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Sourires du Cambodge de novembre et décembre 2009 English translation pending
Début du Carnet de Voyage Partie 1
Voici notre circuit : Arrivée Phnom -Penh (2 jours) Battambang (2 jours) Siem Reap, site d'Angkor, Roluos, Phnom Khulen (6 jours) Kompong-Cham (2 jours) Kratie, dauphins, ile Cham (2 jours) retour par Phnom Penh puis Kep, ile aux Lapins (3 jours) Phnom Penh, visite école (2 jours)
Le 22 novembre 2009 Pau - Paris
Premier départ raté en gare de Pau où le TGV nous recrache sur le quai pour cause «de problèmes sur la voie»… nous prenons le train suivant dans la soirée, nous passons la nuit tant bien que mal allongés sur des banquettes, heureusement nous avons prévu large et nous serons à l’heure pour l’avion…. Nous avons même le temps de nous plonger dans l’art khmer au Musée Guimet avant de partir Paris est sous la pluie, dans ses couleurs automnales, il fait bien frisquet mais dans nos sacs se trouvent nos tee-shirts d’été auprès du maillot de bain ! Quelle chance d’aller au chaud et au soleil !
Trois semaines au Cambodge… voilà quelques années que nous ne sommes pas partis aussi longtemps, la maison est bouclée, les RTT posées auprès des petits-enfants et nos compagnons de voyage aussi pressés que nous de partir… Nous avons une fois de plus reconstitué notre petit groupe de 4, c'est une affaire qui marche, pourquoi s'en priver !!!! Les billets d’avion ont été pris depuis plusieurs mois sur Internet, via le comparateur de VF, nous voyageons avec la Korean Airlines (750 euros) bon OK, nous allons jusqu’à Séoul pour revenir ensuite sur Phnom Penh, c’est un peu long ! Plusieurs heures de transit en Corée, ah ! si j’avais su avant que des visites étaient organisées pour les gens en escale, dommage !
Lundi 23 Novembre - dans l'avion
Nous arrivons à 23 h à Phnom Penh, le taxi réservé en même temps que l’hôtel est bien là, nous avions pris nos visas à Paris, nous sommes très vite hors de l’aéroport dans la chaleur moite du Cambodge. Le « Frangipani Villas »(40 $ pt-déj + eau + laverie) est très chouette, les chambres spacieuses, beaucoup de charme, une maison ancienne au milieu d’un jardin, dans une petite rue bien calme, pratiquement à l’angle du Bd Sihanouk et du Monivong, mais nous verrons tout cela demain, pour l’instant pas besoin de berceuses !

Mardi 24 Novembre Phnom Penh
Il est finalement près de 10 heures quand nous nous mettons en route à la découverte de Phnom Penh, nous avons laborieusement commandé nos tickets de bus vers Battambang pour le lendemain matin (toujours mon anglais très approximatif !) pas toujours d’accord avec la compagnie, l’heure ou le prix annoncés, réservés aussi les tuk-tuk qui nous amèneront à la station et même choisi nos plats sur la carte du restaurant de l’hôtel pour ce soir !… bon, on peut y aller, la journée est à nous !
Il fait 32 ou 33 °, l’air est très humide, ce sont les températures que nous aurons pendant tout le voyage, heureusement les nuits sont fraiches et en quelques jours nous nous sommes habitués…
Nous découvrons d’abord un quartier bien populaire avec petits restos sur le trottoir, stands de fruits, de boissons, beaucoup de petits commerçants puis en rejoignant le Bd Sihanouk avec le monument de l’Indépendance dans notre visée, les trottoirs s’élargissent, de belles villas font place aux immeubles décrépis, c’est nickel… belles pelouses, énormes pots de fleurs, peu de circulation et peu de monde… c’est le quartier des Ministères…

Nous avons beaucoup de propositions de chauffeurs de tuk-tuk mais nous voulons marcher, flâner, regarder tout autour de nous… nous remontons une grande esplanade vers le Palais Royal, un vendeur de cerfs-volants un peu esseulé tente d’attirer les enfants, de grands immeubles modernes entourent la place, leurs façades vitrées reflètent les toits rouges et biscornus des bâtiments royaux. Une pagode entourée d’immenses stupas attire notre curiosité, allons voir… C’est le Vat Batum, notre première approche de la religion bouddhiste, nous observons l’organisation autour de la Pagode sans pouvoir nous empêcher de la comparer à nos édifices religieux… Un grand mur d’enceinte protège les lieux, les stupas recueillent les restes de la crémation des défunts (l’équivalent de nos tombes), les bonzes et les nones vivent autour de la Pagode (un peu comme un monastère) donc salles de prières, de repas, dortoirs etc… c’est toute une communauté qui vit ici. Nous nous asseyons un peu à l’ombre, des bonzes viennent discuter, ils préparent leur repas à côté.
Nous repartons vers le Palais Royal et la Pagode d’Argent… les grilles ferment sous notre nez ! il faudra attendre 14 h, nous nous préparons à aller jusqu’au Musée un peu plus haut mais le Lonely nous l’annonce aussi fermé à l’heure de midi… un chauffeur de tuk-tuk, profitant de l’aubaine et voyant notre embarras se propose de nous conduire jusqu’au Musée du Génocide, le seul ouvert à cette heure… on se met vite d’accord sur le prix (nous sommes 4, il nous attendra pendant la visite, ce sera 6 $) et voilà notre première balade en tuk-tuk…. C’est super agréable, enfin un peu de fraicheur, il va lentement, nous avons le temps de regarder, d’admirer, le chauffeur est prudent et d’ailleurs la circulation est raisonnable.
Ce Musée se situe dans un ancien lycée, les bâtiments ont servi de prison et de salles de torture pendant la période de Pol Pot de 1975 à 1979. C’est un endroit chargé de terreur, des milliers de Cambodgien ont été exterminés à cette époque toute proche… nous avons senti combien ce peuple avait été touché, presque chaque famille a perdu des proches, beaucoup « d’anciens », pratiquant encore un peu le français, nous en ont parlé… L’histoire du Cambodge est compliquée, période Angkorienne faste, riche et prospère jusqu’au 14 ième siècle, déclin de l’Empire khmer puis partage du pays entre Thaïlandais et Vietnamiens, protectorat français pendant 100 ans , puis Norodom Sihanouk qui tente l’indépendance à partir de 1953, ensuite Pol Pot et ses khmers rouges dévastent le pays qui devient un immense camp de concentration, le Vietnam envahit le pays et installe un régime à sa solde jusqu’en 1993 (période de boycott de la communauté internationale et période des terrains minés) puis tentatives d’élections démocratiques, les derniers Khmers rouges rendent les armes en 1998 ! Ce n’est que depuis cette période que le Cambodge se reconstruit vraiment avec l’aide de nombreux pays.
La visite du S-21 (quartier de sécurité 21) se fait en silence, difficile de soutenir les regards des centaines de portraits d’hommes, de femmes et surtout d’enfants affichés dans les salles… Nous ne nous attardons pas…

Nous demandons à notre chauffeur de nous déposer sur le quai Sisowath au bord du fleuve, il doit penser que nous avons faim car il s’arrête juste devant un restaurant ami... tiens, tiens… et pourquoi pas ! Nous ne cherchons pas plus loin et goutons pour la première fois à la cuisine cambodgienne.
Nous aurons généralement, tout le long du trajet d’agréables surprises et nous nous régalerons souvent… parfois la cuisine sera moins savoureuse ou la cuisinière moins expérimentée ? nous sommes 4 et la plupart du temps nous commanderons 4 plats différents dans lesquels nous piochons tous ; ceci nous a permis de gouter à plein de bonnes choses, toujours accompagnés de riz ou de nouilles quand nous en avions assez ! mais de nouilles à la farine de riz bien sûr !!
Aujourd’hui sur une terrasse face au Tonlé Sap nous laissons le serveur choisir pour nous et devant le poisson grillé, les légumes frits, les rouleaux de printemps et le porc à l’ananas nous sommes gâtés ! Premières bières locales aussi, l’Angkor, en grandes bouteilles comme il se doit ! le repas se termine avec le thé et une grande assiette de fruits savamment découpés, du riz gluant et une compotée de pastèque en petits paquets de feuilles de bananiers tressés… hum ! Une petite marche sur le quai avant de nous diriger vers le Musée National, passage par le Vat Ounalom où nous guide la jolie musique de violons… deux européens ont choisi cet endroit tout calme au milieu de l’agitation de la ville pour s’entrainer… nous faisons donc le tour de la Pagode accompagnés de sonates. Par curiosité Yolande et moi entrons dans un petit temple où un bonze nous tend de l’encens et nous asperge copieusement d’eau sacrée à l’aide de fleurs de lotus, il récite quelques incantations… Et voilà ! Nous sommes parées pour le voyage, Bouddha va veiller sur nous !

Nous prenons notre temps au Musée, le bâtiment est superbe, tout rouge dans un splendide jardin. Après avoir arpenté les salles et admiré les magnifiques pièces, mais nous manquons un peu d’explications, nous apprécions un long moment le jardin intérieur ; la chaleur, le voyage, le décalage horaire, le repas ont eu raison de nous et nous avons du mal à décoller de notre banc, à l’ombre, devant les bassins plein de lotus… Allez, un peu de courage si nous voulons voir le Palais Royal et la Pagode d’Argent avant ce soir !

Le Palais Royal est comme il se doit la résidence du Roi, il est possible de visiter la Salle du Trône, les jardins, la salle des Cérémonies, le Pavillon des Danses, le Pavillon de Fer (genre Baltard) offert par Napoléon III et dans la même enceinte se trouve la fameuse Pagode dite d’Argent car son sol est recouvert de 5 000 plaques d’argent, s’y trouvent aussi des Bouddhas couverts de pierres précieuses, en or ou en argent. Aujourd’hui c’est mardi, tous les guides officiels sont habillés en couleur fushia, chaque jour a sa couleur comme dans les anciennes cours royales. Nous n’avons guère qu’une heure pour tout voir, dès 17 h il commence à faire sombre, à 18 h c’est la nuit…
Nous profitons bien de cette fin d’après-midi, la couleur est très belle, je trouve les fresques intérieures de l’enceinte de la Pagode retraçant le récit du Ramayana particulièrement superbes, le jardin est très soigné, bonzaïs, buissons finement taillés, les stupas renfermant les restes des rois dressent leurs flèches vers le ciel, l’endroit est calme, très peu de monde, je crois que nous sommes les derniers à quitter les lieux… nous venons de passer un très bon moment.


C’est toujours à pied que nous rejoignons l’hôtel et nous faisons bien car l’ambiance du matin n’est plus du tout la même… les rues, les trottoirs, la grande esplanade grouillent de monde ! à croire que tous les habitants sont de sortie… la musique est à fond, des centaines de personnes bougent et dansent sur des rythmes d’aérobic, jeunes, vieux, tous s’y mettent ! et moi qui espérais surprendre quelques personnes âgées faisant tôt le matin leurs exercices de Qi Cong ou de Thaï Chi comme au Vietnam…. Les temps ont changé !!
Les familles sont installées à même le sol et prennent le repas du soir acheté à un marchand ambulant, des groupes de jeunes jouent au foot, des amoureux seuls au monde, des enfants tiennent fortement leurs cerfs-volants, c’est joyeux, bon enfant, souriant…

Une bonne douche pour enlever la poussière, la sueur et la fatigue de la journée… le repas du soir commandé le matin à l’hôtel est bien apprécié et nous permet de ne pas ressortir, nous sommes crevés, quelques kms déjà dans les jambes ; nous éteignons à 21 h 30 (hé oui !) mais nous sommes réveillés à 3 h (décalage !) Impossible de se rendormir
Mercredi 25 Novembre Battambang
Pas de problème donc pour se lever aux aurores, le bus est à 7 h, longue attente pour le petit déj. Les tuk-tuk sont là à l’heure, nous voyageons avec la Cie Paramount (5 $), la station est dans une petite rue près de la Poste, du coup nous avons un aperçu de ce quartier, plus au Nord de celui que nous avions arpenté hier. Petit à petit les voyageurs arrivent et, avant le notre, les bus pour Siem Reap ou Sihanoukville. Nous nous amusons à regarder une bande de macaques qui se faufilent sous les toits, qui font de l’équilibre sur les fils électriques quand soudain, je me rends compte que je suis juste devant la maison d’enfance de Claudie, une copine internaute… hé oui ! je reconnais les fenêtres à petits carreaux rouges... vite, des photos !
Nous assistons au chargement de mobylettes dans les soutes des bus, des marchands ambulants viennent nous proposer de quoi nous sustenter pendant le voyage, tout cela nous occupe jusqu’au départ qui n’a finalement lieu qu’à 8 h ! Nous en avons pour 5 h, autant prendre notre mal en patience ! le bus est plein mais pas surchargé, rapidement nous avons droit à des clips vidéos : soit des sketchs comiques avec le Coluche local soit des clips musicaux d’une mièvrerie déconcertante (on s’aime mais le père ne veut pas ou le fiancé part à la guerre etc…) Seul avantage : c’est à notre niveau de compréhension !!!!
Premier arrêt pipi, y’a une série de toilettes, basiques (un trou et de l’eau) mais propres, rien à dire d’ailleurs tout le long du voyage, c’est généralement bien plus propre qu’en Afrique ! Deuxième arrêt presque à midi devant une série de gargotes, il y a déjà deux ou trois bus arrêtés, les gens sont attablés devant des bols de soupe. Le temps que nous comprenions comment et quoi commander, un quart d’heure est passé, nous nous installons devant nos bols de soupe aux nouilles (2 pour 4) et nous nous apprêtons à partager une espèce de gâteau frit quand nous nous rendons compte que nous sommes seuls à table ! Tout le monde est déjà remonté dans les bus…. Le notre nous attend patiemment !

Arrivée à Battambang vers 13 h, nous ne sommes même pas sortis du bus que les chauffeurs de tuk-tuk nous assaillent déjà, notre hôtel n’est pas bien loin mais avec les bagages nous sommes ravis de nous laisser transporter… L’hôtel Royal n’a rien de typique, l’accueil est chaleureux, les chambres propres et spacieuses quant au restaurant sur la terrasse il est à recommander pour sa très bonne cuisine. C’est ici que nous devons retrouver notre guide car à partir de maintenant nous avons demandé à "Terre Cambodge" de Siem-Reap de nous organiser notre séjour. A aucun moment nous n’avons regretté ce choix car nous avons, grâce à eux, fait un voyage particulièrement varié et original. Au niveau du coût nous avons payé pour les 18 j ce qu'une agence en France nous aurait demandé pour 12 j et tout était compris : transport, hébergement, repas, visites, musées etc... sans que nous ayons à nous en soucier. Ceci nous a permis de manger dans des restaurants locaux et très typiques, parfois chez l'habitant ou de se faire plaisir dans un bon restaurant, même chose pour les nuits, parfois du très basique, parfois de jolis hôtels de charme Channara nous propose d’emblée de louer des vélos pour nous promener dans la campagne environnante, j’avoue ne pas me sentir en forme du tout pour affronter la chaleur, la circulation et les quelques 20 kms qu’il se propose de nous faire faire… ce sera une autre fois !
Nous partons donc en tuk-tuk vers le Vat Ek, un temple du XI iè siècle en grande partie effondré. Nous traversons plein de petits villages avec chacun sa spécialité. Les tuktuk s’arrêtent, nous laissent au bord de la route pour nous reprendre 2 ou 3 kms plus loin et cela nous permet, en plus de bien nous dégourdir les jambes, d’admirer tout le savoir-faire des familles car c’est toujours un travail en famille. Ici c’est la cuisson de galettes en farine de riz, elles cuisent sur un four chauffé avec l’enveloppe du riz (rien ne se perd), puis posées sur une grille en bambou et elles sèchent au soleil devant la porte. Tout est manuel. Un peu plus loin c’est justement à la fabrication de la farine de riz que nous assistons. Une dame nous dépasse avec son vélo chargé de kralan. Ce sont des tubes de bambou dans lesquels elle a fait cuire du riz gluant avec du lait de coco, on ouvre ce tube comme une peau de banane et on mange le riz légèrement caramélisé… c’est très bon et nous nous régalons d’autant plus que le bol de soupe du midi est resté sur la table !!! nous en mangerons à d’autres moments, parfois c’est un peu salé, ceux-là nous ont semblé particulièrement succulents.

Nous arrivons au Temple, proche d’une pagode et d’un immense Bouddha debout. C’est ici que nous entendons pour la première fois le récit du « Barattage de la mer de lait ». Cette scène d’un mythe hindouiste est très joliment représentée sur un linteau d’une des tours ; sur le montant des portes en grès est gravée en sanscrit toute la symbolique des sculptures du temple. La religion cambodgienne est un mélange de religions hindouiste et bouddhiste, et il faut sans cesse faire référence aux trois divinités hindoues ainsi qu’à Bouddha dans toutes ses représentations… je ne suis pas sûre d’avoir encore tout saisi ! Nouvel arrêt au retour pour regarder le séchage des lamelles de bananes., un papillon se régale du suc des fruits.

A l’hôtel un couple de Suisses fait sensation en arrivant à vélo, un tandem sur lequel Madame est couchée à l’avant ! avec leurs sacoches, ils doivent faire avancer près de 260 kgs ! quel courage de se lancer dans un tel périple, ils ont une bonne soixantaine d’années et ils comptent faire plus de 6 000 kms à travers la Thaïlande, le Laos, le Cambodge et le Vietnam ! Demain matin, avec une bonne vingtaine de supporters cambodgiens nous assisterons à leur départ.

Avant le repas nous faisons un tour au marché tout proche à la recherche de petits citrons verts que nous pressons dans nos bouteilles d’eau – c’est notre élixir en voyage – , c’est un excellent antiseptique et c’est très efficace pour prévenir les problèmes de tourista !
Les marchés ici sont très colorés, ils débordent de fruits et de légumes vendus directement par les producteurs. Les femmes sont soit assises sur de petits tabourets derrière leur marchandise soit en tailleur sur la table qui présente leurs produits. Il est possible de tout acheter, des poissons encore vivants ou séchés, des brochettes de crevettes juste grillées, du canard laqué encore tout chaud, des épices, et surtout de délicieux fruits que pour l’instant nous ne connaissons pas mais qui nous tentent et que nous gouterons avant de repartir…. Nous continuons notre promenade le long de la rivière Stung Sangker, les rives sont aménagées, les gens font comme nous, ils prennent l’air, font une balade ou leur jogging, certains pêchent en contrebas des ponts ce qui nous vaut de belles images de pêcheurs lançant leurs filets à la volée… nous marchons une petite heure… Au repas nous nous régalons de notre premier « amok fish » poisson cuit dans du lait de coco, c’est le plat cambodgien que nous avons préféré.
Nous nous couchons avec de la musique plein pot sur la ville… c’est la période des mariages, ça dure trois jours, jusqu’à 22 h et à partir de 5 h du matin !!!

Jeudi 26 Novembre Battambang
Les Suisses sont bien partis à 8 h tapantes sous les applaudissements de la rue et nous les suivons jusqu’à la sortie de la ville confortablement installés dans un minibus.
Nous allons jusqu’à Phnom Sampeau, un ensemble de pagodes et de temples en haut d’une colline en forme de bateau. Nous rejoignons le village du bas par une piste de latérite rouge dont la poussière recouvre les habitations et tous les arbres aux alentours… dans quelques mois, en saison sèche ce doit être intenable !
Nous laissons l’escalier bien raide qui part au pied d’un immense Bouddha que des ouvriers finissent de sculpter dans le rocher pour gravir doucement la colline par un chemin ombragé. Il fait toujours aussi chaud, aussi humide mais on survit !!
Des stèles sur les cotés énumèrent les noms des généreux donateurs, ces temples sont récents, tous plus kitsch les uns que les autres mais la présence des bonzes et des nonnes qui vivent eux dans des maisons en bois, leurs réfectoires et leurs cuisines, les bandes de petits drapeaux qui flottent au vent, la jolie vue sur les rizières font que le lieu est bien agréable… moins agréables sont les grottes et les charniers qui contiennent des ossements laissés derrière les Khmers rouges.


Nous continuons sur la crête de la colline, ça monte, ça descend, des escaliers, encore des escaliers vers une autre pagode qui brille de toute sa peinture or. Là nous passons un bon moment avec un gamin d’une douzaine d’années qui veut nous énumérer toutes les phrases qu’il connaît en français ! pour l’instant il apprend l’anglais avec un bonze, il est dégourdi comme tout, il a un sourire adorable - comme je lui souhaite un bel avenir !! Nous redescendons par l’escalier et après cette belle balade nous restons manger dans un des petits restaurants sur place. Nous avons chacun une belle assiette de nouilles aux légumes surmontée d’une omelette, de l’ananas en dessert, quoi demander de plus ?
Un peu plus tard nous voici à Phnom Banan, entre deux lions de pierre qui gardent un immmmmense escalier dont on ne voit pas la fin ! 358 marches sont annoncées d’emblée ! marches de pierre très irrégulières et plutôt hautes ! bon, courage, c’est parti… tranquillement jusqu’en haut ! yes ! et comme toujours la récompense est au bout ! là-haut c’est un ensemble de cinq tours assez abimées du XI iè siècle, des linteaux superbement sculptés surmontent les portes de grès, les sculptures des gardiennes des temples sont à peu près intactes, l’endroit est très apaisant et serein…

Nous rentrons vers Battambang en traversant à nouveau des villages, les femmes s’affairent à couper des bottes de riz, nous visitons une ancienne maison khmère, nous avons la surprise de découvrir de la vigne et un viticulteur qui propose des dégustations de vins… des français investissent déjà les lieux et nous ne nous incitent pas à les gouter !! Près d’une pagode des centaines de roussettes (chauve-souris) font l’attraction du coin ; devant une maison dont la famille tisse des kramas, une fillette file des bobines de coton avec une roue de vélo, sur les bords de la rivière, dont le niveau a déjà bien baissé, les paysans se sont empressés de planter quelques cultures qu’ils arrosent méticuleusement dans le soleil couchant… les images sont belles, elles sont fixées dans l’appareil photo mais surtout dans notre mémoire avec les bruits, les odeurs, la chaleur, les regards, les sourires…

Nous mangeons à nouveau à l’hôtel et nous éteignons à 21 h 30 après une sacrée belle journée !
Vendredi 27 Novembre sur la rivière - village flottant
Ce matin départ à 7 h en bateau vers le lac Tonlé Sap en navigant d’abord sur la rivière Stung Sangker. (en début de post vous avez la carte pour nous suivre…)
Ici je me dois d’une petite digression géographique concernant l’eau au Cambodge… le Cambodge est un pays extrêmement plat en son centre et qui subit une longue saison des pluies, de plus ce lac d’eau douce d’une superficie de 2 500 km2 est relié au Mékong par le Tonlé Bati ; il y a entre ces deux réservoirs d’eau un système de vases communicants qui fait que le trop plein du Mékong, lors de la fonte des neiges de l’Himalaya et des pluies, se déverse dans le lac –celui-ci passe alors à 13 000 km2- et en novembre, avec le retour de la saison sèche, le niveau du lac redescend, le cours de l’eau se renverse et le lac revient à sa surface initiale. C’est d’ailleurs l’occasion de grandes fêtes à Phnom Penh avec courses de pirogues « la fête des Eaux ».
L’eau s’étant retirée, les paysans s’empressent de planter le riz (alors que dans d’autres régions on en est à la récolte !) et beaucoup de légumes (souvent deux récoltes)
Les villages en bord du fleuve et du lac sont donc soit sur pilotis, soit des villages flottants pour accompagner le niveau de l’eau. En cette fin novembre, l’eau a tout juste commencé à descendre et la surface du lac est encore imposante.
Le bateau n’est pas surchargé, en fait nous sommes une trentaine de touristes au milieu des cambodgiens qui se rendent à Siem Reap. Le départ se fait dans la brume du petit matin, les villages se réveillent mais les pêcheurs sont déjà en pleine activité…

Au début, je déplore toutes ces bouteilles en plastique qui flottent à la surface de l’eau jusqu’à ce que je me rende compte qu’elles servent justement de flotteurs aux filets ! La pêche fait vivre une grande partie de la population du Cambodge, sur les marchés nous avons vu des tonnes et des tonnes de crustacés, de poissons petits et grands, souvent vendus vivants… c’est avec le riz une des plus grandes ressources du pays.
Les images sont belles, d’autant plus que le soleil s’est mis de la partie… Les maisons colorées qui se reflètent dans l’eau, les barques plates où les pêcheurs tiennent en équilibre, les filets que l’on jette ou que l’on remonte plein de friture brillant dans la lumière, le passage du bateau sur les routes encore inondées, à hauteur des branches d’arbres pour couper les méandres de la rivière, les carrelets qui montent et descendent régulièrement à contre-jour, les bateaux que l’on croise régulièrement et que l’on pourrait toucher et surtout les sourires, les « hello », les coucous des enfants… cette journée a été un de mes plus beaux moments du voyage…

Un arrêt-pipi épique dans une épicerie-bar flottante (deux planches sur l’eau, s’agit de bien poser les pieds ! des tôles à mi-hauteur et les petits poissons qui attendent l’offrande !) à côté des toilettes un radeau qui sert de potager et une cage pour élever un cochon…

Nous continuons le trajet, les pagodes et les écoles sont sur pilotis, ici c’est une région de musulmans et nous voyons les premières mosquées. Toujours plein de pêcheurs partout et le pilote du bateau doit souvent slalomer pour éviter les filets…
Channara nous demande de préparer nos bagages, nous descendons au prochain arrêt à Kaoh Chireang.
Nos compagnons de voyage nous envient de rester passer la nuit dans la maison flottante toute bleue où on vient de nous déposer ! Nous voici tous les 4 sur la terrasse au bord du fleuve à regarder le bateau continuer sa route…

La table est mise sur le côté, un grand lit dans la pièce principale, un cabinet de toilette avec WC et jarre d’eau à l’arrière, parés pour rester ici jusqu’à la fin des vacances !
Le repas est bien agréable, poisson grillé tout frais, légumes frits dont des racines de jacinthes d’eau qui poussent ici à profusion.
Il fait chaud, nous nous sommes levés tôt et nous apprécions une bonne sieste comme tous les habitants des lieux… Je vais quand même assez rapidement avec mon appareil photo à la recherche de quelques clichés mais l’espace de promenade est assez limité !
A l’arrière de la maison une dame est déjà occupée à éplucher et tailler les légumes pour ce soir, elle vient de finir la vaisselle directement dans l’eau du fleuve qui sert maintenant à laver les légumes… ce soir nous verrons la famille y faire sa toilette et nous-mêmes nous y cracherons notre eau (en bouteille) de brossage des dents, de toutes façons, les crocodiles y trempent déjà… alors !
Je passe un petit moment avec elle, la communication passe avec des gestes et des sourires…

Un peu plus tard un petit bateau vient nous chercher et nous partons pour une balade dans les rues du village…Il y a ici certainement près de 1000 habitants, tous sur des maisons flottantes, la spécialité c’est l’élevage des crocodiles et presque tous, y compris là où nous logeons, ont d’immenses cages dans l’eau avec des centaines de ces bestioles ! Sinon, comme partout nous passons devant l’épicerie, le tailleur, la station-service, le pressing… et nous croisons plein de marchandes ambulantes sur leurs pirogues qui vendent en porte à porte de l’épicerie, des légumes, voire des plats tout faits… nous profitons pleinement de cette promenade sur l’eau, nous ne savons plus où regarder tellement chaque image est pleine de vie, de couleur, de beauté… ici c’est le coucou des enfants, là c’est une marchande qui nous aborde, là encore deux pitchouns traversent seuls le fleuve, ici les enfants rentrent de l’école, là encore le linge en ribambelle sur un fil… tout nous émerveille !


Nous abordons un centre d’artisanat où les femmes tressent les tiges de jacinthes d’eau séchées, elles en font des nattes, des dessous de plats, de jolies boites… Nous y faisons nos premiers petits achats. Un responsable local est justement en train de motiver un groupe pour s’impliquer dans le tourisme… ce village a tous les atouts pour attirer quelques voyageurs et d’ici peu de temps il y aura certainement d’autres maisons d’hôtes dans le coin ! sa formation porte sur la propreté des lieux, sur l’accueil, sur la nourriture… ce peut être une façon de résoudre certains problèmes d’hygiène pour les habitants eux-mêmes mais en même temps il ne faudrait pas que ce village se dénature !
Samedi 28 Novembre village flottant - Siem Reap
Quelle nuit ! comme d’habitude, quand nous sommes dans un village, nous avons eu droit à tous les bruits : les coqs, les chiens… pas d’ânes comme en Afrique mais les margouillats qui sifflent sur les cloisons en bois, les crocodiles qui se battent et agitent la maison, les chats qui profitent de l’absence de portes et de fenêtres pour rôder autour de nous… heureusement, nous sommes bien à l’abri sous les moustiquaires et ça rassure les courageuses que nous sommes !!
Sommeil entrecoupé, du coup aucun problème pour se lever aux aurores avec la famille, dès 5 h les femmes sont en cuisine (c’est qu’elles n’ont rien de moderne ni pour faire chauffer l’eau ni pour cuire le repas – une grande partie de la journée est consacrée à la préparation des plats-) puis les hommes partent à la pêche et les enfants se préparent pour l’école. Les filles, comme partout, sont coquettes et agrémentent leur coiffure avec moult pinces, chouchous et bandeaux, les garçons ajustent leurs uniformes qui leur donnent l’air de petits communiants et dès qu’ils sont prêts ils attendent les copains qui passent les prendre en barque ! ils sont ainsi quatre ou cinq à partir vers l’école sans un adulte pour les encadrer !

D’ailleurs nous ferions bien nous aussi de nous occuper de nos affaires mais il y a tant à regarder ! Petit déjeuner au lever du soleil, c’est chouette aussi… A 7 h nous sommes tous les 4 sur un bateau qui nous emmène vers Siem Reap, nous allons vers l’embouchure de la rivière, près de nous la mangrove, quelques oiseaux ci et là, puis nous traversons les plaines encore inondées au milieu de la cime des arbres, ensuite le lac et nous arrivons à l’embarcadère de Chong Knies. Un minibus nous attend, nous faisons la connaissance de Taèm qui sera notre chauffeur jusqu’au départ.


Nous nous arrêtons au milieu des rizières, dans certaines parcelles les paysans labourent, dans d’autres ils plantent et ailleurs c’est la récolte ! A l’entrée de la ville nous visitons un endroit incontournable pour les touristes « Les Artisans d’Angkor » une association qui forme des jeunes aux métiers divers de l’artisanat : peinture sur soie, laque, travail de l’argent, sculpture sur bois ou sur pierre, tressage, couture… ces jeunes reçoivent un salaire décent, sont nourris et logés ; ils sont nombreux parait-il à vouloir intégrer ce centre professionnel. La visite est bien organisée, en français pour nous ; elle se termine par un passage dans les boutiques de vente. Il y a là de très jolies choses, de bonne qualité… nous venons d’arriver, nous n’avons pas encore envie de nous lancer dans de gros achats… et je le regrette car c’est là que nous avons vu les plus jolies choses ! (il y a un stand à l’aéroport de Phnom Penh au départ mais moins fourni)

Nous passons ensuite un bon moment avec Laurent le responsable de « Terre Cambodge » ; j’avais eu beaucoup d’échanges Internet pour organiser le séjour… heureux de se connaître. Je lui fais part de mon souci de ne pas passer assez de temps à l’école, du coup changement, nous n’irons pas à Koh Dach, un détour trop long, nous privilégions l’école (pour rien finalement puisque Théa, le directeur, a changé le rendez-vous au dernier moment ! on ne pouvait pas savoir !) Avant de nous rendre à l’hôtel nous passons par une très ancienne pagode de Siem Reap, le Vat Bô. Elle est effectivement très belle, déjà de l’extérieur, avec beaucoup d’éléments en bois ; un petit vieux nous ouvre les portes et à l’intérieur nous admirons les plus jolies peintures que nous avons vues dans une pagode, en particulier de beaux détails de « l’armée des singes ».

Très bon repas avec des plats dont la présentation est particulièrement raffinée et nous nous installons aux « Mystères d’Angkor » très joli petit hôtel plein de charme, jardin luxuriant, piscine, jolies chambres…
le tour du coeur est en lamelles de concombre
Après-midi libre… Nous terminons tranquillement la journée en allant jusqu’au vieux marché le long de la rivière, passage à la Poste pour les premières cartes et les timbres. Le vieux marché est couvert, il y fait chaud, étouffant, rapidement Pierre nous attend dehors ! je ne m’y attarde pas non plus, c’est la réplique asiatique des souks de Marrakech ou d’Istanbul, beaucoup de choses « made in China » mais c’est typique, l’ambiance y est sympathique, pas trop de pression commerçante, avec le sourire, pas de problème !! Nous nous promenons dans les rues aux alentours. Beaucoup de cafés pour européens, quelques boutiques sympas, sur le trottoir deux australiens, assis au bord d’un bassin, se font « masser » les pieds par des petits poissons… manifestement ça chatouille !

Retour par le même chemin, balade très agréable, les chauffeurs de tuk-tuk ne comprennent pas qu’on préfère marcher !
Nous cherchons une « Laundry » il est temps de penser lessive… nous trouvons cela chez une petite coiffeuse adorable !
Une nouvelle fois nous ne trainons pas pour nous coucher ! Les journées sont longues et bien remplies ! Ce n’est pas au Cambodge que nous jouerons aux oiseaux de nuit ! Dimanche 29 Novembre Siem Reap - Roluos
Nous sommes tout près des temples d’Angkor mais si nous voulons suivre un ordre chronologique dans la construction de ces temples et en comprendre l’évolution il faudra attendre encore quelques jours pour aller sur le site.
Ce matin, dès 8 h nous sommes devant les guichets pour obtenir le sésame qui va, pendant 6 jours, nous ouvrir les portes d’une des merveilles du monde ! un petit sourire devant l’objectif et 5 minutes après nous avons notre photo sur le pass, pas question de le perdre ni de l’oublier, dans les jours qui viennent nous le sortirons plus d’une fois !
Départ vers Roluos par la RN 6 au Sud de Siem Reap mais très rapidement nous nous perdons (volontairement) dans la campagne environnante... 2 heures de marche sur une piste, en fait c'est l'ancienne route royale qui reliait Angkor de Roluos, tantôt au milieu des rizières, tantôt au milieu des villages…. Heureusement peu de circulation sinon des vélos et quelques mobylettes accompagnées à chaque fois d’un nuage de poussière rouge.

Ce sont des villages de paysans et dans presque chaque cour de maison on s’affaire soit au décorticage du riz, soit à la fabrication d’un alcool de riz (genre de saké), soit une moissonneuse-batteuse fait son tri, la même que chez mes grands-parents il y a 50 ans ! à chaque fois on nous accueille avec de grands sourires, on nous propose de boire, de gouter…
Nous sommes curieux de tout : l’architecture des maisons, très hautes pour permettre une bonne ventilation du bas, à l’ombre où sont installés les hamacs, les cultures dans les jardins, les arbres, ici un jacquier, ici des noix d’arec, là un frangipanier, un champ de papayes, partout des bananiers, devant nous un troupeau de buffles, plus loin une dame qui pose devant sa maison, une petite mare couverte de nénuphars encore ouverts avant que le soleil ne tape trop fort…

Et c’est ainsi que nous arrivons au temple de Preah Kô (le sanctuaire du bœuf sacré) édifié à la fin du IX ièm siècle, six tours alignées en deux rangées et comportant des ornements en stucs bien conservés. Nous cherchons les pierres à l’ombre qui nous permettent de nous asseoir pendant que Channara fait son cours magistral !
En sortant nous passons par un atelier de découpage du cuir, très rapidement.
Puis nous nous dirigeons vers le Bakong, c’est le premier temple montagne en grès gris que nous voyons, il est imposant avec ses cinq terrasses superposées, à chaque angle des sculptures d’éléphants en plus ou moins bon état. Nous le gravissons, nous en faisons le tour, des lions gardent fièrement l’accès aux escaliers de pierre. Quelques stupas (tombes) tiennent encore debout et donnent de la couleur à l’ensemble. Le Lolei est le plus petit des temples du groupe de Roluos, 4 tours vite visitées….


Nous mangeons un plat de nouilles frites dans une gargote en bord de route et il fait sacrément chaud quand nous repartons. Nous sommes toujours sur une jolie piste rouge dans la campagne et nous prenons plaisir à marcher surtout quand il y a de l’ombre.

A nouveau nous faisons plein de rencontres : une dame vient de remonter de sa mare quelques centaines de grammes de minuscules poissons qu’elle va rajouter à sa soupe, quelques bonzes nous croisent à l’abri de leur parapluie, un groupe de femmes, les lèvres et les dents noires de mâchouiller du bétel nous interpelle, elles nous montrent la fabrication de leur « drogue », une feuille de bétel + une pâte à base de chaux + de la noix d’arec pilée … elles rient beaucoup devant notre refus d’y gouter et tiennent à se faire prendre en photo, un peu plus loin un marchand de cochons qui veut nous doubler nous oblige presque à descendre dans les rizières, il lui reste 3 cochonnets sur les vingt qu’il a essayé de vendre dans les villages tout au long de la journée…scènes de la vie quotidienne…


Nous remontons dans le minibus pour arriver au temple Chau Strei Vibol. Il est en haut d’une colline et c’est à nouveau l’occasion de marcher un peu. C’est un très joli endroit, au milieu d’une forêt, ce temple est en partie envahi par les arbres. Nous y voyons pour la première fois des déambulatoires effondrés ce qui nous vaut un « cours » d’architecture sur les encorbellements et les clés de voute ! ça fait du bien quelques rappels scolaires et se cultiver sous les frangipaniers ce n’est pas le plus désagréable ! Nous reprenons le bus après avoir fait le tour du mur d’enceinte.

Nous traversons un village dont la spécialité est la fabrication des fameux kralans, on en vend partout ! Il est à peu près 5 h quand nous arrivons chez Mr Pô au village de Dam Daek, nous dormons chez lui ce soir. Sa maison est magnifique, tout en bois, une belle terrasse dont les cloisons sont décorées de toutes ses photos de famille (dont il est très fier !), une grande salle où nous dormirons, quelques alcôves où se répartit la famille, la cuisine à l’arrière où Mme s’active et un cabinet de toilette (réserve d’eau, casserole, WC) C’est une famille très sympathique, très accueillante, le fils, la belle-fille et les petits-enfants vivent avec eux. Un enfant reste toujours dans la maison paternelle pour s’occuper des parents. Mr Pô est ravi d’avoir beaucoup de filles car dit-il « quand je suis malade elles me font de bons massages » ! Ce qu’il ne dit pas c’est qu’au Cambodge on préfère avoir des filles car elles coûtent moins cher et elles rapportent une dot. C’est le mari qui paye toute la noce. Mr Pô a connu l’époque de Pol Pot mais, hormis la famine dont il a souffert, il a pu rester dans son village, en famille, car étant un paysan il n’a pas fait partie des gens déplacés.
Nous passons un très agréable moment en leur compagnie, grâce aussi à Channara qui fait le traducteur, cela nous permet de communiquer ! Après un très bon repas, très copieux, et avant de nous coucher nous prenons une douche « au bol » car c’est indispensable d’enlever la poussière et la sueur de la journée !


Ce soir nous dormirons bien car la police veille !!! Hé oui, incidemment nous demandons au chauffeur où il dort, il nous répond « en bas avec la police ! » quoi la police ? qu’est-ce-qu’elle vient faire dans l’histoire ? Hé bien tout simplement, le gouverneur de Siem Reap (équivalent de notre préfet de région) n’a donné l’autorisation à Terre Cambodge de faire dormir les touristes en dehors des hôtels qu’à condition que des mesures de sécurité soient prises pour nous protéger d’une éventuelle incursion des thaïlandais au Cambodge –nous sommes à 40 kms à peu près de la frontière mais effectivement il y a régulièrement des échauffourées entre les deux pays- donc, dès que nous sommes chez l’habitant et plus tard dans une pagode, trois policiers viennent installer leur hamac à proximité ! manquait plus que ça !!!!
En plus ce n’est qu’une histoire de gros sous ( corruption) car ils ont un gros bakchich !
Fou-rire en nous couchant en imaginant un enlèvement ! surtout qu'on a déjà donné !!!
Lundi 30 Novembre Phnom Kulen et pagode
Bonne nuit, nous nous levons avec la famille vers 5 h30 Petit déjeuner, rangement et nous voilà prêts dès 7 h Devant la maison qui jouxte une école la belle-fille a installé une boutique de bonbons et avant de partir, nous voyons les écoliers qui viennent y dépenser 4 sous. Petite photo-souvenir avec nos hôtes qui ont été charmants !

Nous nous dirigeons vers le temple de Beng Mealea au nord de Dam Daek. Il y a peu de circulation sur ces pistes éloignées des routes principales. Parfois quelques centaines de mètres sont goudronnées puis très vite on retrouve cette terre rouge. Peu de voiture plutôt des mobylettes , dont nous observons avec étonnement le lourd chargement, encombrent la chaussée ! Ici ce sont des noix de cocos ou des bananes, là des poulets ou des cochons, ensuite des meubles ou des matelas et fréquemment nous voyons une famille de 4 voire 5 personnes chevaucher une pétoire ! C’est vraiment un spectacle de tous les moments que de croiser ou de dépasser toutes sortes de chargements en équilibre instable !
A l’heure des écoliers ce sont aussi des dizaines de vélos qui roulent sur les bas-côtés, les plus jeunes avec souvent un vélo trois fois trop grand et un copain, ou deux, sur la selle, les plus grands, surtout les filles, avec une allure très digne, bien droite, l’uniforme impeccable, un joli chapeau sur la tête les protégeant du soleil, les cheveux noués en queue de cheval, sont plus prudents. C’est l’heure aussi où les bonzes passent de maison en maison quêter leur repas de la journée et nous les avons vus souvent attendre l’obole sur le bord du chemin, belle image ! Les villages sont installés le long de tous ces axes de circulation et cela génère une grande activité.

Le temple Beng Mealea est perdu dans la jungle, il date du XII ièm siècle, après le groupe de Roluos. La forêt autour n’a pas été dégagée, le temple est envahi par les ficus étrangleurs, beaucoup de déambulatoires sont effondrés mais subsistent encore de belles balustrades aux fausses fenêtres. Dans le site, le circuit est largement facilité depuis le passage de J.J Annaud qui a fait construire une passerelle en bois pour le tournage du film « Deux frères ». Il n’est plus nécessaire de franchir de gros blocs de pierres et ce n’est que pour le plaisir qu’il est possible de se perdre dans les décombres et la végétation. Nous avons beaucoup aimé cet endroit serein, calme et en même temps plein de présences…

Nous voici au pied de la montagne sacrée de Phnom Kulen « la montagne aux litchis » dommage, ce n’est pas la saison ! Ce soir nous allons dormir là-haut dans une pagode, en attendant il faut monter les 350 m de dénivelée sous forme d’escaliers et sous 33°… nous empruntons le chemin des pèlerins, nous atteindrons notre Nirvana ! En y allant doucement, ça doit le faire ! à mi-pente une pagode avec une source où l’on vient de loin récupérer l’eau sacrée (tiens ça me rappelle quelque chose !), nous nous reposons un peu, puis les escaliers sont plus raides mais à l’ombre et au bout d’une heure et demie nous sommes sur un chemin de crête dans la forêt, encore une petite heure de marche pendant laquelle Channara nous fait découvrir toutes les espèces d'arbres sur le passage : gommier, fromager, rotin....
Nous traversons une première rivière aux lingas, en fait il y a deux sites. Ici, les lingas (symbole phallique) ne sont sculptés que dans le fond de la rivière, il y en a sur des centaines de m2, la trentaine de cm d’eau limpide permet de bien les voir. Des enfants s’amusent dans le courant.
Plus loin deux belles cascades avec une aire de pique-nique… beaucoup de cambodgiens sont là en ce dimanche, facile d’y accéder, il y a une belle route ! Ils sont en famille, c’est à la fois un lieu de détente mais aussi de baignade car la rivière est sacrée. Quelques petits restaurants de l’autre coté d’une passerelle suspendue, des boutiques qui vendent des brochettes, des bananes grillées, du kralan… nous mangeons ici et une bonne sieste sur des nattes au bord de l’eau est la bienvenue !
Channara, qui accompagne souvent des groupes, nous fait un beau compliment en nous disant que c’est la première fois que des gens de notre âge (!) viennent à pied jusqu’ici !



Nous marchons encore un peu pour atteindre un temple (encore des escaliers !) avec un immense Bouddha couché. Des familles sont là en pèlerinage, l’une d’entre elles veut absolument que nous posions sur leurs photos souvenirs, nous devons le mériter car nous y sommes montés !

Le minibus nous a rejoints et nous nous dirigeons vers le Vat Preah Kral où nous devons dormir. Channara, un peu ennuyé, nous annonce qu’il y a là-bas un rassemblement pour la fête de la pleine lune, ce n’était pas prévu, il y a beaucoup de monde, est-ce-que nous acceptons quand même d’y dormir, normalement nous devons poser les matelas dans le réfectoire des bonzes… Ben, allons-y, tentons l’expérience, on verra bien !
Il y a en effet un monde fou ! des tentes un peu partout, de la musique à fond, le son strident des criquets… ce devait être une nuit au calme ! ça nous fait plutôt rire… un peu moins quand nous arrivons au réfectoire… une cinquantaine de nonnes, d’hommes et de femmes, au milieu de montagnes de feuilles de palmier et de noix de cocos fabriquent des offrandes pour la grande cérémonie du lendemain… on se met où ??? En moins de deux les matelas et les moustiquaires sont installés sur une estrade à côté d’un autel à Bouddha (Pierre aura une vingtaine d’yeux qui vont l’observer toute la nuit !) au milieu de l’encens, des bougies… nous sommes à la fois gênés de notre intrusion et du manque d’intimité !
Pourtant ils nous ont tous accueillis avec plein de sourires et de gestes amicaux, nous nous mélangeons à eux pour essayer de transformer avec autant de dextérité en jolis bouquets les lamelles de feuilles… bien sûr notre maladresse les fait bien rire ! les offrandes sont surprenantes : des cigarettes (des fois que dans l’au-delà les ancêtres veuillent fumer) des noix d’arec, des fleurs, de l’encens, le tout en magnifiques compositions.
Nous montons au-dessus du temple, au milieu de bouddhas et de stupas tous plus dorés ou peinturlurés les uns que les autres pour essayer de voir le coucher de soleil sur le Tonlé Sap à l’horizon… malheureusement ce soir il y a de la brume, le spectacle est beau quand même dans cette ambiance surréaliste !

Des gens viennent nous parler en anglais, en fait ce rassemblement c’est pour célébrer les ancêtres de la famille des donateurs qui a construit ce lieu. Ils ont immigrés en Californie, ils font des dons importants et reviennent ici chaque année.
Il fait juste nuit quand nous pique-niquons rapidement, nos policiers sont là !!! oui, oui !!! ils ont installés leur hamac entre les arbres devant le réfectoire !
Nous voyons tous les gens se diriger vers la pagode, c’est l’heure des prières. Nous restons un moment écouter ces mélopées, les bonzes devant, les nonnes et les civils à l’arrière, les chiens couchés un peu partout. « Nos » américains nous proposent d’y participer au milieu du groupe. Yolande et moi les rejoignons.
Ce ne sont pas les mêmes prières mais ne serait-ce pas le même Dieu ?
Difficile pour nous de rester longtemps assises en tailleur, après un quart d’heure nous nous échappons… les prières dureront encore longtemps !
Dans un coin du site une série de wc et de douches (au bol) communes. Les cambodgiennes se lavent avec leur sarong, bien pratique dans ces circonstances ! Nous arrivons malgré tout à nous rafraichir, après une journée de marche ça fait du bien !
Il n’est même pas huit heures quand nous sommes allongés sous la moustiquaire ! jamais aussi tôt ! un grand néon au-dessus de nous, les générateurs juste à l’arrière, la prière est terminée, les gens sont revenus dans la salle et terminent les offrandes…
Et c’est dans le brouhaha des discussions, dans le cri strident des criquets, dans le ronronnement des générateurs, dans l’odeur de l’encens, à la lumière des néons et des bougies que nous nous endormons malgré tout !
Il est près de minuit quand tout se calme et le silence nous réveille, plein de gens sont installés sur des nattes autour de nous et entament leur nuit…
Nous vivons un moment unique, exceptionnel…
Bouddha veille sur nous !
Mardi l ier Décembre Siem Reap
La première nonne est venue ce matin dès 4 h et demie faire des offrandes d’encens pratiquement au pied de nos moustiquaires… à 5 h tout le monde est debout, il ne nous reste plus qu’à faire pareil !
Tout est vite bouclé, petit déjeuner rapidement pris et il est tout juste 7 h quand nous partons à pied vers une clairière, le site de Sra Damrei daté au XI ièm siècle. C’est un endroit magique ! après pas loin de deux heures de marche, d’abord sur un plateau schisteux puis sur d’agréables sentiers dans la forêt, nous débouchons face à un énorme éléphant, grandeur nature, sculpté dans la roche. A côté de lui deux lions et une grenouille et un peu plus bas un bœuf bien abimé lui. C’est vraiment impressionnant, inattendu ! Quelques religieux entretiennent cet ancien site qui ne doit pas avoir beaucoup de visiteurs.
Nous rentrons à travers une autre clairière dont les parois abruptes sont couvertes de lianes et de racines vertigineuses.

Quant nous arrivons à la pagode, la cérémonie a commencé. Tous les gens sont assis devant un autel couvert d’offrandes. Un religieux psalmodie des prières dans un haut parleur, des musiciens nous font entendre des instruments que nous ne connaissons pas, la musique est cristalline, entrecoupée du tambour retentissant, les femmes sont en blanc, certaines avec le krama en travers du corps, d’autres plus coquettes et parées de bijoux. Les bonzes ne sont pas présents, c’est essentiellement la famille qui rend hommage à ses morts.

Nous restons un moment à regarder la scène mais il nous faut partir de cet endroit que nous ne sommes pas prêts d’oublier !
Passage par la cascade d’hier pour y prendre le repas –nous goutons des bananes au riz gluant cuites dans des feuilles de bananiers, c’est bon !- et descente de la montagne vers Siem Reap en minibus.
Assez vite nous nous arrêtons au site de Kbal Spean – la rivière aux 1000 lingas- la plus connue des deux. Ici c’est bien touristique, le chemin est bien tracé, bien entretenu, il monte en pente légère mais encore 2 h de marche aller/retour… j’en ai plein les pattes !!! Pas trop de monde cependant… Il fait toujours aussi chaud et nous buvons des litres et des litres d’eau.
La balade est agréable, nombreuses pierres sculptées le long du lit des la rivière et dans le fond du cours d’eau toujours ces fameux lingas, des lianes surprenantes, de drôles de rochers…

Dernier arrêt à l’adorable petit temple de Bantey Srei commencé au X ièm siècle. C’est comme une miniature, tout en grès rose, posé au milieu de ses douves, tout de guingois, d’une finesse extrême…. Chaque sculpture est une découverte, chaque encadrement de porte ouvre une nouvelle perspective, c’est un véritable bonheur d’être dans cet endroit….. mais nous ne sommes pas seuls ! Et puis nous avons vu et fait tellement de choses ces derniers jours que je suis un peu assommée, je mélange tout, je suis fatiguée aussi certainement ! J’ai l’impression de ne pas avoir assez apprécié le moment…
Nous faisons tranquillement, au calme, le tour du fossé d’enceinte pour prendre quelques photos au soleil couchant. J’essaye de savourer ces instants, je sais que je n’y reviendrais jamais et je voudrais tout imprimer, les couleurs, les odeurs, l’atmosphère… C'est tellement beau !




Nous retrouvons notre chouette hôtel, un bon restaurant, un petit tour dans un cyber-café pour donner des nouvelles, à côté se prépare une soirée de mariage, nous admirons l’élégance des cambodgiennes, elles sont adorables dans des robes-bustiers de couleur vive brodées de mille paillettes !
Nous rentrons à pied un peu dans le noir, un peu dans les trous et les flaques !
Hop ! Au lit !
Le 22 novembre 2009 Pau - Paris
Premier départ raté en gare de Pau où le TGV nous recrache sur le quai pour cause «de problèmes sur la voie»… nous prenons le train suivant dans la soirée, nous passons la nuit tant bien que mal allongés sur des banquettes, heureusement nous avons prévu large et nous serons à l’heure pour l’avion…. Nous avons même le temps de nous plonger dans l’art khmer au Musée Guimet avant de partir Paris est sous la pluie, dans ses couleurs automnales, il fait bien frisquet mais dans nos sacs se trouvent nos tee-shirts d’été auprès du maillot de bain ! Quelle chance d’aller au chaud et au soleil !
Trois semaines au Cambodge… voilà quelques années que nous ne sommes pas partis aussi longtemps, la maison est bouclée, les RTT posées auprès des petits-enfants et nos compagnons de voyage aussi pressés que nous de partir… Nous avons une fois de plus reconstitué notre petit groupe de 4, c'est une affaire qui marche, pourquoi s'en priver !!!! Les billets d’avion ont été pris depuis plusieurs mois sur Internet, via le comparateur de VF, nous voyageons avec la Korean Airlines (750 euros) bon OK, nous allons jusqu’à Séoul pour revenir ensuite sur Phnom Penh, c’est un peu long ! Plusieurs heures de transit en Corée, ah ! si j’avais su avant que des visites étaient organisées pour les gens en escale, dommage !
Lundi 23 Novembre - dans l'avion
Nous arrivons à 23 h à Phnom Penh, le taxi réservé en même temps que l’hôtel est bien là, nous avions pris nos visas à Paris, nous sommes très vite hors de l’aéroport dans la chaleur moite du Cambodge. Le « Frangipani Villas »(40 $ pt-déj + eau + laverie) est très chouette, les chambres spacieuses, beaucoup de charme, une maison ancienne au milieu d’un jardin, dans une petite rue bien calme, pratiquement à l’angle du Bd Sihanouk et du Monivong, mais nous verrons tout cela demain, pour l’instant pas besoin de berceuses !

Mardi 24 Novembre Phnom Penh
Il est finalement près de 10 heures quand nous nous mettons en route à la découverte de Phnom Penh, nous avons laborieusement commandé nos tickets de bus vers Battambang pour le lendemain matin (toujours mon anglais très approximatif !) pas toujours d’accord avec la compagnie, l’heure ou le prix annoncés, réservés aussi les tuk-tuk qui nous amèneront à la station et même choisi nos plats sur la carte du restaurant de l’hôtel pour ce soir !… bon, on peut y aller, la journée est à nous !
Il fait 32 ou 33 °, l’air est très humide, ce sont les températures que nous aurons pendant tout le voyage, heureusement les nuits sont fraiches et en quelques jours nous nous sommes habitués…
Nous découvrons d’abord un quartier bien populaire avec petits restos sur le trottoir, stands de fruits, de boissons, beaucoup de petits commerçants puis en rejoignant le Bd Sihanouk avec le monument de l’Indépendance dans notre visée, les trottoirs s’élargissent, de belles villas font place aux immeubles décrépis, c’est nickel… belles pelouses, énormes pots de fleurs, peu de circulation et peu de monde… c’est le quartier des Ministères…

Nous avons beaucoup de propositions de chauffeurs de tuk-tuk mais nous voulons marcher, flâner, regarder tout autour de nous… nous remontons une grande esplanade vers le Palais Royal, un vendeur de cerfs-volants un peu esseulé tente d’attirer les enfants, de grands immeubles modernes entourent la place, leurs façades vitrées reflètent les toits rouges et biscornus des bâtiments royaux. Une pagode entourée d’immenses stupas attire notre curiosité, allons voir… C’est le Vat Batum, notre première approche de la religion bouddhiste, nous observons l’organisation autour de la Pagode sans pouvoir nous empêcher de la comparer à nos édifices religieux… Un grand mur d’enceinte protège les lieux, les stupas recueillent les restes de la crémation des défunts (l’équivalent de nos tombes), les bonzes et les nones vivent autour de la Pagode (un peu comme un monastère) donc salles de prières, de repas, dortoirs etc… c’est toute une communauté qui vit ici. Nous nous asseyons un peu à l’ombre, des bonzes viennent discuter, ils préparent leur repas à côté.
Nous repartons vers le Palais Royal et la Pagode d’Argent… les grilles ferment sous notre nez ! il faudra attendre 14 h, nous nous préparons à aller jusqu’au Musée un peu plus haut mais le Lonely nous l’annonce aussi fermé à l’heure de midi… un chauffeur de tuk-tuk, profitant de l’aubaine et voyant notre embarras se propose de nous conduire jusqu’au Musée du Génocide, le seul ouvert à cette heure… on se met vite d’accord sur le prix (nous sommes 4, il nous attendra pendant la visite, ce sera 6 $) et voilà notre première balade en tuk-tuk…. C’est super agréable, enfin un peu de fraicheur, il va lentement, nous avons le temps de regarder, d’admirer, le chauffeur est prudent et d’ailleurs la circulation est raisonnable.
Ce Musée se situe dans un ancien lycée, les bâtiments ont servi de prison et de salles de torture pendant la période de Pol Pot de 1975 à 1979. C’est un endroit chargé de terreur, des milliers de Cambodgien ont été exterminés à cette époque toute proche… nous avons senti combien ce peuple avait été touché, presque chaque famille a perdu des proches, beaucoup « d’anciens », pratiquant encore un peu le français, nous en ont parlé… L’histoire du Cambodge est compliquée, période Angkorienne faste, riche et prospère jusqu’au 14 ième siècle, déclin de l’Empire khmer puis partage du pays entre Thaïlandais et Vietnamiens, protectorat français pendant 100 ans , puis Norodom Sihanouk qui tente l’indépendance à partir de 1953, ensuite Pol Pot et ses khmers rouges dévastent le pays qui devient un immense camp de concentration, le Vietnam envahit le pays et installe un régime à sa solde jusqu’en 1993 (période de boycott de la communauté internationale et période des terrains minés) puis tentatives d’élections démocratiques, les derniers Khmers rouges rendent les armes en 1998 ! Ce n’est que depuis cette période que le Cambodge se reconstruit vraiment avec l’aide de nombreux pays.
La visite du S-21 (quartier de sécurité 21) se fait en silence, difficile de soutenir les regards des centaines de portraits d’hommes, de femmes et surtout d’enfants affichés dans les salles… Nous ne nous attardons pas…

Nous demandons à notre chauffeur de nous déposer sur le quai Sisowath au bord du fleuve, il doit penser que nous avons faim car il s’arrête juste devant un restaurant ami... tiens, tiens… et pourquoi pas ! Nous ne cherchons pas plus loin et goutons pour la première fois à la cuisine cambodgienne.
Nous aurons généralement, tout le long du trajet d’agréables surprises et nous nous régalerons souvent… parfois la cuisine sera moins savoureuse ou la cuisinière moins expérimentée ? nous sommes 4 et la plupart du temps nous commanderons 4 plats différents dans lesquels nous piochons tous ; ceci nous a permis de gouter à plein de bonnes choses, toujours accompagnés de riz ou de nouilles quand nous en avions assez ! mais de nouilles à la farine de riz bien sûr !!
Aujourd’hui sur une terrasse face au Tonlé Sap nous laissons le serveur choisir pour nous et devant le poisson grillé, les légumes frits, les rouleaux de printemps et le porc à l’ananas nous sommes gâtés ! Premières bières locales aussi, l’Angkor, en grandes bouteilles comme il se doit ! le repas se termine avec le thé et une grande assiette de fruits savamment découpés, du riz gluant et une compotée de pastèque en petits paquets de feuilles de bananiers tressés… hum ! Une petite marche sur le quai avant de nous diriger vers le Musée National, passage par le Vat Ounalom où nous guide la jolie musique de violons… deux européens ont choisi cet endroit tout calme au milieu de l’agitation de la ville pour s’entrainer… nous faisons donc le tour de la Pagode accompagnés de sonates. Par curiosité Yolande et moi entrons dans un petit temple où un bonze nous tend de l’encens et nous asperge copieusement d’eau sacrée à l’aide de fleurs de lotus, il récite quelques incantations… Et voilà ! Nous sommes parées pour le voyage, Bouddha va veiller sur nous !

Nous prenons notre temps au Musée, le bâtiment est superbe, tout rouge dans un splendide jardin. Après avoir arpenté les salles et admiré les magnifiques pièces, mais nous manquons un peu d’explications, nous apprécions un long moment le jardin intérieur ; la chaleur, le voyage, le décalage horaire, le repas ont eu raison de nous et nous avons du mal à décoller de notre banc, à l’ombre, devant les bassins plein de lotus… Allez, un peu de courage si nous voulons voir le Palais Royal et la Pagode d’Argent avant ce soir !

Le Palais Royal est comme il se doit la résidence du Roi, il est possible de visiter la Salle du Trône, les jardins, la salle des Cérémonies, le Pavillon des Danses, le Pavillon de Fer (genre Baltard) offert par Napoléon III et dans la même enceinte se trouve la fameuse Pagode dite d’Argent car son sol est recouvert de 5 000 plaques d’argent, s’y trouvent aussi des Bouddhas couverts de pierres précieuses, en or ou en argent. Aujourd’hui c’est mardi, tous les guides officiels sont habillés en couleur fushia, chaque jour a sa couleur comme dans les anciennes cours royales. Nous n’avons guère qu’une heure pour tout voir, dès 17 h il commence à faire sombre, à 18 h c’est la nuit…
Nous profitons bien de cette fin d’après-midi, la couleur est très belle, je trouve les fresques intérieures de l’enceinte de la Pagode retraçant le récit du Ramayana particulièrement superbes, le jardin est très soigné, bonzaïs, buissons finement taillés, les stupas renfermant les restes des rois dressent leurs flèches vers le ciel, l’endroit est calme, très peu de monde, je crois que nous sommes les derniers à quitter les lieux… nous venons de passer un très bon moment.


C’est toujours à pied que nous rejoignons l’hôtel et nous faisons bien car l’ambiance du matin n’est plus du tout la même… les rues, les trottoirs, la grande esplanade grouillent de monde ! à croire que tous les habitants sont de sortie… la musique est à fond, des centaines de personnes bougent et dansent sur des rythmes d’aérobic, jeunes, vieux, tous s’y mettent ! et moi qui espérais surprendre quelques personnes âgées faisant tôt le matin leurs exercices de Qi Cong ou de Thaï Chi comme au Vietnam…. Les temps ont changé !!
Les familles sont installées à même le sol et prennent le repas du soir acheté à un marchand ambulant, des groupes de jeunes jouent au foot, des amoureux seuls au monde, des enfants tiennent fortement leurs cerfs-volants, c’est joyeux, bon enfant, souriant…

Une bonne douche pour enlever la poussière, la sueur et la fatigue de la journée… le repas du soir commandé le matin à l’hôtel est bien apprécié et nous permet de ne pas ressortir, nous sommes crevés, quelques kms déjà dans les jambes ; nous éteignons à 21 h 30 (hé oui !) mais nous sommes réveillés à 3 h (décalage !) Impossible de se rendormir
Mercredi 25 Novembre Battambang
Pas de problème donc pour se lever aux aurores, le bus est à 7 h, longue attente pour le petit déj. Les tuk-tuk sont là à l’heure, nous voyageons avec la Cie Paramount (5 $), la station est dans une petite rue près de la Poste, du coup nous avons un aperçu de ce quartier, plus au Nord de celui que nous avions arpenté hier. Petit à petit les voyageurs arrivent et, avant le notre, les bus pour Siem Reap ou Sihanoukville. Nous nous amusons à regarder une bande de macaques qui se faufilent sous les toits, qui font de l’équilibre sur les fils électriques quand soudain, je me rends compte que je suis juste devant la maison d’enfance de Claudie, une copine internaute… hé oui ! je reconnais les fenêtres à petits carreaux rouges... vite, des photos !
Nous assistons au chargement de mobylettes dans les soutes des bus, des marchands ambulants viennent nous proposer de quoi nous sustenter pendant le voyage, tout cela nous occupe jusqu’au départ qui n’a finalement lieu qu’à 8 h ! Nous en avons pour 5 h, autant prendre notre mal en patience ! le bus est plein mais pas surchargé, rapidement nous avons droit à des clips vidéos : soit des sketchs comiques avec le Coluche local soit des clips musicaux d’une mièvrerie déconcertante (on s’aime mais le père ne veut pas ou le fiancé part à la guerre etc…) Seul avantage : c’est à notre niveau de compréhension !!!!
Premier arrêt pipi, y’a une série de toilettes, basiques (un trou et de l’eau) mais propres, rien à dire d’ailleurs tout le long du voyage, c’est généralement bien plus propre qu’en Afrique ! Deuxième arrêt presque à midi devant une série de gargotes, il y a déjà deux ou trois bus arrêtés, les gens sont attablés devant des bols de soupe. Le temps que nous comprenions comment et quoi commander, un quart d’heure est passé, nous nous installons devant nos bols de soupe aux nouilles (2 pour 4) et nous nous apprêtons à partager une espèce de gâteau frit quand nous nous rendons compte que nous sommes seuls à table ! Tout le monde est déjà remonté dans les bus…. Le notre nous attend patiemment !

Arrivée à Battambang vers 13 h, nous ne sommes même pas sortis du bus que les chauffeurs de tuk-tuk nous assaillent déjà, notre hôtel n’est pas bien loin mais avec les bagages nous sommes ravis de nous laisser transporter… L’hôtel Royal n’a rien de typique, l’accueil est chaleureux, les chambres propres et spacieuses quant au restaurant sur la terrasse il est à recommander pour sa très bonne cuisine. C’est ici que nous devons retrouver notre guide car à partir de maintenant nous avons demandé à "Terre Cambodge" de Siem-Reap de nous organiser notre séjour. A aucun moment nous n’avons regretté ce choix car nous avons, grâce à eux, fait un voyage particulièrement varié et original. Au niveau du coût nous avons payé pour les 18 j ce qu'une agence en France nous aurait demandé pour 12 j et tout était compris : transport, hébergement, repas, visites, musées etc... sans que nous ayons à nous en soucier. Ceci nous a permis de manger dans des restaurants locaux et très typiques, parfois chez l'habitant ou de se faire plaisir dans un bon restaurant, même chose pour les nuits, parfois du très basique, parfois de jolis hôtels de charme Channara nous propose d’emblée de louer des vélos pour nous promener dans la campagne environnante, j’avoue ne pas me sentir en forme du tout pour affronter la chaleur, la circulation et les quelques 20 kms qu’il se propose de nous faire faire… ce sera une autre fois !
Nous partons donc en tuk-tuk vers le Vat Ek, un temple du XI iè siècle en grande partie effondré. Nous traversons plein de petits villages avec chacun sa spécialité. Les tuktuk s’arrêtent, nous laissent au bord de la route pour nous reprendre 2 ou 3 kms plus loin et cela nous permet, en plus de bien nous dégourdir les jambes, d’admirer tout le savoir-faire des familles car c’est toujours un travail en famille. Ici c’est la cuisson de galettes en farine de riz, elles cuisent sur un four chauffé avec l’enveloppe du riz (rien ne se perd), puis posées sur une grille en bambou et elles sèchent au soleil devant la porte. Tout est manuel. Un peu plus loin c’est justement à la fabrication de la farine de riz que nous assistons. Une dame nous dépasse avec son vélo chargé de kralan. Ce sont des tubes de bambou dans lesquels elle a fait cuire du riz gluant avec du lait de coco, on ouvre ce tube comme une peau de banane et on mange le riz légèrement caramélisé… c’est très bon et nous nous régalons d’autant plus que le bol de soupe du midi est resté sur la table !!! nous en mangerons à d’autres moments, parfois c’est un peu salé, ceux-là nous ont semblé particulièrement succulents.

Nous arrivons au Temple, proche d’une pagode et d’un immense Bouddha debout. C’est ici que nous entendons pour la première fois le récit du « Barattage de la mer de lait ». Cette scène d’un mythe hindouiste est très joliment représentée sur un linteau d’une des tours ; sur le montant des portes en grès est gravée en sanscrit toute la symbolique des sculptures du temple. La religion cambodgienne est un mélange de religions hindouiste et bouddhiste, et il faut sans cesse faire référence aux trois divinités hindoues ainsi qu’à Bouddha dans toutes ses représentations… je ne suis pas sûre d’avoir encore tout saisi ! Nouvel arrêt au retour pour regarder le séchage des lamelles de bananes., un papillon se régale du suc des fruits.

A l’hôtel un couple de Suisses fait sensation en arrivant à vélo, un tandem sur lequel Madame est couchée à l’avant ! avec leurs sacoches, ils doivent faire avancer près de 260 kgs ! quel courage de se lancer dans un tel périple, ils ont une bonne soixantaine d’années et ils comptent faire plus de 6 000 kms à travers la Thaïlande, le Laos, le Cambodge et le Vietnam ! Demain matin, avec une bonne vingtaine de supporters cambodgiens nous assisterons à leur départ.

Avant le repas nous faisons un tour au marché tout proche à la recherche de petits citrons verts que nous pressons dans nos bouteilles d’eau – c’est notre élixir en voyage – , c’est un excellent antiseptique et c’est très efficace pour prévenir les problèmes de tourista !
Les marchés ici sont très colorés, ils débordent de fruits et de légumes vendus directement par les producteurs. Les femmes sont soit assises sur de petits tabourets derrière leur marchandise soit en tailleur sur la table qui présente leurs produits. Il est possible de tout acheter, des poissons encore vivants ou séchés, des brochettes de crevettes juste grillées, du canard laqué encore tout chaud, des épices, et surtout de délicieux fruits que pour l’instant nous ne connaissons pas mais qui nous tentent et que nous gouterons avant de repartir…. Nous continuons notre promenade le long de la rivière Stung Sangker, les rives sont aménagées, les gens font comme nous, ils prennent l’air, font une balade ou leur jogging, certains pêchent en contrebas des ponts ce qui nous vaut de belles images de pêcheurs lançant leurs filets à la volée… nous marchons une petite heure… Au repas nous nous régalons de notre premier « amok fish » poisson cuit dans du lait de coco, c’est le plat cambodgien que nous avons préféré.
Nous nous couchons avec de la musique plein pot sur la ville… c’est la période des mariages, ça dure trois jours, jusqu’à 22 h et à partir de 5 h du matin !!!

Jeudi 26 Novembre Battambang
Les Suisses sont bien partis à 8 h tapantes sous les applaudissements de la rue et nous les suivons jusqu’à la sortie de la ville confortablement installés dans un minibus.
Nous allons jusqu’à Phnom Sampeau, un ensemble de pagodes et de temples en haut d’une colline en forme de bateau. Nous rejoignons le village du bas par une piste de latérite rouge dont la poussière recouvre les habitations et tous les arbres aux alentours… dans quelques mois, en saison sèche ce doit être intenable !
Nous laissons l’escalier bien raide qui part au pied d’un immense Bouddha que des ouvriers finissent de sculpter dans le rocher pour gravir doucement la colline par un chemin ombragé. Il fait toujours aussi chaud, aussi humide mais on survit !!
Des stèles sur les cotés énumèrent les noms des généreux donateurs, ces temples sont récents, tous plus kitsch les uns que les autres mais la présence des bonzes et des nonnes qui vivent eux dans des maisons en bois, leurs réfectoires et leurs cuisines, les bandes de petits drapeaux qui flottent au vent, la jolie vue sur les rizières font que le lieu est bien agréable… moins agréables sont les grottes et les charniers qui contiennent des ossements laissés derrière les Khmers rouges.


Nous continuons sur la crête de la colline, ça monte, ça descend, des escaliers, encore des escaliers vers une autre pagode qui brille de toute sa peinture or. Là nous passons un bon moment avec un gamin d’une douzaine d’années qui veut nous énumérer toutes les phrases qu’il connaît en français ! pour l’instant il apprend l’anglais avec un bonze, il est dégourdi comme tout, il a un sourire adorable - comme je lui souhaite un bel avenir !! Nous redescendons par l’escalier et après cette belle balade nous restons manger dans un des petits restaurants sur place. Nous avons chacun une belle assiette de nouilles aux légumes surmontée d’une omelette, de l’ananas en dessert, quoi demander de plus ?
Un peu plus tard nous voici à Phnom Banan, entre deux lions de pierre qui gardent un immmmmense escalier dont on ne voit pas la fin ! 358 marches sont annoncées d’emblée ! marches de pierre très irrégulières et plutôt hautes ! bon, courage, c’est parti… tranquillement jusqu’en haut ! yes ! et comme toujours la récompense est au bout ! là-haut c’est un ensemble de cinq tours assez abimées du XI iè siècle, des linteaux superbement sculptés surmontent les portes de grès, les sculptures des gardiennes des temples sont à peu près intactes, l’endroit est très apaisant et serein…

Nous rentrons vers Battambang en traversant à nouveau des villages, les femmes s’affairent à couper des bottes de riz, nous visitons une ancienne maison khmère, nous avons la surprise de découvrir de la vigne et un viticulteur qui propose des dégustations de vins… des français investissent déjà les lieux et nous ne nous incitent pas à les gouter !! Près d’une pagode des centaines de roussettes (chauve-souris) font l’attraction du coin ; devant une maison dont la famille tisse des kramas, une fillette file des bobines de coton avec une roue de vélo, sur les bords de la rivière, dont le niveau a déjà bien baissé, les paysans se sont empressés de planter quelques cultures qu’ils arrosent méticuleusement dans le soleil couchant… les images sont belles, elles sont fixées dans l’appareil photo mais surtout dans notre mémoire avec les bruits, les odeurs, la chaleur, les regards, les sourires…

Nous mangeons à nouveau à l’hôtel et nous éteignons à 21 h 30 après une sacrée belle journée !
Vendredi 27 Novembre sur la rivière - village flottant
Ce matin départ à 7 h en bateau vers le lac Tonlé Sap en navigant d’abord sur la rivière Stung Sangker. (en début de post vous avez la carte pour nous suivre…)
Ici je me dois d’une petite digression géographique concernant l’eau au Cambodge… le Cambodge est un pays extrêmement plat en son centre et qui subit une longue saison des pluies, de plus ce lac d’eau douce d’une superficie de 2 500 km2 est relié au Mékong par le Tonlé Bati ; il y a entre ces deux réservoirs d’eau un système de vases communicants qui fait que le trop plein du Mékong, lors de la fonte des neiges de l’Himalaya et des pluies, se déverse dans le lac –celui-ci passe alors à 13 000 km2- et en novembre, avec le retour de la saison sèche, le niveau du lac redescend, le cours de l’eau se renverse et le lac revient à sa surface initiale. C’est d’ailleurs l’occasion de grandes fêtes à Phnom Penh avec courses de pirogues « la fête des Eaux ».
L’eau s’étant retirée, les paysans s’empressent de planter le riz (alors que dans d’autres régions on en est à la récolte !) et beaucoup de légumes (souvent deux récoltes)
Les villages en bord du fleuve et du lac sont donc soit sur pilotis, soit des villages flottants pour accompagner le niveau de l’eau. En cette fin novembre, l’eau a tout juste commencé à descendre et la surface du lac est encore imposante.
Le bateau n’est pas surchargé, en fait nous sommes une trentaine de touristes au milieu des cambodgiens qui se rendent à Siem Reap. Le départ se fait dans la brume du petit matin, les villages se réveillent mais les pêcheurs sont déjà en pleine activité…

Au début, je déplore toutes ces bouteilles en plastique qui flottent à la surface de l’eau jusqu’à ce que je me rende compte qu’elles servent justement de flotteurs aux filets ! La pêche fait vivre une grande partie de la population du Cambodge, sur les marchés nous avons vu des tonnes et des tonnes de crustacés, de poissons petits et grands, souvent vendus vivants… c’est avec le riz une des plus grandes ressources du pays.
Les images sont belles, d’autant plus que le soleil s’est mis de la partie… Les maisons colorées qui se reflètent dans l’eau, les barques plates où les pêcheurs tiennent en équilibre, les filets que l’on jette ou que l’on remonte plein de friture brillant dans la lumière, le passage du bateau sur les routes encore inondées, à hauteur des branches d’arbres pour couper les méandres de la rivière, les carrelets qui montent et descendent régulièrement à contre-jour, les bateaux que l’on croise régulièrement et que l’on pourrait toucher et surtout les sourires, les « hello », les coucous des enfants… cette journée a été un de mes plus beaux moments du voyage…

Un arrêt-pipi épique dans une épicerie-bar flottante (deux planches sur l’eau, s’agit de bien poser les pieds ! des tôles à mi-hauteur et les petits poissons qui attendent l’offrande !) à côté des toilettes un radeau qui sert de potager et une cage pour élever un cochon…

Nous continuons le trajet, les pagodes et les écoles sont sur pilotis, ici c’est une région de musulmans et nous voyons les premières mosquées. Toujours plein de pêcheurs partout et le pilote du bateau doit souvent slalomer pour éviter les filets…
Channara nous demande de préparer nos bagages, nous descendons au prochain arrêt à Kaoh Chireang.
Nos compagnons de voyage nous envient de rester passer la nuit dans la maison flottante toute bleue où on vient de nous déposer ! Nous voici tous les 4 sur la terrasse au bord du fleuve à regarder le bateau continuer sa route…

La table est mise sur le côté, un grand lit dans la pièce principale, un cabinet de toilette avec WC et jarre d’eau à l’arrière, parés pour rester ici jusqu’à la fin des vacances !
Le repas est bien agréable, poisson grillé tout frais, légumes frits dont des racines de jacinthes d’eau qui poussent ici à profusion.
Il fait chaud, nous nous sommes levés tôt et nous apprécions une bonne sieste comme tous les habitants des lieux… Je vais quand même assez rapidement avec mon appareil photo à la recherche de quelques clichés mais l’espace de promenade est assez limité !
A l’arrière de la maison une dame est déjà occupée à éplucher et tailler les légumes pour ce soir, elle vient de finir la vaisselle directement dans l’eau du fleuve qui sert maintenant à laver les légumes… ce soir nous verrons la famille y faire sa toilette et nous-mêmes nous y cracherons notre eau (en bouteille) de brossage des dents, de toutes façons, les crocodiles y trempent déjà… alors !
Je passe un petit moment avec elle, la communication passe avec des gestes et des sourires…

Un peu plus tard un petit bateau vient nous chercher et nous partons pour une balade dans les rues du village…Il y a ici certainement près de 1000 habitants, tous sur des maisons flottantes, la spécialité c’est l’élevage des crocodiles et presque tous, y compris là où nous logeons, ont d’immenses cages dans l’eau avec des centaines de ces bestioles ! Sinon, comme partout nous passons devant l’épicerie, le tailleur, la station-service, le pressing… et nous croisons plein de marchandes ambulantes sur leurs pirogues qui vendent en porte à porte de l’épicerie, des légumes, voire des plats tout faits… nous profitons pleinement de cette promenade sur l’eau, nous ne savons plus où regarder tellement chaque image est pleine de vie, de couleur, de beauté… ici c’est le coucou des enfants, là c’est une marchande qui nous aborde, là encore deux pitchouns traversent seuls le fleuve, ici les enfants rentrent de l’école, là encore le linge en ribambelle sur un fil… tout nous émerveille !


Nous abordons un centre d’artisanat où les femmes tressent les tiges de jacinthes d’eau séchées, elles en font des nattes, des dessous de plats, de jolies boites… Nous y faisons nos premiers petits achats. Un responsable local est justement en train de motiver un groupe pour s’impliquer dans le tourisme… ce village a tous les atouts pour attirer quelques voyageurs et d’ici peu de temps il y aura certainement d’autres maisons d’hôtes dans le coin ! sa formation porte sur la propreté des lieux, sur l’accueil, sur la nourriture… ce peut être une façon de résoudre certains problèmes d’hygiène pour les habitants eux-mêmes mais en même temps il ne faudrait pas que ce village se dénature !
Samedi 28 Novembre village flottant - Siem Reap
Quelle nuit ! comme d’habitude, quand nous sommes dans un village, nous avons eu droit à tous les bruits : les coqs, les chiens… pas d’ânes comme en Afrique mais les margouillats qui sifflent sur les cloisons en bois, les crocodiles qui se battent et agitent la maison, les chats qui profitent de l’absence de portes et de fenêtres pour rôder autour de nous… heureusement, nous sommes bien à l’abri sous les moustiquaires et ça rassure les courageuses que nous sommes !!
Sommeil entrecoupé, du coup aucun problème pour se lever aux aurores avec la famille, dès 5 h les femmes sont en cuisine (c’est qu’elles n’ont rien de moderne ni pour faire chauffer l’eau ni pour cuire le repas – une grande partie de la journée est consacrée à la préparation des plats-) puis les hommes partent à la pêche et les enfants se préparent pour l’école. Les filles, comme partout, sont coquettes et agrémentent leur coiffure avec moult pinces, chouchous et bandeaux, les garçons ajustent leurs uniformes qui leur donnent l’air de petits communiants et dès qu’ils sont prêts ils attendent les copains qui passent les prendre en barque ! ils sont ainsi quatre ou cinq à partir vers l’école sans un adulte pour les encadrer !

D’ailleurs nous ferions bien nous aussi de nous occuper de nos affaires mais il y a tant à regarder ! Petit déjeuner au lever du soleil, c’est chouette aussi… A 7 h nous sommes tous les 4 sur un bateau qui nous emmène vers Siem Reap, nous allons vers l’embouchure de la rivière, près de nous la mangrove, quelques oiseaux ci et là, puis nous traversons les plaines encore inondées au milieu de la cime des arbres, ensuite le lac et nous arrivons à l’embarcadère de Chong Knies. Un minibus nous attend, nous faisons la connaissance de Taèm qui sera notre chauffeur jusqu’au départ.


Nous nous arrêtons au milieu des rizières, dans certaines parcelles les paysans labourent, dans d’autres ils plantent et ailleurs c’est la récolte ! A l’entrée de la ville nous visitons un endroit incontournable pour les touristes « Les Artisans d’Angkor » une association qui forme des jeunes aux métiers divers de l’artisanat : peinture sur soie, laque, travail de l’argent, sculpture sur bois ou sur pierre, tressage, couture… ces jeunes reçoivent un salaire décent, sont nourris et logés ; ils sont nombreux parait-il à vouloir intégrer ce centre professionnel. La visite est bien organisée, en français pour nous ; elle se termine par un passage dans les boutiques de vente. Il y a là de très jolies choses, de bonne qualité… nous venons d’arriver, nous n’avons pas encore envie de nous lancer dans de gros achats… et je le regrette car c’est là que nous avons vu les plus jolies choses ! (il y a un stand à l’aéroport de Phnom Penh au départ mais moins fourni)

Nous passons ensuite un bon moment avec Laurent le responsable de « Terre Cambodge » ; j’avais eu beaucoup d’échanges Internet pour organiser le séjour… heureux de se connaître. Je lui fais part de mon souci de ne pas passer assez de temps à l’école, du coup changement, nous n’irons pas à Koh Dach, un détour trop long, nous privilégions l’école (pour rien finalement puisque Théa, le directeur, a changé le rendez-vous au dernier moment ! on ne pouvait pas savoir !) Avant de nous rendre à l’hôtel nous passons par une très ancienne pagode de Siem Reap, le Vat Bô. Elle est effectivement très belle, déjà de l’extérieur, avec beaucoup d’éléments en bois ; un petit vieux nous ouvre les portes et à l’intérieur nous admirons les plus jolies peintures que nous avons vues dans une pagode, en particulier de beaux détails de « l’armée des singes ».

Très bon repas avec des plats dont la présentation est particulièrement raffinée et nous nous installons aux « Mystères d’Angkor » très joli petit hôtel plein de charme, jardin luxuriant, piscine, jolies chambres…
le tour du coeur est en lamelles de concombre

Après-midi libre… Nous terminons tranquillement la journée en allant jusqu’au vieux marché le long de la rivière, passage à la Poste pour les premières cartes et les timbres. Le vieux marché est couvert, il y fait chaud, étouffant, rapidement Pierre nous attend dehors ! je ne m’y attarde pas non plus, c’est la réplique asiatique des souks de Marrakech ou d’Istanbul, beaucoup de choses « made in China » mais c’est typique, l’ambiance y est sympathique, pas trop de pression commerçante, avec le sourire, pas de problème !! Nous nous promenons dans les rues aux alentours. Beaucoup de cafés pour européens, quelques boutiques sympas, sur le trottoir deux australiens, assis au bord d’un bassin, se font « masser » les pieds par des petits poissons… manifestement ça chatouille !

Retour par le même chemin, balade très agréable, les chauffeurs de tuk-tuk ne comprennent pas qu’on préfère marcher !
Nous cherchons une « Laundry » il est temps de penser lessive… nous trouvons cela chez une petite coiffeuse adorable !
Une nouvelle fois nous ne trainons pas pour nous coucher ! Les journées sont longues et bien remplies ! Ce n’est pas au Cambodge que nous jouerons aux oiseaux de nuit ! Dimanche 29 Novembre Siem Reap - Roluos
Nous sommes tout près des temples d’Angkor mais si nous voulons suivre un ordre chronologique dans la construction de ces temples et en comprendre l’évolution il faudra attendre encore quelques jours pour aller sur le site.
Ce matin, dès 8 h nous sommes devant les guichets pour obtenir le sésame qui va, pendant 6 jours, nous ouvrir les portes d’une des merveilles du monde ! un petit sourire devant l’objectif et 5 minutes après nous avons notre photo sur le pass, pas question de le perdre ni de l’oublier, dans les jours qui viennent nous le sortirons plus d’une fois !
Départ vers Roluos par la RN 6 au Sud de Siem Reap mais très rapidement nous nous perdons (volontairement) dans la campagne environnante... 2 heures de marche sur une piste, en fait c'est l'ancienne route royale qui reliait Angkor de Roluos, tantôt au milieu des rizières, tantôt au milieu des villages…. Heureusement peu de circulation sinon des vélos et quelques mobylettes accompagnées à chaque fois d’un nuage de poussière rouge.

Ce sont des villages de paysans et dans presque chaque cour de maison on s’affaire soit au décorticage du riz, soit à la fabrication d’un alcool de riz (genre de saké), soit une moissonneuse-batteuse fait son tri, la même que chez mes grands-parents il y a 50 ans ! à chaque fois on nous accueille avec de grands sourires, on nous propose de boire, de gouter…
Nous sommes curieux de tout : l’architecture des maisons, très hautes pour permettre une bonne ventilation du bas, à l’ombre où sont installés les hamacs, les cultures dans les jardins, les arbres, ici un jacquier, ici des noix d’arec, là un frangipanier, un champ de papayes, partout des bananiers, devant nous un troupeau de buffles, plus loin une dame qui pose devant sa maison, une petite mare couverte de nénuphars encore ouverts avant que le soleil ne tape trop fort…

Et c’est ainsi que nous arrivons au temple de Preah Kô (le sanctuaire du bœuf sacré) édifié à la fin du IX ièm siècle, six tours alignées en deux rangées et comportant des ornements en stucs bien conservés. Nous cherchons les pierres à l’ombre qui nous permettent de nous asseoir pendant que Channara fait son cours magistral !
En sortant nous passons par un atelier de découpage du cuir, très rapidement.
Puis nous nous dirigeons vers le Bakong, c’est le premier temple montagne en grès gris que nous voyons, il est imposant avec ses cinq terrasses superposées, à chaque angle des sculptures d’éléphants en plus ou moins bon état. Nous le gravissons, nous en faisons le tour, des lions gardent fièrement l’accès aux escaliers de pierre. Quelques stupas (tombes) tiennent encore debout et donnent de la couleur à l’ensemble. Le Lolei est le plus petit des temples du groupe de Roluos, 4 tours vite visitées….


Nous mangeons un plat de nouilles frites dans une gargote en bord de route et il fait sacrément chaud quand nous repartons. Nous sommes toujours sur une jolie piste rouge dans la campagne et nous prenons plaisir à marcher surtout quand il y a de l’ombre.

A nouveau nous faisons plein de rencontres : une dame vient de remonter de sa mare quelques centaines de grammes de minuscules poissons qu’elle va rajouter à sa soupe, quelques bonzes nous croisent à l’abri de leur parapluie, un groupe de femmes, les lèvres et les dents noires de mâchouiller du bétel nous interpelle, elles nous montrent la fabrication de leur « drogue », une feuille de bétel + une pâte à base de chaux + de la noix d’arec pilée … elles rient beaucoup devant notre refus d’y gouter et tiennent à se faire prendre en photo, un peu plus loin un marchand de cochons qui veut nous doubler nous oblige presque à descendre dans les rizières, il lui reste 3 cochonnets sur les vingt qu’il a essayé de vendre dans les villages tout au long de la journée…scènes de la vie quotidienne…


Nous remontons dans le minibus pour arriver au temple Chau Strei Vibol. Il est en haut d’une colline et c’est à nouveau l’occasion de marcher un peu. C’est un très joli endroit, au milieu d’une forêt, ce temple est en partie envahi par les arbres. Nous y voyons pour la première fois des déambulatoires effondrés ce qui nous vaut un « cours » d’architecture sur les encorbellements et les clés de voute ! ça fait du bien quelques rappels scolaires et se cultiver sous les frangipaniers ce n’est pas le plus désagréable ! Nous reprenons le bus après avoir fait le tour du mur d’enceinte.

Nous traversons un village dont la spécialité est la fabrication des fameux kralans, on en vend partout ! Il est à peu près 5 h quand nous arrivons chez Mr Pô au village de Dam Daek, nous dormons chez lui ce soir. Sa maison est magnifique, tout en bois, une belle terrasse dont les cloisons sont décorées de toutes ses photos de famille (dont il est très fier !), une grande salle où nous dormirons, quelques alcôves où se répartit la famille, la cuisine à l’arrière où Mme s’active et un cabinet de toilette (réserve d’eau, casserole, WC) C’est une famille très sympathique, très accueillante, le fils, la belle-fille et les petits-enfants vivent avec eux. Un enfant reste toujours dans la maison paternelle pour s’occuper des parents. Mr Pô est ravi d’avoir beaucoup de filles car dit-il « quand je suis malade elles me font de bons massages » ! Ce qu’il ne dit pas c’est qu’au Cambodge on préfère avoir des filles car elles coûtent moins cher et elles rapportent une dot. C’est le mari qui paye toute la noce. Mr Pô a connu l’époque de Pol Pot mais, hormis la famine dont il a souffert, il a pu rester dans son village, en famille, car étant un paysan il n’a pas fait partie des gens déplacés.
Nous passons un très agréable moment en leur compagnie, grâce aussi à Channara qui fait le traducteur, cela nous permet de communiquer ! Après un très bon repas, très copieux, et avant de nous coucher nous prenons une douche « au bol » car c’est indispensable d’enlever la poussière et la sueur de la journée !


Ce soir nous dormirons bien car la police veille !!! Hé oui, incidemment nous demandons au chauffeur où il dort, il nous répond « en bas avec la police ! » quoi la police ? qu’est-ce-qu’elle vient faire dans l’histoire ? Hé bien tout simplement, le gouverneur de Siem Reap (équivalent de notre préfet de région) n’a donné l’autorisation à Terre Cambodge de faire dormir les touristes en dehors des hôtels qu’à condition que des mesures de sécurité soient prises pour nous protéger d’une éventuelle incursion des thaïlandais au Cambodge –nous sommes à 40 kms à peu près de la frontière mais effectivement il y a régulièrement des échauffourées entre les deux pays- donc, dès que nous sommes chez l’habitant et plus tard dans une pagode, trois policiers viennent installer leur hamac à proximité ! manquait plus que ça !!!!
En plus ce n’est qu’une histoire de gros sous ( corruption) car ils ont un gros bakchich !
Fou-rire en nous couchant en imaginant un enlèvement ! surtout qu'on a déjà donné !!!
Lundi 30 Novembre Phnom Kulen et pagode
Bonne nuit, nous nous levons avec la famille vers 5 h30 Petit déjeuner, rangement et nous voilà prêts dès 7 h Devant la maison qui jouxte une école la belle-fille a installé une boutique de bonbons et avant de partir, nous voyons les écoliers qui viennent y dépenser 4 sous. Petite photo-souvenir avec nos hôtes qui ont été charmants !

Nous nous dirigeons vers le temple de Beng Mealea au nord de Dam Daek. Il y a peu de circulation sur ces pistes éloignées des routes principales. Parfois quelques centaines de mètres sont goudronnées puis très vite on retrouve cette terre rouge. Peu de voiture plutôt des mobylettes , dont nous observons avec étonnement le lourd chargement, encombrent la chaussée ! Ici ce sont des noix de cocos ou des bananes, là des poulets ou des cochons, ensuite des meubles ou des matelas et fréquemment nous voyons une famille de 4 voire 5 personnes chevaucher une pétoire ! C’est vraiment un spectacle de tous les moments que de croiser ou de dépasser toutes sortes de chargements en équilibre instable !
A l’heure des écoliers ce sont aussi des dizaines de vélos qui roulent sur les bas-côtés, les plus jeunes avec souvent un vélo trois fois trop grand et un copain, ou deux, sur la selle, les plus grands, surtout les filles, avec une allure très digne, bien droite, l’uniforme impeccable, un joli chapeau sur la tête les protégeant du soleil, les cheveux noués en queue de cheval, sont plus prudents. C’est l’heure aussi où les bonzes passent de maison en maison quêter leur repas de la journée et nous les avons vus souvent attendre l’obole sur le bord du chemin, belle image ! Les villages sont installés le long de tous ces axes de circulation et cela génère une grande activité.

Le temple Beng Mealea est perdu dans la jungle, il date du XII ièm siècle, après le groupe de Roluos. La forêt autour n’a pas été dégagée, le temple est envahi par les ficus étrangleurs, beaucoup de déambulatoires sont effondrés mais subsistent encore de belles balustrades aux fausses fenêtres. Dans le site, le circuit est largement facilité depuis le passage de J.J Annaud qui a fait construire une passerelle en bois pour le tournage du film « Deux frères ». Il n’est plus nécessaire de franchir de gros blocs de pierres et ce n’est que pour le plaisir qu’il est possible de se perdre dans les décombres et la végétation. Nous avons beaucoup aimé cet endroit serein, calme et en même temps plein de présences…

Nous voici au pied de la montagne sacrée de Phnom Kulen « la montagne aux litchis » dommage, ce n’est pas la saison ! Ce soir nous allons dormir là-haut dans une pagode, en attendant il faut monter les 350 m de dénivelée sous forme d’escaliers et sous 33°… nous empruntons le chemin des pèlerins, nous atteindrons notre Nirvana ! En y allant doucement, ça doit le faire ! à mi-pente une pagode avec une source où l’on vient de loin récupérer l’eau sacrée (tiens ça me rappelle quelque chose !), nous nous reposons un peu, puis les escaliers sont plus raides mais à l’ombre et au bout d’une heure et demie nous sommes sur un chemin de crête dans la forêt, encore une petite heure de marche pendant laquelle Channara nous fait découvrir toutes les espèces d'arbres sur le passage : gommier, fromager, rotin....
Nous traversons une première rivière aux lingas, en fait il y a deux sites. Ici, les lingas (symbole phallique) ne sont sculptés que dans le fond de la rivière, il y en a sur des centaines de m2, la trentaine de cm d’eau limpide permet de bien les voir. Des enfants s’amusent dans le courant.
Plus loin deux belles cascades avec une aire de pique-nique… beaucoup de cambodgiens sont là en ce dimanche, facile d’y accéder, il y a une belle route ! Ils sont en famille, c’est à la fois un lieu de détente mais aussi de baignade car la rivière est sacrée. Quelques petits restaurants de l’autre coté d’une passerelle suspendue, des boutiques qui vendent des brochettes, des bananes grillées, du kralan… nous mangeons ici et une bonne sieste sur des nattes au bord de l’eau est la bienvenue !
Channara, qui accompagne souvent des groupes, nous fait un beau compliment en nous disant que c’est la première fois que des gens de notre âge (!) viennent à pied jusqu’ici !



Nous marchons encore un peu pour atteindre un temple (encore des escaliers !) avec un immense Bouddha couché. Des familles sont là en pèlerinage, l’une d’entre elles veut absolument que nous posions sur leurs photos souvenirs, nous devons le mériter car nous y sommes montés !

Le minibus nous a rejoints et nous nous dirigeons vers le Vat Preah Kral où nous devons dormir. Channara, un peu ennuyé, nous annonce qu’il y a là-bas un rassemblement pour la fête de la pleine lune, ce n’était pas prévu, il y a beaucoup de monde, est-ce-que nous acceptons quand même d’y dormir, normalement nous devons poser les matelas dans le réfectoire des bonzes… Ben, allons-y, tentons l’expérience, on verra bien !
Il y a en effet un monde fou ! des tentes un peu partout, de la musique à fond, le son strident des criquets… ce devait être une nuit au calme ! ça nous fait plutôt rire… un peu moins quand nous arrivons au réfectoire… une cinquantaine de nonnes, d’hommes et de femmes, au milieu de montagnes de feuilles de palmier et de noix de cocos fabriquent des offrandes pour la grande cérémonie du lendemain… on se met où ??? En moins de deux les matelas et les moustiquaires sont installés sur une estrade à côté d’un autel à Bouddha (Pierre aura une vingtaine d’yeux qui vont l’observer toute la nuit !) au milieu de l’encens, des bougies… nous sommes à la fois gênés de notre intrusion et du manque d’intimité !
Pourtant ils nous ont tous accueillis avec plein de sourires et de gestes amicaux, nous nous mélangeons à eux pour essayer de transformer avec autant de dextérité en jolis bouquets les lamelles de feuilles… bien sûr notre maladresse les fait bien rire ! les offrandes sont surprenantes : des cigarettes (des fois que dans l’au-delà les ancêtres veuillent fumer) des noix d’arec, des fleurs, de l’encens, le tout en magnifiques compositions.
Nous montons au-dessus du temple, au milieu de bouddhas et de stupas tous plus dorés ou peinturlurés les uns que les autres pour essayer de voir le coucher de soleil sur le Tonlé Sap à l’horizon… malheureusement ce soir il y a de la brume, le spectacle est beau quand même dans cette ambiance surréaliste !

Des gens viennent nous parler en anglais, en fait ce rassemblement c’est pour célébrer les ancêtres de la famille des donateurs qui a construit ce lieu. Ils ont immigrés en Californie, ils font des dons importants et reviennent ici chaque année.
Il fait juste nuit quand nous pique-niquons rapidement, nos policiers sont là !!! oui, oui !!! ils ont installés leur hamac entre les arbres devant le réfectoire !
Nous voyons tous les gens se diriger vers la pagode, c’est l’heure des prières. Nous restons un moment écouter ces mélopées, les bonzes devant, les nonnes et les civils à l’arrière, les chiens couchés un peu partout. « Nos » américains nous proposent d’y participer au milieu du groupe. Yolande et moi les rejoignons.
Ce ne sont pas les mêmes prières mais ne serait-ce pas le même Dieu ?
Difficile pour nous de rester longtemps assises en tailleur, après un quart d’heure nous nous échappons… les prières dureront encore longtemps !
Dans un coin du site une série de wc et de douches (au bol) communes. Les cambodgiennes se lavent avec leur sarong, bien pratique dans ces circonstances ! Nous arrivons malgré tout à nous rafraichir, après une journée de marche ça fait du bien !
Il n’est même pas huit heures quand nous sommes allongés sous la moustiquaire ! jamais aussi tôt ! un grand néon au-dessus de nous, les générateurs juste à l’arrière, la prière est terminée, les gens sont revenus dans la salle et terminent les offrandes…
Et c’est dans le brouhaha des discussions, dans le cri strident des criquets, dans le ronronnement des générateurs, dans l’odeur de l’encens, à la lumière des néons et des bougies que nous nous endormons malgré tout !
Il est près de minuit quand tout se calme et le silence nous réveille, plein de gens sont installés sur des nattes autour de nous et entament leur nuit…
Nous vivons un moment unique, exceptionnel…
Bouddha veille sur nous !Mardi l ier Décembre Siem Reap
La première nonne est venue ce matin dès 4 h et demie faire des offrandes d’encens pratiquement au pied de nos moustiquaires… à 5 h tout le monde est debout, il ne nous reste plus qu’à faire pareil !
Tout est vite bouclé, petit déjeuner rapidement pris et il est tout juste 7 h quand nous partons à pied vers une clairière, le site de Sra Damrei daté au XI ièm siècle. C’est un endroit magique ! après pas loin de deux heures de marche, d’abord sur un plateau schisteux puis sur d’agréables sentiers dans la forêt, nous débouchons face à un énorme éléphant, grandeur nature, sculpté dans la roche. A côté de lui deux lions et une grenouille et un peu plus bas un bœuf bien abimé lui. C’est vraiment impressionnant, inattendu ! Quelques religieux entretiennent cet ancien site qui ne doit pas avoir beaucoup de visiteurs.
Nous rentrons à travers une autre clairière dont les parois abruptes sont couvertes de lianes et de racines vertigineuses.

Quant nous arrivons à la pagode, la cérémonie a commencé. Tous les gens sont assis devant un autel couvert d’offrandes. Un religieux psalmodie des prières dans un haut parleur, des musiciens nous font entendre des instruments que nous ne connaissons pas, la musique est cristalline, entrecoupée du tambour retentissant, les femmes sont en blanc, certaines avec le krama en travers du corps, d’autres plus coquettes et parées de bijoux. Les bonzes ne sont pas présents, c’est essentiellement la famille qui rend hommage à ses morts.

Nous restons un moment à regarder la scène mais il nous faut partir de cet endroit que nous ne sommes pas prêts d’oublier !
Passage par la cascade d’hier pour y prendre le repas –nous goutons des bananes au riz gluant cuites dans des feuilles de bananiers, c’est bon !- et descente de la montagne vers Siem Reap en minibus.
Assez vite nous nous arrêtons au site de Kbal Spean – la rivière aux 1000 lingas- la plus connue des deux. Ici c’est bien touristique, le chemin est bien tracé, bien entretenu, il monte en pente légère mais encore 2 h de marche aller/retour… j’en ai plein les pattes !!! Pas trop de monde cependant… Il fait toujours aussi chaud et nous buvons des litres et des litres d’eau.
La balade est agréable, nombreuses pierres sculptées le long du lit des la rivière et dans le fond du cours d’eau toujours ces fameux lingas, des lianes surprenantes, de drôles de rochers…

Dernier arrêt à l’adorable petit temple de Bantey Srei commencé au X ièm siècle. C’est comme une miniature, tout en grès rose, posé au milieu de ses douves, tout de guingois, d’une finesse extrême…. Chaque sculpture est une découverte, chaque encadrement de porte ouvre une nouvelle perspective, c’est un véritable bonheur d’être dans cet endroit….. mais nous ne sommes pas seuls ! Et puis nous avons vu et fait tellement de choses ces derniers jours que je suis un peu assommée, je mélange tout, je suis fatiguée aussi certainement ! J’ai l’impression de ne pas avoir assez apprécié le moment…
Nous faisons tranquillement, au calme, le tour du fossé d’enceinte pour prendre quelques photos au soleil couchant. J’essaye de savourer ces instants, je sais que je n’y reviendrais jamais et je voudrais tout imprimer, les couleurs, les odeurs, l’atmosphère… C'est tellement beau !




Nous retrouvons notre chouette hôtel, un bon restaurant, un petit tour dans un cyber-café pour donner des nouvelles, à côté se prépare une soirée de mariage, nous admirons l’élégance des cambodgiennes, elles sont adorables dans des robes-bustiers de couleur vive brodées de mille paillettes !
Nous rentrons à pied un peu dans le noir, un peu dans les trous et les flaques !
Hop ! Au lit !
Regroupement familial pour une Camerounaise et ses enfants en France? English translation pending
Bonjour je suis Français et ma femme est Camerounaise on est marié maintenant elle a deux enfants mais est ce qu'elle doit faire le regroupement familliale une fois en France ? car je ne pense pas elle est marié avec moi donc c'est enfants devraient venir en meme temps qu'elle ? A bientôt
Six mois au centre Charles Peguy à Londres, logement, travail? English translation pending
bonjour a tous voila je pars dans un mois a Londre, c 'est un dispositif pour jeune qui ma été proposé par la mission locale de ma ville, je vais donc partir a Londre au centre charles peguy, je serais hébergé pendant un mois, suite a ça je devrais me trouver un logement et bien evidamment je dois me trouver un travail, je pense m'orienté dans la restauration.Ne connaissant pas du tout Londre ni meme se dispositif, se serais cool si certain d'entre vous aurais des info a me communiquer.Merci
Itinéraire en Afrique du Sud English translation pending
Bonjour,
Je compte voyager avec mon ami, en septembre prochain en Afrique du sud pendant 17 jours, par mes propres moyens en Afrique du sud.
Nous comptons nous rendre en voiture de :
Nous atterrissons à johannesbourg pour reprendre un vol interne pour Durban.
- Durban au Drakensberg (randonnées avec un guide) - du Drakensberg à St Lucia (plongée, parc de hluhluwe) - de ste lucia à sodwana Bay (balade en bateau) - de sodwana bay au Blyde river Canyon - du Blyde river Canyon (randonnées) à Badplaas (sources chaudes) - de badplaas au park kruger - du park kruger à cullinan (visite de la mine)
Départ depuis l'aéroport de johannesbourg.
Déjà, pensez vous que cet itinéraire soit bien approprié, pensez vous qu"il y ait autre chose à faire. Nous n'avons pas assez de temps pour aller au cap. Pour limiter le risque d'insécurité nous ne comptons pas nous promener dans les villes notamment Durban. Ma famille est très inquiète principalement à cause de l'insécurité qui règne en Afrique du sud.
Pouvez vous me dire ce que vous avez ressenti en faisant ce voyage, y êtes vous allé seul ou en passant par une agence?
Nous pensons réellement que cela peut être un voyage splendide mais du coup l"insécurité nous monte un peu à la tête.
Merci pour vos réponses
Agathe
Je compte voyager avec mon ami, en septembre prochain en Afrique du sud pendant 17 jours, par mes propres moyens en Afrique du sud.
Nous comptons nous rendre en voiture de :
Nous atterrissons à johannesbourg pour reprendre un vol interne pour Durban.
- Durban au Drakensberg (randonnées avec un guide) - du Drakensberg à St Lucia (plongée, parc de hluhluwe) - de ste lucia à sodwana Bay (balade en bateau) - de sodwana bay au Blyde river Canyon - du Blyde river Canyon (randonnées) à Badplaas (sources chaudes) - de badplaas au park kruger - du park kruger à cullinan (visite de la mine)
Départ depuis l'aéroport de johannesbourg.
Déjà, pensez vous que cet itinéraire soit bien approprié, pensez vous qu"il y ait autre chose à faire. Nous n'avons pas assez de temps pour aller au cap. Pour limiter le risque d'insécurité nous ne comptons pas nous promener dans les villes notamment Durban. Ma famille est très inquiète principalement à cause de l'insécurité qui règne en Afrique du sud.
Pouvez vous me dire ce que vous avez ressenti en faisant ce voyage, y êtes vous allé seul ou en passant par une agence?
Nous pensons réellement que cela peut être un voyage splendide mais du coup l"insécurité nous monte un peu à la tête.
Merci pour vos réponses
Agathe
Visite de Grand Teton: Taggart, Jenny, route et autres? (États-Unis) English translation pending
Bonjour,
Entre Jackson Hole et Old Faithfull nous disposerons d'une journée pour la visite de Grand Teton. Après maintes recherches et lectures sur le forum, je pense selectionner ceci : Matin : - Taggart lake : Balade à pied (2h - 8h30/10h30) - Jenny lake : Traversée en bateau A/R (avec hidden falls et peut-être inspiration point...selon inspiration/temps/fatigue); Nous ne reviendrons pas à pied mais en bateau vu que nous aurons déjà la rando de taggart dans les pattes ! - Dejeuner/pique nique au Jenny lake
Questions : 1) Je m'interroge sur la balade à Taggart (voir mon image jointe) : Sur la carte il y a 2 boucles, je les ai surlignées en vert et rouge, quelle est la bonne ?
2) Entre Taggart et Jenny je peux prendre la route directe mais certains ont parlé de la cottonwood creek road (river road) qui longe la rivière; est-ce que le détour vaut le coup d'oeil ?
3) Arrivé de l'autre côté de Jenny lake, combien de temps prend la balade A/R jusqu'aux chutes (je sais on en a souvent parlé mais je ne sais plus) et si l'on ajoute inspiration point ? (qui grimpouille je crois ?).
4) Pour l'après midi, (13/16h) que me conseillez vous ? Un arrêt du côté de Colter Bay? Un arrêt du côté de Oxbow bend ? et quoi voir ?
5) J'ai une autre question. Il me semble que la fin de journée et le matin tôt sont de bons moment pour aller voir les troupeaux de cervidés qui viennent se désaltérer au bord des rivières. Il me semble avoir lu quelque part (je ne sais plus où) qu'en venant de jackson Hole, la route de Gros ventre était un bon point d'observation. Est-ce que quelqu'un est allé voir les animaux au petit matin ou au soir et si oui où et à quelle heure ?
Merci de votre aide
Entre Jackson Hole et Old Faithfull nous disposerons d'une journée pour la visite de Grand Teton. Après maintes recherches et lectures sur le forum, je pense selectionner ceci : Matin : - Taggart lake : Balade à pied (2h - 8h30/10h30) - Jenny lake : Traversée en bateau A/R (avec hidden falls et peut-être inspiration point...selon inspiration/temps/fatigue); Nous ne reviendrons pas à pied mais en bateau vu que nous aurons déjà la rando de taggart dans les pattes ! - Dejeuner/pique nique au Jenny lake
Questions : 1) Je m'interroge sur la balade à Taggart (voir mon image jointe) : Sur la carte il y a 2 boucles, je les ai surlignées en vert et rouge, quelle est la bonne ?
2) Entre Taggart et Jenny je peux prendre la route directe mais certains ont parlé de la cottonwood creek road (river road) qui longe la rivière; est-ce que le détour vaut le coup d'oeil ?
3) Arrivé de l'autre côté de Jenny lake, combien de temps prend la balade A/R jusqu'aux chutes (je sais on en a souvent parlé mais je ne sais plus) et si l'on ajoute inspiration point ? (qui grimpouille je crois ?).
4) Pour l'après midi, (13/16h) que me conseillez vous ? Un arrêt du côté de Colter Bay? Un arrêt du côté de Oxbow bend ? et quoi voir ?
5) J'ai une autre question. Il me semble que la fin de journée et le matin tôt sont de bons moment pour aller voir les troupeaux de cervidés qui viennent se désaltérer au bord des rivières. Il me semble avoir lu quelque part (je ne sais plus où) qu'en venant de jackson Hole, la route de Gros ventre était un bon point d'observation. Est-ce que quelqu'un est allé voir les animaux au petit matin ou au soir et si oui où et à quelle heure ?
Merci de votre aide
Circuit de quatorze jours et douze nuits aux États-Unis English translation pending
Bonjour,
j'aimerai savoir ce que vous pensez de promovacance? Je pars avec deux copines le 11 avril nous avons effectuer la réservation mais pas payé les 30% encore car nous attendons les passeports pour le faire. Cela nous coûte 1960 en tout avec pension complète. Ah oui j'oubliais c'est le circuit "Grand Ouest Americain". Pensez vous que il va y avoir de l'arnaque car j'ai vu beaucoup de gens qui le disent mais aussi beaucoup de bons retour. Avez vous déjà fait ce voyage? Qu'en avez vous pensez?
Je vous remercie par avance.
j'aimerai savoir ce que vous pensez de promovacance? Je pars avec deux copines le 11 avril nous avons effectuer la réservation mais pas payé les 30% encore car nous attendons les passeports pour le faire. Cela nous coûte 1960 en tout avec pension complète. Ah oui j'oubliais c'est le circuit "Grand Ouest Americain". Pensez vous que il va y avoir de l'arnaque car j'ai vu beaucoup de gens qui le disent mais aussi beaucoup de bons retour. Avez vous déjà fait ce voyage? Qu'en avez vous pensez?
Je vous remercie par avance.
Tibet sans permis et sans guide: est-ce possible? English translation pending
bonjour,
nous sommes 3amis francais a partir idealement au tibet en janiver 2009. 2 sont deja a shanghai et une a londres. on m a dit qu en partant au Tibet en train, il n etait obligatoire d avoir un permis. info? intox? je voudrais du coup aussi savoir s il est possible de voyager tout seul hors agence de voyage qui impose un guide 24h/24. est ce du coup facile de se deplacer la bas?
merci
nous sommes 3amis francais a partir idealement au tibet en janiver 2009. 2 sont deja a shanghai et une a londres. on m a dit qu en partant au Tibet en train, il n etait obligatoire d avoir un permis. info? intox? je voudrais du coup aussi savoir s il est possible de voyager tout seul hors agence de voyage qui impose un guide 24h/24. est ce du coup facile de se deplacer la bas?
merci
Voyage pas organisé à Toronto-Montréal-Québec English translation pending
Bonjour,
Je vais respecter la consigne et poser des questions claires mais le probème c'est que j'en ai beaucoup .. jusqu'à présent je n'ai fait que réserver les billets d'avion pour Toronto alors que je voulais aller au Québec mais c'était moins cher sur Toronto alors c'est là que j'arrive :
1er question : pour faire Toronto-Montréal je fais "coach canada" (bus) ou "viarial" (train) c'est quoi le plus chouette et c'est quoi le moins cher ...
2) je souhaite voyager rejoindre des amis à Tadoussac visiter le village huron, je loue une voiture ? à Québec ou à Montréal ? (parce que je vois qu'entre ces deux villes le bus est rapide est pas cher !)
3) je souhaite voyager pas cher donc faire du camping des motels mais je n'ai rien réservé, ça ira ou c'est complètement fou ?
4) On me dit que dans les campings, on loue tout l'équipement c'est vrai ou il vaut mieux se munir d'une tente et de sacs de couchage ?
5) Puisqu'on doit reprendre l'avion à Toronto me disais : allons donc voir les chutes du Niagara mais le long du lac Ontario c'est chouette aussi alors peut-être que ce serait bien d'avoir une auto voir des choses, qui connait ?
6) Est-ce qu'on peut louer une auto à Montréal et la rendre à Toronto ?
Merci de votre aide !
Je vais respecter la consigne et poser des questions claires mais le probème c'est que j'en ai beaucoup .. jusqu'à présent je n'ai fait que réserver les billets d'avion pour Toronto alors que je voulais aller au Québec mais c'était moins cher sur Toronto alors c'est là que j'arrive :
1er question : pour faire Toronto-Montréal je fais "coach canada" (bus) ou "viarial" (train) c'est quoi le plus chouette et c'est quoi le moins cher ...
2) je souhaite voyager rejoindre des amis à Tadoussac visiter le village huron, je loue une voiture ? à Québec ou à Montréal ? (parce que je vois qu'entre ces deux villes le bus est rapide est pas cher !)
3) je souhaite voyager pas cher donc faire du camping des motels mais je n'ai rien réservé, ça ira ou c'est complètement fou ?
4) On me dit que dans les campings, on loue tout l'équipement c'est vrai ou il vaut mieux se munir d'une tente et de sacs de couchage ?
5) Puisqu'on doit reprendre l'avion à Toronto me disais : allons donc voir les chutes du Niagara mais le long du lac Ontario c'est chouette aussi alors peut-être que ce serait bien d'avoir une auto voir des choses, qui connait ?
6) Est-ce qu'on peut louer une auto à Montréal et la rendre à Toronto ?
Merci de votre aide !
Différences entre la France et les Etats-Unis? English translation pending
Bonjour tout le monde.
Afin de comprendre ce pays, pour que les voyageur comme moi soit préparé, je vous propose de nous donner tout les différence qu'il y a entre la France et Etats Unis.
Ce que vous aimez et ce que vous n'aimez pas. Les différences culturelles, les différence de mentalité, les différence administratifs pour les long voyages. Ce qu'il faut éviter de faire et que l'on fait en France.
Et bien d'autres choses qui vous passe par la tête, car comme dit Nicolas Hulot, la connaissance et le premier pas vers le respect.
Afin de comprendre ce pays, pour que les voyageur comme moi soit préparé, je vous propose de nous donner tout les différence qu'il y a entre la France et Etats Unis.
Ce que vous aimez et ce que vous n'aimez pas. Les différences culturelles, les différence de mentalité, les différence administratifs pour les long voyages. Ce qu'il faut éviter de faire et que l'on fait en France.
Et bien d'autres choses qui vous passe par la tête, car comme dit Nicolas Hulot, la connaissance et le premier pas vers le respect.
Soudan: compte rendu et informations English translation pending
Après le Kenya, et l’Ethiopie, le Soudan. Mai-juin 2007
Remerciement. Je remercie le « forumvoyagiste » Mvbergen Michel qui m’a été d’un précieux conseil. Consulter ses posts sur forumvoyage est vraiment instructif.
L’idée. Je propose une synthèse de ce morceau de voyage en rapportant des éléments pratiques, anecdotiques et réflexions à débattre. Soyez indulgent.
Livre : le Bradt, Sudan 1e édition, en anglais, semble complet pour les anglicistes. Pour les autres, le guide Africa de Lonely Planet (édition anglaise) suffit. Il couvre tous les pays du continent Africain.
Décalé. Je voulais aller visiter le Soudan pour prolonger mon voyage en Egypte de novembre 2006. C’est une erreur. La qualité intrinsèque des sites soudanais est bien inférieure à celle des sites égyptiens, au sens touristique seulement ! Peut-être faut-il inverser le sens du trajet et visiter d’abord le Soudan, ensuite aller en Egypte… dans la foulée ; et c’est ma deuxième erreur, revenir à l’époque pharaonique, cinq mois après l’avoir quitter … Donc l’intérêt du voyage au Soudan n’est pas là - dans l’archéologie - pour un touriste qui fait tout à l’envers. Quand on visite le Soudan, on s’invite au désert, et le voyage est intense, le désert vous prend tout, jusqu’à la substantifique moelle ; on en sort épuisé, et Assouan est vécu alors comme un paradis. Je vais tenter de le décrire. Il est évident que 15 jours de Soudan au mois de juin est largement suffisant, sauf à vouloir mourir.
Visa . Aller lire mon post sur l’Ethiopie, récit de voyage, où je donne la procédure pour obtenir le visa de transit (15 jours) à Addis Abeba.
1 - Metemma, La frontière côté Soudan. Formalités. On passe par trois bureaux dans l’ordre : frontière et douane, police ou on nous prend l’empreinte digitale. Aucune difficulté.
Bus. Passer la frontière tôt pour avoir une place dans le taxi ou le bus pour Gedaref, l’attente peut-être longue quand la dernière place vous file sous le nez, comme ça m’est arrivé. À Gedaref, pour aller à Khartoum, on change de gare. Et si on arrive trop tard il n’y a plus de bus pour la capitale. À Gedaref je suis resté sur le bord de la route Port Soudan – Khartoum pendant toute l’après midi avant qu’un bus ne me prenne. Attendre est une vertu à posséder au Soudan.
2 – Khartoum. Arrivée tardive. Un jeune, avec moi dans le bus, me dépose devant l’hôtel, sa famille étant venue le chercher en voiture. Je prends une chambre au Salli Hôtel, bien situé mais pas terrible. C’est l’hôtel moins cher de Khartoum et les autres sont pires ou fermés. Il y a un ventilateur indispensable. Je mets la barre trop haute au regard du standard du Soudan. À près coup, l’hôtel est très correct pour le prix. Cependant le camping Blue Nile est très bien m’a-t-on affirmé.
L’enregistrement. Les posts de Mvbergen détaillent bien toute la procédure. L’enregistrement a changé de lieu, il se fait maintenant près de l’ambassade des USA, dans un bâtiment neuf et le lieu peut-être pérenne.
Billet du ferry. Acheter à Khartoum le billet du bateau pour l’Egypte est recommandé. Il faut aller à la gare des trains située à l’extérieur de la ville par le bus. Beaucoup d’attente, donc de perte de temps, mais ainsi on est certain d’avoir une place. On peut prendre une couchette (deux par cabine) qui n’est pas indispensable ou dormir à la belle étoile. Le trajet en train est épuisant au dire de ceux qui l’ont pris.
Etouffant. À Khartoum, il fait très chaud, trop chaud. 45 degrés, c’est terrible. En plus le vent de sable de la veille voilera la ville pendant deux jours à cause de la poussière en suspension. Pour se rafraîchir on boit de délicieux jus de fruit naturel très frais. Une institution ? Un bourlingueur que j’ai rencontré au parc national de Molé au Ghana il a y 2 mois, se souvenait encore des délices de ces jus de fruit. Je le cite « et en plus, ils mettent du sucre dans le jus de citron. Ce n’est pas partout que ça se fait ! ». C’est clair, on en prend tout le temps, ils sont indispensables et pas chers. À Khartoum, la chaleur est telle que l’on ne mouille pas son tee-shirt. On transpire en continue certes, mais l’évaporation de la sueur est instantanée. Et lorsque je suis entré au Méridien, légèrement climatisée, pour l’accès internet, j’ai beaucoup transpiré jusqu’à ce que la température de mon corps baisse suffisamment; à la sortie, j’ai suffoqué quelques instants. C’est la première fois que je vivais une telle sensation.
2- Méroé. C’est certainement le site majeur du Soudan. Il se remarque de la route. Le bus nous dépose tout près, on finit à pied, sous le soleil et la chaleur. Dès que l’on s’écarte du goudron, le désert est là. La marche pour aller vers les pyramides se fait sur un terrain dur. À l’entrée, tout le confort : accueil chaleureux, dépôt du sac à dos, thé, rafraîchissements payants, guides, chameaux ; du quatre étoiles Michelin. J’y vais à pied, seul. Un groupe de pyramides domine le désert de sable jaune ocré, d’une couleur parfaite ; un peu plus loin en contrebas, un deuxième groupe de pyramides. Je suis le premier visiteur, aucune trace sur le sable. Je monte la dune pour arriver aux pieds des pyramides – glissades, essoufflement, sueur -. Comme toujours dans le désert, il y a la brise, qui chasse le sable ; on comprend que les pyramides puissent être ensevelies - le sable les protége -, un sable est si léger, si fin. Le silence est total. Le soleil est implacable, il écrase tout ; et donne au désert cette capacité d’insonoriser les bruits, de faire apparaître les gens sortis de nulle part ; et tout à coup, un guide à côté de moi, un peu plus bas le chamelier et son chameau. Je ne l’ai pas vu venir, ni entendu s’approcher. Le guide me propose à nouveau son service, et n’insiste pas face à mon refus. Les Soudanais sont discrets. Je reprends ma flânerie dans ce lieu magique, magique aussi la présence des pyramides.
3 – Atbara. De retour sur le goudron, en attendant le passage d’un bus, je lève mon pouce, et je suis pris. Ils sont deux dans la cabine étroite, on va être trois entassés pendant 40 Km. Les Soudanais sont comme ça. Je descends au Nile Hotel, l’hôtel bourgeois., Je pressens qu’on quitte la modernité après Atbara, je veux passer une dernière nuit dans un vrai lit, avec des draps propres mais rapiécés Les lokanda seront pour demain.
4 - Karima. Le taxi-brousse - encore bien - traverse le désert de Bayuda jusqu’à Merowe et s’arrête devant l’embarcadère. Superbe traversée. Prendre le bac pour traverser le Nil, puis le taxi pour Karima. Si on indique au chauffeur le nom de l’hôtel, il nous y dépose. Je descends au Al Nasser Hotel où je prends une chambre simple et bien. On doit se faire enregistrer à l’autre bout de la ville, à la sécurité, face au stade de foot. C’est la dernière formalité policière à accomplir au Soudan. Il n’y a plus de policier ensuite, tout du moins je n’en ai plus vu. Et je me sens plus libre jusqu’à la fin du voyage, à oublier même que la police existe.
Les taxis passent tout près du Jebel Barkal. En prendre un et se faire déposer derrière la colline. Le cadre est enchanteur comme toujours dans le désert de sable, le dos à la route. On visite deux pyramides. C’est très amusant de monter le Jebel Barkal, encore plus pour le descendre. D’en haut la vue est infinie. Faire le tour du Jebel Barkal, pour y voir les restes d’un temple et aller à la billetterie pour les autres sites (lire le post de Michel ou tout est bien expliqué). En procédant ainsi, on ne paye pas le prix de la visite du Jebel Barkal. Personne n’est dupe cependant. La visite de Nuri peut se faire de la route. Il faut y aller cependant pour le passage du Nil en pirogue, pour la ballade qui rejoint la route, et pour ensuite revenir à Merowe (qui n’est pas Meroe hi hi, tout le monde le dit) et prendre un taxi pour Deir Ghazali.
Ce site est en plein désert. Pas un désert de sable - il y en a peu finalement sur terre - mais un désert de cailloux, de rocher, de croûte. Le paysage est beau, pas très beau. Quelques buissons, le soleil implacable, la chaleur et la brise salutaire, le silence. Bonne excursion, mais dure négociation. La voiture est indispensable pour s’y rendre. On peut signer le livre d’or.
De Kamira, on va en bus à El Kurru. Au carrefour, on peut essayer le stop. Là encore très bonne expérience, même si on ne va pas très loin. Le chauffeur s’excusera, apportera de l’eau et des gâteaux, des dattes, de quoi attendre le passage du bus. Cette gentillesse spontanée… Très beau village avec deux boutiques d’alimentation, stock de coca-cola.
5 – Dongola. Le trajet Karima – Dongola se fait dans un pick-up primitif. On est entassé sur le banc en bois, les bagages s’accrochent à l’extérieur du véhicule. Il n’y a pas de bâche, ni de toit. On va manger du sable pendant tout le trajet. Les places de la cabine sont pour les femmes et les enfants en bas âge. On va suivre une nouvelle route, tantôt utilisable, tantôt en fin de chantier. Aussi les risques d’ensablement sont réels, et notre véhicule s’ensable. Le trajet devient insupportable quand une voiture est devant à cause de la poussière. À mi-chemin il y a un réservoir et tout le monde boit : chacun un petit peu pour un premier tour, puis plus abondamment ensuite. Je bois la quantité d’eau saumâtre d’un chameau. Arrivé à Dongola, j’ai le début d’une insolation. Je bois encore 4 litres de coca pour le sucre, d’une traite, puis encore deux litres, sans pisser ni suer. Le désert est terriblement évaporateur.
6 – Wawa. J’y arrive très tard, vers minuit. Le chauffeur du bus réveille le guide et me confie à lui. Le bus s’en va. Le guide m’installe un lit et je dors dessus dans mon duvet. Le lendemain, il me conduit à Soleb. C’est vendredi, pas de transport, je suis coincé à Wawa. J’ai tout mon temps, je vais beaucoup apprendre. Wawa est un tout petit village, à côté du Nil juste après la rive mise en culture. Les maisons sont dans le désert, sans ombre. Le village est étendu. Je fais la curiosité des enfants en me lavant à la fontaine. Les gens viennent me voir, et l’on se comprend comme on peut. Le soir, je suis invité à dormir chez un d’entre eux. Il m’indique un lit. Il apporte le repas que nous partageons. Et puis il se lève, ses copains sont là. Sympa.
7 – Abri –– Le ferry.
Plus grand chose à dire. À Wadi Halfa, je retrouve les occidentaux (7) que j’avais perdu à Metemma. Chacun raconte sa traversée du Soudan. Bonne expérience.
La procédure d’embarquement est bien décrite dans le Bradt, les étapes sont nombreuses … Les officiels aident les touristes, semblent plutôt cool, sans doute pressés qu’ils sont de nous voir quitter le pays : rester 16 voire 17 jours au lieu de 15 ne pose pas de problème; ils vérifient très superficiellement le passeport
À 20h, le soir, le bateau passe devant Abou Simbel. Premier cadeau de l’Egypte.
L’islam. En parler brièvement, rapporter le peu que je l’ai vu et ressenti – observations partielles non partisanes –. L’islam et les femmes. Plus je monte vers le Nord, plus je prends conscience du peu de femmes dans les rues, pour ne pas dire aucune à la fin. Autrement, les femmes s’effacent au fur et à mesure que je m’approche de L’Egypte. Le monde masculin, je l’avais déjà constaté à Shiva, oasis d’Egypte dans le désert libyen. L’occidental que je suis ressent un malaise. Vraiment l’islam a un problème avec les femmes. La présence (invisible) des femmes est totale : les maisons sont bien tenues, le linge est lavé et séché, les familles sont nourries, on entend parfois leurs rires qui s’échappent des cours et des maisons. Mais elles ne font pas less courses, ne tiennent pas les magasins… L’islam et la solidarité. L’islam produit une société plus solidaire. Il n’y a pas de pauvreté extrême comme en Ethiopie. Les gens sont pauvres, ils ont peu à manger. Ils sont tous pauvres à peu près dans la même proportion. Je n’ai vu personne mendier au Soudan. Pourtant il y a des riches. Quel contraste avec l’Ethiopie. L’islam et les plaisirs. Des jeunes soudanais m’ont fait goûter de l’alcool, très bon et très fort. Ils étaient fiers de m’en proposer, ils ont ri de ma surprise. Ils sont allés ensuite danser et ils ont emporté la bouteille avec eux – sans doute en avait-il plusieurs –. Je n’imagine pas qu’ils dansent entre mecs. Ils m’ont invité aller avec eux, j’ai refusé ; peut-être ai-je eu tord. L’alcool, la musique, la danse ne font pas de ces jeunes de mauvais musulmans…
Conseil. Allez visiter le Soudan, seulement en hiver... Les soudanais sont très prévenant avec les touristes, et une fois le contact pris, ils sont responsables de nous, jusqu’à nous materner. Le tronçon Metemma – Khartoum - Wadi Halfa est sans danger. Il faut y aller non pas pour l’Etat – le Darfour – mais pour la population.
Suite, pour deux, trois tuyaux en Egypte.
Remerciement. Je remercie le « forumvoyagiste » Mvbergen Michel qui m’a été d’un précieux conseil. Consulter ses posts sur forumvoyage est vraiment instructif.
L’idée. Je propose une synthèse de ce morceau de voyage en rapportant des éléments pratiques, anecdotiques et réflexions à débattre. Soyez indulgent.
Livre : le Bradt, Sudan 1e édition, en anglais, semble complet pour les anglicistes. Pour les autres, le guide Africa de Lonely Planet (édition anglaise) suffit. Il couvre tous les pays du continent Africain.
Décalé. Je voulais aller visiter le Soudan pour prolonger mon voyage en Egypte de novembre 2006. C’est une erreur. La qualité intrinsèque des sites soudanais est bien inférieure à celle des sites égyptiens, au sens touristique seulement ! Peut-être faut-il inverser le sens du trajet et visiter d’abord le Soudan, ensuite aller en Egypte… dans la foulée ; et c’est ma deuxième erreur, revenir à l’époque pharaonique, cinq mois après l’avoir quitter … Donc l’intérêt du voyage au Soudan n’est pas là - dans l’archéologie - pour un touriste qui fait tout à l’envers. Quand on visite le Soudan, on s’invite au désert, et le voyage est intense, le désert vous prend tout, jusqu’à la substantifique moelle ; on en sort épuisé, et Assouan est vécu alors comme un paradis. Je vais tenter de le décrire. Il est évident que 15 jours de Soudan au mois de juin est largement suffisant, sauf à vouloir mourir.
Visa . Aller lire mon post sur l’Ethiopie, récit de voyage, où je donne la procédure pour obtenir le visa de transit (15 jours) à Addis Abeba.
1 - Metemma, La frontière côté Soudan. Formalités. On passe par trois bureaux dans l’ordre : frontière et douane, police ou on nous prend l’empreinte digitale. Aucune difficulté.
Bus. Passer la frontière tôt pour avoir une place dans le taxi ou le bus pour Gedaref, l’attente peut-être longue quand la dernière place vous file sous le nez, comme ça m’est arrivé. À Gedaref, pour aller à Khartoum, on change de gare. Et si on arrive trop tard il n’y a plus de bus pour la capitale. À Gedaref je suis resté sur le bord de la route Port Soudan – Khartoum pendant toute l’après midi avant qu’un bus ne me prenne. Attendre est une vertu à posséder au Soudan.
2 – Khartoum. Arrivée tardive. Un jeune, avec moi dans le bus, me dépose devant l’hôtel, sa famille étant venue le chercher en voiture. Je prends une chambre au Salli Hôtel, bien situé mais pas terrible. C’est l’hôtel moins cher de Khartoum et les autres sont pires ou fermés. Il y a un ventilateur indispensable. Je mets la barre trop haute au regard du standard du Soudan. À près coup, l’hôtel est très correct pour le prix. Cependant le camping Blue Nile est très bien m’a-t-on affirmé.
L’enregistrement. Les posts de Mvbergen détaillent bien toute la procédure. L’enregistrement a changé de lieu, il se fait maintenant près de l’ambassade des USA, dans un bâtiment neuf et le lieu peut-être pérenne.
Billet du ferry. Acheter à Khartoum le billet du bateau pour l’Egypte est recommandé. Il faut aller à la gare des trains située à l’extérieur de la ville par le bus. Beaucoup d’attente, donc de perte de temps, mais ainsi on est certain d’avoir une place. On peut prendre une couchette (deux par cabine) qui n’est pas indispensable ou dormir à la belle étoile. Le trajet en train est épuisant au dire de ceux qui l’ont pris.
Etouffant. À Khartoum, il fait très chaud, trop chaud. 45 degrés, c’est terrible. En plus le vent de sable de la veille voilera la ville pendant deux jours à cause de la poussière en suspension. Pour se rafraîchir on boit de délicieux jus de fruit naturel très frais. Une institution ? Un bourlingueur que j’ai rencontré au parc national de Molé au Ghana il a y 2 mois, se souvenait encore des délices de ces jus de fruit. Je le cite « et en plus, ils mettent du sucre dans le jus de citron. Ce n’est pas partout que ça se fait ! ». C’est clair, on en prend tout le temps, ils sont indispensables et pas chers. À Khartoum, la chaleur est telle que l’on ne mouille pas son tee-shirt. On transpire en continue certes, mais l’évaporation de la sueur est instantanée. Et lorsque je suis entré au Méridien, légèrement climatisée, pour l’accès internet, j’ai beaucoup transpiré jusqu’à ce que la température de mon corps baisse suffisamment; à la sortie, j’ai suffoqué quelques instants. C’est la première fois que je vivais une telle sensation.
2- Méroé. C’est certainement le site majeur du Soudan. Il se remarque de la route. Le bus nous dépose tout près, on finit à pied, sous le soleil et la chaleur. Dès que l’on s’écarte du goudron, le désert est là. La marche pour aller vers les pyramides se fait sur un terrain dur. À l’entrée, tout le confort : accueil chaleureux, dépôt du sac à dos, thé, rafraîchissements payants, guides, chameaux ; du quatre étoiles Michelin. J’y vais à pied, seul. Un groupe de pyramides domine le désert de sable jaune ocré, d’une couleur parfaite ; un peu plus loin en contrebas, un deuxième groupe de pyramides. Je suis le premier visiteur, aucune trace sur le sable. Je monte la dune pour arriver aux pieds des pyramides – glissades, essoufflement, sueur -. Comme toujours dans le désert, il y a la brise, qui chasse le sable ; on comprend que les pyramides puissent être ensevelies - le sable les protége -, un sable est si léger, si fin. Le silence est total. Le soleil est implacable, il écrase tout ; et donne au désert cette capacité d’insonoriser les bruits, de faire apparaître les gens sortis de nulle part ; et tout à coup, un guide à côté de moi, un peu plus bas le chamelier et son chameau. Je ne l’ai pas vu venir, ni entendu s’approcher. Le guide me propose à nouveau son service, et n’insiste pas face à mon refus. Les Soudanais sont discrets. Je reprends ma flânerie dans ce lieu magique, magique aussi la présence des pyramides.
3 – Atbara. De retour sur le goudron, en attendant le passage d’un bus, je lève mon pouce, et je suis pris. Ils sont deux dans la cabine étroite, on va être trois entassés pendant 40 Km. Les Soudanais sont comme ça. Je descends au Nile Hotel, l’hôtel bourgeois., Je pressens qu’on quitte la modernité après Atbara, je veux passer une dernière nuit dans un vrai lit, avec des draps propres mais rapiécés Les lokanda seront pour demain.
4 - Karima. Le taxi-brousse - encore bien - traverse le désert de Bayuda jusqu’à Merowe et s’arrête devant l’embarcadère. Superbe traversée. Prendre le bac pour traverser le Nil, puis le taxi pour Karima. Si on indique au chauffeur le nom de l’hôtel, il nous y dépose. Je descends au Al Nasser Hotel où je prends une chambre simple et bien. On doit se faire enregistrer à l’autre bout de la ville, à la sécurité, face au stade de foot. C’est la dernière formalité policière à accomplir au Soudan. Il n’y a plus de policier ensuite, tout du moins je n’en ai plus vu. Et je me sens plus libre jusqu’à la fin du voyage, à oublier même que la police existe.
Les taxis passent tout près du Jebel Barkal. En prendre un et se faire déposer derrière la colline. Le cadre est enchanteur comme toujours dans le désert de sable, le dos à la route. On visite deux pyramides. C’est très amusant de monter le Jebel Barkal, encore plus pour le descendre. D’en haut la vue est infinie. Faire le tour du Jebel Barkal, pour y voir les restes d’un temple et aller à la billetterie pour les autres sites (lire le post de Michel ou tout est bien expliqué). En procédant ainsi, on ne paye pas le prix de la visite du Jebel Barkal. Personne n’est dupe cependant. La visite de Nuri peut se faire de la route. Il faut y aller cependant pour le passage du Nil en pirogue, pour la ballade qui rejoint la route, et pour ensuite revenir à Merowe (qui n’est pas Meroe hi hi, tout le monde le dit) et prendre un taxi pour Deir Ghazali.
Ce site est en plein désert. Pas un désert de sable - il y en a peu finalement sur terre - mais un désert de cailloux, de rocher, de croûte. Le paysage est beau, pas très beau. Quelques buissons, le soleil implacable, la chaleur et la brise salutaire, le silence. Bonne excursion, mais dure négociation. La voiture est indispensable pour s’y rendre. On peut signer le livre d’or.
De Kamira, on va en bus à El Kurru. Au carrefour, on peut essayer le stop. Là encore très bonne expérience, même si on ne va pas très loin. Le chauffeur s’excusera, apportera de l’eau et des gâteaux, des dattes, de quoi attendre le passage du bus. Cette gentillesse spontanée… Très beau village avec deux boutiques d’alimentation, stock de coca-cola.
5 – Dongola. Le trajet Karima – Dongola se fait dans un pick-up primitif. On est entassé sur le banc en bois, les bagages s’accrochent à l’extérieur du véhicule. Il n’y a pas de bâche, ni de toit. On va manger du sable pendant tout le trajet. Les places de la cabine sont pour les femmes et les enfants en bas âge. On va suivre une nouvelle route, tantôt utilisable, tantôt en fin de chantier. Aussi les risques d’ensablement sont réels, et notre véhicule s’ensable. Le trajet devient insupportable quand une voiture est devant à cause de la poussière. À mi-chemin il y a un réservoir et tout le monde boit : chacun un petit peu pour un premier tour, puis plus abondamment ensuite. Je bois la quantité d’eau saumâtre d’un chameau. Arrivé à Dongola, j’ai le début d’une insolation. Je bois encore 4 litres de coca pour le sucre, d’une traite, puis encore deux litres, sans pisser ni suer. Le désert est terriblement évaporateur.
6 – Wawa. J’y arrive très tard, vers minuit. Le chauffeur du bus réveille le guide et me confie à lui. Le bus s’en va. Le guide m’installe un lit et je dors dessus dans mon duvet. Le lendemain, il me conduit à Soleb. C’est vendredi, pas de transport, je suis coincé à Wawa. J’ai tout mon temps, je vais beaucoup apprendre. Wawa est un tout petit village, à côté du Nil juste après la rive mise en culture. Les maisons sont dans le désert, sans ombre. Le village est étendu. Je fais la curiosité des enfants en me lavant à la fontaine. Les gens viennent me voir, et l’on se comprend comme on peut. Le soir, je suis invité à dormir chez un d’entre eux. Il m’indique un lit. Il apporte le repas que nous partageons. Et puis il se lève, ses copains sont là. Sympa.
7 – Abri –– Le ferry.
Plus grand chose à dire. À Wadi Halfa, je retrouve les occidentaux (7) que j’avais perdu à Metemma. Chacun raconte sa traversée du Soudan. Bonne expérience.
La procédure d’embarquement est bien décrite dans le Bradt, les étapes sont nombreuses … Les officiels aident les touristes, semblent plutôt cool, sans doute pressés qu’ils sont de nous voir quitter le pays : rester 16 voire 17 jours au lieu de 15 ne pose pas de problème; ils vérifient très superficiellement le passeport
À 20h, le soir, le bateau passe devant Abou Simbel. Premier cadeau de l’Egypte.
L’islam. En parler brièvement, rapporter le peu que je l’ai vu et ressenti – observations partielles non partisanes –. L’islam et les femmes. Plus je monte vers le Nord, plus je prends conscience du peu de femmes dans les rues, pour ne pas dire aucune à la fin. Autrement, les femmes s’effacent au fur et à mesure que je m’approche de L’Egypte. Le monde masculin, je l’avais déjà constaté à Shiva, oasis d’Egypte dans le désert libyen. L’occidental que je suis ressent un malaise. Vraiment l’islam a un problème avec les femmes. La présence (invisible) des femmes est totale : les maisons sont bien tenues, le linge est lavé et séché, les familles sont nourries, on entend parfois leurs rires qui s’échappent des cours et des maisons. Mais elles ne font pas less courses, ne tiennent pas les magasins… L’islam et la solidarité. L’islam produit une société plus solidaire. Il n’y a pas de pauvreté extrême comme en Ethiopie. Les gens sont pauvres, ils ont peu à manger. Ils sont tous pauvres à peu près dans la même proportion. Je n’ai vu personne mendier au Soudan. Pourtant il y a des riches. Quel contraste avec l’Ethiopie. L’islam et les plaisirs. Des jeunes soudanais m’ont fait goûter de l’alcool, très bon et très fort. Ils étaient fiers de m’en proposer, ils ont ri de ma surprise. Ils sont allés ensuite danser et ils ont emporté la bouteille avec eux – sans doute en avait-il plusieurs –. Je n’imagine pas qu’ils dansent entre mecs. Ils m’ont invité aller avec eux, j’ai refusé ; peut-être ai-je eu tord. L’alcool, la musique, la danse ne font pas de ces jeunes de mauvais musulmans…
Conseil. Allez visiter le Soudan, seulement en hiver... Les soudanais sont très prévenant avec les touristes, et une fois le contact pris, ils sont responsables de nous, jusqu’à nous materner. Le tronçon Metemma – Khartoum - Wadi Halfa est sans danger. Il faut y aller non pas pour l’Etat – le Darfour – mais pour la population.
Suite, pour deux, trois tuyaux en Egypte.
Trois semaines aux îles Andaman et Nicobar (Inde) English translation pending
Salut Salut !
J'aimerais avoir quelques renseignements sur ces iles car je n'en trouve pas beaucoup à part certains points négatifs comme lorsque vous arrivez à Port Blair et que la galère commence...
Alors si vous y êtes allez, ce serait super si vous me racontiez votre séjours pour savoir où il faut aller, plutot Andaman ou Nicobar, je pense rester au moins trois semaines et j'ai un pti budget donc si vous avez des bons plans guest house / bateau / resto....
Merci d'avances de partager vos impressions !!
J'attends vos réponses avec impatience car je pars bientot ...
Lili
Relation Franco-Philippine et difficulté d'obtention des visas English translation pending
Bonjour,
je suis tout nouveau ici, mais ce forum me plait déjà dans la mesure où les gens ont l'air de beaucoup s'entraider :)
Bon alors! je ne sais pas par où commencer... Peut-etre par exposer ma situation et puis on verra plus tard pour les questions. Je suis français, 24ans, et voilà qu'il y a 1an, je prend contact avec une filipina par le biais d'internet par curiosité à la base, et pis après de maintes discussions, par mail, chat, telephone, webcam, voilà que j'me retrouve amoureux d'une fille de 22ans fort sympathique, partageant de nombreux points communs, très interessante et très drôle. Bref, je n'ai qu'une envie, c'est de la recontrer. Je précise que mes pensées et sentiments sont partagés par ma tendre filipina :) Nous avons donc démarrer il y a quelques mois de ça une procédure pour qu'elle puisse venir ici en France, que je lui montre où je vis, mes amis, ma famille, les endroits que je connais, les choses que j'aimerais lui faire faire etc... Cette procédure étant d'abord Carte d'identité pour elle, puis Passport, et enfin Visa. Je pensais me déplacer moi-même aux Philippines, mais revenant depuis peu d'un voyage de 2mois et demi à l'île Maurice, je ne me sens pas de repartir tout de suite dans une autre aventure. Je tiens a préciser pour les mauvaises langues qui diront "allez! encore une rencontre sur internet et ça se prend au sérieux" etc... que ce n'est pas une simple rencontre sur internet, que tout a été longuement réfléchi, que ça soit pour ma part ou pour celle de ma filipina, que nous avons traversé de dures épreuves ensemble malgré la distance (décès, problèmes divers etc...) et que tout ça nous a renforcé, rapproché. Elle n'est pas qu'un contact internet... Bref! Nous arrivons à la fin de la demande de Visa de court séjour. Elle est allé se présenter en personne à l'ambassade de France à Manille, et là on lui a dit qu'il ne manquait plus qu'un papier de ma part pour compléter le dossier: une attestation d'acceuil. Outre le fait que je suis censé connaitre les dates d'arrivée et de départ de ma filipina pour obtenir ce papier, bien que je ne puisse pas les connaitre tant que je ne saurais pas si le visa est accepté, et donc que je n'aurais pas pris un avion, ce qui revient un peu à un chien qui se mord la queue... Nous pensions faire une demande de séjour de 3mois, ce qui, d'après tous les papiers officiels, est légal (durée maximum du court séjour donc), mais je viens d'appeler l'ambassade de France à Manille pour avoir des renseignements et ils m'ont dit que faire une demande de 3mois, cela serait surement refusé... Pourtant je ne vois pas trop l'interêt de faire toute cette paperasse, de payer un billet aussi cher, si c'est pour la faire venir 1mois?! La personne au téléphone m'a répondu que cela dépendait de ces revenus à elle, de son travail, qu'il n'était pas normal que par son travail elle puisse prendre autant de vacances etc... que du fait qu'elle soit célibataire et sans emploi fixe c'était un gros facteur de risque qu'elle reste en France. Je ne sais pas trop quoi faire... me ruiner pour la faire venir qu'un mois, c'est mieux que rien je suis d'accord mais bon... Du coup peut-etre y aller moi serait une autre solution, mais pour y rester 3mois, je pense que j'vais avoir besoin d'un visa moi aussi, encore de la paperasse, des sous... pffffff... Je songe a peut-etre chercher un travail là bas aux Philippines, ca serait une possibilité, je travaille dans l'audiovisuel, infographiste, monteur video (diplomé), et effets spéciaux (2D et 3D), je suis aussi passionné par l'informatique et j'ai pas mal d'expérience dans ce domaine, vous pensez que j'ai mes chances? Mon frère m'a dit "tu n'as qu'a te marier" mais bon, c'est un peu tôt pour le mariage quand même, on ne s'est même pas vu en vrai encore. En fait, voilà, si vous pouviez me donner des suggestions, des conseils, des informations, des solutions, tout chose pouvant me donner l'espoir de la rencontrer pour une période convenable sera la bienvenue, sans oublier que l'amour peut me faire faire beaucoup de choses, mais si il faut encore que j'en passe par des papiers en veux-tu en voilà. 1 mois c'est long si on ne s'entend pas bien, mais en meme temps c'est très court si on s'entend bien... Je suis désolé de paraître défaitiste, mais j'me suis réveillé ce matin et j'ai appelé l'ambassade de France à Manille, et ils m'ont bien déprimés pour la journée. La France, pays du droit de l'Homme ou du droit des sous?.... Merci d'avance à toute contribution de votre part! mais je suis un peu sur les nerfs là, donc je pense que je vais revenir souvent haha ;) Bonne journée à tous, et Bonne nuit pour les "couche-tard" ;)
Matthieu.
Bon alors! je ne sais pas par où commencer... Peut-etre par exposer ma situation et puis on verra plus tard pour les questions. Je suis français, 24ans, et voilà qu'il y a 1an, je prend contact avec une filipina par le biais d'internet par curiosité à la base, et pis après de maintes discussions, par mail, chat, telephone, webcam, voilà que j'me retrouve amoureux d'une fille de 22ans fort sympathique, partageant de nombreux points communs, très interessante et très drôle. Bref, je n'ai qu'une envie, c'est de la recontrer. Je précise que mes pensées et sentiments sont partagés par ma tendre filipina :) Nous avons donc démarrer il y a quelques mois de ça une procédure pour qu'elle puisse venir ici en France, que je lui montre où je vis, mes amis, ma famille, les endroits que je connais, les choses que j'aimerais lui faire faire etc... Cette procédure étant d'abord Carte d'identité pour elle, puis Passport, et enfin Visa. Je pensais me déplacer moi-même aux Philippines, mais revenant depuis peu d'un voyage de 2mois et demi à l'île Maurice, je ne me sens pas de repartir tout de suite dans une autre aventure. Je tiens a préciser pour les mauvaises langues qui diront "allez! encore une rencontre sur internet et ça se prend au sérieux" etc... que ce n'est pas une simple rencontre sur internet, que tout a été longuement réfléchi, que ça soit pour ma part ou pour celle de ma filipina, que nous avons traversé de dures épreuves ensemble malgré la distance (décès, problèmes divers etc...) et que tout ça nous a renforcé, rapproché. Elle n'est pas qu'un contact internet... Bref! Nous arrivons à la fin de la demande de Visa de court séjour. Elle est allé se présenter en personne à l'ambassade de France à Manille, et là on lui a dit qu'il ne manquait plus qu'un papier de ma part pour compléter le dossier: une attestation d'acceuil. Outre le fait que je suis censé connaitre les dates d'arrivée et de départ de ma filipina pour obtenir ce papier, bien que je ne puisse pas les connaitre tant que je ne saurais pas si le visa est accepté, et donc que je n'aurais pas pris un avion, ce qui revient un peu à un chien qui se mord la queue... Nous pensions faire une demande de séjour de 3mois, ce qui, d'après tous les papiers officiels, est légal (durée maximum du court séjour donc), mais je viens d'appeler l'ambassade de France à Manille pour avoir des renseignements et ils m'ont dit que faire une demande de 3mois, cela serait surement refusé... Pourtant je ne vois pas trop l'interêt de faire toute cette paperasse, de payer un billet aussi cher, si c'est pour la faire venir 1mois?! La personne au téléphone m'a répondu que cela dépendait de ces revenus à elle, de son travail, qu'il n'était pas normal que par son travail elle puisse prendre autant de vacances etc... que du fait qu'elle soit célibataire et sans emploi fixe c'était un gros facteur de risque qu'elle reste en France. Je ne sais pas trop quoi faire... me ruiner pour la faire venir qu'un mois, c'est mieux que rien je suis d'accord mais bon... Du coup peut-etre y aller moi serait une autre solution, mais pour y rester 3mois, je pense que j'vais avoir besoin d'un visa moi aussi, encore de la paperasse, des sous... pffffff... Je songe a peut-etre chercher un travail là bas aux Philippines, ca serait une possibilité, je travaille dans l'audiovisuel, infographiste, monteur video (diplomé), et effets spéciaux (2D et 3D), je suis aussi passionné par l'informatique et j'ai pas mal d'expérience dans ce domaine, vous pensez que j'ai mes chances? Mon frère m'a dit "tu n'as qu'a te marier" mais bon, c'est un peu tôt pour le mariage quand même, on ne s'est même pas vu en vrai encore. En fait, voilà, si vous pouviez me donner des suggestions, des conseils, des informations, des solutions, tout chose pouvant me donner l'espoir de la rencontrer pour une période convenable sera la bienvenue, sans oublier que l'amour peut me faire faire beaucoup de choses, mais si il faut encore que j'en passe par des papiers en veux-tu en voilà. 1 mois c'est long si on ne s'entend pas bien, mais en meme temps c'est très court si on s'entend bien... Je suis désolé de paraître défaitiste, mais j'me suis réveillé ce matin et j'ai appelé l'ambassade de France à Manille, et ils m'ont bien déprimés pour la journée. La France, pays du droit de l'Homme ou du droit des sous?.... Merci d'avance à toute contribution de votre part! mais je suis un peu sur les nerfs là, donc je pense que je vais revenir souvent haha ;) Bonne journée à tous, et Bonne nuit pour les "couche-tard" ;)
Matthieu.
Photos dans un site web English translation pending
Salut à tous,
J'ai récemment crée mon site perso hébergant quelques photos de mon dernier voyage, aux Maldives. La qualité de mes photos est plus que satisfaisante mais sur le site elles apparaissent médiocres voire floues, je suis dégouté....
Je voulais juste voir si quelqu'un d'entre vous pouvait me dire de quoi cela provient, est ce normal, est que c'est lycos multimania???
Merci pour d'éventuelles réponses....
a + yann
J'ai récemment crée mon site perso hébergant quelques photos de mon dernier voyage, aux Maldives. La qualité de mes photos est plus que satisfaisante mais sur le site elles apparaissent médiocres voire floues, je suis dégouté....
Je voulais juste voir si quelqu'un d'entre vous pouvait me dire de quoi cela provient, est ce normal, est que c'est lycos multimania???Merci pour d'éventuelles réponses....
a + yann
Parc du Pantanal et Parc de la Chapada Diamantina (Brésil) English translation pending
🙂Bonjour à tous,
Je prepare actuellement un voyage au Brésil en Juillet.😇
Quelqun'un pourrait il me donner des infos sur le parc du Pantanal et le parc de la Chapada diamantina😎. Je recherche également un endroit sympa où dormir à Rio ( type pas cher et sympa !!! )🤪.
Je recherche également le témoignage de personnes qui auraient déjà routardé au Brésil .
Merci pour vos témoignage et vos meileurs souvenirs du Bresil.
Je prepare actuellement un voyage au Brésil en Juillet.😇
Quelqun'un pourrait il me donner des infos sur le parc du Pantanal et le parc de la Chapada diamantina😎. Je recherche également un endroit sympa où dormir à Rio ( type pas cher et sympa !!! )🤪.
Je recherche également le témoignage de personnes qui auraient déjà routardé au Brésil .
Merci pour vos témoignage et vos meileurs souvenirs du Bresil.
Nord de l'Ethiopie: entre émerveillement et déception... English translation pending
Nous voici fraichement rentrés d’un voyage de 15 jours en Ethiopie. J’avais lu des carnets avant de partir(ceux de Max et de Michant en particulier, d’autres également et tous agrémentés de belles photos), je vais donc en rédiger un qui ne sera sans doute pas très original, mais vous y trouverez mes impressions , quelques détails d’ordre plus pratique et bien sûr des photos.
Cela faisait un moment que j’avais envie de découvrir ce pays. Nous n’avons pas une grande connaissance de l’Afrique ayant surtout voyagé en Asie et sur le continent Américain. Mais nous nous sommes quand même rendus au Kenya, en Tanzanie, en Namibie et au Zimbabwe. C’est important de le préciser car nous avons souvent comparé notre ressenti en Ethiopie par rapport à ce qu’on avait vécu dans ces autres pays d’Afrique. J’ai personnellement trouvé le voyage en Ethiopie plus difficile. On dit souvent que l’Inde ne peut laisser indifférent. On aime ou on déteste. C’est un peu la même chose au sujet de l’Ethiopie. On en revient pas indemne. Pour ma part, il y a eu des moments où j’ai adoré ce voyage et d’autres où j’avais du mal à supporter certaines choses.
Avant de partir, je pensais que les impressions négatives des uns et des autres étaient exagérées. Je les ai trouvé justifiées par la suite même si nous sommes tous d’accord au final pour dire que le voyage vaut largement le détour. Les paysages sont souvent magnifiques et le patrimoine culturel est bien présent.
Nous sommes passés par une agence locale de Lalibela qui s’est occupée de nous réserver un 4X4 avec chauffeur. Sinon, nous nous sommes « débrouillés » sur place. L’agence nous avait aussi réservé un circuit de 2 jours/1 nuit dans le Danakyl et un trek d’une journée au dessus de Lalibela. Nous n’avons pas rencontré beaucoup de voyageurs ayant choisi cette option. Beaucoup étaient en groupe et se déplaçaient donc avec le minibus de l’agence. Les voyageurs en individuel suivaient un programme qu’ils avaient totalement réservé auprès d’une agence et avaient un guide durant toute la durée de leur séjour. A la réflexion, cela peut être une bonne option quand on ne veut pas se prendre la tête avec les négociations sans fin concernant les guides sur place, les scouts etc…Au moins, cela évite d’avoir conscience de l’énormité des sommes demandées parfois pour visiter une église ou autre… J’y reviendrai ...
Safari en Tanzanie courant septembre English translation pending
Bonjour à tous
Ma fiancé et moi souhaitons partir la 1ère semaine de Septembre 2019 en Tanzanie pour un Safari.
Nous avons commencé à faire des recherches et de nombreux devis mais c'est très compliqué de choisir et d'avoir confiance en une agence.
Nous souhaitons faire 4 jours ou 1 semaine de Safari cela dépendra du budget. Nous avons eu l'idée de faire que 2 parcs Seregeti et Tanrangire.
Pouvez vous nous donner des conseils, nous avons un petit budget et nous avons pensée loger dans les tantes. Est-ce une bonne idée ? L'avez vous déjà fait ?
Ma fiancé et moi souhaitons partir la 1ère semaine de Septembre 2019 en Tanzanie pour un Safari.
Nous avons commencé à faire des recherches et de nombreux devis mais c'est très compliqué de choisir et d'avoir confiance en une agence.
Nous souhaitons faire 4 jours ou 1 semaine de Safari cela dépendra du budget. Nous avons eu l'idée de faire que 2 parcs Seregeti et Tanrangire.
Pouvez vous nous donner des conseils, nous avons un petit budget et nous avons pensée loger dans les tantes. Est-ce une bonne idée ? L'avez vous déjà fait ?
L'Éthiopie en août: jongler entre météo et sécurité English translation pending
Bonjour,
Nous envisageons, mon épouse et moi, de nous rendre en Ethiopie en Août pour environ 15 jours (nos contraintes professionnelles respectives nous empechant de partir à une autre période ou pour davantage de temps). En parcourant ce forum et d'autres sites, il s'avere que le mois d'Aout correspond à la saison des pluie, ce qui rend "plus compliqué" la visite du nord du pays, en particulier les Monts du Simien. Par ailleurs, les autorités françaises (et dans une moindre mesure ethiopiennes) déconseillent "fortement" le Danakil pour des raisons de sécurité. Nous ne sommes pas du genre à être alarmistes mais comme nous ne pouvons nous rendre compte par nous-mêmes, il est sage de prendre également ce parametre en considération.
Aussi, compte tenu de ces contraintes météorologiques et sécuritaires et du nombre de jour à notre disposition, auriez-vous des suggestions d'itinéraires alternatifs permettant malgré tout d'aller à la découverte de cette belle destination ?
Par avance, merci pour vos retours et partages.
Mamoudou
Nous envisageons, mon épouse et moi, de nous rendre en Ethiopie en Août pour environ 15 jours (nos contraintes professionnelles respectives nous empechant de partir à une autre période ou pour davantage de temps). En parcourant ce forum et d'autres sites, il s'avere que le mois d'Aout correspond à la saison des pluie, ce qui rend "plus compliqué" la visite du nord du pays, en particulier les Monts du Simien. Par ailleurs, les autorités françaises (et dans une moindre mesure ethiopiennes) déconseillent "fortement" le Danakil pour des raisons de sécurité. Nous ne sommes pas du genre à être alarmistes mais comme nous ne pouvons nous rendre compte par nous-mêmes, il est sage de prendre également ce parametre en considération.
Aussi, compte tenu de ces contraintes météorologiques et sécuritaires et du nombre de jour à notre disposition, auriez-vous des suggestions d'itinéraires alternatifs permettant malgré tout d'aller à la découverte de cette belle destination ?
Par avance, merci pour vos retours et partages.
Mamoudou
Voyage en Namibie prévu 15 jours fin septembre English translation pending
Salut à tous!
Passionnés par les voyages, nous avons lancés mon compagnon et moi même un nouveau projet de voyage... La Namibie! Nous partons 15 jours la dernière semaine de Septembre et la première d'Octobre 2018. Nous avons commencé à établir un itinéraire que je vais vous partager afin que vous puissiez donner votre avis et nous aider dans cette préparation. Nous avons décidé de louer un 4*4 avec tente de toit et passer nos nuits dans les campings. Nous adorons la nature, les paysages exceptionnels, les animaux, la randonnée...
Samedi: Départ de Paris CDG
Dimanche: Arrivé à Windhoek, départ pour le parc de Waterberg.
Lundi: Découverte du parc le matin, puis route pour le parc Etosha.
Mardi: journée safari dans le parc entre Namutoni et Halali.
Mercredi: Journée safari dans le parc entre Halali et Okaukuejo.
Jeudi: Départ pour Kamanjab, visite du Otjitotongwe Cheetah Guestfarm.
Vendredi: Départ pour Spitzkoppe. En passant par Twyfelfontein.
Samedi: Découverte de Spitzkoppe le matin, puis route vers Walvis bay et Shakopmund.
Dimanche: Tour en kayak avec les Otaries, départ pour Sesriem.
Lundi: Découverte de Sesriem, Sossulvei.
Mardi: Départ pour Namibrand nature reserve.
Mercredi: Découverte de la reserve.
Jeudi: Départ pour Windhoek.
Vendredi:......
Samedi: Retour en France
Il reste une journée à placer quelque part.... Votre avis nous intéresse. Je trouve que la Namibie est plus difficile à préparer que les autres pays que l'on a pu faire... Mais les paysages vont valoir le coup.
Passionnés par les voyages, nous avons lancés mon compagnon et moi même un nouveau projet de voyage... La Namibie! Nous partons 15 jours la dernière semaine de Septembre et la première d'Octobre 2018. Nous avons commencé à établir un itinéraire que je vais vous partager afin que vous puissiez donner votre avis et nous aider dans cette préparation. Nous avons décidé de louer un 4*4 avec tente de toit et passer nos nuits dans les campings. Nous adorons la nature, les paysages exceptionnels, les animaux, la randonnée...
Samedi: Départ de Paris CDG
Dimanche: Arrivé à Windhoek, départ pour le parc de Waterberg.
Lundi: Découverte du parc le matin, puis route pour le parc Etosha.
Mardi: journée safari dans le parc entre Namutoni et Halali.
Mercredi: Journée safari dans le parc entre Halali et Okaukuejo.
Jeudi: Départ pour Kamanjab, visite du Otjitotongwe Cheetah Guestfarm.
Vendredi: Départ pour Spitzkoppe. En passant par Twyfelfontein.
Samedi: Découverte de Spitzkoppe le matin, puis route vers Walvis bay et Shakopmund.
Dimanche: Tour en kayak avec les Otaries, départ pour Sesriem.
Lundi: Découverte de Sesriem, Sossulvei.
Mardi: Départ pour Namibrand nature reserve.
Mercredi: Découverte de la reserve.
Jeudi: Départ pour Windhoek.
Vendredi:......
Samedi: Retour en France
Il reste une journée à placer quelque part.... Votre avis nous intéresse. Je trouve que la Namibie est plus difficile à préparer que les autres pays que l'on a pu faire... Mais les paysages vont valoir le coup.
L'Espagne à petit budget en décembre et début janvier English translation pending
Bonjour tout le monde!
Nous serons en Espagne du 14 décembre 2016 au 5 janvier 2017.
Quels sont vos coups de cœur à voir absolument en Andalousie?
Puisqu'il semble y faire toujours beau, c'est là que nous irons!
On voyage à petit budget mais on va tout de même se louer une voiture pour la durée de notre séjour. On privilégie les petites villes aux grandes.
Alors, allez-y de vos expériences et suggestions!
Merci :)
Merci :)
Les mots du safari English translation pending
Bonjour à tous,
Chers tous, vous n’êtes pas sans ignorer (je l’ai fait exprès, encore que…) que j’ai commis un site sur le safari photo, avec l’aide, ô combien précieuse, de ma blonde pour le traitement des photos et l’identification des piafous - un travail d’équipe, je m’occupe des chardonnerets et autruches (je vous donne le truc, l’un vole l’autre pas, hop, un petit coup d’œil à la fiche pour savoir lequel fait quoi, et c’est réglé), elle des 1142 espèces restantes à l’heure actuelle. Paresseux de nature, je ne m’occupe pas autant du site qu’il le faudrait, aussi une idée astucieuse autant que merveilleuse, et vice-versa, m’a illuminé. Pourquoi ne pas faire faire le travail par les copains ? Certes, en actant leur participation et en les récompensant de ma gracieuse considération, mais sans BL-effort, une idée que je devais creuser. Il m’a semblé que rassembler les mots du safari, ceux plus ou moins spécifiques et plus ou moins compréhensibles pour le profane, pourrait être assez utile. D’où la création d’une sorte de dictionnaire (en essayant de s’écarter des idées reçues - un dico déjà fait, s’pas ?)/index où j’ai essayé de définir chaque entrée dans l’acception la plus safarienne possible. Alors, voilà. Ma blonde et moi connaissons assez bien Maroc et Tunisie, un peu l’Afrique de l’Est, une vingtaine de safaris en tout dans ces deux Mecque du safari photo animalier, mais assez mal le Sénégal (deux séjours avec une copine expat ‘) et encore plus mal Botswana et Zimbabwe (un seul, merveilleux, safari) et pas du tout tout le reste (un seul stop, trop court en Afrique du Sud, sans photos valables). D’où mon désir de vous voir chiader à ma place, en enrichissant cet index safari d’entrées nouvelles, en affinant-corrigeant mes définitions e tutti quanti.
En espérant vous intéresser un chouïa (et surtout vous faire chiader), je vous adresse, comme de BL-coutume, mes
amitiés à tous et bises aux autres
BL
Chers tous, vous n’êtes pas sans ignorer (je l’ai fait exprès, encore que…) que j’ai commis un site sur le safari photo, avec l’aide, ô combien précieuse, de ma blonde pour le traitement des photos et l’identification des piafous - un travail d’équipe, je m’occupe des chardonnerets et autruches (je vous donne le truc, l’un vole l’autre pas, hop, un petit coup d’œil à la fiche pour savoir lequel fait quoi, et c’est réglé), elle des 1142 espèces restantes à l’heure actuelle. Paresseux de nature, je ne m’occupe pas autant du site qu’il le faudrait, aussi une idée astucieuse autant que merveilleuse, et vice-versa, m’a illuminé. Pourquoi ne pas faire faire le travail par les copains ? Certes, en actant leur participation et en les récompensant de ma gracieuse considération, mais sans BL-effort, une idée que je devais creuser. Il m’a semblé que rassembler les mots du safari, ceux plus ou moins spécifiques et plus ou moins compréhensibles pour le profane, pourrait être assez utile. D’où la création d’une sorte de dictionnaire (en essayant de s’écarter des idées reçues - un dico déjà fait, s’pas ?)/index où j’ai essayé de définir chaque entrée dans l’acception la plus safarienne possible. Alors, voilà. Ma blonde et moi connaissons assez bien Maroc et Tunisie, un peu l’Afrique de l’Est, une vingtaine de safaris en tout dans ces deux Mecque du safari photo animalier, mais assez mal le Sénégal (deux séjours avec une copine expat ‘) et encore plus mal Botswana et Zimbabwe (un seul, merveilleux, safari) et pas du tout tout le reste (un seul stop, trop court en Afrique du Sud, sans photos valables). D’où mon désir de vous voir chiader à ma place, en enrichissant cet index safari d’entrées nouvelles, en affinant-corrigeant mes définitions e tutti quanti.
En espérant vous intéresser un chouïa (et surtout vous faire chiader), je vous adresse, comme de BL-coutume, mes
amitiés à tous et bises aux autres
BL
Itinéraire en Patagonie (+ Chiloe et région des lacs) English translation pending
Bonjour
J'ai un "problème", je pars à la fin de l'année pour deux mois en Patagonie et aux Malouines. Vous me direz qu'il y a pire comme problème 😛 En fait mon problème est que je ne sais pas du tout comment planifier mon itinéraire. Je peine à faire mon choix des principales étapes.
J'ai 64 jours à disposition (en comptant le jour d'arrivé à Santiago et celui où je devrai prendre un vol pour Santiago à la fin), dont 15 sont déjà bloqués pour les Malouines. Le vol pour les Malouines est le 37e jours. J'ai donc 35 jours à disposition pour arriver à Punta Arenas. Puis encore 12 jours à mon retour des Malouines.
Je me déplacerai en avion, bus, bateau, éventuellement taxi. Pas de location de voiture, je n'ai pas le permis, j'ai toujours fait sans et il y peu de chance que cela change d'ici au départ.
Quelques question auxquelles je dois répondre : de quelle côté des Andes descendre vers le sud ? Argentine ? Chili ? La première idée qui m'est venue est de descendre le long de la Carretera austral par étapes en faisant quelques randonnées à la journée dans l'un ou l'autre des nombreux parcs de cette région Reste à savoir lesquels, ils ont l'air tous aussi beau les uns que les autres. Je n'ai pas beaucoup d'expérience donc je ne pense pas faire beaucoup de treks sur plusieurs jours. Mais j'aurai un tente avec moi c'est une certitude pour le Torres del Paine et certains endroits au Malouines, donc pas de problèmes pour camper si nécessaire. J'avais pensé passer la frontière Chili - Argentine en passant par Villa O'Higgins - El Chaltén, mais en décembre il n'y a qu'un seul bateau par semaine, cela risquerait de mettre pas mal de contraintes sur les étapes précédant la traversée. A ce que j'ai compris les bus ne sont pas aussi fréquent en Patagonie qu'ils ne le sont dans le nord du pays.
Comme autres étapes je prévois :
- Chiloe : durée à déterminer, j'ai du mal à m'imaginer le temps à y consacrer. Le parc Tantauco m'intéresserait mais je crains ne pas avoir suffisamment de temps. De toute façon il faudra faire des choix. - El Chaltén : 3j complets - El Calfate : 2j complets - Puerto Natales : 5j pour le Parc Torres del Paine. Qu'y a-t-il d'autre d'intéressant à faire/voir dans les environs ? En lisant des récits j'ai l'impression que tout le monde y va pour le parc et rien d'autre. Punta Arenas : Idem que pour Puerto Natales, que peut-on y faire ? J'exclus immédiatement Seno Otway et Isla Magdalena, avec le Malouines j'aurai mon compte de manchots. A moins qu'il n'y ait un autre intérêt à visiter ces endroits ? Quels autres points d'intérêt y-a-t-il dans les environs. J'ai noté le parc Pali Aike mais il me semble difficilement accessible sans voiture.
L'Araucanie et la Région des Lacs m'intéresseraient aussi mais ai-je suffisamment de temps ?
Si je traverse la frontière Cochrane éventuellement j'irais jusqu'à Caleta Tortel.
Mon itinéraire actuel est le suivant, comme vous le voyez il y a encore beaucoup de blancs) :
Les >> indiquent un déplacement (en avion, bus, ...), j'ai pour habitude de ne pas planifier d'activité particulière ces jours-là, on ne sais jamais, en cas de retard ou autre imprévu.
26.11.2015 J0 Genève >> Madrid >> Santiago 27.11.2015 J1 >> arrivée à Santiago, vol pour une ville au sud de Santiago à déterminer (Puerto Montt, Temuco, Valdivia, autre...) Je cite ces trois villes parce que ce sont celle qui me permettent d'éviter de passer une journée complète à l'aéroport de Santiago, il y a des vols en fin de matinée/début d'après-midi. Pour les autres cela ne me semble pas être le cas (du moins avec LAN) et nécessité d'attendre la fin de la journée. 28.11.2015 J2 29.11.2015 J3 30.11.2015 J4 01.12.2015 J5 02.12.2015 J6 03.12.2015 J7 04.12.2015 J8 05.12.2015 J9 06.12.2015 J10 07.12.2015 J11 08.12.2015 J12 09.12.2015 J13 10.12.2015 J14 11.12.2015 J15 12.12.2015 J16 13.12.2015 J17 14.12.2015 J18 15.12.2015 J19 16.12.2015 J20 17.12.2015 J21 18.12.2015 J22 19.12.2015 J23 20.12.2015 J24 21.12.2015 J25 22.12.2015 J26 23.12.2015 J27 >> El Chaltén 24.12.2015 J28 El Chaltén 25.12.2015 J29 El Chaltén 26.12.2015 J30 El Chaltén 27.12.2015 J31 >> El Calafate 28.12.2015 J32 El Calafate 29.12.2015 J33 El Calafate 30.12.2015 J34 >> Punta Arenas (éventuellement déplacement le 31 décembre ?) 31.12.2015 J35 Punta Arenas 01.01.2016 J36 Punta Arenas 02.01.2016 J37 >> Malouines 03.01.2016 J38 Malouines 04.01.2016 J39 Malouines 05.01.2016 J40 Malouines 06.01.2016 J41 Malouines 07.01.2016 J42 Malouines 08.01.2016 J43 Malouines 09.01.2016 J44 Malouines 10.01.2016 J45 Malouines 11.01.2016 J46 Malouines 12.01.2016 J47 Malouines 13.01.2016 J48 Malouines 14.01.2016 J49 Malouines 15.01.2016 J50 Malouines 16.01.2016 J51 >> Punta Arenas 17.01.2016 J52 Punta Arenas 18.01.2016 J53 >> Puerto Natales 19.01.2016 J54 Puerto Natales 20.01.2016 J55 Torres del Paine 21.01.2016 J56 Torres del Paine 22.01.2016 J57 Torres del Paine 23.01.2016 J58 Torres del Paine 24.01.2016 J59 Torres del Paine 25.01.2016 J60 Puerto Natales 26.01.2016 J61 >> Punta Arenas 27.01.2016 J62 Punta Arenas 28.01.2016 J63 Punta Arenas 29.01.2016 J64 >> Santiago (éventuellement vol 1 ou 2 jour avant si pas d'intérêt à rester ces deux jours à Punta Arenas, dans ce cas j'en profiterai pour visiter un peu Santiago. J'y suis déjà allé deux fois mais je n'ai pratiquement rien vu de cette ville.)
Je sais qu'il aurait été plus logique de placer Torres del Paine directement après El Calafate, mais c'est une contrainte avec les réservations que j'ai faites aux Malouines où déjà maintenant tout est déjà presque complet.
Merci d'avance pour vos suggestions.
J'ai un "problème", je pars à la fin de l'année pour deux mois en Patagonie et aux Malouines. Vous me direz qu'il y a pire comme problème 😛 En fait mon problème est que je ne sais pas du tout comment planifier mon itinéraire. Je peine à faire mon choix des principales étapes.
J'ai 64 jours à disposition (en comptant le jour d'arrivé à Santiago et celui où je devrai prendre un vol pour Santiago à la fin), dont 15 sont déjà bloqués pour les Malouines. Le vol pour les Malouines est le 37e jours. J'ai donc 35 jours à disposition pour arriver à Punta Arenas. Puis encore 12 jours à mon retour des Malouines.
Je me déplacerai en avion, bus, bateau, éventuellement taxi. Pas de location de voiture, je n'ai pas le permis, j'ai toujours fait sans et il y peu de chance que cela change d'ici au départ.
Quelques question auxquelles je dois répondre : de quelle côté des Andes descendre vers le sud ? Argentine ? Chili ? La première idée qui m'est venue est de descendre le long de la Carretera austral par étapes en faisant quelques randonnées à la journée dans l'un ou l'autre des nombreux parcs de cette région Reste à savoir lesquels, ils ont l'air tous aussi beau les uns que les autres. Je n'ai pas beaucoup d'expérience donc je ne pense pas faire beaucoup de treks sur plusieurs jours. Mais j'aurai un tente avec moi c'est une certitude pour le Torres del Paine et certains endroits au Malouines, donc pas de problèmes pour camper si nécessaire. J'avais pensé passer la frontière Chili - Argentine en passant par Villa O'Higgins - El Chaltén, mais en décembre il n'y a qu'un seul bateau par semaine, cela risquerait de mettre pas mal de contraintes sur les étapes précédant la traversée. A ce que j'ai compris les bus ne sont pas aussi fréquent en Patagonie qu'ils ne le sont dans le nord du pays.
Comme autres étapes je prévois :
- Chiloe : durée à déterminer, j'ai du mal à m'imaginer le temps à y consacrer. Le parc Tantauco m'intéresserait mais je crains ne pas avoir suffisamment de temps. De toute façon il faudra faire des choix. - El Chaltén : 3j complets - El Calfate : 2j complets - Puerto Natales : 5j pour le Parc Torres del Paine. Qu'y a-t-il d'autre d'intéressant à faire/voir dans les environs ? En lisant des récits j'ai l'impression que tout le monde y va pour le parc et rien d'autre. Punta Arenas : Idem que pour Puerto Natales, que peut-on y faire ? J'exclus immédiatement Seno Otway et Isla Magdalena, avec le Malouines j'aurai mon compte de manchots. A moins qu'il n'y ait un autre intérêt à visiter ces endroits ? Quels autres points d'intérêt y-a-t-il dans les environs. J'ai noté le parc Pali Aike mais il me semble difficilement accessible sans voiture.
L'Araucanie et la Région des Lacs m'intéresseraient aussi mais ai-je suffisamment de temps ?
Si je traverse la frontière Cochrane éventuellement j'irais jusqu'à Caleta Tortel.
Mon itinéraire actuel est le suivant, comme vous le voyez il y a encore beaucoup de blancs) :
Les >> indiquent un déplacement (en avion, bus, ...), j'ai pour habitude de ne pas planifier d'activité particulière ces jours-là, on ne sais jamais, en cas de retard ou autre imprévu.
26.11.2015 J0 Genève >> Madrid >> Santiago 27.11.2015 J1 >> arrivée à Santiago, vol pour une ville au sud de Santiago à déterminer (Puerto Montt, Temuco, Valdivia, autre...) Je cite ces trois villes parce que ce sont celle qui me permettent d'éviter de passer une journée complète à l'aéroport de Santiago, il y a des vols en fin de matinée/début d'après-midi. Pour les autres cela ne me semble pas être le cas (du moins avec LAN) et nécessité d'attendre la fin de la journée. 28.11.2015 J2 29.11.2015 J3 30.11.2015 J4 01.12.2015 J5 02.12.2015 J6 03.12.2015 J7 04.12.2015 J8 05.12.2015 J9 06.12.2015 J10 07.12.2015 J11 08.12.2015 J12 09.12.2015 J13 10.12.2015 J14 11.12.2015 J15 12.12.2015 J16 13.12.2015 J17 14.12.2015 J18 15.12.2015 J19 16.12.2015 J20 17.12.2015 J21 18.12.2015 J22 19.12.2015 J23 20.12.2015 J24 21.12.2015 J25 22.12.2015 J26 23.12.2015 J27 >> El Chaltén 24.12.2015 J28 El Chaltén 25.12.2015 J29 El Chaltén 26.12.2015 J30 El Chaltén 27.12.2015 J31 >> El Calafate 28.12.2015 J32 El Calafate 29.12.2015 J33 El Calafate 30.12.2015 J34 >> Punta Arenas (éventuellement déplacement le 31 décembre ?) 31.12.2015 J35 Punta Arenas 01.01.2016 J36 Punta Arenas 02.01.2016 J37 >> Malouines 03.01.2016 J38 Malouines 04.01.2016 J39 Malouines 05.01.2016 J40 Malouines 06.01.2016 J41 Malouines 07.01.2016 J42 Malouines 08.01.2016 J43 Malouines 09.01.2016 J44 Malouines 10.01.2016 J45 Malouines 11.01.2016 J46 Malouines 12.01.2016 J47 Malouines 13.01.2016 J48 Malouines 14.01.2016 J49 Malouines 15.01.2016 J50 Malouines 16.01.2016 J51 >> Punta Arenas 17.01.2016 J52 Punta Arenas 18.01.2016 J53 >> Puerto Natales 19.01.2016 J54 Puerto Natales 20.01.2016 J55 Torres del Paine 21.01.2016 J56 Torres del Paine 22.01.2016 J57 Torres del Paine 23.01.2016 J58 Torres del Paine 24.01.2016 J59 Torres del Paine 25.01.2016 J60 Puerto Natales 26.01.2016 J61 >> Punta Arenas 27.01.2016 J62 Punta Arenas 28.01.2016 J63 Punta Arenas 29.01.2016 J64 >> Santiago (éventuellement vol 1 ou 2 jour avant si pas d'intérêt à rester ces deux jours à Punta Arenas, dans ce cas j'en profiterai pour visiter un peu Santiago. J'y suis déjà allé deux fois mais je n'ai pratiquement rien vu de cette ville.)
Je sais qu'il aurait été plus logique de placer Torres del Paine directement après El Calafate, mais c'est une contrainte avec les réservations que j'ai faites aux Malouines où déjà maintenant tout est déjà presque complet.
Merci d'avance pour vos suggestions.
"Take me east": Écrire un livre English translation pending
Bonjour à tous,
J'ai toujours eu le rêve d'écrire un livre... sur n'importe quoi. Mais écrire un livre est une tache difficile, beaucoup de questions de posent, sur la légitimité, l'intérêt, le quand, la foi en la motivation pour mener à bien le projet, la peur du ridicule, de l'over-dramatisation, quelle langue, quel style, quel genre et arrivé à la moitié de mes interrogations, il me devient évident que je ne peux pas écrire ça tout seul.
Pourquoi? Parce que je ne suis pas un auteur averti. Je n'ai pas de formation littéraire, du moins pas plus que la moyenne. Je ne suis pas non plus un grand lecteur; en matière de récit de voyages, j'ai du lire un peu de David-Néel et c'est tout. Grand tort m'en fait, je préfère écrire que lire.
J'ai donc pris la décision, si je veux avoir une change de mener le projet à l'aboutissement, il me faut écrire ça en public. J'ai besoin d'un public pour déceler les maladresses si faciles à voir d'un point de vue extérieur mais imperceptibles de l'intérieur parce que l'on est bien plus critique envers les autres qu'envers soi-même. Et j'ai besoin d'un public aussi pour les encouragements qui me permettraient d'avancer. Et j'ai besoin d'un public pour toute les autres questions du premier paragraphe.
J'aimerais donc des pensées sur tout ce que j'écris dans ce post-même, avant même que je pose la 1ère ligne.
Déjà, pourquoi écrit-on un livre? J'ai d'abord pensé que pour partager quelque chose d'exceptionnel. Certains auteurs ont effectué des voyages toujours plus poussés et c'est le fait d’être le premier à être allé quelque part où à effectuer une action dangereuse qui légitimise la l'oeuvre. Désormais, je pense que le livre sur le voyage n'a pas tant de comptes à rendre que l'on pourrait penser: par exemple, il serait tout à fait honorable d'écrire un voyage vers chez ma grand-mère, à condition qu'il m'apporte suffisamment pour que je sois inspiré à écrire. Mon avis c'est que les meilleurs livres n'ont pas été écrits sur les meilleurs voyages (et qu'est ce que ça pourrait bien vouloir dire?) mais plutôt sur les meilleurs vécus, c'est à dire la richesse interne que ces voyages ont engendrés, la signature émotionnelle que l'on en a récolté canalisable en la volonté d'écrire. Dans mon cas, c'est l'optique que je vais essayer d'adopter. Je n'ai pas la prétention de placer mon voyage plus haut que d'autres qui n'ont pas écrit des livres ni plus bas que ceux d'auteurs à succès. J'ai envie de l'écrire parce qu'écrire est quelque chose que j'aime bien faire et j'ai envie de le publier parce que partager est quelque chose que j'aime aussi faire.
La thématique du livre que j'aimerais écrire est un voyage que j'ai effectué entre la République Tchèque et l'ile de Sakhaline en Russie, illustré par cette carte:
Le voyage a duré 1 an en observant les règles suivantes:Un transport coute aussi peu qu'une suite de pas: pas d'argentUn logement est aussi cher qu'une nuit sous les étoiles: gratuitLimite budgétaire de 2 euros/jour maximum (à dépenser de préférence pour la nourriture)Ne jamais solliciter l'hospitalité mais attendre qu'elle se présenteCe code sert à valoriser la dépendance à la coïncidence au lieu de la dépendance à l'organisation. J'ai posté certaines photos du voyage dans ce billet sur ce forum, si vous voulez voir la couleur: http://voyageforum.com/discussion/ma-traversee-eurasie-par-autres-ne-vont-pas-en-auto-bateau-avion-stop-d6776856/
A ce stade, j'aimerais déjà savoir:Est ce que ça vous intéresse?Quelles thématiques seraient intéressantes à développer? A savoir un tel voyage représente beaucoup de facettes. Des cultures, des religions, des personnes, des co-voyageurs, les défis physiques, les feux de l'amour, et beaucoup d'autres choses.Réalité ou basé sur la réalité?Où l'écrire? Dans les carnets de voyage (ici)? Autre part sur ce forum? Un site d'écriture? Reddit? Français ou Anglais?Je ne commence pas à partir de rien. J'ai tenu un blog au cours de mon voyage, un blog, qui, transposé en traitement de texte contient dans les 500 pages... Il y a beaucoup d'informations et c'est un blog, pas un livre. Mais ce sera ma base pour le livre. J'ai aussi des photos et vidéos sur lesquelles me baser ainsi que l'itinéraire détaillé (j'avais une balise GPS qui enregistrait mes positions).
Je sais que beaucoup de mes questions pourraient être répondues par "écoutes ton cœur, seul toi peut prendre la décision." A quoi je réponds: "je compte bien prendre la décision mais j'aime quand même les conseils."
Enfin, pour mon prochain post ici si je ne me décourage pas du projet, sera le plan du livre ou du moins un plan partiel.
Merci d'avoir lu jusque là si vous avez lu jusque là et j'attends vos réactions.
J'ai toujours eu le rêve d'écrire un livre... sur n'importe quoi. Mais écrire un livre est une tache difficile, beaucoup de questions de posent, sur la légitimité, l'intérêt, le quand, la foi en la motivation pour mener à bien le projet, la peur du ridicule, de l'over-dramatisation, quelle langue, quel style, quel genre et arrivé à la moitié de mes interrogations, il me devient évident que je ne peux pas écrire ça tout seul.
Pourquoi? Parce que je ne suis pas un auteur averti. Je n'ai pas de formation littéraire, du moins pas plus que la moyenne. Je ne suis pas non plus un grand lecteur; en matière de récit de voyages, j'ai du lire un peu de David-Néel et c'est tout. Grand tort m'en fait, je préfère écrire que lire.
J'ai donc pris la décision, si je veux avoir une change de mener le projet à l'aboutissement, il me faut écrire ça en public. J'ai besoin d'un public pour déceler les maladresses si faciles à voir d'un point de vue extérieur mais imperceptibles de l'intérieur parce que l'on est bien plus critique envers les autres qu'envers soi-même. Et j'ai besoin d'un public aussi pour les encouragements qui me permettraient d'avancer. Et j'ai besoin d'un public pour toute les autres questions du premier paragraphe.
J'aimerais donc des pensées sur tout ce que j'écris dans ce post-même, avant même que je pose la 1ère ligne.
Déjà, pourquoi écrit-on un livre? J'ai d'abord pensé que pour partager quelque chose d'exceptionnel. Certains auteurs ont effectué des voyages toujours plus poussés et c'est le fait d’être le premier à être allé quelque part où à effectuer une action dangereuse qui légitimise la l'oeuvre. Désormais, je pense que le livre sur le voyage n'a pas tant de comptes à rendre que l'on pourrait penser: par exemple, il serait tout à fait honorable d'écrire un voyage vers chez ma grand-mère, à condition qu'il m'apporte suffisamment pour que je sois inspiré à écrire. Mon avis c'est que les meilleurs livres n'ont pas été écrits sur les meilleurs voyages (et qu'est ce que ça pourrait bien vouloir dire?) mais plutôt sur les meilleurs vécus, c'est à dire la richesse interne que ces voyages ont engendrés, la signature émotionnelle que l'on en a récolté canalisable en la volonté d'écrire. Dans mon cas, c'est l'optique que je vais essayer d'adopter. Je n'ai pas la prétention de placer mon voyage plus haut que d'autres qui n'ont pas écrit des livres ni plus bas que ceux d'auteurs à succès. J'ai envie de l'écrire parce qu'écrire est quelque chose que j'aime bien faire et j'ai envie de le publier parce que partager est quelque chose que j'aime aussi faire.
La thématique du livre que j'aimerais écrire est un voyage que j'ai effectué entre la République Tchèque et l'ile de Sakhaline en Russie, illustré par cette carte:

Le voyage a duré 1 an en observant les règles suivantes:Un transport coute aussi peu qu'une suite de pas: pas d'argentUn logement est aussi cher qu'une nuit sous les étoiles: gratuitLimite budgétaire de 2 euros/jour maximum (à dépenser de préférence pour la nourriture)Ne jamais solliciter l'hospitalité mais attendre qu'elle se présenteCe code sert à valoriser la dépendance à la coïncidence au lieu de la dépendance à l'organisation. J'ai posté certaines photos du voyage dans ce billet sur ce forum, si vous voulez voir la couleur: http://voyageforum.com/discussion/ma-traversee-eurasie-par-autres-ne-vont-pas-en-auto-bateau-avion-stop-d6776856/
A ce stade, j'aimerais déjà savoir:Est ce que ça vous intéresse?Quelles thématiques seraient intéressantes à développer? A savoir un tel voyage représente beaucoup de facettes. Des cultures, des religions, des personnes, des co-voyageurs, les défis physiques, les feux de l'amour, et beaucoup d'autres choses.Réalité ou basé sur la réalité?Où l'écrire? Dans les carnets de voyage (ici)? Autre part sur ce forum? Un site d'écriture? Reddit? Français ou Anglais?Je ne commence pas à partir de rien. J'ai tenu un blog au cours de mon voyage, un blog, qui, transposé en traitement de texte contient dans les 500 pages... Il y a beaucoup d'informations et c'est un blog, pas un livre. Mais ce sera ma base pour le livre. J'ai aussi des photos et vidéos sur lesquelles me baser ainsi que l'itinéraire détaillé (j'avais une balise GPS qui enregistrait mes positions).
Je sais que beaucoup de mes questions pourraient être répondues par "écoutes ton cœur, seul toi peut prendre la décision." A quoi je réponds: "je compte bien prendre la décision mais j'aime quand même les conseils."
Enfin, pour mon prochain post ici si je ne me décourage pas du projet, sera le plan du livre ou du moins un plan partiel.
Merci d'avoir lu jusque là si vous avez lu jusque là et j'attends vos réactions.
23 nuits en Birmanie: le débrief... et les images! English translation pending
Il faut aussi savoir donner pour recevoir...
Pour monter mon voyage (vol sec) en Birmanie, j'ai largement puisé dans ce forum. Alors, à mon tour de verser ma pierre à l'édifice et de vous conter mon expérience (forcément personnelle).
N'hésitez pas , si vous avez des questions, à poursuivre la discussion ( pas trop de privé pour que tout le monde en profite ...)
Le PARCOURS : pompé sur ce site et des agences locales compréhensives, il etait tout à fait classique :
Arrivée YANGON from Genève via Pékin (Air China pour le prix mais je déconseille...) 3NUITS GH Thanlwin 45USD/nuit : Auberge de jeunesse un peu à l'écart du tumulte du centre ville, avec 3 chambres privatives. Ambiance très conviviale, le propriétaire est un français qui nous aidera beaucoup dans nos visites.
GOLDEN ROCK par bus Winexpress ( très local) 5h 1NUIT Bagwa theiddhi hotel 35USD : la touche folklo du voyage, hôtel occupé essentiellement par des pèlerins, chambre propre avec sdb commune irréprochable. Très pratique parce que tout à côté du départ des camions pour Golden rock.
MAWLAMYINE par bus win express ( encore plus local celui-là) 5h 2NUITS CINDERELLA HOTEL 60USD/N : très cher pour la ville mais équivalent 5 étoiles. iPad privé lors du séjour, terrasse pour le pdj, le grand luxe !
MANDALAY par bus de nuit first class 13h ( pas de problème) 3NUITS YADANARDON HOTEL 55USD/N : acceuil impeccable, chambre propre et classique. Le plus ici : la terrasse au sommet , ou prendre ses repas avec concert le soir, vue imprenable sur l'ambiance de Mandalay
BAGAN par minibus 19places OK express 5h ( pratique parce que dépose hôtel ) 4NUITS KADAY AUNG HOTEL 35 puis 55USD/N : compromis idéal sur le site de Bagan, proche des temples et plus calme que dans la ville. Je déconseille les chambres de luxe (35usd) au confort trop juste. Préférez les " suites" , clim plus efficace, sdb plus grande, terrasse privative. Bon point pour la piscine de l'hôtel, appréciable après la chaleur des visites.
KALAW par minivan 10 places (la compagnie m'échappe...) 6H 1NUIT NATURE LAND HOTEL 2 30USD/N : un peu ( trop) excentré du centre du village ( 10 min à pied). Mais rapport qualité / prix imbattable, avec des chambres/ bungalows très propre. Ne pas hésiter à demander des couvertures supplémentaires, on est à Kalaw, les nuits sont fraîches.... TRECK INLE par agence Ever Smile et mon guide Jewel 1 NUIT
INLE LAKE 3NUITS LA MAISON BIRMANE 70USD/N : bon, tarif un poil élevé pour le site mais zéro défaut pour cet hôtel tout proche de l'embarcadère. Très calme, service impeccable.
NGAPALI par avion Air KBZ 130usd/pers ( Aie!) 4NUITS BAYVIEW BEACH RESORT 140USD/N : la, on explose carrément les budgets mais le jeu en vaut la chandelle. Zéro défaut ici, tant sur les prestations que sur l'accueil. Les propriétaires sont Franco/Suisse et se mettent en quatre pour vous satisfaire. Transats directement sur le sable de la plage, sous les palmiers et paradoxalement c'est le seul à NGapali !
YANGON par avion Golden Myanmar Airlines ( 60USD/p) 1NUIT GRAND UNITED 2 DOWNTOWN 70USD/N: ici aussi, le plus est la terrasse au 10eme . Pour le reste, le moins bon de nos hôtels, réservé la veille de notre départ. Tenu par des Chinois, l'accueil est sommaire et les chambres petites et bruyantes. Très bon emplacement au centre du quartier chinois, l'ambiance est tres electrique le soir.
Quelques réponses aux questions fréquentes vues ici :
Oubliez vos dollars, tout bureau de change prendra vos Euros. A Yangon et Mandalay, ils ont vérifiés le parfait état, à Bagan, il s'en foutait. Privilégiez les 100€ ( meilleur change). J'avais pris des dollars pour payer les hotels en cash dollars mais le Kyat leur va aussi bien ....
Les transports ( bus, avion, taxi..) sont fiables , les aéroports folklo mais les avions neufs. Pour le sud, mloins de touristes donc des bus un peu moins top (bien que mon Moulmein/Mandalay était correct) En ville, privilégiez le taxi, ils conduisent comme des malades et le vélo peut vite devenir dangereux... Taxis de rue doivent étre toujours négociés (un peu), ils ont tendance à appuyer de 1 ou 2 dollars la course ( je parle en dollars mais c'est pour éviter les 000 , sachant que 1USD= 1000K) .
Petit tour d'Horizon :
YANGON : Premier pas en Birmanie, arrivée 1H du matin, le choc est rude... Yangon est une ville énorme, grouillante, bruyante, aux mille odeurs (de gaz d'échappement) et aux mille saveurs . Le lonely embarqué a fait son oeuvre, les sites sont magnifiques. Dormir en dehors du centre ( inya lake) peut etre une bonne option pour souffler le soir. Mais la dernière nuit à Downtown fut aussi magique (marché de nuit...). Privilégier le taxi au coup par coup , de toutes façons, il y en a partout !!! Nous avons beaucoup aimé le Scott Market, pour concentrer les achats, c'est génial (marchandage obligatoire) et l'ambiance est extra. Un seul regret, ne pas avoir eu le temps d'emprunter un moment le circular train (juste aperçu et ça donne envie..)

GOLDEN ROCK : Départ à 6h, arrivée 14h, dormi à Kinpun. Un des moments forts de notre voyage, on aime ou on aime pas mais vous êtes en mode immersion à 100%. L'hotelier parle 3 mots d'anglais, les restos n'ont pas de carte en Anglais, ce lieu est un pélerinage pour les Birmans et l'ambiance y est extraordinaire, dix "européens" pour 3000 birmans . L'accès en camion est pittoresque, le site est immense et le coucher de soleil magique .Une nuit suffit pour visiter l'après-midi et repartir le lendemain matin
MAWLAMYINE:
Ici aussi vous serez plongé au coeur de la Birmanie. Peu de tourisme, mais une ville ex-coloniale à l'ambiance endormie mais qui peut aussi grouiller dès le matin vers le port. Un grand moment : la visite du cimetière chrétien (conseillé par le lonely) avec des tombes du 19è ... Les pagodes sont sublimes également au sunset. On se déplace à pied, la ville n'est pas grande.

MANDALAY : Après une nuit dans le bus, merci au Yadanardon hotel de nous faire le check-in à 8h30, pour une fin de nuit réparatrice... Mandalay est beaucoup plus étendue que Yangon pour ses visites. Nous logions au centre, pratique pour la visite des sites "intra-muros". Par contre, beaucoup plus difficile de trouver des taxis, ou alors moto-taxis, surtout le soir sur des petits trajets. Je conseille la visite en taxi privé ( 35USD/J jusqu'à 20h) qui a l'avantage de vous promener et vous attendre sur les sites plus éloignés. Un jour minimum, deux confortable. Bien le briefer pour qu'il évite de vous ballader de workshop en workshop ...(coordonnées en mp). Il n'y a pas à proprement parler de "centre-ville" à Mandalay mais la ville est plus calme que Yangon. Pour les sites, nous avons fait les principaux, j'ai préféré U-bein Bridge le matin que le soir (trop de monde)
BAGAN : THE PLACE TO GO
Ben oui, quoi .... Les blasés vous diront j'ai préféré Angkor, ou Sokoukai, moi je dis: Magique ! Nyang U est une ruche, Old Bagan le mieux placé mais le plus cher, New Bagan ( à 10 min en e-bike...) le bon compromis . Notre hôtel avait une piscine et croyez moi, elle a servi ! Le site est magnifique, nous y étions au plus fort de la saison (début janvier) mais c'est tellement grand que, hormis sur les sites majeurs aux heures cruciales (Sunrise et sunset), il y a de la place pour tous. Calèche, vélo, e-bike, taxi, tout est à votre disposition pour visiter ce site immense. Le vélo est sympa si vous sortez des routes goudronnées pour vous promener (seuls !) dans les champs ( attention les crevaisons). Le bon compromis reste l'e-bike, rapide et pas fatigant ( 9USD par jour pour un gros modèle 2 places). Si vous avez le temps, la croisière ( de 14h au sunset) vers la pagode sur la montagne (20 USD par bateau privé) est intéressante pour une coupure dans vos visites. Et bougez-vous pour assister à un lever de soleil depuis une des pagodes accessibles en hauteur, la vue avec les mongolfières est géante !! ( pour gagnants au loto, c'est 300usd pour grimper dedans le ballon).
KALAW :
Après Bagan, Kalaw est un choc. Petit village perché dans les montagnes, ce sera déjà un choc thermique ! Ici, le matin, les Birmlans vous acceuillent avec le bonnet et les gants et c'est pas du chiqué ! Mais la ville est sympa pour une halte avant "le" treck ! Une nuit, mais pas plus ...
TRECK KALAW-INLE: Initialement prévu sur trois jours/deux nuits, un impondérable nous le fera faire sur deux jours/1 nuit. Et honnétement, sans regret. Mon treck, réservé à l'agence ever smile ( 35 USD all included) sera sauvé parce que mes co-randonneurs ( nous étions 9 pour un treck privé..) s'avéreront être des birmans en voyage touristique et donc, l'échange sera plus qu'intéréssant. Si ça avait été des chinois ou des norvégiens, l'ambiance n'aurait pas été la même. Le treck en lui-même n'est pas difficile, peu de dénivelé mais une trentaine de Km à marcher (quand même). Pas d'impro, ici tout est réglé, calibré, timé .... les points de ralliement sont les mêmes pour tous, amateurs de vrais trecks, fuyez ! Mais j'ai aimé les paysages, les rencontres avec les montagnards, la nuit (gelé!) chez l'habitant avec mes 7 birmans voyageurs....
INLE :
Le site est magique également, le départ du bateau (que vous aurez booké la veille) au petit matin a quelque chose de féerique ... Beaucoup de monde ici aussi , et on commence à trouver la horde de chinois qui débarquent (avec difficulté) des bâteaux un peu envahissante parfois. Le marché pour notre part avait lieu à Nampan ( sud du lac) et a tenu toutes ses promesses (combat de coq furtif compris). Heureusement, j'avais réservé un bâteau hors agence et notre batelier a su nous montrer des choses plus authentiques ( tea time chez lui, rencontre avec son ami pécheur, pas le singe à l'entrée du lac...). Pour les photographes, ne pas manquer coucher du soleil et amenez des chips pour les Aigrettes !)
Et si vous avez un peu de temps, l'excursion ( 2h de taxi à l'aller, 50USD, essayez de partager) jusqu'au village de Pindaya vaut le coup , les bouddhas dans la grotte sont une curiosité à voir ! Et si vous n'avez pas fait le treck, la "route" passe par de petits villages de montagnes et offre de magnifiques panoramas.

NGAPALI: La touche Honeymoon de notre voyage ! Vous l'avez vu plus haut, on a explosé le budget pour Ngapali ... Et sans regret parce qu'au final, le Bayview (très bien classé tripadvisor) est un des plus beaux hôtels de la plage . déjà grace à ses palmiers, finalement pas si nombreux sur cette immense plage et parce qu'il est l'un des rares à avoir l'accès direct (sans pontons) à la mer. Ici, pas grand chose à voir, si ce n'est , malgré la haute ( ??) saison, une plage quasi-déserte toute la journée ... Alors, on se laisse aller à une douce farniente l'après-midi, après une courte promenade en vélo (fourni par l'hotel) à l'un ou l'autre des petits villages et ports qui jouxtent la zone hotelière... A ne pas manquer : quittez la quiètude de votre hôtel le soir pour les (quelques) restos seaside, poissons, crevettes géantes et langoustes fraîches grillés sont à tomber par terre !!!!

Voilà, mon ressenti pour ces sites que j'ai pu voir. La Birmanie est un pays magnifique, très sécuritaire, et les gens sont d'une gentillesse incroyable, ils s'intéresseent à vous autant que vous vous intéressez à eux ... Le contact est parfois compliqué, barrière de la langue dès que vous quittez les endroits touristiques, mais les regards sont toujours bienveillants... Je ne saurais que trop vous conseiller d'y aller, j'espère qu'ils prendront le virage du tourisme sans sortie de route ( à voir les grues partout, on craint que non ...) mais on trouve là-bas des gens vrais, à la philosophie de vie incroyable en dépit de leur dénuement.
Merci de m'avoir lu, n'hésitez pas si vous avez des questions, j'essayerais de vous apporter mon vécu là-bas. Ps: j'ai déjà mis ce résumé mais je me suis aperçu qu'il n'était pas dan sla bonne rubrique ... Alors, profitez des photos ...
Le PARCOURS : pompé sur ce site et des agences locales compréhensives, il etait tout à fait classique :
Arrivée YANGON from Genève via Pékin (Air China pour le prix mais je déconseille...) 3NUITS GH Thanlwin 45USD/nuit : Auberge de jeunesse un peu à l'écart du tumulte du centre ville, avec 3 chambres privatives. Ambiance très conviviale, le propriétaire est un français qui nous aidera beaucoup dans nos visites.
GOLDEN ROCK par bus Winexpress ( très local) 5h 1NUIT Bagwa theiddhi hotel 35USD : la touche folklo du voyage, hôtel occupé essentiellement par des pèlerins, chambre propre avec sdb commune irréprochable. Très pratique parce que tout à côté du départ des camions pour Golden rock.
MAWLAMYINE par bus win express ( encore plus local celui-là) 5h 2NUITS CINDERELLA HOTEL 60USD/N : très cher pour la ville mais équivalent 5 étoiles. iPad privé lors du séjour, terrasse pour le pdj, le grand luxe !
MANDALAY par bus de nuit first class 13h ( pas de problème) 3NUITS YADANARDON HOTEL 55USD/N : acceuil impeccable, chambre propre et classique. Le plus ici : la terrasse au sommet , ou prendre ses repas avec concert le soir, vue imprenable sur l'ambiance de Mandalay
BAGAN par minibus 19places OK express 5h ( pratique parce que dépose hôtel ) 4NUITS KADAY AUNG HOTEL 35 puis 55USD/N : compromis idéal sur le site de Bagan, proche des temples et plus calme que dans la ville. Je déconseille les chambres de luxe (35usd) au confort trop juste. Préférez les " suites" , clim plus efficace, sdb plus grande, terrasse privative. Bon point pour la piscine de l'hôtel, appréciable après la chaleur des visites.
KALAW par minivan 10 places (la compagnie m'échappe...) 6H 1NUIT NATURE LAND HOTEL 2 30USD/N : un peu ( trop) excentré du centre du village ( 10 min à pied). Mais rapport qualité / prix imbattable, avec des chambres/ bungalows très propre. Ne pas hésiter à demander des couvertures supplémentaires, on est à Kalaw, les nuits sont fraîches.... TRECK INLE par agence Ever Smile et mon guide Jewel 1 NUIT
INLE LAKE 3NUITS LA MAISON BIRMANE 70USD/N : bon, tarif un poil élevé pour le site mais zéro défaut pour cet hôtel tout proche de l'embarcadère. Très calme, service impeccable.
NGAPALI par avion Air KBZ 130usd/pers ( Aie!) 4NUITS BAYVIEW BEACH RESORT 140USD/N : la, on explose carrément les budgets mais le jeu en vaut la chandelle. Zéro défaut ici, tant sur les prestations que sur l'accueil. Les propriétaires sont Franco/Suisse et se mettent en quatre pour vous satisfaire. Transats directement sur le sable de la plage, sous les palmiers et paradoxalement c'est le seul à NGapali !
YANGON par avion Golden Myanmar Airlines ( 60USD/p) 1NUIT GRAND UNITED 2 DOWNTOWN 70USD/N: ici aussi, le plus est la terrasse au 10eme . Pour le reste, le moins bon de nos hôtels, réservé la veille de notre départ. Tenu par des Chinois, l'accueil est sommaire et les chambres petites et bruyantes. Très bon emplacement au centre du quartier chinois, l'ambiance est tres electrique le soir.
Quelques réponses aux questions fréquentes vues ici :
Oubliez vos dollars, tout bureau de change prendra vos Euros. A Yangon et Mandalay, ils ont vérifiés le parfait état, à Bagan, il s'en foutait. Privilégiez les 100€ ( meilleur change). J'avais pris des dollars pour payer les hotels en cash dollars mais le Kyat leur va aussi bien ....
Les transports ( bus, avion, taxi..) sont fiables , les aéroports folklo mais les avions neufs. Pour le sud, mloins de touristes donc des bus un peu moins top (bien que mon Moulmein/Mandalay était correct) En ville, privilégiez le taxi, ils conduisent comme des malades et le vélo peut vite devenir dangereux... Taxis de rue doivent étre toujours négociés (un peu), ils ont tendance à appuyer de 1 ou 2 dollars la course ( je parle en dollars mais c'est pour éviter les 000 , sachant que 1USD= 1000K) .
Petit tour d'Horizon :
YANGON : Premier pas en Birmanie, arrivée 1H du matin, le choc est rude... Yangon est une ville énorme, grouillante, bruyante, aux mille odeurs (de gaz d'échappement) et aux mille saveurs . Le lonely embarqué a fait son oeuvre, les sites sont magnifiques. Dormir en dehors du centre ( inya lake) peut etre une bonne option pour souffler le soir. Mais la dernière nuit à Downtown fut aussi magique (marché de nuit...). Privilégier le taxi au coup par coup , de toutes façons, il y en a partout !!! Nous avons beaucoup aimé le Scott Market, pour concentrer les achats, c'est génial (marchandage obligatoire) et l'ambiance est extra. Un seul regret, ne pas avoir eu le temps d'emprunter un moment le circular train (juste aperçu et ça donne envie..)

GOLDEN ROCK : Départ à 6h, arrivée 14h, dormi à Kinpun. Un des moments forts de notre voyage, on aime ou on aime pas mais vous êtes en mode immersion à 100%. L'hotelier parle 3 mots d'anglais, les restos n'ont pas de carte en Anglais, ce lieu est un pélerinage pour les Birmans et l'ambiance y est extraordinaire, dix "européens" pour 3000 birmans . L'accès en camion est pittoresque, le site est immense et le coucher de soleil magique .Une nuit suffit pour visiter l'après-midi et repartir le lendemain matin
MAWLAMYINE:Ici aussi vous serez plongé au coeur de la Birmanie. Peu de tourisme, mais une ville ex-coloniale à l'ambiance endormie mais qui peut aussi grouiller dès le matin vers le port. Un grand moment : la visite du cimetière chrétien (conseillé par le lonely) avec des tombes du 19è ... Les pagodes sont sublimes également au sunset. On se déplace à pied, la ville n'est pas grande.

MANDALAY : Après une nuit dans le bus, merci au Yadanardon hotel de nous faire le check-in à 8h30, pour une fin de nuit réparatrice... Mandalay est beaucoup plus étendue que Yangon pour ses visites. Nous logions au centre, pratique pour la visite des sites "intra-muros". Par contre, beaucoup plus difficile de trouver des taxis, ou alors moto-taxis, surtout le soir sur des petits trajets. Je conseille la visite en taxi privé ( 35USD/J jusqu'à 20h) qui a l'avantage de vous promener et vous attendre sur les sites plus éloignés. Un jour minimum, deux confortable. Bien le briefer pour qu'il évite de vous ballader de workshop en workshop ...(coordonnées en mp). Il n'y a pas à proprement parler de "centre-ville" à Mandalay mais la ville est plus calme que Yangon. Pour les sites, nous avons fait les principaux, j'ai préféré U-bein Bridge le matin que le soir (trop de monde)
BAGAN : THE PLACE TO GOBen oui, quoi .... Les blasés vous diront j'ai préféré Angkor, ou Sokoukai, moi je dis: Magique ! Nyang U est une ruche, Old Bagan le mieux placé mais le plus cher, New Bagan ( à 10 min en e-bike...) le bon compromis . Notre hôtel avait une piscine et croyez moi, elle a servi ! Le site est magnifique, nous y étions au plus fort de la saison (début janvier) mais c'est tellement grand que, hormis sur les sites majeurs aux heures cruciales (Sunrise et sunset), il y a de la place pour tous. Calèche, vélo, e-bike, taxi, tout est à votre disposition pour visiter ce site immense. Le vélo est sympa si vous sortez des routes goudronnées pour vous promener (seuls !) dans les champs ( attention les crevaisons). Le bon compromis reste l'e-bike, rapide et pas fatigant ( 9USD par jour pour un gros modèle 2 places). Si vous avez le temps, la croisière ( de 14h au sunset) vers la pagode sur la montagne (20 USD par bateau privé) est intéressante pour une coupure dans vos visites. Et bougez-vous pour assister à un lever de soleil depuis une des pagodes accessibles en hauteur, la vue avec les mongolfières est géante !! ( pour gagnants au loto, c'est 300usd pour grimper dedans le ballon).
KALAW :
Après Bagan, Kalaw est un choc. Petit village perché dans les montagnes, ce sera déjà un choc thermique ! Ici, le matin, les Birmlans vous acceuillent avec le bonnet et les gants et c'est pas du chiqué ! Mais la ville est sympa pour une halte avant "le" treck ! Une nuit, mais pas plus ...TRECK KALAW-INLE: Initialement prévu sur trois jours/deux nuits, un impondérable nous le fera faire sur deux jours/1 nuit. Et honnétement, sans regret. Mon treck, réservé à l'agence ever smile ( 35 USD all included) sera sauvé parce que mes co-randonneurs ( nous étions 9 pour un treck privé..) s'avéreront être des birmans en voyage touristique et donc, l'échange sera plus qu'intéréssant. Si ça avait été des chinois ou des norvégiens, l'ambiance n'aurait pas été la même. Le treck en lui-même n'est pas difficile, peu de dénivelé mais une trentaine de Km à marcher (quand même). Pas d'impro, ici tout est réglé, calibré, timé .... les points de ralliement sont les mêmes pour tous, amateurs de vrais trecks, fuyez ! Mais j'ai aimé les paysages, les rencontres avec les montagnards, la nuit (gelé!) chez l'habitant avec mes 7 birmans voyageurs....
INLE :Le site est magique également, le départ du bateau (que vous aurez booké la veille) au petit matin a quelque chose de féerique ... Beaucoup de monde ici aussi , et on commence à trouver la horde de chinois qui débarquent (avec difficulté) des bâteaux un peu envahissante parfois. Le marché pour notre part avait lieu à Nampan ( sud du lac) et a tenu toutes ses promesses (combat de coq furtif compris). Heureusement, j'avais réservé un bâteau hors agence et notre batelier a su nous montrer des choses plus authentiques ( tea time chez lui, rencontre avec son ami pécheur, pas le singe à l'entrée du lac...). Pour les photographes, ne pas manquer coucher du soleil et amenez des chips pour les Aigrettes !)
Et si vous avez un peu de temps, l'excursion ( 2h de taxi à l'aller, 50USD, essayez de partager) jusqu'au village de Pindaya vaut le coup , les bouddhas dans la grotte sont une curiosité à voir ! Et si vous n'avez pas fait le treck, la "route" passe par de petits villages de montagnes et offre de magnifiques panoramas.

NGAPALI: La touche Honeymoon de notre voyage ! Vous l'avez vu plus haut, on a explosé le budget pour Ngapali ... Et sans regret parce qu'au final, le Bayview (très bien classé tripadvisor) est un des plus beaux hôtels de la plage . déjà grace à ses palmiers, finalement pas si nombreux sur cette immense plage et parce qu'il est l'un des rares à avoir l'accès direct (sans pontons) à la mer. Ici, pas grand chose à voir, si ce n'est , malgré la haute ( ??) saison, une plage quasi-déserte toute la journée ... Alors, on se laisse aller à une douce farniente l'après-midi, après une courte promenade en vélo (fourni par l'hotel) à l'un ou l'autre des petits villages et ports qui jouxtent la zone hotelière... A ne pas manquer : quittez la quiètude de votre hôtel le soir pour les (quelques) restos seaside, poissons, crevettes géantes et langoustes fraîches grillés sont à tomber par terre !!!!

Voilà, mon ressenti pour ces sites que j'ai pu voir. La Birmanie est un pays magnifique, très sécuritaire, et les gens sont d'une gentillesse incroyable, ils s'intéresseent à vous autant que vous vous intéressez à eux ... Le contact est parfois compliqué, barrière de la langue dès que vous quittez les endroits touristiques, mais les regards sont toujours bienveillants... Je ne saurais que trop vous conseiller d'y aller, j'espère qu'ils prendront le virage du tourisme sans sortie de route ( à voir les grues partout, on craint que non ...) mais on trouve là-bas des gens vrais, à la philosophie de vie incroyable en dépit de leur dénuement.
Merci de m'avoir lu, n'hésitez pas si vous avez des questions, j'essayerais de vous apporter mon vécu là-bas. Ps: j'ai déjà mis ce résumé mais je me suis aperçu qu'il n'était pas dan sla bonne rubrique ... Alors, profitez des photos ...
Randonnées dans le nord-ouest Argentine et nord Chili English translation pending
Bonjour,
Adeptes de randonnees nous partons 3 semaines en juin 2014 dans LE nord ouest argentin ( région de Salta) et LE nord du Chili ( région de San Pedro De Atacama) en véhicule de location.
Voici notre itinéraire:
- en Argentine: - Salta- Cafayate- Cachi- San Antonio de Los Cobres- Purmamarca - Tilcara- humahuaca- Salta
Au chili:
- nous séjournerons 1 semaine sur San Pedro de Atacama ( vallée de la lune, salars de Tara, salars d'atacama, vallée de la muerte, volcan Licancabur, lagunes miscanti et meniques, --
Aussi quelles randonnees et balades hors des sentiers battus nous conseillez vous de faire dans chaque region? Passion née de photos, a quel moment les faire pour avoir une plus belle lumière ?
Merci beaucoup por votre retour Bon dimanche
Syl
Adeptes de randonnees nous partons 3 semaines en juin 2014 dans LE nord ouest argentin ( région de Salta) et LE nord du Chili ( région de San Pedro De Atacama) en véhicule de location.
Voici notre itinéraire:
- en Argentine: - Salta- Cafayate- Cachi- San Antonio de Los Cobres- Purmamarca - Tilcara- humahuaca- Salta
Au chili:
- nous séjournerons 1 semaine sur San Pedro de Atacama ( vallée de la lune, salars de Tara, salars d'atacama, vallée de la muerte, volcan Licancabur, lagunes miscanti et meniques, --
Aussi quelles randonnees et balades hors des sentiers battus nous conseillez vous de faire dans chaque region? Passion née de photos, a quel moment les faire pour avoir une plus belle lumière ?
Merci beaucoup por votre retour Bon dimanche
Syl
Pffff... Encore un carnet sur Bali et Java... English translation pending
Ca y est, encore un carnet sur Bali, l'île aux fleurs qui n'a plus rien d'original selon les spécialistes (ou devrais-je plutôt dire les connaisseurs) de l'Indonésie. C'est vrai qu'on entend souvent que Bali est devenu l'image parfaite du tourisme de masse, la destination qui figure sur tous les catalogues des tours-operator.
Pourquoi y aller dès lors ? Sûrement parce que KLM cassait les prix sur le vol pour Denpasar, sûrement car il y a sans doute moyen d'éviter les cars et les hôtels-spa formule all inclusive, sûrement parce que Bali était tout de même sur notre liste des endroits où aller (et pendant qu'il est encore temps vu les messages alarmistes quant à la gestion du tourisme sur l'île), sûrement car nous avions besoin de notre dose d'Asie et qu'en septembre, mousson oblige, Bali restait une valeur sûre en terme de météo.
KLM donc. Un vol sans surprise, avion à l'heure, assez neuf pour avoir un large choix de films, un horaire agréable avec un transit de deux heures seulement à Amsterdam. Bien sûr, la qualité du service ne vaut pas Qatar, Etihad ou Emirates, mais comme dit plus haut, à 680 Euros le Genève-Amsterdam-Denpasar, on ne fait pas trop la fine bouche. Seul bémol, le triple 7 version 300 utilise chaque espace pour entasser ses passagers. Peu de place pour les jambes, siège étroit, heureusement la petite-pilule-miracle-qui-fait-dormir a fait son effet. Un stop d'une heure à Singapour pour remplir les réservoirs et laisser descendre une partie de l'avion et en deux heures supplémentaires nous posons à Denpasar. 20 heures de voyage, c'est loin Bali.
L'arrivée est simple, on va faire la queue pour payer le visa, 25 US $ ou 20 Euros. On reçoit une quittance à montrer à l'Immigration qui va apposer le sésame dans votre passeport. Récupération des bagages et nous voilà dehors en moins de 40 minutes. A la sortie, des dizaines de chauffeurs affichent des pancartes avec autant de noms de clients. Si vous êtes attendus, préparez-vous à de la lecture, il est très facile de ne pas repérer sa petite pancarte.
Pour notre part, notre chauffeur est là, nous l'identifions dans la foule. Direction Taman, un petit village pas très loin d'Ubud, "in the middle of nowhere" comme aime l'appeler Wayan chez qui nous logeons. Wayan et sa femme Ayu tiennent un petit B&B à l'écart des circuits touristiques, pour ceux qui veulent justement vivre Bali autrement. Un petit bugalow au fond du jardin, un lit douillet, une moustiquaire efficace, une incroyable douche en plein air et un splendide jardin tropical. Nous avions trouvé ce petit bijou via le site Airbnb.com et dès notre arrivée, nous savons déjà que nous ne nous sommes pas trompés d'endroit. L'accueil est chaleureux, le couple et leurs deux enfants sont aux petits soins. Nous faisons connaissance autour d'une tasse de thé, le courant passe, surtout que tous parlent un excellent anglais ce qui facilite la communication.
La première nuit est fraîche, le drap immaculé ne sera pas de trop. Le décalage bat son plein vers les 3 heures du matin, nous tenant réveillés et nous permettant d'entendre chiens, criquets, geckos et les habituels coqs, qui comme partout dans le monde chantent au milieu de la nuit. Au petit matin, la fatigue nous permet de regagner quelques heures de sommeil avant un succulent petit-déjeuner, omelette aux légumes et fruits frais au programme. Wayan nous décrit une balade à faire à pied dans les environs, une boucle d'environ une heure à travers la campagne. Un des chiens de la famille va nous servir de guide, si ce n'est pas plutôt le contraire, et nous voila partis au milieu des rizières juste derrière la maison. Pas un Blanc à l'horizon. Nous voyons plusieurs paysans travailler pieds nus dans l'eau et la boue et nous nous approchons pour voir ce dur labeur. Les sourires nous accueillent. La balade dure effectivement une heure, non seulement dans la nature, mais aussi le long d'une petite route entourée d'habitations. Le chien de Wayan semble apprécier faire peur aux poules, il joue à leur courir après.
De retour au B&B, nous décidons de partir pour Ubud. Wayan va donc nous louer un scooter et nous fournir une carte, dessinée à la main, pour trouver notre chemin. La carte en question est indispensable, ici aucun nom de rue, aucun panneau indicateur, par contre beaucoup de carrefours et de routes qui partent à droite ou à gauche. Trouver la route principale pour Ubud n'a pas été si compliqué. Mais ensuite, nous avons dû demander notre chemin deux ou trois fois pour rejoindre la ville. La circulation se fait lentement, mais il faut avouer qu'il vaut mieux être assez habile en deux roues pour se lancer sur les routes balinaises.
Nous atteignons Ubud qui est une ville qui s'étale sur une large distance. Nous laissons le scooter et les casques près d'un supermarché K pour partir à pied le long de Monkey Forest Road. Nous n'allons volontairement pas à la Monkey Forest, car Wayan va nous emmener faire un tour en vélo et nous passerons justement dans une forêt peuplée de singes, mais sans touriste du côté de Sangeh. Ubud, une succession de boutiques, d'hôtels de classe supérieure avec spa, de restaurants, mais aussi des dizaines d'hommes qui vous sollicitent pour un transport en taxi. La haute saison semble être terminée, les touristes ne semblent plus être si nombreux et le travail manque visiblement pour les chauffeurs. A part cela, il est agréable de se promener dans les rues. Nous achetons une carte SIM indonésienne destinée à nos appels locaux. Petit repas dans un restaurant sur Monkey Forest Road, certifié Tripadvisor, puis ce sera le retour vers Taman et notre petit bijou.
Là encore, aucun panneau pour se repérer. Il va falloir se souvenir du trajet aller et demander son chemin à quelques reprises. A l'arrivée vers Taman, il y a de grandes rizières, bien vertes, au milieu desquelles des enfants font voler des cerfs-volants. Nous partons les voir à travers les petits chemins entre les champs. Un beau spectacle dans un splendide paysage. A notre retour, je me décide pour un massage qui sera effectué par une femme du village, venue pour l'occasion. Une heure de relaxation et de plaisir après les 20 heures d'avion d'hier.
Première journée à Bali et nous prenons nos marques. Pour la conduite du 2 roues, pour la nourriture, les gens, l'ambiance. Ca démarre bien !
La seconde nuit n'est pas aussi fraîche que la première et notre sommeil commence à se réguler. Au milieu de la nuit, c'est une belle averse tropicale qui va tout de même nous réveiller, avant de nous bercer. Le matin, la faune s'éveille, toujours les coqs, que la pluie avait rendus silencieux, et les chiens bien sûr. Pour notre petit-déjeuner, Ayu part au fond de son jardin tropical chercher quelques bananes directement sur l'arbre. Elle nous propose un "green pancake", en nous expliquant qu'il s'agit d'une pâte à crêpe mixée avec les feuilles d'une plante locale. Il faut goûter, alors allons-y. Sur l'assiette, le pancake est bien vert et agrémenté de bananes, et il faut encore le parsemer de sucre de palme tiède. Un délice !
Aujourd'hui, Wayan et Ayu sont invités à la cérémonie de mariage d'un cousin. Et ils nous convient à participer à la fête. Wayan va même nous fournir des habits traditionnels balinais, un sarong et une coiffe spéciale afin de respecter les coutumes. Nous devons être au B&B à 13h00 pour nous préparer. Ce qui nous laisse le temps de partir visiter les environs, toujours en scooter. Wayan nous dit qu'il y a un petit lac où ses enfants aiment aller nager, pas très loin, et que dans cette région il y a encore la Monkey Forest de Sangeh. Il nous dessine une nouvelle fois une carte afin que nous ne nous perdions pas sur les petites routes des environs. En peu de temps, nous arrivons vers ce petit lac, au pied d'un temple. L'endroit est assez photogénique. Nous poussons ensuite vers la Monkey Forest de Sangeh. La différence avec Ubud est que l'endroit est géré par une communauté villageoise, à qui profitent les bénéfices tout en fournissant des emplois. Un guide accompagne les visiteurs, mais surtout pour s'assurer que les singes ne soient pas trop dérangeants. Le site est vraiment beau avec une allée splendide et des arbres d'une belle hauteur. Les singes sont là, mais n'ont aucune agressivité. Contrairement à ce qu'on lit au sujet de la Monkey Forest d'Ubud, ici ils ne tentent pas de piquer tout ce qu'ils peuvent. Par contre, sans même prévenir, les voilà sur votre dos, sur votre crâne ou sur vos épaules. Le guide, et lui seul dans un premier temps, peut alors leur donner un biscuit, le temps de faire une photo. Il suffit ensuite de s'accroupir pour que l'animal redescende et aille chercher sa friandise auprès d'un autre visiteur. A la sortie du site, il y a évidemment le passage obligé devant de nombreuses boutiques, mais les sollicitations sont polies et pas agressives.
Fin de matinée, retour chez Wayan, toujours à l'aide de l'excellente carte qu'il m'a préparée. Circuler sur ces petites routes est très agréable, peu ou pas de trafic, allure lente et plein de choses à voir. Comme ces serpents écrasés sur la route, tout gris et long parfois d'un mètre ou plus. Wayan me dit qu'ils viennent des rizières, mais qu'ils ne sont pas dangereux. Les paysans les protègent même, car ils mangent les petits rongeurs qui abîment les plantations.
A 13h00, nous sommes pile au rendez-vous. Wayan et Ayu vont nous préparer pour aller à la cérémonie, car nos habits occidentaux ne seront pas adaptés. Chacun de nous aura donc son sarong, avec la ceinture, et pour ma part, je porterai encore la coiffre balinaise, une espèce de bandana, mais vide sur le milieu du crâne. Nous arrivons au temple où tout se déroule. Le couple de mariés n'est pas encore là, mais la communauté du village est déjà bien présente. Les gens ne nous dévisagent pas, nous sommes accueillis par des sourires et des "Hello". A peine assis, on nous offre du thé et quelques gâteaux balinais. Nous constatons que les femmes se regroupent entre elles, avec les enfants, alors que les hommes partent à l'écart pour jouer aux cartes et boire du vin de palme. Un vin qu'on me fait goûter en me précisant que de l'écorce de noix de coco y a été ajouté afin de la faire fermenter et augmenter le taux d'alcool. Autant le dire, ce n'est pas vraiment fameux.
Les mariés se font attendre, mais vers les 15h00 les voilà qui arrivent. La future épouse est parée d'un magnifique sarong et surtout d'une coiffe faite de métal doré et de vraies fleurs. De plus, elle est super maquillée, yeux, lèvres, fond de teint, faux cils, évidemment c'est la reine du jour. Le marié, lui, porte un veste de velours, un pantalon en soie, le tout dans les tons bleus, avec la traditionnelle ceinture balinaise et un poignard sur le flanc. Les mariés déambulent dans la foule des villageois, un peu dans l'indifférence générale. Puis, les deux familles concernées se regroupent sous un couvert, pour des discussions et des recommandations, avant que les mariés ne signent un registre. Ils iront ensuite devant le temple, pour une cérémonie religieuse, ne regroupant que quelques participants. Puis, il y a aura encore la bénédiction des offrandes. Nous n'avons pas tout compris aux rites du mariage à Bali, mais il semblerait bien que la communauté du village de Taman se regroupait pour assister et être témoin de l'union et non pas pour la fêter. Ni musique, ni chants, juste de la présence. Nous aurons également mangé sur place, avec les doigts, goûtant aux plats préparés pour la circonstance.
Tout au long de l'après-midi, nous aurons eu droit à des sourires. La mariée elle-même viendra nous remercier d'être venus assister à son union et nous avons pu prendre quelques photos avec elle. En milieu d'après-midi, nous avons été rejoints par des Québécois qui ont réservé une chambre chez Wayan, dans des nouveaux bungalows construits plus loin dans son jardin. Des chambres flambantes neuves, également avec une magnifique douche extérieure.
Le soir à table, nous faisons connaissance avec Mike et Isabelle qui ont quitté la Belle Province pour 40 jours de voyage à Bali et peut-être ses environs. Belle journée bien remplie.
Troisième jour à Taman. Aujourd'hui, nous partons visiter en scooter les temples de Gunung Kawi et du Tirta Empul dans la région de Tampaksiring. Départ vers 09h30, direction Ubud. Cette fois-ci, plus besoin de carte, nous maîtrisons le trajet sans souci. Nous avons décidé, sur conseil de Wayan, de passer par Tekallalang pour couper ensuite sur Tampaksiring. Selon lui, la route est plus belle par là. A Ubud, nous passons devant le marché et pour une fois la direction est indiquée.
La route qui monte vers Tekallalang n'est qu'une succession de boutiques et de magasins, vendant surtout de l'artisanat local. A la sortie de Tekallalang, nous atteignons le village de Cekin. Et là, c'est le spectacle garanti. De magnifiques rizières en terrasse directement en face de la route, bien vertes. Nous faisons un stop évidemment et il est même possible de monter dans les terrasses contre une petite donation personnelle. Que ce soit vers la route ou au milieu des rizières, l'endroit est particulièrment photogénique. Nous y restons le temps de finir la balade, avant de repartir. Arrivés à Sebatu, c'est par là normalement que la route tourne pour Tampaksiring. Mais comme à chaque fois, aucun panneau n'indique le chemin à suivre. Il faut donc demander, mais on nous indique toujours la bonne direction avec le sourire.
A peine sur le chemin quittant Sebatu, voilà que nous apercevons un panneau indiquant le Gunung Kawi. Déjà ? Nous nous y rendons et nous visitons ce beau, mais modeste temple. Nous apprendrons plus tard qu'il ne s'agit pas du Gunung Kawi mentionné dans les guides, lequel se trouve bien dans la ville de Tampaksiring. Tampaksiring, où nous avons failli passer à côté du Gunung Kaw que nous voulions voir et qui est indiqué depuis une large avenue. Avant de nous y rendre, nous avons pris notre lunch au bord de la route, dans un petit Warung dont la nourriture était exposée en vitrine. Une assiette de riz, et on y rajoute ce que l'on veut selon la préparation du jour. Simple mais bon, deux assiettes pour 35'000 Rps.
Le "vrai" Gunung Kawi est splendide. Il est en bas d'une longue série d'escaliers, dans un petit vallon où coule une rivière. Sous un couvert, des femmes préparent des offrandes et nous montrent ce qu'elles sont en train de confectionner, acceptant aussi d'être prises en photo. Business is business, mais dommage que le site soit envahi par les vendeurs tout au long de l'entrée et sur une partie de la descente. Sans nous harceler vraiment, ils sont tout de même assez insistants.
Nous aurons ainsi vu les deux Gunung Kawi de la région !
A quelques minutes du Gunung Kawi se trouve le temple de Tirta Empul. Un splendide endroit, très fréquenté au milieu de l'après-midi. Outre les bâtiments du temple, on y trouve aussi des bains publics où les Balinais viennent se purifier dans un bassin qui déverse de l'eau d'une source sacrée découverte en 962. Là encore, le spectacle est au rendez-vous et nous pouvons prendre de splendides photos. Une seule touriste a osé se mettre à l'eau, les autres Occidentaux se contentant de prendre quelques photos. Je ne résiste pas à l'idée de me tremper dans cette eau limpide. Un vestiaire commun permet de se changer et il y a des casiers pour ranger ses affaires. Exclu de se baigner en maillot de bain, il faut garder au minimum le sarong. Et bien je rendrai le mien complètement mouillé à Wayan. L'eau est fraîche sans être froide. Le fond du bassin est rempli de cailloux et le rituel consiste à aller à l'une des fontaines qui déversent l'eau pour se mouiller le crâne. Je me lance donc et je me purifie de l'eau de la source sacrée. Les Balinais sourient en me voyant aller et ressortir de l'eau. Moquerie ? Respect ? Difficile de savoir. En tous les cas, pas de réaction hostile à ma présence dans les bassins.
Retour ensuite sur Taman, via Ubud. Là encore, pas de souci particulier, nous retrouvons notre chemin facilement. La conduite en scooter n'est pas si compliquée, surtout compte tenu du fait que le trafic est lent. D'ailleurs, la moyenne parcourue ne dépasse pas les 30-35 km/h, si on sort des grands axes, que ce soit en voiture ou en 2 roues. Le truc est de bien être attentif à ce qui est autour de soi, de rester bien à gauche de la chaussée et de rouler dans le trafic. Rester bien à gauche est une règle essentielle. Une voiture qui arrive en face et qui veut dépasser ne va pas se soucier de vous si vous êtes au milieu de votre propre voie. C'est à vous de vous pousser ! Et attention aux trous aussi, ils sont rares, car le bitume est bon, mais avec les petites roues des scooters, passer dans un trou à une certaine vitesse serait synonyme de chute et d'ennuis...
En arrivant à Taman, nous nous arrêtons au marché acheter quelques beignets pour toute la famille de Wayan et les occupants de son B&B. Nous faisons aussi le plein d'essence dans une des petites échoppes qui proposent de la benzine au litre, dans des bouteilles d'Absolute Vodka. Avant de regagner notre résidence pour nous remettre de la fatigue de la journée.
KLM donc. Un vol sans surprise, avion à l'heure, assez neuf pour avoir un large choix de films, un horaire agréable avec un transit de deux heures seulement à Amsterdam. Bien sûr, la qualité du service ne vaut pas Qatar, Etihad ou Emirates, mais comme dit plus haut, à 680 Euros le Genève-Amsterdam-Denpasar, on ne fait pas trop la fine bouche. Seul bémol, le triple 7 version 300 utilise chaque espace pour entasser ses passagers. Peu de place pour les jambes, siège étroit, heureusement la petite-pilule-miracle-qui-fait-dormir a fait son effet. Un stop d'une heure à Singapour pour remplir les réservoirs et laisser descendre une partie de l'avion et en deux heures supplémentaires nous posons à Denpasar. 20 heures de voyage, c'est loin Bali.
L'arrivée est simple, on va faire la queue pour payer le visa, 25 US $ ou 20 Euros. On reçoit une quittance à montrer à l'Immigration qui va apposer le sésame dans votre passeport. Récupération des bagages et nous voilà dehors en moins de 40 minutes. A la sortie, des dizaines de chauffeurs affichent des pancartes avec autant de noms de clients. Si vous êtes attendus, préparez-vous à de la lecture, il est très facile de ne pas repérer sa petite pancarte.
Pour notre part, notre chauffeur est là, nous l'identifions dans la foule. Direction Taman, un petit village pas très loin d'Ubud, "in the middle of nowhere" comme aime l'appeler Wayan chez qui nous logeons. Wayan et sa femme Ayu tiennent un petit B&B à l'écart des circuits touristiques, pour ceux qui veulent justement vivre Bali autrement. Un petit bugalow au fond du jardin, un lit douillet, une moustiquaire efficace, une incroyable douche en plein air et un splendide jardin tropical. Nous avions trouvé ce petit bijou via le site Airbnb.com et dès notre arrivée, nous savons déjà que nous ne nous sommes pas trompés d'endroit. L'accueil est chaleureux, le couple et leurs deux enfants sont aux petits soins. Nous faisons connaissance autour d'une tasse de thé, le courant passe, surtout que tous parlent un excellent anglais ce qui facilite la communication.
La première nuit est fraîche, le drap immaculé ne sera pas de trop. Le décalage bat son plein vers les 3 heures du matin, nous tenant réveillés et nous permettant d'entendre chiens, criquets, geckos et les habituels coqs, qui comme partout dans le monde chantent au milieu de la nuit. Au petit matin, la fatigue nous permet de regagner quelques heures de sommeil avant un succulent petit-déjeuner, omelette aux légumes et fruits frais au programme. Wayan nous décrit une balade à faire à pied dans les environs, une boucle d'environ une heure à travers la campagne. Un des chiens de la famille va nous servir de guide, si ce n'est pas plutôt le contraire, et nous voila partis au milieu des rizières juste derrière la maison. Pas un Blanc à l'horizon. Nous voyons plusieurs paysans travailler pieds nus dans l'eau et la boue et nous nous approchons pour voir ce dur labeur. Les sourires nous accueillent. La balade dure effectivement une heure, non seulement dans la nature, mais aussi le long d'une petite route entourée d'habitations. Le chien de Wayan semble apprécier faire peur aux poules, il joue à leur courir après.
De retour au B&B, nous décidons de partir pour Ubud. Wayan va donc nous louer un scooter et nous fournir une carte, dessinée à la main, pour trouver notre chemin. La carte en question est indispensable, ici aucun nom de rue, aucun panneau indicateur, par contre beaucoup de carrefours et de routes qui partent à droite ou à gauche. Trouver la route principale pour Ubud n'a pas été si compliqué. Mais ensuite, nous avons dû demander notre chemin deux ou trois fois pour rejoindre la ville. La circulation se fait lentement, mais il faut avouer qu'il vaut mieux être assez habile en deux roues pour se lancer sur les routes balinaises.
Nous atteignons Ubud qui est une ville qui s'étale sur une large distance. Nous laissons le scooter et les casques près d'un supermarché K pour partir à pied le long de Monkey Forest Road. Nous n'allons volontairement pas à la Monkey Forest, car Wayan va nous emmener faire un tour en vélo et nous passerons justement dans une forêt peuplée de singes, mais sans touriste du côté de Sangeh. Ubud, une succession de boutiques, d'hôtels de classe supérieure avec spa, de restaurants, mais aussi des dizaines d'hommes qui vous sollicitent pour un transport en taxi. La haute saison semble être terminée, les touristes ne semblent plus être si nombreux et le travail manque visiblement pour les chauffeurs. A part cela, il est agréable de se promener dans les rues. Nous achetons une carte SIM indonésienne destinée à nos appels locaux. Petit repas dans un restaurant sur Monkey Forest Road, certifié Tripadvisor, puis ce sera le retour vers Taman et notre petit bijou.
Là encore, aucun panneau pour se repérer. Il va falloir se souvenir du trajet aller et demander son chemin à quelques reprises. A l'arrivée vers Taman, il y a de grandes rizières, bien vertes, au milieu desquelles des enfants font voler des cerfs-volants. Nous partons les voir à travers les petits chemins entre les champs. Un beau spectacle dans un splendide paysage. A notre retour, je me décide pour un massage qui sera effectué par une femme du village, venue pour l'occasion. Une heure de relaxation et de plaisir après les 20 heures d'avion d'hier.
Première journée à Bali et nous prenons nos marques. Pour la conduite du 2 roues, pour la nourriture, les gens, l'ambiance. Ca démarre bien !
La seconde nuit n'est pas aussi fraîche que la première et notre sommeil commence à se réguler. Au milieu de la nuit, c'est une belle averse tropicale qui va tout de même nous réveiller, avant de nous bercer. Le matin, la faune s'éveille, toujours les coqs, que la pluie avait rendus silencieux, et les chiens bien sûr. Pour notre petit-déjeuner, Ayu part au fond de son jardin tropical chercher quelques bananes directement sur l'arbre. Elle nous propose un "green pancake", en nous expliquant qu'il s'agit d'une pâte à crêpe mixée avec les feuilles d'une plante locale. Il faut goûter, alors allons-y. Sur l'assiette, le pancake est bien vert et agrémenté de bananes, et il faut encore le parsemer de sucre de palme tiède. Un délice !
Aujourd'hui, Wayan et Ayu sont invités à la cérémonie de mariage d'un cousin. Et ils nous convient à participer à la fête. Wayan va même nous fournir des habits traditionnels balinais, un sarong et une coiffe spéciale afin de respecter les coutumes. Nous devons être au B&B à 13h00 pour nous préparer. Ce qui nous laisse le temps de partir visiter les environs, toujours en scooter. Wayan nous dit qu'il y a un petit lac où ses enfants aiment aller nager, pas très loin, et que dans cette région il y a encore la Monkey Forest de Sangeh. Il nous dessine une nouvelle fois une carte afin que nous ne nous perdions pas sur les petites routes des environs. En peu de temps, nous arrivons vers ce petit lac, au pied d'un temple. L'endroit est assez photogénique. Nous poussons ensuite vers la Monkey Forest de Sangeh. La différence avec Ubud est que l'endroit est géré par une communauté villageoise, à qui profitent les bénéfices tout en fournissant des emplois. Un guide accompagne les visiteurs, mais surtout pour s'assurer que les singes ne soient pas trop dérangeants. Le site est vraiment beau avec une allée splendide et des arbres d'une belle hauteur. Les singes sont là, mais n'ont aucune agressivité. Contrairement à ce qu'on lit au sujet de la Monkey Forest d'Ubud, ici ils ne tentent pas de piquer tout ce qu'ils peuvent. Par contre, sans même prévenir, les voilà sur votre dos, sur votre crâne ou sur vos épaules. Le guide, et lui seul dans un premier temps, peut alors leur donner un biscuit, le temps de faire une photo. Il suffit ensuite de s'accroupir pour que l'animal redescende et aille chercher sa friandise auprès d'un autre visiteur. A la sortie du site, il y a évidemment le passage obligé devant de nombreuses boutiques, mais les sollicitations sont polies et pas agressives.
Fin de matinée, retour chez Wayan, toujours à l'aide de l'excellente carte qu'il m'a préparée. Circuler sur ces petites routes est très agréable, peu ou pas de trafic, allure lente et plein de choses à voir. Comme ces serpents écrasés sur la route, tout gris et long parfois d'un mètre ou plus. Wayan me dit qu'ils viennent des rizières, mais qu'ils ne sont pas dangereux. Les paysans les protègent même, car ils mangent les petits rongeurs qui abîment les plantations.
A 13h00, nous sommes pile au rendez-vous. Wayan et Ayu vont nous préparer pour aller à la cérémonie, car nos habits occidentaux ne seront pas adaptés. Chacun de nous aura donc son sarong, avec la ceinture, et pour ma part, je porterai encore la coiffre balinaise, une espèce de bandana, mais vide sur le milieu du crâne. Nous arrivons au temple où tout se déroule. Le couple de mariés n'est pas encore là, mais la communauté du village est déjà bien présente. Les gens ne nous dévisagent pas, nous sommes accueillis par des sourires et des "Hello". A peine assis, on nous offre du thé et quelques gâteaux balinais. Nous constatons que les femmes se regroupent entre elles, avec les enfants, alors que les hommes partent à l'écart pour jouer aux cartes et boire du vin de palme. Un vin qu'on me fait goûter en me précisant que de l'écorce de noix de coco y a été ajouté afin de la faire fermenter et augmenter le taux d'alcool. Autant le dire, ce n'est pas vraiment fameux.
Les mariés se font attendre, mais vers les 15h00 les voilà qui arrivent. La future épouse est parée d'un magnifique sarong et surtout d'une coiffe faite de métal doré et de vraies fleurs. De plus, elle est super maquillée, yeux, lèvres, fond de teint, faux cils, évidemment c'est la reine du jour. Le marié, lui, porte un veste de velours, un pantalon en soie, le tout dans les tons bleus, avec la traditionnelle ceinture balinaise et un poignard sur le flanc. Les mariés déambulent dans la foule des villageois, un peu dans l'indifférence générale. Puis, les deux familles concernées se regroupent sous un couvert, pour des discussions et des recommandations, avant que les mariés ne signent un registre. Ils iront ensuite devant le temple, pour une cérémonie religieuse, ne regroupant que quelques participants. Puis, il y a aura encore la bénédiction des offrandes. Nous n'avons pas tout compris aux rites du mariage à Bali, mais il semblerait bien que la communauté du village de Taman se regroupait pour assister et être témoin de l'union et non pas pour la fêter. Ni musique, ni chants, juste de la présence. Nous aurons également mangé sur place, avec les doigts, goûtant aux plats préparés pour la circonstance.
Tout au long de l'après-midi, nous aurons eu droit à des sourires. La mariée elle-même viendra nous remercier d'être venus assister à son union et nous avons pu prendre quelques photos avec elle. En milieu d'après-midi, nous avons été rejoints par des Québécois qui ont réservé une chambre chez Wayan, dans des nouveaux bungalows construits plus loin dans son jardin. Des chambres flambantes neuves, également avec une magnifique douche extérieure.
Le soir à table, nous faisons connaissance avec Mike et Isabelle qui ont quitté la Belle Province pour 40 jours de voyage à Bali et peut-être ses environs. Belle journée bien remplie.
Troisième jour à Taman. Aujourd'hui, nous partons visiter en scooter les temples de Gunung Kawi et du Tirta Empul dans la région de Tampaksiring. Départ vers 09h30, direction Ubud. Cette fois-ci, plus besoin de carte, nous maîtrisons le trajet sans souci. Nous avons décidé, sur conseil de Wayan, de passer par Tekallalang pour couper ensuite sur Tampaksiring. Selon lui, la route est plus belle par là. A Ubud, nous passons devant le marché et pour une fois la direction est indiquée.
La route qui monte vers Tekallalang n'est qu'une succession de boutiques et de magasins, vendant surtout de l'artisanat local. A la sortie de Tekallalang, nous atteignons le village de Cekin. Et là, c'est le spectacle garanti. De magnifiques rizières en terrasse directement en face de la route, bien vertes. Nous faisons un stop évidemment et il est même possible de monter dans les terrasses contre une petite donation personnelle. Que ce soit vers la route ou au milieu des rizières, l'endroit est particulièrment photogénique. Nous y restons le temps de finir la balade, avant de repartir. Arrivés à Sebatu, c'est par là normalement que la route tourne pour Tampaksiring. Mais comme à chaque fois, aucun panneau n'indique le chemin à suivre. Il faut donc demander, mais on nous indique toujours la bonne direction avec le sourire.
A peine sur le chemin quittant Sebatu, voilà que nous apercevons un panneau indiquant le Gunung Kawi. Déjà ? Nous nous y rendons et nous visitons ce beau, mais modeste temple. Nous apprendrons plus tard qu'il ne s'agit pas du Gunung Kawi mentionné dans les guides, lequel se trouve bien dans la ville de Tampaksiring. Tampaksiring, où nous avons failli passer à côté du Gunung Kaw que nous voulions voir et qui est indiqué depuis une large avenue. Avant de nous y rendre, nous avons pris notre lunch au bord de la route, dans un petit Warung dont la nourriture était exposée en vitrine. Une assiette de riz, et on y rajoute ce que l'on veut selon la préparation du jour. Simple mais bon, deux assiettes pour 35'000 Rps.
Le "vrai" Gunung Kawi est splendide. Il est en bas d'une longue série d'escaliers, dans un petit vallon où coule une rivière. Sous un couvert, des femmes préparent des offrandes et nous montrent ce qu'elles sont en train de confectionner, acceptant aussi d'être prises en photo. Business is business, mais dommage que le site soit envahi par les vendeurs tout au long de l'entrée et sur une partie de la descente. Sans nous harceler vraiment, ils sont tout de même assez insistants.
Nous aurons ainsi vu les deux Gunung Kawi de la région !
A quelques minutes du Gunung Kawi se trouve le temple de Tirta Empul. Un splendide endroit, très fréquenté au milieu de l'après-midi. Outre les bâtiments du temple, on y trouve aussi des bains publics où les Balinais viennent se purifier dans un bassin qui déverse de l'eau d'une source sacrée découverte en 962. Là encore, le spectacle est au rendez-vous et nous pouvons prendre de splendides photos. Une seule touriste a osé se mettre à l'eau, les autres Occidentaux se contentant de prendre quelques photos. Je ne résiste pas à l'idée de me tremper dans cette eau limpide. Un vestiaire commun permet de se changer et il y a des casiers pour ranger ses affaires. Exclu de se baigner en maillot de bain, il faut garder au minimum le sarong. Et bien je rendrai le mien complètement mouillé à Wayan. L'eau est fraîche sans être froide. Le fond du bassin est rempli de cailloux et le rituel consiste à aller à l'une des fontaines qui déversent l'eau pour se mouiller le crâne. Je me lance donc et je me purifie de l'eau de la source sacrée. Les Balinais sourient en me voyant aller et ressortir de l'eau. Moquerie ? Respect ? Difficile de savoir. En tous les cas, pas de réaction hostile à ma présence dans les bassins.
Retour ensuite sur Taman, via Ubud. Là encore, pas de souci particulier, nous retrouvons notre chemin facilement. La conduite en scooter n'est pas si compliquée, surtout compte tenu du fait que le trafic est lent. D'ailleurs, la moyenne parcourue ne dépasse pas les 30-35 km/h, si on sort des grands axes, que ce soit en voiture ou en 2 roues. Le truc est de bien être attentif à ce qui est autour de soi, de rester bien à gauche de la chaussée et de rouler dans le trafic. Rester bien à gauche est une règle essentielle. Une voiture qui arrive en face et qui veut dépasser ne va pas se soucier de vous si vous êtes au milieu de votre propre voie. C'est à vous de vous pousser ! Et attention aux trous aussi, ils sont rares, car le bitume est bon, mais avec les petites roues des scooters, passer dans un trou à une certaine vitesse serait synonyme de chute et d'ennuis...
En arrivant à Taman, nous nous arrêtons au marché acheter quelques beignets pour toute la famille de Wayan et les occupants de son B&B. Nous faisons aussi le plein d'essence dans une des petites échoppes qui proposent de la benzine au litre, dans des bouteilles d'Absolute Vodka. Avant de regagner notre résidence pour nous remettre de la fatigue de la journée.
Circuit de 3 semaines avec enfants en Afrique du Sud, Botswana et Zimbabwe English translation pending
Bonjour,
Je sais combien il est précieux de trouver des renseignements sur ce forum, et pour l’instant je n'ai encore jamais écrit de carnet de voyage, alors c’est décidé, cette fois on s’y met et j’espère que soit ça vous donnera envie, soit ça vous aidera si votre projet est en cours de réalisation.
Nous sommes une famille avec 2 enfants de 9 ans ½ et 13 ans, et après un premier voyage de 3 semaines en 2010 en Namibie et en Afrique du Sud (Cape Town) nous avons enfin réussi à réaliser notre rêve d’un second voyage dans cette région du monde. On entend souvent dire que l’Afrique est un continent qui attire irrésistiblement, je pense que c’est particulièrement vrai pour nous car depuis notre premier voyage nous ne pensions qu’à repartir.
Cette année, après quelques hésitations dues à la situation au Zimbabwe et au coût d’un tel voyage (malgré une relative maitrise du budget), nous avons opté pour un circuit partant de Johannesburg pour traverser le Botswana en 4 jours, puis de passer la frontière pour les chutes Victoria, redescendre au sud du Zimbabwe par une halte de 4 jours au parc de Hwange, 2 jours au parc de Matobo Hills, et retour en Afrique du Sud pour 4 jours au Parc Kruger.
C’est ainsi que fin février de cette année, nous avons réservé 4 billets d’avion chez Etihad Airways (3eme fois qu’on voyage avec eux !), départ Genève (c’est cool d’avoir de la famille pas loin pour nous trainer à l’aéroport et garder notre voiture !).
Notre voyage a donc commencé le 25 juillet 2013 depuis l’aéroport de Genève.
Vendredi 26 juillet 2013 :
Après environ 15 heures de vol et une escale à Abu Dhabi nous voici à Jo’Burg. Il est 4h25 quand nous atterrissons, nous avons près de 3h30 heures d’attente, le loueur étant censé n’arriver qu’à 8h. Après un petit déj et 4h d’attente dans le hall puis chez un partenaire du loueur, le chauffeur de Kea Campers vient nous chercher.
Après 2h de palabre chez Kea, on nous présente notre 4x4. Ça commence bien, il manque la table, les 4 chaises et le réchaud. Pour le loueur, ça ne pose aucun problème : nous n’avons qu’à tout acheter, ils nous rembourseront au retour … Ouais, sauf qu’on ne sait absolument pas où trouver du matériel, sans compter qu’on avait prévu de rouler dès aujourd’hui et que tout ça c’est beaucoup de temps perdu. Finalement après quelques courses et l’achat du matériel manquant (on a demandé au loueur de nous guider vers le marchand de matériel le plus proche) nous nous mettons en route vers 13h00. Pour atteindre la frontière du Botswana dès ce soir c’est pas gagné … Comme pressenti, la nuit arrive vite, nous nous arrêtons donc dans un« bushlodge », le Marnitz Bush Lodge à 35km de la frontière. On mange au resto ce soir là, du coup on ne paye que le repas, pas le camping, sympa le patron. La soirée se passe devant un match du Super 14 avec quelques supporters très « Boers », nous mangeons des burgers (énormes !) et des frites, le tout fait maison.
1ere nuit sous tente, après tout ça on se glisse dans nos duvets avec 2 énormes couvertures que nous a fourni le loueur. On découvre un problème de fermeture éclair sur une des tentes, malgré un dépliage pour les vérifier chez Kea. Tant pis, on fera avec même si Nathalie a très peur des petites bêtes !
Samedi 27 juillet :
Ce matin là, ça caille grave ! Nous mettons les pulls, les polaires et les bonnets pour le petit déj, mais on a pas eu froid pour dormir, les enfants non plus.
Après avoir tout plié (2h en tout le premier jour), nous prenons la route pour la frontière. Le 4x4 fait des siennes, il semble ne plus accélérer, comme si le turbo ne marchait plus. Après un ou 2 redémarrages, ça fonctionne de nouveau, on décide d’aller plus loin et de voir dans la journée si tout va bien. Le passage de frontière est assez rapide, nous payons 150 Pulas pour la taxe carbone, par carte sur conseil de notre loueur vu que nous n’avons pas encore retiré d’argent au Botswana.
A 100km de Francistown on se fait arrêter par un policier qui me signale que j’étais en excès de vitesse (103 km/h pour 80) … Pas de problème pour payer, sauf que nous n’avons pas d’argent du Botswana … Que des Euros, des $US ou des Rands. Je l’explique au policier qui me dis que dans ce cas la seule solution c’est d’immobiliser la voiture, d’aller à Francistown par bus retirer de l’argent et de revenir payer pour récupérer la voiture. Là on commence à paniquer, puis finalement après environ 2 minutes (pour nous faire peur sûrement) il nous laisse repartir et ferme les yeux. Ouf...
Initialement on avait prévu d’aller à Gweta pour nos 2 premiers jours dans des parcs, mais vu l’heure et un peu de ras le bol de la route, on s’arrête 100 km plus tôt à Nata. Nos Game Drive se feront ici, nous sommes au Nata Lodge, et grand soir, c’est notre premier braai !!
Au fait, la voiture semble aller bien, donc on continue avec.
Dimanche 28 juillet :
Aujourd’hui c’est journée tranquille, Aubin teste la piscine du lodge, et nous on se relaxe au soleil.
L’après midi on choisit de faire un game drive au Nata Bird sanctuary avec le lodge jusqu’au coucher de soleil. La balade dure 3h, les paysages et le coucher de soleil sont magnifiques, nous voyons beaucoup d’oiseaux, des hippopotames, des impalas et… des vaches (du biltong comme dit notre guide !). Le pan à côté de Nata est appelé « l’océan du Botswana » par notre guide car après les inondations de l’été, celui-ci n’est toujours pas asséch�� cette année et forme une immense étendue d’eau d’environ 1m de profondeur.
Lundi 29 juillet :
Ce matin on se lève à 5h30, merci les voisins pour ce réveil en fanfare !
Nous prenons la route pour Kasane et les rives de la Chobe river. Sur la route nous apercevons des éléphants, des girafes et pas mal d’antilopes. Nous n’avions pas de réservation, et plus de places au Chobe Safari lodge, ni dans les autres camps les plus proches de Kasane. Tant bien que mal on finit par atterrir au Kwalape lodge, plus près du poste frontière de Kazungula mais tant pis, Kasane n’est quand même pas loin.
Dans le camp, ça commence bien, un serpent passe juste devant les jambes de Aubin, Nathalie met bien 5 minutes à s’en remettre, et on fini pas passer où on voulait.
Cet après midi on décide de faire un boat cruise sur la Chobe river. Pendant 3 heures, les paysages magnifiques de cette région défilent sous nos yeux au fil de l’eau, et nous voyons des éléphants, des buffles, des hippopotames, des cobs, des Impalas, des crocodiles, des girafes et des oiseaux en tout genres. Le coucher de soleil avec les pêcheurs locaux en toile de fond complètent la carte postale.
Ce soir c’est feu de camp et braai.
Mardi 30 juillet :
Levé à 6h, la nuit a été bonne, presque trop chaud. Après un bon petit déj et le pliage des tentes (environ 1h40, on s’améliore) on est près vers 7h45, direction l’entrée du parc de Chobe.
Va-t-on enfin voir des lions (une seule lionne prête à mettre bas vue au parc d’Etosha en 2010) ? Dès l’entrée on croise un groupe d’éléphants. On se dirige vers les berges de la rivière qu’on va essayer de longer un moment. On peut voir d’autres éléphants, des Impalas en nombre, des hippopotames …
Aubin voulait faire du « vrai » 4x4, il n’est pas déçu, ça ne rigole pas à Chobe, les pistes sont souvent en sable très meuble et on ne pensait même pas qu’on pouvait rouler là dedans. L’apprentissage se fait finalement assez vite, mais ce n’est qu’en petite vitesse avec le différentiel bloqué qu’on peut avancer. On voit nos premiers zèbres, et puis ça n’arrête plus.
On fait une pause café au picnic site de Serondela. On avait pas l’habitude de ça par rapport à Etosha, ici tout est ouvert, des singes vervet sont juste à côté, on se méfie pour nos affaires. A midi on s’arrête au campsite de Ihaha, la piste d’accès est très sableuse, et c’est vraiment sauvage. Le picnic se fait au bord de la rivière en compagnie des impalas, nous avons une vue superbe sur les hippopotames et les crocos.
Dans l’après midi, on manque de s’ensabler en prenant une boucle en direction de la sortie de Ngoma bridge. Les traces dans le sable sont si profondes que la garde au sol de notre 4x4 est presque trop juste. Pas question de faire un demi-tour, on est comme dans des rails alors on fait marche arrière sur environ 500m.
Plus loin, alors qu’on était presque à la sortie vers Ngoma bridge, un groupe d’éléphants nous oblige à nous arrêter alors que là aussi j’étais bien lancé. Au moment de redémarrer on a encore manqué s’ensabler. Alors qu’une femelle du groupe d’éléphant commençait à nous regarder de travers, on a réussi à reprendre de la vitesse.
Super journée, feu de camp et braai ce soir.
Mercredi 31 juillet :
Ce matin, levé à 5h45, petit déj, pliage de tente puis direction le Kazungula border post pour le Zimbabwe. On pensait se tenir au courant de la situation là bas étant donné qu’aujourd’hui c’est jour d’élection mais pour avoir un peu posé la question à des pompistes ou autres, personne ne semble inquiet, on verra bien sur place …A la frontière, coté Botswana, en 5 minutes c’est plié, mais côté Zim c’est un peu plus le bazar, d’autant que les tours opérateurs qui vont aux chutes pour la journée commence à déverser leur clients. Finalement on obtient notre visa (30US$ par personne, soit 120US$), puis on « importe » la voiture en payant 55US$ pour la taxes carbone et les 50US$ pour l’assurance que nous fait payer un type qui n’a pas l’air de travailler pour la douane. Total 225US$ pour passer la frontière, ça ne doit pas vraiment favoriser le tourisme …
Nous voilà finalement en route pour Victoria Falls. La journée sera tranquille, on s’installe au Victoria Falls restcamp, on avait réservé par email. La différence de niveau de vie se fait sentir, il y a des vendeurs à la sauvette de partout, on part faire des courses au supermarché dela ville, un gars nous demande un dollar parce qu’il m’a enlevé mon chariot pour le ranger. Ce n’est pas toujours facile, mais vu le niveau de vie moyen des habitants du Zimbabwe, on accepte plus facilement ces contraintes.
L’après midi on va faire la visite du Crocodile Ranch où ils élèvent des crocos pour le cuir. On tombe sur un guide très amical avec une culture générale vraiment importante. Le seul truc c’est que pour les crocos ça fait un peu mal au cœur, ils leur coupent les dents pour ne pas qu’ils se battent entre eux (ça abime le cuir), et dans les derniers temps, les bêtes baignent dans une solution bleue chimique antibactérienne (pour la même raison)… ça ne donne pas envie d’acheter des articles en cuir de crocodile.
Retour au camp, feu de camp, braai.
Jeudi 1er août :
Ce matin pas de réveil, on se lève tranquille, on déjeune, on se prépare et on prend à pied la direction du parc des chutes. En tout l’entrée nous coûte 105US$ (30$ pour les adultes).
On entame notre balade au bord des différentes cataractes par la Devil’s Cataract, c’est beau, impressionnant, et très humide ! Il est amusant de comparer la luxuriance de la végétation au bord des chutes par rapport à la sécheresse autour de Vic Falls, particulièrement début août. Après avoir atteint la limite du parc et vu le pont du Zambèze, vers midi on se pose pour manger un sandwich, puis on sort du parc.
Dès la sortie, on va trouver le douanier au poste frontière pour demander à se balader sur le pont, pas de soucis, du moment qu’on a nos passeport. On franchi même la « frontière » du moins sur le pont, on est en Zambie. La vue est superbe et le spectacle des sauteurs à l’élastique amusant.
On rentre en ville faire du shopping, retirer de l’argent (pas de problèmes pour des $US) et se relaxer au camp, ce soir c’est soirée braai.
Vendredi 2 août :
La nuit a été bruyante, on est pas loin de la gare et on a entendu les trains s’arrêter, klaxonner, repartir … Petit déj, on pli tout et on part direction Hwange et le parc.
On fait nos courses à Hwange pour rentrer dans la parc, étant donné qu’on va rester 4 jours, on prévoit des réserves. Le supermarché nous fait meilleure impression qu’à Vic Falls, plus grand, plus de choix, et moins cher il nous semble.
Juste à la sortie de Hwange, on trouve la direction du parc qui mène à notre premier camp, Sinamatella. L’entrée du parc nous coûte 85$ pour 4 est c’est valable 7 jours. Nous avons réservé 2 nuits à Sinamatella et 2 nuits à Main Camp, il a fallu faire un virement international de 240$ à Zimpark.org, je ne sais même pas si ils ont eu l’argent car par la suite il y a eu beaucoup d’échanges de mails pour savoir si c’était bien arrivé … Arrivé au camp on présente la facture qu’ils m’avaient envoyé par mail, la dame nous demande si on a payé, je lui présente la preuve du virement, pas de soucis on peut rentrer et s’installer.
On a bien fait de faire beaucoup d’emplettes avant de venir, ici pas de boutique ni de restaurant, ni de station d’essence.
Le camp est sur un promontoire qui surplombe une plaine de savane et la rivière Sinamatella. Pas mal de point d’eau sont encore présent en cette saison. Comme disent les enfants, on se croirait dans le « Roi Lion ». On s’installe en bordure du camp, face à la plaine. Le gardien du camp vient nous rendre visite et nous demander si nous avons besoin de bois pour le braai. Il nous préparera ça pour ce soir et demain soir. On se pose un moment pour faire un café puis on discute un peu avec lui, il s’appelle Godfrey, il accepte volontiers une tasse de café. Il nous parle un peu de la saison touristique et nous dit qu’ils ont eu pas mal d’inondations aussi en janvier-février. Il nous apprend qu’un couple de léopard et un éléphant viennent souvent dans le camp la nuit, mais pas de risque tant qu’on est dans la tente.
Avant midi on est reparti vers le Mandavu Dam et son site de picnic où on à l’intention de s’arrêter manger. Le site est superbe et très bien aménagé. On est accueilli par des damans, et dans le lac ou au bord, on voitbeaucoup d’hippopotames, de crocodiles, d’éléphants, de zèbres, de buffles et d’impalas. Il est possible de dormir au picnic site, il y a tout ce qu’il faut, mais je pense qu’il faut réserver à l’avance auprès du parc.
Au parc de Hwange, bien qu’en très grand nombre, les éléphants semblent très craintifs, un jeune mâle avec des défenses quand même, s’est mis à barrir très fort en nous voyant arriver, d’autant que son chemin était coupé par des arbres, on a vite accéléré pour ne pas le mettre en colère.
De retour au camp, Godfrey nous avait préparé notre bois. On s’installe devant la plaine avec les jumelles jusqu’à la tombée de la nuit pour observer la nature. La soirée est magnifique avec un beau feu de camp, et un ciel étoilé exceptionnel.
La nuit est moins calme, il y a du vent, les tentes étaient mal fixées, du coup on se relève pour fixer la toile du dessus et éviter qu’elle ne claque au vent. Quelques temps après on entend l’éléphant habitué du camp venir fouiller les arbres et les herbes autour de nous, Nathalie morte de trouille me dit « Jai peur », je me rendors vite, mais pas elle jusqu’à ce qu’il parte.
Samedi 3 août :
Ce matin on se lève à 6h15, pas très tôt pour voir des fauves … Les enfants trouvent des traces de léopard à côté de la voiture, Godfrey nous confirmera ça autour d’une tasse de café du matin. On prend le petit déj au lever du soleil sur la plaine, puis après avoir tout plié, direction Robin’s Camp et ses environs. Le picnic de midi se fait dans ce camp qu’on trouve moins beau que Sinamatella.
Après la journée sur les pistes, et beaucoup d’endroits superbes nous voilà de nouveau au camp de Sinamatella, aujourd’hui on a bien du faire 200km ou plus dans le parc. Le soir aux jumelles on observe un immense troupeau de buffles près de la rivière, c’est exceptionnel.
J’ai invité Godfrey à boire un verre avec nous avant la fin de son service à 18h, il accepte volontiers, il nous parle un peu de leur conditions de vie au Zimbabwe. Pour les familles moyennes, plus moyen d’envoyer ses enfants à l’école, et très difficile et coûteux d’accéder aux soins de santé les plus élémentaires. Je lui achète quelques bracelets en poils d’éléphants et je lui laisse un bon pourboire pour le bois. Un camp comme Sinamatella qui pourtant nous parait très peu fréquenté (peut-être 5 à 6 groupes de touristes camping et chalets réunis quand on y était) emploi 120 personnes.
Après manger on se détend tous un peu autour du feu de camp, on entend soudain le bruit d’une hyène à peine à quelques mètres, puis d’une autre de l’autre côté, j’ai beau éclairer, pas moyen de les voir, elles doivent être aussi timides que les léopards …
Dimanche 4 août :
Nous plions tout et prenons le petit déj, un dernier café en compagnie de Godfrey (ça coûte cher pour eux, ils en boivent très peu), puis on prend la direction de Main camp par la route principale du parc. Elle n’a par endroits de « Tar-Road » que le nom, car on se dit qu’une piste est dans la majorité des cas en meilleur état ! On fait une pause café au Masuma Dam en compagnie des hippopotames. Plus loin en direction du camp, on choisit de faire une boucle par une piste sur environ 50km. Le picnic a lieu dans un endroit aménagé avec des tables, mais rien de clôturé, et la végétation peut cacher n’importe quel animal.
Sur la route nous voyons des éléphants prendre leur bain de boue et de poussière, et des troupeaux de gnous. Un troupeau de buffles à d’ailleurs failli nous faire faire demi tour tellement ils étaient nombreux au milieu de la route.

En fin d’après midi, après s’être enregistrés au camp, on décide de refaire un petit tour jusqu’à la tombée du jour, on voit des girafes, des koudous, des zèbres, des éléphants, mais toujours pas de lion ou de félins…
Le gardien du camp nous propose du bois pour le braii, je lui donne un pourboire. Le camp a une boutique et un resto, mais vu qu’on a tout prévu, ce soir c’est encore soirée braai. On prend quand même un verre au bar du camp. Surprise, il y a du wifi, j’essaye de téléphoner, mais vu le débit, pas moyen d’y arriver. C’est quand même suffisant pour envoyer quelques emails.
Demain c’est décidé on se lève plus tôt pour tenter de voir des lions ou des félins.
Lundi 5 août :
Levé à 5h45, tout est prêt pour 7h15, pas si mal mais il faut qu’on décolle encore plus tôt la prochaine fois. Au petit matin on a été réveillé par les hyènes, les lions et les éléphants qu’on entendait au loin.
Nous partons en direction du sud pour les Kennedy picnic sites 1 et 2 la route est superbe entre forêt de mopane, d’acacias parasol et savane. On fait un arrêt au Kennedy n°1, le site est superbe, ici aussi il y a la possibilité de rester pour la nuit.

Jusqu’au Ngweshla picnic site les paysages sont magnifiques, même si on ne voit pas de félins, la faune est abondante. On décide de faire la boucle complète et de remonter par les sites Mangas 1 2 et 3 et Nyamandhlovu dam. Erreur, à part faire du 4x4 sur une piste parfois défoncée, on parcourt environ 70km sans beaucoup d’intérêt à nos yeux. Retour à Main camp.
Nous repartons pour un petit drive jusqu’à la plateforme d’observation de Guvalala, sur la route principale un 4x4 de game drive du camp est arrêté. On s’arrête et là surprise, il y a 2 guépards tous tranquilles. Super contents, on fait beaucoup de photos. Espérons qu’ils débloquent le compteur des félins avant d’arriver au parc Kruger…
Mardi 6 août :
Ce matin nous quittons Hwange pour aller au sud en direction de Bulawayo et du parc de Matobo. Ces 4 jours ont été superbes, nous avons tous une préférence pour le nord et Sinamatella, pour son côté sauvage et proche de la nature (il y a aussi l’accueil de Godfrey Khanye).
Nous n’avons pas de réservation, mais aucuns soucis pour occuper un chalet pour 4 au Maleme restcamp, la salle de bain est commune, mais ça va très bien. Comme dans tous les camps visités, le confort est spartiate mais c’est propre et on a ce qu’il faut. L’entrée du parc nous coûte 53$ pour tous les 4 (15$ par adultes) valable 7 jours, et le chalet 75$ la nuit.
L’après midi on va directement voir le view of the world avec la tombe de Cecil Rhodes. Je comprends pourquoi il a voulu être enterré là, c’est tout simplement magnifique. L’entrée à ce site est payante, ça nous coûte 10$ par adultes.
Ensuite nous allons voir la White Rhino cave avec ses peintures rupestres et au retour nous prenons la route de la vallée qui va jusqu’au Mitsheleli dam. On avait pas vu, mais là c’était écrit « 4x4only », et quand c’est marqué, c’est que c’est du lourd ! On a pratiquement pas roulé en grande vitesse, pas mal de franchissement et de blocs rocheux. En fin de compte le problème ce n’est pas la peur de ne pas passer, mais plutôt la peur d’exploser un pneu ! Le dam et le site sont superbes, il est possible de dormir ici sous réserve de prévenir à l’avance. Au retour, on passe par un village en lisière du parc, les cases traditionnelles peintes sont très belles et les enfants nous font tous des signes.
Retour au camp pour la soirée et le braai.
Mercredi 7 août :
Ce matin on va jusqu’au game park, mais avant on s’arrête à la Nswatugi cave. Il y a des peintures rupestres magnifiques, avec des rhinos, des girafes, des antilopes…

Nous parcourons les pistes du game park en long en large et en travers pendant plusieurs heures, mais pas moyen d’apercevoir de rhinos. Il y en a pourtant beaucoup, on ne doit pas avoir beaucoup de chance.
Cette nuit c’est la dernière au Zimbabwe, demain retour en Afrique du Sud.
Jeudi 8 août :
Aujourd’hui c’est levé à 5h30, puis nous partons en direction de Beitbridge. On choisit de prendre une piste pour rejoindre Gwanda par le sud en passant par Antelope. La 1ere partie est correcte, mais la 2eme est fatigante, c’est de la tôle ondulée tout le long. Les nombreux camions qui doivent passer à cause des mines du coin ne doivent pas l’arranger.
Arrivés à la frontière, on passe le poste du Zimbabwe, et là on se fait racketter de 100 rands par un type dont je ne sais même pas si il faisait partie de la douane du Zimbabwe. On traverse le pont sur la rivière Limpopo, et là c’est la cohue à la frontière. Des tas de bus de Zimbabwéens emmènent leurs clients pour faire des courses en Afrique du Sud … Résultat, on fait la queue pendant 3 heures à l’immigration, en plein soleil.
Nous reprenons finalement la route en direction du parc Kruger. Ce soir nous nous arrêtons à Thohoyandou où on trouve un camp qui a des chalets disponibles pour 390 rands.
Journée m…dique, le braai du soir nous permet de nous relaxer !
Vendredi 9 août :
La journée commence mal, notre 4x4 a un pneu à plat, la route menant au camp était en chantier, ça doit être ici qu’on a crevé. Après avoir installé le jack et changé la roue, plus moyen de faire redescendre la voiture. 2 voisins nous conseillent de faire avancer la voiture qui finira par retomber sur ses 4 roues. C’est ce qu’on fait, finalement on abime rien et en plus le jack revient dans sa position de départ. Plus tard après avoir changé la roue, on trouve un tout petit garage avec un gars super serviable qui nous répare notre pneu pour 50 rands.
Vers 9h nous voici à l’entrée de Punda Maria au parc Kruger. Nous avons les réservations pour tous les camps et on a déjà acheté une wildcard, plus rentable pour nous étant donné qu’on reste 4 jours. C’est reparti pour un nouveau parc national, cette fois on espère bien voir un peu plus de fauves ou de carnivores !
Nous sommes accueillis par un groupe de vautour en train de terminer la carcasse d’une antilope près de l’entrée, puis nous passons la journée à circuler sur les pistes en direction du camp de Shingwedzi. Pour cette journée, pas de fauves, mais des nyalas, des koudous, des zèbres, des impalas, des girafes, des éléphants qui nous ont parus moins sauvages qu’à Hwange, et un immense troupeau de buffles qui nous barre la route de nouveau pendant 20 minutes. Il y a beaucoup plus de touristes que dans les précédents parcs mais ici l’infrastructure est vraiment très bonne.
Avant la nuit on arrive au camp, il a été inondé en janvier ou février, alors il n’y a pas de restaurant et la boutique est minuscule. Le vent se lève assez fort à la tombée de la nuit, et voyant mes voisins allumer leur braai quand même on fait pareil, mais je reste à côté en permanence avec une bombonne de 5 litres d’eau au cas où !!
Le vent étant vraiment pénible à supporter, nous allons nous coucher à 19h30 ce soir, record battu !
Samedi 10 août :
Levé à 5h30, nous partons à 6h44 après avoir tout plié (1h15, on commence à faire fort !). Ce soir on dort à Mopani. Nous prenons la route principale puis pas mal de boucles annexes avec l’espoir de voir le lion. Vers midi, on arrive au camp de Mopani, pas de lion, peu d’animaux et il fait gris …
On mange des hamburgers au resto du camp, à l’intérieur, il ne fait pas très chaud dehors. Après le repas, on parcours à pied le trail aménagé à l’intérieur du camp, en bord de lac.
Heureusement pour ce soir là, on a réservé un chalet qu’on récupère vers 14h. Il est très bien aménagé, avec salle de bain et toilettes, la cuisine est dehors, face au braai. Vers 15h30 on repart en drive pour voir les animaux sur la fin de journée. Finalement on ne voit pas grand-chose, on arrive au camp juste avant 18h. Alors qu’on prépare le braai pour le soir, on entend d’énormes barrissements tout proches du camp, les lions ont-ils décidé de partir à la chasse aux éléphants ??
Dimanche 11 août :
Ce matin nous nous levons à 5h30, prenons juste un petit déj, et partons pour un « sunrise drive ». Pas de tentes à plier, c’est rapide ! Après à peine quelques km, 2 hyènes traversent devant la voiture, un peu trop vite, pas le temps de faire une photo. On reprend la route, et après un virage, on aperçoit une autre hyène en train de remonter la rive d’une rivière, là aussi trop rapide pour prendre une photo. Sur la boucle que nous avons pris, nous voyons peu d’animaux en fin de compte, mais de superbes points de vue. Vers 7h30, alors que nous repartons en direction du camp pour prendre une douche, plier nos affaires et boire un café, nous apercevons une dernière hyène. 4 en tout, elles sont de sorties ce matin.
Nous repartons du camp en direction du camp de Satara par la route principale, et on s’arrête à Olifant pour le picnic de midi. On arrive à Satara vers 14h30. Après avoir pris possession d’un emplacement et fait une pause, on repart vers 16h pour explorer plusieurs boucles au sud du camp.
Après quelques km sur la route principale, Méline repère quelque chose à gauche de la route. Surprise, c’est un lion en train de manger une carcasse dont on ne sait même pas si il l’a tuée récemment (on voit déjà les côtes bien apparentes). Pour l’instant on est tous seuls à l’observer, on prend des centaines de photos, puis on est rejoint par des tas de voitures qui profitent aussi du spectacle. La journée a été superbe, en plus le soleil revient !
Plus tard au camp, on entend hurler au loin, peut-être des chacals ou des hyènes. Juste après c’est Nathalie, surprise par un ratel juste derrière la voiture, lui poursuit son chemin tranquillement.
Lundi 12 août :
Départ du camp à 6h30 (tout est plié en 1h, record du monde battu), en direction du camp de Skukudza, le dernier pour nous dans le parc. On repasse au même endroit où on a vu le lion, on retrouve la carcasse et là ce sont au moins 4 hyènes en train de se disputer les restes avec des vautours ! Cette fois on a l’occasion de faire des photos.
Plus loin dans le lit d’une rivière asséchée on repère une forme couchée sur le sable au loin. Après vérification aux jumelles, il s’agit de 2 lionnes posées sur le sable. La journée commence bien !
En direction du camp, des personnes nous indiquent que 2 lions sont en train de se reposer à l’ombre à côté d’une piste qu’on avait pas prévu de prendre, changement de direction. Vers 11h, arrivés à côté, effectivement ils sont bien là, il y a beaucoup de voiture mais ne semblent pas du tout dérangés par le bruit des moteurs qui n’ont pas tous été arrêtés !
En fin d’après midi on repasse au même endroit, il est vers 16h, nos lions sont toujours là, ils ont seulement suivi l’ombre de l’arbre sous lequel ils sont, les 4 pattes en l’air en train de roupiller !
Encore une très belle journée, le camp de Skukudza nous plait moyen, il y a beaucoup de monde et il y a peu d’espace dans le camping.
Mardi 13 août :
Ce matin on quitte le parc Kruger, et on prend la direction du Blyde River Canyon. En sortant du parc on a droit à un dernier spectacle d’éléphants en train de prendre leur petit déj juste au bord de la route.
La route entre Hazyview et Graskop est superbe, elle serpente entre les forêts de pins et d’eucalyptus plantés pour le bois de construction (ou d’ameublement ?). Les eucalyptus sont immenses et ça ressemble, vu de loin, à nos forêts de sapins …
A partir de Graskop, nous faisons des haltes pour les points de vue sur le canyon, puis dans l’après midi nous allons voir les Bourke’s Luck Potholes, confluence de la Treur et de la Blyde River.
Nous passons la nuit au Blyde River Forever resort, on avait réservé, on est les seuls au camping, si on ne compte pas les vervets et les babouins !
Mercredi 14 août :
Ce matin on prend notre temps, on a réservé une nuit d’hôtel à Emalahleni (Witbank), avant de revenir en direction de Jo’burg. Alors qu’on est en train de ranger, Aubin surprend un vervet en train de fouiller dans nos affaires sur une chaise. Il essaye de le faire fuir, mais celui-ci lui montre les dents et se met à lui courir après. Aubin part en criant avec le vervet à ses talons, puis en nous voyant, le singe lâche l’affaire. 3eme frayeur pour Aubin, 2 serpents et un vervet en tout sur 3 semaines.
Toutes nos affaires sont de nouveau dans les valises, les tentes vides et repliées. Notre hôtel est très confortable (Protea Hotel Witbank), mais il n’y a pas beaucoup de chose à faire aux alentours.
Jeudi 15 août :
Ce matin direction les grottes de Sterkfontein et le Cradle of Humankind. La visite est intéressante, nous sortons de là vers 11h30. On se dirige vers Kempton Park pour rendre le 4x4 et récupérer notre voiture de location chez Avis. Le retour de la voiture se fait assez rapidement, mais avec quelques tensions car nous ne l’avons pas fait nettoyer extérieurement et qu’on a fait le plein à 20km de distance. Je répond que lorsque nous avons récupéré la voiture, nous avons perdu environ 2 heures à aller acheter du matériel qu’ils doivent nous rembourser, et que nous avons fait environ 20 km pour nous rendre chez un marchand de matériel. Finalement le loueur se ravise et tout se passe bien.
Le chauffeur de Kea nous dépose chez Avis et nous récupérons notre voiture pour les 2 derniers jours. Nous avons réservé un appartement dans un appart-hotel à Kempton Park.
Vendredi 16 et samedi 17 août :
Lors de nos 2 dernières journées nous visitons le musée de l’apartheid, la visite est très intéressante, mais essentiellement basée sur des documents sonores et visuels. Un peu long pour les enfants. Nous faisons aussi un tour à pied dans le centre de Johannesburg, puis quelques centres commerciaux pour trouver des souvenirs, entre autres le Sandton city mall et le Nelson Mandela Square.
Pour être honnête, après 3 semaines de vie sauvage, d’animaux et de superbes paysages, on apprécie moyennement la ville de Johannesburg.
Samedi 17, nous reprenons l’avion pour la France à 20h30 avec des images plein la tête et pleins de souvenirs qui ressurgiront petit à petit dans les jours qui viennent ou à la rédaction de ce carnet de voyage.
Petites données « économiques » :
· Billet d’avions (Genève-Johannesburg 3 adultes, 1 enfant) : 3200€ · Location du 4x4 (21 jours, assurance avec rachat total de franchise) : 2771€ · Location de voiture (3 jours, catégorie C) : 83€ · Réservations Hwange (4 nuits+ + frais de virement international) : 215€ · Réservations au parc Kruger (4 nuits) :145€ · Sanpark Wild card (famille) : 214€ · Réservation Protea hôtel Witbank : 68€ · Réservation Vetho apartment hotel (2 nuits à Kempton Park) : 84€ · Change US$ avant le départ (#620$ + les frais): 515€ · Retraits d’argent sur place ou paiements par carte (total sur 3 semaines, paiements des hébergements non réservés, carburant, nourriture, dépenses diverses) : 1980€
Prix d’un litre de diesel en Afrique du Sud : 1€ Prix d’un litre de diesel au Botswana : 0,8€ Prix d’un litre de diesel au Zimbabwe : 1€
Consommation du 4x4 (Nissan Navara) # 10 à 11 litres / 100km Kilométrage parcouru en 4x4 : 5000km Prix d’un panier de course en Afrique australe : environ 50 à 60% du prix pour l’équivalent en France (au jugé et ce n’est que notre ressenti).
Voilà, j'espère que ce récit vous aura plu.
Thomas.
Nous sommes une famille avec 2 enfants de 9 ans ½ et 13 ans, et après un premier voyage de 3 semaines en 2010 en Namibie et en Afrique du Sud (Cape Town) nous avons enfin réussi à réaliser notre rêve d’un second voyage dans cette région du monde. On entend souvent dire que l’Afrique est un continent qui attire irrésistiblement, je pense que c’est particulièrement vrai pour nous car depuis notre premier voyage nous ne pensions qu’à repartir.
Cette année, après quelques hésitations dues à la situation au Zimbabwe et au coût d’un tel voyage (malgré une relative maitrise du budget), nous avons opté pour un circuit partant de Johannesburg pour traverser le Botswana en 4 jours, puis de passer la frontière pour les chutes Victoria, redescendre au sud du Zimbabwe par une halte de 4 jours au parc de Hwange, 2 jours au parc de Matobo Hills, et retour en Afrique du Sud pour 4 jours au Parc Kruger.
C’est ainsi que fin février de cette année, nous avons réservé 4 billets d’avion chez Etihad Airways (3eme fois qu’on voyage avec eux !), départ Genève (c’est cool d’avoir de la famille pas loin pour nous trainer à l’aéroport et garder notre voiture !).
Notre voyage a donc commencé le 25 juillet 2013 depuis l’aéroport de Genève.
Vendredi 26 juillet 2013 :
Après environ 15 heures de vol et une escale à Abu Dhabi nous voici à Jo’Burg. Il est 4h25 quand nous atterrissons, nous avons près de 3h30 heures d’attente, le loueur étant censé n’arriver qu’à 8h. Après un petit déj et 4h d’attente dans le hall puis chez un partenaire du loueur, le chauffeur de Kea Campers vient nous chercher.
Après 2h de palabre chez Kea, on nous présente notre 4x4. Ça commence bien, il manque la table, les 4 chaises et le réchaud. Pour le loueur, ça ne pose aucun problème : nous n’avons qu’à tout acheter, ils nous rembourseront au retour … Ouais, sauf qu’on ne sait absolument pas où trouver du matériel, sans compter qu’on avait prévu de rouler dès aujourd’hui et que tout ça c’est beaucoup de temps perdu. Finalement après quelques courses et l’achat du matériel manquant (on a demandé au loueur de nous guider vers le marchand de matériel le plus proche) nous nous mettons en route vers 13h00. Pour atteindre la frontière du Botswana dès ce soir c’est pas gagné … Comme pressenti, la nuit arrive vite, nous nous arrêtons donc dans un« bushlodge », le Marnitz Bush Lodge à 35km de la frontière. On mange au resto ce soir là, du coup on ne paye que le repas, pas le camping, sympa le patron. La soirée se passe devant un match du Super 14 avec quelques supporters très « Boers », nous mangeons des burgers (énormes !) et des frites, le tout fait maison.
1ere nuit sous tente, après tout ça on se glisse dans nos duvets avec 2 énormes couvertures que nous a fourni le loueur. On découvre un problème de fermeture éclair sur une des tentes, malgré un dépliage pour les vérifier chez Kea. Tant pis, on fera avec même si Nathalie a très peur des petites bêtes !
Samedi 27 juillet :
Ce matin là, ça caille grave ! Nous mettons les pulls, les polaires et les bonnets pour le petit déj, mais on a pas eu froid pour dormir, les enfants non plus.
Après avoir tout plié (2h en tout le premier jour), nous prenons la route pour la frontière. Le 4x4 fait des siennes, il semble ne plus accélérer, comme si le turbo ne marchait plus. Après un ou 2 redémarrages, ça fonctionne de nouveau, on décide d’aller plus loin et de voir dans la journée si tout va bien. Le passage de frontière est assez rapide, nous payons 150 Pulas pour la taxe carbone, par carte sur conseil de notre loueur vu que nous n’avons pas encore retiré d’argent au Botswana.
A 100km de Francistown on se fait arrêter par un policier qui me signale que j’étais en excès de vitesse (103 km/h pour 80) … Pas de problème pour payer, sauf que nous n’avons pas d’argent du Botswana … Que des Euros, des $US ou des Rands. Je l’explique au policier qui me dis que dans ce cas la seule solution c’est d’immobiliser la voiture, d’aller à Francistown par bus retirer de l’argent et de revenir payer pour récupérer la voiture. Là on commence à paniquer, puis finalement après environ 2 minutes (pour nous faire peur sûrement) il nous laisse repartir et ferme les yeux. Ouf...
Initialement on avait prévu d’aller à Gweta pour nos 2 premiers jours dans des parcs, mais vu l’heure et un peu de ras le bol de la route, on s’arrête 100 km plus tôt à Nata. Nos Game Drive se feront ici, nous sommes au Nata Lodge, et grand soir, c’est notre premier braai !!
Au fait, la voiture semble aller bien, donc on continue avec.
Dimanche 28 juillet :
Aujourd’hui c’est journée tranquille, Aubin teste la piscine du lodge, et nous on se relaxe au soleil.
L’après midi on choisit de faire un game drive au Nata Bird sanctuary avec le lodge jusqu’au coucher de soleil. La balade dure 3h, les paysages et le coucher de soleil sont magnifiques, nous voyons beaucoup d’oiseaux, des hippopotames, des impalas et… des vaches (du biltong comme dit notre guide !). Le pan à côté de Nata est appelé « l’océan du Botswana » par notre guide car après les inondations de l’été, celui-ci n’est toujours pas asséch�� cette année et forme une immense étendue d’eau d’environ 1m de profondeur.

Lundi 29 juillet :
Ce matin on se lève à 5h30, merci les voisins pour ce réveil en fanfare !
Nous prenons la route pour Kasane et les rives de la Chobe river. Sur la route nous apercevons des éléphants, des girafes et pas mal d’antilopes. Nous n’avions pas de réservation, et plus de places au Chobe Safari lodge, ni dans les autres camps les plus proches de Kasane. Tant bien que mal on finit par atterrir au Kwalape lodge, plus près du poste frontière de Kazungula mais tant pis, Kasane n’est quand même pas loin.
Dans le camp, ça commence bien, un serpent passe juste devant les jambes de Aubin, Nathalie met bien 5 minutes à s’en remettre, et on fini pas passer où on voulait.
Cet après midi on décide de faire un boat cruise sur la Chobe river. Pendant 3 heures, les paysages magnifiques de cette région défilent sous nos yeux au fil de l’eau, et nous voyons des éléphants, des buffles, des hippopotames, des cobs, des Impalas, des crocodiles, des girafes et des oiseaux en tout genres. Le coucher de soleil avec les pêcheurs locaux en toile de fond complètent la carte postale.
Ce soir c’est feu de camp et braai.Mardi 30 juillet :
Levé à 6h, la nuit a été bonne, presque trop chaud. Après un bon petit déj et le pliage des tentes (environ 1h40, on s’améliore) on est près vers 7h45, direction l’entrée du parc de Chobe.
Va-t-on enfin voir des lions (une seule lionne prête à mettre bas vue au parc d’Etosha en 2010) ? Dès l’entrée on croise un groupe d’éléphants. On se dirige vers les berges de la rivière qu’on va essayer de longer un moment. On peut voir d’autres éléphants, des Impalas en nombre, des hippopotames …
Aubin voulait faire du « vrai » 4x4, il n’est pas déçu, ça ne rigole pas à Chobe, les pistes sont souvent en sable très meuble et on ne pensait même pas qu’on pouvait rouler là dedans. L’apprentissage se fait finalement assez vite, mais ce n’est qu’en petite vitesse avec le différentiel bloqué qu’on peut avancer. On voit nos premiers zèbres, et puis ça n’arrête plus.
On fait une pause café au picnic site de Serondela. On avait pas l’habitude de ça par rapport à Etosha, ici tout est ouvert, des singes vervet sont juste à côté, on se méfie pour nos affaires. A midi on s’arrête au campsite de Ihaha, la piste d’accès est très sableuse, et c’est vraiment sauvage. Le picnic se fait au bord de la rivière en compagnie des impalas, nous avons une vue superbe sur les hippopotames et les crocos.
Dans l’après midi, on manque de s’ensabler en prenant une boucle en direction de la sortie de Ngoma bridge. Les traces dans le sable sont si profondes que la garde au sol de notre 4x4 est presque trop juste. Pas question de faire un demi-tour, on est comme dans des rails alors on fait marche arrière sur environ 500m.
Plus loin, alors qu’on était presque à la sortie vers Ngoma bridge, un groupe d’éléphants nous oblige à nous arrêter alors que là aussi j’étais bien lancé. Au moment de redémarrer on a encore manqué s’ensabler. Alors qu’une femelle du groupe d’éléphant commençait à nous regarder de travers, on a réussi à reprendre de la vitesse.
Super journée, feu de camp et braai ce soir.
Mercredi 31 juillet :
Ce matin, levé à 5h45, petit déj, pliage de tente puis direction le Kazungula border post pour le Zimbabwe. On pensait se tenir au courant de la situation là bas étant donné qu’aujourd’hui c’est jour d’élection mais pour avoir un peu posé la question à des pompistes ou autres, personne ne semble inquiet, on verra bien sur place …A la frontière, coté Botswana, en 5 minutes c’est plié, mais côté Zim c’est un peu plus le bazar, d’autant que les tours opérateurs qui vont aux chutes pour la journée commence à déverser leur clients. Finalement on obtient notre visa (30US$ par personne, soit 120US$), puis on « importe » la voiture en payant 55US$ pour la taxes carbone et les 50US$ pour l’assurance que nous fait payer un type qui n’a pas l’air de travailler pour la douane. Total 225US$ pour passer la frontière, ça ne doit pas vraiment favoriser le tourisme …
Nous voilà finalement en route pour Victoria Falls. La journée sera tranquille, on s’installe au Victoria Falls restcamp, on avait réservé par email. La différence de niveau de vie se fait sentir, il y a des vendeurs à la sauvette de partout, on part faire des courses au supermarché dela ville, un gars nous demande un dollar parce qu’il m’a enlevé mon chariot pour le ranger. Ce n’est pas toujours facile, mais vu le niveau de vie moyen des habitants du Zimbabwe, on accepte plus facilement ces contraintes.
L’après midi on va faire la visite du Crocodile Ranch où ils élèvent des crocos pour le cuir. On tombe sur un guide très amical avec une culture générale vraiment importante. Le seul truc c’est que pour les crocos ça fait un peu mal au cœur, ils leur coupent les dents pour ne pas qu’ils se battent entre eux (ça abime le cuir), et dans les derniers temps, les bêtes baignent dans une solution bleue chimique antibactérienne (pour la même raison)… ça ne donne pas envie d’acheter des articles en cuir de crocodile.
Retour au camp, feu de camp, braai.
Jeudi 1er août :
Ce matin pas de réveil, on se lève tranquille, on déjeune, on se prépare et on prend à pied la direction du parc des chutes. En tout l’entrée nous coûte 105US$ (30$ pour les adultes).
On entame notre balade au bord des différentes cataractes par la Devil’s Cataract, c’est beau, impressionnant, et très humide ! Il est amusant de comparer la luxuriance de la végétation au bord des chutes par rapport à la sécheresse autour de Vic Falls, particulièrement début août. Après avoir atteint la limite du parc et vu le pont du Zambèze, vers midi on se pose pour manger un sandwich, puis on sort du parc.
Dès la sortie, on va trouver le douanier au poste frontière pour demander à se balader sur le pont, pas de soucis, du moment qu’on a nos passeport. On franchi même la « frontière » du moins sur le pont, on est en Zambie. La vue est superbe et le spectacle des sauteurs à l’élastique amusant.

On rentre en ville faire du shopping, retirer de l’argent (pas de problèmes pour des $US) et se relaxer au camp, ce soir c’est soirée braai.
Vendredi 2 août :
La nuit a été bruyante, on est pas loin de la gare et on a entendu les trains s’arrêter, klaxonner, repartir … Petit déj, on pli tout et on part direction Hwange et le parc.
On fait nos courses à Hwange pour rentrer dans la parc, étant donné qu’on va rester 4 jours, on prévoit des réserves. Le supermarché nous fait meilleure impression qu’à Vic Falls, plus grand, plus de choix, et moins cher il nous semble.
Juste à la sortie de Hwange, on trouve la direction du parc qui mène à notre premier camp, Sinamatella. L’entrée du parc nous coûte 85$ pour 4 est c’est valable 7 jours. Nous avons réservé 2 nuits à Sinamatella et 2 nuits à Main Camp, il a fallu faire un virement international de 240$ à Zimpark.org, je ne sais même pas si ils ont eu l’argent car par la suite il y a eu beaucoup d’échanges de mails pour savoir si c’était bien arrivé … Arrivé au camp on présente la facture qu’ils m’avaient envoyé par mail, la dame nous demande si on a payé, je lui présente la preuve du virement, pas de soucis on peut rentrer et s’installer.
On a bien fait de faire beaucoup d’emplettes avant de venir, ici pas de boutique ni de restaurant, ni de station d’essence.
Le camp est sur un promontoire qui surplombe une plaine de savane et la rivière Sinamatella. Pas mal de point d’eau sont encore présent en cette saison. Comme disent les enfants, on se croirait dans le « Roi Lion ». On s’installe en bordure du camp, face à la plaine. Le gardien du camp vient nous rendre visite et nous demander si nous avons besoin de bois pour le braai. Il nous préparera ça pour ce soir et demain soir. On se pose un moment pour faire un café puis on discute un peu avec lui, il s’appelle Godfrey, il accepte volontiers une tasse de café. Il nous parle un peu de la saison touristique et nous dit qu’ils ont eu pas mal d’inondations aussi en janvier-février. Il nous apprend qu’un couple de léopard et un éléphant viennent souvent dans le camp la nuit, mais pas de risque tant qu’on est dans la tente.
Avant midi on est reparti vers le Mandavu Dam et son site de picnic où on à l’intention de s’arrêter manger. Le site est superbe et très bien aménagé. On est accueilli par des damans, et dans le lac ou au bord, on voitbeaucoup d’hippopotames, de crocodiles, d’éléphants, de zèbres, de buffles et d’impalas. Il est possible de dormir au picnic site, il y a tout ce qu’il faut, mais je pense qu’il faut réserver à l’avance auprès du parc.
Au parc de Hwange, bien qu’en très grand nombre, les éléphants semblent très craintifs, un jeune mâle avec des défenses quand même, s’est mis à barrir très fort en nous voyant arriver, d’autant que son chemin était coupé par des arbres, on a vite accéléré pour ne pas le mettre en colère.
De retour au camp, Godfrey nous avait préparé notre bois. On s’installe devant la plaine avec les jumelles jusqu’à la tombée de la nuit pour observer la nature. La soirée est magnifique avec un beau feu de camp, et un ciel étoilé exceptionnel.

La nuit est moins calme, il y a du vent, les tentes étaient mal fixées, du coup on se relève pour fixer la toile du dessus et éviter qu’elle ne claque au vent. Quelques temps après on entend l’éléphant habitué du camp venir fouiller les arbres et les herbes autour de nous, Nathalie morte de trouille me dit « Jai peur », je me rendors vite, mais pas elle jusqu’à ce qu’il parte.
Samedi 3 août :
Ce matin on se lève à 6h15, pas très tôt pour voir des fauves … Les enfants trouvent des traces de léopard à côté de la voiture, Godfrey nous confirmera ça autour d’une tasse de café du matin. On prend le petit déj au lever du soleil sur la plaine, puis après avoir tout plié, direction Robin’s Camp et ses environs. Le picnic de midi se fait dans ce camp qu’on trouve moins beau que Sinamatella.
Après la journée sur les pistes, et beaucoup d’endroits superbes nous voilà de nouveau au camp de Sinamatella, aujourd’hui on a bien du faire 200km ou plus dans le parc. Le soir aux jumelles on observe un immense troupeau de buffles près de la rivière, c’est exceptionnel.
J’ai invité Godfrey à boire un verre avec nous avant la fin de son service à 18h, il accepte volontiers, il nous parle un peu de leur conditions de vie au Zimbabwe. Pour les familles moyennes, plus moyen d’envoyer ses enfants à l’école, et très difficile et coûteux d’accéder aux soins de santé les plus élémentaires. Je lui achète quelques bracelets en poils d’éléphants et je lui laisse un bon pourboire pour le bois. Un camp comme Sinamatella qui pourtant nous parait très peu fréquenté (peut-être 5 à 6 groupes de touristes camping et chalets réunis quand on y était) emploi 120 personnes.
Après manger on se détend tous un peu autour du feu de camp, on entend soudain le bruit d’une hyène à peine à quelques mètres, puis d’une autre de l’autre côté, j’ai beau éclairer, pas moyen de les voir, elles doivent être aussi timides que les léopards …
Dimanche 4 août :
Nous plions tout et prenons le petit déj, un dernier café en compagnie de Godfrey (ça coûte cher pour eux, ils en boivent très peu), puis on prend la direction de Main camp par la route principale du parc. Elle n’a par endroits de « Tar-Road » que le nom, car on se dit qu’une piste est dans la majorité des cas en meilleur état ! On fait une pause café au Masuma Dam en compagnie des hippopotames. Plus loin en direction du camp, on choisit de faire une boucle par une piste sur environ 50km. Le picnic a lieu dans un endroit aménagé avec des tables, mais rien de clôturé, et la végétation peut cacher n’importe quel animal.
Sur la route nous voyons des éléphants prendre leur bain de boue et de poussière, et des troupeaux de gnous. Un troupeau de buffles à d’ailleurs failli nous faire faire demi tour tellement ils étaient nombreux au milieu de la route.

En fin d’après midi, après s’être enregistrés au camp, on décide de refaire un petit tour jusqu’à la tombée du jour, on voit des girafes, des koudous, des zèbres, des éléphants, mais toujours pas de lion ou de félins…
Le gardien du camp nous propose du bois pour le braii, je lui donne un pourboire. Le camp a une boutique et un resto, mais vu qu’on a tout prévu, ce soir c’est encore soirée braai. On prend quand même un verre au bar du camp. Surprise, il y a du wifi, j’essaye de téléphoner, mais vu le débit, pas moyen d’y arriver. C’est quand même suffisant pour envoyer quelques emails.
Demain c’est décidé on se lève plus tôt pour tenter de voir des lions ou des félins.
Lundi 5 août :
Levé à 5h45, tout est prêt pour 7h15, pas si mal mais il faut qu’on décolle encore plus tôt la prochaine fois. Au petit matin on a été réveillé par les hyènes, les lions et les éléphants qu’on entendait au loin.
Nous partons en direction du sud pour les Kennedy picnic sites 1 et 2 la route est superbe entre forêt de mopane, d’acacias parasol et savane. On fait un arrêt au Kennedy n°1, le site est superbe, ici aussi il y a la possibilité de rester pour la nuit.

Jusqu’au Ngweshla picnic site les paysages sont magnifiques, même si on ne voit pas de félins, la faune est abondante. On décide de faire la boucle complète et de remonter par les sites Mangas 1 2 et 3 et Nyamandhlovu dam. Erreur, à part faire du 4x4 sur une piste parfois défoncée, on parcourt environ 70km sans beaucoup d’intérêt à nos yeux. Retour à Main camp.
Nous repartons pour un petit drive jusqu’à la plateforme d’observation de Guvalala, sur la route principale un 4x4 de game drive du camp est arrêté. On s’arrête et là surprise, il y a 2 guépards tous tranquilles. Super contents, on fait beaucoup de photos. Espérons qu’ils débloquent le compteur des félins avant d’arriver au parc Kruger…

Mardi 6 août :
Ce matin nous quittons Hwange pour aller au sud en direction de Bulawayo et du parc de Matobo. Ces 4 jours ont été superbes, nous avons tous une préférence pour le nord et Sinamatella, pour son côté sauvage et proche de la nature (il y a aussi l’accueil de Godfrey Khanye).
Nous n’avons pas de réservation, mais aucuns soucis pour occuper un chalet pour 4 au Maleme restcamp, la salle de bain est commune, mais ça va très bien. Comme dans tous les camps visités, le confort est spartiate mais c’est propre et on a ce qu’il faut. L’entrée du parc nous coûte 53$ pour tous les 4 (15$ par adultes) valable 7 jours, et le chalet 75$ la nuit.
L’après midi on va directement voir le view of the world avec la tombe de Cecil Rhodes. Je comprends pourquoi il a voulu être enterré là, c’est tout simplement magnifique. L’entrée à ce site est payante, ça nous coûte 10$ par adultes.

Ensuite nous allons voir la White Rhino cave avec ses peintures rupestres et au retour nous prenons la route de la vallée qui va jusqu’au Mitsheleli dam. On avait pas vu, mais là c’était écrit « 4x4only », et quand c’est marqué, c’est que c’est du lourd ! On a pratiquement pas roulé en grande vitesse, pas mal de franchissement et de blocs rocheux. En fin de compte le problème ce n’est pas la peur de ne pas passer, mais plutôt la peur d’exploser un pneu ! Le dam et le site sont superbes, il est possible de dormir ici sous réserve de prévenir à l’avance. Au retour, on passe par un village en lisière du parc, les cases traditionnelles peintes sont très belles et les enfants nous font tous des signes.
Retour au camp pour la soirée et le braai.
Mercredi 7 août :
Ce matin on va jusqu’au game park, mais avant on s’arrête à la Nswatugi cave. Il y a des peintures rupestres magnifiques, avec des rhinos, des girafes, des antilopes…

Nous parcourons les pistes du game park en long en large et en travers pendant plusieurs heures, mais pas moyen d’apercevoir de rhinos. Il y en a pourtant beaucoup, on ne doit pas avoir beaucoup de chance.
Cette nuit c’est la dernière au Zimbabwe, demain retour en Afrique du Sud.
Jeudi 8 août :
Aujourd’hui c’est levé à 5h30, puis nous partons en direction de Beitbridge. On choisit de prendre une piste pour rejoindre Gwanda par le sud en passant par Antelope. La 1ere partie est correcte, mais la 2eme est fatigante, c’est de la tôle ondulée tout le long. Les nombreux camions qui doivent passer à cause des mines du coin ne doivent pas l’arranger.
Arrivés à la frontière, on passe le poste du Zimbabwe, et là on se fait racketter de 100 rands par un type dont je ne sais même pas si il faisait partie de la douane du Zimbabwe. On traverse le pont sur la rivière Limpopo, et là c’est la cohue à la frontière. Des tas de bus de Zimbabwéens emmènent leurs clients pour faire des courses en Afrique du Sud … Résultat, on fait la queue pendant 3 heures à l’immigration, en plein soleil.
Nous reprenons finalement la route en direction du parc Kruger. Ce soir nous nous arrêtons à Thohoyandou où on trouve un camp qui a des chalets disponibles pour 390 rands.
Journée m…dique, le braai du soir nous permet de nous relaxer !
Vendredi 9 août :
La journée commence mal, notre 4x4 a un pneu à plat, la route menant au camp était en chantier, ça doit être ici qu’on a crevé. Après avoir installé le jack et changé la roue, plus moyen de faire redescendre la voiture. 2 voisins nous conseillent de faire avancer la voiture qui finira par retomber sur ses 4 roues. C’est ce qu’on fait, finalement on abime rien et en plus le jack revient dans sa position de départ. Plus tard après avoir changé la roue, on trouve un tout petit garage avec un gars super serviable qui nous répare notre pneu pour 50 rands.
Vers 9h nous voici à l’entrée de Punda Maria au parc Kruger. Nous avons les réservations pour tous les camps et on a déjà acheté une wildcard, plus rentable pour nous étant donné qu’on reste 4 jours. C’est reparti pour un nouveau parc national, cette fois on espère bien voir un peu plus de fauves ou de carnivores !
Nous sommes accueillis par un groupe de vautour en train de terminer la carcasse d’une antilope près de l’entrée, puis nous passons la journée à circuler sur les pistes en direction du camp de Shingwedzi. Pour cette journée, pas de fauves, mais des nyalas, des koudous, des zèbres, des impalas, des girafes, des éléphants qui nous ont parus moins sauvages qu’à Hwange, et un immense troupeau de buffles qui nous barre la route de nouveau pendant 20 minutes. Il y a beaucoup plus de touristes que dans les précédents parcs mais ici l’infrastructure est vraiment très bonne.
Avant la nuit on arrive au camp, il a été inondé en janvier ou février, alors il n’y a pas de restaurant et la boutique est minuscule. Le vent se lève assez fort à la tombée de la nuit, et voyant mes voisins allumer leur braai quand même on fait pareil, mais je reste à côté en permanence avec une bombonne de 5 litres d’eau au cas où !!
Le vent étant vraiment pénible à supporter, nous allons nous coucher à 19h30 ce soir, record battu !
Samedi 10 août :
Levé à 5h30, nous partons à 6h44 après avoir tout plié (1h15, on commence à faire fort !). Ce soir on dort à Mopani. Nous prenons la route principale puis pas mal de boucles annexes avec l’espoir de voir le lion. Vers midi, on arrive au camp de Mopani, pas de lion, peu d’animaux et il fait gris …
On mange des hamburgers au resto du camp, à l’intérieur, il ne fait pas très chaud dehors. Après le repas, on parcours à pied le trail aménagé à l’intérieur du camp, en bord de lac.
Heureusement pour ce soir là, on a réservé un chalet qu’on récupère vers 14h. Il est très bien aménagé, avec salle de bain et toilettes, la cuisine est dehors, face au braai. Vers 15h30 on repart en drive pour voir les animaux sur la fin de journée. Finalement on ne voit pas grand-chose, on arrive au camp juste avant 18h. Alors qu’on prépare le braai pour le soir, on entend d’énormes barrissements tout proches du camp, les lions ont-ils décidé de partir à la chasse aux éléphants ??
Dimanche 11 août :
Ce matin nous nous levons à 5h30, prenons juste un petit déj, et partons pour un « sunrise drive ». Pas de tentes à plier, c’est rapide ! Après à peine quelques km, 2 hyènes traversent devant la voiture, un peu trop vite, pas le temps de faire une photo. On reprend la route, et après un virage, on aperçoit une autre hyène en train de remonter la rive d’une rivière, là aussi trop rapide pour prendre une photo. Sur la boucle que nous avons pris, nous voyons peu d’animaux en fin de compte, mais de superbes points de vue. Vers 7h30, alors que nous repartons en direction du camp pour prendre une douche, plier nos affaires et boire un café, nous apercevons une dernière hyène. 4 en tout, elles sont de sorties ce matin.
Nous repartons du camp en direction du camp de Satara par la route principale, et on s’arrête à Olifant pour le picnic de midi. On arrive à Satara vers 14h30. Après avoir pris possession d’un emplacement et fait une pause, on repart vers 16h pour explorer plusieurs boucles au sud du camp.
Après quelques km sur la route principale, Méline repère quelque chose à gauche de la route. Surprise, c’est un lion en train de manger une carcasse dont on ne sait même pas si il l’a tuée récemment (on voit déjà les côtes bien apparentes). Pour l’instant on est tous seuls à l’observer, on prend des centaines de photos, puis on est rejoint par des tas de voitures qui profitent aussi du spectacle. La journée a été superbe, en plus le soleil revient !

Plus tard au camp, on entend hurler au loin, peut-être des chacals ou des hyènes. Juste après c’est Nathalie, surprise par un ratel juste derrière la voiture, lui poursuit son chemin tranquillement.
Lundi 12 août :
Départ du camp à 6h30 (tout est plié en 1h, record du monde battu), en direction du camp de Skukudza, le dernier pour nous dans le parc. On repasse au même endroit où on a vu le lion, on retrouve la carcasse et là ce sont au moins 4 hyènes en train de se disputer les restes avec des vautours ! Cette fois on a l’occasion de faire des photos.
Plus loin dans le lit d’une rivière asséchée on repère une forme couchée sur le sable au loin. Après vérification aux jumelles, il s’agit de 2 lionnes posées sur le sable. La journée commence bien !
En direction du camp, des personnes nous indiquent que 2 lions sont en train de se reposer à l’ombre à côté d’une piste qu’on avait pas prévu de prendre, changement de direction. Vers 11h, arrivés à côté, effectivement ils sont bien là, il y a beaucoup de voiture mais ne semblent pas du tout dérangés par le bruit des moteurs qui n’ont pas tous été arrêtés !
En fin d’après midi on repasse au même endroit, il est vers 16h, nos lions sont toujours là, ils ont seulement suivi l’ombre de l’arbre sous lequel ils sont, les 4 pattes en l’air en train de roupiller !Encore une très belle journée, le camp de Skukudza nous plait moyen, il y a beaucoup de monde et il y a peu d’espace dans le camping.
Mardi 13 août :
Ce matin on quitte le parc Kruger, et on prend la direction du Blyde River Canyon. En sortant du parc on a droit à un dernier spectacle d’éléphants en train de prendre leur petit déj juste au bord de la route.
La route entre Hazyview et Graskop est superbe, elle serpente entre les forêts de pins et d’eucalyptus plantés pour le bois de construction (ou d’ameublement ?). Les eucalyptus sont immenses et ça ressemble, vu de loin, à nos forêts de sapins …
A partir de Graskop, nous faisons des haltes pour les points de vue sur le canyon, puis dans l’après midi nous allons voir les Bourke’s Luck Potholes, confluence de la Treur et de la Blyde River.
Nous passons la nuit au Blyde River Forever resort, on avait réservé, on est les seuls au camping, si on ne compte pas les vervets et les babouins !
Mercredi 14 août :
Ce matin on prend notre temps, on a réservé une nuit d’hôtel à Emalahleni (Witbank), avant de revenir en direction de Jo’burg. Alors qu’on est en train de ranger, Aubin surprend un vervet en train de fouiller dans nos affaires sur une chaise. Il essaye de le faire fuir, mais celui-ci lui montre les dents et se met à lui courir après. Aubin part en criant avec le vervet à ses talons, puis en nous voyant, le singe lâche l’affaire. 3eme frayeur pour Aubin, 2 serpents et un vervet en tout sur 3 semaines.
Toutes nos affaires sont de nouveau dans les valises, les tentes vides et repliées. Notre hôtel est très confortable (Protea Hotel Witbank), mais il n’y a pas beaucoup de chose à faire aux alentours.
Jeudi 15 août :
Ce matin direction les grottes de Sterkfontein et le Cradle of Humankind. La visite est intéressante, nous sortons de là vers 11h30. On se dirige vers Kempton Park pour rendre le 4x4 et récupérer notre voiture de location chez Avis. Le retour de la voiture se fait assez rapidement, mais avec quelques tensions car nous ne l’avons pas fait nettoyer extérieurement et qu’on a fait le plein à 20km de distance. Je répond que lorsque nous avons récupéré la voiture, nous avons perdu environ 2 heures à aller acheter du matériel qu’ils doivent nous rembourser, et que nous avons fait environ 20 km pour nous rendre chez un marchand de matériel. Finalement le loueur se ravise et tout se passe bien.
Le chauffeur de Kea nous dépose chez Avis et nous récupérons notre voiture pour les 2 derniers jours. Nous avons réservé un appartement dans un appart-hotel à Kempton Park.
Vendredi 16 et samedi 17 août :
Lors de nos 2 dernières journées nous visitons le musée de l’apartheid, la visite est très intéressante, mais essentiellement basée sur des documents sonores et visuels. Un peu long pour les enfants. Nous faisons aussi un tour à pied dans le centre de Johannesburg, puis quelques centres commerciaux pour trouver des souvenirs, entre autres le Sandton city mall et le Nelson Mandela Square.
Pour être honnête, après 3 semaines de vie sauvage, d’animaux et de superbes paysages, on apprécie moyennement la ville de Johannesburg.
Samedi 17, nous reprenons l’avion pour la France à 20h30 avec des images plein la tête et pleins de souvenirs qui ressurgiront petit à petit dans les jours qui viennent ou à la rédaction de ce carnet de voyage.
Petites données « économiques » :
· Billet d’avions (Genève-Johannesburg 3 adultes, 1 enfant) : 3200€ · Location du 4x4 (21 jours, assurance avec rachat total de franchise) : 2771€ · Location de voiture (3 jours, catégorie C) : 83€ · Réservations Hwange (4 nuits+ + frais de virement international) : 215€ · Réservations au parc Kruger (4 nuits) :145€ · Sanpark Wild card (famille) : 214€ · Réservation Protea hôtel Witbank : 68€ · Réservation Vetho apartment hotel (2 nuits à Kempton Park) : 84€ · Change US$ avant le départ (#620$ + les frais): 515€ · Retraits d’argent sur place ou paiements par carte (total sur 3 semaines, paiements des hébergements non réservés, carburant, nourriture, dépenses diverses) : 1980€
Prix d’un litre de diesel en Afrique du Sud : 1€ Prix d’un litre de diesel au Botswana : 0,8€ Prix d’un litre de diesel au Zimbabwe : 1€
Consommation du 4x4 (Nissan Navara) # 10 à 11 litres / 100km Kilométrage parcouru en 4x4 : 5000km Prix d’un panier de course en Afrique australe : environ 50 à 60% du prix pour l’équivalent en France (au jugé et ce n’est que notre ressenti).
Voilà, j'espère que ce récit vous aura plu.
Thomas.
Missionnaires de la Charité, Mère Teresa, Calcutta English translation pending
Bonjour à tous!
J'envisage de partir 2 mois en Inde en tant que volontaire chez les missionnaires de la charité. Je me suis beaucoup renseignée et j'aimerai pouvoir échanger avec quelqu'un qui a déjà vécu l'expérience, on m'a dit qu'on en revient bouleversé en réellement changé.
Merci d'avance 😉
J'envisage de partir 2 mois en Inde en tant que volontaire chez les missionnaires de la charité. Je me suis beaucoup renseignée et j'aimerai pouvoir échanger avec quelqu'un qui a déjà vécu l'expérience, on m'a dit qu'on en revient bouleversé en réellement changé.
Merci d'avance 😉
Trois semaines en Afrique du Sud, du Cap au parc Kruger, possible? English translation pending
Bonjour,
Nous projettons, avec mon compagnon, de partir pour nouvel an en AdS. Nous voudrions commencer au Cap, louer une voiture et visiser la région autour et notamment aller à Ste Lucie. Nous souhaiterions ensuite prendre un vol pour Johannesburg, louer une autre voiture, afin de nous rendre au parc Kruger. Et si possible faire aussi une escale au Lesotho. Est-ce trop compliqué en terme de distance sur 3 semaines de faire ses étapes? Y a-t-il d'autres choses à ne pas manquer dans le pays? Comment puis-je organiser mon itinéraire pour que nous fassions les choses essentielles en 20 jours? Nous avons dejà fait 3000km dans l'Ouest Américain en 2 semaines, nous n'avons pas peur des km!
Merci :-)
Nous projettons, avec mon compagnon, de partir pour nouvel an en AdS. Nous voudrions commencer au Cap, louer une voiture et visiser la région autour et notamment aller à Ste Lucie. Nous souhaiterions ensuite prendre un vol pour Johannesburg, louer une autre voiture, afin de nous rendre au parc Kruger. Et si possible faire aussi une escale au Lesotho. Est-ce trop compliqué en terme de distance sur 3 semaines de faire ses étapes? Y a-t-il d'autres choses à ne pas manquer dans le pays? Comment puis-je organiser mon itinéraire pour que nous fassions les choses essentielles en 20 jours? Nous avons dejà fait 3000km dans l'Ouest Américain en 2 semaines, nous n'avons pas peur des km!
Merci :-)
Fermeture temporaire de la ligne de métro entre Delhi et son aéroport (réouverte en janvier 2013) English translation pending
Suite à des problèmes techniques, la nouvelle ligne de métro qui relie l'aéroport de Delhi au centre-ville est fermée sans date prévue de réouverture.
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Travail étudiant pour apprendre l'anglais à Jasper, Alberta English translation pending
Bonjour,
Je veux aller au BC ou Alberta cet été pour travailler et apprendre l'anglais. On m'a dit que le mieux était Jasper en Alberta. J'aimerais un travail manuel mais qui me permet d'apprendre quand même l'anglais. Idéalement j'aimerais partir en bus autour du 30 mai du Québec pour aller dans l'ouest et quitté l'ouest début aout. J'ai vue sur ce forum qu'on parle des emplois dans les parcs canadien, j'ai postullé pour BC et Alberta la semaine passé sur leur site web.
J'aimerais avoir de l'information par rapport aux emplois que je peux trouver facilement, les logements et les meilleurs places (villes) pour travailler...
Merci beaucoup d'avance!
Olivier
Je veux aller au BC ou Alberta cet été pour travailler et apprendre l'anglais. On m'a dit que le mieux était Jasper en Alberta. J'aimerais un travail manuel mais qui me permet d'apprendre quand même l'anglais. Idéalement j'aimerais partir en bus autour du 30 mai du Québec pour aller dans l'ouest et quitté l'ouest début aout. J'ai vue sur ce forum qu'on parle des emplois dans les parcs canadien, j'ai postullé pour BC et Alberta la semaine passé sur leur site web.
J'aimerais avoir de l'information par rapport aux emplois que je peux trouver facilement, les logements et les meilleurs places (villes) pour travailler...
Merci beaucoup d'avance!
Olivier