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Shopping à Paris English translation pending
Salut à tous,
Je pars au mois de mars un week à paris et j'aimerais savoir quels sont les meilleurs endroits pour faire du shopping, sachant que j'ai déjà visité cette magnifique ville mais que je ne me suis pas du tout consacré à cette activité.
Merci pour vos réponses!!!🙂
Je pars au mois de mars un week à paris et j'aimerais savoir quels sont les meilleurs endroits pour faire du shopping, sachant que j'ai déjà visité cette magnifique ville mais que je ne me suis pas du tout consacré à cette activité.
Merci pour vos réponses!!!🙂
Déréclusion! English translation pending
Déréclusion !
Je ne suis pas à un néologisme près.
Parce que j’me demande : Suis-je libre ? En liberté surveillée ? Contrainte ? Coercition sanitaire et salubrité publique... J’crois que secouer les peurs est mille fois plus efficace qu’un bracelet électronique. Voir le monde entier en pause, je ne pensais pas le vivre. Je comprends aujourd’hui avec quelle rapidité pourrait s’installer une dictature.
J’me demande pourquoi je ne ressens aucune crainte, pourquoi je me sens à mille lieux des peurs dont j’entends parler. Suis-je normale ? Suis-je inconsciente ? J’ai vu des gens avec un masque en voiture, mettre des gants pour tenir un chariot de magasin, où s’arrête le bon sens ? C’est quand même horripilant de se sentir infantilisé. Quand j’entends toutes ces sommités parler, j’ai l’impression qu’elles s’adressent à une population de mômes.
Parait que certains sont porteurs sains et transmettent le virus, paraît que certains ont eu la maladie sans s’en apercevoir et ont des anticorps, paraît que certains ont été malades et ont développé des anticorps, paraît que certains n’ont jamais été en contact et ne seront jamais malades, paraît qu’il faut qu’il y ait 60 % au moins de gens avec des anticorps pour l’immunité collective. Ca s’appelle RO lala.
Et beaucoup sont morts et au regard de l’humanité sur nos plus de 7 milliards, c’est une goutte. Une goutte d’acide et de chagrin pour les familles et amis des décédés, c’est certain. Des cataractes de panique pour des millions d’autres qui tremblent d’entendre un reniflement ou un éternuement. J’me demande aussi combien sont morts de faim et de maladie dans le même temps et aussi combien vont mourir des dégâts induits par le monde à l’arrêt.
Combien de pandémies ont-elles eu lieu sans que le monde occidental ne bouge un cil ? Un virus à la volette et qui disparaîtra comme tous les virus avant qu’un autre ne prenne le relais. C’est ainsi depuis toujours.
Ma solution : je respecte les peurs et angoisses des autres. Je respecte les consignes assenées à longueur de temps. Mais dans l’absolu, au fond de ma p’tite tête, j’pense tout autre chose et me tiens coite.
Je ne suis pas à un néologisme près.
Parce que j’me demande : Suis-je libre ? En liberté surveillée ? Contrainte ? Coercition sanitaire et salubrité publique... J’crois que secouer les peurs est mille fois plus efficace qu’un bracelet électronique. Voir le monde entier en pause, je ne pensais pas le vivre. Je comprends aujourd’hui avec quelle rapidité pourrait s’installer une dictature.
J’me demande pourquoi je ne ressens aucune crainte, pourquoi je me sens à mille lieux des peurs dont j’entends parler. Suis-je normale ? Suis-je inconsciente ? J’ai vu des gens avec un masque en voiture, mettre des gants pour tenir un chariot de magasin, où s’arrête le bon sens ? C’est quand même horripilant de se sentir infantilisé. Quand j’entends toutes ces sommités parler, j’ai l’impression qu’elles s’adressent à une population de mômes.
Parait que certains sont porteurs sains et transmettent le virus, paraît que certains ont eu la maladie sans s’en apercevoir et ont des anticorps, paraît que certains ont été malades et ont développé des anticorps, paraît que certains n’ont jamais été en contact et ne seront jamais malades, paraît qu’il faut qu’il y ait 60 % au moins de gens avec des anticorps pour l’immunité collective. Ca s’appelle RO lala.
Et beaucoup sont morts et au regard de l’humanité sur nos plus de 7 milliards, c’est une goutte. Une goutte d’acide et de chagrin pour les familles et amis des décédés, c’est certain. Des cataractes de panique pour des millions d’autres qui tremblent d’entendre un reniflement ou un éternuement. J’me demande aussi combien sont morts de faim et de maladie dans le même temps et aussi combien vont mourir des dégâts induits par le monde à l’arrêt.
Combien de pandémies ont-elles eu lieu sans que le monde occidental ne bouge un cil ? Un virus à la volette et qui disparaîtra comme tous les virus avant qu’un autre ne prenne le relais. C’est ainsi depuis toujours.
Ma solution : je respecte les peurs et angoisses des autres. Je respecte les consignes assenées à longueur de temps. Mais dans l’absolu, au fond de ma p’tite tête, j’pense tout autre chose et me tiens coite.
Quel quartier et hébergement près d'un métro à Paris en famille (juillet) English translation pending
Bon et bien voilà les billets d'avion sont achetés !
Nous arriverons �� Paris de Montréal le 10 juillet et avons prévu 5 nuits pour Paris. Nous y serons donc le 14 juillet, ça vaut la peine d'assister au défilé ou autres activités ?
Nous avons un budget qui tourne autour de 160 euro pour l'hébergement (hotel ou appartement) c'est faisable ?
Un ami ne prêche que par Montmartre, mais ça semble cher. Au fond nous avons besoin d'un coin sympathique et près d'un métro. Vos suggestions ?
Merci !
Nous arriverons �� Paris de Montréal le 10 juillet et avons prévu 5 nuits pour Paris. Nous y serons donc le 14 juillet, ça vaut la peine d'assister au défilé ou autres activités ?
Nous avons un budget qui tourne autour de 160 euro pour l'hébergement (hotel ou appartement) c'est faisable ?
Un ami ne prêche que par Montmartre, mais ça semble cher. Au fond nous avons besoin d'un coin sympathique et près d'un métro. Vos suggestions ?
Merci !
Destinations secrètes en Europe English translation pending
Bonjour, voici un fil pour lister les régions / villes européennes qui n'attirent pas (ou peu) de touristes, et qui pourtant sont intéressantes à visiter. En un mot, des pépites éloignées des circuits habituels, hors des fameux "sentiers battus".
Pour ouvrir le bal, je vous présente....
LA RUTA DE LA PLATA (Espagne).
Hormis peut-être la ville de Salamanque, tout l'axe ouest de l'Espagne, appelé "ruta de la Plata", qui va des Asturies au Nord jusqu'à la province de Huelva au sud, est plutôt délaissé par les touristes. Et pourtant, cette route, qui fait environ 1000 km de long, est tout bonnement magnifique, avec des villes étapes comme Oviedo, León et sa cathédrale, Zamora la romane, Salamanque avec sa plaza mayor, ses deux cathédrales et son université, Cáceres la médiévale, Mérida et son amphithéâtre romain... Et côté paysages, des coins à couper le souffle, depuis les vallées encaissées des "picos de Europa" jusqu'à la rivière pourpre du Río tinto, vous passerez par plusieurs chaînes de montagne et des paysages très différents.
Et encore plus déserté par les touristes, des coins à l'écart de ce grand axe :
- La région de Sanabria, à l'ouest de la province de Zamora, limitrophe de la Galice et du nord du Portugal: on y trouve un très beau bourg médiéval, Puebla de Sanabria, au bord d'un grand lac (on peut s'y baigner ou pratiquer des sports nautiques), et de nombreuses randos de moyenne montagne. En bonus, vous y mangerez très très bien.
- La ville de Ciudad Rodrigo: une petite merveille, à 80 km de Salamanque, juste à côté de la frontière portugaise. La ville est entourée de murailles (on peut y faire le tour) et intra muros, plusieurs placettes et monuments renaissances... En outre la ville est très vivante, avec une vie nocturne assez dynamique, beaucoup de terrasses... Si vous y allez fin août, vous découvrirez la "feria de Teatro" avec des spectacles de qualité, tant dans la rue et gratuits qu'à petits prix dans les différents bâtiments historiques. Autour de Ciudad Rodrigo, il y a fort à faire, par exemple, connaître la route des fortifications de part et d'autre de la frontière, et découvrir la ville d'Almeyda, l'équivalente portugaise de Ciudad Rodrigo
- Autour de Cáceres, qui est un pur bijou médiéval, vous avez la petite ville de Trujillo, qui regorge de monuments renaissance (c'est la ville de Pizarre, le conquistador, bâtie avec l'or du Pérou), le monastère de Guadalupe, le parc naturel de Monfragüe... Beaucoup à découvrir, avec très peu de touristes...
- La Sierra de Aracena, entre l'Andalousie et l'Extrémadure, est elle aussi un petit paradis boudé par le tourisme (en tout cas le tourisme international). Et pourtant, les petits villages blancs qui s'y trouvent (Alájar, santa Olalla, Zufre, Cortegana, Almonaster) ont peu à envier à ceux, plus connus, de la province de Cadix ou aux Alpujarras de la région de Grenade. Avec, en prime, une magnifique grotte à visiter à Aracena et le meilleur jambon (du monde?) à déguster à Jabugo. De très belles balades à faire dans les "dehesas" et les forêts de chêne liège.
- Enfin, au bout de la route se trouve le littoral de Huelva: entre Moguer et Matalascañas, c'est la côte la moins visitée de toutes les provinces andalouses... Et les plages sont très belles, garanties sans béton et sans touristes (ou presque) 😉
Pour ouvrir le bal, je vous présente....
LA RUTA DE LA PLATA (Espagne).
Hormis peut-être la ville de Salamanque, tout l'axe ouest de l'Espagne, appelé "ruta de la Plata", qui va des Asturies au Nord jusqu'à la province de Huelva au sud, est plutôt délaissé par les touristes. Et pourtant, cette route, qui fait environ 1000 km de long, est tout bonnement magnifique, avec des villes étapes comme Oviedo, León et sa cathédrale, Zamora la romane, Salamanque avec sa plaza mayor, ses deux cathédrales et son université, Cáceres la médiévale, Mérida et son amphithéâtre romain... Et côté paysages, des coins à couper le souffle, depuis les vallées encaissées des "picos de Europa" jusqu'à la rivière pourpre du Río tinto, vous passerez par plusieurs chaînes de montagne et des paysages très différents.
Et encore plus déserté par les touristes, des coins à l'écart de ce grand axe :
- La région de Sanabria, à l'ouest de la province de Zamora, limitrophe de la Galice et du nord du Portugal: on y trouve un très beau bourg médiéval, Puebla de Sanabria, au bord d'un grand lac (on peut s'y baigner ou pratiquer des sports nautiques), et de nombreuses randos de moyenne montagne. En bonus, vous y mangerez très très bien.
- La ville de Ciudad Rodrigo: une petite merveille, à 80 km de Salamanque, juste à côté de la frontière portugaise. La ville est entourée de murailles (on peut y faire le tour) et intra muros, plusieurs placettes et monuments renaissances... En outre la ville est très vivante, avec une vie nocturne assez dynamique, beaucoup de terrasses... Si vous y allez fin août, vous découvrirez la "feria de Teatro" avec des spectacles de qualité, tant dans la rue et gratuits qu'à petits prix dans les différents bâtiments historiques. Autour de Ciudad Rodrigo, il y a fort à faire, par exemple, connaître la route des fortifications de part et d'autre de la frontière, et découvrir la ville d'Almeyda, l'équivalente portugaise de Ciudad Rodrigo
- Autour de Cáceres, qui est un pur bijou médiéval, vous avez la petite ville de Trujillo, qui regorge de monuments renaissance (c'est la ville de Pizarre, le conquistador, bâtie avec l'or du Pérou), le monastère de Guadalupe, le parc naturel de Monfragüe... Beaucoup à découvrir, avec très peu de touristes...
- La Sierra de Aracena, entre l'Andalousie et l'Extrémadure, est elle aussi un petit paradis boudé par le tourisme (en tout cas le tourisme international). Et pourtant, les petits villages blancs qui s'y trouvent (Alájar, santa Olalla, Zufre, Cortegana, Almonaster) ont peu à envier à ceux, plus connus, de la province de Cadix ou aux Alpujarras de la région de Grenade. Avec, en prime, une magnifique grotte à visiter à Aracena et le meilleur jambon (du monde?) à déguster à Jabugo. De très belles balades à faire dans les "dehesas" et les forêts de chêne liège.
- Enfin, au bout de la route se trouve le littoral de Huelva: entre Moguer et Matalascañas, c'est la côte la moins visitée de toutes les provinces andalouses... Et les plages sont très belles, garanties sans béton et sans touristes (ou presque) 😉
Voyager en Corse avec le vertige English translation pending
Bonjour à toutes, tous,
J'envisage un voyage en Corse en juin ou septembre, mais un problème a vite attiré mon attention : les routes ne paraissent pas du tout conseillées à un conducteur sujet au vertige, bien fort le vertige.
On m' a conseillé la Balagne et c'est aussi ce que j'ai lu sur ce forum -merci à ceux qui ont déjà répondu au sujet du vertige-.
L'idée que j'en ai retenue serait donc de longer la côte en train et visiter l'intérieur avec une voiture de location. Le débarquement serait donc à programmer à L'Ile Rousse. Mais pour joindre la route "facile" de l'intérieur, ne vaut-il pas mieux loger à Calvi (2 nuits)? Le trajet Ile Rousse Calvi est-il envisageable en voiture sans risque de ressentir le vide?
Plus préoccupant, le retour se fera par l'Italie et donc au départ de Bastia. Je comptais sur le train pour rallier Bastia mais d'après ce que j'ai pu lire, compte tenu de la fréquentation ce n'est peut-être pas approprié pour des personnes âgées avec les bagages. Donc ma question est : y a-t-il une route "facile" de Calvi à Bastia ?
En fait j'étais très séduit par le Cap Corse. Mais là encore la location de voiture est déconseillée. Je ne trouve rien de probant sur les sites spécialisés trouvés quant au bateau et au bus, en tous cas pour ces derniers pas d'horaires et de dessertes bien définis à l'avance. Sauriez-vous sur quel site aller s'informer et comment aborderiez-vous cette visite sans voiture ?
Merci d'avance .
Paris: quartiers sécuritaires / quartiers à éviter English translation pending
Bonjour,
Je vais à Paris en juillet prochain (6-7 jours) avec mes deux garçons de 7 et 9 ans. Je ne suis jamais allé à Paris, mais je sais qu'il y a des quartiers peu fréquentables, comme dans n'importe quelle ville.
J'aimerais donc connaître les quartiers/arrondissements à prioriser pour y loger en toute sécurité et, idéalement, pas trop loin du centre et à tout le moins proche d'une station de métro.
Aussi, quels sont les quartiers/arrondissements à éviter absolument, que ce soit pour leur côté moins sécuritaire ou moins bien situé?
Merci beaucoup!!
Je vais à Paris en juillet prochain (6-7 jours) avec mes deux garçons de 7 et 9 ans. Je ne suis jamais allé à Paris, mais je sais qu'il y a des quartiers peu fréquentables, comme dans n'importe quelle ville.
J'aimerais donc connaître les quartiers/arrondissements à prioriser pour y loger en toute sécurité et, idéalement, pas trop loin du centre et à tout le moins proche d'une station de métro.
Aussi, quels sont les quartiers/arrondissements à éviter absolument, que ce soit pour leur côté moins sécuritaire ou moins bien situé?
Merci beaucoup!!
Mada, ça craint! English translation pending
Source "Clicanoo"
http://www.clicanoo.re/535479-madagascar-deux-jeunes-francais-retrouves-morts-sur-une-plage.html
Deux jeunes Français travaillant comme bénévoles pour une association à Madagascar ont été tués et leurs corps ont été retrouvés dimanche sur une plage de l’île touristique de Sainte-Marie (nord-est), ont annoncé les autorités malgaches et françaises. *
une fois de plus , 2 jeunes sont sont fait tuer lâchement a Madagascar.
Deux jeunes Français travaillant comme bénévoles pour une association à Madagascar ont été tués et leurs corps ont été retrouvés dimanche sur une plage de l’île touristique de Sainte-Marie (nord-est), ont annoncé les autorités malgaches et françaises. *
une fois de plus , 2 jeunes sont sont fait tuer lâchement a Madagascar.
Rouen - Auxerre en train (avec vélo) sans passer par Paris English translation pending
Bonjour,
Je projette un tour de Bourgogne à bicyclette, juin / juillet ou septembre.
Trajet ROUEN AUXERRE
Pour me rendre sur place, deux solutions, voiture ou train, je n'aime pas trop conduire, donc il reste le train. Quelles sont les solutions sans passer par Paris. TER ou autre. J'ai essayé de simuler sur le site de la SNCF, mais tout passe par Paris, je voudrais éviter même si cela met plus de temps, du temps j'en ai, même aussi s'il faut rejoindre deux gares à bicyclette.
Merci à vous.
M
Je projette un tour de Bourgogne à bicyclette, juin / juillet ou septembre.
Trajet ROUEN AUXERRE
Pour me rendre sur place, deux solutions, voiture ou train, je n'aime pas trop conduire, donc il reste le train. Quelles sont les solutions sans passer par Paris. TER ou autre. J'ai essayé de simuler sur le site de la SNCF, mais tout passe par Paris, je voudrais éviter même si cela met plus de temps, du temps j'en ai, même aussi s'il faut rejoindre deux gares à bicyclette.
Merci à vous.
M
Namibie: Himbas et rhinocéros English translation pending
Bonjour à tous,
Nous partons très prochainement en Namibie et nous recherchons des contacts pour : - effectuer une journée sur la traces des rhinocéros noirs. Une idée du tarif ? - faire une immersion dans le peuple Himba, une journée voir plus si possible. En épluchant les différentes discussions, nous avons souvent vu revenir Marius au camp Aussitch. On se demande si ce qu'il propose est vraiment authentique ?
Par avance merci pour vos tips :-)
Nous partons très prochainement en Namibie et nous recherchons des contacts pour : - effectuer une journée sur la traces des rhinocéros noirs. Une idée du tarif ? - faire une immersion dans le peuple Himba, une journée voir plus si possible. En épluchant les différentes discussions, nous avons souvent vu revenir Marius au camp Aussitch. On se demande si ce qu'il propose est vraiment authentique ?
Par avance merci pour vos tips :-)
Voyager seul ou pas? (le pour et le contre) English translation pending
Bonjour,
Suite aux dernières réflexions, je voulais lancer un thème sur le voyage en solo ou non, pourquoi le faire et quels sont les freins ?
POURQUOI VOYAGER SEUL(E) ?
Avoir cette liberté inestimable de gérer seul(e) son temps, ses envies, ses rencontres, son argent, sa vie !Etre beaucoup plus abordable que lorsqu’on est accompagné et donc faire beaucoup plus de rencontresAvoir une volonté plus forte de s’intégrer à la communauté et donc apprendre davantage de la cultureInévitablement perfectionner ou apprendre la langue du paysDevenir débrouillard puisqu’on ne peut compter que sur soi-mêmeS’ouvrir davantage et être plus tolérentNe perdre aucune opportunité de vivre une expérience à cause d’un quelconque refus d’autruiVivre sans ne rien regretter et être fier de soi, de son courage, de son audaceApprendre à se connaitre, à se découvrir, à se retrouver, évoluer vers le positifSe sentir libre et sans aucunes grosses contraintesPOURQUOI NE PAS VOYAGER SEUL(E) ?Ne pas prendre le risque de se retrouver dans des situations difficiles (autorités du pays, argent, solitude, etc.)Ne pas supporter l’absence de ses proches, avoir le mal du paysAvoir peur de ne pas du tout gérer avec ses pauvres notions d’anglais (ou autre(s) langue(s))Ne pas tolérer une autre culture ou un autre système que celui de son pays d’origineNe pas être supporté par ses prochesAvoir peur d’être trop différent et ne pas s’intégrerEffectivement, il y a pas mal de freins à l’idée de voyager seul et il faut bien avoir conscience que partir seul(e) ne se fait pas sur un coup de tête ; il faut également prendre en considération que nos repères seront totalement réduits à néant, fini la zone de confort ! Tout d’abord, il faut prendre le temps de préparer son voyage et de savoir « où on va »/ »Que fait-on » sur place ? Une fois sur place, il faudra accepter que, sans doute, la nourriture est totalement différente, la notion de « l’hygiène » est différente ; qu’il faudra un peu de temps à s’intégrer à la communauté, que les premières semaines seront mentalement difficiles si vous parlez dans un language qui n’est pas votre langue maternelle ; que vous sachant étranger, les vendeurs ou tout autres personnes « corrompues », essayeront sans doute de vous arnaquer sur un tas de choses, ne vous démontez jamais ! (même si en ce qui me concerne, un tas de claques se sont perdues :s), dans la même lignée, le service client est sans doute différent, soyez tolérent, c’est pour toutes ses différences que l’on s’évade de notre pays …
Quoi qu’il en soit, je pense qu’à partir du moment où vous êtes capables de vous adapter n’importe où et que vous n’êtes pas attaché à votre « vécu » et sa zone de confort, tous ces petits détails passeront tellement vite inaperçus ! J’ai fait beaucoup de voyages et la seule expérience difficile que j’ai vraiment vécu fût au Belize, en amérique centrale, mais pour une histoire futile de tampons sur un passeport, pour laquelle ils voulaient me mettre en prison. A part cela, que de magnifiques expériences, donc je pense qu’il n’y a pas de raisons pour que ça ne fonctionne pas pour vous ! Et au pire du pire, un billet retour et nous n’en parlons plus :) Ah oui ! D’ailleurs, parlons du retour ! Il y a certainement des choses qui vous choqueront lorsque vous reviendrez au pays, si je l’applique pour moi lors de ma première « grosse » expérience à 21 ans : retour en France après 4 mois et demi aux Etats-Unis, c’est la négativité des français qui m’a sauté aux yeux, mais bon, c’est ainsi ! Et second point, si vous étiez déjà en décalage avec certains de vos proches, ne vous attendez évidemment pas à un miracle, le fossé ne sera que davantage creusé et puis certaines aventures, s’ils n’ont jamais voyagé, leurs paraitront incongrues, donc allez-y de manière modérée tout de même :)
Voilà donc mon avis et je pense que pour la meilleure façon de s'intégrer et de se trouver un petit job ou faire de l'humanitaire pour vivre au même rythme que la population. Je vous laisse éventuellement découvrir mes expériences sur mon site pour les personnes qui se demandent quelles genres d'aventures il y a à vivre en étant seul(e) ;) Vous pouvez donc trouver des éléments de réponse ici :Sophieadventures
A bientôt, Sophie
Suite aux dernières réflexions, je voulais lancer un thème sur le voyage en solo ou non, pourquoi le faire et quels sont les freins ?
POURQUOI VOYAGER SEUL(E) ?
Avoir cette liberté inestimable de gérer seul(e) son temps, ses envies, ses rencontres, son argent, sa vie !Etre beaucoup plus abordable que lorsqu’on est accompagné et donc faire beaucoup plus de rencontresAvoir une volonté plus forte de s’intégrer à la communauté et donc apprendre davantage de la cultureInévitablement perfectionner ou apprendre la langue du paysDevenir débrouillard puisqu’on ne peut compter que sur soi-mêmeS’ouvrir davantage et être plus tolérentNe perdre aucune opportunité de vivre une expérience à cause d’un quelconque refus d’autruiVivre sans ne rien regretter et être fier de soi, de son courage, de son audaceApprendre à se connaitre, à se découvrir, à se retrouver, évoluer vers le positifSe sentir libre et sans aucunes grosses contraintesPOURQUOI NE PAS VOYAGER SEUL(E) ?Ne pas prendre le risque de se retrouver dans des situations difficiles (autorités du pays, argent, solitude, etc.)Ne pas supporter l’absence de ses proches, avoir le mal du paysAvoir peur de ne pas du tout gérer avec ses pauvres notions d’anglais (ou autre(s) langue(s))Ne pas tolérer une autre culture ou un autre système que celui de son pays d’origineNe pas être supporté par ses prochesAvoir peur d’être trop différent et ne pas s’intégrerEffectivement, il y a pas mal de freins à l’idée de voyager seul et il faut bien avoir conscience que partir seul(e) ne se fait pas sur un coup de tête ; il faut également prendre en considération que nos repères seront totalement réduits à néant, fini la zone de confort ! Tout d’abord, il faut prendre le temps de préparer son voyage et de savoir « où on va »/ »Que fait-on » sur place ? Une fois sur place, il faudra accepter que, sans doute, la nourriture est totalement différente, la notion de « l’hygiène » est différente ; qu’il faudra un peu de temps à s’intégrer à la communauté, que les premières semaines seront mentalement difficiles si vous parlez dans un language qui n’est pas votre langue maternelle ; que vous sachant étranger, les vendeurs ou tout autres personnes « corrompues », essayeront sans doute de vous arnaquer sur un tas de choses, ne vous démontez jamais ! (même si en ce qui me concerne, un tas de claques se sont perdues :s), dans la même lignée, le service client est sans doute différent, soyez tolérent, c’est pour toutes ses différences que l’on s’évade de notre pays …
Quoi qu’il en soit, je pense qu’à partir du moment où vous êtes capables de vous adapter n’importe où et que vous n’êtes pas attaché à votre « vécu » et sa zone de confort, tous ces petits détails passeront tellement vite inaperçus ! J’ai fait beaucoup de voyages et la seule expérience difficile que j’ai vraiment vécu fût au Belize, en amérique centrale, mais pour une histoire futile de tampons sur un passeport, pour laquelle ils voulaient me mettre en prison. A part cela, que de magnifiques expériences, donc je pense qu’il n’y a pas de raisons pour que ça ne fonctionne pas pour vous ! Et au pire du pire, un billet retour et nous n’en parlons plus :) Ah oui ! D’ailleurs, parlons du retour ! Il y a certainement des choses qui vous choqueront lorsque vous reviendrez au pays, si je l’applique pour moi lors de ma première « grosse » expérience à 21 ans : retour en France après 4 mois et demi aux Etats-Unis, c’est la négativité des français qui m’a sauté aux yeux, mais bon, c’est ainsi ! Et second point, si vous étiez déjà en décalage avec certains de vos proches, ne vous attendez évidemment pas à un miracle, le fossé ne sera que davantage creusé et puis certaines aventures, s’ils n’ont jamais voyagé, leurs paraitront incongrues, donc allez-y de manière modérée tout de même :)Voilà donc mon avis et je pense que pour la meilleure façon de s'intégrer et de se trouver un petit job ou faire de l'humanitaire pour vivre au même rythme que la population. Je vous laisse éventuellement découvrir mes expériences sur mon site pour les personnes qui se demandent quelles genres d'aventures il y a à vivre en étant seul(e) ;) Vous pouvez donc trouver des éléments de réponse ici :Sophieadventures
A bientôt, Sophie
Quel président pour Madagascar? English translation pending
Qui voyez vous comme président Malgache .
Donner vos avis
Canal du Nivernais et de Bourgogne à vélo English translation pending
Bonsoir à tous
Nous voulons faire le canal du Nivernais cet été
pouvez vous me dire s'il est préférable de partir de Nevers ou d'Auxerre ? sachant que nous ferons l'Aller ET le Retour pour récupérer notre véhicule( si vous avez une idée où nous pouvons le laisser merci)
Si nous avons le temps nous ferions peut etre un peut plus soit Auxerre Dijon ou Nevers Beaune...
Quelle est selon vous le meilleur choix ?
Nous ferons étapes que dans des campings...
tous vos renseignements seront les bienvenus, qualité des routes et chemins, étapes sympas, car nous ne connaissons pas du tout la région
PS. Ce n'est pas notre première balade de ce style..
Tous mes remerciements
Canal de Bourgogne à vélo avec enfants: que faire de la voiture? English translation pending
Bonjour,
Notre famille (2 adultes et 2 enfants 5 et 7 ans) va faire le canal de bourgogne cet été, ce sera nos premières vacances en cyclo tourisme !! Normalement, nous devrions le faire dans le sens dijon / montbard (ou inversement si vous avez de bon arguments, ...?)
Ma question est très simple : Que faire de la voiture pendant notre semaine de périple ??
Nous sommes drômois et avons besoin de la voiture sur place pour poursuivre nos vacances en bourgogne ...!
Merci de me faire part de toutes vos suggestions qui ne manqueront pas de bien nous aider dans l'organisation de notre premier cyclo-périple ;) !
Notre famille (2 adultes et 2 enfants 5 et 7 ans) va faire le canal de bourgogne cet été, ce sera nos premières vacances en cyclo tourisme !! Normalement, nous devrions le faire dans le sens dijon / montbard (ou inversement si vous avez de bon arguments, ...?)
Ma question est très simple : Que faire de la voiture pendant notre semaine de périple ??
Nous sommes drômois et avons besoin de la voiture sur place pour poursuivre nos vacances en bourgogne ...!
Merci de me faire part de toutes vos suggestions qui ne manqueront pas de bien nous aider dans l'organisation de notre premier cyclo-périple ;) !
Concours photo de décembre 2012: "Le sport dans le monde" English translation pending
Bonjour à tous,
Le thème de ce mois-ci est « le sport dans le monde ». Sports dans la rue, dans un stade, sur une plage, dans un ascenseur, sur un toit, dans un avion, où vous voulez. La qualité de la photo compte, évidemment, mais on accordera beaucoup plus d’importance à la situation, au coup d’œil, à l’histoire qu’elle raconte, à ce qu’elle dégage. Mention spéciale pour le côté insolite du sport, des situations cocasses qu’on ne peut voir, parfois, qu’à l’étranger. Votre photo doit nous faire voyager.
Pour participer : Dépôt des photos jusqu’au jeudi 20 décembre à minuit Vous pouvez poster jusqu’à 3 photos, numérotées, publiées dans des messages différents. Ajoutez si possible une petite légende.
Pour voter : Du vendredi 21 décembre au samedi 29 décembre à minuit Pour voter, indiquez le pseudo, le numéro de la photo et votre classement.
Photo n°1 = 3 pts Photo n°2 = 2 pts Photo n°3 = 1 pt
Tous le monde peut participer. En cas d’égalité de points pour deux photos, la photo gagnante sera celle ayant obtenu le plus grand nombre de 1e places sur le podium ! Le vainqueur aura le privilège d'organiser le premier concours de l'année 2013.
Pour les discussions autour du thème, c’est ici :
http://voyageforum.com/v.f?post=5683034;live=1;
Pour le diaporama, c'est ici (Merci à Heriklès !!):
https://picasaweb.google.com/...&feat=directlink#
Merci de votre participation. Amusez-vous.
Le thème de ce mois-ci est « le sport dans le monde ». Sports dans la rue, dans un stade, sur une plage, dans un ascenseur, sur un toit, dans un avion, où vous voulez. La qualité de la photo compte, évidemment, mais on accordera beaucoup plus d’importance à la situation, au coup d’œil, à l’histoire qu’elle raconte, à ce qu’elle dégage. Mention spéciale pour le côté insolite du sport, des situations cocasses qu’on ne peut voir, parfois, qu’à l’étranger. Votre photo doit nous faire voyager.
Pour participer : Dépôt des photos jusqu’au jeudi 20 décembre à minuit Vous pouvez poster jusqu’à 3 photos, numérotées, publiées dans des messages différents. Ajoutez si possible une petite légende.
Pour voter : Du vendredi 21 décembre au samedi 29 décembre à minuit Pour voter, indiquez le pseudo, le numéro de la photo et votre classement.
Photo n°1 = 3 pts Photo n°2 = 2 pts Photo n°3 = 1 pt
Tous le monde peut participer. En cas d’égalité de points pour deux photos, la photo gagnante sera celle ayant obtenu le plus grand nombre de 1e places sur le podium ! Le vainqueur aura le privilège d'organiser le premier concours de l'année 2013.
Pour les discussions autour du thème, c’est ici :
http://voyageforum.com/v.f?post=5683034;live=1;
Pour le diaporama, c'est ici (Merci à Heriklès !!):
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Merci de votre participation. Amusez-vous.
Amérique Latine: Expats et voyageurs de passage ont-ils la même vision des choses? English translation pending
S’installer de manière durable en Amérique latine ne détruit-il pas le mythe ?
C'est un long et vaste sujet, je pense que les deux opinions sont totalement complémentaires :
- L'expat met le doigt sur des choses que le voyageur n'a pas le temps de voir
- Le voyageur rappelle en permanence à l'expat qu'il doit réviser en permanence les perceptions qu'il a de son pays d'adoption
Afin de ne pas perturber une discussion consacrée à la mort des deux Françaises en Argentine http://voyageforum.com/v.f?post=4508642&idl=621915&idl2=1452325&idl3=8222623238&;#4508642 nous dérivons sur une nouvelle discussion qui ne sera finalement qu'une ouverture plus large de la précédente.
Ma première contribution sera de répondre à Jean-François, mais tout le monde est invité évidemment
Afin de ne pas perturber une discussion consacrée à la mort des deux Françaises en Argentine http://voyageforum.com/v.f?post=4508642&idl=621915&idl2=1452325&idl3=8222623238&;#4508642 nous dérivons sur une nouvelle discussion qui ne sera finalement qu'une ouverture plus large de la précédente.
Ma première contribution sera de répondre à Jean-François, mais tout le monde est invité évidemment
Commissions prises par les banques où l'on retire au DAB English translation pending
Bonjour,
je prépare un tour du monde et comme nombre d'entres vous je me suis penchée sur les commissions prises par les banques sur les retraits au DAB et lors des paiements par CB.
Je crois avoir trouvé une bonne solution avec un contrat Jazz International à la Société Générale : la Société Générale ne prends aucune commission sur les retraits ou les paiements. Ensuite, il reste le taux de change bien sûr ET l'éventuelle commission prise par la banque à laquelle appartient le DAB où l'on retire.
Par exemple, j'ai lu sur le forum qu'en Thaïlande, la commission prise par les banques locales est de 150 THB soit environ 3.5 euro!!!
J'aimerais savoir si vous connaissez les commissions prises par les banques des pays que je vais traverser et si c'est la même chose pour toutes les banques ou seulement certaines (à éviter donc).
Voici les pays où je vais passer : Chine, Thaïlande, Cambodge, Laos, Vietnam, Indonésie, Australie, Nouvelle-Zélande, Chili, Bolivie, Pérou, Canada.
Parce que si les commissions des banques de chaque pays me facturent largement je me dis qu'il faudrait peut-être que je me renseigne à la HSBC (retrait gratuit dans leurs distributeurs) et à la BNP (retrait gratuit dans les banques partenaires).
Merci d'avance pour vos réponses!!!!
Amandine
Merci d'avance pour vos réponses!!!!
Amandine
Sortir à Paris et... visites en dehors de Paris? English translation pending
Salut tout le monde!
Je vais à Paris en famille pour deux semaines, début juillet (je sais, ça aurait été mieux en mai ou en septembre, mais l'université m'en empêche). J'ai déjà lu des tas de carnets, mais j'aimerais avoir d'autres infos!
J'aimerais avoir vos conseils sur plusieurs de ces sujet:
1- Les boutiques : ma soeur et moi sommes fascinées par la mode. Nous aimerions savoir où les bonnes boutiques à petits prix (ou bien juste raisonnables) se trouvent (des choses originales, en solde, autre?)... J'ai lu sur les marchés aux puces, les marchés à ciel ouvert. S'il y a des endroits qui sont moins touristiques, j'aimerais les connaître. (Mon but ultime serait de trouver une antiquité : un camée, mais ça doit être hors de prix, non?)
2- Les petits restos pas chers et typiques. Le midi nous aimerions manger dans les parcs, donc pour emporter et le soir, une table d'hôte pas cher. Encore une fois, on préfère les endroits que les Parisiens aiment... pas ceux des touristes. D'ailleurs, si vous connaissez des bons endroits pour des gélatos, des cafés, autre!
3- Les endroits à visiter en-dehors de Paris :On aimerait se permettre deux-trois jours en dehors de Paris. Versailles? Strasbourg? Est-ce qu'il y aurait une plage où on pourrait aller (peut-être en Normandie... on aurait peut-être voulu y aller!?) si on tombe en plein canicule? Avez-vous d'autres idées d'escapades qui se font en une journée ou bien en deux jours?
3- Les spectacles: On aimerait peut-être aller voir un spectacle durant notre séjour. Opéra, ballet? Autre? Cinéma? J'ai entendu parlé qu'il y avait de jolis et vieux cinéma ou on peut vraiment plonger dans le passé. C'est lequel le meilleur? :P
Ça fait déjà beaucoup de questions, merci pour votre aide!
Maude
Je vais à Paris en famille pour deux semaines, début juillet (je sais, ça aurait été mieux en mai ou en septembre, mais l'université m'en empêche). J'ai déjà lu des tas de carnets, mais j'aimerais avoir d'autres infos!
J'aimerais avoir vos conseils sur plusieurs de ces sujet:
1- Les boutiques : ma soeur et moi sommes fascinées par la mode. Nous aimerions savoir où les bonnes boutiques à petits prix (ou bien juste raisonnables) se trouvent (des choses originales, en solde, autre?)... J'ai lu sur les marchés aux puces, les marchés à ciel ouvert. S'il y a des endroits qui sont moins touristiques, j'aimerais les connaître. (Mon but ultime serait de trouver une antiquité : un camée, mais ça doit être hors de prix, non?)
2- Les petits restos pas chers et typiques. Le midi nous aimerions manger dans les parcs, donc pour emporter et le soir, une table d'hôte pas cher. Encore une fois, on préfère les endroits que les Parisiens aiment... pas ceux des touristes. D'ailleurs, si vous connaissez des bons endroits pour des gélatos, des cafés, autre!
3- Les endroits à visiter en-dehors de Paris :On aimerait se permettre deux-trois jours en dehors de Paris. Versailles? Strasbourg? Est-ce qu'il y aurait une plage où on pourrait aller (peut-être en Normandie... on aurait peut-être voulu y aller!?) si on tombe en plein canicule? Avez-vous d'autres idées d'escapades qui se font en une journée ou bien en deux jours?
3- Les spectacles: On aimerait peut-être aller voir un spectacle durant notre séjour. Opéra, ballet? Autre? Cinéma? J'ai entendu parlé qu'il y avait de jolis et vieux cinéma ou on peut vraiment plonger dans le passé. C'est lequel le meilleur? :P
Ça fait déjà beaucoup de questions, merci pour votre aide!
Maude
Itinéraire en passant par l'Alsace: Suisse ou Belgique? English translation pending
Bonjour,
J'irai en France avec ma conjointe et mes deux enfants (3 et 5 ans) fin juillet et début août. Au départ notre voulions aller en Provence et Côte d'Azure mais j'ai lu à plusieurs reprises que cette période de l'année était très achalandée ce qui n'est pas l'idéal avec de jeunes enfants.
Nous avons donc choisi d'aller visiter l'Alsace (environ 5 à 6 jours) et nous hésitons pour le choix d'une deuxième destination (±5 jours). Nous allons louer une voiture et nous voulons être en mesure de nous rendre à la deuxième destination en conservant la voiture. Nous avons pensé à deux options :
la Suisse (Berne, Lucerne, Thun, les alpes)
la Belgique (Bruxelles, Gent, Brugge)
J'aimerais avoir des avis afin d'orienter notre choix. J'ai entendu dire que le coût de la vie était élevé en Suisse , est-ce vrai et qu'en est-il de la Belgique? J'ai entendu dire que les francophones n'était pas très bien accueillis dans les régions Flammandes, est-ce vrai et qu'en est-il de l'accueil pour les régions allemandes de la Suisse?
Si vous avez d'autres suggestions n'hésitez-pas. En passant, nous avons visité la Normandie, une partie de la Bretagne et la vallée de la Loire l'an passé.
Merci à l'avance
J'aimerais avoir des avis afin d'orienter notre choix. J'ai entendu dire que le coût de la vie était élevé en Suisse , est-ce vrai et qu'en est-il de la Belgique? J'ai entendu dire que les francophones n'était pas très bien accueillis dans les régions Flammandes, est-ce vrai et qu'en est-il de l'accueil pour les régions allemandes de la Suisse?
Si vous avez d'autres suggestions n'hésitez-pas. En passant, nous avons visité la Normandie, une partie de la Bretagne et la vallée de la Loire l'an passé.
Merci à l'avance
Quoi faire en dix semaines en Europe? English translation pending
Bonjour à tous. Je suis en train de voir à mon voyage en Europe. Malheureusement je ne pourrai pas prendre 5-6 mois comme je le voulais dû à l'université. Par contre, je vais prendre entre 9 et 10 semaines de vacances à la fin de mon étude collégiales et j'aimerais ne pas manquer les HOT SPOTS de certains endroits que je vais visiter. Tous commentaires sont bienvenues, que ce soit sur mes choix d'endroits, ou trucs à faire ou voir.
Alors moi et 2 potes allons faire notre petit voyage en Europe de Fin juin à Fin aout et voici ce que nous avions en tête. Italie: Rome, Milan, Naples, Florence, Pise France: la Loire, St-Denis, Paris, Avignon, Marseille Espagne: Barcelone Pays-Bas: Amsterdam Suisse: Genève Corse: Ajaccio
Nous pensions également faire un petit tour en Belgique, tant qu'à aller à Amsterdam! En vaut-il la peine? Si oui, où est-il préférable d'aller?
En Corse, nous voulions aller en Corse car se semblait une belle place chaude et avec de belles plages, y a-t-il quelque chose à savoir? Expériences?
Barcelone, choses à ne pas manquer s.v.p.?
Milan et Florence valent-il la peine? Y-a-t'il des villes que je devrais rajouter en Italie?
En France, y-a-t'il des villes que je devrais rajouter?
En Suisse, Genève en vaut-il la peine, où une autre ville serait mieux?
Nous avons également penser à aller voir Londres, par contre il faut traverser la manche, cela en vaut-il le détour? Si oui, trucs à voir, à faire et temps suggérer ?
Ne vous gêner surtout pas à partager vos expériences et opinions et suggestions, cela serait très utile à mes amis et moi pour la réalisation de notre projet.!
Merci beaucoup!
Alors moi et 2 potes allons faire notre petit voyage en Europe de Fin juin à Fin aout et voici ce que nous avions en tête. Italie: Rome, Milan, Naples, Florence, Pise France: la Loire, St-Denis, Paris, Avignon, Marseille Espagne: Barcelone Pays-Bas: Amsterdam Suisse: Genève Corse: Ajaccio
Nous pensions également faire un petit tour en Belgique, tant qu'à aller à Amsterdam! En vaut-il la peine? Si oui, où est-il préférable d'aller?
En Corse, nous voulions aller en Corse car se semblait une belle place chaude et avec de belles plages, y a-t-il quelque chose à savoir? Expériences?
Barcelone, choses à ne pas manquer s.v.p.?
Milan et Florence valent-il la peine? Y-a-t'il des villes que je devrais rajouter en Italie?
En France, y-a-t'il des villes que je devrais rajouter?
En Suisse, Genève en vaut-il la peine, où une autre ville serait mieux?
Nous avons également penser à aller voir Londres, par contre il faut traverser la manche, cela en vaut-il le détour? Si oui, trucs à voir, à faire et temps suggérer ?
Ne vous gêner surtout pas à partager vos expériences et opinions et suggestions, cela serait très utile à mes amis et moi pour la réalisation de notre projet.!
Merci beaucoup!
Paris: bons petits bistros-restaurants pas trop dispendieux? English translation pending
Bonjour,
je voudrais savoir si vous avez des noms de bistros-restos pas trop dispendieux à me suggérer pour un voyage d'une semaine?
ça peut être des restos dans n'importe quel arrondissement puisqu'il se peut que je passe près d'eux.
mon hotel est dans le quartier latin.
merci,
geneviève
Dix sites incontournables à Paris? English translation pending
salut
l'un de mes proches sera en voyage d'affaire à paris vers le 25 juin, il compte prolonger son séjour de quelques jours pour pouvoir visiter la capitale française.
pourriez vous me citer les 10 sites incontournables de paris (assez facile d'accès).
merci d'avance.🙂
Vieilles images d'Afrique... English translation pending
Bonjour,
Ce matin, en prenant mon p'tit déj (un bon munster fermier), je repense au temps passé... A cette époque, il y avait sur la table la fameuse boîte en carton "Ya bon Banania"... Elle était belle, cette boîte ! Son illustration rétro, ses couleurs chaudes... Je m'imaginais un peu l'Afrique, des espaces exotiques, comme lorsque je prenais un "Tintin au Congo" ! J'étais petit et je voyageais déjà dans ma tête !
Récemment, "Ya bon Banania" a fait scandale car son image véhiculerait du racisme ou une apologie du colonialisme. Pour "Tintin au Congo", c'est la même chose !
Pourtant, ces images (d'Afrique) sont gravées dans nos mémoires, je dirais qu'elles font partie du patrimoine "artistique". Et, elles risquent d'être interdites !
Je crains finalement que cette future censure soit le début du politiquement correct, la régression vers une société de plus en plus lisse. Peut-être, des mots ou expressions de la vie quotidienne (humour noir, tête de nègre, p'tit noir, etc...) risquent de disparaître aussi.
Ce matin, en prenant mon p'tit déj (un bon munster fermier), je repense au temps passé... A cette époque, il y avait sur la table la fameuse boîte en carton "Ya bon Banania"... Elle était belle, cette boîte ! Son illustration rétro, ses couleurs chaudes... Je m'imaginais un peu l'Afrique, des espaces exotiques, comme lorsque je prenais un "Tintin au Congo" ! J'étais petit et je voyageais déjà dans ma tête !
Récemment, "Ya bon Banania" a fait scandale car son image véhiculerait du racisme ou une apologie du colonialisme. Pour "Tintin au Congo", c'est la même chose !
Pourtant, ces images (d'Afrique) sont gravées dans nos mémoires, je dirais qu'elles font partie du patrimoine "artistique". Et, elles risquent d'être interdites !
Je crains finalement que cette future censure soit le début du politiquement correct, la régression vers une société de plus en plus lisse. Peut-être, des mots ou expressions de la vie quotidienne (humour noir, tête de nègre, p'tit noir, etc...) risquent de disparaître aussi.
Voyage au coeur de cette France qui dépayse English translation pending
Photos en fin de texte
Nul besoin d'aller très loin pour voyager.
Voyager sur la Terre, et voyager dans le temps.
Il était une fois… à deux heures et demie de route de chez nous, un petit fief bourguignon niché au creux d'une jolie campagne vallonnée, comme retranché du monde, où les habitants sont aussi nombreux que les têtes de bétail, comme on dit, et où le temps semble s'être arrêté il y a un siècle. Ou quasi.
Pour y parvenir, mieux vaut avoir fait le plein d'essence et connaître son itinéraire, car les petites routes sinueuses cheminant à travers bois, prés et champs et se rétrécissant au fur et à mesure que l'on s'éloigne de Dijon (à tel point que l'étroite ligne pointillée centrale prend des airs d'ineptie, à moins qu'elle n'ait été pensée pour les mobylettes, peut-être plus nombreuses à circuler ici que les voitures…), n'ont pas leur pareil pour mener… ailleurs… ou nulle part. Tout dépend du point de vue. Car se perdre, certains vous le confirmeront, peut être un pur moment de bonheur et de griserie, sans lequel le voyage perdrait un peu de sa saveur.
Mais tout le monde n'aime pas.
Perdus ou pas, nous voilà sur la route – enfin, sur une route, dont nous croyons nous souvenir que c'est la bonne, c'est-à-dire celle sensée nous mener où nous sommes sensés arriver, et sensés être attendus - et le paysage défile, admirable. Forêts denses, pâturages d'herbe grasse d'un vert profond, ceints d'antiques barrières de bois ou de murets moussus irreguliers, fossés pleins d'une eau courante et transparente charriant des feuilles mortes, ligne d'horizon douce et sinueuse irradiée de lumière révélant à perte de vue un espace d'une ruralité vertigineuse, palette d'ombres et de reflets dorés, silhouettes sur fond de ciel bigarré, éclaboussé et lavé des couleurs du couchant.
Le calme. La paix. Rien que l'abîme entre le ciel et la terre, qui vous happe et vous digère.
A lire les récits de voyage, j'ai constaté que la route crée souvent cet effet là : une ivresse, une griserie, une absence au goût de rêve dans laquelle il est bon de se laisser glisser, emporter, sans un mot. Et c'est pour mieux en profiter, que je me dispense de conduire chaque fois que je le peux !
Certes, nous sommes en France, tout près de chez nous… mais tellement ailleurs, déjà, car hors de portée. Evadés. Enfin !
Enfin… C'est bien beau, tout ça, mais les purs et durs esprits civilisés, indifférents aux subtilités évanescentes de la route et préférant à la mélopée des muses du voyage les instructions susurrées par la voix sensuelle de la dame du GPS, risquent quelques angoisses majeures à la vue de l'étroitesse inouïe et l'irrégularité du revêtement "de ce qu'ils osent appeler une route", la taille dérisoire, le calme et l'apparence austère des quelques hameaux nichés au creux des vallons ou à flanc de coteaux, l'absence total de tout commerce sur le trajet, la lenteur des troupeaux impavides qui rentrent placidement à l'étable, déféquant avec nonchalance et pissant de grands flots fumants sur la chaussée qu'ils encombrent sans aucun état d'âme, les caprices du gibier déboulant régulièrement des fossés, la mine revêche et méfiante des quelques vieux au regard farouche qui, assis sur des bancs de pierre devant leurs maisons d'un autre âge, vous fixent à travers la vitre de la voiture, histoire de se gausser plus ou moins ostensiblement de l'agacement délectable du rat des villes qui s'est égaré, avec sa belle berline ou son 4x4 métallisé rutilant au pare-buffle chromé, au milieu de ce trou-du-cul du monde, comme ils disent, où même le téléphone portable a renoncé à toute incursion.
Longtemps, très longtemps après avoir quitté la ville (le temps ralentit au fur et à mesure que l'on avance, tout comme la vitesse de la voiture d'ailleurs, comme à l'approche du néant…), après avoir enchaîné les virages et contemplé, en plissant les yeux, les crépitements stroboscopiques du soleil jouant à cache-cache à travers les arbres, après avoir goûté à l'ombre épaisse des forêts et bu la lumière mordorée inondant la plaine, après avoir croisé les nombreuses croix en pierre, en métal ou en bois postées en retrait de la route ou trônant à quelques carrefours, après avoir admiré quelques domaines et corps de ferme imposants, hélas abâtardis à cette époque par des luminions de Noël kitsch à souhaits, après avoir aperçu quelques pancartes indiquant des noms bien ruraux et inhabituels, comme Villeneuve-les-Convers, Lucenay-le-Duc, Bussy-Rabutin, Thenissey, Beigneux-les-juifs, Blaisy-haut et Blaisy-bas, Darcey, Venaray-les-Laumes…, après avoir fait la course avec les trains le long de la voie ferrée et s'être fait dédaigneusement doublés par le TGV, alors, seulement… (déjà)… se profile la silhouette de l'énorme silo à grains couleur d'azur, avertissant aux initiés que nous sommes, que nous n'en avons plus que pour quelques coups de volant…
"Encore combien de villages ?", demandent les enfants, pour la dernière fois…
La pancarte d'entrée à peine passée, nous voilà, d'emblée, au "centre ville", sur la minuscule placette où siègent dignement la petite église, le cimetière clos, le monument aux morts et la jolie fontaine, tous de la même couleur pierre. Y a-t-il une mairie ? Si oui, rien ne la distingue des autres bâtisses, par ailleurs toutes similaires - mais pas sans caractère, loin s'en faut.
Souvent, lorsque nous arrivons, il fait nuit. Ou vraiment pas loin.
Nous redécouvrons donc les lieux à la lueur des réverbères et des fenêtres éclairées. Les cheminées fument, seuls quelques chats rodent dans la rue et leurs yeux jettent des éclairs dans la lumière des phares. Le calme règne et tout semble au repos. Le village est tout entier bâti de pierre : chaque maison, chaque mur, chaque monument, les ponts, jusqu'aux auges, jardinières et autres bacs à fleurs… Et est-ce pour cela, ou parce que nous sommes un peu saouls de tous ces virages et de tout cet espace vertigineux bu à grands traits : ici, tout semble figé, statufié, pétrifié, comme sur une image d'archive. Ici, le temps semble n'avoir plus cours et on est presque surpris que la vie ne se déroule en noir en blanc, de croiser des voitures au lieu de carrioles, de voir des ampoules électrique briller à travers les vitres des fenêtres plutôt que la flamme tremblotante des bougies, de découvrir, sur un pan de mur fissuré, un très flashy "Bonnes fêtes" clignotant, au lieu de quelques branches de gui enrubannées, ou une énorme moissonneuse-batteuse ultramoderne au détour d'une grange délabrée…
Moins d'une centaine d'âmes, 2 rues perpendiculaires, la place et ses monuments, quelques fermes, un vieux moulin à l'écart, une rivière paisible, un ruisseau nerveux : voilà tout ce qui fait ce hameau. C'est si petit, ici, qu'on pourrait presque le traverser sans s'en rendre compte.
Quelques mètres après la place, juste avant de sortir du village, nous prenons à droite, entre l'atelier à bois et l'atelier fer, et entrons dans la cours de "chez la Mamie", qui nous attend, forcément, en guettant par la fenêtre, en cuisinant ou faisant sa vaisselle. A moins qu'elle ne soit encore à la messe, à cette heure. Sa maison est une grosse bâtisse où la partie habitable fut aménagée et agrandie en plusieurs étapes, grignotant progressivement sur les étables, greniers et autres dépendances concomitantes, pour loger les membres de la famille au fil des naissances. Et quelle famille ! La Mamie a eu un paquet d'enfants, et ce à partir de 19 ans. Mariée au premier parti venu : le frère du mari de sa sœur, un charretier devenu garagiste par la force du progrès, gros fumeur et gros buveur, emporté il y a environ quinze ans par un cancer ("Tu vois, la vie ne fait pas si mal les choses", m'a-t-elle dit, un jour), elle n'a pas eu une vie facile et ne tient plus à l'existence que par la religion et les antidépresseurs qu'elle prend depuis plus de trente ans. Très pieuse, la pauvre a vu, désolée et impuissante, quasi tous ses enfants briser les liens sacrés du mariage, et une de ses petites-filles se convertir à l'Islam… Mais chut, la voilà, alors que nous venons à peine d'émerger de la voiture. Elle sort en chaussons et en tablier, dans le froid glacial, pour nous embrasser avec effusion et s'extasier de comme les enfants ont grandi, avec cet accent rugueux inimitable typique de la Bourgogne profonde qui, hélas, s'éteint progressivement avec les anciens et ne tardera pas à disparaître du paysage…
Nous entrons sur ses talons. Chez elle, ça sent comme avant, chez ma grand-mère à moi. Une odeur de soupe maison, de vieux bibelots et de cadres poussiéreux, de détergeant à l'huile de lin, de cageots de pommes entreposés et de désodorisant pour toilettes. Peut-être un peu la vieillerie, aussi. Les revêtements de murs ont été refaits récemment, de même qu'on été posés des volets roulants aux fenêtres. Dans la cuisine trône une cuisinière à gaz toute neuve. Pour un peu, on se croirait dans une maison moderne, si ce n'étaient les murs qui mesurent bien 50 ou 60 cm d'épaisseur, les fenêtres ruisselant de condensation qui laissent un peu passer les courants d'air, la vieille baignoire carrée écaillée dans la buanderie, les vieux WC planqués entre trois bouts de contreplaqués peints d'une horrible couleur rose-saumon, les chambres, froides et pleines de lits aux matelas creux et aux couvertures élimées, toutes à l'étage, accessibles par le traditionnel escalier de bois caché derrière sa porte d'accès, les couvercles de boîtes à chocolat ou les bondieuseries variées qui constituent la déco murale, etc. La chaudière ronfle par intermittence. Dans la cuisine, sur le gaz, mijotent dans une vielle poêle toute noire et cabossée, des pommes de terre toutes rondes baignant dans un bain crépitant de saindoux et une grosse cocotte-minute qui sifflote.
Chez la Mamie, on ne plaisante pas avec la nourriture. A 18h30 le couvert est mis d'office, et la bienséance impose de faire honneur au repas, quelle qu'ait été l'heure et le contenu du goûter des enfants. Repas toujours rustique, aussi copieux que délicieux. Elle nous régale (et nous gave) de "tout maison" : conserves de légumes et de fruits du jardin, liqueur de cassis (simple sirop pour les enfants), crème et lait de ferme produits par son fils, fromage blanc maison à tomber par terre agrémenté de confitures, clafoutis de fruits de saison, biscuits, gâteaux moelleux à souhaits… Et pas question d'en laisser dans l'assiette !! Le gaspillage, ça la rend malade. D'ailleurs, je suis toujours fascinée de la voir, à la fin de chaque repas, humecter son doigt pour happer consciencieusement les dernières miettes égarées sur la nappe… Un réflexe qui me fait mesurer toute la distance qui nous sépare, moi qui suis d'une génération qui n'a jamais connu ni guerre ni restrictions, de ces femme qui, comme elle, connaissent la valeur des choses essentielles : manger à sa faim, se chauffer, avoir son homme à la maison et pas au front ni dans un camp de prisonnier… de ces choses qu'on considère comme normales et évidentes, en nantis inconscients que nous sommes.
Bien souvent, notre visite a pour but une fête familiale, laquelle regroupe environ quatre-vingt personnes dans la petite salle des fêtes jouxtant l'église. Chacun ramène un plat, un dessert, du vin, de quoi festoyer dignement. Passée l'effervescence un peu fouillis des arrivées, des préparatifs, des retrouvailles et des salutations, les affinités font leur œuvre et les groupes d'âge se reforment naturellement parmi la multitude de cousins, cousines, oncles, tantes, neveux, petits-enfants, arrière-petits-enfants, mamies, papis et autres aïeux…
Les discussions de ma génération m'ennuient, la plupart du temps. Tout a déjà été dit et rabâché. Du coup, je laisse trainer mes oreilles près du groupe des anciens. J'aime à écouter, discrètement, ce que se racontent nos aînés, ceux qui trônent tout en haut de leur pyramide familiale, en toute discrétion. Dans le groupe, ce sont toujours les mêmes qui parlent. Souvent les femmes, d'ailleurs, sauf celles qui, parce qu'elles sont complètement sourdes, et donc larguées, se contentent d'opiner régulièrement et obligeamment du chef. Les hommes écoutent, placent un bon mot de temps à autre, et certains finissent par disparaître sans qu'on sache trop comment, ni où. Peut-être ont-il des vaches à rentrer et à traire ? Une sieste ou une balade à faire ? Ou, tout simplement, assez du bruit ambiant et besoin de se retrouver seuls avec eux-mêmes ?
Dans le groupe, personne ne s'émeut de ces absences, ni même ne semble les remarquer. Les langues vont bon train. On parle des prochaines célébrations, des pèlerinages, des sorties organisées par les amis de Ste Reine. Et puis on se donne des nouvelles, on se raconte ses maux divers en grimaçant et on rapporte, commente ou critique ce qu'en disent les médecins. On parle beaucoup, avec lenteur, d'un air compatissant et triste, presque à mi-voix, des maladies des autres. Et puis, sans broncher, on évoque les derniers morts et enterrés, et ceux qui n'en ont plus pour très longtemps... On parle aussi de ses enfants, petits-enfants, des mariages, des naissances, des divorces et des séparations, beaucoup. Et je suis, alors, toujours profondément surprise d'entendre ces femmes se remonter les unes les autres pour charger avec animosité leurs semblables, d'autres femmes donc, qu'elles sont promptes à faire immanquablement porter le chapeau de la rupture des couples : ou d'avoir été trop fades et insipides, ou trop légères et libérées, ou trop austères et rigides, ou trop laxistes, ou trop autoritaires... Peut-on remettre en cause toute une existence et quatre, cinq ou six dizaines d'années dédiées à un seul homme, auquel on n'a jamais imaginé pouvoir se soustraire ?
Dans ce domaine, il y a incompréhension inter-générationnelle, c'est indéniable : Les femmes d'aujourd'hui, quel drôle de genre, tout de même, à divorcer dès qu'on leur fout une beigne ou soi-disant parce que le mari déserte un peu trop le lit conjugal, à vouloir à tout prix leur autonomie, à travailler autant voire plus (et gagner autant, voire plus) que leurs hommes, à décider du bon moment d'avoir un enfant, à laisser leurs gamins en garde, à cuisiner du surgelé vite-fait, à sortir et voyager… Et ces jeunes, mal élevés par des mères absentes et des pères démissionnaires étouffés sous les tâches ménagères négligées par leur épouse, qui ne vont plus ni au cathé, ni à la messe, et n'ont plus pour leurs ainés le moindre respect. La faute à qui, hein ? Mais où va le monde !!
J'écoute.
Peu à peu, les phrases pâlissent et leurs sens, au milieu des mots qui roulent sous l'accent comme les cailloux dans le ruisseau et des expressions de patois, s'efface peu à peu. Ne reste qu'un doux murmure, un brouhaha informe assourdi par les rires et les cris des autres, les jeux des enfants, les va-et-vient de tous. Noyée dans ce flot, l'attention déconnectée, je réalise que tout cela pourrait tout aussi bien se passer ailleurs, dans un autre pays, et dans une autre langue, langue que je ne comprendrais alors qu'à peu près, grâce aux intonations de voix, aux mimiques des visages et aux gestes des mains. Cela ne ferait pas une grosse différence. Oui, peut-être que cette scène, ailleurs, se déroulerait exactement de la même manière. Peut-être s'y déroule-t-elle déjà, même.
Lorsque je les observe, ces anciens d'ici, une impression puissante me gagne toujours. De leurs attitudes, de leur présence, de leurs façons de se parler sans pratiquement se regarder, parce qu'ils se connaissent par cœur, de leur façon de rire et de soupirer, émane quelque chose que je n'ai ressenti, pour l'instant, de façon aussi tangible, qu'ici. Quelque chose qui m'évoque (mais est-ce vraiment cela ?) : la fraternité. Cette solidarité, puissante, indéfectible, qui lie les gens du village entre eux, et surtout les vieux, issus pour la plupart de trois ou quatre familles majoritaires ayant toujours vécues ici. Eux tous, et quelques-uns de leurs enfants et petits-enfants, n'ont rien connu d'autre que ce coin, ou sont arrivés d'un village voisin au moment de leur mariage. Le seul voyage de la plupart d'entre eux : un pèlerinage à Lourdes, le plus souvent organisé par la paroisse. Leur patelin, c'est leur vie, d’un bout à l'autre. Pendant leur enfance, ils ont joué dans le petit ruisseau limpide qui traverse le village de part en part et longe le cimetière, ont fréquenté l'école communale à l'instituteur unique. Ils se sont mariés à l'église, ont enterré nombre des leurs dans le petit cimetière. Ils aiment leurs collines arrondies et leur vieux petit château à moitié déglingué, leurs fermes boueuses, leurs champs caillouteux, leurs croix austères, leurs chapelles de pierre et leurs troupeaux débonnaires.
Cet attachement à un lieu, à une terre, m'a fait comprendre, un jour, à moi qui suis d'une génération de feignants et de lâches, d'où les combattant des deux guerres, ces soldats au patriotisme viscéral, tiraient cet amour de la France qui les menaient souvent à la mort, fiers de verser leur sang en servant leur pays… Nous, les jeunes, n'avons plus de racines, et même nos familles ne sont plus cet ancrage d'antan. Nous sommes si blasés, si indifférents et nombrilistes : au nom de quoi nous battrions-nous ? Même l'insoutenable qui nous entoure ne nous fait plus réagir. Ou si peu… juste à grands coups de mots vides et de dédouanements empressés.
Avec les vieux disparait l'âme de la France courageuse et patriote… Et je ne sais pas trop qu'en penser.
Ici, l'histoire a renforcé les liens déjà forts de l'attachement commun à la terre : en 44, une rafle a envoyé une bonne partie des habitants en camp de concentration, et peu en sont revenus. "La Mamie" (que tout le monde appelle par son surnom, tout comme la plupart des gens ici…) était une toute jeune fille à cette époque, et, ce jour-là, elle était – à pieds bien sûr - sur la route à quelques bornes de là, de retour de chez une tante je crois. En rentrant au village, elle a trouvé les maisons désertes et, avertie du drame, en gagnant la gare la plus proche, put entrevoir sa sœur et sa mère monter dans un wagon. Sa mère qui succomba sur le chemin du retour, peu après la libération, et qu'elle ne reverra pas. Sa grande sœur, par contre, la célèbre "marraine", est revenue, elle. Et toute sa vie fut auréolée de cette expérience douloureuse. "La marraine", avec son regard d'enfant et ses manières un peu désuètes de bourgeoise de campagne, offusquée du peu de cas que font les jeunes d'aujourd'hui de cette période de l'histoire et qui, soucieuse de participer à la transmission de la mémoire, fit retranscrire ses souvenirs de déportation dans un petit livret qui fut distribué à toute la famille et aux amis. Pour avoir été chargée de le relire pour en corriger les fautes et l'avoir donc ausculté sous toutes les coutures, je le connais bien, ce récit poussif et scolaire, où la maladresse du style perturbe un peu la lecture mais ne parvient pas, malgré tout, à altérer le caractère dramatique du vécu, qui se suffit de toutes façons à lui seul.
Oui, ici, l'histoire a laissé des traces, et si ce n'est sur la terre, au moins dans le cœur des hommes. Et pas que les guerres. Chaque chemin, chaque colline, chaque champ, même, a ses propres drames à raconter. Là, untel s'est fait écraser en se retournant avec son tracteur. Là, un jeune s'est tué à mobylette. Là, le père de la Mamie fut retrouvé mort… Dans cette maison, une femme s'est suicidée. Sur le bord des routes, comme partout, fleurissent des bouquets de fleurs suspendus à des croix.
On a aussi vu débarquer le progrès et ses coups-bas : l'énorme silo du village voisin fut implanté aux limites de la commune, les lignes à haute tension ont poussé comme de gigantesques champignons d'acier sur les collines et leurs câbles on traversé le ciel. Le TGV a tracé sa route dans la vallée sans que personne n'aie son mot à dire… Et ce vécu commun, faisant fi des inévitables chamailleries humaines, toutes ces saisons, ces événements partagés, ces paysages mille fois arpentés et connus par cœur, l'angélus familier rappelant invariablement les travailleurs au foyer, les nuits paisibles ponctuées par le tintement régulier des cloches de l'église et l'écho du passage des trains, etc., façonnent les visages et semblent donner le même regard aux gens.
J'aime les écouter parler, mais j'ai mes limites, et le bruit des discussions, des rires et des cris qui résonnent dans la petite salle, dépasse assez vite le seuil critique annonciateur de migraine... Les repas à rallonge qui s'éternisent jusqu'au milieu de l'après-midi, ça n'a jamais été mon truc. Je ne tarde donc pas à filer à l'anglaise, avant le dessert souvent, appareil photo en bandoulière, et je pars retrouver les sentiers familiers, les barrières affaissées, les murets éboulés, les ruisseaux qui descendent des collines et les rivières qui serpentent dans le bocage, les buses qui volent en cercles au dessus des prés. La moitié du village étant de la fête, je ne croise personne, ou quasi, et la paix règne aux alentours : une volupté à peine troublée par les quelques passages du TGV.
En grimpant sur la route qui mène à Hauteroche, je m'offre une vue plongeante sur l'architecture en croix monochrome du village. Les cheminées fument tranquillement, l'air est limpide et glacé comme de l'eau, le ciel est blanc de lumière hivernale et le sol de givre. Dans le ruisseau trempent et oscillent des glaçons aux formes tourmentées, suspendus aux feuillages et aux brindilles.
De là-haut, je le sais, on aperçoit, par delà la forêt, au sommet d'un versant éloigné, la stature imposante de l'abbaye de Flavigny (connue pour ses délicieux petits bonbons tous ronds et blancs à l'anis), silhouette sombre et trapue se détachant sur le fond clair du ciel. Et, un peu plus loin, l'entrée d'Hauteroche est dominée par des falaises abruptes perforées de deux énormes trous, semblant veiller sur les habitants d'un regard aux orbites vides. A leurs pieds, en cherchant un peu, on trouve quantités de fossiles.
Hauteroche, c'est, au delà du nom aussi poétique qu'évocateur, à nouveau, un dépaysement. Une ambiance bien plus montagneuse, des pierres plus grises, des rochers fascinants piquetés de trous où la joubarbe se plait à pousser, dont les gens ornent la devanture de leur maison ou avec lesquels ils entourent leur jardin, construisent des murets ou des monticules servant de chapelles. J'aime ce village, toujours venteux. Il nous arrive – privilège de famille nombreuse et donc encombrante, qu'on ne sait jamais où caser - de loger dans le gîte rural, cette charmante maisonnette au grenier reconverti en chambres d'hôtes, avec ses lits grinçants et ses poutres imposantes, dont les fenêtres dominent les toits d'un côté et la cour d'une antique maison de maître de l'autre. Des prospectus y traînent, vantant l'intérêt des visites touristiques locales, dont le fameux site très controversé d'Alesia, évidemment. A cela, je préfère remonter le long de la Douix, jusqu'à la grotte d'où jaillit sa source, vaquer à travers prés en cherchant dans les fossés ces petites étoiles fossilisées qui font l'émerveillement des enfants, ou encore passer voir l'un des fils de La Mamie, dans sa ferme, pour y boire un verre de lait chaud tout juste sorti du pis de ses vaches, parler (l'été) des derniers vêlages et caresser les veaux nouveau-nés, dans la chaleur moite de la laiterie et la saine odeur du foin…
Les enfants ne s'y trompent pas : ici, les vacances durent plus longtemps, et on adopte tout naturellement un autre rythme. On se détend, on se ressource, on se laisser aller à la quiétude et à la tranquillité ambiantes. Il y a toujours un coin inexploré à découvrir, un chemin à arpenter, un barrage à agencer dans le ruisseau, des bouts de bois pour bricoler dans l'atelier, des fleurs des champs à cueillir, des détours à découvrir, des photos à prendre, des chevaux, des vaches, des oiseaux, des poissons à observer, un train à attendre, soit du haut du pont, pour qu'il nous salue d'un joyeux coup de klaxon lorsqu'on lui fera coucou, soit caché dans le tunnel qui passe sous les voies, où la terre tremblera alors dans un bruit de tonnerre.
Ici, c'est la France profonde, la belle France, celle qui se respire, se goûte, s'écoute, se sent, s'admire. Celle qui ressource. Qui dépayse, pour peu qu'on vienne de n'importe où ailleurs.
Cette France que, pour un peu, on croirait éternelle…
Celle qui, quand je la quitte, peut-être du fait de la succession de virages et des ondulations incessantes de la route qui nous entraîne vers Chaumont, de la lourdeur de la cuisine de la Mamie ou de l'excès de sociabilité, me laisse immanquablement barbouillée, le cœur au bord des lèvres et la mélancolie latente, comme au sortir d'un rêve, dans lequel je serais volontiers restée.

Nul besoin d'aller très loin pour voyager.
Voyager sur la Terre, et voyager dans le temps.
Il était une fois… à deux heures et demie de route de chez nous, un petit fief bourguignon niché au creux d'une jolie campagne vallonnée, comme retranché du monde, où les habitants sont aussi nombreux que les têtes de bétail, comme on dit, et où le temps semble s'être arrêté il y a un siècle. Ou quasi.
Pour y parvenir, mieux vaut avoir fait le plein d'essence et connaître son itinéraire, car les petites routes sinueuses cheminant à travers bois, prés et champs et se rétrécissant au fur et à mesure que l'on s'éloigne de Dijon (à tel point que l'étroite ligne pointillée centrale prend des airs d'ineptie, à moins qu'elle n'ait été pensée pour les mobylettes, peut-être plus nombreuses à circuler ici que les voitures…), n'ont pas leur pareil pour mener… ailleurs… ou nulle part. Tout dépend du point de vue. Car se perdre, certains vous le confirmeront, peut être un pur moment de bonheur et de griserie, sans lequel le voyage perdrait un peu de sa saveur.
Mais tout le monde n'aime pas.
Perdus ou pas, nous voilà sur la route – enfin, sur une route, dont nous croyons nous souvenir que c'est la bonne, c'est-à-dire celle sensée nous mener où nous sommes sensés arriver, et sensés être attendus - et le paysage défile, admirable. Forêts denses, pâturages d'herbe grasse d'un vert profond, ceints d'antiques barrières de bois ou de murets moussus irreguliers, fossés pleins d'une eau courante et transparente charriant des feuilles mortes, ligne d'horizon douce et sinueuse irradiée de lumière révélant à perte de vue un espace d'une ruralité vertigineuse, palette d'ombres et de reflets dorés, silhouettes sur fond de ciel bigarré, éclaboussé et lavé des couleurs du couchant.
Le calme. La paix. Rien que l'abîme entre le ciel et la terre, qui vous happe et vous digère.
A lire les récits de voyage, j'ai constaté que la route crée souvent cet effet là : une ivresse, une griserie, une absence au goût de rêve dans laquelle il est bon de se laisser glisser, emporter, sans un mot. Et c'est pour mieux en profiter, que je me dispense de conduire chaque fois que je le peux !
Certes, nous sommes en France, tout près de chez nous… mais tellement ailleurs, déjà, car hors de portée. Evadés. Enfin !
Enfin… C'est bien beau, tout ça, mais les purs et durs esprits civilisés, indifférents aux subtilités évanescentes de la route et préférant à la mélopée des muses du voyage les instructions susurrées par la voix sensuelle de la dame du GPS, risquent quelques angoisses majeures à la vue de l'étroitesse inouïe et l'irrégularité du revêtement "de ce qu'ils osent appeler une route", la taille dérisoire, le calme et l'apparence austère des quelques hameaux nichés au creux des vallons ou à flanc de coteaux, l'absence total de tout commerce sur le trajet, la lenteur des troupeaux impavides qui rentrent placidement à l'étable, déféquant avec nonchalance et pissant de grands flots fumants sur la chaussée qu'ils encombrent sans aucun état d'âme, les caprices du gibier déboulant régulièrement des fossés, la mine revêche et méfiante des quelques vieux au regard farouche qui, assis sur des bancs de pierre devant leurs maisons d'un autre âge, vous fixent à travers la vitre de la voiture, histoire de se gausser plus ou moins ostensiblement de l'agacement délectable du rat des villes qui s'est égaré, avec sa belle berline ou son 4x4 métallisé rutilant au pare-buffle chromé, au milieu de ce trou-du-cul du monde, comme ils disent, où même le téléphone portable a renoncé à toute incursion.
Longtemps, très longtemps après avoir quitté la ville (le temps ralentit au fur et à mesure que l'on avance, tout comme la vitesse de la voiture d'ailleurs, comme à l'approche du néant…), après avoir enchaîné les virages et contemplé, en plissant les yeux, les crépitements stroboscopiques du soleil jouant à cache-cache à travers les arbres, après avoir goûté à l'ombre épaisse des forêts et bu la lumière mordorée inondant la plaine, après avoir croisé les nombreuses croix en pierre, en métal ou en bois postées en retrait de la route ou trônant à quelques carrefours, après avoir admiré quelques domaines et corps de ferme imposants, hélas abâtardis à cette époque par des luminions de Noël kitsch à souhaits, après avoir aperçu quelques pancartes indiquant des noms bien ruraux et inhabituels, comme Villeneuve-les-Convers, Lucenay-le-Duc, Bussy-Rabutin, Thenissey, Beigneux-les-juifs, Blaisy-haut et Blaisy-bas, Darcey, Venaray-les-Laumes…, après avoir fait la course avec les trains le long de la voie ferrée et s'être fait dédaigneusement doublés par le TGV, alors, seulement… (déjà)… se profile la silhouette de l'énorme silo à grains couleur d'azur, avertissant aux initiés que nous sommes, que nous n'en avons plus que pour quelques coups de volant…
"Encore combien de villages ?", demandent les enfants, pour la dernière fois…
La pancarte d'entrée à peine passée, nous voilà, d'emblée, au "centre ville", sur la minuscule placette où siègent dignement la petite église, le cimetière clos, le monument aux morts et la jolie fontaine, tous de la même couleur pierre. Y a-t-il une mairie ? Si oui, rien ne la distingue des autres bâtisses, par ailleurs toutes similaires - mais pas sans caractère, loin s'en faut.
Souvent, lorsque nous arrivons, il fait nuit. Ou vraiment pas loin.
Nous redécouvrons donc les lieux à la lueur des réverbères et des fenêtres éclairées. Les cheminées fument, seuls quelques chats rodent dans la rue et leurs yeux jettent des éclairs dans la lumière des phares. Le calme règne et tout semble au repos. Le village est tout entier bâti de pierre : chaque maison, chaque mur, chaque monument, les ponts, jusqu'aux auges, jardinières et autres bacs à fleurs… Et est-ce pour cela, ou parce que nous sommes un peu saouls de tous ces virages et de tout cet espace vertigineux bu à grands traits : ici, tout semble figé, statufié, pétrifié, comme sur une image d'archive. Ici, le temps semble n'avoir plus cours et on est presque surpris que la vie ne se déroule en noir en blanc, de croiser des voitures au lieu de carrioles, de voir des ampoules électrique briller à travers les vitres des fenêtres plutôt que la flamme tremblotante des bougies, de découvrir, sur un pan de mur fissuré, un très flashy "Bonnes fêtes" clignotant, au lieu de quelques branches de gui enrubannées, ou une énorme moissonneuse-batteuse ultramoderne au détour d'une grange délabrée…
Moins d'une centaine d'âmes, 2 rues perpendiculaires, la place et ses monuments, quelques fermes, un vieux moulin à l'écart, une rivière paisible, un ruisseau nerveux : voilà tout ce qui fait ce hameau. C'est si petit, ici, qu'on pourrait presque le traverser sans s'en rendre compte.
Quelques mètres après la place, juste avant de sortir du village, nous prenons à droite, entre l'atelier à bois et l'atelier fer, et entrons dans la cours de "chez la Mamie", qui nous attend, forcément, en guettant par la fenêtre, en cuisinant ou faisant sa vaisselle. A moins qu'elle ne soit encore à la messe, à cette heure. Sa maison est une grosse bâtisse où la partie habitable fut aménagée et agrandie en plusieurs étapes, grignotant progressivement sur les étables, greniers et autres dépendances concomitantes, pour loger les membres de la famille au fil des naissances. Et quelle famille ! La Mamie a eu un paquet d'enfants, et ce à partir de 19 ans. Mariée au premier parti venu : le frère du mari de sa sœur, un charretier devenu garagiste par la force du progrès, gros fumeur et gros buveur, emporté il y a environ quinze ans par un cancer ("Tu vois, la vie ne fait pas si mal les choses", m'a-t-elle dit, un jour), elle n'a pas eu une vie facile et ne tient plus à l'existence que par la religion et les antidépresseurs qu'elle prend depuis plus de trente ans. Très pieuse, la pauvre a vu, désolée et impuissante, quasi tous ses enfants briser les liens sacrés du mariage, et une de ses petites-filles se convertir à l'Islam… Mais chut, la voilà, alors que nous venons à peine d'émerger de la voiture. Elle sort en chaussons et en tablier, dans le froid glacial, pour nous embrasser avec effusion et s'extasier de comme les enfants ont grandi, avec cet accent rugueux inimitable typique de la Bourgogne profonde qui, hélas, s'éteint progressivement avec les anciens et ne tardera pas à disparaître du paysage…
Nous entrons sur ses talons. Chez elle, ça sent comme avant, chez ma grand-mère à moi. Une odeur de soupe maison, de vieux bibelots et de cadres poussiéreux, de détergeant à l'huile de lin, de cageots de pommes entreposés et de désodorisant pour toilettes. Peut-être un peu la vieillerie, aussi. Les revêtements de murs ont été refaits récemment, de même qu'on été posés des volets roulants aux fenêtres. Dans la cuisine trône une cuisinière à gaz toute neuve. Pour un peu, on se croirait dans une maison moderne, si ce n'étaient les murs qui mesurent bien 50 ou 60 cm d'épaisseur, les fenêtres ruisselant de condensation qui laissent un peu passer les courants d'air, la vieille baignoire carrée écaillée dans la buanderie, les vieux WC planqués entre trois bouts de contreplaqués peints d'une horrible couleur rose-saumon, les chambres, froides et pleines de lits aux matelas creux et aux couvertures élimées, toutes à l'étage, accessibles par le traditionnel escalier de bois caché derrière sa porte d'accès, les couvercles de boîtes à chocolat ou les bondieuseries variées qui constituent la déco murale, etc. La chaudière ronfle par intermittence. Dans la cuisine, sur le gaz, mijotent dans une vielle poêle toute noire et cabossée, des pommes de terre toutes rondes baignant dans un bain crépitant de saindoux et une grosse cocotte-minute qui sifflote.
Chez la Mamie, on ne plaisante pas avec la nourriture. A 18h30 le couvert est mis d'office, et la bienséance impose de faire honneur au repas, quelle qu'ait été l'heure et le contenu du goûter des enfants. Repas toujours rustique, aussi copieux que délicieux. Elle nous régale (et nous gave) de "tout maison" : conserves de légumes et de fruits du jardin, liqueur de cassis (simple sirop pour les enfants), crème et lait de ferme produits par son fils, fromage blanc maison à tomber par terre agrémenté de confitures, clafoutis de fruits de saison, biscuits, gâteaux moelleux à souhaits… Et pas question d'en laisser dans l'assiette !! Le gaspillage, ça la rend malade. D'ailleurs, je suis toujours fascinée de la voir, à la fin de chaque repas, humecter son doigt pour happer consciencieusement les dernières miettes égarées sur la nappe… Un réflexe qui me fait mesurer toute la distance qui nous sépare, moi qui suis d'une génération qui n'a jamais connu ni guerre ni restrictions, de ces femme qui, comme elle, connaissent la valeur des choses essentielles : manger à sa faim, se chauffer, avoir son homme à la maison et pas au front ni dans un camp de prisonnier… de ces choses qu'on considère comme normales et évidentes, en nantis inconscients que nous sommes.
Bien souvent, notre visite a pour but une fête familiale, laquelle regroupe environ quatre-vingt personnes dans la petite salle des fêtes jouxtant l'église. Chacun ramène un plat, un dessert, du vin, de quoi festoyer dignement. Passée l'effervescence un peu fouillis des arrivées, des préparatifs, des retrouvailles et des salutations, les affinités font leur œuvre et les groupes d'âge se reforment naturellement parmi la multitude de cousins, cousines, oncles, tantes, neveux, petits-enfants, arrière-petits-enfants, mamies, papis et autres aïeux…
Les discussions de ma génération m'ennuient, la plupart du temps. Tout a déjà été dit et rabâché. Du coup, je laisse trainer mes oreilles près du groupe des anciens. J'aime à écouter, discrètement, ce que se racontent nos aînés, ceux qui trônent tout en haut de leur pyramide familiale, en toute discrétion. Dans le groupe, ce sont toujours les mêmes qui parlent. Souvent les femmes, d'ailleurs, sauf celles qui, parce qu'elles sont complètement sourdes, et donc larguées, se contentent d'opiner régulièrement et obligeamment du chef. Les hommes écoutent, placent un bon mot de temps à autre, et certains finissent par disparaître sans qu'on sache trop comment, ni où. Peut-être ont-il des vaches à rentrer et à traire ? Une sieste ou une balade à faire ? Ou, tout simplement, assez du bruit ambiant et besoin de se retrouver seuls avec eux-mêmes ?
Dans le groupe, personne ne s'émeut de ces absences, ni même ne semble les remarquer. Les langues vont bon train. On parle des prochaines célébrations, des pèlerinages, des sorties organisées par les amis de Ste Reine. Et puis on se donne des nouvelles, on se raconte ses maux divers en grimaçant et on rapporte, commente ou critique ce qu'en disent les médecins. On parle beaucoup, avec lenteur, d'un air compatissant et triste, presque à mi-voix, des maladies des autres. Et puis, sans broncher, on évoque les derniers morts et enterrés, et ceux qui n'en ont plus pour très longtemps... On parle aussi de ses enfants, petits-enfants, des mariages, des naissances, des divorces et des séparations, beaucoup. Et je suis, alors, toujours profondément surprise d'entendre ces femmes se remonter les unes les autres pour charger avec animosité leurs semblables, d'autres femmes donc, qu'elles sont promptes à faire immanquablement porter le chapeau de la rupture des couples : ou d'avoir été trop fades et insipides, ou trop légères et libérées, ou trop austères et rigides, ou trop laxistes, ou trop autoritaires... Peut-on remettre en cause toute une existence et quatre, cinq ou six dizaines d'années dédiées à un seul homme, auquel on n'a jamais imaginé pouvoir se soustraire ?
Dans ce domaine, il y a incompréhension inter-générationnelle, c'est indéniable : Les femmes d'aujourd'hui, quel drôle de genre, tout de même, à divorcer dès qu'on leur fout une beigne ou soi-disant parce que le mari déserte un peu trop le lit conjugal, à vouloir à tout prix leur autonomie, à travailler autant voire plus (et gagner autant, voire plus) que leurs hommes, à décider du bon moment d'avoir un enfant, à laisser leurs gamins en garde, à cuisiner du surgelé vite-fait, à sortir et voyager… Et ces jeunes, mal élevés par des mères absentes et des pères démissionnaires étouffés sous les tâches ménagères négligées par leur épouse, qui ne vont plus ni au cathé, ni à la messe, et n'ont plus pour leurs ainés le moindre respect. La faute à qui, hein ? Mais où va le monde !!
J'écoute.
Peu à peu, les phrases pâlissent et leurs sens, au milieu des mots qui roulent sous l'accent comme les cailloux dans le ruisseau et des expressions de patois, s'efface peu à peu. Ne reste qu'un doux murmure, un brouhaha informe assourdi par les rires et les cris des autres, les jeux des enfants, les va-et-vient de tous. Noyée dans ce flot, l'attention déconnectée, je réalise que tout cela pourrait tout aussi bien se passer ailleurs, dans un autre pays, et dans une autre langue, langue que je ne comprendrais alors qu'à peu près, grâce aux intonations de voix, aux mimiques des visages et aux gestes des mains. Cela ne ferait pas une grosse différence. Oui, peut-être que cette scène, ailleurs, se déroulerait exactement de la même manière. Peut-être s'y déroule-t-elle déjà, même.
Lorsque je les observe, ces anciens d'ici, une impression puissante me gagne toujours. De leurs attitudes, de leur présence, de leurs façons de se parler sans pratiquement se regarder, parce qu'ils se connaissent par cœur, de leur façon de rire et de soupirer, émane quelque chose que je n'ai ressenti, pour l'instant, de façon aussi tangible, qu'ici. Quelque chose qui m'évoque (mais est-ce vraiment cela ?) : la fraternité. Cette solidarité, puissante, indéfectible, qui lie les gens du village entre eux, et surtout les vieux, issus pour la plupart de trois ou quatre familles majoritaires ayant toujours vécues ici. Eux tous, et quelques-uns de leurs enfants et petits-enfants, n'ont rien connu d'autre que ce coin, ou sont arrivés d'un village voisin au moment de leur mariage. Le seul voyage de la plupart d'entre eux : un pèlerinage à Lourdes, le plus souvent organisé par la paroisse. Leur patelin, c'est leur vie, d’un bout à l'autre. Pendant leur enfance, ils ont joué dans le petit ruisseau limpide qui traverse le village de part en part et longe le cimetière, ont fréquenté l'école communale à l'instituteur unique. Ils se sont mariés à l'église, ont enterré nombre des leurs dans le petit cimetière. Ils aiment leurs collines arrondies et leur vieux petit château à moitié déglingué, leurs fermes boueuses, leurs champs caillouteux, leurs croix austères, leurs chapelles de pierre et leurs troupeaux débonnaires.
Cet attachement à un lieu, à une terre, m'a fait comprendre, un jour, à moi qui suis d'une génération de feignants et de lâches, d'où les combattant des deux guerres, ces soldats au patriotisme viscéral, tiraient cet amour de la France qui les menaient souvent à la mort, fiers de verser leur sang en servant leur pays… Nous, les jeunes, n'avons plus de racines, et même nos familles ne sont plus cet ancrage d'antan. Nous sommes si blasés, si indifférents et nombrilistes : au nom de quoi nous battrions-nous ? Même l'insoutenable qui nous entoure ne nous fait plus réagir. Ou si peu… juste à grands coups de mots vides et de dédouanements empressés.
Avec les vieux disparait l'âme de la France courageuse et patriote… Et je ne sais pas trop qu'en penser.
Ici, l'histoire a renforcé les liens déjà forts de l'attachement commun à la terre : en 44, une rafle a envoyé une bonne partie des habitants en camp de concentration, et peu en sont revenus. "La Mamie" (que tout le monde appelle par son surnom, tout comme la plupart des gens ici…) était une toute jeune fille à cette époque, et, ce jour-là, elle était – à pieds bien sûr - sur la route à quelques bornes de là, de retour de chez une tante je crois. En rentrant au village, elle a trouvé les maisons désertes et, avertie du drame, en gagnant la gare la plus proche, put entrevoir sa sœur et sa mère monter dans un wagon. Sa mère qui succomba sur le chemin du retour, peu après la libération, et qu'elle ne reverra pas. Sa grande sœur, par contre, la célèbre "marraine", est revenue, elle. Et toute sa vie fut auréolée de cette expérience douloureuse. "La marraine", avec son regard d'enfant et ses manières un peu désuètes de bourgeoise de campagne, offusquée du peu de cas que font les jeunes d'aujourd'hui de cette période de l'histoire et qui, soucieuse de participer à la transmission de la mémoire, fit retranscrire ses souvenirs de déportation dans un petit livret qui fut distribué à toute la famille et aux amis. Pour avoir été chargée de le relire pour en corriger les fautes et l'avoir donc ausculté sous toutes les coutures, je le connais bien, ce récit poussif et scolaire, où la maladresse du style perturbe un peu la lecture mais ne parvient pas, malgré tout, à altérer le caractère dramatique du vécu, qui se suffit de toutes façons à lui seul.
Oui, ici, l'histoire a laissé des traces, et si ce n'est sur la terre, au moins dans le cœur des hommes. Et pas que les guerres. Chaque chemin, chaque colline, chaque champ, même, a ses propres drames à raconter. Là, untel s'est fait écraser en se retournant avec son tracteur. Là, un jeune s'est tué à mobylette. Là, le père de la Mamie fut retrouvé mort… Dans cette maison, une femme s'est suicidée. Sur le bord des routes, comme partout, fleurissent des bouquets de fleurs suspendus à des croix.
On a aussi vu débarquer le progrès et ses coups-bas : l'énorme silo du village voisin fut implanté aux limites de la commune, les lignes à haute tension ont poussé comme de gigantesques champignons d'acier sur les collines et leurs câbles on traversé le ciel. Le TGV a tracé sa route dans la vallée sans que personne n'aie son mot à dire… Et ce vécu commun, faisant fi des inévitables chamailleries humaines, toutes ces saisons, ces événements partagés, ces paysages mille fois arpentés et connus par cœur, l'angélus familier rappelant invariablement les travailleurs au foyer, les nuits paisibles ponctuées par le tintement régulier des cloches de l'église et l'écho du passage des trains, etc., façonnent les visages et semblent donner le même regard aux gens.
J'aime les écouter parler, mais j'ai mes limites, et le bruit des discussions, des rires et des cris qui résonnent dans la petite salle, dépasse assez vite le seuil critique annonciateur de migraine... Les repas à rallonge qui s'éternisent jusqu'au milieu de l'après-midi, ça n'a jamais été mon truc. Je ne tarde donc pas à filer à l'anglaise, avant le dessert souvent, appareil photo en bandoulière, et je pars retrouver les sentiers familiers, les barrières affaissées, les murets éboulés, les ruisseaux qui descendent des collines et les rivières qui serpentent dans le bocage, les buses qui volent en cercles au dessus des prés. La moitié du village étant de la fête, je ne croise personne, ou quasi, et la paix règne aux alentours : une volupté à peine troublée par les quelques passages du TGV.
En grimpant sur la route qui mène à Hauteroche, je m'offre une vue plongeante sur l'architecture en croix monochrome du village. Les cheminées fument tranquillement, l'air est limpide et glacé comme de l'eau, le ciel est blanc de lumière hivernale et le sol de givre. Dans le ruisseau trempent et oscillent des glaçons aux formes tourmentées, suspendus aux feuillages et aux brindilles.
De là-haut, je le sais, on aperçoit, par delà la forêt, au sommet d'un versant éloigné, la stature imposante de l'abbaye de Flavigny (connue pour ses délicieux petits bonbons tous ronds et blancs à l'anis), silhouette sombre et trapue se détachant sur le fond clair du ciel. Et, un peu plus loin, l'entrée d'Hauteroche est dominée par des falaises abruptes perforées de deux énormes trous, semblant veiller sur les habitants d'un regard aux orbites vides. A leurs pieds, en cherchant un peu, on trouve quantités de fossiles.
Hauteroche, c'est, au delà du nom aussi poétique qu'évocateur, à nouveau, un dépaysement. Une ambiance bien plus montagneuse, des pierres plus grises, des rochers fascinants piquetés de trous où la joubarbe se plait à pousser, dont les gens ornent la devanture de leur maison ou avec lesquels ils entourent leur jardin, construisent des murets ou des monticules servant de chapelles. J'aime ce village, toujours venteux. Il nous arrive – privilège de famille nombreuse et donc encombrante, qu'on ne sait jamais où caser - de loger dans le gîte rural, cette charmante maisonnette au grenier reconverti en chambres d'hôtes, avec ses lits grinçants et ses poutres imposantes, dont les fenêtres dominent les toits d'un côté et la cour d'une antique maison de maître de l'autre. Des prospectus y traînent, vantant l'intérêt des visites touristiques locales, dont le fameux site très controversé d'Alesia, évidemment. A cela, je préfère remonter le long de la Douix, jusqu'à la grotte d'où jaillit sa source, vaquer à travers prés en cherchant dans les fossés ces petites étoiles fossilisées qui font l'émerveillement des enfants, ou encore passer voir l'un des fils de La Mamie, dans sa ferme, pour y boire un verre de lait chaud tout juste sorti du pis de ses vaches, parler (l'été) des derniers vêlages et caresser les veaux nouveau-nés, dans la chaleur moite de la laiterie et la saine odeur du foin…
Les enfants ne s'y trompent pas : ici, les vacances durent plus longtemps, et on adopte tout naturellement un autre rythme. On se détend, on se ressource, on se laisser aller à la quiétude et à la tranquillité ambiantes. Il y a toujours un coin inexploré à découvrir, un chemin à arpenter, un barrage à agencer dans le ruisseau, des bouts de bois pour bricoler dans l'atelier, des fleurs des champs à cueillir, des détours à découvrir, des photos à prendre, des chevaux, des vaches, des oiseaux, des poissons à observer, un train à attendre, soit du haut du pont, pour qu'il nous salue d'un joyeux coup de klaxon lorsqu'on lui fera coucou, soit caché dans le tunnel qui passe sous les voies, où la terre tremblera alors dans un bruit de tonnerre.
Ici, c'est la France profonde, la belle France, celle qui se respire, se goûte, s'écoute, se sent, s'admire. Celle qui ressource. Qui dépayse, pour peu qu'on vienne de n'importe où ailleurs.
Cette France que, pour un peu, on croirait éternelle…
Celle qui, quand je la quitte, peut-être du fait de la succession de virages et des ondulations incessantes de la route qui nous entraîne vers Chaumont, de la lourdeur de la cuisine de la Mamie ou de l'excès de sociabilité, me laisse immanquablement barbouillée, le cœur au bord des lèvres et la mélancolie latente, comme au sortir d'un rêve, dans lequel je serais volontiers restée.

Quel est votre coup de coeur cyclo en France? English translation pending
En juillet, nous aimerions rouler en France, en cyclo-touristes. Nous sommes à la recherche d'une destination qui permettrait de voir plusieurs petits villages, routes et campings accessibles, pour un trajet d'environ 1000 km. (moyenne de 60km par jour).
Nous aurions besoin de suggestions. Niveau de difficulté moyen.
Merci de prendre le temps de partager avec nous vos sorties.
Michèle
Tour de la Bourgogne à vélo English translation pending
Bonjour je suis un petit nouveau sur votre site de forum.
Ma conjointe et moi projetons pour l'an prochain, ce qui est pour moi mon plus vieux rêve : un voyage à vélo.
Comme première destination nous projetons de traverser l'Atlantique avec nos vélos, de Paris prendre le TGV jusqu'à Dijon et de là partir pour un tour de la Bourgogne en pédalant quand c'est possible sur les voies vertes sinon sur les petites routes pendant 2 semaines possiblement en septembre 2009.
J'aimerais savoir si il y a parmi vous des personnes qui connaisent la région à qui on pourrait s'informer sur de petits détails en préparant tranquilement ce petit périple.
Peut-être même des gens du coin, que nous pourrions rencontrer là-bas...
merci beaucoup
Ma conjointe et moi projetons pour l'an prochain, ce qui est pour moi mon plus vieux rêve : un voyage à vélo.
Comme première destination nous projetons de traverser l'Atlantique avec nos vélos, de Paris prendre le TGV jusqu'à Dijon et de là partir pour un tour de la Bourgogne en pédalant quand c'est possible sur les voies vertes sinon sur les petites routes pendant 2 semaines possiblement en septembre 2009.
J'aimerais savoir si il y a parmi vous des personnes qui connaisent la région à qui on pourrait s'informer sur de petits détails en préparant tranquilement ce petit périple.
Peut-être même des gens du coin, que nous pourrions rencontrer là-bas...
merci beaucoup
Quel est le "bon" prix pour la malarone? English translation pending
Bonjour,
je dois acheter de la malarone (4 boites de 12) pour un prochain voyage.
je sais que le prix de ce médoc est libre (et élevé !!), et qu'il peut y avoir des écrats significatifs entre les pharmacies...
Donc ma question est le suivante : quel prix est raisonnable ? si une pharmacie m'annonce 60 euros, dois-je partir en courant ? si elle me dit 20 euros, dois-je la dénoncer aux flics car c'est une arnaque ?
Mes a priori sont : 40 euros : bon marché 50 euros : ok 60 euros : cher Mais je peux me tromper...
si vous avez déjà fait le tour des pharmacies à ce sujet, votre expérience m'intéresse 😉
Merci
je dois acheter de la malarone (4 boites de 12) pour un prochain voyage.
je sais que le prix de ce médoc est libre (et élevé !!), et qu'il peut y avoir des écrats significatifs entre les pharmacies...
Donc ma question est le suivante : quel prix est raisonnable ? si une pharmacie m'annonce 60 euros, dois-je partir en courant ? si elle me dit 20 euros, dois-je la dénoncer aux flics car c'est une arnaque ?
Mes a priori sont : 40 euros : bon marché 50 euros : ok 60 euros : cher Mais je peux me tromper...
si vous avez déjà fait le tour des pharmacies à ce sujet, votre expérience m'intéresse 😉
Merci
Votre plus beau voyage en France... English translation pending
Bonjour tout le Monde !!!🙂!!!
Venant de passer dix jours dans le Massif des Ecrins, une nouvelle fois je n'ai pu échapper à cette reflexion, que la France n'a pas fini de nous étonner par la beauté de ses différents endroits, et l'incroyable diversité de ses sites quelque soit la direction ou la distance parcourue de son domicile...
De là m'est venue le souhait de vous poser cette question: vue de l'intérieur comme de Belgique, Canada, Suisse et tout autre véfiste d'autre pays, venus une ou plusieurs fois chez les "fromages qui puent" mais aussi chez les meilleurs chefs de la planète, quelle moment, quel instant, quel souvenir, quelle anecdote, ou plus généralement quelle région vous a le plus marqué dans son ensemble et pour quelles raisons ???
Merci pour vos avis qui contribueront sans nul doute à mieux nous connaître encore, au travers de notre...
Amitié voyageuse
Venant de passer dix jours dans le Massif des Ecrins, une nouvelle fois je n'ai pu échapper à cette reflexion, que la France n'a pas fini de nous étonner par la beauté de ses différents endroits, et l'incroyable diversité de ses sites quelque soit la direction ou la distance parcourue de son domicile...
De là m'est venue le souhait de vous poser cette question: vue de l'intérieur comme de Belgique, Canada, Suisse et tout autre véfiste d'autre pays, venus une ou plusieurs fois chez les "fromages qui puent" mais aussi chez les meilleurs chefs de la planète, quelle moment, quel instant, quel souvenir, quelle anecdote, ou plus généralement quelle région vous a le plus marqué dans son ensemble et pour quelles raisons ???
Merci pour vos avis qui contribueront sans nul doute à mieux nous connaître encore, au travers de notre...
Amitié voyageuse
Madagascar: plus africaine ou asiatique? English translation pending
Bonsoir à tous!!!!!🙂
Je voudrais débattre sur ce sujet avec vous amis de Madagascar!😉
madagascar plus africaine qu'asiatique ou alors un judicieux compromis 😉😉😉
à vos plumes😉
Je voudrais débattre sur ce sujet avec vous amis de Madagascar!😉
madagascar plus africaine qu'asiatique ou alors un judicieux compromis 😉😉😉
à vos plumes😉
Biking (MTB) along the Canal between the Two Seas (France)
Why bike (MTB) along the canal between the Two Seas: the lateral canal of the Garonne from Bordeaux to Toulouse, and the Midi Canal from Toulouse to the Mediterranean?
This canal was created to connect the Mediterranean to the Atlantic without going around Spain, and along its entire length, there’s an old towpath (used to pull barges). Since this path is closed to traffic (except for service vehicles from Voies Navigables de France), no cars drive on it—it’s dangerous, noisy, and polluting. The Canal between the Two Seas was built for transporting goods, so it passes through many towns you can explore without dealing with traffic. You can stock up on supplies or spend the night. You’ll discover the varied landscapes of the countryside, always in the serenity brought by the calm and slow flow of the canal’s water. Most of the time, you’ll be in the shade of trees planted to stabilize the banks with their roots. All you have to do is follow this blue—or rather green—ribbon without needing to consult a map. But the biggest advantage is that it’s flat! Of course, on the Canal du Midi, water flows from the watershed divide at Naurouze eastward to the Mediterranean and westward to Toulouse. On the lateral canal of the Garonne, water flows toward Bordeaux. But this slope is almost imperceptible, which is a huge plus when you want to travel by bike for several days with luggage.
When I say "bike," I really mean MTB because, while the towpath has been replaced in some places by a paved bike path, it mostly resembles a dirt trail—sometimes smooth, sometimes rocky, and often cluttered with roots from the magnificent trees lining it. Since the canal was classified as a UNESCO World Heritage site, improvements have been underway, but it won’t be tomorrow that you’ll be able to ride from Bordeaux to Sète on a road bike. And I’m afraid the first sections of the path will be worn out before the rest is finished. You might even run into construction work for this bike path. That’s what happened to me during the spring of 2007.
Sunday, 03/11 – Valence d'Agen 08:15 to Toulouse (Rangueil) 16:30 97 km in 8h15 (6h on the bike) I started on the recently paved path along the lateral canal of the Garonne. The first locks appeared, and as I approached Moissac, the path turned into a billiard table until Castelsarrasin. After the Cousteau port, I was back on the classic dirt towpath with its rocks, roots, and nutria holes. But not for long—soon, I hit ruts left by backhoes and bulldozers, which, fortunately, were resting for the Sunday. A pile of rubble taller than me blocked the entire width of the path. I didn’t want to turn back to find the previous bridge and ride on the other bank, which was just as impassable (dense grass). It wasn’t easy to carry a bike with full panniers, so I lifted it over several mounds. I kept going, sometimes on foot, unsure how far the construction extended. Another bulldozer—luckily, the ground was dry. The work went all the way to Montech, making the path impassable. I recommend taking the N113, which runs parallel (that’s what I did on the way back). In Montech, the famous water slope was at rest, waiting for tourists. For many kilometers, I was back on the traditional towpath. The closer I got to Toulouse, the better the surface became, and the more cyclists and pedestrians I saw—until the city center, where there was nonstop bike traffic, especially students heading to Rangueil.
Monday, 03/12 – Rangueil 09:10 to Revel 16:30 86 km in 7h20 (5h30 on the bike) As soon as you reach Toulouse, you make a 90° turn to follow the connection between the lateral canal and the Canal du Midi. Heading east, you pass the barge selling the famous Toulouse violet souvenirs. A real bike path has been built for 50 km to Port Lauragais. It’s a true joy for Toulousains and travelers. Restrooms have been installed or shared with highway rest areas, allowing you to refill water (of course, bikes are banned from ASF rest areas, but cleverly placed racks let you secure your bike and walk in). At Port Lauragais, it’s another rest area shared by highway users, cyclists, and boaters. You’ll find a cafeteria, restaurant, hotel, and a shop selling regional souvenirs. But the real pleasure is reaching the watershed divide at Naurouze, where water flows toward the Mediterranean on one side and the Atlantic on the other. There, I decided to leave the Canal du Midi, which continues toward Castelnaudary with a much rougher towpath, to follow the *Rigole* that feeds the canal with water from the Saint-Ferréol basin. For me, it was like returning to the source—a bit like a pilgrimage in honor of the brilliant Pierre-Paul Riquet, the designer of this magnificent work. I followed the service trail along the *Rigole*. It’s actually a variant of the GR 653, leading to Revel alongside this artificial waterway. It’s fed by water from the Montagne Noire, and I was worried about a steep climb. But that wasn’t the case—the *Rigole* winds for 40 km, flowing gently under the trees. It was better than a dream: a smooth dirt path with the crunch of pine needles under the wheels, where I only crossed paths with a few fishermen... And to soothe sore buns, the last kilometers were on packed earth—a paradise (ATVs, stay away!). More walkers and cyclists appeared there.
Tuesday, 03/13 After a restful night in Revel, I started the morning with a walk around Lake Saint-Ferréol. A very pleasant 10 km hike, but I don’t recommend it for mountain bikers unless you’re used to mountain terrain and have strong calves. Otherwise, you can take the road—there are at least two hotels near the lake. In the afternoon, I began the return trip to Tarn-et-Garonne via the same path, with the same pleasure.
Total: 378 km of suffering and bliss, for which I must thank the departmental and regional councils for their funding, Voies Navigables de France for maintenance, and the volunteers who mark the hiking trails. And don’t you think you’re exaggerating a bit with your 378 km of bliss and the paradise of the *Rigole*?
Okay, fine—it wasn’t always idyllic. Sometimes the path was downright *pierrique*... but I had great weather, and the landscapes were so beautiful (water, sun, vegetation). In the rain or mud, it would’ve been less fun. What does *pierrique* even mean?
*Pierrique* is worse than rocky. I know a Pierrick, and he’s tough. And why *Facteur4*?
It’s France’s goal to reduce greenhouse gas emissions by a factor of 4 by 2050. I’m doing my part by biking to work 3 out of 4 times. And your cassoulet?
Guilty as charged. I ate the best cassoulet of my life at the Hôtel du Midi in Revel. But it was very productive in methane. My stomach hurt so much I couldn’t sleep and ended up writing my postcards between 3 and 4 AM. So many great memories!
This canal was created to connect the Mediterranean to the Atlantic without going around Spain, and along its entire length, there’s an old towpath (used to pull barges). Since this path is closed to traffic (except for service vehicles from Voies Navigables de France), no cars drive on it—it’s dangerous, noisy, and polluting. The Canal between the Two Seas was built for transporting goods, so it passes through many towns you can explore without dealing with traffic. You can stock up on supplies or spend the night. You’ll discover the varied landscapes of the countryside, always in the serenity brought by the calm and slow flow of the canal’s water. Most of the time, you’ll be in the shade of trees planted to stabilize the banks with their roots. All you have to do is follow this blue—or rather green—ribbon without needing to consult a map. But the biggest advantage is that it’s flat! Of course, on the Canal du Midi, water flows from the watershed divide at Naurouze eastward to the Mediterranean and westward to Toulouse. On the lateral canal of the Garonne, water flows toward Bordeaux. But this slope is almost imperceptible, which is a huge plus when you want to travel by bike for several days with luggage.
When I say "bike," I really mean MTB because, while the towpath has been replaced in some places by a paved bike path, it mostly resembles a dirt trail—sometimes smooth, sometimes rocky, and often cluttered with roots from the magnificent trees lining it. Since the canal was classified as a UNESCO World Heritage site, improvements have been underway, but it won’t be tomorrow that you’ll be able to ride from Bordeaux to Sète on a road bike. And I’m afraid the first sections of the path will be worn out before the rest is finished. You might even run into construction work for this bike path. That’s what happened to me during the spring of 2007.
Sunday, 03/11 – Valence d'Agen 08:15 to Toulouse (Rangueil) 16:30 97 km in 8h15 (6h on the bike) I started on the recently paved path along the lateral canal of the Garonne. The first locks appeared, and as I approached Moissac, the path turned into a billiard table until Castelsarrasin. After the Cousteau port, I was back on the classic dirt towpath with its rocks, roots, and nutria holes. But not for long—soon, I hit ruts left by backhoes and bulldozers, which, fortunately, were resting for the Sunday. A pile of rubble taller than me blocked the entire width of the path. I didn’t want to turn back to find the previous bridge and ride on the other bank, which was just as impassable (dense grass). It wasn’t easy to carry a bike with full panniers, so I lifted it over several mounds. I kept going, sometimes on foot, unsure how far the construction extended. Another bulldozer—luckily, the ground was dry. The work went all the way to Montech, making the path impassable. I recommend taking the N113, which runs parallel (that’s what I did on the way back). In Montech, the famous water slope was at rest, waiting for tourists. For many kilometers, I was back on the traditional towpath. The closer I got to Toulouse, the better the surface became, and the more cyclists and pedestrians I saw—until the city center, where there was nonstop bike traffic, especially students heading to Rangueil.
Monday, 03/12 – Rangueil 09:10 to Revel 16:30 86 km in 7h20 (5h30 on the bike) As soon as you reach Toulouse, you make a 90° turn to follow the connection between the lateral canal and the Canal du Midi. Heading east, you pass the barge selling the famous Toulouse violet souvenirs. A real bike path has been built for 50 km to Port Lauragais. It’s a true joy for Toulousains and travelers. Restrooms have been installed or shared with highway rest areas, allowing you to refill water (of course, bikes are banned from ASF rest areas, but cleverly placed racks let you secure your bike and walk in). At Port Lauragais, it’s another rest area shared by highway users, cyclists, and boaters. You’ll find a cafeteria, restaurant, hotel, and a shop selling regional souvenirs. But the real pleasure is reaching the watershed divide at Naurouze, where water flows toward the Mediterranean on one side and the Atlantic on the other. There, I decided to leave the Canal du Midi, which continues toward Castelnaudary with a much rougher towpath, to follow the *Rigole* that feeds the canal with water from the Saint-Ferréol basin. For me, it was like returning to the source—a bit like a pilgrimage in honor of the brilliant Pierre-Paul Riquet, the designer of this magnificent work. I followed the service trail along the *Rigole*. It’s actually a variant of the GR 653, leading to Revel alongside this artificial waterway. It’s fed by water from the Montagne Noire, and I was worried about a steep climb. But that wasn’t the case—the *Rigole* winds for 40 km, flowing gently under the trees. It was better than a dream: a smooth dirt path with the crunch of pine needles under the wheels, where I only crossed paths with a few fishermen... And to soothe sore buns, the last kilometers were on packed earth—a paradise (ATVs, stay away!). More walkers and cyclists appeared there.
Tuesday, 03/13 After a restful night in Revel, I started the morning with a walk around Lake Saint-Ferréol. A very pleasant 10 km hike, but I don’t recommend it for mountain bikers unless you’re used to mountain terrain and have strong calves. Otherwise, you can take the road—there are at least two hotels near the lake. In the afternoon, I began the return trip to Tarn-et-Garonne via the same path, with the same pleasure.
Total: 378 km of suffering and bliss, for which I must thank the departmental and regional councils for their funding, Voies Navigables de France for maintenance, and the volunteers who mark the hiking trails. And don’t you think you’re exaggerating a bit with your 378 km of bliss and the paradise of the *Rigole*?
Okay, fine—it wasn’t always idyllic. Sometimes the path was downright *pierrique*... but I had great weather, and the landscapes were so beautiful (water, sun, vegetation). In the rain or mud, it would’ve been less fun. What does *pierrique* even mean?
*Pierrique* is worse than rocky. I know a Pierrick, and he’s tough. And why *Facteur4*?
It’s France’s goal to reduce greenhouse gas emissions by a factor of 4 by 2050. I’m doing my part by biking to work 3 out of 4 times. And your cassoulet?
Guilty as charged. I ate the best cassoulet of my life at the Hôtel du Midi in Revel. But it was very productive in methane. My stomach hurt so much I couldn’t sleep and ended up writing my postcards between 3 and 4 AM. So many great memories!
Itinéraire Paris-Marseille à vélo English translation pending
Bonjour forumvélo. Je pars à la fin mars pour Paris charles degaule. Je suis de québec. Je conte rejoindre la méditéranée par le sud est. Dijon en passant à l'ouest de grenoble. Descendre le long du rhône. Avez vous des sugestions à me donner pour des étinéraires sécuritaires et piste cyclabe. Merci