Results for "Barre+Monts+ou+Fromentine+|+127"
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Conseils sur Tabarka (Tunisie) et alentours en juin? English translation pending
Bonjour,
mes parents partent en juin pour 15 jours à Tabarka visiter cette région de Tunisie qu'ils ne connaissent pas. Pourriez-vous me donner des infos sur les coins à visiter, les transports locaux, les locations de voiture ou des adresses de site pouvant me renseigner ?
Merci
Destinations pour les grandes vacances? English translation pending
ça y est nous y voici ! il est grand temps de reserver des vacances pour les enfants, 4 et 9 ans, qui tous les jours vous posent la question alors ou çé qu'on va cet été ????? bein, on sait pas encore !!!!
ou etre surs de trouver le soleil, la plage a 30 metres, un mini club, des piscines correctes, une qualité de bouffe minimale et le tout pour moins de 3000 euros en formule inclusive ????
on a deja fait le maroc, la tunisie, les canaries, l'italie, l'espagne, l'egypte....on ne veut pas la turquie...
H E L P !!!!!
Salaire et pouvoir d'achat d'un thai English translation pending
Tout est dans le titre. C'est juste pour avoir une idée. Par curiosité.
Train Thalys-aéroport Charles de Gaulle? English translation pending
est ce que le Thalys reilie Bruxelles directement à l'aéroport charles de gaule? (Paris) Sinon, y a-t-il un train qui le fait?
Recherche le titre d'une chanson connue en République Dominicaine English translation pending
Bonjour,
Après quelques nuits blanches à chercher des morceaux que j'ai entendus en république dominicaine au mois de décembre, je lance une bouteille à la mer Je cherche un morceau dont je n'ai que le refrain en tête J'ai cherché cherché cherché, écouté des centaines de titres trouvés sur le net mais je n'ai pas trouvé J'ai tenté d'écrire l'air et de le transcrire en .wav
Malheureusement le site ne permet pas d'attacher des .wav aux messages : qq'un sait-il comment faire ?
Je mets l'image de la partition, si quelqu'un arrive à reconnaitre ce refrain et peut me donner le nom du chanteur et du morceau...
Merci mille fois pour votre aide
Après quelques nuits blanches à chercher des morceaux que j'ai entendus en république dominicaine au mois de décembre, je lance une bouteille à la mer Je cherche un morceau dont je n'ai que le refrain en tête J'ai cherché cherché cherché, écouté des centaines de titres trouvés sur le net mais je n'ai pas trouvé J'ai tenté d'écrire l'air et de le transcrire en .wav
Malheureusement le site ne permet pas d'attacher des .wav aux messages : qq'un sait-il comment faire ?
Je mets l'image de la partition, si quelqu'un arrive à reconnaitre ce refrain et peut me donner le nom du chanteur et du morceau...
Merci mille fois pour votre aide
Qu'est-ce qu'une démocratie? English translation pending
Dans le sujet sur la Birmanie (forum Asie du Sud Est), naps et moi avons commencé une petite discussion, dont un intervenant tiers a eu raison de faire remarquer qu'elle était hors sujet. Je prends donc l'initiative ici de la continuer, là où ça gênera moins.
En substance, naps nous disait que les USA ne sont pas une démocratie car il n'y a pas de gauche, ce à quoi j'ai répondu de manière sarcastique:
Et de dire que les USA ne sont pas une démocratie car il n'y a pas de gauche... Je crois que celle-là je vais me la réserver pour mon petit bêtisier personnel. Merci. 😉
Naps répondit alors ceci:
ouais ben ta reaction pourrait aussi entrer dans mon betisier, ma definition de la democratie ce st que toutes les composantes politiques sont representees, et quand y a pas de gauche ni d extreme gauche ben ce st pas une democratie... remarque tu vis en chine, alors la democratie tu connais pour sur!!!!
Un peu plus loin, il a été fait allusion à un club anti-naps. Je ne sais pas s'il existe. Je n'en fais en tout cas pas partie. J'aime bien lire les interventions de naps, qui a certainement beaucoup à apporter à ce forum, mais cela n'empêche pas que je puisse être en désaccord avec certaines de ses idées, et celle-ci en fait partie.
Je ne suis ni politologue ni expert en politique américaine, mais le fait qu'il n'y ait ni gauche ni extrême gauche aux USA m'étonne beaucoup. Les partis de gauche ne sont pas interdits là-bas, ils existent! Et même si le paysage politique est dominé par deux partis qui écrasent les autres, et situés plutôt à droite, on a quand même de temps en temps une troisième voie qui se profile aux élections. Nader en fut le représentant lors d'élections présidentielles récentes. D'ailleurs, si je me souviens bien, il y avait beaucoup d'autres candidats, d'important certes microscopiques, mais qui n'en existaient pas moins, allant de l'extrême droite à l'extrême gauche en passant par toutes les formes de communautarisme existant aux USA.
Il y a donc bien une gauche et une extrême gauche, d'ailleurs assez vivaces sur les campus américains. Naps nous dit qu'elles ne sont pas représentées. Non, elles ne sont à ma connaissance pas représentées au Congrès, mais cela n'est pas une maladie institutionnelle, c'est une question de mode de scrutin et de rapports de force. Si de nombreux américains voulaient voter à gauche, ils le pourraient certainement, et leurs idées seraient sans doute représentées au Congrès.
Il aurait donc été plus exact de dire que les USA sont un pays ancré à droite, où la gauche n'a que peu d'influence et a très peu de chances d'arracher le pouvoir. Est-ce à dire que ce n'est pas une démocratie? Peut-on définir une démocratie comme un régime où un nombre suffisant de personnes partagent vos idées (je suppose que tu es de gauche)?
En tenant ce raisonnement, peut-on dire que la France n'est pas une démocratie car la LCR et le FN ne sont pas représentés au Parlement?
En substance, naps nous disait que les USA ne sont pas une démocratie car il n'y a pas de gauche, ce à quoi j'ai répondu de manière sarcastique:
Et de dire que les USA ne sont pas une démocratie car il n'y a pas de gauche... Je crois que celle-là je vais me la réserver pour mon petit bêtisier personnel. Merci. 😉
Naps répondit alors ceci:
ouais ben ta reaction pourrait aussi entrer dans mon betisier, ma definition de la democratie ce st que toutes les composantes politiques sont representees, et quand y a pas de gauche ni d extreme gauche ben ce st pas une democratie... remarque tu vis en chine, alors la democratie tu connais pour sur!!!!
Un peu plus loin, il a été fait allusion à un club anti-naps. Je ne sais pas s'il existe. Je n'en fais en tout cas pas partie. J'aime bien lire les interventions de naps, qui a certainement beaucoup à apporter à ce forum, mais cela n'empêche pas que je puisse être en désaccord avec certaines de ses idées, et celle-ci en fait partie.
Je ne suis ni politologue ni expert en politique américaine, mais le fait qu'il n'y ait ni gauche ni extrême gauche aux USA m'étonne beaucoup. Les partis de gauche ne sont pas interdits là-bas, ils existent! Et même si le paysage politique est dominé par deux partis qui écrasent les autres, et situés plutôt à droite, on a quand même de temps en temps une troisième voie qui se profile aux élections. Nader en fut le représentant lors d'élections présidentielles récentes. D'ailleurs, si je me souviens bien, il y avait beaucoup d'autres candidats, d'important certes microscopiques, mais qui n'en existaient pas moins, allant de l'extrême droite à l'extrême gauche en passant par toutes les formes de communautarisme existant aux USA.
Il y a donc bien une gauche et une extrême gauche, d'ailleurs assez vivaces sur les campus américains. Naps nous dit qu'elles ne sont pas représentées. Non, elles ne sont à ma connaissance pas représentées au Congrès, mais cela n'est pas une maladie institutionnelle, c'est une question de mode de scrutin et de rapports de force. Si de nombreux américains voulaient voter à gauche, ils le pourraient certainement, et leurs idées seraient sans doute représentées au Congrès.
Il aurait donc été plus exact de dire que les USA sont un pays ancré à droite, où la gauche n'a que peu d'influence et a très peu de chances d'arracher le pouvoir. Est-ce à dire que ce n'est pas une démocratie? Peut-on définir une démocratie comme un régime où un nombre suffisant de personnes partagent vos idées (je suppose que tu es de gauche)?
En tenant ce raisonnement, peut-on dire que la France n'est pas une démocratie car la LCR et le FN ne sont pas représentés au Parlement?
Centres d'entrainement des éléphants English translation pending
Salut à tous,
Qui pourrait me dire quel est le meilleur centre d'entrainement d'éléphants et quels prix demandent-ils pour un show et une balade? Il en existe plusieurs alors j'hésite!!! Merci d'avance Titival
Qui pourrait me dire quel est le meilleur centre d'entrainement d'éléphants et quels prix demandent-ils pour un show et une balade? Il en existe plusieurs alors j'hésite!!! Merci d'avance Titival
Coût de la vie au Togo English translation pending
Salut,
J'envisage aller visiter une partie du Togo pour un mois. Quel est le coût de la vie? Est-ce que ça ressemble au Burkina? L'hébergement fonctionne comment? Y a-t-il des hôtels pas trop chers ? Je vais partir du Burkina donc j'aimerais bien aller vers la mer. Est-ce que le Sud est intéressant? Est-ce très touristique? C'est possible de se baigner dans la mer?
Un gros merci!
J'envisage aller visiter une partie du Togo pour un mois. Quel est le coût de la vie? Est-ce que ça ressemble au Burkina? L'hébergement fonctionne comment? Y a-t-il des hôtels pas trop chers ? Je vais partir du Burkina donc j'aimerais bien aller vers la mer. Est-ce que le Sud est intéressant? Est-ce très touristique? C'est possible de se baigner dans la mer?
Un gros merci!
Boitier étanche pour canon? English translation pending
😉bonjour,
je suis a la recherche d'un boitier etanche soit pour un canon eos 300 soit pour un canon powershot A400
je ne trouve rien sur le net pour ce type d'appareil
si vous avez des infos....
@+ sur le forum
tony
Retour du Bahia Principe Tulum English translation pending
Bonjour à tous,
et oui de retour à la triste réalité..toute bonne chose à une fin.
Nous avons ADORER nos vacances a Riviera Maya et je dois vous dire que l`hôtel était au dessus de toutes mes espérences.
Alors autant en profiter pour partager avec vous mes expériences:
Semaine du 1 octobre au 8 octobre 2005
Vol: Air canada avec un léger retard mais nous sommes arrivé à l`heure prévue à l`aéroport de Cancun. Arrivée très rapide et nous nous sommes fait diriger asser vite merci à notre autobus qui était en fait un petit collectivo de 10 personnes (bien mieux, plus rapide).Très bon conducteur rapide mais pas dangeureux.
Arrivée à l`hôtel: Wowwwwww!!!! hall d`entrée très impressionnant avec l`espèce de totem énorme au centre de la place. Plein de marbre partout, petit verre de champagne pour nous accueillir et avec le sourire de la part de tous le monde. Check up très rapide et hop, en 10 minutes, on nous reconduit a notre chambre en cart de golf car le site est gigantesque. Plein de végétation, fleurs et quelques iguanes. On monte nos bagages a notre chambre (nous sommes au deuxième) et on nous donnes toujours un merveilleux sourire de bienvenue.
Chambre: Asser grande avec 2 lits doubles collés. Petite table avec deux chaises et coiffeuse. Réfrigérateur plein de boissons gazeuses (au moins 6) 4 bières, 2 jus, 1 chips et barre de chocolat et bien sur, 2 grosses bouteilles d`eau.Nous avions lu dans la brochure qu`ils remplissaient au 2 jours mais dans notre cas, c`était tout les jours....même que nous en avions trop....(5 bouteilles d`eau). Chambre excessivement propre de même que la salle de bain qui, selon moi, était un peu à l`étroit.
Restaurants; il y en a plusieurs car nous avions droits à certain dans l`autre section (AKUMAL). Nous avons fait le mexicain (TÉQUILA), le fruit de mer(FRUTOS DEL MAR) et le restaurant gourmet (DON PABLO). Mexicain, correct mais sans plu mais très bien. Service excellent mais un peu trop rapide pour ceux qui aimes prendre leur temps comme nous. Nous avons découvert la téquila a ce restau....ils se sont fait un plaisir de nous en offrir avec tout le rituel qui vient avec!!!!! Frutos del mar était un peu plus classe avec ses plateaux argents qui recouvre les assiettes.Excellents services et très bon. Le Don pablo est digne d`un grand restaurant français (d`ailleurs le chef est français)...superbe présentation et nourriture excellente. Le snack 24h près de la plage n`est pas terrible par contre. Il y a un mini buffet froid à l`extérieur (salades, légumes, chips tortilla, salsa...etc...) et tu commandes ce que tu veux....menu pas très varié et pas toujours très chaud non plus. Hamburger, hot dog, rib(a déconseillé), nacho, taco roulé, poulet et croquettes. On est mieux au buffet pour diner croyez-moi et en plus j`hais les buffets mais celui du Bahia...wooooowwwww, excellent. C`est pas compliqué, tout est bon!!!! et on a tout ce que l`on veut.Fromage, crevettes, viandes froides, etc.... Alors pour vous dire, le buffet autant pour déjeuner, diner ou souper c`est un bon choix.Le soir, il y a toujours un thème et ils essaient de variés beaucoup....Service excellent encore là.....les gens sont très très gentils et souriants. Ne rater pas le dernier souper du vendredi soir...ils mettent le paquet dans la nourriture et l`entertainment et nous donnes même des cadeaux (tequila et t shirt). Ça fait 4 voyages que je fais et c`est l`endroit où j`ai le mieu manger, honnètement.
Plage; Pour vous avouez, c`est pas la plage de Cayo guillermo à cuba!!!! beaucoup de roche et petits cailloux. Il faut faire attention quand on marche sur la plage un peu partout. La descente dans l`eau est parfois raide a certains endroits mais si on va vers la section akumal, c`est mieux mais j`ai préféré la piscine. Il y a beaucoup de chaises longues partout sur la plage par contre ce qui évite de se battre pour une place. Les piscines, il y en a 3. Elle sont bien toute les 3.Une avec bar dans la piscine mais on y a pas été et une autre vers le snack 24h avec jacuzzis qui est asser tranquille. Tout les jours, il y a des photographes qui se promenes avec perroquets, iguanes etc... pour prendre des photos de nous que l`on peut acheter à 10$ en soirée mais ce n`est pas obligatoire. Un jour, sur l`heure du lunch, il y a même des chefs avec des grillades qui sont arrivés pour faire le lunch du midi (steak, poulet saucisses etc).
Température Il fait chaud!!!! très chaud..... Nous avons eu droit a une tempête tropical qui a durée 4 jours de pluie mais quand le soleil sortait, il fallait être dans l`eau pour ne pas cuire sur place!!!!C`est ça la température du mois d`octobre, saison d`ouragan et de pluie. Alors a évité pour ce temps de l`année. C`est pas grave, nous en avons profité pour faire des activités.
Activitées et excursions Il y a beaucoup de chose a voir et a faire et on ne peu pas tout voir. Nous sommes aller a Playa del carmen avec un autobus qui partait de l`hôtel et c`était gratuit. Matin, visite d`une grande bijouterie et ensuite, période de magasinage libre à Playa del carmen. Nous sommes aller manger dans un restau que notre guide nous avait conseillé (la palapa Hemmingway). Excellent et très belle ambiance. Nous avons manger des nachos, chacune assiette gigantesque mélangées de pleins de chose et avons bu 2 Sol chaque pour la modique somme de 22$. Essayer de faire ça à montréal!!!Bonne chance. Nous sommes aller aussi faire la soirée COCO BONGO à Cancun. 75$ chaque avec autobus qui part a 22h de l`hôtel et bar open sur place avec place VIP.Super spectacle avec acrobate et imitateurs dans un club où c`est plein a craquer...jamais vu ça de ma vie un show comme ça....Par contre, à déconseillé pour de gens du troisième age. C`est une discothèque envahi de jeunes qui sont sur le party!!! Nous sommes aller a Dolphins discovery nager avec les dauphins...wowwww, à faire au moins une fois dans sa vie. Nous avons été aussi au ruines de Tulum en collectivo par nous même c`est a 10 minutes environ de l`hôtel.Beau mais pas très impressionnant.Ensuite, nous avons été a la ville de tulum où ça vaut la peine de faire ses achats. Moin cher qu`a Playa del carmen.J`ai acheté une couverte pour 30$ aulieu de 100$. Comme je disais plus haut, il y a plein de chose à faire d`autre mais un moment donné, il faut profiter aussi de l`hôtel et du soleil....
Juste un petit conseil:n`ayez pas peur de voyager par vous même pour vous promener, c`est très sur et les gens sont sympatiques. Nous avons pris les collectivos pour 1, 50$ aulieu de 20$ de taxis.Nous avons aussi utilisé les taxis mais pour des courtes distances(environ 5$).
En résumé, ce fut un superbe voyage et cet hôtel m`a vraiment plu. Le personnel est vraiment acceuillant et très gentil. partout où nous sommes allés dans l`hôtel, personne n`était désagréable ou avait l`air bête même après 12 heures de travail...
Si vous avez des questions, ne vous gêner pas, ce sera un plaisir.
Adios
Semaine du 1 octobre au 8 octobre 2005
Vol: Air canada avec un léger retard mais nous sommes arrivé à l`heure prévue à l`aéroport de Cancun. Arrivée très rapide et nous nous sommes fait diriger asser vite merci à notre autobus qui était en fait un petit collectivo de 10 personnes (bien mieux, plus rapide).Très bon conducteur rapide mais pas dangeureux.
Arrivée à l`hôtel: Wowwwwww!!!! hall d`entrée très impressionnant avec l`espèce de totem énorme au centre de la place. Plein de marbre partout, petit verre de champagne pour nous accueillir et avec le sourire de la part de tous le monde. Check up très rapide et hop, en 10 minutes, on nous reconduit a notre chambre en cart de golf car le site est gigantesque. Plein de végétation, fleurs et quelques iguanes. On monte nos bagages a notre chambre (nous sommes au deuxième) et on nous donnes toujours un merveilleux sourire de bienvenue.
Chambre: Asser grande avec 2 lits doubles collés. Petite table avec deux chaises et coiffeuse. Réfrigérateur plein de boissons gazeuses (au moins 6) 4 bières, 2 jus, 1 chips et barre de chocolat et bien sur, 2 grosses bouteilles d`eau.Nous avions lu dans la brochure qu`ils remplissaient au 2 jours mais dans notre cas, c`était tout les jours....même que nous en avions trop....(5 bouteilles d`eau). Chambre excessivement propre de même que la salle de bain qui, selon moi, était un peu à l`étroit.
Restaurants; il y en a plusieurs car nous avions droits à certain dans l`autre section (AKUMAL). Nous avons fait le mexicain (TÉQUILA), le fruit de mer(FRUTOS DEL MAR) et le restaurant gourmet (DON PABLO). Mexicain, correct mais sans plu mais très bien. Service excellent mais un peu trop rapide pour ceux qui aimes prendre leur temps comme nous. Nous avons découvert la téquila a ce restau....ils se sont fait un plaisir de nous en offrir avec tout le rituel qui vient avec!!!!! Frutos del mar était un peu plus classe avec ses plateaux argents qui recouvre les assiettes.Excellents services et très bon. Le Don pablo est digne d`un grand restaurant français (d`ailleurs le chef est français)...superbe présentation et nourriture excellente. Le snack 24h près de la plage n`est pas terrible par contre. Il y a un mini buffet froid à l`extérieur (salades, légumes, chips tortilla, salsa...etc...) et tu commandes ce que tu veux....menu pas très varié et pas toujours très chaud non plus. Hamburger, hot dog, rib(a déconseillé), nacho, taco roulé, poulet et croquettes. On est mieux au buffet pour diner croyez-moi et en plus j`hais les buffets mais celui du Bahia...wooooowwwww, excellent. C`est pas compliqué, tout est bon!!!! et on a tout ce que l`on veut.Fromage, crevettes, viandes froides, etc.... Alors pour vous dire, le buffet autant pour déjeuner, diner ou souper c`est un bon choix.Le soir, il y a toujours un thème et ils essaient de variés beaucoup....Service excellent encore là.....les gens sont très très gentils et souriants. Ne rater pas le dernier souper du vendredi soir...ils mettent le paquet dans la nourriture et l`entertainment et nous donnes même des cadeaux (tequila et t shirt). Ça fait 4 voyages que je fais et c`est l`endroit où j`ai le mieu manger, honnètement.
Plage; Pour vous avouez, c`est pas la plage de Cayo guillermo à cuba!!!! beaucoup de roche et petits cailloux. Il faut faire attention quand on marche sur la plage un peu partout. La descente dans l`eau est parfois raide a certains endroits mais si on va vers la section akumal, c`est mieux mais j`ai préféré la piscine. Il y a beaucoup de chaises longues partout sur la plage par contre ce qui évite de se battre pour une place. Les piscines, il y en a 3. Elle sont bien toute les 3.Une avec bar dans la piscine mais on y a pas été et une autre vers le snack 24h avec jacuzzis qui est asser tranquille. Tout les jours, il y a des photographes qui se promenes avec perroquets, iguanes etc... pour prendre des photos de nous que l`on peut acheter à 10$ en soirée mais ce n`est pas obligatoire. Un jour, sur l`heure du lunch, il y a même des chefs avec des grillades qui sont arrivés pour faire le lunch du midi (steak, poulet saucisses etc).
Température Il fait chaud!!!! très chaud..... Nous avons eu droit a une tempête tropical qui a durée 4 jours de pluie mais quand le soleil sortait, il fallait être dans l`eau pour ne pas cuire sur place!!!!C`est ça la température du mois d`octobre, saison d`ouragan et de pluie. Alors a évité pour ce temps de l`année. C`est pas grave, nous en avons profité pour faire des activités.
Activitées et excursions Il y a beaucoup de chose a voir et a faire et on ne peu pas tout voir. Nous sommes aller a Playa del carmen avec un autobus qui partait de l`hôtel et c`était gratuit. Matin, visite d`une grande bijouterie et ensuite, période de magasinage libre à Playa del carmen. Nous sommes aller manger dans un restau que notre guide nous avait conseillé (la palapa Hemmingway). Excellent et très belle ambiance. Nous avons manger des nachos, chacune assiette gigantesque mélangées de pleins de chose et avons bu 2 Sol chaque pour la modique somme de 22$. Essayer de faire ça à montréal!!!Bonne chance. Nous sommes aller aussi faire la soirée COCO BONGO à Cancun. 75$ chaque avec autobus qui part a 22h de l`hôtel et bar open sur place avec place VIP.Super spectacle avec acrobate et imitateurs dans un club où c`est plein a craquer...jamais vu ça de ma vie un show comme ça....Par contre, à déconseillé pour de gens du troisième age. C`est une discothèque envahi de jeunes qui sont sur le party!!! Nous sommes aller a Dolphins discovery nager avec les dauphins...wowwww, à faire au moins une fois dans sa vie. Nous avons été aussi au ruines de Tulum en collectivo par nous même c`est a 10 minutes environ de l`hôtel.Beau mais pas très impressionnant.Ensuite, nous avons été a la ville de tulum où ça vaut la peine de faire ses achats. Moin cher qu`a Playa del carmen.J`ai acheté une couverte pour 30$ aulieu de 100$. Comme je disais plus haut, il y a plein de chose à faire d`autre mais un moment donné, il faut profiter aussi de l`hôtel et du soleil....
Juste un petit conseil:n`ayez pas peur de voyager par vous même pour vous promener, c`est très sur et les gens sont sympatiques. Nous avons pris les collectivos pour 1, 50$ aulieu de 20$ de taxis.Nous avons aussi utilisé les taxis mais pour des courtes distances(environ 5$).
En résumé, ce fut un superbe voyage et cet hôtel m`a vraiment plu. Le personnel est vraiment acceuillant et très gentil. partout où nous sommes allés dans l`hôtel, personne n`était désagréable ou avait l`air bête même après 12 heures de travail...
Si vous avez des questions, ne vous gêner pas, ce sera un plaisir.
Adios
Arnaque photo à Marseille! English translation pending
Juste pour vous prévenir. J'étais avec mon copain devant le stade Vélodrome à Marseille. Nous sortions de la boutique de l'OM. Un gentil bonhomme (à première vue) se dirige vers nous avec un appareil foto polaroïd. Il entame la conversation et nous demande de poser. Nous refusons car nous avons nos appareils numériques avec nous. Il insiste tellement qu'on fini par poser. Il a fait 3 fotos polaroïd. Mon copain sort sa moanie. L'homme demande un billet car iol a de la monnaie, lui. Il a demandé 18 euros pour 3 fotos. Comme on avait déjà donné 6 euros et qu'il ne voulait pas nous els rendre, on a pris les 3 fotos et ciao. Il discutais t discutait pour avoir ses 18 euros!!!
Quel arnaqueur!!!!!!!!!!
Quelle région de France visiter au départ de Paris? English translation pending
Nous serons, a Paris du 16 au 23 septembre 2005.
Ce que nous recherchons c'est une autre region de la France
ou nous pourrons aller passer 5 ou 6 jours...
soit pour un evenement culturel - un festival ou autres
qui se passerait entre le 23 et le 30 septembre 2005.
J'aimerais ne pas avoir a conduire.
On avait pense a aller visiterles Chateaux de La Loire
mais ca impliquerait de louer une auto
et nous voulons garder les frais au minimum.
Comme bien des gens - on veut tout voir sans payer ou presque !
Des suggestions ???
Merci d'avance d'un Canadien errant legerement
Des suggestions ???
Merci d'avance d'un Canadien errant legerement
Projet social sur Brésil et Argentine English translation pending
Assistant Social de 29 ans, je suis actuellement en train de monter un projet de voyage pour début 2006 : passer 3 mois en solitaire entre le Brésil (Sao paulo, rio, Bahia )et l'Argentine (buenos aires )
Dans un objectif à la fois solidaire et professionnel, je cherche à entrer en contact avec des services sociaux, des travailleurs sociaux, des écoles de travail social, des associations ou encore des bénévoles oeuvrant ou ayant oeuvré sur place.
J'envisage ainsi de créer des échanges de pratiques, des rencontres, de témoigner de l'action sociale au sein de ces pays la, d'apporter quelques compétences techniques, humaines, culturelles ou matérielles, de donner de mon temps a ces structures et à ces personnes .
Je suis donc en quête d'informations, de conseils, de contacts, d'idées a méme de pouvoir m'aiguiller et de m'aider à orienter mon projet.
Je pense à envoyer du matériel sur place avant et aprés mon trip et aussi en apporter avec moi . Mais quel type de matériel envoyer ? des préservatifs ? médicaments ? stylos ? cahiers ? brosses à dents ?.... et à qui les envoyer pour étre sur que la distribution se fasse correctement ....?
Merci par avance
😉
Fred Paris 19éme
Dans un objectif à la fois solidaire et professionnel, je cherche à entrer en contact avec des services sociaux, des travailleurs sociaux, des écoles de travail social, des associations ou encore des bénévoles oeuvrant ou ayant oeuvré sur place.
J'envisage ainsi de créer des échanges de pratiques, des rencontres, de témoigner de l'action sociale au sein de ces pays la, d'apporter quelques compétences techniques, humaines, culturelles ou matérielles, de donner de mon temps a ces structures et à ces personnes .
Je suis donc en quête d'informations, de conseils, de contacts, d'idées a méme de pouvoir m'aiguiller et de m'aider à orienter mon projet.
Je pense à envoyer du matériel sur place avant et aprés mon trip et aussi en apporter avec moi . Mais quel type de matériel envoyer ? des préservatifs ? médicaments ? stylos ? cahiers ? brosses à dents ?.... et à qui les envoyer pour étre sur que la distribution se fasse correctement ....?
Merci par avance
😉
Fred Paris 19éme
VW california T5 version 5 places English translation pending
Bonjour,
En remplacement de mon ancien VW T3 vendu récemment et compte tenu de l'agrandissement de ma famille (3 enfants), je souhaite acquérir prochainement un fourgon aménagé type california T5, mais en version 5 places. Devant l'impossibilité des concessionnaires à nous répondre, quelqu'un a t'il des infos sur le 5ème siège (nous n'avons trouvé qu'une photo sur le site VW allemand)... à savoir : est il possible d'escamoter le cinquième siège placé dans les rails devant la banquette arrière de façon à déplier le lit inférieur ? Est il facile de le sortir du fourgon ? qu'en est il de l'utilisation de la table lorsque le 5ème siège est là : peut on la déplier ou doit on démonter le siège et le mettre à l'extérieur ?
Merci de vos réponses
En remplacement de mon ancien VW T3 vendu récemment et compte tenu de l'agrandissement de ma famille (3 enfants), je souhaite acquérir prochainement un fourgon aménagé type california T5, mais en version 5 places. Devant l'impossibilité des concessionnaires à nous répondre, quelqu'un a t'il des infos sur le 5ème siège (nous n'avons trouvé qu'une photo sur le site VW allemand)... à savoir : est il possible d'escamoter le cinquième siège placé dans les rails devant la banquette arrière de façon à déplier le lit inférieur ? Est il facile de le sortir du fourgon ? qu'en est il de l'utilisation de la table lorsque le 5ème siège est là : peut on la déplier ou doit on démonter le siège et le mettre à l'extérieur ?
Merci de vos réponses
résumé Ibérostar Dominicana English translation pending
Résumé du Ibérostar Dominicana à Punta Cana, RD…. Du 03 au 10 avril 2005.(Long!)
TRANSPORT : Tout s’est bien déroulé…..pas de retard d’avion, même ¼ d’heure d’avance….Air Transat offre un bon service et les vols, aller comme retour, était sans turbulence ou incident….
Un mot au sujet de la ClasseClub : extraordinaire! Service hors pair de 2 agents de bord affectés à la première classe, confort des sièges de cuir larges et inclinables, choix de vins, boissons alcooliques ou non, écouteurs et couverture chaude fournis, quelques « cossins » gratuits aussi….repas très très bons et chauds! L’essayer, c’est l’adopter! On devient vite gâté!
Bon système de navette avec Park&Fly…service rapide et irréprochable…coût : 55$ pour la semaine, même avec le coupon-rabais…..seule chose négative: ils nous ont chargé 1 jour de plus, du fait que nous sommes arrivés de Québec vers 3 heures du matin….et sommes arrivés le dimanche soir suivant vers 7h30. Donc, si vous dépassez de quelques heures, on vous charge quand même un jour de plus.
Bon système aussi d’autobus confortables et climatisées(la Cie Gonzales) qui vous conduit à l’aller comme au retour à votre hôtel.
AÉROPORT DE PUNTA CANA : très joli avec ses multiples huttes style palmier tropical….pas de climatisation à l’intérieur, mais c’est vaste et bien conçu….passage aux douanes rapide, récupération des bagages plus ou moins longue….j’ai bien aimé cet aéroport.
Pour le retour, un peu plus long toutefois mais ça s’est bien déroulé.
ARRIVÉE HÔTEL IBEROSTAR DOMINICANA : wow!…que c’est beau…..hall d’entrée à aires ouvertes…..il fait chaud et humide….accueil efficace et chaleureux : on vous donne un plan, on vous explique tout en français….petit punch au fruit bien apprécié, vu la fatique et la chaleur! On reçoit des cartes pour les serviettes, la carte magnétique pour la chambre, et si désiré, la clé du coffre-fort (2$ par jour)…c’est un système à code chiffré…coffre profond et fonctionnel….très sécuritaire. Il est situé dans le garde-robe d’entrée. Puis, la préposée à l’accueil vous reconduit à la chambre et vous indique brièvement où tout est situé . Les bagagistes montent vos valises 5 minutes plus tard.
CHMABRE : Nous avions demandé une chambre au troisième ou quatrième plancher avec lit King…..nous avions la chambre 4205, au 3ième. Belle chambre spacieuse, en fait, comme sur les photos….propre, avec de l’espace de rangement….style de décoration simple, mais tout était fonctionnel : air climatisé, télévision, plomberie, eau, etc.
Un grand lit king, matelas un peu dur, mais rien pour empêcher de dormir….air climatisé à trois niveaux, ventilateur de plafond(que nous avons préféré utiliser la nuit).Un grand garde-robes à portes-miroirs. Beaucoup de tiroirs pour rangement….un petit divan qui fait face au meuble pour la télé-satellite, et la télé-commande est déjà là, pas besoin de la réclamer en bas. Le frigo est dans le bas du meuble, il contient une grosse bouteille d’eau, 2 petites, et également de l’eau gazéifiée….1 Sprite, un Coke, et 2-3 bières « Bohemia Especial ».Ils le remplissent régulièrement. Salle de bain : fonctionnelle, avec un bidet aussi, s’il-vous-plaît! Propre, serviettes, distributeur de savon-gel et de conditionner au mur….aussi fourni : shampoing, peigne, un petit kit de couture, savon facial. Jamais manqué d’eau chaude, et ce à toute heure du jour ou du soir. De jolis fleurs et nos serviettes en forme de cygnes, etc…. La femme de chambre a fait une job formidable…on a des débarbouillettes au début, mais parfois, ils n’en mettent pas….alors, vous les demandez à la réception et en moins de 5 min, on vous les monte.
Service de réparation impeccable aussi : notre porte coulissante du garde robe était sortie de ses gonds….appel à la réception…..au bout de 5 min. dominicaine(en fait, 15! Hahaha) quelqu’un était à la chambre pour réparer le tout…un joli balcon privé aussi…1 table, 2 chaises, une barre séchoir-à-linge… nous avions vu sur les jardins, et notre chambre faisait face aux villas de l’hôtel 5 étoiles Bavaro. Jolies villas, sûrement pratique pour les familles, mais selon les dires de gens qui y logeaient, les buffets étaient à peu près de même qualité, alors je me demande, vu l’extraordinaire service et satisfaction que nous avons eu au Dominicana, si l’argent investi sur le côté Bavaro en vaut la peine, sauf si bien sûr vous avez besoin de plus d’espace, en tant que famille.
AMÉNAGEMENT DE L'HÔTEL : le côté Bavaro est le 5* …ils ont leur resto-buffet privé, et je crois qu’ils ont droit à plus de choix par semaine que nous pour les à-la-carte. En plus de plus d’espace dans leur villa, ils peuvent jouir des installations de tout le complexe.
Les côtés Dominicana et Punta Cana se font face, et sont jumeaux identiques pour ce qui est des chambres et buffets. Bien que le resto buffet Higuey soit nommé européen, et celui du Punta Cana (Hispanolia) soit américain, j’ai vu très très peu de différence, c’est pas mal la même bouffe. Et vous avez droit aux commodités des 2 hôtels.
Les jardins sont très bien entretenus…..magnifiques, bien manucurés, style anglais ou français, je ne sais trop…mais chose certaine, la chaîne Iberostar est reconnue pour respecter l’environnement et mettre en valeur la faune et la flore…de multiples fleurs, arbres, arbustes, buissons, des flamands roses, paons, poules et un coq et des p’tits oiseaux de toutes le couleurs. Le personnel travaille sans relâche pour garder tout cela magique..et magnifique.
C’est un très grand complexe, et il y a beaucoup de marche à faire….quoique tout est bien pensé, et même aménagé pour les handicapés….toutefois, si vous êtes limité dans vos capacités de marcher, vaut mieux penser à une autre place pour vos vacances….c’est immense! Pour nous, c’était un très bon exercice à faire après la trop bonne bouffe!
PROPRETÉ : Numéro 1…. La chambre était toujours propre et faite tôt….l’hôtel brille de propreté tout partout…il y a toujours quelqu’un qui frotte, astique, lave, etc… les jardiniers font aussi un travail remarquable…et tout le monde a le sourire.
PLAGE!!! : Aussi belle que celle de Varadéro! Beau sable doux et fin, d’un blanc légèrement doré….presque pas d’algues, on la nettoie tous les matins…les employés passent régulièrement pour ramasser quelques déchets et les verres….l’océan Atlantique est magnifique! Lors de notre séjour, quelquefois les vagues étaient un peu fortes, mais pas assez pour que ce soit désagréable…un beau ton de bleu, turquoise, vert, aigue-marine pour l’eau. Pas besoin de s’en faire pour les places….à peu près 5 rangées de palapas, donc suffisamment d’ombre…..aussi, au moins 3 rangées de chaises au soleil….les chaises sont confortables…..évidemment, il faut se lever tôt (genre, 7h00, 7h30 ) pour avoir un coin à l’ombre….bien que la réservation de chaises soit défendue, tout le monde le fait! Mon mari qui est un lève-tôt partait réserver les chaises à l’aide de nos serviettes et d’une vieille paire de sandales….il dit que c’est une vrai farce de voir le monde réserver…et presque partir au pas de course pour arriver avant vous, si par malheur vous semblez marcher vers l’endroit où ils veulent être. Ça nous a bien fait rigoler….malgré cela, nous avons remarqué peu de gens qui exagéraient et réservaient à la plage ET à la piscine….les gens occupent leur place presque tout le temps, et il y a aussi un respect de la propriété d’autrui….nous n’avons pas trouvé nos choses par terre et nos chaises prises à notre retour, et même un jour, j’avais oublié ma montre et elle était bien en vue….au retour, elle y était toujours.
PISCINES : les 2 magnifiques piscines du Dominicana et du Punta Cana sont dos à dos….très propres, originales, avec des ilôts de verdure ici et là, et pas mal de chaises disponibles, mais il faut se lever encore plus tôt…comme nous sommes des gens de plage, nous l’utilisions très peu…..sauf en fin de journée pour s’y saucer un peu, et là ce n’était plus un problème pour une place ombragée….l’eau est plutôt fraîche le matin, mais chaude le reste de la journée, du moins pas de problème en avril! Noel, le gars des serviettes est adorable et bien accommodant….jamais eu de problèmes pour avoir des serviettes propres; ils n’en manquent pas.
BUFFETS : Il y a deux buffets, qui se font face… : Higuey pour le Dominicana, et Hispaniola pour le côté Punta Cana. L’un se dit européen, l’autre américain…..jamais vu de grosses différences, peut-être un peu plus de fromage côté européen. Beaucoup de choix….et c’est CHAUD, délicieux et bien présenté! Dès que vous avez choisi une place, on se précipite pour vous offrir de l’eau, du café, du vin….excellent service, pas d’attente ni de file aux différentes stations de cuisson.
Déjeuner : œufs cuits de toutes les manières, omelettes, œufs tournés, brouillés, à la coque, œufs durs, etc. Délicieuses crêpes, divers sandwichs, viandes froides, fromage, fruits délicieux et variés, yogourts, céréales, gruau, et beaucoup de sortes de pain….grille-pain qui fonctionne très bien….essayez leur délicieux jus d’orange et les si bons milk-shakes. J’en oublie sûrement! Ah oui, le café est fort mais excellent. Côté américain, j’ai même vu du beurre d’arachide croquant et du Nutella! Pour ceux qui sont nostalgiques de la maison…personnellement, je n’en ai pas pris, car j’aime essayer des choses nouvelles.
Dîner : comme l’hôtel était plein à 75%, la représentante VAT nous avait avisé que probablement, tous les restos ne seraient pas tous ouverts…nous avons donc dîné au restos de la plage….moins de variété, mais quand même un bon choix : pizza, hot dog, hamburger, viandes et poissons grillés variés, paella, viandes froides, fromages, pains, frites (excellentes), des tortillas avec une guacamole excellente, et salsa aussi….desserts délicieux, et même du pop-corn.
Souper : Il y en a pour tous les goûts : peu importe que vous preniez le bœuf, le poulet, l’agneau, le porc, les poissons ou fruits de mer, tout est délicieusement apprêté….pommes de terre pilées savoureuses, légumes variés, frites, et bien sûr la station de pâtes variées, et aussi les tacos mexicains….encore une fois d’excellents desserts avec un choix plus impressionnant que le midi. Il y a même un coin-santé avec nourriture sans gras. (mais qui suit sa diète en vacances!).
Vins : en général, je trouve que dans les buffets du sud, on sert de la « piquette », mais j’ai été surprise du très bon goût du vin rouge et surtout du blanc, pour les buffets…ils sont toutefois meilleurs dans les restos à la carte, je crois que c’est du vin espagnol.
RESTAURANTS À LA CARTE : Nous en avons essayé trois : je les classerai par ordre de préférence personnelle : :le restaurant de spécialité Carribéenne (désolé, je n’ai pas la mémoire de leurs noms)…viande excellent, petit buffet pour les entrées et desserts. L’oriental…..absolument délicieux, surtout les sushis….Le mexicain, très bon aussi, mais à peu près la même chose qu’aux stations de nourriture mexicaine des buffets.
J’ai entendu parler en bien du Steakhouse, et pour le Gourmet, certains ont adoré, d’autres, détesté. Un mot : réservez-les d’avance, si possible le jour de votre arrivée….ça part comme des p’tis pains chauds! Pour une semaine, on a droit à trois, deux semaines : cinq. On a aussi le droit de venir voir vers 3h00 ou 19h00 s’il reste de la place le soir même.
BARS : Tous très bien, mais surtout celui du lobby de l’hôtel….bon choix…Il y a celui sur la plage, celui près du resto lunch du midi, et aussi un petit bar de jus et breuvages santé.
PERSONNEL ET SERVICE: Numéro 1! Il y a toujours quelqu’un d’accueillant et de souriant, que ce soit à la réception, aux buffets et restaurants, aux bars, les employés d’entretien, la sécurité, et bien sûr la fabuleuse équipe d’animation des Star Friends…un service hors pair, des employés qui se fendent en quatre pour vous aider et rendre votre séjour des plus plaisants! Que vous donniez du pourboire ou non, vous obtenez le même bon service.
ANIMATION ET SPECTACLES : L’équipe des Stars Friends est vraiment formidable et compétente…bien que nous ne participions que très peu, étant là plus pour se reposer, nous avons lié connaissance avec quelques-uns d’entre eux….toujours un hola et un beau sourire, ils nous demandent comment ça va, d’où l’on vient, etc….la plupart parle assez bien le français, l’anglais, et se débrouille aussi super bien en allemand, italien, c’est impressionnant! Par contre, si vous ne voulez pas participer, ils vous laissent la paix sans problème. Un jour, nous avons joué à la pétanque, et avons rigolé comme des fous….le plus le fun, c’était qu’il y avait plusieurs nationalités, et c’est à peine si on se comprenait…de là nos fous rire!
Nous avons assisté à 4 des 7 spectacles de soirée : de ordinaire à très bon….le premier soir, on a tellement ri, à s’en dilater la rate! Les animateurs sont forts pour faire participer l’audience, alors si vous n’aimez pas monter sur les planches, tenez-vous loin dans la salle…Cela tenait du vaudeville ce soir là, et ils faisaient des concours hilarants! Un p’tit couple de suisses allemands nous ont bien fait pouffer de rire! Les autres spectacles sont plutôt habituels comme dans les autres destinations : genre danse rythmée du sud, chant, orchestre….très animé!
SPORTS ET LOISIRS OFFERTS : La seule déception de mon mari, il n’a pas pu faire d’apnée……pas grande vie marine au début de l’océan, probablement du fait que quelques bateaux moteurs s’y promènent (excursions diverses, parasailing) et de ce fait, ça devient dangereux de traverser pour aller vers le corail plutôt lointain….nous n’avons fait aucun sport nautique, mais l’hôtel offre l’habituel choix de sport non motorisé : petit voilier-catamaran, kayak de mer, planche à voile, bateau banane. Il y a également des courts de tennis derrière l’hôtel. Un café-internet, j’ai fait une demi heure pour $5 US. Haute vitesse….j’ai pu me connecter à VAR, mais pour je ne sais quelle raison, impossible de vous envoyer un message et de vous lire!
L’hôtel offre aussi un salon de beauté, un club pour enfants, un spa, des massages dans une hutte sur la plage, une disco, un casino…..nous n’avons rien essayé de cela….donc, je ne peux commenter.
VENDEURS DE PLAGE : Pas un seul vendeur n’a le droit de se promener sur la plage, donc on a la sainte paix! Par contre, si vous aimez marchander vos souvenirs, au bout de la plage à droite, à à peu près 20 minutes de marche, il y a des tentes et les vendeurs vous offrent leurs marchandises diverses : statues, peintures, bijoux, vêtements, boissons, cigares, etc.
D’habitude, ils sont corrects.. ils vont essayer de vous appâter et de marchander, surtout si vous avez le malheur d’arrêter votre regard sur quelque chose …..mais un simple « no gracias » suffit….à part un seul qui s’est montré un peu agressif, tous ont été bien corrects et même taquineurs et accueillants.
Par contre, le samedi soir, on leur permet de venir avec leurs tables dans le hall d’entrée pour offrir leur marchandise….des employés de l’hôtel assurent une surveillance pour la sécurité des clients.
TEMPÉRATURE 1ière SEMAINE D'AVRIL : Nous avons eu une semaine superbe : s.v.p., ne regardez pas trop la météo sur internet…souvent, ils ont tout faux! Dimanche à l’arrivée, temps extra beau et chaud….lundi, très humide, pas de vent…mardi et mercredi, beau et chaud, jeudi, plutôt venteux, assez pour nous chasser de la plage vers 15h00. Vendredi et samedi, mélange de nuage et soleil. Dimanche, encore beau et chaud mais c’est le départ! À peu près entre 29 et 31 C en moyenne toute la semaine….pas besoin de tite-laine le soir!
CLIENTÈLE : C’est un hôtel à prédominance européenne…..nous entendions parler allemand et espagnol en majorité. Aussi, des français, belges, suisses, portugais, italiens….même quelques personnes du Brésil et de l’Équateur!.…quelques canadiens anglais et américains, mais surtout du côté du Punta Cana et Bavaro…..peu de canadiens français. Nous avons jasé avec des gens intéressants, et personne ne s’est montré impoli ou irrespectueux….pas de bougons ni de Elvis Gratton, excepté lors de notre seule excursion, mais ça c’est une autre histoire!
EXCURSIONS : Nous voulions d’abord faire l’excursion en catamaran à Sanoa, mais comme le transport était de 2 heures (et même plus) à l’aller et au retour aussi, mon mari a refusé et nous envisagerons de faire cette excursion plutôt lors d’un futur voyage à Bayahibe ou La Romana, là où l’île est accessible en peu de temps.
Nous avons donc choisi le Bavaro Runner, offert par VAT à $80.US/pers. J’ai bien aimé, excepté quelques petites choses. On est une quinzaine de personnes dans un truck qui brasse pas mal, mais c’est tout de même amusant (eau, boisson, liqueurs fournis pendant la route)….notre guide, Flora, qui parlait très bien français, était intéressante et adorable. On vous amène d’abord dans un musée du cigare, où l’on voit quelqu’un rouler les cigares, et les différentes étapes de la fabrication. Une boutique attenante offre les cigares et différentes autres marchandise à vendre…On nous fait aussi goûter la fameuse MammaJuana. Après, visite d’une plantation de canne à sucre, visite d’une ferme à fruits dans une famille dominicaine, où l’on fait pousser le cacao et des fruits exotiques, de la vanille, etc. On se rend à un ranch où l’on peut faire de l’équitation et se baigner dans une grande piscine, dîner buffet (plutôt ordinaire). Puis, dernière étape : visite sur une plage privée, en fait, le bout de la plage de l’hôtel Secret Excellence….très jolie plage …on y demeure une heure et demi…..puis retour….durée totale de la journée : à peu près 8h30. Ça vaut le coût…la seule chose qui nous a ennuyé : nous étions avec une bande de Elvis Gratton(membres d’une même famille), qui n’ont pas cessé d’humilier la gentille guide en se montrant indiscrets, condescendants, impolis, et même quelque peu agressifs. Je n’en revenais pas! À la fin, nous avons été les seuls à la remercier…j’étais bien contente de savoir qu’il n’était pas à notre hôtel!
Cette excursion vaut le coût, bien que je n’aie pas tellement aimer entrer dans l’intimité de gens pauvres….mais les enfants sont si gentils et souriants.
Voilà.....si vous avez des questions, ne vous gênez pas!
Diama😎
TRANSPORT : Tout s’est bien déroulé…..pas de retard d’avion, même ¼ d’heure d’avance….Air Transat offre un bon service et les vols, aller comme retour, était sans turbulence ou incident….
Un mot au sujet de la ClasseClub : extraordinaire! Service hors pair de 2 agents de bord affectés à la première classe, confort des sièges de cuir larges et inclinables, choix de vins, boissons alcooliques ou non, écouteurs et couverture chaude fournis, quelques « cossins » gratuits aussi….repas très très bons et chauds! L’essayer, c’est l’adopter! On devient vite gâté!
Bon système de navette avec Park&Fly…service rapide et irréprochable…coût : 55$ pour la semaine, même avec le coupon-rabais…..seule chose négative: ils nous ont chargé 1 jour de plus, du fait que nous sommes arrivés de Québec vers 3 heures du matin….et sommes arrivés le dimanche soir suivant vers 7h30. Donc, si vous dépassez de quelques heures, on vous charge quand même un jour de plus.
Bon système aussi d’autobus confortables et climatisées(la Cie Gonzales) qui vous conduit à l’aller comme au retour à votre hôtel.
AÉROPORT DE PUNTA CANA : très joli avec ses multiples huttes style palmier tropical….pas de climatisation à l’intérieur, mais c’est vaste et bien conçu….passage aux douanes rapide, récupération des bagages plus ou moins longue….j’ai bien aimé cet aéroport.
Pour le retour, un peu plus long toutefois mais ça s’est bien déroulé.
ARRIVÉE HÔTEL IBEROSTAR DOMINICANA : wow!…que c’est beau…..hall d’entrée à aires ouvertes…..il fait chaud et humide….accueil efficace et chaleureux : on vous donne un plan, on vous explique tout en français….petit punch au fruit bien apprécié, vu la fatique et la chaleur! On reçoit des cartes pour les serviettes, la carte magnétique pour la chambre, et si désiré, la clé du coffre-fort (2$ par jour)…c’est un système à code chiffré…coffre profond et fonctionnel….très sécuritaire. Il est situé dans le garde-robe d’entrée. Puis, la préposée à l’accueil vous reconduit à la chambre et vous indique brièvement où tout est situé . Les bagagistes montent vos valises 5 minutes plus tard.
CHMABRE : Nous avions demandé une chambre au troisième ou quatrième plancher avec lit King…..nous avions la chambre 4205, au 3ième. Belle chambre spacieuse, en fait, comme sur les photos….propre, avec de l’espace de rangement….style de décoration simple, mais tout était fonctionnel : air climatisé, télévision, plomberie, eau, etc.
Un grand lit king, matelas un peu dur, mais rien pour empêcher de dormir….air climatisé à trois niveaux, ventilateur de plafond(que nous avons préféré utiliser la nuit).Un grand garde-robes à portes-miroirs. Beaucoup de tiroirs pour rangement….un petit divan qui fait face au meuble pour la télé-satellite, et la télé-commande est déjà là, pas besoin de la réclamer en bas. Le frigo est dans le bas du meuble, il contient une grosse bouteille d’eau, 2 petites, et également de l’eau gazéifiée….1 Sprite, un Coke, et 2-3 bières « Bohemia Especial ».Ils le remplissent régulièrement. Salle de bain : fonctionnelle, avec un bidet aussi, s’il-vous-plaît! Propre, serviettes, distributeur de savon-gel et de conditionner au mur….aussi fourni : shampoing, peigne, un petit kit de couture, savon facial. Jamais manqué d’eau chaude, et ce à toute heure du jour ou du soir. De jolis fleurs et nos serviettes en forme de cygnes, etc…. La femme de chambre a fait une job formidable…on a des débarbouillettes au début, mais parfois, ils n’en mettent pas….alors, vous les demandez à la réception et en moins de 5 min, on vous les monte.
Service de réparation impeccable aussi : notre porte coulissante du garde robe était sortie de ses gonds….appel à la réception…..au bout de 5 min. dominicaine(en fait, 15! Hahaha) quelqu’un était à la chambre pour réparer le tout…un joli balcon privé aussi…1 table, 2 chaises, une barre séchoir-à-linge… nous avions vu sur les jardins, et notre chambre faisait face aux villas de l’hôtel 5 étoiles Bavaro. Jolies villas, sûrement pratique pour les familles, mais selon les dires de gens qui y logeaient, les buffets étaient à peu près de même qualité, alors je me demande, vu l’extraordinaire service et satisfaction que nous avons eu au Dominicana, si l’argent investi sur le côté Bavaro en vaut la peine, sauf si bien sûr vous avez besoin de plus d’espace, en tant que famille.
AMÉNAGEMENT DE L'HÔTEL : le côté Bavaro est le 5* …ils ont leur resto-buffet privé, et je crois qu’ils ont droit à plus de choix par semaine que nous pour les à-la-carte. En plus de plus d’espace dans leur villa, ils peuvent jouir des installations de tout le complexe.
Les côtés Dominicana et Punta Cana se font face, et sont jumeaux identiques pour ce qui est des chambres et buffets. Bien que le resto buffet Higuey soit nommé européen, et celui du Punta Cana (Hispanolia) soit américain, j’ai vu très très peu de différence, c’est pas mal la même bouffe. Et vous avez droit aux commodités des 2 hôtels.
Les jardins sont très bien entretenus…..magnifiques, bien manucurés, style anglais ou français, je ne sais trop…mais chose certaine, la chaîne Iberostar est reconnue pour respecter l’environnement et mettre en valeur la faune et la flore…de multiples fleurs, arbres, arbustes, buissons, des flamands roses, paons, poules et un coq et des p’tits oiseaux de toutes le couleurs. Le personnel travaille sans relâche pour garder tout cela magique..et magnifique.
C’est un très grand complexe, et il y a beaucoup de marche à faire….quoique tout est bien pensé, et même aménagé pour les handicapés….toutefois, si vous êtes limité dans vos capacités de marcher, vaut mieux penser à une autre place pour vos vacances….c’est immense! Pour nous, c’était un très bon exercice à faire après la trop bonne bouffe!
PROPRETÉ : Numéro 1…. La chambre était toujours propre et faite tôt….l’hôtel brille de propreté tout partout…il y a toujours quelqu’un qui frotte, astique, lave, etc… les jardiniers font aussi un travail remarquable…et tout le monde a le sourire.
PLAGE!!! : Aussi belle que celle de Varadéro! Beau sable doux et fin, d’un blanc légèrement doré….presque pas d’algues, on la nettoie tous les matins…les employés passent régulièrement pour ramasser quelques déchets et les verres….l’océan Atlantique est magnifique! Lors de notre séjour, quelquefois les vagues étaient un peu fortes, mais pas assez pour que ce soit désagréable…un beau ton de bleu, turquoise, vert, aigue-marine pour l’eau. Pas besoin de s’en faire pour les places….à peu près 5 rangées de palapas, donc suffisamment d’ombre…..aussi, au moins 3 rangées de chaises au soleil….les chaises sont confortables…..évidemment, il faut se lever tôt (genre, 7h00, 7h30 ) pour avoir un coin à l’ombre….bien que la réservation de chaises soit défendue, tout le monde le fait! Mon mari qui est un lève-tôt partait réserver les chaises à l’aide de nos serviettes et d’une vieille paire de sandales….il dit que c’est une vrai farce de voir le monde réserver…et presque partir au pas de course pour arriver avant vous, si par malheur vous semblez marcher vers l’endroit où ils veulent être. Ça nous a bien fait rigoler….malgré cela, nous avons remarqué peu de gens qui exagéraient et réservaient à la plage ET à la piscine….les gens occupent leur place presque tout le temps, et il y a aussi un respect de la propriété d’autrui….nous n’avons pas trouvé nos choses par terre et nos chaises prises à notre retour, et même un jour, j’avais oublié ma montre et elle était bien en vue….au retour, elle y était toujours.
PISCINES : les 2 magnifiques piscines du Dominicana et du Punta Cana sont dos à dos….très propres, originales, avec des ilôts de verdure ici et là, et pas mal de chaises disponibles, mais il faut se lever encore plus tôt…comme nous sommes des gens de plage, nous l’utilisions très peu…..sauf en fin de journée pour s’y saucer un peu, et là ce n’était plus un problème pour une place ombragée….l’eau est plutôt fraîche le matin, mais chaude le reste de la journée, du moins pas de problème en avril! Noel, le gars des serviettes est adorable et bien accommodant….jamais eu de problèmes pour avoir des serviettes propres; ils n’en manquent pas.
BUFFETS : Il y a deux buffets, qui se font face… : Higuey pour le Dominicana, et Hispaniola pour le côté Punta Cana. L’un se dit européen, l’autre américain…..jamais vu de grosses différences, peut-être un peu plus de fromage côté européen. Beaucoup de choix….et c’est CHAUD, délicieux et bien présenté! Dès que vous avez choisi une place, on se précipite pour vous offrir de l’eau, du café, du vin….excellent service, pas d’attente ni de file aux différentes stations de cuisson.
Déjeuner : œufs cuits de toutes les manières, omelettes, œufs tournés, brouillés, à la coque, œufs durs, etc. Délicieuses crêpes, divers sandwichs, viandes froides, fromage, fruits délicieux et variés, yogourts, céréales, gruau, et beaucoup de sortes de pain….grille-pain qui fonctionne très bien….essayez leur délicieux jus d’orange et les si bons milk-shakes. J’en oublie sûrement! Ah oui, le café est fort mais excellent. Côté américain, j’ai même vu du beurre d’arachide croquant et du Nutella! Pour ceux qui sont nostalgiques de la maison…personnellement, je n’en ai pas pris, car j’aime essayer des choses nouvelles.
Dîner : comme l’hôtel était plein à 75%, la représentante VAT nous avait avisé que probablement, tous les restos ne seraient pas tous ouverts…nous avons donc dîné au restos de la plage….moins de variété, mais quand même un bon choix : pizza, hot dog, hamburger, viandes et poissons grillés variés, paella, viandes froides, fromages, pains, frites (excellentes), des tortillas avec une guacamole excellente, et salsa aussi….desserts délicieux, et même du pop-corn.
Souper : Il y en a pour tous les goûts : peu importe que vous preniez le bœuf, le poulet, l’agneau, le porc, les poissons ou fruits de mer, tout est délicieusement apprêté….pommes de terre pilées savoureuses, légumes variés, frites, et bien sûr la station de pâtes variées, et aussi les tacos mexicains….encore une fois d’excellents desserts avec un choix plus impressionnant que le midi. Il y a même un coin-santé avec nourriture sans gras. (mais qui suit sa diète en vacances!).
Vins : en général, je trouve que dans les buffets du sud, on sert de la « piquette », mais j’ai été surprise du très bon goût du vin rouge et surtout du blanc, pour les buffets…ils sont toutefois meilleurs dans les restos à la carte, je crois que c’est du vin espagnol.
RESTAURANTS À LA CARTE : Nous en avons essayé trois : je les classerai par ordre de préférence personnelle : :le restaurant de spécialité Carribéenne (désolé, je n’ai pas la mémoire de leurs noms)…viande excellent, petit buffet pour les entrées et desserts. L’oriental…..absolument délicieux, surtout les sushis….Le mexicain, très bon aussi, mais à peu près la même chose qu’aux stations de nourriture mexicaine des buffets.
J’ai entendu parler en bien du Steakhouse, et pour le Gourmet, certains ont adoré, d’autres, détesté. Un mot : réservez-les d’avance, si possible le jour de votre arrivée….ça part comme des p’tis pains chauds! Pour une semaine, on a droit à trois, deux semaines : cinq. On a aussi le droit de venir voir vers 3h00 ou 19h00 s’il reste de la place le soir même.
BARS : Tous très bien, mais surtout celui du lobby de l’hôtel….bon choix…Il y a celui sur la plage, celui près du resto lunch du midi, et aussi un petit bar de jus et breuvages santé.
PERSONNEL ET SERVICE: Numéro 1! Il y a toujours quelqu’un d’accueillant et de souriant, que ce soit à la réception, aux buffets et restaurants, aux bars, les employés d’entretien, la sécurité, et bien sûr la fabuleuse équipe d’animation des Star Friends…un service hors pair, des employés qui se fendent en quatre pour vous aider et rendre votre séjour des plus plaisants! Que vous donniez du pourboire ou non, vous obtenez le même bon service.
ANIMATION ET SPECTACLES : L’équipe des Stars Friends est vraiment formidable et compétente…bien que nous ne participions que très peu, étant là plus pour se reposer, nous avons lié connaissance avec quelques-uns d’entre eux….toujours un hola et un beau sourire, ils nous demandent comment ça va, d’où l’on vient, etc….la plupart parle assez bien le français, l’anglais, et se débrouille aussi super bien en allemand, italien, c’est impressionnant! Par contre, si vous ne voulez pas participer, ils vous laissent la paix sans problème. Un jour, nous avons joué à la pétanque, et avons rigolé comme des fous….le plus le fun, c’était qu’il y avait plusieurs nationalités, et c’est à peine si on se comprenait…de là nos fous rire!
Nous avons assisté à 4 des 7 spectacles de soirée : de ordinaire à très bon….le premier soir, on a tellement ri, à s’en dilater la rate! Les animateurs sont forts pour faire participer l’audience, alors si vous n’aimez pas monter sur les planches, tenez-vous loin dans la salle…Cela tenait du vaudeville ce soir là, et ils faisaient des concours hilarants! Un p’tit couple de suisses allemands nous ont bien fait pouffer de rire! Les autres spectacles sont plutôt habituels comme dans les autres destinations : genre danse rythmée du sud, chant, orchestre….très animé!
SPORTS ET LOISIRS OFFERTS : La seule déception de mon mari, il n’a pas pu faire d’apnée……pas grande vie marine au début de l’océan, probablement du fait que quelques bateaux moteurs s’y promènent (excursions diverses, parasailing) et de ce fait, ça devient dangereux de traverser pour aller vers le corail plutôt lointain….nous n’avons fait aucun sport nautique, mais l’hôtel offre l’habituel choix de sport non motorisé : petit voilier-catamaran, kayak de mer, planche à voile, bateau banane. Il y a également des courts de tennis derrière l’hôtel. Un café-internet, j’ai fait une demi heure pour $5 US. Haute vitesse….j’ai pu me connecter à VAR, mais pour je ne sais quelle raison, impossible de vous envoyer un message et de vous lire!
L’hôtel offre aussi un salon de beauté, un club pour enfants, un spa, des massages dans une hutte sur la plage, une disco, un casino…..nous n’avons rien essayé de cela….donc, je ne peux commenter.
VENDEURS DE PLAGE : Pas un seul vendeur n’a le droit de se promener sur la plage, donc on a la sainte paix! Par contre, si vous aimez marchander vos souvenirs, au bout de la plage à droite, à à peu près 20 minutes de marche, il y a des tentes et les vendeurs vous offrent leurs marchandises diverses : statues, peintures, bijoux, vêtements, boissons, cigares, etc.
D’habitude, ils sont corrects.. ils vont essayer de vous appâter et de marchander, surtout si vous avez le malheur d’arrêter votre regard sur quelque chose …..mais un simple « no gracias » suffit….à part un seul qui s’est montré un peu agressif, tous ont été bien corrects et même taquineurs et accueillants.
Par contre, le samedi soir, on leur permet de venir avec leurs tables dans le hall d’entrée pour offrir leur marchandise….des employés de l’hôtel assurent une surveillance pour la sécurité des clients.
TEMPÉRATURE 1ière SEMAINE D'AVRIL : Nous avons eu une semaine superbe : s.v.p., ne regardez pas trop la météo sur internet…souvent, ils ont tout faux! Dimanche à l’arrivée, temps extra beau et chaud….lundi, très humide, pas de vent…mardi et mercredi, beau et chaud, jeudi, plutôt venteux, assez pour nous chasser de la plage vers 15h00. Vendredi et samedi, mélange de nuage et soleil. Dimanche, encore beau et chaud mais c’est le départ! À peu près entre 29 et 31 C en moyenne toute la semaine….pas besoin de tite-laine le soir!
CLIENTÈLE : C’est un hôtel à prédominance européenne…..nous entendions parler allemand et espagnol en majorité. Aussi, des français, belges, suisses, portugais, italiens….même quelques personnes du Brésil et de l’Équateur!.…quelques canadiens anglais et américains, mais surtout du côté du Punta Cana et Bavaro…..peu de canadiens français. Nous avons jasé avec des gens intéressants, et personne ne s’est montré impoli ou irrespectueux….pas de bougons ni de Elvis Gratton, excepté lors de notre seule excursion, mais ça c’est une autre histoire!
EXCURSIONS : Nous voulions d’abord faire l’excursion en catamaran à Sanoa, mais comme le transport était de 2 heures (et même plus) à l’aller et au retour aussi, mon mari a refusé et nous envisagerons de faire cette excursion plutôt lors d’un futur voyage à Bayahibe ou La Romana, là où l’île est accessible en peu de temps.
Nous avons donc choisi le Bavaro Runner, offert par VAT à $80.US/pers. J’ai bien aimé, excepté quelques petites choses. On est une quinzaine de personnes dans un truck qui brasse pas mal, mais c’est tout de même amusant (eau, boisson, liqueurs fournis pendant la route)….notre guide, Flora, qui parlait très bien français, était intéressante et adorable. On vous amène d’abord dans un musée du cigare, où l’on voit quelqu’un rouler les cigares, et les différentes étapes de la fabrication. Une boutique attenante offre les cigares et différentes autres marchandise à vendre…On nous fait aussi goûter la fameuse MammaJuana. Après, visite d’une plantation de canne à sucre, visite d’une ferme à fruits dans une famille dominicaine, où l’on fait pousser le cacao et des fruits exotiques, de la vanille, etc. On se rend à un ranch où l’on peut faire de l’équitation et se baigner dans une grande piscine, dîner buffet (plutôt ordinaire). Puis, dernière étape : visite sur une plage privée, en fait, le bout de la plage de l’hôtel Secret Excellence….très jolie plage …on y demeure une heure et demi…..puis retour….durée totale de la journée : à peu près 8h30. Ça vaut le coût…la seule chose qui nous a ennuyé : nous étions avec une bande de Elvis Gratton(membres d’une même famille), qui n’ont pas cessé d’humilier la gentille guide en se montrant indiscrets, condescendants, impolis, et même quelque peu agressifs. Je n’en revenais pas! À la fin, nous avons été les seuls à la remercier…j’étais bien contente de savoir qu’il n’était pas à notre hôtel!
Cette excursion vaut le coût, bien que je n’aie pas tellement aimer entrer dans l’intimité de gens pauvres….mais les enfants sont si gentils et souriants.
Voilà.....si vous avez des questions, ne vous gênez pas!
Diama😎
Comparatif de prix de porte-bagages Tubus modèle Cosmo English translation pending
Bon je continue mon petit comparatif de prix, cette fois-ci pour les porte-bagages Tubus modèle Cosmo (ceux en aluminium avec une barre surbaissée pour les sacoches).
C'est pointu mais les différences valent pour tous les modèles donc ça vous donnera une idée. Désolée mais le site VoyageForum ne reconnaît pas les liens HTML générés sur Mac, donc vous ne pourrez rien activer ci-dessous.
Les sites US ont pour eux un taux de change à notre avantage et des frais de port souvent intéressants, vu leur concurrence féroce. Méfiez-vous en revanche de votre propre banque : La Poste par exemple prend 2, 5% de frais en frais de change.
140$ sur www.ortliebusa.com 130$ www.greggcycles.com 130$ www.altrec.com 120$ www.baysell.com avec à remarquer : expédition gratuite 120$ www.thetouringstore avec à remarquer : expédition gratuite
109€ www.globetrotter.com 109€ www.outdoor-freizeit-shop.deEt la meilleure offre vient d'une idée de Piquesegue, memebre du forum, qui me l'a suggérée suite à un post : www.bike-components.de avec 96€. Et comme me le fait remarquer Piquesegue, le Tubus Logo, exacte copie du Cosmo, est à 66€. Le site est en allemand mais en plus ils font l'effort de le traduire en français, au moins au niveau des rubriques, c'est sympa. Seul regret : les frais de ports pour la France. Pour toute expédition à l'étranger ils sont assez élevés. Car il faut minimum 100€ d'achat et ensuite c'est 16€ de frais de port, et il faut encore rajouter 20€ si vos achats sont jugés "encombrants" (genre : un vélo). Florence
C'est pointu mais les différences valent pour tous les modèles donc ça vous donnera une idée. Désolée mais le site VoyageForum ne reconnaît pas les liens HTML générés sur Mac, donc vous ne pourrez rien activer ci-dessous.
Les sites US ont pour eux un taux de change à notre avantage et des frais de port souvent intéressants, vu leur concurrence féroce. Méfiez-vous en revanche de votre propre banque : La Poste par exemple prend 2, 5% de frais en frais de change.
140$ sur www.ortliebusa.com 130$ www.greggcycles.com 130$ www.altrec.com 120$ www.baysell.com avec à remarquer : expédition gratuite 120$ www.thetouringstore avec à remarquer : expédition gratuite
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Combien de temps pour apprendre l'espagnol? English translation pending
J'envisage de partir soit en Am du Sud soit en espagne pour apprendre l'espagnol. Je ne parle pas un mot d'espagnol.
Par curiosité, combien de temps avez-vous mis pour parler couramment (ou presque) la langue en partant de zéro? et quelles ont été vos méthodes?
Merci a++ Vince
Par curiosité, combien de temps avez-vous mis pour parler couramment (ou presque) la langue en partant de zéro? et quelles ont été vos méthodes?
Merci a++ Vince
Vélo en Irlande English translation pending
Bonjour à tous!
Je suis une jeune Québécoise en quête d'aventure! Je veux partir en Irlande 5 semaines dans le but d'y faire le tour à vélo. Est-ce suicidaire pour quelqu'un qui ne fait pas beaucoup de vélo (mais je suis tout de même en excellente condition physique). Devrais-je apporter mon vélo ou en louer un là-bas? Quelqu'un pourrait-il aussi me donner quelques adresses intéressantes d'auberges de jeunesse, magasins de locations de vélo, et d'endroits intéressants dans différentes villes??? Et aussi quelques bon titres de livres contenant des cartes (routières et de courbes à niveau)? Et quelques conseils généraux seraient aussi les bienvenus... Je vous remercie d'avance!
Émilie
Je suis une jeune Québécoise en quête d'aventure! Je veux partir en Irlande 5 semaines dans le but d'y faire le tour à vélo. Est-ce suicidaire pour quelqu'un qui ne fait pas beaucoup de vélo (mais je suis tout de même en excellente condition physique). Devrais-je apporter mon vélo ou en louer un là-bas? Quelqu'un pourrait-il aussi me donner quelques adresses intéressantes d'auberges de jeunesse, magasins de locations de vélo, et d'endroits intéressants dans différentes villes??? Et aussi quelques bon titres de livres contenant des cartes (routières et de courbes à niveau)? Et quelques conseils généraux seraient aussi les bienvenus... Je vous remercie d'avance!
Émilie
Un p'tit tour en Australie? English translation pending
"Alentours de Cairns, Queensland, juillet 98...
Je me suis levée tôt ce matin, après un super p'tit dej' sur la terrasse, où j'ai encore eu droit aux cris des cacatoès blancs à crêtes jaunes passant sans arrêt, je suis partie aux « Boulders » de Babinda, à une vingtaine de kilomètres au sud de Cairns. Au milieu de la jungle, au pied du « Mount Battle Frere », la plus haute montagne du Queensland, s'étend les « Boulders », l'eau claire et transparente comme du cristal, cascade au dessus de ces rochers, et forme une rivière bien dangereuse pour qui ose s'aventurer dans ses eaux.
La nature avoisinante contient une multitude de plantes, d'arbres, qui font la richesse et la beauté de cette forêt tropicale humide. La faune est très diversifiée aussi, j'ai déjà aperçu un papillon « Ulysse », très grand, et d'un bleu flashant, ainsi qu'un possum, sorte de petit marsupial...
Ces boulders, gros rochers, sont sur un territoire aborigène, j'aime beaucoup la légende qui s'y rapporte.. Une tribu, les « Yindinji » vivait dans la vallée de Babinda. Oolana était une très jolie jeune femme de la tribu, et Waroonoo, un vieux sage très respecté. Il fut décider de les marier. Une autre tribu vint à passer, et les Yindinji les acceuilla, et les invita à rester. Un très beau jeune homme, Dyga, faisait partie de l'autre tribu. Dès le premier regard, Dyga et Oolana tombèrent amoureux. Sachant que leurs tribus ne permettrait jamais leur amour, ils s'enfuirent, et connurent d'heureux moments... jusqu'au jour où les tribus les retrouva... Ils bannirent Dyga, et forcèrent Oolana à revenir près de son vieux mari. Sur le chemin, elle s'échappa, et se jeta dans la rivière, elle appela désespérément Dyga, mais il fut contraint de partir. Alors Oolana frappa la rivière de colère, et un formidable bouleversement advint. La terre trembla de colère et de chagrin, ses cris d'angoisses fit déborder l'eau tranquille devenant furie, et cascada à travers la région, la terre jeta de gros rochers, et Oolana disparut...Elle semble devenue une part des rochers comme gardienne de cet endroit, et il est dit qu'on peut parfois entendre encore ses cris d'angoisses, appelant son amour perdu... Cette légende est d'autant plus vivante suite à de nombreuses morts relativement récentes de jeunes hommes, noyés dans ses eaux turbulentes...
Je remonte la rivière, m'extasie devant un superbe billabong, (petit étang) observe les oiseaux, les papillons, les arbres... J'adore cette sorte de palmiers, aux feuilles comme des fougères... Je continue ma promenade à travers la "Rainforest", et regarde avec délice une dizaine de petites tortues d'eau douce, absolument pas farouches. Il fait beau, le soleil lance des jolis rayons à travers la jungle, je me balade sur les petits sentiers, et m'imprègne des odeurs, de l'endroit, du moment... Je m'arrête, j'écoute les sons, ils sont prodigieux, je reconnaît le cri très spécial comme un rire éclatant du « kookaburra », un oiseau typiquement australien, il est trop délirant... J'aperçois une « giant tree frog », grenouille d'un vert brillant, d'une moyenne de 10cm, son croassement est très particulier aussi..
Je continue mon chemin en faisant le moins de bruit possible, et je stoppe encore à tous les dix pas, la nature est vraiment fabuleuse... Je m'installe sur un petit rocher, les pieds dans l'eau d'un ruisseau, le dos contre les racines toutes tordues des arbres, j'observe encore deux trois petites tortues qui nagent entre les racines... Je n'ose bouger les pieds, de peur de les faire fuir... La lumière à travers la jungle donne une ambiance surréaliste..
J'ai l'impression d'être seule au monde au milieu de nulle part, un autre papillon jaune et orange tourne autour de moi... Un mini marsupial dont je ne sais le nom, me regarde de ses yeux ronds.. Il est gris clair, gros comme un rat, et juste quand je veux prendre une photo, il s'en va au milieu des buissons, faisant des bonds comme son grand frère le kangourou. Bien une heure après, j'ai dû partir, mes fesses ne supportant plus le rocher, alors je me suis baladée en remontant la rivière, les pieds dans l'eau, j'ai trouvé un autre billabong, le soleil tapant, j'ai pris un bain au milieu de cette jungle, de cette nature magique.. Qu'est ce que l'Australie est belle... "
Je me suis levée tôt ce matin, après un super p'tit dej' sur la terrasse, où j'ai encore eu droit aux cris des cacatoès blancs à crêtes jaunes passant sans arrêt, je suis partie aux « Boulders » de Babinda, à une vingtaine de kilomètres au sud de Cairns. Au milieu de la jungle, au pied du « Mount Battle Frere », la plus haute montagne du Queensland, s'étend les « Boulders », l'eau claire et transparente comme du cristal, cascade au dessus de ces rochers, et forme une rivière bien dangereuse pour qui ose s'aventurer dans ses eaux.La nature avoisinante contient une multitude de plantes, d'arbres, qui font la richesse et la beauté de cette forêt tropicale humide. La faune est très diversifiée aussi, j'ai déjà aperçu un papillon « Ulysse », très grand, et d'un bleu flashant, ainsi qu'un possum, sorte de petit marsupial...
Ces boulders, gros rochers, sont sur un territoire aborigène, j'aime beaucoup la légende qui s'y rapporte.. Une tribu, les « Yindinji » vivait dans la vallée de Babinda. Oolana était une très jolie jeune femme de la tribu, et Waroonoo, un vieux sage très respecté. Il fut décider de les marier. Une autre tribu vint à passer, et les Yindinji les acceuilla, et les invita à rester. Un très beau jeune homme, Dyga, faisait partie de l'autre tribu. Dès le premier regard, Dyga et Oolana tombèrent amoureux. Sachant que leurs tribus ne permettrait jamais leur amour, ils s'enfuirent, et connurent d'heureux moments... jusqu'au jour où les tribus les retrouva... Ils bannirent Dyga, et forcèrent Oolana à revenir près de son vieux mari. Sur le chemin, elle s'échappa, et se jeta dans la rivière, elle appela désespérément Dyga, mais il fut contraint de partir. Alors Oolana frappa la rivière de colère, et un formidable bouleversement advint. La terre trembla de colère et de chagrin, ses cris d'angoisses fit déborder l'eau tranquille devenant furie, et cascada à travers la région, la terre jeta de gros rochers, et Oolana disparut...Elle semble devenue une part des rochers comme gardienne de cet endroit, et il est dit qu'on peut parfois entendre encore ses cris d'angoisses, appelant son amour perdu... Cette légende est d'autant plus vivante suite à de nombreuses morts relativement récentes de jeunes hommes, noyés dans ses eaux turbulentes...
Je remonte la rivière, m'extasie devant un superbe billabong, (petit étang) observe les oiseaux, les papillons, les arbres... J'adore cette sorte de palmiers, aux feuilles comme des fougères... Je continue ma promenade à travers la "Rainforest", et regarde avec délice une dizaine de petites tortues d'eau douce, absolument pas farouches. Il fait beau, le soleil lance des jolis rayons à travers la jungle, je me balade sur les petits sentiers, et m'imprègne des odeurs, de l'endroit, du moment... Je m'arrête, j'écoute les sons, ils sont prodigieux, je reconnaît le cri très spécial comme un rire éclatant du « kookaburra », un oiseau typiquement australien, il est trop délirant... J'aperçois une « giant tree frog », grenouille d'un vert brillant, d'une moyenne de 10cm, son croassement est très particulier aussi..
Je continue mon chemin en faisant le moins de bruit possible, et je stoppe encore à tous les dix pas, la nature est vraiment fabuleuse... Je m'installe sur un petit rocher, les pieds dans l'eau d'un ruisseau, le dos contre les racines toutes tordues des arbres, j'observe encore deux trois petites tortues qui nagent entre les racines... Je n'ose bouger les pieds, de peur de les faire fuir... La lumière à travers la jungle donne une ambiance surréaliste..
J'ai l'impression d'être seule au monde au milieu de nulle part, un autre papillon jaune et orange tourne autour de moi... Un mini marsupial dont je ne sais le nom, me regarde de ses yeux ronds.. Il est gris clair, gros comme un rat, et juste quand je veux prendre une photo, il s'en va au milieu des buissons, faisant des bonds comme son grand frère le kangourou. Bien une heure après, j'ai dû partir, mes fesses ne supportant plus le rocher, alors je me suis baladée en remontant la rivière, les pieds dans l'eau, j'ai trouvé un autre billabong, le soleil tapant, j'ai pris un bain au milieu de cette jungle, de cette nature magique.. Qu'est ce que l'Australie est belle... "Inde: Au pays du choc sensuel English translation pending
Ce matin, 9 heures. Dans ma boîte aux lettres, ce que j'attendais : Qualipixe, mon labo en ligne, me livre mes photos d'un pays inoubliable : l'Inde.
Je reprends le cahier de cuir où sont consignés mes voyages, à la redécouverte d'un monde où cohabitent les plus hauts sommets du globe, des cités fiévreuses et des campagnes immenses. Beauté et misère... L'Inde est, bien plus qu'un pays, un sous-continent couvrant plusieurs méridiens, des sommets de l'Himalaya aux mers tropicales en passant par déserts et rizières. Des milliers de villes, un milliard de personnes, dans un flux ininterrompu de beauté et de misère, et la plus grande dignité qu'il soit donné de voir. Un authentique choc sensuel : odeurs, surtout, et couleurs, sons, visions; tout est brillant, vivant, enchanteur ou choquant. L'Inde ne connaît pas le gris, la demi- teinte: elle vous conquerra ou vous insupportera mais ne vous laissera jamais indifférent !
Qui veut visiter l'Inde, du reste, sait déjà ce qui l'y pousse mais le risque émotionnel est réel : admirer un temple pendant qu'un gardien chasse les mendiants n'est pas la simple contemplation d'un tableau dans un musée.
Consignés dans mon cahier, trois voyages de deux semaines chacun : l'un au Rajasthan (centre Nord) et à Goa (côte Est), et deux dans le sud du pays. Dans tous les cas avec accompagnateur(s): indispensable. J'ai opté pour la formule vol + circuit en auto avec chauffeur + hôtels réservés à l'avance. Le mécanisme d'un tel périple est simple et sûr: vos chauffeurs vous prennent et vous ramènent à la porte de l'hôtel. L'itinéraire est établi avec l'agence de voyages, qui prévoit des nuits dans des établissements de luxe. Au-dessous de quatre étoiles, les conditions d'hygiène et d'accueil restent très difficiles... D'ailleurs, les prix de ces hôtels sont le quart ou le tiers de ceux pratiqués en Europe et on y est très bien reçu. Seul point négatif : un air conditionné souvent sibérien !
La circulation en Inde est une attraction en soi ; le chaos y domine, avec un impératif : passer, quoi qu'il advienne, et ne surtout pas s'arrêter. Automobiles, bicyclettes, autobus, charrettes à bras, piétons, cyclomoteurs, calèches, camions, vaches, enfants et vendeurs ambulants se frôlent continuellement en un magma unique. A la campagne, ce sont des chariots de foin larges comme la route qu'on découvre au détour d'un virage, des poids lourds renversés au milieu de la chaussée, entourés d'un cercle de pierres, une sorte de triangle qui signifie "il y a eu un incident, tôt ou tard nous le résoudrons, merci entre- temps de ne pas voler les pièces détachées"...
En route, donc, pour le Rajasthan : c'est l'Inde des Maharajas, au confluent des civilisations hindoue, musulmane et britannique. Je pars de New Delhi, la capitale, pour faire escale à Agra et son éblouissant Taj Mahal, mausolée construit au XVIIe siècle par un empereur Moghol en la mémoire de son épouse. Puis c'est la fascinante ville rose de Jaipur, Udaipur et ses palais fastueux, dont celui, sur le lac, où furent tournées des scènes d'un James Bond, Octopussy. Jodhpur l'inoubliable, la magique, et sa colossale forteresse, le désert de Thar, entre l'Indus et les monts Aravalli. Et la lointaine, peu accessible mais unique Jaisalmer...
Le sud du pays, aux paysages d'une très grande diversité, c'est l'Inde hindouiste, celle qui n'a jamais connu l'influence islamique et très peu l'anglaise. J'atterris à Madras - désormais nommée Chennai - sur la côte de Coromandel, pour rejoindre Kanchipuram, au milieu des saris multicolores, puis Mahabalipuram et ses temples monolithiques posés sur la plage. Je descends ensuite vers la fascinante Pondichéry, ancienne colonie française, patrie du grand philosophe Sri Aurobindo (1872- 1950) qui y a fondé un ashram toujours en activité. À Thanjavur et sa voisine Tiruchirapalli (ici on dit "Trichy"), j'admire les premiers grands temples dravidiens mais c'est dans la ville sacrée de Madurai (ancienne Madura) que je découvre les plus grands (XVIIe siècle). Il faut absolument louer les services d'un guide local pour pouvoir comprendre et apprécier la signification de ces dieux et déesses sur ces énormes portails où grouillent des milliers de personnages dans un triomphe de couleurs et de formes. Avec un peu d'aide, on peut même atteindre le toit du grand temple principal pour contempler un superbe panorama. De Madurai, je m'enfonce dans les montagnes pour pénétrer au Kerala en passant par la verte et fraîche réserve naturelle qui entoure le lac de Peryar, d'où les tigres ont disparu, pour remontrer ensuite vers Cochin, sur la côte de Malabar. Ancienne colonie portugaise fondée par Vasco de Gama en 1502, les temples hindous y cèdent la place aux églises et même à une ancienne synagogue. L'atmosphère des lieux est renforcée par l'harmonie silencieuse des "backwaters", ces belles lagunes intérieures qui s'étendent parallèlement à la côte jusqu'à Alleppey.
J'y navigue sur une barge jusqu'à la station balnéaire de Kovalam, où les plages sont ombragées de palmiers de cartes postales. De là, il est possible d'embarquer pour les Maldives voisines. Le voyage en bateau s'avérant agité, mieux vaut prendre l'hydravion qui présente en outre l'avantage d'offrir un spectacle inoubliable sur les atolls.
Une vie entière ne suffirait pas à décrire l'Inde. Seule, nécessaire, indispensable solution : y aller soi-même. Et en revenir, différent.
Je reprends le cahier de cuir où sont consignés mes voyages, à la redécouverte d'un monde où cohabitent les plus hauts sommets du globe, des cités fiévreuses et des campagnes immenses. Beauté et misère... L'Inde est, bien plus qu'un pays, un sous-continent couvrant plusieurs méridiens, des sommets de l'Himalaya aux mers tropicales en passant par déserts et rizières. Des milliers de villes, un milliard de personnes, dans un flux ininterrompu de beauté et de misère, et la plus grande dignité qu'il soit donné de voir. Un authentique choc sensuel : odeurs, surtout, et couleurs, sons, visions; tout est brillant, vivant, enchanteur ou choquant. L'Inde ne connaît pas le gris, la demi- teinte: elle vous conquerra ou vous insupportera mais ne vous laissera jamais indifférent !
Qui veut visiter l'Inde, du reste, sait déjà ce qui l'y pousse mais le risque émotionnel est réel : admirer un temple pendant qu'un gardien chasse les mendiants n'est pas la simple contemplation d'un tableau dans un musée.
Consignés dans mon cahier, trois voyages de deux semaines chacun : l'un au Rajasthan (centre Nord) et à Goa (côte Est), et deux dans le sud du pays. Dans tous les cas avec accompagnateur(s): indispensable. J'ai opté pour la formule vol + circuit en auto avec chauffeur + hôtels réservés à l'avance. Le mécanisme d'un tel périple est simple et sûr: vos chauffeurs vous prennent et vous ramènent à la porte de l'hôtel. L'itinéraire est établi avec l'agence de voyages, qui prévoit des nuits dans des établissements de luxe. Au-dessous de quatre étoiles, les conditions d'hygiène et d'accueil restent très difficiles... D'ailleurs, les prix de ces hôtels sont le quart ou le tiers de ceux pratiqués en Europe et on y est très bien reçu. Seul point négatif : un air conditionné souvent sibérien !
La circulation en Inde est une attraction en soi ; le chaos y domine, avec un impératif : passer, quoi qu'il advienne, et ne surtout pas s'arrêter. Automobiles, bicyclettes, autobus, charrettes à bras, piétons, cyclomoteurs, calèches, camions, vaches, enfants et vendeurs ambulants se frôlent continuellement en un magma unique. A la campagne, ce sont des chariots de foin larges comme la route qu'on découvre au détour d'un virage, des poids lourds renversés au milieu de la chaussée, entourés d'un cercle de pierres, une sorte de triangle qui signifie "il y a eu un incident, tôt ou tard nous le résoudrons, merci entre- temps de ne pas voler les pièces détachées"...
En route, donc, pour le Rajasthan : c'est l'Inde des Maharajas, au confluent des civilisations hindoue, musulmane et britannique. Je pars de New Delhi, la capitale, pour faire escale à Agra et son éblouissant Taj Mahal, mausolée construit au XVIIe siècle par un empereur Moghol en la mémoire de son épouse. Puis c'est la fascinante ville rose de Jaipur, Udaipur et ses palais fastueux, dont celui, sur le lac, où furent tournées des scènes d'un James Bond, Octopussy. Jodhpur l'inoubliable, la magique, et sa colossale forteresse, le désert de Thar, entre l'Indus et les monts Aravalli. Et la lointaine, peu accessible mais unique Jaisalmer...
Le sud du pays, aux paysages d'une très grande diversité, c'est l'Inde hindouiste, celle qui n'a jamais connu l'influence islamique et très peu l'anglaise. J'atterris à Madras - désormais nommée Chennai - sur la côte de Coromandel, pour rejoindre Kanchipuram, au milieu des saris multicolores, puis Mahabalipuram et ses temples monolithiques posés sur la plage. Je descends ensuite vers la fascinante Pondichéry, ancienne colonie française, patrie du grand philosophe Sri Aurobindo (1872- 1950) qui y a fondé un ashram toujours en activité. À Thanjavur et sa voisine Tiruchirapalli (ici on dit "Trichy"), j'admire les premiers grands temples dravidiens mais c'est dans la ville sacrée de Madurai (ancienne Madura) que je découvre les plus grands (XVIIe siècle). Il faut absolument louer les services d'un guide local pour pouvoir comprendre et apprécier la signification de ces dieux et déesses sur ces énormes portails où grouillent des milliers de personnages dans un triomphe de couleurs et de formes. Avec un peu d'aide, on peut même atteindre le toit du grand temple principal pour contempler un superbe panorama. De Madurai, je m'enfonce dans les montagnes pour pénétrer au Kerala en passant par la verte et fraîche réserve naturelle qui entoure le lac de Peryar, d'où les tigres ont disparu, pour remontrer ensuite vers Cochin, sur la côte de Malabar. Ancienne colonie portugaise fondée par Vasco de Gama en 1502, les temples hindous y cèdent la place aux églises et même à une ancienne synagogue. L'atmosphère des lieux est renforcée par l'harmonie silencieuse des "backwaters", ces belles lagunes intérieures qui s'étendent parallèlement à la côte jusqu'à Alleppey.
J'y navigue sur une barge jusqu'à la station balnéaire de Kovalam, où les plages sont ombragées de palmiers de cartes postales. De là, il est possible d'embarquer pour les Maldives voisines. Le voyage en bateau s'avérant agité, mieux vaut prendre l'hydravion qui présente en outre l'avantage d'offrir un spectacle inoubliable sur les atolls.
Une vie entière ne suffirait pas à décrire l'Inde. Seule, nécessaire, indispensable solution : y aller soi-même. Et en revenir, différent.
Comment tuer les 9 heures de vol English translation pending
Déposez ici toutes vos idées, parceque, 9heures, c'est long
😛
Dormir et profiter de la plage à l'arrivé 😎 Lire (attention ... mal au coeur 🤪 ) prendre son ordinateur portable ou un lecteur de DVD avec quelques DVD 😕 visiter la cabine de pilotage 🙂 discuter... parler... et parler... 😕 jouer à la mini console 🏴☠️ faire du tricot 😏 jeux de sociéter ... 🙂
D'autres idées ;)
D'autres idées ;)
Inde, enfin! et Katmandou English translation pending
1er voyage sur le sol indien -
Quelques mois n'ont pas été de trop pour préparer l'aventure... Des amis, jeunes ou moins jeunes, nous ont tellement parlé de l'Inde, ajoutant leurs récits à mes nombreuses lectures consacrées à l'histoire du sous-continent.
Un jeune couple d'amis, grands voyageurs, nous ont encouragés à partir seuls, en organisant par nous-mêmes tous nos déplacements avec la bible des routards et le Lonely Planet, indispensable. En quatre semaines, nous avions eu la prétention de voir le nord... et le sud ! C'est là que les copains éclatent de rire devant ce programme irréaliste : il faut revoir notre copie, trancher et alléger les étapes... On va se "limiter" au nord, plus une incursion à Katmandou, à ne pas manquer.
Départ prévu : octobre 1994... Quelques jours avant, une bombe éclate dans tous les médias : "Epidémie de peste en Inde du nord", déjà des centaines de morts dans le Gujarat (ouest), médecins "sans frontière" réquisitionnés pour porter secours aux toubibs indiens débordés par les ravages de la terrible maladie. Qu'allez vous faire? demandent nos proches... Nous partons, bien sûr ! Inch Allah ! Vol Nice-Londres, puis Boeing British Airways Londres-Delhi. Nous sommes encastrés dans cette énorme boîte à sardines, entre un sujet de Sa Majesté E. II et un bedonnant citoyen indien. Durant tout le voyage, une série de films débiles va faire la joie des passagers, qui poussent des rugissements de plaisir à la vue des comics diffusés en boucle. Aucun répit : l'équipage, indifférent, se replie dans le fond de l'avion...
Le cauchemar prend fin à l'atterrissage sur le sol de Delhi : le hall de l'aéroport grouille d'une foule bigarrée, colorée, odorante : parfums inconnus, mélange bizarre d'épices et de poussière. Un digne personnage coiffé d'un turban (un Sikh barbu de haute taille) émet un énorme rot sans avoir l'air le moins du monde confus... On s'extrait non sans peine des dizaines de chauffeurs de taxi qui veulent tous nous emmener vers leurs hôtels, plus extraordinaires et cheap que celui qu'on a déjà retenu... Mais nous avons choisi la formule "prepaid", et l'élu embarque nos bagages en toisant ses collègues déçus.
Une petite folie : l'hôtel "Imperial" dont le Routard disait, cette année-là, -confort d'un 5 étoiles pour un prix très raisonnable-... Le taxi quitte la grande avenue pour entrer dans le parc boisé et fleuri, une allée privée qui conduit au palace tout blanc : un superbe portier revêtu de lin blanc ouvre royalement la portière et nous souhaite la bienvenue : "Welcome, Sir" (et moi, je n'existe pas ?)...
Ce n'est pas une chambre, mais une suite, que l'agence Nouvelles Frontières nous a réservée (400 Frs pour 2 la nuit): meublée d'acajou, immense, une climatisation bourdonne et nous berce pendant quelques heures d'une sieste délicieuse.
Un calme étrange règne dans cet immense hall, lorsque nous redescendons dîner : deux serveurs se précipitent vers nous, une carte de plats exotiques inconnus... avec un lexique à l'usage des nouveaux venus.. L'arrivée bruyante d'un groupe de clients vient distraire le personnel : c'est une équipe de "médecins sans frontière" qui vient se refaire une santé dans l'espace paradisiaque de l'Imperial-Garden coffee-shop.
Quatre touristes français sortent de table en drapant un masque de tissu sur le nez et la bouche avant de quitter l'hôtel... "Because of the plague (la peste...)" !!! Ah bon ? On verra bien, demain est un autre jour...
Nuit exquise, petit déjeuner copieux dans les jardins, sous les parasols, pelouses d'épais gazon vert arrosées par des jardiniers appliqués. Il fait déjà chaud, le ciel est uniformément bleu, de grands oiseaux survolent nos têtes en surveillant nos assiettes. Soudain, un des "aigles" fonce en piqué sur une tartine qu'il emporte à grands coups d'ailes vers les toits des immeubles environnants. Les indiens aiment les animaux, tous les animaux : ils vivent en harmonie avec la nature, même en plein centre de cette mégapole.
Repus, harnachés de nos besaces, nous sortons de notre paradis pour découvrir la ville et ses habitants.. Argh !! Une nuée humaine fonce sur nous pour de multiples propositions : "Taxi, Sir ?" - "Come, please and see my shop" - "I am a good guide, I am studiant" - "Give me some coins for my collection" - "Roupies, roupies"..........Bain de foule, et quelle foule ! Nous sommes les deux seuls étrangers sur ce trottoir, les autres sont restés peureusement dans leur pays, peste oblige...Harcelés de tous côtés, sur cette longue avenue dont les pavements sont encombrés de motos, vélos, charrettes, mendiants, marchands, flâneurs, taxis et rickshaws. Ces étranges scooters à trois roues, noir et jaune, surmontés d'une caisse recouverte d'une capote, zigzaguent comme des auto-tamponneuses dans un magma de véhicules pétaradants, crachant d'âcres fumées bleues. Sous la capote, une banquette de moleskine crevée où peuvent prendre place deux ou trois clients, voire davantage. Pourquoi pas un rickshaw ? Emotion garantie : nous n'avons peur de rien, en avant pour le Red Fort dans le quartier Old-Delhi, notre premier rendez-vous avec l'Inde des Grands Moghols...
Quelques mois n'ont pas été de trop pour préparer l'aventure... Des amis, jeunes ou moins jeunes, nous ont tellement parlé de l'Inde, ajoutant leurs récits à mes nombreuses lectures consacrées à l'histoire du sous-continent.
Un jeune couple d'amis, grands voyageurs, nous ont encouragés à partir seuls, en organisant par nous-mêmes tous nos déplacements avec la bible des routards et le Lonely Planet, indispensable. En quatre semaines, nous avions eu la prétention de voir le nord... et le sud ! C'est là que les copains éclatent de rire devant ce programme irréaliste : il faut revoir notre copie, trancher et alléger les étapes... On va se "limiter" au nord, plus une incursion à Katmandou, à ne pas manquer.
Départ prévu : octobre 1994... Quelques jours avant, une bombe éclate dans tous les médias : "Epidémie de peste en Inde du nord", déjà des centaines de morts dans le Gujarat (ouest), médecins "sans frontière" réquisitionnés pour porter secours aux toubibs indiens débordés par les ravages de la terrible maladie. Qu'allez vous faire? demandent nos proches... Nous partons, bien sûr ! Inch Allah ! Vol Nice-Londres, puis Boeing British Airways Londres-Delhi. Nous sommes encastrés dans cette énorme boîte à sardines, entre un sujet de Sa Majesté E. II et un bedonnant citoyen indien. Durant tout le voyage, une série de films débiles va faire la joie des passagers, qui poussent des rugissements de plaisir à la vue des comics diffusés en boucle. Aucun répit : l'équipage, indifférent, se replie dans le fond de l'avion...
Le cauchemar prend fin à l'atterrissage sur le sol de Delhi : le hall de l'aéroport grouille d'une foule bigarrée, colorée, odorante : parfums inconnus, mélange bizarre d'épices et de poussière. Un digne personnage coiffé d'un turban (un Sikh barbu de haute taille) émet un énorme rot sans avoir l'air le moins du monde confus... On s'extrait non sans peine des dizaines de chauffeurs de taxi qui veulent tous nous emmener vers leurs hôtels, plus extraordinaires et cheap que celui qu'on a déjà retenu... Mais nous avons choisi la formule "prepaid", et l'élu embarque nos bagages en toisant ses collègues déçus.
Une petite folie : l'hôtel "Imperial" dont le Routard disait, cette année-là, -confort d'un 5 étoiles pour un prix très raisonnable-... Le taxi quitte la grande avenue pour entrer dans le parc boisé et fleuri, une allée privée qui conduit au palace tout blanc : un superbe portier revêtu de lin blanc ouvre royalement la portière et nous souhaite la bienvenue : "Welcome, Sir" (et moi, je n'existe pas ?)...
Ce n'est pas une chambre, mais une suite, que l'agence Nouvelles Frontières nous a réservée (400 Frs pour 2 la nuit): meublée d'acajou, immense, une climatisation bourdonne et nous berce pendant quelques heures d'une sieste délicieuse.
Un calme étrange règne dans cet immense hall, lorsque nous redescendons dîner : deux serveurs se précipitent vers nous, une carte de plats exotiques inconnus... avec un lexique à l'usage des nouveaux venus.. L'arrivée bruyante d'un groupe de clients vient distraire le personnel : c'est une équipe de "médecins sans frontière" qui vient se refaire une santé dans l'espace paradisiaque de l'Imperial-Garden coffee-shop.
Quatre touristes français sortent de table en drapant un masque de tissu sur le nez et la bouche avant de quitter l'hôtel... "Because of the plague (la peste...)" !!! Ah bon ? On verra bien, demain est un autre jour...
Nuit exquise, petit déjeuner copieux dans les jardins, sous les parasols, pelouses d'épais gazon vert arrosées par des jardiniers appliqués. Il fait déjà chaud, le ciel est uniformément bleu, de grands oiseaux survolent nos têtes en surveillant nos assiettes. Soudain, un des "aigles" fonce en piqué sur une tartine qu'il emporte à grands coups d'ailes vers les toits des immeubles environnants. Les indiens aiment les animaux, tous les animaux : ils vivent en harmonie avec la nature, même en plein centre de cette mégapole.
Repus, harnachés de nos besaces, nous sortons de notre paradis pour découvrir la ville et ses habitants.. Argh !! Une nuée humaine fonce sur nous pour de multiples propositions : "Taxi, Sir ?" - "Come, please and see my shop" - "I am a good guide, I am studiant" - "Give me some coins for my collection" - "Roupies, roupies"..........Bain de foule, et quelle foule ! Nous sommes les deux seuls étrangers sur ce trottoir, les autres sont restés peureusement dans leur pays, peste oblige...Harcelés de tous côtés, sur cette longue avenue dont les pavements sont encombrés de motos, vélos, charrettes, mendiants, marchands, flâneurs, taxis et rickshaws. Ces étranges scooters à trois roues, noir et jaune, surmontés d'une caisse recouverte d'une capote, zigzaguent comme des auto-tamponneuses dans un magma de véhicules pétaradants, crachant d'âcres fumées bleues. Sous la capote, une banquette de moleskine crevée où peuvent prendre place deux ou trois clients, voire davantage. Pourquoi pas un rickshaw ? Emotion garantie : nous n'avons peur de rien, en avant pour le Red Fort dans le quartier Old-Delhi, notre premier rendez-vous avec l'Inde des Grands Moghols...
J'AN HAIT MARE! English translation pending
Salut,
Loin de moi de vouloir jouer le vieux schnock (après tout, je n'ai que 32 ans) ou le prof de français, mais c'est plus fort que moi, quand un post est truffé de fautes d'orthographe ou de conjugaison, je décroche totalement. Je sais qu'une langue qui n'évolue pas est une langue qui se meurt, mais quand on en vient à ne même plus saisir le sens d'une phrase ou même d'un post entier, je trouve cela triste. Je me demande si certains se relisent avant d'envoyer leurs messages.
A mes yeux, l'écriture est un peu une image que l'on donne de soi-même, au même titre que son apparence physique. Les fautes d'orthographe et de conjugaison ne sont pas si dures à coriger avec un minimum de relecture et ce sont ainsi autant de tâches sur son image que l'on évite.
Privilègier le fond à la forme c'est bien, mais quand la forme devient repoussante... Comment donner envie ? Comment inspirer un minimum de crédit sur sa personne ?
Voilà, mes prochains posts seront moins pontifiants, c'est promis !
PS : Philobate, ce post ne t'es en aucun cas destiné !
Loin de moi de vouloir jouer le vieux schnock (après tout, je n'ai que 32 ans) ou le prof de français, mais c'est plus fort que moi, quand un post est truffé de fautes d'orthographe ou de conjugaison, je décroche totalement. Je sais qu'une langue qui n'évolue pas est une langue qui se meurt, mais quand on en vient à ne même plus saisir le sens d'une phrase ou même d'un post entier, je trouve cela triste. Je me demande si certains se relisent avant d'envoyer leurs messages.
A mes yeux, l'écriture est un peu une image que l'on donne de soi-même, au même titre que son apparence physique. Les fautes d'orthographe et de conjugaison ne sont pas si dures à coriger avec un minimum de relecture et ce sont ainsi autant de tâches sur son image que l'on évite.
Privilègier le fond à la forme c'est bien, mais quand la forme devient repoussante... Comment donner envie ? Comment inspirer un minimum de crédit sur sa personne ?
Voilà, mes prochains posts seront moins pontifiants, c'est promis !
PS : Philobate, ce post ne t'es en aucun cas destiné !
Pourquoi aller en Irak et Afghanistan? English translation pending
Je suis toujours partante pour découvrir de nouveaux horizons, mais je ne comprends pas très bien l'envie de certains de se rendre dans des zones à hauts risques comme l'Irak ou l'Afghanistan... Quel est l'intérêt de partir en voyage dans des endroits où on risque de se faire tirer dessus ou de marcher sur une mine anti-personnelle? J'avoue que ça me laisse perplexe!!! Y-a-t-il des amateurs de ce genre de trips qui pourraient m'éclairer sur ce sujet?
July 2026 Photo Contest Theme: Bridges of the World
The theme for this July’s photo contest is:
Bridges of the World
Vasco da Gama Bridge in Lisbon
Here’s the definition of a bridge: “A structure, typically made of stone, wood, or metal, that spans a depression or obstacle (such as a transportation route or waterway) by connecting the two sides or crossing over the obstacle.”
Viaducts, aqueducts, and footbridges will all be accepted.
Millau Viaduct
To allow for as many original photos as possible, the bridge can be photographed from the side, below, or above—the main thing is that it’s the focal point of the image.
Bridge in the Algarve
Pont du Gard from below
Details are also welcome, as long as you can still recognize it’s a bridge 😊
Brooklyn Bridge
Practical details:
Participation: Each VF member can submit up to 3 photos, until Sunday, 26/07 at 11:59 PM Paris time. Each photo must be posted in a separate message, with its number (1, 2, or 3). Don’t forget to add a little explanation (comment, location, etc.).
Voting: Each VF member can vote for the 3 photos they consider the best, based on their own criteria and the theme.
Voting will take place from Monday, 27/07 to Friday, 31/07 at 11:59 PM Paris time.
Selected photos should be listed in order of preference: - 1st photo: 3 points - 2nd photo: 2 points - 3rd photo: 1 point
The winner is the photographer whose photo receives the most points.
Results will be announced on 01/08. In case of a tie, the number of first-place votes will decide. The winner will have the honor of organizing August 2026’s contest.
Photos that have already been nominated (1st, 2nd, or 3rd place) in another contest are not eligible to participate in this one.
This thread is exclusively for contest submissions. Any discussions or comments should be posted in the following thread: Here
Vasco da Gama Bridge in LisbonHere’s the definition of a bridge: “A structure, typically made of stone, wood, or metal, that spans a depression or obstacle (such as a transportation route or waterway) by connecting the two sides or crossing over the obstacle.”
Viaducts, aqueducts, and footbridges will all be accepted.
Millau ViaductTo allow for as many original photos as possible, the bridge can be photographed from the side, below, or above—the main thing is that it’s the focal point of the image.
Bridge in the Algarve
Pont du Gard from belowDetails are also welcome, as long as you can still recognize it’s a bridge 😊
Brooklyn BridgePractical details:
Participation: Each VF member can submit up to 3 photos, until Sunday, 26/07 at 11:59 PM Paris time. Each photo must be posted in a separate message, with its number (1, 2, or 3). Don’t forget to add a little explanation (comment, location, etc.).
Voting: Each VF member can vote for the 3 photos they consider the best, based on their own criteria and the theme.
Voting will take place from Monday, 27/07 to Friday, 31/07 at 11:59 PM Paris time.
Selected photos should be listed in order of preference: - 1st photo: 3 points - 2nd photo: 2 points - 3rd photo: 1 point
The winner is the photographer whose photo receives the most points.
Results will be announced on 01/08. In case of a tie, the number of first-place votes will decide. The winner will have the honor of organizing August 2026’s contest.
Photos that have already been nominated (1st, 2nd, or 3rd place) in another contest are not eligible to participate in this one.
This thread is exclusively for contest submissions. Any discussions or comments should be posted in the following thread: Here
Off we go on an adventure in Puglia!
Hey there, VF crew!
After wrapping up our travel journal on Java (link below), we’re now diving into our recent adventure in Puglia! Happy reading... Off we go on an adventure in Java (and a bit of Bali) | Travel journal > Indonesia | Voyage Forum
Day 1 - October 19
When you tell your friends and family you’re itching to escape to the other side of the planet to mingle with the Mongols, you can usually expect a barrage of questionable jokes and terrible puns. For this new adventure, it’s a different destination but the same old story—this time, we’re visiting the "pouilleux" (the "scruffy" ones). We’re taking off straight for Puglia! If you need a cheat sheet to remember where this oddly named place is on a world map, just think of it this way: Puglia is the maiden name on the ID card of the heel of the Italian boot! Personally, I prefer to remember it as the land of creamy burrata, the smell of focaccia fresh from the oven, orecchiette shaped by mamas, golden olive oil that shines like the sun (which beams down here 300 days a year), amaretto that makes you happy, and those famous trulli—those little hobbit-like dry-stone houses straight out of a movie set...
But I’ll stop spoiling the rest of our trip and focus on a factual rundown of this first Puglian day. So, are you joining us on this new adventure beyond our Gallic borders? Either way, Sasha (my youngest) and Luna (Flo’s daughter) didn’t need much convincing to stick with us and keep up the pace!
Our plane drops our little crew in Bari, the site of a famously tragic battle lost in 1991. But revenge is sweet! After renting a motorized carriage, we escape the landing zone and head to our military base of operations: Ostuni, a strategic little town where we’ll set up camp for the next four days. Why Ostuni? First, for its central location, which lets us explore a region packed with must-see gems. Second, for its vibe and beauty, which have earned it quite the reputation. Perched high on a hill, the *città bianca* (the "White City") lives up to its nickname. It literally dazzles visitors. The reason? The whitewashed facades of its houses, a testament to the region’s rich architectural heritage.


We arrived late last night, so only the two bravest soldiers volunteered to scout ahead at dawn, while the younger recruits stayed behind—for now. But not for long! After the first wave of streets and the next round of exploration, headquarters made the inevitable call to retreat. Reinforcements were needed! A few strategic errands, a breakfast ration, and our battalion marched in tight formation, flag held high, to conquer Ostuni the White! *Charge!* In my squadron leader’s memoirs, I’ll write that I didn’t expect Ostuni to put up such a fight. What I thought would take two hours to conquer turned into a humbling experience—we could only bow in respect to its beauty, its relentless charm. The alleys are whiter, more labyrinthine, narrower, and more photogenic than the last. *Veni, vidi, vici*—but what an entrance, my troops!








After wrapping up our travel journal on Java (link below), we’re now diving into our recent adventure in Puglia! Happy reading... Off we go on an adventure in Java (and a bit of Bali) | Travel journal > Indonesia | Voyage Forum
Day 1 - October 19
When you tell your friends and family you’re itching to escape to the other side of the planet to mingle with the Mongols, you can usually expect a barrage of questionable jokes and terrible puns. For this new adventure, it’s a different destination but the same old story—this time, we’re visiting the "pouilleux" (the "scruffy" ones). We’re taking off straight for Puglia! If you need a cheat sheet to remember where this oddly named place is on a world map, just think of it this way: Puglia is the maiden name on the ID card of the heel of the Italian boot! Personally, I prefer to remember it as the land of creamy burrata, the smell of focaccia fresh from the oven, orecchiette shaped by mamas, golden olive oil that shines like the sun (which beams down here 300 days a year), amaretto that makes you happy, and those famous trulli—those little hobbit-like dry-stone houses straight out of a movie set...
But I’ll stop spoiling the rest of our trip and focus on a factual rundown of this first Puglian day. So, are you joining us on this new adventure beyond our Gallic borders? Either way, Sasha (my youngest) and Luna (Flo’s daughter) didn’t need much convincing to stick with us and keep up the pace!
Our plane drops our little crew in Bari, the site of a famously tragic battle lost in 1991. But revenge is sweet! After renting a motorized carriage, we escape the landing zone and head to our military base of operations: Ostuni, a strategic little town where we’ll set up camp for the next four days. Why Ostuni? First, for its central location, which lets us explore a region packed with must-see gems. Second, for its vibe and beauty, which have earned it quite the reputation. Perched high on a hill, the *città bianca* (the "White City") lives up to its nickname. It literally dazzles visitors. The reason? The whitewashed facades of its houses, a testament to the region’s rich architectural heritage.


We arrived late last night, so only the two bravest soldiers volunteered to scout ahead at dawn, while the younger recruits stayed behind—for now. But not for long! After the first wave of streets and the next round of exploration, headquarters made the inevitable call to retreat. Reinforcements were needed! A few strategic errands, a breakfast ration, and our battalion marched in tight formation, flag held high, to conquer Ostuni the White! *Charge!* In my squadron leader’s memoirs, I’ll write that I didn’t expect Ostuni to put up such a fight. What I thought would take two hours to conquer turned into a humbling experience—we could only bow in respect to its beauty, its relentless charm. The alleys are whiter, more labyrinthine, narrower, and more photogenic than the last. *Veni, vidi, vici*—but what an entrance, my troops!








Langtang – Trekking in the Rain
We did the Langtang trek (hike) from September 10th to 17th, with the first and last days being the trip from Kathmandu and back—so 6 days of actual walking. It’s a fairly well-known trek but certainly not as famous or crowded as those in the Annapurna or Everest regions, which is why we chose it.
In theory, it’s mandatory to have a guide for this trek. In reality, it seems there are ways to bypass the regulations: we met at least two people hiking without a guide—a South Korean, a New Zealander, and possibly also a couple of English women and an American couple, though we’re not sure if they had a guide.
The agency we booked with had told us it was an affordable trek for relatively older people in good shape—which is our case (I’m 72 myself). I have to say upfront that we found it quite challenging, maybe because we didn’t have good weather—it was the end of the monsoon season. To be clear, no matter your fitness level, I’d say doing this trek in the middle of the monsoon season would be suicidal.
Day 1 – Journey from Kathmandu to Syapru Besi
On Monday, September 8th, there had been violent protests in Kathmandu against the government, which had, among other things, blocked access to social media and been accused of nepotism and corruption. There were 19 deaths. The situation was very tense on the day of our departure, Wednesday the 10th. The agency warned us that public transport was very unreliable. So, we decided to take a jeep, at an additional cost of $100 ($160 minus what was already budgeted for the bus).
We left a little before 7 a.m. and it took us a good hour just to reach the outskirts of Kathmandu. Along the way, we saw several houses and vehicles set on fire by protesters.
The road to Syapru Besi is only 120 km, but it’s frankly awful. It’s always narrow, winds through endless mountains, and the shoulders range from bad to confusing to nonexistent. Several sections are just dirt tracks. We didn’t regret opting for the jeep, as we could stop several times at our convenience—if only to let Y (my Thai partner) throw up everything she had. She’d taken her usual motion sickness medication, but the constant turns, accelerations, and braking eventually made her terribly carsick.
In Nuwakot, we stopped for breakfast at a nice little restaurant, Jimbu. It was around 8:30 a.m., and we’d barely covered 60 km. The restaurant has a lovely garden overlooking the Trishuli Ganga, the river flowing down from Syapru Besi. First photo: the river in the bottom right corner, mist and clouds over the mountain on the other side.
An hour later, my second photo: the hills along the Trishuli Ganga. You can see the different crops—lush green rice paddies in the lower right and corn, already yellowed and likely harvested, in the foreground on the left. And of course, the mist and clouds through which you can glimpse the mountain on the other side of the river.
In theory, it’s mandatory to have a guide for this trek. In reality, it seems there are ways to bypass the regulations: we met at least two people hiking without a guide—a South Korean, a New Zealander, and possibly also a couple of English women and an American couple, though we’re not sure if they had a guide.
The agency we booked with had told us it was an affordable trek for relatively older people in good shape—which is our case (I’m 72 myself). I have to say upfront that we found it quite challenging, maybe because we didn’t have good weather—it was the end of the monsoon season. To be clear, no matter your fitness level, I’d say doing this trek in the middle of the monsoon season would be suicidal.
Day 1 – Journey from Kathmandu to Syapru Besi
On Monday, September 8th, there had been violent protests in Kathmandu against the government, which had, among other things, blocked access to social media and been accused of nepotism and corruption. There were 19 deaths. The situation was very tense on the day of our departure, Wednesday the 10th. The agency warned us that public transport was very unreliable. So, we decided to take a jeep, at an additional cost of $100 ($160 minus what was already budgeted for the bus).
We left a little before 7 a.m. and it took us a good hour just to reach the outskirts of Kathmandu. Along the way, we saw several houses and vehicles set on fire by protesters.
The road to Syapru Besi is only 120 km, but it’s frankly awful. It’s always narrow, winds through endless mountains, and the shoulders range from bad to confusing to nonexistent. Several sections are just dirt tracks. We didn’t regret opting for the jeep, as we could stop several times at our convenience—if only to let Y (my Thai partner) throw up everything she had. She’d taken her usual motion sickness medication, but the constant turns, accelerations, and braking eventually made her terribly carsick.
In Nuwakot, we stopped for breakfast at a nice little restaurant, Jimbu. It was around 8:30 a.m., and we’d barely covered 60 km. The restaurant has a lovely garden overlooking the Trishuli Ganga, the river flowing down from Syapru Besi. First photo: the river in the bottom right corner, mist and clouds over the mountain on the other side.
An hour later, my second photo: the hills along the Trishuli Ganga. You can see the different crops—lush green rice paddies in the lower right and corn, already yellowed and likely harvested, in the foreground on the left. And of course, the mist and clouds through which you can glimpse the mountain on the other side of the river.
A "relaxed" 16-day tour of Corsica in autumn 2024
CORSICA From September 24, 2024 to October 9, 2024
Thank you, thank you, thank you for reactivating my favorite forum, which has given me so many ideas for my trips since... 2008—it’s been ages, as they say!
So, to celebrate its return, I’m sharing this little travel journal from our latest road trip, not too long ago, since it was Corsica in the autumn.
Autumn is the ideal season to visit Corsica: fewer tourists, perfect temperatures around 25°C, and, most importantly, less stress on the roads. You can feel it everywhere. Servers and shopkeepers are more relaxed and have time to chat (yes, Corsicans do talk... but not all of them!)
09/24 Arrival in Erbalunga Whether you're from northern France or Belgium, like us, the easiest way to reach the Isle of Beauty is by flying from Lille-Lesquin Airport. Volotea offers two destinations: Bastia and Ajaccio. Be careful, though—while the ticket prices are attractive, the airline makes up for it with baggage fees. A 25kg suitcase for 212 €—that really drives up the cost of transportation! For us, it’ll be Bastia. After this short flight and an arrival that lets you clearly see the east coast of Cap Corse, we’re welcomed by our friend Jean-Claude, who’s kindly hosting us for a few days. We met this Corsican and his wife during our four-year stay in French Guiana, and I have to say, he completely changed my opinion of Corsicans and even made me want to visit his island. The house, clinging to the rock above the sea, is stunning and offers a breathtaking view of the island of Elba. I’d always heard of Elba but must admit I wouldn’t have known where to place it before. We’ll stay here for five nights, long enough to explore the north of the island.

Since we’ve just arrived, Jean-Claude wants to show us his village, ERLALUNGA, a quiet little port, and the small village of CASTELLO above it, where he spent a lot of time in his childhood...




09/24 Arrival in Erbalunga Whether you're from northern France or Belgium, like us, the easiest way to reach the Isle of Beauty is by flying from Lille-Lesquin Airport. Volotea offers two destinations: Bastia and Ajaccio. Be careful, though—while the ticket prices are attractive, the airline makes up for it with baggage fees. A 25kg suitcase for 212 €—that really drives up the cost of transportation! For us, it’ll be Bastia. After this short flight and an arrival that lets you clearly see the east coast of Cap Corse, we’re welcomed by our friend Jean-Claude, who’s kindly hosting us for a few days. We met this Corsican and his wife during our four-year stay in French Guiana, and I have to say, he completely changed my opinion of Corsicans and even made me want to visit his island. The house, clinging to the rock above the sea, is stunning and offers a breathtaking view of the island of Elba. I’d always heard of Elba but must admit I wouldn’t have known where to place it before. We’ll stay here for five nights, long enough to explore the north of the island.

Since we’ve just arrived, Jean-Claude wants to show us his village, ERLALUNGA, a quiet little port, and the small village of CASTELLO above it, where he spent a lot of time in his childhood...





How surprising this Sultanate of Oman is
Hey fellow travelers,
We’re a couple in our fifties who’ve been traveling independently for ages—mostly in Asia, a bit in Africa, very little in the Americas, and never ever in West Asia until November 2023, when we discovered the Sultanate of Oman.

If we waited so long to explore this part of the world, it’s because a few questions were nagging at us, like: Can two Landais party lovers like us survive 15 days without apéro 😄? Or, more seriously: Can a feminist like me enjoy traveling in such a conservative country?
That is the question (and I feel your pain with this unbearable suspense 😅).
Ready to dive in?
PS: Apologies in advance for the casual tone of this travel journal—it’s the one I shared with our loved ones in real time, which explains everything.
We’re a couple in our fifties who’ve been traveling independently for ages—mostly in Asia, a bit in Africa, very little in the Americas, and never ever in West Asia until November 2023, when we discovered the Sultanate of Oman.

If we waited so long to explore this part of the world, it’s because a few questions were nagging at us, like: Can two Landais party lovers like us survive 15 days without apéro 😄? Or, more seriously: Can a feminist like me enjoy traveling in such a conservative country?
That is the question (and I feel your pain with this unbearable suspense 😅).
Ready to dive in?
PS: Apologies in advance for the casual tone of this travel journal—it’s the one I shared with our loved ones in real time, which explains everything.
Mon voyage chez les Birmans du 21 janvier au 9 février 2020 English translation pending
MON VOYAGE CHEZ LES BIRMANS. Du 21 JANVIER au 9 FEVRIER 2020
LA BIRMANIE, le MYANMAR…….
Envie de repartir en Asie, oui mais où ? Après plusieurs voyages dans les pays de l’Est, dix voyages en Inde suivis d’autres en Thaïlande, Laos, Cambodge, Sri-Lanka, Vietnam…. Quel pays d’Asie allait m’attirer ? J’en discute avec Christian, passionné de voyages, et devant sa persuasion que la Birmanie était un pays qui allait me plaire à coup sûr, me voilà lancée ! En avant, documentation sur le pays, itinéraires éventuels, prix des billets d’avion, réflexion….Ho, tout compte fait, je vais à Ténériffe…. Allez, rebelote, itinéraire, avion, etc... Non, finalement, la Birmanie me fait de l’œil mais je me pose plein de questions telles que je ne parle pas anglais, je n’ai plus vingt ans, je ne connais pas le pays! Oui, et alors… et les autres fois ? C’était pareil! Allez, je revois le circuit de Ténériffe. Oui mais, je veux quand même allez en Birmanie ! Je suis d’accord avec vous, je ne sais pas ce que je veux… mais ceux qui me connaissent ne seront pas étonnés de ce comportement face à un choix… Un soir, je me surprends en train de réserver un billet d’avion à la compagnie THAI AIRWAYS. L’Asie aura gagné une fois de plus! L’e-visa pour ce pays est très facile à obtenir par internet au prix de 45 dollars. Comme souvent, je fais appel à Booking.com pour choisir mes hôtels et petit à petit, je commence à les réserver au fur et à mesure que j’établis mon circuit.
La Birmanie est l’ancien nom. En effet, en 1989, la jungle militaire qui est au pouvoir depuis 1962, donne officiellement le nom Myanmar. Ce pays s’appelle désormais depuis le 21 octobre 2010 République de l’Union du Myanmar. Tous les pays n’acceptent pas ce changement donc les deux noms se disent. Plusieurs villes ont également changé de nom (exemple : Rangoon devient Yangon ; Moulmein devient Mawlamyine, etc). Ce pays a également changé de drapeau et d’hymne national. Ceci a été fait notamment dans le but de rompre psychologiquement avec le passé colonial anglais mais aussi pour d’autres points politiques trop compliqués pour moi. La Birmanie a aussi changé plusieurs fois de capitales; actuellement, c’est Naypyidaw. Je n’y suis pas allée et n’ai jamais réussi à prononcer ce nom. La Birmanie partage ses frontières avec la Chine, la Thaïlande, le Laos, le Bangladesh et l’Inde. Il y a plusieurs états dont certains ne sont pas conseillers aux voyageurs car encore considérés comme dangereux. C’est un pays multi religieux ; il n’y a pas de religion officielle mais c’est la philosophie bouddhiste qui y règne largement. Il y a environ 53 millions d’habitants. Le faciès varie d’un à l’autre. Certains Birmans ont des traits bridés, d’autres tirent plus sur les indiens mais encore… Moi, je ne vois pas la différence.
Vu que c’est mon premier séjour en Birmanie, le circuit va être assez facile car je ne choisis que les principales villes : Yangon, Mandalay, Bagan, Lac Inle puis Hpa An et Moulmein dans le sud. J’ai hésité à la fin entre ces deux dernières ou un séjour plage. A refaire, je prends quatre jours supplémentaires pour terminer à Ngapali en bord de mer.
Je fais appel, pour la première fois dans mes voyages, à un coach. Ce sera Anna qui habite à Yangon. Je lui verse la somme de 200 euros pour qu’elle m’aide à trouver des guides, chauffeurs, hôtels francophones. Au final, cela ne m’aura pas servi à grand chose puisque j’ai quand même fait à ma manière la plupart du temps. Tiens donc, y en a-t-il qui serait étonné ?
Le temps passe, il est temps de faire les derniers vaccins et les valises.
Dans ce récit, vous entendrez quelques mots qui reviennent souvent, je vous en donne d’emblée l’explication simplifiée (certains savent, je sais)…
Pagodes : lieu de culte bouddhiste où se trouve souvent une relique du Bouddha, certaines peuvent avoir plusieurs étages, sont soit circulaires, octogonales ou carrées, le toit est évasé ou en épi. Peut aussi être un ensemble de Stupas dont souvent une plus grande au centre. On peut s’y promener, se recueillir, prier rencontrer des moines, etc…
Stupas : (nom masculin), monuments funéraires bouddhistes en forme de dôme, renfermant soit une relique (cheveu, dent, etc.) du Bouddha ou des ossements d’un Saint. On peut les contourner mais jamais y pénétrer car complètement murés. Certains peuvent avoir plusieurs étages et une terminaison en ombrelle.
Temples : semblables aux Pagodes mais voués à des divinités, des Saints, des héros etc… contrairement aux Pagodes vouées uniquement au Bouddha. Comme les Pagodes, certains sont accessibles pour s’y recueillir, prier, visiter.
Monastères : certains sont encore en activité et d’autres pas. Ils sont habités par des moines ou des nonnes. Des élèves peuvent aller étudier, d’autres prier. Plusieurs monastères sont ouverts au public pour y pratiquer la méditation.
Pirogues : à ne pas confondre avec Pagodes… ce sont des petits bateaux naviguant sur les lacs et canaux.
Longyi : costume traditionnel. Pour les dames: morceau de tissu de deux mètres à entourer autour de la taille formant une longue jupe aux couleurs colorées et fleuries. Pour les hommes: tissu à carreaux portant le nom de paso.
Je vous avoue qu’il n’y a pas très longtemps que je fais la différence entre tous ces mots. Mais en voyageant, on apprend un peu.
21 JANVIER 2020 (jour 1) : Départ pour 12 h de vol qui se déroulent très bien, films français à disposition, bonne nourriture, bon siège, bon whisky-coca… une escale de 2H30 à Bangkok avant le départ pour YANGON avec une arrivée à 8H35 au Myanmar.
22 JANVIER 2020 (jour 2) Après avoir récupéré mes bagages, je vais directement changé des euros en Kyats qui est la monnaie locale : un euro c’est 1600 kyats. On peut payer beaucoup en dollars et on sait changer des euros partout. Je vais ensuite acheter une carte sim pour avoir internet puis direction vers un bureau de taxis. On essaye de me doubler le prix de la course mais comme je me suis très bien renseignée avant de partir, je négocie pour enfin obtenir un prix raisonnable de 9000 kyats (env. 6 €). Il est maintenant 9 H 30 et il fait déjà 32 degrés.
J’ai réservé une chambre à l’hôtel Clover City avec Booking.com (33 € la nuit, petit déjeuner inclus). Il est bien situé dans une petite rue de Yangon. Près du grand centre commercial Bogyoke, à 500 mètres de la Pagode Sule et non loin des restaurants, bars, taxis, massages, etc… Il est au-delà de mes attentes vu le faible prix pour cette ville. Il est très propre et la chambre est lumineuse. Je peux prendre possession des lieux directement malgré qu’il ne soit pas 14 H.
Je range mes affaires à moitié puis je me rends en taxi admirer la plus belle Pagode de Birmanie, la Pagode Shwedagon, âgée de 2500 ans. Toutes les personnes qui visitent ce pays viennent impérativement voir cette Pagode. C’est un des sites le plus sacré de Birmanie. Certains disent que c’est la plus belle Pagode au monde. Le routard dit que c’est l’âme de la ville de Yangon. D’autres diront qu’elle est au Bouddhisme ce que la Mecque est aux Musulmans. Pourquoi ne pas dire, elle est ce que le Vatican est aux Catholiques (ça n’engage que moi)!
Je compte m’en donner à cœur joie car étant seule, je peux flâner à ma guise. Le taximan me dépose au pied d’un énorme escalier et l’ascension commence avec des échoppes à gauche et à droite de ceux-ci. Quand on arrive sur les lieux, on comprend mieux ici l’importance du Bouddhisme dans la vie quotidienne des Birmans. Il est dit que cette Pagode date du 5ème siècle mais il n’y a pas de traces écrites avant le 15ème siècle. Par contre, les chercheurs sont d’accord sur le point qu’il y avait bien eu une Pagode à cet emplacement au premier millénaire de notre ère. Au dessus des escaliers, à l’entrée proprement dite, après avoir payé, on me demande de mettre un longyi malgré mon pantalon fuseau. Je devrais payer 300 kyats qu’on me rendra à la sortie. Il y a quatre entrées et sorties, faudra encore retrouver la bonne. Bref, je suis d’attaque pour entamer cette première visite de mon périple.
Je suis tout de suite éblouie et euphorique de voir cet ensemble archéologique majestueux. Je ne sais par où commencer à gauche, à droite… Bon, je me décide car voilà déjà dix minutes que je suis devant le Stupa central qui m’hypnotise. Il faut dire qu’il mesure 99 mètres de haut et 43 mètres de diamètre à la base ; son bulbe est recouvert de plus de 700 kilos d’or. Dans sa partie supérieure, il y a 5448 diamants, 2317 rubis, saphirs et autres joyaux, il y a 1065 petites cloches en or et à l’extrême un diamant de 76 carats. Maintenant, comprenez-vous mieux mon allégresse? Lors du parcours, on peut regarder le dessus du Stupa avec des jumelles mais ça reste assez flou. Je prends des dizaines de photos en le contournant car selon l’heure et l’endroit, la lumière et la situation n’étant pas la même, ça lui donne des reflets différents. Tout à coup, je vois quelques personnes regarder dans une petite flaque d’eau et photographier cette flaque…Bizarre! Curieusement, je m’approche et fait de même… Rien … Je me retire et d’autres recommencent à photographier. Qu’ai-je raté dans l’histoire ? Je recommence à plusieurs reprises puis enfin, sous un certain angle, le stupa est reflété dans cette petite flaque d’eau. Magnifique ! Mais j’ai failli passer à côté sans le voir. Le stupa est entouré de multiples sanctuaires où les pèlerins prient, se recueillent et prennent des photos. Je commence mon tour par la gauche. Que de sanctuaires, de statues de Bouddha, de petits temples (dont un hindou), etc… J’aurais certainement appris plus avec un guide que seule mais ça aurait été forcément au pas de course. Je me réjouis encore d’être seule pour pouvoir trainer, aller, revenir sur mes pas et savourer à 100%. Oups, que vois-je ? Un ascenseur…Merci le taximan. Pas grave.
Actuellement, je suis nez à nez avec une cloche de 16 tonnes. Pour la petite histoire, lors du pillage de 1824, elle sombra dans la rivière. Les anglais tentèrent de la voler pour la conduire à Calcutta. N’y arrivant pas et la laissant pour compte, les Birmans la récupèrent et elle retourna à sa place. Je frappe un coup sur celle-ci avec un gros bâton mais des birmans m’expliquant qu’il faut taper trois coups et avec une manière particulière. Un peu plus loin, je contemple un Bouddha en Jade. Après trois heures d’imprégnation dans cette Pagode, les yeux pétillants, la tête pleine de souvenirs, je redescends les marches et prend la direction des taxis. Je ne vais pas trop négocier car, à part à l’aéroport, ils sont plutôt corrects, juste un petit rabais pour dire. Je décide de me rendre rapidement dans un restaurant car ils ferment tôt, 19 H pour la plupart. Je me fais conduire au Green Galery recommandé par le guide du Routard et le Lonely. C’est un petit endroit charmant. Au départ, je suis seule à une grande table quand subitement surgit un groupe de huit personnes; la patronne me propose de m’installer avec un couple de français, ce que je fis bien volontiers. La nourriture est excellente. Le vin blanc pas très bon et très cher. En fait, le menu me coûte 4 euros et la coupe de vin 2,5 euros… J’ai compris, ce n’est pas leur truc, dorénavant, ce sera de la bière !
Après ce bon repas, je demande au taxi de m’emmener dans le centre car contrairement aux restaurants, les magasins ferment assez tard. Je suis à la recherche d’opticiens. Les lunettes sont moins chères en Asie. Après avoir pris mes renseignements dans plusieurs magasins, je me mets d’accord avec l’opticien Lucky. Je reviendrai demain avec ma prescription. En rentrant à l’hôtel, à pied, je vois une enseigne foot-massage. Ni une ni deux, en avant, parti pour une heure de massage de pieds avant de regagner mon hôtel pour y passer une nuit de rêve.
23 JANVIER 2020 (jour 3) : Après cette bonne nuit réparatrice, un bon petit déjeuner m’attend en bas. Je commence la journée en conduisant ma prescription chez Lucky qui me promet de bien la respecter en faisant des verres progressifs et affinés. Il m’assure qu’elles seront prêtent le surlendemain. Cool, 65 euros pour les verres et une belle monture de couleur bleue comme je le souhaitais.
J’appelle un taxi afin qu’il m’emmène à la Cathédrale Catholique de l’Immaculée Conception. Il m’arrête devant une église et dit OK…mais non pas OK car j’ai vu les photos et ça ne ressemble pas du tout à la Cathédrale. Il a compris que je savais où je voulais aller et m’y emmène illico. La façade est magnifique mais au moment de pousser la barrière, le gardien me refoule disant qu’il est l’heure de manger et que les portes rouvrent à 14 H. Ce n’est pas grave, je reviendrai plus tard.
Maintenant, je fais appel à mon sens de l’orientation, de mon plan et de map Google car c’est à pied que je vais continuer ma visite au milieu de cette grande ville. Finalement, je me retrouve désespérée sur un banc d’abris d’autobus en train de retourner mes plans dans tous les sens. A ce moment, un Birman m’accoste pour faire quelques pas avec moi afin de m’indiquer le chemin pour me rendre au secrétariat.
Le Secrétariat est un très grand bâtiment en briques rouges, ce qui est l’emblème de l’architecture victorienne. Il fut érigé entre 1889 et 1905 donc bien évidemment par les Britanniques. En 1930, un tremblement de terre l’endommagea puis ironie du sort, en mai 2008, ce fut le cyclone Nargis qui l’abîma (138.000 morts). Cette tragédie fut la plus grande catastrophe naturelle du pays. Le Secrétariat est encore en rénovation donc il n’est possible que d’en visiter une partie.
Cet établissement était le siège du gouvernement de la Birmanie Britannique puis devint le siège Birman après l’indépendance. C’est l’endroit où l’homme politique Aung San fut assassiné en juillet 1947 à l’âge de 32 ans ainsi que six ministres. C’était le père de Daw Aung San Suu Kyi, femme d’état, conseillère et porte parole actuelle. C’est une figure de la non violence face à la dictature militaire du Pays (pour les plus initiés voir le génocide des Rohingya). Elle a reçu le prix Nobel de la Paix en 1991. Je ne visiterai que la partie non payante du secrétariat déjà bien représentative. Au premier étage, il y a d’immenses salles et on a une vue sur la cour extérieure. Au rez-de-chaussée, se trouvent aussi des salles aménagées, l’une en atelier de peinture, une en salle de spectacle et une en magasin d’artisanat. Là, je me laisse séduire par un bracelet en perle de Jade. La dernière salle que je visite est transformée en cafétéria où je me pose pour siroter un thé froid succulent dont je ne retrouverai ce goût nulle part ailleurs. C’est un lieu hautement historique et je peux assurer que ça se ressent ! Je terminerai la visite en faisait le tour extérieur sous le soleil et en me relaxant un moment devant la fontaine. Le lieu est propice aux photos ! C’est une visite que je n’aurais voulu manquer pour rien au monde.
La Cathédrale de l’Immaculée Conception n’est pas très loin ; j’essaie de retrouver le chemin toute seule. Yes, j’y suis arrivée. Bon pour certains, ça peut paraître facile mais quand on connait mon sens de l’orientation, on comprend que pour moi, c’est un exploit. A peine avoir franchi la barrière, je laisse mon sac à la consigne pour être libre de mes mouvements. Je suis devant un bâtiment magnifique ; c’est la plus grande Cathédrale Catholique de Birmanie.
Je m’empresse d’aller voir l’intérieur en briques rouges. L’édifice date de 1909. Les vitraux sont majestueux ; j’y cherche St Martin, patron des Arquebusiers de Visé pour le dire à mon petit fils, mais il n’est pas représenté…tant pis! Après un court instant de recueillement, je fais le tour du bâtiment extérieur. C’est reposant et j’y prends beaucoup de plaisir surtout en voyant la grotte représentant celle de Lourdes, entretenue par une indienne. Ca me fait repenser à une très grande Cathédrale pas loin de Pondichéry en Inde. En récupérant mon sac, je demande à quelle heure sera la prochaine messe. Je n’y participerai pas car celle du soir est trop tard et celle du matin est trop tôt ; c’est une excuse, oui… vous croyez ?
Après cet épisode religieux, je pensais faire le tour du quartier colonial à pied mais ça s’avère plus compliqué que prévu. Mes plans ne sont pas au top! Je loupe l’Hôtel de Ville, le Bâtiment de Télécom…Je ne me tracasse pas plus que ça car je repasse ici à la fin du séjour et je pourrais donc fignoler… Enfin, c’est-ce que je crois sur le moment…
Pour le moment, je n’ai qu’une idée, c’est d’aller au Strand Hôtel près du lac. Le taximen me dépose devant un bâtiment emblématique, de l’époque colonial. Il fut abîmé en 1942 par les bombardements puis réquisitionné par les troupes nippones qui font leur écurie hors du bar. Quelle honte! En 1945, au retour des Anglais, le bar rouvre ses portes. Très vite, il devient un repaire de Backpackers. Après un accident mortel d’un chanteur local, le bar est interdit aux birmans sauf ceux endimancher d’une veste et d’une cravate ou inviter par un étranger. Je me retrouve donc en pleine ambiance coloniale. C’est très grand et élégant. Je rentre dans l’immense bar pour y boire je ne sais trop quoi devant cet étalage bien plus achalandé qu’aux Olivettes de Liège dont ma fille est patronne. Vu le prix, le choix est vite fait; c’est une bière à 3 €, le moins cher sur la carte. Tout à coup, un monsieur m’appelle de son fauteuil (oui, moi aussi je suis dans un fauteuil). Je suis surprise de cet appel mais en fait, il se rappelle m’avoir vu à l’aéroport et m’avoir aidé à me dépatouiller lors de l’achat de ma carte sim. C’est un australien parlant français qui accompagne une personne âgée. Au moment de payer l’addition, on me demande 5 €! Je n’ai pas fait attention que le prix sur la carte était sans compter les taxes. J’ai donné un peu moins prétextant que je n’avais rien de plus sur moi. Pas bien, mais pour une 25cl. franchement, c’est beaucoup. Tout se termine bien avec un grand sourire.
La bière digérée, je fais quelques pas pour arriver au bureau de Poste à tendance britannique également. Je voulais acheter des timbres mais je n’ai encore vu aucune carte postale donc je vais attendre.
Je traverse la vertigineuse et dangereuse rue, espérant survivre à ce passage. Je prends ce risque pour photographier la Poste et l’hôtel Strand de face. Du coup, je suis près de l’embarcadère du ferry pour aller à Daha; je vais y jeter un œil et je prévois ça pour la fin du séjour. Faisant demi-tour, je me faufile dans un petit marché local où tout le monde mange je ne sais pas trop quoi… Je scrute la saisissante rue que je dois retraverser mais après quelques pas, je suis agréablement surprise de voir qu’il y a une passerelle donc pas de soucis. Je me demandant comment j’ai pu la traverser à pied sans me faire accrocher! De retour vivante sur l’autre trottoir, je photographie quelques vieux bâtiments notamment le bureau de douane maritime et une ambassade indienne je pense. Puis je déambule dans les YGN walls (petites rues) dans l’espoir d’aller à la 19ème rue où j’ai lu que c’était l’endroit idéal pour aller boire une bonne bière. Il y a de l’ambiance dans cette rue; elle ne doit pas être la seule à mon avis. De retour sur les grands axes, c’est assez folklorique car c’est la préparation du Nouvel An Chinois. Je m’y amuse beaucoup. Ce soir, j’irai manger dans le restaurant indien indiqué dans le guide du routard. Je le trouve en faisant appel à mon fidèle ami Mapp Google. Je suis seule dans cet endroit tenu par des indiens sympathiques. Je m’offre un copieux thali (assortiment de plats de l’entrée au dessert, servis dans de petits récipients en métal disposés sur un plateau rond en métal également). Ce sera mon petit clin d’œil à l’Inde! Pays toujours omniprésent dans mon esprit…Oui, je crois que mon histoire d’amour avec l’Inde n’est pas finie! Au retour, je vous laisse deviner foot-massage ou pas?
24 JANVIER 2020 (jour 4) : Aujourd’hui, c’est la journée que je redoutais de faire sans guide et pourtant, c’est comme une grande aventurière que je me dirige droit vers la gare centrale pour faire la balade du train circulaire. Le prix est dérisoire 1 € l’aller/retour. Ce train lent est censé faire le tour de Yangon en passant par les villages de banlieue, faisant 39 arrêts. Au total, il fait 45 km en 3 heures mais actuellement, une partie est fermée en raison de travaux sur la ligne. C’est une façon intéressante et amusante de voir la vie des gens hors de la ville. Dans ce train, il y a de tout. Quand je dis de tout, le mot est faible. Beaucoup de paysans l’utilisent pour aller en ville ou au marcher. Ils montent dans ce train spécial avec des colis, des mannes, des animaux. A un moment donné, il y avait un colis de plus de 2,5 mètres dans le wagon. J’ose espérer que ce n’était pas un mort qu’on transportait! On y vend des légumes, du riz cuit, du thé chaud, des lunettes, des bics et encore bien plus. On y mange, boit; les gens parlent ou plutôt crient, rient, dorment. Une femme allaite son bébé. Une mamy fait une ratatouille à sa petite fille. C’est toute une vie à bord de ce train. Les portes sont ouvertes et certains se penchent pour s’aérer. J’ai pris place à côté de la porte pour être sûre de ne rien rater et avoir de l’air. Nous sommes 4 touristes au milieu des autochtones.
Après 1H30 de trajet, je me demande où je vais descendre parmi ces petits patelins sans importance. Ma destination finale sera là où j’aperçois un marché. Me voilà donc en pleine pampa au marché où je ne pourrais pas prendre de photos. Après avoir parcouru les lieux, je prends place sur une toute petite chaise, au milieu du jeu de quilles, pour manger des nouilles et boire un thé. J’ai voulu prendre un taxi pour rentrer mais les prix étant exorbitants, je reprends le train en sens inverse. Rebelote, tout le monde rit, dit bonjour, me dévisage gentiment, accepte que je les prennent en photo; quel monde différent. Malgré la chaleur et le vacarme, je réussi à m’endormir un moment. A la gare centrale, point de départ, je m’attarde un peu pour revivre un peu cette magie. C’est une expérience que je n’aurais voulu rater pour rien au monde. Je rentre à pied et fait un détour vers la Pagode SULE que je n’irai pas visiter. Je suis claquée et il fait toujours aussi chaud. Je passe chez Lucky récupérer mes lunettes. Elles ne vont pas. Je l’aurais bien juré ça... Les verres sont trop forts, lourds pas du tout amincis et trop forte dégression est intolérable. Je ne suis pas satisfaite et le fais bien comprendre à l’aimable opticien qui me dit que je ne me tracasse pas, il va les refaire avec une correction moins forte et il va « encore » amincir les verres. Je n’ose imaginer s’ils n’avaient pas déjà été amincis. Bon, ça va. Je les récupérerai à la fin du séjour. C’est l’heure d’aller savourer un plat gastronomique: crevettes géantes à la sauce au poivre vert. Un régal, j’en ai l’eau à la bouche rien qu’à y penser. Ce repas m’aura couté 6 euros avec les boissons. Je termine la journée par un foot-massage, hé oui encore j’adore ça… et encore une fois, pour le prix je ne vais pas m’en priver (3 € pour une heure). Une fois rentrée à l’hôtel, je m’attaque la valise qui s’est cassée à l’arrivée. Heureusement, j’avais pris une petite corde à linge qui va permettre qu’elle ne s’éventre demain à l’enregistrement.
25 JANVIER 2020 (jour 5) : Départ pour l’aéroport domestique, direction MANDALAY. Il y a un problème à l’aéroport car c’est mon nom d’épouse qui est inscrit sur le billet; je dois payer 25 dollars pour le changement mais j’étais au courant depuis que j’ai effectué la réservation. C’est à cause de la saisie automatique de mon ordinateur et je n’ai vérifié le nom qu‘après le paiement. Encore heureux que je le vois à la première réservation car dans mon élan, je faisais les quatre autres ainsi! Me voilà installée dans un avion à hélices, c’est bizarre… et j’avoue avoir eu très peur à l’atterrissage tellement l’engin bougeait. C’est la 2ème ville de Birmanie et capitale culturelle. Elle fut la dernière capitale du royaume Birman dans un périmètre de quelques dizaines de km²; les trois autres étant Ava, Amarapura, Sagaing. Je visiterai toutes ces villes avoisinantes.
A mon arrivée à l’aéroport, j’avais demandé à l’hôtel de m’envoyer un taxi. J’ai réservé l’hôtel Aurora, excellente adresse, propre, 18€ petit déj inclus. Sur facebook, je suis abonnée à un groupe nommé «les français en Birmanie» et j’ai la chance d’avoir un membre, Eric, qui m’a donné énormément de conseils durant tout mon séjour. C��est d’aillleurs lui qui m’a suggéré d’appeler un étudiant de Mandalay qui apprenait pour être guide francophone. J’ai pris contact avec celui-ci depuis la Belgique et avons convenu d’un rendez-vous. A mon arrivée à l’hôtel, le jeune Myat Min Ko Ko m’attendait déjà à la réception. Il patientera encore un peu, le temps des formalités et de déposer mes bagages à la chambre. Myat Min Ko Ko, qui sera donc mon guide francophone à Mandalay, commence par me donner quelques informations. Par exemple, on compterait environ 1000 Monastères et Pagodes alors qu’à l’époque du dernier Roi, il y en avait 1257. Il ajoute qu’on comptabiliserait encore 52652 Moines, 46854 Novices et 8559 Nonnes.
Vers 16H, nous enfourchons sa moto et go pour la première visite de Mandalai. Il y a du trafic mais il roule prudemment. J’en profite pour aller directement acheter de la toile scotch pour consolider ma valise ainsi c’est fait.
Nous contournons l’immense rempart pour arriver au monastère Shwenandaw, dit le monastère d’or. Jadis, il en était tout recouvert, ce qui n’est plus le cas. Sa structure est en teck, sculpté et ciselé à la perfection. Il a quatre niveaux de toiture séparés et est entouré d’une plateforme. On y retrouve des sculptures de danseurs, de fleurs ainsi que Nats (esprits qui vénèrent l’image du Bouddha). Il est soutenu par des piliers en teck mais on y trouve aussi des piliers en marbre. Il est issu du Palais Royal en bois d’Amarapura et fut déplacé en 1857 à Mandalay. Le roi Midon y mourut en 1878 et son fils allait souvent y méditer; persuadé que son père hantait les lieux, il le fit redémonter et retiré de la cité royale. Pendant les 5 années suivantes, il le fit reconstruire par les moines qui y résidèrent jusqu’aux environs de 1940. Pendant la guerre, il fut occupé par les japonais. Il brûla quasi totalement en mars 1945, sous les bombes britanniques. J’ai beaucoup aimé la visite de ce monastère qui n’est donc plus habité à l’heure actuelle. Comme je prends bien mon temps, l’heure tourne et le second monastère prévu, situé quasi en face, ferme à l’instant. Dommage, car je n’aurais pas l’occasion d’y revenir.
On remonte sur la moto et Myat Min Ko Ko me dit qu’on va voir le plus grand livre du monde. Je m’attendais à tout sauf à ce que j’allais découvrir… En effet, ce livre s’appelle la Pagode Kuthodaw. Le jeune homme me donne quelques explications. Accrochez-vous pour suivre, moi j’ai bien dû le faire! C’est un ensemble de Stupas, construit de 1860 à 1868 et restauré en 1892. L’enseignement du Bouddha est gravé sur 729 stèles en marbre d’1m50 de haut sur 13 cm d’épaisseur. Chaque stèle est protégée par une grotte (Kyauksa) sous un petit Stupa blanc. Au final de ces 729 stèles, ce sera tout le Tipitaka (ensemble de textes composés d’après les paroles du Bouddha, datant d’un siècle av JC) qui sera rassemblé. Au centre, se trouve un stupa doré de 57 mètres de haut. C’est un réel plaisir de se perdre dans cet univers blanc, magnifique et apaisant.
Nous terminons l’après-midi dans un restaurant typique que Myat Min Ko Ko me conseille, le Mingalabar. Le resto est plein à craquer et on est arrivé juste avant de devoir faire la file pour entrer. J’invite l’étudiant à rester avec moi pour cet agréable moment. On commande un plat mais on en reçoit dix petits, tous différents. C’était gustatif! A la fin du repas, nous voulions aller au-dessus de la colline voir le coucher du soleil mais il est tard, commence à faire noir. En moto, ça peut être dangereux. La première journée à Mandalay aura déjà été très riche culturellement.
26 JANVIER 2020 (jour 6) : J’ai rendez-vous avec Myat Min Ko Ko ce matin à 8H30; il est accompagné d’un chauffeur de taxi car aujourd’hui, c’est trop loin pour s’y rendre à moto. Oui, nous allons gambader dans les trois anciennes capitales dont je parlais hier. A chaque fois qu’ils changeaient de Rois, ils changeaient de capitales…
Après quelques kilomètres, nous faisons un arrêt au Temple Mahamuni, le plus prestigieux de toute la ville et très vénéré. Il date de 1784. Il fut incendié puis reconstruit au 20ème siècle par un architecte français. Il y a 252 colonnes dorées, sculptées et ornées de fresques. Dans une petite chambre, très beau et grand Bouddha de 4 mètres de haut, constitué de 6,5 tonnes d’or. A 4 H du matin, les fidèles lavent son visage avec une brosse en or et toute la journée, les hommes viennent y coller des feuilles d’or sur le corps; les femmes n’ont pas ce droit… Dans l’allée, en sortant, j’achète des tongs en bambou dont j’aurais, plus tard, la surprise de voir qu’elles ont déteint mes pieds en noir (goudron, sais pas). Ensuite, on se balade dans le quartier des sculpteurs de marbre. C’est très passionnant de voir le bloc à l’état brut puis sa transformation à chaque étape jusqu’à devenir un Bouddha ou une autre pièce décorative. On ne s’attarde pas car c’est très poussiéreux (du coup, là, c’est tout blanc).
Nous reprenons le chemin et traversons AMARAPURA, située à 10 km au sud de Mandalay, construite en 1783 (les astrologues disent entre 1824 et 1858). Nous profitons de la superbe vue au-delà du pont et au sommet de la colline. On y reviendra le soir car un rendez-vous important nous attend 3 km plus loin, en pleine campagne.
En effet, il faut être à 10 H précise au Monastère Mahagandhon, construit en 1785. C’est un des trois sanctuaires le plus sacré en Birmanie avec la Pagode Shwedagon de Yangon et le temple du rocher d’Or dans le sud. A 10H15, pas moins de 1000 moines défilent chaque jour pour faire l’aumône. Il fait noir de monde, beaucoup de touristes chinois. Mon guide me donne un masque pour la première fois. Des gardes font régner l’ordre car les chinois ne sont pas très disciplinés; des barrières de sécurité sont même installées sinon ils ne laisseraient pas passer les moines tranquillement. Après cet impressionnant défilé, on voit les moines dans leur réfectoire et les personnes ayant participé à la donation des repas peuvent entrer. Il y a des Moines de tout âge, du plus jeune qui peut avoir 8 ans au plus âgé. Leur vie est très rudimentaire: lever à 5H, petit déjeuner léger puis travail jusqu’à 10H15, moment de l’aumône, suivi de leur dernier repas à midi. C’était vraiment un moment à ne pas rater!
En quittant le monastère, je visite un atelier traditionnel de tissage sur soie.
Nous reprenons la route vers l’ancienne capitale de SAGAIN, construite en 1315 après la chute de Bagan en 1287. Des quatre capitales, c'est celle-ci qui dégage le plus de charme; on y ressent une grande importance religieuse. J’y croise d’ailleurs des Nonnes pour la première fois. La route longeant les bords de la rivière Irrawaddy est magnifique. Au sommet de la colline, la vue est époustouflante sur la rivière et les 1000 Pagodes.
On voit la Pagode Son Oo Punyashin. Je visite le Temple U Min Thone Caves où il fait très calme. Il y 30 grottes avec 45 Bouddhas qui y sont nichés. On entre par un côté et on sort par l’autre. C’est magnifique et reposant.
Nous irons manger au restaurant Sagaing Hill en bas de la colline car à AVA (INWA), prochaine étape, il n’y a ni resto ni bar et on va y rester un moment.
Après un bon repas, en route pour une toute belle expérience dans la toute première capitale qui est AVA et qui se situe à 26 km de Mandalay. C’est la cité des pierres précieuses, fondée par un chef local Shan en 1364 après la chute de l’empire de Bagan.
On abandonne le taxi pour traverser la rivière en bateau où des charrettes tirées par des chevaux attendent les visiteurs pour visiter le site qui est assez grand. C’est très agréable de se balader au milieu des rizières, des palmiers à sucre, des anciens Temples et croiser d’autres charrettes.
Il y a 200 à 250 Pagodes, Temples ou Monastères ainsi que l’ancien Palais Royal qui est à l’abandon et dont il ne reste que la tour de guet. En premier, on descend voir le Monastère Bagaya où il règne une ambiance mystique. Il est tout en bois de teck, sculpté et traité au pétrole. Il est toujours habité. Un Moine donne cours aux novices dans une belle salle de prière. En second, ce sera la Pagode Yadana puis le Monastère Mu Nu Ok Kyaug tout en briques rouges. Il va s’en dire que j’en ai vu beaucoup d’autres mais il est impossible de me rappeler les noms vu que je n’ai pas fait mon récit au jour le jour comme pour mes autres voyages (à cause de ma tablette).
A force de grimper et de descendre de mon attelage, j’ai fini par craquer mon pantalon; heureusement, j’ai un grand foulard pour mettre à ma taille. En terminant la boucle, blocage dans un bouchon de charrettes à chevaux…
Pour terminer la journée culturelle, il est temps de se rendre au Pont U Bein pour y admirer le coucher de soleil. On arrive à l’avance et déjà il fait noir de monde; beaucoup de chinois encore; hop, je remets le masque. Ha oui, aussi beaucoup de moustiques, et je n’ai pas mon répulsif. Je ne suis pas trop à l’aise entre les chinois et les moustiques! Ce pont construit en 1849 (certains diront 1782 quand Amarapura était capitale) est soutenu par 824 piliers en teck récupérés à Ava. Il mesure 1200 mètres ce qui en fait le plus long pont/passerelle en teck du monde. Il enjambe le lac Taungthaman à Amarapura.
Il est temps de dire au revoir à mon petit guide qui aura été parfait. Ce soir, j’ai décidé de manger à la terrasse de l’hôtel Aurora où je dors. J’y rencontre Fatima, une algérienne qui visite le pays en solo également. On organise la journée du lendemain ensemble. Je lui renseigne aussi l’étudiant pour les jours suivants. Il viendra rencontrer Fatima le soir même et me dire au-revoir encore une fois en m’offrant un petit cadeau: un beau dessin de pêcheurs fait à l’encre de chine acheté à AVA.
27 JANVIER 2020 (jour 7) : J’ai dormi 12 heures, c’est dire si la journée précédente avait été bien remplie. Je n’ai pas l’habitude de faire mes visites accompagnée d’autres voyageurs; je fais une exception qui me confirmera dans ma décision de voyager seule… Avec Fatima, nous avions rendez-vous à 10H30 à l’accueil. Elle n’est pas là et la réceptionniste me dit d’attendre; elle va arriver. Déjà, ça je n’aime pas… Après dix minutes, je n’ai pas envie de perdre plus de temps, je me prépare à sortir quand tout à coup, la Fatima fit son apparition. Elle était à la Banque. Allez go, tuc tuc vers l’embarcadère pour prendre le bateau qui va à MINGUN. Le gars ne comprend rien et nous changeons de tuc tuc. A l’embarcadère, on nous signale que le bateau public partait à 8H30; ben, oui, mais là, il est 11 H… Nous demandons pour avoir un bateau privé mais après une attente de vingt minutes, prenons la décision (que nous regretterons amèrement) d’y aller en tuc tuc. En fait, au lieu de faire moins d’une heure en bateau, nous mettons des heures pour faire un détour de 80 km en tuc tuc. Le chemin est en grande partie le même que j’ai pris le jour avant. On est très secouées dans ce véhicule, non pas de luxe; on a froid et on ne voit pas la fin du trajet. Arrivées tant bien que mal à Mingun, on constater que ce village est très joli. Il y a beaucoup de magasins et en premier, je vais acheter un Longyi pour mettre sur mes épaules le soir. Pfff, Je n’ose même pas imaginer ce retour…
Nous commençons par découvrir la Pagode Pahtodawgy, en forme cubique et inachevée. Les travaux commencèrent en 1790. Elle fut détruite par deux tremblements de terre, ce qui nous empêche d’ailleurs de continuer notre visite plus loin que la première volée d‘escaliers. On voit une immense lézarde à cause du séisme de 1838. Ceci dit en passant, la Birmanie a connu plusieurs séismes violents notamment en 1956 de magnitude 7 entraînant de nombreux dégâts. Rebelote en 2012. Pour en revenir à la Pagode, le roi voulait qu’elle soit la plus grande du monde. La fameuse cloche de Mingun lui était d’ailleurs destinée. Elle abrite 40.000 objets dans sa chambre à reliques dont une dent du Bouddha offerte par l’Empereur de Chine en 1789. Les esclaves y travaillèrent jusqu’à la mort du Roi en 1819. Maintenant, ça ressemble à un gros tas de briques. Pourquoi n’est pas finie? Ça reste une énigme… soit le roi était mégalomane et à bout de ressource, soit pour une autre raison comme semble le démontrer de récentes recherches.
On fait une pause en bas de la Pagode pour savourer deux jus de bambou; c’est trop bon! Ça fera office de notre repas de midi car on ne voyons rien à manger.
Nous apercevons la Pagode Hsinbyume dite la Pagode blanche. Elle est magnifique, d’un blanc immaculé, ressemblant à une grosse meringue, comportant sept terrasses et un beau point de vue au sommet. Elle fut construite en la mémoire de l’épouse du Roi en 1816.
L’attraction principale à Mingun, est sa cloche suspendue, en bronze, qui pèse 90 tonnes. Elle fut commandée par le roi en 1808 pour la Pagode inachevée. C’est la plus grosse cloche au monde avec celle de Moscou à la différence que celle-ci sonne tandis que l’autre non. Je n’ai pas raté l’occasion d’y taper quelques coups de bâton…
28 JANVIER 2020 (jour 8) : Aujourd’hui, départ pour BAGAN tellement tôt que je n’ai pas réussi à dormir la nuit. A l’aéroport, le chauffeur d’Anna (qui m’a un peu aidé à construire mon circuit) devrait être là. Je ne le vois pas. Je téléphone à Anna. En réalité, je me suis trompée d’une heure quand je lui ai fourni les détails du vol. Je prends un autre taxi pour me rendre à la Villa Bagan où je vais résider trois nuits. J’ai réservé avec booking.com. Je dois attendre ma chambre qui sera libre à 14H. Sur ce, le chauffeur contacté par Anna s’amène à la Villa. Je laisse mes bagages à la consigne et nous partons faire une première visite. Anna m’a dit que je pouvais lui faire confiance et comme je ne saurais quand même pas tout visiter dans cette ville, il me fera découvrir ce qu’il y a de mieux. Donc je me laisse guider! Il m’emmène dans un des 75 petits villages traditionnels où les routes sont en terre. Ces villages vivent principalement du tourisme, de l’artisanat tel la peinture sur toile ou sur faïence. Je me demande de quoi il vivait quand le pays était fermé aux touristes? C’est vrai qu’ils sont producteurs d’arachides, de sésames, de petits pois, d’haricots, d’oignons, de maïs, riz et sucre de palme. J’entame une balade paisible (en tout cas, au début) dans ce petit village où les maisons sont sur pilotis. D’ailleurs, je me faufile parmi celles-ci pour mieux découvrir la vie des habitants. J’adore ça… Je rigole un peu moins quand deux chiens viennent vers moi en aboyant! Ça va, j’ai pu passer entre les deux monstres qui ont été rappelés par les habitants. Voilà où la curiosité mène! A la sortie du bled, il y a un petit temple blanc tout mignon. Quelques vendeurs de toile accostent les rares touristes, je pense d’ailleurs être la seule. Je tombe en amour devant une toile représentant les montgolfières de Bagan au milieu des champs de Stupas. Je négocie mais je n’arrive pas à un prix raisonnable donc je ne l’achète pas. J’en trouverais sûrement plus loin.
Après cette première visite, le chauffeur me ramène à la Villa Bagan où je dois normalement y trouver la chambre prête. On me conduit dans le fond du bâtiment dans une chambre à l’étage, grande et froide. Je rouspète car il est bien indiqué sur mon voucher, chambre avec vue sur la piscine au rez-de-chaussée. Ils disent que ce n’est pas possible, que tout est complet. Je téléphone à Anna pour lui expliquer la situation (la pauvre, elle n’y est pour rien mais elle parle Birman)… On lui dit la même chose. Je ne suis pas contente, demande pour parler au manager et essaie de trouver le service clientèle sur Booking.
Ils m’ont vu faire et comme par hasard, cinq minutes plus tard, la manager arrive me demandant de la suivre vers une chambre face à la piscine au rez-de-chaussée de chaussée, pas du tout occupée… Cette chambre est magnifique! Je retrouve le sourire et déguste une bonne bière fraîche sur la petite terrasse avant de prendre mon repas du soir à l’hôtel.
29 JANVIER 2020 (jour 9) : Ce matin au petit déjeuner, je fais la connaissance d’un couple de français. On se donne rendez-vous pour passer la soirée ensemble. Le chauffeur m’attend pour une longue journée. En chemin, j’aperçois beaucoup de personnes qui font la visite du site à vélo ou moto. Moi, je ne pourrais pas car vu mon médiocre sens de l’orientation, je tournerais en rond des heures. Il y a 2217 pagodes, temples et stupas étalés sur ce site historique de 42 km². A savoir, qu’il y en avait 4000 avant les nombreux tremblements de terre. Le dernier séisme remonte à 2016 ravageant 200 pagodes et causa la mort de trois personnes. J’ai eu l’occasion de parler avec un habitant qui m’a décrit ce qu’il a vécu avec sa famille à ce moment.
Voici une dizaine de monuments visités aujourd’hui: la pagode Shwezigon, Kyan Sit Thar Umin, le temple de Htilominlo, Uppali Thein, le temple de l’Ananda, Shwegûgyi, Thatbyinnyu, Mingalazedi, la pagode Shwesandaw.
J’ai visité aussi le temple Nat Hlaug Kyaung qui est le seul temple hindou encore debout sur le site; il est dédié à Vishnu; les statues originales ont été dérobées par un industriel allemand au 19ème siècle
Le soir, le chauffeur me conduira à un endroit magique pour voir le coucher de soleil mais trop de nuages, juste une petite percée à un moment donné.
En rentrant, je retrouve le couple français pour aller au diner-spectacle de marionnettes à côté de l’hôtel. Le spectacle n’pas terrible mais il y a une très bonne ambiance. Nous avons commandé notre repas sans trop savoir ce qu’on allait recevoir, comme la plupart du temps. Lorsqu’on amène les plats, le monsieur français reçoit un plat avec un énorme couvercle. On se dit, waah… Au final, quand il soulève celui-ci, il y avait juste un petit bol de riz. On a bien rigolé!
30 JANVIER 2020 (jour 10) : Aujourd’hui, je vais découvrir une autre partie du site. J’avais une liste de monuments, dressée par Anna, ce qui n’était déjà pas mal mais le chauffeur a trouvé de bon augure d’en rajouter quelque uns… Au préalable, il s’arrête à la poste pour acheter des timbres et poster mes cartes. En avant pour la première tournée de monuments très vieux dont voici quelques noms: Dhammayangyi, Sulamani, Pyathegyi Pagoda, Gaudawpalin temple, Khay min gha, Alo daw pyi, Sei et Mahabodi pagoda. A propos de cette dernière pagode à l’architecture Hindoue inspirée du temple de Bodh-Gayâ en Inde, je m’y suis sentie très à l’aise. Elle est tout à fait différente des autres pagodes bouddhistes… Je prendrais plaisir en me baladant dans un temple hindou et à rester assise un long moment… A cet instant précis, je réalise que je n’ai pas fini mon histoire avec l’Inde! Je suis très étonnée de voir les peintures murales toujours belles, bien conservées, dans certains temples; je pense notamment au temple souterrain. C’est l’heure du repas et ce sera des scampis au menu. Je vois à côté du resto qu’il y a un salon de foot-massage. J’y vais et en sors bien relaxée. La détente est de courte durée car je suis attendue de pied ferme pour la suite de la visite.
En sortant d’un Temple, je revois des toiles peintes avec des montgolfières et des moines. J’en achète deux, cette fois à un prix attractif. Je continue à voir plusieurs bâtiment, à marcher pieds nus partout, à m’asseoir n’importe où… J’apprends plus tard qu’il y a beaucoup de serpents à Bagan…. Brrr, et dire que je n’y avais même pas pensé! Je dis stop. Assez des visites de Temples, Stupas, Pagodes. Je n’en peux plus. Il insiste pour en voir encore un ou deux mais je veux rentrer.
En soirée, je décide de partie seule à pied à la recherche d’un restaurant. Je marche dans le noir avec ma lampe de poche. Il y a beaucoup de chiens errants. Je commence à paniquer et après avoir marché une vingtaine de minutes, je rentre dans le premier restaurant où il n’y a pas une âme. Pas terrible le repas. Au retour, je m’arrête dans un salon pour faire un massage traditionnel complet du corps. J’avais oublié que ça faisait si mal… bon, je supporte mais je ne saurais peut-être plus bouger demain! Ce sera ma dernière nuit dans cette belle grande chambre à la villa Bagan. Je n’aurais pas profité de la piscine car vu la réaction des gens qui veulent s’y hasarder, je pense que l’eau est trop froide.
31 JANVIER 2020 (jour 11) : Nous avions convenus avec le driver de partir plus tôt à l’aéroport afin de s’arrêter en chemin voir le départ des montgolfières avec le lever du soleil. Il y en a des dizaines qui décollent et s’élèvent gracieusement dans le ciel. Je n’ai pas fait un tour de montgolfière car j’ai le vertige et le prix est extravagant à savoir 250 à 300 euros pour une heure maximum! Je conclurai mon étape à Bagan gardant en mémoire ses 2000 pagodes, temples, stupas aux couleurs changeantes, ses levers et couchers de soleil magiques tel dans un rêve et dignent de générer des souvenirs inoubliables! Sur la route de l’aéroport, il est temps de dire au revoir au chauffeur qui aura été très professionnel et sympathique.
A nouveau dans un avion à hélices, celui-ci m’emmène à HEHO à 30 km du LAC INLE, au cœur du plateau Shan, à 800 mètres d’altitude. Un taxi me conduit à l’hôtel Inle Strand à NYAUNG SHWE à 3 km du lac. La chambre est jolie avec des vitres partout, vue sur la rivière et une terrasse, bien insonorisée donc le bruit des pirogues ne dérangent pas. Il est bien situé, propre, personnel sympa. Le prix est de 25 euros la nuit petit déjeuner inclus.
S’il y a bien un endroit qui m’a donné du mal à choisir un hôtel, c’est ici. Au départ, selon l’avis d’Anna, j’avais réservé au Thanaka hôtel car le patron parle français. Vu le prix excessif et, comme de toute façon ailleurs on ne me parle quand même pas en français, j’ai opté pour un hôtel moins cher; Une soirée, je suis quand même allée au Thanaka, histoire de faire un brin de causette en mangeant. A ma grande stupéfaction, personne ne parlait français dans cet hôtel; le patron n’était pas là. Donc, j’ai bien fait de ne pas dormir là!
Je consacre cet après-midi à contacter le piroguier afin d’organiser la journée du lendemain, à ranger mes habits, à écrire un peu et à faire un massage. Le soir, je vais manger au restaurant Ancestor, conseillé par Eric. La patronne birmane parle français. Elle est très sympathique, prend place à mes côtés, me conseille les endroits à visiter le lendemain et mieux encore, elle les note en birman ainsi le piroguier n’aura qu’à suivre ce programme. Je dois avouer que j’ai eu beaucoup de chance de correspondre avec Eric, d’abord sur le site des français en Birmanie et ensuite en message privé. C’est un passionné de ce pays et il m’aura donné beaucoup de bonnes adresses et mis en contact avec de bonnes personnes. Je l’en remercie vivement.
1er FEVIER 2020 (jour 12) : Déjeuner à 7 h du matin. A 8H, le piroguier que j’appellerai Pan (sans certitude) vient me chercher à l’embarcadère devant l’hôtel. Je suis bien installée au milieu de la pirogue sur une chaise en bois. Je suis couverte jusqu’aux dents car il fait froid le matin sur le lac. Après une bonne demi-heure à traverser le canal, nous arrivons au lac Inlé. C’est un lac d’eau douce entouré de collines, qui fait 22 km de long et 10 km de large. Ses rives et son arrière-pays abritent de nombreux groupes ethniques. Nous nous dirigeons droit vers le marché des cinq jours. C’est un marché qui va dans cinq endroits différents durant la semaine. Les ethnies Pa-O, Danu et Intha y viennent pour vendre leurs produits respectifs. Ce jour, il se déroule dans une grande Pagode. Je m’y promène. Je m’y sens bien. J’achète des bracelets en pierre de jade et en œil du tigre. Des dames font de la pâte dans de la friterie; j’ai envie de goûter mais je m’abstiens! Le soleil est là et je commence à enlever les couches les unes après les autres. Je vais dans un coin de la Pagode enlever le 2ème pantalon que j’avais enfilé.
Je reprends place dans la pirogue et voyage au gré du vent, découvrant le mode de vie des habitants. A partir d’ici, le lac se rétrécit et laisse place aux maisons sur pilotis. Chaque ménage a sa propre pirogue. Les enfants l’utilisent pour aller à l’école. Les parents vont faire les courses et travailler en pirogue. Toute la vie ici se passe sur l’eau. Ce qui fait la particularité du lac relève aussi de l’art des pêcheurs, les Inthas. Ils ont une technique particulière. Ils se déplacent souvent avec de petites pirogues avec ou sans moteur. Ils sont debout à l’avant, utilisent une seule rame qu’ils utilisent à l’aide de leurs jambes gardant ainsi leurs mains libres pour pêcher. C’est un spectacle unique!
Nous partons en direction du pittoresque village de INDEIN (ou Inthein) qui se situe sur la rive sud ouest du lac, à plus de 500 m d’altitude. On y accède par de petits barrages faits main pour monter en bateau. C’est assez spécial! A Indein, il règne une ambiance pacifique. Ce village est célèbre pour 1054 Stupa construites au 17 et 18ème siècles; ce qui explique que la plupart sont en ruine. Par contre, certaines sont toujours fièrement debout ou en cours de restauration. Le site domine le village et c’est en moto que je vais découvrir ce lieu faisant penser à un autre monde. En redescendant, des enfants attendent le peu de touristes dont je fais partie pour vendre des foulards. Bizarre comme ils savent dire « maman malade »… C’est, je pense, le seul endroit en Birmanie où je me suis sentie « touriste ». J’ai quand même craqué pour un énorme foulard magnifique. Il n’est pas rare de voir des enfants travailler, même à de lourdes tâches.
Je reprends place dans la pirogue pour retourne un peu en arrière afin d’aller diner puis petit tour du patelin avant de rejoindre Pan qui m’attend pour me conduire à Nampan visiter une usine de cigares (les cherrots, rouleaux de tabac). Ce sont des femmes qui travaillent là; elles font 500 cherrots par jour voir même 800 pour une femme d’expérience. Je n’en prendrai pas tout de suite car je les trouve cher et je ne sais pas si mon fils va aimer. Retour à la pirogue. Et en avant, je monte, je descends. Arrêt dans une petite industrie où l’on travaille la soie et le lotus. C’est magnifique les habits en lotus; le prix est exorbitant mais que je peux comprendre! Inutile de dire que je ne suis pas acheteuse… Sur le chemin de retour, il y a des marchés flottants; j’en avais déjà vu dans d’autres pays d’Asie du sud-est (Vietnam, Thaïlande, Laos, Cambodge). On terminera la journée par le monastère Kyaung Nga Hpe, dit le monastère des chats sauteurs. Avant, les moines faisaient faire des acrobaties aux chats. Maintenant, il n’y a plus guère de chats, j’en ai vu un roux… Je remercie Pan pour cette belle journée. Le rendez-vous est pris pour le lendemain en guise d’autres aventures. A 300 mètres de l’hôtel, je repère un «happy hour». Je ne résiste pas à un double cocktail à base de rhum. Il reste un peu de temps avant la fin du happy hour. Go pour deux nouvelles boissons. Le patron a beaucoup de peine à comprendre mon désir de manger une cuisse de poulet. J’ai reçu un plat qui n’y ressemblait pas. Toujours est-il que c’était bon. Mieux vaut ne pas chercher à comprendre…
2 FEVIER 2020 (jour 13) : J’ai donné rendez-vous à Pan pour aller naviguer sur le lac SAKKAR à trois heures de Nyaug Shwe où je réside. J’ai beaucoup hésité en préparant mon voyage pour voir si oui ou non, je ferai cette excursion car d’après certains commentaires sur le forum, ça paraissait pénible. Aussi, la restauratrice birmane m’avait dit qu’une semaine auparavant, elle avait dû faire demi-tour à cause qu’il n’y avait pas assez d’eau pour passer d’un lac à l’autre (sécheresse). Toujours aussi téméraire, je ne recule pas devant si peu et au final, je ne regrette pas du tout cette escapade un peu singulière!
Nous sommes obligés de refaire une bonne partie du Lac Inle avant de dévier vers le lac Sakkar. Au fur et à mesure, le lac se rétrécit pour finalement se transformer en petits canaux. Ici, c’est nettement moins touristique. C’est avec de la joie dans les yeux que je découvre la vie au bord de l’eau. Au bord des rives, les dames font leur vaisselle, lavent leurs cheveux, les enfants se baignent, les pères vont faire les courses ou travailler en pirogue. Toute leur vie tourne autour de l’eau. Tout cela est magnifique. Le canal rétrécit de plus en plus, il n’y a plus de maisons sur pilotis, il n’y a même plus d’eau pour passer. Nous voilà, embourbés dans les marécages entre les deux lacs; les hélices s‘emmêlent; il doit avoir 40 cm d’eau; nous sommes à l’arrêt complet. A nos côtés, une pirogue est également embourbée; les deux passagers français ne le prennent pas bien du tout. C’est tout en râlant qu’ils doivent enjamber dans ma piètre demeure pendant que les piroguiers tentent de débroussailler le terrain, que dis-je, le passage d’un lac à l’autre… J’ai quand même cru qu’on n’arriverait plus à avancer ni à reculer mais je suis restée cool sur mon siège en plastique au beau milieu de mon mini navire, espérant ne pas devoir aller pousser avec eux! Les deux piroguiers retroussent leur longyi, poussent, secouent et finalement arrivent à débloquer les engins. Péniblement, nous sortons de ce couloir en pensant qu’il faudra y repasser au retour… Enfin, le lac Sakkar est en vue. Il y a de l’eau, plus de soucis… On est arrivé dans l’état Shan. La profondeur de ce lac est variable. Il peut y avoir 2,10 m de profondeur en saison normale. Pendant la saison sèche, il peut n’y avoir que 50 cm. A la saison des pluies, il peut dépasser 4 mètres d’où les maisons sur pilotis. On s’arrête au Monastère de Tharkong. C’est un ensemble de stupas un peu comme à Indein. En face, se dessine un petit village où je vais manger et y faire tour; j’y achète le savon local. En rentrant, je demande à Pan de repasser dans une usine de cigares car j’ai pu contacter mon fils qui est d’accord de tester ces cheroots. Il y a tous les goûts. Ils veulent que je teste mais je ne fume plus depuis peu donc pas d’imprudence. Plus tard, j’apprendrai que ces cigares ne sont pas terribles et que mon chérubin les a refilés à un copain ! Après Pan veut m’emmener voir un atelier de poterie; je refuse car j’en ai vu des dizaines dans plusieurs pays. Je suis de retour à Ngaug Shwe vers 17 heures et je remercie encore Pan d’avoir été un excellent guide piroguier. Le soir, je retourne dans ce petit resto qui sert de délicieux cocktails. Par contre, j’ai oublié ce que j’ai mangé… Le breuvage était peut-être un peu trop corsé! En rentrant, je passe au salon de massage où je m’endors pendant la séance.
3 FEVIER 2020 (jour 14) : Aujourd’hui, j’ai réservé un taxi via l’hôtel pour me rendre à PINDAYA, un village à 1180 mètres d’altitude. Le chauffeur n’est pas très sympathique et ne comprends pas qu’il doit m’arrêter pour faire des photos quand les paysages ou les situations s’y prêtent. Il a comme idée d’aller du point A au point B, ce qui m’irrite. Il téléphone à son grand-père qui parle un peu français. Je lui explique mes desideratas mais il est aussi borné que son petit-fils et rien ne change. C’est dommage car on voit des scènes de vie, des femmes réparant les rues ou portant des seaux de pierres, des chars dans les petits chemins agricoles, etc… Dans son parcours bien déterminé, il me conduit directement vers un marché local que j’apprécie d’ailleurs. Heureusement qu’on ne parlait pas encore de distanciation car on y était serré comme des sardines. La deuxième visite sera une usine d’ombrelles faites avec du papier de murier. Je me suis amusée dans cet atelier tellement c’était joli. J’ai d’ailleurs acheté une mini-ombrelle pour mettre dans ma chambre ainsi que des livres et un foulard. Le marchandage fut laborieux; dans ce pays, ce n’est pas trop leur truc!
Enfin, nous voilà arrivé à la fameuse Pagode Shwe Oo Min de Pindaya. La grotte aux 8000 Bouddhas est une des plus belles de l’Asie du sud-est. Cette caverne en calcaire est spectaculaire. C’est tout un réseau de grottes naturelles où les vietnamiens venaient se cacher pendant la guerre. Le visiteur est accueilli par une énorme araignée qui trône devant l’entrée. Selon une légende, une araignée géante aurait capturé une princesse dans cette grotte et un prince passant par là l’aurait tuée et ainsi sauvé la princesse. On accède à la première grotte en ascenseur. Il y a des Bouddhas de toutes les sortes. Je me sens très bien dans ce lieu. Le seul bémol, c’est que je suis arrivée en même temps qu’un groupe de français un peu bruyants. Mais comme je traîne pendant ma visite et eux pas du tout, j’ai pu retrouver le calme. Je savais qu’il y avait une petite grotte de méditation, j’ai cherché encore et encore pour enfin apercevoir un trou menant à celle-ci. C’est en rampant que je suis allée méditer un court instant. En y repensant, il y aurait pu avoir des serpents ou des araignées dans ce trou… brrr! Je termine cette visite et rejoins le taximan pour entamer le chemin du retour. Je lui rappelle qu’on doit passer voir l’impressionnant pont de chemin de fer. Ouf, il a compris. Je profite pour aller me balader au milieu de celui-ci avec un vide à gauche et à droite; franchement, moi qui ai le vertige, ce n’est pas très malin… un gars m’a prise en photo et ce sera un bon souvenir!
La journée se termine tranquillement en bouclant ma valise car demain matin, départ en avion vers Yangon pour vivre d’autres aventures.
4 FEVIER 2020 (jour 15) : A 11 H du matin, arrivée à Yangon où SOE, un chauffeur de chez Elégant Smile, m’attend pour faire un circuit de cinq jours dans la partie sud de la Birmanie. Bon début, il ne me dit pas bonjour. Il a les traits forts bridés, ce qui ne rend pas son visage sympathique. Je m’apercevrais vite que mes sentiments sont réciproques. Je sens qu’on va s’éclater tous les deux pendant ce périple. J’avoue que le jour précédent, je l’ai un peu agressé par message car il ne répondait à rien de ce que je lui demandais, pourtant traduit en anglais. J’ai dû faire intervenir son patron qui a certainement déjà dû le réprimander.
Avant de partir, je lui demande pour aller changer un peu d’argent tant que je suis toujours à l’aéroport. Il me contredit et m’envoie ailleurs; je le suis mais je ne suis pas satisfaite du taux de change donc je reviens à l’endroit initial. Il ne sait pas encore que je suis très têtue. Mais là, je me fais ridiculiser car ce n’est pas un bureau de change mais un endroit où on vend uniquement des cartes sim et des excursions. Tant pis, je suis vexée, il sera payé en dollars.
Départ pour cinq heures de route; je m’endors une partie du voyage, je ne perds pas grand-chose car, au début, le paysage n’est pas terrible. Il me réveille en hurlant à son portable. Je lui dis, avec la froideur que je peux avoir dans ces cas là, qu’il pourra téléphoner quand il aura fini son service! C’est étrange comme à certains moments, l’anglais me sort bien de la bouche. Habituellement, je suis plus calme mais il m’énerve déjà après quelques heures. Bref, il s’excuse et l’on continue cette longue route. Mais ne voilà t’il pas qu’il commence à éternuer, sans même mettre sa main devant la bouche. J’ai vaguement entendu qu’il se passait quelque chose avec un virus en Chine, donc lui demande de porter un masque afin de ne pas propager ses microbes dans la voiture. Il accepte. Pour le repas de midi, il m’arrête dans un self-service. Je dois demander à la serveuse ce qu’il me faut. Je pense qu’elle me mettre un peu de tout ce que je demande donc opte pour tel et tel plat… En fait, je n’ai rien compris à leur système et je me retrouve avec trois plats consistants… et un jus d’ananas. Je repars l’estomac bien trop plein, ce qui fait que je me rendors.
Tout à coup, il s’arrête devant une énorme colline et m’envoie visiter le site. Au réveil, sous un soleil de plomb, sans casquette ni crème solaire, je refuse et lui propose de revenir le lendemain. Il me fait comprendre que nous sommes à 35 km de Hpa An et que demain, ce ne sera pas notre chemin. Je tire la tête, vais dans le coffre sortir mon attirail pour le soleil et de l’eau. Je suis de mauvaise humeur pour faire cette visite surtout en voyant tous ces escaliers à grimper. Bizarre, car c’est une cave au départ donc on devrait descendre…Mais non, on monte à croire que c’est fait rien que pour m’embêter.
C’est la grotte Bayin-Ngi que je découvre après l’escalade impressionnante de la volée d’escaliers. Je me ravive en arrivant car cette cave est sublime et remplie de Bouddhas. Je commence à me sentir beaucoup mieux du coup et très contente d’être là. Après avoir fait le tour des Bouddhas, j’aperçois une cavité qui s’enfonce dans le noir. Les trois autres personnes présentes dans la grotte n’y vont pas mais moi, j’y pousse le bout du nez. Je suis seule au monde pour affronter mon pèlerinage. Il y fait de plus en plus noir, j’allume la torche de mon portable pour explorer les lieux. Le sol est de plus en plus glissant. J’avance doucement quand tout à coup, à la suite d’une fausse manœuvre, la torche de mon GSM s’éteint. Sur la tête de tous les Dieux et de tous les Bouddhas, je n’ai jamais rien vu d’aussi noir. Le silence est solennel. Je panique un moment car j’ai peur que la batterie ne soit plate. Je ne parcours pas un sentier bien déterminé mais un espace vaste et sans lumière, je ne peux pas retrouver mon chemin sans lumière. Par chance, je réussi à rallumer le portable et sa torche et c’est avec un grand soulagement que j’aperçois une petite lueur au loin. Je suis vraiment inconsciente quand je suis en voyage; j’aurais pu glisser, tomber, personne ne m’aurait retrouvé car là, pas de réseau pour appeler. Dans mon propre pays, je ne prendrai pas le dixième de risques! Enfin sortie des ténèbres, je suis accueillie par quelques singes qui n’ont pas l’air méchants mais qui volent quand même le sachet de fruits d’une petite fille. Je redescends par un autre chemin qui donne sur la piscine des moines. Départ pour les derniers kilomètres avant d’arriver à l’hôtel Galaxy à HPA AN. Je redoutais un peu cet hôtel car ici, ce n’est pas très touristique. La clim souffle de l’air chaud plutôt que froid. Je fais un triage dans ma valise pour laisser dans le coffre ce que je n’aurais pas besoin pendant cinq jours. Je n’ai pas faim donc je ne ressors pas. Je me douche puis vais dormir à 22H30.
5 FEVIER 2020 (jour 16) : Après une bonne nuit de repos et un excellent petit-déjeuner, je retrouve avec joie (hum…) Soe. Je demande à faire en premier la visite de la grotte Saddan; d’après les avis elle est intéressante et je préfère laisser pour la fin les moins bien au cas où je serais trop fatiguée. On est sensé traverser en longueur cette grotte et revenir avec une petite barque qui en fera le tour. C’est donc avec entrain et à la lueur de ma lampe de poche que je déambule dans celle-ci parmi les nombreux Bouddhas. Certaines salles sont aussi hautes qu’une cathédrale. Il y a beaucoup de chauves-souris accrochées au plafond. Après une demi-heure, j’aperçois la sortie et effectivement les petits bateaux sont là. Contre une modique somme, j’embarque prête à explorer par voie navigable le contour de cette énorme grotte. Quelle ne fut pas ma surprise quand 100 mètres plus loin, la dame me fait comprendre que c’est fini, je dois descendre et continuer à pied. Hé oui, ça me poursuit, plus d’eau… Ca valait bien la peine! Toujours est-il que le parcours à pied est superbe. Je suis seule au milieu des rizières. Il fait calme, le soleil brille. Je marche sereinement sur la terre sèche et craquelée, en imaginant qu’en temps normal, les barques y passent. Je fais connaissance avec un petit animal qui ressemble à un varan mais avec une peau de serpent; je le photographie en m’approchant de plus en plus près. Le chauffeur me dira, par la suite, qu’il mord…vrai ou pas?
Après cette jolie balade, nous nous rendons à la Kaw-Ka-Thaung Cave. La particularité de ce lieu est qu’à l’entrée, il y a toute une très longue file de statues de moines tenant un bol pour faire l’aumône. C’est très joli et atypique.
Un peu plus loin, en passant devant la grotte Badamya, on longue un plan d’eau pour arriver à une piscine naturelle entourées de gargotes sur pilotis, surplombant les rizières. Soe me dit que ce n’est pas bien et de ne pas y aller. Je ne l’écoute pas et vais m’installer en savourant une bonne bière fraîche tout en regardant les jeunes du coin se baigner.
En continuant le chemin, nous arrivons à Kyaik-Ka-Lat qui est un somptueux piton rocheux au milieu d’un lac artificiel, entouré de rizières et de marais. Ce piton est plus étroit à sa base qu’au sommet, avec un petit monastère au pied et des stupas dont un au sommet. Je fais une petite balade, longeant le monastère et admirant la beauté du site. Il y a de nombreuses voitures de police; à mon avis, un personnage important doit être dans le coin.
Départ vers la Kaw-Gone Cave qui se trouve au pied d’une colline. C’est tout simplement une pure merveille, indescriptible. Ce sont des cadres naturels taillés dans la roche, représentant des milliers de petits bouddhas. On est entouré par un enchevêtrement de scènes, de tablettes et de statues. En sortant de la grotte, on grimpe environ 200 marches pour arriver à un magnifique point de vue.
Départ vers la Ya-Thay-Pyan Cave dont je n’ai plus de souvenirs.
A 18 H, nous devons nous trouver devant la Bat Cave. C’est à cette heure précise que des milliers de chauve-souris vont sortir de la grotte. Des hommes et des femmes font beaucoup de bruit, en tapant sur des objets, afin qu’elles prennent toutes leur envol. On assiste alors à un spectacle étrange en voyant ce nuage noir interminable. En fait, elles vont parcourir 50 km pour aller chasser les insectes avant de revenir dans la nuit. J’ai déjà vu une telle chose au Laos.
Il est temps maintenant de rentrer car la journée fut bien chargée. Je demande au chauffeur de me conduire au restaurant chez Lucky (qu’on m’avait renseigné) mais arrivé devant, il n’y a pas une âme et je préfère aller voir ailleurs. SOE toujours aussi sympathique me reconduit à l’hôtel plutôt que de chercher avec moi un petit restaurant sympa. C’est donc seule que je découvrirai, dans une petite rue, le Wadee Resto que je recommande vivement. Je terminerai la soirée au marché de nuit.
6 FEVIER 2020 (jour 17) : Je quitte Hpa An, où certes je n’ai pas tout visité manque de temps. A 11 km de Hpa An, j’insiste pour aller voir le jardin Lumpini que SOE n’a pas voulu me faire visiter auparavant, invoquant qu’il n’y a rien à voir. Mais ce n’est pas l’impression que j’ai eue en lisant ma documentation; donc, on y va! Ce jardin dévoré par la végétation se situe au pied du mont Zwekabin qui est la plus haute montagne de calcaire entourant Hpa An. Le paysage est fabuleux et vertigineux.
En entrant au Lumpini Garden, on se trouve devant plus de 1100 Bouddhas assis, aux robes dorées, situés en rangées à perdre de vue. Je me promène un peu à pied puis fait un aller/retour en voiture en filmant et en chantant par la fenêtre. C’est certain maintenant, SOE me prend bien pour une originale. Au fond du jardin, il y a un téléphérique; je me prends au jeu d’aller y faire un petit tour. SOE me dit encore que ça ne vaut pas la peine. C’est vrai que c’est riquiqui mais je m’y amuse accompagnée d’une charmante dame birmane. Nous contemplons le paysage qui nous en met plein la vue au point que nous oublions de descendre à l’arrêt; nous avons dû sauter un peu plus haut. Folklorique mais rigolo… je suis contente d’avoir fait cette étape!
Maintenant, c’est le vrai départ pour MOULMEIN. Enfin, non pas tout à fait, car en chemin, il y a un monastère qui est surtout visité par les personnes qui font le chemin en bateau. L’U.N.A AUK Monastery est un complexe datant du 19 ème siècle, se composant d’un monastère, de deux pagodes et d’un temple. Je me balade paisiblement car il règne ici une atmosphère très sereine. C’est un des joyaux du sud du pays. Après un moment, je vois une autre sortie donnant sur un petit village très animé, par contre. C’est à l’école que ça se passe. Je m’y précipite et me faufile parmi les parents qui admirent le spectacle de leurs rejetons. Après cet agréable moment, je repars dans le calme terminer la visite du monastère. J’y rencontre une famille avec trois petits enfants; nous prenons plein de photos dans une ambiance sympa. Ce n’est pas tout, je dois rejoindre SOE qui m’attend de pied ferme.
Nous ferons un arrêt à la pagode Kyaikthalan Paya qui est située bien haut; on voit d’ailleurs le Stupa de loin. Heureusement, c’est en ascenseur qu’on y arrive puis on traverse une longue passerelle qui nous donne une vue vertigineuse sur la ville. On aperçoit même la prison. L’endroit est vraiment spectaculaire. Je n’ai pas de mots pour le décrire tellement c’est beau et il faut vraiment voir les photos pour s’en rendre compte. Encore un délicieux moment. C’est étrange d’ailleurs car après tous ces complexes de monastères, pagodes, stupas, je pourrais en avoir marre mais c’est tellement beau que je suis surprise à chaque lieu que je découvre.
Nous arrivons à MOULMEIN. Cette ville se situe à 60 km de Hpa An; elle est frontalière avec la Thaïlande. Ancienne capitale, c’est la 3ème grande ville du pays et c’est l’état Môn. SOE me débarque à l’hôtel et se barre vite fait. Je découvre ma chambre, range mes affaires. Je vois qu’il n’y a pas de restaurants dans les alentours donc je commande un repas sans importance à l’hôtel qui me sera servi dans la chambre.
7 FEVIER 2020 (jour 18) : La journée s’annonce bien car aujourd’hui, je vais visiter le plus grand centre de méditation de Birmanie. C’est à 10 km que se trouve le Pa Auk Monastery. Il s’étend dans la forêt sur 400 hectares. On y reçoit des moines, des novices ou tout simplement des visiteurs désireux de vivre l’aventure soit pour quelques jours, quelques semaines, quelques mois voire plusieurs années. Le règlement est sévère. Ici, on ne rigole pas. Celui qui fait la démarche de rentrer dans ce centre, ne serait-ce que pour 4-5 jours, doit laisser son passeport à l’accueil, étant ainsi obligé de respecter le contrat! Les moines ou les adeptes méditent quatre fois par jour dans deux grandes salles du monastère se trouvant assez loin dans la forêt. Ils sont installés, sous une moustiquaire pour ne pas être dérangés, avec un coussin et une bouteille d’eau. A mon arrivée, ce n’est pas l’heure de la méditation ce qui me permet de rester un moment seule dans la salle pour méditer à ma guise parmi ces moustiquaires. Le lieu est serein, j’y ressens des ondes positives. Je m’y sens bien. J’entame le chemin de retour en descendant la forêt, croisant de nombreuses petites maisonnettes en bois. Ce sont les habitations des moines. Il y a aussi des dortoirs communs pour les novices et visiteurs. En arrivant aux cuisines, je suis surprise de voir les moines en file indienne, attendant leur déjeuner, tenant leur grand plat à la main. Ils sont derrière des barreaux, ça fait un peu prison… J’arrive péniblement à entrer dans la cuisine pour voir le ballet des cuisiniers manipulant leurs louches. Il y a aussi des volontaires pour aider à servir les repas. Après avoir fait ma curieuse, je m’en vais sur la pointe des pieds car je n’ai pas l’intention de manger ici! Je me répète, mais ce fut un moment privilégié…
Je rejoins le chauffeur pour aller visiter l’Ile de Bilu Gyun (Ile des Ogres). Je suis impatiente de voir où il m’emmène car le jour avant, avec son traducteur, il m’a fait lire qu’on allait visiter une longue cheminée noire et voir un mur… J’avoue que sur le coup, je n’étais pas ravie… Il roule trop vite, je n’apprécie pas et j’envoie un sms à son patron.
Tout à coup, je vois un groupe de quelques personnes faisant la fête, habillées de manière tribale, suivant un char fleuri. SOE qui a l’air d’ignorer ce spectacle prie tous les Bouddhas du monde pour que je ne lui demande pas de m’arrêter. Prière non exaucée car je saute presque hors de la voiture pour suivre le mouvement folklorique qui se dirige vers un petit bled. Je ne saurais jamais à quoi était due cette fête; j’espère juste que ce n’était pas un enterrement. On ne sait jamais, je ne connais pas leurs coutumes à ce niveau! En revenant à la voiture, je m’arrête devant l’école; les enfants en blousse blanche et pantalon ou jupe bleu me font des signes et des sourires qui me font craquer. Allez go, vite à la voiture; je ne voudrais pas que SOE fasse une crise de nerf.
L’Ile de Bilu est un lieu authentique; elle est très verdoyante et compte 78 villages. Le visiteur n‘a pas le droit de dormir sur cette île. On arrive dans un village, à Midon je pense, où une grande statue représentant une pipe trône au milieu du rond point. Un peu plus loin, une petite industrie familiale m’invite à voir leur travail. Ils fabriquent des pipes et autres objets en bois de Padouk (à ne pas confondre avec le bois de rose). Je comprends à cet instant que la grande cheminée noire, c’était une pipe… Je n’en achète pas mais me laisse tenter par d’autres petits objets en bois tels bics, boitiers à bic, etc… Un peu plus loin, une autre petite industrie fabrique des ardoises pour les écoles ou autres usages. Là, je comprends que c’est ça le mur… ha, ces traducteurs, on ne peut pas toujours s’y fier. On termine par la visite d’un magasin d’artisanat où l’on fabrique des chapeaux en paille et de jolis sacs en bambou ou en fibre de coco. Je succombe au charme d’un petit sac tout mignon avant de quitter cette île magique.
Avant de continuer la visite, je m’arrête pour me restaurer au bord de la rivière. C’est magique; je déguste des calamars avec une bonne pinte, je ne dis que ça!
C’est vers Gaungse Kyun (Ile du Shampooing) que nous nous dirigeons. Je dois y aller en barque mais il faut attendre quatre autres personnes avant de quitter l’embarcadère; ils ne tardent pas à arriver. Au 14ème siècle, on procédait à une cérémonie annuelle qui consistait à laver la chevelure royale avec de l’eau de source d’où son nom « Ile du Shampooing ». L’ile est minuscule, elle doit faire 200 mètres de long. Il y a 70 Stupas et des Temples dont un népalais et un hindou. Je me suis mise à la recherche du temple hindou pour y trouver Ganèche. Il règne ici une telle sérénité (hé oui encore) qui donne envie d’y rester. Quoique tout à coup, plusieurs chiens accourent vers moi en aboyant et là, c’était nettement moins serein. Les maîtres heureusement présents les ont rappelés sans quoi, j’aurais servi de diner à ces clébards. On est obligé de se balader pieds nus, en espérant ne pas marcher sur un serpent ou autre indésirable. Toujours est-il que beaucoup de clous trainaient au sol et j’ai remis mes sandales. L’heure du retour a sonné et comme prévu, j’attends à l’embarcadère mais là, plus personne. Je suis seule. J’attends patiemment sur un banc que quelqu’un arrive pour me rapatrier sur le continent. C’était très agréable et insolite.
De retour sur la terre ferme, j’attends le coucher du soleil devant une bonne bière fraîche avant d’aller manger dans un charmant petit restaurant. En rentrant à l’hôtel, je m’arrête faire un massage de crâne. Ce sera ma dernière soirée du petit circuit.
8 FEVIER 2020 (jour 19) : Aujourd’hui, ce sera une journée voiture puisque nous rentrons à Yangon. Je retourne dans l’hôtel du premier jour. Je vais chez Lucky chercher mes lunettes mais elles ne vont toujours pas et je refuse de les acheter; je perds mon acompte de 20 dollars. Je suis fatiguée du trajet; après le souper, je m’offre un dernier foot massage puis dodo.
9 FEVIER 2020 (jour 20) : J’avais prévu de faire encore quelques visites à Yangon tel que prendre le ferry pour aller à Daha mais là, je commence à fatiguer et je préfère flâner. J’achète une nouvelle valise abandonnant lâchement celle qui m’a accompagné durant tout ce circuit. Je suis contente car c’est le petit réceptionniste très sympathique qui l’a récupérée pour lui. Je retourne au secrétariat car cet endroit m’avait beaucoup plu; j’achète encore un bracelet en œil du tigre.
Ce soir, mon voyage chez les Birmans se termine. Je prends l’avion en soirée vers Bangkok puis après une escale de deux heures, départ pour Bruxelles.
Je clôture ici mon récit. Vous aurez compris que ce voyage fut magnifique, riche culturellement et émotionnellement. Ce pays fut une très belle découverte!
Marie Claire Fin du récit le 16 juillet 2020.
Dépenses :
Vol international 600 euros + 4 vols intérieurs 310 euros Nourriture 210 euros Hôtels 600 euros Massages 90 euros Visites, taxis, chauffeur, circuit 820 euros Divers 200 euros Visa 50 euros Trains A/R 20 euros Livres routard 20 euros Coatch Anna 200 euros
Soit 3120 euros
LA BIRMANIE, le MYANMAR…….
Envie de repartir en Asie, oui mais où ? Après plusieurs voyages dans les pays de l’Est, dix voyages en Inde suivis d’autres en Thaïlande, Laos, Cambodge, Sri-Lanka, Vietnam…. Quel pays d’Asie allait m’attirer ? J’en discute avec Christian, passionné de voyages, et devant sa persuasion que la Birmanie était un pays qui allait me plaire à coup sûr, me voilà lancée ! En avant, documentation sur le pays, itinéraires éventuels, prix des billets d’avion, réflexion….Ho, tout compte fait, je vais à Ténériffe…. Allez, rebelote, itinéraire, avion, etc... Non, finalement, la Birmanie me fait de l’œil mais je me pose plein de questions telles que je ne parle pas anglais, je n’ai plus vingt ans, je ne connais pas le pays! Oui, et alors… et les autres fois ? C’était pareil! Allez, je revois le circuit de Ténériffe. Oui mais, je veux quand même allez en Birmanie ! Je suis d’accord avec vous, je ne sais pas ce que je veux… mais ceux qui me connaissent ne seront pas étonnés de ce comportement face à un choix… Un soir, je me surprends en train de réserver un billet d’avion à la compagnie THAI AIRWAYS. L’Asie aura gagné une fois de plus! L’e-visa pour ce pays est très facile à obtenir par internet au prix de 45 dollars. Comme souvent, je fais appel à Booking.com pour choisir mes hôtels et petit à petit, je commence à les réserver au fur et à mesure que j’établis mon circuit.
La Birmanie est l’ancien nom. En effet, en 1989, la jungle militaire qui est au pouvoir depuis 1962, donne officiellement le nom Myanmar. Ce pays s’appelle désormais depuis le 21 octobre 2010 République de l’Union du Myanmar. Tous les pays n’acceptent pas ce changement donc les deux noms se disent. Plusieurs villes ont également changé de nom (exemple : Rangoon devient Yangon ; Moulmein devient Mawlamyine, etc). Ce pays a également changé de drapeau et d’hymne national. Ceci a été fait notamment dans le but de rompre psychologiquement avec le passé colonial anglais mais aussi pour d’autres points politiques trop compliqués pour moi. La Birmanie a aussi changé plusieurs fois de capitales; actuellement, c’est Naypyidaw. Je n’y suis pas allée et n’ai jamais réussi à prononcer ce nom. La Birmanie partage ses frontières avec la Chine, la Thaïlande, le Laos, le Bangladesh et l’Inde. Il y a plusieurs états dont certains ne sont pas conseillers aux voyageurs car encore considérés comme dangereux. C’est un pays multi religieux ; il n’y a pas de religion officielle mais c’est la philosophie bouddhiste qui y règne largement. Il y a environ 53 millions d’habitants. Le faciès varie d’un à l’autre. Certains Birmans ont des traits bridés, d’autres tirent plus sur les indiens mais encore… Moi, je ne vois pas la différence.
Vu que c’est mon premier séjour en Birmanie, le circuit va être assez facile car je ne choisis que les principales villes : Yangon, Mandalay, Bagan, Lac Inle puis Hpa An et Moulmein dans le sud. J’ai hésité à la fin entre ces deux dernières ou un séjour plage. A refaire, je prends quatre jours supplémentaires pour terminer à Ngapali en bord de mer.
Je fais appel, pour la première fois dans mes voyages, à un coach. Ce sera Anna qui habite à Yangon. Je lui verse la somme de 200 euros pour qu’elle m’aide à trouver des guides, chauffeurs, hôtels francophones. Au final, cela ne m’aura pas servi à grand chose puisque j’ai quand même fait à ma manière la plupart du temps. Tiens donc, y en a-t-il qui serait étonné ?
Le temps passe, il est temps de faire les derniers vaccins et les valises.
Dans ce récit, vous entendrez quelques mots qui reviennent souvent, je vous en donne d’emblée l’explication simplifiée (certains savent, je sais)…
Pagodes : lieu de culte bouddhiste où se trouve souvent une relique du Bouddha, certaines peuvent avoir plusieurs étages, sont soit circulaires, octogonales ou carrées, le toit est évasé ou en épi. Peut aussi être un ensemble de Stupas dont souvent une plus grande au centre. On peut s’y promener, se recueillir, prier rencontrer des moines, etc…
Stupas : (nom masculin), monuments funéraires bouddhistes en forme de dôme, renfermant soit une relique (cheveu, dent, etc.) du Bouddha ou des ossements d’un Saint. On peut les contourner mais jamais y pénétrer car complètement murés. Certains peuvent avoir plusieurs étages et une terminaison en ombrelle.
Temples : semblables aux Pagodes mais voués à des divinités, des Saints, des héros etc… contrairement aux Pagodes vouées uniquement au Bouddha. Comme les Pagodes, certains sont accessibles pour s’y recueillir, prier, visiter.
Monastères : certains sont encore en activité et d’autres pas. Ils sont habités par des moines ou des nonnes. Des élèves peuvent aller étudier, d’autres prier. Plusieurs monastères sont ouverts au public pour y pratiquer la méditation.
Pirogues : à ne pas confondre avec Pagodes… ce sont des petits bateaux naviguant sur les lacs et canaux.
Longyi : costume traditionnel. Pour les dames: morceau de tissu de deux mètres à entourer autour de la taille formant une longue jupe aux couleurs colorées et fleuries. Pour les hommes: tissu à carreaux portant le nom de paso.
Je vous avoue qu’il n’y a pas très longtemps que je fais la différence entre tous ces mots. Mais en voyageant, on apprend un peu.
21 JANVIER 2020 (jour 1) : Départ pour 12 h de vol qui se déroulent très bien, films français à disposition, bonne nourriture, bon siège, bon whisky-coca… une escale de 2H30 à Bangkok avant le départ pour YANGON avec une arrivée à 8H35 au Myanmar.
22 JANVIER 2020 (jour 2) Après avoir récupéré mes bagages, je vais directement changé des euros en Kyats qui est la monnaie locale : un euro c’est 1600 kyats. On peut payer beaucoup en dollars et on sait changer des euros partout. Je vais ensuite acheter une carte sim pour avoir internet puis direction vers un bureau de taxis. On essaye de me doubler le prix de la course mais comme je me suis très bien renseignée avant de partir, je négocie pour enfin obtenir un prix raisonnable de 9000 kyats (env. 6 €). Il est maintenant 9 H 30 et il fait déjà 32 degrés.
J’ai réservé une chambre à l’hôtel Clover City avec Booking.com (33 € la nuit, petit déjeuner inclus). Il est bien situé dans une petite rue de Yangon. Près du grand centre commercial Bogyoke, à 500 mètres de la Pagode Sule et non loin des restaurants, bars, taxis, massages, etc… Il est au-delà de mes attentes vu le faible prix pour cette ville. Il est très propre et la chambre est lumineuse. Je peux prendre possession des lieux directement malgré qu’il ne soit pas 14 H.
Je range mes affaires à moitié puis je me rends en taxi admirer la plus belle Pagode de Birmanie, la Pagode Shwedagon, âgée de 2500 ans. Toutes les personnes qui visitent ce pays viennent impérativement voir cette Pagode. C’est un des sites le plus sacré de Birmanie. Certains disent que c’est la plus belle Pagode au monde. Le routard dit que c’est l’âme de la ville de Yangon. D’autres diront qu’elle est au Bouddhisme ce que la Mecque est aux Musulmans. Pourquoi ne pas dire, elle est ce que le Vatican est aux Catholiques (ça n’engage que moi)!
Je compte m’en donner à cœur joie car étant seule, je peux flâner à ma guise. Le taximan me dépose au pied d’un énorme escalier et l’ascension commence avec des échoppes à gauche et à droite de ceux-ci. Quand on arrive sur les lieux, on comprend mieux ici l’importance du Bouddhisme dans la vie quotidienne des Birmans. Il est dit que cette Pagode date du 5ème siècle mais il n’y a pas de traces écrites avant le 15ème siècle. Par contre, les chercheurs sont d’accord sur le point qu’il y avait bien eu une Pagode à cet emplacement au premier millénaire de notre ère. Au dessus des escaliers, à l’entrée proprement dite, après avoir payé, on me demande de mettre un longyi malgré mon pantalon fuseau. Je devrais payer 300 kyats qu’on me rendra à la sortie. Il y a quatre entrées et sorties, faudra encore retrouver la bonne. Bref, je suis d’attaque pour entamer cette première visite de mon périple.
Je suis tout de suite éblouie et euphorique de voir cet ensemble archéologique majestueux. Je ne sais par où commencer à gauche, à droite… Bon, je me décide car voilà déjà dix minutes que je suis devant le Stupa central qui m’hypnotise. Il faut dire qu’il mesure 99 mètres de haut et 43 mètres de diamètre à la base ; son bulbe est recouvert de plus de 700 kilos d’or. Dans sa partie supérieure, il y a 5448 diamants, 2317 rubis, saphirs et autres joyaux, il y a 1065 petites cloches en or et à l’extrême un diamant de 76 carats. Maintenant, comprenez-vous mieux mon allégresse? Lors du parcours, on peut regarder le dessus du Stupa avec des jumelles mais ça reste assez flou. Je prends des dizaines de photos en le contournant car selon l’heure et l’endroit, la lumière et la situation n’étant pas la même, ça lui donne des reflets différents. Tout à coup, je vois quelques personnes regarder dans une petite flaque d’eau et photographier cette flaque…Bizarre! Curieusement, je m’approche et fait de même… Rien … Je me retire et d’autres recommencent à photographier. Qu’ai-je raté dans l’histoire ? Je recommence à plusieurs reprises puis enfin, sous un certain angle, le stupa est reflété dans cette petite flaque d’eau. Magnifique ! Mais j’ai failli passer à côté sans le voir. Le stupa est entouré de multiples sanctuaires où les pèlerins prient, se recueillent et prennent des photos. Je commence mon tour par la gauche. Que de sanctuaires, de statues de Bouddha, de petits temples (dont un hindou), etc… J’aurais certainement appris plus avec un guide que seule mais ça aurait été forcément au pas de course. Je me réjouis encore d’être seule pour pouvoir trainer, aller, revenir sur mes pas et savourer à 100%. Oups, que vois-je ? Un ascenseur…Merci le taximan. Pas grave.
Actuellement, je suis nez à nez avec une cloche de 16 tonnes. Pour la petite histoire, lors du pillage de 1824, elle sombra dans la rivière. Les anglais tentèrent de la voler pour la conduire à Calcutta. N’y arrivant pas et la laissant pour compte, les Birmans la récupèrent et elle retourna à sa place. Je frappe un coup sur celle-ci avec un gros bâton mais des birmans m’expliquant qu’il faut taper trois coups et avec une manière particulière. Un peu plus loin, je contemple un Bouddha en Jade. Après trois heures d’imprégnation dans cette Pagode, les yeux pétillants, la tête pleine de souvenirs, je redescends les marches et prend la direction des taxis. Je ne vais pas trop négocier car, à part à l’aéroport, ils sont plutôt corrects, juste un petit rabais pour dire. Je décide de me rendre rapidement dans un restaurant car ils ferment tôt, 19 H pour la plupart. Je me fais conduire au Green Galery recommandé par le guide du Routard et le Lonely. C’est un petit endroit charmant. Au départ, je suis seule à une grande table quand subitement surgit un groupe de huit personnes; la patronne me propose de m’installer avec un couple de français, ce que je fis bien volontiers. La nourriture est excellente. Le vin blanc pas très bon et très cher. En fait, le menu me coûte 4 euros et la coupe de vin 2,5 euros… J’ai compris, ce n’est pas leur truc, dorénavant, ce sera de la bière !
Après ce bon repas, je demande au taxi de m’emmener dans le centre car contrairement aux restaurants, les magasins ferment assez tard. Je suis à la recherche d’opticiens. Les lunettes sont moins chères en Asie. Après avoir pris mes renseignements dans plusieurs magasins, je me mets d’accord avec l’opticien Lucky. Je reviendrai demain avec ma prescription. En rentrant à l’hôtel, à pied, je vois une enseigne foot-massage. Ni une ni deux, en avant, parti pour une heure de massage de pieds avant de regagner mon hôtel pour y passer une nuit de rêve.
23 JANVIER 2020 (jour 3) : Après cette bonne nuit réparatrice, un bon petit déjeuner m’attend en bas. Je commence la journée en conduisant ma prescription chez Lucky qui me promet de bien la respecter en faisant des verres progressifs et affinés. Il m’assure qu’elles seront prêtent le surlendemain. Cool, 65 euros pour les verres et une belle monture de couleur bleue comme je le souhaitais.
J’appelle un taxi afin qu’il m’emmène à la Cathédrale Catholique de l’Immaculée Conception. Il m’arrête devant une église et dit OK…mais non pas OK car j’ai vu les photos et ça ne ressemble pas du tout à la Cathédrale. Il a compris que je savais où je voulais aller et m’y emmène illico. La façade est magnifique mais au moment de pousser la barrière, le gardien me refoule disant qu’il est l’heure de manger et que les portes rouvrent à 14 H. Ce n’est pas grave, je reviendrai plus tard.
Maintenant, je fais appel à mon sens de l’orientation, de mon plan et de map Google car c’est à pied que je vais continuer ma visite au milieu de cette grande ville. Finalement, je me retrouve désespérée sur un banc d’abris d’autobus en train de retourner mes plans dans tous les sens. A ce moment, un Birman m’accoste pour faire quelques pas avec moi afin de m’indiquer le chemin pour me rendre au secrétariat.
Le Secrétariat est un très grand bâtiment en briques rouges, ce qui est l’emblème de l’architecture victorienne. Il fut érigé entre 1889 et 1905 donc bien évidemment par les Britanniques. En 1930, un tremblement de terre l’endommagea puis ironie du sort, en mai 2008, ce fut le cyclone Nargis qui l’abîma (138.000 morts). Cette tragédie fut la plus grande catastrophe naturelle du pays. Le Secrétariat est encore en rénovation donc il n’est possible que d’en visiter une partie.
Cet établissement était le siège du gouvernement de la Birmanie Britannique puis devint le siège Birman après l’indépendance. C’est l’endroit où l’homme politique Aung San fut assassiné en juillet 1947 à l’âge de 32 ans ainsi que six ministres. C’était le père de Daw Aung San Suu Kyi, femme d’état, conseillère et porte parole actuelle. C’est une figure de la non violence face à la dictature militaire du Pays (pour les plus initiés voir le génocide des Rohingya). Elle a reçu le prix Nobel de la Paix en 1991. Je ne visiterai que la partie non payante du secrétariat déjà bien représentative. Au premier étage, il y a d’immenses salles et on a une vue sur la cour extérieure. Au rez-de-chaussée, se trouvent aussi des salles aménagées, l’une en atelier de peinture, une en salle de spectacle et une en magasin d’artisanat. Là, je me laisse séduire par un bracelet en perle de Jade. La dernière salle que je visite est transformée en cafétéria où je me pose pour siroter un thé froid succulent dont je ne retrouverai ce goût nulle part ailleurs. C’est un lieu hautement historique et je peux assurer que ça se ressent ! Je terminerai la visite en faisait le tour extérieur sous le soleil et en me relaxant un moment devant la fontaine. Le lieu est propice aux photos ! C’est une visite que je n’aurais voulu manquer pour rien au monde.
La Cathédrale de l’Immaculée Conception n’est pas très loin ; j’essaie de retrouver le chemin toute seule. Yes, j’y suis arrivée. Bon pour certains, ça peut paraître facile mais quand on connait mon sens de l’orientation, on comprend que pour moi, c’est un exploit. A peine avoir franchi la barrière, je laisse mon sac à la consigne pour être libre de mes mouvements. Je suis devant un bâtiment magnifique ; c’est la plus grande Cathédrale Catholique de Birmanie.
Je m’empresse d’aller voir l’intérieur en briques rouges. L’édifice date de 1909. Les vitraux sont majestueux ; j’y cherche St Martin, patron des Arquebusiers de Visé pour le dire à mon petit fils, mais il n’est pas représenté…tant pis! Après un court instant de recueillement, je fais le tour du bâtiment extérieur. C’est reposant et j’y prends beaucoup de plaisir surtout en voyant la grotte représentant celle de Lourdes, entretenue par une indienne. Ca me fait repenser à une très grande Cathédrale pas loin de Pondichéry en Inde. En récupérant mon sac, je demande à quelle heure sera la prochaine messe. Je n’y participerai pas car celle du soir est trop tard et celle du matin est trop tôt ; c’est une excuse, oui… vous croyez ?
Après cet épisode religieux, je pensais faire le tour du quartier colonial à pied mais ça s’avère plus compliqué que prévu. Mes plans ne sont pas au top! Je loupe l’Hôtel de Ville, le Bâtiment de Télécom…Je ne me tracasse pas plus que ça car je repasse ici à la fin du séjour et je pourrais donc fignoler… Enfin, c’est-ce que je crois sur le moment…
Pour le moment, je n’ai qu’une idée, c’est d’aller au Strand Hôtel près du lac. Le taximen me dépose devant un bâtiment emblématique, de l’époque colonial. Il fut abîmé en 1942 par les bombardements puis réquisitionné par les troupes nippones qui font leur écurie hors du bar. Quelle honte! En 1945, au retour des Anglais, le bar rouvre ses portes. Très vite, il devient un repaire de Backpackers. Après un accident mortel d’un chanteur local, le bar est interdit aux birmans sauf ceux endimancher d’une veste et d’une cravate ou inviter par un étranger. Je me retrouve donc en pleine ambiance coloniale. C’est très grand et élégant. Je rentre dans l’immense bar pour y boire je ne sais trop quoi devant cet étalage bien plus achalandé qu’aux Olivettes de Liège dont ma fille est patronne. Vu le prix, le choix est vite fait; c’est une bière à 3 €, le moins cher sur la carte. Tout à coup, un monsieur m’appelle de son fauteuil (oui, moi aussi je suis dans un fauteuil). Je suis surprise de cet appel mais en fait, il se rappelle m’avoir vu à l’aéroport et m’avoir aidé à me dépatouiller lors de l’achat de ma carte sim. C’est un australien parlant français qui accompagne une personne âgée. Au moment de payer l’addition, on me demande 5 €! Je n’ai pas fait attention que le prix sur la carte était sans compter les taxes. J’ai donné un peu moins prétextant que je n’avais rien de plus sur moi. Pas bien, mais pour une 25cl. franchement, c’est beaucoup. Tout se termine bien avec un grand sourire.
La bière digérée, je fais quelques pas pour arriver au bureau de Poste à tendance britannique également. Je voulais acheter des timbres mais je n’ai encore vu aucune carte postale donc je vais attendre.
Je traverse la vertigineuse et dangereuse rue, espérant survivre à ce passage. Je prends ce risque pour photographier la Poste et l’hôtel Strand de face. Du coup, je suis près de l’embarcadère du ferry pour aller à Daha; je vais y jeter un œil et je prévois ça pour la fin du séjour. Faisant demi-tour, je me faufile dans un petit marché local où tout le monde mange je ne sais pas trop quoi… Je scrute la saisissante rue que je dois retraverser mais après quelques pas, je suis agréablement surprise de voir qu’il y a une passerelle donc pas de soucis. Je me demandant comment j’ai pu la traverser à pied sans me faire accrocher! De retour vivante sur l’autre trottoir, je photographie quelques vieux bâtiments notamment le bureau de douane maritime et une ambassade indienne je pense. Puis je déambule dans les YGN walls (petites rues) dans l’espoir d’aller à la 19ème rue où j’ai lu que c’était l’endroit idéal pour aller boire une bonne bière. Il y a de l’ambiance dans cette rue; elle ne doit pas être la seule à mon avis. De retour sur les grands axes, c’est assez folklorique car c’est la préparation du Nouvel An Chinois. Je m’y amuse beaucoup. Ce soir, j’irai manger dans le restaurant indien indiqué dans le guide du routard. Je le trouve en faisant appel à mon fidèle ami Mapp Google. Je suis seule dans cet endroit tenu par des indiens sympathiques. Je m’offre un copieux thali (assortiment de plats de l’entrée au dessert, servis dans de petits récipients en métal disposés sur un plateau rond en métal également). Ce sera mon petit clin d’œil à l’Inde! Pays toujours omniprésent dans mon esprit…Oui, je crois que mon histoire d’amour avec l’Inde n’est pas finie! Au retour, je vous laisse deviner foot-massage ou pas?
24 JANVIER 2020 (jour 4) : Aujourd’hui, c’est la journée que je redoutais de faire sans guide et pourtant, c’est comme une grande aventurière que je me dirige droit vers la gare centrale pour faire la balade du train circulaire. Le prix est dérisoire 1 € l’aller/retour. Ce train lent est censé faire le tour de Yangon en passant par les villages de banlieue, faisant 39 arrêts. Au total, il fait 45 km en 3 heures mais actuellement, une partie est fermée en raison de travaux sur la ligne. C’est une façon intéressante et amusante de voir la vie des gens hors de la ville. Dans ce train, il y a de tout. Quand je dis de tout, le mot est faible. Beaucoup de paysans l’utilisent pour aller en ville ou au marcher. Ils montent dans ce train spécial avec des colis, des mannes, des animaux. A un moment donné, il y avait un colis de plus de 2,5 mètres dans le wagon. J’ose espérer que ce n’était pas un mort qu’on transportait! On y vend des légumes, du riz cuit, du thé chaud, des lunettes, des bics et encore bien plus. On y mange, boit; les gens parlent ou plutôt crient, rient, dorment. Une femme allaite son bébé. Une mamy fait une ratatouille à sa petite fille. C’est toute une vie à bord de ce train. Les portes sont ouvertes et certains se penchent pour s’aérer. J’ai pris place à côté de la porte pour être sûre de ne rien rater et avoir de l’air. Nous sommes 4 touristes au milieu des autochtones.
Après 1H30 de trajet, je me demande où je vais descendre parmi ces petits patelins sans importance. Ma destination finale sera là où j’aperçois un marché. Me voilà donc en pleine pampa au marché où je ne pourrais pas prendre de photos. Après avoir parcouru les lieux, je prends place sur une toute petite chaise, au milieu du jeu de quilles, pour manger des nouilles et boire un thé. J’ai voulu prendre un taxi pour rentrer mais les prix étant exorbitants, je reprends le train en sens inverse. Rebelote, tout le monde rit, dit bonjour, me dévisage gentiment, accepte que je les prennent en photo; quel monde différent. Malgré la chaleur et le vacarme, je réussi à m’endormir un moment. A la gare centrale, point de départ, je m’attarde un peu pour revivre un peu cette magie. C’est une expérience que je n’aurais voulu rater pour rien au monde. Je rentre à pied et fait un détour vers la Pagode SULE que je n’irai pas visiter. Je suis claquée et il fait toujours aussi chaud. Je passe chez Lucky récupérer mes lunettes. Elles ne vont pas. Je l’aurais bien juré ça... Les verres sont trop forts, lourds pas du tout amincis et trop forte dégression est intolérable. Je ne suis pas satisfaite et le fais bien comprendre à l’aimable opticien qui me dit que je ne me tracasse pas, il va les refaire avec une correction moins forte et il va « encore » amincir les verres. Je n’ose imaginer s’ils n’avaient pas déjà été amincis. Bon, ça va. Je les récupérerai à la fin du séjour. C’est l’heure d’aller savourer un plat gastronomique: crevettes géantes à la sauce au poivre vert. Un régal, j’en ai l’eau à la bouche rien qu’à y penser. Ce repas m’aura couté 6 euros avec les boissons. Je termine la journée par un foot-massage, hé oui encore j’adore ça… et encore une fois, pour le prix je ne vais pas m’en priver (3 € pour une heure). Une fois rentrée à l’hôtel, je m’attaque la valise qui s’est cassée à l’arrivée. Heureusement, j’avais pris une petite corde à linge qui va permettre qu’elle ne s’éventre demain à l’enregistrement.
25 JANVIER 2020 (jour 5) : Départ pour l’aéroport domestique, direction MANDALAY. Il y a un problème à l’aéroport car c’est mon nom d’épouse qui est inscrit sur le billet; je dois payer 25 dollars pour le changement mais j’étais au courant depuis que j’ai effectué la réservation. C’est à cause de la saisie automatique de mon ordinateur et je n’ai vérifié le nom qu‘après le paiement. Encore heureux que je le vois à la première réservation car dans mon élan, je faisais les quatre autres ainsi! Me voilà installée dans un avion à hélices, c’est bizarre… et j’avoue avoir eu très peur à l’atterrissage tellement l’engin bougeait. C’est la 2ème ville de Birmanie et capitale culturelle. Elle fut la dernière capitale du royaume Birman dans un périmètre de quelques dizaines de km²; les trois autres étant Ava, Amarapura, Sagaing. Je visiterai toutes ces villes avoisinantes.
A mon arrivée à l’aéroport, j’avais demandé à l’hôtel de m’envoyer un taxi. J’ai réservé l’hôtel Aurora, excellente adresse, propre, 18€ petit déj inclus. Sur facebook, je suis abonnée à un groupe nommé «les français en Birmanie» et j’ai la chance d’avoir un membre, Eric, qui m’a donné énormément de conseils durant tout mon séjour. C��est d’aillleurs lui qui m’a suggéré d’appeler un étudiant de Mandalay qui apprenait pour être guide francophone. J’ai pris contact avec celui-ci depuis la Belgique et avons convenu d’un rendez-vous. A mon arrivée à l’hôtel, le jeune Myat Min Ko Ko m’attendait déjà à la réception. Il patientera encore un peu, le temps des formalités et de déposer mes bagages à la chambre. Myat Min Ko Ko, qui sera donc mon guide francophone à Mandalay, commence par me donner quelques informations. Par exemple, on compterait environ 1000 Monastères et Pagodes alors qu’à l’époque du dernier Roi, il y en avait 1257. Il ajoute qu’on comptabiliserait encore 52652 Moines, 46854 Novices et 8559 Nonnes.
Vers 16H, nous enfourchons sa moto et go pour la première visite de Mandalai. Il y a du trafic mais il roule prudemment. J’en profite pour aller directement acheter de la toile scotch pour consolider ma valise ainsi c’est fait.
Nous contournons l’immense rempart pour arriver au monastère Shwenandaw, dit le monastère d’or. Jadis, il en était tout recouvert, ce qui n’est plus le cas. Sa structure est en teck, sculpté et ciselé à la perfection. Il a quatre niveaux de toiture séparés et est entouré d’une plateforme. On y retrouve des sculptures de danseurs, de fleurs ainsi que Nats (esprits qui vénèrent l’image du Bouddha). Il est soutenu par des piliers en teck mais on y trouve aussi des piliers en marbre. Il est issu du Palais Royal en bois d’Amarapura et fut déplacé en 1857 à Mandalay. Le roi Midon y mourut en 1878 et son fils allait souvent y méditer; persuadé que son père hantait les lieux, il le fit redémonter et retiré de la cité royale. Pendant les 5 années suivantes, il le fit reconstruire par les moines qui y résidèrent jusqu’aux environs de 1940. Pendant la guerre, il fut occupé par les japonais. Il brûla quasi totalement en mars 1945, sous les bombes britanniques. J’ai beaucoup aimé la visite de ce monastère qui n’est donc plus habité à l’heure actuelle. Comme je prends bien mon temps, l’heure tourne et le second monastère prévu, situé quasi en face, ferme à l’instant. Dommage, car je n’aurais pas l’occasion d’y revenir.
On remonte sur la moto et Myat Min Ko Ko me dit qu’on va voir le plus grand livre du monde. Je m’attendais à tout sauf à ce que j’allais découvrir… En effet, ce livre s’appelle la Pagode Kuthodaw. Le jeune homme me donne quelques explications. Accrochez-vous pour suivre, moi j’ai bien dû le faire! C’est un ensemble de Stupas, construit de 1860 à 1868 et restauré en 1892. L’enseignement du Bouddha est gravé sur 729 stèles en marbre d’1m50 de haut sur 13 cm d’épaisseur. Chaque stèle est protégée par une grotte (Kyauksa) sous un petit Stupa blanc. Au final de ces 729 stèles, ce sera tout le Tipitaka (ensemble de textes composés d’après les paroles du Bouddha, datant d’un siècle av JC) qui sera rassemblé. Au centre, se trouve un stupa doré de 57 mètres de haut. C’est un réel plaisir de se perdre dans cet univers blanc, magnifique et apaisant.
Nous terminons l’après-midi dans un restaurant typique que Myat Min Ko Ko me conseille, le Mingalabar. Le resto est plein à craquer et on est arrivé juste avant de devoir faire la file pour entrer. J’invite l’étudiant à rester avec moi pour cet agréable moment. On commande un plat mais on en reçoit dix petits, tous différents. C’était gustatif! A la fin du repas, nous voulions aller au-dessus de la colline voir le coucher du soleil mais il est tard, commence à faire noir. En moto, ça peut être dangereux. La première journée à Mandalay aura déjà été très riche culturellement.
26 JANVIER 2020 (jour 6) : J’ai rendez-vous avec Myat Min Ko Ko ce matin à 8H30; il est accompagné d’un chauffeur de taxi car aujourd’hui, c’est trop loin pour s’y rendre à moto. Oui, nous allons gambader dans les trois anciennes capitales dont je parlais hier. A chaque fois qu’ils changeaient de Rois, ils changeaient de capitales…
Après quelques kilomètres, nous faisons un arrêt au Temple Mahamuni, le plus prestigieux de toute la ville et très vénéré. Il date de 1784. Il fut incendié puis reconstruit au 20ème siècle par un architecte français. Il y a 252 colonnes dorées, sculptées et ornées de fresques. Dans une petite chambre, très beau et grand Bouddha de 4 mètres de haut, constitué de 6,5 tonnes d’or. A 4 H du matin, les fidèles lavent son visage avec une brosse en or et toute la journée, les hommes viennent y coller des feuilles d’or sur le corps; les femmes n’ont pas ce droit… Dans l’allée, en sortant, j’achète des tongs en bambou dont j’aurais, plus tard, la surprise de voir qu’elles ont déteint mes pieds en noir (goudron, sais pas). Ensuite, on se balade dans le quartier des sculpteurs de marbre. C’est très passionnant de voir le bloc à l’état brut puis sa transformation à chaque étape jusqu’à devenir un Bouddha ou une autre pièce décorative. On ne s’attarde pas car c’est très poussiéreux (du coup, là, c’est tout blanc).
Nous reprenons le chemin et traversons AMARAPURA, située à 10 km au sud de Mandalay, construite en 1783 (les astrologues disent entre 1824 et 1858). Nous profitons de la superbe vue au-delà du pont et au sommet de la colline. On y reviendra le soir car un rendez-vous important nous attend 3 km plus loin, en pleine campagne.
En effet, il faut être à 10 H précise au Monastère Mahagandhon, construit en 1785. C’est un des trois sanctuaires le plus sacré en Birmanie avec la Pagode Shwedagon de Yangon et le temple du rocher d’Or dans le sud. A 10H15, pas moins de 1000 moines défilent chaque jour pour faire l’aumône. Il fait noir de monde, beaucoup de touristes chinois. Mon guide me donne un masque pour la première fois. Des gardes font régner l’ordre car les chinois ne sont pas très disciplinés; des barrières de sécurité sont même installées sinon ils ne laisseraient pas passer les moines tranquillement. Après cet impressionnant défilé, on voit les moines dans leur réfectoire et les personnes ayant participé à la donation des repas peuvent entrer. Il y a des Moines de tout âge, du plus jeune qui peut avoir 8 ans au plus âgé. Leur vie est très rudimentaire: lever à 5H, petit déjeuner léger puis travail jusqu’à 10H15, moment de l’aumône, suivi de leur dernier repas à midi. C’était vraiment un moment à ne pas rater!
En quittant le monastère, je visite un atelier traditionnel de tissage sur soie.
Nous reprenons la route vers l’ancienne capitale de SAGAIN, construite en 1315 après la chute de Bagan en 1287. Des quatre capitales, c'est celle-ci qui dégage le plus de charme; on y ressent une grande importance religieuse. J’y croise d’ailleurs des Nonnes pour la première fois. La route longeant les bords de la rivière Irrawaddy est magnifique. Au sommet de la colline, la vue est époustouflante sur la rivière et les 1000 Pagodes.
On voit la Pagode Son Oo Punyashin. Je visite le Temple U Min Thone Caves où il fait très calme. Il y 30 grottes avec 45 Bouddhas qui y sont nichés. On entre par un côté et on sort par l’autre. C’est magnifique et reposant.
Nous irons manger au restaurant Sagaing Hill en bas de la colline car à AVA (INWA), prochaine étape, il n’y a ni resto ni bar et on va y rester un moment.
Après un bon repas, en route pour une toute belle expérience dans la toute première capitale qui est AVA et qui se situe à 26 km de Mandalay. C’est la cité des pierres précieuses, fondée par un chef local Shan en 1364 après la chute de l’empire de Bagan.
On abandonne le taxi pour traverser la rivière en bateau où des charrettes tirées par des chevaux attendent les visiteurs pour visiter le site qui est assez grand. C’est très agréable de se balader au milieu des rizières, des palmiers à sucre, des anciens Temples et croiser d’autres charrettes.
Il y a 200 à 250 Pagodes, Temples ou Monastères ainsi que l’ancien Palais Royal qui est à l’abandon et dont il ne reste que la tour de guet. En premier, on descend voir le Monastère Bagaya où il règne une ambiance mystique. Il est tout en bois de teck, sculpté et traité au pétrole. Il est toujours habité. Un Moine donne cours aux novices dans une belle salle de prière. En second, ce sera la Pagode Yadana puis le Monastère Mu Nu Ok Kyaug tout en briques rouges. Il va s’en dire que j’en ai vu beaucoup d’autres mais il est impossible de me rappeler les noms vu que je n’ai pas fait mon récit au jour le jour comme pour mes autres voyages (à cause de ma tablette).
A force de grimper et de descendre de mon attelage, j’ai fini par craquer mon pantalon; heureusement, j’ai un grand foulard pour mettre à ma taille. En terminant la boucle, blocage dans un bouchon de charrettes à chevaux…
Pour terminer la journée culturelle, il est temps de se rendre au Pont U Bein pour y admirer le coucher de soleil. On arrive à l’avance et déjà il fait noir de monde; beaucoup de chinois encore; hop, je remets le masque. Ha oui, aussi beaucoup de moustiques, et je n’ai pas mon répulsif. Je ne suis pas trop à l’aise entre les chinois et les moustiques! Ce pont construit en 1849 (certains diront 1782 quand Amarapura était capitale) est soutenu par 824 piliers en teck récupérés à Ava. Il mesure 1200 mètres ce qui en fait le plus long pont/passerelle en teck du monde. Il enjambe le lac Taungthaman à Amarapura.
Il est temps de dire au revoir à mon petit guide qui aura été parfait. Ce soir, j’ai décidé de manger à la terrasse de l’hôtel Aurora où je dors. J’y rencontre Fatima, une algérienne qui visite le pays en solo également. On organise la journée du lendemain ensemble. Je lui renseigne aussi l’étudiant pour les jours suivants. Il viendra rencontrer Fatima le soir même et me dire au-revoir encore une fois en m’offrant un petit cadeau: un beau dessin de pêcheurs fait à l’encre de chine acheté à AVA.
27 JANVIER 2020 (jour 7) : J’ai dormi 12 heures, c’est dire si la journée précédente avait été bien remplie. Je n’ai pas l’habitude de faire mes visites accompagnée d’autres voyageurs; je fais une exception qui me confirmera dans ma décision de voyager seule… Avec Fatima, nous avions rendez-vous à 10H30 à l’accueil. Elle n’est pas là et la réceptionniste me dit d’attendre; elle va arriver. Déjà, ça je n’aime pas… Après dix minutes, je n’ai pas envie de perdre plus de temps, je me prépare à sortir quand tout à coup, la Fatima fit son apparition. Elle était à la Banque. Allez go, tuc tuc vers l’embarcadère pour prendre le bateau qui va à MINGUN. Le gars ne comprend rien et nous changeons de tuc tuc. A l’embarcadère, on nous signale que le bateau public partait à 8H30; ben, oui, mais là, il est 11 H… Nous demandons pour avoir un bateau privé mais après une attente de vingt minutes, prenons la décision (que nous regretterons amèrement) d’y aller en tuc tuc. En fait, au lieu de faire moins d’une heure en bateau, nous mettons des heures pour faire un détour de 80 km en tuc tuc. Le chemin est en grande partie le même que j’ai pris le jour avant. On est très secouées dans ce véhicule, non pas de luxe; on a froid et on ne voit pas la fin du trajet. Arrivées tant bien que mal à Mingun, on constater que ce village est très joli. Il y a beaucoup de magasins et en premier, je vais acheter un Longyi pour mettre sur mes épaules le soir. Pfff, Je n’ose même pas imaginer ce retour…
Nous commençons par découvrir la Pagode Pahtodawgy, en forme cubique et inachevée. Les travaux commencèrent en 1790. Elle fut détruite par deux tremblements de terre, ce qui nous empêche d’ailleurs de continuer notre visite plus loin que la première volée d‘escaliers. On voit une immense lézarde à cause du séisme de 1838. Ceci dit en passant, la Birmanie a connu plusieurs séismes violents notamment en 1956 de magnitude 7 entraînant de nombreux dégâts. Rebelote en 2012. Pour en revenir à la Pagode, le roi voulait qu’elle soit la plus grande du monde. La fameuse cloche de Mingun lui était d’ailleurs destinée. Elle abrite 40.000 objets dans sa chambre à reliques dont une dent du Bouddha offerte par l’Empereur de Chine en 1789. Les esclaves y travaillèrent jusqu’à la mort du Roi en 1819. Maintenant, ça ressemble à un gros tas de briques. Pourquoi n’est pas finie? Ça reste une énigme… soit le roi était mégalomane et à bout de ressource, soit pour une autre raison comme semble le démontrer de récentes recherches.
On fait une pause en bas de la Pagode pour savourer deux jus de bambou; c’est trop bon! Ça fera office de notre repas de midi car on ne voyons rien à manger.
Nous apercevons la Pagode Hsinbyume dite la Pagode blanche. Elle est magnifique, d’un blanc immaculé, ressemblant à une grosse meringue, comportant sept terrasses et un beau point de vue au sommet. Elle fut construite en la mémoire de l’épouse du Roi en 1816.
L’attraction principale à Mingun, est sa cloche suspendue, en bronze, qui pèse 90 tonnes. Elle fut commandée par le roi en 1808 pour la Pagode inachevée. C’est la plus grosse cloche au monde avec celle de Moscou à la différence que celle-ci sonne tandis que l’autre non. Je n’ai pas raté l’occasion d’y taper quelques coups de bâton…
28 JANVIER 2020 (jour 8) : Aujourd’hui, départ pour BAGAN tellement tôt que je n’ai pas réussi à dormir la nuit. A l’aéroport, le chauffeur d’Anna (qui m’a un peu aidé à construire mon circuit) devrait être là. Je ne le vois pas. Je téléphone à Anna. En réalité, je me suis trompée d’une heure quand je lui ai fourni les détails du vol. Je prends un autre taxi pour me rendre à la Villa Bagan où je vais résider trois nuits. J’ai réservé avec booking.com. Je dois attendre ma chambre qui sera libre à 14H. Sur ce, le chauffeur contacté par Anna s’amène à la Villa. Je laisse mes bagages à la consigne et nous partons faire une première visite. Anna m’a dit que je pouvais lui faire confiance et comme je ne saurais quand même pas tout visiter dans cette ville, il me fera découvrir ce qu’il y a de mieux. Donc je me laisse guider! Il m’emmène dans un des 75 petits villages traditionnels où les routes sont en terre. Ces villages vivent principalement du tourisme, de l’artisanat tel la peinture sur toile ou sur faïence. Je me demande de quoi il vivait quand le pays était fermé aux touristes? C’est vrai qu’ils sont producteurs d’arachides, de sésames, de petits pois, d’haricots, d’oignons, de maïs, riz et sucre de palme. J’entame une balade paisible (en tout cas, au début) dans ce petit village où les maisons sont sur pilotis. D’ailleurs, je me faufile parmi celles-ci pour mieux découvrir la vie des habitants. J’adore ça… Je rigole un peu moins quand deux chiens viennent vers moi en aboyant! Ça va, j’ai pu passer entre les deux monstres qui ont été rappelés par les habitants. Voilà où la curiosité mène! A la sortie du bled, il y a un petit temple blanc tout mignon. Quelques vendeurs de toile accostent les rares touristes, je pense d’ailleurs être la seule. Je tombe en amour devant une toile représentant les montgolfières de Bagan au milieu des champs de Stupas. Je négocie mais je n’arrive pas à un prix raisonnable donc je ne l’achète pas. J’en trouverais sûrement plus loin.
Après cette première visite, le chauffeur me ramène à la Villa Bagan où je dois normalement y trouver la chambre prête. On me conduit dans le fond du bâtiment dans une chambre à l’étage, grande et froide. Je rouspète car il est bien indiqué sur mon voucher, chambre avec vue sur la piscine au rez-de-chaussée. Ils disent que ce n’est pas possible, que tout est complet. Je téléphone à Anna pour lui expliquer la situation (la pauvre, elle n’y est pour rien mais elle parle Birman)… On lui dit la même chose. Je ne suis pas contente, demande pour parler au manager et essaie de trouver le service clientèle sur Booking.
Ils m’ont vu faire et comme par hasard, cinq minutes plus tard, la manager arrive me demandant de la suivre vers une chambre face à la piscine au rez-de-chaussée de chaussée, pas du tout occupée… Cette chambre est magnifique! Je retrouve le sourire et déguste une bonne bière fraîche sur la petite terrasse avant de prendre mon repas du soir à l’hôtel.
29 JANVIER 2020 (jour 9) : Ce matin au petit déjeuner, je fais la connaissance d’un couple de français. On se donne rendez-vous pour passer la soirée ensemble. Le chauffeur m’attend pour une longue journée. En chemin, j’aperçois beaucoup de personnes qui font la visite du site à vélo ou moto. Moi, je ne pourrais pas car vu mon médiocre sens de l’orientation, je tournerais en rond des heures. Il y a 2217 pagodes, temples et stupas étalés sur ce site historique de 42 km². A savoir, qu’il y en avait 4000 avant les nombreux tremblements de terre. Le dernier séisme remonte à 2016 ravageant 200 pagodes et causa la mort de trois personnes. J’ai eu l’occasion de parler avec un habitant qui m’a décrit ce qu’il a vécu avec sa famille à ce moment.
Voici une dizaine de monuments visités aujourd’hui: la pagode Shwezigon, Kyan Sit Thar Umin, le temple de Htilominlo, Uppali Thein, le temple de l’Ananda, Shwegûgyi, Thatbyinnyu, Mingalazedi, la pagode Shwesandaw.
J’ai visité aussi le temple Nat Hlaug Kyaung qui est le seul temple hindou encore debout sur le site; il est dédié à Vishnu; les statues originales ont été dérobées par un industriel allemand au 19ème siècle
Le soir, le chauffeur me conduira à un endroit magique pour voir le coucher de soleil mais trop de nuages, juste une petite percée à un moment donné.
En rentrant, je retrouve le couple français pour aller au diner-spectacle de marionnettes à côté de l’hôtel. Le spectacle n’pas terrible mais il y a une très bonne ambiance. Nous avons commandé notre repas sans trop savoir ce qu’on allait recevoir, comme la plupart du temps. Lorsqu’on amène les plats, le monsieur français reçoit un plat avec un énorme couvercle. On se dit, waah… Au final, quand il soulève celui-ci, il y avait juste un petit bol de riz. On a bien rigolé!
30 JANVIER 2020 (jour 10) : Aujourd’hui, je vais découvrir une autre partie du site. J’avais une liste de monuments, dressée par Anna, ce qui n’était déjà pas mal mais le chauffeur a trouvé de bon augure d’en rajouter quelque uns… Au préalable, il s’arrête à la poste pour acheter des timbres et poster mes cartes. En avant pour la première tournée de monuments très vieux dont voici quelques noms: Dhammayangyi, Sulamani, Pyathegyi Pagoda, Gaudawpalin temple, Khay min gha, Alo daw pyi, Sei et Mahabodi pagoda. A propos de cette dernière pagode à l’architecture Hindoue inspirée du temple de Bodh-Gayâ en Inde, je m’y suis sentie très à l’aise. Elle est tout à fait différente des autres pagodes bouddhistes… Je prendrais plaisir en me baladant dans un temple hindou et à rester assise un long moment… A cet instant précis, je réalise que je n’ai pas fini mon histoire avec l’Inde! Je suis très étonnée de voir les peintures murales toujours belles, bien conservées, dans certains temples; je pense notamment au temple souterrain. C’est l’heure du repas et ce sera des scampis au menu. Je vois à côté du resto qu’il y a un salon de foot-massage. J’y vais et en sors bien relaxée. La détente est de courte durée car je suis attendue de pied ferme pour la suite de la visite.
En sortant d’un Temple, je revois des toiles peintes avec des montgolfières et des moines. J’en achète deux, cette fois à un prix attractif. Je continue à voir plusieurs bâtiment, à marcher pieds nus partout, à m’asseoir n’importe où… J’apprends plus tard qu’il y a beaucoup de serpents à Bagan…. Brrr, et dire que je n’y avais même pas pensé! Je dis stop. Assez des visites de Temples, Stupas, Pagodes. Je n’en peux plus. Il insiste pour en voir encore un ou deux mais je veux rentrer.
En soirée, je décide de partie seule à pied à la recherche d’un restaurant. Je marche dans le noir avec ma lampe de poche. Il y a beaucoup de chiens errants. Je commence à paniquer et après avoir marché une vingtaine de minutes, je rentre dans le premier restaurant où il n’y a pas une âme. Pas terrible le repas. Au retour, je m’arrête dans un salon pour faire un massage traditionnel complet du corps. J’avais oublié que ça faisait si mal… bon, je supporte mais je ne saurais peut-être plus bouger demain! Ce sera ma dernière nuit dans cette belle grande chambre à la villa Bagan. Je n’aurais pas profité de la piscine car vu la réaction des gens qui veulent s’y hasarder, je pense que l’eau est trop froide.
31 JANVIER 2020 (jour 11) : Nous avions convenus avec le driver de partir plus tôt à l’aéroport afin de s’arrêter en chemin voir le départ des montgolfières avec le lever du soleil. Il y en a des dizaines qui décollent et s’élèvent gracieusement dans le ciel. Je n’ai pas fait un tour de montgolfière car j’ai le vertige et le prix est extravagant à savoir 250 à 300 euros pour une heure maximum! Je conclurai mon étape à Bagan gardant en mémoire ses 2000 pagodes, temples, stupas aux couleurs changeantes, ses levers et couchers de soleil magiques tel dans un rêve et dignent de générer des souvenirs inoubliables! Sur la route de l’aéroport, il est temps de dire au revoir au chauffeur qui aura été très professionnel et sympathique.
A nouveau dans un avion à hélices, celui-ci m’emmène à HEHO à 30 km du LAC INLE, au cœur du plateau Shan, à 800 mètres d’altitude. Un taxi me conduit à l’hôtel Inle Strand à NYAUNG SHWE à 3 km du lac. La chambre est jolie avec des vitres partout, vue sur la rivière et une terrasse, bien insonorisée donc le bruit des pirogues ne dérangent pas. Il est bien situé, propre, personnel sympa. Le prix est de 25 euros la nuit petit déjeuner inclus.
S’il y a bien un endroit qui m’a donné du mal à choisir un hôtel, c’est ici. Au départ, selon l’avis d’Anna, j’avais réservé au Thanaka hôtel car le patron parle français. Vu le prix excessif et, comme de toute façon ailleurs on ne me parle quand même pas en français, j’ai opté pour un hôtel moins cher; Une soirée, je suis quand même allée au Thanaka, histoire de faire un brin de causette en mangeant. A ma grande stupéfaction, personne ne parlait français dans cet hôtel; le patron n’était pas là. Donc, j’ai bien fait de ne pas dormir là!
Je consacre cet après-midi à contacter le piroguier afin d’organiser la journée du lendemain, à ranger mes habits, à écrire un peu et à faire un massage. Le soir, je vais manger au restaurant Ancestor, conseillé par Eric. La patronne birmane parle français. Elle est très sympathique, prend place à mes côtés, me conseille les endroits à visiter le lendemain et mieux encore, elle les note en birman ainsi le piroguier n’aura qu’à suivre ce programme. Je dois avouer que j’ai eu beaucoup de chance de correspondre avec Eric, d’abord sur le site des français en Birmanie et ensuite en message privé. C’est un passionné de ce pays et il m’aura donné beaucoup de bonnes adresses et mis en contact avec de bonnes personnes. Je l’en remercie vivement.
1er FEVIER 2020 (jour 12) : Déjeuner à 7 h du matin. A 8H, le piroguier que j’appellerai Pan (sans certitude) vient me chercher à l’embarcadère devant l’hôtel. Je suis bien installée au milieu de la pirogue sur une chaise en bois. Je suis couverte jusqu’aux dents car il fait froid le matin sur le lac. Après une bonne demi-heure à traverser le canal, nous arrivons au lac Inlé. C’est un lac d’eau douce entouré de collines, qui fait 22 km de long et 10 km de large. Ses rives et son arrière-pays abritent de nombreux groupes ethniques. Nous nous dirigeons droit vers le marché des cinq jours. C’est un marché qui va dans cinq endroits différents durant la semaine. Les ethnies Pa-O, Danu et Intha y viennent pour vendre leurs produits respectifs. Ce jour, il se déroule dans une grande Pagode. Je m’y promène. Je m’y sens bien. J’achète des bracelets en pierre de jade et en œil du tigre. Des dames font de la pâte dans de la friterie; j’ai envie de goûter mais je m’abstiens! Le soleil est là et je commence à enlever les couches les unes après les autres. Je vais dans un coin de la Pagode enlever le 2ème pantalon que j’avais enfilé.
Je reprends place dans la pirogue et voyage au gré du vent, découvrant le mode de vie des habitants. A partir d’ici, le lac se rétrécit et laisse place aux maisons sur pilotis. Chaque ménage a sa propre pirogue. Les enfants l’utilisent pour aller à l’école. Les parents vont faire les courses et travailler en pirogue. Toute la vie ici se passe sur l’eau. Ce qui fait la particularité du lac relève aussi de l’art des pêcheurs, les Inthas. Ils ont une technique particulière. Ils se déplacent souvent avec de petites pirogues avec ou sans moteur. Ils sont debout à l’avant, utilisent une seule rame qu’ils utilisent à l’aide de leurs jambes gardant ainsi leurs mains libres pour pêcher. C’est un spectacle unique!
Nous partons en direction du pittoresque village de INDEIN (ou Inthein) qui se situe sur la rive sud ouest du lac, à plus de 500 m d’altitude. On y accède par de petits barrages faits main pour monter en bateau. C’est assez spécial! A Indein, il règne une ambiance pacifique. Ce village est célèbre pour 1054 Stupa construites au 17 et 18ème siècles; ce qui explique que la plupart sont en ruine. Par contre, certaines sont toujours fièrement debout ou en cours de restauration. Le site domine le village et c’est en moto que je vais découvrir ce lieu faisant penser à un autre monde. En redescendant, des enfants attendent le peu de touristes dont je fais partie pour vendre des foulards. Bizarre comme ils savent dire « maman malade »… C’est, je pense, le seul endroit en Birmanie où je me suis sentie « touriste ». J’ai quand même craqué pour un énorme foulard magnifique. Il n’est pas rare de voir des enfants travailler, même à de lourdes tâches.
Je reprends place dans la pirogue pour retourne un peu en arrière afin d’aller diner puis petit tour du patelin avant de rejoindre Pan qui m’attend pour me conduire à Nampan visiter une usine de cigares (les cherrots, rouleaux de tabac). Ce sont des femmes qui travaillent là; elles font 500 cherrots par jour voir même 800 pour une femme d’expérience. Je n’en prendrai pas tout de suite car je les trouve cher et je ne sais pas si mon fils va aimer. Retour à la pirogue. Et en avant, je monte, je descends. Arrêt dans une petite industrie où l’on travaille la soie et le lotus. C’est magnifique les habits en lotus; le prix est exorbitant mais que je peux comprendre! Inutile de dire que je ne suis pas acheteuse… Sur le chemin de retour, il y a des marchés flottants; j’en avais déjà vu dans d’autres pays d’Asie du sud-est (Vietnam, Thaïlande, Laos, Cambodge). On terminera la journée par le monastère Kyaung Nga Hpe, dit le monastère des chats sauteurs. Avant, les moines faisaient faire des acrobaties aux chats. Maintenant, il n’y a plus guère de chats, j’en ai vu un roux… Je remercie Pan pour cette belle journée. Le rendez-vous est pris pour le lendemain en guise d’autres aventures. A 300 mètres de l’hôtel, je repère un «happy hour». Je ne résiste pas à un double cocktail à base de rhum. Il reste un peu de temps avant la fin du happy hour. Go pour deux nouvelles boissons. Le patron a beaucoup de peine à comprendre mon désir de manger une cuisse de poulet. J’ai reçu un plat qui n’y ressemblait pas. Toujours est-il que c’était bon. Mieux vaut ne pas chercher à comprendre…
2 FEVIER 2020 (jour 13) : J’ai donné rendez-vous à Pan pour aller naviguer sur le lac SAKKAR à trois heures de Nyaug Shwe où je réside. J’ai beaucoup hésité en préparant mon voyage pour voir si oui ou non, je ferai cette excursion car d’après certains commentaires sur le forum, ça paraissait pénible. Aussi, la restauratrice birmane m’avait dit qu’une semaine auparavant, elle avait dû faire demi-tour à cause qu’il n’y avait pas assez d’eau pour passer d’un lac à l’autre (sécheresse). Toujours aussi téméraire, je ne recule pas devant si peu et au final, je ne regrette pas du tout cette escapade un peu singulière!
Nous sommes obligés de refaire une bonne partie du Lac Inle avant de dévier vers le lac Sakkar. Au fur et à mesure, le lac se rétrécit pour finalement se transformer en petits canaux. Ici, c’est nettement moins touristique. C’est avec de la joie dans les yeux que je découvre la vie au bord de l’eau. Au bord des rives, les dames font leur vaisselle, lavent leurs cheveux, les enfants se baignent, les pères vont faire les courses ou travailler en pirogue. Toute leur vie tourne autour de l’eau. Tout cela est magnifique. Le canal rétrécit de plus en plus, il n’y a plus de maisons sur pilotis, il n’y a même plus d’eau pour passer. Nous voilà, embourbés dans les marécages entre les deux lacs; les hélices s‘emmêlent; il doit avoir 40 cm d’eau; nous sommes à l’arrêt complet. A nos côtés, une pirogue est également embourbée; les deux passagers français ne le prennent pas bien du tout. C’est tout en râlant qu’ils doivent enjamber dans ma piètre demeure pendant que les piroguiers tentent de débroussailler le terrain, que dis-je, le passage d’un lac à l’autre… J’ai quand même cru qu’on n’arriverait plus à avancer ni à reculer mais je suis restée cool sur mon siège en plastique au beau milieu de mon mini navire, espérant ne pas devoir aller pousser avec eux! Les deux piroguiers retroussent leur longyi, poussent, secouent et finalement arrivent à débloquer les engins. Péniblement, nous sortons de ce couloir en pensant qu’il faudra y repasser au retour… Enfin, le lac Sakkar est en vue. Il y a de l’eau, plus de soucis… On est arrivé dans l’état Shan. La profondeur de ce lac est variable. Il peut y avoir 2,10 m de profondeur en saison normale. Pendant la saison sèche, il peut n’y avoir que 50 cm. A la saison des pluies, il peut dépasser 4 mètres d’où les maisons sur pilotis. On s’arrête au Monastère de Tharkong. C’est un ensemble de stupas un peu comme à Indein. En face, se dessine un petit village où je vais manger et y faire tour; j’y achète le savon local. En rentrant, je demande à Pan de repasser dans une usine de cigares car j’ai pu contacter mon fils qui est d’accord de tester ces cheroots. Il y a tous les goûts. Ils veulent que je teste mais je ne fume plus depuis peu donc pas d’imprudence. Plus tard, j’apprendrai que ces cigares ne sont pas terribles et que mon chérubin les a refilés à un copain ! Après Pan veut m’emmener voir un atelier de poterie; je refuse car j’en ai vu des dizaines dans plusieurs pays. Je suis de retour à Ngaug Shwe vers 17 heures et je remercie encore Pan d’avoir été un excellent guide piroguier. Le soir, je retourne dans ce petit resto qui sert de délicieux cocktails. Par contre, j’ai oublié ce que j’ai mangé… Le breuvage était peut-être un peu trop corsé! En rentrant, je passe au salon de massage où je m’endors pendant la séance.
3 FEVIER 2020 (jour 14) : Aujourd’hui, j’ai réservé un taxi via l’hôtel pour me rendre à PINDAYA, un village à 1180 mètres d’altitude. Le chauffeur n’est pas très sympathique et ne comprends pas qu’il doit m’arrêter pour faire des photos quand les paysages ou les situations s’y prêtent. Il a comme idée d’aller du point A au point B, ce qui m’irrite. Il téléphone à son grand-père qui parle un peu français. Je lui explique mes desideratas mais il est aussi borné que son petit-fils et rien ne change. C’est dommage car on voit des scènes de vie, des femmes réparant les rues ou portant des seaux de pierres, des chars dans les petits chemins agricoles, etc… Dans son parcours bien déterminé, il me conduit directement vers un marché local que j’apprécie d’ailleurs. Heureusement qu’on ne parlait pas encore de distanciation car on y était serré comme des sardines. La deuxième visite sera une usine d’ombrelles faites avec du papier de murier. Je me suis amusée dans cet atelier tellement c’était joli. J’ai d’ailleurs acheté une mini-ombrelle pour mettre dans ma chambre ainsi que des livres et un foulard. Le marchandage fut laborieux; dans ce pays, ce n’est pas trop leur truc!
Enfin, nous voilà arrivé à la fameuse Pagode Shwe Oo Min de Pindaya. La grotte aux 8000 Bouddhas est une des plus belles de l’Asie du sud-est. Cette caverne en calcaire est spectaculaire. C’est tout un réseau de grottes naturelles où les vietnamiens venaient se cacher pendant la guerre. Le visiteur est accueilli par une énorme araignée qui trône devant l’entrée. Selon une légende, une araignée géante aurait capturé une princesse dans cette grotte et un prince passant par là l’aurait tuée et ainsi sauvé la princesse. On accède à la première grotte en ascenseur. Il y a des Bouddhas de toutes les sortes. Je me sens très bien dans ce lieu. Le seul bémol, c’est que je suis arrivée en même temps qu’un groupe de français un peu bruyants. Mais comme je traîne pendant ma visite et eux pas du tout, j’ai pu retrouver le calme. Je savais qu’il y avait une petite grotte de méditation, j’ai cherché encore et encore pour enfin apercevoir un trou menant à celle-ci. C’est en rampant que je suis allée méditer un court instant. En y repensant, il y aurait pu avoir des serpents ou des araignées dans ce trou… brrr! Je termine cette visite et rejoins le taximan pour entamer le chemin du retour. Je lui rappelle qu’on doit passer voir l’impressionnant pont de chemin de fer. Ouf, il a compris. Je profite pour aller me balader au milieu de celui-ci avec un vide à gauche et à droite; franchement, moi qui ai le vertige, ce n’est pas très malin… un gars m’a prise en photo et ce sera un bon souvenir!
La journée se termine tranquillement en bouclant ma valise car demain matin, départ en avion vers Yangon pour vivre d’autres aventures.
4 FEVIER 2020 (jour 15) : A 11 H du matin, arrivée à Yangon où SOE, un chauffeur de chez Elégant Smile, m’attend pour faire un circuit de cinq jours dans la partie sud de la Birmanie. Bon début, il ne me dit pas bonjour. Il a les traits forts bridés, ce qui ne rend pas son visage sympathique. Je m’apercevrais vite que mes sentiments sont réciproques. Je sens qu’on va s’éclater tous les deux pendant ce périple. J’avoue que le jour précédent, je l’ai un peu agressé par message car il ne répondait à rien de ce que je lui demandais, pourtant traduit en anglais. J’ai dû faire intervenir son patron qui a certainement déjà dû le réprimander.
Avant de partir, je lui demande pour aller changer un peu d’argent tant que je suis toujours à l’aéroport. Il me contredit et m’envoie ailleurs; je le suis mais je ne suis pas satisfaite du taux de change donc je reviens à l’endroit initial. Il ne sait pas encore que je suis très têtue. Mais là, je me fais ridiculiser car ce n’est pas un bureau de change mais un endroit où on vend uniquement des cartes sim et des excursions. Tant pis, je suis vexée, il sera payé en dollars.
Départ pour cinq heures de route; je m’endors une partie du voyage, je ne perds pas grand-chose car, au début, le paysage n’est pas terrible. Il me réveille en hurlant à son portable. Je lui dis, avec la froideur que je peux avoir dans ces cas là, qu’il pourra téléphoner quand il aura fini son service! C’est étrange comme à certains moments, l’anglais me sort bien de la bouche. Habituellement, je suis plus calme mais il m’énerve déjà après quelques heures. Bref, il s’excuse et l’on continue cette longue route. Mais ne voilà t’il pas qu’il commence à éternuer, sans même mettre sa main devant la bouche. J’ai vaguement entendu qu’il se passait quelque chose avec un virus en Chine, donc lui demande de porter un masque afin de ne pas propager ses microbes dans la voiture. Il accepte. Pour le repas de midi, il m’arrête dans un self-service. Je dois demander à la serveuse ce qu’il me faut. Je pense qu’elle me mettre un peu de tout ce que je demande donc opte pour tel et tel plat… En fait, je n’ai rien compris à leur système et je me retrouve avec trois plats consistants… et un jus d’ananas. Je repars l’estomac bien trop plein, ce qui fait que je me rendors.
Tout à coup, il s’arrête devant une énorme colline et m’envoie visiter le site. Au réveil, sous un soleil de plomb, sans casquette ni crème solaire, je refuse et lui propose de revenir le lendemain. Il me fait comprendre que nous sommes à 35 km de Hpa An et que demain, ce ne sera pas notre chemin. Je tire la tête, vais dans le coffre sortir mon attirail pour le soleil et de l’eau. Je suis de mauvaise humeur pour faire cette visite surtout en voyant tous ces escaliers à grimper. Bizarre, car c’est une cave au départ donc on devrait descendre…Mais non, on monte à croire que c’est fait rien que pour m’embêter.
C’est la grotte Bayin-Ngi que je découvre après l’escalade impressionnante de la volée d’escaliers. Je me ravive en arrivant car cette cave est sublime et remplie de Bouddhas. Je commence à me sentir beaucoup mieux du coup et très contente d’être là. Après avoir fait le tour des Bouddhas, j’aperçois une cavité qui s’enfonce dans le noir. Les trois autres personnes présentes dans la grotte n’y vont pas mais moi, j’y pousse le bout du nez. Je suis seule au monde pour affronter mon pèlerinage. Il y fait de plus en plus noir, j’allume la torche de mon portable pour explorer les lieux. Le sol est de plus en plus glissant. J’avance doucement quand tout à coup, à la suite d’une fausse manœuvre, la torche de mon GSM s’éteint. Sur la tête de tous les Dieux et de tous les Bouddhas, je n’ai jamais rien vu d’aussi noir. Le silence est solennel. Je panique un moment car j’ai peur que la batterie ne soit plate. Je ne parcours pas un sentier bien déterminé mais un espace vaste et sans lumière, je ne peux pas retrouver mon chemin sans lumière. Par chance, je réussi à rallumer le portable et sa torche et c’est avec un grand soulagement que j’aperçois une petite lueur au loin. Je suis vraiment inconsciente quand je suis en voyage; j’aurais pu glisser, tomber, personne ne m’aurait retrouvé car là, pas de réseau pour appeler. Dans mon propre pays, je ne prendrai pas le dixième de risques! Enfin sortie des ténèbres, je suis accueillie par quelques singes qui n’ont pas l’air méchants mais qui volent quand même le sachet de fruits d’une petite fille. Je redescends par un autre chemin qui donne sur la piscine des moines. Départ pour les derniers kilomètres avant d’arriver à l’hôtel Galaxy à HPA AN. Je redoutais un peu cet hôtel car ici, ce n’est pas très touristique. La clim souffle de l’air chaud plutôt que froid. Je fais un triage dans ma valise pour laisser dans le coffre ce que je n’aurais pas besoin pendant cinq jours. Je n’ai pas faim donc je ne ressors pas. Je me douche puis vais dormir à 22H30.
5 FEVIER 2020 (jour 16) : Après une bonne nuit de repos et un excellent petit-déjeuner, je retrouve avec joie (hum…) Soe. Je demande à faire en premier la visite de la grotte Saddan; d’après les avis elle est intéressante et je préfère laisser pour la fin les moins bien au cas où je serais trop fatiguée. On est sensé traverser en longueur cette grotte et revenir avec une petite barque qui en fera le tour. C’est donc avec entrain et à la lueur de ma lampe de poche que je déambule dans celle-ci parmi les nombreux Bouddhas. Certaines salles sont aussi hautes qu’une cathédrale. Il y a beaucoup de chauves-souris accrochées au plafond. Après une demi-heure, j’aperçois la sortie et effectivement les petits bateaux sont là. Contre une modique somme, j’embarque prête à explorer par voie navigable le contour de cette énorme grotte. Quelle ne fut pas ma surprise quand 100 mètres plus loin, la dame me fait comprendre que c’est fini, je dois descendre et continuer à pied. Hé oui, ça me poursuit, plus d’eau… Ca valait bien la peine! Toujours est-il que le parcours à pied est superbe. Je suis seule au milieu des rizières. Il fait calme, le soleil brille. Je marche sereinement sur la terre sèche et craquelée, en imaginant qu’en temps normal, les barques y passent. Je fais connaissance avec un petit animal qui ressemble à un varan mais avec une peau de serpent; je le photographie en m’approchant de plus en plus près. Le chauffeur me dira, par la suite, qu’il mord…vrai ou pas?
Après cette jolie balade, nous nous rendons à la Kaw-Ka-Thaung Cave. La particularité de ce lieu est qu’à l’entrée, il y a toute une très longue file de statues de moines tenant un bol pour faire l’aumône. C’est très joli et atypique.
Un peu plus loin, en passant devant la grotte Badamya, on longue un plan d’eau pour arriver à une piscine naturelle entourées de gargotes sur pilotis, surplombant les rizières. Soe me dit que ce n’est pas bien et de ne pas y aller. Je ne l’écoute pas et vais m’installer en savourant une bonne bière fraîche tout en regardant les jeunes du coin se baigner.
En continuant le chemin, nous arrivons à Kyaik-Ka-Lat qui est un somptueux piton rocheux au milieu d’un lac artificiel, entouré de rizières et de marais. Ce piton est plus étroit à sa base qu’au sommet, avec un petit monastère au pied et des stupas dont un au sommet. Je fais une petite balade, longeant le monastère et admirant la beauté du site. Il y a de nombreuses voitures de police; à mon avis, un personnage important doit être dans le coin.
Départ vers la Kaw-Gone Cave qui se trouve au pied d’une colline. C’est tout simplement une pure merveille, indescriptible. Ce sont des cadres naturels taillés dans la roche, représentant des milliers de petits bouddhas. On est entouré par un enchevêtrement de scènes, de tablettes et de statues. En sortant de la grotte, on grimpe environ 200 marches pour arriver à un magnifique point de vue.
Départ vers la Ya-Thay-Pyan Cave dont je n’ai plus de souvenirs.
A 18 H, nous devons nous trouver devant la Bat Cave. C’est à cette heure précise que des milliers de chauve-souris vont sortir de la grotte. Des hommes et des femmes font beaucoup de bruit, en tapant sur des objets, afin qu’elles prennent toutes leur envol. On assiste alors à un spectacle étrange en voyant ce nuage noir interminable. En fait, elles vont parcourir 50 km pour aller chasser les insectes avant de revenir dans la nuit. J’ai déjà vu une telle chose au Laos.
Il est temps maintenant de rentrer car la journée fut bien chargée. Je demande au chauffeur de me conduire au restaurant chez Lucky (qu’on m’avait renseigné) mais arrivé devant, il n’y a pas une âme et je préfère aller voir ailleurs. SOE toujours aussi sympathique me reconduit à l’hôtel plutôt que de chercher avec moi un petit restaurant sympa. C’est donc seule que je découvrirai, dans une petite rue, le Wadee Resto que je recommande vivement. Je terminerai la soirée au marché de nuit.
6 FEVIER 2020 (jour 17) : Je quitte Hpa An, où certes je n’ai pas tout visité manque de temps. A 11 km de Hpa An, j’insiste pour aller voir le jardin Lumpini que SOE n’a pas voulu me faire visiter auparavant, invoquant qu’il n’y a rien à voir. Mais ce n’est pas l’impression que j’ai eue en lisant ma documentation; donc, on y va! Ce jardin dévoré par la végétation se situe au pied du mont Zwekabin qui est la plus haute montagne de calcaire entourant Hpa An. Le paysage est fabuleux et vertigineux.
En entrant au Lumpini Garden, on se trouve devant plus de 1100 Bouddhas assis, aux robes dorées, situés en rangées à perdre de vue. Je me promène un peu à pied puis fait un aller/retour en voiture en filmant et en chantant par la fenêtre. C’est certain maintenant, SOE me prend bien pour une originale. Au fond du jardin, il y a un téléphérique; je me prends au jeu d’aller y faire un petit tour. SOE me dit encore que ça ne vaut pas la peine. C’est vrai que c’est riquiqui mais je m’y amuse accompagnée d’une charmante dame birmane. Nous contemplons le paysage qui nous en met plein la vue au point que nous oublions de descendre à l’arrêt; nous avons dû sauter un peu plus haut. Folklorique mais rigolo… je suis contente d’avoir fait cette étape!
Maintenant, c’est le vrai départ pour MOULMEIN. Enfin, non pas tout à fait, car en chemin, il y a un monastère qui est surtout visité par les personnes qui font le chemin en bateau. L’U.N.A AUK Monastery est un complexe datant du 19 ème siècle, se composant d’un monastère, de deux pagodes et d’un temple. Je me balade paisiblement car il règne ici une atmosphère très sereine. C’est un des joyaux du sud du pays. Après un moment, je vois une autre sortie donnant sur un petit village très animé, par contre. C’est à l’école que ça se passe. Je m’y précipite et me faufile parmi les parents qui admirent le spectacle de leurs rejetons. Après cet agréable moment, je repars dans le calme terminer la visite du monastère. J’y rencontre une famille avec trois petits enfants; nous prenons plein de photos dans une ambiance sympa. Ce n’est pas tout, je dois rejoindre SOE qui m’attend de pied ferme.
Nous ferons un arrêt à la pagode Kyaikthalan Paya qui est située bien haut; on voit d’ailleurs le Stupa de loin. Heureusement, c’est en ascenseur qu’on y arrive puis on traverse une longue passerelle qui nous donne une vue vertigineuse sur la ville. On aperçoit même la prison. L’endroit est vraiment spectaculaire. Je n’ai pas de mots pour le décrire tellement c’est beau et il faut vraiment voir les photos pour s’en rendre compte. Encore un délicieux moment. C’est étrange d’ailleurs car après tous ces complexes de monastères, pagodes, stupas, je pourrais en avoir marre mais c’est tellement beau que je suis surprise à chaque lieu que je découvre.
Nous arrivons à MOULMEIN. Cette ville se situe à 60 km de Hpa An; elle est frontalière avec la Thaïlande. Ancienne capitale, c’est la 3ème grande ville du pays et c’est l’état Môn. SOE me débarque à l’hôtel et se barre vite fait. Je découvre ma chambre, range mes affaires. Je vois qu’il n’y a pas de restaurants dans les alentours donc je commande un repas sans importance à l’hôtel qui me sera servi dans la chambre.
7 FEVIER 2020 (jour 18) : La journée s’annonce bien car aujourd’hui, je vais visiter le plus grand centre de méditation de Birmanie. C’est à 10 km que se trouve le Pa Auk Monastery. Il s’étend dans la forêt sur 400 hectares. On y reçoit des moines, des novices ou tout simplement des visiteurs désireux de vivre l’aventure soit pour quelques jours, quelques semaines, quelques mois voire plusieurs années. Le règlement est sévère. Ici, on ne rigole pas. Celui qui fait la démarche de rentrer dans ce centre, ne serait-ce que pour 4-5 jours, doit laisser son passeport à l’accueil, étant ainsi obligé de respecter le contrat! Les moines ou les adeptes méditent quatre fois par jour dans deux grandes salles du monastère se trouvant assez loin dans la forêt. Ils sont installés, sous une moustiquaire pour ne pas être dérangés, avec un coussin et une bouteille d’eau. A mon arrivée, ce n’est pas l’heure de la méditation ce qui me permet de rester un moment seule dans la salle pour méditer à ma guise parmi ces moustiquaires. Le lieu est serein, j’y ressens des ondes positives. Je m’y sens bien. J’entame le chemin de retour en descendant la forêt, croisant de nombreuses petites maisonnettes en bois. Ce sont les habitations des moines. Il y a aussi des dortoirs communs pour les novices et visiteurs. En arrivant aux cuisines, je suis surprise de voir les moines en file indienne, attendant leur déjeuner, tenant leur grand plat à la main. Ils sont derrière des barreaux, ça fait un peu prison… J’arrive péniblement à entrer dans la cuisine pour voir le ballet des cuisiniers manipulant leurs louches. Il y a aussi des volontaires pour aider à servir les repas. Après avoir fait ma curieuse, je m’en vais sur la pointe des pieds car je n’ai pas l’intention de manger ici! Je me répète, mais ce fut un moment privilégié…
Je rejoins le chauffeur pour aller visiter l’Ile de Bilu Gyun (Ile des Ogres). Je suis impatiente de voir où il m’emmène car le jour avant, avec son traducteur, il m’a fait lire qu’on allait visiter une longue cheminée noire et voir un mur… J’avoue que sur le coup, je n’étais pas ravie… Il roule trop vite, je n’apprécie pas et j’envoie un sms à son patron.
Tout à coup, je vois un groupe de quelques personnes faisant la fête, habillées de manière tribale, suivant un char fleuri. SOE qui a l’air d’ignorer ce spectacle prie tous les Bouddhas du monde pour que je ne lui demande pas de m’arrêter. Prière non exaucée car je saute presque hors de la voiture pour suivre le mouvement folklorique qui se dirige vers un petit bled. Je ne saurais jamais à quoi était due cette fête; j’espère juste que ce n’était pas un enterrement. On ne sait jamais, je ne connais pas leurs coutumes à ce niveau! En revenant à la voiture, je m’arrête devant l’école; les enfants en blousse blanche et pantalon ou jupe bleu me font des signes et des sourires qui me font craquer. Allez go, vite à la voiture; je ne voudrais pas que SOE fasse une crise de nerf.
L’Ile de Bilu est un lieu authentique; elle est très verdoyante et compte 78 villages. Le visiteur n‘a pas le droit de dormir sur cette île. On arrive dans un village, à Midon je pense, où une grande statue représentant une pipe trône au milieu du rond point. Un peu plus loin, une petite industrie familiale m’invite à voir leur travail. Ils fabriquent des pipes et autres objets en bois de Padouk (à ne pas confondre avec le bois de rose). Je comprends à cet instant que la grande cheminée noire, c’était une pipe… Je n’en achète pas mais me laisse tenter par d’autres petits objets en bois tels bics, boitiers à bic, etc… Un peu plus loin, une autre petite industrie fabrique des ardoises pour les écoles ou autres usages. Là, je comprends que c’est ça le mur… ha, ces traducteurs, on ne peut pas toujours s’y fier. On termine par la visite d’un magasin d’artisanat où l’on fabrique des chapeaux en paille et de jolis sacs en bambou ou en fibre de coco. Je succombe au charme d’un petit sac tout mignon avant de quitter cette île magique.
Avant de continuer la visite, je m’arrête pour me restaurer au bord de la rivière. C’est magique; je déguste des calamars avec une bonne pinte, je ne dis que ça!
C’est vers Gaungse Kyun (Ile du Shampooing) que nous nous dirigeons. Je dois y aller en barque mais il faut attendre quatre autres personnes avant de quitter l’embarcadère; ils ne tardent pas à arriver. Au 14ème siècle, on procédait à une cérémonie annuelle qui consistait à laver la chevelure royale avec de l’eau de source d’où son nom « Ile du Shampooing ». L’ile est minuscule, elle doit faire 200 mètres de long. Il y a 70 Stupas et des Temples dont un népalais et un hindou. Je me suis mise à la recherche du temple hindou pour y trouver Ganèche. Il règne ici une telle sérénité (hé oui encore) qui donne envie d’y rester. Quoique tout à coup, plusieurs chiens accourent vers moi en aboyant et là, c’était nettement moins serein. Les maîtres heureusement présents les ont rappelés sans quoi, j’aurais servi de diner à ces clébards. On est obligé de se balader pieds nus, en espérant ne pas marcher sur un serpent ou autre indésirable. Toujours est-il que beaucoup de clous trainaient au sol et j’ai remis mes sandales. L’heure du retour a sonné et comme prévu, j’attends à l’embarcadère mais là, plus personne. Je suis seule. J’attends patiemment sur un banc que quelqu’un arrive pour me rapatrier sur le continent. C’était très agréable et insolite.
De retour sur la terre ferme, j’attends le coucher du soleil devant une bonne bière fraîche avant d’aller manger dans un charmant petit restaurant. En rentrant à l’hôtel, je m’arrête faire un massage de crâne. Ce sera ma dernière soirée du petit circuit.
8 FEVIER 2020 (jour 19) : Aujourd’hui, ce sera une journée voiture puisque nous rentrons à Yangon. Je retourne dans l’hôtel du premier jour. Je vais chez Lucky chercher mes lunettes mais elles ne vont toujours pas et je refuse de les acheter; je perds mon acompte de 20 dollars. Je suis fatiguée du trajet; après le souper, je m’offre un dernier foot massage puis dodo.
9 FEVIER 2020 (jour 20) : J’avais prévu de faire encore quelques visites à Yangon tel que prendre le ferry pour aller à Daha mais là, je commence à fatiguer et je préfère flâner. J’achète une nouvelle valise abandonnant lâchement celle qui m’a accompagné durant tout ce circuit. Je suis contente car c’est le petit réceptionniste très sympathique qui l’a récupérée pour lui. Je retourne au secrétariat car cet endroit m’avait beaucoup plu; j’achète encore un bracelet en œil du tigre.
Ce soir, mon voyage chez les Birmans se termine. Je prends l’avion en soirée vers Bangkok puis après une escale de deux heures, départ pour Bruxelles.
Je clôture ici mon récit. Vous aurez compris que ce voyage fut magnifique, riche culturellement et émotionnellement. Ce pays fut une très belle découverte!
Marie Claire Fin du récit le 16 juillet 2020.
Dépenses :
Vol international 600 euros + 4 vols intérieurs 310 euros Nourriture 210 euros Hôtels 600 euros Massages 90 euros Visites, taxis, chauffeur, circuit 820 euros Divers 200 euros Visa 50 euros Trains A/R 20 euros Livres routard 20 euros Coatch Anna 200 euros
Soit 3120 euros