt rouler et nous rendre dans le coin de Malaga?
Nous voulons louer un appartement ou une maison car avec 2 jeunes enfants l'hôtel est hors de question. Nous avons commencé à vérifier des possibilités aux alentours de Salou suite à un message sur le forum.
Si vous avez des suggestions côté activités à faire avec des enfants (nous aurons nos vélos), le climat ou l'hébergement à prix modique, ce serait très apprécié. Merci à l'avance.
Nous voulons louer un appartement ou une maison car avec 2 jeunes enfants l'hôtel est hors de question. Nous avons commencé à vérifier des possibilités aux alentours de Salou suite à un message sur le forum.
Si vous avez des suggestions côté activités à faire avec des enfants (nous aurons nos vélos), le climat ou l'hébergement à prix modique, ce serait très apprécié. Merci à l'avance.
camino del norte English translation pending
bonjour! 🙂
je voudrais faire le camino del norte.. et ai qq questions:
y a-t-il de grands dénivelés? est-ce que ce n'est pas trop dangereux de partir seule? est-ce de la moyenne montagne? quel climat? niveau hébergement, comment ça se passe financièrement, cher ou pas trop? est-ce qu'on passe à côté d'autoroutes ou de routes comme pour le camino francès? est-ce qu'on peut avoir de bons moments de solitude sans pour autant se sentir seul sur terre? en gros, on rencontre des gens?
combien de temps on met pour santiago?
de plus, j'ai entendu parler d'un "rite", celui, à partir de st jacques, de continuer le chemin jusqu'à la mer (où?), et de faire un feu dans lequel on jette les habits qu'on a porté pendant le voyage... qq connaît-il?
merci pour vos réponses... 😉
je voudrais faire le camino del norte.. et ai qq questions:
y a-t-il de grands dénivelés? est-ce que ce n'est pas trop dangereux de partir seule? est-ce de la moyenne montagne? quel climat? niveau hébergement, comment ça se passe financièrement, cher ou pas trop? est-ce qu'on passe à côté d'autoroutes ou de routes comme pour le camino francès? est-ce qu'on peut avoir de bons moments de solitude sans pour autant se sentir seul sur terre? en gros, on rencontre des gens?
combien de temps on met pour santiago?
de plus, j'ai entendu parler d'un "rite", celui, à partir de st jacques, de continuer le chemin jusqu'à la mer (où?), et de faire un feu dans lequel on jette les habits qu'on a porté pendant le voyage... qq connaît-il?
merci pour vos réponses... 😉
Autotour avec enfants au Canada English translation pending
je voudrai partir au canda mais mon mari n'aime pas voyager
n'y a t'il pas plutot des formules en car(même si je ne suis pas tres fan)
c'ets peut etre plsu simple avec des enfants
sinon j'ia peur de me perdre
et en autotour c'est a nous de trouver les hôtels?
ou c'est compris ds le prix?
n'y a t'il pas plutot des formules en car(même si je ne suis pas tres fan)
c'ets peut etre plsu simple avec des enfants
sinon j'ia peur de me perdre
et en autotour c'est a nous de trouver les hôtels?
ou c'est compris ds le prix?
répulsif moustiques pour le Mali English translation pending
Personne n'aime se réveiller le matin plein de petits boutons partout et encore moins de se dire merde j'ai pas pris de traitement contre le palu. 😠Jusqu'à présent j'y ai échappé mais quelqu'un connait-il un bon répulsif (peau et vêtement) contre ces bestioles désagréables? J'ai rien trouvé de concluant, mon prhamacien doit pas être approvisionné pour cela. 🤪 Pour info le pays en question c'est le MAli, à Mopti.
Karine
Karine
sur le Népal l'ONU suit la Suisse English translation pending
Sur le Népal, l'ONU suit la Suisse
Arrestation d'un manifestant à Katmandou par la police népalaise. (Keystone)
A Genève, la Commission des droits de l'homme de l' ONU adopte une résolution sur le Népal présentée par la Suisse. Le texte appelle le royaume himalayen à rétablir la démocratie et les libertés publique mises à mal depuis le coup de force du roi Gyanendra. En prenant directement les commandes du Népal le 1er février dernier, le roi Gyanendra Bir Bikram Shah entendait intensifier sa lutte contre les rebelles maoïstes du CPN, en guerre contre Katmandou depuis neuf ans.
Rien d'étonnant donc que la résolution onusienne adoptée mercredi exprime sa vive préoccupation face au nombre croissant de victimes civiles causé par cette guerre.
Mais le texte dénonce également les sévices perpétrés par les forces de sécurité, les exécutions illégales, le déplacement forcé des populations, sans oublier les atteintes à l'intégrité physique et à la sécurité des dirigeants et des militants des partis politiques, des journalistes et des défenseurs des droits de l'homme.
Les rebelles ne sont pas oubliés. La résolution «condamne énergiquement» les pratiques du parti communiste maoïste du Népal, notamment les exécutions sommaires, les actes de persécution, les tentatives de blocus des villes et l' enrôlement d' enfants dans les forces rebelles.
En conséquence, la résolution exhorte l'ensemble des belligérants à respecter le droit international humanitaire et invite le gouvernement à rétablir et protéger les libertés publiques Collaboration du Népal Et ça n'est pas tout. Le document demande à Katmandou de collaborer avec la Commission népalaise des droits de l'homme, le Haut Commissariat de l'ONU aux droits de l'homme et le Comité international de la Croix-Rouge (CICR).
La résolution reprend ainsi l'accord conclu le 10 avril entre le Haut Commissariat de l'ONU aux droits de l'homme et le gouvernement népalais.
L'accord signé entre la Haut Commissaire Louise Arbour et le ministre népalais des Affaires étrangères Ramesh Nath Pandey prévoit que l'ONU installe immédiatement des bureaux à Katmandou et ailleurs dans le pays. Et ce pour contrôler le respect des droits de l'homme par les belligérants. Le pari helvétique Pour ce mandat, le Haut Commissariat doit recevoir un soutien - notamment financier de la Suisse qui remporte un premier succès dans cette affaire.
Dès le début de la Commission des droits de l'homme, le 14 mars dernier, la diplomatie helvétique avait en effet brandi la menace d'une résolution beaucoup plus dure que celle adoptée mercredi.
Ce qui a permis d' obtenir l' accord entre Katmandou et le Haut commissariat des droits de l' homme.
La résolution de mercredi entérine donc cet accord et permet le déploiement d' observateurs onusien sur le territoire népalais. Par cette présence et la collaboration promise par le gouvernement népalais, la Suisse espère une amélioration effective des droits de l' homme au Népal.
Dans une année, les observateurs de l' ONU diront - devant la prochaine commission des droits de l'homme - si l'option helvétique a produit ses effets.
swissinfo avec les agences

Arrestation d'un manifestant à Katmandou par la police népalaise. (Keystone)
A Genève, la Commission des droits de l'homme de l' ONU adopte une résolution sur le Népal présentée par la Suisse. Le texte appelle le royaume himalayen à rétablir la démocratie et les libertés publique mises à mal depuis le coup de force du roi Gyanendra. En prenant directement les commandes du Népal le 1er février dernier, le roi Gyanendra Bir Bikram Shah entendait intensifier sa lutte contre les rebelles maoïstes du CPN, en guerre contre Katmandou depuis neuf ans.Rien d'étonnant donc que la résolution onusienne adoptée mercredi exprime sa vive préoccupation face au nombre croissant de victimes civiles causé par cette guerre.
Mais le texte dénonce également les sévices perpétrés par les forces de sécurité, les exécutions illégales, le déplacement forcé des populations, sans oublier les atteintes à l'intégrité physique et à la sécurité des dirigeants et des militants des partis politiques, des journalistes et des défenseurs des droits de l'homme.
Les rebelles ne sont pas oubliés. La résolution «condamne énergiquement» les pratiques du parti communiste maoïste du Népal, notamment les exécutions sommaires, les actes de persécution, les tentatives de blocus des villes et l' enrôlement d' enfants dans les forces rebelles.
En conséquence, la résolution exhorte l'ensemble des belligérants à respecter le droit international humanitaire et invite le gouvernement à rétablir et protéger les libertés publiques Collaboration du Népal Et ça n'est pas tout. Le document demande à Katmandou de collaborer avec la Commission népalaise des droits de l'homme, le Haut Commissariat de l'ONU aux droits de l'homme et le Comité international de la Croix-Rouge (CICR).
La résolution reprend ainsi l'accord conclu le 10 avril entre le Haut Commissariat de l'ONU aux droits de l'homme et le gouvernement népalais.
L'accord signé entre la Haut Commissaire Louise Arbour et le ministre népalais des Affaires étrangères Ramesh Nath Pandey prévoit que l'ONU installe immédiatement des bureaux à Katmandou et ailleurs dans le pays. Et ce pour contrôler le respect des droits de l'homme par les belligérants. Le pari helvétique Pour ce mandat, le Haut Commissariat doit recevoir un soutien - notamment financier de la Suisse qui remporte un premier succès dans cette affaire.
Dès le début de la Commission des droits de l'homme, le 14 mars dernier, la diplomatie helvétique avait en effet brandi la menace d'une résolution beaucoup plus dure que celle adoptée mercredi.
Ce qui a permis d' obtenir l' accord entre Katmandou et le Haut commissariat des droits de l' homme.
La résolution de mercredi entérine donc cet accord et permet le déploiement d' observateurs onusien sur le territoire népalais. Par cette présence et la collaboration promise par le gouvernement népalais, la Suisse espère une amélioration effective des droits de l' homme au Népal.
Dans une année, les observateurs de l' ONU diront - devant la prochaine commission des droits de l'homme - si l'option helvétique a produit ses effets.
swissinfo avec les agences

Visite de Prague en 3 jours English translation pending
Bonjour, beaucoup de personnes disent que Prague est une ville très agréable. Je pense y aller 3 jours, que me conseillez-vous ? Merci
Congo-Pointe Noire English translation pending
Bonjour âmes de voyageurs! Je pars ce mois d août pour 3 ans au Congo, à Pointe noire, et j aimerais avoir des informations, sur les billets d avion (j ai commencé à chercher, et ce que c est cher!!!), sur les possibilités de se loger, sur la ville, le pays, sur ce qu il faut emmener comme vêtements, équipements, sur les maladies, sur l accueil des français là bas... et toute autre information susceptible de m aider dans la préparation de ce voyage et de me rassurer aussi. Merci d avance!!!
Nostalgie English translation pending
Jah!
Je suis en Australie depuis 2 mois. J ai quitte ma petite amie(4 ans de relation merveilleuse), mon travail, mon appartement. J ai laisse derriere moi tous les gens que j aime. J avais le besoin vital de vivre en accord avec moi meme. Accorder mes pensees, mes paroles et mes actions. Je ressentais le besoin d etre seul a l autre bout de la terre pour entreprendre un voyage interieur. Je ne regrette pas une seule seconde mon choix car ce que je vis depuis 2 mois est bien au dela de ce que j avais pu imaginer. J ai fait des rencontres qui seront a tous jamais gravees dans mon coeur. J existe pour ce que je suis et non ce que je fais. Je suis une manifestation de la vie dont le seul role sur terre est d #etre#. Lorsque je suis sur la route, mon etre deborde de paix, de quietude, d amour, de joie. Lorsque je voyage, je suis en VIE. Dans notre societe moderne, je SURVIS. Depuis 2 mois je vis que du bonheur, je vis le moment present.
Et depuis 2 jours, sans savoir pourquoi, je suis tres nostalgique, ma copine me manque (d autant plus que ns restons en tres bon terme). Mon ancienne vie refait surface. Ca me surprend car j ai pour habitude de vivre le Present en pleine conscience.
Vos temoignages sont les Bienvenues sur ce sujet.
Good vibes a vous!
Je suis en Australie depuis 2 mois. J ai quitte ma petite amie(4 ans de relation merveilleuse), mon travail, mon appartement. J ai laisse derriere moi tous les gens que j aime. J avais le besoin vital de vivre en accord avec moi meme. Accorder mes pensees, mes paroles et mes actions. Je ressentais le besoin d etre seul a l autre bout de la terre pour entreprendre un voyage interieur. Je ne regrette pas une seule seconde mon choix car ce que je vis depuis 2 mois est bien au dela de ce que j avais pu imaginer. J ai fait des rencontres qui seront a tous jamais gravees dans mon coeur. J existe pour ce que je suis et non ce que je fais. Je suis une manifestation de la vie dont le seul role sur terre est d #etre#. Lorsque je suis sur la route, mon etre deborde de paix, de quietude, d amour, de joie. Lorsque je voyage, je suis en VIE. Dans notre societe moderne, je SURVIS. Depuis 2 mois je vis que du bonheur, je vis le moment present.
Et depuis 2 jours, sans savoir pourquoi, je suis tres nostalgique, ma copine me manque (d autant plus que ns restons en tres bon terme). Mon ancienne vie refait surface. Ca me surprend car j ai pour habitude de vivre le Present en pleine conscience.
Vos temoignages sont les Bienvenues sur ce sujet.
Good vibes a vous!
Sri Lanka: état des côtes English translation pending
Nous envisageons un voyage cet été au Sri Lanka et aimerions savoir si il y a moyen de profiter des côtes sri lankaises depuis le passage du tsunami. Comment sont les voies de communication ? Y a -t-il des hôtels disponibles et abordables ? Si vous revenez de ce pays, tenez nous au courant
Merci
willi
Merci
willi
Bus camping-car? Drôle d'idée English translation pending
Je ne voudrais pas casser l'ambiance, mais je ne trouve pas qu'aménager un bus en camping-car soit une bonne idée.
Pour plusieurs raisons :
1) le stationnement. Vous vous garez où avec votre bus ? Et vous le remisez où quand vous ne vous en servez pas ? Dormir sur des parkings d'hypermarché... bof
2) Le coût des pièces détachées. A votre avis, un pneu de bus, ça va chercher dans les combien ? Déjà en camping-car "normal", c'est pas donné (minimum 150 €), alors un bus... surtout que vos engins frôlent souvent les 5-6-700 000 km
3) Le coût en carburant. Avec un gas-oil qui frôle le prix du SP95, bonjour le budget dès lors que l'on veut circuler en France et en Europe...
4) Pour les vidanges, vous faites comment ? Les aires de service c/car ne sont pas appropriées. Reste à vidanger "sauvage" ? Pas très écolo, tout ça...
Je n'aborde pas le problème du permis, de la pollution engendrée par des moteurs poussifs qui crachent des volutes noirâtres en côte (merci le CO2 et l'ozone), de l'encombrement pour circuler (adieu les petits villages et les coins sympas en bord de mer, vive les rocades urbaines et les 2X2 voies ?...) Franchement, je n'y vois que des désavantages, sauf bien sûr côté volumes. Mais si l'on part du principe que le c/car est un outil pour voyager à moindres frais (et non une fin en soi), on se dit qu'une bonne capucine de 6, 50 m est quand même bcp + pratique, non ?
Pour plusieurs raisons :
1) le stationnement. Vous vous garez où avec votre bus ? Et vous le remisez où quand vous ne vous en servez pas ? Dormir sur des parkings d'hypermarché... bof
2) Le coût des pièces détachées. A votre avis, un pneu de bus, ça va chercher dans les combien ? Déjà en camping-car "normal", c'est pas donné (minimum 150 €), alors un bus... surtout que vos engins frôlent souvent les 5-6-700 000 km
3) Le coût en carburant. Avec un gas-oil qui frôle le prix du SP95, bonjour le budget dès lors que l'on veut circuler en France et en Europe...
4) Pour les vidanges, vous faites comment ? Les aires de service c/car ne sont pas appropriées. Reste à vidanger "sauvage" ? Pas très écolo, tout ça...
Je n'aborde pas le problème du permis, de la pollution engendrée par des moteurs poussifs qui crachent des volutes noirâtres en côte (merci le CO2 et l'ozone), de l'encombrement pour circuler (adieu les petits villages et les coins sympas en bord de mer, vive les rocades urbaines et les 2X2 voies ?...) Franchement, je n'y vois que des désavantages, sauf bien sûr côté volumes. Mais si l'on part du principe que le c/car est un outil pour voyager à moindres frais (et non une fin en soi), on se dit qu'une bonne capucine de 6, 50 m est quand même bcp + pratique, non ?
Nouvelles du Népal 08/03/2004 Figaro International English translation pending
ASIE L'insurrection, active depuis 1996, a juré de faire tomber la monarchie et contrôle la quasi-totalité du pays
Le Népal sous le joug maoïste
Plus d'un mois après le coup de force du roi Gyanendra, qui a démis le 1er février dernier le gouvernement parlementaire et a suspendu les libertés publiques, la monarchie népalaise est plus seule que jamais face à une guérilla communiste d'un autre âge. Se réclamant du maoïsme, les rebelles ont juré la chute de la monarchie et tiennent d'une main de fer la quasi-totalité du pays. Retranchée dans les villes, l'armée népalaise a reçu carte blanche du roi pour tenter de juguler l'insurrection par tous les moyens. Soixante-dix personnes, présentées comme des rebelles, auraient été tuées dans des affrontements par l'armée avant-hier. L'organisation de défense des droits de l'homme Human Rights Watch dénonce dans un récent rapport l'ampleur des «disparitions» causées par l'armée et le «bilan atroce de meurtres, tortures et intimidations causées par les maoïstes». Et ce petit royaume hindouiste des contreforts de l'Himalaya, paradis des randonneurs et des alpinistes, glisse peu à peu vers le chaos. Dans les montagnes népalaises, le pays mao s'organise selon les préceptes du collectivisme.
District de Rolpa : de notre envoyé spécial Adrien Jaulmes [08 mars 2005]
Le visage de l'aubergiste se ferme d'un seul coup. Il jette un regard inquiet vers trois hommes qui viennent d'arriver à l'autre bout de la passerelle suspendue, au fond d'une étroite vallée de l'ouest du Népal. Puis il rentre précipitamment dans sa chaumière où il fait mine de s'affairer. Au débouché du pont qui oscille sous leur poids, les nouveaux arrivants grimpent d'un pas rapide vers l'auberge.
Le premier, la cinquantaine d'années, a le visage dépigmenté d'un albinos et porte une barbe blanche. Derrière lui marchent deux adolescents au visage masqué par un foulard. L'un porte un sac à dos sous lequel est roulé un duvet. L'autre un vieux fusil anglais Enfield presque aussi grand que lui. «Salut, camarades !», dit l'homme âgé en levant le poing comme dans un vieux film de propagande communiste. Ses deux compagnons l'imitent.
Les villageois répondent sans enthousiasme à leur salut. L'aubergiste, lui, regarde ses pieds. Les arrivants ne portent pas d'uniforme et n'ont qu'un fusil pour trois. Mais tous les paysans ont reconnu la longue silhouette de l'albinos, Kuber Oli, surnommé «camarade Surya», la principale autorité du district de Rolpa. Cette région reculée de l'ouest du Népal, dont les vallées ne sont généralement accessibles qu'au terme de plusieurs jours de marche, a été l'une des premières à tomber aux mains de la guérilla maoïste lors du déclenchement de l'insurrection en 1996.
Depuis, les représentants de l'Etat népalais n'ont pas reparu, et les habitants vivent sous l'autorité d'une «République populaire népalaise» autoproclamée. A l'entrée de chaque village, entre les champs en escalier de ces contreforts de l'Himalaya, flottent des rangées de drapeaux rouges frappés d'une faucille et d'un marteau. Des banderoles signées du «Parti communiste népalais-maoïste» souhaitent partout «longue vie au marxisme-léninisme-maoïsme» et invitent à «célébrer le dixième anniversaire de la grande guerre populaire».
Tout sourire, le camarade Surya est intarissable sur le sujet.
«Nous sommes dans la phase finale de la conquête du pouvoir», dit-il. «La dictature féodale du roi Gyanendra est vouée à disparaître, ajoute-t-il avec certitude. Ce sont le matérialisme dialectique et le déterminisme historique qui décident, pas les individus.»
Niant tranquillement les crimes communistes du XXe siècle, le camarade Surya affirme sa foi dans le succès de ce dernier avatar de l'idéologie de Karl Marx.
«Ce n'est pas Mao Tsé Toung qui a échoué, explique-t-il. C'est l'héritage de Mao Tsé Toung qui a été trahi par ses successeurs. Nous avons tiré les leçons des exemples étrangers, comme les revers du Sentier lumineux au Pérou. Et nous nous appuyons sur les principes du marxisme-léninisme-maoïsme, revus à la lumière de la Voie de Prachenda, pour réussir à instaurer au Népal une véritable république populaire.»
Président du parti et chef suprême de l'Armée populaire de Libération, le «camarade Prachenda», de son vrai nom Pushpa Kamal Dahal, est le fondateur et l'âme du mouvement. Intellectuel dévoyé et communiste convaincu, Prachenda est l'un des fondateurs de la branche maoïste du Parti communiste népalais, qui prône la lutte armée après ses échecs électoraux aux premiers scrutins du régime parlementaire népalais au début des années 90, et l'auteur de la Voie de Prachenda, contribution népalaise au renouveau de la pensée marxiste.
Mais les succès fulgurants de la guérilla utilisent plutôt les bonnes vieilles méthodes de tous les mouvements communistes. Le camarade Surya et ses deux gardes du corps repartis, l'aubergiste garde le visage fermé. Sa femme est la seule à accepter de parler, une fois les portes closes. «Tout le monde a peur. Personne n'ose parler, les maos ont leurs espions dans chaque village. Il faut leur donner de l'argent, et personne ne peut nous défendre contre eux», explique-t-elle.
Attaquant des postes de police isolés, chassant les «propriétaires terriens», généralement des paysans à peine moins pauvres que les autres, rançonnant et terrorisant, les maoïstes ont en quelques années pris le contrôle de la quasi-totalité du pays, en dehors de la vallée de Katmandou, la capitale, et de quelques grandes villes. Mais ils n'ont jamais réussi à s'emparer durablement de la moindre capitale régionale, en partie en raison d'un manque chronique d'armement.
Ils ne bénéficient ni du soutien de la Chine populaire, embarrassée par ces encombrants émules et occupée à siniser le Tibet voisin, ni de celui de l'Inde, qui craint l'extension de l'insurrection à ses propres jacqueries paysannes, les «Naxalites».
Les maoïstes népalais s'arment en pillant les postes de police et en fabriquant des bombes artisanales, les socket bombs, sorte de bouts de tuyau remplis d'explosifs qui constituent l'armement de base des militants, avec des fusils Enfield datant de la campagne de Birmanie.
Mais, malgré leur idéologie aussi désuète que leur armement, les maoïstes représentent un adversaire redoutable pour la petite armée népalaise, mal équipée pour reprendre le contrôle d'un pays aux vallées encaissées et aux routes inexistantes.
COMPLEMENT 🤪
Une route qui ne mène nulle part
A. J. [08 mars 2005]
Arc-boutés sur des barres à mine, une dizaine d'hommes tente de faire basculer au fond de la vallée un énorme rocher. Le bloc oscille sur le bord de la route avant de basculer dans un fracas. Des femmes armées de pelles aplanissent le sol, pendant que les hommes attaquent un autre rocher. La scène se répète sur des dizaines de kilomètres, le long du flanc escarpé d'une vallée du district de Rolpa, au coeur de zones tenues par la guérilla maoïste. «Cette route constitue un modèle de développement pour tout le pays», explique le camarade Surya, l'un des membres du comité central maoïste. Le tracé qui serpente vers un col fait selon lui 90 kilomètres. «10 000 personnes travaillent en permanence volontairement sur le chantier, explique-t-il fièrement, tout est fait à la main.» Les barres à mine sont raffûtées sur des forges artisanales improvisées, les gravats portés dans des paniers d'osier. Aucun garde armé ne semble surveiller le chantier, mais à chaque virage des jeunes gens avec des foulards autour du cou ne perdent pas de vue les équipes. Ce travail éreintant, réalisé avec une technique moyenâgeuse, semble susciter plus de fierté chez le camarade Surya que chez les centaines de paysans réquisitionnés, qui gardent le visage fermé au passage du chef rebelle. «Nous sommes obligés de venir de nos villages, à plus de quatre jours de marche d'ici, et fournissons notre propre nourriture», explique un travailleur appuyé sur son pic. La route sera achevée d'ici à cinq ans. «Mais elle n'est pas reliée au reste du réseau, explique l'homme. Elle ne mène nulle part.»
District de Rolpa : de notre envoyé spécial Adrien Jaulmes [08 mars 2005]
Le visage de l'aubergiste se ferme d'un seul coup. Il jette un regard inquiet vers trois hommes qui viennent d'arriver à l'autre bout de la passerelle suspendue, au fond d'une étroite vallée de l'ouest du Népal. Puis il rentre précipitamment dans sa chaumière où il fait mine de s'affairer. Au débouché du pont qui oscille sous leur poids, les nouveaux arrivants grimpent d'un pas rapide vers l'auberge.
Le premier, la cinquantaine d'années, a le visage dépigmenté d'un albinos et porte une barbe blanche. Derrière lui marchent deux adolescents au visage masqué par un foulard. L'un porte un sac à dos sous lequel est roulé un duvet. L'autre un vieux fusil anglais Enfield presque aussi grand que lui. «Salut, camarades !», dit l'homme âgé en levant le poing comme dans un vieux film de propagande communiste. Ses deux compagnons l'imitent.
Les villageois répondent sans enthousiasme à leur salut. L'aubergiste, lui, regarde ses pieds. Les arrivants ne portent pas d'uniforme et n'ont qu'un fusil pour trois. Mais tous les paysans ont reconnu la longue silhouette de l'albinos, Kuber Oli, surnommé «camarade Surya», la principale autorité du district de Rolpa. Cette région reculée de l'ouest du Népal, dont les vallées ne sont généralement accessibles qu'au terme de plusieurs jours de marche, a été l'une des premières à tomber aux mains de la guérilla maoïste lors du déclenchement de l'insurrection en 1996.
Depuis, les représentants de l'Etat népalais n'ont pas reparu, et les habitants vivent sous l'autorité d'une «République populaire népalaise» autoproclamée. A l'entrée de chaque village, entre les champs en escalier de ces contreforts de l'Himalaya, flottent des rangées de drapeaux rouges frappés d'une faucille et d'un marteau. Des banderoles signées du «Parti communiste népalais-maoïste» souhaitent partout «longue vie au marxisme-léninisme-maoïsme» et invitent à «célébrer le dixième anniversaire de la grande guerre populaire».
Tout sourire, le camarade Surya est intarissable sur le sujet.
«Nous sommes dans la phase finale de la conquête du pouvoir», dit-il. «La dictature féodale du roi Gyanendra est vouée à disparaître, ajoute-t-il avec certitude. Ce sont le matérialisme dialectique et le déterminisme historique qui décident, pas les individus.»
Niant tranquillement les crimes communistes du XXe siècle, le camarade Surya affirme sa foi dans le succès de ce dernier avatar de l'idéologie de Karl Marx.
«Ce n'est pas Mao Tsé Toung qui a échoué, explique-t-il. C'est l'héritage de Mao Tsé Toung qui a été trahi par ses successeurs. Nous avons tiré les leçons des exemples étrangers, comme les revers du Sentier lumineux au Pérou. Et nous nous appuyons sur les principes du marxisme-léninisme-maoïsme, revus à la lumière de la Voie de Prachenda, pour réussir à instaurer au Népal une véritable république populaire.»
Président du parti et chef suprême de l'Armée populaire de Libération, le «camarade Prachenda», de son vrai nom Pushpa Kamal Dahal, est le fondateur et l'âme du mouvement. Intellectuel dévoyé et communiste convaincu, Prachenda est l'un des fondateurs de la branche maoïste du Parti communiste népalais, qui prône la lutte armée après ses échecs électoraux aux premiers scrutins du régime parlementaire népalais au début des années 90, et l'auteur de la Voie de Prachenda, contribution népalaise au renouveau de la pensée marxiste.
Mais les succès fulgurants de la guérilla utilisent plutôt les bonnes vieilles méthodes de tous les mouvements communistes. Le camarade Surya et ses deux gardes du corps repartis, l'aubergiste garde le visage fermé. Sa femme est la seule à accepter de parler, une fois les portes closes. «Tout le monde a peur. Personne n'ose parler, les maos ont leurs espions dans chaque village. Il faut leur donner de l'argent, et personne ne peut nous défendre contre eux», explique-t-elle.
Attaquant des postes de police isolés, chassant les «propriétaires terriens», généralement des paysans à peine moins pauvres que les autres, rançonnant et terrorisant, les maoïstes ont en quelques années pris le contrôle de la quasi-totalité du pays, en dehors de la vallée de Katmandou, la capitale, et de quelques grandes villes. Mais ils n'ont jamais réussi à s'emparer durablement de la moindre capitale régionale, en partie en raison d'un manque chronique d'armement.
Ils ne bénéficient ni du soutien de la Chine populaire, embarrassée par ces encombrants émules et occupée à siniser le Tibet voisin, ni de celui de l'Inde, qui craint l'extension de l'insurrection à ses propres jacqueries paysannes, les «Naxalites».
Les maoïstes népalais s'arment en pillant les postes de police et en fabriquant des bombes artisanales, les socket bombs, sorte de bouts de tuyau remplis d'explosifs qui constituent l'armement de base des militants, avec des fusils Enfield datant de la campagne de Birmanie.
Mais, malgré leur idéologie aussi désuète que leur armement, les maoïstes représentent un adversaire redoutable pour la petite armée népalaise, mal équipée pour reprendre le contrôle d'un pays aux vallées encaissées et aux routes inexistantes.
COMPLEMENT 🤪
Une route qui ne mène nulle part
A. J. [08 mars 2005]
Arc-boutés sur des barres à mine, une dizaine d'hommes tente de faire basculer au fond de la vallée un énorme rocher. Le bloc oscille sur le bord de la route avant de basculer dans un fracas. Des femmes armées de pelles aplanissent le sol, pendant que les hommes attaquent un autre rocher. La scène se répète sur des dizaines de kilomètres, le long du flanc escarpé d'une vallée du district de Rolpa, au coeur de zones tenues par la guérilla maoïste. «Cette route constitue un modèle de développement pour tout le pays», explique le camarade Surya, l'un des membres du comité central maoïste. Le tracé qui serpente vers un col fait selon lui 90 kilomètres. «10 000 personnes travaillent en permanence volontairement sur le chantier, explique-t-il fièrement, tout est fait à la main.» Les barres à mine sont raffûtées sur des forges artisanales improvisées, les gravats portés dans des paniers d'osier. Aucun garde armé ne semble surveiller le chantier, mais à chaque virage des jeunes gens avec des foulards autour du cou ne perdent pas de vue les équipes. Ce travail éreintant, réalisé avec une technique moyenâgeuse, semble susciter plus de fierté chez le camarade Surya que chez les centaines de paysans réquisitionnés, qui gardent le visage fermé au passage du chef rebelle. «Nous sommes obligés de venir de nos villages, à plus de quatre jours de marche d'ici, et fournissons notre propre nourriture», explique un travailleur appuyé sur son pic. La route sera achevée d'ici à cinq ans. «Mais elle n'est pas reliée au reste du réseau, explique l'homme. Elle ne mène nulle part.»
Tout ce que vous pourrez me dire sur la Baie James… English translation pending
Donc je suis preneuse de tout ce qui concerne la Baie James…(sauf les : làbas il y a rien, que vas tu faire labas etc…) des cris en passant par le bouclier geologique…bref tout
Merci à vous
🙂