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Faire venir ma petite amie cambodgienne en France avec un visa touristique English translation pending
Bonjour,
je vous explique brièvement mon soucis, si quelqu'un peut avoir de bons conseils je le remercie grandement par avance..
je souhaite faire venir ma petite amie cambodgienne en France avec un visa touristique. J'ai obtenu une première attestation d'accueil de ma mairie en décembre, pour une durée de 3 mois (15 janvier-15 avril), malheureusement le Visa a été refusé par l'Ambassade...
Nous souhaitons faire une nouvelle demande pour la période du 16 avril au 16 mai, seulement la mairie refuse tant qu'ils n'ont pas l'original de la première attestation. Celle-ci se trouve à l'ambassade de France à Phnom Penh, donc je ne suis pas certain de pouvoir la récupérer puisqu'ils ont gardé le document... Ou alors ils me disent que je dois attendre le 15 avril pour faire une nouvelle demande...
Y-a t-il une autre solution, je ne veux pas attendre si longtemps pour refaire une attestation. De plus je me rends sur place début mars, j'aurais voulu ramener cette attestation avec moi.
Est ce que quelqu'un de ma famille habitant dans une autre commune peut faire cette attestation?
Merci pour votre aide
Cordialement
Aurélien
Agence Vietnam English translation pending
Bonjour
Nous souhaitons faire un voyage de 20 jours et Vietnam et l'agence local Vietnam Evasion a retenu notre attention.
Des personnes qui seraient déjà parti avec eux pourraient-ils nous donner leur avis ?
Merci d'avance
Formalités de mariage pour 2 Français en Thaïlande English translation pending
Bonjour,
Je créée se poste car je n'ai pas trouvé de réponse dans ce que j'ai pu lire à propos du mariage en Thaïlande.
En effet, je souhaite me marier en Thaïlande en juillet avec mon ami (tous les deux français) et j'aimerai connaître les modalités à effectuer ?
Des sites indiquent qu'il faut des témoins, si tel est le cas, pouvons-nous prendre des thaïlandais sur place ? car nous allons en voyage que tous les deux...
Quel coût prévoir pour se marier là-bas (je ne parle pas du coût du vol etc)
Est-ce que ce mariage pour être officiel et donc retranscrit sur nos actes de naissance ? Et dernière question, comment bien choisir son avocat si nous voulons faire un contrat de mariage et est-ce compatible juridiquement avec la loi française ?
Merci beaucoup pour l'attention que vs porterez à mon post.
Cordialement,
Julie
Je créée se poste car je n'ai pas trouvé de réponse dans ce que j'ai pu lire à propos du mariage en Thaïlande.
En effet, je souhaite me marier en Thaïlande en juillet avec mon ami (tous les deux français) et j'aimerai connaître les modalités à effectuer ?
Des sites indiquent qu'il faut des témoins, si tel est le cas, pouvons-nous prendre des thaïlandais sur place ? car nous allons en voyage que tous les deux...
Quel coût prévoir pour se marier là-bas (je ne parle pas du coût du vol etc)
Est-ce que ce mariage pour être officiel et donc retranscrit sur nos actes de naissance ? Et dernière question, comment bien choisir son avocat si nous voulons faire un contrat de mariage et est-ce compatible juridiquement avec la loi française ?
Merci beaucoup pour l'attention que vs porterez à mon post.
Cordialement,
Julie
Circuit voyage Transat "big apple et feuille d'érable" English translation pending
ce circuit a t'il ete deja effectué par quelqu'un , la dessus ? besoin de renseignements , merci
Qui part sur le Luminosa au départ de Toulon le 26 avril 2015 English translation pending
BONJOUR A TOUS🙂🙂
qui fait cette croisiere au départ de toulon, et sait on si le départ à l embarcadère c'est bien toulon ou la seyne sur mer ?
où laisser ma voiture pendant 5 jours ? et comment récupérer ma voiture sachant
que je reprend le train de nice vers toulon le 30 avril (billet reservé 43e pour deux)
merci de vos conseils avisés ....😛
qui fait cette croisiere au départ de toulon, et sait on si le départ à l embarcadère c'est bien toulon ou la seyne sur mer ?
où laisser ma voiture pendant 5 jours ? et comment récupérer ma voiture sachant
que je reprend le train de nice vers toulon le 30 avril (billet reservé 43e pour deux)
merci de vos conseils avisés ....😛
Change euro-baht et budget pour la Thaïlande English translation pending
aujourd'hui le change est 25 % plus bas qu'il y a un an (35,84 et 44,39) , pensez a gonfler votre budget car , en plus , les prix ont aussi augmente en un an .
Pour les Russes , c'est encore pire -50 % , pour eux .
Itinéraire en Namibie English translation pending
Bonjour à tous!
Nous sommes une famille de quatre personnes avec deux poulettes de 14 et 17 ans, nous voyagerons au mois d'aout, en 4x4, tente sur le toit, et nous souhaitons voir tout ce que la Namibie a à nous offrir dans le maigre temps imparti. J'aimerais avoir votre avis sur notre itinéraire, mais surtout savoir si je loupe "le petit coin magnifique et extraordinaire"...pas toujours stipulé dans les guides de voyages ou sur les récits que j'ai pu consulter.
Jour 1 : récuperation voiture, courses. Nuit à Windhoek
Jour 2 : Mariétal, Désert du Kalahari. Nuit à Marital.
Jour 3 : Sesriem, Dead Vlei. Nuit Sesriem
Jour 4 : Dunes, salars, et canyon de Sesriem. Nuit Sesriem
Jour 5 : ooops..on patine un peu car les attractions de Swakopmund ou Walvis Bay nous intéresse un peu moins. Nous pensions tirer jusqu'à Cape Cross...mais vraiment trop de route, nous souhaitons rejoindre le Damaraland ensuite, donc nous pourrions aussi peut être passer par Spitzkoppe ou bien par le début de la squeleton coast : quels sont les avis sur cette cote?
Jour 6 : en fonction de l'itinéraire choisi en jour 5
Jour 7 : en fonction de l'itinéraire choisi en jour 5
Jour 8 : Damaraland, à priori les peintures rupestres, la foret pétrifiée, et un site d'observation à suggérer? Nuit ???
Jour 9 : Palmwag...vos avis encore, suggestions de lieux. Nuit à Palwag
Jour 10 : Route vers Etosha. Nuit Etosha
Jour 11 : Etosha. Nuit Etosha
Jour 12 : Etosha. Nuit Etosha
Jour 13 : retour sur Windhoek
Jour 14 : départ.
C'est une ébauche, nous pouvons fluctuer en rajoutant un jour ou deux...peut être en début de séjour avec le Naukluft Mountain Zebra Park, je rajouterais bien une ferme où l'on peut approcher les guépards, les filles adoreront cela très certainement.
En vous remerciant par avance de toute l'aide que vous pourrez nous apporter, tous les renseignements seront très précieux pour nous!
Lucile
Nous sommes une famille de quatre personnes avec deux poulettes de 14 et 17 ans, nous voyagerons au mois d'aout, en 4x4, tente sur le toit, et nous souhaitons voir tout ce que la Namibie a à nous offrir dans le maigre temps imparti. J'aimerais avoir votre avis sur notre itinéraire, mais surtout savoir si je loupe "le petit coin magnifique et extraordinaire"...pas toujours stipulé dans les guides de voyages ou sur les récits que j'ai pu consulter.
Jour 1 : récuperation voiture, courses. Nuit à Windhoek
Jour 2 : Mariétal, Désert du Kalahari. Nuit à Marital.
Jour 3 : Sesriem, Dead Vlei. Nuit Sesriem
Jour 4 : Dunes, salars, et canyon de Sesriem. Nuit Sesriem
Jour 5 : ooops..on patine un peu car les attractions de Swakopmund ou Walvis Bay nous intéresse un peu moins. Nous pensions tirer jusqu'à Cape Cross...mais vraiment trop de route, nous souhaitons rejoindre le Damaraland ensuite, donc nous pourrions aussi peut être passer par Spitzkoppe ou bien par le début de la squeleton coast : quels sont les avis sur cette cote?
Jour 6 : en fonction de l'itinéraire choisi en jour 5
Jour 7 : en fonction de l'itinéraire choisi en jour 5
Jour 8 : Damaraland, à priori les peintures rupestres, la foret pétrifiée, et un site d'observation à suggérer? Nuit ???
Jour 9 : Palmwag...vos avis encore, suggestions de lieux. Nuit à Palwag
Jour 10 : Route vers Etosha. Nuit Etosha
Jour 11 : Etosha. Nuit Etosha
Jour 12 : Etosha. Nuit Etosha
Jour 13 : retour sur Windhoek
Jour 14 : départ.
C'est une ébauche, nous pouvons fluctuer en rajoutant un jour ou deux...peut être en début de séjour avec le Naukluft Mountain Zebra Park, je rajouterais bien une ferme où l'on peut approcher les guépards, les filles adoreront cela très certainement.
En vous remerciant par avance de toute l'aide que vous pourrez nous apporter, tous les renseignements seront très précieux pour nous!
Lucile
Empreinte d'Ailleurs (Laos) English translation pending
Bonjour à tous,
Je viens de refaire mon site de photographie http://www.empreintedailleurs.com/ avec une grande section Voyage.
Elle va bientôt être étoffée, la dernière galerie en date, celle du Laos http://www.empreintedailleurs.com/voyage/asie/laos-photographie-voyage/

Si vous passez y faire un tour n’hésitez pas à me donner vos impressions. En espérant qu’elle vous fasse un peu voyager avec moi :)

Si vous passez y faire un tour n’hésitez pas à me donner vos impressions. En espérant qu’elle vous fasse un peu voyager avec moi :)
Entre phares et carrelets, une balade en Pays royannais English translation pending
Sur VoyageForum, j’ai souvent raconté dans des récits illustrés mes souvenirs de voyages vécus au-delà des frontières de l’Hexagone.
Le récit qui suit est assez différent des précédents, il évoque une région française qui m’est familière. En effet, depuis des années je passe régulièrement des week-ends et des vacances sur le littoral de Charente Maritime, en Pays royannais.
A la différence des voyages à l’étranger où l’on a pour seules impressions, celles de l’ambiance et de la saison du moment de la visite … une région avec laquelle on a des rendez-vous plus réguliers permet d’accumuler des souvenirs des lieux, au fil des saisons et des années.


Comme amateur de photos, mon appareil m’accompagne souvent au cours de mes balades entre phares et carrelets, le long des rivages du Pays royannais. Aussi, ce récit sera illustré de nombreuses photos, certaines sont récentes et d’autres plus anciennes. Envie de parcourir l’album et le texte ? Alors, suivez-moi pas à pas sur les sentiers du littoral.
--
Entre Océan Atlantique et Estuaire de la Gironde. Entre dunes et ciel, il domine de ses 64 mètres de hauteur la pinède … c’est au phare de La Coubre que commence ma balade le long du littoral nord du plus grand estuaire de tout le continent européen. Rien que ça !

Visiter un phare est un enchaînement successif d’incontournables séquences. D’abord il y a la découverte au pied de la tour qui oblige à se tordre le cou en levant les yeux vers le sommet du phare. Là, le regard se concentre sur la lanterne (en général rouge), c’est le cas ici et elle contraste avec le fond de ciel bleu (ou gris si le temps est couvert !). Ensuite, après avoir acquitté les droits d’entrée (3 Euros ici), la seconde étape comprend l’ascension et voilà que commence la longue série de marches. Mieux vaut commencer doucement car 300 marches vous attendent à La Coubre pour pouvoir bénéficier du panorama aérien sur les alentours. En cours de grimpette, on peut faire une pause et jeter un coup d’œil (vertigineux) sur la vue du colimaçon. L’effet photogénique est garanti.

On peut aussi s’arrêter juste en face de la barbette … située au 2/3 de la tour, il s’agit d’une ouverture où a été placé un feu secondaire. La pause permet de reprendre son souffle avant qu’il ne soit à nouveau coupé, façon de parler, en découvrant le point de vue depuis la balustrade, tout en haut au sommet du phare. Un panorama sur 360° qui embrasse toute la côte et même bien plus par temps clair.

Au Nord, la côte sauvage aligne ses cordons dunaires, son interminable plage de sable et les vagues successives qui viennent s’échouer sur le rivage. Et dire qu’à l’origine, le phare a été bâti à 1,8 km de l’océan, c’était en 1904. Depuis, la sape effectuée par les éléments, vagues et vent, a fait reculer le trait de côte. De ce belvédère on peut constater que le phare de La Coubre ne se trouve plus de nos jours qu’à environ 150 mètres du rivage ! Sur la dune, on aperçoit des plantations, bien alignées, elles tentent de stabiliser le cordon dunaire … mais pour combien de temps ?

Tournons le regard vers le Sud, comme cette fillette qui s’agrippe au rebord afin de mieux profiter de la vue. C’est vrai que cela vaut le coup d’œil. Les yeux suivent un immense banc de sable et le regard se perd à l’horizon parmi les brumes qui estompent la limite entre le ciel et l’embouchure de l’estuaire. Au loin, on distingue à peine un trait vertical : le phare royal de Cordouan. Il ne se laisse admirer que de plus près ou alors en nocturne avec son faisceau lumineux qui découpe inlassablement l’épaisse nuit noire. Cela fait longtemps que je me suis promis d’arpenter un jour cette longue bande de sable jusqu’à son extrémité afin d’approcher au plus près la pointe nord de l’estuaire. Mais le plaisir (j’imagine) de fouler cette digue naturelle sablonneuse qui sépare le tumultueux et puissant océan du calme des marécages de la baie de Bonne Anse reste encore pour moi qu’un projet … un jour peut-être ou bien jamais ! Une belle journée de début d’été serait sans doute un bon plan, il n’y a pas encore beaucoup d’estivants et j’ai le souvenir de la vision, il y a quelques années à cette période, de nombreux liserons des dunes en fleurs agrémentant les lieux.

Le sommet du phare de La Coubre est paré d’une teinte rouge éclatante sous le soleil, pour un peu on sentirait l’odeur de la peinture fraîchement appliquée. En revanche, le reste de la colonne arbore un blanc quelque peu délavé pour ne pas dire carrément sale. Un grand besoin de rénovation saute aux yeux. Il faudrait, paraît-il, 80 000 euros pour ces travaux d’embellissement … et s’il n’y a pas de subventions ? il en faudra des visites à 3 euros pour atteindre la somme ! La dernière étape qui se doit de compléter la visite d’un phare est de l’observer « By night ». Feu blanc, 2 éclats, 10 s … pour moi, ce sera pour une autre fois !
-- Continuons la balade en Pays royannais. Passons la station très animée de La Palmyre, sa pinède et sa savane (artificielle), en fait celle de son célèbre Parc zoologique. Puis longeons la longue plage de la Grande Côte où les vestiges de la dernière guerre (les blockhaus en béton) disparaissent peu à peu engloutis par les eaux (personne ne s’en plaindra !) pour arriver ensuite aux rochers et aux carrelets de Saint-Palais sur Mer.

Les carrelets (parfois appelés tout simplement pontons) sont indissociables des paysages des bords de l’Estuaire comme d’ailleurs de tous les rivages des îles de Charente Maritime. Ici, ils sont en nombre, bien fixés à la roche par de solides pieux. Les carrelets, des cabanes sur pilotis tout en bois équipées d’un treuil et d’un grand filet. Il n’en faut pas plus pour contenter leurs heureux propriétaires, grands amateurs de pêche mais aussi de longs moments de contemplation à observer les vagues, les bateaux, les oiseaux marins, le ciel, les nuages, la luminosité et l’horizon marin …. A vrai dire, il est impossible de s’ennuyer devant un tel spectacle. Il suffit de converser un peu avec ces pêcheurs pour vite comprendre que cette tradition constitue pour eux une vraie passion. Ils sont intarissables sur le sujet. Avec détails, ils vous parlent de la technique : attendre la marée haute, tourner la manivelle et plonger le filet dans l’eau … ensuite, c’est toujours une surprise lorsque le filet est remonté : parfois bonne avec des soles et/ou des crevettes piégées dans les mailles ou parfois moins chanceuse, c’est ainsi !

Ces rochers ont aussi leurs légendes comme celle attribuée à cette fosse formée par l’érosion marine. Le Puits de l’Auture, c’est le nom de cette cavité naturelle qui communique avec la mer par une trouée aurait servi, paraît-il, à noyer les loups rodant dans la région … enfin, selon d’anciennes croyances remontant au Moyen Âge !

C’est en Automne que la Plage du Platin offre aux visiteurs son plus bel aspect. Une plage déserte où le sable est foulée par des promeneurs presque solitaires. Les estivants sont partis, la luminosité et les teintes sont splendides (lorsque le soleil brille). Ici, en bordure de cette baie protégée, pas de front de plage bétonné, seules quelques anciennes villas et résidences discrètes jouent à cache-cache derrière les pins.


A une extrémité de la plage trône le phare de la Pointe de Terre Nègre, tout pimpant avec son sommet rouge et sa lanterne qui culmine à 26 mètres de hauteur. Cet édifice construit en 1838 est original, surtout à son pied avec cette coquette maison carrée. J’avoue que j’ai un faible pour cette plage très nature. Plusieurs rochers percés forment un cadre naturel qui ne laisse pas indifférent les amateurs de photos dont je suis. Un voilier plein cadre ou une vague venant se briser en une gerbe d’écume, voilà de bons sujets de prise de vues originales. Et c’est encore mieux quand il y a les deux sur un même cliché.



Une jolie plage, des rochers, un phare … et des carrelets, un condensé de Charente Maritime.

Cette baie du Platin se prolonge par une autre, plus petite et encore plus intime. L’arc de cercle du rivage est parfait. Mais attention, il faut éviter de trop s’approcher de la falaise blanche, la pierre est on ne peut plus friable et l’érosion provoque quelques éboulements, d’ailleurs, on est mis en garde par cet écriteau.

L’histoire locale rapporte que ces falaises calcaires ont été utilisées autrefois comme carrière, ainsi la roche a été creusée afin d’en extraire des pierres de tailles elles ont notamment servi pour la construction du grand phare de Cordouan. Voilà donc que l’on évoque à nouveau ce majestueux phare, bien visible à l’horizon depuis le Platin. L’occasion de lui tirer le portrait en jouant sur l’effet de superposition … et hop ! Le phare semble prêt à être prisonnier des mailles du filet de ce carrelet.

-> suite du récit avec St Palais, Vaux et Royan Pontaillac … message suivant.


Comme amateur de photos, mon appareil m’accompagne souvent au cours de mes balades entre phares et carrelets, le long des rivages du Pays royannais. Aussi, ce récit sera illustré de nombreuses photos, certaines sont récentes et d’autres plus anciennes. Envie de parcourir l’album et le texte ? Alors, suivez-moi pas à pas sur les sentiers du littoral.
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Entre Océan Atlantique et Estuaire de la Gironde. Entre dunes et ciel, il domine de ses 64 mètres de hauteur la pinède … c’est au phare de La Coubre que commence ma balade le long du littoral nord du plus grand estuaire de tout le continent européen. Rien que ça !

Visiter un phare est un enchaînement successif d’incontournables séquences. D’abord il y a la découverte au pied de la tour qui oblige à se tordre le cou en levant les yeux vers le sommet du phare. Là, le regard se concentre sur la lanterne (en général rouge), c’est le cas ici et elle contraste avec le fond de ciel bleu (ou gris si le temps est couvert !). Ensuite, après avoir acquitté les droits d’entrée (3 Euros ici), la seconde étape comprend l’ascension et voilà que commence la longue série de marches. Mieux vaut commencer doucement car 300 marches vous attendent à La Coubre pour pouvoir bénéficier du panorama aérien sur les alentours. En cours de grimpette, on peut faire une pause et jeter un coup d’œil (vertigineux) sur la vue du colimaçon. L’effet photogénique est garanti.

On peut aussi s’arrêter juste en face de la barbette … située au 2/3 de la tour, il s’agit d’une ouverture où a été placé un feu secondaire. La pause permet de reprendre son souffle avant qu’il ne soit à nouveau coupé, façon de parler, en découvrant le point de vue depuis la balustrade, tout en haut au sommet du phare. Un panorama sur 360° qui embrasse toute la côte et même bien plus par temps clair.

Au Nord, la côte sauvage aligne ses cordons dunaires, son interminable plage de sable et les vagues successives qui viennent s’échouer sur le rivage. Et dire qu’à l’origine, le phare a été bâti à 1,8 km de l’océan, c’était en 1904. Depuis, la sape effectuée par les éléments, vagues et vent, a fait reculer le trait de côte. De ce belvédère on peut constater que le phare de La Coubre ne se trouve plus de nos jours qu’à environ 150 mètres du rivage ! Sur la dune, on aperçoit des plantations, bien alignées, elles tentent de stabiliser le cordon dunaire … mais pour combien de temps ?

Tournons le regard vers le Sud, comme cette fillette qui s’agrippe au rebord afin de mieux profiter de la vue. C’est vrai que cela vaut le coup d’œil. Les yeux suivent un immense banc de sable et le regard se perd à l’horizon parmi les brumes qui estompent la limite entre le ciel et l’embouchure de l’estuaire. Au loin, on distingue à peine un trait vertical : le phare royal de Cordouan. Il ne se laisse admirer que de plus près ou alors en nocturne avec son faisceau lumineux qui découpe inlassablement l’épaisse nuit noire. Cela fait longtemps que je me suis promis d’arpenter un jour cette longue bande de sable jusqu’à son extrémité afin d’approcher au plus près la pointe nord de l’estuaire. Mais le plaisir (j’imagine) de fouler cette digue naturelle sablonneuse qui sépare le tumultueux et puissant océan du calme des marécages de la baie de Bonne Anse reste encore pour moi qu’un projet … un jour peut-être ou bien jamais ! Une belle journée de début d’été serait sans doute un bon plan, il n’y a pas encore beaucoup d’estivants et j’ai le souvenir de la vision, il y a quelques années à cette période, de nombreux liserons des dunes en fleurs agrémentant les lieux.

Le sommet du phare de La Coubre est paré d’une teinte rouge éclatante sous le soleil, pour un peu on sentirait l’odeur de la peinture fraîchement appliquée. En revanche, le reste de la colonne arbore un blanc quelque peu délavé pour ne pas dire carrément sale. Un grand besoin de rénovation saute aux yeux. Il faudrait, paraît-il, 80 000 euros pour ces travaux d’embellissement … et s’il n’y a pas de subventions ? il en faudra des visites à 3 euros pour atteindre la somme ! La dernière étape qui se doit de compléter la visite d’un phare est de l’observer « By night ». Feu blanc, 2 éclats, 10 s … pour moi, ce sera pour une autre fois !
-- Continuons la balade en Pays royannais. Passons la station très animée de La Palmyre, sa pinède et sa savane (artificielle), en fait celle de son célèbre Parc zoologique. Puis longeons la longue plage de la Grande Côte où les vestiges de la dernière guerre (les blockhaus en béton) disparaissent peu à peu engloutis par les eaux (personne ne s’en plaindra !) pour arriver ensuite aux rochers et aux carrelets de Saint-Palais sur Mer.

Les carrelets (parfois appelés tout simplement pontons) sont indissociables des paysages des bords de l’Estuaire comme d’ailleurs de tous les rivages des îles de Charente Maritime. Ici, ils sont en nombre, bien fixés à la roche par de solides pieux. Les carrelets, des cabanes sur pilotis tout en bois équipées d’un treuil et d’un grand filet. Il n’en faut pas plus pour contenter leurs heureux propriétaires, grands amateurs de pêche mais aussi de longs moments de contemplation à observer les vagues, les bateaux, les oiseaux marins, le ciel, les nuages, la luminosité et l’horizon marin …. A vrai dire, il est impossible de s’ennuyer devant un tel spectacle. Il suffit de converser un peu avec ces pêcheurs pour vite comprendre que cette tradition constitue pour eux une vraie passion. Ils sont intarissables sur le sujet. Avec détails, ils vous parlent de la technique : attendre la marée haute, tourner la manivelle et plonger le filet dans l’eau … ensuite, c’est toujours une surprise lorsque le filet est remonté : parfois bonne avec des soles et/ou des crevettes piégées dans les mailles ou parfois moins chanceuse, c’est ainsi !

Ces rochers ont aussi leurs légendes comme celle attribuée à cette fosse formée par l’érosion marine. Le Puits de l’Auture, c’est le nom de cette cavité naturelle qui communique avec la mer par une trouée aurait servi, paraît-il, à noyer les loups rodant dans la région … enfin, selon d’anciennes croyances remontant au Moyen Âge !

C’est en Automne que la Plage du Platin offre aux visiteurs son plus bel aspect. Une plage déserte où le sable est foulée par des promeneurs presque solitaires. Les estivants sont partis, la luminosité et les teintes sont splendides (lorsque le soleil brille). Ici, en bordure de cette baie protégée, pas de front de plage bétonné, seules quelques anciennes villas et résidences discrètes jouent à cache-cache derrière les pins.


A une extrémité de la plage trône le phare de la Pointe de Terre Nègre, tout pimpant avec son sommet rouge et sa lanterne qui culmine à 26 mètres de hauteur. Cet édifice construit en 1838 est original, surtout à son pied avec cette coquette maison carrée. J’avoue que j’ai un faible pour cette plage très nature. Plusieurs rochers percés forment un cadre naturel qui ne laisse pas indifférent les amateurs de photos dont je suis. Un voilier plein cadre ou une vague venant se briser en une gerbe d’écume, voilà de bons sujets de prise de vues originales. Et c’est encore mieux quand il y a les deux sur un même cliché.



Une jolie plage, des rochers, un phare … et des carrelets, un condensé de Charente Maritime.

Cette baie du Platin se prolonge par une autre, plus petite et encore plus intime. L’arc de cercle du rivage est parfait. Mais attention, il faut éviter de trop s’approcher de la falaise blanche, la pierre est on ne peut plus friable et l’érosion provoque quelques éboulements, d’ailleurs, on est mis en garde par cet écriteau.

L’histoire locale rapporte que ces falaises calcaires ont été utilisées autrefois comme carrière, ainsi la roche a été creusée afin d’en extraire des pierres de tailles elles ont notamment servi pour la construction du grand phare de Cordouan. Voilà donc que l’on évoque à nouveau ce majestueux phare, bien visible à l’horizon depuis le Platin. L’occasion de lui tirer le portrait en jouant sur l’effet de superposition … et hop ! Le phare semble prêt à être prisonnier des mailles du filet de ce carrelet.

-> suite du récit avec St Palais, Vaux et Royan Pontaillac … message suivant.
Noms d'hôtels pour Yosemite et Death Valley English translation pending
Bonjour
avez vous des noms d'hôtel autour de Yosemite valley et a death valley, j'ai bien curry village pour Yosemite et Furnace creek pour DV mais ça me paraît chère pour la qualité...
Pouvez vous m'aider
En terre inconnue: le Vénézuela English translation pending
JOUR 1 :

Aujourd'hui 8 aoüt 2011, nous partons à la découverte d'un pays d’Amérique du Sud, le Venezuela. Nous partons au nombre de quatre personnes soit deux couples. Ce sera une première fois pour les deux garçons de l'expédition.
Nous décollons de Paris, avec une escale à Madrid pour une arrivée sur Caracas, en tout le vol durera 9h. Nous partons d’Orly, le père d'Alexander nous dépose à l'aéroport.
Le baptême de l’air d' Alexander et d' Alexandre se passe bien, nous faisons bonne route. Nous arrivons à Madrid, nous effectuons le tour de l’aéroport pour finalement se retrouver à la porte d’embarquement A6 et comprendre que l’avion de Caracas accumule une heure de retard. Nous finissons par embarquer dans l’avion, nous sommes tout au fond et Alexandre et Nina devant nous.
Dans l’avion, nous nous couvrons de "couettes toutes douces", d’après Emilie . Nous prenons des photos du ciel, dans l’avion.Nous remplissons même una " tarjeta de embarcacion" . >> Alex a voulu remplir rapidement sa carte mais il s'est trompé. Il a dû en redemander une nouvelle à l'hôtesse. << Dans notre réservation des billets, le repas est offert, nous avons à manger et à boire. Un bon repas nous attend : Paella, Café mais à choisir le thé était meilleur.
Il fait un peu froid à bord, la clim est forte.
Nous ressentons quelques zones de turbulence sans grand risque et nous sommes arrivés quand la lune apparaissait.
Les contrôles à la douane sont assez long. La douanière a un sourire sévère en arrivant devant elle, c’est peu rassurant.

Quel bon souvenir ce voyage en avion. La nourriture, le stress, Nina, la nécessité de se débrouiller en espagnol et le plaisir de l’entendre.
Nous retrouvons nos bagages sans souci. Nous avons eu peur que les canifs soient trouvés. A la sortie des douanes, des rabatteurs nous proposent des taxis, de l’argent sur le marché parallèle pour le taux de change plus intéressant. Nous ne faisons pas appel à eux, mais à un organisme reconnu “ Ital Cambio” pour 200 Euros nous échangeons 1222 Bolivars. Dans les environs de 20h, nous cherchons ensuite un taxi noir comme indiqué dans le guide (Lonely Planet Venezuela ) environ 220 Bfs, la course.
Le conducteur de taxi est un type sympa, âgé, père. A 20h40, Il nous donne son nom avec sa carte à l’appui. Nous arrivons à Los Palos Grandes dans le quartier de Chacao. Le vigile de l’immeuble d’Abdu nous fait rentrer dans la cour.

Malheureusement pour nous, Abdu n’est pas à son domicile alors que nous devions dormir chez lui. Nous choisissons de l'attendre, mais les heures passant, nous décidons de rechercher un hôtel pour la nuit.


A force de recherches, nous réussissons à trouver un hôtel qui nous a coûté cher et dans lequel nous ne disposons pas de grand lit . Il faut se serrer, nous passons la nuit à 2 dans un lit une place. Nous ne tardons pas à trouver sommeil.

Aujourd'hui 8 aoüt 2011, nous partons à la découverte d'un pays d’Amérique du Sud, le Venezuela. Nous partons au nombre de quatre personnes soit deux couples. Ce sera une première fois pour les deux garçons de l'expédition.
Nous décollons de Paris, avec une escale à Madrid pour une arrivée sur Caracas, en tout le vol durera 9h. Nous partons d’Orly, le père d'Alexander nous dépose à l'aéroport.
Le baptême de l’air d' Alexander et d' Alexandre se passe bien, nous faisons bonne route. Nous arrivons à Madrid, nous effectuons le tour de l’aéroport pour finalement se retrouver à la porte d’embarquement A6 et comprendre que l’avion de Caracas accumule une heure de retard. Nous finissons par embarquer dans l’avion, nous sommes tout au fond et Alexandre et Nina devant nous.
Dans l’avion, nous nous couvrons de "couettes toutes douces", d’après Emilie . Nous prenons des photos du ciel, dans l’avion.Nous remplissons même una " tarjeta de embarcacion" . >> Alex a voulu remplir rapidement sa carte mais il s'est trompé. Il a dû en redemander une nouvelle à l'hôtesse. << Dans notre réservation des billets, le repas est offert, nous avons à manger et à boire. Un bon repas nous attend : Paella, Café mais à choisir le thé était meilleur.

Il fait un peu froid à bord, la clim est forte.
Nous ressentons quelques zones de turbulence sans grand risque et nous sommes arrivés quand la lune apparaissait.
Les contrôles à la douane sont assez long. La douanière a un sourire sévère en arrivant devant elle, c’est peu rassurant.

Quel bon souvenir ce voyage en avion. La nourriture, le stress, Nina, la nécessité de se débrouiller en espagnol et le plaisir de l’entendre.
Nous retrouvons nos bagages sans souci. Nous avons eu peur que les canifs soient trouvés. A la sortie des douanes, des rabatteurs nous proposent des taxis, de l’argent sur le marché parallèle pour le taux de change plus intéressant. Nous ne faisons pas appel à eux, mais à un organisme reconnu “ Ital Cambio” pour 200 Euros nous échangeons 1222 Bolivars. Dans les environs de 20h, nous cherchons ensuite un taxi noir comme indiqué dans le guide (Lonely Planet Venezuela ) environ 220 Bfs, la course.
Le conducteur de taxi est un type sympa, âgé, père. A 20h40, Il nous donne son nom avec sa carte à l’appui. Nous arrivons à Los Palos Grandes dans le quartier de Chacao. Le vigile de l’immeuble d’Abdu nous fait rentrer dans la cour.

Malheureusement pour nous, Abdu n’est pas à son domicile alors que nous devions dormir chez lui. Nous choisissons de l'attendre, mais les heures passant, nous décidons de rechercher un hôtel pour la nuit.


A force de recherches, nous réussissons à trouver un hôtel qui nous a coûté cher et dans lequel nous ne disposons pas de grand lit . Il faut se serrer, nous passons la nuit à 2 dans un lit une place. Nous ne tardons pas à trouver sommeil.
Burning Man 2016 English translation pending
Salutation camarades,
Voilà, depuis le temps que j'en ai envie, je me lance, avec des amis, pour le burning man de 2016. Evidemment moultes questions me taraudes et je compte sur vous pour m'aider. Petit topo de présentation du projet: Nous partirions à 6 amis. Tant qu'à faire nous partirions un mois aux states pour finir par le burning man. Arrivé à San Francisco et voyage vers le nord-Est pour voir un peu d'USA sauvage.
Premières questions, les tickets: -De ce que j'ai compris, il y a une prévente à 800 balles début janvier ensuite la vente officielle avec pré-enregistrement début février pour 390 $. Comme nous sommes 6 au moins et qu'on ne peut prendre que 2 tickets à la fois. Comment faire? -Que faire si l'un de nous ne réussit pas à avoir de tickets? -Les tickets se vendent-ils rapidement? -Ne vaut-il pas mieux du coup payer 800$ pour être sûre d'en avoir?
Se déplacer: -Vaut-il mieux partir en camping-car à 6 ou bien à 2 voitures et faire des motels? -Le camping-car aux states, c'est bien? -Locations conseils à San Francisco? Combien? -6 dans un camping-car c'est peut-être un peu beaucoup, on peut camper à la sauvage un peux ou c'est chaud? -J'ai vu aussi qu'un système de bus été mis en place par le festival, le Burner express, seulement ce qui m’inquiète c'est que le bus ne prendra pas les 10 gallons de flottes par personnes nécessaires? Et surtout si on veut des vélos... -Louer des vélos avant de venir?
Sur place: -pour s'y rendre sans trop attendre dans les bouchons il y a des astuces? - La flotte à transporter c'est énormes nan? -6 c'est beaucoup dans un camping-car? Plus vélos, flottes, bouffes, fringues?
Voilà je crois que c'est tout. Mais ne vous inquiétez pas si j'ai d'autres demande je reviendrai vers vous. En tout cas merci d'avance pour toutes vos réponses qui nous permettrons d'organiser notre périples au mieux. Plus on est de fous, plus c'est chaud à organiser, mais plus on rit!
Merci
Jules
Voilà, depuis le temps que j'en ai envie, je me lance, avec des amis, pour le burning man de 2016. Evidemment moultes questions me taraudes et je compte sur vous pour m'aider. Petit topo de présentation du projet: Nous partirions à 6 amis. Tant qu'à faire nous partirions un mois aux states pour finir par le burning man. Arrivé à San Francisco et voyage vers le nord-Est pour voir un peu d'USA sauvage.
Premières questions, les tickets: -De ce que j'ai compris, il y a une prévente à 800 balles début janvier ensuite la vente officielle avec pré-enregistrement début février pour 390 $. Comme nous sommes 6 au moins et qu'on ne peut prendre que 2 tickets à la fois. Comment faire? -Que faire si l'un de nous ne réussit pas à avoir de tickets? -Les tickets se vendent-ils rapidement? -Ne vaut-il pas mieux du coup payer 800$ pour être sûre d'en avoir?
Se déplacer: -Vaut-il mieux partir en camping-car à 6 ou bien à 2 voitures et faire des motels? -Le camping-car aux states, c'est bien? -Locations conseils à San Francisco? Combien? -6 dans un camping-car c'est peut-être un peu beaucoup, on peut camper à la sauvage un peux ou c'est chaud? -J'ai vu aussi qu'un système de bus été mis en place par le festival, le Burner express, seulement ce qui m’inquiète c'est que le bus ne prendra pas les 10 gallons de flottes par personnes nécessaires? Et surtout si on veut des vélos... -Louer des vélos avant de venir?
Sur place: -pour s'y rendre sans trop attendre dans les bouchons il y a des astuces? - La flotte à transporter c'est énormes nan? -6 c'est beaucoup dans un camping-car? Plus vélos, flottes, bouffes, fringues?
Voilà je crois que c'est tout. Mais ne vous inquiétez pas si j'ai d'autres demande je reviendrai vers vous. En tout cas merci d'avance pour toutes vos réponses qui nous permettrons d'organiser notre périples au mieux. Plus on est de fous, plus c'est chaud à organiser, mais plus on rit!
Merci
Jules
Passage de la douane à New York English translation pending
Bonsoir!
Je souhaiterais éventuellement partir pour plusieurs semaines (entre 4 et 6 certainement) à New York, seul. Mais l'immigration américaine me stresse! En effet, j'avais déjà soucis l'été passé en y allant (alors qu'au final je suis passé sans problème avec l'ESTA et mon passeport suisse), sauf que j'étais avec un amis américain, on y est allé que 3 semaines et c'était en été, donc cela ressemblait réellement à des vacances. Là, je suis seul, pour une plus longue durée, et hors vacances scolaires.
Y'a t-il des chances qu'on me refoule à la douane? Si c'est le cas, le billet retour est à mes frais? Car un New York Paris pris le jour même ou la veille, ca ne doit pas être donné! Et le fait que j'aie 20 ans (et aurait 21 durant le séjour mais ca on s'en fiche je pense) pourrait accentuer mes chances d'être recalé? Sur quoi se basent ils concrètement quant au refoulement possible? Est-ce également par rapport à la tête se trouvant devant l'agent?
Merci d'avance pour ces infos!
Je souhaiterais éventuellement partir pour plusieurs semaines (entre 4 et 6 certainement) à New York, seul. Mais l'immigration américaine me stresse! En effet, j'avais déjà soucis l'été passé en y allant (alors qu'au final je suis passé sans problème avec l'ESTA et mon passeport suisse), sauf que j'étais avec un amis américain, on y est allé que 3 semaines et c'était en été, donc cela ressemblait réellement à des vacances. Là, je suis seul, pour une plus longue durée, et hors vacances scolaires.
Y'a t-il des chances qu'on me refoule à la douane? Si c'est le cas, le billet retour est à mes frais? Car un New York Paris pris le jour même ou la veille, ca ne doit pas être donné! Et le fait que j'aie 20 ans (et aurait 21 durant le séjour mais ca on s'en fiche je pense) pourrait accentuer mes chances d'être recalé? Sur quoi se basent ils concrètement quant au refoulement possible? Est-ce également par rapport à la tête se trouvant devant l'agent?
Merci d'avance pour ces infos!
Achat billet avion pour le Vietnam English translation pending
Bonjour,
En septembre prochain, j'effectuerai mon premier grand voyage, seule (par choix), au Vietnam.
Je me tourne vers vous car, depuis plusieurs semaines, je regarde le net pour trouver un billet d'avion A-R me correspondant (= pas cher, avec 1 seule escale). Et voilà ce que j'ai trouvé : partir avec Qatar airways : directement sur leur site le billet coûte 408€ (A-R) et sur Govoyages 451€. Alors que sur Vietnam airlines, le tarif est de 1040€.
Que me conseillez-vous ?? Je n'arrive pas à me décider...
Autre question : étant assurée à la Macif, on m'a conseillé de ne pas prendre d'assurance lors de l'achat du billet. Savez-vous si, avec la Macif, je suis couverte en cas d'annulation par exemple ?
Merci d'avance pour votre réponse.
Bien à vous, Valérie
En septembre prochain, j'effectuerai mon premier grand voyage, seule (par choix), au Vietnam.
Je me tourne vers vous car, depuis plusieurs semaines, je regarde le net pour trouver un billet d'avion A-R me correspondant (= pas cher, avec 1 seule escale). Et voilà ce que j'ai trouvé : partir avec Qatar airways : directement sur leur site le billet coûte 408€ (A-R) et sur Govoyages 451€. Alors que sur Vietnam airlines, le tarif est de 1040€.
Que me conseillez-vous ?? Je n'arrive pas à me décider...
Autre question : étant assurée à la Macif, on m'a conseillé de ne pas prendre d'assurance lors de l'achat du billet. Savez-vous si, avec la Macif, je suis couverte en cas d'annulation par exemple ?
Merci d'avance pour votre réponse.
Bien à vous, Valérie
Retour d'expérience: 3 semaines au nord du Laos (en individuel) English translation pending
sabaïdee
j'ai largement sollicité votre connaissance et expérience pour préparer mon voyage, alors à mon tour je contribue à la mutualisation. j'avais prévu une arrivée par bangkok (et un retour) et houexay car je devais aller a la gibbon experience, dans la forêt de bokeo et j'avais aussi prévu de trekker à partir de phongsaly ; en fait pour des raisons personnelles je n'ai pas pu faire ces deux activités. mon voyage était entre le 6 décembre et le 1 janvier
1re partie
très vite j'aurais une déconvenue : je croyais arriver à houexay par le mékong : en fait on arrive en bus et du coté de l'imaginaire, ce n'est pas du tout la même chose!!
houexay : gh daauw homestay, bungalows à 90 000k (relativement sommaires): c'est une asso qui s'occupe de l'insertion des femmes issues des minorités, mais pas je n'ai pas eu ce discussion sur les projets; je vais voir la dame bpa gh qui parle francais pour un trajet sur la nam tha avec nuit en village chez le batelier: elle me répond que c'est tres cher : 200 dollars , c'est a dire le même prix qu'une agence ayant pignon sur rue départ le lendemain assez tot pour la gare routière et Luang namtha gh zuela (90 000K) c'est beau , sympa, mais pas de jardin contrairement à ce qu'indique le lonely ; un restaurant et des locations de velos et scotters. -kayack sur la nam tha avec visite d'un village kamu et d'un village lenten (j'ai oublié le nom de l'agence : aucune inscription dans l'agence ou je voulais aller, celle là etait la seule à avoir des reservations : on etait 5 et cela m'a couté 194 000 k); il ne faut pas etre trop regardant sur les questions de "sécurité" et surtout prévoir de quoi se changer avant le retour (de nuit pour nous suite à chavirage et mouillés) en tuk tuk -visites des villages aux alentours , cascade de nam dee en tuk tuk reservé à la même agence et négocié pour 200 000 k -changement de mon billet d'avion a laoairlines , comme je ne veux plus repasser 2 jrs a bangkok au retour , je change mon billet pour faire luang prabang-bkk le meme jour que mon vol pour paris qui est en fin de journée : on veut me faire payer un supplement de 30 dollars alors que mon biller indique que l'on peut changer une fois sans frais; finalement ils conviennent que je n'ai rien a payer (c'est ecrit sur le document que je produis!) repas le soir au marché de nuit et je teste de droles de bestioles (chauve souris??) -visite l'office du tourisme pour voir comment je vais à xieng kok : ils ne savent pas si le marché du 14 existe mais me renseignent sur le bus direct pour muang là a muang long, (plusieurs gh chinoises a partir de 50 000K, clean) plus de bus : il faut louer un minivan 200 000K pour xieng kok le prix est affiché a la gare routière (en lao) comme on nous le fait constater! comme il y a un couple de francais on partage les frais et on part directement
xieng kok venue là en principe pour un marché qui se tient le 14 et le 28 du mois nous y sommes donc le 13 en debut d'apres midi gh : resort bungalows (50 000 K avec moustiquaire, ventilo, tele, baguettes, et brosse a dent et dentifrice !!terrasse mais un peu sommaire cependant et lit un peu raide mais .... l'emplacement est géant , surplombant le mékong resto au même endroit : il y a un groupe de suisses qui attend le bateau pour houexay pas d'activité le soir ds le village qui témoignerait de la venue de marchands, et rien le lendemain, pas de marché donc et personne n'est en capacité de nous renseigner je dois chercher un minivan pour retourner a muang la , et le trouve assez rapidement ; le chauffeur accepte le prix qu'on a payé a l'aller; j'enchaine avec le bus pour muang sing
muang sing po lou gh : bungalows dans un très beau jardin (70 000 k) -marché tot le matin , dans le brouillard et le froid ; pas de bestioles curieuses et un peu déçue ; j'attendais certainement plus de couleurs... - office du tourisme : des trois personnes a l'accueil, aucune ne lève la tête a mes sabaidee ; du coup je repars........... -location de vtt et ballade dans les environs mais je ne trouve pas grand chose retour a luang nam tha ou il y a moins de touristes que la première fois
départ pour muang la (30 KM après oudomxay) bcp de "blancs "ds le bus qui va à oudomxay; ambiance avec drapeaux du laos et du parti communiste partout : en fait il y a pendant plusieurs jours des olympiades et aucune chambre disponible (en fait tjrs a la même date en decembre) j'avais repéré le village de muang la pour lequel le tuk tuk demande 300 000K ! comme le bus pour muang kua va partir , je monte dedans au dernier moment et dis que je descends a muang la : 30 000K
gh lhakham hotel : lit super king size, terrasse... pour 100 000K, au bord de la rivière je ne trouverai pas la source d'eau chaude ni le tres luxueux resort le soir au "resto du coin" je decouvre un couple de francais qui a payé les 300 000k k du tuk tuk et une jeune viennoise qui a du dormir dehors sur un banc de la gare routière a oudomxay, faute de gh et qui est bien contente de rencontrer quelqu'un avec qui parler ;
le problème est pour moi maintenant de trouver une place confortable (ou je peux allonger mes jambes)dans le bus pour phongasly : le manager de la gh envoie une dame qui attend le bus avec ns au bord de la route pour expliquer ma situation au chauffeur , et c'a fonctionne. belle et longue , longue route jusqu'à phongsaly ou on arrive de nuit
phongsaly
gh seng saly a 50 000 (mais glauque , je ne resterai pas ) puis hotel viphaphone à 100 000K pas de tuk tuk a la gare routière , alors on commence a marcher, et il fait bien froid finalement on en croise un qui nous emmene ( on est donc 4 , rencrontrés a muang la et on fera un bout de route ensemble) -froid , très froid et brouillard de la vallée -hauts-parleurs qui de 5 a 7 (matin et soir) clament de la propagande , des chants (patriotiques, ) et du clairon ; c'est a la fois drole et surprenant car pas entendu ailleurs
pas de touristes ici, et donc pas trop de possibilité de trekker sauf en payant bien cher tuk tuk par l'office du tourisme pour 300 000K pour les plantations de thé et les villages deux autres villages ne sont plus accessibles, la piste étant trop défoncée
a l'ot on ns explique comment on fait pour rejoindre hat sa , afin d'enchainer sur la descente de la nam ou
j'ai largement sollicité votre connaissance et expérience pour préparer mon voyage, alors à mon tour je contribue à la mutualisation. j'avais prévu une arrivée par bangkok (et un retour) et houexay car je devais aller a la gibbon experience, dans la forêt de bokeo et j'avais aussi prévu de trekker à partir de phongsaly ; en fait pour des raisons personnelles je n'ai pas pu faire ces deux activités. mon voyage était entre le 6 décembre et le 1 janvier
1re partie
très vite j'aurais une déconvenue : je croyais arriver à houexay par le mékong : en fait on arrive en bus et du coté de l'imaginaire, ce n'est pas du tout la même chose!!
houexay : gh daauw homestay, bungalows à 90 000k (relativement sommaires): c'est une asso qui s'occupe de l'insertion des femmes issues des minorités, mais pas je n'ai pas eu ce discussion sur les projets; je vais voir la dame bpa gh qui parle francais pour un trajet sur la nam tha avec nuit en village chez le batelier: elle me répond que c'est tres cher : 200 dollars , c'est a dire le même prix qu'une agence ayant pignon sur rue départ le lendemain assez tot pour la gare routière et Luang namtha gh zuela (90 000K) c'est beau , sympa, mais pas de jardin contrairement à ce qu'indique le lonely ; un restaurant et des locations de velos et scotters. -kayack sur la nam tha avec visite d'un village kamu et d'un village lenten (j'ai oublié le nom de l'agence : aucune inscription dans l'agence ou je voulais aller, celle là etait la seule à avoir des reservations : on etait 5 et cela m'a couté 194 000 k); il ne faut pas etre trop regardant sur les questions de "sécurité" et surtout prévoir de quoi se changer avant le retour (de nuit pour nous suite à chavirage et mouillés) en tuk tuk -visites des villages aux alentours , cascade de nam dee en tuk tuk reservé à la même agence et négocié pour 200 000 k -changement de mon billet d'avion a laoairlines , comme je ne veux plus repasser 2 jrs a bangkok au retour , je change mon billet pour faire luang prabang-bkk le meme jour que mon vol pour paris qui est en fin de journée : on veut me faire payer un supplement de 30 dollars alors que mon biller indique que l'on peut changer une fois sans frais; finalement ils conviennent que je n'ai rien a payer (c'est ecrit sur le document que je produis!) repas le soir au marché de nuit et je teste de droles de bestioles (chauve souris??) -visite l'office du tourisme pour voir comment je vais à xieng kok : ils ne savent pas si le marché du 14 existe mais me renseignent sur le bus direct pour muang là a muang long, (plusieurs gh chinoises a partir de 50 000K, clean) plus de bus : il faut louer un minivan 200 000K pour xieng kok le prix est affiché a la gare routière (en lao) comme on nous le fait constater! comme il y a un couple de francais on partage les frais et on part directement
xieng kok venue là en principe pour un marché qui se tient le 14 et le 28 du mois nous y sommes donc le 13 en debut d'apres midi gh : resort bungalows (50 000 K avec moustiquaire, ventilo, tele, baguettes, et brosse a dent et dentifrice !!terrasse mais un peu sommaire cependant et lit un peu raide mais .... l'emplacement est géant , surplombant le mékong resto au même endroit : il y a un groupe de suisses qui attend le bateau pour houexay pas d'activité le soir ds le village qui témoignerait de la venue de marchands, et rien le lendemain, pas de marché donc et personne n'est en capacité de nous renseigner je dois chercher un minivan pour retourner a muang la , et le trouve assez rapidement ; le chauffeur accepte le prix qu'on a payé a l'aller; j'enchaine avec le bus pour muang sing
muang sing po lou gh : bungalows dans un très beau jardin (70 000 k) -marché tot le matin , dans le brouillard et le froid ; pas de bestioles curieuses et un peu déçue ; j'attendais certainement plus de couleurs... - office du tourisme : des trois personnes a l'accueil, aucune ne lève la tête a mes sabaidee ; du coup je repars........... -location de vtt et ballade dans les environs mais je ne trouve pas grand chose retour a luang nam tha ou il y a moins de touristes que la première fois
départ pour muang la (30 KM après oudomxay) bcp de "blancs "ds le bus qui va à oudomxay; ambiance avec drapeaux du laos et du parti communiste partout : en fait il y a pendant plusieurs jours des olympiades et aucune chambre disponible (en fait tjrs a la même date en decembre) j'avais repéré le village de muang la pour lequel le tuk tuk demande 300 000K ! comme le bus pour muang kua va partir , je monte dedans au dernier moment et dis que je descends a muang la : 30 000K
gh lhakham hotel : lit super king size, terrasse... pour 100 000K, au bord de la rivière je ne trouverai pas la source d'eau chaude ni le tres luxueux resort le soir au "resto du coin" je decouvre un couple de francais qui a payé les 300 000k k du tuk tuk et une jeune viennoise qui a du dormir dehors sur un banc de la gare routière a oudomxay, faute de gh et qui est bien contente de rencontrer quelqu'un avec qui parler ;
le problème est pour moi maintenant de trouver une place confortable (ou je peux allonger mes jambes)dans le bus pour phongasly : le manager de la gh envoie une dame qui attend le bus avec ns au bord de la route pour expliquer ma situation au chauffeur , et c'a fonctionne. belle et longue , longue route jusqu'à phongsaly ou on arrive de nuit
phongsaly
gh seng saly a 50 000 (mais glauque , je ne resterai pas ) puis hotel viphaphone à 100 000K pas de tuk tuk a la gare routière , alors on commence a marcher, et il fait bien froid finalement on en croise un qui nous emmene ( on est donc 4 , rencrontrés a muang la et on fera un bout de route ensemble) -froid , très froid et brouillard de la vallée -hauts-parleurs qui de 5 a 7 (matin et soir) clament de la propagande , des chants (patriotiques, ) et du clairon ; c'est a la fois drole et surprenant car pas entendu ailleurs
pas de touristes ici, et donc pas trop de possibilité de trekker sauf en payant bien cher tuk tuk par l'office du tourisme pour 300 000K pour les plantations de thé et les villages deux autres villages ne sont plus accessibles, la piste étant trop défoncée
a l'ot on ns explique comment on fait pour rejoindre hat sa , afin d'enchainer sur la descente de la nam ou
Sortir et entrer de l'aéroport d'Atlanta à vélo English translation pending
Hello à tous,
J'ai un trip prévu avec départ fin juin dans le sud des USA.
Quelqu'un aurait-il des infos pratiques sur la sortie et l'entrée à l'aéroport d'Atlanta avec un vélo?
J'envisage une nuit dans un hôtel de la périphérie avant d'enfourcher la monture.
D'avance un grand merci 😉
J'ai un trip prévu avec départ fin juin dans le sud des USA.
Quelqu'un aurait-il des infos pratiques sur la sortie et l'entrée à l'aéroport d'Atlanta avec un vélo?
J'envisage une nuit dans un hôtel de la périphérie avant d'enfourcher la monture.
D'avance un grand merci 😉
3 semaines de vagabondage en Ethiopie English translation pending
🙂 je me lance surtout car il n'y a rien de récent sur le site et qu'il y a de plus en plus de voyageurs qui choisissent cette destination
En un mot nous en revenons cela fait maintenant trois semaines que nous "apprécions" le merveilleux climat de paris en hiver.
Je vais poster petit à petit donc pardonnez moi si il y a des moment de vide.
Je vous passe les motivations chacun à les siennes et toutes sont valables mais avant de partir dans ce pays plus que d'en d'autres il faut se poser certaines questions qui peuvent fondamentalement changer le voyage. En gros, si on exclu les régions interdites et Danakil (au vu des difficultés et du danger), il y a trois parties (accessibles facilement) inégales en taille, histoire et culture.
Si on prend Addis Abeba comme point central:
Harar et sa région de religion musulmane, marquée du mythe de Rimbaud et Monfreid (nous n'y sommes pas allés)
le Nord historique et ses églises chrétiennes, ses monastères, ses pèlerinages et le parc national de Simien : c'est incontournable
le Sud et ses tribus animistes
Dans ce carnet vous aurez notre vue forcément partielle et partiale (épargnez nous les anathèmes !), de plus nous n'avons pas employé de transports locaux mais nous avons rencontré des gens qui l'ont fait; ce n'est pas toujours facile mais c'est faisable.
Les photos sont filigranées Balibran c'est notre pseudo de voyageur si jamais vous les postez soyez gentils de donner votre source
L'avion : Ethiopian Airline que ce soit en vol international ou local est remarquable, avions en bon état et équipages compétents, les avions sont presque toujours à l'heure et....pleins donc méfiez vous.
Les routes : c'est peu dire qu'elles ont un passé (faites par les italiens pendant la guerre) et un devenir (les chinois sont partout) mais pas de présent, donc à part l'autoroute à péage (!) de 65kms vers le sud d'Addis attendez vous au pire et ce sera souvent encore pire que cela. La route la mieux bitumée peut très bien être trouée (très gros trous) sans prévenir ou même fermée pour cause de pause de canalisation. Si on y ajoute la population qui marche dessus à toute heure et les troupeaux de toutes sortes (vaches, moutons, dromadaires etc) il est peu prudent de conduire soit même et formellement déconseillé de conduire de nuit, même notre chauffeur ne s'y aventurais pas.
Les hôtels : c'est la difficulté la plus grande car il y a peu d'hôtel confortable et ils sont chers et très très pleins en saison, sans parler de l'époque des pèlerinage dans le nord. Même les meilleurs hôtels (sauf très rares exceptions) sont relativement mal entretenus et il y a toujours quelque chose qui ne va pas, mais vous êtes en Ethiopie pas en Suisse.
La nourriture: là pas de problème si vous savez manger avec votre main droite (sinon apprenez ) l'Injera la galette plat national est toujours mangeable et pas chère, parfois délicieuse. Dans le nord faites jeûne comme tout le monde elle sera alors aux légumes et beaucoup plus digeste et gouteuse. Sinon la cuisine italienne (eh oui reste de colonisation) est disponible presque partout des pâtes à la pizza !
La monnaie le Birr valait 1€ pour 25 B il y a un mois. Les billets sont sales, très sales (et sentent très mauvais) surtout les petites coupures. La raison vient de l'Injera consommée à la main je vous passe la suite 🙁. Il y a très peu de distributeur de monnaie et la carte est rarement acceptée même si tout avance très vite dans ce pays. Il faut donc prévoir au passage dans Addis (aéroport) ou dans les villes principales. Prévoir des petites coupures en bon état si vous faites le sud (5 & 1 b) car les photos se monnaient avec les tribus : 5 b pour un adulte 2 b pour un enfant.
Voilà pour les généralités on attaque quelques souvenirs et photos
Addis : En fait nous n'y passerons qu'une heure le temps de s'organiser avec le chauffeur et le guide Après 7 heures d’un vol tranquille et pas trop inconfortable nous arrivons enfin.
Première surprise nous sommes à 2500 m (à vérifier) mais les jambes sont lourdes Première chose à faire : la queue pour les visas, les officiels sont bien organisés mais tout est manuel et recopier les infos du passeport à la main prend du temps d’autant qu’il y a pas mal de monde dont environ 80 touristes. 40 minutes et c’est bon, direction le change : je reçois un pile de billets (crasseux) mais bonne surprise ils sont aussi marqués en chiffres compréhensibles parce que l’écriture locale bonjour… Nouvelle bonne surprise le guide est bien là et son français très bon. Nous allons retrouver le chauffeur qui lui parle anglais c’est bien plus qu’espéré. La voiture enfin un V8 4X4 Toyota nous permettra de passer partout (enfin on l'espère) et nous en aurons quelques exemples très rapidement. Passage par un petit bistro histoire de rencontrer le patron de l’agence locale un français « ensablé », il y en a pas mal ici, et de faire le point avec lui autour d’un premier café et thé locaux délicieux et parfumés. Addis 4millions d’habitants et une croissance complètement anarchique, grands immeubles, grosses avenues, grandes églises, gros embouteillages etc et gros bidonvilles pour faire bonne mesure .
Kombolcha
Question embouteillage nous sommes gâtés dès le départ puisque « l’autoroute » pour sortir d’Addis est fermée pour cause de course à pied !! Tout le monde sur une petite voie parallèle et tout le monde à l’arrêt au bout de 100 mètres ! Et rien ne bouge les chauffeurs sortent des voitures quand soudain nous voyons passer les voitures sur l’autoroute, un comble. Du coup les choses s’organisent : les 4X4 montent sur le trottoir, un minibus débarque ses passagers on pose une grosse pierre devant sa roue pour faire escalier et lui aussi monte ! Nous faisons demi-tour et empruntons la voie en sens interdit puis suivons tout le monde sur une rue (piste) à travers des entrepôts et endroits pas réellement grandioses : l’aventure commence. C’est dimanche les églises débordent mais nous finissons par atteindre la campagne. Découverte de l’habitat traditionnel très varié d’une vallée à l’autre la case en paille disparaissant lentement au profit de maisonnettes construites en bois d’eucalyptus et de torchis fait de terre et d’herbes fermentées (il faut trois mois pour préparer le mélange ), le tout est parfois recouvert de ciment si le propriétaire en a les moyens. Le paysage est fait de successions de vallées cultivées en petites parcelles où poussent beaucoup de céréales diverses mais surtout du Tef qui sert à préparer la galette fermentée base de l’alimentation du nord du pays. La route est pleine de surprises sous la forme de trous, parfois importants, des gens partout du bétail allant de la chèvre au zébu. Ces derniers bien placides ont des cornes très imposantes qu’ils n’hésitent pas à incliner vers la voiture, le chauffeur passe au large. A midi arrêt déjeuner dans une auberge appartenant à un célèbre coureur éthiopien et premier repas traditionnel : galette en guise d’assiette, galette en guise de fourchette et un mélange de viande et de sauce haricot à essayer de mettre dans sa bouche et non sur ses genoux avec la main droite exclusivement. Retour sur la route direction d’un premier marché celui de « Sembete » qui regroupe les trois ethnies présentes dans la région : Afar (peu) Oromo et Wollo. Nous en prenons plein les yeux et les narines mais en fait cela sent bon : nombreux épices, encens et herbes c’est superbe. Quelle foule on vient parfois de loin pour ce marché hebdomadaire du dimanche ce qui est exceptionnel. Les femmes mettent leurs plus atours qui, pour les musulmanes ne laissent pas voir grand-chose. Accueil relativement bienveillant les enfants nous interpellent « farangi » (étranger) ou « you » (étranger aussi !) demandent 4 sous sans insister et nous observent avec de grands yeux ronds. Les femmes sont plus farouches mais souvent coquettes et rieuses si on leur fait un compliment (même celles voilées …) Après le bain de foule nous reprenons la route et nous arrêtons à la falaise « Amhara » faille impressionnante et plongée vertigineuse où les Italiens auraient tué beaucoup d’éthiopiens pendant l’occupation. Ce qui frappe c’est que la colline sur laquelle nous grimpons pour avoir une belle vue est couverte d’immortelles en fleur, on dirait de la neige, et embaume l’origan. Nous avons bien sur une escorte de gamins qui veulent nous vendre des herbes, des chapeaux tressés des babioles etc. Au loin des babouins sont en plein repas en nous surveillant tout de même. Cette fois direction l’étape du soir et son hôtel qui parait-il est tellement mauvais que tout le monde nous a prévenus. Nous n’en saurons rien vu que finalement la réservation est perdue, probablement revendue plus cher à d’autres !! Un peu de panique chez le guide et le chauffeur mais après quelques conversations au téléphone nous repartons dans la nuit pour la ville de « Dessié » de l’autre côté d’un col à 2500m. Pas cool le chauffeur est fatigué et énervé cela bouleverse quelques plans personnels. Cette fois c’est bon nous avons un chambre grande et un peu post communiste d’autant que le « guest house » situé au-dessus d’une banque est gardé militairement ! Diner chez « Mario » en face (hé oui les italiens ont laissé les pâtes en partant) au menu pâtes bolognaises cela ne s’invente pas. Nous sommes crevés pas dormi depuis 36 heures : au dodo.
L'avion : Ethiopian Airline que ce soit en vol international ou local est remarquable, avions en bon état et équipages compétents, les avions sont presque toujours à l'heure et....pleins donc méfiez vous.
Les routes : c'est peu dire qu'elles ont un passé (faites par les italiens pendant la guerre) et un devenir (les chinois sont partout) mais pas de présent, donc à part l'autoroute à péage (!) de 65kms vers le sud d'Addis attendez vous au pire et ce sera souvent encore pire que cela. La route la mieux bitumée peut très bien être trouée (très gros trous) sans prévenir ou même fermée pour cause de pause de canalisation. Si on y ajoute la population qui marche dessus à toute heure et les troupeaux de toutes sortes (vaches, moutons, dromadaires etc) il est peu prudent de conduire soit même et formellement déconseillé de conduire de nuit, même notre chauffeur ne s'y aventurais pas.
Les hôtels : c'est la difficulté la plus grande car il y a peu d'hôtel confortable et ils sont chers et très très pleins en saison, sans parler de l'époque des pèlerinage dans le nord. Même les meilleurs hôtels (sauf très rares exceptions) sont relativement mal entretenus et il y a toujours quelque chose qui ne va pas, mais vous êtes en Ethiopie pas en Suisse.
La nourriture: là pas de problème si vous savez manger avec votre main droite (sinon apprenez ) l'Injera la galette plat national est toujours mangeable et pas chère, parfois délicieuse. Dans le nord faites jeûne comme tout le monde elle sera alors aux légumes et beaucoup plus digeste et gouteuse. Sinon la cuisine italienne (eh oui reste de colonisation) est disponible presque partout des pâtes à la pizza !
La monnaie le Birr valait 1€ pour 25 B il y a un mois. Les billets sont sales, très sales (et sentent très mauvais) surtout les petites coupures. La raison vient de l'Injera consommée à la main je vous passe la suite 🙁. Il y a très peu de distributeur de monnaie et la carte est rarement acceptée même si tout avance très vite dans ce pays. Il faut donc prévoir au passage dans Addis (aéroport) ou dans les villes principales. Prévoir des petites coupures en bon état si vous faites le sud (5 & 1 b) car les photos se monnaient avec les tribus : 5 b pour un adulte 2 b pour un enfant.
Voilà pour les généralités on attaque quelques souvenirs et photos
Addis : En fait nous n'y passerons qu'une heure le temps de s'organiser avec le chauffeur et le guide Après 7 heures d’un vol tranquille et pas trop inconfortable nous arrivons enfin.
Première surprise nous sommes à 2500 m (à vérifier) mais les jambes sont lourdes Première chose à faire : la queue pour les visas, les officiels sont bien organisés mais tout est manuel et recopier les infos du passeport à la main prend du temps d’autant qu’il y a pas mal de monde dont environ 80 touristes. 40 minutes et c’est bon, direction le change : je reçois un pile de billets (crasseux) mais bonne surprise ils sont aussi marqués en chiffres compréhensibles parce que l’écriture locale bonjour… Nouvelle bonne surprise le guide est bien là et son français très bon. Nous allons retrouver le chauffeur qui lui parle anglais c’est bien plus qu’espéré. La voiture enfin un V8 4X4 Toyota nous permettra de passer partout (enfin on l'espère) et nous en aurons quelques exemples très rapidement. Passage par un petit bistro histoire de rencontrer le patron de l’agence locale un français « ensablé », il y en a pas mal ici, et de faire le point avec lui autour d’un premier café et thé locaux délicieux et parfumés. Addis 4millions d’habitants et une croissance complètement anarchique, grands immeubles, grosses avenues, grandes églises, gros embouteillages etc et gros bidonvilles pour faire bonne mesure .
Kombolcha
Question embouteillage nous sommes gâtés dès le départ puisque « l’autoroute » pour sortir d’Addis est fermée pour cause de course à pied !! Tout le monde sur une petite voie parallèle et tout le monde à l’arrêt au bout de 100 mètres ! Et rien ne bouge les chauffeurs sortent des voitures quand soudain nous voyons passer les voitures sur l’autoroute, un comble. Du coup les choses s’organisent : les 4X4 montent sur le trottoir, un minibus débarque ses passagers on pose une grosse pierre devant sa roue pour faire escalier et lui aussi monte ! Nous faisons demi-tour et empruntons la voie en sens interdit puis suivons tout le monde sur une rue (piste) à travers des entrepôts et endroits pas réellement grandioses : l’aventure commence. C’est dimanche les églises débordent mais nous finissons par atteindre la campagne. Découverte de l’habitat traditionnel très varié d’une vallée à l’autre la case en paille disparaissant lentement au profit de maisonnettes construites en bois d’eucalyptus et de torchis fait de terre et d’herbes fermentées (il faut trois mois pour préparer le mélange ), le tout est parfois recouvert de ciment si le propriétaire en a les moyens. Le paysage est fait de successions de vallées cultivées en petites parcelles où poussent beaucoup de céréales diverses mais surtout du Tef qui sert à préparer la galette fermentée base de l’alimentation du nord du pays. La route est pleine de surprises sous la forme de trous, parfois importants, des gens partout du bétail allant de la chèvre au zébu. Ces derniers bien placides ont des cornes très imposantes qu’ils n’hésitent pas à incliner vers la voiture, le chauffeur passe au large. A midi arrêt déjeuner dans une auberge appartenant à un célèbre coureur éthiopien et premier repas traditionnel : galette en guise d’assiette, galette en guise de fourchette et un mélange de viande et de sauce haricot à essayer de mettre dans sa bouche et non sur ses genoux avec la main droite exclusivement. Retour sur la route direction d’un premier marché celui de « Sembete » qui regroupe les trois ethnies présentes dans la région : Afar (peu) Oromo et Wollo. Nous en prenons plein les yeux et les narines mais en fait cela sent bon : nombreux épices, encens et herbes c’est superbe. Quelle foule on vient parfois de loin pour ce marché hebdomadaire du dimanche ce qui est exceptionnel. Les femmes mettent leurs plus atours qui, pour les musulmanes ne laissent pas voir grand-chose. Accueil relativement bienveillant les enfants nous interpellent « farangi » (étranger) ou « you » (étranger aussi !) demandent 4 sous sans insister et nous observent avec de grands yeux ronds. Les femmes sont plus farouches mais souvent coquettes et rieuses si on leur fait un compliment (même celles voilées …) Après le bain de foule nous reprenons la route et nous arrêtons à la falaise « Amhara » faille impressionnante et plongée vertigineuse où les Italiens auraient tué beaucoup d’éthiopiens pendant l’occupation. Ce qui frappe c’est que la colline sur laquelle nous grimpons pour avoir une belle vue est couverte d’immortelles en fleur, on dirait de la neige, et embaume l’origan. Nous avons bien sur une escorte de gamins qui veulent nous vendre des herbes, des chapeaux tressés des babioles etc. Au loin des babouins sont en plein repas en nous surveillant tout de même. Cette fois direction l’étape du soir et son hôtel qui parait-il est tellement mauvais que tout le monde nous a prévenus. Nous n’en saurons rien vu que finalement la réservation est perdue, probablement revendue plus cher à d’autres !! Un peu de panique chez le guide et le chauffeur mais après quelques conversations au téléphone nous repartons dans la nuit pour la ville de « Dessié » de l’autre côté d’un col à 2500m. Pas cool le chauffeur est fatigué et énervé cela bouleverse quelques plans personnels. Cette fois c’est bon nous avons un chambre grande et un peu post communiste d’autant que le « guest house » situé au-dessus d’une banque est gardé militairement ! Diner chez « Mario » en face (hé oui les italiens ont laissé les pâtes en partant) au menu pâtes bolognaises cela ne s’invente pas. Nous sommes crevés pas dormi depuis 36 heures : au dodo.
L'indignation English translation pending
Bonsoir à toutes et tous
Ce n'est peut-être pas l'endroit mais j'ai envie de vous dire mon indignation (aucun mot n'est assez fort) suite au massacre qui s'est produit ce matin à Paris. Des policiers, des journalistes ont payé de leur vie notre droit à la liberté de la presse.
Sécurité en Égypte English translation pending
Hello! 🙂
je ne savais pas dans quel rubrique placer mon message... Je pars a Hourghada en Egypte tout prochainement et je voudrais savoir si l'on est en sécurité ou pas? J'ai entendu dire que ca pouvait être dangereux et vu que j'ai très peu voyager cela m'inquiete un peu...
Est ce plus dangereux qu'ailleurs ou j'ai des chances de revenir entière lol 🏴☠️
je ne savais pas dans quel rubrique placer mon message... Je pars a Hourghada en Egypte tout prochainement et je voudrais savoir si l'on est en sécurité ou pas? J'ai entendu dire que ca pouvait être dangereux et vu que j'ai très peu voyager cela m'inquiete un peu...
Est ce plus dangereux qu'ailleurs ou j'ai des chances de revenir entière lol 🏴☠️
Afrique du Sud: J'y retourne! English translation pending
Bonjour à vous bonnes gens et que cette année 2015 vous apporte tout ce dont vous avez envie et qu'elle reporte sur votre collègue tout ce qui vous ennuie!
Pour ma part, c'est décidé: je repars en Afrique du Sud pour 11 jours et ce, début mai. Séjour entre mâles pour certains viril, juvénile, stérile ou sénile - qui a dit débile????- (nous serions au max 5 personnes)... y en a pour tous les goûts mesdames!😛
En effet, comme je l'avais plus ou moins annoncé à la fin de notre dernier voyage, cette fois-ci, nous y allons pour faire du sport!!!! Au programme, VTT, rando, trail, etc.
Le circuit? Rien de précis mais une diagonale très approximative voudrait que l'on débute à Jobourg et finisse à Knysna (retour en avion George-Jnb). Nous passerions 2 ou 3 jours au Lesotho. Je précise quand même que tout ça ne se fera pas à vélo, ni à pied mais bel et bien en voiture de loc. L'idée étant de se poser 1 jour sur place pour randonner ou VTTer puis repartir et ainsi de suite. Je ne réserverais que la première nuit, la dernière et éventuellement au Lesotho.
Alors, je vous laisse le temps de réviser vos circuits passés et à venir avant de lancer la foire au questions.
Aller, des faciles pour commencer:
1- nous partirions du 3 au 14 mai. Quel serait le climat dans les coins précités. En effet, nous sommes toujours partis en AFS en hiver et là, je ne sais pas trop à quoi m'attendre en mai.
2- nous souhaiterions emmener 2 VTT mais là où ça coince, c'est pour le transport en voiture une fois sur place: un porte vélo risque de s'avérer un peu galère puisqu'il va falloir que qqun se tape la garde de la voiture à chaque arrêt. Un minibus? Trop cher mémère! Une autre solution? D'après vous pourquoi je m'adresse à vous?
Aller, avant de me pencher sérieusement sur le circuit, pensez-vous qu'il soit raisonnable de faire JNB-Lesotho-Knysna-JNB en 11 jours?
Bien à vous mes chers membres de la communauté des piqués de l'Afrique australe😉
Voyage avec une amie en Bolivie English translation pending
bonjour
je vais partir en bolivie avec une amie, et je me pose quelques questions :
- avez vous des bonnes adresses d’hôtels pas trop cher et de bonne qualité ou d'agences, compagnies (par exemple pour le salar d'uyuni, ou visite des mines à Potosi ... ) voici les villes où l'on va s’arrêter san josé de chiquitos, Santa cruz, sucre, potosi, uyuni, oruro, la paz
- est ce qu'il y a des villes ou des quartiers qui craignent ? car nous sommes que 2 filles de 30 ans.
- y a t il des lignes de bus dangereuses ? vaut il mieux prendre le train pour faire uyuni la paz, car je crois que les trajets de bus sont au bord des ravins et il parait que c'est dangereux
- avez vous déjà eu des arnaques diverses ? (par exemple je sais qu'il faut être vigilant et recompter lorsqu'on nous rend de la monnaie)
- avez vous eu des difficultés pour retirer de l'argent dans les guichets ou payer par carte bleue ? vaut il mieux prendre des euros et les échanger la bas? ou échanger la monnaie dans un aeroport (français ou la bas)? ou retirer directement dans les guichets de la monnaie locale?
- faut-il s’arrêter a chaque fois qu'on franchit une frontière ( bresil/bolivie et bolivie /perou) et est ce qu'il y a beaucoup d'attente pour faire les papiers d'entrée dans un nouveau territoire ?
- y a t-il des plats ou produits que vous avez aimé particulièrement ?
- est ce qu'il faut négocier les prix (hotel, nourriture)? si oui est ce qu'ils baissent facilement lorsque l'on parle en espagnol ?
- trouve t on facilement des médicaments (doliprane, spasfon) ou faut il aller a l’hôpital ?
merci beaucoup de votre aide
je vais partir en bolivie avec une amie, et je me pose quelques questions :
- avez vous des bonnes adresses d’hôtels pas trop cher et de bonne qualité ou d'agences, compagnies (par exemple pour le salar d'uyuni, ou visite des mines à Potosi ... ) voici les villes où l'on va s’arrêter san josé de chiquitos, Santa cruz, sucre, potosi, uyuni, oruro, la paz
- est ce qu'il y a des villes ou des quartiers qui craignent ? car nous sommes que 2 filles de 30 ans.
- y a t il des lignes de bus dangereuses ? vaut il mieux prendre le train pour faire uyuni la paz, car je crois que les trajets de bus sont au bord des ravins et il parait que c'est dangereux
- avez vous déjà eu des arnaques diverses ? (par exemple je sais qu'il faut être vigilant et recompter lorsqu'on nous rend de la monnaie)
- avez vous eu des difficultés pour retirer de l'argent dans les guichets ou payer par carte bleue ? vaut il mieux prendre des euros et les échanger la bas? ou échanger la monnaie dans un aeroport (français ou la bas)? ou retirer directement dans les guichets de la monnaie locale?
- faut-il s’arrêter a chaque fois qu'on franchit une frontière ( bresil/bolivie et bolivie /perou) et est ce qu'il y a beaucoup d'attente pour faire les papiers d'entrée dans un nouveau territoire ?
- y a t-il des plats ou produits que vous avez aimé particulièrement ?
- est ce qu'il faut négocier les prix (hotel, nourriture)? si oui est ce qu'ils baissent facilement lorsque l'on parle en espagnol ?
- trouve t on facilement des médicaments (doliprane, spasfon) ou faut il aller a l’hôpital ?
merci beaucoup de votre aide
Heart of India - expériences au Madhya Pradesh... English translation pending
Bonjour à Toutes et Tous et merveilleuse année à vous !
Je rentre à l'instant d'un fabuleux voyage de 17 jours en Inde avant de rejoindre Dubaï pour y passer le nouvel an entre amis partis s'expatrier là bas ! Le grand écart fut violent ...!
Je me permets de vous livrer les quelques textes scribouillés sur mon carnet de Voyage au cours de l'itinéraire suivant :
Delhi - Orchha - Chanderi - Sanchi - Bhopal - Ujjain - Mandu - Maheshwar - Omkareshwar et .... Mumbai !
J'ajouterai quelques photos lorsque je les aurai triées et les textes au fur et à mesure que j'aurai le temps de les recopier...
J'ai pris le bus avec le Mahatma... !!!
Je rentre à l'instant d'un fabuleux voyage de 17 jours en Inde avant de rejoindre Dubaï pour y passer le nouvel an entre amis partis s'expatrier là bas ! Le grand écart fut violent ...!
Je me permets de vous livrer les quelques textes scribouillés sur mon carnet de Voyage au cours de l'itinéraire suivant :
Delhi - Orchha - Chanderi - Sanchi - Bhopal - Ujjain - Mandu - Maheshwar - Omkareshwar et .... Mumbai !
J'ajouterai quelques photos lorsque je les aurai triées et les textes au fur et à mesure que j'aurai le temps de les recopier...
J'ai pris le bus avec le Mahatma... !!!Itinéraire dans la région de Puri - Bhubaneshwar English translation pending
Bonsoir,
Enfin !🙂 Je pars dans moins de deux mois en Inde : 17 jours sur place, arrivée à Kolkata et départ de Vizakhapatnam. C'est court mais bon, c'est mieux que rien, et j'avais vraiment envie de retourner en Inde après plus de deux ans d'absence.
Mes interrogations concernent le "milieu" de mon voyage. Je compte rester quelques jours à Kolkata (même si je ne suis pas fan des grandes villes mais Kolkata m'attire plus que d'autres...) et terminer par 8 jours dans un village du sud-ouest Odisha (au Chandorai Sai). Entre les deux ? Il me reste 6 ou 7 jours pour lesquelles je n'arrive pas à me fixer. 🤪
L'option la plus évidente serait de se poser à Puri et de vadrouiller tout autour. Mais étant donné la situation des sites, ne vaudrait-il pas mieux partager mon temps entre Puri et Bhubaneshwar ? Idem pour le Chilika Lake : dormir dans un village sur ses berges n'est-il pas mieux que de faire l'aller et retour dans la journée ? Et je pourrais faire le même commentaire pour le site de Konarak, qui peut semble-t-il être très beau au lever et au coucher du soleil. Et quid des sites naturels dans ce coin (par exemple le Bhitharkanika Sanctuary), est-il possible d'y avoir accès à un tarif raisonnable ? Bref, comment m'organiser pour apprécier au mieux cette région, sans courir, sachant que les options sont nombreuses mais que je n'arrive vraiment pas à me projeter dans cette partie du voyage.
Bon, il restera toujours l'option de voir sur place. Quoique, dernière question (pour le moment) : cette partie de mon voyage coïncidera avec la fête de Holi le 6 mars : les hébergements risquent-ils d'être pris d'assaut à cette période ?
Des idées ? Des suggestions ?
Enfin !🙂 Je pars dans moins de deux mois en Inde : 17 jours sur place, arrivée à Kolkata et départ de Vizakhapatnam. C'est court mais bon, c'est mieux que rien, et j'avais vraiment envie de retourner en Inde après plus de deux ans d'absence.
Mes interrogations concernent le "milieu" de mon voyage. Je compte rester quelques jours à Kolkata (même si je ne suis pas fan des grandes villes mais Kolkata m'attire plus que d'autres...) et terminer par 8 jours dans un village du sud-ouest Odisha (au Chandorai Sai). Entre les deux ? Il me reste 6 ou 7 jours pour lesquelles je n'arrive pas à me fixer. 🤪
L'option la plus évidente serait de se poser à Puri et de vadrouiller tout autour. Mais étant donné la situation des sites, ne vaudrait-il pas mieux partager mon temps entre Puri et Bhubaneshwar ? Idem pour le Chilika Lake : dormir dans un village sur ses berges n'est-il pas mieux que de faire l'aller et retour dans la journée ? Et je pourrais faire le même commentaire pour le site de Konarak, qui peut semble-t-il être très beau au lever et au coucher du soleil. Et quid des sites naturels dans ce coin (par exemple le Bhitharkanika Sanctuary), est-il possible d'y avoir accès à un tarif raisonnable ? Bref, comment m'organiser pour apprécier au mieux cette région, sans courir, sachant que les options sont nombreuses mais que je n'arrive vraiment pas à me projeter dans cette partie du voyage.
Bon, il restera toujours l'option de voir sur place. Quoique, dernière question (pour le moment) : cette partie de mon voyage coïncidera avec la fête de Holi le 6 mars : les hébergements risquent-ils d'être pris d'assaut à cette période ?
Des idées ? Des suggestions ?
La Burr Trail Road English translation pending
Bonjour à tous
Retour dans l'Ouest américain en été 2015 et petite question concernant l'une de nos étapes. Il s'agit de relier Escalante, Utah, à Moab. Plutôt que de passer par Torrey, on préfèrerait traverser par la Burr Trail Road, mais est-il possible une fois arrivés dans Capitol Reef de remonter jusqu'à Notom?? Quand je regarde la carte de l'Indian Country il semble y avoir une piste. Mais est-elle vraiment praticable (on aura un SUV) et combien de temps compter entre Burr Trail Switchbacks et Notom??
Sinon je vois peut-être une autre option, continuer à descendre vers le Sud vers Eggnogs Springs et remonter vers Hanksville (pour rejoindre Crescent Junction)??
Si quelqu'un a testé, merci de vos avis.
A bientôt
Le Pérou avec ou sans réservation? English translation pending
Bonjour à tous,
Je profite de l’occasion pour vous souhaiter une bonne et heureuse année comblée par de beaux voyages.
Ma copine et moi serons au Pérou du 19 avril au 09 mai 2015, nous planifions faire le circuit touristique généralement offert par les agences, Lima, Arequipa, Canyon de Colca, Puno, Lac Titicaca, Cuzco et bien sûr le Machu Picchu. Nous aurions aimé faire la randonnée du chemin d'Incas en quatre jours et continué vers l’Amazonie, mais plus j’avance dans la planification plus je me rends compte que les distances sont assez grandes et que notre temps sera assez limité si nous désirons visiter un peu plus les grands attraits touristiques sans stress.
Ma principale question est que je me demande si je dois prendre la formule circuit en groupe organisé ou tout organisé par moi-même et si oui est-ce que je devrais tout réserver à l’avance où le faire sur place selon nos envies du moment ?
Nous préférons voyager avec une certaine flexibilité dans le temps et les déplacements, le mode autonome sans réservation nous conviendrait mieux. Nous avons quelques expériences de voyage, par contre nous ne parlons pas l’espagnol, nous nous contentons d’endroit propres, confortables et sécuritaires à prix abordables de catégorie deux ou trois étoiles, nous apprécions aussi coucher chez l’habitant.
Est-ce possible de faire un beau voyage (compte tenu de nos exigences) sans agence et sans réservation durant cette période ?
Merci à l’avance
Je profite de l’occasion pour vous souhaiter une bonne et heureuse année comblée par de beaux voyages.
Ma copine et moi serons au Pérou du 19 avril au 09 mai 2015, nous planifions faire le circuit touristique généralement offert par les agences, Lima, Arequipa, Canyon de Colca, Puno, Lac Titicaca, Cuzco et bien sûr le Machu Picchu. Nous aurions aimé faire la randonnée du chemin d'Incas en quatre jours et continué vers l’Amazonie, mais plus j’avance dans la planification plus je me rends compte que les distances sont assez grandes et que notre temps sera assez limité si nous désirons visiter un peu plus les grands attraits touristiques sans stress.
Ma principale question est que je me demande si je dois prendre la formule circuit en groupe organisé ou tout organisé par moi-même et si oui est-ce que je devrais tout réserver à l’avance où le faire sur place selon nos envies du moment ?
Nous préférons voyager avec une certaine flexibilité dans le temps et les déplacements, le mode autonome sans réservation nous conviendrait mieux. Nous avons quelques expériences de voyage, par contre nous ne parlons pas l’espagnol, nous nous contentons d’endroit propres, confortables et sécuritaires à prix abordables de catégorie deux ou trois étoiles, nous apprécions aussi coucher chez l’habitant.
Est-ce possible de faire un beau voyage (compte tenu de nos exigences) sans agence et sans réservation durant cette période ?
Merci à l’avance
Boucle San Francisco - San Francisco et camping dans les parcs de l'Ouest américain en famille English translation pending
Nous sommes rentrés il y a déjà 4 mois mais il n'y a quasiment pas un jour durant lequel je ne pense pas à ce que nous avons vu lors de notre périple aux Etats-Unis... Comme les autres, je ne rêve que d'une chose : y retourner !
Il y a encore 2 ans, les Etats-Unis n'étaient vraiment pas une destination envisagée mais en découvrant quelques paysages dans un reportage télé, j'ai décidé d'approfondir un peu sur ce forum. Et voilà que des forumeurs plus qu'avisés, des voyageurs subjugués, m'ont permis d'entreprendre une nouvelle aventure. Oui, le voyage commence lors de sa préparation. Celle-ci fut longue mais finalement pas si laborieuse que ça grâce à vous tous qui publiez ici. Entre carnets et réponses à mes questions, vous avez tous contribué à ce que mon voyage soit celui qui me fallait. Je ne vais pas vous remercier individuellement car je ne voudrait oublier personne tant vous êtes nombreux. Il y a certes ceux que nous appelons les "incontournables" qui n'en sont pas à leur première expérience et qui donnent des conseils pointus et bien sentis mais il y a aussi tous ceux qui racontent, chacun avec son style propre, ce qu'ils ont vécu et c'est cette richesse qui fait de cette communauté un trésor. Alors à tous, je dis un grand merci.
4 mois disais-je que nous sommes revenus mais le temps m'a manqué pour, à mon tour, livrer mon expérience. J'avoue que le temps n'est pas ma seule excuse et que j'ai un peu peur aussi d'ennuyer mais après tout, peut-être que dans ce modeste carnet, un de mes souvenirs intéressera un futur voyageur...
Donc, pour résumer très succinctement :
- 5 personnes : Alex et Cécile (moi), 41 ans, Thomas, 16 ans, Elsa, 14 ans et Arno, 12 ans. - 10 mois de préparation (lecture des guides, rédaction d’un premier itinéraire, réservation du vol car certitude de faire la boucle San Francisco pour voir des amis installés sur place depuis 18 ans, sollicitation des membres de Voyageforum.com, rédaction d’un second itinéraire, réservation de la voiture, des hôtels, des campings et de certaines activités). - 23 jours (22 nuits) du 03 août au 25 août 2014 - 4 Etats : la Californie, l’Arizona, l’Utah et le Nevada - 3 grandes villes et 9 parcs - 2 hamburgers seulement - 1 ours
La préparation
Pour notre part, la décision de partir vers l’Ouest s’est prise début octobre, l’itinéraire a commencé à être élaboré dans la foulée (et n’a été finalisé qu’en mars) et les réservations ont démarrée fin octobre.
Nous avons beaucoup lu pour faire nos choix. Les livres : Le Routard Californie 2013*** Le Routard Parcs nationaux de l’ouest américain 2013*** Photographing the Southwest: A guide to the natural landmarks of Southern Utah*** Photographing the Southwest - Arizona: A Guide to the Natural Landmarks of Arizona*** Parcs de l’Ouest américain Bibliothèque du voyageur Gallimard** Petit Futé Parcs nationaux américains Le Guide Vert Parcs de l’Ouest américain Michelin Lonely Planet Ouest américain et San Francisco Les 3 derniers nous ont été parfaitement inutiles. Les sites internet : http://www.ouestusa.fr/ http://voyageforum.com/
http://www.routard.com/
L'itinéraire prévu
dimanche 3 août : Vol Paris (10h20) – San Francisco (15h20) - Sausalito - Alameda, 80 km, lundi 4 août : San Francisco – Salinas, 180 km, 2h mardi 5 août : Salinas – Los Angeles, 500 km mercredi 6 août : Los-Angeles jeudi 7 août : Los Angeles - Las Vegas, 440 km, 4h vendredi 8 août : Las Vegas –Zion Park, 272 km, 3h samedi 9 août : Zion Park - Bryce Canyon, 127 km, 1h30 dimanche 10 août : Bryce Canyon lundi 11 août : Bryce Canyon – Torrey, 200 km, 2h45 mardi 12 août : Capitol Reef – Moab, 245 km, 2h30 mercredi 13 août : Moab – Arches National Park, 16 km, 20 min jeudi 14 août : Moab – Dead Horse Point – Canyonlands National Park, Island in The Sky, 50 km, vendredi 15 août : Moab - Monument Valley, 230 km, 2h30 samedi 16 août : Monument Valley - Page, 230 km, 2h30 dimanche 17 août : Page - Lower Antelope Canyon, 26 km, 30 min - Lac Powell avec tour en bateau lundi 18 août : Page - Grand Canyon National Park, 186 km, 2h50 mardi 19 août : Grand Canyon – Seligman - Las Vegas, 445 km, 4h30 mercredi 20 août : Las Vegas - Death Valley (190 km, 2h30) – Bishop (266 km, 3 h) jeudi 21 août : Bishop - Bodie (155 km, 2h) – Yosemite National Park (172, 2h50) vendredi 22 août : Yosemite, Yosemite Valley samedi 23 août : Yosemite, Mariposa Grove – Alameda, 290 km, 3 h 40 dimanche 24 août : Journée San Francisco - Silicon Valley
lundi 25 août : Matinée San Francisco puis vol (17h20) – Paris (arrivée 26 août)
Le vol
Nous avons fait le choix d’un vol aller-retour Paris-San Francisco car nous avons récupéré le matériel de camping chez nos amis à Alameda (alors qu’ils étaient absents) puis nous sommes retournés les voir à la fin de notre périple. Nous avons conscience qu’une arrivée à San Francisco suivie d’une boucle en sens inverse (Yosemite, Las Vegas…) et d’un retour depuis Los Angeles aurait été plus judicieux car plus économe en kilomètres. Encore mieux, un retour depuis Las Vegas… Mais là, cela aurait impliqué de faire une croix sur Universal Studio et avec nos ados… La réservation sur un vol de la compagnie irlandaise Aer Lingus date du 21 octobre 2013. Il s’agissait du tarif le plus bas (trouvé grâce au site liligo.com) pour cette période. Dép Paris/Charles de Gaule le dimanche 3 août à 10h20 – escale de 1h15 à Dublin – arrivée San Francisco à 15h20 Retour San Francisco le lundi 25 août à 17h20 – escale de 6h35 à Dublin – arrivée Paris le mardi 26 août à 20h55 Prix total : 4716,05€ (tous frais inclus, bagages, sièges, repas)
Le véhicule de location
Nous avons choisi Avis en passant par Locationdevoiture.fr via Auto Europe.
Nous avons choisi la catégorie « Grande routière Minibus » type Dodge Grand Caravan avec les assurances CDW, THP, LDW et ALI à rendre avec le plein fait pour 794,77€ les 22 jours. Aucun frais supplémentaire pour le deuxième conducteur. Nous avons été très bien reçu ; une Dodge Grand Caravan nous attendait, aucune assurance supplémentaire n’a été proposée, aucune insistance de la part de l’agence suite à notre refus d’une proposition de véhicule 4x4. Ce véhicule a été parfait pour nous 5 avec nos 3 gros sacs, la tente, et les provisions. La boîte automatique est un vrai plus lorsque l’on fait de longs trajets.
Les hébergements
Pour être dès le lever dans les parcs, nous avons privilégié le camping et nous ne l’avons jamais regretté sauf peut-être à Moab. Les hôtels ont tous été réservés très tôt sur les sites booking.com et hotels.com pour Salinas. Ces sites offrent la possibilité d’annulation sans frais ce qui nous a été bien utiles lors de modifications d’itinéraire. J1 : Alameda : Chez nos amis J2 : Salinas : Good Nite Salinas, 1 chambre, 2 lits doubles, 47,32€, correct J3 et J4 : Los Angeles : Hollywood La Brea Inn, 1 chambre, 2 lits doubles + 1 lit d’appoint, 163€ Excellent accueil, emplacement idéal pour se promener sur Hollywood Boulevard, parking, calme car chambres donnant sur une cour, lits inconfortables surtout le lit d’appoint complètement vétuste (ressorts saillants). J5 : Las Vegas : Best Western Plus Casino Royal, 2 chambres, 94€ Super emplacement sur le Strip juste à côté du Tix4Tonight (billets tarif réduit pour les shows et les restaurants), grandes chambres, au calme côté piscine (celle-ci est minuscule mais on en a profité tout seuls de 9h à 10h du matin), lits confortables, café et thé dans la chambre. J6 : Zion : Watchman Campground, emplacement 5 loop C12€ Immenses emplacements dans un cadre de rêve J7 et 8 : Bryce : Sunset Campground, B262, 22,50€ Magnifique camping, très calme, grands emplacements J9 : Torrey : Thousand Lakes RV Park Campground and cabins, 1 cabine de luxe, 51,50€ Joli chalet en bois très bien équipé, au calme, petit jardin avec table et barbecue J10, J11 et J12 : Moab : KOA Campground, C1, 93€ Emplacements minuscules (tente quasiment collée à celle du voisin), sanitaires pas très propres, situé le long d’une grande route très passante qui nous a empêchés de dormir correctement (penser aux boules Quiès), proches d’Arches. Nous avons un peu regretté de ne pas avoir choisi un camping dans le parc d’Arches mais ils sont non réservables. Sans doute préférer les emplacements 50A, 51, 52 et 53 si vous êtes en tente ou les chalets au fond du camping (K1 et 2 puis K21 à 14) J13 : Monument Valley : The View Campgroung, emplacement 8, 15,50€ Camping incroyable, sur le sable rouge, face aux « monuments », sanitaires propres mais neufs quand nous y sommes allés. J14 et J15 : Page : Wahweap Marina RV et Campground, 248, 46,80€ « Usine » à campeurs, grands emplacements, bruyant assez tard car beaucoup de groupes, douches à pièces pas toujours en service et pris d’assaut regroupées à l'accueil (2$ les 15 minutes), laverie toujours ouverte, au bord du lac où on peut se baigner dans une eau chaude jusqu’à tard le soir. J16 : Grand Canyon : Mather Campground, Pine loop 285, 13,50€ Grands emplacements dans une très beau cadre forestier, pas tous très praticables car pas mal de pierres, douches à l'accueil J17 : Las Vegas : hôtel Excalibur, 2 chambres, 105€ Bien placé pour parcourir le sud du Strip, très grand, chambres confortables mais pas de possibilité de café ou thé en chambre, amusant de l’extérieur pour les enfants J18 : Bishop : hôtel America’s Best Value Inn, 2 chambres, petits déjeuners compris, 85€ Très bon accueil, avons reçu la chambre familiale en réservant très tôt (un salon avec un canapé et une chambre avec deux lits double), zone pour prendre le petit déjeuner minuscule (réception + 2 ou 3 personnes maximum) mais petit déjeuner très suffisant et varié. J19 : Yosemite : Crane Flat campground, 238, 15€ Grand emplacement, pas de douche, au calme, à mi-chemin entre Tolumne Meadows (entrée Est) et la vallée. J20 : Yosemite : Wawona Campground, loop B-31, 15€ Très grands emplacements, au calme le long d’une rivière où on s’est baigné et où on a ramassé du bois pour le feu, sanitaires minimalistes également. J21 et J22 : Alameda : chez nos amis.
A présent, je vais pouvoir raconter notre aventure et mettre quelques photos. A suivre...
Il y a encore 2 ans, les Etats-Unis n'étaient vraiment pas une destination envisagée mais en découvrant quelques paysages dans un reportage télé, j'ai décidé d'approfondir un peu sur ce forum. Et voilà que des forumeurs plus qu'avisés, des voyageurs subjugués, m'ont permis d'entreprendre une nouvelle aventure. Oui, le voyage commence lors de sa préparation. Celle-ci fut longue mais finalement pas si laborieuse que ça grâce à vous tous qui publiez ici. Entre carnets et réponses à mes questions, vous avez tous contribué à ce que mon voyage soit celui qui me fallait. Je ne vais pas vous remercier individuellement car je ne voudrait oublier personne tant vous êtes nombreux. Il y a certes ceux que nous appelons les "incontournables" qui n'en sont pas à leur première expérience et qui donnent des conseils pointus et bien sentis mais il y a aussi tous ceux qui racontent, chacun avec son style propre, ce qu'ils ont vécu et c'est cette richesse qui fait de cette communauté un trésor. Alors à tous, je dis un grand merci.
4 mois disais-je que nous sommes revenus mais le temps m'a manqué pour, à mon tour, livrer mon expérience. J'avoue que le temps n'est pas ma seule excuse et que j'ai un peu peur aussi d'ennuyer mais après tout, peut-être que dans ce modeste carnet, un de mes souvenirs intéressera un futur voyageur...
Donc, pour résumer très succinctement :
- 5 personnes : Alex et Cécile (moi), 41 ans, Thomas, 16 ans, Elsa, 14 ans et Arno, 12 ans. - 10 mois de préparation (lecture des guides, rédaction d’un premier itinéraire, réservation du vol car certitude de faire la boucle San Francisco pour voir des amis installés sur place depuis 18 ans, sollicitation des membres de Voyageforum.com, rédaction d’un second itinéraire, réservation de la voiture, des hôtels, des campings et de certaines activités). - 23 jours (22 nuits) du 03 août au 25 août 2014 - 4 Etats : la Californie, l’Arizona, l’Utah et le Nevada - 3 grandes villes et 9 parcs - 2 hamburgers seulement - 1 ours
La préparation
Pour notre part, la décision de partir vers l’Ouest s’est prise début octobre, l’itinéraire a commencé à être élaboré dans la foulée (et n’a été finalisé qu’en mars) et les réservations ont démarrée fin octobre.
Nous avons beaucoup lu pour faire nos choix. Les livres : Le Routard Californie 2013*** Le Routard Parcs nationaux de l’ouest américain 2013*** Photographing the Southwest: A guide to the natural landmarks of Southern Utah*** Photographing the Southwest - Arizona: A Guide to the Natural Landmarks of Arizona*** Parcs de l’Ouest américain Bibliothèque du voyageur Gallimard** Petit Futé Parcs nationaux américains Le Guide Vert Parcs de l’Ouest américain Michelin Lonely Planet Ouest américain et San Francisco Les 3 derniers nous ont été parfaitement inutiles. Les sites internet : http://www.ouestusa.fr/ http://voyageforum.com/
http://www.routard.com/
L'itinéraire prévu
dimanche 3 août : Vol Paris (10h20) – San Francisco (15h20) - Sausalito - Alameda, 80 km, lundi 4 août : San Francisco – Salinas, 180 km, 2h mardi 5 août : Salinas – Los Angeles, 500 km mercredi 6 août : Los-Angeles jeudi 7 août : Los Angeles - Las Vegas, 440 km, 4h vendredi 8 août : Las Vegas –Zion Park, 272 km, 3h samedi 9 août : Zion Park - Bryce Canyon, 127 km, 1h30 dimanche 10 août : Bryce Canyon lundi 11 août : Bryce Canyon – Torrey, 200 km, 2h45 mardi 12 août : Capitol Reef – Moab, 245 km, 2h30 mercredi 13 août : Moab – Arches National Park, 16 km, 20 min jeudi 14 août : Moab – Dead Horse Point – Canyonlands National Park, Island in The Sky, 50 km, vendredi 15 août : Moab - Monument Valley, 230 km, 2h30 samedi 16 août : Monument Valley - Page, 230 km, 2h30 dimanche 17 août : Page - Lower Antelope Canyon, 26 km, 30 min - Lac Powell avec tour en bateau lundi 18 août : Page - Grand Canyon National Park, 186 km, 2h50 mardi 19 août : Grand Canyon – Seligman - Las Vegas, 445 km, 4h30 mercredi 20 août : Las Vegas - Death Valley (190 km, 2h30) – Bishop (266 km, 3 h) jeudi 21 août : Bishop - Bodie (155 km, 2h) – Yosemite National Park (172, 2h50) vendredi 22 août : Yosemite, Yosemite Valley samedi 23 août : Yosemite, Mariposa Grove – Alameda, 290 km, 3 h 40 dimanche 24 août : Journée San Francisco - Silicon Valley
lundi 25 août : Matinée San Francisco puis vol (17h20) – Paris (arrivée 26 août)
Le vol
Nous avons fait le choix d’un vol aller-retour Paris-San Francisco car nous avons récupéré le matériel de camping chez nos amis à Alameda (alors qu’ils étaient absents) puis nous sommes retournés les voir à la fin de notre périple. Nous avons conscience qu’une arrivée à San Francisco suivie d’une boucle en sens inverse (Yosemite, Las Vegas…) et d’un retour depuis Los Angeles aurait été plus judicieux car plus économe en kilomètres. Encore mieux, un retour depuis Las Vegas… Mais là, cela aurait impliqué de faire une croix sur Universal Studio et avec nos ados… La réservation sur un vol de la compagnie irlandaise Aer Lingus date du 21 octobre 2013. Il s’agissait du tarif le plus bas (trouvé grâce au site liligo.com) pour cette période. Dép Paris/Charles de Gaule le dimanche 3 août à 10h20 – escale de 1h15 à Dublin – arrivée San Francisco à 15h20 Retour San Francisco le lundi 25 août à 17h20 – escale de 6h35 à Dublin – arrivée Paris le mardi 26 août à 20h55 Prix total : 4716,05€ (tous frais inclus, bagages, sièges, repas)
Le véhicule de location
Nous avons choisi Avis en passant par Locationdevoiture.fr via Auto Europe.
Nous avons choisi la catégorie « Grande routière Minibus » type Dodge Grand Caravan avec les assurances CDW, THP, LDW et ALI à rendre avec le plein fait pour 794,77€ les 22 jours. Aucun frais supplémentaire pour le deuxième conducteur. Nous avons été très bien reçu ; une Dodge Grand Caravan nous attendait, aucune assurance supplémentaire n’a été proposée, aucune insistance de la part de l’agence suite à notre refus d’une proposition de véhicule 4x4. Ce véhicule a été parfait pour nous 5 avec nos 3 gros sacs, la tente, et les provisions. La boîte automatique est un vrai plus lorsque l’on fait de longs trajets.
Les hébergements
Pour être dès le lever dans les parcs, nous avons privilégié le camping et nous ne l’avons jamais regretté sauf peut-être à Moab. Les hôtels ont tous été réservés très tôt sur les sites booking.com et hotels.com pour Salinas. Ces sites offrent la possibilité d’annulation sans frais ce qui nous a été bien utiles lors de modifications d’itinéraire. J1 : Alameda : Chez nos amis J2 : Salinas : Good Nite Salinas, 1 chambre, 2 lits doubles, 47,32€, correct J3 et J4 : Los Angeles : Hollywood La Brea Inn, 1 chambre, 2 lits doubles + 1 lit d’appoint, 163€ Excellent accueil, emplacement idéal pour se promener sur Hollywood Boulevard, parking, calme car chambres donnant sur une cour, lits inconfortables surtout le lit d’appoint complètement vétuste (ressorts saillants). J5 : Las Vegas : Best Western Plus Casino Royal, 2 chambres, 94€ Super emplacement sur le Strip juste à côté du Tix4Tonight (billets tarif réduit pour les shows et les restaurants), grandes chambres, au calme côté piscine (celle-ci est minuscule mais on en a profité tout seuls de 9h à 10h du matin), lits confortables, café et thé dans la chambre. J6 : Zion : Watchman Campground, emplacement 5 loop C12€ Immenses emplacements dans un cadre de rêve J7 et 8 : Bryce : Sunset Campground, B262, 22,50€ Magnifique camping, très calme, grands emplacements J9 : Torrey : Thousand Lakes RV Park Campground and cabins, 1 cabine de luxe, 51,50€ Joli chalet en bois très bien équipé, au calme, petit jardin avec table et barbecue J10, J11 et J12 : Moab : KOA Campground, C1, 93€ Emplacements minuscules (tente quasiment collée à celle du voisin), sanitaires pas très propres, situé le long d’une grande route très passante qui nous a empêchés de dormir correctement (penser aux boules Quiès), proches d’Arches. Nous avons un peu regretté de ne pas avoir choisi un camping dans le parc d’Arches mais ils sont non réservables. Sans doute préférer les emplacements 50A, 51, 52 et 53 si vous êtes en tente ou les chalets au fond du camping (K1 et 2 puis K21 à 14) J13 : Monument Valley : The View Campgroung, emplacement 8, 15,50€ Camping incroyable, sur le sable rouge, face aux « monuments », sanitaires propres mais neufs quand nous y sommes allés. J14 et J15 : Page : Wahweap Marina RV et Campground, 248, 46,80€ « Usine » à campeurs, grands emplacements, bruyant assez tard car beaucoup de groupes, douches à pièces pas toujours en service et pris d’assaut regroupées à l'accueil (2$ les 15 minutes), laverie toujours ouverte, au bord du lac où on peut se baigner dans une eau chaude jusqu’à tard le soir. J16 : Grand Canyon : Mather Campground, Pine loop 285, 13,50€ Grands emplacements dans une très beau cadre forestier, pas tous très praticables car pas mal de pierres, douches à l'accueil J17 : Las Vegas : hôtel Excalibur, 2 chambres, 105€ Bien placé pour parcourir le sud du Strip, très grand, chambres confortables mais pas de possibilité de café ou thé en chambre, amusant de l’extérieur pour les enfants J18 : Bishop : hôtel America’s Best Value Inn, 2 chambres, petits déjeuners compris, 85€ Très bon accueil, avons reçu la chambre familiale en réservant très tôt (un salon avec un canapé et une chambre avec deux lits double), zone pour prendre le petit déjeuner minuscule (réception + 2 ou 3 personnes maximum) mais petit déjeuner très suffisant et varié. J19 : Yosemite : Crane Flat campground, 238, 15€ Grand emplacement, pas de douche, au calme, à mi-chemin entre Tolumne Meadows (entrée Est) et la vallée. J20 : Yosemite : Wawona Campground, loop B-31, 15€ Très grands emplacements, au calme le long d’une rivière où on s’est baigné et où on a ramassé du bois pour le feu, sanitaires minimalistes également. J21 et J22 : Alameda : chez nos amis.
A présent, je vais pouvoir raconter notre aventure et mettre quelques photos. A suivre...
Trip de 16 jours Sarapiqui - Tortuguero - Hacienda Barú - Chirripo - Corcovado English translation pending
Hello everybody ! 😉
Un long post (oui j’anticipe, je sais déjà qu’il sera long mon post) pour vous donner mes impressions, encore fraiches, à notre retour du Costa Rica.
Nous sommes partis fin novembre – début décembre > fin de la saison des pluies en théorie, en pratique nous avons des épisodes pluvieux plus ou moins longs et plus ou moins forts pratiquement chaque jour (mais comme il fait tout le temps 25°, on est parfois content de prendre un peu la flotte…).
Conseils en vrac : * si vous voyagez en sac à dos, n’emmenez que très peu de fringues (3 t-shirts, 3 caleçons…) mais lavez les régulièrement : ça vous évitera de vous charger et comme rien ne sèche, tout restera humide et finira donc par puer rapidement. * privilégiez les matières que l’on retrouve désormais dans beaucoup de vêtements de sport et qui sèchent vite ! J’ai fait la dernière semaine de notre voyage avec mon short de bain car il séchait vite et je pouvais le laver tous les jours ! * concernant le guide de voyage, nous avions opté, comme très souvent, pour le Lonely. Il s’est avéré catastrophique et plusieurs personnes que nous avons croisées nous ont dit avoir été très déçues également. A leur décharge, nous sommes partis fin 2014 et notre édition datait de 2012. A noter que la prochaine édition arrivera début 2015 * nous avions lu qu’il était possible de voyager à travers le pays en louant un 4x4 ou bien de se balader en bus et de louer un 4x4 dans certains secteurs. Parmi toutes les zones citées, nous nous sommes toujours déplacés en bus et n’avons jamais eu besoin de louer quoi que ce soit.
Nous n’avions que 16 jours, ce qui est à la fois peu mais suffisant pour un petit pays comme le Costa Rica. Plutôt que de courir partout et de faire les hot spots, nous avons coupé la poire (ou plutôt le pays) en deux et privilégié des coins un peu moins fréquentés.
Voici notre ressenti et quelques conseils pour chacun de ces endroits qui, je l’espère, faciliteront la vie de celles et ceux qui voudront s’y rendre :
😎😎😎 La Virgen (vallée de Sarapiqui) 😎😎😎 Nous voulions faire du canopy (tyrolienne dans la canopée) et du rafting au Costa Rica sans passer par les coins plus fréquentés tels que l’Arenal ou Monteverde. Alternative : la vallée de Sarapiqui. Nous sommes restés à La Virgen 2 jours et nous avons adoré. C’est une petite ville traversée par une route mais qui offre beaucoup d’options pour profiter des paysages de la vallée : randonnées à cheval, rafting, canopy, etc. Nous sommes passés par Sarapiqui Outdoor Center (l’une des deux grosses structures de la ville, l’autre étant la hacienda Pozo Azul). Très sympas, prix dans la moyenne. Combo : canopy + rafting. Canopy le matin (sous traité par hacienda Pozo Azul où là aussi les encadrants étaient très sympas et disponibles), rafting l’après-midi. 2h30 pour le canopy, environ 3h pour le rafting. Fin de la saison des pluies = nous étions deux le matin pour 3 encadrants, idem l’après-midi. Au top ! Rafting : si vous avez une GoPro, acceptez l’offre que l’on vous fera d’un casque avec support pour vous éviter de galérer avec votre perche à la main que vous devrez abandonner toutes les 10 secondes lorsque l’on vous demandera de pagayer…
😎😎😎 Tortuguero 😎😎😎 En arrivant depuis San José ou la vallée de Sarapiqui, on y accède via plusieurs bus dont le dernier vous déposera à proximité d’un embarcadère où un bateau à moteurs pouvant transporter une vingtaine de personnes environ vous emmènera jusqu’à la ville de Tortuguero. Changement de décor, ici les touristes sont légion, même en dehors de la saison sèche et de la saison de ponte des tortues. L’afflux de visiteurs créé une distance avec les populations locales et les rapports sont davantage tournés autour de l’argent. Tout est fait pour accueillir du touriste et en nombre : plutôt que du jus de tamarin ou autres jus de fruits que l’on peut rencontrer un peu partout au Costa Rica, ici c’est plutôt Coca-cola et Orangina. Vous aurez l’embarras du choix niveau hôtels (souvent chers). A chaque nouvel arrivage de touristes, tout le monde débarque en masse à proximité d’un centre d’information géré par des habitants de Tortuguero. Ils vous proposeront une petite carte très schématique de la rue principale et de quelques commerces et hôtels mais ne comptez pas dessus. Nous avions repéré sur le Lonely l’hôtel Don Quichotte avant d’arriver. Impossible de le trouver, c’est une francophone qui nous y a menés. L’hôtel est tenu par Gilles, un Belge, de bon conseil et qui nous a prêté des bottes pour explorer le parc à pied un jour de mousson :) - jour 1 : arrivée dans la ville en bateau à moteur collectif, pose des bagages au Don Quichotte, balade sur la plage… - jour 2 : visite en petit bateau à moteur silencieux de la mangrove, dans le parc de Tortuguero En fait nous sommes surtout restés sur le canal principal et nous sommes très peu enfoncés dans les méandres et la mangrove. Si c’était à refaire, j’opterais plutôt pour l’option canoë individuel et pagaie pour aller à mon rythme et m’aventurer un peu plus. Les billets pour le parc étant valables toute la journée, l’après-midi nous avons pu continuer d’explorer le parc mais cette fois, à pied. Jour de mousson > personne à part nous deux ! Nous avons vu plein d’animaux : oiseau, araignées, coatis, paresseux, singes et… tortues !!! Sur la plage, au retour, à la tombée de la nuit. Magique ! jour 3 : nous avions prévu avant d’arriver au Costa Rica de rester à Tortuguero trois jours, finalement nous partirons au bout de deux.
😎😎😎 Hacienda Barú (cote pacifique, à 3 km de Dominical) 😎😎😎 Prendre le bus pour Dominical depuis San Isidro de el Général et compter 45min environ. Le bus passera à proximité de la hacienda mais sans s’arrêter, poursuivra jusqu’à Dominical à 3 km de là puis reviendra sur ses pas et cette fois-ci s’arrêtera juste devant l’entrée de la réserve. Réserve très accueillante, plusieurs sentiers proposés (entre 1,5 et 2,5 km chacun), très accessibles (plats), une tour pour observer les oiseaux (si on a une lunette ou un téléobjectif), une serre à papillons et 3,5 km de plage paradisiaque quasi déserte. A peine nous arrivons à l’accueil que nous tombons nez à nez avec de gros iguanes. Le midi, entre deux sentiers, nous avons mangé un casado et bu un jus de mangue au restaurant de la hacienda (à côté de l’accueil) : délicieux !! Le magasin de souvenirs est très chouette aussi (par rapport à ce que vous trouverez ailleurs dans le pays, si vous voulez (vous) ramener des souvenirs…). Beaucoup d’animaux : des coatis, des fourmis, des araignées, des fourmiliers, des paresseux… et tout ça sans guide. Bref une réserve très accueillante, très sympa, beaucoup d’animaux, plusieurs sentiers facilement accessibles, une plage magnifique = une très bonne journée
😎😎😎 Mont Chirripó 😎😎😎 Nous voulions voir un volcan au Costa Rica ou tout du moins voir des paysages montagneux et différents des forets tropicales sans partir dans les coins les plus fréquentés (Arenal notamment). Le mont Chirripó étant sur notre route, nous avons décidé de l’explorer. En me renseignant via le Loneley ou sur ce forum, il m’a été impossible de trouver des informations concernant l’appréhension de ce site ou la façon de procéder pour s’y rendre. * Difficulté : clairement, le mont Chirripó s’adresse à des gens sportifs et entraînés. Je cours régulièrement par exemple, pour autant je dois dire que l’ascension a globalement été difficile pour moi et ma compagne. Nous avons mis 9h pour en faire l’ascension (départ le matin à 6h). Prévoyez de partir le plus tôt possible : vers 5 ou 6h au cas où vous mettriez beaucoup de temps à arriver au refuge et que les conditions météo se dégradent. Il n'y a qu’un seul « refuge » au tiers du parcours (dans le sens de la montée) mais qui n’accueille personne : juste une terrasse avec des tables pour se poser prendre un casse-croûte et se recharger en eau potable. A l’entrée du parc, vous serez à 1350m d’altitude (San Gerardo de Rivas). Il vous faudra crapahuter jusqu’à 3300m d’altitude pour atteindre le refuge, le Crestones Base Lodge. Vous aurez donc à gravir 2km en altitude sur 15km. Nous avons croisé des Suisses, habitués à faire de la rando dans les Alpes, qui nous ont pourtant dit avoir trouvé la randonnée difficile et épuisante. De plus, vous aurez votre sac à dos avec vous dans lequel je vous recommande de prendre votre sac de couchage (autrement, lorsque vous serez au refuge, vous n’aurez qu’une planche de bois recouverte de 3cm de mousse en guise de matelas et une couverture pour vous réchauffer, le tout par 5 ou 6 degrés, température dans le lodge). Enfin, sachez qu’en cumulé, vous grimperez davantage que 2km puisque souvent le sentier redescendra (nous sommes par endroits passés de 2500m d’alti à 1800m d’alti, ce qui veut dire que tôt ou tard il faudra re-gravir 700m pour ré-atteindre les 2500m d’alti…). Une fois arrivé au lodge, vous serez bien crevé. Tout le monde se retrouve généralement dans le réfectoire qui est légèrement chauffé, en attendant de pouvoir manger vers 18h30. A 19h00, repas avalé, on remballe et tout le monde part se coucher, l’idée étant de se lever à 3 ou 4h du matin pour aller voir le lever du soleil 5km plus loin et 500m plus haut (à 3820m) et les deux océans si le ciel est dégagé. Nous étions tellement fatigués, et ma compagne ayant eu du mal à respirer par moments lors de l’ascension, que nous n'y avons pas été. Ceux qui l’ont fait nous on dit que le ciel était nuageux et qu’ils n’avaient pas vu les océans mais les photos étaient tout de même magnifiques avec des couleurs rosées et orangées. Au retour : descente en 7h ! Le chemin est le même qu’à l’aller. Il s’agit d’un chemin parfois très boueux et glissant, parfois recouvert de feuilles, de bois, de gros cailloux, etc. bref, tout ça pour dire qu’il faut savoir à quoi s’attendre, avoir de bonnes chaussures de rando montantes au niveau de la cheville, se charger le moins possible niveau sac à dos, emmener un max de barres énergétiques et d’eau, etc. A part la difficulté du trajet, les paysages sont magnifiques et on passe d’une forêt tropicale en basse altitude à des paysages beaucoup plus aérés et secs plus haut. La brume, les forêts de bambous par endroits, les colibris, les cailles près du refuge situé au tiers du parcours, quelques oiseaux complètent le tableau. La plupart des hôtels vous proposeront de garder le gros de vos bagages. Nous avons dormi à la Casa Mariposa qui est l’hôtel le plus proche de l’entrée du parc (sympa quand on se lève à 5h du matin pour entamer la marche) et nous y avons laissé une partie de mon matériel photo et notre deuxième sac de voyage. * Y aller, mode d’emploi : là aussi, que ce soit dans le guide ou sur les forums, impossible de s’y retrouver. Voici un résumé de ce qu’il vous faudra faire pour faire l’ascension du Chirripó : 1) Réserver son admission pour le Parque Nacional Chirripó Par téléphone seulement (et en espagnol !) : entre 8h00 et 16h00 : (506) 2742 5083 du lundi au vendredi Une fois les entrées réservées, les places au refuge sont garanties ! La somme totale à verser vous sera communiquée par téléphone avec un code et un RIB. 2) Faire le virement via la banque Banco Nacional Une fois le RIB et le code en poche, il vous faudra maintenant vous rendre à la Banco Nacional pour procéder au virement. Cette opération est à faire avant de vous rendre à San Gerardo de Rivas qui est un tout petit village sans banque (la Banco Nacional la plus proche est sans doute à San Isidro de el General, sur la place de l’église). Une fois le virement effectué, on vous donnera un reçu qu’il faudra conserver pour le présenter aux gardes forestiers à San Gerardo de Rivas 3) Se rendre à San Gerardo de Rivas avant 16h00 la veille de votre ascension pour présenter aux gardes forestiers la preuve de votre virement. En descendant du bus (le terminus), descendez la route par laquelle vous venez d’arriver et quelques dizaines de mètres après, sur votre droite, à côté d’un terrain de foot, vous aurez de grosses baraques en bois : les bureaux des gardes. 4) Se rendre au second bureau pour payer votre hébergement voire votre nourriture. Rebroussez chemin, repartez en direction du bus, traversez le petit pont et suivez la route pendant 5-10min jusqu’à un autre terrain de foot. Là, adossé à la roche, se trouve le bureau où vous pourrez payer pour votre hébergement au Crestones Base Lodge et réserver votre nourriture si vous le souhaitez. Personnellement nous n’avons rien emmené à manger à part des barres énergétiques, des fruits, etc. et avons simplement payé pour le diner une fois arrivés au refuge. Pour plus d’informations : http://www.sangerardocostarica.com/...rripo-nati... Comptez 75 $ par personne pour 2 jours dans le parc, une nuit au refuge et un repas (en l’occurrence le diner) : 6.250 colones pour un diner pour une personne 17.625 colones pour une entrée pour une personne pour deux jours
😎😎😎 Parc du Corcovado 😎😎😎 Le clou du spectacle ! Un parc gigantesque avec des animaux en pagaille ! Ce que le Lonely édition 2012 ne dit pas, et pour cause, c’est que depuis février 2014, il est obligatoire d’avoir un guide pour explorer le parc du Corcovado (suite à la disparition d’un Canadien en 2013). Il y a donc une liste officielle de guides accrédités que je peux vous communiquer par MP ou que vous pourrez demander en anglais ou en espagnol à l’adresse email suivante : pncorcovado@gmail.com Comme pour le Chirripó, il faut savoir un minimum à l’avance à quelles dates vous voulez vous rendre dans le parc pour pouvoir demander par email aux guides que vous contacterez s’ils sont dispo. Pour notre part, nous avons loué les services de Steven Chancon Sanchez qui possède l’agence Osa Green à Puerto Jimenez – facebook : https://www.facebook.com/...739752605249?fref=ts – email : operations@osagreentravel.com. Il nous a répondu immédiatement par email et a été tout de suite très transparent sur ses tarifs et ce que cela comprenait. Pour 3 jours, par personne : 240 $ (ce qui est dans la moyenne des prix observés) qui comprennent : - le transport en taxi de Puerto Jimenez à Caraté (où la randonnée à pied vers le parc commence), - son encadrement, - le prêt de matériel de cuisson pour se faire à manger au refuge (à la station La Sirena), - l’entrée pour le parc (le guide s’en occupe pour vous, pas besoin de réserver quoi que ce soit), - deux nuits au refuge de la Sirena (le guide s’en occupe aussi), - le prêt d’une tente avec moustiquaire et de draps (matériel qui vous attendra au refuge). Nous avons eu l’occasion de croiser d’autres groupes pendant ces 3 jours dans le parc et honnêtement, Steven paraissait beaucoup plus alerte et connaisseur qu’eux. Il transporte avec lui une lunette pour observer les oiseaux ou les animaux en hauteur (paresseux, fourmiliers ou singes par exemple) contrairement aux autres guides. Concernant le nombre de jours passés dans le parc, nous avons opté pour 3 jours. Certains le font en une journée mais là c’est la course, d’autres en deux jours. L’option 3 jours : - Jour 1 : départ de Puerto Jimenez vers 5h30 pour arriver, environ 2h plus tard, à Caraté d’où commencera une longue randonnée dans le sable, le long de la plage, en direction de la station La Sirena que vous n’atteindrez qu’en fin de journée vers 17h00. On vous demandera d’emmener 3 L d’eau par personne, votre nourriture aussi ne vous chargez pas trop. Vous pourrez laisser à l’hôtel vos sacs en surplus (nous avons dormi à l’hôtel Cabinas The Corner. Olga, qui tient l’hôtel est très gentille. Elle a un local cadenacé et bien aéré où vous pourrez laisser vos sacs gratuitement en échange d’une nuit de plus à votre retour du parc) histoire de n’emmener que le strict minimum dans le parc. Pensez à emmener une paire de tongs pour les douches et des tapis de sol. - Jour 2 : lever à 4h du matin pour partir de nuit observer les animaux et notamment les tapirs. Au bout de quelques heures, retour à la Sirena puis deux autres randonnées autour de la Sirena suivront au cours de la journée. - Jour 3 : le dernier jour, c’est le retour en empruntant le même chemin qu’à l’aller en sens inverse.
Voilà ! J’ai voulu, à travers ce post, vous faire part de certains détails techniques (système de réservation complexe pour le Chirripó notamment) ou de notre ressenti à certains endroits. Malgré la difficulté du système de réservation ou de certains sites, nous gardons un souvenir magnifique du Costa Rica. Les gens sont généralement adorables, souriants, très serviables, cools. Il est très facile de se déplacer dans le pays en bus même si le temps de transport est lent. Nous conseillons vraiment ces différents endroits à tout visiteur souhaitant sortir un peu des sentiers battus et notamment le Corcovado qui vous permettra de voir beaucoup d’animaux dans leur milieu sauvage mais aussi une flore et des paysages sublimes.
Le Lonely Planet nouvelle édition sort en janvier 2015, j’espère qu’il aura fait la mise à jour pour le Chirripó et le Corcovado notamment en terme de système de réservation.
N’hésitez pas à me contacter si vous avez besoin d’un complément d’informations et bon séjour au Costa Rica !
Xavier
Un long post (oui j’anticipe, je sais déjà qu’il sera long mon post) pour vous donner mes impressions, encore fraiches, à notre retour du Costa Rica.
Nous sommes partis fin novembre – début décembre > fin de la saison des pluies en théorie, en pratique nous avons des épisodes pluvieux plus ou moins longs et plus ou moins forts pratiquement chaque jour (mais comme il fait tout le temps 25°, on est parfois content de prendre un peu la flotte…).
Conseils en vrac : * si vous voyagez en sac à dos, n’emmenez que très peu de fringues (3 t-shirts, 3 caleçons…) mais lavez les régulièrement : ça vous évitera de vous charger et comme rien ne sèche, tout restera humide et finira donc par puer rapidement. * privilégiez les matières que l’on retrouve désormais dans beaucoup de vêtements de sport et qui sèchent vite ! J’ai fait la dernière semaine de notre voyage avec mon short de bain car il séchait vite et je pouvais le laver tous les jours ! * concernant le guide de voyage, nous avions opté, comme très souvent, pour le Lonely. Il s’est avéré catastrophique et plusieurs personnes que nous avons croisées nous ont dit avoir été très déçues également. A leur décharge, nous sommes partis fin 2014 et notre édition datait de 2012. A noter que la prochaine édition arrivera début 2015 * nous avions lu qu’il était possible de voyager à travers le pays en louant un 4x4 ou bien de se balader en bus et de louer un 4x4 dans certains secteurs. Parmi toutes les zones citées, nous nous sommes toujours déplacés en bus et n’avons jamais eu besoin de louer quoi que ce soit.
Nous n’avions que 16 jours, ce qui est à la fois peu mais suffisant pour un petit pays comme le Costa Rica. Plutôt que de courir partout et de faire les hot spots, nous avons coupé la poire (ou plutôt le pays) en deux et privilégié des coins un peu moins fréquentés.
Voici notre ressenti et quelques conseils pour chacun de ces endroits qui, je l’espère, faciliteront la vie de celles et ceux qui voudront s’y rendre :
😎😎😎 La Virgen (vallée de Sarapiqui) 😎😎😎 Nous voulions faire du canopy (tyrolienne dans la canopée) et du rafting au Costa Rica sans passer par les coins plus fréquentés tels que l’Arenal ou Monteverde. Alternative : la vallée de Sarapiqui. Nous sommes restés à La Virgen 2 jours et nous avons adoré. C’est une petite ville traversée par une route mais qui offre beaucoup d’options pour profiter des paysages de la vallée : randonnées à cheval, rafting, canopy, etc. Nous sommes passés par Sarapiqui Outdoor Center (l’une des deux grosses structures de la ville, l’autre étant la hacienda Pozo Azul). Très sympas, prix dans la moyenne. Combo : canopy + rafting. Canopy le matin (sous traité par hacienda Pozo Azul où là aussi les encadrants étaient très sympas et disponibles), rafting l’après-midi. 2h30 pour le canopy, environ 3h pour le rafting. Fin de la saison des pluies = nous étions deux le matin pour 3 encadrants, idem l’après-midi. Au top ! Rafting : si vous avez une GoPro, acceptez l’offre que l’on vous fera d’un casque avec support pour vous éviter de galérer avec votre perche à la main que vous devrez abandonner toutes les 10 secondes lorsque l’on vous demandera de pagayer…
😎😎😎 Tortuguero 😎😎😎 En arrivant depuis San José ou la vallée de Sarapiqui, on y accède via plusieurs bus dont le dernier vous déposera à proximité d’un embarcadère où un bateau à moteurs pouvant transporter une vingtaine de personnes environ vous emmènera jusqu’à la ville de Tortuguero. Changement de décor, ici les touristes sont légion, même en dehors de la saison sèche et de la saison de ponte des tortues. L’afflux de visiteurs créé une distance avec les populations locales et les rapports sont davantage tournés autour de l’argent. Tout est fait pour accueillir du touriste et en nombre : plutôt que du jus de tamarin ou autres jus de fruits que l’on peut rencontrer un peu partout au Costa Rica, ici c’est plutôt Coca-cola et Orangina. Vous aurez l’embarras du choix niveau hôtels (souvent chers). A chaque nouvel arrivage de touristes, tout le monde débarque en masse à proximité d’un centre d’information géré par des habitants de Tortuguero. Ils vous proposeront une petite carte très schématique de la rue principale et de quelques commerces et hôtels mais ne comptez pas dessus. Nous avions repéré sur le Lonely l’hôtel Don Quichotte avant d’arriver. Impossible de le trouver, c’est une francophone qui nous y a menés. L’hôtel est tenu par Gilles, un Belge, de bon conseil et qui nous a prêté des bottes pour explorer le parc à pied un jour de mousson :) - jour 1 : arrivée dans la ville en bateau à moteur collectif, pose des bagages au Don Quichotte, balade sur la plage… - jour 2 : visite en petit bateau à moteur silencieux de la mangrove, dans le parc de Tortuguero En fait nous sommes surtout restés sur le canal principal et nous sommes très peu enfoncés dans les méandres et la mangrove. Si c’était à refaire, j’opterais plutôt pour l’option canoë individuel et pagaie pour aller à mon rythme et m’aventurer un peu plus. Les billets pour le parc étant valables toute la journée, l’après-midi nous avons pu continuer d’explorer le parc mais cette fois, à pied. Jour de mousson > personne à part nous deux ! Nous avons vu plein d’animaux : oiseau, araignées, coatis, paresseux, singes et… tortues !!! Sur la plage, au retour, à la tombée de la nuit. Magique ! jour 3 : nous avions prévu avant d’arriver au Costa Rica de rester à Tortuguero trois jours, finalement nous partirons au bout de deux.
😎😎😎 Hacienda Barú (cote pacifique, à 3 km de Dominical) 😎😎😎 Prendre le bus pour Dominical depuis San Isidro de el Général et compter 45min environ. Le bus passera à proximité de la hacienda mais sans s’arrêter, poursuivra jusqu’à Dominical à 3 km de là puis reviendra sur ses pas et cette fois-ci s’arrêtera juste devant l’entrée de la réserve. Réserve très accueillante, plusieurs sentiers proposés (entre 1,5 et 2,5 km chacun), très accessibles (plats), une tour pour observer les oiseaux (si on a une lunette ou un téléobjectif), une serre à papillons et 3,5 km de plage paradisiaque quasi déserte. A peine nous arrivons à l’accueil que nous tombons nez à nez avec de gros iguanes. Le midi, entre deux sentiers, nous avons mangé un casado et bu un jus de mangue au restaurant de la hacienda (à côté de l’accueil) : délicieux !! Le magasin de souvenirs est très chouette aussi (par rapport à ce que vous trouverez ailleurs dans le pays, si vous voulez (vous) ramener des souvenirs…). Beaucoup d’animaux : des coatis, des fourmis, des araignées, des fourmiliers, des paresseux… et tout ça sans guide. Bref une réserve très accueillante, très sympa, beaucoup d’animaux, plusieurs sentiers facilement accessibles, une plage magnifique = une très bonne journée
😎😎😎 Mont Chirripó 😎😎😎 Nous voulions voir un volcan au Costa Rica ou tout du moins voir des paysages montagneux et différents des forets tropicales sans partir dans les coins les plus fréquentés (Arenal notamment). Le mont Chirripó étant sur notre route, nous avons décidé de l’explorer. En me renseignant via le Loneley ou sur ce forum, il m’a été impossible de trouver des informations concernant l’appréhension de ce site ou la façon de procéder pour s’y rendre. * Difficulté : clairement, le mont Chirripó s’adresse à des gens sportifs et entraînés. Je cours régulièrement par exemple, pour autant je dois dire que l’ascension a globalement été difficile pour moi et ma compagne. Nous avons mis 9h pour en faire l’ascension (départ le matin à 6h). Prévoyez de partir le plus tôt possible : vers 5 ou 6h au cas où vous mettriez beaucoup de temps à arriver au refuge et que les conditions météo se dégradent. Il n'y a qu’un seul « refuge » au tiers du parcours (dans le sens de la montée) mais qui n’accueille personne : juste une terrasse avec des tables pour se poser prendre un casse-croûte et se recharger en eau potable. A l’entrée du parc, vous serez à 1350m d’altitude (San Gerardo de Rivas). Il vous faudra crapahuter jusqu’à 3300m d’altitude pour atteindre le refuge, le Crestones Base Lodge. Vous aurez donc à gravir 2km en altitude sur 15km. Nous avons croisé des Suisses, habitués à faire de la rando dans les Alpes, qui nous ont pourtant dit avoir trouvé la randonnée difficile et épuisante. De plus, vous aurez votre sac à dos avec vous dans lequel je vous recommande de prendre votre sac de couchage (autrement, lorsque vous serez au refuge, vous n’aurez qu’une planche de bois recouverte de 3cm de mousse en guise de matelas et une couverture pour vous réchauffer, le tout par 5 ou 6 degrés, température dans le lodge). Enfin, sachez qu’en cumulé, vous grimperez davantage que 2km puisque souvent le sentier redescendra (nous sommes par endroits passés de 2500m d’alti à 1800m d’alti, ce qui veut dire que tôt ou tard il faudra re-gravir 700m pour ré-atteindre les 2500m d’alti…). Une fois arrivé au lodge, vous serez bien crevé. Tout le monde se retrouve généralement dans le réfectoire qui est légèrement chauffé, en attendant de pouvoir manger vers 18h30. A 19h00, repas avalé, on remballe et tout le monde part se coucher, l’idée étant de se lever à 3 ou 4h du matin pour aller voir le lever du soleil 5km plus loin et 500m plus haut (à 3820m) et les deux océans si le ciel est dégagé. Nous étions tellement fatigués, et ma compagne ayant eu du mal à respirer par moments lors de l’ascension, que nous n'y avons pas été. Ceux qui l’ont fait nous on dit que le ciel était nuageux et qu’ils n’avaient pas vu les océans mais les photos étaient tout de même magnifiques avec des couleurs rosées et orangées. Au retour : descente en 7h ! Le chemin est le même qu’à l’aller. Il s’agit d’un chemin parfois très boueux et glissant, parfois recouvert de feuilles, de bois, de gros cailloux, etc. bref, tout ça pour dire qu’il faut savoir à quoi s’attendre, avoir de bonnes chaussures de rando montantes au niveau de la cheville, se charger le moins possible niveau sac à dos, emmener un max de barres énergétiques et d’eau, etc. A part la difficulté du trajet, les paysages sont magnifiques et on passe d’une forêt tropicale en basse altitude à des paysages beaucoup plus aérés et secs plus haut. La brume, les forêts de bambous par endroits, les colibris, les cailles près du refuge situé au tiers du parcours, quelques oiseaux complètent le tableau. La plupart des hôtels vous proposeront de garder le gros de vos bagages. Nous avons dormi à la Casa Mariposa qui est l’hôtel le plus proche de l’entrée du parc (sympa quand on se lève à 5h du matin pour entamer la marche) et nous y avons laissé une partie de mon matériel photo et notre deuxième sac de voyage. * Y aller, mode d’emploi : là aussi, que ce soit dans le guide ou sur les forums, impossible de s’y retrouver. Voici un résumé de ce qu’il vous faudra faire pour faire l’ascension du Chirripó : 1) Réserver son admission pour le Parque Nacional Chirripó Par téléphone seulement (et en espagnol !) : entre 8h00 et 16h00 : (506) 2742 5083 du lundi au vendredi Une fois les entrées réservées, les places au refuge sont garanties ! La somme totale à verser vous sera communiquée par téléphone avec un code et un RIB. 2) Faire le virement via la banque Banco Nacional Une fois le RIB et le code en poche, il vous faudra maintenant vous rendre à la Banco Nacional pour procéder au virement. Cette opération est à faire avant de vous rendre à San Gerardo de Rivas qui est un tout petit village sans banque (la Banco Nacional la plus proche est sans doute à San Isidro de el General, sur la place de l’église). Une fois le virement effectué, on vous donnera un reçu qu’il faudra conserver pour le présenter aux gardes forestiers à San Gerardo de Rivas 3) Se rendre à San Gerardo de Rivas avant 16h00 la veille de votre ascension pour présenter aux gardes forestiers la preuve de votre virement. En descendant du bus (le terminus), descendez la route par laquelle vous venez d’arriver et quelques dizaines de mètres après, sur votre droite, à côté d’un terrain de foot, vous aurez de grosses baraques en bois : les bureaux des gardes. 4) Se rendre au second bureau pour payer votre hébergement voire votre nourriture. Rebroussez chemin, repartez en direction du bus, traversez le petit pont et suivez la route pendant 5-10min jusqu’à un autre terrain de foot. Là, adossé à la roche, se trouve le bureau où vous pourrez payer pour votre hébergement au Crestones Base Lodge et réserver votre nourriture si vous le souhaitez. Personnellement nous n’avons rien emmené à manger à part des barres énergétiques, des fruits, etc. et avons simplement payé pour le diner une fois arrivés au refuge. Pour plus d’informations : http://www.sangerardocostarica.com/...rripo-nati... Comptez 75 $ par personne pour 2 jours dans le parc, une nuit au refuge et un repas (en l’occurrence le diner) : 6.250 colones pour un diner pour une personne 17.625 colones pour une entrée pour une personne pour deux jours
😎😎😎 Parc du Corcovado 😎😎😎 Le clou du spectacle ! Un parc gigantesque avec des animaux en pagaille ! Ce que le Lonely édition 2012 ne dit pas, et pour cause, c’est que depuis février 2014, il est obligatoire d’avoir un guide pour explorer le parc du Corcovado (suite à la disparition d’un Canadien en 2013). Il y a donc une liste officielle de guides accrédités que je peux vous communiquer par MP ou que vous pourrez demander en anglais ou en espagnol à l’adresse email suivante : pncorcovado@gmail.com Comme pour le Chirripó, il faut savoir un minimum à l’avance à quelles dates vous voulez vous rendre dans le parc pour pouvoir demander par email aux guides que vous contacterez s’ils sont dispo. Pour notre part, nous avons loué les services de Steven Chancon Sanchez qui possède l’agence Osa Green à Puerto Jimenez – facebook : https://www.facebook.com/...739752605249?fref=ts – email : operations@osagreentravel.com. Il nous a répondu immédiatement par email et a été tout de suite très transparent sur ses tarifs et ce que cela comprenait. Pour 3 jours, par personne : 240 $ (ce qui est dans la moyenne des prix observés) qui comprennent : - le transport en taxi de Puerto Jimenez à Caraté (où la randonnée à pied vers le parc commence), - son encadrement, - le prêt de matériel de cuisson pour se faire à manger au refuge (à la station La Sirena), - l’entrée pour le parc (le guide s’en occupe pour vous, pas besoin de réserver quoi que ce soit), - deux nuits au refuge de la Sirena (le guide s’en occupe aussi), - le prêt d’une tente avec moustiquaire et de draps (matériel qui vous attendra au refuge). Nous avons eu l’occasion de croiser d’autres groupes pendant ces 3 jours dans le parc et honnêtement, Steven paraissait beaucoup plus alerte et connaisseur qu’eux. Il transporte avec lui une lunette pour observer les oiseaux ou les animaux en hauteur (paresseux, fourmiliers ou singes par exemple) contrairement aux autres guides. Concernant le nombre de jours passés dans le parc, nous avons opté pour 3 jours. Certains le font en une journée mais là c’est la course, d’autres en deux jours. L’option 3 jours : - Jour 1 : départ de Puerto Jimenez vers 5h30 pour arriver, environ 2h plus tard, à Caraté d’où commencera une longue randonnée dans le sable, le long de la plage, en direction de la station La Sirena que vous n’atteindrez qu’en fin de journée vers 17h00. On vous demandera d’emmener 3 L d’eau par personne, votre nourriture aussi ne vous chargez pas trop. Vous pourrez laisser à l’hôtel vos sacs en surplus (nous avons dormi à l’hôtel Cabinas The Corner. Olga, qui tient l’hôtel est très gentille. Elle a un local cadenacé et bien aéré où vous pourrez laisser vos sacs gratuitement en échange d’une nuit de plus à votre retour du parc) histoire de n’emmener que le strict minimum dans le parc. Pensez à emmener une paire de tongs pour les douches et des tapis de sol. - Jour 2 : lever à 4h du matin pour partir de nuit observer les animaux et notamment les tapirs. Au bout de quelques heures, retour à la Sirena puis deux autres randonnées autour de la Sirena suivront au cours de la journée. - Jour 3 : le dernier jour, c’est le retour en empruntant le même chemin qu’à l’aller en sens inverse.
Voilà ! J’ai voulu, à travers ce post, vous faire part de certains détails techniques (système de réservation complexe pour le Chirripó notamment) ou de notre ressenti à certains endroits. Malgré la difficulté du système de réservation ou de certains sites, nous gardons un souvenir magnifique du Costa Rica. Les gens sont généralement adorables, souriants, très serviables, cools. Il est très facile de se déplacer dans le pays en bus même si le temps de transport est lent. Nous conseillons vraiment ces différents endroits à tout visiteur souhaitant sortir un peu des sentiers battus et notamment le Corcovado qui vous permettra de voir beaucoup d’animaux dans leur milieu sauvage mais aussi une flore et des paysages sublimes.
Le Lonely Planet nouvelle édition sort en janvier 2015, j’espère qu’il aura fait la mise à jour pour le Chirripó et le Corcovado notamment en terme de système de réservation.
N’hésitez pas à me contacter si vous avez besoin d’un complément d’informations et bon séjour au Costa Rica !
Xavier
Différence entre les deux Armateurs Suite ou Suite Samsara Costa VS MSC Yacht Club English translation pending
Bonjour,
J'ouvre une discussion pour les habitués des deux versions:
Suite ou Suite Samsara Costa Suite MSC Yacht Club
Suite Costa: une cabine plus grande, un maigre palalounge et son service avec un embarquement à midi si tout va bien, le buffet le premier jour à midi obligatoire (restaurant exclus), aucun avantage lors des escales, un majordome qui n'est pas à la hauteur, boissons non comprise, etc.
Suite MSC YC: Salon privé au embarquement avec collation et des 9h30 on embarque, une cabine balcon améliorée ou suite royale avec deux vraies pièces (YC3), espace privé "salon, bar, piscine et jacuzzi, buffets, remontée au escale sans aucune attente, restaurant privatif, boissons comprises (sauf le haut de gamme), Accès direct au SPA.
Certains peuvent continuer le file car j'oublie certainement des éléments
Alexandre
J'ouvre une discussion pour les habitués des deux versions:
Suite ou Suite Samsara Costa Suite MSC Yacht Club
Suite Costa: une cabine plus grande, un maigre palalounge et son service avec un embarquement à midi si tout va bien, le buffet le premier jour à midi obligatoire (restaurant exclus), aucun avantage lors des escales, un majordome qui n'est pas à la hauteur, boissons non comprise, etc.
Suite MSC YC: Salon privé au embarquement avec collation et des 9h30 on embarque, une cabine balcon améliorée ou suite royale avec deux vraies pièces (YC3), espace privé "salon, bar, piscine et jacuzzi, buffets, remontée au escale sans aucune attente, restaurant privatif, boissons comprises (sauf le haut de gamme), Accès direct au SPA.
Certains peuvent continuer le file car j'oublie certainement des éléments
Alexandre
Une semaine en Sicile English translation pending
Bonsoir !
Avec une amie on part en Sicile en avril, et je commence à me poser des questions sur quoi faire, notamment pour réserver si besoin (hôtel, train, ce genre de trucs). On part 7 jours fin avril, et on arrive à Trapani. Déjà, info : on est à pieds (pas de voiture) et en tente.
Je vous fais part, après mes recherches, de ce que j'ai plus ou moins prévu. Jour 1 : Bus + train jusqu'à Milazzo, puis ferry îles éoliennes Jour 2, 3, 4 : îles éoliennes (lesquels ?? dans quel ordre ?) Je voulais au moins Vulcano et Stromboli, mais voilà je me pose une question : pourquoi pas monter le stromboli avec un guide (évidemment), et arriver au sommet de nuit, mais y a-t-il des logements pas trop chers sur cette île ? Car on aura une tente mais j'ai vu que le camping était interdit. Jour 5 : Catane Jour 6 : Montée de l'Etna Jour 7 : Retour à Trapani (train + bus)
Je me pose surtout des questions sur les îles éoliennes : lesquelles sont intéressantes, combien de temps rester sur chacune ? Sachant qu'on est surtout amateures de randonnées ! Milazzo est-elle une ville qui mérite de s'arrêter ? Car selon les horaires de ferry, je ne sais pas si on irait directement au Stromboli le jour 2 et ensuite Vulcano (ou autre, laquelle est la plus chouette ??), ou alors camper sur une autre île et aller au Stromboli après... Stromboli : Montée le matin, l'après midi pour une arrivée de nuit ? Que conseillez vous ? Quel logement sur place?
Voilà, je prends vos suggestions, je reviendrai très certainement dans les jours et semaines à venir quand tout ça se sera précisé un peu!
Merci beaucoup !!! :)
Avec une amie on part en Sicile en avril, et je commence à me poser des questions sur quoi faire, notamment pour réserver si besoin (hôtel, train, ce genre de trucs). On part 7 jours fin avril, et on arrive à Trapani. Déjà, info : on est à pieds (pas de voiture) et en tente.
Je vous fais part, après mes recherches, de ce que j'ai plus ou moins prévu. Jour 1 : Bus + train jusqu'à Milazzo, puis ferry îles éoliennes Jour 2, 3, 4 : îles éoliennes (lesquels ?? dans quel ordre ?) Je voulais au moins Vulcano et Stromboli, mais voilà je me pose une question : pourquoi pas monter le stromboli avec un guide (évidemment), et arriver au sommet de nuit, mais y a-t-il des logements pas trop chers sur cette île ? Car on aura une tente mais j'ai vu que le camping était interdit. Jour 5 : Catane Jour 6 : Montée de l'Etna Jour 7 : Retour à Trapani (train + bus)
Je me pose surtout des questions sur les îles éoliennes : lesquelles sont intéressantes, combien de temps rester sur chacune ? Sachant qu'on est surtout amateures de randonnées ! Milazzo est-elle une ville qui mérite de s'arrêter ? Car selon les horaires de ferry, je ne sais pas si on irait directement au Stromboli le jour 2 et ensuite Vulcano (ou autre, laquelle est la plus chouette ??), ou alors camper sur une autre île et aller au Stromboli après... Stromboli : Montée le matin, l'après midi pour une arrivée de nuit ? Que conseillez vous ? Quel logement sur place?
Voilà, je prends vos suggestions, je reviendrai très certainement dans les jours et semaines à venir quand tout ça se sera précisé un peu!
Merci beaucoup !!! :)
De Denver à Denver: rencontres au cœur de l'Ouest English translation pending
Cinq ans déjà ont passé depuis notre dernière boucle à partir de Salt Lake City, pendant lesquels nous avons effectué trois voyages en Argentine et au Chili. Mais le besoin de revoir l’Ouest américain s’est fait de plus en plus pressant... Retour donc pour une nouvelle boucle à partir de Denver – après une première en 2005 – en passant par White Sands, Havasupai, Page, Snow Canyon, Escalante, Torrey, Moab, Bisti Badlands, Santa Fe, Great Sand Dunes, Crested Butte et les Rocky Mountains. Nous comptions surtout découvrir de nouveaux endroits – mais le temps nous en a parfois empêchés – et nous avons été gâtés sur deux sites encore très peu connus: King of Wings et Delta Pool.
Bonne lecture...

La version avec photos et cartes se trouve ici: carnetsdameriquesetdailleurs.fr/crbst_184...
Index du carnet:
Roswell, White Sands, Sedona, Havasupai Page, Zion, Snow Canyon, Yant FLat Escalante, Zebra Slot, les « jours moins » s'enchaînent... Burr Trail Rd, Notom-Bullfrog Rd, The Tanks Hickman Bridge, Cathedral Valley Strike Valley Overlook, Waterpocket Fold via la Notom-Bullfrog Rd En route pour Moab... Little Wild Horse Canyon, Fisher Towers Moab... Arches NP, Fiery Furnace Moab, toujours... Marching Men, Tower Arch, Parallel Arch Delta Pool Shafer Trail, Musselman Arch, Potash Rd Bisti. Valley of Dreams, King of Wings Sur la route de Santa Fe Kasha-Katuwe Tent Rocks National Monument De Santa Fe à Great Sand Dunes via Taos De Great Sand Dunes à Crested Butte De Crested Butte à Glenwood Springs via le Kebler Pass Rocky Mountain National Park (1) Rocky Mountain NP, Trail Ridge Rd (2) Rocky Mountain NP (3) 18 juin, le départ Renseignements divers
J 1 – 14 mai
Vol sans problème Paris-Francfort sur Lufthansa, où nous retrouvons avec plaisir Angelo & Monika avec qui nous ferons les vols aller et retour. Après une escale de trois heures, l'avion décolle pour Denver avec une heure de retard, sans aucune explication...
Chez Dollar, où nous avons réservé un SUV via rentalcars.com, il n'y en a aucun digne de ce nom, malgré une heure passée sur le parking à chercher et à les inspecter les uns derrière les autres. Nous choisissons finalement un Kia Sorento, de faible garde au sol et qui nous semble juste en longueur pour dormir à l'aise, mais on fera avec. De toute façon il n'y a rien d'autre.
Retour au comptoir de Dollar. Là, la jeune femme qui s'occupe de notre dossier, lymphatique à l'extrême et qui visiblement rêve d'autres horizons, nous propose en insistant lourdement de payer pour prendre l'autoroute qui contourne Denver, car « sinon vous aurez une amende de 100 $ tous les 20 km ». Ça sent très fortement l'arnaque habituelle des loueurs qui tentent lorsqu'ils sont face à des Européens sur les rotules de leur fourguer tout et n'importe quoi en supplément, et nous refusons donc catégoriquement. Elle nous donne notre reçu et nous quittons l'aéroport en laissant 10 $ à une femme dans une guérite pour qu'elle soulève la barrière. Enfin dehors, ouf! Mais on verra au retour que malgré notre vigilance, notre lecture attentive du contrat, etc., certains sont passés maître dans l'art de l'escroquerie. (C'est sans compter avec ma pugnacité...)
Nous rejoignons Castle Rock et La Quinta Inn – très bien – aux alentours de 20 heures, sans avoir eu le temps de nous arrêter au Walmart d'Aurora. D'habitude nous passons la première nuit dans la ville d'arrivée, mais nous décidons de suivre Angelo & Monika qui préfèrent s'éloigner de Denver et descendre plus au sud, vers Colorado Springs. Nous nous couchons aux environs de 22 h 30, après vingt-cinq heures sans dormir.
J 2 – 15 mai
Nous quittons Angelo & Monika qui partent sur Santa Fe et que nous devons retrouver à Moab, début juin. Commence alors la longue descente vers Roswell et l'extrême sud du Nouveau-Mexique, 760 km de route monotone et sans grand intérêt, si l'on excepte quelques belles vues à l'est, sur les Spanish Peaks encore blancs de neige.
Au sud de Trinidad, le désert s'installe, et nous ne le quitterons qu'à l'ouest de Carrizozo. A perte de vue, une herbe rase et terne sous le ciel immense, un horizon que rien ne vient ponctuer. Parfois, un éparpillement de petites vaches noires, puis à nouveau la solitude... Paradoxalement, dans cet environnement desséché, c'est l'eau qui vient à l'esprit, c'est à la mer que l'on pense. La mer qui, autrefois – un autrefois très lointain, il y a 275 millions d'années –, recouvrait le sud de l'Arizona et du Nouveau-Mexique, et l'ouest du Texas. La mer qui, en s'évaporant, a laissé derrière elle cette longue étendue d'un blanc étincelant que l'on apercevra demain, au loin, White Sands, les dunes de gypse, minéral si rare car soluble dans l'eau. Mais cette terre ne connaît plus l'eau...
Nous nous installons au Best Western El Rancho Palacio de Roswell, excellent.
J 3 – 16 mai
J'ai toujours eu envie, si l'on descendait sur White Sands en passant par Roswell, de visiter son musée des Petits Hommes verts. Mais il n'a pas grand intérêt, entre une multitude d'articles plus ou moins fantaisistes et une animation digne de mes années de patronage. De plus, la fatigue aidant, même ce matin, j'ai oublié le Canon. Bon, ça nous aura au moins permis de faire une étape sur la route d'Alamogordo.
Alamogordo, à environ deux heures de là. Le Mexique n'est pas loin. Et la terrible Ciudad Juárez non plus, ville qualifiée par certains de « plus dangereuse au monde » – où entre 1990 et 2000 la vie des jeunes femmes ne tenait qu'à un fil. 4000 d'entre elles y ont été violées et assassinées. Désormais les meurtres sont toujours bien présents, mais c'est le cartel de la drogue qui a pris la relève. Bref, un lieu charmant, plein d'imprévus, que bizarrement on ne brûle pas de découvrir. Il y a beaucoup de Mexicains dans les rues et au motel – Super 8, très bien.
White Sands National Monument (5 $ l'entrée par personne), dans le bassin de Tularosa, à 15 miles à l'ouest d'Alamogordo et au nord du désert de Chihuahua. Phénomène géologique « unique au monde » si l'on en croit le National Park Service : www.nps.gov/whsa/index.htmd'une cinquantaine de kilomètres de long sur quinze de large. On part assez tard, toujours très fatigués. Le ciel est voilé, la lumière grise, et le gypse aussi.
La route est d'abord bitumée, puis laisse la place à une blancheur aveuglante. Le trail d'Alkali Flat se trouve tout au bout et fait une boucle de 8 miles. Le halo du soleil dispense une lumière blafarde, mais la chaleur, elle, est bien présente. (Pourquoi les dunes sont-elles blanches alors que les cristaux de gypse sont translucides? Tout simplement parce que le vent précipite les cristaux les uns contre les autres, ils se rayent, se brisent et s'amalgament, provoquant une diffraction de la lumière. )
Nous nous enregistrons à 16 h 30 et on s'apercevra assez vite que c'est déjà un peu tard étant donné notre état physique et la fatigue accumulée non seulement depuis de longs mois mais aussi depuis le départ.
Nous sommes seuls à aller de piquet rouge en piquet rouge, plantés au sommet des dunes, uniques points de repère pour délimiter le tracé. On imagine ce que ça donnerait si le vent se levait...

Cet environnement particulièrement hostile abrite une vie bien présente: 60 espèces de plantes dont cette verveine que l'on croise en chemin.... et 44 espèces de mammifères, 26 de reptiles, 6 d'amphibiens, une centaine d'espèces d'insectes et 210 d'oiseaux... Ça laisse rêveur. A croire que les dunes sont trouées comme du gruyère et que tout le monde se cache là-dessous pendant les heures du jour.
Les traces se croisent et se recroisent, notamment celles de scarabées longs et noirs, des Darkling Beetles – appelés aussi stinkbugs parce que lorsqu'ils sont dérangés ils distribuent généreusement quelques sprays d'un liquide à forte odeur de kérosène –, qui s'épuisent à essayer de grimper. Un pas en avant, trois en arrière... un en avant, quatre en arrière... un en avant, deux en arrière... La tache semble démesurée.

Nous sommes toujours seuls à crapahuter dans les dunes. Quand le soleil pointe le nez, la chaleur est immédiatement accablante, surtout dans les creux.
Au bout de deux heures à monter et descendre, on aperçoit quelques cabanes qui doivent se trouver à l'endroit où la boucle se referme et retourne au point de départ. On décide de faire demi-tour, il commence à être tard, même si les dunes sont superbes la lumière n'est pas belle, et l'énergie n'est pas au rendez-vous.

Une fois arrivés à la voiture, le soleil montre brièvement le bout de son nez...
Nous apercevons une file de voitures garées le long de la piste et tout un tas de gens dans les dunes, tournés vers l'ouest... En fait nous n'avions pas vu le panneau concernant la Golden Hour, mais ce soir une brume dorée voile l'horizon.
(Si on prévoit un passage par White Sands, il faut absolument consulter le site du parc (voir ci-dessus) si on ne veut pas se casser le nez, car il est bordé par une zone militaire où sont effectués quasi quotidiennement des tirs de missiles, ce qui en exige la fermeture momentanée. C'est la première chose que l'on voit en visitant le site Internet, dans un encadré rouge.)
J 4 - 17 mai
Aujourd'hui, 800 kilomètres nous attendent, entre Alamogordo, Nouveau-Mexique, et Sedona, Arizona. Jusqu'à Carrizozo, à une centaine de miles au nord, la circulation est assez dense et la route rectiligne. Le village, devenu célèbre depuis que J-P Trois14 a visité les lieux ;-), n'est pas aussi triste qu'on l'imaginait. Le vent et la poussière ne l'épargnent pas, mais il est presque pimpant avec ses arbres verts, comparé à certains autres de la région.
Au nord-ouest, à environ cinq miles, surprise : dans les étendues désolées de la vallée de Tularosa, un immense champ de lave aligne ses blocs de basalte au milieu desquels la végétation a trouvé refuge : yuccas, cholas, opuntias, echinocereus, verts et noirs mêlés. L'endroit se nomme Valley of Fires Recreation Area. Nous le traversons comme une flèche, la route est longue et ce n'est pas le moment de s'arrêter.
J'essaie de respecter les limites de vitesse, 50, 55, 65 miles à l'heure, bien que nous soyons seuls au monde, mais bien vite les bonnes résolutions tombent, excepté dans les agglomérations, où 15 miles c'est 15 miles.
La frontière de l'Arizona est enfin là, la terre devient plus rouge, nous pensons à Patrick ;-)
Une fois à Holbrook, la circulation est incessante jusqu'à Flagstaff, les énormes trucks foncent à tombeau ouvert, mais que dire de la bifurcation sur Sedona ! C'est à quoi doivent ressembler les retours de plage au mois d'août. Nous mettrons un temps fou à rejoindre le motel, le Sugarloaf Lodge, à West Sedona, où nous étions en 2007. La ville a explosé, nous ne reconnaissons plus rien.
Très grande et belle chambre n° 6, qui donne en partie sur l'arrière et la jolie piscine. Le propriétaire est un taiseux 100 %, mais ses sourires parcimonieux indiquent qu'il est malgré tout aimable. Nous nous souvenions très bien de lui... Un tour à côté au New Frontiers, supermarché bio extra, pour se composer de délicieuses salades et s'acheter quelques gâteries, et nous rejoignons nos pénates.
J 5 - 18 mai
Repos complet aujourd'hui et demain. Piscine pour moi le matin, ça n'a jamais dû m'arriver dans un motel aux Etats-Unis, tandis qu'Alain lit à l'ombre d'un parasol, puis petite balade à Chimney Rock Loop Hike. La route qui y mène, Coffee Pot Drive, part tout près du motel. Nous croisons en chemin une famille nombreuse de Gambel's Quails. La mère est suivie d'une bonne quinzaine de petits, qui courent dans tous les sens.
Une fois sur place, nous quittons le petit parking, empruntons le chemin et… trouvons évidemment le moyen de nous égarer ! Nous loupons le sentier qui fait le tour de la butte. En fait, c'est de ma faute, car en voyant un gros et grand tas de pierres cylindrique enserré dans un filet métallique au milieu du sentier, j'ai cru que c’était pour indiquer qu’il ne fallait pas passer par là. Or c'était un cairn moderne ;-).
Nous grimpons donc jusqu’au sommet, au pied de la « cheminée » ou plutôt des cheminées, d’où la vue est magnifique, puis nous errons ensuite un certain temps, passant des éboulis aux à-pics vertigineux puis aux buissons de manzanitas…, mais on finit par y arriver! Je veux dire arriver sur le chemin par lequel on était montés et qu'on a repris en sens inverse.

A Sedona, nous cherchons le supermarché Basha. Alain va se renseigner au Visitor Info, mais un couple d'Américains qui entend la question lui indique immédiatement le chemin et lui donne même une carte de réduction!...
J 6 - 19 mai
Le matin, Jordan Trail. Nous payons 5 $ pour nous garer sur le parking de terre. Le sentier démarre bien, mais ensuite il est très mal indiqué lorsqu'il rejoint la route – ce qui nous étonne de la part des Américains – et on a le choix entre traverser et se retrouver dans les broussailles, ou poursuivre sur une dizaine de mètres et être de nouveau devant un choix cornélien : car il y a deux départs entre de gros rondins.
Au bout d'un certain temps, on retourne sur nos pas, n'ayant pas envie de nous fourrer dans une nouvelle galère...(On a bien un GPS, mais il reste bien au chaud au fond du sac à dos ;-) Il nous sert surtout à retrouver éventuellement la voiture.)
Le soir, Shuerman Mountain. Superbe sentier qui monte au sommet de la colline puis continue sur un quart de mile pour dominer Cathedral Rock et toute la vallée à ses pieds.

J 7 – 20 mai
Nous quittons le Sugarloaf où nous étions si bien, ainsi que son propriétaire silencieux.
En remontant Oak Creek Canyon nous pique-niquons au bord de l'eau. Les pentes boisées sont abruptes et nous nous faisons la remarque que s'il y avait le feu, avec le vent incessant qui nous poursuit depuis le Nouveau-Mexique, ça pourrait être catastrophique. On ne croyait pas si bien dire, et la suite confirmera nos craintes...
Loooongue route, ou plutôt autoroute, pour Havasupai... Ça n'en finit pas... Sortie pour Seligman, sur la Route 66, puis bifurcation à droite sur la Route 18. Jusqu'au Hualapai Hilltop, il y a encore 100 km de route déserte, de longues lignes droites sur le plateau, entrecoupées de courbes qui sinuent à travers les collines de genévriers. Et, toujours, le ciel immense.
Avant d'arriver, on sent le gouffre du canyon, tout comme on sent la mer avant de la voir. Le vide est quasi palpable, il manque quelque chose au-dessous mais c'est pourtant au-dessus que cela se passe. Les voitures – vides – s'alignent les unes derrière les autres au pied de la paroi sur un bon kilomètre jusqu'au parking bondé, et là, miracle, à quelques mètres du départ du sentier, il y a juste une place pour nous entre deux 4 x 4. Nous sommes quasi seuls...
Le cheval du gardien qui habite une petite maison de bois plantée au bord du vide broute avec délicatesse le gravier poussiéreux.
Derrière lui s’ouvre, magnifique, le canyon du Colorado…

J 8 - 21 mai
Réveil à 5 h 30, après une nuit dans le silence du monde... Le Kio Sorento est finalement plus long que ce que nous pensions et nous avons relativement bien dormi, même si nos pieds touchaient la porte du coffre.
La vue est magnifique, mais il faut faire attention où on met les pieds durant toute la descente, très raide, car ce sont en partie des marches couvertes de gravier extrêmement glissant.
On arrive ensuite dans une vallée relativement plate avant d'entrer dans le canyon, splendide, qui vaut à lui tout seul de se rendre au village de Supai.
On commence à apercevoir les premiers peupliers, c'est bon signe...

Nous croisons maintenant régulièrement des trains de mules. Il ne fait pas bon être mule – ou cheval, il y en a également – par ici. Elles passent leurs journées à monter et descendre dans le canyon, croulant sous la charge, liées à la mule précédente par une corde et parfois harcelées et incendiées pour augmenter l’allure. Curieusement, ce sont les Supais les plus gros, pour ne pas dire obèses, les plus désagréables avec elles.
Un panneau, « Vous êtes presque arrivés », oui, sauf que ça n'en finit pas, le sentier se coule sous les peupliers, le long d'un petit canal de dérivation. C'est très agréable, d'accord, mais on commence à en avoir plein les baskets et on a hâte d'arriver.
Enfin, nous arrivons au village, dominé par deux monolithes, the Watchers, et entouré de plusieurs rangées de barbelé, sans doute pour que les bêtes ne prennent pas la poudre d'escampette.

Ah, mais il ne faut pas croire que c'est gagné, non, un chemin le contourne entièrement. Je demande à une Supai où se trouve le lodge et je n'ai pas le temps de finir de poser ma question qu'elle se met à me rouler des yeux de Nosferatu et à hurler je ne sais quoi... Bon, celle-ci est apparemment complètement à l'ouest...
Heureusement, le lodge est tout près. Nous entrons... Il n'y a personne... Au bout de quelques minutes, nous nous rendons compte qu’une femme est assise derrière le comptoir, juste au-dessous de nous, qui nous ignore totalement. Quand elle voit que nous l'avons repérée, sans nous dire bonjour ni même nous jeter un regard, elle nous dit, en pointant du doigt la pendule accrochée au mur derrière elle: « Check-in à 1 heure, il est 10 heures ! » Interloqués, nous lui demandons s'il n'y a pas une chambre de faite mais elle se contente de répondre : « Check-in à 1 heure, il est 10 heures ! » Nous nous asseyons dans les fauteuils de l'office, plutôt furieux d'un tel accueil, mais cinq minutes plus tard elle se lève et nous ordonne : « Outside ! Je vais chercher de l'argent! » Nous lui faisons répéter, croyant avoir mal entendu, et elle nous dit une nouvelle fois: « Outside! » Nous sommes hors de nous et partons en claquant la porte tellement fort que j'ai bien cru qu'elle sortait de ses gonds!
Une fois dehors, nous nous asseyons, bien décidés à attendre son retour, qui s'éternise, car en fait elle voulait juste qu'on s'en aille et a inventé un prétexte pour nous mettre dehors. Il faut savoir que le lodge ferme à 5 heures, que lorsqu'on vient de faire 16 km à pied on n'a pas envie de faire un aller-retour aux chutes avec les sacs sur le dos – ce qui représente quand même, pour les plus éloignées, 10 miles supplémentaires (16 km) et 4 pour Havasu –, puis revenir faire le check-in à 1 heure et repartir de nouveau pour les chutes! Donc nous attendons, et pendant ce temps un Supai d'une trentaine d'années, grand et mince – ce qui est rarissime et mérite d'être signalé –, passe et repasse, étonné que ce soit fermé. Puis la femme revient vers 11 heures en nous jetant un regard noir et, des fois qu'on n'aurait toujours pas compris, nous lance au passage : « Check-in: 1 heure !! » Heureusement, le même Supai entre peu après elle et ressort avec la formule magique: nous pouvons prendre la chambre ! Ouuuuuf ! Tandis qu'on attendait, deux jeunes Belges sont arrivés et ont trouvé porte close. Au bout d'un moment, ils ont choisi de repartir aux chutes et nous les retrouverons plus tard à Havasu Falls.
Nous faisons le check-in, tout de même 242 $ pour une seule nuit, en payant pour la première fois en vingt ans sur une réserve indienne des taxes, et des taxes sur les taxes :-(
Et sur ce, nous partons déposer les affaires dans notre chambre... Hmmmm... Le nid douillet s'annonce à la hauteur du prix de la chambre, soit 145 $ hors taxes...

Bon, c’est pas tout ça, mais on est venus pour voir les chutes, alors en route pour Havasu en passant d’abord par Navajo Falls. Evidemment, on commence par se perdre, en traversant la rivière et en partant sur la gauche, donc du mauvais côté. On a l'habitude... ;-)
Au bout d'un certain temps, quelque chose cloche, on ne rencontre absolument personne, et on se dit qu'on ferait bien de revenir sur nos pas. Mais de retour au petit pont, au lieu de le retraverser, on file tout droit sur la rive gauche de la rivière. Deux cents mètres plus loin, un jeune Supai, sur le pas de sa porte, nous regarde arriver. Avec un sourire jusqu'aux oreilles il nous lance : « Vous êtes perdus, non ? Ha ha! Comme tout le monde! » (Ouf, l'honneur est sauf!) Et il nous propose très aimablement de nous remettre sur le bon chemin.
Maintenant que nous avons quelques kilomètres supplémentaires dans les jambes, nous voilà repartis. Le chemin ressemble désormais à une piste forestière, large et argileuse. Les dégâts causés par la rupture du barrage en terre de Redlands, en 2008, sont encore bien visibles, l'eau a tout emporté sur son passage, les berges mais aussi des pans de falaise entiers et les arbres qui poussaient le long du Colorado. Le tout a un air de désolation, arbres morts enchevêtrés, certains encore en équilibre, suspendus entre terre rouge et ciel indigo, pourtant la relève semble assurée...
Le soleil tape maintenant très fort. Nous dépassons les premières chutes sans nous arrêter, elles ne nous tentent pas plus que ça. Ce mince ruban d'eau turquoise qui passe lentement devant nous, est-ce vraiment le Colorado, si tumultueux en amont, si déchaîné, si pressé d'aller se jeter dans la mer de Cortés en déposant généreusement au passage ses alluvions sur l'Isla Montague? Mais non! C'est le Havasu Creek! (Merci Alain-Pierre! 😉)

Enfin, voici Havasu Fall (il n'y en a plus qu'une), tant attendue... La chute, magnifique, se précipite du haut de la falaise dans une vasque d'eau turquoise. La première chose que l'on aperçoit ensuite c'est le monde, beaucoup de monde, dans l'eau, sur les rochers, sur le sable, au-dessus, au-dessous, dedans, derrière la chute... Les jeunes Belges sont là, eux aussi. Difficile de prendre des photos, il faut être attentif et saisir le moment où, miracle, il n'y a quasi plus personne dans l'objectif.

Sur les serviettes il n'y a pas que les hommes... ;-)
Pendant longtemps, un groupe d'une dizaine de personnes crient au pied du tourbillon d'écume blanche, un homme plonge, la chute l'avale, il disparaît, réapparaît un instant sur la roche, derrière. Une fille veut faire la même chose mais visiblement elle est coincée de l'autre côté, ne peut plus revenir, appelle... Moment d'angoisse chez ses copains, qui dure... Et puis la voilà, comme recrachée par la chute.
L'endroit a complètement changé si on le compare aux photos publiées il y a plusieurs années, les larges vasques en terrasses, par exemple, ont en partie disparu.
Bien plus tard, lorsque l'ombre prend possession des lieux, nous rentrons à Supai, je suis un peu déçue de ne pas avoir pu faire de photos comme je l'aurais voulu. L'endroit serait vraiment paradisiaque s'il était ignoré des hommes. C'est un mélange d'Agua Azul et de Misol-Ha, au Chiapas (Mexique), pour ceux qui connaissent, même si les berges mexicaines n'ont pas eu à subir de rupture de barrage...
Nous arrivons au lodge en même temps que les jeunes Belges, à 18 h 30, alors qu’eux n’ont pas encore pris possession de leur chambre. Or tout est fermé jusqu’à demain 8 heures! Pas de panique, nous leur proposons si besoin de partager notre charmant petit nid. ;-) Apercevant un écriteau, « manager », ils frappent à la porte. Elle s’entrouvre de 5 cm, laissant voir un énorme bras et échapper un grognement, puis se referme... Quelques minutes plus tard, comme ils sont toujours là, et nous avec, elle s’entrouvre à nouveau, et cette fois ce n’est plus le bras mais le visage d’une femme détestable, particulièrement antipathique, qui apparaît. Ils montrent leur réservation, insistent pour avoir la clef, qu'elle leur remet de mauvaise grâce en leur claquant immédiatement la porte au nez!
La porte de notre chambre est en ruine, la fenêtre à l'intérieur également. Je n'ai jamais vu un tel hébergement dans une réserve indienne, en général ils sont toujours haut de gamme et superbement décorés. Et tout cela, je me répète, pour 145 $ la nuit hors taxes! Auxquels s'ajoutent les droits d'entrée pour deux personnes sur la réserve: 70 $. Mais le plus beau c'est que les taxes (qui ne sont pourtant jamais appliquées par les autochtones sur les réserves car eux-mêmes n’y sont pas soumis) ont été ajoutées aux taxes locales et aux droits d'entrée. On ne s'en est aperçus que le lendemain soir. Heureusement, les habitants du village, excepté la première femme à qui nous avons demandé le chemin du lodge, étaient nettement plus aimables !
Le soir, extinction des feux à 8 heures, et à 8 heures 5 on était en plein rêve... Ça ne nous était encore jamais arrivé !

J 9 - 22 mai
5 heures, premières lueurs du jour. 5 h 30, départ au petit matin. Déjà les Supais s'activent... En passant près d'un abricotier qui, lui, est à l'intérieur de l'enceinte du village, nous trouvons quatre beaux abricots fraîchement tombés dans le sable du chemin. Ils se révéleront délicieux...
Nous avons mis trois heures et demie pour descendre, nous mettons quatre heures et quart pour remonter. Le canyon est toujours aussi beau. Nous croisons assez vite les premiers randonneurs, on se demande à quelle heure ils sont partis, probablement comme les trois jeunes qui ont quitté le hilltop, l'avant-veille, à 19 h 30 !
Au bout de trois heures environ, les premières mules nous dépassent, menées par des Supais, pas toujours sympa avec elles... Plusieurs montent des chevaux alors qu'eux-mêmes, comme je l'ai dit, sont obèses. Il ne fait pas bon être mule ou cheval dans ce coin-là, monter, descendre, monter, descendre, jour après jour, chargés comme... des mules!

En bas les chiens paressent sur leurs serviette de bain, dans la montée ils sont de corvée d’eau ;-)
On amorce maintenant les lacets serrés dans la falaise à pic pour rejoindre le hilltop..... doublés par les petites mules, qui grimpent avec persévérance.
Après dix miles de remontée, soit seize kilomètres, on commence à être sur les rotules, comme tous les jeunes qui arrivent après nous. Ça nous remonte le moral ;-)).
Les deux jeunes Belges avaient choisi de faire le chemin à dos de mule et ils ne nous ont pas dépassés. On les voit arriver environ trois quarts d'heure plus tard, frais comme des gardons et enchantés du voyage.
Nous reprenons la route...

A suivre...

La version avec photos et cartes se trouve ici: carnetsdameriquesetdailleurs.fr/crbst_184...
Index du carnet:
Roswell, White Sands, Sedona, Havasupai Page, Zion, Snow Canyon, Yant FLat Escalante, Zebra Slot, les « jours moins » s'enchaînent... Burr Trail Rd, Notom-Bullfrog Rd, The Tanks Hickman Bridge, Cathedral Valley Strike Valley Overlook, Waterpocket Fold via la Notom-Bullfrog Rd En route pour Moab... Little Wild Horse Canyon, Fisher Towers Moab... Arches NP, Fiery Furnace Moab, toujours... Marching Men, Tower Arch, Parallel Arch Delta Pool Shafer Trail, Musselman Arch, Potash Rd Bisti. Valley of Dreams, King of Wings Sur la route de Santa Fe Kasha-Katuwe Tent Rocks National Monument De Santa Fe à Great Sand Dunes via Taos De Great Sand Dunes à Crested Butte De Crested Butte à Glenwood Springs via le Kebler Pass Rocky Mountain National Park (1) Rocky Mountain NP, Trail Ridge Rd (2) Rocky Mountain NP (3) 18 juin, le départ Renseignements divers
J 1 – 14 mai
Vol sans problème Paris-Francfort sur Lufthansa, où nous retrouvons avec plaisir Angelo & Monika avec qui nous ferons les vols aller et retour. Après une escale de trois heures, l'avion décolle pour Denver avec une heure de retard, sans aucune explication...
Chez Dollar, où nous avons réservé un SUV via rentalcars.com, il n'y en a aucun digne de ce nom, malgré une heure passée sur le parking à chercher et à les inspecter les uns derrière les autres. Nous choisissons finalement un Kia Sorento, de faible garde au sol et qui nous semble juste en longueur pour dormir à l'aise, mais on fera avec. De toute façon il n'y a rien d'autre.
Retour au comptoir de Dollar. Là, la jeune femme qui s'occupe de notre dossier, lymphatique à l'extrême et qui visiblement rêve d'autres horizons, nous propose en insistant lourdement de payer pour prendre l'autoroute qui contourne Denver, car « sinon vous aurez une amende de 100 $ tous les 20 km ». Ça sent très fortement l'arnaque habituelle des loueurs qui tentent lorsqu'ils sont face à des Européens sur les rotules de leur fourguer tout et n'importe quoi en supplément, et nous refusons donc catégoriquement. Elle nous donne notre reçu et nous quittons l'aéroport en laissant 10 $ à une femme dans une guérite pour qu'elle soulève la barrière. Enfin dehors, ouf! Mais on verra au retour que malgré notre vigilance, notre lecture attentive du contrat, etc., certains sont passés maître dans l'art de l'escroquerie. (C'est sans compter avec ma pugnacité...)
Nous rejoignons Castle Rock et La Quinta Inn – très bien – aux alentours de 20 heures, sans avoir eu le temps de nous arrêter au Walmart d'Aurora. D'habitude nous passons la première nuit dans la ville d'arrivée, mais nous décidons de suivre Angelo & Monika qui préfèrent s'éloigner de Denver et descendre plus au sud, vers Colorado Springs. Nous nous couchons aux environs de 22 h 30, après vingt-cinq heures sans dormir.
J 2 – 15 mai
Nous quittons Angelo & Monika qui partent sur Santa Fe et que nous devons retrouver à Moab, début juin. Commence alors la longue descente vers Roswell et l'extrême sud du Nouveau-Mexique, 760 km de route monotone et sans grand intérêt, si l'on excepte quelques belles vues à l'est, sur les Spanish Peaks encore blancs de neige.
Au sud de Trinidad, le désert s'installe, et nous ne le quitterons qu'à l'ouest de Carrizozo. A perte de vue, une herbe rase et terne sous le ciel immense, un horizon que rien ne vient ponctuer. Parfois, un éparpillement de petites vaches noires, puis à nouveau la solitude... Paradoxalement, dans cet environnement desséché, c'est l'eau qui vient à l'esprit, c'est à la mer que l'on pense. La mer qui, autrefois – un autrefois très lointain, il y a 275 millions d'années –, recouvrait le sud de l'Arizona et du Nouveau-Mexique, et l'ouest du Texas. La mer qui, en s'évaporant, a laissé derrière elle cette longue étendue d'un blanc étincelant que l'on apercevra demain, au loin, White Sands, les dunes de gypse, minéral si rare car soluble dans l'eau. Mais cette terre ne connaît plus l'eau...
Nous nous installons au Best Western El Rancho Palacio de Roswell, excellent.
J 3 – 16 mai
J'ai toujours eu envie, si l'on descendait sur White Sands en passant par Roswell, de visiter son musée des Petits Hommes verts. Mais il n'a pas grand intérêt, entre une multitude d'articles plus ou moins fantaisistes et une animation digne de mes années de patronage. De plus, la fatigue aidant, même ce matin, j'ai oublié le Canon. Bon, ça nous aura au moins permis de faire une étape sur la route d'Alamogordo.
Alamogordo, à environ deux heures de là. Le Mexique n'est pas loin. Et la terrible Ciudad Juárez non plus, ville qualifiée par certains de « plus dangereuse au monde » – où entre 1990 et 2000 la vie des jeunes femmes ne tenait qu'à un fil. 4000 d'entre elles y ont été violées et assassinées. Désormais les meurtres sont toujours bien présents, mais c'est le cartel de la drogue qui a pris la relève. Bref, un lieu charmant, plein d'imprévus, que bizarrement on ne brûle pas de découvrir. Il y a beaucoup de Mexicains dans les rues et au motel – Super 8, très bien.
White Sands National Monument (5 $ l'entrée par personne), dans le bassin de Tularosa, à 15 miles à l'ouest d'Alamogordo et au nord du désert de Chihuahua. Phénomène géologique « unique au monde » si l'on en croit le National Park Service : www.nps.gov/whsa/index.htmd'une cinquantaine de kilomètres de long sur quinze de large. On part assez tard, toujours très fatigués. Le ciel est voilé, la lumière grise, et le gypse aussi.
La route est d'abord bitumée, puis laisse la place à une blancheur aveuglante. Le trail d'Alkali Flat se trouve tout au bout et fait une boucle de 8 miles. Le halo du soleil dispense une lumière blafarde, mais la chaleur, elle, est bien présente. (Pourquoi les dunes sont-elles blanches alors que les cristaux de gypse sont translucides? Tout simplement parce que le vent précipite les cristaux les uns contre les autres, ils se rayent, se brisent et s'amalgament, provoquant une diffraction de la lumière. )
Nous nous enregistrons à 16 h 30 et on s'apercevra assez vite que c'est déjà un peu tard étant donné notre état physique et la fatigue accumulée non seulement depuis de longs mois mais aussi depuis le départ.
Nous sommes seuls à aller de piquet rouge en piquet rouge, plantés au sommet des dunes, uniques points de repère pour délimiter le tracé. On imagine ce que ça donnerait si le vent se levait...

Cet environnement particulièrement hostile abrite une vie bien présente: 60 espèces de plantes dont cette verveine que l'on croise en chemin.... et 44 espèces de mammifères, 26 de reptiles, 6 d'amphibiens, une centaine d'espèces d'insectes et 210 d'oiseaux... Ça laisse rêveur. A croire que les dunes sont trouées comme du gruyère et que tout le monde se cache là-dessous pendant les heures du jour.
Les traces se croisent et se recroisent, notamment celles de scarabées longs et noirs, des Darkling Beetles – appelés aussi stinkbugs parce que lorsqu'ils sont dérangés ils distribuent généreusement quelques sprays d'un liquide à forte odeur de kérosène –, qui s'épuisent à essayer de grimper. Un pas en avant, trois en arrière... un en avant, quatre en arrière... un en avant, deux en arrière... La tache semble démesurée.

Nous sommes toujours seuls à crapahuter dans les dunes. Quand le soleil pointe le nez, la chaleur est immédiatement accablante, surtout dans les creux.
Au bout de deux heures à monter et descendre, on aperçoit quelques cabanes qui doivent se trouver à l'endroit où la boucle se referme et retourne au point de départ. On décide de faire demi-tour, il commence à être tard, même si les dunes sont superbes la lumière n'est pas belle, et l'énergie n'est pas au rendez-vous.

Une fois arrivés à la voiture, le soleil montre brièvement le bout de son nez...
Nous apercevons une file de voitures garées le long de la piste et tout un tas de gens dans les dunes, tournés vers l'ouest... En fait nous n'avions pas vu le panneau concernant la Golden Hour, mais ce soir une brume dorée voile l'horizon.
(Si on prévoit un passage par White Sands, il faut absolument consulter le site du parc (voir ci-dessus) si on ne veut pas se casser le nez, car il est bordé par une zone militaire où sont effectués quasi quotidiennement des tirs de missiles, ce qui en exige la fermeture momentanée. C'est la première chose que l'on voit en visitant le site Internet, dans un encadré rouge.)
J 4 - 17 mai
Aujourd'hui, 800 kilomètres nous attendent, entre Alamogordo, Nouveau-Mexique, et Sedona, Arizona. Jusqu'à Carrizozo, à une centaine de miles au nord, la circulation est assez dense et la route rectiligne. Le village, devenu célèbre depuis que J-P Trois14 a visité les lieux ;-), n'est pas aussi triste qu'on l'imaginait. Le vent et la poussière ne l'épargnent pas, mais il est presque pimpant avec ses arbres verts, comparé à certains autres de la région.
Au nord-ouest, à environ cinq miles, surprise : dans les étendues désolées de la vallée de Tularosa, un immense champ de lave aligne ses blocs de basalte au milieu desquels la végétation a trouvé refuge : yuccas, cholas, opuntias, echinocereus, verts et noirs mêlés. L'endroit se nomme Valley of Fires Recreation Area. Nous le traversons comme une flèche, la route est longue et ce n'est pas le moment de s'arrêter.
J'essaie de respecter les limites de vitesse, 50, 55, 65 miles à l'heure, bien que nous soyons seuls au monde, mais bien vite les bonnes résolutions tombent, excepté dans les agglomérations, où 15 miles c'est 15 miles.
La frontière de l'Arizona est enfin là, la terre devient plus rouge, nous pensons à Patrick ;-)
Une fois à Holbrook, la circulation est incessante jusqu'à Flagstaff, les énormes trucks foncent à tombeau ouvert, mais que dire de la bifurcation sur Sedona ! C'est à quoi doivent ressembler les retours de plage au mois d'août. Nous mettrons un temps fou à rejoindre le motel, le Sugarloaf Lodge, à West Sedona, où nous étions en 2007. La ville a explosé, nous ne reconnaissons plus rien.
Très grande et belle chambre n° 6, qui donne en partie sur l'arrière et la jolie piscine. Le propriétaire est un taiseux 100 %, mais ses sourires parcimonieux indiquent qu'il est malgré tout aimable. Nous nous souvenions très bien de lui... Un tour à côté au New Frontiers, supermarché bio extra, pour se composer de délicieuses salades et s'acheter quelques gâteries, et nous rejoignons nos pénates.
J 5 - 18 mai
Repos complet aujourd'hui et demain. Piscine pour moi le matin, ça n'a jamais dû m'arriver dans un motel aux Etats-Unis, tandis qu'Alain lit à l'ombre d'un parasol, puis petite balade à Chimney Rock Loop Hike. La route qui y mène, Coffee Pot Drive, part tout près du motel. Nous croisons en chemin une famille nombreuse de Gambel's Quails. La mère est suivie d'une bonne quinzaine de petits, qui courent dans tous les sens.
Une fois sur place, nous quittons le petit parking, empruntons le chemin et… trouvons évidemment le moyen de nous égarer ! Nous loupons le sentier qui fait le tour de la butte. En fait, c'est de ma faute, car en voyant un gros et grand tas de pierres cylindrique enserré dans un filet métallique au milieu du sentier, j'ai cru que c’était pour indiquer qu’il ne fallait pas passer par là. Or c'était un cairn moderne ;-).
Nous grimpons donc jusqu’au sommet, au pied de la « cheminée » ou plutôt des cheminées, d’où la vue est magnifique, puis nous errons ensuite un certain temps, passant des éboulis aux à-pics vertigineux puis aux buissons de manzanitas…, mais on finit par y arriver! Je veux dire arriver sur le chemin par lequel on était montés et qu'on a repris en sens inverse.

A Sedona, nous cherchons le supermarché Basha. Alain va se renseigner au Visitor Info, mais un couple d'Américains qui entend la question lui indique immédiatement le chemin et lui donne même une carte de réduction!...
J 6 - 19 mai
Le matin, Jordan Trail. Nous payons 5 $ pour nous garer sur le parking de terre. Le sentier démarre bien, mais ensuite il est très mal indiqué lorsqu'il rejoint la route – ce qui nous étonne de la part des Américains – et on a le choix entre traverser et se retrouver dans les broussailles, ou poursuivre sur une dizaine de mètres et être de nouveau devant un choix cornélien : car il y a deux départs entre de gros rondins.
Au bout d'un certain temps, on retourne sur nos pas, n'ayant pas envie de nous fourrer dans une nouvelle galère...(On a bien un GPS, mais il reste bien au chaud au fond du sac à dos ;-) Il nous sert surtout à retrouver éventuellement la voiture.)
Le soir, Shuerman Mountain. Superbe sentier qui monte au sommet de la colline puis continue sur un quart de mile pour dominer Cathedral Rock et toute la vallée à ses pieds.

J 7 – 20 mai
Nous quittons le Sugarloaf où nous étions si bien, ainsi que son propriétaire silencieux.
En remontant Oak Creek Canyon nous pique-niquons au bord de l'eau. Les pentes boisées sont abruptes et nous nous faisons la remarque que s'il y avait le feu, avec le vent incessant qui nous poursuit depuis le Nouveau-Mexique, ça pourrait être catastrophique. On ne croyait pas si bien dire, et la suite confirmera nos craintes...
Loooongue route, ou plutôt autoroute, pour Havasupai... Ça n'en finit pas... Sortie pour Seligman, sur la Route 66, puis bifurcation à droite sur la Route 18. Jusqu'au Hualapai Hilltop, il y a encore 100 km de route déserte, de longues lignes droites sur le plateau, entrecoupées de courbes qui sinuent à travers les collines de genévriers. Et, toujours, le ciel immense.
Avant d'arriver, on sent le gouffre du canyon, tout comme on sent la mer avant de la voir. Le vide est quasi palpable, il manque quelque chose au-dessous mais c'est pourtant au-dessus que cela se passe. Les voitures – vides – s'alignent les unes derrière les autres au pied de la paroi sur un bon kilomètre jusqu'au parking bondé, et là, miracle, à quelques mètres du départ du sentier, il y a juste une place pour nous entre deux 4 x 4. Nous sommes quasi seuls...
Le cheval du gardien qui habite une petite maison de bois plantée au bord du vide broute avec délicatesse le gravier poussiéreux.
Derrière lui s’ouvre, magnifique, le canyon du Colorado…

J 8 - 21 mai
Réveil à 5 h 30, après une nuit dans le silence du monde... Le Kio Sorento est finalement plus long que ce que nous pensions et nous avons relativement bien dormi, même si nos pieds touchaient la porte du coffre.
La vue est magnifique, mais il faut faire attention où on met les pieds durant toute la descente, très raide, car ce sont en partie des marches couvertes de gravier extrêmement glissant.
On arrive ensuite dans une vallée relativement plate avant d'entrer dans le canyon, splendide, qui vaut à lui tout seul de se rendre au village de Supai.
On commence à apercevoir les premiers peupliers, c'est bon signe...

Nous croisons maintenant régulièrement des trains de mules. Il ne fait pas bon être mule – ou cheval, il y en a également – par ici. Elles passent leurs journées à monter et descendre dans le canyon, croulant sous la charge, liées à la mule précédente par une corde et parfois harcelées et incendiées pour augmenter l’allure. Curieusement, ce sont les Supais les plus gros, pour ne pas dire obèses, les plus désagréables avec elles.
Un panneau, « Vous êtes presque arrivés », oui, sauf que ça n'en finit pas, le sentier se coule sous les peupliers, le long d'un petit canal de dérivation. C'est très agréable, d'accord, mais on commence à en avoir plein les baskets et on a hâte d'arriver.
Enfin, nous arrivons au village, dominé par deux monolithes, the Watchers, et entouré de plusieurs rangées de barbelé, sans doute pour que les bêtes ne prennent pas la poudre d'escampette.

Ah, mais il ne faut pas croire que c'est gagné, non, un chemin le contourne entièrement. Je demande à une Supai où se trouve le lodge et je n'ai pas le temps de finir de poser ma question qu'elle se met à me rouler des yeux de Nosferatu et à hurler je ne sais quoi... Bon, celle-ci est apparemment complètement à l'ouest...
Heureusement, le lodge est tout près. Nous entrons... Il n'y a personne... Au bout de quelques minutes, nous nous rendons compte qu’une femme est assise derrière le comptoir, juste au-dessous de nous, qui nous ignore totalement. Quand elle voit que nous l'avons repérée, sans nous dire bonjour ni même nous jeter un regard, elle nous dit, en pointant du doigt la pendule accrochée au mur derrière elle: « Check-in à 1 heure, il est 10 heures ! » Interloqués, nous lui demandons s'il n'y a pas une chambre de faite mais elle se contente de répondre : « Check-in à 1 heure, il est 10 heures ! » Nous nous asseyons dans les fauteuils de l'office, plutôt furieux d'un tel accueil, mais cinq minutes plus tard elle se lève et nous ordonne : « Outside ! Je vais chercher de l'argent! » Nous lui faisons répéter, croyant avoir mal entendu, et elle nous dit une nouvelle fois: « Outside! » Nous sommes hors de nous et partons en claquant la porte tellement fort que j'ai bien cru qu'elle sortait de ses gonds!
Une fois dehors, nous nous asseyons, bien décidés à attendre son retour, qui s'éternise, car en fait elle voulait juste qu'on s'en aille et a inventé un prétexte pour nous mettre dehors. Il faut savoir que le lodge ferme à 5 heures, que lorsqu'on vient de faire 16 km à pied on n'a pas envie de faire un aller-retour aux chutes avec les sacs sur le dos – ce qui représente quand même, pour les plus éloignées, 10 miles supplémentaires (16 km) et 4 pour Havasu –, puis revenir faire le check-in à 1 heure et repartir de nouveau pour les chutes! Donc nous attendons, et pendant ce temps un Supai d'une trentaine d'années, grand et mince – ce qui est rarissime et mérite d'être signalé –, passe et repasse, étonné que ce soit fermé. Puis la femme revient vers 11 heures en nous jetant un regard noir et, des fois qu'on n'aurait toujours pas compris, nous lance au passage : « Check-in: 1 heure !! » Heureusement, le même Supai entre peu après elle et ressort avec la formule magique: nous pouvons prendre la chambre ! Ouuuuuf ! Tandis qu'on attendait, deux jeunes Belges sont arrivés et ont trouvé porte close. Au bout d'un moment, ils ont choisi de repartir aux chutes et nous les retrouverons plus tard à Havasu Falls.
Nous faisons le check-in, tout de même 242 $ pour une seule nuit, en payant pour la première fois en vingt ans sur une réserve indienne des taxes, et des taxes sur les taxes :-(
Et sur ce, nous partons déposer les affaires dans notre chambre... Hmmmm... Le nid douillet s'annonce à la hauteur du prix de la chambre, soit 145 $ hors taxes...

Bon, c’est pas tout ça, mais on est venus pour voir les chutes, alors en route pour Havasu en passant d’abord par Navajo Falls. Evidemment, on commence par se perdre, en traversant la rivière et en partant sur la gauche, donc du mauvais côté. On a l'habitude... ;-)
Au bout d'un certain temps, quelque chose cloche, on ne rencontre absolument personne, et on se dit qu'on ferait bien de revenir sur nos pas. Mais de retour au petit pont, au lieu de le retraverser, on file tout droit sur la rive gauche de la rivière. Deux cents mètres plus loin, un jeune Supai, sur le pas de sa porte, nous regarde arriver. Avec un sourire jusqu'aux oreilles il nous lance : « Vous êtes perdus, non ? Ha ha! Comme tout le monde! » (Ouf, l'honneur est sauf!) Et il nous propose très aimablement de nous remettre sur le bon chemin.
Maintenant que nous avons quelques kilomètres supplémentaires dans les jambes, nous voilà repartis. Le chemin ressemble désormais à une piste forestière, large et argileuse. Les dégâts causés par la rupture du barrage en terre de Redlands, en 2008, sont encore bien visibles, l'eau a tout emporté sur son passage, les berges mais aussi des pans de falaise entiers et les arbres qui poussaient le long du Colorado. Le tout a un air de désolation, arbres morts enchevêtrés, certains encore en équilibre, suspendus entre terre rouge et ciel indigo, pourtant la relève semble assurée...
Le soleil tape maintenant très fort. Nous dépassons les premières chutes sans nous arrêter, elles ne nous tentent pas plus que ça. Ce mince ruban d'eau turquoise qui passe lentement devant nous, est-ce vraiment le Colorado, si tumultueux en amont, si déchaîné, si pressé d'aller se jeter dans la mer de Cortés en déposant généreusement au passage ses alluvions sur l'Isla Montague? Mais non! C'est le Havasu Creek! (Merci Alain-Pierre! 😉)

Enfin, voici Havasu Fall (il n'y en a plus qu'une), tant attendue... La chute, magnifique, se précipite du haut de la falaise dans une vasque d'eau turquoise. La première chose que l'on aperçoit ensuite c'est le monde, beaucoup de monde, dans l'eau, sur les rochers, sur le sable, au-dessus, au-dessous, dedans, derrière la chute... Les jeunes Belges sont là, eux aussi. Difficile de prendre des photos, il faut être attentif et saisir le moment où, miracle, il n'y a quasi plus personne dans l'objectif.

Sur les serviettes il n'y a pas que les hommes... ;-)
Pendant longtemps, un groupe d'une dizaine de personnes crient au pied du tourbillon d'écume blanche, un homme plonge, la chute l'avale, il disparaît, réapparaît un instant sur la roche, derrière. Une fille veut faire la même chose mais visiblement elle est coincée de l'autre côté, ne peut plus revenir, appelle... Moment d'angoisse chez ses copains, qui dure... Et puis la voilà, comme recrachée par la chute.
L'endroit a complètement changé si on le compare aux photos publiées il y a plusieurs années, les larges vasques en terrasses, par exemple, ont en partie disparu.
Bien plus tard, lorsque l'ombre prend possession des lieux, nous rentrons à Supai, je suis un peu déçue de ne pas avoir pu faire de photos comme je l'aurais voulu. L'endroit serait vraiment paradisiaque s'il était ignoré des hommes. C'est un mélange d'Agua Azul et de Misol-Ha, au Chiapas (Mexique), pour ceux qui connaissent, même si les berges mexicaines n'ont pas eu à subir de rupture de barrage...
Nous arrivons au lodge en même temps que les jeunes Belges, à 18 h 30, alors qu’eux n’ont pas encore pris possession de leur chambre. Or tout est fermé jusqu’à demain 8 heures! Pas de panique, nous leur proposons si besoin de partager notre charmant petit nid. ;-) Apercevant un écriteau, « manager », ils frappent à la porte. Elle s’entrouvre de 5 cm, laissant voir un énorme bras et échapper un grognement, puis se referme... Quelques minutes plus tard, comme ils sont toujours là, et nous avec, elle s’entrouvre à nouveau, et cette fois ce n’est plus le bras mais le visage d’une femme détestable, particulièrement antipathique, qui apparaît. Ils montrent leur réservation, insistent pour avoir la clef, qu'elle leur remet de mauvaise grâce en leur claquant immédiatement la porte au nez!
La porte de notre chambre est en ruine, la fenêtre à l'intérieur également. Je n'ai jamais vu un tel hébergement dans une réserve indienne, en général ils sont toujours haut de gamme et superbement décorés. Et tout cela, je me répète, pour 145 $ la nuit hors taxes! Auxquels s'ajoutent les droits d'entrée pour deux personnes sur la réserve: 70 $. Mais le plus beau c'est que les taxes (qui ne sont pourtant jamais appliquées par les autochtones sur les réserves car eux-mêmes n’y sont pas soumis) ont été ajoutées aux taxes locales et aux droits d'entrée. On ne s'en est aperçus que le lendemain soir. Heureusement, les habitants du village, excepté la première femme à qui nous avons demandé le chemin du lodge, étaient nettement plus aimables !
Le soir, extinction des feux à 8 heures, et à 8 heures 5 on était en plein rêve... Ça ne nous était encore jamais arrivé !

J 9 - 22 mai
5 heures, premières lueurs du jour. 5 h 30, départ au petit matin. Déjà les Supais s'activent... En passant près d'un abricotier qui, lui, est à l'intérieur de l'enceinte du village, nous trouvons quatre beaux abricots fraîchement tombés dans le sable du chemin. Ils se révéleront délicieux...
Nous avons mis trois heures et demie pour descendre, nous mettons quatre heures et quart pour remonter. Le canyon est toujours aussi beau. Nous croisons assez vite les premiers randonneurs, on se demande à quelle heure ils sont partis, probablement comme les trois jeunes qui ont quitté le hilltop, l'avant-veille, à 19 h 30 !
Au bout de trois heures environ, les premières mules nous dépassent, menées par des Supais, pas toujours sympa avec elles... Plusieurs montent des chevaux alors qu'eux-mêmes, comme je l'ai dit, sont obèses. Il ne fait pas bon être mule ou cheval dans ce coin-là, monter, descendre, monter, descendre, jour après jour, chargés comme... des mules!

En bas les chiens paressent sur leurs serviette de bain, dans la montée ils sont de corvée d’eau ;-)
On amorce maintenant les lacets serrés dans la falaise à pic pour rejoindre le hilltop..... doublés par les petites mules, qui grimpent avec persévérance.
Après dix miles de remontée, soit seize kilomètres, on commence à être sur les rotules, comme tous les jeunes qui arrivent après nous. Ça nous remonte le moral ;-)).
Les deux jeunes Belges avaient choisi de faire le chemin à dos de mule et ils ne nous ont pas dépassés. On les voit arriver environ trois quarts d'heure plus tard, frais comme des gardons et enchantés du voyage.
Nous reprenons la route...

A suivre...