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Quelle compagnie tu boycottes et pourquoi? English translation pending
by Mauricien93 · 2006-12-04 · 116 replies
Quelle compagnie tu boycotte et pourquoi ? Je vois souvent les gens dire je ne prendrais plus cette compagnie ou celle ci mais pourquoi ??? Perso j'ai voyagé sur plusieurs compagnies je n'ai jamais eu de problemes (AF, Thai, Gulfair, Air Mauritius, Qatar Airways, Royal Jordanian, Singapore Airlines, Swiss Air, Eva Air, Bangkok Airways, Phuket Air)

Merci de vos réponses
Retour du sahara algérien: Tassili-Essendilène à partir de Djanet English translation pending
by Asyade · 2006-12-02 · 18 replies
bjr je reviens du sahara algerien circuit tassilli essendilene quelqu un a til ete dans cette region et pourrais me donner ces impressions j ai ete surprise de ne pas voir bcp de sable mais bcp de roches de gres les paysages lunaire sont impressionant on se croirait sur mars ou sur la lune surtout le matin quand la lumière jaune eclaire a peine les roches a tililline les dunes de sable sont tres belle ainsi que sur l erg admer c est pltot la que j aurai aime bivouaquer mais il y a peu de circuit qui vont sur les dunes merci de me donner aussi vos impressions

merci
Sainte Catherine English translation pending
by Carmencita · 2006-11-25 · 41 replies
😉😉😉😉 A TOUTES LES CATHERINES ET CATHERINETTES BONJOUR ET BONNE FÊTE

UN MARI DANS L'ANNEE POUR CELLES QUI LE DESIRENT, MESSIEURS, A VOS GARDES.

ET UNE PHOTO POUR VOUS UN FEU D'ARTIFICE
Des photos pour les intellos! English translation pending
by Aristomakos · 2006-10-18 · 167 replies
Va falloir que je réhausse le niveau culturel de Vf, non mais, que va dire François !

Ici, on va don mettre des photos INTROUVABLES !

Ultra hyper méga difficiles.

Par conséquent, celui qui gagne, je lui paye 2 semaines de vacances à Tahiti ! 😎

Voici la première : où est-ce exactement (une réponse par personne )?

Randonnée glaciaire dans les Alpes...? English translation pending
by Matavenga · 2006-10-03 · 8 replies
Bonjour a tous, Je cherche des infos sur les randos et marches glacieres en haute montagne que l'on peut faire dans les Alpes. Apres avoir decouverts qcqs sommets de l'autre hemisphere (chachani, cotopaxi, licancabur...), je crois bien que de rechausser les crampons mais cette fois ci dans nos Alpes serai une bonne idée (surtout une GROSSSSSE ENVIE oui, limite un besoin!!!). Grand Paradis, Barre des Ecrins deja au programme bien sur, mais quelqu'un connais t'il un endroit pour en meme temps se former aux techniques de montagne?

J'ai deja recuperer le catalogue CAF sans y trouver des activités tres alechantes...

merci merci!
Vos commentaires sur Air France? English translation pending
by Mauricien93 · 2006-09-23 · 373 replies
Que pensez vous d'Air France ?

Je voudrais savoir que pensez vous de biens ou de mauvais sur AF car dans l'avion de retour de thailande, j'ai eu droit aune discussion assez chaude entre deux couples qui etais vraiment pas d'accord donc d'ou ma question ? Merci
La douleur à vélo English translation pending
by Vonvlunten · 2006-09-04 · 29 replies
Bonsoir à toutes et à tous.🙂

J'ai cherché en utilisant la fonction "rechercher" de cet excellent forum, néanmoins, je serai désireux de connaître vos avis, retour d'expérience, et autre idées la dessus:

Dès que je roule à vélo, j'ai mal au c..🤪.. Je sais, apparemment tout le monde s'en plaint, et le problème peut être résolu par une bonne selle, en cuir pourquoi pas. J'ai changé la selle, j'attends d'avoir roulé une bonne semaine voir si les douleurs persistent.

Genoux; Ca fait mal au repos, après l'effort.😕

Par contre, j'ai des douleurs cervicales, en haut du dos, en fait sur le "muscle triangle". J'ai beau régler la hauteur de la potence, la monter, la descendre, l'avancer, la reculer, comment voulez-vous que je....😊 Euh.... Que je roule sans douleur???

Ma question est:

Chers cyclovoyageurs, la douleur fait-elle partie de vos voyages, ou vous déplacez-vous en toute quiétude.....

PS : Suis à l'affût d'un conseil pour supprimer douleurs cervicales😉. Gracias.
Islande: traversée à pied par Sprengisandur English translation pending
by Uncle · 2006-09-01 · 12 replies
Islande 01-22 Août 2005 Journal de Voyage Jour 1

Il est 1h30 du matin. Je viens d'arriver. Sous la tente dans le camping de Keflavik.

Le sourire est venu dès le décollage, sensation d’irrémédiable départ ; plus de place pour les doutes, il faut avancer maintenant…

A l’aéroport, il m’a suffi de demander à un mec qui avait une tête de local où se situait le camping pour qu’il me propose de m’emmener. Presque trop facile… Coup de chance où décidément je commence à avoir du flair ? :)

En tout cas, heureux que ce début de séjour soit si simple malgré un atterrissage en pleine nuit dans un pays dont je ne connais encore rien. (n'ayant pas souhaité emporter ou consulter de guide)

Si cela peut me permettre de garder mes forces pour la traversée.

Vais me coucher et tâcher de dormir vite, suis crevé et demain grosse journée (j’ai comme l’impression que je vais pouvoir redire ces mêmes mots chaque soir des 20 prochains jours :)…

Jour 2

Levé tôt ce matin, 6h je crois.

Réveillé par les hurlements d'un belge qui se fait bouffer par un ours. Je me lève en sursaut, tous les poils dressés d’effroi…

Ce n’est qu’au troisième cri que je comprends qu’il ne s’agit que d’une espèce de mouette ou de Goéland et que je me rassérène (je sais pas pourquoi l’histoire du belge et de l’ours… ça m’est venu comme ça).

C'est vrai que la mer n'est jamais très loin sur une île...

M’enfin, impossible de se rendormir.

Je marche donc jusqu’au village pour trouver de l’essence et de quoi petit déjeuner. Tout est fermé, j’apprend que c’est la fête de chsais pas quoi et comprend mieux la présence d’un jeune ivre mort près d’un bar et d’autres au volant de bagnoles qui font des aller-retour dans la grande rue…. Trouve un 24/7 cher à mourir, m’enfin, mon café n’a pas de prix…

Retour au camp, droppé par une bagnole. Ptit dèj, départ.

Droppé en stop à 40 kil. de Rek, j'écris ces lignes en attendant la prochaine bagnole. Il se met à venter…. Et à pleuvoir.

Un mec m’a pris après 2 min sous la pluie. Le temps d’un détour par Reykjavik pour acheter une carte plus précise du centre de l’île, me rvoilà sur le bord de la route vers l’est.

Suis passé le long d’un cimetière. Des arbres sont plantés sur les tombes. Islande, pays où les hommes font pousser les arbres. J’aime cette façon de se rendre à la nature après être parti. Surtout dans un pays ou la végétation est si rare.

Le stop, ça marche pas à tous les coups…. Après avoir glandé une heure sur le bord de l’autoroute à attendre une hypothétique âme charitable, on se pose toujours un tas de questions. Est-ce que c’est parce que j’ai une sale gueule? mon sac est trop gros? je suis fringué trop moche? le spot est pas bon? les gens sont cons ? Alors qu’on lève le pouce pour demander grâce, les voitures vous condamnent au rythme de 1 à la seconde. Certains passent sans vous jeter un regard (les meilleurs), d’autres se marrent, abhorrent un grand sourire rigolard, ou encore restent bouche bée et yeux écarquillés en vous suivant d’un régulier mouvement du cou. On croit être devenu quelque bête fantastique, parée à sauter les cercles enflammés dans la prochaine tournée Pinder, sur d’obtenir au moins un égal succès !

Jusqu’au bruit insolite de moteur qui ralentit, on tourne la tête, sans trop y croire. Une voiture est là! Mon cœur s’emballe, je n’y crois pas. Un rapide bonjour et je m’assoit. Sur fond de sourire, avec un simple merci, tous mes malheurs s’effacent, l’humanité est pardonnée ; ne subsiste que le plaisir de poursuivre sa trace.

Jour 3

Rien écrit ce soir là dans mon journal, je me suis consacré à des lettres. Résumé de mémoire : départ de Selfoss (une petite ville (pléonasme Islandais ;) de la côte sud) tôt le matin, direction la F26, qui commence plus loin qu’escompté. Un premier mec me prend, et m’offre café et croque monsieur dans une auberge 3 Km avant d’arriver. C’est une première dans ma carrière d’auto-stoppeur, et je commence à les aimer ces Islandais. Puis 2 h de marche dans la campagne et ravitaillement dans une station service (la nana, plutôt jolie d’ailleurs, qui me couvait d’un œil aguicheur jusqu’ici, tire une tronche incroyable quand elle voit mes achats : C’est vrai que 500 g de beurre, un pot de mayonnaise, du salami et du pain c’est pas très sexy. Mais j’ai besoin de calories moi !)

Bref, je décide de continuer en caisse pour remonter encore un peu plus vers le désert : la route goudronnée est plus longue que prévue et la zone plus ou moins habitée qui va avec.

Je demande à chaque voiture qui s'arrete et va dans la bonne direction de m'avancer. Ce sera deux suisses, la quarantaine, qui me font monter. Ils reviennent en Islande après leur premier trip là bas il y a 20 ans. Ils ont l’air de l’avoir traversée dans tous les sens à pied les gars. C’est les premières personnes à qui je dis ce que je compte faire et qui ne tombent pas de leur siège en me demandant si je suis fou. Je commence à peine à y croire moi-même j’avoue… Bref je leur parle de ce que je veux faire, ils me filent quelques tuyaux, des encouragements et me droppent dans le dernier bâtiment avant le désert « Hrauneyar ». Une espèce d’hotel-cabine polaire pour touristes en goguette.

Pas mécontent de me faire une vraie nuit avant le grand départ.

Jour 4

Première journée de marche. De l’hôtel attrape touristes (miteux et cher) aux rives du lac Poristvatn (le plus grand d’Islande). Environ 25 bornes. Le soleil du matin est vite remplacé par de la pluie, puis de la grêle. Le vent se lève. Ca va durer toute l’après midi. J’ai eu le droit à la panoplie complète je crois. Franchement, c’est dur. Ca ne s’arrête jamais de tomber et je suis humide de la tête aux pieds. En plus mon poncho s’est fendu en 2 au premier gros coup de vent.

Je suis fracassé : mal aux bras, aux épaules, aux pieds et à la tête… J’ai du porter mon sac de ravitaillement quasiment toute la journée avant de croiser un 4x4 qui s’arrête devant mes gesticulations (en poncho sous la grêle au milieu de nulle part je devais être assez effrayant faut dire…). Ils ont l’air cool et de toutes façons j’ai pas le choix, je dois leur faire confiance pour le laisser à Nyidalur (un refuge au centre de l’île) ou j’arriverai dans 4 jours… Logistique à l’arrache mais efficace : ça me coûtera pas un sou et je me déleste de 4 kg de bouffe !

Monté la tente sur la rive Ouest du lac, sur une plage de sable noir, c’est très beau. J’en profiterai peut être un peu plus demain s’il s’arrête de pleuvoir. Atelier bricolage-élasto pour le poncho ce soir. (en temps normal je l’aurais jeté en maudissant la terre entière, mais bon.. pas le choix.) Je n’ai qu’une ampoule, c’est fête ! Encore ce bon vieux petit doigt que je vais finir par amputer (à la grande horreur de Franz :).

J’espère réussir à tenir le rythme demain, après une nuit pas facile. Pis surtout, ça sera mon premier jour de complète solitude. Pourvu que le temps soit sympa.

Jour 5

2 ème jour. J’ai vu pas mal de 4x4, mais peu de visages, à la rigueur c’est aussi bien comme ça. Marché 20 Km vol d’oiseau ; je compte 25-30 en tracé. Moitié en hors piste. Le hors piste c’est vraiment plus fort, mais beaucoup moins rapide (faut dire que je n’ai pas encore trop l’habitude des reliefs et anticipe mal les difficultés) Pour le moment, je préfère alterner les 2. Soleil à partir du moment ou j’ai commencé à marcher jusqu’à mon arrivée ! mais vent de face violent... Heureux d'avoir atteint l’objectif que je m’étais fixé, même un peu plus : en arrivant près de la rivière que je visais, je l’ai trouvée de ce bleu laiteux des films d’horreur, et ai dû marcher 2 Km de plus pour trouver un champ de ruisseaux potables. Voilà comment on apprend qu’il faut toujours regarder d’où vient la rivière sur la carte ; pour savoir si elle est glacière ou non. Ai réalisé en marchant que je n’avais apporté rien de sucré (chocolat, gâteaux..) ; ça commençait à tourner à l’obsession jusqu’à ce que je me fasse une tartine au sucre en poudre. Eh bien ça m’a passé toute envie de chocolat ! Comme quoi, il en faut peu pour être heureux. Ce soir sous la tente, 2ème séance de chirurgie à l’opinel. L’avantage par rapport à l’aiguille, c’est que tu fends la gueule de l’ampoule en 2, comme ça, aucun risque de repousse ! Ce qui est bon avec l’opinel, c’est sa polyvalence. C’est amusant de voir comme on pense à certaines personnes et pas à d’autres, à certaines choses et pas à d’autres. Je réalise ce à quoi je tiens vraiment et à l’inverse, les choses auxquelles j’accorde de l’importance au quotidien dont ici, dénué de tout intérêt ou obligation sociale, je n’ai rien à foutre. La liberté permet de se recentrer sur l’essentiel. PS : mon surpantalon à 80 € s’est tout crashé d’en bas, je vais improviser une réparation fil à coudre élasto. M’enfin, suis un peu vénèr quand même. Je sais que si je vais "Les" voir et me plaindre, ils me sortiront « eh bien c’est normal jeune imbécile, fallait prendre celui avec les renforts en Cordura à 200 € » … Bande d’enculés… La prochaine fois, je prends un décathlon, comme ça, si je me fais niquer, au moins je l’aurais voulu.

Jour 6

3 ème jour de marche

J’en ai chié… Le matin, je me réveille avec la jambe droite toute raide, il va décidément falloir que je me mette aux étirements. 25 Km en ligne droite GPS, je compte 30-35 en tout. Heureusement, pas de pluie, je sais pas comment j’aurais fait sinon. Par contre, peu de soleil (seulement à partir de 16h) et gros vent du Nord, un vent froid. Dès que je m’arrête pour manger/récupérer, j’ai froid. Condamné à marcher. Le glacier Hofsjökull que je découvrais hier se montre en entier. Impressionnant… Vraiment beau, je suis face à deux coulées secondaires le matin puis au massif montagneux du sud-est le soir. C’est vraiment une belle bête, faudra décidément que je grimpe dessus un de ces 4. A l’ouest, le Sydri Haganga reluit, il a une base dorée très stylée, mais surtout, il jaillit de nulle part, au milieu de la plaine. Je marche encore sur des collines, tantôt sableuses, tantôt rocailleuses. Certaines ou les pierres plates forment comme un puzzle, d’autres faites de gravillons sur du sable moelleux qui s’enfonce de 5 cm quand tu marches dessus. Premier gué, rien de bien méchant ; de l’eau jusqu’au genoux. Une voiture arrêtée à côté me regarde passer. J’ai envie de leur jeter des pierres. Marre d’être un animal de cirque… Si la piste n’était ouverte qu’aux marcheurs, y’aurait surement moins de trous du cul dessus… De mecs qui te doublent à toute berzingue en t’envoyant cailloux et sable dans la gueule…heureusement pas tous.

Croisé 2 cyclistes arrêtés pour réparer un truc. Tentative de conversation. Ils lâchent pas un mot ou presque… Je n'insiste pas et me casse.

Ce soir, je suis posé dans un coin très beau : une rivière jaillit de la roche juste à côté et saute en cascade dans un escalier de pierre. Le tout entouré de fleurs roses violettes. Ca m’a réconcilié avec le trip après une journée aussi dure. Les épaules en bouillie, je m’offre un doliprane en arrivant. Un autre avant de me coucher et hop ! J’espère trouver un sommeil de brute, car depuis 3 jours je dors haché par séance de 1h30. Ca commence à me gaver. PS : Commence à avoir une bonne maîtrise de toutes les techniques de pourri pour pas se bouger une fois installé : faire à bouffer de son sac de couchage, aller pisser sans remettre ses pompes ni sortir de sa tente. Très utile tout ça l’air de rien…

Jour 7

4 ème jour de marche

Soleil radieux et ciel méga bleu ce matin. C’est la douce odeur de café qui me réveille pour de bon. Je vais me laver à la source. Puis quelques étirements, désormais quotidiens. C’est parti ! Le GPS m’indique 22.8 km et je me dis « facile, je vais te faire ça en 2/2 ». Donc je pars plus tard et flâne un peu le matin ; je ne sais pas encore que je suis parti pour 8 h de marche et sans doute la journée la plus rude de ces 4 derniers jours. Je me ballade pas mal en hors piste pour couper les détours de la F26. Découverte d’un nouveau type de terrain : la rocaille de taille moyenne, irrégulière et tranchante sur laquelle on risque de se péter les chevilles à chaque pas. Dur dur. Au loin au Nord Est, je découvre le Tugnarsfelljökull au pied duquel je dors ce soir. Il fait joliment face au Hofsjökull qui me découvre toujours de nouvelles faces. Passé aucune rivière alors que 4 sont indiquées sur la carte. L’été doit être sec. Heureusement j’ai emmené 1l 5 d’eau en partant. Je ne les regrette pas car je suis à sec 1 h avant d’arriver. Ah oui, temps sec et soleil, peu de vent, j’ai choppé un vilain coup de soleil dans le cou et à l’oreille droite. (Eh oui, je marche nord-est donc le soleil me tape toute la journée sur la moitié droite de la tronche… à ce rythme je vais être double face…) Sinon, la lentille photosensible de mon appareil photo a pété… fuck… je dois prendre désormais les photos au jugé, selon les indications de lumière qu’il me donnait les premiers jours… j’espère que ça va pas toutes me les foirer, ça serait moche.. Arrivé au refuge, ravagé… Un groupe de français qui ont pris le même avion que moi est là pour la nuit. Sont sympas. Je reste discuter un peu avec eux. Suis content de parler après ces 4 jours de mutisme. Séance de yoga improvisée, c’est fou comme ça détend les muscles, je n’ai presque plus mal aux jambes et aux épaules, et je préfère ça à bouffer des Doliprane !

Il est tard, suis crevé… Vais me coucher et demander aux touristes de poster 2 lettres pour moi.

Jour 8

Repos au refuge.

Il fait un temps de merde. Pluie et vent. Je viens de me décider sur la 2 ème partie du trajet. Ce sera F26 encore une journée puis bifurcation à l'Ouest vers Laugafell et ses sources chaudes. Ensuite je verrai. Prévoir 2-3 jours à l'avance, c'est déjà pas mal.

Finalement je lâche l'est pour cause de manque de rivières et de refuges : aucune envie de crever de soif là dedans et de me rouler par terre pour quémander de l'eau à un gros 4x4.

Pis je pourrai me laver gratos, enfin, ça commence à être relou de se faire rincer dans ces refuges : entre l'emplacement pour la tente, sans aucun aménagement, et 300 Kr. en bonus pour la douche, ça me gave velu.

Surtout, je ne vais pas pouvoir me ravitailler comme prévu: y'a kedal à acheter ici. Juste du miel et du sel laissés par des gens avant. C'est déjà ça, mais je me tâte grave à endormir le pot de peanut butter repéré sur une étagère en haut. Ca doit être aux gardiennes. Si je le sens, je demanderai... Sinon je décline toute responsabilité quand à mon comportement :p Merde quoi! Marre de bouffer des plats lyo spécial vomi et du beurre! Pis je deviens sauvage à force d'en chier ;) Pis faut bien être vil et méchant de temps en temps non? Marre d'être sympa et de sourire tt le temps. Ce doit être ce temps pourri et cette tablée d'Allemands qui se bourrent le bide de fromage à côté de moi qui me rendent mauvais. Vrai de vrai, mon rizotto de beef lyophilisé passe mal; je bave; revenu au stade primaire de bon vieux clebs à Pavlov... Pour peu, je les mordrais! Faut que je me casse, c'est trop dur à supporter! Je vais dans la cuisine... les gardiennes se font des oeufs au plat avec du pain grillé et du frometon! … Je tourne de l'oeil!

Décidément il est temps de reprendre la route.

Jour 9

Levé tard, parti tard...

Aujourd'hui c'est à la cool: 20 ptits kil seulement. Seule difficulté, 2 gués qui se révèlent plus revigorants qu'autre chose. J'avance Nord Nord-Ouest et, enfin, le soleil vient me réchauffer la joue gauche! J'en frémis de plaisir! Jour d'adieu à la F26, j'apprend que j'ai fait 125 kilomètres depuis le départ. L'air de rien, ça me fait bizarre : c'est tellement kedal 125 km... je me sens tout petit... Au moment ou je me fais une pause au pied des panneaux indicateurs, une range rover s'arrête, un mec, avec femme et enfants, sort la tête et me dit en anglais avec un fort accent ricain: ça va ? Ouais, très bien (avec le sourire) Mais dis moi... t'es venu ici.... à pied? Ben ouais (en lui montrant mon sac) Tout seul? Ouais

2 secondes de silence et tu viens d'ou comme ça ?

Je lui montre le panneau qui indique Hrauneyar. ben, de là. 125 Km au Sud. Combien de temps que tu marches? 5 jours. Le mec hoche la tête, puis lève le pouce et me fait "Good Job!" Je me marre et lui dit merci. Il se casse. Sur c'est un ricain. Y'a qu'eux pour dire un truc pareil genre "Good Job" Ca veut tout dire ça : "bien joué", "continue comme ça". Ca fait plaisir en tt cas. Le mec il tortille pas du cul pour te complimenter comme le ferait un schleu ou te regarde pas avec des yeux exorbités en se demandant si t'es fêlé comme le ferait un Français. Y'a pas à chier, ces mecs ils ont quand même des bons côtés. C'est ptêt pas des vedettes en philosophie mais ils attendent pas l'accord syndical pour faire des choses. Veni Vidi Vici; vive l'Amérique! J'aime ce pays quand je croise des mecs comme ça.

Sinon, j'ai croisé mon premier marcheur, un Allemand, environ mon âge. Il traîne une carriole qu'il a faite lui même et fait une traversée Ouest-Est. Là il part vers Askja. Balèze le dude. On reste 5 min à se raconter nos chemins. C'est sympa de croiser quelqu'un dans le même trip. Pis lui l'est plutôt cool...

Bref une journée de bonnes rencontres, et ça rend ce retour à la marche solitaire moins difficile. Demain, Laugafell et ses bains chauds, je vais enfin arrêter de puer et pouvoir laver mes chaussettes! Yahoo, ça va groover je sens !

Jour 10

Arrivée à Laugafell. Passé une nuit de merde, pluie, vent, froid. Malgré mon poncho dans le sac et ma polaire, je me suis pelé. Confort -8°... mon cul gelé témoigne que à peine à 0° déjà la misère. Je suis un peu vénèr d'avoir passé une nuit aussi pourrite, m'enfin, quand je me lève, il ne pleut plus, c'est déjà ça. Vent Sud Est, nuages. Le soleil apparaît vers 3-4 heures. Tout en hors piste aujourd'hui. Très très sympa, vu plein d'oies grises s'envoler à mon approche pis aussi plein de ptites sources. C'était une belle tranche d'Islande. Quelques passages de rivière difficiles, peu profondes, mais avec des sortes de sables mouvants par endroits. Et surtout très encaissées. Descendre puis remonter 5-10 m c'est raide avec le sac à dos. C'est au tour de mes piolets de décrocher, les pointes tungstène de mes 2 ont disparu; suis sur l'alu... On verra ske ça donne sur les 100 km qu'il me reste. Vraiment, le matos, si tu prends pas le must, t'as 9 chances sur 10 de te taper un truc de touriste... Fuck off.

Arrivé à Laugafell donc, bassin d'eau chaude naturelle, Yahoo! Je me sens propre! Mêmes les chiottes sont à l'eau chaude, eh ben, aussi salace que ça paraisse, je me permets de dire que les ptites vapeurs chaudes ça fait frémir les poils de fesse de façon pas désagréable quand il fait froid dehors ! Pu récupérer de l'essence, des Français sympa m'en ont filé, j'étais vraiment à bout là. Le mec me dit qu'il a fait la Norvège Sud-Nord à pied quand il était étudiant (il doit avoir dans les 40 ans); tain, c velu quand même. Ca fait relativiser l'importance du matos vs. La détermination qui reste toujours le seul vrai moteur... La gardienne est très sympa, elle va me dépanner du pain, et même me filer des espèces de Wasa qui feront parfaitement l'affaire pour ingurgiter mes 150g de beurre quotidiens. Bref, que du bon. Demain je vais essayer d'approcher au plus près le Hofsjökull. Dois partir tôt si je veux me taper sans problème les 15 km off road pour l'atteindre et avoir un peu de temps sur place.

Jour 11

Me suis levé trop tard pour entreprendre quoi que ce soit (environ 9h30). Dfacon il fait pas très beau, et je vais mettre à profit cette journée pour me reposer. Vais glander dans la piscine. Rencontre une américaine avec ses 2 enfants et son amie Islandaise. Bref, on sympathise et elles m'invitent à prendre une part de gâteau au chocolat dans leur maison (le refuge comporte 3 petites maisons en plus du campsite). La petite a mal à la gorge, je leur ramène de quoi faire du thé au miel et une aspirine. Rien que le fait qu'on s'occupe d'elle la remet sur pied :) Je parle avec l'américaine, de marche de voyages, de Paris. Pis elle en vient à me dire que le vrai problème des gens, c'est qu'ils ont peur. On leur fait tellement croire que sans tout le matos ultra high tech et cher ils vont mourir (histoire de bien faire consommer) qu'au final, ils ne font rien. Assez pertinent je trouve comme raisonnement. L'aventure devient un luxe hors de prix :)! Paradoxal non? A force de faire peur aux gens, on les tétanise, les maintient dans leur non-existence. On nous maintient dans LA voie. Mais qui est alors ce ON? Ou te caches tu enfoiré de Big Brother? Intouchable car impalpable, je crains que tu ne sois que la création collective d'une société impersonnelle.

Jour 12

Grosse journée. Levé 7h, parti 8h après un café et un rapide lavage de tronche. A nous 2 Hofsjökull! A mesure que j'approche, l'énorme masse qui semble toujours à portée de main se dérobe. Le terrain devient plus difficile, il fait chaud et nuageux. Midi, enfin, je suis au pied de la bête, la grimpette s'annonce périlleuse, mais je VEUX toucher la glace! 20 min de crapahutage et je finis par suivre le cours d'un torrent d'eau complètement blanche et opaque. D'un seul coup, alors que mon paysage était borné à 3 m par des dunes de sable et de cailloux, je tombe sur un petit lac dans lequel vient se perdre un bout du glacier. Reste scotché. C'est vraiment beau. La montagne de glace qui tombe dans le lac blanc. Après avoir contourné le lac, je touche enfin le glacier. Tain, je suis pas venu pour rien décidément, c'est vraiment magnifique. Ca craque, roule et ruisselle de partout. Etre probablement le seul connard à n’avoir jamais posé les yeux là dessus, c'est grisant.

Mais il faut déjà repartir, le retour va être long. Le temps s'améliore, je bourre comme un âne. Arrivé à la rivière glacière (environ 3km du refuge) vers 3h, je me prends une heure de pause au bord d'une petite source chaude. Raaagh, c'est beau l'Islande dans ces moments là. Quand euphorie et plénitude se partagent tout l'espace de mon ptit cerveau. Je me couche fracassé mais heureux.

Jour 13

Couché fracassé, j'ai dormi jusqu'à 9h. Tellement traîné que je ne décolle pour de bon qu'à 11h30. La gardienne, décidément cool, me file son n° et me demande de lui confirmer que tout va bien en arrivant à Akureyi. Ca fait plaisir les gens comme ça.

Je commence à marcher. Je sais pas si c'est le temps froid et nuageux ou l'approche de la fin du trip, ou la fatigue, mais je suis pas dans le mood. Ptêt trop d'émotions jusqu'ici, j'ai besoin de faire ma descente, mon ptit spleen. Dur de marcher en tous cas. Un deuxième gué non indiqué sur la carte m'énerve, je veux le passer à la roots, et me retrouve dans la flotte jusqu'au genoux à cause d'une putain de pierre instable. Fuck. Pompes trempées. Sur les 4 kil qui suivent, je dois m'arrêter tous les 500 m pour essorer mes chaussettes. M'enfin, au moins, je sais contre quoi cristalliser ma mauvaise humeur. Bref, je sens que j'atteindrai jamais le refuge choisi. Y'en a un 8-10 kil plus près, je décide donc de m'arrêter là. Je tourne dans le coin pendant une heure pour le trouver (il est sensé être à 2 km de la piste), mais le temps est beaucoup trop brumeux et je n'y vois rien. Et là je croise un Hollandais que j'ai déjà vu à Nyidalur puis à Laugafell. Il s'est justement installé dans la cabane et question et se propose de m'y guider. Ca le fait, dans la cahute y'a des pieux et des couvertures! Je sens que je vais passer la meilleure nuit du séjour et pour gratos! Je retiens: next time je me fais la tournée des huttes de berger!

Le hollandais est assez spé mais cool. Dans les 45 ans, musicien de ske je comprends. Ici à pied aussi, il fait du stop et prend le bus sur les longues distances. On dîne ensemble, pis je lui paye le thé. L'a l'air content d'avoir de la compagnie, on discute le bout de gras mais je vais vite me pieuter. Il est déjà 8h et je suis fracassmoute. Pis demain, je dois me lever tôt. Pis chsais pas, suis un peu mal à l'aise. Ptêt la différence d'âge. Ptet trop longtemps de solitude ma déshabitué de la compagnie. Bref, je me pieute dans la seconde pièce de la bicoque...

Il me reste plus d'une semaine et après demain, je suis à Akureyi. Ptêt même demain; on verra. Je sais pas trop encore mais j'hésite à faire un bout de chemin en caisse si y'en a une qui passe demain (croisé aucune aujourd'hui) J'ai pris du retard sur mon programme et ne pense pas pouvoir passer par le chemin prévu. En tt cas, ça me fait bizarre d'arriver; c'est passé si vite ! 10 jours au lieu des 20 prévus. Va falloir trouver à s'occuper le temps restant: ptêt un trip vers Myvatn le temps de 2 ou 3 jours. On verra. J'avoue être un peu désorienté. Maintenant que je touche au but, je ne sais que faire après. Pis tt le monde me manque, famille, Margaux et amis.

La nuit porte conseil. Ptêt je serai regonflé demain et motivé pour finir jusqu'à la 1 à pied. C'est vrai que ce serait beau. Ca fait 10 jours que j'ai pas posé le cul dans une caisse, faudrait finir comme ça.

Jour 14

Réveillé à 6h30. (hier couché tôt) Le temps de m’habiller, ranger mes affaires, faire ma petite séance d’étirements, il est 7h30 et je vais à la grange faire chauffer de l’eau pour le café. (ouais, on fait la bouffe dans la grange, paske le réchaud à essence dans une maisonnette en préfabriqué de 8 m2 c moyen…) Et là, je tombe sur le Hollandais en slip (et pompes de marche) en train de faire des abdos ! Il doit faire un petit 2-4 ° bien humide. Flegmatique, je me pose dans un coin assez éloigné (y’a de la place) et fais mon ptit business.

C’est là qu’après avoir fini sa série d’abdos, il se lance dans une série de tractions, contre le mur, à 5 m de moi. Et je peux alors observer à loisir le slip le plus immonde que j’ai jamais vu de toute ma vie. Sa couleur se nuance du beige au noir, on croirait vraiment qu’il s’est fait dessus, d’autant plus que ça pendouille ; mais non, impossible, vu la taille des trous que j’observe, ça se serait échappé ! Je me demande sérieusement comment c’est possible de s’atomiser le bénouze à ce point… C’est pas humain !

Bref, je reste là, bouche bée à ne pouvoir m’empêcher de le regarder, jusqu’au moment ou il sort de la grange pour se rhabiller à la bicoque -je pense-.

Je finis de faire bouillir l’eau et retourne à la baraque boire mon chti café et me remettre de toutes ces émotions. A peine sorti, j’aperçois à 50 m, dans la brume, mon Hollandais ; je mets 5 sec à réaliser qu’il est tout nu en train de courir dans la lande !! L’image a un côté assez féerique je dois avouer. Ce coup-ci, je craque, et me plie en 2 de rire. « I make my drying tour » qu’il me dit en passant à côté. J’ai rarement vu un truc aussi marrant, et continue à péter de rire pendant le ¼ d’heure que je passe à ptit déjeuner dans la cahute.

M’enfin, il est temps de partir et je ne m’attarde pas trop. Café avalé, je dis au revoir à mon Dutch man (qui s’est rhabillé entre temps) et m’en vais retrouver la piste. 800 m jusqu’au chemin m’indique le GPS, mais c’est sans compter une brume à couper au couteau, l’impossibilité de se référer à un quelconque point de mire, et un marais qui m’empêche de marcher droit pendant plus de trois mètres. Après le désert et les rivières, voici un nouveau tableau de l’Islande fort sympathique… Grosse lutte pour rejoindre la terre ferme; enfoncé jusqu’à mi-mollet dans la flotte vaseuse et les ajoncs. Je croise plein de ptits canards, et me sens pas vraiment à ma place. J’ai qu’une trouille, c’est de traverser la couche d’herbes et de mousses flottantes et de me retrouver dedans jusqu’à la taille, auquel cas, je ne suis pas sur de pouvoir en sortir. Fuck again. Une fois arrivé sur le dur, c’est encore 5 km à m’essorer les chaussettes tous les ¼ d’heure. Heureusement, le prochain refuge s’atteint par un chemin plus classique (désert rocailleux). Il est situé dans une faille super encaissée, et quand j’arrive en haut, je reste pas mal estomaqué du point de vue. Une petite rivière zigzague dans le fond, les coteaux sont verts pétant jusqu’à mi-hauteur, puis noirs. Pis ma ptite bicoque dans le fond ! C’est une grange avec une partie vaguement aménagée. Mais y’a une lampe à gaz et des matelas ! Je me pose ; il est 14h. J’aurais le temps de continuer encore une dizaine de kil, mais je pense que je vais dormir ici. L’air de rien, c’est probablement la dernière étape de mon trip… J’ai besoin de décompresser par paliers. De dormir un bon coup. De glander au bord de la rivière. Demain, route, et probablement Akureyi.

Jour 15

Réveil 7h. Fuck, il pleut. Préfère me rendormir. 8h30, ça a l’air mieux. Gros café et on lève le camp après avoir tout remis à sa place. J’hésitais à finir le long de la rivière, m’enfin, c’est salement escarpé et j’ai pas envie de jouer à faire de la descente en eaux vives involontaire… Donc retour sur la piste ; motivé pour bien avancer aujourd’hui et finir sur une bonne perf. Temps moche, brouillard, bruine, vent. Pourtant quand ça se découvre ; le panorama est splendide ; on longe une faille très profonde dans laquelle tombent plein de rivières. Ca gronde, c’est impressionnant. Marche, et marche encore. Finis mon pain et mon miel : décidément faut que je me ravitaille d’ici demain. Ne bouffe pratiquement rien de la journée, pas le temps ni l’essence pour me faire un lyo, plein le cul des Wasa au beurre.

Vers 15 h 30 ; premières constructions, des granges, inhabitées.

16h, fracassé (Ca fait + ou – 7 h que je marche par ce temps de chiotte). Arrive vers une première ferme qui semble habitée. Bien décidé à demander l’hospitalité pour la nuit. Au moment où j’entame le chemin qui y mène, un 4x4 passe sur la piste (le 2 ème de la journée). Je m’arrête, il s’arrête aussi. Le passager ouvre sa porte, après 2 mots d’anglais je comprends qu’il est Français ;) C’est un couple, ils sont complètement paumés (Partis de Laugafell, ils voulaient aller vers le sud !) Je me fous de leur gueule, mais reste poli et leur demande de me dropper plus au Nord, au village le plus proche. (et leur indique le meilleur chemin pour aller à Geysir) Pose mon cul dans la caisse. Ca fait bizarre. Après 3 min, on retombe sur du goudron, tain, j’y étais, aucun regret, j’aurais pas tenu à pied sur du dur. Ils me droppent 25 kil plus haut, sur la 1. Te rvoilà toi, je t’ai quitté il y a maintenant 12 jours et 10 jours de marche. Hell… j’en ai chié ; mais c’était bon.

Je réalise pas tout à fait que c’est fini ; enfin, si, ça me fait très bizarre de voir toutes ces voitures. Marche 1 kil. Village. Info Touriste ! Me trouve une piaule pour la nuit puis vais faire des courses. Tombe à la renverse devant toute cette bouffe. Tous ces gens. Pincement au cœur, j’étais bien dans mon désert.

Me vois dans une glace arrivé à la guest house. J’ai du perdre au moins 5-6 kilos. Suis tout sec…

Suis fracassé. Besoin de dormir. Suis pas en état d’écrire. Appelle la famille pour dire que tout va bien, je ne les joins pas. Je sens que je vais pleurer ce soir dans mon lit. Suis bien trop calme, c’est pas normal. A demain.

Jour 16

Levé tôt. La nana de l’info touriste, une jeune, m’a proposé de faire un tour de rafting avec ses potes mercredi, ça me botte, ça a l’air d’être du velu. Pis elle m’a promis une « Icelandic party » après, donc je peux pas refuser. Brefle, si je veux aller à Myvatn et avoir du temps pour me balader un peu puis revenir d’ici mercredi matin (après demain), j’ai pas une minute à perdre. (y’a environ 200km de route pour aller là bas) C'est cool la nana me propose de faire un petit sac de trucs que je veux pas emporter et de le laisser à l'Info Touriste.

J'aborde le conducteur de la première bagnole qui se trouve à la pompe à essence d'à côté et il me remplit mon bidon.

J'arrive à joindre personne au téléphone. Hell, ça me fout les boules...

Me pose sur la 1 le pouce au garde à vous. Il est 11h30. Y'a pas des masses de trafic. 11h45 (!?!) une bagnole me prend. C'est une famille d'allemands. Très cool. Ils vont à Myvatn; (ça tombe bien) et font une pause à Akureyi (ça tombe encore mieux ! Faut que je prenne mon billet d'avion retour) Bref, ça groove ! 2h de route, 1h de pause déjeuner à Akureyi et ½ heure à Godafoss. (Une chute d'eau assez stylée); et me voilà rendu à Myvatn.

Ai enfin Margaux au tel, ça me refile le sourire.

Me trouve un coin de renard ou planter ma tente. (à 500 m du camping officiel) Marre de raquer 10€ pour dormir sur du gazon pelé, au milieu d'une horde de touristes braillards... Et si c'est pour chier dans une baraque, je fais aussi bien dehors!

Bouffe de goret au programme: sandwich salami-gouda-beurre-pain. –proportions: 4 x quarts- Même une truie en chopperait une indigestion... M'enfin là, je me reconnais à peine dans une glace donc faut que je me reprenne en main. Je vais ensuite me faire un thé en haut d'une colline qui donne sur le lac; face au soleil couchant. Ca le fait.

Jour 17

Mal dormi. Réveillé dans la nuit par une tenace odeur d'oeuf pourri. Me demande si je me suis pas posé à proximité de l'épandage de la fosse sceptique du camping (y viendraient me faire ch** jusque la??)... Pis je reconnais l'odeur des eaux chaudes volcaniques sulfureuses. Le vent souffle dans le mauvais sens et renvoie toutes le fumerolles sur les bords du lac. Il pleut toute la nuit; et le matin... puis l'après midi. Je me motive quand même pour aller me balader et escalader une montagne à proximité. Vent violent; encore cette odeur fétide... Grimpe en haut de ma montagne, sympa, d'en haut il doit y avoir une vue superbe par beau temps. Là grosses rafales (dans les 100 km/h), je vois les nuages courir autour de moi. C'est joli anyway. Redescend, retourne à l'espèce de restaurant ou j'ai laissé mon sac. Veut me payer un thé, c'est 150 Kr. J'ai que 125... Demande alors avec le sourire combien pour un verre d'eau chaude "same" que me répond la nana... aimable en +... Me pose dans un coin pour sécher 2 sec. Tente misérablement de sortir mon peanut pour me coller une tartine ultra calorique dans le bide. L'autre rapplique en 2/2 et lâche en série de pets, de sa bouche pincée : "that – not –here" Tain, j'ai plus envie de rigoler. Après 4 h dans le vent et la pluie j'ai besoin d'un remontant, pas qu'on me fasse chier!

Sors... Pluie... Ah tiens, ça pue plus... Yahoo...

Lève le pouce, je veux me casser au plus vite... ½ heure et une première caisse me fait faire 5 kil. C'est 2 serveuses dans une guest house, elles m'offrent le thé une fois arrivés. (je l'ai eu finalement cui là :) Repars après ½ heure. La 3 ème caisse qui passe me prend. Une grosse Nissan 4/4 avec des roues de la mort! Ma première! Une nana Islandaise, cool, va à l'Ouest, peut me dropper à destination. Enfin du bon dans cette journée à chier. On tape la discute; de tout et de rien, j'en apprend un peu plus sur l'économie Islandaise et les bons coins ou se balader. (elle pratique bcp la marche). 2-3 h de route instructives. Je repars avec plein de bons plans pour de futurs trips en Islande. Camping. Pluie... Bouffe de cochonnou one again. Flemme d'aller me doucher, je suis tout humide. Vais dodo dans mes fringues mouillées. Suis bien crevasse. Il est déjà 9h l'air de rien.

Jour 18

Me réveille avec le soleil. 8h. Tain, le salaud on peut dire qu’il s’est fait désirer. M’enfin je sautille de joie anyway. Un bon café, une solide tartine de peanut, ½ heure d’étirements au soleil. Une douche de bâtard. Raough, de l’eau chaude ! Ce camping est vachement plus groove que je le pensais : douche gratos, jacuzzi et grande pièce aménagée avec cuisinières, canapés et tout. Si ce n’était l’appareil de la clôture électrique qui fait Tac Tac toutes les 2 secondes, je me serais installé dedans pour dormir. … Ah… la journée de rafting… Le bon point c’est que je me suis retrouvé dans le petit bateau instable avec le moniteur un peu fêlé qui nous a fait faire tout plein de couenneries. Le mauvais c’est que je viens de sucer mon budget de 3 jours ; 8000 Kr (presque 100 € !!; Faut savoir qu’à la base la nana de l’info touriste m’avait annoncé 5500 Kr…) Donc bon, mitigé, et si c’était à refaire, je préfèrerais sans doute un day-trip à cheval.

Ensuite, pour l’Icelandic party, je crois qu’en fait je me suis fait blouser une fois de plus par cette damned gonzesse et qu’elle compte m’inviter à jouer aux cartes avec sa cousine… J’arrête ici les dégâts, ça sera sans moi… Vous l’aurez compris, bilan pas fameux, m’enfin on peut pas tout réussir. Pis bon, on a vu pire ; Pis demain, retour à Rek et là-bas est un autre jour.

Jour 19

14h, aéroport d’Akureyi. Me reste 4 jours ici moins aujourd’hui. Appréhensions pour mon arrivée à Rek. : 19h, sans endroit où dormir. Probablement campsite. Espère que ce ne sera pas trop cher. Ce putain de rafting tour à 8000 me tourneboule. J’aime pas dépasser mon budget… En plus, je traîne une vieille crève qui devient de plus en plus vilaine et ce malgré mes tentatives pour l'annihiler ces 3 derniers jours à coup de doliprane. Fièvre, chaud, froid, mal à la gorge, aux épaules. Fuck les angines… J’ai aucune envie de passer ma nuit à grelotter de fièvre sous ma tente. M’enfin, c’est aussi une part de la vie à la dure. Ce serait trop beau d’être tout le temps niquel.

Je regrette mon désert, car s’il ajoute à l’éprouvement physique, il libère du poids de la société, des autres, des complications humaines. Et même si je sens que c’est un mal nécessaire, que l’effort d’intégration doit être fait, je renâcle devant la difficulté et le peu de récompenses que cela apporte. Combien de gens bien intégrés en société ne sont que vide intérieur ? Quelle proportion, quelle limite conserver entre son être propre et la part des autres. Pour ne sombrer ni dans l’asociabilité ni dans l’écrasement du soi ? Dur de savoir. La réponse existe-t-elle même ? Le plus dur est de voir que j’adopte moi-même souvent le comportement que je reproche aux autres : indifférence, facilité, parfois méchanceté. Ca me donne envie de me planquer et d'élever des vaches. Et pourtant je sais que ce serait trop facile, que les obstacles que l’on fuit reviennent toujours, plus durs encore. Là pourtant, j’ai beau chercher des solutions, je retombe bien trop souvent sur une réalité noire et triste. Mais il est hors de question de s’évader dans un monde mystique, déconnecté de la réalité. Je veux la vivre, l’affronter, la faire plier. Réalité, j’aurai ta peau.

Dans cette quête de mieux, le quotidien est un ennemi. La routine débilitante et soporifique, si complaisante, rassurante. Tu t’endors et finis par chasser tes idéaux comme autant de mouches sur ton visage. Vivre d’idéaux, non, je veux juste vivre en y tendant. Ne pas abandonner, me laisser aller au moyen, au normal, au convenu. Me satisfaire dans la facilité. Easy listening, easy eating, easy working, easy life. Fuck off. C’est pas une vie ça ! Je veux des vagues, du plaisir à braver l’incorrect, l’interdit, l’inimaginable, l’inconcevable. Du rêve. Sauter d’une idée à l’autre, d’une passion à l’autre, brûler les lois. Plus fort que les autres, non, plus libre, oui.

Prêt à en payer le prix ? Les plus grands plaisirs ne sont ils pas ceux qui ont demandé le plus de sacrifices et de souffrance ? Je veux en chier pour mieux en revenir, me donner des coups de marteau sur la tête pour apprécier quand ça s’arrête… Pas forcément besoin d’ailleurs, la massue des autres n’a aucune raison de s’arrêter. Et ce sans forcément volonté de leur part, juste ignorance, juste coups de patte sur la mouche à merde. Mouche à merde de l’humanité. Triste et belle vocation à la fois.

Jusqu’à ce qu’un coup de queue bien placé me pulvérise, société, gare à ton cul !

Pour les faits, vol depuis Akureyi. Arrivé à l’aéroport à 14 h. Vol à 18. 4 h de cauchemar dans la salle d’attente, je suis au plus fort de ma putain d’angine. Impossible de bouger je comate sur un siège et divague sur le papier.

Heureusement 30 min avant le départ, j’arrive à avoir du monde. Ca va déjà mieux. Avion. Le vol est vraiment court. L’idée c’est de faire en ¾ d’heure le parcours que j’ai mis 12 jours à faire… Voir le soleil de facon continue est une consolation non négligeable. Arrivée à Rek., le camping est loin (contrairement à la gare routière), donc je décide de prendre direct un bus qui repart vers l’Est. Le soleil est encore là et se couche sur la mer. 2h de bus pour arriver à Selfoss. Je suis dans un état second. J’ai envie de marcher, et commence à errer à la recherche d’un spot ou planter ma tente et pouvoir admirer la pleine lune. Le ciel est très clair. C’est ptet les médocs mais je suis euphorique. Je crois que je met la ville en effervescence : « un rôdeur dans nos rues ». Des mecs sortent dans leur jardin me regarder passer, des voitures me passent à côté puis font demi-tour. Etrange. Après 1 bonne heure de marche vers la côte, je finis pas comprendre que c’est mort pour dormir à la roots : les terrains sont tous pourris et bosselés. Et là, alors que j’amorce mon demi tour, youhou, une aurore boréale ! Une belle verte ! Il doit être minuit, l’horizon ouest est encore clair, le sud plein de lune jaune et au nord un arc vert boréal. Je ne suis plus euphorique pour rien !!

Après avoir sautillé partout puis passé une heure en béate contemplation, retour vers le camping et dodo.

Jour 20

Réveil à 11h : trop chaud. Je sais pas si c’est le fait d’avoir commencé les antibios mais ca va beaucoup mieux.

Soleil radieux, je suis obligé d’ouvrir la tente pour pas étouffer. La journée s’annonce bien. Personne à la réception, me barre sans payer. Prend mon temps. Vais acheter du pain et repars vers l’Est. Je voudrais dormir sur le rivage. Puis je vois sur la carte que c’est 15-20 kilomètres. Il est 14h, j’aurais jamais le temps ni le courage. D’autant plus que le temps se couvre déjà, la température baisse très vite. Je finis par auto-stopper en direction de l’Est. Nobody Stops. Après une heure 30 à me geler le cul sur le bord de la 1 je vais sur la ferme la plus proche demander l’hospitalité. Très sympa, la propriétaire m’offre le café et sa grange pour la nuit. C’est roots, mais c’est groove.

Jour 21

Nuit dans la grange ; dehors vent et pluie terribles. Suis pas mécontent d’être au sec. Debout à 8h, le temps de repaqueter et de remercier, je stoppe sur la route. J’ai pas le temps d’aller plus loin à l’Est et ai décidé de rentrer sur Rekjyavik. En 2 étapes, je suis arrivé. Il est 11 h quand j’arrive au camping. Le temps de me doucher, je me fais un déjeuner un peu sympa avec toute la bouffe laissée par les gens sur le départ. Sieste. Aujourd’hui c’est le festival de la culture à Rek, il parait que ca vaut vraiment le coup. Je pars donc vers le centre ville vers 18h et arrive rapidement sur l’artère pietonne ou tout se passe. Plein de ptits groupes sympa. L’ambiance monte rapidement. Y’a que des groupes Islandais, mais c’est fou comme ils sont bons. Rock, electro, et passant par du reggae ou du Jazz (sans oublier la musique traditionnelle Islandaise of Course) ; y’en a vraiment pour tous les goûts. C’est ptet aussi paske je carbure aux médocs et à la binouze mais je trouve l’ambiance très groove. Sérieux, c’est vraiment du festival de qualité. Brefle, tout se termine sur un gros feu d’artifice vers minuit, en parfait timing avec le début de la pluie. Vous l’aurez compris, grosse saucée sur le retour ; m’enfin c’est une fois de plus la preuve qu’ici, tout se mérite ! Trempé de la tête au pieds je me fais une soupe et me mets au lit.

C’était bien sympa de finir sur cette petite touche de festivités à l’Islandaise.
Objectif Luxembourg: mais comment y arriver? English translation pending
by Galama · 2006-08-12 · 5 replies
Re-bonjour à tous, une fois n'est pas coutume, je me permets de naïvement vous solliciter pour un voyage avec Pédalette. J'ai pris beaucoup de plaisir à lire les performances (cf. mon post "combien de kilomètres par jour?) des uns et des autres; et finallement, me situant dans la moyenne du nombre de kil/jour, me voilà plus que rassurée... sauf que... sauf que... sauf que j'avais prévu avec Môssieur mon n'amoureux un petit périple Rouen/Le Havre à pédalette en suivant les méandres de la Seine. Môssieur travaille beaucoup donc il faut revoir le projet sans compter sur l'Homme 😕... tatatatatatttttaaaaaaaaaaa (MUSIK!!!!): 1- Moi et Pédalette souhaitons arriver au Luxembourg parce que not' cousine vit là-bas et que ça fait un bail qu'on l'a pas vu (la cousine...). 2- On veut z'y aller à vélo. 3- Entre prendre un train Paris/ Amsterdam et rejoindre Luxembourg à Pédalette; 4- Prendre un Paris/Francfort en train et rejoindre Lux. avec ma pédalette; OU 5- Prendre un Paris/Varsovie en train et rejoindre Lux... en vélo... Que me conseillez vous, sachant que je recherche AUSSI le côté un peu "endurance" à vélo vu que: Luxembourg, je connais, A'dam, je connais... blabla... Par contre, Bruxelles et l'Allemagne Est sont pour moi des inconnus... Je précise aussi que le prix du billet de train n'est pas un facteur décisif (je suis allée sur l'île de Paques sans un radis...) et que... je dispose de 4 semaines MAXIMUM entre mi-septembre et mi-octobre 2006(facteur intangible, malheureusement).

J'emmène donc Pédalette, un réchaud, de la bouffe préparée pour le cyclo-pédalage (sous-entendu: petits sachets de repas maison à faire réchauffer, genre "manger" qui fait du bien 🙂), mes tente, matelas, duvet, oreiller... grosso modo! QUID de vos préférences en terme de parcours? Pour le matos, j'ai du bas de gamme; pas les thunes pour dépenser plus mais l'envie de faire mes 1ères armes malgré tout... donc ce sera du DKT, du vieux voleur et un peu de GoSpo..!! Si je gère bien, Môssieur m'offrira un bô vélo de randô 😊!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! (oooouuuuuuuuuuuaaaaaaaaaaaaaiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiisss!!!!)

Autre question; Où puis-je trouver des infos sur les routes praticables pour Pédalette (angoissée du guidon... autant que moi!!!) soit en Allemagne soit en Belgique? J'ai cherché sur le site mais pour un 1er voyage seule avec Pédalette (parce que sans, j'ai déjà fait des milliards de parcours), j'aimerais juste un peu de rassurantes précisions... Et comment faire pour pioncer la nuit, sachant que ma môman a réussi à transmettre à Môssieur mon homme ses angoisses de kidnapping 🤪??????!!!!!!!!!!!?????? Bref... par où je passe et où je dors, telles sont mes premières questions!!!!!!!!!! Laissez vous aller à la complète subjectivité: je ferais le tri de mes propres ressentis!!! Je suis motivée; 'reste plus qu'à trouver la route la plus sympa 😛 MERKI A VOUS TOUS!!!!!!!!!!
D'un livre à un autre, d'un auteur à un autre, cheminements English translation pending
by Pataugas · 2006-06-28 · 7 replies
Je me suis souvent aperçue que mon cheminement de lectures allait par la grâce d'un auteur qui m'en indiquait un autre, parfois par le hasard - ou une phrase saisie au vol - qui ouvrait une ramification; parfois, mais beaucoup plus rarement par un(e) ami(e) qui m'indiquait un titre.

Ainsi, c'est dans un livre de Philippe Djian que j'ai, il y a 20 ans, eu envie de lire Richard Brautigan et John Fante. De Fante je suis passée, je ne sais plus comment, à Nathanael West. C'est dans Djian également - qui a mon sens n'a depuis longtemps plus rien d'autre à dire sinon de faire découvrir d'autres auteurs que lui, mais ceci est un autre débat - que j'ai, je crois, trouvé la trace du "Cauchemar climatisé" d'Henry Miller, livre en forme de reportage que l'auteur a écrit sur une commande d'éditeur en parcourant les Etats-Unis pendant la seconde guerre mondiale. Le livre devait être ponctué d'images (Miller était parti avec un photographe) et l'éditeur en attendait un hommage aux Etats-Unis. Le résultat fut tout autre! Une critique impitoyable mais des portraits de gens rares, de gens comme des phares: (de mémoire) le compositeur Edgar Varese, Vivekananda répandant la philosophie de Râmakrishna, et d'autres... "Le cauchemar climatisé" fait partie des quelques livres (avec "Cosmicomics" d'Italo Calvino et "Mémoires du large" d'Eric Tabarly) dont il me faut en permanence avoir au moins deux exemplaires sur mes étagères de manière à pouvoir à n'importe quel moment en donner un sans me priver du trésor...

Voilà. Ce n'était que le début d'un cheminement, pris dans l'écheveau des cheminements...

Et vous?
Comment s'appelle votre vélo? English translation pending
by Nounours · 2006-06-09 · 79 replies
et oui, je serais curieux de savoir ?comment s'appelle votre velo? suis je le seul a lui avoir donné un nom ? le mien s'appelle BAMAKO en rapport a mon periple france -mali je lui parlait beaucoup dans les grandes montées pour l'encourager et dans les immenses lignes droites sahariennes avec vent de face il ne m'a jamais trahi et continu a m'acompagner dans de nombreux pays ainsi que dans notre chere france je ne pourrait jamais m'en separer et j'ai entieremment confiance en lui nous avons tellement de souvenirs en commun sur mon site WWW.bamako.fr.fm il vous raconte son histoire en cliquant sur bd ( bamako et les zanimos ) ALLEZ ! osés ! comment s'appelle votre velo ?😮
Préparer son voyage à moto aux Etats-Unis English translation pending
by Route66 · 2006-06-05 · 8 replies
On the Road Again pour 16 Bikers Lyonnais

L’idée de partir aux Etats Unis en 2006 avaient germé entre nous au début de l’hiver 2004, un soir au coin du feu, dans un gîte lors d’une sortie entre amis avec notre chapter préféré. Personnellement j’étais déjà allé 2 fois aux « States » - La 1ere fois en moto avec un agent de voyage spécialisé bien connu. - Une autre fois en 4x4, en compagnie de ma moitié et mon fiston, ou nous avions placé la barre un peu plus haut : 4 semaines avec la Route 66 de bout en bout, plus quelques divagations dans l’Ouest profond… D’autres connaissaient aussi le pays ou parlaient anglais couramment, d’autres encore n’avait tout simplement peur de rien, ou nous faisaient confiance. Alors rapidement il a été question de se faire « notre voyage » et de ne pas passer par une solution clé en main.

Avec mon équipier Turtle, nous avons porté la plus grosse part de cette préparation pendant près d’un an, après coup, voilà les points important qu’il nous à fallu gérer . Que cela serve à la communauté de ceux qui partagent avec nous cette passion pour l’autre coté. La constitution du groupe Par chance nous avons l’habitude de rouler ensemble depuis longtemps, des motards même expérimentés mais ayant une vision différente de la pratique de la moto auraient forcement été plus difficile à intégrés. Le groupe n’étant pas chaperonné par un guide professionnel il est vital de pouvoir encore compter sur sa cohésion après 10 jours de route . Tout le monde à pris conscience que les organisateurs serai la bas également en vacances (ils payent le meme prix) et qu’ils ne devraient pas se retrouver aussi à organiser l’intendance des douches bouchées des timbres ou des brosses à dents…. Chacun à bien compris ces divers point dès le début. Nous avons également décidés de nous réunir chaque mois chez l’un ou chez l’autre et de répartir au maximum le travail en fonction des compétences de chacun. Cela a été l’occasion de mieux nous connaître et permis de suivre la préparation. Notre groupe se compose de 16 personnes, (plus serai plus délicat)

Il est important de préciser également que notre projet reste celui d’un groupe de proches amis, et non pas celui d’un club qui serai ouvert à tous les membres… Le circuit il est facile de trouver dans les brochures des tours opérateurs les divers circuits possibles, en particulier ceux qui proposent des « Auto Tours « non accompagnés, formule très prisés par la clientèle européenne. Voir donc les voyagistes spécialisés dans ce genre de prestation, nous n’avons pas eu de problème pour en trouver plusieurs très professionnels sur le sujet.

Le comptoir des Amériques à Paris Destination Amériques à Lyon Etc

Ajoutez quelques bouquins et il vous sera facile de préparer votre itinéraire .

Vous vous apercevrez que les produits les plus vendus chez les uns ou les autres tournent autour de 3 à 5 grands thèmes, du moins pour la partie Ouest des USA Soit - Une boucle « grand ouest américain » (à quelques variantes près : Los Angeles, Grand Canyon, Las Vegas, Vallée de la Mort, San Francisco, Los Angeles )

- Une boucle « Rocheuses -Centre Ouest -Sauvage », Denver, Nord du Colorado, Salt Lake City, Yelowstone, Black hill/Sturgis, Denver

- Un Allé Simple route 66 (Chicago Los Angeles)

- Un allé simple Cote Ouest du Nord au Sud (

De toute manière les distances étant importantes, une logique s’impose dans la construction d’un itinéraire. Il ne serait pas concevable pour faire plaisir à tous de visiter . San Francisco, Sturgis, La route 66 et Miami…. Au 5eme voyage vous aurez sans doute plus besoin de personne pour vous préparer des plans exotiques, mais pour commencer rester sur les standards.

La période Nous avons évité la période la plus chère entre le 15 juillet et le15 août, et donc choisi de partir du 12 au 28 août . Il faut savoir aussi que pendant la période de Sturgis les locations de motos sont majorées de environ 35 à 50 euros par jour . Quel agence pour quelle prestation ? Tout les agents de voyage spécialisés sur USA, semble savoir de quoi il parlent, et savent parfaitement vous conseiller et répondre sur des circuits à la carte . Une fois votre parcours établi, vous pouvez entreprendre les demandes de prix . Nous nous sommes aperçus qu’il n’y avait pas d’intérêt financier à réserver soit même les hôtels, les professionnels négocient avec des réseaux de centrales de réservation. Vous pouvez cependant laisser en blanc quelques étapes pour plus de souplesse, les hôtels ne manquent pas. Si vous viser l’aventure complète « un billet, une moto et rien d’autre » faite le en petit groupe de très bons copains (pas plus de 3 motos) et de préférence hors saison . C’est le vrai bon plan pour la Route 66 .(septembre-octobre)

Il est impératif d’avoir fait ces choix 9 mois avant le départ. Location des motos Plusieurs solutions Système « Fly en Ride » réservé aux membres du HOG Grand Loueurs Nationaux : Moturis, Eagle Rider (voir sites Internet ) Il semble que la prestation de Eagle Rider soit d’une meilleure qualité que celle de Moturis. L’agent de voyage que nous avons choisi à même accepté de négocié pour nous avec Eagle Rider.

Il existe également d’autres loueurs locaux moins connus, mais il est difficile d’évaluer à distance leurs niveaux de prestation .

Tout les loueurs appliquent un supplément important pendant la période de Sturgis (env 40 à 50 euros ) n’étant pas tous fans des grandes foules nous avons optés de partir après . Emmener sa moto La formule est complexe à organiser, on se prive de sa brelle un mois avant les vacances et un mois après, A réserver pour les voyages les plus longs, et à l’est des USA (ex Daytona). Si vous y tenez absolument, la formule semble un peu plus à la mode en Allemagne…. Navette Il nous paru intéressant de prévoir un van pour nos bagages. Ainsi chacun pourra faire tout le shoping qu’il souhaite, et avoir sa bière fraîche à l’étape . C’est pourquoi deux amies non motardes on acceptées d’en assurer la conduite et participent à 50% aux frais de location. (la location du Van n’est guère plus chère que celle d’une moto). La préparation du road book C’est le travail le plus important Meme si votre voyagiste vous en fourni un, il sera insuffisant pour circuler et bien visiter. Le cadre des étapes étant établi (300 à 400 km/j et pas plus) nous avons décidés de préparer un road book précis, comme nous avons l’habitude d’utiliser dans nos balade en France. Tout les offices de tourisme d’Etat envoient gratuitement des cartes relativement précises avec les principaux sites touristiques et scenic-roads (la densité de route au USA étant très faible il n’est pas nécessaire de se procurer l’équivalent de nos carte Michelin) Il est possible aussi de commander des cartes par internet ( site de vente en ligne ex www.amazone.com ) mais aussi les logiciels style Autoroute Express . Nous avons largement utiliser Map Point de chez Microsoft (le clone pour les USA de Autoroute Express)

Il a également été nécessaire « d’habiller les étapes «, Pour cela Internet à été d’un aide absolument géniale, aux USA le moindre Musée, Resto ou Pub a son site, De ce fait nous avons une liste d’endroits sympas ou nous nous arrêterons en fonction du temps et si le cœur nous en dit. Lors de mon dernier voyage j’avais trouvé comme cela des petites merveilles, qui ne sont absolument pas dans les guides touristiques en vente chez nous…

Quelques sites incontournables Parcs nationaux : www.nps.gov Route 66 : www.theroadwanderer.net Routes Touristiques : www.byways.org

Timing de la préparation - Printemps 2005 : « conception du bébé » - Eté 2005 : Vacances studieuses : préparation de 2 itinéraires (constitution et exploitation de la documentation) - Rentrée 2005 : Validation de l’itinéraire choisi avec les partants - Automne 2005 : Consultations de 3 agences - Décembre 2005 : Choix du prestataire et de la formule (on paye….) - Printemps 2006 : Rédaction du road book - Fin Août 2006 : Voyage

Budget pour deux personnes, une moto, pour 15 J de location, 16 nuits sur place

Billet d’avion Paris/Denver 1000 Euros 2000 Euros Hotel (catégorie ***) 115 Euros moyenne la Nuit 1800 Euros Location Moto 130 Euros par jour (P creuse) 2000 Euros Carburant 6000 km 0, 6 E/l 200 Euros Entrées Parcs Golden Eagle Pass 50 Euros Repas 15 Euros env (64 repas) 1000 Euros

Ce qui nous fait un total de 6000 Euros pour un équipage, sans les repas . - Les hotels selectionnés sont plutot haut de gamme - Les locations de moto peuvent atteindre 150 Euros par jour - Pour les repas vous dépenserez de 5 Euros (pic nique ou Mac Do) à 20 Euros (pour un bon steak house) - Chambre d’hotel de 75 Euros à 150 euros Conclusion Si vous etes un groupe motivé, de pilotes expérimentés, soudé (enfin des motards quoi !), que plusieurs d’entre vous, qui se débrouillent un peu en Anglais, sont près à passer du temps à fouiner sur le net, à bouquiner et à considerer la préparation d’un tel projet comme un loisir allez y foncez ! Vous pouvez aussi tenter le plan « un billet d’avion, une moto » et laisser faire le hasard, (j’en reve aussi, mais ce sera juste en amoureux, avec beaucoup de temps, et quand meme un peu d’expérience ….)

Sinon il vous reste la solution de faire d’abord un gros cheque à un spécialiste De bien faire sonner le reveil le jour du départ pour ne pas rater l’avion. Entre temps vous pouvez continuer de faire le tour du paté de maison avec votre meule.

Voilà le trajet prévu:

- J01 – Arrivée à Denver CO Visite de la ville

- J02 – Denver CO-Gunison CO Prise en charge des motos, Route Touristique à travers les Rocheuses

- J03 –Gunison CO -Moab UT

- J04 –Moab UT Moab UT. Visites de Arches NP et Canyonland NP

- J05- Moab UT Salt Lake UT

- J06- Salt Lake UT-Jackson Hole WY - J07 Jackson Hole WY- Parc de Yellowstone WY Parcs Grand Teton, et Yellowstone

- J08 Yellowstone-Yellowstone WY Parc de Yellowstone

- J09 Yellowstone WY- Cody WY Parc de Yellowstone, Beartooth Pass

- J10 Cody WY-Cody WY Chief Joseph Road, visite Musées à Cody, Shopping. Soirée Rodeo

- J11 Cody WY Buffalo WY Shell Canyon Road, Ten Sleep

- J12 Buffalo WY Deadwood SD Devil Tower, Spearfish Canyon,

- J13 Deadwood SD –Keystone SD Mont Rushmore, Sturgis

- J14 Keystone SD- Keystone SD Ballade dans le Badlands NP

- J15 Keystone SD Cheyenne WY Traversée du Custer Park, Fort Laramie

- J16 Cheyenne WY Denver CO Rocky Mountain NP

Route66
Mon expérience de location de voiture aux Etats-Unis English translation pending
by Nicolas83 · 2006-06-05 · 28 replies
Il doit y en avoir pas mal d'entre vous qui se posent des questions concernant la voiture aux USA et comme je viens d'expérimenter pendant 5 semaines je peux répondre aux questions que je me posais avant le départ : - au sujet du choix du loueur : suivez les conseils des piliers du forum, Holiday ou Autoescape !! sur place je vous garantis qu'après 15 ou 18 heures d'avion, même avec un bon anglais vous ne serez pas à même d'apprécier à un guichet les subtilités du contrat qu'on vous propose de modifier, surtout en matiére d'assurance, et en plus ça va vous couter plus cher !

- au sujet de la voiture : ne rechignez pas à quelques euros de plus par jour pour choisir une bonne voiture, midsize semble être un minimum ; on passe beaucoup de temps dans la voiture autant qu'elle soit confortable ; contrairement à ce qu'on s'imagine, en dehors des agglomérations ça roule assez fort par rapport au réseau routier et on est bien content d'avoir de la puissance dans les grandes rampes ;un gros v6 qui mouline à 2000 tours c'est plus peinard qu'un pauvre 2l à 5.000 tours ;la boite auto et la clim mangent pas mal de puissance .si vous changez de catégorie sur place ça vous coutera le double par rapport au surclassement proposé par les loueurs français .

- ne comptez pas sur le loueur pour vous faire découvrir la voiture ; on va vous donner le N° d'immatriculation, le N° de place de parking et au suivant ; de même n'espérez pas trouver le mode d'emploi inside ..

- personnellement j'appréhendais un peu la boite auto :vous trouverez l'essentiel sur ce site :
http://www.visite-usa.com/htm/conseils.htm; pour éviter le mauvais réflexe d'envoyer à tout bout de champ le pied gauche vers un embrayage inexistant, et du coup planter un coup de frein, j'avais enlevé ma chaussure au pied gauche ; le simple contact de la chaussette ou du pied nu suffit à arreter le mauvais geste .on s'y fait en quelques minutes .

- le cruise control : c'est maintenant bien répandu en France, vous ne devriez pas avoir de mal à vous faire expliquer avant de partir, sinon posez votre question .

- pour la vitesse : vous roulez dans un flot, vous faites comme tout le monde ; vous êtes seuls : limite +5 : ça passe, limite + 5 à 10 :vous commencez à prendre des risques, limite + 10 : vous avez sûrement des sous en trop, ne vous inquietez pas la voiture qui fait du bruit et des eclairs dans votre rétro va vous arranger ça !

soyez rassuré, je fais 35.000 km par an en europe, je préférerai en faire le double aux USA; pas d'embouteillages, pas de klaxons, cool partout, stationnements à volonté, on traverse les villages et les villes à 25 en quelques minutes, vous allez adorer conduire !!
À moto dans le Xinjiang en Chine? English translation pending
by Gailvoyage · 2006-05-17 · 6 replies
Bonjour à tous,

En août prochain je m'envole pour la chine, avec un copain. On atterrit à Chengdu puis on projette de sillonner le xinjiang en moto. Est-ce autrisé, en tant qu'étudiant étranger? Est-ce pratiquable? Et peut-on acheter une moto facilement? Merci si vous avez quelques réponses
Hôtel La Baie du Galion et climat en juillet English translation pending
by Sasa1 · 2006-05-07 · 1 reply
bonsoir je pars en martinique au mois de juillet et j'aimerais avoir des conseils (les sites, l accueil, la culture..)ainsi que le climat en juillet. je seraos a lhotel la baie du gallion, est ce que quelqu'un connait? et pourrait m'en dire plus merci a tous sab.
En direct du Cambodge, Laos, Vietnam English translation pending
by Bouddidje · 2006-05-07 · 73 replies
Une bonnes partie des meilleures photos sont visibles sur mon site internet: REMEDACT Je suis parti, pour 2.5 mois en Thailande (transit only), cambodge (ou je sus en ce moment) et normalement je vais faire le laos et le vietnam apres...

donc je vais essayer de poster au fur et a mesure, ca evitera les mails et certaines prises de notes

Mon premier mail: ""hello he bien non, je n ai pas loupe mon avion -mais ils auraient pu ne pas m accepter cause pas de visa thailande. pourtant ils donnent un visa se 30 jours, , mais pb car mon billet retour est prevu 2.5 mois apres...donc restickage (autocollant modifiant la date et pas la reservation), et c est reparti!!! mais j ai eut une petite apnee quand meme...on en rigole! j ai aussi fait la connaissance de olivier un francais qui va bosser a bangkok, et une thai. j ai finalement decide de suivre...le francais! en effet, la thai donne un nom d hotel dans un quartier sexuellememt chaud...meme si elle disait travailler a londres, c etait pas forcement vrai...ni faux d ailleurs!...la encore j ai failli avoir chaud...aux couilles ;) - puis je sort enfin de l airport (j espere que vous avez note mes progres rapides en anglais...trop fort) en meme tps que olivier, et je prend mon sac avant les siens...et la aux rayons x, ils ont du voir tout clair...et on voulu regarder...j ai dit photo...il a dit photo avec un sourire, j ai redit photo...et ils ont finalement fouille le sac d olive sans rien trouver qui brille...tu m etonne que plus de 100 pellicules tri x ca doit briller et faire tout blanc aux rayons x...au fond de MON sac... encore une fois, chaud aux fesses!! mais je m y attendait...dans le guide ils parlait de 5 pellicules !!! puis la j ai eut pour de vrai chaud aux fesses...pas dans le taxi qu on a partage avec olivier pour aller rue khao son dans quartier banglanphu (130 Bts pour les 2)....mais apres, le temps de trouver l hotel...fin saison chaude, debut saison des pluies...premiers declenchement dans le taxi(interdit dans l arretauport), puis dans les magasins apres une douche au top guest house...sur le balcon...bien sur il y a un rideau de douche, mais l eau est pas assez...froide a mon gout!

bon tout ca pour dire que tout va bien mais que je tape pas tres vite; entre le clavier qwerty et les innombrables sigles...je m y retrouve pas...si ce n est que ca... je pense qu on va faire qq photos poses longue avec olivier ce soir...

demain ferie, ensuite le WE...si je veux bouger, il faut que je prenne mes visas apres, , ou rester encore au moins 5 j...ce qui n etait pas prevu au prgme, meme si cette megalopole a des cotes attirants

le farang
Séjour au Maroc en famille en août: campings et visites English translation pending
by Babouchkine · 2006-04-11 · 10 replies
salut a tous je suis alle seul au maroc l'hiver dernier (fes casa marrachek )j'aitraverse le pays pour me rendre au mali en voiture donc passage rapide ;j'aimerai faire decouvrir ce magifique pays cet ete a ma petite famille nous sommes quatres dont un enfant de 14ans j'aimerai trouver des campements ou campings sympas et resonnables au niveau du prix plutot situe en bord de mer (cause chaleur!!) et j'aimarai avoir une idee sur les lieux a ne pas manquer et si je pouvais leur faire decouvrir le desert ce serai le top mais j'ai des doutes avec les grosses chaleurs d'aout;on iras en voiture c'est pour nous la meilleure solution (on habite le sud-ouest)et on a environ 18 heures de route pour la traverse de l'espagne ;merci d'avance pour les eventuelles reponses
Comment vous faites? English translation pending
by Chevrolet · 2006-03-20 · 180 replies
Bonjour, 🙂

J'ai une question qui va peut-être vous paraître bête :

Lorsque vous êtes en Inde, en Thaïlande, au Mali ou que sais-je, et que vous avez à votre disposition une certaine somme d'argent, vous ne vous dites pas qu'avec cet argent vous pourriez véritablement changer la vie d'une famille locale ? comment faites-vous pour résister ? Quand on sait qu'avec 1000€ on peut transformer la vie d'une famille de Bénarès par ex. quelle est la réflexion qui vous empêche de distribuer votre argent à ceux qui en ont vraiment besoin ?

C'est une vraie question. Sérieuse.

🙂
Surclassement chez Air France? English translation pending
by Titou29 · 2006-02-19 · 641 replies
bonjour à tous,

est ce qu'il y a des bons plans pour se faire surclasser chez Air France sur des vols comme Paris - Fort de France par exemple ??? Merci pour vos réponses
Dates du visa trop court pour l'Inde English translation pending
by Encorelle · 2006-02-17 · 5 replies
Bonjour à vous, J'ai un noeud à l'estomac.....eh oui, profitant d'une petite virée sur Paris je suis allée à l'ambassade de l'Inde (4 h d'attente) pour faire une demande de visa.....le lendemain nous étions attendu entre 16 et 17h pour la "remise des passeports tamponnés"...c'etait comme à la remise des prix!....un sentiment de victoire envahissait les heureux gagnants dés reception du petit carnet bordeaux....mon tour est arrivés et HORREUR!!!!! ils m'ont fait u_n visa qui demarre à la date d'aujourd'hui et qui se termine le "13/08"....hors sur les documents à remplir j'avais ecrit dates de voyage du 19/07 au 15/08....je suis retournée voir la dame (pas aimable du tout!) qui venait de ma le remettre pour expliquer l'erreur...et il semblerait que le visa soit fait pour 6 mois, à partir de la date de demande....UN POINT C'EST TOUT!!! Ils ne lisent pas les docs que nous remplissons, (je suis allée chercher mon passeport le 15/02 mais il ne tienne compte que de la date du dépos des papiers et c'etait la veille)...."fallait venir plus tard..." j'ai eu beau expliquer que j'habitait à 800 km et que je profitait de ce voyage pour regler cela .....elle n'a rien voulu entendre...."Faut que vous demandiez une extension...." ok mais ou? et là pas de reponses....c'est là que vous intervenez.....comment dois-je faire pour que mon visa couvre ma date de retour, donc 2 jours de plus! J'espère ne pas avoir à redonner 50 euros pour ça, mais il semblerait d'aprés le peu d'info que j'ai eu sur place qu'il me faille passer par un "billet" tout de même. Merci de m'aider à regler ce problème.... Encorelle ...et c'est pas fini!
Une soirée de la St Valentin English translation pending
by DeCléricy · 2006-02-14 · 40 replies
Le décor;

Nous sommes en -31 687 avant J C, en février, près de Montignac en Dordogne. Dehors il gèle à pierre fendre. Grotte de Lascaux. Un relent de viande de renne bouillie se mêle à l’odeur de carbone dégagé par un feu au pied d’un éperon rocheux La décoration des parois, l’étalage des peaux suspendues et un certain ordre dans le rangement laissent croire que les lieux sont occupés par une célibataire. L’isolant et le chauffage central ne sont pas encore inventés.

Les acteurs;

Neandertal : plutôt grand, arcades sourcilières prononcées lui donnant un air hautain, menton fuyant, hanches larges, tronc en forme de cloche, poilu, veste de bison fermée par des arrêtes de brochet, pantalon de cerf cousus de tendon de mouflon, moufles de toison laineuse de mammouth, bottes de poils d’ours brun. Neandertal dégage un âcre parfum de musc d’aurochs, parfum emprunté d’un beau-frère, supposé connaisseur de rendez-vous galants.

Cro-Magnon : Plus grande encore (suédoise avant l’heure?), menton pointu, les hanches plus étroites, mamelles peu velues où poussent deux framboises alléchantes, narines poilues transpercées d’une longue phalange, savates de cuir racorni laissant entrevoir des doigts de pieds écartés, les gros orteils désaxés. Un début de duvet de moustache barre la lèvre supérieure. Elle dandine des épaules en marchant. Une Beauté!

Le scénario;

Cro-Magnon a invité Neandertal comme ça. Aussi parce qu’elle s’emmerde et que c’est par pur hasard si la soirée coïncide avec la St Valentin.

L’action :

Neandertal roule la pierre d’entrée de l’antre. Il présente deux gros glaçons cueillis près du ruisseau aux castors, en guise de boisson à faire fondre. À sa vue Cro-Magnon affiche un sourire excité, laissant entrevoir plusieurs caries parmi le jaunâtre de l’ivoire. Neandertal est troublé…ou amoureux. Lui et ceux de son espèce ne rêvant pas, il ne fait pas la différence. Des filets de baves gelées collent aux poils des babines charnues.

Cro-Magnon feint du regard d’ignorer le cadeau d’occasion. Justement. Enveloppé dans une fourrure de loup, le cadeau fait son apparition. Une guêpière en peau de renne, breloques de coquillages serties au décolleté et plumes de perdrix pour la fantaisie. Le dernier modèle, made by Neandertal, qui a manqué de temps pour gratter à fond la peau. Au revers, de fines lanières de viande laissent suinter un peu de gras. Une guêpière mangeable! La nuit sera longue j’espère, se dit Neandertal.

Cupidon folâtre dans la grotte tel un gros taon, le vol alourdi par l’arc et les flèches. Pointant partout et nulle part à la fois, tenace, il mitraille et manque sa cible à la moindre décoche. Il s’inquiète, vu le nombre de flèches diminuant dans le carquois. À ce rythme la soirée va être courte, pense-t-il.

Soirée de boustifaille arrosée d’eau fraîche et froide. Lampe à suif et bouquet de folle avoine séchée trônent par terre au centre de la grotte. Neandertal se gratte l’entrejambe entre deux lapés et renifle chaque bouchée avant d’avaler. De temps à autres il s’étire pour éjecter un rot. Cro-Magnon saisi la bouffe par pincette, la porte d’abord à son nez, l’hume abondamment puis l’ingurgite d’une sape. Parfois elle laisse de coté une pincée de viande pour se curer les dents à l’aide d’une arrête de saumon tout en passant sa langue entre la lèvre et les dents supérieures. Ou alors elle soulève un bras et se gratte l’aisselle de l’autre main. Neandertal semble apprécier la vue d’une mamelle remontée. Il éructe de bonheur et n’a d’yeux que pour la belle aux gros nichons, euh pardon, aux crocs mignons. Des flèches sifflent de partout. Cherchant leurs cibles, elles terminent leurs trajectoires sur le sol en un bruit sec. Ce qui agace Cro-Magnon qui est la seule à entendre ce tintamarre. Le taon-archer s’énerve, récupère quelques flèches et tente une nouvelle manoeuvre. Œil fermé, l’autre ouvert vers la cible, langue au coin de la bouche en demi-sourire, respire profond, arc bandé. Zwing! La flèche d’amour, terminée d’une pointe en cœur rouge ardent, passe à deux mètres de l’épaule de Neandertal et se fiche en plein dans le feu. Songeur, il va s’asseoir sur un banc de pierre et prend la pose du Penseur de Rodin.

Le vent hurle à l’extérieur. Il poudre de fines poussières d’or blanc. Calme plat dans le caveau. Le temps s’écoule et la pénombre s’est installée à la faveur d’un feu qui n’est plus que braises. Palabres entre convives où Neandertal raconte des scènes de chasse mémorables et de pêches miraculeuses tandis que Cro-Magnon avoue user de son temps à peindre les parois de la demeure sinon à changer le peu de mobilier de place. La tension est à couper au couteau. On badine sur la température qu’il a fait aujourd’hui, du temps qu’il fera demain. Le taon s’est remis à l’œuvre, le temps de rater quelques tirs, puis déclare forfait. De toute façon il n’a plus de flèches. Ou bien elles sont cassées ou bien ils ne les cherchent plus. Il s’envole au plus sombre de la grotte, la tête entre les ailes. Cro-Magnon se demande quand le gros bêta va enfin se décider à bondir sur elle, tel un fauve en rut, jetant son dévolu sur une proie consentante. Neandertal, qui n’est pas doué pour les préambules, songe à l’endroit favori de la maîtresse de maison; ici même sur place ou sur la paillasse d’herbes sèches recouverte de peaux de mouflons?

Pour détendre l’atmosphère Cro-Magnon feint d’aller au petit coin, afin de préparer une mise en scène. Neandertal en profite pour inspecter du regard la demeure, s’attarde aux scènes de chasses et de bêtes familières; profils de chasseurs, taureaux, arcs et flèches, propulseurs, mammouths, lances, rennes. Taches d’ocres aux contours de noir de charbon dans un apparent désordre. Il a beau penché la tête à droite puis à gauche, s’approcher pour interroger des yeux et lire des doigts les parois, il ne saisit pas l’importance ni l’utilité de dépenser tant d’énergie à construire de telles bizarreries. Les femelles sont compliquées, songe-t-il. Il retourne s’asseoir près du feu, le regard fixe, tentant une dernière analyse des parois rocheuses. Ses paupières, plombées de fatigue, se referment lentement au gré des jeux d’ombres, projetées par le feu, sur les murs de la grotte. Neandertal s’est endormi, ennuyé par le dernier programme télé de la soirée!

Cro-Magnon revient du petit coin toute pimpante. Démarche dandinante et roulant des hanches. Revêtue d’une guêpière à froufrous de perdrix, elle rehausse le buste des mains pour accentuer le sillon mammaire tout en cherchant du regard un spectateur…. qu’elle trouve ronflant, un filet de salive échappé sur la lèvre inférieure, en tenant dans la main droite une pierre de silex telle une télécommande. Furieuse autant que déçue, elle arrache la guêpière, la lance de dépit dans un coin et s’engouffre sous les peaux de sa paillasse. Neandertal a raté le strip-tease et Cro-Magnon rumine sa vengeance.

Si Neandertal eut été rêveur, si Cupidon eut su tirer juste, si Cro-Magnon fût plus patiente, si… si…, peut-être qu’aujourd’hui nous serions filles et fils de Grand Père Neandertal et Grand Maman Cro-Magnon. Cupidon serait poilu et Valentine dandinerait des épaules. Mais voila, même si Neandertal et Cro-Magnon furent contemporains l’un de l’autre, se côtoyèrent à l’occasion, tous les deux ratèrent un rendez-vous avec l’Histoire sur un simple malentendu!

Épilogue :

Les filles; fouter moi dehors le babouin qui se présente à votre porte avec deux bouteilles de blanc d’une main et des culottes mangeables emballées de l’autre.

Les gars; glisser une paire de billets aller-retour pour les cataractes du Zambèze lorsqu’elle entrouvre la porte. Après le souper aux chandelles n’allumez pas la télé si elle s’excuse pour aller deux secondes dans sa chambre. Surtout n’en profiter pas pour fouiner parmi les tableauxdes murs et les sculptures sur les étagères. Occupez-vous à ramasser les flèches qui traînent dans l’appart et demander à Guillaume Tell de viser quarante centimètres plus bas que la pomme rouge ardente qu’elle a déposé avec tant de délicatesse sur votre tête. N’ayez crainte. On ne meurt pas d’une flèche en plein coeurun 14 février.

DeCléricy
Prix des cigarettes en Espagne? English translation pending
by Zénar · 2006-02-08 · 14 replies
salut quelqu'un pourrait me renseigner sur le prix des cigarettes en espagne merci
Soirée à Black Rock, Jamaïque... English translation pending
by Faka · 2006-01-19 · 13 replies
Mercredi à Long Bay, encore une belle journée qui s'annonce !

Après John, le propriétaire de la pension, c'est Cumba le cuistot du boui-boui où je vais manger qui me demande si je vais à la fête ce soir ? Il parait que ça se passe tous les mercredi soirs dans le village d'à coté : Black Rock. J'en parle avec le couple d'allemands fans de reggae qui séjournent également à la pension, et nous décidons finalement d'y aller.

Après un petit diner et quelques bières Red Stripes, il est l'heure d'y aller. On se met au bord de la route pour attendre un road-taxi, ils passent régulièrement et de toute façon il n'y a qu'une seule route, pratique. Quelques minutes d'attente et un pick-up s'arrête, très sympa on ne faisait même pas de stop…On s'installe à l'arrière et 10 minutes plus tard nous voici arrivés. Pour l'instant nous ne voyons rien mais pas de doute c'est bien ici, le sound-system est déjà à fond, comme souvent en Jamaïque on l'entend de loin…On s'engage dans un quartier résidentiel en direction de la musique. Nous arrivons finalement devant une maison comme les autres en apparence, quelques jamaïcain sont également là.

Il fait sombre et la musique est très forte, ambiance un peu étrange. Je me demande si des gens habitent les maisons d'à coté, la musique est tellement forte…

Bref, on paye l'entrée et c'est parti…Dans le jardin, un mur de haut parleur de 3 mètres de haut sur 2 de large, visiblement on aime écouter la musique à fond ici… On pénètre à l'intérieur de la maison, elle à été entièrement vidée. Ce qui un jour a été un salon est maintenant une piste de danse. Il fait sombre, il y a de la fumée et une odeur de ganja dans l'air ! C'est relativement calme pour l'instant, de petits groupes se sont formés et discutent en écoutant de la musique. Dans un coin du salon, un petit podium est posé, on dirais presque un ring de boxe, il est vide pour l'instant. Dans un autre coin, 2 excités s'agitent derrière une table et des platines, 2 jeunes DJ's. L'un d'eux se retourne et choisi un disque 45 tours vinyl parmi les centaines qui constituent une énorme pile ! L'autre tient un micro à la main et accompagne la musique . Je passe à coté d'eux et continue ma visite. J'arrive au bar, il est plus que temps de boire une red stripes… Dans une autre pièce, quelques hommes s'agitent autour d'une table. Ils parlent fort, ils crient presque, certains rigolent. Je m'approche, ils sont en train de jouer aux cartes ! Je les regarde, essaye de suivre et comprendre le jeu mais décidément ça va trop vite… La fin de la partie arrive, les esprits s'échauffent, et pour finir des billets changent de main. Je repars en direction de la musique et en route une bière arrive dans mes mains, comment pourrais-je la refuser ? Nous sommes ici depuis un bon moment et les allemands me confient qu'ils connaissent une seule des chansons passées jusqu'à présent ! Je n'y connais rien mais je n'ai effectivement pas entendu un seul air de Bob Marley ou Jimmy Cliff. La grande mode est le hard-core reggae, et je dois avouer que j'aime vraiment, Elephant Man étant un de mes favoris…

La soirée continue, rythmée par les red stripes, les basses crachées par le puissant sound-system et le micro du DJ ! Ils enchainent les morceaux très rapidement, jamais plus d'une minute. Le DJ au micro est également déchainé, il bouge dans tous les sens et accompagne la musique, comment fait-il pour tenir ce rythme de fou ? Dans le "salon" l'ambiance monte encore d'un cran, les esprits s'échauffent. L'origine de ce vacarme se trouve sur le podium, c'est une charmante jeune fille en tenue plus que sexy qui danse. 2-3 admirateurs sont maintenant juste à coté, l'observent et l'encouragent. Elle est visiblement habituée à cette ambiance et se regarde dans le miroir installé derrière le "ring de danse". Lorsque l'un des prétendants est un peu trop entreprenant, elle le remet à sa place sans ménagement, et continue à danser, si faire le grand écart dans la position du poirier peut toujours s'appeler de la danse…

Quelques bières plus tard, il est temps de rentrer. Le moment le plus dangereux de la soirée, le seul surement. Il faut trouver un taxi avec un chauffeur sobre, ou au moins pas trop "défoncé".Vivement vendredi, il y a un "reggae-contest" dans une ville un peu plus loin, j'ai hate d'y être….
Blog, site, récit, carnet, photo English translation pending
by Cepavrai · 2005-12-01 · 23 replies
Lectrice assidue de VF depuis 2002, convertie par la grâce d'une grande posteuse de ce site à poster moi-même, je m'interroge. Pourquoi, tant et tant de gens éprouvent-ils le besoin quasi compulsif de créer des sites, des blogs (jouet récent), de narrer par le biais de récits, de carnet de voyage, leur périple, leur découverte, leur aventure. Pourquoi faire part de détails souvent insignifiants et d'évènements qui somme toute n'a de l'importance que pour celui qui l'a vécu. D'où vient cet intérêt croissant de publier textes et photos qui en grande partie n'ont que peu de saveur. D'où vient l'attrait que l'on ressent à lire et regarder tous ces mots et photos redéfinissants un moment passé qui ne nous appartient pas?

Le plumitif penses t-il qu'il se distingue ainsi de la masse confuse du touriste un peu ahuri? Est-ce une autosatisfaction? Est-ce une envie de partage, est-ce pour revivre l'aventure, est-ce une sorte de suffisance ou tout autre chose? A vos crayons électroniques, j'apprécie la lecture tranquille de vos écrits.
Nouvelle taxe pour les vols partant d'un aéroport en France English translation pending
by Koudou · 2005-11-23 · 20 replies
Cette taxe vient d'être votée par l'Assemblée nationale, il manque juste le décret d'application pour que cela démarre.

Elle s'applique par segment à tout passager partant d'un aéroport français quelque soit sa nationalité ni où il a acheté son billet.

.................................................. eco.....................business ou first Vol arrivant en France...............1 euro.......................10 euros Vol arrivant hors France............4 euros......................40 euros

Le texte précise que cette taxe sera destinée aux programmes d'aide pour les pays pauvres.

Si cela vous fâche, ne lisez pas la suite, cela va vous fâcher encore plus.

Si cela ne vous fâche pas, notez bien que la loi précise que ces fonds (cela va représenter quand même 600 millions d'euros dont une bonne partie payée par des non français) vont servir à payer les programmes d'aide et pas que cela va faire des fonds supplémentaires pour les programmes d'aide.

Ceux qui on l'habitude de la langue fourchue des politiques ont déjà compris : cette taxe ne sert pas pour que le gouvernement français crée de nouveaux programmes, mais pour financer les programmes en cours. C'est donc clairement un impôt supplémentaire dont la destination n'est absolument pas pour les pays pauvres puisque la dotation budgétaire aux pays pauvres n'a pas changé dans la nouvelle loi de finances. Dit plus simplement, ils vont rentrer 600 millions d'euros supplémenatires d'impôts et taxes mais les programmes aux pays pauvres ne vont pas augmenter.

Il y a cependant une vraie nouveauté : désormais, les étrangers décollant de France payent aussi ...
A la fontaine Espérance, j'ai fait un voeu English translation pending
by Mandoo · 2005-11-01 · 21 replies
Ca fait une éternité que je suis revenue du Japon et pourtant j'y pense souvent...en voyant les textes de tous ces voyageurs j'ai envi de poser ma petite pierre...c'était il y a 3 ans, j'ai écrit ces qq mots dans l'avion.

"Le temps a glissé sur moi, je ne l'ai pas vu passer. Je me donne l'illusion d'être Schéhérazade...Il faut écrire, vite, pour ne rien perdre. J'ai visité un temple shinto, plusieurs même mais c'est celui là qui m'a bouleversé. Son nom s'est perdu, il est proche de Kanuma je crois. Si proche de moi soudain. Il a fallu monter, monter ses marches de pierre antique, s'élever jusqu'à lui comme une prière lachée dans le vent. J'étais seule avec ma famille japonaise, j'avais même été dépossédé de ma langue. Montée vers le ciel. C'est beau soudain de voir apparaître les toits, les dorures. Le silence. Le bruit est une chose dérisoire face à la noblesse sans nom d'un silence léger. Je me suis laissé guidée, comme un pantin dans les doigts d'une foi qui m'était étrangère. L'encens s'échappe de mes mains malhabiles. Les arbres me couvrent, protègent un lieu qui est pur, je le sais, je le sens. Je m'agenouille, je m'abaisse, je regarde. Je noue un papier blanc à une branche d'arbre, je tremble, il tombera vite. A la fontaine Espérance j'ai fait un voeu. C'est comme cela que je l'ai appelé, la fontaine Espérance. Ce nom est apparu, je ne peux plus rien changer. C'est inutile de se battre contre les mots. Chaque instant de ma vie je cherche la beauté du langage et c'est la première fois qu'il s'impose à moi, sans discussion, sans hésitations. J'ai bu son eau sacrée. A la fontaine Espérance j'ai fait un voeu. On m'arrache de sa pureté pour m'emmener sur les tombes des enfants mort-nés...je ne savais plus rien. Ma mère japonaise me demande de m'incliner, pour mon avenir, pour ma fécondité. Elle me demande de faire comme elle devant ces petites statues de pierre nue. J'ai eu un frisson, un tremblement intérieur. Je ne peux pas parler, le silence m'enveloppe alors que je perds tous mes mots, tous mes balbutiements. C'est fou à quel point je suis marquée par ce souvenir, comme un avant goût de ma détresse future. Je ne crains plus rien dans la vie, à la fontaine Espérance j'ai fait un voeu.

Tokyo la nuit c'est un corps sombre illuminé. Du haut de la Tour on se perd, on regarde les lumières d'une ville qui s'éveille au son de la nuit qui descend. Mes yeux ne demandent rien d'autre que de suivre pour l'éternité les chemins qure les éclaboussures des lampes ont crées. Je regarde l'or du soir qui tombe. La ville se couvre de joyaux scintillants comme une courtisane belle. Bleu, vert, rouge, jaune. Il le voir pour comprendre à quel point c'est beau et émouvant. Ville de lumière je n'oublierais jamais ton parfum cher de fumée et de macadam, musc urbain qui me grise. Tokyo la nuit c'est un corps de femme illuminé et adoré, que je regarde comme un tableau, son rouge à lèvre c'est la multitude de néons tandis que ceux qui vascillent et qui grésillent sont le trouble de ses yeux. Un mot encore, celui qui me hante : éclaboussures de couleurs argentés.

Le froissement du yukata sur mon corps nu Le glouglou du thé vert Le sourire des tombeaux Les flash des néons Mon français qui fascille et qui cherche ses mots Les baguettes que l'on casse devant du riz odorant La Fontaine Espérance Le poème muet du moine mendiant Je n'oublierai rien "
Le Yémen en couple English translation pending
by Puske · 2005-09-12 · 10 replies
Bonjour à tous, J'envisage un voyage au Yemen début 2006. Je me pose néanmoins quelques premières questions, étant donné que le lonely planet est relativement pauvre en ce qui concerne ce pays ...

Nous voyageons en couple, nous ne sommes pas mariés. Est-ce que ça peut nous poser un problème si nous souhaitons partager la même chambre ?

Y a-t-il quelque part un coin dans le pays où nous pourrions trouver des plages où il serait possible de porter un maillot de bain et de se promener en short en ville ? Juste histoire de terminer le séjour par un moment un peu plus détendu, et profiter un peu du soleil !

Merci beaucoup pour ces premières infos !
La petite va-nu-pieds, I – La route des Indes 1977 English translation pending
by Babeli · 2005-09-12 · 45 replies
En fait de route des Indes, ce n’est que l’arrivée… Mes carnets m’ont été subtilisé lors d’un déménagement. Quelques lettres sont la seule trace écrite de mes premiers voyages au long cours. J'avais saisie cette trace sur ordinateur il y a longtemps, dans l’idée d’en faire quelque chose un jour… …un jour… et les jours passent… et le jour arrive…

Mi-septembre 1977, je prenais "La route des Indes", traversant en autobus Turquie, Afghanistan, Pakistan, avec Cola qui avait alors 3 ans et demi. Internet, ou l’idée même d’Internet, n’existait pas encore… passé des âges et des moments… Le courrier mettait une dizaine de jours à arriver, écrit sur des aérogrammes. On m'avait conseillé d'éviter les timbres collés sur une enveloppe car, disait-on ("on" ?), les indiens les décollent pour les revendre et… le message n’arrive jamais. Je ne sais ce qu'il en est, j'ai suivi le conseil. La date estampillant les aérogrammes est lisible. Une enveloppe aurait pu se perdre…
Islande - Août 2005 English translation pending
by Nancy · 2005-08-30 · 23 replies
Beaucoup, beaucoup d'hésitations avant de poster ce carnet de voyage ... Que pourrais-je donc bien ajouter d'intéressant aux infos et aux impressions de Christian et Marie-Françoise (membre VF Chris51) ? Avec leur magnifique site, ils ont mis la barre vraiment très haut ! Quant au site de Yann Pichon, il est également incontournable pour bien préparer son voyage. Bourré d'informations très pratiques et très concrètes. Ces 2 sites sont très complémentaires. Je vais donc commencer par leur rendre hommage et par les remercier vivement de leurs conseils et de leur aide. Sans eux, jamais nous ne serions partis en Islande ... En fait, on n'en aurait même jamais eu l'idée !...

Voici donc notre histoire.

NOTRE PERIPLE EN 2 SEMAINES : Sam 6 Août - Vols Icelandair Paris/Reykjavik direct - Arrivée à Keflavik à 15h45 - Nuit à Reykjavik (Hôtel Björk) Dim - Thingvellir - Geysir - Gullfoss - Nuit près de Geysir (Efstidalur 2) Lun-Piste de Kjölur F35 - Kerlingarfjöll - Nuit à Kerlingarfjöll (refuge) Mar-Piste de Kjölur F35 - Hveravellir - Eglise de Vidimyri - Ferme musée Glaumbaer - Nuit près de Varmahlid (GH Bakkaflöt) Mer -Akureyri - Hjalteryri - Godafoss - Aldeyjarfoss - Nuit près de Myvatn (Þinghúsið Hraunbær) Jeu -Lac Myvatn - Namaskard - Nuit près de Myvatn (Þinghúsið Hraunbær) Ven-Lac Myvatn - Volcan Krafla - Musées de Husavik - Nuit près de Myvatn (Þinghúsið Hraunbær) Sam-Parc National de Jökulsargljufur : Asbyrgi, Hljoðaklettar, Dettifoss/Selfoss/Hafragilsfoss - Route vers l'Est - Nuit à Egilsstadir (Guesthouse Egilsstaðir) Dim-Fjords de l'Est (pas vus, on était dans la purée de pois !) - Lagon glaciaire Jökulsarlon sous la pluie - Nuit près de Skaftafell (Hof I in Öræfi) Lun-Lagons glaciaires de Jökulsarlon, Breiðarlon, Fjallsarlon sous le soleil - Parc National de Skaftafell : Svartifoss et le glacier Skaftafellsjökull - Nuit près de Skaftafell (Hof I in Öræfi) Mar-Après-midi couette (grosse tempête - nous avions prévu de faire la piste F206 vers le volcan Laki) - Nuit près de Kirkjubaejarklaustur (Geirland) Mer-Piste F208 : Faille d'Eldgja - Landmannalaugar - Piste F225 - Nuit près de Hella (Heimaland) Jeu -Landmannalaugar - Nuit près de Hella (Heimaland) Ven -Lac du glacier Gigjökull (piste F249) - Musée deSkögar - Skogafoss - Vik - Dyrholaey - Reynir - Nuit près de Vik (Brekkur / Hótel Dyrhólaey) Sam -Krisuvik - Reykjanes - Blue Lagoon - Nuit à Blue Lagoon (Northern Light Inn) Dim 21 Août - Vols Icelandair Reykjavik/Paris direct - Arrivée à Paris à 21h35

ISLAND TOURS :

Nous avons suivi les conseils de Chris et délégué la réservation du 4X4 et des hébergements à Island Tours. Nous avons adressé notre itinéraire (constitué à partir du site de Chris ... ah ben oui, quitte à copier, on y a été à fond !!) à Eric, le patron de l'agence, qui, fort de son expérience, nous a proposé une ou deux corrections et effectué les réservations. Mi janvier, tout était organisé et réservé. 35% versé à la commande pour assurer les réservations, le solde 1 mois avant le départ. Ils proposent également les vols mais légèrement plus chers (562 Euros). Nous avons décliné. Eric est un passionné d'Islande, un peu froid, mais super pro. Il répond volontiers à toutes les questions. Il offre habituellement le Petit Futé et une carte d'Islande. Comme nous les avions déjà achetés pour préparer notre itinéraire, il nous a offert les 3 cartes au 250 000e. Avec ça, nous étions parés !

BUDGET :

La devise locale est la couronne islandaise ISK (ou KR) 100 ISK = 1, 29 Euros Nous avons changé 200 Euros à l'aéroport en arrivant et n'avons pas eu besoin de plus (de cash !) Paiements en CB possibles partout.

Voici le détail de notre budget pour nous 2 : 1 050 Euros pour les vols 5 162 Euros pour la location du 4X4 et tous les hébergements (b&b) 31 285 ISK (404 Euros) pour l'essence (3 400 km parcourus - Entre 113 et 119 ISK/l) 19 750 ISK (253 Euros) pour 3 extras au restaurant 12 600 ISK (163 Euros) pour les entrées des musées/Jökulsarlon/Blue Lagoon 8 140 ISK (105 Euros) pour les petites dépenses cash (skyr, salon de thé, cartouche de gaz, dépliants dans les centres d'info ...) Total : 7 137 Euros ... 😕 c'est un voyage qui se prévoit ...

TRANSPORTS :

1 - Vols

Billets d'avion achetés en Janvier 2005 sur Internet auprès de Voyages-SNCF.com. Récupérés par la poste. Prix = 525 Euros l'A/R Aucune taxe d'aéroport.

2 - 4X4 Petit 4X4 Suzuki Jimny réservé par l'agence Island Tours chez Hertz. Récupéré et rendu à l'aéroport. Km illimité - CDW incluse - Nous avons décliné la super CDW qui n'a plus d'autre intérêt que d'abaisser la franchise, sans couverture plus large. Attention, c'est petit. Pour 2, c'est suffisant à condition de replier les sièges arrière pour un accès plus facile aux bagages. A plus de 2, je conseille vraiment de réserver plus grand ... Pour le parcours que nous avons fait, ce véhicule était parfait. Petit, maniable, pour des néophytes du 4X4 comme nous, c'était l'idéal. L'état de certaines pistes et la traversée de rivières à gué nécéssitent 4 roues motrices (même si quelques pros les passent en dérapage en 2 roues motrices, mais tout le monde ne sait pas faire ! 😉 clin d'oeil pour Vilcanota). Les pistes Fxxx sont normalement réservées aux 4X4 bien que certaines soient pratiquables en véhicule standard (mais dans ce cas, l'assurance ne couvre pas les dégâts faits au bas de caisse). L'Islande est un voyage qui coûte cher. Alors, quitte à casser la tirelire, autant louer un 4X4. Je crois dommage de se priver des plaisirs de certaines pistes (ou de les faire dans l'angoisse) parce qu'on a une voiture normale. Nos plus beaux souvenirs viennent des pistes intérieures ...

HEBERGEMENT :

Toutes les réservations ont été effectuées par Island Tours en Janvier. En 2004, nous nous y étions pris en mai ... c'était bien trop tard ... On parle de ferme ... mais parfois, on se demande vraiment pourquoi. Je suppose qu'à l'origine, il s'agissait vraiment d'hébergement dans des fermes et puis ça a dû se généraliser, se moderniser, s'organiser ... Bref, parfois ce sont de vrais hôtels de campagne, des chalets, des bungalows ... D'une façon générale, ces hébergements sont fonctionnels, pratiques, très propres avec des sanitaires toujours impeccables (même communs). Mais ne vous attendez pas à retrouver la douceur cosy des B&B d'Irlande ou d'Ecosse ... Ici, pas de cheminée, pas de cadres sur les murs, pas de petits bibelots pour réchauffer l'atmosphère, pas de jolis tissus épais aux fenêtres ...

Voici nos avis (lien hyper texte pour chacun) : Hôtel Björk : hôtel simple et spacieux, dans un quartier tristounet mais pas très loin du centre (à pied). C'est tout à fait correct. Efstidalur 2 : 🙂 chambre immense et complète dans un grand grand grand chalet qui en comporte 10. Sanitaires privés. Tout en pin et 2 cadres sur les étagères ! ... Refuge de Kerlingarfjöll : petits chalets à se partager. Le nôtre étaient pour 3. Nous y étions tous les 2 seuls. Pas de coin cuisine dans le nôtre. Douche commune près du jacuzzi. WC privés. Vraiment vieillot et tout juste propre. Pour une nuit, ça va ... Et puis, la vue rattrape ! GH Bakkaflöt : hôtel sympathique. On profite de la cuisine du camping mise à disposition de l'autre côté de la route. Sanitaires communs. Jacuzzi et piscine. Notre meilleur petit déjeuner avec du vrai jambon fumé et des oeufs cuits mollets. Délicieux ! Þinghúsið Hraunbær : 🙂 ah, là c'est un vrai grand bonheur !!! Dans une maison séparée, 6 chambres spacieuses et très lumineuses - Sanitaires communs - Immense cuisine moderne très bien équipée, séjour et coin salon à se partager. C'est vraiment très confortable. Notre préférée ! Guesthouse Egilsstaðir : hôtel classique. Beaucoup de charme mais moi, je m'y suis sentie un peu mal à l'aise (trop chic pour mon sac à dos et mes soupes en sachet). Du coup, on a mangé au restaurant ... voir § repas. Hof I in Öræfi : des petits chalets de 2 chambres et 1 sdb chaque. C'est joli, en pin, mais vraiment petit petit ... Geirland : des bungalows en ... ? ... matériau composite. Ca parait tout neuf. Sanitaire privé. C'est grand et confortable. Vue superbe sur la montagne et les cascades. On en a longuement profité puisqu'une violente tempête nous a cloués dans la chambre tout l'après-midi. L'accueil le plus froid qu'on ait reçu ... en accord avec le temps ... Heimaland : 🙂 nous avions la petite maison individuelle juste à côté du jacuzzi entouré de claustras de bois. Quel charme ! Petite maison de poupée avec 2 lits superposés, un coin cuisine, des WC. La douche est dans la maison principale. Le petit déj, plus original qu'ailleurs, est servi par les hôtes dans leur propre maison. Ils sont très chaleureux (si, si !!) sans être envahissants, prêts à tout pour rendre votre séjour confortable. On dirait qu'à eux seuls, ils veulent contrebalancer la réputation des Islandais ! ... Tant d'attentions, lors du petit déjeuner, ont fini par me gêner, moi la grande timide ... tant et si bien que j'ai fini par lâcher une rondelle de tomate ... dans mon verre de jus d'orange ! 😊 C'est toujours comme ça 😕 !!... Ils sont vraiment adorables, en voyant qu'ils avaient affaire à Mrs Bean, ils ont été encore plus prévenants (et donc moi encore plus embarassée !) ... Je vous rassure, je n'ai pas fait d'autres bourdes, j'ai attrapé mon concombre à 2 fourchettes ! ... Non, tout ça reste pour nous un excellent souvenir et un vrai coup de coeur ! En plus, la vue sur le volcan Hekla et sur les 2 glaciers Tindfjallajökull et Eyjafjallajökull est fabuleuse (surtout qu'on avait beau temps !) Brekkur / Hótel Dyrhólaey🙁 Beurk ... un grand hôtel sans aucun charme, des longs couloirs tristes, des chambres très impersonnelles au sol de cailloux (bouah !), des groupes, une grande salle de restau pour le petit déj ... pas bien, pas bien ... surtout après Heimaland ... Northern Light Inn : 🙂 surprise ! On s'attendait à un grand machin à groupes. Pas vraiment, c'est une petite structure avec pleins de petits coins salon chaleureux et accueillants et ... une cheminée !!! une vraie, qui marche !!! Pas mal du tout.

Une remarque sur les jacuzzis : nous imaginions des bains naturels, aménagés en bois, au milieu d'une nature accueillante ... euh, en fait, ce sont des jacuzzis en résine (comme chez nous), scéllés dans le béton d'une méchante terrasse à l'arrière du bâtiment ou près du parking et protégé du vent par des tôles ... Ca n'a absolument aucun charme. Mieux vaut le savoir pour éviter d'être déçus ... Le seul qui est vraiment chouette c'est celui de Heimaland, entouré de claustras de bois. Puisqu'on en est à parler des bains, nous, on s'est finalement baignés 2 fois en milieu «naturel» : à Landmannalaugar, là c'est super chouette et à Blue Lagoon, bien bien mieux que ce que j'imaginais (voir § site). On n'a pas pris le temps de se baigner à Myvatn, mais là aussi ça avait l'air très beau et bien mis en valeur, dans un très joli cadre. Et donc ..., on n'a pas testé les jacuzzis ...

Et l'accueil des Islandais alors ? Cette froideur légendaire ?... Pour nous, qui sommes des gens de la Lorraine (et pas de Nice !), pas très liants, pas très bavards (un peu ours quoi !), ça ne nous a pas choqués !! On arrivait, on remettait notre voucher, ils répondaient à notre sourire en nous remettant la clé de la chambre, en nous indiquant où étaient les douches, le coin cuisine et à quelle heure était servi le petit déjeuner. Et voila ! Ils ne cherchent pas du tout à lier conversation. Mais comme nous non plus 🤪... Donc, sur cet aspect là, vous l'aurez compris : on ne peut pas être de bons juges !

On avait apporté des chaussons, des mules quoi. C'est mieux que les tongs car ça permet de garder ses chaussettes. Car, pour ceux qui découvrent, il est d'usage de se déchausser en entrant dans toute habitation, a fortiori dans votre chambre. Ca semblait moins attendu dans les hôtels traditionnels (du coup les moquettes sont beaucoup plus sales, comme quoi c'est finalement une excellente habitude). Nous avons pris tous nos petits déjeuners en chaussons.

Je conseillerais d'imprimer le descriptif de chaque ferme notamment le «how to find». Avec une bonne carte, ça suffit pour trouver. D'autant plus que in situ, les fermes sont toutes indiqués par des petits panneaux bleus. Aucun souci.

REPAS : Nous avions prévu d'éviter au maximum les coûteuses dépenses de repas sur place. Nous profitions donc largement des petits déjeuners inclus dans nos réservations pour pouvoir nous contenter d'une collation à midi (thé et gâteaux secs) et d'une soupe le soir. Et puis, après tout, un peu de régime ne nous ferait pas de mal !!

Nous avions donc emporté de quoi être autonomes pour 15 jours, sansdépasser les 3 kg/p autorisés par la douane : Une trentaine de sachets de thé Des gâteaux secs (genre Lu) à tremper dans le thé (assis dans l'herbe mouillée, dans les embruns et le vent d'une cascade, ça a un côté magique !) 11 sachets de soupe déshydratées (Maggi et Knorr - 1 sachet pour 2) 8 repas lyophilisés (Decathlon) - pensez à la pince à linge pour maintenir le sachet fermé pendant la «cuisson» Un gros paquet de crackers et 2 bouteilles de Martini (ben ? et le régime ?!?)

Au niveau du matériel: Un petit réchaud camping gaz (Twister 270 PZ - super compact - 35 Euros chez GoSport) On a acheté la cartouche de gaz CV 270 à la première station service juste après l'aéroport (740 ISK) - A la fin de notre périple, nous avons été la déposer au camping de Keflavik (il restait encore pas mal de gaz), à côté de l'aéroport où un container est prévu à cet effet. Plusieurs dizaines à disposition ... Il suffit de le savoir pour se servir ... Une casserole en alu d'1 litre et son couvercle 2 bols en plastique Couverts-1 paire de ciseaux (pour ouvrir les sachets de soupe ...) Sopalin-Eponge grattoir-Lavettes/torchon- Allumettes-Briquet- 1 Thermos d'1 litre

Les petits déjeuners étaient compris avec toutes nos nuits. Ils se présentent partout de la même façon, un grand buffet composé de tomates/concombres/poivrons - jambon et/ou charcuterie et/ou saumon fumé et/ou hareng mariné (un peu dur au saut du lit mais Philippe a aimé !) - confitures - céréales - lait frais (nymjolk) et lait caillé (surmjolk, un régal) - jus de fruits - fruits frais - divers pains C'est super bien et super bon mais ... un peu toujours pareil. Un petit déjeuner aussi complet nous tenait sans problème toute la journée.

Vers 2-3h, on s'arrêtait pour prendre un thé (on faisait remplir notre Thermos d'eau chaude par nos hôtes qui l'ont toujours fait avec empressement et gentillesse) et des gâteaux secs. Parfois, on y ajoutait un Skyr (fromage blanc local absolument délicieux) acheté dans une station service (quand même entre 70 et 130 ISK le pot, selon l'endroit).

Le soir, petite pause apéritif (😛) suivie d'une soupe ou d'un repas lyophilisé les jours de fête. A noter, que les repas Decathlon ne sont pas mauvais ... Si, si !!

Ce n'est pas un voyage gastronomique, mais on s'y fait ...

3 extras au restaurant : Le premier soir, à Reykjavik, le Kaffivin (Guide du Routard) Cadre et ambiance très sympa 🙂 1 salade 490 ISK 1 fish & chips 1250 ISK 2 bières pression 2X500 ISK (Total : 2740 ISK) - A mi voyage, à Egilsstadur, au restaurant de l'hôtel Bôf ... vraiment trop cher pour la qualité des mets ... 🙁 Le vin était bon ... 1 plat d'agneau (trop cuit) 2990 ISK 1 plat de canard (trop cuit) 3790 ISK 1 bouteille de vin Italien 2800 ISK (Total : 9580 ISK) - Le dernier soir, à Keflavik, le Rain (Guide du Routard) Bien situé en bord de mer, accueil très sympa. Et c'était vraiment bon ! 🙂 2 plats de poisson (morue et lotte) 2100 ISK et 2090 ISK 2 fondants au chocolat 2X920 ISK 2 verres de vin 2X700 ISK (Total : 7430 ISK)

SITES :

Budget total entrées des musées : 5 800 ISK/2 Balade Jökulsarlon : 4 000 ISK/2 Entrée Blue Lagoon : 2 800 ISK/2 Bonne nouvelle : tous les sites naturels sont gratuits

Je ne vais pas décrire chaque site visité, d'autres (Chris et Yann, encore eux !) l'ont très bien fait. Je vous y renvoie. Je rapporte juste quelques impressions plus personnelles.

Sur les grands sites naturels, un centre d'information vend un petit dépliant détaillant les balades à pied à faire dans la région (en Français, à défaut en Anglais). 100 ISK sauf à Landmannalaugar et Kerlingarfjöll à 200 ISK.

Les cascades On en a vu 9 au total. La plus impressionnante : Dettifoss ; la plus riante : Svartifoss ; la plus surprenante : Aldeyjarfoss sur la route 842 ; la plus amusante : Seljalandsfoss (on passe derrière au sec) ; et notre préférée : Hafragilsfoss ... Un petit mot à propos de notre préférée : les 3 chutes Dettifoss, Selfoss et Hafragilsfoss sont dans le même périmètre du Parc National de Jökulsargljufur, accessible par la magnifique piste F862. D'abord, allez jusqu'à Dettifoss. Parking lunaire pour une cascade démoniaque et effrayante tant elle est puissante et grondante. De Dettifoss, vous rejoindrez à pied Selfoss à quelques centaines de mètres en amont. Plus calme ... Et puis en repartant en voiture, surtout ne manquez le petit détour à Hafragilsfoss (en aval de Dettifoss). Le parking de cette 3è cascade se situe à quelques encablures de là, sur la droite quand on repart de Dettifoss (vous aurez d'ailleurs surement vu le panneau à l'aller, mais gardez-la pour la fin !). Petit parking, vide. Le circuit balisé de jaune forme une boucle. Je conseille de le suivre par la droite pour se réserver les meilleurs effets. On est très haut par rapport à la rivière. Donc, rien à voir avec Dettifoss. On domine un paysage édenesque. Et quel paysage !! Un long canyon multicolore, des cascades, un lagon bleu turquoise, un torrent traversant une prairie de mousse vert fluo, des criques de sable noir ... bref, c'est irréel tellement c'est beau ! et tout ça arrive petit à petit au fil de la boucle. Ne ratez pas ça, la boucle prend 15-20 minutes, beaucoup plus en réalité car on reste scotché devant un tel panorama !

Les orgues basaltiques Nous sommes fana de ce genre de formations volcaniques. Ici, il y en a partout !! Il est vrai, certaines n'ont pas la régularité de la Chaussée des Géants d'Irlande mais la quantité est impressionnante. Les cascades Svartifoss et Aldeyjarfoss en offre des exemples remarquables. Le site de Hljoðaklettar sur la piste F862 est également extraordinaire et à ne pas manquer si vous êtes sensibles à ces formations ...

Les glaciers et lagons glaciaires Jökullsarlon est le plus touristique avec des balades organisées sur le lac auprès des gros glaçons bleus. 2000 ISK/p pour 40 minutes environ. 25 Euros/p ... je ne suis pas complètement sûre que ça vaille le coup, car au bord du lac, on voit également très bien les icebergs ...Les voit-on mieux à bord du petit bateau ?... Mmmm, pas si sûre ... 😐 Breiðarlon : pas de glaçon. On ne s'y est pas arrêté Fjallsarlon : magnifique, sauvage (on y est seul), superbe. Nos plus belles photos ! Ces 3 lacs sont très facilement accessibles depuis la route 1. Un peu plus délicat, le lac du glacier Gigjökull sur la piste F249 (à 21 km à l'Est de Hvolsvöllur) vers Þórsmörk. La piste présente quelques gués un peu plus délicats qu'ailleurs. Nous, on s'est arrêté au lac, mais il parait qu'on peut aller plus loin ... on n'a pas testé, notre but c'était le lac (conseillé d'ailleurs par le charmant propriétaire de Heimaland) et on a été gâté. Un rayon de soleil sur le glacier et les petits icebergs bleus, blancs et noirs (ceux couverts de cendres volcaniques). On ne s'en lasse pas ... Solheimajökull au bout de la route 221 à quelques km à l'Est de Skogar: l'intérêt de ce glacier est qu'on peut s'en approcher tout près, toucher la glace. Pas de lac devant pour le protéger de nos doigts curieux. Soyez prudents tout de même, au bord du glacier, le sol est meuble par endroit, au point de s'y enfoncer jusqu'à mi mollet. Remarquez, après il y a tous les petits torrents dont on a besoin pour laver chaussures, chaussettes et bas de pantalons ! Bien sûr, nous ne sommes pas montés sur la glace. Pas fous !! Des balades guidées sont organisées pour cela. Plusieurs départs à heure fixe depuis le parking avec un guide. On n'a pas fait.

Les sites géothermiques Geysir : le geyser Strokkur jaillit régulièrement toutes les 4 à 6 minutes. Il suffit d'attendre et d'essayer de fixer sur papier la remarquable bulle bleue qui se forme juste avant l'explosion. Vilcanota l'a parfaitement réussie (voir sur le forum photographie et videos de voyage), nous un peu moins ... Nous avons eu la chance d'assister aussi à une petite explosion de Geysir, le grand geyser voisin, lui beaucoup moins régulier. Sur le même site, 2 très jolies mares côte à côte, l'une d'un bleu roi profond, l'autre turquoise ! Beaucoup de monde car c'est très facilement accessible et ça fait partie de toutes les excursions organisées depuis Reykjavik. Kerlingarfjöll : Beaucoup moins de monde ! Ici, l'hébergement est limité (mais il y a toujours un terrain de camping pour les courageux). Magnifiques montagnes multicolores, glaciers, torrents, solfatares, jets de vapeur, marmites de boue ... une jolie boucle permet d'avoir un bon aperçu des ces montagnes en 2-3 heures. Montez en voiture jusqu'au parking (la piste démarre au dessus du camp vers la montagne), de là suivez les piquets ... Attention, le sol peut être très glissant s'il a plu. C'est extraordinaire ! Pour arriver au camp, 2 gués. Pour beaucoup, ce sont les premiers du voyage ... Le premier est très facile, le second un peu moins : plus de courant et opaque. A l'aller, nous avons suivi des Hollandais et nous nous sommes un peu trop compliqués la vie en remontant trop vers l'amont. Au retour, j'ai testé à pied (voir § plus bas sur les gués) et trouvé un passage bien plus sûr et bien plus simple : tout droit ! Ce jour là, le niveau de l'eau le permettait ... ce jour là ... Autour de Myvatn : Namaskard et Volcan Krafla Le lac Myvatn est magnifique avec ses berges découpées, ses petites îles, ses pseudo-cratères, ses canards .... Seule ombre au tableau : les moucherons. Ils inspectent tous les orifices disponibles ! Heureusement, ils ne piquent pas mais qu'ils sont insolents ! On comprend rapidement pourquoi certaines personnes se couvrent la tête d'un filet. Et notre sourire moqueur du début s'est vite transformé en regard envieux ! Plusieurs sites à visiter dans cette région dont le Namaskard et surtout les alentours du Volcan Krafla. Le lac Viti en cache un autre qui se mérite ... il faut faire le tour du lac Viti pour le découvrir, sur la droite. Il est bleu/vert, tout mignon. La balade est sympa. Et puis, surtout, ne manquez pas le tour du Krafla, le Leirhnjukur, balade dans un champ de lave stérile avec de belles solfatares. Landmannalaugar : Entre Kerlingarfjöll et Landmannalaugar mon coeur balance ... La piste F208 qui y mène est extraordinaire et vaut le voyage à elle seule. Depuis la route principale au sud, 30km et 2 gués pour arriver jusqu'au croisement d'Elgdja. Si l'on veut faire le décrochement jusqu'au parking de la faille d'Elgdja, encore 2 autres gués (qu'il faudra donc repasser au retour). Ce jour là, ça passait bien, je les ai sondés à pied sous le regard mi amusé/mi incrédule d'un groupe de marcheurs Français véhiculés, eux, dans un énorme bus/tracteur dont les roues arrivaient en haut du toit de notre Jimny !... Forcément, pour eux, pas besoin de chercher le chemin à pied dans l'eau ! Du parking, il faut (dixit ces fameux marcheurs qui en revenaient) 1h30 A/R pour rejoindre la chute d'Orafoss. Trop long pour nous, nous avions encore beaucoup de chemin à parcourir ce jour-là. Nous nous sommes donc contentés d'une balade à l'entrée de la faille, véritable canyon dont les parois sont recouvertes d'une mousse épaisse. Ca vaut le coup : c'est beau et c'est aussi symbolique que de se trouver sur le tropique du Capricorne. On est ici à la jonction des plaques tectoniques Américaine et Eurasienne. Ah, c'est sûr que pour prendre un vrai plaisir en Islande, il faut un tant soit peu être sensible à la géologie et à l'histoire de la Terre ..... Après Elgdja, on reprend la F208. D'extraordinaire, elle devient subjugante ! Là, les gués se succèdent ... Une bonne douzaine avant d'arriver au camp de Landmannalaugar. Nous passons les 2 derniers gués (réputés un peu plus difficiles ; on peut d'ailleurs parfaitement se garer juste avant et terminer à pied sec, c'est juste à côté du site), nous récupérons le dépliant habituel auprès du centre d'information et partons à l'assaut de la coulée de lave. Nous avons choisi de faire le tour du Laugahraun : 2h en flânant, en s'arrêtant pour boire un thé, en prenant 50 photos ... c'est une bien belle boucle. En fin d'après-midi, nous quittons Landmannalaugar par la piste F225 vers l'Ouest. Encore d'autres paysages fabuleux. Quelques gués pas bien méchants, et puis là on commençait à avoir une certaine expérience !... Tiens justement, à ce propos, une anecdote. On arrive face au dernier gué (nous, bien sûr, on ne savait pas encore que c'était le dernier !). Il est assez large, mais pas très profond. Néanmoins, de l'autre côté, face à nous, un couple d'Allemands était sorti de son vieux camping car, perplexe devant cette étendue d'eau. Ils observent notre traversée. On y va ... pas le moment de se planter !... Bon, ça passe tout seul. Ils ont l'air impressionné (pourtant, pas vraiment de quoi ...). On s'arrête, on discute, on les rassure (c'est tout ce dont ils avaient besoin !), on leur explique qu'il y a encore d'autres gués après mais moins larges et peu profonds. Ils hésitent, on insiste : «les paysages sur cette piste sont magnifiques, vous ne pouvez pas rater ça !! - Plus beau qu'ici ? - Tu parles ! Et comment !!» Bref, ils finissent par passer, sans difficulté. De chaque côté de la rivière, on se fait des grands signes «Bravo ! Merci !» Et chacun repart, nous vers l'Ouest, eux vers l'Est. Le lendemain, nous revenons à Landmannalaugar. Et sur le parking juste avant les 2 derniers gués, on reconnaît leur vieux camping car (faut dire que des antiquités pareils, y en avait pas 2 !). Donc ils sont arrivés au bout !! Je glisse sous leur essuie-glace un petit mot du style «on est super content de vous savoir là, j'espère que vous en profitez. Nancy & Philippe, le couple Français du gué». La journée s'écoule et le soir on rentre par le même chemin ... Une 2ème fois, on se retrouve donc devant ce même dernier gué. Et cette fois, ce sont 3 Italiens qui «nous» attendent avec la même perplexité. Le scénario se répète, on passe, on s'arrête, on les rassure sur la suite, on leur montre le chemin à suivre dans l'eau (eux, ils ont une petite voiture), ils hésitent encore, on insiste, je leur montre, les pieds dans l'eau (j'ai fini par y prendre goût) qu'il y a peu de fond, ils y vont enfin ! Mêmes grands gestes, mêmes sourires !!! Et chacun continue ... Mais, c'est pas fini ! Au bout de la piste, que voit-on ? Le vieux camping car des Allemands ! Non ? Si ! Ils font une pause, garés et sont au volant ! On s'arrête, ils sortent et nous accueillent d'un «hello Nancy & Philippe» preuve qu'ils ont trouvé notre petit mot qui visiblement leur a fait plaisir ! Retrouvailles émues (on a failli s'embrasser !). Evidemment ils ont adoré la piste et le Landmannalaugar !... Quelques mots, quelques politesses et chacun a poursuivi son chemin, tout émus de cette double coïncidence. On s'est demandé si on allait revoir les Italiens !! Allez, l'Europe est en route. Voila, c'est tout. Tout ça pour dire qu'on peut être ours et serviables !... 😛 Notre 2ème journée passée dans le Landmannalaugar nous a permis de nous baigner dans la source chaude. Même si se déshabiller sur le petit ponton est bien peu pratique et qu'il y a un peu de monde, faites-le, c'est sympa ! Quant à la balade, nous avons tourné dans la vallée de Brandsgil puis comme les sommets étaient couverts (voila qui nous donnait bonne conscience !) nous n'avons pas voulu tenter une ascension qu'on sentait vaine et avons décidé de refaire la même balade que la veille ... dans l'autre sens. Et bien, c'était une bonne idée, et du coup, ça me permet de vous dire qu'elle est plus jolie dans les sens des aiguilles d'une montre : d'abord la vallée du Graenagil, puis la coulée de lave. En quittant Landmannalaugar, ne manquez pas 2 petits arrêts auprès des lacs Ljotipollur et Blahylur. Les parois rouges ou vertes des cratères font ressortir le bleu de l'eau. Du plus bel effet ! Pour terminer, voici notre avis sur les pistes qui mènent à Landmannalaugar : Si vous venez de la route 26, la piste F208 n'a aucun gué. Elle est donc empruntée par les voitures de tourisme. Néanmoins, elle est pénible, c'est de la tôle ondulée qui secoue affreusement et surtout les paysages sont beaucoup moins beaux. Si vous êtes en 4X4, préférez-lui sans hésiter la F225 . Cela dit, le must, c'est bien la F208 entre Eldgja et Landmannalaugar ...

Parc National de Jökulsargljufur Dans la péninsule de Tjörnes. Le site d'Asbyrgi est assez fabuleux. Encore faut-il s'y promener un peu ... Nous y sommes arrivés un matin de pluie et de brouillard. Le petit dépliant acheté au centre d'infos, les anoraks enfilés, les capuches serrées, nous partons vers le fond du canyon pour entreprendre une petite balade vers le lac (1h, guère plus). C'est superbe ! Le lac occupe l'extrême fond du canyon, il est entouré de parois verticales, en forme de U. Et là, la pluie s'est arrêtée, la brume s'est levée. Il y a des moments magiques comme ça dans la vie où l'on a l'impression que la Nature nous récompense de nos efforts et de notre opiniâtreté. C'en était un ! A la suite de ce site, nous avons emprunté la F862 décrite dans le même dépliant. Tout le long de la piste, les sites se succèdent. On passe d'une attraction à une autre, comme chez Disney ! Après Asbyrgi, nous sommes arrivés à Hljoðaklettar, le site des monuments en orgues basaltiques. Belle balade encore. Près du parking, une petite rivière et quelques tables permettent de pique niquer dans un décor paradisiaque (tiens, un conseil : n'oubliez pas un plastique, genre sac FNAC, pour pouvoir vous asseoir par terre ou sur un banc mouillé. Plus pratique qu'un Kway ou une cape qu'il faut ensuite faire sécher ...). Plus loin, les 3 cascades décrites plus haut : Dettifoss, Selfoss et Hafragilsfoss. Cette journée fut parmi nos plus belles ! Une telle variété nous a émerveillés.

Blue Lagoon (1400 ISK/p) Très agréable surprise. C'est bien aménagé : l'usine est cachée par des talus de roches volcaniques. Depuis le bassin, on ne la voit pas. L'eau a une couleur bleue laiteuse, elle est opaque, chaude et douce. C'est irréel. Et finalement, peu de monde quand on y était. Pour clore un voyage, c'est absolument parfait, d'autant que l'hôtel est à 18km de l'aéroport. Nous en avons profité pour faire le tour de la péninsule de Reykjanes. Bon, pour une fois, les paysages ne nous ont pas éblouis ...

Les musées L'église de Vidimyri (200 ISK/p) Petite église au toit de tourbe. La ferme Glaumbaer (400 ISK/p) Joliment restaurée, instructif, intéressant. Et puis un petit salon de thé charmant, pas trop cher pour l' Islande (1400 ISK pour 1 café, 1 chocolat et 2 crèpes confiture/chantilly) ... A ne pas manquer Le musée Safnahusid à Husavik (400 ISK/p) Musée d'animaux empaillés dont de nombreux oiseaux - Outils, matériel de pêche ... Le Whale Center de Husavik (500 ISK/p) Pour tout savoir sur les baleines. Le musée de Templarinn à Faskrudjördur (400 ISK/p) Petit musée à la mémoire des pêcheurs Français de Paimpol qui sont venus pêcher la morue dans les eaux Islandaises. J'ai découvert un métier !... C'est très émouvant. La ferme musée de Stöng sur la route 32 (300 ISK/p) Sympathique reconstitution d'une ferme Viking. Et animée par 2 jeunes chats adorables qui attiraient plus l'attention que la ferme elle-même ! Le folk museum de Skögar (700 ISK/p) Incontournable - S'il ne faut en voir qu'un c'est celui-là ! Il résume tout - Prévoir au moins 1h30 - Collection d'ustensiles, d'outils, d'objets ... - Habitations d'antan reconstituées (ferme, école, église ...) - Musée des transports -

GUIDES :

Pour préparer mon voyage, j'ai d'abord consulté, épluché et pillé les sites de Chris et de Yann Pichon, puis j'ai acheté le Petit Futé (sans aucun intérêt). J'ai acheté par la suite et n'ai finalement emporté sur place que les 2 guides suivants : Guide du Routard 2005-2006 - Pas mal car il est structuré. Impossible de rater l'essentiel mais seul l'essentiel est décrit .... Bibliothèque du Voyageur - Gallimard C'est de la littérature, à lire à haute voix en voiture quand le paysage ne vous laisse pas le souffle coupé (donc, pas très souvent) - Pas très pratique pour préparer le voyage car ça manque de structure, de paragraphe, de mise en valeur (ça c'est mon côté scientifique qui ressort !) Cartes : j'adore les cartes ; en voyage, Philippe pilote et je co-pilote. Alors, avec les 3 cartes LANDMAELINGAR ISLANDS au 250 000e, ce fut un vrai bonheur. J'avais surligné l'itinéraire prévu et roule ma poule ! Un tel niveau de détail est bien agréable pour repérer les fermes où on doit coucher, les gués, les cascades, la qualité de la route ... On les trouve dans toutes les stations service et centres d'information à environ 1300 ISK la carte.

DIVERS :

L'itinéraire - Il nous manque la Sprengisandur (F26) ... entre beaucoup d'autres ... A l'usage, cet itinéraire nous a paru vraiment intéressant, autant par les sites visités, les routes empruntées, le choix des hébergements, que par le nombre de km à faire chaque jour. C'était raisonnable. La plus grosse journée se faisait sur la route #1, goudronnée (en grande partie). Pas de regret (sauf celui d'avoir raté le volcan Laki et la piste F206 et les fjords de l'Est, mais, ça ce sont les aléas d'un voyage en Islande) Les photos - Toujours à l'argentique, je crois que ce voyage nous a (enfin !) décidés à passer au numérique. On a fait beaucoup de photos (près de 400) et surtout beaucoup de photos qui se ressemblent ... car à chaque fois, on se dit que ... cette fois, la lumière est plus belle, qu'ici la couleur du soufre est plus vive, que là le mouton est encore plus beau ... Bon, au final, pffff que de doublons !! Le climat - Ah ça, ce n'est pas les Seychelles !! En 15 jours, nous n'avons eu qu'une seule journée complète sans pluie. Pour le reste, du crachin, des nuages, de la brume, du vent ... et quelques éclaircies ! Cela dit, il a fait beaucoup moins froid que ce qu'on pensait : 8-9°C mini et 16°C pour la plus belle journée. Le vent par contre souffle parfois violemment. Nous avons donc bien apprécié notre anorak polaire/coupe vent. C'est vraiment important d'être bien équipés pour pouvoir profiter malgré des conditions climatiques difficiles. Donc, de bonnes chaussettes chaudes, une bonne polaire, un bon coupe vent bien imperméable, des gants éventuellement ... aux pieds, des chaussures de marche basses nous ont suffi. La poussière - Voila bien un pays où l'on ne se salit pas : pas de poussière, pas de pollution, on ne transpire pas et on risque peu les taches des trop rares agapes ... Les pistes - Pour se préparer à la conduite en Islande (entre autres !), l'incontournable site de Yann Pichon. Nous l'avons étudié consciencieusement avant de partir, avons imprimé et emporté les pages pratiques sur le passage des rivières. C'est très utile, très bien fait et ça dégrossit ... L'expérience sur place fait le reste ... Les gués - Parlons-en ! Ca fait partie d'un voyage en Islande ! Avant le départ, ça m'a réveillé plus d'une nuit ... eh oui, je suis une grosse inquiète ... Yann Pichon (toujours lui !) dit qu'il y a 5 choses à vérifier : le courant, la profondeur, la nature du fond, les points d'entrée et de sortie. Pour chaque gué important (certains ne sont que des flaques ...), en bons élèves studieux, nous avons fait cette étude calmement et ces traversées sont devenues ... un vrai jeu ! «Alors, et celui-là, comment on va le prendre ?....» J'ai calmé mes angoisses en traversant les premiers gués ... à pied. J'avais emporté des sandales en plastique, vous savez, ces affreuses choses de couleur (les miennes sont bleues) qu'on porte sur les plages aux rochers coupants (mais pourquoi donc les avais-je gardées ?...), j'ai tombé le pantalon, piqué un caleçon à Philippe, attrapé le pied de l'appareil photo en guise de bâton et hop, à la baille ! Ah, la photo vaut son lot de cacahuètes !! Bon, c'est un peu froid mais ... pas de quoi se pamer non plus. C'est une méthode très efficace dans les gués opaques. Ensuite, rien de plus facile pour le conducteur (qui lui est resté bien au sec ... je me demande si je ne me suis pas fait avoir dans la répartition des responsabilités ...) de suivre le chemin défini à pied ... Attention, évitez cette méthode s'il y a trop de courant .... Au bout de 4-5 gués passés comme ça, l'expérience commençait à gagner, les conseils de Yann à prendre consistance «Ah oui, là, je vois l'arc de reprise du courant !». Et donc, plus besoin de faire trempette (ça va bien un temps cette histoire quand même). Et au final, ce ne fut ... que du bonheur ! J'insiste sur ce § car, vraiment, j'étais un peu inquiète et je pense (en tous cas, ça me rassure de penser) que je ne suis peut-être pas la seule. Maintenant, quand je vois les photos que j'ai prises de Philippe au milieu du gué, j'ai le sentiment qu'il n'y avait vraiment pas de quoi s'affoler. Nous avons eu de 10 à 60 cm d'eau. Au total, nous avons traversé une cinquantaine de gués dont environ 30 différents (ben oui, y en a qu'on passe à l'aller et au retour comme à Kerlingarfjöll par ex, et au retour, c'est forcément plus facile). En résumé, lisez bien les conseils de Yann et de Chris, restez toujours humbles et prudents (l'eau opaque peut réserver des surprises) et n'hésitez plus !! L'expérience est inoubliable ! L'artisanat - Pas fana d'articles en laine, nous n'avons rapporté que 2 CD de musique folklorique (Islandica) qui nous ont d'ailleurs accompagnés pendant tout notre périple. Du coup, maintenant quand on les met à la maison, les paysages grandioses du Landmannalaugar réapparaissent ! C'est fou comme la mémoire auditive entraîne la mémoire visuelle. On le savait et on en a joué ! Et ça marche !!!

On a beaucoup aimé : 🙂 Les montagnes noires lacérées du Landmannalaugar Les montagnes vert fluo couvertes de mousse épaisse Les montagnes multicolores du Kerlingarfjöll.. bref, les montagnes Les glaçons bleus (première fois qu'on en voyait) sur les lacs glaciaires Traverser les gués ! Si !! Les énormes petits déjeuners

On a moins aimé : 😕 Le vent Les prix ...

En conclusion ... L'Islande n'est pas une destination qui s'improvise. Tout y est rudesse : le climat, les paysages, les pistes, l'hébergement, les prix ... L'Islande ne s'offre pas facilement, il faut savoir où l'on va, être passionné par Mère Nature et le volcanisme, ne pas craindre la pluie et être prêt à casser sa tirelire. A partir de là, c'est magique, c'est lunaire, c'est envoutant. Envoutant, c'est finalement le mot le plus juste ; on n'oublie pas ces paysages : avec la même rudesse, ils se gravent dans la mémoire.
Visite de Barcelone en une journée English translation pending
by Aldente · 2005-07-24 · 23 replies
Tout d'abord bonjour à tous & toutes. J'ai récemment découvert ce site en cherchant des renseignements sur Lloret del mar et je dois dire que les infos que j'y ai trouvé me seront bien utiles.

Je pars donc 15 jours en espagne à Blanes près de Lloret del mar fin aout - début septembre avec l'espoir de passer une journée à Barcelone pour découvrir la ville.

toutefois je ne sais pas du tout s'il est possible de profiter convenablement de Barcelone en une journée!

Est-ce utopique de ma part de vouloir visiter cette ville en si peu de temps (vu que je ne disposerait que de moyens de locomotions limités pour m'y rendre : bus, train...), que je ne parle pas un mot d'espagnol 😏 ?

Enfin la bonne nouvelle c'est que je pars plein d'enthousiasme 😛, et pas seul (cela dit le niveau d'espagnol de mes compères me semble très proche du mien 🤪).

Sinon si malgré ces quelques inconvénients, vous m'affirmez que tout dou dingue que je suis cela reste faisable, j'aimerais savoir ce que je dois impérativement visiter... à Barcelone.

Merci d'avance pour vos conseils avisés. Sylvain (touriste amateur et plutôt mal barré 😄)

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