Results for "Yamoussoukro+|+99+>+48"
67 results found.
Du Sénégal au Burkina Faso, quels chemins prendre? English translation pending
OK, vous m'avez très bien répondu pour la première partie d’itinéraire pour Maroc, Mauritanie et Sénégal.
Maintenant, pour la deuxième partie, on veut se rendre au Burkina Faso
Ma question : Est-il plus sécuritaire de passer par guiné/ cote d'ivoire / Burkina Faso ( plus par le milieu de pays )
ou préférablement passer par Guiné, Sierra Leonne, cote d'ivoire / ghana / Burkina Faso. ( plus en longeant la mer )
Notre but est toujours d'en voir le plus possible. Encore une fois, sur le site du Canada, il proscrive tout voyage en Guiné et tout voyage en cote d'ivoire. So je demandais si l'info était réel, si oui, comment on fait pour se rendre au Burkina si on start du sénégal ? encore le 4x4, ou le train est une option possible ?
je ne peux pas croire que tout le pays est impraticable, il y a surement une place plus sécuritaire.
voilà, j’attends vos conseil :)
Maintenant, pour la deuxième partie, on veut se rendre au Burkina Faso
Ma question : Est-il plus sécuritaire de passer par guiné/ cote d'ivoire / Burkina Faso ( plus par le milieu de pays )
ou préférablement passer par Guiné, Sierra Leonne, cote d'ivoire / ghana / Burkina Faso. ( plus en longeant la mer )
Notre but est toujours d'en voir le plus possible. Encore une fois, sur le site du Canada, il proscrive tout voyage en Guiné et tout voyage en cote d'ivoire. So je demandais si l'info était réel, si oui, comment on fait pour se rendre au Burkina si on start du sénégal ? encore le 4x4, ou le train est une option possible ?
je ne peux pas croire que tout le pays est impraticable, il y a surement une place plus sécuritaire.
voilà, j’attends vos conseil :)
Descente Mauritanie - Mali en camping-car avec notre fille de 3 ans English translation pending
Salut à tous,
Nous projettons de déscendre au Mali par la route (Maroc Mauritanie Mali et peut être Senegal) en fourgon aménagé avec notre fille de 3 ans. Habitués du Maroc (en camping sauvage), je voudrais tout d'abord savoir si il est possible de dormir hors des campings en Mauritanie? Ensuite, nous ne sommes pas fixés sur l'itinéraire pour rejoindre le Mali: soit traversée d'Ouest en Est la Mauritanie, soit passé par le Sénégal. Que me conseilleriez vous?? En lisant les differant message j'ai cru comprendre que le backchich est de mise face au racket de la police Sénégalaise... Est ce vraiment une raison de contourner le pays? On m'a parlé d'une nouvelle loi qui interdit l'entrée des vieux véhicules (+ de 5 ans) au Sénégal... QQun aurait il des renseignements fiables et surtout récents? Pour la Mauritanie et le Mali, y'a t'il le même genre de problèmes? On parle aussi souvent de l'insécurité en Mauritanie (du moins dans les coins retirés) est ce vraiment justifié ou est ce que ça c'est calmé ces derniers temps? Voila j'attends vos réponses et vos expériences... Itinéraires, bons et mauvais plans... MERCI D'AVANCE
BER
Nous projettons de déscendre au Mali par la route (Maroc Mauritanie Mali et peut être Senegal) en fourgon aménagé avec notre fille de 3 ans. Habitués du Maroc (en camping sauvage), je voudrais tout d'abord savoir si il est possible de dormir hors des campings en Mauritanie? Ensuite, nous ne sommes pas fixés sur l'itinéraire pour rejoindre le Mali: soit traversée d'Ouest en Est la Mauritanie, soit passé par le Sénégal. Que me conseilleriez vous?? En lisant les differant message j'ai cru comprendre que le backchich est de mise face au racket de la police Sénégalaise... Est ce vraiment une raison de contourner le pays? On m'a parlé d'une nouvelle loi qui interdit l'entrée des vieux véhicules (+ de 5 ans) au Sénégal... QQun aurait il des renseignements fiables et surtout récents? Pour la Mauritanie et le Mali, y'a t'il le même genre de problèmes? On parle aussi souvent de l'insécurité en Mauritanie (du moins dans les coins retirés) est ce vraiment justifié ou est ce que ça c'est calmé ces derniers temps? Voila j'attends vos réponses et vos expériences... Itinéraires, bons et mauvais plans... MERCI D'AVANCE
BER
Bamako-Abidjan par la route en véhicule personnel English translation pending
Je prévois un déplacement en véhicule personnel de bamako à abidjan.
Quelqu'un a t-il fait cette portion ? Précautions à prendre ? Coupeurs de route ? Documents à fournir pour le véhicule à la frontière ? Je lis par ailleurs que le visa est délivré gratuitement pour le séjour en cote d'ivoire ?
Eric
Eric
Bons plans pour un séjour en Côte d'Ivoire? English translation pending
Bonjour à tous,
Je me rends en Côte d'Ivoire le 3 septembre pour la deuxième fois ! Mon premier séjour avait été consacré principalement à la belle-famille mais cette fois je reste 1 mois et je compte visiter un peu !
J'aimerais tout d'abord passer 2 jours à Bassam ! J'ai donc fouillé les forums pour trouver un hôtel et je penche pour "le dauphin" qui m'a l'air sympathique ! 20 € la nuit me parait raisonnable ! Ya-t-il des personnes qui connaissent et qui peuvent me donner leurs commentaires ?! Je me demande ensuite combien je dois prévoir pour manger ! Manger simplement, rien de luxueux ! L'hôtel dispose d'un restaurant mais je ne connais pas les prix, quelqu'un peut-il me renseigner ?! Ou alors m'indiquer où est-ce que je pourrai manger pour pas cher sur Bassam ? Dernière question : connaissez vous le prix du transport entre Abidjan et Bassam ?
J'aimerais également passer 1 nuit à Assinie. Pouvez-vous me conseiller un hôtel pas trop cher (entre 20 et 30 € la nuit) mais propre et correct ?
Je vais passer 3 jours à San Pedro. J'ai également fait mes recherches d'hôtels et j'ai retenu l'hôtel "Cannelle" qui reste un peu cher pour moi (25000 francs CFA), j'ai également entendu parler de "la Caravelle" mais sans plus et de l'hôtel "Les jardins d'Ivoire". Pourrais-je en savoir plus concernant les prix, la propreté etc ... ? Quel est le prix du transport entre Abidjan et San Pedro ?!
Enfin, je vais aller 2 jours à Yamoussoukro. Concernant l'hôtel j'ai entendu parler du "Bonheur 2" à 13000 francs CFA la nuit. Quelqu'un connait ou a d'autres plans ?! Quel est le prix du transport entre Abidjan et Yamoussoukro ?!
Merci d'avance pour vos réponses !
Je me rends en Côte d'Ivoire le 3 septembre pour la deuxième fois ! Mon premier séjour avait été consacré principalement à la belle-famille mais cette fois je reste 1 mois et je compte visiter un peu !
J'aimerais tout d'abord passer 2 jours à Bassam ! J'ai donc fouillé les forums pour trouver un hôtel et je penche pour "le dauphin" qui m'a l'air sympathique ! 20 € la nuit me parait raisonnable ! Ya-t-il des personnes qui connaissent et qui peuvent me donner leurs commentaires ?! Je me demande ensuite combien je dois prévoir pour manger ! Manger simplement, rien de luxueux ! L'hôtel dispose d'un restaurant mais je ne connais pas les prix, quelqu'un peut-il me renseigner ?! Ou alors m'indiquer où est-ce que je pourrai manger pour pas cher sur Bassam ? Dernière question : connaissez vous le prix du transport entre Abidjan et Bassam ?
J'aimerais également passer 1 nuit à Assinie. Pouvez-vous me conseiller un hôtel pas trop cher (entre 20 et 30 € la nuit) mais propre et correct ?
Je vais passer 3 jours à San Pedro. J'ai également fait mes recherches d'hôtels et j'ai retenu l'hôtel "Cannelle" qui reste un peu cher pour moi (25000 francs CFA), j'ai également entendu parler de "la Caravelle" mais sans plus et de l'hôtel "Les jardins d'Ivoire". Pourrais-je en savoir plus concernant les prix, la propreté etc ... ? Quel est le prix du transport entre Abidjan et San Pedro ?!
Enfin, je vais aller 2 jours à Yamoussoukro. Concernant l'hôtel j'ai entendu parler du "Bonheur 2" à 13000 francs CFA la nuit. Quelqu'un connait ou a d'autres plans ?! Quel est le prix du transport entre Abidjan et Yamoussoukro ?!
Merci d'avance pour vos réponses !
Recherche emploi sur Abidjan English translation pending
bonjour à tous
voila, je suis militaire de carrière et je viens juste de rentrer de deux ans de mission en cote d'ivoire.
je compte quitter l'institution et mon souhait serait de retourner en cote d'ivoire pour travailler et m'y installer à long terme
si vous avez des idées ou des offres je suis preneur
pour tout ceux qui s'inquiete des evenements je peux vous dire que vous pouvez aller dans le pays sans problème du moins au niveau d'abidjan - bassam - assinie
merci à tous de vos infos
pour tout ceux qui s'inquiete des evenements je peux vous dire que vous pouvez aller dans le pays sans problème du moins au niveau d'abidjan - bassam - assinie
merci à tous de vos infos
Vacances en Côte d'Ivoire: sécurité et vaccins? English translation pending
bonjour à tous, je viens ici trouver un peu de conseil..mon mari est ivoirien mais vit à l occident depuis plus de 20 ans, mes deux enfants et moi meme francaise partons pendants 5 semaines au mois de juillet aout 2008 pour des vacances dans la famille de mon mari. nous avons longuement reflechis sur notre sejour... sur la situation politique...et nous avons decidée d y aller quand meme car sinon je ne decouvrirais jamais le pays de mon mari.... nos enfants sont aussi demandeur de partager cette culture. a priori tout est calme mais... est ce vrai?.... nous serons a adzopé environ 80 kilometres au nord d abidjan... quels sont les vaccins conseiller? meningite a+c, hepatite a +b, typhoide. mon medecin veut nous vacciner contre tout cela en plus de la fievre jaune qui est obligatoire. j ai un enfant de 4 ans et 11 ans donc je ne veut prend aucun risque!!!!!!enfin voila.... en ce qui concerne le voyage cela fait 10 ans que j attends de decouvrir l afrique donc je suis impatiente d etre le 14 juillet date de notre depart..... meric pour vos encouragement sur ce voyage et aussi sur ceux qui trouve que cest trop risquer dite le ouvertement......bonne soirée a tous
Quel pays d'Afrique noire visiter? English translation pending
Bonjour,
J'ai déjà fait plusieurs voyages en Asie et en amérique latine ou au magrheb. J'aimerai visiter un pays d'afrique noire.
Ce que je recherche dans mes voyages : beauté des paysages (diversifié si possible) culture, coutumes, traditions locales histoire artisanat faune, flore...
Je précise que je voyage seul ou à 2 et sans voiture ;)
Quel pays d'afrique noire devrais-je visiter en 1er svp ? Merci d'avance!
J'ai déjà fait plusieurs voyages en Asie et en amérique latine ou au magrheb. J'aimerai visiter un pays d'afrique noire.
Ce que je recherche dans mes voyages : beauté des paysages (diversifié si possible) culture, coutumes, traditions locales histoire artisanat faune, flore...
Je précise que je voyage seul ou à 2 et sans voiture ;)
Quel pays d'afrique noire devrais-je visiter en 1er svp ? Merci d'avance!
Sécurité en Côte d'Ivoire? English translation pending
Bonjour,
Je prévois de partir en Côte d'Ivoire a mois d'août, mais comme tout le monde je me pose la question de la sécurité en tant qu'euopéenne. De plus, mon mari qui est né à ABJ, mais d'origine burkinabé n'est pas retourné depuis 8 ans... Est-ce problème en tant qu'étranger européen ou burkinabé sur place. Certains ivoiriens me dise qu'il n'y a pas de problème, d'autres me disent que c'est un calme très précaire et que la situation peut changer d'un jour à l'autre et qu'il vaut mieux attendre. Oui mais nous attendons depuis 2001... Je ne suis pas peureuse de nature, mais je ne veux pas non plus prendre des risques inconsidérés s'il y en a. Merci d'avance pour vos conseils et expériences.
Retour de 8 jours en Côte d'Ivoire en février 2020 English translation pending
Bonjour
Habitués à voyager surtout en Asie, Amérique du Nord et du sud, nous voulions découvrir l'Afrique subsaharienne, ses traditions et ses villages apres juste un séjour au Kenya il y a 2 ans mais plutot consacré aux safaris. On voulait un pays peu perverti par le tourisme de masse et pas tres loin pour un voyage de 8 jours. Des billets d'avion trouvés avec la TAP pas très chers (280 euros de Toulouse) ont fini de nous convaincre de choisir la Cote d'Ivoire.Mais qui dit peu touristique dit aussi peu de retour par les touristes. Doù les difficultés de préparer à l'avance ce périple d'autant qu'il n'existe qu'un guide papier (le petit futé). Pour aider les futurs voyageurs, je vais vous résumer nos 8 jours en Cote d'Ivoire. Tout d'abord, nous avons voyagé à 6, mes 3 grands garçons agés de 16 à 20 ans, leur cousin de 21 ans, ma femme et moi meme. Il a été très difficile de trouver une voiture pour 6 sans chauffeur, solution que j'aurai sans doute priviligiée (ayant conduit dans presque tous les pays que nous avons fait) si ça avait été possible mais à tort. Nous avons donc fait appel à Ismael (merci Pascal ROTHER qui m'a donné ses coordonnées) qui nous a trouvé une voiture et un chauffeur, Thimothée avec qui le courant est vraiment bien passé, qui a été parfait dans son rôle (ni trop effacé ni trop exubérant). Je ne peux que vous le conseiller. Par contre ce n'est pas un guide mais seulement un chauffeur. C'est moi qui avait établi toutes les étapes et réservé tous les hotels. Il ne connaissait pas tous les lieux et le GPS maps.me a été précieux. Par contre l'intéret de voyager avec un chauffeur est de nous expliquer les us et coutumes du pays et mieux appréhénder comment vivent les ivoiriens. D'autre part, les trajets sont longs et fatigants ce qui a permis de nous reposer pendant qu'il conduisait.
Assez de bla-bla, place au récit de notre voyage (vous pouvez voir les photos de notre voyage sur ce lien https://photos.app.goo.gl/8z1555rVFpQ6XbcT9
J1 Arrivée à Abidjan à 23h15. Chaleur accablante plus de 32° à minuit. Premier contact avec Timothée, notre chauffeur, qui nous accompagne à notre hotel, assez loin de l'aeroport, au nord de la ville pour ne pas avoir à traverser Abidjan et ses célèbres embouteillages le lendemain matin car une longue route nous attend. Hotel Bonté divine : correct
J2 Abidjan- Man Depart assez tot à 8h (c'est diffile plus tot avec mes grands ados) pour une longue route qui nous attend. Heureusement car un incident mécanique (pb de boite à vitesse) nous a obligé à nous arreter 1 heure apres le depart avec une réparation de fortune par un garagiste sur le bord de la route (où probablement nous nous serions pas arrétés si nous avions été seuls). Le super garage :


Ce qui nous a permis un premier contact avec les enfants (mais ausssi de perdre 1h30)







Après réparation, on reprend la route direction Yamoussoukro et sa basilique. Officiellement capitale politique de la Côte d'Ivoire depuis mars 1983, Yamoussoukro, ou familièrement «Yakro», est surtout le village natal du président Houphouët-Boigny.
Juste devant l’entrée de la Présidence, il y a le Lac aux caïmans. C’est un lac artificiel installé sur demande de l’ancien Président et qui longe le site comme une clôture

La Basilique Notre-Dame de la paix La Basilique de Yamoussoukro estLA PLUS GRANDE AU MONDE. (Eh oui, plus grande que la Basilique St Pierre du Vatican).



On reprend la route et on s'arrete dans un petit maquis en bord de route .


Apres cette halte, on reprend la tres longue route vers Man avec une route particulièrement défoncée avec des nids "d'éléphants " comme ils disent. Heureusement quelques scènes nous distraient de ce long voyage.






Avec l'incident mécanique nous avons du rouler de nuit ce qui est fortement déconseillé d'après ce que j'avais lu en raison de coupeurs de route (mais pas vus heureusement). Les seuls coupeurs de route que nous ayons vus, ce sont les gendarmes à l'entrée et sortie des grandes villes qui nous arretaient presque systematiquement pendant tout le voyage pour nous extorquer de l'argent. Ils vérifiaient tout pour trouver une faille (soit une perte à chaque fois de 10-20 mn) et malgré l'absence de délit et de possibilité de mettre une contravention, ils nous demandaient à chaque fois de l'argent. Nous avons fait semblant de pas comprendre et n'avons jamais payé. Mais cette corruption nous a gaché une partie du voyage (et fait perdre pas mal de temps).
Hotel Amoitrin à Man très bien avec piscine
Habitués à voyager surtout en Asie, Amérique du Nord et du sud, nous voulions découvrir l'Afrique subsaharienne, ses traditions et ses villages apres juste un séjour au Kenya il y a 2 ans mais plutot consacré aux safaris. On voulait un pays peu perverti par le tourisme de masse et pas tres loin pour un voyage de 8 jours. Des billets d'avion trouvés avec la TAP pas très chers (280 euros de Toulouse) ont fini de nous convaincre de choisir la Cote d'Ivoire.Mais qui dit peu touristique dit aussi peu de retour par les touristes. Doù les difficultés de préparer à l'avance ce périple d'autant qu'il n'existe qu'un guide papier (le petit futé). Pour aider les futurs voyageurs, je vais vous résumer nos 8 jours en Cote d'Ivoire. Tout d'abord, nous avons voyagé à 6, mes 3 grands garçons agés de 16 à 20 ans, leur cousin de 21 ans, ma femme et moi meme. Il a été très difficile de trouver une voiture pour 6 sans chauffeur, solution que j'aurai sans doute priviligiée (ayant conduit dans presque tous les pays que nous avons fait) si ça avait été possible mais à tort. Nous avons donc fait appel à Ismael (merci Pascal ROTHER qui m'a donné ses coordonnées) qui nous a trouvé une voiture et un chauffeur, Thimothée avec qui le courant est vraiment bien passé, qui a été parfait dans son rôle (ni trop effacé ni trop exubérant). Je ne peux que vous le conseiller. Par contre ce n'est pas un guide mais seulement un chauffeur. C'est moi qui avait établi toutes les étapes et réservé tous les hotels. Il ne connaissait pas tous les lieux et le GPS maps.me a été précieux. Par contre l'intéret de voyager avec un chauffeur est de nous expliquer les us et coutumes du pays et mieux appréhénder comment vivent les ivoiriens. D'autre part, les trajets sont longs et fatigants ce qui a permis de nous reposer pendant qu'il conduisait.
Assez de bla-bla, place au récit de notre voyage (vous pouvez voir les photos de notre voyage sur ce lien https://photos.app.goo.gl/8z1555rVFpQ6XbcT9
J1 Arrivée à Abidjan à 23h15. Chaleur accablante plus de 32° à minuit. Premier contact avec Timothée, notre chauffeur, qui nous accompagne à notre hotel, assez loin de l'aeroport, au nord de la ville pour ne pas avoir à traverser Abidjan et ses célèbres embouteillages le lendemain matin car une longue route nous attend. Hotel Bonté divine : correct
J2 Abidjan- Man Depart assez tot à 8h (c'est diffile plus tot avec mes grands ados) pour une longue route qui nous attend. Heureusement car un incident mécanique (pb de boite à vitesse) nous a obligé à nous arreter 1 heure apres le depart avec une réparation de fortune par un garagiste sur le bord de la route (où probablement nous nous serions pas arrétés si nous avions été seuls). Le super garage :


Ce qui nous a permis un premier contact avec les enfants (mais ausssi de perdre 1h30)







Après réparation, on reprend la route direction Yamoussoukro et sa basilique. Officiellement capitale politique de la Côte d'Ivoire depuis mars 1983, Yamoussoukro, ou familièrement «Yakro», est surtout le village natal du président Houphouët-Boigny.
Juste devant l’entrée de la Présidence, il y a le Lac aux caïmans. C’est un lac artificiel installé sur demande de l’ancien Président et qui longe le site comme une clôture

La Basilique Notre-Dame de la paix La Basilique de Yamoussoukro estLA PLUS GRANDE AU MONDE. (Eh oui, plus grande que la Basilique St Pierre du Vatican).



On reprend la route et on s'arrete dans un petit maquis en bord de route .


Apres cette halte, on reprend la tres longue route vers Man avec une route particulièrement défoncée avec des nids "d'éléphants " comme ils disent. Heureusement quelques scènes nous distraient de ce long voyage.






Avec l'incident mécanique nous avons du rouler de nuit ce qui est fortement déconseillé d'après ce que j'avais lu en raison de coupeurs de route (mais pas vus heureusement). Les seuls coupeurs de route que nous ayons vus, ce sont les gendarmes à l'entrée et sortie des grandes villes qui nous arretaient presque systematiquement pendant tout le voyage pour nous extorquer de l'argent. Ils vérifiaient tout pour trouver une faille (soit une perte à chaque fois de 10-20 mn) et malgré l'absence de délit et de possibilité de mettre une contravention, ils nous demandaient à chaque fois de l'argent. Nous avons fait semblant de pas comprendre et n'avons jamais payé. Mais cette corruption nous a gaché une partie du voyage (et fait perdre pas mal de temps).
Hotel Amoitrin à Man très bien avec piscine
Visas Côte d'Ivoire - Ghana - Togo English translation pending
Bonjour, 🙂
Je compte me rendre en Côte d'Ivoire au mois d'Août pour environ 3 semaines. Pouvez vous me dire ce qui est le mieux : demander le visa à l'ambassade à Paris (sachant que j'habite en Bretagne) ou se pré inscrire sur le site snedai et finaliser à l'aéroport ?
Par la suite, je compte rejoindre le Togo en traversant le Ghana en bus (sans m'arrêter dans ce pays) ? Vais je rencontrer des problèmes au Ghana si je n'ai pas de visa ? Est ce que le visa de l'entente est toujours d'actualité ?
Merci beaucoup d'avance🙂
Kristell
Je compte me rendre en Côte d'Ivoire au mois d'Août pour environ 3 semaines. Pouvez vous me dire ce qui est le mieux : demander le visa à l'ambassade à Paris (sachant que j'habite en Bretagne) ou se pré inscrire sur le site snedai et finaliser à l'aéroport ?
Par la suite, je compte rejoindre le Togo en traversant le Ghana en bus (sans m'arrêter dans ce pays) ? Vais je rencontrer des problèmes au Ghana si je n'ai pas de visa ? Est ce que le visa de l'entente est toujours d'actualité ?
Merci beaucoup d'avance🙂
Kristell
Deux semaines en Côte d'Ivoire English translation pending
je souhaiterais faire deux semaines en côte d'ivoire.
j'aimerais savoir quoi voir et faire pour profiter et garder de beau souvenir.
je vais savoir aussi les infos sur les règles concernant la location des voitures
Safari Côte d'Ivoire et autres visites English translation pending
Je pars avec des amies au moins d'aout pour rendre visite à une amie bénévole dans une réserve en côte d'ivoire!
J'ai lu pas mal de choses contradictoires concernant les safaris ou visites des parc naturels: certains le déconseille fortement (insécurité!) et d'autres se posent beaucoup moins de question quant aux dangers! Qu'en pensez vous?
Sinon que conseillez vous comme visite, lieux...?
Merci pour les infos! :)
J'ai lu pas mal de choses contradictoires concernant les safaris ou visites des parc naturels: certains le déconseille fortement (insécurité!) et d'autres se posent beaucoup moins de question quant aux dangers! Qu'en pensez vous?
Sinon que conseillez vous comme visite, lieux...?
Merci pour les infos! :)
Visa pour la Côte d'Ivoire: lettre d'invitation? English translation pending
Bonsoir,
Début 2013 je souhaite passer de la Guinée pour le Burkina Faso par le Nord de la Côte d'Ivoire. Pour obtenir le visa de la Côte d'Ivoire, il me faut une lettre d'invitation.
Merci de me fournir les possibilités à ce sujet.
Début 2013 je souhaite passer de la Guinée pour le Burkina Faso par le Nord de la Côte d'Ivoire. Pour obtenir le visa de la Côte d'Ivoire, il me faut une lettre d'invitation.
Merci de me fournir les possibilités à ce sujet.
Découvrir la Côte d'Ivoire en six-huit semaines English translation pending
🙂bonjour a tous, je planifie un voyage en cote d ivoire d ici environs 6 a 8 semaines, j aimerais en apprendre sur ce pays qu on dit tres beau(ex: visa, vaccins, arnaque et budget...) enfin tout, merci a l avance et a bientot....😉
Petit coup de de gueule! English translation pending
Bonjour à tous
Mon coup de gueule est petit pour l'instant car je ne dois pas avoir toutes les cartes en main, je m'explique... Cette rubrique s'apelle "faire le tour du monde" et la plupart des tourdemondistes ne passent pas par le continent africain et je dirais même qu'ils osent dire qu'ils font le tour du monde alors qu'ils omettent ce gros détail... Alors je voudrais savoir pourquoi vous n'allez pas en afrique?? est-ce que c'est parce que vous n'aimez pas la culture? est-ce que c'est parce que vous craignez une certaine insécurité?? Est-ce que vos billets d'avion vous l'empêchent?? J'ai pourtant l'impression que comme les autres ce continent est unique !! Pour moi un tour du monde c'est pas seulement faire le tour d'une boule mais aller fourrer son nez au moins sur les 5 continents !! Je trouve ça dommage que personne n'inclut l'afrique dans son itinéraire et je voulais appuyer là-dessus pour pas l'oublier... voilà alors suis-je ignorant ou ai-je raison de pousser cette petite gueulante?? merci a+
Mon coup de gueule est petit pour l'instant car je ne dois pas avoir toutes les cartes en main, je m'explique... Cette rubrique s'apelle "faire le tour du monde" et la plupart des tourdemondistes ne passent pas par le continent africain et je dirais même qu'ils osent dire qu'ils font le tour du monde alors qu'ils omettent ce gros détail... Alors je voudrais savoir pourquoi vous n'allez pas en afrique?? est-ce que c'est parce que vous n'aimez pas la culture? est-ce que c'est parce que vous craignez une certaine insécurité?? Est-ce que vos billets d'avion vous l'empêchent?? J'ai pourtant l'impression que comme les autres ce continent est unique !! Pour moi un tour du monde c'est pas seulement faire le tour d'une boule mais aller fourrer son nez au moins sur les 5 continents !! Je trouve ça dommage que personne n'inclut l'afrique dans son itinéraire et je voulais appuyer là-dessus pour pas l'oublier... voilà alors suis-je ignorant ou ai-je raison de pousser cette petite gueulante?? merci a+
The Constant Gardener: splendide English translation pending

Avec Fernando Meirelles, il n'y a pas de demi-mesure. Je n'avais pas du tout apprécié sa fameuse Cité de Dieu, qui banalisait la violence des quartiers brésiliens à force d'empiler les scènes de tuerie. C'est que ce cinéaste brésilien semble doté d'une sacrée personnalité, toujours sur le fil du rasoir, au bord du goufre, et il lui suffit d'un rien pour passer du chef-d'oeuvre au nanar.
The Constant Gardener, voilà son chef-d'oeuvre. L'ironie de l'histoire, c'est qu'il aura fallu attendre l'intrusion d'un réalisateur brésilien pour que la nouvelle vague de cinéma américain engagé réussisse enfin quelque chose. Si cet adaptation de John Le Carré est un succès, c'est qu'il évite le didactique, le schématique, l'obsession de la démonstration qui plombait Syriana et autres Good night, and good luck. Meirelles préfère s'intéresser aux êtres humains, à leurs sentiments, à leurs réactions face à un système implacable. Pourquoi les Américains sont incapables de faire ça actuellement ? Peut-être à cause de l'urgence de leur combat, cette urgence à dire - et non faire sentir - l'obsénité de leur pouvoir politique. Meirelles, lui, porte un oeil extérieur, et peut-être plus distant, sur les problèmes du monde anglo-saxon (puisque c'est de l'Angleterre qu'il s'agit ici, et non des États-Unis), et peut s'intéresser un peu plus aux relation humaines. Au passage, il réussit là où il avait échoué en parlant de son propre pays... comme les Américains, en somme !
Il est difficile de parler de l'intrigue sans trop en révéler, mais comme le suspens n'est finalement pas le ressort le plus important du film, allons-y gaiement. Au fond, c'est une histoire d'amour et de deuil. Justin, un fonctionnaire du Haut Commissariat britannique, est muté au Kenya. Pour sa jeune épouse, Tessa, c'est l'occasion de redoubler d'effort dans son combat passionné pour les droits de l'homme. Sans en parler à son mari, elle enquête sur une multinationale pharmaceutique qui teste des médicaments sur les habitants des bidonvilles... Justin, lui, a une vision plus résignée de la misère du monde, et son métier lui impose un certain devoir de réserve, ce qui l'éloigne toujours plus de sa femme. Mais quand Tessa est retrouvée sauvagement assassinée avec son ami médecin, il refuse de croire au crime passionnel, et décide d'enquêter sur le meurtre. Cette enquête va décupler chez lui une sorte d'amour post-mortem pour son épouse...
Passons sur l'excellente performance des acteurs. C'est surtout la réalisation qui est éclatante. Alors que la surexposition peut facilement pousser au cliché, elle sert ici à sublimer une vision de l'Afrique à la fois belle et terrible. Certains pourront se poser une question morale : peut-on esthétiser l'horreur ? Une question qui se posait également dans Le Cauchemar de Darwin, l'impressionnant documentaire qui fait maintenant l'objet d'une polémique. Eh bien, dans The Constant Gardener, le pari est réussi. Quand le clipesque Lord of War se vautrait dans le cliché et la pire caricature de l'Afrique, tout chez Meirelles n'est que délicatesse et poésie. D'une vue saisissante du bidonville kenyan à celle du désert soudanais, on est pris dans ce tourbillon, dans ce bouillonnement de vie, une vie qui a bien peu de valeur en ces lieux mais qui garde la beauté désespérée de l'éphémère. Le tout, relevé par une bande son de grande classe, notamment la musique, africaine ou pas. Je me suis senti plongé dans ce bouillonnement des villes africaines... et même s'il s'agit de l'autre bout du continent, j'ai eu l'impression de revivre certaines sensations de mon adolescence entre Yamoussoukro et Abidjan.
C'est vers la fin que le film se recentre sur le thriller politique. Certains trouvent que c'est la moins bonne partie ; personnellement, j'estime que Meirelles remplit très bien sa mission, pas loin d'égaler le maître absolu du cinéma américain et du film à dossier, Michael Mann. Et la conclusion du film est l'occasion de revenir sur cet amour que Justin éprouve pour son épouse décédée, sans tomber dans l'eau de rose, avec, encore une fois, un sens du poétique poignant et désespéré.

L'instant d'un Stan English translation pending
Les carnets sur le Turkménistan n’étant pas très nombreux sur VF, je propose celui-ci, qui résume un très court séjour dans ce pays plutôt particulier mais loin d’être inintéressant pour autant.
Faisant partie de cette étrange catégorie de voyageurs qui aiment cocher les cases (je sais, une pratique un peu ridicule mais… incontrôlable… et qui ne tue pas !), faire un petit crochet par le Turkménistan avant de nous rendre en Ouzbékistan me semblait plus qu’une excellente idée.
L’un des avantages de faire régulièrement le trajet Australie-Europe est de pouvoir faire des stop-over (en général à Dubaï) et de là, explorer la région en utilisant les Frequent Flyer points accumulés au fil des allers-retours. Cette fois, ce sera donc une paire de ‘Stans’ en Asie Centrale.
Une fois n’est pas coutume, nous passons par l’intermédiaire d’une agence de voyages, essentiellement pour nous faciliter l’obtention du visa car il semblerait que celui-ci soit délivré par les autorités au petit bonheur la chance.
Quelques agences proposent plusieurs formules et circuits à effectuer en groupe (donc à des prix plus avantageux) mais pas de chance, les dates proposées ne correspondant pas aux nôtres, nous aurons donc notre propre tour ! Pour cela, il nous aura suffi d’établir un petit itinéraire et d’attendre quatre-cinq semaines pour les formalités. Nous serons entièrement pris en charge et accompagnés d’un guide et d’un chauffeur pendant toute la durée de notre court séjour au Turkménistan. Une fois passée la frontière avec l’Ouzbékistan nous nous débrouillerons très bien seuls.
Donc tout commence à Dubaï un jour de mai cette année.
5:20. Le jour se lève à peine quand nous atterrissons sur les pistes de cet aéroport qui ne cesse de s’étendre. Nous rejoignons la longue queue devant les guichets des douanes.
Il fait carrément jour et déjà chaud quand nous sortons de l’aéroport pour prendre un taxi. Superbe organisation, zéro attente, le jeune Népalais nous indique une voiture nickel conduite par une jeune Somalienne couverte d’un foulard aux couleurs de la compagnie, deux de ses collègues s’occupent de mettre nos bagages dans le coffre.
En ce premier vendredi de Ramadan, le trajet jusqu’à notre hôtel, situé à proximité de l’aéroport, n’aura duré qu’une dizaine de minutes, la circulation étant pratiquement inexistante.
Le buffet du petit déjeuner, que nous découvrons un peu plus tard, est tout simplement dément puisque l’on y trouve autant de spécialités arabes (tabouleh, hummus…) qu’indiennes (currys multicolores, beignets variés…) et même des petits pains au chocolat et des croissants pour les gourmands. Il ne nous reste plus qu’à nous reposer jusqu’à ce soir car nous n’avons aucune intention de sortir. Nous connaissons suffisamment Dubaï, en plus il fait très chaud et de toute manière tout est fermé jusqu’à ce soir.
23:00. Direction le Terminal 2, celui réservé à la compagnie FlyDubai, l’équivalent low cost d’Emirates Airlines et qui désert les destinations les plus improbables et les plus obscures comme par exemple… Achgabat !
Inutile de connaitre la porte d’embarquement pour savoir laquelle est la nôtre. Il suffit de regarder les passagers ou plutôt les passagères car les femmes turkmènes se repèrent de loin, toutes sont vêtues de leur très élégant costume national : longue robe étroite colorée et coiffe haute cachant leurs cheveux et tout aussi colorée. Nous repérons aussi un petit groupe d’étrangers aux cheveux gris et un couple de Chinois.
Vol plutôt inconfortable et sans chichi. Nous nous sommes amusés à regarder comment les passagers turkmènes se sont débrouillés pour caser leurs volumineux et encombrants bagages dans les moindres recoins encore disponibles. Leur expédition shopping est à l’évidence une réussite. Heureusement le vol n’est pas long (trois heures) mais avec le décalage horaire, il est bientôt 04:00 quand nous survolons Achgabat qui se révèle être (vu d’en haut) une incroyable oasis de lumières au beau milieu d’un immense désert complètement noir. Plus fort que Las Vegas !
Achgabat Mai 2019
Nos premiers pas se font le long d’immenses couloirs déserts tout en marbre et surveillés par quelques jeunes soldats en uniforme et casquette de style soviétique. Nous retrouvons le petit groupe d’étrangers aux guichets des douanes, réservés justement aux étrangers. Il s’avère que tous sont… Australiens !!!

Nous sortons notre invitation reçue et imprimée quelques jours auparavant et regardons le douanier remplir quelques formulaires, il nous indique ensuite un autre guichet. Là, c’est une douanière qui encaisse les billets de US$100 (par personne !) correspondant au prix du visa et aux diverses taxes. Petite consolation puisqu’elle nous rend quand même un billet d’un US$. Retour au premier guichet, pour cette fois se voir attribuer un beau visa autocollant.
Ici, on semble aimer les complications car les formalités sont loin d’être terminées. Il faut maintenant passer devant un guichet entièrement automatisé qui scanne le passeport, qui s’ajuste selon la hauteur du visage et qu’il faut gentiment caresser de l’extrémité des doigts. C’est en fait relativement simple et rapide. La lumière verte nous indique que nous pouvons poursuivre notre chemin… jusqu’au prochain guichet où nous attendent deux douaniers qui, à leur tour, scannent le passeport, vérifient le visa et le tamponne avec vigueur.
Reste à récupérer nos valises puis à rejoindre l’immense queue qui s’est formée devant les guichets d’inspection des bagages. Et là, nous ne nous sommes pas prêts de sortir car non seulement les locaux ramènent des charriots remplis de paquets mais surtout ils n’hésitent pas à se bousculer pour sauter la queue et cela sous les yeux mêmes des soldats complétement indifférents… pourtant censés mettre un peu d’ordre dans ce bordel général.
Heureusement, au bout d’un moment nous repérons une file réservée aux étrangers. Une fois les bagages passés aux rayons nous pouvons enfin rejoindre le hall des arrivées. Voir la pancarte avec nos noms est un grand soulagement. Nous faisons ainsi connaissance avec Arty, le jeune guide qui va nous accompagner pendant la durée de notre séjour.
Dehors, nous avons la surprise de constater qu’il fait très doux et pendant que nous attendons notre taxi, nous avons le temps d’admirer l’étrange architecture de l’aéroport en forme d’oiseau aux ailes déployées. Larges avenues désertes bordées de fontaines et de bâtiments éclairés par des effets lumineux, ici on ne lésine pas sur l’électricité, c’est vrai que ce pays de cinq millions d’habitants regorge de gaz et autres ressources en énergie !

Nous arrivons rapidement à notre hôtel et après de rapides formalités nous prenons possession de notre chambre… surchauffée et bien moins luxueuse que le hall de réception. Arty nous explique le programme des festivités et se propose de changer pour nous un billet de US$100 à un taux très avantageux : 800 Manats au lieu de 300 selon le taux officiel, ce qui devrait largement couvrir nos dépenses (repas) pendant la durée de notre séjour au Turkménistan.
Nous nous donnons rendez-vous plus tard dans la matinée. Après une bonne douche, quelques heures de repos seront bienvenues. Juste le temps de jeter un coup d’œil par la fenêtre pour voir à quoi ressemble la ville qui se réveille doucement. Juste en face se trouve un édifice rond qui est en fait le cirque, au fond sur la gauche, l’oiseau de l’aéroport et à droite quelques petits immeubles d’habitation à la soviétique et au-delà d’autres immeubles blancs plus récents. Sur les écrans géants dispersés ici et là, je distingue vaguement une succession de paysages, des chevaux en train de galoper et ce qui parait être des portraits du président pris lors de ses nombreuses et différentes activités. Je remarque aussi cet énorme bâtiment blanc-crème qui ressemble à un immense silo à grains (?!). Plus tard, Arty nous apprendra qu’il s’agit bien d’un ancien silo et qu’il est l’un des très rares bâtiments ayant résistés au tremblement de terre de 1948.

En bas, sur le parking pratiquement inoccupé, deux soldats font les cent pas en bavardant. Le jour se lève et le temps s’annonce nuageux, à l’horizon une chaine de montagnes apparait dans la brume.
Malgré la fatigue, le sommeil ne vient pas. L’Internet est capricieux et de nombreux sites restent inaccessibles mais nous pouvons envoyer quelques emails à CTN confirmant notre arrivée.
Autant aller prendre le petit déjeuner dans le restaurant, près de la réception. La salle ronde est vide et le buffet dressé n’a plus rien à voir avec celui de Dubaï ! Rien de vraiment très appétissant mais le thé est excellent ! Au-dessus des baies vitrées des fresques peintes représentant des chevaux la crinière au vent, différents édifices de la capitale et quelques paysages de steppes apportent un peu de couleurs. Derrière les rideaux, on aperçoit une piscine vide, des jardins où l’herbe attend patiemment d’être tondue et quelques bosquets fleuris où des oiseaux jouent à cache-cache.
Arty fait une brève apparition pour nous remettre nos Manats et nous confirmer le programme de la journée qui se résume en fait à une petite balade en ville avant de prendre la route pour aller au centre du pays pour aller voir un trou, mais attention pas n’importe lequel !
En attendant nous allons faire une petite balade digestive pour aller voir ce curieux cirque en dur et ses fioritures en béton. Sur l’esplanade au bas des marches une paire de femmes en robe longue et coiffure allongée poussent leur landau, trois gamins se poursuivent à vélo. Les rues environnantes sont bordées d’arbres et de rangées de petits immeubles de trois ou quatre étages que l’on retrouve dans toutes les ex-républiques soviétiques à part que ceux-ci sont fraichement peints et sont décorés de motifs géométriques. Quant aux trottoirs ils sont absolument nickel… et déserts.
Derrière le cirque, se trouve un petit parc que nous explorons en compagnie d’une chienne qui ne veut plus nous quitter. Les allées sont remplies de flaques d’eau datant des dernières averses. Quelques gamins sont en grande discussion pour choisir le prochain jeu et plus loin deux femmes, râteau et balai à la main, s’affairent à rendre le jardin plus agréable. La promenade s’achève plus vite que prévu car quelques gouttes commencent à tomber.
Problèmes d’interrupteur dans la salle de bain. Un réparateur finit par arriver mais impossible de le réparer. Nous changeons donc de chambre et d’étage. Réinstallation mais celle-ci n’est guère mieux puisqu’ici c’est l’air conditionné qui ne fonctionne pas. La troisième sera la bonne mais nous n’avons plus le temps pour nous assoupir une paire d’heures.
En début d’après-midi, Arty revient nous chercher pour aller prendre le déjeuner dans un petit restaurant qu’il connait bien et qui sert de la cuisine traditionnelle. Situé sur l’une des grandes avenues de la capitale, nous ne l’aurions jamais repéré car rien n’indique la présence d’un restaurant ni d’aucun commerce à vrai dire. A l’intérieur, joliment décoré d’objets d’artisanat et d’anciens outils agricoles, quelques familles terminent leur repas. Les serveuses parées de magnifiques costumes traditionnels, nous installent près des cuisines situées derrière une baie vitrée où s’affairent le personnel de cuisine. Nous nous régalons de soupes (sorte de chorbas) et de plovs (plat de riz et légumes plus viande) accompagnés de thé fort et parfumé.
Repus, nous retrouvons le 4x4 et son chauffeur, un authentique Turkmène affichant un grand sourire. Alors que nous circulons sur les larges artères fleuries et pratiquement vides de circulation, Arty commence son rôle de guide en nous expliquant l’histoire du pays, celle de ses deux présidents depuis l’indépendance, la fonction de certains bâtiments pompeux et toute une série d’anecdotes sur la vie au Turkménistan et à Achgabat où, sur un ordre présidentiel, toutes les voitures circulant dans la capitale doivent être blanches… pour être assorties aux bâtiments blancs ?! Eh oui, les façades des bâtiments sont pratiquement toutes en marbre et le blanc étant la couleur préférée du Président Gurbanguly Berdymukhamedov, pas question de lui déplaire !!!
Nous quittons l’autoroute pour nous retrouver dans un petit quartier de la banlieue semi-urbaine où aucun étranger ne viendrait se perdre. Mais c’est ici que le chauffeur doit récupérer notre piquenique de ce soir. Ici, la route en terre est criblée de nombreux nids-de-poule, les trottoirs sont défoncés ou inexistants et les maisons plus ou moins bien rafistolées. Pendant que le poulet finit de rôtir, nous découvrons l’envers du décor et comprenons que le Turkménistan n’est finalement pas différent des autres pays.
C’est la sortie des écoles et les écoliers en uniforme amènent un peu d’animation et de couleurs, enfin uniquement du vert et du blanc pour les filles et du blanc et noir pour les garçons. Toutes portent une longue robe verte et un tablier blanc et ont toutes des tresses, et tous portent une chemise blanche avec une cravate noire et des pantalons longs noirs. Toutes et tous ont sur la tête couverte d’une petite calotte colorée.

Nous retrouvons la grand-route bordée cette fois de banlieues en construction ou fraichement terminées. Les grosses bâtisses en brique, d’un étage et flanquées d’un garage-préau, sont toutes identiques. Construites autour d’un rectangle, qui sera peut-être un jour un espace vert, elles abritent plusieurs familles souvent de fonctionnaires. Arty nous apprend que les toits verts sont réservés à tel ou tel ministères, idem pour les toits bleus, rouges…
Bientôt nous quittons la belle autoroute pour nous retrouver sur une espèce de large nationale pleine de bosses qui longe ce qui semble être l’ancienne route encore plus abimée. La circulation se réduit au strict minimum, c’est-à-dire quelques semi-remorques et parfois quelques minibus.
Quant au paysage, le désert du Karakoum, il me fait diablement penser au bush australien. Même vaste étendue plate couverte d’une végétation parsemée et presque similaire et parfois quelques ondulations sablonneuses. Le temps reste couvert pendant pratiquement toute la durée du voyage. Les récentes et anormalement abondantes pluies ont donné un regain de vitalité et de couleurs à la végétation. A part les alignements des poteaux électriques au loin, on ne voit que le bush à perte de vue. Régulièrement, nous croisons des quelques chameaux indifférents et immobiles sur les bords de la route.


Nous arrivons enfin à Erbent, un patelin perdu dans les dunes de sable jaune et gris, pas très reluisant avec ses maisons bricolées mais au commissariat et à l’école flambant neufs. La station essence est le point de rendez-vous des camionneurs qui traversent le pays. Le temps de faire le plein et nous repartons. Quelques kilomètres plus loin, alors qu’approchent les premiers reliefs, le chauffeur prend une piste à droite qui grimpe vers un léger promontoire dominant l’immense plaine. Arrêt pour se dégourdir les jambes et admirer le paysage. Il fait agréablement doux, les grosses chaleurs sont passées et les rayons du soleil traversent enfin les nuages. Dans le sable, quelques curieux scarabées filent se cacher dans les touffes de hautes herbes sans imaginer que l’on peut les suivre à la trace.

La piste sablonneuse descend doucement, serpente autour de quelques buttes rocheuses puis débouche sur une vaste étendue grise. Un dernier virage pour atteindre un endroit légèrement surélevé et nous voilà enfin arrivés à Darvaza. Juste quelques centaines de mètres plus bas, nous découvrons le fameux cratère gazier. Au milieu de cette immensité, il nous parait bien petit mais ce n’est qu’une impression car dès que nous nous en approchons nous réalisons ses dimensions et surtout sa profondeur (près de soixante-dix mètres de diamètre et une vingtaine de mètres de profondeur).
Puis viennent le brut sourd et continu de la combustion et les bouffées de chaleur sur le visage. Quelle étonnante vision et quelle surprenante sensation ! Voici donc la Porte de l’Enfer.


Incroyable de penser que ce brasier brûlant depuis près d’un demi-siècle fut volontairement allumé afin que le méthane ne s’échappe pas à l’air libre et ne pollue l’atmosphère. D’après certaines sources locales ce trou serait apparu naturellement dans les années soixante et le feu allumé une vingtaine d’années plus tard. D’autres sources relatent que l’origine de ce cratère fait suite aux travaux d’exploration de pétrole et de gaz et au forage d’une poche de gaz, entrepris au début des années soixante-dix par des géologues et ingénieurs soviétiques.
Pensant que la combustion du gaz ne durerait que quelques semaines, il est décidé d’y mettre le feu. Mais voilà, la brèche est plus importante que prévue mais surtout le champ gazier souterrain est l’un des plus vastes au monde !
Plusieurs années plus tard, les habitants du village de Darvaza, situé à proximité, sont évacués et le village pratiquement entièrement rasé. S’il fut un jour question d’éteindre le feu, rien de tangible n’a jamais été entrepris. L’accès à la zone fut pendant de longues années interdit puis après l’indépendance finalement autorisé pour devenir un lieu touristique plutôt particulier.
Situé à près de 260 kilomètres de la capitale, l’endroit est facilement accessible sur la journée et peut faire l’objet d’une simple excursion (ce qui est notre cas). Mais il peut également être une étape où passer la nuit puisqu’il est situé pratiquement à mi-chemin entre Achgabat et la ville de Köneürgench tout au nord du pays. D’ailleurs, on aperçoit, bien à l’écart, quelques chalets et yourtes prévus à cet effet.
Sur le site, nous ne comptons qu’une dizaine de touristes dont trois Japonais installés autour de leur table pliante placée sur les bords du cratère. Nous faisons un premier tour dans le sens opposé des aiguilles d’une montre, hypnotisés par ce spectacle tellement inattendu composé d’une multitude de braises et de flammèches couvrant aussi bien les versants du cratère que le fond. Constant et fascinant jeu d’ombres et de lumières sur les éboulis de pierres grises et noires. Un léger coup de vent et nous sentons immédiatement la chaleur sur notre visage et l’odeur du gaz. En regardant bien, j’aperçois quelques bouts de fer, les restes des équipements miniers ayant sombrés dans le cratère.
Arty, fréquent visiteur des lieux, nous confirme qu’au fil des années, le trou s’est légèrement agrandi à cause des éboulements causés par la chaleur mais que l’intensité du feu tend à diminuer progressivement. Ceci dit, le feu ne semble pas près de s’éteindre de sitôt. Il nous apprend également qu’il y a une paire d’années, une expédition a été organisée pour examiner le fond du cratère et ramener des échantillons du sol. Le but étant d’étudier l’éventuelle survie, dans de pareilles conditions, de divers organismes et peut-être imaginer qu’une forme de vie soit possible sous les mêmes conditions extrêmes quelque part dans l’Univers…
A quelques centaines de mètres du cratère se trouve une paire de buttes permettant d’avoir une meilleure vue d’ensemble. La grimpette est facile et une fois perchés sur les rochers, nous découvrons non seulement la rondeur presque parfaite du trou enflammé mais aussi un beau panorama sur la plaine entourée de légères ondulations. Spectacle magique d’autant plus que la lumière du jour commence à baisser doucement et que les derniers rayons du soleil apparaissent sous la couche de nuages, illuminant ainsi la végétation, la roche et le sable.
L’ambiance sereine est bousillée avec l’arrivée d’un petit groupe d’adolescents russes plus occupé à prendre des selfies et à écouter du rock à fond la caisse.
Je pars à la poursuite du coucher de soleil que j’espère admirer au sommet d’une autre dune un peu plus loin derrière. Il faut faire vite mais ce n’est pas facile de marcher dans le sable et les hautes herbes. Une fois en haut, je comprends qu’il ne s’agit pas d’une dune avec un sommet mais une espèce de plateau sablonneux couvert de végétation. Demi-tour donc, mais là je découvre qu’une magnifique lueur orangée émerge maintenant du cratère, le contraste avec le paysage grisâtre est saisissant.

Pendant que nous admirions le panorama, notre chauffeur a préparé un piquenique pantagruélique et plus qu’excellent. Nous le dégustons avec appétit tout en jetant régulièrement des coups d’œil sur le fourneau un peu plus bas. A mesure que la nuit tombe, le feu devient de plus en plus fascinant à regarder, un peu comme un feu de cheminée géant… sans toutefois devoir y ajouter des bûches !
Il est bientôt 9:00 heures et il faut penser au retour mais avant de partir un dernier tour de cratère s’impose. Cette fois nous le faisons dans l’autre sens. Maintenant que la nuit est tombée, les pierres semblent être plus rouges et les flammes plus jaunes.

Nous reprenons la piste par laquelle nous sommes arrivés puis rejoignons la route principale. Quelques kilomètres plus loin, nous tournons à droite sur une autre piste en direction d’une autre lueur orange perdue dans l’immensité complétement noire.
Cet autre cratère, rarement visité, a lui aussi été formé par l’effondrement d’une cavité souterraine mais cette fois de manière naturelle. Il est beaucoup plus petit mais parait plus profond. Surtout, il a la particularité d’avoir un fond boueux constamment en ébullition. Ici, le bruit des grosses bulles qui explosent s’ajoute à celui de la combustion du gaz.

Cette fois, nous devons partir car la route est encore longue… et les nids-de-poule plus difficiles à repérer la nuit !
Quelques heures plus tard, d’autres lueurs apparaissent à l’horizon, plus nombreuses et plus lumineuses, elles annoncent l’imminence de notre arrivée à Achgabat. Mais nous devons faire un nouvel arrêt sur le bord de la route… En effet, le chauffeur doit laver la voiture avant de pouvoir circuler dans la capitale. Toute trace de boue ou d’insectes écrasés pouvant occasionner une amende voire carrément un retrait de permis !!! Quel bien curieux pays.
(à suivre...)
Faisant partie de cette étrange catégorie de voyageurs qui aiment cocher les cases (je sais, une pratique un peu ridicule mais… incontrôlable… et qui ne tue pas !), faire un petit crochet par le Turkménistan avant de nous rendre en Ouzbékistan me semblait plus qu’une excellente idée.
L’un des avantages de faire régulièrement le trajet Australie-Europe est de pouvoir faire des stop-over (en général à Dubaï) et de là, explorer la région en utilisant les Frequent Flyer points accumulés au fil des allers-retours. Cette fois, ce sera donc une paire de ‘Stans’ en Asie Centrale.
Une fois n’est pas coutume, nous passons par l’intermédiaire d’une agence de voyages, essentiellement pour nous faciliter l’obtention du visa car il semblerait que celui-ci soit délivré par les autorités au petit bonheur la chance.
Quelques agences proposent plusieurs formules et circuits à effectuer en groupe (donc à des prix plus avantageux) mais pas de chance, les dates proposées ne correspondant pas aux nôtres, nous aurons donc notre propre tour ! Pour cela, il nous aura suffi d’établir un petit itinéraire et d’attendre quatre-cinq semaines pour les formalités. Nous serons entièrement pris en charge et accompagnés d’un guide et d’un chauffeur pendant toute la durée de notre court séjour au Turkménistan. Une fois passée la frontière avec l’Ouzbékistan nous nous débrouillerons très bien seuls.
Donc tout commence à Dubaï un jour de mai cette année.
5:20. Le jour se lève à peine quand nous atterrissons sur les pistes de cet aéroport qui ne cesse de s’étendre. Nous rejoignons la longue queue devant les guichets des douanes.
Il fait carrément jour et déjà chaud quand nous sortons de l’aéroport pour prendre un taxi. Superbe organisation, zéro attente, le jeune Népalais nous indique une voiture nickel conduite par une jeune Somalienne couverte d’un foulard aux couleurs de la compagnie, deux de ses collègues s’occupent de mettre nos bagages dans le coffre.
En ce premier vendredi de Ramadan, le trajet jusqu’à notre hôtel, situé à proximité de l’aéroport, n’aura duré qu’une dizaine de minutes, la circulation étant pratiquement inexistante.
Le buffet du petit déjeuner, que nous découvrons un peu plus tard, est tout simplement dément puisque l’on y trouve autant de spécialités arabes (tabouleh, hummus…) qu’indiennes (currys multicolores, beignets variés…) et même des petits pains au chocolat et des croissants pour les gourmands. Il ne nous reste plus qu’à nous reposer jusqu’à ce soir car nous n’avons aucune intention de sortir. Nous connaissons suffisamment Dubaï, en plus il fait très chaud et de toute manière tout est fermé jusqu’à ce soir.
23:00. Direction le Terminal 2, celui réservé à la compagnie FlyDubai, l’équivalent low cost d’Emirates Airlines et qui désert les destinations les plus improbables et les plus obscures comme par exemple… Achgabat !
Inutile de connaitre la porte d’embarquement pour savoir laquelle est la nôtre. Il suffit de regarder les passagers ou plutôt les passagères car les femmes turkmènes se repèrent de loin, toutes sont vêtues de leur très élégant costume national : longue robe étroite colorée et coiffe haute cachant leurs cheveux et tout aussi colorée. Nous repérons aussi un petit groupe d’étrangers aux cheveux gris et un couple de Chinois.
Vol plutôt inconfortable et sans chichi. Nous nous sommes amusés à regarder comment les passagers turkmènes se sont débrouillés pour caser leurs volumineux et encombrants bagages dans les moindres recoins encore disponibles. Leur expédition shopping est à l’évidence une réussite. Heureusement le vol n’est pas long (trois heures) mais avec le décalage horaire, il est bientôt 04:00 quand nous survolons Achgabat qui se révèle être (vu d’en haut) une incroyable oasis de lumières au beau milieu d’un immense désert complètement noir. Plus fort que Las Vegas !
Achgabat Mai 2019
Nos premiers pas se font le long d’immenses couloirs déserts tout en marbre et surveillés par quelques jeunes soldats en uniforme et casquette de style soviétique. Nous retrouvons le petit groupe d’étrangers aux guichets des douanes, réservés justement aux étrangers. Il s’avère que tous sont… Australiens !!!

Nous sortons notre invitation reçue et imprimée quelques jours auparavant et regardons le douanier remplir quelques formulaires, il nous indique ensuite un autre guichet. Là, c’est une douanière qui encaisse les billets de US$100 (par personne !) correspondant au prix du visa et aux diverses taxes. Petite consolation puisqu’elle nous rend quand même un billet d’un US$. Retour au premier guichet, pour cette fois se voir attribuer un beau visa autocollant.
Ici, on semble aimer les complications car les formalités sont loin d’être terminées. Il faut maintenant passer devant un guichet entièrement automatisé qui scanne le passeport, qui s’ajuste selon la hauteur du visage et qu’il faut gentiment caresser de l’extrémité des doigts. C’est en fait relativement simple et rapide. La lumière verte nous indique que nous pouvons poursuivre notre chemin… jusqu’au prochain guichet où nous attendent deux douaniers qui, à leur tour, scannent le passeport, vérifient le visa et le tamponne avec vigueur.
Reste à récupérer nos valises puis à rejoindre l’immense queue qui s’est formée devant les guichets d’inspection des bagages. Et là, nous ne nous sommes pas prêts de sortir car non seulement les locaux ramènent des charriots remplis de paquets mais surtout ils n’hésitent pas à se bousculer pour sauter la queue et cela sous les yeux mêmes des soldats complétement indifférents… pourtant censés mettre un peu d’ordre dans ce bordel général.
Heureusement, au bout d’un moment nous repérons une file réservée aux étrangers. Une fois les bagages passés aux rayons nous pouvons enfin rejoindre le hall des arrivées. Voir la pancarte avec nos noms est un grand soulagement. Nous faisons ainsi connaissance avec Arty, le jeune guide qui va nous accompagner pendant la durée de notre séjour.
Dehors, nous avons la surprise de constater qu’il fait très doux et pendant que nous attendons notre taxi, nous avons le temps d’admirer l’étrange architecture de l’aéroport en forme d’oiseau aux ailes déployées. Larges avenues désertes bordées de fontaines et de bâtiments éclairés par des effets lumineux, ici on ne lésine pas sur l’électricité, c’est vrai que ce pays de cinq millions d’habitants regorge de gaz et autres ressources en énergie !

Nous arrivons rapidement à notre hôtel et après de rapides formalités nous prenons possession de notre chambre… surchauffée et bien moins luxueuse que le hall de réception. Arty nous explique le programme des festivités et se propose de changer pour nous un billet de US$100 à un taux très avantageux : 800 Manats au lieu de 300 selon le taux officiel, ce qui devrait largement couvrir nos dépenses (repas) pendant la durée de notre séjour au Turkménistan.
Nous nous donnons rendez-vous plus tard dans la matinée. Après une bonne douche, quelques heures de repos seront bienvenues. Juste le temps de jeter un coup d’œil par la fenêtre pour voir à quoi ressemble la ville qui se réveille doucement. Juste en face se trouve un édifice rond qui est en fait le cirque, au fond sur la gauche, l’oiseau de l’aéroport et à droite quelques petits immeubles d’habitation à la soviétique et au-delà d’autres immeubles blancs plus récents. Sur les écrans géants dispersés ici et là, je distingue vaguement une succession de paysages, des chevaux en train de galoper et ce qui parait être des portraits du président pris lors de ses nombreuses et différentes activités. Je remarque aussi cet énorme bâtiment blanc-crème qui ressemble à un immense silo à grains (?!). Plus tard, Arty nous apprendra qu’il s’agit bien d’un ancien silo et qu’il est l’un des très rares bâtiments ayant résistés au tremblement de terre de 1948.

En bas, sur le parking pratiquement inoccupé, deux soldats font les cent pas en bavardant. Le jour se lève et le temps s’annonce nuageux, à l’horizon une chaine de montagnes apparait dans la brume.
Malgré la fatigue, le sommeil ne vient pas. L’Internet est capricieux et de nombreux sites restent inaccessibles mais nous pouvons envoyer quelques emails à CTN confirmant notre arrivée.
Autant aller prendre le petit déjeuner dans le restaurant, près de la réception. La salle ronde est vide et le buffet dressé n’a plus rien à voir avec celui de Dubaï ! Rien de vraiment très appétissant mais le thé est excellent ! Au-dessus des baies vitrées des fresques peintes représentant des chevaux la crinière au vent, différents édifices de la capitale et quelques paysages de steppes apportent un peu de couleurs. Derrière les rideaux, on aperçoit une piscine vide, des jardins où l’herbe attend patiemment d’être tondue et quelques bosquets fleuris où des oiseaux jouent à cache-cache.
Arty fait une brève apparition pour nous remettre nos Manats et nous confirmer le programme de la journée qui se résume en fait à une petite balade en ville avant de prendre la route pour aller au centre du pays pour aller voir un trou, mais attention pas n’importe lequel !
En attendant nous allons faire une petite balade digestive pour aller voir ce curieux cirque en dur et ses fioritures en béton. Sur l’esplanade au bas des marches une paire de femmes en robe longue et coiffure allongée poussent leur landau, trois gamins se poursuivent à vélo. Les rues environnantes sont bordées d’arbres et de rangées de petits immeubles de trois ou quatre étages que l’on retrouve dans toutes les ex-républiques soviétiques à part que ceux-ci sont fraichement peints et sont décorés de motifs géométriques. Quant aux trottoirs ils sont absolument nickel… et déserts.
Derrière le cirque, se trouve un petit parc que nous explorons en compagnie d’une chienne qui ne veut plus nous quitter. Les allées sont remplies de flaques d’eau datant des dernières averses. Quelques gamins sont en grande discussion pour choisir le prochain jeu et plus loin deux femmes, râteau et balai à la main, s’affairent à rendre le jardin plus agréable. La promenade s’achève plus vite que prévu car quelques gouttes commencent à tomber.
Problèmes d’interrupteur dans la salle de bain. Un réparateur finit par arriver mais impossible de le réparer. Nous changeons donc de chambre et d’étage. Réinstallation mais celle-ci n’est guère mieux puisqu’ici c’est l’air conditionné qui ne fonctionne pas. La troisième sera la bonne mais nous n’avons plus le temps pour nous assoupir une paire d’heures.
En début d’après-midi, Arty revient nous chercher pour aller prendre le déjeuner dans un petit restaurant qu’il connait bien et qui sert de la cuisine traditionnelle. Situé sur l’une des grandes avenues de la capitale, nous ne l’aurions jamais repéré car rien n’indique la présence d’un restaurant ni d’aucun commerce à vrai dire. A l’intérieur, joliment décoré d’objets d’artisanat et d’anciens outils agricoles, quelques familles terminent leur repas. Les serveuses parées de magnifiques costumes traditionnels, nous installent près des cuisines situées derrière une baie vitrée où s’affairent le personnel de cuisine. Nous nous régalons de soupes (sorte de chorbas) et de plovs (plat de riz et légumes plus viande) accompagnés de thé fort et parfumé.
Repus, nous retrouvons le 4x4 et son chauffeur, un authentique Turkmène affichant un grand sourire. Alors que nous circulons sur les larges artères fleuries et pratiquement vides de circulation, Arty commence son rôle de guide en nous expliquant l’histoire du pays, celle de ses deux présidents depuis l’indépendance, la fonction de certains bâtiments pompeux et toute une série d’anecdotes sur la vie au Turkménistan et à Achgabat où, sur un ordre présidentiel, toutes les voitures circulant dans la capitale doivent être blanches… pour être assorties aux bâtiments blancs ?! Eh oui, les façades des bâtiments sont pratiquement toutes en marbre et le blanc étant la couleur préférée du Président Gurbanguly Berdymukhamedov, pas question de lui déplaire !!!
Nous quittons l’autoroute pour nous retrouver dans un petit quartier de la banlieue semi-urbaine où aucun étranger ne viendrait se perdre. Mais c’est ici que le chauffeur doit récupérer notre piquenique de ce soir. Ici, la route en terre est criblée de nombreux nids-de-poule, les trottoirs sont défoncés ou inexistants et les maisons plus ou moins bien rafistolées. Pendant que le poulet finit de rôtir, nous découvrons l’envers du décor et comprenons que le Turkménistan n’est finalement pas différent des autres pays.
C’est la sortie des écoles et les écoliers en uniforme amènent un peu d’animation et de couleurs, enfin uniquement du vert et du blanc pour les filles et du blanc et noir pour les garçons. Toutes portent une longue robe verte et un tablier blanc et ont toutes des tresses, et tous portent une chemise blanche avec une cravate noire et des pantalons longs noirs. Toutes et tous ont sur la tête couverte d’une petite calotte colorée.

Nous retrouvons la grand-route bordée cette fois de banlieues en construction ou fraichement terminées. Les grosses bâtisses en brique, d’un étage et flanquées d’un garage-préau, sont toutes identiques. Construites autour d’un rectangle, qui sera peut-être un jour un espace vert, elles abritent plusieurs familles souvent de fonctionnaires. Arty nous apprend que les toits verts sont réservés à tel ou tel ministères, idem pour les toits bleus, rouges…
Bientôt nous quittons la belle autoroute pour nous retrouver sur une espèce de large nationale pleine de bosses qui longe ce qui semble être l’ancienne route encore plus abimée. La circulation se réduit au strict minimum, c’est-à-dire quelques semi-remorques et parfois quelques minibus.
Quant au paysage, le désert du Karakoum, il me fait diablement penser au bush australien. Même vaste étendue plate couverte d’une végétation parsemée et presque similaire et parfois quelques ondulations sablonneuses. Le temps reste couvert pendant pratiquement toute la durée du voyage. Les récentes et anormalement abondantes pluies ont donné un regain de vitalité et de couleurs à la végétation. A part les alignements des poteaux électriques au loin, on ne voit que le bush à perte de vue. Régulièrement, nous croisons des quelques chameaux indifférents et immobiles sur les bords de la route.


Nous arrivons enfin à Erbent, un patelin perdu dans les dunes de sable jaune et gris, pas très reluisant avec ses maisons bricolées mais au commissariat et à l’école flambant neufs. La station essence est le point de rendez-vous des camionneurs qui traversent le pays. Le temps de faire le plein et nous repartons. Quelques kilomètres plus loin, alors qu’approchent les premiers reliefs, le chauffeur prend une piste à droite qui grimpe vers un léger promontoire dominant l’immense plaine. Arrêt pour se dégourdir les jambes et admirer le paysage. Il fait agréablement doux, les grosses chaleurs sont passées et les rayons du soleil traversent enfin les nuages. Dans le sable, quelques curieux scarabées filent se cacher dans les touffes de hautes herbes sans imaginer que l’on peut les suivre à la trace.

La piste sablonneuse descend doucement, serpente autour de quelques buttes rocheuses puis débouche sur une vaste étendue grise. Un dernier virage pour atteindre un endroit légèrement surélevé et nous voilà enfin arrivés à Darvaza. Juste quelques centaines de mètres plus bas, nous découvrons le fameux cratère gazier. Au milieu de cette immensité, il nous parait bien petit mais ce n’est qu’une impression car dès que nous nous en approchons nous réalisons ses dimensions et surtout sa profondeur (près de soixante-dix mètres de diamètre et une vingtaine de mètres de profondeur).
Puis viennent le brut sourd et continu de la combustion et les bouffées de chaleur sur le visage. Quelle étonnante vision et quelle surprenante sensation ! Voici donc la Porte de l’Enfer.


Incroyable de penser que ce brasier brûlant depuis près d’un demi-siècle fut volontairement allumé afin que le méthane ne s’échappe pas à l’air libre et ne pollue l’atmosphère. D’après certaines sources locales ce trou serait apparu naturellement dans les années soixante et le feu allumé une vingtaine d’années plus tard. D’autres sources relatent que l’origine de ce cratère fait suite aux travaux d’exploration de pétrole et de gaz et au forage d’une poche de gaz, entrepris au début des années soixante-dix par des géologues et ingénieurs soviétiques.
Pensant que la combustion du gaz ne durerait que quelques semaines, il est décidé d’y mettre le feu. Mais voilà, la brèche est plus importante que prévue mais surtout le champ gazier souterrain est l’un des plus vastes au monde !
Plusieurs années plus tard, les habitants du village de Darvaza, situé à proximité, sont évacués et le village pratiquement entièrement rasé. S’il fut un jour question d’éteindre le feu, rien de tangible n’a jamais été entrepris. L’accès à la zone fut pendant de longues années interdit puis après l’indépendance finalement autorisé pour devenir un lieu touristique plutôt particulier.
Situé à près de 260 kilomètres de la capitale, l’endroit est facilement accessible sur la journée et peut faire l’objet d’une simple excursion (ce qui est notre cas). Mais il peut également être une étape où passer la nuit puisqu’il est situé pratiquement à mi-chemin entre Achgabat et la ville de Köneürgench tout au nord du pays. D’ailleurs, on aperçoit, bien à l’écart, quelques chalets et yourtes prévus à cet effet.
Sur le site, nous ne comptons qu’une dizaine de touristes dont trois Japonais installés autour de leur table pliante placée sur les bords du cratère. Nous faisons un premier tour dans le sens opposé des aiguilles d’une montre, hypnotisés par ce spectacle tellement inattendu composé d’une multitude de braises et de flammèches couvrant aussi bien les versants du cratère que le fond. Constant et fascinant jeu d’ombres et de lumières sur les éboulis de pierres grises et noires. Un léger coup de vent et nous sentons immédiatement la chaleur sur notre visage et l’odeur du gaz. En regardant bien, j’aperçois quelques bouts de fer, les restes des équipements miniers ayant sombrés dans le cratère.
Arty, fréquent visiteur des lieux, nous confirme qu’au fil des années, le trou s’est légèrement agrandi à cause des éboulements causés par la chaleur mais que l’intensité du feu tend à diminuer progressivement. Ceci dit, le feu ne semble pas près de s’éteindre de sitôt. Il nous apprend également qu’il y a une paire d’années, une expédition a été organisée pour examiner le fond du cratère et ramener des échantillons du sol. Le but étant d’étudier l’éventuelle survie, dans de pareilles conditions, de divers organismes et peut-être imaginer qu’une forme de vie soit possible sous les mêmes conditions extrêmes quelque part dans l’Univers…
A quelques centaines de mètres du cratère se trouve une paire de buttes permettant d’avoir une meilleure vue d’ensemble. La grimpette est facile et une fois perchés sur les rochers, nous découvrons non seulement la rondeur presque parfaite du trou enflammé mais aussi un beau panorama sur la plaine entourée de légères ondulations. Spectacle magique d’autant plus que la lumière du jour commence à baisser doucement et que les derniers rayons du soleil apparaissent sous la couche de nuages, illuminant ainsi la végétation, la roche et le sable.
L’ambiance sereine est bousillée avec l’arrivée d’un petit groupe d’adolescents russes plus occupé à prendre des selfies et à écouter du rock à fond la caisse.
Je pars à la poursuite du coucher de soleil que j’espère admirer au sommet d’une autre dune un peu plus loin derrière. Il faut faire vite mais ce n’est pas facile de marcher dans le sable et les hautes herbes. Une fois en haut, je comprends qu’il ne s’agit pas d’une dune avec un sommet mais une espèce de plateau sablonneux couvert de végétation. Demi-tour donc, mais là je découvre qu’une magnifique lueur orangée émerge maintenant du cratère, le contraste avec le paysage grisâtre est saisissant.

Pendant que nous admirions le panorama, notre chauffeur a préparé un piquenique pantagruélique et plus qu’excellent. Nous le dégustons avec appétit tout en jetant régulièrement des coups d’œil sur le fourneau un peu plus bas. A mesure que la nuit tombe, le feu devient de plus en plus fascinant à regarder, un peu comme un feu de cheminée géant… sans toutefois devoir y ajouter des bûches !
Il est bientôt 9:00 heures et il faut penser au retour mais avant de partir un dernier tour de cratère s’impose. Cette fois nous le faisons dans l’autre sens. Maintenant que la nuit est tombée, les pierres semblent être plus rouges et les flammes plus jaunes.

Nous reprenons la piste par laquelle nous sommes arrivés puis rejoignons la route principale. Quelques kilomètres plus loin, nous tournons à droite sur une autre piste en direction d’une autre lueur orange perdue dans l’immensité complétement noire.
Cet autre cratère, rarement visité, a lui aussi été formé par l’effondrement d’une cavité souterraine mais cette fois de manière naturelle. Il est beaucoup plus petit mais parait plus profond. Surtout, il a la particularité d’avoir un fond boueux constamment en ébullition. Ici, le bruit des grosses bulles qui explosent s’ajoute à celui de la combustion du gaz.

Cette fois, nous devons partir car la route est encore longue… et les nids-de-poule plus difficiles à repérer la nuit !
Quelques heures plus tard, d’autres lueurs apparaissent à l’horizon, plus nombreuses et plus lumineuses, elles annoncent l’imminence de notre arrivée à Achgabat. Mais nous devons faire un nouvel arrêt sur le bord de la route… En effet, le chauffeur doit laver la voiture avant de pouvoir circuler dans la capitale. Toute trace de boue ou d’insectes écrasés pouvant occasionner une amende voire carrément un retrait de permis !!! Quel bien curieux pays.
(à suivre...)
Nouveauté et innovation: cours de grammaire Bambara (Mali) English translation pending
Une révolution dans les méthodes d'apprentissage des langues !
Exit les cassettes audio, les CDs, les téléchargements, etc. Entrez dans l'aire de la réalité augmentée en cours de langue : Les Presses l'Inalco (Paris) ouvrent une étape nouvelle ! Pour la première fois dans l'édition scientifique universitaire, un livre est enrichi de plus de 1.500 fichiers audio. En effet, dans ce Cours de Grammaire Bambara, des pages entières sont à écouter... Pour ça, on n’a besoin que de son appli smartphone qui les trouve facilement : il suffit de lui présenter la page ! Grâce à ce format innovant, les apprenant(e)s dépassent alors la simple lecture du texte et leur enrichissent les exemples écrits par des enregistrements vocaux qui rendent l’apprentissage plus vivant et qui leur permettent d’apprendre les correctes prononciations. En fait, de nos jours, une telle approche tournée vers l’oralité est essentielle dans l’apprentissage des langues.
PRÉSENTATION
Le format de ce manuel représente un compromis entre celui d’un manuel pratique et celui d’une grammaire de référence (un manuel "traditionnel" devrait comporter davantage d’exercices, des textes bambara adaptés et d’autres éléments didactiques, par contre, dans une grammaire de référence, on devrait présupposer un appareil scientifique plus élaboré).
Le cours est subdivisé en 38 leçons, toutes agrémentées de réalité augmentée. La composition des leçons varie : le plus souvent, un sujet grammatical constitue une leçon. En règle, une leçon correspond à un cours de 90 ou 120 minutes, mais il y a plusieurs leçons qui dépassent nécessairement cette règle car certains sujets de grammaire (p.ex. système tonal, participes et converbes, infinitif, constructions relatives, focalisation et topicalisation, etc.) sont trop volumineux, et ces leçons importantes demandent deux, sinon trois cours en classe.
Le cours s’appuie sur les résultats des recherches de terrain par l’auteur, mais aussi sur les publications sur la langue bambara qui se comptent aujourd’hui par centaines. Il faut mentionner en particulier la Grammaire fondamentale du bambara de Gérard Dumestre (2003) et sa thèse de doctorat d’État, sous le titre Le Bambara du Mali: essais de description linguistique (2 tomes, 1987/1992), ainsi que de nombreuses publications de Denis Creissels, professeur émérite de l’Université Lumière (Lyon 2). Une bibliographie linguistique du bambara – vaste mais pas exhaustive – se trouve à la fin du livre.
Dans la quasi-totalité des cas, les exemples phrastiques en bambara sont présentés en trois lignes. La première ligne contient une transciption superficielle, où les tons de réalisations sont marqués sur chaque syllabe, et les assimilations vocaliques sont représentées ; la marque du pluriel apparaît comme -u (plutôt que -w , ce qui correspondrait à la convention orthographique). La nasalisation vocalique est cependant marquée par un -n (ce qui correspond bien à la convention orthographique bambara), sauf là où la voyelle nasale est suivie par la marque du pluriel. Dans la deuxième ligne, la transcription est plus ou moins en accord avec l’orthographe malienne toutefois elle s’en distingue par la notation tonale et la séparation des mots en morphèmes (indiquée par des traits d’unions). La troisième ligne est celle des gloses (traductions mot par mot et morphème par morphème). Les exemples illustratifs sont, pour la plupart, tirés de textes naturels. En outre, une traduction libre est donnée, suivie de référence à la source entre crochets.
Comme exposé ci-dessus, le cours de grammaire est accompagné des fichiers sonores. Les enregistrements ont été faits par l’auteur sur place (à Bamako) entre juin et juillet 2017, en collaboration principalement avec Zoumana Dembélé, Malien de 37 ans (en 2017) qui est né et a grandi à Fama (cercle de Sikasso).

QUELQUES TRAITS TYPOLOGIQUES DU BAMBARA
Comme la plupart des langues africaines, le bambara est une langue à tons (opposition de deux tons lexicaux et phénomènes de downstep et downdrift). Sur le plan morphologique, le bambara et les langues mandé en total sont considérés comme type isolant : ils ne disposent ni de classes nominales ni d’opposition de genre. Au domaine de la flexion, en bambara, l’affixation, tant verbale que nominale, ne joue qu’un rôle marginal, mais elle est très productive quant à la dérivation (beaucoup de suffixes, peu de préfixes, pas d’infixes). L’ordre des mots du bambara est très rigide : sujet – marque prédicatif – complément d’objet – verbe – supplément postverbal). Même dans des phrases interrogatives et propositions relatives, l’ordre des mots reste intact. A l’exception du parfait affirmatif intransitif, le verbe reste toujours sous la forme de base. Dans le syntagme génitival, l’ordre est déterminant-déterminé, alors que dans les autres syntagmes de détermination, l’ordre est dans l’autre sens, à savoir déterminé-déterminant (nom + adjectif, nom + participe, nom + défini).
LE NOM « BAMBARA »
La langue bambara s’est formée sur la base des dialectes mandingues orientaux grâce à l’existence du royaume précolonial de Ségou (18e-19e siècles), et dans une moindre mesure, du Kaarta. Le nom du groupe ethnique est bámàna ou bámànan, et celui de la langue est bámanankan (kán veut dire 'cou, gorge ; voix, parole ; bruit, son ; langue parlée'), on utilise le terme bambara en français et dans les langues voisines (foulfouldé, soninké, maninka). En anglais, allemand, russe etc., les formes bambara et bamana sont utilisées.
De plus, le terme bambara (ou bámàna) est polysémique et peut exprimer deux notions : (a) le groupe ethnique parlant la langue en question comme première langue, (b) le païen (non-musulman), terme évidemment originel et jusqu’à nos jours très courant au sud du Mali et au nord-est de la Côte d’Ivoire où les "Bambaras" sont des Sénoufos non-islamisés (leur langue compte parmi les langues gur), à la différence des Dioulas (islamisés et mandingophones).
Il existe de nombreuses autres étymologies du mot bambara/bamana ("ceux qui refusent", "insoumis à Dieu", "enfants de crocodile", etc.), mais ce ne sont que des étymologies populaires, parfois reprises et répandues par des missionaires, chercheurs et autres. Cependant, elles ne résistent en aucune manière à une analyse sérieuse phonétique-phonologique ...
LE BAMBARA AUJOURD’HUI
Le bambara a environ 4.000.000 de locuteurs natifs, un nombre qui augmente jusqu’à 13-14 millions si on y rajoute les locuteurs L2 (80-90% de la population du Mali).
La zone de diffusion du bambara peut être subdivisée en cinq catégories :
(a) la zone compacte du groupe ethnique bambara au Mali; (b) les enclaves compactes bambara au Kaarta, autour de Kayes et à l’est de Mopti; (c) des groupes importants de locuteurs natifs du bambara dans toutes les grandes villes du Mali, sauf dans les régions de Tombouctou, Gao et Kidal à l’est du Mali; (d) le bambara est la lingua franca (langue de communication interethnique) partout au Mali (sauf dans les régions du nord, à savoir celles de Tombouctou, Gao, et Kidal), surtout dans les grandes et moyennes villes, mais aussi au Sénégal le long du chemin de fer Dakar-Bamako (surtout dans la ville de Tambacounda); (e) le bambara est la langue de la diaspora malienne en Afrique (Kinshasa, Libreville, Dakar, Abidjan, Bouaké, Yamoussoukrou) et en Europe (Paris, Montreuil, Rouen, …)
LA CLASSIFICATION
Dire que la langue bambara est la langue mandé la plus connue, n’est certainement pas faux. La totalité des langues mandé occupe la plus grande partie de la moitié occidentale de l’Afrique. Elles sont parlées par une large proportion de la population du Mali, de la Côte d’Ivoire, de la Guinée, de la Sierra Leone et de la Liberia. Elles sont également présentées au Burkina Faso, au Sénégal, en Gambie et en Guinée-Bissau, et plus sporadiquement en Mauritanie, au Bénin, au Ghana, au Togo et au Nigeria. Parmi les langues mandé, la langue bambara appartient au groupe linguistique mandingue (connu aussi sous le terme "cluster mandingue") qui comporte, en outre, les variétés maninka, mandinka, dioula, khassonké et beaucoup beaucoup d’autres. Les plus génétiquement éloignées des autres variétés mandingues sont celles du groupe nord-ouest, avant tout le mandinka, parlé au Sénégal, en Gambie et en Guinée-Bissau; dans leur cas, il s’agit nettement des langues différentes du bambara, malgré leur parenté étant évidente même pour des non-linguistes. Le nombre des locuteurs de toutes les langues/dialectes mandingues dépasse 30 millions, et peut même arriver jusqu‘au nombre de 40 millions.
Le bambara, le dioula et, en un sens, même le maninka de la Guinée pourraient être compris comme des dialectes d’une seule langue. Cependant, l’existence des frontières étatiques et l’établissement des normes écrites pour chaque pays servent de facteur important à l’évolution divergente des variétés mandingues et à la formation des langues différentes.
Il existe de nombreux dialectes du bambara, ceux du nord (banamba, mesekele, …), du centre (jitumu, segu, jamaladugu), du sud (cakadugu, jalakadugu, ganadugu, etc.), de l’ouest (kaarta, parler de Tambacounda (Sénégal)), de l’est (kala, kuruma, saro, dialectes au nord-ouest de Mopti), et du sud-est (zegedugu, etc.).
LE « BAMBARA STANDARD » ET SON STATUT
Le "bambara standard" s’est formé sur la base du parler de Bamako, la capitale malienne (partageant beaucoup de traits avec le maninka), en concurrence avec le bambara de Ségou, la métropole précoloniale ; il a incorporé certains traits et mots provenant d‘autres dialectes. Bamako est devenu le centre administratif du Soudan Français en 1908, et son dialecte s’est graduellement imposé comme la référence pour le pays entier. Son intercompréhension avec certains dialectes locaux est difficile, surtout à cause des grandes divergences phonologiques ; pourtant, on trouve partout au Mali des gens maîtrisant le "bambara standard".
Le bambara, langue la plus parlée au Mali, compte parmi les treizes langues nationales du pays. Le nombre d’écoles où l’on enseigne le bambara a augmenté constamment jusqu’à la fin des années 1990, mais stagne, voire récule, depuis les années 2000. Au Mali, une bonne moitié de tous les programmes de radios sont en bambara (à ne pas oublier les émissions en bambara de la "Voix de l‘Amérique", mais surtout celles de Radio France Internationale (RFI) ayant démarré en octobre 2015). De surcroît, il est bien présent à la télé. Dans les domaines de l’administration et du business "moderne", il avance très peu (contrairement au commerce "traditionnel", où le bambara prédomine clairement et jusqu’aujourd‘hui). Depuis 1972 paraissent peu à peu des mensuels et périodiques, et le nombre des livres en bambara (parus avant 2016) dépasse les 500, dont un grand nombre de littératures chrétienne et musulmane, et le bambara est aussi utilisé dans les liturgies des deux religions mondiales.
L’ouvrage :
Vydrin, Valentin 2019. Cours de Grammaire Bambara. Paris : Presses de l’INALCO, 597 pages. (ISBN : 978-2-85831-307-5 | prix : 30€)
Son auteur :
Valentin Vydrin est professeur des Universités, titulaire de la chaire de mandingue à l’INALCO (Institut national des langues et civilisations orientales ~ Langues O'), comme tel le successeur de Gérard Dumestre. Il est aussi enseignant-chercheur au LLACAN (Langages, langues et cultures d’Afrique Noire), et spécialiste des langues mandé.
Vive le bambara, vive le Mali !!!
Hery

Exit les cassettes audio, les CDs, les téléchargements, etc. Entrez dans l'aire de la réalité augmentée en cours de langue : Les Presses l'Inalco (Paris) ouvrent une étape nouvelle ! Pour la première fois dans l'édition scientifique universitaire, un livre est enrichi de plus de 1.500 fichiers audio. En effet, dans ce Cours de Grammaire Bambara, des pages entières sont à écouter... Pour ça, on n’a besoin que de son appli smartphone qui les trouve facilement : il suffit de lui présenter la page ! Grâce à ce format innovant, les apprenant(e)s dépassent alors la simple lecture du texte et leur enrichissent les exemples écrits par des enregistrements vocaux qui rendent l’apprentissage plus vivant et qui leur permettent d’apprendre les correctes prononciations. En fait, de nos jours, une telle approche tournée vers l’oralité est essentielle dans l’apprentissage des langues.
PRÉSENTATION
Le format de ce manuel représente un compromis entre celui d’un manuel pratique et celui d’une grammaire de référence (un manuel "traditionnel" devrait comporter davantage d’exercices, des textes bambara adaptés et d’autres éléments didactiques, par contre, dans une grammaire de référence, on devrait présupposer un appareil scientifique plus élaboré).
Le cours est subdivisé en 38 leçons, toutes agrémentées de réalité augmentée. La composition des leçons varie : le plus souvent, un sujet grammatical constitue une leçon. En règle, une leçon correspond à un cours de 90 ou 120 minutes, mais il y a plusieurs leçons qui dépassent nécessairement cette règle car certains sujets de grammaire (p.ex. système tonal, participes et converbes, infinitif, constructions relatives, focalisation et topicalisation, etc.) sont trop volumineux, et ces leçons importantes demandent deux, sinon trois cours en classe.
Le cours s’appuie sur les résultats des recherches de terrain par l’auteur, mais aussi sur les publications sur la langue bambara qui se comptent aujourd’hui par centaines. Il faut mentionner en particulier la Grammaire fondamentale du bambara de Gérard Dumestre (2003) et sa thèse de doctorat d’État, sous le titre Le Bambara du Mali: essais de description linguistique (2 tomes, 1987/1992), ainsi que de nombreuses publications de Denis Creissels, professeur émérite de l’Université Lumière (Lyon 2). Une bibliographie linguistique du bambara – vaste mais pas exhaustive – se trouve à la fin du livre.
Dans la quasi-totalité des cas, les exemples phrastiques en bambara sont présentés en trois lignes. La première ligne contient une transciption superficielle, où les tons de réalisations sont marqués sur chaque syllabe, et les assimilations vocaliques sont représentées ; la marque du pluriel apparaît comme -u (plutôt que -w , ce qui correspondrait à la convention orthographique). La nasalisation vocalique est cependant marquée par un -n (ce qui correspond bien à la convention orthographique bambara), sauf là où la voyelle nasale est suivie par la marque du pluriel. Dans la deuxième ligne, la transcription est plus ou moins en accord avec l’orthographe malienne toutefois elle s’en distingue par la notation tonale et la séparation des mots en morphèmes (indiquée par des traits d’unions). La troisième ligne est celle des gloses (traductions mot par mot et morphème par morphème). Les exemples illustratifs sont, pour la plupart, tirés de textes naturels. En outre, une traduction libre est donnée, suivie de référence à la source entre crochets.
Comme exposé ci-dessus, le cours de grammaire est accompagné des fichiers sonores. Les enregistrements ont été faits par l’auteur sur place (à Bamako) entre juin et juillet 2017, en collaboration principalement avec Zoumana Dembélé, Malien de 37 ans (en 2017) qui est né et a grandi à Fama (cercle de Sikasso).

QUELQUES TRAITS TYPOLOGIQUES DU BAMBARA
Comme la plupart des langues africaines, le bambara est une langue à tons (opposition de deux tons lexicaux et phénomènes de downstep et downdrift). Sur le plan morphologique, le bambara et les langues mandé en total sont considérés comme type isolant : ils ne disposent ni de classes nominales ni d’opposition de genre. Au domaine de la flexion, en bambara, l’affixation, tant verbale que nominale, ne joue qu’un rôle marginal, mais elle est très productive quant à la dérivation (beaucoup de suffixes, peu de préfixes, pas d’infixes). L’ordre des mots du bambara est très rigide : sujet – marque prédicatif – complément d’objet – verbe – supplément postverbal). Même dans des phrases interrogatives et propositions relatives, l’ordre des mots reste intact. A l’exception du parfait affirmatif intransitif, le verbe reste toujours sous la forme de base. Dans le syntagme génitival, l’ordre est déterminant-déterminé, alors que dans les autres syntagmes de détermination, l’ordre est dans l’autre sens, à savoir déterminé-déterminant (nom + adjectif, nom + participe, nom + défini).
LE NOM « BAMBARA »
La langue bambara s’est formée sur la base des dialectes mandingues orientaux grâce à l’existence du royaume précolonial de Ségou (18e-19e siècles), et dans une moindre mesure, du Kaarta. Le nom du groupe ethnique est bámàna ou bámànan, et celui de la langue est bámanankan (kán veut dire 'cou, gorge ; voix, parole ; bruit, son ; langue parlée'), on utilise le terme bambara en français et dans les langues voisines (foulfouldé, soninké, maninka). En anglais, allemand, russe etc., les formes bambara et bamana sont utilisées.
De plus, le terme bambara (ou bámàna) est polysémique et peut exprimer deux notions : (a) le groupe ethnique parlant la langue en question comme première langue, (b) le païen (non-musulman), terme évidemment originel et jusqu’à nos jours très courant au sud du Mali et au nord-est de la Côte d’Ivoire où les "Bambaras" sont des Sénoufos non-islamisés (leur langue compte parmi les langues gur), à la différence des Dioulas (islamisés et mandingophones).
Il existe de nombreuses autres étymologies du mot bambara/bamana ("ceux qui refusent", "insoumis à Dieu", "enfants de crocodile", etc.), mais ce ne sont que des étymologies populaires, parfois reprises et répandues par des missionaires, chercheurs et autres. Cependant, elles ne résistent en aucune manière à une analyse sérieuse phonétique-phonologique ...
LE BAMBARA AUJOURD’HUI
Le bambara a environ 4.000.000 de locuteurs natifs, un nombre qui augmente jusqu’à 13-14 millions si on y rajoute les locuteurs L2 (80-90% de la population du Mali).
La zone de diffusion du bambara peut être subdivisée en cinq catégories :
(a) la zone compacte du groupe ethnique bambara au Mali; (b) les enclaves compactes bambara au Kaarta, autour de Kayes et à l’est de Mopti; (c) des groupes importants de locuteurs natifs du bambara dans toutes les grandes villes du Mali, sauf dans les régions de Tombouctou, Gao et Kidal à l’est du Mali; (d) le bambara est la lingua franca (langue de communication interethnique) partout au Mali (sauf dans les régions du nord, à savoir celles de Tombouctou, Gao, et Kidal), surtout dans les grandes et moyennes villes, mais aussi au Sénégal le long du chemin de fer Dakar-Bamako (surtout dans la ville de Tambacounda); (e) le bambara est la langue de la diaspora malienne en Afrique (Kinshasa, Libreville, Dakar, Abidjan, Bouaké, Yamoussoukrou) et en Europe (Paris, Montreuil, Rouen, …)
LA CLASSIFICATION
Dire que la langue bambara est la langue mandé la plus connue, n’est certainement pas faux. La totalité des langues mandé occupe la plus grande partie de la moitié occidentale de l’Afrique. Elles sont parlées par une large proportion de la population du Mali, de la Côte d’Ivoire, de la Guinée, de la Sierra Leone et de la Liberia. Elles sont également présentées au Burkina Faso, au Sénégal, en Gambie et en Guinée-Bissau, et plus sporadiquement en Mauritanie, au Bénin, au Ghana, au Togo et au Nigeria. Parmi les langues mandé, la langue bambara appartient au groupe linguistique mandingue (connu aussi sous le terme "cluster mandingue") qui comporte, en outre, les variétés maninka, mandinka, dioula, khassonké et beaucoup beaucoup d’autres. Les plus génétiquement éloignées des autres variétés mandingues sont celles du groupe nord-ouest, avant tout le mandinka, parlé au Sénégal, en Gambie et en Guinée-Bissau; dans leur cas, il s’agit nettement des langues différentes du bambara, malgré leur parenté étant évidente même pour des non-linguistes. Le nombre des locuteurs de toutes les langues/dialectes mandingues dépasse 30 millions, et peut même arriver jusqu‘au nombre de 40 millions.
Le bambara, le dioula et, en un sens, même le maninka de la Guinée pourraient être compris comme des dialectes d’une seule langue. Cependant, l’existence des frontières étatiques et l’établissement des normes écrites pour chaque pays servent de facteur important à l’évolution divergente des variétés mandingues et à la formation des langues différentes.
Il existe de nombreux dialectes du bambara, ceux du nord (banamba, mesekele, …), du centre (jitumu, segu, jamaladugu), du sud (cakadugu, jalakadugu, ganadugu, etc.), de l’ouest (kaarta, parler de Tambacounda (Sénégal)), de l’est (kala, kuruma, saro, dialectes au nord-ouest de Mopti), et du sud-est (zegedugu, etc.).
LE « BAMBARA STANDARD » ET SON STATUT
Le "bambara standard" s’est formé sur la base du parler de Bamako, la capitale malienne (partageant beaucoup de traits avec le maninka), en concurrence avec le bambara de Ségou, la métropole précoloniale ; il a incorporé certains traits et mots provenant d‘autres dialectes. Bamako est devenu le centre administratif du Soudan Français en 1908, et son dialecte s’est graduellement imposé comme la référence pour le pays entier. Son intercompréhension avec certains dialectes locaux est difficile, surtout à cause des grandes divergences phonologiques ; pourtant, on trouve partout au Mali des gens maîtrisant le "bambara standard".
Le bambara, langue la plus parlée au Mali, compte parmi les treizes langues nationales du pays. Le nombre d’écoles où l’on enseigne le bambara a augmenté constamment jusqu’à la fin des années 1990, mais stagne, voire récule, depuis les années 2000. Au Mali, une bonne moitié de tous les programmes de radios sont en bambara (à ne pas oublier les émissions en bambara de la "Voix de l‘Amérique", mais surtout celles de Radio France Internationale (RFI) ayant démarré en octobre 2015). De surcroît, il est bien présent à la télé. Dans les domaines de l’administration et du business "moderne", il avance très peu (contrairement au commerce "traditionnel", où le bambara prédomine clairement et jusqu’aujourd‘hui). Depuis 1972 paraissent peu à peu des mensuels et périodiques, et le nombre des livres en bambara (parus avant 2016) dépasse les 500, dont un grand nombre de littératures chrétienne et musulmane, et le bambara est aussi utilisé dans les liturgies des deux religions mondiales.
L’ouvrage :
Vydrin, Valentin 2019. Cours de Grammaire Bambara. Paris : Presses de l’INALCO, 597 pages. (ISBN : 978-2-85831-307-5 | prix : 30€)
Son auteur :
Valentin Vydrin est professeur des Universités, titulaire de la chaire de mandingue à l’INALCO (Institut national des langues et civilisations orientales ~ Langues O'), comme tel le successeur de Gérard Dumestre. Il est aussi enseignant-chercheur au LLACAN (Langages, langues et cultures d’Afrique Noire), et spécialiste des langues mandé.
Vive le bambara, vive le Mali !!!
Hery

Une destination "givrée" English translation pending
Je dois préparer mes petites vacances d’Eté ; vous m’aviez bien aidé déjà pour mes vacances d’un Bobo. Maintenant je change de registre, je recherche des lieux « givrés » à visiter : Des lieux où la raison rend les armes, des lieux dingues. Je vis dans la rationalité 11 mois par ans, je laisse aller mon esprit un mois dans le délire :
Voici ce que j’ai déjà vu, pour ne pas faire des doublons :
1erprix : Le Mausolée du Président Kim Il Sung :
C’est absolument magnifique, c’est la déconnade sublime.
2èmeprix : Les Châteaux royaux de Louis II de Bavière.
C’est sublime, on est dans le rêve éveillé. Mention spéciale à NeuSchwanstein.
Ex æquo : La Ligne Maginot : C’est le délire fou. On a pu construire un truc pareil avec ses petits trains et ses ascenseurs.
3èmeprix : mais sans moquerie et respect :
La maison de à Capalbio de Niki de Saint Phalle. C’est aussi une rêverie éveillée. Qu’une créatrice ait pu mettre des carrelages, des miroirs, des pierres pour matérialiser son rêve pour notre plaisir.
Ex æquo Les immeubles de Hundertwasser a Vienne. La verticalité et l’horizontalité sont des notions oubliées.
Ex æquo les délires de Dali en Catalogne
4èmeprix toujours sans moquerie : Le Palais du Facteur Cheval.
Ex æquo : La Maison de Picassiette à Chartres
5èmeprix :Le Mausolée de Lénine et sa statue de cire.
Ex æquo : Le Mausolée de Mao Tsé Tung
Ex æquo : Les Tiger Balm Gardens
6eme prix : La représentation de l’Enfer dans une Pagode de Dalat. (Je n’ai pas vu la Maison Folle à Dalat, elle ne m’inspirait pas)
7eme Prix : Disney pour toute son œuvre. J’ai un mauvais gout très prononcé, un manque de culture ; je l’assume : J’adore la pseudo culture à la mode Mickey ou d’Universal Studio : La Tour Eiffel, les Pyramides en carton pate. J’exulte, nul n’est parfait.
En pas terrible, je trouve les Machines de Tinguely, Le Palais de Sintra
J’aimerais aller à la villa de Randolph Hearst, au Turkménistan et partout où vous me signalerez des « endroits givrés ».
En pas terrible, je trouve les Machines de Tinguely, Le Palais de Sintra
J’aimerais aller à la villa de Randolph Hearst, au Turkménistan et partout où vous me signalerez des « endroits givrés ».
Les tyrans English translation pending
Touristes, routards, voyageurs, vacanciers de tous les pays,
Toute la beauté du monde nous la devons à nos tyrans.
Ils nous ont légué des trésors architecturaux inestimables partout et à toutes les époques. Sans leur héritage nous ne serions rien, bien de nos voyages seraient sans saveur. La liste de ces incontournables joyaux est interminable. Des pyramides d’Egypte, de la Rome antique, des temples pré-colombiens ruisselants du sang humain sacrificiel, des grandiloquentes cathédrales gothiques lorsque l’Eglise régnait au-dessus des rois, de la plus belle banlieue parisienne à l’ouest imprégnée du temps du roi soleil, de Paris avec Napoléon III / Haussmann, des splendides villes coloniales latino-américaines, de la sculpturale Saint Petersbourg sortie d’un ignoble marécage par le si cruel tsar Pierre le Grand jusqu’aux délires modernistes des roitelets absolus du Golfe avec Dubaï ...
A coté de tout cela, que nous lègue nos démocraties où il fait si bon vivre : quelques tours d’affaires, des rues piétonnes, des villes qui par leur ordonnancement et leurs rond-points finissent bien souvent par se ressembler et un art contemporain devenu invisible confiné à quelques initiés du monde de la finance.
Le monde du voyage serait-il en mal de nouveaux tyrans obligeant les artistes à peindre de grandes fresques de leur épopée légendaire à la vue de tous, capables de percer des canaux colossaux en plein désert, d'élever des temples délirants à leur gloire, des tours de Babel...
La démocratie rime-t-elle avec banalité? est-elle le fossoyeur de la poésie du voyage?
Toute la beauté du monde nous la devons à nos tyrans.
Ils nous ont légué des trésors architecturaux inestimables partout et à toutes les époques. Sans leur héritage nous ne serions rien, bien de nos voyages seraient sans saveur. La liste de ces incontournables joyaux est interminable. Des pyramides d’Egypte, de la Rome antique, des temples pré-colombiens ruisselants du sang humain sacrificiel, des grandiloquentes cathédrales gothiques lorsque l’Eglise régnait au-dessus des rois, de la plus belle banlieue parisienne à l’ouest imprégnée du temps du roi soleil, de Paris avec Napoléon III / Haussmann, des splendides villes coloniales latino-américaines, de la sculpturale Saint Petersbourg sortie d’un ignoble marécage par le si cruel tsar Pierre le Grand jusqu’aux délires modernistes des roitelets absolus du Golfe avec Dubaï ...
A coté de tout cela, que nous lègue nos démocraties où il fait si bon vivre : quelques tours d’affaires, des rues piétonnes, des villes qui par leur ordonnancement et leurs rond-points finissent bien souvent par se ressembler et un art contemporain devenu invisible confiné à quelques initiés du monde de la finance.
Le monde du voyage serait-il en mal de nouveaux tyrans obligeant les artistes à peindre de grandes fresques de leur épopée légendaire à la vue de tous, capables de percer des canaux colossaux en plein désert, d'élever des temples délirants à leur gloire, des tours de Babel...
La démocratie rime-t-elle avec banalité? est-elle le fossoyeur de la poésie du voyage?
Visites des parcs en Côte d'Ivoire - week-end hors Abidjan English translation pending
Basés à Abidjan, nous avons cherché à fuir la capitale durant les week ends surtout pour découvrir la nature et les parcs et voici ce qui est faisable avec une voiture de tourisme classique.
L’office du tourisme d’Abidjan fournit de bonnes informations sur les parcs proches d’Abidjan, ils ont également la liste à jour des contacts de tous les parcs. Ils sont joignables au 20 25 16 00 ; infos@coredivoiretourisme.com (place de la république quartier Plateau). Le tourisme dans les parcs est très peu organisé, donc quasi impossible d’arriver à l’improviste pour visiter, il vaut mieux réserver sinon vous risquez de ne trouver personne à l’entrée. Ils sont tous gérés par les Eaux et Forêts et ce sont les colonels ou lieutenants, dont on trouve les contacts à l’office du tourisme d’Abidjan, qui gèrent les visites.
Grand Bassam et Assinie (1h30 d’Abidjan) sont très accessibles depuis Abidjan. La plage au niveau de Kame surf camp (08 00 46 57 kamesurf@gmail.com) est très agréable, cet hôtel restaurant vaut le détour si vous souhaitez éviter les grands hôtels classiques très couteux. On y accède par une piste praticable en véhicule de tourisme (Assinie terminal Km3,5). Le prix de la chambre de base est de 40 000 et le petit déjeuné complet coute 6 000. C’est aussi un très bon endroit pour faire du surf.
Le parc des îles éhotilés à Assinie se visitent mais il faut réserver au moins la veille auprès du colonel en charge du parc, lors de notre visite c’était le colonel Bakayoko (40 09 95 70 01 11 58 67 47 79 38 15). Les visites sont organisées par les eaux et forêts, c’est le seul moyen de débarquer sur les îles. L’entrée du parc coûte 5 000/personne puis il faut payer par groupe : le bateau (40 000 + 10 000 carburant, le prix du carburant est vite une arnaque !) + le guide (5 000) + la sécurité (5 000). L’accès au parc se fait en voiture : prendre la direction d’Etuessika au Km16 jusqu’au bateau des eaux et forêts. Le tour proposé dure 3 à 4h en fonction de votre envie de marcher dans la mangrove ou juste de faire un tour en bateau autour des îles et de l’embouchure et une petite promenade. En partant tôt le matin vous verrez beaucoup d’oiseaux et découvrirez la mangrove. Pour ceux qui n’ont pas peur de se salir et qui ont de bonnes chaussures il est possible d’aller voir une colonie de chauve-souris qui vit sur une des îles, c’est très chouette c’est ce que l’on a préféré mais l’accès n’est pas simple et boueux. Par défaut les gardes ne proposent pas d’aller sur cette île, il faut donc un peu insister mais c’est compris dans le prix.
Lors de notre premier séjour à Assinie, le bateau officiel du parc n’était pas disponible, nous avons donc loué un bateau dans le village, à Assinie Mafia, à côté de l’hôtel Amika Palace. Il faut beaucoup négocier, c’est difficile de baisser en dessous de 50 000 pour l’embarcation et franchement ça ne vaut pas la peine. Vu qu’ils ne sont pas autorisés à naviguer dans les eaux du parc, ils ne peuvent pas s’approcher des îles, on ne voit donc rien et ils font en sorte que le tour dure moins d’1h pour économiser leur carburant. Certains hôtels proposent aussi des tours en bateau jusqu’à l’embouchure, c’est souvent très cher et ils ne peuvent pas non plus s’approcher des îles, il faut donc vraiment contacter les eaux et forêts et visiter avec les guides officiels. Par contre il faut se battre pour obtenir des reçus auprès du parc et des guides, c’est le seul moyen pour que l’argent serve au parc et permette de le développer.
Grand Lahou et parc d’Azagny : A 1h30-2h d’Abidjan, cette région est super calme et verdoyante, l’hôtel le ravin est un très bon point de chute (chambres confortables, piscine). Depuis cet hôtel vous pourrez organiser votre visite du parc ou alors contacter directement le lieutenant (lors de notre séjour : lieutenant Alfred 08 09 17 49 40 47 76 25). Attention le plus cher dans cette visite c’est la location du bateau et les guides ont tendance à regrouper les gens mais pas à diviser le prix du bateau. Mise à part le prix du bateau, le reste est standard : entrée du parc = 5 000/personne puis par groupe : le bateau (+/- 30 000) + le guide (5 000) + la sécurité (5 000). Idem il faut réclamer des reçus ! Il y a 2 tours possibles que l’on peut enchainer dans la journée, le premier , tôt le matin, en bateau avec une petite promenade d’une heure à pied (1km jusqu’à une petite savane), le deuxième est à pied et l’accès se fait en voiture par Irobo. Le circuit est un A/R sur une ancienne piste sans intérêt (8km A/R). L’idéal serait d’aller au bout de ce chemin en voiture puis de faire une marche depuis cet endroit bien plus intéressant. Ce n’est pas proposé mais en discutant avec le guide on a découvert que c’est organisable, il est même possible de partir 2jours avec des tentes et de dormir dans le parc mais il faut demander plusieurs jours à l’avance. Si vous n’avez le temps de faire que l’un des deux tours alors celui en bateau est suffisant, il faut par contre négocier pour marcher un peu plus longtemps, c’est faisable dans la partie savane et bien plus joli que la promenade de 8km sur une route !
San Pedro est également une option mais il faut compter 6-7h de trajet car certaines portions de routes ne sont pas bonnes. C’est donc beaucoup de route pour un week end mais c’était pour nous l’occasion d’aller visiter une plantation de cacao chez le père de notre chauffeur. A San Pedro, les jardins d’ivoire est un hôtel de choix, son restaurant est excellent.
Nous n’avons pas visité le parc de Taï qui était visiblement trop difficile d’accès sans 4x4 et peu sécurisé. Nous ne sommes pas non plus allés à Man, mais visiblement la route est bonne il faut compter 2h pour rejoindre Yamoussoukro depuis Abidjan puis 4h pour arriver à Man et la sécurité semblait ok.
Si vous avez besoin d’un bon chauffeur, le nôtre s’appelle Eric (je ne sais pas trop si j’ai le droit de donner ses coordonnées : +225 42 07 70 71 +225 57 58 57 55), il connait très bien son pays, il est fiable et prudent et son véhicule très entretenu. Je le recommande les yeux fermés.
Bon séjour au Côte d'Ivoire, le pays est très agréable.
L’office du tourisme d’Abidjan fournit de bonnes informations sur les parcs proches d’Abidjan, ils ont également la liste à jour des contacts de tous les parcs. Ils sont joignables au 20 25 16 00 ; infos@coredivoiretourisme.com (place de la république quartier Plateau). Le tourisme dans les parcs est très peu organisé, donc quasi impossible d’arriver à l’improviste pour visiter, il vaut mieux réserver sinon vous risquez de ne trouver personne à l’entrée. Ils sont tous gérés par les Eaux et Forêts et ce sont les colonels ou lieutenants, dont on trouve les contacts à l’office du tourisme d’Abidjan, qui gèrent les visites.
Grand Bassam et Assinie (1h30 d’Abidjan) sont très accessibles depuis Abidjan. La plage au niveau de Kame surf camp (08 00 46 57 kamesurf@gmail.com) est très agréable, cet hôtel restaurant vaut le détour si vous souhaitez éviter les grands hôtels classiques très couteux. On y accède par une piste praticable en véhicule de tourisme (Assinie terminal Km3,5). Le prix de la chambre de base est de 40 000 et le petit déjeuné complet coute 6 000. C’est aussi un très bon endroit pour faire du surf.
Le parc des îles éhotilés à Assinie se visitent mais il faut réserver au moins la veille auprès du colonel en charge du parc, lors de notre visite c’était le colonel Bakayoko (40 09 95 70 01 11 58 67 47 79 38 15). Les visites sont organisées par les eaux et forêts, c’est le seul moyen de débarquer sur les îles. L’entrée du parc coûte 5 000/personne puis il faut payer par groupe : le bateau (40 000 + 10 000 carburant, le prix du carburant est vite une arnaque !) + le guide (5 000) + la sécurité (5 000). L’accès au parc se fait en voiture : prendre la direction d’Etuessika au Km16 jusqu’au bateau des eaux et forêts. Le tour proposé dure 3 à 4h en fonction de votre envie de marcher dans la mangrove ou juste de faire un tour en bateau autour des îles et de l’embouchure et une petite promenade. En partant tôt le matin vous verrez beaucoup d’oiseaux et découvrirez la mangrove. Pour ceux qui n’ont pas peur de se salir et qui ont de bonnes chaussures il est possible d’aller voir une colonie de chauve-souris qui vit sur une des îles, c’est très chouette c’est ce que l’on a préféré mais l’accès n’est pas simple et boueux. Par défaut les gardes ne proposent pas d’aller sur cette île, il faut donc un peu insister mais c’est compris dans le prix.
Lors de notre premier séjour à Assinie, le bateau officiel du parc n’était pas disponible, nous avons donc loué un bateau dans le village, à Assinie Mafia, à côté de l’hôtel Amika Palace. Il faut beaucoup négocier, c’est difficile de baisser en dessous de 50 000 pour l’embarcation et franchement ça ne vaut pas la peine. Vu qu’ils ne sont pas autorisés à naviguer dans les eaux du parc, ils ne peuvent pas s’approcher des îles, on ne voit donc rien et ils font en sorte que le tour dure moins d’1h pour économiser leur carburant. Certains hôtels proposent aussi des tours en bateau jusqu’à l’embouchure, c’est souvent très cher et ils ne peuvent pas non plus s’approcher des îles, il faut donc vraiment contacter les eaux et forêts et visiter avec les guides officiels. Par contre il faut se battre pour obtenir des reçus auprès du parc et des guides, c’est le seul moyen pour que l’argent serve au parc et permette de le développer.
Grand Lahou et parc d’Azagny : A 1h30-2h d’Abidjan, cette région est super calme et verdoyante, l’hôtel le ravin est un très bon point de chute (chambres confortables, piscine). Depuis cet hôtel vous pourrez organiser votre visite du parc ou alors contacter directement le lieutenant (lors de notre séjour : lieutenant Alfred 08 09 17 49 40 47 76 25). Attention le plus cher dans cette visite c’est la location du bateau et les guides ont tendance à regrouper les gens mais pas à diviser le prix du bateau. Mise à part le prix du bateau, le reste est standard : entrée du parc = 5 000/personne puis par groupe : le bateau (+/- 30 000) + le guide (5 000) + la sécurité (5 000). Idem il faut réclamer des reçus ! Il y a 2 tours possibles que l’on peut enchainer dans la journée, le premier , tôt le matin, en bateau avec une petite promenade d’une heure à pied (1km jusqu’à une petite savane), le deuxième est à pied et l’accès se fait en voiture par Irobo. Le circuit est un A/R sur une ancienne piste sans intérêt (8km A/R). L’idéal serait d’aller au bout de ce chemin en voiture puis de faire une marche depuis cet endroit bien plus intéressant. Ce n’est pas proposé mais en discutant avec le guide on a découvert que c’est organisable, il est même possible de partir 2jours avec des tentes et de dormir dans le parc mais il faut demander plusieurs jours à l’avance. Si vous n’avez le temps de faire que l’un des deux tours alors celui en bateau est suffisant, il faut par contre négocier pour marcher un peu plus longtemps, c’est faisable dans la partie savane et bien plus joli que la promenade de 8km sur une route !
San Pedro est également une option mais il faut compter 6-7h de trajet car certaines portions de routes ne sont pas bonnes. C’est donc beaucoup de route pour un week end mais c’était pour nous l’occasion d’aller visiter une plantation de cacao chez le père de notre chauffeur. A San Pedro, les jardins d’ivoire est un hôtel de choix, son restaurant est excellent.
Nous n’avons pas visité le parc de Taï qui était visiblement trop difficile d’accès sans 4x4 et peu sécurisé. Nous ne sommes pas non plus allés à Man, mais visiblement la route est bonne il faut compter 2h pour rejoindre Yamoussoukro depuis Abidjan puis 4h pour arriver à Man et la sécurité semblait ok.
Si vous avez besoin d’un bon chauffeur, le nôtre s’appelle Eric (je ne sais pas trop si j’ai le droit de donner ses coordonnées : +225 42 07 70 71 +225 57 58 57 55), il connait très bien son pays, il est fiable et prudent et son véhicule très entretenu. Je le recommande les yeux fermés.
Bon séjour au Côte d'Ivoire, le pays est très agréable.
Maroc - Côte d'Ivoire: comment faire le trajet? English translation pending
Bonjour,
C'est mon premier post sur ce forum que je dévore depuis quelques semaines avec gratitude, merci d'avance à ceux qui pourront me répondre.
Je prépare un petit voyage qui m'amènera, entre autre, à explorer quelques pistes sur la côte ouest africaine. Je sais d'ores et déjà que je veux démarrer ça au Maroc, j'y suis déjà allée, ce n'est pas spécialement compliqué. Je sais aussi que j'aimerai cheminer jusqu'en Côte d'Ivoire, et je sais enfin que je ne souhaite pas prendre l'avion.
Je me déplace ordinairement en stop mais, ne connaissant pas du tout ces régions, je suis ouverte à tous les conseils des bons connaisseurs du coin, du type bus, location de voiture ( j'ai mon permis français )..
Estimez vous ce trajet possible, si oui par quels pays ? Je pensais longer la côte au maximum pour ne pas passer par le Mali qui me semble plus problématique..
Autre donnée qui a son importance, j'aurais devant moi 4 mois, pour faire l'aller retour..
Merci à vous qui m'avez lu, n'hésitez pas, je prends tous les retours d'expériences ! :)
C'est mon premier post sur ce forum que je dévore depuis quelques semaines avec gratitude, merci d'avance à ceux qui pourront me répondre.
Je prépare un petit voyage qui m'amènera, entre autre, à explorer quelques pistes sur la côte ouest africaine. Je sais d'ores et déjà que je veux démarrer ça au Maroc, j'y suis déjà allée, ce n'est pas spécialement compliqué. Je sais aussi que j'aimerai cheminer jusqu'en Côte d'Ivoire, et je sais enfin que je ne souhaite pas prendre l'avion.
Je me déplace ordinairement en stop mais, ne connaissant pas du tout ces régions, je suis ouverte à tous les conseils des bons connaisseurs du coin, du type bus, location de voiture ( j'ai mon permis français )..
Estimez vous ce trajet possible, si oui par quels pays ? Je pensais longer la côte au maximum pour ne pas passer par le Mali qui me semble plus problématique..
Autre donnée qui a son importance, j'aurais devant moi 4 mois, pour faire l'aller retour..
Merci à vous qui m'avez lu, n'hésitez pas, je prends tous les retours d'expériences ! :)
Fouta-Djalon (massif) en Guinée: informations récentes? English translation pending
il y a quelques années nous avons parcouru a velo quelques pays de afrique de l ouest a velo b f togo benin notre envie de revenir c est focalisee sur cette région de guinée mais les renseignements dates un peu si quelques personnes ont des infos récentes ce serait avec plaisir
.
nos dates( flexible) de voyages en gros fin decembre pour 1 bon mois minimum merci a tous
Travailler en tant que directrice d'hôtels en Côte d'Ivoire: salaire? English translation pending
bonjour à tous,
on vient de me faire une proposition pour un poste de directrice de 2 hotels à Abidjan , cela m'intéresse bien sur mais par contre je ne sais absolument pas à quel salaire je peux prétendre. pourriez vous me renseigner s'il vous plait? j'ai lu sur le forum plusieures discussions sur le cout de la vie là bas, cela m'a donné une idée de ce que j'aurais à dépenser..
merci par avance
on vient de me faire une proposition pour un poste de directrice de 2 hotels à Abidjan , cela m'intéresse bien sur mais par contre je ne sais absolument pas à quel salaire je peux prétendre. pourriez vous me renseigner s'il vous plait? j'ai lu sur le forum plusieures discussions sur le cout de la vie là bas, cela m'a donné une idée de ce que j'aurais à dépenser..
merci par avance
Certificat d'hébergement obligatoire pour le Mali pour l'obtention du visa? English translation pending
Bonjour,
je pars à Bamako au Mali le 12 aout 2008. Je logerai chez un ami la bas.. j'aimerai donc savoir si le certificat d'hébergement est vraiment nécessaire pour l'obtention du visa.
je n'ai pas encore fait ma demande de visa, mais je sais que il faut au moins un mois pour envoyer le dossier, je suis donc limitée dans le temps. je compte donc envoyer cette demande avant le 12juillet. j'ai donc prevenu mon ami aujourd'hui meme pour faire ce certificat... sachant que la poste est très longue, j'espere l'obtenir a temps. le courrier met une 15aine de jours, mais on a bien des surprises parfois... existe-t-il un autre moyen plus rapide que la poste ?... je commence a beaucoup stresser a ce niveau.. et je me demande si ce certificat est si nécessaire...
merci vraiment a vous
Pour couronner le tout, je suis obliger de faire toutes ces demarches via l'Angleterre ou je reside actuellement. et ca complique encore plus les choses. mais bon, never mind ! ca va le faire !
Oh et puis, tant que j'y suis, j'aimerai savoir ce que veut dire ceci dans la demande de visa :
De quelles manières les frais de séjour du requérant sont-ils assurés ?
qu'est ce que cela veut dire ?
bye !
Trois élèves ingénieurs disposés à aider une association humanitaire en Afrique English translation pending
Bonjours,
Nous sommes trois élèves ingénieurs à l’école des Mines d’Alès (30). Nous sommes en stage en entreprise dans le cadre de notre fin de première année cet été, mais nous serons libres le mois d’août prochain (août 2009) c’est dans ce cadre que nous nous posons d’ores et déjà quelques questions. En effet nous avons à cœur de réaliser un projet humanitaire et plus particulièrement en Afrique (la côte d’Ivoire si cela est possible) nous nous posons donc quelques questions... L’idée serait donc de partir le mois d’août 2009 au sein d’une association humanitaire pour aider dans un projet qu’elle aurait monté à plus ou moins long terme. Nos seuls objectifs sont tout d’abord d’aider bénévolement à la progression de ce projet et aussi d’apprendre d’une nouvelle culture, chose qui nous tient à cœur. C’est dans l’optique l’élaboration de ce projet que je voudrais quelques réponses à certaines questions : cela vous semble-t-il réalisable ? Y a-t-il des associations qui serait prêtent à recevoir de la main forte ?
merci de vos réponses Vico
Nous sommes trois élèves ingénieurs à l’école des Mines d’Alès (30). Nous sommes en stage en entreprise dans le cadre de notre fin de première année cet été, mais nous serons libres le mois d’août prochain (août 2009) c’est dans ce cadre que nous nous posons d’ores et déjà quelques questions. En effet nous avons à cœur de réaliser un projet humanitaire et plus particulièrement en Afrique (la côte d’Ivoire si cela est possible) nous nous posons donc quelques questions... L’idée serait donc de partir le mois d’août 2009 au sein d’une association humanitaire pour aider dans un projet qu’elle aurait monté à plus ou moins long terme. Nos seuls objectifs sont tout d’abord d’aider bénévolement à la progression de ce projet et aussi d’apprendre d’une nouvelle culture, chose qui nous tient à cœur. C’est dans l’optique l’élaboration de ce projet que je voudrais quelques réponses à certaines questions : cela vous semble-t-il réalisable ? Y a-t-il des associations qui serait prêtent à recevoir de la main forte ?
merci de vos réponses Vico
Tour de l'Afrique de l'Ouest pendant quelques mois en 4x4 English translation pending
Cela faisait quelques années que l'idée me trottait dans la tète : faire un tour en Afrique pendant quelques mois en 4x4...
En octobre 2006, mon épouse et moi demandons un congé sabbatique de 6 mois à nos employeur respectif et après accord de ceux ci (pas forcement content d'ailleurs...) je me met a la recherche d'un véhicule.
Je trouve un Toyota land cruiser hj61 en décembre 06 et les week end précédent notre départ serons occupés à le préparer : révision de la boite de transfert, du pont arrière, des freins avant et remplacement des batteries.Le reste était en bon état. Après aménagement intérieur : rangements, aménagement d'une couchette pour notre fils Bastien qui part avec nous, pose d'une batterie auxiliaire et d'un frigo puis pose de 4 barres de toit et d'une tente de toit sans oublier un autoradio mp3, 5 pneus mixtes neufs et 2 plaques de désensablage fixées sous le pare choc arrière et voila pour le 4x4.
Nous nous mettons à jour pour les vaccins et nous nous renseignons pour les traitements antipaludien, un peu de paperasse (permis de conduire international, carnet ATA pour le 4x4, fiche de renseignement pré remplie etc...)
Nous partons avec un couple de copains en toyota bj75 et enfin le 2 octobre 2007 C'EST LE DEPART !!
Passage de la frontière Espagnole à 15 h, achat cigarettes et gasoil puis bivouac dans un petit chemin.
Le lendemain, il pleut, ca commence bien !!
On roule jusqu'à Cuenca et on passe la nuit au bord d'une rivière.
Le 4/10 a 7h30, c'est l'orage qui nous reveille! En route pour une journée encore pluvieuse puis campement vers Montoro au milieu des oliveraies (a perte de vue)
Le jour suivant, nous arrivons a Tarifa (détroit de Gibraltar).Nous nous installons au camping (pour la douche), il fait beau donc baignade de rigueur ! Un panneau tourné vers la mer indique : Afrique 15 km ; à la nage cela risque d'etre long...
Le lendemain, nous prenons les billets pour Tanger, départ le 8/10 . On s'installe sur la plage pour 2 jours de farniente.
Traversée sans ennuis a part le mal de mer pour Bastien et à 11h30 nous sommes a Tanger, plein de gasoil, change et nous roulons jusqu'à Asilah pour passer la nuit au camping, il commence a faire chaud.
Le 9/10 nous sommes à Rabat pour faire nos visas pour la Mauritanie . Un tour au cyber café et le soir, au camping, des militaires qui stationnent là pendant le ramadan nous offre un énorme couscous. ils sont là pour tirer avec un canon de 75 (vers la mer...) pour signifier la fin du jeune diurne.Entre le canon et les minarets, on ne dormira pas beaucoup !
Le lendemain, dépot des demandes de visa, marché, sieste et on assistera a un étrange trafic de nourriture entre militaires, gendarmes et commerçants....
Le surlendemain, nos visas en poche, départ pour Essaouira au camping "le calme" le bien nommé (on y restera 3 nuits)shopping dans la ville, courses et piscine au programme.
Le 15/10 en route pour Tiznit. Arret au Marjanne d'Agadir pour les courses et surtout la bière introuvable ailleurs pendant le ramadan. Des Marocains nous donnerons de l'argent sur le parking pour qu'on leur ramène de la bibine et de l'alcool....On ressortira du magasin avec un plein caddie de bière!!!
Camping a Tiznit, marché (il nous manque toujours quelque chose) et une bonne nuit avant le sahara occidental.
A suivre
Rallye Paris Dakar risque de disparaître? English translation pending
Bonjour!!!!😉
UNE VRAIE QUESTION, ME VIENS A L' ESPRIT, LE PARIS-DACKAR NE RISQUE T-IL PAS DE DISPARAITRE
UNE VRAIE QUESTION, ME VIENS A L' ESPRIT, LE PARIS-DACKAR NE RISQUE T-IL PAS DE DISPARAITRE
La suite des photos English translation pending
Nouveau post
voici la photo :
Chronique d'un naufrage annoncé English translation pending
hier soir j ai parcouru le forum apres une longue absence, je suis d accord avec une bonne partie de ce qui se dit .Aujourd hui, c est une journée un peu triste, çà n est n est pas frequent mais çà arrive.partagé entre une vague tristesse ""j ai la mer au coeur et la vague à l ame"", et une certaine colere aussi, moitié rage, moitié sombre dépit.Mauvaise nouvelles d Afrique, notre bateau est en train de couler, voiles déchirées, trou dans la coque, radio en panne :au bout de 14 ans d existence notre maison va sans doute fermer.
Historique :De milieu populaire, fils d ouvrier, du sang de paysan marin dans les veines, en partie autodidacte, à de rares exceptions près j ai au moins toujours mangé à ma faim, lecture de Marx à 15 ans, libertaire et syndicaliste, agent de maintenance intégré à la fonction sociale du lieu de travail 56 ans et en pseudo retraite (invalidité et ASS)- la culture est ce qu il reste quand on à tout oublié -- au moins une petite phrase de Bakounine "" la liberté des autres augmente la mienne à l infini"" petite phrase pleine de richesses insoupçonnéees sur laquelle j ai médité longtemps, aujourd hui encore._;
Avec deux autres collègues de parcours sensiblement similaire nous avons repris la suite d une asso au Sénégal (maison d acceuil et case de soins -- 50 patients par jour -- le triple en saison des pluies -- soins gratuits) Pour faire fonctionner la boutique nous avons rénovée la maison pour acceuillir des "hotes payants";nous n avons pas besoin de bénévoles dépourvus de compétences adaptées à la situation.C'est en France que nous en aurions vraiment besoins!Nous avons acceullis beaucoup de jeunes; pratiquement à chaque départ, toubabs et Africains se jettent dans les bras etçà pleure un peu dans tout les coins "" On feras quelques choes pour la maison, on ne vous oubliera pas!"" 90% de non retour, !ni courrier, mail ou téléphone aucune action en France A l heure actuelle, finançièrement, çà n est plus possible de tenir.qu en penser? D abord nous meme, avant toutes choses avons commis des erreurs
(peut etre avons nous atteint notre seuil d incompétence) peut etre celle d avoir ciblé plus particulièrement les jeunes, mais peut on franchement leur en vouloir?
Beaucoup d entre eux se cherchent, un peu paumés, stress, angoisses, études et petits boulots, peu d argent, encore très enfants sous certains aspects, recherhe d identité, parfois en manque de tendresse, recherche d un guide, voir d un père, confusion des sentiments, assujettis à la société spectacle, peu politisé mais avec, quoique qu en disent certains, du sens civique . Quand on rentre en France, et ç est valable pour tout le monde, on se fait vite happer par le systeme tourbillonnantet incontrolé
En contre partie nous avons conscience que plus tard, ils se souviendront du choc qui a éte le leur à la découverte da la réalité Africaine.tout individu ayant rouler à vécu l expérience du remords(petit ou grand)de n avoir pas agi quand il le fallait, la honte et le rouge au front qui vous tombent dessus, des mois, voir des années plus tard, c est nettement plus efficace que mille discours.Forcément qu il ya des choses à dire et à mettre au point, mais avant toute chose, au bout du bout( voir meme au milieu du bout du bas d en haut)pour nous qui avons eu cette chance de vivre dans les années 65--70, cette épique époque, j ai de la tendresse pour eux, matinée d inqiétude et je n ai pas vraiment de reproches à leur adressér;ils sont frais et beaux de partout des passerrelles entre générations, il en existent beaucoup, suffit de le vouloir et d eloigner nos a prioris ex:: faire un peu violence à nos vieilles oreilles ciréees au Blues et s initier à la techno (il y a du pur son !!!!!!!si si)Similitude entre la transe techno, la transse d un Andro et celle d une danse Africaine Des reprochesj en ai plus envers moi meme et ceux de ma génération
Tiens ! parlons en justement:Pas mal de gens chaleureux, ouverts et fort agréable;Je ne vous parlerais que des autres et ils sont en nombre!Cà aussi ç est une expérience, ç est parfois à vomir!Exemple nous avons acceuilli une de ces personnes ayant négocié pied à pied au tarif de l ancienne asso (8E jour) Infirmière de son état ; nous avons appris en cours de route, par la bande, qu elle vivait dans un manoir en Bretagne(chez nous, quoi!), et bourrée de fric:::: chipotage pour 2 repas non pris, récupération avant de partir de consignes de bouteilles (0, 15E)très hésitante à preter sa lampe de poche au cuisinier pour aller au village et j en passe!Nous avions remarquée sa brutalité lors des soins et le lui avions signaler gentiment, le lendemain, je l ai vue arracher sans aucun ménagement un large pansement sur très vilaine plaie.UNE subite envie de meutre!assaut verbal d une rare violence, terrible envie de lui massacrer le portrait, individu irrespectueuse de l autre un mépris des patients époustouflant, et se revendiquant chretienne cependant (Avec le sourire évangélique aux lèvres, bien entendu) A la limite çà relève du trouble mental il en va de meme pour nombre d individus--refus de manger avec les Africains--exigences inconsidérés (dans notre dos, forcément!)lors d une période désargentée :refus de donner un peu d argent pour évacuer un malade en perdition, etc... etc...
Constat: Des individus inexistants en France ne viennent ici que pour se défouler et avoir momentanément l illusion d exister, entre autre, l un des buts de ceux de ce type qui viennent ici en célibataire : le sexe!, et c est souvent très rapide(parfois deux à trois heures après l arrivée;si, si!)
lAfrique devient la poubelle des pays consumèristes;vieilles voitures, vieux frigo, vieilles fringues, et vieux débris humanoides!
Ce discour va vous sembler sans doute un peu amer, mais que voulez vous, il ya des jours commeçà!Mais Bon! à l heure ou je vous parle, on n a jamais été aussi proche du printemps, non?
Allez Joyeux Noel à Tous Yermat, Kénavo!
PS :Profitez bien mais gaffe à l Alcool (drogue dure, s il en est ) comme ondit chez nous:""vas à la plage s'tu veux, quoi! mais reviens pas noye quoi!""
Allez Joyeux Noel à Tous Yermat, Kénavo!
PS :Profitez bien mais gaffe à l Alcool (drogue dure, s il en est ) comme ondit chez nous:""vas à la plage s'tu veux, quoi! mais reviens pas noye quoi!""