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Garder la voiture pendant mon périple à vélo en Auvergne English translation pending
Je pars faire un périple en Auvergne pendant trois semaines le dimanche 01 juin. je vais descendre en voiture et je chercherai quelqu'un qui pourait me la garder pendant ce temps là.
Mes expériences avec les ours en randonnée English translation pending
MON PREMIER OURS, 1988
Au printemps 1988, mon employeur m'a envoyé travailler pendant 3 mois dans un centre de recherches en Caroline du Nord. Pour un weekend prolongé, je pars au Great Smoky Mountains National Park. Je veux passer la nuit à un des campings du parc, tout est plein mais le ranger me propose le 'backcountry camping' , une aire de camping dans la forêt accessible en une heure de marche. Donc j'y vais, sac à dos. Un plutôt petit ours noir se tient dans une petite clairière, juste à côté du chemin, à 50 mètres de moi. Bon, il s'enfuit. Au camping, juste 10 minutes plus loin, je passe la soirée avec un jeune couple, les seuls autres résidents, et ils sont très surpris qu'un ours se trouve si près de nous.
OUEST DU CANADA, 2009
Je vais faire plusieurs randonnées en backcountry camping. Cette fois, je devrai m'habituer à la présence des ours ! Aux bureaux des parcs on doit suivre une explication sur les ours et comment se comporter envers eux, soit une vidéo, soit directement un entretien par un ranger, plus encore un fascicule. Dans les aires de camping on trouve des armoires anti-chasseours pour ranger sa nourriture, ou alors des potences avec une corde pour la mettre hors de portée en hauteur. Il est interdit de manger dans sa tente. En fait, je n'en voit qu'un dans les Rocheuses, pendant le trek du Mont Assiniboine, en compagnie d'un couple canadien. Dans une prairie caillouteuse, un grizzly chasse les 'gophers' (des sortes de petits écureuils) et essaye même de les déterrer de leur terrier, il ne se préoccupe absolument pas de nous, on peut l'observer longuement. Je vois partout des empreintes d'ours, et aussi des excréments, facilement identifiables. Par la suite, je me déplace vers Vancouver, Je randonne dans le parc provincial de Manning et le troisième jour un ours noir est plante juste sur mon chemin au milieu d'éboulis, assez loin devant moi. Il ne m'a pas remarqué (d'ailleurs, malgré leur odorat réputé, le plus souvent je vois les ours avant que eux ne m'aient repéré). Je suis obligé de taper dans mes mains et faire du bruit pour qu'il deguerpisse et que je puisse continuer. Je termine ce voyage par la très réputée West Coast Trail, fin septembre, ses derniers jours d'ouverture. Le sentier est souvent une fente étroite dans la végétation envahissante, sans visibilité, et à 2 reprises je tombe sur un ours seulement 10 ou 20 mètres devant moi, ils disparaissent en une fraction de seconde.
A SUIVRE Alaska 2010
Au printemps 1988, mon employeur m'a envoyé travailler pendant 3 mois dans un centre de recherches en Caroline du Nord. Pour un weekend prolongé, je pars au Great Smoky Mountains National Park. Je veux passer la nuit à un des campings du parc, tout est plein mais le ranger me propose le 'backcountry camping' , une aire de camping dans la forêt accessible en une heure de marche. Donc j'y vais, sac à dos. Un plutôt petit ours noir se tient dans une petite clairière, juste à côté du chemin, à 50 mètres de moi. Bon, il s'enfuit. Au camping, juste 10 minutes plus loin, je passe la soirée avec un jeune couple, les seuls autres résidents, et ils sont très surpris qu'un ours se trouve si près de nous.
OUEST DU CANADA, 2009
Je vais faire plusieurs randonnées en backcountry camping. Cette fois, je devrai m'habituer à la présence des ours ! Aux bureaux des parcs on doit suivre une explication sur les ours et comment se comporter envers eux, soit une vidéo, soit directement un entretien par un ranger, plus encore un fascicule. Dans les aires de camping on trouve des armoires anti-chasseours pour ranger sa nourriture, ou alors des potences avec une corde pour la mettre hors de portée en hauteur. Il est interdit de manger dans sa tente. En fait, je n'en voit qu'un dans les Rocheuses, pendant le trek du Mont Assiniboine, en compagnie d'un couple canadien. Dans une prairie caillouteuse, un grizzly chasse les 'gophers' (des sortes de petits écureuils) et essaye même de les déterrer de leur terrier, il ne se préoccupe absolument pas de nous, on peut l'observer longuement. Je vois partout des empreintes d'ours, et aussi des excréments, facilement identifiables. Par la suite, je me déplace vers Vancouver, Je randonne dans le parc provincial de Manning et le troisième jour un ours noir est plante juste sur mon chemin au milieu d'éboulis, assez loin devant moi. Il ne m'a pas remarqué (d'ailleurs, malgré leur odorat réputé, le plus souvent je vois les ours avant que eux ne m'aient repéré). Je suis obligé de taper dans mes mains et faire du bruit pour qu'il deguerpisse et que je puisse continuer. Je termine ce voyage par la très réputée West Coast Trail, fin septembre, ses derniers jours d'ouverture. Le sentier est souvent une fente étroite dans la végétation envahissante, sans visibilité, et à 2 reprises je tombe sur un ours seulement 10 ou 20 mètres devant moi, ils disparaissent en une fraction de seconde.
A SUIVRE Alaska 2010
Joies et frustrations au Paso San Francisco en Argentine English translation pending
Joies et frustrations au Paso San Francisco à vélo
Le voyage à vélo, quelques soient les destinations et les distances, apporte toujours de grandes satisfactions, car les belles constantes que sont l’effort physique et le contact à la nature dans tout ce qu’elle a d’agréable ou de cruel sont indéfectiblement présentes. Il est donc très difficile de classer les voyages, d’ailleurs cela a-t-il un sens ?
Enfourcher son vélo en partance s’impose comme une drogue dont on devient de plus en plus dépendant, au fur et à mesure des expériences. Certaines cependant laissent des traces particulières, à la manière d’effets secondaires qui altèrent ou modifient quelque chose en vous de façon irrémédiable. L’ascension de ce col frontière à plus de 4800 m d'altitude fut de ces substances, distillant des joies et des frustrations profondes. D’ailleurs la réalisation de grands projets, lorsqu’ils sont un peu fous, induit une forme de tristesse, car un beau rêve s’est évaporé en devenant réalité. Par contre échouer entraîne une frustration devant l’échec, et l’on se reproche de ne pas avoir osé.
Notre projet initial était de monter au col, qui se situe à plus de 4800 m d’altitude à vélo, et de gravir le volcan qui le domine du haut de ses 6016 mètres. Nous avions à choisir l’intervalle le plus propice. Le choix se faisait entre la période des grands vents ou celle des intempéries neigeuses. En effet, dans ces régions pas de pluie, il y fait trop froid dès que le soleil est masqué. Sans trop hésiter je préfère me battre contre un vent, même en furie, que contre une tempête de neige à plus de 4000 mètres à vélo. Voilà pourquoi notre voyage nous l’avons décidé sur les mois d’octobre et novembre.
Les étapes précédentes, dont les points forts avaient été le volcan Tuzgle à 5530 m, l’Abra del Acay à 4972 m et la Cuesta Zapata à seulement 1875 m, s’étaient passées dans des conditions confortables pour ces régions andines hostiles. Même s’il faut toujours être positif et rester optimiste, je sais par expérience que la montagne, et particulièrement dans les Andes, peut se déchaîner au-delà de ce que l’on peut imaginer. Et le cycliste, qui se transforme en alpiniste se met en « zone de vulnérabilité » dans ces coins. La réussite, lorsque cela se complique, réside dans la capacité à résister moralement à l’appréhension voire la peur et de continuer, en évitant de se poser trop de questions. Mais ce n’est pas si facile à faire. La décision de poursuivre ou de renoncer repose sur une multitude d’éléments que j’ai eu le temps de faire défiler dans ma tête durant l’arrêt que nous fîmes au paso San Francisco dans un vent d’une force que je n’avais pas connue jusqu’à présent.
Pourtant de mes expériences précédentes dans le désert de l’Atacama je conserve des sensations fortes. De plus, j’avais lu des récits d’alpinistes, plus au sud en Patagonie, qui rapportaient des choses stupéfiantes. Un grimpeur racontait que sur le Fitz Roy ou sur le Cerro Torre, ce n’était pas les cailloux qui tombaient qui étaient dangereux, mais les glaçons entraînés par des vents fous, qui remontaient les dièdres et vous frappaient par en dessous. Donc je savais que dans ces coins des Andes le pire était toujours possible. La confrontation à une nature dure est l’un des principaux moteurs de cette envie de se lancer dans des grands voyages à vélo en autonomie en zone d’altitude.
Nous voilà donc à Tinogasta pour ce qui va être une boucle de 500 km, ce que nous ne savons pas encore. Comme toujours au moment où l’on est en passe de réaliser de grands projets, mûris depuis longtemps, on ressent une excitation toute jubilatoire. Dans cette petite ville nous passons une soirée agréable, entre joli quartier de viande que nous cuisinons dans notre chambre et excellent vin rouge provenant du cépage malbec, celui du cahors. Il faut en profiter la frugalité risque d’être de mise les jours suivants.
Au matin nous partons pour le premier petit bond de 50 kilomètres jusqu’à Fiambala, bourgade sise au pied même du col, connue pour ses thermes et ses grandes dunes. Le Dakar, depuis qu’il se déroule en Amérique du Sud pour raison de sécurité, a participé à mettre à l’honneur ce coin perdu des Andes.
Étrange et inhabituel, ce matin dans ce désert le ciel est très chargé et il pleut doucement. Depuis un mois que nous roulons nous n’avons eu qu’un ciel éclatant et c’est tout surpris que nous accueillions la pluie. Heureusement la route est asphaltée. Cependant lorsque nous regardons à notre droite nous ne distinguons rien dans les nuages, mais nous savons que là-bas dans des nébulosités menaçantes se cache la Cuesta Zapata, que nous avons franchie les jours précédents. Nous ne pouvons nous empêcher d’imaginer cette magnifique aventure sous la pluie !
A droite dans les nuage la Cuesta Zapata
Route encore humide
Sachant que la période des pluies et neige ne commence vraiment que dans deux mois, nous ne sommes cependant pas trop inquiets. Toutefois, dans cette période de réchauffement tout est possible. La route va sécher, les nuages se disperser et les immensités des espaces andins imposer leur présence. Les fameuses dunes aux couleurs claires apparaissent, mais les distances sont difficiles à évaluer, et leur donner des hauteurs reste du domaine de la conjecture.
La pluie a été de courte durée
Immense ligne droite qui s’enfonce dans un espace aux dimensions improbables. Que le plaisir est intense de se trouver là, à pédaler vers un but encore hypothétique, le paso San Francisco, distant de plus de deux cents kilomètres. Depuis des mois nous avons ce parcours en tête, regardé de multiples fois sur google earth.
Le vent nous est favorable, la forme excellente et il nous semble que nous descendons en permanence. Nous parcourons les cinquante kilomètres en un peu plus de deux heures. Nous serons tout étonnés au retour dans une semaine d’avoir à nouveau l’impression que la route descend tout le temps !
Tinogasta à Fiambala 50 km en ligne droite
A Fiambala nous nous installons dans un hôtel sans âme à l’allure stalinienne, mais quelle importance, nos pensées sont déjà là-haut dans les deux cents kilomètres de montée. Il nous faut prévoir des provisions pour une semaine, car notre but est la ville de Copiapo au Chili, distante de plus de cinq cents kilomètres, et les points de ravitaillement sont inexistants, à part un hypothétique hôtel à cent kilomètres de Fiambala, les Cortaderas.
Carrefour d'arrivée à Fiambala
Chacun garde pour lui ses appréhensions et affiche de la sérénité. D’où l’importance dans les projets un peu « engagés » de partir avec un compagnon posé qui sait lors des moments d’incertitude insuffler la confiance, lui aussi pensant que votre calme est preuve de votre maîtrise, alors que vous doutez. André est vraiment le compagnon idéal, à la hauteur de Flora avec qui j’avais traversé l’Atacama il y a maintenant cinq ans.
Cependant, depuis un mois, nous bénéficions de conditions météorologiques que je qualifierais d’exceptionnelles. Où sont les vents de furie permanents ? Vont-ils se déclencher dans cette immense montée, dernier barrage avant l’océan Pacifique ?
De retour en ville, nous passons à la phase constitution de nos réserves pour la semaine à venir. La base de notre alimentation sera constituée de 4kg de riz, d’un bon morceau de fromage, de quelques soupes, saucissons, boîtes de conserve, ainsi que de pain de mie pour nos petits-déjeuners.
Nos affaires prêtes pour le lendemain, nous nous faisons emmener en taxi aux thermes distant d’une vingtaine de kilomètres. Espaces stupéfiants, nous avons l’impression de dominer cet immense champ de dunes aux couleurs pastel. Que d’émotion ! Le chauffeur nous donne des renseignements cruciaux sur les cinq cents kilomètres à venir. Cela nous rassure, mais malheureusement ils s’avéreront totalement faux, en particulier sur l’état de la chaussée et le ravitaillement possible en eau ! Des détails quoi !



Qu’il est agréable de se détendre dans ces vasques d’eau. Elles sont au nombre de quatre et communiquent entre elles par de petites cascades. La température varie de 40 à 28 degrés. Nous testons les deux du milieu aux environs des 30 degrés. Le taxi nous a attendus et la redescente est aussi stupéfiante que la montée par l’immensité de ce monde minéral qui s’impose à nous et nous submerge.

Dans cette petite localité au nom si attirant, nous ne trouvons pas de restaurant et comme le midi, nous confectionnons notre repas du soir dans notre chambre. Platée de pâtes avec petits pois, accompagnée d’un bon Malbec local.

Enfourcher son vélo en partance s’impose comme une drogue dont on devient de plus en plus dépendant, au fur et à mesure des expériences. Certaines cependant laissent des traces particulières, à la manière d’effets secondaires qui altèrent ou modifient quelque chose en vous de façon irrémédiable. L’ascension de ce col frontière à plus de 4800 m d'altitude fut de ces substances, distillant des joies et des frustrations profondes. D’ailleurs la réalisation de grands projets, lorsqu’ils sont un peu fous, induit une forme de tristesse, car un beau rêve s’est évaporé en devenant réalité. Par contre échouer entraîne une frustration devant l’échec, et l’on se reproche de ne pas avoir osé.
Notre projet initial était de monter au col, qui se situe à plus de 4800 m d’altitude à vélo, et de gravir le volcan qui le domine du haut de ses 6016 mètres. Nous avions à choisir l’intervalle le plus propice. Le choix se faisait entre la période des grands vents ou celle des intempéries neigeuses. En effet, dans ces régions pas de pluie, il y fait trop froid dès que le soleil est masqué. Sans trop hésiter je préfère me battre contre un vent, même en furie, que contre une tempête de neige à plus de 4000 mètres à vélo. Voilà pourquoi notre voyage nous l’avons décidé sur les mois d’octobre et novembre.
Les étapes précédentes, dont les points forts avaient été le volcan Tuzgle à 5530 m, l’Abra del Acay à 4972 m et la Cuesta Zapata à seulement 1875 m, s’étaient passées dans des conditions confortables pour ces régions andines hostiles. Même s’il faut toujours être positif et rester optimiste, je sais par expérience que la montagne, et particulièrement dans les Andes, peut se déchaîner au-delà de ce que l’on peut imaginer. Et le cycliste, qui se transforme en alpiniste se met en « zone de vulnérabilité » dans ces coins. La réussite, lorsque cela se complique, réside dans la capacité à résister moralement à l’appréhension voire la peur et de continuer, en évitant de se poser trop de questions. Mais ce n’est pas si facile à faire. La décision de poursuivre ou de renoncer repose sur une multitude d’éléments que j’ai eu le temps de faire défiler dans ma tête durant l’arrêt que nous fîmes au paso San Francisco dans un vent d’une force que je n’avais pas connue jusqu’à présent.
Pourtant de mes expériences précédentes dans le désert de l’Atacama je conserve des sensations fortes. De plus, j’avais lu des récits d’alpinistes, plus au sud en Patagonie, qui rapportaient des choses stupéfiantes. Un grimpeur racontait que sur le Fitz Roy ou sur le Cerro Torre, ce n’était pas les cailloux qui tombaient qui étaient dangereux, mais les glaçons entraînés par des vents fous, qui remontaient les dièdres et vous frappaient par en dessous. Donc je savais que dans ces coins des Andes le pire était toujours possible. La confrontation à une nature dure est l’un des principaux moteurs de cette envie de se lancer dans des grands voyages à vélo en autonomie en zone d’altitude.
Nous voilà donc à Tinogasta pour ce qui va être une boucle de 500 km, ce que nous ne savons pas encore. Comme toujours au moment où l’on est en passe de réaliser de grands projets, mûris depuis longtemps, on ressent une excitation toute jubilatoire. Dans cette petite ville nous passons une soirée agréable, entre joli quartier de viande que nous cuisinons dans notre chambre et excellent vin rouge provenant du cépage malbec, celui du cahors. Il faut en profiter la frugalité risque d’être de mise les jours suivants.
Au matin nous partons pour le premier petit bond de 50 kilomètres jusqu’à Fiambala, bourgade sise au pied même du col, connue pour ses thermes et ses grandes dunes. Le Dakar, depuis qu’il se déroule en Amérique du Sud pour raison de sécurité, a participé à mettre à l’honneur ce coin perdu des Andes.
Étrange et inhabituel, ce matin dans ce désert le ciel est très chargé et il pleut doucement. Depuis un mois que nous roulons nous n’avons eu qu’un ciel éclatant et c’est tout surpris que nous accueillions la pluie. Heureusement la route est asphaltée. Cependant lorsque nous regardons à notre droite nous ne distinguons rien dans les nuages, mais nous savons que là-bas dans des nébulosités menaçantes se cache la Cuesta Zapata, que nous avons franchie les jours précédents. Nous ne pouvons nous empêcher d’imaginer cette magnifique aventure sous la pluie !
A droite dans les nuage la Cuesta Zapata
Route encore humideSachant que la période des pluies et neige ne commence vraiment que dans deux mois, nous ne sommes cependant pas trop inquiets. Toutefois, dans cette période de réchauffement tout est possible. La route va sécher, les nuages se disperser et les immensités des espaces andins imposer leur présence. Les fameuses dunes aux couleurs claires apparaissent, mais les distances sont difficiles à évaluer, et leur donner des hauteurs reste du domaine de la conjecture.
La pluie a été de courte duréeImmense ligne droite qui s’enfonce dans un espace aux dimensions improbables. Que le plaisir est intense de se trouver là, à pédaler vers un but encore hypothétique, le paso San Francisco, distant de plus de deux cents kilomètres. Depuis des mois nous avons ce parcours en tête, regardé de multiples fois sur google earth.
Le vent nous est favorable, la forme excellente et il nous semble que nous descendons en permanence. Nous parcourons les cinquante kilomètres en un peu plus de deux heures. Nous serons tout étonnés au retour dans une semaine d’avoir à nouveau l’impression que la route descend tout le temps !
Tinogasta à Fiambala 50 km en ligne droiteA Fiambala nous nous installons dans un hôtel sans âme à l’allure stalinienne, mais quelle importance, nos pensées sont déjà là-haut dans les deux cents kilomètres de montée. Il nous faut prévoir des provisions pour une semaine, car notre but est la ville de Copiapo au Chili, distante de plus de cinq cents kilomètres, et les points de ravitaillement sont inexistants, à part un hypothétique hôtel à cent kilomètres de Fiambala, les Cortaderas.
Carrefour d'arrivée à FiambalaChacun garde pour lui ses appréhensions et affiche de la sérénité. D’où l’importance dans les projets un peu « engagés » de partir avec un compagnon posé qui sait lors des moments d’incertitude insuffler la confiance, lui aussi pensant que votre calme est preuve de votre maîtrise, alors que vous doutez. André est vraiment le compagnon idéal, à la hauteur de Flora avec qui j’avais traversé l’Atacama il y a maintenant cinq ans.
Cependant, depuis un mois, nous bénéficions de conditions météorologiques que je qualifierais d’exceptionnelles. Où sont les vents de furie permanents ? Vont-ils se déclencher dans cette immense montée, dernier barrage avant l’océan Pacifique ?
De retour en ville, nous passons à la phase constitution de nos réserves pour la semaine à venir. La base de notre alimentation sera constituée de 4kg de riz, d’un bon morceau de fromage, de quelques soupes, saucissons, boîtes de conserve, ainsi que de pain de mie pour nos petits-déjeuners.
Nos affaires prêtes pour le lendemain, nous nous faisons emmener en taxi aux thermes distant d’une vingtaine de kilomètres. Espaces stupéfiants, nous avons l’impression de dominer cet immense champ de dunes aux couleurs pastel. Que d’émotion ! Le chauffeur nous donne des renseignements cruciaux sur les cinq cents kilomètres à venir. Cela nous rassure, mais malheureusement ils s’avéreront totalement faux, en particulier sur l’état de la chaussée et le ravitaillement possible en eau ! Des détails quoi !



Qu’il est agréable de se détendre dans ces vasques d’eau. Elles sont au nombre de quatre et communiquent entre elles par de petites cascades. La température varie de 40 à 28 degrés. Nous testons les deux du milieu aux environs des 30 degrés. Le taxi nous a attendus et la redescente est aussi stupéfiante que la montée par l’immensité de ce monde minéral qui s’impose à nous et nous submerge.

Dans cette petite localité au nom si attirant, nous ne trouvons pas de restaurant et comme le midi, nous confectionnons notre repas du soir dans notre chambre. Platée de pâtes avec petits pois, accompagnée d’un bon Malbec local.

Itinéraire trekking Tatras polonaises English translation pending
Bonjour à tous,
Je viens sur ce forum pour solliciter l'aide aux grands voyageurs ! Cet été mon amie et moi voyagons en Pologne et nous voulons faire un trekking dans les magnifiques montagnes du Tatras. J'ai fais quelques recherches et le point de départ serait donc de Zakopane puisque nous serons les jours d'avant à Cracovie . Que me conseillerez-vous comme itinéraire de trekking dans les montagnes du Tatras ? Nous comptions faire un trek de 4/5 jours et nous sommes sportives donc les distances ne nous effraient pas. Quels sont les coins et chemins les plus beaux à ne surtout pas louper ? J'aimerais me constituer un petit itinéraire avant de partir. Notre point d'arrivée serait le retour en Pologne puisque nous continuerons ensuite notre roadtrip au nord de la Pologne ! :) Merci beaucoup de votre aide ! J'attends tous vos conseils !
Justine 🙂
Je viens sur ce forum pour solliciter l'aide aux grands voyageurs ! Cet été mon amie et moi voyagons en Pologne et nous voulons faire un trekking dans les magnifiques montagnes du Tatras. J'ai fais quelques recherches et le point de départ serait donc de Zakopane puisque nous serons les jours d'avant à Cracovie . Que me conseillerez-vous comme itinéraire de trekking dans les montagnes du Tatras ? Nous comptions faire un trek de 4/5 jours et nous sommes sportives donc les distances ne nous effraient pas. Quels sont les coins et chemins les plus beaux à ne surtout pas louper ? J'aimerais me constituer un petit itinéraire avant de partir. Notre point d'arrivée serait le retour en Pologne puisque nous continuerons ensuite notre roadtrip au nord de la Pologne ! :) Merci beaucoup de votre aide ! J'attends tous vos conseils !
Justine 🙂
La surenchère des médias sur la "difficulté" du GR20 English translation pending
Bonjour,
Ce message est un petit coup de gueule contre la légende urbaine persistante sur la difficulté du GR20.
Ce week-end encore j'ai vu un reportage (enquête exclusive) sur le GR20 où celui-ci était décrit comme l'un des plus beau GR (vrai) mais aussi l'un des plus difficile (faux !!!).
Le problème est que ce GR attire trop de "touristes" de la rando, le genre ballade du dimanche et quand ils entendent parler du GR20 ils y voient un challenge et veulent le tenter. Et quand on voit le profil des gens dans les reportages on comprend vite pourquoi.
Résultat on se retrouve avec des randonneurs complètement paumés qui n'ont pas la moindre idée de ce que représente un rando en montagne sur plusieurs jours et donc forcément ils trouvent ça difficile, se passent le mots entre-eux et voilà la réputation très surfaite (abondée par les médias qui n'y connaissent rien comme d'habitude) et les différents intéressés (commerciaux) qui gravitent autour de ce GR pour qui ce tourisme de masse est intéressant et qui ne vont surtout pas les contredire.
De plus ces "touristes" cumulent les erreurs :
- Commencer le GR20 par le Nord plus technique et caillouteux (mais pas difficile en soi) au lieu Sud plus "doux" pour se "chauffer" et apprendre à marcher, - ne faire souvent que la première moitié (c'est au bout d'une semaine que le corps s'habitue, dort mieux, gère mieux la chaleur...), - ne pas être entraîné à marcher plusieurs jours avec une charge sur le dos, - partir trop tard le matin en Juillet/Août, - marcher sans casquette ou protection sur la tête, - etc...
Enfin bref toutes ces erreurs cumulées (et j'en oublie un tas) feront que la personne aura la sensation que c'est difficile alors qu'au final le GR20 a des étapes très courtes comparées au GR10 par exemple, à tel point que si on est pas trop chargé et en bonne forme on peut doubler pas mal d'étapes, il n'y a pas de goudron à se taper ce qui est assez génial (le goudron est bien plus ennuyeux et fatiguant quand on est chargé), il n'a pas de passages vraiment difficiles et les quelques passages un peu raides sont tout de suite aidés par de multiples chaînes et échelles et au final c'est plus "fun" qu'autre-chose, il y a des refuges gardés et très bien équipés à chaque étape, depuis plusieurs années on peut faire ce GR sans tente ni nourriture et d'ailleurs à certains endroits il y a tellement de tentes qu'on se demande si les gardiens ne le font pas exprès pour empêcher les "vrai" randonneurs de poser la leur.
Il y a bien quelques endroits un peu vertigineux mais sur le GR10 ou le GR5 ou le HRP il y a pire et de mémoire sur le GR11 il y a un "mur" de 10 mètres que l'on doit "escalader" (ou descendre selon le sens) sans chaînes ni échelles du côté du refuge de Goriz dont l'étape Bielsa->Goriz fait plus de 10H si on passe "par le bas" avec 3500m de dénivelé à se taper dans la journée.
Donc messieurs des médias arrêtez la surenchère sur ce GR20, il est magnifique mais PAS difficile mais c'est clair que si on y va en sandales/maillot de bain (j'en ai vu !!!) c'est pas simple.
Ce message est un petit coup de gueule contre la légende urbaine persistante sur la difficulté du GR20.
Ce week-end encore j'ai vu un reportage (enquête exclusive) sur le GR20 où celui-ci était décrit comme l'un des plus beau GR (vrai) mais aussi l'un des plus difficile (faux !!!).
Le problème est que ce GR attire trop de "touristes" de la rando, le genre ballade du dimanche et quand ils entendent parler du GR20 ils y voient un challenge et veulent le tenter. Et quand on voit le profil des gens dans les reportages on comprend vite pourquoi.
Résultat on se retrouve avec des randonneurs complètement paumés qui n'ont pas la moindre idée de ce que représente un rando en montagne sur plusieurs jours et donc forcément ils trouvent ça difficile, se passent le mots entre-eux et voilà la réputation très surfaite (abondée par les médias qui n'y connaissent rien comme d'habitude) et les différents intéressés (commerciaux) qui gravitent autour de ce GR pour qui ce tourisme de masse est intéressant et qui ne vont surtout pas les contredire.
De plus ces "touristes" cumulent les erreurs :
- Commencer le GR20 par le Nord plus technique et caillouteux (mais pas difficile en soi) au lieu Sud plus "doux" pour se "chauffer" et apprendre à marcher, - ne faire souvent que la première moitié (c'est au bout d'une semaine que le corps s'habitue, dort mieux, gère mieux la chaleur...), - ne pas être entraîné à marcher plusieurs jours avec une charge sur le dos, - partir trop tard le matin en Juillet/Août, - marcher sans casquette ou protection sur la tête, - etc...
Enfin bref toutes ces erreurs cumulées (et j'en oublie un tas) feront que la personne aura la sensation que c'est difficile alors qu'au final le GR20 a des étapes très courtes comparées au GR10 par exemple, à tel point que si on est pas trop chargé et en bonne forme on peut doubler pas mal d'étapes, il n'y a pas de goudron à se taper ce qui est assez génial (le goudron est bien plus ennuyeux et fatiguant quand on est chargé), il n'a pas de passages vraiment difficiles et les quelques passages un peu raides sont tout de suite aidés par de multiples chaînes et échelles et au final c'est plus "fun" qu'autre-chose, il y a des refuges gardés et très bien équipés à chaque étape, depuis plusieurs années on peut faire ce GR sans tente ni nourriture et d'ailleurs à certains endroits il y a tellement de tentes qu'on se demande si les gardiens ne le font pas exprès pour empêcher les "vrai" randonneurs de poser la leur.
Il y a bien quelques endroits un peu vertigineux mais sur le GR10 ou le GR5 ou le HRP il y a pire et de mémoire sur le GR11 il y a un "mur" de 10 mètres que l'on doit "escalader" (ou descendre selon le sens) sans chaînes ni échelles du côté du refuge de Goriz dont l'étape Bielsa->Goriz fait plus de 10H si on passe "par le bas" avec 3500m de dénivelé à se taper dans la journée.
Donc messieurs des médias arrêtez la surenchère sur ce GR20, il est magnifique mais PAS difficile mais c'est clair que si on y va en sandales/maillot de bain (j'en ai vu !!!) c'est pas simple.
Svalbard, terre polaire English translation pending
Bonjour à tous,

Il est tout frais le dernier carnet de notre voyage de cet été en Terre Polaire!
Pour lire le carnet avec photos, cartes et vidéos, cliquez ici
SVALBARD, juillet 2010
IL ETAIT UNE FOIS
Il était une fois... un rêve de voyage polaire, partagé par un père et sa fille.... Ça faisait des années que je rêvais de découvrir cet archipel situé à mi-chemin entre le Cap Nord et le Pôle Nord, sans vraiment y croire.... Trop rude pour une découverte en autonomie en kayak de mer ou à pied. Pas envie non plus de me retrouver sur un gros bateau de croisière, trop frustrant pour moi, l'impression d'être au cinéma et pas dans la vraie vie... Je m'étais bien renseignée pour une virée sur un voilier de charter mais ils ne voulaient pas d'enfants de moins de 15 ans....
Bref, le Svalbard végétait dans un coin de mon cerveau quand mon père, à Noël 2009, du haut de ses 71 ans, m'annonce tout de go qu'il va revendre son trimaran (https://sites.google.com/site/sibellelamer/Home) pour s'acheter un bateau plus costaud pour ...aller au Svalbard!!
En 2 secondes, c'est décidé! On va le rejoindre là-haut! Tant pis pour le boulot! En effet, on a déjà acheté les billets d'avion pour un voyage en Alaska en août mais... on ne vit qu'une fois, mieux vaut tenir que courir, un tiens vaut mieux que deux tu l'auras, etc...etc... Fred lui est coincé par son boulot, il tiendra compagnie aux chats! Et réciproquement. Le pauvre....
2 mois plus tard, en février, le Tri Eole a trouvé un nouveau marin et mon père ramène à Quiberon un solide Halberg Rassy 31 (10 m donc) qu'il a trouvé en Grande Bretagne. C'est un bateau très marin, fabriqué en Suède, amoureusement entretenu par ses anciens propriétaires. https://sites.google.com/site/sibellelamer/les-navigations-de-papy-boom-hr-31
Du coup, je prends des billets d'avion pour les enfants (Caroline 17 ans, Arnaud 15 ans et Marion 14 ans) et moi. C'est superfacile d'aller au Svalbard depuis Nancy : vol Francfort-Oslo-Longyearbyen (6h tout compris, 427 euro/pers A/R)
C'est nettement plus compliqué d'y organiser un voyage en autonomie! En effet, l'Archipel est gouverné par le Sysselmann (en l'occurrence une woman en ce moment, très sympa parait-il), nommé par la Couronne norvégienne. Compte-tenu du caractère sauvage de l'archipel, des aléas climatiques, de l'absence de routes, de la présence d'ours polaires, il faut montrer patte blanche avant d'y être admis si on voyage sans guide. Il faut donc déposer plusieurs mois à l'avance auprès du Sysselman un dossier qui présente le parcours prévisionnel, détaille l'expérience du skipper, énumère les équipements de sécurité présents à bord (entre autres, un téléphone satellite, une balise de détresse et un fusil obligatoire pour débarquer ailleurs qu'à proximité de Longyearbyen) Il faut également souscrire à une assurance « frais de recherche et de secours (pas donnée du tout!) ou alors déposer une caution bancaire pour financer d'éventuels secours.
Mon père se charge de toute cette partie administrative, ouf! http://www.sysselmannen.no/hoved.aspx?m=44365 Il pousse même le zèle, lui qui a horreur des armes, à prendre des cours de tir dans un club local. Il révise le bateau de fond en comble, change la grand-voile, ajoute une éolienne et divers bidules électroniques. On profite de son passage imprévu à Nancy en avril (voir carnet de Lanzarote) pour faire un énorme ravitaillement dont il remplira les cales du bateau, histoire de limiter les achats au Spitzberg.
Il a beau avoir de la bouteille, je ne suis pas rassurée à l'idée de le voir naviguer en solitaire dans des zones potentiellement envahies par les glaces. Après quelques échanges de mail (enthousiastes!) voici le plan: Son copain Alain Denis qui est d'ailleurs déjà allé au Spitzberg (http://captainigloo.heoblog.com/) en 2008 le rejoindra à Alesund en Norvège. Ainsi ils seront deux pour gérer les glaces, pas inhabituelles durant la traversée de Tromso au Spitzberg. Difficile en effet en solitaire de veiller nuit et jour pour parer les glaçons! Ensuite nous prendrons le relai d'Alain pendant 15 jours pour une boucle à partir de Longyearbyen. Puis Thienan (de VF) et François nous relaieront pour la redescente depuis Longyearbyen vers la Norvège jusqu'aux Lofoten. Lien vers les différents carnets.
Svalbard/Spitzberg : Késako? Je ne pense pas pouvoir faire mieux que cette présentation du Spitzberg en dix questions, extraite du très bon livre de Christian Kempf intitulé « En voyage au Spitzberg, terre Polaire » éditions de l'Escargot Savant.
Où se trouve le Spitzberg? C'est l'île principale de l'archipel du Svalbard (1,5 fois la superficie de la Suisse) situé à mi-chemin entre le Cap Nord en Norvège et le Pôle Nord. Le Spitzberg est couvert à 60% de glaces : c'est une terre polaire qui se trouve à environ 3328km au Nord de Paris.
Le Spitzberg est-il loin du Pôle Nord? Le Nord de l'archipel situé à plus de 81° de latitude est à environ 900 km du Pôle Nord : c'est pourquoi l'archipel est souvent entouré par la banquise.
Y fait-il froid? Non. Les températures hivernales sont proches de celles des Alpes ou des Vosges. (En France, les extrêmes sont inférieurs à -40°C) En été, le thermomètre peut grimper à +25°C au soleil. Les températures moyennes (environ +6°C en juillet, -15°C en février) y sont moins extrêmes que dans les Alpes ou les Pyrénées, grâce à la présence de la mer. En revanche, éloignement, et durée de l'hiver (huit mois) font de l'archipel un lieu difficile de séjour, même si le climat s'y est réchauffé depuis un siècle.
Y a-t-il des « eskimos »? En raison des immenses et puissants courants marins séparant le Nord de la Scandinavie d'une part et le Groenland d'autre part, du Spitzberg, les Inuits n'ont pas pu atteindre et coloniser le Spitzberg.
A qui « appartient » le Spitzberg? Longtemps sans statut, l'archipel du Svalbard est régi par le traité de Sèvres, signé en 1920 et désigné comme « terre internationale ». Depuis, la Norvège considère cette terre comme appartenant à la Couronne. Selon le traité, c'est en fait une terre démilitarisée où les activités économiques peuvent s'exercer librement par les signataires du traité. De ce fait, l'URSS puis la Russie y entretiennent plusieurs concessions charbonnières.
Quelles sont les activités économiques au Spitzberg? Après la graisse de baleine (XVII-XVIe), puis les fourrures (XVIII-XIXe), ce sont aujourd'hui le charbon (400000 tonnes par an) et le tourisme (30 à 50000 personnes par an) qui constituent les ressources de l'archipel.
Quels sont les animaux du Spitzberg? Toute la faune polaire (ours blancs, morses, phoques...) mais surtout les oiseaux, grâce à la présence d'une mer plus chaude sur la côte ouest. Le caractère insulaire explique par ailleurs l'absence de quelques espèces arctiques pourtant connues en Sibérie ou en Laponie.
Quel explorateur a découvert le Spitzberg? En 1596, le Hollandais Barents a découvert le Spitzberg, déjà connu des Vikings dès 1194. Par la suite, l'île fut le point de départ de nombreux raids polaires.
Quelles sont les plus belles régions? Les pics et les glaciers de la côte Nord-Ouest (Baies de la Madeleine, de Smeerenburg, du Roi, Liefdefjord...) Les paysages les plus impressionnants s'étendent sur l'Est (Nordaustlandet, avec un glacier de 230 km de...large). La côte Nord est superbe et sauvage.
Peut-on communiquer facilement depuis le Spitzberg? Oui, il existe à Ny Alesund par exemple, trois cabines téléphoniques face aux glaciers et les téléphones mobiles fonctionnent à Longyearbyen. Des lignes régulières d'avion au départ d'Oslo ou de Tromso se posent plusieurs fois par semaine à Longyearbyen, où l'on trouve « tout », même un cercle d'adeptes de la planche à voile...
Voici aussi un bon article de Wikipédia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Svalbard
puis c'est l'Attente du jour J, ponctuée par les échanges de messages avec mon père dont je suis la progression toujours plus au Nord. Alors qu'ici les bourgeons s'épanouissent, que les oiseaux gazouillent, que les fleurs du printemps embaument, je guette la lente désintégration de la banquise tout là-haut... Il y a quelques années, le fjord de Longyearbyen est resté gelé tout l'été : dans ces conditions tout notre plan si bien ficelé tomberait « à l'eau ». Voir les cartes des glaces.http://polarview.met.no/ Finalement fin juin, il ne reste qu'un peu de glace à la pointe sud-ouest du Spitzberg : il « suffit » de la contourner et c'est gagné!
Di 11/07/10 Voilà l'aéroport! Ça fait un moment que l'avion descend en traversant une épaisse couche de nuages... le ciel est bien bas! Sitôt entrevu le sol, c'est l'atterrissage, sous une pluie fine. Il est presque minuit, il fait gris mais jour! L'aéroport de Longyearbyen n'est pas bien grand et on récupère très vite nos bagages, sur l'unique tapis roulant, surveillé de près par un gros ours polaire empaillé. Eh oui, ici il y a des ours polaires, environ 5000 sur tout l'archipel, si bien que le port d'un fusil est obligatoire dès que l'on s'éloigne des zones habitées. Il paraît qu'un ours a même été vu il y a quelques mois dans les rues de Longyearbyen, principal village (2000 hab) du Svalbard qui lui compte environ 2700 habitants dont 400 russes. Mon père est venu à pied depuis le port où nous attend le Papy Boom, du coup il a du prendre son fusil qu'il a tout de même du laisser à l'accueil de l'aéroport. On saute dans le bus (50 Kr pour... 4 km jusqu'au port) et on découvre avec plaisir le bateau, que nous n'avons encore pas eu l'occasion de voir « en vrai » C'est le plus petit bateau du port mais il a fière allure avec son joli pont en teck! A l'intérieur, c'est douillet et bien pensé et... il y a du chauffage! A 1h, on est au lit! On rangera mieux demain...
Lu 12/07/10 On a très bien dormi malgré la luminosité ambiante. Un peu de rangement... Un petit tour sur le port et un gros poutou à ce bon chien qui s'apprête à passer ici l'hiver prochain avec son maître à bord d'un voilier polonais je crois. Voici le cargo qui ravitaille Longyearbyen quand la banquise le permet. Un coup d'oeil vers la ville : bof, une autre fois hein! Après avoir fait les pleins d'eau (180l) et de fuel (170l) on appareille vers 10h sous un ciel couvert et la pétole, en route vers Trygghamna, une baie située un peu au NO de Longyearbyen. On se fait dépasser par Albarquel, un bateau-charter français. Je jubile de voir tous ces glaciers qui nous entourent! Je crois bien ne jamais être passée à un endroit au Spitzberg d'où l'on ne voit pas au moins un glacier! C'est incroyable! Avec ce temps le décor est d'une austérité totale! Nous croisons ce beau cotre anglais puis mouillons en fin d'après-midi au fond de la baie, à l'embouchure d'une rivière issue de 2 lacs que nous allons essayer d'atteindre. Papi explique à Arnaud le fonctionnement des fusées anti-ours. En effet l'ours polaire est protégé et il ne faut bien sûr tirer qu'en cas de légitime défense. Si on tue un ours, il faut le déclarer dans les meilleurs délais au Sysselmann qui mène alors une enquête. Ça ne rigole pas. Bon à savoir aussi : si on doit tirer il ne faut pas viser la tête, trop dure et qui risque de faire ricocher la balle, mais au défaut de l'épaule... En plus du fusil, des balles et des fusées anti-ours, on emmène aussi le téléphone satellite et le GPS pour pouvoir indiquer notre position en cas de problème. Tout ça est obligatoire. On laisse toutefois la balise de détresse à bord du bateau. Même si on sait que théoriquement les ours partent avec la banquise et vont vers le nord et la côte est en été, avec tout ça, on est moyennement rassuré quand on grimpe sur la moraine dont la courbure empêche de voir ce qu'il y a au-delà. On a beau freiner les enfants ils sont toujours devant, sans fusil (bon, je lève de suite le suspens, on ne verra pas d'ours, juste les zhommes qui ont vu l'ours!) J'adore quand il n'y a pas de sentier et que chacun donne son avis et ses arguments pour passer ici ou là! On reste un moment à observer ce labbe parasite (je crois) qui se sent chez lui et n'a pas la moindre envie de céder le terrain. Il faut dire que ça doit faire un moment qu'il nous a repérés: on distingue le bateau au loin à l'embouchure de la rivière. Marion le filme sous tous les angles tandis que les grands s'étonnent de la diversité de couleurs des cailloux. C'est tout de même l'été et il y a des fleurs! On finit par surplomber le lac inférieur et nous découvrons ce curieux sol polygonal, fruit du gel et de la neige. Des cailloux, des cailloux, encore des cailloux... Vers 22h il y a un peu de soleil au fond de la baie...
Mardi 13/07/10 Minuit pile : ça s'arrange! Je suis réveillée aux aurores (heu... façon de parler!) par la chaleur et les cris des sternes arctiques. A 6h30, je passe la tête dans le cockpit, émerveillée... A l'avant du bateau, la vallée où on s'est baladé hier. A droite: A gauche: Derrière: Et le ciel! Wouah! Branlebas de combat, tout le monde sur le pont! Il faut en profiter! On a à peine levé l'ancre qu'on voit apparaître un énorme bateau de croisière tout rouge : l'Expedition duquel s'échappent bientôt une dizaine de zodiacs qui envahissent la baie. On le croise pour nous diriger vers Alkhornet, une falaise abrupte qui marque l'entrée du fjord de Trygghamna et qui abrite une colonie d'oiseaux. On aperçoit des rennes qui broutent à son pied l'herbe qui profite bien des déjections des volatiles. On a un peu de vent (rare) et il est portant (encore plus rare!) Les cris des oiseaux sont assourdissants et masquent le bruit de ces belles cascades.
Plus à l'ouest la côte devient très plate et laisse deviner derrière, au NO, les montagnes de Prinz Karl Forland, une longue île qui délimite avec celle du Spitzberg le Forlandsundet, long détroit de presque 100 km de long dont la profondeur est insuffisante pour les paquebots de croisière. Comme dans un rêve on voit Albarquel croiser devant les montagnes et la brume. Le vent se maintient et c'est après une bonne journée de voile que nous mouillons au pied du glacier Eidembukta. L'endroit est si beau que j'en ai les larmes aux yeux, du coup impossible de ne pas mettre plein (trop) de photos de cet endroit. Aussitôt débarqués, je remarque de curieuses dépressions dans les galets de la plage, que je devine avoir été crées par des morses. Il y a un autre voilier au mouillage, le cotre anglais d'hier avec sa belle petite annexe en bois. Malgré la présence de lacs il n'y a pratiquement pas de moustiques au Spitzberg, l'été est trop court je pense. Les eiders apprécient ces étendues d'eau douce dont les rives sont jonchées de plumes et duvet. Ici, comparé à hier, la végétation est « « « luxuriante » » », même si les arbustes comme le saule arctique ne dépassent pas quelques centimètres de haut. On trouve d'abord du poil de renne, des crottes de renne, puis des bois de renne (plein!), une tête de renne (hum!) et des vrais rennes, un peu trouillards mais aussi très curieux si bien qu'ils nous tournent un peu autour tout en gardant leurs distances. Il n'y a pas d'arbres au Spitzberg mais il y a beaucoup de bois : du bois flotté venu des forêts de Sibérie et charrié jusqu'à la mer par les rivières en crue. Ces billes de bois ont permis autrefois l'installation de (relativement!) nombreux trappeurs, pêcheurs, chasseurs de baleines, morses, phoques en leur procurant de quoi s'abriter, se chauffer, et faire fondre la graisse des baleines pour en extraire l'huile. Sans tout ce bois apporté par le courant de Sibérie, il est probable que les incroyables massacres perpétrés dès le XVIIème siècle n'auraient pas eu une telle ampleur. Extrait du livre de C Kempf qui rapporte les paroles du découvreur du Spitzberg, W. Barrents: « Une terre nouvelle, où les baleines s'ébattaient comme carpes en viver et les morses se reposaient en obstruant les plages. Dès 1606, l'expédition de Bennett tua 700 morses en 6 heures à l'ïle aux Ours, puis 900 quelques jours plus tard... Dès 1604 Henri Hudson confirmait le grand nombre de baleines au Spitzberg et en 1610 Jonas Poole y débutait le grand massacre. Aujourd'hui la baleine franche est devenue très rare au Spitzberg et les morses, totalement disparus en 1920, sont aujourd'hui environ 2000 (contre probablement 100000 en 1600 (chiffres extraits du livre de C. Kempf) Peut-être ce bois torturé a-t-il été le témoin de ces tueries? De retour à notre annexe, nous apercevons, pile sur le trajet de la plage au bateau, un magnifique morse, en pleine forme! Un des équipiers anglais qui a débarqué nous rassure en nous expliquant doctement que ces bêtes- là (qui pèsent de 600 à 1200 kg!) sont très gentilles et qu'il n'y a rien à craindre. On l'observe donc mettre tranquillement à l'eau sa très belle coquille de noix, puis godiller sur un rythme tranquille en direction du cotre... quand le morse le repère et se met à nager dans sa direction! Gloups, l'anglais accélère le rythme mais il est évident que c'est utopique de vouloir distancer un morse ailleurs que sur la terre ferme. Heureusement, celui-ci, que sa myopie supposée avait sans doute empêcher d'identifier cet OFNI, s'en désintéresse soudain et retourne à son rocher parfaire sa toilette! On en profite pour l'observer un bon moment depuis notre rocher puis prudemment on décide de porter l'annexe quelques centaines de mètres plus loin avant de la mettre à l'eau.
Mercredi 14/07/10 Temps couvert égayé par la rencontre avec une colonie de morses à Poolepynten sur Prinz Karl Forland. On mouille à une distance prudente de la colonie, histoire de ne pas encore avoir à porter l'annexe même si elle n'est pas bien lourde. Les morses sont hyperplacides et il faut vraiment s'en approcher d'assez près avant qu'ils nous remarquent. Les sternes arctiques sont nettement plus agitées : on doit être dans une zone de nidification et elles ne nous laissent aucun répit. Comme ce sont des gringalettes (environ 100g, même si ce sont les championnes de la migration puisqu'elles volent jusqu'en Antarctique parcourant ainsi plus de 35000 km), protégés par un bonnet, nous ne risquons rien mais il est plus agréable d'éviter leurs attaques en leur tendant un bâton en guise de leurre (elles attaquent toujours le point le plus haut, c'est cool) Avec ce temps, on n'a aucun mal à se mettre dans la peau des chasseurs d'antan qui devaient habiter cette petite cabane décorée avec « raffinement ». Admirez le flegme de Marion qui ne se laisse pas impressionner par les gringalettes.
La journée se poursuit sous les nuages, nous remontons le Forlandsundet vers le Nord en direction de Ny Alesund où nous arrivons vers minuit après avoir admiré une fugace lueur solaire sur un glacier du coin. L'absence de nuit facilite grandement la navigation : on n'est jamais pressé par la crainte de se retrouver à naviguer dans le noir dans une zone pratiquement dépourvue de balisage.
Jeudi 15/07/10 On est réveillé à 8h par l'Expedition qui se met à quai : grondements de moteur et bruits de chaînes. Le temps est couvert et on flemmarde un peu : pas envie de visiter Ny Alesund en même temps que les passagers de l'Expedition. On se prend une bonne douche au centre de recherche marine (on apprendra le lendemain que ce n'est plus là qu'il faut aller mais dans la maison communale, pour la modique somme de 70 kr!), on fait le plein d'eau (chaude?!) puis on va visiter le village alors que les touristes de l'Expedition regagnent déjà leur bord. Le port est tout petit mais assez bien abrité, on y trouve un étrange vaisseau tout droit sorti de l'univers de Jules Verne... Quelques zodiacs utilisés par les scientifiques pour aller faire leurs relevés... Quelques voiliers de temps en temps... Et plusieurs fois par semaine des paquebots de croisière. Ny Alesund est un ancien village minier dont l'activité a cessé en 1963 suite à plusieurs coups de grisou faisant de nombreuses victimes, et qui s'est reconverti en structure d'accueil pour les scientifiques venus d'une dizaine de pays différents Il y a environ 25 habitants en hiver et cinq fois plus en été. Le village est aussi à présent une halte incontournable pour les paquebots de croisière, même si la cohabitation entre scientifiques qui sont là pour des missions de plusieurs mois et touristes (20000/an!) qui débarquent pour une paire d'heures et envahissent le village n'est pas des plus chaleureuses. L'accueil des sternes lui, est franchement hostile puisqu'on nous sommes dans une de leur zone de nidification favorites, du fait de la présence (surtout historique) de chiens de traineau éloignant les renards arctiques. Nous apercevrons tout de même fugacement de petits renardeaux nichant sous une maison. Il n'y a presque pas de voitures (qq km de routes tout au plus) et les scientifiques se déplacent le plus souvent à vélo. Tiens tiens il y a des Français par ici!
En effet.
Ny Alesund se situe dans le Kongsfjorden (la Baie du Roi) au fond duquel se jette le Kongsbreen (Glacier du Roi) : on décolle tranquillement en début d'après-midi en espérant que le temps se lève un peu car pour le moment on ne voit le glacier que sur la carte! Peu à peu la brume s'effiloche, juste assez lentement pour que le paysage garde encore un peu de son mystère. Le soleil joue avec les nuages. On découvre peu à peu quelques pièces du puzzle... Il y a de plus en plus de glaçons, surveillé de près par Arnaud. Enfin le front glaciaire apparaît, très impressionnant. Les nuages se disloquent encore plus et une magnifique colline rouge apparaît : c'est cette roche qui donne à l'eau de mer cette belle teinte rosée. Le fond remonte soudain et nous ne pensons pas raisonnable d'approcher plus, compte-tenu du tirant d'eau du bateau (2m) Le front de glace paraît tout proche et pourtant d'après le GPS nous en sommes à 1 km! Nous faisons lentement demi-tour, dérangeant au passage quelques oiseaux. C'est fou comme la sortie est encombrée à présent : la coque du bateau est en polyester et il faut éviter de percuter l'un de ces growlers. On va tout doucement, ce qui laisse le temps au soleil de chasser définitivement les derniers nuages. On est baba devant un tel spectacle! Bleu du ciel et de la glace, blanc de la neige et rouge de la roche : c'est tout simplement sublime! On se balade toute l'après-midi au milieu des icebergs : on se faufile au plus près en nous émerveillant des crépitements causés par la fonte de la glace. Avec ce soleil, ça dégouline de partout et le spectacle est bien sûr visuel mais aussi acoustique! Cerises sur le gâteau (ou plutôt nunataks sur le glacier : http://fr.wikipedia.org/wiki/Nunatak), au loin apparaissent 3 montagnes acérées, dont les flancs ont été taillés par le gel : les Tre Krone (Trois couronnes, 1225m. Le point culminant du Svalbard est plus au sud : 1431 m) Elles sont absolument fascinantes! Si j'étais alpiniste, je crois que je ferais une fixation dessus! Tout est gigantesque, on distingue à peine ce magnifique schooner hollandais, le Norderlicht qui fait pourtant plus de 40 m hors-tout, mouillé au pied de la falaise! Nous préférons mouiller plus loin du glacier, notre coque n'étant pas faite pour fricoter de trop près avec la glace, et trouvons un joli mouillage à Ny London, en face de Ny Alesund. Cette toute petite crique permettait autrefois l'accès à une carrière de marbre. Nous remettons la visite des vestiges au lendemain car il est bien tard.
Vendredi 16/07/10 2h du matin, le vent se lève, du sud et la houle entre tout droit dans notre petite crique. Le rivage est tout proche, on n'aurait aucune marge si l'ancre venait à chasser, il faut partir. Pas de nuit, heureusement.... On s'habille bien chaudement car avec le manque de sommeil et le vent, ça ravigote! Il n'y a pas beaucoup d'abris dans le coin alors on décide d'aller vers le Glacier du 14 juillet dans le Krossfjorden. Il y a une langue morainique qui devrait nous permettre de trouver un mouillage abrité de la houle. Hélas, l'endroit est infesté de glaçons, impossible même de s'en approcher. Demi-tour vers Alesund : on passe devant le Cap Mitra, joliment éclairé par le rayon de 5h du mat. Un peu plus tard on aperçoit le Noorderlicht qui lui aussi a du quitter son mouillage, très exposé au pied de la falaise. La houle est très courte et hachée et comme je m'en doutais, le temps de descendre faire un petit pipi (ce qui nécessite tout de même un certain temps avec le harnais, la veste de ciré, la salopette...), j'ai le mal de mer. Quelques heures plus tard, les enfants, qui ont fini leur nuit, émergent un à un pour venir respirer un peu d'air frais. Finalement on est tous malades sauf Papi of course. Grosse partie de rigolade (un peu jaune!) quand on se retrouve tous les 4 à vomir en coeur! En effet, Alesund n'est plus très loin et on sait que nous allons bientôt retrouver la terre ferme. On y arrive en milieu de journée et après une grosse sieste, le beau temps étant revenu on décide de refaire un petit tour à terre. L'ancien train qui reliait la mine au quai de Ny Alesund a été restauré. Voici la poste la plus septentrionale du monde. Plus haut dans le village se trouve le buste de Roald Amundsen, explorateur norvégien qui fut en 1926 le premier à conquérir le pôle nord au moyen d'un dirigeable. Il partit, accompagné de l'Italien Umberto Nobile, de l'américain Ellsworth et de 12 hommes d'équipage, le 11 mai de Ny Alesund et arriva en Alaska le 15 mai après un parcours de 5500 km.
Biographie d'Admunsen : http://agora.qc.ca/dossiers/Roald_Amundsen
Le pylône qui servit de point d'amarrage au Norge est toujours là, intact. On imagine fort bien l'excitation de ces hommes au moment de couper les amarres pour s'élancer vers le Nord!
Un peu plus loin se trouve le « camping officiel », à gauche après le pont, précédé de ses toilettes(!). Quelques rennes peu farouches se baladent dans le coin, habitués aux hommes.
Samedi 17/07/10 Nuit paisible au ponton mais réveil en fanfare par l'arrivée quasi simultanée de 2 paquebots! Cette fois la responsable du port vient encaisser la nuitée (300 kr, et encore c'est un « prix d'ami ») La météo annonce des vents du sud pour plusieurs jours et nous préférons ne pas aller plus au nord car le retour serait vraiment long avec le vent dans le pif et l'avion est déjà dans une semaine. La mer est moins hachée que la veille et le bateau bien calé à la gîte taille régulièrement sa route vers le Forlandsundet. Plus loin, nous prenons 2 ris car le vent, sans doute canalisé par le relief, forcit jusqu'à 30 noeuds.. Le paysage est spectaculaire, le relief me fait penser à la Patagonie (que je ne connais pas...encore) Sur des dizaines de miles, les fronts glaciaires se succèdent, austères, hostiles, impressionnants. Après 12h de près, on mouille sur la côte est de Prinz Karl Forland dans la baie de Selvagen, bien abritée de la houle. Ouf!
Dimanche 18/07/10 Petite traversée tranquille jusqu'à Farmhamna de l'autre côté du Forlandsundet. Le vent est tombé et le ciel se dégage en fin de journée. On en profite pour aller se balader à terre. Un coup d'oeil sur le bateau : ça va, le mouillage est calme. Je vois Papi et les enfants qui semblent observer quelque chose. Des rennes! Pas étonnant car ici le paysage est assez bucolique même si nous sommes cernés par les glaciers. Ils sont très curieux et passent et repassent pour mieux nous observer : c'est réciproque et on ne s'en lasse pas. Leur hardiesse nous étonne car tout près d'ici habite une famille de trappeurs qui malheureusement était en vacances (à la voile vers la Norvège continentale) quand nous sommes passés. Je vous invite à aller faire un tour sur leur site (en Norvégien mais avec Google Translate on se débrouille) pour découvrir la vie de ce couple de trappeurs et leurs filles. http://www.farmhamna.no/doku.php?id=start On est seulement mi-juillet et la toundra commence déjà à prendre ses couleurs d'automne.
Le ciel, tourmenté, est superbe!
Lundi 19/07/10 Journée qui ne restera pas dans les annales : pluie, pétole, étape de transition jusqu'à Longyearbyen. Zéro photo!
Mardi 20/07/10 Après une bonne nuit à couple de Cochize, un beau sloop anglo-italien, nous allons faire un tour « en ville » munis de nos sacs à dos pour faire un ravitaillement en produits frais. Ce doit sans doute être le Kebab le plus septentrional de la planète! Nous arpentons la principale rue commerçante de la ville. C'est la porte de la banque!
Les skidoos sont au repos en attendant la neige qui reviendra dès octobre. Attirail du parfait petit Norvégien amoureux de nature.
Longyearbyen n'a pas grand charme même si on y trouve un niveau d'équipements équivalents à des villes beaucoup plus grandes sur la Norvège continentale. Le gouvernement norvégien a toutefois fait le choix de rapatrier sur le continent tous les habitants trop faibles (physiquement ou économiquement) pour se débrouiller seuls. Ainsi, il n'y a aucune infrastructure pour les personnes âgées.
Seule la mine N°7 est encore exploitée (principalement pour chauffer la ville) et la recherche scientifique (il y a même une université « UNIS ») et le tourisme sont en plein essort. Le passé minier resurgit un peu partout sur la côte ouest du Spitzberg avec des « vestiges » qualifiés d'historiques.... Je pense que c'est un argument facile pour éviter aux gouvernement norvégiens et russes d'évacuer leurs cochonneries!
Nous appareillons en début d'après-midi cap à l'est A hauteur de Diabasodden, Papi remarque de curieux « glaçons » isolés : il s'agit en fait de belugas! Ils sont environ une demi-douzaine à longer la côte tranquillement. Nous les suivons, captivés par le spectacle, quand soudain nous talonnons violemment. Nous sommes pourtant assez loin de la côte et la carte ne mentionne pas de cailloux! Le bateau s'arrête net et mon père part le nez en avant contre la barre de maintien de la capote. Branlebas de combat, il pisse le sang : la monture de ses lunettes a entaillé la peau de la base du nez. J'ai beau comprimer longuement, un petit vaisseau continue de saigner... Dire que ça fait 15 ans que je me trimballe à chacun de nos voyages « exotiques » du matériel de suture! Pour cette fois, je ne l'ai pas pris et il faut nous contenter de quelques malheureux stéristrips qui ne collent pas et d'un paquet de kleenex! Pendant que je m'occupe du pif de Papi, les enfants ont affalé la grand-voile, nettoyé le cockpit « ensanglanté » (bon j'exagère un peu!) et vérifient à plusieurs reprises qu'il n'y a pas d'eau dans les fonds. Tout va bien! Pendant ce temps, le vent s'est levé, on l'a dans le pif (c'est le cas de la dire!) tout comme le clapot, très court : du coup on décide d'aller mouiller dans la baie de Skansbukta à l'entrée du Billefjorden. On y arrive en même temps que Flocon de Mer, un OVNI 395 déjà rencontré à Tromso par mon père et Alain. C'est fou le nombre de voiliers français au Spitzberg : c'est vraiment et de loin la nationalité la plus représentée. On passe ensemble au pied d'une falaise couverte d'oiseaux, quel vacarme! On mouille un peu plus loin, à l'abri du vent et du clapot tandis que Flocon de Mer qui est un dériveur, en profite pour aller encore plus au fond, bien à l'abri.
Mercredi 21/07/10 On décolle de bonne heure pour avancer vers le fond du Billefjorden avant que le vent ne forcisse au cours de la journée. En route donc vers Pyramiden, une incroyable ville fantôme russe. On longe quelques montagnes très colorées au pied desquelles on remarque une tente identique à la nôtre! Enfin on reconnaît sans hésitation la forme caractéristique de la montagne qui surplombe la ville de Pyramiden. Cette ancienne ville minière soviétique a compté jusqu'à 1000 habitants en 1990. C'était la 2ème ville minière soviétique (la première, Barentsburg, à l'entrée de l'Isfjord est toujours en activité) La concession est fermée depuis 1998, et il a ensuite fallu attendre 2 ou 3 ans avant que ses habitants soient enfin évacués par un bateau russe, sous la pression internationale. En effet, après de la Perestroika et de la dissolution de l'Union Soviétique en 1991, puis la fermeture de la mine par son propriétaire l'Arktikugol en 1998, les gens de Pyramiden ont été littéralement oublié par le gouvernement russe et totalement abandonnés à leur sort. Ils ont pendant des années survécu grâce à l'aide de la Norvège. Finalement, les russes ont enfin décidé d'évacuer les habitants de Pyramiden, dans l'urgence, si bien qu'en se baladant dans la ville on a souvent l'impression que la vie s'est arrêtée d'un coup, comme après un holocauste nucléaire.
On estime que compte-tenu du climat froid et sec, il faudra au moins 500 ans avant que le fjord ne retrouve son aspect naturel. Ce chiffre me paraît très optimiste quand on considère la quantité de ferraille, béton, machines-outils, produits chimiques accumulée au pied de la Pyramide. La ville est abandonnée depuis 20 ans et seule une poignée d'hommes (4 ou 5) de l'Arktigugol y maintiennent une présence « stratégique ».
Dans ce décor de décadence post-industrielle, on remarque de suite 2 conteneurs rouges vifs posés sur la quai, ils appartiennent à une mission scientifique tchèque. Un peu plus loin 3 conteneurs bleus pimpants abritent des français, chercheurs de fossiles, qui sont là pour quelques semaines : http://caracolexpedition.wordpress.com/tag/pyramiden/page/2/
Nous avons eu la chance de visiter Pyramiden sous le soleil. Je vous laisse imaginer l'impression qu'elle peut donner par mauvais temps!
A peine le bateau laborieusement amarré au quai branlant, Arnaud part en exploration. Nous sommes bien à l'abri du quai, la nuit devrait être calme. C'est vraiment une expérience incroyable de se balader librement dans un tel endroit. L'accès aux bâtiments fermés est interdit (bah oui, n'oublions pas que ce sont des « vestiges ») mais autrement on peut aller partout à sa guise, avec prudence toutefois car tout est un peu déglingué et rien n'est sécurisé bien sûr.
Ici, le propriétaire est toujours-depuis 1931- la Cie Russe Arktikugol dont un représentant viendra nous faire payer 200 kr pour passer la nuit amarré à ce quai délabré...
Le pilote d'un hélicoptère chargé de transporter du matériel pour construire une antenne sur une montagne du coin viendra très gentiment nous recommander de tout bien fixer sur le bateau. La vue en hélico doit être éblouissante. Les vols touristiques sont fort heureusement interdits au Spitzberg mais les Cies minières semblent avoir tous les droits.
Le temps de prendre le repas de midi, les passagers du Polargirl, arrivé peu après nous, ont déjà fini leur petit tour à Pyramiden. Pas de temps à perdre pour ce bateau de croisière qui organise des virées à la journée depuis Longyearbyen.
La ville est à nous!
Premiers pas sur le quai...
1ères bouteilles...
Sur le site de Pyramiden, le sol est complètement pollué entre autres par le charbon. Avec la fonte estivale de la couche superficielle du sol, le terrain devient absolument dégueulasse (c'est pareil à Longyearbyen) et les « conduites de vie » sont bien pratiques pour se déplacer. Ces tunnels de bois acheminaient l'eau, le chauffage et l'électricité dans chacun des bâtiments de la ville. On retrouve d'ailleurs le même système, à plus petite échelle, à Ny Alesund.
On a vraiment regretté de ne pas lire le cyrillique!
Cette maison donne l'impression d'être encore parfois habitée. Grosse rigolade des enfants en découvrant le PQ : un livre de math en russe! Il faut croire qu'après le boulot, les ouvriers avaient encore de l'énergie...
Ce ne sont pas des bouteilles de vodka...
On monte vers l'atelier de (grosse) mécanique. Quel décor de cinéma! Cette maison est fermée, dommage! Si quelqu'un lit le russe...
Dans l'atelier de mécanique:
Un peu plus loin on se dirige vers une sorte de funiculaire qui descendait de la montagne, percée de 60 km de galeries! Des glissements de terrain sabotent peu à peu les installations. Des oiseaux ont pris possession des lieux, on dirait du Hitchcock! Quel vacarme!
Pas de doute cette croix est postérieure à la chute de l'URSS. Ça n'aurait pas plus à ce vieux Lénine... Monumentââle allée.
L'école.
Les maisons d'habitation.
L'hôpital. 20 ans que cet arbre n'a pas été arrosé et il a encore ses feuilles!
Pas frileux!
Il y avait une piscine et même une étable/porcherie.
Tiens voilà l'équipage de Flocon de Mer! Long bavardage sous le soleil pour nous raconter nos aventures réciproques : ces veinards ont vu une ourse polaire et ses 2 petits un peu au Nord du Fjord de la Madeleine. Ils ont pu les accompagner le long de la côte en les suivant en bateau pendant plus de 2 heures, la chance! Ils les ont quittés quand la mère a commencé à montrer des signes d'énervement et d'agressivité. J'apprendrais plus tard que 2 kayakistes ont aussi vu un ours mais de trop près : l'un d'eux s'est fait grièvement blesser à la tête avant que son compagnon ne puisse tuer l'ours. Ils se sont fait attaquer alors qu'ils dormaient dans leur tente, glups!
La petite équipe qui maintient une présence russe occupe le Pyramiden Hotel dont la visite vaut la peine : hauts plafonds à coffrages, couleurs criardes, dorures, atmosphère surchauffée, posters de la « grande époque », « boutique souvenir » avec des poupées russes et des chapkas et à la sortie « art soviétique » pour maintenir le moral des troupes!
C'est paradoxal mais malgré l'impact environnemental désastreux de cette cité abandonnée, on a adoré la visiter. Les enfants au moins autant que nous les adultes alors qu'ils n'ont que des notions très floues de guerre froide et d'équilibre est-ouest. Depuis la Perestroïka, l'accès de Pyramiden (et de Barentsburg, encore en activité) est libre, tout simplement.
Superbe lumière en fin de journée.
Jeudi 22/07/10 Nuit calme à quai, Flocon de Mer n'est plus là ce matin. On le retrouve mouillé devant le Nordenskiöldbreen dans la baie en face de Pyramiden : la houle s'est levée au petit matin et le côté exposé du quai est vite devenu intenable. Ils ont terminé leur « nuit » devant ce glacier. Nous mouillons à notre tour et débarquons pour nous dégourdir un peu les jambes : l'endroit est très austère et n'invite pas vraiment à la balade d'autant que la marche dans la moraine instable n'est pas facile. Voilà qu'il se met à pleuvioter, retour au bateau... Peu à peu la quantité de glaçons flottant à la surface de l'eau augmente et nous préférons retourner dormir à Skansbukta car même s'ils ne sont pas bien gros, ça fait un bruit terrible quand ils viennent frotter la coque.
Vendredi 23/07/10 En route vers le fond du Tempelfjord et le Von Postbreen. La géologie du Tempelfjord est assez spectaculaire avec ses pentes ravinées par l'érosion. On approche le glacier de Von Postbreen qui ressemble à une belle piste bleue. Avec plus de temps, j'aurais bien aimé débarquer sur cette petite langue morainique. Le fond remonte rapidement : demi-tour! On trouve un joli mouillage dans une baie à l'entrée du Tempelfjord sur sa côte nord. On rencontre 3 norvégiens venus en zodiac depuis Longyearbyen passer le WE. Il y a une ou deux cabanes dont les fenêtres sont protégées des ours polaires par des barbelés et de longues pointes dépassant vers l'extérieur! Ici aussi on rencontre des rennes.
Samedi 24/07/10 On retrouve Longyearbyen en fin d'après-midi. Il y a « un monde fou » au port, plein de Français encore une fois. C'est le WE et le moment de changer d'équipage pour les bateaux-charters. Douche, bagages, bavardages...
Dimanche 25/07/10 Lever de bonne heure pour attendre le bus qui nous emmène à l'aéroport. Petit aéroport très convivial. Pas mal de monde, principalement des croisiéristes.
Décollage à 8h, arrivée à Nancy 12h plus tard. Des images plein la tête et une énorme envie d'y retourner avec Fred le plus vite possible! Dans quelques heures Thienan et François vont retrouver mon père pour redescendre vers les Lofoten. Le Papy Boom et son capitaine regagneront Quiberon fin septembre, en pleine forme, après 4mois et demi de mer et 6000 miles. Une belle aventure!

Il est tout frais le dernier carnet de notre voyage de cet été en Terre Polaire!
Pour lire le carnet avec photos, cartes et vidéos, cliquez ici
SVALBARD, juillet 2010
IL ETAIT UNE FOIS
Il était une fois... un rêve de voyage polaire, partagé par un père et sa fille.... Ça faisait des années que je rêvais de découvrir cet archipel situé à mi-chemin entre le Cap Nord et le Pôle Nord, sans vraiment y croire.... Trop rude pour une découverte en autonomie en kayak de mer ou à pied. Pas envie non plus de me retrouver sur un gros bateau de croisière, trop frustrant pour moi, l'impression d'être au cinéma et pas dans la vraie vie... Je m'étais bien renseignée pour une virée sur un voilier de charter mais ils ne voulaient pas d'enfants de moins de 15 ans....
Bref, le Svalbard végétait dans un coin de mon cerveau quand mon père, à Noël 2009, du haut de ses 71 ans, m'annonce tout de go qu'il va revendre son trimaran (https://sites.google.com/site/sibellelamer/Home) pour s'acheter un bateau plus costaud pour ...aller au Svalbard!!
En 2 secondes, c'est décidé! On va le rejoindre là-haut! Tant pis pour le boulot! En effet, on a déjà acheté les billets d'avion pour un voyage en Alaska en août mais... on ne vit qu'une fois, mieux vaut tenir que courir, un tiens vaut mieux que deux tu l'auras, etc...etc... Fred lui est coincé par son boulot, il tiendra compagnie aux chats! Et réciproquement. Le pauvre....
2 mois plus tard, en février, le Tri Eole a trouvé un nouveau marin et mon père ramène à Quiberon un solide Halberg Rassy 31 (10 m donc) qu'il a trouvé en Grande Bretagne. C'est un bateau très marin, fabriqué en Suède, amoureusement entretenu par ses anciens propriétaires. https://sites.google.com/site/sibellelamer/les-navigations-de-papy-boom-hr-31
Du coup, je prends des billets d'avion pour les enfants (Caroline 17 ans, Arnaud 15 ans et Marion 14 ans) et moi. C'est superfacile d'aller au Svalbard depuis Nancy : vol Francfort-Oslo-Longyearbyen (6h tout compris, 427 euro/pers A/R)
C'est nettement plus compliqué d'y organiser un voyage en autonomie! En effet, l'Archipel est gouverné par le Sysselmann (en l'occurrence une woman en ce moment, très sympa parait-il), nommé par la Couronne norvégienne. Compte-tenu du caractère sauvage de l'archipel, des aléas climatiques, de l'absence de routes, de la présence d'ours polaires, il faut montrer patte blanche avant d'y être admis si on voyage sans guide. Il faut donc déposer plusieurs mois à l'avance auprès du Sysselman un dossier qui présente le parcours prévisionnel, détaille l'expérience du skipper, énumère les équipements de sécurité présents à bord (entre autres, un téléphone satellite, une balise de détresse et un fusil obligatoire pour débarquer ailleurs qu'à proximité de Longyearbyen) Il faut également souscrire à une assurance « frais de recherche et de secours (pas donnée du tout!) ou alors déposer une caution bancaire pour financer d'éventuels secours.
Mon père se charge de toute cette partie administrative, ouf! http://www.sysselmannen.no/hoved.aspx?m=44365 Il pousse même le zèle, lui qui a horreur des armes, à prendre des cours de tir dans un club local. Il révise le bateau de fond en comble, change la grand-voile, ajoute une éolienne et divers bidules électroniques. On profite de son passage imprévu à Nancy en avril (voir carnet de Lanzarote) pour faire un énorme ravitaillement dont il remplira les cales du bateau, histoire de limiter les achats au Spitzberg.
Il a beau avoir de la bouteille, je ne suis pas rassurée à l'idée de le voir naviguer en solitaire dans des zones potentiellement envahies par les glaces. Après quelques échanges de mail (enthousiastes!) voici le plan: Son copain Alain Denis qui est d'ailleurs déjà allé au Spitzberg (http://captainigloo.heoblog.com/) en 2008 le rejoindra à Alesund en Norvège. Ainsi ils seront deux pour gérer les glaces, pas inhabituelles durant la traversée de Tromso au Spitzberg. Difficile en effet en solitaire de veiller nuit et jour pour parer les glaçons! Ensuite nous prendrons le relai d'Alain pendant 15 jours pour une boucle à partir de Longyearbyen. Puis Thienan (de VF) et François nous relaieront pour la redescente depuis Longyearbyen vers la Norvège jusqu'aux Lofoten. Lien vers les différents carnets.
Svalbard/Spitzberg : Késako? Je ne pense pas pouvoir faire mieux que cette présentation du Spitzberg en dix questions, extraite du très bon livre de Christian Kempf intitulé « En voyage au Spitzberg, terre Polaire » éditions de l'Escargot Savant.
Où se trouve le Spitzberg? C'est l'île principale de l'archipel du Svalbard (1,5 fois la superficie de la Suisse) situé à mi-chemin entre le Cap Nord en Norvège et le Pôle Nord. Le Spitzberg est couvert à 60% de glaces : c'est une terre polaire qui se trouve à environ 3328km au Nord de Paris.
Le Spitzberg est-il loin du Pôle Nord? Le Nord de l'archipel situé à plus de 81° de latitude est à environ 900 km du Pôle Nord : c'est pourquoi l'archipel est souvent entouré par la banquise.
Y fait-il froid? Non. Les températures hivernales sont proches de celles des Alpes ou des Vosges. (En France, les extrêmes sont inférieurs à -40°C) En été, le thermomètre peut grimper à +25°C au soleil. Les températures moyennes (environ +6°C en juillet, -15°C en février) y sont moins extrêmes que dans les Alpes ou les Pyrénées, grâce à la présence de la mer. En revanche, éloignement, et durée de l'hiver (huit mois) font de l'archipel un lieu difficile de séjour, même si le climat s'y est réchauffé depuis un siècle.
Y a-t-il des « eskimos »? En raison des immenses et puissants courants marins séparant le Nord de la Scandinavie d'une part et le Groenland d'autre part, du Spitzberg, les Inuits n'ont pas pu atteindre et coloniser le Spitzberg.
A qui « appartient » le Spitzberg? Longtemps sans statut, l'archipel du Svalbard est régi par le traité de Sèvres, signé en 1920 et désigné comme « terre internationale ». Depuis, la Norvège considère cette terre comme appartenant à la Couronne. Selon le traité, c'est en fait une terre démilitarisée où les activités économiques peuvent s'exercer librement par les signataires du traité. De ce fait, l'URSS puis la Russie y entretiennent plusieurs concessions charbonnières.
Quelles sont les activités économiques au Spitzberg? Après la graisse de baleine (XVII-XVIe), puis les fourrures (XVIII-XIXe), ce sont aujourd'hui le charbon (400000 tonnes par an) et le tourisme (30 à 50000 personnes par an) qui constituent les ressources de l'archipel.
Quels sont les animaux du Spitzberg? Toute la faune polaire (ours blancs, morses, phoques...) mais surtout les oiseaux, grâce à la présence d'une mer plus chaude sur la côte ouest. Le caractère insulaire explique par ailleurs l'absence de quelques espèces arctiques pourtant connues en Sibérie ou en Laponie.
Quel explorateur a découvert le Spitzberg? En 1596, le Hollandais Barents a découvert le Spitzberg, déjà connu des Vikings dès 1194. Par la suite, l'île fut le point de départ de nombreux raids polaires.
Quelles sont les plus belles régions? Les pics et les glaciers de la côte Nord-Ouest (Baies de la Madeleine, de Smeerenburg, du Roi, Liefdefjord...) Les paysages les plus impressionnants s'étendent sur l'Est (Nordaustlandet, avec un glacier de 230 km de...large). La côte Nord est superbe et sauvage.
Peut-on communiquer facilement depuis le Spitzberg? Oui, il existe à Ny Alesund par exemple, trois cabines téléphoniques face aux glaciers et les téléphones mobiles fonctionnent à Longyearbyen. Des lignes régulières d'avion au départ d'Oslo ou de Tromso se posent plusieurs fois par semaine à Longyearbyen, où l'on trouve « tout », même un cercle d'adeptes de la planche à voile...
Voici aussi un bon article de Wikipédia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Svalbard
puis c'est l'Attente du jour J, ponctuée par les échanges de messages avec mon père dont je suis la progression toujours plus au Nord. Alors qu'ici les bourgeons s'épanouissent, que les oiseaux gazouillent, que les fleurs du printemps embaument, je guette la lente désintégration de la banquise tout là-haut... Il y a quelques années, le fjord de Longyearbyen est resté gelé tout l'été : dans ces conditions tout notre plan si bien ficelé tomberait « à l'eau ». Voir les cartes des glaces.http://polarview.met.no/ Finalement fin juin, il ne reste qu'un peu de glace à la pointe sud-ouest du Spitzberg : il « suffit » de la contourner et c'est gagné!
Di 11/07/10 Voilà l'aéroport! Ça fait un moment que l'avion descend en traversant une épaisse couche de nuages... le ciel est bien bas! Sitôt entrevu le sol, c'est l'atterrissage, sous une pluie fine. Il est presque minuit, il fait gris mais jour! L'aéroport de Longyearbyen n'est pas bien grand et on récupère très vite nos bagages, sur l'unique tapis roulant, surveillé de près par un gros ours polaire empaillé. Eh oui, ici il y a des ours polaires, environ 5000 sur tout l'archipel, si bien que le port d'un fusil est obligatoire dès que l'on s'éloigne des zones habitées. Il paraît qu'un ours a même été vu il y a quelques mois dans les rues de Longyearbyen, principal village (2000 hab) du Svalbard qui lui compte environ 2700 habitants dont 400 russes. Mon père est venu à pied depuis le port où nous attend le Papy Boom, du coup il a du prendre son fusil qu'il a tout de même du laisser à l'accueil de l'aéroport. On saute dans le bus (50 Kr pour... 4 km jusqu'au port) et on découvre avec plaisir le bateau, que nous n'avons encore pas eu l'occasion de voir « en vrai » C'est le plus petit bateau du port mais il a fière allure avec son joli pont en teck! A l'intérieur, c'est douillet et bien pensé et... il y a du chauffage! A 1h, on est au lit! On rangera mieux demain...
Lu 12/07/10 On a très bien dormi malgré la luminosité ambiante. Un peu de rangement... Un petit tour sur le port et un gros poutou à ce bon chien qui s'apprête à passer ici l'hiver prochain avec son maître à bord d'un voilier polonais je crois. Voici le cargo qui ravitaille Longyearbyen quand la banquise le permet. Un coup d'oeil vers la ville : bof, une autre fois hein! Après avoir fait les pleins d'eau (180l) et de fuel (170l) on appareille vers 10h sous un ciel couvert et la pétole, en route vers Trygghamna, une baie située un peu au NO de Longyearbyen. On se fait dépasser par Albarquel, un bateau-charter français. Je jubile de voir tous ces glaciers qui nous entourent! Je crois bien ne jamais être passée à un endroit au Spitzberg d'où l'on ne voit pas au moins un glacier! C'est incroyable! Avec ce temps le décor est d'une austérité totale! Nous croisons ce beau cotre anglais puis mouillons en fin d'après-midi au fond de la baie, à l'embouchure d'une rivière issue de 2 lacs que nous allons essayer d'atteindre. Papi explique à Arnaud le fonctionnement des fusées anti-ours. En effet l'ours polaire est protégé et il ne faut bien sûr tirer qu'en cas de légitime défense. Si on tue un ours, il faut le déclarer dans les meilleurs délais au Sysselmann qui mène alors une enquête. Ça ne rigole pas. Bon à savoir aussi : si on doit tirer il ne faut pas viser la tête, trop dure et qui risque de faire ricocher la balle, mais au défaut de l'épaule... En plus du fusil, des balles et des fusées anti-ours, on emmène aussi le téléphone satellite et le GPS pour pouvoir indiquer notre position en cas de problème. Tout ça est obligatoire. On laisse toutefois la balise de détresse à bord du bateau. Même si on sait que théoriquement les ours partent avec la banquise et vont vers le nord et la côte est en été, avec tout ça, on est moyennement rassuré quand on grimpe sur la moraine dont la courbure empêche de voir ce qu'il y a au-delà. On a beau freiner les enfants ils sont toujours devant, sans fusil (bon, je lève de suite le suspens, on ne verra pas d'ours, juste les zhommes qui ont vu l'ours!) J'adore quand il n'y a pas de sentier et que chacun donne son avis et ses arguments pour passer ici ou là! On reste un moment à observer ce labbe parasite (je crois) qui se sent chez lui et n'a pas la moindre envie de céder le terrain. Il faut dire que ça doit faire un moment qu'il nous a repérés: on distingue le bateau au loin à l'embouchure de la rivière. Marion le filme sous tous les angles tandis que les grands s'étonnent de la diversité de couleurs des cailloux. C'est tout de même l'été et il y a des fleurs! On finit par surplomber le lac inférieur et nous découvrons ce curieux sol polygonal, fruit du gel et de la neige. Des cailloux, des cailloux, encore des cailloux... Vers 22h il y a un peu de soleil au fond de la baie...
Mardi 13/07/10 Minuit pile : ça s'arrange! Je suis réveillée aux aurores (heu... façon de parler!) par la chaleur et les cris des sternes arctiques. A 6h30, je passe la tête dans le cockpit, émerveillée... A l'avant du bateau, la vallée où on s'est baladé hier. A droite: A gauche: Derrière: Et le ciel! Wouah! Branlebas de combat, tout le monde sur le pont! Il faut en profiter! On a à peine levé l'ancre qu'on voit apparaître un énorme bateau de croisière tout rouge : l'Expedition duquel s'échappent bientôt une dizaine de zodiacs qui envahissent la baie. On le croise pour nous diriger vers Alkhornet, une falaise abrupte qui marque l'entrée du fjord de Trygghamna et qui abrite une colonie d'oiseaux. On aperçoit des rennes qui broutent à son pied l'herbe qui profite bien des déjections des volatiles. On a un peu de vent (rare) et il est portant (encore plus rare!) Les cris des oiseaux sont assourdissants et masquent le bruit de ces belles cascades.
Plus à l'ouest la côte devient très plate et laisse deviner derrière, au NO, les montagnes de Prinz Karl Forland, une longue île qui délimite avec celle du Spitzberg le Forlandsundet, long détroit de presque 100 km de long dont la profondeur est insuffisante pour les paquebots de croisière. Comme dans un rêve on voit Albarquel croiser devant les montagnes et la brume. Le vent se maintient et c'est après une bonne journée de voile que nous mouillons au pied du glacier Eidembukta. L'endroit est si beau que j'en ai les larmes aux yeux, du coup impossible de ne pas mettre plein (trop) de photos de cet endroit. Aussitôt débarqués, je remarque de curieuses dépressions dans les galets de la plage, que je devine avoir été crées par des morses. Il y a un autre voilier au mouillage, le cotre anglais d'hier avec sa belle petite annexe en bois. Malgré la présence de lacs il n'y a pratiquement pas de moustiques au Spitzberg, l'été est trop court je pense. Les eiders apprécient ces étendues d'eau douce dont les rives sont jonchées de plumes et duvet. Ici, comparé à hier, la végétation est « « « luxuriante » » », même si les arbustes comme le saule arctique ne dépassent pas quelques centimètres de haut. On trouve d'abord du poil de renne, des crottes de renne, puis des bois de renne (plein!), une tête de renne (hum!) et des vrais rennes, un peu trouillards mais aussi très curieux si bien qu'ils nous tournent un peu autour tout en gardant leurs distances. Il n'y a pas d'arbres au Spitzberg mais il y a beaucoup de bois : du bois flotté venu des forêts de Sibérie et charrié jusqu'à la mer par les rivières en crue. Ces billes de bois ont permis autrefois l'installation de (relativement!) nombreux trappeurs, pêcheurs, chasseurs de baleines, morses, phoques en leur procurant de quoi s'abriter, se chauffer, et faire fondre la graisse des baleines pour en extraire l'huile. Sans tout ce bois apporté par le courant de Sibérie, il est probable que les incroyables massacres perpétrés dès le XVIIème siècle n'auraient pas eu une telle ampleur. Extrait du livre de C Kempf qui rapporte les paroles du découvreur du Spitzberg, W. Barrents: « Une terre nouvelle, où les baleines s'ébattaient comme carpes en viver et les morses se reposaient en obstruant les plages. Dès 1606, l'expédition de Bennett tua 700 morses en 6 heures à l'ïle aux Ours, puis 900 quelques jours plus tard... Dès 1604 Henri Hudson confirmait le grand nombre de baleines au Spitzberg et en 1610 Jonas Poole y débutait le grand massacre. Aujourd'hui la baleine franche est devenue très rare au Spitzberg et les morses, totalement disparus en 1920, sont aujourd'hui environ 2000 (contre probablement 100000 en 1600 (chiffres extraits du livre de C. Kempf) Peut-être ce bois torturé a-t-il été le témoin de ces tueries? De retour à notre annexe, nous apercevons, pile sur le trajet de la plage au bateau, un magnifique morse, en pleine forme! Un des équipiers anglais qui a débarqué nous rassure en nous expliquant doctement que ces bêtes- là (qui pèsent de 600 à 1200 kg!) sont très gentilles et qu'il n'y a rien à craindre. On l'observe donc mettre tranquillement à l'eau sa très belle coquille de noix, puis godiller sur un rythme tranquille en direction du cotre... quand le morse le repère et se met à nager dans sa direction! Gloups, l'anglais accélère le rythme mais il est évident que c'est utopique de vouloir distancer un morse ailleurs que sur la terre ferme. Heureusement, celui-ci, que sa myopie supposée avait sans doute empêcher d'identifier cet OFNI, s'en désintéresse soudain et retourne à son rocher parfaire sa toilette! On en profite pour l'observer un bon moment depuis notre rocher puis prudemment on décide de porter l'annexe quelques centaines de mètres plus loin avant de la mettre à l'eau.
Mercredi 14/07/10 Temps couvert égayé par la rencontre avec une colonie de morses à Poolepynten sur Prinz Karl Forland. On mouille à une distance prudente de la colonie, histoire de ne pas encore avoir à porter l'annexe même si elle n'est pas bien lourde. Les morses sont hyperplacides et il faut vraiment s'en approcher d'assez près avant qu'ils nous remarquent. Les sternes arctiques sont nettement plus agitées : on doit être dans une zone de nidification et elles ne nous laissent aucun répit. Comme ce sont des gringalettes (environ 100g, même si ce sont les championnes de la migration puisqu'elles volent jusqu'en Antarctique parcourant ainsi plus de 35000 km), protégés par un bonnet, nous ne risquons rien mais il est plus agréable d'éviter leurs attaques en leur tendant un bâton en guise de leurre (elles attaquent toujours le point le plus haut, c'est cool) Avec ce temps, on n'a aucun mal à se mettre dans la peau des chasseurs d'antan qui devaient habiter cette petite cabane décorée avec « raffinement ». Admirez le flegme de Marion qui ne se laisse pas impressionner par les gringalettes.
La journée se poursuit sous les nuages, nous remontons le Forlandsundet vers le Nord en direction de Ny Alesund où nous arrivons vers minuit après avoir admiré une fugace lueur solaire sur un glacier du coin. L'absence de nuit facilite grandement la navigation : on n'est jamais pressé par la crainte de se retrouver à naviguer dans le noir dans une zone pratiquement dépourvue de balisage.
Jeudi 15/07/10 On est réveillé à 8h par l'Expedition qui se met à quai : grondements de moteur et bruits de chaînes. Le temps est couvert et on flemmarde un peu : pas envie de visiter Ny Alesund en même temps que les passagers de l'Expedition. On se prend une bonne douche au centre de recherche marine (on apprendra le lendemain que ce n'est plus là qu'il faut aller mais dans la maison communale, pour la modique somme de 70 kr!), on fait le plein d'eau (chaude?!) puis on va visiter le village alors que les touristes de l'Expedition regagnent déjà leur bord. Le port est tout petit mais assez bien abrité, on y trouve un étrange vaisseau tout droit sorti de l'univers de Jules Verne... Quelques zodiacs utilisés par les scientifiques pour aller faire leurs relevés... Quelques voiliers de temps en temps... Et plusieurs fois par semaine des paquebots de croisière. Ny Alesund est un ancien village minier dont l'activité a cessé en 1963 suite à plusieurs coups de grisou faisant de nombreuses victimes, et qui s'est reconverti en structure d'accueil pour les scientifiques venus d'une dizaine de pays différents Il y a environ 25 habitants en hiver et cinq fois plus en été. Le village est aussi à présent une halte incontournable pour les paquebots de croisière, même si la cohabitation entre scientifiques qui sont là pour des missions de plusieurs mois et touristes (20000/an!) qui débarquent pour une paire d'heures et envahissent le village n'est pas des plus chaleureuses. L'accueil des sternes lui, est franchement hostile puisqu'on nous sommes dans une de leur zone de nidification favorites, du fait de la présence (surtout historique) de chiens de traineau éloignant les renards arctiques. Nous apercevrons tout de même fugacement de petits renardeaux nichant sous une maison. Il n'y a presque pas de voitures (qq km de routes tout au plus) et les scientifiques se déplacent le plus souvent à vélo. Tiens tiens il y a des Français par ici!
En effet.
Ny Alesund se situe dans le Kongsfjorden (la Baie du Roi) au fond duquel se jette le Kongsbreen (Glacier du Roi) : on décolle tranquillement en début d'après-midi en espérant que le temps se lève un peu car pour le moment on ne voit le glacier que sur la carte! Peu à peu la brume s'effiloche, juste assez lentement pour que le paysage garde encore un peu de son mystère. Le soleil joue avec les nuages. On découvre peu à peu quelques pièces du puzzle... Il y a de plus en plus de glaçons, surveillé de près par Arnaud. Enfin le front glaciaire apparaît, très impressionnant. Les nuages se disloquent encore plus et une magnifique colline rouge apparaît : c'est cette roche qui donne à l'eau de mer cette belle teinte rosée. Le fond remonte soudain et nous ne pensons pas raisonnable d'approcher plus, compte-tenu du tirant d'eau du bateau (2m) Le front de glace paraît tout proche et pourtant d'après le GPS nous en sommes à 1 km! Nous faisons lentement demi-tour, dérangeant au passage quelques oiseaux. C'est fou comme la sortie est encombrée à présent : la coque du bateau est en polyester et il faut éviter de percuter l'un de ces growlers. On va tout doucement, ce qui laisse le temps au soleil de chasser définitivement les derniers nuages. On est baba devant un tel spectacle! Bleu du ciel et de la glace, blanc de la neige et rouge de la roche : c'est tout simplement sublime! On se balade toute l'après-midi au milieu des icebergs : on se faufile au plus près en nous émerveillant des crépitements causés par la fonte de la glace. Avec ce soleil, ça dégouline de partout et le spectacle est bien sûr visuel mais aussi acoustique! Cerises sur le gâteau (ou plutôt nunataks sur le glacier : http://fr.wikipedia.org/wiki/Nunatak), au loin apparaissent 3 montagnes acérées, dont les flancs ont été taillés par le gel : les Tre Krone (Trois couronnes, 1225m. Le point culminant du Svalbard est plus au sud : 1431 m) Elles sont absolument fascinantes! Si j'étais alpiniste, je crois que je ferais une fixation dessus! Tout est gigantesque, on distingue à peine ce magnifique schooner hollandais, le Norderlicht qui fait pourtant plus de 40 m hors-tout, mouillé au pied de la falaise! Nous préférons mouiller plus loin du glacier, notre coque n'étant pas faite pour fricoter de trop près avec la glace, et trouvons un joli mouillage à Ny London, en face de Ny Alesund. Cette toute petite crique permettait autrefois l'accès à une carrière de marbre. Nous remettons la visite des vestiges au lendemain car il est bien tard.
Vendredi 16/07/10 2h du matin, le vent se lève, du sud et la houle entre tout droit dans notre petite crique. Le rivage est tout proche, on n'aurait aucune marge si l'ancre venait à chasser, il faut partir. Pas de nuit, heureusement.... On s'habille bien chaudement car avec le manque de sommeil et le vent, ça ravigote! Il n'y a pas beaucoup d'abris dans le coin alors on décide d'aller vers le Glacier du 14 juillet dans le Krossfjorden. Il y a une langue morainique qui devrait nous permettre de trouver un mouillage abrité de la houle. Hélas, l'endroit est infesté de glaçons, impossible même de s'en approcher. Demi-tour vers Alesund : on passe devant le Cap Mitra, joliment éclairé par le rayon de 5h du mat. Un peu plus tard on aperçoit le Noorderlicht qui lui aussi a du quitter son mouillage, très exposé au pied de la falaise. La houle est très courte et hachée et comme je m'en doutais, le temps de descendre faire un petit pipi (ce qui nécessite tout de même un certain temps avec le harnais, la veste de ciré, la salopette...), j'ai le mal de mer. Quelques heures plus tard, les enfants, qui ont fini leur nuit, émergent un à un pour venir respirer un peu d'air frais. Finalement on est tous malades sauf Papi of course. Grosse partie de rigolade (un peu jaune!) quand on se retrouve tous les 4 à vomir en coeur! En effet, Alesund n'est plus très loin et on sait que nous allons bientôt retrouver la terre ferme. On y arrive en milieu de journée et après une grosse sieste, le beau temps étant revenu on décide de refaire un petit tour à terre. L'ancien train qui reliait la mine au quai de Ny Alesund a été restauré. Voici la poste la plus septentrionale du monde. Plus haut dans le village se trouve le buste de Roald Amundsen, explorateur norvégien qui fut en 1926 le premier à conquérir le pôle nord au moyen d'un dirigeable. Il partit, accompagné de l'Italien Umberto Nobile, de l'américain Ellsworth et de 12 hommes d'équipage, le 11 mai de Ny Alesund et arriva en Alaska le 15 mai après un parcours de 5500 km.
Biographie d'Admunsen : http://agora.qc.ca/dossiers/Roald_Amundsen
Le pylône qui servit de point d'amarrage au Norge est toujours là, intact. On imagine fort bien l'excitation de ces hommes au moment de couper les amarres pour s'élancer vers le Nord!
Un peu plus loin se trouve le « camping officiel », à gauche après le pont, précédé de ses toilettes(!). Quelques rennes peu farouches se baladent dans le coin, habitués aux hommes.
Samedi 17/07/10 Nuit paisible au ponton mais réveil en fanfare par l'arrivée quasi simultanée de 2 paquebots! Cette fois la responsable du port vient encaisser la nuitée (300 kr, et encore c'est un « prix d'ami ») La météo annonce des vents du sud pour plusieurs jours et nous préférons ne pas aller plus au nord car le retour serait vraiment long avec le vent dans le pif et l'avion est déjà dans une semaine. La mer est moins hachée que la veille et le bateau bien calé à la gîte taille régulièrement sa route vers le Forlandsundet. Plus loin, nous prenons 2 ris car le vent, sans doute canalisé par le relief, forcit jusqu'à 30 noeuds.. Le paysage est spectaculaire, le relief me fait penser à la Patagonie (que je ne connais pas...encore) Sur des dizaines de miles, les fronts glaciaires se succèdent, austères, hostiles, impressionnants. Après 12h de près, on mouille sur la côte est de Prinz Karl Forland dans la baie de Selvagen, bien abritée de la houle. Ouf!
Dimanche 18/07/10 Petite traversée tranquille jusqu'à Farmhamna de l'autre côté du Forlandsundet. Le vent est tombé et le ciel se dégage en fin de journée. On en profite pour aller se balader à terre. Un coup d'oeil sur le bateau : ça va, le mouillage est calme. Je vois Papi et les enfants qui semblent observer quelque chose. Des rennes! Pas étonnant car ici le paysage est assez bucolique même si nous sommes cernés par les glaciers. Ils sont très curieux et passent et repassent pour mieux nous observer : c'est réciproque et on ne s'en lasse pas. Leur hardiesse nous étonne car tout près d'ici habite une famille de trappeurs qui malheureusement était en vacances (à la voile vers la Norvège continentale) quand nous sommes passés. Je vous invite à aller faire un tour sur leur site (en Norvégien mais avec Google Translate on se débrouille) pour découvrir la vie de ce couple de trappeurs et leurs filles. http://www.farmhamna.no/doku.php?id=start On est seulement mi-juillet et la toundra commence déjà à prendre ses couleurs d'automne.
Le ciel, tourmenté, est superbe!
Lundi 19/07/10 Journée qui ne restera pas dans les annales : pluie, pétole, étape de transition jusqu'à Longyearbyen. Zéro photo!
Mardi 20/07/10 Après une bonne nuit à couple de Cochize, un beau sloop anglo-italien, nous allons faire un tour « en ville » munis de nos sacs à dos pour faire un ravitaillement en produits frais. Ce doit sans doute être le Kebab le plus septentrional de la planète! Nous arpentons la principale rue commerçante de la ville. C'est la porte de la banque!
Les skidoos sont au repos en attendant la neige qui reviendra dès octobre. Attirail du parfait petit Norvégien amoureux de nature.
Longyearbyen n'a pas grand charme même si on y trouve un niveau d'équipements équivalents à des villes beaucoup plus grandes sur la Norvège continentale. Le gouvernement norvégien a toutefois fait le choix de rapatrier sur le continent tous les habitants trop faibles (physiquement ou économiquement) pour se débrouiller seuls. Ainsi, il n'y a aucune infrastructure pour les personnes âgées.
Seule la mine N°7 est encore exploitée (principalement pour chauffer la ville) et la recherche scientifique (il y a même une université « UNIS ») et le tourisme sont en plein essort. Le passé minier resurgit un peu partout sur la côte ouest du Spitzberg avec des « vestiges » qualifiés d'historiques.... Je pense que c'est un argument facile pour éviter aux gouvernement norvégiens et russes d'évacuer leurs cochonneries!
Nous appareillons en début d'après-midi cap à l'est A hauteur de Diabasodden, Papi remarque de curieux « glaçons » isolés : il s'agit en fait de belugas! Ils sont environ une demi-douzaine à longer la côte tranquillement. Nous les suivons, captivés par le spectacle, quand soudain nous talonnons violemment. Nous sommes pourtant assez loin de la côte et la carte ne mentionne pas de cailloux! Le bateau s'arrête net et mon père part le nez en avant contre la barre de maintien de la capote. Branlebas de combat, il pisse le sang : la monture de ses lunettes a entaillé la peau de la base du nez. J'ai beau comprimer longuement, un petit vaisseau continue de saigner... Dire que ça fait 15 ans que je me trimballe à chacun de nos voyages « exotiques » du matériel de suture! Pour cette fois, je ne l'ai pas pris et il faut nous contenter de quelques malheureux stéristrips qui ne collent pas et d'un paquet de kleenex! Pendant que je m'occupe du pif de Papi, les enfants ont affalé la grand-voile, nettoyé le cockpit « ensanglanté » (bon j'exagère un peu!) et vérifient à plusieurs reprises qu'il n'y a pas d'eau dans les fonds. Tout va bien! Pendant ce temps, le vent s'est levé, on l'a dans le pif (c'est le cas de la dire!) tout comme le clapot, très court : du coup on décide d'aller mouiller dans la baie de Skansbukta à l'entrée du Billefjorden. On y arrive en même temps que Flocon de Mer, un OVNI 395 déjà rencontré à Tromso par mon père et Alain. C'est fou le nombre de voiliers français au Spitzberg : c'est vraiment et de loin la nationalité la plus représentée. On passe ensemble au pied d'une falaise couverte d'oiseaux, quel vacarme! On mouille un peu plus loin, à l'abri du vent et du clapot tandis que Flocon de Mer qui est un dériveur, en profite pour aller encore plus au fond, bien à l'abri.
Mercredi 21/07/10 On décolle de bonne heure pour avancer vers le fond du Billefjorden avant que le vent ne forcisse au cours de la journée. En route donc vers Pyramiden, une incroyable ville fantôme russe. On longe quelques montagnes très colorées au pied desquelles on remarque une tente identique à la nôtre! Enfin on reconnaît sans hésitation la forme caractéristique de la montagne qui surplombe la ville de Pyramiden. Cette ancienne ville minière soviétique a compté jusqu'à 1000 habitants en 1990. C'était la 2ème ville minière soviétique (la première, Barentsburg, à l'entrée de l'Isfjord est toujours en activité) La concession est fermée depuis 1998, et il a ensuite fallu attendre 2 ou 3 ans avant que ses habitants soient enfin évacués par un bateau russe, sous la pression internationale. En effet, après de la Perestroika et de la dissolution de l'Union Soviétique en 1991, puis la fermeture de la mine par son propriétaire l'Arktikugol en 1998, les gens de Pyramiden ont été littéralement oublié par le gouvernement russe et totalement abandonnés à leur sort. Ils ont pendant des années survécu grâce à l'aide de la Norvège. Finalement, les russes ont enfin décidé d'évacuer les habitants de Pyramiden, dans l'urgence, si bien qu'en se baladant dans la ville on a souvent l'impression que la vie s'est arrêtée d'un coup, comme après un holocauste nucléaire.
On estime que compte-tenu du climat froid et sec, il faudra au moins 500 ans avant que le fjord ne retrouve son aspect naturel. Ce chiffre me paraît très optimiste quand on considère la quantité de ferraille, béton, machines-outils, produits chimiques accumulée au pied de la Pyramide. La ville est abandonnée depuis 20 ans et seule une poignée d'hommes (4 ou 5) de l'Arktigugol y maintiennent une présence « stratégique ».
Dans ce décor de décadence post-industrielle, on remarque de suite 2 conteneurs rouges vifs posés sur la quai, ils appartiennent à une mission scientifique tchèque. Un peu plus loin 3 conteneurs bleus pimpants abritent des français, chercheurs de fossiles, qui sont là pour quelques semaines : http://caracolexpedition.wordpress.com/tag/pyramiden/page/2/
Nous avons eu la chance de visiter Pyramiden sous le soleil. Je vous laisse imaginer l'impression qu'elle peut donner par mauvais temps!
A peine le bateau laborieusement amarré au quai branlant, Arnaud part en exploration. Nous sommes bien à l'abri du quai, la nuit devrait être calme. C'est vraiment une expérience incroyable de se balader librement dans un tel endroit. L'accès aux bâtiments fermés est interdit (bah oui, n'oublions pas que ce sont des « vestiges ») mais autrement on peut aller partout à sa guise, avec prudence toutefois car tout est un peu déglingué et rien n'est sécurisé bien sûr.
Ici, le propriétaire est toujours-depuis 1931- la Cie Russe Arktikugol dont un représentant viendra nous faire payer 200 kr pour passer la nuit amarré à ce quai délabré...
Le pilote d'un hélicoptère chargé de transporter du matériel pour construire une antenne sur une montagne du coin viendra très gentiment nous recommander de tout bien fixer sur le bateau. La vue en hélico doit être éblouissante. Les vols touristiques sont fort heureusement interdits au Spitzberg mais les Cies minières semblent avoir tous les droits.
Le temps de prendre le repas de midi, les passagers du Polargirl, arrivé peu après nous, ont déjà fini leur petit tour à Pyramiden. Pas de temps à perdre pour ce bateau de croisière qui organise des virées à la journée depuis Longyearbyen.
La ville est à nous!
Premiers pas sur le quai...
1ères bouteilles...
Sur le site de Pyramiden, le sol est complètement pollué entre autres par le charbon. Avec la fonte estivale de la couche superficielle du sol, le terrain devient absolument dégueulasse (c'est pareil à Longyearbyen) et les « conduites de vie » sont bien pratiques pour se déplacer. Ces tunnels de bois acheminaient l'eau, le chauffage et l'électricité dans chacun des bâtiments de la ville. On retrouve d'ailleurs le même système, à plus petite échelle, à Ny Alesund.
On a vraiment regretté de ne pas lire le cyrillique!
Cette maison donne l'impression d'être encore parfois habitée. Grosse rigolade des enfants en découvrant le PQ : un livre de math en russe! Il faut croire qu'après le boulot, les ouvriers avaient encore de l'énergie...
Ce ne sont pas des bouteilles de vodka...
On monte vers l'atelier de (grosse) mécanique. Quel décor de cinéma! Cette maison est fermée, dommage! Si quelqu'un lit le russe...
Dans l'atelier de mécanique:
Un peu plus loin on se dirige vers une sorte de funiculaire qui descendait de la montagne, percée de 60 km de galeries! Des glissements de terrain sabotent peu à peu les installations. Des oiseaux ont pris possession des lieux, on dirait du Hitchcock! Quel vacarme!
Pas de doute cette croix est postérieure à la chute de l'URSS. Ça n'aurait pas plus à ce vieux Lénine... Monumentââle allée.
L'école.
Les maisons d'habitation.
L'hôpital. 20 ans que cet arbre n'a pas été arrosé et il a encore ses feuilles!
Pas frileux!
Il y avait une piscine et même une étable/porcherie.
Tiens voilà l'équipage de Flocon de Mer! Long bavardage sous le soleil pour nous raconter nos aventures réciproques : ces veinards ont vu une ourse polaire et ses 2 petits un peu au Nord du Fjord de la Madeleine. Ils ont pu les accompagner le long de la côte en les suivant en bateau pendant plus de 2 heures, la chance! Ils les ont quittés quand la mère a commencé à montrer des signes d'énervement et d'agressivité. J'apprendrais plus tard que 2 kayakistes ont aussi vu un ours mais de trop près : l'un d'eux s'est fait grièvement blesser à la tête avant que son compagnon ne puisse tuer l'ours. Ils se sont fait attaquer alors qu'ils dormaient dans leur tente, glups!
La petite équipe qui maintient une présence russe occupe le Pyramiden Hotel dont la visite vaut la peine : hauts plafonds à coffrages, couleurs criardes, dorures, atmosphère surchauffée, posters de la « grande époque », « boutique souvenir » avec des poupées russes et des chapkas et à la sortie « art soviétique » pour maintenir le moral des troupes!
C'est paradoxal mais malgré l'impact environnemental désastreux de cette cité abandonnée, on a adoré la visiter. Les enfants au moins autant que nous les adultes alors qu'ils n'ont que des notions très floues de guerre froide et d'équilibre est-ouest. Depuis la Perestroïka, l'accès de Pyramiden (et de Barentsburg, encore en activité) est libre, tout simplement.
Superbe lumière en fin de journée.
Jeudi 22/07/10 Nuit calme à quai, Flocon de Mer n'est plus là ce matin. On le retrouve mouillé devant le Nordenskiöldbreen dans la baie en face de Pyramiden : la houle s'est levée au petit matin et le côté exposé du quai est vite devenu intenable. Ils ont terminé leur « nuit » devant ce glacier. Nous mouillons à notre tour et débarquons pour nous dégourdir un peu les jambes : l'endroit est très austère et n'invite pas vraiment à la balade d'autant que la marche dans la moraine instable n'est pas facile. Voilà qu'il se met à pleuvioter, retour au bateau... Peu à peu la quantité de glaçons flottant à la surface de l'eau augmente et nous préférons retourner dormir à Skansbukta car même s'ils ne sont pas bien gros, ça fait un bruit terrible quand ils viennent frotter la coque.
Vendredi 23/07/10 En route vers le fond du Tempelfjord et le Von Postbreen. La géologie du Tempelfjord est assez spectaculaire avec ses pentes ravinées par l'érosion. On approche le glacier de Von Postbreen qui ressemble à une belle piste bleue. Avec plus de temps, j'aurais bien aimé débarquer sur cette petite langue morainique. Le fond remonte rapidement : demi-tour! On trouve un joli mouillage dans une baie à l'entrée du Tempelfjord sur sa côte nord. On rencontre 3 norvégiens venus en zodiac depuis Longyearbyen passer le WE. Il y a une ou deux cabanes dont les fenêtres sont protégées des ours polaires par des barbelés et de longues pointes dépassant vers l'extérieur! Ici aussi on rencontre des rennes.
Samedi 24/07/10 On retrouve Longyearbyen en fin d'après-midi. Il y a « un monde fou » au port, plein de Français encore une fois. C'est le WE et le moment de changer d'équipage pour les bateaux-charters. Douche, bagages, bavardages...
Dimanche 25/07/10 Lever de bonne heure pour attendre le bus qui nous emmène à l'aéroport. Petit aéroport très convivial. Pas mal de monde, principalement des croisiéristes.
Décollage à 8h, arrivée à Nancy 12h plus tard. Des images plein la tête et une énorme envie d'y retourner avec Fred le plus vite possible! Dans quelques heures Thienan et François vont retrouver mon père pour redescendre vers les Lofoten. Le Papy Boom et son capitaine regagneront Quiberon fin septembre, en pleine forme, après 4mois et demi de mer et 6000 miles. Une belle aventure!
La Roumanie à vélo cet été English translation pending
quoi de mieux, par ce jour froid et venteux, que de préparer ses prochaines vacances ?
Je voyage seule avec un vélo chargé, (trop) lourd et n'aime pas plus que ça, pour ne pas dire pas du tout, les montées. La moindre petite pente me voit ahaner en poussant (à pied, je précise) les 37 kg de mon équipier. J'exagère, mais à peine. L'année dernière, j'ai roulé de Chalon/saône à Regensburg en suivant les divers cours d'eau : que du plat, ou presque, que du bonheur !
je prévois 4 semaines en Roumanie cet été à partir du 20 juillet, à travers les Maramures et/ou la Bucovine. Quel est le relief de ces 2 régions ? Passerai-je mes journées à côté de mon vélo pour le pousser ? Je ne parle pas des grands cols qui eux seront franchis par train ou tout autre moyen de locomotion. Aurai-je le temps de voir ces 2 régions ? Je ne suis pas une fana des distances parcourues, rouler seulement 20km dans une journée ne m'est pas une honte, je prends mon temps, j'aime m'arrêter, c'est le meilleur de la randonnée. Donc, si je devais choisir entre les 2, laquelle me conseilleriez-vous ? Et comment y accéder depuis Grenoble : avion (sans démonter mon vélo), train (sans trop de changements, toujours les 37kg), car ? Où arriver : est-il indispensable que ce soit à Budapest ? Si oui, où aller après et comment ? Est-il conseillé de préparer son itinéraire pour éviter les axes empruntés par les véhicules motorisés ou peut-on s'en remettre au hasard et à la chance ? Est-il possible de trouver un gîte ou de planter sa tente dans n'importe quel village rencontré ? Où peut-on renouveler ses provisions ? Et qu'en est-il pour les retraits bancaires ? Quel est le coût de la vie ? Pour une première approche, cela me semble suffisant, mais je suis sûre que vos réponses alimenteront mon réservoir de questions.
Merci à celles et ceux qui me répondrons.
Je voyage seule avec un vélo chargé, (trop) lourd et n'aime pas plus que ça, pour ne pas dire pas du tout, les montées. La moindre petite pente me voit ahaner en poussant (à pied, je précise) les 37 kg de mon équipier. J'exagère, mais à peine. L'année dernière, j'ai roulé de Chalon/saône à Regensburg en suivant les divers cours d'eau : que du plat, ou presque, que du bonheur !
je prévois 4 semaines en Roumanie cet été à partir du 20 juillet, à travers les Maramures et/ou la Bucovine. Quel est le relief de ces 2 régions ? Passerai-je mes journées à côté de mon vélo pour le pousser ? Je ne parle pas des grands cols qui eux seront franchis par train ou tout autre moyen de locomotion. Aurai-je le temps de voir ces 2 régions ? Je ne suis pas une fana des distances parcourues, rouler seulement 20km dans une journée ne m'est pas une honte, je prends mon temps, j'aime m'arrêter, c'est le meilleur de la randonnée. Donc, si je devais choisir entre les 2, laquelle me conseilleriez-vous ? Et comment y accéder depuis Grenoble : avion (sans démonter mon vélo), train (sans trop de changements, toujours les 37kg), car ? Où arriver : est-il indispensable que ce soit à Budapest ? Si oui, où aller après et comment ? Est-il conseillé de préparer son itinéraire pour éviter les axes empruntés par les véhicules motorisés ou peut-on s'en remettre au hasard et à la chance ? Est-il possible de trouver un gîte ou de planter sa tente dans n'importe quel village rencontré ? Où peut-on renouveler ses provisions ? Et qu'en est-il pour les retraits bancaires ? Quel est le coût de la vie ? Pour une première approche, cela me semble suffisant, mais je suis sûre que vos réponses alimenteront mon réservoir de questions.
Merci à celles et ceux qui me répondrons.
Visites alentours de Monument Valley English translation pending
re- re bonjour
aujourd'hui j'ai plein de questions 🙂, désolée 😊
J'ai (encore 😛) un pb au niveau de mon timing (on n'en est tous là je crois 😉)
Soit je fais : les points de vue de Mokee Dugway et Muley Point ou la piste Valley of the Gods
Que me conseillez-vous ? 😕
Merci de vos avis éclairés. 😎😎
aujourd'hui j'ai plein de questions 🙂, désolée 😊
J'ai (encore 😛) un pb au niveau de mon timing (on n'en est tous là je crois 😉)
Soit je fais : les points de vue de Mokee Dugway et Muley Point ou la piste Valley of the Gods
Que me conseillez-vous ? 😕
Merci de vos avis éclairés. 😎😎
Des photos, des photos... English translation pending
comme j'y ai ete invite avec autant de gentillesse!..🙁
je me lance hors de mon cocotier et pourquoi pas ds cette eau turquoise!..😉
Petite réflexion sur le "voyager léger" à vélo English translation pending
Je suis avec attention cette rubrique Voyager à vélo. J'y lis des choses très intéressantes, avec des participants ayant de grandes connaissances techniques dans ce domaine. Je m'enrichis de leurs propos, leur expérience et leur savoir. Une tendance se dégage : le "voyager léger" occupe une très large place dans l'ensemble des discussions. J'adhère très souvent à ce qui se dit. Je suis moi-même dans une optique d'allégement, voire de remise en question de ma façon de voyager à vélo. Il y a cependant une chose qui me gêne, c'est le manque de confrontation des différentes pratiques, différentes conceptions. Les adeptes de l'hyper-léger occupent le terrain, avec des arguments souvent très convaincants. Face à cela, il n'y a rien.... ou presque...Très peu d'intervenants viennent défendre une façon plus classique de voyager à vélo. Et je trouve que cela manque beaucoup au débat de fond et à sa crédibilité. Il est dommage qu'une certaine conception du voyage soit absente ici-même. Je pense notamment à ceux qui partent très loin et très longtemps, des tourdumondistes habitués aux conditions les plus rudes, aux déserts, aux pistes himalayennes, africaines et andines. Ceux qui ne comptent pas les quelques kilos en plus ou en moins, parce que cela finit par être complètement accessoire dans le cadre d'une pratique autonome et jusqu'au-boutiste...
Bref, il manque des personnes tenant un discours inverse à celui que l'on lit tous les jours ici. Un Jaques Sirat, un Claude Marthaler, et bien d'autres encore, pour qui voyage ne rime pas avec légèreté. Ceux-ci ont des arguments tout à fait recevables, fruit d'une très grande expérience et d'une longue pratique, et ces mêmes arguments font cruellement défaut, pour la richesse du débat.
La stupéfiante conquête de l'Est américain par le coyote English translation pending
La stupéfiante conquête de l’Est par le coyote
De temps à autre on entend parler de coyotes et de leurs méfaits, récemment le cas d'un chien poursuivi par la ''doggie door'' et tué dans la maison de ses maîtres. Pourquoi de plus en plus d'incidents?
Eléments de réponse….
Qui n’a entendu parler de la Conquête de l’Ouest, au-delà du Mississipi, avec comme repères majeurs la guerre contre le Mexique (1846-1848) et à son terme l’établissement des Etats du Nouveau Mexique et de l’Arizona dans l’Union (1912) mais qui sait qu’en même temps que cette conquête venait à son terme, en catimini, souvent nocturnement, une autre se mettait en mouvement, à marches forcées, en sens inverse : la conquête de l’Est par Canis latrans mieux connu de vous et moi sous le nom de coyote !
Dans la dernière quinzaine d’années les chercheurs se sont intéressés de près au sujet et l’an dernier 2018, une étude vient d’être publiée qui résume enfin cette étonnante histoire !
J’ai toujours trouvé l’aventure ( en particulier l’aventure urbaine) du coyote fascinante , elle montre oû peut mener son étonnante capacité d’adaptation à la faveur de la rupture par l’homme d’un équilibre naturel historique... celui que maintenait son principal prédateur, le loup. La quasi élimination du loup dans beaucoup de régions a en effet sans aucun doute grandement favorisé le développement du coyote.
Bien qu’il ait souvent été pris pour cible, gratuitement, pour le ‘’sport’’, dans le cadre de programmes de contrôle de leur population, pour protéger bétail et voisinage etc... et que des dizaines de milliers d’individus aient été abattus dans les dernières décennies il a réussi au cours des derniers cent ans à, conquérir un vaste nouveau domaine au terme d’une migration certes amorcée au XVIIIème siècle mais incroyablement accélérée depuis 1900.
J’avais, il y a quelque temps, posté un autre billet sur l’étonnant retour de l’ours noir sur son aire historique :
L'étonnant retour de l'ours noir
et bien le coyote a fait beaucoup mieux que simplement regagner le terrain perdu. Pour la première fois depuis 10 000 ans et en un peu plus d’un siècle il a colonisé la totalité du continent, franchi le canal de Panama et a été repéré par cameras automatiques en train de pénétrer la Région du Darién , porte du continent Sud Américain par la Colombie
Vers l’Est et surtout le Nord Est ( Nouvelle Angleterre, Québec, Nouvelle Ecosse...) est apparu au gré de son avance le coywolf une nouvelle espèce animale hybride issue du loup et du coyote, …. …. doté d’une plus grande masse corporelle (+40%) d’une plus forte mâchoire et de plus de puissance que le coyote ‘’ordinaire’’.
Cette évolution physique le rend maintenant redoutable pour le reste de la faune, les animaux domestiques et même certains humains.
L’ironie de l’histoire , comme je lai dit plus haut, c’est que, au départ ce sont les projets d’éradication du loup, le mortel ennemi du coyote qui a permis à ce dernier de se répandre librement en prenant sa place . Une fois encore l’équilibre naturel bousculé par l’homme a finit par générer un nouveau déséquilibre !
Au cours de la Préhistoire et de la période historique le coyote était un animal des Prairies, des déserts du Sud Ouest et des Plateaux du Nord-Ouest. C’est comme tel qu’il a été perçu par les Amérindiens puis qu’il est devenu une icône de l’Ouest aux yeux des Américains. Qui n’est pas familier avec l’image du canidé hurlant à la lune ! Qui ne connaît pas Bip Bip et Coyote
Notons en passant que le personnage ne rend pas justice au coyote, beaucoup plus malin que çà comme d’ailleurs la tradition amérindienne le dit bien.
Dans les traditions orales amérindiennes il avait en effet acquis une dimension mythique et même mythologique exprimée dans de nombreuses légendes et contes.. Mais ceci ne concernait que les Indiens du Sud Ouest (Navajos en particulier), ceux des Prairies et ceux des Plateaux du Nord Ouest . On n’en trouve pas trace, pour autant que je sache, dans les légendes transmises par les Indiens de la taiga, de la forêt caduque orientale et de la côte Atlantique
Personnage mythique dans la tradition ancestrale Navajo Coyote a maintenu sa présence dans l’expression artistique actuelle de diverses manières.
Un exemple…
… traditionnellement les motifs des tapis navajos les ‘’navajo rugs’’ étaient relativement codifiés en un certain nombre de styles géométriques, de représentations de leurs ‘’Holy People’’ sortes de prêtres, dans les motifs des Yei rugs ou encore de cérémonies, souvent des danses ou la visite à un ‘’medicine man’’ dans les motifs des yeibichai rugs . Est apparu un peu avant les années 40 le style Pictorial, par définition libre, décrivant des scènes de la vie courante contemporaine, avec par exemple des automobiles ou racontant des histoires . Un peu plus tard dans les années 1990 une vieille dame, devenue elle-même incapable de tisser eu l’idée de s’inspirer des mythes de son peuple et c’est sa fille, Margaret Cody ( !) qui exploita, avec succès, l’idée comme avec ce rug dont j’ai fais l’acquisition à Sedona il y a une dizaine d’années. On y voit un sorcier néfaste du folklore navajo, une sorte de Wendigo, le Skin-walker recouvert d’une peau de coyote, pratiquer sa magie funeste alors que dans le fond d’autres coyotes hurlent à la lune… qui fait triste mine (je crois bien que Garland’s à Sedona a conservé l’exclusivité des rugs de Margaret Cody)
Donc en même temps que les Américains achevaient la conquête de l’Ouest au tout début des années 1900, la coyote trouvant le champ libre du fait de la décimation du loup, accélérait son mouvement de conquête, dans la forêt boréale au Nord, la forêt pluviale à l’Ouest, la forêt tropicale au Sud et surtout la forêt tempérée à feuilles caduques à l’Est. Dans l’Ohio le premier coyote fut repéré en 1919, dans l’État de New York dans les années 30 , en Caroline du Nord vers 1949 et ainsi de suite….En 1960 il atteint le Nouveau Brunswick. La carte ci-dessous résume la chronologie de son arrivée dans les Maritimes depuis le Québec jusqu’à jusqu’à l’île du Cap Breton atteint par le franchissement à la nage du Détroit de Canso

Deux Universitaires de Caroline du Nord – oû on n’avait jamais vu l’ombre d’un coyote avant 1950 - ont décidé d‘analyser le phénomène. L’an dernier (2018) ils ont publié ce document qui fait appel aux ressources de scientifiques de plusieurs disciplines :
(PDF) Mapping the expansion of coyotes (Canis latrans) across North …
Deux cartes de synthèse résument toute l’affaire : - la première illustre de manière flagrante comment sur 10000 ans et jusqu’en 1899 le coyote est resté en dehors des forêts du Continent,

- la seconde montre, depuis 1900, la progression fulgurante du coyote au travers des forêts jusqu’à ce qu’il arrive à la côte Atlantique

Les mêmes Universitaires ont aussi réalisé cette courte video qui dramatise l’aventure :
How Coyotes Conquered the Continent
Mais le coyote ne s’est contenté d’investir forêts et terres agricoles il a en même temps, très opportuniste, développé un goût pour le milieu urbain et le résultat c’est que…
… de Vancouver à Montréal, Percé en Gaspésie, de Seattle à Cincinatti, Chicago, New-York, Pittsburg, Roanoke, Washington, Charlotte, Atlanta, Macon , Birmingham , Albuquerque , Phoenix, San Francisco, Los Angeles, etc.… etc.... les coyotes visitent les villes et parfois s’y installent.
Depuis une petite vingtaine d’années et surtout la dernière décennie les études se multiplient donc sur la progression du Coyote urbain , un des cas les plus médiatisés étant peut-être celui des coyotes de NY (articles de revues, TV etc...)
C’est d’ailleurs dans l’État de New York qu’une étude vraiment détaillée a documenté la progression étonnante du canidé depuis son arrivée dans les Monts Adirondacks dans les années 30 pour arriver au Bronx et à Manhattan dans les années 90 et apparemment s’y maintenir :
Coyote sightings in NYC surging with 35 spotted this year
La carte ci-dessous montre, par tranches de 5 ans, comment le coyote s’est installé dans l ‘Etat, c’est plutôt spectaculaire:

Cette autre carte de 2012 extraite de Coyote ( Canis latrans ), 100+ Years in the East: A Literature Review synthétise les résultats d’observations dans plus d’une centaine de villes des Etats Unis par des Universitaires et des gens de USDA de l’Utah

dit en passant, si vous croisez des Montagne des Pyrénées en Utah ou ailleurs c’est la faute au coyote, on y utilise en effet de plus en plus le Patou pour garder le coyote au large puisque c’est lui qui est devenu le premier prédateur des brebis en lieu et place du loup
La réalité c’est que de plus en plus de villes, grandes ou moins grandes, ont un Coyote project ( ex : Atlanta Coyote Project ), sortent une appli, une carte interactive ou quelque autre registre pour tenir à jour et gérer la progression du canidé.
Pour savoir si une ville est concernée et comment elle l’est par la progression de l’intrépide il suffit de taper (par exemple) : nom de la ville…. coyote
De temps à autre on entend parler de coyotes et de leurs méfaits, récemment le cas d'un chien poursuivi par la ''doggie door'' et tué dans la maison de ses maîtres. Pourquoi de plus en plus d'incidents?
Eléments de réponse….
Qui n’a entendu parler de la Conquête de l’Ouest, au-delà du Mississipi, avec comme repères majeurs la guerre contre le Mexique (1846-1848) et à son terme l’établissement des Etats du Nouveau Mexique et de l’Arizona dans l’Union (1912) mais qui sait qu’en même temps que cette conquête venait à son terme, en catimini, souvent nocturnement, une autre se mettait en mouvement, à marches forcées, en sens inverse : la conquête de l’Est par Canis latrans mieux connu de vous et moi sous le nom de coyote !
Dans la dernière quinzaine d’années les chercheurs se sont intéressés de près au sujet et l’an dernier 2018, une étude vient d’être publiée qui résume enfin cette étonnante histoire !
J’ai toujours trouvé l’aventure ( en particulier l’aventure urbaine) du coyote fascinante , elle montre oû peut mener son étonnante capacité d’adaptation à la faveur de la rupture par l’homme d’un équilibre naturel historique... celui que maintenait son principal prédateur, le loup. La quasi élimination du loup dans beaucoup de régions a en effet sans aucun doute grandement favorisé le développement du coyote.
Bien qu’il ait souvent été pris pour cible, gratuitement, pour le ‘’sport’’, dans le cadre de programmes de contrôle de leur population, pour protéger bétail et voisinage etc... et que des dizaines de milliers d’individus aient été abattus dans les dernières décennies il a réussi au cours des derniers cent ans à, conquérir un vaste nouveau domaine au terme d’une migration certes amorcée au XVIIIème siècle mais incroyablement accélérée depuis 1900.
J’avais, il y a quelque temps, posté un autre billet sur l’étonnant retour de l’ours noir sur son aire historique :
L'étonnant retour de l'ours noir
et bien le coyote a fait beaucoup mieux que simplement regagner le terrain perdu. Pour la première fois depuis 10 000 ans et en un peu plus d’un siècle il a colonisé la totalité du continent, franchi le canal de Panama et a été repéré par cameras automatiques en train de pénétrer la Région du Darién , porte du continent Sud Américain par la Colombie
Vers l’Est et surtout le Nord Est ( Nouvelle Angleterre, Québec, Nouvelle Ecosse...) est apparu au gré de son avance le coywolf une nouvelle espèce animale hybride issue du loup et du coyote, …. …. doté d’une plus grande masse corporelle (+40%) d’une plus forte mâchoire et de plus de puissance que le coyote ‘’ordinaire’’.
Cette évolution physique le rend maintenant redoutable pour le reste de la faune, les animaux domestiques et même certains humains.
L’ironie de l’histoire , comme je lai dit plus haut, c’est que, au départ ce sont les projets d’éradication du loup, le mortel ennemi du coyote qui a permis à ce dernier de se répandre librement en prenant sa place . Une fois encore l’équilibre naturel bousculé par l’homme a finit par générer un nouveau déséquilibre !
Au cours de la Préhistoire et de la période historique le coyote était un animal des Prairies, des déserts du Sud Ouest et des Plateaux du Nord-Ouest. C’est comme tel qu’il a été perçu par les Amérindiens puis qu’il est devenu une icône de l’Ouest aux yeux des Américains. Qui n’est pas familier avec l’image du canidé hurlant à la lune ! Qui ne connaît pas Bip Bip et Coyote
Notons en passant que le personnage ne rend pas justice au coyote, beaucoup plus malin que çà comme d’ailleurs la tradition amérindienne le dit bien.
Dans les traditions orales amérindiennes il avait en effet acquis une dimension mythique et même mythologique exprimée dans de nombreuses légendes et contes.. Mais ceci ne concernait que les Indiens du Sud Ouest (Navajos en particulier), ceux des Prairies et ceux des Plateaux du Nord Ouest . On n’en trouve pas trace, pour autant que je sache, dans les légendes transmises par les Indiens de la taiga, de la forêt caduque orientale et de la côte Atlantique
Personnage mythique dans la tradition ancestrale Navajo Coyote a maintenu sa présence dans l’expression artistique actuelle de diverses manières.
Un exemple…
… traditionnellement les motifs des tapis navajos les ‘’navajo rugs’’ étaient relativement codifiés en un certain nombre de styles géométriques, de représentations de leurs ‘’Holy People’’ sortes de prêtres, dans les motifs des Yei rugs ou encore de cérémonies, souvent des danses ou la visite à un ‘’medicine man’’ dans les motifs des yeibichai rugs . Est apparu un peu avant les années 40 le style Pictorial, par définition libre, décrivant des scènes de la vie courante contemporaine, avec par exemple des automobiles ou racontant des histoires . Un peu plus tard dans les années 1990 une vieille dame, devenue elle-même incapable de tisser eu l’idée de s’inspirer des mythes de son peuple et c’est sa fille, Margaret Cody ( !) qui exploita, avec succès, l’idée comme avec ce rug dont j’ai fais l’acquisition à Sedona il y a une dizaine d’années. On y voit un sorcier néfaste du folklore navajo, une sorte de Wendigo, le Skin-walker recouvert d’une peau de coyote, pratiquer sa magie funeste alors que dans le fond d’autres coyotes hurlent à la lune… qui fait triste mine (je crois bien que Garland’s à Sedona a conservé l’exclusivité des rugs de Margaret Cody)

Donc en même temps que les Américains achevaient la conquête de l’Ouest au tout début des années 1900, la coyote trouvant le champ libre du fait de la décimation du loup, accélérait son mouvement de conquête, dans la forêt boréale au Nord, la forêt pluviale à l’Ouest, la forêt tropicale au Sud et surtout la forêt tempérée à feuilles caduques à l’Est. Dans l’Ohio le premier coyote fut repéré en 1919, dans l’État de New York dans les années 30 , en Caroline du Nord vers 1949 et ainsi de suite….En 1960 il atteint le Nouveau Brunswick. La carte ci-dessous résume la chronologie de son arrivée dans les Maritimes depuis le Québec jusqu’à jusqu’à l’île du Cap Breton atteint par le franchissement à la nage du Détroit de Canso

Deux Universitaires de Caroline du Nord – oû on n’avait jamais vu l’ombre d’un coyote avant 1950 - ont décidé d‘analyser le phénomène. L’an dernier (2018) ils ont publié ce document qui fait appel aux ressources de scientifiques de plusieurs disciplines :
(PDF) Mapping the expansion of coyotes (Canis latrans) across North …
Deux cartes de synthèse résument toute l’affaire : - la première illustre de manière flagrante comment sur 10000 ans et jusqu’en 1899 le coyote est resté en dehors des forêts du Continent,

- la seconde montre, depuis 1900, la progression fulgurante du coyote au travers des forêts jusqu’à ce qu’il arrive à la côte Atlantique

Les mêmes Universitaires ont aussi réalisé cette courte video qui dramatise l’aventure :
How Coyotes Conquered the Continent
Mais le coyote ne s’est contenté d’investir forêts et terres agricoles il a en même temps, très opportuniste, développé un goût pour le milieu urbain et le résultat c’est que…
… de Vancouver à Montréal, Percé en Gaspésie, de Seattle à Cincinatti, Chicago, New-York, Pittsburg, Roanoke, Washington, Charlotte, Atlanta, Macon , Birmingham , Albuquerque , Phoenix, San Francisco, Los Angeles, etc.… etc.... les coyotes visitent les villes et parfois s’y installent.
Depuis une petite vingtaine d’années et surtout la dernière décennie les études se multiplient donc sur la progression du Coyote urbain , un des cas les plus médiatisés étant peut-être celui des coyotes de NY (articles de revues, TV etc...)
C’est d’ailleurs dans l’État de New York qu’une étude vraiment détaillée a documenté la progression étonnante du canidé depuis son arrivée dans les Monts Adirondacks dans les années 30 pour arriver au Bronx et à Manhattan dans les années 90 et apparemment s’y maintenir :
Coyote sightings in NYC surging with 35 spotted this year
La carte ci-dessous montre, par tranches de 5 ans, comment le coyote s’est installé dans l ‘Etat, c’est plutôt spectaculaire:

Cette autre carte de 2012 extraite de Coyote ( Canis latrans ), 100+ Years in the East: A Literature Review synthétise les résultats d’observations dans plus d’une centaine de villes des Etats Unis par des Universitaires et des gens de USDA de l’Utah

dit en passant, si vous croisez des Montagne des Pyrénées en Utah ou ailleurs c’est la faute au coyote, on y utilise en effet de plus en plus le Patou pour garder le coyote au large puisque c’est lui qui est devenu le premier prédateur des brebis en lieu et place du loup
La réalité c’est que de plus en plus de villes, grandes ou moins grandes, ont un Coyote project ( ex : Atlanta Coyote Project ), sortent une appli, une carte interactive ou quelque autre registre pour tenir à jour et gérer la progression du canidé.
Pour savoir si une ville est concernée et comment elle l’est par la progression de l’intrépide il suffit de taper (par exemple) : nom de la ville…. coyote
Soirée Trek à Paris le mercredi 17 avril 2019: Islande, explorations du Nord au Sud English translation pending

Votre prochaine Soirée Trek à Paris aura lieu le mercredi 17 avril 2019.
Matthieu et Nicolas nous présenteront leur exploration de l'Islande du Nord au Sud. Une grande aventure aux portes du 66ème parallèle !
Les rencontres Les Soirées Trek sont un rendez-vous pour se retrouver entre marcheurs et futur-marcheurs autour d'un verre, d'un repas. Randonneurs, trekkeurs, mule ou mulet, que ce soit en solo, en groupe ou par agence, tous les marcheurs sont les bienvenus pour venir partager leurs expériences, découvrir de nouvelles destinations, échanger des informations, trouver des équipiers... Ou tout simplement passer une bonne soirée.
Ce rendez-vous mensuel, animé par des amoureux de la marche, vous est proposé gratuitement. Venez nombreux 🙂
Rendez-vous aux inscrits à partir de 19h30 au restaurant : Earth'K Bar 5 Rue Daunou, 75002 Paris
Les inscriptions sont ouvertes !
A bientôt, les Soirées Trek www.lessoireestrek.org
Northwest Vietnam circuit with an agency in April/May 2012: has anyone done it?
Hi everyone,
we’re a couple in our thirties and we’ve decided to visit northwest Vietnam with AmicaTravel for their "meet-up in Lolo Land" circuit. I’m currently looking at the itinerary with the Lonely Planet and reading the many posts on this site, especially Lansay’s, which are really inspiring. Here are the stages of the circuit:
Day 1: Hanoi – arrival
Day 2: Hanoi visit
Day 3: Hanoi – Thac Ba
Day 4: Thac Ba – Luc Yen – Ha Giang
Day 5: Ha Giang – Dong Van
Day 6: Dong Van – Meo Vac – Bao Lac
Day 7: Bao Lac – Ba Be Lake
Day 8: Ba Be visit
Day 9: Ba Be – Cao Bang
Day 10: Cao Bang – Ban Gioc – Cao Bang
Day 11: Cao Bang – Lang Son
Day 12: Lang Son – Halong Bay
Day 13: Halong Bay – Hanoi
Day 14: Hanoi – departure
Otherwise, the period would be from April 21, 2012, to May 5, 2012, but this could vary by a day or two if it’s worth it. I haven’t made the reservation yet because I’m trying to find out if all the stages of the circuit are interesting (thanks to this forum). We’d like to stay with locals as much as possible and maybe spend an extra day in one region to avoid just "passing through"—settle in a bit. We’d also like to do some trekking, and I read in Lansay’s posts that Bac Ha would be a good option for that (this stage isn’t included in the initial circuit), unless other stages of the circuit are just as good for trekking.
Finally, regarding the last stage in Halong Bay, what’s the best way to explore it? It seems very crowded (and I don’t know if the junk boat included in the circuit is designed for a small group or very large groups, which we’d prefer to avoid if possible). I read a post here that I can’t find anymore about a couple who did a stage with a small stay on an island or something like that—it sounded paradise-like.
Generally, we’d like to avoid running into too many tourists (yes, I know it’s a bit paradoxical), but it’s mainly to encourage encounters with locals and maybe with a small group of travelers. If others want to do this circuit, why not... but we’re hoping to travel in a very small group (maximum 6 people).
Otherwise, for the flight, I was thinking of booking with Vietnam Airlines—is that a good choice? Thanks in advance for your great tips.
Finally, regarding the last stage in Halong Bay, what’s the best way to explore it? It seems very crowded (and I don’t know if the junk boat included in the circuit is designed for a small group or very large groups, which we’d prefer to avoid if possible). I read a post here that I can’t find anymore about a couple who did a stage with a small stay on an island or something like that—it sounded paradise-like.
Generally, we’d like to avoid running into too many tourists (yes, I know it’s a bit paradoxical), but it’s mainly to encourage encounters with locals and maybe with a small group of travelers. If others want to do this circuit, why not... but we’re hoping to travel in a very small group (maximum 6 people).
Otherwise, for the flight, I was thinking of booking with Vietnam Airlines—is that a good choice? Thanks in advance for your great tips.
Quelle nourriture prendre en randonnée? English translation pending
Bonsoir,
J'ai déjà fai tun voyage paris/rome à pied, mais ce n'était pas difficile pour s'approvisionner. Là, il s'agirait plutôt d'un vyage à travers de longues étendues désertiques. La grèce, la turquie, le KAzakhstan.
J'imagine que pour les marches de plusieurs jours, emporter des denrées périssables n'est pas une bonne idée. Que conseillez vous sachant qu'on a pas de réchaud à disposition cette fois ci. Moi j'avais pensé à du lait en poudre, des céréales, des fruits secs, salades de fruits en conserves.
Bannir tout ce qui est fromage, viande, poisson, laitage..... On me dit que certains fromages au contraire tiennent très bien le coup et longtemps, même une fois déballés 0_0.
Que recommandez vous? (tempérture moyenne du voyage estimée entre 20° et 40°).
J'ai déjà fai tun voyage paris/rome à pied, mais ce n'était pas difficile pour s'approvisionner. Là, il s'agirait plutôt d'un vyage à travers de longues étendues désertiques. La grèce, la turquie, le KAzakhstan.
J'imagine que pour les marches de plusieurs jours, emporter des denrées périssables n'est pas une bonne idée. Que conseillez vous sachant qu'on a pas de réchaud à disposition cette fois ci. Moi j'avais pensé à du lait en poudre, des céréales, des fruits secs, salades de fruits en conserves.
Bannir tout ce qui est fromage, viande, poisson, laitage..... On me dit que certains fromages au contraire tiennent très bien le coup et longtemps, même une fois déballés 0_0.
Que recommandez vous? (tempérture moyenne du voyage estimée entre 20° et 40°).
Paris-Bagnols sur Cèze seule à vélo English translation pending
Bonjour à tous,
Tout d'abord je voulais vous dire la joie que j'ai eu en découvrant ce forum riche d'informations, de témoignages et bien plus encore... Merci !
Voilà maintenant deux mois qu'une personne m'a confié son désir de descendre dans le sud de la france (Bagnols sur ceze) à vélo... elle venait de verser la première goutte d'eau sur une graine que j'avais semée il y a fort longtemps. Nous devions nous préparer ensemble et voilà que cette personne .....je me retrouve donc seule avec ce projet en tête. Et plus que jamais, je ferai le voyage ! Je ne vous cache pas aussi qu'à deux cela parraissait beaucoup plus facile mais depuis quelques jours je suis prise par quelques doutes.... Dois-je le remettre à une autre fois sans y renoncer car une chose est sûre, là-bas ou ailleurs, cette été ou un autre moment..... je partirai à vélo ! Pour être plus précise, ce sont les éventuels problèmes d'ordre matériels (vélo HS au milieu de nulle part etc) qui me font peur d'autant plus que je serai seule et sans le sou (le minimum du minimum quoi 🙂). J'ai pourtant, en général, un bon mental et ce genre de soucis ne m'atteignent jamais.... est-ce tout simplement car tout cela sera nouveau pour moi ?
Alors voilà, j'ai mon vélo (j'ai bien dis mon vélo et rien d'autre encore), ma motivation pour ne pas dire ma détermination et trois semaines pour faire le voyage.... me reste à fouiller le forum pour y trouver des itinéraires, des conseils sachant que j'ai la quarantaine, pas super sportive mais ça va 🙂 (je fais depuis peu entre 10 et 20 km par jour) donc je compte faire le voyage tranquillement (30/40km par jour) par les chemins les plus plats possible 🙂 Je compte longer les cours d'eau et prendre mon temps et j'en ai beaucoup.
Voilà, c'est donc avec intérêt et grand plaisir que je lirai vos conseils, vos idées, vos témoignages ou tout ce que vous auriez simplement à me dire. Merci !
Tout d'abord je voulais vous dire la joie que j'ai eu en découvrant ce forum riche d'informations, de témoignages et bien plus encore... Merci !
Voilà maintenant deux mois qu'une personne m'a confié son désir de descendre dans le sud de la france (Bagnols sur ceze) à vélo... elle venait de verser la première goutte d'eau sur une graine que j'avais semée il y a fort longtemps. Nous devions nous préparer ensemble et voilà que cette personne .....je me retrouve donc seule avec ce projet en tête. Et plus que jamais, je ferai le voyage ! Je ne vous cache pas aussi qu'à deux cela parraissait beaucoup plus facile mais depuis quelques jours je suis prise par quelques doutes.... Dois-je le remettre à une autre fois sans y renoncer car une chose est sûre, là-bas ou ailleurs, cette été ou un autre moment..... je partirai à vélo ! Pour être plus précise, ce sont les éventuels problèmes d'ordre matériels (vélo HS au milieu de nulle part etc) qui me font peur d'autant plus que je serai seule et sans le sou (le minimum du minimum quoi 🙂). J'ai pourtant, en général, un bon mental et ce genre de soucis ne m'atteignent jamais.... est-ce tout simplement car tout cela sera nouveau pour moi ?
Alors voilà, j'ai mon vélo (j'ai bien dis mon vélo et rien d'autre encore), ma motivation pour ne pas dire ma détermination et trois semaines pour faire le voyage.... me reste à fouiller le forum pour y trouver des itinéraires, des conseils sachant que j'ai la quarantaine, pas super sportive mais ça va 🙂 (je fais depuis peu entre 10 et 20 km par jour) donc je compte faire le voyage tranquillement (30/40km par jour) par les chemins les plus plats possible 🙂 Je compte longer les cours d'eau et prendre mon temps et j'en ai beaucoup.
Voilà, c'est donc avec intérêt et grand plaisir que je lirai vos conseils, vos idées, vos témoignages ou tout ce que vous auriez simplement à me dire. Merci !
Vietnam: une catastrophe écologique English translation pending
Troisième voyage dans ce pays que j'ai tant aimé et je peux dire qu'une grande tristese m'a accompagné lors de ce dernier. N'ayons pas peur des mots, le pays est en train d'être littéralement massacré. En 3 mois d'une fugue buissonnière à travers le pays je n'ai vu qu'une succession de catastrophes écologiques et parfois humaines.
Que dire de la baie d'Along ? C'est une véritable décharge. La nuit les bateaux déversent leurs ordures et leurs eaux usées. J'ai dormi une nuit sur le pont du bateau et ai pu voir une mer de détritus, spectacle désolant. Il y a plus de 600 bateaux de tourisme et l'on continue à fabriquer toujours plus gros. Les dégats sont irréversibles.
La région Nord et ses fantastiques montagnes refge de nombres d ethnies montagnardes. On y construit des routes qui servent à rien, paroles de locaux, financées par les dollars de la banque mondiale. On supprime des forêts entières pour y planter des eucalyptus, arbre très gourmand en eau qui appauvrit les sols. Ces feuilles très toxiques détoriorent aussi les sols. Mais ils sont d'un bon rendement. Il ne faut pas s'étonner que lors de pluie il y a des éboulements, plus d'arbres, plus de rétention d'eau. Que dire de Sapa entre mon premier passage en 2001 et aujourd hui ? De Mai Chau ? Et toujours le béton hideux qui se propage. On pourrai s'inspirer de la richesse architecturale des ethnies pour faire des constructions harmonieuses mais on préfère alligner le long des nationales des constructions affreuses. Et partout la folie des barrages qui dévisagent à jamais les paysages et met en exil des populations.
Le progrès oui mais réfléchis. Comme le tourisme. Peut être l'industrie la plus néfaste au Vietnam parce qu'elle est entre les mains de gens vénaux omnibulés par l'appat du gain.
J'ai vu des montagnes complètement rasées modifiant un environnement pour toujours. J'ai vu une incroyable pelleteuse party entre Danang et Hoi An, 30 kilomètres de resorts. Et toujours dans la démesure. Toujours plus grands, plus hauts, plus luxueux, les piscines toujours plus généreuses, toujours plus néfastes pour l'environnement.
Que dire des hauts plateaux ? On y a massacré des forêts entières. Et non content de massacrer les leurs, on échange des routes au Laos contre des forêts pour encore et encore exploiter. Et que dire des ethnies de cette région qu'on a forcer à se vietnamiser ? On y détruit des héritages culturelles.
Et le littoral, il est en proie aux promoteurs les plus avides. Voyez à quoi ressemble Nha Trang et son front de mer hideux semblable à une station balnéaire de la Costa Brava. Et ca construit toujours et encore. Et ces constructions se dépacent vers Cam Ranh, vers Doc Let. Quel appétit de béton.
Dans la superbe baie de Van Phong, sauvage et quasi vierge, on veut à jamais la massacrer pour y construire un port à contenaires qui, selon les investigateurs des travaux, remplacera...Singapour. Un véritable désastre s'annonce dans un lieu d'une valeure écologique immense.
Que dire de Mui Ne ? De Vung Tau ? De Phu Quoc ? toujours ce désir de bétonnage, d'exploiter, de rentabliser le moindre mètre carré, de toujours anéantir la nature. On veut faire son Phuket briller aux yeux du tourisme de masse, engranger les devises au détriment de la nature. On espère faire 4 récoltes de riz dans le delta du Mékong. Faut il encore polluer davantage les sols de pesticides ? Quatrième sol le plus pollué au monde leVietnam voudrait il gagner une place de mieux ?
Et j'en passe la liste est longue. Je passe sous silence le comportement des Vietnamiens vis vis de l'environnement.
Que va devenir le Vietnam ? Franchement posez vous la question.
Progrès oui mais pas dans une course efrénée, irraisonnée. Les pays occidentaux ont eu leurs lots d'erreurs, pourquoi ne pas s'en inspirer ?
Que sera le Vietnam dans 10 ans, 15 ans ?
Que dire de la baie d'Along ? C'est une véritable décharge. La nuit les bateaux déversent leurs ordures et leurs eaux usées. J'ai dormi une nuit sur le pont du bateau et ai pu voir une mer de détritus, spectacle désolant. Il y a plus de 600 bateaux de tourisme et l'on continue à fabriquer toujours plus gros. Les dégats sont irréversibles.
La région Nord et ses fantastiques montagnes refge de nombres d ethnies montagnardes. On y construit des routes qui servent à rien, paroles de locaux, financées par les dollars de la banque mondiale. On supprime des forêts entières pour y planter des eucalyptus, arbre très gourmand en eau qui appauvrit les sols. Ces feuilles très toxiques détoriorent aussi les sols. Mais ils sont d'un bon rendement. Il ne faut pas s'étonner que lors de pluie il y a des éboulements, plus d'arbres, plus de rétention d'eau. Que dire de Sapa entre mon premier passage en 2001 et aujourd hui ? De Mai Chau ? Et toujours le béton hideux qui se propage. On pourrai s'inspirer de la richesse architecturale des ethnies pour faire des constructions harmonieuses mais on préfère alligner le long des nationales des constructions affreuses. Et partout la folie des barrages qui dévisagent à jamais les paysages et met en exil des populations.
Le progrès oui mais réfléchis. Comme le tourisme. Peut être l'industrie la plus néfaste au Vietnam parce qu'elle est entre les mains de gens vénaux omnibulés par l'appat du gain.
J'ai vu des montagnes complètement rasées modifiant un environnement pour toujours. J'ai vu une incroyable pelleteuse party entre Danang et Hoi An, 30 kilomètres de resorts. Et toujours dans la démesure. Toujours plus grands, plus hauts, plus luxueux, les piscines toujours plus généreuses, toujours plus néfastes pour l'environnement.
Que dire des hauts plateaux ? On y a massacré des forêts entières. Et non content de massacrer les leurs, on échange des routes au Laos contre des forêts pour encore et encore exploiter. Et que dire des ethnies de cette région qu'on a forcer à se vietnamiser ? On y détruit des héritages culturelles.
Et le littoral, il est en proie aux promoteurs les plus avides. Voyez à quoi ressemble Nha Trang et son front de mer hideux semblable à une station balnéaire de la Costa Brava. Et ca construit toujours et encore. Et ces constructions se dépacent vers Cam Ranh, vers Doc Let. Quel appétit de béton.
Dans la superbe baie de Van Phong, sauvage et quasi vierge, on veut à jamais la massacrer pour y construire un port à contenaires qui, selon les investigateurs des travaux, remplacera...Singapour. Un véritable désastre s'annonce dans un lieu d'une valeure écologique immense.
Que dire de Mui Ne ? De Vung Tau ? De Phu Quoc ? toujours ce désir de bétonnage, d'exploiter, de rentabliser le moindre mètre carré, de toujours anéantir la nature. On veut faire son Phuket briller aux yeux du tourisme de masse, engranger les devises au détriment de la nature. On espère faire 4 récoltes de riz dans le delta du Mékong. Faut il encore polluer davantage les sols de pesticides ? Quatrième sol le plus pollué au monde leVietnam voudrait il gagner une place de mieux ?
Et j'en passe la liste est longue. Je passe sous silence le comportement des Vietnamiens vis vis de l'environnement.
Que va devenir le Vietnam ? Franchement posez vous la question.
Progrès oui mais pas dans une course efrénée, irraisonnée. Les pays occidentaux ont eu leurs lots d'erreurs, pourquoi ne pas s'en inspirer ?
Que sera le Vietnam dans 10 ans, 15 ans ?
Repainting a van in Morocco: recommendations?
Hi there,
I’m heading to Morocco soon and I’d like to get the bodywork and paint on my van redone. Do you know any good places or contacts?
Thanks in advance!
Maloubo!!!
I’m heading to Morocco soon and I’d like to get the bodywork and paint on my van redone. Do you know any good places or contacts?
Thanks in advance!
Maloubo!!!
Trek Munich - Venise English translation pending
bonjour,
Nous envisageons pour l'été un "petit" trek de munich à venise (enfin plus exactement de neuschwanstein à quelque part au pied des dolomites, le reste se faisant en train). quelqu'un l'aurait t il déja fait ? Il semblerais que ce soir un trek connu, et pourtant il est difficile de trouver des infos, donc je suis prenneur de toutes sortes d'info (étapes, durée, difficulté ...) ! est ce un chemin de type GR bien balisé ou alors doit on composer son circuit ? quelles marques de cartes me conseilleriez vous ? on envisage de le faire sur 4 semaines, histoire d'avoir le temps de visiter Munich, innsbruck et venise tranquillement, est ce suffisant ?
merci
ronan
Nous envisageons pour l'été un "petit" trek de munich à venise (enfin plus exactement de neuschwanstein à quelque part au pied des dolomites, le reste se faisant en train). quelqu'un l'aurait t il déja fait ? Il semblerais que ce soir un trek connu, et pourtant il est difficile de trouver des infos, donc je suis prenneur de toutes sortes d'info (étapes, durée, difficulté ...) ! est ce un chemin de type GR bien balisé ou alors doit on composer son circuit ? quelles marques de cartes me conseilleriez vous ? on envisage de le faire sur 4 semaines, histoire d'avoir le temps de visiter Munich, innsbruck et venise tranquillement, est ce suffisant ?
merci
ronan
Tour des Annapurnas avec passage au lac Tilicho en avril 2008 English translation pending
bonjour,
J'ai trouvé beaucoup d'info sur le forum mais parfois un peu confuses voir contraires.
Je t'explique mon projet: j'ai promis à mon fils il ya des années que je ferais avec lui, un trek sur le toit du monde, sourire....... quand il aurait 15 ans et il les a maintenant. J'envisage de faire le tour des annapurnas avec un passage au Lac TILICHO, de faire cela en duo seul à seul avec mon fils pour garder un souvenir d'experience extraordinaire tous les deux. La date devrait tourner entre 24 et un mois au moi d'avril.
Quelques questions.... est ce raisonnable, mon fils est sportif, pentathète, je me debrouille sportivement, marche course de fond j'ai 45 ans mais pas d'experience de trek long.
euhhhh, peut on debarquer à KMD avec uniquement le billet d'avion retour et tout gerer tranquillement sur place, je dois prevoir quoi 10 ? 15 € par jour par personne pour tout, repas, lodge, declacements ???
Il faut partir avec le gor tex et les sacs à dos, gourde ou acheter sur place est plus rentable ( en plus cela permet de faire marcher l'economie locale)
les lodges ne sont elles pas trop bondées ( en cett eperiode avril je ne crois pas), le fait de ne pas prendre de guide est il en ce domaine un problème ?
Il faut au moins une carte pour le trek, cela s'achete à KMD ? je suppose que le GPS n'est ni utile ni envisagable.
en avril la vue sera dégagée à priori?
pendant les vac de noel je n'ai pas bougé, je viens de reprendre la marche 3 h hier et j'ai des courbatures musculaires, cela doit arriver tout le temps sur 20 jours dont une partie en altitude ?
Que penses tu d e l'âge de mon fils 15 ans mais 1M 86 ? je ne prends pas de risque à le mener à 5100 M ?
Et en ce qui concerne les maoistes, le fait d'etre seuls à deux européens n'est il pas un risque?
Merci de tes reponses.
Guy
Je t'explique mon projet: j'ai promis à mon fils il ya des années que je ferais avec lui, un trek sur le toit du monde, sourire....... quand il aurait 15 ans et il les a maintenant. J'envisage de faire le tour des annapurnas avec un passage au Lac TILICHO, de faire cela en duo seul à seul avec mon fils pour garder un souvenir d'experience extraordinaire tous les deux. La date devrait tourner entre 24 et un mois au moi d'avril.
Quelques questions.... est ce raisonnable, mon fils est sportif, pentathète, je me debrouille sportivement, marche course de fond j'ai 45 ans mais pas d'experience de trek long.
euhhhh, peut on debarquer à KMD avec uniquement le billet d'avion retour et tout gerer tranquillement sur place, je dois prevoir quoi 10 ? 15 € par jour par personne pour tout, repas, lodge, declacements ???
Il faut partir avec le gor tex et les sacs à dos, gourde ou acheter sur place est plus rentable ( en plus cela permet de faire marcher l'economie locale)
les lodges ne sont elles pas trop bondées ( en cett eperiode avril je ne crois pas), le fait de ne pas prendre de guide est il en ce domaine un problème ?
Il faut au moins une carte pour le trek, cela s'achete à KMD ? je suppose que le GPS n'est ni utile ni envisagable.
en avril la vue sera dégagée à priori?
pendant les vac de noel je n'ai pas bougé, je viens de reprendre la marche 3 h hier et j'ai des courbatures musculaires, cela doit arriver tout le temps sur 20 jours dont une partie en altitude ?
Que penses tu d e l'âge de mon fils 15 ans mais 1M 86 ? je ne prends pas de risque à le mener à 5100 M ?
Et en ce qui concerne les maoistes, le fait d'etre seuls à deux européens n'est il pas un risque?
Merci de tes reponses.
Guy
What's the best touring mountain bike for a woman?
My partner wants to change her touring bike because it’s not quite the right size for her.
We don’t want touring bikes that are too heavy.
Travel shouldn’t mean hardship—it’s not a punishment.
I’ve had just one bike myself: a Specialized mountain bike for ages, with plastic mudguards, and I’ve ridden through 14 countries with it, plus our weekend trips. It’s super sturdy.
My wife would like a mountain bike that’s lightweight but tough enough to add a rack, with a rigid front fork, 26 inches, smooth-rolling, not too expensive, and that’s about it.
Anyone have good feedback or recommendations on a brand?
Thanks
Un petit circuit "Washington DC - Pennsylvanie - Phili" English translation pending
Bonsoir,
De retour de l'Est, pour une fois 😊,
je vous partage quelques "tips" concernant mon séjour dans la région de Washington, Lancaster, et Phili...
Je commence donc par Washington DC :
Départ le 21 avril, vol sans pmb, direct depuis Paris, via Delta
(mais affrété par Air France, en A 380 !)
c'était ma première expérience avec ce fleuron français :
l'absence de vibrations m'a le plus impressionné ! On est plus frais à l'arrivée...
Par contre à l'arrivée, une bonne heure pour passer l'immigration...😠
Mais tout le monde avait le sourire, alors... 🙂
Comme j'étais venu en novembre, je craignais que ce soit un peu suspect, mais non ! (ouf !)
J'ai opté pour la visite de la ville en City Bike, 😎
du coup, pas de location de voiture (pas tout de suite, plus tard pour la Pennsylvanie),
et transports en commun pour rejoindre Wash. DC. (plutôt facile: bus + metro)

J'ai logé pendant tout ce séjour via Airbnb, et franchement, tous les hôtes ont été a-do-ra-bles ! 😇 Mon premier hôte était un irlandais, un peu comédien, trop drôle ! 😏
(vue sur mon logement, assez typique dans la ville...)
Dès le lendemain matin, profitant du jet-lag, j'en ai profité pour foncer visiter les monuments à la lumière du sunrise... 😎 Un peu frais, mais le vélo, ça réchauffe ! 😏 J'étais à 5 mn en vélo du Capitole, à partir de là, il suffit de redescendre la colline pour arriver au mall !

Direction : la maison blanche, à tout seigneur tout honneur ! Je savais qu'il fallait un bon zoom, et que c'était un peu décevant, alors je n'en attendais pas trop, et comme c'est sur la route, autant faire un arrêt tout de même...😇

Jusqu'ici rien de très original, mais maintenant voici mes conseils pour l'utilisation des City Bikes http://capitalbikeshare.com/ (j'ai pris un pass pour 3 jours, avec la carte visa):Bien repérer à l'avance les stations d'accueil des vélos ! -hyper important- 😮
Autour de la maison blanche il y en a pas mal, c'est pas trop difficile à trouver, mais déjà autour du mall, c'est un peu plus le désert ! 🤪

Les stations sont peu à peu rajoutées dans la ville, d'ailleurs il y en a une bien pratique qui n'apparaît pas encore sur les plans, je l'ai indiquée par une croix, près du monument du Lincoln Memorial.(à gauche sur la carte). Je n'avais pas de carte des stations (ça m'a bien manqué) mais grâce à l'appareil photo numérique, à chaque station je prenais la carte en photo pour anticiper le prochain arrêt. Je suis arrivé juste un peu tard pour la fleuraison des cerisiers autour du Tidal Basin (Jefferson Memorial), mais sinon c'était quand même bien agréable, et des cerisiers en fleurs il en restait quand même pas mal dans la ville...



Comme à Paris, le pmb vient parfois que dans les endroits populaires, les stations de BikeShare se retrouvent parfois complètement pleines (impossible de déposer son vélo), parfois complètement vides (impossible d'en reprendre un...) Hors saison, je n'ai pas trop eu ce pbm. Sauf une fois pour le jardin botanique -station pleine à mon arrivée- et à la gare centrale ou au capitole -station vide à mon départ-. Il suffit d'attendre un peu pour qu'un vélo se libère ou qu'un vélo arrive, ... ou aller à la station suivante à pied, quand personne n'arrive... 😇 Dans l'ensemble j'ai été ravi de ce mode de locomotion, 😎 et j'ai regretté que Phili ne l'ai pas déjà adopté (c'est prévu pour avril 2015)... http://www.bikesharephiladelphia.org/ J'ai bien pensé à Elizabeth qui racontait dans son carnet comment ses pieds avaient souffert des longues distances ! 😉 Je vous conseille son carnet, http://voyageforum.com/...ost=5847533;#5847533 il est super détaillé, à sa lecture je me suis décidé pour cette nouvelle destination ! 🙂

J'ai logé pendant tout ce séjour via Airbnb, et franchement, tous les hôtes ont été a-do-ra-bles ! 😇 Mon premier hôte était un irlandais, un peu comédien, trop drôle ! 😏
(vue sur mon logement, assez typique dans la ville...)Dès le lendemain matin, profitant du jet-lag, j'en ai profité pour foncer visiter les monuments à la lumière du sunrise... 😎 Un peu frais, mais le vélo, ça réchauffe ! 😏 J'étais à 5 mn en vélo du Capitole, à partir de là, il suffit de redescendre la colline pour arriver au mall !

Direction : la maison blanche, à tout seigneur tout honneur ! Je savais qu'il fallait un bon zoom, et que c'était un peu décevant, alors je n'en attendais pas trop, et comme c'est sur la route, autant faire un arrêt tout de même...😇

Jusqu'ici rien de très original, mais maintenant voici mes conseils pour l'utilisation des City Bikes http://capitalbikeshare.com/ (j'ai pris un pass pour 3 jours, avec la carte visa):Bien repérer à l'avance les stations d'accueil des vélos ! -hyper important- 😮

Autour de la maison blanche il y en a pas mal, c'est pas trop difficile à trouver, mais déjà autour du mall, c'est un peu plus le désert ! 🤪

Les stations sont peu à peu rajoutées dans la ville, d'ailleurs il y en a une bien pratique qui n'apparaît pas encore sur les plans, je l'ai indiquée par une croix, près du monument du Lincoln Memorial.(à gauche sur la carte). Je n'avais pas de carte des stations (ça m'a bien manqué) mais grâce à l'appareil photo numérique, à chaque station je prenais la carte en photo pour anticiper le prochain arrêt. Je suis arrivé juste un peu tard pour la fleuraison des cerisiers autour du Tidal Basin (Jefferson Memorial), mais sinon c'était quand même bien agréable, et des cerisiers en fleurs il en restait quand même pas mal dans la ville...



Comme à Paris, le pmb vient parfois que dans les endroits populaires, les stations de BikeShare se retrouvent parfois complètement pleines (impossible de déposer son vélo), parfois complètement vides (impossible d'en reprendre un...) Hors saison, je n'ai pas trop eu ce pbm. Sauf une fois pour le jardin botanique -station pleine à mon arrivée- et à la gare centrale ou au capitole -station vide à mon départ-. Il suffit d'attendre un peu pour qu'un vélo se libère ou qu'un vélo arrive, ... ou aller à la station suivante à pied, quand personne n'arrive... 😇 Dans l'ensemble j'ai été ravi de ce mode de locomotion, 😎 et j'ai regretté que Phili ne l'ai pas déjà adopté (c'est prévu pour avril 2015)... http://www.bikesharephiladelphia.org/ J'ai bien pensé à Elizabeth qui racontait dans son carnet comment ses pieds avaient souffert des longues distances ! 😉 Je vous conseille son carnet, http://voyageforum.com/...ost=5847533;#5847533 il est super détaillé, à sa lecture je me suis décidé pour cette nouvelle destination ! 🙂
Coup de gueule contre Air France et sa gestion de l'épisode neigeux English translation pending
Bonjour, je souhaiterai vous faire part de mon expérience avec Air France durant le fameux épisode neigeux. Je suis convaincu que je ne suis pas le seul dans cette situation...
Je devais voyager le 23 décembre 2010 entre Valence et Strasbourg via Paris Charles de Gaulle. Les références de mon itinéraire initialement prévu :
Valence - Paris CDG 2D AF 2777 opéré par Air Europa (UX 1009) Départ 16h30 Arrivée 18h35
Paris CDG 2G – Strasbourg AF 7770 Départ 20h50 Arrivée 21h55
Cependant à mon arrivée à CDG j’apprend que ma correspondance pour Strasbourg est annulée. Je me rend donc au comptoir correspondance d’Air France après une attente d'une heure et demi passée à faire la queue (une pauvre hotesse pour gérer la bonne cinquantaine de passagers faisant la queue) et suis transf��ré sur le vol AF 7312 Paris Orly – Strasbourg du 24 décembre (le lendemain) Départ 19h50 – Arrivée 20h50. On me propose de passer la nuit dans un hotel à 50km de CDG, ayant la possibilité de me loger chez de la famille sur Paris je choisis cette option et m'y rend en Taxi à mes frais (la compagnie jugeant le taxi comme un "geste commercial" qu'apparemment je ne mérite pas. J'obtient juste un bon pour le car Air France le lendemain. On m’informe que je dois récupérer mes bagages au service bagage afin de le réenregistrer le lendemain au départ d’Orly. Au service bagage après de nouveau 1 heure d'attente on m’informe qu’il est impossible de localiser mon bagage et que je dois faire une déclaration de perte à mon arrivée à Strasbourg.
Le lendemain (le 24 décembre) je me rend donc à Orly où rège une anarchie totale, on est très loin de la situation normale indiquée sur le site d'AF (plus de la moitiés des vols annulés et ceux qui partent ont en moyenne deux heures de retard). Après de multiples retards annoncés mon vol AF 7312 Orly-Strasbourg est également annulé (aéroport de Strasbourg fermé). Je décide donc d'annuler mon départ et rentre donc en taxi toujours à mes frais J’ai annulé mon départ pour Strasbourg et me suis fait rembourser 64 malheureux euros (le billet total à couté 274 euros) ("nous ne remboursons pas les taxes d'aéroport" je cite Air France).
Je peux comprendre des annulation à répétition du à la situation exceptionnelle qui régnait mais commence alors la bataille pour récupérer mon bagage.
Je retourne donc à CDG deux jours après pour faire une déclaration de perte m'étant fait balader de comptoir en comptoir Air France et Air Europa se renvoyant la responsabilité je trouve quelqu'un d'Air France à peu près conscilliant qui m'informe qu'il reste 10 000 bagages en perditions et que la situation devrait être réglée pour le 31 décembre.
Après de multiples relances par fax (comme on m'avait demandé de le faire) sans réponses pour avoir des renseignements, à savoir qu'Air France ne m'a JAMAIS tenu au courant de l'évolution de la recherche je pert pascience et tente de joindre le service bagage de la compagnie par téléphone (tout une aventure) je suis à chaque fois tombé sur des opératrice baragouinant quelques mots de français apparemment juste employées pour embrouiller le client et apprend de l'une d'entre elle que la plateforme d'appel se situe à Prague (!) et qu'elle n'a aucune idée de la configuration de CDG et encore moins de la situation de mon bagage ("il faut attendre"). Mais voila nous sommes le 5 janvier soit 13 jours après la disparition de ce bagage et j'attend toujours sans aucune mise à jour ou information de la compagnie.
Je retente donc ma chance aujourd'hui au comptoir bagage de CDG (je prenais mon vol retours aujourd'hui pour Valence) et on me sort cette fois "ah mais il y a 100 000 bagage en perditions on fait ce qu'on peut mais la compagnie ne veut pas payer pour employer plus de monde pour s'en occuper". "Il faut attendre au mois une vingtaine de jours pour que vous puissiez récupérer votre valise"
Il faut savoir que je n'ai eu comme indemnisation jusqu'à aujourd'hui que 100 euros "de premier nécessitées" même pas de trousse de toilette qui normalement doit être obligatoirement fournie "nous n'en avons plus" et pas le moindre geste commercial ne serai ce même pas quelques miles). Dans cette valise se trouvent actuellement TOUS mes vétements (je tourne avec deux t shirt et un jean depuis donc 13 jours...) ainsi que TOUS mes cours nécessaires à la préparation de mes examens commençant le 10 janvier (merci Air France si je n'ai pas mon année : réponse de l'hotesse au comptoir ce matin avec un grand sourire "ah mais monsieur il y a des gens qui risquent de perdre leur emploie")
Cette situation est totalement INADMISSIBLE pour une compagnie qui se dit "régulière" et dont les tarifs sont prohibitifs, je ne parle même pas de l'augmentation de 15% des taxes d'aéroport prévue pour 2011...
Si vous avez des expériences semblables n'hésitez pas à me les faires parvenir, je ne compte pas en rester là, je saisi la DGAC, ai souscris l'aide d'un avocat fournit par ma compagnie d'assurance et ai solicité un entretient avec mon député.
Air France, je n'en resterai pas là...
Je devais voyager le 23 décembre 2010 entre Valence et Strasbourg via Paris Charles de Gaulle. Les références de mon itinéraire initialement prévu :
Valence - Paris CDG 2D AF 2777 opéré par Air Europa (UX 1009) Départ 16h30 Arrivée 18h35
Paris CDG 2G – Strasbourg AF 7770 Départ 20h50 Arrivée 21h55
Cependant à mon arrivée à CDG j’apprend que ma correspondance pour Strasbourg est annulée. Je me rend donc au comptoir correspondance d’Air France après une attente d'une heure et demi passée à faire la queue (une pauvre hotesse pour gérer la bonne cinquantaine de passagers faisant la queue) et suis transf��ré sur le vol AF 7312 Paris Orly – Strasbourg du 24 décembre (le lendemain) Départ 19h50 – Arrivée 20h50. On me propose de passer la nuit dans un hotel à 50km de CDG, ayant la possibilité de me loger chez de la famille sur Paris je choisis cette option et m'y rend en Taxi à mes frais (la compagnie jugeant le taxi comme un "geste commercial" qu'apparemment je ne mérite pas. J'obtient juste un bon pour le car Air France le lendemain. On m’informe que je dois récupérer mes bagages au service bagage afin de le réenregistrer le lendemain au départ d’Orly. Au service bagage après de nouveau 1 heure d'attente on m’informe qu’il est impossible de localiser mon bagage et que je dois faire une déclaration de perte à mon arrivée à Strasbourg.
Le lendemain (le 24 décembre) je me rend donc à Orly où rège une anarchie totale, on est très loin de la situation normale indiquée sur le site d'AF (plus de la moitiés des vols annulés et ceux qui partent ont en moyenne deux heures de retard). Après de multiples retards annoncés mon vol AF 7312 Orly-Strasbourg est également annulé (aéroport de Strasbourg fermé). Je décide donc d'annuler mon départ et rentre donc en taxi toujours à mes frais J’ai annulé mon départ pour Strasbourg et me suis fait rembourser 64 malheureux euros (le billet total à couté 274 euros) ("nous ne remboursons pas les taxes d'aéroport" je cite Air France).
Je peux comprendre des annulation à répétition du à la situation exceptionnelle qui régnait mais commence alors la bataille pour récupérer mon bagage.
Je retourne donc à CDG deux jours après pour faire une déclaration de perte m'étant fait balader de comptoir en comptoir Air France et Air Europa se renvoyant la responsabilité je trouve quelqu'un d'Air France à peu près conscilliant qui m'informe qu'il reste 10 000 bagages en perditions et que la situation devrait être réglée pour le 31 décembre.
Après de multiples relances par fax (comme on m'avait demandé de le faire) sans réponses pour avoir des renseignements, à savoir qu'Air France ne m'a JAMAIS tenu au courant de l'évolution de la recherche je pert pascience et tente de joindre le service bagage de la compagnie par téléphone (tout une aventure) je suis à chaque fois tombé sur des opératrice baragouinant quelques mots de français apparemment juste employées pour embrouiller le client et apprend de l'une d'entre elle que la plateforme d'appel se situe à Prague (!) et qu'elle n'a aucune idée de la configuration de CDG et encore moins de la situation de mon bagage ("il faut attendre"). Mais voila nous sommes le 5 janvier soit 13 jours après la disparition de ce bagage et j'attend toujours sans aucune mise à jour ou information de la compagnie.
Je retente donc ma chance aujourd'hui au comptoir bagage de CDG (je prenais mon vol retours aujourd'hui pour Valence) et on me sort cette fois "ah mais il y a 100 000 bagage en perditions on fait ce qu'on peut mais la compagnie ne veut pas payer pour employer plus de monde pour s'en occuper". "Il faut attendre au mois une vingtaine de jours pour que vous puissiez récupérer votre valise"
Il faut savoir que je n'ai eu comme indemnisation jusqu'à aujourd'hui que 100 euros "de premier nécessitées" même pas de trousse de toilette qui normalement doit être obligatoirement fournie "nous n'en avons plus" et pas le moindre geste commercial ne serai ce même pas quelques miles). Dans cette valise se trouvent actuellement TOUS mes vétements (je tourne avec deux t shirt et un jean depuis donc 13 jours...) ainsi que TOUS mes cours nécessaires à la préparation de mes examens commençant le 10 janvier (merci Air France si je n'ai pas mon année : réponse de l'hotesse au comptoir ce matin avec un grand sourire "ah mais monsieur il y a des gens qui risquent de perdre leur emploie")
Cette situation est totalement INADMISSIBLE pour une compagnie qui se dit "régulière" et dont les tarifs sont prohibitifs, je ne parle même pas de l'augmentation de 15% des taxes d'aéroport prévue pour 2011...
Si vous avez des expériences semblables n'hésitez pas à me les faires parvenir, je ne compte pas en rester là, je saisi la DGAC, ai souscris l'aide d'un avocat fournit par ma compagnie d'assurance et ai solicité un entretient avec mon député.
Air France, je n'en resterai pas là...
Réservations de train avec EuroPass English translation pending
Bonjour!
Je sais qu'il y a déjà beaucoup de questions sur le sujet...
Une de mes amies m'a dit de ne pas réserver mes billets du Québec mais bien d'attendre d'être rendue en France pour réserver. Elle m'a dit de faire cela pour 2 raisons:
1- coûte quelques euros sur place dans une gare plutôt que 10-30 dollars US sur le site d'eurorail. Est-ce que quelqu'un sait c'est combien exactement pour un TGV par exemple directement dans une gare en france, parce que je ne vais pas attendre si c'est pour sauver que 1$!!!
2- supposément que des trains dits "sold out" sur Internet ont encore des places disponibles quand on réserve directement dans une gare.
Donc si quelqu'un a déjà attendu d'être en France pour réserver ses billets de trains, j'aimerais bien savoir comment ça s'est passé!
Aussi, je suis 3 semaines en europe avant mon 1er jour de voyage en train et je comptais réserver tous mes billets directement le 1er jour que je vais être en Europe alors je pense que ça va être assez d'avance!
Merci à l'avance à tous ceux qui vont prendre le temps de me répondre, Josianne
Je sais qu'il y a déjà beaucoup de questions sur le sujet...
Une de mes amies m'a dit de ne pas réserver mes billets du Québec mais bien d'attendre d'être rendue en France pour réserver. Elle m'a dit de faire cela pour 2 raisons:
1- coûte quelques euros sur place dans une gare plutôt que 10-30 dollars US sur le site d'eurorail. Est-ce que quelqu'un sait c'est combien exactement pour un TGV par exemple directement dans une gare en france, parce que je ne vais pas attendre si c'est pour sauver que 1$!!!
2- supposément que des trains dits "sold out" sur Internet ont encore des places disponibles quand on réserve directement dans une gare.
Donc si quelqu'un a déjà attendu d'être en France pour réserver ses billets de trains, j'aimerais bien savoir comment ça s'est passé!
Aussi, je suis 3 semaines en europe avant mon 1er jour de voyage en train et je comptais réserver tous mes billets directement le 1er jour que je vais être en Europe alors je pense que ça va être assez d'avance!
Merci à l'avance à tous ceux qui vont prendre le temps de me répondre, Josianne
En Arizona et autour, chez les indiens d'hier et d'aujourd'hui English translation pending
2018, 9ème voyage dans l'ouest américain, et toujours du nouveau
Il y a 4 ans, j'avais dit que je ne retournerai plus aux États-Unis... Mais rester sur les déceptions de l'ouest canadien l'an passé, ce n'était pas possible : le ciel enfumé, la foule dans les parcs, sur les routes, la queue pour stationner, manger et même pour prendre des photos ! Insupportable, loin de ma vision du Grand West avec ses étendues sauvages et la solitude des déserts. Dès décembre, la décision était prise, ce serait en mai, dans le sud. Mais quoi aller voir ? Pas les villes bien sûr. Les parcs nationaux de l'ouest, on les a tous vu (34), ainsi que 45 "National Monuments" et autres sites gérés par le NPS. Cela ne veux pas dire qu'on a tout vu dans tous les parcs, mais au moins ce qui était le plus à notre portée). Il restait de nombreux NM, certains plutôt secondaires, voire confidentiels car à l'écart de tout.
Alors j'ai bâti un circuit, au départ de Los Angeles, vers l'Arizona et le Nouveau-Mexique, avec des petites incursions au Colorado, Utah et Nevada.
Les lieux visités portent des noms rarement voire jamais évoqués ici. En voici quelques uns :

San Andreas Canyon, voyageforum.com/...st=9067317;a=9067317 Coachella Valley Vista, Anza-Borego SP, voyageforum.com/...st=9068699;a=9068699 Bombay Beach Ruins, Salvation Mountain, Anglodone Dunes, Ted Kipf Road, voyageforum.com/...st=9069378;a=9069378 Kofa NWR avec Castel Dome Mine voyageforum.com/...st=9071268;a=9071268

Sedona (les classiques) voyageforum.com/...st=9072792;a=9072792 Tuzigot NM voyageforum.com/...st=9073820;a=9073820 Brooken Arrow en 4x4 rose voyageforum.com/...st=9074181;a=9074181 et Montezuma NM , Tonto Natural Bridge et Apache trail voyageforum.com/...st=9075049;a=9075049 Boyce Arboretum, Saguaro east NP voyageforum.com/...st=9076427;a=9076427

Tumacacori NM, voyageforum.com/...st=9077261;a=9077261 Montezuma Pass et Coronado National Memorial voyageforum.com/...st=9077975;a=9077975 Bisbee et Tombstone voyageforum.com/...st=9078499;a=9078499 Chiricahua NM voyageforum.com/...st=9085930;a=9085930 la route 42 à travers la Chiricahua Forest, Chiricahua Desert Museum voyageforum.com/...st=9088094;a=9088094 City of Rocks et Gila Cliff NM voyageforum.com/...st=9089485;a=9089485
Zuni Pueblo, voyageforum.com/...st=9091283;a=9091283
Shiprock voyageforum.com/...st=9095816;a=9095816
Durango Silverton Railroad voyageforum.com/...st=9102131;a=9102131
Canyon of the Anciens et Hoveweep NM voyageforum.com/...st=9111809;a=9111809
MV voyageforum.com/...st=9113288;a=9113288
le circuit guidé Mistery Valley voyageforum.com/...st=9114201;a=9114201

2 nuits chez les Hopis pour visite guidée de Blue Canyon et Coal Mine Canyon voyageforum.com/...st=9121647;a=9121647
un grand bout de R66 avec Sitgreave Pass et Oatman https://voyageforum.com/v.f?post=9130229;a=9130229
En 3 semaines, 5757 km dont au moins 160 de pistes, certaines pas toujours très carrossables. J'hésite à écrire encore un carnet de voyage, la plupart de ces lieux sont insignifiants pour la majorité des lecteurs de VF. Il y a maintenant 710 CV sur les USA, au moins un nouveau chaque semaine. Mais je suis prêt à donner des infos sur les lieux visités.
Au passage, je tiens à remercier Isap29, Caribou44, Papj59 et les maîtres Sedonax et Wavemaster pour les infos qui m'ont aidé à bâtir ce voyage, ainsi que Itat dont l'absence se fait ressentir sur ce forum.
Bern
Il y a 4 ans, j'avais dit que je ne retournerai plus aux États-Unis... Mais rester sur les déceptions de l'ouest canadien l'an passé, ce n'était pas possible : le ciel enfumé, la foule dans les parcs, sur les routes, la queue pour stationner, manger et même pour prendre des photos ! Insupportable, loin de ma vision du Grand West avec ses étendues sauvages et la solitude des déserts. Dès décembre, la décision était prise, ce serait en mai, dans le sud. Mais quoi aller voir ? Pas les villes bien sûr. Les parcs nationaux de l'ouest, on les a tous vu (34), ainsi que 45 "National Monuments" et autres sites gérés par le NPS. Cela ne veux pas dire qu'on a tout vu dans tous les parcs, mais au moins ce qui était le plus à notre portée). Il restait de nombreux NM, certains plutôt secondaires, voire confidentiels car à l'écart de tout.
Alors j'ai bâti un circuit, au départ de Los Angeles, vers l'Arizona et le Nouveau-Mexique, avec des petites incursions au Colorado, Utah et Nevada.
Les lieux visités portent des noms rarement voire jamais évoqués ici. En voici quelques uns :

San Andreas Canyon, voyageforum.com/...st=9067317;a=9067317 Coachella Valley Vista, Anza-Borego SP, voyageforum.com/...st=9068699;a=9068699 Bombay Beach Ruins, Salvation Mountain, Anglodone Dunes, Ted Kipf Road, voyageforum.com/...st=9069378;a=9069378 Kofa NWR avec Castel Dome Mine voyageforum.com/...st=9071268;a=9071268

Sedona (les classiques) voyageforum.com/...st=9072792;a=9072792 Tuzigot NM voyageforum.com/...st=9073820;a=9073820 Brooken Arrow en 4x4 rose voyageforum.com/...st=9074181;a=9074181 et Montezuma NM , Tonto Natural Bridge et Apache trail voyageforum.com/...st=9075049;a=9075049 Boyce Arboretum, Saguaro east NP voyageforum.com/...st=9076427;a=9076427

Tumacacori NM, voyageforum.com/...st=9077261;a=9077261 Montezuma Pass et Coronado National Memorial voyageforum.com/...st=9077975;a=9077975 Bisbee et Tombstone voyageforum.com/...st=9078499;a=9078499 Chiricahua NM voyageforum.com/...st=9085930;a=9085930 la route 42 à travers la Chiricahua Forest, Chiricahua Desert Museum voyageforum.com/...st=9088094;a=9088094 City of Rocks et Gila Cliff NM voyageforum.com/...st=9089485;a=9089485
Zuni Pueblo, voyageforum.com/...st=9091283;a=9091283
Shiprock voyageforum.com/...st=9095816;a=9095816
Durango Silverton Railroad voyageforum.com/...st=9102131;a=9102131
Canyon of the Anciens et Hoveweep NM voyageforum.com/...st=9111809;a=9111809
MV voyageforum.com/...st=9113288;a=9113288
le circuit guidé Mistery Valley voyageforum.com/...st=9114201;a=9114201
2 nuits chez les Hopis pour visite guidée de Blue Canyon et Coal Mine Canyon voyageforum.com/...st=9121647;a=9121647
un grand bout de R66 avec Sitgreave Pass et Oatman https://voyageforum.com/v.f?post=9130229;a=9130229
En 3 semaines, 5757 km dont au moins 160 de pistes, certaines pas toujours très carrossables. J'hésite à écrire encore un carnet de voyage, la plupart de ces lieux sont insignifiants pour la majorité des lecteurs de VF. Il y a maintenant 710 CV sur les USA, au moins un nouveau chaque semaine. Mais je suis prêt à donner des infos sur les lieux visités.
Au passage, je tiens à remercier Isap29, Caribou44, Papj59 et les maîtres Sedonax et Wavemaster pour les infos qui m'ont aidé à bâtir ce voyage, ainsi que Itat dont l'absence se fait ressentir sur ce forum.
Bern
Haute route pyrénéenne: chaussures trails ou montantes? English translation pending
Bon à quelques mois du départ , petite question :
pour la traversée des Pyrénées par la HRP , j 'ai du mal à me décider entre prendre une paire de chaussures trails ou alors des chaussures randos montantes.
J 'ai testé les deux dans différents treks (Zanskar , atlas , Corse etc ) mais là , j 'hésite.
je suis preneur d'infos de vos expériences .
Merci .
Fred
Ps : HRP en juillet /août
Ps : HRP en juillet /août
Circuit dans les Pyrénées: quelle portion du GR10 ou hrp? English translation pending
Bonjour,
voilà, je me prévois un ptit circuit d'environ 7 à 10 jours, mi septembre, dans les pyrénées.
Quelle partie me conseilleriez vous sur le gr10 ou hrp ou les 2? une parmi les plus caractéristiques ou les plus belles de ces circuits.
Je partirai en autonomie quasi complète (tente et nourriture) pour 1 semaine ( peut être 2 nuits en refuge ou gite si possible).
Merci d'avance pour vos avis 😉
Où partir dans les Alpes cet été? (Savoie et Haute-Savoie) English translation pending
Bonjour à tous,
J'ai la grande chance d'avoir gagné une semaine de vacances dans une résidence de mon choix, parmi 13 lieux différents en Savoie et en Haute-Savoie, cet été. Il s'agit d'un constructeur spécialisé dans l'hôtellerie en montagne, qui nous propose donc une semaine en juillet ou août dans un appartement en résidence. Des installations qui ont l'air tout à fait convenables et confortables, ainsi qu'assez similaires d'un endroit à un autre, donc pas de problème de ce côté là.
En revanche, nous avons un petit problème d'inexpérience. Aucun de nous n'est allé plus de trois fois à la montagne dans notre vie, et nous sommes dans le blizzard complet en ce qui concerne le choix. En effet, dès qu'il s'agit de vacances, nous partons quasi-systématiquement à la plage. J'ai été une fois dans un Club Med en Suisse en hiver (j'avais 4 ans), et il y a une dizaine d'années à La Plagne dans un appartement en copropriété en été, où c'était vraiment pas terrible... En gros, nous n'avons pas vraiment envie de choisir quelque chose au pif et d'être déçus, une occasion pareille ne se représentera pas...
Alors, j'ai fait pas mal de recherches, mais force est de constater que c'est assez dur de trouver des avis pour tous ces endroits, et surtout une comparaison qualitative entre elles. Alors certes, il y a une sorte de petit tableau dans la brochure qu'on a reçu, mais elle n'est pas forcément très objective. D'après eux, tout est super, tout a ses qualités... Ce qui est peut-être vrai, mais ce qu'il nous faudrait plutôt, c'est des avis sur ces endroits, ce que je n'ai pas encore trouvé. Il y a bien des reviews sur les résidences, mais pas sur les communes elles-mêmes ainsi que leur environnement.
Est-ce que l'un d'entre vous, qui s'y connaîtrait bien, pourrait m'aiguiller? Me faire part de son expérience, conseils, ou me rediriger vers un site approprié? Nous recherchons en priorité un bel endroit, vert, peut-être proche d'une réserve naturelle, où l'on peut faire de belles randonnées, "découvrir", visiter des fermes... Un endroit pas forcément mort côté commerces non plus. Bref, un endroit beau et relaxant, peut-être plus "culturel" et "naturel" que sportif. Aussi nous aurons une voiture, donc la possibilité de faire un petit tour vers la Suisse ou le Val d'Aoste si proximité.
Les possibilités sont: Le Grand Bornand/Chinaillon ; Les Carroz-d'Arâches ; Samoëns ; Les Houches ; Les Saisies ; Saint-Martin de Belleville ; Les Menuires ; Peisey Vallandry ; Plagne Soleil ; Bourg-Saint-Maurice ; La Rosière 1850 ; Sainte Foy Tarentaise ; Tignes.
Voilà, je serais très reconnaissant à qui pourrait m'aider! Merci d'avance.
J'ai la grande chance d'avoir gagné une semaine de vacances dans une résidence de mon choix, parmi 13 lieux différents en Savoie et en Haute-Savoie, cet été. Il s'agit d'un constructeur spécialisé dans l'hôtellerie en montagne, qui nous propose donc une semaine en juillet ou août dans un appartement en résidence. Des installations qui ont l'air tout à fait convenables et confortables, ainsi qu'assez similaires d'un endroit à un autre, donc pas de problème de ce côté là.
En revanche, nous avons un petit problème d'inexpérience. Aucun de nous n'est allé plus de trois fois à la montagne dans notre vie, et nous sommes dans le blizzard complet en ce qui concerne le choix. En effet, dès qu'il s'agit de vacances, nous partons quasi-systématiquement à la plage. J'ai été une fois dans un Club Med en Suisse en hiver (j'avais 4 ans), et il y a une dizaine d'années à La Plagne dans un appartement en copropriété en été, où c'était vraiment pas terrible... En gros, nous n'avons pas vraiment envie de choisir quelque chose au pif et d'être déçus, une occasion pareille ne se représentera pas...
Alors, j'ai fait pas mal de recherches, mais force est de constater que c'est assez dur de trouver des avis pour tous ces endroits, et surtout une comparaison qualitative entre elles. Alors certes, il y a une sorte de petit tableau dans la brochure qu'on a reçu, mais elle n'est pas forcément très objective. D'après eux, tout est super, tout a ses qualités... Ce qui est peut-être vrai, mais ce qu'il nous faudrait plutôt, c'est des avis sur ces endroits, ce que je n'ai pas encore trouvé. Il y a bien des reviews sur les résidences, mais pas sur les communes elles-mêmes ainsi que leur environnement.
Est-ce que l'un d'entre vous, qui s'y connaîtrait bien, pourrait m'aiguiller? Me faire part de son expérience, conseils, ou me rediriger vers un site approprié? Nous recherchons en priorité un bel endroit, vert, peut-être proche d'une réserve naturelle, où l'on peut faire de belles randonnées, "découvrir", visiter des fermes... Un endroit pas forcément mort côté commerces non plus. Bref, un endroit beau et relaxant, peut-être plus "culturel" et "naturel" que sportif. Aussi nous aurons une voiture, donc la possibilité de faire un petit tour vers la Suisse ou le Val d'Aoste si proximité.
Les possibilités sont: Le Grand Bornand/Chinaillon ; Les Carroz-d'Arâches ; Samoëns ; Les Houches ; Les Saisies ; Saint-Martin de Belleville ; Les Menuires ; Peisey Vallandry ; Plagne Soleil ; Bourg-Saint-Maurice ; La Rosière 1850 ; Sainte Foy Tarentaise ; Tignes.
Voilà, je serais très reconnaissant à qui pourrait m'aider! Merci d'avance.
Garde de véhicule en France ou Belgique English translation pending
Hola hola,
nous sommes des Pyrénées-Orientales et envisageons de faire, cet été, en famille (avec 3 enfants de 10, 8 et 4 ans) un voyage en vélo, du ch'nord jusqu'au Danemark, aller-retour.
Nous monterions avec notre véhicule chargé des 2 tandems, depuis nos chères Pyrénées, et nous le laisserions sur place, dans le nord de la France ou le sud de la Belgique, le temps du périple.
J'ai donc plusieurs questions :
- où laisser notre véhicule dans le Nord, le temps de faire notre boucle ?
- quelles sont les voies vertes les plus appropriées pour pédaler avec enfants ?
- qu'est-ce que vous nous conseilleriez de voir et visiter dans le département du Nord, en Belgique, aux Pays-Bas et au Danemark ?
Merci de vos éclairages
GR10, GR11 ou HRP: balisage, gites, difficultés,... English translation pending
J'ai dans l'idée de marcher dans les Pyrénées d'une côte à l'autre (aller/retour) et du coup je me pose quelques questions existentielles.
J'ai noté qu'il y avait pour cela (au moins) 3 chemins possibles: le GR10, la HRP et le GR11 (côté espagnol)
Je démarrerai depuis la côte Atlantique, et ce probablement courant juin.
A première vue je serais tenté de commencer par le GR11, d'une part pour prolonger une immersion linguistique hispanique (j'aurai alors passé quelques mois en Espagne), d'autre part car supposant (peut-être à tort), que le risque d'être embêté par la neige sera moindre sur la partie Sud.
Les questions que je me pose sur ces 3 chemins, GR10, GR11 et HRP: 1) Sont-ils bien balisés au point où on puisse s'y passer de cartes? 2) Disposent-ils d'un réseau de gîtes suffisamment dense pour qu'on puisse s'y dispenser de prendre une tente? 3) Est-il nécessaire de réserver les gîtes à l'avance? 4) Ces chemins sont-ils accessibles aux simples randonneurs ou bien faut-il aussi être adepte de l'escalade? Sujet au vertige je n'aimerais pas me retrouver dans une situation où je serai pour cette raison amené à faire demi-tour. 5) Qu'en est-il de l'enneigement probable sur ces 3 chemins entre début juin et fin septembre? 6) Quid du ravitaillement en eau et en nourriture?
J'ai noté qu'il y avait pour cela (au moins) 3 chemins possibles: le GR10, la HRP et le GR11 (côté espagnol)
Je démarrerai depuis la côte Atlantique, et ce probablement courant juin.
A première vue je serais tenté de commencer par le GR11, d'une part pour prolonger une immersion linguistique hispanique (j'aurai alors passé quelques mois en Espagne), d'autre part car supposant (peut-être à tort), que le risque d'être embêté par la neige sera moindre sur la partie Sud.
Les questions que je me pose sur ces 3 chemins, GR10, GR11 et HRP: 1) Sont-ils bien balisés au point où on puisse s'y passer de cartes? 2) Disposent-ils d'un réseau de gîtes suffisamment dense pour qu'on puisse s'y dispenser de prendre une tente? 3) Est-il nécessaire de réserver les gîtes à l'avance? 4) Ces chemins sont-ils accessibles aux simples randonneurs ou bien faut-il aussi être adepte de l'escalade? Sujet au vertige je n'aimerais pas me retrouver dans une situation où je serai pour cette raison amené à faire demi-tour. 5) Qu'en est-il de l'enneigement probable sur ces 3 chemins entre début juin et fin septembre? 6) Quid du ravitaillement en eau et en nourriture?
Difficultés de la Haute Randonnée Pyrénéenne? English translation pending
Bonjour!
A eux qui ont déjà randonné par le HRP en pyrénées, pensez vous que ce soit un parcours difficile? Vraiment réservé aux initiés?
Je marche régulièrement et suis en forme mais je n'ai jamais fait de rando sur plusieurs jours, pensez vous que je puisse envisager de randonner par le HRP ou dois-je me contenter sur GR10?
Merci beaucoup!
A eux qui ont déjà randonné par le HRP en pyrénées, pensez vous que ce soit un parcours difficile? Vraiment réservé aux initiés?
Je marche régulièrement et suis en forme mais je n'ai jamais fait de rando sur plusieurs jours, pensez vous que je puisse envisager de randonner par le HRP ou dois-je me contenter sur GR10?
Merci beaucoup!