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Réflexion sur le voyage de 1968 à nos jours English translation pending
Bonjour,
Etudiante en sociologie (plus précisément en sociologie du voyage), je rédige un mémoire de DEA sur l'idéologie des voyageurs de 1968 comparée à l'idéologie des jeunes voyageurs d'aujourd'hui. Si quelqu'un se sent un peu interpellé par le sujet, surtout qu'il n'hésite pas à me donner de nouvelles idées. Que se soit des conseils de lecture, des reflexions personnelles ou encore autres choses, je suis preneuse. Merci.
Les pieds en Mongolie... et la tête dans les étoiles English translation pending
Avant d'attaquer cette aventure mongole, quelques mots pour ressituer le contexte. Nous (Christophe et Sophie)descendons a Ulan Bator apres une semaine de transsiberien voyage au cours duquel nous avons rencontre Lenny, un americain bien sympathique. Mardi 26 juillet: Sain bainuu Mongolie
La nuit fut courte avec 4 heures de sommeil. Il est 6h et nous nous réveillons avec le lever de soleil au milieu des steppes, c'est magnifique…
A la fois désertique et plein de vie avec ses gers, ses chevaux et ses chèvres qui se promenent librement au milieu des paysans mongols, cette vision nous laisse entrevoir un depaysement total.
6000km de traversee, 5 litres de soupe, 12 bouteilles de vodka et 2kg de nouilles plus tard, nous voila dans la patrie de Genghis Khan. Cette ambiance de croisiere nous laissera un très bon de souvenir et déja, à la descente du train, une étrange nostalgie nous innonde. Quelques petites informations avant de rentrer dans le vif du sujet; la Mongolie c'est: 1 cheval, 1 vache ou un yak et demi, 4 chevres et 6 moutons par habitant.
L'empire mongol du 18e siecle, le plus vaste que le monde n'ait jamais porte, s'etendait de la Coree a la Hongrie. Les Mongols le doivent a leur Napoleon national: Genghis Khan (qui a prefere donne son nom a une vodka plutot qu a un type de cognac!).
Enfin, dadvantage de Mongols vivent a l etranger (3.5 milions en Chine, 1 milion en URSS) et seulement 2, 4 milions (pour un pays grand comme 4 fois la France) au pays. Fin de la parenthese. Sophie s'est faite abordee au dernier arret avant Ulan Bator (UB). Une jeune femme mongole lui a propose de dormir chez l'habitant dans le centre: 5$ la nuit, on viendra nous chercher a notre arrive et y a de la place notre compagnon de route Kenny, affaire conclue.
La personne qui devait nous remettre les billets pour Pekin n'est pas sur le quai comme prevu, c'est embetant mais on a le temps de voir venir.
On passe la journee entre internet et la collecte d'info pour les excursions, de toutes facons Ulaan Bator, c'est vraiment laid! On retire nos premiers tobroks, 700 000 (500E), ca fait une sacree liasse de billets, heureusement que les pieces n'existent pas ici.
Lorsque nous arrivons a domicile, 3 francais d'environ 23 ans campent dans le salon sur des matelas et une en solo dans notre future chambre, ca fait plus squatte qu'hebergement chez l'habitanht. La nuit confortable tant esperee malheureusement attendra encore: pas de volets et ce n'est pas la fenetre cassee qui nous a isole du bruit de la rue passante, et klaxonnante! Qunat aux matelas a meme le sol, ils etaient si peu confortable qu'on a du gonfler les notres. Nous serons reveilles tot le matin par le pere qui, apres avoir repare la porte d'entree a grands coups de marteau, a telephone un bon ¼ d'heure dans notre chambre! Vivement le camping…
Mercredi 27 juillet: Ulan Bator, Beurk…
Toujours en compagnie de Lenny, nous visitons le Black Market, un immense marche- foire-aux-trouvailles puis le plus important centre religieux de Mongolie, le monastere Gandan. Les moines y vendent une poudre "purificatrice" lorsqu'on la brule.
Au detour des rues, on trouve de nombreuses echoppes qui vendent bonbons et cigarettes et des marchands de fruits et legumes un peu partout. Les plus incongrues restent leur cabines telephoniques "humaines": des personnes, souvent des femmes avec un masque sur le nez et parfois des gants, attendent le client avec un telephone sur les genoux (on ne sait toujours pas ou elles chopent la connections puisqu'il n'y a pas de fil! Dans le meme registre, nous croisons ca et la des gens postes a cote d'un pese-personne qui se font remunerer pour la pesee.
Heureusement que tous ces personages anecdotiques egayent un peu la ville qui manque cruellement de charme.
L'architecture sous influence russe est sinistre et sans aucun gout esthetique, le tout dans une anarchie totale; dans certains quartiers, les yourtes se melangent a des batiments gris ou a des buildings modernes, sans parler des cages a poules sordides que nous avons vues a la peripherie. Les trottoirs ne sont pas paves, ce n'est que sable et cailloux, et il faut faire attention aux plaques d'egout non fermees, notammemt la nuit, puisque les rues ne sont pas eclairees! On a d'ailleurs failli visiter une ou deux fois les canalizations… La circulation est assez anarchique et ici on aime jouer du klaxon, les pietons n'ont qu'a bien se tenir! Concernant l'alimentation, c'est assez peu varie et pas trop mauvais (mouton, agneau, riz, pates), le menu n'etant pas toujours traduit en anglais, on poursuit nos Blind test, sans trop de mauvaises surprises pour l'instant.
Jeudi 28 juillet: Tiens, c'est la Saint Samson aujourd'hui On a trouve nos coequipieres pour se partager les frais de routes; Sylvie et Claire en stage a l'ambassade de France vont nous accompagner 14 jours au lac Kovsgol et en Arkangai. Petite anecdote assez cocasse: alors que nous prenions un verre en terrasse pour faire connaissance, un manchot SDF qui n'a pas froid aux yeux, s'est precipite sur nos voisines de table pour leur subtiliser leur bouteille de sodas avec ses deux moignons, puis une fois a l'ecart, se l'est engloutie aussi sec. Il s'en est ensuite pris a nous a plusieurs reprises, les filles etaient partagees entre rires et peur. Sylvie le connaissait deja puisqu'il l'avait course un soir. De retour "at home", nous negocions une petite viree d'une semaine puisque nous ne partons que dans 10 jours. Notre logeuse nous a trouve une famille qui ne donne pas dans le business touristique et qui pourrait nous recevoir a la mongol's way, le cul sur une selle et du lait de jument au p'tit dej. Nous partons demain a une centaine de Km plein ouest. Bye-bye Kenny, c'etait vraiment sympa cette semaine avec toi.
Vendredi 29 juillet: Arrive chez Archaa et Marcha 3 heures de trajet dont 2 sur la route principale truffee de nids de poule et 1 sur les pistes sableuses. Nous arrivons a bon port, au milieu de la steppe semi-aride, de vastes plaines bordees de collines s'enchainant a perte de vue. La, se trouvent deux yourtes (ou gers) entourees d'une trentaine de chevaux, d'un grand troupeau de brebis et de moutons ainsi que trois chiens ne devant leur presence qu'a leur role de chien de garde. A l'horizon, on apercoit des points blancs, on devine d'autres gers, nos premiers voisins. Voila pour le cadre, quand a l'odeur, on vous laisse imaginer…Le "sain bain nu" (bonjour) de rigeur puis on plante la tente a une trentaine de metres, distance offrant a la fois intimite et proximite de la famille. Les premiers a nous rendre visite sont les enfants. Nous avons vite repere leur stratageme; curieux mais intimides, ils avancaient progressivement en s'asseyant tous les cinq metres jusqu'a ce que Sophie etablisse un premier contact en les saluant avec un nez de clown. On est alors invites sous la yourte et ce fut au tour des grands-parents de s'amuser avec le nez rouge. Vint alors le moment que nous apprehendions depuis notre arrive en Mongolie: la degustation de lait de jument fermente, le celebre airag. Celui-ci avait en outre l'avantage d'etre parseme de points noirs, a savoir des moucherons (c'est d'ailleurs pourquoi, ils ont l'habitude de souffler sur la surface du liquide avant de le boire). Difficile d'en decrier le gout: acide, odorant, long en bouche, on pourrait l'assimiler a du concentre d'odeur de cheval, en pire…pour etre plus explicite, c'est imbuvable! Ce n'est pas sans rappeler cette replique dans "Les Bronzes font du ski" : "Ah…c'est goutu, il a du r'tour!". Les lois de l'hospitalite etant tres ancrees ici, on y aura droit plusieurs fois par jour, et pas question de refuser. Christophe leur fera honneur en avalant de franches gorges, pendant que Sophie pauffinera sa technique du trempage de levres (ainsi que la dissociation bucco-nasale, fort utile pour la plongee sous-marine!). !! Description de la gers: pas de cuisine, pas de chambre, pas de salle a manger, et bien sur pas de toilettes, la piece d'un rayon de 2, 5 metres est polyvalente. Un poele mobile alimente en crottin de cheval seche se tient au centre avec un conduit pour evacuer la fumee par l'ouverture du "toit", indispensable pour les journees d'hiver a -30. Plusieurs lits sont repartis autour ainsi que 2 ou 3 petites commodes dont une a usage religieux. Plusieurs photos sont rassemblees dans un cadre ou l'on voit la famille parmis ses chevaux, le tout surmonte des trophees et medailles remportes pendant le Naadam (fete annuelle). Notre regard se pose aussi sur des morceaux de barbaque provenant d'un mouton fraichement tue qui pendent au dessus d'une bassine de sang ou marinent des visceres douteuses, accolee a une autre remplie de la creme du lait. Les croisillons en bois qui servent d'armature sur les cotes sont aussi utilises comme sechoir, cintres ou etageres et sont souvent decores de tapis. A l'interieur, les bois des meubles sont peints et tres colores avec une dominante d'oranges. L'exterieur est recouvert de molleton en poils de chevre et peut etre releve en bas pour permettre le circulation d'air a 360 degre. C'est tres bien concu car il y fait frais l'ete et sans doute chaud l'hiver. Ca ne coute pas tres cher ici, on envisage peut etre d'en ramener une, les parents faites de la place dans le jardin, les Yaks arrivent… La premiere ger appartient aux doyens, Archaa et Marcha, et la seconde a leur fille ainee Orcho qui y vit avec son mari et leur fille de 4 ans. A cela s'ajoutent les neveux et petits-enfants en vacances qui sont quatre. On passera l'apres-midi a jouer avec ces derniers puis nous assisterons a la traite des juments. L'orage eclata en fin de journee nous obligeant a nous entasser avec nos sacs et nos provisions dans les 2m2 de notre tente, tout en nous debrouillant pour y faire cuire les pates du diner. Il va sans dire que pour ce qui est des "accommodations" nous satisferons nos besoins naturels en pleine nature, au milieu des cranes de mouton et autres femurs en decomposition. Samedi 30 juillet: Naadam a Luun Lever 7h00, pas le temps ni pour la toilette, ni pour le petit dej'. On est embarque dans un vieux camion russe en direction du Naadam local. Les vapeurs d'airag de la "betaillere" et le trajet chaotique achevent de nous reveiller. Nous voici plonges dans l'evenement de l'annee pour cette famille mongole, le Naadam. Toute la journee, combats de lutte et courses de chevaux seront au coeur de cette fete. Les courses sont reserves aux enfants, en majorite des garcons de 6 a 11 ans et consiste a parcourir 20 Km. C'est impressionnant de voir ces p'tits bout de choux sur des bestiaux de plusieurs ceintaines de kilos et jouer avec eux avec autant de dexterite que ceux de chez nous avec la playstation…La lutte est elle pratiquee par les jeunes hommes. Elle debute par un rituel de presentation et s'acheve avec la mise a terre d'un des adversaires, le tout sur fond de musique traditionnelle et en costume d'apparat. La lutte est tres ancree dans la tradition, les enfants la pratiquent entre eux des leur plus jeune age; Christophe s'est meme vu proposer un combat hier a son arrive, en signe de bienvenue. En les cotoyant, on s'apercoit qu'il n'y a ni agressivite, ni mauvais geste de la part des perdants, meme dans les sports de combat. L'ambiance est bon enfant, tres fair-play et l'etat d'esprit est sain compare a celui que l'on peut trouver en Europe lors de competitions. Pas "d'encules l'arbitre" ici… Le peuple mongol garde un esprit tres fraternel, meme les enfants ont des gestes tendres les uns envers les autres. C'est vraiment mignon de les voir se tenir par l'epaule ou se consoler. Sinjhun, 9ans est arrive 3e l'an dernier, il n'etait pas peu fier de nous montrer ses photos et sa recompense. Cette annee il remet ca et nous assistons a tous les preparatifs: tressage des crinieres de chevaux, habits et enfillage de cossards, rituel de l'encens autour du cavalier et de sa cravache, puis, juste avant la course, chant des enfants sur leur cheval autour du ara improvise. Ces chants sont un mélange de tradition et de mysticisme, pas vraiment de paroles, une melodie plutot agreable, ca ressemble un peu a ses rituals indiens pour se donner du courage et stimuler sa monture. Tout le monde s'est mis sur son 31 pour l'occasion, car c'est peut-etre aussi celle de faire des rencontres… Pas d'internet ici, "le bal du village" est souvent une des rares oportunites de rencontrer son bel etalon! Nos hostesses ne s'y sont pas trompees et l'atelier maquillage n a pas ete negligee. A l'arrivee de la course, on ne s'est plus trop ou donner de la tete, les chevaux qui sont le principal moyen de locomotion sont partout et se melangent aux voitures et aux pietons comme nous, c'est l'anarchie la plus totale. Lorsque les premiers cavaliers pointent a l'horizon, l'agitation gagne la foule et une cinquantaine de cavaliers sur leur monture vient s'agglutiner, nous assistons pour la premiere fois a un embouteillage de chevaux! C'est dans la liesse generale que le gagnant franchit la ligne d'arrivee, ce n'est malheureusement pas notre favori qui arrivera quand meme 8e. Nous avons ensuite teste la friterie locale sous la yourte-restaurant ou une marmite d'huile bouillante recoit l'unique plat prepare, des huushuurs, sortes de galette fourree a la viande de chevre, c'est tres bon. Nous avons ete acceuillis comme des princes car ici, le manque de touristes nous vaut tous les egards. Les epreuves d'adresse sont venues cloturer cette journee: ramasser des foulards au sol sur un cheval au galop (nous seront d'ailleurs temoins d'une belle gamelle du cheval et de son cavalier), sauts d'une monture a l'autre dont certaines finiront dans la foule. Le retour a 5 a l'arriere d'une berline fut aussi terrible que l'aller. En milieu de chemin, nous avons ete surpris par un arret subit de la voiture pour une pause pipi-vodka. Tout le monde est sorti faire ses besoins a 2 metres de la voiture puis s'est assis en pleine brousse pour boire la bouteille de vodka que nous venions d'offrir au patriarche pour l'occasion. Nous nous sommes endormis le soir berces par les chants Mongols de nos hotes qui recevaient de la famille, c'etait tres joli a ecouter, malheureusement, les chiens les ont accompagnes…!
Dimanche 31 juillet, tomate party 11h, reveil tardif; nos voisins ont eu le temps de tuer un mouton et, c'est devant le depecage de la bete que nous petit-dejeunons. Un autre attend son tour a quelques metres mais ici tout est fait pour que l'animal souffre le moins possible et meurt rapidement; les Mongols respectent toute forme de vie. Nous avons vu toutes les etapes de la decoupe du mouton a l'assiette en passant par le vidage des trippes et leur nettoyage, et tout ca en famille. Le mouton a cuit longtemps comme un bourguignon de sorte que, meme Sophie en a mange sans grimacer, Christophe en a evidemment repris sans se faire prier (il faut bien faire honneur a la cuisiniere). Avant de passer a table, nous nous sommes adonnes a un drole de rituel ou l'on fait passer une pierre bouillante sortant de la marmite d'une main a l'autre. L' echange verbal etant assez limite avec nos hotes, nous avons d'abord pense que c'etait pour preparer nos mains a la chaleur de la viande, c'est en fait pour se purifier et eloigner les maladies. Pour les maladies on ne sait pas, en tout cas Christophe s'est brule la main… Toujours est il qu'on a bien rit pendant ce repas et nous avons fait un grand pas dans la communication, la vodka aidant. Nous nous sommes presentes a notre tour au travers de nos photos de famille de Paris et de notre projet grace a la mappemonde gonflable. Se sont enchainees partie de volley et "tomate" (souvenez vous, les jambes ecartees, on se faisait passer la balle entre les jambes, puis on a grandi et…). En tout cas, ca leur a beaucoup plu. Les Mongols sont d'un naturel tres rieur et d'une grande gentillesse. On nous avait parle de leur sens de l'hospitalite et de leur joie de vivire, on cofirme, c'est un vrai plaisir de pouvoir vivre ces moments avec eux. La journee se termine au puit a quelques kilometres de la, histoire de rapporter 3/4 bidons. d'eau. C'est dans ces moments la qu'on prend conscience de la valeur de certaines choses devenu tres banales chez nous, comme l'eau qui coule d'un robinet.
Lundi 1er aout, Premiere chevauchee Orcho, 25 ans invite Sophie a une initiation de traite de jument en lui montrant la technique. D'abord, les poulains font venir le lait puis elle prend le relais de ses mains expertes. Sophie s'y essaiera sans grand succes, les quelques gouttes qui sont sorti d'un seul pie (sur deux) ayant atterri sur son avant bras! La survie en milieu campagnard, c'est pas gagne. Elle nous a ensuite ouvert sa gers pour une seance d'essayage de costumes traditionnels fait main (les Mongols deels), meme Christophe y a eu droit malgre les 20 cm qui le separent de son proprietaire. Elle en offrira un a Sophie qui, tres emue, lui offrira en retour son beau boitier de poudre compact l'Oreal parce qu'elle "le vaut bien"! La fin de journee sera marque par une heure de cheval qui aura suffit a marquer de bleus l'interieur de nos cuisses; les selles mongoles sont en bois, c'est sans doute une des raisons pour lesquelles ils montent debout sur les etriers. Du haut des collines, nous avons pu nous rendre compte de l'immensite des paysages environnants et assister a l'envol majestueux d'une chouette. Nous partagerons un dernier diner chez Orcho agremente de tours de magie qui les ont bien amuses. Que la guide des magicians nous pardonnent, nous avons divulgues nos tours… Abracadabra! Du Mardi 2 Aout au jeudi 4 : Terelj Nous disons au revoir à toute la famille avec une petite pointe au coeur puis nous repartons en direction de l'est à 2h d'UB; nous passerons 3 jours en gher dans le parc national de Terelj. Les paysages sont très différents: conifères, hautes collines et torrents à foisons justifient son surnom de "Petite Suisse asiatique". Malheureusement c'est aussi beaucoup plus touristique et artificiel: nous avons trouvé les dinosaures en carton pâte assez pitoyables, sans parler des camps de ghers bien disposées en enfilade qui défigurent le paysage. Nous sommes dans une gher appartenant a des amis de notre logeuse d'UB au milieu d'autres ghers habitées par des Mongols, car, après notre dernière expérience, pas question de se retrouver parqués avec les groupes de touristes japonais! Seul hic: l'absence de WC ( sauf si on supporte bien les fosses a purin) et pas d'endroit a l'abris des regards de ces jeunes Mongols en vacances; Sophie obligée à faire plusieurs centaines de mètres, trouvera une solution moins contraignante: pisser aux quatres coins de la yourte (et ca la fait rire! Christophe beaucoup moins.).Même si ce n'est pas aussi authentique, malgré une pluie battante, nous aurons droit au chaleureux accueil mongol : la maîtresse de maison, après nous avoir allumé un feu et porté du thé, nous a gracieusement offert des "buuz", raviolis de mouton cuits a la vapeur et specialité culinaire numero 1 de la Mongolie. C'est ensuite un défilé de joyeux drilles qui s' invite sans frapper pour nous saluer autant que pour nous réclamer de la vodka ou encore pour nous vendre de la vaisselle! La yourte s'apparente en fait à un moulin, ni verrous, ni cadenas, les lois de l'hospitalité sont telles en Mongolie qu'on entre sans s'annoncer, qu'on se sert en viande ou en thé même si personne n'est présent. Peut-être qu'au-delà de la rigueur des conditions de vie, c' est l' absence de biens matériels qui entretient cette culture de l' hospitalité chez ce peuple nomade. Finalement, la seule chose qu ils ont vraiment peur de perdre, ce sont leurs chevaux et leur élevage. Cela durera sans doute jusqu'a ce que la pensée capitaliste n'arrive dans ce coin reculé du monde et encore préservé du matérialisme. Nous nous endormirons dans une cacophonie de chants accompagnée d'une guitare mal accordée que nous ont infligé des jeunes carburant a la vodka.Nous profiterons de ce coin très agréable à cheval car les marches sont rendues impossibles compte tenu de nombre de ruisseaux et rivières qui parsèment le sol. C'est donc sur des selles russes plus confortables que les mongoles que nous traverserons ces cours d'eau parfois profonds.La cuisine se fait sur le poële, il faut l'allumer deux à trois fois par jour et chercher du bois, mais ce n'est plus un problème depuis qu'on nous a appris le technique de la bougie, pas bêtes les Mongols! Ca prend quand même du temps pour faire bouillir de l'eau mais comme on n'a rien a faire.Accompagnés de notre hôte, Christophe s'est essayé a la pêche. Nous avions rapporté un hameçon et du fil, il ne manquait plus que le reste: il a trouvé une belle branche de bois incurvée et Sophie s'est occupé du morceau qui fera office de flotteur. Les pieds dans l'eau, Christophe lance l'hameçon puis le tire a nouveau, il en sortira un fil nu, un mauvais réglage du bouchon étant sans doute responsable de la perte du crochet dans les galets! Christophe persiste a dire qu' il s'agissait en fait d'une truite énoooorme. La partie aura dure 30 secondes. Retour a la maison pour un dernier repas avec la famille qui nous a invités. Eclairés à la bougie (pas d'électricité oblige), nous sommes un peu gênés car nous dînons seuls avec le père attablés par terre alors que les autres sont assis autour sur les lits, leur bol a la main. Suite a cette deuxième expérience mongole, nous constatons qu'il n'est pas facile d'enchaîner les rencontres avec la même ferveur. La semaine précédente passée aux côtés de la famille d Archa et Marcha nous a demandés un certain investissement pour les connaître, les comprendre et partager tous ces moments. Comme un voyage, on a besoin de digérer une rencontre pour mieux se rendre disponible pour la suivante. Dans la même journée quitter les uns et se retrouver en présence de toutes ces nouvelles têtes dans notre yourte nous a rendu au début probablement moins enthousiastes qu'a l'habitude. On imagine que c'est le lot de l'itinérance. Avec notre regard d'occidental sur certains pays dit "pauvres", on débarque avec nos clichés en tête et la réalité est souvent très différente de ce qu'on imaginait, avec pour résultat quelques comportements maladroits. Les Mongols ne manquaient de rien et nous avons parfois eu l'air ridicule avec nos échantillons de shampooing et nos crayons. De même on les croit en dehors de la modernité, et nos discours peuvent parfois sembler décalés, alors qu'ils sont au fait de beaucoup plus de choses qu on ne pense. La prochaine fois, on prendra certainement un peu plus de recul avant de nous lancer.
Samedi 6 aout: c'est parti pour 15 jours. Nous retrouvons Sylvie et Claire qui nous ont dégoté un mini van russe avec chauffeur pour 35$ par jour sans les frais d'essence. Monté haut sur roue, il est capitonné gris style corbillard (c'est sans doute pour amortir les chocs) et rivalise en look avec le combi VW de nos parents. Notre chauffeur Zolo, dans les 100kgs, nous a l'air très sympathique. Avec ses quelques mots d'anglais et ses 9 ans d'expérience, il devrait nous trimballer pour une virée de 2500 km. Avant de partir, nous devons faire quelques provisions car en dehors des 2 capitales d'aimag, il est très difficile de se ravitailler sur la route notamment en produit frais tels que les oeufs, les fruits ou les légumes.Apres 6 heures de route, nous plantons la tente aux abords du monastère bouddhique Amarbayalgalatt, perdu au milieu de la steppe ou grouillent chiens de prairie et autres petits rongeurs. Nous verrons le soleil se coucher du haut des collines environnantes et le parer d'un rouge flamboyant. De style chinois, préservé malgré les purges religieuses des années 30, son charme réside dans ses murs légèrement délabrés et la tranquillité du lieu. 2000 moines y habitaient au début du XX e siècle, ils ne sont plus que 50 aujourd'hui. Une tablette porte des inscriptions en 3 langues: chinois, tibétain, et ouighour. Ce dernier est l'alphabet originel des Mongols, les russes ont imposé le cyrillique en 1940 et même si une tentative de retour a l'ancien a été faite récemment, l'alphabet russe s'est définitivement imposé, ce qui aurait rompu le lien entre les générations (les anciens parlent tous le russe). Les mongols apparemment "aiment" bien jongler avec les alphabets puisque les chinois jadis avaient imposé le leur. Le gouvernement pense aujourd'hui adopter l'alphabet latin afin de promouvoir les affaires et surtout le tourisme. Les Mongols n'ont pas attendu pour l'utiliser notamment pour Internet (heureusement pour nous!) ou pour s'envoyer des textos. Dimanche 7 Aout: on roule, on roule, on roule. La journée se résume aux 9 heures de pistes au milieu des vapeurs de fuel. La fourgonnette va partout et accuse bosses, nids de poules et même traverse les ruisseaux comme un 4X4 mais elle met à mal notre dos. Elle se traîne un peu et atteint difficilement les 50 km/h dans les côtes, nous avons quand même réussi les 100km/h en descente sur route asphaltée. On s'occupe comme on peut en alternant sur le poste les derniers hits Mongols du moment et la chanson française (merci au lecteur MP3). "Mets de l'huile petit homme, dans la vie il faut qu'ça glisse."Le trajet est parfois ponctué d'arrêts subits, Zolo descend pour mettre son nez dans le moteur pour changer la courroie ou.aspirer l'essence qui a noyé le moteur! L'avantage de ces vieilles machines russes contrairement aux véhicules bourrés d'électronique, c'est que ce n'est que de la mécanique et donc facile a réparer (pour qui s'y connaît un minimum). Quelquefois, sans crier gare, Zolo sort de la piste pour couper a travers champs, il s'arrête, observe au loin ou bien demande aux habitants d'une yourte puis rejoint une autre piste, ce sont des raccourcis, et, lui seul sait le temps qu'il nous a fait gagner.ou perdre. Partout dans les steppes, aux sommets ou sur les versants des montagnes on rencontre des "ovoo". Non, non, ce n'est pas le cri du Yak comme certains pourraient penser, mais un monticule composé de pierres, de fragments de rochers ou de branches d'arbres. C'est un symbole religieux du lien entre le ciel et la terre. Un mongol n'y passe pas devant sans s'arrêter pour en faire trois fois le tour en disant des prières après y avoir jeté une pierre ou autre bouteille de vodka! Il honore alors le lieu. On y trouve aussi accrochées des "khadag", longues écharpes rituelles aux 5 couleurs essentielles chacune ayant une signification: rouge, jaune, bleu, blanc et vert. Le bleu est la couleur par excellence, symbole de l'éternel dieu-ciel. A chaque changement d'aimag, nous tombons sur des postes de contrôle avec leurs taxes inhérentes. Heureusement que nos deux coéquipières se sont fait faire un pseudo laisser-passer de l'ambassade, ce qui nous permet quelques menues économies. De passage a Edernet, grande ville industrielle connue pour ses mines de cuivre, nous en profitons pour nous arrêter au resto et Christophe pour se vautrer lamentablement dans une bouche d'égoût ouverte, chose assez courante par ici. Il s'est innocemment retourné a l'appel de son nom (bien joué Claire!) pendant qu'il marchait, un gag qui lui valut quand même de s'arracher la peau du gros orteil! Nous plantons a nouveau la tente sous un ciel étoilé et allumons un beau feu de camp. Il n'y a aucune pollution visuelle étant donné le peu d'habitants et de grandes villes. Le ciel fourmille de mille lumières, les constellations sont facilement repérables, même la Voie Lactée se détache distinctement, c'est splendide. Christophe a vu ses premières étoiles filantes, ses 4 voeux resteront secrets. (un magret, 30/0 cet hiver pour France Angleterre, les Bronzés III en- avant première à Ulan Bator et l'augmentation de la couche d'ozone bien sur).
Lundi 8 aout: La faune locale Cette nouvelle journée de 9 h de route sera marquée par l'observation d'animaux dans leur environnement naturel. Nous avons eu la chance de voir trois aigles, un troupeau de chameaux (assez surprenant puisqu'ils se concentrent normalement a Gobi!), des yacks, deux marmottes et une bonne trentaine de vautours affairés a nettoyer la carcasse d'un cheval, sans oublier buses, milans et chiens de prairie comme d'hab. Les paysages sont toujours aussi beaux mais ne varient pas beaucoup; la distance parcourue nous permet de réaliser néanmoins combien c'est immense surtout lorsque l'on arrive au sommet d'un col avec un arrêt pour admirer des étendues de steppes et de plaines à perte de vue. Le soir nous nous arrêtons dans une guest-house-gher a Khajdal au sud du lac Kovsgol. Soudain, nos oreilles sont attirées par une mélodie bien connue: « Quand on a que l'amour », de Jacques Brel. Quelle ne fut pas la surprise de Christophe d'entendre son idole Lenny Escudero en s'approchant:.. « Pour une amourette qui passait par la. »... Un groupe de voyageurs est installé autour d'un feu et discute. Le D-J, un français bien entendu, est sans doute le deuxième fan de ce grand poète franco-espagnol à des milliers de Kms à la ronde! En s'éloignant du feu on réalise qu'on a perdu quelques degrés et qu'il fait froid. L'amplitude thermique est très importante en Mongolie car nous passons de 25 la journée a près de 0 degré la nuit, à tel point que nous devons sortir nos sacs à viande, mettre le caleçon long et zipper nos duvets ensemble (voire garder les chaussettes qui puent!).
Mardi 9 aout: le lac sous la pluie Nous aurons droit au p'tit dej' a la Mongole: thé traditionnel c'est-à-dire du lait assez fort relevé de sel (nous n'avons toujours pas trouvé le goût du thé mais nous n'insisterons pas, on se contentera d'un Nescafé), yoghourt fait maison au goût très acide et tranche de pain a tartiner, non pas avec de la confiture mais avec de la crême de lait, l'orom (écoeurant car encore plus fort que le lait) que l'on appelle aussi "beurre jaune", les Mongols la soupoudrent de sucre ou en mettent une cuillère dans leur "thé". A étaler avec parcimonie et surtout à additionner de beaucoup de sucre. Vient ensuite le tour de la douche tant attendue: imaginer un stepper sur lequel il faut piétiner en passant d'un pied sur l'autre pour actionner une pompe reliée à un bidon tout juste rempli d'eau chaude, et dont le tuyau s'éjecte soit du pédalier, soit de la paume de douche toutes les 30 secondes, sans oublier que lorsque la pompe se trouve au fond du bidon l'eau est froide mais lorsqu'elle est au-dessus elle est bouillante, pas évident pour Sophie dans ces conditions de se faire un shampoing.folklorique! Nous longeons les bords du lac sous la pluie et nous arrêtons a un petit campement de Tsaatans. Cette ethnie nomade présente dans les montagnes du Nord vit de l'élevage du renne local, le "reindeer", dans des conditions climatiques extrêmes, jusqu'a -50 l'hiver et +30 l'ete. Cette inaccessibilité leur a permis dans les années 30 de fuir l'arrivée des russes et leur politique "sociale" peu adaptée à leur mode de vie. Ceci les a aussi préservés des contacts avec la civilisation moderne et du tourisme (pourvu que ça dure), puisqu'il faut 2 jours de jeep plus 2 jours de cheval pour les atteindre. La fermeture des frontières avec la Sibérie rend la survie des 80 familles restantes de plus en plus difficile. Ceux que nous rencontrons ne sont malheureusement que leurs pâles représentants qui se sont sédentarisés pour faire visiter leurs "tipis", faire monter les touristes sur les rennes attachés a 30 cm de corde, les faire photographier avec leurs enfants prenant la pose moyennant de l'argent sans oublier la vente d'objets et d'artisanat. Nous préférons éviter ce type "d'attraction". Difficile de savoir que penser de l'impact du tourisme sur le mode de vie et l'asservissement au sacro- saint dollar de certaines populations, les aide-t-on vraiment. Après avoir monté le camp, nous partons pour une petite ballade, toujours sous la pluie. Le lendemain, c'est parti pour un footing car le ciel nous laisse espérer un répit, qui sera de courte durée puisque nous rentrerons trempés. Sophie ayant baissé les bras finira en marchant, Christophe venant la sauver des cordes diluviennes avec le van. Zorro est arrivé, sans se presser... On nous avait chanté les beautés de ce lac, ses couleurs bleues, vertes, turquoises, roses suivant l'ensoleillement, ses montagnes sauvages mais le brouillard et la pluie nous aurons finalement caché leur vue par un gris uniforme. On reste sur notre faim.
Mercredi 10 aout: le lait de yack, enfin! Le soleil reviendra sur le chemin du départ nous offrant ainsi les plus beaux paysages découverts depuis notre arrivée. Les massifs boisés, les plaines verdoyantes parsemées de yourtes et de camps d'hiver en bois abandonnés pendant l'été et parcourues d'une multitudes de cours d'eau ravissent notre regard. Nous croisons quelques cavaliers Mongols dont l'allure majestueuse se détache a l'horizon. Les odeurs très "animales" provenant des troupeaux de chèvres, vaches, yacks et chevaux sont parfois rehaussées d'une pointe mentholée provenant d'une fleur médicinale tres usitée des Mongols. On prendra en stop au passage 2 allemands qui en feraient rêver plus d'un: ils enchaînent les cycles de 2 ans et demi, 1 an et demi de travail en Autriche puis 1 an de voyage. Bon 10000 euros pour 2 sur un an ça oblige a voyager "roots", mais c est quand même 1 an de vacances tous les 30 mois. A réfléchir... Nous passerons la soirée chez des amis de Zolo dans un environnement splendide. C'est aujourd'hui un grand jour car nous allons goûter au lait de yack, bizutage dont se moquaient par avance certains individus avant notre départ! Et bien, ce n'est pas si terrible que ça, c'est même presque bon comparé a l'airag. Cet animal aux longs poils et au comportement parfois canin et très sympathique donne un nectar qui ressemble au lait de vache, à cela près qu'il est trois fois plus riche en matière grasse. Voila, ça, c'est fait! On nous offre aussi des tranches de pain et des "aaruul", sortes de yaourts déshydratés coupés en cubes ou crottes qu'ils font sécher au soleil sur les toits des ghers. C'est très aigre et on ne prend en général que le pain par politesse. Comme la cuisine mongole n'est pas très variée, on nous sert un "guriltai chool", soupe de pâtes et de fins morceaux de mouton, cuite dans le bouillon, une variante existe avec du riz. Christophe s'en régale, quand à Sophie elle use de sauce tomate ou de sauce soja quand on lui en propose mais c'est généralement Christophe qui finit la viande discrètement. La soirée sera interrompue par une attaque surprise du troupeau de chèvres a l'encontre de notre tente, il faut dire qu'elle est verte! C'est à s'y tromper. Christophe intervient juste a temps: 2 chèvres étaient allongées de chaque côt�� et l'autre se régalait des cordons et des joints. Le fils aîné interviendra pour lui prêter main forte en éloignant les vilaines. Bilan des dommages: 1 arceau tordu, heureusement que la tente est solide.En tous cas, cet épisode a mis tout le monde de bonne humeur et c'est une eurovision franco-mongole qui clôture la soirée, les "Champs-Elysées" succédant aux beaux chants Mongols. Très bonne soirée qui aura également permis de dégeler nos relations avec Claire et sylvie dont les rapports avaient été légèrement tendus au début, notamment à cause de nos divergences sur la manière d'appréhender le voyage. Cela nous donne l'occasion de vous en dire un peu plus sur ces 2 copines: Sylvie, 23 ans, finit ses études à HEC. Ces 8 mois de stage lui auront permis de se débrouiller en mongol et de nous aider à déchiffrer les menus. Tombée amoureuse de la Mongolie, elle trouve la cuisine mongole "très bonne" et des allures de station balnéaire a Edernet, la grosse ville industrielle du pays (Rectification: tombée "très" amoureuse de la Mongolie!). Avec son humeur toujours joviale, elle a animé notre voyage de son rire fréquent lorsqu'elle n'est pas plongée dans "Le deuxième sexe" de Simone de Beauvoir. Claire toute aussi gaie, 22 ans, fait des études en sciences politiques. Elle a déjà pas mal voyagé et rêve de faire un tour du monde; elle se prépare pour l'instant à passer une année d'étude en Allemagne. Fan de Balzac et de son "Père Goriot", elle restera obsédée par la peur d'une attaque nocturne de biquettes contre leur tente depuis notre mésaventure.
Jeudi 11 aout: la marmotte On s'arrête pour demander le chemin chez une famille et nous voila invités à boire un "thé". Cela nous permet aussi de pouvoir observer l'intérieur d'une maison en bois ainsi que la chasse du jour: une grosse marmotte dont la tête a disparu. Il faut savoir que cette chasse est désormais interdite en Mongolie et que, traditionnellement, les chasseurs se déguisent en marmotte pour intriguer l'animal et lui tirer dans la tête dès que la curieuse sort de son terrier. Zolo sera ravi de repartir avec une cuisse, la viande lui manque et il ne se fait pas à nos repas (riz, pâtes, riz, pâtes, pâtes, pâtes). Il nous fera goûter un morceau de cette viande assez douce et fumée au crottin de cheval. Apres l'installation du campement, le ramassage de bois pour le feu et la corvée de remplissage d'eau à la rivière, c'est l'heure de la douche. Sophie ne supportant pas de se laver dans l'eau fraîche des cours d'eau environnants, elle vous livre ici, en exclusivité, sa recette miracle ou comment se laver avec 1 litre d'eau (praticable n'importe où, même sous la tente en cas de vent froid ou invasion de moustiques): faire chauffer l'eau, se munir d'un second récipient, ajouter de l'eau froide pour obtenir de l'eau tiède puis la répartir équitablement, utiliser le premier pour tremper son gant et se savonner tout le corps se rincer toujours à l'aide du gant dans le deuxième récipient, se sécher puis terminer de salir l'eau avec ses chaussettes ou ses petites culottes.
Vendredi 12 aout: l'aile ou la cuisse? On attaque la route par un pont en bois comme on n'en voit plus en France, tout droit sorti d'une BD de Lucky Luke. Il enjambe une rivière de cinquante mètres non pas en ligne droite mais en serpentant, et son plancher fait plus de vagues qu'une tempête au large de la pointe du raz (selon Christophe!), vraiment très joli. Nous entrons alors dans l'Arkangai, région célèbre pour ses paysages. Quelques passages délicats de rivières nous confirmeront que notre chauffeur est très compétent en plus d'être un bon vivant dont le rire enfantin déclenche souvent le nôtre. Le midi (15 h), nous nous arrêtons au milieu de nulle part, dans une yourte indiquée par un panneau comme étant un "gwans" (restaurant). Ce sont leurs enfants qui nous y ont attiré en nous vendant leurs groseilles sur le bords de la "route". Ils sont assez sales, leurs vêtements comme leurs peaux sont plutôt crasseux mais l'hygiène n'est pas la priorité dans cette vie nomade. Décidément, difficile de s'habituer a cette odeur forte de mouton et de lait fermenté qui vous écoeure, à la limite de la nausée, il faut dire que l'endroit sert aussi de garde-manger et de fromagerie! Au menu, nous avons le choix entre le guriltai chool au riz ou les pâtes, bon ben on va choisir les pâtes pour changer! Cela nous permettra d'assister à la préparation du repas, puisque bien évidemment nous sommes les seuls clients et qu'il n'y a pas de plat du jour, pas plus qu'il n'y a de "restaurant". Alors voila: farine + sel + eau = pâte, étalée au rouleau puis légèrement cuite sur le poële afin de faciliter l'étape du découpage "technique" en très fines lamelles pour aboutir à des sortes de nouilles. Pendant ce temps-là, le père découpe la viande (de mouton) et la fille aînée (12 ans) nettoie la marmite. Nous arrivons le soir a Tsaagan nuur, le lac Blanc. Le ciel couvert qui nous y attend nous donne aucun scrupule à aller nous enfermer dans le restaurant panoramique à deux pas de la "maison". En plus ce soir, y'a pesstacle! Quatre artistes mongols nous font découvrir avec joie un spectacle traditionnel: contorsionniste à vous couper le souffle et chanteur diphonique qui, en faisant vibrer ses deux cordes vocales, produit une voie métallique époustouflante.
Samedi 13 aout: Le Lac Blanc entre soleil et tempête Nous attendrons l'après-midi pour découvrir le lac, une terrible tempête nous empêchant de sortir. La tente se contorsionne sous l'effet du vent, les filles sont même obligées de tenir les arceaux pour que la leur ne s'envole pas, le crépitement de la pluie et le claquement de la toile nous laisse augurer une journée "au coin du feu". Profitant d'un répit, nous sommes retournés au resto de la veille pour profiter de cette inactivité forcée et mettre à jour notre carnet de route. Heureusement cela n'a pas duré et nous avons pu profiter de la beauté du lieu en nous promenant sur les crêtes des collines environnantes. Les pierres volcaniques contrastent avec le bleu de l'eau du lac et le vert des prairies qui le bordent. Le panorama est splendide et on est tranquille, à part quelques rapaces et écureuils, on ne rencontre personne. Ps: pour les fans de champignons, c'est le paradis sur terre, on peut les ramasser par dizaines de kilos. Par prudence on n'en fera rien, mais une petite fricassée ne nous aurait pas fait de mal!
Dimanche 14 aout: le volcan Khorgo oul Nous quittons le lac, vêtu de sa couleur blanche ce matin, et regrettons de ne pas y avoir passé plus de temps mais les distances à parcourir compte tenu du temps dont nous disposons ne nous permettent pas d'en profiter davantage, les heures de routes bouffant une bonne partie de nos journées. La région connut une grande activité sismique au vue des nombreux volcans éteints qui s'y trouvent. C'est du plus haut, le Khorgo oul 2967 mètres, que nous observerons l'intérieur du cratère, Christophe se risquera même à y descendre, ce sera bien sur le seul! En route, nous avons une altercation avec un fonctionnaire véreux qui veut nous faire payer la "sortie" du parc! Il menace d'appeler la police pendant qu'au passage, plusieurs voitures lui passent sous le nez sans que cela lui pose le moindre problème. On refuse toujours et on se tire. Hasta la vista, baby.La température est bien fraîche, proche de 0, heureusement nous avons monté la tente peu avant une tempête de grêle. Imaginez un peu ce que ça doit donner l'hiver.
Lundi 15 Aout: 1000 toubrouks la douche, ok! En même temps que nous replions notre tente, la famille a côté de laquelle nous nous étions installés déménage pour aller à leur camp d'automne et c'est avec curiosité que nous observons le démontage de leur gher. Nous remarquons au passage les multiples couches de feutre dont quelques unes sont rapiécées de jeans et tissus en tous genres. Cela tient dans une charrette tirée par un yack. Certaines familles nomades comme celle- là continuent de déménager 4 fois dans l'année, mais la grande majorité maintenant évolue entre 2 camps, ceux d'hiver et d'été. La sédentarisation gagne du terrain... Nous nous arrêtons a Tsertserleg (enfin une ville!) pour un réapprovisionnement bien venu. On attendait ça depuis une semaine: une bonne douche et un repas équilibré. Le "hic", c'est que dans le seul hôtel libre et pas trop cher qu'on ait déniché, il n'y a pas de douche mais une discothèque! Qu'à cela ne tienne, on prendra la douche dans la guest house d'à côté et les boules Quiès feront l'affaire. On commence d'ailleurs à s'y habituer, chose étonnante pour un pays si faiblement peuplé : en ville, l'absence de carreaux et d'isolation phonique nous font profiter des différentes sonorités de klaxons, et dans la campagne, ce sont les chèvres (qui font des sortes de gros pets en broutant), les chiens, le vent et la pluie qui mettent à mal notre sommeil!
Mardi 16 Aout: la vallee de l'Orkhon Sur le chemin nous faisons une agréable halte aux hot spring, les sources d'eau chaudes. Malgré les odeurs d'oeuf pourri, le bain de pieds est relaxant. Nous en avons aussi bu une gorgée gentiment offerte par une famille mongole venue remplir des bouteilles, il paraît que c'est bon pour le ventre... Arrivés a la fameuse chute d'eau de la vallée de l'Orkhon, nous décidons de planter la tente près de la rivière qui s'y jette. Le montage à peine terminé, un jeune homme arrive à toute bombe sur son cheval pour nous déloger; nous sommes sur leur territoire et cela les dérange, (autant que nous de devoir la démonter pour la remonter quelques mètres plus loin). Paradoxalement ils profitent bien de ces touristes qui les envahissent puisqu'ils commercent avec une petite échoppe et des ghers a louer! On s'installera près de la falaise (attention au pipi de nuit!) sans regret au regard des six hommes inflexibles à toute négociation et déjà bien allumés à la vodka! Mercredi 17 Aout: bagarre a la mongole Départ le matin pour une très belle randonnée de 2h. On commence a maîtriser le cheval mongol: 1, il va ou on veut (tant mieux étant donné les nombreux précipices qui jalonnent le parcours), 2, il galope a tout va (et on aime ça), 3, nos fesses supportent beaucoup mieux le contrecoup! L'Orkhon est un cours d'eau niché au creux d'un canyon et très poissonneux, des groupes de mongols ont attrapé des truites de 40cm sans difficulté. Petit malentendu au retour sur le prix défini au départ, lequel prendra de proportions "inattendues". Notre guide équestre qui accuse 50 kgs à la pesée s'en prendra à notre vaillant Zolo qui nous fit une impressionnante démonstration de lutte mongole, rien à voir avec une bagarre "occidentale" à base de coups de poing et autres baffes. Les filles ont eu très peur quand l'autre s'est muni d'une pierre par dépit. Tout s'est finalement bien terminé puisque sur les recommandations de Zolo nous avons payé ce qu'il demandait; son clan étant proche, nous redoutions quelques représailles. Comme à son habitude, Zolo a squatté une gher pour déjeûner car malgré les talents culinaires de Sophie, il ne se fait pas à notre manière de manger. Heureusement la tradition mongole veut qu'on offre à boire et à manger au voyageur, surtout si celui-ci subit les affres d'une cuisine européenne. Il nous permettra d'y acheter de la viande de mouton qui aurait mérité de mijoter plusieurs heures pour être moins caoutchouteuse! Il nous a appris au passage que l'ail, en plus de lutter contre les infections était un anti-moustiques naturel; une gousse par jour écrasée à avaler avec de l'eau et bye-bye le paludisme. Ballade l'après-midi sur les collines en compagnie d'un jeune chien baptise "Ouighour" pour la journée. Quelques caresses et 2 morceaux de chocolat auront suffit a l'apprivoiser; Christophe l'a même aidé à chasser des sauterelles qui grouillent dans la région. Il nous abandonnera au profit d'une vieille peau de marmotte a l'odeur nauséabonde, le pauvre ne doit pas manger grand-chose et c'est sans doute pour lui une belle prise.
Jeudi 18 Aout: Kharakorum, l'ancienne capitale mongole Détruite par les chinois, les pierres de la cite impériale post Gengis Khan ont servi à construire le premier monastère bouddhique du pays, Erdenezu qui justifie le passage des touristes (quoique...). Peu de choses ont survécu aux purges religieuses russes des années 30: l'enceinte blanche surmontée de stuppas à intervales réguliers, trois temples de style chinois et un de style tibétain. C'est assez décevant car présenté comme à ne pas manquer, nous avions préféré celui d'Amarbayalgalatt isolé au milieu des collines. La soirée sera agrémentée d'un spectacle traditionnel assez semblable au précédent. Même si les chants diphoniques sont surprenants, nous préférons l'atmosphère chaleureuse de la guer et des chants familiaux des mongols que nous avons croisés.
Vendredi 19 Aout: "Que la force soit avec toi." Beaucoup de route ponctuée par deux arrêts: les Mongol els, des dunes de sable fin au milieu de la steppe et le parc national Khustain Nuruu, célèbre pour apercevoir les fameux takhis, les derniers chevaux sauvages existants. Ils ont ete réintroduits en 1993 grâce a l'initiative d'un zoo hollandais, ils sont désormais une centaine. Zolo a réussi à soudoyer le garde forestier que nous avons suivi sur sa mobylette, il n'aura son "backchish" que si nous sommes chanceux. On s'attendait à rester sur notre faim, bien au contraire, un groupe de 10 takhis s'est dirigé vers nous comme si nous étions inexistants pour venir se désaltérer dans le ruisseau. Résultat, on a pu les voir de très près, environs 4 mètres. A bien y réfléchir, ils ne connaissent pas encore le "côté obscur" de l'être humain et n'ont a priori aucune raison de se méfier (pourvu qu'ça dure!). Le bémol de la journée fut pour nos oreilles: Zolo s'est fait prêter une cassette audio des premiers hits de house music des années 90 qu'il se plaît a écouter puissance maximum, C'est un CAUCHEMAR! « No no, no no no, no no no no, there's no limit..." le tout en version mongole.
Samedi 20 aout: Retour au point de depart: Ulaan Bator (UB pour les intimes) Un petit tour a l'usine de cachemire, histoire de se faire mal. La texture est très agréable à même la peau, dommage que les modèles ne soient pas un peu plus "fashion". On ne prélève que quelques grammes de poils sur les chèvres issues du Kashmir dans l'Himalaya, soit 1/4 de pull, pas étonnant que ce soit si cher! Nous offrons à Zolo un dictionnaire anglo-mongol et un phrase-book en français pour le remercier de ses services. L'après-midi est chargé: on récupère enfin les tickets de train pour Beijing (Pekin), non sans avoir bataillé ferme avec l'intermédiaire d'Estcapade, pas cool on ne leur fera pas de pub. Puis c'est la course: on passe a la laverie (marre de laver a la main a l'eau froide), on passe un coup de fil en France, on fait quelques courses pour le train, on va rechercher le linge, on passe a l'internet-café et c'est la qu'on croise a nouveau Israel et Nave, nos partenaires de Transsiberien. Israel doit venir aussi à Pekin, avec un peu de chance... Chez notre logeuse, nous retrouvons les 3 français qui étaient là à notre arrivée, décidemment c'est un vrai chassé-croisé ce voyage! La douche chaude et le shampoing tant attendus de Sophie attendront la Chine, cela fait 2 jours qu'il n'y a plus d'eau chaude! Et rebelote, obligés de faire chauffer de l'eau chaude a 23h30 en réveillant la famille au passage, mais bon, à la guerre comme à la guerre.
L'architecture sous influence russe est sinistre et sans aucun gout esthetique, le tout dans une anarchie totale; dans certains quartiers, les yourtes se melangent a des batiments gris ou a des buildings modernes, sans parler des cages a poules sordides que nous avons vues a la peripherie. Les trottoirs ne sont pas paves, ce n'est que sable et cailloux, et il faut faire attention aux plaques d'egout non fermees, notammemt la nuit, puisque les rues ne sont pas eclairees! On a d'ailleurs failli visiter une ou deux fois les canalizations… La circulation est assez anarchique et ici on aime jouer du klaxon, les pietons n'ont qu'a bien se tenir! Concernant l'alimentation, c'est assez peu varie et pas trop mauvais (mouton, agneau, riz, pates), le menu n'etant pas toujours traduit en anglais, on poursuit nos Blind test, sans trop de mauvaises surprises pour l'instant.
Jeudi 28 juillet: Tiens, c'est la Saint Samson aujourd'hui On a trouve nos coequipieres pour se partager les frais de routes; Sylvie et Claire en stage a l'ambassade de France vont nous accompagner 14 jours au lac Kovsgol et en Arkangai. Petite anecdote assez cocasse: alors que nous prenions un verre en terrasse pour faire connaissance, un manchot SDF qui n'a pas froid aux yeux, s'est precipite sur nos voisines de table pour leur subtiliser leur bouteille de sodas avec ses deux moignons, puis une fois a l'ecart, se l'est engloutie aussi sec. Il s'en est ensuite pris a nous a plusieurs reprises, les filles etaient partagees entre rires et peur. Sylvie le connaissait deja puisqu'il l'avait course un soir. De retour "at home", nous negocions une petite viree d'une semaine puisque nous ne partons que dans 10 jours. Notre logeuse nous a trouve une famille qui ne donne pas dans le business touristique et qui pourrait nous recevoir a la mongol's way, le cul sur une selle et du lait de jument au p'tit dej. Nous partons demain a une centaine de Km plein ouest. Bye-bye Kenny, c'etait vraiment sympa cette semaine avec toi.
Vendredi 29 juillet: Arrive chez Archaa et Marcha 3 heures de trajet dont 2 sur la route principale truffee de nids de poule et 1 sur les pistes sableuses. Nous arrivons a bon port, au milieu de la steppe semi-aride, de vastes plaines bordees de collines s'enchainant a perte de vue. La, se trouvent deux yourtes (ou gers) entourees d'une trentaine de chevaux, d'un grand troupeau de brebis et de moutons ainsi que trois chiens ne devant leur presence qu'a leur role de chien de garde. A l'horizon, on apercoit des points blancs, on devine d'autres gers, nos premiers voisins. Voila pour le cadre, quand a l'odeur, on vous laisse imaginer…Le "sain bain nu" (bonjour) de rigeur puis on plante la tente a une trentaine de metres, distance offrant a la fois intimite et proximite de la famille. Les premiers a nous rendre visite sont les enfants. Nous avons vite repere leur stratageme; curieux mais intimides, ils avancaient progressivement en s'asseyant tous les cinq metres jusqu'a ce que Sophie etablisse un premier contact en les saluant avec un nez de clown. On est alors invites sous la yourte et ce fut au tour des grands-parents de s'amuser avec le nez rouge. Vint alors le moment que nous apprehendions depuis notre arrive en Mongolie: la degustation de lait de jument fermente, le celebre airag. Celui-ci avait en outre l'avantage d'etre parseme de points noirs, a savoir des moucherons (c'est d'ailleurs pourquoi, ils ont l'habitude de souffler sur la surface du liquide avant de le boire). Difficile d'en decrier le gout: acide, odorant, long en bouche, on pourrait l'assimiler a du concentre d'odeur de cheval, en pire…pour etre plus explicite, c'est imbuvable! Ce n'est pas sans rappeler cette replique dans "Les Bronzes font du ski" : "Ah…c'est goutu, il a du r'tour!". Les lois de l'hospitalite etant tres ancrees ici, on y aura droit plusieurs fois par jour, et pas question de refuser. Christophe leur fera honneur en avalant de franches gorges, pendant que Sophie pauffinera sa technique du trempage de levres (ainsi que la dissociation bucco-nasale, fort utile pour la plongee sous-marine!). !! Description de la gers: pas de cuisine, pas de chambre, pas de salle a manger, et bien sur pas de toilettes, la piece d'un rayon de 2, 5 metres est polyvalente. Un poele mobile alimente en crottin de cheval seche se tient au centre avec un conduit pour evacuer la fumee par l'ouverture du "toit", indispensable pour les journees d'hiver a -30. Plusieurs lits sont repartis autour ainsi que 2 ou 3 petites commodes dont une a usage religieux. Plusieurs photos sont rassemblees dans un cadre ou l'on voit la famille parmis ses chevaux, le tout surmonte des trophees et medailles remportes pendant le Naadam (fete annuelle). Notre regard se pose aussi sur des morceaux de barbaque provenant d'un mouton fraichement tue qui pendent au dessus d'une bassine de sang ou marinent des visceres douteuses, accolee a une autre remplie de la creme du lait. Les croisillons en bois qui servent d'armature sur les cotes sont aussi utilises comme sechoir, cintres ou etageres et sont souvent decores de tapis. A l'interieur, les bois des meubles sont peints et tres colores avec une dominante d'oranges. L'exterieur est recouvert de molleton en poils de chevre et peut etre releve en bas pour permettre le circulation d'air a 360 degre. C'est tres bien concu car il y fait frais l'ete et sans doute chaud l'hiver. Ca ne coute pas tres cher ici, on envisage peut etre d'en ramener une, les parents faites de la place dans le jardin, les Yaks arrivent… La premiere ger appartient aux doyens, Archaa et Marcha, et la seconde a leur fille ainee Orcho qui y vit avec son mari et leur fille de 4 ans. A cela s'ajoutent les neveux et petits-enfants en vacances qui sont quatre. On passera l'apres-midi a jouer avec ces derniers puis nous assisterons a la traite des juments. L'orage eclata en fin de journee nous obligeant a nous entasser avec nos sacs et nos provisions dans les 2m2 de notre tente, tout en nous debrouillant pour y faire cuire les pates du diner. Il va sans dire que pour ce qui est des "accommodations" nous satisferons nos besoins naturels en pleine nature, au milieu des cranes de mouton et autres femurs en decomposition. Samedi 30 juillet: Naadam a Luun Lever 7h00, pas le temps ni pour la toilette, ni pour le petit dej'. On est embarque dans un vieux camion russe en direction du Naadam local. Les vapeurs d'airag de la "betaillere" et le trajet chaotique achevent de nous reveiller. Nous voici plonges dans l'evenement de l'annee pour cette famille mongole, le Naadam. Toute la journee, combats de lutte et courses de chevaux seront au coeur de cette fete. Les courses sont reserves aux enfants, en majorite des garcons de 6 a 11 ans et consiste a parcourir 20 Km. C'est impressionnant de voir ces p'tits bout de choux sur des bestiaux de plusieurs ceintaines de kilos et jouer avec eux avec autant de dexterite que ceux de chez nous avec la playstation…La lutte est elle pratiquee par les jeunes hommes. Elle debute par un rituel de presentation et s'acheve avec la mise a terre d'un des adversaires, le tout sur fond de musique traditionnelle et en costume d'apparat. La lutte est tres ancree dans la tradition, les enfants la pratiquent entre eux des leur plus jeune age; Christophe s'est meme vu proposer un combat hier a son arrive, en signe de bienvenue. En les cotoyant, on s'apercoit qu'il n'y a ni agressivite, ni mauvais geste de la part des perdants, meme dans les sports de combat. L'ambiance est bon enfant, tres fair-play et l'etat d'esprit est sain compare a celui que l'on peut trouver en Europe lors de competitions. Pas "d'encules l'arbitre" ici… Le peuple mongol garde un esprit tres fraternel, meme les enfants ont des gestes tendres les uns envers les autres. C'est vraiment mignon de les voir se tenir par l'epaule ou se consoler. Sinjhun, 9ans est arrive 3e l'an dernier, il n'etait pas peu fier de nous montrer ses photos et sa recompense. Cette annee il remet ca et nous assistons a tous les preparatifs: tressage des crinieres de chevaux, habits et enfillage de cossards, rituel de l'encens autour du cavalier et de sa cravache, puis, juste avant la course, chant des enfants sur leur cheval autour du ara improvise. Ces chants sont un mélange de tradition et de mysticisme, pas vraiment de paroles, une melodie plutot agreable, ca ressemble un peu a ses rituals indiens pour se donner du courage et stimuler sa monture. Tout le monde s'est mis sur son 31 pour l'occasion, car c'est peut-etre aussi celle de faire des rencontres… Pas d'internet ici, "le bal du village" est souvent une des rares oportunites de rencontrer son bel etalon! Nos hostesses ne s'y sont pas trompees et l'atelier maquillage n a pas ete negligee. A l'arrivee de la course, on ne s'est plus trop ou donner de la tete, les chevaux qui sont le principal moyen de locomotion sont partout et se melangent aux voitures et aux pietons comme nous, c'est l'anarchie la plus totale. Lorsque les premiers cavaliers pointent a l'horizon, l'agitation gagne la foule et une cinquantaine de cavaliers sur leur monture vient s'agglutiner, nous assistons pour la premiere fois a un embouteillage de chevaux! C'est dans la liesse generale que le gagnant franchit la ligne d'arrivee, ce n'est malheureusement pas notre favori qui arrivera quand meme 8e. Nous avons ensuite teste la friterie locale sous la yourte-restaurant ou une marmite d'huile bouillante recoit l'unique plat prepare, des huushuurs, sortes de galette fourree a la viande de chevre, c'est tres bon. Nous avons ete acceuillis comme des princes car ici, le manque de touristes nous vaut tous les egards. Les epreuves d'adresse sont venues cloturer cette journee: ramasser des foulards au sol sur un cheval au galop (nous seront d'ailleurs temoins d'une belle gamelle du cheval et de son cavalier), sauts d'une monture a l'autre dont certaines finiront dans la foule. Le retour a 5 a l'arriere d'une berline fut aussi terrible que l'aller. En milieu de chemin, nous avons ete surpris par un arret subit de la voiture pour une pause pipi-vodka. Tout le monde est sorti faire ses besoins a 2 metres de la voiture puis s'est assis en pleine brousse pour boire la bouteille de vodka que nous venions d'offrir au patriarche pour l'occasion. Nous nous sommes endormis le soir berces par les chants Mongols de nos hotes qui recevaient de la famille, c'etait tres joli a ecouter, malheureusement, les chiens les ont accompagnes…!
Dimanche 31 juillet, tomate party 11h, reveil tardif; nos voisins ont eu le temps de tuer un mouton et, c'est devant le depecage de la bete que nous petit-dejeunons. Un autre attend son tour a quelques metres mais ici tout est fait pour que l'animal souffre le moins possible et meurt rapidement; les Mongols respectent toute forme de vie. Nous avons vu toutes les etapes de la decoupe du mouton a l'assiette en passant par le vidage des trippes et leur nettoyage, et tout ca en famille. Le mouton a cuit longtemps comme un bourguignon de sorte que, meme Sophie en a mange sans grimacer, Christophe en a evidemment repris sans se faire prier (il faut bien faire honneur a la cuisiniere). Avant de passer a table, nous nous sommes adonnes a un drole de rituel ou l'on fait passer une pierre bouillante sortant de la marmite d'une main a l'autre. L' echange verbal etant assez limite avec nos hotes, nous avons d'abord pense que c'etait pour preparer nos mains a la chaleur de la viande, c'est en fait pour se purifier et eloigner les maladies. Pour les maladies on ne sait pas, en tout cas Christophe s'est brule la main… Toujours est il qu'on a bien rit pendant ce repas et nous avons fait un grand pas dans la communication, la vodka aidant. Nous nous sommes presentes a notre tour au travers de nos photos de famille de Paris et de notre projet grace a la mappemonde gonflable. Se sont enchainees partie de volley et "tomate" (souvenez vous, les jambes ecartees, on se faisait passer la balle entre les jambes, puis on a grandi et…). En tout cas, ca leur a beaucoup plu. Les Mongols sont d'un naturel tres rieur et d'une grande gentillesse. On nous avait parle de leur sens de l'hospitalite et de leur joie de vivire, on cofirme, c'est un vrai plaisir de pouvoir vivre ces moments avec eux. La journee se termine au puit a quelques kilometres de la, histoire de rapporter 3/4 bidons. d'eau. C'est dans ces moments la qu'on prend conscience de la valeur de certaines choses devenu tres banales chez nous, comme l'eau qui coule d'un robinet.
Lundi 1er aout, Premiere chevauchee Orcho, 25 ans invite Sophie a une initiation de traite de jument en lui montrant la technique. D'abord, les poulains font venir le lait puis elle prend le relais de ses mains expertes. Sophie s'y essaiera sans grand succes, les quelques gouttes qui sont sorti d'un seul pie (sur deux) ayant atterri sur son avant bras! La survie en milieu campagnard, c'est pas gagne. Elle nous a ensuite ouvert sa gers pour une seance d'essayage de costumes traditionnels fait main (les Mongols deels), meme Christophe y a eu droit malgre les 20 cm qui le separent de son proprietaire. Elle en offrira un a Sophie qui, tres emue, lui offrira en retour son beau boitier de poudre compact l'Oreal parce qu'elle "le vaut bien"! La fin de journee sera marque par une heure de cheval qui aura suffit a marquer de bleus l'interieur de nos cuisses; les selles mongoles sont en bois, c'est sans doute une des raisons pour lesquelles ils montent debout sur les etriers. Du haut des collines, nous avons pu nous rendre compte de l'immensite des paysages environnants et assister a l'envol majestueux d'une chouette. Nous partagerons un dernier diner chez Orcho agremente de tours de magie qui les ont bien amuses. Que la guide des magicians nous pardonnent, nous avons divulgues nos tours… Abracadabra! Du Mardi 2 Aout au jeudi 4 : Terelj Nous disons au revoir à toute la famille avec une petite pointe au coeur puis nous repartons en direction de l'est à 2h d'UB; nous passerons 3 jours en gher dans le parc national de Terelj. Les paysages sont très différents: conifères, hautes collines et torrents à foisons justifient son surnom de "Petite Suisse asiatique". Malheureusement c'est aussi beaucoup plus touristique et artificiel: nous avons trouvé les dinosaures en carton pâte assez pitoyables, sans parler des camps de ghers bien disposées en enfilade qui défigurent le paysage. Nous sommes dans une gher appartenant a des amis de notre logeuse d'UB au milieu d'autres ghers habitées par des Mongols, car, après notre dernière expérience, pas question de se retrouver parqués avec les groupes de touristes japonais! Seul hic: l'absence de WC ( sauf si on supporte bien les fosses a purin) et pas d'endroit a l'abris des regards de ces jeunes Mongols en vacances; Sophie obligée à faire plusieurs centaines de mètres, trouvera une solution moins contraignante: pisser aux quatres coins de la yourte (et ca la fait rire! Christophe beaucoup moins.).Même si ce n'est pas aussi authentique, malgré une pluie battante, nous aurons droit au chaleureux accueil mongol : la maîtresse de maison, après nous avoir allumé un feu et porté du thé, nous a gracieusement offert des "buuz", raviolis de mouton cuits a la vapeur et specialité culinaire numero 1 de la Mongolie. C'est ensuite un défilé de joyeux drilles qui s' invite sans frapper pour nous saluer autant que pour nous réclamer de la vodka ou encore pour nous vendre de la vaisselle! La yourte s'apparente en fait à un moulin, ni verrous, ni cadenas, les lois de l'hospitalité sont telles en Mongolie qu'on entre sans s'annoncer, qu'on se sert en viande ou en thé même si personne n'est présent. Peut-être qu'au-delà de la rigueur des conditions de vie, c' est l' absence de biens matériels qui entretient cette culture de l' hospitalité chez ce peuple nomade. Finalement, la seule chose qu ils ont vraiment peur de perdre, ce sont leurs chevaux et leur élevage. Cela durera sans doute jusqu'a ce que la pensée capitaliste n'arrive dans ce coin reculé du monde et encore préservé du matérialisme. Nous nous endormirons dans une cacophonie de chants accompagnée d'une guitare mal accordée que nous ont infligé des jeunes carburant a la vodka.Nous profiterons de ce coin très agréable à cheval car les marches sont rendues impossibles compte tenu de nombre de ruisseaux et rivières qui parsèment le sol. C'est donc sur des selles russes plus confortables que les mongoles que nous traverserons ces cours d'eau parfois profonds.La cuisine se fait sur le poële, il faut l'allumer deux à trois fois par jour et chercher du bois, mais ce n'est plus un problème depuis qu'on nous a appris le technique de la bougie, pas bêtes les Mongols! Ca prend quand même du temps pour faire bouillir de l'eau mais comme on n'a rien a faire.Accompagnés de notre hôte, Christophe s'est essayé a la pêche. Nous avions rapporté un hameçon et du fil, il ne manquait plus que le reste: il a trouvé une belle branche de bois incurvée et Sophie s'est occupé du morceau qui fera office de flotteur. Les pieds dans l'eau, Christophe lance l'hameçon puis le tire a nouveau, il en sortira un fil nu, un mauvais réglage du bouchon étant sans doute responsable de la perte du crochet dans les galets! Christophe persiste a dire qu' il s'agissait en fait d'une truite énoooorme. La partie aura dure 30 secondes. Retour a la maison pour un dernier repas avec la famille qui nous a invités. Eclairés à la bougie (pas d'électricité oblige), nous sommes un peu gênés car nous dînons seuls avec le père attablés par terre alors que les autres sont assis autour sur les lits, leur bol a la main. Suite a cette deuxième expérience mongole, nous constatons qu'il n'est pas facile d'enchaîner les rencontres avec la même ferveur. La semaine précédente passée aux côtés de la famille d Archa et Marcha nous a demandés un certain investissement pour les connaître, les comprendre et partager tous ces moments. Comme un voyage, on a besoin de digérer une rencontre pour mieux se rendre disponible pour la suivante. Dans la même journée quitter les uns et se retrouver en présence de toutes ces nouvelles têtes dans notre yourte nous a rendu au début probablement moins enthousiastes qu'a l'habitude. On imagine que c'est le lot de l'itinérance. Avec notre regard d'occidental sur certains pays dit "pauvres", on débarque avec nos clichés en tête et la réalité est souvent très différente de ce qu'on imaginait, avec pour résultat quelques comportements maladroits. Les Mongols ne manquaient de rien et nous avons parfois eu l'air ridicule avec nos échantillons de shampooing et nos crayons. De même on les croit en dehors de la modernité, et nos discours peuvent parfois sembler décalés, alors qu'ils sont au fait de beaucoup plus de choses qu on ne pense. La prochaine fois, on prendra certainement un peu plus de recul avant de nous lancer.
Samedi 6 aout: c'est parti pour 15 jours. Nous retrouvons Sylvie et Claire qui nous ont dégoté un mini van russe avec chauffeur pour 35$ par jour sans les frais d'essence. Monté haut sur roue, il est capitonné gris style corbillard (c'est sans doute pour amortir les chocs) et rivalise en look avec le combi VW de nos parents. Notre chauffeur Zolo, dans les 100kgs, nous a l'air très sympathique. Avec ses quelques mots d'anglais et ses 9 ans d'expérience, il devrait nous trimballer pour une virée de 2500 km. Avant de partir, nous devons faire quelques provisions car en dehors des 2 capitales d'aimag, il est très difficile de se ravitailler sur la route notamment en produit frais tels que les oeufs, les fruits ou les légumes.Apres 6 heures de route, nous plantons la tente aux abords du monastère bouddhique Amarbayalgalatt, perdu au milieu de la steppe ou grouillent chiens de prairie et autres petits rongeurs. Nous verrons le soleil se coucher du haut des collines environnantes et le parer d'un rouge flamboyant. De style chinois, préservé malgré les purges religieuses des années 30, son charme réside dans ses murs légèrement délabrés et la tranquillité du lieu. 2000 moines y habitaient au début du XX e siècle, ils ne sont plus que 50 aujourd'hui. Une tablette porte des inscriptions en 3 langues: chinois, tibétain, et ouighour. Ce dernier est l'alphabet originel des Mongols, les russes ont imposé le cyrillique en 1940 et même si une tentative de retour a l'ancien a été faite récemment, l'alphabet russe s'est définitivement imposé, ce qui aurait rompu le lien entre les générations (les anciens parlent tous le russe). Les mongols apparemment "aiment" bien jongler avec les alphabets puisque les chinois jadis avaient imposé le leur. Le gouvernement pense aujourd'hui adopter l'alphabet latin afin de promouvoir les affaires et surtout le tourisme. Les Mongols n'ont pas attendu pour l'utiliser notamment pour Internet (heureusement pour nous!) ou pour s'envoyer des textos. Dimanche 7 Aout: on roule, on roule, on roule. La journée se résume aux 9 heures de pistes au milieu des vapeurs de fuel. La fourgonnette va partout et accuse bosses, nids de poules et même traverse les ruisseaux comme un 4X4 mais elle met à mal notre dos. Elle se traîne un peu et atteint difficilement les 50 km/h dans les côtes, nous avons quand même réussi les 100km/h en descente sur route asphaltée. On s'occupe comme on peut en alternant sur le poste les derniers hits Mongols du moment et la chanson française (merci au lecteur MP3). "Mets de l'huile petit homme, dans la vie il faut qu'ça glisse."Le trajet est parfois ponctué d'arrêts subits, Zolo descend pour mettre son nez dans le moteur pour changer la courroie ou.aspirer l'essence qui a noyé le moteur! L'avantage de ces vieilles machines russes contrairement aux véhicules bourrés d'électronique, c'est que ce n'est que de la mécanique et donc facile a réparer (pour qui s'y connaît un minimum). Quelquefois, sans crier gare, Zolo sort de la piste pour couper a travers champs, il s'arrête, observe au loin ou bien demande aux habitants d'une yourte puis rejoint une autre piste, ce sont des raccourcis, et, lui seul sait le temps qu'il nous a fait gagner.ou perdre. Partout dans les steppes, aux sommets ou sur les versants des montagnes on rencontre des "ovoo". Non, non, ce n'est pas le cri du Yak comme certains pourraient penser, mais un monticule composé de pierres, de fragments de rochers ou de branches d'arbres. C'est un symbole religieux du lien entre le ciel et la terre. Un mongol n'y passe pas devant sans s'arrêter pour en faire trois fois le tour en disant des prières après y avoir jeté une pierre ou autre bouteille de vodka! Il honore alors le lieu. On y trouve aussi accrochées des "khadag", longues écharpes rituelles aux 5 couleurs essentielles chacune ayant une signification: rouge, jaune, bleu, blanc et vert. Le bleu est la couleur par excellence, symbole de l'éternel dieu-ciel. A chaque changement d'aimag, nous tombons sur des postes de contrôle avec leurs taxes inhérentes. Heureusement que nos deux coéquipières se sont fait faire un pseudo laisser-passer de l'ambassade, ce qui nous permet quelques menues économies. De passage a Edernet, grande ville industrielle connue pour ses mines de cuivre, nous en profitons pour nous arrêter au resto et Christophe pour se vautrer lamentablement dans une bouche d'égoût ouverte, chose assez courante par ici. Il s'est innocemment retourné a l'appel de son nom (bien joué Claire!) pendant qu'il marchait, un gag qui lui valut quand même de s'arracher la peau du gros orteil! Nous plantons a nouveau la tente sous un ciel étoilé et allumons un beau feu de camp. Il n'y a aucune pollution visuelle étant donné le peu d'habitants et de grandes villes. Le ciel fourmille de mille lumières, les constellations sont facilement repérables, même la Voie Lactée se détache distinctement, c'est splendide. Christophe a vu ses premières étoiles filantes, ses 4 voeux resteront secrets. (un magret, 30/0 cet hiver pour France Angleterre, les Bronzés III en- avant première à Ulan Bator et l'augmentation de la couche d'ozone bien sur).
Lundi 8 aout: La faune locale Cette nouvelle journée de 9 h de route sera marquée par l'observation d'animaux dans leur environnement naturel. Nous avons eu la chance de voir trois aigles, un troupeau de chameaux (assez surprenant puisqu'ils se concentrent normalement a Gobi!), des yacks, deux marmottes et une bonne trentaine de vautours affairés a nettoyer la carcasse d'un cheval, sans oublier buses, milans et chiens de prairie comme d'hab. Les paysages sont toujours aussi beaux mais ne varient pas beaucoup; la distance parcourue nous permet de réaliser néanmoins combien c'est immense surtout lorsque l'on arrive au sommet d'un col avec un arrêt pour admirer des étendues de steppes et de plaines à perte de vue. Le soir nous nous arrêtons dans une guest-house-gher a Khajdal au sud du lac Kovsgol. Soudain, nos oreilles sont attirées par une mélodie bien connue: « Quand on a que l'amour », de Jacques Brel. Quelle ne fut pas la surprise de Christophe d'entendre son idole Lenny Escudero en s'approchant:.. « Pour une amourette qui passait par la. »... Un groupe de voyageurs est installé autour d'un feu et discute. Le D-J, un français bien entendu, est sans doute le deuxième fan de ce grand poète franco-espagnol à des milliers de Kms à la ronde! En s'éloignant du feu on réalise qu'on a perdu quelques degrés et qu'il fait froid. L'amplitude thermique est très importante en Mongolie car nous passons de 25 la journée a près de 0 degré la nuit, à tel point que nous devons sortir nos sacs à viande, mettre le caleçon long et zipper nos duvets ensemble (voire garder les chaussettes qui puent!).
Mardi 9 aout: le lac sous la pluie Nous aurons droit au p'tit dej' a la Mongole: thé traditionnel c'est-à-dire du lait assez fort relevé de sel (nous n'avons toujours pas trouvé le goût du thé mais nous n'insisterons pas, on se contentera d'un Nescafé), yoghourt fait maison au goût très acide et tranche de pain a tartiner, non pas avec de la confiture mais avec de la crême de lait, l'orom (écoeurant car encore plus fort que le lait) que l'on appelle aussi "beurre jaune", les Mongols la soupoudrent de sucre ou en mettent une cuillère dans leur "thé". A étaler avec parcimonie et surtout à additionner de beaucoup de sucre. Vient ensuite le tour de la douche tant attendue: imaginer un stepper sur lequel il faut piétiner en passant d'un pied sur l'autre pour actionner une pompe reliée à un bidon tout juste rempli d'eau chaude, et dont le tuyau s'éjecte soit du pédalier, soit de la paume de douche toutes les 30 secondes, sans oublier que lorsque la pompe se trouve au fond du bidon l'eau est froide mais lorsqu'elle est au-dessus elle est bouillante, pas évident pour Sophie dans ces conditions de se faire un shampoing.folklorique! Nous longeons les bords du lac sous la pluie et nous arrêtons a un petit campement de Tsaatans. Cette ethnie nomade présente dans les montagnes du Nord vit de l'élevage du renne local, le "reindeer", dans des conditions climatiques extrêmes, jusqu'a -50 l'hiver et +30 l'ete. Cette inaccessibilité leur a permis dans les années 30 de fuir l'arrivée des russes et leur politique "sociale" peu adaptée à leur mode de vie. Ceci les a aussi préservés des contacts avec la civilisation moderne et du tourisme (pourvu que ça dure), puisqu'il faut 2 jours de jeep plus 2 jours de cheval pour les atteindre. La fermeture des frontières avec la Sibérie rend la survie des 80 familles restantes de plus en plus difficile. Ceux que nous rencontrons ne sont malheureusement que leurs pâles représentants qui se sont sédentarisés pour faire visiter leurs "tipis", faire monter les touristes sur les rennes attachés a 30 cm de corde, les faire photographier avec leurs enfants prenant la pose moyennant de l'argent sans oublier la vente d'objets et d'artisanat. Nous préférons éviter ce type "d'attraction". Difficile de savoir que penser de l'impact du tourisme sur le mode de vie et l'asservissement au sacro- saint dollar de certaines populations, les aide-t-on vraiment. Après avoir monté le camp, nous partons pour une petite ballade, toujours sous la pluie. Le lendemain, c'est parti pour un footing car le ciel nous laisse espérer un répit, qui sera de courte durée puisque nous rentrerons trempés. Sophie ayant baissé les bras finira en marchant, Christophe venant la sauver des cordes diluviennes avec le van. Zorro est arrivé, sans se presser... On nous avait chanté les beautés de ce lac, ses couleurs bleues, vertes, turquoises, roses suivant l'ensoleillement, ses montagnes sauvages mais le brouillard et la pluie nous aurons finalement caché leur vue par un gris uniforme. On reste sur notre faim.
Mercredi 10 aout: le lait de yack, enfin! Le soleil reviendra sur le chemin du départ nous offrant ainsi les plus beaux paysages découverts depuis notre arrivée. Les massifs boisés, les plaines verdoyantes parsemées de yourtes et de camps d'hiver en bois abandonnés pendant l'été et parcourues d'une multitudes de cours d'eau ravissent notre regard. Nous croisons quelques cavaliers Mongols dont l'allure majestueuse se détache a l'horizon. Les odeurs très "animales" provenant des troupeaux de chèvres, vaches, yacks et chevaux sont parfois rehaussées d'une pointe mentholée provenant d'une fleur médicinale tres usitée des Mongols. On prendra en stop au passage 2 allemands qui en feraient rêver plus d'un: ils enchaînent les cycles de 2 ans et demi, 1 an et demi de travail en Autriche puis 1 an de voyage. Bon 10000 euros pour 2 sur un an ça oblige a voyager "roots", mais c est quand même 1 an de vacances tous les 30 mois. A réfléchir... Nous passerons la soirée chez des amis de Zolo dans un environnement splendide. C'est aujourd'hui un grand jour car nous allons goûter au lait de yack, bizutage dont se moquaient par avance certains individus avant notre départ! Et bien, ce n'est pas si terrible que ça, c'est même presque bon comparé a l'airag. Cet animal aux longs poils et au comportement parfois canin et très sympathique donne un nectar qui ressemble au lait de vache, à cela près qu'il est trois fois plus riche en matière grasse. Voila, ça, c'est fait! On nous offre aussi des tranches de pain et des "aaruul", sortes de yaourts déshydratés coupés en cubes ou crottes qu'ils font sécher au soleil sur les toits des ghers. C'est très aigre et on ne prend en général que le pain par politesse. Comme la cuisine mongole n'est pas très variée, on nous sert un "guriltai chool", soupe de pâtes et de fins morceaux de mouton, cuite dans le bouillon, une variante existe avec du riz. Christophe s'en régale, quand à Sophie elle use de sauce tomate ou de sauce soja quand on lui en propose mais c'est généralement Christophe qui finit la viande discrètement. La soirée sera interrompue par une attaque surprise du troupeau de chèvres a l'encontre de notre tente, il faut dire qu'elle est verte! C'est à s'y tromper. Christophe intervient juste a temps: 2 chèvres étaient allongées de chaque côt�� et l'autre se régalait des cordons et des joints. Le fils aîné interviendra pour lui prêter main forte en éloignant les vilaines. Bilan des dommages: 1 arceau tordu, heureusement que la tente est solide.En tous cas, cet épisode a mis tout le monde de bonne humeur et c'est une eurovision franco-mongole qui clôture la soirée, les "Champs-Elysées" succédant aux beaux chants Mongols. Très bonne soirée qui aura également permis de dégeler nos relations avec Claire et sylvie dont les rapports avaient été légèrement tendus au début, notamment à cause de nos divergences sur la manière d'appréhender le voyage. Cela nous donne l'occasion de vous en dire un peu plus sur ces 2 copines: Sylvie, 23 ans, finit ses études à HEC. Ces 8 mois de stage lui auront permis de se débrouiller en mongol et de nous aider à déchiffrer les menus. Tombée amoureuse de la Mongolie, elle trouve la cuisine mongole "très bonne" et des allures de station balnéaire a Edernet, la grosse ville industrielle du pays (Rectification: tombée "très" amoureuse de la Mongolie!). Avec son humeur toujours joviale, elle a animé notre voyage de son rire fréquent lorsqu'elle n'est pas plongée dans "Le deuxième sexe" de Simone de Beauvoir. Claire toute aussi gaie, 22 ans, fait des études en sciences politiques. Elle a déjà pas mal voyagé et rêve de faire un tour du monde; elle se prépare pour l'instant à passer une année d'étude en Allemagne. Fan de Balzac et de son "Père Goriot", elle restera obsédée par la peur d'une attaque nocturne de biquettes contre leur tente depuis notre mésaventure.
Jeudi 11 aout: la marmotte On s'arrête pour demander le chemin chez une famille et nous voila invités à boire un "thé". Cela nous permet aussi de pouvoir observer l'intérieur d'une maison en bois ainsi que la chasse du jour: une grosse marmotte dont la tête a disparu. Il faut savoir que cette chasse est désormais interdite en Mongolie et que, traditionnellement, les chasseurs se déguisent en marmotte pour intriguer l'animal et lui tirer dans la tête dès que la curieuse sort de son terrier. Zolo sera ravi de repartir avec une cuisse, la viande lui manque et il ne se fait pas à nos repas (riz, pâtes, riz, pâtes, pâtes, pâtes). Il nous fera goûter un morceau de cette viande assez douce et fumée au crottin de cheval. Apres l'installation du campement, le ramassage de bois pour le feu et la corvée de remplissage d'eau à la rivière, c'est l'heure de la douche. Sophie ne supportant pas de se laver dans l'eau fraîche des cours d'eau environnants, elle vous livre ici, en exclusivité, sa recette miracle ou comment se laver avec 1 litre d'eau (praticable n'importe où, même sous la tente en cas de vent froid ou invasion de moustiques): faire chauffer l'eau, se munir d'un second récipient, ajouter de l'eau froide pour obtenir de l'eau tiède puis la répartir équitablement, utiliser le premier pour tremper son gant et se savonner tout le corps se rincer toujours à l'aide du gant dans le deuxième récipient, se sécher puis terminer de salir l'eau avec ses chaussettes ou ses petites culottes.
Vendredi 12 aout: l'aile ou la cuisse? On attaque la route par un pont en bois comme on n'en voit plus en France, tout droit sorti d'une BD de Lucky Luke. Il enjambe une rivière de cinquante mètres non pas en ligne droite mais en serpentant, et son plancher fait plus de vagues qu'une tempête au large de la pointe du raz (selon Christophe!), vraiment très joli. Nous entrons alors dans l'Arkangai, région célèbre pour ses paysages. Quelques passages délicats de rivières nous confirmeront que notre chauffeur est très compétent en plus d'être un bon vivant dont le rire enfantin déclenche souvent le nôtre. Le midi (15 h), nous nous arrêtons au milieu de nulle part, dans une yourte indiquée par un panneau comme étant un "gwans" (restaurant). Ce sont leurs enfants qui nous y ont attiré en nous vendant leurs groseilles sur le bords de la "route". Ils sont assez sales, leurs vêtements comme leurs peaux sont plutôt crasseux mais l'hygiène n'est pas la priorité dans cette vie nomade. Décidément, difficile de s'habituer a cette odeur forte de mouton et de lait fermenté qui vous écoeure, à la limite de la nausée, il faut dire que l'endroit sert aussi de garde-manger et de fromagerie! Au menu, nous avons le choix entre le guriltai chool au riz ou les pâtes, bon ben on va choisir les pâtes pour changer! Cela nous permettra d'assister à la préparation du repas, puisque bien évidemment nous sommes les seuls clients et qu'il n'y a pas de plat du jour, pas plus qu'il n'y a de "restaurant". Alors voila: farine + sel + eau = pâte, étalée au rouleau puis légèrement cuite sur le poële afin de faciliter l'étape du découpage "technique" en très fines lamelles pour aboutir à des sortes de nouilles. Pendant ce temps-là, le père découpe la viande (de mouton) et la fille aînée (12 ans) nettoie la marmite. Nous arrivons le soir a Tsaagan nuur, le lac Blanc. Le ciel couvert qui nous y attend nous donne aucun scrupule à aller nous enfermer dans le restaurant panoramique à deux pas de la "maison". En plus ce soir, y'a pesstacle! Quatre artistes mongols nous font découvrir avec joie un spectacle traditionnel: contorsionniste à vous couper le souffle et chanteur diphonique qui, en faisant vibrer ses deux cordes vocales, produit une voie métallique époustouflante.
Samedi 13 aout: Le Lac Blanc entre soleil et tempête Nous attendrons l'après-midi pour découvrir le lac, une terrible tempête nous empêchant de sortir. La tente se contorsionne sous l'effet du vent, les filles sont même obligées de tenir les arceaux pour que la leur ne s'envole pas, le crépitement de la pluie et le claquement de la toile nous laisse augurer une journée "au coin du feu". Profitant d'un répit, nous sommes retournés au resto de la veille pour profiter de cette inactivité forcée et mettre à jour notre carnet de route. Heureusement cela n'a pas duré et nous avons pu profiter de la beauté du lieu en nous promenant sur les crêtes des collines environnantes. Les pierres volcaniques contrastent avec le bleu de l'eau du lac et le vert des prairies qui le bordent. Le panorama est splendide et on est tranquille, à part quelques rapaces et écureuils, on ne rencontre personne. Ps: pour les fans de champignons, c'est le paradis sur terre, on peut les ramasser par dizaines de kilos. Par prudence on n'en fera rien, mais une petite fricassée ne nous aurait pas fait de mal!
Dimanche 14 aout: le volcan Khorgo oul Nous quittons le lac, vêtu de sa couleur blanche ce matin, et regrettons de ne pas y avoir passé plus de temps mais les distances à parcourir compte tenu du temps dont nous disposons ne nous permettent pas d'en profiter davantage, les heures de routes bouffant une bonne partie de nos journées. La région connut une grande activité sismique au vue des nombreux volcans éteints qui s'y trouvent. C'est du plus haut, le Khorgo oul 2967 mètres, que nous observerons l'intérieur du cratère, Christophe se risquera même à y descendre, ce sera bien sur le seul! En route, nous avons une altercation avec un fonctionnaire véreux qui veut nous faire payer la "sortie" du parc! Il menace d'appeler la police pendant qu'au passage, plusieurs voitures lui passent sous le nez sans que cela lui pose le moindre problème. On refuse toujours et on se tire. Hasta la vista, baby.La température est bien fraîche, proche de 0, heureusement nous avons monté la tente peu avant une tempête de grêle. Imaginez un peu ce que ça doit donner l'hiver.
Lundi 15 Aout: 1000 toubrouks la douche, ok! En même temps que nous replions notre tente, la famille a côté de laquelle nous nous étions installés déménage pour aller à leur camp d'automne et c'est avec curiosité que nous observons le démontage de leur gher. Nous remarquons au passage les multiples couches de feutre dont quelques unes sont rapiécées de jeans et tissus en tous genres. Cela tient dans une charrette tirée par un yack. Certaines familles nomades comme celle- là continuent de déménager 4 fois dans l'année, mais la grande majorité maintenant évolue entre 2 camps, ceux d'hiver et d'été. La sédentarisation gagne du terrain... Nous nous arrêtons a Tsertserleg (enfin une ville!) pour un réapprovisionnement bien venu. On attendait ça depuis une semaine: une bonne douche et un repas équilibré. Le "hic", c'est que dans le seul hôtel libre et pas trop cher qu'on ait déniché, il n'y a pas de douche mais une discothèque! Qu'à cela ne tienne, on prendra la douche dans la guest house d'à côté et les boules Quiès feront l'affaire. On commence d'ailleurs à s'y habituer, chose étonnante pour un pays si faiblement peuplé : en ville, l'absence de carreaux et d'isolation phonique nous font profiter des différentes sonorités de klaxons, et dans la campagne, ce sont les chèvres (qui font des sortes de gros pets en broutant), les chiens, le vent et la pluie qui mettent à mal notre sommeil!
Mardi 16 Aout: la vallee de l'Orkhon Sur le chemin nous faisons une agréable halte aux hot spring, les sources d'eau chaudes. Malgré les odeurs d'oeuf pourri, le bain de pieds est relaxant. Nous en avons aussi bu une gorgée gentiment offerte par une famille mongole venue remplir des bouteilles, il paraît que c'est bon pour le ventre... Arrivés a la fameuse chute d'eau de la vallée de l'Orkhon, nous décidons de planter la tente près de la rivière qui s'y jette. Le montage à peine terminé, un jeune homme arrive à toute bombe sur son cheval pour nous déloger; nous sommes sur leur territoire et cela les dérange, (autant que nous de devoir la démonter pour la remonter quelques mètres plus loin). Paradoxalement ils profitent bien de ces touristes qui les envahissent puisqu'ils commercent avec une petite échoppe et des ghers a louer! On s'installera près de la falaise (attention au pipi de nuit!) sans regret au regard des six hommes inflexibles à toute négociation et déjà bien allumés à la vodka! Mercredi 17 Aout: bagarre a la mongole Départ le matin pour une très belle randonnée de 2h. On commence a maîtriser le cheval mongol: 1, il va ou on veut (tant mieux étant donné les nombreux précipices qui jalonnent le parcours), 2, il galope a tout va (et on aime ça), 3, nos fesses supportent beaucoup mieux le contrecoup! L'Orkhon est un cours d'eau niché au creux d'un canyon et très poissonneux, des groupes de mongols ont attrapé des truites de 40cm sans difficulté. Petit malentendu au retour sur le prix défini au départ, lequel prendra de proportions "inattendues". Notre guide équestre qui accuse 50 kgs à la pesée s'en prendra à notre vaillant Zolo qui nous fit une impressionnante démonstration de lutte mongole, rien à voir avec une bagarre "occidentale" à base de coups de poing et autres baffes. Les filles ont eu très peur quand l'autre s'est muni d'une pierre par dépit. Tout s'est finalement bien terminé puisque sur les recommandations de Zolo nous avons payé ce qu'il demandait; son clan étant proche, nous redoutions quelques représailles. Comme à son habitude, Zolo a squatté une gher pour déjeûner car malgré les talents culinaires de Sophie, il ne se fait pas à notre manière de manger. Heureusement la tradition mongole veut qu'on offre à boire et à manger au voyageur, surtout si celui-ci subit les affres d'une cuisine européenne. Il nous permettra d'y acheter de la viande de mouton qui aurait mérité de mijoter plusieurs heures pour être moins caoutchouteuse! Il nous a appris au passage que l'ail, en plus de lutter contre les infections était un anti-moustiques naturel; une gousse par jour écrasée à avaler avec de l'eau et bye-bye le paludisme. Ballade l'après-midi sur les collines en compagnie d'un jeune chien baptise "Ouighour" pour la journée. Quelques caresses et 2 morceaux de chocolat auront suffit a l'apprivoiser; Christophe l'a même aidé à chasser des sauterelles qui grouillent dans la région. Il nous abandonnera au profit d'une vieille peau de marmotte a l'odeur nauséabonde, le pauvre ne doit pas manger grand-chose et c'est sans doute pour lui une belle prise.
Jeudi 18 Aout: Kharakorum, l'ancienne capitale mongole Détruite par les chinois, les pierres de la cite impériale post Gengis Khan ont servi à construire le premier monastère bouddhique du pays, Erdenezu qui justifie le passage des touristes (quoique...). Peu de choses ont survécu aux purges religieuses russes des années 30: l'enceinte blanche surmontée de stuppas à intervales réguliers, trois temples de style chinois et un de style tibétain. C'est assez décevant car présenté comme à ne pas manquer, nous avions préféré celui d'Amarbayalgalatt isolé au milieu des collines. La soirée sera agrémentée d'un spectacle traditionnel assez semblable au précédent. Même si les chants diphoniques sont surprenants, nous préférons l'atmosphère chaleureuse de la guer et des chants familiaux des mongols que nous avons croisés.
Vendredi 19 Aout: "Que la force soit avec toi." Beaucoup de route ponctuée par deux arrêts: les Mongol els, des dunes de sable fin au milieu de la steppe et le parc national Khustain Nuruu, célèbre pour apercevoir les fameux takhis, les derniers chevaux sauvages existants. Ils ont ete réintroduits en 1993 grâce a l'initiative d'un zoo hollandais, ils sont désormais une centaine. Zolo a réussi à soudoyer le garde forestier que nous avons suivi sur sa mobylette, il n'aura son "backchish" que si nous sommes chanceux. On s'attendait à rester sur notre faim, bien au contraire, un groupe de 10 takhis s'est dirigé vers nous comme si nous étions inexistants pour venir se désaltérer dans le ruisseau. Résultat, on a pu les voir de très près, environs 4 mètres. A bien y réfléchir, ils ne connaissent pas encore le "côté obscur" de l'être humain et n'ont a priori aucune raison de se méfier (pourvu qu'ça dure!). Le bémol de la journée fut pour nos oreilles: Zolo s'est fait prêter une cassette audio des premiers hits de house music des années 90 qu'il se plaît a écouter puissance maximum, C'est un CAUCHEMAR! « No no, no no no, no no no no, there's no limit..." le tout en version mongole.
Samedi 20 aout: Retour au point de depart: Ulaan Bator (UB pour les intimes) Un petit tour a l'usine de cachemire, histoire de se faire mal. La texture est très agréable à même la peau, dommage que les modèles ne soient pas un peu plus "fashion". On ne prélève que quelques grammes de poils sur les chèvres issues du Kashmir dans l'Himalaya, soit 1/4 de pull, pas étonnant que ce soit si cher! Nous offrons à Zolo un dictionnaire anglo-mongol et un phrase-book en français pour le remercier de ses services. L'après-midi est chargé: on récupère enfin les tickets de train pour Beijing (Pekin), non sans avoir bataillé ferme avec l'intermédiaire d'Estcapade, pas cool on ne leur fera pas de pub. Puis c'est la course: on passe a la laverie (marre de laver a la main a l'eau froide), on passe un coup de fil en France, on fait quelques courses pour le train, on va rechercher le linge, on passe a l'internet-café et c'est la qu'on croise a nouveau Israel et Nave, nos partenaires de Transsiberien. Israel doit venir aussi à Pekin, avec un peu de chance... Chez notre logeuse, nous retrouvons les 3 français qui étaient là à notre arrivée, décidemment c'est un vrai chassé-croisé ce voyage! La douche chaude et le shampoing tant attendus de Sophie attendront la Chine, cela fait 2 jours qu'il n'y a plus d'eau chaude! Et rebelote, obligés de faire chauffer de l'eau chaude a 23h30 en réveillant la famille au passage, mais bon, à la guerre comme à la guerre.
Sud Lipiez: des flamands roses tranquilles 23h/24 English translation pending
Imaginez...
Un lac salé, magnifique, dans un paysage désertique et à la fois calme et torturé. Sur les hauts sommets qui se voient au loin, de tous côtés, de la neige étincelante. Le lac est teinté de couleurs absurdes et magnifiques, du rouge, du bleu profond pas naturel, du blanc craquelé. Le ciel est du même bleu improbable que les endroits bleus du lac. Sur les bords, de la végétation résistante à tout ponctue de tâches vertes l'ensemble de ce cadre paisible et merveilleux. Les habitants de ce royaume sont les flamands roses. Ils glandouillent tranquillement au milieu du lac, certains se déplacent lentement à la recherche de microorganismes dans le lac, qu'ils boivent de leur long bec. D'autres restent immobiles, pensifs, avec des pensées de flamands roses, et lorsqu'un autre leur chante en humains, ils s'envolent en cauchemardant de bipèdes gris et gris.
Tout ce monde est là, établi, depuis des millions d'années et n'a pas changé.
Sauf...
Une heure sur vingt quatre.
D'un seul coup, un bruit se fait entendre au loin. Sur ce haut plateau bolivien, si sec, la topographie et la sécheresse de l'air permettent de voir très loin. Une colonne de poussière se rapproche. Suivie par une autre colonne, puis plus loin derrière, une autre. Au delà, la terrain ne permet pas de voir. Il y a un col. De ce col, surgit une nouvelle colonne de poussière. On devine que ce n'est pas fini.
La première colonne de poussière est maintenant proche, haute, et bruyante. La source de ce déplacement de particules légères est un véhicule. Une machine de 180 cheveaux, fabriquée au Japon, ou peut être même ici, en Bolivie, si Toyota délocalise ici, je ne sais pas. A l'intérieur, un chauffeur bolivien privilégié car très mal payé, ce qui est toujours mieux que pas payé du tout, et une cuisinière qui se doit d'être une femme pour "faire mieux". A l'arrière, deux rangées de trois personnes venues ici pour voir ces paysages qu'on dit si paisibles, pour voir ces lacs salés remplis de flamands roses et pour raconter ensuite: j'ai vu des flamands roses dans le Sud Lipiez. Ils ont tous autour du cou plus ou moins la même boite grise ou noire qu'ils ont l'air d'utiliser comme troisième oeil.
La chose se rapproche dans un fracas de décibels incompatible avec la beauté du lieu. Il stoppe, et coupe le moteur. Immédiatement, les six personnes en descendent et se rapprochent presque en courant du bord du lac, avec leur troisième oeil en position d'attaque. Le temps qu'ils arrivent au bord du lac, derrière eux, sortent déjà six autres personnes, puis six autres puis encore six autres, des autres choses bruyantes et poussièreuses. Ca crie, ça hurle, ça braille, ça courre, ça se précipite vers le bord du lac avec les troisièmes oeils. Ca allume des tubes blancs qu'ils mettent dans la bouche et qui font encore plus de fumée. Pendant ce temps là, les chauffeurs et les cuisinières de chaque véhicule installent les nappes sur les pierres plates spécialement aménagées sur le bord de la piste et mettent en route les réchauds pour préparer le repas. Les véhicules crient aussi, même si leur moteur est éteint. Une musique boum boum sort de l'intérieur de leur habitacle. Chacun de ces véhicule crie en même temps, et le tout se cacophonise allègrement et s'ajoute ax beuglement des personnes à trois yeux. Les flamands roses, eux, sont loin maintenant, de l'autre côté du lac, là oú l'eau est trop salée et pique les pattes. Mais ils savent. Dans une heure, tout au plus, tout aura recouvré son calme. Ne resteront que des emballages, les bouts des bâtons blancs, écrasés et éteints, des sacs en plastiques déchirés que le vent emportera très loin dans d'autres endroits tout aussi beaux, qui eux non plus, n'en ont pas besoin. Les six ou sept véhicules auront ravalés leurs personnes à trois yeux, et seront partis ailleurs semer la terreur.
Moi aussi, j'ai payé pour faire ça. Je n'échappe pas à la règle. La seule différence, c'est que je n'ai pas couru, je n'ai pas crié, je n'ai rien laissé par terre. Mais c'est si peu comme différence. J'étais là, j'ai utilisé un sixième du carburant de ces 4x4, et j'ai même peut être, sans faire attention, laissé tomber un papier de ma poche? Qui sait?
C'était juste une reflexion sur le tourisme purement paysager. On doit au moins être conscient de ce qu'on fait lorsque qu'on prend un tour organisé. Ou même si on y va seul car on pollue autant, même si ce n'est pas en même temps que 41 autres personnes.
Un lac salé, magnifique, dans un paysage désertique et à la fois calme et torturé. Sur les hauts sommets qui se voient au loin, de tous côtés, de la neige étincelante. Le lac est teinté de couleurs absurdes et magnifiques, du rouge, du bleu profond pas naturel, du blanc craquelé. Le ciel est du même bleu improbable que les endroits bleus du lac. Sur les bords, de la végétation résistante à tout ponctue de tâches vertes l'ensemble de ce cadre paisible et merveilleux. Les habitants de ce royaume sont les flamands roses. Ils glandouillent tranquillement au milieu du lac, certains se déplacent lentement à la recherche de microorganismes dans le lac, qu'ils boivent de leur long bec. D'autres restent immobiles, pensifs, avec des pensées de flamands roses, et lorsqu'un autre leur chante en humains, ils s'envolent en cauchemardant de bipèdes gris et gris.
Tout ce monde est là, établi, depuis des millions d'années et n'a pas changé.
Sauf...
Une heure sur vingt quatre.
D'un seul coup, un bruit se fait entendre au loin. Sur ce haut plateau bolivien, si sec, la topographie et la sécheresse de l'air permettent de voir très loin. Une colonne de poussière se rapproche. Suivie par une autre colonne, puis plus loin derrière, une autre. Au delà, la terrain ne permet pas de voir. Il y a un col. De ce col, surgit une nouvelle colonne de poussière. On devine que ce n'est pas fini.
La première colonne de poussière est maintenant proche, haute, et bruyante. La source de ce déplacement de particules légères est un véhicule. Une machine de 180 cheveaux, fabriquée au Japon, ou peut être même ici, en Bolivie, si Toyota délocalise ici, je ne sais pas. A l'intérieur, un chauffeur bolivien privilégié car très mal payé, ce qui est toujours mieux que pas payé du tout, et une cuisinière qui se doit d'être une femme pour "faire mieux". A l'arrière, deux rangées de trois personnes venues ici pour voir ces paysages qu'on dit si paisibles, pour voir ces lacs salés remplis de flamands roses et pour raconter ensuite: j'ai vu des flamands roses dans le Sud Lipiez. Ils ont tous autour du cou plus ou moins la même boite grise ou noire qu'ils ont l'air d'utiliser comme troisième oeil.
La chose se rapproche dans un fracas de décibels incompatible avec la beauté du lieu. Il stoppe, et coupe le moteur. Immédiatement, les six personnes en descendent et se rapprochent presque en courant du bord du lac, avec leur troisième oeil en position d'attaque. Le temps qu'ils arrivent au bord du lac, derrière eux, sortent déjà six autres personnes, puis six autres puis encore six autres, des autres choses bruyantes et poussièreuses. Ca crie, ça hurle, ça braille, ça courre, ça se précipite vers le bord du lac avec les troisièmes oeils. Ca allume des tubes blancs qu'ils mettent dans la bouche et qui font encore plus de fumée. Pendant ce temps là, les chauffeurs et les cuisinières de chaque véhicule installent les nappes sur les pierres plates spécialement aménagées sur le bord de la piste et mettent en route les réchauds pour préparer le repas. Les véhicules crient aussi, même si leur moteur est éteint. Une musique boum boum sort de l'intérieur de leur habitacle. Chacun de ces véhicule crie en même temps, et le tout se cacophonise allègrement et s'ajoute ax beuglement des personnes à trois yeux. Les flamands roses, eux, sont loin maintenant, de l'autre côté du lac, là oú l'eau est trop salée et pique les pattes. Mais ils savent. Dans une heure, tout au plus, tout aura recouvré son calme. Ne resteront que des emballages, les bouts des bâtons blancs, écrasés et éteints, des sacs en plastiques déchirés que le vent emportera très loin dans d'autres endroits tout aussi beaux, qui eux non plus, n'en ont pas besoin. Les six ou sept véhicules auront ravalés leurs personnes à trois yeux, et seront partis ailleurs semer la terreur.
Moi aussi, j'ai payé pour faire ça. Je n'échappe pas à la règle. La seule différence, c'est que je n'ai pas couru, je n'ai pas crié, je n'ai rien laissé par terre. Mais c'est si peu comme différence. J'étais là, j'ai utilisé un sixième du carburant de ces 4x4, et j'ai même peut être, sans faire attention, laissé tomber un papier de ma poche? Qui sait?
C'était juste une reflexion sur le tourisme purement paysager. On doit au moins être conscient de ce qu'on fait lorsque qu'on prend un tour organisé. Ou même si on y va seul car on pollue autant, même si ce n'est pas en même temps que 41 autres personnes.
Climat en Egypte en février? English translation pending
Bonjour !
Nous pensons partir en Egypte en février 2005 via Bruxelles et Thomas Cook. Nous ne faisons pas de croisière mais pensons passer une semaine soit à Hurghada ou Charm El Cheik ou autre ... Est-il possible de se baigner en mer en février, ou ce n'est pas très chaud ? Faut-il prendre un hotel avec piscine chauffée ? Faut-il prendre du "all inclusive" ? Qui a des hotels à conseiller ou à bannir ? Merci d'avance.
C et J, de Lille
Nous pensons partir en Egypte en février 2005 via Bruxelles et Thomas Cook. Nous ne faisons pas de croisière mais pensons passer une semaine soit à Hurghada ou Charm El Cheik ou autre ... Est-il possible de se baigner en mer en février, ou ce n'est pas très chaud ? Faut-il prendre un hotel avec piscine chauffée ? Faut-il prendre du "all inclusive" ? Qui a des hotels à conseiller ou à bannir ? Merci d'avance.
C et J, de Lille
Vélo et chien... English translation pending
bonjour a tous
je fais pas mal de vtt et je suis confronte à un petit souci dans ma campagne qui commence à m'exaspérer : j'en ai marre de me faire courser par des chiens !!! bon d'accord ca me fait faire quelques sprints mais il va bien arriver un jour ou je vais perdre...
je n'ai pas tres envie de perdre une partie de mes mollets (d'acier...)
j'ai entendu parler d'un boitier anti-chien qui envoit des ultras sons.
est ce vraiment efficace et sans danger pour le chien ?
ou puis je acheter cet appareil ?
bonne route a tous
Review of my trip to Mongolia with guide Hacha
Hi everyone!
I wanted to share my experience from the trip I had this summer in Mongolia, in case it helps anyone get their bearings—I also relied a lot on forums myself.
We went as a couple with a French-speaking guide, Hacha, for a 17-day trek through the steppes and the Gobi Desert.
The experience was amazing—the landscapes are truly diverse and stunning. We started with a quick visit to Ulaanbaatar, then headed into the steppes for half the trip, including the Orkhon Valley, before moving on to the desert, which isn’t just sand but has incredibly varied scenery.
We traveled with Hacha, who has been a guide for 27 years and knows Mongolia inside out. She was accompanied by her daughter (with our consent). Hacha teaches French the rest of the year and speaks it perfectly. Her kindness and humor were much appreciated, and she’s become a friend. She prepared delicious homemade meals throughout the trip, adapted to European tastes since she’s used to it. We also had a driver who was really friendly and professional.
I injured myself on the way there with a sprained ankle, and Hacha immediately adjusted the pace and some activities to accommodate my injury, as well as booking more comfortable lodgings for the first few nights. She didn’t tell us it cost her extra, and we only found out later—we chose to pay a supplement, but she never asked for anything. Hacha was very fair with money, and her rates seem a bit lower than what we’d found elsewhere. She also tailors the program to the budget we gave her, and we had the option to adjust accommodations to fit our budget.
As for lodging, we stayed in tourist yurt camps (more comfortable with restaurants, showers, etc.), guest yurts, nights with nomadic families, and a few nights in tents. Our most memorable experience was two nights with nomads who welcomed us warmly, even though it was only the second time they’d hosted tourists. They shared their traditions with us, and the location was beautiful—right by a lake.
Hacha also adapted to our last-minute requests. For example, I mentioned wanting to see a shaman, which was tricky since it wasn’t planned in advance (my fault for not bringing it up earlier), but she used her contacts to see if there was a possibility. Unfortunately, no shamans were available, but we spontaneously stopped by the family of a young shaman during one of our trips. She wasn’t there, but we got to hear her parents’ stories and ask questions about the rituals to become a shaman and their experiences. It was a rare and unique moment I won’t forget!
We’ll definitely return to Mongolia as a family to explore less touristy regions (though we weren’t really bothered by tourism), as Hacha offers other off-the-beaten-path itineraries, including one that visits a turquoise lake surrounded by sand dunes—which sounds incredible, according to her.
I highly recommend Mongolia to anyone looking for an authentic trip that pushes you slightly out of your comfort zone while still feeling safe and enjoying breathtakingly diverse landscapes. And I 100% recommend Hacha—she created a personalized trip based on our requests and adapted to our needs and wishes on the spot!
I wanted to share my experience from the trip I had this summer in Mongolia, in case it helps anyone get their bearings—I also relied a lot on forums myself.
We went as a couple with a French-speaking guide, Hacha, for a 17-day trek through the steppes and the Gobi Desert.
The experience was amazing—the landscapes are truly diverse and stunning. We started with a quick visit to Ulaanbaatar, then headed into the steppes for half the trip, including the Orkhon Valley, before moving on to the desert, which isn’t just sand but has incredibly varied scenery.
We traveled with Hacha, who has been a guide for 27 years and knows Mongolia inside out. She was accompanied by her daughter (with our consent). Hacha teaches French the rest of the year and speaks it perfectly. Her kindness and humor were much appreciated, and she’s become a friend. She prepared delicious homemade meals throughout the trip, adapted to European tastes since she’s used to it. We also had a driver who was really friendly and professional.
I injured myself on the way there with a sprained ankle, and Hacha immediately adjusted the pace and some activities to accommodate my injury, as well as booking more comfortable lodgings for the first few nights. She didn’t tell us it cost her extra, and we only found out later—we chose to pay a supplement, but she never asked for anything. Hacha was very fair with money, and her rates seem a bit lower than what we’d found elsewhere. She also tailors the program to the budget we gave her, and we had the option to adjust accommodations to fit our budget.
As for lodging, we stayed in tourist yurt camps (more comfortable with restaurants, showers, etc.), guest yurts, nights with nomadic families, and a few nights in tents. Our most memorable experience was two nights with nomads who welcomed us warmly, even though it was only the second time they’d hosted tourists. They shared their traditions with us, and the location was beautiful—right by a lake.
Hacha also adapted to our last-minute requests. For example, I mentioned wanting to see a shaman, which was tricky since it wasn’t planned in advance (my fault for not bringing it up earlier), but she used her contacts to see if there was a possibility. Unfortunately, no shamans were available, but we spontaneously stopped by the family of a young shaman during one of our trips. She wasn’t there, but we got to hear her parents’ stories and ask questions about the rituals to become a shaman and their experiences. It was a rare and unique moment I won’t forget!
We’ll definitely return to Mongolia as a family to explore less touristy regions (though we weren’t really bothered by tourism), as Hacha offers other off-the-beaten-path itineraries, including one that visits a turquoise lake surrounded by sand dunes—which sounds incredible, according to her.
I highly recommend Mongolia to anyone looking for an authentic trip that pushes you slightly out of your comfort zone while still feeling safe and enjoying breathtakingly diverse landscapes. And I 100% recommend Hacha—she created a personalized trip based on our requests and adapted to our needs and wishes on the spot!
Accommodation on the River Kwai
Hi everyone,
I’m looking for addresses for guesthouses or, even better, houseboats or rafting houses on the River Kwai, between Kanchanaburi and Sangkhlaburi, to spend a few weeks contemplating this beautiful river.
Thanks for your suggestions!
Premaria
Traveling to Mongolia in Winter: Practical Info and Experience Feedback
Hi everyone, here are some practical tips from my 5 weeks in Mongolia in February.
The famous Lonely Planet paper guide mostly gives wrong information—we often got let down.
From the airport to the city center (25 km), there are normally buses, but it’s not straightforward, especially for your return trip. Check with the tourism office on Genghis Khan Square.
If you need to stay more than 30 days, your hotel can request an extension for you online. Do this immediately because it can take time. At customs, you’ll get an extra stamp. Each day costs a very small fee, and no photo is needed.
I only travel by public transport. Don’t follow the paper guide, and remember there are buses running daily between Ulaanbaatar and Ölgii (and other routes).
The main issue is finding out the departure time and location. Insist strongly with your hotel—the bus might pass in the middle of the night. Locals have the drivers’ numbers and will let them know there are passengers to pick up. You pay on the bus.
From Karakorum Monastery, if you want to reach Arvaikheer via the mountains, the route is truly stunning. The postal service has a 6-seater van that leaves around 1 PM from the post office—ask around. This avoids going back to Ulaanbaatar. Plus, the van stops right in the center of Arvaikheer, next to a hotel that’s a really ugly red but has good rooms, great prices, and friendly staff.
The Black Market isn’t far, and neither are the city’s two museums.
The yurt camp next to the monastery is well-maintained, with very kind people. It gets too hot in winter, so you’ll have to sleep with the door open.
Ulaanbaatar There are two main long-distance bus stations: "Dragon Station." They’re far from the city center, so take a bus or a taxi—allow plenty of time to get there.
The city is constantly congested and polluted. Climate change is a very visible issue here.
To see a wrestling match in Ulaanbaatar, go directly to the "stadium" on Peace Avenue. Matches often take place at 11 AM, and tickets are sold on-site. Bus No. 1 goes there, among others.
For the Black Market, taking the bus is faster. You’ll find everything for daily life—fabrics, dishes, etc. But be careful: the "antique dealers" don’t provide authenticity papers, and you could get stopped at customs. Stick to the antique dealers in the city center.
I was really disappointed by the Lunar New Year—nothing happens outside, shops and banks are closed. Make sure to bring food, though ATMs work.
To exchange money, go to the 4th floor of the "state store" across from Beatles Park on Peace Avenue. The exchange rate seems good.
There are many great museums in Ulaanbaatar and smaller towns—worth a visit, even if you sometimes have to hunt for the keys and lights. However, the art galleries in Ulaanbaatar no longer exist (at least not when I was there).
I stayed at GoldenGobi Guesthouse—very family-like atmosphere, right in the center, and budget-friendly. They can also help organize things. There’s a kitchen and a terrace for summer, and it’s just a short walk from the "state store" and museums.
The Thousand Camel Festival in Dalanzadgad takes place at the end of January—check the dates, as climate change may shift them.
There’s a direct bus from "Dragon Station" very early in the morning. For accommodation, I stayed at "Happy Bee Hostel," which is well-located on the festival route. It has 3 nice dorms and a small kitchen, and the owner is very friendly. The place was clean.
The festival is 5 km away, but hitchhiking works really well. It lasts 3 days and is free. Day 1: Introductions, networking, and handicrafts. Day 2: Archery (men’s and women’s), camel presentations, and camel polo. Day 3: Camel races, beauty contests, and training demonstrations. There are several yurts where you can enjoy culinary tastings—very pleasant when it’s a bit windy and cold.
You can eat on-site throughout the festival.
There’s also the Ice Festival in the north, which lasts 3 weeks—look into it.
Alcohol (vodka and very strong Mongolian alcohol—cheap) I never encountered any issues on the road—there are lots of police checks. However, I did witness several nighttime fights in hotels. I always made sure my door locked and let the shouting and punches fly. I only took out my whistle if I heard a woman screaming, but usually, it’s just men drinking in their rooms.
I didn’t experience any specific issues as a woman.
Health: Don’t forget your prescriptions. I used SMECTA (a digestive aid), which helped when I couldn’t refuse mutton dumplings—I’m not a big meat eater.
That’s all—I’m sure I forgot some things. I chose winter to attend the Camel Festival and also because there are no tourists or 4x4s everywhere. The downside is that there’s a lot of snow, especially near the Kazakh region, and sometimes it’s impossible to go off the beaten path. Near Ölgii, summer must offer some great hikes. Marie
The famous Lonely Planet paper guide mostly gives wrong information—we often got let down.
From the airport to the city center (25 km), there are normally buses, but it’s not straightforward, especially for your return trip. Check with the tourism office on Genghis Khan Square.
If you need to stay more than 30 days, your hotel can request an extension for you online. Do this immediately because it can take time. At customs, you’ll get an extra stamp. Each day costs a very small fee, and no photo is needed.
I only travel by public transport. Don’t follow the paper guide, and remember there are buses running daily between Ulaanbaatar and Ölgii (and other routes).
The main issue is finding out the departure time and location. Insist strongly with your hotel—the bus might pass in the middle of the night. Locals have the drivers’ numbers and will let them know there are passengers to pick up. You pay on the bus.
From Karakorum Monastery, if you want to reach Arvaikheer via the mountains, the route is truly stunning. The postal service has a 6-seater van that leaves around 1 PM from the post office—ask around. This avoids going back to Ulaanbaatar. Plus, the van stops right in the center of Arvaikheer, next to a hotel that’s a really ugly red but has good rooms, great prices, and friendly staff.
The Black Market isn’t far, and neither are the city’s two museums.
The yurt camp next to the monastery is well-maintained, with very kind people. It gets too hot in winter, so you’ll have to sleep with the door open.
Ulaanbaatar There are two main long-distance bus stations: "Dragon Station." They’re far from the city center, so take a bus or a taxi—allow plenty of time to get there.
The city is constantly congested and polluted. Climate change is a very visible issue here.
To see a wrestling match in Ulaanbaatar, go directly to the "stadium" on Peace Avenue. Matches often take place at 11 AM, and tickets are sold on-site. Bus No. 1 goes there, among others.
For the Black Market, taking the bus is faster. You’ll find everything for daily life—fabrics, dishes, etc. But be careful: the "antique dealers" don’t provide authenticity papers, and you could get stopped at customs. Stick to the antique dealers in the city center.
I was really disappointed by the Lunar New Year—nothing happens outside, shops and banks are closed. Make sure to bring food, though ATMs work.
To exchange money, go to the 4th floor of the "state store" across from Beatles Park on Peace Avenue. The exchange rate seems good.
There are many great museums in Ulaanbaatar and smaller towns—worth a visit, even if you sometimes have to hunt for the keys and lights. However, the art galleries in Ulaanbaatar no longer exist (at least not when I was there).
I stayed at GoldenGobi Guesthouse—very family-like atmosphere, right in the center, and budget-friendly. They can also help organize things. There’s a kitchen and a terrace for summer, and it’s just a short walk from the "state store" and museums.
The Thousand Camel Festival in Dalanzadgad takes place at the end of January—check the dates, as climate change may shift them.
There’s a direct bus from "Dragon Station" very early in the morning. For accommodation, I stayed at "Happy Bee Hostel," which is well-located on the festival route. It has 3 nice dorms and a small kitchen, and the owner is very friendly. The place was clean.
The festival is 5 km away, but hitchhiking works really well. It lasts 3 days and is free. Day 1: Introductions, networking, and handicrafts. Day 2: Archery (men’s and women’s), camel presentations, and camel polo. Day 3: Camel races, beauty contests, and training demonstrations. There are several yurts where you can enjoy culinary tastings—very pleasant when it’s a bit windy and cold.
You can eat on-site throughout the festival.
There’s also the Ice Festival in the north, which lasts 3 weeks—look into it.
Alcohol (vodka and very strong Mongolian alcohol—cheap) I never encountered any issues on the road—there are lots of police checks. However, I did witness several nighttime fights in hotels. I always made sure my door locked and let the shouting and punches fly. I only took out my whistle if I heard a woman screaming, but usually, it’s just men drinking in their rooms.
I didn’t experience any specific issues as a woman.
Health: Don’t forget your prescriptions. I used SMECTA (a digestive aid), which helped when I couldn’t refuse mutton dumplings—I’m not a big meat eater.
That’s all—I’m sure I forgot some things. I chose winter to attend the Camel Festival and also because there are no tourists or 4x4s everywhere. The downside is that there’s a lot of snow, especially near the Kazakh region, and sometimes it’s impossible to go off the beaten path. Near Ölgii, summer must offer some great hikes. Marie
Feedback on Louisiana and Texas road trip (United States)
We were lucky enough to explore the American West a few years ago... a VERY fond travel memory. The urge to return to the USA is calling us...
We're heading out in August with our two grown sons: 21 and 18 years old.
We want to discover another part of the US and I found this itinerary on a website:
Day 1 - New Orleans Day 2 - New Orleans Day 3 - Natchez Day 4 - Dallas Day 5 - Dallas Day 6 - Dallas Day 7 - Austin Day 8 - Austin Day 9 - San Antonio Day 10 - San Antonio Day 11 - Houston Day 12 - Houston - NASA Day 13 - Lake Charles Day 14 - Lake Charles Day 15 - Lafayette Day 16 - Lafayette - White Castle Day 17 - White Castle - Vacherie (Oak Alley) Day 18 - New Orleans Day 19 - New Orleans Does this seem like too many cities?
We love: big landscapes, museums, history, and shopping.
What do you think?
Gaetano
We're heading out in August with our two grown sons: 21 and 18 years old.
We want to discover another part of the US and I found this itinerary on a website:
Day 1 - New Orleans Day 2 - New Orleans Day 3 - Natchez Day 4 - Dallas Day 5 - Dallas Day 6 - Dallas Day 7 - Austin Day 8 - Austin Day 9 - San Antonio Day 10 - San Antonio Day 11 - Houston Day 12 - Houston - NASA Day 13 - Lake Charles Day 14 - Lake Charles Day 15 - Lafayette Day 16 - Lafayette - White Castle Day 17 - White Castle - Vacherie (Oak Alley) Day 18 - New Orleans Day 19 - New Orleans Does this seem like too many cities?
We love: big landscapes, museums, history, and shopping.
What do you think?
Gaetano
Pèlerinage de Shikoku: préparons le voyage ensemble? English translation pending
Bonjour à toutes et tous!!!
Je m'appelle Benjamin, j'ai 39 ans. Gros enthousiaste du Japon, j'ai eu la chance de pouvoir y aller (Honshû plusieurs fois et Kyûshû l'été dernier).
Depuis quelques années, j'ai le projet de faire le pèlerinage de Shikoku, idéalement d'ici à 5 ans. Ces choses se préparent, ne serait ce que financièrement et je me disais que c'est toujours plus fun et plus enrichissant de préparer un voyage d'envergure avec d'autres personnes dans mon cas. D'où ce message. Si vous avez envie d'échanger parce que vous êtes aussi dans cette optique, je serais ravi que l'on fasse de ce fil un endroit de partage, de conseils, d'échange de bonnes idées ou de doutes aussi :)
Il y a énormément de choses à penser en même temps (Voyage, logement, équipement (rando+pélerinage)), je commence à peine un budget sur excel par catégories. J'avais aussi acheté le guide 88 shikoku (https://www.amazon.fr/Shikoku-Japan-Route-Guide-4th/dp/4829710586) qui a l'air plus qu'indispensable.
Je suis hyper motivé à entreprendre un projet aussi riche, car tout reste à faire. Pour information, je pense a priori faire ce pèlerinage à pied mais sans camper.
N'hésitez pas à laisser un petit mot, et au plaisir de partager ce projet qui me tient beaucoup à coeur.
Benjamin
Je m'appelle Benjamin, j'ai 39 ans. Gros enthousiaste du Japon, j'ai eu la chance de pouvoir y aller (Honshû plusieurs fois et Kyûshû l'été dernier).
Depuis quelques années, j'ai le projet de faire le pèlerinage de Shikoku, idéalement d'ici à 5 ans. Ces choses se préparent, ne serait ce que financièrement et je me disais que c'est toujours plus fun et plus enrichissant de préparer un voyage d'envergure avec d'autres personnes dans mon cas. D'où ce message. Si vous avez envie d'échanger parce que vous êtes aussi dans cette optique, je serais ravi que l'on fasse de ce fil un endroit de partage, de conseils, d'échange de bonnes idées ou de doutes aussi :)
Il y a énormément de choses à penser en même temps (Voyage, logement, équipement (rando+pélerinage)), je commence à peine un budget sur excel par catégories. J'avais aussi acheté le guide 88 shikoku (https://www.amazon.fr/Shikoku-Japan-Route-Guide-4th/dp/4829710586) qui a l'air plus qu'indispensable.
Je suis hyper motivé à entreprendre un projet aussi riche, car tout reste à faire. Pour information, je pense a priori faire ce pèlerinage à pied mais sans camper.
N'hésitez pas à laisser un petit mot, et au plaisir de partager ce projet qui me tient beaucoup à coeur.
Benjamin
Routes et hébergements au Monténégro (à vélo) English translation pending
Bonsoir,
Nous partons à quatre découvrir , à vélo, le Monténégro et sans doute le nord de l Albanie , ceci pendant 15 jours , au mois de juin .Y a t il des routes sympa et assez peu fréquentées que vous conseilleriez . Auriez vous des hébergements accueillants à recommander ? Des villes et sites intéressants à visiter ? Nous sommes preneurs de bons plans . Merci d avance pour des réponses . Bergot
Retour du trek du Mardi Himal Base Camp (MHBC pour les initiés) English translation pending
Bonjour, un petit retour en forme de guide de voyage sur le trek du camp de base du Mardi Himal effectué du 15 au 21 novembre. Il vous faudra une petite semaine pour monter à 4500m d’altitude en partant de Pokhara et y revenir.
Jour 1 : De Pokhara lake side, direction Baglung bus station (400rps en taxi ou 1h30 de marche ou bus local). Demandez le bus pour Phedi, c’est le départ du trek. 1h de bus, 100rps. Vous pouvez avec le même bus continuer 1 heure de plus pour aller à Kande (départ alternatif du trek). Si vous voulez alléger un peu l’énorme liasse de roupies qui constitue votre budget pour une semaine de trek, vous pouvez prendre un taxi jusqu’à Phedi pour 1200 roupies (à peu près, cela dépendra de votre aptitude à la négociation tarifaire).
Phedi (1130m) – (upper)Dampus (1650). C’est court mais intense. Vous descendez du bus, traversez la route et commencez directement à monter des marches d’escalier. Courage, cela prendra 1h30 pour venir à bout des 3650 marches restantes. Je vais vous épargner les détails, mais je m’arrête à Dampus une semaine. D’abord car je vais chez des amis et puis la vue est pas mal du tout ! Libre à vous de continuer vers Pothana (1 petite heure), voir Deurali (encore 1 heure supplémentaire).
Jour 2 : Dampus – Pothana – Deurali (2100) – Forest Camp (2540) En sortant de Dampus, il faut stopper au bureau de l’ACAP pour présenter ses papiers en règle, à savoir le TIMS et le droit d’entrée ACAP. Attention, le droit d’entrée ACAP se paie 2000 roupies à Katmandu ou Pokhara. Ici, c’est 6000 rps…véritable insulte aux têtes de linotte et autres procrastinateurs. En sortant de ce bureau, digne truchement de la corruption ambiante de ce beau pays montagneux, ne manquez pas l’occasion de vous procurer dans le dernier magasin de Dampus, un magnifique bâton de marche taillé dans du véritable bois d’arbre, pour la modique somme de 100 roupies. Ensuite, entamez votre montée vers Pothana, charmant village aux doux airs alpins puis suivez la crête encore 1 heure en montant vers Deurali, à 2100m. C’est un ensemble de 3 ou 4 guest house qui constitue une halte agréable avec une superbe vue sur les collines invitant à la méditation. A la sortie de Deurali, le sentier à gauche descend vers Landruk et le trek de l’abc. Si vous n’avez pas changé d’avis sur votre choix de trek, il serait judicieux d’emprunter le sentier sur votre droite. Vous allez alors pénétrer dans une forêt dense pour y passer les 4 prochaines heures. Oubliez les récits de touristes esseulés croqués par des léopards, et autres bûcherons solitaires morcelés par des ours, et continuez d’avancer sur ce sentier peu emprunté. Vous allez penser que l’investissement de 100 roupies pour acheter un bâton n’était décidément pas une fantaisie. Vous serez toutefois seul face à vous-même jusqu’au moment d’apercevoir entre les arbres et les fougères une modeste bâche qui abrite un autochtone entretenant un feu et ravi de vous proposer une tasse de café. Puis les arbres s’espacent enfin et laissent passer la lumière crue du jour qui illumine le panneau « Welcome to Forest Camp ». C’est un ensemble de 4 ou 5 guest house. Après un rapide tour d’horizon, Je sélectionne le « Jungle embassy Hotel » qui affiche fièrement ses 5 étoiles au-dessus de l’entrée du dining hall. Le jeune propriétaire de l’hôtel étale son ambition en proposant 2 salles de bain commune. C’est du jamais vu dans le secteur. Et en plus, il y a de l’eau chaude. La literie est neuve et confortable. Le cuistot me prépare des succulents spaghettis. L’endroit mérite décidément ses 5 étoiles.
Sympa la vue de Dampus? Je vous l'avais dit...
Pothana, un ptit air de ricolaaaa!!
Merci Bim pour les spaghettis, tu gères !
A suivre
Jour 1 : De Pokhara lake side, direction Baglung bus station (400rps en taxi ou 1h30 de marche ou bus local). Demandez le bus pour Phedi, c’est le départ du trek. 1h de bus, 100rps. Vous pouvez avec le même bus continuer 1 heure de plus pour aller à Kande (départ alternatif du trek). Si vous voulez alléger un peu l’énorme liasse de roupies qui constitue votre budget pour une semaine de trek, vous pouvez prendre un taxi jusqu’à Phedi pour 1200 roupies (à peu près, cela dépendra de votre aptitude à la négociation tarifaire).
Phedi (1130m) – (upper)Dampus (1650). C’est court mais intense. Vous descendez du bus, traversez la route et commencez directement à monter des marches d’escalier. Courage, cela prendra 1h30 pour venir à bout des 3650 marches restantes. Je vais vous épargner les détails, mais je m’arrête à Dampus une semaine. D’abord car je vais chez des amis et puis la vue est pas mal du tout ! Libre à vous de continuer vers Pothana (1 petite heure), voir Deurali (encore 1 heure supplémentaire).
Jour 2 : Dampus – Pothana – Deurali (2100) – Forest Camp (2540) En sortant de Dampus, il faut stopper au bureau de l’ACAP pour présenter ses papiers en règle, à savoir le TIMS et le droit d’entrée ACAP. Attention, le droit d’entrée ACAP se paie 2000 roupies à Katmandu ou Pokhara. Ici, c’est 6000 rps…véritable insulte aux têtes de linotte et autres procrastinateurs. En sortant de ce bureau, digne truchement de la corruption ambiante de ce beau pays montagneux, ne manquez pas l’occasion de vous procurer dans le dernier magasin de Dampus, un magnifique bâton de marche taillé dans du véritable bois d’arbre, pour la modique somme de 100 roupies. Ensuite, entamez votre montée vers Pothana, charmant village aux doux airs alpins puis suivez la crête encore 1 heure en montant vers Deurali, à 2100m. C’est un ensemble de 3 ou 4 guest house qui constitue une halte agréable avec une superbe vue sur les collines invitant à la méditation. A la sortie de Deurali, le sentier à gauche descend vers Landruk et le trek de l’abc. Si vous n’avez pas changé d’avis sur votre choix de trek, il serait judicieux d’emprunter le sentier sur votre droite. Vous allez alors pénétrer dans une forêt dense pour y passer les 4 prochaines heures. Oubliez les récits de touristes esseulés croqués par des léopards, et autres bûcherons solitaires morcelés par des ours, et continuez d’avancer sur ce sentier peu emprunté. Vous allez penser que l’investissement de 100 roupies pour acheter un bâton n’était décidément pas une fantaisie. Vous serez toutefois seul face à vous-même jusqu’au moment d’apercevoir entre les arbres et les fougères une modeste bâche qui abrite un autochtone entretenant un feu et ravi de vous proposer une tasse de café. Puis les arbres s’espacent enfin et laissent passer la lumière crue du jour qui illumine le panneau « Welcome to Forest Camp ». C’est un ensemble de 4 ou 5 guest house. Après un rapide tour d’horizon, Je sélectionne le « Jungle embassy Hotel » qui affiche fièrement ses 5 étoiles au-dessus de l’entrée du dining hall. Le jeune propriétaire de l’hôtel étale son ambition en proposant 2 salles de bain commune. C’est du jamais vu dans le secteur. Et en plus, il y a de l’eau chaude. La literie est neuve et confortable. Le cuistot me prépare des succulents spaghettis. L’endroit mérite décidément ses 5 étoiles.
Sympa la vue de Dampus? Je vous l'avais dit...

Pothana, un ptit air de ricolaaaa!!

Merci Bim pour les spaghettis, tu gères !

A suivre
De France vers Casablanca: partir de Sète ou traverser l'Espagne? English translation pending
Bonjour à tous,
Je projette d'aller voir ma fille qui travaille à Casablanca, et comme je suis un peu fou je souhaite partir avec mon land cruiser kzj90.
Pourriez-vous me donner quelques informations pour ce projet, notamment :
Vaut-il mieux partir de Sete ou traverser l'Espagne?
Les possibilités de camping d'une manière generale ( hors des sentiers battus)
La sécurité lorsque l'on decide de marcher un peu pour une ballade
Ce qu'il faut eviter
L'indispensable road book ou GPS à emporter
Bref tout ce qui pourrait rendre ce voyage moins inorganisé pour moi.
Merci de vos aimables reponses
Jean
Voyage au Japon en avril: hébergement et location de voiture English translation pending
Bonjour à tous,
Nous partons au Japon du 16 (arrivée le 17 au matin) au 30 Avril 2020 pour la première fois avec notre fils qui aura 16 ans.
Nous avons prévu de faire : - du 17 au 22 Avril : Tokyo (programme encore à définir) - du 22 au 24 Avril : Péninsule Izu (une nuit sur la côte est, une nuit sur la côte ouest) - du 24 au 29 : Kyoto (programme encore à définir) - du 29 au 30 : Kyoto / Narita pour partir le matin tranquillement en étant sur place
çà vous semble cohérent ?
Les billets sont pris.
1/ Je suis en train de regarder les hébergements. Pour Tokyo et Kyoto : pas de souci Pour la péninsule d'Izu, nous envisageons d'aller de Tokyo à Atami en train le 22 au matin, puis de louer à Atami une voiture à rendre le 24 Avril. Pour l'instant, les sites de location de voiture ne me permettent pas de faire un réservation aussi lointaine
- Pouvez-vous me confirmer qu'il est possible de louer une voiture à la gare d'Atami ? et de la rendre à la gare d'Atami si on arrive par la route qui longe la côte ouest de la péninsule ?
- Si je pense avoir trouvé un hébergement pour la première nuit Côte Est, je galère beaucoup plus pour la côte ouest. Pouvez-vous m'aider ? ce que je trouve est : soit hors de prix, soit en japonais non traduit et inaccessible pour moi. Avez-vous de bonnes adresses sur la côte ouest à me conseiller pour 3 adultes et un prix aux alentours de 150 € la nuit, (pas en dortoir partagé)
2/ Pour Tokyo, nous avons un ado geek et gamer, qui voudrait trouver "des bons plans" et ne pas aller forcément dans les magasins courus par tous les touristes. où puis-je chercher ce type de "bons plans" ?
Il souhaiterait aussi qu'on accepte qu'il fasse un peu seul son shopping au moins une après-midi : même si je sais que le Japon est assez sûr : est-ce envisageable de laisser un ado seul dans un quartier (délimité bien sûr) de Tokyo ? Sachant que nous habitons dans une grande ville dans laquelle il sait aller seul... Mais Tokyo c'est différent.....la maman que je suis s'inquiète déjà.
3/ Pour le retour, nous pensons faire Kyoto/Narita le 29 Avril am, pour dormir à Narita ou alentours la dernière nuit et partir tranquillement à l'aéroport au matin (notre avion décolle à 12H55)
Je n'ai pas encore trop exploré Hyperdia, qui pour l'instant me paraît un peu obscur (mais je vais m'y mettre :) ) Quel temps moyen mettra-t-on pour faire ce trajet ? évidemment la question du JR Pass se posera, mais je reviendrai vers vous avec de prochaines questions à ce sujet, car j'en aurai évidemment plein !
Merci en tout cas de vos premières réponses et de votre aide :)
Nous partons au Japon du 16 (arrivée le 17 au matin) au 30 Avril 2020 pour la première fois avec notre fils qui aura 16 ans.
Nous avons prévu de faire : - du 17 au 22 Avril : Tokyo (programme encore à définir) - du 22 au 24 Avril : Péninsule Izu (une nuit sur la côte est, une nuit sur la côte ouest) - du 24 au 29 : Kyoto (programme encore à définir) - du 29 au 30 : Kyoto / Narita pour partir le matin tranquillement en étant sur place
çà vous semble cohérent ?
Les billets sont pris.
1/ Je suis en train de regarder les hébergements. Pour Tokyo et Kyoto : pas de souci Pour la péninsule d'Izu, nous envisageons d'aller de Tokyo à Atami en train le 22 au matin, puis de louer à Atami une voiture à rendre le 24 Avril. Pour l'instant, les sites de location de voiture ne me permettent pas de faire un réservation aussi lointaine
- Pouvez-vous me confirmer qu'il est possible de louer une voiture à la gare d'Atami ? et de la rendre à la gare d'Atami si on arrive par la route qui longe la côte ouest de la péninsule ?
- Si je pense avoir trouvé un hébergement pour la première nuit Côte Est, je galère beaucoup plus pour la côte ouest. Pouvez-vous m'aider ? ce que je trouve est : soit hors de prix, soit en japonais non traduit et inaccessible pour moi. Avez-vous de bonnes adresses sur la côte ouest à me conseiller pour 3 adultes et un prix aux alentours de 150 € la nuit, (pas en dortoir partagé)
2/ Pour Tokyo, nous avons un ado geek et gamer, qui voudrait trouver "des bons plans" et ne pas aller forcément dans les magasins courus par tous les touristes. où puis-je chercher ce type de "bons plans" ?
Il souhaiterait aussi qu'on accepte qu'il fasse un peu seul son shopping au moins une après-midi : même si je sais que le Japon est assez sûr : est-ce envisageable de laisser un ado seul dans un quartier (délimité bien sûr) de Tokyo ? Sachant que nous habitons dans une grande ville dans laquelle il sait aller seul... Mais Tokyo c'est différent.....la maman que je suis s'inquiète déjà.
3/ Pour le retour, nous pensons faire Kyoto/Narita le 29 Avril am, pour dormir à Narita ou alentours la dernière nuit et partir tranquillement à l'aéroport au matin (notre avion décolle à 12H55)
Je n'ai pas encore trop exploré Hyperdia, qui pour l'instant me paraît un peu obscur (mais je vais m'y mettre :) ) Quel temps moyen mettra-t-on pour faire ce trajet ? évidemment la question du JR Pass se posera, mais je reviendrai vers vous avec de prochaines questions à ce sujet, car j'en aurai évidemment plein !
Merci en tout cas de vos premières réponses et de votre aide :)
Randonnée dans le parc national de Zhangjiajiè (Chine) English translation pending
Bonjour, voici un retour sur Zhangjiajiè
Attention la ville est à 35min du village et des portes d'entrée du parc. Des bus y vont. Le taxi nous a coûté 19€.
J'aurai tendance à dormir au village plutôt qu'à la ville. Attention, tout va très vite en Chine. Dans deux ans, le village sera davantage l'équivalent d'une très grande ville. Entrée valable 4 jours, 25€. On prend vos empreintes. Je crois que vous êtes obligés de passer par la même porte d'entrée.
Au vu de la quantité d'itinéraires, vous pourriez passer 4jours de randonnée.... Mais, début août 2019, la quasi totalité des chemins secondaires que nous voulions prendre étaient fermés. Seront ils réouverts un jour ? Je n'en suis pas sûr, j'ai l'impression que les Chinois refont des chemins ailleurs plutôt. Les cartes se trouvent sur place, mais vous n'aurez pas les temps de marche ni les kilomètres.. C'est bien balisé sur place, parfois avec le temps de marche sur les gros itinéraires. Je vous convie fortement à prendre en photo les grandes cartes sur panneau à l'entree du parc. Au début et à la fin d'un itinéraire, ce sera toujours rempli de monde. Au milieu cela reste acceptable. Comme pour mon poste sur le Huangshan, nous serons sur des chemins pré figés par des dalles de béton, barrière et marches d'escaliers. Aucun "sentier" à la française sur terre. Pas de "sortie de sentiers" possible. On suit ce qui est proposé et c'est tout. Les toilettes, stand boisson et / ou nourriture sont fréquents, les points de vue aussi.
Pour le parc en lui même, nous sommes sur les décors d'avatar ni plus ni moins: des colonnes rocheuses époustouflantes de tous côtés. Malgré les conditions de marche (monde, smartphones, bruit) je recommande.
Des bus gratuits vous permettent de circuler entre les itinéraires. Je recommande de ne pas suivre la route à pied car pas de trottoir, bus incessants et très peu de visibilité. Les volontaires comme moi qui veulent tout faire à pied auront plus à perdre qu'à gagner. Je recommande de monter dans les gros pavillons qui sont sur certains itinéraires : gratuits d'accès, commerçants surprenants et très belle vue du haut.
Les téléphériques ou funiculaire sont payants mais peuvent être très agréables en terme de paysage. Le téléphérique du Tianzi Shan à l'est était top en descente avec la lumière de fin de journée.
Deux itinéraires faits avec entrée à l'est (Wulingyuan): - Départ du ten miles tramway jusqu'au pavillon de Tianzi. Que de la montée descente sur marches d'escalier. Environ 3h30 avec les pauses. Puis bus pour faire la zone du Celestial Bridge avec La Chaise de l'Empereur. Je dirai 1h15 en aller retour. Petite descente au départ et après plat. L'arrivée vaut le coup d'oeil. On nous a dit qu'une boucle de 2h30 était jouable avec les autres curiosités du coin. (NB: à l'arrivée du funiculaire (votre chemin le longe) il y a une cage à singe plus glauque que glauque) - Autre: départ du Suoxiyu scenic area office. Vous prenez l'itinéraire principal qui longe la rivière jusqu'au bus plus loin à trois petites heures. C'est tout plat. Des singes tout le long par dizaine, parfois sur le chemin parfois plongeant dans la rivière... Ils sont surtout au début et à la fin. C'est top top, surtout que ceux ci sont en liberté. Peut on encore dire qu'ils sont sauvages vu tout ce que les gens donnent à manger, je ne sais pas, mais si vous aimez, vous pouvez doubler votre temps de route. Les marcheurs sont surtout au début et à la fin. Trempage de pied possible mais pas de baignade. Bivouac impossible selon moi(interdit, je ne sais pas, mais trop étroit assurément même pour petite tente, pas de cache possible). C'est ici que nous avons voulu faire une longue rando avec les chemins secondaires : tous étaient fermés. Donc tout au bout du chemin nous sommes montés au Huangshi village. Belle ascension d'1h30. Du monde en haut qui vient par téléphérique mais correct sur la montée. Arrivé en haut , le tour du village d'une heure pour voire les colonnes Avatar est au deux tiers fermé. Mais cela vaut fortement le coup d'oeil tout de même. La plateforme en verre suspendu au dessus du vide ne fait que 1m2 mais provoque son petit effet.
Évidemment le second chemin de retour pour revenir en bas était fermé. Nous avons donc fait tout le chemin inverse jusqu'au point de départ du matin. En tout 6h30 avec les pauses, et, malgré l'aller retour, c'était top.
On trouvera donc de quoi s'occuper 2 jours sans souci. Si les chemins secondaires réouvrent (j'ai des doutes) on pourrait faire 4-5/jours et faire des rando de folie.
En espérant que le post puisse être utile
Attention la ville est à 35min du village et des portes d'entrée du parc. Des bus y vont. Le taxi nous a coûté 19€.
J'aurai tendance à dormir au village plutôt qu'à la ville. Attention, tout va très vite en Chine. Dans deux ans, le village sera davantage l'équivalent d'une très grande ville. Entrée valable 4 jours, 25€. On prend vos empreintes. Je crois que vous êtes obligés de passer par la même porte d'entrée.
Au vu de la quantité d'itinéraires, vous pourriez passer 4jours de randonnée.... Mais, début août 2019, la quasi totalité des chemins secondaires que nous voulions prendre étaient fermés. Seront ils réouverts un jour ? Je n'en suis pas sûr, j'ai l'impression que les Chinois refont des chemins ailleurs plutôt. Les cartes se trouvent sur place, mais vous n'aurez pas les temps de marche ni les kilomètres.. C'est bien balisé sur place, parfois avec le temps de marche sur les gros itinéraires. Je vous convie fortement à prendre en photo les grandes cartes sur panneau à l'entree du parc. Au début et à la fin d'un itinéraire, ce sera toujours rempli de monde. Au milieu cela reste acceptable. Comme pour mon poste sur le Huangshan, nous serons sur des chemins pré figés par des dalles de béton, barrière et marches d'escaliers. Aucun "sentier" à la française sur terre. Pas de "sortie de sentiers" possible. On suit ce qui est proposé et c'est tout. Les toilettes, stand boisson et / ou nourriture sont fréquents, les points de vue aussi.
Pour le parc en lui même, nous sommes sur les décors d'avatar ni plus ni moins: des colonnes rocheuses époustouflantes de tous côtés. Malgré les conditions de marche (monde, smartphones, bruit) je recommande.
Des bus gratuits vous permettent de circuler entre les itinéraires. Je recommande de ne pas suivre la route à pied car pas de trottoir, bus incessants et très peu de visibilité. Les volontaires comme moi qui veulent tout faire à pied auront plus à perdre qu'à gagner. Je recommande de monter dans les gros pavillons qui sont sur certains itinéraires : gratuits d'accès, commerçants surprenants et très belle vue du haut.
Les téléphériques ou funiculaire sont payants mais peuvent être très agréables en terme de paysage. Le téléphérique du Tianzi Shan à l'est était top en descente avec la lumière de fin de journée.
Deux itinéraires faits avec entrée à l'est (Wulingyuan): - Départ du ten miles tramway jusqu'au pavillon de Tianzi. Que de la montée descente sur marches d'escalier. Environ 3h30 avec les pauses. Puis bus pour faire la zone du Celestial Bridge avec La Chaise de l'Empereur. Je dirai 1h15 en aller retour. Petite descente au départ et après plat. L'arrivée vaut le coup d'oeil. On nous a dit qu'une boucle de 2h30 était jouable avec les autres curiosités du coin. (NB: à l'arrivée du funiculaire (votre chemin le longe) il y a une cage à singe plus glauque que glauque) - Autre: départ du Suoxiyu scenic area office. Vous prenez l'itinéraire principal qui longe la rivière jusqu'au bus plus loin à trois petites heures. C'est tout plat. Des singes tout le long par dizaine, parfois sur le chemin parfois plongeant dans la rivière... Ils sont surtout au début et à la fin. C'est top top, surtout que ceux ci sont en liberté. Peut on encore dire qu'ils sont sauvages vu tout ce que les gens donnent à manger, je ne sais pas, mais si vous aimez, vous pouvez doubler votre temps de route. Les marcheurs sont surtout au début et à la fin. Trempage de pied possible mais pas de baignade. Bivouac impossible selon moi(interdit, je ne sais pas, mais trop étroit assurément même pour petite tente, pas de cache possible). C'est ici que nous avons voulu faire une longue rando avec les chemins secondaires : tous étaient fermés. Donc tout au bout du chemin nous sommes montés au Huangshi village. Belle ascension d'1h30. Du monde en haut qui vient par téléphérique mais correct sur la montée. Arrivé en haut , le tour du village d'une heure pour voire les colonnes Avatar est au deux tiers fermé. Mais cela vaut fortement le coup d'oeil tout de même. La plateforme en verre suspendu au dessus du vide ne fait que 1m2 mais provoque son petit effet.
Évidemment le second chemin de retour pour revenir en bas était fermé. Nous avons donc fait tout le chemin inverse jusqu'au point de départ du matin. En tout 6h30 avec les pauses, et, malgré l'aller retour, c'était top.
On trouvera donc de quoi s'occuper 2 jours sans souci. Si les chemins secondaires réouvrent (j'ai des doutes) on pourrait faire 4-5/jours et faire des rando de folie.
En espérant que le post puisse être utile
Dix-sept jours au Québec pour la saison des couleurs English translation pending
L'an dernier, j'avais projeté de venir mais j'avais mes vacances trop tard pour profiter de la saison des couleurs
Cette année, c'est bon, je suis en congés du 30/09 au 18 octobre.
Je pense que pour les dates , c'est bon non ?
Sachant que je suis un rat des champs et que je fuis les villes comme la peste, que me conseillez vous comme itinéraire et surtout l'ordre pour profiter au mieux des couleurs automnales ?
Merci d'avance pour vos réponses
Sachant que je suis un rat des champs et que je fuis les villes comme la peste, que me conseillez vous comme itinéraire et surtout l'ordre pour profiter au mieux des couleurs automnales ?
Merci d'avance pour vos réponses
Randonnée et nuit(s) à la belle étoile dans les Pyrénées pour adolescents? English translation pending
Bonjour, je souhaiterais savoir si vous pouviez m'aider. Mes questions vont des plus globales au plus précises donc je pense que la plupart des baroudeurs présent sur se site pourront m'aider si jamais vous le voulez bien. Ma situation est la suivante, avec un groupe d'ami (environ 5/6 personnes), tous âgés entre 17 et 18ans, nous voudrions effectuer une randonné de plusieurs jours (3 dans l'idéal) dans les Pyrénées (zone sud-ouest après pau si possible: artouste, zone ouest du parc national etc... ) pendant l'été prochain. Evidemment avant d'entreprendre ce style de périple il nous faut un dossier en béton, tant pour la sécurité, la législation que pour nos parents, le but étant d'être en autonomie totale pendant deux a trois jours. Plusieurs questions se posent, tout d'abords savez si l'on peut dormir dans le parc des Pyrénées hors gites, si les feux sont sans aucun doute interdits, les réchauds le sont-ils (j'ai déjà une idée de la réponse mais bon). Ensuite avez vous des zones a nous conseiller ainsi que des équipements à prendre ?
avant toute choses il faut savoir que nous sommes tous sportifs (plus ou moins pour certains) et qu'au moins deux d'entre nous ont des diplômes de secourisme (pour ma part j'achève ma formation de sapeur pompier). Je n'ai pas d'autres questions majeurs que celle-ci pour l'instant, merci beaucoup à ceux qui ont pris la peine de me lire, et merci énormément par avance à ceux qui nous aiderons dans notre projet en nous aidants (NB: tout conseil sur les randos sont bons à prendre pour nous )🙂
L'Ouest de la Mongolie English translation pending
bonjour,
Je cherche des témoignages de personnes qui ont visité l'Ouest de la Mongolie peu fréquenté à ce qu'il paraît.
Comment avez vous trouvé les paysages ? Les chevaux y sont ils autant présents qu'ailleurs ? Pas de problème pour trouver à se loger dans les yourtes avec les Mongols ?
Merci à vous.
Je cherche des témoignages de personnes qui ont visité l'Ouest de la Mongolie peu fréquenté à ce qu'il paraît.
Comment avez vous trouvé les paysages ? Les chevaux y sont ils autant présents qu'ailleurs ? Pas de problème pour trouver à se loger dans les yourtes avec les Mongols ?
Merci à vous.
Randonnée en Costa Brava (vidéo): port de la Selva - Cadaques English translation pending
Dans la vidéo d'aujourd'hui, nous partageons avec vous la quatrième journée de notre grande randonnée sur la côte méditerranéenne, où nous avons traversé Port de la Selva et Cadaques sur la Costa Brava.
Nous avons eu un beau début de journée en prenant notre petit déjeuner à la plage pittoresque et en regardant le soleil se lever juste à côté de notre camping Port de la Vall. La matinée était belle et nous avons essayé de partir sur la piste le plus tôt possible pour échapper à la chaleur de la journée. Nous avons traversé la belle ville blanche de Port de la Selva, vu le panneau d’information avec la carte de notre sentier et commencé notre chemin en montant. Nous avions prévu de suivre la route du GR 92 car elle semblait être le sentier idéal en termes de distance et nous conduisait directement à notre destination Cadaques. Lorsque nous sommes sortis de la ville et que nous nous sommes tournés vers le sentier de montagne, nous sommes immédiatement entrés dans le parc naturel du Cap de Creus, riche en faune et en flore. Il prétend avoir des cerfs, des sangliers, de nombreuses variétés d'oiseaux et des reptiles. Et nous étions très heureux de le traverser aujourd'hui. La route a continué à monter alors que nous marchions dans la région avec beaucoup de vieux murs de pierre construits sur les collines qui servaient probablement à des fins agricoles dans le passé et qui ressemblaient à une somme ou à un travail fou. Puis tout à coup, sortant d'un buisson, nous avons vu un énorme lézard courir vers les rochers. C'était le plus long lézard que nous ayons vu dans notre vie et était probablement une variété de lézard-moniteur. Au début, nous avons eu peur de le confondre avec un serpent, mais nous avons eu la chance d'en voir un autre et même de le filmer. À un moment donné, le parcours est devenu relativement plat avec très peu de hauts et de bas et il était donc très facile de marcher. Si ce n'était pas la chaleur qui nous brûlait d'en haut et qu'il était très difficile de ne pas avoir d'ombre tout au long du parcours. Il est donc préférable de faire ce sentier le plus tôt possible dans la journée. Nous nous sommes un peu perdus une fois que nous avons confondu les itinéraires, car il y a beaucoup de croisements sur le chemin, mais nous nous sommes rendu compte que ce n'était pas grave car cela conduisait de toute façon à Cadaques. Mais vous voudrez peut-être avoir la navigation pour choisir l’itinéraire le plus court et éviter de franchir des montagnes supplémentaires. Globalement, le sentier était très pittoresque et au printemps, lorsque tout est en fleurs, il est particulièrement beau. Nous avons eu l’impression de traverser d’énormes sommets de montagnes et de pouvoir admirer la vue sur les montagnes et sur le bord de mer de l’autre côté. L'endroit est unique en son genre. Donc, dans l'atmosphère relevée ayant encore beaucoup d'énergie, nous entrions dans Cadaques ...
Regardez la vidéo complète ici: https://youtu.be/8aS39RcFCmA
N'oubliez pas de cliquer sur les sous-titres français dans la vidéo.
Nous espèrons que vous avez apprécié notre vidéo! Laissez-nous un commentaire si vous avez d'autres questions ou souhaitez simplement partager votre expérience. Nous aimerions lire vos commentaires - c'est très important pour nous!
Nous avons eu un beau début de journée en prenant notre petit déjeuner à la plage pittoresque et en regardant le soleil se lever juste à côté de notre camping Port de la Vall. La matinée était belle et nous avons essayé de partir sur la piste le plus tôt possible pour échapper à la chaleur de la journée. Nous avons traversé la belle ville blanche de Port de la Selva, vu le panneau d’information avec la carte de notre sentier et commencé notre chemin en montant. Nous avions prévu de suivre la route du GR 92 car elle semblait être le sentier idéal en termes de distance et nous conduisait directement à notre destination Cadaques. Lorsque nous sommes sortis de la ville et que nous nous sommes tournés vers le sentier de montagne, nous sommes immédiatement entrés dans le parc naturel du Cap de Creus, riche en faune et en flore. Il prétend avoir des cerfs, des sangliers, de nombreuses variétés d'oiseaux et des reptiles. Et nous étions très heureux de le traverser aujourd'hui. La route a continué à monter alors que nous marchions dans la région avec beaucoup de vieux murs de pierre construits sur les collines qui servaient probablement à des fins agricoles dans le passé et qui ressemblaient à une somme ou à un travail fou. Puis tout à coup, sortant d'un buisson, nous avons vu un énorme lézard courir vers les rochers. C'était le plus long lézard que nous ayons vu dans notre vie et était probablement une variété de lézard-moniteur. Au début, nous avons eu peur de le confondre avec un serpent, mais nous avons eu la chance d'en voir un autre et même de le filmer. À un moment donné, le parcours est devenu relativement plat avec très peu de hauts et de bas et il était donc très facile de marcher. Si ce n'était pas la chaleur qui nous brûlait d'en haut et qu'il était très difficile de ne pas avoir d'ombre tout au long du parcours. Il est donc préférable de faire ce sentier le plus tôt possible dans la journée. Nous nous sommes un peu perdus une fois que nous avons confondu les itinéraires, car il y a beaucoup de croisements sur le chemin, mais nous nous sommes rendu compte que ce n'était pas grave car cela conduisait de toute façon à Cadaques. Mais vous voudrez peut-être avoir la navigation pour choisir l’itinéraire le plus court et éviter de franchir des montagnes supplémentaires. Globalement, le sentier était très pittoresque et au printemps, lorsque tout est en fleurs, il est particulièrement beau. Nous avons eu l’impression de traverser d’énormes sommets de montagnes et de pouvoir admirer la vue sur les montagnes et sur le bord de mer de l’autre côté. L'endroit est unique en son genre. Donc, dans l'atmosphère relevée ayant encore beaucoup d'énergie, nous entrions dans Cadaques ...
Regardez la vidéo complète ici: https://youtu.be/8aS39RcFCmA
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Nerja et "Balcón de Europa" English translation pending
Bonjour,
Nous passerons 1 mois sur la Costa del Sol et nous irons surement faire un tour à Nerja.
Vu que nous serons à Fuengirola, nous allons prendre le Cernania jusqu'à Malaga et ensuite le bus ALSA vers Nerja (Cuevas).
Questions:
1. Selon le site "Rome2rio", nous serions à qq minutes des grottes!!! Est-ce exact ?
2. Quelle est la durée de la visite aux grottes?
3. Existe-t-il une navette ou un service d'autobus public (pas cher . LOL.) qui part des grottes et nous mène dans le quartier près de "Balcon de Europa" à Nerja.... J'ai vu qu'il y avait un petit train rouge. Est-ce un attrape touriste?
4. Existe-t-il une façon plus économique de se rendre en ville?
Je passerai qq heures dans cette ville pour me balader à pieds avant de prendre le bus de retour. Si vous avez des suggestions à voir autres que Piazza de Espana et le Balcon, je suis preneur. Nerja me fait un peu penser à Toremolinos pour ces petites rues et ces nombreux restos sans l'obligation de descendre des sentiers ou des marches abruptes vers la mer. Est-ce que le dénivelé se compare ?
Merci de vos commentaires.
Je passerai qq heures dans cette ville pour me balader à pieds avant de prendre le bus de retour. Si vous avez des suggestions à voir autres que Piazza de Espana et le Balcon, je suis preneur. Nerja me fait un peu penser à Toremolinos pour ces petites rues et ces nombreux restos sans l'obligation de descendre des sentiers ou des marches abruptes vers la mer. Est-ce que le dénivelé se compare ?
Merci de vos commentaires.
Choix de trek au Népal English translation pending
Bonsoir, je souhaites partir au Népal en septembre-octobre 2018, mais j hésites entre Langtang ou le balcon des Annapurnas... J'ai peur d être "déçue" de ce dernier (peur de rester trop en vallée..)..
Des avis/idees/conseils ??
Merci bcp 😊😊
Australie, 14 jours English translation pending
Bonjour
Nous avons décider d'aller en Australie pour 14 jours complets. Nous allons nous concentrer que sur une seule région, évidemment. Nous y serons en novembre prochain.
Nous arrivons à Sydney et repartons par Melbourne.
Serait-il possible selon vous, de considérer pouvoir visiter les Outbacks, plus particulièrement, Uluru mountain? Je sais qu'un vol sera nécessaire. Mon conjoint a toujours eu ce rêve de jeunesse, de pouvoir visiter cet endroit. Mais si c'est trop compliqué, on devra remettre ceci à un autre voyage.
Sinon, qu'est-ce que vous suggérer? Nous aimons les villes, conduire un peu, et aussi, un peu de nature.
Les billets d'avion sont déjà acheter. Il y avait une vente et on ne pouvait passer à côté. Donc l'arrivée et le départ sont couler dans le béton :). Et non, avoir plus de 14 jours était impossible, dû à nos emplois. 😠
merci pour votre aide!
Nous avons décider d'aller en Australie pour 14 jours complets. Nous allons nous concentrer que sur une seule région, évidemment. Nous y serons en novembre prochain.
Nous arrivons à Sydney et repartons par Melbourne.
Serait-il possible selon vous, de considérer pouvoir visiter les Outbacks, plus particulièrement, Uluru mountain? Je sais qu'un vol sera nécessaire. Mon conjoint a toujours eu ce rêve de jeunesse, de pouvoir visiter cet endroit. Mais si c'est trop compliqué, on devra remettre ceci à un autre voyage.
Sinon, qu'est-ce que vous suggérer? Nous aimons les villes, conduire un peu, et aussi, un peu de nature.
Les billets d'avion sont déjà acheter. Il y avait une vente et on ne pouvait passer à côté. Donc l'arrivée et le départ sont couler dans le béton :). Et non, avoir plus de 14 jours était impossible, dû à nos emplois. 😠
merci pour votre aide!
Portugal, Maroc et Espagne à vélo: chiens errants? English translation pending
Bonjour,
J'aurais voulu savoir si certains cyclovoyageurs avaient été embêtés par des chiens errants agressifs en Espagne, au Portugal et au Maroc.
Merci pour vos retours,
Stanley
Trajet en camping-car nord-ouest de la Mongolie en mai English translation pending
Bonjour
Nous allons passer un mois en Mongolie en mai/juin en entrant en camping-car à l'extrémité ouest (Tsagaannuur) pour sortir à Altanbulag (dir Ulan Ude).
On ne sait pas vraiment quel itinéraire emprunter, sachant qu'on souhaite se cantonner au Nord Ouest du pays et qu'on en a marre des zones désertiques. On va se diriger vers le lac Khovsgol mais en passant par où ?
Est-ce que quelqu'un pourrait donner son avis sur :
- la route Nord Tsagaannuur/ Ulaangom/ Moron
- route sud par Hovd/Altay/Uliastay/Moron
- ou en travers de Ulaangom à Uliastay (par Urgamal) puis remonter sur Moron en passant par Jargalant et Tariat (est Arkhangay) ... sur la carte c'est ça qui m'attire le plus.
Sachant qu'on restera pas forcement sur l'axe principal. Quelles carasteristiques pour ces differentes régions ?
On sera en Poids Lourd 4×4 , est-ce qu'il y a des passages à éviter?
On a la carte Gizi map, est ce que ce que les routes tracees en jaune et les traits rouge continu sont à peu près carrossables.
Voilà plein de questions, j'ai hâte de mettre un peu de feutre sur la carte.
Au plaisir
Rota Vicentina... Nous voilà ! English translation pending
A la recherche du soleil, j'envisage de parcourir la Rota Vicentina, sentiers situés sur la côte atlantique au sud-ouest du Portugal. 3 personnes me rejoindront sur place.
Parti de Franckfurt Hahn, sous la neige, j'atterris à Lisbonne à 15h00. Le temps d'aller acheter des bâtons de marche, je pars 2 heures plus tard pour Sines où j'arrive à 20h00 après 3 heures de bus.
- Mardi 12 décembre 2017 : Sines - Porto Covo
Je quitte Sines de bon matin sous un ciel bleu et un soleil qui ne tardera pas à chauffer.
Le port de pêche et de plaisance de Sines m'offre un premier panorama côtier.

Entre Eglise et château, Vasco de Gama salue mon passage.
Il faut franchir quelques kilomètres de bitume pour retrouver le littoral qui exprime toute la diversité de la nature. Une plage de sable fin est traversée par un cours d'eau que je contourne en gravissant quelques dunes.

Plus loin des rochers où les vagues viennent s'écraser.
Par la suite, les dunes représentent l'essentiel du relief.

Elles sont souvent recouvertes de végétation aux multiples plantes. Dunes, falaises et plages rythment notre progression dans un décor sans cesse renouvelé. Les yeux et les jambent ne s'arrêtent pas. dunes, falaises et plages rythment notre progression dans un décor sans cesse renouvelé. Les yeux et les jambent ne s'arrêtent pas. Il vaut mieux ne pas avoir le vertige.
A l'approche de Porto Covo, les plages accessibles uniquement par de raides escaliers se multiplient. escalier En début d'après-midi, je traverse Porto Covo assoupie sous un soleil maintenant bien chaud. Un petit vent du nord apporte une bienfaisante fraîcheur.
Je retrouve mes coéquipier(e)s et nous rejoignons le campinq de Porto Covo où nous partagerons 2 bungalows.
Le soir sera le premier contact avec la cuisine portugaise : un magnifique poulpe et ses légumes.

Distance parcourue : 23 km Dénivelée positive : 234 m - Mercredi 13 décembre : Porto Covo - Vila Nova de Milfontes Le soleil accompagne nos premiers pas en direction du rivage par le sentier parcouru la veille pour aller au camping. Cela fait 2,3 km. Nous empruntons le trilho dos Pescadores (sentier des pêcheurs) balisé en bleu/vert.
L'accès au sommet des falaises s'opère au prix d'une rude montée.
La plage miniature de Sissal fait rêver à l'été.
Celle, immense de Ilha est pout l'instant occupée par une colonie de mouettes.
Juste en face, l'île de Peissegueiro est dominée par une forteresse en ruine.
La Forte de Pessegueiro qui lui fait face est bien entretenue.
Dunes, falaises et plages rythment notre progression dans un décor sans cesse renouvelé. Les yeux et les jambent ne s'arrêtent pas.

Une cigogne perchée sur son nid attend impassiblement une congénère.
L'arrivée à Vila Nova de Milfontes est précédée par une vue sur son port de pêche. Nous arrivons à l'hostel et avec une dame seule, sommes les seuls occupants de l'auberge de jeunesse.
Vila Nova est une petite ville très animée. Sur les conseils de la responsable de l'AJ, nous réservons dans un restaurant à proximité. Bonne précaution car le soir les 2 salles se remplissent à vue d'oeil. C'est l'occasion de déguster le plat emblématique de la cuisine portugaise : la bacalhau (morue)
Distance parcourue : 19 km Dénivelée positive : 287 m
La suite du séjour à la prochaine page.
Dominique

Entre Eglise et château, Vasco de Gama salue mon passage.

Il faut franchir quelques kilomètres de bitume pour retrouver le littoral qui exprime toute la diversité de la nature. Une plage de sable fin est traversée par un cours d'eau que je contourne en gravissant quelques dunes.

Plus loin des rochers où les vagues viennent s'écraser.

Par la suite, les dunes représentent l'essentiel du relief.


Elles sont souvent recouvertes de végétation aux multiples plantes. Dunes, falaises et plages rythment notre progression dans un décor sans cesse renouvelé. Les yeux et les jambent ne s'arrêtent pas. dunes, falaises et plages rythment notre progression dans un décor sans cesse renouvelé. Les yeux et les jambent ne s'arrêtent pas. Il vaut mieux ne pas avoir le vertige.
A l'approche de Porto Covo, les plages accessibles uniquement par de raides escaliers se multiplient. escalier En début d'après-midi, je traverse Porto Covo assoupie sous un soleil maintenant bien chaud. Un petit vent du nord apporte une bienfaisante fraîcheur.
Je retrouve mes coéquipier(e)s et nous rejoignons le campinq de Porto Covo où nous partagerons 2 bungalows.
Le soir sera le premier contact avec la cuisine portugaise : un magnifique poulpe et ses légumes.

Distance parcourue : 23 km Dénivelée positive : 234 m - Mercredi 13 décembre : Porto Covo - Vila Nova de Milfontes Le soleil accompagne nos premiers pas en direction du rivage par le sentier parcouru la veille pour aller au camping. Cela fait 2,3 km. Nous empruntons le trilho dos Pescadores (sentier des pêcheurs) balisé en bleu/vert.
L'accès au sommet des falaises s'opère au prix d'une rude montée.
La plage miniature de Sissal fait rêver à l'été.
Celle, immense de Ilha est pout l'instant occupée par une colonie de mouettes.
Juste en face, l'île de Peissegueiro est dominée par une forteresse en ruine.
La Forte de Pessegueiro qui lui fait face est bien entretenue.
Dunes, falaises et plages rythment notre progression dans un décor sans cesse renouvelé. Les yeux et les jambent ne s'arrêtent pas.

Une cigogne perchée sur son nid attend impassiblement une congénère.
L'arrivée à Vila Nova de Milfontes est précédée par une vue sur son port de pêche. Nous arrivons à l'hostel et avec une dame seule, sommes les seuls occupants de l'auberge de jeunesse.
Vila Nova est une petite ville très animée. Sur les conseils de la responsable de l'AJ, nous réservons dans un restaurant à proximité. Bonne précaution car le soir les 2 salles se remplissent à vue d'oeil. C'est l'occasion de déguster le plat emblématique de la cuisine portugaise : la bacalhau (morue)
Distance parcourue : 19 km Dénivelée positive : 287 mLa suite du séjour à la prochaine page.
Dominique
Route de l'Espoir de Mauritanie jusqu'au Mali English translation pending
Bsr à tous... est-ce que qqn pourrait me donner des News concernant la route de l'espoir svp?
Y-a-t-il toujours une escorte jusqu'au Mali?
Merci à tous
Espagne: Ibiza, au-delà des clichés English translation pending
L'île d'Ibiza serait-elle uniquement un lieu dédié à la fiesta et aux noctambules clubbers ? Bien sûr que non !
Car au-delà de ces clichés si souvent mis en avant, cette petite île des Baléares réserve aux visiteurs un incontestable charme … à condition de la sillonner du sud au nord et de long en large (quelques 40 kms sur à peine 20).
C'est ce que nous venons de faire, fin mai/début juin, à la découverte de ses côtes déchiquetées entrecoupées de « Cala » aux eaux turquoise, de ses villages aux maisons et aux églises toutes blanches sans oublier ses paysages vallonnés où se côtoient terres rouges et pinèdes verdoyantes …
C'est cette Ibiza, entre nature et patrimoine que je me propose de vous faire partager avec ce récit de texte et de photos.
Au pied des superbes falaises ocre rouge de Sa Caleta

Un léger voile de nuages vient de se dissiper et les falaises de Sa Caleta flamboient de toutes leurs jolies teintes chaudes. Il n'y a rien de mieux que les rayons d'un soleil de fin d'après-midi pour valoriser les rochers de cette crique du sud de l'île. Et pour ceux qui souhaitent encore plus de tranquillité, il faut se diriger vers la droite de la plage, longer la paroi verticale en escaladant quelques éboulis rocheux pour atteindre l'autre partie de la calanque, là, on se retrouve presque seul face à la belle bleue.

Si cette calanque est classée au patrimoine de l'Unesco, ce n'est pas pour son côté des plus esthétiques … mais pour témoigner de son histoire. En effet, les Phéniciens avaient élu domicile en ces lieux. Certainement pour son aspect stratégique. Il ne subsiste de cette époque que quelques ruines agencées en murets sur le haut des falaises, d'uniques vestiges d'une cité s'étendant sur 5 ha où auraient vécu près d'un millier de personnes. C'était entre le 8e s. et le 6e s. av. J.-C. Quant au port, il faut l'imaginer … au bas de ses falaises.
Depuis la plage ou depuis le bord de l'escarpement, la vue s'avère splendide. On suppose qu'il doit en être de même depuis la mer. Ces amateurs de kayak qui rasent au plus près les cailloux et les parois de cette calanque ne me contrediraient certainement pas !

Sur une route côtière du nord de l'île, à admirer de vertigineux panoramas
A Ibiza, les routes qui suivent la côte ne sont finalement pas les plus nombreuses. Faire le tour de l'île fait passer par des tronçons sillonnant l'intérieur rejoindre le rivage nécessite alors d'emprunter des routes qui desservent les « Cala », une à une. Aussi, cette petite route du nord de l'île qui longe la côte en la surplombant m'a particulièrement enthousiasmé.

Passé la station (plage/cala/résidences) de Sant Miquel, la route s'élève et laisse déjà apercevoir un splendide panorama. En contrebas, un rocher semble résister à devenir un simple îlot. Un cordon de terre et de sable le relie à l'île mère, mais pour combien de temps encore ? Le ruban de bitume est plutôt étroit, pas facile de se croiser ni de se garer le temps d'admirer l'à-pic. Fort heureusement, il n'y personne en cette belle après-midi. Nous somme ici dans la partie la plus élevée de l'île, les Hauts d'Ibiza où le paysage alentour prend des allures de montagne. Bon, il faut savoir tout de même que le point culminant de l'île n'est que de 475 mètres ! Mais dans les territoires insulaires, le contraste avec le niveau de la mer renforce toujours l'impression d'altitude. Ici, le tracé de la voie épouse celui de la côte, c'est dire qu'il serpente sans cesse parmi une immense pinède. Les pins si nombreux dans ce secteur de l'île ne font-ils pas surnommer parfois Ibiza, « l'île des pins » ?

Tout en bas, un imposant piton rocheux attire le regard comme également la teinte de ce bleu soutenu qui contraste (ou s'harmonise, pourrait-on dire aussi !) avec le vert des pins accrochés au versant. Pour animer la vue, un bateau d'admirateurs contourne le fameux rocher solitaire en faisant des ronds dans l'eau, avec l'écume de son sillage.

D'une calanque à l'autre … à présent apparaît une vue plongeante sur une des plus belle cala de l'île. Cala Benirras, si paisible avec sa longue crique étroite qui entaille la côte. Aucun immeuble disgracieux n'altère la beauté du site … c'est sûr, on va y faire une pause soleil/baignade avant de poursuivre le périple.

Reposé, rafraîchis … et de nouveau au volant. Direction Portinatx, tout au nord de l'île. Je pourrais évoquer les criques et les plages abritées de cette charmante station balnéaire mais honneur à la Punta des Moscater, elle ne passe pas inaperçue.

Un phare et sa colonne zébrée de blanc et noir (52 m) la signale depuis le large mais également depuis la côte. N'est-elle pas coquette cette crique avec son banc de sable, ses embarcations de pêche et cette douce luminosité de début de soirée ? Je vous l'ai bien dit en préambule, à Ibiza il n'y a pas que des lieux pour fêtards mais aussi des panoramas pour les photographes contemplatifs.

Cala, abris et rampes à bateaux
Ils font partie du décor des cala d'Ibiza et plus généralement des îles Baléares, je veux parler des abris à bateaux. Bâtis soit en bois ou souvent en dur, c'est à dire en béton, on les voit alignés et accrochés aux rochers des falaises en bordure des criques … enfin des cala, pour utiliser le nom local.

Et pour accéder à l'eau en vue d'une sortie de pêche côtière, il suffit de faire glisser le bateau sur les simples rampes en bois qui prolongent chaque abris jusqu'à la mer. Au retour, c'est plus physique, puisque les pêcheurs doivent alors faire remonter la pente à leur embarcation, le filin pour les tracter est donc le bienvenu. Ici, un exemple d'un de ces ports de fortune avec celui de la Cala d'Hort avec ses abris, ses rampes d'accès et un bateau … et puis aussi avec sa superbe vue sur les îlots rocheux.

Bon, il faut reconnaître que ces abris à bateaux ne sont pas toujours très esthétiques avec leur aspect bricolé qui sent la débrouille … mais ce bric à brac typique respire au moins l'authenticité.

Autre cala et autre côte mais toujours ces mêmes abris à bateaux. Ici, à l'autre bout de l'île avec une vue de la crique protégée de Pou des Lleo, rochers rouge et plaisante petite plage de sable.

Suite récit … message suivant.
Au pied des superbes falaises ocre rouge de Sa Caleta

Un léger voile de nuages vient de se dissiper et les falaises de Sa Caleta flamboient de toutes leurs jolies teintes chaudes. Il n'y a rien de mieux que les rayons d'un soleil de fin d'après-midi pour valoriser les rochers de cette crique du sud de l'île. Et pour ceux qui souhaitent encore plus de tranquillité, il faut se diriger vers la droite de la plage, longer la paroi verticale en escaladant quelques éboulis rocheux pour atteindre l'autre partie de la calanque, là, on se retrouve presque seul face à la belle bleue.

Si cette calanque est classée au patrimoine de l'Unesco, ce n'est pas pour son côté des plus esthétiques … mais pour témoigner de son histoire. En effet, les Phéniciens avaient élu domicile en ces lieux. Certainement pour son aspect stratégique. Il ne subsiste de cette époque que quelques ruines agencées en murets sur le haut des falaises, d'uniques vestiges d'une cité s'étendant sur 5 ha où auraient vécu près d'un millier de personnes. C'était entre le 8e s. et le 6e s. av. J.-C. Quant au port, il faut l'imaginer … au bas de ses falaises.
Depuis la plage ou depuis le bord de l'escarpement, la vue s'avère splendide. On suppose qu'il doit en être de même depuis la mer. Ces amateurs de kayak qui rasent au plus près les cailloux et les parois de cette calanque ne me contrediraient certainement pas !

Sur une route côtière du nord de l'île, à admirer de vertigineux panoramas
A Ibiza, les routes qui suivent la côte ne sont finalement pas les plus nombreuses. Faire le tour de l'île fait passer par des tronçons sillonnant l'intérieur rejoindre le rivage nécessite alors d'emprunter des routes qui desservent les « Cala », une à une. Aussi, cette petite route du nord de l'île qui longe la côte en la surplombant m'a particulièrement enthousiasmé.

Passé la station (plage/cala/résidences) de Sant Miquel, la route s'élève et laisse déjà apercevoir un splendide panorama. En contrebas, un rocher semble résister à devenir un simple îlot. Un cordon de terre et de sable le relie à l'île mère, mais pour combien de temps encore ? Le ruban de bitume est plutôt étroit, pas facile de se croiser ni de se garer le temps d'admirer l'à-pic. Fort heureusement, il n'y personne en cette belle après-midi. Nous somme ici dans la partie la plus élevée de l'île, les Hauts d'Ibiza où le paysage alentour prend des allures de montagne. Bon, il faut savoir tout de même que le point culminant de l'île n'est que de 475 mètres ! Mais dans les territoires insulaires, le contraste avec le niveau de la mer renforce toujours l'impression d'altitude. Ici, le tracé de la voie épouse celui de la côte, c'est dire qu'il serpente sans cesse parmi une immense pinède. Les pins si nombreux dans ce secteur de l'île ne font-ils pas surnommer parfois Ibiza, « l'île des pins » ?

Tout en bas, un imposant piton rocheux attire le regard comme également la teinte de ce bleu soutenu qui contraste (ou s'harmonise, pourrait-on dire aussi !) avec le vert des pins accrochés au versant. Pour animer la vue, un bateau d'admirateurs contourne le fameux rocher solitaire en faisant des ronds dans l'eau, avec l'écume de son sillage.

D'une calanque à l'autre … à présent apparaît une vue plongeante sur une des plus belle cala de l'île. Cala Benirras, si paisible avec sa longue crique étroite qui entaille la côte. Aucun immeuble disgracieux n'altère la beauté du site … c'est sûr, on va y faire une pause soleil/baignade avant de poursuivre le périple.

Reposé, rafraîchis … et de nouveau au volant. Direction Portinatx, tout au nord de l'île. Je pourrais évoquer les criques et les plages abritées de cette charmante station balnéaire mais honneur à la Punta des Moscater, elle ne passe pas inaperçue.

Un phare et sa colonne zébrée de blanc et noir (52 m) la signale depuis le large mais également depuis la côte. N'est-elle pas coquette cette crique avec son banc de sable, ses embarcations de pêche et cette douce luminosité de début de soirée ? Je vous l'ai bien dit en préambule, à Ibiza il n'y a pas que des lieux pour fêtards mais aussi des panoramas pour les photographes contemplatifs.

Cala, abris et rampes à bateaux
Ils font partie du décor des cala d'Ibiza et plus généralement des îles Baléares, je veux parler des abris à bateaux. Bâtis soit en bois ou souvent en dur, c'est à dire en béton, on les voit alignés et accrochés aux rochers des falaises en bordure des criques … enfin des cala, pour utiliser le nom local.

Et pour accéder à l'eau en vue d'une sortie de pêche côtière, il suffit de faire glisser le bateau sur les simples rampes en bois qui prolongent chaque abris jusqu'à la mer. Au retour, c'est plus physique, puisque les pêcheurs doivent alors faire remonter la pente à leur embarcation, le filin pour les tracter est donc le bienvenu. Ici, un exemple d'un de ces ports de fortune avec celui de la Cala d'Hort avec ses abris, ses rampes d'accès et un bateau … et puis aussi avec sa superbe vue sur les îlots rocheux.

Bon, il faut reconnaître que ces abris à bateaux ne sont pas toujours très esthétiques avec leur aspect bricolé qui sent la débrouille … mais ce bric à brac typique respire au moins l'authenticité.

Autre cala et autre côte mais toujours ces mêmes abris à bateaux. Ici, à l'autre bout de l'île avec une vue de la crique protégée de Pou des Lleo, rochers rouge et plaisante petite plage de sable.

Suite récit … message suivant.
Mongolie à vélo English translation pending
Bonjour à tous ,
je m'appelle LouisDo , je suis Québécois
je prépare un voyage à Vélo avec étape en autonomie complète en Mongolie à l'été 2017 et je voulais avoir les avis de ceux qui avait fait ce genre de voyage : avis , astuces , conseils , bonne et mauvaises expérience.
Je cherche aussi à savoir les conditions de route des chemins autour du Lac Kovhsgol pour le Vélo ...Sur ma carte 1:2 000 000 , je dénote à certains endroit des chemin pointillé qui semble indiquer des ''pistes'' .....j'aimerais savoir à quoi s'attendre dans de telle piste , avec un vélo de touring équipé de pneu à ''piste''
Merci
Et au plaisir de vous entrendre
je m'appelle LouisDo , je suis Québécois
je prépare un voyage à Vélo avec étape en autonomie complète en Mongolie à l'été 2017 et je voulais avoir les avis de ceux qui avait fait ce genre de voyage : avis , astuces , conseils , bonne et mauvaises expérience.
Je cherche aussi à savoir les conditions de route des chemins autour du Lac Kovhsgol pour le Vélo ...Sur ma carte 1:2 000 000 , je dénote à certains endroit des chemin pointillé qui semble indiquer des ''pistes'' .....j'aimerais savoir à quoi s'attendre dans de telle piste , avec un vélo de touring équipé de pneu à ''piste''
Merci
Et au plaisir de vous entrendre
Indonésie: Bali, l'île des offrandes English translation pending

Un joli sourire en guise d'introduction, comme un premier témoignage de la gentillesse des balinais … Plantons le décor. Nous sommes tout au nord de l'île de Bali dans la région rurale de Sangsit et plus précisément dans l'enceinte du Pura Beji, un temple hindouiste parmi tant d'autres. Cette sympathique jeune femme portant une corbeille d'offrandes est tout simplement venue la déposer au pied de l'autel, afin de vénérer les dieux.
Une scène presque banale à Bali, tant l'observation du rituel des offrandes aux divinités est si courante et en tous lieux : dans les temples bien sûr mais aussi autour des sanctuaires, au bord des routes et des rues, dans les champs et jusque dans les modestes autels présents presque dans chaque cour d'habitation.
Les balinais sont donc fervents d'offrandes … Quant à l'île de Bali, elle offre aux visiteurs ses paysages, sa culture et son atmosphère à nulle autre pareille. Voilà ce que je me propose de vous faire partager avec le récit de mon récent périple à travers cette île. Des temples aux rizières ainsi que bien d'autres aspects sont au programme ... tellement un voyage à Bali s'avère riche en découvertes dépaysantes.
-- Un rituel quotidien
Revenons à présent à la séance d'offrandes … La jeune femme s'avance vers l'autel et y place son aumône : des fleurs posées sur des feuilles de palmiers tressées et quelques bâtons d'encens, ils se consument lentement laissant échapper de fines colonnes de fumées qui embaument l'atmosphère. Faisons nous discret et laissons-là se recueillir en compagnie de son petit garçon agenouillé auprès d'elle.

Sur la droite, un jeune couple en élégant habits de cérémonie se prépare à poser pour une photo souvenir. Une robe et une tunique au rouge éclatant, des ourlets et une coiffe dorés qui brillent sous le soleil… ce sont des jeunes mariés parés de tenues traditionnelles. Comme ce n'est pas pour mon objectif qu'ils posent et ne faisant pas parti des invités à la cérémonie, là aussi, je reste en retrait et cadre donc la scène avec un plan large.

La vue a l'intérêt de montrer également l'architecture typique d'un temple balinais avec les multiples statues de divinités qui le décorent. De l'autre côté, il y a, entre autre, la classique porte d'entrée des temples (Pura en langue locale) avec ce porche en forme de tour pyramidale fendue et séparée en deux parties.

Les hindouistes balinais tolèrent l'entrée au sein de leur temples des visiteurs non hindouistes, mais en dehors des grandes cérémonies et avec une autre condition : le port d'un sarong autour de la ceinture et des jambes. Bon, n'étant pas un habitué du port d'une telle « jupe » locale, l'aide de notre très disponible accompagnateur Guntur me sera d'une grande utilité, il va avec doigté ajuster correctement ce fameux sarong autour de ma taille ... afin que je ne paraisse pas trop ridicule !

Ce temple rural Beji est dédié aux divinités des cultures irriguées autant dire principalement à la culture du riz, d'ailleurs un large panorama de rizières s'étend sur la gauche de l'enceinte du temple.
-- Leçon de riziculture

Une plus ample connaissance de la culture du riz, nous la ferons parmi d'autres rizières, celles situées autour du village de Tunjuk, plus à l'intérieur de l'île. Et il n'y a pas mieux pour en savoir un peu plus sur cette culture que de côtoyer les planteurs de riz et surtout de participer à leur travail. Là, il va falloir mettre la main à la pâte … c'est à dire plonger les mains dans la boue ! Cela commence d'abord par la préparation du terrain. Et en avant ! avec cette paire de buffles d'eau.

Ici, il ne faut pas avoir peur de se mouiller et hop, me voilà les pieds dans la boue visqueuse et glissante. Pourvu que les buffles ne s'emballent pas … ce serait le bain de boue assuré ! Mais les animaux connaissent leur boulot et puis, il y a aussi à mes côtés leur maître dont ils suivent, pas à pas, les directives. Avancer dans la rizière afin de préparer le terrain pour la plantation, ça fait ploc, ploc et re-ploc … et ça éclabousse quelque peu ! Le tour de manège terminé, passons au repiquage des plants. Par manque d'expérience, j'enfonce sans doute un peu trop les plants : « Stop ! Stop !» me dit à chaque fois le planteur certifié. Alors que le rang commence à prendre forme, je crois avoir enfin compris le bon geste et la bonne profondeur pour que le plant de riz prenne racines … En remerciant mon instructeur, avec un sourire de complicité je lui donne rendez-vous dans 3 mois … ce sera le moment de récolter le fruit de mes plants ! Bon, trêve de plaisanterie, il temps de se rincer copieusement, les mains, les jambes et les pieds.

Justement, entre chaque parcelle, il y a de l'eau ruisselant le long de larges caniveaux, c'est bien pratique pour se libérer de cette boue si collante. Mais en fait, cette eau courante est surtout canalisée pour l'irrigation des rizières. Ce système de canaux particulièrement sophistiqué qui répartie équitablement l'eau entre toutes les parcelles cultivées a même fait l'objet d'une reconnaissance internationale pour sa haute ingéniosité. En effet, le subak, le nom de ce système est classé depuis 2012 au patrimoine de l'Unesco, rien que ça !

Un autre système, pas mal conçu (mais pas encore reconnu par les instances du patrimoine !) est constitué de cet ensemble d'épouvantails. Nous l'avons découvert lors d'une visite dans une autre rizière où les grains de riz arrivaient à maturation. Afin d'effrayer les oiseaux, grands amateurs de riz comme tous les balinais, ces épouvantails sont mobiles. Comme des marionnettes, ils sont reliés par un complexe système de cordes qu'actionne un homme posté dans la cabane que l'on aperçoit en fond d'image. En longeant cette rizière, voilà que toutes ces silhouettes fantomatiques se mettent en mouvement … je crois bien que le gardien en nous observant si intéressés par son mécanisme anti-prédateurs s'est un peu amusé à mettre en action toutes ses marionnettes.

Des rizières, il y en a bien sûr un peu partout dans les campagnes de Bali. Rizières en plateau ou rizières en terrasses, les plus spectaculaires, les plus photogéniques. Avec le climat chaud et humide de la région, les paysans balinais parviennent à réaliser trois récoltes par an … le riz, le principal gagne pain (enfin, gagne riz devrait-on dire ici !) des agriculteurs balinais. Mais au fait, ce moyen ancestral de labourage des rizières avec les buffles est-il encore très pratiqué dans les rizières à Bali ? C'est la question que je me pose après cette expérience sur ce terrain (boueux !). Et notre accompagnateur Gun de me répondre : « Pour la plupart des rizières, les agriculteurs utilisent maintenant des engins mécanisés mais dans les endroits escarpés, sur certaines parcelles en terrasses, les buffles sont parfois encore utilisés.. ».
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Procession et festivités balinaises

De la musique, des chants, des statues portées à bras d'hommes et une foule colorée et bien ordonnée défile sur une petite route près de la rizière nous nous trouvons toujours à Tunjunk. La musique des gongs nous a attiré au bord de la route et nous voilà assistants au passage de cette procession. Chez les hindouistes balinais, environ 90 % de la population, les occasions de célébrations, de festivités et de processions sont presque infinies … les étapes de la vie, de la naissance à la mort en passant par le mariage, la fête de chaque divinité et de chacun des temples des villages. Des temples, au minimum il y en a trois par village et quelque soit l'importance de la cité : - Le pura puseh, le temple originel dédié aux fondateurs du village - Le pura desa consacré aux esprits protecteurs - le pura dalem, le temple de la mort Sur « l'île des dieux », on implore également le ciel pour l'obtention de récoltes abondantes et encore pour bien d'autres occasions … Alors, il n'est pas étonnant de voir presque quotidiennement de tels rassemblements hauts en couleur lorsqu'on parcoure Bali. Et cette procession, à quoi était-elle dédiée ? Euh ? En fait, je n'en saurai rien !
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Une démonstration de l'art de la vannerie
Au centre du village, nous poursuivons nos rencontres à la découverte des traditions balinaises avec à présent une initiation à la confection des offrandes. Les balinais sont experts en art du tressage et du pliage des tiges végétales et des feuilles de palmiers. Il faut les observer agir avec une dextérité étonnante, et quelle rapidité pour obtenir une composition ou une jolie coupelle végétale. Reconnaissons que ces femmes ont de l'entraînement car chaque jour elles confectionnent de telles réalisations pour leurs offrandes du matin.

Il n'y a pas que les femmes qui excellent dans l'art de la vannerie, les hommes aussi à l'image de cet homme âgé qui va me montrer et me diriger dans la confection d'un plateau à offrandes. On fait chevaucher une lamelle sur l'autre et ainsi de suite … sauf que cela paraît facile en théorie mais j'avoue avoir bien eu besoin d'aide pour achever correctement ce tout simple carré tressé, enfin merci pour cette prise en mains.

Au delà des simples corbeilles tressées, la pratique de la vannerie artistique est mise en valeur lors des fêtes balinaises de Galungan-Kunigan. Un hasard de dates a fait que notre séjour à Bali s'est déroulé quelques jours après ces festivités, les plus importantes de tout le calendrier festif balinais. Elles durent une dizaine de jours et sont particulièrement animées.

Ainsi, nous avons pu admirer les nombreuses décorations qui ornaient encore les rues des villages. Certes, ces compositions végétales étaient une peu desséchées mais elles gardaient toute leur splendeur.
De hautes tiges de bambous forment de véritables haies d'honneur le long des routes et rues, toutes embellies par ces bouquets et ces compositions joliment réalisées. Voici un bon témoignage de la maîtrise par les balinais de l'art de la vannerie.
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En classe, avec les écoliers du village
Cela peut surprendre, mais la visite de la ferme et des rizières de Tunjuk est couplée avec la visite de l'école du village !

Nous voilà débarquant dans la cour de récréation puis à l'intérieur d'une classe. Sitôt entrés, les écoliers rieurs se lèvent pour nous accueillir et se mettent à chanter un refrain enfantin dans un français teinté d'un petit accent indonésien. Une scène attendrissante qui semble très bien rodée … Il fleure bon dans cette classe de primaire l'ambiance des écoles d'antan : le tableau noir, la poussière de la craie … et les cahiers traditionnels, je n'ai vu aucun écran ni tablette numérique sur les pupitres.
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Tanah Lot, comme un air de Mont-Saint-Michel … en mode balinais

On doit le reconnaître, un tel site a de quoi enthousiasmer les visiteurs, d'ailleurs le temple Pura Tanah Lot est le plus fréquenté de la côte sud de l'île. N'est-il pas pittoresque ce temple perché sur son rocher battu par les vagues et isolé à marée haute ? Un décor qui n'est pas sans évoquer la silhouette de notre cher site-monument des côtes normandes. L'assaut répété des vagues est tellement destructeur que la base du rocher a été solidifié afin de protéger l'édifice religieux d'un risque d'effondrement … C'est en fin d'après midi que la foule des visiteurs est la plus importante car la lumière du coucher de soleil teinte d'or le site. A condition qu'il n'y ait pas trop de nuages ! Nous avons eu droit a quelques belles éclaircies avec des rayons de soleil parvenant à se jouer des bancs de nuages mais pour le spectacle visuel d'un embrasement général, rochers, temple et horizon marin …. ce n'était pas le bon jour !

Ici, les grèves sont faites de sable volcanique sombre blanchit par l'écume des flots, quant aux falaises, elles sont impressionnantes, hautes et dangereuses. D'ailleurs, il y a déjà eu de dramatiques chutes accidentelles parmi les amateurs de selfies … trop occupés à soigner le cadrage et pas assez attentifs au trait de côte sous leurs pieds !Aussi, les autorités ont placé des barrières et des drapeaux rouges le long de ces à-pics à risque. Et si le lieu est tant fréquenté, tout le monde n'a pas le même motif de visite. Il y a d'abord les Balinais qui viennent ici en pèlerinage offrir quelques offrandes à leurs divinités, ce sont bien sûr celles de la mer qui sont vénérées. Les visiteurs les plus nombreux doivent être les touristes surtout en fin d'après midi. Des vacanciers très attendus par les marchands de souvenirs postés en nombre tout le long des ruelles d'accès au site. Et puis il y a quelques surfeurs qui viennent là tutoyer les vagues à l'image de celui que l'on peut voir sur la photo … Bali, l'île des temples hindouistes mais aussi (et surtout, pour certains) un « must » pour la pratique du surf.
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Pêcheurs et jukung
Je ne suis pas sûr que les pêcheurs de cette côte où la mer est toujours agitée de vagues apprécient autant les gros rouleaux que les surfeurs, mais ils font avec.

Leurs embarcations traditionnelles, les jukung paraissent cependant assez stables avec leurs balanciers de chaque côté, elles donnent l'image de sommaires catamarans de bois et de bambous. Nous en verrons de plus près sur une côte beaucoup plus calme, au nord de l'île. A Permuteran, une partie de la plage de sable gris fait office de petit port de pêche où sont alignés quelques jukung.

C'est un petit matin calme, les eaux sont lisses et reflètent une mosaïque de teintes bigarrées, celles des coques des embarcations. Une homme aborde le rivage, il rentre d'une partie de pêche avec seulement quelques poissons, apparemment il n'est pas trop satisfait de ses prises … Dans ces eaux, ce sont des sardines, des vivaneaux, des mahi-mahi et des thons qui sont le plus souvent pêchés … quand les conditions sont favorables. Les jukungsont souvent équipés de lampes pour les séances de pêche nocturne et on le voit certains sont décorés avec soins. De la couleur mais également des dessins comme cette tête de gros poisson, la mâchoire grande ouverte avec des dents acérées prêtes à en découdre … de quoi effrayer les autres poissons !

A côté des frêles jukung, il y a des structures de pêche bien plus grosses composées d'un savant agencement de bambous qui évoquent bien plus un échafaudage ou un radeau géant qu'un bateau destiné à la pêche en mer.
Permuteran est aussi une petite station balnéaire tranquille baignée par les eaux d'un lagon intéressant à explorer, snorkeling ou pongée avec bouteilles, mais pour cette dernière activité il faut se rendre (en jukung) un peu plus loin, au-delà de la barrière de corail, vers les fonds sous-marins très renommés de l'île Pulau Menjangan, située à 7 km au large.
Suite du récit → message suivant ->
Où trouver des ruines / anciennes constructions authentiques en Thaïlande? English translation pending
Bonjour,
Actuellement je suis en Thaïlande, à Ayutthaya, où je suis venu voir les anciens temples en ruines..... pour découvrir qu'ils avaient étés restaurés il y'a déjà longtemps.
C'est beau, certes.... mais ce n'est PAS authentique.
Où pourrais-je aller pour voir des ruines qui datent VRAIMENT de plusieurs siècles, pas qui ont étés refaites à coup de briquettes rouge il y'a 30 ans?
Actuellement je suis en Thaïlande, à Ayutthaya, où je suis venu voir les anciens temples en ruines..... pour découvrir qu'ils avaient étés restaurés il y'a déjà longtemps.
C'est beau, certes.... mais ce n'est PAS authentique.
Où pourrais-je aller pour voir des ruines qui datent VRAIMENT de plusieurs siècles, pas qui ont étés refaites à coup de briquettes rouge il y'a 30 ans?