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Machu Picchu, Cusco et Puno au Pérou English translation pending
Hola,
J'ai un planning serré pour aller de Cusco à la Paz.
Je vais faire le chemin de l'Inca, et donc terminer au Machu Pichu le matin du 4eme jour. Le 5eme jour je dois prendre un train pour Puno (sinon c'est 2 jours tard).
Ma question est de savoir, sil est possible de profiter du site à fond tout en rentrant le soir à Cusco ? Faut il pas passer une nuit à Agua Calientes pour pouvoir en profiter jusque tard le soir ? Ou y a t'il un bus/train en fin de journée ?
J'ai un planning serré pour aller de Cusco à la Paz.
Je vais faire le chemin de l'Inca, et donc terminer au Machu Pichu le matin du 4eme jour. Le 5eme jour je dois prendre un train pour Puno (sinon c'est 2 jours tard).
Ma question est de savoir, sil est possible de profiter du site à fond tout en rentrant le soir à Cusco ? Faut il pas passer une nuit à Agua Calientes pour pouvoir en profiter jusque tard le soir ? Ou y a t'il un bus/train en fin de journée ?
Recherche conseil sur l'achat d'un fourgon English translation pending
Salut a vous, comme je vous le dis, je recherche un camion a ammenager, pour partir en vacances 6 mois par ci, 6 mois par là .donc voila je recherche toutes infos sur les criteres du choix d'un camion, prix a mettre (je n'ai que 5000 euros, le reste c'est pour l'amménagement ), mecanique relativement simple, bref, plus j'aurai d'info et mieu cela sera, adresses de sites, tout est bon a prendre, et merci. A bientot.
La route des Grandes Alpes à vélo English translation pending
Bonjour a tous
Voici le récit et quelques photos du pari fou (mais réussi) d'un Breton dans les Alpes.
Réaliser la traversée des Alpes de Thonon les Bains à Nice sur 780 kilomètres et 17000 mètres de dénivelé positif en vélo de voyage et en semi-autonomie !
Il s'agit de la route officielle de la traversée des Grandes Alpes que j'ai suivie avec un guide papier et en 11 jours.

https://deconcarneauavelobiensur.blogspot.com/p/voyage-sur-la-route-des-grandes-alpes.html

https://deconcarneauavelobiensur.blogspot.com/p/voyage-sur-la-route-des-grandes-alpes.html
Premier voyage en Afrique du Sud: de Cape Town à Johannesbourg English translation pending
Bonjour à tous,
nous avons prévu de partir cette année 3 semaines en Afrique du Sud. Nous avons déjà réservé nos vols, nous atterrissons au Cap et repartons de Johannesbourg. Nous aimerions en chemin longer la cote jusque Port Elisabeth puis aller au Lesotho/ Drakensberg et terminer par Sainte Lucie, le parc Kruger et Blyde River.
Est ce que cela vous semble possible ?
Concernant le Cap, nous aimerions faire Table Moutain comme randonnée, combien de temps faut-il prévoir? Est ce que la randonnée vaut la peine ou cela revient au même de prendre le téléphérique?
Merci d'avance à tous pour votre aide.
nous avons prévu de partir cette année 3 semaines en Afrique du Sud. Nous avons déjà réservé nos vols, nous atterrissons au Cap et repartons de Johannesbourg. Nous aimerions en chemin longer la cote jusque Port Elisabeth puis aller au Lesotho/ Drakensberg et terminer par Sainte Lucie, le parc Kruger et Blyde River.
Est ce que cela vous semble possible ?
Concernant le Cap, nous aimerions faire Table Moutain comme randonnée, combien de temps faut-il prévoir? Est ce que la randonnée vaut la peine ou cela revient au même de prendre le téléphérique?
Merci d'avance à tous pour votre aide.
Sud Lipez et Salar d'Uyuni English translation pending
Bonjour,
Ma femme et moi (73 et 65 ans) envisageons un voyage de six semaines au Pérou et en
Bolivie, qui se répartirait globalement entre 4 semaines pour le Pérou et deux semaines
pour la Bolivie. Ma grande interrogation concerne le Salar d'Uyuni et le Sud Lipez.
Beaucoup de voyageurs préconisent de démarrer le tour à Tupiza afin d'éviter
les départs "très" groupés de 4/4. (de plus petits groupes, une meilleure prise en charge...)
Si j'ai précisé nos âges respectifs c'est parce que beaucoup d'avis sur le forum sont
donnés par de jeunes voyageurs, qui sont en général très enthousiastes par leur
périple de 4 ou 5 jours dans le sud Lipez et le Salar, et que nous ne voyageons pas
nécessairement dans les mêmes conditions qu'eux.
Ainsi, j'ai lu que l'agence Tupiza tour, par ailleurs bien recommandée, organisait
des tours avec des vans de 12 personnes. Nous n'avons plus tellement l'âge du voyage
de type auberge de jeunesse et je crains aussi les logements de type dortoir.
J'aimerais avoir des retours d'expériences de voyageurs ayant visités cette partie de
la Bolivie dans de bonnes conditions de voyage (transport, guide et/ou cuisinier
et chauffeur, logement aux étapes, ...) quelle agence? Quel point de chute à Tupiza
et/ou à Uyuni? Merci pour votre aide.
Aide à la mise en place d'un voyage de quatre mois en Argentine, Chili, Pérou et Bolivie English translation pending
Salut à toute la communauté
Je viens à vous pour vous demander de m'aider à établir un itinéraire de quatre mois dans 4 pays ( Argentine, Chili, Pérou et Boilivie). Je partirais à partir du mois septembre pour un mois de découverte dans chacun de ces pays, ce que j'aime c'est de voyager en bus ou en train et d'essayer de voir une grande partie du pays, j'aime aussi les treks, et je voudrais aussi que cet itinériare me permette de passer d'un pays à l'autre par les frontières terrestres. Merci à vous de bien vouloir me répondre, là d'où je vis à l'île de la Réunion, on a pas l'habitude de ce type de voyage , alors aidez-moi Mille remerciements
Je viens à vous pour vous demander de m'aider à établir un itinéraire de quatre mois dans 4 pays ( Argentine, Chili, Pérou et Boilivie). Je partirais à partir du mois septembre pour un mois de découverte dans chacun de ces pays, ce que j'aime c'est de voyager en bus ou en train et d'essayer de voir une grande partie du pays, j'aime aussi les treks, et je voudrais aussi que cet itinériare me permette de passer d'un pays à l'autre par les frontières terrestres. Merci à vous de bien vouloir me répondre, là d'où je vis à l'île de la Réunion, on a pas l'habitude de ce type de voyage , alors aidez-moi Mille remerciements
Osez le Salvador English translation pending
Nous y étions du 22 au 29 décembre 2008 et avons adoré. Passer à l'immigration à été rapide. Et récupérer les valises aussi. Le trajet qui nous conduit jusqu'à l'hôtel nous permet de voir de l'animation vivante et de s'imprégner de la ville de San Salvaldor et Sonsonate. Si le trajet peut sembler long, c'est que nous sommes déjà un peu fatigués lorsque nous arrivons à destination. Mais dans les faits, en choisissant cette destination, psychologiquement nous le savons déjà que nous aurons 1h30-2h de bus à faire pour le transfert jusqu'à l'hôtel. Lorsque l'on s'engage à voyager ailleurs qu'à Cuba, Rép. Dom, Mexique (ce qui n'enlève rien à ces destinations), il faut vraiment s'attendre à voir autre chose, et à être surtout prêt à faire plus d'heures en transfert. Mais je vous le dit, ça en vaut la peine. C'est ça, voyager différemment: lorsque la distance entre l'aéroport et l'hôtel ne devient pas un critère de premier choix. Pour voir autre chose, la distance du transfert est un bien petit prix à "payer". En aucun moment je n'ai regretté mon choix. En guise de récompense, je vous rassurerai ainsi: ils ont un check-in et check-out extraordinaires.
(Prenez note que la taxe de sortie est incluse dans le forfait que vous payez.). Bravo pour l'excellente organisation. À faire rêver d'envie toutes les autres destinations. Elles devraient prendre copie sur celle-ci. L'hôtel est impeccable et sécuritaire. Très grand site, on ne se marche pas sur le pied. Le personnel est souriant, courtois, sérieux et bienveillant. Végétation superbe. Excellent entretien paysager et ménager. De belles grandes chambres propres et fraîches juste à point. La plage est très propre. L'eau de la mer y est très claire. Plusieurs la critique du fait qu'à la marée basse, le niveau d'eau y est réduit. Il faut savoir apprécier ce que l'on a. Et selon moi, tout est dans la perception des choses. Nous ne sommes pas allés à l'autre plage. La mer a été pour nous d'agrément d'autant plus que la barrière composée de roches volcaniques. Ça donne un certain cachet à l'endroit. On ne se lasse pas de regarder ce panorama juste là, devant soi. Et que dire des couchers de soleil. Par contre ne cherchez pas la lune au bord de la mer, on ne la voit pas de Salinitas. Des employés replacent à chaque fin de journée les chaises. D'ailleurs celles-ci sont en bon état, si l'on compare à d'autres destinations. De bien belles piscines bien entretenues longent tout le complexe hôtelier, sur 1 km. La nourriture est bien variée. On trouve toujours quelques choses pour se régaler. Pas de problèmes pour les multi-réservations à la carte. Durant notre séjour nous y avons pris les repas à 5 fois sur 7. Les soins de massage sont excellents et à bon prix. Pour les excursions, il est vrai qu'une semaine n'est pas assez, 10 jours serait préférable mais n'est pas offert. Toutes les sorties pour excursions sont sécuritaires. Je recommande la visite au Guatemala, extraordinaire journée, superbes photos à prendre. Celle pour le Honduras prend 5 hres pour y aller. Nous avons du laisser tomber. Je recommande aussi la visite des cascades de Juayua car en plus, le guide nous laisse plus de temps au village de Juayua pour y faire du magasinage et se mêler aux locaux. C'est plus avantageux que de faire la route des fleurs (un peu décevant), car dans certains petits villages, il n'y a pas beaucoup de choses à voir, à acheter et le tour est vite fait. Je vous conseille également la visite du café gourmet Santa Leticia, vous ne boirez plus jamais votre café de la même façon. Et c'est à cet endroit que la livre de café est moins cher. (4.00$ us). Je recommande aussi, si vous n'avez jamais escaladé de volcan, l'escalade du volcan d'Izalco. Vous aurez une vue imprenable de 360 degrés sur le Salvador. À vous couper le souffle. Je vous recommande cette destination sans hésitation.
ALORS OSER LE EL SALVADOR. Vous n'en reviendrai pas déçu !
Je vous souhaite un bon voyage, allez au bout de vos découvertes !
Il devrait se munir de couteaux à steak, ce qui aiderait grandement à couper les grillades (surtout le steak). Je ne recommande pas cet hôtel pour les personnes à mobilité réduite. Des matelas sur les chaises ou des chaises déjà tressées seraient appréciés. Moins dur pour le dos et les os. La piscine à l'eau de mer est sous-utilisée et pour cause, elle est très glissante si l'on n'a pas de souliers d'eau. Je trouve cela dommage car c'est un concept très intéressant. Attention au fond marin rocailleux lors de la baignade. Le port de souliers d’eau conseillé aux pieds sensibles. Pas assez de musique latine, elle est un peu trop américanisée. En voyage à l'étranger, c'est bon d'être immergé et dépaysé ! Notre réalité reprend bien assez vite lorsque l'on revient chez nous....
Il devrait se munir de couteaux à steak, ce qui aiderait grandement à couper les grillades (surtout le steak). Je ne recommande pas cet hôtel pour les personnes à mobilité réduite. Des matelas sur les chaises ou des chaises déjà tressées seraient appréciés. Moins dur pour le dos et les os. La piscine à l'eau de mer est sous-utilisée et pour cause, elle est très glissante si l'on n'a pas de souliers d'eau. Je trouve cela dommage car c'est un concept très intéressant. Attention au fond marin rocailleux lors de la baignade. Le port de souliers d’eau conseillé aux pieds sensibles. Pas assez de musique latine, elle est un peu trop américanisée. En voyage à l'étranger, c'est bon d'être immergé et dépaysé ! Notre réalité reprend bien assez vite lorsque l'on revient chez nous....
Voyage d'un moi au Pérou English translation pending
Bonjour tout le monde!
A force de me connecter a ce site en tant que visiteur, je me suis dit qu'il fallait que je m' inscrive enfin!!
Donc voila, je prépare un voyage d'environ un moi pour le Pérou. c'est encore au stade d'aperçu, et c'est un voyage que je veut faire sans organisation sans guide... bref, etant donné que ce serait mon premier voyage, je ne veut pas trop me tromper sur l'interet des sites a visiter, sur leurs dificultés, etc...
Alors je vais vous montrer ce que j'ai prévu, et je voudrait avoir des renseignement sur mes choix, si je loupe quelque chose en passant pourtant assez près.
Alors, j'ariverait a lima en avion et je compte repartir quasi aussitot pour Arequipa. une fois la bas, je prendrait 2 jour afin d'organiser les derniers details du voyage (genre pour manger quelque fois tout de meme) puis aussi visiter la ville. Ensuite je comptait visiter la reserve naturel Salinas Aguada Blancas puis allez jusqu'au canyon de Colca pendant les quelques jours suivant. Deux questions: Le trajet pour le canyon est il longs en car depuis Arequipa? Peut-on camper a la sauvage dans le site naturel?Ensuite, je vait partir pour Juliaca en car (j'ai vu sur le site que cela mettait environ 5 heures) et je resterait dans les environs pendant une semaine ou j'essayerait d'aller visiter les iles Amantani et Taquile sur le lac titicaca. encore Deux questions: Dans ce coin du lac, il y a t'il un endroit, a part les deux iles, qu'il ne faut absolument pas manquer? Y a t'il de camping au bord du lac ou faut il que je me débrouille tout seul?Pour la suite du voyage, j'ai un trou dans mes visite car j'aimerais pouvoir faires des belles randonnée sur la cordillere de Vilcanota mais je n'es rien touvé sur les sites de voyage... donc pour cette partie, j'accepte toutes les indications, tout les conseils... pour le moment, je suis au point mort et je ne sait pas combien de temps cela va me prendre.
Apres ce passage que j'espere remplir d'ici peu, je veut me rendre a Cuzco pour visiter l'incontournable Matchu Pitchu: et pour ce trajet, je me suis assez bien renseigner: http://marches-andes-reves.over-blog.com/article-6748006.html et c'est a peut près le meme trip que je voudrait faire.
Puis pour la fin du voyage et pour ne pas louper mon avion, je voulais faire une semaine a la capitale, a Lima. Questions:Juste savoir les gros trucs a visiter dans la capitale!!Et du coup pour l'intégralité de mon voyage: Est ce que la tente est une bonne idée, est ce que je peut l'utiliser un peu partout? merci pour votre aide...🤪
Donc voila, je prépare un voyage d'environ un moi pour le Pérou. c'est encore au stade d'aperçu, et c'est un voyage que je veut faire sans organisation sans guide... bref, etant donné que ce serait mon premier voyage, je ne veut pas trop me tromper sur l'interet des sites a visiter, sur leurs dificultés, etc...
Alors je vais vous montrer ce que j'ai prévu, et je voudrait avoir des renseignement sur mes choix, si je loupe quelque chose en passant pourtant assez près.
Alors, j'ariverait a lima en avion et je compte repartir quasi aussitot pour Arequipa. une fois la bas, je prendrait 2 jour afin d'organiser les derniers details du voyage (genre pour manger quelque fois tout de meme) puis aussi visiter la ville. Ensuite je comptait visiter la reserve naturel Salinas Aguada Blancas puis allez jusqu'au canyon de Colca pendant les quelques jours suivant. Deux questions: Le trajet pour le canyon est il longs en car depuis Arequipa? Peut-on camper a la sauvage dans le site naturel?Ensuite, je vait partir pour Juliaca en car (j'ai vu sur le site que cela mettait environ 5 heures) et je resterait dans les environs pendant une semaine ou j'essayerait d'aller visiter les iles Amantani et Taquile sur le lac titicaca. encore Deux questions: Dans ce coin du lac, il y a t'il un endroit, a part les deux iles, qu'il ne faut absolument pas manquer? Y a t'il de camping au bord du lac ou faut il que je me débrouille tout seul?Pour la suite du voyage, j'ai un trou dans mes visite car j'aimerais pouvoir faires des belles randonnée sur la cordillere de Vilcanota mais je n'es rien touvé sur les sites de voyage... donc pour cette partie, j'accepte toutes les indications, tout les conseils... pour le moment, je suis au point mort et je ne sait pas combien de temps cela va me prendre.
Apres ce passage que j'espere remplir d'ici peu, je veut me rendre a Cuzco pour visiter l'incontournable Matchu Pitchu: et pour ce trajet, je me suis assez bien renseigner: http://marches-andes-reves.over-blog.com/article-6748006.html et c'est a peut près le meme trip que je voudrait faire.
Puis pour la fin du voyage et pour ne pas louper mon avion, je voulais faire une semaine a la capitale, a Lima. Questions:Juste savoir les gros trucs a visiter dans la capitale!!Et du coup pour l'intégralité de mon voyage: Est ce que la tente est une bonne idée, est ce que je peut l'utiliser un peu partout? merci pour votre aide...🤪
Petit sondage tour du monde English translation pending
Bonjour,
je viens vous poser quelques questions sur l'organisation de votre tour du monde, futur, passé, rêvé... J'ai aussi ce projet pour dans 3 ans avec mon fils. J'ai déjà posté sur VF à plusieurs reprises en tant que demandeuse et conseillère (si je peux dire ! 😛). Donc si vous voulez prendre deux minutes et me répondre ce serait vraiment sympa, c'est dans le cadre d'un autre projet et si vous participez activement alors je pourrai vous le présenter bientôt ! Merci beaucoup beaucoup beaucoup à tous et à VF !
1- Pour quand votre TDM ? Ou, c'était quand ? 2- Vos transports ? type des transports prévus/empruntés/réservés à l'avance 3- Vos hébergements ? type des hébergements, même si vous avez dormi dans votre voiture de loc ou au fond d'une grotte ! Avez vous réservé à l'avance/au fil de l'eau... 4- Le nombre de personnes qui ont voyagé ? et le type de personnes, âges... 5- Accordez vous une grande importance aux rencontres ? Quelles types de rencontres aimeriez vous faire ? 6- Combien de temps à l'avance avez vous préparé votre voyage ? 7- Si vous aviez à le refaire (pour ceux qui sont déjà partis évidemment 😄), que changeriez vous, que referiez vous ? (itinéraire, hébergements, transports, durée...) 8- Avez vous créé des liens dans les pays à visiter avant votre départ ? 9- Avez vous fait appel à des professionnels sur place (excursion, autres...) 10- Il n'y aura pas de 10ème question, je pense que ça suffira pour cette fois, je vous ai déjà assez pris de temps et vous remercie très sincèrement de m'aider dans ma démarche, je vous assure que vous verrez les fruits de ce dur labeur !
A bientôt, et bon TDM
je viens vous poser quelques questions sur l'organisation de votre tour du monde, futur, passé, rêvé... J'ai aussi ce projet pour dans 3 ans avec mon fils. J'ai déjà posté sur VF à plusieurs reprises en tant que demandeuse et conseillère (si je peux dire ! 😛). Donc si vous voulez prendre deux minutes et me répondre ce serait vraiment sympa, c'est dans le cadre d'un autre projet et si vous participez activement alors je pourrai vous le présenter bientôt ! Merci beaucoup beaucoup beaucoup à tous et à VF !
1- Pour quand votre TDM ? Ou, c'était quand ? 2- Vos transports ? type des transports prévus/empruntés/réservés à l'avance 3- Vos hébergements ? type des hébergements, même si vous avez dormi dans votre voiture de loc ou au fond d'une grotte ! Avez vous réservé à l'avance/au fil de l'eau... 4- Le nombre de personnes qui ont voyagé ? et le type de personnes, âges... 5- Accordez vous une grande importance aux rencontres ? Quelles types de rencontres aimeriez vous faire ? 6- Combien de temps à l'avance avez vous préparé votre voyage ? 7- Si vous aviez à le refaire (pour ceux qui sont déjà partis évidemment 😄), que changeriez vous, que referiez vous ? (itinéraire, hébergements, transports, durée...) 8- Avez vous créé des liens dans les pays à visiter avant votre départ ? 9- Avez vous fait appel à des professionnels sur place (excursion, autres...) 10- Il n'y aura pas de 10ème question, je pense que ça suffira pour cette fois, je vous ai déjà assez pris de temps et vous remercie très sincèrement de m'aider dans ma démarche, je vous assure que vous verrez les fruits de ce dur labeur !
A bientôt, et bon TDM
Rencontre d'amateurs de treks sur Paris le 10 décembre 2006 English translation pending
Salut
Je propose à tous les VFistes qui aiment effectuer du trek en voyage de se retrouver pour une rencontre "spécial trek" à Paris. Ce peut être l'opportunité d'échanger sur nos expériences de treks, nos livres, topos, cartes etc. Ceux qui ont des projets de treks à venir pourront peut être aussi trouver des coéquipiers ou discuter avec des personnes ayant déjà fait les treks en projet.
Voilà pour les idées de base...
Reste à trouver une date et un resto. Pour la date, je propose un dimanche pour permettre au plus grand nombre de venir sur Paris. Le mois de décembre me paraît intéressant: Octobre/Novembre, la saison des treks au Népal est passée. Je lance la date du 10 Dec.... mais ça reste ouvert, et il sera bien temps de changer si des trekkeurs sont indisponibles à cette date 😉.
En espérant que beaucoup de marcheurs et marcheuses se manifesteront, Samuel
Je propose à tous les VFistes qui aiment effectuer du trek en voyage de se retrouver pour une rencontre "spécial trek" à Paris. Ce peut être l'opportunité d'échanger sur nos expériences de treks, nos livres, topos, cartes etc. Ceux qui ont des projets de treks à venir pourront peut être aussi trouver des coéquipiers ou discuter avec des personnes ayant déjà fait les treks en projet.
Voilà pour les idées de base...
Reste à trouver une date et un resto. Pour la date, je propose un dimanche pour permettre au plus grand nombre de venir sur Paris. Le mois de décembre me paraît intéressant: Octobre/Novembre, la saison des treks au Népal est passée. Je lance la date du 10 Dec.... mais ça reste ouvert, et il sera bien temps de changer si des trekkeurs sont indisponibles à cette date 😉.
En espérant que beaucoup de marcheurs et marcheuses se manifesteront, Samuel
Discussion autour du concours de juillet 2020: Verticale(s) English translation pending
Pour discuter autour du concours de juillet 2020, Verticale(s), ça se passe ici.
Conseils aux débutants à vélo English translation pending
Bonjour,
Je constate avec joie que le voyage à vélo se développe, Beaucoup de personnes découvrent le vélo par ce biais, elle n'ont souvent pas de connaissances techniques et encore moins de vécu cycliste.
Aussi fort de mes 40 années de vélo (course, vit, voyages), je me dis que partager quelques connaissances techniques peut etre intéressant pour les débutants.
Je précise que j'ai une formation de mécanicien.
Il faut d'abord comprendre comment fonctionne un vélo. Le vélo est soumis a des contraintes importantes, poids du cyclo, des bagages, état de la chaussée, action de pédalage.
Il est donc nécessaire que les pièces qui le composent soient rigides mais également qu'elles conservent un peu de souplesse, pour amortir chocs et vibrations mais aussi pour que le vélo conserve une certaine vivacité.
Prenons le cas du cyclo qui "se prend" une ornière, en contact avec le sol le pneu s'écrase plus ou moins, les effets du choc vont ensuite se propager sur la jante, les rayons, le cadre (ou la fourche si c'est à l'avant) jusqu'a la selle ou le guidon. L'ensemble de cette chaine mécanique va assurer l'amortissement du choc, cela va donner du confort au cyclo mais aussi de la solidité au vélo.
Imaginons un vélo ultra rigide: des pneus raides et/ou sur gonflés, des roues trop tendues avec d'épais rayons et enfin un cadre raide comme la justice. Non seulement l'engin va etre horriblement inconfortable mais en plus il ne serait pas forcément solide car aucune pièce n'amortira les chocs et les vibrations.
C'est la raison pour laquelle un vélo agréable à rouler et fiable doit avoir une certaine souplesse. certaines pièces qui le composent doivent pouvoir se déformer. Les rayons, les pneus, le cadre et La fourche sont nos amortisseurs. On pense communément qu'avoir: un cadre avec des tubes épais et rigides, des gros rayons et des pneus épais sont la garantie d'un vélo costaud. C'est totalement faux.
Le poids est un facteur important qui concours à l'éfficacité de nos machines. Bien sur nous ne sommes pas des coureurs et n'avons rien a faire du chrono ! Pour autant un vélo confortable, léger, agile et vif épargne nos forces et nous permet de mieux profiter du voyage. Sans tomber dans des extrêmes, le poids n'a pas la meme importance selon ou il est situé. la ou l'on doit chercher à le réduire c'est principalement sur les parties tournantes. 5oog de plus sur un cadre se sentira bien moins que 100g sur une roue ! D'ou l'intérêt d'avoir des jantes pas trop lourdes et des pneus légers et souples.
Un cadre ultra rigide ne se déforme pas sous l'action du pédalage, c'est ce qu'utilisent les coureurs en contre la montre, l'intégralité de la puissance est transmise aux roues, c'est parfait pour cet usage, mais c'est totalement inconfortable, difficile à lancer et inadapté aux ascensions. Nous autres cyclos avons besoin de souplesse, pour le confort bien sur mais aussi parce qu'un cadre qui se déforme sous l'effet du pédalage sera plus facile a relancer, plus vif. C'est la raison pour laquelle l'aluminium est peu adapté pour le voyage car soit il est épais pour garantir une bonne durabilité, soit il est fin ce qui lui permettra d'être vif mais alors il sera peu durable. Un cadre en acier fin sera à la fois performant et largement assez solide, j'ai longtemps voyagé avec un cadre en acier de 4/10eme d'épaisseur sans aucun souci.
Vous l'aurez compris tout cela est en totale opposition avec ce que proposent des constructeurs comme farradmanufactur ou schwabble pour les pneus Marathon. Il faut comprendre que construire un cadre avec des tubes fins est beaucoup plus délicat pour le soudeur, celui çi devra etre très qualifié et cela à un cout ! Quand aux pneus marathon il faut savoir qu'ils ont été créés à la demande de la poste allemande dans le seul but qu'ils soient increvables, l'idée de rendement et de plaisir étant totalement absente du cahier des charges !
Les débutants redoutent souvent les crevaisons, il faut vraiment démystifier ce pb. Cela prend 10' pour changer une chambre au bord de la route et 15' le soir à l'étape pour la réparer. Est ce vraiment une galère insurmontable ? ne vaut il pas mieux disposer de pneus perforants souples et confortables quitte à crever une fois ou deux pendant un voyage plutôt que rouler avec des enveloppes inconfortables et lourdes mais certes increvables ! Pour moi la question ne se pose meme pas... Le crevaisons sont souvient liées au mauvais usage du vélo, quand il n'y a pas de voitures rapprochez vous du milieu de la chaussée, c'est la ou vous avez le moins de chance de rencontrer des bouts de verre. évitez les plaques d'égout, les trous, les ornières, les raccords de goudron. Alléger votre monture en franchissant un dos d'âne. Lors des arrêts, prenez une minute pour regarder s'il n'y a pas un gravillon, une épine ou un bout de verre planté dans le pneu. Respectez les préconisations de gonflage du constructeur et si vous devez emprunter une "zone à risque" augmentez un peu la pression. Vous verrez qu'avec un peu de finesse de pilotage on ne creve quasiment jamais.
Certains vélos disposent d'un éclairage par dynamo, personnellement cela ne me semble pas du tout indispensable. Je ne roule jamais la nuit, le seul moment ou cela m'est utile est lorsque je traverse un tunnel, donc j'ai opté pour une petite lampe clignotante à LED pour l'arrière et à l'avant j'utilise une frontale puissante qui me sert également à l'étape. Voila encore une source d'économie de poids !
le prochain message aura pour thème la position sur le vélo et son chargement.
Il faut d'abord comprendre comment fonctionne un vélo. Le vélo est soumis a des contraintes importantes, poids du cyclo, des bagages, état de la chaussée, action de pédalage.
Il est donc nécessaire que les pièces qui le composent soient rigides mais également qu'elles conservent un peu de souplesse, pour amortir chocs et vibrations mais aussi pour que le vélo conserve une certaine vivacité.
Prenons le cas du cyclo qui "se prend" une ornière, en contact avec le sol le pneu s'écrase plus ou moins, les effets du choc vont ensuite se propager sur la jante, les rayons, le cadre (ou la fourche si c'est à l'avant) jusqu'a la selle ou le guidon. L'ensemble de cette chaine mécanique va assurer l'amortissement du choc, cela va donner du confort au cyclo mais aussi de la solidité au vélo.
Imaginons un vélo ultra rigide: des pneus raides et/ou sur gonflés, des roues trop tendues avec d'épais rayons et enfin un cadre raide comme la justice. Non seulement l'engin va etre horriblement inconfortable mais en plus il ne serait pas forcément solide car aucune pièce n'amortira les chocs et les vibrations.
C'est la raison pour laquelle un vélo agréable à rouler et fiable doit avoir une certaine souplesse. certaines pièces qui le composent doivent pouvoir se déformer. Les rayons, les pneus, le cadre et La fourche sont nos amortisseurs. On pense communément qu'avoir: un cadre avec des tubes épais et rigides, des gros rayons et des pneus épais sont la garantie d'un vélo costaud. C'est totalement faux.
Le poids est un facteur important qui concours à l'éfficacité de nos machines. Bien sur nous ne sommes pas des coureurs et n'avons rien a faire du chrono ! Pour autant un vélo confortable, léger, agile et vif épargne nos forces et nous permet de mieux profiter du voyage. Sans tomber dans des extrêmes, le poids n'a pas la meme importance selon ou il est situé. la ou l'on doit chercher à le réduire c'est principalement sur les parties tournantes. 5oog de plus sur un cadre se sentira bien moins que 100g sur une roue ! D'ou l'intérêt d'avoir des jantes pas trop lourdes et des pneus légers et souples.
Un cadre ultra rigide ne se déforme pas sous l'action du pédalage, c'est ce qu'utilisent les coureurs en contre la montre, l'intégralité de la puissance est transmise aux roues, c'est parfait pour cet usage, mais c'est totalement inconfortable, difficile à lancer et inadapté aux ascensions. Nous autres cyclos avons besoin de souplesse, pour le confort bien sur mais aussi parce qu'un cadre qui se déforme sous l'effet du pédalage sera plus facile a relancer, plus vif. C'est la raison pour laquelle l'aluminium est peu adapté pour le voyage car soit il est épais pour garantir une bonne durabilité, soit il est fin ce qui lui permettra d'être vif mais alors il sera peu durable. Un cadre en acier fin sera à la fois performant et largement assez solide, j'ai longtemps voyagé avec un cadre en acier de 4/10eme d'épaisseur sans aucun souci.
Vous l'aurez compris tout cela est en totale opposition avec ce que proposent des constructeurs comme farradmanufactur ou schwabble pour les pneus Marathon. Il faut comprendre que construire un cadre avec des tubes fins est beaucoup plus délicat pour le soudeur, celui çi devra etre très qualifié et cela à un cout ! Quand aux pneus marathon il faut savoir qu'ils ont été créés à la demande de la poste allemande dans le seul but qu'ils soient increvables, l'idée de rendement et de plaisir étant totalement absente du cahier des charges !
Les débutants redoutent souvent les crevaisons, il faut vraiment démystifier ce pb. Cela prend 10' pour changer une chambre au bord de la route et 15' le soir à l'étape pour la réparer. Est ce vraiment une galère insurmontable ? ne vaut il pas mieux disposer de pneus perforants souples et confortables quitte à crever une fois ou deux pendant un voyage plutôt que rouler avec des enveloppes inconfortables et lourdes mais certes increvables ! Pour moi la question ne se pose meme pas... Le crevaisons sont souvient liées au mauvais usage du vélo, quand il n'y a pas de voitures rapprochez vous du milieu de la chaussée, c'est la ou vous avez le moins de chance de rencontrer des bouts de verre. évitez les plaques d'égout, les trous, les ornières, les raccords de goudron. Alléger votre monture en franchissant un dos d'âne. Lors des arrêts, prenez une minute pour regarder s'il n'y a pas un gravillon, une épine ou un bout de verre planté dans le pneu. Respectez les préconisations de gonflage du constructeur et si vous devez emprunter une "zone à risque" augmentez un peu la pression. Vous verrez qu'avec un peu de finesse de pilotage on ne creve quasiment jamais.
Certains vélos disposent d'un éclairage par dynamo, personnellement cela ne me semble pas du tout indispensable. Je ne roule jamais la nuit, le seul moment ou cela m'est utile est lorsque je traverse un tunnel, donc j'ai opté pour une petite lampe clignotante à LED pour l'arrière et à l'avant j'utilise une frontale puissante qui me sert également à l'étape. Voila encore une source d'économie de poids !
le prochain message aura pour thème la position sur le vélo et son chargement.
Voyage au Nicaragua, Costa Rica et Honduras, sécuritaire, pas cher, couple et bébé de 2 ans English translation pending
Bonjour, nous sommes un couple avec notre fille de 2 ans et demi. Nous avons vécu une début d'année particulièrement difficile et tout cela à fait en sorte qu'on a décidé de vendre la maison, de laisser nos jobs et de vivre un beau rêve en famille, partir en voyage et profiter de la vie en famille.
Nous prévoyons partir sept-octobre pour une période de 6 mois - 1 an, nous n'avons aucune limite de temps. Nous devons tout dabord apprendre l'espagnol. Nous avions pensé partir du Nicaragua probablement apprendre l'espagnol en famille (on oublie les cours traditionnel dans une classe avec notre fille) et ensuite voyager dans le pays, possiblement aller aux honduras, costarica, panama et p-e aussi ailleurs, on verra selon nos inspirations et opportunités. QUi sait p-e si le budget le permet, descendre en Am. sud.
Nous voyageons petit budget et prévoyons voir du pays mais en restant plusieurs jours, même des semaines aux mêmes endroits, car avec notre petite fille faire beaucoup de route en un cours laps de temps, ca risque d'être un peu difficile. Nous partons avec nos sac à dos et croyons voyager en bus. Possiblement louer parfois des voitures, ou scooter, p-e même acheter une voiture si ce n'est pas trop dispendieux et si possible, on verra ...
Au commencement, nous souhaitons nous arrêter à un endroit vraiment relax, possiblement profiter de la plage (j'aimerais bien un endroit où il y a de l'eau, un lac, chutte, peu importe, la mer) et apprendre l'espagnol Est-ce possible au nicaragua? ou vous conseillez un autre pays, nous sommes tout ouvert. La chose la plus importante c'est que nous désirons tranquilité (donc on évite les méga grosse ville), soleil, SÉCURITÉ. Un endroit où il fait bon vivre... J'aimerais aussi un endroit où il ny a pas trop de moustiques, j'ai un peu peur du paludisme avec ma petite fille.
Nous voulons aussi voyager en s'intégrant à des projets sur place, nous avons eu la plugg de ces 2 sites internet: est-ce que vous avez déjà participé à des projets en offrants quelques heures de travail en échange du loyer et de la nourriture. Je suis éducatrice spécialisée et à l'enfance et mon chum est forgeron, horticulteur et ma fille est une beau rayon de soleil! 😉
http://www.helpx.net/ http://www.workaway.info/index-fr.html
Nous avons eu aussi ce site pour le loyer car nous aimerions probablement plus louer des endroits tranquilles où l'on peu cuisiner, genre appartement. https://fr.airbnb.ca/ si vous avez des conseils, des bons endroits, n'hésitez pas à nous donner des conseils.
Enfin bref, si vous avez des conseils à nous donner, nous sommes preneur.
Au plaisir de discuter avec vous et qui sait p-e faire un bout de chemin avec vous!
Marie-Eve tony et Flavie😏
Nous prévoyons partir sept-octobre pour une période de 6 mois - 1 an, nous n'avons aucune limite de temps. Nous devons tout dabord apprendre l'espagnol. Nous avions pensé partir du Nicaragua probablement apprendre l'espagnol en famille (on oublie les cours traditionnel dans une classe avec notre fille) et ensuite voyager dans le pays, possiblement aller aux honduras, costarica, panama et p-e aussi ailleurs, on verra selon nos inspirations et opportunités. QUi sait p-e si le budget le permet, descendre en Am. sud.
Nous voyageons petit budget et prévoyons voir du pays mais en restant plusieurs jours, même des semaines aux mêmes endroits, car avec notre petite fille faire beaucoup de route en un cours laps de temps, ca risque d'être un peu difficile. Nous partons avec nos sac à dos et croyons voyager en bus. Possiblement louer parfois des voitures, ou scooter, p-e même acheter une voiture si ce n'est pas trop dispendieux et si possible, on verra ...
Au commencement, nous souhaitons nous arrêter à un endroit vraiment relax, possiblement profiter de la plage (j'aimerais bien un endroit où il y a de l'eau, un lac, chutte, peu importe, la mer) et apprendre l'espagnol Est-ce possible au nicaragua? ou vous conseillez un autre pays, nous sommes tout ouvert. La chose la plus importante c'est que nous désirons tranquilité (donc on évite les méga grosse ville), soleil, SÉCURITÉ. Un endroit où il fait bon vivre... J'aimerais aussi un endroit où il ny a pas trop de moustiques, j'ai un peu peur du paludisme avec ma petite fille.
Nous voulons aussi voyager en s'intégrant à des projets sur place, nous avons eu la plugg de ces 2 sites internet: est-ce que vous avez déjà participé à des projets en offrants quelques heures de travail en échange du loyer et de la nourriture. Je suis éducatrice spécialisée et à l'enfance et mon chum est forgeron, horticulteur et ma fille est une beau rayon de soleil! 😉
http://www.helpx.net/ http://www.workaway.info/index-fr.html
Nous avons eu aussi ce site pour le loyer car nous aimerions probablement plus louer des endroits tranquilles où l'on peu cuisiner, genre appartement. https://fr.airbnb.ca/ si vous avez des conseils, des bons endroits, n'hésitez pas à nous donner des conseils.
Enfin bref, si vous avez des conseils à nous donner, nous sommes preneur.
Au plaisir de discuter avec vous et qui sait p-e faire un bout de chemin avec vous!
Marie-Eve tony et Flavie😏
Circuit de trois semaines en Patagonie avec treks English translation pending
Bonjour à tous,
Ayant recherché ce type d'informations avant notre départ, je souhaite partager avec ceux à qui cela pourrait profiter, notre périple de 3 semaines se décomposant de la manière suivante:
- Arrivée à BA - Transfert direct par bus de nuit - Peninsula Valdes - Transfert bus à El Chalten - Trek Fitz Roy en autonomie 3 jours - Transfert bus El Calafate (Perito Moreno + todos glacieres) - Transfert bus Puerto Natales - Trek Torres del Paine W en autonomie (tente) sur 4 jours - Transfert bus Ushuaïa (visite complète parc + Canal Beagle) - Transfert avion BA veille de départ
Je mets donc ci-dessous les indications qui pourraient être utiles et en pièces jointes les infos logistiques / coûts constatées en Novembre 2010...Ah non, je ne peux pas...vous pouvez me contacter dans ce cas, je vous les transmettrai.
Bonne lecture, bonne préparation et surtout, bon voyage...
BB
Généralités Prise électriques Les prises électriques ne sont pas de type US. Elles sont à 2 fiches mais obliques (adaptateurs se trouvent sur place). Les prises présentent cependant la possibilité de connecter directement les fiches françaises (trous ronds)
Camping Cartouche de gaz de type C206 se trouvent partout. Les plus répandues restent cependant les cartouches qui se vissent. Les tarifs des équipements de base (cartouche gaz, réchaud…) à El Chalten ne sont pas si élevés que ça. Cela est donc envisageable d’acheter son équipement / le louer sur plusieurs jours. Très bonne adresse = dernier magasin sur la gauche en sortant d’El Chalten par le Nord.
Sur Torres del Paines, possibilité de louer une tente sur place dans tous les refugios mais pas dans les camapentos. Sur le Fitz Roy / Cerro Torre, aucune possibilité de louer sur site de camping, mais en ville.
Transports Différence notable entre bus ejecutivos et semi-cama. D’après agence de bus, seul différence = inclinaison, mais assise n’a rien à voir non plus (bien mieux ejecutivo). Bien réserver les places ejectuvo à l’avance car 8 places / bus (en bas).
Informations par destinations Aeroport – Gare Routière de Retiro Billets avions = 850€/pers (sans assurance) avec Continental Airlines, escale Houston. Transfert depuis aéroport à Retiro avec Manuel Tienda Leon. 45$/personne. Depuis l’agence centrale, marcher 10 min pour arriver à Retiro.
BA – Puerto Madryn Trajet avec Que Bus (départ à 15h = voyage de nuit). Arrivée à 9h30 Repas servi à bord 352$
Auberge de Jeunesse = El Gualicho Dortoir de 4 = 60$ / personne Double = 240$ (baño compartido). Très bon accueil, propre, sûr et bien situé. Organisation avec autre couple pour louer voiture avec Centauro. Centauro = TRES TRES TRES bien = bon tarif + aimable + bonne voiture + fléxible. Possibilité de louer voiture en envoyant fax du permis de conduire seulement. Pas de frais en cas de paiement par carte. Sur 2 jours = 1000km. Après-midi = Punta Tombo (35$/pers) Lendemain = Playa el Castillo (marée haute = point de vue parfait pour observer gratuitement les cétacés)+ Peninsula Valdes (25$/pers réutilisable) partie nord Jour suivant = sortie bateau (Avec Hydrosport, organisé depuis AJ, sans surcoût = sur zodiac/respect des baleines, temps en mer = 180$). Aller chez Centauro avec livret organe du voyageur = 100km/jour gratuit (sur base de forfait 400km/jour). Coût total Centauro = 330$/jour = imbattable !
Puerto Madryn - Rio Gallegos - El Chalten Bus 3ème jour à Puerto Madryn pour Rio Gallegos Départ 16h. Agence Tic Tac = 322$/pers (service à bord = pas bon, classe semi-cama = à éviter) Durée normale = 15h. Contrôle douane = arrivée 10h. Changement de plan (initialement El Calafate) pour El Chalten, mais à cause de retard du au douanier, correspondance loupée à Rio Gallegos. Départ à 12h avec TPS SA (130$) = Arrivée 19h (plus rapide que bus classique car mini-bus). En face de la gare routière = un grand Carrefour permettant de faire achat pour le trek (pâte etc…)
El Chalten Gare routière = se rendre au point d’information touristique. Prendre infos / trek + carte. Infos sur trajet pour El Calafate. Prendre billets pour El Calafate pour le dernier jour du trek (départ à 20h avec TAQSA, 2h30 de trajet – 75$) Logement = Rancho Grande Hotel (dortoir de 4 = 70$/pers) Adresse impeccable pour propreté, service (linge = 35$ grand sac), amabilité, infos sur trek, très bon resto (biffe de chorizo = 45$, Quilmes 500ml 10$), possibilité de prendre douche en retour de trek, gardiennage des sacs au dessus de réception… Orgaisation trek sur glacier (physique, chaussure de marche indispensable, pas de talons aiguilles…avec Chalten Travel = 380$/pers)
Trek Fitz Roy / Cerro Torre Sur 3 jours (2 nuits) en autonomie (sans guide avec nourriture). Difficulté facile (sauf Fitz Roy sur derniers 500m) Possibilité de boire eau des cours d’eau = NE PAS TRANSPORTER D’EAU
J1 Départ à 11h par la partie Nord (direction Fitz Roy). Aller au mirador pendant la montée Revenir en arrière (10min) pour aller au lac Capri Arrivé Campamento Poicenot (dispo pour randonneurs) après environ 4h de marche, installation campement. Aller voir Fitz Roy si envie (1h30) Nuit campement
J2 Levé 4h pour aller voir levé de soleil sur Fitz Roy. Descendre sur chemin en dessous à gauche pour aller voir Lac Sucia (pas fait, on s’est loupé !) Revenir campement & petit déjeuner. Randonnée sur Lac madre et niña. Arrivée campento Torre après 3h de marche, installation. Après-midi = aller au mirador au dessus du lac Torre.
J3 Levé soleil sur Cerro Torre. A J-1, préparer trek sur glacier avec Rancho Grande Hotel Retour au campamento Prestadores (uniquement pour les organismes) pour rdv 8h (1h de marche depuis notre campement). Laisser les sacs et partir sur expéditions du glacier (2 guides pour 5 personnes), personne d’autre sur le glacier, plus sportif que celui du Perito Moreno apparemment et plus sauvage. Initiation à escalade (mais c’est histoire de dire que…). Retour à El Chalten à 17h (Retour assez ennuyant).
El Calafate Logement indiqué par Lonley Planet = Albergue Lago Argentino (double baño compartido 130$) = chambre minuscule, bruyante, aucune intimité, lit mauvais. Propriétaire nous indique alors autre adresse = HOSTERIA PATAGONIA, à 100m (Don Bosco 160). Impeccable, sans charme car tout neuf, mais propre, calme, accueil des plus agréable, 150$ avec baño privado et lit double. J1 Orgnanisation pour J2 (voir en dessous) +après-midi = prendre taxi pour aller au Perito = 130$ = aussi cher qu’avec agence sauf que tout seul + y aller en fin de journée = couleurs bleues ressortent et vraiment personne dans le parc. Entrée Parc Perito = 75$/pers/jour (rien à voir avec PM) Rester 4h à regarder le Perito. Retour El Calafate. Repas la Lechuza (pizza très bonne)
J2 Los Glacieres en bateau en passant par Hosteria Patagonia (pas de surcoût) = tour de bateau de 8h avec Fernandez Campben sur tous les glaciers = 235$. Prévoir repas à emporter. Retour El Calafate, repas Ricks (recommandé par locaux = parilla bonne mais grasse).
J3 Bus pour Puerto Natales Départ 8h30, durée 5h (passage de douane long…très long…vive l’administration) Compagnie COOTRA (80$) Passage Chili = ATTENTION, NE PAS PRENDRE DE FRUITS SINON AMANDE 160€ pour 2 kiwis, ou les déclarer sinon (pas nous, heureusement)
Puerto Natales Réservation faite chez Nico’s II adventure (d’après forum) = Philippi 528, 411 500 Pas mentionné par Lonely Planet. Chambre double baño compartido 16 000 $. Accueil très agréable. Proche centre ville (500m supermarché). Grands conseils sur trek Torres del Paine et organisations. Organisation pour - Parc Torres del Paine (départ le lendemain 7h30 devant auberge, 3h de route, xxxx) - Bus pour Ushuaïa (Départ 7h15 à gare routière, 12h, Compagnie TMT, 25 000$)
Trek Torres del Paine W à faire sur 4 jours, 3 nuits en autonomie. Bien balisé Plus difficile que Fitz Roy et climat très changeant. J1 Départ 7h30 par bus, arrivée lac Péhoé Parc National = 15 000$/pers Bus nus dépose devant départ marche pour aller à cascade. Retour pied au départ bateau Transfert au refugio Péhoé (6000$/pers) Campement = 4500$/pers/nuit Bière = 2000$ Douche chaude gratuites. Possibilité de recharger ces batteries d’appareil photo dans le local de camping ! Installation tente. Départ randonnée pour aller au premier mirador (2h de marche) pour voir glacier Grey. 2h de plus ne permet pas d’avoir meilleure vue. Retour campement. Nuit.
J2 Départ 7h pour atteindre Campamento Italiano (3h). Laisser les sacs au pied de la guitoune du garde (safe). Monter dans la vallée del Frances. Arrêt au Mirador (1h depuis campement Italien) car temps pas adapté. Retour Campement. Départ pour Refugio Los Cuernos (5000$/pers en camping, bière 2500$, pas de local abrité pour cuisiner mais douche chaude gratuite et possibilité de manger sa préparation à l’intérieur du refuge). Eau chaude à disposition et possibilité de charger batteries le matin (quand leurs accus sont pleins).s
J3 Départ 8h pour rejoindre Camapento de las Torres. Shortcut permet de rejoindre Refugio Chileno (plus court mais raide) = 5h. Accueil au refuge pas très aimable mais il y fait bon et il y a de l’eau chaude à disposition. Départ pour le Campamento de las Torres (2h). Campement gratuit, dans local ni douche mais abris pour cuisiner…un vrai coin de paradis en pleine nature. Un guide vient nous voir pour nous souhaiter la bienvenu et nous rappeler de repartir avec nos déchets…quoi de plus normal…et nous donner 2/3 conseils pour le lendemain. Installation de tente…avec la neige J
J4 Levé 5h pour monter aux tours (normalement 45min, mais avec 10 cm de neige et à la frontale = 1h). Retour au campement, plier tente, redescendre dans la vallée pour bus de 14h30 ou 19h30 à la Laguna Amarga, par les buses Gomez. Transfert depuis l’Hosteria las Torres par petit bus, départ 30 min avant (14 et 19h donc) 2500$/pers). Retour à Puerto Natales & nuit.
J5 Départ pour Ushuaïa
Puerto Natales - Ushuaïa Long, 12h. Une seule compagnie, TMT. Bus parfois non direct car réarrangement des bus en fonctions du nombre de personnes. Ne pas hésiter à demander des confirmations à plusieurs reprises. Passage par Rio Grande obligatoire. Arrivée à Ushuaia après 13h de voyage !
Ushuaïa Nuit à Yakush (auberge de jeunesse) car La Posta complet. Dommage. Chambre double 200$ avec baño compartido, 250$ baño privado et 70$ dortoir. Auberge très propre, assez calme, petit-déjeuner sympa, personnel très accueillant et arrangeant. Possibilité de faire lessive à 1 quadra. J1 Repos du trek. Tour en bateau avec Los Tres Maria sur voilier (avec moteur qui tourne tout de même) = 4h pour 230$. Intérêt / autres agences = randonnée sur Ile H (les seuls + un peu d’explication par un guide) pendant 1h…très belle vue sur Canal de Beagle…et des Cormorans. Approche d’une ile avec Cormorans Géants et Sea Lions (chacun le traduira comme il veut). Retour Ushuaïa avec café, thé, Alfajore…bien sympa.
Repas à la Casa de los Mariscos : très bonne adresse recommandée par locaux, langoustines excellentes…80$ et accueil des plus agréable…
J2 Départ avec les bus pour Parc Tierra del Fuego (60$ A/R par pers). Le principe = on achète le billet A/R avec départ toutes les heures le matin. Retour à 15, 16, 17 et 19h depuis Lapataia, et horaire +15’’ depuis port Arias. Possibilité de récupérer bus à son retour au niveau du croisement mais risque qu’il soit complet. Parc Tierra del Fuego = 65$/jour (on se demande bien à quoi ils servent car ponts non entretenus et parfois cassés, manque de balisage, forêt non entretenue également avec billon en équilibre, passage de boue non adaptée…et ticket valable 1 seule journée = racket !). Ascenscion du Cerro Guanaco = donné pour 4h aller, 4h retour. A/R fait en 4h avec pause d’1h en haut..Magnifique !!! Attention = départ le plus tôt possible car vents du Pacifique de lèvent avec pluie l’après-midi. Retour avec navette de retour de 16h mais…pleine…attente de la suivante.
J3 Retour Parque National (à nouveau racket). Marche de 10h à 17h sur les différents sentiers (Pampa Alta, Costera Trail et fin de Hito XXIV pour arriver au port et prendre navette de 17h). Sentier sympa mais un peu redondant. Le faire à marée haute.
J4 Prendre taxi pour atteindre d’aerosilla (piste de ski) = 25$ Montée pendant 1h pour atteindre glacier (bof). Très belle vue se la baie Retour par taxi (25$) qui attend sinon, l’auberge au pied de la piste peut appeler taxi par Cibi. Transfert à aéroport par taxi (25$). Taxes pour vol interne = 28$/pers.
Buenos Aires Collectivo = 50$ / personne. Taxi = 140$ Nuit réservée à Hotel Parada & Hostel (11-4381-6399, Rivadavia 1291). 500m de la Plaza de Mayo, 170$ chambre double luxe (les autres donnent sur la rue plus que passante) avec sdb privée, wifi, … Accueil particulièrement sympa, très beau locaux réhabilités, petit dej avec les meilleurs Media-luna goûté jusqu’alors… Juste en face de porte d’entrée = achat d’empanadas à 3$ excellentes !!! Ils peuvent appeler taxi pour aéroport (coût total de 117$) et sont ouverts pour vous aider à organiser votre/vos journée(s)
Ayant recherché ce type d'informations avant notre départ, je souhaite partager avec ceux à qui cela pourrait profiter, notre périple de 3 semaines se décomposant de la manière suivante:
- Arrivée à BA - Transfert direct par bus de nuit - Peninsula Valdes - Transfert bus à El Chalten - Trek Fitz Roy en autonomie 3 jours - Transfert bus El Calafate (Perito Moreno + todos glacieres) - Transfert bus Puerto Natales - Trek Torres del Paine W en autonomie (tente) sur 4 jours - Transfert bus Ushuaïa (visite complète parc + Canal Beagle) - Transfert avion BA veille de départ
Je mets donc ci-dessous les indications qui pourraient être utiles et en pièces jointes les infos logistiques / coûts constatées en Novembre 2010...Ah non, je ne peux pas...vous pouvez me contacter dans ce cas, je vous les transmettrai.
Bonne lecture, bonne préparation et surtout, bon voyage...
BB
Généralités Prise électriques Les prises électriques ne sont pas de type US. Elles sont à 2 fiches mais obliques (adaptateurs se trouvent sur place). Les prises présentent cependant la possibilité de connecter directement les fiches françaises (trous ronds)
Camping Cartouche de gaz de type C206 se trouvent partout. Les plus répandues restent cependant les cartouches qui se vissent. Les tarifs des équipements de base (cartouche gaz, réchaud…) à El Chalten ne sont pas si élevés que ça. Cela est donc envisageable d’acheter son équipement / le louer sur plusieurs jours. Très bonne adresse = dernier magasin sur la gauche en sortant d’El Chalten par le Nord.
Sur Torres del Paines, possibilité de louer une tente sur place dans tous les refugios mais pas dans les camapentos. Sur le Fitz Roy / Cerro Torre, aucune possibilité de louer sur site de camping, mais en ville.
Transports Différence notable entre bus ejecutivos et semi-cama. D’après agence de bus, seul différence = inclinaison, mais assise n’a rien à voir non plus (bien mieux ejecutivo). Bien réserver les places ejectuvo à l’avance car 8 places / bus (en bas).
Informations par destinations Aeroport – Gare Routière de Retiro Billets avions = 850€/pers (sans assurance) avec Continental Airlines, escale Houston. Transfert depuis aéroport à Retiro avec Manuel Tienda Leon. 45$/personne. Depuis l’agence centrale, marcher 10 min pour arriver à Retiro.
BA – Puerto Madryn Trajet avec Que Bus (départ à 15h = voyage de nuit). Arrivée à 9h30 Repas servi à bord 352$
Auberge de Jeunesse = El Gualicho Dortoir de 4 = 60$ / personne Double = 240$ (baño compartido). Très bon accueil, propre, sûr et bien situé. Organisation avec autre couple pour louer voiture avec Centauro. Centauro = TRES TRES TRES bien = bon tarif + aimable + bonne voiture + fléxible. Possibilité de louer voiture en envoyant fax du permis de conduire seulement. Pas de frais en cas de paiement par carte. Sur 2 jours = 1000km. Après-midi = Punta Tombo (35$/pers) Lendemain = Playa el Castillo (marée haute = point de vue parfait pour observer gratuitement les cétacés)+ Peninsula Valdes (25$/pers réutilisable) partie nord Jour suivant = sortie bateau (Avec Hydrosport, organisé depuis AJ, sans surcoût = sur zodiac/respect des baleines, temps en mer = 180$). Aller chez Centauro avec livret organe du voyageur = 100km/jour gratuit (sur base de forfait 400km/jour). Coût total Centauro = 330$/jour = imbattable !
Puerto Madryn - Rio Gallegos - El Chalten Bus 3ème jour à Puerto Madryn pour Rio Gallegos Départ 16h. Agence Tic Tac = 322$/pers (service à bord = pas bon, classe semi-cama = à éviter) Durée normale = 15h. Contrôle douane = arrivée 10h. Changement de plan (initialement El Calafate) pour El Chalten, mais à cause de retard du au douanier, correspondance loupée à Rio Gallegos. Départ à 12h avec TPS SA (130$) = Arrivée 19h (plus rapide que bus classique car mini-bus). En face de la gare routière = un grand Carrefour permettant de faire achat pour le trek (pâte etc…)
El Chalten Gare routière = se rendre au point d’information touristique. Prendre infos / trek + carte. Infos sur trajet pour El Calafate. Prendre billets pour El Calafate pour le dernier jour du trek (départ à 20h avec TAQSA, 2h30 de trajet – 75$) Logement = Rancho Grande Hotel (dortoir de 4 = 70$/pers) Adresse impeccable pour propreté, service (linge = 35$ grand sac), amabilité, infos sur trek, très bon resto (biffe de chorizo = 45$, Quilmes 500ml 10$), possibilité de prendre douche en retour de trek, gardiennage des sacs au dessus de réception… Orgaisation trek sur glacier (physique, chaussure de marche indispensable, pas de talons aiguilles…avec Chalten Travel = 380$/pers)
Trek Fitz Roy / Cerro Torre Sur 3 jours (2 nuits) en autonomie (sans guide avec nourriture). Difficulté facile (sauf Fitz Roy sur derniers 500m) Possibilité de boire eau des cours d’eau = NE PAS TRANSPORTER D’EAU
J1 Départ à 11h par la partie Nord (direction Fitz Roy). Aller au mirador pendant la montée Revenir en arrière (10min) pour aller au lac Capri Arrivé Campamento Poicenot (dispo pour randonneurs) après environ 4h de marche, installation campement. Aller voir Fitz Roy si envie (1h30) Nuit campement
J2 Levé 4h pour aller voir levé de soleil sur Fitz Roy. Descendre sur chemin en dessous à gauche pour aller voir Lac Sucia (pas fait, on s’est loupé !) Revenir campement & petit déjeuner. Randonnée sur Lac madre et niña. Arrivée campento Torre après 3h de marche, installation. Après-midi = aller au mirador au dessus du lac Torre.
J3 Levé soleil sur Cerro Torre. A J-1, préparer trek sur glacier avec Rancho Grande Hotel Retour au campamento Prestadores (uniquement pour les organismes) pour rdv 8h (1h de marche depuis notre campement). Laisser les sacs et partir sur expéditions du glacier (2 guides pour 5 personnes), personne d’autre sur le glacier, plus sportif que celui du Perito Moreno apparemment et plus sauvage. Initiation à escalade (mais c’est histoire de dire que…). Retour à El Chalten à 17h (Retour assez ennuyant).
El Calafate Logement indiqué par Lonley Planet = Albergue Lago Argentino (double baño compartido 130$) = chambre minuscule, bruyante, aucune intimité, lit mauvais. Propriétaire nous indique alors autre adresse = HOSTERIA PATAGONIA, à 100m (Don Bosco 160). Impeccable, sans charme car tout neuf, mais propre, calme, accueil des plus agréable, 150$ avec baño privado et lit double. J1 Orgnanisation pour J2 (voir en dessous) +après-midi = prendre taxi pour aller au Perito = 130$ = aussi cher qu’avec agence sauf que tout seul + y aller en fin de journée = couleurs bleues ressortent et vraiment personne dans le parc. Entrée Parc Perito = 75$/pers/jour (rien à voir avec PM) Rester 4h à regarder le Perito. Retour El Calafate. Repas la Lechuza (pizza très bonne)
J2 Los Glacieres en bateau en passant par Hosteria Patagonia (pas de surcoût) = tour de bateau de 8h avec Fernandez Campben sur tous les glaciers = 235$. Prévoir repas à emporter. Retour El Calafate, repas Ricks (recommandé par locaux = parilla bonne mais grasse).
J3 Bus pour Puerto Natales Départ 8h30, durée 5h (passage de douane long…très long…vive l’administration) Compagnie COOTRA (80$) Passage Chili = ATTENTION, NE PAS PRENDRE DE FRUITS SINON AMANDE 160€ pour 2 kiwis, ou les déclarer sinon (pas nous, heureusement)
Puerto Natales Réservation faite chez Nico’s II adventure (d’après forum) = Philippi 528, 411 500 Pas mentionné par Lonely Planet. Chambre double baño compartido 16 000 $. Accueil très agréable. Proche centre ville (500m supermarché). Grands conseils sur trek Torres del Paine et organisations. Organisation pour - Parc Torres del Paine (départ le lendemain 7h30 devant auberge, 3h de route, xxxx) - Bus pour Ushuaïa (Départ 7h15 à gare routière, 12h, Compagnie TMT, 25 000$)
Trek Torres del Paine W à faire sur 4 jours, 3 nuits en autonomie. Bien balisé Plus difficile que Fitz Roy et climat très changeant. J1 Départ 7h30 par bus, arrivée lac Péhoé Parc National = 15 000$/pers Bus nus dépose devant départ marche pour aller à cascade. Retour pied au départ bateau Transfert au refugio Péhoé (6000$/pers) Campement = 4500$/pers/nuit Bière = 2000$ Douche chaude gratuites. Possibilité de recharger ces batteries d’appareil photo dans le local de camping ! Installation tente. Départ randonnée pour aller au premier mirador (2h de marche) pour voir glacier Grey. 2h de plus ne permet pas d’avoir meilleure vue. Retour campement. Nuit.
J2 Départ 7h pour atteindre Campamento Italiano (3h). Laisser les sacs au pied de la guitoune du garde (safe). Monter dans la vallée del Frances. Arrêt au Mirador (1h depuis campement Italien) car temps pas adapté. Retour Campement. Départ pour Refugio Los Cuernos (5000$/pers en camping, bière 2500$, pas de local abrité pour cuisiner mais douche chaude gratuite et possibilité de manger sa préparation à l’intérieur du refuge). Eau chaude à disposition et possibilité de charger batteries le matin (quand leurs accus sont pleins).s
J3 Départ 8h pour rejoindre Camapento de las Torres. Shortcut permet de rejoindre Refugio Chileno (plus court mais raide) = 5h. Accueil au refuge pas très aimable mais il y fait bon et il y a de l’eau chaude à disposition. Départ pour le Campamento de las Torres (2h). Campement gratuit, dans local ni douche mais abris pour cuisiner…un vrai coin de paradis en pleine nature. Un guide vient nous voir pour nous souhaiter la bienvenu et nous rappeler de repartir avec nos déchets…quoi de plus normal…et nous donner 2/3 conseils pour le lendemain. Installation de tente…avec la neige J
J4 Levé 5h pour monter aux tours (normalement 45min, mais avec 10 cm de neige et à la frontale = 1h). Retour au campement, plier tente, redescendre dans la vallée pour bus de 14h30 ou 19h30 à la Laguna Amarga, par les buses Gomez. Transfert depuis l’Hosteria las Torres par petit bus, départ 30 min avant (14 et 19h donc) 2500$/pers). Retour à Puerto Natales & nuit.
J5 Départ pour Ushuaïa
Puerto Natales - Ushuaïa Long, 12h. Une seule compagnie, TMT. Bus parfois non direct car réarrangement des bus en fonctions du nombre de personnes. Ne pas hésiter à demander des confirmations à plusieurs reprises. Passage par Rio Grande obligatoire. Arrivée à Ushuaia après 13h de voyage !
Ushuaïa Nuit à Yakush (auberge de jeunesse) car La Posta complet. Dommage. Chambre double 200$ avec baño compartido, 250$ baño privado et 70$ dortoir. Auberge très propre, assez calme, petit-déjeuner sympa, personnel très accueillant et arrangeant. Possibilité de faire lessive à 1 quadra. J1 Repos du trek. Tour en bateau avec Los Tres Maria sur voilier (avec moteur qui tourne tout de même) = 4h pour 230$. Intérêt / autres agences = randonnée sur Ile H (les seuls + un peu d’explication par un guide) pendant 1h…très belle vue sur Canal de Beagle…et des Cormorans. Approche d’une ile avec Cormorans Géants et Sea Lions (chacun le traduira comme il veut). Retour Ushuaïa avec café, thé, Alfajore…bien sympa.
Repas à la Casa de los Mariscos : très bonne adresse recommandée par locaux, langoustines excellentes…80$ et accueil des plus agréable…
J2 Départ avec les bus pour Parc Tierra del Fuego (60$ A/R par pers). Le principe = on achète le billet A/R avec départ toutes les heures le matin. Retour à 15, 16, 17 et 19h depuis Lapataia, et horaire +15’’ depuis port Arias. Possibilité de récupérer bus à son retour au niveau du croisement mais risque qu’il soit complet. Parc Tierra del Fuego = 65$/jour (on se demande bien à quoi ils servent car ponts non entretenus et parfois cassés, manque de balisage, forêt non entretenue également avec billon en équilibre, passage de boue non adaptée…et ticket valable 1 seule journée = racket !). Ascenscion du Cerro Guanaco = donné pour 4h aller, 4h retour. A/R fait en 4h avec pause d’1h en haut..Magnifique !!! Attention = départ le plus tôt possible car vents du Pacifique de lèvent avec pluie l’après-midi. Retour avec navette de retour de 16h mais…pleine…attente de la suivante.
J3 Retour Parque National (à nouveau racket). Marche de 10h à 17h sur les différents sentiers (Pampa Alta, Costera Trail et fin de Hito XXIV pour arriver au port et prendre navette de 17h). Sentier sympa mais un peu redondant. Le faire à marée haute.
J4 Prendre taxi pour atteindre d’aerosilla (piste de ski) = 25$ Montée pendant 1h pour atteindre glacier (bof). Très belle vue se la baie Retour par taxi (25$) qui attend sinon, l’auberge au pied de la piste peut appeler taxi par Cibi. Transfert à aéroport par taxi (25$). Taxes pour vol interne = 28$/pers.
Buenos Aires Collectivo = 50$ / personne. Taxi = 140$ Nuit réservée à Hotel Parada & Hostel (11-4381-6399, Rivadavia 1291). 500m de la Plaza de Mayo, 170$ chambre double luxe (les autres donnent sur la rue plus que passante) avec sdb privée, wifi, … Accueil particulièrement sympa, très beau locaux réhabilités, petit dej avec les meilleurs Media-luna goûté jusqu’alors… Juste en face de porte d’entrée = achat d’empanadas à 3$ excellentes !!! Ils peuvent appeler taxi pour aéroport (coût total de 117$) et sont ouverts pour vous aider à organiser votre/vos journée(s)
Costa Rica: saison des pluies (août 2007) English translation pending
Vendredi 3 Août : Me voilà bien arrivée au Costa Rica. Je suis arrivée a mon Hôtel a 2h du mat heure française (ya 8h de décalage). Quand on sait que je me suis levée a 5h du mat et ben oui ça fait presque 24h que je suis partie de la maison pour arriver à mon Hôtel a San José ! Faut dire que j’ai eu 3h de transit à Madrid et j’ai aussi eu droit aux heures de pointe sur San José avec bouchon dès sortie de l’aéroport. Faut être motivée ! Mais j’ai pu discuter avec le chauffeur ce qui a bien fait passer le temps.
L’hôtel bon alors il est bien placé mais c’est franchement vieux ! tout est vieux : les chambres, l’équipement, même le réceptionniste est vieux !! et c’est aussi bruyant...mais bon on est vraiment dans le centre, près de tous les commerces, avec une belle zone piétonne.
Une fois avoir pris une bonne douche, je sors faire le tour du quartier histoire de me repérer un peu. Mais je ne sors pas bien tard vu que je suis bien crevée. Samedi 4 : Visite du Volcan Irazua 54km de la Capitale. Faut 1h30 de bus pour y accéder. Le trajet me paraîtra pas long vu que je fais la connaissance au départ d'une québécoise, Dominique, environ 25ans (contact que j’ai eu au préalable grâce a VF). On parle tout le long bien sur et le trajet on l’a pas vu passé !
A l’arrivée nous sommes au plus haut point culminant du Costa Rica 3432m. Le Volcan est composé de 2 cratères dont un ou il y a un lac mais on le voit plutôt de loin.
La chance est qu il n’y avait pas trop de nuage quand nous sommes arrivées ce qui nous a permis vraiment de profiter du site. 1 heure après c’était fini, les nuages se sont engouffrés dans le cratère où il y a un petit lac et on ne voyait plus cette magnifique couleur d un vert si spécial.
Nous avons un peu marché autour et on a bien senti qu’on était en altitude. Un gars du Bus se faisant appelé Jasper et soit disant bénévole dans le Parc nous a servi d une manière tout a fait sympathique de guide draguant tantôt Dominique, tantôt moi ! Il était pas mal faut bien le dire mais de toute évidence il cherche à se caser avec une étrangère pour les papiers... Enfin on a ressenti ça comme ça. Malgré tout, on a quand même bien rigolé avec lui !
Bref, le bus redescend vers 12h30 et on s’arrête dans une petite ville du nom de Cartago, ancienne Capitale du Costa Rica jusqu’en 1823 mais connue dans tout le pays pour sa Basilique du nom de Basilica de Nuestra Señora de los Angeles et sa Vierge noire. C’est le lieu le plus saint de tout le pays.
Nous avons déjeuné dans ce qu’ils appellent un SODA, restaurant bon marché. On y a très bien mangé.
Nous avons repris le bus à 16h30, arrivée a San José environ 1h après...entre temps il avait commencé à pleuvoir et oui c’est la saison des pluies…
Dimanche 5 : Au petit déjeuner, je tombe pas sur un jeune couple français fraîchement arrivés Tiphaine et Guillaume. Ils me demandent quelques renseignements et, n’ayant rien prévu de bien précis, décident de venir avec moi au Volcan Poas qui est à 2H30 de bus de San José. Je retrouve aussi Dominique. Nous partons donc a 4. Arrivés au Volcan, grosse désillusion car on voit avec difficulté le cratère principal vu que les nuages sont déjà dessus et il commence a pleuvoir grave. On se dit que c’est une simple averse mais ça tombe toujours et encore. On décide de ne pas rester statique et on se dirige vers un lac à 30mn à pied. Mais ça nous paraît bien long car ça monte et la pluie ne cesse de tomber même très fort. On se retrouve tremper ! On arrive tout de même au Lac. Il en va de même, les nuages stagnent dessus et on y voit rien ! Bon en ayant un peu de patience ça se dégage mais se recouvre puis de dégage etc.... Bref, on arrive tout de même à voir le Lac en entier mais quant au cratère on l’aura à peine vu en tout cas pas d’une manière bien dégagé !
Quand on reprend le bus on est carrément trempé jusqu’aux os ! On ne rêve que d’une chose c’est vite de retrouver notre chambre et de prendre une douche brulante !
A l Hôtel on fait la connaissance de Marceau qui vient à peine d’arriver de Quebec (il est aussi du Forum et ça fait plusieurs semaines que je tchate avec lui sur le Costa Rica).
Nous voilà donc à 5 pour diner dans un très bon restau du reste qui se nomme Le Patio et qui se trouve dans l'Avenida Central. Voilà voilà le lendemain on part chacun de notre côté dans un endroit différent mais il est fort probable qu’on se revoit quelque part dans le pays. Pour ma part, je pars pour Cahuita, sur la côte des Caraïbes. Ca promet !
L’hôtel bon alors il est bien placé mais c’est franchement vieux ! tout est vieux : les chambres, l’équipement, même le réceptionniste est vieux !! et c’est aussi bruyant...mais bon on est vraiment dans le centre, près de tous les commerces, avec une belle zone piétonne.
Une fois avoir pris une bonne douche, je sors faire le tour du quartier histoire de me repérer un peu. Mais je ne sors pas bien tard vu que je suis bien crevée. Samedi 4 : Visite du Volcan Irazua 54km de la Capitale. Faut 1h30 de bus pour y accéder. Le trajet me paraîtra pas long vu que je fais la connaissance au départ d'une québécoise, Dominique, environ 25ans (contact que j’ai eu au préalable grâce a VF). On parle tout le long bien sur et le trajet on l’a pas vu passé !
A l’arrivée nous sommes au plus haut point culminant du Costa Rica 3432m. Le Volcan est composé de 2 cratères dont un ou il y a un lac mais on le voit plutôt de loin.
La chance est qu il n’y avait pas trop de nuage quand nous sommes arrivées ce qui nous a permis vraiment de profiter du site. 1 heure après c’était fini, les nuages se sont engouffrés dans le cratère où il y a un petit lac et on ne voyait plus cette magnifique couleur d un vert si spécial.
Nous avons un peu marché autour et on a bien senti qu’on était en altitude. Un gars du Bus se faisant appelé Jasper et soit disant bénévole dans le Parc nous a servi d une manière tout a fait sympathique de guide draguant tantôt Dominique, tantôt moi ! Il était pas mal faut bien le dire mais de toute évidence il cherche à se caser avec une étrangère pour les papiers... Enfin on a ressenti ça comme ça. Malgré tout, on a quand même bien rigolé avec lui !
Bref, le bus redescend vers 12h30 et on s’arrête dans une petite ville du nom de Cartago, ancienne Capitale du Costa Rica jusqu’en 1823 mais connue dans tout le pays pour sa Basilique du nom de Basilica de Nuestra Señora de los Angeles et sa Vierge noire. C’est le lieu le plus saint de tout le pays.
Nous avons déjeuné dans ce qu’ils appellent un SODA, restaurant bon marché. On y a très bien mangé.
Nous avons repris le bus à 16h30, arrivée a San José environ 1h après...entre temps il avait commencé à pleuvoir et oui c’est la saison des pluies…
Dimanche 5 : Au petit déjeuner, je tombe pas sur un jeune couple français fraîchement arrivés Tiphaine et Guillaume. Ils me demandent quelques renseignements et, n’ayant rien prévu de bien précis, décident de venir avec moi au Volcan Poas qui est à 2H30 de bus de San José. Je retrouve aussi Dominique. Nous partons donc a 4. Arrivés au Volcan, grosse désillusion car on voit avec difficulté le cratère principal vu que les nuages sont déjà dessus et il commence a pleuvoir grave. On se dit que c’est une simple averse mais ça tombe toujours et encore. On décide de ne pas rester statique et on se dirige vers un lac à 30mn à pied. Mais ça nous paraît bien long car ça monte et la pluie ne cesse de tomber même très fort. On se retrouve tremper ! On arrive tout de même au Lac. Il en va de même, les nuages stagnent dessus et on y voit rien ! Bon en ayant un peu de patience ça se dégage mais se recouvre puis de dégage etc.... Bref, on arrive tout de même à voir le Lac en entier mais quant au cratère on l’aura à peine vu en tout cas pas d’une manière bien dégagé !
Quand on reprend le bus on est carrément trempé jusqu’aux os ! On ne rêve que d’une chose c’est vite de retrouver notre chambre et de prendre une douche brulante !
A l Hôtel on fait la connaissance de Marceau qui vient à peine d’arriver de Quebec (il est aussi du Forum et ça fait plusieurs semaines que je tchate avec lui sur le Costa Rica).
Nous voilà donc à 5 pour diner dans un très bon restau du reste qui se nomme Le Patio et qui se trouve dans l'Avenida Central. Voilà voilà le lendemain on part chacun de notre côté dans un endroit différent mais il est fort probable qu’on se revoit quelque part dans le pays. Pour ma part, je pars pour Cahuita, sur la côte des Caraïbes. Ca promet !
El Chalten en Argentine English translation pending
Bonjour,
Je suis en train de finaliser mon séjour en argentine. Grace aux nombreuses reco de certains d'entre vous (Merci Blondin en particulier) je voudrais passer 3jours à El Chalten durant mon séjour en Février. Si certains d'entre vous ont passé 2/3 jours à El Chalten, peut etre que vous pourriez me dire un peu comment cela se passe. Avez vous campé? Il y a-t-il des organismes qui sur place font des excursions pour deux trois jours? Si oui, avez vous reservé sur place?
A bientot
David
Je suis en train de finaliser mon séjour en argentine. Grace aux nombreuses reco de certains d'entre vous (Merci Blondin en particulier) je voudrais passer 3jours à El Chalten durant mon séjour en Février. Si certains d'entre vous ont passé 2/3 jours à El Chalten, peut etre que vous pourriez me dire un peu comment cela se passe. Avez vous campé? Il y a-t-il des organismes qui sur place font des excursions pour deux trois jours? Si oui, avez vous reservé sur place?
A bientot
David
Le Pérou: destination très populaire mais... English translation pending
Je tiens simplement à faire une remarque, après avoir compris à quel point le Pérou est la destination touristique par excellence d'Amérique du sud. J'ai toujours l'impression que les gens veulent vivre une aventure dans des régions éloignées, comme des aventuriers ou des conquistadores, pour revenir à l'unique endroit non-exploré et faire d'eux même des grand explorateurs. Mais se rendent-il compte à quel point le Pérou est depuis longtemps la "gringo trail" de l'amérique latine? L'endroit où les hordes de touristes et de voyages organisés débarquent, et marche en rang dans les lieux touristiques comme à Disney World 😄. Les bandits aussi l'ont compris, ce qui fait du Pérou une destination plus dangereuse pour le vol et les agressions que la Colombie ou le Vénézuela.
Ce phénomène de masse apporte son lot de problèmes. Entre-autre, ne jamais avoir la possibilité de marcher sans se faire vendre pleins de gugusses aux 2 coins de rue, et autres trucs non-plaisants des lieux hyper touristiques. De plus, arriver au sommet du Machu Picchu et s'attendre de voir la brume et le mystère planner, pour finalement découvrir des hordes de touristes prendres de photos et embrasser les roches qui dégagent une "énergie mystique", à en donner mal au coeur.
Quand je voyage, j'ai envie de décrocher, de partir dans un monde non-fake (donc non touristique le plus possible car : qui dit tourisme de masse, dit fake nécessairement). Pourquoi pas visiter des endroits pour les gens, et sans toujours suivre les 3-4 "must-see" des guides de voyage. Les pays resteraient peut-être plus authentique de cette façon. J'ai préféré aller en Équateur au lieu d'aller au Pérou, pour éviter les hordes de touristes, et je ne pense pas que ce soit un mauvais choix nécessairement.
L'idée est simplement de trouver des façons différentes et originales de voyager, et de découvrir de vrais endroits qui en valent la peine, pas nécessairement grandiose comme le Machu Picchu, mais qui peuvent offrir une plus grande satisfaction personnelle au vogayeur.
Lors de mon voyage en inde, j'ai préféré de beaucoup manger chez l'habitant à Varanasi et partager des moments magiques que de visiter le Taj Mahal, même si j'y suis allé parce que mon copain voulait absolument le voir. La visite de ce monument était agréable mais non essentielle, vraiment.
Je vais surment me faire dire que le Pérou n'est pas un pays plein de hordes de touristes et blablabla par tous ceux qui y sont allé, mais je ne crois pas être très loin de la vérité en disant que tout la bas est over-raté, comparativement au reste de l'amérique du sud qui mérite une plus grand attention.
JS
Ce phénomène de masse apporte son lot de problèmes. Entre-autre, ne jamais avoir la possibilité de marcher sans se faire vendre pleins de gugusses aux 2 coins de rue, et autres trucs non-plaisants des lieux hyper touristiques. De plus, arriver au sommet du Machu Picchu et s'attendre de voir la brume et le mystère planner, pour finalement découvrir des hordes de touristes prendres de photos et embrasser les roches qui dégagent une "énergie mystique", à en donner mal au coeur.
Quand je voyage, j'ai envie de décrocher, de partir dans un monde non-fake (donc non touristique le plus possible car : qui dit tourisme de masse, dit fake nécessairement). Pourquoi pas visiter des endroits pour les gens, et sans toujours suivre les 3-4 "must-see" des guides de voyage. Les pays resteraient peut-être plus authentique de cette façon. J'ai préféré aller en Équateur au lieu d'aller au Pérou, pour éviter les hordes de touristes, et je ne pense pas que ce soit un mauvais choix nécessairement.
L'idée est simplement de trouver des façons différentes et originales de voyager, et de découvrir de vrais endroits qui en valent la peine, pas nécessairement grandiose comme le Machu Picchu, mais qui peuvent offrir une plus grande satisfaction personnelle au vogayeur.
Lors de mon voyage en inde, j'ai préféré de beaucoup manger chez l'habitant à Varanasi et partager des moments magiques que de visiter le Taj Mahal, même si j'y suis allé parce que mon copain voulait absolument le voir. La visite de ce monument était agréable mais non essentielle, vraiment.
Je vais surment me faire dire que le Pérou n'est pas un pays plein de hordes de touristes et blablabla par tous ceux qui y sont allé, mais je ne crois pas être très loin de la vérité en disant que tout la bas est over-raté, comparativement au reste de l'amérique du sud qui mérite une plus grand attention.
JS
Passage à la frontière Slovaquie-Pologne par les montagnes? English translation pending
Bonjour à tous,
Je me rends en Slovaquie pour faire de la rando dans les Tatras. J'ai déjà repéré mon itineraire qui devrait passer par la Pologne. Je me demandais si il y avait des contrôle, des points de passage obligés ou si le passage de la frontière par les montagne était libre (on passe où on veut?
Merci
Julien
Je me rends en Slovaquie pour faire de la rando dans les Tatras. J'ai déjà repéré mon itineraire qui devrait passer par la Pologne. Je me demandais si il y avait des contrôle, des points de passage obligés ou si le passage de la frontière par les montagne était libre (on passe où on veut?
Merci
Julien
Mice in Switzerland, the Other Cheese Country!
I'm starting my first travel journal since VF reopened!
This will mostly be to share my impressions and some photos, with a few days' delay, but I'm starting this journal while I'm still here.
First, I'd like to thank those who helped me prepare for this trip.
I was able to organize this stay in one of the most expensive countries in the world thanks to the home-exchange principle. Not necessarily a direct swap, but through a points system, which is more practical for choosing where you want to go without it having to be a reciprocal exchange.
For this trip, there will already be two different accommodations. We'll see how it goes after that.
The first place is near Yverdon-les-Bains, close to Lake Neuchâtel.
So, we're going to explore this area!
We arrived under capricious weather that won’t leave us for the next few days!
We had dinner at a pizzeria recommended by *Le Routard* in Yverdon, then took a little nighttime stroll through the town center before heading inland to settle into our accommodation.
We discovered a very large, quiet house—and especially the cat that stayed behind! Funny for a couple of mice! He’ll be sleeping with us 😹
This will mostly be to share my impressions and some photos, with a few days' delay, but I'm starting this journal while I'm still here.
First, I'd like to thank those who helped me prepare for this trip.
I was able to organize this stay in one of the most expensive countries in the world thanks to the home-exchange principle. Not necessarily a direct swap, but through a points system, which is more practical for choosing where you want to go without it having to be a reciprocal exchange.
For this trip, there will already be two different accommodations. We'll see how it goes after that.
The first place is near Yverdon-les-Bains, close to Lake Neuchâtel.
So, we're going to explore this area!
We arrived under capricious weather that won’t leave us for the next few days!
We had dinner at a pizzeria recommended by *Le Routard* in Yverdon, then took a little nighttime stroll through the town center before heading inland to settle into our accommodation.
We discovered a very large, quiet house—and especially the cat that stayed behind! Funny for a couple of mice! He’ll be sleeping with us 😹
Petite réflexion sur le "voyager léger" à vélo English translation pending
Je suis avec attention cette rubrique Voyager à vélo. J'y lis des choses très intéressantes, avec des participants ayant de grandes connaissances techniques dans ce domaine. Je m'enrichis de leurs propos, leur expérience et leur savoir. Une tendance se dégage : le "voyager léger" occupe une très large place dans l'ensemble des discussions. J'adhère très souvent à ce qui se dit. Je suis moi-même dans une optique d'allégement, voire de remise en question de ma façon de voyager à vélo. Il y a cependant une chose qui me gêne, c'est le manque de confrontation des différentes pratiques, différentes conceptions. Les adeptes de l'hyper-léger occupent le terrain, avec des arguments souvent très convaincants. Face à cela, il n'y a rien.... ou presque...Très peu d'intervenants viennent défendre une façon plus classique de voyager à vélo. Et je trouve que cela manque beaucoup au débat de fond et à sa crédibilité. Il est dommage qu'une certaine conception du voyage soit absente ici-même. Je pense notamment à ceux qui partent très loin et très longtemps, des tourdumondistes habitués aux conditions les plus rudes, aux déserts, aux pistes himalayennes, africaines et andines. Ceux qui ne comptent pas les quelques kilos en plus ou en moins, parce que cela finit par être complètement accessoire dans le cadre d'une pratique autonome et jusqu'au-boutiste...
Bref, il manque des personnes tenant un discours inverse à celui que l'on lit tous les jours ici. Un Jaques Sirat, un Claude Marthaler, et bien d'autres encore, pour qui voyage ne rime pas avec légèreté. Ceux-ci ont des arguments tout à fait recevables, fruit d'une très grande expérience et d'une longue pratique, et ces mêmes arguments font cruellement défaut, pour la richesse du débat.
Mexique, découverte de la péninsule du Yucatan English translation pending
Après une préparation avortée d'un voyage à Cuba à cause des dommages résiduels laissé par Irma, je me suis rabattu sur la célèbre péninsule mexicaine du Yucatan. En quelques semaines, j'en ai fait le tour par le biais des informations glanées ici et là, et en particulier sur le VoyageForum (merci à tous pour vos précieuses informations). Puis j'ai déterminé mon itinéraire regroupant ce qu'il est possible de faire en un peu plus de 2 semaines. C'est un voyage découverte et non pas un voyage de repos. Ne me dite donc pas que nous en avons trop fait en si peu de temps.... Pour info, le réseau routier est très bon mais la conduite demande un peu d'attention à cause des gendarmes couchés, de quelques trous et de la conduite de certains mexicains. Mais dans l'ensemble la moyenne est très bonne et il n'est pas rare de pouvoir faire des trajets à une moyenne de 100 km/h.
Voilà donc ce que je vous propose comme itinéraire, du 22 mars au 10 avril 2018:
22.03 : Vol pour Cancun: Swiss/EDL GVA 11:00 – ZRH 12:45 - CUN 18:35 - voiture Avis - Hampton hill by Hilton - bien 23.03 : Cancun - route vers Valladolid, Cénote Oxman, Ek balam, Rio Lagartos - Hotel Rio Lagartos - bien 24.03 : Rio Lagartos – Sortie en bateau (6h du mat) – Laguna Colorada - Chichen Itza - Hotel Villa Arceologicas Chicehn Itza - bien 25.03 : Chichen Itza - Visite Chichen Itsa - Izamal - Merida 2h 146 km - Chambre d'hôte la Pantera Negra - très bien 26.03 : Visite Merida - Cénote Xbalam - retour à Merida 27.03 : Merida - cénote noh mozon 1h20 60 km- Uxmal 1:45 73km - Campèche 1h57 166 km - hotel Gamma de Fiesta Inn - très bien 28.03 : Campèche - visite le matin - Conhuas, AirBnB cabañas Calakmul - bien 29.03 : Route vers la cité de Calakmul 62 km 1h40- visite : 3h - Route vers Bacalar - 235 km 3h50 - Beautiful Bungalow AirBNB au bord du lac - super 30.03. : Bacalar - sortie en kayak 31.03. : Bacalar Mahahual - hotel Luna de Plata - moyen 01.04. : Mahahual - Nativus Glamping, Tulum - excellent 02.04. : Nativus Glamping - sortie à vélo Punta Yuyum - baignade 03.04. : Nativus Glamping - Coba 04.04. : Nativus Glamping - Tulum - ruine Tulum -Akumal - hotel CLub Akumal Caribe - bien 05.04. : Akumal - snorkeling tortue 06.04. : Akumal - Playa del Carmen - Chikila - Holbbox 2h00 160 km - hotel Villa HM Paraiso del Mar - très bien 07.04. : Holbox - randonnée vers Punta Mosquito 08.04. : Holbox 09.04. : Holbox - Cancun en fin de journée - Décollage 02h20 arrivée le 10.04 19h30 ZRH - DP 20h35 arr GVA 21h35
Si je devais changer quelque chose, je resterais un jour de plus à Bacalar et je supprimerais sans remord Mahahual...
Et pour faire démarrer le sujet, un aperçu du premier jour: Cénote San Lorenzo Oxman, une merveille très peu fréquentée


22.03 : Vol pour Cancun: Swiss/EDL GVA 11:00 – ZRH 12:45 - CUN 18:35 - voiture Avis - Hampton hill by Hilton - bien 23.03 : Cancun - route vers Valladolid, Cénote Oxman, Ek balam, Rio Lagartos - Hotel Rio Lagartos - bien 24.03 : Rio Lagartos – Sortie en bateau (6h du mat) – Laguna Colorada - Chichen Itza - Hotel Villa Arceologicas Chicehn Itza - bien 25.03 : Chichen Itza - Visite Chichen Itsa - Izamal - Merida 2h 146 km - Chambre d'hôte la Pantera Negra - très bien 26.03 : Visite Merida - Cénote Xbalam - retour à Merida 27.03 : Merida - cénote noh mozon 1h20 60 km- Uxmal 1:45 73km - Campèche 1h57 166 km - hotel Gamma de Fiesta Inn - très bien 28.03 : Campèche - visite le matin - Conhuas, AirBnB cabañas Calakmul - bien 29.03 : Route vers la cité de Calakmul 62 km 1h40- visite : 3h - Route vers Bacalar - 235 km 3h50 - Beautiful Bungalow AirBNB au bord du lac - super 30.03. : Bacalar - sortie en kayak 31.03. : Bacalar Mahahual - hotel Luna de Plata - moyen 01.04. : Mahahual - Nativus Glamping, Tulum - excellent 02.04. : Nativus Glamping - sortie à vélo Punta Yuyum - baignade 03.04. : Nativus Glamping - Coba 04.04. : Nativus Glamping - Tulum - ruine Tulum -Akumal - hotel CLub Akumal Caribe - bien 05.04. : Akumal - snorkeling tortue 06.04. : Akumal - Playa del Carmen - Chikila - Holbbox 2h00 160 km - hotel Villa HM Paraiso del Mar - très bien 07.04. : Holbox - randonnée vers Punta Mosquito 08.04. : Holbox 09.04. : Holbox - Cancun en fin de journée - Décollage 02h20 arrivée le 10.04 19h30 ZRH - DP 20h35 arr GVA 21h35
Si je devais changer quelque chose, je resterais un jour de plus à Bacalar et je supprimerais sans remord Mahahual...
Et pour faire démarrer le sujet, un aperçu du premier jour: Cénote San Lorenzo Oxman, une merveille très peu fréquentée


Un peu partout en Islande English translation pending
Bonjour,
Voiçi un "vieux" carnet de voyage illustrant notre séjour en Islande du 13 aout au 4 septembre 2010.
Compte tenu de la météo aléatoire du pays, nous n'étions pas très chauds pour planter/démonter la tente sous la flotte, et un parcours rigide avec nuits en dur réservées par avance ne me tentait pas plus. La location de pick-up avec cellule n'étant pas dans nos moyens financiers, on a opté pour un 4x4 "long", un Jeep Grand Cherokee, qui nous servira de lit ! J'écris ces lignes deux ans après le voyage, je vais tacher d'éviter au possible les inexactitudes concernant les noms de lieux/pistes empruntées...
Vendredi 13 août :
Vol Paris-Reykjavik (Keflavik) sur Icelandair. Location de 4x4 chez Reykjavikrentacar.is, dont l'un des deux gérants vient nous attendre à l'aéroport et nous emmène à leur bureau situé juste à côté. Paperasse, on récupère notre roulotte et c'est parti, vers 10-11 heures du matin je dirais. On zappe la péninsule de Reykjanes en filant directement sur la route n°1 puis la côte sud. Arrêt ravitaillement à la grosse bourgade de Hella puis poursuite de la route n°1, jusqu'à la chute de Seljalandsfoss, sous la grisaille.
Seljalandsfoss
Peu après, Skogafoss.
Skogafoss
Un petit peu plus loin, une courte bifurcation permet de s'approcher d'un premier glacier.
glacier tout gris et tristounet
L'heure avance, on aménage notre "roulotte" en décidant de mettre à plat tous nos habits, que l'on recouvre par une couverture, nous avons notre couette d'hiver qui nous recouvrira et nous tiendra au chaud. Ca vous parait un peu folklo comme aménagement ? moi aussi !
préparation du lit
Voilà ce que ca donne avec deux photos prises plus tard lors du voyage :


On poursuit quelques kilomètres vers le cap Dyhrolaey

On se trouve un petit coin tranquille en bord de plage, un peu avant Vik. Je ne me souviens plus de l'endroit exact, c'est une petite route qui se termine en cul de sac, avec une petite "cabane" en bois agrémentée de quelques tables + bancs en bois qui doit faire style snack en pleine saison. Réchaud, bouffe, premières boites de conserves, encore un voyage hautement gastronomique en perspective ! Première nuit, notre installation s'avère suffisament confortable, mes 1m82 peuvent s'étendre sans adopter la position du chien de fusil !
Samedi 14 août :
Petit dèj puis ballade sur la plage, toujours sous la grisaille. A l'extrémité de la plage, les premiers orgues basaltiques d'une longue série...


Direction l'église de Vik, entourée d'un petit jardin agrémenté de quelques tombes
les trolls de pierre au second plan
En descendant vers la plage, la brume se lève rapidement, enfin un peu de bleu !
l'église de Vik
On reprend la route n°1 en sens inverse, car j'ai prévu de tenter de rallier Thorsmork et d'y passer une nuit, si les gués le permettent. On s'arrête au village de Skogar pour y visiter le petit musée, fourre tout de vieux objets en tout genre et petites habitations anciennes toutes mignonnes. La grisaille a repris le dessus.
dehors
dedans
C'est parti pour la F249 direction Thorsmork, notre première piste et nos premiers gués.

La piste longe la célèbre calotte glaciaire d'Eyjafjallajökull, tout en haut dans la brouillasse, avec quelques langues glaciaires qui descendent :


Quelques mini-gués, même pas peur, puis un autre nettement moins rassurant pour les néophytes que nous sommes... On décide d'attendre un petit peu voir si d'autres voitures arrivent, on est rapidement rejoints par 4 jeunes espagnols ensemble dans un 4x4 grosso modo du même calibre que le nôtre. Une des deux nanas enfile ses bottes et va sonder la profondeur, qui se révèle en fait anodine.

On va se suivre et se passer les appareils photos pendant les quelques gués qui s'enchainent pour immortaliser nos exploits !
lavage du Cherokee
La vallée de Thorsmork s'avère splendide sous le soleil intermittent

On finit par rejoindre un mini bouchon de voitures au dernier gué problématique, 3 kilomètres avant le refuge que l'on peut voir au fond de la vallée. Personne n'ose passer, à part le bus qui ne se pose pas de question.
la photo ne reflète pas la difficulté du gué
Un couple d'islandais décidés, avec un 4x4 de série arrive, la nana se met en maillot de bain, traverse à pied, le mec enclenche la première et se lance comme un bourrin, mais il se retrouve bloqué au milieu, visiblement les roues buttent contre des rochers, l'eau qui arrive en travers du 4x4 grimpe, grimpe, grimpe sur le capot, ca fume, le mec passe la marche arrière et recule en trombe, en arrachant une espèce de baguette en plastique du pare chocs avant. La nana engueule son mec comme du poisson pourri, tout le monde est calmé, personne ne tentera de passer, on fait tous demi tour tant bien que mal !
Je savais que l'arrivée à Thorsmork pouvait s'avérer problématique, un peu décu mais pas trop.
Retour sur la route n°1, on décide de continuer vers ce qui était prévu pour le lendemain, route n°1 vers l'ouest puis route 26 vers le nord, puis on bifurque sur le F225 plein est direction le Landmannalaugar.
Ca commence par un champ de pierres ponces :

On bifurque au sud vers le volcan Hekla, où nous prenons deux randonneurs allemands en stop dans notre roulotte, qui veulent grimper au sommet de l'Hekla.

La piste continue, passe à côté d'une mini aire de pique nique, nous commencons l'ascencion du volcan Hekla en voiture en suivant les traces de plus en plus vagues, les passages de plus en plus problématiques. On commence à s'interroger avec notre couple d'allemands, et on comprend qu'on est en fait en train de gravir l'Hekla en voiture, que l'aire de pique nique marquait le début de la rando... On n'est plus très loin du sommet, on fait demi tour comme on peut et on trouve un dégagement à peu pret plat pour se poser, on se met d'accord avec les allemands, ils se trouvent un coin vaguement abrité du vent, et demain matin si le temps est plus clément on finit la grimpette à pieds avec eux et on les redescend.
vue depuis notre bivouac
Réchauffage de conserves comme on peut puis au dodo !
Dimanche 15 août :
Temps toujours aussi pourri, café, l'allemand ne tarde pas à arriver (il a peur qu'on soit partis sans les attendre !), ouf, on est encore là ! Ils ne sont pas chauds pour la grimpette à pied, ca nous enchante pas plus que cela non plus, il remonte plier sa tente et nous rejoignent tous les deux. On redescend jusqu'à la F225 oû on les dépose, ils reviennet du Land' et nous on y va, bye bye.
Sur la route du Landmannalaugar, un peu moins de blabla sinon j'y suis encore dans trois mois... La piste en images :




le lac Ljotipolur, niché dans son cratère

On arrive au camping, on paye pour une seule nuit, si le temps vire au beau on prolongera, sinon on avisera demain selon nos envies. On déjeune puis on part pour une ballade de 3-4 heures à pied, grisaille + bruine. Malgré le temps de merde on est subjugué par les paysages, ca doit être merveilleux sous le soleil... Les paysages en vrac au cours de notre ballade :











Retour au camping en fin d'après midi, baignade obligée, le pied !
Deux ou trois beaux engins, celui là me tenterait bien !

Popotte du soir, douche, dodo.
Lundi 16 août :
La grisaille est toujours là, un peu plus clair qu'hier, pas de bruine, mais rien de folichon. On décide d'aller se refaire une petite ballade à pied, puis on pliera les gaules.
en surplomb du camping
en contemplation devant le paysage ?

On reprend la roulotte, retour vers la route n°1 par la F208 vers l'est puis sud est, superbe piste aux multiples mini gués à travers de magnifiques paysages.
les ravines d'Illagil



la F208 passe à côté de la faille d'Eldgja, dans laquelle un petit chemin permet de s'enfoncer jusqu'à la chute d'Ofaerufoss.
Le coin de ciel bleu au fond à droite va nous offrir une belle éclaircie, suivie dans la demie heure d'une brusque averse

Ofaerufoss au fond de la faille d'Eldgja

une image insolite peu avant de rejoindre la route n°1, enfin sous un franc soleil !
On décide de revenir en arrière vers l'ouest, jusqu'à Vik, pour profiter du cap Dyrholaey sous le soleil.
je ne me souviens plus du nom de ce petit site le long de la route n°1
on retourne pique niquer au même lieu où on avait passé notre premiere nuit
puis direction le cap Dyrholaey non loin
arche ensoleillée
le phare dans la douce lumière du soir
depuis la falaise où se situe le phare
un essai de ma part qui m'a assez plu !
On redescend se mettre sur notre petite plage tranquille pour passer la nuit, en espérant que le temps se maintiendra, car demain, si tout va bien, c'est le Lakagigar qui nous attend, un grand moment en perspective !
Mardi 17 août :
Le beau temps est toujours au rendez vous malgré quelques nuages épars, un petit bout de bitume sur la n°1, à travers le champ de lave déversé par l'éruption du Laki en 1783.



On bifurque sur la F206 qui fait une boucle dans le Lakagigar au nord de la route n°1
photo souvenir
petit arrêt à la chute de Fagrifoss


On arrive au petit parking au pied du Laki, le volcan principal de la faille éruptive, c'est parti pour une petite grimpette. Le jeu en valait bien sur la chandelle, la vue est somptueuse quel que soit le côté vers lequel on se tourne.
un surplomb un peu avant le sommet
au sommet, l'autre côté de la fissure éruptive qui se termine au pied d'un glacier, le Laki servant de pivôt dans cette fissure qui fait un coude.
Quelques images en vrac :




On redescent, petite ballade dans les mini cratères éventrés
Mini boucle en voiture puis redescente vers la route n°1




Retour sur la route n°1, cette fois çi fini les retours arrières, direction kirkjubaerjarklaustur non loin où on repère un petit chemin de terre tranquille à la sortie du village pour la nuit. Un coup de piscine municipale, différentes hot pools bien agréables, avant d'aller s'enfiler une bière et pizza au resto du village !
Mercredi 18 août :
On suit la route n°1 direction l'est.
une cascade en route
la ferme de Nuppstadur, où la vieille jeep colorée a malheureusement disparu
la petite église adjacente
en prenant un peu de recul
peu avant le parc de Skaftafell, dans lequel nous partons pour une ballade à pied, direction...
...la traditionnelle chute de Svartifoss
puis les bergeries non loin, côté recto
côté verso
on poursuit le route n°1, une église en route
Arrivée à Jokulsarlon, ballade côté lac



la nuit tombe sous la grisaille, on va se poser sur la plage
Jeudi 19 août :
Reveil par hasard (envie de pisser...), oh surprise, grand bleu et lever de soleil !




Petit dèj' puis on repasse côté lac



des phoques dans le chenal
bonne peche !
On reprend la route, direction Hoffn
encore une église...
...avec son traditionnel petit cimetière
sur le port de Hoffn
On s'offre un petit extra au resto spécialisé en langoustines de Hoffn, excellent mais pas très bon marché ! Puis on poursuit vers les fjords de l'est. Pas mal de route, on enfile assez rapidement les différents villages, assez tristounets tout de même. On se fait une pîscine municipale, à noter cette petite église originale, qui a été transformée en gite à louer ! Je ne cite pas les noms des villages, la flemme de chercher... On s'enfonce en soirée dans un fjord isolé très encaissé, où seul un petit hameau subsiste, tout au fond au bord de l'eau. Descente assez spectaculaire, la brume tombe, donnant un petit côté mystique à l'atmosphère. On se pose en vrac en bord de piste au fond du fjord.

l'église transformée en gite
en collant l'objectif sur une vitre, ca a l'air douillet !




Vendredi 20 août :
Temps désespérement gris, on remonte de notre fjord direction Egillstadir puis Borgarfjordur.
petit port
maison sympa
paysage
petite ballade en remontant un ruisseau

sur la route de retour vers Egillstadir, on voit ce monstre, je me gare à côté pour une comparaison, on fait pas le poids !
le long de la piste qui traverse un grand no man's land, cette cahute étonnante...
...à l'intérieur, un distributeur à bouffe et une corbeille pour subvenir à l'entretien
On va se poser au bord du lac au sud d'Egillstadir pour la nuit, journée bien triste sous la grisaille permanente.
Samedi 21 août :
Aujourd'hui on repart vers l'intérieur des terres, direction le volcan Askja par la F910.
Avant de s'engager sur la F910, on commence de bon matin par une ballade à pied vers Hengifoss, sur la rive nord du lac. Une grosse demie heure de montée plus ou moins le long du canyon, pour s'approcher de la chute.
Hengifoss
stratifications
la petite soeur, située un petit peu en aval
le "canyon"
On s'engage sur la F910 qui débute non loin.
paysage assez vert au début
après un gué assez large, la dernière station service, bien paumée
ca devient de plus en plus minéral
un petit peu de couleurs
un passage d'une 15aine de km de pierres ponces, avec des rochers qui affleurent, ambiance assez chouette


une touche de vert
On arrive au refuge, on paye les droits (on dort dans notre carosse mais on se servira tout de même des douches). Quelques véhicules "aventure", pas grand monde. On décide de pousser les 8 km de piste qui montent jusqu'au bord de la caldeira, mais le temps est de plus en plus gris et la neige commence à tomber.

En bout de piste, même temps en pire, neige, vent, on décide de repousser la ballade dans la caldeira au lendemain et on redescend au refuge.
Dimanche 22 août :
Reveil sous un fin tapis blanc, et il se remet à neigoter doucement.
sur le parking du refuge
On décide tout de même de remonter à la caldeira, le temps peut changer tellement vite, on ne sait jamais ?

mais plus on monte, plus il y a de neige...
Arrivée en bout de piste, que fait on, on y va, on y va pas ? Le mini-cratère Viti est à une petite heure de marche, on décide tout de même d'aller tenter de le voir, on s'habille chaudement et on enfile nos ponchos antipluie, c'est parti pour une ballade vivifiante ! Le chemin est balisé par des piquets colorés à intervalles réguliers, qu'on ne perd pas des yeux car c'est une bonne tempête, neige drue, vent cinglant, visibilité vraiment limitée. Quand on s'écarte du chemin de randonnée, on le sent de suite, on s'enfonce brusquement à mi-mollets dans la neige ! Pas facile de progresser mais on finit par arriver au bord du Viti, on n'ose pas trop s'approcher du bord car ca glisse et le terrain est en pente...



Par beau temps, certains vont se baigner dans ce mini lac, aux eaux tièdes réchauffées par des résurgences souterraines. Pas aujourd'hui ! On ne voit pas le grand lac situé plus bas dans la caldeira, ni les bords de ce grand cratère d'une 20aine de km de diamètre. Bref, on ne voit pas grand chose, mais notre souvenir de l'Askja restera tout de même mémorable ! Retour à la voiture, on défait nos couches et on se réchauffe doucement.
On reprend la route, direction le nord vers Dettifoss/Asbyrgi. Au croisement avec la F88, que nous avions prévu de remonter, un panneau indique que le gué sur la Jokulsa un peu plus au nord est fortement déconseillé en raison des pluies de ces derniers jours. Dommage, on ne verra pas l'Herdubreid, massif volcan bouclier, et on remonte par la F905, légèrement à l'est de la F88 mais qui ne franchit pas la rivière Jokulsa.
Peu avant la jonction avec la route n°1, une petite station service et ses cahutes gazonneuses
F862 ? vers Dettifoss, temps de merde, on longe le fer à cheval d'Asbyrgi et on pousse jusqu'à Husavik. Ballade en ville, c'est vraiment triste sous cette grisaille...un coup de piscine municipale, un resto en ville, et on se pose dans un petit chemin en bord de ville pour la nuit.
Dettifoss vu par un reflex qui a pris de la poussière !
en aval de Dettifoss
le port de Husavik
Lundi 23 août :
Husavik est la "capitale" de l'observation des baleines, que nous n'avons pas prévu pour avoir déjà vu deux douzaines de baleines à bosse lors de plusieurs voyages à Mayotte, sous un climat nettement plus agréable ! On prend la route direction le lac Myvatn, toujours sous la grisaille...
une moitié du cratère de Hverfjall, que l'on ira voir de plus prêt dans la journée
sur les rives du lac Myvatn
petits cratères herbeux sur la rive sud - sud-est il me semble


ballade dans le champs de lave de Dimmuborgir

puis grimpette du Hverfjall
le cratère
à proximité, dernière curiosité, la faille de Grjotagja, parsemée de grottes remplies d'eau chaude
(assez chaude voir très chaude, à la limite du supportable pour une baignade)


On va s'assurer qu'il y a de la place dans un camping (lac Myvatn = parc national, on ne sait pas trop si il est autorisé de camper dans la nature...) On se fait notre bouffe du soir et on repart aux Myvatn Nature Baths non loin, le pendant du Blue Lagoon. La piscine est moins "fun" que celle du Blue Lagoon mais la vue dégagée sur les alentours est plus agréable.

Retour au camping, au lit, je suis réveillé par du bruit sur les coups de 23 heures, j'ouvre un oeil, une aurore boréale ! Je saute dans mon futal et je sors le pied photo pour tenter de capturer ce cadeau divin !



Qui l'eut crû avec le ciel désespérement gris qu'on a eu toute la journée... Malheureusement le ciel s'éteindra assez vite, dans les dix minutes qui suivent mon réveil. Je décide qd même de mettre le réveil à 2 heures du matin, on ne sait jamais, mais il n'y aura pas de rappel. A partir de ce jour, chaque soir où le ciel sera clément, je mettrais le réveil à sonner au milieu de la nuit, mais ce sera systématiquement chou blanc. On en a eu une, on va pas se plaindre !
Mardi 24 août :
Suite des nombreuses curiosités de la région, direction le site géothermique de Namarskand de bon matin, sous un ciel mi figue mi raisin. Quelques marmites de boue, des fumerolles de çi de là, rien d'exceptionnel mais le tout dans un beau décor minéral coloré.






Puis direction le coin du volcan Krafla, en traversant le site de l'usine géothermique.

On commence par une ballade vers le mont Leirhnjukur et les coulées de lave environnantes
en noir les coulées de laves de 1984, en vert les coulées plus anciennes

solfatares


on déambule sur les coulées de lave, ça fumaille de çi de là


le paysage alentours est assez chouette
Puis direction le cratère Viti non loin (oui encore Viti, le même nom que le petit cratère de l'Askja, "viti" signifiant "enfer")


On en a fini avec la région du lac Myvatn, on reprend la route n°1 vers l'ouest, jusqu'à Godafoss, "la chute des dieux", assez impressionnante et assez chouette


Peu après, on quitte la route n°1 pour la route 842 plein sud, qui rejoint la piste F26 après une quarantaine de km goudronnés
Au bout de la 842, avant d'attaquer la piste, la chute d'Aldeyarfoss dans un chouette décor d'orgues colorés

On attaque la F26, la Sprengisandur ("sandur" = désert), et les paysages se transforment rapidement en désert minéral.

La piste est assez roulante, tant mieux car on aimerait atteindre le refuge de Laugafell.

Ca se détériore un peu une quinzaine de km avant le refuge

refuge en vue !
On va direct profiter de ce qui fait tout l'attrait de cet endroit : la piscine naturelle !
sous les derniers rayons de soleil, elle est pas belle la vie ? !

Bouffe, vaisselle en discutant avec les uniques touristes du lieu, un couple de suisses avec leur vieux camping car qui nous avouent qu'ils viennent de se faire une fondue savoyarde avec du fromage qu'ils avaient emmené de Suisse, on en bave d'envie !
Mercredi 25 août :
On quitte Laugafell pour poursuivre la F26 vers le sud. Peu après le refuge, un gué matinal, allez hop, la copilote en culotte !

Des paysages assez arides au début


Puis un peu plus d'eau


Quasiment au bout de la F26, on bifurque vers l'est sur la F228 qui mène au petit coin de Veidivotn non loin. Veidivotn, bizarrement, on n'en entend pas beaucoup parler, c'est un petit coin de verdure où de multiples petits lacs sont posés dans des mini cratères. Les islandais eux ne s'y trompent pas et les cabanes de pécheurs fleurissent. Sous le soleil c'est splendide, sans conteste l'un de mes coups de coeur !
On traverse un champ minéral avant de passer un gué qui marque l'entrée dans cette oasis de verdure









On se tate sur la suite du voyage : on doit poursuivre par Gulfoss et Geysir puis remonter par la F35. Un coup d'oeil à la carte et je me dis qu'on peut être à Gulfoss pour le coucher de soleil, que du bitume au programme, c'est décidé, on y va ce soir. Après coup je regretterais notre choix, on aurait mieux fait de rester tranquilles içi pour la nuit...
ON trainasse un peu en route, on arrive à Gulfoss qui plonge doucement dans l'obscurité. On sent bien qu'on est revenu sur le "circuit touristique", encore pas mal de monde et de véhicules sur le parking, même si ca se vide doucmeent. Assez déçus par Gulfoss, pas forcément par la chute en elle même mais par son environnement général, on n'a pas trop l'impression d'être dans la nature sauvage. La F35 débute très vite après Gulfoss, on l'emprunte sur quelques kilomètres et se trouve une petite piste adjacente pour se poser au calme pour la nuit.

Jeudi 26 août :
On débute par Geysir, qui est le nom d'un geyser, qui a donné son nom à tous les geysers du monde. Geysir en lui même est aujourd'hui plus ou moins en sommeil, c'est Strokkur la star locale. Son cycle débute par une bulle d'eau qui gonfle, enfle, et explose jusqu'à 5-6 mètres de haut, et cela se reproduit toutes les 6-7 minutes environ.



Le site de Geysir est assez décevant au final, pas grand chose à se mettre sous la dent.

On retourne à Gulfoss situé à 5 minutes, après le côté falaise hier soir, par le bas cette fois çi.

On reprend la route, F35 (dénommée la piste de Kjolur) vers le nord direction Kerlingarfjoll, la montagne aux sorcières. Cette piste a beau être autorisée par les loueurs de véhicules non 4x4 (il n'y a plus de gués dessus depuis la construction de mini ponts), la qualité se dégrade dès les premiers kilomètres, caillasse à gogo, vraiment pas agréable. On arrive au refuge, on paye le "droit de camper", puis on poursuit sur 2-3 km la piste qui monte derrière le refuge. On va se ballader dans ce dédale de petits monts fumants ou enneigés, aux couleurs féeriques sous le soleil.









On va finir dans une piscine chaude assez boueuse dans le fond, avec un couple de retraités allemands avec qui l'on discute. Ils sont venus par la route + ferry avec leur Defender aménagé, ils restent deux mois en Islande, on échange sur nos expériences, je leur conseille vivement Veidivotn sous le soleil, qu'ils ne connaissent pas. Ils m'enverront un mail quelques semaines plus tard pour me remercier du conseil, ils ont eux aussi été enchantés par le coin.


On remonte aux voitures en compagnie des allemands qui nous montrent leur Defender, plus de sièges arrières, une grande banquette légerement surelevée qui sert de lit, diverses caisses de rangement glissées en dessous, tout ce dont je rêve pour mes vieux jours pour voyager au long cours !
Il me semble avoir lu sur le site de Marie, SiBelleLaTerre, qu'elle et sa famille n'ont pas trop apprécié Kerlingarfjoll, nous c'est tout le contraire, encore un gros coup de coeur, paysages enchanteurs, sublimes couleurs, loin de la foule, que du bonheur. Retour au camping, ca se couvre un peu, un grain non loin.

Douche, repas du soir, petite averse, dodo.
Vendredi 27 août :
On poursuit la F35 vers le nord, désertique, jusqu'à l'oasis de verdure de Hveravellir, à une quinzaine de kilomètres. Hveravellir c'est un petit site géothermique varié, fumerolles, sources chaudes, ruisseaux dans la verdure, et sa piscine chaude, qu'exceptionnellement, nous ne testerons pas, pas envie en ce début de matinée ! Un petit camping rudimentaire, quelques tentes plantées et des gens qui déjeunent.










A quelques centaines de mètres, une vieille cabane qui a été restaurée, qui fut le refuge du brigand Eyvindur des montagnes à la fin du 18eme siècle.

Petit copier coller culturel :
L'histoire de Fjalla Eyvindur
L'histoire tragique d'Eyvindur(1714-1783) est très connue en Islande. Dans les années 1760, Eyvindur est condamné à s'engager dans l'armée danoise pour avoir volé dit-on une motte de beurre. Préférant s'enfuir, il mène une vie de reclus, considéré comme un hors-la-loi. Alors qu'il trouve refuge dans une ferme, il s'éprend de la riche fermière Halla, mais le beau-frère de celle-ci s'oppose complètement à leur union. Eyvindur et Halla décident de fuir ensemble pour vivre leur amour et se cachent un temps dans les fjords du Nord-Ouest de l'île. Dénoncés par les habitants des environs, le couple doit s'enfuir à nouveau pour échapper à la justice. Eyvindur et Halla s'installent alors à Hveravellir, et ils y survivent pendant deux ans dans une grotte en chassant des oiseaux et en volant des moutons aux fermiers de la région. Les sources chaudes leur permettent notamment de faire cuire leur nourriture et de prendre des bains. Halla mettra au monde plusieurs enfants durant cette période, mais voulant leur épargner une vie misérable de bannis, Eyvindur dépose à chaque fois les nouveaux-nés devant la porte d'une ferme. Une autre version plus tragique évoque l'infanticide des nourrissons par noyade dans l'eau glacée.
La berceuse " Sofðu unga ástin mín " - Dors mon cher amour - est directement rattachée à cette tragique histoire et a été associée au chant d'amour désespéré de cette mère contrainte par la justice des hommes de devoir abandonner ses bébés.
Au bout de vingt années de vie d'errance et de fuite, le couple finit par se séparer. Un pasteur recueille Halla qui restera muette jusqu'au jour de sa mort où elle s'écrie : " Mon Dieu, que la montagne est belle !".
L'histoire d'Eyvindur est bientôt connue dans l'île toute entière. En l'apprenant, le gouverneur danois décide de gracier Eyvindur mais celui-ci n'en saura probablement rien. Ignorant également la mort de sa femme, il continuera d'errer plusieurs années dans les hautes terres. Alors surnommé Fjalla Eyvindur " Eyvindur des Monts ", ce proscrit allait devenir un héros national en Islande. Actuellement près de la grotte où survécurent Eyvindur et Halla à Hveravellir, une sculpture en pierre avec deux cœurs enlacés a été érigée en mémoire de ces deux amants.
De nouveau, on se tâte, l'endroit est paisible en cette belle matinée, on s'y sent bien, on se voit bien rester içi pour la journée si le soleil perdure... Mais il est encore tôt, l'Islande a encore beaucoup à nous offrir, on décide finalement de poursuivre. La piste se transforme en bitume quelques kilomètres plus au nord, et finit par déboucher sur la route n°1.
On fait un petit crochet par la route n°74 vers la petite ville de Skagastrond, puis des coulées basaltiques décrites dans nos guides quelques kilomètres plus ua nord. Ca vire au gris, ca devient tristounet.




Mouais, sympa mais on en devient blasés de ces orgues ! On redescend sur la n°1 que l'on suit un peu, avant de rebifurquer au nord par la route 711 qui s'enfonce dans la péninsule de Vatnsnes. Au village de Hvammstangi on va se faire un coup de piscine municipale, toujours des hot pools à différentes températures, toujours aussi agréable. Les bains chauds ca déshydrate, on trouve un bar-resto ouvert pour se jeter une bière, vide, triste, ils font des pizzas à emporter, on en commande une et on va la déguster sur le port, sous quelques rayons de soleil de fin de journée.


On décide de pousser jusqu'à l'arche de Hvitserkur, on fait la quarantaine de kilomètres qui nous en sépare en longeant la côte de la péninsule, sous le soleil rasant.

On s'installe sur le petit parking à proximité de l'arche à la nuit tombante.
Samedi 28 août :
Un petit sentier à travers le champs qui surplombe la falaise permet d'atteindre l'arche, et de descendre sur la plage.

On rejoint la route n°1, direction le sud ouest, puis on s'engage vers les fjords de l'ouest sur la route n°61. Longue route vers l'ouest et Isafjordur, c'est chouette mais assez monotone, les fjords se succèdent, les petits villages aussi. Beaucoup de kilomètres et peu de curiosités, c'est nettement moins dense en émerveillement que ce que l'on avait connu jusqu'içi. Après coup je regretterais à moitié d'avoir inclus cette partie de l'Islande dans notre périple, cela allonge considérablement le nombre de kilomètres. D'un autre côté on ne sera pas trop gâtés par la météo dans les jours à venir, cela aurait certainement laissé un meilleur souvenir sous le soleil.



On se fait un coup de piscine municipale à Bolungarvik, puis après s'être fait jeté du resto de Isafjordur qui a une petite renommée (on est samedi, c'est complet), on prend le tunnel qui mène à Sudureyri, village perdu du bout du monde, et on se trouve un coin d'herbes folles en vrac en bord de route, avec vue imprenable sur le coucher de soleil !


Dimanche 29 août :
On poursuit la route des fjords vers le sud.

Le village de Flateyri, triste à mourir sous la grisaille, en lente voie de désertification :


Le plafond est bas, la brume omniprésente :


De l'autre côté du fjord, les chutes de Dynjandi :

Ces chutes sont vraiment chouettes, tout en haut, la cascade principale, et de multiples petites cascades en contrebas :



Poursuite vers le sud ouest dans un dédale de fjords


A l'extreme sud ouest, la longue plage de Breidavik, où l'on campera, à proximité des falaises de Latrabjarg. On pousse aux falaises en cette fin de journée, mais vent + pluie, on ne s'attarde pas, on y retournera le lendemain matin.

Lundi 30 août :
Retour aux falaises de Latrabjarg, haut lieu ornithologique, en cette matinée toujours grise, petite ballade à pied le long des falaises.


On en termine de ces fjords de l'ouest, par la côte sud, sous la grisaille, assez triste.





Plein sud sur la route n°60 puis on s'embranche sur la route n°54 qui fait le tour de la péninsule de Snaefellsness.

Le paysage reprend ses tonalités volcaniques.

Le volcan Snaefell, qui donne son nom à cette longue presqu'ile, est le point de départ du Voyage au centre de la Terre de Jules Verne. Ce n'est pas lui sur la photo ci dessus, on est au début de la péninsule, ce volcan se situe tout au bout. D'ailleurs le temps sera tellement gris demain qu'on ne le verra pas, pas plus que le glacier qui le recouvre...
Le soir, on se fait un resto au village de Stykkisholmur, et on se pose à proximité pour la nuit.
Mardi 31 août :
On poursuit le tour de la presqu'ile, sous un temps de merde... Encore un de ces bateaux "en cale sèche" aux entrées de cerains villages, puis la pointe de la presqu'ile avec son petit phare orange caractérisitique, ses falaises où je m'essaye aux poses longues.




On poursuit par la côte sud de la presqu'ile, un petit hameau de vieilles batisses en bois.

Un peu démotivés par la météo, on en finit rapidement avec cette péninsule, on rejoint la petite ville de Borganes, piscine municipale de fin d'après midi (ouais on aime ça, surtout quand le temps est gris !), on se dégote un petit bar/resto sans prétention. On remonte légerement vers le nord par la route n°1, puis on s'engage sur la route 50 vers l'est, dans un coin de campagne où on se pose dans un champ via un petit chemin de terre.
Mercredi 1er septembre :
Le but de ce petit crochet nord-est, c'était d'aller vers les chutes de Hraunfossar puis de redescendre vers Thingvellir via la F550, piste au doux nom de Kaldidalur.
Direction donc ces chutes de Hraunfossar, sous un temps un petit pêu plus clément, quelques rayons de soleil de plus en plus présents. Sympa ces petites chutes qui s'étalent sur une assez longue portion, en tombant dans une rivière. On remonte le cours d'eau via un petit chemin puis un peu "d'escalade", quelques petits bassins.




On rejoint la F550 non loin, changement de décor, on retrouve un paysage minéral, ponctué par un cours d'eau sur quelques kilomètres. Comme la piste de Kjolur (F35), cette Kaldidalur ne traverse pas de gués et est autorisée par les loueurs de véhicules non 4x4. Mais c'est de la sale caillasse, on croise d'ailleurs un véhicule de tourisme qui roule sur des oeufs.



On débouche sur le bitume et Thingvellir, ballade dans la faille, église et son cimetière, mastodonte sur parking, chute d'eau non loin.





On descend vers le sud et la ville de Arborg, sur la route n°1. Devinez ce qu'on fait en fin d'après midi...et oui ! piscine municipale ! Puis on rejoint la côte non loin et on se pose dans les herbes folles face à la mer pour la nuit.


Jeudi 2 septembre :
Un petit tour sur la péninsule de Reykjanes, église, un petit site géothermique sans prétention, dont bizarrement je n'ai plus aucune photos sur mon disque dur, on tombe sur des séchoirs à poissons qui dégagent une odeur pestilentielle. Fin d'après midi dans la ville de Hafnarfjodur, piscine municipale...



On se pose en campagne dans la périphérie de la ville, en bordure de petite route. Le matin, quelques voitures passent, qui ralentissent à notre hauteur, et quelques minutes plus tard, arrivée de la police qui a dû être alertée par l'une de ces voitures. Ils nous demandent si c'est notre voiture, ce que l'on fait là, dans combien de temps on "bouge". Je leur dit qu'on dormait, les vitres embuées devaient leur laisser penser autre chose...qu'on s'habille, déjeune et qu'on sera partis d'ici une grosse demie heure. OK, pas de soucis de leur part.
Direction Reykjavik, on trouve un camping en ville, à côté...d'une piscine municipale (c'est le hasard !). On prend le bus non loin pour le centre ville, journée en centre ville, j'ai la flemme de me trimballer le sac photo, pas de photos !
Vendredi 3 septembre :
Route vers Keflavik, on trouve une station service pour un grand nettoyage de voiture, y'a du boulot ! Direction le Blue Lagoon pour notre dernière baignade.



On finit dans la ville de Keflavik, grosse fête tout le week end, les habitants fêtent la fin de l'été. Grosse animation en ville, podium et groupes de musique. Resto final sur le front de mer de Keflavik, on se pose en zone résidentielle pour la nuit.
Samedi 4 septembre :
Reveil matinal vers 5 heures du matin, direction l'aéroport, on pose la voiture au parking de l'aéroport, on la laisse ouverte avec les clés dans la boite à gants, comme convenu avec le loueur la veille...pas de stress en Islande ! Vol de retour, the end !
Au final, magnifique pays aux paysages variés et étonnants, facilité déconcertante pour le camping sauvage, un pays où il ne fait aucun doute que nous retournerons ! Seule ombre au tableau, le climat aléatoire, mais on le savait, et on n'y peut rien changer, il faudra toujous faire avec...
Voiçi un "vieux" carnet de voyage illustrant notre séjour en Islande du 13 aout au 4 septembre 2010.
Compte tenu de la météo aléatoire du pays, nous n'étions pas très chauds pour planter/démonter la tente sous la flotte, et un parcours rigide avec nuits en dur réservées par avance ne me tentait pas plus. La location de pick-up avec cellule n'étant pas dans nos moyens financiers, on a opté pour un 4x4 "long", un Jeep Grand Cherokee, qui nous servira de lit ! J'écris ces lignes deux ans après le voyage, je vais tacher d'éviter au possible les inexactitudes concernant les noms de lieux/pistes empruntées...
Vendredi 13 août :
Vol Paris-Reykjavik (Keflavik) sur Icelandair. Location de 4x4 chez Reykjavikrentacar.is, dont l'un des deux gérants vient nous attendre à l'aéroport et nous emmène à leur bureau situé juste à côté. Paperasse, on récupère notre roulotte et c'est parti, vers 10-11 heures du matin je dirais. On zappe la péninsule de Reykjanes en filant directement sur la route n°1 puis la côte sud. Arrêt ravitaillement à la grosse bourgade de Hella puis poursuite de la route n°1, jusqu'à la chute de Seljalandsfoss, sous la grisaille.
SeljalandsfossPeu après, Skogafoss.
SkogafossUn petit peu plus loin, une courte bifurcation permet de s'approcher d'un premier glacier.
glacier tout gris et tristounetL'heure avance, on aménage notre "roulotte" en décidant de mettre à plat tous nos habits, que l'on recouvre par une couverture, nous avons notre couette d'hiver qui nous recouvrira et nous tiendra au chaud. Ca vous parait un peu folklo comme aménagement ? moi aussi !
préparation du litVoilà ce que ca donne avec deux photos prises plus tard lors du voyage :


On poursuit quelques kilomètres vers le cap Dyhrolaey

On se trouve un petit coin tranquille en bord de plage, un peu avant Vik. Je ne me souviens plus de l'endroit exact, c'est une petite route qui se termine en cul de sac, avec une petite "cabane" en bois agrémentée de quelques tables + bancs en bois qui doit faire style snack en pleine saison. Réchaud, bouffe, premières boites de conserves, encore un voyage hautement gastronomique en perspective ! Première nuit, notre installation s'avère suffisament confortable, mes 1m82 peuvent s'étendre sans adopter la position du chien de fusil !
Samedi 14 août :
Petit dèj puis ballade sur la plage, toujours sous la grisaille. A l'extrémité de la plage, les premiers orgues basaltiques d'une longue série...


Direction l'église de Vik, entourée d'un petit jardin agrémenté de quelques tombes
les trolls de pierre au second planEn descendant vers la plage, la brume se lève rapidement, enfin un peu de bleu !
l'église de VikOn reprend la route n°1 en sens inverse, car j'ai prévu de tenter de rallier Thorsmork et d'y passer une nuit, si les gués le permettent. On s'arrête au village de Skogar pour y visiter le petit musée, fourre tout de vieux objets en tout genre et petites habitations anciennes toutes mignonnes. La grisaille a repris le dessus.
dehors
dedansC'est parti pour la F249 direction Thorsmork, notre première piste et nos premiers gués.

La piste longe la célèbre calotte glaciaire d'Eyjafjallajökull, tout en haut dans la brouillasse, avec quelques langues glaciaires qui descendent :


Quelques mini-gués, même pas peur, puis un autre nettement moins rassurant pour les néophytes que nous sommes... On décide d'attendre un petit peu voir si d'autres voitures arrivent, on est rapidement rejoints par 4 jeunes espagnols ensemble dans un 4x4 grosso modo du même calibre que le nôtre. Une des deux nanas enfile ses bottes et va sonder la profondeur, qui se révèle en fait anodine.

On va se suivre et se passer les appareils photos pendant les quelques gués qui s'enchainent pour immortaliser nos exploits !
lavage du CherokeeLa vallée de Thorsmork s'avère splendide sous le soleil intermittent

On finit par rejoindre un mini bouchon de voitures au dernier gué problématique, 3 kilomètres avant le refuge que l'on peut voir au fond de la vallée. Personne n'ose passer, à part le bus qui ne se pose pas de question.
la photo ne reflète pas la difficulté du guéUn couple d'islandais décidés, avec un 4x4 de série arrive, la nana se met en maillot de bain, traverse à pied, le mec enclenche la première et se lance comme un bourrin, mais il se retrouve bloqué au milieu, visiblement les roues buttent contre des rochers, l'eau qui arrive en travers du 4x4 grimpe, grimpe, grimpe sur le capot, ca fume, le mec passe la marche arrière et recule en trombe, en arrachant une espèce de baguette en plastique du pare chocs avant. La nana engueule son mec comme du poisson pourri, tout le monde est calmé, personne ne tentera de passer, on fait tous demi tour tant bien que mal !
Je savais que l'arrivée à Thorsmork pouvait s'avérer problématique, un peu décu mais pas trop.
Retour sur la route n°1, on décide de continuer vers ce qui était prévu pour le lendemain, route n°1 vers l'ouest puis route 26 vers le nord, puis on bifurque sur le F225 plein est direction le Landmannalaugar.
Ca commence par un champ de pierres ponces :

On bifurque au sud vers le volcan Hekla, où nous prenons deux randonneurs allemands en stop dans notre roulotte, qui veulent grimper au sommet de l'Hekla.

La piste continue, passe à côté d'une mini aire de pique nique, nous commencons l'ascencion du volcan Hekla en voiture en suivant les traces de plus en plus vagues, les passages de plus en plus problématiques. On commence à s'interroger avec notre couple d'allemands, et on comprend qu'on est en fait en train de gravir l'Hekla en voiture, que l'aire de pique nique marquait le début de la rando... On n'est plus très loin du sommet, on fait demi tour comme on peut et on trouve un dégagement à peu pret plat pour se poser, on se met d'accord avec les allemands, ils se trouvent un coin vaguement abrité du vent, et demain matin si le temps est plus clément on finit la grimpette à pieds avec eux et on les redescend.
vue depuis notre bivouacRéchauffage de conserves comme on peut puis au dodo !
Dimanche 15 août :
Temps toujours aussi pourri, café, l'allemand ne tarde pas à arriver (il a peur qu'on soit partis sans les attendre !), ouf, on est encore là ! Ils ne sont pas chauds pour la grimpette à pied, ca nous enchante pas plus que cela non plus, il remonte plier sa tente et nous rejoignent tous les deux. On redescend jusqu'à la F225 oû on les dépose, ils reviennet du Land' et nous on y va, bye bye.
Sur la route du Landmannalaugar, un peu moins de blabla sinon j'y suis encore dans trois mois... La piste en images :




le lac Ljotipolur, niché dans son cratère
On arrive au camping, on paye pour une seule nuit, si le temps vire au beau on prolongera, sinon on avisera demain selon nos envies. On déjeune puis on part pour une ballade de 3-4 heures à pied, grisaille + bruine. Malgré le temps de merde on est subjugué par les paysages, ca doit être merveilleux sous le soleil... Les paysages en vrac au cours de notre ballade :











Retour au camping en fin d'après midi, baignade obligée, le pied !
Deux ou trois beaux engins, celui là me tenterait bien !
Popotte du soir, douche, dodo.
Lundi 16 août :
La grisaille est toujours là, un peu plus clair qu'hier, pas de bruine, mais rien de folichon. On décide d'aller se refaire une petite ballade à pied, puis on pliera les gaules.
en surplomb du camping
en contemplation devant le paysage ?
On reprend la roulotte, retour vers la route n°1 par la F208 vers l'est puis sud est, superbe piste aux multiples mini gués à travers de magnifiques paysages.
les ravines d'Illagil


la F208 passe à côté de la faille d'Eldgja, dans laquelle un petit chemin permet de s'enfoncer jusqu'à la chute d'Ofaerufoss.
Le coin de ciel bleu au fond à droite va nous offrir une belle éclaircie, suivie dans la demie heure d'une brusque averse
Ofaerufoss au fond de la faille d'Eldgja
une image insolite peu avant de rejoindre la route n°1, enfin sous un franc soleil !On décide de revenir en arrière vers l'ouest, jusqu'à Vik, pour profiter du cap Dyrholaey sous le soleil.
je ne me souviens plus du nom de ce petit site le long de la route n°1
on retourne pique niquer au même lieu où on avait passé notre premiere nuit
puis direction le cap Dyrholaey non loin
arche ensoleillée
le phare dans la douce lumière du soir
depuis la falaise où se situe le phare
un essai de ma part qui m'a assez plu !On redescend se mettre sur notre petite plage tranquille pour passer la nuit, en espérant que le temps se maintiendra, car demain, si tout va bien, c'est le Lakagigar qui nous attend, un grand moment en perspective !
Mardi 17 août :
Le beau temps est toujours au rendez vous malgré quelques nuages épars, un petit bout de bitume sur la n°1, à travers le champ de lave déversé par l'éruption du Laki en 1783.



On bifurque sur la F206 qui fait une boucle dans le Lakagigar au nord de la route n°1
photo souvenir
petit arrêt à la chute de Fagrifoss

On arrive au petit parking au pied du Laki, le volcan principal de la faille éruptive, c'est parti pour une petite grimpette. Le jeu en valait bien sur la chandelle, la vue est somptueuse quel que soit le côté vers lequel on se tourne.
un surplomb un peu avant le sommet
au sommet, l'autre côté de la fissure éruptive qui se termine au pied d'un glacier, le Laki servant de pivôt dans cette fissure qui fait un coude.Quelques images en vrac :




On redescent, petite ballade dans les mini cratères éventrésMini boucle en voiture puis redescente vers la route n°1




Retour sur la route n°1, cette fois çi fini les retours arrières, direction kirkjubaerjarklaustur non loin où on repère un petit chemin de terre tranquille à la sortie du village pour la nuit. Un coup de piscine municipale, différentes hot pools bien agréables, avant d'aller s'enfiler une bière et pizza au resto du village !
Mercredi 18 août :
On suit la route n°1 direction l'est.
une cascade en route
la ferme de Nuppstadur, où la vieille jeep colorée a malheureusement disparu
la petite église adjacente
en prenant un peu de recul
peu avant le parc de Skaftafell, dans lequel nous partons pour une ballade à pied, direction...
...la traditionnelle chute de Svartifoss
puis les bergeries non loin, côté recto
côté verso
on poursuit le route n°1, une église en routeArrivée à Jokulsarlon, ballade côté lac



la nuit tombe sous la grisaille, on va se poser sur la plageJeudi 19 août :
Reveil par hasard (envie de pisser...), oh surprise, grand bleu et lever de soleil !




Petit dèj' puis on repasse côté lac



des phoques dans le chenal
bonne peche !On reprend la route, direction Hoffn
encore une église...
...avec son traditionnel petit cimetière
sur le port de HoffnOn s'offre un petit extra au resto spécialisé en langoustines de Hoffn, excellent mais pas très bon marché ! Puis on poursuit vers les fjords de l'est. Pas mal de route, on enfile assez rapidement les différents villages, assez tristounets tout de même. On se fait une pîscine municipale, à noter cette petite église originale, qui a été transformée en gite à louer ! Je ne cite pas les noms des villages, la flemme de chercher... On s'enfonce en soirée dans un fjord isolé très encaissé, où seul un petit hameau subsiste, tout au fond au bord de l'eau. Descente assez spectaculaire, la brume tombe, donnant un petit côté mystique à l'atmosphère. On se pose en vrac en bord de piste au fond du fjord.

l'église transformée en gite
en collant l'objectif sur une vitre, ca a l'air douillet !



Vendredi 20 août :
Temps désespérement gris, on remonte de notre fjord direction Egillstadir puis Borgarfjordur.
petit port
maison sympa
paysage
petite ballade en remontant un ruisseau
sur la route de retour vers Egillstadir, on voit ce monstre, je me gare à côté pour une comparaison, on fait pas le poids !
le long de la piste qui traverse un grand no man's land, cette cahute étonnante...
...à l'intérieur, un distributeur à bouffe et une corbeille pour subvenir à l'entretienOn va se poser au bord du lac au sud d'Egillstadir pour la nuit, journée bien triste sous la grisaille permanente.
Samedi 21 août :
Aujourd'hui on repart vers l'intérieur des terres, direction le volcan Askja par la F910.
Avant de s'engager sur la F910, on commence de bon matin par une ballade à pied vers Hengifoss, sur la rive nord du lac. Une grosse demie heure de montée plus ou moins le long du canyon, pour s'approcher de la chute.
Hengifoss
stratifications
la petite soeur, située un petit peu en aval
le "canyon"On s'engage sur la F910 qui débute non loin.
paysage assez vert au début
après un gué assez large, la dernière station service, bien paumée
ca devient de plus en plus minéral
un petit peu de couleurs
un passage d'une 15aine de km de pierres ponces, avec des rochers qui affleurent, ambiance assez chouette

une touche de vertOn arrive au refuge, on paye les droits (on dort dans notre carosse mais on se servira tout de même des douches). Quelques véhicules "aventure", pas grand monde. On décide de pousser les 8 km de piste qui montent jusqu'au bord de la caldeira, mais le temps est de plus en plus gris et la neige commence à tomber.

En bout de piste, même temps en pire, neige, vent, on décide de repousser la ballade dans la caldeira au lendemain et on redescend au refuge.
Dimanche 22 août :
Reveil sous un fin tapis blanc, et il se remet à neigoter doucement.
sur le parking du refugeOn décide tout de même de remonter à la caldeira, le temps peut changer tellement vite, on ne sait jamais ?

mais plus on monte, plus il y a de neige...Arrivée en bout de piste, que fait on, on y va, on y va pas ? Le mini-cratère Viti est à une petite heure de marche, on décide tout de même d'aller tenter de le voir, on s'habille chaudement et on enfile nos ponchos antipluie, c'est parti pour une ballade vivifiante ! Le chemin est balisé par des piquets colorés à intervalles réguliers, qu'on ne perd pas des yeux car c'est une bonne tempête, neige drue, vent cinglant, visibilité vraiment limitée. Quand on s'écarte du chemin de randonnée, on le sent de suite, on s'enfonce brusquement à mi-mollets dans la neige ! Pas facile de progresser mais on finit par arriver au bord du Viti, on n'ose pas trop s'approcher du bord car ca glisse et le terrain est en pente...



Par beau temps, certains vont se baigner dans ce mini lac, aux eaux tièdes réchauffées par des résurgences souterraines. Pas aujourd'hui ! On ne voit pas le grand lac situé plus bas dans la caldeira, ni les bords de ce grand cratère d'une 20aine de km de diamètre. Bref, on ne voit pas grand chose, mais notre souvenir de l'Askja restera tout de même mémorable ! Retour à la voiture, on défait nos couches et on se réchauffe doucement.
On reprend la route, direction le nord vers Dettifoss/Asbyrgi. Au croisement avec la F88, que nous avions prévu de remonter, un panneau indique que le gué sur la Jokulsa un peu plus au nord est fortement déconseillé en raison des pluies de ces derniers jours. Dommage, on ne verra pas l'Herdubreid, massif volcan bouclier, et on remonte par la F905, légèrement à l'est de la F88 mais qui ne franchit pas la rivière Jokulsa.
Peu avant la jonction avec la route n°1, une petite station service et ses cahutes gazonneusesF862 ? vers Dettifoss, temps de merde, on longe le fer à cheval d'Asbyrgi et on pousse jusqu'à Husavik. Ballade en ville, c'est vraiment triste sous cette grisaille...un coup de piscine municipale, un resto en ville, et on se pose dans un petit chemin en bord de ville pour la nuit.
Dettifoss vu par un reflex qui a pris de la poussière !
en aval de Dettifoss
le port de HusavikLundi 23 août :
Husavik est la "capitale" de l'observation des baleines, que nous n'avons pas prévu pour avoir déjà vu deux douzaines de baleines à bosse lors de plusieurs voyages à Mayotte, sous un climat nettement plus agréable ! On prend la route direction le lac Myvatn, toujours sous la grisaille...
une moitié du cratère de Hverfjall, que l'on ira voir de plus prêt dans la journée
sur les rives du lac Myvatn
petits cratères herbeux sur la rive sud - sud-est il me semble

ballade dans le champs de lave de Dimmuborgir
puis grimpette du Hverfjall
le cratère
à proximité, dernière curiosité, la faille de Grjotagja, parsemée de grottes remplies d'eau chaude
(assez chaude voir très chaude, à la limite du supportable pour une baignade)

On va s'assurer qu'il y a de la place dans un camping (lac Myvatn = parc national, on ne sait pas trop si il est autorisé de camper dans la nature...) On se fait notre bouffe du soir et on repart aux Myvatn Nature Baths non loin, le pendant du Blue Lagoon. La piscine est moins "fun" que celle du Blue Lagoon mais la vue dégagée sur les alentours est plus agréable.

Retour au camping, au lit, je suis réveillé par du bruit sur les coups de 23 heures, j'ouvre un oeil, une aurore boréale ! Je saute dans mon futal et je sors le pied photo pour tenter de capturer ce cadeau divin !



Qui l'eut crû avec le ciel désespérement gris qu'on a eu toute la journée... Malheureusement le ciel s'éteindra assez vite, dans les dix minutes qui suivent mon réveil. Je décide qd même de mettre le réveil à 2 heures du matin, on ne sait jamais, mais il n'y aura pas de rappel. A partir de ce jour, chaque soir où le ciel sera clément, je mettrais le réveil à sonner au milieu de la nuit, mais ce sera systématiquement chou blanc. On en a eu une, on va pas se plaindre !
Mardi 24 août :
Suite des nombreuses curiosités de la région, direction le site géothermique de Namarskand de bon matin, sous un ciel mi figue mi raisin. Quelques marmites de boue, des fumerolles de çi de là, rien d'exceptionnel mais le tout dans un beau décor minéral coloré.






Puis direction le coin du volcan Krafla, en traversant le site de l'usine géothermique.

On commence par une ballade vers le mont Leirhnjukur et les coulées de lave environnantes
en noir les coulées de laves de 1984, en vert les coulées plus anciennes
solfatares

on déambule sur les coulées de lave, ça fumaille de çi de là

le paysage alentours est assez chouettePuis direction le cratère Viti non loin (oui encore Viti, le même nom que le petit cratère de l'Askja, "viti" signifiant "enfer")


On en a fini avec la région du lac Myvatn, on reprend la route n°1 vers l'ouest, jusqu'à Godafoss, "la chute des dieux", assez impressionnante et assez chouette


Peu après, on quitte la route n°1 pour la route 842 plein sud, qui rejoint la piste F26 après une quarantaine de km goudronnés
Au bout de la 842, avant d'attaquer la piste, la chute d'Aldeyarfoss dans un chouette décor d'orgues colorés

On attaque la F26, la Sprengisandur ("sandur" = désert), et les paysages se transforment rapidement en désert minéral.

La piste est assez roulante, tant mieux car on aimerait atteindre le refuge de Laugafell.

Ca se détériore un peu une quinzaine de km avant le refuge

refuge en vue !On va direct profiter de ce qui fait tout l'attrait de cet endroit : la piscine naturelle !
sous les derniers rayons de soleil, elle est pas belle la vie ? !
Bouffe, vaisselle en discutant avec les uniques touristes du lieu, un couple de suisses avec leur vieux camping car qui nous avouent qu'ils viennent de se faire une fondue savoyarde avec du fromage qu'ils avaient emmené de Suisse, on en bave d'envie !
Mercredi 25 août :
On quitte Laugafell pour poursuivre la F26 vers le sud. Peu après le refuge, un gué matinal, allez hop, la copilote en culotte !

Des paysages assez arides au début


Puis un peu plus d'eau


Quasiment au bout de la F26, on bifurque vers l'est sur la F228 qui mène au petit coin de Veidivotn non loin. Veidivotn, bizarrement, on n'en entend pas beaucoup parler, c'est un petit coin de verdure où de multiples petits lacs sont posés dans des mini cratères. Les islandais eux ne s'y trompent pas et les cabanes de pécheurs fleurissent. Sous le soleil c'est splendide, sans conteste l'un de mes coups de coeur !
On traverse un champ minéral avant de passer un gué qui marque l'entrée dans cette oasis de verdure









On se tate sur la suite du voyage : on doit poursuivre par Gulfoss et Geysir puis remonter par la F35. Un coup d'oeil à la carte et je me dis qu'on peut être à Gulfoss pour le coucher de soleil, que du bitume au programme, c'est décidé, on y va ce soir. Après coup je regretterais notre choix, on aurait mieux fait de rester tranquilles içi pour la nuit...
ON trainasse un peu en route, on arrive à Gulfoss qui plonge doucement dans l'obscurité. On sent bien qu'on est revenu sur le "circuit touristique", encore pas mal de monde et de véhicules sur le parking, même si ca se vide doucmeent. Assez déçus par Gulfoss, pas forcément par la chute en elle même mais par son environnement général, on n'a pas trop l'impression d'être dans la nature sauvage. La F35 débute très vite après Gulfoss, on l'emprunte sur quelques kilomètres et se trouve une petite piste adjacente pour se poser au calme pour la nuit.

Jeudi 26 août :
On débute par Geysir, qui est le nom d'un geyser, qui a donné son nom à tous les geysers du monde. Geysir en lui même est aujourd'hui plus ou moins en sommeil, c'est Strokkur la star locale. Son cycle débute par une bulle d'eau qui gonfle, enfle, et explose jusqu'à 5-6 mètres de haut, et cela se reproduit toutes les 6-7 minutes environ.



Le site de Geysir est assez décevant au final, pas grand chose à se mettre sous la dent.

On retourne à Gulfoss situé à 5 minutes, après le côté falaise hier soir, par le bas cette fois çi.

On reprend la route, F35 (dénommée la piste de Kjolur) vers le nord direction Kerlingarfjoll, la montagne aux sorcières. Cette piste a beau être autorisée par les loueurs de véhicules non 4x4 (il n'y a plus de gués dessus depuis la construction de mini ponts), la qualité se dégrade dès les premiers kilomètres, caillasse à gogo, vraiment pas agréable. On arrive au refuge, on paye le "droit de camper", puis on poursuit sur 2-3 km la piste qui monte derrière le refuge. On va se ballader dans ce dédale de petits monts fumants ou enneigés, aux couleurs féeriques sous le soleil.









On va finir dans une piscine chaude assez boueuse dans le fond, avec un couple de retraités allemands avec qui l'on discute. Ils sont venus par la route + ferry avec leur Defender aménagé, ils restent deux mois en Islande, on échange sur nos expériences, je leur conseille vivement Veidivotn sous le soleil, qu'ils ne connaissent pas. Ils m'enverront un mail quelques semaines plus tard pour me remercier du conseil, ils ont eux aussi été enchantés par le coin.


On remonte aux voitures en compagnie des allemands qui nous montrent leur Defender, plus de sièges arrières, une grande banquette légerement surelevée qui sert de lit, diverses caisses de rangement glissées en dessous, tout ce dont je rêve pour mes vieux jours pour voyager au long cours !
Il me semble avoir lu sur le site de Marie, SiBelleLaTerre, qu'elle et sa famille n'ont pas trop apprécié Kerlingarfjoll, nous c'est tout le contraire, encore un gros coup de coeur, paysages enchanteurs, sublimes couleurs, loin de la foule, que du bonheur. Retour au camping, ca se couvre un peu, un grain non loin.

Douche, repas du soir, petite averse, dodo.
Vendredi 27 août :
On poursuit la F35 vers le nord, désertique, jusqu'à l'oasis de verdure de Hveravellir, à une quinzaine de kilomètres. Hveravellir c'est un petit site géothermique varié, fumerolles, sources chaudes, ruisseaux dans la verdure, et sa piscine chaude, qu'exceptionnellement, nous ne testerons pas, pas envie en ce début de matinée ! Un petit camping rudimentaire, quelques tentes plantées et des gens qui déjeunent.










A quelques centaines de mètres, une vieille cabane qui a été restaurée, qui fut le refuge du brigand Eyvindur des montagnes à la fin du 18eme siècle.

Petit copier coller culturel :
L'histoire de Fjalla Eyvindur
L'histoire tragique d'Eyvindur(1714-1783) est très connue en Islande. Dans les années 1760, Eyvindur est condamné à s'engager dans l'armée danoise pour avoir volé dit-on une motte de beurre. Préférant s'enfuir, il mène une vie de reclus, considéré comme un hors-la-loi. Alors qu'il trouve refuge dans une ferme, il s'éprend de la riche fermière Halla, mais le beau-frère de celle-ci s'oppose complètement à leur union. Eyvindur et Halla décident de fuir ensemble pour vivre leur amour et se cachent un temps dans les fjords du Nord-Ouest de l'île. Dénoncés par les habitants des environs, le couple doit s'enfuir à nouveau pour échapper à la justice. Eyvindur et Halla s'installent alors à Hveravellir, et ils y survivent pendant deux ans dans une grotte en chassant des oiseaux et en volant des moutons aux fermiers de la région. Les sources chaudes leur permettent notamment de faire cuire leur nourriture et de prendre des bains. Halla mettra au monde plusieurs enfants durant cette période, mais voulant leur épargner une vie misérable de bannis, Eyvindur dépose à chaque fois les nouveaux-nés devant la porte d'une ferme. Une autre version plus tragique évoque l'infanticide des nourrissons par noyade dans l'eau glacée.
La berceuse " Sofðu unga ástin mín " - Dors mon cher amour - est directement rattachée à cette tragique histoire et a été associée au chant d'amour désespéré de cette mère contrainte par la justice des hommes de devoir abandonner ses bébés.
Au bout de vingt années de vie d'errance et de fuite, le couple finit par se séparer. Un pasteur recueille Halla qui restera muette jusqu'au jour de sa mort où elle s'écrie : " Mon Dieu, que la montagne est belle !".
L'histoire d'Eyvindur est bientôt connue dans l'île toute entière. En l'apprenant, le gouverneur danois décide de gracier Eyvindur mais celui-ci n'en saura probablement rien. Ignorant également la mort de sa femme, il continuera d'errer plusieurs années dans les hautes terres. Alors surnommé Fjalla Eyvindur " Eyvindur des Monts ", ce proscrit allait devenir un héros national en Islande. Actuellement près de la grotte où survécurent Eyvindur et Halla à Hveravellir, une sculpture en pierre avec deux cœurs enlacés a été érigée en mémoire de ces deux amants.
De nouveau, on se tâte, l'endroit est paisible en cette belle matinée, on s'y sent bien, on se voit bien rester içi pour la journée si le soleil perdure... Mais il est encore tôt, l'Islande a encore beaucoup à nous offrir, on décide finalement de poursuivre. La piste se transforme en bitume quelques kilomètres plus au nord, et finit par déboucher sur la route n°1.
On fait un petit crochet par la route n°74 vers la petite ville de Skagastrond, puis des coulées basaltiques décrites dans nos guides quelques kilomètres plus ua nord. Ca vire au gris, ca devient tristounet.




Mouais, sympa mais on en devient blasés de ces orgues ! On redescend sur la n°1 que l'on suit un peu, avant de rebifurquer au nord par la route 711 qui s'enfonce dans la péninsule de Vatnsnes. Au village de Hvammstangi on va se faire un coup de piscine municipale, toujours des hot pools à différentes températures, toujours aussi agréable. Les bains chauds ca déshydrate, on trouve un bar-resto ouvert pour se jeter une bière, vide, triste, ils font des pizzas à emporter, on en commande une et on va la déguster sur le port, sous quelques rayons de soleil de fin de journée.


On décide de pousser jusqu'à l'arche de Hvitserkur, on fait la quarantaine de kilomètres qui nous en sépare en longeant la côte de la péninsule, sous le soleil rasant.

On s'installe sur le petit parking à proximité de l'arche à la nuit tombante.
Samedi 28 août :
Un petit sentier à travers le champs qui surplombe la falaise permet d'atteindre l'arche, et de descendre sur la plage.

On rejoint la route n°1, direction le sud ouest, puis on s'engage vers les fjords de l'ouest sur la route n°61. Longue route vers l'ouest et Isafjordur, c'est chouette mais assez monotone, les fjords se succèdent, les petits villages aussi. Beaucoup de kilomètres et peu de curiosités, c'est nettement moins dense en émerveillement que ce que l'on avait connu jusqu'içi. Après coup je regretterais à moitié d'avoir inclus cette partie de l'Islande dans notre périple, cela allonge considérablement le nombre de kilomètres. D'un autre côté on ne sera pas trop gâtés par la météo dans les jours à venir, cela aurait certainement laissé un meilleur souvenir sous le soleil.



On se fait un coup de piscine municipale à Bolungarvik, puis après s'être fait jeté du resto de Isafjordur qui a une petite renommée (on est samedi, c'est complet), on prend le tunnel qui mène à Sudureyri, village perdu du bout du monde, et on se trouve un coin d'herbes folles en vrac en bord de route, avec vue imprenable sur le coucher de soleil !


Dimanche 29 août :
On poursuit la route des fjords vers le sud.

Le village de Flateyri, triste à mourir sous la grisaille, en lente voie de désertification :


Le plafond est bas, la brume omniprésente :


De l'autre côté du fjord, les chutes de Dynjandi :

Ces chutes sont vraiment chouettes, tout en haut, la cascade principale, et de multiples petites cascades en contrebas :



Poursuite vers le sud ouest dans un dédale de fjords


A l'extreme sud ouest, la longue plage de Breidavik, où l'on campera, à proximité des falaises de Latrabjarg. On pousse aux falaises en cette fin de journée, mais vent + pluie, on ne s'attarde pas, on y retournera le lendemain matin.

Lundi 30 août :
Retour aux falaises de Latrabjarg, haut lieu ornithologique, en cette matinée toujours grise, petite ballade à pied le long des falaises.


On en termine de ces fjords de l'ouest, par la côte sud, sous la grisaille, assez triste.





Plein sud sur la route n°60 puis on s'embranche sur la route n°54 qui fait le tour de la péninsule de Snaefellsness.

Le paysage reprend ses tonalités volcaniques.

Le volcan Snaefell, qui donne son nom à cette longue presqu'ile, est le point de départ du Voyage au centre de la Terre de Jules Verne. Ce n'est pas lui sur la photo ci dessus, on est au début de la péninsule, ce volcan se situe tout au bout. D'ailleurs le temps sera tellement gris demain qu'on ne le verra pas, pas plus que le glacier qui le recouvre...
Le soir, on se fait un resto au village de Stykkisholmur, et on se pose à proximité pour la nuit.
Mardi 31 août :
On poursuit le tour de la presqu'ile, sous un temps de merde... Encore un de ces bateaux "en cale sèche" aux entrées de cerains villages, puis la pointe de la presqu'ile avec son petit phare orange caractérisitique, ses falaises où je m'essaye aux poses longues.




On poursuit par la côte sud de la presqu'ile, un petit hameau de vieilles batisses en bois.

Un peu démotivés par la météo, on en finit rapidement avec cette péninsule, on rejoint la petite ville de Borganes, piscine municipale de fin d'après midi (ouais on aime ça, surtout quand le temps est gris !), on se dégote un petit bar/resto sans prétention. On remonte légerement vers le nord par la route n°1, puis on s'engage sur la route 50 vers l'est, dans un coin de campagne où on se pose dans un champ via un petit chemin de terre.
Mercredi 1er septembre :
Le but de ce petit crochet nord-est, c'était d'aller vers les chutes de Hraunfossar puis de redescendre vers Thingvellir via la F550, piste au doux nom de Kaldidalur.
Direction donc ces chutes de Hraunfossar, sous un temps un petit pêu plus clément, quelques rayons de soleil de plus en plus présents. Sympa ces petites chutes qui s'étalent sur une assez longue portion, en tombant dans une rivière. On remonte le cours d'eau via un petit chemin puis un peu "d'escalade", quelques petits bassins.




On rejoint la F550 non loin, changement de décor, on retrouve un paysage minéral, ponctué par un cours d'eau sur quelques kilomètres. Comme la piste de Kjolur (F35), cette Kaldidalur ne traverse pas de gués et est autorisée par les loueurs de véhicules non 4x4. Mais c'est de la sale caillasse, on croise d'ailleurs un véhicule de tourisme qui roule sur des oeufs.



On débouche sur le bitume et Thingvellir, ballade dans la faille, église et son cimetière, mastodonte sur parking, chute d'eau non loin.





On descend vers le sud et la ville de Arborg, sur la route n°1. Devinez ce qu'on fait en fin d'après midi...et oui ! piscine municipale ! Puis on rejoint la côte non loin et on se pose dans les herbes folles face à la mer pour la nuit.


Jeudi 2 septembre :
Un petit tour sur la péninsule de Reykjanes, église, un petit site géothermique sans prétention, dont bizarrement je n'ai plus aucune photos sur mon disque dur, on tombe sur des séchoirs à poissons qui dégagent une odeur pestilentielle. Fin d'après midi dans la ville de Hafnarfjodur, piscine municipale...



On se pose en campagne dans la périphérie de la ville, en bordure de petite route. Le matin, quelques voitures passent, qui ralentissent à notre hauteur, et quelques minutes plus tard, arrivée de la police qui a dû être alertée par l'une de ces voitures. Ils nous demandent si c'est notre voiture, ce que l'on fait là, dans combien de temps on "bouge". Je leur dit qu'on dormait, les vitres embuées devaient leur laisser penser autre chose...qu'on s'habille, déjeune et qu'on sera partis d'ici une grosse demie heure. OK, pas de soucis de leur part.
Direction Reykjavik, on trouve un camping en ville, à côté...d'une piscine municipale (c'est le hasard !). On prend le bus non loin pour le centre ville, journée en centre ville, j'ai la flemme de me trimballer le sac photo, pas de photos !
Vendredi 3 septembre :
Route vers Keflavik, on trouve une station service pour un grand nettoyage de voiture, y'a du boulot ! Direction le Blue Lagoon pour notre dernière baignade.



On finit dans la ville de Keflavik, grosse fête tout le week end, les habitants fêtent la fin de l'été. Grosse animation en ville, podium et groupes de musique. Resto final sur le front de mer de Keflavik, on se pose en zone résidentielle pour la nuit.
Samedi 4 septembre :
Reveil matinal vers 5 heures du matin, direction l'aéroport, on pose la voiture au parking de l'aéroport, on la laisse ouverte avec les clés dans la boite à gants, comme convenu avec le loueur la veille...pas de stress en Islande ! Vol de retour, the end !
Au final, magnifique pays aux paysages variés et étonnants, facilité déconcertante pour le camping sauvage, un pays où il ne fait aucun doute que nous retournerons ! Seule ombre au tableau, le climat aléatoire, mais on le savait, et on n'y peut rien changer, il faudra toujous faire avec...
Retour de trois semaines au Cambodge: Phnom Penh (première étape) English translation pending
Bonjour a tous,
Je tiens a remercier chaque personne pour nous avoir donné plein de bonnes infos afin de bien préparer notre voyage.
LE 8 NOV 2010 Rendez vous est pris avec la compagnie ASIANA AIRLINES pour un vol PARIS SEOUL ET SEOUL PHNOM PENH. 23h50 aprés un long voyage nous arrivons a l aéroport de phnom penh comme prévus notre tuc tuc nous attend pour nous emmener a EUROPE GESTHOUSE.trop excité nous ne nous endormons pas avant 5h30 du mat .
LE 10 NOV 2010 PHNOM PENH 9 h nous sommes reveillés par les bruits de la rue qui s agite déja!! il fait environs 30° et grand soleil quel BONHEUR 10H30 nous sortons de l hotel pour aller prendre un bon petit dej et visiter les alentours.Cet apres midi nous visitons le PALAIS ROYAL ainsi que la PAGODE D ARGENT un site superbe puis nous allons flaner sur les quais ou il fait bon vivre. fin de journée nous allons diner au resto le CORNER tenu par un expat français ou la cuisine est délicieuse puis retour a l hotel car nous sommes fatigués mais hélas nous ne nous endormons pas avant 5h du mat
LE 11 nov 2010 PHNOM PENH C matin reveil difficile 11h nous allons prendre un petit dej frugal excellent d ailleur les fruits sont trop bon!!! Debut d aprem nous partons au MARCHE RUSSE au nous y faisons quelques achats a prix super interressant puis nous repartons a pied afin de flaner au grés de nos envies dans les rues de PHNOM PENH, nous finissons notre balade sur les quais ou nous nous arretons devant un stand de petit insectes grillés ou nous rencontrons un toulousain fort sympa qui nous parle de la vie au cambodge, et nous parle de la fete de l eau mais nous y reviendrons plutard. nous rentrons nous reposer un peu a l hotel car demain reveil 6h40 car départ pour kratie.
fin de premiere étape , nos impressions sur PHNOM PENH sont plutot positive pour une grande ville ci joint un lien vidéo HD de cette premiere etape a suivre la ville de KRATIE.
LE 8 NOV 2010 Rendez vous est pris avec la compagnie ASIANA AIRLINES pour un vol PARIS SEOUL ET SEOUL PHNOM PENH. 23h50 aprés un long voyage nous arrivons a l aéroport de phnom penh comme prévus notre tuc tuc nous attend pour nous emmener a EUROPE GESTHOUSE.trop excité nous ne nous endormons pas avant 5h30 du mat .
LE 10 NOV 2010 PHNOM PENH 9 h nous sommes reveillés par les bruits de la rue qui s agite déja!! il fait environs 30° et grand soleil quel BONHEUR 10H30 nous sortons de l hotel pour aller prendre un bon petit dej et visiter les alentours.Cet apres midi nous visitons le PALAIS ROYAL ainsi que la PAGODE D ARGENT un site superbe puis nous allons flaner sur les quais ou il fait bon vivre. fin de journée nous allons diner au resto le CORNER tenu par un expat français ou la cuisine est délicieuse puis retour a l hotel car nous sommes fatigués mais hélas nous ne nous endormons pas avant 5h du mat
LE 11 nov 2010 PHNOM PENH C matin reveil difficile 11h nous allons prendre un petit dej frugal excellent d ailleur les fruits sont trop bon!!! Debut d aprem nous partons au MARCHE RUSSE au nous y faisons quelques achats a prix super interressant puis nous repartons a pied afin de flaner au grés de nos envies dans les rues de PHNOM PENH, nous finissons notre balade sur les quais ou nous nous arretons devant un stand de petit insectes grillés ou nous rencontrons un toulousain fort sympa qui nous parle de la vie au cambodge, et nous parle de la fete de l eau mais nous y reviendrons plutard. nous rentrons nous reposer un peu a l hotel car demain reveil 6h40 car départ pour kratie.
fin de premiere étape , nos impressions sur PHNOM PENH sont plutot positive pour une grande ville ci joint un lien vidéo HD de cette premiere etape a suivre la ville de KRATIE.
Voyager à vélo avec un euro par jour English translation pending
Est-ce que, parmi vous, certains ont déjà essayé de voyager à vélo avec le moins d'argent possible?
A combien êtes-vous descendu dans les pays ayant un PIB/habitant voisin de celui de la France.
Avez-vous des conseils à donner à ceux qui veulent pédaler en dépensant pas plus que le nécessaire?
La principale dépense est l'alimentation. Je suis difficilement descendu sous les 5 euros en France, Italie, Allemagne, etc. La chasse, la pêche et la cueillette sont difficilement praticables pour le voyageur à vélo dans nos pays, non?
La principale dépense est l'alimentation. Je suis difficilement descendu sous les 5 euros en France, Italie, Allemagne, etc. La chasse, la pêche et la cueillette sont difficilement praticables pour le voyageur à vélo dans nos pays, non?
Nouvelles de la crise à Madagascar: 5 mars 2009 (suite discussion fermée) English translation pending
salut
il faut ouvrir un nouveau post demande de la moderation
a plus
De retour du Ladakh, 3 semaines de Leh à Delhi English translation pending
De retour d’un premier séjour au Ladakh…je me décide enfin à écrire quelques lignes.
En effet le voyage date déjà de quelques mois, l’été 2019. Mieux vaut tard que jamais…
Beaucoup de montagnards chevronnés sur cette destination (il y a peut être une certaine logique à cela), je dois avouer que je n’entre pas dans cette catégorie… ce qui ne m’empêche pas d’apprécier de grandioses paysages de montagne !! Mes motivations premières pour cette destination étaient donc : la découverte de la région et des ses habitants, bien entendu ; l’Himalaya bien sûr, mais sans forcément penser à faire de grandes marches / de grands escalades ; les monastères bouddhistes, cela va sans dire ; et les routes mythiques, en particulier la route ralliant Leh à Manali qui est bien haut dans ma wish-list depuis un certain nombre d’années…
Avant de rentrer dans le vif du sujet, un grand merci à tous ceux qui ont répondu à mes messages et m’ont aidé à dans ma préparation. Et des very special thanks au grand spécialiste de la destination, Djullé84, qui, m’a grandement aidé dans mon itinéraire, et qui a aussi influé sur le contenu de mon voyage. On en reparlera !
Donc, les grandes lignes de ce voyage ont été : - Leh (inévitablement) et les monastères de la vallée de l’Indus - Le festival de Lamayuru - Le trek de la Markha - Une virée dans la vallée de la Nubra - Le trajet de retour en bus de Leh à Delhi. Pour les déplacements, les transports publics sont privilégiés, autant que possible.
Durée / période : ~3 semaines, fin juin / mi-juillet
Le voyage jusqu'à Leh : vol jusqu’à Delhi sur Lufthansa via Munich (Lufthansa est très concurrentiel vers les destinations asiatiques depuis ma province). Arrivée Delhi peu avant minuit, passage à l’immigration sans problème pour valider mon visa à entrées multiples sur un an obtenu sur internet. Je traîne quelques heures dans l’aéroport puis je m’aperçois qu’il me faut changer de terminal pour prendre mon vol SpiceJet du petit matin. Le terminal 1D est loin, la navette en bus est gratuite en montrant sa carte d’embarquement du vol précédent et sa réservation du vol suivant (à prendre près du pilier 10 accessible par la sortie 4, le monsieur dans la cabane donne le ticket). Heureusement, j’avais été attentif lors de ma réservation et je n’avais pas acheté mon billet avec une CB virtuelle : il faut effectivement montrer la CB avec laquelle on a fait l’achat pour obtenir sa boarding card…(Spicejet) Vol sans histoire, mais… le ciel très couvert ne permet aucun spectacle, c’est une déception car ça aurait pu être pire : le vol n’a pas été annulé… Avion jusqu'à Leh, donc : d'une part en juin, c'est encore tôt dans la saison pour prendre la route ; et d'autre part, la route Delhi-Manali-Leh me paraît très haute pour l'emprunter sans aucune acclimatation, je la réserve pour le retour... Et l'autre possibilité par Amritsar et Srinagar était très tentante, mais d'une part elle exigeait beaucoup de temps, et d'autre part cet itinéraire fait emprunter des trajets qui se situent dans la zone rouge du ministère des affaires étrangères...
Depuis l'aéroport, le taxi pour le centre de Leh coûte 450 Rs (flat price), installation à la GH, réservée sur booking, dans le vieux Leh, entre le terrain de polo et la rue principale.
La 1ère journée se passe au ralenti, sous un ciel couvert, il me faut récupérer du voyage et de la nuit dans l’aéroport de Delhi, et m’acclimater à l’altitude. Premières découvertes de Leh qui au premier abord et sous le ciel gris, n’est pas vraiment enthousiasmante (ça me rassure un peu d’avoir lu quelque part (n’est ce pas, Djullé84) que « chaque journée passée à Leh est une journée de moins passée au Ladakh »…). Ah tous ces toutous en train de roupiller… La première nuit est un peu difficile, mal de tête avec l’altitude… Et les chiens donnent un concert dès le coucher du soleil. Je comprends pourquoi les chiens dormaient dans la journée : à Leh, le chien est un animal nocturne, qui dort le jour et qui passe ses nuits à aboyer… Ah, il y a le chant du muezzin aussi…
Temps pluvieux le matin (et j’apprends qu’il n’y a aucun vol depuis/vers Leh aujourd’hui…), il me faut récupérer des infos pratiques pour organiser la suite du voyage (les jours et heures des bus, en particulier …). Le temps s’arrange, location de scooter l’après midi, je parviens à en obtenir un bien que je n’aie pas pu avoir mon permis de conduire international en temps et en heure. Je vais aller jusqu’à Phyang. Une fois sorti des embouteillages et du bazar de Leh, la ballade permet les premières vues spectaculaires sur les montagnes himalayennes et sur l’Indus. Et les premiers convois militaires à croiser aussi, ils seront omniprésents sur les routes…Et la possibilité de voir de près le 1er monastère ! (mais pas de le visiter à l’heure de mon arrivée) Côté organisation, j’ai pu planifier les choses : dans les prochains jours, ce sera une virée Alchi – Likir – Lamayuru et retour sur Leh : le lendemain je prendrai un premier bus pour Alchi ; mon périple continuera en prenant le bus qui repart pour Leh ; en descendant à la bifurcation pour Likir, je pourrai ensuite monter à pied pour la fin d’après-midi et la nuit à Likir. Le jour suivant je redescendrai à pied à la highway prendre le bus pour Lamayuru, où je resterai deux jours et demi (dont une pleine journée de festival) avant de rentrer en bus pour Leh. J’en repartirai le lendemain pour la vallée de la Markha. Leh sera donc ma plaque tournante, ce qui me permet de m’alléger en demandant à la GH de garder une partie de mes affaires lors de chacune de mes escapades.
(à suivre)
En effet le voyage date déjà de quelques mois, l’été 2019. Mieux vaut tard que jamais…
Beaucoup de montagnards chevronnés sur cette destination (il y a peut être une certaine logique à cela), je dois avouer que je n’entre pas dans cette catégorie… ce qui ne m’empêche pas d’apprécier de grandioses paysages de montagne !! Mes motivations premières pour cette destination étaient donc : la découverte de la région et des ses habitants, bien entendu ; l’Himalaya bien sûr, mais sans forcément penser à faire de grandes marches / de grands escalades ; les monastères bouddhistes, cela va sans dire ; et les routes mythiques, en particulier la route ralliant Leh à Manali qui est bien haut dans ma wish-list depuis un certain nombre d’années…
Avant de rentrer dans le vif du sujet, un grand merci à tous ceux qui ont répondu à mes messages et m’ont aidé à dans ma préparation. Et des very special thanks au grand spécialiste de la destination, Djullé84, qui, m’a grandement aidé dans mon itinéraire, et qui a aussi influé sur le contenu de mon voyage. On en reparlera !
Donc, les grandes lignes de ce voyage ont été : - Leh (inévitablement) et les monastères de la vallée de l’Indus - Le festival de Lamayuru - Le trek de la Markha - Une virée dans la vallée de la Nubra - Le trajet de retour en bus de Leh à Delhi. Pour les déplacements, les transports publics sont privilégiés, autant que possible.
Durée / période : ~3 semaines, fin juin / mi-juillet
Le voyage jusqu'à Leh : vol jusqu’à Delhi sur Lufthansa via Munich (Lufthansa est très concurrentiel vers les destinations asiatiques depuis ma province). Arrivée Delhi peu avant minuit, passage à l’immigration sans problème pour valider mon visa à entrées multiples sur un an obtenu sur internet. Je traîne quelques heures dans l’aéroport puis je m’aperçois qu’il me faut changer de terminal pour prendre mon vol SpiceJet du petit matin. Le terminal 1D est loin, la navette en bus est gratuite en montrant sa carte d’embarquement du vol précédent et sa réservation du vol suivant (à prendre près du pilier 10 accessible par la sortie 4, le monsieur dans la cabane donne le ticket). Heureusement, j’avais été attentif lors de ma réservation et je n’avais pas acheté mon billet avec une CB virtuelle : il faut effectivement montrer la CB avec laquelle on a fait l’achat pour obtenir sa boarding card…(Spicejet) Vol sans histoire, mais… le ciel très couvert ne permet aucun spectacle, c’est une déception car ça aurait pu être pire : le vol n’a pas été annulé… Avion jusqu'à Leh, donc : d'une part en juin, c'est encore tôt dans la saison pour prendre la route ; et d'autre part, la route Delhi-Manali-Leh me paraît très haute pour l'emprunter sans aucune acclimatation, je la réserve pour le retour... Et l'autre possibilité par Amritsar et Srinagar était très tentante, mais d'une part elle exigeait beaucoup de temps, et d'autre part cet itinéraire fait emprunter des trajets qui se situent dans la zone rouge du ministère des affaires étrangères...
Depuis l'aéroport, le taxi pour le centre de Leh coûte 450 Rs (flat price), installation à la GH, réservée sur booking, dans le vieux Leh, entre le terrain de polo et la rue principale.
La 1ère journée se passe au ralenti, sous un ciel couvert, il me faut récupérer du voyage et de la nuit dans l’aéroport de Delhi, et m’acclimater à l’altitude. Premières découvertes de Leh qui au premier abord et sous le ciel gris, n’est pas vraiment enthousiasmante (ça me rassure un peu d’avoir lu quelque part (n’est ce pas, Djullé84) que « chaque journée passée à Leh est une journée de moins passée au Ladakh »…). Ah tous ces toutous en train de roupiller… La première nuit est un peu difficile, mal de tête avec l’altitude… Et les chiens donnent un concert dès le coucher du soleil. Je comprends pourquoi les chiens dormaient dans la journée : à Leh, le chien est un animal nocturne, qui dort le jour et qui passe ses nuits à aboyer… Ah, il y a le chant du muezzin aussi…
Temps pluvieux le matin (et j’apprends qu’il n’y a aucun vol depuis/vers Leh aujourd’hui…), il me faut récupérer des infos pratiques pour organiser la suite du voyage (les jours et heures des bus, en particulier …). Le temps s’arrange, location de scooter l’après midi, je parviens à en obtenir un bien que je n’aie pas pu avoir mon permis de conduire international en temps et en heure. Je vais aller jusqu’à Phyang. Une fois sorti des embouteillages et du bazar de Leh, la ballade permet les premières vues spectaculaires sur les montagnes himalayennes et sur l’Indus. Et les premiers convois militaires à croiser aussi, ils seront omniprésents sur les routes…Et la possibilité de voir de près le 1er monastère ! (mais pas de le visiter à l’heure de mon arrivée) Côté organisation, j’ai pu planifier les choses : dans les prochains jours, ce sera une virée Alchi – Likir – Lamayuru et retour sur Leh : le lendemain je prendrai un premier bus pour Alchi ; mon périple continuera en prenant le bus qui repart pour Leh ; en descendant à la bifurcation pour Likir, je pourrai ensuite monter à pied pour la fin d’après-midi et la nuit à Likir. Le jour suivant je redescendrai à pied à la highway prendre le bus pour Lamayuru, où je resterai deux jours et demi (dont une pleine journée de festival) avant de rentrer en bus pour Leh. J’en repartirai le lendemain pour la vallée de la Markha. Leh sera donc ma plaque tournante, ce qui me permet de m’alléger en demandant à la GH de garder une partie de mes affaires lors de chacune de mes escapades.
(à suivre)
Dépêche sur la situation au Népal (AFP suite 1) English translation pending
vendredi 3 septembre 2004, 17h20 Népal: critiqué pour les otages tués, le gouvernement va punir les émeutiers
agrandir la photo
Le Premier ministre népalais, Sher Bahadur Deuba, qui s'est rendu vendredi à la principale mosquée de Katmandou, incendiée lors des émeutes, a promis aux dignitaires musulmans de punir les incendiaires. "Nous menons l'enquête et punirons ceux qui sont impliqués dans ce crime", a-t-il dit.Dans la foulée, le gouvernement a annoncé la mise en place d'un comité chargé d'enquêter "sur les causes des attaques", a indiqué le ministre de l'Information, Mohammed Mohsin. Ce comité devra rendre ses conclusions d'ici un mois, a-t-il ajouté.
Mercredi, quelque 5.000 manifestants avaient attaqué des cibles musulmanes à Katmandou, incendiant la mosquée Jama Masjid, saccageant les bureaux de la Qatar Airways et marchant vers l'ambassade d'Egypte, qui représente les intérêts irakiens au Népal. Deux personnes sont mortes et une cinquantaine ont été blessées dans des affrontements avec les policiers. A Birtamod (sud-est), une petite mosquée et une école coranique ont également été incendiées ce jour-là.
Le gouvernement a aussi annoncé avoir pris des dispositions pour rapatrier un millier de Népalais en Irak ou sur le point d'y aller.
Si la vague de protestation a cessé, le sentiment d'abandon ressenti à l'annonce de la mort des 12 Népalais s'est accentué lorsque le Népal a appris la libération de trois otages indiens mercredi.
Et après la rue, c'est l'opposition népalaise qui a accusé vendredi le Premier ministre de n'avoir pas tout fait pour sauver la vie de ses concitoyens.
"Au lieu d'envoyer le ministre des Sports aux JO d'Athènes pour encourager un athlète de taekwondo, le gouvernement aurait dû dépêcher en Irak le ministre des Affaires étrangères ou le ministre de l'Information, seul ministre musulman du gouvernement", a déclaré un responsable du principal parti démocratique d'opposition, le Congrès népalais.
"Le gouvernement s'est reposé sur des ambassadeurs incompétents au Qatar ou en Arabie saoudite au lieu d'envoyer des ministres expliquer aux militants irakiens que les jeunes Népalais n'étaient pas employés par l'armée américaine", a poursuivi Ravindra Bahadur Thapa.
L'enlèvement avait été revendiqué le 20 août au nom d'un groupe inconnu, le "commandement militaire de l'Arméee d'Ansar al-Sunna", qui accusait les otages népalais d'aider "les forces croisées américaines à combattre l'islam". Le gouvernement népalais n'a cessé de répéter depuis que le Népal ne fait pas partie de la coalition internationale en Irak dirigée par les Etats-Unis.
Un représentant de la communauté musulmane, Mohammed Habibulah, avait déjà estimé jeudi que si le gouvernement avait "envoyé une délégation en Irak" pour prendre des contacts avec des dirigeants islamistes reconnus, "les militants irakiens auraient épargné la vie (des otages) comme ils l'ont fait avec les Indiens".
La guérilla maoïste, qui accuse, elle, le gouvernement d'avoir commis "une lourde faute", a ajouté à la pression en déclinant la dernière proposition de M. Deuba de reprendre des pourparlers de paix.
M. Deuba avait été limogé en octobre 2002 par le roi Gyanendra qui l'accusait d'"incompétence" face à la guérilla, avant d'être rappelé en juin dernier pour entamer des négociations.
agrandir la photoLe Premier ministre népalais, Sher Bahadur Deuba, qui s'est rendu vendredi à la principale mosquée de Katmandou, incendiée lors des émeutes, a promis aux dignitaires musulmans de punir les incendiaires. "Nous menons l'enquête et punirons ceux qui sont impliqués dans ce crime", a-t-il dit.Dans la foulée, le gouvernement a annoncé la mise en place d'un comité chargé d'enquêter "sur les causes des attaques", a indiqué le ministre de l'Information, Mohammed Mohsin. Ce comité devra rendre ses conclusions d'ici un mois, a-t-il ajouté.
Mercredi, quelque 5.000 manifestants avaient attaqué des cibles musulmanes à Katmandou, incendiant la mosquée Jama Masjid, saccageant les bureaux de la Qatar Airways et marchant vers l'ambassade d'Egypte, qui représente les intérêts irakiens au Népal. Deux personnes sont mortes et une cinquantaine ont été blessées dans des affrontements avec les policiers. A Birtamod (sud-est), une petite mosquée et une école coranique ont également été incendiées ce jour-là.
Le gouvernement a aussi annoncé avoir pris des dispositions pour rapatrier un millier de Népalais en Irak ou sur le point d'y aller.
Si la vague de protestation a cessé, le sentiment d'abandon ressenti à l'annonce de la mort des 12 Népalais s'est accentué lorsque le Népal a appris la libération de trois otages indiens mercredi.
Et après la rue, c'est l'opposition népalaise qui a accusé vendredi le Premier ministre de n'avoir pas tout fait pour sauver la vie de ses concitoyens.
"Au lieu d'envoyer le ministre des Sports aux JO d'Athènes pour encourager un athlète de taekwondo, le gouvernement aurait dû dépêcher en Irak le ministre des Affaires étrangères ou le ministre de l'Information, seul ministre musulman du gouvernement", a déclaré un responsable du principal parti démocratique d'opposition, le Congrès népalais.
"Le gouvernement s'est reposé sur des ambassadeurs incompétents au Qatar ou en Arabie saoudite au lieu d'envoyer des ministres expliquer aux militants irakiens que les jeunes Népalais n'étaient pas employés par l'armée américaine", a poursuivi Ravindra Bahadur Thapa.
L'enlèvement avait été revendiqué le 20 août au nom d'un groupe inconnu, le "commandement militaire de l'Arméee d'Ansar al-Sunna", qui accusait les otages népalais d'aider "les forces croisées américaines à combattre l'islam". Le gouvernement népalais n'a cessé de répéter depuis que le Népal ne fait pas partie de la coalition internationale en Irak dirigée par les Etats-Unis.
Un représentant de la communauté musulmane, Mohammed Habibulah, avait déjà estimé jeudi que si le gouvernement avait "envoyé une délégation en Irak" pour prendre des contacts avec des dirigeants islamistes reconnus, "les militants irakiens auraient épargné la vie (des otages) comme ils l'ont fait avec les Indiens".
La guérilla maoïste, qui accuse, elle, le gouvernement d'avoir commis "une lourde faute", a ajouté à la pression en déclinant la dernière proposition de M. Deuba de reprendre des pourparlers de paix.
M. Deuba avait été limogé en octobre 2002 par le roi Gyanendra qui l'accusait d'"incompétence" face à la guérilla, avant d'être rappelé en juin dernier pour entamer des négociations.
L'Ouest canadien oublié des Québécois? English translation pending
Bonjour aux Quebecois et d'avance merci à tous ceux qui me répondront.
Sur Voyage forum j ai l'impression que les provinces de l'Ouest canadien "Colombie Britannique" & "Yukon" suscitent peu d'interet en particulier de la part de nos amis quebecois . Du moins est ce mon sentiment personnel car je ne vois que peu de questions à leur sujet . Pourtant Vancouver ( que j ai découverte en coup de vent ) et sa région m'ont paru magnifiques . Idem pour les lacs vers Banff etc.. Y a-t-il une raison à cela ou je me trompe ? est ce une question d'eloignement ? Cout de la vie plus onéreux qu' au Québec ou en Ontario ?
Cordialement Jean
Sur Voyage forum j ai l'impression que les provinces de l'Ouest canadien "Colombie Britannique" & "Yukon" suscitent peu d'interet en particulier de la part de nos amis quebecois . Du moins est ce mon sentiment personnel car je ne vois que peu de questions à leur sujet . Pourtant Vancouver ( que j ai découverte en coup de vent ) et sa région m'ont paru magnifiques . Idem pour les lacs vers Banff etc.. Y a-t-il une raison à cela ou je me trompe ? est ce une question d'eloignement ? Cout de la vie plus onéreux qu' au Québec ou en Ontario ?
Cordialement Jean
Cévennes, mont Lozère et saute-causses à vélo English translation pending
Saute-Causses à vélo
En cette fin juin 2020, nous reprenons des activités de plein-air, après il faut bien le dire avoir été un peu sonnés par cette pandémie qui nous a tenus confinés presque deux mois.
Alors dans ce contexte particulier, cette balade à vélo de 9 jours je l’ai vécue comme une libération, certes toute relative, nous étions malgré les nombreux décès dans notre village, loin des grandes tragédies de notre histoire. Cependant, en préambule, je me permets de faire l’apologie de Voyage Forum et de la revue « 200 le vélo de route autrement ».
Oui, l’apologie de VF pourquoi ? Parce que grâce à ce site de voyage on fait de fabuleuses rencontres qui permettent de partir en virée avec des personnes étonnantes. Les réseaux sociaux on y trouve le meilleur et le pire.
Il m’est arrivé de me faire écharper, traiter de tous les noms, affubler de tous les défauts parmi les plus détestables car à travers mes récits certains acrimonieux ou acrimonieuses (certes peu nombreux) n’y décelaient qu’un égocentrique, à l’imagination prolixe, en recherche d’admiration. Assurément, nous avons tous notre petit égo, et j’ajouterais heureusement. Personnellement, je ne suis jamais insensible à un petit mot gentil même d’admiration, au risque qu’il puisse flatter mon orgueil, mais l’essentiel n’est pas là. En effet, si quelques-uns sont prompts à la critique acerbe ou tatillonne, d’autres au contraire ont une réaction opposée. Accrochés, piqués de curiosité par mes écrits, ils me contactent et ont envie de partir avec moi. Et là commence l’aventure. Que de fois ai-je rencontré des compagnes ou compagnons de voyage grâce à mes écrits sur VF.
Mais, je dois avouer que cette randonnée vélocipédique de 9 jours à travers causses et Cévennes a été le point d’orgue, une apothéose qu’il me sera difficile de retrouver en matière de compagnons de voyage hors normes. Et quand je pense que nous aurions pu partir à cinq, si Hélène, notre gentille hébergeuse, n’avait pas eu des impératifs. Elle aussi connue il y a déjà quatre ans par VF, et comme baroudeuse du bout du monde à vélo en solo elle se pose là.
Nous sommes partis à quatre, tout d’abord André, camarade sûr au moral d’acier, capable de faire 1500 kilomètres avec une fracture du pouce non soignée, en compagnie de qui j’avais déjà effectué deux voyages à vélo, dont 64 jours à travers les immensités rudes du nord Argentine, ainsi que deux femmes.
La première Brigitte, grande baroudeuse, au look de « grand-mère moderne » bien dans sa peau, mais ne pas s’y tromper, les immenses traversées de déserts seule sur son vélo seraient presque son quotidien si elle ne prenait pas sur son temps pour garder le lien avec sa famille et s’occuper de ses petits-enfants, comme toute Mamy qui se respecte. Même si parfois l’un de ses enfants lui tire l’oreille alors qu’elle vagabonde de l’autre côté de la planète pour lui faire passer un petit message du genre « Maman, ça va être Noël, nous t’attendons tous avec impatience en particulier les petits-enfants ». Ces injonctions, qui jouent sur le sentiment et la fibre maternelle, lui font stopper très temporairement ses grandes chevauchées solitaires. Notre premier contact se fit grâce à VF et à CCI. Dès les premiers échanges nous avons constaté notre immense passion commune concernant le désert de l’Atacama. Nous nous sommes rencontrés deux fois au festival annuel du voyage à vélo organisé par Cyclo Camping International à Paris. Depuis l’envie de partir ensemble nous taraudait.
La seconde, Patricia m’a contacté par VF pour savoir si je recherchais des personnes pour de futurs voyages. Premier contact très sympathique, cependant mes conditions familiales actuelles ne me permettent pas d’envisager de longs voyages, mais m’échapper une dizaine de jours me semblait possible. Je lui ai donc promis de la contacter au cas où. Et effectivement, l’envie de me changer les idées et de partir quelques jours avec mon copain André est vite arrivée, et je dirais même s’est imposée. Et me souvenant de notre conversation, voilà comment elle s’est jointe à nous. Wahou !!! J’ai découvert une athlète complètement hors normes, au palmarès incroyable, championne de France et d’Europe de marathon, championne d’Europe et vice-championne du monde de 100 kilomètres de course à pied sur route. Bien d’autres exploits jalonnent sa vie, comme des temps stupéfiants sur l’ultra-trail du mont Blanc ou des courses furieuses dans les très grands froids nordiques, et avec tout cela une simplicité et une gentillesse immenses, sans parler d’une rusticité sidérante. Elle m’avait même dit : tu as beaucoup plus voyagé à vélo que moi, peut-être devras-tu m’attendre. Elle a vu ! mais elle n’a pas dû être vraiment surprise, je ne pense pas que dans sa vie beaucoup, même parmi les meilleurs, l’aient attendue à pied ou à vélo, l’inverse oui sans doute toujours !!!

Et pourquoi l’apologie de la revue 200 ? Tout simplement parce que les articles sont des morceaux d’anthologie littéraires. Et lorsqu’il est question de la France, même concernant des coins que je connais bien, les descriptions à couper le souffle me donnent à penser qu’il s’agit d’un ailleurs qu’il me faut découvrir au plus vite.
Oui, les quelques rares échanges désagréables sur VF de quelques personnes mal lunées sont vite oubliés quand on a le bonheur de partir avec trois personnes de cette trempe, je dirais même que c’est un honneur. J’ai commencé, cependant, à me faire un peu de souci au sujet de ma forme physique car, au cours des 18 derniers mois, je n’ai effectué en tout et pour tout que 20 kilomètres à vélo.
Trois semaines avant le départ je me suis promis de me remettre en selle. J’ai tenu 6 jours, une trentaine de kilomètres par jour et 500 à 700 mètres de dénivelé. Tout surpris ça passait bien, donc la motivation est retombée et je suis retourné taquiner la truite, surtout que cette année la pêche est bonne par chez moi, mais que de la fario sauvage des Vosges.
Donc nous y voilà, petit projet en France, un itinéraire à travers les reliefs des Cévennes qui nous mènera de Mialet (un peu à l’ouest d’Alès) vers le mont Lozère puis la montagne de Bougès. Ensuite nous écornerons le coin nord-est du causse Méjean à partir de Florac avec redescente sur Castelbouc. De là, nous partirons à l’assaut du causse Sauveterre par un chemin infernal dans la chaleur de l’après-midi. Nous en longerons tout le bord sud qui s’étire en croissant au-dessus du Tarn, puis nous plongerons vers Sainte-Enimie et irons dormir à la Malène. Après s’en suivra une magnifique traversée du causse Méjean en passant par le terrain d’aviation jusqu’à Saint-Jean-des-Tripiers. Nous poursuivrons par une descente vertigineuse sur la Jonte où nous verrons de nombreux vautours. Après un ravitaillement au Rozier, nous partirons à l’assaut du causse Noir que nous traverserons en entier jusqu’à sa barrière sud la rivière Dourbie. Nuit à Trêves suivie d’une montée du mont Aigoual, ponctuée d’un bivouac sur son versant est. Et en fin, nous déroulerons la dernière étape de cette trop courte balade de 9 jours, en nous laissant emporter par la descente le long du Gardon. Dernier point dur, voire très dur, la remontée chez mon amie Hélène d’où nous sommes partis, au Puech, 7 km dont 5 à pousser les vélos dans des côtes bien supérieures à 10%. Mais pourquoi aller habiter sur un piton si loin du joli petit village, sans doute parce qu’Hélène est aussi une vraie « furieuse » à qui les grandes aventures dans des pays sauvages à vélo en solo ne font pas vraiment peur.
Cette période post-covid est un peu inquiétante, comment allons-nous voyager ? Avant de partir, je viens de lire sur VF un beau récit à travers le Morbihan post-pandémie, agrémenté de jolies photos, effectué en juin. L’impression qui s’en dégage est étrange. On pourrait s’imaginer dans un film d’anticipation futuriste, l’humanité guettée par quelques menaces généralisées. Un préambule au livre de Cormac McCarthy « la Route ».
Tout commence par un trajet en voiture de quelques 600 kilomètres à travers la France. Quelque part avant Alès je m’arrête, un restaurant semble ouvert, il m’est dit qu’on ne mange que sur réservation, espacements obligent. On me montre la pizzeria un peu plus loin. Là, on me prépare une bonne pizza mais on me demande d’aller la manger ailleurs, même pas le droit de m’installer à la terrasse. On m’indique un parc en contre-bas, au bord d’une jolie petite rivière. Je vais y passer un moment de repos agréable. Mais, de toute évidence nous ne sommes pas revenus à la normale.
Mon accession à la maison d’Hélène n’est pas évidente, de plus mon GPS auto n’étant pas à jour, il ne m’est d’aucune aide pour une route toute récente. Elle qui me prenait pour un grand baroudeur au flair infaillible va réviser son jugement.
Voilà mon arrivée chez elle sur sa montagne isolée, telle qu’elle l’a restituée en s’insinuant dans mes pensées. Je dois reconnaître qu’elle est très proche de la vérité, comme si elle avait été passagère invisible à côté de moi. Donc voilà Hélène qui s’exprime en extrapolant mes pensées : « Tout commença mal. Après six heures de voiture et ayant passé Alès, me voilà perdu sur une route de montagne digne de celle de la Bérarde dans les années 70. Pas de maison, ni de poteau téléphonique ou électrique. Pas âme qui vive. Où m'étais-je donc fourré ? J'avais pourtant reçu des informations précises : les poubelles, la table en bois, les deux panneaux -un noir, un rouge- "Les Puechs", la fourche que je ne pouvais pas manquer paraît-il, l’impasse de droite… Mais rien de tout cela. Une route tortueuse qui n'en finit pas de monter au milieu des chênes verts... On ne m'y reprendrait pas à dire venez chez moi j'habite chez une copine. J'appelle ladite copine. Pas de réseau évidemment. Après plusieurs essais infructueux je la vois qui vient à ma rencontre. Ouf, sauvé pour cette fois. »
Un peu ridicule, je constate que les trois autres sont arrivés sans problème. Brigitte a même poussé la plaisanterie en venant d’Aix-en-Provence à vélo, et c’est concomitamment que nous nous arrêtons devant le portail du nid d’aigle d’Hélène. Soirée de retrouvailles pour certains et de découverte pour d’autres, mais ambiance magnifique entre frénétiques du « gros baroud ». Plus les personnes sont habituées à voyager en dehors des chemins habituels et plus elles sont généralement décontractées, et puis que d’histoires incroyables elles peuvent raconter, même s’il faut un peu les torturer pour les faire parler. Hélène nous fait bien rigoler, même si sur le coup ça l’aurait plutôt fait pleurer, en nous relatant sa traversée himalayenne avec un être étrange qui se jetait sur la nourriture et ne lui en laissait même pas quelques miettes. Il paniquait à l’idée de manquer et, affamer sa compagne de route ne semblait pas le perturber. Elle finira sa traversée seule, elle est habituée. En route, elle avait sympathisé avec un couple de Hollandais qui, quelques jours plus tard, tomba sous les roues et les coups de couteau d’un djihadiste. L’homme fut tué, la femme en réchappa, Hélène, elle, en garde une vraie souffrance. Pour raison de Covid, on s’installe dans le jardin, chacun avec sa tente. Chut, je vais un peu tricher, je finirai sur un lit mais dans mon sac de couchage !
Au matin, un petit-déjeuner qui s’étire presque à l’infini. Des personnes, qui ne se connaissaient pas la veille, ont tellement d’aspirations et d’expériences communes qu’elles ont l’impression de toujours s’être connues. Mais vers les 9 heures du matin c’est parti, on serait bien resté plus longtemps, voire toute la journée à discuter des chemins du monde.
Nous commençons par la terrible descente du sommet où Hélène et Bernard, son compagnon, ont élu domicile. Il nous faut faire quelques courses car les jours à venir nous ne savons pas ce que nous trouverons, comptant traverser par des pistes confidentielles cette région de France sauvage. Epicerie associative de village, désinfectant à l’entrée et masque obligatoire, je dégaine le mien. Nous ne trouvons pas grand-chose. A la sortie du village de Mialet, une petite boutique de camping nous permet d’acheter du pain en complément. Mais nous ne nous faisons pas de souci, ayant chacun dans les sacoches du riz et des pâtes, de quoi tenir plusieurs jours. Pour ma part, avec un kilo de riz et de pâtes j’ai de quoi assurer pour 4 durant 48 heures.

Et nous voilà lancés. Premier objectif, le col d’Uglas qui culmine à 539 mètres. Certes ce n’est pas l’Abra del Acay, le plus haut col carrossable des Andes et ses 4972 mètres, mais c’est le même bonheur de la liberté en étant bien accompagné. Bien évidemment, mes trois camarades me laissent sur place, mais bon je ne m’en fais pas, sachant qu’ils ont tant de choses à se raconter en m’attendant. Du col, nous partons sur des pistes mal pavées à travers les grosses bosses et les forêts des Cévennes et nous rejoindrons en milieu d’après-midi le village du Collet-de-Dèze sur le Gardon. Par moments, nous avons l’impression de monter dans les cieux, quelques poussages de vélo agrémentent la journée. Je vois parfois mes camarades devant moi se découper directement sur le ciel, dans des pentes à plus de 15%, comme s’ils se trouvaient sur une rampe de lancement pour quelque voyage improbable. Bien évidemment, cela nous rappelle à tous les grands déserts, le Gobi ou l’Atacama, et les éclats de rire augmentent au rythme du pourcentage de la pente.
Arrivée au village précité, arrêt au bistrot, j’en profite pour prendre le permis de pêche du département de la Lozère pour la première catégorie, c’est-à-dire pour les rivières à salmonidés, département dans lequel nous allons passer et repasser. La réglementation en matière de pêche en France est quelque chose d’inextricable, mais il y a de multiples raisons dont certaines bien valables, mais je ne m’aventurerai pas à vous les expliquer, il y faudrait tout un livre.
La bière est bonne, on la multiplie par deux, rien de tel après avoir ingurgité des litres d’eau tiède toute la journée. De plus elle a un effet diurétique du meilleur résultat pour le corps après une journée d’efforts somme toutes conséquents, en tout cas pour moi. Certes, la distance n’est pas énorme en ce premier jour, 47 kilomètres et 1025 mètres de dénivelé, mais cependant beaucoup de pistes en partie parcourues en poussant les vélos. Nous avons même eu droit à un tronçon emporté par des intempéries réputées très violentes, les fameux épisodes cévenols. Une charmante jeune femme habitant une ferme isolée au milieu, plutôt au sommet de nulle part, nous a remis sur le bon chemin.
Nous rejoignons le camping le long du Gardon, quasi-désert, une seule tente, un Américain vivant en Espagne qui, voyant la tournure du Covid rôdant, a décidé depuis un mois d’attendre la suite des événements ici en Lozère, qui a été très peu touchée par ce fléau, un mort répertorié. La patronne est sympathique et très prolixe sur sa région, tout à mon bonheur. Elle est originaire de pas très loin, d’un coin où nous allons passer et que je connais depuis longtemps, le causse Méjean, plateau d’altitude qui me rappelle par ses lumières et ses grands ciels les plateaux boliviens. Oui, je maintiens et les plateaux boliviens je m’y suis baladé à vélo à plusieurs reprises !
Sitôt installé, je me précipite à la pêche avec mon fouet à mouche, à quelques mètres de nos tentes. Patricia et Brigitte comptent manger de la truite ce soir, mais si je connais bien mes rivières vosgiennes, celles de la Lozère sont une découverte pour moi, et elles seront déçues de devoir se contenter d’une grosse platée de riz, très bonne cependant.
Nous passons une excellente nuit et partons relativement tard. Nous allons nous installer dans une petite routine qui me va bien, vu mon entraînement. Aujourd’hui, il s’agit d’aller le plus haut possible, à la pointe est du mont Lozère et d’y bivouaquer. Trouver notre route confidentielle qui se faufile sur les hauteurs du village n’est pas facile, nos différents tâtonnements nous permettent de visiter ce beau village tout en pente.
Après une matinée par une petite route du bout du monde, nous faisons halte à Génolhac, village tranquille. Nous nous laissons tenter par le restaurant avant d’entamer la montée du mont Lozère, sur 968 mètres de dénivelé pour 15 kilomètres. Pour moi, ce sera une première au restaurant depuis le confinement. Nous sommes les seuls dans la salle, quelques personnes sont en terrasse. Repas créole, très bon, de quoi nous mettre en forme pour un après-midi qui s’annonce « pentu ». Le problème de l’eau se pose. Remplissons-nous les deux bâches de 6 litres maintenant ou plus tard ? Je penche pour maintenant, Brigitte beaucoup plus cool, pour plus tard, ayant bon espoir de trouver une source plus haut. On prend 4 litres par bâche, plus les deux litres que nous avons chacun, cela nous permettra de bivouaquer. Brigitte avait raison, non seulement on va faire le complément dans un ruisseau beaucoup plus haut mais, une fois près du col de Pré de la dame à 1474 mètres, une magnifique source nous fournit avec prodigalité toute l’eau que nous désirons.
Nous trouvons rapidement un coin idyllique pour installer notre bivouac dans des conditions atmosphériques que je qualifie d’idéales. Partir avec des personnes rompues aux longs voyages est un vrai bonheur, tout se passe avec une simplicité déconcertante. Brigitte a un œil particulièrement exercé pour déceler de loin le point précis où s’installer et durant les 9 jours, cela va se renouveler. Pour la deuxième fois, nous sommes trois à monter nos tentes, tandis que Patricia dormira face au ciel, et là aussi, tout le voyage durant, elle ne montera pas sa tente. Notre étape, si elle a été courte en kilomètres, seulement 38, le dénivelé lui a été assez conséquent, 1560 mètres.

De nouveau une superbe nuit, de plus peu de condensation et sur notre versant est, le soleil nous touche rapidement. Encore une bonne excuse pour traîner un peu une fois de plus et ne démarrer que vers les 9 heures. Très rapidement, nous rejoignons la piste du versant nord du mont Lozère que nous comptons suivre jusqu’au col Finiels. Son début est particulièrement raide, sur un chemin jonché de gros cailloux, petite séance de poussage obligatoire sur un kilomètre. Nous arrivons à une magnifique cabane-refuge perchée en dessous de la crête. Nous parcourons le livre d’or, manifestement des randonneurs venant de tous les coins d’Europe au moins y ont laissé un petit mot. Je m’empresse d’en faire autant. Malgré tout l’agrément du lieu, il n’est pas question d’y passer la nuit, il n’est que 10 heures du matin.

Nous suivons cette piste d’altitude sur une dizaine de kilomètres. Nous y croisons des Vététistes, et discutons longuement avec un groupe. Le temps est couvert et il fait frisquet dès que nous nous arrêtons. Les sources du Tarn sont indiquées. Posant nos vélos, nous les rejoignons en quelques centaines de mètres. Pas une goutte d’eau, plutôt un vaste bassin au flanc de la crête qui sert de réceptacle. Plus précisément, il s’agit de l’un des différents lieux répertoriés comme source de la rivière. Toute la cime est sans doute en elle-même le lieu d’alimentation. Le col Finiels arrive presque trop vite, nous y retrouvons le goudron.

De là, l’itinéraire conduit au village de Pont-de-Montvert, célèbre du fait de la révolte des camisards, lorsque Louis XIV révoqua en 1685 l’édit de Nantes, qui avait été mis en vigueur par François Ier. L’un des chefs de cette révolte Pierre Laporte, est originaire du village d’Hélène, Mialet, point de départ et d’arrivée de notre petite aventure. Mais le principal chef camisard s’appelait Jean Cavalier et sa vie est digne d’un roman d’aventure à rebondissements car contrairement à Pierre Laporte, il ne mourra pas les armes à la main.
Cette pente est magnifique et très surprenante. D’immenses constructions rocheuses naturelles se dévoilent au détour des virages, des amoncellements ruiniformes ou d’énormes galets morainiques, parfois empilés en des arrangements prêts à durer encore des millénaires. En cours de descente nous décidons de piquer niquer dans ce décor grandiose. La vue porte au sud sur la montagne de Bougès, l’éminence que nous avons l’intention de traverser par sa crête qui se dirige vers l’ouest jusqu’à Florac. Puis nous nous laissons emporter jusqu’au village où André renvoie par la poste 6 kilos de bagages. Les Cévennes, toutes sauvages qu’elles soient, ne sont pas le désert de l’Atacama, destination de notre dernière grande équipée à vélo. Près du pont central, un bistrot nous ouvre les bras et nous y passons un bon moment. Le Tarn, tout au fond de sa gorge, donne un véritable cachet à la commune. Plusieurs terrasses, des touristes pas très nombreux, des tables qui ne respectent pas l’espacement préconisé par les autorités sanitaires. Certains portent le masque, d’autres non. Sensation une fois encore étrange. Tant que nous nous trouvons seuls, au milieu de nulle part, le covid nous n’y pensons pas trop, mais dès que nous nous retrouvons rapprochés de nos congénères, il se rappelle à notre bon souvenir.
C’est l’heure de partir. Malgré deux Grimbergen je me sens une frite d’enfer pour partir à l’assaut de cette fameuse montagne de Bougès. Bien évidemment, mes trois acolytes disparaissent et je vous assure les Grimbergen n’y sont pour rien. Mais quand on a dépassé les bornes, il n’y a plus de limites. Donc je ne boude pas mon plaisir en remontant le petit vallon qui se dirige vers la crête, et je m’arrête pour traquer du regard les truites dès que je décèle un endroit favorable à leur positionnement. Avec un immense plaisir bien qu’elles soient très mimétiques, en lisant les veines d’eau je les vois, quel bonheur, mais je ne vais quand même pas sortir ma canne !
Une fois au sommet, une piste de toute beauté nous emmène presque jusqu’à Florac en partie à travers forêt et aussi par des zones aérées qui nous permettent les plus beaux points de vue sur cette région étonnante de France. Des villages à l’architecture montagnarde se cachent dans les replis du mont Lozère. La vue porte très loin par-delà vers le nord. Devant nous le Tarn déroule sa gorge qui coupe comme un coup de couteau les causses Méjean et Sauveterre. Derrière ce dernier des monts apparaissent dans un lointain un peu diffus, l’Aubrac et quelques pointements plus saillants nous font penser aux premiers volcans d’Auvergne. De Clermont-Ferrand à Nîmes s’étale un immense carré magique, où la géologie a subi tous les bouleversements. Calcaire et granit s’entremêlent, pour la plus grande joie du spectateur. La terre a craché de ses entrailles ces formations cristallines et la mer a fait monter d’immenses plateaux calcaires, qui se sont constitués au cours de millions d’années par sédimentation de carapaces d’animaux marins. Le tout nous offre un panorama magnifique, propice aux plus belles bambées à vélo. Ce spectacle allume en moi le clignotant revue 200.
Dans le dernier numéro de ma revue fétiche, on peut lire, que dis-je savourer, un très bel article sur ce coin de France des causses, qui s’intitule ’’là-haut’’. L’auteur, Alain Puiseux, est spécialiste de la formule qui frappe, et il en saupoudre à l’envi le texte tout au long de son récit, et cela pour le plus grand bonheur du lecteur. J’en cite pêle-mêle quelques-unes : je me suis demandé si la beauté existe en elle-même ou dans les yeux de qui la contemple; si vous avez une carte routière du Massif Central, vous pouvez y lire les rivages des îles la magie marche toujours là-haut c’était juste après le confinement. L’air était plus pur, plus transparent, le ciel sans une griffure la lumière y est rapide et changeante au-dessus d’une houle d’herbe; je suis tombé amoureux par inadvertance d’une isohypse et des plateaux d’altitude.
Remarque au passage, je ne connaissais pas le mot isohypse, cependant tellement parlant lorsqu’on évoque le Méjean, le Sauveterre ou tout autre causse. Voilà, ces différentes citations extraites du texte « là-haut » fournissent une bonne introduction à l’apparition des différents causses que nous allons traverser et escalader dans les jours à venir.
Après quelques moments de rêverie, les yeux errant jusqu’à l’infini, et aussi quelques erreurs d’embranchement ou tout au moins quelques hésitations, une magnifique pente abrupte au chemin cabossé nous mène pratiquement à l’entrée de Florac. Nous sommes à la frontière des zones granitiques sombres du mont Lozère et des falaises calcaires lumineuses du causse Méjean. Le courage nous manque pour repartir à l’attaque des zones de solitude à cette heure tardive et nous optons pour le camping municipal. Il vient juste d’ouvrir. L’employée est partie la veille de Bretagne et a roulé toute la nuit. Depuis quelques heures elle se dépêche d’effectuer les premiers nettoyages de mise en service. Presque personne, un motard avec une magnifique moto-guzzi, un couple en camping-car et nous quatre.
Toute la place pour nous installer, que l’embarras du choix, nous optons pour disséminer nos tentes à portée du bruit de la rivière, le Tarnon qui rejoint le Tarn un peu plus loin. Sans surprise, nouvelle séance de pêche, et bien que cette rivière m’inspire plus que le Gardon au Collet-de-Dèze, mes camarades n’auront à nouveau pas de truites sur feu de bois. Nous décidons d’aller au restaurant. Le centre-ville est assez animé, la place centrale accueille une terrasse de restaurant aux tables relativement espacées. Les clients y sont nombreux et nous passons une soirée agréable dans une ambiance méridionale. J’avais déjà remarqué, au cours des différentes occasions où ma voiture, mon vélo ou mes jambes m’ont conduit dans ce village au nom chantant, que les habitants avaient déjà l’accent du midi.
Ce matin du quatrième jour, nous partons à l’assaut de mon causse préféré, le Méjean. Dans un premier temps, nous allons seulement en mordre le coin nord-est. Une belle montée par la D16 va nous permettre de dominer la vallée du Tarn et d’étendre notre vision aux montagnes que nous avons traversées la veille là-bas, à l’est et au nord.
L’arrivée sur le plateau est toujours aussi surprenante. On passe sans transition de zones de vallées à l’habitat assez dense et au tourisme très visible, à des déserts d’altitude où l’herbe sauvage ou de prairie prend le contrôle, les hommes semblant fuir ses hauteurs hostiles à la vie. C’est en partie ce qui donne un charme fou à ces plateaux. Comme l’écrit Alain Puiseux de ces coins perchés jusqu’au mont Gerbier-de-Jonc, « Se plaindre ici, plus qu’ailleurs, de l’eau ou du froid, c’est n’avoir rien compris », me fait comprendre pourquoi le soir les vacanciers désertent ces lieux pour aller rechercher la quiétude plus bas le long des rivières.
Après une première prise de contact, Brigitte et Patricia ne connaissant pas ces coins bénis des Dieux, nous bifurquons vers Montbrun et effectuons une plongée en direction du Tarn. La différence de chaleur entre plateau et fond de vallée est très nette. Nous marquons l’arrêt au bord du Tarn, dans un coin charmant, le temps d’un pique-nique. Eau verte et grande falaise claire éclatante de soleil. La flemme nous gagnant et subjugués par la beauté des lieux, notre envie de continuer est annihilée. Nous envisageons de passer l’après-midi et la nuit à venir à contempler ce méandre de rivière aux eaux turquoise, surplombées d’une falaise sculptée au cours des millénaires par les flots qui, parfois, se montrent redoutables, sauvages et tumultueux. Cette halte précoce n’est pas vraiment du goût de la trépignante Patricia, mais elle se plie de bon gré à l’avis de l’écrasante majorité. Mais, à peine commençons nous à prendre nos aises que, débouche sur notre coin perdu une famille avec force gamins et chiens. Ces derniers se précipitent sur le gros pain que nous avons acheté ce matin à Florac et, sans une intervention prompte de Patricia, nous pouvions lui dire adieu. Elle se réjouit, car bien évidemment nous abandonnons notre projet de farniente et décidons de reprendre notre route. Dommage, j’avais repéré quelques belles truites en chasse qui n’attendaient que la plus élégante de mes mouches !
En ce début d’après-midi, la chaleur est terrible. Entre ces plateaux calcaires, il y a comme un effet de four et mon thermomètre indique 40 degrés. Quelques kilomètres en direction de Sainte-Enimie nous offrent l’occasion de magnifiques points de vue sur la rivière, et tout particulièrement sur le village de Castelbouc. Cet ensemble de maisons caussenardes, accrochées à la paroi et semblant prêtes à plonger dans une eau aux reflets de jade, est tout simplement splendide. La légende du village rapporte qu’au temps des croisades, un jeune homme seul était resté en ce lieu. Obligé de satisfaire toutes les épouses dont les maris combattaient les infidèles, il en serait mort d’épuisement. Depuis cette époque, un diable sous forme de bouc survole régulièrement la cité.

A Prades, changement radical, nous avons l’intention de monter directement sur le causse Sauveterre par un chemin non carrossable qui s’insinue entre des falaises. Il présente des pentes ne permettant pas de rester sur le vélo, sauf peut-être pour Patricia dont les cuisses et les mollets sont constitués de l’acier le plus trempé.
Là encore la question de l’eau se pose. Devons-nous remplir les bâches en prévision du bivouac sur le causse ? Sur ces plateaux calcaires, il n’est pas question d’en trouver la moindre trace. Même Brigitte qui sent les sources à 50 lieues, y est favorable. Pourtant nous regardons dubitatifs le pan de montagne qui nous domine et à travers lequel nous allons partir. A la fontaine de ce petit village, profitant d’une ombre bienfaitrice, nous faisons donc provision du liquide précieux. J’en profite pour m’asperger copieusement le visage. Nous jouissons des derniers instants de température clémente, ou presque, avant d’affronter cette piste escarpée tournée au sud, soumise à l’infernale chaleur du soleil vertical.
C’est parti pour un court tronçon goudronné où même Patricia pousse dans cette ligne droite qui se jette sans ambages dans la pente. Après 400 mètres le chemin s’échappe à gauche, tout d’abord pas très raide et roulant. Il va perdre très rapidement ces deux qualités. La pente s’accentue franchement et le sol devient instable, au point que, même en poussant le vélo, la roue avant ripe en permanence de droite et de gauche. Immanquablement, je me retrouve très vite seul, André et Brigitte ayant pris un rythme de montée supérieur au mien, sans parler de Patricia qui s’est littéralement envolée. Je n’ai même pas eu le temps de voir si elle avait disparu en courant, son vélo à la main, ou bien en appuyant comme une forcenée sur les pédales dans cette caillasse fuyante. Mais où va-telle chercher une telle force, une telle énergie, une telle envie de s’arracher ? Sans vouloir être un mufle, certes elle est un peu plus jeune que moi, mais elle n’a plus trente ans !
J’adopte la posture ‘’Atacama’’, le comptage de mes doubles-pas. Selon la pente et la consistance du sol, j’en effectue de 20 à 50 avant de marquer l’arrêt. Il semblerait, à vue de nez que cette piste infernale fasse de l’ordre de 6 kilomètres. Il n’y a qu’à prendre son mal en patience. Bon seigneur, André redescend à pied pour venir me donner une petite, même une grande poussette, ce qu’il fera à plusieurs reprises. Je mets ma fierté dans ma poche et je le laisse pousser. On dira que c’est parce que j’ai l’une des bâches à eau de 6 litres sur le porte-bagages ! Mais au fait, Brigitte a la même et elle caracole comme une gazelle dans la pierraille surchauffée. Mais pour elle, c’est tout à fait normal. Elle est habituée aux traversées de déserts en solo, parfois sans même avoir de quoi faire chauffer ses aliments, n’ayant qu’un réchaud à bois. Dans les coins bien désertiques, on peut avoir la surprise de ne pas trouver la moindre brindille. Mais bon, elle continue son périple en croquant ses aliments sans cuisson, trouvant cela presque très bon !
On doit être un peu maso car, dans ce type de situations de chaleur, de caillasses, de sol qui se défile et de pentes très raides, nous éprouvons tous un grand plaisir, je dirais même un grand bonheur d’être là. L’effort, la sueur, la fatigue, mais surtout le corps et l’esprit qui vivent… Nos pensées sont retournées dans les hautes altitudes du Sud Lipez, entre 4 et 5000 mètres, nostalgie des grandes bambées qui nous arrachent à notre quotidien. Le dépaysement et la défonce. Je me dis cependant qu’il n’est pas besoin de faire des milliers de kilomètres pour connaître les bonheurs de l’aventure, la France nous fournit très bien la matière. Certes, ce n’est pas à la même échelle, quand on sait que le prochain point de ravitaillement en eau est à 140 kilomètres et que l’on est en train de pousser son vélo dans le sable. Toutefois ne pas savoir si cela va durer un kilomètre ou trois jours, cette incertitude introduit une dimension supplémentaire, la trouille.
Mais nous montons, les maisons de Prades deviennent minuscules. Le Tarn se dessine dans tous ses méandres en prenant des teintes profondes qui tirent sur l’émeraude. Un signe de Patricia, elle nous attend. Je ne suis pas certain qu’elle avait réalisé que cette piste était difficile pour la multitude de raisons que j’ai données. Nous la rejoignons. Elle va prendre la place d’André et me fournir une petite poussette sur une centaine de mètres. J’ai l’impression d’être aux commandes d’un Rafale en ayant mis la post-combustion. Incroyable, je n’ai pas une Terrienne derrière mon porte-bagages mais un être bionique venu du fond du cosmos qui me propulse littéralement !!!
Mais tout a une fin, surtout le meilleur, les deux derniers virages en épingle me dominent. Changement brutal de configuration du terrain, la déclivité s’atténue, le chemin quitte le flanc de la montagne et s’enfonce dans des fourrés, laissant juste l’espace pour y faire passer le guidon. Je remonte quelques dizaines de mètres sur mon vélo, mais c’est à pied que je rejoins une minuscule route qui longe le bord du causse. Nous nous regroupons, nous venons de déboucher au niveau d’un petit bourg qui se nomme ‘’Nissoulogres’’. Nous n’allons pas tarder à apprendre la signification de cette appellation étrange. « Jamais sous l’orage ». En effet, il rôde tout autour, tapi, sautant d’un causse à l’autre mais épargnant pratiquement toujours cette pointe du plateau du Sauveterre qui domine la petite cité de Prades.

Il ne nous reste pour nous quatre qu’une quinzaine de litres d’eau, ce qui n’est pas énorme pour tenir un bivouac après un tel effort et, il sera sans doute difficile de s’en procurer avant demain midi. Un homme se trouve dans la première maison à quelques mètres du chemin par lequel nous arrivons depuis la vallée. Je lui demande s’il peut nous ravitailler. Non seulement il y est favorable, mais il nous invite à planter nos tentes dans son jardin, où nous sommes aux premières loges pour contempler le causse Méjean qui s’étale au sud, au-delà du Tarn. Nous acceptons bien volontiers et, très vite, ce n’est plus de l’eau qu’il nous propose mais de la bière. De plus, il nous offre une douche, de toute évidence nous sommes tombés sur un 5 étoiles. Nous prendrons notre repas en commun à partir de nos réserves de pâtes. Il nous fait goûter un vin rouge de la région, ma foi de bonne facture. La discussion va s’éterniser en passant des secrets du causse Sauveterre à des considérations professionnelles. Mes camardes se foutront de moi, je suis un bavard impénitent, mais ce soir je n’arriverai pas à en placer une, notre hôte est d’une catégorie toute autre, sans doute au moins champion d’Europe. Le monde est petit, André et lui se trouvent des connaissances communes, ayant tous deux œuvré dans le cadre de grands travaux de la DDE, que ce soit à titre privé ou non. Je dois dire qu’en finale, j’ai un peu, même beaucoup, perdu le fil de la conversation, la bière et le vin par-dessus les kilomètres de poussage dans la caillasse et le cagnard de cet après-midi auront assez vite raison de moi.
Ce matin nous allons longer le bord du causse Sauveterre en descendant vers le sud. Notre itinéraire emprunte de petites routes et des pistes parfois pas très roulantes. Alors je ressens la fatigue consécutive au gros effort d’hier après-midi. Nous traversons le lieu-dit Dignas, puis nous arrivons à une ferme isolée et nous discutons un bon bout de temps avec Christian, l’habitant du lieu. La vie de paysan sur le causse n’est pas facile. Il nous parle des conditions climatiques rigoureuses, des réglementations tatillonnes sur les produits en particulier laitiers, des législations de transmission d’héritage pénalisantes et autres intrusions de l’Etat, ce qui donne à penser que la vie sur ces plateaux devient impossible. Lui s’est spécialisé comme beaucoup dans le lait de brebis pour le roquefort. Ces régions reçoivent l’eau des montagnes environnantes, le Sauveterre du mont Lozère et le Méjean de l’Aigoual. On peut dire que les zones granitiques alimentent les plateaux calcaires.

A midi, nous arrivons à Laval-du-Tarn. Le pique-nique est organisé à l’abri de l’ancien four à pain, nous sortons le réchaud pour une platée de riz. Comme je l’ai toujours pensé, une halte longue le midi est en définitive un gain de temps car l’après-midi permet encore de nombreuses heures de pédalage, surtout en été.
Notre intention initiale était de continuer à longer les hauteurs dominant le Tarn. Après avoir dépassé le Pont Sublime, belvédère tout particulièrement souligné sur la carte, notre itinéraire devait nous mener au village des Vignes. Mais outre une petite fatigue résultant de la montée infernale d’hier pour moi, le temps semble vouloir se mettre à l’orage. De bonnes ou moins bonnes raisons nous poussent à rester sur le goudron et prendre la direction de Sainte-Enimie par une route toute en descente. Un délice. Différents belvédères livrent des points de vue grandioses sur la vallée et les villages qui ponctuent la rivière, là-bas tout en bas. Le cirque de Saint-Chély est particulièrement spectaculaire vu de quelques centaines de mètres au-dessus.
Passage par Sainte-Enimie, haut lieu du tourisme de la vallée du Tarn, que nous laissons derrière nous jusqu’au village de la Malène. Cette gorge est surprenante. Je l’ai parcourue à plusieurs reprises, mais il y a tant de choses à regarder. De l’architecture caussenarde aux formations géologiques que représentent ces immenses falaises calcaires et le Tarn lui-même qui prend tous les aspects entre ses zones profondes et ses parties où il court sur un lit de galets, presque à fleur d’eau.
Nous marquons l’arrêt au niveau du village de Hauterive situé de l‘autre côté du Tarn. Jusque récemment, il était approvisionné par un câble au-dessus de la rivière. Mais, par manque de financement, cet outil de ravitaillement est en panne ce qui occasionne les plus grandes difficultés à ce bourg accroché sur la rive du causse Méjean. Mais les temps ont changé. Ce village est un vestige des temps passés, maintenant révolus, où la rivière était un axe de communication. Il n’y a pas si longtemps les cours d’eau du sud-ouest étaient sillonnés par les gabarres, les poids lourds des siècles passés. Mais pouvaient-elles remonter jusque dans ces gorges profondes du haut de la vallée du Tarn ? Sur certaines rivières difficiles, où le retour n’était pas possible, les embarcations étaient vendues au prix du bois lorsqu’elles arrivaient à destination.
Une fois à la Malène, nous décidons de ne pas poursuivre jusqu’au village des Vignes. Nous nous installons au camping municipal, remarquablement situé sur une plage du Tarn, pratiquement au centre-village. Ambiance covid, je sors mon masque pour aller à l’accueil. Heureusement peu de monde, deux personnes attendent sagement dehors masque sur le nez, dont un Suisse avec un vélo électrique. Cela nous donne une bonne occasion de parler du voyage à deux roues avec assistance électrique. Notre Suisse a l’air ravi de sa machine. Peut-être que dans un temps, que j’espère le plus lointain possible, nous y viendrons. Mais tant que nos muscles fonctionnent encore assez bien, si nous pouvons éviter, nous nous attacherons à le faire.
Devant nos tentes, la rivière miroite mais nous ne sommes plus dans l’ambiance causses, les kayakistes sont nombreux, en particuliers les Allemands. J’en ressens comme une dissonance. Une fois encore, nous constatons la différence d’ambiance entre les plateaux et le bord de la rivière. Sur cette belle eau qui court je fais une tentative à la mouche. Je fais monter deux beaux poissons, sans doute des truites, qui dans un jaillissement attaquent ma mouche. Mais les deux fois, le ferrage ne donne rien si ce n’est une belle poussée d’adrénaline. Le point commun entre le voyage à vélo et la pêche à la mouche est évident, quand on y goûte, c’est foutu, on est enchaîné à vie.
Bon, si les truites ne sont pas coopératives, les bières le seront plus et nous partons au centre du village. Cette petite cité, rassemblée au pied de part et d’autre d’une immense falaise qui avance sa proue acérée presque jusqu’à la grève, a vraiment belle allure. Après quelques bières, mais pas tant que l’on pourrait le penser, deux mois de confinement entraînent un défoulement et une envie de terrasse de café, nous faisons des courses. Et là que vois-je ? Un ORNI bikepacker qui s’arrête devant moi. Je me précipite et engage de manière autoritaire la conversation. Il semble un peu fatigué. Il est lancé dans un tour express de 1200 kilomètres depuis le Gers en passant par Chamonix. Wahou trop bien ! Il est irlandais et vit du côté d’Astaffort, la ville de Francis Cabrel.
Vu l’heure, je n’ai pas l’intention d’interrompre le dialogue. Je lui propose immédiatement de l’inviter au restaurant. Il me demande un court délai de réflexion. Il s’installe un peu plus loin, sort une canette de bière de sa sacoche. Je le rejoins dès qu’il l’a terminée et lui demande s’il accepte l’invitation. Il serait d’accord mais son souci est tout d’abord de trouver un point de chute pour la nuit. Je le rassure, on lui fera une place parmi nos tentes. Nous allons passer une soirée de rêve avec un autre vrai fou qui arpente la planète, à fond de train, à pied ou à vélo. Il se trouve de nombreux points communs avec Patricia dans les courses les plus extravagantes et les places sur le podium. Les grandes traversées de désert en solo de Brigitte l’étonnent aussi, et lui arrachent des exclamations d’admiration. Wahou ! André et moi passons pour de doux pédaleurs mais, cependant nous trouvons un vrai terrain de discussion et d’entente. Il est irlandais, la bière, le vin et le whisky ne l’effrayent pas. J’adore ces athlètes de très haut niveau qui ne sont pas traumatisés par le régime et qui n’oublient pas leurs racines et leurs coutumes. Jimmy nous a enthousiasmés et fait rêver, même nos deux super women sont sous le charme ! Voilà ce que j’appelle voyager et faire une belle rencontre. De retour au camping, la nuit est bien établie, je ne sais plus si Brigitte ou Patricia a vu un, même deux gros poissons. Manu militari, on me met une lampe de poche sous le nez et l’injonction sans discussion possible m’est donnée de remonter ma canne à mouche. Déjà de jour, en possession de tous ses moyens, manier un fouet à mouche nécessite une bonne expérience, alors de nuit, entre les arbres après avoir essayé de tenir tête à un Ecossais dans un autre sport mondialement répandu, il ne s’agissait plus du Tarn, mais de la Bérézina ! Dans la nuit, de nombreux éclats de rire ont résonné !
Le lendemain matin, dès 6 heures je tente de prendre ma revanche sur les truites, en fouettant cette belle eau qui court et que je sens propice et prometteuse. Malheureusement je ne déclenche que deux énormes geysers. Au ferrage, il ne se passe rien non plus, juste de beaux coups d’adrénaline ! La truite reste un mystère, elle monte elle prend ou non votre mouche. Cela dépend de quoi ? je n’en sais fichtre rien. Au dernier moment voit-elle le subterfuge et, étant lancée, elle jaillit du fait de l’inertie mais ne gobe pas ? Mystère total. Comme dans de nombreux domaines, les grands spécialistes sont américains. Leurs connaissances ne s'arrêtent pas uniquement aux super technologies, mais ils sont représentés entre autres aussi par les hommes de la terre et des rivières. Un des plus célèbres d’entre eux dans le domaine de la pêche, le Jim Harrison de la truite, John D. Voelker nous dit que plus il pratique moins il est capable d’expliquer le comportement du roi des salmonidés, la truite.
Nous regardons partir notre Ecossais et, retournons à notre train-train. Nous partons à l’assaut du causse Méjean vers les 9 heures. Nous savourons la montée de la Malène. Les points de vue sur la bourgade écrasée par son rocher nous surprennent par des panoramas différents à chaque virage. Une fois sur le causse, l’ambiance farouche et déserte reprend le dessus. Le contraste est saisissant. Sur le causse Méjean, j’ai toujours l’impression d’être à l’autre bout du monde.

Ce plateau situé en moyenne à mille mètres d’altitude, couvre un peu plus de 300 kilomètres carrés et fait partie de l’ensemble plus vaste du parc national des Cévennes qui lui s’étend sur 2000. Le causse Méjean a été, comme l’ensemble de la région, remodelé par l’homme. L’élevage de la brebis est une activité importante afin de fournir le lait pour la fabrication du roquefort. La partie ouest recèle quelques forêts de pins sylvestres, la partie est, quant à elle, est essentiellement recouverte de prairies à l’herbe sèche, qui rappelle une steppe en zone vallonnée.
Nous allons le franchir d’ouest en est puis, en diagonale vers la pointe sud-ouest jusqu’au village de Saint-Pierre-des-Tripiers. Quelques exploitations agricoles ponctuent de loin en loin le paysage. Nous faisons une halte à l’aéroport, où nous demandons de l’eau. Cela nous donne l’occasion de discuter avec les amoureux du planeur, les vélivolistes. Que de patience il leur faut, quand, parfois des jours durant les conditions pour pratiquer leur sport ne sont pas favorables, comme en ce moment, et il s’en suit d’immenses journées d’attente. Je n’aurais pas la patience d’attendre.
Dans la partie est, la vue porte très loin sur ces pâturages rabougris. Il règne comme un petit air de Mongolie au sol et de Bolivie lorsque quelques nuages viennent s’accrocher au ciel. Halte de midi au Villaret, lieu où l’on élève le cheval de Przewalski. Cela me rappelle mon voyage en Mongolie, où nous avions traversé l’immense parc où ce fameux cheval avait été réimplanté en provenance de France.

Nous nous installons dans l’ancien four communal à l’abri d’un soleil ardent. Que le lieu est calme, malgré sa réputation. Je suis toujours frappé de rencontrer si peu de monde dans un coin si caractéristique. Pourquoi ? De toute évidence, l’austérité de ces grands espaces n’est pas propice à attirer les âmes. L’intérêt de ces endroits ne réside-t-il pas dans la réflexion personnelle qu’ils déclenchent du fait de la quiétude qui s’en dégage ? Le vélo est le vecteur de voyage idéal pour prendre le temps de se laisser emporter par l’ambiance du plateau. La lenteur, l’effort physique et l’exposition aux variations du climat permettent l’osmose avec la nature et l’esprit de la Planète.
Après une pause bien sympathique au milieu de ce que je qualifie de nulle part, nous mettons le cap sur Saint-Pierre-des-Tripiers, petit village au fin fond du causse, à l’architecture remarquable, tout particulièrement son église qui semble se dresser dans ce bout du monde depuis les siècles des siècles. Juste en face de l’édifice religieux, une fontaine nous fournit une belle eau fraîche. C’est exactement ce dont nous avons besoin afin de nous préparer à un bivouac tout confort. Mais justement où nous installer ? Le village semble désert, des quelques maisons environnantes ne nous parvient aucun bruit et nous ne décelons pas le moindre mouvement. Une pelouse devant le clocher me paraît un endroit idéal, de plus elle est protégée par un mur qui semble dater de la création du monde et prêt à affronter l’éternité.
Mais notre présence attire l’attention depuis la maison en face de l’église qui nous domine de quelques mètres. Au sommet d’un escalier de pierre, un homme apparaît, une canette de bière à la main. Je m’adresse à lui pour lui demander s’il est possible de camper sur le petit terrain devant l’église. Il répond sur un ton surpris par la question, sans doute n’en est-il pas à sa première bière. D’une intonation, qui de toute évidence ne plaira ni à Brigitte ni à Patricia, il me rétorque que ce n’est pas dans la tradition française de dormir devant une église. Ah bon, étant catholique croyant comme l’est aussi Patricia, cela ne nous choque pas d’autant que nous avons tous l’habitude de l’accueil dans les temples en Asie du Sud-Est.
Ouille ! pourquoi me suis-je adressé à cet homme, qui de sa vie sans doute n’a jamais imaginé une seule fois dormir dehors. Nos deux baroudeuses démarrent. Je réalise, peut-être suis-je en train de découvrir le fil à couper le beurre ou l’eau chaude, mais cette évidence me frappe, des femmes d’exception ont très généralement des caractères qui vont avec cette spécificité d’exception. Patricia ouvre le bal, notre homme y voit une remarque acerbe et répond. La vitesse supérieure est enclenchée. Brigitte, la placide ‘grand-mère’, en rajoute une louche du style « mais pourquoi poser ce type de question à quelqu’un qui n’a aucune idée de ce que veut dire bivouaquer ». Fin de la discussion, elles enfourchent leur vélo et disparaissent en rigolant. André et moi restons sur le champ de bataille déserté par nos amazones. Par quelques formules de politesse mâtinées de paroles diplomatiques, nous prenons congé de notre homme encore tout surpris, sa canette toujours brandie à la main. Pourtant, ce dernier avait fini par essayer d’y mettre un peu du sien en nous conseillant, dans des explications incompréhensibles, un lieu quelque part dans les environs alors que manifestement il n’avait aucune idée sur le sujet.
A la sortie du village, les sens aux aguets, nous trouvons rapidement le lieu de chute idéal le long d’un GR ou GRP, ce qui nous donne l’autorisation de bivouaquer d’après la réglementation du Parc des Cévennes. Notre campement établi, nous revenons au cours du repas sur l’incident et, heureusement que nous sommes éloignés d’une distance proche du kilomètre de l’habitation de l’homme à la canette, car les commentaires et les éclats de rire ponctuent bruyamment la pinède où nous avons élu domicile.

Je profite de ces moments de franches rigolade pour attirer Patricia dans mes filets malgré ses réticences, afin de l’interviewer et l’enregistrer durant 45 minutes dans le cadre de mon émission mensuelle sur la radio de la Bresse « un pays vu par un cyclovoyageur ». Bien qu’ayant l’habitude des journalistes du fait de ses exceptionnelles performances sportives, trois quarts d’heure à parler lui font un peu peur. Wahou ! Ce fut un moment d’anthologie, fabuleux et en plus on a bien rigolé, et ça lui a plu puisque nous allons réitérer l’expérience deux jours plus tard. Cela me permet de monter tranquillement ma saison radiophonique 2020-2021. Je suis certain que les auditeurs vont rester scotchés ! Brigitte qui nous écoute de sa tente, sans s’en douter, ne coupera pas à l’interview également.
Pour le moment, André et moi sommes dans « les petits papiers » de nos deux cavalières de l’apocalypse. Tout va bien. André, toujours à l’élégance très aristocratique de bon goût et au flegme british est appelé par ces dames Lord Andrew, moi le latino Lucio. Pour ma part, je vais tout faire pour y rester dans les petits papiers, car on ne s’ennuie pas avec elles. Je vais de surprise en surprise. Brigitte me fait, dans un grand sourire, la confidence suivante « Luc tu vas voir ce que c’est que de voyager avec des sauvages ». Et effectivement, au cours de ces 9 jours, que de leçons dans tous les domaines, physiques, mollets et cuisses de titane, moral au beau fixe quelles que soient les difficultés, matériel en sachant être hyper-minimaliste, adaptation à la nature, instinctivement ou presque, se poser pour la nuit, vaisselle avec une poignée de sable au bord d’une rivière ou une poignée d’herbes sèches sur les plateaux. Je les imagine toutes les deux dans une vie antérieure, au fond du bush australien, Aborigènes sachant décoder un des endroits les plus hostiles de la Planète et s’y adapter pour y vivre en autonomie.
L’endroit où nous nous trouvons est tout simplement l’un de ceux que je préfère parmi tous ceux que j’ai vus de par le monde, aussi bien professionnellement ou au cours de mes voyages lors de mes vacances ou de ma retraite. Il s’agit du coin sud-ouest du Causse Méjean dominant le village du Rozier où se rejoignent le Tarn et la Jonte. C’est là que se trouve le fameux chemin du vertige ou balcon de la Jonte que j’ai déjà parcouru à deux reprises, mais hélas je ne pourrai pas le faire découvrir à mes compagnons, nous avons un créneau de temps restreint.
Au matin nous dévalons du plateau par une gorge abrupte que Brigitte a dénommée route Danièle, du prénomde mon épouse. En effet, il y a quelques années nous l’avions prise en voiture et la terreur l’avait envahie. Minuscule route au-dessus d’un précipice sans parapet. Dans une épingle à forte déclivité il avait fallu faire des manœuvres, au-dessus d’un vide conséquent, pour pouvoir négocier un virage pour le moins très sévère. Elle en garde encore et pour toujours des émotions pour le moins fortes, pas besoin des rutas del loco d’Amérique du Sud. Mais nous allons être déçus, la chaussée a été élargie et un muret installé dans les endroits les plus vertigineux.
Cependant, le spectacle est toujours époustouflant, et les vautours participent au spectacle. Nous prenons tout notre temps en profitant des nombreux points de vue avant de rejoindre le fond de la vallée de la Jonte. Au-dessus de nous de nombreuses parois verticales, voire surplombantes, nous obligent à garder le nez au ciel, paradis des grimpeurs.
Je me souviens être allé observer les vautours sur leur aire d’envol. Embusqué dans des genévriers un peu désaxés à l’entrée de leur zone de poser, je les regardais arriver comme des avions en courte finale. Ils étaient majestueux dans la puissance de leur vol. Leurs serres, grosses comme des mains humaines, prêtes à l’impact de l’atterrissage, me faisaient penser aux roues d’un avion. Soudain, l’un d’eux m’ayant repéré, dévia de son axe d’approche et convergea sur ma position. Nos regards se croisèrent quelques secondes, impression étrange que de se sentir proie. Alors, il réalisa que j’étais bien vivant, pas encore une bonne charogne prête à être dégustée. Il modifia sa trajectoire et atterrit au point initialement prévu. Quelle belle expérience ce fut, que d’émotion j’en éprouve encore bien des années plus tard.
Une fois le long de la Jonte, nous rejoignons rapidement le village du Rozier, où nous prenons notre temps en allant savourer un chocolat chaud accompagné d’un croissant, confortablement assis sur une terrasse dominant la rivière. Après avoir effectué quelques courses nous partons à l’assaut du causse Noir. Il porte ce nom du fait des forêts de pins noirs qui le parsèment. Nous le traversons vers l’est jusqu’à Lanuéjols. L’église ruinée de Saint-Jean-des-Balmes nous invite pour la pause de midi. Au cours de sa longue histoire, elle a eu à souffrir de nombreuses dégradations, les routiers dans les années 1376-1379, ces bandes qui pillaient en passant, des guerres de religion lors du passage des protestants en 1568, et puis finalement de la désertification qui entraîna l’abandon des paroissiens. Le lieu dégage une grande sérénité, l’autel de pierre massive se retrouve à l’air libre, la voûte ayant disparu. On accède au clocher par un escalier restauré dont l’usure des marches, en creux, rappelle la longue histoire du lieu, ainsi que le long cortège d’êtres humains qui y sont montés.
A Lanuéjols, nous trouvons un village quasiment désert. Seuls, deux Allemands à moto sur la place centrale, nous échangeons quelques mots. Nous partons plein sud, direction la Dourbie, rivière qui sépare le causse Noir du causse du Larzac. J’aurais bien aimé continuer en faisant le tour de ce causse, mais voilà notre petite balade ne prévoit que 9 jours, ayant tous nos impératifs. Ce causse du Larzac, en d’autres occasions, je l’ai aussi arpenté dans tous les sens, que ce soit en voiture, à pied ou à vélo. Il recèle des merveilles en matière architecturale comme le village de la Couvertoirade, haut lieu des Templiers, ou en matière de sites naturels, en particulier d’énormes avens, à se prendre pour Indiana Jones. Malheureusement, ce ne sera pas notre route. Nous effectuons nos derniers tours de roues sur ces causses que nous avons parcourus durant quelques jours. Nous y avons croisé de rares lavognes, ces petites mares circulaires autour desquelles les troupeaux viennent s’abreuver. En zone calcaire, les points d’eau sont très rares et ceux-là sont entretenus par l’homme en rendant le fond étanche. Ces petites mares étaient sans doute vitales dans des temps pas si lointains. Mais maintenant, les causses Méjean et Noir sont alimentés par des canalisations venant du mont Aigoual, comme le Sauveterre est lui ravitaillé par le mont Lozère.
Après avoir rejoint la Dourbie, nous suivons sa vallée sur quelques kilomètres puis remontons son affluent, le Trèvezel. Le très pittoresque village de Cantobres se découpe devant nous, sur son rocher à la crête hérissée. Nous ne pouvons manquer d’aller le visiter. Charmant, de plus un bistrot vient de rouvrir suite à la pandémie. Nous y faisons une halte agréable. De toute évidence, le tourisme n’est pas encore reparti. Dans ces lieux en temps normal, on doit y croiser des foules. Or là, personne ou presque, seul un couple attablé et, un peu plus tard, quatre habitants du village viendront y prendre place. L’heure tourne, il est temps de se préoccuper de notre point de chute dans ce vallon escarpé. Après avoir roulé quelques kilomètres nous rencontrons une zone plate en partie encombrée de vieux engins agricoles. Cela nous semble très bien pour nous installer à quatre. Deux cents mètres plus haut une ferme, par sécurité Brigitte et André y montent demander l’autorisation de nous installer. L’homme qui leur répond leur explique que le terrain est à son frère et que s’il se rendait compte de notre présence, il appellerait la gendarmerie pour nous faire décamper. Donc dans ces conditions, frère ou pas, notre champ de ferraille ne nous accueillera pas cette nuit. L’homme leur a conseillé d’aller quelques kilomètres plus loin au camping de Trêves. Ce que nous ferons.
Nous arrivons juste à temps à l’accueil, l’employé municipal allait le fermer, ce qui ne nous aurait pas empêché de nous installer. Là encore, la saison n’a toujours pas commencé. Nous sommes tout simplement les premiers clients cette année et nous disposons du camping entier pour nous quatre. Le lieu est agréable, le long d’un séduisant cours d’eau, où je vais voir quelques belles truites. Mais nous ne sommes plus dans la Lozère, étant revenus dans le Gard, et je n’ai pas le droit de pêcher. Mes scrupules à m’astreindre à respecter la réglementation font éclater de rire Brigitte et Patricia. Au fond d’elles-mêmes que d’espoirs déçus depuis une semaine alors qu’elles rêvaient d’une truite frétillante sur feu de bois. Du coup, Brigitte me raconte sa traversée de l’Alaska à vélo, bien évidemment en solitaire. Là, elle était tombée sur un mec, un vrai, non seulement il lui avait pêché des saumons énormes, mais il l’avait initiée à la pêche à la mouche et elle s’était retrouvée avec un bulldozer survitaminé au bout de la ligne. Il est clair que je ne tiens pas la comparaison.
Au matin, je me lève tôt et pars à la recherche d’une boulangerie afin de faire une agréable surprise à mes camarades pour le petit-déjeuner. Mais dans ce village, somme toute assez grand, pas âme qui vive, j’en fais pourtant deux fois le tour. Désertification est un mot qui a toute sa signification en France. En retournant au camping je longe la rivière, quelques belles truites me narguent dont une de taille plus que respectable.
Aujourd’hui, cap sur le mont Aigoual. Par une route confidentielle qui s’élève rapidement, la D 710, nous rejoignons le village de Camprieu. Le mont Aigoual n’est plus qu’à 15 kilomètres. Nous prenons tout notre temps et allons au restaurant, là les clients sont assez nombreux et les mesures de distanciation sont respectées. Nous le prenons tellement notre temps que j’en profite pour faire l’interview de 45 minutes de Brigitte pour mon émission de radio mensuelle « un pays vu par un cyclovoyageur ». Le thème en est la traversée du désert d’Atacama, en particulier du Sud Lipez, par une cycliste solitaire. Wahou, là aussi je crois que lorsqu’elle sera diffusée, cette interview va faire son effet sur les auditeurs.
Mettant fin à notre longue pause, nous prenons le chemin du mont Aigoual. Nous rencontrons un peu de circulation, le lieu étant très connu. La vue du sommet est époustouflante dans toutes les directions, des Alpes aux Pyrénées en passant par la Méditerranée. Et pourtant, en cet après-midi, l’atmosphère est un peu brumeuse. J’imagine le spectacle un jour d’hiver bien clair par grand froid. Parfois les conditions météorologiques permettent des visions presque jusqu’à l’infini. Je me souviens d’un jour, alors que je survolais le lac de Genève à quelques milliers de mètres d’altitude, je voyais les Pyrénées et étais capable de reconnaître le Canigou ainsi que quelques-uns des sommets de l’Ariège.
Nous voulons visiter le musée mais il est trop tard. Nous nous attablons pour une bière et réfléchissons à notre lieu de chute pour la nuit. Nous avons été prévenus que si nous cherchions à rester près du sommet, nous serions à coup sûr délogés. Après quelques débats, il est décidé que nous partions voir un peu plus loin dans un endroit moins exposé. Quelques kilomètres de descente plus tard sur le versant nord par la D18, nous repérons un endroit superbe qui nous conviendrait à merveille. Petit point noir, non seulement nous y voyons le logo camping interdit, mais aussi bivouac interdit, ce dernier matérialisé par une tête qui sort d’un sac de couchage. Ne pas insister et c’est reparti. Un peu plus haut, nous avions repéré un chemin à l‘air sympathique. Bien évidemment, mes camardes y arrivent avant moi, et s’y engagent. Lorsque je m’y présente, pas d’alternative, je suis bien obligé de les rejoindre. Mais là aussi un petit hic qui ne les a pas perturbés, un beau panneau circulation interdite annonce la couleur. Mais tout le monde finira par revenir à la raison et nous décidons de nous éloigner franchement. Au lieu-dit Cabrillac, une route minuscule part plein est pour rejoindre la vallée du Gardon, nous la prenons. Quelques kilomètres plus loin, l’œil de lynx de Brigitte intuite, plus qu’il ne voit, derrière un repli du terrain le lieu qui va nous fournir le bivouac idéal, de plus autorisé.
C’est notre dernier soir sous les étoiles, demain nous dormirons chez Hélène. Que ces huit premiers jours sont passés vite, trop vite. Ce soir bombance, grosse platée de riz. La volumineuse gamelle que j’ai fournie est sortie comme chaque soir, et comme chaque fois Brigitte, elle la minimaliste aux sacoches de plumes, me dit « Luc mais ce n’est pas possible tu nous as amené une casserole qui pèse un cheval mort, et non content tu y as mis un couvercle en verre ». Il faut dire, que depuis le deuxième jour, c’est elle qui la porte. En voyage à vélo, il est rare de partir à quatre, donc on ne détient pas un récipient aussi conséquent. Pour la cohésion du groupe et aussi pour la simplification de la gestion des provisions, je considère comme indispensable de prendre nos repas en commun.
Avant de partir de mes Vosges, j’ai fait le tour des magasins de sport, je n’ai rien trouvé. Plusieurs gérants m’ont dit qu’avec la crise sanitaire les livraisons de matériel de camping avaient subi des retards, donc pas de gros contenant. En définitive, j’ai pris une casserole chez moi avec un joli couvercle lourd mais pratique car on voit à travers. Sans doute l’ensemble avoisine le kilo et demi, mais cela n’a pas empêché Brigitte de systématiquement disparaître dans le lointain à la moindre côte, donc tout va bien.
Au matin, nous savons que nous vivons la dernière journée de notre balade saute-causses. Bien cachés dans notre coin abrité, alors qu’à cinquante mètres sur la route souffle un petit vent vif, nous dégustons un copieux petit-déjeuner. Nos avions six œufs nous n’en avons plus que quatre, mystère !
Une fois sur les vélos, c’est l’évasion en direction d’un petit col nommé Salidès, puis c’est la grande descente qui nous conduit d’abord le long de Gardon puis au village de Saint-André de Valborgue. Habitude prise, ma foi pas désagréable, halte au bistrot oblige. Deux joggeurs s’installent à côté de nous sur la terrasse. Voyant les vélos chargés, l’un d’eux s’adresse à Brigitte et lui demande si avec assistance électrique ça allait bien, malgré les sacoches. Houps, elle ne dit rien, mais à sa tête on comprend que ça a fait boum. Plus loin, nous aurons droit au débriefing et sous les traits de la gentille « grand-mère » sourd la flamme vindicative de la jeunesse où la confection et sans doute l’utilisation du cocktail molotov faisaient partie des moyens de régler les différends. On en rit encore !

Dernier pique-nique, nous n’avons pas de pain. On apprend qu’au village, 5 kilomètres plus bas, on en trouvera, mais à midi pile la boulangerie ferme. 10 minutes, ça semble jouable à André, qui sans demander son reste, disparaît. Lorsque nous arrivons au village, son vélo est rangé devant la vitrine. Il est donc à l’intérieur, c’est gagné. Il sort avec la boulangère, elle ferme à clef et voilà, c’était bien midi pétant.
Plus loin, par un chemin qui serpente, nous descendons au Gardon. Lieu tranquille nous en profitons pour une petite baignade et nous laissons traîner ces dernières heures ensemble, pas pressés de mettre un point final à notre aventure cycliste. Malgré l’eau, la chaleur devient intenable, et nous fuyons. Dernière halte à Saint-Jean-du-Gard et la boucle va être bouclée. La dernière difficulté, remonter chez Hélène, 7 kilomètres d’une route sans merci, seule Patricia ne descendra pas du vélo. Pour ma part, je vais le pousser 5 kilomètres et André et Brigitte en feront presque de même !
Une belle histoire prend fin. Pour moi, après 18 mois d’abstinence de voyage à vélo, ce fut un bonheur, même s’il y manquait le sel de la grande aventure que l’on éprouve au fond du désert de Gobi ou de l’Atacama. Mais, me laissant emporter par mes rêves et mes désirs les plus fous, je me verrais bien avec la même équipe partir trois mois pour une traversée du désert de Gobi dans la totalité de sa partie mongole. Ces immensités sans repères, contrairement à l’Atacama où les volcans tiennent lieu de balises, je m’en étais approché sur leurs lisières. L’idée d’y pénétrer franchement, au cours des huit cents kilomètres que j’y ai effectués à la marge, m’a hanté. Mon regard restait fixé sur ces milliers de kilomètres où même les Mongols ne s’aventurent pratiquement pas. Cette pensée m’enthousiasmait et m’effrayait tout à la fois. Les problèmes logistiques à vélo deviennent une vraie gageur lorsqu’il faut transporter au moins 15 litres d’eau sans savoir si cela sera suffisant. Incertitude et trouille qui nouent la gorge, les deux ingrédients indispensables pour que l’on bascule dans le voyage.
Quelques réflexions de Brigitte à méditer après ces 9 jours de grand plaisir:
Pour ma part, ce tour sur les Causses a été un tour très différent des voyages que j'ai faits précédemment. Le voyage en solo rend peut-être plus ouvert aux autres? plus avide de contacts? on a croisé des gens super, mais a-t-on fait des rencontres ? De celles qui font bouger les lignes ? De celles qui continuent à nous secouer longtemps après s'être perdus de vue. Est-ce le fait d'être en groupe ? Est-ce le fait d'être en France ? Ici, les sens sont peut-être moins en alerte. Les cartes sont précises, on connaît les codes culturels, les distances sont courtes, l'incertitude est réduite. J'ai beaucoup aimé rigoler avec vous. Le voyage en solitaire n'apporte pas autant de franches rigolades
En cette fin juin 2020, nous reprenons des activités de plein-air, après il faut bien le dire avoir été un peu sonnés par cette pandémie qui nous a tenus confinés presque deux mois.
Alors dans ce contexte particulier, cette balade à vélo de 9 jours je l’ai vécue comme une libération, certes toute relative, nous étions malgré les nombreux décès dans notre village, loin des grandes tragédies de notre histoire. Cependant, en préambule, je me permets de faire l’apologie de Voyage Forum et de la revue « 200 le vélo de route autrement ».
Oui, l’apologie de VF pourquoi ? Parce que grâce à ce site de voyage on fait de fabuleuses rencontres qui permettent de partir en virée avec des personnes étonnantes. Les réseaux sociaux on y trouve le meilleur et le pire.
Il m’est arrivé de me faire écharper, traiter de tous les noms, affubler de tous les défauts parmi les plus détestables car à travers mes récits certains acrimonieux ou acrimonieuses (certes peu nombreux) n’y décelaient qu’un égocentrique, à l’imagination prolixe, en recherche d’admiration. Assurément, nous avons tous notre petit égo, et j’ajouterais heureusement. Personnellement, je ne suis jamais insensible à un petit mot gentil même d’admiration, au risque qu’il puisse flatter mon orgueil, mais l’essentiel n’est pas là. En effet, si quelques-uns sont prompts à la critique acerbe ou tatillonne, d’autres au contraire ont une réaction opposée. Accrochés, piqués de curiosité par mes écrits, ils me contactent et ont envie de partir avec moi. Et là commence l’aventure. Que de fois ai-je rencontré des compagnes ou compagnons de voyage grâce à mes écrits sur VF.
Mais, je dois avouer que cette randonnée vélocipédique de 9 jours à travers causses et Cévennes a été le point d’orgue, une apothéose qu’il me sera difficile de retrouver en matière de compagnons de voyage hors normes. Et quand je pense que nous aurions pu partir à cinq, si Hélène, notre gentille hébergeuse, n’avait pas eu des impératifs. Elle aussi connue il y a déjà quatre ans par VF, et comme baroudeuse du bout du monde à vélo en solo elle se pose là.
Nous sommes partis à quatre, tout d’abord André, camarade sûr au moral d’acier, capable de faire 1500 kilomètres avec une fracture du pouce non soignée, en compagnie de qui j’avais déjà effectué deux voyages à vélo, dont 64 jours à travers les immensités rudes du nord Argentine, ainsi que deux femmes.
La première Brigitte, grande baroudeuse, au look de « grand-mère moderne » bien dans sa peau, mais ne pas s’y tromper, les immenses traversées de déserts seule sur son vélo seraient presque son quotidien si elle ne prenait pas sur son temps pour garder le lien avec sa famille et s’occuper de ses petits-enfants, comme toute Mamy qui se respecte. Même si parfois l’un de ses enfants lui tire l’oreille alors qu’elle vagabonde de l’autre côté de la planète pour lui faire passer un petit message du genre « Maman, ça va être Noël, nous t’attendons tous avec impatience en particulier les petits-enfants ». Ces injonctions, qui jouent sur le sentiment et la fibre maternelle, lui font stopper très temporairement ses grandes chevauchées solitaires. Notre premier contact se fit grâce à VF et à CCI. Dès les premiers échanges nous avons constaté notre immense passion commune concernant le désert de l’Atacama. Nous nous sommes rencontrés deux fois au festival annuel du voyage à vélo organisé par Cyclo Camping International à Paris. Depuis l’envie de partir ensemble nous taraudait.
La seconde, Patricia m’a contacté par VF pour savoir si je recherchais des personnes pour de futurs voyages. Premier contact très sympathique, cependant mes conditions familiales actuelles ne me permettent pas d’envisager de longs voyages, mais m’échapper une dizaine de jours me semblait possible. Je lui ai donc promis de la contacter au cas où. Et effectivement, l’envie de me changer les idées et de partir quelques jours avec mon copain André est vite arrivée, et je dirais même s’est imposée. Et me souvenant de notre conversation, voilà comment elle s’est jointe à nous. Wahou !!! J’ai découvert une athlète complètement hors normes, au palmarès incroyable, championne de France et d’Europe de marathon, championne d’Europe et vice-championne du monde de 100 kilomètres de course à pied sur route. Bien d’autres exploits jalonnent sa vie, comme des temps stupéfiants sur l’ultra-trail du mont Blanc ou des courses furieuses dans les très grands froids nordiques, et avec tout cela une simplicité et une gentillesse immenses, sans parler d’une rusticité sidérante. Elle m’avait même dit : tu as beaucoup plus voyagé à vélo que moi, peut-être devras-tu m’attendre. Elle a vu ! mais elle n’a pas dû être vraiment surprise, je ne pense pas que dans sa vie beaucoup, même parmi les meilleurs, l’aient attendue à pied ou à vélo, l’inverse oui sans doute toujours !!!

Et pourquoi l’apologie de la revue 200 ? Tout simplement parce que les articles sont des morceaux d’anthologie littéraires. Et lorsqu’il est question de la France, même concernant des coins que je connais bien, les descriptions à couper le souffle me donnent à penser qu’il s’agit d’un ailleurs qu’il me faut découvrir au plus vite.
Oui, les quelques rares échanges désagréables sur VF de quelques personnes mal lunées sont vite oubliés quand on a le bonheur de partir avec trois personnes de cette trempe, je dirais même que c’est un honneur. J’ai commencé, cependant, à me faire un peu de souci au sujet de ma forme physique car, au cours des 18 derniers mois, je n’ai effectué en tout et pour tout que 20 kilomètres à vélo.
Trois semaines avant le départ je me suis promis de me remettre en selle. J’ai tenu 6 jours, une trentaine de kilomètres par jour et 500 à 700 mètres de dénivelé. Tout surpris ça passait bien, donc la motivation est retombée et je suis retourné taquiner la truite, surtout que cette année la pêche est bonne par chez moi, mais que de la fario sauvage des Vosges.
Donc nous y voilà, petit projet en France, un itinéraire à travers les reliefs des Cévennes qui nous mènera de Mialet (un peu à l’ouest d’Alès) vers le mont Lozère puis la montagne de Bougès. Ensuite nous écornerons le coin nord-est du causse Méjean à partir de Florac avec redescente sur Castelbouc. De là, nous partirons à l’assaut du causse Sauveterre par un chemin infernal dans la chaleur de l’après-midi. Nous en longerons tout le bord sud qui s’étire en croissant au-dessus du Tarn, puis nous plongerons vers Sainte-Enimie et irons dormir à la Malène. Après s’en suivra une magnifique traversée du causse Méjean en passant par le terrain d’aviation jusqu’à Saint-Jean-des-Tripiers. Nous poursuivrons par une descente vertigineuse sur la Jonte où nous verrons de nombreux vautours. Après un ravitaillement au Rozier, nous partirons à l’assaut du causse Noir que nous traverserons en entier jusqu’à sa barrière sud la rivière Dourbie. Nuit à Trêves suivie d’une montée du mont Aigoual, ponctuée d’un bivouac sur son versant est. Et en fin, nous déroulerons la dernière étape de cette trop courte balade de 9 jours, en nous laissant emporter par la descente le long du Gardon. Dernier point dur, voire très dur, la remontée chez mon amie Hélène d’où nous sommes partis, au Puech, 7 km dont 5 à pousser les vélos dans des côtes bien supérieures à 10%. Mais pourquoi aller habiter sur un piton si loin du joli petit village, sans doute parce qu’Hélène est aussi une vraie « furieuse » à qui les grandes aventures dans des pays sauvages à vélo en solo ne font pas vraiment peur.
Cette période post-covid est un peu inquiétante, comment allons-nous voyager ? Avant de partir, je viens de lire sur VF un beau récit à travers le Morbihan post-pandémie, agrémenté de jolies photos, effectué en juin. L’impression qui s’en dégage est étrange. On pourrait s’imaginer dans un film d’anticipation futuriste, l’humanité guettée par quelques menaces généralisées. Un préambule au livre de Cormac McCarthy « la Route ».
Tout commence par un trajet en voiture de quelques 600 kilomètres à travers la France. Quelque part avant Alès je m’arrête, un restaurant semble ouvert, il m’est dit qu’on ne mange que sur réservation, espacements obligent. On me montre la pizzeria un peu plus loin. Là, on me prépare une bonne pizza mais on me demande d’aller la manger ailleurs, même pas le droit de m’installer à la terrasse. On m’indique un parc en contre-bas, au bord d’une jolie petite rivière. Je vais y passer un moment de repos agréable. Mais, de toute évidence nous ne sommes pas revenus à la normale.
Mon accession à la maison d’Hélène n’est pas évidente, de plus mon GPS auto n’étant pas à jour, il ne m’est d’aucune aide pour une route toute récente. Elle qui me prenait pour un grand baroudeur au flair infaillible va réviser son jugement.
Voilà mon arrivée chez elle sur sa montagne isolée, telle qu’elle l’a restituée en s’insinuant dans mes pensées. Je dois reconnaître qu’elle est très proche de la vérité, comme si elle avait été passagère invisible à côté de moi. Donc voilà Hélène qui s’exprime en extrapolant mes pensées : « Tout commença mal. Après six heures de voiture et ayant passé Alès, me voilà perdu sur une route de montagne digne de celle de la Bérarde dans les années 70. Pas de maison, ni de poteau téléphonique ou électrique. Pas âme qui vive. Où m'étais-je donc fourré ? J'avais pourtant reçu des informations précises : les poubelles, la table en bois, les deux panneaux -un noir, un rouge- "Les Puechs", la fourche que je ne pouvais pas manquer paraît-il, l’impasse de droite… Mais rien de tout cela. Une route tortueuse qui n'en finit pas de monter au milieu des chênes verts... On ne m'y reprendrait pas à dire venez chez moi j'habite chez une copine. J'appelle ladite copine. Pas de réseau évidemment. Après plusieurs essais infructueux je la vois qui vient à ma rencontre. Ouf, sauvé pour cette fois. »
Un peu ridicule, je constate que les trois autres sont arrivés sans problème. Brigitte a même poussé la plaisanterie en venant d’Aix-en-Provence à vélo, et c’est concomitamment que nous nous arrêtons devant le portail du nid d’aigle d’Hélène. Soirée de retrouvailles pour certains et de découverte pour d’autres, mais ambiance magnifique entre frénétiques du « gros baroud ». Plus les personnes sont habituées à voyager en dehors des chemins habituels et plus elles sont généralement décontractées, et puis que d’histoires incroyables elles peuvent raconter, même s’il faut un peu les torturer pour les faire parler. Hélène nous fait bien rigoler, même si sur le coup ça l’aurait plutôt fait pleurer, en nous relatant sa traversée himalayenne avec un être étrange qui se jetait sur la nourriture et ne lui en laissait même pas quelques miettes. Il paniquait à l’idée de manquer et, affamer sa compagne de route ne semblait pas le perturber. Elle finira sa traversée seule, elle est habituée. En route, elle avait sympathisé avec un couple de Hollandais qui, quelques jours plus tard, tomba sous les roues et les coups de couteau d’un djihadiste. L’homme fut tué, la femme en réchappa, Hélène, elle, en garde une vraie souffrance. Pour raison de Covid, on s’installe dans le jardin, chacun avec sa tente. Chut, je vais un peu tricher, je finirai sur un lit mais dans mon sac de couchage !
Au matin, un petit-déjeuner qui s’étire presque à l’infini. Des personnes, qui ne se connaissaient pas la veille, ont tellement d’aspirations et d’expériences communes qu’elles ont l’impression de toujours s’être connues. Mais vers les 9 heures du matin c’est parti, on serait bien resté plus longtemps, voire toute la journée à discuter des chemins du monde.
Nous commençons par la terrible descente du sommet où Hélène et Bernard, son compagnon, ont élu domicile. Il nous faut faire quelques courses car les jours à venir nous ne savons pas ce que nous trouverons, comptant traverser par des pistes confidentielles cette région de France sauvage. Epicerie associative de village, désinfectant à l’entrée et masque obligatoire, je dégaine le mien. Nous ne trouvons pas grand-chose. A la sortie du village de Mialet, une petite boutique de camping nous permet d’acheter du pain en complément. Mais nous ne nous faisons pas de souci, ayant chacun dans les sacoches du riz et des pâtes, de quoi tenir plusieurs jours. Pour ma part, avec un kilo de riz et de pâtes j’ai de quoi assurer pour 4 durant 48 heures.

Et nous voilà lancés. Premier objectif, le col d’Uglas qui culmine à 539 mètres. Certes ce n’est pas l’Abra del Acay, le plus haut col carrossable des Andes et ses 4972 mètres, mais c’est le même bonheur de la liberté en étant bien accompagné. Bien évidemment, mes trois camarades me laissent sur place, mais bon je ne m’en fais pas, sachant qu’ils ont tant de choses à se raconter en m’attendant. Du col, nous partons sur des pistes mal pavées à travers les grosses bosses et les forêts des Cévennes et nous rejoindrons en milieu d’après-midi le village du Collet-de-Dèze sur le Gardon. Par moments, nous avons l’impression de monter dans les cieux, quelques poussages de vélo agrémentent la journée. Je vois parfois mes camarades devant moi se découper directement sur le ciel, dans des pentes à plus de 15%, comme s’ils se trouvaient sur une rampe de lancement pour quelque voyage improbable. Bien évidemment, cela nous rappelle à tous les grands déserts, le Gobi ou l’Atacama, et les éclats de rire augmentent au rythme du pourcentage de la pente.
Arrivée au village précité, arrêt au bistrot, j’en profite pour prendre le permis de pêche du département de la Lozère pour la première catégorie, c’est-à-dire pour les rivières à salmonidés, département dans lequel nous allons passer et repasser. La réglementation en matière de pêche en France est quelque chose d’inextricable, mais il y a de multiples raisons dont certaines bien valables, mais je ne m’aventurerai pas à vous les expliquer, il y faudrait tout un livre.
La bière est bonne, on la multiplie par deux, rien de tel après avoir ingurgité des litres d’eau tiède toute la journée. De plus elle a un effet diurétique du meilleur résultat pour le corps après une journée d’efforts somme toutes conséquents, en tout cas pour moi. Certes, la distance n’est pas énorme en ce premier jour, 47 kilomètres et 1025 mètres de dénivelé, mais cependant beaucoup de pistes en partie parcourues en poussant les vélos. Nous avons même eu droit à un tronçon emporté par des intempéries réputées très violentes, les fameux épisodes cévenols. Une charmante jeune femme habitant une ferme isolée au milieu, plutôt au sommet de nulle part, nous a remis sur le bon chemin.
Nous rejoignons le camping le long du Gardon, quasi-désert, une seule tente, un Américain vivant en Espagne qui, voyant la tournure du Covid rôdant, a décidé depuis un mois d’attendre la suite des événements ici en Lozère, qui a été très peu touchée par ce fléau, un mort répertorié. La patronne est sympathique et très prolixe sur sa région, tout à mon bonheur. Elle est originaire de pas très loin, d’un coin où nous allons passer et que je connais depuis longtemps, le causse Méjean, plateau d’altitude qui me rappelle par ses lumières et ses grands ciels les plateaux boliviens. Oui, je maintiens et les plateaux boliviens je m’y suis baladé à vélo à plusieurs reprises !
Sitôt installé, je me précipite à la pêche avec mon fouet à mouche, à quelques mètres de nos tentes. Patricia et Brigitte comptent manger de la truite ce soir, mais si je connais bien mes rivières vosgiennes, celles de la Lozère sont une découverte pour moi, et elles seront déçues de devoir se contenter d’une grosse platée de riz, très bonne cependant.
Nous passons une excellente nuit et partons relativement tard. Nous allons nous installer dans une petite routine qui me va bien, vu mon entraînement. Aujourd’hui, il s’agit d’aller le plus haut possible, à la pointe est du mont Lozère et d’y bivouaquer. Trouver notre route confidentielle qui se faufile sur les hauteurs du village n’est pas facile, nos différents tâtonnements nous permettent de visiter ce beau village tout en pente.
Après une matinée par une petite route du bout du monde, nous faisons halte à Génolhac, village tranquille. Nous nous laissons tenter par le restaurant avant d’entamer la montée du mont Lozère, sur 968 mètres de dénivelé pour 15 kilomètres. Pour moi, ce sera une première au restaurant depuis le confinement. Nous sommes les seuls dans la salle, quelques personnes sont en terrasse. Repas créole, très bon, de quoi nous mettre en forme pour un après-midi qui s’annonce « pentu ». Le problème de l’eau se pose. Remplissons-nous les deux bâches de 6 litres maintenant ou plus tard ? Je penche pour maintenant, Brigitte beaucoup plus cool, pour plus tard, ayant bon espoir de trouver une source plus haut. On prend 4 litres par bâche, plus les deux litres que nous avons chacun, cela nous permettra de bivouaquer. Brigitte avait raison, non seulement on va faire le complément dans un ruisseau beaucoup plus haut mais, une fois près du col de Pré de la dame à 1474 mètres, une magnifique source nous fournit avec prodigalité toute l’eau que nous désirons.
Nous trouvons rapidement un coin idyllique pour installer notre bivouac dans des conditions atmosphériques que je qualifie d’idéales. Partir avec des personnes rompues aux longs voyages est un vrai bonheur, tout se passe avec une simplicité déconcertante. Brigitte a un œil particulièrement exercé pour déceler de loin le point précis où s’installer et durant les 9 jours, cela va se renouveler. Pour la deuxième fois, nous sommes trois à monter nos tentes, tandis que Patricia dormira face au ciel, et là aussi, tout le voyage durant, elle ne montera pas sa tente. Notre étape, si elle a été courte en kilomètres, seulement 38, le dénivelé lui a été assez conséquent, 1560 mètres.

De nouveau une superbe nuit, de plus peu de condensation et sur notre versant est, le soleil nous touche rapidement. Encore une bonne excuse pour traîner un peu une fois de plus et ne démarrer que vers les 9 heures. Très rapidement, nous rejoignons la piste du versant nord du mont Lozère que nous comptons suivre jusqu’au col Finiels. Son début est particulièrement raide, sur un chemin jonché de gros cailloux, petite séance de poussage obligatoire sur un kilomètre. Nous arrivons à une magnifique cabane-refuge perchée en dessous de la crête. Nous parcourons le livre d’or, manifestement des randonneurs venant de tous les coins d’Europe au moins y ont laissé un petit mot. Je m’empresse d’en faire autant. Malgré tout l’agrément du lieu, il n’est pas question d’y passer la nuit, il n’est que 10 heures du matin.

Nous suivons cette piste d’altitude sur une dizaine de kilomètres. Nous y croisons des Vététistes, et discutons longuement avec un groupe. Le temps est couvert et il fait frisquet dès que nous nous arrêtons. Les sources du Tarn sont indiquées. Posant nos vélos, nous les rejoignons en quelques centaines de mètres. Pas une goutte d’eau, plutôt un vaste bassin au flanc de la crête qui sert de réceptacle. Plus précisément, il s’agit de l’un des différents lieux répertoriés comme source de la rivière. Toute la cime est sans doute en elle-même le lieu d’alimentation. Le col Finiels arrive presque trop vite, nous y retrouvons le goudron.

De là, l’itinéraire conduit au village de Pont-de-Montvert, célèbre du fait de la révolte des camisards, lorsque Louis XIV révoqua en 1685 l’édit de Nantes, qui avait été mis en vigueur par François Ier. L’un des chefs de cette révolte Pierre Laporte, est originaire du village d’Hélène, Mialet, point de départ et d’arrivée de notre petite aventure. Mais le principal chef camisard s’appelait Jean Cavalier et sa vie est digne d’un roman d’aventure à rebondissements car contrairement à Pierre Laporte, il ne mourra pas les armes à la main.
Cette pente est magnifique et très surprenante. D’immenses constructions rocheuses naturelles se dévoilent au détour des virages, des amoncellements ruiniformes ou d’énormes galets morainiques, parfois empilés en des arrangements prêts à durer encore des millénaires. En cours de descente nous décidons de piquer niquer dans ce décor grandiose. La vue porte au sud sur la montagne de Bougès, l’éminence que nous avons l’intention de traverser par sa crête qui se dirige vers l’ouest jusqu’à Florac. Puis nous nous laissons emporter jusqu’au village où André renvoie par la poste 6 kilos de bagages. Les Cévennes, toutes sauvages qu’elles soient, ne sont pas le désert de l’Atacama, destination de notre dernière grande équipée à vélo. Près du pont central, un bistrot nous ouvre les bras et nous y passons un bon moment. Le Tarn, tout au fond de sa gorge, donne un véritable cachet à la commune. Plusieurs terrasses, des touristes pas très nombreux, des tables qui ne respectent pas l’espacement préconisé par les autorités sanitaires. Certains portent le masque, d’autres non. Sensation une fois encore étrange. Tant que nous nous trouvons seuls, au milieu de nulle part, le covid nous n’y pensons pas trop, mais dès que nous nous retrouvons rapprochés de nos congénères, il se rappelle à notre bon souvenir.
C’est l’heure de partir. Malgré deux Grimbergen je me sens une frite d’enfer pour partir à l’assaut de cette fameuse montagne de Bougès. Bien évidemment, mes trois acolytes disparaissent et je vous assure les Grimbergen n’y sont pour rien. Mais quand on a dépassé les bornes, il n’y a plus de limites. Donc je ne boude pas mon plaisir en remontant le petit vallon qui se dirige vers la crête, et je m’arrête pour traquer du regard les truites dès que je décèle un endroit favorable à leur positionnement. Avec un immense plaisir bien qu’elles soient très mimétiques, en lisant les veines d’eau je les vois, quel bonheur, mais je ne vais quand même pas sortir ma canne !
Une fois au sommet, une piste de toute beauté nous emmène presque jusqu’à Florac en partie à travers forêt et aussi par des zones aérées qui nous permettent les plus beaux points de vue sur cette région étonnante de France. Des villages à l’architecture montagnarde se cachent dans les replis du mont Lozère. La vue porte très loin par-delà vers le nord. Devant nous le Tarn déroule sa gorge qui coupe comme un coup de couteau les causses Méjean et Sauveterre. Derrière ce dernier des monts apparaissent dans un lointain un peu diffus, l’Aubrac et quelques pointements plus saillants nous font penser aux premiers volcans d’Auvergne. De Clermont-Ferrand à Nîmes s’étale un immense carré magique, où la géologie a subi tous les bouleversements. Calcaire et granit s’entremêlent, pour la plus grande joie du spectateur. La terre a craché de ses entrailles ces formations cristallines et la mer a fait monter d’immenses plateaux calcaires, qui se sont constitués au cours de millions d’années par sédimentation de carapaces d’animaux marins. Le tout nous offre un panorama magnifique, propice aux plus belles bambées à vélo. Ce spectacle allume en moi le clignotant revue 200.
Dans le dernier numéro de ma revue fétiche, on peut lire, que dis-je savourer, un très bel article sur ce coin de France des causses, qui s’intitule ’’là-haut’’. L’auteur, Alain Puiseux, est spécialiste de la formule qui frappe, et il en saupoudre à l’envi le texte tout au long de son récit, et cela pour le plus grand bonheur du lecteur. J’en cite pêle-mêle quelques-unes : je me suis demandé si la beauté existe en elle-même ou dans les yeux de qui la contemple; si vous avez une carte routière du Massif Central, vous pouvez y lire les rivages des îles la magie marche toujours là-haut c’était juste après le confinement. L’air était plus pur, plus transparent, le ciel sans une griffure la lumière y est rapide et changeante au-dessus d’une houle d’herbe; je suis tombé amoureux par inadvertance d’une isohypse et des plateaux d’altitude.
Remarque au passage, je ne connaissais pas le mot isohypse, cependant tellement parlant lorsqu’on évoque le Méjean, le Sauveterre ou tout autre causse. Voilà, ces différentes citations extraites du texte « là-haut » fournissent une bonne introduction à l’apparition des différents causses que nous allons traverser et escalader dans les jours à venir.
Après quelques moments de rêverie, les yeux errant jusqu’à l’infini, et aussi quelques erreurs d’embranchement ou tout au moins quelques hésitations, une magnifique pente abrupte au chemin cabossé nous mène pratiquement à l’entrée de Florac. Nous sommes à la frontière des zones granitiques sombres du mont Lozère et des falaises calcaires lumineuses du causse Méjean. Le courage nous manque pour repartir à l’attaque des zones de solitude à cette heure tardive et nous optons pour le camping municipal. Il vient juste d’ouvrir. L’employée est partie la veille de Bretagne et a roulé toute la nuit. Depuis quelques heures elle se dépêche d’effectuer les premiers nettoyages de mise en service. Presque personne, un motard avec une magnifique moto-guzzi, un couple en camping-car et nous quatre.
Toute la place pour nous installer, que l’embarras du choix, nous optons pour disséminer nos tentes à portée du bruit de la rivière, le Tarnon qui rejoint le Tarn un peu plus loin. Sans surprise, nouvelle séance de pêche, et bien que cette rivière m’inspire plus que le Gardon au Collet-de-Dèze, mes camarades n’auront à nouveau pas de truites sur feu de bois. Nous décidons d’aller au restaurant. Le centre-ville est assez animé, la place centrale accueille une terrasse de restaurant aux tables relativement espacées. Les clients y sont nombreux et nous passons une soirée agréable dans une ambiance méridionale. J’avais déjà remarqué, au cours des différentes occasions où ma voiture, mon vélo ou mes jambes m’ont conduit dans ce village au nom chantant, que les habitants avaient déjà l’accent du midi.
Ce matin du quatrième jour, nous partons à l’assaut de mon causse préféré, le Méjean. Dans un premier temps, nous allons seulement en mordre le coin nord-est. Une belle montée par la D16 va nous permettre de dominer la vallée du Tarn et d’étendre notre vision aux montagnes que nous avons traversées la veille là-bas, à l’est et au nord.
L’arrivée sur le plateau est toujours aussi surprenante. On passe sans transition de zones de vallées à l’habitat assez dense et au tourisme très visible, à des déserts d’altitude où l’herbe sauvage ou de prairie prend le contrôle, les hommes semblant fuir ses hauteurs hostiles à la vie. C’est en partie ce qui donne un charme fou à ces plateaux. Comme l’écrit Alain Puiseux de ces coins perchés jusqu’au mont Gerbier-de-Jonc, « Se plaindre ici, plus qu’ailleurs, de l’eau ou du froid, c’est n’avoir rien compris », me fait comprendre pourquoi le soir les vacanciers désertent ces lieux pour aller rechercher la quiétude plus bas le long des rivières.
Après une première prise de contact, Brigitte et Patricia ne connaissant pas ces coins bénis des Dieux, nous bifurquons vers Montbrun et effectuons une plongée en direction du Tarn. La différence de chaleur entre plateau et fond de vallée est très nette. Nous marquons l’arrêt au bord du Tarn, dans un coin charmant, le temps d’un pique-nique. Eau verte et grande falaise claire éclatante de soleil. La flemme nous gagnant et subjugués par la beauté des lieux, notre envie de continuer est annihilée. Nous envisageons de passer l’après-midi et la nuit à venir à contempler ce méandre de rivière aux eaux turquoise, surplombées d’une falaise sculptée au cours des millénaires par les flots qui, parfois, se montrent redoutables, sauvages et tumultueux. Cette halte précoce n’est pas vraiment du goût de la trépignante Patricia, mais elle se plie de bon gré à l’avis de l’écrasante majorité. Mais, à peine commençons nous à prendre nos aises que, débouche sur notre coin perdu une famille avec force gamins et chiens. Ces derniers se précipitent sur le gros pain que nous avons acheté ce matin à Florac et, sans une intervention prompte de Patricia, nous pouvions lui dire adieu. Elle se réjouit, car bien évidemment nous abandonnons notre projet de farniente et décidons de reprendre notre route. Dommage, j’avais repéré quelques belles truites en chasse qui n’attendaient que la plus élégante de mes mouches !
En ce début d’après-midi, la chaleur est terrible. Entre ces plateaux calcaires, il y a comme un effet de four et mon thermomètre indique 40 degrés. Quelques kilomètres en direction de Sainte-Enimie nous offrent l’occasion de magnifiques points de vue sur la rivière, et tout particulièrement sur le village de Castelbouc. Cet ensemble de maisons caussenardes, accrochées à la paroi et semblant prêtes à plonger dans une eau aux reflets de jade, est tout simplement splendide. La légende du village rapporte qu’au temps des croisades, un jeune homme seul était resté en ce lieu. Obligé de satisfaire toutes les épouses dont les maris combattaient les infidèles, il en serait mort d’épuisement. Depuis cette époque, un diable sous forme de bouc survole régulièrement la cité.

A Prades, changement radical, nous avons l’intention de monter directement sur le causse Sauveterre par un chemin non carrossable qui s’insinue entre des falaises. Il présente des pentes ne permettant pas de rester sur le vélo, sauf peut-être pour Patricia dont les cuisses et les mollets sont constitués de l’acier le plus trempé.
Là encore la question de l’eau se pose. Devons-nous remplir les bâches en prévision du bivouac sur le causse ? Sur ces plateaux calcaires, il n’est pas question d’en trouver la moindre trace. Même Brigitte qui sent les sources à 50 lieues, y est favorable. Pourtant nous regardons dubitatifs le pan de montagne qui nous domine et à travers lequel nous allons partir. A la fontaine de ce petit village, profitant d’une ombre bienfaitrice, nous faisons donc provision du liquide précieux. J’en profite pour m’asperger copieusement le visage. Nous jouissons des derniers instants de température clémente, ou presque, avant d’affronter cette piste escarpée tournée au sud, soumise à l’infernale chaleur du soleil vertical.
C’est parti pour un court tronçon goudronné où même Patricia pousse dans cette ligne droite qui se jette sans ambages dans la pente. Après 400 mètres le chemin s’échappe à gauche, tout d’abord pas très raide et roulant. Il va perdre très rapidement ces deux qualités. La pente s’accentue franchement et le sol devient instable, au point que, même en poussant le vélo, la roue avant ripe en permanence de droite et de gauche. Immanquablement, je me retrouve très vite seul, André et Brigitte ayant pris un rythme de montée supérieur au mien, sans parler de Patricia qui s’est littéralement envolée. Je n’ai même pas eu le temps de voir si elle avait disparu en courant, son vélo à la main, ou bien en appuyant comme une forcenée sur les pédales dans cette caillasse fuyante. Mais où va-telle chercher une telle force, une telle énergie, une telle envie de s’arracher ? Sans vouloir être un mufle, certes elle est un peu plus jeune que moi, mais elle n’a plus trente ans !
J’adopte la posture ‘’Atacama’’, le comptage de mes doubles-pas. Selon la pente et la consistance du sol, j’en effectue de 20 à 50 avant de marquer l’arrêt. Il semblerait, à vue de nez que cette piste infernale fasse de l’ordre de 6 kilomètres. Il n’y a qu’à prendre son mal en patience. Bon seigneur, André redescend à pied pour venir me donner une petite, même une grande poussette, ce qu’il fera à plusieurs reprises. Je mets ma fierté dans ma poche et je le laisse pousser. On dira que c’est parce que j’ai l’une des bâches à eau de 6 litres sur le porte-bagages ! Mais au fait, Brigitte a la même et elle caracole comme une gazelle dans la pierraille surchauffée. Mais pour elle, c’est tout à fait normal. Elle est habituée aux traversées de déserts en solo, parfois sans même avoir de quoi faire chauffer ses aliments, n’ayant qu’un réchaud à bois. Dans les coins bien désertiques, on peut avoir la surprise de ne pas trouver la moindre brindille. Mais bon, elle continue son périple en croquant ses aliments sans cuisson, trouvant cela presque très bon !
On doit être un peu maso car, dans ce type de situations de chaleur, de caillasses, de sol qui se défile et de pentes très raides, nous éprouvons tous un grand plaisir, je dirais même un grand bonheur d’être là. L’effort, la sueur, la fatigue, mais surtout le corps et l’esprit qui vivent… Nos pensées sont retournées dans les hautes altitudes du Sud Lipez, entre 4 et 5000 mètres, nostalgie des grandes bambées qui nous arrachent à notre quotidien. Le dépaysement et la défonce. Je me dis cependant qu’il n’est pas besoin de faire des milliers de kilomètres pour connaître les bonheurs de l’aventure, la France nous fournit très bien la matière. Certes, ce n’est pas à la même échelle, quand on sait que le prochain point de ravitaillement en eau est à 140 kilomètres et que l’on est en train de pousser son vélo dans le sable. Toutefois ne pas savoir si cela va durer un kilomètre ou trois jours, cette incertitude introduit une dimension supplémentaire, la trouille.
Mais nous montons, les maisons de Prades deviennent minuscules. Le Tarn se dessine dans tous ses méandres en prenant des teintes profondes qui tirent sur l’émeraude. Un signe de Patricia, elle nous attend. Je ne suis pas certain qu’elle avait réalisé que cette piste était difficile pour la multitude de raisons que j’ai données. Nous la rejoignons. Elle va prendre la place d’André et me fournir une petite poussette sur une centaine de mètres. J’ai l’impression d’être aux commandes d’un Rafale en ayant mis la post-combustion. Incroyable, je n’ai pas une Terrienne derrière mon porte-bagages mais un être bionique venu du fond du cosmos qui me propulse littéralement !!!
Mais tout a une fin, surtout le meilleur, les deux derniers virages en épingle me dominent. Changement brutal de configuration du terrain, la déclivité s’atténue, le chemin quitte le flanc de la montagne et s’enfonce dans des fourrés, laissant juste l’espace pour y faire passer le guidon. Je remonte quelques dizaines de mètres sur mon vélo, mais c’est à pied que je rejoins une minuscule route qui longe le bord du causse. Nous nous regroupons, nous venons de déboucher au niveau d’un petit bourg qui se nomme ‘’Nissoulogres’’. Nous n’allons pas tarder à apprendre la signification de cette appellation étrange. « Jamais sous l’orage ». En effet, il rôde tout autour, tapi, sautant d’un causse à l’autre mais épargnant pratiquement toujours cette pointe du plateau du Sauveterre qui domine la petite cité de Prades.

Il ne nous reste pour nous quatre qu’une quinzaine de litres d’eau, ce qui n’est pas énorme pour tenir un bivouac après un tel effort et, il sera sans doute difficile de s’en procurer avant demain midi. Un homme se trouve dans la première maison à quelques mètres du chemin par lequel nous arrivons depuis la vallée. Je lui demande s’il peut nous ravitailler. Non seulement il y est favorable, mais il nous invite à planter nos tentes dans son jardin, où nous sommes aux premières loges pour contempler le causse Méjean qui s’étale au sud, au-delà du Tarn. Nous acceptons bien volontiers et, très vite, ce n’est plus de l’eau qu’il nous propose mais de la bière. De plus, il nous offre une douche, de toute évidence nous sommes tombés sur un 5 étoiles. Nous prendrons notre repas en commun à partir de nos réserves de pâtes. Il nous fait goûter un vin rouge de la région, ma foi de bonne facture. La discussion va s’éterniser en passant des secrets du causse Sauveterre à des considérations professionnelles. Mes camardes se foutront de moi, je suis un bavard impénitent, mais ce soir je n’arriverai pas à en placer une, notre hôte est d’une catégorie toute autre, sans doute au moins champion d’Europe. Le monde est petit, André et lui se trouvent des connaissances communes, ayant tous deux œuvré dans le cadre de grands travaux de la DDE, que ce soit à titre privé ou non. Je dois dire qu’en finale, j’ai un peu, même beaucoup, perdu le fil de la conversation, la bière et le vin par-dessus les kilomètres de poussage dans la caillasse et le cagnard de cet après-midi auront assez vite raison de moi.
Ce matin nous allons longer le bord du causse Sauveterre en descendant vers le sud. Notre itinéraire emprunte de petites routes et des pistes parfois pas très roulantes. Alors je ressens la fatigue consécutive au gros effort d’hier après-midi. Nous traversons le lieu-dit Dignas, puis nous arrivons à une ferme isolée et nous discutons un bon bout de temps avec Christian, l’habitant du lieu. La vie de paysan sur le causse n’est pas facile. Il nous parle des conditions climatiques rigoureuses, des réglementations tatillonnes sur les produits en particulier laitiers, des législations de transmission d’héritage pénalisantes et autres intrusions de l’Etat, ce qui donne à penser que la vie sur ces plateaux devient impossible. Lui s’est spécialisé comme beaucoup dans le lait de brebis pour le roquefort. Ces régions reçoivent l’eau des montagnes environnantes, le Sauveterre du mont Lozère et le Méjean de l’Aigoual. On peut dire que les zones granitiques alimentent les plateaux calcaires.

A midi, nous arrivons à Laval-du-Tarn. Le pique-nique est organisé à l’abri de l’ancien four à pain, nous sortons le réchaud pour une platée de riz. Comme je l’ai toujours pensé, une halte longue le midi est en définitive un gain de temps car l’après-midi permet encore de nombreuses heures de pédalage, surtout en été.
Notre intention initiale était de continuer à longer les hauteurs dominant le Tarn. Après avoir dépassé le Pont Sublime, belvédère tout particulièrement souligné sur la carte, notre itinéraire devait nous mener au village des Vignes. Mais outre une petite fatigue résultant de la montée infernale d’hier pour moi, le temps semble vouloir se mettre à l’orage. De bonnes ou moins bonnes raisons nous poussent à rester sur le goudron et prendre la direction de Sainte-Enimie par une route toute en descente. Un délice. Différents belvédères livrent des points de vue grandioses sur la vallée et les villages qui ponctuent la rivière, là-bas tout en bas. Le cirque de Saint-Chély est particulièrement spectaculaire vu de quelques centaines de mètres au-dessus.
Passage par Sainte-Enimie, haut lieu du tourisme de la vallée du Tarn, que nous laissons derrière nous jusqu’au village de la Malène. Cette gorge est surprenante. Je l’ai parcourue à plusieurs reprises, mais il y a tant de choses à regarder. De l’architecture caussenarde aux formations géologiques que représentent ces immenses falaises calcaires et le Tarn lui-même qui prend tous les aspects entre ses zones profondes et ses parties où il court sur un lit de galets, presque à fleur d’eau.
Nous marquons l’arrêt au niveau du village de Hauterive situé de l‘autre côté du Tarn. Jusque récemment, il était approvisionné par un câble au-dessus de la rivière. Mais, par manque de financement, cet outil de ravitaillement est en panne ce qui occasionne les plus grandes difficultés à ce bourg accroché sur la rive du causse Méjean. Mais les temps ont changé. Ce village est un vestige des temps passés, maintenant révolus, où la rivière était un axe de communication. Il n’y a pas si longtemps les cours d’eau du sud-ouest étaient sillonnés par les gabarres, les poids lourds des siècles passés. Mais pouvaient-elles remonter jusque dans ces gorges profondes du haut de la vallée du Tarn ? Sur certaines rivières difficiles, où le retour n’était pas possible, les embarcations étaient vendues au prix du bois lorsqu’elles arrivaient à destination.
Une fois à la Malène, nous décidons de ne pas poursuivre jusqu’au village des Vignes. Nous nous installons au camping municipal, remarquablement situé sur une plage du Tarn, pratiquement au centre-village. Ambiance covid, je sors mon masque pour aller à l’accueil. Heureusement peu de monde, deux personnes attendent sagement dehors masque sur le nez, dont un Suisse avec un vélo électrique. Cela nous donne une bonne occasion de parler du voyage à deux roues avec assistance électrique. Notre Suisse a l’air ravi de sa machine. Peut-être que dans un temps, que j’espère le plus lointain possible, nous y viendrons. Mais tant que nos muscles fonctionnent encore assez bien, si nous pouvons éviter, nous nous attacherons à le faire.
Devant nos tentes, la rivière miroite mais nous ne sommes plus dans l’ambiance causses, les kayakistes sont nombreux, en particuliers les Allemands. J’en ressens comme une dissonance. Une fois encore, nous constatons la différence d’ambiance entre les plateaux et le bord de la rivière. Sur cette belle eau qui court je fais une tentative à la mouche. Je fais monter deux beaux poissons, sans doute des truites, qui dans un jaillissement attaquent ma mouche. Mais les deux fois, le ferrage ne donne rien si ce n’est une belle poussée d’adrénaline. Le point commun entre le voyage à vélo et la pêche à la mouche est évident, quand on y goûte, c’est foutu, on est enchaîné à vie.
Bon, si les truites ne sont pas coopératives, les bières le seront plus et nous partons au centre du village. Cette petite cité, rassemblée au pied de part et d’autre d’une immense falaise qui avance sa proue acérée presque jusqu’à la grève, a vraiment belle allure. Après quelques bières, mais pas tant que l’on pourrait le penser, deux mois de confinement entraînent un défoulement et une envie de terrasse de café, nous faisons des courses. Et là que vois-je ? Un ORNI bikepacker qui s’arrête devant moi. Je me précipite et engage de manière autoritaire la conversation. Il semble un peu fatigué. Il est lancé dans un tour express de 1200 kilomètres depuis le Gers en passant par Chamonix. Wahou trop bien ! Il est irlandais et vit du côté d’Astaffort, la ville de Francis Cabrel.
Vu l’heure, je n’ai pas l’intention d’interrompre le dialogue. Je lui propose immédiatement de l’inviter au restaurant. Il me demande un court délai de réflexion. Il s’installe un peu plus loin, sort une canette de bière de sa sacoche. Je le rejoins dès qu’il l’a terminée et lui demande s’il accepte l’invitation. Il serait d’accord mais son souci est tout d’abord de trouver un point de chute pour la nuit. Je le rassure, on lui fera une place parmi nos tentes. Nous allons passer une soirée de rêve avec un autre vrai fou qui arpente la planète, à fond de train, à pied ou à vélo. Il se trouve de nombreux points communs avec Patricia dans les courses les plus extravagantes et les places sur le podium. Les grandes traversées de désert en solo de Brigitte l’étonnent aussi, et lui arrachent des exclamations d’admiration. Wahou ! André et moi passons pour de doux pédaleurs mais, cependant nous trouvons un vrai terrain de discussion et d’entente. Il est irlandais, la bière, le vin et le whisky ne l’effrayent pas. J’adore ces athlètes de très haut niveau qui ne sont pas traumatisés par le régime et qui n’oublient pas leurs racines et leurs coutumes. Jimmy nous a enthousiasmés et fait rêver, même nos deux super women sont sous le charme ! Voilà ce que j’appelle voyager et faire une belle rencontre. De retour au camping, la nuit est bien établie, je ne sais plus si Brigitte ou Patricia a vu un, même deux gros poissons. Manu militari, on me met une lampe de poche sous le nez et l’injonction sans discussion possible m’est donnée de remonter ma canne à mouche. Déjà de jour, en possession de tous ses moyens, manier un fouet à mouche nécessite une bonne expérience, alors de nuit, entre les arbres après avoir essayé de tenir tête à un Ecossais dans un autre sport mondialement répandu, il ne s’agissait plus du Tarn, mais de la Bérézina ! Dans la nuit, de nombreux éclats de rire ont résonné !
Le lendemain matin, dès 6 heures je tente de prendre ma revanche sur les truites, en fouettant cette belle eau qui court et que je sens propice et prometteuse. Malheureusement je ne déclenche que deux énormes geysers. Au ferrage, il ne se passe rien non plus, juste de beaux coups d’adrénaline ! La truite reste un mystère, elle monte elle prend ou non votre mouche. Cela dépend de quoi ? je n’en sais fichtre rien. Au dernier moment voit-elle le subterfuge et, étant lancée, elle jaillit du fait de l’inertie mais ne gobe pas ? Mystère total. Comme dans de nombreux domaines, les grands spécialistes sont américains. Leurs connaissances ne s'arrêtent pas uniquement aux super technologies, mais ils sont représentés entre autres aussi par les hommes de la terre et des rivières. Un des plus célèbres d’entre eux dans le domaine de la pêche, le Jim Harrison de la truite, John D. Voelker nous dit que plus il pratique moins il est capable d’expliquer le comportement du roi des salmonidés, la truite.
Nous regardons partir notre Ecossais et, retournons à notre train-train. Nous partons à l’assaut du causse Méjean vers les 9 heures. Nous savourons la montée de la Malène. Les points de vue sur la bourgade écrasée par son rocher nous surprennent par des panoramas différents à chaque virage. Une fois sur le causse, l’ambiance farouche et déserte reprend le dessus. Le contraste est saisissant. Sur le causse Méjean, j’ai toujours l’impression d’être à l’autre bout du monde.

Ce plateau situé en moyenne à mille mètres d’altitude, couvre un peu plus de 300 kilomètres carrés et fait partie de l’ensemble plus vaste du parc national des Cévennes qui lui s’étend sur 2000. Le causse Méjean a été, comme l’ensemble de la région, remodelé par l’homme. L’élevage de la brebis est une activité importante afin de fournir le lait pour la fabrication du roquefort. La partie ouest recèle quelques forêts de pins sylvestres, la partie est, quant à elle, est essentiellement recouverte de prairies à l’herbe sèche, qui rappelle une steppe en zone vallonnée.
Nous allons le franchir d’ouest en est puis, en diagonale vers la pointe sud-ouest jusqu’au village de Saint-Pierre-des-Tripiers. Quelques exploitations agricoles ponctuent de loin en loin le paysage. Nous faisons une halte à l’aéroport, où nous demandons de l’eau. Cela nous donne l’occasion de discuter avec les amoureux du planeur, les vélivolistes. Que de patience il leur faut, quand, parfois des jours durant les conditions pour pratiquer leur sport ne sont pas favorables, comme en ce moment, et il s’en suit d’immenses journées d’attente. Je n’aurais pas la patience d’attendre.
Dans la partie est, la vue porte très loin sur ces pâturages rabougris. Il règne comme un petit air de Mongolie au sol et de Bolivie lorsque quelques nuages viennent s’accrocher au ciel. Halte de midi au Villaret, lieu où l’on élève le cheval de Przewalski. Cela me rappelle mon voyage en Mongolie, où nous avions traversé l’immense parc où ce fameux cheval avait été réimplanté en provenance de France.

Nous nous installons dans l’ancien four communal à l’abri d’un soleil ardent. Que le lieu est calme, malgré sa réputation. Je suis toujours frappé de rencontrer si peu de monde dans un coin si caractéristique. Pourquoi ? De toute évidence, l’austérité de ces grands espaces n’est pas propice à attirer les âmes. L’intérêt de ces endroits ne réside-t-il pas dans la réflexion personnelle qu’ils déclenchent du fait de la quiétude qui s’en dégage ? Le vélo est le vecteur de voyage idéal pour prendre le temps de se laisser emporter par l’ambiance du plateau. La lenteur, l’effort physique et l’exposition aux variations du climat permettent l’osmose avec la nature et l’esprit de la Planète.
Après une pause bien sympathique au milieu de ce que je qualifie de nulle part, nous mettons le cap sur Saint-Pierre-des-Tripiers, petit village au fin fond du causse, à l’architecture remarquable, tout particulièrement son église qui semble se dresser dans ce bout du monde depuis les siècles des siècles. Juste en face de l’édifice religieux, une fontaine nous fournit une belle eau fraîche. C’est exactement ce dont nous avons besoin afin de nous préparer à un bivouac tout confort. Mais justement où nous installer ? Le village semble désert, des quelques maisons environnantes ne nous parvient aucun bruit et nous ne décelons pas le moindre mouvement. Une pelouse devant le clocher me paraît un endroit idéal, de plus elle est protégée par un mur qui semble dater de la création du monde et prêt à affronter l’éternité.
Mais notre présence attire l’attention depuis la maison en face de l’église qui nous domine de quelques mètres. Au sommet d’un escalier de pierre, un homme apparaît, une canette de bière à la main. Je m’adresse à lui pour lui demander s’il est possible de camper sur le petit terrain devant l’église. Il répond sur un ton surpris par la question, sans doute n’en est-il pas à sa première bière. D’une intonation, qui de toute évidence ne plaira ni à Brigitte ni à Patricia, il me rétorque que ce n’est pas dans la tradition française de dormir devant une église. Ah bon, étant catholique croyant comme l’est aussi Patricia, cela ne nous choque pas d’autant que nous avons tous l’habitude de l’accueil dans les temples en Asie du Sud-Est.
Ouille ! pourquoi me suis-je adressé à cet homme, qui de sa vie sans doute n’a jamais imaginé une seule fois dormir dehors. Nos deux baroudeuses démarrent. Je réalise, peut-être suis-je en train de découvrir le fil à couper le beurre ou l’eau chaude, mais cette évidence me frappe, des femmes d’exception ont très généralement des caractères qui vont avec cette spécificité d’exception. Patricia ouvre le bal, notre homme y voit une remarque acerbe et répond. La vitesse supérieure est enclenchée. Brigitte, la placide ‘grand-mère’, en rajoute une louche du style « mais pourquoi poser ce type de question à quelqu’un qui n’a aucune idée de ce que veut dire bivouaquer ». Fin de la discussion, elles enfourchent leur vélo et disparaissent en rigolant. André et moi restons sur le champ de bataille déserté par nos amazones. Par quelques formules de politesse mâtinées de paroles diplomatiques, nous prenons congé de notre homme encore tout surpris, sa canette toujours brandie à la main. Pourtant, ce dernier avait fini par essayer d’y mettre un peu du sien en nous conseillant, dans des explications incompréhensibles, un lieu quelque part dans les environs alors que manifestement il n’avait aucune idée sur le sujet.
A la sortie du village, les sens aux aguets, nous trouvons rapidement le lieu de chute idéal le long d’un GR ou GRP, ce qui nous donne l’autorisation de bivouaquer d’après la réglementation du Parc des Cévennes. Notre campement établi, nous revenons au cours du repas sur l’incident et, heureusement que nous sommes éloignés d’une distance proche du kilomètre de l’habitation de l’homme à la canette, car les commentaires et les éclats de rire ponctuent bruyamment la pinède où nous avons élu domicile.

Je profite de ces moments de franches rigolade pour attirer Patricia dans mes filets malgré ses réticences, afin de l’interviewer et l’enregistrer durant 45 minutes dans le cadre de mon émission mensuelle sur la radio de la Bresse « un pays vu par un cyclovoyageur ». Bien qu’ayant l’habitude des journalistes du fait de ses exceptionnelles performances sportives, trois quarts d’heure à parler lui font un peu peur. Wahou ! Ce fut un moment d’anthologie, fabuleux et en plus on a bien rigolé, et ça lui a plu puisque nous allons réitérer l’expérience deux jours plus tard. Cela me permet de monter tranquillement ma saison radiophonique 2020-2021. Je suis certain que les auditeurs vont rester scotchés ! Brigitte qui nous écoute de sa tente, sans s’en douter, ne coupera pas à l’interview également.
Pour le moment, André et moi sommes dans « les petits papiers » de nos deux cavalières de l’apocalypse. Tout va bien. André, toujours à l’élégance très aristocratique de bon goût et au flegme british est appelé par ces dames Lord Andrew, moi le latino Lucio. Pour ma part, je vais tout faire pour y rester dans les petits papiers, car on ne s’ennuie pas avec elles. Je vais de surprise en surprise. Brigitte me fait, dans un grand sourire, la confidence suivante « Luc tu vas voir ce que c’est que de voyager avec des sauvages ». Et effectivement, au cours de ces 9 jours, que de leçons dans tous les domaines, physiques, mollets et cuisses de titane, moral au beau fixe quelles que soient les difficultés, matériel en sachant être hyper-minimaliste, adaptation à la nature, instinctivement ou presque, se poser pour la nuit, vaisselle avec une poignée de sable au bord d’une rivière ou une poignée d’herbes sèches sur les plateaux. Je les imagine toutes les deux dans une vie antérieure, au fond du bush australien, Aborigènes sachant décoder un des endroits les plus hostiles de la Planète et s’y adapter pour y vivre en autonomie.
L’endroit où nous nous trouvons est tout simplement l’un de ceux que je préfère parmi tous ceux que j’ai vus de par le monde, aussi bien professionnellement ou au cours de mes voyages lors de mes vacances ou de ma retraite. Il s’agit du coin sud-ouest du Causse Méjean dominant le village du Rozier où se rejoignent le Tarn et la Jonte. C’est là que se trouve le fameux chemin du vertige ou balcon de la Jonte que j’ai déjà parcouru à deux reprises, mais hélas je ne pourrai pas le faire découvrir à mes compagnons, nous avons un créneau de temps restreint.
Au matin nous dévalons du plateau par une gorge abrupte que Brigitte a dénommée route Danièle, du prénomde mon épouse. En effet, il y a quelques années nous l’avions prise en voiture et la terreur l’avait envahie. Minuscule route au-dessus d’un précipice sans parapet. Dans une épingle à forte déclivité il avait fallu faire des manœuvres, au-dessus d’un vide conséquent, pour pouvoir négocier un virage pour le moins très sévère. Elle en garde encore et pour toujours des émotions pour le moins fortes, pas besoin des rutas del loco d’Amérique du Sud. Mais nous allons être déçus, la chaussée a été élargie et un muret installé dans les endroits les plus vertigineux.
Cependant, le spectacle est toujours époustouflant, et les vautours participent au spectacle. Nous prenons tout notre temps en profitant des nombreux points de vue avant de rejoindre le fond de la vallée de la Jonte. Au-dessus de nous de nombreuses parois verticales, voire surplombantes, nous obligent à garder le nez au ciel, paradis des grimpeurs.
Je me souviens être allé observer les vautours sur leur aire d’envol. Embusqué dans des genévriers un peu désaxés à l’entrée de leur zone de poser, je les regardais arriver comme des avions en courte finale. Ils étaient majestueux dans la puissance de leur vol. Leurs serres, grosses comme des mains humaines, prêtes à l’impact de l’atterrissage, me faisaient penser aux roues d’un avion. Soudain, l’un d’eux m’ayant repéré, dévia de son axe d’approche et convergea sur ma position. Nos regards se croisèrent quelques secondes, impression étrange que de se sentir proie. Alors, il réalisa que j’étais bien vivant, pas encore une bonne charogne prête à être dégustée. Il modifia sa trajectoire et atterrit au point initialement prévu. Quelle belle expérience ce fut, que d’émotion j’en éprouve encore bien des années plus tard.
Une fois le long de la Jonte, nous rejoignons rapidement le village du Rozier, où nous prenons notre temps en allant savourer un chocolat chaud accompagné d’un croissant, confortablement assis sur une terrasse dominant la rivière. Après avoir effectué quelques courses nous partons à l’assaut du causse Noir. Il porte ce nom du fait des forêts de pins noirs qui le parsèment. Nous le traversons vers l’est jusqu’à Lanuéjols. L’église ruinée de Saint-Jean-des-Balmes nous invite pour la pause de midi. Au cours de sa longue histoire, elle a eu à souffrir de nombreuses dégradations, les routiers dans les années 1376-1379, ces bandes qui pillaient en passant, des guerres de religion lors du passage des protestants en 1568, et puis finalement de la désertification qui entraîna l’abandon des paroissiens. Le lieu dégage une grande sérénité, l’autel de pierre massive se retrouve à l’air libre, la voûte ayant disparu. On accède au clocher par un escalier restauré dont l’usure des marches, en creux, rappelle la longue histoire du lieu, ainsi que le long cortège d’êtres humains qui y sont montés.
A Lanuéjols, nous trouvons un village quasiment désert. Seuls, deux Allemands à moto sur la place centrale, nous échangeons quelques mots. Nous partons plein sud, direction la Dourbie, rivière qui sépare le causse Noir du causse du Larzac. J’aurais bien aimé continuer en faisant le tour de ce causse, mais voilà notre petite balade ne prévoit que 9 jours, ayant tous nos impératifs. Ce causse du Larzac, en d’autres occasions, je l’ai aussi arpenté dans tous les sens, que ce soit en voiture, à pied ou à vélo. Il recèle des merveilles en matière architecturale comme le village de la Couvertoirade, haut lieu des Templiers, ou en matière de sites naturels, en particulier d’énormes avens, à se prendre pour Indiana Jones. Malheureusement, ce ne sera pas notre route. Nous effectuons nos derniers tours de roues sur ces causses que nous avons parcourus durant quelques jours. Nous y avons croisé de rares lavognes, ces petites mares circulaires autour desquelles les troupeaux viennent s’abreuver. En zone calcaire, les points d’eau sont très rares et ceux-là sont entretenus par l’homme en rendant le fond étanche. Ces petites mares étaient sans doute vitales dans des temps pas si lointains. Mais maintenant, les causses Méjean et Noir sont alimentés par des canalisations venant du mont Aigoual, comme le Sauveterre est lui ravitaillé par le mont Lozère.
Après avoir rejoint la Dourbie, nous suivons sa vallée sur quelques kilomètres puis remontons son affluent, le Trèvezel. Le très pittoresque village de Cantobres se découpe devant nous, sur son rocher à la crête hérissée. Nous ne pouvons manquer d’aller le visiter. Charmant, de plus un bistrot vient de rouvrir suite à la pandémie. Nous y faisons une halte agréable. De toute évidence, le tourisme n’est pas encore reparti. Dans ces lieux en temps normal, on doit y croiser des foules. Or là, personne ou presque, seul un couple attablé et, un peu plus tard, quatre habitants du village viendront y prendre place. L’heure tourne, il est temps de se préoccuper de notre point de chute dans ce vallon escarpé. Après avoir roulé quelques kilomètres nous rencontrons une zone plate en partie encombrée de vieux engins agricoles. Cela nous semble très bien pour nous installer à quatre. Deux cents mètres plus haut une ferme, par sécurité Brigitte et André y montent demander l’autorisation de nous installer. L’homme qui leur répond leur explique que le terrain est à son frère et que s’il se rendait compte de notre présence, il appellerait la gendarmerie pour nous faire décamper. Donc dans ces conditions, frère ou pas, notre champ de ferraille ne nous accueillera pas cette nuit. L’homme leur a conseillé d’aller quelques kilomètres plus loin au camping de Trêves. Ce que nous ferons.
Nous arrivons juste à temps à l’accueil, l’employé municipal allait le fermer, ce qui ne nous aurait pas empêché de nous installer. Là encore, la saison n’a toujours pas commencé. Nous sommes tout simplement les premiers clients cette année et nous disposons du camping entier pour nous quatre. Le lieu est agréable, le long d’un séduisant cours d’eau, où je vais voir quelques belles truites. Mais nous ne sommes plus dans la Lozère, étant revenus dans le Gard, et je n’ai pas le droit de pêcher. Mes scrupules à m’astreindre à respecter la réglementation font éclater de rire Brigitte et Patricia. Au fond d’elles-mêmes que d’espoirs déçus depuis une semaine alors qu’elles rêvaient d’une truite frétillante sur feu de bois. Du coup, Brigitte me raconte sa traversée de l’Alaska à vélo, bien évidemment en solitaire. Là, elle était tombée sur un mec, un vrai, non seulement il lui avait pêché des saumons énormes, mais il l’avait initiée à la pêche à la mouche et elle s’était retrouvée avec un bulldozer survitaminé au bout de la ligne. Il est clair que je ne tiens pas la comparaison.
Au matin, je me lève tôt et pars à la recherche d’une boulangerie afin de faire une agréable surprise à mes camarades pour le petit-déjeuner. Mais dans ce village, somme toute assez grand, pas âme qui vive, j’en fais pourtant deux fois le tour. Désertification est un mot qui a toute sa signification en France. En retournant au camping je longe la rivière, quelques belles truites me narguent dont une de taille plus que respectable.
Aujourd’hui, cap sur le mont Aigoual. Par une route confidentielle qui s’élève rapidement, la D 710, nous rejoignons le village de Camprieu. Le mont Aigoual n’est plus qu’à 15 kilomètres. Nous prenons tout notre temps et allons au restaurant, là les clients sont assez nombreux et les mesures de distanciation sont respectées. Nous le prenons tellement notre temps que j’en profite pour faire l’interview de 45 minutes de Brigitte pour mon émission de radio mensuelle « un pays vu par un cyclovoyageur ». Le thème en est la traversée du désert d’Atacama, en particulier du Sud Lipez, par une cycliste solitaire. Wahou, là aussi je crois que lorsqu’elle sera diffusée, cette interview va faire son effet sur les auditeurs.
Mettant fin à notre longue pause, nous prenons le chemin du mont Aigoual. Nous rencontrons un peu de circulation, le lieu étant très connu. La vue du sommet est époustouflante dans toutes les directions, des Alpes aux Pyrénées en passant par la Méditerranée. Et pourtant, en cet après-midi, l’atmosphère est un peu brumeuse. J’imagine le spectacle un jour d’hiver bien clair par grand froid. Parfois les conditions météorologiques permettent des visions presque jusqu’à l’infini. Je me souviens d’un jour, alors que je survolais le lac de Genève à quelques milliers de mètres d’altitude, je voyais les Pyrénées et étais capable de reconnaître le Canigou ainsi que quelques-uns des sommets de l’Ariège.
Nous voulons visiter le musée mais il est trop tard. Nous nous attablons pour une bière et réfléchissons à notre lieu de chute pour la nuit. Nous avons été prévenus que si nous cherchions à rester près du sommet, nous serions à coup sûr délogés. Après quelques débats, il est décidé que nous partions voir un peu plus loin dans un endroit moins exposé. Quelques kilomètres de descente plus tard sur le versant nord par la D18, nous repérons un endroit superbe qui nous conviendrait à merveille. Petit point noir, non seulement nous y voyons le logo camping interdit, mais aussi bivouac interdit, ce dernier matérialisé par une tête qui sort d’un sac de couchage. Ne pas insister et c’est reparti. Un peu plus haut, nous avions repéré un chemin à l‘air sympathique. Bien évidemment, mes camardes y arrivent avant moi, et s’y engagent. Lorsque je m’y présente, pas d’alternative, je suis bien obligé de les rejoindre. Mais là aussi un petit hic qui ne les a pas perturbés, un beau panneau circulation interdite annonce la couleur. Mais tout le monde finira par revenir à la raison et nous décidons de nous éloigner franchement. Au lieu-dit Cabrillac, une route minuscule part plein est pour rejoindre la vallée du Gardon, nous la prenons. Quelques kilomètres plus loin, l’œil de lynx de Brigitte intuite, plus qu’il ne voit, derrière un repli du terrain le lieu qui va nous fournir le bivouac idéal, de plus autorisé.
C’est notre dernier soir sous les étoiles, demain nous dormirons chez Hélène. Que ces huit premiers jours sont passés vite, trop vite. Ce soir bombance, grosse platée de riz. La volumineuse gamelle que j’ai fournie est sortie comme chaque soir, et comme chaque fois Brigitte, elle la minimaliste aux sacoches de plumes, me dit « Luc mais ce n’est pas possible tu nous as amené une casserole qui pèse un cheval mort, et non content tu y as mis un couvercle en verre ». Il faut dire, que depuis le deuxième jour, c’est elle qui la porte. En voyage à vélo, il est rare de partir à quatre, donc on ne détient pas un récipient aussi conséquent. Pour la cohésion du groupe et aussi pour la simplification de la gestion des provisions, je considère comme indispensable de prendre nos repas en commun.
Avant de partir de mes Vosges, j’ai fait le tour des magasins de sport, je n’ai rien trouvé. Plusieurs gérants m’ont dit qu’avec la crise sanitaire les livraisons de matériel de camping avaient subi des retards, donc pas de gros contenant. En définitive, j’ai pris une casserole chez moi avec un joli couvercle lourd mais pratique car on voit à travers. Sans doute l’ensemble avoisine le kilo et demi, mais cela n’a pas empêché Brigitte de systématiquement disparaître dans le lointain à la moindre côte, donc tout va bien.
Au matin, nous savons que nous vivons la dernière journée de notre balade saute-causses. Bien cachés dans notre coin abrité, alors qu’à cinquante mètres sur la route souffle un petit vent vif, nous dégustons un copieux petit-déjeuner. Nos avions six œufs nous n’en avons plus que quatre, mystère !
Une fois sur les vélos, c’est l’évasion en direction d’un petit col nommé Salidès, puis c’est la grande descente qui nous conduit d’abord le long de Gardon puis au village de Saint-André de Valborgue. Habitude prise, ma foi pas désagréable, halte au bistrot oblige. Deux joggeurs s’installent à côté de nous sur la terrasse. Voyant les vélos chargés, l’un d’eux s’adresse à Brigitte et lui demande si avec assistance électrique ça allait bien, malgré les sacoches. Houps, elle ne dit rien, mais à sa tête on comprend que ça a fait boum. Plus loin, nous aurons droit au débriefing et sous les traits de la gentille « grand-mère » sourd la flamme vindicative de la jeunesse où la confection et sans doute l’utilisation du cocktail molotov faisaient partie des moyens de régler les différends. On en rit encore !

Dernier pique-nique, nous n’avons pas de pain. On apprend qu’au village, 5 kilomètres plus bas, on en trouvera, mais à midi pile la boulangerie ferme. 10 minutes, ça semble jouable à André, qui sans demander son reste, disparaît. Lorsque nous arrivons au village, son vélo est rangé devant la vitrine. Il est donc à l’intérieur, c’est gagné. Il sort avec la boulangère, elle ferme à clef et voilà, c’était bien midi pétant.
Plus loin, par un chemin qui serpente, nous descendons au Gardon. Lieu tranquille nous en profitons pour une petite baignade et nous laissons traîner ces dernières heures ensemble, pas pressés de mettre un point final à notre aventure cycliste. Malgré l’eau, la chaleur devient intenable, et nous fuyons. Dernière halte à Saint-Jean-du-Gard et la boucle va être bouclée. La dernière difficulté, remonter chez Hélène, 7 kilomètres d’une route sans merci, seule Patricia ne descendra pas du vélo. Pour ma part, je vais le pousser 5 kilomètres et André et Brigitte en feront presque de même !
Une belle histoire prend fin. Pour moi, après 18 mois d’abstinence de voyage à vélo, ce fut un bonheur, même s’il y manquait le sel de la grande aventure que l’on éprouve au fond du désert de Gobi ou de l’Atacama. Mais, me laissant emporter par mes rêves et mes désirs les plus fous, je me verrais bien avec la même équipe partir trois mois pour une traversée du désert de Gobi dans la totalité de sa partie mongole. Ces immensités sans repères, contrairement à l’Atacama où les volcans tiennent lieu de balises, je m’en étais approché sur leurs lisières. L’idée d’y pénétrer franchement, au cours des huit cents kilomètres que j’y ai effectués à la marge, m’a hanté. Mon regard restait fixé sur ces milliers de kilomètres où même les Mongols ne s’aventurent pratiquement pas. Cette pensée m’enthousiasmait et m’effrayait tout à la fois. Les problèmes logistiques à vélo deviennent une vraie gageur lorsqu’il faut transporter au moins 15 litres d’eau sans savoir si cela sera suffisant. Incertitude et trouille qui nouent la gorge, les deux ingrédients indispensables pour que l’on bascule dans le voyage.
Quelques réflexions de Brigitte à méditer après ces 9 jours de grand plaisir:
Pour ma part, ce tour sur les Causses a été un tour très différent des voyages que j'ai faits précédemment. Le voyage en solo rend peut-être plus ouvert aux autres? plus avide de contacts? on a croisé des gens super, mais a-t-on fait des rencontres ? De celles qui font bouger les lignes ? De celles qui continuent à nous secouer longtemps après s'être perdus de vue. Est-ce le fait d'être en groupe ? Est-ce le fait d'être en France ? Ici, les sens sont peut-être moins en alerte. Les cartes sont précises, on connaît les codes culturels, les distances sont courtes, l'incertitude est réduite. J'ai beaucoup aimé rigoler avec vous. Le voyage en solitaire n'apporte pas autant de franches rigolades
Voyage 5 mois et 3 semaines en Amérique du Sud English translation pending
Bonjour,
Il n'est jamais trop tard pour rendre compte de son voyage. Le confinement me laisse enfin du temps pour le faire.
Je suis parti le 17 août 2017 et je suis rentré le 7 février 2018. Entre temps, je suis allé en Argentine par cargo puis une fois sur ce continent, j'ai visité l'Uruguay, l'Argentine et le Chili.
Durant tout ce voyage, j'ai tenu un carnet journalier.
Je me propose de vous le livrer.