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Voyage solo Colombie-Britannique - Alaska (1-2 mois) English translation pending
by Guill91 · 2014-08-15 · 44 replies
Bonjour,

Récemment je regarde pour faire un petit voyage en solo depuis Vancouver jusqu'en Alaska durant mai-juin (voir juillet) 2015. J'ai 23 ans, je viens de Suisse et j'ai envie de partir seul pour me changer les idées et me couper un peu de ce monde trop...connecté et de voir des gens vraiment ouverts ^^. Est-ce une bonne idée de partir seul dans ce coin? Le niveau financier n'est pas un gros problème car je suis très économe et j'ai les moyens de réaliser ce petit rêve. Je souhaiterai partir sac au dos et louer un véhicule pour mon périple, afin de voir de beaux paysages et de la faune.

Je ne suis pas encore très au clair car je souhaite faire 1 mois ou voir même 2 (si mes conditions professionnelles me le permettent) et je ne sais pas si c'est faisable de faire quelques visites en Colombie-Britannique, faire la route d'Alaska puis visiter certaines choses en Alaska en seulement 1 mois, ça me semble short. Ou alors seulement la Colombie-Britannique ou seulement l'Alaska.

Après je voulais savoir s'il est faisable de louer un véhicule sur le Canada (environs de Vancouver) et faire un tour durant 1-2 mois avec jusqu'en Alaska (sans forcément revenir au point de départ), je ne sais pas s'il y a ce genre de location?

Puis j'aimerai savoir un peu ce qu'il vaut la peine de visiter en Colombie-Britannique et en Alaska?

Pour la Colombie-Britannique je pensais arriver à Vancouver et voir un peu cette ville, puis pourquoi ne pas faire un petit saut sur l'île de Vancouver (à voir, pas sûr), je pensais aussi aller faire une petite randonnée à Whistler, visiter Nelson (pas sûr encore) puis d'entamer la route d'Alaska. Puis ensuite j'arriverai à Fairbanks en Alaska, joindre le fleuve de Yukon, voir le parc national de Denali, puis desccendre vers Anchorage, voir le glacier de Matanuska, joindre le PN de Wrangell-St. Elias (si ça ne fait pas trop loin), descendre voir le Prince William Sounds, et enfin si ça ne fait pas trop j'irai encore à la péninsule de Kenai pour visiter Homer, Seward et le Lost Lake.

J'ai également pensé prendre le Railroad de l'Alaska, car on voit de très beau paysage, mais je ne sais pas encore.

Avez-vous des endroits ici cités que vous trouvez que ça ne vaut pas la peine ou d'autres que vous conseilleriez? J'aimerai également faire 1-2 voir 3 marches pour être vraiment dans la nature, ou pourquoi pas un trek et aussi un petit tour en Kayak (si je trouve quelqu'un sur place pour m'y accompagner ^^).

Je compte 1-2 semaine pour la Colombie-Britannique et 2-3 semaines pour l'Alaska. Voir plus si vous pensez que c'est irréalisable en ce laps de temps pour tout voir. Surtout pour ça que je vous demande un peu d'aide sur ce Forum.

J'aimerai beaucoup faire en tout cas le Canada et pourquoi ne pas joindre l'Alaska qui me donne également très envie d'y aller (pour ça que j'ai beaucoup regarder sur la Colombie-Britannique qui est proche).

Savez-vous si les agences de voyage regardent ce genre de chose ou s'ils peuvent vous conseiller sur beaucoup de choses? Ou ce sont surtout des choses déjà organisées?

P.S.: Je suis conscient qu'il n'y a pas beaucoup de monde qui vivent en Alaska et qu'on est beaucoup confronté à soit même dans beaucoup d'endroits.

Je vous remercie déjà de m'avoir lu, et merci beaucoup à ceux qui me donnent réponse, je serai là pour vous y répondre ;) .
Petit siège pliant lors des poses? English translation pending
by Lorday · 2011-06-14 · 7 replies
A vous tous qui pratiquez le cyclotourisme, vous arrive t'il d'embarquer un petit siège pliant (léger, peu encombrant pouvant être logé dans une sacoche par ex). Ce petit siège peut s'avérer bien utile lors des poses pour préparer son repas et casser la croûte sans avoir à s'installer au sol ( pas toujours confortable). Si vous utiliser un petit siège pouvez me faire un petit topo sur le type de matériel utilisé.
Périple Bordeaux - Saint-Jacques-de-Compostelle à VTT English translation pending
by Bégnat33 · 2011-04-05 · 7 replies
Bonjour à tous. Au mois de juin, je pars avec mon épouse, de Bordeaux (Léognan) jusqu'à st Jacques de Compostelle en VTT avec une remorque à une roue. Nous souhaitons passer par les pistes cyclables qui bordent la cote jusqu'à Hendaye, puis en Espagne, par la route qui jouxte le chemin du nord, par la cote également. Nos interrogations: Comment sont les pistes cyclables jusqu'à la frontière ? Quelqu'un, peut-il nous indiquer l'itinéraire en Espagne ? La route est-elle dangereuse ? Y a t'il des dénivelés importants ? Trouve t'on des campings et des gites facilement ? Autres avis qui pourraient nous être utile. Pour le retour, Quelqu'un a t'il pris le bus avec un vélo avec sacoches et un vélo avec remorque ?

Merci de votre aide Cordialement
Soixante-quatorze jours dans l'Ouest américain du 29 mars au 11 juin English translation pending
by Ninou98 · 2011-01-12 · 579 replies
Voyage Forum me demande de créer une nouvelle file parce que la précédente est trop longue. Donc, voici notre programme "à jour", jusqu'au 21 avril rien ne devrait plus bouger, au-delà ça peut encore évoluer.

Merci à tous qui m'avez tant aidée par vos conseils et vos commentaire, à choisir les sites et les randonnées. Nous ne passerons pas un jour certainement sans avoir une pensée pour vous.

1- mardi 29 mars - Maison > Las Vegas

2 - 30 mars - Las Vegas > Cameron (permis Grand Falls) > Flagstaff

3 - 31 mars - Flagstaff > Grand Falls > Sedona

4 - 1 avril - Sedona

5 - 2 avril - Sedona

6 - 3 avril - Sedona

7 - 4 avril - Sedona > Cottonwood > Payson > Tonto National Monument > Lost Dutchman

8 - 5 avril - Lost Dutchman SP > Goldfield

9 - 6 avril - Lost Dutchman SP > Boyce Thompson Arboretum > Saguaro National Park East > Saguaro NP West

10 - 7 avril - Saguaro West (Arizona Sonora Desert Museum) > Alamogrodo ou White Sands

11 - 8 avril - White Sands

12 - 9 avril - White Sands > Guadalupe NP (via Sacramento)

13 - 10 avril - Guadalupe NP

14 - 11 avril - Guadalupe NP > Carlsbad Caverns (Kings Palace Ranger led Tour)

15 - 12 avril - Carlsbad Caverns > Carrizozo > Santa Fe

16 - 13 avril - Santa Fe

17 - 14 avril - Santa Fe > Taos > Chaco Culture

18 - 15 avril - Chaco Culture > Bitsi Badlands

19 - 16 avril - Bisti Badlands (Peut-être Shiprock)

20 - 17 avril - Bisti Badlands > Shiprock > Canyon de Chelly

21 - 18 avril - Canyon de Chelly

22 - 19 avril - Canyon de Chelly (Crépuscule Hope Arch) > Retour Canyon de Chelly pour la nuit

23 - 20 avril - Canyon de Chelly > Gooseneck SP > Valley of Gods

24 - 21 avril - Valley of Gods > Monument Valley (The View)

25 - 22 avril - Monument Valley > Moky Dugway > Muley Point

26 - 23 avril - Muley Point > Mule Canyon > The Needles

27 - 24 avril - The Needles

28 - 25 avril - The Needles > Moab (Marching Men - Delicate)

29 - 26 avril - Moab

30 - 27 avril - Moab - Island in the Sky

31 - 28 avril - Island in the Sky (Mesa Arch)

32 - 29 avril - Island in the Sky > Deadhorse Point pour le coucher du soleil

33 - 30 avril - Dead Horse Point > Shafer Trail > White Rim

34 - 1 mai - White Rim > Potash Road > Five Hole Arch

35 - 2 mai - Five Hole Arch > Globlin Valley > Little Wild Horse Canyon

36 - 3 mai - Crack Canyon > Hanksville

37 - 4 mai - Hanksville > Factory Butte > Capitol Reef

38 - 5 mai - Capitol Reef

39 - 6 mai - Capitol Reef > Cathedral Valley

40 - 7 mai - Cathedral Valley > on sort par Thousand Lake

41 - 8 mai - Caineville Temples Moon and Sun > Nottom Road > Cedar Mesa Campground

42 - 9 mai - Nottom Road > Burr Trail > Devil's Garden

43 - 10 mai - Devil's Garden > Golden Cathedral

44 - 11 mai - Sur Hole in the Rock Road (programme cool Choprock canyon ?) On dort au RH de Coyotte Gulch

45 - 12 mai - Coyotte Gulch

46 - 13 mai - Coyotte Gulch > Harris Wash > Henrieville (The Blues) > Kodachrome Basin

47 - 14 mai - Kodachrome Basin > Mosy Cave > Bryce Canyon (Upper Inspiration Point ) > Kodachrome Basin

48 - 15 mai - Kodachrome Basin SP > Willis Creek > Kodachrome Basin

49 - 16 mai - Cottonwood Canyon Road

50 - 17 mai - Cottonwood Canyon Road (Wahweap – White Rocks) – Nuit Alstrom Point

51 - 18 mai - Page

52 - 19 mai - Page Croisière Rainbow bridge – Old Paria Movie Set

53 - 20 mai - Antelope Canyons – Waterhole Canyon – Cathedral Wash – Great Wall

54 - 21 mai - CBN

55 - 22 mai - Whire Pass - Buckskin Gulch

56 - 23 mai - Page

57 - 24 mai - Horse Shoe Bend > Petrified Forest

58 - 25 mai - Petrified Forest > Grand Canyon

59 - 26 mai - Grand Canyon

60 - 27 mai - Grand Canyon > Seligman

61 - 28 mai - Seligman > Havasupai

62 - 29 mai - Havasupai

63 - 30 mai - Havasupai > Seligman

64 - 31 mai - Seligman > Zion

65 - 1 juin - Zion

66 - 2 juin - Zion > Toroweap

67 - 3 juin - Toroweap > Mesquite

68 - 4 juin - Mesquite > Little Finland (Gold Butte)

69 - 5 juin - Gold Butte (Little Finland) > Valley of Fire

70 - 6 juin - Valley of Fire > Red Rock Canyon

71 - 7 juin - Red Rock Canyon > Death Valley

72 - 8 juin - Death Valley

73 - 9 juin - Death Valley

74 - 10 juin - Death Valley > Las Vegas

75 - 11 juin - Las Vegas > Maison
Premier voyage à vélo: côte entre Marseille et Barcelone? English translation pending
by Mamytwink · 2010-09-28 · 28 replies
Bonjour à toutes et à tous,

Voilà plusieurs années que je rêve faire un voyage en vélo. J'ai il y a quelque temps déjà visité ce forum pour récolter quelques retours et me renseigner sur cette façon de voyager.

Dans la vie active, j'ai 20 ans et j'entreprends des études d'informatique. Je vais bientôt terminer un stage de 3 mois en entreprise. Avant de continuer en alternance dans cette même entreprise, j'ai envie de prendre l'air : 3 semaines de libre s'offrent à moi en Octobre. Comme je n'ai pas envie de glander devant quelconque écran pendant ces 3 semaines, j'ai décidé d'entreprendre mon premier voyage à vélo.

A la recherche de quelques conseils, je me suis tourné vers ce forum.

Voici en bref mon projet :

- Partir le Lundi 11 Octobre pour faire un tour de vélo de 7 jours

Au départ, je pensais partir depuis chez moi (le Luxembourg) et rejoindre une destination (environ 1000 km) pour ensuite revenir en train. Mais à la vue du temps presque hivernal qui s'est installé dans ma région, je me suis dis que ce ne pourrait peut-être pas être propice pour un premier voyage. Ainsi, je suis à la recherche d'une destination.

Je pensais donc faire cela :

- Partir à Marseille en train. - Longer la côte en vélo jusqu'à Barcelone, où je reprendrais le train pour rentrer à Paris.

Voici mes interrogations :

- La côte entre Marseille et Barclone n'est-elle pas trop dangereuse niveau trafic (même si je prends de petites routes) ? - Niveau logement, les auberges de jeunesse/fermes auberges accueillent-elles des visiteurs à cette époque ? - Niveau transport, je vais prendre mon vélo de course (je n'ai rien d'autre). Je ne sais pas s'il est fait pour supporter la charge d'un porte-bagage. Dois-je opter pour un porte-bagage de selle ou une remorque ? - Je n'ai aucune crainte pour la difficulté physique d'un tel voyage (j'ai fais de la compétition et je connais bien mon corps). Par contre, mon seul doute réside dans la difficulté psychologique d'un tel voyage en solitaire.

D'avance, je vous remercie pour vos éclaircissements
Séjour au Sahara occidental avec un 4x4 et une bonne carte? English translation pending
by Tienow · 2010-09-19 · 29 replies
Bonjour,

Voilà, cela plusieurs années que j'ai en quelque sorte le rêve de partir faire un séjour dans un désert, les paysages de dunes à l'infini, l'impression d'absolu... Je ne sais cependant pas trop comment m'y prendre! J'ai naturellement pensé à aller au sud du Maroc dans la partie occidentale du Sahara, est-ce un bon choix? D'autre part est-ce envisageable de s'enfoncer dans le désert seul avec un 4x4 avec une bonne carte? Si oui y-a-t-il un risque d'insécurité à prendre en compte? Enfin est-ce que vous auriez des bons plans à me faire part? :)

Merci d'avance pour vos réponses, A bientôt.

Etienne
Traversée de la Réunion par le GR R2, Piton des Neiges et le Cirque de Mafate English translation pending
by Ponpon29200 · 2010-03-29 · 11 replies
Je voudrais faire la traversée de la Réunion en Novembre par le GR R2 et en même temps le tour du Piton des Neiges et le cirque de Mafate. Mais je voudrais des renseignements pour composer mes étapes. Merci
Marre de l’arnaque sur le GR20! Randonneurs, oui, pigeons, non! English translation pending
by Petronille12 · 2010-01-06 · 41 replies
Le GR20 est un sentier absolument magnifique (quel plaisir de voir la mer lorsque l’on arrive à un col ! ), mais certains gardiens des refuges dans lesquels les randonneurs DOIVENT s’arrêter même pour bivouaquer ont parfois tendance à profiter un peu trop de la beauté de l’île et du flux de randonneurs…

En discutant avec d’autres randonneurs, l’idée est venue de faire un petit topo (non exhaustif, bien sûr), des arnaques à éviter et des bons plans à refiler… Nous nous sommes mis à 3 ou 4, ce soir là, à lister les différences hallucinantes de prix entre les refuges tout en soignant nos ampoules… en voici le compte rendu, produit par produit…

FROMAGE Incontestable bon plan : les bergeries où le fromage est excellent et à prix très correct Bergeries de E Radule (entre 8 et 14€), où l’on peut aussi acheter du fromage sous vide et de délicieux mugglietta (3€) (Etape 6) Bergeries de U Vallone (Etape 5) Bergeries de I Pozzi : fromage 10€ (Variante de l’étape 11 par le Monte Renoso) Refuge de Petra Piana : Excellente tomme de brebis, mais chère (Etape 7-8)

PAIN A éviter : Refuge de Petra Piana : Seulement du pain de mie (2, 50 euros les 280g) (Etape 7-8) Refuge d’I Paliri : petites baguettes surgelées hors de prix (Etape 14-15) Refuge de Manganu : idem (Etape 6-7) Refuge de Tighiettu : que du pain de mie (Etape 4-5)

Bons plans Refuge d’Usciolu : très bon et gros pain aux céréales pour 2.50 euros (Etape 12-13) Castel di Verghio : bon pain pour 2.50 euros (Etape 6) Vizzavone : pain à prix correct (Etape 9-10)

Refuge de Haut Asco : pain correct pour 3 euros chez le gardien du refuge, mais 1, 80 € (pour le même pain !!!!) dans l’hôtel en face (Etape 3-4) CHARCUTERIE Refuge de Prati : 23€/kg excellent (Etape 11-12) Refuge de Haut-Asco : 25€/kg (28€/kg si en tranches) (Etape 3-4) Refuge de Vizzavone : 26 €/kg (Etape 9-10)

EN-CAS Bananes séchées : 2, 50 euros à Castel di Verghio (Etape 6) contre 4 euros à Vizzavone (Etape 9-10) Compotes : 0.50 euros à Vizzavone (Etape 9-10) contre 1.50 euros au refuge de Manganu (Etape 6-7) Les paquets de gâteaux sont plus chers à Vizzavone (Etape 9-10) qu’à E Capanelle (Etape 10-11) A Haut Asco (Etape 3-4), acheter le pain et les fruits à l’hôtel plutôt qu’au refuge A Usciolu (Etape 12-13, le ravitaillement est magistral A Tighiettu (Etape 4-5), attention aux puces dans le refuge A Carozzu (Etape 2-3), attention aux punaises dans le refuge et éviter de prendre un repas De manière générale, tous se sont accordés à dire que les petits déjeuners proposés par les refuges sont une belle arnaque (entre 5 et 8 euros pour pain confiture et boisson chaude). Futurs randonneurs, n’hésitez pas à compléter cette liste, cela permettra aux prochains de ne pas se faire avoir !!
Trek dans la vallée du Langtang au Népal English translation pending
by Marclamarre · 2008-07-30 · 7 replies
Bonjour/Bonsoir!

J'aimerais bien combiner les treks Helambu et Langtang à partir de Katmadou.

Pour ce faire, j'ai besoin de connaître le dénivelé entre Kyanjin Gompa qui semble être la fin "habituelle" du trek Langtang (corrigez-moi si je me trompe) et Langshisha Kharka qui semble être une "extension" de l'habituel trek du Langtang en direction de l'Est.

Certaines cartes semblent montrer la possibilité de continuer de Kyanjin Gompa jusqu'à Langshisha Kharka, mais je n'ai aucune idée à quoi m'attendre sauf qu'il semble ne pas y avoir ni lodge ni ravitaillement en nourriture possible. Je n'ai aucune idée de la distance aller-retour non plus...

Quand nous seront dans les environs, nous aimerions traverser le col du Ganga La pour ainsi nous retrouver illico plus au Sud, éviter de faire/voir le même trajet de retour qu'à l'aller, et ainsi être tout près des pistes pour débuter le trek de l'Helambu.

Puisque les livres touristiques déconseillent vivement de faire la traversée du Ganga La sans guide, est-il farfelu de penser trouver un guide dans la vallée du langtang pour traverser le col? L'idée d'engager un guide à Katmandou pour cette courte portion (5 jours, je crois) du trajet me semble disproportionnée...

Un grand merci pour vos suggestions/commentaires.

Marc Lamarre, Montréal
Pélerinage de St Jacques de Compostelle English translation pending
by Mistrack · 2006-10-13 · 31 replies
Coucou à tous,

je ne sais pas trop si je suis dans la bonne rubrique mais bon, j'me lance quand même. Alors voilà, je projette de faire un bout du pélerinage de saint Jacques de Compostelle quand j'aurai mis assez d'argent de côté pour ça. (AIE le compte en banque étudiant!!!🏴‍☠️). J'aimerais juste que des pélerins me racontent leur périple, histoire de bien me donner envie, de me motiver encore plus... ou de me dégoûter complètement (ça m'étonnerait)😉.

J'attends avec impatience votre avis sur cette expérience

😛 carole 😛
On part en vadrouille dans l'ouest américain! Oui, encore et encore... English translation pending
by Bibouns51 · 2019-08-31 · 194 replies
21 juin Encore en vadrouille ??? Le monde n’est pas logique… L’addiction aux jeux est une maladie. Pas la peine de revenir là-dessus, ça a été prouvé scientifiquement. Du coup, l’homme a inventé les médecins de l’addiction… Dans le même registre, le travail est une maladie. Ben oui, il y a bien des médecins du travail, non ?... Du coup, je te pose cette question : Pourquoi n’y aurait-il pas des médecins du voyage ?... Pitié, aide-moi, je n’arrive pas à m’en passer ! La preuve, nous sommes rentrés mi-mars de notre vadrouille birmane et me revoilà, un peu couillon, en train de t’expliquer que nous allons remettre les voiles vers de nouveaux horizons ! Mais pas d’bol, parmi les cent quatre-vingt-dix-sept pays que compte notre bonne vieille Terre, le tirage au sort a désigné une nouvelle fois les Etats-Unis. Ben oui, mais lesquels ?... Car ça, tu ne le sais peut-être pas encore, mais il y a deux pays dont le nom officiel commence par « Etats-Unis ». Les Etats-Unis d’Amérique… Ok, tu es nul en géographie mais j’imagine que ça, tu l’savais… Et l’autre, c’est le Mexique dont le véritable nom est « Etats-Unis du Mexique » !... Tu vois, cette prose en est encore à ses balbutiements mais tu peux d’ores et déjà cocher la case « Je ne sais pas pourquoi je lis toutes ces conneries mais ça me sert quand même un peu pour ma culture générale »…

Bref, je ne vais pas faire durer ce suspense insoutenable plus longtemps. Je t’annonce en effet officiellement que le sort nous envoie une nouvelle fois chez l’oncle Sam... Une fois, ok, deux fois, passe encore… Mais là, ce sera la cinquième fois !!! Non mais franchement, quand le sort a décidé de s’acharner, ben… il s’acharne !

Déjà, dans un premier temps, il me faut annoncer la mauvaise nouvelle à madame… Bon, un poil plus urbaine que bibi, elle n’est pas hostile à l’idée, mais à une seule condition : Passer pour cette fois-ci obligatoirement par Los Angeles, Las Vegas et San Francisco que nous n’avons toujours pas marquées de nos semelles. Moi, bon gars, j’accède volontiers à cette requête. Faut dire que pour repartir en vadrouille, je serais prêt à accepter n’importe quoi… Partir en vélo, avec un euro par jour, … et même avec sa grand-mère en bikini sur le porte-bagages s’il le fallait ! Non, non, si tu la connaissais, tu ne rigolerais pas...

Du coup, une fois le feu vert de madame obtenu, à la façon d’un compositeur de musique classique, et bien je me mets à composer… Les yeux fermés, confortablement installé sur mon petit tabouret feutré, je caresse sensuellement les touches de mon instrument en attendant patiemment que mon imagination abyssale se mette à pianoter… Ça y est, elle entre en action…: Los Angeles, la route 66, le Grand Canyon, Las Vegas, Bryce Canyon, Zion National Park, la Vallée de la Mort, San Francisco… Une œuvre on ne peut plus classique diront les puristes, là où mon objectif est d’écrire un bon vieux tube de rock’n’roll ! Car annoncé comme ça, ça fait très circuit organisé de la dernière brochure Grégoire Laclaire qui permet à cinquante gugusses de découvrir tous ensemble les Etats-Unis en dix jours dont cinq dans le bus ! Je n’en ai pas rêvé, Laclaire l’a fait, et je suis en train de le copier !… Allez mon bonhomme, on s’essore un peu le cervelet et on nous pond un truc qui va faire un peu plus Dora l’exploratrice… : Victorville, Bottletree Ranch d’Elmer, Antelope Canyon, Horseshoe Bend, Stud Horse Point, Buckskin Gulch, Toadstool Hoodoos, Edmaiers secret, Coyote Buttes North, Yellowrock, Strike Valley, Capitol Reef, Cathedral Valley, Valley of Fire, Sequoia National Park, … Voilà qui envoie du bois ! En combinant tout ça avec mon œuvre classique initiale, le bébé devrait quand même plus ressembler à du Iron Maiden qu’à du Frédéric Chopin, non ?

Ne me reste alors plus qu’à te donner les quelques éléments logistiques qu’il te manque pour en savoir autant que moi sur cette vadrouille, soit cinquante fois plus que Sandrine, qui découvre presque, le jour de notre départ, qu’on va faire du camping en me voyant charger la tente dans la voiture qui va nous mener à l’aéroport… Ça te donne un bon indice sur l’identité de celui qui a une nouvelle fois tout organisé… All by myself, tu vois ce que j’veux dire ? Et sans même Céline Dion pour me filer un coup de main ! Bref, revenons-en à nos détails logistiques. Dans le désordre, ça donne ça : Quatre mois de préparation intense pour que les quatre mêmes acteurs que d’habitude se retrouvent ensemble pendant quatre semaines dans le 4x4 que j’ai réservé de Los Angeles à San Francisco, soit pour une boucle d’environ quatre mille kilomètres pour vadrouiller aux quatre coins des quatre états que sont la Californie, l’Arizona, l’Utah et le Nevada… « N’aie pas peur, Sandrine, nous ne nous rendons pas là-bas à quatre pattes… Si tu veux que j’te dise tes quatre vérités, ce sera à bord d’un Airbus A380 affrété par Air France ! » Voilà, je crois que je t’ai tout dit ! En avant la musique ! En avant le rock’n’roll !
Voyager à vélo en France... durant tout le mois d'octobre? English translation pending
by Rikimiki · 2019-02-10 · 12 replies
Nos 6 mois à vélo projetés pour 2019 évoluent dans des directions ... qui changent tout le temps 🤪 ...

Sans entrer dans les détails de nos déboires ( difficultés d'obtention d'un visa prolongé pour l'espace Schengen; Non-disponibilité apparente des ferries entre les Iles Grecques en avril-mai, etc ), nous explorons maintenant de débuter au sud de la Grèce au début mai (plutôt qu'au début avril) , et de terminer par 6 semaines de vélo en France, jusqu'au début novembre.

Nous arriverions par la Suisse, après avoir auparavant traversé la Turquie, les Balkans, le nord de l'Italie, l'Autriche, le sud de l'Allemagne et la Suisse.

Coté météo en France, ce serait jouable entre le 15 septembre et le 5 novembre? nous roulons en général 5 jours par semaine (ou un peu plus), pour environs 1,500 kms par mois. Nous voulons surtout éviter les pluies froides prolongées ...
Van - Diyarbakir - Sanliurfa - Gaziantep en voiture (Turquie) English translation pending
by Renardjaune · 2019-02-05 · 18 replies
Bonsoir à tous. Suite à un très beau périple côté ouest en 2018, nous retournons en Turquie en avril 2019. L'idée est de partir vers l'est pour atteindre le mont Ararat, puis de revenir par le sud. Nous sommes en autonomie (véhicule 4x4) et alternons routes et pistes. Je cherche à savoir s'il n'y a pas trop d'embûches à l'heure actuelle sur le parcours décrit dans le titre. Nous pouvons passer un peu plus au nord en cas de contrariétés possibles (météo, barrages tous les 12 km, etc...) mais ce serait plaisant de pouvoir faire étape dans ces villes. Je connais (bien) les cartes des Conseils aux voyageurs et souhaite si possible des infos fraiches de cette zone, je sais qu'il y a ici des spécialistes. D'avance un grand merci. R.R.
8 jours de trek dans le Hornstrandir (Islande) English translation pending
by Mlefevre · 2018-09-02 · 18 replies
Hello! Voilà une semaine que nous sommes rentrées... Le récit complet en photos, vidéos, avec cartes et traces wikiloc en cliquant ici.



Bonne lecture!

Marie

Texte seul:

RECIT ISLANDE HORNSTRANDIR 2018 Après plusieurs voyages en Islande, un peu effrayée par le boom touristique depuis quelques années, je décidai cette fois de visiter le Hornstrandir, cette péninsule un peu oubliée au nord des fjords du Nord-Ouest. Située à 300 km du Groenland, elle flirte avec le cercle arctique. Classée réserve naturelle depuis 1975, sans habitants permanents depuis 80 ans, cette région est très différente du reste de l’Islande. On n’y accède qu’en (petit) bateau ou à pied (mais au prix de plusieurs jours de marche) La presqu’île fut autrefois habitée par des fermiers et des pêcheurs. Aujourd’hui leurs descendants y viennent passer quelques semaines en été et le reste de l’année, les montagnes, baies, plages et ruisseaux sont rendus aux renards polaires, qui sont ici protégés (alors qu’ils sont chassés partout ailleurs en Islande) A l’époque, on se déplaçait entre fermes à pied ou à cheval, ou plus facilement si la météo le permettait en bateau. Aujourd’hui, 2 compagnies (Borea, et Sjoferdir/Westtours) desservent différentes baies du Hornstrandir, avec des rotations régulières mais des bateaux de faible capacité, si bien qu’il faut jongler avec les dates et les destinations pour établir son itinéraire, sachant qu’un aléa météo est toujours possible. Une fois rendu au Hornstrandir, c’est à pied, sur un terrain difficile, avec des sentiers pas toujours tracés ni même toujours cairnés. Il faut avoir le pied sûr (sentiers parfois vertigineux, éboulis instables, mousses profondes, gués innombrables et marécages à gogo) et un GPS est fortement recommandé, surtout par temps de brouillard (qui ne manquera pas d’arriver sur une rando de plusieurs jours, sauf chance exceptionnelle !) Pour la préparation et avoir une vue d’ensemble, j’ai utilisé la carte papier Ferdakort au 1/100000. Prévue au départ avec mes filles Caroline et Marion, la randonnée se fera finalement à 5 avec Muriel et Sophie (Hohl et Ablette 74 sur VF) Pour des raisons de souplesse (et de prix) j’ai loué (à prix d’or !) une voiture à l’aéroport de Keflavik, qui restera « à quai » au port de Isafjordur pendant les 8 jours de notre randonnée dans le Hornstrandir. Pas le plus petit modèle mais presque si bien que nous mettrons 2 sacs sur la galerie de toit gonflable emportée pour l’occasion. Après avoir hésité à organiser un ravitaillement à mi-parcours (possible via les compagnies de bateau mais un peu aléatoire selon la météo), nous décidons finalement d’emporter toute la bouffe nécessaire aux 8 jours de trek, afin de rester libres de notre parcours. Nous avons donc chacune un sac d’environ 12 kg, un peu moins pour Sophie et un peu plus pour Muriel. Nous porterons peu d’eau (1/2l/pers) car il y en a partout (même plus qu’il n’en faut !) et il est inutile de la filtrer ou de la traiter. J0 15/08/2018 Après un vol sans histoire, nous atterrissons vers 16h00 et filons chez Blue Car rental récupérer la voiture. En route vers Hafnafjordur, où j’ai réservé une chambre pour 4 (sans sanitaires privés, 140 €) au Lava Hostel. A quelques km de l’aéroport, je réalise que le réservoir noté comme plein lors de la remise de la voiture, ne contient qu’un 1/3 de sa capacité. Retour au guichet de Blue Car, où je dois insister pour faire rectifier le voucher. Pas d’excuses, l’employée est aussi agréable que lors du pick-up… A 1,70 €/l, il n’y a pas de petits profits…. Au Lava Hostel, au moment de payer par CB en couronnes islandaises, nouvelle tentative d’arnaque de 30 € ! Les temps ont bien changé en Islande…la faute à booking.com parait-il…. Je suis bien contente de savoir que dès demain soir, nous serons perdus dans la nature loin de tout ! Nous trouvons une bouteille de gaz quasi pleine laissée par un client précédent alors que Sophie nous rejoint. Elle est arrivée hier, a dormi à Reykjavik dans une autre auberge de jeunesse où elle a aussi trouvé du gaz pour elle et Muriel. Voilà une bonne chose de faite ! On profite des dernières heures de soleil pour aller faire un tour en bord de mer dans les environs de Hafnafjordur. J1 16/08/2018 Chaleur étouffante et isolation nulle, la nuit aurait pu être meilleure au Lava Hostel de Hafnafjordur… Nous sommes les premières levées car Muriel arrive ce matin à 8h à Keflavik. En route affublées de nos sacs poubelles ! Après d’interminables tours et détours le long des fjords du nord-ouest, un bref arrêt pour admirer des phoques et un bel arc en ciel sur la petite île de Vigur, nous arrivons vers 16h00 à Isafjordur. Passage chez Borea pour confirmer la traversée aller, puis chez West tours pour récupérer les vouchers pour la traversée retour, nous déposons les sacs au port et Marion va garer la voiture au grand parking proche du Musée Maritime (sur les conseils de Boréa, il semble qu’on ne peut pas la laisser au port ?) Eh non Sophie, notre bateau est le p’tit blanc ! En plus de nous 5, un ranger (qui travaille plus au sud et vient découvrir le coin pendant 2 ou 3 jours) avec sa copine, et un couple qui a une maison d’été à Saebol. La dame nous explique que son père est né à Fjlotavik (où nous irons demain) et que les grandes bottes qu’elle porte y sont recommandées ! Il nous faut 1h30 à 20 nœuds de moyenne (séance tape-cul alors que la mer est relativement calme) pour arriver sous un ciel bien bas dans la baie d’Adalvik, à l’extrême ouest du Hornstrandir. Nous embarquons dans le zodiac pour les dernières dizaines de mètres et débarquons sous le regard curieux de quelques enfants qui passent ici leurs grandes vacances avec leur famille. La journée a été longue, surtout pour Muriel qui a quitté l’Alsace ce matin aux aurores, il est presque 19h00, alors nous posons les tentes sur la zone de bivouac située à quelques centaines de mètres du hameau de Latrar. Le jeune couple Islandais fait de même. Un peu plus tard arrivent 2 néerlandophones très timides ou carrément misanthropes (mais hyper bavards, ils parlent TOUT le temps) et un Français, tous bien crevés et les pieds trempés après leur 1ère étape (ils viennent de Heysteri via Saebol) J2 17/08/2018 Il a plu cette nuit mais pas de vent, nous avons bien dormi ! Les prévisions pour la semaine à venir ne sont pas folichonnes, en particulier pour cette journée qui finalement débute avec quelques trouées de ciel bleu. Nous suivons d’abord une piste sur 1 ou 2 km puis ma trace GPS nous la fait quitter pour grimper sur la montagne : après avoir ronchonné après cette piste (à quoi bon marcher là où on pourrait rouler !), nous voilà désormais hors sentier et sans cairn : l’aventure commence ! Mais c’est plus fatigant ! Soulagement après un premier ressaut quand nous repérons un cairn, ma trace trouvée sur wikiloc est juste, nous sommes sur la bonne piste ! Nous traversons ensuite un haut plateau austère, très minéral, parfois égayé de quelques boutons d’or ou mousses fluorescentes, guidées par une succession de cairns bien visibles. Nous voilà en surplomb de la baie de Fjlotavik. Nous faisons une petite pause pic nic à l’abri de gros rochers, dérangeant à peine un lagopède en parure estivale. Arrivées au niveau de la mer, comme annoncé par la dame sur le bateau, Fjlotavik porte bien son nom, c’est hyper sploutch. Nous enfilons nos crocs afin de garder sèches nos chaussures de marche. Gare à la gadoue, qui a vite fait de capturer nos précieux escarpins ! Nous abandonnons finalement le sentier en dévers (pas facile en crocs !) pour patauger directement au fond de la vallée. Assez fun finalement pour qui ne craint pas l’eau glacée ! Des chaussettes néoprène auraient été parfaites, en plus des crocs… Nous longeons le lac sur plusieurs km, qui nous semblent d’autant plus longuets que la pluie menace (jusqu’ici nous avons été épargnées !) Après 5 bons km à patauger, nous posons les tentes dans la zone de bivouac : le sol est détrempé et le simple appui d’une chaussure fait apparaitre de l’eau… Mais il n’y a aucun endroit moins humide à moins de plusieurs heures de marche ! L’été a été exceptionnellement pourri cette année et ça se voit ! Par goût et par habitude, j’avais envisagé de plutôt éviter les zones de bivouac (qui sont en fait des zones avec quelques emplacements assez plats pour poser une tente et avec des toilettes sèches, sans autre équipement) mais je réalise qu’il est très difficile de trouver des coins propices en dehors du bord de mer. Dès qu’on grimpe dans la montagne, le sol est soit humide, soit caillouteux, soit pentu, et souvent les 3 à la fois ! Le temps de monter les tentes, la pluie arrive et va durer toute la nuit, soutenue… Les « Hollandais » arrivent un peu plus tard et s’installent aussi. Pas de nouvelles du Français parti ce matin avant nous (nous apprendrons plus tard qu’il a dormi à Atlastadir, mais je n’ai pas pensé à lui demander s’il avait franchi l’énorme gué qui permet de traverser le lac de Fjlotsvatn plutôt que d’en faire le tour. Les rangers contactés par Muriel avant le voyage nous avaient recommandé de l’éviter en cette fin d’été très humide) Bref, mauvaise nuit à « faire la planche » sur nos matelas gonflables en veillant à ne pas trop laisser tremper les couettes en duvet dans l’eau qui sourd à travers le tapis de sol… D’ordinaire je prends tjs une feuille de polycree pour mettre sous la tente mais cette fois j’avais pris une tente bien costaude avec un tapis de sol qui résiste normalement à l’herbe mouillée par la pluie – mais pas à un marécage !) Sophie plus prévoyante a bien dormi au sec… Muriel a surnagé comme nous… J3 18/08/2018 Petit rayon de soleil miraculeux au réveil qui permet de faire sécher la tente intérieure sur les toilettes ( ! ) Nous rechaussons nos crocs pour encore 1 ou 2 km afin de rejoindre, moyennant quelques traversées de rivières, le pied de la falaise qui doit nous mener au fjord suivant. Il nous semble impossible de passer par là et nous sommes rassurées quand nous rejoignons un balisage de piquets, qui pas de doute, mène au pied de ce mur ! Finalement en posant un peu les mains, ça passe ! On apprécie d’avoir du beau temps car ce passage ne doit vraiment pas être rassurant dans le brouillard ! Nous découvrons émerveillées, sous un soleil de fin d’été qui peine à réchauffer l’atmosphère, la baie de Hloduvik. Loin vers le nord, nous distinguons quelques icebergs, énormes, qui dérivent sur la mer du Groenland ! J’en suis toute émue (j’adoore les icebergs, ces masses de glace formées par la neige tombée il y a des centaines d’années, qui voyagent au gré des vents et des courants, et vouées à disparaitre lentement…nostalgie…) Il arrive que des ours polaires ayant dérivé sur la glace atteignent le nord de l’Islande. Ils sont systématiquement abattus, ce qui est rare heureusement (la dernière fois en 2016) Une houle paisible vient mourir sur la plage de galets, où nous descendons pour contourner la montagne de Alsfell, figure emblématique de la baie. C’est alors que nous apercevons 2 puis 3 petits renardeaux qui fouillent les algues à la recherche de poissons. Trop mignons (les renards, pas les poissons crevés) ! Muriel et Sophie, levées plus tôt que nous avant-hier avaient déjà aperçu fugitivement un renard à Adalvik. Ceux-ci sont absolument indifférents à notre présence et nous passons un long moment à les observer. Nous continuons à longer la baie, envahie d’énormes grumes venues de Sibérie (inépuisable source de bois si précieux dans cette contrée où les plus grands arbres – des saules arctiques-ne dépassent pas quelques dizaines de cm. Les feux sont interdits dans le Hornstrandir mais à vrai dire, ça manque de petit bois ! Ici comme partout, en l’absence de bétail, la végétation égaye le paysage. L’angélique si graphique est partout ! Il y a aussi profusion de myrtilles et de camarines, du moins là où il n’y a pas trop de renards car ils sont omnivores ! Oiseaux, œufs, baies, mollusques, poissons, petits rongeurs, toute calorie est bonne à engloutir avant le long hiver…Nous avons vu une vingtaine de renards, toujours près de la mer et/ou des falaises à oiseaux. Nous passons en contrebas de l’abri d’urgence (qui surplombe la zone de bivouac) qui a vraiment des allures de capsule extra-terrestre sous ces jolis nuages lenticulaires, et marchons encore une centaine de mètres après le gué qui nous sera ainsi épargné demain. Les « Hollandais » arrivent peu après nous et se posent au « camping ». Croisé un couple tout à l’heure, sinon personne d’autre aujourd’hui. Nous profitons du grand beau temps pour une toilette approfondie dans la belle rivière que nous venons de traverser. A l’est au-delà des qq maisons du petit hameau de Budir (désert en cette fin d’été), nous devinons le sentier escarpé où nous irons demain. Festival de cirrus en soirée, signe de changement de temps ! J4 19/08/2018 Très bonne nuit sans vent ! Après quelques minutes de marche, nous apercevons toute une colonie de phoques qui se prélassent sur des rochers où ils se sont hissés à marée haute. Trop drôle de les voir arquer leur corps musculeux quand une vague taquine cherche à les rafraichir : avachis mais l’œil aux aguets, hop, un petit coup de rein quand la vaguelette arrive, parfait timing ! Pas âme qui vive à Budir, l’été se termine… Nous grimpons à gauche de la cascade et après un long cheminement (balisé) à flanc dans une superbe vallée d’altitude surplombant l’océan, et le franchissement d’un 2ème petit col, nous découvrons la baie de Hornvik. Le beau temps se maintient, quelle chance ! Je suis ravie de pouvoir admirer le cap Horn, il est si souvent pris dans les brumes… Après une pause pic nic et même une petite sieste (oui il fait bon et pour une fois on peut s’allonger) sur une plate-forme en bois sans doute dédiée à l’observation des renards arctiques, nous terminons la descente jusqu’à la mer, et nous faisons à proximité de rochers à oiseaux la rencontre de plusieurs renards à peine effarouchés par notre présence ! Il y a en a de partout, on ne sait sur lequel focaliser notre attention, tous plus mignons les uns que les autres ! Plus loin, un passage un peu acrobatique, sécurisé par des cordes, nous permet après avoir dépassé un nouvel abri d’urgence, de rejoindre la zone de bivouac et la cabane des rangers. Il y a également une tente mess et quelques autres grosses tentes qui doivent rester là tout l’été (pour des scientifiques, des tours operators ?) 1 tente et 3 personnes au camping, sinon personne… Je prévois de faire demain le tour du Hornbjarg (les falaises du cap Horn) si bien que nous continuons pour aller camper de l’autre côté de la baie. Il nous faut pour cela traverser une large rivière, et nous choisissons de remonter un peu en amont pour éviter le goulet étroit et profond qu’elle forme juste avant la mer. Nous traversons un étrange désert de sable noir, où se mêlent eau douce et eau salée, et arrivons finalement à la rivière Hafnaros proprement dite. Traversée facile, eau à mi-cuisse, peu de courant, quelques sables +/- mouvants à la fin donc ne pas mettre les crocs mais rester pieds-nus. Au loin, nous apercevons les néerlandophones, qui coupent au plus court vers le goulet. Nous regagnons ensuite la mer en longeant d’étranges formations rocheuses faites d’orgues de basaltes horizontalisés. Puis nous longeons la mer sur un sentier souvent effondré, qui nous font lui préférer les galets de la « plage ». Nous rencontrons la rangerette qui rentre de balade et nous installons sur la zone de bivouac, bientôt rejointes par les Flamands (oui poussée par la curiosité, j’ai fait le 1er pas pour leur demander comment était le gué : jusqu’aux hanches avec du courant donc on a bien fait de faire un détour en amont) Sophie a la visite en soirée d’un petit renard curieux…Et un phoque roupille en contrebas. J5 20/08/2018 Temps clair mais nuageux ce matin, après encore une nuit paisible (c’est la 1ère fois que je campe plusieurs jours d’affilée avec aussi peu de vent, sans mettre mes boules Quiès ! Incroyable pour cette région !) En route pour le symbole du Hornstrandir, les hautes falaises du Hornbjarg. Après avoir dépassé une jolie maison (habitée cette fois), nous percevons le bruit d’un éboulement qui nous vient de l’autre côté de la baie. Au téléobjectif, je distingue les roches se fracassant dans la mer : gloups ! Nous n’irons pas trop près du bord ! A mi-pente, nous rencontrons encore 2 ou 3 renards, encore endormis… Nous voilà parvenues au Cap Horn, ravies d’avoir finalement bénéficié jusqu’à présent d’une météo tout-à-fait correcte, en dépit des prévisions. Il a plu certes, mais toujours quand nous étions sous la tente… Mais la rando continue, il nous faut longer une falaise escarpée, dont la découpe à contre-jour la rend encore plus impressionnante. La grimpette sur des hautes marches de terre glissante au milieu des angéliques n’est pas de tout repos, mais la vue depuis la crête de Midfell est grandiose. On aperçoit la rivière traversée hier et à droite de la baie la cabane des rangers. Au sud-est reflets mystérieux sur l’océan d’un calme inhabituel… Quelle peut donc être cette île ??? Peut-être la péninsule de Skagi vue dans sa largeur ? Bizarre… Encore un énorme iceberg ! Selon la lumière, ils apparaissent et disparaissent en quelques minutes…. Encore un passage un peu acrobatique avant de rejoindre le petit lac au pied du Kalfatindar. Gros plan sur le gué franchi hier. Il y a très peu d’oiseaux, la meilleure époque est le printemps, lors qu’ils nichent par milliers dans les falaises. Le temps se gâte et nous renonçons à l’ascension du Kalfatindar. Voilà le phare de Latravik ! Qui fait aussi refuge (avec douches !) Pour la 1ère fois, la pluie nous rattrape ! Légère et sans vent…et passagère ! Gros numéro de charme de la part de cette adorable bestiole rencontrée en chemin ! Semi-déception en arrivant au phare (je n’aime pas rompre le charme en retournant même brièvement à la « civilisation ») : il est fermé. Le coin est sale, des déchets trainent par ci par là et il n’y a pas d’eau à proximité immédiate. Pas envie de camper là… Pendant que nous hésitons, Marion trouve le code pour ouvrir le boitier contenant la clé ! Ah ces jeunes ! On ne résiste pas à l’envie d’une petite visite du refuge (et du phare) : tout est hiverné, les matelas sur la tranche, l’eau fermée et il y fait plus froid que dehors. Bref, on referme soigneusement et on marche un peu plus loin pour trouver une zone propice au bivouac. A peine avons- nous tourné le dos au refuge qu’un hélicoptère rouge surgit de derrière la falaise ! Aussitôt, on se sent coupable, aurions-nous déclenché un système d’alarme quelconque ? La coïncidence est tout de même incroyable ? Il se pose à une centaine de mètres du phare ! Nous sommes dans nos petits souliers… 4 ou 5 personnes toutes v��tues de combinaisons orange et bleues en descendent et se dirigent vers le phare… on n’ose plus bouger ! Bref, après avoir un peu trainé dans le coin, fait quelques photos, tout le monde rembarque et l’hélicoptère redécolle vers le Hornbjarg. Ouf ! Ils n’étaient pas là pour nous ! S’agissait-il d’une virée touristique, d’un entrainement des sauveteurs ? Mystère ?! Alors que nous installons les tentes, les Flamands passent et continuent vers la baie de Hornvik via le col de Kyskard. Grosse journée car ils ont aussi gravi le Kalfatindar. En soirée, nous avons encore la visite de renards curieux ! Ils viennent nous voir jusque dans la tente ! J6 21/08/2018 Encore une nuit paisible, posées sur 20 cm de moelleuse mousse… Pas de renard ce matin, un timide rayon de soleil… La grimpette jusqu’au col de Kyrskard est bien raide et la descente vers le gué de la baie de Hornvik ne l’est pas moins ! Brève rencontre avec un couple de Strasbourgeois (les pieds dans l’eau glacée du gué, la conversation ne s’est pas éternisée…) dont je me rends compte après-coup que nous nous connaissons, au moins virtuellement par email (Hello Guy !) Nous repassons par la zone de bivouac où arrive en même temps que nous le Français solitaire rencontré au début de la randonnée. Il vient du fjord de Veidileysufjordur -où nous serons ce soir, et a dû se résoudre à faire demi-tour car le passage obligé dans la mer lui a semblé trop profond. Il va donc aujourd’hui jusqu’à Hloduvik puis vers Hesteyri où il reprendra son bateau. En effet, pour faire une boucle et ne pas repasser par les mêmes chemins, j’ai choisi de passer par ce fjord. Ensuite il faut passer dans la mer sur une centaine de mètres en contrebas d’une falaise trop escarpée avant de continuer soit directement vers Hesteyri (mais sur ma carte aucun sentier n’est indiqué) soit vers le nord et Hloduvik. Je reste confiante car je pense qu’à marée basse, le passage doit être possible puisque figurant sur ma carte. Nous poursuivons vers le col de Hafnaskard par un sentier bien tracé offrant de superbes vues sur la péninsule de Hornbjarg. On aperçoit même encore quelques icebergs ! Vue époustouflante sur le fjord de Veidileysufjordur depuis le col ! Si grand que la descente va s’avérer interminable ! Nous arrivons enfin à la zone de bivouac, où nous retrouvons nos 2 flamands. Il y a une autre tente avec 2 gars à peine entrevus. Tous reprennent le bateau ici demain matin. Je n’ai pas pu trouver les horaires de marée pour le fjord (si tant est qu’ils existent !) aussi je pose quelques marques pour repérer le marnage. A priori, la mer devrait être basse demain vers 10h00… On aperçoit à droite la falaise noire en contrebas de laquelle il nous faut passer dans la mer. J7 22/08/2018 Comme annoncé par le couple de Strasbourgeois, la journée s’annonce maussade mais pour le moment il ne pleut pas et il n’y a pas de vent. Pas de ressac. Le fond de l’air est frais si bien que l’eau parait moins fraiche : conditions idéales pour faire trempette donc ! Après quelques tâtonnements, il s’avère qu’il n’y a d’autre solution que d’y aller carrément. Marion ouvre la marche avec de l’eau au-dessus du nombril. C’est au début du gué que c’est le plus profond, après c’est plus facile. Avec l’aide efficace de Caroline et Marion qui transportent nos sacs « à la népalaise », nous venons finalement assez facilement à bout de ce gué, plus impressionnant que dangereux. Le plus dur est de descendre dans l’eau sans glisser et seul avec un sac à dos c’est difficile. Quelques centaines de mètres plus loin, nous nous rhabillons quand arrive un couple d’Islandais qui s’apprête à franchir le gué dans l’autre sens. Selon eux la marée basse serait plutôt à midi. Mais le marnage ne m’a pas semblé très important donc je pense que la hauteur d’eau n’aurait pas été très différente, peut-être jusqu’aux hanches mais pas moins, sauf grand coefficient de marée. Une fois rhabillées, la pluie s’invite et ne nous quittera plus de la journée. Mon appareil photo restera donc dans son sac étanche ! 3 photos ce jour-là. De toute façon nous n’avons vu que de la caillasse et des nuages et avons navigué au GPS : pas de sentier, un unique cairn au niveau du col. Des éboulis très instables à la descente du col puis de la mousse gorgée d’eau. Dire que nous aurions pu avoir ce temps-là plusieurs jours de suite ! Nous mesurons la chance que nous avons eue jusqu’à présent : nos chaussures restées sèches jusqu’à ce matin -une gageure dans le Hornstrandir, sont trempées ! Nous arrivons sous la pluie dans la baie de Hornvik où nous avions profité quelques jours plus tôt d’un soleil insolent. Rencontre sympathique avec 2 Français dont l’un est guide dans une agence de trekking franco-islandaise. Demain ils continuent sur Hornvik d’où ils vont rayonner sur quelques jours avant de reprendre le bateau. Visite « à domicile » d’un ou deux renards. J8 23/08/2018 Dernière étape aujourd’hui jusqu’à Hesteyri d’où nous repartons en bateau demain après-midi. Le temps est bouché mais il ne pleut pas. Le sentier est parfaitement balisé et monte tranquillement jusqu’au col de Kjaransvikurskard. Il nous faut descendre un peu avant d’apercevoir le fjord de Hesteyri. Petite pause pic nic écourtée par l’arrivée des nuages qui descendent vers nous… La descente nous semble interminable ! Elle est très bien cairnée (certains cairns ont une pierre horizontale qui indique la direction) mais il n’y a pas de véritable sentier et on n’avance pas… Voilà enfin le village de Hesteyri, une dizaine de maisons éparpillées. Sophie s’arrête à « la maison du docteur » négocier une chambre, tandis que nous continuons jusqu’au « camping » situé au sud du hameau. Nous installons les tentes, sous l’œil curieux de quelques phoques et nous retrouvons pour un chocolat chaud, des crêpes et des gâteaux ! Nous sommes les seules clientes. En fait le café est virtuellement fermé, c’est déjà la fin de la saison. L’homme qui s’en occupe a succédé à sa mère et vient pour les mois d’été. Le reste de l’année il est ingénieur du son à Hambourg. Ses grands-parents sont nés et ont vécu ici. Il nous propose d’assister ce soir à la projection d’un film islandais tourné ici, un thriller dont l’histoire a l’air assez compliquée. Un bateau doit arriver ce soir avec les spectateurs, venu tout exprès de Bolungarvik (une bonne heure de navigation) De fait peu avant 20h, une poignée d’humains débarquent du petit bateau. La projection a lieu dans l’ancienne école. Nous sommes trop crevées pour nous concentrer sur un film en islandais sous-titré en anglais et restons au chaud sous nos couettes. Après la projection, la petite équipe s’est retrouvée au café se réchauffer avec une soupe de poisson, pousser la chansonnette et rigoler un bon coup avant de repartir en bateau dans la nuit vers Bolungarvik. Brrr… Marion a trouvé ce film « I remember you » en version française :
http://www.televostfr.co/i-remember-you-vf-streaming On se félicite de ne pas l’avoir regardé sur place ! On aurait trop mal dormi ! J9 24/08/2018 Notre bateau est ce soir à 17h00, donc nous trainons un peu « au lit » ce matin. Puis nous rejoignons Sophie au café qui s’est régalée d’un petit déjeuner pantagruélique. Nous partons ensuite pour une petite balade vers Stekkeyri : une cheminée de pierre située à 1 ou 2 km au nord de Hesteyri nous intrigue. Une colonie de phoques se prélasse sur les rochers…. Stekkeyri est une ancienne usine baleinière, créée par les Norvégiens à la fin du 18ème siècle, rachetée par des islandais, transformée en ferme d’élevage de harengs en 1922 quand la chasse à la baleine fut interdite puis démantelée (les habitations en bois ont été démontées) après la 2ème guerre mondiale. On identifie encore les 3 aires de découpage des cétacés et quelques cuves. L’endroit est assez glauque (et encore plus si on a vu le film !) mais pas dénué d’un certain charme. Nouvelle pause avec les phoques sur le chemin du retour. On ne s’en lasse pas ! Pas de renards par contre à Hesteyri, il se dit que quelqu’un les aurait tué l’hiver dernier ! Le reste de la journée se passe au café où on nous annonce que le bateau partira plus tôt, à 16h00. Cette fois c’est Sjoferdir qui nous ramène à Isafjordur : le personnel est amical et le bateau confortable, accueille aussi 2 couples d’allemands venus juste pour l’après-midi à Hesteyri. Le patron du café profite du départ de ses derniers clients pour aller faire un tour en bateau avec son amie allemande. Un p’tit coup de Zodiac pour rejoindre le bateau et c’est parti pour une heure de navigation tranquille (à 20 nœuds mais sans taper !) A mesure que nous nous éloignons du Hornstrandir, le ciel s’éclaircit. Une bande de nuages reste accrochée sur les montagnes que nous quittons. Nous accostons, récupérons la voiture et je dépose Sophie et les filles à la petite maison louée à Isafjordur avant de déposer Muriel à l’aéroport prendre son avion vers Reykjavik puisqu’elle reste encore une semaine en Islande. Bonne douche, bon resto et mauvaise nuit : trop mangé et trop chaud ! J10-J11 le retour 25/08/18 Nous nous mettons en route dès 7h00 car Sophie a son avion cet après-midi vers 17h00. Finalement nous sommes très en avance et en profitons pour faire un tour à Reykjavik, en particulier pour visiter le Harpa que nous ne connaissions pas encore. Quel contraste avec la semaine écoulée ! Et ça construit encore de partout ! Nous déposons Sophie à l’aéroport puis allons nous poser dans notre guesthouse réservée à Keflavik. Notre avion décolle demain à 7h40, retour sans histoire…. Merci Muriel, Sophie, Caroline et Marion pour votre courage et votre bonne humeur ! J’ai adoré découvrir ce coin perdu en votre compagnie !

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Alaska... Enfin! English translation pending
by Calisson94 · 2016-08-17 · 239 replies


« Pas banal comme destination » me disait une connaissance juste avant notre départ. Et effectivement, quand je disais « Alaska », on me répondait « super … mais …. et les températures, les moustiques, la pluie, les ours…. ?? ».

Eh bien oui j’étais prête à tout ça (et heureusement !) et j’avais préparé mes troupes en conséquence (et heureusement aussi !). Mais j’étais surtout prête pour les paysages superbes, les montagnes enneigées, les rivières à saumon, les glaciers descendant dans la mer, cette nature que j’imaginais foisonnante et sauvage, cette wildlife que je pensais omniprésente.

Après avoir conçu à l’automne un séjour classique basé essentiellement sur la rando et quelques activités touristiques, j’ai cherché comment lui donner une tournure un peu différente. Il me semblait qu’il fallait autre chose pour 1 voyage en Alaska … Mais quoi ?

La rando itinérante étant exclue par nos garçons farouchement opposés à l’idée du bivouac, la solution est venue suite à notre inscription à un club de kayak en fin d’année dernière. Je tenais une idée… inclure une partie découverte par voie d’eau. Restait à la concrétiser....

Cette préparation-là m’a demandé un temps certain : déjà pour trouver le matériel adéquat. J’ai rapidement décidé d’investir dans des kayaks gonflables plutôt que de louer et ai jeté mon dévolu sur des Gumotex Twist 2, fiables, à gonflage / séchage rapide et pesant - de 10kg. Ensuite pour trouver les spots adéquats, qui ne mettent pas nos vies dans des situations que nous pourrions avoir à regretter. J’ai trouvé mon bonheur dans le livre Paddling Alaska qui recense, entre autres, des spots faciles faisables à la journée et adaptés aux débutants que nous sommes.

J’ai ensuite annulé mes 2 nuits à Fairbanks pour les remplacer par 2 nuits sur la Denali Hwy (ce qui m’en faisait 3 en tout), et ai glissé 4 paires de crampons dans nos sacs.

C’est sur ces bases que nous sommes en ce 14 juillet enfin en partance avec nos 4 énormes sacs en limite de poids autorisé et nos 2 garçons de 16 et 18 ans pas franchement emballés par ce qui les attend (les températures, les moustiques, la pluie, les ours, le kayak et …. 0 piscine !!!)

A suivre le programme et la carte du trajet mais avant, un grand merci à ceux qui m’ont aidée dans la préparation. Merci donc à Cheechako, Moruto, Willemspie, Etrefal, Olivier50, Galipote et Lilevis.

Une pensée spéciale à Mlefevre qui m’a prêté 2 paires de crampons, donné des tuyaux fort utiles sur le paddling et prêté l’excellent livre d’Ike Waits sur les randos dans le Denali.

Une autre pensée spéciale à Framboise95 qui partait aussi découvrir cette belle région presque en même temps et qui a fait aussi 1 merveilleux voyage….
Voyage à Vélo Paris - Shetland - Paris English translation pending
by NicoDesc · 2015-09-10 · 7 replies
Bonjour à tous, je me nomme Nicolas Descamps, j'ai 19 ans et comme projet d'aller dans les Shetlands, à vélo. Je compte partir de mon domicile dans le Val d'Oise, près de Paris, je monte dans le Nord, et je prends le ferry pour la côte Sud anglaise. Je traverse le pays et me voilà tout au Nord de l'Ecosse continentale. J'irai d'île en île en Ferry depuis le Nord de l'Ecosse. Je passerai par Cambridge, chez des amis, au retour. Je recherche des informations sur la campagne Britannique, que je ne connais que très peu: Je voudrais savoir quelles régions seraient les plus jolies à traverser, je cherche évidemment à rendre mon voyage agréable pour les yeux! Je souhaite ne pas faire de gros détours, car je dois faire ce voyage en à peu près un mois. Je ne suis pas le plus aguerri des cyclistes mais j'ai tout de même été jusqu'à Barcelone à vélo depuis Paris, en traversant le Massif Central. Je suis donc capable d'emprunter la plupart des itinéraires! Je vous remercie d'avance pour vos réponses, à Bientôt, Nicolas
Hésitation itinéraire 6 semaines USA English translation pending
by Nimou74 · 2014-05-26 · 132 replies
Nous planifions un voyage de 6 semaines environ en juillet et août 2015. Je remercie d'ailleurs ceux et celles qui m'ont apporté quelques conseils. Dans les grandes lignes, le trajet ressemble à peu près à cela: Yellowstone, Gd Teton, Moab, Bryce, Gd Canyon, Yosemite, SF(Ce sont les "incontournables" pour nous) Nous prévoyons des randonnées, dont une de 4 jours dans le Yosemite en "backcountry". Comme apparemment, il faut réserver les nuitées le plus tôt possible dans les parcs , surtout Yellowstone où nous comptons y passer 5 (6??) nuits et Gd Canyon Village où nous prévoyons le Bright Angel Trail, du moins en partie, il faut donc déterminer l'arrivée. Et c'est là que le problème se pose et peut être pourriez-vous nous donner quelques indices ? Nous hésitons entre 2 options: 1) Arriver directement à Jackson Hole ou encore Cody de façon à commencer directement par Gd Teton ou Yellowstone. Ce trajet nous permettrait ensuite de poursuivre vers Moab etc... Après Yosemite, il nous resterait un peu de temps pour inclure Kings Canyon NP , puis remonter la côte de Big Sur à SF. ou bien... 2) Arriver à Denver comme on avait initialement prévu, passer 2 nuits au Rocky NP, puis remonter vers le South Dakota pour visiter Mt Rushmore et les Badlands , puis Cody, Yellowstone... Croyez-vous que ce trajet de Denver à Cody puisse se faire en 8 jours ? Cette option ne nous permettra pas de visiter Kings Canyon après Yosemite, ni la côte.

Donc que choisir dans ce type d'itinéraire entre Rocky NP, Badlands, Rushmore et Kings Canyon NP et Big Sur ???? Un grand merci d'avance pour vos précieux conseils !
Trek des 88 temples de Shikoku English translation pending
by Vincent31 · 2013-08-27 · 44 replies
Bonjour,

Auriez vous des infos sur le pélerinage des 88 temples, je compte m'y rendre en juillet et aout 2014, je crois qu'il fait trés chaud à cette saison mais qu'il y a moins de monde en revanche; j'ai lu que le parcours était difficile car bcp de portion sont goudronnées donc dure pour les pieds. J aimerai connaitre vos impressions sur ce chemins ( bien, pas bien, bof... ) Merci d'avance pour toutes vos remarques et infos concernant les logements, ravitaillements, tarifs, si ça vous intéresse j'ai déjà marché sur les chemins de Compostelle , la via francigena, la hrp, le gr20 demandez moi;😉

merci vincent
Hébergement GR22 de Paris au Mont st Michel English translation pending
by Ultriam · 2013-07-30 · 5 replies
Bonjour à tous, Je suis un vétéran de Compostelle, et je me ferais bien unpetit Paris-Mont st Michel. HÉLAS, HÉLAS, HÉLAS, si les prix français n'étaient pas aussi aberrants! 400 km en13 jours reviennent 2 fois plus cher que la via de la plata, 1000 km en 42jours ce printemps dernier. Qui a des adresses, des conseils, tout ce qui pourraréjouir un pèlerin radin ? Amicalement votre
Boucle de cinq semaines San Francisco - San Francisco: votre avis? English translation pending
by Fdbf · 2010-05-30 · 33 replies
Bonjour à tous, je boucle les préparatifs d'un road trip sur 5 semaines autour de juillet... l'itinéraire n'est pas définitif - et on souhaite qu'il reste flexible, mais voilà en gros à quoi ça devrait ressembler (sachant que quelques impératifs nous obligent à être à Portland au plus tard le jour indiqué, pareil pour SF) j1: San Francisco j2 : San Francisco->Yosemite j3 : Yosemite j4 : Yosemite j5 : yosemite -> death valley j6 : death valley ->Las Vegas j7 : Las Vegas -> Zion j8 : Zion -> Bryce j9 : Bryce -> Page j10 : Page -> Gd Canyon (SR) j11 : Grand Canyon (SR) -> Page j12 : Page -> Monument Valley j13 : MV -> Moab j14 : Moab -> Canyonland ->Moab j15 : Moab -> Arches->Moab j16 : Moab -> Salt lake City j17 : Salt lake City -> Yellowstone j18 : Yellowstone j19 : Yellowstone j20 : Yellowstone j21 : Yellowstone -> Boise j22 : Boise -> Portland j23 : Portland j24 : Portland -> Coos Bay j25 : Coos Bay -> Crescent city j26 : Crescent City -> Eureka j27 : Eureka -> San Francisco j28 : SF j29 : SF j30 : SF j31 : SF -> LA (bus) j32 : LA j33 : LA j34 : LA j35 : LA -> SF j36 : SF -> France.

Avis et remarques sont bien sûr les bienvenus !

Nous seront 4 : 2 adultes, 2 enfants de 11 et 13 ans. Hébergement : camping principalement, ce qui implique des bagages encombrants -> Sacs à dos, tentes, matelas, stove, glacière, gallons d'eau...

Première interrogation : Quelle type de voiture louer ?

Je suis complètement perdu dans les catégories proposées...je ne conduis pas moi-même...et la conductrice n'est pas meilleure que moi sur le choix de la voiture ! Je ne me rends donc pas compte du tout de l'espace disponible sur certains modèles...plusieurs personnes me conseillent plutôt un "intermédiaire" (Suv) pour justement bénéficier de plus grands rangements que dans les berlines... Nous souhaitons réserver le moins possible les campings...donc il n'est pas impossible qu'une fois ou deux, nous soyons amener à dormir dans la voiture (on ne rêve pas question confort, mais si certains modèles ont par exemple des sièges inclinables à l'arrière...ça pourrait dépanner...)... Comme on va faire pas mal de miles...et donc passer pas mal de temps dans la voiture, autant prendre quelque chose de robuste...et confortable...(certaines personnes m'ont également indiqué qu'un suv permettait de mieux profiter du paysage...)...

Seconde question : Un bon plan hotel à San Francisco ?

(ou à défaut, les hotels à éviter absolument...sachant qu'on y passera en tout 6 ou 7 nuits) Nous cherchons quelque chose de bon marché, simple et situé dans un quartier sympa (accessible, vivant mais pas trop glauque..;) Nous ne sommes pas contre les hostels - à condition que ce soit un minimum propre et...safe j'avais repéré quelques adresses mais les "critiques" sur le net divergent énormément...

Merci d'avance !
Dormir dans son 4x4? English translation pending
by Fred4454 · 2010-05-11 · 71 replies
Bonjour, Quels 4X4 sont-ils assez spacieux pour y dormir (éventuellement à deux), sièges de derrière enlevés ? Pajéro, Patrol, Discovery .....? Merci
Randonner sur le Wicklow Way en Irlande? English translation pending
by Petitann · 2008-04-21 · 21 replies
Bonjour,

je recherche des informations sur wicklow way en irlande. Notamment votre avis sur le fait de pouvoir le faire seule? Les première étapes semblent être montagneuse d'après ce que j'ai pue lire! Mon expérience de rando est faible (450km sur les chemins de St Jacques dont la traversée des pyrénées, ma première et dernière rando jusqu'à aujourd'hui). Est ce que Wicklow way est comparable (en plus court) ou dois-je m'attendre a quelque chose de plus difficile?

Merci
Remorque vélo pour voyager avec bébé English translation pending
by Meije · 2004-07-26 · 121 replies
Bonjour,

Nous avons un petit garçon de 6 mois et souhaitons voyager avec lui à vélo.

Nous souhaitons avoir des retours d'expérience de parents ayant trimbalé leur enfant comme ça (sur de longs parcours). à partir de quel âge y avez-vous mis votre enfant, et avez-vous prévu un adaptateur pour un bébé qui ne tient pas encore bien assis ? votre remorque comporte-t-elle des amortisseurs, pour diminuer les vibrations ? est-ce mieux que l'ouverture regarde face ou dos à la route (poussières)? remorque tout tissu (légèreté) ou coque plastique (plus sécuritaire ?) ? quelle est la marque/modèle de votre remorque et à quel prix avez-vous déniché votre merveille ? quels inconvénients avez-vous noté : par temps de pluie, par grosses chaleurs... BB s'est-il ennuyé, et combien de temps rouliez-vous par jour ?

Merci beaucoup pour vos réponses.
Un mois en Irlande en fourgon English translation pending
by Randomi · 2019-09-11 · 25 replies
Bonjour, après un voyage de près d'un mois en Irlande en Mai 2019 , je me lance pour ma première fois dans la rédaction d'un compte rendu tant ce voyage m'a enthousiasmé et m'a donné envie d'y retourner. Il s'agissait de mon premier voyage en Irlande, je ne suis donc pas un grand connaisseur du pays et ce compte rendu est juste un résumé succinct de mon séjour afin d'en conserver une trace personnelle pour un retour futur et aussi aider éventuellement quelques 'forumeurs' à préciser leur projet de voyage. Ce voyage s'est déroulé du 4 Mai 2019 au 1° Juin en fourgon aménagé et était un premier voyage de découverte orienté nature et randonnées à pied. Pour préparer mon itinéraire, le guide vert Michelin pour les circuits et les visites de site , la carte Irlande Michelin 712 et le guide Rother des randonnées en Irlande ainsi qu'une lecture assidue des retours de VF. Sur place, pour se repérer, le gps du fourgon, l'appli Maps.me et l'appli Park4Night pour les bivouacs.

Etant retraité depuis quelques mois, j'avais donc prévu environ un mois pour faire ce circuit, ma femme, encore en activité, me rejoignant sur place une dizaine de jours. Le circuit a donc été construit en tenant compte de ces retours sur Dublin. Circuit après une arrivée à Cork,

1° circuit de Cork à Dublin en passant par la côte Sud Ouest, la pénisule de Beara, le Ring of Kerry jusqu'à Killarney puis la région des Wicklow pour rejoindre Dublin pour rejoindre ma femme arrivant par le vol direct Lyon Dublin

2° circuit boucle de Dublin à Dublin en passant par le Connemara, le Burren, Cliff of Moher et la pénisule de Dingle puis retour sur Dublin par Rock of Cashel, Kilkenny et Sud Dublin, Dublin pour le vol retour Dublin Lyon de ma femme

3° circuit, boucle de Dublin à Dublin en passant par Belfast, Glens of Antrim, Causeway coast, le Donegal, Nord Mayo et Achill Island puis nouvelle traversée vers Dublin.

Ferry à l'aller Roscoff Cork avec Brittany Ferries pour environ 250 euros pour une personne, le fourgon et un siège inclinable. Départ prévu initialement en soirée vers 20H avec arrivée à Cork le lendemain matin vers 8 h avec le bateau le Pont Aven un incendie en salle moteur le week end précédent a entrainé un report au lendemain matin 8h30 sur un autre bateau l'Armorique et donc une traversée de jour. ( arrivée à Cork à 20 h ) Traversée plutot agréable, bateau très confortable, bonne Guinness pression et musique live au bar. La flotte et l'organisation de Brittany Ferries ainsi que le fait que l'on était alors en moyenne saison a fait que ce contre temps s'est révélé finalement sans trop de conséquence. Au retour Dublin Cherbourg avec Irish Ferries sur leur tout nouveau bateau le W.B. Yeats départ 16h, arrivée 11h réservation une semaine avant le retour pour 160 euros pour une personne, le fourgon et siège inclinable ( accoudoir non rabattable donc pas de possibilité de squatter 3 ou 4 places pour s'allonger comme sur l'Armorique).

Routes et conduite

les routes pas bien larges mais pas de souci avec un fourgon d'autant plus que la végétation très présente sur les accotements est taillé régulièrement, même pas de rayures sur le fourgon ( sans doute plus problématique voir même impossible sur certains passages avec un camping-car sur la wild atlantic way )

la conduite est sans stress même à Dublin la capitale, les Irlandais étant généralement respectueux des autres conducteurs ( à se demander si les voitures irlandaises sont équipées de klaxon )

état des routes en général correct , dans le Nord, le Donégal, pas mal de bosses qui secouent bien le fourgon et le conducteur

la conduite à gauche je trouve que l'on s'adapte très rapidement d'autant plus que la circulation n'est pas très dense et les ronds points beaucoup moins imposants que les ronds points Anglais.

Stationnement de jour En cette saison, aucun souci avec mon 5m40 pour se garer en ville. Sur les sites, souvent des délimiteurs de hauteur qui obligent les fourgons ou camping-car à se garer à l'extérieur, lorsque c'est possible.

Stationnement de nuit Avec Park4NIGHT, des spots fantastiques en bord de mer ou en pleine nature pour assister au coucher de soleil et passer des nuits au calme.

Camping Personnellement 1 nuit sur 4 en camping pour douche, plein d'eau et vidange car pratiquement pas d'aire de service en Irlande. Le plus souvent, beaucoup de grands bungalows très moches mais quand même quelques camping plus sympa, autour de 20 euros pour fourgon, 1 ou 2 personnes et électricité.

Météo

météo très clémente, alternance petites averses et très belles éclairicies en début de séjour, voire exceptionnelle avec même des longues journées ensoleillés ensuite. 2 jours de pluies en fin de séjour sur Achill Island

Le circuit 1

Après sortie rapide du ferry vers 20h30, direction Kinsale il y a un festival en ville et beaucoup de jeunes dans les rues et sur les terrasses des pub. On est samedi soir et c'est chaud … Nuit calme devant le Charles Fort sur les hauteurs.

Jour 1 dimanche 5 Mai; Au matin, belle vue sur Kinsale et le fleuve Bandon.



Balade à pied très agréable au milieu des maisons colorées du bourg et les belles maisons dominant le fleuve sur la Compass Hill. Cette première étape me plait bien et déjà je me dis qu'il faudra revenir pour profiter plus longuement mais avec la journée de retard du au problème de ferry, il faut avancer Au programme aujourd'hui route verte Micheli vers Timoleague, Seven Heads, Drombeg Stone Circle, Baltimore et Mizen Head.



C'est dimanche, il fait très beau et il y a beaucoup de familles de sortie dans les petits villages, les terrasses des pubs sont envahies, dans les rues étroites à 2 voies une voie est occupée par les voitures stationnées ou les tables des pub occupées par les familles, autant dire que la traversée des villages n'est pas toujours simple mais dans une ambiance décontractée et sympatique.

Les reflets lumineux sur l' estran, je viens de découvrir ce mot, à marée montante sont magnifiques.



Décidemment, tout cela commence bien. Le soir arrivée à Mizen Head après la fermeture du visitor center, donc pas de visite du phare ; nuit sur le parking avec 3 ou 4 autres fourgons.

Jour 2 lundi 6 Mai Départ matinal vers Glengarrif pour rejoindre le départ de la rando autour du Barley lake.



On est à 800 m d'altitude mais on se croirait en montagne balade très sauvage, pas de chemin bien marqué, orientation un peu difficile mais avec maps.me et une bonne visibilité pas de souci.





Vraiment, une très belle rando ( environ 3h ) ; la petite route d'accès est déconseillée au plus de 2 tonnes ( panneau au début de la route ) car assez pentue mais pas de problème avec un 3,5t. Sur la route découverte des premiers rhododendrons.



C'est très, très beau. Poursuite de la belle route verte par la côte jusqu'à Dursey Island, Allihies, Lauragh et le Healy Pass pour un retour sur Glengarrif et nuit sur le parking de la réserve naturelle de woodland.

Jour 3 mardi 7 Mai; petite balade ( 2h 15 ) dans la Glengarrif Nature reserve à partir du parking sur des chemins aménagés à cette heure matinale, pas mal de joggers et d'habitants de Glengarrif avec leurs chiens. Ballade agréable et variée dans la forêt, le long de la Canrooska river et de la Glengarrif river puis point de vue sur Glengarrif. Route plein nord pour rejoindre le Kerry avec un arrêt à Kenmare et ses commerces dont une boutique 'musique' , instrument et CD, the soundz of music très sympa



puis continuation vers Caherdaniel et le camping Wave Crest, le meilleur camping de tout mon séjour ( accueil très sympa, très bien intégré à l'environnement, emplacement face à la mer, sanitaires impeccables et chauffés ).



Malheureusement le ciel est très gris et cela ne va pas s'arranger. Départ à pied du camping avec imper ( haut et bas ) direction Derrynane Bay et Abbey Island



la pluie est bien présente mais la ballade dans la baie et la grande plage de sable est magnifique sans compter la végétation 'japonisante' le long de la petite route permettant d'accéder à la plage.

Le pub au retour paraît bien sympathique ( conseillé pour sa restauration par la dame du camping ) mais là je suis complètement trempé et l'envie d'une douche bien chaude et du chauffage du fourgon l'emportent sur l'envie d'une bonne guiness. Là aussi, il va falloir que je revienne.

Jour 4 mercredi 8 Mai; Après un passage à la supérette très bien achalandée du camping ( j'ai même l'impression que c'est LE commerce du village ), direction Valentia Island par la route cotière. Dès le départ, panorama magnifique au dessus de la baie de Derrynane et Ballinskelligs,



mais malheurement encore pas mal de grisaille jusqu'à Pormagee. Malgré la grisaille, nombreux arrêts en bord de route pour admirer et prendre quelques photos face aux Skellig Islands.

Passage du pont de Pormagee à Valentia Island,

arrêt rapide au visitor center puis route vers Bray Head pour une boucle pédestre facile de 1h30.

Après cette boucle encore bien agréable, continuation sur le ring direction Killarney plus précisemment le parking en bas du Gap of Dunloe. Après une Guiness au Kate Kearneys cottage, grand pub sympa apparemment très fréquentée par les cars de touristes,



magnifique balade à pied sur la route du Gap of Dunloe à cette heure, fin de journée, les calèches tirées par les chevaux apparemment très prisées par les touristes sont parkées et les voitures sont peu nombreuses sur la route. Très rapidement je me retrouve tout seul au milieu des lacs entourés de genêts en fleur et des moutons multicolores le ciel est encore bien gris mais la lumière est là et c'est magnifique.





Retour au parking du pub encore quelques voitures mais la nuit sera calme. La suite au prochain épisode
Andalousie: Sierra et Déserts English translation pending
by Mlefevre · 2017-04-19 · 19 replies


Récit complet en images en cliquant ici!

L’Andalousie et ses paysages naturels nous attiraient depuis longtemps mais c’est loin et c’est chaud ! 2 semaines en mars devraient nous permettre de bien en profiter… J’ai préparé le voyage avec Google Maps, Google Earth, Wikiloc et les roadbooks 21 et 29 de Vibraction. J’ai téléchargé les différents parcours dans mon smartphone (wikiloc donc et mapsme pour les tracés GPX de vibraction). L’idée étant avant tout de randonner dans de beaux paysages en évitant de trop longues heures au volant, j’ai créé un itinéraire à ma sauce en mixant autoroutes pour aller au plus vite dans le vif du sujet et petites routes et pistes dans les coins qui me semblaient mériter plus de temps. On n’a donc que très peu suivi ces roadbooks finalement. Attention au fait que nous roulions en fourgon 4X4 ! J’essaierai au fil du récit d’indiquer l’accessibilité des endroits visités. Nous avons eu une météo parfaite la 1ère semaine, condition indispensable sur les pistes. Ensuite, nous avons modifié notre programme en improvisant 2 très belles randonnées dans nos massifs français, en retrouvant le soleil!

EN ROUTE POUR L’ESPAGNE ! DIM 05/03 passage pour déjeuner chez notre fille Marion à Chateaugiron, les chiens en profitent pour se dégourdir les pattes et lui faire des mamours, puis route et nuit près de Gérone. 1000 km au compteur, nous sommes en Espagne !

LOS CUCHILLOS DE CONTRERAS LUNDI 06/03

Encore quelques heures de route ce matin puis nous allons enfin marcher un peu en faisant une jolie rando le long du Rio Cabriel vers Los Cucchillos de Contreras (route d’accès assez raide, il faut un véhicule agile mais le 4X4 n’est pas nécessaire). es.wikiloc.com/...c/view.do?id=3774712 10 km aller-retour le long d’une belle rivière d’un étonnant bleu azur. Le sentier mène au pied d’une falaise ocre, porte d’entrée des Cuchillos (couteaux). Le relief nous rappelle un peu celui découvert en Aragon l’année dernière (sites.google.com/...ongost-de-mont-rebei)

Au-delà des Cuchillos, la vallée s’élargit et les chiens font trempette. Balade agréable pour couper une journée de route, elle doit être très fréquentée en été (il y a un camping) En quittant la vallée on tombe sur des chamois pas du tout sauvages ! Encore quelques heures de route puis nous nous posons dans les champs un peu avant Torrenueva.

CASCADAS DE LA CIMBARRA ALDEAQUEMADA MARDI 07/03 Après une trentaine de km nous sommes enfin en Andalousie. Nous aimons tous les balades « aquatiques » (surtout les chiens !) : la rando des cascadas de la Cimbarra, juste au sud de Aldeaquemada va tenir ses promesses ! fr.wikiloc.com/.../view.do?id=15998900 Nous démarrons dans la brume, et descendons dans une vallée humide et moussue, atmosphère… Très vite nous arrivons à notre 1ère cascade, en pleine forme car il a fait un temps pourri jusqu’à ces derniers jours. Une petite source se fraie un chemin au creux de la roche. En milieu de matinée, le brouillard se dissipe enfin, Il commence aussitôt à faire chaud et les chiens profitent du Rio Guarrizas pour se rafraichir. 2ème cascade avant une grimpette au soleil, puis nous découvrons cette énorme cascade (accessible assez rapidement depuis le parking en faisant la rando -qui est une boucle- dans l’autre sens)

Nous apercevons un sentier qui permet de s’en approcher. Nous y voilà ! Les chiens ont le « pied » sûr, ça vaut mieux ! Ça dépote ! Très belle rando avec un excellent rapport effort/décor ! Accès par un chemin un peu étroit, 4X4 inutile.

SIERRA DE SEGURA Y CAZORLA 4X4 recommandé, sans doute faisable en 2X4 léger si haute garde au sol et bonnes conditions. Après cette belle balade, en route vers la Sierra de Segura ! www.spain.info/...ra_y_las_villas.html

Nous entrons véritablement dans le vif du sujet ! Cette zone montagneuse est orientée nord-est/sud-ouest sur une quarantaine de km. On y trouve quelques pistes qui desservent des bergeries, désertées en hiver. Nous espérons ne pas être gênés par la neige car nous serons entre 1500 et 1800 m d’altitude environ. Nous prenons une piste qui part de Fuente Segura, grosse résurgence qui donne naissance au Rio Segura. Nous suivons les WP de Vibraction. Les paysages sont superbes dans la belle lumière de fin de journée. A l’horizon, un monolithe nous fait de l’œil et nous regretterons après-coup de n’avoir pas essayé d’y aller (faute de pouvoir l’identifier sur nos cartes sommaires, mais ça doit pouvoir se faire « au feeling ») Nous dépassons une ou deux fermes isolées et désertes puis trouvons un bel endroit pour y passer la nuit. Il y a même l’eau courante ! La quantité d’abreuvoirs donne une idée du nombre de moutons en été ! Le massif est calcaire et l’eau est rare ! Superbe coucher de soleil qui fait rougeoyer les flaques où patauge Itoo.

Mercredi 08 mars Au réveil (il a gelé légèrement) nous décidons de faire une balade dans le coin, qui nous enthousiasme ! Nous nous garons peu après cet arbre mort pour aller marcher un peu.



Les chiens profitent de la neige et nous nous délectons de ces paysages de fin d’hiver. Au loin un troupeau de bouquetins détale prestement. Nous faisons une petite boucle de 4 km, entre pins noirs, névés et crêtes calcaires. L’entrée d’une possible grotte intrigue les chiens… fr.wikiloc.com/.../view.do?id=17043258 Au loin, un petit refuge (il y a un GR qui parcourt ce très beau massif. Les refuges sont espacés d’une quinzaine de km, prévoir une tente car refuge très rustique, béton et fenêtre cassée. L’eau en été peut sans doute être un problème) Nous reprenons la piste (pas de difficulté par temps sec, un seul névé peu profond), débusquons un beau mouflon, et quittons déjà nostalgiques ce superbe plateau (il y a de quoi y passer 2 ou 3 jours si l’on randonne)

LAGUNA DE VALDEAZORES Pas besoin de 4X4 La piste descend dans la forêt, vers le sud, il fait beau : pourquoi ne pas en profiter pour faire une balade improvisée vers cette lagune indiquée par un petit panneau? Balade improvisée non préparée mais je vois le sentier sur mon smartphone, c’est parti ! fr.wikiloc.com/.../view.do?id=17043185 Le chemin descend loonguement jusqu’à ce bel étang, Les chiens en profitent longuement, Et dépenserons ce qui leur reste d’énergie à courser des biches (en vain, comme toujours !) en remontant. Balade quelconque, pas indispensable. Nous poursuivons la piste qui devient route qui passe près du Nacimiento del Rio Guadalquivir : l’endroit semble très fréquenté puisque 3 renards font la manche au bord de la route ! Je ne sais pas dire « donne la patte » en Espagnol, dommage ! Avec déjà 14 km dans les jambes, on a eu la flemme d’aller jusqu’à la source du Guadalquivir…

PICO CABANAS 4X4 inutile Il se fait tard et il est temps de trouver un coin pour la nuit : on hésite à se garer au départ d’un sentier de randonnée qui mène au Pico Cabanas. C’est en forêt et on préfère avoir de la vue alors on continue quelques centaines de mètres. La vue sur la Sierra Nevada est imprenable ! Au soleil couchant la falaise sous le Pico Cabanas s’enflamme ! C’est décidé demain on grimpe là-haut ! La balade est courte et la vue prometteuse ! En contrebas, le désert de Gorafe (et une grosse autoroute accessoirement, mais elle est invisible !) nous sépare de la Sierra Nevada. Encore un chouette coucher de soleil !

Jeudi 09/03 La Sierra Nevada rosit doucement sous les rayons timides du soleil levant. Le fond de la vallée est encore dans l’ombre mais ce sont bien des mouflons que nous apercevons en contrebas, après un quart d’heure de marche ! De majestueux pins noirs font une haie d’honneur à la Sierra enneigée. Pas étonnant qu’il y ait des animaux, il y a de l’eau, si rare dans ces massifs calcaires. La lumière encore rasante souligne les drapés du désert de Gorafe. A droite de l’image, juste au pied de la Sierra Nevada, c’est Beas de granada où nous irons bientôt. Encore plus à l’ouest, au-delà de ce village blanc, la chape de pollution masque la ville de Grenade. L’atmosphère est rendue très brumeuse par les fabriques d’huile d’olive. Belle vue depuis le refuge du sommet de Pico Cabanas sur de spectaculaires strates rocheuses soulignées par les pins noirs. Quelque chose a bougé ! Encore des biches ! Belle descente au milieu des pins.



Superbe balade, à ne pas louper ! fr.wikiloc.com/.../view.do?id=17043137

BADLANDS AU SUD DE LA SIERRA DE CAZORLA 4X4 indispensable Nous reprenons la piste, suivant les WP de Vibraction (en fait depuis Fuente Segura au nord de la Sierra de Segura) entre l’A 315 à l’ouest de Pozo Alcon et Alicun de Ortega. Après la verte forêt, place à l’argile rouge des badlands, on adore ! La trace nous fait ensuite descendre vers la vallée du Rio Guadiana Menor, aux airs d’ouest américain, amandiers en fleurs en plus !



Joli méandre azur qui se fraie un chemin dans les badlands. Belle vue pour une pause déjeuner ! Voilà des pistes qui donnent bien envie ! Paysage d’autant plus désolé qu’il y a eu un incendie… Quel décor de cinéma ! Un peu plus loin, la piste est ravinée : passer ne serait pas prudent et de toute façon j’ai repéré une autre piste un peu avant qui m’avait donné envie d’y aller. C’est pas mal aussi par là non ? Après ce petit village aux maisons troglodytes, on retrouve une bonne piste ! Nous voilà sur la route vers le village de Gorafe, point de départ de la piste que j’ai repérée pour aller dans le désert éponyme.

DESERT DE GORAFE 4X4 indispensable Nous grimpons par une piste bien raide (Calle la Mina, qui passe dans le sud du village) au-dessus du joli village de Gorafe aux nombreuses maisons troglodytes (comme un peu partout dans la région…) Seule la présence de cette cheminée laisse deviner la présence d’une maison sous nos pieds, à flanc de falaise. Nous voilà partis sur cette trace fr.wikiloc.com/.../view.do?id=11659667 Qui descend raide dans les badlands. La météo est toujours au beau fixe, ça vaut mieux ! L’endroit est impraticable par temps de pluie. Au loin vers le nord-est le bleu azur de l’Embalse de Negratin se détache sur les falaises d’argile rouge. Mais restons concentrés sur notre piste… Oups, une seconde d’inattention, une roue qui passe trop près du bord de la piste qui s’effondre et nous voilà plantés, posés sur la plaque de protection avant. Gloups… personne à l’horizon, pas de réseau, un « précipice » de quelques mètres en contrebas…. Bon, on commence à avoir un peu d’expérience en la matière et pas mal de matos pour s’en sortir. Nous sortons l’attirail : sangle, hi-lift, manilles. Tout va bien, la sangle est juste de la bonne longueur pour passer autour de ce gros rocher opportunément placé. Il n’y a plus qu’à se tirer avec le Hi-lift, trop facile ! Regloups : le rocher commence à se déplacer, il est trop léger, ou nous sommes trop lourds. M…de. On sort encore un peu de fourbi : pelle et plaques. Je remonte dans le fourgon en me faisant aussi légère que possible (hum !) pour sortir le « nécessaire de survie » : papiers, eau, chaussures de marche, bouffe, doudounes, téléphones et appareils photos, sacs à dos. Le désert n’est pas bien grand, on est à moins de 15 km de Gorafe. Fred creuse sous la plaque de protection, sous la roue « hors-piste », place la plaque… Bon ben ‘y a plus qu’à démarrer le fourgon et essayer d’avancer pendant que Fred tire avec le Hi Lift. Donc c’est moi qui grimpe au volant, en laissant la porte ouverte pour pouvoir sauter si le fourgon bascule. Je suis enchantée ! Bref, ça marche du 1er coup, ouf ! Il y a à présent un trou béant là où était la roue ! Moralité, ne pas raser les bords en regardant le paysage ! On reprend la piste, bien concentrés ( !) sur son relief, si bien qu’on loupe une bifurcation ! Nous revenons à pied en arrière sur qq centaines de mètres et la trouvons mais la piste semble très mauvaise. Nous sommes dans le lit d’une rivière en fond de vallée et il est difficile de savoir comment ça se présente plus loin… Tiens, c’est l’occasion d’utiliser le drone pour une reconnaissance express des environs ! Révélation : la vilaine piste se transforme très vite en une superbe piste récemment refaite, allons-y ! En quelques zig-zag, nous nous extirpons de cette vallée encaissée et décidons de nous arrêter là pour aujourd’hui : le coin est superbe !



Pour la 1ère fois la nuit est chaude et le clair de lune est superbe !

Vendredi 10/03 Les 1ers rayons du soleil viennent réveiller l’ocre des falaises, il fait encore beau ! La nuit portant conseil, nous décidons de ne pas terminer la boucle de la trace suivie depuis hier mais de sortir au plus court vers Villanueva de las Torres. Voilà notre trace : fr.wikiloc.com/.../view.do?id=17043110 On a donc quitté la trace initiale au km 13,3 environ. Cette 2ème trace depuis le bivouac jusqu’à Villanueva de las Torres est beaucoup plus facile que celle que nous avons suivie hier, avis aux amateurs. Elle permet d’aller jusqu’à l’endroit où nous avons dormi sans difficulté (mais avec un 4X4 tout de même, de mémoire) en la prenant à l’envers. Il est bien sûr possible de découvrir le désert de Gorafe sans 4X4, à pied ou à VTT. Les distances ne sont pas énormes et le dépaysement garanti. Prévoir de l’eau en quantité !

ACEQUIA DEL TORIL Nous reprenons la jolie route vers le sud, en direction de Banos de Alicun pour une petite randonnée le long d’un incroyable aqueduc +/- naturel. Il y a dans ce village une source chaude (35°C) fortement minéralisée qui a créé un aqueduc de travertin (qu’on date selon les endroits entre 35000 et 200000 ans), perché au sommet d’un « mur » créé par l’accumulation des concrétions, qui fait 1 km de long, jusqu’à 10 m de haut, large de 3 m à sa base et de 70 cm au sommet. L’eau ruisselle le long de cet aqueduc, dont profitent toutes sortes de mousses et de plantes. Le site est habité depuis l’époque néolithique, on y trouve donc quelques dolmens. Dans l’air frais du matin, l’eau fume joliment alors qu’elle court vers cette ferme abandonnée.



Comme au Maroc, l’homme choisit le parcours de l’eau au moyen de « bouchons » formés d’une pierre et d’un bout de tissus. fr.wikiloc.com/...c/view.do?id=9181708 Endroit vraiment étonnant, ne pas y aller trop tôt le matin car encore à l’ombre de la colline. Sans doute la foule en saison car le village est une station thermale.

BEAS DE GRANADA Le beau temps ne devrait pas durer encore plus d’un ou deux jours, il nous faut en profiter ! En route vers la Sierra Nevada, en passant par son extrémité ouest. Mais d’abord allons déjeuner sur les hauteurs de Beas de Granada, colline située au nord-est de Grenade, avec une vue superbe sur la Sierra Nevada.



Nous traversons la plaine entre le désert de Gorafe et la Sierra, prenons un petit bout d’autoroute et grimpons sur la colline (4X4 nécessaire, chemin étroit) Encore des amandiers en fleurs ! Là, il vaut mieux s’arrêter… Au-delà c’est la falaise. Jolie vue à l’est vers le village de Beas de Granada.

EL CABALLO dans la Sierra Nevada au-dessus de Lanjaron 4X4 nécessaire, chemin étroit au début. Sans doute accessible à une voiture 2X4 légère avec bonne garde au sol. Nous contournons ensuite la Sierra en passant par les faubourgs de Grenade et à Lanjaron prenons la Pista Forestal N°1. Bien visible sur la très bonne carte au 1/40000��me « Alpujarras Tour and Trail » de David Braun des Discovery Walking Guides qui accompagne le petit guide de rando du même auteur. Nous nous posons pour la nuit tout au bout de la piste (ensuite elle st fermée) au départ de la rando prévue demain. Samedi 11/03 Jolis nuages roses au réveil puis pas mal de cirrus dans tous les sens en altitude.



Tout là-haut tout juste éclairé par le soleil, le sommet El Caballo (3009 m), but de la randonnée si la neige le permet. Le sentier chemine parmi de majestueux pins, nous sommes à environ 2000 m. L’air est sec et les arbres morts se patinent joliment avec le temps. Le Refugio Ventura, juste en contrebas d’un aqueduc (encore !) est hélas complètement fermé (et même muré !?) Là-haut notre sommet ! Le versant nord est encore pas mal enneigé. Les chiens observent attentivement ce ressaut ?! Ah oui des bouquetins, dont le pelage se confond avec l’herbe encore jaunie par l’hiver. Bien vu ! Merci les chiens ! De l’autre côté, sur la neige, encore un petit groupe ! Et là-haut un jeune curieux qui nous observe ! Long pierrier très hostile surtout pour les pattes des chiens… Enfin de la neige ! Encore un dernier effort, nous approchons du sommet. Voilà Higloo au sommet, au frais dans la neige. Pas mal de monde au sommet, des gens qui viennent je pense du versant nord de la Sierra. Il doit y avoir moins de dénivelé. Nous hésitons sur le choix du chemin pour redescendre : la boucle prévue nous fait passer dans de grands champs de neige, mais on n’a pas envie de repasser dans le pierrier et on préfère les boucles : va pour la neige ! On en a bien bavé sans raquettes, dans une neige molle qui s’effondre à chaque pas ou presque ! Au loin la mer dans la brume… Bien contents de retrouver enfin de l’herbe ! Florilège de bouquetins tous azimuts ! Nous sommes cernés, il y en a partout !



Pour finir, très longue descente sur un mauvais sentier droit dans la pente ! On est claqué, 2ème nuit sur place ! fr.wikiloc.com/.../view.do?id=17043090 Balade bien crevante avec la neige, paysages plaisants mais pas fantastiques mais PLEIN de bouquetins ! A faire sans doute en période de floraison… J’avais aussi repéré cette rando qui a l’air sympa, mais pas le temps, la météo va changer : fr.wikiloc.com/.../view.do?id=15938815

VILLAGES BLANCS DE BUBION A CAPILEIRA Dimanche 12 mars En route vers les fameux villages blancs de la Sierra Nevada : c’est dimanche et c’est très touristique mais de bonne heure et en mars, ça va ! On se gare facilement à Bubion puis on suit un sentier à flanc de montagne qui va jusqu’à Capileira. Rando assez quelconque (pourtant très fréquentée par d’énormes groupes de marcheurs) sur un sentier qui passe en contrebas de la route (donc pas très propre) et dessert des jardins où s’accumulent pas mal de vieilleries. Le village de Capileira en lui-même est très joli. fr.wikiloc.com/.../view.do?id=17043017



Balade agréable mais pas inoubliable.

DESERT DE TABERNAS 4X4 nécessaire Il nous faut optimiser notre temps avant l’arrivée de la pluie prévue demain, aussi filons-nous directement vers le désert de Tabernas, en prenant l’autoroute côtière qui longe des milliers de serres en plastique. C’est hideux et fascinant à la fois. C’est dans ce désert que nous verrons le plus de fleurs : il fait plus chaud qu’ailleurs et il a plu il y a quelques jours.



Nous déjeunons sitôt arrivés dans le désert, puis prenons une piste qui grimpe dans la Sierra Alhamilla. fr.wikiloc.com/...c/view.do?id=1464801

On réalise ainsi que le désert de Tabernas, célèbre lieu de tournage de western spaghetti n’est en fait pas très différent du reste de la région, très vaste zone de badlands à perte de vue. Dans la montée la piste est assez mauvaise mais elle dessert des antennes et une fois au sommet en descendant vers Turillas, elle est parfaite. Nous décidons de nous poser dans les hauteurs de la Sierra pour la nuit, car la région du Cabo de Gata où nous irons demain est un parc naturel où le bivouac est interdit.

CABO DE GATA Lundi 13 mars : au réveil, le temps est franchement menaçant et nous décidons de quitter les pistes en filant vers le joli village de Turillas (et son arène) Au loin il a neigé sur les hauteurs. Nous retrouvons le soleil au bord de la mer. Pas mal de monde dans cette région, très touristique. Voilà le Cabo de Gata, une des rares zones côtières de l’est de l’Espagne ayant échappé au béton. Nous déjeunons au bord de l’eau puis poursuivons un peu plus loin vers l’est. Ensuite la route est fermée, mais on peut continuer à pied le long de la côte .



Enfin des nuages ! Le ciel uniformément bleu commençait à nous lasser… Nous reprenons la route jusqu’à San José puis poursuivons jusqu’à Playa de Monsul. Le ciel se couvre Et noircit à vue d’œil On se croirait presqu’en Islande,



Avec ces orgues de basalte Et cette géologie torturée Quelques photos de fleurs et voilà les premières gouttes de pluie après 1 semaine de grand beau temps. Nous roulons un peu pour sortir du parc naturel et nous posons pour la nuit sur une piste éloignée de la route.

VERS LE SOLEIL ET LES PYRENEES Mardi 14/03 IL pleut des trombes d’eau, impossible de se risquer sur les pistes que j’avais prévues. Point météo, il fait beau au nord : en route vers les Pyrénées ! 1000 km plus loin, nous arrivons dans la région de Font-Romeu, sous le soleil ! Je n’ai aucune doc sur le coin, en dehors d’un atlas routier Européen au 1000000ème. Lunettes sur le nez, je vois les lacs des Bouillousses. Un petit tour sur wikiloc plus tard, je télécharge un itinéraire et la carte correspondantes, trop pratique ! On quitte notre parking « 4G » au-dessus de Mont-Louis pour nous poser pour la nuit sur le camping municipal fermé et désert (1 autre c car tout de même) du Pla de Barrès. Coucher de soleil sur les Pyrénées.

LACS DES BOUILLOUSSES PYRENEES Mercredi 15/03 La route est fermée 7 km avant le lac, pas grave, notre rando part de cet endroit. fr.wikiloc.com/.../view.do?id=17042950 1er lac encore gelé, que nous devrions longer mais le niveau est trop haut et nous devons nous frayer un passage plus haut (pas de la tarte) Puis nous arrivons à l’Etang du Long Bas, Que nous dépassons, Pour arriver à un 3ème tout petit étang Enfin nous voilà au grand lac des Bouillousses, le cadre est superbe mais le vent est frais et nous profitons d’un rocher pour grignoter un moreceau à l’abri du vent.



C’est un lac de barrage et celui-ci est en travaux, avec l’aide d’un hélico. Retour par une vaste chaume enneigée mais il n’est que 11h et la neige porte bien, les raquettes resteront sur le sac. Encore un joli lac près duquel se trouve une petite cabane. Fin de la balade vers midi : douche, déjeuner, puis route vers l’Auvergne. On se pose pour la nuit dans un champ un peu au sud de Saint-Flour.

AUVERGNE : boucle au départ de la Boudio fr.wikiloc.com/.../view.do?id=17042943 Le col de Puy Mary étant fermé à cause de la neige, nous allons faire une rando au départ du hameau de la Boudio que j’avais découvert lors d’une rando précédente : sites.google.com/...sducantal3jours/home On commence par un joli chemin encaissé, puis on dépasse la dernière bergerie avant le col de Cabre.



Vers 1300 m il faut mettre les raquettes, la grimpette est raide et bien crevante ! Nous voilà au Col de Cabre, en haut de la vallée de la Boudio. Pause avec vue sur le Puy Griou. Il reste pas mal de neige, en particulier sur les sentiers. On enfonce pas mal et les chiens suivent nos traces. Ouf, une source permet de refaire le plein d’eau. Belle rando printanière, rendue bien fatigante par la neige ! Encore un peu de route pour aller dîner chez Marion près de Clermont-Ferrand. Nous terminerons demain la route vers Nancy.







Islande août 2016 English translation pending
by Mlefevre · 2016-09-24 · 17 replies
Hello! Voilà la suite de nos aventures débutées en mai. Bonne lecture! Marie



Lien vers le récit avec texte et photos en cliquant ici

ISLANDE AOUT 2016 Suite de nos aventures débutées en Mai 2016. Samedi 06 août 2016 J1 Gullfoss Langjokull F335 Après un vol sans histoire depuis Paris CDG (on a croisé Caroline à la sortie de son avion, qui s’avère être aussi le nôtre! On en a profité pour échanger nos clés : elle récupère la voiture laissée sur le parking de CDG pour rentrer à Nancy), nous quittons l’aéroport en milieu d’après-midi. Ravitaillement, puis après avoir longé le Thingvallavatn qui nous étonne toujours avec son allure de lac scandinave, nous filons vers Gullfoss encore éclairée par le soleil déclinant, et entrons dans le domaine des hauts plateaux puis bifurquons vers l’ouest sur la F335, qui file vers le sud du Langjökull. Nous nous posons pour la nuit près du Sandvatn. Bienvenue en Islande, le pays des nuages !



Dimanche 07 août 2016 J2 Langjokull F336 Kerlingarfjoll F735 Grand ciel bleu au réveil, avec juste ce qu’il faut de nuages à l’ouest sur le Langjökull. Nous continuons sur la F335, impatients de voir ce qu’elle nous réserve. La piste est longuette, pas très roulante, mais la lumière est superbe. Nous dépassons un tout petit refuge, auquel sont adossés 2 vélos (courageux cyclistes car ça fait une trotte, nous passons sans nous arrêter pour ne pas les déranger… il est 5h du matin ! Oui nous sommes restés à l’heure française histoire de profiter des belles lumières) Nous passons un gué peu profond à cette heure matinale mais pas très lisible quant à l’endroit où traverser (peu de traces), puis abandonnons le fourgon un peu plus loin car la pente devient très raide. Nous continuons à pied vers le lac Hagavatn, d’où s’écoule cette vigoureuse cascade. Les petits cumulus de la nuit se sont transformés en lenticulaires du plus bel effet, on adore ! Le Langjökull fait son apparition. En mai nous avions eu l’occasion de nous balader sur son versant ouest. Le sud n’est pas mal non plus ! Un peu de vie dans ce monde hyperminéral, c’est l’été ! Retour vers le fourgon garé un peu plus bas dans la vallée. Il est 7h30, le soleil passe au-dessus des montagnes… Nous redescendons la F335, toujours surveillés par quelques jolis nuages lenticulaires, reprenons la F35 vers le nord, puis bifurquons vers la F336, piste facile puisqu’aménagée pour des tours en mountain trucks sur le glacier. Personne à cette heure matinale…superbe vue sur le glacier et ces belles montagnes tourmentées. Retour sur la F35, nous dépassons le Hvitarvatn près duquel nous avions campé il y a 4 ans, puis tournons vers l’est (F347) et le massif de Kerlingarfjoll que nous n’avions fait qu’effleurer la dernière fois à cause du mauvais temps. Cette fois il fait très beau, aussi nous dépassons le camping et nous filons directement vers le parking du haut. Profitons du beau temps pour sortir des sentiers battus (et balisés) ! Nous descendons vers la passerelle, puis nous remontons la vallée de Hveradalir en rive gauche. Les sommets de Snaekollur et Lodmundur (un peu plus de 1400 m) nous font de l’œil, mais on préfère se concentrer sur les manifestations géothermiques. Festival de couleurs avec ce généreux soleil ! Pas facile de trouver le meilleur chemin dans ce dédale de rhyolite et de sources chaudes… Arrivés en haut de la vallée, avant de changer de versant nous décidons d’aller voir ce gros névé de plus près, d’un peu trop près en fait ! Fred se retrouve soudain englué dans 60 cm de sables mouvants, gros fou rire une fois qu’il s’en extirpe, pantalon et chaussures repeints couleur locale ! Pour traverser la vallée, Il nous faut franchir encore 2 ruisseaux, Un bleu et un rouge, incroyable !



Le bleu passe sous un pont de neige joliment sculpté… Retour parfois un peu acrobatique jusqu’au fourgon (il eut été plus simple de revenir sur nos pas en restant en rive G de la rivière principale, mais on préfère les boucles !) Nous filons ensuite sur la F35 toujours vers le nord, afin de faire trempette à Hveravellir. Fred s’y baigne tandis que je fais un tour dans la zone géothermale à présent très aménagée. Elle surplombe le camp. A l’ouest le Langjökull…toujours lui (il fait 50 km de long) Nous prenons ensuite la F735 étonnamment champêtre, et nous posons tout au bout de la piste, avec vue imprenable sur le Langjökull et le petit refuge de Thjofadalir (nous y apercevons 2 randonneurs qui parcourent sans doute le sentier de randonnée du Kjalvegur qui longe le flanc est du glacier) Les « ornières » sont en fait les traces des passages répétés des chevaux.

Lundi 08 août 2016 J3 Landmannalaugar Skalli Ce matin le ciel est un peu couvert mais les premiers rayons du soleil éclairent tout de même le Langjökull.



A contre-jour les fumerolles de Hveravellir, à une dizaine de km. En route pour le Landmannalaugar, nous reprenons la F35 vers le sud cette fois, puis la route 30, si bucolique, avec ses fermes et ses balles de foin multicolores (si quelqu’un a une explication ? C’est comme les chamallows, il y en a des blanches, noires, vertes, bleues et rose !) Nous passons au nord du redoutable Hekla (volcan « en retard » dans son rythme éruptif théorique, gloups !) La piste F208 qui mène au Landmannalaugar est très fréquentée, il n’y a plus que de rares gués, belle occasion de faire une pause-déjeuner en regardant les voitures traverser…il y a les prudents qui attendent que les autres leur ouvrent la voie, les habitués qui ralentissent juste ce qu’il faut pour épargner leur radiateur, et les frimeurs qui vont tout schuss…une voiture de rangers est venue examiner le gué en le traversant à plusieurs reprises dans tous les sens afin de s’assurer de l’absence de danger (trou, grosse pierre) On n’a jamais vu autant de rangers que cette année… Depuis ce gué on voit bien la cascade rouge de Raudufossar, où je prévois une petite balade… Après avoir traversé une zone très verte prisée des moutons, Nous arrivons enfin près des premières montagnes de rhyolite et de la grosse coulée de lave. Le ciel est pour le moins…perturbé ! Belles collines très graphiques malgré le temps qui se couvre. Nous grimpons (la piste est très raide avec une tôle ondulée énorme) jusqu’au Ljotipollur, lac de cratère d’une étrange teinte métallique dans un écrin de roches rouges, dont quelques courageux cyclistes font le tour… Puis nous faisons une petite pause au col qui surplombe le Frostadavatn et cette énorme coulée de lave. Rivière bleue, montagnes vertes et rouges, nous voilà presqu’arrivés. Voilà le camp du Landmannalaugar. Les prévisions météo semblent un peu trop optimistes, mais confiants, nous prenons le nécessaire pour bivouaquer et partons en milieu d’après-midi à la recherche des montagnes bleues (voir épisode précédent ici ! sites.google.com/...sgil-landmannalaugar) Il devrait faire beau demain : l’idée est de bivouaquer au pied de Hattver ce soir, puis d’aller à Sveinsgil demain et de rentrer ensuite. Nous partons vers Skalli, dépassons le sommet et cherchons du regard la crête qui doit nous permettre de descendre vers la Jokulgil. « Coup de chance » (remarquez les guillemets), un groupe d’une dizaine de personnes qui arrive en face bifurque sans hésiter vers l’est. Nous pensons vu l’importance du groupe qu’ils sont accompagnés d’un guide et leur emboîtons le pas, d’autant plus volontiers que là où ils ont tourné se trouve un petit panneau indiquant Hattver. Je me dis que cette fois-ci devrait être la bonne, toutefois un peu contrariée à l’idée que nous ne serons pas seuls ce soir au bivouac. Très vite le groupe part vers le NE tandis que 2 ou 3 piquets rouge nous poussent à continuer plein est. Le doute s’installe…Nous préférons suivre les piquets, qui disparaissent très vite…pas de trace visible…on tâtonne, on va voir par ici, par là, pas de trace… Il pleuviote depuis 1 heure, le groupe a l’air d’hésiter aussi, prend une crête, puis l’autre…un courageux pose son sac et part en éclaireur mais impossible de voir ce que ça donne plus bas… Bref, tout le groupe décide de descendre une crête sans savoir comment elle se termine… Tout ça ne nous inspire pas, il est 19h30, on en a plein les pattes de ces descentes/remontées en sol meuble ou très profondément moussu. Alors on décide de bivouaquer sur la crête au pied de Skalli, et de profiter du beau temps prévu demain pour y voir plus clair. Notre crête est par là mais où exactement, mystère ?

Mardi 09 aout 2016 J4 Landmannalaugar Skalli fin Raudufossar Un peu de pluie pendant la nuit mais pas de vent. Petit pipi vers 5h, le ciel est dégagé du côté du Torfajökull, au sud où nous irons tout-à-l’heure, chouette ! Attendons tout de même le lever du soleil, il fera meilleur… Par contre au Nord, côté Blahnukur, c’est couvert… Nous nous rendormons une petite heure, toujours pas de soleil…nous sommes dans la soupe, flûte ! Impossible de trouver la fameuse crête dans ces conditions ! Caramba, encore raté ! Nous décidons de faire contre mauvaise fortune bon cœur et de terminer le tour de Skalli. Les paysages ont l’air superbe, même si on n’en devine que quelques échantillons ! Personne au sommet du Blahnukur à cette heure matinale. La coulée de lave s’étend jusqu’au camp du Landmannalaugar encore assoupi. Nous rejoignons finalement le Laugavegur, Puis arrivons en vue du camp. Il nous reste à contourner la coulée de lave, En passant par le col de Brennisteinsalda. Il est 8h30 et nous croisons une foule de randonneurs qui démarrent le trek du Laugavegur. Les prévisions météo sont très glauques pour les jours qui viennent et nous frémissons en voyant l’équipement de certains. Enormes sacs avec plein de trucs accrochés partout qui brinquebalent, tellement pleins que certains portent leur tente à la main ! Ça va saigner ! Pour le moment le ciel se dégage, profitons-en ! Ces jolies mousses savent elles aussi profiter du micro-climat généré par les fumerolles. Et les moutons se débrouillent eux aussi très bien. Nous voilà de retour au camp, qui se reconnaîtra ? Il nous faut profiter au maximum des dernières heures de beau temps alors Après une pause déjeuner près de la Jokulgil, où nous en profitons pour faire sécher la tente, Nous repartons vers Raudufossar. Un sentier balisé mène jusqu’au pied de la cascade. Nous traversons ce charmant ruisseau bordé d’une mousse si verte qu’elle donne l’impression d’être ensoleillée ! Le sentier, non balisé, mais évident, monte ensuite en rive gauche de la cascade. Pourquoi ne pas se contenter de cette jolie cascade ? Il faut jeter un œil sur google earth pour avoir la réponse…. Nous remontons la rivière jusqu’au pied de cette montagne, 2 km environ, à plat… Et là ! Nous arrivons à la source de la rivière rouge : une énorme résurgence, incroyable ! Nous mangeons un morceau près de la source, guettant un hypothétique rayon de soleil… Puis nous commençons à avoir froid, il est temps de redescendre, non sans admirer encore et encore les incroyables couleurs de cette rivière et de ses petits affluents.

La pluie annoncée n’est toujours pas là, alors nous décidons de rester dans le coin jusqu’à ce qu’il fasse vraiment moche et nous allons dormir près du lac Kirkjufellsvatn, juste en dehors du parc National où il est interdit de stationner pour la nuit en dehors du camp. Il sera toujours temps de quitter la région demain si le temps est trop mauvais pour espérer profiter des paysages.

Mercredi 10 août 2016 J5 Landmannalaugar Sveinsgil F208 sud 4h01 : j’ouvre un œil…lever de soleil sur les montagnes ! Incroyable, non seulement il ne pleut pas mais en plus il y a du soleil. Branle-bas de combat, il faut en profiter, on se reposera quand il fera moche ! Que pourrait-on bien faire aujourd’hui ? Tiens, si on allait voir les montagnes bleues ? Fred est OK, sans broncher : lui aussi devient obsédé par cet endroit. Je m’attendais à quelques réticences mais non…il faut dire que le fait d’essayer par ce côté doit nous faire découvrir d’autres paysages. Et puis cette fois j’ai une trace GPS (trouvée sur google earth, wikiloc) Nous longeons le bord du lac, survolés par des oies au vol encore assez désordonné ! Il y a encore des progrès à faire avant la migration ! Le vol en V ressemble plutôt à un W ! Puis nous montons vers le col, entre mousses vertes et sources orangées. Après 1h de marche, nous sommes au col, puis nous traversons un petit plateau d’altitude avant de tomber bouche-bée sur les montagnes colorées du Landmannalaugar avec à nos pieds les méandres de la Jokulgil. Nous suivons scrupuleusement notre trace GPS, qui ne passe pas toujours aux meilleurs endroits (notre prédécesseur a dû pas mal tâtonner) quand soudain du bleu apparait au milieu de la rhyolite jaune et rouge ! Il nous faut à présent descendre dans la vallée, rejoindre la confluence, traverser la Sveinsgil puis remonter en face sur cette crête hérissée de pics, gloups ! C’est sur cette crête qu’il y a 4 ans nous avions renoncé, épuisés et frigorifiés. D’ici on voit très bien Skalli et la crête que le groupe de randonneurs que nous avions suivis avant-hier avait choisi de descendre. Elle se termine par une cascade à sec, un ressaut infranchissable ! Il a dû y avoir de l’ambiance dans le groupe quand ils sont arrivés à ce cul-de-sac ! Impossible toutefois d’identifier avec certitude la bonne crête depuis Skalli…Je me demande si les piquets n’ont pas été déplacés… Bref, nous voilà en haut de l’abominable crête. Il y a une trace, qui semble se terminer au niveau des pics. Ensuite nous perdons le sentier. Le vent souffle fort, le sol est instable, les pentes sont raides, on commence à en avoir plein les pattes… Ne trouvant pas de passage « raisonnable » pour continuer au-delà des pics, nous traçons tout droit vers la rivière dans un immense pierrier bien raide et bien instable, mais ça passe. Les collines se rapprochent, on distingue d’ailleurs une tente. Encore une colline, un nouveau pierrier, et nous voilà au bord de la rivière, en un seul morceau, ouf ! Un miraculeux rayon de soleil nous accueille alors que nous arrivons au Graal !

Il y a là un couple de jeunes Suisses qui a bivouaqué ici ! Ils sont bien chargés car ils voyagent sac au dos et trimballent en permanence toutes leurs affaires avec eux, chapeau ! Ils ont randonné avant au Hornstrandir (3 jours de tempête bloqués sous la tente) et ont parcouru le Laugavegur (un peu affolés par le monde) Ici c’est plus tranquille ! Ils repartent vers le Landmannalaugar et nous restons seuls à profiter de l’endroit, l’explorant sous toutes ses coutures. Le fond de l’air est trop frais pour une pause réparatrice, aussi nous décidons de ne pas repasser par l’horrible crête où nous a emmenés notre trace GPS mais de rentrer par la rivière. Une dizaine de traversées à gués plus tard (courant raisonnable et eau au maximum à mi-cuisse. A 2 avec des bâtons c’est sans problème), nous retrouvons la confluence de la Sveinsgil et de son affluent. Le retour nous semble être une formalité maintenant que nous savons où passer. Nous croisons peu avant l’ultime col un couple d’Islandais plus tout jeune, qui a bivouaqué dans un vieux Landrover près du Kirkjufellsvatn comme nous. C’est la 6 ou 7ème fois qu’ils vont aux montagnes « vertes ». Eux les voient vertes. Le temps devient très menaçant mais ça ne semble pas les émouvoir. Il pleut quand nous retrouvons le fourgon…3h de marche pour le retour (4h à l’aller, 3h pour le retour, 17 km et 1000 m de dénivelé) Après une bonne douche, nous parcourons la F208 sud avec un temps aussi bouché que la dernière fois ! Dommage car elle est très belle ! Nous prenons en ministop à plusieurs reprises une motarde dont le compagnon a bien du mal à franchir les gués successifs au volant de sa moto de route bien chargée. A chaque gué, elle embarque avec nous ce qui lui évite de traverser à pied. C’est vraiment chaud pour la moto ! Une chute dans un gué et le moteur est fichu je pense… Du coup il se fait tard et nous nous contentons de quitter le parc d’Eldja où le bivouac est aussi interdit pour aller nous poser au bord de la piste 209. Nous voyons passer une douzaine de 4X4 italiens à la queue leu leu….puis plus personne !

Jeudi 11 août 2016 J6 Fjardrargljufur Il fait trrrès moche, on va pouvoir se reposer (positivons !) Nous regagnons la route N°1, faisons le plein de bouffe, d’eau et de gasoil à Kirjubaejarklaustur, une longue séance internet… Puis une petite balade le long du canyon de Fjardrargljufur, très (trop) fréquenté et très (trop) balisé (cordes un peu partout), histoire de prendre un peu l’air et de s’ouvrir l’appétit. Nous déjeunons quelque part le long d’une piste dans le Myrdalssandur, près de ce que j’appelle une colline « à biquette ». Il y a plein de petites collines surmontées d’une biquette d’herbe, je ne sais pas pourquoi ? Puis en dépit des prévisions pas mirobolantes nous décidons de faire demain le tour du Myrdalsjökull par le nord si bien qu’après avoir poussé jusqu’à Hvolsvöllur pour bien compléter le plein de gasoil, nous trouvons un coin pour la nuit dans les Vosges… enfin quelque part dans une forêt de sapins où l’on trouve même des groseilles, sur la route 261, un peu avant qu’elle ne se transforme en piste.



Vendredi 12 août 2016 J7 F261 F210 Strutur F232 Il a plu toute la nuit, ça sent bon le sous-bois. La veille nous avons fait une petite balade dans la forêt, qui est exploitée, en témoigne cette toute petite scierie. Nous dépassons la dernière ferme avant le domaine des glaciers. Comme il a bien plu, ça ruisselle de partout, ce qui m’inquiète un peu pour les gués. Cette piste F261 longe en rive droite la Markafjlot vers Thorsmork . Elle est bien plus facile que la F249, en rive gauche et permet d’avoir un bon aperçu de cette vallée. Il faut toutefois une voiture avec une bonne garde au sol. Le Gigjokull, admiré en mai, nous fait en cette fin d’été un peu pitié. C’est une langue de l’Eyjafjallajökull, le fameux glacier dont un volcan sous-glaciaire a bloqué le ciel européen il y a quelques années. Nous arrivons « en face » de Husadalur, principal camp de la vallée de Thorsmork, inaccessible puisque la Markafjlot n’est pas franchissable à cet endroit (on la traversera plus au nord sur un pont). Au-dessus de Husadalur, le Valahnukur où nous sommes montés en mai. Ensuite la piste grimpe sur les flancs de Einhymingur, la montagne cornue, emblématique du trek du Laugavegur. A ses pieds le refuge de Hrutkollur et déjà des couleurs d’automne. Il faut désormais un vrai 4X4. Plus loin plusieurs gués, dont celui-ci sur la Innri-Emstrua. C’est par-là que nous partageons la piste avec les marcheurs du Laugavegur mais à cette heure matinale il n’y a pas encore grand-monde. Pour ceux qui voudraient faire ce trek sans croiser de voiture (pas très glamour de marcher là où passent des voitures je trouve), faites comme nous : les pistes 261 et 210 n’ouvrent qu’après la 208 (piste qui mène au Landmannalaugar) donc en tout début de saison, il n’y a sur le trek aucune voiture et beaucoup moins de marcheurs, mais de la neige (pieds mouillés garantis !) Certes en tout début d’été vous ne verrez pas ces attendrissantes fleurs roses qui égaient ce paysage minéral… Nous arrivons au gué de Hvanngil vers 9h mais ne le traversons pas puisque nous poursuivons vers l’est sur la F210. Après un passage laborieux sur des plaques de lave où il faut vraiment rouler au pas, nous traçons sur le Maellifellsandur, immense désert de sable noir, où trône le…Maellifell encapuchonné d’épais nuages. Juste avant ce volcan, nous tournons vers le nord en direction du Strutur, autre volcan emblématique, près duquel se trouve le refuge éponyme. Nous sommes sur le Strutivegur, sentier de randonnée infiniment moins fréquenté que le Laugavegur (mais aux paysages moins colorés) Nous déjeunons puis partons faire trempette à Strutslaug, source chaude située à quelques km. Il ne s’agit pas vraiment d’une simple balade digestive, mais d’une vraie randonnée avec un peu de dénivelé. Nous remontons d’abord une jolie rivière bordée de mousse fluorescente qui contraste avec la roche volcanique d’un noir profond, puis nous la quittons pour grimper sur le plateau ce qui nous offre une vue terrible sur le Mordor ! Encore quelques montées et descentes (le plateau est sillonné de ruisseaux qui ont creusé la cendre) et nous arrivons en vue du Holmsarlon et de ses marécages moussus. La source chaude se trouve au nord-ouest du lac (le sentier est balisé puisqu’on est sur le Strutivegur) Eclaircie miraculeuse en arrivant : un groupe d’anglais tout roses nous accueille gentiment. Le hotpot est very hot et il faut passer par ici et surtout pas par là si on ne veut pas finir comme un homard ! Pendant qu’ils se rhabillent nous explorons un peu les alentours : ici on doit pouvoir faire cuire un œuf très rapidement ! Nous faisons une trempette rapide car l’eau est beaucoup trop chaude pour moi, impossible de m’y plonger entièrement. Arrivent ensuite 2 Suisses (encore ! et toujours des germanophones) qui font le Strutivegur. Nous leur cédons volontiers la place, on est à point ! Retour vers le refuge de Strutur, en dépassant les Anglais complètement ramollis par leur baignade (je me demande s’ils sont rentrés avant la nuit !) En tout cas cet hélico qui passe devant le Strutur (968 m contre 790 pour le Maelifell) n’était pas pour eux… Cette fois le Maelifell s’est échappé des nuages ! On distingue la piste qui mène au refuge de Strutur. Au fond le Myrdalsjökull. Nous repassons en face du Mordor avec sa rivière de sang qui se mélange plus bas à une rivière d’un bleu plus classique. Nous prenons tout notre temps pour déguster la fin de la piste et nous émerveillons de voir un peu de vie dans cet univers si austère !

Afin d’éviter un gué réputé difficile nous quittons la F210 et poursuivons sur la F232. Après le noir du Myrdalssandur, le sol reprend des couleurs. Nous longeons le Myrdalsjökull depuis plusieurs dizaines de km et celui-ci nous impressionne toujours autant. Il fait presque nuit quand nous nous posons près de la Holmsa. Nous avons adoré cette traversée, même si nous n’aurions pas boudé quelques rayons de soleil supplémentaires !

Samedi 13 août 2016 J8 Langisjor Breidbakur Skaelingar Eldja F233 4h15 une lueur rose me réveille ! Vite, profitons de cette lueur solaire inespérée ! La nature s’éveille à peine, nous dérangeons des foultitudes d’oies « roses », tandis que les moutons émergent tout juste, presque tous endormis sur les flancs nord-est des collines afin de profiter du soleil levant. Devrons-nous traverser ces méandres de la Holmsa qui ondulent paresseusement dans la plaine ?



Non la piste les contourne, passe près du Sandfellsjökull et après un ou deux gués débonnaires rejoint la 209 puis comme il ne pleut pas et qu’il nous reste plein de carburant, nous filons par la F208 en direction de Langisjor, où nous étions allés il y a quelques années avec un temps pourri. J’espère cette fois pouvoir admirer la vue depuis le Sveinstindur (1103 m) Le temps d’avaler un morceau, son sommet disparait dans les nuages, grmbl ! J’active le plan B (B comme Bien moins fatigant !) : une piste (il y a un panneau) mène vers Breidbakur, à l’ouest du Langisjor, allons voir ce qu’il en est. Elle est superbe, bien que parfois assez difficile (pentes raides et gros cailloux). Nous n’y croisons qu’un gros camion 4X4. C’est un cul de sac mais ça vaut vraiment le coup d’aller tout au bout (1h de mémoire pour 10 km) A l’est la Tungnaa qui nait du Vatnajökull Et à l’ouest le Langisjor. Au-delà par beau temps on doit pouvoir discerner la chaine du Laki, mais pas aujourd’hui… Retour sur la F235 puis nous prenons à G (vers l’est) une piste qui passe dans un lac ! La piste (difficile) passe donc dans le Blautulon, on la voit qui réapparait un peu plus loin. Rien de difficile mais c’est assez flippant car on ne voit pas d’éventuels rochers immergés. Elle passe ensuite un peu au sud d’Uxatindar aux petits airs de Devil’s Tower. Plus loin elle longe la Skafta. Malgré une météo qui s’améliore je ne parviens toujours pas à distinguer les volcans du Laki…pourtant tout proches en théorie (6 km) Je pense qu’ils sont trop petits et qu’on ne les identifie que lorsqu’ils sont alignés comme lorsque l’on grimpe au sommet du Lakagigar. Nous passons près du refuge de Skaelingar où nous franchissons le gué 3 fois dont une fois en marche arrière (gloups, qq gros cailloux) pour faire traverser un randonneur (un Français cette fois) Encore un gué assez profond mais sans courant et nous revoilà sur la F208 près de la faille d’Eldja, où nous ne sommes jamais allés, craignant la foule. La lumière devient superbe en cette fin de journée et il ne devrait plus y avoir trop de monde : allons-y ! Nous devenons civilisés et prenons même avis auprès de la rangerette quant au plus beau sentier ! Elle nous conseille sans hésiter de prendre celui du haut, qui permet de surplomber la rivière et offre une vue grandiose sur Ofaerufoss et le Gjatindur. Nous réalisons que nous sommes passés tout près tout-à-l’heure ! J’adore au fil de nos pérégrinations comprendre et reconnaitre peu à peu le paysage. Quand il fait beau c’est plus facile évidemment ! Nous descendons vers la cascade, puis remontons jusqu’à une plate-forme métallique fort intelligemment placée derrière un éperon rocheux, ce qui la rend quasi invisible de loin. Retour au fourgon par le bas, toujours dans la belle lumière du soir. Encore une journée qui finit en beauté ! Enhardis par les capacités de franchissement de notre fourgon, nous décidons d’aller voir de plus près ce fameux gué sur la piste F233, réputé difficile et que nous avions choisi d’éviter lors de notre tour du Myrdalsjökull. Depuis la F233, nous apercevons une dernière fois au loin la gigantesque faille d’Eldja, puis la piste descend dans la vallée et rejoint le Strutivegur au niveau du gué sur la Sydriofaera. Nous suivons scrupuleusement les indications de notre Trackbook et ça passe sans problème. Nous dormons un peu plus loin au bord de la piste. Je me rends compte à présent que nous avons bêtement oublié d’aller voir à quoi ressemble le lac Alftavoetn (à ne pas confondre avec l’Alftavatn situé plus à l’ouest).

Dimanche 14 août 2016 J9 F233 F210 langues glaciaires du sud Pas de lueur rosée ce matin, il fait moche, trrrès moche. Encore quelques gués et nous rejoignons la F210, faisons nos adieux au Maelifell et au Myrdalsjökull, dérangeant à nouveau quelques oies dans la vallée de la Holmsa.

Petit détour vers la cascade d’Axlarfoss (remarquez toutes les petites résurgences à G de la cascade) Puis nous poursuivons vers le sud du Myrdalsjökull. Point météo sitôt arrivés sur la route N°1 : les prévisions ne sont guère folichonnes pour les jours à venir dans le sud, filons donc vers l’est ! Nous faisons une pause déjeuner près du Breidarlon : une piste permet de s’approcher tout près du glacier ! Puis nous faisons un saut au Fjallsarlon, qui comme le Breidarlon est un lac issu du Vatnajokull, plus grand glacier d’Islande et d’Europe, grand comme la Corse. Incontournable arrêt au Jokulsarlon, où il y a un monde fou et même des bouchons sur le parking ! Nous remarquons des cartons sur plusieurs glaçons ?! Si quelqu’un a une explication ?! Moins de monde sur la plage du Jokulsarlon… Puis nous prenons la piste F985 qui monte au-dessus de la langue glaciaire du Skalafellsjökull mais le temps est si bouché que je n’ai aucune photo potable ! De cet endroit partent plusieurs « pistes » qui permettent (avec des engins adaptés of course) de traverser le Vatnajökull, ça m’épate ! Sous la pluie, nous reprenons la route N°1 et dormons sur une piste qui descend vers la mer un peu après Höfn.

Lundi 15 août 2016 J10 Therribjörg Encore une journée grise qui s’annonce, profitons-en pour rouler et changer de région. En route pour Egilstadir où nous faisons un bon ravitaillement, une bonne séance internet. C’est fou le nombre d’Italiens rencontrés cette année en Islande, particulièrement dans l’est ! J’ai repéré une rando au nord de Egilstadir, près de la route 917 qui était fermée en mai. Une piste qui part de la 917 permet de s’approcher du départ de la balade, mais nous devons nous arrêter un peu avant le parking car c’est impossible pour nous de franchir ce bourbier en montée. Après 1/2h de marche nous arrivons au vrai départ de la rando, il est déjà 15h00 passées… L’éclaircie espérée dans l’après-midi se fait attendre… Le sentier, balisé, file vers le nord dans des champs de cailloux pas très « roulants ». Le ciel est couvert, et au fil de la montée nous nous retrouvons dans les nuages, grmbl ! L’heure tourne, et je me demande si ça vaut bien la peine de poursuivre quand une trouée dans les nuages nous donne un petit espoir.

Voilà les montagnes colorées de Therribjörg que nous cherchons 600 m plus bas, cette petite crique faisait office de port de commerce ( !!! c’est dire si le coin est par ailleurs hostile à toute forme d’accostage) mais les difficultés pour hisser ensuite la marchandise au sommet de la falaise ont rapidement conduit à son abandon. Il nous faudrait descendre au niveau de la mer pour bien profiter de la vue sur les falaises mais il se fait tard, le temps est incertain, le sentier est hyper raide dans des éboulis, si bien que nous préférons rebrousser chemin. Quelques rayons de soleil sur le chemin du retour essaient de nous faire changer d’avis…sans succès. C’est une balade à faire par beau temps et de préférence le matin pour avoir un bon éclairage sur les pics colorés. L’éclaircie arrive enfin, découvrant les sommets du massif des Dyrfjöll. A nos pieds le Heradssandur, gigantesque delta de 25 km de large, où se jettent pas moins de 3 rivières dont la Jokulsa a dal issue du Vatnajokull (encore lui !). C’est sur cette rivière glaciaire (et la Jokulsa i Fjlotsdal qui se jette dans le Lagarfjlot) qu’a été construit le gigantesque barrage de Karahnjukar, où nous irons dans les jours qui viennent. Nous reprenons la route 917 en direction de Vopnafjordur et nous trouvons une petite piste au bord de la mer pour passer la nuit, juste en face du village. Coucher de soleil wagnérien qui nous fait presque louper un superbe arc en ciel tellement nous sommes hypnotisés par les couleurs du ciel ! A l’ouest (ben oui !) le soleil couchant et dans notre dos cet arc en ciel qui va durer plusieurs dizaines de minutes !

Mardi 16 août 2016 J11 Stori Karl Hjodaklettar Karl og Kerling Herdubreidalindir Au programme aujourd’hui la péninsule de Langanes pour aller voir une colonie de Fous de Bassan (îlot de Stori Karl) La piste est longuette et je croise les doigts pour que les fous soient au RDV car les paysages à eux seuls ne justifient pas tous ces km. Toujours matinaux, nous y arrivons vers 7h30 et le site est désert… Quelques pas vers la mer et oui ! Le rocher est blanc d’oiseaux, ça virevolte dans tous les sens. Tous les stades de maturité sont représentés et les jeunes ados s’entrainent à la voltige aérienne. En y regardant bien, quelques cadavres d’oiseaux flottent entre deux eaux au pied de la falaise. Ça passe ou ça casse ! Et visiblement il y a pas mal de pertes… Une passerelle en surplomb permet d’admirer sans risque les volatiles, il fait très bon, nous passons un bon moment sur place avant de reprendre la piste. Beaucoup de bois flotté comme partout sur la côte nord. La piste pour Hjodaklettar était fermée en mai et comme nous avions envie d’y retourner (vu une seule fois avec les enfants en 2003, ça commence à dater), nous allons y faire une petite balade. Nous passons près de la grotte de lave, où se déroule une cérémonie étudiante apparemment, puis on continue vers la montagne rouge qui surplombe la Jokulsa A Fjollum, issue du….Vatnajökull (encore !) C’est cette rivière qui donne les cascades de Selfoss, Dettifoss et Hafragilfoss où nous avons fait une superbe balade en mai. A présent, il y a déjà quelques couleurs automnales et pas mal de myrtilles et autres camarines. Le ciel est blanc, il y a pas mal de monde, on connait déjà un peu le coin, bref…bof ! Tiens si nous allions vers le sud, voir Karl og Kerling, nous ne connaissons pas et personne ne va par là… Très bonne surprise cette petite balade de quelques km : le ciel est bleu et blanc, il n’y a personne et on découvre l’endroit et ça nous a bien plu ! 2 énormes colonnes de basalte s’élancent vers le ciel dans un méandre de la tumultueuse Jokulsa (… a Fjollum donc) qui se fraie un passage entre orgues basaltiques et cendres rouges Tandis que quelques fleurs égaient le tableau… Nous repartons vers l’aval et le parking, puis reprenons la route 862 vers Myvatn. Le ciel se dégage et c’est un festival de lenticulaires avec une lumière splendide ! Si on en profitait pour faire la F88 au moins jusqu’à Herdubreidalindir ? OK, mais d’abord filons à Myvatn refaire le plein de gasoil ! Nous ne prenons pas le temps de nous arrêter pour faire des photos du ciel, persuadés que cela va durer mais hélas, le temps de passer à Myvatn, le ciel se normalise… Je suis sûre que ceux qui étaient ce 17 août 2016 vers 17h00 dans ces parages gardent du ciel un souvenir ému, c’était splendide… Bref, voilà le ciel quand nous arrivons en vue de l’Herdubreid, pas mal mais tellement moins magique que 2 h avant, snif…Ce volcan tabulaire est emblématique de la région ! On le voit de presque partout…quand le temps le permet ! Nous longeons la Jokulsa a Fjollum, encore elle, qui s’étire entre désert et montagnes. 1er gué sur la Linda, son affluent puis 2ème gué, bien balisé. Tout au fond l’imposant massif de Kverkjoll avec sa langue glaciaire caractéristique qui coupe en 2 la montagne et au 2ème plan l’oasis de Herdubreidalindir. Ciel flamboyant au crépuscule, Aux couleurs du drapeau islandais.



Quelques campeurs arrivent encore après nous. Ce sont pour la plupart des Islandais qui savent que cet endroit est bien plus douillet que le minéral camp de l’Askja.

Mercredi 17 août 2016 J12 Askja coulée du Bardabunga Pluie durant la nuit et même au réveil. Du coup grasse mat’ et internet… Le ciel est gris et nous ne faisons pas de photos sur la piste qui mène à l’Askja. Nous y arrivons en milieu de journée. La rangerette (c’est simple on n’a vu sur ce voyage que des rangers filles !) nous confirme qu’une amélioration est prévue à partir de 15h00. Du coup nous prenons le temps de déjeuner avant de démarrer vers 15h30 directement depuis le camp une rando qui mène sur la lèvre du cratère de l’Askja. Le sentier continue ensuite jusqu’au petit lac (le Viti) mais il faut ensuite revenir par la piste, bof. Nous décidons de faire un aller-retour jusqu’au bord du cratère. Le sentier s’élève rapidement au-dessus du camp, Au loin nous apercevons la piste qui monte au parking duquel on rejoint les lacs (Oskjuvatn le grand et Viti le petit chaud par une marche d’une quarantaine de minutes, que nous avons déjà faite 2 fois, autant changer…) Quelques trouées de ciel bleu au loin mais pour le moment nous prenons une bonne averse ! Mais qui dit pluie et soleil dit…arc en ciel ! Il suffit de le chercher, il est là dans notre dos, du côté de l’Herdubreid au pied duquel nous avons dormi cette nuit. Nous dépassons quelques lacs asséchés, qui doivent se remplir lors de la fonte des neiges pour disparaitre ensuite car les ponces et cendres blondes de l’Askja sont très poreuses et ne retiennent pas l’eau. Voici la dernière longueur avant d’arriver sur la lèvre du cratère, alors qu’arrive enfin l’éclaircie attendue ! Au loin l’Herdubreid reste coiffé de nuages. Waouh, quelle vue époustouflante ! Le lac Oskuvatn (1000 m d’altitude environ) scintille au soleil tandis qu’au loin on devine la courbe des bords de la caldeira de l’Askja. En y regardant bien, plus au nord, on devine la dépression du Viti, le petit lac chaud (28°C ) où nous nous étions baignés lors de notre 1er voyage avec les enfants. Le sentier continue vers les lacs. Les gens qui nous suivaient y descendent, tandis que nous restons fascinés à détailler les contours du Mordor (encore !) vers le sud. Nous sommes à contre-jour : les couleurs sont moins perceptibles mais les fumerolles bien mises en valeur. Quand nous sommes arrivés, juste après l’averse, toute la zone où nous sommes à présent fumait sous l’effet de l’évaporation de l’eau de pluie chauffée par le soleil sur le sol de cendres noires. Ça a duré 10 ou 15 mn et puis plus rien. A présent le sol est sec. Nous essayons de repérer l’endroit où s’est produit le gigantesque glissement de terrain en juillet 2014. Un énorme pan de montagne s’est détaché de la partie sud-est des montagnes entourant l’Oskjuvatn, créant un tsunami de plusieurs mètres de haut qui a déferlé vers le Viti. Heureusement cela s’est produit peu avant minuit et il n’y a donc pas eu de victime. A la suite de cet éboulement, le niveau du lac a monté de 1 ou 2 m alors qu’il est le plus profond d’Islande (220 m) et qu’il fait environ 4 km de diamètre ! Pour plus de détails : en.vedur.is/...hes/articles/nr/2929

Le ciel se couvre à nouveau, nous avons bénéficié d’une éclaircie miraculeuse, quel timing ! A la descente, l’Herdubreid (1682 m) semble entrer en éruption ! Il est pourtant éteint depuis 10000 ans, une paille pour l’Islande ! Que faire à présent ? Nous sommes tentés par la piste 910 ouest pour rejoindre la F26 mais les 2 rangerettes interrogées (séparément !) nous la déconseillent fortement sans toutefois nous l’interdire. Nous choisissons d’être raisonnables et d’aller vers Kverkfjoll. Par excès de confiance (nous sommes déjà venus par ici 2 fois) Fred néglige de regarder la carte et m’envoie sans faire exprès sur la piste 910 ouest ! Quand nous réalisons notre erreur, quelques km plus loin, en tombant sur ce lac- le Dyngjuvatn, nous décidons finalement de continuer sur cette piste jusqu’aux premières difficultés. Il sera toujours temps de faire demi-tour ! Comment résister à l’envie de continuer sur cette superbe piste de sable qui nous mène tout droit vers la coulée de lave du Bardarbunga (éruption d’aout 2014 à février 2015), tandis qu’à plus de 70 km de là le Kverkfjoll brille dans le soleil miraculeusement réapparu ! Au nord, l’Herdubreid avec une lumière d’enfer ! Nous traversons une zone parfois inondée-sans doute lors de la fonte des neiges, puis la piste tourne vers le sud-ouest, en direction du Bardarbunga qui se situe en fait très loin dans la partie ouest du Vatnajökull à 70 km, mais sa coulée de lave est venue jusqu’à la Jokulsa a Fjollum, la forçant à se détourner vers l’est. Nous nous arrêtons à un petit parking d’où part une balade de quelques centaines de mètres sur la coulée toute récente. Nous y trouvons des Suisses (encore et toujours des germanophones !) dont le guide connait bien l’Islande. Lui aussi nous déconseille de continuer sur cette 910 ouest. Enfin arrive un gros 4X4 de scientifiques islandais (c’est fou le nombre de scientifiques qui trainent dans le coin !) qui parlent un Français parfait et confirment que la piste traverse des champs de lave difficiles à négocier et qu’ils ont dû faire demi-tour devant un gué trop gros pour leur énorme voiture. L’affaire est entendue, nous n’irons pas ! Avec tout ça il est bien tard, la nuit va tomber aussi décidons nous de passer la nuit sur ce parking. Atmosphère de fin de journée et de bout du monde incroyable. Cerise sur le volcan, la pleine lune se lève majestueusement tandis que le massif de Kverkfjoll s’emmitoufle dans une couette de nuages pour la nuit.



Ah là là ! Quelle journée encore une fois ! Merci Fred de n’avoir pas regardé la carte !

Jeudi 18 août J13 Skafta, Askja bis, Kverkfjoll Excellente nuit avec des rêves de volcans et de coulée de lave qui dévalent les escalators d’un centre commercial, trop bien ! Il fait beau, très beau, immensément beau ! Vite, 5h30, on décolle. Hier sur la belle piste de sable, nous avons vu un petit panneau marqué Svarta, si on allait voir ! Nous longeons vers l’aval la coulée de lave du Bardabunga : la fraicheur matinale et le contre-jour révèlent une foule de fumerolles, c’est magnifique (bon OK, j’aurais payé cher pour survoler l’éruption mais c’est trop tard !) Au sud Kverkfjoll garde encore un peu sa couette, le fond de l’air est frais là-haut à presque 2000m! La piste est bien balisée, elle mène jusqu’à la confluence de la Svarta (une rivière étrange qui apparait comme ça au milieu du désert, on la voit très bien sur Google Earth) avec la Jokulsa a Fjollum dont le cours a été détourné par la coulée de lave. A présent, 2 ans après l’éruption, la coulée et donc la rivière ont refroidi et il n’est plus possible de s’y baigner agréablement ! Quelle étrange impression d’assister à la création de la planète en léger différé ! Sur notre « vieux continent » nous n’avons pas l’habitude de voir un paysage se modifier en quelques années sans intervention humaine… Retour en repassant par le Dyngjuvatn, vers le camp de Drekagil, au pied de l’Askja. Il est encore tôt, tout le monde ou presque roupille encore et les tours opérateurs n’ont pas encore eu le temps d’arriver de Myvatn : si on en profitait pour une petite virée par le chemin classique jusqu’aux lacs Oskjuvatn et Viti. 8h15 : personne en arrivant sur le site, excepté nos Suisses de la veille qui sont déjà sur le chemin du retour. Au 1er plan le Viti 28°C et plus loin l’Oskujuvatn, d’un bleu profond. Bel écrin rouge pour le petit lac aux eaux laiteuses ! Nous reprenons la F88 sur quelques km avant de bifurquer sur la F910 (Est !) pour traverser la Jokulsa (A Fjollum) puis vers la F902 en direction de Kverkfjoll. La piste nous avait enchantés la dernière fois et c’est encore le cas aujourd’hui. Un peu de verdure au milieu du désert par ci, Une colline jaune aux allures de dune par- là,

une montagne rouge un peu plus loin, des champs de pierre ponce à perte de vue, jusqu’à l’Herdubreid. Nous arrivons vers 15h00 au refuge de Sigurdaskali, payons pour la nuit (3600 ISK pour 2), et poursuivons jusqu’au parking de la grotte de glace. L’accès en est déconseillé et de toute façon pas facile puisqu’il faut marcher sur la moraine glacée pour franchir une rivière avant d’accéder à la grotte. Nos crampounets nous aident bien ! Nous faisons une très courte et brève incursion à l’entrée de la grotte : des blocs de glace tombés du plafond ne nous donnent pas envie de pousser plus avant l’exploration ! Retour acrobatique au parking d’où l’on aperçoit les fumerolles de Hveradalur, une zone géothermique située en haut du glacier, que nous avons effleurée lors d’une superbe rando la dernière fois. sites.google.com/...hautesterresislande/

En payant pour la nuit j’ai questionné la rangerette quant à la possibilité de dormir dans la cabane des glaciologues en haut du glacier : ce n’est possible qu’accompagné d’un guide… Elle me confirme d’autre part que la rivière chaude de Hveragil située à l’est de Sigurdaskali est désormais froide depuis un phénomène brutal de fonte glaciaire il y a quelques jours. Bref, nous retournons au camp et profitons du beau temps pour grimper au Virkisfell, petit sommet qui surplombe le camp. De là-haut nous observons la naissance de la Jokulsa A Fjollum issue du Dyngjujökull, langue du Vatnajökull. Plus loin l’énorme coulée de lave du Bardarbunga et tout au fond le massif de l’Askja. Vers le nord l’inévitable Herdubreid. Gros plan sur le glacier, la rivière et la moraine : la terre est bien vivante, quelle énergie ! Vers le nord-est les montagnes prennent des reflets dorés dans le soleil couchant.

Vendredi 19 août 2016 J14 Hvannalindir Ciel limpide au réveil ! Nous quittons Kverkfjoll par la F902 puis bifurquons vers la F903 par endroits très austère pour prendre le temps de découvrir plus en détails l’oasis de Hvannalindir où nous sommes déjà passés il y a 4 ans mais sans prendre le temps de nous y arrêter. La Linda n’est pas une rivière glaciaire, ses eaux sont limpides et la traverser est un vrai régal. Une piste en cul de sac part vers le sud : nous nous garons au terminus quelques km plus loin et grimpons par un sentier balisé vers le col situé à l’est. De cet endroit nous surplombons les méandres de la Linda (pas la même qu’à Herdubreidalindir), qui se faufile dans une coulée de lave ancienne. Cet endroit fut habité il y a très longtemps par des hommes qui vivaient de l’élevage des moutons et de la capture des oies sauvages. Même s’il s’agit d’une oasis, vivre ici devait être incroyablement difficile. Sur ce panoramique, on distingue de G à D le massif de Kverkfjoll à 30 km, au centre de l’image et à l’arrière- plan celui de l’Askja puis la forme tabulaire de l’Herdubreid et enfin la rivière Kreppa, qui nait du Bruarjökull (langue du Vatnajökull) Nous descendons de l’autre côté du col vers les gorges de la Kreppa. A l’arrière- plan le Bruarjökull et Kverkfjoll. Retour vers Hvannalindir (dont le nom vient de l’angélique, la fleur qui pousse ici à profusion), l’oasis autrefois habitée, cernée de montagnes désertiques. Ici il y a de la vie !



Mais dès que l’on s’éloigne des rives de la Linda, la végétation se raréfie puis disparait complètement. Voilà l’endroit où vivaient vers les années 1760 un couple de hors-la-loi. Ils s’abritaient dans des cavités naturelles au sein même de la coulée de lave. Bonne cachette mais vraiment pas douillette ! On a bien aimé cet endroit tout en contraste ! Nous reprenons la piste vers le nord, franchissons le 2ème gué sur la Linda puis poursuivons sur la F910 puis la F905 vers Modrudalur et la route N°1. La piste est assez pénible alternant tôle ondulée et plaques de lave où il faut rouler au pas. Voilà la carte de la région. Notez qu’on ne peut pas camper à Hvannalindir, c ‘est bien dommage car le coin est charmant. La cambuse est vide, il est temps de refaire les pleins à Egilstadir, plongée dans la soupe. Seuls les Dyrfjoll émergent des nuages ! La météo est tristounette pour demain, seule la région de Lonsoarefi sur la côte sud-est semble épargnée par le mauvais temps : nous filons donc plein sud sur la 938, puis la 939 et dormons au bord de la mer juste après Djupivogur.

Samedi 20 août J15 F980 vers Lonsöraefi Stafafell Réveil vers 5h du fait de la belle lumière qui filtre dans le fourgon ! Je file dehors faire quelques photos et c’est la débandade chez les huitriers-pies qui passent et repassent en escadrilles bruyantes !

Dans cet extrême sud-est de l’Islande, il y a une multitude d’oiseaux ! Je pense qu’ils se préparent pour la grande migration d’automne : on les voit se nourrir, s’entraîner à voler en formation, prêts pour le grand voyage dès que les conditions seront optimales. Quelques taches blanches inertes nous rappellent que la nature (et les voitures) ne fait pas de cadeaux. Il y aurait de quoi nourrir plusieurs familles de renards mais nous n’en voyons pas, ils sont chassés… Nous quittons la côte juste après avoir dépassé Stafafell en tournant sur la piste F980 qui mène à Lonsöraefi Nature Reserve. La piste est réputée difficile, principalement à cause d’un gué délicat. Allons voir, nous ferons demi-tour si besoin. La lumière matinale est superbe et nous avons même la chance d’apercevoir un renard polaire qui dispute à un grand labbe et à un goéland marin la carcasse d’un mouton. Après une dizaine de km de piste, nous voilà arrivés dans la vallée de la Jokulsa I Loni, qu’il nous faut traverser. Nous négocions 1 ou 2 méandres puis ça se corse : celui-ci semble profond avec pas mal de courant. Fred se dévoue pour aller à pied sonder les fonds et tenter de trouver un passage. Nous ne voyons même pas où se trouve la piste de l’autre côté : le lit de la rivière fait environ 1 km de large et nous devinons tout là-bas grâce aux jumelles et à la présence d’un panneau qu’elle doit réapparaitre à perpète ! Bref, nous décidons de faire demi-tour, ça nous semble trop hasardeux, d’autant plus qu’il faudra ensuite refaire le chemin inverse et que nous savons que sous l’effet du soleil le niveau des rivières glaciaires monte au fil de la journée. Nous pensons suivre les traces que nous avions prises à l’aller, erreur ! Après 20 m nous voilà posés dans du sable mou, sans danger immédiat puisqu’il n’y a qu’une vingtaine de cm d’eau. Nous sommes samedi, il est 8h du matin, nous avons bon espoir qu’une voiture passe et nous libère d’un petit coup de sangle. Nous patientons 4h en vain, et finissons par contacter le 112 (il y a du réseau) qui nous passe la police locale qui nous envoie un dépanneur. 1h plus tard plus tard arrive un fourgon allemand sosie du nôtre, qui aurait pu nous aider mais le dépanneur est en route et Madame n’est pas chaude pour prendre le risque de traverser … Bref, un gros 4X4 arrive tout schuss et en 2 mn nous voilà tirés (au sens propre) d’affaire. Nous payons un peu plus loin par carte bancaire, dès que nous retrouvons suffisamment de réseau : 323 €. Pour l’Islande, ça me semble correct (ils sont venus à 2, un samedi, de Höfn située à 30 km de route + 10 km de piste pas roulante) Plutôt penauds, nous nous rabattons sur les collines colorées de Stafafell mais le charme n’opère pas. Le ciel s’est couvert, l’endroit est un peu fréquenté (il y a quelques maisons de vacances dans le coin) et les possibilités de randonnée semblent se limiter à la remontée d’une ou deux gorges qui seraient mieux mises en valeur par quelques rayons de soleil. Nous nous installons pour la nuit près du phare de Eystrahom à l’est du Lonsfjördur.

Dimanche 21 août 2016 J16 Hallomstadur Snaefell Retour sur Egilstadir puis nous filons le long de la rive sud du Lagarfjlot. Il fait gris, aussi nous en profitons pour faire une halte champêtre dans la jolie forêt de Hallomstadur où pousse profusion de myrtilles, groseilles et autres framboises. Il y a même ici aussi une scierie ! Dire que l’Islande était autrefois boisée comme peut l’être la Scandinavie (nous sommes à la latitude de Bergen) Lors de l’arrivée des premiers vikings il y a plus de 1000 ans, un tiers du pays était couvert de forêts ! Le bois a été coupé pour se chauffer et se loger, l’élevage des moutons a empêché la régénération de la forêt et aujourd’hui la forêt représente moins de 2% du territoire (2 fois plus qu’en 1950) contre 11% pour les glaciers ! Depuis 1950 de nouvelles forêts sont plantées (et protégées du pâturage), avec une accélération depuis 1990. 13 ans se sont écoulés depuis notre 1er voyage en Islande et en effet la différence est flagrante ! Pas de photos du Lagarfjlot dont les eaux grises ne nous inspirent pas. Les eaux turbides de la Jokulsa A Dal, rivière dont j’ai parlé plus haut, qui se jette normalement dans la mer sur la côte nord, sont en grande partie détournées au niveau du barrage de Karahnukur pour alimenter une usine hydro-électrique, puis rejetées dans la Jokulsa I Fjoltsdal qui se termine dans ce lac dont la couleur reflète l’énorme quantité de sédiments qui autrefois allaient directement dans l’océan. L’écosystème en serait bouleversé puisque la lumière peine à pénétrer les eaux du lac et n’assure plus la photosynthèse nécessaire aux plantes qui nourrissent les poissons…Toute cette histoire a fait couler beaucoup d’encre et suscité beaucoup de controverse. La construction de ce gigantesque barrage s’est accompagnée de la création d’une route en parfait état jusqu’à celui-ci. On pénètre donc en toute facilité le domaine des Hauts Plateaux par la 910 (est). Alors que la plaine était sous les nuages, plus haut la couche nuageuse semble se disloquer, Même si le Snaefell reste emmitouflé. Nous tournons à G vers le sud sur la piste F909 et apparait le ciel bleu ! C’est une zone de pâturage pour les rennes (même si leur territoire a diminué depuis la création du lac de barrage, le Halslon) et je scrute en vain le paysage à leur recherche. Quand je détaille les indications de ce panneau, je me dis qu’ils doivent se planquer car la chasse est ouverte depuis quelques jours. D’ailleurs on entend un coup de feu… Je lève le suspense de suite, nous ne verrons qu’un seul renne, mort (sans doute le coup de feu entendu un peu plus tôt) sur un quad lui-même tiré par un gros 4X4 (dont le conducteur ne dit même pas merci quand on s’écarte pour le laisser passer, comme chez nous quoi !). Des bois magnifiques, snif ! J’en suis toute retournée… Ils ont été importés de Norvège au 18ème siècle, pour en faire l’élevage, sans succès et sont retournés à l’état sauvage. En fait le renard polaire est le seul animal « indigène », il serait arrivé il y a trrrès longtemps par la banquise. A partir du 1er septembre, les oies aussi sont tirées… Bon, revenons à nos paysages magnifiques…. De ce côté ouest le Snaefell (1833 m, à ne pas confondre avec son homonyme de l’ouest dans la péninsule de Snaefellsness !) resplendit dans la chaude lumière de l’après-midi. Ce volcan éteint depuis 10000 ans est le plus haut sommet « libre » d’Islande si l’on excepte les montagnes prisonnières du Vatnajökull. Il s’élève de plus de 1000 m dans la plaine. Bref, il en impose… Nous dépassons le refuge, puis le parking du sentier qui mène au sommet du Snaefell, traversons encore un gué en admirant au loin le scintillement du Bruarjökull et de Kverkfjoll, et poursuivons la piste vers le sud, en faisant un petit détour au sommet du Bjalfafell. De ce petit sommet nous reconnaissons vers l’ouest de D à G après le Snaefell, l’inévitable Herdubreid puis le massif de l’Askja et enfin le Bruarjökull. Vers l’est l’Eyjabakkajokull. Derrière c’est le Lonsöraefi où nous nous sommes ensablés la veille ! Voilà la face sud du Snaefell, nous essayons de deviner par où l’on peut accéder au sommet… Nous nous rapprochons lentement de l’Eyjabakkajökull. La visibilité est excellente : à l’arrière- plan derrière le lac Haslon, Trolladynja est à 75 km, Askja et Herdubreid à 60 km ! Dans notre dos, le roi Snaefell et ses vassaux ! Allons-nous monter sur le glacier ? Pas possible, une rivière de fonte nous en sépare ! Il fait un froid de canard près de cet immense congélateur d’où s’écoule une bise glacée ! Doudoune et coupe-vent indispensables alors que nous étions en polaire il y a quelques km. Nous prenons la piste du retour alors que la lumière devient de plus en plus belle, quel spectacle ! L’eau est partout ! Sous toutes les formes ! Et ici une jolie mousse qui profite d’une résurgence semble presque fluorescente sur sol de cendres noires. Elle pousse aussi dans les moindres rigoles, profitant de l’eau, source de vie et du relatif abri qu’offrent ces minuscules dépressions contre le vent. Nous n’avons pas envie de dormir près du refuge que nous imaginons plein de chasseurs (sans doute à tort) et décidons de quitter le parc (où le bivouac est interdit hors du camp) et de trouver un coin pour voir le soleil se lever demain sur le volcan. Derniers rayons fantastiques sur le volcan ! Garanti sans colorant ni retouche !

Lundi 22 août 2016 J17 Snaefell Laugavellir Pas de lever de soleil ! Le volcan est dans la soupe (et nous aussi) Pas de panique…nous avons remarqué hier que les nuages s’accumulent à l’est du volcan et qu’il peut faire beau de l’autre côté… Nous avons d’ailleurs vérifié et revérifié la météo : il devrait faire beau ! Pas envie de me farcir 1033 m de dénivelé pour ne rien voir. Je n’aime pas le sport ! Et voilà, nous sortons des nuages ! Départ vers les nuages (mais le sommet est au soleil hein !)…pour l’ascension du volcan vers 7h30, il y a déjà 3 ou 4 autres voitures sur le parking. Un 1er névé est franchi dans la soupe, ça monte lentement mais sûrement, on ne voit pas grand-chose d’autre que nos pieds et la brume nous rafraichit bien ! Puis nous émergeons des basses couches, nous entrons dans le domaine des Dieux (c’est vraiment l’impression que ça donne !) Quel spectacle ! Le sentier est bien tracé. Le seul passage vraiment pénible est finalement cette crête très raide et glissante (dont j’appréhende surtout la descente) Le balisage disparait d’ailleurs à partir de là et un temps dégagé est indispensable pour continuer à moins d’avoir une trace GPS. Fred m’attend pour mettre les crampounets car la suite se passe dans la neige. Nous croiserons d’autres marcheurs qui redescendent du sommet, sans crampons et sans problème. Mais puisque nous les avons, c’est tout de même plus confortable. Idem pour les bâtons de marche… Dernière ligne droite vers le sommet, ouf, nous y sommes ! 1833 m. Il est temps car ça se couvre ! Le Herdubreid et son allée de nuages : on ne l’aura jamais autant vu que cette année ! Le fond de l’air est frais là-haut, il faut redescendre…Au loin le Haslon et Kverkfjoll. A l’est d’énormes ondulations nuageuses !

Ah, ça va mieux à la descente ! Nous repassons près des séracs Puis sur la crête Puis à droite de cette crête de rhyolite assaillie de nuages Ensuite nous repassons dans la soupe, en émergeons assez vite, Repassons le gros névé, au soleil. Au fond la colline de Bjalfafell où nous sommes montés hier depuis la piste qui mène au glacier. Après 5h de marche, nous retrouvons le fourgon, tandis que les nuages arrivent cette fois tous azimut… Quel timing ! Fred a envie de retourner à la cascade chaude où nous étions allés il y a 4 ans, nous n’en sommes pas très loin… En route donc pour le barrage de Karahnukur, où nous admirons l’arc-en-ciel sur le flux résiduel de la Jokulsa A Dal (le gros du débit est détourné pour alimenter une centrale hydro-électrique), ça pulse ! Nous voilà sur la rive NO du Halson avec la vue sur le Snaefell. Ensuite nous prenons une mauvaise piste (après avoir fait demi-tour sur la bonne !!) parcourons 17 pénibles km en 2h pour finir par nous planter dans une ornière 100 m avant la fin de la piste ! Personne dans le coin, pas de réseau….bref, Fred finit par nous déplanter après moult manœuvres de cric, ouf ! Un bon décrassage s’impose ! Elle est toujours aussi bonne !

Mardi 23 août 2016 J18 Dyrfjoll Hvitserkur Nous avons trrrès bien dormi près de la cascade dont nous explorons un peu les alentours. Fred refait un petit plouf, Puis nous reprenons la (bonne) piste, en fait indiquée partout sur les panneaux informatifs de la région (que je photographie mais ne lis qu’après une fois rentrée…) Voilà la vallée de la cascade chaude de Laugavellir. Nous repassons près du Haslon avec à l’est le Snaefell et au sud Kverkfjoll. Passage rapide à Egilstadir (carburant, eau, bouffe, poubelles…) et nous filons plein nord vers le massif de Dyrfjöll qu’on avait adoré en mai ! J’ai repéré 2 randonnées dans le coin : le tour de Hvitserkur (à ne pas confondre avec l’arche de la côte nord…) et Störurd. Comme la journée est déjà avancée, nous optons pour Hvitserkur, d’autant que les Dyrfjöll sont dans les nuages. Départ vers 14h après avoir déjeuné près de la mer à Bakkagerdi, puis pris la piste F946 sur son 1er tiers. Un panneau indique le départ de la randonnée. Ce qui ressemble à des ornières de 4X4 mal éduqués correspond en fait aux traces de chevaux ! Stadarfjall, jolie montagne de rhyolite joue à cache-cache avec les nuages… Le lac Gaesavotn à ses pieds attire pas mal d’oiseaux. La piste continue entre Stadarfjall et Hvitafjall mais nous la quittons en hors sentier vers l’est. La végétation facilite le hors piste ! Voici la face nord de Hvitserkur. Nous visons ce col dans les nuages. Un dernier regard vers Stadarfjall puis nous basculons de l’autre côté vers un plateau très sauvage. Ensuite nous poursuivons dans un pierrier très inconfortable d’où l’on voit la mer. Nous suivons en fait une trace wikiloc qui ne correspond sans doute pas au parcours idéal (il eût fallu élargir un peu le tour pour le rendre moins casse-gueule) ! Cette vallée nous a tous les deux fait penser à Kauaï, avec ses falaises si vertes et escarpées qui plongent dans l’océan ! Après cet autre col, nous quittons la mer (et donc les nuages qui viennent s’amonceler sur la côte) On rrredescend dans une autre vallée dont nous traversons puis longeons vers l’aval la rivière avant de remonter vers l’ultime col, ouf ! A l’arrière- plan la vallée de Husavik où nous irons tout-à-l ’heure… en fourgon ! Fred part devant et m’évite les dernières centaines de mètres de descente. Volontiers ! Nous continuons donc la piste vers Husavik, dans la belle lumière du couchant.

Nous nous posons pour la nuit sur le plateau sans descendre vers Husavik, après avoir failli une nouvelle fois nous planter dans une flaque piégée (un énorme trou !) Nous reprenons le bateau après-demain, soyons prudents ! Ultime rayon de soleil sur les falaises de rhyolite…

Jeudi 24 août 2016 J19 Dyrfjoll Storurd C’est le jour de la rando vers Storurd que nous démarrons vers 7h00. Le sentier balisé démarre du col qui surplombe le delta de Heradssandur, sur la route 94. Au loin on aperçoit les falaises colorées de Therribjörg où nous sommes allés il y a quelques jours. Dans ce delta convergent 3 rivières : la Jokulsa a Dal rescapée du barrage de Karahnukur, la Lagarfjlot et la Selfjlot de moindre importance. Nous longeons la crête de Geldingafjall qui offre une vue imprenable sur les Dyrfjöll et après quelques kilomètres nous tombons d’un coup sur le cirque de Storurd. Avec un peu d’imagination on comprend qu’un énorme pan de la montagne s’est écroulé, créant cette brèche monumentale. Les gros blocs d’éboulis ont ensuite été transportés par le glacier qui existait autrefois plus bas dans la vallée. Un joli lac d’un bleu typiquement glaciaire complète le tableau.

La moraine est assez ancienne pour être végétalisée et fleurie. Elle est si douillette qu’une sieste s’impose : les sols islandais sont souvent plus rudes ! D’étranges ronds de mousse nous interpellent… ça nous rappelle les ronds de sorcière de nos prairies. Plutôt que de revenir par le même sentier, nous continuons en boucle vers l’ouest puis le nord afin de rejoindre la route 94 (c’est toujours balisé) Le terrain en fond de vallée est très humide et les linaigrettes s’y sentent bien ! Quelques myrtilles aux couleurs d’automne quand le terrain est plus sec… Nous apercevons à nouveau l’océan, la route n’est plus très loin mais il va falloir la remonter jusqu’au col pour récupérer le fourgon. Fred part devant et se fait prendre en stop par un bus scolaire (qui a emmené 6 enfants toute la journée à la piscine de Egilstadir, ils sont trrrès calmes !) et il est déjà là à m’attendre avec le fourgon quand j’arrive à la fin du sentier, super ! Demain nous reprenons le bateau à Seydisfjordur. Il est donc temps de reprendre la route vers Egilstadir. Nous détaillons le relief des Dyrfjoll et suivons du regard le parcours effectué tout-à-l ‘heure à pied. Nous trouvons un bel endroit pour notre dernière nuit en Islande, sur le haut plateau entre Egilstadir et Seydisfjordur. Vendredi 25 août 2016 J20 7h00, le Norröna arrive, il fait encore beau ! Au revoir Seydisfjordur !























Voyage avec jeunes enfants: mais comment vous faites? English translation pending
by Manue7 · 2014-05-19 · 42 replies
Bonjour,

Cela fait longtemps que je n'ai pas posté sur ce forum. Je postais régulièrement pourtant, car je voyageais environ deux fois par an, surtout en Asie du Sud-est, et ce jusqu'à il y a environ 4 ans. Puis, j'ai eu un enfant. Et un deuxième. Et dès la naissance de ma fille, j'ai arrêté de voyager, en me disant qu'il me fallait juste patienter quelques années, le temps qu'ils grandissent, qu'ils soient un peu plus autonomes, que cela soit plus facile.

J'avoue que cela me manque terriblement, et que j'en suis réduite à voyager par procuration en lisant les expériences des uns et des autres sur ce forum... :o/

Aujourd'hui, mes enfants ont respectivement 3 ans et 1 an, et quand je lis vos récits de voyage avec vos enfants en bas-age, je ne peux m'empêcher de me dire : "Mais comment ils font ???!!!"

Ça me parait presque de la science-fiction, c'est dire ! Comment vous faites pour vraiment apprécier malgré toutes les contraintes qu'implique le fait de voyager avec de jeunes enfants : - les innombrables affaires à trimbaler (poussette, porte-bébé, couches, etc.), - les caprices à gérer (ma fille de 3 ans est capable de nous faire des crises telles que je suis fatiguée d'avance à l'idée de les gérer), - la nécessité de les porter (ma fille de 3 ans n'est pas une grande marcheuse, et mon fils de 1 ans ne marche pas du tout), - la nécessité des siestes qui compliquent sérieusement l'organisation d'une journée, - Comment vous faites pour que les trajets en voiture soient sécurisés ? Siège-auto ?

Bref : comment vous faiiiiites ???!!! ( cri d'une maman ex-voyageuse (presque) désespérée ! ;o) )
Recherche séjour de pêche dans le sud du Maroc English translation pending
by Choubi78 · 2012-10-06 · 26 replies
bonjour, nous désirons partir avec un ami debut 2013 pour sejour de peche en surfcasting dans le sud du maroc, apres recherches , je n'ai trouvé qu'un nombre tres limité d'accueil , si des pecheurs sont déja partis dans cette région du maroc je suis à l'écoute d'informations , auberge, centre de pèche, ...
First draft of South Africa itinerary
by Moumouminus · 2026-03-13 · 37 replies
Hi, I’m starting to plan a great trip for the last three weeks of January 2027 (my first time in South Africa). After spending a few hours (!) browsing this forum, here’s a rough first draft of my itinerary:

D0 Arrival at JNB D1, D2 Blyde River Canyon D3, D4, D5, D6, D7: Kruger D8, D9, D10: St Lucia and surrounding area D11, D12, D13, D14: Drakensberg + Lesotho

D15 A very long driving day to the south (hope the AC doesn’t break down!)

D16, D17, D18, D19 southwest coast (so far I’ve noted Oudtshoorn, Robberg Nature Reserve, Wilderness NP, De Hoop Reserve, and a bit of the wine route) D20, D21 Cape Town (peninsula and a bit of the city) + domestic flight and return flight (departure from JNB at 11 PM)

A few questions before refining this: - Do you see any major issues with this itinerary?

- We don’t have a choice on dates, and personally, I prefer green landscapes to desert ones anyway, but do you really see far fewer animals in January than in the dry season? Five days in Kruger should give us enough time to spot plenty of different animals despite the tall grass, right? As for the heat, we’re from Réunion, so we’re relatively used to it, even though I know it’s not the same type of heat.

- Can I trust the distances and driving times given by Google Maps?

- Picking up the vehicle in Johannesburg and dropping it off in Cape Town: how much might that cost us? I’m thinking it probably won’t be worse (in terms of time or money, since there are five of us—2 adults + 3 kids) than going back to Joburg after Lesotho, taking a flight to Cape Town, and renting another vehicle... but maybe I’m wrong.

- Finally, wouldn’t it be better to focus on just one of the two regions (either the northeast or Cape Town and the south coast)? If it were up to me, I’d stick to the first part and extend a few stops... but not everyone agrees! And we’re thinking that since it’ll be really hot, a second part of the trip that’s a bit """cooler""" would be welcome.

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