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Durée d'escale à Dubaï ou Abu Dhabi avec 2 enfants (vol Paris-Bangkok) English translation pending
Bonjour,
Nous partons l'été prochain en Thaïlande avec nos 2 enfants de 8 et 4 ans au moment du voyage. Je surveille les billets puisque les vols sont en ligne, chez Etihad, qatar et emirates. C'est le 1er long voyage des enfants.
Je voulais éviter les longues escales a la base. Mais finalement je me demandais si ça ne pouvait pas être une solution plus cool de faire au contraire le choix d'une longue escale sur Dubaï ou Abu dhabi. Ça permettrait de faire une vraie nuit en hôtels rire les 2 vols de 6-7 h chacun.
A çeux qui ont expérimenté les longs vols avec enfants, qu'en pensez vous ?
Merce d'avance !
Nous partons l'été prochain en Thaïlande avec nos 2 enfants de 8 et 4 ans au moment du voyage. Je surveille les billets puisque les vols sont en ligne, chez Etihad, qatar et emirates. C'est le 1er long voyage des enfants.
Je voulais éviter les longues escales a la base. Mais finalement je me demandais si ça ne pouvait pas être une solution plus cool de faire au contraire le choix d'une longue escale sur Dubaï ou Abu dhabi. Ça permettrait de faire une vraie nuit en hôtels rire les 2 vols de 6-7 h chacun.
A çeux qui ont expérimenté les longs vols avec enfants, qu'en pensez vous ?
Merce d'avance !
Côte ouest ou est de l'Italie English translation pending
Bonjour !
Je pars 1 semaine en Italie début septembre (du lundi 02 au dimanche 08, on ne peut pas partir plus :/) avec 3 amis. Nous avons tous les 4 20 ans et tous découvrons la première fois l'Italie.
On souhaite trouver un endroit sympas pour se baigner, faire la fête et un peu visiter (les incontournables). Sauf que voilà, sachant que nous partons après les vacances scolaires (beaucoup seront déjà rentré), nous hésitons entre la cote ouest (Toscane) et la cote est (aux alentours de Rimini). Nous voulons une bonne ambiance pour faire la fête (donc du monde).
Avez vous une idée sur ce qui serait le mieux pour cette période ?
Merci d'avance !
Je pars 1 semaine en Italie début septembre (du lundi 02 au dimanche 08, on ne peut pas partir plus :/) avec 3 amis. Nous avons tous les 4 20 ans et tous découvrons la première fois l'Italie.
On souhaite trouver un endroit sympas pour se baigner, faire la fête et un peu visiter (les incontournables). Sauf que voilà, sachant que nous partons après les vacances scolaires (beaucoup seront déjà rentré), nous hésitons entre la cote ouest (Toscane) et la cote est (aux alentours de Rimini). Nous voulons une bonne ambiance pour faire la fête (donc du monde).
Avez vous une idée sur ce qui serait le mieux pour cette période ?
Merci d'avance !
Quand réserver son billet pour Bangkok? English translation pending
Bonjour Voyageur!
J'ai pour projet un voyage en sac à dos dans 1 an, en juillet 2014, en Thailande et au Cambodge.
Je regarde déjà les billets d'avion et Qatar airways a commencer l'ouverture des vols pour cette période!
Mais là, grosse déception, les billets sont à + de 1000 euros A/R 😕
Je pensais réserver au plus tôt afin de profiter des tarifs pas trop excessifs...
Je sais qu'il faut que j'attende encore avant de réserver, surtout que toutes les compagnies n'ont pas encore mise en ligne les réservations pour juillet de l'année prochaine, mais pensez-vous qu'il est possible quand même de trouver un bon prix pour la période de juillet? Et surtout quand réserver son billet? J'aimerais mettre au grand max 700 euros / personne!
Merci à tous!
J'ai pour projet un voyage en sac à dos dans 1 an, en juillet 2014, en Thailande et au Cambodge.
Je regarde déjà les billets d'avion et Qatar airways a commencer l'ouverture des vols pour cette période!
Mais là, grosse déception, les billets sont à + de 1000 euros A/R 😕
Je pensais réserver au plus tôt afin de profiter des tarifs pas trop excessifs...
Je sais qu'il faut que j'attende encore avant de réserver, surtout que toutes les compagnies n'ont pas encore mise en ligne les réservations pour juillet de l'année prochaine, mais pensez-vous qu'il est possible quand même de trouver un bon prix pour la période de juillet? Et surtout quand réserver son billet? J'aimerais mettre au grand max 700 euros / personne!
Merci à tous!
Chroniques d'un été en Chine (2013) English translation pending
Avant-propos :
Pour ceux qui n’ont pas suivi sur voyageforum mon récit sur mon voyage au Gansu l’année dernière et ma préparation de voyage depuis 3 mois, je me présente rapidement ainsi que mon voyage : j’ai 61 ans, des difficultés dans les escaliers (arthrose aux genoux), je voyage en Chine pour la quatrième fois, seule cette année. Mais je ne parle toujours pas chinois sauf quelques mots. Grâce à un avancement j’ai mis un peu d’argent de côté pour financer ce voyage et j’ai obtenu un visa double entrée : deux fois trente jours, avec sortie à Hong Kong au bout des premiers 30 jours.
Je vais essayer de donner des renseignements pratiques tout au long de mon voyage (hôtels, transports, horaires, prix) mais il ne s’agira pas d’un voyage à prix minimum, je m’en excuse pour les VFistes routards. Quand je peux je prends en général des hôtels aux alentours de 300 yuans la chambre (entre 35 et 40 €), pas un lit en dortoir, sauf à HK malheureusement où les prix sont beaucoup plus élevés. Pour les transports aucun vol intérieur : train, bus et voiture louée ou taxi quand ça permet d’aller facilement dans des endroits peu accessibles autrement, là les dépassements de budget sont vites arrivés. J’aurais aimé ne pas dépasser 100 € par jour en moyenne, mais voyageant seule et avec les augmentations de prix en Chine ça va être difficile je crois.
J’ai déjà réservé sur internet (booking.com ou ctrip.com) une bonne partie de mes hébergements. J’ai préparé à l’avance les trajets en train à l’aide de cnvol.com mais ai découvert récemment que chinahighlights donne aussi la disponibilité de places(attention c’est vite complet sur certaines lignes en été) et j’ai réservé mes places à l’avance pour les trois premiers trajets à l’aide d’une agence australienne (adresse en MP ou adressez-vous à Jackfack qui me l’a communiquée, si j’ai des problèmes d’internet, ce qui est le cas en ce moment).
J’emmène pour la première fois un ordinateur dans ce voyage, car j’ai vraiment eu des difficultés à trouver des cafés internet l’année dernière en Chine et lors de notre voyage sur la route de la soie, une petite minorité de nos hôtels mettaient des ordinateurs à disposition de leurs clients. Quant aux imprimantes, il nous a fallu attendre le 40ème jour de notre voyage environ pour en trouver une en bon état de fonctionnement (pour imprimer les réservations d’hôtels). Mais je ne suis pas au top de la technique, notamment pour me connecter facilement à l’internet de chaque hôtel ou pour passer des photos de mon appareil photo au voyageforum.
Itinéraire prévu : Arrivée Pékin sur Air France mercredi après-midi 2 juillet 3 jours dans le Hebei : Chengde et la grande muraille à Jinshanling 3 jours à Pékin (ce sera ma 4ème viste), surtout pour compléter ma visite des musées 2 jours au Shanxi pour découvrir un site de montagne et de temples au sud de Pingyao : Mianshan 1 jour et demin à Luoyang (ville et grottes de Longmen) 3 jours à Zhangjiajie (Hunan) 3 jours et demi à Dehang et Fenghuang, autres sites du Hunan 6 jours environ dans le Guizhou entre Kaili et le village dong de Zhaoxing 5 jours au Guanxi pour revoir Ping’An et Xinping – fin du 1er visa de 30 jours 5 jours et demi à Hong Kong 1 jour et demi à Macao 1 jour à Kaiping et ses diaolous – début du 2ème visa de 30 jours 3 jours à Canton 3 jours en pays hakka autour de Yongding (Fujian) 2 jours dans l’île de Gulang Yu près de Xiamen (Fujian) 8 jours dans l’Anhui : montagnes jaunes, villages du Huizhou et Mont sacré du Jiuhua Shan 1-2 jours dans une ville d’eau, peut-être Wuzhen ou Tongli 3 jours à Shanghai, vol vers Madrid via Amsterdam (KLM) le 31 août.
Je voudrais d’abord remercier tous les VFistes qui m’ont aidée dans la préparation de mon voyage, les habituels du forum Chine et les autres, je ne vous oublie pas. Je vous citerai au fur et à mesure de mon voyage.
Quelques remarques aussi sur les bagages. J’admire les gens qui savent voyager léger, ce n’est pas vraiment dans mes cordes. J’ai réussi à limiter ma valise à 23 kilos et j’emporte un sac à dos (dimensions cabine avion) pour l’ordinateur, l’appareil photo et autres choses fragiles. J’ai aussi cette année un petit sac à dos quechua « air » 22 litres anti-transpiration pour mes randonnées en montagne et dans les villages et un sac à main en toile pour les villes pouvant contenir l’appareil photo, une bouteille et un guide. Pour les bouteilles j’ai 3 protecteurs avec ou sans courroie pour les garder au frais : l’eau ou le coca (achetés en ½ litres) restent frais 2 à 3 heures et il n’y a pas le problème de nettoyage des gourdes. Pour la lessive, cela fait longtemps que nous emportons un équipement constitué petit à petit, notamment au Vieux Campeur : un seau de plastique souple pliable, 2 tendeurs (pour servir de corde à linge), quelques pinces à linges et 3 ou 4 cintres gonflables. Quand nous rencontrons une possibilité de lavage au kilo nous en profitons bien sûr mais l’année dernière ça n’a été vrai qu’une fois, à Pingyao. En ce qui concerne le problème de nourriture, mon système digestif est nettement moins voyageur que moi et je ne supporte plus vraiment les nourritures trop grasses ou trop épicées. Donc cela fait plusieurs étés que je saute les repas de midi au restaurant : des fruits secs, un œuf emporté au petit déjeuner, etc… suffisent à tenir jusqu’au soir si on a pris un petit déjeuner décent. Or en Chine, ça dépend beaucoup des hôtels, mais rares sont ceux qui offrent un petit déjeuner à l’occidentale, ne serait-ce qu’un thé ou un café. Manger le matin des légumes frits ou des œufs trempés dans le piment, je n’y arrive pas. Mais les hôtels chinois ont toujours une bouilloire dans la chambre avec deux tasses et souvent un peu de thé vert. Avec des biscuits et des sachets de cappuccino ou de thé noir aromatisé (amenés de France ou trouvés sur place, mais pas si facilement) on peut se faire un bon petit déjeuner dans les hôtels où le petit déjeuner vous rebute. Oui je sais, certains VFistes vont fermer le fil dégoûtés d’un tel manque de curiosité culinaire et d’adaptation, mais pendant la journée mon but est d’effectuer mes visites dans de bonnes conditions et le soir, quand l’hôtel et des toilettes décentes sont à proximité je peux être plus ouverte au niveau gastronomique. Tout voyageur qui connaît assez bien la Chine sait qu’il faut limiter au strict minimum ses séjours dans les toilettes publiques, même si des progrès ont lieu petit à petit. Quelque chose qui pèse vite dans la valise, ce sont les produits pharmaceutiques et associés : crème solaire, anti-moustiques, anti-diarrhéiques, refroidissement, vos problèmes de santé chroniques, etc… Se faire comprendre dans une pharmacie chinoise n’est pas vraiment évident en général : l’année dernière pour une irritation dans la bouche, j’ai essayé de mimer un gargarisme dans plusieurs pharmacies, ma sœur a trouvé mon imitation très convaincante, mais on m’a proposé du dentifrice et rien d’autre. Nous sommes contentes depuis de nombreuses années d’un produit parapharmaceutique qu’on trouve dans les magasins de sport comme Décathlon ou le Vieux Campeur : ce sont les pastilles hydrostar au citron. Elles se glissent dans le sac à main et quand vous avez un coup de barre parce que la journée est torride, que vous avez trop transpiré ou que la pente est raide, vous en sucez une et ça vous redonne immédiatement un surplus d’énergie. J’en emporte en général une par jour environ. Ils ont aussi des pastilles à dissoudre dans l’eau, pas mal mais plus lourd, et le coca (que je ne bois pas dans l’année) fait ça aussi bien. Je crois que j’ai fait à peu près le tour, mais vous comprendrez que ma valise ne fait pas 10 kilos et qu’elle sera difficile à véhiculer dans les escaliers.
Je vais essayer de tenir ce carnet de voyage à jour mais ça risque d'être difficile si l'internet continue à ne bien fonctionner qu'à quatre heures du matin ...
Itinéraire prévu : Arrivée Pékin sur Air France mercredi après-midi 2 juillet 3 jours dans le Hebei : Chengde et la grande muraille à Jinshanling 3 jours à Pékin (ce sera ma 4ème viste), surtout pour compléter ma visite des musées 2 jours au Shanxi pour découvrir un site de montagne et de temples au sud de Pingyao : Mianshan 1 jour et demin à Luoyang (ville et grottes de Longmen) 3 jours à Zhangjiajie (Hunan) 3 jours et demi à Dehang et Fenghuang, autres sites du Hunan 6 jours environ dans le Guizhou entre Kaili et le village dong de Zhaoxing 5 jours au Guanxi pour revoir Ping’An et Xinping – fin du 1er visa de 30 jours 5 jours et demi à Hong Kong 1 jour et demi à Macao 1 jour à Kaiping et ses diaolous – début du 2ème visa de 30 jours 3 jours à Canton 3 jours en pays hakka autour de Yongding (Fujian) 2 jours dans l’île de Gulang Yu près de Xiamen (Fujian) 8 jours dans l’Anhui : montagnes jaunes, villages du Huizhou et Mont sacré du Jiuhua Shan 1-2 jours dans une ville d’eau, peut-être Wuzhen ou Tongli 3 jours à Shanghai, vol vers Madrid via Amsterdam (KLM) le 31 août.
Je voudrais d’abord remercier tous les VFistes qui m’ont aidée dans la préparation de mon voyage, les habituels du forum Chine et les autres, je ne vous oublie pas. Je vous citerai au fur et à mesure de mon voyage.
Quelques remarques aussi sur les bagages. J’admire les gens qui savent voyager léger, ce n’est pas vraiment dans mes cordes. J’ai réussi à limiter ma valise à 23 kilos et j’emporte un sac à dos (dimensions cabine avion) pour l’ordinateur, l’appareil photo et autres choses fragiles. J’ai aussi cette année un petit sac à dos quechua « air » 22 litres anti-transpiration pour mes randonnées en montagne et dans les villages et un sac à main en toile pour les villes pouvant contenir l’appareil photo, une bouteille et un guide. Pour les bouteilles j’ai 3 protecteurs avec ou sans courroie pour les garder au frais : l’eau ou le coca (achetés en ½ litres) restent frais 2 à 3 heures et il n’y a pas le problème de nettoyage des gourdes. Pour la lessive, cela fait longtemps que nous emportons un équipement constitué petit à petit, notamment au Vieux Campeur : un seau de plastique souple pliable, 2 tendeurs (pour servir de corde à linge), quelques pinces à linges et 3 ou 4 cintres gonflables. Quand nous rencontrons une possibilité de lavage au kilo nous en profitons bien sûr mais l’année dernière ça n’a été vrai qu’une fois, à Pingyao. En ce qui concerne le problème de nourriture, mon système digestif est nettement moins voyageur que moi et je ne supporte plus vraiment les nourritures trop grasses ou trop épicées. Donc cela fait plusieurs étés que je saute les repas de midi au restaurant : des fruits secs, un œuf emporté au petit déjeuner, etc… suffisent à tenir jusqu’au soir si on a pris un petit déjeuner décent. Or en Chine, ça dépend beaucoup des hôtels, mais rares sont ceux qui offrent un petit déjeuner à l’occidentale, ne serait-ce qu’un thé ou un café. Manger le matin des légumes frits ou des œufs trempés dans le piment, je n’y arrive pas. Mais les hôtels chinois ont toujours une bouilloire dans la chambre avec deux tasses et souvent un peu de thé vert. Avec des biscuits et des sachets de cappuccino ou de thé noir aromatisé (amenés de France ou trouvés sur place, mais pas si facilement) on peut se faire un bon petit déjeuner dans les hôtels où le petit déjeuner vous rebute. Oui je sais, certains VFistes vont fermer le fil dégoûtés d’un tel manque de curiosité culinaire et d’adaptation, mais pendant la journée mon but est d’effectuer mes visites dans de bonnes conditions et le soir, quand l’hôtel et des toilettes décentes sont à proximité je peux être plus ouverte au niveau gastronomique. Tout voyageur qui connaît assez bien la Chine sait qu’il faut limiter au strict minimum ses séjours dans les toilettes publiques, même si des progrès ont lieu petit à petit. Quelque chose qui pèse vite dans la valise, ce sont les produits pharmaceutiques et associés : crème solaire, anti-moustiques, anti-diarrhéiques, refroidissement, vos problèmes de santé chroniques, etc… Se faire comprendre dans une pharmacie chinoise n’est pas vraiment évident en général : l’année dernière pour une irritation dans la bouche, j’ai essayé de mimer un gargarisme dans plusieurs pharmacies, ma sœur a trouvé mon imitation très convaincante, mais on m’a proposé du dentifrice et rien d’autre. Nous sommes contentes depuis de nombreuses années d’un produit parapharmaceutique qu’on trouve dans les magasins de sport comme Décathlon ou le Vieux Campeur : ce sont les pastilles hydrostar au citron. Elles se glissent dans le sac à main et quand vous avez un coup de barre parce que la journée est torride, que vous avez trop transpiré ou que la pente est raide, vous en sucez une et ça vous redonne immédiatement un surplus d’énergie. J’en emporte en général une par jour environ. Ils ont aussi des pastilles à dissoudre dans l’eau, pas mal mais plus lourd, et le coca (que je ne bois pas dans l’année) fait ça aussi bien. Je crois que j’ai fait à peu près le tour, mais vous comprendrez que ma valise ne fait pas 10 kilos et qu’elle sera difficile à véhiculer dans les escaliers.
Je vais essayer de tenir ce carnet de voyage à jour mais ça risque d'être difficile si l'internet continue à ne bien fonctionner qu'à quatre heures du matin ...
Quand le 21 ème siècle peut sembler bien lointain-part.1 English translation pending
Le choix de la destination -la préparation:
Ayant déjà parcouru une partie de l'Ethiopie lors d'un précédent voyage effectué en 2008, ma femme et moi avions l'intention d'y repartir afin de mieux appréhender d'autres aspects de ce pays d'Afrique si différent du reste du continent. A l'occasion de notre première visite, nous avions visité le nord et l'est qui se caractérisent par une histoire ayant laissé de nombreuses traces dans les paysages et les villes traversées. Ayant voyagé par saut de puces en avion à cette occasion, nous n'avions pu approcher la réalité des campagnes et leurs diversités. Seul le retour depuis Harar à Addis en voiture nous avait permis de nous rendre compte, en partie, de la dure réalité de la vie rurale, en particulier ces longues files de paysans en marche le long des routes même à des lieux de tout endroit habité. Ce que nous recherchions dans le prochain séjour là-bas, c'était de rencontrer ces différentes ethnies, objet de nombreux documentaires, qui nous les présentaient comme une quasi exception en Afrique. C'était à nous de nous faire une idée réelle de la situation parce qu'entre la réalité et l'image véhiculée par la TV, nous avons appris à nous méfier !! Le choix du lieu étant défini, il fallait trouver le moyen pour nous y rendre. De plus, cette année, nous avions décidé d'emmener les enfants avec nous ce qui n'avait pas été le cas lors de notre premier circuit . Ils ont grandi ( 14 et 16 ans) et depuis quelques années déjà, ils nous suivent : après la Namibie en 2009, ils ont parcouru le Pérou en 2010, le Soudan et l'Afrique Australe en 2011. Malheureusment pour nous, ils ont pris goût à ces circuits lointains. La manière de voyager n'est pas le voyage organisé classique avec circuit en bus, hôtel et une trentaine d'autres Français . A l'autotour a succédé, les circuits personnalisés où nous disposions d'une logistique adaptée à nous seuls . Seule l'Afrique Australe a été visitée en groupe multinational convoyé en camion/bus et logé en camping. Cette dernière expérience a été la plus difficile à supporter en raison de personnalités d'une nationalité difficilement compatible avec la nôtre. Pour notre voyage en Ethiopie, nous avons recherché, tout d'abord, un organisme local qui pouvait proposer un circuit le plus complet possible en 3 semaines environ et bien sûr le moins cher !!! Après quelques envois de mails, nous avions deux choix possibles l'un avec un TO local avec qui nous avions voyagé en 2008 et qui avait été tout à fait correct dans ses prix et prestations et l'autre, un organisme français qui intervient par l'intermédiaire d'un local. Le premier s'engage sur un prix défiant toute concurrence puisqu'il propose d'emmener les ados gratuitement. Nous lui posons quelques questions supplémentaires mais il annonce , par un autre intervenant de l'entreprise, que ce circuit est difficile avec des enfants en raison des conditions climatiques (ce sera la saison des pluies). C'est quasiment la rupture avec lui. Nous sommes alors obligés de nous rabattre sur l'autre TO français. Le prix proposé est convenable après avoir vérifié sur le Net, quels étaient les prix de la concurrence en l'occurence les grands TO français qui ont cette destination à leurs programmes. Restaient à trouver les billets d'avion à des dates qui nous convenaient et bien sûr également les meilleurs marchés. Quelques clics plus tard, nous avions décidé des dates: départ Paris le 18 juillet, retour le 7 août. Durant le mois de juin, il a fallu prendre les visas et envoyé une partie du paiement par virement bancaire à Addis. Comme il s'agissait d'un acompte, le reste devant être payé en dollars sur place, il a fallu faire du change ce qui n'est pas très facile dans sa banque quotidienne. A quelques jours du départ , tout était fin prêt.
Le circuit jour après jour : 18 juillet : Nous quittons notre domicile en taxi à 5h30, direction Roissy, terminal 1 - A 6 h nous commençons l'enregistrement des bagages qui prendra un temps certain (plus d'une heure). Nous voyageons avec Turkish airlines : c'est la première fois que nous partons avec cette compagnie aérienne. Pour rejoindre Addis Abeba, nous passons par Istanbul. Dans notre choix des billets, nous avons pu profiter d'une escale longue afin de pouvoir envisager une visite rapide de cette ville. Nous avions pris sur le net tous les renseignements possibles en ce qui concerne la manière de rejoindre le centre ville depuis l'aéroport. En principe, nous disposions de près de près de 3 heures sur place d'autant que nous disposions des cartes d'embarquement pour le second vol. Après un décollage avec une petite demie heure de retard, le vol de 3 heures et demies s'est déroulé sans problème, une collation très complète nous étant servie. A l'arrivée à Istanbul, nous nous dépêchons de passer les contrôles douaniers et nous nous rendons au métro qui se trouve dans l'enceinte même de l'aéeoport. Nous prenons des livres turques pour disposer de monnaie à un distributeur automatique CB. Le voyage s'effectue sans accroc. Nous quittons le métro pour prendre ensuite le tramway qui nous dépose en plein centre historique à proximité de ste Sophie et de Topkapi. Pour ma femme et moi, c'est le deuxième passage à Istanbul. C'est la découverte pour les enfants. Beaucoup de touristes dans ces quartiers pittoresques et historiques. Malgré tout, Istanbul n'est plus vraiment la porte de l'Orient comme cela était présenté auparavant : la présence de très nombreuses mosquées ne fait pas oublier une occidentalisation très visible en particulier dans la banlieue istanbouliote. Nous piqueniquons devant Ste Sophie. Nous parcourons, ensuite, l'esplanade entre Ste Sophie et la Mosquée Bleue que nous visitons. Nous nous promenons dans les quartiers adjacents qui possèdent de belles maisons ottomannes. Devant le temps qui reste, nous décidons de rentrer à pied jusqu'au terminus du métro qui dessert l'aéroport. Cela nous permet de voir de nombreuses mosquées et d'approcher le quartier du Grand Bazar qui sera l'objet d'une visite plus complète à l'occasion d'un vrai séjour en Turquie. 30 minutes de métro suffisent pour rejoindre l'aéroport Ataturk. Nous décollons avec 30 minutes de retard. Nous profitons de la fin de soirée en vol pour voir le coucher de soleil sur le Bosphore et les îles des Princes. La nuit arrive alors que nous sommes au-dessus d'Antalya. Direction plein sud vers Addis : après avoir traversé la Méditerranée nous remontons le Nil. A Louxor puis Assouan illuminés, succède le Soudan que nous avons parcouru en 2011. Ce fut un très beau voyage dans un pays trop peu visité aux multiples sites archéologiques et au peuple charmant. Nous arrivons à minuit et demi à Addis. Passage en douane et récupération des bagages sans problème : contrôle des bagages à la sortie de l'aéroport où nous attendait notre hôte Yared. Après les présentations, nous nous rendons à l'hôtel en minibus. A 2h15, extinction des feux dans des chambres confortables du Panorama hôtel qui semble neuf. 19 juillet : Courte nuit puisque nous nous levons à 8H30. Petit déjeuner correct avec un personnel très attentionné. Nos guide et chauffeur se présentent à 10 heures comme convenu nous entamons notre visite d'Addis Abeba par le musée national devant lequel un film se tourne pour la TV éthiopienne. Notre guide francophone Leonardo nous présente les différentes salles en nous commentant laconiquement chaque vitrine, ce qui nous suffit . Après ce passage au musée, nous nous dirigeons vers le Mercato, le plus grand marché d'Afrique : en raison des risques des vols et des pickpockets, nous ne nous y arrêtons pas, d'autant que l'intérêt est réduit. Déjà en 2008, nous n'avions fait qu'un court passage. Par rapport, à cette année là, les embouteillages semblent plus importants d'autant que les feux tricolores ne fonctionnent plus aux différents carrefours. Il pleut et la température est douce, ce qui est normal en cette période de l'année. Nous prenons notre premier déjeuner, en plein air, au restaurant situé dans l'enceinte du musée national. Pas de nourriture locale mais beaucoup d'emprunt à la gastronomie italienne, pâtes, pizzas ce qui sera souvent le cas au cours de notre séjour. Après le repas, nous visitons l'ancien palais d'Hailé Sélassié qui appartient maintenant à l'Université. Sur deux étages, nous revivons la période faste de la vie de cet empereur en traversant les différentes pièces gardées toujours par son ancien majordome et maintenues dans un excellent état. Après cette visite, nous partons à Entoto, un quartier périphérique d'Addis où l'empereur Ménélik II à la fin du 19 ème siècle installa son premier palais. De 2350 m nous montons jusqu'à 3000 m d'altitude . La météo n'est pas favorable, la pluie et la brume se sont installées ce qui ne nous permet pas d'avoir un superbe panorama sur la ville qui s'étend au pied de la colline d'Entoto qui est un des lieux de détente des habitants de la capitale et également un des lieux religieux les plus visités lors des cérémonies orthodoxes. En effet, les Ethiopiens appartiennent en majorité à cette religion. Addis est une capitale récente puisqu'elle a été établie à la fin du XIX ème siècle seulement. Jusqu'alors, la capitale était itinérante en fonction de l'ethnie du Négus régnant. Nous visitons le palais de Ménélik qui est une simple demeure au toit de chaume et à deux niveaux dont nous traversons les différentes pièces vides de tout meuble mais affectées chacune à une fonction bien définie. Nous redescendons ensuite dans la capitale en traversant des forêts d'eucalyptus, qui servent de bois de cuisson et de chauffage, transportés sur le dos par des norias de femmes. Nous traversons un quartier où se vendent des tissus très colorés confectionnés par l'ethnie dorze que nous aurons l'occasion de voir dans quelques jours Nous nous rendons à la cathédrale orthodoxe de la Sainte Trinité qui abrite les sarcophages d'Hailé Sélassié, le dernier Négus, et de sa femme. La cathédrale abrite de nombreux vitraux et fresques relatant des événements impériaux importants du XX ème siècle ainsi que les trônes impériaux. De retour à l'hôtel, nous profitons du bar afin de déguster nos premières bières éthiopiennes. Le diner pris au restaurant de l'hôtel se compose d'un buffet copieux où le riz est présenté sous de nombreuses formes afin de faire plaisir à la nombreuse clientèle chinoise de l'établissement. 20 juillet : C'est vraiment le départ : à 9h30, Yared arrive ainsi que les véhicules qui vont nous transporter. 2 4X4 Toyota Lx en très état conduits par Sami et Makonen . Nous disposons d'un véhicule pour la logistique parce que ce circuit est mixte : nous logeons soit à l'hôtel, soit en camping en raison du manque d'hébergement dans certains lieux éloignés de toute ville touristique. Pour les repas pris en camping, il nous faut un cuisinier : c'est Santayo qui va tenir ce rôle. Notre guide qui nous accompagne est Leonardo francophone après avoir fait toutes ses études au lycée français d'Addis. C'est un métisse italo-éthiopien . Son grand-père était venu coloniser l'Ethiopie sous la didacture de Mussolini. Cette équipe très sympathique sera aux petits soins pour nous. Nous nous installons à six dans un véhicule sans toutefois être serré après le chargement des bagages dans l'autre voiture. Aujourd'hui direction Jimma en pays gouragué. Nous quittons Addis, sa pollution, ses embouteillages., cela prend bien une heure car la ville est très étendue. Le temps est frais mais sans pluie. La route est goudronnée sur tout le trajet. Nous traversons des plateaux verdoyants très cultivés mais de manière rudimentaire : pas de tracteurs, seulement des labours à l'araire tirée par des bœufs. Ce sera la règle durant tout notre périple. Quelle que soit l'ethnie rencontrée, les pratiques agricoles sont ancestrales. Encore très peu de mécanisation malgré des surfaces cultivées qui peuvent être importantes. Dans ce cas, il y a regroupement des paysans qui mettent en commun leurs bras et leurs bœufs. Au cours de cette matinée, nous visitons la case d'une famille gouragué grâce à notre guide, nous aurons ainsi l'occasion de pénétrer dans de nombreuses habitations des multiples ethnies que nous rencontrerons. Cela nous permet de connaître leurs habitudes et leurs modes de vie. Le plus souvent, l'intérieur de ces huttes est vide de tout meuble, les quelques vêtements possédés par les familles sont posés sur des fils à linge accrochés à l'armature en bois des habitations. Ici, les animaux sont également logés à l'intérieur. Peu d'ustensiles de cuisine qui est faite directement sur un foyer constitué de pierres. Quelques calebasses servent de verres. Une grand plaque métallique sert à la cuisson de l'injera, le plat traditionnel éthiopien qui est une sorte de crêpe réalisée à partir de farine de teff. Cette céréale endémique est de la famille du mil. Les plats cuisinés sont versés sur l'injera qui sert également d'assiette. Il n'y a pas d'électricité dans ces huttes circulaires faites de bardage de bois d'eucalyptus et d'un toit de chaume. En raison de l'absence de cheminée, l'atmosphère est le plus souvent enfumée et vite irrespirable pour nos poumons occidentaux. Toutes ces habitations fument de toute part et pour nous il nous semble qu'elles vont s'embraser. Nous quittons notre famille après avoir laissé quelques birrs pour le dédommagement et l'accueil charmant. Pour elle aussi, la rencontre avec des enfants étrangers est une découverte. Nous nous arrêtons à Welkite pour manger dans unrestaurant confortable. Les enfants seront gâtés en choisisant des pâtes assaisonnées d'une très bonne sauce tomate. Ce sera souvent leur repas. Pour la viande, ce sera des chicken cutlets, sorte de nuggets de poulet préparés maison. Nôtre équipe d'assitance mange de son côté, . Nous reprenons la route après un arrêt d'environ une heure. Les paysages deviennent plus vallonnés et même montagneux. Nous longeons la rivière Gibé qui devient un peu plus loin l'Omo. Il y a construction de barrages importants dans la région afin de produire de l'électricité qui manque encore cruellement en Ethiopie. Les coupures sont fréquentes même dans Addis. A la fin des travaux de construction, le pays pourra envisager l'exportation de son courant vers les pays limitrophes ( Soudan, Djibouti). Nous faisons quelques arrêts pour nous dérouiller les jambes en particulier au marché d'Abelti. Vers 16 heures, nous arrivons à Jimma où nous logeons à l'hôtel . Nous disposons de deux chambres. Les salles de bain sont déjà bien détériorées pour un établissement qui semble récent. L'eau chaude n' est pas au rendez-vous pour la douche ! Il faut aller se plaindre à l'accueil. Nous faisons le tour du propriétaire et découvrons une piscine de bonne s dimensions mais le climat frais ne nous permet pas d'envisager un plongeon. Le restaurant est sur une terrasse en plein air. Des coupures de courant retarderont notre dîner . Une grosse averse vient perturber la fin de soirée. La rencontre avec des blattes dans la salle de bain fait crier notre fille encore peu habituée à l' Afrique profonde. 21 juillet : Aujourd'hui, nous prenons la direction du sud. La pluie est au rendez-vous. Ce matin , pas d'électricité dans la chambre, l'eau chaude n'est pas au rendez-vous non plus : tout cela est un des défauts inhérents à l'Ethiopie. Ce pays manque pour l'instant d'une production autosuffisante en électricité ce qui nécessite des délestages Pour ce nous concerne , c'est l'installation électrique de l'hôtel qui est en cause. Le petit déjeuner est impacté par ces petits problèmes d'intendance : le café ne peut être fait de même que le pain grillé. Nous quittons Jimma vers 9 h. Fini le goudron , nous entamons notre périple sur piste . Nous nous dirigeons vers Mizan Teferi afin d'y voir des plantations de café. Nous traversons de nombreuses forêts de résineux. Nous nous arrêtons à Bonga pour déjeuner. Il pleut des cordes. Malgré czela, nous mangeons à l'extérieur sous des parasols plutôt des parapluies. L'après midi, nous traversons des plantations de thé. La piste est de plus en plus difficile en raison des chutes de pluie. Des ornières profondes perturbent notre circulation. Il est nécessaire pour Sami, notre chauffeur, de passer en 4X4 afin de se sortir d'embûches désormais quasi permanentes. Cela ralentit notre marche vers le sud. A 16 heures, nous commençons à chercher un lieu pour camper. La pluie s'arrête mais le temps reste bien gris. Ce doit être notre premier campement et cela va se passer dans de difficiles conditions. Leonardo, notre guide, s'emploie à nous trouver un coin sympa pour poser nos tentes nous pensons l'avoir trouvé à proximité d'un hameau Dizi, l'ethnie peuplant la région . Pour cela, il est nécessaire de faire la demande au chef de village qui n'a pa trop l'habitude de recevoir des touristes. Nous bivouaqueront dans un champ surplombant la route et qui abrite plusieurs granges et étables. Devant l'humidité du sol, notre équipe installe nos tentes à l'intérieur même d'une de ces granges. Le temps s'améliore avant le crépuscule. Santayo, notre cuisinier s'installe dans uns hutte servant habituellement de poulailler. Avec la nuit, il est nécessaire de mettre un pull over de plus car l'humidité est bien présente. Durant toute notre installation, la population des alentours s'est densifiée autour du camp car les toursites ne sont légion dans le coin. Les enfants et les adultes s'invitent au camp éphémère Ils nous apportent du bois pour faire un feu qui nous réchauffera durant le repas pris à l'extérieur. Une table a été installée, garnie d'une nappe. Notre équipe mange de son côté et nous sommes servis comme des princes avec notre cuisinier en grande tenue, toque et veste blanche ce qui est totalement incongru dans le lieu. Cela nous amuse et nous prenons des photos de ce premier repas pris en camping . Soupe de légumes, pâtes à la tomate, fruits sont au menu. A la fin du repas, nous nous regroupons tous autour du feu de bois qui crépite. Le cuisinier, jongleur à ses heures, nous fait une démonstration avec des pommes. Nous applaudissons son exhibition réussie. Vers 21 herues nous nous couchons dans notre grange. 22 Juillet : Réveil ver 7h30, après notre première de camping qui s'est passée sans problèmes. Il n'a pas fait froid et le soleil est au rendez-vous sur un très beau paysage de moyenne montagne. Le cuisinier s'st mis en quatre pour notre premier petyit déjeuner, œufs, tartines, confitures, nutella et café éthiopien, bien sûr. Nous le prévenons que les œufs, le matin , ce n'est pas dans nos habitudes culinaires. Il nos propose des pancakes qui feront bientôt notre bonheur à cette heure matinale. Comme lors de tous les repas qu'il nous oprépare , il est en toque et en veste blanche... Vers 9h, nous reprenons la route après avoir marché le long de la route pendant quelques minutes, le temps que notre équipe range le matériel dans les voitures. Cela nous permet de rentrer dans un dispensaire de campagne où ma femme, infirmière, remarque les installations réduites en qualité et en quantité dont dispose son homologue éthiopienne. Mais il est possible tout de même d'y réaliser des accouchements, à condition , toutefois, qu'il n'y est pas de complications. Le premier hôpital est à plus de 3 heures de piste. Nous pénétrons également dans une case de l'ethnie Dizi. Nous prenons le chemein de Mizan Teferi mais après une heure de route, nous apprenons que celle-ci est coupée en raison des fortes pluies récentes. Nous devons envisager de ne pas faire étape dans cette ville où nous devions visiter une plantation de café, la région étant une grande productrice de cette plante d'origine locale. La piste est de plus en plus difficile , des ponts ayant été emportés par des rivières en crue. Vers 11h, nous arrivons à Tum, un gros village entouré d'une végétation tropicale. Nous prévoyons d'y manger. Pour cela, notre cuisinier s'installe dans la cour d'un hôtel local . Nous faisons le tour du propriétaire et visitons les chambres placées tout autour de la cour qui sert de parking, de laverie. Le femmes demandent où se trouvent les toilettes et à leur grande stupéfaction, celles-ci sont derrière l'établissement dans des cabanes en tôle où il est difficile de pénétrer tant les odeurs sont difficilement supportables. Ce sera une des situations les plus désagréables que l'on aura à supporter durant ce circuit. En effet, pour les Ethiopiens, les toilettes ne sont pas primordiales et leur entretien laisse souvent à désirer. Après le déjeuner servi dans le coin bar de l'hôtel, nous reprenons la route pour rejoindre directement Kibbish pour aller à la rencontre du peuple Surma, ethnie belliqueuse du sud éthiopien qi vit le long de l'Omo. Après quelques kilomètres, nous tombons sur une rivière que nous devons passer à gué. Nos chauffeurs s'aperçoivent bien vite que le passage sera délicat voire impossible. D'autres véhicules se présentent : tout d'abord un camion qui réussit à franchir les eaux en furie. Un 4X4 ne tente même pas le passage après que des hommes l'aient fait. L'eau leur arrivait au-dessus du genou. Commes les variations de niveau sont rapides en période d'orage, nous patientons une bonne heure mais le niveau ne baissant pas notre équipe décide de faire demi-tour. En chemin , nous visitons uns famille dizi qui nous fait l'amabilité de nous recevoir chez elle. Grâce à notre guide, nous apprenons à connaître son mode de vie, les cultures qu'elle pratique (maïs, bananier, mil, sorgho) et les animaux qu'elle élève. Comme dans toutes nos visites, nous nous enfumons dans ces cases ne possédant pas d'autre ouverture que la porte d'entrée. Nous les remercions par de menus cadeaux pour les enfants. Nous sommes de retour à l'hôtel où nous avions déjeuné. Nous nous installons dans une chambre pour la nuit en connaissant les inconvénients du lieu. La chambre est propre sans autre mobilier que les lits. Avant la nuit, nous partons au marché qui se tient tout près de l'hôtel. C'est le lieu de rencontre qui permet d'échanger les productions particulières à chacune des ethnies des environs et de trouver la future âme sœur car souvent la tradition nécessite de ne pas se marier avec une personne de son village. De retour à l'hôtel nous croisons un couple de touristes espagnols voyageant comme nous avec chauffeur, guide et cuistot. Cela nous permet de croiser nos informations. Ils doivent également se rendre dans le sud. Notre guide nous annonce que nous tenterons le lendemain un nouveau passage du gué. Sinon, il faudra envisager un etour anticipé et utiliser différemment les journées perdues. Après le souper, nous repartons visiter Tum entourés par une nuée de gamins tout contents d'en voir des différents. Il est vrai qu'il est rare de voyager avec des ados. Les nôtres ont pris l'habitude de ces immersions en terre lointaine ce qui leur a permis d'en apprendre un peu plus sur le monde qui les entoure et de la chance qu'ils ont malgré les problèmes que nous rencontrons. Un enfant nous propose un pose-nuque, ustensile possédé par tous les hommes du sud éthiopien qui leur sert la nuit et également le jour pour s'asseoir. Ce sera notre premier achat de souvenir. A notre retour à la chambre, nous trouvons devant celle-ci un pot pour ne pas avoir à utiliser les toilettes la nuit....... 23 juillet : Pas de moustique, nuit calme mais un problème survient : rejoindre les toilettes. Il faut faire avec les conditions locales . Après ce désagrément passager, nous prenons un bon petit déjeuner avec crêpes au menu. Impeccable. Durant ce moment les chauffeurs sont allés faire un tour au gué. Ils reviennent avec une mauvaise nouvelle, l'eau est encore montée par rapport à la veille. Donc nous abandonnons l'idée de rjoindre Kibbish. Leonardo va s'occuper de comment utiliser les 2 ou 3 jours qui suivent avant de reprendre le cours normal du circuit. Pour cela, il s'entrtient par téléphone avec son patron Yared resté à Addis. Le portable a vraiment du bon. Même dans ces régions très isolées, les liaisons passent bien. Nous remontons comme prévu mais plus tôt à Jimma. Ce sera la journée de la pluie. Celle-ci nous suit ou nous précède. En effet, nous sommes bloqués plusieurs fois par des files de véhicules embourbés et ne disposant pas de la motricité d'un 4X4. Sur certains tronçons en travaux, la boue crée des ornières de plus de 20 centimètres difficiles à emprunter. Cela permet de faire des photos originales. A midi, il est difficile de sortir de la voiture tant l'orage est violent pour rejoindre le restaurant d'un petit village. Durant tout le circuit, nous sommes en pension complète excepté pour les boissons. Si pour les parents, celles-ci sont le plus souvent des bières locales, les enfants bénéficient de Coca ou de Pepsi, les deux marques sont présentes sur le marché éthiopien . Dans ce pays, il n'y a pas encore de canettes et ces boissons sont servies en bouteilles consignées, même dans les endroits les plus reculés du pays. Cela a l'avantage de ne pas voir trop de détritus dans les rues. De même, les sacs plastiques n'existent pas trop. Seules des bouteilles plastiques ont fait leur apparition pour l'eau minérale. A la fin du repas, la pluie a diminué en intensité ce qui nous permet de rejoindre les voitures sans trop patauger. Nous arrivons à jimma en fin d'après midi et retrouvons notre hôtel. La pluie n'a pas amélioré la qualité de ses installations et il est difficle de prendre une douche. L'électricité n'est pas non plus au rendez-vous et je suis dans l'obligation de bidouiller un disjoncteur avec du sparadrap afin de rétablir le courant bien utile pour recharger les différentes batteries des appareils photo et consoles de jeu qui occupent les jeunes durant la route. L'eau de la piscine est marron suite aux intempéries ce qui ne perturbe pas des locaux de s'y tremper dedans. L'heure du repas est retardée en raison des coupures intempestives d'électricité. 24 juillet : Nuit sans moustiques ce qui n'avait pas été le cas lors de notre premier passage. Ce matin , il fait beau, nous partons pour Sodo vers 9h. Nos voitures sont marquées par les passages dans la boue et leur couleur a viré du blanc au marron. Jour de piste. Celle-ci est récente et permet de s'éviter un gros détour pour rejoindre l'autre rive de l'Omo et la vallée du Rift. Nous rencontrons de magnifiques paysages de montagne très verdoyants. Comme partout en Ethiopie, nous croisons beaucoup de monde le long de la route malgré l'espacement des villages. La piste est très sinueuse et parfaitement réalisée avec des barrières de sécurité dans chaque virage. Nous nous arrêtons plusieurs fois afin de rencontrer la population locale en visitant leurs habitations. Les ethnies se succédent mais le mode de vie change peu. Des agriculteurs qui vivent de cultures et d'élevage logeant dans des cases dotées d'un minimum d'équipement. Ils dorment le plus souvent à même le sol en terre battue, couchés sur des peaux de vache. Très peu d'ethnies dorment sur des lits tressés montés sur des armatures de bois. Des callebasses servent de récipients et de louches. Le foyer est fait de pierres où seule une marmite métallique constitue le seul élément moderne de leur matériel usuel. Des bâtiments de culte sont dispersés dans la campagne, même en dehors de tout village. Des églises le plus souvent orthodoxes et circulaires ou bien des mosquées. A midi, nous nous installons dans un hôtel restaurant disposant d'un superbe bar assez irréel pour le lieu très isolé qui nous accueille. L'après midi nous franchissons l'Omo sur le dernier pont existant avant son delta dans le lac Turkana distant de plus de 300 km. Le paysage de gorge est très beau . La chaleur qui ne nous avait pas accompagné depuis notre départ, est enfin là . Plus de 30 ° au thermomètre de la voiture. L'eau du fleuve est brune, chargée d'alluvions suite aux fotes pluies. Cela crée de belles couleurs dans le paysage très verdoyant des rives. La région est très montagneuse aves des sommets qui avoisinent les 3000 m. Nous faisons de nombreux arrêts en raison des beaux points de vue que l'on a sur la rivière et les gorges. Nous arrivons vers 16h30 à Sodo où il pleut à.....seau. Nous nous installons dans deux chambres dont une seule disposera d'eau pour la douche. C'est pourtant le meilleur établissement de la ville !!! Toutes les organisations humanitaires s'y pressent. Dans le jardin de l'hôtel nous croisons une invitée inattendue : une tortue d'environ 40 kg qui se promène tranquillement. Nous prenons l'apéritif sur la terrasse dominant la ville qui semble très active. Au loin, nous entendons des chants religieux provenant d'une église et relayés par des hauts parleurs efficients. Le souper est long et la carte bien que longue ne dispose pas de tous les plats qu'elle propose. Le choix est restreint mais fait le bonheur de tous malgré tout. Heureusement que les pâtes à la tomate sont toujours là !!! 25 juillet : Il a plu beaucoup une bonne partie de la nuit. Ce matin , réveil vers 7h30. Nous nous dirigeons vers Arba Minch, ville située au bord du lac Chamo à environ 150 km. Après la montagne, nous parcourons une plaine souvent marécageuse ce qui permet de voir une faune ornithologique importante. Il y a pas mal d'occasion de s'arrêter : des oiseaux en pagaille, une chute d'eau très embrumée en raison du niveau des eaux, des rivières en crue qu'il faut passer à gué que l'on soit, en automobile, à pieds -humains comme bétail !! Nous longeons les lacs Abaya et Chamo qui possédent une population très importante de crocodiles et d'hippopotames ainsi que des colonies de marabouts et Nous arrivons pour midi et nous installons dans l'hôtel aux chambres confortables et où tout semble fonctionner (eau et électricité). Bonne nourriture également avec, pour les jeunes, des frites et du poulet, tout un programme. Dans le jardin de l'hôtel où nous prenons notre café à la mode éthiopienne, gambade un dik-dik qui fait la joie de tous les enfants présents et même des adultes. Cette après midi nous partons visiter un village de l'ethnie Dorzé qui habite à près de 3000 m d'altitude à environ 30 km d'Arba Minch. Nous quittons la route principale pour s'engager sur une piste qui traverse une forêt de résineux qui nous rappelle celle de nos Alpes d'autant que le temps couvert s'embrume de plus en plus. En sortant des voitures, nous sommes presque transis de froid (6°). Nous visitons le village constitué de huttes en forme de tête d'éléphant caractéristiques de l'ethnie dorze. Celles-ci sont mieux équipées que celles précédemment visitées. Des chaises en bois tendues de peux de vache constituent l'essentiel du mobilier ainsi que des lits. La pièce d'habitation est séparée de celle dédiée aux animaux par une cloison tressée de fibres de faux bananiers (enset). Ceux-ci fournissent une sève qui est extraite de l'écorce pour en faire une pâte (godjo) qui est consommée après une maturation de plus de 3 mois, ensevelie dans le sol et enveloppée dans des feuilles de l'arbre. Les Dorze sont d'excellents tisserands, ce que nous voyons lors de la visite d'un atelier de tissage de coton où seuls travaillent les hommes. Leurs productions sont vendus sur le marché d'Addis dans le quartier situé au pied de la colline d'Entoto. Nous achetons une sorte de plaid aux couleurs éthiopiennes. Le climat est très froid et cela m'inquiète car à la fin du circuit nous nous rendons au parc national de Balé où l'altitude moyenne est de 3000 m, la même que celle d'aujourd'hui. Si les conditions atmosphériques sont les mêmes, il sera difficile de profiter du site et d'y rencontrer ses habitants rares, les loups d'Abyssinie et les nyalas des montagnes. De retour à Arba Minch, je pars parcourir les environs de l'hôtel en particulier l'église de Saint Gabriel dont le parc se remplit d'une foule importante, pendant que le reste de la famille profite du confort des chambres. Après le souper pris dans les jardins de l'hôtel copieusement garni par la bonne société locale, nous allons nous coucher. 26 juillet : Je viens de passer la pire nuit depuis bien longtemps. Hier soir, après un retour à la chambre relativement tôt, la préparation des bagages pour le lendemain étant faite, je rédige un court compte rendu de la journée passée afin de garder plus précisément les petits évènements du voyage, c'est à ce moment que j'entends un chant liturgique issu d'un haut parleur situé à peu de distance de l'hôtel : j'ai vite compris que cela venait de l'église orthodoxe Saint Gabriel située quasiment en face de notre hébergement. Le taux de décibels est très élevé. Je m'en accommode pensant , il était 21h15 environ, que cela allait durer, comme pour nos messes catholiques, environ moins de deux heures. Je me couche et cherche à trouver le sommeil malgré le bruit assourdissant qui envahit la pièce. Le temps passe. Près de 2 heures après le début de l'office, un arrêt des sermons et chants s'effectue. Ouf, cela est fini. Hélas quelques minutes après, les chants liturgiques reprennent . Il en sera ainsi jusqu'au lendemain matin. 7 minutes d'arrêt par heure seulement. Vers 3 heures du matin , j'ai craqué et suis sorti de la chambre en ayant envie de tirer dans les hauts parleurs d'autant que le gardien de l'hôtel que je suis allé voir pour demander des explications, disposé d'une kalachnikov !!!! et cela a duré toute la nuit jusqu'au midi suivant. Je ne suis pas pratiquant, mais la religion orthodoxe ne me comptera pas prochainement dans ses fidèles !!!! N'ayant pas dormi de la nuit, le reste de la famille non plus d'ailleurs, je prends une douche qui me permettra de tenir la journée sans sommeil. Ce matin , excursion en bateau sur le lac Chamo afin de voir ses habitants : crocodiles , hippopotames, et oiseaux, pélicans, marabouts, aigles pêcheurs. Leonardo nous accompagne et servira à pousser l'embarcation quand celle-ci reste tanquée dans la vase d'un haut fond à proximité immédiate des sauriens. Nous en voyons de nombreux, de toute taille, alanguis sur la grève à l'embouchure d'une rivière se déversant dans le lac. Nous restons une heure en s'approchant de plus en plus de ces crocodiles du Nil qui approchent les 6 m. Il y a également de nombreux hippopotames mais ils sont difficiles à photographier car ils nagent et sont le plus souvent immergés. Leur apparition fortuite est courte, le temps de respirer et ils s'enfoncent de nouveau très vite dans les eaux du lac. 2 heures de navigation. Nous rentrons à l'hôtel pour nous restaurer et charger les bagages. Après le repas, nous partons en direction du sud en longeant tout d'abord le lac Chamo. Nous faisons quelques arrêts photo dans la campagne où les champs de maïs succédent à ceux de sorgho et de mil, quand tout n'est pas mélangé !! Pour protéger ces cultures de la voracité des oiseaux, des petites estrades faites de branches d'arbre parsèment les champs. Dessus des enfants armés d'une fronde lancent des cailloux du matin au soir pour effrayer les volatiles trop entreprenants. Dans un village, nous voyons des jeunes jouant au loto , disposant d'un système digne de nore tirage du loto. Une petite cabane en tôle abrite toute une installation pour recharger les batteries de téléphone portable à partir d'un générateur à moteur. En effet, les villages ne disposent pas d'électricité mais par contre, le téléphone portable est bien développé. Tous les 10 km, nous trouvons des réémetteurs ce qui permet de disposer d'un réseau efficace de téléphonie mobile dont on pourrait s'inspirer !!! Nous nous arrêtons au marché de Konso où différents ethnies se retrouvent pour échanger du maïs en particulier. Nous sommes très bien accueillis et aucune animosité envers les touristes se dégage de ces quelques minutes de rencontre. Nous reprenons la route jusqu'à Weyto, un village situé à un carrefour menant vers Jinka et Turmi, les deux portes pour aller visiter les peuples du sud. Nous plantons la tente dans ce qui devait être la cour d'un hôtel, mais de celui-ci, il ne reste que les chambres alignées sur un niveau. Les toilettes sont installées dans des cabanes en tôle où l'odeur est insupportable. Souvenir d'un passé plus glorieux, des restes d'installation sportive en particulier de quoi faire de la gymnastique avec des barres parallèles ou de l'haltérophilie. Sous des abris au toit de chaume, nous trouvons un bar et ce qui devait être une salle de restaurant qui servira à notre cuistot de cuisine. Ce soir, la chaleur est au rendez-vous mais malgré cela nous ne pourrons pas prendre de douche ne disposant que d'un lavabo planté là en plein air. Comme tous les soirs de camping, notre cuisinier nous fait un bon dîner avec en particulier des pizzas, le tout arrosé d'un vin local que nos accompagnateurs nous ont offert. Je tiens à préciser qu'il ne fait pas oublier même un VDQS de chez nous !!! 27 juillet : Avec la fatigue accumulée par le manque de sommeil de la veille, nous dormons très bien d'autant que la nuit a été très douce. Avant le reste de la famille , je pars à la découverte du village et de ses habitants tant humains qu'animaux. Je découvre ainsi les éboueurs locaux : les vautours qui ont pris pension dans toutes les cours des habitations pour les nettoyer. Les enfants conduisent les troupeaux de chèvres et de moutons dans les environs. A mon retour, la famille est prête à prendre le petit déjeuner. Vers 9 h, nous quittons Weyto en direction de Key Afer , village où se mêlent différentes ethnies en particulier, les Tsemaïs, les Bannas et les Hamers. Nous nous arrêtons pour voir un village tsemaï, ethnie très peu différente de celle des Hamers, la différence étant une question de prononciation dans leur langue. Les hommes peuvent épouser jusqu'à 5 femmes qui vivent séparément. Ils peuvent également épouser des Hamers. D'ailleurs, les mariages s'effectuent à partir de villages différents afin de minimiser le risque de consanguinité. Pour nous, à partir de maintenant nous éprouvons un sentiment désagréable car il faut payer pour réaliser des photos. Ce n'est pas le prix qui est en cause mais la manière de faire : les femmes, les enfants s'alignent et l'on choisit qui l'on veut prendre en photo !! Cela ressemble un peu au marché aux esclaves ou au choix d'une prostituée dans une maison close. Je pose la question au guide de donner une somme globale que le village se partagerait, mais ce n'est pas envisageable car ces ethnies sont très individualistes. Il faut faire avec, les us et coutumes du tourisme local !! Nous reprenons la route en traversant de vastes champs dévolus à la culture du coton. Bientôt, la savane deviendra la terre de culture de la cane à sucre au détriment des ethnies qui seront déplacées si les mesures envisagées par le gouvernement éthiopien sont appliquées. Nous arrivons pour midi à Key Afer où nous nous installons pour la nuit. Nous campons dans le jardin d'un hôtel . Nous avons à notre disposition une chambre et sa salle de bain . A midi, beignets de courgette et macaroni au menu accompagnés de viande panée. L'après midi, Leonardo nous emmène dans la campagne environnante afin d'aller à la rencontre de l'ethnie Banna. Nous parcourons pendant 3 heures les chemins tracés entre les champs de maïs, de mil , de tournesol et de sorgho qui constituent l'essentiel des cultures pratiquées dans la région. Nous pénétrons dans des cases afin de connaître la manière de vivre de cette ethnie qui semble vivre comme au temps du néolithique. Les femmes sont habillées de peau de bête. L'intérieur des cases est minimaliste du point de vue de l'aménagement. Une partie est réservée aux animaux (vaches, chèvres). Nous partageons avec eux la boisson qu'ils proposent aux invités : une décoction faite d'enveloppes de grain de café. En effet, lorsqu'ils en cultivent, ils vendent les grains à un bon prix et conservent l'enveloppe de moindre valeur. Grâce à notre guide, et à un guide local qui sert de traducteur entre l'amharique et le banna, nous apprenons que l'allumette n'a fait son apparition ici qu'il y a 5 ans !!Comme chez les Tsemaïs, le Banna peut avoir 5 femmes. Il n'y a aucune notion de temps : l'âge des individus est inconnu. Même la notion d'année n'existe pas ce qui permettrait de se répérer. Le foyer est fait à l'intérieur même de la case d'où une fumée vite suffocante. De plus, en raison de la faible taille de l'ouverture, la pénombre est quasi constante. En plus de la hutte d'habitation, chaque famille dispose de granges cylindriques placées sur pilotis afin de se protéger des rongeurs principalement et associées à chacune des cultures pratiquées. De même les poulaillers faits en branchage d'épineux sont surélevés afin de protéger la volaille des prédateurs tels que les hyènes. Au cours de notre promenade, nous croisons des hommes qui sont le plus souvent armés de fusil type kalachnikov : ce sont des gardiens de troupeau qui se protégent ainsi de mauvaises rencontres !! En effet, dans ces régions du sud de l'Ethiopie, les razzias pour voler du bétail ne sont pas rares entre ethnies. Nous sommes de retour au campement après avoir visité des formations géologiques de bad lands situées à proximité même du village. 28 juillet : La nuit a été bonne sous tente excepté la fin qui a été bruyante en raison de la messe orthodoxe à partir de 5 h du mat . Les hauts parleurs à fond ont trnsmis les chants et les sermons des prêtres. Aujourd'hui piste pour Jinka que nous atteignons en fin de matinée après quelques arrêts pour prendre des clichés de la vie rurale . Pour atteiindre l'hôtel situé à l'entrée de la ville nous traversons à gué une rivière qui sera dans quelques heures infranchissable. L'hôtel est situé dans un magnifique parc très bien fleuri. Nous disposons de 2 chambres spacieuses mais sans eau;Il faudra de nombreux dialogues avec la réception pour en obtenir. Le restaurant est très agréable et nous buvons le café sur la terrasse en regardant l'ouverture des Jerux Olympiques. Nos guide et chauffeur viennent nous cherfcher vers 14h30 pour aller visiter le marché local. Quelques centaines de mètres nous séparent du centre ville où se trouve la piste d'atterrissage de l'aéroport !!! Les avions ne se posent plus en particulier durant la période des pluies qui rendent impraticables cette piste en herbe. L'activité est très importante sur ce marché hebdomadaire où de nombreuses ethnies viennent échanger leurs productions. Nous voyons également le marché aux bestiaux où l'on trouve de magnifiques bœufs. Le prix y sont très importants puisque un bœuf peut atteindre les 1500 euros. (30000 birrs). Le qat est également vendu de même que des feuilles de tabac. La principale ethnie rencontrée est celle des Aris. Ce jour, pas de Mursis peut être en raison de la saison des pluies qui perturbent les déplacements sur de longues distances. Pour transporter les grosses charges ce sont des ânes qui servent de moyen de transport. Ils ont même un parc de stationnement qui leur est affecté durant la période de marché. Le textile est de plus en plus importé de Chine ce qui fait une perte d'identité pour les différentes ethnies dans les costumes. C'est surtout évident pour les hommes. La mode vestimentaire locale reste surtout l'apanage des femmes. Les maillots d'équipe de foot font sensation chez les jeunes garçons principalement. Et pourtant le football n'est pas réellement pratiqué en ethiopie et en particulier dans les campagnes. C'est le développement de la télévision qui a entraîné cet engouement. Nous restons une paire d'heures sur le marché de Jinka avant de rejoindre un autre marché à une dizaine de kilomètres de là. Il est établi sur une vaste place herbeuse où de nombreuses femmes ont installé leur stand. Celui-ci est souvent une toile posée à même le sol où sont installées les différentes productions agricoles. (maïs, pois, oignons). Quelques unes proposent des plats cuisinés pour restaurer les visiteurs et vendeurs. Peu de produits locaux en ce qui concerne l'habillement et le textile. Seules quelques cotonnades locales sont venues. Bientôt arrive un violent orage qui entraîne un pliage rapide des stands et un repli stratégique vers des abris de fortune. Nous rentrons à l'hôtel précipitamment ce que nous ne regrettons pas car il faut franchir une rivière à gué qui sera en crue. Nous la verrons monter en quelques minutes de plus de 3 mètres. Impossible de la franchir, ce qui dérange les piétons qui devront emprunter une passerelle de fortune pendant quelques heures, le temps que le niveau baisse. Quelques intrépides se lancent tout de même à passer ce qui laisse à penser que la situation est fréquente. Pour nous , la fin d'après midi se passe à l'hôtel à se reposer et à profiter d'une bonne douche dès lors que l'eau chaude revient.
Pour voir des photos de ce voyage et du voyage effectué en 2008: http://www.panoramio.com/user/2279867/tags/P-Ethiopie-Ethiopia
Ayant déjà parcouru une partie de l'Ethiopie lors d'un précédent voyage effectué en 2008, ma femme et moi avions l'intention d'y repartir afin de mieux appréhender d'autres aspects de ce pays d'Afrique si différent du reste du continent. A l'occasion de notre première visite, nous avions visité le nord et l'est qui se caractérisent par une histoire ayant laissé de nombreuses traces dans les paysages et les villes traversées. Ayant voyagé par saut de puces en avion à cette occasion, nous n'avions pu approcher la réalité des campagnes et leurs diversités. Seul le retour depuis Harar à Addis en voiture nous avait permis de nous rendre compte, en partie, de la dure réalité de la vie rurale, en particulier ces longues files de paysans en marche le long des routes même à des lieux de tout endroit habité. Ce que nous recherchions dans le prochain séjour là-bas, c'était de rencontrer ces différentes ethnies, objet de nombreux documentaires, qui nous les présentaient comme une quasi exception en Afrique. C'était à nous de nous faire une idée réelle de la situation parce qu'entre la réalité et l'image véhiculée par la TV, nous avons appris à nous méfier !! Le choix du lieu étant défini, il fallait trouver le moyen pour nous y rendre. De plus, cette année, nous avions décidé d'emmener les enfants avec nous ce qui n'avait pas été le cas lors de notre premier circuit . Ils ont grandi ( 14 et 16 ans) et depuis quelques années déjà, ils nous suivent : après la Namibie en 2009, ils ont parcouru le Pérou en 2010, le Soudan et l'Afrique Australe en 2011. Malheureusment pour nous, ils ont pris goût à ces circuits lointains. La manière de voyager n'est pas le voyage organisé classique avec circuit en bus, hôtel et une trentaine d'autres Français . A l'autotour a succédé, les circuits personnalisés où nous disposions d'une logistique adaptée à nous seuls . Seule l'Afrique Australe a été visitée en groupe multinational convoyé en camion/bus et logé en camping. Cette dernière expérience a été la plus difficile à supporter en raison de personnalités d'une nationalité difficilement compatible avec la nôtre. Pour notre voyage en Ethiopie, nous avons recherché, tout d'abord, un organisme local qui pouvait proposer un circuit le plus complet possible en 3 semaines environ et bien sûr le moins cher !!! Après quelques envois de mails, nous avions deux choix possibles l'un avec un TO local avec qui nous avions voyagé en 2008 et qui avait été tout à fait correct dans ses prix et prestations et l'autre, un organisme français qui intervient par l'intermédiaire d'un local. Le premier s'engage sur un prix défiant toute concurrence puisqu'il propose d'emmener les ados gratuitement. Nous lui posons quelques questions supplémentaires mais il annonce , par un autre intervenant de l'entreprise, que ce circuit est difficile avec des enfants en raison des conditions climatiques (ce sera la saison des pluies). C'est quasiment la rupture avec lui. Nous sommes alors obligés de nous rabattre sur l'autre TO français. Le prix proposé est convenable après avoir vérifié sur le Net, quels étaient les prix de la concurrence en l'occurence les grands TO français qui ont cette destination à leurs programmes. Restaient à trouver les billets d'avion à des dates qui nous convenaient et bien sûr également les meilleurs marchés. Quelques clics plus tard, nous avions décidé des dates: départ Paris le 18 juillet, retour le 7 août. Durant le mois de juin, il a fallu prendre les visas et envoyé une partie du paiement par virement bancaire à Addis. Comme il s'agissait d'un acompte, le reste devant être payé en dollars sur place, il a fallu faire du change ce qui n'est pas très facile dans sa banque quotidienne. A quelques jours du départ , tout était fin prêt.
Le circuit jour après jour : 18 juillet : Nous quittons notre domicile en taxi à 5h30, direction Roissy, terminal 1 - A 6 h nous commençons l'enregistrement des bagages qui prendra un temps certain (plus d'une heure). Nous voyageons avec Turkish airlines : c'est la première fois que nous partons avec cette compagnie aérienne. Pour rejoindre Addis Abeba, nous passons par Istanbul. Dans notre choix des billets, nous avons pu profiter d'une escale longue afin de pouvoir envisager une visite rapide de cette ville. Nous avions pris sur le net tous les renseignements possibles en ce qui concerne la manière de rejoindre le centre ville depuis l'aéroport. En principe, nous disposions de près de près de 3 heures sur place d'autant que nous disposions des cartes d'embarquement pour le second vol. Après un décollage avec une petite demie heure de retard, le vol de 3 heures et demies s'est déroulé sans problème, une collation très complète nous étant servie. A l'arrivée à Istanbul, nous nous dépêchons de passer les contrôles douaniers et nous nous rendons au métro qui se trouve dans l'enceinte même de l'aéeoport. Nous prenons des livres turques pour disposer de monnaie à un distributeur automatique CB. Le voyage s'effectue sans accroc. Nous quittons le métro pour prendre ensuite le tramway qui nous dépose en plein centre historique à proximité de ste Sophie et de Topkapi. Pour ma femme et moi, c'est le deuxième passage à Istanbul. C'est la découverte pour les enfants. Beaucoup de touristes dans ces quartiers pittoresques et historiques. Malgré tout, Istanbul n'est plus vraiment la porte de l'Orient comme cela était présenté auparavant : la présence de très nombreuses mosquées ne fait pas oublier une occidentalisation très visible en particulier dans la banlieue istanbouliote. Nous piqueniquons devant Ste Sophie. Nous parcourons, ensuite, l'esplanade entre Ste Sophie et la Mosquée Bleue que nous visitons. Nous nous promenons dans les quartiers adjacents qui possèdent de belles maisons ottomannes. Devant le temps qui reste, nous décidons de rentrer à pied jusqu'au terminus du métro qui dessert l'aéroport. Cela nous permet de voir de nombreuses mosquées et d'approcher le quartier du Grand Bazar qui sera l'objet d'une visite plus complète à l'occasion d'un vrai séjour en Turquie. 30 minutes de métro suffisent pour rejoindre l'aéroport Ataturk. Nous décollons avec 30 minutes de retard. Nous profitons de la fin de soirée en vol pour voir le coucher de soleil sur le Bosphore et les îles des Princes. La nuit arrive alors que nous sommes au-dessus d'Antalya. Direction plein sud vers Addis : après avoir traversé la Méditerranée nous remontons le Nil. A Louxor puis Assouan illuminés, succède le Soudan que nous avons parcouru en 2011. Ce fut un très beau voyage dans un pays trop peu visité aux multiples sites archéologiques et au peuple charmant. Nous arrivons à minuit et demi à Addis. Passage en douane et récupération des bagages sans problème : contrôle des bagages à la sortie de l'aéroport où nous attendait notre hôte Yared. Après les présentations, nous nous rendons à l'hôtel en minibus. A 2h15, extinction des feux dans des chambres confortables du Panorama hôtel qui semble neuf. 19 juillet : Courte nuit puisque nous nous levons à 8H30. Petit déjeuner correct avec un personnel très attentionné. Nos guide et chauffeur se présentent à 10 heures comme convenu nous entamons notre visite d'Addis Abeba par le musée national devant lequel un film se tourne pour la TV éthiopienne. Notre guide francophone Leonardo nous présente les différentes salles en nous commentant laconiquement chaque vitrine, ce qui nous suffit . Après ce passage au musée, nous nous dirigeons vers le Mercato, le plus grand marché d'Afrique : en raison des risques des vols et des pickpockets, nous ne nous y arrêtons pas, d'autant que l'intérêt est réduit. Déjà en 2008, nous n'avions fait qu'un court passage. Par rapport, à cette année là, les embouteillages semblent plus importants d'autant que les feux tricolores ne fonctionnent plus aux différents carrefours. Il pleut et la température est douce, ce qui est normal en cette période de l'année. Nous prenons notre premier déjeuner, en plein air, au restaurant situé dans l'enceinte du musée national. Pas de nourriture locale mais beaucoup d'emprunt à la gastronomie italienne, pâtes, pizzas ce qui sera souvent le cas au cours de notre séjour. Après le repas, nous visitons l'ancien palais d'Hailé Sélassié qui appartient maintenant à l'Université. Sur deux étages, nous revivons la période faste de la vie de cet empereur en traversant les différentes pièces gardées toujours par son ancien majordome et maintenues dans un excellent état. Après cette visite, nous partons à Entoto, un quartier périphérique d'Addis où l'empereur Ménélik II à la fin du 19 ème siècle installa son premier palais. De 2350 m nous montons jusqu'à 3000 m d'altitude . La météo n'est pas favorable, la pluie et la brume se sont installées ce qui ne nous permet pas d'avoir un superbe panorama sur la ville qui s'étend au pied de la colline d'Entoto qui est un des lieux de détente des habitants de la capitale et également un des lieux religieux les plus visités lors des cérémonies orthodoxes. En effet, les Ethiopiens appartiennent en majorité à cette religion. Addis est une capitale récente puisqu'elle a été établie à la fin du XIX ème siècle seulement. Jusqu'alors, la capitale était itinérante en fonction de l'ethnie du Négus régnant. Nous visitons le palais de Ménélik qui est une simple demeure au toit de chaume et à deux niveaux dont nous traversons les différentes pièces vides de tout meuble mais affectées chacune à une fonction bien définie. Nous redescendons ensuite dans la capitale en traversant des forêts d'eucalyptus, qui servent de bois de cuisson et de chauffage, transportés sur le dos par des norias de femmes. Nous traversons un quartier où se vendent des tissus très colorés confectionnés par l'ethnie dorze que nous aurons l'occasion de voir dans quelques jours Nous nous rendons à la cathédrale orthodoxe de la Sainte Trinité qui abrite les sarcophages d'Hailé Sélassié, le dernier Négus, et de sa femme. La cathédrale abrite de nombreux vitraux et fresques relatant des événements impériaux importants du XX ème siècle ainsi que les trônes impériaux. De retour à l'hôtel, nous profitons du bar afin de déguster nos premières bières éthiopiennes. Le diner pris au restaurant de l'hôtel se compose d'un buffet copieux où le riz est présenté sous de nombreuses formes afin de faire plaisir à la nombreuse clientèle chinoise de l'établissement. 20 juillet : C'est vraiment le départ : à 9h30, Yared arrive ainsi que les véhicules qui vont nous transporter. 2 4X4 Toyota Lx en très état conduits par Sami et Makonen . Nous disposons d'un véhicule pour la logistique parce que ce circuit est mixte : nous logeons soit à l'hôtel, soit en camping en raison du manque d'hébergement dans certains lieux éloignés de toute ville touristique. Pour les repas pris en camping, il nous faut un cuisinier : c'est Santayo qui va tenir ce rôle. Notre guide qui nous accompagne est Leonardo francophone après avoir fait toutes ses études au lycée français d'Addis. C'est un métisse italo-éthiopien . Son grand-père était venu coloniser l'Ethiopie sous la didacture de Mussolini. Cette équipe très sympathique sera aux petits soins pour nous. Nous nous installons à six dans un véhicule sans toutefois être serré après le chargement des bagages dans l'autre voiture. Aujourd'hui direction Jimma en pays gouragué. Nous quittons Addis, sa pollution, ses embouteillages., cela prend bien une heure car la ville est très étendue. Le temps est frais mais sans pluie. La route est goudronnée sur tout le trajet. Nous traversons des plateaux verdoyants très cultivés mais de manière rudimentaire : pas de tracteurs, seulement des labours à l'araire tirée par des bœufs. Ce sera la règle durant tout notre périple. Quelle que soit l'ethnie rencontrée, les pratiques agricoles sont ancestrales. Encore très peu de mécanisation malgré des surfaces cultivées qui peuvent être importantes. Dans ce cas, il y a regroupement des paysans qui mettent en commun leurs bras et leurs bœufs. Au cours de cette matinée, nous visitons la case d'une famille gouragué grâce à notre guide, nous aurons ainsi l'occasion de pénétrer dans de nombreuses habitations des multiples ethnies que nous rencontrerons. Cela nous permet de connaître leurs habitudes et leurs modes de vie. Le plus souvent, l'intérieur de ces huttes est vide de tout meuble, les quelques vêtements possédés par les familles sont posés sur des fils à linge accrochés à l'armature en bois des habitations. Ici, les animaux sont également logés à l'intérieur. Peu d'ustensiles de cuisine qui est faite directement sur un foyer constitué de pierres. Quelques calebasses servent de verres. Une grand plaque métallique sert à la cuisson de l'injera, le plat traditionnel éthiopien qui est une sorte de crêpe réalisée à partir de farine de teff. Cette céréale endémique est de la famille du mil. Les plats cuisinés sont versés sur l'injera qui sert également d'assiette. Il n'y a pas d'électricité dans ces huttes circulaires faites de bardage de bois d'eucalyptus et d'un toit de chaume. En raison de l'absence de cheminée, l'atmosphère est le plus souvent enfumée et vite irrespirable pour nos poumons occidentaux. Toutes ces habitations fument de toute part et pour nous il nous semble qu'elles vont s'embraser. Nous quittons notre famille après avoir laissé quelques birrs pour le dédommagement et l'accueil charmant. Pour elle aussi, la rencontre avec des enfants étrangers est une découverte. Nous nous arrêtons à Welkite pour manger dans unrestaurant confortable. Les enfants seront gâtés en choisisant des pâtes assaisonnées d'une très bonne sauce tomate. Ce sera souvent leur repas. Pour la viande, ce sera des chicken cutlets, sorte de nuggets de poulet préparés maison. Nôtre équipe d'assitance mange de son côté, . Nous reprenons la route après un arrêt d'environ une heure. Les paysages deviennent plus vallonnés et même montagneux. Nous longeons la rivière Gibé qui devient un peu plus loin l'Omo. Il y a construction de barrages importants dans la région afin de produire de l'électricité qui manque encore cruellement en Ethiopie. Les coupures sont fréquentes même dans Addis. A la fin des travaux de construction, le pays pourra envisager l'exportation de son courant vers les pays limitrophes ( Soudan, Djibouti). Nous faisons quelques arrêts pour nous dérouiller les jambes en particulier au marché d'Abelti. Vers 16 heures, nous arrivons à Jimma où nous logeons à l'hôtel . Nous disposons de deux chambres. Les salles de bain sont déjà bien détériorées pour un établissement qui semble récent. L'eau chaude n' est pas au rendez-vous pour la douche ! Il faut aller se plaindre à l'accueil. Nous faisons le tour du propriétaire et découvrons une piscine de bonne s dimensions mais le climat frais ne nous permet pas d'envisager un plongeon. Le restaurant est sur une terrasse en plein air. Des coupures de courant retarderont notre dîner . Une grosse averse vient perturber la fin de soirée. La rencontre avec des blattes dans la salle de bain fait crier notre fille encore peu habituée à l' Afrique profonde. 21 juillet : Aujourd'hui, nous prenons la direction du sud. La pluie est au rendez-vous. Ce matin , pas d'électricité dans la chambre, l'eau chaude n'est pas au rendez-vous non plus : tout cela est un des défauts inhérents à l'Ethiopie. Ce pays manque pour l'instant d'une production autosuffisante en électricité ce qui nécessite des délestages Pour ce nous concerne , c'est l'installation électrique de l'hôtel qui est en cause. Le petit déjeuner est impacté par ces petits problèmes d'intendance : le café ne peut être fait de même que le pain grillé. Nous quittons Jimma vers 9 h. Fini le goudron , nous entamons notre périple sur piste . Nous nous dirigeons vers Mizan Teferi afin d'y voir des plantations de café. Nous traversons de nombreuses forêts de résineux. Nous nous arrêtons à Bonga pour déjeuner. Il pleut des cordes. Malgré czela, nous mangeons à l'extérieur sous des parasols plutôt des parapluies. L'après midi, nous traversons des plantations de thé. La piste est de plus en plus difficile en raison des chutes de pluie. Des ornières profondes perturbent notre circulation. Il est nécessaire pour Sami, notre chauffeur, de passer en 4X4 afin de se sortir d'embûches désormais quasi permanentes. Cela ralentit notre marche vers le sud. A 16 heures, nous commençons à chercher un lieu pour camper. La pluie s'arrête mais le temps reste bien gris. Ce doit être notre premier campement et cela va se passer dans de difficiles conditions. Leonardo, notre guide, s'emploie à nous trouver un coin sympa pour poser nos tentes nous pensons l'avoir trouvé à proximité d'un hameau Dizi, l'ethnie peuplant la région . Pour cela, il est nécessaire de faire la demande au chef de village qui n'a pa trop l'habitude de recevoir des touristes. Nous bivouaqueront dans un champ surplombant la route et qui abrite plusieurs granges et étables. Devant l'humidité du sol, notre équipe installe nos tentes à l'intérieur même d'une de ces granges. Le temps s'améliore avant le crépuscule. Santayo, notre cuisinier s'installe dans uns hutte servant habituellement de poulailler. Avec la nuit, il est nécessaire de mettre un pull over de plus car l'humidité est bien présente. Durant toute notre installation, la population des alentours s'est densifiée autour du camp car les toursites ne sont légion dans le coin. Les enfants et les adultes s'invitent au camp éphémère Ils nous apportent du bois pour faire un feu qui nous réchauffera durant le repas pris à l'extérieur. Une table a été installée, garnie d'une nappe. Notre équipe mange de son côté et nous sommes servis comme des princes avec notre cuisinier en grande tenue, toque et veste blanche ce qui est totalement incongru dans le lieu. Cela nous amuse et nous prenons des photos de ce premier repas pris en camping . Soupe de légumes, pâtes à la tomate, fruits sont au menu. A la fin du repas, nous nous regroupons tous autour du feu de bois qui crépite. Le cuisinier, jongleur à ses heures, nous fait une démonstration avec des pommes. Nous applaudissons son exhibition réussie. Vers 21 herues nous nous couchons dans notre grange. 22 Juillet : Réveil ver 7h30, après notre première de camping qui s'est passée sans problèmes. Il n'a pas fait froid et le soleil est au rendez-vous sur un très beau paysage de moyenne montagne. Le cuisinier s'st mis en quatre pour notre premier petyit déjeuner, œufs, tartines, confitures, nutella et café éthiopien, bien sûr. Nous le prévenons que les œufs, le matin , ce n'est pas dans nos habitudes culinaires. Il nos propose des pancakes qui feront bientôt notre bonheur à cette heure matinale. Comme lors de tous les repas qu'il nous oprépare , il est en toque et en veste blanche... Vers 9h, nous reprenons la route après avoir marché le long de la route pendant quelques minutes, le temps que notre équipe range le matériel dans les voitures. Cela nous permet de rentrer dans un dispensaire de campagne où ma femme, infirmière, remarque les installations réduites en qualité et en quantité dont dispose son homologue éthiopienne. Mais il est possible tout de même d'y réaliser des accouchements, à condition , toutefois, qu'il n'y est pas de complications. Le premier hôpital est à plus de 3 heures de piste. Nous pénétrons également dans une case de l'ethnie Dizi. Nous prenons le chemein de Mizan Teferi mais après une heure de route, nous apprenons que celle-ci est coupée en raison des fortes pluies récentes. Nous devons envisager de ne pas faire étape dans cette ville où nous devions visiter une plantation de café, la région étant une grande productrice de cette plante d'origine locale. La piste est de plus en plus difficile , des ponts ayant été emportés par des rivières en crue. Vers 11h, nous arrivons à Tum, un gros village entouré d'une végétation tropicale. Nous prévoyons d'y manger. Pour cela, notre cuisinier s'installe dans la cour d'un hôtel local . Nous faisons le tour du propriétaire et visitons les chambres placées tout autour de la cour qui sert de parking, de laverie. Le femmes demandent où se trouvent les toilettes et à leur grande stupéfaction, celles-ci sont derrière l'établissement dans des cabanes en tôle où il est difficile de pénétrer tant les odeurs sont difficilement supportables. Ce sera une des situations les plus désagréables que l'on aura à supporter durant ce circuit. En effet, pour les Ethiopiens, les toilettes ne sont pas primordiales et leur entretien laisse souvent à désirer. Après le déjeuner servi dans le coin bar de l'hôtel, nous reprenons la route pour rejoindre directement Kibbish pour aller à la rencontre du peuple Surma, ethnie belliqueuse du sud éthiopien qi vit le long de l'Omo. Après quelques kilomètres, nous tombons sur une rivière que nous devons passer à gué. Nos chauffeurs s'aperçoivent bien vite que le passage sera délicat voire impossible. D'autres véhicules se présentent : tout d'abord un camion qui réussit à franchir les eaux en furie. Un 4X4 ne tente même pas le passage après que des hommes l'aient fait. L'eau leur arrivait au-dessus du genou. Commes les variations de niveau sont rapides en période d'orage, nous patientons une bonne heure mais le niveau ne baissant pas notre équipe décide de faire demi-tour. En chemin , nous visitons uns famille dizi qui nous fait l'amabilité de nous recevoir chez elle. Grâce à notre guide, nous apprenons à connaître son mode de vie, les cultures qu'elle pratique (maïs, bananier, mil, sorgho) et les animaux qu'elle élève. Comme dans toutes nos visites, nous nous enfumons dans ces cases ne possédant pas d'autre ouverture que la porte d'entrée. Nous les remercions par de menus cadeaux pour les enfants. Nous sommes de retour à l'hôtel où nous avions déjeuné. Nous nous installons dans une chambre pour la nuit en connaissant les inconvénients du lieu. La chambre est propre sans autre mobilier que les lits. Avant la nuit, nous partons au marché qui se tient tout près de l'hôtel. C'est le lieu de rencontre qui permet d'échanger les productions particulières à chacune des ethnies des environs et de trouver la future âme sœur car souvent la tradition nécessite de ne pas se marier avec une personne de son village. De retour à l'hôtel nous croisons un couple de touristes espagnols voyageant comme nous avec chauffeur, guide et cuistot. Cela nous permet de croiser nos informations. Ils doivent également se rendre dans le sud. Notre guide nous annonce que nous tenterons le lendemain un nouveau passage du gué. Sinon, il faudra envisager un etour anticipé et utiliser différemment les journées perdues. Après le souper, nous repartons visiter Tum entourés par une nuée de gamins tout contents d'en voir des différents. Il est vrai qu'il est rare de voyager avec des ados. Les nôtres ont pris l'habitude de ces immersions en terre lointaine ce qui leur a permis d'en apprendre un peu plus sur le monde qui les entoure et de la chance qu'ils ont malgré les problèmes que nous rencontrons. Un enfant nous propose un pose-nuque, ustensile possédé par tous les hommes du sud éthiopien qui leur sert la nuit et également le jour pour s'asseoir. Ce sera notre premier achat de souvenir. A notre retour à la chambre, nous trouvons devant celle-ci un pot pour ne pas avoir à utiliser les toilettes la nuit....... 23 juillet : Pas de moustique, nuit calme mais un problème survient : rejoindre les toilettes. Il faut faire avec les conditions locales . Après ce désagrément passager, nous prenons un bon petit déjeuner avec crêpes au menu. Impeccable. Durant ce moment les chauffeurs sont allés faire un tour au gué. Ils reviennent avec une mauvaise nouvelle, l'eau est encore montée par rapport à la veille. Donc nous abandonnons l'idée de rjoindre Kibbish. Leonardo va s'occuper de comment utiliser les 2 ou 3 jours qui suivent avant de reprendre le cours normal du circuit. Pour cela, il s'entrtient par téléphone avec son patron Yared resté à Addis. Le portable a vraiment du bon. Même dans ces régions très isolées, les liaisons passent bien. Nous remontons comme prévu mais plus tôt à Jimma. Ce sera la journée de la pluie. Celle-ci nous suit ou nous précède. En effet, nous sommes bloqués plusieurs fois par des files de véhicules embourbés et ne disposant pas de la motricité d'un 4X4. Sur certains tronçons en travaux, la boue crée des ornières de plus de 20 centimètres difficiles à emprunter. Cela permet de faire des photos originales. A midi, il est difficile de sortir de la voiture tant l'orage est violent pour rejoindre le restaurant d'un petit village. Durant tout le circuit, nous sommes en pension complète excepté pour les boissons. Si pour les parents, celles-ci sont le plus souvent des bières locales, les enfants bénéficient de Coca ou de Pepsi, les deux marques sont présentes sur le marché éthiopien . Dans ce pays, il n'y a pas encore de canettes et ces boissons sont servies en bouteilles consignées, même dans les endroits les plus reculés du pays. Cela a l'avantage de ne pas voir trop de détritus dans les rues. De même, les sacs plastiques n'existent pas trop. Seules des bouteilles plastiques ont fait leur apparition pour l'eau minérale. A la fin du repas, la pluie a diminué en intensité ce qui nous permet de rejoindre les voitures sans trop patauger. Nous arrivons à jimma en fin d'après midi et retrouvons notre hôtel. La pluie n'a pas amélioré la qualité de ses installations et il est difficle de prendre une douche. L'électricité n'est pas non plus au rendez-vous et je suis dans l'obligation de bidouiller un disjoncteur avec du sparadrap afin de rétablir le courant bien utile pour recharger les différentes batteries des appareils photo et consoles de jeu qui occupent les jeunes durant la route. L'eau de la piscine est marron suite aux intempéries ce qui ne perturbe pas des locaux de s'y tremper dedans. L'heure du repas est retardée en raison des coupures intempestives d'électricité. 24 juillet : Nuit sans moustiques ce qui n'avait pas été le cas lors de notre premier passage. Ce matin , il fait beau, nous partons pour Sodo vers 9h. Nos voitures sont marquées par les passages dans la boue et leur couleur a viré du blanc au marron. Jour de piste. Celle-ci est récente et permet de s'éviter un gros détour pour rejoindre l'autre rive de l'Omo et la vallée du Rift. Nous rencontrons de magnifiques paysages de montagne très verdoyants. Comme partout en Ethiopie, nous croisons beaucoup de monde le long de la route malgré l'espacement des villages. La piste est très sinueuse et parfaitement réalisée avec des barrières de sécurité dans chaque virage. Nous nous arrêtons plusieurs fois afin de rencontrer la population locale en visitant leurs habitations. Les ethnies se succédent mais le mode de vie change peu. Des agriculteurs qui vivent de cultures et d'élevage logeant dans des cases dotées d'un minimum d'équipement. Ils dorment le plus souvent à même le sol en terre battue, couchés sur des peaux de vache. Très peu d'ethnies dorment sur des lits tressés montés sur des armatures de bois. Des callebasses servent de récipients et de louches. Le foyer est fait de pierres où seule une marmite métallique constitue le seul élément moderne de leur matériel usuel. Des bâtiments de culte sont dispersés dans la campagne, même en dehors de tout village. Des églises le plus souvent orthodoxes et circulaires ou bien des mosquées. A midi, nous nous installons dans un hôtel restaurant disposant d'un superbe bar assez irréel pour le lieu très isolé qui nous accueille. L'après midi nous franchissons l'Omo sur le dernier pont existant avant son delta dans le lac Turkana distant de plus de 300 km. Le paysage de gorge est très beau . La chaleur qui ne nous avait pas accompagné depuis notre départ, est enfin là . Plus de 30 ° au thermomètre de la voiture. L'eau du fleuve est brune, chargée d'alluvions suite aux fotes pluies. Cela crée de belles couleurs dans le paysage très verdoyant des rives. La région est très montagneuse aves des sommets qui avoisinent les 3000 m. Nous faisons de nombreux arrêts en raison des beaux points de vue que l'on a sur la rivière et les gorges. Nous arrivons vers 16h30 à Sodo où il pleut à.....seau. Nous nous installons dans deux chambres dont une seule disposera d'eau pour la douche. C'est pourtant le meilleur établissement de la ville !!! Toutes les organisations humanitaires s'y pressent. Dans le jardin de l'hôtel nous croisons une invitée inattendue : une tortue d'environ 40 kg qui se promène tranquillement. Nous prenons l'apéritif sur la terrasse dominant la ville qui semble très active. Au loin, nous entendons des chants religieux provenant d'une église et relayés par des hauts parleurs efficients. Le souper est long et la carte bien que longue ne dispose pas de tous les plats qu'elle propose. Le choix est restreint mais fait le bonheur de tous malgré tout. Heureusement que les pâtes à la tomate sont toujours là !!! 25 juillet : Il a plu beaucoup une bonne partie de la nuit. Ce matin , réveil vers 7h30. Nous nous dirigeons vers Arba Minch, ville située au bord du lac Chamo à environ 150 km. Après la montagne, nous parcourons une plaine souvent marécageuse ce qui permet de voir une faune ornithologique importante. Il y a pas mal d'occasion de s'arrêter : des oiseaux en pagaille, une chute d'eau très embrumée en raison du niveau des eaux, des rivières en crue qu'il faut passer à gué que l'on soit, en automobile, à pieds -humains comme bétail !! Nous longeons les lacs Abaya et Chamo qui possédent une population très importante de crocodiles et d'hippopotames ainsi que des colonies de marabouts et Nous arrivons pour midi et nous installons dans l'hôtel aux chambres confortables et où tout semble fonctionner (eau et électricité). Bonne nourriture également avec, pour les jeunes, des frites et du poulet, tout un programme. Dans le jardin de l'hôtel où nous prenons notre café à la mode éthiopienne, gambade un dik-dik qui fait la joie de tous les enfants présents et même des adultes. Cette après midi nous partons visiter un village de l'ethnie Dorzé qui habite à près de 3000 m d'altitude à environ 30 km d'Arba Minch. Nous quittons la route principale pour s'engager sur une piste qui traverse une forêt de résineux qui nous rappelle celle de nos Alpes d'autant que le temps couvert s'embrume de plus en plus. En sortant des voitures, nous sommes presque transis de froid (6°). Nous visitons le village constitué de huttes en forme de tête d'éléphant caractéristiques de l'ethnie dorze. Celles-ci sont mieux équipées que celles précédemment visitées. Des chaises en bois tendues de peux de vache constituent l'essentiel du mobilier ainsi que des lits. La pièce d'habitation est séparée de celle dédiée aux animaux par une cloison tressée de fibres de faux bananiers (enset). Ceux-ci fournissent une sève qui est extraite de l'écorce pour en faire une pâte (godjo) qui est consommée après une maturation de plus de 3 mois, ensevelie dans le sol et enveloppée dans des feuilles de l'arbre. Les Dorze sont d'excellents tisserands, ce que nous voyons lors de la visite d'un atelier de tissage de coton où seuls travaillent les hommes. Leurs productions sont vendus sur le marché d'Addis dans le quartier situé au pied de la colline d'Entoto. Nous achetons une sorte de plaid aux couleurs éthiopiennes. Le climat est très froid et cela m'inquiète car à la fin du circuit nous nous rendons au parc national de Balé où l'altitude moyenne est de 3000 m, la même que celle d'aujourd'hui. Si les conditions atmosphériques sont les mêmes, il sera difficile de profiter du site et d'y rencontrer ses habitants rares, les loups d'Abyssinie et les nyalas des montagnes. De retour à Arba Minch, je pars parcourir les environs de l'hôtel en particulier l'église de Saint Gabriel dont le parc se remplit d'une foule importante, pendant que le reste de la famille profite du confort des chambres. Après le souper pris dans les jardins de l'hôtel copieusement garni par la bonne société locale, nous allons nous coucher. 26 juillet : Je viens de passer la pire nuit depuis bien longtemps. Hier soir, après un retour à la chambre relativement tôt, la préparation des bagages pour le lendemain étant faite, je rédige un court compte rendu de la journée passée afin de garder plus précisément les petits évènements du voyage, c'est à ce moment que j'entends un chant liturgique issu d'un haut parleur situé à peu de distance de l'hôtel : j'ai vite compris que cela venait de l'église orthodoxe Saint Gabriel située quasiment en face de notre hébergement. Le taux de décibels est très élevé. Je m'en accommode pensant , il était 21h15 environ, que cela allait durer, comme pour nos messes catholiques, environ moins de deux heures. Je me couche et cherche à trouver le sommeil malgré le bruit assourdissant qui envahit la pièce. Le temps passe. Près de 2 heures après le début de l'office, un arrêt des sermons et chants s'effectue. Ouf, cela est fini. Hélas quelques minutes après, les chants liturgiques reprennent . Il en sera ainsi jusqu'au lendemain matin. 7 minutes d'arrêt par heure seulement. Vers 3 heures du matin , j'ai craqué et suis sorti de la chambre en ayant envie de tirer dans les hauts parleurs d'autant que le gardien de l'hôtel que je suis allé voir pour demander des explications, disposé d'une kalachnikov !!!! et cela a duré toute la nuit jusqu'au midi suivant. Je ne suis pas pratiquant, mais la religion orthodoxe ne me comptera pas prochainement dans ses fidèles !!!! N'ayant pas dormi de la nuit, le reste de la famille non plus d'ailleurs, je prends une douche qui me permettra de tenir la journée sans sommeil. Ce matin , excursion en bateau sur le lac Chamo afin de voir ses habitants : crocodiles , hippopotames, et oiseaux, pélicans, marabouts, aigles pêcheurs. Leonardo nous accompagne et servira à pousser l'embarcation quand celle-ci reste tanquée dans la vase d'un haut fond à proximité immédiate des sauriens. Nous en voyons de nombreux, de toute taille, alanguis sur la grève à l'embouchure d'une rivière se déversant dans le lac. Nous restons une heure en s'approchant de plus en plus de ces crocodiles du Nil qui approchent les 6 m. Il y a également de nombreux hippopotames mais ils sont difficiles à photographier car ils nagent et sont le plus souvent immergés. Leur apparition fortuite est courte, le temps de respirer et ils s'enfoncent de nouveau très vite dans les eaux du lac. 2 heures de navigation. Nous rentrons à l'hôtel pour nous restaurer et charger les bagages. Après le repas, nous partons en direction du sud en longeant tout d'abord le lac Chamo. Nous faisons quelques arrêts photo dans la campagne où les champs de maïs succédent à ceux de sorgho et de mil, quand tout n'est pas mélangé !! Pour protéger ces cultures de la voracité des oiseaux, des petites estrades faites de branches d'arbre parsèment les champs. Dessus des enfants armés d'une fronde lancent des cailloux du matin au soir pour effrayer les volatiles trop entreprenants. Dans un village, nous voyons des jeunes jouant au loto , disposant d'un système digne de nore tirage du loto. Une petite cabane en tôle abrite toute une installation pour recharger les batteries de téléphone portable à partir d'un générateur à moteur. En effet, les villages ne disposent pas d'électricité mais par contre, le téléphone portable est bien développé. Tous les 10 km, nous trouvons des réémetteurs ce qui permet de disposer d'un réseau efficace de téléphonie mobile dont on pourrait s'inspirer !!! Nous nous arrêtons au marché de Konso où différents ethnies se retrouvent pour échanger du maïs en particulier. Nous sommes très bien accueillis et aucune animosité envers les touristes se dégage de ces quelques minutes de rencontre. Nous reprenons la route jusqu'à Weyto, un village situé à un carrefour menant vers Jinka et Turmi, les deux portes pour aller visiter les peuples du sud. Nous plantons la tente dans ce qui devait être la cour d'un hôtel, mais de celui-ci, il ne reste que les chambres alignées sur un niveau. Les toilettes sont installées dans des cabanes en tôle où l'odeur est insupportable. Souvenir d'un passé plus glorieux, des restes d'installation sportive en particulier de quoi faire de la gymnastique avec des barres parallèles ou de l'haltérophilie. Sous des abris au toit de chaume, nous trouvons un bar et ce qui devait être une salle de restaurant qui servira à notre cuistot de cuisine. Ce soir, la chaleur est au rendez-vous mais malgré cela nous ne pourrons pas prendre de douche ne disposant que d'un lavabo planté là en plein air. Comme tous les soirs de camping, notre cuisinier nous fait un bon dîner avec en particulier des pizzas, le tout arrosé d'un vin local que nos accompagnateurs nous ont offert. Je tiens à préciser qu'il ne fait pas oublier même un VDQS de chez nous !!! 27 juillet : Avec la fatigue accumulée par le manque de sommeil de la veille, nous dormons très bien d'autant que la nuit a été très douce. Avant le reste de la famille , je pars à la découverte du village et de ses habitants tant humains qu'animaux. Je découvre ainsi les éboueurs locaux : les vautours qui ont pris pension dans toutes les cours des habitations pour les nettoyer. Les enfants conduisent les troupeaux de chèvres et de moutons dans les environs. A mon retour, la famille est prête à prendre le petit déjeuner. Vers 9 h, nous quittons Weyto en direction de Key Afer , village où se mêlent différentes ethnies en particulier, les Tsemaïs, les Bannas et les Hamers. Nous nous arrêtons pour voir un village tsemaï, ethnie très peu différente de celle des Hamers, la différence étant une question de prononciation dans leur langue. Les hommes peuvent épouser jusqu'à 5 femmes qui vivent séparément. Ils peuvent également épouser des Hamers. D'ailleurs, les mariages s'effectuent à partir de villages différents afin de minimiser le risque de consanguinité. Pour nous, à partir de maintenant nous éprouvons un sentiment désagréable car il faut payer pour réaliser des photos. Ce n'est pas le prix qui est en cause mais la manière de faire : les femmes, les enfants s'alignent et l'on choisit qui l'on veut prendre en photo !! Cela ressemble un peu au marché aux esclaves ou au choix d'une prostituée dans une maison close. Je pose la question au guide de donner une somme globale que le village se partagerait, mais ce n'est pas envisageable car ces ethnies sont très individualistes. Il faut faire avec, les us et coutumes du tourisme local !! Nous reprenons la route en traversant de vastes champs dévolus à la culture du coton. Bientôt, la savane deviendra la terre de culture de la cane à sucre au détriment des ethnies qui seront déplacées si les mesures envisagées par le gouvernement éthiopien sont appliquées. Nous arrivons pour midi à Key Afer où nous nous installons pour la nuit. Nous campons dans le jardin d'un hôtel . Nous avons à notre disposition une chambre et sa salle de bain . A midi, beignets de courgette et macaroni au menu accompagnés de viande panée. L'après midi, Leonardo nous emmène dans la campagne environnante afin d'aller à la rencontre de l'ethnie Banna. Nous parcourons pendant 3 heures les chemins tracés entre les champs de maïs, de mil , de tournesol et de sorgho qui constituent l'essentiel des cultures pratiquées dans la région. Nous pénétrons dans des cases afin de connaître la manière de vivre de cette ethnie qui semble vivre comme au temps du néolithique. Les femmes sont habillées de peau de bête. L'intérieur des cases est minimaliste du point de vue de l'aménagement. Une partie est réservée aux animaux (vaches, chèvres). Nous partageons avec eux la boisson qu'ils proposent aux invités : une décoction faite d'enveloppes de grain de café. En effet, lorsqu'ils en cultivent, ils vendent les grains à un bon prix et conservent l'enveloppe de moindre valeur. Grâce à notre guide, et à un guide local qui sert de traducteur entre l'amharique et le banna, nous apprenons que l'allumette n'a fait son apparition ici qu'il y a 5 ans !!Comme chez les Tsemaïs, le Banna peut avoir 5 femmes. Il n'y a aucune notion de temps : l'âge des individus est inconnu. Même la notion d'année n'existe pas ce qui permettrait de se répérer. Le foyer est fait à l'intérieur même de la case d'où une fumée vite suffocante. De plus, en raison de la faible taille de l'ouverture, la pénombre est quasi constante. En plus de la hutte d'habitation, chaque famille dispose de granges cylindriques placées sur pilotis afin de se protéger des rongeurs principalement et associées à chacune des cultures pratiquées. De même les poulaillers faits en branchage d'épineux sont surélevés afin de protéger la volaille des prédateurs tels que les hyènes. Au cours de notre promenade, nous croisons des hommes qui sont le plus souvent armés de fusil type kalachnikov : ce sont des gardiens de troupeau qui se protégent ainsi de mauvaises rencontres !! En effet, dans ces régions du sud de l'Ethiopie, les razzias pour voler du bétail ne sont pas rares entre ethnies. Nous sommes de retour au campement après avoir visité des formations géologiques de bad lands situées à proximité même du village. 28 juillet : La nuit a été bonne sous tente excepté la fin qui a été bruyante en raison de la messe orthodoxe à partir de 5 h du mat . Les hauts parleurs à fond ont trnsmis les chants et les sermons des prêtres. Aujourd'hui piste pour Jinka que nous atteignons en fin de matinée après quelques arrêts pour prendre des clichés de la vie rurale . Pour atteiindre l'hôtel situé à l'entrée de la ville nous traversons à gué une rivière qui sera dans quelques heures infranchissable. L'hôtel est situé dans un magnifique parc très bien fleuri. Nous disposons de 2 chambres spacieuses mais sans eau;Il faudra de nombreux dialogues avec la réception pour en obtenir. Le restaurant est très agréable et nous buvons le café sur la terrasse en regardant l'ouverture des Jerux Olympiques. Nos guide et chauffeur viennent nous cherfcher vers 14h30 pour aller visiter le marché local. Quelques centaines de mètres nous séparent du centre ville où se trouve la piste d'atterrissage de l'aéroport !!! Les avions ne se posent plus en particulier durant la période des pluies qui rendent impraticables cette piste en herbe. L'activité est très importante sur ce marché hebdomadaire où de nombreuses ethnies viennent échanger leurs productions. Nous voyons également le marché aux bestiaux où l'on trouve de magnifiques bœufs. Le prix y sont très importants puisque un bœuf peut atteindre les 1500 euros. (30000 birrs). Le qat est également vendu de même que des feuilles de tabac. La principale ethnie rencontrée est celle des Aris. Ce jour, pas de Mursis peut être en raison de la saison des pluies qui perturbent les déplacements sur de longues distances. Pour transporter les grosses charges ce sont des ânes qui servent de moyen de transport. Ils ont même un parc de stationnement qui leur est affecté durant la période de marché. Le textile est de plus en plus importé de Chine ce qui fait une perte d'identité pour les différentes ethnies dans les costumes. C'est surtout évident pour les hommes. La mode vestimentaire locale reste surtout l'apanage des femmes. Les maillots d'équipe de foot font sensation chez les jeunes garçons principalement. Et pourtant le football n'est pas réellement pratiqué en ethiopie et en particulier dans les campagnes. C'est le développement de la télévision qui a entraîné cet engouement. Nous restons une paire d'heures sur le marché de Jinka avant de rejoindre un autre marché à une dizaine de kilomètres de là. Il est établi sur une vaste place herbeuse où de nombreuses femmes ont installé leur stand. Celui-ci est souvent une toile posée à même le sol où sont installées les différentes productions agricoles. (maïs, pois, oignons). Quelques unes proposent des plats cuisinés pour restaurer les visiteurs et vendeurs. Peu de produits locaux en ce qui concerne l'habillement et le textile. Seules quelques cotonnades locales sont venues. Bientôt arrive un violent orage qui entraîne un pliage rapide des stands et un repli stratégique vers des abris de fortune. Nous rentrons à l'hôtel précipitamment ce que nous ne regrettons pas car il faut franchir une rivière à gué qui sera en crue. Nous la verrons monter en quelques minutes de plus de 3 mètres. Impossible de la franchir, ce qui dérange les piétons qui devront emprunter une passerelle de fortune pendant quelques heures, le temps que le niveau baisse. Quelques intrépides se lancent tout de même à passer ce qui laisse à penser que la situation est fréquente. Pour nous , la fin d'après midi se passe à l'hôtel à se reposer et à profiter d'une bonne douche dès lors que l'eau chaude revient.
Pour voir des photos de ce voyage et du voyage effectué en 2008: http://www.panoramio.com/user/2279867/tags/P-Ethiopie-Ethiopia
Intérêt d'Interrail pour un mois cet été en Europe Centrale? English translation pending
Bonjour,
Après avoir regardé pas mal de sujets similaires, je pose ici ma question.
Je pars 1 mois cet été (de mi-Aout à mi-Septembre) en Europe centrale, je pensais faire un trajet du genre Suisse - Autriche - Slovaquie - Pologne (pas vraiment d'idée pour le retour).
Le truc c'est que je suis du genre à voyager lentement, (j'ai mis 15 jours à traverser le sud l'Irlande) alors je me demande si j'ai intérêt à prendre un pass interrail (10 jours sur 22) ou bien à tenter le train de temps en temps sur place, le cas échéant mes trajets se feront surtout en stop et j'arriverais peut-être pas jusqu'en Pologne vu le rythme...
Pensez vous que ce pass est intéressant sachant que j'ai aucune envie de passer mon voyage dans les trains et que voir le maximum de truc en un minimum de temps n'est vraiment pas mon but ?
Merci !
Après avoir regardé pas mal de sujets similaires, je pose ici ma question.
Je pars 1 mois cet été (de mi-Aout à mi-Septembre) en Europe centrale, je pensais faire un trajet du genre Suisse - Autriche - Slovaquie - Pologne (pas vraiment d'idée pour le retour).
Le truc c'est que je suis du genre à voyager lentement, (j'ai mis 15 jours à traverser le sud l'Irlande) alors je me demande si j'ai intérêt à prendre un pass interrail (10 jours sur 22) ou bien à tenter le train de temps en temps sur place, le cas échéant mes trajets se feront surtout en stop et j'arriverais peut-être pas jusqu'en Pologne vu le rythme...
Pensez vous que ce pass est intéressant sachant que j'ai aucune envie de passer mon voyage dans les trains et que voir le maximum de truc en un minimum de temps n'est vraiment pas mon but ?
Merci !
Réservation de train en Inde English translation pending
Bonjour, j'ai déjà réserver des trains en Inde à plusieurs reprises soit via Makemytrip ou cleartrip. J'essaie d'effectuer une réservation depuis cet après midi. Sur les deux sites, on nous demande de nous enregistrer sur IRCTC. Or je suis déjà enregistrée et il semble que je sois en "blacklist". Quand je vais sur IRCTC, on me demande de mettre à jour mon profil et là impossible de mettre mon numéro de mobile.
Quelqu'un a t-il la solution?
Par avance, merci
Par avance, merci
Départ d'Ushuaïa à vélo début novembre 2012 English translation pending
Hola ,
Je vais posé mes roues le 3 novembre 2012 a Ushuaia pour prendre la route vers le nord 2 ou 3 jours plus tard . Le temps de monté mon matos puis visité un peu la région et oups ces parti pour ... on verra bien ! Quel temps je risque de trouvé a cette période de l'année ( j'imagine beaucoup de vent , pluie et froid ) Départ d'Ushuaia vers , Rio Grande , Punta Arenas , Puerto Natales , Torres Del Paine , El Calafate , El Chalten , Villa O'Higgins remonté jusqu'à Chiloé la région des lacs puis retour sur l'Argentine et la route 40 pour un premier point de rencontre a Salta 4 mois plus tard si tout ce passe bien . Et surtout si les conditions climatique et mes jambes le veulent bien . J'ai prévu de parcourir approximativement 1500 km par mois . Je prend tout les avis et les conseils des cyclos voyageurs et autres voyageurs .
A toujours sur le rêve . ( http://unpetittourdanslesandesetpuis.over-blog.com )
Je vais posé mes roues le 3 novembre 2012 a Ushuaia pour prendre la route vers le nord 2 ou 3 jours plus tard . Le temps de monté mon matos puis visité un peu la région et oups ces parti pour ... on verra bien ! Quel temps je risque de trouvé a cette période de l'année ( j'imagine beaucoup de vent , pluie et froid ) Départ d'Ushuaia vers , Rio Grande , Punta Arenas , Puerto Natales , Torres Del Paine , El Calafate , El Chalten , Villa O'Higgins remonté jusqu'à Chiloé la région des lacs puis retour sur l'Argentine et la route 40 pour un premier point de rencontre a Salta 4 mois plus tard si tout ce passe bien . Et surtout si les conditions climatique et mes jambes le veulent bien . J'ai prévu de parcourir approximativement 1500 km par mois . Je prend tout les avis et les conseils des cyclos voyageurs et autres voyageurs .
A toujours sur le rêve . ( http://unpetittourdanslesandesetpuis.over-blog.com )
Itinéraire de neuf jours en Italie, en voiture au départ de Lyon English translation pending
Bonjour,
Je projette de partir en Italie, vendredi 24 pour 9 jours en Italie, en voiture, au départ de Lyon. Je m'y prends certes un peu tard mais voyage à Istanbul annulé à la "dernière minute" ...
J'aimerais surtout voir de beaux paysages, lac, montagnes... Ainsi que Vérone & Venise ...
J'espère donc lire vos réponses qui me seront fructueuse pour ce voyage. De plus, j'aimerais diminuer les heures de routes, question de relaxation pour ma chère mère qui conduira.
Bien à vous, Cordialement Sirine.
Je projette de partir en Italie, vendredi 24 pour 9 jours en Italie, en voiture, au départ de Lyon. Je m'y prends certes un peu tard mais voyage à Istanbul annulé à la "dernière minute" ...
J'aimerais surtout voir de beaux paysages, lac, montagnes... Ainsi que Vérone & Venise ...
J'espère donc lire vos réponses qui me seront fructueuse pour ce voyage. De plus, j'aimerais diminuer les heures de routes, question de relaxation pour ma chère mère qui conduira.
Bien à vous, Cordialement Sirine.
Transfert de l'aéroport Fiumicino vers la fontaine de Trévi? (Rome) English translation pending
Bonjour,
Après avoir parcouru les forums internet de long en large, je ne parviens pas à choisir mon mode de transport pour aller de l'aéroport Fiumicino jusqu'à mon hôtel qui est situé près de la fontaine de Trèvi (Via dei due Macelli).
Ce qui est sûr c'est que je ne veux pas utiliser la compagnie de bus Terravision ni prendre le métro ni le bus de ville. J'hésite donc entre le taxi, le train léonardo express, le bus cotral et le sitshuttle bus.
Le taxi est direct, rapide mais cher (40 € ) ; le train est rapide, prix correct mais je dois marcher ensuite de la gare jusqu'à mon hôtel pendant 20 minutes ; le cotral et le sithuttle bus sont bons marché mais longs et puis là aussi je dois marcher de la gare jusqu'à mon hôtel. Pouvez-vous m'aider à faire un choix svp ? Par avance, merci.
Vos mésaventures en escales de croisières? English translation pending
Les récents échanges humoristiques entre nous m'ont donné l'idée de lancer ce fil :
Avez vous une "escale maudite" ?
Soit parce que de façon répétitive, il s'est passé quelque chose d'inattendu ou pas passé quelque chose d'attendu Soit parce qu'il s'est passé "une fois" quelque chose d'exceptionnel
Ainsi, les habitués de ce forum savent maintenant que
Pour Bruno, c'est Katakolon... et les caprices de la météo 😉
Pour Desbell, c'est Madère... et les caprices de la mer 😉
Moi, j'ai trois souvenirs d' "escales maudites" :
1) souvenir ponctuel exceptionnel : Agadir 2003 : j'ai mangé une glace à la terrasse d'un petit café... résultat : trois jours après, la plus "belle" 🤪 intoxication alimentaire de ma vie... Perdu plus de 5 kg en une matinée, avec presque 40 de fièvre.. et une belle panique sur l'European Star (car a priori, la source pouvait aussi être sur le bateau... 😮 ) dans l'équipe médicale et les officiers... Moralité : ne rien manger de "cru" à terre ni boire quoi que ce soit qui ne soit en bouteilles *fermées* lors des escales notamment méditerranéennes... Ensuite, pratiquement rien pu avaler pendant trois jours (une pomme par repas...) : seule croisière où j'étais moins lourd à l'arrivée qu'au départ... 😮
2) souvenir répétitif : En 23 croisières depuis 1998, Mme PAP et moi avons eu trois "prises de bec" (d'aucuns parlent de "scènes de ménage", mais on n'a pas cassé de vaisselle, et ça n'a pas duré très longtemps 😉) et rien que trois, pas une de plus, et les trois foi, s pour un motif absolument futile... eh bien les trois fois, c 'était pendant l'escale à Mykonos... 😠🤪 Et dans notre vie, on n'a fait que trois escales dans cette île... Alors "Mykonos la romantique"... ben on est passé à côté... 🤪 😊
3) souvenir ponctuel exceptionnel (pour moi) : en novembre 2007, sur l'Europa, à cause de la panne d'un moteur, on a passé à quai (à Alexandrie) la seule nuit de toutes nos croisières... Eh bien, on a très mal dormi... 😏 c'était trop silencieux, et trop immobile... 🤪
A vous !
Avez vous une "escale maudite" ?
Soit parce que de façon répétitive, il s'est passé quelque chose d'inattendu ou pas passé quelque chose d'attendu Soit parce qu'il s'est passé "une fois" quelque chose d'exceptionnel
Ainsi, les habitués de ce forum savent maintenant que
Pour Bruno, c'est Katakolon... et les caprices de la météo 😉
Pour Desbell, c'est Madère... et les caprices de la mer 😉
Moi, j'ai trois souvenirs d' "escales maudites" :
1) souvenir ponctuel exceptionnel : Agadir 2003 : j'ai mangé une glace à la terrasse d'un petit café... résultat : trois jours après, la plus "belle" 🤪 intoxication alimentaire de ma vie... Perdu plus de 5 kg en une matinée, avec presque 40 de fièvre.. et une belle panique sur l'European Star (car a priori, la source pouvait aussi être sur le bateau... 😮 ) dans l'équipe médicale et les officiers... Moralité : ne rien manger de "cru" à terre ni boire quoi que ce soit qui ne soit en bouteilles *fermées* lors des escales notamment méditerranéennes... Ensuite, pratiquement rien pu avaler pendant trois jours (une pomme par repas...) : seule croisière où j'étais moins lourd à l'arrivée qu'au départ... 😮
2) souvenir répétitif : En 23 croisières depuis 1998, Mme PAP et moi avons eu trois "prises de bec" (d'aucuns parlent de "scènes de ménage", mais on n'a pas cassé de vaisselle, et ça n'a pas duré très longtemps 😉) et rien que trois, pas une de plus, et les trois foi, s pour un motif absolument futile... eh bien les trois fois, c 'était pendant l'escale à Mykonos... 😠🤪 Et dans notre vie, on n'a fait que trois escales dans cette île... Alors "Mykonos la romantique"... ben on est passé à côté... 🤪 😊
3) souvenir ponctuel exceptionnel (pour moi) : en novembre 2007, sur l'Europa, à cause de la panne d'un moteur, on a passé à quai (à Alexandrie) la seule nuit de toutes nos croisières... Eh bien, on a très mal dormi... 😏 c'était trop silencieux, et trop immobile... 🤪
A vous !
Prendre un vol Égyptair ou Air One? English translation pending
Bonsoir à tous,
Le temps limité dont je dispose m'impose à nouveau de prendre l'avion (🏴☠️) et j'ai le choix, pratiquement équivalent en terme d'horaires et de prix, entre Egyptair et Air One. Je ne connais ni l'une ni l'autre.
Vous avez un avis sur la question ?
Catherine
Le temps limité dont je dispose m'impose à nouveau de prendre l'avion (🏴☠️) et j'ai le choix, pratiquement équivalent en terme d'horaires et de prix, entre Egyptair et Air One. Je ne connais ni l'une ni l'autre.
Vous avez un avis sur la question ?
Catherine
Hôtel pour femme seule à Delhi English translation pending
Bonsoir à tous
J arrive à Delhi le 5 aout à 22h35
je souhaite réserver un hôtel (Correct, agréable et sûr car c est mon premier séjours en Inde (j'avoue j' appréhende quand même un peu)
mais je ne suis pas froussarde...
Je souhaite juste que mon premier contact avec cette ville soit une belle expérience
Pourriez vous me conseiller un hôtel?
Est ce compliqué de trouver un taxi à cette heure?
Autre question: je reste deux jours puis je prends le train vers le nord
peut on réserver une place dans le train de France?
merci d avance pour vos lumière M
Pourriez vous me conseiller un hôtel?
Est ce compliqué de trouver un taxi à cette heure?
Autre question: je reste deux jours puis je prends le train vers le nord
peut on réserver une place dans le train de France?
merci d avance pour vos lumière M
Bateau GNV Splendid pour la traversée Gênes-Tunis? English translation pending
BONSOIR ,
Est ce que vous l'avez déjà pris pour faire la traversée Gênes / Tunis , quelles sont vos impressions et avis ?? 😉
Est ce que vous l'avez déjà pris pour faire la traversée Gênes / Tunis , quelles sont vos impressions et avis ?? 😉
Retour de la croisière "Trésors de l'histoire" sur le Costa Concordia du 8 au 19 avril 2009 English translation pending
Avant tout commentaire, je remercie toutes les personnes qui, ayant fait cette croisière avant moi, m'ont donné sur ce forum toutes les infos nécessaires pour optimiser cette croisière. Leurs précieux conseils m'ont permis d'être autonome sur la totalité des escales à l'exception d'Alexandrie, bien sûr. Un immense merci à tous pour les énormes économies que vous nous avez permis de réaliser.
Cette croisière restera un très joli souvenir pour nous. Propreté omniprésente, amabilité et efficacité du personnel de tous rangs, qualité de la cuisine à bord nous ont ravis. Nous avons été de véritables coqs en pâte pendant 12 jours. Seuls le temps d'attente à Savone pour embarquer (1h30), la désorganisation des navettes à Limassol surtout pour le retour de promenade, et le coût excessif de certains extras à bord (5 euros le demi pression !) sont décevants, mais pas assez pour que nous les gardions bien longtemps en mémoire.
Mention d'honneur donc à l'ensemble des services hôteliers Mention passable aux "animations sportives" (1 seule table de ping-pong assaillie du matin au soir, spas et salle de sport interdite aux plus jeunes, petits tournois interdits aux jeunes, ou bien annulés..., cours de gym surchargés) Carton jaune à l'excursion Costa qui vous donne 11 minutes de liberté dans le musée du Caire mais vous plante 45 minutes dans la boutique de souvenirs les plus chers du monde (mais ça, c'est avec tous les TO malheureusement) Carton rouge aux italiens que j'adore pourtant mais qui, sur ce bateau, n'étaient ni propres ni polis et surtout fort bruyants.
Bon courage à ceux qui reprennent le boulot aujourd'hui
Cette croisière restera un très joli souvenir pour nous. Propreté omniprésente, amabilité et efficacité du personnel de tous rangs, qualité de la cuisine à bord nous ont ravis. Nous avons été de véritables coqs en pâte pendant 12 jours. Seuls le temps d'attente à Savone pour embarquer (1h30), la désorganisation des navettes à Limassol surtout pour le retour de promenade, et le coût excessif de certains extras à bord (5 euros le demi pression !) sont décevants, mais pas assez pour que nous les gardions bien longtemps en mémoire.
Mention d'honneur donc à l'ensemble des services hôteliers Mention passable aux "animations sportives" (1 seule table de ping-pong assaillie du matin au soir, spas et salle de sport interdite aux plus jeunes, petits tournois interdits aux jeunes, ou bien annulés..., cours de gym surchargés) Carton jaune à l'excursion Costa qui vous donne 11 minutes de liberté dans le musée du Caire mais vous plante 45 minutes dans la boutique de souvenirs les plus chers du monde (mais ça, c'est avec tous les TO malheureusement) Carton rouge aux italiens que j'adore pourtant mais qui, sur ce bateau, n'étaient ni propres ni polis et surtout fort bruyants.
Bon courage à ceux qui reprennent le boulot aujourd'hui
Abums photos des cabines de paquebots English translation pending
Bonjour,
Lorsqu'on fait un choix de croisière, on choisit soit la compagnie, le navire et l'itinéraire ou des fois l'inverse. Pour ce faire, il y a une question qui revient souvent hormi l'aspect restauration et la découverte du bateau, c'est le type de cabine que l'on va occuper !
Bien entendu, me direz-vous, il faut consulter les catalogues !!! Exact, mais je pense que vous avez dû remarquer que la plus part des photos sont petites et donc certains détails n'apparaissent pas.
Aussi, je vous propose que ceux qui en disposent, suite à leur croisière, qu'ils viennent les poster dans cette discussion car je suis sûr que va intéresser beaucoup de monde. Il n'y a pas de différence sur le type de cabine et je suis persuadé que des couples avec des enfants pourront voir là, un aspect qui n'était visible de suite sur le choix souhaité.
Je possède quleques vues du Melody (MSC), du Club Med II (qui vient d'être relouqué dernièrement), j'ai trouvé les photos sur le site MER et MARINE.
Lors de notre dernière croisière (en septembre 2008 sur le Costa Victoria), j'ai eu l'occasion de prendre notre cabine, puis celles que j'ai trouvé sur le net qui vont nous permettre d'apprécier la surface ce celle-ci, sa disposition et son colorie.
J'espère que cela vous conviendra et surtout n'hésitez pas à apporter vos témoignages ou vos photos sur ce qui a été votre choix durant la ou les croisières.
Voici les dernières du Club Med II, relouqué dernièrement. Je vais ensuite vous apporter d'autres vues des autres paquebots que je possède.
Bonne journée à tous.
JC
Lorsqu'on fait un choix de croisière, on choisit soit la compagnie, le navire et l'itinéraire ou des fois l'inverse. Pour ce faire, il y a une question qui revient souvent hormi l'aspect restauration et la découverte du bateau, c'est le type de cabine que l'on va occuper !
Bien entendu, me direz-vous, il faut consulter les catalogues !!! Exact, mais je pense que vous avez dû remarquer que la plus part des photos sont petites et donc certains détails n'apparaissent pas.
Aussi, je vous propose que ceux qui en disposent, suite à leur croisière, qu'ils viennent les poster dans cette discussion car je suis sûr que va intéresser beaucoup de monde. Il n'y a pas de différence sur le type de cabine et je suis persuadé que des couples avec des enfants pourront voir là, un aspect qui n'était visible de suite sur le choix souhaité.
Je possède quleques vues du Melody (MSC), du Club Med II (qui vient d'être relouqué dernièrement), j'ai trouvé les photos sur le site MER et MARINE.
Lors de notre dernière croisière (en septembre 2008 sur le Costa Victoria), j'ai eu l'occasion de prendre notre cabine, puis celles que j'ai trouvé sur le net qui vont nous permettre d'apprécier la surface ce celle-ci, sa disposition et son colorie.
J'espère que cela vous conviendra et surtout n'hésitez pas à apporter vos témoignages ou vos photos sur ce qui a été votre choix durant la ou les croisières.
Voici les dernières du Club Med II, relouqué dernièrement. Je vais ensuite vous apporter d'autres vues des autres paquebots que je possède.
Bonne journée à tous.
JC
Amendes à Los Angeles? English translation pending
Hello les ami(e)s,
Est-ce qu'il y a des gens qui ont eu des amendes aux States et plus précisément à L.A.
J'en ai eu deux cet été, une sur Sunset Blvd, l'autre au Griffith Park. Plus ou moins méritées, mais pas entièrement... 😉
Nous avons 21 jours pour les régler. Comme on peut les contester par écrit, je l'ai fait dès mon retour en Suisse.
Est-ce que le fait de les contester bloque le délai des 21 jours jusqu'à la réponse de City Of Los Angeles Parking Violation ?
J'aimerais savoir si d'autres personnes ont contesté leurs PV et s'ils ont reçu des réponses (positives ou négatives) assez rapidement.
Pour le payement, on peut le faire sur un site de la ville.
Dans tous les cas, réponse ou pas, je paierai ces deux PV avec le sourire, car encore une fois, elles sont plus ou moins méritées, mais pas complètement. Mais ça me plairait de recevoir des avis de personnes dans mon cas.
Merci et bon week end !
A + 😎
Est-ce qu'il y a des gens qui ont eu des amendes aux States et plus précisément à L.A.
J'en ai eu deux cet été, une sur Sunset Blvd, l'autre au Griffith Park. Plus ou moins méritées, mais pas entièrement... 😉
Nous avons 21 jours pour les régler. Comme on peut les contester par écrit, je l'ai fait dès mon retour en Suisse.
Est-ce que le fait de les contester bloque le délai des 21 jours jusqu'à la réponse de City Of Los Angeles Parking Violation ?
J'aimerais savoir si d'autres personnes ont contesté leurs PV et s'ils ont reçu des réponses (positives ou négatives) assez rapidement.
Pour le payement, on peut le faire sur un site de la ville.
Dans tous les cas, réponse ou pas, je paierai ces deux PV avec le sourire, car encore une fois, elles sont plus ou moins méritées, mais pas complètement. Mais ça me plairait de recevoir des avis de personnes dans mon cas.
Merci et bon week end !
A + 😎
Destination pour voyage à prix mini English translation pending
Tout d'abord, bonjour à tous 🙂, car ceci est mon premier post dans votre communautée.
Je m'autorise à poster après avoir survoler une bonne partie de ce forum, à la recherche d'informations qui pourraient m'être utile, et je suis surtout frappé par les expériences extraordinaires que certain d'entre vous vivent au travers de leurs voyages.
Je recherche une solution pour partir en voyage en juillet à l'étranger (je vais développer plus loin) à 2 personnes pour un prix ne dépassant pas (ou très peu) les 500 € par personne. Autant dire que je recherche l'impossible...
D'autant plus que je suis difficile, car je sais ce que je ne veux pas. Les hotêls clubs ne m'interessent pas. Je ne cherche pas des vacances pour me faire dorer la pilule au bord de la piscine, entre touristes, et où les seuls regards sur le pays hôte sont fait en sorties organisées.Au contraire, je recherche... De l'authenticité : En gros être autonome, dans des zones peu touristiques, ou nature ou population autoctone sont largement majoritaire. Du dynamisme : Sans aller jusqu'aux treks de folie, je vois mes vacances comme un savant mélange d'activité physique (rando, ...) et de farniente (pas glande, mais pouvoir prendre le temps de profiter d'une crique, d'un lac, d'une forêt, d'une visite). Du dépaysement : La destination sera l'étranger. Nouvelle langue, nouvelle culture, ... sont des choses que j'aimerais découvrir. Cependant, je souhaite rester dans une zone ou la météo est clémente en cette période de l'année, et si possible ou des baignades sont possibles (soit mer, soit lacs...).J'ai fait de nombreuses recherches sur internet, et j'ai trouver un peu de tout, mais souvent au dessus de mes tarifs, et souvent des voyages trops "pris par la main". Nous ne sommes pas très difficile côté logement car plutot habitué au camping (lors de vacance en France).
C'est pourquoi je me tourne vers vous, afin de savoir ce qui est le plus interressant : Passer par une agence de tourisme, et dans ces cas là, avez vous des adresses ? Reserver séparément le vol, le logement, et la logistique ?Comme je l'ai déjà dit, je pense chercher l'impossible 🤪, mais sait-on jamais, je ne pense pas être le seul dans ce cas. Puis je sais qu'avec mon budget, la destination ne sera pas lointaine, mais même proche, cela reste cher (îles mediterranéennes, croatie, maroc, ...).
Merci d'avance pour tous les tuyaux que vous me donnerez !! 😉
Je recherche une solution pour partir en voyage en juillet à l'étranger (je vais développer plus loin) à 2 personnes pour un prix ne dépassant pas (ou très peu) les 500 € par personne. Autant dire que je recherche l'impossible...
D'autant plus que je suis difficile, car je sais ce que je ne veux pas. Les hotêls clubs ne m'interessent pas. Je ne cherche pas des vacances pour me faire dorer la pilule au bord de la piscine, entre touristes, et où les seuls regards sur le pays hôte sont fait en sorties organisées.Au contraire, je recherche... De l'authenticité : En gros être autonome, dans des zones peu touristiques, ou nature ou population autoctone sont largement majoritaire. Du dynamisme : Sans aller jusqu'aux treks de folie, je vois mes vacances comme un savant mélange d'activité physique (rando, ...) et de farniente (pas glande, mais pouvoir prendre le temps de profiter d'une crique, d'un lac, d'une forêt, d'une visite). Du dépaysement : La destination sera l'étranger. Nouvelle langue, nouvelle culture, ... sont des choses que j'aimerais découvrir. Cependant, je souhaite rester dans une zone ou la météo est clémente en cette période de l'année, et si possible ou des baignades sont possibles (soit mer, soit lacs...).J'ai fait de nombreuses recherches sur internet, et j'ai trouver un peu de tout, mais souvent au dessus de mes tarifs, et souvent des voyages trops "pris par la main". Nous ne sommes pas très difficile côté logement car plutot habitué au camping (lors de vacance en France).
C'est pourquoi je me tourne vers vous, afin de savoir ce qui est le plus interressant : Passer par une agence de tourisme, et dans ces cas là, avez vous des adresses ? Reserver séparément le vol, le logement, et la logistique ?Comme je l'ai déjà dit, je pense chercher l'impossible 🤪, mais sait-on jamais, je ne pense pas être le seul dans ce cas. Puis je sais qu'avec mon budget, la destination ne sera pas lointaine, mais même proche, cela reste cher (îles mediterranéennes, croatie, maroc, ...).
Merci d'avance pour tous les tuyaux que vous me donnerez !! 😉
Renseignements sur Easy Jet? English translation pending
Bonjour à tout le monde, je voudrais que l'on me donne des infos sur la cie EASY JET(fiabilité de la flotte, ponctualité dans less vols, service à bord, et l'enregistrement en ligne, s'il n'y apas eu des ratés !!!!!! etc .......)
Merci d'avance de vos infos
@+
Quel endroit me conseillez-vous en Italie? English translation pending
salut !
J'aimerais partir en Italie cet automne....Tu es deja allé ? Quel endroit as tu aimé le plus ? Que me conseilez vous ?!?!? C'est toujours bien davoir l'opinion des autres et d'apprendre de leurs vecu ! 😉 J'aimerais visiter les grandes villes mais j'aimerais aussi beaucoup me rendre dans des petits ''villages'' sympa d 'Italie!
N'hésiter pas a me repondre ca me fera grandement plaisir !!!
Merci beaucoup a l'avance !!! 😛
J'aimerais partir en Italie cet automne....Tu es deja allé ? Quel endroit as tu aimé le plus ? Que me conseilez vous ?!?!? C'est toujours bien davoir l'opinion des autres et d'apprendre de leurs vecu ! 😉 J'aimerais visiter les grandes villes mais j'aimerais aussi beaucoup me rendre dans des petits ''villages'' sympa d 'Italie!
N'hésiter pas a me repondre ca me fera grandement plaisir !!!
Merci beaucoup a l'avance !!! 😛
La "non-honnêteté" des Vietnamiens English translation pending
Est-ce quelqu'un peut me dire pourquoi ils manque de franchise à ce point ?
J'ai fait 2 voyages, j'y ai passé plusieurs mois, j'en ai jamais rencontré un seul d'honnête, j'en viens à me demander si ils connaissent ce terme.
Souvent c'est bête. Dernier exemple en date. Je demande à une copine ou plutôt pas en tout cas je ne doit pas être son ami malgré que sa mère me dise qu'elle aime m'avoir en ami si un n° est son Zalo. C'est pas dur de me dire oui ou non ou oui mais je ne m'en sert plus (vrai ou pas) et bien non elle a lu mais pas répondu, sa mère pareil.Elles utilisent les mêmes compte, c'est compliqué de savoir à qui je parle. Elle veux pas m'ajouter sur Zalo mais en même temps elle ne veux pas me mentir donc elle ne réponds pas.
J'ai pris cette exemple car c'est le plus récent mais en gros c'est ça : ne pas répondre, ne pas être honnête pour ne pas blesser. Ça part peut-être d'un bon sentiment mais c'est flagrant qu'ils ne sont pas honnête, ça me blesse encore plus.
J'ai fait 2 voyages, j'y ai passé plusieurs mois, j'en ai jamais rencontré un seul d'honnête, j'en viens à me demander si ils connaissent ce terme.
Souvent c'est bête. Dernier exemple en date. Je demande à une copine ou plutôt pas en tout cas je ne doit pas être son ami malgré que sa mère me dise qu'elle aime m'avoir en ami si un n° est son Zalo. C'est pas dur de me dire oui ou non ou oui mais je ne m'en sert plus (vrai ou pas) et bien non elle a lu mais pas répondu, sa mère pareil.Elles utilisent les mêmes compte, c'est compliqué de savoir à qui je parle. Elle veux pas m'ajouter sur Zalo mais en même temps elle ne veux pas me mentir donc elle ne réponds pas.
J'ai pris cette exemple car c'est le plus récent mais en gros c'est ça : ne pas répondre, ne pas être honnête pour ne pas blesser. Ça part peut-être d'un bon sentiment mais c'est flagrant qu'ils ne sont pas honnête, ça me blesse encore plus.
La Tanzanie, du Tanganyika à Zanzibar English translation pending
Un voyage qui date un peu, mais qui mérite, il me semble, d'être conté ici. Les choses ne devraient pas avoir tellement changé, j'espère...
jeudi 8 novembre 2018
Dodo à 0 :00, réveil positionné sur 2h30… Et finalement très peu de dodo entre les deux…C’est la quasi nuit blanche. Café, on drive jusqu’au parking alternatif de l’aéroport. On y est accueilli par un garçon sympa qui nous offre le café. Tu lui laisses les clés, il s’occupe de tout… On est rejoint par une famille nombreuse et la navette nous emmène à l’aéroport pour autour de 4 heures et demie. File d’attente, drop des bagages, contrôles, fouilles… La routine… On transite par Schiphol/Amsterdam où on passe une paire d’heure… Ensuite, easy, films à deux balles, mp3, dos en huit, les documents à remplir, les visas, les passeports… Dehors un grand type avec un panneau à notre nom qui nous emmènera au ralenti à travers une piste passablement casse-gueule, jusqu’à un grand bâtiment blanc. L’endroit est tenu par une italienne extatique qui parle de son séjour ici comme d’un miracle !
vendredi 9 novembre 2018 Parc du Tarangire
Geoffrey, guide francophone nous choppe à 9h. On traverse Arusha…

C’est l’Afrique, que veux-tu que je te dise ! On roule durant 3 heures pour atteindre le parc de Tarengire. D’entrée de jeu Geoffrey nous amène au bord d’un petit étang. L’effet est extraordinaire. Il y a tellement de choses à voir de tous côtés , les paysages sont tellement beaux avec d’incroyables baobabs partout, qu’on a du mal à croire que c’est la réalité. Si tu devais crée un jeu 3D sur le thème des animaux d’Afrique, ça ressemblerait à ça…















Après quelques heures, on arrive sur un surplomb avec vue sur une large vallée.

jeudi 8 novembre 2018
Dodo à 0 :00, réveil positionné sur 2h30… Et finalement très peu de dodo entre les deux…C’est la quasi nuit blanche. Café, on drive jusqu’au parking alternatif de l’aéroport. On y est accueilli par un garçon sympa qui nous offre le café. Tu lui laisses les clés, il s’occupe de tout… On est rejoint par une famille nombreuse et la navette nous emmène à l’aéroport pour autour de 4 heures et demie. File d’attente, drop des bagages, contrôles, fouilles… La routine… On transite par Schiphol/Amsterdam où on passe une paire d’heure… Ensuite, easy, films à deux balles, mp3, dos en huit, les documents à remplir, les visas, les passeports… Dehors un grand type avec un panneau à notre nom qui nous emmènera au ralenti à travers une piste passablement casse-gueule, jusqu’à un grand bâtiment blanc. L’endroit est tenu par une italienne extatique qui parle de son séjour ici comme d’un miracle !
vendredi 9 novembre 2018 Parc du Tarangire
Geoffrey, guide francophone nous choppe à 9h. On traverse Arusha…


C’est l’Afrique, que veux-tu que je te dise ! On roule durant 3 heures pour atteindre le parc de Tarengire. D’entrée de jeu Geoffrey nous amène au bord d’un petit étang. L’effet est extraordinaire. Il y a tellement de choses à voir de tous côtés , les paysages sont tellement beaux avec d’incroyables baobabs partout, qu’on a du mal à croire que c’est la réalité. Si tu devais crée un jeu 3D sur le thème des animaux d’Afrique, ça ressemblerait à ça…















Après quelques heures, on arrive sur un surplomb avec vue sur une large vallée.

In the Land of the Tswana (Botswana)
We’ve been back for a month now, so it’s high time I posted the story of our adventures! 😉 I’d also like to thank everyone who shared their own experiences on this forum (or elsewhere) and gave us tips—it really helped us plan our trip.
14/09/2019: Johannesburg - Vryburg After months of waiting and reading other travelers’ journals, it’s finally our turn! We arrived in Johannesburg from Nantes and Paris in the morning. We looked for the Bushlore rep—we’d rented our 4x4 from them—but there was no sign with our name! « Bushlore? She’s a woman, I saw her a few minutes ago, » someone told us. A minute later, the Bushlore employee showed up: a man! 🤪 He sped onto the highway, and just 30 minutes later, we arrived at the rental place. It’s a big operation with good organization and lots of vehicles—pretty reassuring. Our 4x4 was there, a classic Toyota Hilux fully equipped for safari: rooftop tent, dual diesel tanks, 60-liter water reserve, two batteries, two spare tires, all the camping gear, plus everything needed for *désensablement* (getting unstuck from sand). Speaking of which, is it "désensablage" or "désensablement"? Best to just avoid getting stuck in the first place! 😏 Good news… or not: the vehicle was brand new, with barely 100 kilometers on the odometer. On one hand, we figured we wouldn’t have mechanical issues or a fridge breakdown, but on the other, we knew it wouldn’t be easy to return it without a single scratch. Either way, it was our first time renting a 4x4, and we were impressed.

We set off toward Kgalagadi Transfrontier Park—it’s not exactly around the corner! In 1994 (when Mandela had just become President) and 2007, during our two previous trips to South Africa, we loved this park, so we couldn’t imagine going to Botswana without returning. The road was pretty monotonous, with not much to see except a few ostriches.



We stopped for the night in Vryburg at the Kameelboom Lodge campsite. It was a bit noisy since it’s close to the road, and the facilities weren’t great, but it was fine for one night.
14/09/2019: Johannesburg - Vryburg After months of waiting and reading other travelers’ journals, it’s finally our turn! We arrived in Johannesburg from Nantes and Paris in the morning. We looked for the Bushlore rep—we’d rented our 4x4 from them—but there was no sign with our name! « Bushlore? She’s a woman, I saw her a few minutes ago, » someone told us. A minute later, the Bushlore employee showed up: a man! 🤪 He sped onto the highway, and just 30 minutes later, we arrived at the rental place. It’s a big operation with good organization and lots of vehicles—pretty reassuring. Our 4x4 was there, a classic Toyota Hilux fully equipped for safari: rooftop tent, dual diesel tanks, 60-liter water reserve, two batteries, two spare tires, all the camping gear, plus everything needed for *désensablement* (getting unstuck from sand). Speaking of which, is it "désensablage" or "désensablement"? Best to just avoid getting stuck in the first place! 😏 Good news… or not: the vehicle was brand new, with barely 100 kilometers on the odometer. On one hand, we figured we wouldn’t have mechanical issues or a fridge breakdown, but on the other, we knew it wouldn’t be easy to return it without a single scratch. Either way, it was our first time renting a 4x4, and we were impressed.

We set off toward Kgalagadi Transfrontier Park—it’s not exactly around the corner! In 1994 (when Mandela had just become President) and 2007, during our two previous trips to South Africa, we loved this park, so we couldn’t imagine going to Botswana without returning. The road was pretty monotonous, with not much to see except a few ostriches.



We stopped for the night in Vryburg at the Kameelboom Lodge campsite. It was a bit noisy since it’s close to the road, and the facilities weren’t great, but it was fine for one night.
Discussion autour du thème du mois de janvier 2019: "Que la montagne est belle" English translation pending
Comme dirait Solene, pour le « n’importe quoi, tout ce que vous voulez »,
C’est ici que ça se passe 😛
Retour sur 15 jours en Iran (été 2017) English translation pending
Avant le départ
Visa de 30 jours. On l’a obtenu en un après-midi à l’Ambassade d’Iran à Bruxelles (attention aux horaires par contre, c’est ouvert seulement une demi-journée par semaine). Avant d’aller à l’ambassade, il faut obtenir un numéro d’autorisation du Ministère iranien des affaires étrangères. On l’obtient en une dizaine de jours en passant par une agence de voyage locale. Je conseille : http://en.key2persia.com/home. Contact via whatsapp très rapide après la première demande par mail. Coût 30 euros par visa payable via paypal.
Argent : tenir du compte du fait qu’il est impossible d’effectuer la moindre opération bancaire à cause des sanctions (et ça ne vas pas s’arranger dans les prochaines années). Tout se fait donc en liquide et il faut prévoir du cash en suffisance pour tout payer sur place. On trouve des bureaux de change dans les grandes villes. Se méfier du marché noir à n’utiliser qu’en cas de dernier recours (les chauffeurs de taxi par exemple). Dans les bureaux de change (et en général), ne pas hésiter à marchander les taux.
A réserver avant : si vous avez un itinéraire en tête, il peut être utile, en fonction de la saison, de réserver les hébergements avant en passant par une agence de voyage. Ca évite la perte de temps sur place et toutes les réservations sont annulables 48h à l’avance.
Je conseille franchement celle-ci : http://www.irantravelingcenter.com/
Super service en anglais, hyper réactif. Ils proposent des hôtels mais acceptent sans problème de réserver ceux qu’on choisit sans eux.
Pas d’acompte à verser, on paie le solde en cash dans leur bureau de Shiraz. Ils font aussi des réservations pour les vols intérieurs.
2. Itinéraires
Vol British Airways. Pas mal au niveau des horaires car à l’aller vol de nuit qui arrive à Téhéran vers 6H du matin (les autres arrivent souvent plus tôt) et vol de jour au retour.
Toutes les compagnies proposent des tarifs assez similaires, entre 300 et 450 euros selon les saisons.
Pas mal de penser à prendre une carte sim locale. Le wifi n’est en général pas top (alors que la 4G fonctionne à peu près partout). Irancell, environ 10 euros pour 3 gigas et appel + sms illimités. Possible à l’aéroport de Téhéran ou dans toutes les grandes villes. Je l’avais fait à Kashan chez un petit agent Irancell situé sur le grand rond-point à côté du Bazar. Il faut juste montrer son passeport et c’est réglé.
Arrivée à Téhéran :
Deux écoles. On commence ou on termine par Téhéran. On a décidé de terminer par la capitale. Il est possible depuis l’aéroport de rejoindre, en métro, la principale gare des bus. Le métro n’était pas en service quand on était à Téhéran mais ça semble être le cas maintenant.
On a choisi la facilité en prenant un taxi jusqu’à Kashan notre première étape. 50 euros selon les capacités de négociations. Ca devient vraiment intéressant à partir de 4 passagers.
Pour le centre de Téhéran, le taxi coûte 25 euros.
Les taxis vous assaillent dès votre sortie du hall des bagages. Sinon ils sont au premier étage. Un bureau de change au premier étage mais pris d’assaut. Prévoir du temps en conséquence ou, si vous prenez le taxi, payer en euros ce qui est toujours possible et/ou changer quelques euros pour avoir un peu de cash avant de trouver votre premier bureau de change.
Kashan
Très jolie petite ville située à deux heures de route de Téhéran. Un point de chute idéal pour commencer l’Iran.
Très bon hébergement, la guest house Ehsan. 50 euros environ la double avec petit déjeuner. Très belle maison ancienne située tout près du bazar.
Pour manger : Abassi tea house, près des maisons de Kashan. Conseillé par tous les guides, assez touristique mais on y mange très bien pour des tarifs très corrects et le cadre est vraiment super.
A visiter à Kashan :
Bazar : à taille humaine mais on s’y perd facilement. Quelques très beaux caravansérails. Prendre un verre (on y mange aussi) au Hamman e-khan. Ancien hammam reconverti en salon de thé. Super.
Agha Bozorg : à proximité de l’Ehsan house. Très belle mosquée et petit complexe religieux.
Les maisons de Kashan : en dehors du centre. Elles valent toutes une visite. Ce sont des maisons de riches commerçants qui datent pour la plupart du 19ème siècle.
Hammam de Sultan Amir : dans le quartier des maisons
Bagh e fin : très beau jardin à la persane.
Prévoir au moins un après-midi pour un tour dans le désert autour de Kashan : lac salé, cité troglodyte, dunes, … S’arrêter au retour (de préférence le soir) au mausolée de Hilal Ibn Ali (le fils d’Ali, le premier prophète des chiites et beau-fils de Mahomet). Ambiance complètement dévote, un bon point de départ pour comprendre le chiisme (et voir à quel point il est différent du sunnisme). A côté impressionnant cimetière des martyrs de la guerre Iran-Irak. Tous les taxis peuvent organiser la visite mais pas mal de passer par une petite agence située au début dans la rue qui rejoint Agha Bozorg. Proprio assez sympa et prix très correct. Il arrange aussi des transfert en taxi vers Ispahan pour 30 EUR. Il s’appelle Reza (numéro de téléphone dans les cartes de visite à la fin du texte)
Ispahan
Pour aller de Kashan à Ispahan, prendre soit le bus soit le taxi. Le bus est moins cher. Le taxi permet de s’arrêter à Abyaneh qui est un des plus beaux villages d’Iran. Ambiance évidemment très clic-clac photo mais très belle rénovation et le site est superbe.
Pas de mots pour décrire Ispahan. Vous lirez partout que c’est une des plus belles villes du monde oriental (la Florence de l’Islam) et c’est rigoureusement exact. Prévoir au moins 4 jours pour bien s’en imprégner. On quitte difficilement cette ville.
Pour dormir : offre limitée vu le boom touristique. Les hôtels près du centre ont tendance à être assez chers pour ce qu’ils se proposent semble t’il. On a choisi l’hôtel Viana (40 EUR la double avec petit déjeuner), super hôtel dans un quartier un peu excentré mais sur une ligne de bus qui conduit en 10 minutes dans le centre. On paie en achetant des cartes magnétiques dans des petits kiosques un peu partout dans la ville. Les bus ont une partie homme et une partie femme. Mais cette séparation est indicative et pas obligatoire (et encore moins pour les touristes d’ailleurs).
Les taxis sont très abordables sinon (2 à 3 euros la course). Attention, les prix gonflent dès qu’on prend le taxi à proximité de la place de l’Imam mais en négociant durement, on arrive toujours à payer ce prix.
A visiter :
La place de l’Imam évidemment (Naghsh e-Jahan). A tous les moments de la journée mais particulièrement en fin de journée quand les Iraniens commencent à affluer pour pique-niquer sur la place. Sur la place, la grande mosquée (ne pas hésiter à pousser la porte pendant la prière du soir, c’est tout à fait autorisé à condition de rester respectueux comme on le serait en visitant une cathédrale en plein office religieux), le palais d’Ali Kapu et la mosquée Cheihk lotfollah. Pour prendre un café, il y’a plein d’adresses très chouette autour de la place et dans Ispahan en général. Nous on a beaucoup aimé le Narvan café, juste à l’entrée du Bazar située à l’opposé de la grande mosquée. Ne pas quitter la place sans goûter la glace au safran. On en vend chez les petits glaciers situé sous les arcades à côté du palais d’Ali Kapu.
Le bazar : immense. Comme à Kashan, il faut fouiner pour trouver les beaux caravansérails, des petites mosquées, des hammams. Chouette balade jusqu’à la superbe mosquée du vendredi (Jameh Mashid)
Palais Chehelsotoon
Les jardins autour du palais Hasht Behesht : autre point de rencontre dans le centre d’Ispahan.
L’hôtel Abassi : une certaine idée de l’Iran d’avant la révolution. Luxe suranné à l’occidental. Il faut prendre un thé, des pâtisseries et la soupe traditionnelle d’Ispahan dans les jardins de l’hôtel. Y arriver vers 16H30.
Le pont Kashu : super expérience à faire. Le pont en lui-même est déjà très beau mais c’est surtout un petit condensé de l’Iran : les amoureux s’y donnent rendez-vous, les chanteurs amateurs viennent faire des battles de poésie, les jeunes jouent au volley dans la rivière asséchée.
Le quartier arménien, très chouette visite à faire, assez incongrue tant on se figure que l’Iran est un pays intolérant aux autres religions alors que la réalité est plus nuancée. Les Arméniens ont plusieurs églises dont la très belle cathédrale Vank. Dans la rue de la cathédrale, le café-brocante Gyumri est vraiment super pour une petite pause.
Flâner, revenir sur ses pas, rencontrer et parler avec les Iraniens, c’est sans doute à Ispahan qu’on l’a fait le plus.
Pour manger à Ispahan, l’embarras du choix. Tout le monde vous enverra chez Sharzad le restaurant chic de la ville. Pas mal en soi mais rien d’inoubliable.
3. Yazd
Ispahan - Yazd : trajet en bus de 6 heures (avec les arrêts)
Magnifique vieille ville qui rappelle un peu les médinas du Maroc mais avec des spécificités architecturales comme ces systèmes d’aération en puits sur les toits des maisons, qui offrent des panoramas assez incroyables.
Pour dormir : Hotel Dad en dehors de la vieille ville. Hôtel “de charme” assez grand avec luxe à l’occidentale pour 80 EUR la double avec petit déjeuner. Sinon pas mal d’option dans la vieille ville dont le Silk Road où on a mangé bien pour pas trop cher. On mange bien (et avec une très belle vue) sur le toit de l’hôtel Marco Polo à côté de la mosquée du vendredi. Mais la plus belle terrasse de la vieille ville c’est à la Yazd Art house, petit salon de thé près de la maison d’Alexandre. A faire en fin de journée.
A voir :
La mosquée du vendredi : plus petite que celle d’Ispahan mais très intéressante car au centre de toute l’animation de la vieille ville
Se perdre dans la vieille ville
Le complexe Amir Chaqmaq
Le Zurbaneh : parfois sur la place devant Amir Chaqmaq ou alors dans une petite ruelle qui part de la place, dans le club A Zaman. Le Zurbaneh c’est entre la danse et les arts martiaux. Une espèce de célébration de la virilité persane. Une expérience assez intéressant sur le plan anthropologique…
Le jardin Dolat abad
Beaucoup d’excursions autour de Yazd : chak chak (mausolée zoroastrien) Meybod (une vieille ville) et Karanakh (un vieux village abandonné), bref une très chouette balade d’un jour dans le désert autour de Yazd
Il y’a, “Francis”, un chauffeur de taxi très sympa et anglophone (il a vécu et travaillé aux Etats-Unis avant de revenir dans sa ville natale) qui organise des tours autour de Yazd. Il tient une agence (c’est la seule de la rue vous pouvez la rater) dans la rue de l’Iman (la rue principe de Yazd), sur le trottoir de droite quand on la descend dans la direction opposée à la vieille ville depuis la mosquée Amir Chaqmag.
4. Shiraz
Yazd - Shiraz : trajet en bus de 7 heures (avec les arrêts)
Charme moins évident qu’Ispahan ou Yazd mais un incontournable du sud de l’Iran. Ambiance assez relax par rapport à Ispahan et surtout Téhéran (mais ça reste très speedé quand même…). Pour dormir : Niayesh hotel. Hôtel de charme là aussi mais un peu plus rugueux on va dire (chambres pour la plupart sans fenêtres et assez spartiates). Mais dans un chouette complexe de vieilles maisons avec un petit resto au milieu. Très bien situé.
A voir :
Le bazar
La mosquée Vakil dans le bazar
La maison Narajstan, vieille maison kadjar
La mosquée Nasir al Mok : très jolie petite mosquée, connue pour ses vitraux de couleurs
Le mausolée Chah Cheragh : immense complexe religieux très important pour les Chiites. Plusieurs mosquées, medersas, … . On est guidé par un.e préposé.e aux affaires internationales qui donne pas mal d’infos intéressantes sur le site. C’est obligatoire pour la visite.
Bahg e Eram : un vieux jardin botanique très bien conservé au nord de la ville. Aussi lieu de rencontre discret pour les amoureux qui s’y tiennent la main.
La tombe d’Hafez : le poète iconique de l’Iran. Un lieu de rendez-vous des familles en fin de journée. Très agréable moment à y passer même si rien de très spectaculaire.
Le parc Azadi : vraiment en dehors des circuits touristiques de la ville mais très intéressant. Il y’a un petit parc d’attractions qui complète l’ensemble. Pas loin de là, le restaurant Shattar Abbas, le genre d’endroit cauchemardesque pour les végétariens mais si vous n’en avez pas encore marre des kebabs, allez-y.
Persepolis naturellement, à doubler avec les tombeaux de Naqsh e Rostam. Tous les taxis de la ville propose de vous y conduire (environ une heure de route), sinon il y’a les agences voyage qui le font dans des conditions un peu plus confortables (mais plus cher naturellement)
5. Teheran
Shiraz - Teheran : vol intérieur (1 heure) avec Mahan Airlines (50 euros l’aller simple). Très commode pour “remonter” sur Téhéran et éviter un très long trajet en bus (13 heures). Plusieurs compagnies. Les avions ne sont plus tout jeunes (à cause de l’embargo mais là les choses changent) mais très bien entretenus.
Vous trouverez plein de gens bien intentionnés pour vous dire de ne pas vous attarder à Téhéran. C’est pas la plus belle ville d’Iran, c’est certain mais aller en Iran sans aller à Téhéran, c’est manquer une grosse partie de l’iranité. Et puis une fois passé le premier choc (c’est immense, pollué, embouteillé de partout), on découvre une ville super attachante avec des contrastes énormes et surtout très dynamique à plein de points de vue.
On s’est logé à l’hotel Saina (http://www.sainahotel.com/page.php?11). Environ 120 euros la double avec petit déjeuner. Très confortable (standard d’un novotel) mais sans aucun charme. Très bien situé dans le nord de la ville où il y’a beaucoup de choses de voir, pas loin du métro (station Meydan e Jahad). Le quartier est, relativement calme, et on trouve pas mal de chouettes adresses pour manger.
La notion de centre à Téhéran est assez relative tant la ville est grande. Mais en gros il y’a le nord (où on a beaucoup tourné voir plus bas), le centre (avec le Bazar et le Golestan) et le sud (où on a pas été)
A visiter :
Les classiques : palais du Golestan, le bazar, …
Le parc des artistes (nom officiel Honarmadan) : c’est un des coins aérés de la ville. Le parc n’est pas très grand mais c’est le point de rencontre (enfin un des points de rencontres) des jeunes “occidentalisés” de la ville. Au centre du Parc il y’a le forum iranien de la culture (avec un cinéma qui diffusait des films de Woody Allen au moment où on est passé) et un café très sympa. Le parc est à côté de l’ancienne ambassade des USA reconvertie en centre de propagande par les Gardiens de la révolution.
A quelques blocs en remontant vers le nord, il y’a la libraire Saless publication (sous le boulevard en hauteur Karim Khan). Librairie super moderne et bien fournie en livres (en iranien), papeterie et un chouette petit café / galerie d’art à l’étage.
En continuant vers l’ouest, à partir de la librairie donc vers la droite en sortant, il y’a à quelques blocs le parc Bejhat Abad. Un vrai havre de paix dans la furie du traffic avec les mêmes scènes qu’on retrouve dans la plupart des parcs de la ville : des familles, des jeunes insouciants qui oublient très vite les pesanteurs du régime…
Au nord-est, aller vers le pont Tabiat. Superbe ouvrage d’art qui relie deux très beaux parcs (avec du mobilier très innovant et très réussi). Le pont est un lieu de rencontres, de promenades. Il offre un super panorama sur la ville.
Toujours au nord, la Tour Milad. La fierté des Iraniens. Elle domine toute la ville et là encore le panorama est forcément super (forcement elle fait plus de 400 mètres de hauteur)
Encore plus au nord, ne pas hésiter à pousser vers Darband. C’est un village de montagne qui a été “avalé” par l’urbanisation de Téhéran. On l’atteint après avoir traversé les quartiers chics de la ville. Darband est le point de départ des randos dans les montagnes du nord de Téhéran mais il y’a aussi une multitudes de bars à Nargileh et (surtout) de restos.
Pour se déplacer à Téhéran, il ne faut pas hésiter à descendre dans le métro. Il est très moderne et très commode dans une ville perpétuellement embouteillée.
Sinon (comme le métro ne va pas encore partout), ce qui marche très bien ce sont les taxis collectifs. En fait toutes les voitures à Téhéran, ou presque font office de taxi. Le mode d’emploi est simple : vous vous mettez au bord de la voirie, vous levez le bras et vous prenez la première voiture qui s’arrête. Ca marche bien quand on fait des déplacements latéraux (nord/sud est/ouest) sur les grands axes. On prend la voiture pour quelques blocs et on paie (rarement plus de 50 cents) en sortant. Un peu moins facile quand on va vers une adresse en dehors de ces grands axes mais les taxis individuels prennent alors le relais. Prévoir le temps en conséquence. On passe vite 1h en voiture dans la ville pour faire deux ou trois kilomètres. On marche étonnamment facilement. Les trottoirs sont assez larges. Par contre traverser une rue met assez vite en péril votre espérance de vie. Le piéton est au mieux un obstacle à dégager, au pire une cible, pour le conducteur iranien. Le pire étant sans doute les motos qui déboulent de partout, tout le temps.
6. Considérations diverses
Marchander tout, tout le temps, partout. Dès lors qu’il y’a pas un prix annoncé bien entendu.
Très peu d’arnaques. Au pire un chauffeur de taxi qui empoche un euros en plus sur le tarif local, des restos qui ont des doubles cartes (une pour les Iraniens, l’autre pour les touristes) mais ça reste très marginal.
Les Iraniens sont comme on les décrit partout : hospitaliers, ouverts, en attente de dialogues mais aussi de compliments sur leur pays. L’Anglais est assez bien répandu dans les grands centres urbains.
Le coût de la vie sur place est assez bas :
Une course en taxi en ville : 2 à 3 euros
Une voiture avec chauffeur pour une journée : 50 euros
Un trajet de bus interurbain : 8/10 euros
Un repas dans un resto à touriste : 5/ 6 euros
Le gros poste ce sont les hôtels. Il y’a pas de standard moyen. Soit ce sont les hôtels “pour iraniens” qui sont très bons marchés soit on monte dans la catégorie des hôtels pour touristes ou les Iraniens des classes les plus favorisées, et on tombe dans les prix européens. Le pays est très développé. La pauvreté est réelle mais très peu visible. Ce qui frappe notamment à Téhéran, c’est la propreté publique qui est largement au-dessus des standards européens moyens…(et on parle pas de Bruxelles). Les parcs notamment sont remarquables de ce pointe vue.
Visa de 30 jours. On l’a obtenu en un après-midi à l’Ambassade d’Iran à Bruxelles (attention aux horaires par contre, c’est ouvert seulement une demi-journée par semaine). Avant d’aller à l’ambassade, il faut obtenir un numéro d’autorisation du Ministère iranien des affaires étrangères. On l’obtient en une dizaine de jours en passant par une agence de voyage locale. Je conseille : http://en.key2persia.com/home. Contact via whatsapp très rapide après la première demande par mail. Coût 30 euros par visa payable via paypal.
Argent : tenir du compte du fait qu’il est impossible d’effectuer la moindre opération bancaire à cause des sanctions (et ça ne vas pas s’arranger dans les prochaines années). Tout se fait donc en liquide et il faut prévoir du cash en suffisance pour tout payer sur place. On trouve des bureaux de change dans les grandes villes. Se méfier du marché noir à n’utiliser qu’en cas de dernier recours (les chauffeurs de taxi par exemple). Dans les bureaux de change (et en général), ne pas hésiter à marchander les taux.
A réserver avant : si vous avez un itinéraire en tête, il peut être utile, en fonction de la saison, de réserver les hébergements avant en passant par une agence de voyage. Ca évite la perte de temps sur place et toutes les réservations sont annulables 48h à l’avance.
Je conseille franchement celle-ci : http://www.irantravelingcenter.com/
Super service en anglais, hyper réactif. Ils proposent des hôtels mais acceptent sans problème de réserver ceux qu’on choisit sans eux.
Pas d’acompte à verser, on paie le solde en cash dans leur bureau de Shiraz. Ils font aussi des réservations pour les vols intérieurs.
2. Itinéraires
Vol British Airways. Pas mal au niveau des horaires car à l’aller vol de nuit qui arrive à Téhéran vers 6H du matin (les autres arrivent souvent plus tôt) et vol de jour au retour.
Toutes les compagnies proposent des tarifs assez similaires, entre 300 et 450 euros selon les saisons.
Pas mal de penser à prendre une carte sim locale. Le wifi n’est en général pas top (alors que la 4G fonctionne à peu près partout). Irancell, environ 10 euros pour 3 gigas et appel + sms illimités. Possible à l’aéroport de Téhéran ou dans toutes les grandes villes. Je l’avais fait à Kashan chez un petit agent Irancell situé sur le grand rond-point à côté du Bazar. Il faut juste montrer son passeport et c’est réglé.
Arrivée à Téhéran :
Deux écoles. On commence ou on termine par Téhéran. On a décidé de terminer par la capitale. Il est possible depuis l’aéroport de rejoindre, en métro, la principale gare des bus. Le métro n’était pas en service quand on était à Téhéran mais ça semble être le cas maintenant.
On a choisi la facilité en prenant un taxi jusqu’à Kashan notre première étape. 50 euros selon les capacités de négociations. Ca devient vraiment intéressant à partir de 4 passagers.
Pour le centre de Téhéran, le taxi coûte 25 euros.
Les taxis vous assaillent dès votre sortie du hall des bagages. Sinon ils sont au premier étage. Un bureau de change au premier étage mais pris d’assaut. Prévoir du temps en conséquence ou, si vous prenez le taxi, payer en euros ce qui est toujours possible et/ou changer quelques euros pour avoir un peu de cash avant de trouver votre premier bureau de change.
Kashan
Très jolie petite ville située à deux heures de route de Téhéran. Un point de chute idéal pour commencer l’Iran.
Très bon hébergement, la guest house Ehsan. 50 euros environ la double avec petit déjeuner. Très belle maison ancienne située tout près du bazar.
Pour manger : Abassi tea house, près des maisons de Kashan. Conseillé par tous les guides, assez touristique mais on y mange très bien pour des tarifs très corrects et le cadre est vraiment super.
A visiter à Kashan :
Bazar : à taille humaine mais on s’y perd facilement. Quelques très beaux caravansérails. Prendre un verre (on y mange aussi) au Hamman e-khan. Ancien hammam reconverti en salon de thé. Super.
Agha Bozorg : à proximité de l’Ehsan house. Très belle mosquée et petit complexe religieux.
Les maisons de Kashan : en dehors du centre. Elles valent toutes une visite. Ce sont des maisons de riches commerçants qui datent pour la plupart du 19ème siècle.
Hammam de Sultan Amir : dans le quartier des maisons
Bagh e fin : très beau jardin à la persane.
Prévoir au moins un après-midi pour un tour dans le désert autour de Kashan : lac salé, cité troglodyte, dunes, … S’arrêter au retour (de préférence le soir) au mausolée de Hilal Ibn Ali (le fils d’Ali, le premier prophète des chiites et beau-fils de Mahomet). Ambiance complètement dévote, un bon point de départ pour comprendre le chiisme (et voir à quel point il est différent du sunnisme). A côté impressionnant cimetière des martyrs de la guerre Iran-Irak. Tous les taxis peuvent organiser la visite mais pas mal de passer par une petite agence située au début dans la rue qui rejoint Agha Bozorg. Proprio assez sympa et prix très correct. Il arrange aussi des transfert en taxi vers Ispahan pour 30 EUR. Il s’appelle Reza (numéro de téléphone dans les cartes de visite à la fin du texte)
Ispahan
Pour aller de Kashan à Ispahan, prendre soit le bus soit le taxi. Le bus est moins cher. Le taxi permet de s’arrêter à Abyaneh qui est un des plus beaux villages d’Iran. Ambiance évidemment très clic-clac photo mais très belle rénovation et le site est superbe.
Pas de mots pour décrire Ispahan. Vous lirez partout que c’est une des plus belles villes du monde oriental (la Florence de l’Islam) et c’est rigoureusement exact. Prévoir au moins 4 jours pour bien s’en imprégner. On quitte difficilement cette ville.
Pour dormir : offre limitée vu le boom touristique. Les hôtels près du centre ont tendance à être assez chers pour ce qu’ils se proposent semble t’il. On a choisi l’hôtel Viana (40 EUR la double avec petit déjeuner), super hôtel dans un quartier un peu excentré mais sur une ligne de bus qui conduit en 10 minutes dans le centre. On paie en achetant des cartes magnétiques dans des petits kiosques un peu partout dans la ville. Les bus ont une partie homme et une partie femme. Mais cette séparation est indicative et pas obligatoire (et encore moins pour les touristes d’ailleurs).
Les taxis sont très abordables sinon (2 à 3 euros la course). Attention, les prix gonflent dès qu’on prend le taxi à proximité de la place de l’Imam mais en négociant durement, on arrive toujours à payer ce prix.
A visiter :
La place de l’Imam évidemment (Naghsh e-Jahan). A tous les moments de la journée mais particulièrement en fin de journée quand les Iraniens commencent à affluer pour pique-niquer sur la place. Sur la place, la grande mosquée (ne pas hésiter à pousser la porte pendant la prière du soir, c’est tout à fait autorisé à condition de rester respectueux comme on le serait en visitant une cathédrale en plein office religieux), le palais d’Ali Kapu et la mosquée Cheihk lotfollah. Pour prendre un café, il y’a plein d’adresses très chouette autour de la place et dans Ispahan en général. Nous on a beaucoup aimé le Narvan café, juste à l’entrée du Bazar située à l’opposé de la grande mosquée. Ne pas quitter la place sans goûter la glace au safran. On en vend chez les petits glaciers situé sous les arcades à côté du palais d’Ali Kapu.
Le bazar : immense. Comme à Kashan, il faut fouiner pour trouver les beaux caravansérails, des petites mosquées, des hammams. Chouette balade jusqu’à la superbe mosquée du vendredi (Jameh Mashid)
Palais Chehelsotoon
Les jardins autour du palais Hasht Behesht : autre point de rencontre dans le centre d’Ispahan.
L’hôtel Abassi : une certaine idée de l’Iran d’avant la révolution. Luxe suranné à l’occidental. Il faut prendre un thé, des pâtisseries et la soupe traditionnelle d’Ispahan dans les jardins de l’hôtel. Y arriver vers 16H30.
Le pont Kashu : super expérience à faire. Le pont en lui-même est déjà très beau mais c’est surtout un petit condensé de l’Iran : les amoureux s’y donnent rendez-vous, les chanteurs amateurs viennent faire des battles de poésie, les jeunes jouent au volley dans la rivière asséchée.
Le quartier arménien, très chouette visite à faire, assez incongrue tant on se figure que l’Iran est un pays intolérant aux autres religions alors que la réalité est plus nuancée. Les Arméniens ont plusieurs églises dont la très belle cathédrale Vank. Dans la rue de la cathédrale, le café-brocante Gyumri est vraiment super pour une petite pause.
Flâner, revenir sur ses pas, rencontrer et parler avec les Iraniens, c’est sans doute à Ispahan qu’on l’a fait le plus.
Pour manger à Ispahan, l’embarras du choix. Tout le monde vous enverra chez Sharzad le restaurant chic de la ville. Pas mal en soi mais rien d’inoubliable.
3. Yazd
Ispahan - Yazd : trajet en bus de 6 heures (avec les arrêts)
Magnifique vieille ville qui rappelle un peu les médinas du Maroc mais avec des spécificités architecturales comme ces systèmes d’aération en puits sur les toits des maisons, qui offrent des panoramas assez incroyables.
Pour dormir : Hotel Dad en dehors de la vieille ville. Hôtel “de charme” assez grand avec luxe à l’occidentale pour 80 EUR la double avec petit déjeuner. Sinon pas mal d’option dans la vieille ville dont le Silk Road où on a mangé bien pour pas trop cher. On mange bien (et avec une très belle vue) sur le toit de l’hôtel Marco Polo à côté de la mosquée du vendredi. Mais la plus belle terrasse de la vieille ville c’est à la Yazd Art house, petit salon de thé près de la maison d’Alexandre. A faire en fin de journée.
A voir :
La mosquée du vendredi : plus petite que celle d’Ispahan mais très intéressante car au centre de toute l’animation de la vieille ville
Se perdre dans la vieille ville
Le complexe Amir Chaqmaq
Le Zurbaneh : parfois sur la place devant Amir Chaqmaq ou alors dans une petite ruelle qui part de la place, dans le club A Zaman. Le Zurbaneh c’est entre la danse et les arts martiaux. Une espèce de célébration de la virilité persane. Une expérience assez intéressant sur le plan anthropologique…
Le jardin Dolat abad
Beaucoup d’excursions autour de Yazd : chak chak (mausolée zoroastrien) Meybod (une vieille ville) et Karanakh (un vieux village abandonné), bref une très chouette balade d’un jour dans le désert autour de Yazd
Il y’a, “Francis”, un chauffeur de taxi très sympa et anglophone (il a vécu et travaillé aux Etats-Unis avant de revenir dans sa ville natale) qui organise des tours autour de Yazd. Il tient une agence (c’est la seule de la rue vous pouvez la rater) dans la rue de l’Iman (la rue principe de Yazd), sur le trottoir de droite quand on la descend dans la direction opposée à la vieille ville depuis la mosquée Amir Chaqmag.
4. Shiraz
Yazd - Shiraz : trajet en bus de 7 heures (avec les arrêts)
Charme moins évident qu’Ispahan ou Yazd mais un incontournable du sud de l’Iran. Ambiance assez relax par rapport à Ispahan et surtout Téhéran (mais ça reste très speedé quand même…). Pour dormir : Niayesh hotel. Hôtel de charme là aussi mais un peu plus rugueux on va dire (chambres pour la plupart sans fenêtres et assez spartiates). Mais dans un chouette complexe de vieilles maisons avec un petit resto au milieu. Très bien situé.
A voir :
Le bazar
La mosquée Vakil dans le bazar
La maison Narajstan, vieille maison kadjar
La mosquée Nasir al Mok : très jolie petite mosquée, connue pour ses vitraux de couleurs
Le mausolée Chah Cheragh : immense complexe religieux très important pour les Chiites. Plusieurs mosquées, medersas, … . On est guidé par un.e préposé.e aux affaires internationales qui donne pas mal d’infos intéressantes sur le site. C’est obligatoire pour la visite.
Bahg e Eram : un vieux jardin botanique très bien conservé au nord de la ville. Aussi lieu de rencontre discret pour les amoureux qui s’y tiennent la main.
La tombe d’Hafez : le poète iconique de l’Iran. Un lieu de rendez-vous des familles en fin de journée. Très agréable moment à y passer même si rien de très spectaculaire.
Le parc Azadi : vraiment en dehors des circuits touristiques de la ville mais très intéressant. Il y’a un petit parc d’attractions qui complète l’ensemble. Pas loin de là, le restaurant Shattar Abbas, le genre d’endroit cauchemardesque pour les végétariens mais si vous n’en avez pas encore marre des kebabs, allez-y.
Persepolis naturellement, à doubler avec les tombeaux de Naqsh e Rostam. Tous les taxis de la ville propose de vous y conduire (environ une heure de route), sinon il y’a les agences voyage qui le font dans des conditions un peu plus confortables (mais plus cher naturellement)
5. Teheran
Shiraz - Teheran : vol intérieur (1 heure) avec Mahan Airlines (50 euros l’aller simple). Très commode pour “remonter” sur Téhéran et éviter un très long trajet en bus (13 heures). Plusieurs compagnies. Les avions ne sont plus tout jeunes (à cause de l’embargo mais là les choses changent) mais très bien entretenus.
Vous trouverez plein de gens bien intentionnés pour vous dire de ne pas vous attarder à Téhéran. C’est pas la plus belle ville d’Iran, c’est certain mais aller en Iran sans aller à Téhéran, c’est manquer une grosse partie de l’iranité. Et puis une fois passé le premier choc (c’est immense, pollué, embouteillé de partout), on découvre une ville super attachante avec des contrastes énormes et surtout très dynamique à plein de points de vue.
On s’est logé à l’hotel Saina (http://www.sainahotel.com/page.php?11). Environ 120 euros la double avec petit déjeuner. Très confortable (standard d’un novotel) mais sans aucun charme. Très bien situé dans le nord de la ville où il y’a beaucoup de choses de voir, pas loin du métro (station Meydan e Jahad). Le quartier est, relativement calme, et on trouve pas mal de chouettes adresses pour manger.
La notion de centre à Téhéran est assez relative tant la ville est grande. Mais en gros il y’a le nord (où on a beaucoup tourné voir plus bas), le centre (avec le Bazar et le Golestan) et le sud (où on a pas été)
A visiter :
Les classiques : palais du Golestan, le bazar, …
Le parc des artistes (nom officiel Honarmadan) : c’est un des coins aérés de la ville. Le parc n’est pas très grand mais c’est le point de rencontre (enfin un des points de rencontres) des jeunes “occidentalisés” de la ville. Au centre du Parc il y’a le forum iranien de la culture (avec un cinéma qui diffusait des films de Woody Allen au moment où on est passé) et un café très sympa. Le parc est à côté de l’ancienne ambassade des USA reconvertie en centre de propagande par les Gardiens de la révolution.
A quelques blocs en remontant vers le nord, il y’a la libraire Saless publication (sous le boulevard en hauteur Karim Khan). Librairie super moderne et bien fournie en livres (en iranien), papeterie et un chouette petit café / galerie d’art à l’étage.
En continuant vers l’ouest, à partir de la librairie donc vers la droite en sortant, il y’a à quelques blocs le parc Bejhat Abad. Un vrai havre de paix dans la furie du traffic avec les mêmes scènes qu’on retrouve dans la plupart des parcs de la ville : des familles, des jeunes insouciants qui oublient très vite les pesanteurs du régime…
Au nord-est, aller vers le pont Tabiat. Superbe ouvrage d’art qui relie deux très beaux parcs (avec du mobilier très innovant et très réussi). Le pont est un lieu de rencontres, de promenades. Il offre un super panorama sur la ville.
Toujours au nord, la Tour Milad. La fierté des Iraniens. Elle domine toute la ville et là encore le panorama est forcément super (forcement elle fait plus de 400 mètres de hauteur)
Encore plus au nord, ne pas hésiter à pousser vers Darband. C’est un village de montagne qui a été “avalé” par l’urbanisation de Téhéran. On l’atteint après avoir traversé les quartiers chics de la ville. Darband est le point de départ des randos dans les montagnes du nord de Téhéran mais il y’a aussi une multitudes de bars à Nargileh et (surtout) de restos.
Pour se déplacer à Téhéran, il ne faut pas hésiter à descendre dans le métro. Il est très moderne et très commode dans une ville perpétuellement embouteillée.
Sinon (comme le métro ne va pas encore partout), ce qui marche très bien ce sont les taxis collectifs. En fait toutes les voitures à Téhéran, ou presque font office de taxi. Le mode d’emploi est simple : vous vous mettez au bord de la voirie, vous levez le bras et vous prenez la première voiture qui s’arrête. Ca marche bien quand on fait des déplacements latéraux (nord/sud est/ouest) sur les grands axes. On prend la voiture pour quelques blocs et on paie (rarement plus de 50 cents) en sortant. Un peu moins facile quand on va vers une adresse en dehors de ces grands axes mais les taxis individuels prennent alors le relais. Prévoir le temps en conséquence. On passe vite 1h en voiture dans la ville pour faire deux ou trois kilomètres. On marche étonnamment facilement. Les trottoirs sont assez larges. Par contre traverser une rue met assez vite en péril votre espérance de vie. Le piéton est au mieux un obstacle à dégager, au pire une cible, pour le conducteur iranien. Le pire étant sans doute les motos qui déboulent de partout, tout le temps.
6. Considérations diverses
Marchander tout, tout le temps, partout. Dès lors qu’il y’a pas un prix annoncé bien entendu.
Très peu d’arnaques. Au pire un chauffeur de taxi qui empoche un euros en plus sur le tarif local, des restos qui ont des doubles cartes (une pour les Iraniens, l’autre pour les touristes) mais ça reste très marginal.
Les Iraniens sont comme on les décrit partout : hospitaliers, ouverts, en attente de dialogues mais aussi de compliments sur leur pays. L’Anglais est assez bien répandu dans les grands centres urbains.
Le coût de la vie sur place est assez bas :
Une course en taxi en ville : 2 à 3 euros
Une voiture avec chauffeur pour une journée : 50 euros
Un trajet de bus interurbain : 8/10 euros
Un repas dans un resto à touriste : 5/ 6 euros
Le gros poste ce sont les hôtels. Il y’a pas de standard moyen. Soit ce sont les hôtels “pour iraniens” qui sont très bons marchés soit on monte dans la catégorie des hôtels pour touristes ou les Iraniens des classes les plus favorisées, et on tombe dans les prix européens. Le pays est très développé. La pauvreté est réelle mais très peu visible. Ce qui frappe notamment à Téhéran, c’est la propreté publique qui est largement au-dessus des standards européens moyens…(et on parle pas de Bruxelles). Les parcs notamment sont remarquables de ce pointe vue.
Japon, Kyushu English translation pending

Bonjour à tous!
Voici le récit de notre voyage effectué en novembre 2017, en louant un camping-car au départ de Fukuoka, sur l’île de Kyushu, réputée pour ses paysages volcaniques sub-tropicaux.
Vous trouverez le récit illustré en cliquant ici.
Ci-dessous le texte seul, bonne lecture!
Préparatifs Fred et les enfants me suggéraient depuis plusieurs années d’organiser un voyage au Japon et c’est l’opportunité de billets d’avion à bon prix, à destination de Fukuoka, sur l’île de Kyushu, au départ du Luxembourg, qui m’a décidée. J’avais aussi envisagé d’aller sur Hokkaido mais en novembre, c’est déjà l’hiver là-haut. Nous partirons à 3 avec Caroline notre fille aînée, les plus jeunes étant encore pris par leurs études. J’ai acheté ces billets en juin, ce qui m’a laissé le temps de préparer ce voyage, en particulier avec l’aide de marie 31 de voyage forum (merci Marie !). C’est elle qui m’a dégotté sur facebook la page de Yap Mulder, un bourlingueur hollandais installé à Fukuoka, qui a joué le rôle d’intermédiaire avec la compagnie de location japonaise Kyushu Rental Camper dont le site à l’époque était exclusivement en Japonais (!) Merci Yap ! Il s’est également chargé de faire traduire nos permis directement sur place. Je me concentrai ensuite sur les possibilités de randonnée, assez nombreuses dans cette île au volcanisme actif. J’espérais, Kyushu étant située à la latitude du Maroc, pouvoir bénéficier d’une météo encore douce et ensoleillée. Je préparai donc plusieurs itinéraires de rando sur openrunner, puis les transférai sur wikiloc. L’application Maps.me gratuite et utilisable offline comme wikiloc nous a été très utile pour les trajets routiers. Le Lonely Planet Japon m’a permis de dégrossir. Son complément Hiking in Japan m’a aussi été utile. J’ai acheté une carte au 1 : 1 200 000 qui concerne tout le Japon donc très peu précise… Marie 31 m’avait prêté un atlas routier en anglais « Road Atlas Japan au 1/250 000 » qui m’a aidé surtout dans les repérages pré-voyage.
Budget:
BUDGET JAPON
AVION Luxembourg-Paris-Tokyo-Fukuoka 522 € x 3 1566 € Location CAMPING CAR 13 jours 249480 yen 1866 € TRADUCTION 2 PERMIS 6000 yen 45 € SUR PLACE (essence, bouffe, entrées, péages, ferries) environ
1067 € Total pour 2 semaines à 3 personnes
4544 € Soit par personne
1515 €
Au jour le jour…
Di 12 novembre Après un long voyage, partis la veille de Luxembourg, nous atterrissons vers 16h00 à Fukuoka. L’air est très doux… Nous récupérons très vite les bagages (au complet, ouf, après 3 vols !), Yap nous attend et nous conduit à notre camping car garé à la sortie du terminal. Ushijima de Kyushu Rental Camper nous explique le fonctionnement du c car (très basique), puis Yap nous accompagne jusqu’à un grand supermarché pour faire le plein de victuailles (nous en profitons pour acheter un peu de vaisselle car il n’y a rien en dehors d’une bouilloire !) Nous partons ensuite vers le nord-ouest où j’ai repéré un coin pour la nuit au bord de la mer, près de Futamigaura (ou Rock couple). Le parking du Rock couple étant fermé pendant la nuit, on a dormi un peu plus au sud.
Lu 13 novembre Jolie vue au réveil sur la mer du Japon. Quelques brumes matinales s’étirent entre les collines, que le soleil va rapidement dissoudre… J’ai repéré un petit sentier qui descend à travers une forêt de bambous enchevêtrés (belles araignées !) vers une plage absolument déserte, bordée de roches qui rougeoient au soleil matinal. C’est un bon spot de surf (nous croiserons un surfeur en remontant) Nous reprenons ensuite le c car pour quelques km jusqu’aux fameux rochers de Futamigaura. Il nous faut ensuite traverser les faubourgs sud de Fukuoka, plus grande ville de l’île avec 1,5 millions d’habitants, pour nous rapprocher de la région des Monts Aso et Kuju (Aso Kuju National Park). Nous verrons très peu de chiens et encore moins de « vrais chiens », celui-ci porte fièrement le parapluie de sa maitresse. En route, nous faisons un petit détour vers la cascade de Nabegataki, derrière laquelle on peut se faufiler (très aménagée, entrée payante, 200 yen je crois) Voilà la bête : 5 m de long, 2 m de large, 3 m de haut : avec ce gabarit, on a pu aller partout sans difficulté. L’aménagement est sommaire : pas de vraies toilettes (un genre de pot de chambre amélioré avec des sacs à crottes, qu’on n’a pas utilisé car il y a des toilettes presque partout), pas de douche, pas d’eau chaude. Donc toilette dans une bassine avec de l’eau chauffée sur le réchaud. On s’y fait très bien d’autant qu’il est hyperfacile de trouver de l’eau (heureusement car autonomie de 20 litres) Chauffage au diesel (celui du moteur), vendu moins d’1 €/l. Accès internet via le hotspot d’une tablette fournie par le loueur. A proximité de cette cascade nous marchons un peu pour découvrir notre premier petit village de campagne avec ses petits vieux, ses petits jardins de « curé » (expression inadaptée pour ce pays à majorité shintoïste ou bouddhiste !) Ni poules, ni chien, en 3 semaines, nous ne verrons pas le moindre gallinacé et n’entendrons qu’un unique coq. Aucun chien de ferme ou de village, aucun mouton ni cochon, quelques vaches et chevaux dans les parcs nationaux pour le décor.
Un vieux cimetière surplombe un temple et plus haut quelques maisons dont l’ancien toit de chaume a été recouvert de tôle ondulée, semblent abandonnées. Nous reprenons la route et trouvons de nuit un coin pour dormir sur les hauteurs de Kurokawa Onsen.
Ma 14/11 Belle surprise au réveil, nous avons dormi au pied d’un petit temple. La vue est magnifique ! En contrebas le village thermal de Kurokawa Onsen. Il a plu toute la nuit et la brume s’effiloche sur les sommets des arbres. A l’est on devine le panache de fumée du Mont Aso. C’est sous la pluie que nous visitons le village de Kurakawa Onsen, où flamboient quelques jolis érables. Il y a des bains chauds un peu partout, Du plus simple au plus luxueux. Ça fume et ça glougloute de partout, les hôtels captant sans grand souci esthétique les eaux réputées bienfaitrices, à l’exception du ryokan situé en amont du village, très joli ! Nous reprenons la route 442 vers l’est puis prenons à droite vers le sud en direction du Mont Aso. A sa gauche (à l’est) le très inquiétant Neko Dake (Dake = volcan) hérissé de pics et entre les deux le col de Hinoo Toge. Au nord le Mont Kuju (point culminant de l’île à 1787 m). En incorrigibles optimistes, nous basculons dans l’immense caldeira de l’Aso (25X18 km) puis grimpons par une très belle route en lacets vers le volcan, espérant passer au-dessus des nuages. Mais nous ne sommes qu’à 1500 m d’altitude, en plein dans les nuages cette fois ! Je sais que le téléphérique qui permet d’accéder à la lèvre du cratère actif (au fond duquel bouillonne un lac) a été endommagé mais j’espère tout de même pouvoir y monter à pied, d’autant que le niveau d’alerte est passé récemment de 2 à 1. Impossible ! Il y a partout des panneaux « no entry », grrr. On décide alors de se rapprocher du Kuju San puisque du beau temps est prévu pour demain. On se dégourdit les jambes sur les quelques km de balade au départ du visitor center de Chojabaru, dans une zone humide assez jolie parée de ses couleurs d’automne, mais toujours sous la pluie… Inspirés par une carte sur le parking du visitor center, nous dénichons le camping indiqué (à perpète en fait. Nous aurons toujours beaucoup de mal avec les cartes japonaises, sans échelle, pas orientées, sauf exception. Je crois qu’on n’a pas du tout la même tournure d’esprit ou les mêmes habitudes graphiques car on n’y comprend jamais rien !) Le coin est lugubre, désert, moche, sans douche, pour l’équivalent de 40 € ! Nous déclinons et grimpons dans la montagne pour nous poser près de ces beaux arbres morts. Un corbeau y veille une pierre ancienne gravée.
Me 15 novembre Quelques km de route nous mènent à Makinoto Pass sur le versant ouest du Mont Kuju. D’autres randonneurs, hyper-équipés, sont en train de s’échauffer, avant d’attaquer la grimpette, somme toute modeste. Trace prévisionnelle : https://fr.wikiloc.com/wikiloc/view.do?id=20214758 (En fait nous ne sommes pas allés sur le Mont Hoshisho) Attention ! Mais à quoi ? Mystère….traduction en anglais loin d’être systématique et même assez rare…Bien souvent elles se limitent à « Caution » ou « No entry » ! Il faut reconnaitre que sur cette rando nous ne croiserons qu’un couple d’occidentaux et pas mal de monde pour un jour de semaine en novembre. Le Kuju San flirte encore avec les nuages… Puis nous dominons une mer de nuages. Au nord, une jolie crête colorée rehaussée de fumerolles. L’ombre du Nakadake (plus haut sommet 1791 m) rafraichit encore l’atmosphère. Nous faisons une pause ventée au bord de ce lac, rejoignons un refuge en contrebas de ce sommet secondaire, puis faisons une boucle vers le sommet du Kuju San (1786 m), qui offre une vue imprenable sur les fumerolles, qui se marient avec de « vrais » nuages. Atmosphère glaciale et minérale au sommet, qui s’adoucit dès que l’on perd un peu d’altitude. Retour au parking puis nous décidons de profiter du beau temps pour retourner vers l’Aso, entraperçu hier dans la purée de pois. Nous repassons près de ces élégantes sculptures végétales. Je m’étonne de cette atmosphère si brumeuse alors que le ciel a été rincé hier par une pluie continue et qu’il souffle un vent glacial ?! S’agirait-il de pollution atmosphérique (on est sous le vent du nord-est de la Chine) ou d’une particularité climatique ? Il me semble que cette brume est fréquente en Asie mais j’en ignore la raison, si quelqu’un sait ? Le Neko Dake est vraiment fascinant. Nous nous en approcherons ce soir car j’ai repéré un sentier qui part de Hinoo Toge (le col entre le Mont Aso et le Neko Dake) dont j’espère qu’il pourra nous mener jusqu’au Taka Dake, situé en dehors de la zone interdite autour du cratère de l’Aso, mais d’où la vue doit être impressionnante. Ce volcan Aso, le plus grand du Japon et l’un des plus actif, est dangereux (7 morts et 70 blessés en 1997 du fait des émanations de gaz toxiques), des bunkers en béton ont été construits à l’arrivée du téléphérique pour pouvoir s’y protéger des bombes volcaniques ! Mais en cas d’éruption, l’accès à moins d’un km du cratère est interdit, ce qui est actuellement le cas, à notre grand dam... Petite pause au bord de l’immense caldeira de l’Aso. Ce coin est très beau, et le vent anime les vastes étendues d’herbes blondes. On retrouve cette belle prairie sur les flancs de l’Aso, d’où émerge le vert petit cône volcanique de Komezuka, aux formes parfaites. Tout au fond, les parois abruptes de la caldeira, dont la circonférence fait 100 km. La ville d’Aso, au fond de celle-ci compte 100 000 habitants ! Ah ! Ça valait le coup de remonter aujourd’hui, la vue sur l’Aso est impressionnante, et accroit encore notre frustration de ne pas pouvoir approcher du cratère, alors que le vent est dans le bon sens, pfff… On profite des belles lumières du soir, puis on descend vers Hinoo Toge pour y passer la nuit afin de pouvoir partir tôt demain pour randonner vers le volcan. La route étroite semble abandonnée au-delà du col. Nous y arrivons avec tout juste encore assez de lumière pour découvrir que le départ du sentier est barré avec plein d’explications en Japonais et « no entry ». Flûte !
Je 16 novembre Déçus nous redescendons de Hinoo Pass, ce qui nous permet tout de même d’admirer le versant nord du Neko Dake. On se console en constatant que le vent a tourné et que le Taka Dake est à présent pile dans les gaz toxiques de l’Aso : nous n’aurions pas pu y aller… Décidés à tout de même profiter de la belle journée qui s’annonce, on file plein sud via l’express highway qui part de Kumamoto vers Ebino Kogen dans le Kirishima Yaku National Park. Voici le tracé prévisionnel : https://fr.wikiloc.com/wikiloc/view.do?id=20214550 En fait nous allons d’abord marcher vers le lac Rokkannon Miike (au bord de la route), puis contourner des fumerolles interdites d’accès (encore ! Grrrr…. On pense avec nostalgie à l’Islande ou au Yellowstone, bien moins contingentés) avant de trouver le départ (modifié) du sentier qui mène au sommet du Karakunidake (1700 m). Au fil de la grimpette, je me dis que la rando est plus spectaculaire que je ne le pensais… On surplombe d’abord les lacs et les fumerolles (oui tout au fond on aperçoit un 2ème lac, le Byakushi Ike), puis on aperçoit au loin dans la brume le cratère du Sakurajima (volcan actif en face de la ville de Kagoshima), avec au premier plan le joli lac de cratère Onami Ike. Voici enfin le cratère du Karakunidake, éteint. 300 m de profondeur Mais énorme surprise, en faisant encore quelques pas vers l’est, nous découvrons le magnifique cratère fumant du Shinmoedake ! Je n’en reviens pas. Malgré une préparation appliquée, je tombe des nues ! Je n’avais vu aucune photo de cette splendeur ! Dernière éruption il y a 1 mois le 12 octobre 2017! (Je découvre cette info a posteriori !) https://www.youtube.com/watch?v=Hud-QRuFPJA&feature=youtu.be La lumière de fin de journée est superbe, on a du mal à quitter cette vue fascinante. Il nous faut cependant redescendre vers le lac Onami, par un sentier très raide (escalier fait d’énormes marches, à éviter absolument à la montée). Puis le sentier court à flanc de montagnes dans une forêt peuplée de quelques biches peu farouches (mais floues sur les photos !) Comme le camping de Ebino Kogen ferme à partir de novembre, nous n’avons aucun scrupule à dormir sur le parking du visitor center, avec vue sur les fumerolles.
Ve 17 novembre Journée grise et même pluvieuse. Après une rando pas palpitante (escaliers et même tunnels de béton et 100 m de dénivelé) jusqu’à la cascade de Senriga, dont les eaux très minéralisées blanchissent toute la végétation environnante, nous poursuivons vers le Kirishima Shrine, joli temple pimpant (il date du VIème siècle mais a été reconstruit de nombreuses fois suite à des destructions volcaniques) dans son écrin de verdure, qui attire les foules (à en juger par la taille des parking) Un peu plus loin nous faisons une petite balade sur la rive nord du lac Miike, encore un lac de cratère, jusqu’à un tout petit temple très confidentiel. Une mystérieuse épée de bois est plantée dans le sol, juste à côté de pierres dressées. Un symbole shinto ? Drôles de « fruits » sur un ficus, sans doute un parasite ? Tiens un idéogramme… Nous poursuivons vers la côte est de Kyushu, pour découvrir la curiosité géologique de la petite île d’Aoshima (présente aussi ailleurs sur la côte, à voir en vue satellite sur Google Earth !) : des roches parallèles, qui ne sont pas d’origine volcanique mais sédimentaires. Joli petit temple lové au cœur d’une végétation tropicale. Nous apprécions les parapluies prêtés par la dame qui tient un des nombreux parkings (payants) du site.
Un peu plus au sud nous visitons toujours sous la pluie le sanctuaire shinto Udo Jingu, construit dans une grotte qui surplombe la mer. Nous espérons pouvoir dormir ce soir au cap de Toi Misaki, mais la route côtière 448 s’avère soudainement barrée… On décide de dormir là, sous une pluie battante qui va durer toute la nuit, pas rassurés (enfin surtout moi !) quant à l’éventualité d’un glissement de terrain car il fait trop noir pour juger de l’état du terrain au-dessus de la route. Le relief accidenté, l’abondance des précipitations et sans doute aussi les tremblements de terre font que ces glissements de terrain sont nombreux et l’on croise régulièrement sur les routes des ouvriers chargés de remettre la route en état. Là où en France nous aurions mis un système de feux alternés, il y a en général 1 voire 2 hommes équipés de drapeaux rouge ou blanc. Il faut s’arrêter au drapeau rouge et l’on en est remercié par une gracieuse courbette, renouvelée au lever du drapeau blanc quand on peut démarrer ! Moins glamour, ces centaines d’hectares de pans de collines bétonnés dans l’espoir d’éviter les éboulements. Ajoutez à cela une bonne brassée de poteaux et fils électriques, ça fait vraiment mal aux yeux ! C’est là qu’on se dit qu’on a vraiment une géographie et un climat bénis des dieux en Europe !
Sa 18 novembre Au réveil, il pleut toujours mais moins fort, positivons. Nous rebroussons chemin en longeant à nouveau la côte, cette fois vers le nord. L’eau boueuse de ce petit port de pêche témoigne de l’abondance des pluies de la nuit. Tiens un tori en PVC ! Avis aux amateurs ! La côte très découpée offre de multiples abris pour les nombreux bateaux de pêche. Temps « breton » sur la côte est de Kyushu ! Nous trouvons une autre route pour aller jusqu’au cap Toi Misaki, réputé pour ses vertes collines peuplées de chevaux « sauvages » Une petite randounette jusqu’à une cascadette qui se jette dans la mer et c’est reparti plein nord en direction du volcan Sakurajima. Belle éclaircie en découvrant le Sakurajima. C’est un des volcans les plus actifs du Japon, en activité permanente et qui présente un haut risque humain puis la ville de Kagoshima (600 000 hab) n’en est distante que de 8 km. Voir ici : https://fr.wikipedia.org/wiki/Sakurajima Et en effet, son activité ne fait aucun doute… Ce qui n’empêche pas la vie de suivre son cours à quelques encablures du volcan. Le quotidien des Japonais est organisé autour de cette gestion du risque. Il y a un peu partout des abris pour se protéger des bombes volcaniques et chaque village est équipé d’une sirène. On a d’ailleurs été surpris de constater que celles-ci servent souvent au quotidien pour rythmer les heures (pas la nuit) en musique (un peu comme les clochers de nos campagnes) Une crique naturelle sans béton (rare !) entre 2 coulées de lave. Sur le flanc sud du Sakurajima à Arimura Observation Point, une petite randounette permet d’observer à quelle vitesse la végétation, après une éruption, reprend ses droits sur cette île au climat sub-tropical. Agréable bain de pieds (un peu chaud !) près de l’embarcadère du ferry que nous prendrons demain pour traverser la baie vers Kagoshima. Nous profitons de la belle lumière de fin de journée pour monter jusqu’à Yunohira observation point, survolé par ce beau rapace. A cette époque de l’année, il y a très peu d’oiseaux, mais plein de rapaces (a priori des buses). Vue de la face ouest du volcan depuis l’observatoire. Nous redescendons et trouvons un square en bord de mer pour la nuit un peu au nord du ferry.
Di 19 novembre Grand beau temps sur Kagoshima au réveil ! Nous prenons le joli ferry (de mémoire 4600 yen pour le c car + 3 personnes) pour une minicroisière, tandis que le Saku fumote tranquillement dans l’air matinal. Nous allons faire un tour au jardin Senganen, construit au XVIIème siècle en bordure de mer (enfin presque, il y a tout de même le tram et la route) à flanc de colline. Nous y sommes à l’ouverture, bonne idée car en repartant la foule du week-end ensoleillé arrive ! Route laborieuse ensuite pour sortir de Kagoshima par le sud en direction du lac Ikeda, un joli lac de cratère. Une petite route permet de le contourner par le nord et d’avoir un joli point de vue sur le volcan Kaimon Dake au cône parfait. C’est le week-end, il fait beau, les joueurs de croquet en profitent. On repère sur la carte un autre petit lac à l’est de Ikeda-ko (ko=lac) et après quelques errements (route fermée) dans une jolie campagne, où nous découvrons d’étranges ventilateurs au-dessus de plantations de thé (google m’apprend que leur rôle est d’éviter en hiver la stagnation de nappes d’air froid) et de drôles de mottes paillées ( ???) sans doute pour abriter quelque plant frileux, nous découvrons un mignon petit lac de cratère (Unagi ko) Sur sa rive nord-est un petit village fume de partout ! Presque chaque maison a sa propre petite fumerolle et surprise il y a même un petit onsen où Fred et Caroline vont faire trempette (chaud ! 41°C !) pendant que je vais faire un tour dans le village, surplombé par cette falaise volcanique où tournoient des dizaines de rapaces. Nous reprenons la route vers le Kaimon Dake. Nous sommes étonnés de voir des cultures si exposées aux influences de la mer ! Chez nous tout serait grillé par le sel ! Pourquoi alors les côtes sont-elles si souvent hérissées de digues et autres blocs de béton ? Malgré le vent, la mer - sans doute peu profonde - nous semble courte et hachée, pas de grande houle qui pourrait ronger les côtes. Bizarre… Nous trouvons un coin pour la nuit sur un observatoire juste à l’ouest de Makurazaki.
Lu 20 novembre Temps gris ce matin, le vent s’est calmé et les rapaces – omniprésents - sont au repos. Il n’y a pratiquement pas d’oiseaux de mer, étonnant… Nous continuons de longer la côte vers le nord sur la route 226 jusqu’au cap Noma-Misaki où j’ai repéré un petit sentier de rando, qui mène à un phare, sans intérêt car on ne voit rien, noyé dans la végétation. Une des nombreuses centrales à béton, celle-ci fabrique les modules destinés à renforcer les côtes. Elles sont pourtant déjà bien protégées par tous ces récifs éparpillés et - encore un sujet d’étonnement, le plus souvent non balisés. Comme nous avons un peu d’avance sur mon programme, modifié du fait de la météo (on a zappé le Yufu Dake et les enfers de Beppu), on décide finalement de tenter notre chance pour aller voir les grues (des oiseaux hein !) à Izumi. J’avais initialement écarté cette idée car nous habitons pas loin du lac du Der, autre site fameux d’observation de ces oiseaux migrateurs, et que le site d’Izumi est moins champêtre. En effet, il s’agit d’une sorte de polder cerné de hautes digues de béton, piqueté de poteaux électriques et la zone de repos des grues est cernée d’une bâche de protection en plastique bleue. Cadrages étroits recommandés pour les photos ! Mais le spectacle est tout de même fascinant car nous avons la chance d’avoir un beau ciel tourmenté. 1h avant le coucher du soleil, les grues regagnent la zone de protection (agrainée…) par petits groupes successifs. Les voilà toutes posées pour la nuit. Aucun bruit durant la nuit alors que nous dormons à une centaine de mètres des volatiles. Seule une odeur de basse-cour nous rappelle leur présence.
Ma 21 novembre L’envol au lever du soleil est encore plus spectaculaire car les centaines de grues décollent en l’espace d’une dizaine de minutes à peine. Il fait très beau, en route vers le nord pour découvrir les villages de montagne de Gokanosho… Il s’agit d’une région de moyenne montagne au sud-est de Kumamoto, où quelques routes très étroites et sinueuses relient quelques villages isolés dans la forêt. Les couleurs d’automne de la première quinzaine de novembre nécessitent de mettre les routes à sens unique pour éviter les bouchons. Nous ne verrons pas grand-monde… Jolies couleurs dans la forêt. J’adore ces conifères ! Je crois que ce sont des cèdres du Japon… Jolie balade jusqu’à la cascade de Sendantoro (route d’accès : https://fr.wikiloc.com/wikiloc/view.do?id=21150394, ensuite c’est balisé) Nous reprenons ensuite la route jusqu’au village de Momigi et ses 2 ponts suspendus. https://fr.wikiloc.com/wikiloc/view.do?id=20215704 Dernière balade à Umenoki todoro Park, où un autre pont suspendu mène à une jolie cascade (en remontant vers le nord sur la route 445 ) Nous arrivons enfin à un observatoire qui domine la plaine de Kumamoto, où nous trouvons un endroit pour la nuit près d’un jardin public. Aucun bruit la nuit en ville à Kyushu, c’est étonnant.
Me 22 novembre Pluie… Pas trop gênante finalement pour la visite du Suisenji Park (surtout que nous avons fini par investir dans des parapluies !), très beau jardin à Kumamoto. J’observe de plus près la taille et la technique pour obtenir de si jolis arbres : trop compliqué pour moi ! Dommage, j’adore même si ça s’apparente un peu à de la torture végétale… Nous attrapons ensuite de justesse le ferry de 11h00 pour la traversée vers Shimabara (environ 7600 yen de mémoire). Tiens ! Il y a donc tout de même des mouettes à Kyushu ?! Voici la ville de Shimabara (45000 hab) à 6 km à vol d’oiseau en contrebas du volcan Fugen Dake. Nous visitons l’intéressant Mémorial de l’éruption de 1991, qui coûta la vie à 43 personnes dont les volcanologues Maurice et Katia Krafft. A quelques centaines de mètres du musée, on a conservé les maisons enfouies sous les cendres de cette éruption. Nous visitons rapidement le château de Shimabara et allons flâner dans une jolie rue où nous pouvons visiter en accès libre quelques anciennes maisons de samouraï. Nous terminons la journée sous la pluie en arpentant au pas de course les « Enfers du Mont Unzen », où les tuyaux déglingués qui courent dans tous les sens sont plus nombreux que les fumerolles ! On n’en revient pas ! L’endroit est pourtant hyper touristique ! Enfin pas trop en novembre… J’avais prévu de passer la nuit sur le parking de Nita Pass, point de départ du téléphérique qui mène au Mont Fugen, mais la route est fermée après 18h en hiver. On se trouve un parking tout confort un peu plus loin, avec une jolie vue.
Je 23 novembre Au réveil quelques voitures de randonneurs arrivés durant la nuit nous rappellent que ce jour est férié. La nuit a été fraiche pour certains dirait-on…quelques degrés au-dessus de zéro… Nous sommes en vue du téléphérique et le Mont Fugen est encore dans les nuages. Nous prenons la 1ère benne, qui nous fait gagner 200 mètres de dénivelé. Voici le tracé réalisé : https://fr.wikiloc.com/wikiloc/view.do?id=21150392 Un joli Tori en bois marque le début du sentier. En contrebas le lac du village de Unzen. Nous marchons vers un col, en contrebas du Fugen Dake, toujours ennuagé. La montagne fume d’un peu partout. Nous voilà arrivés sur une sorte de plateau juste en contrebas du vrai sommet, fumant et interdit d’accès. Les gros blocs de lave disparaissent peu à peu sous la végétation. Voilà le sommet du Mont Fugen (1359 m) et à l’arrière - plan les îles proches de Kumamoto. Le vrai sommet est à 1486 m. Il fait très froid, en-dessous de zéro avec un fort vent du nord, gants bienvenus ! La vue est superbe ! Nous regagnons le bas du téléphérique à pied. Cette fois le Mont Fugen est bien dégagé. Nous reprenons le camping-car, traversons une vaste forêt de cèdres du Japon (ces arbres sont superbes !), et décidons de pousser jusqu’à Nagasaki. Nous faisons un petit tour dans le Dejima, ancien comptoir de la Compagnie des Indes Orientales. Nous poussons jusqu’aux quais, on aime les bateaux ! Puis nous faisons un tour au Mémorial de la Bombe Atomique, très fréquenté en ce jour férié, où l’émotion des visiteurs Japonais est vraiment palpable. A la nuit tombée, nous roulons laborieusement vers le nord et la ville de Sasebo au sud de laquelle un observatoire domine d’innombrables îles. Nuit près de la plage de Shirahama.
Ve 24 novembre Nous reprenons l’avion demain donc nous avons finalement le temps de visiter l’île de Hirado (Hirado Shima) dont le côté champêtre et « hors du temps » nous attire. Arrivés de nuit, nous prenons d’abord le temps de découvrir les environs immédiats. Une petite crique où quelques ostréiculteurs « décortiquent » leur récolte, et plus loin une jolie plage. Drôles de fruits sur ce bel arbre ! Quelques km nous mènent au Kujushima viewpoint. Nous mesurons à quel point le Japon est tourné vers la mer : chaque crique, chaque baie abrite quelques bateaux de pêche ! En route vers le nord, nous faisons quelques achats (indispensables bien sûr) dans un magasin où (presque) tout est à 100 yen (soit 0,75 €) Un joli pont rouge qui nous rappelle quelque chose (suivez mon regard de l’autre côté du Pacifique !) mène à Hirado Shima. Le soleil tente quelques percées… Jolies rizières qui s’accrochent à la pente… Les surfaces agricoles sont minuscules, le plus souvent moins d’un hectare et l’agriculture est très peu mécanisée. C’est presque du jardinage potager. (C’est ainsi partout sur Kyushu d’ailleurs) Pas de grosse ville, pas d’industrie sur cette belle île : on pêche ou on cultive la terre. On se régale… Encore un aller-retour sur le joli pont bleu (en cours de remise en peinture) qui mène à Ikitsuki Shima, et on finit par une grimpette jusqu’à Kawachitouge Pass, d’où la vue à presque 360 ° sur le Sakaï NP est splendide. Retour laborieux sur Fukuoka. La conduite sur Kyushu est très tranquille. On roule certes à gauche mais les gens sont courtois et disciplinés. Les routes de campagne sont étroites mais peu fréquentées et la compacité du camping car nous a permis d’aller partout. La moyenne horaire est très faible, 30 à 40 km/h car ça tournicote en permanence et les feux rouges sont innombrables ! Pour aller plus vite, il faut emprunter les voies express, payantes, mais à un prix qui nous a semblé voisin de nos péages en France, pour des parcours où se succèdent ponts et tunnels. Le GPS est perdu dans les bretelles d’accès et les directions sont indiquées au sol au dernier moment et en Japonais donc à 2 reprises on a pris l’autoroute dans le mauvais sens (mais pas à contresens hein !)
Nous trouvons un coin pour dormir pas loin de l’aéroport où nous reprenons l’avion demain.
Sa 25 novembre 5h du mat, nous rendons le camping car à Yap et Ushijima, après 2000 km de bons et loyaux services. Décollage à 7h20 pour le 1er de nos 3 vols… Arrivée le soir même vers 21h à Nancy sous la pluie !
Aller de Port Blair à Havelock ou Neil (îles Andaman, Inde) English translation pending
bonjour a tous
qques questions pour la prepa peut t on aller indifferement de port blair a havelock ou neil, ou y a t il un ordre d iles imposes par les ferrys? faut il prevoir 1/2 jours pour avoir une place/bateau au depart de p.blair? grosse question, faut il reserver ces hebergements, ou on trouve sur place.(nous ne sommes pas trop difficiles) l ile principale peut elle ce faire en scooter et merite elle quelques jour? des suggestions sur les temps passes sur chaques iles pour me faire une idee? je pense rester 15 jours sur place debut mars, mais ca peut evoluer dans les deux sens merci a vous
qques questions pour la prepa peut t on aller indifferement de port blair a havelock ou neil, ou y a t il un ordre d iles imposes par les ferrys? faut il prevoir 1/2 jours pour avoir une place/bateau au depart de p.blair? grosse question, faut il reserver ces hebergements, ou on trouve sur place.(nous ne sommes pas trop difficiles) l ile principale peut elle ce faire en scooter et merite elle quelques jour? des suggestions sur les temps passes sur chaques iles pour me faire une idee? je pense rester 15 jours sur place debut mars, mais ca peut evoluer dans les deux sens merci a vous
Projet de parcours nord-ouest des États-Unis English translation pending
Allez, je me lance à vous proposer qlq chose même si on l'a construit un peu vite.🤪
J 1 Vol aller Paris-Seattle J 2 Seattle-Olympic (ferry) embarquement + temps de traversée + courses. 100 à 150 kms J 3/4 Olympic : Port Angeles => Hurricane Ridge 120 kms (2 xA/R) J 5/6/7 Olympic : Forks => Lake Crescent / Pointe péninsule / Hoh rain forest / La Push 272 kms J 8 Côte pacifique : Aberdeen => Lake Quinault / côte 173 kms J 9 Portland : Portland (via Astoria)/ Outlet Portland Woodburn / Ponts couverts ? 277 kms J 10/11 Silver Lake => Mont St Helens 330 kms J 12/13 Ashford => Mont Rainier 150 kms J 14 à 16 Seattle 110 kms J 17 Vol retour
Dans ce tracé, nous avons voulu faire un mélange de séjour et de circuit. En comptant en moyenne (à ce jour) un prix d'un hébergement à 90/100€, la durée est idéale pour nous mais pas plus. J'ai vu chez Alamo une location d'un SUV à moins de 1 000€ (mais ça peut évoluer d'ici 2 ans)
Les distances sont approximatives et calculées avec des allers/retours qui seraient effectués pour chaque journée.
Nous avons vu de superbes photos de ponts couverts : aurions-nous la possibilité d'en voir sur notre parcours quitte à faire un crochet ? On a lu qu'on pourrait en voir dans le sud de Portland, la région des vignobles.
Peut-être y en a t-il autre part ?
D'ailleurs, nous nous demandions si cela valait le coup d'aller jusqu'à cette ville : tout est subjectif évidemment, mais nous aimerions avoir vos avis, sauf si ça nous permet de voir au moins un pont et... faire les outlets.😛
Par rapport à ce tracé et selon nos finances, nous avions l'idée de rajouter une boucle au Yellowstone. Dans ce cas, nous supprimerions des jours sur celui-ci.
Nous vous présenterons ce tracé un peu plus tard, mais sans trop d'espoir : on sait qu'on aura un budget serré de toutes façons.😕
Merci pour votre aide🙂
J 1 Vol aller Paris-Seattle J 2 Seattle-Olympic (ferry) embarquement + temps de traversée + courses. 100 à 150 kms J 3/4 Olympic : Port Angeles => Hurricane Ridge 120 kms (2 xA/R) J 5/6/7 Olympic : Forks => Lake Crescent / Pointe péninsule / Hoh rain forest / La Push 272 kms J 8 Côte pacifique : Aberdeen => Lake Quinault / côte 173 kms J 9 Portland : Portland (via Astoria)/ Outlet Portland Woodburn / Ponts couverts ? 277 kms J 10/11 Silver Lake => Mont St Helens 330 kms J 12/13 Ashford => Mont Rainier 150 kms J 14 à 16 Seattle 110 kms J 17 Vol retour
Dans ce tracé, nous avons voulu faire un mélange de séjour et de circuit. En comptant en moyenne (à ce jour) un prix d'un hébergement à 90/100€, la durée est idéale pour nous mais pas plus. J'ai vu chez Alamo une location d'un SUV à moins de 1 000€ (mais ça peut évoluer d'ici 2 ans)
Les distances sont approximatives et calculées avec des allers/retours qui seraient effectués pour chaque journée.
Nous avons vu de superbes photos de ponts couverts : aurions-nous la possibilité d'en voir sur notre parcours quitte à faire un crochet ? On a lu qu'on pourrait en voir dans le sud de Portland, la région des vignobles.
Peut-être y en a t-il autre part ?D'ailleurs, nous nous demandions si cela valait le coup d'aller jusqu'à cette ville : tout est subjectif évidemment, mais nous aimerions avoir vos avis, sauf si ça nous permet de voir au moins un pont et... faire les outlets.😛
Par rapport à ce tracé et selon nos finances, nous avions l'idée de rajouter une boucle au Yellowstone. Dans ce cas, nous supprimerions des jours sur celui-ci.
Nous vous présenterons ce tracé un peu plus tard, mais sans trop d'espoir : on sait qu'on aura un budget serré de toutes façons.😕
Merci pour votre aide🙂
Inside South Africa
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The Burst Hose. The passenger is so impatient to arrive that the coachman whips a horse that barely tolerates the mistreatment. I can tell she’s gearing up for a kick, and suddenly, at full gallop, she stops responding. If I press the spur, she cuts out but accepts a half-pressed pedal. She pulled this stunt last year, right in the middle of the Kalahari Desert, and I can guess the trick: she blew a hose! An hour at a slow trot brings us to a Ford garage. A workshop manager, as sullen as he is efficient, has the necessary parts removed to reach the hose, then announces he doesn’t have the spare part and will need a week to get it. I suggest taking advantage of the access to make a temporary repair on the tear, but he refuses, arguing the pressure is so high that the patch would give way immediately—"It’s not a Testarossa, after all!" After reassembly, he refuses to charge us anything and advises us to head to the next town, 200 kilometers away—off we go for another four hours. Semi-trailers overtake us without mercy; I’m reminded of *Duel*. At the Land Rover dealership, we learn the part will take two working days to arrive, and it’s Thursday. I decide to have the hose delivered to the house without wheels—I’ll change it myself. Five hours later, climbing the pass in first gear, we reach the object of her desires. * Hide and Seek In Brittany, my neighbor is a taciturn, touchy fisherman. He’s anchored his old boat in the middle of the estuary that separates two departments and uses it as a storage space. It’s a jumble of nets, buoys, and traps. The old wooden vessel is falling apart, and the hull’s paint is nothing but a distant memory—so much so that the Maritime Affairs Directorate of his department orders him to remove it or repaint it. Asterix also runs a restaurant on the harbor, where he treats customers to his catch. One Sunday afternoon, we see him loading cooks, servers, and dishwashers armed with rollers, brushes, and paint cans into dinghies. Off they go for two hours of slapdash painting and laughter. Once the starboard side is done, everyone returns to prepare for the evening service. The port side will wait until the Maritime Affairs Directorate from the other department reacts. This story came back to me when I got home: the side visible from the road had been repainted, but the other side was left as is. * The Blonde, the Red, the White, and the Black Many workers are paid at the end of each week, but alcohol sales for takeaway are banned on Saturdays and Sundays. So, on Friday nights, the bars are packed, and liquor stores never empty—of people who are already full. Their limited means reduce them to cheap, harsh wines or bland beers. Yet, they still end up wasted.
* Seven In mainland France, you can easily raise seven sheep per hectare. In the Great Karoo, it takes seven hectares of sparse but tasty vegetation to feed just one sheep. Not to mention the energy spent moving around. Add to that the fact that a French sheep produces about one and a half lambs per year, while here, between droughts and jackals, it’s closer to 0.7, and you’ll understand why, with a 7,000-hectare farm—the local basic unit—a South African farmer’s income barely exceeds that of a farm a hundred times smaller in Brittany. This weekend, the annual agricultural show is taking place at the fairgrounds. Some come from far away, so a procession of pickups, trailers, and trucks loaded with sheep makes its way up the main street: we’re definitely in the Karoo. I expected a competition of lean, wiry ascetics, able to pass on traits useful to the environment, but I suspect these bodybuilder show animals don’t just graze on the bush and are doped with alfalfa. Besides, I caught a dealer red-handed with a bag of pellets. * They’re Not Dolls Ken is a professional hunting guide, working independently. When it’s not hunting season, he goes fishing for clients, mainly in the United States. He says Trump’s election—whom he slightly resembles, though younger—would be good for his business, but he doesn’t like Trump, nor, it seems, his clients much. He wanted to be a farmer, but in the post-apartheid context, taking over a farm was a gamble. His wife, who’s more beautiful than Barbie and Melania, silently agrees. * Neighbors That’s the problem with women: their *it girl* side. Within a year of her moving in, we got two new neighbors. One on the other side of the track, the other half an hour away (here, that’s *next door*). One only travels at the controls of his black helicopter, the other aboard his private Boeing 737. The first is a very wealthy farmer from the northeast of the country who’s expanding into the Karoo. He just bought two non-contiguous farms of 6,000 hectares each. I still don’t know what the owner of the farm in between is thinking. The newcomer plans to create a wildlife reserve for breeding purposes; our future neighbors will be giraffes, rhinos, and antelopes, including rare species like the Sable. They say he’s a man in a hurry, determined: when the municipality dragged its feet on his request to refurbish the public track that serves as our border, he just went ahead and did it himself. It was a historic farm, crossed by paths leading to other farms, home to a pond full of birds where water from the mountain ends up after the villagers have taken their share. That’s where the golf course I was about to become the 29th member of was located. Now, it’s all closed off, fenced, and lined with monumental gates. The Wild West in the Western Cape. Is it because his name ends in ‘-ski’ that rumors link him to Slavic mafias and advise against crossing him? The same rumors say he’s involved in the uranium market—well, there’s uranium in the Karoo’s subsoil. The second neighbor is a Saudi prince who just bought a modestly sized farm—3,500 hectares—but don’t think he’s a minor prince. He paid four and a half times the market price to get it! The farm had been in the same family for two centuries, and the owners refused to even consider selling. The prince’s agent—money, in this case, black gold—kept coming back every week despite repeated refusals, finally saying his client wanted this farm at any price. A price they were asked to set. And that’s how you sell your ancestors’ graves. There are plenty of huge farms for sale here, but the prince was looking for a property where he wouldn’t see any roads, tracks, or other houses or farms. He’ll come a few days a year to hunt. However, he’s annoyed: the runway at the nearest airport, two hours away, isn’t long enough for his private jet, so he’ll have to land in Cape Town, like me, and endure nearly two hours by helicopter. That’s how it goes in South Africa. I’d be curious to know what Julius Malema, leader of the EFF (Economic Freedom Fighters), who advocates the Zimbabwean model of land redistribution, thinks about it.
* Biko The autobiography of a journalist and politician of European descent, South African, is published this week. In 1977, this rookie got her editor’s permission to investigate the death in detention of black leader Steve Biko. The apartheid regime’s political police claimed he had died from a hunger strike. The bold young woman discovered that the medical examiners reported a slightly overweight corpse, and later, it was revealed that Biko had died from abuse, if not torture. Under pressure after publishing her investigation, Helen Zille, disillusioned, gave up journalism and turned to politics. She is one of the white South Africans who fought against apartheid, and it’s reassuring that some people have a conscience that transcends class or race. *
You Have the Watches... …we have the time. Anyone who’s worked with Africans knows this response they occasionally throw at us. Willem, the inconsistent gardener, couldn’t stand the observation: running around the place at top speed, even with a pitchfork over his shoulder, wasn’t getting the job done. So Jan replaced him. We share the same first name—no doubt we’ll accomplish great things. He’s known to be reliable, meaning he shows up for work, and he only speaks Afrikaans. We communicate like at the circus: thumbs up, thumbs down. Jan has the build of a bushman but the bone structure and features of a mixed-race person—multiple mixes. He’s a sprite, always moving, sometimes without purpose or destination (the journey is the path). I lose sight of him—it’s not exactly a virgin forest—and he reappears elsewhere, busy. Jan doesn’t understand wasted water—he must think the same of us trying to cultivate the desert. He’s a gardener like I’m a violinist, virtuosos of playback. After a very light lunch, he lies down on the ground in the shadow of the stables and falls asleep. If his arrival time in the morning is variable, it’s never before the agreed hour, but his departure time is unchanging: it’s 3 PM, no matter what. No point trying to fool him; he can count and shows me the fancy watch eating up his thin wrist. * Colours Veldrift, Oyster Catcher, Lobster Red, Namib, Dune, Lion's Den, Kalahari, Bush Fire, Karoo Dawn, Cape Fynbos, Safari Trail, African Pan, Bushveld Plains, African Queen, Karoo Drift. A bestiary? A herbarium? No, the colors offered by the country’s top paint manufacturer. All the shades of the continent from an armchair. * Pets She loves three mastiffs, a meter tall at the withers. Is it for their beauty? Their breed? Their deterrent power, because knowing these beasts exist, no one would dare enter her property without an invitation? A bit of all that, probably. She won’t say. She loves pets but likes other people’s less, especially the poor ones. So, she actively participates in the campaign to sterilize dogs and cats in the neighboring township. Just think, the poor things can’t afford to feed or care for them, meaning they can’t ensure them a decent life. She and others justify the pets section of the local mini-supermarket. Whether your pet is a puppy, adult, or mature, whether it likes fish or prefers beef (no one thought of a dog-based reference from the township?), you’ll find your happiness. While you order, many locals will only have access to the parking lot to beg. * Democracy in Africa
What would Tocqueville say about Democracy in America this fall? After the father, we had the son; after the husband, and by default, we might get the wife. No one else, really? Let’s not talk about France and its current vaudeville. A Ivorian academic believes African peoples aren’t ready for "Western-style" democracy (caricatured as a free T-shirt buying a vote). Does he know the same is true elsewhere, where many voters vote not for a vision, a project, or convictions, but to protect their own interests? Here in South Africa, national elections were held recently, confirming the ANC’s decline in favor of the Democratic Alliance (DA). Historically (since the end of apartheid) seen as the party of whites (who make up less than 10% of the population), it has managed to rally those disillusioned by the clientelism, incompetence, and corruption of Mandela’s unworthy heirs. The DA now governs five of the country’s six largest cities. In the neighboring township, long after the vote ended, ANC and DA T-shirt wearers cross paths courteously. Today, it’s different. The DA’s national leader is holding a rally in a vacant lot. A few hundred people are there, including a good third of children, three-quarters of them ragged. Not an ANC T-shirt in sight amid the smoke of braais and deafening music. Fewer than ten pale faces: the journalist I’m driving, a local official, and activists. A small convoy of limousines arrives—just four, fewer than any of President Zuma’s offspring’s private stables. The crowd stirs, flags wave, and ululations ring out. Mmusi Maimane is a light-skinned mixed-race man, towering over the assembly, which he gently parts, joining in the dances and posing for selfies. He’ll give his speech, half in English, half in Afrikaans, perched on a truck platform—the meeting’s cost must be bearable for taxpayers. A mediocre populist orator, no doubt, but skilled. Two hours later, in the evening, another gathering. This time in a historic town property. A hundred and fifty people, casual chic, all white except for three mixed-race individuals... and the DA President. A Rotary Club vibe: everyone the town has in terms of farmers, shopkeepers, and entrepreneurs has paid their dues to honor Mmusi Maimane’s visit. His admirers see him as a new Mandela or compare him to Obama; his opponents think he’s being manipulated, and his detractors call him a traitor. He’s under forty, intelligent, and his wife is white. The chance he’ll become President of South Africa isn’t zero. * Posh Port Out, Starboard Home. Sonja, who walks the desert at dawn, calls one of her acquaintances posh, meaning snobbish. She’s got a sharp tongue. Wealthy English people (not the ones sent to Australia as convicts one-way) traveling to India would book their cabin on the port side on the way out and starboard on the way back. That way, they had a view of the coast throughout the journey instead of the ocean’s emptiness—whatever Kersauzon says. I didn’t know that by choosing my seat on the plane, depending on the route and time, so the sun lights up the landscape instead of blinding me, I was being posh. * Cosmopolitan Wine Tasting A pale lookalike of Jacob Zuma, a painter teaching his art in Europe; an Antwerp writer in South Africa; a desert gardener with a surfer look; an Irishwoman teaching yoga in the Karoo; an Afrikaner passionate about world history; another, our host, up to his neck in wine; and two French observers—observed observers. Conversations flow, then bottles, just before some hosts leave. Recurring corruption scandals involving President Zuma and his inner circle. A Chenin Blanc. Napoleon, who could have changed the course of South African history. An unwooded Chardonnay. The snake, a puff adder, one found in her garden. A Sauvignon Blanc. The kudu hit by a car at the village exit, which didn’t survive. A Pinotage. The bloody Anglo-Boer War. A Shiraz named Down to Earth. * Little Patagonia A story of pressure or depression, temperature differentials, or perhaps an age-old war between the elements—almost every day at the end of the afternoon, as if tucking in, the wind rushes down the mountain and gives a free haircut. When it falls, you don’t know where, and you hope it hurt itself and won’t get back up. I’m going to build a mast on the house, hoist the sails, trim them, and sail across the desert—it will remember the sea. *
Meeting in the township.

Since a cover is needed (in black and white)...
The Burst Hose. The passenger is so impatient to arrive that the coachman whips a horse that barely tolerates the mistreatment. I can tell she’s gearing up for a kick, and suddenly, at full gallop, she stops responding. If I press the spur, she cuts out but accepts a half-pressed pedal. She pulled this stunt last year, right in the middle of the Kalahari Desert, and I can guess the trick: she blew a hose! An hour at a slow trot brings us to a Ford garage. A workshop manager, as sullen as he is efficient, has the necessary parts removed to reach the hose, then announces he doesn’t have the spare part and will need a week to get it. I suggest taking advantage of the access to make a temporary repair on the tear, but he refuses, arguing the pressure is so high that the patch would give way immediately—"It’s not a Testarossa, after all!" After reassembly, he refuses to charge us anything and advises us to head to the next town, 200 kilometers away—off we go for another four hours. Semi-trailers overtake us without mercy; I’m reminded of *Duel*. At the Land Rover dealership, we learn the part will take two working days to arrive, and it’s Thursday. I decide to have the hose delivered to the house without wheels—I’ll change it myself. Five hours later, climbing the pass in first gear, we reach the object of her desires. * Hide and Seek In Brittany, my neighbor is a taciturn, touchy fisherman. He’s anchored his old boat in the middle of the estuary that separates two departments and uses it as a storage space. It’s a jumble of nets, buoys, and traps. The old wooden vessel is falling apart, and the hull’s paint is nothing but a distant memory—so much so that the Maritime Affairs Directorate of his department orders him to remove it or repaint it. Asterix also runs a restaurant on the harbor, where he treats customers to his catch. One Sunday afternoon, we see him loading cooks, servers, and dishwashers armed with rollers, brushes, and paint cans into dinghies. Off they go for two hours of slapdash painting and laughter. Once the starboard side is done, everyone returns to prepare for the evening service. The port side will wait until the Maritime Affairs Directorate from the other department reacts. This story came back to me when I got home: the side visible from the road had been repainted, but the other side was left as is. * The Blonde, the Red, the White, and the Black Many workers are paid at the end of each week, but alcohol sales for takeaway are banned on Saturdays and Sundays. So, on Friday nights, the bars are packed, and liquor stores never empty—of people who are already full. Their limited means reduce them to cheap, harsh wines or bland beers. Yet, they still end up wasted.
* Seven In mainland France, you can easily raise seven sheep per hectare. In the Great Karoo, it takes seven hectares of sparse but tasty vegetation to feed just one sheep. Not to mention the energy spent moving around. Add to that the fact that a French sheep produces about one and a half lambs per year, while here, between droughts and jackals, it’s closer to 0.7, and you’ll understand why, with a 7,000-hectare farm—the local basic unit—a South African farmer’s income barely exceeds that of a farm a hundred times smaller in Brittany. This weekend, the annual agricultural show is taking place at the fairgrounds. Some come from far away, so a procession of pickups, trailers, and trucks loaded with sheep makes its way up the main street: we’re definitely in the Karoo. I expected a competition of lean, wiry ascetics, able to pass on traits useful to the environment, but I suspect these bodybuilder show animals don’t just graze on the bush and are doped with alfalfa. Besides, I caught a dealer red-handed with a bag of pellets. * They’re Not Dolls Ken is a professional hunting guide, working independently. When it’s not hunting season, he goes fishing for clients, mainly in the United States. He says Trump’s election—whom he slightly resembles, though younger—would be good for his business, but he doesn’t like Trump, nor, it seems, his clients much. He wanted to be a farmer, but in the post-apartheid context, taking over a farm was a gamble. His wife, who’s more beautiful than Barbie and Melania, silently agrees. * Neighbors That’s the problem with women: their *it girl* side. Within a year of her moving in, we got two new neighbors. One on the other side of the track, the other half an hour away (here, that’s *next door*). One only travels at the controls of his black helicopter, the other aboard his private Boeing 737. The first is a very wealthy farmer from the northeast of the country who’s expanding into the Karoo. He just bought two non-contiguous farms of 6,000 hectares each. I still don’t know what the owner of the farm in between is thinking. The newcomer plans to create a wildlife reserve for breeding purposes; our future neighbors will be giraffes, rhinos, and antelopes, including rare species like the Sable. They say he’s a man in a hurry, determined: when the municipality dragged its feet on his request to refurbish the public track that serves as our border, he just went ahead and did it himself. It was a historic farm, crossed by paths leading to other farms, home to a pond full of birds where water from the mountain ends up after the villagers have taken their share. That’s where the golf course I was about to become the 29th member of was located. Now, it’s all closed off, fenced, and lined with monumental gates. The Wild West in the Western Cape. Is it because his name ends in ‘-ski’ that rumors link him to Slavic mafias and advise against crossing him? The same rumors say he’s involved in the uranium market—well, there’s uranium in the Karoo’s subsoil. The second neighbor is a Saudi prince who just bought a modestly sized farm—3,500 hectares—but don’t think he’s a minor prince. He paid four and a half times the market price to get it! The farm had been in the same family for two centuries, and the owners refused to even consider selling. The prince’s agent—money, in this case, black gold—kept coming back every week despite repeated refusals, finally saying his client wanted this farm at any price. A price they were asked to set. And that’s how you sell your ancestors’ graves. There are plenty of huge farms for sale here, but the prince was looking for a property where he wouldn’t see any roads, tracks, or other houses or farms. He’ll come a few days a year to hunt. However, he’s annoyed: the runway at the nearest airport, two hours away, isn’t long enough for his private jet, so he’ll have to land in Cape Town, like me, and endure nearly two hours by helicopter. That’s how it goes in South Africa. I’d be curious to know what Julius Malema, leader of the EFF (Economic Freedom Fighters), who advocates the Zimbabwean model of land redistribution, thinks about it.
* Biko The autobiography of a journalist and politician of European descent, South African, is published this week. In 1977, this rookie got her editor’s permission to investigate the death in detention of black leader Steve Biko. The apartheid regime’s political police claimed he had died from a hunger strike. The bold young woman discovered that the medical examiners reported a slightly overweight corpse, and later, it was revealed that Biko had died from abuse, if not torture. Under pressure after publishing her investigation, Helen Zille, disillusioned, gave up journalism and turned to politics. She is one of the white South Africans who fought against apartheid, and it’s reassuring that some people have a conscience that transcends class or race. *
You Have the Watches... …we have the time. Anyone who’s worked with Africans knows this response they occasionally throw at us. Willem, the inconsistent gardener, couldn’t stand the observation: running around the place at top speed, even with a pitchfork over his shoulder, wasn’t getting the job done. So Jan replaced him. We share the same first name—no doubt we’ll accomplish great things. He’s known to be reliable, meaning he shows up for work, and he only speaks Afrikaans. We communicate like at the circus: thumbs up, thumbs down. Jan has the build of a bushman but the bone structure and features of a mixed-race person—multiple mixes. He’s a sprite, always moving, sometimes without purpose or destination (the journey is the path). I lose sight of him—it’s not exactly a virgin forest—and he reappears elsewhere, busy. Jan doesn’t understand wasted water—he must think the same of us trying to cultivate the desert. He’s a gardener like I’m a violinist, virtuosos of playback. After a very light lunch, he lies down on the ground in the shadow of the stables and falls asleep. If his arrival time in the morning is variable, it’s never before the agreed hour, but his departure time is unchanging: it’s 3 PM, no matter what. No point trying to fool him; he can count and shows me the fancy watch eating up his thin wrist. * Colours Veldrift, Oyster Catcher, Lobster Red, Namib, Dune, Lion's Den, Kalahari, Bush Fire, Karoo Dawn, Cape Fynbos, Safari Trail, African Pan, Bushveld Plains, African Queen, Karoo Drift. A bestiary? A herbarium? No, the colors offered by the country’s top paint manufacturer. All the shades of the continent from an armchair. * Pets She loves three mastiffs, a meter tall at the withers. Is it for their beauty? Their breed? Their deterrent power, because knowing these beasts exist, no one would dare enter her property without an invitation? A bit of all that, probably. She won’t say. She loves pets but likes other people’s less, especially the poor ones. So, she actively participates in the campaign to sterilize dogs and cats in the neighboring township. Just think, the poor things can’t afford to feed or care for them, meaning they can’t ensure them a decent life. She and others justify the pets section of the local mini-supermarket. Whether your pet is a puppy, adult, or mature, whether it likes fish or prefers beef (no one thought of a dog-based reference from the township?), you’ll find your happiness. While you order, many locals will only have access to the parking lot to beg. * Democracy in Africa
What would Tocqueville say about Democracy in America this fall? After the father, we had the son; after the husband, and by default, we might get the wife. No one else, really? Let’s not talk about France and its current vaudeville. A Ivorian academic believes African peoples aren’t ready for "Western-style" democracy (caricatured as a free T-shirt buying a vote). Does he know the same is true elsewhere, where many voters vote not for a vision, a project, or convictions, but to protect their own interests? Here in South Africa, national elections were held recently, confirming the ANC’s decline in favor of the Democratic Alliance (DA). Historically (since the end of apartheid) seen as the party of whites (who make up less than 10% of the population), it has managed to rally those disillusioned by the clientelism, incompetence, and corruption of Mandela’s unworthy heirs. The DA now governs five of the country’s six largest cities. In the neighboring township, long after the vote ended, ANC and DA T-shirt wearers cross paths courteously. Today, it’s different. The DA’s national leader is holding a rally in a vacant lot. A few hundred people are there, including a good third of children, three-quarters of them ragged. Not an ANC T-shirt in sight amid the smoke of braais and deafening music. Fewer than ten pale faces: the journalist I’m driving, a local official, and activists. A small convoy of limousines arrives—just four, fewer than any of President Zuma’s offspring’s private stables. The crowd stirs, flags wave, and ululations ring out. Mmusi Maimane is a light-skinned mixed-race man, towering over the assembly, which he gently parts, joining in the dances and posing for selfies. He’ll give his speech, half in English, half in Afrikaans, perched on a truck platform—the meeting’s cost must be bearable for taxpayers. A mediocre populist orator, no doubt, but skilled. Two hours later, in the evening, another gathering. This time in a historic town property. A hundred and fifty people, casual chic, all white except for three mixed-race individuals... and the DA President. A Rotary Club vibe: everyone the town has in terms of farmers, shopkeepers, and entrepreneurs has paid their dues to honor Mmusi Maimane’s visit. His admirers see him as a new Mandela or compare him to Obama; his opponents think he’s being manipulated, and his detractors call him a traitor. He’s under forty, intelligent, and his wife is white. The chance he’ll become President of South Africa isn’t zero. * Posh Port Out, Starboard Home. Sonja, who walks the desert at dawn, calls one of her acquaintances posh, meaning snobbish. She’s got a sharp tongue. Wealthy English people (not the ones sent to Australia as convicts one-way) traveling to India would book their cabin on the port side on the way out and starboard on the way back. That way, they had a view of the coast throughout the journey instead of the ocean’s emptiness—whatever Kersauzon says. I didn’t know that by choosing my seat on the plane, depending on the route and time, so the sun lights up the landscape instead of blinding me, I was being posh. * Cosmopolitan Wine Tasting A pale lookalike of Jacob Zuma, a painter teaching his art in Europe; an Antwerp writer in South Africa; a desert gardener with a surfer look; an Irishwoman teaching yoga in the Karoo; an Afrikaner passionate about world history; another, our host, up to his neck in wine; and two French observers—observed observers. Conversations flow, then bottles, just before some hosts leave. Recurring corruption scandals involving President Zuma and his inner circle. A Chenin Blanc. Napoleon, who could have changed the course of South African history. An unwooded Chardonnay. The snake, a puff adder, one found in her garden. A Sauvignon Blanc. The kudu hit by a car at the village exit, which didn’t survive. A Pinotage. The bloody Anglo-Boer War. A Shiraz named Down to Earth. * Little Patagonia A story of pressure or depression, temperature differentials, or perhaps an age-old war between the elements—almost every day at the end of the afternoon, as if tucking in, the wind rushes down the mountain and gives a free haircut. When it falls, you don’t know where, and you hope it hurt itself and won’t get back up. I’m going to build a mast on the house, hoist the sails, trim them, and sail across the desert—it will remember the sea. *
Meeting in the township.
Since a cover is needed (in black and white)...
Compte rendu d'une croisière sur le MSC Fantasia en mai 2016 (Méditerranée) English translation pending
Nous voilà de retour de notre toute première croisière, à bord du MSC Fantasia durant une semaine en Méditerranée occidentale.
J'aimerai vous proposer ce compte rendu pour aider les futurs croisiéristes et en remerciement pour toutes les informations que j'ai pu glaner au travers des retours des membres et qui ont été d'une aide précieuse pour la préparation de ce voyage.
Je commencerai par une petite présentation des préparatifs de la croisière, je détaillerai chacune des escales en apportant les informations qui ont pu me manquer avant le départ et je ferai une petite conclusion.
Pour ce voyage, ma soeur et moi avions décidé de faire la surprise à notre maman en lui offrant cette croisière pour son anniversaire.
Donc, en février, nous sommes passés par l'agence Rive Gauche dont on nous avait parlé. Bon, au sujet de cette agence... Soit, ils ont de bons prix, mais alors le service client... et sans parler du site internet qui est un ... Bon on se comprend !
Je vais être diplomate en disant que mon dossier a été géré par une personne qui ne semblait pas très motivée, mais sans doute que ce n'est pas le cas de tous les conseillers... En tout cas, quand j'ai appelé la première fois, elle m'a assurée qu'il n'y avait plus de cabine pour 3 sur les 2 croisières que j'avais sélectionnées (Fantasia et Poesia)! Sur des bateaux de plus de 3 000 personnes et 3 mois avant... Bon, je suis novice sur les croisières mais ça m'a semblé bizarre... Là, j'avoue, petite panique ! On se calme, on vérifie sur le site et là, ô miracle, une suite Auréa avec balcon pour 3 adultes avec le 2ème passager à - 50 % pour la somme de 2709€. Je ne réfléchis pas longtemps, de peur qu'il n'y ait plus de places et dans les 10 secondes je téléphone à la frangine pour avoir les informations passeport et HOP c'est réservé !
A la base on voulait une Fantastica avec balcon sans trop s'être renseigné sur les différences de service entre les ambiances. C'est donc un peu par hasard qu'on s'est retrouvé en Auréa! Mais au final ça a été une vraie aubaine qu'il n'y ait plus d'autres cabines disponibles à ce moment là (même s'il y en a eu à nouveau quelques jours plus tard) tellement on a été emballé par cette catégorie ! Mais j'y reviendrai plus tard !
Donc nous voilà affecté à la cabine 12233, à l'arrière du pont 12. Je téléphone de nouveau à l'agence 2 jours plus tard pour des informations et là elle ne trouve pas ma réservation alors que j'ai reçu les e-mails de confirmation... Restons zen... On communique par e-mail quelques jours mais je n'ai jamais vraiment de réponses à mes questions donc je laisse tomber et flâne un peu sur le net et tombe sur ce merveilleux forum !
Et là commence les préparatifs ! Pendant 3 mois. J'écume tous les sites et forums en français, en anglais et même en italien ! Je dois dire que j'ai adoré cette période d'anticipation ! Tant et si bien que le jour J je connais quasiment par coeur le bateau, les services, les escales...
Je confectionne donc un petit guide maison, pour donner à ma mère le jour du départ, détaillant le bateau et le programme des escales ! D'ailleurs si certains sont intéressés, je peux vous l'envoyer! Donnez-moi juste votre e-mail en message privé !
Avant le départ, une autre petite prise de tête avec l'agence... Une semaine avant de partir, je me rends compte que je n'ai pas reçu les documents de voyage... Il a fallu deux coups de fil et un e-mail un peu pinçant pour les avoir, seulement 4 jours avant le départ ! Tout va bien!
Le départ est prévu de Gènes et nous choisissons de nous y rendre en voiture (4h de route depuis chez nous). J'ai donc pré-réservé le parking par MSC pour 90€ la semaine.
Nous avons tout ce qu'il nous faut donc c'est parti !
J'aimerai vous proposer ce compte rendu pour aider les futurs croisiéristes et en remerciement pour toutes les informations que j'ai pu glaner au travers des retours des membres et qui ont été d'une aide précieuse pour la préparation de ce voyage.
Je commencerai par une petite présentation des préparatifs de la croisière, je détaillerai chacune des escales en apportant les informations qui ont pu me manquer avant le départ et je ferai une petite conclusion.
Pour ce voyage, ma soeur et moi avions décidé de faire la surprise à notre maman en lui offrant cette croisière pour son anniversaire.
Donc, en février, nous sommes passés par l'agence Rive Gauche dont on nous avait parlé. Bon, au sujet de cette agence... Soit, ils ont de bons prix, mais alors le service client... et sans parler du site internet qui est un ... Bon on se comprend !
Je vais être diplomate en disant que mon dossier a été géré par une personne qui ne semblait pas très motivée, mais sans doute que ce n'est pas le cas de tous les conseillers... En tout cas, quand j'ai appelé la première fois, elle m'a assurée qu'il n'y avait plus de cabine pour 3 sur les 2 croisières que j'avais sélectionnées (Fantasia et Poesia)! Sur des bateaux de plus de 3 000 personnes et 3 mois avant... Bon, je suis novice sur les croisières mais ça m'a semblé bizarre... Là, j'avoue, petite panique ! On se calme, on vérifie sur le site et là, ô miracle, une suite Auréa avec balcon pour 3 adultes avec le 2ème passager à - 50 % pour la somme de 2709€. Je ne réfléchis pas longtemps, de peur qu'il n'y ait plus de places et dans les 10 secondes je téléphone à la frangine pour avoir les informations passeport et HOP c'est réservé !
A la base on voulait une Fantastica avec balcon sans trop s'être renseigné sur les différences de service entre les ambiances. C'est donc un peu par hasard qu'on s'est retrouvé en Auréa! Mais au final ça a été une vraie aubaine qu'il n'y ait plus d'autres cabines disponibles à ce moment là (même s'il y en a eu à nouveau quelques jours plus tard) tellement on a été emballé par cette catégorie ! Mais j'y reviendrai plus tard !
Donc nous voilà affecté à la cabine 12233, à l'arrière du pont 12. Je téléphone de nouveau à l'agence 2 jours plus tard pour des informations et là elle ne trouve pas ma réservation alors que j'ai reçu les e-mails de confirmation... Restons zen... On communique par e-mail quelques jours mais je n'ai jamais vraiment de réponses à mes questions donc je laisse tomber et flâne un peu sur le net et tombe sur ce merveilleux forum !
Et là commence les préparatifs ! Pendant 3 mois. J'écume tous les sites et forums en français, en anglais et même en italien ! Je dois dire que j'ai adoré cette période d'anticipation ! Tant et si bien que le jour J je connais quasiment par coeur le bateau, les services, les escales...
Je confectionne donc un petit guide maison, pour donner à ma mère le jour du départ, détaillant le bateau et le programme des escales ! D'ailleurs si certains sont intéressés, je peux vous l'envoyer! Donnez-moi juste votre e-mail en message privé !
Avant le départ, une autre petite prise de tête avec l'agence... Une semaine avant de partir, je me rends compte que je n'ai pas reçu les documents de voyage... Il a fallu deux coups de fil et un e-mail un peu pinçant pour les avoir, seulement 4 jours avant le départ ! Tout va bien!
Le départ est prévu de Gènes et nous choisissons de nous y rendre en voiture (4h de route depuis chez nous). J'ai donc pré-réservé le parking par MSC pour 90€ la semaine.
Nous avons tout ce qu'il nous faut donc c'est parti !