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Nourriture dans les hôtels tout-inclus? English translation pending
by Maudine · 2007-03-18 · 15 replies
bonjour aimerais savoir si la nouriture a cuba dans les formule tout inclus dans les site es bonne car j ai entendue dire qu elle es froide souvent figé meme esce vraie ? car veut y aller faire un ti tour mais cela me derange si la bouff es froide tout temps merci de prendre le temps de me repondre bye bye :)
Compte rendu de notre séjour à l'hôtel Hacienda Dominicus English translation pending
by Thenzo · 2007-03-18 · 9 replies
bonjour à tous, voilà enfin le compte rendu que vous attendiez avec impatience, bien que vous ayez déjà tous lu des commentaires sûrement identiques à ce que je vais écrire. Commençons par le début, Les valises: inutile de vous encombrez, là bas vous passez la journée en short ou maillot de bain, pour les messieurs surtout n'oublier pas des pantalons, chemisettes ou tee shirt, chaussures fermées pour les restos du soir à la carte, pour ces dames, belles robes, petites chaussures, même ouvertes évidemment, ce n'est pas comme les messieurs, dessous de bras à l'air c'est égal, mais pas les hommes, pas de marcels. Pas de serviettes, elles prennent en plus énormément de place dans les valises, il y a tout ce qu'il faut, serviettes dans la salle de bain, et chaque jour vous pouvez aller prendre votre serviette de plage et de piscine en échange d'une carte, que vous récupérez à la fin du séjour. Sèche cheveux, gel douche, shampooing, tout est compris, ça allège les bagages, bien que l'on aime avoir ses produits. L'argent: là bas on paie en euros, dollars, pesos ( prévoyez calculette pour éviter les arnaques) je vous conseille d'avoir échanger un peu d'argent pour partir en dollars car il est de coutume de donner des pourboires et ce dés l'arrivée à l'aéroport pour les bagagistes et à l'hôtel car ils amènent aussi vos bagages à la chambre, surtout n'échanger pas votre argent à la réception de l'hôtel, c'est du vol!), mieux vaut en ville, il y a des bureaux de change. Sachez que 150 pesos équivaut à peu prés à 3.65 euros, divisez les pesos par 41.Ne prenez pas trop d'argent n'oubliez pas c'est all inclusive, mis à part les souvenirs il n'y a pas grand chose à débourser. Médicaments dans la valise:antidiarrhéique, antivomitif, aspirine, biafine, crème solaire, antimoustique, c'est tout ce que j'ai pris. Nous voilà enfin le jour J, départ avec Thomas Cook de Bruxelles le mardi 5 mars, décollage à 6h35, nous sommes arrivés à l'aéroport à 3h30 du mat', nous avons tout de suite enregistré les bagages, personne, pas d'attente, et nous avons eu la chance d'être côte à côte dans l'avion, ce n'est pas toujours le cas, nous avons demandé prés du hublot. Ensuite nous avons repris la voiture et l'avons déposé à côté chez air parking, car ça n'ouvrait qu'à 4h et nous avions peur d'enregistrer les bagages aprés et qu'il y ai trop de queue, parking à 10 euros la nuit, gardé bien évidemment, mais au moins nous avions l'esprit tranquille. Là on retourne à l'aéroport avec leur navette, et que lit on, vol retardé à 9h35 au lieu de 6h35, on était dégoûté, mais c'était apparemment une erreur, tout est rentré dans l'ordre, à 6h45 nous étions déjà au dessus des nuages, avec Martinair. Vol super, personnel super, repas correct, 9h de vol, pas plus, pas moins. Impecc! J'ai eu la chance quand on commencait notre descente vers Punta Cana de voir une baleine soulever sa queue et l'a claquer un grand coup dans l'eau, c'était hallucinant! L'aéroport de Punta Cana est superbe, vraiment typique, petite photo de bienvenue que l'on récupérera à notre départ pour 5 euros, prise en charge rapide, et hop on part en bus, climatisé, vers l'hôtel, 1h30 de trajet, mais que c'était incroyable à voir, leur façon de vivre, à mille lieues de la nôtre, et puis cette école où ils font quasiment cour dehors, tous habillés pareils, ces bouts de viandes qui séchent au soleil avec pleins de mouches, ça c'est la vie là bas, ensuite vous arrivez à l'hôtel, et là rien à voir. Là c'est le luxe total. On s'occupe de nous tout de suite, petit cocktail de bienvenue, gens extrêmement gentils; on demande un coffre fort à raison de 2 euros/jour. Et là on découvre notre chambre, ouahhhh!!!!!!!!!!!! Superbe, grande, climatisée, d'une propreté incroyable, avec le lit king size, une banquette, la tv, le mini bar, des formes de cygnes sur le lit avec les serviettes, agrémentées de fleurs, et la salle de bain, baignoire, serviettes décorées, enfin magnifique. Ha oui le décapsuleur se trouve accroché au mur de la salle de bain. Grands placards.......... Nous étions chambre 3020, cela signifie bloc 3, 0 rez de chaussé, 20 la chambre, nous avions une vue sur les jardins au moins c'était calme et le passage pas trop nombreux. Mais nous aurions préférés au 2ème étage pour n'avoir personne au dessus, car on entendait quand même pas mal marcher. Et hop on arrache nos pulls, et enfilons nos shorts, quel drôle de contraste, 33 degrés......... tous les jours du trés beau temps, parfois nuageux, mais ça passait vite et ça faisait même du bien, une journée trés grise, mais chaude. Le lendemain réunion Thomas Cook, on vous explique tout, et aussi les excursions, on voulait faire Saona avec Capt'ain Pat, vous en avez sûrement déjà entendu parler, et je ne me rappelais plus où la trouver, alors pour un peu plus cher nous avons fait avec le tour opérateur, mais j'ai quand même regretté un peu, car avec Pat c'était beuacoup plus intime, avec le tour opérateur c'était vraiment le tourisme, j'expliquerais plus bas. Puis nous nous rendons pour réserver nos restos à la carte, il faut le faire en début de séjour, mieux vaut prendre assez tard, trop tôt aprés vous savez pas trop quoi faire en attendant que le théâtre commence, en plus nous étions que tous les 2. Restos japonais, steak house, mexicain, gourmet. Nous avons commencé par le Mexicain, la hacienda car généralement nous apprécions, et là, vraiment déçu, on comprenait rien à la carte. Le steack house, trés bien, en français sur la carte, ouf!!!! leur viande était trés bonne. Le gourmet, el colonial, plutôt content, cuisine trés fine, langouste grillée Le japonais, la geisha, alors là fabuleux, mon mari ne voulait pas y aller, là bas un couple nous l'a conseillé, et c'est sans regret, nous sommes tous assis autour d'une pierrade géante en fait, là le cuisto fait son show, on a droit à du poulet grillé, du boeuf, du riz blanc ou cantonnais, des crevettes, enfin un régal pour l'estomac et pour les yeux. C'est trés convivial et nous étions tombés à une trés bonne table avec des québécois. Hors mis les restos à la carte, tous les matins vous pouvez déjeuner à "el engenio", petit déjeuner sous forme de buffet, délicieux, copieux, vous trouvez de tout, du salé, du sucré..... Repas de midi, pareil que le matin, toujours sous forme de buffet, excellent. Repas du soir quand vous n'avez pas le resto à la carte, idem que matin et midi, et buffet toujours trés bien, quoi qu'un peu répétitif, c'est un buffet, essayez différents plats chaque soir plutôt que de sauter sur tout en une fois. Mais ce que l'on a préféré c'est manger à La Goleta, resto de la piscine, c'est là qu'il font le steak house pour le soir, donc à midi vous pouvez manger ou à "el engenio", ou à "la goleta", c'est ce que nous faisions car nous allions déjà à "el engenio" le matin et le soir quand nous n'avions pas à la carte. Vraiment là c'est super, c'est trés beau, les petits oiseaux viennent presque manger dans votre assiette, tout est ouvert sur les côtés, c'est vraiment bien, et là vous trouvez de tout même frites, pommes de terre, pizzas, hamburgers, pour les plus récalcitrants à essayez leur cuisine.Boissons au distributeurs à volonté, on se fait nos glaces tout seul aussi. Quand à l'eau ou aux glaçons ne vous inquiétez pas l'eau est purifiée et moi qui avait trés peur de ça, nous n'avons pas du tout été malade. L'hôtel est une vraie balade, les jardins y sont magnifiques, il était rempli, mais on est loin de se monter les uns sur les autres, on aurait vraiment cru, il n'y a jamais d'attente nul part. Dans l'hôtel vous trouvez des magasins, vente de vêtements, tubas, masques, lunettes, bijoux, souvenirs, rhum, cigares..... Il y a un photographe, ils viennent vous prendre en photos avec perroquets, iguanes, ouistitis, c'est génial, aprés ils affichent les photos et vous choisissez, à raison de 8 euros la plus petite, mais ça vaut le coup, vous n'aurez pas 2 x ça dans votre vie. Il y a aussi machines à sous, internet 5 dollars la 1/2 heure, le temps que tout se mette en route et que l'on comprenne 1/4 d'heure est bouffé, et puis ils n'ont pas l'adsl., billard aussi. Le lobby où il y a un bar, là c'est bien de s'y installer le soir avant ou aprés manger, il y a des canapés partout. Des petites lampes..... Pour les moustiques, nous en avions pas mal sur le balcon en fin de journée, alors on ouvrait pas, cela dit vous êtes peu dans la chambre.Le soir je mettais de la bombe et voilà. Pleins de petits lézards tout mignons se balladent, les fleurs sont magnifiques, il y a des flamands roses, des canards..... La piscine est trés grande, on a pied partout 1m60, un peu de mal a rentrer dedans mais quand on y est elle est trop bonne, par contre le jacuzzi est froid. Le bar de la piscine est super, vous êtes sur des tabourets dans l'eau. La place sur les transats ne manquent pas. La plage est superbe, avec son phare en guise de bar. Là aussi les transats ne manquent pas, j'avais pu lire qu'il fallait déjà y aller à 7h du mat' si l'on voulait une place, à moins que ce n'était pas à la même période que nous mais pourtant l'hôtel était plein, on les mettait quasiment au bord de l'eau, l'eau était vraiment bonne, pour vous dire, plus chaude qu'à la piscine, par contre pour la mer on était étonné il y avait beaucoup de vagues, contrairement à mon beau père qui est allé à cet hôtel l'an dernier, où c'était vraiment lisse, d'ailleurs tout le monde disait "tu verras c'est transparent, on voit ses pieds", là malheureusement ce n'était pas le cas car avec les vagues le sable remuait pas mal. Surtout protégez vous, j'ai mis de la crème sur le corps et comme une andouille j'ai oublié le visage, j'ai crâmé au nez, et bien je suis belle maintenant, avec une belle croûte. Pour Saona, nous sommes partis le matin de l'hôtel en bus jusqu'à Bayahibe, à 10 min environ, puis là flots de touristes(décevant) ont a pris le catamaran, là c'était génial par contre, 2 heures de traversée, il nous arrête pas trés loin du rivage et là on prend un speed boat pour rejoindre la plage, à peine arrivée voilà t'y pas que je vomis au dessus du speed boat, la honte, mais bon c'était vite oublié, on m'a pas vu, enfin je crois et j'espère. Direction le barbecue, on a bien mangé, crudités, poulet..... Décors paradisiaques, dignes des cartes postales, sable truffé de coquillages plus beau les uns que les autres. Eau vraiment trés chaude mais pareil pas transparente à cause des remous du sable dû aux vagues. Là quartier libre de 2 h, donc sur les transats à bronzer ou ballade le long de la plage, bref comme si vous étiez à l'hôtel, c'est ça qui m'a déçu, Avec Capt'ain Pat, au moins vous alliez plus à l'intérieur des terres, mangiez dans une maison typique, voyiez comment les gens vivent.... Là nous n'avons rien fait, mais l'appareil photos s'est régalé. Puis retour en speed boat, je vous dis pas ma tête, je me suis dit que jamais je n'y arriverais et finalement on s'est éclaté, il décollait et retombait trés fort sur l'eau c'était excellent. On s'est arrêté à la piscine naturelle, étonnant en plein milieu de la mer d'avoir de l'eau jusqu'au mollet ou à la taille, en tous cas prévoyer d'acheter un app photos jetable sous marin, c'est vraiment cool des photos sous l'eau, surtout si vous avez la chance pas comme nous qu'il n'y ai pas de vague et de voir des poissons, j'ai trouvez le mien à auchan pour 11 euros, bien sûr il y a le développement. Là un homme arrive au pied du bâteau avec les étoiles de mer dans les mains, on en voit d'autres au fonf filer à toute allure, c'est incroyable, car on ne pense pas que c'est vivant. Là par contre pas de vagues et une eau d'une transparence inouie. Enfin une belle excursion quand même, et des images pleins la tête. Pour en revenir à l'hôtel, je saute un peu du coq à l'âne mais il y en a tellement à raconter, que j'en oublie. Vous avez le théâtre qui commence à 21h45 jusqu'à 23h, puis c'est l'ouverture de la disco jusqu'à 2h du matin, où ils passent des musiques trés variées, un peu de tout, mais aussi pas mal leur musique et danse à eux, mais c'est trés bien, par contre il y avait peu de monde. Ha oui j'oubliais quelque chose d'important, l'adaptateur prise de courant, quest ce que j'en ai posé des questions à ce sujet sur ce forum avant de partir, personne apparemment ne se mettait d'accord, il en faut il n'en faut pas, ?!?! Et bien non, nous n'en avons pas eu besoin, même que chez eux c'est des fiches plates, mes prises rentraient trés bien, aucun problèmes, je peux vous l'assurez. Par contre nous sommes bien d'accord que ce n'est que du 110 volts et non pas du 220, donc les piles de l'app photos étaient trés longues à charger, je vous conseille 2 jeux de piles, et mon épilateur électrique et mon séche cheveux avaient évidemment 2 de tension, mais c'est pas grave. A l'hôtel lorsque vous êtes sur les transats, à la mer ou à la piscine, les animateurs viennent vous proposez des jeux dans l'eau ou hors de l'eau, c'est plutôt des trucs sympas et drôles, en tous cas si vous ne voulez pas ils n'insistent pas lourdement, c'est bien. Vous trouverez une salle de muscu, un spa, des massages... Vous pouvez faire du parachute ascentionnel.... Maintenant à l'extérieur vous trouvez la ville de Dominicus, vous pouvez vous y rendre moyennant 20 pesos avec les guaguas(petits bus typiques), mais attention le code de la route n'existe pas, le premier qui arrive passe, ça passe ou ça casse, mais voilà on peut passer par la route à pieds, environs 10 bonnes minutes de marche sous le soleil, pffffff! Ou alors pas derrière l'hôtel, quand vous êtes sur la plage face à la mer, là vous prenez à droite au phare, vous longer quelques marchands de tableaux et passez sur le côté d'un hôtel, là vous y êtes en 5 minutes, et tout prêt du bureau de change en plus(surtout ne laissez pas votre carte d'identité dans votre coffre lorsque vous allez en ville) car pour le change il vous la faut absoluement. Là il y a des tas de mercados, souvenirs, ils vous sautent tous dessus pour que vous visitiez leur galerie de peinture, à la longue c'est pénible. Pour le téléphone, une fois nous avons voulu appeler nos enfants et nous n'avions pas encore été en ville, alors on ne savait pas mais c'est beaucoup moins cher, à l'hôtel nous sommes restés 5 petites minutes pour 15 dollars, vous imaginez. Alors qu'en ville vous pouvez acheter des cartes pour l'europe et dans des boutiques vous trouvez des téléphones, là pour 8 minutes de conversation ça va vous en coûter 150 pesos soit 3.65. Voyez la différence.Méfiez vous. De toute façon avec le portable c'était trop cher aussi, nous avons plutôt beaucoup envoyer de sms, maintenant ça dépend de votre forfait, renseignez vous bien avant de partir. Puis il y à Bayahibe, 10 minutes en bus, le village de pêcheurs, là où se trouve capt'ain Pat d'ailleurs, je l'ai su aprés, dommage. C'est trés colorés, les maisons........ Je suis sûre que si je parle de Jean le peintre vous êtes nombreux à le connaitre, nous l'avons rencontré, un monsieur d'une extrême gentillesse que je salue, il vends ses toiles, il nous a montré, et il voulait un petit billet pour une bière, là il nous a fait une petite toile rien que pour nous, au moins ell est unique, c'était un cadeau de sa part, il a dù en faire aussi à plusieurs d'entre vous, en tous cas j'ai un beau souvenir qui a une trés grande valeur pour moi. Un français qui s'est installé ici il y a plusieurs années est arrivé avec son perroquet sur l'épaule, nous avons pù prendre de belles photos. Et voilà le rêve prenait fin mais nous étions content de retrouver nos 2 fils de 3 et 5 ans. J'ai sûrement oublié pleins de choses dans ce récit. Nous avons quitté Punta Cana à l'heure exacte, pour un petit détour de 37 petites minutes de vol vers Puerto Plata, où nous avons pris des passagers, nous n'avons pas quitté l'avion et nous avons attendu 1 h. Ca a été car j'ai dormi pendant ce temps, puis le voyage s'est trés bien passé, repas toujours correct, vraiment horaires respectées..... alors que je n'avais entendu que du mal de Martinair, là rien à dire. Et là quand on pose le pied à Bruxelles par à peine 5 degrés ça fait mal. Mais tellement de belles choses à raconter. Voilà, si j'ai oublié quelque choses n'hésitez pas à me demander, si vous avez des questions......Je reste à votre disposition. Ceux qui veulent des photos n'hésitez pas à me laisser votre adresse, mais je vais voir pour faire un blog. Perso je n'ai pas vu les 9h de vol passées(prenez des bouquins et votre mp3 quand même!), mais même pour une semaine 18h de vol aller retour ça va, on a pas perdu grand chose. Je vous salue tous, bon voyage pour les prochains Christelle
Cuisiner du kangourou? English translation pending
by Morganngh · 2007-03-18 · 18 replies
bonjour on va me ramener de la viande de kangourou mais je ne sais absolument pas comment le cuisiner ni même avec quoi il s accorde comme garniture ou sauce.Pourriez vous m aider sil vous plait, avant qu il arrive pour pas avoir l air trop bête😊....Merci
Biking (MTB) along the Canal between the Two Seas (France)
by Facteur4 · 2007-03-17 · 309 replies
Why bike (MTB) along the canal between the Two Seas: the lateral canal of the Garonne from Bordeaux to Toulouse, and the Midi Canal from Toulouse to the Mediterranean?

This canal was created to connect the Mediterranean to the Atlantic without going around Spain, and along its entire length, there’s an old towpath (used to pull barges). Since this path is closed to traffic (except for service vehicles from Voies Navigables de France), no cars drive on it—it’s dangerous, noisy, and polluting. The Canal between the Two Seas was built for transporting goods, so it passes through many towns you can explore without dealing with traffic. You can stock up on supplies or spend the night. You’ll discover the varied landscapes of the countryside, always in the serenity brought by the calm and slow flow of the canal’s water. Most of the time, you’ll be in the shade of trees planted to stabilize the banks with their roots. All you have to do is follow this blue—or rather green—ribbon without needing to consult a map. But the biggest advantage is that it’s flat! Of course, on the Canal du Midi, water flows from the watershed divide at Naurouze eastward to the Mediterranean and westward to Toulouse. On the lateral canal of the Garonne, water flows toward Bordeaux. But this slope is almost imperceptible, which is a huge plus when you want to travel by bike for several days with luggage.

When I say "bike," I really mean MTB because, while the towpath has been replaced in some places by a paved bike path, it mostly resembles a dirt trail—sometimes smooth, sometimes rocky, and often cluttered with roots from the magnificent trees lining it. Since the canal was classified as a UNESCO World Heritage site, improvements have been underway, but it won’t be tomorrow that you’ll be able to ride from Bordeaux to Sète on a road bike. And I’m afraid the first sections of the path will be worn out before the rest is finished. You might even run into construction work for this bike path. That’s what happened to me during the spring of 2007.

Sunday, 03/11 – Valence d'Agen 08:15 to Toulouse (Rangueil) 16:30 97 km in 8h15 (6h on the bike) I started on the recently paved path along the lateral canal of the Garonne. The first locks appeared, and as I approached Moissac, the path turned into a billiard table until Castelsarrasin. After the Cousteau port, I was back on the classic dirt towpath with its rocks, roots, and nutria holes. But not for long—soon, I hit ruts left by backhoes and bulldozers, which, fortunately, were resting for the Sunday. A pile of rubble taller than me blocked the entire width of the path. I didn’t want to turn back to find the previous bridge and ride on the other bank, which was just as impassable (dense grass). It wasn’t easy to carry a bike with full panniers, so I lifted it over several mounds. I kept going, sometimes on foot, unsure how far the construction extended. Another bulldozer—luckily, the ground was dry. The work went all the way to Montech, making the path impassable. I recommend taking the N113, which runs parallel (that’s what I did on the way back). In Montech, the famous water slope was at rest, waiting for tourists. For many kilometers, I was back on the traditional towpath. The closer I got to Toulouse, the better the surface became, and the more cyclists and pedestrians I saw—until the city center, where there was nonstop bike traffic, especially students heading to Rangueil.

Monday, 03/12 – Rangueil 09:10 to Revel 16:30 86 km in 7h20 (5h30 on the bike) As soon as you reach Toulouse, you make a 90° turn to follow the connection between the lateral canal and the Canal du Midi. Heading east, you pass the barge selling the famous Toulouse violet souvenirs. A real bike path has been built for 50 km to Port Lauragais. It’s a true joy for Toulousains and travelers. Restrooms have been installed or shared with highway rest areas, allowing you to refill water (of course, bikes are banned from ASF rest areas, but cleverly placed racks let you secure your bike and walk in). At Port Lauragais, it’s another rest area shared by highway users, cyclists, and boaters. You’ll find a cafeteria, restaurant, hotel, and a shop selling regional souvenirs. But the real pleasure is reaching the watershed divide at Naurouze, where water flows toward the Mediterranean on one side and the Atlantic on the other. There, I decided to leave the Canal du Midi, which continues toward Castelnaudary with a much rougher towpath, to follow the *Rigole* that feeds the canal with water from the Saint-Ferréol basin. For me, it was like returning to the source—a bit like a pilgrimage in honor of the brilliant Pierre-Paul Riquet, the designer of this magnificent work. I followed the service trail along the *Rigole*. It’s actually a variant of the GR 653, leading to Revel alongside this artificial waterway. It’s fed by water from the Montagne Noire, and I was worried about a steep climb. But that wasn’t the case—the *Rigole* winds for 40 km, flowing gently under the trees. It was better than a dream: a smooth dirt path with the crunch of pine needles under the wheels, where I only crossed paths with a few fishermen... And to soothe sore buns, the last kilometers were on packed earth—a paradise (ATVs, stay away!). More walkers and cyclists appeared there.

Tuesday, 03/13 After a restful night in Revel, I started the morning with a walk around Lake Saint-Ferréol. A very pleasant 10 km hike, but I don’t recommend it for mountain bikers unless you’re used to mountain terrain and have strong calves. Otherwise, you can take the road—there are at least two hotels near the lake. In the afternoon, I began the return trip to Tarn-et-Garonne via the same path, with the same pleasure.

Total: 378 km of suffering and bliss, for which I must thank the departmental and regional councils for their funding, Voies Navigables de France for maintenance, and the volunteers who mark the hiking trails. And don’t you think you’re exaggerating a bit with your 378 km of bliss and the paradise of the *Rigole*?

Okay, fine—it wasn’t always idyllic. Sometimes the path was downright *pierrique*... but I had great weather, and the landscapes were so beautiful (water, sun, vegetation). In the rain or mud, it would’ve been less fun. What does *pierrique* even mean?

*Pierrique* is worse than rocky. I know a Pierrick, and he’s tough. And why *Facteur4*?

It’s France’s goal to reduce greenhouse gas emissions by a factor of 4 by 2050. I’m doing my part by biking to work 3 out of 4 times. And your cassoulet?

Guilty as charged. I ate the best cassoulet of my life at the Hôtel du Midi in Revel. But it was very productive in methane. My stomach hurt so much I couldn’t sleep and ended up writing my postcards between 3 and 4 AM. So many great memories!
Mais pourquoi Kao San Road à Bangkok? English translation pending
by Hyponeros · 2007-03-15 · 75 replies
La première fois que je suis allé à Kao San rd., c’était parce que des amis Thaïs ont voulu m’amener dans un bar de ska (ska genre de musique). Mais dès que j’ai vu cette rue, je n’ai pas aimé. C’est certainement la rue la moins Thaï de Bangkok. En plus il semblerait qu’elle ait mauvaise réputation auprès des Thaïs (cf. Farang Khii Nok).

Maintenant je retourne souvent dans ce bar (car ambiance et musique géniale) mais je ne me sens vraiment pas à l’aise quand je traverse cette rue. Ce qui est bizarre, c’est que bien que la rue soit bondé d’étranger, dans ce bar il n’y en a rarement plus de 4 ou 5. Peut être à cause du prix exorbitant de l’entrée (120 ou 150 bath😛, j’ai un doute) ??? Comment ce fait-il que d’après ce forum, beaucoup de voyageurs, qui semblent être des voyageurs averties, passent par Kao San Rd. ??? Est-ce uniquement pour les hôtels pas chers ou est-ce que j’ai loupé quelque chose ?
Temple des Tigres aux environs de Kanchanaburi (Thaïlande) English translation pending
by Patmalou · 2007-03-14 · 18 replies
Bonjour à tous, je cherche des renseignements récents sur le "Temple des Tigres" (environs de Kanchanaburi) d'autres avis peut-être? avant de me décider.J'avoue me laisser tenter aprés avoir vu quelques photos 😮 mais... 😐 ??? Merci de me lire, à bientôt.
Situation actuelle à Oaxaca au Mexique English translation pending
by Caroline1977 · 2007-03-13 · 8 replies
Quelqu'un sait-il comment est la situation actuelle à Oaxaca ? Je planifie 3 semaines au Mexique en juin prochain et j'aimerais passer au moins une semaine à Oaxaca, si les conflits et les manifestations sont terminées. Merci de votre collaboration !
Au pays du million d'éléphants: le Laos en famille English translation pending
by Senmout · 2007-03-11 · 19 replies
AU PAYS DU MILLION D’ELEPHANTS : LE LAOS

Fidèles à notre organisation de voyage et notre objectif(un pied sur chaque continent tous ensemble)nous avons laissé choisir les enfants pour notre destination en Asie. J’vais plutôt imaginé un voyage en voiture de location et une destination facile comme la Thaïlande pour cette première découverte asiatique mais ils en ont décidé tout autrement :le Laos et en sac à dos et transports en commun(gloups !).On s’est laissé convaincre et comme nous avons bien fait !!Nous ne recherchions des dizaines de temples à visiter mais découvrir une ambiance, une atmosphère paisible et partager des tranches de vie :mission accomplie ! Cette fois, nous n’avions rien réservé (sauf à Bangkok et la première nuit à Luang Prabang. Nous avions prévu large au cas où les transports nous joueraient des tours mais ce ne fut pas le cas. Nous avons adopté la « zen attitude »et comme ce fut plaisant !Nancy avait raison « comme c’est simple l’Asie ». Alors bien sûr, nous n’avons pas fait de trek vers le nord, nous ne sommes pas allés à la plaine des jarres, pas parcourus le plateau Bolovens mais nous sommes satisfaits et nous avons autant de raisons d’y retourner. Merci à tous ceux qui m’ont aidé à préparer ce voyage sur le forum et un clin d’œil tout particulier à Nancy et Philippe pour tout leur soutien !

ITINERAIRE : 7 février au 24

Le 7 :Arrivée à Bangkok Le 8 :Bangkok Le 9 : Bangkok-Luang Prabang Le 10 :Luang Prabang (visite d’une école –grottes de Pakkou-villages) Le 11 :Luang (Trek et ballade à dos d’éléphant) Le 12 :Visite de Luang Prabang(Ville, marchés, temples, palais royal) Le 13 :Luang Prabang(cascades de Kuang si) Le 14 :Luang Prabang-Vang Vieng Le 15 :Journée tubbing-ballade-kayacking à Vang Vieng Le 16 :Vang Vieng-Vientiane-Paksé Le 17 :Champassak et le Wat Phu Le 18 :Don khone Le 19 :Don Khone Le 20 :Don khone Le 21 :Don khong Le 22 :Don khong Le 23 :Don Khong-Paksé-Ubon-Bangkok Le 24 :Retour à Paris

LES DEVISES La monnaie officielle est le KIP. Le bath, l’euro et les dollars y sont aussi acceptés. Pour se simplifier la vie 1$ = 10 000 K. Le change est plus avantageux au nord(1$=9600k)qu’au sud(1$=9100k). Nous avions emmené des dollars en petite coupure. Il est très bien accepté dans les agences, guesthouses, hôtels…mais plus difficilement sur les marchés, échoppes, gargotes…..Alors on a changé les 300 euros que nous avions sur nous pour les « menus » achats ;tout est alors devenu plus simple. Bref on en retient qu’il vaut mieux mixer les monnaies.

PS pour les CB :on nous avez dit qu’il n’y avait pas de distributeurs mastercard ailleurs qu’à Vientiane. Il semblerait qu’il y en ait aussi à Luang et Vang Vieng.

CLIMAT

C’est la saison séche. Ciel éternellement bleu sauf le dernier jour plutôt gris (comme dans nos cœurs).Au nord entre 25 et 35° ;plus frais le soir mais sans jamais avoir eu besoin d’une veste. Au sud, entre 25 et 35 et nuit aux alentours de 20. Très bien supportée car sans humidité. Seul désavantage de la saison :les arbres sans feuille et les rizières à sec mais on ne peut tout avoir…

BUDGET TOTAL

Environ 6100 euros pour 5 personnes

Avion :Paris-Bangkok (pris en octobre) :3300 € :Bangkok-Luang :585 € (y compris taxe sortie territoire) :Ubon-Bangkok :100 €

Administratif :Taxe sortie Thaïlande :70 € :Visas sur place à Luang (avec 1 photo identité et 5 minutes) :125 €

Nourriture : 300 €

Déplacement :415 € au Laos :26 € en Thaïlande

Divers(souvenirs, cartes postales… ) = 140 €

Sorties et visites :300 € au Laos :24 €en Thaïlande

Logement : Laos 480 e :Thaïlande :220 e

LOGEMENT

Bangkok :Reno Hôtel :2 nuits/2 chambres :5190 bt Très bien situé prés de siam square. Chambres confortables, spacieuses, avec SDB. Le personnel est plutôt froid. Petit déjeuner compris mais ne demandez surtout pas 2 tartines de plus, elles vous seront grassement facturées. Au moment de payer le total ne correspond pas au prix annoncés sur le net.

Luang pragang :Rattana guesthouse :18$ la chambre .Coup de cœur ! Dans une ruelle à côté de la poste. Chambre à l’étage pour 3 personnes, très claire et spacieuse(chambre du bas un peu plus triste) et avec un petit balcon. Le tout très propre.SDB individuelle avec eau chaude et Wc. A 2 mn du marché de nuit. Tenue par le docteur Somphone parfaitement francophone. On s’y est senti comme chez nous. Laundry possible. Nous avions emmené du matériel scolaire et acheté sur place cahiers et livres. Le docteur Somphone nous a emmené dans le village de sa grand-mére. Si vous le souhaitez, n’hésitez pas à la contacter, les dons sont les bienvenus.

Vang Vieng :Thavonsouk resort :18$ Joli resort au bord de la rivière en face des falaises. Petit bungalow pour 2 ou 3 personnes dans un charmant jardin. La patronne parle français. Bungalow en bois ou en dur. Spacieux avec clim et SDB avec eau chaude. Eloigné du centre mais quand même très bruyant à cause des habitations juste au dessus. Restaurant à prix corrects et de bonne qualité.

Champassak :Anouxa GH :15$ Au bord du Mekong et avec son propre débarcadère. Petit bungalow très spacieux, très propre avec 3 lits, SDB, eau chaude. Le patron parle anglais et son frère français. Petit jardin, hamac…Resto de bonne qualité, bien servi, pas cher .A RECOMMANDER.

Don khone :Sala don khone :Bungalow double occupation :18$ avec petit dej :Chambre double ou triple villa :31$ avec petit dej Nous y avons passé 3 nuits et avons tout essayé. Bungalow au bord du mekong, palmiers.. pour 2 personnes avec SDB .Electricité entre 17h et 22h.Sympa mais les cloisons en papier mâché vous permettent de suivre la conversation des voisins voire plus. Pour la troisième personne, on nous avait posé un matelas au sol mais le soir des hôtes indésirables avait envahi le matelas, nous avons donc dû prendre une 3° chambre. Le lendemain, les enfants ont déménagés dans la villa coloniale. Villa coloniale :chambre très grande, SDB, belle terrasse, très agréable. Nous vous recommandons cette formule un peu plus cher . Nous n’avons pas dîné à l’hôtel. Petit dej copieux.

Don khong : Pon’s GH :12, 5$ Située au bord du mekong .Vaste GH avec nombreuses chambres. Chambre propre, spacieuse, AC, SDB et eau chaude. Patron parfaitement francophone. Très bon accueil !Laundry, vélos, mob. Propose aussi un vaste panel d’excursion et de transport .Bon resto pas cher.

DEPLACEMENTS

A Bangkok Aéroport-Siam square(par bureau officiel) :400bt +65 de péages Sky train 30bt/pers (pris 2 fois) Bateau Chao praya :100bt/pers mais le prix a la journée ne s’est pas avéré avantageux. Siam square-Aéroport :350 bt

Au Laos Transfert aéroport –Gh :7$ Tuk-tuk à la journée (grottes, cascades…) :25$ /j Bus VIP Luang/Vang vieng ( 6h) 13$/pers repas compris Bus VIP Vang vieng-Vientiane ( 4h) 6$/pers Bus VIP Vientiane-Paksé ( 10h de nuit) repas compris et transfert gare nord vers gare sud :16$/pers Tuk-tuk Paksé-Champassak (ferry compris) 5$/pers Tuk-tuk pour Wat Phu 10$ Tuk –tuk Champassak-Don khone (Ban nagasang) :10$/pers Bateau à moteur Ban Nagasank-Sala don khone :2$/pers Bateau à moteur don khone-don khong :5$/pers Minivan don khong-aéroport Ubon (3 h)

ROUTES Petites routes et pistes :beaucoup de poussières prévoir foulard… Sécurité LP/VVieng :pas eu de problème .Gardes armés sur la route. Un garde monte dans le bus armé jusqu’aux dents sur 100 km. Attention au mal des transports entre LP/VVieng

DIVERSES VALEURS Baguettes :2000 k Barquette de fruits : 5000 k Baguette + kiri +tomates :10 000 k Bouteille eau : 2000 k Coca : 4000 k Shake au fruits :6 à 8000 k

RESTAURANTS

Luang Prabang : Buffet végétarien au marché du soir :5000 k COUP DE CŒUR !

Vang Vieng : Organic farm .Très bon et pas cher.

Sala don khone : Bamboo restaurant Très varié. Pas cher .Nous recommandons le poisson au sel et les rouleaux de printemps.

NOUS AVONS AIME : - Luang Prabang pour son atmosphère paisible, ses marchés, sa population… - Le sourire, la gentillesse et la serviabilité des Laotiens - Les shake fruits - La visite de l’école et son accueil chaleureux - Les paysages de Vang-Vieng - La torpeur de Don Khone - La nourriture excellente

NOUS AVONS MOINS AIME : - les chants des coqs le matin. Phobique de la grippe aviaire s’abstenir :on vit au milieu des volailles en permanence. - La literie :peut-on encore appeler cela des matelas.. - Et pour les gros mangeurs de la famille :les portions parfois un peu justes.

NOUS AVONS REGRETTE : - 2 jours de + à Luang - 1 jour de plus à Vang Vieng pour se balader de l’autre côté de la rivière. - Avoir fait Don Khong après Don Khone (mais c’était aussi une question pratique )

NOUS N’AVONS PAS DU TOUT REGRETTE : - La formule tubbing ET kayack - Le bus de nuit :fort confortable et très économique - Ne pas avoir fait d’étape à Vientiane.

SORTIES

- Bangkok :Palais royal : 250 bt/pers - Journée ballade éléphant + trek(tiger trail) :35$/pers repas compris - Grotte de Pakkou :entrées+bateau : 2$/pers - Massage :foot massage 3$/pers :Full massage :5$ 1h - Palais royal de Luang 20 000 k/pers - Cascades de Kuang si :15 000 k/pers - Wat phu :30 000/pers - Chutes de Liphi :9000 k/pers - Location vélo : 1$/pers/j - Location mob :10$/pers/j

RECIT

Mardi 6 février et Mercredi 7 Nous quittons Paris sous la pluie. Nous sommes immédiatement conquis par la compagnie Emirates airline : écran individuel, grand choix de films, jeux, repas corrects, glace dans l’après-midi…Nous ferons escale à Dubai pendant 3 h ;c’est immense et le duty free fonctionne bien. Nous sommes fatigués donc pas le cœur aux achats. La nuit sera courte mais nous arrivons à l’heure à BKK. Le passage à l’immigration se fait en 10 mn(comme dans tous les pays :pas un mot, de vrais cerbères. Je commence à croire que c’est un critère de sélection internationale)Après récupération des bagages, nous trouvons immédiatement le comptoir officiel des taxis-meter et embarquons avec un chauffeur fort sympa mais qui se prend pour Starsky. Il nous faudra 20 mn pour rejoindre Siam square et le Reno hôtel réservé depuis la France. Nous sommes surpris des 30° qui regnent, de la moiteur et la pollution. Après une sieste réparatrice de 2h, nous partons à l’assaut du BKK moderne, MBk, Paragon…Vacarme, circulation intense, embouteillage où se mêlent tuk-tuk, mob, voitures…en font déjà un spectacle surprenant !Nous avons pour mission de trouver et acheter notre mascotte de voyage (qui nous suivra desormais dans chacun d’entre eux).Chacun y va de ses préférences :un cochon :trop laid ; un ours, non trop rose pour les garçons et trop brun pour les filles……Après 20 mn de delire, notre choix s’arréte sur …..une vache ;Romain conclue : « ça farte grave une vache ».On la surnomme « squizzee ». Les ventres commencent à crier famine et nous choisissons la facilité au « 8 » au Paragon.salade au poulet pour les uns, noddle soup au canard pour d’autres…Squizzee s’essaie aux baguettes et nous aussi mais ce n’est pas très concluant ! Retour à l’hôtel, fourbus par une aussi longue journée.Le sourire et la gentillesse des Thai nous a cependant déjà conquis !

JEUDI 8 :

Lever au son du réveil à 8h (eh oui, il n’est que 2 h en France) ! A 9h, nous nous lançons en famille à la conquéte de BKK avec les conseils précieux des membres de VF. On a bien retenu la leçon :sky train jusqu’à saphan taksin puis bateau sur la chao praya et debarquement à tha Tien, non loin du Wat Pho. On nous propose immédiatement un tuk –tuk pour 60 bt pour le bouddha noir, le temple de la montagne, et avec retour au grand palais.On hésite, cela fait très touriste mais les enfants sont emballés et puis ce n’est pas une fortune.On embarque et quelle expérience :on finit par se demander si on rentrera vivant. Au temple du bouddha noir, on entame la discussion avec un espagnol qui nous explique les différents rites dans un temple(nous sommes totalement incultes en bouddhisme). Ensuite direction le temple de la montagne. Les nombreuses marches ne nous laissent pas oublier les 30° humides mais nous offrent une chouette vue sur BKK et sa pollution. Nous rejoignons le tuk –tuk qui nous explique que si nous nous arrétons 10 mn dans un centre joaillier-tailleur, il aura son plein d’essence gratuit. Cela sent le piége mais après tout cela ne nous coûte que les 10 mn à faire comprendre que les tailleurs, costumes c’est pas notre truc et que je ne suis pas fan de bijoux. Le plein fait le tuk tuk nous déposera au grand palais et veut nous offrir la course en remerciement ;nous ne cédons pas et lui payons comme convenu sa course. Tout le mode est content. Nous entrons au grand palais et nous ratons notre examen de passage :Romain et moi-méme sommes recalés avec nos pantacourts (pourtant toute la famille en porte)Je me retrouve donc affublée d’un sari jusque là tout va bien mais le pantalon super tip-top proposait à notre ado de 15 ans en quéte de son image de marque est moins facile à digérer « allez Romain, tu t’en fous ».Nous sommes neanmoins interdit de photo sur sa personne(déjà qu’on avait plus le droit de lui photographier les pieds à cause des sandales……).Nous sommes tous émerveillés par tant de splendeurs.2 h de visite plus tard, nous ressortons enchantés. La faim creuse…Nous nous lançons au milieu des petites échoppes. Comme c’est simple l’Asie…….noddle, pork, salade c’est délicieux. Nous ne regardons pas trop à l’hygiéne et tant pis si la tourista fait rage demain .Nous finissons par des ananas, pastéques savoureux et le tout pour 150 bt pour nous 5. Nos rejoingnons le quai Tha Tien en longeant l’enceinte du palais et le marché aux amulettes. On voulait voir Chinatown et le wat Pho mais il est 17h et tout le monde est fatigué.Nous reviendrons à BKK, il y a tant à faire .Nous regagnons l’hôtel et surtout la piscine.

VENDREDI 9

Au lieu du très chargé programme avant l’aéroport, nous décidons de faire soft car après tout, on est en vacances. Nous rejoindrons donc directement l’aéroport en taxi. Nous ne connaissons pas Don Muang mais nous trouvons l’aéroport bien aéré et sympa. Aprés 1h30 de vol, nous atterissons au petit aéroport de Luang. Nous sommes à mille lieux de BKK et son atmosphére trépidante, c’est déjà une impression de bout du monde……….Eh ben oui que cela existe une immigration souriante ! la preuve est ici donnée, cela fait plaisir.Il fait beau et chaud. Le docteur Somphone nous attend comme prévu. Nous avions reservé suites aux nombreuses éloges sur le forum et pour répondre à son besoin de materiel médical. Elle parle très bien le français et sa maison est des plus charmante. Nous laissons nos chaussures à l’extérieur comme le veut la coutume et les maniaques des pieds sont immédiatement mis à mal mais on s’y fera vite… On se lance de suite dans les rues .Nous sommes déjà sous le charme :végétation luxuriante, vieilles maisons, capharnaeum des tuk-tuk, sourires des laotiens, mobylettes et une atmosphére zen :quel bonheur !!!!!!! Nous fouinons le marché de nuit, nos yeux emplis d’émerveillement, nos sens tous en éveil ! une angoisse soudain……..Tant de belles choses s’offrent à nous et nos sacs sont si petits. Habitués à tout engouffrer dans la voiture de location, nous voici devant notre premiére question existentielle du voyage »s’organiser pour ramener un maximum de souvenirs » C’est si peu de chose devant la vie et la survie de ce peuple…… Les estomacs crient famine. »Que c’est facile l’Asie « On se dit qu’on bien résisté aux petits délices de BKK alors on réitére :buffet végétarien à 5000k /pers :on se sert, on fait chauffer, on s’asseoit où on peut au milieu de la population et des voyageurs du monde entier :quelle ambiance bon enfant ! on discute en anglais, en espagnol……..On complétera le repas par les ananas, pastéques, crépe à la noix de coco…Nous achetons quelques livres pour enfants afin de les remettre demain à l’école où nous sommes conviés. Retour à la Gh en revisant nos premiéres bases de vocabulaire :sabaidii, sabaidii bo, kopchai…et au dodo !

SAMEDI 10

Nous avions prévu de nous lever à 7 h mais à 5h30, nous sommes pris d’une impérieuse envie d’aller à la l’aumône des moines .Nous laissons dormir les enfants et nous nous éclipsons dans la nuit et la brume. Le jour commence à poindre et cela donne une atmosphére irréelle. Nous ne verrons que peu de bonzes :trop tard, mal placé, je ne sais pas . A 8h30 tapantes départ avec le Docteur Somphone et son frére en tuk-tuk direction le village natal de sa grand-mére à 1h30 de Luang en pleine campagne au milieu de nulle part. Le froid est vif mais la vie de la campagne autour de nous nous fait oublier ce petit inconvénient et celui d’étre autant secoué. Nous arrivons au village ;les enfants nous attendent et nous observent ;peu de touristes passent par ici. Nous avons droit à tous les égards et le sourire des enfants nous fait chaud au cœur. Une fois de plus, nos enfants constatent le bonheur d’avoir un systéme scolaire aussi évolué que le nôtre. Ici, l’école primaire est obligatoire. Ils ont cours de 8h à12 h et de 2h à 4h ;les maîtres sont remunérés 50 $ par mois ;l’éducation n’est pas prise en charge et laissée au soins des parents. Romain, Thomas et Lucie entreprennent la distribution et les visages s’illuminent .Nous avons eu le droit à des chants ;nous avions les larmes aux yeux. Les enfants se dispersent et les parents et la chef de village nous convient à visiter leur village :la vie est rudimentaire, les gens sont pauvres mais n’ont pas l’air de souffrir de la faim. Nous reprendrons bien plus tard notre route et nous nous arrêterons pour visiter les grottes de Pakkou.Il fait maintenant très chaud. Nous traversons le Mekong pour 1 $ par personne(en barque à moteur), fleuve ô combien mythique !Moment d’émotion …….La visite des grottes n’a rien à nos yeux de spectaculaire. Sur la route du retour, nous ferons au village de Banxan hai où le docteur Somphone doit voir un enfants souffrant de thalassémie. Les villageois nous expliquent la préparation de l’alcool de riz ( le lao-lao).Arrêt aussi au village de Ban Phanom, village tai-lu où les femmes tissent ce que nous retrouvons sur le marché de nuit le soir à Luang. C’est un arrêt traditionnel touristique et les prix pratiqués ici sont gonflés. Retour à la GH à 15h ;c’est l’appel de la sieste. A 17h, nous sommes dans les rues de Luang. Nous décisons à tort ou à raison de nous attaquer au mont Phousi (entrée 10000 k) et à ses 328 marches(après Pakkou est-ce judicieux ? mes courbatures du lendemain me le feront vite savoir). L’effort est récompensé car on jouit d’une vue magnifique sur la ville, le Mékong, la végétation luxuriante, les temples.Nous pensions assister au coucher du soleil de là-haut mais bien installés dans un coin, nous retrouverons bientôt au milieu de ce que nous appelons « une meute de touristes » français et bien sûr bruyante et acharnée (eh oui, on vaut bien notre réputation.. ).Les discussions s’enchaînent sur la meilleure chambre de leur resort de luxe, le must des lunettes essilor, le discours métaphysique sur la façon dont le soleil va se coucher et les derniéres avancées de citroen et renault !Quelle plénitude. Bref, vous l’aurez compris à chacun sa façon de voyager mais ce n’est pas la nôtre et nous avons choisi la fuite en avant….Nous avons bien fait car nous avons regardé le coucher du soleil sur la terrasse à mi-chemin et dans le calme merci ! Au fil du marché qui s’animait et s’éclairait, Lucie et moi-méme avons réussi à convaincre nos hommes pour un massage. Nous débarquons donc à 5 et nous mettons d’accord sur un full massage et là deception, Eddy, si bon en anglais se voit proposer un foot massage et acquiése .Ce n’était pas notre programme mais tant pis, on y est, on s’installe. Imaginez vous, nous 5, alignés en rang d’oignon, avec les garçons qui ont le fou rire dés qu’on leur touche le premier orteil, la derniére masseuse qui s’écrit « oh my god « en voyant la pillosité de mon mari et son 43 fillette (elles vont finir par nous le vexer)…Bref, je ne sais si c’est le bien étre du massage ou d’avoir autant ri mais tout le monde ressort heureux et detendus .Nous, nous inscrivons de suite pour un full massage lundi ;affaire à suivre…. On ne change pas une équipe qui gagne alors, nous retournons au buffet végétarien. Nous faisons aussi notre premiére acquisition :une pipe à opium. Nous rentrons fourbus et moi, bien entendu, courbaturée.

DIMANCHE 11

Nous optons aujourd’hui pour un petit-dejeûner dans la rue. Nous sommes attendus pour une journée reservée 2 jours plus tôt dans une agence « tiger trail » qui nous donnera entiére satisfaction. Je dirai que c’est ma journée stress du voyage, celle qui m’attend toujours tôt ou tard dans tous les voyages, celle spécialement choisi par les enfants, celle qui me flanque la trouille, me met un nœud à l’estomac et celle bien entendu qui marque tous les esprits et fait rire la tribu pendant de nombreuses années. Bref, après les passerelles sur la canopée au Costa-Rica, la ballade à chameau dans le sud marocain, les chaînes de la randonnée du naukluft, l’Empire State Building…(vous commencez à comprendre mon point faible …ben oui le vertige) c’est la journée éléphants !C’est une bébéte que j’adore mais vue du bas !Le programme du jour ballade à dos d’éléphant (ouf, on commence par ça, ce qui m’évitera un ulcére), repas, trek de 4h dans les montagnes jusqu’à un village lamu. Tout est compris et parfaitement organisé :transfert, guide, bateau…Notre guide est adorable et nous sommes les seuls (ouf on déteste les groupes).Si on en revient à l’éléphant et bien je dirai moins impressionnant que prévu .Cela fait « traine-couillon mais on a quand méme apprécié, les enfants étaient ravis c’est l’essentiel ! Nous embarquons ensuite sur un bateau en moteur et 30 minutes après, nous voilà largués en pleine forêt (dans le fond, on est content d’avoir un guide !) ;Romain propose immédiatement d’alléger notre guide (qui porte le pique-nique) en mangeant .Bien joué ! Délicieux lunch. On s’attaque alors au trek. Les 1h30 de montée en plein soleil me rappelle aussitôt mon manque d’entrainement physique et surtout les 328 marches d’hier !La ballade est superbe. Aprés la visite du village et la découverte de quelques apprentissage :tabac, riz…, nous redescendons toujours sous un soleil ardent :pas de bruit, (enfin avec 3 enfants à peu prés)pas de pollution :nous et la nature, cela vide la téte !Retour à 17h à Luang, poussiéreux, transpirants mais la ville est depuis ce matin sans électricité alors ce sera douche froide mais ô combien bénéfique. Nous arpenterons comme d’habitude le marché de nuit si plaisant et commençons nos emplettes. Nous marchandons un peu mais sans grande conviction, c’est déjà si peu cher.

LUNDI 12

Aujourd’hui, notre seul objectif :la visite de Luang : marchés de jour, temples, palais royal…….Un temple, deux temples, nous sommes étonnés par la quiétude. Ils sont richement décorés et la ferveur des croyants tend à nous laisser penser que la ferveur catholique de nos contrés tend à disparaître. Les marchés sont riches en odeur, en couleur et en étonnement ici on vend des naseaux de buffles, des rats, on fait grillé les pattes de poulet et les mouches se régalent…les services vétérinaire français s’en donnerait à cœur joie mais que la vie est simple…. Nous déjeunerons sur les conseils de Nancy dans un petit restaurant et suivant son avis(toujours très avisé) je prends un green curry. Et bien comme quoi personne n’est toujours de bons conseils car à la premiére bouchée, je m’enflamme, rougis, décolle……. ;Vous l’aurez compris attention les green curry peuvent étre pimentés et estomacs sensibles s’abstenir ! Nous visitons le palais royal situé en face du mont Phousi, construit par le roi Sisavong en 1904.Il y fut habité jusqu’à la chute du régime en 1975.Sur la gauche sa statue, sculptée par un russe (on sent la rigueur) une main faisant le signe d’une promesse et l’autre tenant le serment de loyauté. Sur la droite le magnifique Wat contenant le prabang, saint bouddha qui a donné son nom à la ville..Dans le palais, les salles se succédent et notre préférence se porte sur celle du trône. Le palais est assez sobre ;Lucie nous fait remarquer qu’on est loin des fastes de Versailles. La salle de réception contient les cadeaux offerts par les différents chefs-d’état. La France fait moins pitié avec son service à thé que les pin’s offerts par les russes mais n’égale pas la porcelaine japonnaise. Nous n’étions pas là pour cela mais ce qui retiendra tout particuliérement notre attention c’est les 3 petits fragments de pierre de lune offert par les USA. La journée se terminera ainsi au gré de nos découvertes et autour de notre buffet végétarien où on discute tantôt en anglais, tantôt en espagnol, très bénéfique pour les enfants. J’avais dit affaire à suivre pour les massages et bien nous y revoilà !Bien sûr notre arrivée suscitent quelques sourires. Lucie et moi prenons place chacune dans une salle ( Lotus du Laos 1h /5$ /pers).Les hommes disparaissent à l’étage stréssés par ce qui les attend. Thomas sera seul dans une salle ;après avoir tenu ferme et refusé d’enlever son caleçon, il trouvera les massages trop violents. Eddy et Romain sont ensemble. Romain pensait se retrouver avec la jolie petite laotienne et après avoir essayé de la refiler à son pére, se retrouve avec la big mama qui le torturera pendant 1h.Vous l’avez compris, nous n’avons pas convaincu nos hommes sur les bénéfices d’un full massage.

MARDI 13

Après le petit dejeuner départ pour les cascades de Kuang si .Piste en mauvaise état mais 45 minutes plus tard, nous voilà lâchés en pleine jungle :banians, bambous, fleurs exotiques…Nous gravissons les différents palliers de la cascade tous plus beaux les uns que les autres, et l’eau d’un bleu sublime. Nous atteignons la chute ;les lieux sont enchanteurs .Toujours pour fuir les meutes de touristes, nous choisissons de nous baigner au premier pallier, celui où personne ne s’arréte ;nous aurons la grande chance d’étre seuls. L’eau est, comment dirai-je..glaciale doit étre le mot !Les deux petits s’y lancent vite, Romain tentera une approche qui n’aboutira pas .Il ne sera pas dit que je serai la moins courageuse donc je m’y lance…..c’est…revigorant !!!!!!Pendant ce temps et exceptionnellement, Eddy a décidé de jouer les photographes. Pas dupes de ces manigances et plébiscité ;il finira à l’eau ! Nous finissons dans un gargote autour d’une fried noddle ou d’un fried rice delicieux !Retour à la GH. Nous organisons notre départ de demain pour Vang Vieng .On remplit les sacs( passera, passera pas, on y arrive mais le poids a changé !) Visite d’un dernier temple. Nous sommes accostés par un moine. Nous discutons quelques minutes. Il est très content de parler anglais car il ne pratique cette langue que depuis 2 mois(mais presque aussi bien que nous).Il nous convie à revenir à 17h50 pour la cérémonie de priére ce que nous acceptons avec joie .Pour patienter, nous irons admirer le fleuve et la vie quotidienne :cueillette sur les terrasses, bain dans le Mekong, éclats de rire des enfants..C’est reposant ! Nous retournons au temple et nous installons discrétement au fond pour y observer la cérémonie où sont scandés des chants. On se laisse prendre, c’est presque envoutant. La cérémonie finie, le moine nous convie dans sa modeste chambre. Nous y resterons 1h à discuter de sa vie, de religion, de notre vie d’européen.. assis par terre avec un verre d’eau. Tant de simplicité et tant de chaleur nous font du bien .Quelle belle rencontre. Nous chinerons une derniére fois le marché, faisons nos adieu au patron du buffet végétarien….on se sentait déjà chez nous. Voyageurs si vous passez par Luang, ayez une petite pensée pour nous et prenez votre temps :c’est magique !Kop chai lai lai Luang !

MERCREDI 14

Après le petit-dejeuner et la cérémonie animiste des bracelets, la guesthouse nous emméne à la station de bus .Le bus prévu à 8h partira en fait à 7h45.Nous avons choisi un bus VIP .VIP note la différence avec les express(un peu delabré) et les normaux carrément pourris. Mais la notion de VIP n’est pas la méme que dans notre société en tout cas pour ce bus car celui-ci notre « Johnny » tout VIP qu’il soit n’en voudrait pas .Bon, on est routard ou on ne l’est pas….La route entre Luang et Vang Vieng est magnifique et ponctuée de petits villages. Celle-ci serpente dans les montagne et serpenter n’est pas un euphémisme, attention au mal des transport, Lucie en a fait les frais !Aprés Kasi, arrêt de 10 mn montre en main pour avaler une noddle soup ou un fried rice.Les retardataires après le mélodieux coup de klaxon monteront dans le bus déjà en marche ! Nous arriverons à Vang Vieng 6h plus tard et regagnons à pied le Thavonsouk resort où nous prendrons 2 chambres en bungalow ;endroit magnifique au bord de la Nam Song . Nous partons rapidement réserver notre journée de demain. Nous cherchons et trouvons rapidement l’agence conseillé par Nancy « amazing tour » qui nous donnera toute satisfaction quant à son sérieux .Nous réservons une journée visite de grottes, balade, tubbing et kayacking avec le repas compris pour 55$ .Nous réservons également nos prochains trajets jusqu’à Paksé en bus VIP (eh oui, il faudra y revenir…. Nous arpentons briévement Vang Vieng. Tout le monde dit « on aime ou on deteste ».Certes l’ambiance des bars avec les lits alignés et sa population affalée dessus est quelque peu étonnante mais Vang-vieng ce n’est pas que cela et ce sont les mémes position de lezard qui sévissent sur nos côtes méditerrannéennes en plein étè à l’exception prés qu’ici, il ne faut pas se battre pour poser sa serviette………. Nous préférons donc en retenir le magnifique coucher de soleil sur les falaises(Vang Vieng est surnommée la baie d’halong laotienne), la vie au bord de la riviére, le cris joyeux des enfants et bien d’autres scénes de vie.. sans porter de jugements si on aime ou on deteste. C’est aujourd’hui la St Valentin et les enfants nous paient le restaurant ! Ils ne sont pas formidables ces petits ?

JEUDI 15

Après le petit-dejeuner très apprecié à l’organic farm (pancakes mulberry avec citron et miel ), nous arrivons à l’agence où nous embarquons dans un tuk-tuk avec 2 couples d’anglais ;un couple de jeunes et un couple à la cinquantaine (ouf on craignait de se retrouver qu’avec des jeunes plein de fougue et de vitalité ). 17 km plus loin, nous sommes debarqués et démarrons un petite ballade, ma foi, fort sympathique à travers 2 villages, jusqu’à l’entrée de la grotte où il nous faut embarquer assis dans d’énormes chambre à air et munis de lampes frontales. Le but remonter le courant dans la grotte d’abord à l’aide d’une corde puis en pagayant avec les mains. Je vous laisse imaginer la température de l’eau dans la grotte et je dirai que c’est revigorant pour le fessier !Lucie qui est la seule à ne pas avoir de lampe frontale se la joue fine en s’accrochant au guide. C’est rapidement épuisant et nous sommes ravis de savoir que nous regagnerons Luang en kayack et non en bouée ! C’est amusant, seule fausse note, Thomas est claustrophobe et ne sera guére rassuré pendant cette petite ballade . Retour au tuk-tuk où le déjeuner nous attend :très bien servi, bon(2 brochettes de poulet, fried rice, 1 baguette, 1banane, une bouteille d’eau). Puis un petit coup d’œil à la grotte de l’élèphant et embarquement dans les kayack.On écoute la leçon, on fait les groupes :les petits seront avec papa et moi j’embarque Romain en lui laissant soigneusement la place arriére, celle qui dirige l’embarcation, et c’est parti pour 1h30 ! Les premiers rapides (gentillets vue la saison) ne sont pas une réussite. Les équipes se rejettent la faute ( teins, tiens les anglais ne sont pas moins râleurs que nous !) « comme ça », »trop à droite, pas assez à gauche.. », puis la méthode se peaufine pour finir en beauté ! Au bout d’1h30, nous ferons une pause au bord de l’eau mais malheureusement dans un de ces repaires de jeunes où la musique est « à donf » et biére à gogo ;ce doit étre tout Ibiza qui se retrouvent ici ! Il y a possibilité de faire du jumping :trapéze d’une dizaine de métres de haut d’où on se jette dans la riviére. On se contentera de regarder … par trouille pour certains, par obligation au vue des risques pour d’autres. Nous préférons nous éloigner pour nous baigner .Cette pause de plus d’une heure est notre seul regret de cette bonne journée.

VENDREDI 16

Avant de quitter Vang vieng, nous faisons une petite ballade de l’autre côté de la riviére.les paysages sont magnifiques et nous regrettons de ne pas avoir la journée pour le faire .Nous quittons Vang vieng à 13h vers Vientiane cette fois dans un bus confortable !De là, nous avons décider de rallier de suite Paksé avec un bus de nuit. La capitale n’a retenu notre attention ni par les commentaires sur le forum, ni par les guides.!

Revenons au bus de nuit. Ce choix ne faisait pas l’unanimité et surtout pas le mien de vang vieng à Vientiane puis 10 h de Vientiane à Paksé après la mauvaise expérience de la route de luang m’angoissait ( bon, j’avoue aussi, j’aime étre dans un lit la nuit ! peut-étre l’âge …)Cependant la large majorité de 4 contre 1 l’a remportée (aux .vues du bénefice réalisé 16 $ contre 105 $ en avion) . Nous n’avons pas regretté car c’était vraiment Vip :siéges inclinables, repas, couverture, clim, TV….nous avons bien dormis.

SAMEDI 17

Nous arrivons comme prévu à Paksé à 6h.Nous négocions d’entrée un tuk-tuk avec le bac compris jusqu’à Champassak où nous avons réservé la veille deux chambres à l’Anouxa GH. Le tuk-tuk nous dépose à l’embarcadére où nous montons sur une embarcation de fortune pour étre débarqués au pied de l’Anouxa. Quelle aventure !!! Nous décidons rapidement d’aller visiter le Wat Phu car la température monte vite. Nous irons en tuk tuk (10 $).Nous ne connaissons pas encore Angkor au Cambodge ( hélàs …) alors la magie des ruines opérent de suite. Plus on s’éléve plus la vue est magnifique. Nous y passerons deux heures. Ce sera une après-midi flanerie car nos chambres au bord du Mekong s’y prétent à merveille ! Le soir, le patron nous proposera de nous emmener lui-méme le lendemain au bac vers Don khone.Affaire conclue !

DIMANCHE 18

Après deux heures de tuk-tuk et de nouveau une embarcation sur un ferry de fortune cependant très animé par les diverses marchandes vendant plein de bonnes choses à manger :crépes à la noix de coco, beignets, soupe, brochettes…, nous sommes débarqués à Ban Nagasang. Nous embarquons sur un bateau à moteur ; le batelier est très habile pour éviter les nombreux écueils. La ballade est très plaisante !Cette partie du Laos porte bien son nom de 4000 îles, celles-la méme qui apparaissent avec la décrue du fleuve. Ces iles sont un petit paradis :le mékong, les palmiers à coco, la luxuriance, les villages, le sourire des habitants, de vieilles bâtisses coloniales, les buffles dans l’eau…nous sommes sous le charme. Notre choix se portera sur Sala Don Khone. Nous choisirons les bungalows mais divers événements nous contraindront à déménager dans la villa coloniale les jours suivants. Ici pas d’électricité, juste un générateur de 17h à 22h.Nous apprécierons ce que d’autres jugent comme un inconvénient .Nous sommes au bout du monde ! Tous les soirs, nous prendrons plaisir à admirer le coucher du soleil sur le french bridge. C’est ici que pendant 3 jours nous nous laisserons aller à une certaine torpeur bien agréable. Nous prendrons tous nos repas au Bamboo restaurant que nous vous recommandons :rouleaux de printemps, poisson au sel….tout y est goûtu !

LUNDI 19

Dés 6h tout le monde s’agite au Laos ! Aujourd’hui c’est la journée vélo !Je suis loin d’étre fan (en tant que bipéde, je préfére marcher !) mais je m’y plie pour faire plaisir aux enfants. Nous étions sensés nous rendre au bout de l’île pour 7h30, y prendre un bateau et aller voir les dauphins du mekong. Depuis hier, je répétais inlassablement que la deuxiéme partie de la route indiquée par le patron de la villa don khone, était signalée par le lonely planet comme difficilement praticable à vélo ( très empierrée puisque c’était une ancienne voie de chemin de fer) et depuis hier, j’étais l’empécheuse de tourner en rond….L’éxpédition se met en route et c’est ma foi fort agréable. Nous suivons les conseils du patron (je le retiens celui-là !) et finissons sur ledit-chemin.j’y fais 500 m et commence à pester ;je veux bien faire du vélo mais pas du mountain bike. Et on avance, on avance .Bien entendu, depuis longtemps je marche à côté du vélo ! Je souhaiterai le laisser sur place et le récupérer au retour mais nos très matérialistes européens de la famille me parle de vol…Les esprits s’échauffent. Quand nous rejoindrons l’embarcadére longtemps après, il est trop tard pour les dauphins. Le village est ici d’une grande pauvreté. On repart en sens inverse. Aprés un kilometre, je péte les plombs, jette le vélo à terre (oui, oui, je peux avoir très mauvais caractére !)ils n’ont qu’à me le ramener !Je finirai à pied, sans vélo jusqu’à la route « practicable » !!!! Nous ferons néanmoins une très agréable halte aux chutes de Liphi avant de regagner, épuisés, les chambres. Nous ne ressortirons qu’au coucher du soleil pour apprécier (à vélo toujours !) les agréable scénes des champs. Quelques anciens parlent encore français et sont heureux de nous le faire savoir. Tous sont unanimes :la langue de Moliére est vraiment difficile : le la les, mon ton son, ma, ta sa…que de complications !Les enfants acquiésent discrétement !

MARDI 20

Nous faisons aujourd’hui une petite incursion sur Don Det en vélo pour certains, à pied pour d’autres. Nous assistons à la cueillette des noix de coco fort vertigineuse mais quelle habilité ! Ici la vie s’écoule lentement. Si vous aimez cette nonchalance et bien le Laos du sud s’y préte à merveille…

MERCREDI 21

Aujourd’hui, nous quittons Don Khone (avec un pincement au cœur) pour Don Khong que nous rejoindrons en bateau à moteur après 2h d’une splendide ballade entre les îlots, les palétuviers…Ce choix est délibéré car nous savons qu’à la Pon’s house, le patron propose des minivan pour un retour jusqu’à Ubon en Thailande que nous devons rejoindre dans 2 jours évitant ainsi l’utilisation de differents moyens de transport :bateau, bus, taxi…J’aurai préféré finir vers Paksé et faire un petit tour sur le plateau Bolovens mais le conseil de famille a choisi la facilité. Nous resterons donc 2 jours sur Don Khong et opérons ainsi un retour progressif vers la civilisation. En effet, Don Khong dégage moins cette torpeur, cette impression de bout du monde que sa petite sœur Don Khone. Nous organisons notre journée de demain :location de vélo pour les enfants et une moto pour nous .Je suis anti-moto à 100 % (l’effet de mes 4 ans de travail en réanimation sans doute) mais rien que le mot vélo m’hérisse les poils !.

JEUDI 22

Lever 5h45 pour rejoindre le grand marché de l’autre côté de l’île. Je grimpe, guére rassurée dérriére la moto (je suis sensée étre entre de bonnes mains car mon mari est moniteur moto).Aprés quelques sensations, je m’y habitue et c’est mieux que le vélo !.Le petit marché est fort sympa tout comme sa population. : légumes, poissons, grenouilles, volailles, fruits… autant de touche de couleur et de vie !On se régale de brochettes, galettes de riz, crépes…tant pis pour la tourista (qui n’aura jamais eu raison de nous pendant ce voyage ouf !!!). Sur la route du retour (boucle du sud) mon mari tentera mon initiation .En ben je dirai, en toute modestie, que je me suis fort bien débrouillée ! Si bien que je finirai la ballade aux commandes, ma fille derriére et papa sur le vélo. A notre retour à la GH à 10h, nous finirons par louer 3 mob et arpenter l’île toute la journée, au milieu des riziéres, des villages…..Notre ado de 15 ans exulte de joie (attention pas de mob en France). Tout le monde est satisfait de sa journée ! Demain c’est la fin et nous attend le schleme :don Khong-Paksé-Frontiére-Ubon-Vol intérieur-Bangkok et Paris via Dubai.

VENDREDI 23

C’est sans aucune encombre et aucun souci que nous arrivons à Bangkok à 18h. Notre vol pour Paris ne partant qu’à 3h du matin, nous avons longtemps hésité entre rester dans l’aéroport ou réserver un hôtel en l’occurrence, le très couteux Novotel puisqu’il n’y a que lui. On s’est laissé tenter et quelle bonne idée. Piscine, chambre magnifique permettant un bon bain avant le grand départ et surtout un somptueux buffet autant pour le goût que pour les yeux. Nous y avons retrouvé l’abondance européenne au milieu des saveurs variées :sushis, pâtes italiennes, glaces, fruits…..carracolés ensembles !Ce soir là, personne n’a choisi de fried rice ou noddle soup et Lucie s’est jetée sur les gâteaux au chocolat, allez savoir pourquoi ! Nous quittons l’Asie à 3h comme prévu, émus, avec la hâte déjà d’y revenir !
Ma route de la soie 2007 en trois mois English translation pending
by Djamila65 · 2007-03-06 · 60 replies
Bonjour,

Me voilà sur le point de repartir ou plutôt de partir vers l'Asie centrale. L'an dernier, j'ai du faire demi-tour pour cause de maladie. Cette fois-ci aucune excuse ne sera tolérée. Je pars le 01 mars pour Istanbul. Ce voyage me conduira d'Istanbul à Shanghai via l'Iran, le Tukménistan, l' Ouzbekistan, le Kazakhstan et un bout de la Chine . La course aux visas est terminée, je les ai presque tous ; Le sac est fait, la caméra chargée. Me voilà prête à partir. A bientôt pour la suite...
Passer tout l'été en République Dominicaine English translation pending
by Louisepascal · 2007-03-04 · 15 replies
Bonjour !

Lors de mon dernier voyage, je suis littéralement tombé en amour avec la République Dominicaine. La chaleur de ses habitants, leur sourire, leur musique, leur danse... tout ça malgré une pauvreté omniprésente. Donc, j'ai décidé d'y retourner cet été pour 6 semaines en juillet et août. J'aimerais me trouver une place où loger dans le coin de Boca Chica (parce que je m'y suis fait des amis et que c'est rassurant pour une fille qui part seule pour la permière fois d'avoir quelques visages connus dans un pays étranger !). Je ne cherche pas le grand luxe, juste une place confortable. J'aimerais pouvoir découvrir quelques beaux coins du pays (pas par les tours pour touristes) et surtout venir apporter un peu d'aide aux enfants de ce merveilleux pays. Donc, tous les conseils, idées, suggestions sont les bienvenus à propos de la vie de tous les jours là-bas hors des grands hotels (la nourriture, le logement, les déplacements, la lessive, alouette !), les sites exceptionnels à voir dans le pays, les organismes pour aider les enfants (j'ai débuté certaines démarches déjà, mais si vous connaissez des endroits...).

Aussi, j'ai un ami qui sera avec Oxfam Québec (un organisme d'aide humanitaire) à Port au Prince, Haïti. De Boca Chica (ou Santo Domingo) qu'elles sont les différentes possibilités pour s'y rendre ?

Merci beaucoup pour votre aide précieuse !

Louise
Journal d'une Parisienne: seule avec son sac à dos en Inde du Nord English translation pending
by Imli · 2007-03-04 · 11 replies
3 Mars 05 DELHI Une vraie souris vient de me passer sous le nez, alors que j'allumais l'ordinateur .... Elle doit faire partie du processus de connection.

J'ai donc mis le pied en Inde comme d'autres ont mis le pied sur Mars. Tout devait être différent et pourtant, je ne me sens pas aussi étranger que ça (aurais je des origines martiennes?). A peine une vague sensation d'apesanteur due à la fatigue. ?Le voyage fut un étrange mélange initiatique. Je n'ai jamais eu autant de correspondances (Paris, Behaim, Abu-Dhabi, Muscat, Delhi...enfin). Tous à vos atlas, BANDE DE FLEMMARDS! Comble de malchance, je fut poursuivie pendant tout ce périple par un groupe de touristes quadra franchouillards qui (comme le veut le règlement du beauf à l'étranger) n'ont pas cessés de faire des commentaires douteux, râler… bref, se faire remarquer. Passons, peut être qu'un jour, l'âge aidant, j'en serais réduite à voyager avec leurs semblables... ?Par contre je recommande vivement la compagne Gulf Air. Leurs hôtesses portent un voile qui tombe gracieusement de leur petit chapeau sur leurs épaules. On dirait un mixe entre la Fée Bleue et Shéhérazade.??Comme le vol est long, les passagers tentent tant bien que mal de se dégourdir les jambes. Il en résulte une imitation presque parfaite du bagnard dans sa coure de récréation, l'uniforme en moins. A pas comptés, ils tentent de faire circuler le sang dans leurs jambes engourdies et comme l'avion est petit, ils tournent vite sur eux mêmes. ?Enfin Delhi, j'enlève mon pull avec bonheur (promis, j'ai eu une pensée pour vous), je dégaine mes lunettes de soleil et en route pour l'aventure! ?J'ai bien fait de demander qu'on vienne me chercher. A l'extérieur de l'aéroport, une foule de chauffeurs de tout poils sont à l'affût du touriste. Par contre, il devient rapidement évident que la conduite ici est une affaire de Karma. De toute façon, notre fin sur terre est déjà écrite, alors autant foncer et s'en remettre aux divinités locales. Les voitures slaloment dangereusement, ne laissant que peu de chance aux piétons. Pas de refuge possible pour eux, les trottoirs servant ont tout sauf à marcher dessus. Traverser relève du suicide collectif. Les rues sont toutes à double sens, même les plus étroites. On roulera au besoin sur ces fameux trottoirs. Enfin, pour ceux qui poussent le masochisme à l'extrême, nous proposons la moto. Tout sert de casque pourvu que ce ne soit pas homologué (casque de chantier, de football américain, je m'attends même à croiser un saladier pourvu que ce soit la bonne taille) ?Me voici arrivé à mon hôtel après, deux accrochages, trois dérapages et une bonne dizaine de grosses frayeurs (la routine quoi). La rue est sordide, nous sommes en plein Old Delhi, j'adore.

Un drôle d'escalier en marbre aux marches surdimensionnées m'amène jusqu'a la terrasse sur laquelle donne ma chambre. Là aussi, le faux marbre du sol contraste avec l'étroitesse et le kitsch du décors. ?C'est sur cette terrasse que je fais la connaissance de Penina, une française. Elle est sur la fin de son voyage, c'est elle qui m'initiera aux joies du négoce. ?C'est tout un art. Il faut avant tout avoir le temps. On se pose, on boit un thé avec le vendeur. Il invoque sa famille à nourrir, on montre notre portefeuille que crie famine. Petit sourire échangé, personne n'est dupe. On regarde d'autres objets. "special price". Il faut savoir doser. Parfois j'ai honte mais à la fin de la transaction, quand Penina ressort en ayant payé un prix dérisoire, le vendeur lui glissera: "you are clever " (tu es maline). C'est de bonne guerre. ?J'ai le sentiment que dans cette ville, on a concentré un maximum d'échoppes, de voitures, de passants dans un minimum de place. On a vite l'impression que le ciel est tout juste au dessus de nos têtes à cause de la toile que forment les câbles électriques. Ils sont emmêles, dérives, coupés, je n'ose imagine le boulot de l'EDF locale... ?Il est tard maintenant et la rue grouille encore. Beaucoup de klaxon, des chiens qui se battent, on se hèle d'un balcon à l'autre. ?Penina est partie aujourd'hui, à moi de mettre en pratique son enseignement. ?Ben voila le premier de la série. Je vous embrasse tous. Je m'amuse comme une folle et mon système digestif tient le coup.

4 Mars  DELHI J'ai trouvé un ange gardien! Mr Singh. Il est sikh (religion) et chauffeur de taxi (profession).?La première fois que je l'ai rencontré, j'étais avec Penina. Il était tard, nous avions eu une mauvaise expérience avec un chauffeur un peu agressif à cause du faible taux de sang qui flottait dans l'alcool de ses veines. Et là, on a croise ce type au turban impeccable. La moustache digne du baron de Munchausen. J'AVAIS TROUVE MON MARAJAH !! Il sera mon guide sur Delhi. ?Le sikhisme est une religion qui regroupe deux pour cent de la population indienne. Malgré ce faible nombre, il s'agit d'une minorité religieuse (et non ethnique) solidaire, entreprenante, très présente dans le domaine de l'économie. Le sikhisme qui prescrit l'honnêteté et le service de la société, en fait des interlocuteurs surs. ?Malgré leur longue barbe, ils sont loin d'être des hippies attardés, bien au contraire.?Leur religion suit les préceptes de Guru Nanak (né en 1469) qui déclara: " il n'y a pas d'indous, il n'y a pas de musulmans, il n'y a qu'un Dieu, la Vérité suprême". Ce bricoleur des religions rejeta les castes de l'indouisme tout en conservant la croyance en la réincarnation. De l'islam, il retint la simplicité, l'absence de représentation divine, la prière et le dogme du Dieu unique. Il butina même chez les zoroastriens et les juifs. ?Les puristes suivent la loi des cinq K: Ils doivent laisser pousser leur barbe et leurs cheveux (kesh en Indien).Ils gardent donc leurs cheveux sous un magnifique turban plié au centimètre prés et protégent leur barbe dans une résille nouée sur la tête quand ils se déplacent en moto par exemple. Ils placent un peigne d'ivoire ou de bois dans leur chignon (konga). Ils portent un bracelet en argent au poignet droit pour se souvenir que leurs mains ne doivent pas tricher ou faire de mal (kara). Kacca désigne le caleçon court que certains portent encore. Enfin, ils portent parfois un poignard à la ceinture (kirpan). ?Outre ces percepts, les siks ne doivent pas boire d'alcool ou fumer ce qui m'arrange particulièrement pour le cas de mon chauffeur de taxi.

Ce matin, j'ai continué mon voyage initiatique à la gare centrale pour acheter, à l'avance, mes billets pour les étapes suivantes. Mon chevalier ne m'a quitté qu'une fois devant la porte même de l'International Tourist Bureau, m'évitant ainsi de tomber entre les griffes des nombreux rabatteurs, faux guides et autres types louches. ?Me voici donc dans le temple du transport ferroviaire (un temple de plus ou de moins, on n'est plus a ça prés dans ce pays). Petit coup d'oeil à mes confrères touristes. Il en vient de toutes part; Japon, Australien, Allemagne.... Par contre, pour ce qui est de cette brochette, ils ont tous un point en commun: ce sont de véritables épaves!! (J’exclue tout de suite nos amis asiatiques qui sont comme d'hab, tirés à quatre épingles). ?Ici, tout est fait pour vous faciliter la vie mais dans une logique toute locale. Après donc une heure de queue, j'accède au guichet..... Perdu!! Vous devez reculer de trois cases pour aller chercher le nom exacte du train que vous voulez (ne passez pas par la case départ, ne touchez pas vingt mille francs) ..... Par contre, si vous voulez les trains en partance pour d'autres gares, reculez de trois cases et soyez heureux de ne pas avoir de gage. ?Enfin, je sors victorieuse. Ca vaut bien un thé massala à l'hôtel devant une série TV indienne. Lors de mon séjour au Burundi, mon amie indienne Shiwa m'a fait découvrir ces deux piliers de la culture indienne. J'en use et abuse avec délice depuis mon arrivée ici. Quand je vais revenir en France je serais incollable sur les dernières nouveautés!! ?Faisant fi des guides touristiques j'ai résolument tourné le dos aux monuments locaux pour suivre, à son invitation, mon marajah jusqu’a son temple. Ce n'est pas tant les musées que je veux voir. Quoi de mieux que d'entrer dans un temple sikh par la porte de service. Pendant le trajet, je regarde les yeux de chat de mon chauffeur dans le rétroviseur. Il a l'air particulièrement fier de m'emmener là-bas. C'est en partageant les cultures qu'on arrive à mieux se comprendre. ?Avant d'entrer, je me couvre la tête avec mon étole. Le temple est immense, tout en marbre. En passant déposer nos chaussures, on se fait offrir un thé et des petits gâteaux par le gardien. Pendant que Mr Singh papotte avec ses amis, je me fais toute petite, c'est le vestiaire des hommes après tout!! (jalouses hein??). Des chaussures s'alignent sur toute la hauteur du mur. ?Dans le temple, l'ambiance est recueillie. Ca fait du bien après la folie des rues de Delhi. Un prêtre psalmodie accompagné par une musique entêtante. ?Le temple a été construit sur une source miraculeuse. Le matin, beaucoup de personnes viennent se baigner dans le grand bassin. Sur le côté, des "moines" armés de bouilloires, proposent de boire l'eau bénie. J’avoue avoir essayé. Peut être retrouverais je quelques neurones grâce à elle (sinon ce sera juste une bonne diarrhée). ?Un peu plus loin, sous un préau, le temple offre un repas simple aux nécessiteux mais aussi à qui veut. Tout provient de généreux donateurs. Cette religion me semble pleine de sens, à l'échelle humaine.

Mon voyage commence bien.

5 Mars AGRA On vit tellement plus de choses quand on voyage seul! On a peut être l'air plus abordable et on va plus vers les autres. Quand on voyage à deux, on a un interlocuteur privilégie, pas besoin d'aller voir ailleurs. De plus le binôme peut vite être ressentit comme un cercle fermé. Depuis mon arrivée en Inde j'ai fait beaucoup de rencontres intéressantes. Je dois avouer que mon coté ours est aussi en cause; j'aime bien disposer de mon temps et de mon espace. Ca fait du bien de choisir les moments ou on veut de la compagnie et ceux ou on préfère se replier dans ses pénates. ?Je viens d'arriver à Agra après deux heures de train. J'ai le dos en compote et pourtant, je retrouve toute mon énergie en arrivant à l'hôtel. Les chambres entourent un petit jardin ou on peut manger sur le pouce et, contrairement à Delhi, ON EST AU CALME!! ?Très vite, je prends possession des lieux. Mon pyjama sous l'oreiller, je sors mes sachets de thé et quelques pommes sur la table de nuit, je brûle un bâton d'encens. Cette fois, ma chambre a la couleur d'un chamalow. Au plafond, un ventilateur suspendu par des fils électriques qui ne lui transmettront jamais l'énergie vitale faute de branchement. Plutôt étonnant comme déco. Dans la salle de bain je tends ma corde a linge et je fais bouillir de l'eau dans le seau (merci la résistance chauffante burundaise) pour me doucher. Je veux bien jouer les routardes mais pas question de se négliger. Mieux vaut être belle et rebelle que moche et re-moche. Sur ma table de nuit trônent ma crème de jour et ma crème de nuit (que j'utilise à bon escient, comprenne qui pourra). Détail intéressant de ma salle de bain: l'eau usée du lavabo s'écoule .... sur mes pieds. Le siphon ayant été coupé, tout va directement dans la grille d'évacuation de la douche située par terre, juste à côté. ?Au resto de l'hôtel je rencontre Beckie, infirmière vétérinaire australienne. Ce soir, elle part en direction du Nepal. On passera l'après midi ensemble. Mon alliance l'a bien fait rire. Elle utilise le même subterfuge. ?Paradoxe du voyageur solitaire, on n'est jamais seul

6 Mars AGRA Ce matin, je me suis levée avant le soleil pour aller visiter le Taj Mahal.

L'histoire raconte que l'empereur Shah Jahan l'aurait fait construire pour recevoir le corps de sa femme Mumtaz Mahal, morte alors qu'elle accouchait de son quatorzième enfant. Sa mort laissa le souverain fou de chagrin. Il fit alors la promesse de construire, en sa mémoire, un monument qui n’a pas son pareil dans le monde. Comme aucun architecte du royaume n'était capable de concevoir projet à la dimension de la douleur de l'empereur, celui-ci aurait alors convoqué l'architecte Perse le plus célèbre et tué sa fiancée. Comprenant enfin toute la peine du sultan, il créa le Taj Mahal. S'en suivirent vingt années de labeur (1631-1653) pour des milliers d'artisans venus pour certains du Moyen Orient ou d'Europe. Certains furent ensuite amputés des mains ou des pouces pour qu'ils ne puissent plus jamais reproduire une telle perfection. ?Une autre version tendrait à montrer le souverain sous un jour moins poétique. En effet, l'agencement du jardin en quatre parties sépares par des bassins symboliserait le paradis ou coule des rivières d'eau fraîche, de lait, de miel et de vin. Ces bassins se rejoignent en un point central qui représenterait le bassin céleste de l'abondance. Certaines calligraphies de la porte principale citent un des deux seuls passages du Coran ou Dieu s'adresse directement aux hommes: "Entrez dans mon paradis". Le Taj serait ils alors la représentation du paradis? ?Jusque là, me direz vous, tout va bien... Le problème c'est que la tombe n'est pas située au centre du jardin comme le voudrait la tradition mais au fond de celui ci. On sait depuis peu que le père de Shah Jahan possédait dans sa bibliothèque, un texte Sufi décrivant le plan de l'assemblée du jugement dernier. Celui-ci correspond exactement aux plans du Taj Mahal. Le Taj serait alors une symbolisation du trône de Dieu. Notre empereur ne serait il alors qu'un mégalo bouffit de vanité?? ?Même chose pour sa mort. La version la plus répandue dit que l'empereur serait resté inconsolable après la mort de sa belle. Il fut emprisonné par un de ses fils dans le fort d'Agra d'ou il contempla le Taj jusqu'a sa mort en 1666. Une autre version indique qu'il serait mort d'une over dose d'opium et d'aphrodisiaque. Moins poétique tout d'un coup... ?Alors, doit on croire en l'amour ou n'est ce qu'un miroir aux alouettes? Pour ma part, fidèle à mon cynisme légendaire, je retire une conclusion de tout ça. Il n'est pas d'amour parfait. Les années érodent la pierre, les sentiments se révèlent parfois moins nobles, se fatiguent avec le temps. ?Mais revenons à nos moutons. Je ne tenterais pas de décrire le Taj. Nombreux sont ceux qui se sont essayés à cet exercice et je ne me mesurerais pas à eux. Par contre, face à tant de beauté, je réalise à quel point les hommes sont capables de rejoindre Dieu et faire des miracles quand ils veulent bien s'en donner la peine. ?Le soleil commence à se lever. Les touristes pressent le pas pour voir le Taj s'illuminer et se refléter dans son miroir minéral. Il n'y a pas que les touristes d'ailleurs. Une nuée de moustiques me fait rapidement une auréole. ?Personne ne parle, on n'entend que les cris des singes, quelques oiseaux et le bruit étouffé de la ville qui se réveille. ?Derrière le Taj, en toile de fond, il n'y a rien que le ciel comme une porte vers l'éternité. Un pur moment de beauté. ?L’Inde est un pays où cohabitent la grâce la plus divine et la misère la plus infernale.

7 Mars AGRA Mon hôtel est décidément plein de surprises. L'électricité est coupée dans la journée, ce qui, en soi, n'est pas un réel problème, sauf si on cumule, le fait que mes toilettes ne sont équipés d'aucune autre source de lumière et que la corde sur laquelle je viens d'étendre mon linge passe au dessus des toilettes. Je me retrouve donc sur le trône, ma lampe frontale sur la tête, mes chaussettes me dégoulinant dans le cou! J'avais prévu de passer une après midi au calme, recluse à l'hôtel, me refusant de faire du shopping dans cette ville attrappe touriste, mais mes voisins américains ont su me convaincre. Je ne regrette pas. Ils avaient dégotés pour le dîner, une terrasse qui surplombait la ville. Vue imprenable sur le Taj, des guirlandes qui clignotent, le tout sur un air de Bob Marley. Tables sur une surface à peine plus grande que ma chambre d'hôtel. De là, je voyais la ville labyrinthe sous un autre oeil. Loin des rabatteurs, je pouvais voir la vraie Agra. Sur une terrasse, des gamines qui jouent, un peu plus loin une ribambelle de singes qui se chamaille. Le muezzin du coin commence à rappeler ses fidèles à l'ordre. Je respire. Le retour fut nettement moins calme. Il faisait nuit noire quand nous sommes montés à bord de l'auto rickshaw. J'avais quelques réticences, quelque chose clochait mais impossible de savoir quoi. Après quelques minutes de route, j'ai réalisé que le véhicule n'avait tout simplement pas de phare. Nous roulions à l'aveugle. On a bien tente de tenir ma lampe de poche à bout de bras mais les tressautements incessants dus au mauvais état de la chaussée nous faisaient passer, aux yeux des autres chauffeurs, pour un véhicule en proie à quelques démons. De plus, cerise sur le gâteau, vu que les rickshaw n'ont de toute façon pas de clignotant (décidément, à part une banquette et des roues c'est plutôt minimaliste) son fils de sept ans assis à ses cotés, était chargé de tendre la main si d'aventure il lui prenait l'idée saugrenue de tourner. Nous étions d'ailleurs tellement rassurés qu'à chaque virage nous agitions nous aussi les bras comme les naufragés de la méduse.... Nous sommes tout de même arrivés à l'hôtel sains et saufs (ce n'était pas notre heure de mourir)

8 Mars FATEHPUR SIKRI Il fait déjà nuit quand je monte dans le bus qui me ramène à Agra. Les plafonniers diffusent une lumière jaunâtre. On se croirait dans un aquarium mal entretenu. J'ai passé la journée à Fatehpur Sikri et pourtant ce fut trop court. Bâtie par l'empereur Akbar en 1572 (donc quelques centaines d'années avant notre copain Shah Jahan le mégalo en amoure) pour y installer se cour, elle fut abandonnée quinze ans plus tard suite à une baisse du niveau de la nappe phréatique. A vingt six ans, Akbar avait tout ce qu'un monarque pouvait désirer: le pouvoir absolu, un harem (cinq cent femmes, quelle santé!).... mais pas d'héritier. Il vint sur la colline de Sikri consulter un hermite renommé. La bénédiction du saint homme lui apporta trois fils l'année suivante (rentable). Plein de gratitude Akbar décida d'élever sa nouvelle capitale à Sikri. Le temple de marbre blanc dans lequel repose le corps de l'hermite sert de " Darty local". On fait un voeu en achetant des offrandes. Pas plus de trois (ça lui fait déjà pas mal de boulot à notre copain l'hermite, vu le nombre de visiteurs! Pas de répit même pour les défunts) On accroche un bout de ficelle rouge à l'un des magnifiques panneaux ajourés (fait d'un seul bloc de marbre. Imaginez, deux mètres sur deux) et là, c'est garantit sur facture... votre voeu se réalisera (en vingt quatre heures chrono?). J'avoue avoir craqué. J'ai mis mon bout de ficelle. En règle générale je ne crois pas à ce genre d'histoire mais ici, je me laisse porter, je pense que j'aime croire un peu à la magie de l'Inde.?Akbar semble avoir été un homme plein de sagesse tout en gardant un côté enfantin. En plus de son harem, il avait trois femmes: une indoue, une musulmane et une chrétienne. Pour chacune il fit bâtir un pavillon. Chaque pavillon est orné de peintures, de détails architecturaux s'inspirant de leur culture.?Dans la grande cour, un trône très simple, au milieu d'un jeu inscrit sur le sol. Il s'agit d'une sorte d'échiquier géant dont les pions étaient des esclaves et des femmes nues que le souverain déplaçait à son gré (ça va en faire revers plus d'un). Un peu plus loin, sur une plate-forme entourée de bassins, une scène sur laquelle les plus célèbres musiciens venaient faire concert. A certaines grandes occasions, Akbar faisait remplir ce bassin de pièces d'or et d'argent qui étaient ensuite distribuées aux pauvres. J'ai même visité les restes d'un hôpital. Plutôt sommaire mais les entrelacs qui ornent les piliers m'ont fait rêver. Vers la fin de ma visite, je me suis assise pour dessiner un peu. Il est tard, les touristes ont déjà regagnés leur bus climatisé. Le palais respire enfin. Le soleil fait flamboyer les murs de grés rouge. J'ai paye mon guide et pourtant il reste assis à coté de moi. Lui qui n'a cessé de m'abreuver de détails historiques, architecturaux, est devenu soudain muet. Je suis fascinée par cet endroit. Le moindre piller, la moindre poutre est richement décorée. Les linteaux ondulent gracieusement comme des trompes d'éléphant. Art Jain, mongol, indou, persan, turc, boubhique, chinois, il a su prendre le meilleur de chacun. Il fait déjà nuit quand je monte dans le bus qui me ramène à Agra. Les enfants de ma voisine se sont endormis sur ses genoux. Dehors, les grenouilles se sont réveillées et sifflent cachées par les herbes hautes. Ca sent la terre humide. L'air est frais. Après une heure de route à travers la campagne, on arrive aux portes d'Agra. Les échoppes, les maisons sont éclairées par des bougies faisant apparaître la route en pointillés. Leur lumière chaude et vacillante transforme le moindre étal en caverne d'Ali Baba. Les guirlandes de sachets de bonbons brillent comme des bijoux. Les plats d'alu deviennent de riches plateaux d'argent. La nuit a effacé la misère, laissant place au rêve.

10 Mars vers KHAJURAHO Désolée pour le retard (vous commencez à prendre de mauvaises habitudes !!!) mais la connection locale est des plus aléatoires...

Les trajets en Inde sont toujours une rude épreuve. Je me disais qu'avec mon entraînement étant jeune, ça ne devrait pas trop poser de problème (à cinq dans une Renault 14 pour passer des vacances dans le sud de la France). Ben je me fourrais le doigt dans l'oeil jusqu'à l'omoplate.?Au Burundi, je regardais d'un oeil amusé les minibus ou la capacité de l'homme à se comprimer était utilisée à son maximum. Une fois dedans ça ne m'amuse plus du tout. J'avais de la chance (!!), j'étais collée contre la fenêtre, les genoux encastrés dans le fauteuil de devant. Par contre, au bout de la banquette, ma voisine avait l'entre jambes des passagers debout dans l'allée qui s'imposaient a elle à chaque secousse (Y'en a qui ont fait le voyage debout… si, si).?Juste avant d'atterrir dans cette boite à sardine sur roulettes, j'ai du prendre la train d'Agra à Jhansi. Trente cinq minutes de retard, la routine. J'étais assise à coté d'un ponte de l'assurance vie indienne, qui ne s'est pas fait prier pour dégainer son lap top dernier cris et me montrer les centaines de photos de ses collaborateurs, sa famille, le mariage de l'oncle Alphonse... Je m'extasie, pousse des "ah" des "oh" aux moments appropriés. Là ou ça s'est complique, c'est quand il a embrayé sur le mariage en France, les relations avant mariage et là je le voyais venir avec ses grosses babouches! Je tente bien de défendre notre moralité mais sans grande conviction. Pas évident. On doit passer pour de sérieux débauchés à leurs yeux! Les ados sortent à tour de bras les uns avec les autres, on vit ensemble hors mariage, on divorce au moindre petit problème. Je suis très mal placée pour défendre la vertu, par contre je pense qu'on se passerait bien de tout ce petit manège si seulement on trouvait le bon.?Eh ! Oh! pendant que vous êtes tranquillement en train de lire ces lignes, au fond de votre canapé douillet, je vous signale que je suis toujours dans le car! On a quitte Jhansi à treize heures trente. Dans le guide du routard ils disaient cinq à six heures de route. Je ne sais plus comment me mettre. Remarquez, je n'ai pas beaucoup le choix. On s'arrête, pause pipi. Ouf! je déplie enfin mes jambes. Pas la moindre toilette recommandable aux yeux des services d'hygiène. Ma vessie attendra. Le bus est pris d'assaut par des gamins qui vendent des légumes dans des assiettes en feuille de bananier. Pour la dernière partie du calvaire, le chauffeur m'achèvera en mettant sa cassette préférée de musique locale. Je vous vois rigoler d'ici. Oui! J’adore toujours la musique indienne, mais perclue de rhumatismes, dans un bus glauque, la vessie comme un ballon de football, j'avoue que mes sens étaient quelque peu altérés. Et puis vu la qualité de la chaîne et le niveau sonore, j'aurais plus penché pour un cochon qu'on égorge que pour une douce mélopée a l'eau de rose. Je n'ai pas vu la tête de l'hôtel dans lequel j’atterrissais. Une douche, une soupe et extinction des feux. O joie!

?11 Mars KHAJURAHO Je me réveille sur un air de musique transcendantale. Dans quel Eden ai-je atterris ? Un petit bassin ou une statue de Buddha fait trempette au milieu des nénuphars, des fleurs fraîches sur chaque table du resto... j'ai complètement oublie la journée d'hier. L'hôtel est tenu par un swami à la longue barbe. Possibilité de cours de yoga le matin pour les lève tôt (donc pas moi). Je retrouve mes voisines de bus. Deux minettes belges. On sympathise autour d'un tchai et nous voila parties à la découverte des alentours. On est rapidement entourées par une horde de gamins. Un peu paumées, on les suit. Du haut de leurs quinze ans ils se révéleront des guides fort intéressants. La ville est surtout connue pour les sculptures érotiques qui ornent certains de ses temples. Les touristes se jettent dessus avec l'avidité de l'ado boutonneux sur le porno du samedi soir. En fait, elles ne représentent que cinq pour cent de l'ensemble de la surface sculptée. Le reste décrivant des scènes de vie pleines de grâce (une jeune femme ôtant une épine de son pied, une autre se maquillant). En fait, on a plus été marquées par une petite école ou un des gamins a absolument tenu à nous emmener. C'est son école. Il semble tellement fier. En fait, il y a deux pièces de plein pied qui donnent sur une courette. L'une sert de bureau, l'autre de salle de classe. Les murs sont en torchis. Le professeur nous fait signe d'entrer. Ils doivent être une dizaine de gamins, dépenaillés, assis par terre, une ardoise sur les genoux. Ils se lèvent tous à notre entrée pour nous saluer. Je suis un peu gène de troubler ainsi la classe. Le village est divisé en quatre "arrondissements" en rapport avec les différentes castes. Chacun ayant ses propres temples, ses propres centres de soins. Par contre, cette école ne fait aucune différence. Six instituteurs ont décide de la monter en dépit de tout. La plupart des élevés n'ont pas de quoi se payer les cahiers ou même l'uniforme. On a été touches par cette initiative. C'est pas tout, mais je suis en Inde depuis plus d'une semaine et je n'ai pas achète le moindre vêtement.... pas normal ça... mes hormones féminines en auraient elles pris un coup dans l'aile? Prince saura remédier à tout ça. Prince tient un magasin de vêtements, de tissus, de saris en tout genres (your sexy mother f...). C'est un commerçant mais surtout, je le sens passionné par ce qu'il vend. Voyant mon intérêt, il me sort ses plus beaux brocards. Il en dessine lui même les motifs, s'inspirant de certaines fleurs, de motifs vu sur les temples. Tout est filé, brodé à la main. Je tombe sous le charme. Au bout de dix minutes, son comptoir est recouvert de tissus multicolores. Si je m'écoutais, je ferais des folies. Dans ce pays les vêtements féminins sont tellement gracieux! Par contre ma peau couleur lavabo me déprime. J'ai l'air maladive. Finalement, je me laisse tenter par un punjabi en coton (tunique longue fendue + pantalon + châle) simple mais aux broderies travaillées. Mais pour mon prince aux yeux de velours, même le vêtement le plus simple doit être parfait. Son tailleur prendra mes mesures et fera les retouches pendant que nous conversons de choses et d'autres autour d'un thé comme deux vieux amis. Et les aventures continuent! En ce moment, à Khajuraho, se déroule le festival de Shivaratri. Il réunit tous les adeptes de Shiva pour fêter sa naissance. A cette occasion, une grande foire est organisée. Nous nous y rendons à la nuit tombée. On y trouve des étals de bijoux, des saris, des ustensiles de vaisselle et puis il y a ... la fête foraine avec ses deux grandes roues! On a fait un tour avec un de nos petits guides, il était ravi. En rentrant à l'hôtel, on s'est arrête pour regarder un vieux film indien projeté sur la place. Il y avait la une trentaine de personnes assises par terre. Du plus jeune au plus vieux, tous vibraient devant les roucoulements d'un héros grassouillet sortit tout droit d'une gravure pieuse. On touche le fond quand notre demi Dieu s'entiche d'une belle paysanne (fondu enchaîne pendant dix minutes sur les deux visages illumines d'amour) On hulule de plaisir.!!

14 mars KHAJURAHO Ce matin, j'ai vécu un véritable film indien, avec la musique et tout... Nous voici, Prince et moi, filant sur la route, chevauchant son fidèle tonnerre mécanique (pour le coup, c'est pas Jolly Jumper, ce sera Honda). Plan large. Prince chante (ça fera la musique de fond). La route est déserte, il fait encore nuit. Il est six heures du matin. Lui, mal rasé, porte un col roulé, un jean. Renforcer le côté "on the road again". Elle: treillis, cheveux au vent (prévoir de toute urgence une coiffeuse à l'arrivée pour récupérer tout ça!) Mais qui m'a foutu des cheveux aussi paillasson!! On fait du remplissage pendant les dix huit kilomètres de route avec des flash back en tout genre: Elle entre pour la première fois dans son magasin. Il lui fait essayer un punjabi. Rires autour d'un verre de Tchai. Petit signer de la main quand elle passe devant son magasin en allant au temple (pas mal l'idée de radinner un petit coup de religion). ??STOP la musique ! Retour à nos deux amis sur leur moto. Arrivée sur les falaises qui surplombent les chutes d'eau de Khajuraho. Plan fixe d'eux sur la moto genre poster d'ado pré pubère. Note pour plus tard: penser à dégotter un hélico pour un plan tournant plongeant. Sensation de liberté. "je suis le maître du monde" et tout le tintouin. Passage obligé par un petit chemin escarpé où elle se tordra la cheville (un peu mais pas trop, faut encore qu'elle puisse se trémousser la grognasse). Il lui tend la main pour l'aider (gros plan de cinq minutes). Le soleil se lève. Timing parfait. On caille ici. Penser à voir avec le syndicat d'initiative si on ne peut pas monter le thermostat de quelques degrés. Des acteurs nus sous les pull-overs, c' est pas du tout vendeur! De retour à Khajuraho, chacun reprendra sa place. Lui derrière son comptoir, elle dans son hôtel de luxe. C'était leur dernière journée ensemble. Renforcer le côté dramatique, la fracture culturelle par un retour, pour elle, aux vêtements européens alors qu’elle portait des punjabis avant. Dernier acte: Musique déchirante, violons à fonds les ballons. Sur le marchepied du bus qui l'emmène à Varanasi. Il arrive au dernier moment. Mèche rebelle mais pas trop, on dose le gel poupée, on dose le gel... Il lui tend un paquet qu'elle ouvrira pendant le trajet. TADAAAM: super sari rouge et or. Merci la fée clochette. LARME obligatoire. Genre le truc discret que tu ne peux pas louper tellement c'est gros. Plan final. De retour en France, pour le mariage de son amie, la belle héroïne porte le fameux sari. Retour de la musique utilisée sur la route au début, genre elle se souvient, enfin bref tu vois le truc Coco. Bon, le making-off est nettement moins beau: Je n'ai pas arrête de renifler et de larmoyer pendant tout le trajet sauf quand un moucheron a eu la bonne idée de venir se coincer dans mon oeil!.?Le paysage était magnifique, lunaire mais vu la saison, la chute d'eau tenait plus du Mannkenpiss que des chutes du Niagara. Pas grave, J'ai vu la ville se réveiller. Un peu de calme avant la foire.?Le dernier acte n'est que pure fiction mais comment arrêter le génie créateur une fois lancé? Je m'y voyais déjà, je vous jure que j'entendais même la musique de fonds.... Je n'ai peut être pas joué dans une super production Bollywoodienne mais en tout cas j'ai réellement rencontre un ami à KHAJURAHO. Ce midi, il m'a (pour de vrai, je vous dit!) invité à venir manger dans sa famille qui habite une grande maison un peu plus loin. Les quatre frères habitent ensembles avec leurs femmes et tous les marmots. Première fois que je mangeais vraiment à l'indienne, j'avais intérêt à assurer. Du coin de l'oeil je guettais Prince et reproduisais ses gestes. Il faut manger de la main droite, pas facile au début mais c'est marrant, et puis il y a le joker (y'a toujours une cuillère qui traîne). On s'est assis sur une natte devant la TV. Les femmes nous ont préparées un thali du tonnerre et les enfants faisaient le service veillant à ce que je ne manque pas de chapatti (galette de pain). Le thali c'est un peu comme un plateau TV. Sur une assiette compartimentée on met du Dhal (lentilles en sauce), des légumes, de la chutney, du choux macéré aigre doux, un bol avec du raisin, un autre avec de la papaye et du riz. Le contenu peut varier mais c'est souvent un mixe entre le chaud et le froid, le salé et le sucré, l'acide et le doux. On pioche sans ordre. J'adore. Toute la famille fut adorable. Je regrette de devoir repartir demain et de ne pouvoir les connaître plus. J'aurais bien voulu parler avec les filles. Insatisfaite. C'est déjà un premier pas.

15 Mars KHAJURAHO J'ai passé presque tout mon séjour à Khjuraho avec Prince et j'ai dépense tout mon budget prévu pour cette ville dans son magasin. C'est de bonne guerre. Je l'ai chargé, lui et ses couturiers de me confectionner une tenue indienne spéciale. Alors je passe régulièrement voir l'avancée des travaux. Après, je me mets dans un coin du magasin pour observer les femmes qui viennent choisir leur sari, la pièce de coton qui ira avec pour le débardeur (il a des centaines de tissus de nuances différentes, on se croirait "au bonheur des dames"), le châle. On prend le temps, on cherche au détail près. Et puis, entre deux clientes, Prince me raconte sa vie. Il est Jain. C'est une religion minoritaire en Inde. Non violents, ils refusent les armes et ne mangent aucun animal. Ils sont très respectés par les indiens. L'origine du Jainisme remonte au VI éme siècle av JC. Les Jains doivent respecter cinq règles majeures: Ne pas voler (mouaich, mouaich, je doute encore de la justesse des prix qu'il m'a proposé), se détacher des bien matériels, rester chaste, ne tuer aucun être vivant et ne pas manger la nuit (au cas ou une bestiole se serait noyée dans la soupe). Ceux qui respectent ces principes à la lettre se baladent avec un foulard sur le visage comme les cow-boy pour ne pas avaler d'insecte en respirant. De même, les moines ne prennent jamais le bus (le pare brise est un véritable cimetière a moucheron). Mon Prince est loin de tout ça mais il tente de conserver une âme pure pour atteindre petit à petit la délivrance via la réincarnation. Il faut aussi savoir que leur éloignement de tout ce qui est matériel n'est pas du tout contradictoire avec un possible enrichissement (ouf! on avait eu peur). Comme il leur est interdit de tromper leur prochain, cela en fait des personnes dignes de confiance, très présents dans le domaine des affaires, du commerce ou de la joaillerie. Un jour, les parents de Prince, lui trouveront une jolie petite Jain, ils se marieront et auront pleins d'enfants. Ca fait longtemps que je m'interroge sur ce concept du mariage arrangé, à première vue choquant pour une européenne comme moi, qui a brûlé son sous-tif depuis longtemps. Pourtant, la vie aidant, je me demande si ce n'est pas plus réaliste. Je refuse l'idée d'imposer quelqu'un, par contre si on voit le mariage comme une sorte d'association et non comme une union ultra romantique de deux coeurs.. et tout le blabla, on se détache alors des sentiments encombrants et éphémères. En gros, il faut qu'elle trouve un type pas trop moche (on ne va pas non plus ramener du boulot humanitaire à la maison!!), qui gagne sa vie, qui semble sérieux... et l'affaire est dans le sac. Pas d'amour donc pas de dépendance, pas de douleur. On prend soin l'un de l'autre mais le bonheur de l'une dépendra pas des "preuves d'amour" de l'autre. Ils sont partenaires. Bon, le hic, c'est que vu à travers les yeux de Prince, la femme vaut quatre vingt cinq pour cent de l'homme et là je tique. C'est cinquante, cinquante ou rien. Je ne suis pas Jain mais les affaires sont les affaires. Et puis, vu que les filles indiennes sont nourries de films à l'eau de rose, depuis leur plus tendre enfance, comment se fait-il qu'elles ne nous rejoignent pas dans cette quête absurde du prince charmant?? Contradictoire. En fait, je pense qu'un mariage arrangé a autant de chance de réussir qu'un mariage basé sur les sentiments.

16 Mars VARANASI J'écris à la lumière d'une chandelle. L'électricité vient d'être coupée, mon ventilateur s'est mis en grève, j'ai juste eu le temps de faire chauffer l'eau de mon thé. Il fait noir dans la ville. Il n'y a que les ghâts (les marches qui donnent sur le fleuve) qui brillent. C'est l'heure de la prière, l'heure de faire Puja. Des centaines de petites bougies brillent comme autant de prières entre les bras de la Mère Gange. Bienvenue donc dans le plus grand bénitier du monde. Je suis arrivée ce matin par le train de nuit. Mon hôtel a presque les pieds dans l'eau.?Vue imprenable sur le Gange. Un petit dej me remettra vite sur pieds. Me voici face à un des plus beaux vestiges de la colonisation britannique; j'ai nomme le porridge. Si on y ajoute des bananes, on a de quoi faire un mastic qui bétonnera tous les systèmes digestifs, même les plus expressifs. La cérémonie de Puja a lieu vers dix neuf heures. C'est une sorte de prière universelle pendant laquelle a lieu l'offrande de la lumière au fleuve. En bordure du ghât, trois petites avancées sur pilotis. Les fidèles s'asseyent sur les marches en bordure du Gange. Sur le coté, les musiciens. Les cloches rythment la prière de façon entêtante. Pendant toute la cérémonie, des femmes proposent des petites coupelles fleuries. On allume la bougie en son centre et on la laisse dériver au fil de l'eau. Les fleurs sont fraîches, leur parfum se mélange à celui de l'encens et participe à l'enivrement collectif.?Ca commence avec les chants. D'une voix grave, les Brahmanes psalmodient en frappant dans leurs mains. Puis, trois d'entre eux s'avancent sur les jetées. Ils sont jeunes, vêtus d'un Tshirt d'un blanc immaculé et d'un pantalon bouffant brode d'or. Leur peau brille à la lumière des bougies. D'une main, ils agitent une cloche et de l'autre ils tiennent des bâtons d'encens avec lesquels ils ponctuent des demi cercles de fumé qui se dissolvent dans l'air à peine formés. Avec une parfaite synchronisation, ils vont bénir les quatre points cardinaux. Leur poignet est souple, gracieux. Ils feront de même avec des éventails, des torches. La chorégraphie est simple et pleine de recueillement. Sur une petite table, face à eux, sont disposés les accessoires pour la cérémonie. Des pétales de fleur fushia et orange jonchent le sol autour de leur tapis de prière. Les voici soufflant dans un gros coquillage. Ils se tiennent parfaitement droits, le visage tourné vers le ciel. Plus personne ne bouge, les cloches se sont tues, on n'entend plus que le son grave de ces cornes de brume qui résonne dans la nuit. Les barques se sont amassées autour du ghât. Leurs coques s'entrechoquent et craquent. Tiens, un groupe qui débarque.... mais ce sont mes franchouillards quadra que j'avais croise dans l'avion!! Y'a vraiment qu'eux pour avoir le culot de se balader aussi nonchalamment en plein milieu d'une cérémonie religieuse. Fidèles à eux même. Que diraient-ils si un car de touriste japonais se déversait en pleine messe dominicale pour prendre des photos??

17 Mars Je viens de passer sous le rouleau compresseur local. Traduction: je viens de découvrir les joies du massage Ayurvédique. Certains disent que c'est énergisant. Je veux bien le croire. A force de me faire pétrir, pincer et tordre dans tous les sens, je suis ressortie aussi rouge qu'un homard. Toutes mes articulations y sont passées. Il a même fait craquer le bout de mon petit orteil!. Sur le ventre, j'avais l'impression qu'un chat de cinquante kilos me malaxait le dos de ses grosses pattes (vous savez, ils font ça avant de se coucher en boule). Sur le ventre, il a été surpris par mon piercing au nombril. Moi, je dis que face à tous les yogis locaux, je suis une petite joueuse. Chochotte va!. Les jambes en l'air. Mieux que des bas à varice. Il fait remonter tout le sang jusqu'aux orteils, en exerçant des pressions de la cuisse jusqu'au pied. J'avais la jambe exsangue et le pied comme une tomate trop mure. Le massage des paupières fut surprenant. Et vas y que je te pincouille la aussi (bof, bof).?Comme dirait Ma Grand Meren, ce fut.... intéressant. Je ne sais pas si mon énergie vitale en fut renforcée mais en tout cas, j'arrive maintenant à me gratter l'oreille avec le pied! En poussant ma ballade du soir, je suis arrivée au ghât de crémation. Ce matin, j'étais censée être au paradis (..), j'approche maintenant les portes de la mort. Face au temple de Shiva, on trouve une plate forme pour chaque caste. Les brahmanes sont les plus proches de temple. Plus on descend dans les castes, plus on s'éloigne du temple. Lors d'un décès, le corps est sortit de la maison, sur le dos (il ne doit pas rester dans une pièce close). Puis il sera embaumé. Par les hommes si le défunt est un homme, par les femmes si c'est une femme. On l'enveloppe les jeunes et les adultes d'un tissu blanc, le orange pour les vieillards, le fuschia pour les femmes mariées. Le ghât est interdit aux femmes, trop expressives, elles pourraient troubler l'ascension de l'esprit du défunt vers le Nirvana. Ce sont donc les hommes qui portent le corps sur un brancard de bambous. Ils entrent avec dans le fleuve pour lui faire prendre son dernier bain. Puis le fils ainé va se faire raser la tête (sur le sol, près de la jetée, il reste encore des mèches). Vêtu d'un pagne blanc, c'est lui qui mettra le feu au bûcher. Depuis quelques temps, l'Inde connaît une pénurie de bois, ça coûte très cher. Les familles les plus riches ajoutent des rondins de santal, les autres se contenteront de sachets de copeaux. ?Le corps mettra près de trois heures à brûler. Chez les hommes, c'est le torse qui met le plus de temps (symbole de leur force) et les hanches pour la femme (siège de leur fertilité). Personne ne pleure pendant la cérémonie. Il faut être heureux, le défunt arrive à l'étape finale (mourir a Varanasi, c'est l'assurance d'un aller simple pour le paradis). C'est là que brûle jour et nuit le feu sacré laissé par shiva. Entretenu par des prêtres, il est le seul à pouvoir mettre le feu aux bûchers. Après quelques temps, le fils aîné toucher la tête du défunt à travers les flammes avec un bambou, la faisant éclater. Il versera alors du beurre dessus. Une fois le corps réduit en cendres, elles seront dispersées dans le Gange. Un peu plus loin, les orpailleurs passent inlassablement l'eau au tamis à la recherche de bijoux, de dents en or, voir même de prothèse totale de hanche... Le soir sera l'occasion d'une fête en famille. Les larmes seront pour plus tard quand chacun se retrouve seul chez soi. C'est étonnant de voir ces bûchers. Des centaines de corps sont brûlés chaque jour. Jour et nuit, ils arrivent de l'Inde entière pour passer cette dernière étape. Il y a même un hospice ou les personnes en fin de vie viennent attendre la mort. La mort est vécue au grand jour, à ciel ouvert. Elle fait partie de la vie. J'entend des cloches, quelques mètres plus loin, on célèbre Puja. La vie continue. Les indous ne regardent pas en arrière.

18 Mars Le Gange est un fleuve pur, c'est un fait, par contre il est tellement sale qu’aucun microbe qui se respecte ne saurait vivre dans une eau pareille. C'est pas de moi c'est Mark Twain qui l'a dit. On y fait sa toilette le matin, on y lave son linge, on y jette des cadavres mal incinères et les usines du coin y déversent leurs produits chimiques. Si on résiste à un bain dans un tel bouillon de culture, alors on doit être effectivement béni des Dieux. Une ballade sur les Ghâts n'est pas de tout repos ou pleine de spiritualité comme on pourrait le penser. Ca relève plus du parcours du combattant. On commence par un slalom géant entre les étrons qui jonchent le sol. Singes, buffles, vaches, chiens, humains, chacun y va de son petit paquet. Ce serait ridicule de devoir être rapatriée pour cause de " Triple looping incontrôlé sur bouse de vache sacrée" . Petit assouplissement du cou et des poignets avec une série de hochements de la tête et de rotations de la main pour décourager les rabatteurs en tout genre. Le tout en marchant, le scanner anti-étron en alerte et avec le sourire s'il vous plait. Superbe. Pause buvette sur le coin d'une marche. Il y a toujours des gamins qui arpentent le Ghât avec une bouilloire remplie de tchai. Ils me le versent dans un petit godet en terre cuite. Je me brûle les lèvres mais ça fait du bien. Puis viens l'épreuve d'escalade car comme le niveau du Gange est au plus bas, je dois gravir une trentaine de marches de hauteur inégales avant d’atteindre mon hôtel (sans compter celles pour passer d'un Ghât à l'autre ou celles pour monter à ma chambre nichée au quatrième étage). Dur, dur d'être un touriste à Varanasi. Nous sommes en terre Sainte, un petit catéchisme local s'impose. Le premier qui déserte le cours, je lui fais une tête au carré!. Selon les écritures locales, plus de trois cent trente millions de divinités formeraient le panthéon indou. On va donc essayer de faire simple sinon on n'est pas rendu. G.... Generator.... Brahmâ?O.... Organiser.... Vishnou?D.... Destroyer.... Shiva Brahmâ est le créateur de l'univers. Une fois qu'on a dit ça on comprend qu'il soit un peu loin des préoccupations des pauvres humains. Vishnou a pour rôle de protéger l'univers. Shiva est le destructeur sans qui aucune création ne serait possible. Marié à Parvati, il eut un fils qui naquit en son absence. Ganesh. Celui-ci grandit sans connaître son père (pas d'appareil photo à l'époque). A son retour, Shiva demanda à voir sa femme mais son fils lui fit obstacle, refusant à cet intrus le droit d'entrer. Furieux, Shiva le décapita, pour découvrir qu'il avait levé la main sur son propre fils. Il décida alors de remplacer sa tête par celle de la première créature vivante qu'il croiserait et ce fut... un éléphant. Jovial, dodu, Ganesh est le dieu de la chance et le patron des scribes. Je l'aime bien. Il a l'air un peu moins sérieux et moins intimidant que les autres. Varanasi est dédie à Shiva. Les adorateurs de Shiva se reconnaissent aux trois traits blancs horizontaux traces sur le front. Les sectateurs de Vishnou portent un "U" jaune entre les sourcils avec une ligne rouge au centre. Voila, voila, méditez maintenant pauvres mortels.

20 Mars Je sens que je suis en train de m'accomplir totalement. Pas à pas, expérience après expérience, je m'approche chaque jour un peu plus de la perfection. Ce soir je crois que je frise le Nirvana...... JE VAIS VOIR UN FILM INDIEN DANS UN CINEMA INDIEN!!!! (Raaaaaa lovely). J'y vais avec Lucky. Un gamin des rues que j'ai rencontre à mon arrive, un petit caïd. Dans le rickshaw, du haut de ses vingt ans, il fusillait du regard quiconque me dévisageait un peu trop. Le cul entre deux chaises, il joue les mauvais garçons devant ses copains et les touristes mais, en véritable gentleman, il ne manquera pas de me raccompagner jusqu'au bout de ma rue une fois le soir tombé. Ses phrases sont ponctuées de "m'dam", impossible de lui faire prononcer mon prénom. Les seuls mot de français qu'il connaisse sont "lâche moi les baskets". Le cinéma est à l'autre bout de la ville, un véritable monument de béton. La salle est gigantesque, bétonnée elle aussi. On a pris des billets premiers classe pour être au balcon. Il y a même des ventilateurs au plafond pour rafraîchir un peu l'air (souvenez vous qu'un film dure en moyenne quatre heures). On se prend un coca, on se cale dans les vieux fauteuils et c'est partit! Le film fut un régal de musiques, de paillettes, de larmes et de rebondissements. Au début, on a l'impression que la pellicule a été recolorée (un peu comme dans les films de J. Tati) mais on oublie vite. Pas de sous titre mais mon voisin me traduisait les passages clef. Il faut dire que l'intrigue est souvent prévisible (un mélange de tous les soaps connus sur le petit écran avec une grosse touche de morale indienne). On ajoute du piment avec des coupures de courant aux moments cruciaux. Et pour couronner le tout, encore mieux que le cinéma 3D, nous avons ici le cinéma inter-actif. Dans la salle, certains chantent, d'autres s'esclaffent. Quelques rangs plus bas, un bébé pleure (pas question de louper le film du samedi soir a cause du dernier né, on radine toute la marmaille). Je peux mourir en paix, j'ai vu mon film et je suis à Varanasi. Que demande le peuple??

22 Mars VARANASI ( ben si...) Grosse trouille ce matin. La ville, tout comme l'Inde d'ailleurs, est peuple de singes. Il doit y avoir une famille qui loge pas loin de ma chambre. Jusque là, je gère. Chacun fait sa vie. Là ou ça pose un problème c'est quand, alors que je tente de me réveiller sur mon balcon, je me retrouve nez a nez avec un gros mâle grimaçant et sifflant. J'ai vite battu en retraite, lui claquant la porte au nez. Il n'avait pas l'air commode du tout et ses dents étaient bien affûtées (quoique j'ai cru entrevoir un reste de salade coince entre ses canines). Je n'ai aucune envie de me faire refaire le visage par ce type de chirurgien plastique. Ils sont tellement habitués aux humains qu'ils ne sont même pas effrayés quand on les chasse du bras. Bien au contraire, ils contre attaquent et c'est moi qui doit fuir. Ou va le monde, ma brave dame. J'en viens même à regretter mes bons gros pigeons parisiens Comme faune locale, c'est tout de même plus rassurant. Heureusement que j'ai des grillages à mes fenêtres. Lors de leur ascension de la façade, ils ne manquent pas de pousser ma fenêtre entre ouverte pour voir si il n'y a rien à chiper. Changements de plans donc. J'ai décide de rester à Varanasi pour fêter Holi (la fête des couleurs) il parait que c'est particulièrement animé dans cette ville. J'avais mon sac sur le dos, mon billet de train en poche mais j'ai changé d'idée au dernier moment. Grisant. Pas d'obligation de suivre le plan de route, il faut saisir les occasions quand elles se présentent. La ville vaut le coup qu'on s'y attarde. Il y a des indiens qui payeraient cher pour être à ma place. Et puis, je n'ai pas trop envie de retrouver le bruit de Delhi. Je partirais d'ici à la fin mois pour aller vers le Rajastan. Je verrais Richikech et Amritsar une autre fois.

23 Mars Impossible pour les indiens de prononcer mon prénom, me voici donc rebaptisée Imli (c'est le mot en hindi pour designer le tamarin). Ca fait près d'une semaine que je suis immergée dans la vie indienne. J'ai quitte le monde des touristes pour partager la vie d'une famille, celle de Lucky. Il n'y a que lui qui parle anglais mais on arrive à se comprendre un peu. Chaque jour, il m'invite à déjeuner chez lui et sa maman me prépare un bon thali. Après avoir passé un rideau de linge qui sèche, je me retrouve dans une petite pièce aux murs noirs de suie. La lumière vient d'une petite lucarne. On me fait prendre place sur une des nattes au sol. Les seuls meubles sont des étagères couvertes d'ustensiles divers et un petit hôtel avec des images pieuses et des statues. Seules touches de couleur au tableau. C'est petit, sombre et pourtant, tout doucement, j'ai senti la chaleur du foyer. Pas besoin de décoration hi tech. Lucky taquine son petit cousin, ses soeurs me regardent manger, rigolant de mes débuts laborieux. Pas facile de manger du yaourt avec les doigts. Puis, après s'être bien lavé les mains, la plus jeune me coiffe, me passe de l'huile sur les cheveux et me les remonte en chignon. Avec mon punjabi, mon bindi (point sur le front) et mes bracelets, elles disent que je ressemble à une véritable indienne. Si seulement ça pouvait être vrai. Je suis frustrée de ne pas pouvoir parler plus avec elles. Foutue barrière de la langue! Parfois, j'ai l'impression que notre culture a trop aplanit les relations. Ici, on touche les pieds de quelqu'un pour marquer son profond respect. C'est un geste très important. Et nous, que nous reste- t- il pour signifier la hiérarchie? Peut être avons nous oublié certaines valeurs...

24 Mars Quelle image ont-ils de la femme blanche? J'ai souvent l'impression qu'ils nous voient comme des filles faciles. C'est certain, on ne colle pas beaucoup avec le cliché de la femme soumise, un tantinet neuneu et homo-dépendante de la version indienne. Mais quand je vois une affiche de film "hot" avec que des blanches comme actrices, je ne peux pas non plus l'accepter. Difficile pour eux de nous comprendre. Pourtant on est loin du temps ou le summum du sensuel était représente par une pauvre pucelle se dandinant sous la mousson avec le sari qui lui colle aux mollets. Tout ce que je vois dans les films indiens relève plutôt du nombril à l'air, du décolleté plongeant et de l'image suggestive... Par contre, bobonne, à la maison, c'est sari ou punjabi obligatoire. Intéressant. Quelle hypocrisie.

27 Mars VARANASI ( toujours...) Aujourd'hui c'est la fête de Holi (personne n'a été foutu de me dire la signification, je vous ferais donc grâce de mes explications dignes d'un guide touristique). Quelques jours avant la date fatidique, on a vu apparaître des marchands de poudre de couleur, de pistolets à eau, de chapeaux de carnaval. Petites montagnes de pigments rouges ou verts. Les yeux des gamins brillent déjà. On fait ses réserves, choisissant avec soin la couleur de ses munitions. Le jour J arrive enfin! Ca commence très tôt. A sept heurs les hostilités sont déclarées. Les particuliers font hurler leur chaîne hi-fi et les premières bombes à eau sont lancées. Bataille rangée d'un toit à l'autre. Impossible de circuler dans les rues sans être bombardé. Les vaches et les singes ne sont pas oubliés (la vache Milka n'a qu'a bien se tenir). On sort l'alcool, les cigarettes, aujourd'hui tout est permis. Les forces de police ferment les yeux. Pendant six heures ce ne seront que des cris, des rires, des courses poursuite. Même les couloirs de mon hôtel sont le siège d'une lutte Touristes/ Indiens. Des rivières de couleur dégringolent dans les escaliers. Les hommes poussent des cris guerriers, les enfants hurlent de joie. On se barbouille le visage, les vêtements prennent les couleurs d'arlequin. Les murs sont mouchetés. Toute la ville est repeinte de fushia, d'ocre et de bleu. C'est féerique, on se croirait dans un tableau de Kandinsky. Je croise un gamin hilare, son visage est pourpre et ses yeux brillent comme des billes, on dirait un diablotin. Un gros bonhomme moustachu passe en vélo. Il a un petit chapeau doré comiquement posé sur le haut de son crâne. Son marcel est repeint aux couleurs de l'arc en ciel et sa moustache s'est transformée en un buisson d'un vert éclatant. Vers quatorze heures tout se calme. On écope, on nettoie à grandes eaux, on essuie. Tout Varanasi va se laver dans le Gange qui prend alors des reflets irréels. Un peu comme une immense tache d'huile. L'après midi se passe en famille ou avec des amis. On sort ses plus beaux vêtements. La maman de Lucky nous a fait un thali spécial avec du poulet (ne croyez pas qu'en Inde, on soit végétarien par goût du bio).

31 Mars stand by Juste un petit message pour dire que je suis toujours en vie, toujours à Varanasi et ....... peut être en Indonésie. A suivre.

3 Avril vers JAIPUR (enfin...) Je décolle enfin de Varanasi. A croire que la ville m'avait ensorcelée. La quitter semble relever de l'exploit. A force de suivre Lucky dans le labyrinthe du Chowk (vieux quartier qui borde le Ghat principal), on a fini par devenir inséparables. Il travaille chez un détaillent en soieries. On y passait des heures entières, affalés sur les tapis, à boire du thé avec ses amis. Tous les commerces se pressentent de la même façon. On enlève les chaussures à l'entrée avant de passer sur un matelas qui recouvre tout le sol de la pièce. Là, assis en tailleur, un thé à la main, on peut commencer les affaires. J'étais même devenue l'interlocutrice spécial touriste français. A chaque client, c'était un festival de couleurs. Le sol était vite recouvert de dizaines de châles, de couvres lits brodes d'or, de brocards. On me "remerciait" en m'offrant une étole ou une pashmina de temps en temps. Le midi, on allait manger chez Lucky, bref, la routine a commence à s'installer. On a écume tous les cinémas de la ville, sillonné toutes les ruelles en moto. A la fin, Luckyse se prenait presque pour mon mari, refusant que je parle aux étrangers, que je sorte seule, veillant à ce que je ne dévoile pas trop de ma personne. Il s'est presque battu avec un policier qui me regardait d'un peu trop près. Je veux bien jouer le jeu cinq minutes, mais à la fin ça devient insupportable Il était grand temps de partir. Le temps de troquer mon punjabi contre le treillis, je saute dans le premier train qui passe direction le Rajasthan!.... Je crois que les dieux de Varanasi ont du bien rigoler! Dix huit heures de train!!! Coincée sur une couchette à peine plus large que mon derrière, le nez colle au plafond avec, en guise d'air conditionné, des ventilateurs brassant l'air chaud et la poussière ambiante. Mon coté aventurier en a pris un coup. A la sortie du train je ressemblais plus à un mix entre un épouvantail et une sorcière.

8 Avril JAIPUR Jaipur est une ville très structurée. Grandes artères, rues bien perpendiculaires. Il semble y avoir un véritable projet d'urbanisme. C'est la première fois que je croise des feux de signalisation! Ca fait tout drôle après les rues sinueuses de Varanasi. C'est même un peu trop. Trop bruyant, trop carré, trop urbain. En fait il semble y avoir tous les défauts de la ville sans les avantages. Heureusement, mon hôtel est un paradis de calme et de verdure. C'est un ancien petit palais. Le soir, je me prélasse dans un des transats sous un bougainvillier. L'air sent bon le jasmin et l'herbe fraîche. Il y a même un paon qui se dandine dans l'allée. L'hôtel est un ensemble de petites courres intérieures, de patios, d'escaliers secrets, cachés par une façade recouverte de buissons fleuris. Je n'ai pas beaucoup vu la ville. Juste ce qu'il faut. Ça fait du bien de se couper un instant de la réalité indienne. Une petite parenthèse dans la parenthèse, le matin j'oublie presque que je suis en transit. J'ai l'impression de me réveiller dans ma maison de campagne...

9 AVRIL PUSHKAR Arrgghhh! Je suis maudite! Ce matin, j'ai levé le camp de Jaipur. Adieu veaux, vaches, cochons, le fugitif repart vers de nouvelles aventures. Jusque là, la routine. Ca se complique quand, arrivée à mon nouvel hôtel, je réalise que pour des raisons obscures, ma bouche est bloquée. Impossible d'avoir un écart de plus d'un centimètre entre les deux mâchoires sous peine de voir mon dentier me dégringoler sur les genoux! Vais je devoir me mettre au régime calibré avant l'age fatidique? Je clôture mon stade oral de façon plutôt rédhibitoire. Je suis trop jeune pour boire mes biscottes noyées dans mon Nesquick avec le beurre qui surnage! Et puis, ou vais-je trouver un presse purée dans ce bled pourris? Je n'en suis pas encore au trismus mais quel est l'imbécile qui a trifouille ma poupée vaudou en lui plantant des aiguilles dans la bouche? Qu'il se montre, je n'en ferais qu'une bouchée... enfin, presque. Je ne vais quand même pas aller voir le rebouteux du coin. Même ma copine infirmière Caro, qui fait du rapatriement sanitaire, m'a laisse tomber comme une vieille chaussette. Pas assez grave pour envisager un retour au bercail aux frais de la princesse! Dix neuf heures, Hourra! Je suis décoince (vous en doutiez?) Apres avoir brûle maint et maint bâtons d'encens (doit bien y avoir un dieu spécial problèmes dentaires dans le coin), massé, farfouillé, mastiqué au risque de me faire prendre pour une nouvelle race de ruminant, ma mâchoire à enfin recouvré la raison. Ouf! pas besoin de mettre un gant en latex et passer par "l'autre voie". Comprenne qui pourra (merci mon ostéopathe). Et vive la grenouille à grande gueule ! (ceux qui ne connaissent pas encore l'histoire n'ont qu'a se manifester, je me ferais un plaisir de leur raconter.) L'Inde, pays aux mille dieux et aux mille prières. Jour et nuit, elles montent vers le ciel telles les volutes de fumée d'une gitane maïs. Et c'est justement le problème. Il est trois heures du mat et le vieux d'en face a décide de tenter sa chance, des fois qu'un dieu serait encore à l'écoute. Le voila qui tambourine avec conviction sur sa plus belle casserole en guise de banjo et braille à s'en faire péter les plombages. On dirait un mélange de sirène de pompiers et de fado chanté par un asthmatique. N'y a t il personne qui veuille abréger ses souffrances? Le seul effet kiss-cool observé c'est une accélération bruyante du transit de mon voisin de chambre et une reprise en choeurs par tous les canidés du coin. Puis, une fois qu'il a bien massacré son ustensile de cuisine, il retourne se coucher (Seb c'est bien?).?ET MOI ALORS? A cause de lui j'ai les yeux en position plein phare, impossible de retrouver le fil mon rêve qui semblait pourtant des plus philosophiques. Demain, c'est décidé, je vais danser la macaréna sous ses fenêtres à deux heures du mat!!

11 Avril PUSHKAR C'est la tanshumance! Je descends de mon village bleu à flanc de colline pour me perdre dans le quartier musulman d'Ajmer, la grande ville dans la plaine. J'ai passé toute la matinée dans la mosquée, il faut dire que les alentours sont un mixe entre la foire et la coure des miracles qui ne donne pas envie de prolonger le stationnement. Un type coincé en position grand écart fait le crabe dans la rue, un autre se déplace en se roulant par terre, il y a même un chien qui avance en équilibre sur ses pattes avant, les pattes arrière difformes. Mieux vaut battre en retraite. Avant d'entrer dans le lieu saint, je confie mes chaussures au portier et je me couvre la tête. Dans l’enceinte, une milice est chargée de faire respecter les bonnes manières. Portant une étole genre miss monde et un bâton de guignol, ils traquent tout écart de conduite. Ce serait de mauvais goût de se prendre une prune pour outrage à divinité. Je me pose dans un coin de la coure dallée de marbre et je regarde. C'est un lieu de prière, mais aussi un lieu de vie. Un petit bonhomme s'approche de moi en gazouillant. Il a les yeux soulignés au crayon noir et une ficelle autour de son proéminent bidon. Une fillette me demande de poser avec elle pour une photo (il est important de savoir que tout bon indien se doit de tirer une tronche de six pieds de long lors de cet exercice... pas le moindre petit rictus). C'est une procession incessante de visiteurs. Les hommes portent des djellabas blanches magnifiquement brodées. Ce soir, à Pushkar, c'est mégateuf!. C'est le nouvel an indien, on sort les dieux des temples et de la naphtaline pour leur faire faire un petit tour de la ville. Chaque soir c'est la permission de minuit pour un dieu différent, et ça va durer dix jours!. Les familles ont dessinées des fleurs, des motifs géométriques avec de la poudre de couleur devant leur perron pour accueillir la procession. La rue est parée d'un tapis aux couleurs flamboyantes. Les femmes accrochent des fleurs dans leurs cheveux.?Les chars sont précèdes par une fanfare dominée par le son du Bontempy sur lequel s'acharne un des musiciens. Puis vient... un énorme moteur monte sur roulettes qui servira à alimenter les lustres portés par des dizaines de gamins des rues pour faire une haie d'honneur. Enfin, le char, entouré de brahmanes distribuant des copeaux de noix de coco et autres sucreries. On en reçoit une poignée, on partage avec son voisin. Tous les sens sont à la fête. La foule se presse pour recevoir la bénédiction, toucher le char. Les sâdhus en tous genres sont aussi de la partie. A la base, le sâdhu est un mendiant religieux. Ils sont reconnaissables à leur allure souvent excentrique. Vêtus d'orange, le corps couvert de cendres, le cou chargé d'amulettes et le crâne recouvert d'une forêt vierge qui ferait rêver nos amis rasta symbole de leur puissance. Le sâdhu devient siddha, soit hermite soit ascète après de dures pénitences et diverses formes de mortifications. Certains ont décidé de passer leur vie sur un pied, d'autres se coupent un bras, tout ça pour atteindre la délivrance du cycle infernal des renaissances.?Ca c'est la version locale, mais on a aussi le Western sâdhu, race particulièrement endémique si on considère qu'elle possède la faculté de troquer ses fripes contre un costume trois pièces une fois revenu sur leur pays d'origine. Leur but est encore obscur mais il semble que pour y parvenir, ils doivent porter les vêtements les plus miteux, traîner la savate et afficher une pilosité amazonienne...

18 Avril JAISALMER Mon voyage aura été marqué par de nombreuses rencontres. Chaque ville que je traverse m'apporte une nouvelle histoire. Il faut être patient, laisser les choses venir. L' Inde ne s'apprivoise pas en deux jours. Apres un certain temps, une fois que vous faites bien partie du décor, le miracle s'opère. Je crois qu'ici, j'ai atteint la perfection. Jaisalmer est une ville fortifiée au milieu du dessert du Tahr. Son épaisse muraille ocre renferme un trésor. C'est ici que se trouvent les plus beaux have lis de toute l'Inde. Ce sont des palais construits au XVIII ème siècle par de riches marchands. Certains sont officiellement visitables mais je me rends vite compte que presque toutes les façades de la ville sont richement ouvragées. On dirait de la dentelle, mais en plus beau, avec une variété incroyable de motifs. Je ne m'en lasse pas. Mon hôtel est à l'intérieur du fort. Le soir, assise sur la terrasse, je me prends pour une maharani attendant son Lawrence d'Arabie (ouaich, un peu anachronique, mais Peter O'Toole avait de si beaux yeux bleus...). Les habitations couvrent encore quelques kilomètres autour des remparts et puis...c'est le désert. Pas les dunes de sable comme dans le désert des tartares, mais une plaine aride ou ne poussent que des buissons hirsutes et des éoliennes à perte de vue. Et puis, il y a eu la rencontre avec ces deux soeurs. Deux gitanes qui alpaguent le touriste à la sortie du fort pour leur vendre quelques breloques. Comme elles sont parées de leurs plus beaux atours, je joue le jeu du "bakchich contre photo". Jusque là, relations professionnelles. Le lendemain, je les retrouve pour leur offrir quelques T shirts que je dois jeter par dessus bord de mon sac à dos sous peine de surpoids fatal pour la suite du périple. Elles semblent ravies. Ce soir, elles m'ont invitées à boire un thé chez elles et écouter de la musique. Je les suis en dehors de la ville et me voici assise dans la courette d'une maison en torchis, un gamin dans les bras. Les hommes jouent du violon pendant que les deux soeurs dansent et chantent. Pour l'occasion, elles m'ont décorées de leurs bijoux traditionnels. On pose pour la photo. Une fillette aux cheveux ébouriffés danse devant moi. Sa robe est mocharde mais ses yeux brillent comme ceux d'un chat et ses hanches ondulent gracieusement. Petit moment de pur bonheur. C'est simple et beau comme un Kinder-Surprise.

26 Avril BOMBAY Dernière étape du voyage:Bombay. Retour à la civilisation mais ce n'est pas pour autant la fin des aventure, bien au contraire. Coup de chance, un de mes amis indien que j'ai connu au Burundi est lui aussi de passage dans le coin. Il insiste pour que je loge dans un des studios qui appartiennent à sa famille. Jusque là, plutôt idyllique comme tableau surtout vu le prix d'une chambre d'hôtel ici et vu l'état de mes finances... Mais c'est sous estimer l'esprit farceur qui plane constamment au dessus de mon crâne gracile! En fait, l’appart est parfait, mais c'est comme acheter une robe chez un grand couturier et se rendre compte qu'on ne peut même pas monter les escaliers avec. Beau mais pas pratique. Canapés dans le plus pur style post néo gréco romain, sol en marbre, la classe. Mais quand il s'agit de passer aux choses concrètes genre: qu'est ce qu'on mange ce soir? C’est une autre paire de bretelles. Les placards de la cuisine sont remplis ...... de cahiers, de cirages, de bouteilles de fly-tox. Ah, quelques bouteilles d'alcool, (on avance petit à petit vers le rayon alimentaire) et une cinquantaine de bouillons Knorr. Ce soir, donc, on révise Maïté version Koh-Lanta. Faute de casserole, j'ai du faire bouillir mes nouilles dans une poêle tellement petite qu'on pourrait la qualifier de HLM pour omelette! Me voici en train d'égorger une boite de concentré de tomate (la seule dont la date d'expiration n'avoisine pas le néolithique). Le plan de travail porte encore les traces de notre lute acharnée. Papa, tu aurais été fier de moi! Deuxième épreuve: Bombay est la seule ville d'Inde ou il est presque mal vu pour une jeune (si, si, j suis encore jeune) femme de porter le punjabi. Pas de chance, je n'ai plus que ça dans ma garde robe. A cela il faut ajouter le fait que Vinod (mon ami indien) ne fréquente que des gens super branchouillés et j'avoue qu'après deux mois de voyage je ne me sens pas trop dans ce trip. Panique à bord, donc, comment ressembler à quelque chose de correct quand on n'a plus que des tongs, un sac à patate en guise de robe et .....Pas le moindre sac à main coordonné! Je fonce dans le premier magasin du coin et fait péter ma carte bleue. J'en ressors habillée dans le plus pur style minette rose bonbon, un régal. Il fallait au moins ça pour tenir la route face à la jeunesse dorée locale. En trois jours, avec Vinod et sa bande, on a écumé tous les bars fashion de la ville. Ca fait tout drôle, mais j'avoue que ça m'a fait du bien de retrouver tout ça! J'ai presque fait une over-dose de crevettes et autres produits de mer (ras le bol du poulet et du régime végétarien). Ce soir, Vinod retourne au Burundi, moi je reste encore quelques jours. Je vais tenter de survivre dans cet univers.

La suite au prochain épisode.
Mission humanitaire au Tchad English translation pending
by Imli · 2007-03-04 · 1 reply
11 Septembre 04

Me voici repartie pour de nouvelles aventures encore plus abracadabrantes. Tous les ingrédients sont la pour un nouveau best sceller. K-Ta woman is back ou comment faire la pire mission en un minimum de temps.

Remarquez, après avoir été remise à plus tard, retardée, reportée, déplacée, ajournée, suspendue….je me retrouve à Berlin pour un petit séjour touristique en compagnie de Luce infirmière québécoise de son état, future partenaire dans son futur (si tant est que nous partions au Tchad, je m'octroie le droit d'en douter).

Si on arrive au bout de la mission, on pourra dire qu'on revient de loin. En gros le camp de réfugies a été ouvert avec beaucoup de difficultés et on a eu du mal à avoir le droit de mettre de réfugies dedans (avouez qu'un camp de réfugies sans réfugies ça peut difficilement se reconvertir en fête foraine…). Pas de problème, on a maintenant pris rendez-vous avec les réfugies qui devraient arriver le quinze (ils sont pour le moment autours du camp, dormant sous des toiles). Autre petit problème, les puits n'ont pas encore été forés. La saison des pluies ne dure que deux mois, après c'est la sécheresse. On avait bien monte les tentes pour tout ce beau monde mais un orage énorme a tout balayé, il a fallu courir dans la pampa pour tout récupérer et demander à Berlin d'en renvoyer un stock.

Enfin il semble qu'il n'y ait pas des masses de coordination ou quelque forme de communication dans tout ce délire…

13 Septembre

Salut très chers fans!! Finalement j’arrive à approcher un ordi (je suis encore en Allemagne, tout s’explique) Pour l’instant je suis en attente. Je suis arrivée à Berlin le premier septembre, mais on devrait prendre un avion ce soir le treize, j’ai donc eu quelques jours pour visiter. Direction Ndjainena (on arrive vers très tôt demain matin). J’ai fait connaissance avec l’équipe qui part avec moi (trois allemands, une Canadienne)

Si il y a un besoin urgent de me joindre vous pouvez passer par le responsable sur Paris Grégoire BROU 0144431275 ou 0632152805 ou Judith BOURGEOIS 0144431103 ou 0678780977

Les dieux de la communication sont avec moi, il y aura une liaison internet sur place YAHOUUUUU!!! Alors tous a vos ordis, les news ne font que commencer...

14 Septembre

Quel choc! La porte de l'avion s'ouvre et me voici plongée dans la chaleur humide locale. Arrive à Ndjamena à 6h00 du mat. THE MURPHY's team is on stage.

Pour résumer il y a donc ma chère Luce, infirmière québécoise, frôlant la soixantaine. Elle est une pro du travail en Afrique (elle a entre autre ouvert puis tenu un dispensaire en Ethiopie pendant sept ans). On aura de grandes conversations toutes les deux, elle est passionnante. Stephan, para-medic germanique, la trentaine. Allure sportive, il bosse dans les ambulances de la Croix Rouge quand il n'est pas en mission à l'étranger avec les ERU. Sandra, infirmière germanique, toujours la trentaine. Minette rouquine qui a quitte l'hôpital pour ouvrir bientôt sa propre boite d'allopathie. Elle doit en être à sa quatrième mission. Nous avons Thomas, cinquante ans, médecin germanique. Première mission; Il exerce en cabinet. Et enfin votre serviteur, jeune infirmière au corps sculptural et au savoir incommensurable….

Nous voici donc à Ndjamena et pour être fidèles à notre renommée, on se retrouve seuls, assis devant l'aéroport. Nos porteurs nous ont laisses tomber, les taxis sont partis, tous les autres arrivants ont retrouve un membre de leur délégation….sauf nous. Pas le moindre petit comite d'accueil. OK, je ne m'attendais pas à avoir des colliers de fleurs, mais là, on fait plutôt dans le genre "Bagdad café".

Pas de problème ("keine problème"), l'un de nos collègue dégaine le portable et nous voila réveillant Berlin. Votre mission, si vous l'acceptez, sera de vous rendre dans l'hôtel le plus proche. Vu que les valises de mes collègues germaniques tiennent plus de la cantine que du sac à main, on dégotte un taxi qui, par la grâce de Dieu, nous emmènera au Novotel local.

Enfin, une fois à table devant un petit dej, un représentant de la délégation de Ndjamena nous rejoindra pour rectifier le tir. Excuses, plaisanteries, re-routage vers nos hôtels respectifs (les allemands d'un cote, Luce et moi de l'autre) ou nous attendrons le permis de circuler qui doit nous être remis par les autorités (pour certains ça a mis deux semaines)

Sur la route, je réalise à quel point le Burundi m'a manqué. J'ai l'impression de revenir chez moi. Il y a beaucoup de ressemblances; mêmes routes en ruine, mêmes gamins des rues, mêmes bougainvilliers.

15 septembre

Je crois comprendre ce que ressentent les habitants du Bourget. Ce matin j'ai été réveillée par le passage passablement bruyant d'un échantillon aéroporté de l'armée française, lequel volait à basse altitude. Et c'est comme ça plusieurs fois par jour!!! Pour l'instant je n'ai vu que quelques représentants locaux du corps armé. Une bande de gamins maigrelets dans leur uniforme bariolé, la kalach au poing.

Par contre, mon voisinage microcosmique semble avoir bénéficie d'un supplément d'hormone de croissance. Les lézards, les sauterelles, les mantes religieuses font tous deux ou trois fois la taille de leurs congénères européens!!

Assignée a résidence, je retrouve toute l'essence de la philosophie africaine. Le responsable local devait venir nous chercher pour manger et à l'occasion passer saluer les autorités sanitaires locales et je suis au regret de vous dire, ma sœur, que je ne vois que la température qui montoît et mon estomac qui grognât….. Dans ce pays, il faut RE-LA-TI-VI-SER.

16 septembre

Question philo locale: Doit on rire ou s'acharner quand tout semble aller de travers??

Ce matin était un grand jour pour nos nomades frustres (j'ai nomme: The Murphy's team): une partie du clan allai pouvoir s'échapper de Ndjamena (ville ou un sorcier encore inconnu avait jeté un sort empêchant toute personne de sortir de ses murs). Ils allaient fuir jusqu'à Abeche ou un autre contact les attendait. Pour ce faire, il leur faudrait embarquer a bord d'une version améliorée du tapis volant : l'avion du PAM (Programme d'Alimentation Mondial). Tout avait été minute mais une fois de plus le sorcier nous démontra sa puissance.

Le chauffeur qui devait passer à l'aube chercher nos deux fugitifs ne vint jamais. Voyant que l'heure tournait et que leurs chances de fuir s'amenuisaient, ils décidèrent de lever leur couverture et, au risque de se faire reconnaître, de prendre un taxi local. C'était mésestimer la détermination du sorcier car une fois arrives a l'aéroport, ils découvrirent que leur mon avait mystérieusement disparu de la liste des passagers…

Nous n'avons pas vraiment plus d'info sur ce qui se passe à Trejine. Les réfugies devaient arriver hier mais vu que les puits ne donnent pas assez d'eau, il faut différer l'ouverture du camp.

Thomas joue à l'électron libre, ayant loupé son avion ce matin il était prêt a sauter dans n'importe quel véhicule pour y aller par la route (notez qu'il n'y a qu'un village entre ici et le camp et que certaines rivières sont encore en crue). En plus l'ensemble du charroi local s'étend entre une voiture et pas du tout avec plus ou moins l'aide des taxis locaux. Pas bezef!

Histoire de nous occuper, j'ai pris Luce sous le bras (1.20m sur un tabouret de bar, les bras levés) et nous sommes allés voir le marché local d'un peu plus prêt. Comme à chaque fois j'ai découvert des trésors: un magnifique tapis de prière avec boussole incorporée ou encore des champions de la manucure (si vous croisez des types armés d'une grande paire de ciseaux, ce sont eux. Manucure, pédicure ou amputation sur place…)

19h00….. On a failli s'ennuyer mais heureusement, nos amis allemands étaient là. Voila qu'on tambourine à la porte de ma chambre. Le temps que je saute dans une tenue décente, je vois Thomas débouler comme un fou suivit de Luce qui trottine désepérement derrière lui. Son visage a l'éclat d'une tomate franchement trop mure. Apres la mésaventure de ce matin, nos trois germains sont aller faire le pied de grue à l'ambassade pour avancer l'obtention du permis de circuler de Stephan (tout le monde l'a sauf lui). Démarche peu diplomate il est vrai vu que les copains de Ndjamena avaient déjà fait tout ce qu'il y avait a faire, mais il semble que depuis notre arrivée, ils ne s'en réfèrent qu'a Dieter (un compatriote basé au fin fond de Trejine). Ce sacro saint Dieter aurait donc le pouvoir suprême leur permettant de boycotter tous les autres responsables. Pas une fois ils se sont tournés vers l'équipe sur place, que ce soit lors de notre arrivée a l'aéroport, pour le permis de circuler, pour l'organisation des expats qui partiront demain … ah oui, je suis donc sensée partir demain pour Abeche avec mon copain Thomas, puis on ira vers Trejine ou j'aiderai a monter des tentes (c'est vrai que vu ma carrure, ils n'attendaient que moi pour ça) pendant que Môsieur ira visiter les camps voisins.

Ce médecin à la tête d'écrevisse commence à m'échauffer les oreilles. Il n'en fait qu'a sa tête et en plus il prétend gérer ma vie! Je ne vais pas le laisser pourrir mon groove (il n'est pas né celui qui me dictera ma conduite! non mais!)

Non content de ça, leur hôtel a essuyé un incendie, alors (…sur les conseils de Dieter…) ils sont allés se réfugier au Novotel. Il y a bien d'autres hôtels dans la ville moins chers et confortables mais ils voulaient leur piscine (et je ne rigole pas!)

Il n'y a pas la moindre hiérarchie dans cette mission. Tout le monde fait ce qu'il veut et je commence à perdre patience. En plus nos trois amis ne font aucun effort pour parler Anglais et je trouve ça d'une impolitesse rare.

A ce jour il n'y a toujours pas assez d'eau au camp donc pas le moindre petit réfugie. Je vous pose donc la question: Que suis je allée faire dans cette galère?? Pourquoi foutre en l'air encore un peu plus d'argent??

Et si on s'amuse à pousser la réflexion voici quelques petites questions qu'il serait intéressant de se poser parfois:

Quand on sait que dans un camp, les réfugies sont mieux loges que les populations qui habitent a l'extérieur, quelle raison les limitrophes auraient ils de se priver de nos services et se faire passer pour des réfugie? Comment contrôler qui est réellement réfugie qui ne l'est pas? Un tel déséquilibre engendre obligatoirement des tensions… Comment s'assurer qu'un réfugie donné ne va pas frapper a toutes les portes? Ou envoyer un membre de sa famille chez l'ONG voisine?

L'ouverture d'un camp peut "empêcher" les réfugies de retourner chez eux le moment venu, ils sont souvent mieux traites que dans leur propre pays. On sait quand on ouvre un camp mais jamais quand on va le fermer (au Soudan un camp est resté ouvert près de 20 ans!)

L'ouverture d'un camp est souvent suivit d'un désastre écologique. Les arbres sont coupes pour le chauffage, certains forets réduits à néant…

L'arrivée des humanitaires dans un pays augmente de façon considérable le coût de la vie rendant le prix du poulet de base équivalent à celui du caviar, comment font les populations locales pour suivre?

Un camp/une mission humanitaire est il plus le fruit d'un réel besoin local ou d'une volonté politique expat (besoin de planter son drapeau) ?

Pourquoi n'y a-t-il pas de programme humanitaire à propos de construction d'usine? A-t-on peur de perdre un marché??

17 septembre

On se rapproche!! Avec Thomas, on a embarque dans le petit avion a hélices (16 places) du PAM, un beech-craft 1900C pour ceux que ça intéresse, et nous voici à Abeche. On a été accueilli par les expats Croix Rouge du coin, une drôle d'équipe de baroudeurs. La maison qui fait aussi office de bureau est un bordel typiquement masculin puissance trois mais on s'habitue. Il y a la, un français, un norvégien et un allemand tous plus proche de la quarantaine que de la trentaine.

Abeche, ville au milieu du désert tchadien. C'est tout plat avec quelques arbres. Manque total de couleur à part le beige. Moyen de transport local, l'âne ou le cheval (plutôt squelettique et pas très fringant d'ailleurs). Je pense que ces bestioles doivent être équipes de pilote automatique car je ne vois nulle rêne, pas le moindre guidon... Les hommes sont en djellaba et beaucoup avec un turban ou une calotte sur la tête. Peu de femme dehors.

Ce soir on est allé prendre un verre dans le camp militaire français du coin. Pas mal d'expats se retrouvent la bas.

18 septembre

(au cas ou tu ne l’aurais pas mais je ne pense pas, je te mets que quelques lignes...) Coups de théâtre dans la matinée. Nos deux copines qui devaient nous rejoindre ont été obligées de tirer à la courte paille qui allait prendre l'avion.

19 septembre

Il n y a peut être pas de réfugies dans ce camp mais on ne manque certainement pas de coq. Depuis 4h du mat ils se font écho, relayés parfois par les ânes, impossible de faire une grâce matinée. C est le jour du seigneur que diable!! Un peu de charité chrétienne sinon vous finirez tous rôtis à mon feu démoniaque. Pour le récalcitrant on allume le groupe électrogène à 6h30! pas de répit pour les braves.

Ce matin visite guidée du camp fantôme. Tout y est. La tente d´entrée où se fait le triage, la pharmacie, le labo, la salle de maternité, la tente d observation, la tente pour le personnel. Partout autour se dressent les latrines (petites cabines bâchées). Il doit y en avoir près de 200 (promis je n ai pas mis un zéro de trop) pour l’instant mais comme il y a du vol de bâche, on a ralentit la cadence. C’est un peu surréaliste de voir ces tentes de plastic au milieu de la brousse, on dirait un tableau de Magritte.

Un peu plus tard on a vu un camp en version habitée (Bregine). 40 000 réfugies en tout si on inclue les 17 000 spontanés qui devraient basculer chez nous si on ouvre. J ai été frappée par la joie de vivre des enfants. A Ndjamena ils nous collaient pour avoir de l’argent, ici ils se précipitent pour dire bonjour (et c’est tout). Ils n’ont pas du tout l’air triste, malade ou mal nourris.

Que ce soit au Tchad ou au Soudan les tissus des pagnes tiennent plus du voile que du carre de coton, toujours avec des couleurs magnifiques. Les petits garçons flottent dans leur longue chemise. Par contre les Soudanaises ont une coupe de cheveux assez particulière qui provient d un mélange de dread locks et de coupe au bol (je devrais avoir des photos, ne vous cassez pas la tête). Les familles se sont déplacées avec leur garde manger alors il y a des vaches, des moutons, des ânes et des chevaux (ça ce n’est pas pour manger) qui traînent un peu partout (autre dilemme humanitaire: on prend en charge les populations, mais doit on aussi assurer la suivie de tout ce surplus).

La vie a repris son cours, les femmes pilent le mils sous un arbre, les hommes prient en ligne, les gamins courent après les voitures. C’est tout de même impressionnant de voir s’aligner à perte de vue ces tentes empoussiérées du HCR (haut commissariat au réfugies). Bien alignées elles courent jusqu’à l’horizon.

Ce soir j’ai joué les cheerleader. Comme tous les dimanches on a joue au football sur un terrain entre le camp de Brejine et Trejine. Terrain, c’est peu dire, au fur et à mesure que le match avançait, les limites se modifiaient, s’étiraient sur la droite, sur la gauche, les supporters de la tribune Ouest ont du battre en retraite au risque de se faire piétiner par les joueurs. Les chauffeurs et autres locaux jouaient pieds nus alors que nos petits blancs semblaient équipes de chaussures pour marcher sur la lune.

On rigole, on rigole, mais la loi de Murphy pèse toujours sur nos têtes. Luce qui devait venir aujourd’hui d’Abeche, manquait à l’appel. Morton est arrive seul. Pourquoi? Sait pas...Donc si on récapitule; on a Stéphane et Sandra à Ndjamena, Luce à Abeche (du moins je l’espère, elle est entre quelque part et nulle part quoi, et Thomas et moi sur Trejine.

Quelle équipe.

20 septembre

Vous vous souvenez du combat des chefs dans Asterix?? Ben ici, c’est la même chose. D’un cote on a Abraracourcix (ou Dieter) et de l’autre Langdom qui tient plus du Assurancetourix vu son gabarit que du chef gaulois digne de ce nom. Je ne présente donc plus Dieter donc, modèle tout germanique. Un tatoue, un vrai. Membre ERU depuis sa création, c’est sur qu’il assure et qu’il a de la bouteille (son ventre l‘atteste lui aussi). Il nage dans l’urgence comme un cambodgien nagerait dans une inondation. C’est le chef ERU quoi! Langdom, malgré ses origines américaines a donc du mal à faire le poids. En plus de son physique nettement moins massif, il fait particulièrement jeune (la trentaine a peine) face à la horde de soixante-huitards sur le retour. Le problème c’est qu’en tant que responsable fédération, il SERAIT sensé chapeauter les activités de l’équipe fédération (les hydro, les log.) et celles des ERU médicales (c’est paradoxal car on appartient à la fédération mais on est autonome)

Petit flash back: Au sein de la Croix Rouge, il y a la fédération, joyeux mélange de représentants venant de tous les pays pour faire les kakous dans les pays en paix sur toute sorte de projet ( hydro réhabilitation, santé...)

Il y a le CICR, eux ils bossent dans les pays en guerre (visite de prisons, rapprochement familial...) Alors là aussi il y a de sérieux crêpages de chignon ce qui ne facilite pas plus notre histoire. Finalement les petites ONG, ça a du bon!

Donc si j’en reviens à nos moutons (qui tiennent plus du pit-bull pour certains), Abraracourcix refuse complètement l’autorité de notre ami pré-pubaire Assurancetourix et fait tout pour le ridiculiser ou le contredire. Ca va même plus loin, tous ceux qui ne sont pas ERU sont mal vus à notre table. J’ai du frauder pour pouvoir passer quelques feuilles de notre précieux PQ à Morton qui était venu d’Abeche pour quelques jours et c’est toujours ce pauvre Morton qui s’est vu remballé alors qu’il de mandait notre avis sur un examen plantaire. Il pouvait bien attendre, demain il croiserait le coordo-med (fédération) qui lui donnerait son avis sur la question. Il ne frôlait pas l’amputation mais moi je frise l’hystérie!!

En tout cas, ici, je suis en parfaite communion spirituelle avec mes soeurs les crevettes trempées dans l’eau bouillante. Il fait 50 degrés au soleil et à peine moins à l’ombre. Il ferait presque bon dans un four.

On a brûlé lors du montage des tentes (ah oui, on rallonge notre BHC ou basic health care, notre hôpital de brousse quoi). On a monte trois tentes et vide huit bouteilles à nous quatre en trois heures (sachant que la flexibilité des queues de vache est à son maximum, vous me calculerez l’age du capitaine)

Luce est arrivée dans l’après midi, bienvenue sur le radeau de la méduse!

22 septembre

Avec Suzanne on est en train de emplir les salles du BHC (basic health care), vous suivez? On s'entend plutôt bien toutes les deux. Infirmière allemande, la trentaine, première mission. Dans la vraie vie elle bosse en réa polyvalente. On fait rire tout le monde avec notre accent british pince (elle a bosse un an en angleterrre).

J'ai l'impression d'être dans un jeu pour ordinateur. Ce genre de jeu où il faut conquérir un territoire, assurer son approvisionnement, se défendre et je ne sais quoi d'autre. Dans la version Tchadienne ça donne plutôt ça: sur l'écran on voit la petite cyber-milie réveiller deux infirmiers locaux, leur montrer comment monter une table, pour deux autres ce sera une armoire, les pharmaciens s'occuperont de leur tente de pharmacie. Pendant quelques minutes notre cyber-milie peut ranger quelques ustensiles médicaux, puis elle retourne vérifier le travail, au besoin, petit clic sur la souris, on corrige le tir, et on les aiguille vers une autre tache...et voila la cyber-milie qui repart...bip...bip

L'équipe qui passera après nous (Sandra, Thomas et Luce), va certainement tout modifier mais c'est comme ça que ça marche:une équipe monte le camp (on monte les tentes, déballe les caisses, monte les tables, les lits, les salles d'examen, on approvisionne un peu chaque tente), Une autre l'adapte a ses besoins pour pouvoir l'utiliser.

J'avoue que je suis particulièrement contente de ce que nous avons fait Suzanne et moi.

Tout commençait à marcher comme sur des roulettes quand les dieux se sont rendu compte qu'on devait certainement manquer de distraction et vu que le programme des sept plaies d'Égypte est complètement dépasse, ils ont réactualise avec l'attaque des termites!! Ca devait probablement partir d'une bonne intention, il faut faire l'inventaire de matériel médical avant une quelconque ouverture du camp et vue l'étendue du travail, il était certain qu'une ou deux boites en moins seraient les bienvenues. Mais là, on bat des records!!! Si il y a des affamés au Tchad ce sont bien les termites locales! Mission pour demain, tout sortir du stock, vérifier l'état, faire l'inventaire (si, si quand même) et tout remettre sous ne tente qu'on aura au préalable monté un peu plus loin. YOUPIIII

26 Septembre

Me voici donc fuyant Trejine pour me rapprocher un peu plus de Ndjamena. Ca sent la fin de mission tout ça !!

Première station du chemin de croix : Abeche. Depuis mon dernier passage, le marasme masculin n’a fait que s’étendre et s’affirmer. Mes hormones crient au scandale !! On ne verrait pas ça même dans la chambre universitaire d’un étudiant en art plastique sous substance hallucinogènes et mi-temps chez Mc-Do… Cependant, vu l’état plutôt cyclothymique de mon système digestif ces derniers temps, je concentrerais mon attention sur le fait que je n’ai plus a offrir mon arrière train en pâture aux mouches peuplant le trou quasi en plein air dévolu à cet effet à Trejine. Je savoure donc royalement mon retour sur le trône.

En tout cas mon périple pour arriver dans cette parenthèse proche de l’inhumanité fut des plus agréables. Seule avec mon chauffeur, version moderne du touareg avec les lunettes du flic de Miami en plus (imaginez Ponchorello avec un turban et une djellaba), nous avons bondi de dune en dune a bord de notre 4x4 ronflant comme un tracteur. Autre particularité de mon compagnon : son sourire qui découvre une dentition dont la couleur oscille entre le rouge et le vieux chicot après quinze ans de consommation de gitane maïs. Il a du remarquer la légère crispation de mon visage à la suite de ce gros plan des plus surprenant et il s’est empressé de m’expliquer que tous les habitants d’Abeche étaient pareillement dotés. J’avoue que comme spécialité locale, ils auraient pu choisir mieux. J’éviterai donc d’aventurer mon regard de ce coté.

En passant par Brejine, j’ai l’impression d’être la reine mère en visite. Les gamins sont rayonnants quand ils me renvoient mon signe de la main. Comme il y a du vent aujourd’hui, ils ont fabriqué des cerfs-volants avec des sacs plastic au bout d’une ficelle. Les femmes sur leur âne reviennent du point d‘eau le plus proche, elles ont pris du bois en chemin. Apres Brejine il y a une autre ville, Farshana, et puis plus rien, la brousse qui, d’ailleurs, a pris un sérieux coup de chaud. L’herbe verte n’est plus qu’un vague souvenir, tout a pris la couleur de la paille sauf les champs de mil et d’arachide. Autres points de couleur, des arbres au bois rouge avec lequel on fait la gomme arabique.

Sur le chemin on croise des toucouls, petites baraques rondes, genre village vacance roots avec un toit en paille (un peu le même type que les relais courte paille sur le bord de l’autoroute)

Enfin les premières maisons d’Abeche ! Mon chauffeur me dépose à la maison Croix Rouge et part retrouver sa douce locale. En tant que bon musulman il m’a explique qu’il avait droit a quatre femmes, pas plus. Par contre, si la première femme est gentille, fait bien à manger, ne crée pas de problème, alors pas de raison d’aller chercher ailleurs. J’imagine donc, que la premier promise a du faillir à son devoir de femme soumise vu qu’il a aussi une femme à Ndjamena neuf enfants en tout (toutes femmes comprises)! Dur, dur la vie de bon musulman.

Ne le connaissant pas assez, je ravale mes revendications féministes déplacées.

27 septembre

Vu que je suis condamnée à rester à Abéché jusqu'a mercredi, j'en ai profité pour faire ce que toute femme fait le mieux (non, pas la cuisine, vous me connaissez trop bien): dépenser son argent en faisant du shopping.

Le marché d'Abéché est presque entièrement découvert. Chaque travée correspond à un rayon mais je ne m'étendrais pas sur le sujet, la question ayant été pleinement étudiée lors de mon passage au Burundi. Et pourtant, au détour d'une travée, entre la vaisselle chinoise et les thermos, je remarque une bassine pleine de poudre de henné. J'entame la conversation avec la vendeuse qui se propose de me tatouer les pieds avec…… et c'est comme ça que j'ai passé les deux heures les plus fabuleuses au Tchad. Il est vrai que le résultat des opérations n'a pas la grâce des arabesques orientales ou des fleurs tanzaniennes, on a même l'impression que j'ai sauté à pieds joints dans une bouse de vache, mais tant pis, ce n'est pas le tatouage mais tout ce que j'ai vécu pendant ce temps qui compte.

Toutes les voisines ont mis leur grain de sel. On m'a fait assoire par terre, de l'autre coté du comptoir (des ustensiles de vaisselle alignés sur des cartons retournés). J'avais les fesses sur un plastic et les pieds surélevés par une boite à chaussures. Pendant que ma "maquilleuse" préparait la pâte de henné, les clientes venaient me détailler, m'encourager. Et comme il a fallu laisser reposer la mixture sur mes pieds pendant deux heures, je me suis retrouvée observatrice au milieu du marché. J'avais l'impression d'être une petite souris, j'allais faire partie du décor, entrevoir un peu la vie au Tchad. Il n'y avait qu'une jeune fille qui parlait français, toutes les autres parlaient arabe, mais malgré tout on a réussi à se comprendre. Parfois, elles partaient dans une envolée lyrique, ne se souciant plus de moi, critiquant une femme qui venait de passer, chassant les gamins qui s'approchaient trop près de l'étalage. Du menton, une vielle me désigne des concombres posés à coté de moi, je lui passe. Accroupie, elle se met préparer une salade assaisonnée de citrons et de piment. Me voila partageant leur gamelle dans l'arrière boutique. On arrive même à papoter comme des copines, j'apprends que le tatouage qu'elles me font ne se fait que sur les femmes mariées…. Pas de panique, l'une d'elle me vante les mérites de son frère qui se ferait un plaisir de palier à cette désastreuse situation. Merci beaucoup les filles, mais même si les hommes d'ici ont la réputation de laisser leur femme libre de leurs mouvements je passe mon tour. Je leur montre même une photo de Lottie, on se sent un peu plus proche, certaines connaissent aussi ce genre d'histoire. J'ai toujours les pieds en l'air et les fesses en compote. Une sonnerie, l'une d'elles dégaine son téléphone portable de sous son boubou (ici on appelle ces tenues un lafaye), la technologie arrive même au fin fond du bush. On parle maquillage; mes sourcils épilés les étonnent, leurs lèvres noires me fascinent. Elles m'expliquent qu'elles se piquent les lèvres avec les épines d'un arbuste reliées en fagot, trempées dans une huile spéciale. Ca saigne, ça fait mal, mais il faut souffrir pour être belle. "Et puis c'est quel produit qui défrise tes cheveux comme ça ?" me demandent elles. A l'heure de la prière, certaines se retirent dans un coin.

Finalement le temps passe vite quand on est entre filles, mon chauffeur revient déjà me chercher. Il rie de voir me pieds emballes dans du plastic (une fois le henné sec, on l'a raclé, lavé au citron et on a tout emballé dans des sacs). Je reviens triomphante à la maison croix rouge, les pieds tout noirs.

Ce soir, je dors dans la chambre de Morton, il me l'a gracieusement laissée pendant qu'il était sur le terrain. Me suis-je trompée de chambre?? De la gomina, des pilules de régime, un tube de crème hydratante sous l'oreiller, un rouleau collant pour enlever les poils de chat sur les vêtements….. Je m'attends à trouver un bonnet de bain près de la douche. J'avais remarqué qu'il était toujours tiré à quatre épingles, la mèche rebelle calculée au millimètre près, mais là on dirait un hybride né du croisement entre le mari de Barbie et Roger Moore (dans "amicalement votre"). Une nouvelle variété d'expat que je ne connaissais pas.

29 septembre

On ne va pas sacrifier a la tradition : « le bilan ! Le bilan !! »

Je suis sur le point de prendre mon avion pour Ndjamena, accompagnée de mes deux body-gard (Ralf et Leif ou les deux ronchons du Muppet show; photos a suivre) et je dois dire que je suis plutôt satisfaite de mon travail.

Je n’y croyais pas et pourtant, en un temps record on a réussi (Suzanne et moi) a faire quelque chose de concret : on a monté le BHC. On s’est transformé en Bob le bricoleur et on a arrangé des caisses en tables, en armoires. On a monté des lits, tendu des paravents, équipé chaque tente en fonction de son affectation (labo, salle des pansements, femmes enceintes…). On a fait l’inventaire du moindre petit comprimé, la moindre aiguille qu’on avait réquisitionné afin de compléter l’inventaire du stock principal, on a évalué les compétences du staff local embauché pour travailler avec nous.…on a fait du bon boulot je crois. Maintenant, on passe la main à l’équipe suivante qui aura la lourde tache de pisser dans les coins afin de prendre possession des lieux et lancer la machine infernale (les réfugies sont arrives hier !!! a part ça pas de nouvelle). Advienne ce que Dieu voudra.

C’est vrai que je n’ai vu qu’un aspecte du boulot mais j’espère bien que j’irais plus loin lors de la prochaine mission. On a eu largement le temps de monter notre BHC 5 étoiles, maintenant, on maîtrise. La prochaine fois je jouerai vraiment à l’infirmière, je crois que je me plais dans cette dynamique.

Pour ce qui est de mes collègues, j’ai eu la chance de croiser des personnes d’une grande expérience. En plus de maîtriser leur boulot, ils avaient toujours des histoires passionnantes à raconter, le soir a la veillée. Ce fut un véritable bonheur de vivre cette expérience avec eux.

Ben, voila, voila ma brave dame, on va donc dire que ce fut une bonne mission, a quand la prochaine ??
Mission humanitaire au Pakistan English translation pending
by Imli · 2007-03-04 · 8 replies
17 novembre 05

L’histoire me poursuit, je poursuis l’histoire…J’étais tombée amoureuse de l’Inde, voila que je découvre aujourd’hui son frère ennemi (tel Remus et Romulus). Deux pays qui se déchirent depuis des années pour un bout de terre se sont retrouvés unis face à l’horreur. Les combats ont cessés un instant. La hache de guerre a été enfouie sous les décombres des maisons et les cadavres des victimes.

Me voici donc en mission au Pakistan avec la Croix Rouge suite à un tremblement de terre d’une magnitude de 7, 5 sur l’escabeau de notre cher Richter (comme les tisanes, si, si !).

Ça fait bien deux mois que nos équipes se relaient sur la petite ville de Batagram (station balnéaire perchée à 1000m d’altitude). Un hôpital de tentes a rapidement été monté, on a même ajouté des consultations dans les collines environnantes et roule la galère !

Ça c’était pour situer un chouya la situation. Il est 6h00 du matin et la nouvelle équipe (NOUS quoi) atterris à Islamabad après un vol relativement calme (j’ai été surclassé et j’avoue que j’ai eu du mal à quitter mon super fauteuil inclinable avec TV intégrée et steward à mes pieds !). Petit comité d’accueil. On grimpe vite dans les 4x4 direction Batagram.

La route m’est rapidement familière. Je retrouve la même conduite tellement caractéristique de cette région, à savoir qu’il est tout à fait possible de doubler une voiture qui est elle-même en train d’en doubler une troisième ! Il en résulte parfois des gros plans intéressants sur le camion qui arrive en face. Nous avons ainsi tout le loisir d’observer en détail le tuning particulièrement local de ces engins (vu que nos yeux sont exorbités par la panique, on n’en loupe pas une miette). Des couleurs à donner des bouffées d’angoisse à un caméléon, des guirlandes, des petites hélices parfois, un véritable sapin de Noël sur roulettes. Après tant de prouesses digne des plus grands chauffards, je soupçonne notre chauffeur de se prendre pour un kamikaze dopé au Yoba depuis sa plus tendre enfance.

On croise beaucoup d’hommes, les femmes se font rares (elles restent à la maison et sont considérées comme inférieures aux chiens. Une fois de plus je ronge mon sous-tif !! Promis, je ne vais pas jouer les Simone Weil version pakistanaise). Elles ne portent pas le sari mais une tunique sur un pantalon (punjabi) de couleur sombre, je ne retrouve pas la sensualité indienne qui m’avait tellement charmée. Nous sommes d’ailleurs rapidement contaminées et adoptons le foulard-sur-la-tête-à-haut-pouvoir-couvrant (Je ressemble à la vierge Marie, j’adôôôôre !). Pour compléter le tableau, après six heures assise dans un tape cul motorisé, je suis en mesure d’affirmer qu’une transformation inédite s’est opérée sur ma personne : J’ai maintenant un séant encastrable ! (Des fesses carrées quoi !).

On arrive enfin sur notre camp quatre étoiles: tentes, douches chauffées, une cuisinière, une machine à laver (un peu poussive mais on ne va pas se plaindre). L’équipe sur place nous accueille avec un bon thé indien.

17h30 La nuit tombe vite. Il y a une grosse amplitude thermique: 20° à 25° dans la journée et on atteint les 0° la nuit.

On va prendre nos quartiers. Je vous embrasse tous

18 novembre

Si il y a bien UNE règle de survie à suivre à la lettre dans ce bled c’est de ne SURTOUT pas boire de thé après 18h00 !!!!

Le vessie comme un ballon de football, j’ai du m’extirper de mon douillet duvet au beau milieu de la nuit pour me geler le derrière aux toilettes. Pourtant j’ai tout essayé: auto hypnose, yoga, j’ai même envisagé un instant de réquisitionner un récipient quelconque pour m’épancher mais la raison et la douleur furent plus fortes que moi. J’ai capitulé. Grelottant sous une montagne de pulls enfilés à la va vite j’ai sautillé jusqu’au lieu-dit, sous l’œil étonné de notre gardien. Et bien je vous assure que les nuits pakistanaises sont loin d’être des plus torrides ! On ne m’y reprendra plus.

Lever à 8h 30, avec petit dej en compagnie de l’équipe précédente. Ils partent demain alors on va profiter de cette journée pour faire un tuilage (ils nous filent le mode d’emploi du camp quoi). Au menu; café, thé (pas de Nesquick, ça c’est rude !!) et tartines sur des galettes genre naan indien (je sens que je vais me démancher la mâchoire un de ces quatre, ça ne me fait pas du tout rigoler). Le personnel local a le cœur déchiré par le départ de l’équipe précédente. Promis on essayera de faire aussi bien.

En périphérie de notre zone vie (les tentes où on dort, le stock de matériel, la cuisine et les douches) il y a deux tentes où on donne les consultations (une pour les hommes, une pour les femmes). Me voici assignée à la tente femmes. Les clients ne se font pas attendre. Je suis d’abord doublée avec Anna, infirmière de l’équipe précédente puis je me retrouve seule avec Nayla, jeune interprète qui me donne un sacré coup de main. Elle est grande malgré ses seize ans, drapée dans une étole bleue brodée. Elle sait cependant se faire respecter. Ses yeux brillent quand elle me parle de son pays. Entre deux pansements, elle me raconte l’histoire d’un prince qui s’est jeté dans la rivière qui coule un peu plus loin pour sauver son peuple d’un sortilège. On dit que la nuit, on peut voir son habit de lumière se refléter à la surface. Je suis sous le charme. Première rencontre avec nos chers patients: C’est pas aussi haut en couleurs qu’à l’arrivée de l’équipe numéro un (crânes fracturés, plaies super infectées, j’en passe et des meilleurs) mais on doit faire le suivit des pansements, les affections respiratoires arrivent et les bestioles en tous genres sont toujours aussi fidèles au rendez vous ! (les insectes sont nos amis..)

Petit regard sur le décor: Le camps est situé dans une vallée au milieu de montagnes dont certaines ont le sommet enneigé. Les flancs sont un peu pelés, avec ça et là des petites touches bleutées apportées par les tentes de fortune qui se marient d’une façon remarquable avec le ciel azur. On pourrait presque monter une station balnéaire maintenant qu’on a monté un super Hôpital….. On devrait en toucher deux mots à nos voisins logisticiens allemands, je suis certaine que ça les motiverait. Le log (abréviation usuelle pour logisticiens) doit être en mesure de trouver n’importe quoi, n’importe où non ? A quand le jacuzzi ?

Les filles se sont rapidement mises à la mode locale (foulards pour cacher le moindre cm² de féminité) pendant que nos hommes, ayant subit un sommeil glacial, se sont mis en charge de mettre un chauffage dans la tente vie.

Ben voila, voila, la nuit se casse la gueule rapidement (boum), il est a peine 17h00 ! Vu l’amplitude thermique locale on rajoute au moins deux couches supplémentaires à nos tenues (on n’est pas gros ! c’est une beauté couches par couche). Nous verrons donc cette nuit si les efforts de nos logs de chocs saurons nous porter au pays des rêves a bord de nos douillets duvets.

19 novembre

Avant d’entamer le description de la présente journée, je me dois de vous avouer que le camp a été immobilisé tout hier soir pour une activité des plus prolifiques et hautement diplomatique: La cuisine à été envahie par les filles pour une séance de tatouage au henné par nos chères traductrices pakistanaises. Maintenant nous sommes des tatouées, des vraies !! Pendant ce temps, nos mâles collègues se gelaient dehors et s’auto digéraient en hurlant à la mort et en nous traitant de noms d’oiseau des plus poétiques. N’empêche que, une fois qu’ils ont vu ce que ça donnait sur nos petits bras charmants, ils se sont prêtés au jeu sans se faire prier ! Ben voyons ! Nos talentueuses tatoueuses locales s’étant éclipsées il a fallu prendre le relais….. Le résultat fut des plus intéressant. Les arabesques fleuries laissèrent la place à des têtes de mort, des ancres de marine ou des tableaux pour le moins abstraits.

Bon, revenons à aujourd’hui. Apres une journée passée seule dans mon petit hôpital pour nanas (je tiens la consultation pour femmes) je dois arriver à la conclusion qu’il vaut mieux être inspecteur gadget qu’infirmier ou médecin pour bosser ici. Comment vous faites vous, pour décapsuler un plâtre qui va jusqu’en haut du mollet (renforcé, bien évidemment par deux bandes de résine, sinon ce ne serait pas rigolo) alors que vous n’avez aucun matériel adéquat ? Pas la moindre scie, ni bite, ni couteau. Enfin, le Dieu LEATHERMAN nous touche de sa grâce. Nous voici donc en train de nous acharner sur son @*§ »<£ de plâtre avec la mini scie du couteau de poche, un abaisse langue glissé entre la peau de notre victime et son plâtre. Nous vainquîmes !!!

Les personnel infirmier s’est d’ailleurs découvert de nouveaux pouvoirs magiques: Je vous présente donc Orianne, reine du point de croix sur plaie suturable, Mozart du point col roulé et votre serviteuse (Emilie), pourfendeuse d’abcès surinfecté sur derrière poupin.

Olivier s’est déjà fait remarquer en renvoyant la cuisinière (il n’avait pas de nom de code en Louisiane, voici donc Exterminator), la soupe était trop froide ! Il a même poussé le vice jusqu'à ne la congédier qu’une fois le dîner prêt. Trop fort le p’tit gars ! Toute l’équipe locale tremble dans leur bourca, qui sera le prochain ?

Merci à nos logs de choc qui ont permis à l’équipe des filles d’avoir une tente chauffée avec petite lampe perso pour bouquiner le soir. On est aux petits oignons !

20 Novembre

Première réplique! On a swingué trois secondes même pas, juste le temps de sentir la terre faire le gros dos. Ca fait tout drôle. On était en pleine consultation, on s’est tous regardés, puis on a continué comme si de rien n’était. De toute façon vu qu’on est dimanche, on n’a pas eu beaucoup de patients.

Depuis hier soir donc c’est la dèche on doit cuisiner nous-même vu qu’Exterminator est passé par là. Pas la moindre âme charitable pour nous faire chauffer le petit dej ! Qu’a cela ne tienne, on fait honneur aux rations de survie (comment résister au navarin printanier ou encore à la salade du gondolier ??). La cuisinière précédente cumulait deux emplois et nous négligeait de façon particulièrement difficile à supporter pour nos omnivores de coéquipiers. Il nous semble donc plus équitable d’en embaucher une nouvelle (blonde et à forte poitrine aux dires de ces mêmes coéquipiers…. On verra ce qu’on peut faire, on n’en est pourtant qu’à une semaine de mission).

Cet après-midi les médecins sont sortis du camp pour magasiner un brin, pendant que les logs peaufinaient notre confort. Exterminator a trouvé des tongs (on verra de tout sur cette planète!), pour soigner le Toubib on a également ramené une cargaison de PEPSI (ça commence mal Doc, ça commence mal !!). La ville est encore étonnamment sur pieds. Par contre certains murs portent des fissures de très mauvaise augure. Pas de femme dans les rues, rien que des hommes portant leur longue chemise beige sur un pantalon et le chapeau dans le plus pure style omelette ramollie (mais si comme en Afghanistan !). Les hommes dévisagent peu les filles de l’équipe, il faut dire qu’elles sont camouflées par leurs vêtements à haut pouvoir couvrant et encadrées par trois hommes.

Demain matin, départ d’une première équipe mobile, avec deux heures et demie de route puis un hélico pour rejoindre un village paumé en altitude qui n’a encore reçu aucune visite de médicaux. Deux, peut-être trois jours de confort tout à fait rudimentaire malgré un soutien logistique basique militaire (les cantines sont pleines à craquer de rations de survie vu que Greg est en train de développer une dépendance quasi maladive pour ces étouffe chrétiens). Bon courage à ces trois-là, en attendant que vienne notre tour de nous envoyer en l’air

21 novembre

Deuxième matin sans la moindre cookerine ! On ne peut pas dire qu’Exterminator soit meilleur dans l’expulsion plutôt que le recrutement mais les coutumes locales ne lui facilitent pas les choses. Hier soir, il a tenté de recruter une jeune donzelle. La pauvre est arrivée escortée par une de ses amies et avait tellement peur de notre mâle blindé de testostérone qu’elle s’est mise à l’autre bout de la table et lui tournait le dos. Pas facile pour parler ! Vu qu’elle n’est pas mariée, elle a très peur des hommes et devra demander l’accord de son frère avant de pouvoir venir travailler dans cette horde de débauchés (« et voici que je vous envoie, seul au milieu des loups »).

Hier, pendant notre balade, nous avons croisé la boulangerie du coin d’où sortait un fumet des plus alléchants. On s’est alors pris à rêver de petites brioches toutes rondes et toutes chaudes qui nous attendraient, sur la table du petit dej, alors que nous nous extirperions de nos douillets duvets, l’œil encore embué par la nuit passée. Cruelle réalité que celle-ci: pas le moindre petit bout de pain, pas de sensuelle cookerine ! De rage et par dépit notre Exterminator s’est rabattu sur le café atomisé (si, si, on ne sait pas bien ce que ça veut dire mais c’est écrit sur le sachet).

Les consultations continuent même sans notre cher docteur. On a pas mal de personnes qui viennent pour des brûlures. Les familles vivent à vingt sous une tente de fortune et les autres courent autour pour se réchauffer. Certains s’endorment trop près du feu, d’autres se renversent du thé bouillant (trop de promiscuité), enfin on commence à voir des gelures sur les orteils et les mains. Allez leur expliquer qu’il faut porter des chaussures plus chaudes!

Une réplique de belle envergure (5, 5 sur l’escabeau de Richter, épicentre à 120 km d’Islamabad donc pas loin de Battagram) nous secoue pendant le déjeuner. La cookerine paniquée a failli s’enfuir de la tente, je l’ai rattrapée de justesse par le bas de son pantalon. Elle avait les larmes aux yeux.

En règle générale, lors d’un tremblement terre la secousse initiale ne dure pas plus longtemps que quelques secondes mais ça suffit pour entraîner des dégâts monstrueux. Cette fois ça a bien duré cinq secondes. On a entendu un grondement, la terre a tremblé fort puis vibré encore quelques instants. Suite à cette réplique, on a eu quelques plaies au dispensaire (chutes de leur hauteur, rien de bien grave).

En se baladant dans les collines Guy, notre arching (architecte ingénieur) s’est rendu compte que les anciens connaissaient des techniques de constructions anti-sismiques mais que la génération suivante, qui est allée travailler au moyen orient a tout oublié au profit des techniques modernes.

22 Novembre

Ce matin, ô joie, notre petit déjeuner fut un peu plus fourni qu’hier. Ne pas désespérer, nous avons une des cuisinières qui s’appelle Pari, alors si elle est aussi bien fournie en neurones que son homonyme version US ( ben si, Paris Hilton !), on devrait avoir un truc à peu près correct d’ici la fin de la mission. Donc nos deux copines Pari et Parvine sont dans un bateau… si y'en a une qui tombe à l’eau, ben il ne reste plus grand-chose vu qu’il semble qu’il faille leur deux cerveaux pour une action ! Pas gagné !

Notre amie infirmière Brigitte a tenté l’ascension de l’Himalaya local (petites collines environnantes) en compagnie de Dada (Jean Paul, Watsan) histoire de voir un peu le point de vue. On ne peut pas dire qu’ils aient atteint leur objectif, j’irais même jusqu'à dire qu’elle a perdu le sien dans un ravin sans fond (en gros elle a bêtement fait tomber son objectif photo dans la vallée quoi !!). On essaie de faire des super jeux de mots, voyez à quoi on est réduit pour rigoler! On a déjà épuisé toutes nos blagues Carambar… Mayday 

Au cours de son expédition sur la colline, Guy, notre Arching a pris des cours d’herboristerie auprès du chef indigène d’un village voisin. Résultat des courses : Pour des problèmes sanguins, il suffit de faire une infusion de feuilles de microtrèfle, et pour les filles du team il a ramené une herbe ramassée près du réservoir d’eau. Elle permettrait de déclencher des règles paresseuses (On voit bien que ce sont des conseils de mecs, pour notre part, si elles nous oublient on ne s’en portera pas plus mal !!). Il ne désespère pas de tomber sur des plantes permettant de lutter contre le sida et le cancer sachant que le mélange pour guérir aussi bien de la connerie que de la cruauté humaine n’est pas encore au point.

Dur retour à la réalité, cet après midi, on s’est fait dépouiller de tablettes de paracétamol et d’antibiotiques pendant qu’on faisait honneur aux envolées culinaires de nos deux créatures de choc. On attend notre première tentative de suicide locale avec impatience. Bande de ploucs ! On sait bien que les médicaments seront revendus sur le marché. C'est toujours rageant de se faire utiliser comme ça, mais c'est partout pareil. On prendra les mesures qui s'imposent en commandant aux compagnons du coin des armoires fermées à clef pour les deux tentes de consultations

23 novembre

Après quelques jours dans mon petit hôpital pour nana, j’en viens à peu près à voir les mêmes pathologies. Beaucoup de personnes blessées lors de la secousse initiale reviennent pour qu’on continue de s’occuper de leur plaie. Les pansements sont relativement simples mais les plaies mettrons du temps à bien cicatrise (mauvaise hygiène, froid, macération). La promiscuité et la saleté favorisent aussi les maladies de peau comme la gale, les poux, l’impétigo. Certains enfants ont le crâne recouvert de croûtes assez volumineuses, parfois suintantes. Pas de problème ! Ils ressortent de la consultation tout violet (merci le violet de gentiane). Les brûlures sévissent toujours régulièrement sur petits et grands (je n’arrête pas de dire qu’ils devraient se mettre à la limonade). Enfin, les ouvriers d’en face qui sont en train de bâtir un hôpital en préfa, ne manquent pas de s’empaler les objets les plus divers dans toutes les extrémités possibles et imaginables (n’imaginez pas trop cependant, nous sommes en pays musulman !!).

Ce soir nos deux cuisinières ont établi un nouveau record : liquider un bidon d’huile de cuisine de cinq litres en deux jours! On prépare notre hibernation avec application. Vous n’allez pas nous reconnaître au retour. C’est soit tout soit rien dans ce pays. Certains jours on est neuf à loucher sur trois malheureuses rondelles de radis qui flottent dans le fond d’une assiette en plastic, le lendemain c’est l’orgie romaine sponsorisée par Flodor.

Notre équipe de nomades est enfin redescendue de la montagne. Le teint hâlé, on dirait presque qu’ils reviennent de vacances. Demain, je prends le relais avec notre bon docteur et Dada. On part en 4X4 pour la ville de Besham. Ce sera nettement moins roots vu qu’on loge dans un hôtel (le « Continental » s’il vous plait). De là on ira sur deux villages identifiés comme n’ayant pas été vu par quel que médical que ce soit. On revient sur Battagram samedi ou dimanche. Je vous donne des nouvelles des mon retour (d’ici là vous pouvez retourner regarder la TV, je serais dans l’incapacité de vous raconter mes états d’âme).

26 Novembre

Retour, ce soir, de l’équipe médicale qui était partie faire le kakou sur de nouvelles collines pendant trois jours, j’ai nommé : Imli (votre serviteuse), Abou (Docteur Jean Pierre) et Dada (Log Jean Paul). Je me dois ici de développer le concept particulièrement controversé de ces « cliniques mobiles » histoire que vous perceviez toute la dimension amusante de la chose (si, si, je vous assure que c’est particulièrement poilant!).

Il y a d’un coté la Fédération, notre représentation de Dieu sur terre, quoi. Tout plein de fonctionnaires dans l’âme qui sont chargés de diriger notre boulot, à nous pauvres petits manouvriers du médical, après avoir fait des missions d’évaluation dans divers camps de réfugiés. Il faut savoir qu’il n’y a pas que les Français sur place mais aussi des Thaï, des Suédois, un Béninois etc.… Dans la théorie, ça a l’air simple et plutôt bien pensé mais, comme d’hab, sur le terrain c’est beaucoup plus folklorique !

Nous dirons donc qu’on nous a envoyé bosser sur deux camps de réfugiés pelotonnés au creux des reins de la montagne d’où descend l’Indus, fleuve fougueux d’un blanc laiteux. Les bancs de sable, zébrés par le vent, se prennent pour des jardins zen. Alentours, certains pans de la falaise sont mis a nu par de récents glissements de terrain tandis que le reste est recouvert d’une végétation de type méditerranéenne (lauriers, oliviers) avec quelques bananiers, des eucalyptus et des palmiers. Paradisiaque ! Par contre pour ce qui est d’un réel besoin, je crois que nos amis de la Fédé se sont fourrés leur doigt manucuré dans l’œil jusqu'à l’omoplate.

Les deux camps (Batera et Kund) sont gérés par les militaires pakistanais. Il y a à peu près six à huit cent personnes dans chaque. Chaque jour de nouvelles familles descendent de la montagne pour se réfugier avant l’arrivée de l’hiver repoussant ainsi les limites du provisoire. Au départ, ils refuaient de quitter leurs bêtes mais l’armée a construit des étables, alors seulement ils ont accepté de les laisser derrière eux.

Pour arriver au camp de Batera, nous devons emprunter le « col de hamburger » (soit on se fait écraser par des rochers qui tombent soit on tombe dans le ravin vu que la route est à peine plus large que la voiture !). Séance tape cul pendant une heure et demie. Si nous croisons des femmes, elles se tournent et se cachent le visage avec leur voile. On a d’ailleurs eu beaucoup de mal a voir des femmes lors des consultations même si j’étais là pour les accueillir avec toute ma féminité.

Apres trois jours à faire la navette entre les deux camps, d’un tea time à l’autre (ah oui! les militaires sont des pros pour ce qui est de faire des pauses thé toutes le cinq minutes, de vraies petites femmes d’intérieur) on peut dire que les besoins n’étaient pas à la hauteur de ce que nous avait décri nos petits amis de la Fédé. On a soigné beaucoup de diarrhée, des « mal partout » à profusion, et quelques infections urinaires. Notre bon médecin a fait la promotion de ses potions miracle. La malle ouverte à l’arrière du pick-up, tel un parfait charlatan de western.

Retour ce soir sur notre camp, sweet camp de Battagram ! Accueillis par une pluie diluvienne et les hourras de la foule en délire (Greg et Brigitte). Les surchauffes à répétition du système électrique eurent raison de nous : coucouche panier papattes en rond pour tout le monde à partir de vingt et une heures.

27 Novembre

Il a plu cette nuit, il a plu toute la journée, que voulez vous faire dans des conditions pareilles ? On aurait pu aller dévaler les pentes nouvellement enneigées de la montagne qui nous fait face en chantant des polyphonies tyroliennes, mais nous avons choisi de réchauffer nos douillets duvets et jouer au tarot jusqu' à plus soif. Nos logs de choc sont en train de transformer la cuisine en sauna. Deux canons a chaleur pour une seule pièce. Il va falloir penser à commander des gants de crin et du savon noir ! C’est dimanche que diable et l’équipe avait bien besoin de recharger les batteries !

Par contre, dans la soirée, on a eu quelques répliques. Vu toute l’eau qui est tombée depuis hier soir, les glissements de terrain ont dû se lâcher un peu partout. On part demain en évaluation sur de nouveaux sites, on verra bien si il y a des besoins supplémentaires.   Mon appendice nasal se prend pour une fontaine mais le moral est toujours au beau fixe, surtout quand j'apprend à quel point vous devez avoir froid en France! Je crois, finalement qu'il fait meilleur sous le soleil pakistanais (le confort en moins tout de même), il ne me manque plus qu'un guitariste pour adoucir tout cela et ce serait le paradis!

28 Novembre

Que dire de plus si ce n’est qu’il a encore plut toute la matinée et que ça commence à sacrément peser sur l’entrain des troupes. Dur de s’extirper du douillet duvet quand on sait qu’il fait froid et humides dehors et qu’on va se retrouver, non pas face au visage enamouré de l’être cher mais face à des brûlés, des panaris et des cascades de pus!. Il est vrai que notre cher Exterminator est le seul à jouir des risettes des deux petites « cuisinières ingénues ». Notre mâle bourré de testostérone n’en fera qu’une bouchée !

Nos logs ont amélioré une fois de plus les installations qui avaient un peu pris l’eau cette nuit. On approfondit les tranchées autours des tentes, on rajoute des chauffages quitte à faire exploser le groupe électrogène. Une ribambelle de gamins se masse autour du désormais célèbre Dada. Quelle star !

Du coté des meds, le BHC reste ouvert mais les clients se font rares, refroidis par les conditions météo. Notre traducteur a eu beaucoup de mal a venir ce matin étant donné l’état des routes (souvenez vous : Pluie + tremblement de terre = routes impraticables).

On a eu quelques pansements d’habitués et un type qui est arrivé alors qu’on n’espérait plus. Le pauvre homme avait le visage à vif, les bras croûtés, purulent jusqu’au coude et de dos dans un état semblable. Hier, sa tente a pris feu alors que lui et sa famille préparait le repas sur un réchaud. Deux de ses enfants sont morts brûles et lui s’en est sortit mais dans quel état ! Le jour même, il n’a pu recevoir des soins vu qu’il habite dans les collines loin du centre médical. Je n’ai même pas pris le temps de l’examiner a fond, on l’a renvoyé vers l’hôpital de Battagram.

Le tremblement de terre continue à faire des victimes et des morts. Le froid, la pluie, la promiscuité ne font que ralentir le processus de guérison. Comment leur expliquer qu’il ne faut pas cuisiner dans les tentes alors que toute l’eau du ciel s’abat sur leurs têtes et que c’est le seul moyen de chauffage ?

Dans l’après midi, nous (Brigitte et Imli) nous sommes enfermées dans la tente pharmacie pour terminer l’inventaire. Peine perdue, on aura encore un autre épisode demain (hourra !).

Ce soir, Nathalie (team leader) et Orianne sont revenues de leur périple de fin de semaine. Faisant fi de la neige, du ciel embrumé et de la pluie, elles ont bravé les éléments déchaînés pour revenir se peler le jonc avec nous ! Nous pensons dédier un hôtel aux logs germano-français qui se décarcassent chaque jour pour que nous puissions prendre une douche chaude (40° à la sortie) quand nos dents claquent trop fort. Merci Ô magiciens de l’électricité !!

29 Novembre

Eh bien non! Exterminator n’est pas mort dans son sommeil d’une intox au monoxyde de carbone (zut!). Hier soir, le chauffage de sa tente fumait d’une façon dangereuse. Ras le bol des brûlés, on n’a pas besoin de boulot supplémentaire !

Quelle plus belle façon de clôturer une mission que de finir lyophilisé dans son douillet duvet ? Les petites ingénues pleureront à chaudes larmes la perte de leur maître….

En fait nous le soupçonnons de vouloir se liquider et de faire passer ça pour un accident du travail. Ce matin il s’est renversé la moitié du bidon de gasoil dessus. Il ronchonnait c’est sûr mais je le voyais bien moi, lorgner du coté des allumettes d’un œil lubrique !

D’un autre coté nous avons la belle au bois tremblant (Brigitte) qui ne se réveille plus qu’au son des secousses sismiques. Prise d’un sommeil de plomb, il ne lui en faut pas moins pour s’ouvrir à la journée qui commence. Avec une équipe pareille on ne risque pas de sauver le monde, moi j’vous l’dit !!

Une partie de l’équipe médicale est allée, une fois de plus, batifoler dans les collines alentours histoire de voir si il n’y avait pas quelques âmes pécheresses à repêcher. Leur malle bourrée de potions magiques ils sont allés sur le camp de Shumlaï. C’est plutôt le genre génération spontanée. Un grand camping plein de tentes partout avec des maisons détruites autour. Cinquante consultations en trois heures ! Ca fumait dans la tente médicale, je ne vous dit que ça ! Manque de bol, le coin est tellement chouette qu’une équipe médicale humanitaire Afghane nous pique la place pour les jours suivants (non mais, est ce qu’on va faire de l’humanitaire chez eux, nous ?!). Je me demande si l’humanitaire ne se résume pas parfois à la recherche de la meilleure place au soleil. Laissez tomber les copains, il n’y a plus un poil d’ UVA depuis belle lurette !

Ce soir Guégoyi s’est enfin démasqué !! Le rustre tente depuis le début de la mission de nous intoxiquer par tous les moyens possibles. Apres avoir éteint le chauffage des tentes un par un sous le frauduleux prétexte que nous n’avons pas de « trifazé » (c’est quoi ça d’abord, un nouveau médicament ?), le voila qui nous enfume le bureau et la cuisine en un même temps. Une fumée noire à soudain envahi notre petit espace vital, nous forçant à lâcher tout travail en cours (et Dieu sait si on bosse comme des malades) pour nous réfugier dans la nuit noire et obscure. Je le soupçonne d’être payé par nos petits amis de la Fédé qui sont jaloux de nos installations de choc.

L’équipe part en vrille, la cuisine devient un tripot à peine les assiettes débarrassées. La belotte fait rage. Sortez les cigares, l’alcool et les petites pépées !

30 Novembre

On rigole, on rigole!! Une fois de plus, nos petits amis de la Fédé nous aident à coups de pied dans le derrière. On a eu la soudaine envie de recruter du personnel local. C’est vrai, quoi, ce serait pas mal d’étoffer nos équipes avec quelques autochtones histoire de pouvoir passer la main un jour. L’urgence semble loin, le vivier français est essoré comme une chaussette, bref le calcul est vite fait !

Nous tournons donc nos yeux pleins d’espoir vers notre père spirituel pour recevoir une quelconque manne divine. Peine perdue, la réponse fut sans appel : « On a bien des personnes mais on se les garde sous le coude ». Message reçu.

Vu que l’hôpital tourne sans interruption depuis notre arrivée, nous observons un phénomène physique assez intéressant : le niveau des médicaments baisse proportionnellement au temps passé ici ! Là encore, faisant fi de nos mauvaises expériences précédentes, nous courrons vers Fédé pour avoir quelques tubes de crème, voire quelques compresses. Pour le coup, ils l’ont joué plus stratégique, en nous aiguillant vers WHO (l’organisation mondiale pour la santé). Avec un titre pareil, ils devaient bien avoir quelques abaisse-langues au fond de leurs tiroirs….. Gentiment, ces messieurs nous ont répondu qu’ils avaient d’autres Pakistanais à fouetter !

Enfin, nous nous retrouvons devant un autre problème digne de ces histoires de baignoire qui nous ont tant fait suer il y a quelques années : Sachant que nous avons identifié un camp de quatre cent quatre-vingt douze familles pas loin de Battagram. Sachant que nous avons croisé LE médecin du camp qui fait dans le plus pure style minimaliste (pas de matériel, pas de chauffage, pas de personnel). Sachant que Fédé nous a assuré qu’il pouvait faire apparaître une tente toute équipée où on voulait, quand on voulait. La conclusion attendue serait que nous allons bosser là bas….. ben non, vu qu’il y a des militaires, Fédé a peur que les militaires en fassent plus tard une zone d’entraînement pour talibans sponsorisée par Croix rouge. Il va donc falloir ruser diplomatiquement. Fédéféchier ! (nouveau juron pakistanais)

Depuis le début des opérations, il est impossible d’avoir une idée claire des villages touchés par l’aide médicale. Les responsables des districts disent à tout va qu’ils ont été oubliés, pleurent dans les jupons des autorités pakistanaises, qui vont rapporter tout ça aux Nations Unies. Impossible de faire une réelle évaluation vu l’étendue (géographique) des dégâts.

Ce matin on a vu débarquer une équipe chirurgicale Cubaine. Ils sont huit cent sept médicaux dont trois cent quatre-vingt douze médecins à avoir déserté leur île pour s’implanter en pays capitalo-musulman (c’est compatible ça ?). Mes amis ce n’est pas le moment de se casser une jambe à Cuba, y’a plus personne pour vous soigner. Toujours est-il qu’ils trouvent nos tentes tellement chouettes qu’ils ont décidé d’en squatter une pour en faire un bloc (orthopédie à gogo). Et vu qu’on est les rois du pansement, ils veulent qu’on fasse leurs suites opératoires.

Bon, j’arrête ici ma diatribe défoulatoire. Demain est un autre jour et les patients nous appellent.

1er Décembre

Après presque trois semaines passées dans ce camp notre féminité en a pris un sacré coup dans l’aile ! Je vous le donne en mille : la couche supérieure épithéliale du visage de nos chères expats commence à être sacrement attaquée. En effet, la chaleur sèche diffusée par les canons de chauffage des tentes provoque un dangereux resserrement des micropores faciaux suivant le schéma classique du « pantalon -taille 36 alors qu’on fait du 40 ».

J’ai bien demandé à nos logs de choc de placer régulièrement une coupelle d’eau fraîche devant les sorties de chauffage histoire d’humidifier l’air ambiant mais ceux-ci m’ont répliqué, avec raison, qu’ils ne voulaient pas briser le peu de reins qui fonctionnait encore sur leur personne en faisant des courbettes non ergonomiques. Ils suggèrent donc que Fédé les équipât de petites cannes avec une pince au bout afin de pouvoir s’acquitter de cette tâche sans abîmer leur dos. L’affaire est en cours, j’ai la foi.

L’équipe médicale qui était partie hier sur Besham est revenue dans la soirée (Abou Docteur, Brigitte-la-belle-au-bois-tremblant et Exterminator). Visiblement, depuis notre dernier passage, le super hôtel s’est transformé en nid à puces assaisonné de douches à l’eau froide (la magie Pakistanaise !). Pas le même standing tout d’un coup! Peine perdue, il en fallait plus pour ébranler le moral de notre agence tout risque. C’est donc pétrifiés de froid que nos joyeux lurons sont retournés sur le camp de Batera (souvenez vous, le « col du hamburger ») pour accomplir leur mission salvatrice. Même pas cinq minutes de répit pour qu’Exterminator puisse aller se repoudrer le nez!

Pendant ce temps sur Battagram, je suis restée la tête dans le guidon, inventoriant chaque micro organisme de cette satanée pharmacie et Orianne a tenu les consultations à flot, secondée par notre fidèle traducteur Goulhamine toujours aussi impeccable avec sa veste d’étudiant anglais par-dessus son chalwar kamiz (grande chemise sur pantalon).

On soupçonne le sonotone de Dada de ne plus fonctionner. Les générateurs hurlent dans la cuisine pour éclairer un malheureux néon, on braille pour couvrir le bruit. Il n’y a que lui qui gardât le sourire. Mais où est ce « Trifazé » qui, aux dires des personnes de la profession, pourraient régler nos problèmes d’énergie et pourquoi pas celui de la faim dans le monde ??

Le réveil de notre belle au boit tremblant est complètement détraqué !! On a eu une secousse ce soir. Ma chère il va falloir revoir tout ça, ça ne va pas du tout !! La nuit c’est fait pour dormir !

2 décembre

Lever aux aurores pour partir en clinique mobile sur Shamlaï. On ne change pas une équipe qui gagne. Voici donc Docteur Abou, super Dada et présentement moi-même, la miss Imli, entassés dans un pick-up givré. La route est magnifique. De tous les cotés, la montagne est rayée de cultures en escalier. On dirait qu’un géant a décoré son château de sable en passant un immense peigne sur ses flancs. La lumière se reflète dans toutes ces petites parcelles irriguées créant un jeu de lumière à chaque détour de la route. En fond les montagnes enneigées font rêver nos skieurs dans l’âme.

On arrive sur Shamlai. La ville est presque totalement détruite. Beaucoup de maisons ne sont plus délimitées que par un amas de gravats. Les tentes poussent comme des champignons. Une distribution de tôles ondulées par les militaires pakistanais créée un attroupement. Les hommes repartent chargés comme des mules. Ils ont parfois des distances impressionnantes à parcourir avant de regagner leur maison.

Enfin nous arrivons à la tente de consultation. On est déjà attendu. Il n’y a qu’une seule tente, on recevra donc les hommes et les femmes dans le même espace. On récupère un traducteur sur le tas, il est d’ailleurs assez approximatif. Tant pis, on n’a pas mieux, entre le pire et le plus pire… Pas facile de communiquer. En plus, comme de nombreux autochtones, il a beaucoup de mal à réaliser qu’il y a des femmes sur cette terre. En gros il n’en a rien à foutre de moi et mes petites patientes ! Je suis sans cesse obligée de le tirer par la manche pour qu’il m’aide à questionner mes minettes.

On a de la chance, vu qu’on était déjà passé il y a quelques jours, le mot a dû se passer et elles sont beaucoup à être sorties de leur cuisine pour venir consulter. C’est rare d’en voir autant ! Elles sont généralement recouvertes de la tête aux pieds d’une grande bourca noire, il n’y a qu’un voile un peu plus transparent au niveau du visage pour qu’elles arrivent à voir ou elles mettent les pieds. Pourtant, les rares fois ou j’ai pu glisser un œil sous leurs épaisseurs, j’ai découvert des colliers de perles de couleurs, des bracelets d’argent, des mains peintes au henné. Les pakistanaises sont belles mais personne ne doit le savoir. J’ai du mal à me sentir bien dans ce pays. En Inde, les femmes sont des joyaux, elles se parent les cheveux de jasmin, leurs saris sont éclatants de couleur, elles sortent dans la rue au grand jour. Il n’y a pas si longtemps le Pakistan faisait partie de l’Inde, pourtant aujourd’hui on se croirait à mille miles de là bas. Ici, la femme vaut moins qu’un chien !

Sur le camp de Battagram, notre hôpital ajoute une corde à son ar : on ouvre des bains douche ! Vu que l’essentiel des consultations s’est ramené à décroûter des galeux, Orianne et Guégoyi se sont transformés en gratteurs de couenne professionnels. Soirée mousse avec passage obligatoire dans une poubelle d’eau chaude (les scatos nous envient déjà cette pratique !!), tandis que notre belle au bois tremblant se recevait une rafale odorante émanant du derrière d’un jeune patient.

La soirée fut clôturée par un dîner de crêpes (merci encore les filles).

3 décembre

Aujourd’hui c’était Scabie folies à l’hôpital !! (Scabie= gale). Tout le Pakistan se grattait en chœur et venait frapper à notre porte pour recevoir des kits d’hygiène, sorte de petit colis bourré de savonnette, dentifrice et autres produits décapants, initialement distribués par notre colloc’ adorée Charity (une nénette de la Fédé qu’on héberge et qui est en charge de la promotion de l’hygiène sur la région).

Je dois vous avouer qu’armée de ma patience légendaire, j’ai eu du mal à rester zen. La salle d’attente ressemblait à un poulailler en goguette Des familles entières débarquaient dans la salle de consultation pour nous faire compatir sur des vielles lésions de grattage, espérant recevoir le colis magique. Les pauvres mères se grattaient comme des folles pour nous apitoyer mais nous restâmes intraitables (comme le traiteur). Nous avons ainsi développé le concept du « super magic-soap » : Tu as la gratouille ? Va te laver avec le super magic-soap ! ». Je ne suis pas certaine qu’ils aient tous bien adhéré au concept mais ça valait la peine d’essayer !

Orianne et Guégoyi sont allé recruter des médecins locaux à Mansera. Finalement ils ont fait un détour par le bazar pour faire les soldes et récupérer des vêtements à donner aux familles qui en auraient vraiment besoin lors des consultations (si ça se sait, ça promet un nouveau rush !!). Ils ont également sauvé la vie d’un délégué Fédé qui faisait une crise de colite néphrétique. Moi je dis, vu ce qu’ils nous ont aidé, ils auraient du le laisser sur le bord de la route (voire lui lancer des pierres) mais, bon, j’dis ça, j’dis rien….

Pour ce qui est du recrutement (c’était quand même le but initial de leur ballade), ils ont dégotté un médecin frileux pas sûr de lui et un autre un peu plus motivé et motivant. Les affaires avancent.

Exterminator, tournait comme un lion en cage. Désoeuvré, pas le moindre petit personnel à licencier. Pire, une des cuisinières ingénues lui a fait des avances. Il les fait toutes craques ces locales, bourreau des cœurs va ! Il va peut être finir par s’humaniser. La belle et la bête version pakistanaise.

ENFIN, l’équipe de relève vient de passer les portes (du pénitencier ?). YOUPIII ! Notre bon Docteur Abou est en transes ; l’équipe de relève a apporté un otoscope bionique, un tensiomètre supersonique et trois thermomètres à propulsion nucléaire. Je pense qu’il va signer pour trois semaines de plus.

Bienvenue donc à l’équipe qui va récupérer nos matelas crevés et nos couvertures pleines de puces. Ca fait du bien de vous voir !

4 décembre

Aujourd’hui c’est journée repos!

La nouvelle équipe ronge son frein pendant que nous bullons avec application, profitant d’un rayon de soleil pour parfaire notre bronzage (vous allez tous être verts de jalousie à notre retour devant notre peau tannée par le soleil local).

Marlène (log) s’est déjà trouvée toute une bande de nouvelles copines. Elle fait un tabac auprès de nos petites voisines en tentant de les initier à la marelle.

Le déjeuner nous a été offert par nos cookerines ingénues. Vu qu’un poulet doit coûter à peu près une journée de travail, nous avons été très touchés de l’attention.

Notre chauffeur Raza khan s’est joint à nous et a donc été initié aux fromages français avec l’échantillon le plus représentatif que nous ayons sous le main : du Mont d’or.

Pour ceux qui ne connaissent pas ce doit être un croisement entre du fromage corse et de la cancoillotte ! Explosif. On a vu son sourire se figer, sa bouche s’arrondir sous les suppliques de ses papilles. Son visage est resté très poli mais je crois qu’il a dû rayer à tout jamais la gastronomie française de ses priorités sur cette terre.

L’après midi a été consacrée à des expéditions de reconnaissance dans les alentours circonvoisins. Nous nous sommes entassés dans le 4X4 pour gravir les cols escarpés qui nous narguaient depuis si longtemps et faire un brin de tourisme. Notre chauffeur a fait des prouesses, accrochant le véhicule à des pentes qui, aux dires de notre marseillais de Guégoyi devaient au moins faire 90%. Chahutés, cahotés, nous avons valsés au rythme des routes impraticables même pour une chèvre kamikaze ! Mais ça valait le coup, le panorama était à couper le souffle. Au bout de nos pieds se déroulait la vallée avec ses formes généreuses et toujours le toit des montagnes recouvert de blanc.

Je sèche un peu, cher lecteur. Même si les conditions climatiques semblent plus clémentes en ce lieu mon esprit est déjà à Paris. Me pardonneras tu cette infidélité?

Je vais donc passer la main à nos joyeux lurons de l’équipe quatre qui s’accommoderont de cette lourde tache avec brio, j’en suis certaine.

Que la force soit avec vous !

C’était donc Imli, en direct pour vous du fin fond du Pakistan ; pays ô combien magnifique et bordélique.
Hôtel Vincci Nour Palace à Mahdia English translation pending
by Samlio · 2007-03-03 · 18 replies
bonjour à tous,

Nous venons de réserver deux semaines au mois de juin 2007 à l'hôtel VINCCI NOUR PALACE à MAHDIA. Quelqu'un aurait il des infos récentes concernant cet hôtel ? tout ce que je trouve sur les forums date un peu. Merci d'avance pour vos infos. 🙂
Restaurants et endroits sympas à Siem Reap et Phnom Penh English translation pending
by Ghiletfab · 2007-02-28 · 35 replies
hello c'est notre premier voyage au cambodge mais on ne peux y rester qu'une semaine (on retourne a bangkok apres puis samui )on a donc choisit siem reap (angkor) et phnom penh. qui peux nous donner des adresses de resto ou endroits sympas pour passer des soirées agreables? merci d'avance à tous
Sénégal: recherche guide-chauffeur et vos conseils English translation pending
by Nougy · 2007-02-25 · 27 replies
Salut, Nous envisageons de partir fin mais pour le Sénégal et recherchons un chauffeur-guide sérieux pour nous accompagner durant une quinzaine de jours et nous aider dans la préparation du voyage (conseil, itinéraire, réservation hotels...). Merci de partager vos bons plans et tous vos conseils et avis seront les bienvenus 🙂
Hôtel Melia Las Antillas English translation pending
by Marye · 2007-02-23 · 36 replies
Bonjour,

Mon amie et moi planifions notre prochain voyage à cuba pour la fin mars. Nous avons eu une belle offre pour le Melia las antillas (ancien Beaches) à varadero.

Avez-vous des nouvelles depuis que c'est un Melia?? Est-ce que quelqu'un y est allé?

J'aimerais beaucoup avoir vos commentaires s.v.p.

Aussi, quel est le meilleure bloc??

Je vous remercie!!!!

Marye
Retour de la croisière "Perles des Antilles" sur le Costa Atlantica English translation pending
by Lutzy · 2007-02-22 · 139 replies
Bonjour,

je reviens juste d'une croisière Perles des Antilles avec Costa : Guadeloupe, la Romana, isle Catalina, Tortola, Sainte Lucie .. Je vais vous donner mes impressions Nous sommes revenus enchantés de cette croisière. Le service impeccable, la nourriture impeccable on a énormément le choix sur ce qu'on veut manger : la qualité et la quantité. Nous sommes bichonnés tout au long de la croisière par les serveurs, femme de chambre toujours le sourire. Il y a vraiment tout ce qu'il faut à bord et avec costa dès le début de séjour tout est bien organisé. l'embarquement, les transferts, les réunions d'informations pour le débarquement. On a qu'à se laisser vivre et profiter de tout. Par contre bien contrôler ses achats car on règle avec la carte Costa et si on ne fait pas attention on peut revenir avec une sacré note tout est tentant dans le bateau : boissons ... Nous avons pris des excursions par Costa, c'est vrai qu'elles sont bien organisés mais certaines sont assez chères pour ce qu'elles valent.

Nous avons pris l'excursion kayak à Antigua qui valait vraiment le coup l'excursion merveilles de la république dominicaine aussi Par contre Sainte Lucie par mer et terre : on l'a trouvé attrapes touristes à part le retour en catamaran qui était sympa. on a fait plus des arrêts achats que de visites, on avait un timing de fou 1/2 heure pour visiter le jardin botanique, 40 minutes pour manger etc . Ca ne valait pas 110 euros. Les baths a Tortola était cher également pour ce que l'on a fait. On l'a quand même prise car on avait un petit labs de temps. Par contre c'est très beau

Dans l'ensemble très bien, nouvelle experience pour ce qui est de la croisière : bon rapport qualité prix

points négatifs : les excursions sont trop courtes . Peut-être faudrait-il faire une ile de moins et avoir un peu plus de temps pour chaque excursion. Le bateau a extrèmement bougé. Il y a des soirs où le bateau tanguait beaucoup trop, j'ai eu le mal de mer et en discutant avec d'autres personnes beaucoup ont été malade. Normalement ce type de bateau ne devrait pas bouger je pense que nous avons eu une mer trop agité et beaucoup de vent. Nous n'avons pas pu aller à deux soirées on marchait un coup à droite un coup à gauche. Et le soir les verres tremblaient sur les tables c'était désagréable. Cela m'a gâché un peu la croisière. Nos vêtements dans la cabine sur l'étendage balançait et nous étions au premier pont alors quand on montait tout était décuplé.

Je referai peut-être une croisière mais après cet incident, j'hésiterai.

Je reste à votre disposition pour tous renseignements
Retour du Bahia Principe Punta Cana (6-20 février 2007) English translation pending
by Christou29 · 2007-02-21 · 34 replies
Alors voici mon compte rendu après 14 jours au merveilleux Bahia Principe. Sur 14 jours (du 6 au 20 février) : 1 heure de pluie une journée et une journée complète de nuage et pluie. Le reste du temps du gros soleil cuisant (apportez beaucoup de crème solaire!). 🙂

Partis avec Sunwing, très bien bon service, bon repas...rien à dire.

L'hotel est extrêmement beau, le hall est magnifique. Nous sommes arrivés à 13h30 à l'hôtel et les chambres se donnent seulement à 15h00. On a attendu en prenant un verre.

Le coffre de sécurité est cher (31$ US par semaine) mais important pour protéger les passeports et les $ tant qu'à moi.

Nous étions du côté Bavaro, à vrai dire les 2 côtés (Punta Cana et Bavaro) sont juste à côté et identiques....tout est pareil. Sur le site, y a des bracelets mauves (comme moi), argentés, jaunes et gold (section Golden, la plus 'prestigieuse' du site). Comme on nous a expliqué, toutes les chambres du site sont pareilles à quelques minis différences près, la seule chose que la couleur du bracelet change est le nombre de souper à la carte permis, certaines minutes d'internet gratuites et un accès à 1 ou 2 restos de plus pour certaines couleurs. C'est à peu près tout! Nous avons eu un bracelet mauve dans la section Diamond, le bloc 30. Nous avions droit à 4 restos à la carte par semaine, 20 minutes d'internet gratuites par jour au salon Diamond Club. Ce salon Diamond Club est pas loin du lobby et du petit dépanneur et on peut y faire des demandes, nos réservations de restos à la carte et aussi aller sur le net à cet endroit pour ceux qui sont Diamond comme moi (bracelets mauves ou argentés). Y a seulement 2 ordis pour les gens alors des fois on doit attendre. Les gens du Golden ont aussi un salon ailleurs je crois. Y aussi une belle piscine réservée au Diamond et Golden qui est près des bloc 30 à 34, tranquille et vraiment belle.

Pour les bracelets jaunes, pas de net gratuit (à ce qu'on m'a dit) et pas de salon réservé, on doit aller au Lobby principal pour les demandes et je crois qu'ils avaient droit à 3 soupers à la carte.

On ne choisit pas vraiment où on va être........je sais que Air Canada a plus de chambres dans une section, Air Transat aussi, Sunwing un peu partout sur le site, Sunquest aussi.....mais rien n'est garanti avant, tout dépend de où ils nous placent selon les achalandages. Mais j'ai le courriel de la directrice des ventes et avant de partir je lui ai envoyé un courriel et lui avait demandé chambre avec vue sur piscine ou mer et 2e ou 3e étage et elle me les a donné. Je vous le donnerai si vous m'écrivez en mp.

Le site est très grand mais y a des navettes partout qui passent régulièrement alors ça ne nous a vraiment pas dérangé. Les blocs 30 à 34 sont vraiment centraux.....

Comme je disais, nous avons eu une chambre au bloc 30 au 3e étage de la partie Diamond (je vous conseille les 2e mais surtout les 3e étages, moins de bruits et moins passants devant la chambre en plus y a toujours moins de fourmis ou autre qu'au premier). La chambre est superbe, salle de bain avec marbre, grand lit avec petit sofa lit, télé, mini bar, cafetière. Suggestion: donnez 2$ US ou l'équivalent en pesos (environ100 pesos) par jour à la femme de chambre sur l'oreiller ou comme moi sur la télé à côté de la petite carte disant le nom de la femme de chambre. Même les petits cadeaux comme vernis à ongle, crayons spéciaux, livres et autocollants pour les enfants (j'ai donné quelques autos hotweels aussi). Faut que les cadeaux soient petits car ils ne peuvent les prendre sinon, c'est interdit pour eux. Ces femmes travaillent très fort des 12 heures par jour et sont très pauvres.....parfois les serviettes étaient changées plus tard ou encore le mini bar rempli mais pas de tout car les femmes doivent attendre que d'autres personnes leurs amènent les serviettes propres ou le stock du frigo et on oublie pas qu'on est en République. Certains soirs tu as 6 serviettes propres et le lendemain 4 plus 2 débarbouillettes, c'est un peu inégal mais on en a jamais manqué. Ces femmes de chambres n'arrêtent pas et sont très gentilles....elles semblent attendre après le stock pas mal souvent. À part se retrouver avec juste du pepsi diète et de la bière une journée (de l'eau aussi évidemment) ou du seven up et de l'orangeade une autre journée y a absolument rien de drammatique là. Conseil surtout si vous amenez des enfants : apportez des collations style grignotines, barres tendres car l'après-midi y a juste le buffet du Lobby ouvert et y a plus des fruits que des grignotines. Le dépanneur est terriblement cher. Mettez-en beaucoup dans votre valise pour les fringales des petits avant le repas du soir qui n'est pas avant 19h00. Pas de problème pour les dounanes canadiennes on a le droit d'en mettre tant qu'on veut dans les valises. J'avais apporté des biscottes et des petits sacs de pretzels ou mélis-mélos.

Les restos (nous n'avons pas été malades du tout, il est par contre plus risqué d'aller manger plusieurs heures après le début d'un buffet même si les plats sont chauds et changés souvent) comme exemple le midi on y allait vers 12h30, pas 14h30..... les gens qui sont malades sont parfois moins prudents là dessus et n'oubliez pas que le coco et lait de coco sont laxatifs alors mollo sur les drinks!

Pour le déjeuner (ou petit déjeuner pour les Européens) il y a le resto principal près du Lobby qui a un gros buffet avec omelettes fraîches, croissants, jus frais, fruits, oeufs, bacon, céréales etc.....du choix en masse! Je vous suggère de laisser 1$ US de temps en temps sur la table, ils travaillent fort, tout est propre et un excellent service, pas tous les repas mais nous donnions souvent 1$ la matin et 1$ le soir ou le midi. Près de la plage y a aussi un resto qu'on aimait beaucoup qui a un peu moins de choix mais un très bon aussi. (à côté de la grosse piscine qui a un pont).

Pour le midi: encore le gros buffet près du Lobby mais commence à 13h00. Près le la grande piscine près de la mer y a 2-3 restos qui offrent des pâtes, poulet, hamburgers, gril de style panini (faites vous même vos sandwichs préférés), crudités etc.....

Pour le soir: Nous avons vraiment aimé le buffet, qui a un thème chaque soir mais en plus y a toujours des pâtes. Dépendemment des soirs y a des poissons grillés, fajitas, paella, poulet, boeuf, porc, crevettes, langoustines. Beaucoup de choix pour tous les goûts. De belles salades, de beaux desserts, je vous conseille de ne pas essayer de tout goûter trop vite, comme ça vous ne serez pas blazés rapidemment.

à la carte il y en a plusieurs, ils sont très bons mais rien d'extraordinaire....le japonais est spécial et sort de l'ordinaire...on y mange en 45 minutes car ils refont une autre tablée après alors oubliez le tête à tête durant des heures à celui là! Les enfants aiment vraiment ce resto et moi aussi j'ai bien aimé l'expérience.

Résevez vos restos à la carte le plus tôt possible.......si vous ne voulez pas manger à 21h30!

Pour les piscines, toutes très belles et propres...un peu difficile de trouver des chaises si on arrive pas assez tôt mais il s'en libèrent assez vite.

La mer est très belle, turquoise et claire. Je vous conseille, lorsque vous êtes face à la mer d'aller à l'extrême gauche de la plage si vous voulez la paix, pas de musique, moins de gens et avant 9h00 ou 10h00 le matin y a beaucoup de palapas libres. Des chaises de libres en très bonne quantité pas mal tout le temps........Y a un serveur qui s'appelle Juan (on prononce Ruan) avec qui on a eu bien du fun et d'autres gentils aussi qui viennent nous servir des drinks directement sur la plage! Un truc: on lui donnait 5$ américain (on était 6 personnes) au début de chaque matin et on avait un service hors pair! Comme on était 2 famille de 3, on alternait quelle famille donnait le 5$ alors une journée sur 2 donner un 5$ pour avoir un service directement au bord de mer c'est génial! ( dites-lui de revenir, il reviendra souvent) Mais c'était à l'extrême gauche, ailleurs sur la plage je sais pas.

Sur 14 jours on a eu 4 jours avec des algues, vraiment rien pour nous empêcher de se baigner, il n'y en avait pas beaucoup. Elles sont ramassées chaque matin sur le bord en plus. La mer était plus agitée certaines journées alors les algues arrivaient un peu mais les autres jours l'eau était superbe, les vagues pas trop fortes, mon fils s'est vraiment amusé.

À votre droite de la plage lorsque vous êtes face a la mer il y a plus d'animations, les activités nautiques et nous trouvions ça bruyant, y avait plus d'algues aussi.

On a fait une excursion sur la bateau Marinarius, une demie-journée géniale où on va se baigner avec requins et raies (requins pas de dents et raies pas de dard), ils sont dans un genre d'enclos alors pas obligé d'y aller, on peut simplement faire une belle baignade l'autre côté du bateau. Un Québécois qui s'appelle Francis y fait de l'animation et il est vraiment bon et gentil. Y a de la musique, beaucoup d'ambiance et des bons Cocos Locos, quoi de plus agréable! Je vous conseille l'excursion, on a adoré et ça convient à tous, même aux jeunes enfants. L'Ile de Saona est très prisée comme excursion mais très chère et comme c'est plus de 2 heures de voyagement aller et retour (4 heures en tout) en plus de la journée on trouvait ça trop long pour fiston et on a bien fait car d'autres qu'on a rencontré ont regretté cette excursion.

Pour les moustiques, très très peu. On en a vu peut-être 7-8 en 2 semaines et aucune piqûre. Nous avions pris le médicament pour la Malaria (le Malarone) quand même par précaution et aucun de nous trois n'a eu d'effets secondaire, on le prenait en mangeant au souper. Peut-être que les gens qui font l'excursion safari sont plus à risque pour la malaria.

Seul bémol de l'hotel, mon chum s'est coupé en dessous du pied sur le terrain de voley-ball avec un morceau de vitre, on nous a offert de payer le coffre de sureté comme dédommagement (pas vraiment génial mais bon). On a vu bien des gens qui semblent s'être blessé sur le site, est-ce dû au manque de vigileance des gens ou du site je ne sais pas. Les medecins de l'hotel sont là 24hrs sur 24, très bon service....prenez toujours des assurances car juste pour la coupure, les antibiotiques et anti douleurs ça coûtait près de 500$ pour mon chum! Il faut aussi appeller la cie d'assurance avant d'aller consulter sauf en cas de très grave urgence. Sinon il arrive que les compagnies ne veulent pas payer si vous ne les avez pas appellé avant!

* ***Pour le chien sur la plage, je sais pas de quoi vous parlez dans les autres messages, pas vu de chien sur le site en 2 semaines ni sur la plage.

Alors c'est ça en espérant que ça vous donne une idée., ne vous gênez-pas pour les questions, je retournerais à cet hôtel demain matin.
Hôtel Pine Bay Beach Club à Kusadasi English translation pending
by PascalA · 2007-02-19 · 21 replies
Je cherche des informations sur le Pine Bay Beach Club. Qui peut me renseigner sur la qualité et sur les facilités de cet hotel ? Merci
Hôtel Club Amigo à Holguin et nourriture English translation pending
by Julieanne2 · 2007-02-19 · 12 replies
Bonjour! Je vais à Holguin à l'hotel Club Amigo, j'aimerais savoir quelle nourriture est servie et si elle est bonne? J'ai entendu dire quelle n'était pas super! Devrais-je m'apporter quelques trucs?
Soignez la qualité de vos photos English translation pending
by Christiang · 2007-02-18 · 206 replies
Je suis un amateur de belles photos de voyages et je suis de plus en plus énervé, outré, scandalisé, effaré, suffoqué et révolté... (rayez les mentions inutiles) de voir avec quelle facilité beaucoup de VFistes vident l'intégralité des cartes mémoires de leurs appareils photos dans "Voyage Forum", la plupart du temps sans se préoccuper d'un minimum de qualité acceptable pour un cliché qui va être quand même accessible à des milliers de personnes. J'ai souvent renoncé à visionner toutes les photos de certains forums car il fallait en regarder 50 avant d'en voir une intéressante (et c'est très dommage pour son auteur, qui se retrouve noyé dans la masse)

Je ne réclame pas la perfection (car je serais obligé de m'auto-censurer instantanément) et je sais que ce forum n'est pas un rendez-vous de professionnels de la photo, mais un minimum de tri me paraitrait indispensable ! Pas de photos floues...car des photos floues sur le Net ce n'est pas sérieux ! 😄😄 Pas de photos "illisibles" car trop sombres, trop claires ou très mal cadrées Pas de photos pour lesquelles le sujet ne présente pas vraiment d'intérêt...

J'ai pour principe qu'en voyage, quand on tire vingt photos, si on en a une présentable "en public", c'est que l'on est déjà un bon photographe !

Alors, faites un tout petit petit effort de sélection, et pensez que quand vous invitez des amis, vous ne leur servez pas les restes de la veille. Quand vous voulez mettre deux photos, n'en mettez plus qu'une et si possible la meilleure / Merci d'avance

P.S : Je suis sûr qu'après une tirade comme celle-ci, je vais passer définitivement pour un vieux grincheux ! 🤪
En direct du Bahia Principe Punta Cana (12 février 2007) English translation pending
by Christou29 · 2007-02-12 · 5 replies
Ceux qui ne sont pas certain de cette destinaiton je vous le conseille, j'y suis depuis 5 jours et nous avons du beau temps et tout est vraiment bien. La bouffe est tres variee et les chambres tres belles. Je vous le conseille et serai disponible des le 21 fevrier si vous avez des questions envoyez moi des mp.
Que penser réellement de Belo sur Mer à Madagascar? English translation pending
by Chouki38 · 2007-02-09 · 8 replies
Bonjour,

Nous sommes un groupe de 3 personnes (plongeurs et non plongeur) et nous avons prévu de passer 5 jours fin mai à Belo sur mer.

Au départ on pensait que c'était un petit coin de paradis : petit village de pêcheurs loin du tourisme de masse avec une belle plage de sable blanc et des eaux claires.

Mais a force de se renseigner, on a pu lire tout et son contraire dans les guides et sur les forums. Alors magnifique plage où l'on peut jouer les robinsons ou bien plage sale avec roches volcaniques et vase à marée basse ?

Que nous conseillez vous, rester sur notre projet initial (sachant qu'on aurait aimé un plage sympa pour ceux qui ne plongent pas) ou changer d'endroit ? Mais alors pour aller où (en restant dans la partie sud ouest de l'île)?

Merci pour vos avis et bons plans.

Steph
Retour du Royal Decameron (8-15 janvier 2007) English translation pending
by Melaniep · 2007-02-08 · 33 replies
Nous avons séjournés au Royal Decameron du 8 au 15 janvier 2007.

Points positifs: Le site de l'hôtel est paradisiaque - c'est vraiment de toute beauté. Le service à la réception et de réparation. Le site et les chambres extrêmement propres. Restos à la carte - la nourriture est bonne (mais ça se limite à "bonne") Très bonne gestion de l'hôtel considérant le nombre de personne sur le site

Points négatifs: Manque d'espaces où nous pouvons avoir de l'ombre le jour. Étant donné le nombre de personnes sur le site de l'hôtel (il y en avait 3000 lorsque nous y étions - l'hôtel était à pleine capacité) - c'est donc un problème pour avoir de l'ombre le jour; la mer n'est vraiment pas belle, l'eau est brune et sent le poisson beaucoup de raies dans l'eau donc il y a des chances de vous faire piquer aucun service au buffet et ce malgré les nombreux pourboires - 95% des serveurs vous parlent uniquement en espagnol et si vous ne comprenez pas c'est tant pis pour vous. la chaleur avec le facteur humidex peut être un problème pour les personnes qui ont des problèmes respiratoires. l'hôtel est entre 2 et 3 heures d'autobus de l'aéroport (tout dépend de votre chauffeur - pour nous pour se rendre à l'hôtel, nous sommes arrivés le soir - notre chauffeur avait peur de conduire le soir donc le trajet a duré près de 3 heures - beaucoup d'impatience dans l'autobus!)

Ce qu'il faut savoir:

Chaises à la plage - vous n'avez pas le droit de réserver vos chaises à la plage. Entre 6h00 et 7h00 a.m. il y a un espèce de garde qui passe et qui met un "post-it" sur votre chaise si votre serviette est là mais pas vous. 1 heure après il repasse et si vous n'êtes toujours pas là il enlève votre serviette sur votre chaise et si ça vous arrive, vous devez payer 25$ US pour la récupérer - pas besoin de vous dire que cette façon de faire a engendré énormément de conflits sur la plage - lorsqu'une personne se faisait confisquer sa serviette et qu'une autre personne ne sachant pas que c'était le cas, prend maintenant possession de la chaise, la personne qui avait réservé la chaise revenait pour y trouver quelqu'un d'autre dessus et là c'était la chicane parce qu'un prétend que l'autre a volé sa serviette, ect. Généralement les gens qui se faisaient confisquer leur serviette allaient voler les serviettes des autres pour ne pas avoir à débourser le 25$ US donc attention à votre serviette. Je vous conseille d'apporter votre propre serviette de plage de la maison - ça évite bien des surprises... Donc si vous voulez être assuré d'avoir une chaise à l'ombre pour la journée, vous devez vous lever et être sur la plage au plus tard à 5h30 - 5h45 a.m. Je suis arrivée un matin à 6h05 a.m. me disant que cette journée là je voulais absolument une chaise où je pouvais avoir de l'ombre et j'ai eu une des dernières places disponibles sous un palapas. À 6h05, le soleil n'est pas levé encore et la plage est pleine de monde assis sur leur chaise qui attende que le jour se lève, c'est vraiment pathétique... Pour les chaises à la piscine, passé 7h30 a.m. vous avez très peu de chance d'avoir une chaise sous un parasol et dès que vous vous levez de votre chaise, il y a généralement quelqu'un qui se fait un plaisir de tasser vos chaises au soleil et qui s'installent eux sous le parasol. Ce n'est pas très agréable à avoir à se battre pour un palapas ou un parasol pour avoir un peu d'ombre.

Raies dans l'eau - il est vrai qu'il y a beaucoup de raies dans l'eau. Le danger est plus présent lorsque la marée est basse puisqu'il y a une différence de 18 pieds entre la marée haute et basse. Donc attention où vous marchez. Je vous conseille d'apporter avec vous des petits souliers de plage pour aller à l'eau. Il ne semble pas y avoir de danger lorsque vous vous faites piquer et on nous a dit que si c'est le cas simplement asperger la piqure de jus de citron.

Restos à la carte - vous pouvez réserver à votre arrivée 3 restos à la carte d'avance pour toute la semaine (donc c'est 3 restos par semaine d'hébergement). Si vous désirez manger dans les restos à la carte les 4 autres soirs, vous devez réserver le jour même. Si vous voulez être certain d'avoir de la place dans les restos à la carte pour le soir même, je vous suggère d'être au lobby pour faire la réservation pour 6h45 a.m. le comptoir ouvre à 7h00 a.m. À partir de 7h15 a.m. les bons restos sont tous complets. Par ailleurs, je vous suggère d'aller au comptoir du lobby #3 - c'est le seul lobby qui, toute la semaine, n'avait pratiquement pas de file d'attente. Les 2 autres lobby sont extrêmement occupés donc si vous voulez avoir du service - aller toujours faire les réservations des excursions, restos, ect au lobby #3 (qui est le plus beau aussi avec une vue du haut de la montagne sur la mer).

Par ailleurs, si vous aimez prendre votre temps pour manger je vous suggère de réserver au dernier service. Si vous êtes au service de 18h00 ou 18h30, ils vont clairement vous indiquer que vous devez quitter ou carrément accélérer les services car vous devez quitter le plus rapidement possible le resto afin que la table soit prête pour le prochain service.

Il nous a été dit que la très grande majorité des gens du complexe vont manger dans les restos à la carte le soir. Par conséquent, l'accent et les efforts sont mis sur les restos à la carte et non sur le buffet. Le buffet est conseillé pour l'heure du lunch mais déconseillé pour l'heure du souper.

Plongée en apnée - Ne vous faites pas avoir - un des représentants au comptoir des sports nautiques nous a indiqué qu'il n'y a rien à voir. Il y a un endroit près de la petite ìle devant l'hôtel mais il est très très rare que l'eau soit assez belle pour que vous y voyez quelque chose.

Pêche en haute mer - il semblerait que la pêche soit assez bonne mais il faut savoir que le bateau reste pas mal dans le secteur de l'hôtel il est très rare qu'il s'aventure très loin.

Téléphone - il est très très dispendieux d'appeler au Québec de l'hôtel (3$ US de la minute) même si ça ne répond pas vous payez. Ceux qui ont des cellulaires et qui sont avec Rogers, votre cellulaire fonctionne au Panama. Il suffit d'informer Rogers avant votre départ pour qu'ils activent votre ligne pour le Panama. Dans l'éventualité où vous n'avez pas fait activer la ligne, vous pouvez quand même envoyer des messages textes et en recevoir sans problème. Donc c'est une autre façon de discuter avec les gens du Québec à moins de frais.

Température - avec le facteur humidex il a fait entre 39 et 42 degrés toute la semaine. Pour ceux qui ont des problèmes respiratoires c'est un problème. J'ai moi-même des problèmes respiratoires et je devais parfois aller m'installer dans la chambre pendant quelques minutes à l'air climatisée pour m'aider à mieux respirer. C'est comme si vous étiez dans une grosse canicule ici au Québec sauf que cette canicule là elle ne se termine jamais!

Excursions - personnellement je n'ai pas fait d'excursion - par contre toutes les personnes à qui nous avons parlé qui ont fait des excursions étaient tous très déçus et ne nous conseillaient pas d'en faire. Il faut dire que pratiquement toutes les excursions requièrent (aller-retour) entre 4 et 6 heures de voyagement. Alors je crois que les personnes n'appréciaient pas de faire tant de voyagement pour être sur place qu'une 1 ou 2 pour visiter. Pour notre part, nous sommes allés à Penonome à 15 minutes de l'hôtel et c'était largement suffisant.

Sports nautiques - tout est extrêmement contrôlé donc ça ne vaut pas la peine. Si vous voulez faire du seadoo (45$ US pour 1 personne) ils doivent toujours avoir un repère visuel sur vous donc vous êtez obligé de rester devant l'hôtel où eux vous disent d'aller et croyez moi le périmètre est très petit. Il y a une petite île devant l'hôtel et il est interdit de la contourner - donc rien à voir et rien à faire!!! - pour le kayak vous êtes aussi obligé de rester devant l'hôtel, ils ont fait un corridor avec des bouées et vous devez rester dans le corridor - pas très intéressant de faire du vas-et-vient dans le corridor. Donc ça ne vaut pas vraiment la peine mais au moins c'est gratuit pour le kayak.

Complexe - Malgré la grandeur du complexe tout est pas mal centralisé donc je n'ai jamais eu l'impression de marché des heures et des heures pour me rendre d'un endroit à un autre. Par contre, pour les personnes qui ont des problèmes à se déplacer - je vous suggère fortement de payer un peu plus cher pour avoir une chambre des les complexes qui sont au niveau de la mer. Tout est centralisé à ce niveau (au niveau de la mer) vous n'avez donc aucune côte à monter à moins de vouloir aller à un des lobby ou à 2 des piscines (et 1 resto à la carte). Les côtes sont assez raides à monter pour quelqu'un qui a de la difficulté à se déplacer il y a des endroits où se sont des marches mais il y en a beaucoup à monter. Dans le pire des cas vous avez toujours un système de navette qui vous prendra et qui va monter ou descendre la côte, ce sont de petits camions (mini-van).

Marche sur la plage - Attention si vous marchez sur la plage. Nous avons décidé de prendre une marche sur la plage et nous étions les seuls touristes à le faire à ce moment précis. Il y a un petit village de pêcheurs à côté du complexe. Nous nous sommes arrêtés pour prendre des photos d'une petite embarcation de pêcheurs qui arrivait au bord. Il y avait un pêcheur au sol qui nous regardait et qui avant une grosse machette dans la main. Nous avions quand même une certaine distance par rapport à eux mais ce pêcheur nous regardait d'une drôle de façon. Nous avons donc décidé de continuer notre route pour constater que ce dernier s'est mis à nous suivre. Plus on accélérait le pas plus il accélérait aussi. C'est un peu déstabilisant puisque nous étions seuls là avec rien sur nous à part une caméra et lui il avait son grand couteau dans les mains. Alors nous avons fait comme si rien n'était et nous avons continué à marcher un peu plus loin où il y avait 3 grands jeunes touristes qui venaient vers nous. Dès que nous avons été à leur hauteur nous avons tourné de côté et sommes retournés à l'hôtel avec les 3 jeunes hommes. Lorsque le pêcheur a constaté que nous n'étions plus seuls, il s'est retourné et est retourné chez lui. Je ne sais pas ce qu'il désirait - nous avons pensé que c'était peut-être la caméra puisque nous n'avions rien d'autre de valeur sur nous. Alors je vous conseille de toujours partir avec d'autres si vous le pouvez.

Aéroport - au Panama, rien n'est informatisé - vos "bording pass" sont placées dans des piles de papier par ordre alphabétique. Par conséquent, si vous êtes le dernier à passer, vous aller attendre très longtemps en ligne. C'est très long, chaque papier est trié un à un pour trouver le bon nom. Par ailleurs, sachez que toutes les valises (les grosses valises et non les baggages à main) sont fouillées une à une sur une table devant vous et devant tous les autres voyageurs. Alors si vous avez des choses qui seraient gênantes si la douanière devait les sortir, je vous suggère de mettre ces choses dans le fond de votre valise... Ce processus est fait avant que vous ayez accès au comptoir pour obtenir votre "bording pass". Donc c'est très long.... par ailleurs, sachez qu'une fois tout le processus complété, il y a seulement un resto dans l'aéroport avec quelques tables donc si vous prévoyez manger à l'aéroport, vous avez intérêt à être les premiers de l'autre côté sinon oubliez ça la place... Alors la morale de cette histoire, je vous suggère de vous rendre au lobby lorsque vous allez être sur le retour tôt pour vous assurer d'être dans le premier autobus pour ansi arriver à l'aéroport dans les premiers. Une fois de l'autre côté, vous pouvez aller manger ou faire le tour des magasins, il y en a beaucoup (parfum, souliers, vêtements griffés, ect.).

Certaines personnes ne semblaient pas avoir conscience du voyagement à faire pour se rendre à destination ce qui causait bien des frustrations chez certains. Alors n'oubliez pas que le vol est d'une durée d'un peu moins de 6 heures et après vous avez entre 2 et 3 heures d'autobus à faire (tout dépend du chauffeur) - ajouter à ça tous les temps d'attente et vous allez vite constater que vous perdez 2 jours complets en voyagement alors un voyage d'une semaine est vite passé. Pour ceux qui ont le mal des transports, s.v.p. prévoyez le coup c'est un bon 2 heures à se faire brasser dans l'autobus. Donc les gravols c'est un "must" et s.v.p. pour ces personnes n'allez pas vous asseoir dans le fond de l'autobus (à l'arrière c'est la pire place), prévoyez une place à l'avant de l'autobus dans les premiers sièges, s'il n'y en a pas je suis certaine qu'avec explications, quelqu'un vous cédera sa place si ça peut éviter que cette personne vomisse tout le long du trajet....

Règle générale, nous avons passé une belle semaine. Considérant que nous avons payé, en dernière minute, notre billet 1060$ et ceci incluait un surclassement de chambre pour être au niveau de la mer, je ne suis vraiment pas déçue. Cependant, avant de payer 1800$ pour aller à cet endroit, je considérerais sérieusement un autre endroit où la mer est belle puisque la mer est vraiment une grosse déception pour la majorité des gens.

Mel 🙂
Zhongdian en Chine English translation pending
by Minilomi · 2007-02-06 · 23 replies
j'envisage un circuit organisé au yunnan avec passage à zhongdian, j'ai bientôt ... 70 ans, je suis une femme en forme il est vrai, mais esy-ce bien raisonnable avec tout es les marches à grimper à une altitude important. Quelqu'un de mon genre peut-il me renseigner pour y avoir été . merci. minilomi
Avis sur itinéraire de trois semaines au Guatemala English translation pending
by PatBru · 2007-02-06 · 27 replies
Bonjour à tous,

Mes préparations du tour du monde avancent, voilà que l'itinéraire pour 3 semaines au Guaté est fixé (entre juillet et aout). Avant de le fixer définitivement, j'aimerais avoir vos avis sur cet itinéraire, ce qui manque ou ce qu'il y a en trop...

Jour 1: Arrivée à Guatémala City et départ pour Antigua Jour 2-3: Antigua (ascension du volcan Pacaya) Jour 4-5: Lac Atitlán (Santiago) Jour 6: Quetzaltenango Jour 7: Chichicastenango Jour 8-9-10-11-12: Nebaj + trek Jour 13-14: Coban + Semuc Champey Jour 15-16: Flores Jour 17-18: Tikal (dormir une nuit sur place) Jour 19-20: Rio Dulce vers Livingston Jour 21: départ de Guatémala city vers Cancun

Merci à tous,

Pat
Hôtel Sunscape the Beach English translation pending
by Speedypuce · 2007-02-04 · 22 replies
bonjour à tous, je vais bientot partir pourla rép dom à l'hotel sunscape the beach et j'aurai aimé savoir si quelqu'un y est déjà allé et comment est il ???? merci beaucoup.
Las Vegas: spectacle de Céline Dion et "O", hôtel bien situé English translation pending
by Ricauchan · 2007-02-03 · 6 replies
J'aimerais avoir des informations sur le spectacle de Céline Dion et ''O'', quel sont les meilleurs sièges. De plus quel hotel est la meilleur ( qualité/prix) pas trop loin des activités. Départ prévu fin août 2007 ( 4 pers. ) soit de Québec ou Montréal. Est-ce que c'est mieux de prendre un forfait avec tout d'inclus par un agent de voyage ou de m'occuper moi même des réservations hotels, spectacles et avion. Merci à l'avance...
Manger végétarien en Inde English translation pending
by Samounette · 2007-02-02 · 32 replies
Hello, je suis végétarienne, et j'aurais aimer savoir quels plats je vais pouvoir dévorer ? Alors qui pourrait me fournir des noms de plats, adresses de restaurants exclusivement végétariens sur Delhi, Agra, Jaipur et Goa.

Merci

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