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Partir travailler ou faire du bénévolat en Espagne English translation pending
by Lysianne · 2009-01-24 · 9 replies
Bonjour à tous!

Cet été (à partir de début mai jusqu'à fin août), je voudrais travailler en Espagne pour améliorer mon espagnol (qui est intermédiaire) et aussi parce que j'adore ce pays. J'ai fait le chemin de Compostelle en 2006.

Je voulais savoir si vous avez déjà travaillé là-bas, soit dans les auberges de jeunesse ou de pélerins, comme Au Pair, wwoof, helpx (j'ai déjà été sur une ferme dans l'Ouest en helpx mais ça a été ma pire expérience de voyage, alors je me méfie de ça, avez-vous des bonnes adresses en Espagne), travailler au noir comme serveuse ou aux fruits, etc etc etc, en étant logé nourri et si possible avec un peu d'argent en plus. Et est-ce que c'est réellement dangereux de travailler au noir là-bas?

Je parle français anglais espagnol avec une base d'allemand et j'ai fait pas mal de voyages, sauf que je ne veux pas que ça fasse comme la dernière fois (Angleterre et France) et revenir cassée et traumatisée. En tout cas, j'ai le goût de partir, mais je retourne a l'université en septembre alors je voudrais revenir avec assez d'argent quand même, tout en ayant satisfait ma soif de voyage pour le reste de l'année (je sais pas comment je tiendrais à rester 3 ans à la même place pour étudier sans voyages!!!)

merci de me répondre car je suis confuse! j'ai hâte de vous lire,

Lysianne

PS Désolée de la longueur du message, mais ça m'a fait tellement de bien d'écrire tout ça! Sentez-vous libres de partager vos expériences
Liaisons en bateau entre quelles villes au Cambodge? English translation pending
by Piratesse · 2009-01-24 · 3 replies
bonjour, nous partons 15 jours au cambodge du 7 au 23 février. après 3 jours à phnom penh, nous partons vers kratie, puis siem reap, battambang et sihanoukville. nous aurions aimé prendre une fois le bateau. entre quelles villes cela est-il le plus judicieux, le plus jolie, le plus insolite? merci d'avance pour vos réponses.
Délai pour réservation d'un vol pour Ouagadougou au départ de paris? English translation pending
by Breizhdepart · 2009-01-23 · 7 replies
Bonjour,

quel délai faut-il prévoir pour une réservation de vol pour ouaga au départ de paris ? (si je pars en semaine).

merci, yvan.
Circuit Kuoni au Rajasthan et Népal English translation pending
by Popolas · 2009-01-22 · 21 replies
bonjour à tous ma femme sexag. moi septuagenaire desiront faire ce voyage en mars.Bien sur il semble magnifique mais nous nous demandons bien qu'en très bonne forme nous n'allons pas rentrer completement fourbus alors à ceux qui ont faire ce circuit merci de v/aide.D'ailleurs je previens que si nous partions je reviendrais vous demander encore des conseils.merci par avance popolas
Hôtel Concorde El Salam à Sharm el-Sheikh English translation pending
by Bernard37 · 2009-01-21 · 8 replies
Bonjour à tous,

Malgré de nombreux appels sur plein de forums, je vais y aller mais ni l'agence ni le TO ne peuvent préciser où je serai logé. Les recherches sur google me donnent des hôtels différents sur la carte et même le TO STI ne peut rien (ou ne veut se mouiller), je fais le circuit merveilles d'égypte option Sharm el Sheikh 5* sup et je sent qu'on me prend ( peut être à raison ) pour un C.. et j'ai envie de hurler.

C'est pourquoi je fais encore une fois appel aux amis, je promets retour avec commentaires détaillés.

Merci à tous de votre aide.

Bernard.
Travailler en Guadeloupe English translation pending
by Natine61 · 2009-01-21 · 18 replies
Bonjour à tous 😊 : Je vais prochainement m'installer en Guadeloupe et je suis à la recherche d'un emploi comme sécrétaire bilingue anglais, secrétaire polyvalente, agent d'accueil, emploi en collectivitées etc .... (en temps plein ou partiel sur Baie Malhault, Jarry, Pointe à pitre... j'ai absolument besoin d'un travail . J'ai commencé mes recherches mais j'ai besoin de plus de renseignements sur les secteurs qui recrutent le plus, les agences intérimaires etc ... N'hésitez pas à me contacter pour plus d'informations sur mon parcours professionnel, Cordialement,
Louer une voiture à Paris pour aller en Normandie et en Bretagne English translation pending
by Varginie · 2009-01-21 · 17 replies
Bonjour

Mon copain et moi viendrons visiter la france vers la fin avril. Nous ferons une semaine à paris et par la suite nous voulons faire une semaine pour visiter des coins de normandie et de bretagne

Avez vous de bonnes compagnies de location à nous conseiller? Économique?

Aussi, combien dois je m'attendre à payer pour les postes de payage?

Merci 🙂

Virginie
Conseil réchaud (msr/primus) pour voyage à vélo English translation pending
by Hcoriton · 2009-01-21 · 38 replies
Bonjour à tous, Préparant un voyage à vélo qui nous fera passer par les pays en Stan, et l'Hymalaya nous nous posons la question de quel réchaud prendre: la conseillère du vieux campeur nous a plutôt orienté vers la marque MSR. Mais en même temps en regardant les sites des autres cyclotouristes, ils prennent bien souvent la marque Primus. Alors entre Primus et MSR que choisir? merci!
Voyage au delta du Mékong avec une agence locale English translation pending
by Celadit · 2009-01-20 · 9 replies
Je suis en train de regarder les agences à Saigon pour un 3 jours dans le delta du Mekong. Sur papier, enfin sur internet, tout est beau et tout fait rêver. Comment choisir, cruel dilemne? Les guides, les forums avec leurs vrais et faux témoignages, internet.... Je me suis intéressée à Delta adventure tours parce des amis québécois l'avait utilisée il y a 4 ans. ils avaient été contents de leur tour, surtout du fait qu'ils étaient essentiellement sur l'eau et qu'ils avaient pu quitter le tour quelques jours pour visiter d'autres coins par leurs propres moyens et se joindre à un autre groupe pour rentrer à Saigon. Je suis donc allée voir les commentaires et je lis le pire sur cette agence, par ailleurs recommandée par le Lonely planet. Bref, vous me voyez venir, y en a-t-il, parmi vous, qui l'ait utilisée? Je sais que le guide retenu y fait beaucoup, je sais que c'est du tourisme de masse, ce que je voudrais savoir c'est si vous avez observé des manquements systématiques au programme prévu, ce qui est vraiment décevant.

Merci à tous
Faire venir une moto en Nouvelle-Calédonie English translation pending
by Fredgaelle · 2009-01-20 · 11 replies
Bonjour, je voudrais emmener ma moto en NC, pouvez vous m indiquer les frais de port, frais annexes et les conditions de voyage..
Riad à Marrakech: payer un acompte et le reste sur place? English translation pending
by Kajolka · 2009-01-19 · 11 replies
🙂Bonjour, devant nous rendre à Marrakech en mars on a trouvé des adresses mais je voulais savoir s'il est normal de devoir payer la totalité du séjour un mois avant ou pas ? D'habitude quelle que soit la destination c'est un acompte et la somme le 1er jour MERCI

kajolka
Quel hôtel pour séjour près de Puerto Plata? English translation pending
by 32Gduc · 2009-01-19 · 9 replies
Bonjour a tous Pour notre retraite recente !! mon epouse et moi envisageons de nous rendre en Rep Dom au mois de mars. Apres recherche nous avons un choix sur 4 hotels. Viva Wyndham tangerine à Cabarete Casa marina beach et Reef à Sosua Grand principe à Playa Dorada Bahia principe San Juan à playa Escondida . Pouvez vous nous aider dans le choix surtout au niveau plage la moins venteuse surtout merci a vous guy
Hôtel Indigo Pearl Nai Yang Beach Phuket English translation pending
by Vahins · 2009-01-19 · 8 replies
Bonjour,

Je décolle dimanche direction Phuket pour passer 15j à l'hôtel Indigo Pearl dans le nord ouest de l'île. Quelqu'un connait-il cet hôtel? Que pouvez-vous m'en dire? Je crois que l'hôtel est un peu excentré, loin de la foule et des commerces. Est-il facile de louer une moto de Nai Yang beach? Pour les excursions, est-ce qu'on trouve des agences locales intéressantes? Pour les connaisseurs, qu'est-ce qu'il ne faut absolument pas manquer comme excursion ou ballades dans Phuket et environ (on compte vraiment visiter l'île et les îles alentours). Merci par avance de tous vos conseils!
Sète-Tanger-Mauritanie-Mali en voiture: formalités? English translation pending
by Collindibar · 2009-01-18 · 14 replies
Salut les voyageurs,

En 2008, on est parti de Oran (Algérie) pour aller au Mali et puis remonté par la Mauritanie. On avait pris nos visas en France (coûteux).

Cette année, je pars le 27 janvier de Séte pour aller vendre des voitures (plus pour le fun que pour le bizzness) une 405 break et une mercedes 300 d (123T) break.

Question diverses:

Peut-on rentrer au Maroc avec des cartes grises barrées avec actes de vente?

Quelqu'un connaîtrait un garagiste cool à Tanger pour bosser sur nos voitures la 405 demande une sérieuses révisions.

Les voitures ne sont pas à nos noms, mais pas C.G. barrée, il faut que je fasse une procuration pour passer les frontiéres et bien sur j'ai un acte de vente Français. Cela suffit-il??

Peut-on prendre les visas pour la Mauritanie et le Mali sur la route? : entre temps j'ai trouver en cherchant pas de réponse à ma questions sur les visas, nous partons sans visa et on verra aux frontières.

Pour vendre les voitures au Mali ou en Mauritanie quelle sont les pièges a éviter, et quelle sont les formalités (roots ou autres)?

Quelles sont les prix que l'on peut espérer vendre ces voitures soit au Mali ou en Mauritanie?

Et enfin, nous sommes 2 à partir chacun dans une voiture, nous cherchons à partir de Séte le 27 janvier 2009 ou au Maroc jusqu'au 8 février un passager(e) par voiture Participation au frais de base (gasoil) voyage tranquille pas plus de 400 à 500 km par jour et des haltes souhaitées arrivé à bamako vers le 15 Février (à voir).

BONNE ROUTE

DIDIER
Deux Marseillais à Rio English translation pending
by Stef2Mars · 2009-01-17 · 41 replies
« Deux Marseillais à Rio »

Dimanche 26 octobre Galeão, 5h30 du mat. Les bagages récupérés, nous cherchons la sortie. A l’extérieur, il fait lourd. Nous ne supportons plus nos vestes. Le soleil n’a pas encore fait son apparition, mais la température dépasse déjà les 20° ! Nous voilà dans le bain. Impossible d’échapper aux sollicitations des taxis à l’affût de potentiels clients. Nous repoussons poliment leurs avances, préférant aux voitures jaunes l’autocar, plus économique. Vingt minutes plus tard, la navette de la compagnie Real pointe son nez. Santa Clara, Copacabana. C’est ce que je me contente de glisser au chauffeur qui hoche la tête. En espérant qu’il ait compris, je viens m’asseoir à côté d’Anne. Derrière les vitres défile la proche banlieue de la « cidade ». Et pour le moment, elle n’a vraiment rien de « maravilhosa » avec ses favelas où s’étale la misère. Cramponnés à nos fauteuils, nous faisons connaissance avec la conduite à la brésilienne. Je me souviens avoir évoqué les automobilistes italiens sur Voyage Forum. Un post qui m’avait d’ailleurs attiré les foudres d’un membre sans doute originaire de la botte et visiblement froissé par mes propos. Ce dernier louait mon culot, soulignant qu’un Marseillais été bien mal placé pour critiquer la façon de conduire des transalpins. Et bien, qu’il soit rassuré ! Car si Naples et Rome sont cauchemardesques pour les piétons, ce n’est rien en comparaison de Rio ! Dépassements dangereux, vitesse excessive, feux rouges grillés… Je vous en passe et des meilleures. Ayrton Senna a visiblement fait des émules dans son pays, et pas seulement sur les circuits de F1. Moins d’une heure de trajet et l’on nous dépose sains et saufs sur l’Avenida Atlantica. Nos sacs sur le dos, nous pénétrons dans Santa Clara. J’ai mon plan du quartier dans les mains mais je n’hésite pas toutefois pas à demander mon chemin. Un marchand de journaux nous explique clairement où trouver la rua Lacerda Coutinho. Au numéro 45, le Bamboo Rio Hostel, une adresse discrète adossée au pied d’une colline. Nous sommes bien en avance sur l’horaire prévu. A la réception, un imbroglio administratif nous attend… Un bug a semble-t-il perturbé notre réservation en ligne. Résultat des courses, la première nuit a été enregistrée mais pas les deux suivantes. Idem pour la seconde partie du séjour à Rio prévue ici même. Dans un anglais qu’elle manie difficilement, la réceptionniste nous invite à laisser nos bagages dans le hall, d’aller faire un tour et de revenir d’ici deux heures afin qu’elle puisse trouver une solution avec le gérant. Vu les options qui nous sont offertes, nous nous exécutons. A deux pas du Bamboo, découverte de l’Apolo, une sorte de boulangerie où nous prenons place pour un petit déj qui commençait à se faire désirer. Café pour Anne, chocolat chaud pour moi, et gâteaux pour tout le monde. C’est acté, ce sera notre squat pour les matinées à venir. Rassasiés, nous ne pouvons pas faire autrement que de prendre la direction de la plage. Ciel bleu et soleil sont présents. Peaux blanches et jeans baskets, on ne passe pas inaperçus. Autant déambuler avec une pancarte « TOURISTE » autour du cou. Les vendeurs à la sauvette se succèdent tous les 50 mètres, arborant bracelets, t-shirts, casquettes et bibelots en tous genres. L’un d’eux, moyennant 15R$, réussi à me refourguer un paréo aux couleurs de la « bandeira brasileira ». Une courte pause sur un banc ne tarde pas à se transformer en petite sieste pour Anne qui essaye de terminer sa nuit. Au terme de Copa, nous tournons les talons et rentrons à l’hôtel. Nous avons enfin une chambre, du moins pour la nuit à venir. Nous installons donc nos quartiers dans une pièce exiguë occupée par deux lits superposés et une salle d’eau. Nous y déballons le minimum car il faudra déménager dès le lendemain matin. De toute façon, nous disposons de si peu d’espace que le problème ne se pose même pas. Une douche salvatrice pour nous requinquer et nous quittons nos pénates. Il est 14h passé, nos estomacs se manifestent. A l’angle de l’Avenida Atlantica et de Santa Clara, un resto au nom bien franchouillard : « la Maison ». Pour pas cher, nous mangeons si copieusement que nous ne viendrons jamais à bout de nos assiettes. En guise de digestion, une balade s’impose. Anne et moi optons pour traîner sur Copacabana le restant de la journée. Pas très rassuré jusqu’à lors par tout ce que j’avais pu lire sur la dangerosité de Rio, j’hésite encore à sortir mon numérique. Mais l’envie l’emportant sur la précaution, je me décide à réaliser mes premiers clichés. J’entame une longue série de photos par des sculptures de sable. Anne ne tient plus le coup, elle souhaite rentrer pour se reposer. Je l’accompagne jusqu’à Santa Clara puis guide mes pas vers le Othon Palace, un établissement de luxe planté au milieu de l’Avenida Atlantica. Un ascenseur me hisse au dernier étage qui héberge un bar et une piscine. Mais c’est surtout un point de vue imprenable sur la plus célèbre plage du monde que je découvre. Vagues de mosaïques, palmiers, parasols multicolores, écume de l’océan… Rien n’échappe à mon appareil. Le soleil disparaît lentement. Je m’en vais rejoindre Anne. Elle a un peu dormi, mais pas suffisamment pour reprendre des forces, et ne trouve pas le courage de sortir à nouveau. Je me charge donc d’aller acheter de quoi grignoter dans le quartier. Ainsi prend fin notre première soirée à Rio. Nous avons vraiment besoin de repos. Demain, nous attaquons les visites…

Lundi 27 octobre La nuit a été des plus bénéfiques. La chambre jouxtant la forêt, le chant des oiseaux nous tire doucement des bras de Morphée. Une douche rapide et nous filons à l’Apolo. Le planning de la journée n’est pas encore établi. Mais d’ores et déjà, Corcovado et Pain de Sucre sont à exclure, car le ciel laiteux qui plane sur nos têtes ne s’y prête guère. Ce sera donc le Jardin Botanique. Je consulte la liste des lignes d’autobus que j’ai déniché sur le web avant le départ. Mon papier m’indique le 572, mais outre le numéro, je ne dispose pas davantage d’indices. Et trouver le bon transport se révèle être un sacré casse-tête. Les principales lignes sont circulaires, il y a plusieurs abribus sur une même rue et certains n’affichent aucune information ! On se fait indiquer par des passants l’arrêt correspondant sur Barata Ribeiro, une quatre voies à sens unique comme la majorité des artères de Copa. La circulation automobile y est dense, composée en grande partie de taxis et de bus. Le notre ne tarde pas. Cela devient une habitude, je demande confirmation de la destination auprès du chauffeur, sait-on jamais. Un receveur encaisse nos piécettes et nous fait passer par un tourniquet. Original. Un petit quart d’heure de route et l’on nous fait signe de descendre. Nous y voilà. 4R$ chacun pour entrer, c’est cadeau. Cet espace de verdure, deux fois centenaire, s’étend sur plus de 130 hectares entièrement dédiés à la flore mondiale. On ne peut être qu’impressionné par les allées de palmiers impériaux, dont la cime semble tutoyer les cieux. Des héliconias écarlates font briller les yeux d’Anne, fervente amatrice de fleurs tropicales. Cet endroit respire le calme. Seuls le crissement des bambous géants caressés par le vent et des mélodies d’oiseaux parviennent à troubler cette quiétude. La minuscule silhouette du Cristo Redentor peine à se détacher d’un ciel qui tend désormais vers le gris. Soudain, au détour d’un chemin, sous le regard amusé de privilégiés, deux puis trois singes « macaco-prego » descendent des branches les plus hautes en quête de nourriture. Ils viennent chiper un morceau des énormes fruits jaunâtres du jacquier, un arbre tropical qui prolifère dans le parc. Un peu plus loin, ce sont deux ouistitis qui cherchent de quoi se ravitailler près d’un banc abandonné par des enfants. Le Jardin Botanique est tout proche de Tijuca, la plus grande forêt urbaine du monde. Approcher aussi facilement des singes en liberté n’est donc pas si surprenant. Nous sortons du jardin pour nous rendre au Lagoa Rodrigo de Freitas, une immense étendue d’eau située à quelques minutes de marche. Mais il nous faut traverser une route pour y accéder. Etre un piéton, c’est pourtant si simple partout ailleurs. Oui, partout, sauf à Rio. Sûrement le troisième sport national après le foot et le volley… Sans avoir manqué de laisser nos vies sur le bitume, l’obstacle est victorieusement franchi. Les ventres commencent à gargouiller, il est temps pour nous de les remplir. Un resto snack en bordure du lac fera l’affaire. Nous tombons par hasard sur le siège du Clube de Regatas do Flamengo. Créé à l’origine pour la pratique de l’aviron, ce club a vu sa section football devenir au fil des décennies l’une des plus titrées du Brésil. Anne et moi entrons pour jeter un œil. Piscines, terrains d’entraînement et courts de tennis agrémentent ce joli complexe sportif. Dans la salle des trophées s’alignent les coupes et les récompenses glanées dans chaque discipline. Le rayon foot n’est pas en reste avec notamment la prestigieuse Coupe Intercontinentale remportée en 1981 par la bande à Zico face aux Anglais de Liverpool. Notre itinéraire se poursuit naturellement jusqu’à Ipanema, l’autre fameuse plage de Rio. Les fesses incrustées dans le sable fin, le Morro Dois Irmãos pour décor, nous prenons la pose à tour de rôle pour une petite séance photo. Puis on s’attable un instant sur le front de mer pavé de mosaïques pour plonger une paille dans une coco bien fraîche. Un artiste expose ici diverses peintures inspirées des beautés de Rio. L’une de ses œuvres attise notre envie, mais le prix nous refroidi un peu. Entre hésitations et marchandages, nous repartons finalement avec la toile qui trouvera sa place dans notre salon. Nous atteignons tranquillement la Pedra do Arpoador, belvédère naturel séparant Copacabana et Ipanema. En contrebas, les surfeurs défient les vagues de l’océan qui s’échouent sur la Praia do Diabo. Arpoador semble être le coin romantique par excellence. Le coucher de soleil depuis ce promontoire rocheux est réputé magnifique, mais nous n’aurons hélas pas le loisir de le vérifier. Les nuages qui tapissent l’horizon empêchent l’astre du jour de nous offrir ses plus belles couleurs. Deux ou trois clichés tout de même, mais on ne campe pas bien longtemps. Le spectacle ne sera pas pour ce soir. On reviendra si l’occasion se présente et à condition que le ciel veuille bien y mettre un peu du sien. Ce soir, pas de prise de tête pour le dîner. Nous échouons dans un fast food. Dernier petit détour par l’Othon afin d’admirer la vue panoramique, avec Anne cette fois-ci. La nuit est tombée sur la ville. Parasols et paréos ont déserté le sable refroidi. Eclairés par les lampadaires de l’Avenida Atlantica, quelques gamins courent après un ballon. Jusqu’à quelle heure vont-il encore taper le cuir ? Pour nous en revanche, la journée s’achève…

Mardi 28 octobre Petit flash-back. Fin septembre, rivé sur mon ordi, je navigue sur le web. Je suis en pleine préparation du voyage. Mais j’ai un peu de mal à dénicher des infos très précises sur le football brésilien. Google me renvoie vers le blog d’un dénommé Sergio. C’est un passionné de football qui vit à Rio et qui supporte Flamengo. Il propose ses services en qualité de guide pour assister à un match ou tout simplement pour répondre aux questions des internautes. Je crois que j’ai trouvé la bonne personne. Je lui envoie un mail afin qu’il m’aide dans mes investigations. Il me répond très gentiment et, dans un français remarquable, m’explique précisément à quelles rencontres je peux assister lors de mon séjour, où et comment me procurer les billets, les tarifs, etc… Retour à Rio, un mois plus tard. En ce mardi matin, je reçois un mail signé Sergio. Il m’informe de l’ouverture officielle de la billetterie pour Flamengo-Portuguesa, match du championnat brésilien qui doit se tenir dans quatre jours. Ce qui tombe bien, car la visite du Maracanã étant au menu du jour, autant faire d’une pierre deux coups. Si le bus est de loin la meilleure option pour accéder aux principales attractions touristiques de la ville, le métro s’avère en revanche plus approprié pour rallier des points plus éloignés tel que le stade. A la station Siqueira Campos, la plus proche du Bamboo, nous empruntons pour la première fois les couloirs souterrains de Rio. Achats de cartes magnétiques que la machine avale dès la première validation. Les rames sont très spacieuses, rien à voir avec les wagons étriqués des métros européens. Changement à Estacio, unique carrefour des deux lignes que compte la ville. Le stade est cerné par les bidonvilles. Il y en aurait plus de 700 dans la seule ville de Rio ! Des agences de voyage proposent même à leurs clients des excursions dans Rocinha, la plus grande favela d’Amérique du Sud. Un peu trop malsain pour nous, on se contentera des classiques. Nous voici donc devant les grilles de l’Estadio Jornalista Mario Filho, mondialement connu sous le nom de Maracanã. Depuis le temps que j’en rêvais ! Mais je ne m’extasie pas bien longtemps. Ma bien-aimée est là pour me rappeler que la priorité du moment, ce sont les billets pour la rencontre de samedi. Les infos de Sergio sous le nez, Anne me suit à la recherche des précieux sésames. Ne me demandez pas comment on s’y est pris, mais une heure et deux tours de stade plus tard (et croyez-moi qu’il est grand !), nous n’avions toujours pas trouvé le guichet en question. Finalement, c’est chose faite grâce aux indications des supporters présents autour des grilles, et auprès desquels nous avons parlementé dans un spanglish approximatif. Le fameux guichet 8, ce sont en fait deux petits fenestrons creusés dans un mur (à l’époque médiévale, on aurait appelé ça des meurtrières…) par lesquels des employés cachés délivrent les tickets. Cela nous revient à 30R$ par personne, soit une dizaine d’euros. Le « futbol » est un sport grandement populaire au Brésil, et assister à un match ne coûte pas bien cher. Nos poches sont désormais vides. Nous visitons le quartier voisin dans l’espoir d’y trouver une banque. Nous questionnons une passante qui nous renvoie à une autre. Cette dernière habite ici et parle un peu français. Quelle chance ! Elle pourrait se contenter de nous indiquer où retirer de l’argent, mais elle nous prend en main et se propose de nous accompagner. Nous suivons donc Marisa - c’est son prénom - dans la première agence bancaire qui se présente. Elle se renseigne auprès d’un employé pour savoir si nos cartes de retrait peuvent y être utilisées. Raté ! Deuxième essai un peu plus loin. Idem. Nous poussons alors la porte d’une station service dans laquelle se trouve un distributeur « 24 Horas ». Le sigle Visa est apposé sur la machine, c’est bon signe. Nous tirons de quoi tenir plusieurs jours. Sourires aux lèvres, nous rejoignons Marisa qui faisait le guet à l’entrée. Nous redescendons la rue pour revenir là où nous l’avions rencontré. Nous l’embrassons et la couvrons de remerciements. Sans son aide, je pense qu’on aurait pu galérer bien longtemps. Nous pouvons maintenant partir à l’assaut du stade. Mon numérique s’attarde sur les plaques du « Hall of Fame » qui fleurissent à l’entrée. Garrincha, Romario, Ronaldo... Les plus grands joueurs de la Seleção ont laissé ici leurs empreintes de pieds. La visite débute par la présentation de Flamengo, Fluminense, Botafogo et Vasco. L’histoire et les principaux faits d’armes des quatre grands clubs cariocas sont retracés via une expo photo. Sur un mur voisin, une énorme plaque rend hommage à l’équipe nationale qui remporta la Coupe du Monde en 1958, la toute première pour le Brésil et pour un gamin de 18 ans, un certain Pelé. Après avoir découvert les vestiaires et la salle d’échauffement, nous abordons un couloir décoré des portraits géants des idoles de tout un pays. Anne me mitraille alors que je pose aux côtés de Ronaldinho et de Kaka. Au bout du tunnel, l’arène nous attend. C’est étrange, mais du bord de la pelouse, ce colosse de béton n’en n’impose pas tant que ça. Bâti pour la Coupe du Monde de 1950 que le Brésil perdit face à l’Uruguay (un véritable drame national !), il pouvait alors contenir jusqu’à 200.000 personnes ! Mais après des années de travaux et de mises aux normes, sa capacité fut réduite à 95.000 places. De nouveaux chantiers sont prévus très bientôt car le Brésil organisera la Coupe du Monde de 2014. Mais pour l’heure, le Maracanã accueille certains matchs de la Seleção, mais surtout les rencontres des meilleurs ennemis de Rio, Flamengo et Fluminense. D’ailleurs, les derbies entre ces deux équipes, les « Fla-Flu » comme on les surnomme ici, déclenchent la passion de toute une ville ! Anne et moi posons pour une photo souvenir. Il nous faut grimper dans les tribunes pour mieux apprécier l’immensité de l’enceinte. En temps normal, nous devrions pouvoir admirer le Cristo Redentor, mais le sommet du Corcovado est noyé sous d’épais nuages… Le soleil n’est encore pas de la partie aujourd’hui. Nous ne tardons pas à déserter les abords du stade. Non sans avoir au passage relevé dans le hall d’entrée une citation de Mario Filho. Le journaliste y a résumé avec humour l’engouement que le football peut susciter auprès du peuple brésilien : « E mais dificil deixar de amar um clube do que uma mulher ». Traduisez par : « Il est plus difficile d’arrêter d’aimer un club qu’une femme ». La gente féminine appréciera… Un rapide trajet en métro jusqu’à la station Carioca. Il est presque 14h30. Nous déjeunons dans un Bob’s, le Mc Do local. Bon, c’est vrai, de la malbouffe à la sauce carioca, ça reste de la malbouffe ! Sur mon plan, j’ai repéré deux ou trois curiosités à voir dans le coin. Autant vous le dire tout de suite, le Centro n’est pas le quartier le plus touristique de la ville, loin s’en faut. Nous improvisons une balade qui nous amène pour commencer à la Nossa Senhora de la Candelaria. Nous y entrons brièvement pour l’admirer. Nous arrivons ensuite devant une autre église, celle attenante au Monastère de São Bento. Mais l’intérieur est si sombre que même avec mon flash je ne réussis pas à capturer d’images potables. Ce qui m’amuse davantage, c’est ce que nous apercevons de l’autre côté de la rue. Un terrain de football sur le toit d’un parking ! J’adore ! Je shoote sans retenue. L’insolite, nous le rencontrons également un peu plus tard lorsqu’un groupe de jeunes, armés de palangrottes artisanales, s’amuse à ramener d’énormes poissons des eaux de Guanabara. On s’en voit même proposer… Euh, sans façon non ! Notre vadrouille s’achève sur la Praça XV, en référence au 15 novembre 1889, date de la proclamation de la République. On y trouve le modeste Paço Imperial, ancien palais reconverti en musée, ainsi que la statue équestre un peu altérée du Général Osorio, un politique brésilien. La station Carioca est toute proche, la boucle est bouclée. Nous tirons jusqu’à la route menant à Lapa. Derrière l’immense cube de métal qui abrite le siège de la Petrobras, la Catedral Metropolitana nous dévoile sa surprenante structure conique. Le cœur de cet édifice est illuminé par quatre vitraux vertigineux qui s’élancent jusqu’au sommet, un immense cercle serti d’une croix translucide. Anne et moi continuons sur l’Avenida Republica do Paraguai d’où nous apercevons les Arcos de Lapa, un ancien aqueduc sur lequel circule désormais le vieux tramway de Santa Teresa. Justement, nous décidons de finir la journée par une virée en tram. Nous sommes parmi les premiers à monter à bord de cette machine d’un autre temps. Et nous faisons bien, car le wagonnet jaune se rempli rapidement de nouveaux passagers. Les plus chanceux se serrent sur les banquettes de bois, les retardataires devant se contenter du marchepied. Après une longue attente, le « bondinho » se réveille brutalement. Le franchissement périlleux des Arcos de Lapa marque le début d’un circuit d’une heure à travers les rues sinueuses de Santa Teresa. Nous en revenons enchantés, tant et si bien que nous convenons de renouveler l’expérience au retour d’Iguaçu. Il est 19h30. L’obscurité s’est emparée de la ville. Un copieux dîner dans un resto de Santa Clara conclura parfaitement une journée riche en émotions...

Mercredi 29 octobre Depuis notre arrivée à Rio, nous cherchons de quelle manière rallier l’aéroport en autocar. En vain. Sur Copa, nous en avons vu passer plusieurs, mais impossible de savoir d’où ils viennent et surtout où ils s’arrêtent. Nous ne prendrons pas de risques, c’est un taxi qui nous amènera à Galeão. Ce matin, on s’est levé plus tôt que d’habitude. Nos bagages bouclés depuis la veille, nous faisons une halte à l’Apolo avant d’attraper un taxi sur Santa Clara. Il nous demande 40R$. C’est ce que nous avions prévu, nous embarquons. La circulation est fluide, l’aéroport est bientôt en vue. L’enregistrement des bagages vite expédié, nous nous accordons une séance de lèche-vitrine avant le décollage. A 10h20 et des poussières, l’appareil s’élance, cap à l’ouest. Pour tuer le temps, on s’adonne au rituel des cartes postales. Au terme de trois heures de vol, ponctuées d’une escale à Curitiba, l’avion atterrit sur le tarmac détrempé du champêtre aéroport de Foz do Iguaçu. Il tombe des cordes. Décidément, la météo est bien cruelle avec nous. Nos sacs sur les épaules, Anne et moi nous dirigeons vers la sortie. Le guide de l’agence Brésil Découverte nous guette, nos noms inscrits sur un panneau. Il se présente à nous dans un français hésitant, et sur le ton de la plaisanterie : « Je m’appelle Edio, attention pas idiot !». Sur ce coup-là, il aura perdu l’occasion de se taire… A l’extérieur, un van nous récupère. Edio ne m’a pas encore réclamé les vouchers, ce qui m’étonne un peu. Mais bon, je me dis qu’il doit avoir l’habitude, ça ne m’inquiète pas davantage. Le chauffeur décharge tout son petit monde devant les portes du San Martin Hotel. Edio nous abandonne aussi vite. Il nous récupèrera dans une petite heure pour nous emmener au Parc des Oiseaux Tropicaux. Nous voilà seuls à nous débrouiller avec le réceptionniste. Mais le type à beau feuilleter à plusieurs reprises les pages de son registre, nos noms ne figurent nulle part ! Troublé, je sors mes papiers. Nous ne sommes pas au bon endroit. Pas de panique. Nous stockons les bagages dans le hall et, affamés, nous prenons une table au restaurant de l’hôtel pour déguster un repas chaud. Edio se pointe avec un léger retard. Nous lui expliquons son erreur. Les sacs à dos réintègrent le coffre du van. Un court trajet et on nous dépose sur le parking du site. La pluie est plus que jamais présente. Et nous n’avons pas l’ombre d’un parapluie ! Edio, en bon guide qu’il est, nous achète nos billets et nous lâche à l’entrée. Colibris, ibis rouges, toucans, perroquets et aras multicolores cohabitent au cœur de cette réserve tropicale. Tropical l’est tout autant le déluge qui s’abat sur nos têtes, nous empêchant de profiter pleinement de la visite. Des rares photos que je tente de faire, le résultat s’avèrera désastreux. Nous retrouvons Edio dans une boutique après une bonne heure et demie sous la flotte. Trempés jusqu’aux os, le van nous rapatrie jusqu’au bon logement cette fois-ci. L’Iguassu Charm Suites est une belle pousada proche du centre ville de Foz do Iguaçu. La chambre est spacieuse, elle nous convient parfaitement. Premier réflexe en arrivant, nous débarrasser de nos vêtements humides. Nous tentons de les faire sécher avec les moyens dont nous disposons, c'est-à-dire pas grand-chose. Pendant que certaines fringues pendent sur des cintres, je m’attaque au jean gorgé d’eau de ma chère Anne avec un sèche-cheveux branché sur du 110 ! Au bout d’une demi-heure, le résultat n’est guère encourageant, je stoppe mes efforts. Des habits secs sur le dos, nous partons dîner dans le centre. Nous trouvons facilement un restaurant. Nous y mangeons abondamment et ce à un prix raisonnable. Le repas terminé, on se contente d’une petite flânerie dans le supermarché local, plus par curiosité que par nécessité. D’ailleurs, nous en ressortons les bras vides. Cette soirée aurait dû s’achever de la sorte, mais c’était sans compter sur un évènement inattendu. Figurez-vous qu’on ne trouva plus notre chemin ! A l’aller, encore éclairés par un soleil couchant, nous avions dévalé avec insouciance une longue avenue menant au centre ville. Mais la nuit est apparue et nous voilà bêtement piégés par l’obscurité. Au bout d’une bonne demi-heure de déambulations et d’inquiétude, nous décidons de frapper à la porte d’une maison. Par chance, j’avais gardé dans la poche de ma veste un papier avec les coordonnées de notre hôte, informations qu’Anne aussi bien que moi n’avions même pas pensé à retenir. Une femme se présente à nous et nous indique la direction à suivre. Nous n’étions en réalité pas si perdus que ça, encore fallait-il connaître les lieux. Encore une péripétie à classer au rayon des anecdotes. Remis de nos frayeurs, nous ne tarderons pas à nous endormir…

Jeudi 30 octobre La nuit s’est très bien passée. Dans la salle à manger, une multitude de gâteaux, pains et fruits sont dispersés sur une grande table. Il n’y a que l’embarras du choix. Alors que je me restreins au classique cacao et tartines de confiture, Anne ne peut s’empêcher de goûter à toutes les sortes de pâtisseries qui sont à sa portée. Le ventre plein, nous rejoignons le van stationné devant la pousada. La pluie de la veille a cessé, mais les nuages eux, n’ont pas disparu. Une petite demi-heure de route est nécessaire pour atteindre le Parc National d’Iguazu. Le passage de la frontière brésilo-argentine se fait sans aucun souci. A l’entrée du site, je me procure un plan, histoire de suivre le déroulement de la journée. Edio nous amène jusqu’à une petite gare. Il nous faut en effet emprunter un train puis marcher un petit kilomètre pour approcher l’une des principales attractions, la Garganta del Diablo (Gorge du Diable). Depuis le belvédère stratégiquement placé, Anne et moi sommes émerveillés par cette cascade de 90 mètres, la plus haute du parc. Ces tonnes d’eau qui se déversent forment des embruns, rendant la prise de photos délicate. De petits malins exploitent à merveille la situation en faisant commerce de cirés et de parapluies ! Après être revenus sur nos pas, la visite se poursuit par le circuit inférieur qui permet d’explorer les chutes d’en bas. Nous y croisons de nombreuses personnes avec un maillot de bain comme unique vêtement. Et pour cause, ils vont se placer au plus près des torrents pour une douche 100% naturelle. L’expérience est tentante, mais nous n’avons pas l’équipement pour les imiter. 11h50. Après avoir conversé avec un employé posté à un guichet, Edio nous remet les tickets pour la balade en bateau. Comme à son habitude, il ne nous donne aucune explication, si ce n’est qu’il nous attendra au terme de notre parcours d’environ une heure trente. Il aurait pu par exemple nous dire que notre embarcation partait à 12h ! Nous descendons prudemment la petite voie pentue menant à la rivière, et alors que nous nous apprêtons à intégrer le zodiac, on se fait gentiment refouler. Je suis furieux lorsque je comprends que la navette de midi vient de nous passer sous le nez ! Maudissant Edio pour cette nouvelle bourde, je suis Anne dans la remontée du sentier jusqu’au guichet. Là, l’employé nous confirme qu’il nous faudra patienter une petite heure pour le prochain départ. C’est parfait, ça me laisse assez de temps pour me calmer. 13h. Cette fois-ci, c’est la bonne. Nous ôtons chaussures, chaussettes, et retroussons les pantalons dans le but de limiter les dégâts. Quelle naïveté de notre part ! Nos effets à l’abri dans des pochettes étanches, nous sommes prêts pour le moment fort de la journée. Le zodiac démarre bientôt, garni d’une trentaine de passagers, et s’approche doucement des torrents. En quelques secondes, la foule se retrouve noyée sous des trombes d’eau. Le pilote prend plaisir à zigzaguer d’une cascade à l’autre avant de ramener une deuxième puis une troisième fois son embarcation sous une nouvelle rincée. Nous voilà trempés comme si on avait plongé dans l’eau tout habillés. A peine les pieds posés sur la terre ferme, nous enchaînons par une traversée de la forêt à bord d’un camion. Afin de savoir dans quelle langue elle va s’exprimer, la guide qui nous accueille questionne les participants sur leur nationalité. Et elle ne va pas être déçue. Français, Italiens, Espagnols, Britanniques, Argentins, etc… Bon, alors ce sera anglais pour tout le monde. Tandis que le véhicule s’enfonce dans l’épaisse jungle, elle délivre à son auditoire diverses explications sur les espèces végétales qui peuplent cet espace naturel préservé. En mauvais élève, je n’écoute que d’une demi oreille son discours et concentre mon attention sur ce qui nous entoure. 14h30. Le camion stoppe sa course. Evidement, Edio n’est pas un brin surpris de nous voir réapparaître avec une bonne heure de retard. Mais le meilleur reste à venir… Alors que nous manifestons auprès de lui une faim insistante, nous le suivons vers un établissement qu’il nous dit connaître à deux pas de là. Il va enfin nous être utile ! Je ravale vite mes pensées. Il nous fait sortir puis semble aussi surpris que nous de ne trouver trace d’un quelconque restaurant. Là, il ose nous proposer de rentrer à notre hébergement pour y déjeuner. Mais lorsque ma chère et tendre le questionne sur le programme de l’après-midi, il ne se démonte pas en lui répondant que les visites de la journée s’arrêtent là. Pour Anne, qui a fait preuve jusqu’à présent d’un sang-froid admirable, c’est la goûte d’eau qui fait déborder le vase. Elle me prend le plan des mains pour le coller sous le nez d’Edio et lui fait remarquer preuve à l’appui qu’il a omis l’un des itinéraires. Gêné, il nous fait donc réintégrer le parc pour trouver un snack. Anne donne sèchement congé à notre guide afin que nous puissions manger en paix. Enervée, elle grommelle que s’il avait l’intention de profiter du restant de l’après-midi en nous lâchant à Foz, il a eu tout faux. Et elle a bien l’intention de squatter les lieux pour en découvrir les moindres recoins. Le repas achevé, Edio nous conduit jusqu’au petit sentier où débute le parcours supérieur des chutes. Il se propose de patienter là et de nous laisser continuer seuls. Nous le plantons, soulagés de nous débarrasser pour un temps d’un guide plus encombrant qu’autre chose. Et le temps, nous le prenons ! Suivant une passerelle qui domine et enjambe les cascades, nous pouvons les admirer sous un angle nouveau mais tout aussi merveilleux. Mon numérique est en pleine effervescence devant l’impressionnant mur d’eau formé par le Salto San Martin. Une fois n’est pas coutume, les nuages gris en suspension au-dessus des torrents se fondent bien dans ce décor sauvage. Papillons aux couleurs éclatantes posent également devant mon objectif. Edio nous aura attendu 90 bonnes minutes au final. Mais avant de partir, passage obligé par les boutiques de souvenirs. Le hic, c’est que nous nous trouvons en territoire argentin. Certes, nous pouvons régler en réals brésiliens, mais c’est en pesos que la monnaie nous est rendue… S’ensuit alors pour Anne et moi une séance de calcul mental à vous filer une migraine. Mais je perds vite patience à jongler entre les devises et tente de convaincre Anne de freiner sa fièvre acheteuse. Il est 17h30 environ quand nous retrouvons le proche Brésil. De retour à la pousada, nous convenons avec Edio d’un horaire pour le lendemain. Nous partons ensuite en direction du centre. Pour éviter de nous paumer une nouvelle fois, nous prenons un ou deux repères. Nos pas nous mènent un peu plus loin que la veille, en chasse d’une curiosité à se mettre sous les yeux. Mais Foz n’est définitivement pas d’un grand intérêt touristique. Principalement dédiée à l’hôtellerie, elle ne semble exister que par la présence des Cataratas voisines. En cette douce soirée, nous nous contenterons seulement d’un dîner en terrasse. Nous faisons ainsi nos adieux à cette ville, sans vraiment de regrets…

Vendredi 31 octobre Le soleil daigne enfin se montrer. Ca tombe bien, nous repartons cet après-midi ! Notre hôte nous fait part de l’existence d’une boutique de souvenirs à la sortie de la ville. Frustrés du peu d’emplettes que nous avons eu le loisir d’effectuer jusqu’ici, l’info est la bienvenue. Nous demandons à Edio d’y faire une halte avant de nous rendre aux chutes. Le magasin en question, au nom évocateur de « Tres Fronteiras », est en fait un véritable hypermarché. Du calendrier illustré des « Cataratas » aux toucans de bois, en passant par les produits artisanaux sud-américains, il y a ici de quoi ravir le plus exigeant des touristes. On nous laisse quartier libre une petite demi-heure, plus qu’il n’en faut pour faire marcher la carte bancaire. L’exploration du côté brésilien est assez courte. 90 minutes nous suffisent pour sillonner le chemin balisé qui fait face à l’Argentine. Ce sont des vues inédites qui se dévoilent devant nous. Aidé par un soleil radieux, je parviens à réaliser de superbes images, agrémentées pour la plupart d’arcs-en-ciel féeriques ! Je capture également une petite dizaine de séquences vidéo de la grandeur du spectacle dont nous sommes les témoins. Une passerelle de bois et de métal permet au visiteur d’accéder au cœur de la rivière. Cernés de part et d’autre par des torrents assourdissants, Anne et moi nous y aventurons pour un ultime frisson. A l’extrémité du promontoire, on peine à distinguer la Garganta del Diablo derrière un rideau de vapeur d’eau. Les photos y sont très difficiles à faire. Alors on se contente d’admirer la puissance de la nature. Les yeux écarquillés par tant de beauté, nous prenons congé des merveilles d’Iguaçu pour rejoindre l’aéroport. Nous disons au revoir à Edio, sans regrets et sans pourboire. Le vol est prévu pour 14h, nous avons le temps de prendre un repas avant d’embarquer. Nous nous installons dans une cafétéria pour reprendre des forces avant les trois heures de voyage qui nous attendent. Avec un peu de retard sur l’horaire, nous finissons par décoller. Derrière le hublot, la nature nous offre un dernier récital. Un fleuve couleur ocre serpente à travers une verte et dense jungle, ce qui est du plus bel effet. 17h30. L’appareil effleure les toits des favelas avant de se poser sur la piste de Galeão. Pour rallier Santa Clara, nous attrapons un autocar Real qui se retrouve bientôt piégé dans les embouteillages. La soirée sera des plus calmes. Dans notre fast food préféré de Copa, nous faisons un passage éclair pour un dernier casse-croûte avant de rentrer. Quelques mails vers la France, puis nous allons dormir. Demain, c’est une grande journée qui s’annonce…

Samedi 1er novembre En préparant le voyage, j’ai découvert l’existence d’une curiosité située non loin du Centro. En cette grise matinée, Lapa est donc notre première destination. Aux pieds des Arcos, nous questionnons les passants. Le coin n’est pas très fréquentable, nous y croisons un groupe de toxicos défoncés. Une habitante du quartier semble avoir deviné le but de notre visite. Elle nous indique une ruelle escarpée qu’Anne et moi gravissons sous une pluie fine. Puis, sur notre gauche, se déroule un escalier… Nous y sommes ! L’Escadaria Manuel Carneiro, rebaptisé Selaron par l’artiste qui l’a métamorphosé en œuvre d’art. Il est chilien et son look soigneusement travaillé n’est pas sans rappeler un certain Dali. Son travail a vu le jour en 1990. Il a commencé par décorer les marches de mosaïques bleues, vertes et jaunes, aux couleurs du Brésil. Et depuis, il n’a cessé de transformer son œuvre, grâce notamment aux petits carreaux que les visiteurs lui apportent des quatre coins de la planète. Une œuvre qu’il qualifie lui-même de « rêve unique et fou qui ne prendra fin que le jour de sa mort ». Le résultat est spectaculaire. Dans un troquet tout proche, nous demandons si quelqu’un sait où vit l’auteur de cet ouvrage. Un jeune se lève. Il nous demande de patienter avant d’avaler une bonne dizaine de marches. Posté devant une fenêtre, il se met à hurler « Selaron ! Selaron ! ». L’épaisse moustache de notre artiste fait son apparition. Il nous convie dans une minuscule pièce qui lui sert d’atelier. De nombreuses peintures recouvrent les murs et le sol. Autoportraits, femmes enceintes et vues de Rio constituent ses principales sources d’inspiration. Nous lui remettons un carreau déniché à Marseille, illustré du Vieux Port et de la Bonne Mère. Pour nous remercier, il nous fait cadeau de jolies cartes postales, puis nous présente fièrement les nombreuses photos et articles de presse relatant son histoire et son travail. On y apprend que les escaliers ont servi de décor pour des séries télévisées et même pour des clips de U2 ou de Snoop Dogg. Nous le suivons ensuite à l’extérieur où il s’improvise en guide pour nous expliquer la provenance de ses plus beaux carreaux, dont certains sont rares et précieux. Il y en a du monde entier. La France y est bien sûr représentée. Notre surprise est totale lorsqu’on tombe nez à nez avec deux tuiles estampillées « MARSEILLE » qui se mélangent aux centaines de mosaïques. Je multiplie les clichés avant que nous posions avec Selaron devant les marches colorées. Nous le quittons bientôt, satisfait de notre rencontre avec ce drôle de personnage. La Confeitaria Colombo est l’étape suivante. Ce somptueux salon de thé situé dans une ruelle du Centro arbore marbres et vitraux. Pendant que je m’attarde pour une poignée de photos, Anne s’en va acheter des pâtisseries qui lui font de l’œil. Le tram n’est pas très loin, autant refaire un tour de Santa Teresa. Dans la file d’attente, les pasteis de chez Colombo nous aident à patienter. Ces petits flans sont délicieux, mais rien à voir avec ceux de Belém que nous avions goûté à Lisbonne lors de notre escapade portugaise. A bord du tram, nous nous rappelons des sensations ressenties quatre jours auparavant. Le chauffeur se plait à divertir ses passagers, bringuebalant son jouet dans les virages les plus serrés. La bruyante carcasse peine à avaler les pentes du quartier perché entre les favelas. Elle souffle un court instant devant un Corcovado toujours embrumé. Tout au long du trajet, des jeunes s’amusent à attraper le véhicule en marche. Folklorique au possible ! Lorsque la virée prend fin, on s’engouffre dans le métro pour en ressortir à Copa. On y avale un bon repas avant de retrouver le Bamboo. Nous avons rendez-vous avec Sergio à 16h30. A Siqueira Campos, les couleurs rouges et noires commencent à fourmiller. Station après station, ils sont de plus en plus nombreux. Le temple du football brésilien se dessine bientôt derrière les vitres de notre rame. Drapeaux et maillots contrefaits s’étalent autour de l’enceinte. Parmi les supporters agglutinés devant le socle de la statue de Bellini, je reconnais facilement Sergio. Il parle aussi bien le français qu’il ne l’écrit. Il nous présente un couple de touristes finlandais qui, comme nous, viennent pour la première fois voir un match dans ce stade mythique. Nous suivons Sergio jusqu’à l’entrée. En habitué des lieux, il nous place au cœur de l’ « arquibancada verde », un peu à l’écart des supporters les plus chauds. Près de l’ambiance mais loin des embrouilles. C’est parfait ! En l’espace d’un an et demi, je réalise mes deux plus grands rêves footballistiques. Après avoir vu jouer le Barça au Nou Camp, me voici donc dans les gradins du Maracanã. Je suis comme un gosse ! Le coup d’envoi est donné à 18h30. Les « Mengão » ouvrent rapidement le score. Un but superbe qui fait s’enflammer le stade. Dans la tribune que nous occupons, c’est du délire ! Les supporters « Rubro Negra » font le show. J’immortalise l’instant par quelques photos et vidéos. Après ça, Flamengo joue moins bien et la rencontre perd de son intensité. A la mi-temps, les deux équipes se séparent sur ce score de 1-0 en faveur des locaux. Sur l’un des écrans géants s’affiche le nombre de spectateurs. Il dépasse à peine les 44.000. C’est peu, moins de la moitié des places ont trouvé preneur. Dès le retour des vestiaires, le match prend une autre tournure. Portuguesa fait parler son réalisme et inscrit deux buts en moins de cinq minutes. C’est la douche froide pour Sergio. Les supporters commencent à siffler leurs joueurs. A cinq minutes du coup de sifflet final, Flamengo égalise pour le plus grand bonheur des torcidas. Malgré ce sursaut d’orgueil, ce résultat nul n’est pas une bonne opération pour le club carioca. Le titre de champion semble s’éloigner… Alors que le stade se vide, Sergio nous propose de terminer la soirée avec lui. Nous acceptons bien volontiers. Il est tellement sympa que c’est un plaisir d’être en sa compagnie. Il dépose les deux finlandais devant leur hôtel et trace en direction d’Ipanema. Dans le resto où il nous entraîne, nous faisons connaissance avec ses amis, Jean-Michel et Caro. Ce couple de français n’en est pas à sa première expérience en terre brésilienne. Ils nous racontent de petites anecdotes de leurs nombreux voyages à travers le pays. D’ailleurs, leur prochaine destination s’appelle… Iguaçu ! Comme nous, ils ont acheté un pack auprès de l’agence Brésil Découverte. Nous leur relatons les exploits de notre fameux guide, leur souhaitant de ne pas tomber sur le même. Aux dernières infos de Sergio, ils y auront échappé… Le repas terminé, Sergio nous dépose à Santa Clara. Nous le remercions pour cette soirée inoubliable, la plus belle de notre séjour dans la Cidade Maravilhosa…

Dimanche 2 novembre Nous entamons la journée par une image insolite. Depuis la fenêtre de notre chambre, nous assistons au ballet d’une petite dizaine de ouistitis débarqués des branches. Des pensionnaires du Bamboo prennent leur petit dej en terrasse et les singes de la forêt voisine s’y sont invités. Le soleil brille enfin ! Il faut en profiter, on ne sait pas trop si ça va durer. Un petit tour à l’Apolo comme tous les matins, puis nous attrapons le 511 qui trace vers Urca. Même pas besoin de demander au chauffeur si c’est la bonne ligne. On constate rapidement qu’il n’y a que des touristes à bord. Le trajet n’est pas très long. Le bus décharge tous ses occupants près de la Praia Vermelha. Le téléphérique du Pain de Sucre apparaît bientôt. Il n’y a pas encore foule. La première cabine qui se présente à nous est la bonne. En quelques minutes, nous voilà à mi-chemin du sommet. La vue y est splendide mais nous ferons des photos plus tard. Pour l’heure, c’est l’un des grands moments du voyage qui nous attend. C’est ici que se trouve l’un des héliports destiné aux touristes. Auprès du stand qui gère les vols, nous choisissons un circuit parmi ceux qui nous sont proposés. Le notre durera 11 à 12 minutes pour la modique somme de… 120€ par personne ! Je vous l’accorde, c’est pas donné. Avant de quitter la France, j’étais très hésitant quant à l’utilité d’une telle dépense. J’avais d’ailleurs questionné des membres de VF qui, avant moi, avaient déboursé une petite fortune pour découvrir Rio depuis le ciel. Est-ce que ça valait le coup de sortir tant d’argent pour une visite aussi courte ? Tous m’avaient répondu de manière positive. Et bien, je peux maintenant confirmer leurs propos. Oui, il faut le faire ! Notre hélicoptère se pose, mais il ne stationne guère longtemps. Nous prenons place, Anne derrière, moi aux côtés du pilote, prêt à filmer. Nous décollons dans la foulée. Première étape du circuit, le stade. Après une longue ligne droite, l’appareil fait un lent virage au-dessus d’un Maracanã plus impressionnant que jamais ! Puis il prend la direction du Corcovado. Anne et moi sommes subjugués par l’image de carte postale que nous découvrons. Arrivant derrière le Cristo Redentor, la baie de Rio s’offre à nos yeux émerveillés. Une rotation autour de la statue colossale, puis nous traçons vers l’océan. Nos regards sont braqués sur Ipanema et Copa, dont on peut mesurer toute la beauté. Magique ! De retour sur Terre, Anne et moi échangeons nos premières impressions. Tous deux sommes d’accord, c’était fantastique. On se remet doucement de nos émotions pour continuer la visite des lieux. Dans une petite salle de projection, un film passe en boucle. Il raconte l’histoire du téléphérique et de sa construction. Un projet qui a semble-t-il suscité beaucoup de doutes et d’interrogations lors de son lancement au début des années 1900. D’après les interviews et les archives, l’idée même qu’on puisse relier le sommet du pic rocheux par des cabines semblait relever de la pure folie. Près d’un siècle plus tard, à en juger par l’affluence touristique présente sur le site, force est de constater que les précurseurs avaient vu juste. On a jamais été aussi proches du Pain de Sucre. Avant que nous empruntions le second tronçon, je shoote ce symbole de la ville, encore et encore. La cabine nous dépose bientôt au sommet. Nous dominons les plages et les îles qui baignent dans la baie. Anne et moi posons devant ces jolis décors. Nous errons là près d’une heure, à la recherche de vues toujours plus belles. Revenus 400 mètres plus bas, nous battons le pavé de l’Avenida Pasteur. Dans une station service, on se pose le temps d’avaler un morceau et de décider de la suite des opérations. Le ciel est avec nous aujourd’hui, nous n’hésitons pas longtemps. Le Corcovado n’attend que nous. Botafogo est toute proche. De nombreux bateaux sont amarrés dans cette paisible plage sur laquelle semble veiller le Pain de Sucre. Je jette un œil sur mon papelard. Le hasard faisant bien les choses, le bus dont nous avons besoin passe par là. Mais le problème est toujours le même. On a le numéro mais pas l’arrêt. Nous sollicitons à nouveau la gentillesse des cariocas. Mais ils semblent aussi pommés que nous. C’est finalement escortés par un flic bien sympa que nous débusquons le bon abribus. Le 583 nous ouvre bientôt ses portes. Un bus qui se videra presque entièrement devant la gare de Cosme Velho, point de départ du train à crémaillère. Le wagon rouge transperce la dense forêt de Tijuca pour nous emmener au sommet du Corcovado. Le trajet compte quelques étapes, où passagers entrent et sortent. Les « Bom de Samba » s’invitent bientôt à bord. C’est un groupe de musiciens qui, plusieurs fois par jour, vient égayer le court voyage des visiteurs contre quelques réals. La vidéo est à faire. Je filme Anne pendant qu’elle s’essaye à la pratique du ganza, un instrument à percussion que l’un des musiciens lui a prêté. Mais bon, n’est pas « sambista » qui veut… « Bem-vindo ao Cristo Redentor ». C’est ce qu’indique un écriteau. On emprunte un escalier pour accéder au sommet. Au fur et à mesure des marches, le panorama se dévoile. L’hippodrome, proche du Jardin Botanique, est le premier à se mettre en évidence. La statue, de dos, se dresse droit devant. Nous sommes bientôt à ses pieds. Nous pouvons alors contempler la Cidade. Sur notre droite, le Lagoa Rodrigo de Freitas dont les eaux verdâtres contrastent avec le bleu de l’Atlantique. La plage se cache derrière les immeubles d’Ipanema. Nous découvrons aussi le Morro dos Cabritos, l’énorme colline boisée au flanc de laquelle se trouve le Bamboo. A notre gauche, le paysage est moins glamour. Des favelas qui s’entassent ici et là, triste écrin pour l’ovoïde Maracanã facilement repérable. Le Christ Rédempteur ouvre ses bras face à la baie, comme pour protéger la cité carioca. Anne s’impatiente pendant que je fais tourner mon numérique à plein régime, capturant des clichés de l’imposante statue sous tous les angles. En vrai gosse, je demande à Anne de me tirer le portrait les bras en croix devant le colosse. Ça fait touriste de base mais j’assume ! D’ailleurs, je me demande encore comment j’ai convaincu Anne d’en faire autant. Non, en réalité, elle faisait des essais de pose pour moi quand je l’ai shootée à son insu… En éternel insatisfait de mes photos, je propose à ma chère et tendre de revenir ici même le lendemain matin pour de nouveaux clichés. En effet, j’ai le soleil en pleine poire et le rendu des images n’est pas à la hauteur de mes espérances. De toute façon, le programme du séjour est bouclé, autant continuer en roue libre jusqu’au départ. Avant de retrouver le train, courte halte par le socle, occupé par une petite chapelle. Bus et métro pour Copa. Sur un marché nocturne face à la plage, nous achetons deux ou trois souvenirs avant d’aller dîner. On dînera asiatique ce soir. Aussitôt quitté le resto, il commence à pleuvoir. C’est bientôt un déluge qui s’abat sur nos têtes. C’est ça les averses tropicales, il tombe des cordes, mais ça ne dure jamais bien longtemps. Je ne me doutais pas à quel point le ciel pouvait être capricieux. Sitôt passée cette rincée, nous regagnons notre chambre…

Lundi 3 novembre Nous commençons la journée par… une grasse matinée. Nous n’émergeons réellement qu’attablés à l’Apolo pour un petit dej un peu tardif. Puis, comme convenu, nous retrouvons les sentiers menant au Corcovado pour un pèlerinage photographique. Nous aurons finalement dû attendre les ultimes jours pour bénéficier d’un soleil brésilien digne de ce nom. Aux pieds du Cristo, je m’attarde pour des photos. Comme la veille, Anne est presque déçue par la taille de la statue. A l’été 2007, nous avions visité le Cristo Rei à Lisbonne, une statue inspirée de celle de Rio, deux mètres plus petite. Ce qui explique qu’elle s’attendait à une œuvre plus impressionnante. L’heure passe, il fait faim. Nous déjeunons sur place. Dans le train qui nous rapatrie vers Cosme Velho, nous tombons par hasard sur le couple de Finlandais rencontré lors du match. Ils ne sont toujours pas très causants… Les « Bom de Samba » sont de retour. Cette fois, je me porte volontaire pour faire vibrer le ganza. Anne se saisit du numérique pour immortaliser la scène. L’après-midi est déjà bien entamé. Et nous n’avons pas encore en notre possession tous les souvenirs que nous comptons ramener à nos proches et… à nous-mêmes. C’est à Copa que nous trouvons de quoi étancher notre soif d’achats. Les échoppes se suivent et se ressemblent, mais chaque fois que nous entrons dans une boutique, nous trouvons quelque chose que la précédente n’avait pas. La carte bleue chauffe, le porte-monnaie se vide. Drapeaux, bracelets, posters, magnets… Nous trouvons presque tout ce que nous cherchons, voire même ce que nous ne cherchons pas. Pour nous remettre de cette séance de shopping intensive, nous nous asseyons pour siroter nos premiers « sucos ». Du coup, on enrage de ne pas avoir testé avant ces délicieux jus de fruits qu’il est possible de déguster à chaque coin de rue. La soirée s’achève comme souvent sur la plage. Dans le marché nocturne de l’Avenida Atlantica, les dernières emplettes finissent de nous plumer. Nous squattons Santa Clara pour le dîner avant de rentrer. Demain soir, l’aventure brésilienne prendra fin…

Mardi 4 novembre Nous terminons notre séjour comme il avait commencé, sur la plage de Copa. Le soleil brille, la balade est plaisante. Le thermomètre affiche 27°. De courageux joggers brûlent leurs calories sur l’Avenida Atlantica. Les inflexibles marchands ambulants ont bien du mal à écouler leurs stocks de paréos. Anne et moi errons en suivant le dessin du littoral pour rejoindre Ipanema. Nous n’avons encore jamais pris de bain depuis notre arrivée au Brésil. Anne avait bien approché les eaux de l’océan le premier jour, tentative avortée par un orteil trop frileux. Cette fois-ci, c’est moi qui m’y colle. Anne s’est calée à l’ombre d’un palmier. J’hésite un peu avant de me jeter dans les rouleaux. Je la trouve à mon goût, si bien que ma chère et tendre ne me reverra réapparaître qu’une bonne demi-heure plus tard ! Ici, les ballons roulent et volent à longueur de journée. Après la baignade, j’aimerai bien taquiner le cuir comme le font les cariocas. On stagne un moment devant une partie de foot-volley prenante. Têtes, ailes de pigeon, amortis poitrine… C’est un vrai récital de gestes techniques ! Cela à l’air si facile. A l’air seulement… Je ne me démonte pas. Aussitôt la partie terminée, je demande la permission de prendre part à la suivante. Ni une, ni deux, me voilà tout fier, planté dans le sable d’Ipanema. Je rattrape ou tente de rattraper ce que je peux, conseillé que je suis par une équipière désabusée mais compréhensive. Malgré quelques rares ballons bien négociés, mon niveau me trahit rapidement et cause l’inéluctable défaite du binôme improvisé. Je remercie les jeunes pour la leçon, et c’est encore essoufflé que je suis Anne dans le quartier jouxtant la plage pour y casser la croûte. Nous ne ferons pas grand-chose du restant de la journée. Nous errons dans les rues jusqu’à remonter à l’hôtel. Sur le trajet, nous nous délectons d’un dernier jus de mangue « do Brasil ». En passant devant Arpoador, nous distinguons le Morro Dois Irmãos perdu dans la brume. Nous faisons ainsi le deuil d’un beau coucher de soleil. Nous quittons définitivement Santa Clara à bord d’un taxi. Galeão est atteint dans la nuit tombante. Dans le hall, des fresques représentant le Corcovado, le Pain de Sucre et le Maracanã nous font prendre conscience de ce que nous laissons dans notre sillage. En 1999, l’aéroport a été rebaptisé Antonio Carlos Jobim, en mémoire d’un grand compositeur brésilien. Mon dernier cliché est destiné à une plaque qui lui rend hommage, et sur laquelle on peut lire les paroles de sa chanson « Samba do Avião » : « Minha alma canta Vejo o Rio de Janeiro Estou morrendo de saudade Rio, teu mar, praias sem fim Rio, você foi feito pra mim ».

« Mon âme chante Je vois Rio de Janeiro Je me meurs de mélancolie Rio, ta mer, tes plages sans fin Rio, tu a été faite pour moi ».

Tout est dit…

* * * * *
Hôtel Barcelo Premium à Puerto Plata, scooter... English translation pending
by Bricole63 · 2009-01-17 · 9 replies
bonjour, je part en republique dominiquaine le 29 janvier pour 15 jour a l'hotel barcelo premium a puerto plata. est t il bien ? je voudrais savoir s'il est possible de louer un scooter pour ce balader et a quel prix. pour aler visiter quelque ville est t il possible de voir les baleine a cette epoque et ou a quel endroit peu on faire de la plonger sous marine ou l'on peu voir pas mal de poisson. merci pour les reponse
Remonter l'Amazone de Belém à Manaus (Brésil) English translation pending
by Anya88 · 2009-01-16 · 7 replies
Bonjour,

je serai au brésil en avril avec une amie et nous cherchons à visiter l'amazonie. On voudrait prendre un bateau au départ de Belem, s'arrêter à Santarem puis reprendre un bateau pour Manaus. J'aurais aimé avoir des renseignements à propos des bateaux au départ de Belem, puisque d'après le guide de routard qui conseillent une compagnie, il n'y des bateaux qu'un mardi sur deux... J'aimerais savoir s'il y est possible qu'il y ait des départs d'autres jours de la semaine, avec des compagnies sûres aussi ? On aimerait voyager en hamac avec les locaux, mais prendre des risques inconsidérés non plus... =) Voilà j'espère que quelqu'un pourra nous aider !

Merci d'avance, Anna
De retour de quatorze jours au Rajasthan English translation pending
by Klopik · 2009-01-15 · 17 replies
Bonjour, bonjour De retour de 14 jours au Rajasthan, je voudrais remercier tous les membres de voyageforum qui m’ont aidé. Renvoi de balle : je vous livre dans le désordre quelques tips et adresses qui pourraient éventuellement inspirer ceux qui préparent leur voyage. Ces avis et conseils n’engagent bien entendu que moi ; je ne détiens pas la vérité unique et vraie !

Nous sommes un couple de 48 ans avec un enfant de 9 ans. Nous avons voyagé avec un chauffeur : Asif (asifdriver@hotmail.com ou
http://users.skynet.be/independent-driver . Asif est un chauffeur très prudent, de bon conseil, très très flexible et agréable…et de plus….il parle français !

Voici nos quelques conseils et/ou bonnes adresses :

Mandawa : Hotel Heritage Haveli . Haveli très joliment décoré

Bikaner : à 30 km, sur la route de Jaisalmer, le Gajner Palace (105 euros pour 3) à réserver à cette adresse : rajeev@atithivoyages.com Palace agréable au bord d'un lac, repas sur la terrasse, brasero sur autre terrasse... très joli Deshnok : temple aux rats peut-être un peu décevant

Entre Bikaner et Jaisalmer, pas loin de Pokaran, temple très intéressant, très fréquenté par les fidèles: Ramdevra

Jaisalmer : Hotel Nachana Haveli, très agréable, au pied de la forteresse. Nous avons payé 2500 pour 3 mais il y a moyen de négocier. Le restaurant Saffron, au sein de l’hôtel est très bien, avec belle vue sur le fort Pour changer un peu des plats indiens, le resto Little Tibet, dans le fort. Délicieux Dans le fort également, pour ceux qui veulent vraiment manger italien : restaurant Purezza (repris ds le LP) avec une magnifique vue sur l’intérieur du fort et sur le coucher de soleil

Les temples Jains n'ouvrent que le matin et deux d'entre eux n'ouvrent qu'à 11h, si ma mémoire est bonne. Penser à se renseigner Les cénotaphes de Bada Bagh, en dehors de la ville valent la peine, surtout en fin de journée, pour la lumière

Ranakpur : ensemble de temples Jaïn de toute beauté. Belles promenades dans les alentours Kumbalgarh : fort magnifique avec vue splendide sur la campagne environnante. Illuminations du fort et des remparts à ne pas manquer à 18h (heure variable selon les saisons, j’imagine)

Le voyage dans la campagne entre Narlai et Udaipur est vraiment un régal pour les yeux.

Udaipur : Resto et Hotel : Amet Haveli. Au calme, sur la berge en face du City Palace. Au sein de l’hôtel : délicieux resto Ambrai, avec sa terrasse à hauteur de l'eau (goûter le poisson)... et il sert du vin (ouf !) Dans le même quartier mais moins chers : La Dream Heaven guesthouse : très jolies petites chambres (de 300 à 900 roupies pour 3), bon resto-terrasse sur le toit. Ambiance routard. Nous avons préféré le Panorama guesthouse qui a également une belle vue, même si elle est un poil moins directe sur le lac. Les jolies chambres et la terrasse sont plus grandes, la cuisine délicieuse et surtout le personnel très sympa. Fréquentée également par des indiens. Nous avons payé 400 et 500 roupies la chambre pour 3. En ville, pas loin du temple, petite terrasse resto (vue sur la rue) très bon et familial : Sunrise roof top.

La promenade à l'aube sur les ghats est très jolie…mais énormément de monde en train de se laver, moi ça m’a gênée Arriver très tôt au city palace. Il faut bien 3 heures pour le visiter. Bcp de monde Marché Tibetain : pour ce qu'on en a vu….bof bof La rue commerçante qui part du temple, va vers la clock tower et la dépasse est moins touristique que la Lake rd. Encore beaucoup d’artisans divers travaillant dans leur atelier La montée au Moonsoon Palace au coucher du soleil peut paraître ringarde..mais chouette quand même. Très belle vue ah oui, il faut absolument aller se faire masser par Raju, dans Human ghat, près du Dream heaven guest house. Cher pour l'Inde (1200 rps) mais ça déménage !!! Le spectacle de danses, au Bagore est très joli et vaut la peine. Excursion autour de Udaipur : temple de Erkingli

Chittorgah : la ville en elle-même est assez moche mais la visite du fort mérite bien quelques heures. Beaucoup de charme et de quiétude ; surtout des touristes indiens.

Bundi : moins de touristes qu’ailleurs, beaucoup de charme. Nous avons beaucoup aimé. On serait bien restés 2 jours. Nuit au charmant Kasera Paradise Guesthouse (1200 roupies la chambre pour 3), très très mignon et très bonne cuisine avec terrasse sur le toit et vue sur le fort…et singes coquins. Par contre, la tentative de repas au Kasera Heritage View fut une catastrophe

Safari au Ranthambore National Parc : bof bof – Par erreur, nous avions pris des billets pour le safari en canter (camions) (510 roupies/pers). Nous n’avons pas vu beaucoup d’animaux, quelques gazelles et certainement pas de tigres. Le safari en jeep n’est pas beaucoup plus cher (650 roupies/pers).

Nous avons pris beaucoup plus de plaisir à Barathpur, au Keoladeo NP : Nous avons loué des vélos et sommes partis dans le parc à 8h, dans la purée de pois, ce qui était assez magique car on entendait les bruits des oiseaux sans les voir. Puis le brouillard s'est levé vers 10h. On a bien fait de partir tôt et en vélo. Nous avons quasiment été seuls tout le temps. Par contre, au retour, la meute de rickshaws étaient là en masse. On a longuement hésité à prendre un guide. Tous ceux qu'on a vus sont restés sur les voies principales, sauf un qu'on a croisé en vélo avec sa cliente, tout au bout du parc. Pour être à l'aise, compter au moins 3 heures. Plus si vous êtes passionnés.

Fatehpur Sikri : splendide mais attention les nerfs ! agression terrible par les guides, les vendeurs de souvenirs etc.. Mais vraiment très impressionnant ! Ne pas louper la porte géante si on se dirige directement vers l’entrée du domaine. La route qui y mène part vers la droite alors que pour la fameuse porte, il faut continuer tout droit.

Agra Nous avons dormi au Sheela hotel, le plus proche de la porte est du Taj mahal ! Très simple mais correct si on ne regarde pas trop dans les coins. Chambres à 600 roupies avec douche froide mais self service pour le seau d'eau chaude ou 900 roupies avec douche chaude.

Taj Mahal vu de la rivière : nous nous sommes faits avoir comme des bleus ! nous sommes allés dans ce parc, Menal bagh, recommandé par le Lonely Planet. C'est relativement loin, il faut y aller en voiture. Il se situe juste en face du Taj, de l'autre côté de la rivière. Vue imprenable ! ...mais attention...il est tout à fait inutile d'acheter des billets pour entrer dans le parc (100 roupies par personne quand même) ! A l'entrée du parc, vous continuez le petit chemin qui va jusqu'à la rivière....et vous avez la vue gratuite ! Pire, dans le parc, la vue est gâchée par une double clôture en fil barbelé !!!

Taj Mahal : avant de vous précipiter à 6h du mat...jetez un oeil par la fenêtre ! si il y a du brouillard, retournez vous coucher une paire d'heures ! Nous avons eu le cas : nous avons fait la longue file à l'aube et puis avons tourné en rond dans le froid jusque 9h30/10h ! Le brouillard s'est levé !.... et à cette heure, il n'y a plus de file à l'entrée ! Nous avons fait la majorité de nos photos à partir du bâtiment qui se trouve à droite, quand on regarde la face principale du Taj. Il n'y avait quasiment personne, le monde étant agglutiné devant la facade principale.

Chaussettes : j'avais suivi les recommandations des guides et avait enfilé plusieurs paires de chaussettes pour braver le marbre froid du Taj. Totalement inutile puisqu'on nous fournit des sur-chaussures..donc, il ne faut plus se déchausser ! Prenez le minimum avec vous car les sacs sont fouillés et renvoyés si trop grands.

Prix du billet : 750 roupies. Attention ! il ne comprend pas l'entrée aux autres monuments d’Agra ! il permet juste d’économiser 10 roupies sur le prix des billets (100 au lieu de110).

Fort Rouge : magnifique ! compter au moins 3 heures de visite (là, j'ai repéré un guide polyglotte, ex prof d'histoire qui avait l'air passionnant !)

Baby Taj : très joli à l'intérieur (en fait, il est sur le chemin du Menal bagh, sur l'autre rive du Taj)

Mausolée d'Akbar : très agréable, dans un parc avec des animaux; beaucoup d'indiens

Voici une idée de quelques prix que nous avons payé (j’imagine qu’un indien ou un habitué des lieux paie moins, dans certains cas) 1 court trajet en Tuk-Tuk (1 km) : 20 roupies 1 bouteille d'eau : 12 roupies 1 bouteille de limonade, pepsi, miranda : 25 roupies 1 samosa : 2 ou 3 roupies pour les indiens, 4 pour nous, dans le meilleur des cas bananes : 1 roupie pièce 1 lhassi : 40 roupies (mais à mon avis, ça peut être moins…..mais j'ai aussi payé jusque 95) 1 plat dans une gargotte : 15-40 roupies 1 plat dans un resto pour touristes : 40-110 1 plat dans un resto + élégant : 60-200 1 foulard/turban coton: ds ville pas touristique : 50 roupies. Dans ville touristique, pas acheter à plus de 100 roupies 1 chemise coton : j'en ai acheté à 65 roupies en coton très fin. 100 et 200 roupies en coton/batik

Les chambres d'hôtels : ne pas hésiter à négocier. Jamais l’expression « à la tête du client » n’a été plus justifiée ! on en a vu de très correctes à 300 roupies...et d’autres, équivalentes, qu’on nous proposait à 4000.

En ce qui concerne les guides, nos quelques expériences ont été assez décevantes. Ils ne sont pas chers en effet (100 roupies) mais ne disent généralement que des banalités que l'on peut retrouver dans le Routard ! Il me semble que pour les choisir, il faut malheureusement juger sur l'apparence. Les quelques guides vraiment intéressants que j'ai croisés étaient plus âgés, avec un look plus intellectuel, une certaine élégance. Le type pas frais avec une écharpe enroulée autour de la tête, qui vous parle avec une main en poche, les yeux sans cesse à l'aguet, passant d'un point à l'autre très rapidement est à éviter à tout prix !

Voilà, c'était donc quelques tips, tout à fait dans le désordre et qui, je le répète, n'engagent que moi.

Bon voyage à tous
Partir en Grèce? English translation pending
by Chamalow1512 · 2009-01-14 · 14 replies
coucou je voudrais avoir des renseignements car je n'aime pas là ou je suis, je voudrais partir je ne sais pas trop où j'ai quelques idées comme la Grèce mais je ne sais pas si en tant que française il me sera facile d'etre toute seule là bas, pourez vous me donnez des conseils ....
Adresse fiable d'un loueur de voiture à Essaouira? English translation pending
by Alexvoyage · 2009-01-13 · 36 replies
bonsoir, je quitte Marrakech en bus via Essaouira et sur place je pense louer une voiture, je recherche une adresse fiable et pas trop cher d'un loueur. Une voiture est t'elle conseillé pour visiter Essaouira 3 /4 jours ou on peu faire sans, sachant que j'ai 2 enfants?. Si vous avez des adresses également de petit hotel pas cher a Essaouira n'hésitez pas a me les communiquer. Merci par avance pour vos réponses.
Mexique: itinéraire de quinze jours Yucatan-Chiapas-plages English translation pending
by Xarnog · 2009-01-13 · 6 replies
Bonjour,

Dans le cadre d'un autotour pour juillet 09:

Pouvez vous me donner vos commentaires quant à cet itinéraire basé sur le guide bleu, routard et ceux des agences de voyages. J'ai essayé de quantifier le temps des trajets.

Est ce faisable? des suggestions?

Il s'agit d'un voyage de noces donc le but est aussi d'avoir une partie farniente (eau turquoise, sable blanc...)

JOUR 1 : Vol, nuit à Cancun JOUR 2 : CANCUN/MERIDA via « CHICHEN ITZA » (Nuit à Mérida) Trajet vers Chichen itza (3h) Visite de Chichen Itza ( Sud 2h ; Nord 2h) Trajet vers Mérida (2h30)

JOUR 3 : MERIDA/CAMPECHE (Nuit à Campeche) Trajet vers Uxmal (1h30) Uxmal, Kabah, sayil, labna Trajet vers Campeche (1h30) Visite de la veille ville (après manger)

JOUR 4 : CAMPECHE/PALENQUE (Nuit à Palenque) Visite de la veille ville Campeche Trajet vers Palenque (5h) arrêt aux cascades Misol Ha

JOUR 5 : RUINES DE PALENQUE (Nuit à San Cristobal) Visite des ruines de Palenque (4h) Trajet vers San Cristobal (5h) (arrêt aux cascades Agua Azul)

JOUR 6 : CANYON et VILLAGE INDIEN (Nuit à San Cristobal) Visite du CAÑON SUMIDERO (matin) Visite du village indien San Juan Chamula (apres midi)

JOUR 7 : SAN CRISTOBAL (Nuit à Palenque) Visite de SAN CRISTOBAL et son marché (la matin) Trajet retour vers Palenque (5h) (arrêt aux cascades Agua Clara )

JOUR 8 : PALENQUE/CHICANNA (Nuit à Chicanna) Visite de Chicanna, Becan, Xpuhil

JOUR 9 : CHICANNA/ PLAYA DEL CARMEN (Nuit au Barcelo Maya (le seul hotel que les tours opérators proposent avec une plage sans cailloux, coraux ou Esencia) Trajet 5h + hotels

JOUR 10/11/12/13/15 (5 nuits à l’hotel) Site de Tulum, vallalolid Combo plage ruine Tancah plage Cemuyil, plage akumal Excursion Vallalolid Parc Xel Ha Parc Xcaret Caleta Yal ku Cenote : kantun Chi, Azul

JOUR 15 : Retour à Paris Matin plage à l’hôtel, trajet vers Cancun Puis retour à Paris

J'hésites de passer par Villahermosa --> san cristobal -> palenque au lieu de l'aller retour (palenque -> sans cristobal -> palenque), mais il y a pas l'air d'avoir grand chose à voir à Villhermosa et je ne pourrais pas faire mes 3 cascades avec cet iti.

J'attends vos avis! merci!
Voyage à Disney World à Orlando le 5 février English translation pending
by Cokelacuicui · 2009-01-11 · 18 replies
Bonjour! Je viens de réserver un forfait pour 4 adultes (oui oui! lol) à Disney World à Orlando. J

Je suis allée à Disney à l'âge de 11 ans, mais, en ayant 27 aujourd'hui, c'est comme si j'avais tout oublié! Je quitte le 5 février, retour le 12.

Je ne connais pas non plus quels sont les prix pour des forfaits Disney. Par personne, cela nous coûte 912$can taxes incluses, ce qui inclut l'avion, l'hotel, le service magical express de l'aéroport jusqu'à l'hotel, et des passes pour 7 jours "Magic you way" base ticket. (Epcot, Animal Kingdom, Hollywood studios, Magic Kingdom). Est-ce un bon prix?

Je suis à un hotel faisant partie du complexe Disney, soit le Disney Coronado Springs resort, qui est un hotel de catégorie "moderate". Vous connaissez?

Est-ce qu'avec le fait que je n'ai PAS l'option "hopper" (soit de pouvoir aller dans plus d'un parc par jour), j'aurai le temps de tout voir?

Bref j'aurais beaucoup d'autres questions, mais je commençe avec ça! ;)
Prix d'une voiture diesel en Afrique? English translation pending
by Cahute · 2009-01-11 · 8 replies
🙂 bonjour, qui aurait une idée du cout d'achat d'une "petite voiture" (non 4x4... mais qui roule quand même!!!) au sénégal? togo? bénin? ou burkina? merci de votre aide. Cahute. 😉
Location d'une villa à Saly: changer le lieu? (Sénégal) English translation pending
by Annesobail · 2009-01-10 · 22 replies
bonjour à toutes et à tous !

mon mari et moi meme devons séjourner 10 jours au Sénégal au mois d avril prochain pour notre voyage de noces...

nous avons repéré une petite villa dans une résidence a saly, mais voilà quand je lis certains forum concernant cette ville je me demande si nous avons fait le bon choix !!

je lis par exemple : saly a deconseiller ! le st tropez de france ! tourisme de masse, ce n est pas le vrai sénégal!

alors pouvez vous nous conseiller, car nous n avons pas envie de passer des vacances "ordinaires" nous avons choisi le senegal pour le depaysement et decouvrir autre chose de ce que l on peut trouver sur nos cotes francaises....

merci d avance pour vos reponses !!

dans l attente de vous lire! 😉
Recherche "T-shirts" celtiques et féeriques sur Bangkok English translation pending
by Baliwood · 2009-01-09 · 13 replies
Bonne année à vous tous je suis a la recherche de t shirts celtiques, féeriques sur BKK, je crois en avoir deja vu pres de bayoke mais a l'époque ne travaillant pas ce produit je n'ai pas fait très attention, quelqu'un pourrait il m'éclairer?
Madagascar.... English translation pending
by Sidartha · 2009-01-09 · 8 replies
Ne conaissant absolument pas cette region du monde, je viens prendre des infos aupres des "conaisseurs" du coin, a savoir bien entendu, quelle est la bonne periode pour se rendre sur place (je sais que le sujet est traite de nbs fois mais il semble y avoir tellement d'avis contraire... ), ensuite, les comapgnies aerienne ne semblent pas etre legion, donc... j'imagine que les prix s'envolent facilement, laquelle d'apres vous semble etre la meilleure au niveau qualite/prix ?

Si il y a des grimpeurs dans les parrages, j'esperent avoir quelques conseils pour connaitres les meilleurs coins pour aller trainer mes chaussons (pas trop loin malgre tout car le temps est sacre !)

Merci par avance de repondre a ce pseudo lemurine que je suis en la matiere !
Puce, brocante ou vide grenier au Maroc? English translation pending
by Imousine · 2009-01-08 · 42 replies
Bojour, 🙂🙂 Je part en C.C. au Maroc fin janvier. J'aimerais savoir s'il existe des marchés libres d'objets anciens au Maroc. Ou: dans les souk ?, ou si non lieux et date s.v.p. 😛 merci.
De retour du Grand Palladium Bavaro (du 20 décembre au 3 janvier 2009) English translation pending
by Biloup · 2009-01-07 · 11 replies
Hola à tous,

Je reviens du Grand Palladium Bavaro où j'ai passé 2 merveilleuses semaines. S'il existe un paradis sur Terre, il est là. J'ai eu l'impression de vivre un rêve. Ce qui m'a impressionné le plus ce sont les jardins luxuriants, le chant des oiseaux, la chaleur sans humidité et la propreté de TOUS les lieux. L'hôtel était à sa pleine capacité et j'avais l'impression d'être dans un petit hôtel. Ceci s'explique par l'immensité du site. Les seuls endroits où on pouvait y voir le plus de personnes c'était à la Cathédrale (resto buffet) et il y avait amplement de place pour tous et à la plage. La façon dont on a pensé la construction et l'emplacement des bâtiments et des services fait que les gens sont partout mais en petit nombre. Nous avons pris le temps de marcher dans tous les sentiers et avons découvert une végétation tellement diversifiée dans un calme déconcertant. Oui, il y a aussi des endroits où ça bouge: à la piscine la plus près de la plage, là où est le restaurant La Uva(en passant il y a une terrasse vue sur la mer où on peut dîner, c'est tout à fait paradisiaque) aussi à la discothèque (mais je n'y suis pas allée) il y a à la plage toutes sortes de concours ou activités d'organisées, le centre sportif où on peut pratiquer tennis, badminton, soccer, etc. et à cet endroit on y organise des tournois. C'est aussi là que nous avons vu un magnifique feu d'artifice pour faire le passage en 2009 et là aussi où il y a eu une cérémonie d'une crèche vivante le 24 au soir ce qui m'a tirré quelques larmes. Les soupers gala de la veille de Noël et du jour de l'An furent grandioses: caviore, immenses langoustes, champagne à volonté, pièces montées etc., petits cadeaux, fleur pour chaque femme, tout y était pour faire vivre à tous un moment mémorable. Quel enchantement!

Si je voulais critiquer, c'est certain que j'y trouverais de petites choses à dire, mais il ne faut pas oublier que nous sommes dans un pays tout à fait différent du nôtre avec une culture et des habitudes alimentaires ou autres tellement différentes des nôtres qu'il est normale que ce ne soit pas comme chez nous. Donc il faut voir cela d'un oeil différent et se dire que c'est formidable de voir comment ils s'organisent avec les moyens qu'ils ont. Nous sommes dans un pays du tiers monde et il ne faut pas l'oublier. Si on n'accepte pas ces petites différences qui peuvent nous agacées à l'occasion, alors voyageons chez nous.

Bref! pour ceux où celles qui partiront à cet hôtel, je peux vous dire que vous passerez sûrement de belles vacances.

Si vous avez des questions ne vous gênez pas, j'y répondrai.

Bueno noches,

Biloup

P.S. J'ai rencontré Gorzua avec sa conjointe et je peux vous dire que ce sont des gens super gentils. Gorzua je t'écrirai un mot personnel demain.
Santa Lucia Camaguay loin de Varadero? English translation pending
by Mldiane57 · 2009-01-06 · 7 replies
Je me demande ou se trouve Santa Lucia Camaguay dans Cuba. ESt-ce loin de Varadero ?
Retour de l'hôtel Royal Hideway (janvier 2009) English translation pending
by Loulouri · 2009-01-06 · 13 replies
j'arrive tout juste de ce resort, avec des gros plus et de grands bémols... je ferai un compte rendu bientot, vous pouvez m'envoyer vos questions en attendant.

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