Results for "Auroville+|+7+>+8"
553 results found.
The Hippie Trail to India in the 60s and 70s
During the 60s and 70s, thousands of travelers hit the road to India. Some were backpackers or hippies, but not all. In this collective anthology featuring around twenty contributors (including GeorgesOz), you’ll also find truth-seekers, a couple who went on their honeymoon to get married in Bengal... and "crazy" folks who set off on VéloSolex bikes...
Worth noting: all contributors donated their royalties to support the Céline Hegron clinic in a poor neighborhood of Varanasi.
Worth noting: all contributors donated their royalties to support the Céline Hegron clinic in a poor neighborhood of Varanasi.
A Taste of India: Trois mois à découvrir le sous-continent indien English translation pending
Bonjour à tous,
Cela fait déja de longues années que je sillone le forum, à la recherche de renseignements sur mes différents voyages, à la lecture de posts divers, de récits de voyage, d'avis, etc...C'est décidé cette fois je me lance! et je vous fait part de mes impressions sur mon denrier voyage d'où je suis revenu il y a à peine une semaine. Mes précédents voyages donnaient en général naissance à un journal de bord perso, retracant mon itinéraire et mes recontres jours après jours. Pour ce plus long voyage, j'ai décidé de changer de format, et de le faire partager publiquement par la même occasion.
Allez je me lance, bonne lecture...
Destinations : Qatar – Sri Lanka – Inde Durée : 3 mois Période : Janvier 2013 – Avril 2013 Contexte : En couple, en mode sac à dos Budget moyen : 800€/mois (à deux), sans compter les billets d'avion Itinéraire final Sri Lanka : http://goo.gl/maps/F3boQ Itinéraire final Inde : http://goo.gl/maps/jJ3ti
Après un premier aperçu de l’Asie à travers le Népal en 2010, une envie de découvrir un peu plus le sous contient indien se faisait de plus en plus sentir. Un problème cependant, l’Inde c’est grand ! très grand même. Et pas question de partir à sa découverte l’espace de seulement trois semaines, j’en reviendrai frustré. Le Sri Lanka peut-être alors ?
Première décision : partir trois semaines au Sri Lanka en janvier. Elément nouveau : ma copine m’annonce qu’elle pense rejoindre des amis à Goa mi-février pour trois semaines. Réflexion : Pourquoi ne pas combiner les deux ? ; Sri Lanka et ensuite quelques semaines en Inde du Sud. Décision final : Et si on rajoutait un mois de plus histoire de découvrir également une partie de l’Inde du Nord … Ce sont donc trois semaines de congés qui se transforment finalement en trois mois ! (merci patron de m’autoriser ce break). Les dates sont posées, les billets d’avion en poche, quelques points clefs sur une carte marqués, l’appartement sous-loué. C’est bon, on peut partir à l’aventure!
Ayant prit nos billets avec la compagnie Qatar Airways, et ayant déjà attendu de longues heures à l’aéroport de Doha lors de mon voyage au Népal il y a quelques années, je me suis dis que cette fois-ci, on y ferai une halte de quelques jours histoire de découvrir un peu la capitale Doha et ses alentours. Cela nous permettrai également de couper le trajet en deux.
QATAR: un saut dans l'inconnu Tout petit pays voisin de l'Arabie Saoudite, le Qatar est un pays assez particulier. Ici le pétrole est roi, et rouler en 4x4 est la norme -il faut dire que c'est assez pratique pour les virées dans le désert- le prix de l'essence est fixe: 1L = 1QR; faites la conversion, même avec ces gros engins, le plein ne coute pas bien cher... Parlons-en du désert d'ailleurs. Ce dernier doit occuper environ 80% du pays ; on ne pouvait donc pas l'ignorer lors de notre passage chez les qataris. Dès le lendemain de notre arrivée, nous voici en route à bord d'un gros 4x4, direction la mer intérieure (Khor Al Adaid) au sud de Doha, et jusqu'a la frontière avec l'Arabie Saoudite. On est loin de l'authenticité d'une virée en chameau dans les dunes du Maroc, tailler la route à toute vitesse au milieu des dunes avec une petite musique arabesque, ca a aussi son charme. La nuit passée dans le désert en revanche, est vraiment décevante: une sorte de grande "tente" avec l'électricité, dans un gros campement type club vacances. Si au moins il y avait du monde on pourrait faire la fête, mais la c'est désert –si j’ose m’exprimer ainsi... On se réconforte en filant à pleine vitesse dans les dunes avec un quad au coucher de soleil, avant de savourer une douce chicha.
L'exploration de Doha, la capitale fut tout aussi intéressante. Après avoir exploré "The Pearl", une espèce d'immense ile artificielle entourée d'immeubles, de boutiques de luxe et de restaurants divers, on essaie d'aller voir le centre ville, où les grattes ciel poussent comme des champignons depuis des années. Et ce n'est pas encore finit! En vue de la coupe du monde de foot de 2022, la ville est un vrai chantier. Alors que l’on se ballade tranquillement entre les grattes ciel de la Big Apple, ici on essaie désespérément de se frayer un chemin au milieu de tous les gravats au pied des buildings. Ils ont même prévu de lancer le chantier du futur métro. Entre cinq et dix lignes de métro (140 kms de ligne) à venir d'ici 2022. On peut voir gros quand on a l’or noire! Et ce qui est triste dans tout ca, c'est que la plupart de ces énormes buildings sont quasiment vides... Un égyptien nous conduit donc au cœur de la ville (oui le stop ça marche aussi au Qatar), et on termine la journée en longeant la corniche tout en observant la skyline s'éloigner petit a petit.
Avant de passer la nuit a l'aéroport pour notre vol du lendemain matin, nous faisons la rencontre d'un allemand résidant à Doha pour l'année (merci couchsurfing). Il nous raconte toutes ces choses sur la ville, ses gens et leur culture. Saviez-vous que pour travailler au Qatar il vous faut un sponsor? Auquel vous devez reverser une partie de votre salaire plus ou moins importante, et qui décide un peu quand vous pouvez repartir chez vous. Tout ceci nous semble un peu trop proche de l'esclavage moderne à nos yeux pour tenter l'expérience... En vrac : les homosexuels sont emprisonnés et condamnés, la peine de mort est présente, l’alcool est toléré uniquement dans quelques hôtels de luxe, les femmes peuvent conduire et ne sont pas obligées de porter l’abaya. Enfin, pour terminer notre séjour au royaume du pétrole, Janosh nous emmène au sommet d'un des plus hauts buildings, sur le toit, afin d'admirer l'œuvre de l'homme tout illuminée. Minuit: en face de nous, tout un tas d'ouvriers s'agitent encore et encore sur le chantier d'un futur complexe de 5 buildings. Dans un an il sera terminé, merci a tous ces ouvriers pakistanais et indiens qui travaillent nuits et jours à la construction de ce dernier. Un dernier tour de nuit dans la capitale en voiture, et notre hôte nous dépose à l'aéroport.
Nous ne savons pas trop quoi penser de ce petit pays étrange, mais nous ne regrettons en rien l’expérience !
SRI LANKA: une perle dans l'océan indien 7 Janvier, 18h: il pleut des cordes sur Negombo, petite station balnéaire situé à 40 km au nord de Colombo la capitale du Sri Lanka. Nous qui croyions arriver au soleil... Petite île au sud est de l'Inde, ce pays nous a beaucoup plus. C'est incroyable la diversité qu'on peut trouver aux quatre coins de l'île. Montagnes, plages, cités anciennes, plantations de thé à perte de vue, on en prend plein les yeux niveau paysage. Et en ce qui concerne le voyage culinaire, on est également bien servi : Sanbol, rice and curry, hoopers, noix de coco juteuses à souhait, kottu, samosas, etc. Toutes ces bonnes choses qu'on s'essaie à cuisiner chez l'habitant lors de nos différentes rencontres couchsurfing. Et le top, c'est qu'ici on mange avec les mains: explosion de saveurs garantie, et Sandrine est ravie! On se perd dans les plantations de thés vers Matale, on part a la découverte des anciennes cités oubliées de Polonnaruwa et Anuradhapura, on gravie le rocher de Sigiriya et marchons avec les pèlerins avant d'atteindre le sommet d'Adam's Peak. Instant magique que de voir se lever le soleil sur les montagnes après avoir gravi les plus de 5000 marches qui mènent au sommet d'où Adam a été envoyé sur Terre il y quelques millions d'années une fois le jardin d’Eden quitté.
On met ensuite les voiles vers le nord, ancien territoire des tigres tamoules pendant une guerre qui dura bien trop longtemps et fît beaucoup trop de victimes... Aujourd'hui la guerre est terminée, mais les militaires et leurs AK-47 sont encore bien présents. Changement de cap de dernière minute, on se retrouve sur la côte est à Trincomalee en pleine période de mousson. Coup de chance, pas de pluie a l'horizon mais un soleil de plomb et une mer très chaude. Rencontre avec les tamoules, accompagné d'un jeune couple d’anglais: Nouvelle langue, nouvelle culture, c'est une population chaleureuse et souriante que nous découvrons. Trois jours extra à faire du snorkeling, boire de l'arack, goûter la ganja locale et parcourir la ville. Extras si on passe outre l'épisode où notre acolyte anglais parti seul un soir dans un bar, est revenu en s'effondrant dans les escaliers de l'hôtel, complètement drogué et incapable de bouger ou d'articuler... 5 minutes de plus dans le bar, et il se faisait violer... On retiendra la leçon: pas de sortie seul dans les bars après 22h, notre ami anglais a eu de la chance!
Après la côte, on revient s'enfoncer dans les terres chez notre hôte Sajeewa. Ce dernier gère trois divisions d'une plantation de thé dans les environs de Matale. Endroit idyllique pour passer quelques jours au calme à rencontrer les cueilleuses de thé, visiter les usines de production, comprendre tout le processus, flâner au milieu des plantations de thé et de cardamone, et se retrouver le soir autour de quelques bières en fumant de l'herbe. Et surtout se délecter des délicieux Rice & Curry que Palani (le "boy" de la maison) nous concocte jour après jour. Un délice! La magie du couchsurfing opère encore une fois... même si les premières heures ont été plus que stressante. En effet quand la veille, un de vos amis rencontré sur la route a manqué de se faire violer, on devient plus que parano, et l’on se méfie de tout !
Après un bref séjour dans les montagnes autour d’Ella, nous nous résignons à continuer vers le sud, le temps pluvieux et le brouillard ne se décidant pas à passer son chemin après plusieurs jours… La fin du séjour, nous la passons donc en bord de mer, entre côte sud et côte ouest. Un jour en bus, un jour en scooter les cheveux au vent, un jour en train à contempler le paysage. On observe des centaines de poissons tropicaux dans une eau limpide à Hikaduwa, on nage avec les tortues géantes, on savoure les langoustines grillées au soleil couchant, on se la coule douce pour notre dernière semaine chez les cinghalais… et ca fait du bien. Après un bref passage à Colombo, capitale bruyante et polluée (et sans grand intérêt selon nous) où l’on retrouve un ami couchsurfer, on reprend l'avion direction Chenai le 31 Janvier.
SOUTH INDIA: Première immersion Arrivée quelque peu chaotique: la carte bleu ne marche pas et impossible de changer nos traveller cheques à l’aéroport. On arrive quand même à se sortir de la situation et a découvrir cette belle région qu'est le Tamil Nadu. Entre les temples de Mamalapuram et Madurai, les anciens comptoirs français de Pondichery, ou encore la découverte d'Auroville, cette ville utopique fondée en 1968 par La Mère, on découvre petit à petit la cuisine du sud de l'Inde et on s'imprègne de sa culture. Un train de nuit nous emmène jusque dans le Kerala où l’on remonte la côte ouest en lézardant sur les plages de Verkaka, en sillonnant les fameux backwater dans la région d'Alappuzhat, puis en flânant dans les rues de Fort Cochi. La découverte de cette magnifique région est ponctuée de diverses rencontres de toutes nationalités: un jour avec un français, un autre avec un américain, quelques jours avec une irlandaise et une hollandaise... Ainsi on continue notre bout de chemin; tantôt a deux, tantôt a plusieurs, dans cette énorme pays qu'est l'Inde. Le soir, les ragas nous ensorcellent aux sons des tablas et de tampura, tandis que les journées sont rythmées par de chaudes baignades et des Masala Dosa à répétition. Les plages se succèdent, les découvertes culinaires également, et le plaisir de continuer plus que présent. Depuis peu nous sommes arrivés dans le Karnataka, à Madikeri dans les montagnes. L'air y est plus frais et on essuie notre première pluie/orage de notre séjour indien. Le calme des montagnes est un gros changement après le capharnaüm des villes. On se balade au milieu des plantations de café, de poivre. On voit des aubergines, des ananas et des concombres sauvages, mais aussi des bananiers et autres arbres à coton. On arrive à voir a peu près 90% des légumes et fruits utilisés dans les différents curies que nous avons pu goûter au fil du temps. Sandrine est plus qu'heureuse au milieu de toute cette nature! On prévoit d'être à Goa vers la fin du mois de février, avant de poursuivre plus au Nord vers Mumbai, puis le Nord de l'Inde. Encore tant de choses à découvrir dans ce fabuleux pays! Deux mois risquent d'être bien trop courts pour voir l’essentiel...
"Ah le palu en Afrique c’est autre chose par rapport à l'Inde. La première fois que je l'ai eu je comprenais pas trop ce qu'il m'arrivait... Mais alors par contre j'ai adoré la montée. Aussi puissante qu'un trip d'acide!" Guy, Sur les routes depuis 1966.
On en rencontre des gens différents lorsqu'on voyage... Guy (65 ans) l'éternel nomade, Aldine (49 ans) la mère baroudeuse, Stan (27 ans) le maître nageur devenu grand voyageur l'espace de 8 mois. A chacun son histoire, a chacun son parcours, tout le monde à son rythme... Une chose est sur: ils reviendront (ou sont déjà revenu) tous en Inde. Encore et encore à continuer d'arpenter ces chemins qui semblent infinis. Cette "découverte de l'Inde" de deux mois ne serait-elle qu'un avant goût du pays pour nous? Quoiqu'il en soit, nos cinq sens continuent de s'extasier jour après jour!
Après notre petite escapade montagneuse dans les environs de Madikeri, nous continuons notre exploration du Karnataka en passant par Mysore et son célèbre palais, puis un passage éclair à la capitale Bangalore, où nous retrouvons mon ex collègue de travail. Orgie culinaire le soir, avec brochettes de poulet, poissons, fruits et légumes au barbecue, le tout a volonté, avant de sauter dans un train de nuit pour Hampi. Alors que les ruines aztèques ou romaines sont connues de par le monde, les vestiges d'Hampi le sont bien moins. A tort! Quel plaisir de découvrir ce paysage surnaturel! Irréelles, ces ruines ont quelque chose de mystique; et c'est sur des kilomètres de terrain vallonné que les rochers semblent avoir été posés du ciel, le vert jade des palmeraies, bananeraies et rizières ajoutant à l'atmosphère magique du lieu. On déambule à travers les anciens temples, on écoute attentivement Guy nous conter ses aventures en Alaska, Afrique et Asie jusqu'à tard le soir, pendant qu'Aldine roule ses pétards.
"Vous saviez qu'il y a 2000 morts par an dû aux chutes de noix de coco? J'ai d'ailleurs faillit y rester pas plus tard que la semaine dernière! J'en ai pris une en pleine gueule!" Guy "De Bundi au Nord, vous pouvez prendre un train direct de Kota à Varanasi. C'est 23 heures de trajet, mais bon moi j'ai mis 52 heures!" Aldine
C'est avec une petite larme à l'œil que l'on finit par quitter Hampi la mystérieuse, dont les autorités sont en train de tout détruire pour cause d'illégalité de permis de construire. Tout devrait avoir bien changé d'ici à peine un an... "Hampi people sad" nous dit cette vielle femme, avant de murmurer un "you want a massage?" les larmes aux yeux, alors que la devanture de son magasin vient d'être arrachée sauvagement. Crazy India, Incredible India!
Notre prochaine destination nous emmène vers un lieu bien connu: Goa, ce nom qui évoque bien des choses... D'abord pris d'assaut par les hippies qui fuyaient l'hiver de Katmandou, Goa fut ensuite le lieu d'émergence d'un nouveau style musicale: la Trance Goa. C'est donc sous les rythmes endiablés d'une trance psychédélique bien musclée que nous tapons du pied énergiquement lors des différentes Free Party organisées sur les plages d'Anjuna et Vagator au Nord de Goa. Les freaks sous acide font toujours partis du décor, et l'odeur du charas émanant des shiloms flotte encore dans l'atmosphère. On lève les yeux au ciel: la pleine lune illumine encore les cocotiers et la foule... Quelle heure peut-il être? Aucune importance, on continue de se laisser transporter par la musique et l'ambiance, accompagnés de nos quatre amis français retrouvés sur place... où l'on continue de voir quelques petites indiennes, perdues et fatiguées, faire la manche au milieu de la foule dansante. Mais Goa ne se résume pas qu'aux Trance Party et aux russes. Poulet Xacuti ou Kefrala, porc Vindaloo: rien que la cuisine goannaise a elle seule vaut le détour. On se gave de pommes de cajou (servant également a l'élaboration du feni, une boisson alcoolisée) au bord des routes, on découvre le chicou, ce fruit étrange qui ressemble a une pomme de terre, Sandrine commence à devenir experte dans l'art de la négociation (et accroc au ‘Hello to the Queen’, ce dessert bourratif appelé parfois ‘Into the Queen’ comme au Bamboo Bar!). Et puis Goa c'est aussi ses plages. Vastes et magnifiques. Entre Palolem, Patnem, Baga ou encore Agunda, il y a l'embarra du choix. Ambiance baba cool à Arambol et son lac d'eau douce, farniente à Cola Beach avec sa rivière... Si le nord de Goa nous avait un peu déçu par ses paysages, on en prend plein les yeux dans le Sud, où l'on se retrouve a sillonner les routes de montagnes en scooter, au milieu des arbres à noix de cajou et des vergers. Et c'est ainsi que durant l'espace d'une semaine, on oublie que l'on est en Inde. Les prix affichés sont doublés voir triplés, trouver un tali ou un masala dosa relève du défi personnel, et les dreadeux et tatoués ont remplacé les indiens. On paie notre premier backchich en scooter, et on file vers le sud à Gokarna, une ville sainte, retrouver une ambiance plus spirituelle. Flashback vingt ans en arrière: les hippies ont retrouvé ici l'Arambol d’autrefois. Certains vont se perdre et passer plusieurs jours face à eux-mêmes aux abords de la magnifique plage de Paradise Beach, avant de se faire chasser par la police. Pour notre part, on préfère rester sur Kudlee Beach à aller chercher notre eau au puits, et écouter Jack, un australien baba, nous conter ses aventures dans les Himalaya en 80s, les soirs au coin du feu...
Conversation quelque peu surprenante entre notre ami Jack et un Sâdhu, quelque part dans les Himalaya dans les années 80. - Hey, do you have a bidi for me please?- No baba I'm sorry - What do you mean? - I'm sorry baba. I don't have bidi. I don't have roupies. I don't have nothing! - Take this packet of bindi Jack. And also take these 5 roupies - ??? - But remember: Always keep the balance. - ...- Now give me a bidi!
Le temps passe, et il nous faut déjà rejoindre Bombay. D'abord sceptique, on découvre vite l'immensité de la ville après s'être retrouvé dans un taxi en plein rush hour dans les quartiers nord... Mumbai, la ville où tous les extrêmes se côtoient. On part un matin tourner notre premier Bollywood (Once Uppon A Time In Mumbai Again) en studio en tant que figurant, avant de rentrer le soir en bus, en passant devant les centaines de personnes a même le sol sur le trottoir: les intouchables. Femmes seules, familles, enfants, c'est un paysage bien triste qui s'offre devant nos yeux, le contraste est énorme après avoir côtoyé les danseuses de Bollywood et l'acteur principal qui touchera 380 000 euros de cachet pour ce film! Lors de cette journée, c'est l'Inde dans toute sa splendeur: un chao indescriptible. Des heures et des heures à attendre que les danseuses apprennent la chorégraphie (qui semble élaborée au fil de la journée...), des techniciens déplaçant sans cesse caméras et projecteurs, sans vraiment paraitre être d'accord entre eux. Dernière journée en ville, on décide de partir à la découverte d’un des plus grands bidonvilles d'Asie: Dharavi, (également lieu de tournage de SlumDog millionnaire) où des milliers de personnes vivent (plus de 600 000), et qui se trouve être expert en matière de recyclage.
On quitte la plus peuplée des villes d’Inde, et l’on se dirige vers le Nord. Un passage par Ellora dans le Maharashtra, célèbre pour ses grottes troglodytiques, monastères et autres temples bouddhistes, hindous, et jaïns datant du VIIème siècle, et nous voici aux portes d’entrée du Rajasthan, à Udaipur la ville blanche (et romantique).
NORTH INDIA: L'Inde à l'état pur "Yes sir? You want something? Please, come to my shop. Just looking. Cheap price! Discount special for you sir! Yes, you need something? Cigarettes, water, biscuits, sprite, postcard?"
"Hello bonbon? Hello money? What is your name? Hello roupie? What is your country? You like India? Hello school pen?"
Dans mon pays il y a des vaches dans les campagnes. Elles broutent paisiblement dans les près, avant de se faire traire et donner du bon lait. Ici il y a des vaches aussi. Dans les villes. Elles sont sacrées mais se font chasser à coup de bâton quand elles gênent le passage. Les détritus remplacent l'herbe fraiche, et quelques chapatis complètent parfois le repas...
Dans mon pays, le chien est l'ami de l'homme. Ici les chiens n'appartiennent a personne et errent dans les rue à la recherche de quelque nourriture. La plupart d'entre eux ont une patte cassé, le poil dégarni et les yeux remplis de tristesse. Quasiment chaque jour l'un d'entre eux nous suit, pendant un long moment, espérant avoir trouvé son nouveau maître. Les chiens, les vaches, les cochons et les singes vivent tous ensemble dans les villes. Chacun fouillant poubelles (la rue donc) et caniveaux. Les singes, qui sont les plus malins, réussissant parfois à nous arracher des mains une bouteille de coca ou une banane!
Dans mon pays on ne parle qu'une langue, le français. Ici on en parle pas moins de deux cent! Bien sur il y a l'hindi et un peu l'anglais, mais également une langue/dialecte pour chacun de ses états et villages reculés.
Dans mon pays, il n'y a qu’une seule religion. Du moins c'est ce que l'état aimerait bien en essayant de couper la progression de l'Islam. Ici il y en a des tas. L'indouisme évidemment. Mais aussi les chrétiens, les musulmans, les jaïns, les sikhs, les hindous monothéistes adorateurs de Krishna, etc...
Dans mon pays les hommes saints ont fait vœux d'abstinence, portent une longue robe, boivent du vin à l'église et produisent de la chartreuse dans les monastères. Ici les Sâdhus vivent dans la rue, se couvrent de cendre, portent une longue barbe et d'imposantes dreads, et fument le haschisch jour et nuit. Pas de problème pour eux, ce dernier est légal lorsqu'il est utilisé dans le cadre religieux, tout comme le peyotl l'est aux Etats-Unis dans certaines communautés religieuses.
Dans mon pays sur une moto, il y a une personne, parfois deux. Et dans une voiture cinq personnes ou un peu plus pour les plus grandes. Ici ils sont trois, quatre et parfois même six par moto! Tandis que dans une jeep on peut faire rentrer jusqu'a 25 personnes! Croyez moi, a 25 dans une voiture, sans essuies glace ni rétroviseurs, sous la pluie battante, on transpire à grosses gouttes et on a hâte d’arriver! Et pour les bus, lorsqu'ils sont pleins, le toit peut facilement en accueillir une vingtaine de plus. L'Inde est un pays très peuplé. Surpeuplé même.
Bruyante, sale, pauvre, épuisante, terrifiante, magnifique, envoutante, épatante, surprenante, grandiose... L'Inde est tout et son contraire. Même après deux mois, on continue de s'interroger, de se retourner sans cesse dans la rue. "Est-ce que c'est bien ce que j'ai cru voir?" on nous avait prévenu: l'Inde du Nord est bien plus extrême et intense que l'Inde du Sud. Le sud, c'est un peu l'Inde pour débutants nous avait confié quelqu'un dans le Kerala. Cette Inde là (la vraie diront certains) n'a rien à cacher. Plus sale, plus peuplée, plus pauvre. Celle la même qui rend fou! Mais derrière tous ces superlatifs, c'est aussi la que se trouve l'état le plus touristique du pays: le Rajasthan, le pays des rois et des maharadjahs, le royaume des mille et une nuits.
C'est dans cette région aride, à la frontière du Pakistan que se trouvent les plus beaux palais du pays. Le City Palace d'Udaipur, la ville blanche, en est un magnifique exemple. En bordure du lac Pichalou, nous sommes sur les terres du tournage d'Octopussy (James Bond), diffusé quotidiennement dans certaines des guest houses. On part explorer le lac voisin à vélo, et partons nous perdre dans les villages voisins. On découvre ensuite Jodhpur, la ville bleue, et son superbe fort dominant toute la ville. On se perd dans les toutes petites ruelles serpentant la vielle ville, on expérimente les délicieuses omelettes du fameux omelet man, renommé dans le monde entier, et on flâne à la tombée de la nuit dans le bazar. Vient ensuite Jaisalmer, la ville jaune, à l'ouest du Rajasthan. Enfin une "petite" ville indienne (50000 habitants). Le vieux fort dominant la ville dorée est de toute beauté, et les différentes maisons et autres havelis superbement décorées et sculptées. Un réel plaisir pour les yeux. Mais on ne pouvait pas passer par Jaisalmer sans aller faire un tour dans le désert du Thar. C'est donc à dos de chameau que l'on part explorer ce dernier et passer une nuit à la belle étoile dans les dunes. Quoi de plus parfait que d'écouter l'atmosphérique "Crystal Lake" de Klaus Schulze et contempler les étoiles filer dans le ciel, avant de sombrer dans un sommeil profond que même les scarabées du désert ne viendront pas perturber. On continue ensuite l'exploration de ce bel état et mettons les voiles vers Pushkar, une petite ville sacrée. On retrouve une faune similaire à Gokarna: travellers, chevelus et autres grands voyageurs; en bordure de lac et entourée de montagnes cette fois-ci. Et c'est dans une ambiance fumeuse que l'on se laisse bercer par les rythmes des percussions et le doux son du hang drum le soir à notre guest house... Pas de foire aux chameaux lors de notre passage, et c'est un Pushkar calme et relaxant que nous pouvons apprécier. Pour terminer avec ce bel état, nous prenons un bus direction Bundi, une petite ville au sud est dont on a entendu beaucoup de bien. En effet, à peine arrivés, Bundi nous séduit! C'est un concentré de Rajasthan dans une petite ville indienne. Un fort et un palais haut perché, des gens en turban, une population accueillante et souriante... Et de délicieux lassis!
Le festival des couleurs Holi approche a grand pas et il nous faut prendre une décision: rester a Bundi, retourner a Pushkar pour écouter de la trance avec les israéliens, ou aller vers Mathura ce qui nous rapprochera de Dehli et Varanasi? On se décide à booker un train et aller célébrer Holi sur les terres de Krishna, a Vrindavan a coté de Mathura. Ici tout le monde ne jure que part Krishna, et c'est le cas de Mangala, une française d'origine africaine venu a Vrindavan pour six mois... au sein de la secte d'Hare Krishna! C'est donc au milieu d'illuminés et de locaux que nous célébrons Holi dans les rues de la ville. Les couleurs fusent de partout, à chaque coin de rue. Du rouge, du bleu, du rose, du vert! Mais ce qui reste en général un jeu en tant qu'homme, devient assez vite un cauchemar pour les femmes, qui se retrouvent être la cible de pelotages a répétition! Une expérience particulière mais une expérience. Le ciel se couvre, les murs et rues sont tachetés de multiples couleurs, on part en bus pour Agra découvrir l'une des merveilles du monde: le Taj Mahal, magnifique mausolée tout de marbre blanc.
Chaque voyage à une fin, chaque livre, chaque chanson, chaque moment. Chaque vie. Ici c'est à Varanasi que la vie prend fin, et que le nirvana est atteint. Une fois le corps brulé sur l'un des ghâts de crémation, l'âme peut s'envoler. Varanasi est la ville de la mort, mais c'est une ville attachante. Très sale, mais avec du charme et tout un tas de petites ruelles où il fait bon se perdre. On écoute les sornettes que nous racontent les vendeurs sur la soie qu'ils vendent, on tend l'oreille pour entendre sithar et tablas, on se promène le long des ghâts... Et il est déjà temps de rejoindre New Dehli la capitale aux multiples bazars.
On rentre digérer tout ca.... et on reviendra surement un jour!
Au final, deux mois c'est beaucoup trop court pour un pays comme l'Inde. Nous aimerions beaucoup y retourner pour explorer la région du Kashmir et de l'Himachal Pradesh, mais aussi la région du Sikkim qui semble si différent de ce que nous avons déja vu. Je ne pense pas qu'une seule vie soit suffisante pour bien comprendre et voir l'ensemble de cepays. C'est toujours le cas pour la plupart des pays, mais ce constat m'a beaucoup plus marqué que pour d'autres pays visités par le passé...
L'Inde, un pays que je conseille à tous, pour peu que le monde et le bordel ne vous effraie pas. Une fois acclimaté et le smarques prises, on devient vite accroc!
Cela fait déja de longues années que je sillone le forum, à la recherche de renseignements sur mes différents voyages, à la lecture de posts divers, de récits de voyage, d'avis, etc...C'est décidé cette fois je me lance! et je vous fait part de mes impressions sur mon denrier voyage d'où je suis revenu il y a à peine une semaine. Mes précédents voyages donnaient en général naissance à un journal de bord perso, retracant mon itinéraire et mes recontres jours après jours. Pour ce plus long voyage, j'ai décidé de changer de format, et de le faire partager publiquement par la même occasion.
Allez je me lance, bonne lecture...
Destinations : Qatar – Sri Lanka – Inde Durée : 3 mois Période : Janvier 2013 – Avril 2013 Contexte : En couple, en mode sac à dos Budget moyen : 800€/mois (à deux), sans compter les billets d'avion Itinéraire final Sri Lanka : http://goo.gl/maps/F3boQ Itinéraire final Inde : http://goo.gl/maps/jJ3ti
Après un premier aperçu de l’Asie à travers le Népal en 2010, une envie de découvrir un peu plus le sous contient indien se faisait de plus en plus sentir. Un problème cependant, l’Inde c’est grand ! très grand même. Et pas question de partir à sa découverte l’espace de seulement trois semaines, j’en reviendrai frustré. Le Sri Lanka peut-être alors ?
Première décision : partir trois semaines au Sri Lanka en janvier. Elément nouveau : ma copine m’annonce qu’elle pense rejoindre des amis à Goa mi-février pour trois semaines. Réflexion : Pourquoi ne pas combiner les deux ? ; Sri Lanka et ensuite quelques semaines en Inde du Sud. Décision final : Et si on rajoutait un mois de plus histoire de découvrir également une partie de l’Inde du Nord … Ce sont donc trois semaines de congés qui se transforment finalement en trois mois ! (merci patron de m’autoriser ce break). Les dates sont posées, les billets d’avion en poche, quelques points clefs sur une carte marqués, l’appartement sous-loué. C’est bon, on peut partir à l’aventure!
Ayant prit nos billets avec la compagnie Qatar Airways, et ayant déjà attendu de longues heures à l’aéroport de Doha lors de mon voyage au Népal il y a quelques années, je me suis dis que cette fois-ci, on y ferai une halte de quelques jours histoire de découvrir un peu la capitale Doha et ses alentours. Cela nous permettrai également de couper le trajet en deux.
QATAR: un saut dans l'inconnu Tout petit pays voisin de l'Arabie Saoudite, le Qatar est un pays assez particulier. Ici le pétrole est roi, et rouler en 4x4 est la norme -il faut dire que c'est assez pratique pour les virées dans le désert- le prix de l'essence est fixe: 1L = 1QR; faites la conversion, même avec ces gros engins, le plein ne coute pas bien cher... Parlons-en du désert d'ailleurs. Ce dernier doit occuper environ 80% du pays ; on ne pouvait donc pas l'ignorer lors de notre passage chez les qataris. Dès le lendemain de notre arrivée, nous voici en route à bord d'un gros 4x4, direction la mer intérieure (Khor Al Adaid) au sud de Doha, et jusqu'a la frontière avec l'Arabie Saoudite. On est loin de l'authenticité d'une virée en chameau dans les dunes du Maroc, tailler la route à toute vitesse au milieu des dunes avec une petite musique arabesque, ca a aussi son charme. La nuit passée dans le désert en revanche, est vraiment décevante: une sorte de grande "tente" avec l'électricité, dans un gros campement type club vacances. Si au moins il y avait du monde on pourrait faire la fête, mais la c'est désert –si j’ose m’exprimer ainsi... On se réconforte en filant à pleine vitesse dans les dunes avec un quad au coucher de soleil, avant de savourer une douce chicha.
L'exploration de Doha, la capitale fut tout aussi intéressante. Après avoir exploré "The Pearl", une espèce d'immense ile artificielle entourée d'immeubles, de boutiques de luxe et de restaurants divers, on essaie d'aller voir le centre ville, où les grattes ciel poussent comme des champignons depuis des années. Et ce n'est pas encore finit! En vue de la coupe du monde de foot de 2022, la ville est un vrai chantier. Alors que l’on se ballade tranquillement entre les grattes ciel de la Big Apple, ici on essaie désespérément de se frayer un chemin au milieu de tous les gravats au pied des buildings. Ils ont même prévu de lancer le chantier du futur métro. Entre cinq et dix lignes de métro (140 kms de ligne) à venir d'ici 2022. On peut voir gros quand on a l’or noire! Et ce qui est triste dans tout ca, c'est que la plupart de ces énormes buildings sont quasiment vides... Un égyptien nous conduit donc au cœur de la ville (oui le stop ça marche aussi au Qatar), et on termine la journée en longeant la corniche tout en observant la skyline s'éloigner petit a petit.
Avant de passer la nuit a l'aéroport pour notre vol du lendemain matin, nous faisons la rencontre d'un allemand résidant à Doha pour l'année (merci couchsurfing). Il nous raconte toutes ces choses sur la ville, ses gens et leur culture. Saviez-vous que pour travailler au Qatar il vous faut un sponsor? Auquel vous devez reverser une partie de votre salaire plus ou moins importante, et qui décide un peu quand vous pouvez repartir chez vous. Tout ceci nous semble un peu trop proche de l'esclavage moderne à nos yeux pour tenter l'expérience... En vrac : les homosexuels sont emprisonnés et condamnés, la peine de mort est présente, l’alcool est toléré uniquement dans quelques hôtels de luxe, les femmes peuvent conduire et ne sont pas obligées de porter l’abaya. Enfin, pour terminer notre séjour au royaume du pétrole, Janosh nous emmène au sommet d'un des plus hauts buildings, sur le toit, afin d'admirer l'œuvre de l'homme tout illuminée. Minuit: en face de nous, tout un tas d'ouvriers s'agitent encore et encore sur le chantier d'un futur complexe de 5 buildings. Dans un an il sera terminé, merci a tous ces ouvriers pakistanais et indiens qui travaillent nuits et jours à la construction de ce dernier. Un dernier tour de nuit dans la capitale en voiture, et notre hôte nous dépose à l'aéroport.
Nous ne savons pas trop quoi penser de ce petit pays étrange, mais nous ne regrettons en rien l’expérience !
SRI LANKA: une perle dans l'océan indien 7 Janvier, 18h: il pleut des cordes sur Negombo, petite station balnéaire situé à 40 km au nord de Colombo la capitale du Sri Lanka. Nous qui croyions arriver au soleil... Petite île au sud est de l'Inde, ce pays nous a beaucoup plus. C'est incroyable la diversité qu'on peut trouver aux quatre coins de l'île. Montagnes, plages, cités anciennes, plantations de thé à perte de vue, on en prend plein les yeux niveau paysage. Et en ce qui concerne le voyage culinaire, on est également bien servi : Sanbol, rice and curry, hoopers, noix de coco juteuses à souhait, kottu, samosas, etc. Toutes ces bonnes choses qu'on s'essaie à cuisiner chez l'habitant lors de nos différentes rencontres couchsurfing. Et le top, c'est qu'ici on mange avec les mains: explosion de saveurs garantie, et Sandrine est ravie! On se perd dans les plantations de thés vers Matale, on part a la découverte des anciennes cités oubliées de Polonnaruwa et Anuradhapura, on gravie le rocher de Sigiriya et marchons avec les pèlerins avant d'atteindre le sommet d'Adam's Peak. Instant magique que de voir se lever le soleil sur les montagnes après avoir gravi les plus de 5000 marches qui mènent au sommet d'où Adam a été envoyé sur Terre il y quelques millions d'années une fois le jardin d’Eden quitté.
On met ensuite les voiles vers le nord, ancien territoire des tigres tamoules pendant une guerre qui dura bien trop longtemps et fît beaucoup trop de victimes... Aujourd'hui la guerre est terminée, mais les militaires et leurs AK-47 sont encore bien présents. Changement de cap de dernière minute, on se retrouve sur la côte est à Trincomalee en pleine période de mousson. Coup de chance, pas de pluie a l'horizon mais un soleil de plomb et une mer très chaude. Rencontre avec les tamoules, accompagné d'un jeune couple d’anglais: Nouvelle langue, nouvelle culture, c'est une population chaleureuse et souriante que nous découvrons. Trois jours extra à faire du snorkeling, boire de l'arack, goûter la ganja locale et parcourir la ville. Extras si on passe outre l'épisode où notre acolyte anglais parti seul un soir dans un bar, est revenu en s'effondrant dans les escaliers de l'hôtel, complètement drogué et incapable de bouger ou d'articuler... 5 minutes de plus dans le bar, et il se faisait violer... On retiendra la leçon: pas de sortie seul dans les bars après 22h, notre ami anglais a eu de la chance!
Après la côte, on revient s'enfoncer dans les terres chez notre hôte Sajeewa. Ce dernier gère trois divisions d'une plantation de thé dans les environs de Matale. Endroit idyllique pour passer quelques jours au calme à rencontrer les cueilleuses de thé, visiter les usines de production, comprendre tout le processus, flâner au milieu des plantations de thé et de cardamone, et se retrouver le soir autour de quelques bières en fumant de l'herbe. Et surtout se délecter des délicieux Rice & Curry que Palani (le "boy" de la maison) nous concocte jour après jour. Un délice! La magie du couchsurfing opère encore une fois... même si les premières heures ont été plus que stressante. En effet quand la veille, un de vos amis rencontré sur la route a manqué de se faire violer, on devient plus que parano, et l’on se méfie de tout !
Après un bref séjour dans les montagnes autour d’Ella, nous nous résignons à continuer vers le sud, le temps pluvieux et le brouillard ne se décidant pas à passer son chemin après plusieurs jours… La fin du séjour, nous la passons donc en bord de mer, entre côte sud et côte ouest. Un jour en bus, un jour en scooter les cheveux au vent, un jour en train à contempler le paysage. On observe des centaines de poissons tropicaux dans une eau limpide à Hikaduwa, on nage avec les tortues géantes, on savoure les langoustines grillées au soleil couchant, on se la coule douce pour notre dernière semaine chez les cinghalais… et ca fait du bien. Après un bref passage à Colombo, capitale bruyante et polluée (et sans grand intérêt selon nous) où l’on retrouve un ami couchsurfer, on reprend l'avion direction Chenai le 31 Janvier.
SOUTH INDIA: Première immersion Arrivée quelque peu chaotique: la carte bleu ne marche pas et impossible de changer nos traveller cheques à l’aéroport. On arrive quand même à se sortir de la situation et a découvrir cette belle région qu'est le Tamil Nadu. Entre les temples de Mamalapuram et Madurai, les anciens comptoirs français de Pondichery, ou encore la découverte d'Auroville, cette ville utopique fondée en 1968 par La Mère, on découvre petit à petit la cuisine du sud de l'Inde et on s'imprègne de sa culture. Un train de nuit nous emmène jusque dans le Kerala où l’on remonte la côte ouest en lézardant sur les plages de Verkaka, en sillonnant les fameux backwater dans la région d'Alappuzhat, puis en flânant dans les rues de Fort Cochi. La découverte de cette magnifique région est ponctuée de diverses rencontres de toutes nationalités: un jour avec un français, un autre avec un américain, quelques jours avec une irlandaise et une hollandaise... Ainsi on continue notre bout de chemin; tantôt a deux, tantôt a plusieurs, dans cette énorme pays qu'est l'Inde. Le soir, les ragas nous ensorcellent aux sons des tablas et de tampura, tandis que les journées sont rythmées par de chaudes baignades et des Masala Dosa à répétition. Les plages se succèdent, les découvertes culinaires également, et le plaisir de continuer plus que présent. Depuis peu nous sommes arrivés dans le Karnataka, à Madikeri dans les montagnes. L'air y est plus frais et on essuie notre première pluie/orage de notre séjour indien. Le calme des montagnes est un gros changement après le capharnaüm des villes. On se balade au milieu des plantations de café, de poivre. On voit des aubergines, des ananas et des concombres sauvages, mais aussi des bananiers et autres arbres à coton. On arrive à voir a peu près 90% des légumes et fruits utilisés dans les différents curies que nous avons pu goûter au fil du temps. Sandrine est plus qu'heureuse au milieu de toute cette nature! On prévoit d'être à Goa vers la fin du mois de février, avant de poursuivre plus au Nord vers Mumbai, puis le Nord de l'Inde. Encore tant de choses à découvrir dans ce fabuleux pays! Deux mois risquent d'être bien trop courts pour voir l’essentiel...
"Ah le palu en Afrique c’est autre chose par rapport à l'Inde. La première fois que je l'ai eu je comprenais pas trop ce qu'il m'arrivait... Mais alors par contre j'ai adoré la montée. Aussi puissante qu'un trip d'acide!" Guy, Sur les routes depuis 1966.
On en rencontre des gens différents lorsqu'on voyage... Guy (65 ans) l'éternel nomade, Aldine (49 ans) la mère baroudeuse, Stan (27 ans) le maître nageur devenu grand voyageur l'espace de 8 mois. A chacun son histoire, a chacun son parcours, tout le monde à son rythme... Une chose est sur: ils reviendront (ou sont déjà revenu) tous en Inde. Encore et encore à continuer d'arpenter ces chemins qui semblent infinis. Cette "découverte de l'Inde" de deux mois ne serait-elle qu'un avant goût du pays pour nous? Quoiqu'il en soit, nos cinq sens continuent de s'extasier jour après jour!
Après notre petite escapade montagneuse dans les environs de Madikeri, nous continuons notre exploration du Karnataka en passant par Mysore et son célèbre palais, puis un passage éclair à la capitale Bangalore, où nous retrouvons mon ex collègue de travail. Orgie culinaire le soir, avec brochettes de poulet, poissons, fruits et légumes au barbecue, le tout a volonté, avant de sauter dans un train de nuit pour Hampi. Alors que les ruines aztèques ou romaines sont connues de par le monde, les vestiges d'Hampi le sont bien moins. A tort! Quel plaisir de découvrir ce paysage surnaturel! Irréelles, ces ruines ont quelque chose de mystique; et c'est sur des kilomètres de terrain vallonné que les rochers semblent avoir été posés du ciel, le vert jade des palmeraies, bananeraies et rizières ajoutant à l'atmosphère magique du lieu. On déambule à travers les anciens temples, on écoute attentivement Guy nous conter ses aventures en Alaska, Afrique et Asie jusqu'à tard le soir, pendant qu'Aldine roule ses pétards.
"Vous saviez qu'il y a 2000 morts par an dû aux chutes de noix de coco? J'ai d'ailleurs faillit y rester pas plus tard que la semaine dernière! J'en ai pris une en pleine gueule!" Guy "De Bundi au Nord, vous pouvez prendre un train direct de Kota à Varanasi. C'est 23 heures de trajet, mais bon moi j'ai mis 52 heures!" Aldine
C'est avec une petite larme à l'œil que l'on finit par quitter Hampi la mystérieuse, dont les autorités sont en train de tout détruire pour cause d'illégalité de permis de construire. Tout devrait avoir bien changé d'ici à peine un an... "Hampi people sad" nous dit cette vielle femme, avant de murmurer un "you want a massage?" les larmes aux yeux, alors que la devanture de son magasin vient d'être arrachée sauvagement. Crazy India, Incredible India!
Notre prochaine destination nous emmène vers un lieu bien connu: Goa, ce nom qui évoque bien des choses... D'abord pris d'assaut par les hippies qui fuyaient l'hiver de Katmandou, Goa fut ensuite le lieu d'émergence d'un nouveau style musicale: la Trance Goa. C'est donc sous les rythmes endiablés d'une trance psychédélique bien musclée que nous tapons du pied énergiquement lors des différentes Free Party organisées sur les plages d'Anjuna et Vagator au Nord de Goa. Les freaks sous acide font toujours partis du décor, et l'odeur du charas émanant des shiloms flotte encore dans l'atmosphère. On lève les yeux au ciel: la pleine lune illumine encore les cocotiers et la foule... Quelle heure peut-il être? Aucune importance, on continue de se laisser transporter par la musique et l'ambiance, accompagnés de nos quatre amis français retrouvés sur place... où l'on continue de voir quelques petites indiennes, perdues et fatiguées, faire la manche au milieu de la foule dansante. Mais Goa ne se résume pas qu'aux Trance Party et aux russes. Poulet Xacuti ou Kefrala, porc Vindaloo: rien que la cuisine goannaise a elle seule vaut le détour. On se gave de pommes de cajou (servant également a l'élaboration du feni, une boisson alcoolisée) au bord des routes, on découvre le chicou, ce fruit étrange qui ressemble a une pomme de terre, Sandrine commence à devenir experte dans l'art de la négociation (et accroc au ‘Hello to the Queen’, ce dessert bourratif appelé parfois ‘Into the Queen’ comme au Bamboo Bar!). Et puis Goa c'est aussi ses plages. Vastes et magnifiques. Entre Palolem, Patnem, Baga ou encore Agunda, il y a l'embarra du choix. Ambiance baba cool à Arambol et son lac d'eau douce, farniente à Cola Beach avec sa rivière... Si le nord de Goa nous avait un peu déçu par ses paysages, on en prend plein les yeux dans le Sud, où l'on se retrouve a sillonner les routes de montagnes en scooter, au milieu des arbres à noix de cajou et des vergers. Et c'est ainsi que durant l'espace d'une semaine, on oublie que l'on est en Inde. Les prix affichés sont doublés voir triplés, trouver un tali ou un masala dosa relève du défi personnel, et les dreadeux et tatoués ont remplacé les indiens. On paie notre premier backchich en scooter, et on file vers le sud à Gokarna, une ville sainte, retrouver une ambiance plus spirituelle. Flashback vingt ans en arrière: les hippies ont retrouvé ici l'Arambol d’autrefois. Certains vont se perdre et passer plusieurs jours face à eux-mêmes aux abords de la magnifique plage de Paradise Beach, avant de se faire chasser par la police. Pour notre part, on préfère rester sur Kudlee Beach à aller chercher notre eau au puits, et écouter Jack, un australien baba, nous conter ses aventures dans les Himalaya en 80s, les soirs au coin du feu...
Conversation quelque peu surprenante entre notre ami Jack et un Sâdhu, quelque part dans les Himalaya dans les années 80. - Hey, do you have a bidi for me please?- No baba I'm sorry - What do you mean? - I'm sorry baba. I don't have bidi. I don't have roupies. I don't have nothing! - Take this packet of bindi Jack. And also take these 5 roupies - ??? - But remember: Always keep the balance. - ...- Now give me a bidi!
Le temps passe, et il nous faut déjà rejoindre Bombay. D'abord sceptique, on découvre vite l'immensité de la ville après s'être retrouvé dans un taxi en plein rush hour dans les quartiers nord... Mumbai, la ville où tous les extrêmes se côtoient. On part un matin tourner notre premier Bollywood (Once Uppon A Time In Mumbai Again) en studio en tant que figurant, avant de rentrer le soir en bus, en passant devant les centaines de personnes a même le sol sur le trottoir: les intouchables. Femmes seules, familles, enfants, c'est un paysage bien triste qui s'offre devant nos yeux, le contraste est énorme après avoir côtoyé les danseuses de Bollywood et l'acteur principal qui touchera 380 000 euros de cachet pour ce film! Lors de cette journée, c'est l'Inde dans toute sa splendeur: un chao indescriptible. Des heures et des heures à attendre que les danseuses apprennent la chorégraphie (qui semble élaborée au fil de la journée...), des techniciens déplaçant sans cesse caméras et projecteurs, sans vraiment paraitre être d'accord entre eux. Dernière journée en ville, on décide de partir à la découverte d’un des plus grands bidonvilles d'Asie: Dharavi, (également lieu de tournage de SlumDog millionnaire) où des milliers de personnes vivent (plus de 600 000), et qui se trouve être expert en matière de recyclage.
On quitte la plus peuplée des villes d’Inde, et l’on se dirige vers le Nord. Un passage par Ellora dans le Maharashtra, célèbre pour ses grottes troglodytiques, monastères et autres temples bouddhistes, hindous, et jaïns datant du VIIème siècle, et nous voici aux portes d’entrée du Rajasthan, à Udaipur la ville blanche (et romantique).
NORTH INDIA: L'Inde à l'état pur "Yes sir? You want something? Please, come to my shop. Just looking. Cheap price! Discount special for you sir! Yes, you need something? Cigarettes, water, biscuits, sprite, postcard?"
"Hello bonbon? Hello money? What is your name? Hello roupie? What is your country? You like India? Hello school pen?"
Dans mon pays il y a des vaches dans les campagnes. Elles broutent paisiblement dans les près, avant de se faire traire et donner du bon lait. Ici il y a des vaches aussi. Dans les villes. Elles sont sacrées mais se font chasser à coup de bâton quand elles gênent le passage. Les détritus remplacent l'herbe fraiche, et quelques chapatis complètent parfois le repas...
Dans mon pays, le chien est l'ami de l'homme. Ici les chiens n'appartiennent a personne et errent dans les rue à la recherche de quelque nourriture. La plupart d'entre eux ont une patte cassé, le poil dégarni et les yeux remplis de tristesse. Quasiment chaque jour l'un d'entre eux nous suit, pendant un long moment, espérant avoir trouvé son nouveau maître. Les chiens, les vaches, les cochons et les singes vivent tous ensemble dans les villes. Chacun fouillant poubelles (la rue donc) et caniveaux. Les singes, qui sont les plus malins, réussissant parfois à nous arracher des mains une bouteille de coca ou une banane!
Dans mon pays on ne parle qu'une langue, le français. Ici on en parle pas moins de deux cent! Bien sur il y a l'hindi et un peu l'anglais, mais également une langue/dialecte pour chacun de ses états et villages reculés.
Dans mon pays, il n'y a qu’une seule religion. Du moins c'est ce que l'état aimerait bien en essayant de couper la progression de l'Islam. Ici il y en a des tas. L'indouisme évidemment. Mais aussi les chrétiens, les musulmans, les jaïns, les sikhs, les hindous monothéistes adorateurs de Krishna, etc...
Dans mon pays les hommes saints ont fait vœux d'abstinence, portent une longue robe, boivent du vin à l'église et produisent de la chartreuse dans les monastères. Ici les Sâdhus vivent dans la rue, se couvrent de cendre, portent une longue barbe et d'imposantes dreads, et fument le haschisch jour et nuit. Pas de problème pour eux, ce dernier est légal lorsqu'il est utilisé dans le cadre religieux, tout comme le peyotl l'est aux Etats-Unis dans certaines communautés religieuses.
Dans mon pays sur une moto, il y a une personne, parfois deux. Et dans une voiture cinq personnes ou un peu plus pour les plus grandes. Ici ils sont trois, quatre et parfois même six par moto! Tandis que dans une jeep on peut faire rentrer jusqu'a 25 personnes! Croyez moi, a 25 dans une voiture, sans essuies glace ni rétroviseurs, sous la pluie battante, on transpire à grosses gouttes et on a hâte d’arriver! Et pour les bus, lorsqu'ils sont pleins, le toit peut facilement en accueillir une vingtaine de plus. L'Inde est un pays très peuplé. Surpeuplé même.
Bruyante, sale, pauvre, épuisante, terrifiante, magnifique, envoutante, épatante, surprenante, grandiose... L'Inde est tout et son contraire. Même après deux mois, on continue de s'interroger, de se retourner sans cesse dans la rue. "Est-ce que c'est bien ce que j'ai cru voir?" on nous avait prévenu: l'Inde du Nord est bien plus extrême et intense que l'Inde du Sud. Le sud, c'est un peu l'Inde pour débutants nous avait confié quelqu'un dans le Kerala. Cette Inde là (la vraie diront certains) n'a rien à cacher. Plus sale, plus peuplée, plus pauvre. Celle la même qui rend fou! Mais derrière tous ces superlatifs, c'est aussi la que se trouve l'état le plus touristique du pays: le Rajasthan, le pays des rois et des maharadjahs, le royaume des mille et une nuits.
C'est dans cette région aride, à la frontière du Pakistan que se trouvent les plus beaux palais du pays. Le City Palace d'Udaipur, la ville blanche, en est un magnifique exemple. En bordure du lac Pichalou, nous sommes sur les terres du tournage d'Octopussy (James Bond), diffusé quotidiennement dans certaines des guest houses. On part explorer le lac voisin à vélo, et partons nous perdre dans les villages voisins. On découvre ensuite Jodhpur, la ville bleue, et son superbe fort dominant toute la ville. On se perd dans les toutes petites ruelles serpentant la vielle ville, on expérimente les délicieuses omelettes du fameux omelet man, renommé dans le monde entier, et on flâne à la tombée de la nuit dans le bazar. Vient ensuite Jaisalmer, la ville jaune, à l'ouest du Rajasthan. Enfin une "petite" ville indienne (50000 habitants). Le vieux fort dominant la ville dorée est de toute beauté, et les différentes maisons et autres havelis superbement décorées et sculptées. Un réel plaisir pour les yeux. Mais on ne pouvait pas passer par Jaisalmer sans aller faire un tour dans le désert du Thar. C'est donc à dos de chameau que l'on part explorer ce dernier et passer une nuit à la belle étoile dans les dunes. Quoi de plus parfait que d'écouter l'atmosphérique "Crystal Lake" de Klaus Schulze et contempler les étoiles filer dans le ciel, avant de sombrer dans un sommeil profond que même les scarabées du désert ne viendront pas perturber. On continue ensuite l'exploration de ce bel état et mettons les voiles vers Pushkar, une petite ville sacrée. On retrouve une faune similaire à Gokarna: travellers, chevelus et autres grands voyageurs; en bordure de lac et entourée de montagnes cette fois-ci. Et c'est dans une ambiance fumeuse que l'on se laisse bercer par les rythmes des percussions et le doux son du hang drum le soir à notre guest house... Pas de foire aux chameaux lors de notre passage, et c'est un Pushkar calme et relaxant que nous pouvons apprécier. Pour terminer avec ce bel état, nous prenons un bus direction Bundi, une petite ville au sud est dont on a entendu beaucoup de bien. En effet, à peine arrivés, Bundi nous séduit! C'est un concentré de Rajasthan dans une petite ville indienne. Un fort et un palais haut perché, des gens en turban, une population accueillante et souriante... Et de délicieux lassis!
Le festival des couleurs Holi approche a grand pas et il nous faut prendre une décision: rester a Bundi, retourner a Pushkar pour écouter de la trance avec les israéliens, ou aller vers Mathura ce qui nous rapprochera de Dehli et Varanasi? On se décide à booker un train et aller célébrer Holi sur les terres de Krishna, a Vrindavan a coté de Mathura. Ici tout le monde ne jure que part Krishna, et c'est le cas de Mangala, une française d'origine africaine venu a Vrindavan pour six mois... au sein de la secte d'Hare Krishna! C'est donc au milieu d'illuminés et de locaux que nous célébrons Holi dans les rues de la ville. Les couleurs fusent de partout, à chaque coin de rue. Du rouge, du bleu, du rose, du vert! Mais ce qui reste en général un jeu en tant qu'homme, devient assez vite un cauchemar pour les femmes, qui se retrouvent être la cible de pelotages a répétition! Une expérience particulière mais une expérience. Le ciel se couvre, les murs et rues sont tachetés de multiples couleurs, on part en bus pour Agra découvrir l'une des merveilles du monde: le Taj Mahal, magnifique mausolée tout de marbre blanc.
Chaque voyage à une fin, chaque livre, chaque chanson, chaque moment. Chaque vie. Ici c'est à Varanasi que la vie prend fin, et que le nirvana est atteint. Une fois le corps brulé sur l'un des ghâts de crémation, l'âme peut s'envoler. Varanasi est la ville de la mort, mais c'est une ville attachante. Très sale, mais avec du charme et tout un tas de petites ruelles où il fait bon se perdre. On écoute les sornettes que nous racontent les vendeurs sur la soie qu'ils vendent, on tend l'oreille pour entendre sithar et tablas, on se promène le long des ghâts... Et il est déjà temps de rejoindre New Dehli la capitale aux multiples bazars.
On rentre digérer tout ca.... et on reviendra surement un jour!
Au final, deux mois c'est beaucoup trop court pour un pays comme l'Inde. Nous aimerions beaucoup y retourner pour explorer la région du Kashmir et de l'Himachal Pradesh, mais aussi la région du Sikkim qui semble si différent de ce que nous avons déja vu. Je ne pense pas qu'une seule vie soit suffisante pour bien comprendre et voir l'ensemble de cepays. C'est toujours le cas pour la plupart des pays, mais ce constat m'a beaucoup plus marqué que pour d'autres pays visités par le passé...
L'Inde, un pays que je conseille à tous, pour peu que le monde et le bordel ne vous effraie pas. Une fois acclimaté et le smarques prises, on devient vite accroc!
Tout quitter et partir sans rien English translation pending
Bonjour à tous je m'appelle Virginie, j'ai 22 ans et je suis quelque peu perdue dans mes choix concernant l'avenir, je ne suis attirée par rien, n'ai pas vraiment d'ambition mais tous les jours en me levant je ressens l’oppression et le stresse que la société impose; c'est-à-dire étudier, trouver un travaille, me marier, élever des enfants... Mais je ne désire pas tout ceci j'ai comme l'impression de ne pas être faite pour cette vie alors je voudrais connaitre vos avis et expériences sur les voyages entrepris en solo.
Je voudrais partir visiter le monde ou du moins l'Europe à pieds le problème c'est que je n ai aucune économie et je voudrais savoir si l'un d'entre vous est déjà parti comme ça sans rien derrière lui, je veux dire sans aucune sécurité financière, est-ce vraiment possible ?
Itinéraires pour un mois en Inde du Sud? English translation pending
Bonjour à tous.Je viens de m'inscrire sur ce forum car c'est la première fois que je vais partir seul. J'ai déja beacoup lu et je me suis pas mal documenté mais j'aimerais avoir plusieurs avis.
J'attendais le résultat d'un concours pour pouvoir partir un mois seul en sac à dos en Inde du sud.Mon concours infirmier obtenu je peux concrétiser ce projet!
Je pars du 31 Juillet au 28 Aout. J'arrive à Mumbai à 22h30 le 31 et je repars de Mumbai le 28 à 12h.Je comptais rester dans cette ville jusqu'au 4 Aout et prendre un vol interieur jusqu'à Chennai .Ensuite j'aurai du 4 jusqu'au 27 pour visiter le tamil nadu et le Kerala. Cela vous semble il bien?
J'aime la nature les grands espaces et j'aimerais visiter quelques temples et passer une ou deux nuits dans une ashram. Bien entendu dormir une nuit dans un houseboat et j'ai entendu parler d'un train qui va dans les montagnes ou le climat est plus frais et ou tout est tres vert chose que j'aimerais aussi faire. Si vous pouviez me renseigner et me donner des conseils d'itinéraires se serait vraiment simpa.
Merci d'avance.
J'attendais le résultat d'un concours pour pouvoir partir un mois seul en sac à dos en Inde du sud.Mon concours infirmier obtenu je peux concrétiser ce projet!
Je pars du 31 Juillet au 28 Aout. J'arrive à Mumbai à 22h30 le 31 et je repars de Mumbai le 28 à 12h.Je comptais rester dans cette ville jusqu'au 4 Aout et prendre un vol interieur jusqu'à Chennai .Ensuite j'aurai du 4 jusqu'au 27 pour visiter le tamil nadu et le Kerala. Cela vous semble il bien?
J'aime la nature les grands espaces et j'aimerais visiter quelques temples et passer une ou deux nuits dans une ashram. Bien entendu dormir une nuit dans un houseboat et j'ai entendu parler d'un train qui va dans les montagnes ou le climat est plus frais et ou tout est tres vert chose que j'aimerais aussi faire. Si vous pouviez me renseigner et me donner des conseils d'itinéraires se serait vraiment simpa.
Merci d'avance.
Accueil, première impression en Inde? English translation pending
Bonjour a tous.
J'ai toujours été surpris en Inde, de l’accueil qui nous est réservé..que ce soit dans les commerces, les hôtels , nos déplacements, ou n'importe. Surpris d'autant plus, que cet accueil demeure présent sans même avoir un rapport avec l'argent..Cette chaleur m'impressionne et me culpabilise un peu..et me dit " quel accueil réservons nous aux Indiens venant en France."...j'ai honte de connaitre la réponse..
Si vous partager mon point de vue, faites nous le savoir , .comme son contraire bien évidement. Mais il me semblais juste d'ouvrir une page en mémoire à ce premier contact..cette première impression..ces cœurs qui s'ouvrent sans même nous connaitre.. Saint EX. citait dans le petit prince.." On ne voit bien qu'avec le cœur , l'éssenciel est invisible pour les yeux ! "..et pour vos yeux, à vous ? .
J'ai toujours été surpris en Inde, de l’accueil qui nous est réservé..que ce soit dans les commerces, les hôtels , nos déplacements, ou n'importe. Surpris d'autant plus, que cet accueil demeure présent sans même avoir un rapport avec l'argent..Cette chaleur m'impressionne et me culpabilise un peu..et me dit " quel accueil réservons nous aux Indiens venant en France."...j'ai honte de connaitre la réponse..
Si vous partager mon point de vue, faites nous le savoir , .comme son contraire bien évidement. Mais il me semblais juste d'ouvrir une page en mémoire à ce premier contact..cette première impression..ces cœurs qui s'ouvrent sans même nous connaitre.. Saint EX. citait dans le petit prince.." On ne voit bien qu'avec le cœur , l'éssenciel est invisible pour les yeux ! "..et pour vos yeux, à vous ? .
Avis sur notre circuit en Inde du Sud (Kerala et Tamil Nadu) English translation pending
Bonjour à tous,
Nous prévoyons de partir en mars 2013 pour un voyage d'un mois en Inde du sud avec chauffeur.
Nous avons choisi les états du Kerala et du Tamil Nadu avec les étapes suivantes:
- Chennai - Kanchipuram - Mahabalipuram - Gingee - Pondichery - Chidambaram - Tanjore - Trichy - Madurai - Kodaikanal - Kovalam - Allepey - Munnar - Cochin - Mysore
Qu'en pensez-vous ? Avons-nous manqué des incontournables ou au contraire des villes qui ne valent pas le détour ? Au passage, avez-vous de bons chauffeurs à nous recommander pour ce circuit ?
Merci d'avance de votre aide!
Nous avons choisi les états du Kerala et du Tamil Nadu avec les étapes suivantes:
- Chennai - Kanchipuram - Mahabalipuram - Gingee - Pondichery - Chidambaram - Tanjore - Trichy - Madurai - Kodaikanal - Kovalam - Allepey - Munnar - Cochin - Mysore
Qu'en pensez-vous ? Avons-nous manqué des incontournables ou au contraire des villes qui ne valent pas le détour ? Au passage, avez-vous de bons chauffeurs à nous recommander pour ce circuit ?
Merci d'avance de votre aide!
Itinéraire final pour l'Inde dès le 29 mai English translation pending
Bonjour à tous,
j'ai finalement fini mon itinéraire après nombre de vos conseils et je crois qu'il est bien même s'il semble quelque peu exhaustif. J'aimerais donc votre avis.
Départ de Montréal le 27 mai 2012 Arrivé à Kolkata le 29 mai à 3h10 am Quelques jours à Kolkata Varanasi Bandhavgarh (safari) Khajuraho Agra Delhi Amritsar Jaipur Bikaner Jaisalmer (safari) Jodhpur Udaipur Mumbai Hampi Mysore Ooty Allepey (backwaters houseboat vers Kollam) Madurai Pondicherry Chennai Kolkata (vol intérieur ou train tout dépend du temps restant) Départ pour Montréal le 1er aout 2012
Qu'en pensez vous? Selon mes calculs sa semble jouable même si ça risque d'être quelque peu serré si on a un pépin. Je risque de m'ajuster en cours de route mais d'après vous est-ce que c'est trop chargé? Tous les commentaires sont les bienvenus. De plus, si vous avez des bons plans (guesthouse, resto...etc.) n'hésitez pas. Nous comptons voyager le plus souvent en train et nous avons un bon budget (3800$ billet d'avion inclut) pour ce voyage. (je préfère les guesthouse à petit budget aux grands hotels à 100$ la nuit) Finalement, je compte réservé mes billets de trains sur place en appliquant la méthode suivante: aussitôt arrivé à destination j'achète le prochain billet soit 1-2 jours en avance. Pensez vous que c'est une bonne idée compte tenu que nous sommes en basse saison?
Merci beaucoup Mathbc
Départ de Montréal le 27 mai 2012 Arrivé à Kolkata le 29 mai à 3h10 am Quelques jours à Kolkata Varanasi Bandhavgarh (safari) Khajuraho Agra Delhi Amritsar Jaipur Bikaner Jaisalmer (safari) Jodhpur Udaipur Mumbai Hampi Mysore Ooty Allepey (backwaters houseboat vers Kollam) Madurai Pondicherry Chennai Kolkata (vol intérieur ou train tout dépend du temps restant) Départ pour Montréal le 1er aout 2012
Qu'en pensez vous? Selon mes calculs sa semble jouable même si ça risque d'être quelque peu serré si on a un pépin. Je risque de m'ajuster en cours de route mais d'après vous est-ce que c'est trop chargé? Tous les commentaires sont les bienvenus. De plus, si vous avez des bons plans (guesthouse, resto...etc.) n'hésitez pas. Nous comptons voyager le plus souvent en train et nous avons un bon budget (3800$ billet d'avion inclut) pour ce voyage. (je préfère les guesthouse à petit budget aux grands hotels à 100$ la nuit) Finalement, je compte réservé mes billets de trains sur place en appliquant la méthode suivante: aussitôt arrivé à destination j'achète le prochain billet soit 1-2 jours en avance. Pensez vous que c'est une bonne idée compte tenu que nous sommes en basse saison?
Merci beaucoup Mathbc
Le cyclone a frappé le Tamil Nadu (31 décembre 2011) English translation pending
D'après l'agence de presse indienne PTI, le cyclone Thane a frappé le Tamil Nadu entre la ville de Cuddalore et Pondichéry provoquant la mort d'au moins 21 personnes à Cuddalore, où les vents ont atteint 140 km/h. Cinq autres personnes sont morte dans l'Etat du Tamil Nadu et sept à Pondichéry, selon ces responsables. Outre des dégâts matériels importants dans la zone touchée, des coupures de courant persistaient samedi.
Alain
Les panneaux du monde: la suite! English translation pending
Je rentre de voyage et je constate que mon sujet précédent sur les panneaux du monde a été fermé après plusieurs années de riches contributions...
A titre de relance, j'en rappelle donc les principes. J'ai créé un site sur les panneaux du monde : panneaux insolites, panneaux de lieux célèbres, interdictions curieuses, animaux bizarres ou tout simplement les panneaux que nous connaissons dans notre propre pays, sous une autre forme... Je privilégie les panneaux et pancartes plutôt que les publicités et autres affiches de propagande.
Le site est organisé par thèmes : enfants, ouvriers, bonshommes, animaux, voitures, poids lourds, vélos/motos, transports divers, routes, vitesse, stop, parking, vie quotidienne, propreté, WC, interdictions, alcool/tabac, dangers, police, sports, lieux, célèbres, noms locaux, métro, bizarreries, panneaux mystères... Si j'y contribue largement au travers de mes propres photos de voyage, je recherche également les contributions des internautes et notamment des Vfistes...
Merci d'avance à tous ceux qui voudront bien proposer ici pour le site leurs photos de panneaux du monde. Une seule condition : que vous soyez réellement l'auteur des photos proposées.
Le site : http://panneauxdumonde.toile-libre.org La page Facebook du site : https://www.facebook.com/pages/Panneaux-du-monde/188682581149484
Curiosités, originalités, petites trouvailles du bout du monde : toutes les contributions sont bienvenues !!
A titre de relance, j'en rappelle donc les principes. J'ai créé un site sur les panneaux du monde : panneaux insolites, panneaux de lieux célèbres, interdictions curieuses, animaux bizarres ou tout simplement les panneaux que nous connaissons dans notre propre pays, sous une autre forme... Je privilégie les panneaux et pancartes plutôt que les publicités et autres affiches de propagande.
Le site est organisé par thèmes : enfants, ouvriers, bonshommes, animaux, voitures, poids lourds, vélos/motos, transports divers, routes, vitesse, stop, parking, vie quotidienne, propreté, WC, interdictions, alcool/tabac, dangers, police, sports, lieux, célèbres, noms locaux, métro, bizarreries, panneaux mystères... Si j'y contribue largement au travers de mes propres photos de voyage, je recherche également les contributions des internautes et notamment des Vfistes...
Merci d'avance à tous ceux qui voudront bien proposer ici pour le site leurs photos de panneaux du monde. Une seule condition : que vous soyez réellement l'auteur des photos proposées.
Le site : http://panneauxdumonde.toile-libre.org La page Facebook du site : https://www.facebook.com/pages/Panneaux-du-monde/188682581149484
Curiosités, originalités, petites trouvailles du bout du monde : toutes les contributions sont bienvenues !!
Ambiances indiennes English translation pending
Après avoir longuement consulté les avis et conseils exprimés sur le forum nous avons opté pour la formule de location de voiture avec chauffeur qui nous a pleinement satisfaits. En effet, elle nous a permis d'avoir un large aperçu des différents aspects de l'Inde et, surtout, de profiter des connaissances de nos chauffeurs pour découvrir au mieux la vie des villages, les métiers et les traditions.
Pour l'Inde du nord nous avons contacté Barbara à Delhi (channi4@hotmail.com) qui nous a fourni de précieux conseils sur l'itinéraire et organisé la location de voiture et les réservations d'hôtels. Le chauffeur, Sukha, s'est avéré dynamique et très sympathique, plein d'humour et avec une excellente connaissance des routes du Rajasthan.
Pour l'Inde du Sud, nous avons loué la voiture auprès de Moksha Tours (www.mokshatours.com). Nous avons également été pleinement satisfaits du contact avec le chauffeur, Sekar, très professionnel, amical et attentif à nos souhaits. Il nous a bien conseillé tout au long du voyage pour adapter au mieux l'itinéraire et sélectionner les hôtels sans nous imposer ses choix.
Le carnet de voyage complet avec photos est visible ici: http://mjpgouret.free.fr/inde/inde.html
Jour 1:. C'est jour de fête de la République et Old Delhi est inaccessible, gardée par de nombreux militaires en arme. Nous en profitons pour nous immerger « en douceur » dans l'ambiance indienne en visitant des lieux calmes. Tout d'abord, le complexe Qutub Minar avec son minaret à 5 étages, puis le temple du Lotus, lieu de méditation inter confessionnel très fréquenté par les familles indiennes en ce jour de fête, et, pour finir, la tombe de Humayun, mausolée de marbre blanc et de grès rouge situé dans un apaisant cadre de verdure.
Jour2: Nous quittons Delhi sous un ciel chargé de brumes et de poussières au milieu d'une circulation chaotique. C'est la découverte de la conduite "à l'indienne" louvoyant entre vaches, motos, bus, tuk tuk surchargés et nids de poule dans un brouhaha permanent de klaxons aux tonalités variées. Tout au long de la route s'étirent de lumineux champs de colza et nous découvrons l'animation intense des villes et villages indiens. Durant la visite du temple de Jhunjunhu une sympathique jeune femme nous fait une démonstration de mehndi (tatouage au henné) avant de nous accompagner. Nous sommes immédiatement frappés par la ferveur profonde des fidèles qui se manifeste dans tous les temples. A Mandawa, notre chauffeur nous remet entre les mains d'un guide local censé parler français.. En fait, il s'avère rapidement que ses connaissances sont très limitées et que son seul souci est de nous amener le plus vite possible dans une boutique. La visite rapide nous permet cependant de découvrir quelques havelis aux façades peintes mais malheureusement assez dégradées.
Jour 3: Le paysage devient plus désertique et les champs cultivés se font rares au milieu d'ondulations sablonneuses à la végétation rase. Sur la route, la circulation est moins intense et de nombreuses carrioles tirées par des chameaux remplacent les camions. Un détour vers Deshnok nous permet de visiter le temple Karni Mata dans lequel les pèlerins manifestent leur ferveur en nourrissant de lait et de graines une multitude de rats qui trottinent allègrement entre les pieds des visiteurs. Arrivés à Bikaner, nous avons à nouveau la faiblesse d'accepter le guide « francophone » qui nous est proposé. Son accent s'avère déplorable et peu compréhensible et ses explications ne nous permettent pas de profiter pleinement de la visite du vieux fort aux décorations intérieures fastueuses et colorées. Il nous pilote ensuite au cœur du dédale de la vieille ville où nous découvrons des ruelles trépidantes et grouillantes, aux étals colorés et aux effluves tantôt épicées tantôt nauséabondes. Au retour, nous expliquons donc à notre chauffeur que, dorénavant, nous préférons nous passer de ses pseudo guides (plusieurs sites disposent d'audio guides en français qui se sont avérés d'excellente qualité avec des explications intéressantes et claires).
Jour 4: Entre Bikaner et Jaisalmer la route monotone parcourt une sorte de "pampa" semi désertique et poussiéreuse sous un ciel sans couleur. Nous poursuivons jusqu'au village de Khuri où se côtoient vie traditionnelle et attractions pour touristes !!! Partis seuls à la découverte de ce village aux sommaires maisons cubiques nous apercevons des femmes aux saris chatoyants qui portent sur leur tête des cruches en métal. Nous les suivons vers le puits commun où nous sommes accueillis avec de grands sourires. Nous sacrifions ensuite à l'excursion « touristique » à dos de chameau vers les dunes où nous attendons le soleil couchant qui éclairera enfin ce paysage d'une belle lumière rasante (il aurait été tout aussi intéressant de rejoindre à pied le sommet des dunes facilement accessibles depuis le village). La soirée se termine avec un spectacle de musique et de danses locales à la lumière d'un feu de bois. La musique et les voix chaleureuses ainsi que les costumes chamarrés rendent le spectacle agréable et authentique.
Jour 5: Au lever du jour, la muraille de la citadelle de Jaisalmer s'éclaire d'une chaude lumière ocre. Dans les ruelles étroites l'animation est intense et la visite très variée entre havelis aux façades richement décorées, temples jaïn ou hindou et palais de maharaja.. Du haut de la citadelle la vision panoramique sur les toits en terrasse et le désert ne laisse pas d'impressionner et on s'attendrait presque à voir surgir au loin quelques cavaliers conquérants. L'après midi, nous partons visiter les mausolées des maharajas de Bada Bagh, malheureusement cernés de près par un gigantesque champ d'éoliennes, puis les temples d'Amar Sagar et de Lodhruva où la ferveur des fidèles est toujours aussi palpable. A l'extérieur, la vie paisible s'écoule: un musicien nous enchante avec son harmonium tandis que des joueurs de carrom (sorte de billard à jetons) nous invitent à partager une partie. Au retour, nous faisons une courte halte à la réserve d'eau de Gadi Sagar située près de la ville, bordée de temples et lieu de promenade paisible très fréquenté par les indiens.
Jour 6: Nous quittons Jaisalmer pour une traversée du désert du Thar vers le sud. La monotonie de la route n'est rompue que par quelques dunes de sable et d'anciens volcans de pierre rouge. Tout au long du trajet nous sommes frappés par l'extrême précarité de la vie au cœur du Rajasthan dans ces hameaux de cases rondes aux toits de paille. En cours de route, nous faisons une halte au temple jaïn d'Osiyan. Lieu de pèlerinage, il est entouré de nombreuses échoppes en tous genres, témoignage de l'importante activité. A Jodhpur, l'impressionnant bastion de la citadelle domine la ville. Mais le ciel, comme envahi de poussières, n'offre qu'une lumière terne qui donne un aspect un peu irréel à la masse des maisons bleues. La visite du fort et du palais des maharajas permet d'admirer des salles richement et élégamment décorées qui apportent une note de légèreté dans cet ensemble de bâtiments massifs. Dans la vieille ville, une visite chez un marchand d'épices nous offre le plaisir de humer des senteurs subtiles et variées.
Jour 7: De bon matin nous partons à la découverte des rues étroites et sinueuses de la ville. Les commerçants commencent à peine à ouvrir leurs échoppes tandis que quelques femmes peinent à rassembler les tas d'immondices avant de tenter de les faire bruler. De nombreuses vaches circulent dans ces rues encore désertes rendant assez vain le travail de nettoyage. La route quitte ensuite le désert du Thar et traverse une région de plaine agricole sous un ciel sans nuage mais qui reste blafard. Quelques pitons volcaniques isolés animent le paysage qui devient plus montagneux et boisé à l'approche de Ranakpur. Le chauffeur nous propose de déjeuner dans la « cantine » des pèlerins située tout près du temple: nous dégusterons donc un copieux repas servi par un bataillon impressionnant de serveurs qui veillent sur le remplissage permanent de notre assiette dans une vaste salle aux longues tables alignées en parallèle. Le temple Chaumukha Mandir soutenu par de nombreuses colonnes de marbre sculpté est situé au centre d'un vaste jardin fleuri de bougainvillées. Une petite route sinueuse s'infiltre au cœur du massif des monts Aravelli. Une fois nos bagages déposés à l'hôtel nous décidons de faire une promenade à pied qui nous amène vers un hameau isolé au milieu de quelques champs en terrasse. Les maisons apparaissent bien pauvres et la vie y semble bien difficile. Très vite, nous sommes entourés des enfants sortant de l'école et qui rassemblent quelques mots d'anglais balbutiant pour nous réclamer des « school pens »...
Jour 8: Nous traversons les monts Aravelli où l'activité agricole traditionnelle est restée vivace: tout au long de la route les paysans gardent les troupeaux, font tourner leur noria, cultivent leurs champs selon les méthodes ancestrales. Le paysage est très attrayant avec des plateaux verdoyants entourés de montagnes beaucoup plus arides. Les villages sont très animés. Depuis le fort de Kumbalgarh, entouré d'une imposante ceinture de remparts de 36 kms, s'étend un vaste panorama, malheureusement estompé par le voile brumeux d'un ciel toujours aussi blafard. Puis, dès la plaine retrouvée, le paysage redevient désertique et des files incessantes de camions se croisent et se doublent dans un gigantesque charivari: adrénaline garantie...Le temps nous manque pour aller à Pushkar, donc nous décidons de poursuivre sans arrêt jusqu'à Roopangarh, agréable petite cité à l'écart de la grande route bruyante.
Jour 9: Nous retournons sur nos pas pour visiter Pushkar, petite ville aux centaines de temples, blottie au creux d'un cirque de montagnes autour d'un lac sacré dans lequel se baignent les pèlerins hindous. Sur les ghats construits au bord du lac les fidèles viennent en nombre accomplir leurs rituels de purification tandis que, dans les rues envahies de boutiques, se mêlent dans la foule, touristes et pèlerins. Nous reprenons ensuite la "redoutable" route vers Jaipur, capitale du Rajasthan.
Jour 10: Nous nous lançons dans la visite de la vieille ville de Jaipur. Ceinturée de remparts on peut y pénétrer par de multiples portes. Elle fut peinte en rose, couleur de l'hospitalité, sur ordre du maharaja pour accueillir le prince de Galles en 1876. Le monument le plus emblématique en est le Hawa Mahal (palais des vents) dont la façade rose resplendit sous la lumière du soleil levant. Il est assez agréable de flâner en début de matinée dans les ruelles des bazars qui s'animent progressivement au fur et à mesure de l'ouverture des échoppes souvent minuscules. Du haut du minaret Iswari Swanga Sal nous profitons d'une vue panoramique sur la ville et ses environs qui nous permet d'apprécier l'urbanisme des larges avenues quadrillant cette mégalopole. Au milieu du maelström sonore de bus, rickshaws, tuk tuk, chameaux, motos, autos, voire éléphants, nous avons appris à affronter la traversée des larges avenues indiennes !!! L'après midi, nous décidons de faire une pause dans l'atmosphère calme du patio de l'hôtel.
Jour 11: De bon matin, les routes permettant de quitter Jaipur sont encombrées par une circulation très dense qui nous plonge à nouveau au cœur des symphonies de klaxon... A la sortie de la ville le temple de Galta est situé dans un cadre paisible au creux d'un vallon entouré de montagnes. Malheureusement, les bâtiments sont assez délabrés et nous sommes frappés par la saleté des allées. Le spectacle des nombreux singes qui escaladent les murs ou se plongent dans les bassins nous occupe un long moment. De Jaipur à Agra l'autoroute traverse une région plate et fertile. En cours de route nous découvrons, à Abhaneri, un exemple de puits profond adapté à la conservation des eaux de la mousson puis Fatehpur Sikri, capitale de l'empire moghol au 16ème siècle, érigée sur un promontoire dominant la plaine. La juxtaposition de thèmes hindous et musulmans est un chef d'œuvre architectural. L'immense mosquée est particulièrement impressionnante par son apparence à la fois massive et gracieuse. Nous poursuivons ensuite vers Agra.
Jour 12: Ce matin, lever matinal à 5h30 pour assister au fabuleux spectacle du soleil illuminant progressivement le Taj Mahal: la coupole de marbre émerge lentement de la brume diaphane en virant du rose pale au blanc éclatant et c'est, pour nous, un long moment d'émotion inoubliable. Avant de quitter Agra nous visitons le fort rouge, massive forteresse entouré d'une enceinte de grès rouge dominant la rivière Yamuna. Depuis les terrasses, nous tentons d'apercevoir une dernière fois le Taj Mahal mais il se dérobe derrière la brume. La route vers Delhi est une nouvelle fois très encombrée et nous manquerons de temps pour aller visiter Old Delhi et la grande mosquée, d'autant plus que les abords sont surchargés de monde et inaccessibles en voiture.
Jour 13: Après 2h30 de vol nous atterrissons à Chennai où nous retrouvons Sekar, notre chauffeur pour l'Inde du Sud, Nous partons pour Mamallapuram, notre première étape. Déjà, nous observons une circulation moins furieuse, des paysages tropicaux et nous sentons d'emblée une atmosphère plus nonchalante que dans l'Inde du nord. D'ailleurs, les touristes sont ici assez nombreux. En fin d'après midi nous partons flâner sur la plage avec ses barques colorées, ses manèges sommaires et ses marchands de beignets puis, derrière le village, nous découvrons les curieux « mandapas » et les bas reliefs creusés dans la masse de gigantesques blocs de granit.
Jour 14: Une agréable route entre les rizières nous amène à Kanchipuram, cité aux multiples temples, ancienne capitale de la dynastie "Pallava". Sur la route, de longues attentes aux passages à niveau nous permettent de vérifier que la foire d'empoigne qui régnait dans le nord a cédé la place à une file d'attente relativement organisée... En arrivant à Kanchipuram nous sommes d'emblée frappés par le « gopuram » du temple Sri Ekambareswarar qui domine la ville du haut de ses 59 mètres. Nous visitons également le temple Devarajaswami, monumental ensemble aux mille piliers et le temple Kailasanatha, plus ancien mais aux dimensions plus modestes. Sur la route du retour, notre chauffeur nous montre un atelier de préparation et de séchage des écheveaux de coton puis un atelier de tissage. La rencontre de ces villageois qui continuent de pratiquer d'innombrables petits métiers qui semblent, ici, immuables, aura été un des plaisirs renouvelés de ce voyage. Arrivés à Mamallapuram nous visitons les cinq Rathas, surprenants monuments monolithiques sculptés dans des blocs de granit puis le temple du rivage dont la situation en bordure du golfe du Bengale incite à la contemplation. Nous finissons la journée en nous promenant sur la plage où de nombreuses familles indiennes profitent des plaisirs de cette station balnéaire réputée.
Jour 15: La route file à travers rizières et plantations d'arachide, marais salants, vergers d'arbres à noix de cajou, forêts de filaos et villages animés pour rejoindre Pondichéry. Sur la route d'Auroville nous cédons à la gourmandise en achetant quelques croissants et feuilletés à la boulangerie française! Puis, après avoir découvert la courte video de présentation d'Auroville au centre des visiteurs, la curiosité l'emporte et nous sollicitons notre petit papier d'autorisation (accordé gratuitement à tous les visiteurs...) pour nous rendre au point de vue sur le Matrimandir, bâtiment à l'allure futuriste, lieu de recueillement des habitants et dont l'accès est interdit aux visiteurs. La promenade est courte et assez agréable dans un espace de verdure paisible. Nous rejoignons ensuite rapidement Pondichery et son atmosphère indolente que nous explorerons durant le reste de l'après midi. La ville offre deux aspects très différents: l'ambiance coloniale marquée de la "ville blanche" contraste avec l'agitation brouillonne de la "ville noire".
Jour 16: Dans le vaste delta de la Cauvery, la route serpente entre les rizières et les nombreux villages très animés. C'est la récolte du riz et la route est souvent jonchée de paille ou de tapis couverts de grains en cours de séchage. Les petites maisons en brique ou en pisé sont fréquemment couvertes de palme et de paille de riz. Évidemment, nous ne manquons pas de visiter quelques temples dont regorge le Tamil Nadu… A Chidambaram, la visite du temple de Shiva Nataraja est accompagnée par le choc fracassant des percussions au rythme lancinant. Le temple Gangakondacholapuram présente de remarquables sculptures dans un cadre de pelouses parfaitement entretenues. Afin d'éviter la saturation, nous nous contenterons d'un aperçu extérieur rapide du magnifique gopuram du temple Sarangapani à Kumbakonam. Enfin, le temple de Dharasuram nous semble modeste et nous le visitons rapidement, mais peut être est-ce dû à la fatigue de la fin de journée et à notre envie d'arriver rapidement à Tanjore.
Jour 17: Nous passons une journée à Tanjore qui fut la capitale de la dynastie chola du 9ème au 13ème siècle. Le temple Brihadishwara est considéré comme le joyau de l'architecture chola. La fréquentation et la ferveur des fidèles ne cessent de nous impressionner. Par contre, la visite du palais royal est un peu décevante, le bâtiment étant particulièrement décrépi: seule une salle offre de belles peintures sur les colonnes et le plafond. Le musée présente également de superbes bronzes mais l'agencement manque d'originalité. Heureusement, l'effervescence des villes indiennes est toujours là pour nous distraire... et nous profitons de l'après midi pour découvrir les boutiques du marché et « humer » l'ambiance sonore et colorée de la gare routière.
Jour 18: Jusqu'à Trichy, le paysage est plat et sans caractère. A Trichy, sur les bords de la Cauvery des pélerins viennent en grand nombre pour effectuer leurs ablutions sur les ghats de Amma Mandapam. Le caractère mystérieux de ces cérémonies rituelles nous fascine toujours autant et nous regrettons de ne pas savoir en saisir le sens. Il faut franchir plusieurs enceintes matérialisées par des gopurams aux couleurs vives pour pénétrer au cœur du temple de Sri Ranganathaswami. A l'intérieur des premières enceintes on trouve encore des maisons d'habitation et des commerces, manifestation concrète de la place essentielle des lieux de culte au centre de la vie quotidienne. Une foule fervente se presse dans le sanctuaire, notamment autour de l'éléphant qui, moyennant un petit billet, bénit les fidèles avec sa trompe. Le centre de la ville est dominé par le Rock Fort, éminence rocheuse sur laquelle est édifiée un temple auquel on accède par un escalier creusé dans le roc: la vue est intéressante sur la ville et la vallée de la Cauvery. Tout près, l'église Notre Dame de Lourdes nous surprend avec sa nef entièrement vide ses guirlandes décorées pendues au plafond et l'atmosphère paisible qui y règne. Ensuite la route traverse des zones de cultures (bananes, noix de coco, riz, cacahuètes, ...) dominées par les contreforts des Ghats occidentaux. Une partie de l'activité artisanale est consacrée au traitement du sisal (coir) à partir des fibres de coco. Les habitants nous accueillent avec un grand sourire pour nous faire une démonstration de leur outillage parfois archaïque. Nous poursuivons jusqu'à Madurai où la recherche d'une chambre libre s'avérera plus compliquée que prévu car de nombreux hôtels affichent complet.
Jour 19: Madurai est une des plus anciennes cités indiennes et tient une place particulière au cœur des tamouls. Nous y visitons le temple de Sri Minakshi: "un des plus fascinants de l'Inde", dixit le guide Michelin, mais nous avons quelques difficultés à saisir toutes les subtilités des représentations de tous les dieux. Par contre, ce qui reste réellement fascinant, c'est la profusion de rites et de dévotions observée sans cesse dans tous les espaces du temple. Ainsi, tous les soirs de l'année, juste avant la fermeture de celui-ci, une procession dans le fracas des trompes et des tambourins accompagne Shiva caché dans un palanquin jusqu'au sanctuaire de Minakshi, son épouse. La visite du palais Tirumalai Nayak en cours de rénovation permet d'admirer les superbes fresques qui ornent les plafonds. A côté, un musée hétéroclite et poussiéreux présente des statues, des outils préhistoriques et des poteries sans aucun effort de présentation. Le soir, nous allons assister au coucher de Shiva, mélange fascinant de ferveur religieuse et de spectacle profane.
Jour 20: De Madurai à Munnar la route traverse d'agréables paysages. D'abord, une plaine fertile riche de toutes sortes de cultures, puis elle aborde le côté est des Ghats occidentaux par de nombreux virages et c'est apaisant de retrouver la nature! La limite entre Tamil Nadu et Kerala est matérialisée par 3 postes de contrôle dont la mission n'est pas apparue bien clairement, si ce n'est qu'une contribution financière est demandée au chauffeur qui devra , par ailleurs, payer les taxes officielles d'entrée le lendemain à l'arrivée à Kumily. Sur le versant Keralais, les pentes se couvrent de plantations de thé qui soulignent les courbes des vallons et qui accrochent magiquement la lumière du soleil. Munnar nous apparaît comme une localité un peu endormie mais située dans un cadre verdoyant apprécié après l'agitation de toutes les villes visitées. Depuis la ville une petite route mène en quelques kilomètres vers le belvédère de Pothamedu d'où la vue s'étend largement sur la vallée profonde.
Jour 21: Après une balade matinale dans les plantations de thé, notre route redescend à travers une dense forêt tropicale. Nous découvrons au passage un temple perdu au milieu des plantations ainsi qu'un petit village de cueilleurs de thé isolé au milieu des champs. La route sinueuse traverse un véritable jardin d'Eden. Du sol à la cime des arbres on peut faire son marché d'épices, de fruits et de fleurs. A Kumily, notre chauffeur nous propose de visiter une plantation d'épices accompagnés d'un guide « francophone ». Dans les faits son charabia franco anglais est parfaitement incompréhensible et il n'a de cesse d'accélérer pour nous emmener au plus vite dans son magasin d'épices (SPICY CUISINE à Kumily à déconseiller car cher). Kumily, ville composée essentiellement d'hébergements touristiques et de boutiques, présente peu d'intérêt.
Jour 22: Tranquille journée de promenade et de découverte des différentes plantations aux alentours de Kumily. Le matin nous partons vers la plantation de thé Connemara estate située à une quinzaine de kilomètres afin de visiter l'usine de préparation du thé: la visite d'une heure environ est captivante avec des explications très claires sur le processus de transformation. L'après midi, nous avons, enfin, réussi à faire une randonnée (modeste et en grande partie sur une petite route goudronnée) vers le mont Ottathalamettu (1260 m.) formidable point de vue sur les ghats occidentaux...malgré l'atmosphère un peu brumeuse.
Jour 23: A travers des plantations de thé puis d'hévéas, sans oublier des champs d'ananas, de bananiers, etc... nous descendons vers la région des backwaters. Au passage à Mundakayam le brouhaha du marché aux boeufs hebdomadaire attire notre attention: venus du Tamil Nadu voisin les éleveurs trouvent ici acquéreurs pour leur bétail dont une partie finira dans les restaurants du Kerala où la viande de boeuf est consommée. Principale curiosité du Kerala, le réseau de canaux des backwaters sinue entre littoral et intérieur des terres. Ces cours d'eau servent encore de voies de circulation entre les nombreux villages qui les bordent et sont desservis par des bateaux omnibus que nous empruntons entre Nedumudi et Allepey pour une mini croisière de 2 heures. D'une rive à l'autre le bateau embarque et débarque sans arrêt les villageois qui reviennent du marché lourdement chargés ou les écoliers tandis que, sur les rives, les habitants vaquent à leurs occupations quotidiennes: pêche, lavage du linge, toilette des enfants, prières au temple...toute la vie animée des villages se déroule sous nos yeux. Nous faisons étape à Fort Cochin et, le soir, nous assistons à un spectacle de théâtre traditionnel du Kerala: le Kathakali issu des textes mythologiques de l'Inde ancienne. Avant le spectacle, les acteurs préparent longuement leur maquillage devant les spectateurs et expliquent en détail la symbolique des gestes et mimiques qu'ils pratiquent ensuite.
Jour 24: De Fort Cochin nous n'aurons pas vu les incontournables lieux touristiques: synagogue Pardesi et palais de Mattancherry, fermés le vendredi. Par contre, nous avons découvert d'autres aspects d'une vie quotidienne immuable et nous nous sommes baladés dans une ambiance alanguie par la moite chaleur tropicale. Ainsi nous avons passé de longs moments à observer les pêcheurs qui manœuvrent leurs lourds carrelets chinois pour une recette parfois bien maigre ou ceux qui lancent leur filet en tournoyant sur eux mêmes dans l'attente d'une improbable pêche miraculeuse. Nous avons aussi été étonnés par la laverie centrale où tous les hôtels font laver le linge par une foule d'hommes et de femmes qui inlassablement savonnent, frottent, essorent, étendent et repassent serviettes, draps, chemises, etc...avec des moyens très artisanaux.
Jour 25: Longue étape de transition entre Fort Cochin et les monts Nilgiri. La route parcourt d'abord des zones très urbanisées: les grands buildings modernes, les panneaux publicitaires envahissants et la quantité de voitures individuelles montrent la relative richesse du Kerala. Cependant, bus et camions restent les maîtres de la route et nous envoient parfois sur le bas côté. Ensuite, nous passons la frontière du Tamil Nadu et le long plateau semi désertique que nous traversons ne présente guère d'intérêt. Nous faisons étape à Mettupalayam, ville sans charme, sale, bruyante, malodorante mais dont les habitants nous accueillent avec le sourire, en particulier au marché.
Jour 26: Levés très tôt après une nuit désastreuse (hôtel sale et bruyant) nous prenons le Blue Mountain Railway, petit train à vapeur, qui nous emmène jusqu'à Coonor dans les monts Nilgiri. Après avoir fait la queue plus d'une heure pour être certains d'avoir une place du bon côté (à gauche) nous pouvons enfin nous asseoir sur des sièges assez inconfortables. Heureusement, plusieurs arrêts pour réapprovisionner la locomotive en eau permettent de se dégourdir les jambes...La voie ferrée dominant la vallée laisse apercevoir quelques points de vue sur les montagnes verdoyantes, en particulier à l'approche de Coonor où nous retrouvons les plantations de thé scintillantes sous le soleil. A Ooty (2240 m), station d'altitude créée par les britanniques, nous visitons le "jardin botanique" vaste parc reposant très fréquenté par les familles indiennes. Ensuite, nous faisons étape dans le parc national de Mudumalai qui abrite une faune variée, mais bien cachée... En fin d'après midi, notre chauffeur nous emmène assister à la surprenante séance de lavage des éléphants et à leur repas. Tous les soirs, après leur journée de travail, les éléphants domestiques sont longuement frottés et nettoyés dans la rivière où les enfants du village viennent également jouer et se baigner. Impassibles durant la séance de nettoyage; les éléphants semblent vraiment apprécier ce moment de détente. Ensuite, ils ont droit à leur ration quotidienne de «maxi croquettes » savamment dosées par les gardes du parc en fonction de leur poids et de leur age. Durant le retour vers l'hôtel, nous apercevons au bord de la route quelques singes lungar à la crinière blanche ainsi que quelques chitals (cerfs tachetés).
Jour 27: Ce matin, en traversant les parcs de Mudumalai (Tamil Nadu) et de Bandipur (Karnataka) nous apercevons quelques animaux: singes, gaurs (bisons indiens), chitals (cerfs tachetés) et, même, quelques sangliers malgré les conducteurs indiens qui n'hésitent pas à klaxonner bruyamment dès qu'ils aperçoivent un obstacle au loin. Une fois dépassés les monts Nilgiri, nous parcourons un vaste plateau rural aux cultures de canne à sucre, bananiers, manguiers et quelques rizières. A Mysore nous visitons le palais des maharajas dont la façade ne laisse pas deviner la richesse des merveilleux décors intérieurs, véritable kaléidoscope de couleurs chatoyantes (mais photos interdites). Notre dernière visite de temple sera pour Sri Chamundeswari et le spectaculaire taureau Nandi, monolithe de granit enduit d'huile de sésame à l'aspect luisant qui dominent la ville.
Jour 28: Durant la matinée nous flânons au milieu des couleurs du marché de Mysore, étonnamment rangé et propre: les étals de fleurs et d'épices sont un vrai régal pour les yeux et le nez. Puis, en début d'après midi, nous prenons la route de Bengalore. Une dernière étape à Srirangapatnam nous permet de visiter le palais d'été Darla Daulat Bagh remarquablement décoré avec des motifs colorés et des fresques recouvrant tous les murs, colonnes et plafonds. C'est ensuite une route sans grand intérêt, malgré quelques rizières et quelques pitons montagneux qui émergent du long plateau, qui nous conduit à Bengalore. Quelques embouteillages autour de cette grande ville nous rappellent que l'Inde est vraiment un pays très peuplé puis nous atteignons l'aéroport flambant neuf, aseptisé, calme où nous réalisons que nous ne sommes plus vraiment en Inde et que le voyage se termine Voici, à chaud, quelques impressions que nous laisse ce voyage.
D'abord, ce qui nous a été difficile à supporter le dénuement et l'extrême pauvreté de certains villages la circulation, notamment dans le nord, folle, sans règle, anarchique, bruyante, dangereuse, stressante... la poussière constante, la crasse, et partout sur les routes et au cœur des villes, les tas d'immondices pourrissants et nauséabonds où vaches, chèvres et cochons tentent d'extirper un peu de nourriture Ce que nous regrettons toutes les photos que nous n'avons pas prises, toutes les scènes de vie que nous n'avons pu filmer, soit parce que le respect nous l'imposait, soit à cause de la lumière vacillante sous le voile constamment laiteux qui flotte sur les villes et les campagnes notre manque de connaissance de la culture indienne et la difficulté à communiquer Ce qui nous laissera un souvenir intense la manifestation religieuse permanente qui imprègne la vie des hindous dans leurs gestes, leurs vêtements et leurs villes le sentiment d'une présence humaine permanente, même dans les espaces les plus reculés les couleurs, le tourbillon de la vie quotidienne, les poignées de main, les « what's your name » incessants et les sourires la beauté majestueuse et émouvante du Taj Mahal et l'incroyable richesse du palais de Mysore et infiniment de choses encore, comme la multitude de petits métiers et la pérennité d'activités ancestrales L'Inde nous a plongé dans un autre monde et nous sommes heureux de l'avoir découverte même si, au bout du compte, la nature et les espaces sauvages nous ont manqués.
Le carnet de voyage complet avec photos est visible ici: http://mjpgouret.free.fr/inde/inde.html
Jour 1:. C'est jour de fête de la République et Old Delhi est inaccessible, gardée par de nombreux militaires en arme. Nous en profitons pour nous immerger « en douceur » dans l'ambiance indienne en visitant des lieux calmes. Tout d'abord, le complexe Qutub Minar avec son minaret à 5 étages, puis le temple du Lotus, lieu de méditation inter confessionnel très fréquenté par les familles indiennes en ce jour de fête, et, pour finir, la tombe de Humayun, mausolée de marbre blanc et de grès rouge situé dans un apaisant cadre de verdure.
Jour2: Nous quittons Delhi sous un ciel chargé de brumes et de poussières au milieu d'une circulation chaotique. C'est la découverte de la conduite "à l'indienne" louvoyant entre vaches, motos, bus, tuk tuk surchargés et nids de poule dans un brouhaha permanent de klaxons aux tonalités variées. Tout au long de la route s'étirent de lumineux champs de colza et nous découvrons l'animation intense des villes et villages indiens. Durant la visite du temple de Jhunjunhu une sympathique jeune femme nous fait une démonstration de mehndi (tatouage au henné) avant de nous accompagner. Nous sommes immédiatement frappés par la ferveur profonde des fidèles qui se manifeste dans tous les temples. A Mandawa, notre chauffeur nous remet entre les mains d'un guide local censé parler français.. En fait, il s'avère rapidement que ses connaissances sont très limitées et que son seul souci est de nous amener le plus vite possible dans une boutique. La visite rapide nous permet cependant de découvrir quelques havelis aux façades peintes mais malheureusement assez dégradées.
Jour 3: Le paysage devient plus désertique et les champs cultivés se font rares au milieu d'ondulations sablonneuses à la végétation rase. Sur la route, la circulation est moins intense et de nombreuses carrioles tirées par des chameaux remplacent les camions. Un détour vers Deshnok nous permet de visiter le temple Karni Mata dans lequel les pèlerins manifestent leur ferveur en nourrissant de lait et de graines une multitude de rats qui trottinent allègrement entre les pieds des visiteurs. Arrivés à Bikaner, nous avons à nouveau la faiblesse d'accepter le guide « francophone » qui nous est proposé. Son accent s'avère déplorable et peu compréhensible et ses explications ne nous permettent pas de profiter pleinement de la visite du vieux fort aux décorations intérieures fastueuses et colorées. Il nous pilote ensuite au cœur du dédale de la vieille ville où nous découvrons des ruelles trépidantes et grouillantes, aux étals colorés et aux effluves tantôt épicées tantôt nauséabondes. Au retour, nous expliquons donc à notre chauffeur que, dorénavant, nous préférons nous passer de ses pseudo guides (plusieurs sites disposent d'audio guides en français qui se sont avérés d'excellente qualité avec des explications intéressantes et claires).
Jour 4: Entre Bikaner et Jaisalmer la route monotone parcourt une sorte de "pampa" semi désertique et poussiéreuse sous un ciel sans couleur. Nous poursuivons jusqu'au village de Khuri où se côtoient vie traditionnelle et attractions pour touristes !!! Partis seuls à la découverte de ce village aux sommaires maisons cubiques nous apercevons des femmes aux saris chatoyants qui portent sur leur tête des cruches en métal. Nous les suivons vers le puits commun où nous sommes accueillis avec de grands sourires. Nous sacrifions ensuite à l'excursion « touristique » à dos de chameau vers les dunes où nous attendons le soleil couchant qui éclairera enfin ce paysage d'une belle lumière rasante (il aurait été tout aussi intéressant de rejoindre à pied le sommet des dunes facilement accessibles depuis le village). La soirée se termine avec un spectacle de musique et de danses locales à la lumière d'un feu de bois. La musique et les voix chaleureuses ainsi que les costumes chamarrés rendent le spectacle agréable et authentique.
Jour 5: Au lever du jour, la muraille de la citadelle de Jaisalmer s'éclaire d'une chaude lumière ocre. Dans les ruelles étroites l'animation est intense et la visite très variée entre havelis aux façades richement décorées, temples jaïn ou hindou et palais de maharaja.. Du haut de la citadelle la vision panoramique sur les toits en terrasse et le désert ne laisse pas d'impressionner et on s'attendrait presque à voir surgir au loin quelques cavaliers conquérants. L'après midi, nous partons visiter les mausolées des maharajas de Bada Bagh, malheureusement cernés de près par un gigantesque champ d'éoliennes, puis les temples d'Amar Sagar et de Lodhruva où la ferveur des fidèles est toujours aussi palpable. A l'extérieur, la vie paisible s'écoule: un musicien nous enchante avec son harmonium tandis que des joueurs de carrom (sorte de billard à jetons) nous invitent à partager une partie. Au retour, nous faisons une courte halte à la réserve d'eau de Gadi Sagar située près de la ville, bordée de temples et lieu de promenade paisible très fréquenté par les indiens.
Jour 6: Nous quittons Jaisalmer pour une traversée du désert du Thar vers le sud. La monotonie de la route n'est rompue que par quelques dunes de sable et d'anciens volcans de pierre rouge. Tout au long du trajet nous sommes frappés par l'extrême précarité de la vie au cœur du Rajasthan dans ces hameaux de cases rondes aux toits de paille. En cours de route, nous faisons une halte au temple jaïn d'Osiyan. Lieu de pèlerinage, il est entouré de nombreuses échoppes en tous genres, témoignage de l'importante activité. A Jodhpur, l'impressionnant bastion de la citadelle domine la ville. Mais le ciel, comme envahi de poussières, n'offre qu'une lumière terne qui donne un aspect un peu irréel à la masse des maisons bleues. La visite du fort et du palais des maharajas permet d'admirer des salles richement et élégamment décorées qui apportent une note de légèreté dans cet ensemble de bâtiments massifs. Dans la vieille ville, une visite chez un marchand d'épices nous offre le plaisir de humer des senteurs subtiles et variées.
Jour 7: De bon matin nous partons à la découverte des rues étroites et sinueuses de la ville. Les commerçants commencent à peine à ouvrir leurs échoppes tandis que quelques femmes peinent à rassembler les tas d'immondices avant de tenter de les faire bruler. De nombreuses vaches circulent dans ces rues encore désertes rendant assez vain le travail de nettoyage. La route quitte ensuite le désert du Thar et traverse une région de plaine agricole sous un ciel sans nuage mais qui reste blafard. Quelques pitons volcaniques isolés animent le paysage qui devient plus montagneux et boisé à l'approche de Ranakpur. Le chauffeur nous propose de déjeuner dans la « cantine » des pèlerins située tout près du temple: nous dégusterons donc un copieux repas servi par un bataillon impressionnant de serveurs qui veillent sur le remplissage permanent de notre assiette dans une vaste salle aux longues tables alignées en parallèle. Le temple Chaumukha Mandir soutenu par de nombreuses colonnes de marbre sculpté est situé au centre d'un vaste jardin fleuri de bougainvillées. Une petite route sinueuse s'infiltre au cœur du massif des monts Aravelli. Une fois nos bagages déposés à l'hôtel nous décidons de faire une promenade à pied qui nous amène vers un hameau isolé au milieu de quelques champs en terrasse. Les maisons apparaissent bien pauvres et la vie y semble bien difficile. Très vite, nous sommes entourés des enfants sortant de l'école et qui rassemblent quelques mots d'anglais balbutiant pour nous réclamer des « school pens »...
Jour 8: Nous traversons les monts Aravelli où l'activité agricole traditionnelle est restée vivace: tout au long de la route les paysans gardent les troupeaux, font tourner leur noria, cultivent leurs champs selon les méthodes ancestrales. Le paysage est très attrayant avec des plateaux verdoyants entourés de montagnes beaucoup plus arides. Les villages sont très animés. Depuis le fort de Kumbalgarh, entouré d'une imposante ceinture de remparts de 36 kms, s'étend un vaste panorama, malheureusement estompé par le voile brumeux d'un ciel toujours aussi blafard. Puis, dès la plaine retrouvée, le paysage redevient désertique et des files incessantes de camions se croisent et se doublent dans un gigantesque charivari: adrénaline garantie...Le temps nous manque pour aller à Pushkar, donc nous décidons de poursuivre sans arrêt jusqu'à Roopangarh, agréable petite cité à l'écart de la grande route bruyante.
Jour 9: Nous retournons sur nos pas pour visiter Pushkar, petite ville aux centaines de temples, blottie au creux d'un cirque de montagnes autour d'un lac sacré dans lequel se baignent les pèlerins hindous. Sur les ghats construits au bord du lac les fidèles viennent en nombre accomplir leurs rituels de purification tandis que, dans les rues envahies de boutiques, se mêlent dans la foule, touristes et pèlerins. Nous reprenons ensuite la "redoutable" route vers Jaipur, capitale du Rajasthan.
Jour 10: Nous nous lançons dans la visite de la vieille ville de Jaipur. Ceinturée de remparts on peut y pénétrer par de multiples portes. Elle fut peinte en rose, couleur de l'hospitalité, sur ordre du maharaja pour accueillir le prince de Galles en 1876. Le monument le plus emblématique en est le Hawa Mahal (palais des vents) dont la façade rose resplendit sous la lumière du soleil levant. Il est assez agréable de flâner en début de matinée dans les ruelles des bazars qui s'animent progressivement au fur et à mesure de l'ouverture des échoppes souvent minuscules. Du haut du minaret Iswari Swanga Sal nous profitons d'une vue panoramique sur la ville et ses environs qui nous permet d'apprécier l'urbanisme des larges avenues quadrillant cette mégalopole. Au milieu du maelström sonore de bus, rickshaws, tuk tuk, chameaux, motos, autos, voire éléphants, nous avons appris à affronter la traversée des larges avenues indiennes !!! L'après midi, nous décidons de faire une pause dans l'atmosphère calme du patio de l'hôtel.
Jour 11: De bon matin, les routes permettant de quitter Jaipur sont encombrées par une circulation très dense qui nous plonge à nouveau au cœur des symphonies de klaxon... A la sortie de la ville le temple de Galta est situé dans un cadre paisible au creux d'un vallon entouré de montagnes. Malheureusement, les bâtiments sont assez délabrés et nous sommes frappés par la saleté des allées. Le spectacle des nombreux singes qui escaladent les murs ou se plongent dans les bassins nous occupe un long moment. De Jaipur à Agra l'autoroute traverse une région plate et fertile. En cours de route nous découvrons, à Abhaneri, un exemple de puits profond adapté à la conservation des eaux de la mousson puis Fatehpur Sikri, capitale de l'empire moghol au 16ème siècle, érigée sur un promontoire dominant la plaine. La juxtaposition de thèmes hindous et musulmans est un chef d'œuvre architectural. L'immense mosquée est particulièrement impressionnante par son apparence à la fois massive et gracieuse. Nous poursuivons ensuite vers Agra.
Jour 12: Ce matin, lever matinal à 5h30 pour assister au fabuleux spectacle du soleil illuminant progressivement le Taj Mahal: la coupole de marbre émerge lentement de la brume diaphane en virant du rose pale au blanc éclatant et c'est, pour nous, un long moment d'émotion inoubliable. Avant de quitter Agra nous visitons le fort rouge, massive forteresse entouré d'une enceinte de grès rouge dominant la rivière Yamuna. Depuis les terrasses, nous tentons d'apercevoir une dernière fois le Taj Mahal mais il se dérobe derrière la brume. La route vers Delhi est une nouvelle fois très encombrée et nous manquerons de temps pour aller visiter Old Delhi et la grande mosquée, d'autant plus que les abords sont surchargés de monde et inaccessibles en voiture.
Jour 13: Après 2h30 de vol nous atterrissons à Chennai où nous retrouvons Sekar, notre chauffeur pour l'Inde du Sud, Nous partons pour Mamallapuram, notre première étape. Déjà, nous observons une circulation moins furieuse, des paysages tropicaux et nous sentons d'emblée une atmosphère plus nonchalante que dans l'Inde du nord. D'ailleurs, les touristes sont ici assez nombreux. En fin d'après midi nous partons flâner sur la plage avec ses barques colorées, ses manèges sommaires et ses marchands de beignets puis, derrière le village, nous découvrons les curieux « mandapas » et les bas reliefs creusés dans la masse de gigantesques blocs de granit.
Jour 14: Une agréable route entre les rizières nous amène à Kanchipuram, cité aux multiples temples, ancienne capitale de la dynastie "Pallava". Sur la route, de longues attentes aux passages à niveau nous permettent de vérifier que la foire d'empoigne qui régnait dans le nord a cédé la place à une file d'attente relativement organisée... En arrivant à Kanchipuram nous sommes d'emblée frappés par le « gopuram » du temple Sri Ekambareswarar qui domine la ville du haut de ses 59 mètres. Nous visitons également le temple Devarajaswami, monumental ensemble aux mille piliers et le temple Kailasanatha, plus ancien mais aux dimensions plus modestes. Sur la route du retour, notre chauffeur nous montre un atelier de préparation et de séchage des écheveaux de coton puis un atelier de tissage. La rencontre de ces villageois qui continuent de pratiquer d'innombrables petits métiers qui semblent, ici, immuables, aura été un des plaisirs renouvelés de ce voyage. Arrivés à Mamallapuram nous visitons les cinq Rathas, surprenants monuments monolithiques sculptés dans des blocs de granit puis le temple du rivage dont la situation en bordure du golfe du Bengale incite à la contemplation. Nous finissons la journée en nous promenant sur la plage où de nombreuses familles indiennes profitent des plaisirs de cette station balnéaire réputée.
Jour 15: La route file à travers rizières et plantations d'arachide, marais salants, vergers d'arbres à noix de cajou, forêts de filaos et villages animés pour rejoindre Pondichéry. Sur la route d'Auroville nous cédons à la gourmandise en achetant quelques croissants et feuilletés à la boulangerie française! Puis, après avoir découvert la courte video de présentation d'Auroville au centre des visiteurs, la curiosité l'emporte et nous sollicitons notre petit papier d'autorisation (accordé gratuitement à tous les visiteurs...) pour nous rendre au point de vue sur le Matrimandir, bâtiment à l'allure futuriste, lieu de recueillement des habitants et dont l'accès est interdit aux visiteurs. La promenade est courte et assez agréable dans un espace de verdure paisible. Nous rejoignons ensuite rapidement Pondichery et son atmosphère indolente que nous explorerons durant le reste de l'après midi. La ville offre deux aspects très différents: l'ambiance coloniale marquée de la "ville blanche" contraste avec l'agitation brouillonne de la "ville noire".
Jour 16: Dans le vaste delta de la Cauvery, la route serpente entre les rizières et les nombreux villages très animés. C'est la récolte du riz et la route est souvent jonchée de paille ou de tapis couverts de grains en cours de séchage. Les petites maisons en brique ou en pisé sont fréquemment couvertes de palme et de paille de riz. Évidemment, nous ne manquons pas de visiter quelques temples dont regorge le Tamil Nadu… A Chidambaram, la visite du temple de Shiva Nataraja est accompagnée par le choc fracassant des percussions au rythme lancinant. Le temple Gangakondacholapuram présente de remarquables sculptures dans un cadre de pelouses parfaitement entretenues. Afin d'éviter la saturation, nous nous contenterons d'un aperçu extérieur rapide du magnifique gopuram du temple Sarangapani à Kumbakonam. Enfin, le temple de Dharasuram nous semble modeste et nous le visitons rapidement, mais peut être est-ce dû à la fatigue de la fin de journée et à notre envie d'arriver rapidement à Tanjore.
Jour 17: Nous passons une journée à Tanjore qui fut la capitale de la dynastie chola du 9ème au 13ème siècle. Le temple Brihadishwara est considéré comme le joyau de l'architecture chola. La fréquentation et la ferveur des fidèles ne cessent de nous impressionner. Par contre, la visite du palais royal est un peu décevante, le bâtiment étant particulièrement décrépi: seule une salle offre de belles peintures sur les colonnes et le plafond. Le musée présente également de superbes bronzes mais l'agencement manque d'originalité. Heureusement, l'effervescence des villes indiennes est toujours là pour nous distraire... et nous profitons de l'après midi pour découvrir les boutiques du marché et « humer » l'ambiance sonore et colorée de la gare routière.
Jour 18: Jusqu'à Trichy, le paysage est plat et sans caractère. A Trichy, sur les bords de la Cauvery des pélerins viennent en grand nombre pour effectuer leurs ablutions sur les ghats de Amma Mandapam. Le caractère mystérieux de ces cérémonies rituelles nous fascine toujours autant et nous regrettons de ne pas savoir en saisir le sens. Il faut franchir plusieurs enceintes matérialisées par des gopurams aux couleurs vives pour pénétrer au cœur du temple de Sri Ranganathaswami. A l'intérieur des premières enceintes on trouve encore des maisons d'habitation et des commerces, manifestation concrète de la place essentielle des lieux de culte au centre de la vie quotidienne. Une foule fervente se presse dans le sanctuaire, notamment autour de l'éléphant qui, moyennant un petit billet, bénit les fidèles avec sa trompe. Le centre de la ville est dominé par le Rock Fort, éminence rocheuse sur laquelle est édifiée un temple auquel on accède par un escalier creusé dans le roc: la vue est intéressante sur la ville et la vallée de la Cauvery. Tout près, l'église Notre Dame de Lourdes nous surprend avec sa nef entièrement vide ses guirlandes décorées pendues au plafond et l'atmosphère paisible qui y règne. Ensuite la route traverse des zones de cultures (bananes, noix de coco, riz, cacahuètes, ...) dominées par les contreforts des Ghats occidentaux. Une partie de l'activité artisanale est consacrée au traitement du sisal (coir) à partir des fibres de coco. Les habitants nous accueillent avec un grand sourire pour nous faire une démonstration de leur outillage parfois archaïque. Nous poursuivons jusqu'à Madurai où la recherche d'une chambre libre s'avérera plus compliquée que prévu car de nombreux hôtels affichent complet.
Jour 19: Madurai est une des plus anciennes cités indiennes et tient une place particulière au cœur des tamouls. Nous y visitons le temple de Sri Minakshi: "un des plus fascinants de l'Inde", dixit le guide Michelin, mais nous avons quelques difficultés à saisir toutes les subtilités des représentations de tous les dieux. Par contre, ce qui reste réellement fascinant, c'est la profusion de rites et de dévotions observée sans cesse dans tous les espaces du temple. Ainsi, tous les soirs de l'année, juste avant la fermeture de celui-ci, une procession dans le fracas des trompes et des tambourins accompagne Shiva caché dans un palanquin jusqu'au sanctuaire de Minakshi, son épouse. La visite du palais Tirumalai Nayak en cours de rénovation permet d'admirer les superbes fresques qui ornent les plafonds. A côté, un musée hétéroclite et poussiéreux présente des statues, des outils préhistoriques et des poteries sans aucun effort de présentation. Le soir, nous allons assister au coucher de Shiva, mélange fascinant de ferveur religieuse et de spectacle profane.
Jour 20: De Madurai à Munnar la route traverse d'agréables paysages. D'abord, une plaine fertile riche de toutes sortes de cultures, puis elle aborde le côté est des Ghats occidentaux par de nombreux virages et c'est apaisant de retrouver la nature! La limite entre Tamil Nadu et Kerala est matérialisée par 3 postes de contrôle dont la mission n'est pas apparue bien clairement, si ce n'est qu'une contribution financière est demandée au chauffeur qui devra , par ailleurs, payer les taxes officielles d'entrée le lendemain à l'arrivée à Kumily. Sur le versant Keralais, les pentes se couvrent de plantations de thé qui soulignent les courbes des vallons et qui accrochent magiquement la lumière du soleil. Munnar nous apparaît comme une localité un peu endormie mais située dans un cadre verdoyant apprécié après l'agitation de toutes les villes visitées. Depuis la ville une petite route mène en quelques kilomètres vers le belvédère de Pothamedu d'où la vue s'étend largement sur la vallée profonde.
Jour 21: Après une balade matinale dans les plantations de thé, notre route redescend à travers une dense forêt tropicale. Nous découvrons au passage un temple perdu au milieu des plantations ainsi qu'un petit village de cueilleurs de thé isolé au milieu des champs. La route sinueuse traverse un véritable jardin d'Eden. Du sol à la cime des arbres on peut faire son marché d'épices, de fruits et de fleurs. A Kumily, notre chauffeur nous propose de visiter une plantation d'épices accompagnés d'un guide « francophone ». Dans les faits son charabia franco anglais est parfaitement incompréhensible et il n'a de cesse d'accélérer pour nous emmener au plus vite dans son magasin d'épices (SPICY CUISINE à Kumily à déconseiller car cher). Kumily, ville composée essentiellement d'hébergements touristiques et de boutiques, présente peu d'intérêt.
Jour 22: Tranquille journée de promenade et de découverte des différentes plantations aux alentours de Kumily. Le matin nous partons vers la plantation de thé Connemara estate située à une quinzaine de kilomètres afin de visiter l'usine de préparation du thé: la visite d'une heure environ est captivante avec des explications très claires sur le processus de transformation. L'après midi, nous avons, enfin, réussi à faire une randonnée (modeste et en grande partie sur une petite route goudronnée) vers le mont Ottathalamettu (1260 m.) formidable point de vue sur les ghats occidentaux...malgré l'atmosphère un peu brumeuse.
Jour 23: A travers des plantations de thé puis d'hévéas, sans oublier des champs d'ananas, de bananiers, etc... nous descendons vers la région des backwaters. Au passage à Mundakayam le brouhaha du marché aux boeufs hebdomadaire attire notre attention: venus du Tamil Nadu voisin les éleveurs trouvent ici acquéreurs pour leur bétail dont une partie finira dans les restaurants du Kerala où la viande de boeuf est consommée. Principale curiosité du Kerala, le réseau de canaux des backwaters sinue entre littoral et intérieur des terres. Ces cours d'eau servent encore de voies de circulation entre les nombreux villages qui les bordent et sont desservis par des bateaux omnibus que nous empruntons entre Nedumudi et Allepey pour une mini croisière de 2 heures. D'une rive à l'autre le bateau embarque et débarque sans arrêt les villageois qui reviennent du marché lourdement chargés ou les écoliers tandis que, sur les rives, les habitants vaquent à leurs occupations quotidiennes: pêche, lavage du linge, toilette des enfants, prières au temple...toute la vie animée des villages se déroule sous nos yeux. Nous faisons étape à Fort Cochin et, le soir, nous assistons à un spectacle de théâtre traditionnel du Kerala: le Kathakali issu des textes mythologiques de l'Inde ancienne. Avant le spectacle, les acteurs préparent longuement leur maquillage devant les spectateurs et expliquent en détail la symbolique des gestes et mimiques qu'ils pratiquent ensuite.
Jour 24: De Fort Cochin nous n'aurons pas vu les incontournables lieux touristiques: synagogue Pardesi et palais de Mattancherry, fermés le vendredi. Par contre, nous avons découvert d'autres aspects d'une vie quotidienne immuable et nous nous sommes baladés dans une ambiance alanguie par la moite chaleur tropicale. Ainsi nous avons passé de longs moments à observer les pêcheurs qui manœuvrent leurs lourds carrelets chinois pour une recette parfois bien maigre ou ceux qui lancent leur filet en tournoyant sur eux mêmes dans l'attente d'une improbable pêche miraculeuse. Nous avons aussi été étonnés par la laverie centrale où tous les hôtels font laver le linge par une foule d'hommes et de femmes qui inlassablement savonnent, frottent, essorent, étendent et repassent serviettes, draps, chemises, etc...avec des moyens très artisanaux.
Jour 25: Longue étape de transition entre Fort Cochin et les monts Nilgiri. La route parcourt d'abord des zones très urbanisées: les grands buildings modernes, les panneaux publicitaires envahissants et la quantité de voitures individuelles montrent la relative richesse du Kerala. Cependant, bus et camions restent les maîtres de la route et nous envoient parfois sur le bas côté. Ensuite, nous passons la frontière du Tamil Nadu et le long plateau semi désertique que nous traversons ne présente guère d'intérêt. Nous faisons étape à Mettupalayam, ville sans charme, sale, bruyante, malodorante mais dont les habitants nous accueillent avec le sourire, en particulier au marché.
Jour 26: Levés très tôt après une nuit désastreuse (hôtel sale et bruyant) nous prenons le Blue Mountain Railway, petit train à vapeur, qui nous emmène jusqu'à Coonor dans les monts Nilgiri. Après avoir fait la queue plus d'une heure pour être certains d'avoir une place du bon côté (à gauche) nous pouvons enfin nous asseoir sur des sièges assez inconfortables. Heureusement, plusieurs arrêts pour réapprovisionner la locomotive en eau permettent de se dégourdir les jambes...La voie ferrée dominant la vallée laisse apercevoir quelques points de vue sur les montagnes verdoyantes, en particulier à l'approche de Coonor où nous retrouvons les plantations de thé scintillantes sous le soleil. A Ooty (2240 m), station d'altitude créée par les britanniques, nous visitons le "jardin botanique" vaste parc reposant très fréquenté par les familles indiennes. Ensuite, nous faisons étape dans le parc national de Mudumalai qui abrite une faune variée, mais bien cachée... En fin d'après midi, notre chauffeur nous emmène assister à la surprenante séance de lavage des éléphants et à leur repas. Tous les soirs, après leur journée de travail, les éléphants domestiques sont longuement frottés et nettoyés dans la rivière où les enfants du village viennent également jouer et se baigner. Impassibles durant la séance de nettoyage; les éléphants semblent vraiment apprécier ce moment de détente. Ensuite, ils ont droit à leur ration quotidienne de «maxi croquettes » savamment dosées par les gardes du parc en fonction de leur poids et de leur age. Durant le retour vers l'hôtel, nous apercevons au bord de la route quelques singes lungar à la crinière blanche ainsi que quelques chitals (cerfs tachetés).
Jour 27: Ce matin, en traversant les parcs de Mudumalai (Tamil Nadu) et de Bandipur (Karnataka) nous apercevons quelques animaux: singes, gaurs (bisons indiens), chitals (cerfs tachetés) et, même, quelques sangliers malgré les conducteurs indiens qui n'hésitent pas à klaxonner bruyamment dès qu'ils aperçoivent un obstacle au loin. Une fois dépassés les monts Nilgiri, nous parcourons un vaste plateau rural aux cultures de canne à sucre, bananiers, manguiers et quelques rizières. A Mysore nous visitons le palais des maharajas dont la façade ne laisse pas deviner la richesse des merveilleux décors intérieurs, véritable kaléidoscope de couleurs chatoyantes (mais photos interdites). Notre dernière visite de temple sera pour Sri Chamundeswari et le spectaculaire taureau Nandi, monolithe de granit enduit d'huile de sésame à l'aspect luisant qui dominent la ville.
Jour 28: Durant la matinée nous flânons au milieu des couleurs du marché de Mysore, étonnamment rangé et propre: les étals de fleurs et d'épices sont un vrai régal pour les yeux et le nez. Puis, en début d'après midi, nous prenons la route de Bengalore. Une dernière étape à Srirangapatnam nous permet de visiter le palais d'été Darla Daulat Bagh remarquablement décoré avec des motifs colorés et des fresques recouvrant tous les murs, colonnes et plafonds. C'est ensuite une route sans grand intérêt, malgré quelques rizières et quelques pitons montagneux qui émergent du long plateau, qui nous conduit à Bengalore. Quelques embouteillages autour de cette grande ville nous rappellent que l'Inde est vraiment un pays très peuplé puis nous atteignons l'aéroport flambant neuf, aseptisé, calme où nous réalisons que nous ne sommes plus vraiment en Inde et que le voyage se termine Voici, à chaud, quelques impressions que nous laisse ce voyage.
D'abord, ce qui nous a été difficile à supporter le dénuement et l'extrême pauvreté de certains villages la circulation, notamment dans le nord, folle, sans règle, anarchique, bruyante, dangereuse, stressante... la poussière constante, la crasse, et partout sur les routes et au cœur des villes, les tas d'immondices pourrissants et nauséabonds où vaches, chèvres et cochons tentent d'extirper un peu de nourriture Ce que nous regrettons toutes les photos que nous n'avons pas prises, toutes les scènes de vie que nous n'avons pu filmer, soit parce que le respect nous l'imposait, soit à cause de la lumière vacillante sous le voile constamment laiteux qui flotte sur les villes et les campagnes notre manque de connaissance de la culture indienne et la difficulté à communiquer Ce qui nous laissera un souvenir intense la manifestation religieuse permanente qui imprègne la vie des hindous dans leurs gestes, leurs vêtements et leurs villes le sentiment d'une présence humaine permanente, même dans les espaces les plus reculés les couleurs, le tourbillon de la vie quotidienne, les poignées de main, les « what's your name » incessants et les sourires la beauté majestueuse et émouvante du Taj Mahal et l'incroyable richesse du palais de Mysore et infiniment de choses encore, comme la multitude de petits métiers et la pérennité d'activités ancestrales L'Inde nous a plongé dans un autre monde et nous sommes heureux de l'avoir découverte même si, au bout du compte, la nature et les espaces sauvages nous ont manqués.
Cauchemar à Delhi! English translation pending
Bonjour à toutes et à tous,
Je me permets d'écrire sur ce forum pour partager avec vous mon expérience. En effet , je suis rentré il y a quelques jours de DEHLI et je voulais partager ce voyage cauchemardesque avec vous. Cauchemardesque , oui , c'est bien le mot que j'ai employé. Il est temps, je le pense, que les jeunes voyageurs à destination de DEHLI est aussi les retours des jeunes gens pour qui le voyage en INDE s'est transformé en cauchemar et ce pour avoir toutes les cartes en mains au moment de leurs départs. Je me présente , je m'appelle ivan , j'ai 25 ans , marié et bientôt papa. Je rêve de voyager depuis tout petit. L'idée de l'inde m'est venu récemment et je n'ai pas voulu regarder trop de vidéos ou lire trop de discussions pour ne pas me gâcher le plaisir de la découverte du pays. Je devais partir pour 15 jours en Inde , 1 semaine a dehli , quelques jours a varanasi et agra puis retour en france. Je devais donc partir 15 jours et je suis revenu au bout de 3 jours. Je suis d'un tempérament calme et réfléchi , je fais beaucoup de sport ( boxe anglaise ) et lis beaucoup. Ces quelques mots brossent un portrait succin de moi pour vous permettre de voir que je suis 'normal'. Ni particulièrement peureux , ni bourgeois... A mon arrivée a DELHI, j'étais un peu fatigué certes ( vol de nuit mais pas dormi une seule seconde) mais j'étais encore d'aplomb. je passe au guichet des taxis prepaid et demande un taxi pour pahar ganj histoire de trouver un hôtel. Pas de problème , 320 roupies. Je donne 1000 ( pas le choix le mec du change n'a pas voulu me donner de petites coupures) et il me rend 500........( je ne suis pas doué en math mais quand même...) . Après avoir un petit peu insister il me donne le reste de la monnaie et direction le taxi. Je me dis que ce n'est rien , c'est de bonnes guerre et me prépare à faire attention tout le voyage.Et là , j'ai découvert les routes indiennes et surtout la facon de conduire des indiens , au klaxon. Incroyable ! mon coeur battait la chamade , on doublait par la droite , par la gauche , a 120 a l'heure , évitant de justesse chaque voiture. Sur le côté de la route , accident sur accident.Pourtant , après une nuit blanche dans l'avion j'étais toujours assez serein. Arrivé 'vers pahar ganj' , je dis 'vers' car , à chaque fois par la suite que j'ai pris un taxi , je me suis aperçu qu'il me laissait tout le temps pas trop loin de ce que je voulais mais devant l'hotel , le magasin ou plus grossièrement le commerce d'un ami. A peine sorti du taxi je demande mon chemin et ou est paharganj 'main bazaar' ? on m'oriente grossièrement et je marche vers ce quartier.Et là , c'est parti! Un premier indien se place à côté de moi et va me raconter ce qu'ils vont tous me dire pendant deux jours non stop. where do you from? /i learn english/ come to my hotel/ what do you looking for/ je lui dis que je ne suis pas interressé très gentiment mais fermement comme je l'ai lu sur ce même forum avant de partir il insiste , continue de me parler. Je ne fais plus attention à ce qu'il me dit mais il continue de marcher avec moi , coller a moi.Là , miracle , je vois par hasard un hotel que j'ai vu dans le lonely planet , je rentre , complet! je ressors et l'indien qui était avec moi.............ben est toujours avec moi mais cette fois un autre l'a rejoins et me raconte les mêmes choses mais insiste encore plus. Je ne les écoute plus mais il me parle et répéte sans arrêt les mêmes choses , un de chaque côté. Je rentre dans l'accueil d'un hotel qui n'a pas l'air d'être trop miteux. Je visite une chambre qui n'est autre qu'une des chambres du chateau de la famille adams et qui pu le renfermé. Je suis crevé je demande une meilleure chambre , on m'en donne une un peu plus grande , mais toujours avec une odeur de renfermé mixé a des égouts et, bien sur sans fenêtre...je négocie vite fait le prix et monte me coucher. Je lève la couverture et m'aperçois qu'il y a une marre de sang sur les draps ( pas une tache bordel mais une MARRE). Je sors mon sac de couchage . une douche a l'eau froide et je me couche dans mon sac car je n'ai pas dormi depuis la veille 8h. Et là impossible de dormir , klaxonne dans tous les sens , indiens qui passent dans le couloir en chantant , travaux en tous genres.J'arrive néanmoins à m'endormir et je me réveille , après un sommeil réparateur ( humour) , 1h30 après m'être endormi. Il est 14 h à peu près et cela fait juste 4 h que je suis a dehli. J'ai la dalle mais une méchante boule de stresse au ventre s'empare de moi.Je me dis ' allez garcon , tu sors de ton hotel et tu cherches un cybercafé ou autres pour appeller ta femme et un endroit pour manger' A peine sorti de l'hotel un jeune me saute dessus et me reconte les trucs habituels , il marche avec moi et la je lui dis ' j'aimerais aller a connaught place car il faut que j'appelle ma femme, je cherche un cybercafé'. Il me dit ' prend ce taxi , pour 10 roopies il t'emmène a connaught place' . Je m'installe dans le rickshaw et il me dit ' je peux monter avec toi'. Je lui dis pas de prob même si ça sent le 'roochiche' comme dirait l'autre... je donne 10 rpies au taxi et il me dit 'viens on va voir pour le téléphone'. Il m'emmène donc dans le magasin d'un ami et il me propose de m'être une nouvelle carte sim dans mon iphone 4. Je le sors de mon pantalon et ils commencent à gratter mon téléphone. il y avait 7 a 8 indiens autour de moi. Toujours cette boule au ventre de stresse , surtout que je ne vois , depuis le début , aucun touriste étranger. Ils me disent que c'est ok mais je regarde mon téléphone et je vois très bien qu'il est bloqué.Ils me disent qu'il faut attendre 5 minutes et m'invitent à partir. Je leur dis que je ne suis pas pressé et que je vais attendre.Tout de suite après il me disent que ça ne marchera pas et me rende ma carte sim et mon téléphone.Après ils essayent de me vendre un téléphone neuf hors de prix , je refuse gentillement et sors de ce traquenard. L'indien qui me suivait............me suis toujours et me dis de venir avec lui dans l'office de tourisme officiel indienne. je rentre et on me propose de me servir d'internet gratuitement et je me dis ' aaah , ça sent encore le roochiche !' un homme me dis de profiter d'internet gratuit sauf que je m'apercois que si je veux me connecter a ma boite mail il faut 'graver' mon mot de passe dans l'ordi. SUPER !!!!!!!!!!!!! je fais mine de chercher des trucs mais ne fais rien. Je dis au mec qui me regardait d'un oeil que je cherche un plan de la ville . il me sort un plan et m'entoure les trucs a voir et après il me demande si je veux aller a agra! Je dis OUI et reprend espoir. Là il me dit que pour agra , il faut acheter des billets plusieurs jours a l'avance et payer maintenant. Ok ! je lui dis aurevoir gentillemment et sors de cet enfer. A Peine sorti de ce faux office du tourisme , un autre indien me saute dessus et me dit que je sors d'une fausse office du tourisme , d'une arnaque ( comme si je le savais pas). il me raconte sa vie , qu'il apprend l'anglais et nanani et nanana et je lui demande ou est connaught place !!!!!!!!!!!!!!!! a deux kilometres dans cette direction il me dit. Il veut me payer une cigarette et me dit qu'il se rend justement a connaught place. Tiens , un mort sur le trottoir , allongé , la bouche ouverte avec des mouches dans la bouche. COOOOOL ! je sais que c'est pas tahiti mais quand même quoi , des morts sur le trottoir en plein jour. Je fais la fin en abrégé les amis! il a tenté de m'emmener dans un autre office du tourisme , plusieurs indiens ont tentés de me faire entrer dans cette office du tourisme et étaient cette fois à la limite de l'agression physique. j'ai du poussé un rickshaw jusqu a une station essence. Que des trucs comme ça ! Quelqu'un , pendant mon absence est rentré dans ma chambre d'hotel (j'avais mis un cadenas sur le placard avec mon gros sac donc ils n'ont rien volés). EN GROS , ce que je veux dire par là c'est que je suis rentré le lendemain en FRANCE et que je me suis dit ' qu'est ce que tu as été cherché dans ce pays?' Est ce que j'y suis allé tel un voyeur ! A quoi cela sert il? Voir que les gens crèvent de faim m'avance à quoi. Je le savais bordel avant de partir. Il n'y a rien à voir dans ces pays à part la misère des gens. Si on veut aller dans ces pays il ne faut , selon moi toujours , ne pas y aller en touriste mais bien avec des assoc humanitaires. J'arrête de culpabiliser aujourd'hui. Je me suis toujours dit que j'avais trop de chance dans la vie. Je ne l'ai volé à personne cette vie. Je suis né dans un des pays les plus agréable au monde mais je ne l'ai demandé à personne. Je vais arrêter de culpabiliser et VIVRE PLEINEMENT MA VIE tout en gardant à l'esprit qu'il y a des milliards de gens qui envient ma vie ou plutôt NOTRE VIE. Je vais vivre du mieux que je peux et je sais maintenant comment vivent ces gens , je l'ai vu...
Je me permets d'écrire sur ce forum pour partager avec vous mon expérience. En effet , je suis rentré il y a quelques jours de DEHLI et je voulais partager ce voyage cauchemardesque avec vous. Cauchemardesque , oui , c'est bien le mot que j'ai employé. Il est temps, je le pense, que les jeunes voyageurs à destination de DEHLI est aussi les retours des jeunes gens pour qui le voyage en INDE s'est transformé en cauchemar et ce pour avoir toutes les cartes en mains au moment de leurs départs. Je me présente , je m'appelle ivan , j'ai 25 ans , marié et bientôt papa. Je rêve de voyager depuis tout petit. L'idée de l'inde m'est venu récemment et je n'ai pas voulu regarder trop de vidéos ou lire trop de discussions pour ne pas me gâcher le plaisir de la découverte du pays. Je devais partir pour 15 jours en Inde , 1 semaine a dehli , quelques jours a varanasi et agra puis retour en france. Je devais donc partir 15 jours et je suis revenu au bout de 3 jours. Je suis d'un tempérament calme et réfléchi , je fais beaucoup de sport ( boxe anglaise ) et lis beaucoup. Ces quelques mots brossent un portrait succin de moi pour vous permettre de voir que je suis 'normal'. Ni particulièrement peureux , ni bourgeois... A mon arrivée a DELHI, j'étais un peu fatigué certes ( vol de nuit mais pas dormi une seule seconde) mais j'étais encore d'aplomb. je passe au guichet des taxis prepaid et demande un taxi pour pahar ganj histoire de trouver un hôtel. Pas de problème , 320 roupies. Je donne 1000 ( pas le choix le mec du change n'a pas voulu me donner de petites coupures) et il me rend 500........( je ne suis pas doué en math mais quand même...) . Après avoir un petit peu insister il me donne le reste de la monnaie et direction le taxi. Je me dis que ce n'est rien , c'est de bonnes guerre et me prépare à faire attention tout le voyage.Et là , j'ai découvert les routes indiennes et surtout la facon de conduire des indiens , au klaxon. Incroyable ! mon coeur battait la chamade , on doublait par la droite , par la gauche , a 120 a l'heure , évitant de justesse chaque voiture. Sur le côté de la route , accident sur accident.Pourtant , après une nuit blanche dans l'avion j'étais toujours assez serein. Arrivé 'vers pahar ganj' , je dis 'vers' car , à chaque fois par la suite que j'ai pris un taxi , je me suis aperçu qu'il me laissait tout le temps pas trop loin de ce que je voulais mais devant l'hotel , le magasin ou plus grossièrement le commerce d'un ami. A peine sorti du taxi je demande mon chemin et ou est paharganj 'main bazaar' ? on m'oriente grossièrement et je marche vers ce quartier.Et là , c'est parti! Un premier indien se place à côté de moi et va me raconter ce qu'ils vont tous me dire pendant deux jours non stop. where do you from? /i learn english/ come to my hotel/ what do you looking for/ je lui dis que je ne suis pas interressé très gentiment mais fermement comme je l'ai lu sur ce même forum avant de partir il insiste , continue de me parler. Je ne fais plus attention à ce qu'il me dit mais il continue de marcher avec moi , coller a moi.Là , miracle , je vois par hasard un hotel que j'ai vu dans le lonely planet , je rentre , complet! je ressors et l'indien qui était avec moi.............ben est toujours avec moi mais cette fois un autre l'a rejoins et me raconte les mêmes choses mais insiste encore plus. Je ne les écoute plus mais il me parle et répéte sans arrêt les mêmes choses , un de chaque côté. Je rentre dans l'accueil d'un hotel qui n'a pas l'air d'être trop miteux. Je visite une chambre qui n'est autre qu'une des chambres du chateau de la famille adams et qui pu le renfermé. Je suis crevé je demande une meilleure chambre , on m'en donne une un peu plus grande , mais toujours avec une odeur de renfermé mixé a des égouts et, bien sur sans fenêtre...je négocie vite fait le prix et monte me coucher. Je lève la couverture et m'aperçois qu'il y a une marre de sang sur les draps ( pas une tache bordel mais une MARRE). Je sors mon sac de couchage . une douche a l'eau froide et je me couche dans mon sac car je n'ai pas dormi depuis la veille 8h. Et là impossible de dormir , klaxonne dans tous les sens , indiens qui passent dans le couloir en chantant , travaux en tous genres.J'arrive néanmoins à m'endormir et je me réveille , après un sommeil réparateur ( humour) , 1h30 après m'être endormi. Il est 14 h à peu près et cela fait juste 4 h que je suis a dehli. J'ai la dalle mais une méchante boule de stresse au ventre s'empare de moi.Je me dis ' allez garcon , tu sors de ton hotel et tu cherches un cybercafé ou autres pour appeller ta femme et un endroit pour manger' A peine sorti de l'hotel un jeune me saute dessus et me reconte les trucs habituels , il marche avec moi et la je lui dis ' j'aimerais aller a connaught place car il faut que j'appelle ma femme, je cherche un cybercafé'. Il me dit ' prend ce taxi , pour 10 roopies il t'emmène a connaught place' . Je m'installe dans le rickshaw et il me dit ' je peux monter avec toi'. Je lui dis pas de prob même si ça sent le 'roochiche' comme dirait l'autre... je donne 10 rpies au taxi et il me dit 'viens on va voir pour le téléphone'. Il m'emmène donc dans le magasin d'un ami et il me propose de m'être une nouvelle carte sim dans mon iphone 4. Je le sors de mon pantalon et ils commencent à gratter mon téléphone. il y avait 7 a 8 indiens autour de moi. Toujours cette boule au ventre de stresse , surtout que je ne vois , depuis le début , aucun touriste étranger. Ils me disent que c'est ok mais je regarde mon téléphone et je vois très bien qu'il est bloqué.Ils me disent qu'il faut attendre 5 minutes et m'invitent à partir. Je leur dis que je ne suis pas pressé et que je vais attendre.Tout de suite après il me disent que ça ne marchera pas et me rende ma carte sim et mon téléphone.Après ils essayent de me vendre un téléphone neuf hors de prix , je refuse gentillement et sors de ce traquenard. L'indien qui me suivait............me suis toujours et me dis de venir avec lui dans l'office de tourisme officiel indienne. je rentre et on me propose de me servir d'internet gratuitement et je me dis ' aaah , ça sent encore le roochiche !' un homme me dis de profiter d'internet gratuit sauf que je m'apercois que si je veux me connecter a ma boite mail il faut 'graver' mon mot de passe dans l'ordi. SUPER !!!!!!!!!!!!! je fais mine de chercher des trucs mais ne fais rien. Je dis au mec qui me regardait d'un oeil que je cherche un plan de la ville . il me sort un plan et m'entoure les trucs a voir et après il me demande si je veux aller a agra! Je dis OUI et reprend espoir. Là il me dit que pour agra , il faut acheter des billets plusieurs jours a l'avance et payer maintenant. Ok ! je lui dis aurevoir gentillemment et sors de cet enfer. A Peine sorti de ce faux office du tourisme , un autre indien me saute dessus et me dit que je sors d'une fausse office du tourisme , d'une arnaque ( comme si je le savais pas). il me raconte sa vie , qu'il apprend l'anglais et nanani et nanana et je lui demande ou est connaught place !!!!!!!!!!!!!!!! a deux kilometres dans cette direction il me dit. Il veut me payer une cigarette et me dit qu'il se rend justement a connaught place. Tiens , un mort sur le trottoir , allongé , la bouche ouverte avec des mouches dans la bouche. COOOOOL ! je sais que c'est pas tahiti mais quand même quoi , des morts sur le trottoir en plein jour. Je fais la fin en abrégé les amis! il a tenté de m'emmener dans un autre office du tourisme , plusieurs indiens ont tentés de me faire entrer dans cette office du tourisme et étaient cette fois à la limite de l'agression physique. j'ai du poussé un rickshaw jusqu a une station essence. Que des trucs comme ça ! Quelqu'un , pendant mon absence est rentré dans ma chambre d'hotel (j'avais mis un cadenas sur le placard avec mon gros sac donc ils n'ont rien volés). EN GROS , ce que je veux dire par là c'est que je suis rentré le lendemain en FRANCE et que je me suis dit ' qu'est ce que tu as été cherché dans ce pays?' Est ce que j'y suis allé tel un voyeur ! A quoi cela sert il? Voir que les gens crèvent de faim m'avance à quoi. Je le savais bordel avant de partir. Il n'y a rien à voir dans ces pays à part la misère des gens. Si on veut aller dans ces pays il ne faut , selon moi toujours , ne pas y aller en touriste mais bien avec des assoc humanitaires. J'arrête de culpabiliser aujourd'hui. Je me suis toujours dit que j'avais trop de chance dans la vie. Je ne l'ai volé à personne cette vie. Je suis né dans un des pays les plus agréable au monde mais je ne l'ai demandé à personne. Je vais arrêter de culpabiliser et VIVRE PLEINEMENT MA VIE tout en gardant à l'esprit qu'il y a des milliards de gens qui envient ma vie ou plutôt NOTRE VIE. Je vais vivre du mieux que je peux et je sais maintenant comment vivent ces gens , je l'ai vu...
Voyage en Inde avec un budget de 40,000 roupies par mois: réalisable? English translation pending
Je part pour linde 6 mois du 14 janvier 2011 au 12 juillet 2011, mon voyage pourait changer de parcours tous dependant des rencontre je vais faire en chemin , litineraire de base serais delhi 2 semaines recommander par un amis pour maclimatter a se nouveaux pay , une fois aclimatter , depart pour le taj mahal , Guna , Benares, Patna et Gaya jaimerais me trouver un centre de meditation boudhiste pour 2-3 seance de 10 jours pour ensuite aller a calcuta visiter les eglise de mere theresa et si possible de donner un peux de temps au monde en besoins , si tout fois , certaine eglise veule bien de mon aide ??? sinon hop on repart direction pondy cherry et cochin (kochi) question de mediter et lire devant la mer et je finirais en direction goa .je part seul avec mon sac a dos , jai tout les medicament necessaire au maladie et a la rehidratation , pilule de chlore , croyer vous que je puisse passer un bon voyage avec un budget de 40 000 a 45 000 rupees par mois :S merci davance pour vos conseil , ceci ai mon premier voyage alors je mattend juste au pire, alors les beaux moment me seront juste plus merveilleux ha oui , , mes 2 premieres nuit son deja payer le 15 et 16 janvier a un hotel de new delhi , jai 2 jours pour me trouver de quoi viabler a dormir hehehe , croyer vous le tous realisable ??? merci a vous de me conseiller
charley
charley
Définir l'Inde en un seul mot English translation pending
🙂salut à tous les forumeurs! Alors j'ai un jeu....je vous l'accorde, il ne va rien apporter de très concret et de constructif et ne sera en aucun cas informatif. Voyez ceci comme une petite distraction. Bon alors c'est parti!
c'est simple, je vous demande de définir en un seul mot ce que représente pour vous la culture indienne....attention....un seul mot pas un de plus....
je commence:
- --fatalisme--
ps: j'espère qu'il y aura des participants car j'ai pas envie de me retrouver tout seul comme un con.🤪
- --fatalisme--
ps: j'espère qu'il y aura des participants car j'ai pas envie de me retrouver tout seul comme un con.🤪
Impression négative de l'Inde English translation pending
Bonjour a tous,
J ai passe un mois en inde, avec mon petit ami, en janvier dernier.
Avant de partir, j ai largement utilise ce forum afin de preparer un itineraire qui nous a paru bien adapte. Nous voulions voir un maximum de choses. Nous avons donc fait Bombay, vol pour Jaipur, Pushkar, Udaipur, Bundi, Agra, Varanasi, vol pour Delhi, vol pour Bengalore, Ooty, Ernakulam et enfin un trajet sur les backwaters vers Allepey.
L arrivee a Bombay a bien sur ete depaysante, saisissante, mais supportable. Le reste des villes du Nord nous a paru insupportable, dans chaque ville nous etions presses de partir pour voir si c etait moins pire ailleurs. Le Sud nous a paru moins penible. Ce qui nous paraissait si difficile a vivre c est simplement les gens, le regard, les arnaques, on en venait a parler d harcelement quotidien!
Je reviens aujourd hui sur ce forum pour voir si d autres personnes ont ressenti la meme chose, apparement non. Mais je trouve ca vraiment surprenant, en Inde nous avons rencontre plus de touristes qui ne supportaient pas le pays plutot que ceux qui l appreciaient.
Je ne pense pas que j en viendrais a deconseiller de visiter ce pays, puisque chacun a son idee, mais je pense que les gens qui visitent ce forum doivent savoir que l Inde n est vraiment pas un pays facile et "enjoyable" (si quelqu un a un mot en francais pour ca, je prend).
Merci pour vos reactions.
J ai passe un mois en inde, avec mon petit ami, en janvier dernier.
Avant de partir, j ai largement utilise ce forum afin de preparer un itineraire qui nous a paru bien adapte. Nous voulions voir un maximum de choses. Nous avons donc fait Bombay, vol pour Jaipur, Pushkar, Udaipur, Bundi, Agra, Varanasi, vol pour Delhi, vol pour Bengalore, Ooty, Ernakulam et enfin un trajet sur les backwaters vers Allepey.
L arrivee a Bombay a bien sur ete depaysante, saisissante, mais supportable. Le reste des villes du Nord nous a paru insupportable, dans chaque ville nous etions presses de partir pour voir si c etait moins pire ailleurs. Le Sud nous a paru moins penible. Ce qui nous paraissait si difficile a vivre c est simplement les gens, le regard, les arnaques, on en venait a parler d harcelement quotidien!
Je reviens aujourd hui sur ce forum pour voir si d autres personnes ont ressenti la meme chose, apparement non. Mais je trouve ca vraiment surprenant, en Inde nous avons rencontre plus de touristes qui ne supportaient pas le pays plutot que ceux qui l appreciaient.
Je ne pense pas que j en viendrais a deconseiller de visiter ce pays, puisque chacun a son idee, mais je pense que les gens qui visitent ce forum doivent savoir que l Inde n est vraiment pas un pays facile et "enjoyable" (si quelqu un a un mot en francais pour ca, je prend).
Merci pour vos reactions.
Inde en huit jours English translation pending
Bonjour,
chaque annee , je pars dans un endroit different du globe mais je n ai que 9 jours maxi en gros . Attention , ce que je recherche , c est d aller a la rencontre des gens , surtout pas de voyage organise . Vivre dans un village , participer a la vie etc etc. J ai connu cela en Mauritanie et en amazonie avec une tribu donc un voyage riche de rencontres et d echanges ...... mais je n ai aucune idee sur l inde : nord, sud ..avez vous des renseignements? merci a tous Denis
Anarchiste? English translation pending
Quelques questions naîve voir cliché...mais j'espère pas seulement !
- Pensez vous que pour être un anarchiste cohérent, il faut vivre en marginal? N'y'a t-il un mode de vie propre à l'anarchiste, une mode de vie pouvant duré une vie entière?
- " Ne pas être anarchiste à seize ans, c'est manquer de coeur, l'être à 40, c'est manquer de jugement", D'après vos expériences , c'est justifié?
- Etre anarchiste nécéssite une grande éthique, n'est-il alors pas plus simple d'être "modéré" (beurk !) et de n'avoir pas ainsi à se soucier de tonnes de questions?
- La norme morale raille les jeunes anarchistes (cf "petit anarchiste" de Didier Super), pensez-vous que c'est justifié ou que ce n'est pas au contraire qu'une forme de controle moral, pour éviter la déviance ?
Merci d'avance pour vos réponse !
- Pensez vous que pour être un anarchiste cohérent, il faut vivre en marginal? N'y'a t-il un mode de vie propre à l'anarchiste, une mode de vie pouvant duré une vie entière?
- " Ne pas être anarchiste à seize ans, c'est manquer de coeur, l'être à 40, c'est manquer de jugement", D'après vos expériences , c'est justifié?
- Etre anarchiste nécéssite une grande éthique, n'est-il alors pas plus simple d'être "modéré" (beurk !) et de n'avoir pas ainsi à se soucier de tonnes de questions?
- La norme morale raille les jeunes anarchistes (cf "petit anarchiste" de Didier Super), pensez-vous que c'est justifié ou que ce n'est pas au contraire qu'une forme de controle moral, pour éviter la déviance ?
Merci d'avance pour vos réponse !
Côté positif de votre voyage en Inde du Nord? English translation pending
Bonjour,
A en lire dans le forum il y a beaucoup de cotés négatifs lors de vos séjours en Inde, alors moi qui projette de m'y rendre prochainement, je souhaiterais des témoignages uniquement sur le coté positif de votre voyage!!!!! Merci à tous ceux qui ne me feront pas douter de l'intéret de visiter ce pays!!!
A en lire dans le forum il y a beaucoup de cotés négatifs lors de vos séjours en Inde, alors moi qui projette de m'y rendre prochainement, je souhaiterais des témoignages uniquement sur le coté positif de votre voyage!!!!! Merci à tous ceux qui ne me feront pas douter de l'intéret de visiter ce pays!!!
Inde: étudiante en psychologie recherche témoignages English translation pending
Bonjour à tous
Je ne sais pas si c'est le bon endroit pour mon appel à témoignages mais j'essaye quand même...
Je suis étudiante en psychologie à Lyon et je dois faire un dossier de recherche sur un theme de mon choix. J'ai choisi de parler des bouleversements "sous differentes formes" que peuvent rencontrer certains voyageurs à leur arrivée en Inde et /ou à leur retour en France. C'est anonyme. J'ai besoin de témoignages pour étayer mes propos et explorer de nouvelles pistes. Donc s'il ya des personnes interressées pour répondre à quelques questions dans les semaines qui suivent n'hésitez pas à me contacter.
Merci beaucoup.
Que pensez-vous de Pondicherry? English translation pending
Bonjour,
J'ai fureté sur ce forum, à la recherche de tout ce qui était écrit sur Pondi. J'ai trouvé différents avis, parfois contradictoires. Entre ceux qui en gardent un excellent souvenir et ceux qui pensent que cette ville ne révèle pas vraiment l'Inde... Qu'en pensez-vous ?
Par ailleurs le climat est-il aussi éprouvant que le disent certains, particulièrement en mai-juin. Il paraît que c'est une période où tous les expats quittent la ville en raison des fortes chaleurs. Que même les indiens ont du mal a supporter et en attrapent la migraine... Les expats qui restent ils vivent comment ? Terrés dans une maison avec la clim ? Les indiens qui n'ont pas de clim. ? La vie ne s'arrête quand même pas !
Merci
J'ai fureté sur ce forum, à la recherche de tout ce qui était écrit sur Pondi. J'ai trouvé différents avis, parfois contradictoires. Entre ceux qui en gardent un excellent souvenir et ceux qui pensent que cette ville ne révèle pas vraiment l'Inde... Qu'en pensez-vous ?
Par ailleurs le climat est-il aussi éprouvant que le disent certains, particulièrement en mai-juin. Il paraît que c'est une période où tous les expats quittent la ville en raison des fortes chaleurs. Que même les indiens ont du mal a supporter et en attrapent la migraine... Les expats qui restent ils vivent comment ? Terrés dans une maison avec la clim ? Les indiens qui n'ont pas de clim. ? La vie ne s'arrête quand même pas !
Merci
Miss Bigoodi et son chauffeur… Pérégrination en Inde du Sud fin 2008 English translation pending
Me voilà de retour des Indes… et voici mon carnet de voyage de Bombay à Madras en voiture de fin octobre à début décembre 2008.
PREPARATION :
-Les Mercis : merci à Fanzi qui a d’ailleurs un blog très instructif pour préparer son voyage : http://jacquinfr3.free.fr/, Stalingrad, Lulu1, Ragamuffin, Thomaxlou, mile, gilloug, nalesnik, kerala, jeromeglo, migu, elconcombre, breiz29, lana29, Djoh, jreverter, goan, lolotravel, gandiji, khema, nosynatto, souriretjrs, marcomarco, mekong, shaktishakti, michelji, danielvl, cricagri, … et tous ceux que j’oublie sans doute !!!
-Guides : Lonely planet inde du sud-2008, Rough guide (+ site très bien fait en anglais : http://www.roughguides.com/website/shop/products/India.aspx ), guide du routard inde du sud (peu utilisé).
-L’office du tourisme indien à Paris m’a aussi adressé gentiment et gratuitement plusieurs brochures sur les états que je souhaitais visiter http://www.incredibleindia.org/...page.asp?pageid=1109
-Livres que j’ai aimés en préparant et pendant ce voyage : Planet india – Mira kamdar (document qui traite des différents aspects et enjeux du pays), Tarun J. Tejpal : Loin de Chandigarh (roman), Le dieu des petits riens, Arundhati Roy (roman du coté des backwaters), Les fabuleuses aventures d'un Indien malchanceux qui devint milliardaire, de Vikras Swarup (Roman +++), Dans la peau d'un intouchable de Marc Boulet (document, très agréable à lire, et sans doute l’un des meilleurs ouvrages que j’ai lu confrontant notre façon de voir le monde avec celle des indiens de basse caste, ou même plus généralement «riches/pauvres» +++), Le seigneur de Bombay de Vikram Chandra (roman top +++ : si vous ne devez en lire qu’un, c’est celui-ci ! Superbe roman qui nous fait découvrir et comprendre un peu mieux la société indienne au travers des aventures des 2 personnages principaux : un flic et un voyou, et de la multitude de rencontres qu'il font au cours des 1000 pages. Ne prenez pas peur ! ça se lit tout seul et pour ceux qui sont déjà allés en Inde, vous verrez que "ça fait echo"...) Ceux que j’ai envie de lire : l'Équilibre du Monde, de Rohinton Mistry, Fous de l'Inde de Régis Airault, Shantaram, de Gregory David Roberts, l'interprète des maladies de Jhumpa Lahiri, Bombay maximum city de Suketu Mehta , Indes de Jean Clausel…
-Films : Coup de foudre à Bollywood, Holy smoke, des trains pas comme les autres…
-Sites internet : de magnifiques photos sur celui-ci notamment : http://www.henry-fuchs.net/serie_detail.php?type=serie&serie=India Blogs que j’ai bien aimés : J’ai adoré lire le blog de Nicolas, français expatrié nous relatant sur plus d’un an sa vie à Bombay : humour garanti ! http://namaskar.canalblog.com/ +++ http://shanti2008.blogspot.com/2008_01_01_archive.html http://djoh.net/blog/?inde-voyage http://www.mapmyindia.com/ genre de mappy indien très pratique pour calculer les distances et temps de trajet entre 2 villes.
-Billet d’avion : Lyon-bombay / Chennai-Lyon pris 5 mois a l’avance sur voyage sncf : 632 € TTC par personne. (Jet airways). C’est le seul site que j’ai trouvé à ce moment là qui donnait des résultats faciles sur un voyage avec un retour d’une autre ville. Et en plus moins cher que les autres sites consultés pour un Lyon-bombay-Lyon aux mêmes dates…
-Visa : 50 euros + 12 de frais VFS + 21 pour le chronopost (à Lyon) = 83 euros la bête ! Dossier déposé à Lyon sur rdv, visas retournés par chronopost avec les passeports 8 jours plus tard. Site : http://www.vfs-in-fr.com/french/index.aspx
-Etat d’esprit avant le départ et choix du mode de voyage : C’est mon premier voyage en Inde, je connais déjà plusieurs pays d’Asie du Sud-est que j’aime bien, et la Chine que je n’ai pas du tout aimée en individuel il y a 10 ans (pb de communication, pollution etc…). Après cette expérience en Chine et avec tout ce qu’on lit et ce qu’on entend sur l’Inde, je m’étais un peu gardé la destination pour plus tard… Puis plus tard est arrivé et je me suis dit que si j’attendais trop je n’irais plus et que ce serait quand même dommage de ne pas me faire une idée par moi même… Bref, je ne partais pas super emballée à priori, et j’ai choisi le Sud, à priori plus « soft » pour commencer. J’ai aussi opté pour la formule voiture avec chauffeur pour gagner de la liberté, de la flexibilité, et du confort pour un budget somme toute assez modique sachant qu’habituellement, nous louons souvent des voitures sans chauffeur pour le même prix dans d’autres pays. Et nous voyageons à deux, en amoureux…
-Location de voiture : Après plusieurs demande de devis sur le net, j’ai opté pour Mani : spmani6500@yahoo.co.in -site web : www.travelsouthindia.co.in C’est une petite société, mais très pro : rapide dans ses réponses à mes mails avant le départ, plusieurs coup de fils tout au long du voyage pour s’assurer que tout allait bien. J’ai dû virer 300€ d’avance pour payer l’acheminement de la voiture jusqu’à Bombay, mais le chauffeur Manohar Sundram, était à l’heure le jour J (et même arrivé la veille), il parlait très correctement l’anglais, nous a montré toutes sortes de choses que nous n’aurions jamais vues par nous-mêmes et a franchement fait plus que simple chauffeur… Je vous le recommande chaudement !!! Pour 39 jours de location en ambassador avec A/C, j’ai négocié le prix à 30€ par jour tout compris (parking, essence, péages…) sauf le pourboire payé en sus à la fin du voyage. Petite recommandation : pour ceux qui optent pour ce type de formule, avant de confirmer votre accord aux uns ou aux autres, faites 1 ou 2 allers-retours de mails (la 2e ou 3e cotation est toujours meilleure que la 1ere) et précisez bien ce que vous voulez, et surtout insistez pour avoir un chauffeur qui parle anglais. Parmi les derniers bien placés, il y avait Bas-Das (ras), et Moksha tours : très agressif à l’encontre de Mani quand ils ont su qu’ils n’étaient pas retenus, je n’ai pas du tout aimé leur façon de faire et de dénigrer. Ca vaut le coup de prendre la clim, et l’Ambassador va très bien jusqu’à deux adultes + un enfant avec le chauffeur, au-delà, optez plutôt pour une voiture de catégorie supérieure.
-Hotels : Comme d’habitude, nous préférons réserver au jour le jour pour plus de souplesse, ce que nous ne regretterons pas (itinéraire plus ou moins rapide que prévu selon les moments et négociation bien plus efficace sur place !). Je n’ai réservé depuis la France que les trois 1eres nuits à Bombay. Les prix indiqués ci-après sont pour une chambre double et la plupart du temps âprement négociés ! Nous ne sommes pas dans les catégories routard mais plutôt bon moyen de gamme, et parfois Deluxe !
-Argent : D’habitude, nous partons seulement avec 20 euros et 2 cartes bancaires en poche en payant le maximum par carte et en retirant aux distributeurs pour les petits achats. Cette fois, nous avons opté pour le cash (moitié euros, moitié travellers en euros), même en comptant les commissions, le change est légèrement plus avantageux en paiement par carte pour les 2 fois où j’ai comparé, mais peu de commerces prennent les cartes en Inde… Entre euros et travellers c’est à peu près les mêmes cours (sur Bombay, les TC sont mieux cotés), donc ne vous privez pas de la sécurité des travellers à mon avis. Enfin, entre les cours du jours sur www.xe.com et les changeurs, il y a à peu près 1 à 2 roupies de marge (la marge est plus forte et on perd plus de temps dans les banques que dans les boutiques en général). Je donne les prix en roupies (INR) ci-dessous, pour 2 personnes, c’est simple à calculer : 100 INR = 10 FRF (franc français) à peu près… Autre site sympa pour connaître les cours et historiques des devises même « exotiques » avant de partir en voyage : http://fxtop.com/fr/historates.php3
ET MAINTENANT… TIN TIN TIN…LE DETAIL DU VOYAGE !!!
Vendredi 24/10/08 Nous voila partis de bonne heure et de bonne humeur de Lyon St Exupery pour Bruxelles (même pas un coup à boire gratuit sur brussels airlines), 3H30 d’attente, il ne pleut pas, donc assez de temps pour un petit tour rapide en train dans le centre (environ 20mn l’aller à 6€ l’aller retour par pers.) Puis Vol Jet airways de Bruxelles a Bombay impeccable : ponctuels, service soigné, petits écrans individuels, nourriture très correcte et un petit peu plus de place que sur bien des compagnies européennes, pourtant l’avion était quasiment plein. Jusqu’à présent on va dire qu’ils sont ma compagnie préférée en classe éco avec Emirates. Nous arrivons vers minuit, je change 20 euros à l’aéroport pour payer le taxi, nous prenons un prepaid à 500 INR (contrairement à ce que j’avais lu sur VF je n’ai trouvé qu’un seul guichet juste avant la porte de sortie…). Il nous amène à bon port à Colaba, à l’hôtel Ascot que j’avais booké sur internet : 6050 Inr la nuit pour 3 nuits avec petit dej. Ouf, ils nous ont bien gardé la chambre (j’avais quelques doutes après avoir vu certaines déconvenues de voyageurs à ce sujet). C’est cher mais Bombay est une ville chère, et j’avais envie d’être bien en arrivant en pleine nuit + je voulais aussi un hôtel sympa où me reposer au cas où la ville ne m’aurait pas plu les 1ers jours. Je pense que je repasserai chez eux une autre fois, c’est très correct (pas parfait mais très correct pour l’Inde) et bien situé http://www.ascothotel.com/
Samedi 25/10 Mumbai : petite grasse matinée et c’est parti pour un 1er aperçu et une visite à pied de Colaba (l’hôtel Taj, la porte de l’Inde), et du quartier du fort (Gare victoria CST). 1ère surprise, je m’attendais à la foule et à être harcelée de vendeurs et quémandeurs de tous poils… Que nennni ! C’est calme… Sans doute l’effet Diwali (nous tombons en plein pendant les festivités), mais en fait, même par la suite, je n’aurai jamais l’impression d’être étouffée par la foule, et il y aura bien quelques vendeurs un peu collants sur certains sites touristiques mais ce n’est ni Marrakech, ni le Sénégal pour ceux qui connaissent… L’ambiance de la ville me plait bien. Le seul truc : il faut parfois ruser un peu pour traverser les carrefours, et comme le dit l’excellentissime Nicolas http://namaskar.canalblog.com/ il y a 2 sortes de piétons en Inde : les très rapides et les tout plats !!! Repas du soir au Delhi Darbar sur Colaba causeway (2 bons repas pour 561 INR). Nous sommes vannés, dodo très tôt, du coup nous ne ferons qu’entendre le feu d’artifice tiré depuis la Gateway of India (trop tard pour se rhabiller et sortir, tan pis !).
26/10 Mumbai . Nous prenons le taxi traditionnel jaune et noir pour aller à la Mosquée Haji Ali plus au nord. Le chauffeur met son compteur, mais quand nous arrivons, il veut nous faire croire que la course fait 150 inr (nous nous étions renseigné à l’hôtel qui nous avait indiqué 50 INR à peu près)… Ca nous apprendra à ne pas parler prix à l’avance, 2 jeunes viennent à notre rescousse et font une drôle de tête en apprenant ce que ce bachi bouzouk nous demande… nous nous en tirons finalement à 70 INR. Bon en tous cas, on a du bol, c’est marée basse, on peut donc traverser la jetée à pied jusqu’à la mosquée, c’est sympa à part cet énergumène qui ne trouve rien de mieux que de mettre son bras (exprès bien sûr) devant mon objectif au moment où je fait une belle photo… argentique (eh oui… je sais !!!). Bref on ne m’y reprendra plus, maintenant, je les surveille du coin de l’œil avant de déclencher, ces sacrés filous moustachus qui veulent absolument être photographiés ! Il faut dire que d’habitude, on attend qu’il n’y ait personne pour photographier, alors qu’ici, on prend plaisir à attendre un joli sari, ou un groupe de fillettes en uniforme… mais pas les bras de vilains moustachus bedonnant, ça non !!! Retour de l’autre coté de la jetée, les détritus, mendiants, enfants en loques et éclopés ne manquent pas sur le chemin, le ton est donné… Eh, on la lui fait pas 2 fois à Bigoodi… Nouveau taxi pour aller à Banganga tank, voilà ma nouvelle tactique qui marche à peu près : je prend une file de taxi et demande au 1er son prix, inévitablement il le double, je pars avec de grands airs offusqués, inévitablement, le 2e de la file me alpague et me donne un prix a peu près correct après discussion…(50 inr cette fois ci)😛. Les alentours du tank sont très calmes, on dirait un peu un village en plein cœur de la ville, nous remontons a pied dans le quartier de malabar hill, vers le temple jain, puis le jardin suspendu, et nous redescendons sur chowpatty beach. Nous finiront l’après midi au fort et à Colaba, dans des rues que nous n’avions pas vues la veille et dînerons au Leopold café 600 inr pour 2, un peu cher pour ce qu’on a mangé (eh oui, on aura vu tous les sites visés par les attentats un mois plus tard…).
Lundi 27/10– Pandu lena, trimbak, - Nasik (160 km-4h) Nous nous levons de bonne heure pour être prêts à partir vers 7h30 et éviter les embouteillages sur les conseils de Mani. C’est la 1ère fois que nous prenons une voiture avec chauffeur et j’appréhende un peu… Sera-t-il là ? Ai-je viré 300 euros pour rien ? Pourrons-nous nous comprendre et allons nous bien nous entendre ??? (39 jours, ça risque d’être long sinon…). Mais voilà notre Manohar, 58 ans, tout de blanc vêtu et tout sourire sous ses belles baccantes –évidemment- et pile à l’heure (il était là depuis hier soir en fait, mais l’hôtel a oublié de le prévenir quand nous sommes rentrés). Nos 2 gros sacs plus le sien tiennent pile dans le coffre de l’ambassador, Franck, mon homme, monte devant à coté de lui, et moi derrière avec nos petits sacs d’appoint et c’est parti mon kiki !!!!
Super Manohar devant « notre » ambassador
Initialement, je souhaitais passer par les Kanheri caves dans le parc Sanjay ghandi mais c’est fermé le lundi. Nous prenons donc directement la route pour Nasik. Aucun problème pour sortir de Bombay est ce l’heure ou l’effet diwali ?… je ne saurai jamais. Nous nous arrêtons dans une gargote en route pour un petit en-cas et un très bon tchai. Manohar est aux petits soins pour nous, il nous fera goûter tout un tas de bonnes choses au cours du voyage, nous demande à chaque fois des couverts, et vérifie la –relative- propreté des lieux… (chochottes s’abstenir… Je le serai moi-même beaucoup moins en fin de voyage…mais on en reparlera…). Pas beaucoup de panneaux… Manohar qui connaît mieux le sud, demande son chemin à un flic qui lui taxe 50 roupies, on est tout de suite prévenus… Nous arrivons environ 4h plus tard aux portes de Nasik et visitons les grottes de Pandu lena (200 rs pour 2), sympa, il n’y a pas trop de monde et ce sont les 1eres. Nous rencontrons un jeune couple de touristes indiens de Pune qui, non, ne veulent rien nous vendre ni nous demander quelque chose, mais juste taper la converse (au début, on se méfie un peu quand même). Il est encore tôt, et Manohar nous propose de nous emmener à Trimbak, où je pensais aller le lendemain, c’est parfait ! C’est à voir, nous apercevons déjà notre 1er mort en train de se faire transporter vers la crémation, beaucoup de monde, de sourires, de vaches, dans les petites rues colorées du marché ; en comparaison, les environs ombragés du bassin sont très calmes. Très peu de touristes (blancs en tous cas)… Bref, on est tout de suite plongés dans le bain et on se sent bien. Retour à la voiture et à son air conditionné – ouf – et 33km dans l’autre sens pour trouver un hôtel à Nasik. J’avais repéré l’hôtel Panchavati sur un guide, le problème c’est que c’est toujours diwali, et panchavati, c’est aussi le nom d’un temple ; du coup nous nous retrouvons, avec notre voiture littéralement noyée dans la foule des pèlerins qui veut accéder au temple… Je m’étais demandé avant de partir si finalement nous n’allions pas conduire nous-mêmes, car après tout nous avons déjà conduit au Mexique, au Brésil, en Argentine, en Afrique australe… Eh bien pour ceux qui auraient les mêmes doutes, n’en ayez plus ! Je me demande encore comment nous n’avons pas écrasé plusieurs orteils hindous ce jour là et comment nous sommes finalement sortis de cette foule, nous, aussi détendus qu’une molaire non anesthésiée attendant la roulette, et Manohar, d’un flegme et d’une patience redoutable… Bref, autant vous dire que nous n’avons pas été trop regardants sur l’hôtel, bien moyen à 2030 inr inclus le dortoir de Manohar. On aurait dû négocier un peu plus mais c’est le début et c’est diwali… Ce sera sac à viande ce soir, et je ne vous parle pas de nos têtes la première fois que nous nous asseyons sur le lit…Comment dire ? Nos postérieurs sont habitués à plus de moelleux… 🤪 Le jour est encore là, nous descendons parmi la foule jusqu’au Ramkund (bassin), c’est beau avec la lumière dorée de cette fin de journée, tous les pèlerins et les saris multicolores, et la foule dans les rues n’est ni agressive ni insistante du tout envers nous, contrairement à ce que certaines lectures m’avaient fait redouté, pourtant nous sommes les seuls blancs ici…
Mar 28/10 Nasik- Ajanta- Aurangabad Je pensais rester 2 jours à Nasik pour visiter Trimbak et pour ne pas arriver à Ellora (sur la route nasik-aurangabad) un mardi, jour de fermeture… Mais voilà, nous avons vu Trimbak hier, et donc Super Manohar nous propose de nous emmener aujourd’hui à Ajanta. Nous voyons notre 1er éléphant sur la route et Manohar nous fait visiter une briqueterie : 150 inr par jour pour mouler des briques en plein soleil à longueur d’année… C’est là qu’on se rend compte de notre chance d’être nés français ! Nous voilà à Ajanta en début d’après midi, entrée + bus pour se rendre sur le site 530 inr pour 2. Et c’est parti pour la série de grottes, magnifique il faut bien le dire. Le site est relativement étendu, mais un petit conseil : mettez des chaussures qui s’enlèvent facilement et pas des chaussures de marche à lacets comme moi, car il faut les enlever avant d’entrer dans la plupart des grottes - ce qui n’est pas le cas à Ellora. La visite nous prend un bon moment et nous retrouvons le parking vers 17h30. Il y a bien encore 2 bonnes heures de route jusqu’à Aurangaband, et là c’est l’enfer : la nuit tombe rapidement et on ne compte pas le nombre d’accidents que l’on a vus ce soir là… C’est sûr, on ne nous y reprendra plus à rouler après le coucher du soleil🏴☠️. Nous arrivons donc tard a Aurangabad : 1er hotel est correct sans plus mais à plus de 3000 Inr, le 2e est bon marché mais franchement miteux, la chambre du 3e sent le renfermé à plein nez, on en a tous marre et on opte finalement pour le classic hotel recommandé par le LP négocié à 1820 inr avec petit dej. Re sac à viande, moustiques en pagaille en prime et bruit infernal de la rue… Je ne parle même pas de Manohar qui dort dans sa voiture en nous faisant croire qu’il allait voir un copain (on lui proposera plus tard à maintes reprises de lui payer une chambre ou un dortoir mais il refusera toujours…). A noter, nous avons quand même droit à un beau feu d’artifice « Diwali » depuis notre « terrasse ». Par contre nous mangerons très bien au Tandoor restaurant juste en face (650 inr pour 2)
Mer 29/10 Ellora – Aurangabad Vue la dernière nuit et le petit déj (vaisselle et salle de resto dégueulasses il n’y a pas d’autre mot, nous ne prendrons qu’une banane…), nous partons sans regret de cet hotel et en trouvons un autre, correct, vers la nouvelle gare routière, hôtel Manmandir à 1570 inr. Aujourd’hui, destination Ellora (500 inr pour 2). C’est encore plus chouette que Ajanta, les 3 séries de grottes sont très différentes, le grand temple sculpté du centre est bien sûr un must, pensez à en faire le tour par le petit chemin au dessus. N’oubliez pas non plus de faire un saut de tuk tuk jusqu’au grottes Jain, finement sculptée : tuk tuk 80 inr « official fare » aller retour, et pour ce prix sueurs froides garanties lors du croisement avec les gros bus qui arrivent en face sans ralentir (mais quand même au moins à 2 bons millimètres du tuk tuk !). Retour à aurangabad l’après midi, visite du fort sur le chemin (200inr pour 2), du « mini taj mahal » Bibi-ka-Maqbara (200inr), et du bassin avec son moulin à eau « panchakki » (40 inr), sympa si vous avez le temps. Petit tour en ville à pied en fin d’après midi.
Jeu 30/10 Aurangabad - Pune Départ pour Pune. On arrive en début d’après midi et on trouve l’hôtel Samrat +++ que je recommande vivement : 3200 INR avec pdj très bon rapport qualité prix et personnel sympathique. Mais nous avons eu de la chance de tomber pendant les vacances de Diwali, sinon d’habitude il est très souvent plein (clientèle d’affaires) à réservation conseillée quelques jours à l’avance ! Malgré la circulation, la ville est très agréable avec ses grands arbres, nous visitons le jardin botanique : intéressant plus pour voir les familles qui s’y promènent que pour le jardin lui-même, le temple avec son grand banian et ses petites grottes à coté, et le musée Kelkar (415 inr pour 3…2 + un indien pas cher !) accompagnés de Manohar qui nous fait une visite guidée pour certains objets (couteaux à noix de betel), divers objets à usage agricole, coffres pour la dot etc… En fin de journée nous allons diner au Sizzler’s : sympa 800 inr les 2 repas.
31/10 Pune – Mahabaleshwar - Ratnagiri Il y a toujours au moins une journée « sans » dans chaque voyage… eh bien, la voici ! La route est longue, nous partons de bonne heure et nous arrêtons à Wai, et vlan, nous crevons (bizarrement, ce sera la seule crevaison du voyage), j’en profite pour faire quelques photos aux environs du temple et du pont, c’est Manohar qui a toute la peine pour changer la roue en plein cagnard… Nous allons ensuite à la station service d’à coté pour faire réparer la roue car la route est encore longue et tortueuse jusqu’à Mahabaleshwar. Nous arrivons en début d’après midi mais c’est encore Diwali et vendredi… Et c’est à croire que le tout Bombay s’est donné rendez-vous ici… Les hôtels sont pleins, l’accueil déplorable, les routes bondées, si bien que nous n’irons même pas jusqu’au point de vue principal (Manohar a de mauvais souvenirs ici en tant que chauffeur de bus : resté coincé 6H il y a quelques années). Résultat, on se sauve ! Nous redescendons dans la vallée, faisons un petit stop casse croute et surtout pose pour Manohar qui doit en avoir plein les biscotos après tous ces virages. Et nous voilà repartis vers la suite… J’avais prévu Ganpatipule comme étape suivante mais l’heure tourne et il devient évident que nous n’y arriverons pas aujourd’hui… Et c’est 17h30, le jour ne va pas tarder à tomber et malgré l’insistance de Manohar pour continuer un peu, nous ne voulons pas renouveler l’expérience de la conduite de nuit, d’autant que depuis ces 1ers jours, on ne compte plus le nombre d’accidents et de camions renversés au bord des routes… Bref, on arrive dans une ville qui s’avèrera faire partie du comté de Ratnagiri, on voit un hôtel et on s’y pose. Bruyant et franchement pas génial, des chiottes à la turque surélevées comiques et bien sûr, classe « sac à viande ». Sauf à vous retrouver par là un jour de Diwali je ne voit pas ce que vous pourriez venir faire ici, rien à voir à part nous pour les locaux qui doivent bien se demander ce qu’on fait là mais qui font semblant de ne pas nous dévisager dès qu’on tourne la tête de leur coté, c’est assez comique ! Allez, un petit fried rice, au lit, et vivement demain 🙁!
01/11 Ratnagiri- Goa Les jours se suivent et ne se ressemblent pas. On rate la route de Ganpatipule, tan pis, ce sera pour un autre voyage ! Nous filons directement sur Goa. Passage obligé par le « poste frontière » entre le Maharashtra et l’état de Goa. Pendant que Manohar va payer la taxe, 2 policiers se mettent chacun à une portière de l’ambassador et nous demandent ce qu’on vient faire, notre métier… et bien sûr, si on a pas des pièces en euros. Nan ! On leur en donnera pas, bienvenue à Goa !!! Nous nous arrêtons pour jeter un coup d’œil aux plages du nord (arambol un peu trop baba cool, mandrem un peu trop perdu) et finalement qui l’eut cru, nous nous arrêtons à Vagator. Je recherchais plutôt de la tranquillité mais contrairement à ce que j’avais lu je l’ai trouvée ici ! Certes, la plage est animée, mais elle est belle et c’est sympa : nous trouvons un charmant petit hôtel d’excellent rapport qualité prix dans le village sur les hauteurs : le Leoney resort +++, jolies chambres ultra clean qui entourent une belles piscine pour 1900 inr sans pdj, on y restera 2 nuits et cela reste un de nos bon souvenirs d’hôtel pendant ce voyage. www.leoneyresort.com Restos : Ne ratez pas non plus le Mango Tree +++(à 10 mn à pied en repartant vers le nord, on y mange très bien pour moins de 400 inr à 2), par contre vous pouvez oublier le Sunita : ambiance baba cool mais plats décevants.
02/11 Goa Visite de panjim et velha goa aujourd’hui. Sympa, balade à pied jusqu’au temple d’anuman
03/11 Goa Sud Nous allons voir anjuna (l’ambiance et les petits commerces en bord de route nous plaisent bien), Colva (bof), benaulim (sympa), agonda (tip top, nous aurions dû dormir là : ni trop calme, ni trop animé et belle plage). Nous visitons aussi le marché de Margao (à voir). Finalement, en fin de journée, nous nous retrouvons à Patnem : les 2 hôtels que j’avais repéré sont complets, nous finissons donc à Home, conseillé par le LP et le rough guide… Ca a du changer de proprio depuis, seul l’accès direct à la plage est sympa, l’accueil aussi mais les chambres sont franchement médiocres, et le rapport qualité prix très mauvais (800 inr), nous aurions du retourner sur Palolem un peu plus au nord, tan pis !
04/11 south goa – Gokarna Il n’y a pas de locaux pour les chauffeurs à Home, Manohar a donc dormi ailleurs et vient prendre sa douche –froide- dans notre chambre. Avant de reprendre la route nous lui montrons la plage devant l’hôtel, et là, maintenant, nous en sommes sûrs, Manohar y voit bien … en tous cas de loin ! Nous avions un léger doute sur ce point car il demandait sa route après être passé à coté de panneaux indicateurs … En fait, plus tard, il nous expliquera qu’il parle anglais (et beaucoup d’autres langages locaux ce qui est bien pratique pour demander notre chemin), mais qu’il ne lit que le Tamoul. Pourquoi je vous dit tout ça ? Parce qu’il est encore assez tôt -8h00 peut être- et qu’une jolie cliente blonde sort de l’eau en monokini, pile au moment où je montre la plage à Manohar… et voilà à peu près le résultat …
Ouh-ouhhhhhhh Manooohaaar, il faut y aller……. (heureusement, la blonde s’est rhabillée assez rapidement).
Nous voilà donc repartis, après avoir visité Palolem (sympa), nous arrivons à Gokarna en tout début d’après midi. Nous visitons les bungalows « namaste » sur Om beach (500 inr rapport qualité prix correct) et visitons pour le fun le Swaswara… (hors de prix et réservé principalement aux tour operators à 1800$ la semaine), mais finalement nous restons au Om beach resort +++ accueil charmant et très jolies chambres donnant sur un beau jardin (2250 inr). www.ombeachresort.com
Le resto est très bon aussi (400 inr) et la vue au coucher du soleil est splendide : une bonne adresse !
Nous nous promenons dans la ville dont l’ambiance nous a bien plu : pas trop de circulation, ni trop grand ni trop petit, beaucoup de petits commerces, des gens sympas -comme partout-, un grand bassin, des rizières aux alentours, des temples (interdits aux non hindous) à à mettre sur vos itinéraires si vous avez le temps ! Nous allons nous baigner à kudle beach (il semble y avoir 2 hôtels sympas pour ceux qui recherchent le calme) mais l’accès en voiture à l’air assez problématique. Nous sommes descendus à pied pour notre part (depuis le bout de la route 5 mn pour descendre et disons 8 pour remonter !)… Et nous essayons de suivre les premiers résultats des élections américaines entre le cable qui saute et les coupures de courant… Je pense que ça rappellera des souvenirs à quelques uns parmi vous…
05/11 Gokarna - Badami La route est longue, nous partons donc vers 7h30, nous croisons 2 vaches roses (si, si, et on a rien fumé à Goa) et nous arrivons au Badami court hotel vers 14h30. Bon hôtel, rien à dire à part que la piscine ne semble pas très propre. (2500 INR). Nous visitons les grottes (204 inr) : elles ne valent pas Ellora évidemment, mais c’est sympa aussi, et la vue sur la ville et le bassin est jolie. Nous traversons ensuite à pied par les ruelles du village pour rejoindre le musée et le temple de l’autre coté du bassin : gamins souriants qui font « hello ! », cochons, ordures, égouts, tout y est !. La balade est à faire. On revient à pied à l’hôtel car on pensait que c’était un peu plus près… Il fait chaud malgré les grands arbres et nous rêvons de piquer une tête dans la piscine (oui, nous ne l’avions aperçue que de loin jusqu’alors), mais super Manohar nous voit rentrer assez tôt et nous propose d’aller faire un tour des environs en voiture : c’est reparti ! Nous faisons une boucle dans la campagne qui nous emmène d’abord au temple de banashankari, interdit pour nous, mais l’ambiance aux alentours vaut le coup d’oeil. Nous allons ensuite voir le temple de sri mahakoota ombragé et très calme, un prêtre sympa me fait visiter, beau bassin avec une source, et donc une eau plus limpide que bien souvent, puis nous revenons tranquillement au Badami court 1h plus tard pour nous apercevoir donc, que la piscine est sale et infestée de moustiques. Merci pour la ballade Manohar ! (elle n’est pas indiquée sur le LP mais il y a pas mal de panneaux en anglais)
06/11 Aihole - Pattadakal – Hospet Je pensais rester 2 nuits à Badami mais Manohar nous propose de partir de bonne heure, de visiter Aihole (200 inr) et Pattadakal (500inr) en route et de nous arrêter à Hospet : il avait raison c’est tout à fait jouable en voiture. A Aihole, nous sommes touchés par Salim, vendeur de cartes postales de 10-12 ans qui nous récite les capitales mondiales et nous fait visiter le site, ça aurait pu être sympa sans son père, son oncle où je ne sais qui, qui manifestement surveillait ses résultats commerciaux de près… Nous arrivons à Hospet vers 15h00, 2000km au compteur depuis le départ. Nous optons pour l’hôtel Malligi, très correct avec grande piscine (1680 inr), et où Manohar retrouve plein de copains chauffeurs et une bonne chambre (sans doute une petite commission aussi, mais pourquoi ne pas lui faire plaisir du moment que ça reste dans nos prix ?). Nous faisons un tour de marché (pas grand-chose à voir à Hospet) et finissons la journée au bord de la piscine et au resto de l’hotel (400 inr, très bon) www.malligihotels.com
7/11 Hampi En route pour Hampi, en partant, essayez de visiter le temple anantashayana à la sortie d’Hospet, il vaut le coup d’œil. Manohar connait par cœur, il nous arrête sur le temple au dessus du bazaar et nous le retrouvons pour le petit dej en bas. Visite de la ville, des alentours avec toutes ces collines parsemées de gros rochers, des différents temples. Je pensais rester au moins 2 jours ici, mais avec une voiture, on fait largement le tour en une journée. C’est joli mais je ne me suis pas laissée charmer par l’ambiance plus que ça, en tous cas, par rapport à d’autres sur ce forum. Nous partirons donc demain matin. 500 inr pour les diverses visites. Nouvelle nuit et resto au Malligi
8/11 hampi – belur- halebid – Hassan Là aussi, je pensais initialement rester au moins 2 nuits dans la région, mais nous avons le temps avec la voiture de visiter tranquillement belur et halebid dans la journée, les temples, très finement sculptés, valent le déplacement. En plus, un film est en cours de tournage lorsque nous arrivons à Halebid, c’est drôle de les voir tourner quelques prises de 5 secondes avec toutes les danseuses en action entre 2 groupes de touristes… C’est pas un métier facile ! Après une journée bien remplie, nous voici vers 17h aux portes d’Hassan. Nous nous arrêtons au Hoysala village resort +++ tip top ! Le luxe dans un beau jardin, jolie piscine pour 3500 inr avec le repas (délicieux) + 210 inr de boissons et tips. Encore l’un des très bons hôtels du voyage, à retenir pour ceux qui sont dans ces budgets.
9/11 – Hassan –sravanabelagola –Srirangapatnam – Somnathpur- Mysore La route vers Mysore est assez difficile mais splendide (villages et paysages de rizières). 1ère halte au plus grand monolithe du monde : sravanabelagola, puis nous continuons vers le temple et le beau palace de Srirangapatnam, avant de terminer par Somnathpur (Si vous êtes à Mysore, à voir absolument si vous n’êtes pas déjà passés par belur ou halebid malgré les 30 km un peu longuets). Nous arrivons en fin d’après midi à Mysore. Manohar nous emmène à l’hotel Sandesh the Prince +++, où il a ses copains et ses habitudes… C’est un bon 4 étoiles, et il nous a fallut négocier dur pour ne pas dépasser les 3000 inr avec petit déj : excellent rapport qualité prix ! www.sandeshtheprince.com Pour terminer la journée : Un petit tour en ville autour du palais (c’est dimanche, il est illuminé), un petit tour au marché (nous y retournerons plusieurs fois, de tous nos voyages, c’est le plus beau marché que nous ayons vu je crois) et un bon repas au parklane (440 inr).
10/11 Mysore Nous paressons un peu ce matin avant de monter à Chamundi hill… Le temple est agréable mais j’ai préféré l’ambiance autour du nandi (statue de taureau, véhicule de shiva si je me souviens bien), un peu plus bas sur la route. Nous allons ensuite jeter un œil au lalitha mahal palace, puis au palais de mysore : dommage qu’on ne puisse pas prendre de photos à l’intérieur, c’est un vrai palais de mille et unes nuits comme on peut l’imaginer. A la sortie, 2 policiers foncent droit sur nous… On suppose que c’est pour vérifier notre ticket, mais non… C’est pour savoir si on n’aurait pas de pièces en euros… Nan ! (ça vous rappelle pas quelque chose ?).Un petit tour pour voir la cathédrale Ste Philomène, encore un bon tour au marché, quelques marchandages sympathiques pour l’achat d’huiles essentielles et d’encens, puis plongeon dans la belle piscine du Sandesh. Ce soir nous mangeons au Dynasty, sympa aussi, dans les mêmes prix que le parklane mais un peu moins animé.
11/11 Mysore - Parc mudumalai /Masinagudi Pas trop de route aujourd’hui, Manohar nous emmène au temple de Nanjangud à une trentaine de km au sud de Mysore. C’est quelque chose, pour le temple en lui-même mais surtout pour la ferveur qui y règne avec les pèlerins qui, par exemple, en font le tour en tournant sur eux-mêmes couchés par terre… Manohar nous explique qu’ils ont sans doute quelque chose à demander aux dieux… Après une bonne montée et de nombreux lacets, nous arrivons dans la réserve de mudumalai, que la route traverse. C’est comique, il y a bien des panneaux avec tigres éléphants et compagnie mais notre Manohar ne peut pas s’empêcher de klaxonner dans tous les virages (je serai curieuse de voir ce que ça donne, un touriste indien, au Kruger parc – Afrique du Sud- par exemple… 😮 Bon, nous verrons quand même 3 biches en bord de route ! Pour en revenir à l'usage abusif du klaxon, il ne faut pas croire que ce soit par agressivité, mais c'est simplement qu'il remplace les clignotants et le rétroviseur...D'ailleurs on peut voir à l'arrière de tous les camions "svp klaxonnez !" J’aurais bien poussé jusqu’à Bokkapuram, mais Manohar insiste pour nous emmener dans une nouvelle guesthouse à Masinagudi, c’est plus près de la réserve et nous nous laissons tenter : Secret Ivory 1500 int avec petit dejà rien à dire sur l'accommodation qui est située dans un très beau cadre avec vue dégagée sur les montagnes, petite terrasse dans les chambres, très propre et bien pour les chauffeurs aussi. Mais il faut éviter de manger sur place (cher) et de prendre leur tour : pour ma part j'ai pris la ballade matinale 700 rs pour 2 : c'est trop cher pour la qualité du guide que nous avons eu. On a rien vu mais ça, c'est plutôt normal, car ce n'est pas la bonne saison, mais ils n'expliquent rien sur les plantes ou sur la nature qui nous environne. J'ai croisé d'autres touristes qui ont pris le tout du soir en jeep --> pas enchantés non plus. A éviter aussi : le tour en bus de la réserve "nationale". C'est n'importe quoi... Un bus bondé conduit par un pseudo ranger fonctionnaire qui ralenti à peine devant le paon et les 3 daims qu’on a croisé, aucune explication, et coté paysages, on voit les mêmes depuis la route principale. Heureusement, nous avons rencontré 2 belges sympathiques avec qui nous avons bien papoté et les ¾ d’heure de bus sont vite passés (95 inr pour 2). Par contre j'ai raté le bain des éléphants, et ça il parait que c'est bien... Le secteur m'a aussi bien plu pour les paysages. En accomodation dans le coin j'ai vu le bamboo bank : très correct 2000 inr le cottage deluxe. C’est dans un joli jardin, les tours et les repas bien moins chers. Les belges nous ont parlé du jungle retreat a bokkapuram : 1250 inr sans pdj mais avec une petite piscine.
12/11 Mudumalai - Ooty Après notre ballade matinale (c’était bien la peine de partir à 6h00 du mat pour ça…), nous voilà en route pour Ooty. Nous arrivons en fin de matinée et prenons une chambre au Nahar Hotel, très bien, et qui a l’avantage d’être calme mais en ville (1780 inr). Promenade au jardin botanique et au bord du lac, puis tour des boutiques … Nous allons aussi à la gare pour booker notre billet pour demain mais problème « the system don’t work » et personne ne sait quand il remarchera 😐. Les indiens sont sympas, ils nous conseillent d’aller à la pétrobank… Non, ce n’est pas une banque, mais une station service qui peut réserver les billets sur internet pour une trentaine de roupies de commission en plus du prix normal, pratique ! Il y a un grand panneau qui signale le service de booking à l’extérieur. Train en 2e classe : 123 inr pour 2.
13/11 Train miniature Ooty – Mettupalayam Le matin nous allons au belvédère Doodabetta, puis à la tea factory (10 inr). Nous allons voir le tribal museum à 11km d’Ooty. Si vous avez le temps, allez y : c’est un peu perdu, il ne doit pas y avoir des visiteurs tous les jours et il faut attendre un peu pour qu’on vous ouvre, mais nous avons eu la visite guidée pour nous tous seuls, c’est gratuit et la guide a même eu l’air surpris quand nous lui avons donné son pourboire ! Un bon petit chili beef et c’est l’heure du train (départ d’ooty à 15h30). Les billets imprimés la veille sont bons, les places ont l’air d’être réservées où il faut (à droite dans le sens de la marche en descendant). Le wagon n’est pas bondé – en tous cas au début mais ça se corsera à Conoor- Ze problème, c’est qu’on n’a pas choisi le bon jour… Un peu après Conoor, panne… 🤪 Il faudra 2H au « mécanic » pour arriver et réparer, ce qui fait que nous verrons la partie la plus intéressante du trajet…dans le noir !!! Et notre pauvre Manohar qui nous attend à Mettupalayam. Bon, pour rassurer ceux qui envisagent de la faire, je pense que ça doit être assez rare car la nouvelle figurait dans le journal le lendemain… Il est donc près de 21h00 quand nous nous mettons en quête d’un hôtel, nous en voyons 4 ou 5 très bruyants, sans draps, ou franchement glauques et nous atterrissons finalement à l’EMS Mayura : très correct pour 1500 inr, leur resto est bon aussi.
14/11 Mettupalayam – Munnar (3000 km depuis le début) La route est magnifique malgré les lacets et les 4 contrôles « payants » pour passer du tamil Nadu au Kerala. Nous essayons le Edassery eastend qui semble bien et proche du centre mais il affiche complet. Nous partons en direction du sud et nous arrêtons au Westwood riverside resort ++ : 1800 inr avec un superbe petit déjeuner en bord de rivière, il n’est finalement pas si loin du centre et on peut facilement y aller à pied sous réserve de penser à la lampe de poche pour le retour ! http://westwoodmunnar.com/ Visite du marché et de la ville, et repas du soir au SN restaurant, pas loin du Westwood (délicieux poulet à l’ail pour 230 inr).
15/11 Munnar Nous partons pour une balade matinale à pied à travers les plantations de thé : Manohar nous emmène jusqu’au point de vue Pothamedu, puis nous descendons à pied sur une toute petite route goudronnée, c’est agréable mais la brume monte assez vite et coté photo c’est un peu décevant. Nous arrivons aux chutes Attukhad puis remontons vers la route principale où nous avons prévu de rejoindre Manohar. Ca grimpe ! Mais 3 indiens sympas nous proposent de monter dans leur tata alors que nous ne faisions pas de stop… sympa non ? Vive le sport !!! Nous retrouvons Manohar comme prévu et achetons quelques sacs de thé dans le magasin de la fabrique Tata en bord de route (au sud du Westwood en partant vers Kochi, il parait que c’est moins cher ici, franchement nous n’avons pas vérifié : 60 inr les 500 grammes). L’après midi nous partons en voiture en direction de la top station. Nous allons jusqu’au barrage mais ne continuons pas jusqu’au bout de la route : après 9h00 la top station est dans les nuages et on n’y voit rien (effectivement, nous apercevons bien de gros nuages de loin…). Sur la route du retour nous croisons des ramasseuses de thé qui viennent faire peser leur récolte du jour : environ 130 rs pour 50kg. Manohar nous explique qu’il s’agit souvent de familles du tamil nadu qui viennent s’installer ici car le Kérala manque de main d’œuvre, ils n’en repartent plus : logement et éducation sont fournis. Ce soir nous mangeons au Rapsy +++: excellent rapport qualité prix (300 inr) et des menus avec photos bien pratiques pour éviter de se plonger dans le guide. à Pour ceux qui ont peu de temps et hésitent entre Ooty et Munnar, je conseille Munnar sans hésiter.
16/11 Munnar - Fort kochin Direction la mer ! En route, Manohar nous montre comment poussent la cardamone et le tamarin (espèce de gousse acidulée : gout entre le petit pois et le citron dont il se sert dans ses curry de poisson). Nous voilà à Kochi en début d’après midi. Sur la place de l’église St François, le Delight homestay est plein, nous nous rabattons sur le Chiramel residency 1500 inr avec petit dej, très correct (juste à coté du palace "malabar house"), tout droit dans la même rue, il y a d'autres guesthouse qui ont l'air très bien notamment Henry Anchorage… Nous allons faire un tour du coté des filets chinois et regardons les boutiques ; en fait ce n’est pas très grand et le tour est assez vite fait. Nous allons voir le spectacle de kathakali (400 inr pour 2, billets en vente au même prix dans toute la ville). J’ai bien aimé la séance de maquillage et le début du spectacle où le compteur et un danseur expliquent la gestuelle, par contre, pour ma part, j’ai trouvé l’histoire jouée ensuite avec 3 personnages un peu longuette…d’autant qu’ils se sont trompés dans les traductions en français qu’ils nous ont distribuées au départ… on a quand même assez vite compris que quelque chose clochait ! La musique, beaucoup à base de percussions, ne m’a pas franchement emballée non plus mais ce serait quand même dommage de passer à Kochi sans aller les voir. A propos de musique, Manohar nous avait dit qu’il aimait bien la musique classique, nous lui demandons donc qui il aime bien écouter : Beethov, Mozart ??? En fait, tout ça ne lui dit rien, il voulait parler de musique classique indienne, il nous en a fait écouter quelques CD : c’est le même genre pas mal de percussion avec des chants en plus… je ne suis pas fana… Au retour du spectacle nous croisons Manohar et un de ses « collègues » qui conduit aussi des français. Nous allons manger ensemble au Sea Hut restaurant (un peu surévalué, mais bon). Les français nous expliquent qu’ils ne sont pas enchantés par leur chauffeur qui parle très peu (Manohar nous dira par la suite que ce chauffeur n’ose pas bien parler en anglais), les belges que nous avions rencontré à mudumalai, eux, nous ont dit que leur chauffeur essayait sans arrêt de les emmener dans des hôtels qu’il connaissait. Lors de vos négociations avec les compagnies de location, je vous recommande de bien insister sur ces 2 points.
17/11 Kochi - Allapey Je pensais rester 2 nuits à Fort Kochi mais nous avons vraiment eu le temps de faire le tour hier après midi, et la route jusqu’à Allepey n’est pas longue. Nous repartons donc ce matin en prenant le temps de nous arrêter au quartier de Mattancherry : J’ai adoré, ne faites pas l’impasse : petits commerces, boutiques d’antiquité, Dutch palace, synagogue, ça vaut le détour tout autant que le quartier des filets chinois. Nous nous arrêtons ensuite à Ernakulam pour confirmer notre retour auprès de Jet airways (impératif au moins 72h avant le départ chez eux, si on veut être surs de repartir). Là par contre, c’est la grande ville classique avec beaucoup de circulation…pas grand chose à voir. Nous arrivons à Allepey en début d’après midi et filons directement à l’hotel Arcadia Regency +++ www.arcadiaregency.com dont j’avais lu du bien (à ne pas confondre avec l’hotel Arcadia au bord du canal nord). Et effectivement, c’est un très bon hôtel (1800 inr avec petit déjeuner), et la piscine sur le toit est bien sympa en fin de journée. Nous partons à pied le long du South Canal, jusqu’à la plage, c’est agréable. Le soir, nous allons mangé un excellent poulet biryani chez Allai +++, toujours le long du South Canal, rive sud : un des meilleurs rapport qualité prix du voyage 250 inr (allez coté resto plutôt qu’au fast food)
18/11 Allapey Nous partons faire un tour du coin en voiture : Old market pour commencer, puis direction le nord vers Kumarakom et la réserve ornithologique (90 inr pour 2) : la ballade à pied est sympa mais il est déjà tard et nous ne voyons pas énormément d’oiseaux. Nous continuons sur Kottayam : église orthodoxe de Ste Mary, vieilles maisons traditionnelles à Kudamaloor, puis nous arrivons à Changanacherry sur les conseils de Ragamuffin : le bateau ne part qu’à 16h30 pour arriver à Allapey vers 19h45, la fin du trajet se fait donc de nuit, mais un coucher de soleil sur les canaux pour 22 inr (pour 2), franchement, ce serait dommage de se priver ! Et l’ambiance du bateau bus n’est pas du tout la même que celui qui relie Allapey et Kollam (axé touristes) : nous sommes les seuls blancs, les autres passagers sont des écoliers ou des paysans qui rentrent chez eux en fin de journée. Sympa : après quelques sourires timides, les plus hardis s’approchent : what is your name ? where are you from ? have you got a pen ??? Ca s’est terminé en échange de chansons… Casimir contre je ne sais pas trop quoi en Malayam mais c’était sympa !
19/11 Allapey - Kollam J’ai choisi de ne pas opter pour le houseboat, c’est mon petit coté écolo qui ressort après visionnage d’un reportage et plusieurs lectures… Nous prenons donc le « bateau à touristes » 800 inr pour 2. C’est bien sympa en fait, nous nous retrouvons aux cotés de 2 espagnoles, 1 japonais et avec 2 chamoniardes bien sympas : pendant ces 8 heures le temps est vite passé au gré de la vie tranquille en bord de backwaters. Le bateau est loin d’être bondé, c’est joli, je prends pas mal de photos (pour les amateurs, un bon zoom est bienvenu) et notre Manohar nous retrouve à l’arrivée… Quel confort quand même, de ne pas avoir à se trimballer avec les sacs à dos et de retrouver une voiture dans le noir à l’arrivée pour chercher un hôtel. Nous essayons le Shah International qui ne nous inspire franchement pas et décidons de partir vers la plage… Il fait noir, pas beaucoup de panneaux, on voit un truc qui brille au loin, on se rapproche, c’est le Beach Orchid +++, 4* top luxe tout neuf… Bon, on essaie, on verra bien ! On négocie dur… 3500 inr avec petit dej ! On ne va pas se priver ! C’est top, belle salle de bain, grande baie vitrée qui donne sur la plage et le phare (on s’en rendra surtout compte le lendemain)… et même un sèche cheveux ! Mais que demande le peuple ??? Repas au buffet varié et délicieux de l’hotel (569 inr pour 2, rien à dire)… Nuit de rêve, matelas mou, pas de bruit… tout-va-bien !!!
20/11 Kollam –Varkala Super petit déj face à la, piscine à débordement… jusqu’à ce qu’ils prennent l’idée de laver les vitres…avec de l’eau sale… Apparté : concernant la propreté, ils sont quand même des fois un peu bizarres ces indiens, non ? Bon je ne parle pas des classiques tas de détritus un peu partout dans les rues, c’est sans doute super pour les cochons et les vaches de chercher à manger dedans… Mais quand même y’a du boulot, entre les innombrables « miss balayettes » qui ne trouvent rien de mieux que de nous envoyer leur poussière dans le nez sans doute pour montrer qu’elles sont dures à l’ouvrage, ou les mecs (pas les filles) qui posent culotte un peu n’importe où et devant n’importe qui, les crachats (peut être un peu moins qu’en Chine, ou est ce que je prends l’habitude ???)… Mais bon, cool baba cool… Tout est relatif… eux aussi trouvent sales nos habitudes de nous torcher avec du papier ou de nous moucher et de remettre le mouchoir dans notre poche… Bref, tout ça pour en revenir à notre petit dej face à la belle piscine derrière notre belle baie vitrée maintenant sale… On en rêve de cette piscine ! On n’a pas eu le temps de l’étraîner hier soir et on compte bien se rattraper ce matin (Manohar aussi se trouve bien, et quand je suis allée lui dire qu’on ne partirait sûrement pas avant 10H00, il m’a répondu « oh même 11 on a le temps aujourd’hui ! »). Nous voilà donc fins prêts, en maillots et paréo pour le plongeon… non non non… on est en Inde… et non seulement « ils » ferment la majorité des piscines vers 19h00 dans les hôtels (pour les bains de minuit, c’est pas Bali !), mais en plus, ici, pour notre quasi plus belle pistache du voyage, ils trouvent le moyen de déverser un grand seau de chlore ou assimilé juste avant qu’on arrive !!! « non, non, il faut attendre 2H avant de se baigner… » Grrrrrrrrrrrrrrr + soupir désespéré… Well well well, nous revoici donc sur la route un peu plus tôt que prévu… Nous allons faire un tour de marché (pour info, 1kg de cardamonne +500 g de poivre pour 725 inr), visitons une espèce d’église temple notre dame de Velankanni, à voir, puis nous prenons la route de Varkala. Il n’y en a pas pour très longtemps, mais en arrivant, on ne voit pas la mer, c’est une succession de petites rues et de panneaux de guesthouses et hotels. Nous nous posons au Krishnateeram http://www.nivalink.com/krishnatheeram/index.html dont l’ambiance et le jardin nous plaisent bien (2700 inr avec petit dej et internet). C’est calme, propre, la corniche est à deux pas et le petit dej face à la mer est bien agréable… Baignade sur la petite plage de sable noir en remontant un peu sur le nord. Grosses vagues mais température de l’eau plus que délicieuse ! Aller retour le long de la corniche pour repérer les magasins et les restos, c’est très touristiques mais pas bondé et l’atmosphère nous plait… Nous resterons finalement un jour de plus à paresser ici ! Bon c’est pas le tout, mais ce soir, y’a happy hours à l’heure du coucher de soleil et on ne va surement pas rater une petite pina colada à l’apéro ! et voila qui voilà t’y pas ??? Nos chamoniardes, sans doute par l’odeur de l’ananas alléchées… Autant vous dire que ça a causé et rigolé français jusque tard dans la nuit sur la terrasse du Sunshine resto !
21/11 Varkala Un petit tour au temple (joli, mais ils sont un peu insistants pour les donations), on donne à manger aux petits poissons dans le bassin à coté : ça plait bien à Manohar, ici c’est gratuit d’y plonger les pieds pour se les faire nettoyer par les petits poissons…. Retour par la plage, baignade, pina colada avec les chamoniardes… on bulle à Malabar quoi ! (je sais… elle est facile …) 😎
22/11 Varkala – Trivandrum – Kovalam Visite de Trivandrum aujourd‘hui : zoo (20 inr), musée Napier (10 inr), palace (80 inr), ça vaut la peine de s’arrêter. Nous poursuivons jusqu’à Kovalam. Il n’y a pas de route en bord de mer, pour trouver l’hôtel ce n’est donc pas ce qu’il y a de plus commode. Nous prenons donc les sacs et les posons finalement au Sea view palace (2700 inr avec petit dej). Autant nous avons bien aimé Varkala, autant Kovalam nous déçoit… C’est sans doute dû pour beaucoup aux colporteurs et racoleurs tous les 3 mètres sur le front de mer (de tout le parcours, c’est le seul endroit où je les ai trouvé vraiment pénibles ceci dit). Diner au resto Fusion +++ : un des supers restos du voyage 1150 inr, un peu cher pour le pays mais on a vraiment très bien mangé avec vue sur les loupiotes de la courbe du rivage… et on a repris deux fois des frites (je sais, c’est naze, mais je crois que c’étaient les meilleurs frites de ma vie après celle de ma môman !). Bref allez à Kovalam au moins pour ce resto !
23/11 Kovalam - Kanyakumari (3800 km depuis le départ) En route pour le sud du sud ! Nous nous arrêtons au Palace Padmanapuram, c’est un vrai petit village à l’intérieur, la visite vaut le coup pour 205 inr pour 2. Plus nous descendons, plus il fait gris, et il pleut même franchement quand nous arrivons en début d’après midi. Nous suivons les conseils du LP et prenons une super chambre à l’hotel Seaview +++ : chambre d’angle très propre, magnifique vue sur la ville et le monument de gandhi. Je recommande pour 2500 inr, rien à redire ! Nous allons à la pointe avec les pèlerins et les badauds, goutons les bananes roses et mangeons le soir à l’hôtel : là par contre je ne recommande pas, c’est l’un des moins bons restos de tout le voyage…. Le monument (mémorial) est éclairé en début de soirée et la vue de nuit est splendide depuis notre chambre.
24/11 Kanyakumari - Madurai Au départ, sur les conseil de Stalingrad, j’avais projeté de rejoindre Madurai par la campagne :Tenkasi - Rajapalayam – thirupparankundram, le problème c’est que la pluie continue, du coup nous prenons la route principale, au milieu des champs d’éoliennes au départ. Arrivés au sud de Madurai, Manohar connait un hôtel : le AP homestay +++. Nous ne réfléchissons pas longtemps avant d’y poser nos bagages pour 2 jours : ambiance coloniale, accueil plus que sympatique, grandes chambres très propres 2500 inr avec pdj, en plus les chauffeurs y sont bien installés. C’est à coté du temple Thirupparankundram indiqué dans les guides (grand portail en fer marron, en face du panneau jaune « Rockcut temple », ils n’ont pas encore l’autorisation de mettre un panneau). Nous allons visiter le temple avec Manohar : c’est juste avant l’ouverture des portes, quelle ambiance ! ça se bouscule, ça crie god god god, ça court pour être l’un des premier à avoir le droit de prier le bon Dieu (le bon, car plein d’autres sont complètement délaissés) à C’est bien, nous sommes mis en condition avant d’aller voir Sri Meenakshi demain. Nous faisons aussi un tour au petit temple sculpté dans la roche juste à côté de l’hôtel puis nous allons à Madurai… Il pleut des cordes, ambiance Blade runner entre la pluie, la nuit et la foule, là aussi, je suis bien contente que ce soit Manohar qui conduise ! Resto Maghal recommandé par le LP mais plutôt décevant…et retour dans notre havre de paix : le trajet n’est pas long, si vous avez une voiture, c’est franchement mieux que de rester en ville, et pour vous, et pour le chauffeur !
25/11 Madurai Visite du temple…ça en jette ! C’est grand, il y a encore plus de monde et de ferveur qu’hier, exotisme assuré, j’ai bien aimé… on nous laisse visiter tranquillement. Petit tour de ville, les tailleurs sous les halles, les boutiques, forcément la terrasse de l’une d’elles pour admirer la vue (mais c’est toujours tristounet et les tours colorées sont en rénovation, cachées sous des échafaudage de feuillages, pour la photo, on repassera…). Manohar nous emmène ensuite voir le bassin de mariamman : les gamins jouent au foot dans les flaques, les buffalos se vautrent dans la boue, il y en a qui sont content d’avoir la plie au moins ! Nous allons voir le Gandhi memorial museum, intéressant et émouvant, et nous allons manger un délicieux thali juste à coté (114 inr pour trois, et c’est copieux !). Nous revenons ensuite à l’hôtel et grimpons la colline jusqu’au petit temple hindou, puis jusqu’à la petite mosquée assez bizarre : ça ressemble à un temple transformé en mosquée. La vue d’en haut sur les rizières est bien sympa. Repas du soir au Park plazza, bon (380 inr).
26/11 Madurai – Chetinad - Fort Tirumayam – Tanjore Là aussi, nous avons bien fait de ne pas réserver les hôtels à l’avance : dans mon programme initial, j’avais prévu Rameswaram après Madurai. Malheureusement, un cyclone a choisi d’élire domicile dans le coin (ce n’est pourtant plus la saison des cyclones normalement), la pluie continue, le vent s’y met, de nombreuses routes sont inondées, et le journal montre des photos de la cote très dissuasives, le temple de Rameswaram est inondé, et une bonne partie des bateaux couchés dans le port. Tan pis, nous ferons l’impasse et continuons sur Tanjore par la route principale. Nous visitons Chetinad et ses belles maisons de maître dont nous ne verrons que l’extérieur (celle qui se visite est inondée), les chèvres et les vaches se blottissent sous les porches pour essayer de se mettre à l’abri, il fait un temps à ne pas mettre une Ambassador dehors. Nous passons devant le fort de Tirumayam : autant vous dire que nous ne descendons pas le visiter. Une petite faim avant Trichy : Manohar voit un resto qui le botte, se gare sur le coté et vlan ! Ce n’était pas juste une flaque d’eau comme on pouvait le penser mais une véritable ornière : la roue avant gauche est enfoncée dans la rigole jusqu’au plancher. Ouille ! Heureusement, 3 gaillards, de l’eau boueuse jusqu’aux genoux, nous aident à pousser et nous pouvons ressortir la voiture de là sans trop de mal… Merci les gars ! Finalement nous ne déjeunerons pas là… Manohar a hâte de partir de cet endroit qui porte la poisse ! On arrive à Tanjore, plusieurs rues sont bloquées par les inondations et la pluie continue. On va voir l’Oriental Towers et après avoir vu plusieurs chambres (une dont la porte ne ferme pas, une autre sans fenêtre), nous restons finalement là dans une chambre standard à 990 inr, pas besoin de prendre la clim par ce temps de chien et on ne ressortira pas de la journée ! Resto sur place : bon mis à part le tandoor qui a pris feu et qui a enfumé toute la salle (520 inr). Manohar, lui, va dormir chez un copain, c’est aussi pour cela que nous sommes allés à Tanjore plutôt qu’à Trichy.
27/11 Tanjore Drôle de journée : on avait prévu d’aller visiter Trichy aujourd’hui. Il pleut toujours comme vache qui pisse… Nous avons rendez vous avec Manohar à 8h00 dans le lobby. Il est toujours ponctuel d’habitude mais là 8h00, personne, 8h15 personne… Et voilà la voiture un peu plus tard… et notre pauvre Manohar qui en descend trempé jusqu’à la moelle, la chemise maculée de boue. Il n’était qu’à 5 km de la ville, mais des arbres sont tombés en travers de la route et c’est l’enfer pour circuler… Autant vous dire que nous ne sommes pas allés à Trichy. Nous visitons sous la pluie le palace, le petit musée et le joli temple de Brihadishwara : mais avec la pluie, le vent, et pieds nus dans la gadoue c’est quand même pas le top… et moi qui prenais des verrues plantaires à la piscine ! Pas grand-chose à faire…Nous retournons a la chambre et allumons la télé pour découvrir les attentats de Bombay en boucle sur toutes les chaines, ça fait drôle… on est pas mal dans notre cyclone finalement… Nous proposons à Manohar de venir voir : comme beaucoup d’indiens, il est atterré, et ce n’est pas fait pour améliorer les relations déjà tendues entre hindous et musulmans, comme par hasard, juste avant les élections. Comme par hasard aussi, juste avant dans les journaux, on parlait du procès de membres –hindous- de la police et de l’armée qui auraient formé et fourni en explosif des extrémistes islamistes pour des attentats antérieurs. Comme par hasard aussi, l’un des grands chefs de la police qui enquêtait sur cette affaire s’est fait descendre à l’hôtel Taj Mahal, et l’état indien n’a pas voulu fournir l’Adn des terroristes à Interpol… A qui profite le crime ? Toujours aux 10% d’extrémistes gros cons qui font chier tous les autres et ne rêvent que de foutre le souk en utilisant les différences pour prendre le pouvoir. U-ni-ver-sel et séculaire malheureusement, mais espérons que les 90% qui restent ne se laisseront plus aussi facilement convaincre grâce à internet et à la libre circulation des idées et de l’information. Voilà, c’était ma petite parenthèse « remontée comme un coucou suisse», ça ne sert sans doute pas à grand-chose mais ça soulage un peu… 😕😐🏴☠️
28/11 Trichy – Tanjore Nous resterons une nuit de plus à Tanjore dans notre hôtel Oriental Towers qui s’avèrera d’un bon rapport qualité prix finalement, à défaut d’être top glamour… Aujourd’hui, ça se calme un peu, nous décidons d’aller à Trichy après quelques renseignements sur l’état des routes auprès des taxis du coin. Tous les champs sont inondés sur des hectares, beaucoup de villages aussi, on voit l’eau dans les maisons, et les gens qui essaient tant bien que mal d’écoper… On se sent bien petits et vraiment impuissants. A l’entrée de la ville j’ai bien cru qu’on ne passerait pas : l’ambassador a de l’eau jusqu’à la portière, il en rentre un peu mais on passe, ouf …merci à Ganesh sur le tableau de bord et à St Christophe dans mon porte-monnaie ! Visite du Sri Ranganathaswami, et du Sri Jambukeshwara, à moitié inondés : nous avons parfois de l’eau jusqu’au genou, on s’en rappellera ! Puis Manohar nous emmène au Rock fort temple, à peu près au 1/3 des marches : il y a une route qui nous évite de tout faire à pied. La vue d’en haut est sympa malgré le temps toujours gris… au moins la pluie s’est arrêtée, c’est déjà ça ! Manohar a une cousine à Trichy avec laquelle il a été élevée (il l’appelle sa soeur en fait). Il nous propose d’aller prendre le thé chez elle. Nous sommes accueillis comme des princes : en fait de thé c’est un vrai repas qui nous attend ! Plein de petits snacks végétariens et délicieux, riz au lait avec une espèce de crème anglaise en dessert… miam ! Ils sont adeptes du gourou Baba et nous montrent leur « temple » : toutes les maisons hindoues en ont un, ça ressemble à un espèce de placard avec des étagères garnies de statuettes de dieux, de photos, de loupiottes, guirlandes et bougies. Manohar a d’ailleurs agrandi sa collection tout au long du voyage : jésus (eh oui, ça nous a surpris), ganesh etc… Et bien sûr, ce n’est pas une légende, dans un genre carrément kitsch. Si j’avais sû, je lui aurai acheté un Saint Christophe en France : je suis sure que ça lui aurait fait plaisir. Sinon les relations sont assez drôles pour nos regards d’occidentaux : nous sommes seuls à manger assis à table tous les trois, la soeur de Manohar et son mari nous servent, il parait que c’est comme ça au Tamil nadu… Manohar a aussi une autre cousine, à Tanjore chez laquelle il doit aller un jour après en fin d’après midi, on se dit cool, ce soir il dormira dans un bon lit, mais non, le mari de la cousine n’est pas là ce jour là et pas question de rester après 18-19h00… Manohar nous raconte aussi que même dans la famille, impossible pour un oncle de voir sa nièce de près entre 12 ans et le jour de son mariage… Je ne sais pas si c’est représentatif ou pas du reste du pays, ça semble évoluer dans les villes, mais dans les villages du Tamil Nadu en tous cas, les traditions semblent encore bien présentes…
29/11 Tanjore- Kumbakonam – Pondicherry Une longue route nous attend aujourd’hui : nous quittons enfin Tanjore en direction de Pondicherry. Mais de nombreuses routes sont toujours coupées : nous pouvons voir Kumbakonam (en tous cas l’extérieur et apercevoir l’intérieur inondé), mais nous n’irons pas à Chidambaran. Après de nombreux détours, nous finissons par arriver à Pondicherry en milieu d’après midi et nous prenons une chambre au Ajanta sea view +++ : c’est petit mais propre, le balcon donne sur la promenade, il y a un petit air de Copacabana (avec un peu d’imagination, d’accord), c’est sympa d’autant qu’il n’y a pas beaucoup d’autres hôtels dans ce cas (2500 inr avec petit dej). Petit tour à pied en ville, bien agréable ma foi de retrouver un petit air de France… et… miracle… des poubelles dans les rues ! Resto au Satsanga bien moyen pour le prix.(700 inr).
30/11 Auroville - Puducherry Direction Auroville aujourd’hui. On se demande un peu sur quoi on va tomber, une bande de hippie cools baba cools en train de fumer le chichon ? des yogis en pleine séance de méditation ??? En fait, pas du tout, c’est plutôt un centre touristique (pour la partie que l’on visite en tous cas) avec salle d’exposition / musée, resto et jolies boutiques. La ballade jusqu’au jardin du Matrimandir est sympa et quand on voit sur les photos d’archives à quoi ressemblait le terrain à l’époque (désertique) et la façon dont tout est devenu vert aujourd'hui, on ne peut être qu’impressionné par le boulot accompli. Difficile de se faire une véritable idée en si peu de temps, mais en tous cas, l’idée de base est jolie « lieu d'une vie communautaire universelle, où hommes et femmes apprendraient à vivre en paix, dans une parfaite harmonie, au-delà de toutes croyances, opinions politiques et nationalités », la visite vaut la peine, et plus prosaïquement, quelques achats dans les boutiques aussi ! Retour en ville, visite du temple et de son éléphant : Manohar donne une pièce pour se faire bénir d’un coup de trompe sur la tête, l’éléphant entrepose les pièces dans le creux de sa trompe, et une fois qu’il en a accumulé suffisamment, jack pot ! Dans l’escarcelle de son maître ! Le jardin botanique est fermé suite au cyclone, nous faisons dons un tour dans la ville indienne, et achetons de quoi déguster un petit apéro sympa avec Manohar sur notre balcon, en regardant les badauds déambuler, on fait quand même un peu privilégiés tous les trois…A noter : il n’y a pas de taxe comme ailleurs sur l’alcool à Pondicherry, c’est donc bien moins cher. Pizza à la terrasse (470 inr).
01/12- Puducherry – Mamallapuram Et voilà déjà notre dernière étape… Nous avons le temps de voir plusieurs hôtels : le GRT Temple bay est chouette mais un peu excentré et ne veut pas baisser ses tarifs, l’idéal Beach resort n’est pas aussi bien que le LP le laisse penser et pour le même prix, nous préférons sans hésiter prendre une chambre Top deluxe au Sea Breeze +++: Grande et belle chambre très propre, frigo, terrasse donnant sur la mer pour 3300 inr avec petit dej, je trouve qu’on finit bien ! Attention, il ont plusieurs catégories de chambres et certaines sont toutes simples (et moins cher aussi). Celle que nous avions la no 410 fait partie d'une nouvelle extension face à la plage (une chambre en rez de jardin, et une autre à l'étage). C'est pas tout ça, mais c'est qu’on prend goût aux apéros à ce train là… on achète de la bière dans une petite échoppe (mieux gardée qu’une banque là bas), et malheur ! Nous revenons à l’hôtel nos bières a la main : mais c’est pas Pondicherry ici ! ça ne se fait pas ! Un commerçant nous interpelle pour nous donner un sac en papier et cacher nos bouteilles… Pour un peu, on se retrouvait au poste pour finir le voyage ! Balade en ville a pied au rythme des coups de marteaux sur la pierre, et repas au Nautilus, tenu par un français bien sympa (340 inr).
02/12 – Kanchipuram - Mamallapuram Aller retour pour voir les nombreux temples de kanchipuram et une boutique- fabrique de soieries. La ville est animée et les rues très photogéniques : à faire ! repas au Moonraker : très bon pour 350 inr, ils ont même de la purée au fromage et à l’oignons ! (mais le Nautilus, lui, a de la ratatouille…). C’est bien touristique mais j’ai pris la crève et ça fait plaisir de manger français…
03/12 Mamalapuram Aujourd’hui nous allons à Eagle temple : finalement la grimpette des escaliers pieds nus se fait bien – on doit commencer à s’habituer-, c’est tranquille, la vue sur les rizières alentours est jolie, et le prêtre en haut est bien sympa. Retour en ville, visite du temple du rivage (250 inr) et des 5 rathas (compris dans le prix pour la journée). On retrouve Manohar devant l’hôtel et là surprise… Il a un mariage demain dans sa famille, il aimerait donc bien rentrer chez lui cet après midi et nous annonce qu’il a trouvé une autre voiture pour nous emmener à l’aéroport demain… Il aurait pu nous prévenir un peu plus tôt quand même ! ça fait bizarre, mais nous acceptons de bon cœur et ça m’évitera des adieux trop tristounets à l’aéroport finalement, un dernier petit coup à boire avec lui sur la terrasse, et je lui dit au revoir à la française, en lui faisant la bise quoi, mais il baisse la tête au même moment ! Pas facile !!! Adios et merci Manohar, je ne t’oublierai pas de sitôt !
04/12 – Mamallapuram – Chennai airport - 5670 km plus tard... Notre avion part à 1h40 du matin (le 05/12 en fait). Nous bullons donc une dernière fois au bord de la piscine, faisons les sacs et retrouvons notre taxi driver (enfin, un de ses « frères ») à 15h00 comme prévu. J’envisageais de visiter Chennai, mais il y a plein d’embouteillages, la plage est moche, le chauffeur n’est pas très causant et le cœur n’y est plus. En plus, les attentats sont terminés a Bombay, mais la TV a annoncé que 3 aéroports dont Chennai sont sous haute surveillance suite à des menaces de détournement d’avion entre le 4 et le 6/12…cool ! Nous arrivons donc de bonne heure à l’aéroport et passons au moins 5 contrôles de sécurité. Mais l’avion part à l’heure. Seul regret : l’aéroport est petit, pas grand-chose à acheter et restos hors de prix : pensez à dépenser vos dernières roupies dehors.
Epilogue : Le voyage du retour s’est passé sans encombres dans un avion loin d’être plein, et me voilà lundi matin sur le chemin du travail, dans ma petite voiture, coincée dans les embouteillages, pas un seul Klaxon, chacun dans sa file, pas une vache, pas une ambassador et pas de Manohar à l’horizon… 😐
Un mois plus tard, voici mes impressions : Les aaaaah d’abord 🙁🙁🙁😕 :le manque de propreté et d’hygiènela pollution et les cieux toujours gris poussiéreux, le manque de nature.le niveau de l’hôtellerie moyen de gamme souvent plutôt médiocre : il faudrait leur parler de l’invention du bac à douche quand même !Les chauffeurs de rickshaw qui vous mentent quasi systématiquement quand vous leur demandez une direction (ce qui n'est pas le cas lorsque c'est Manohar qui leur pose une question depuis la voiture).Cette manie d’enlever les chaussures pour un oui ou pour un non !le clivage homme/femme auquel je ne m’attendais pas ici, le poids de la tradition et de la religion et la condition de la femme.
Les ooooooooh 🙂🙂🙂🙂🙂🙂🙂🙂 :la gentillesse des indiens, même si elle n’est sans doute pas toujours désintéresséeles sourires, les odeurs, les couleurs, les saris… toutes ces photos que je n’ai pas pu prendre, mais toutes ces images qui me resteront longtempsle rapport qualité prix pour nos porte-monnaie occidentaux et la facilité à négocier (pour les hôtels notamment, n’hésitez pas à en user et en abuser) Budget total : 2500 euros par personne tout compris pour des conditions de voyage et un confort bien agréable.la nourriture excellente : ni le pain, ni le fromage ni la moutarde de Dijon ne m’ont manqué cette fois !Les "petits jeunes à lunettes" : un bon conseil --> lorsque vous êtes paumés cherchez un jeune à lunette : en général ils parlent anglais et en ce qui nous concernent, ils nous ont toujours répondu correctement !C’est un « vrai » voyage dans tous les sens du terme, je ne m’étais encore jamais sentie « décalée » à ce point.Contrairement à beaucoup, je ne dirais pas que j’ai « adoré » (et bien sur encore moins détesté), je ne mettrais sans doute pas ce pays dans mes « tops five », mais je suis sure que j’ai envie d’y revenir un jour !
PREPARATION :
-Les Mercis : merci à Fanzi qui a d’ailleurs un blog très instructif pour préparer son voyage : http://jacquinfr3.free.fr/, Stalingrad, Lulu1, Ragamuffin, Thomaxlou, mile, gilloug, nalesnik, kerala, jeromeglo, migu, elconcombre, breiz29, lana29, Djoh, jreverter, goan, lolotravel, gandiji, khema, nosynatto, souriretjrs, marcomarco, mekong, shaktishakti, michelji, danielvl, cricagri, … et tous ceux que j’oublie sans doute !!!
-Guides : Lonely planet inde du sud-2008, Rough guide (+ site très bien fait en anglais : http://www.roughguides.com/website/shop/products/India.aspx ), guide du routard inde du sud (peu utilisé).
-L’office du tourisme indien à Paris m’a aussi adressé gentiment et gratuitement plusieurs brochures sur les états que je souhaitais visiter http://www.incredibleindia.org/...page.asp?pageid=1109
-Livres que j’ai aimés en préparant et pendant ce voyage : Planet india – Mira kamdar (document qui traite des différents aspects et enjeux du pays), Tarun J. Tejpal : Loin de Chandigarh (roman), Le dieu des petits riens, Arundhati Roy (roman du coté des backwaters), Les fabuleuses aventures d'un Indien malchanceux qui devint milliardaire, de Vikras Swarup (Roman +++), Dans la peau d'un intouchable de Marc Boulet (document, très agréable à lire, et sans doute l’un des meilleurs ouvrages que j’ai lu confrontant notre façon de voir le monde avec celle des indiens de basse caste, ou même plus généralement «riches/pauvres» +++), Le seigneur de Bombay de Vikram Chandra (roman top +++ : si vous ne devez en lire qu’un, c’est celui-ci ! Superbe roman qui nous fait découvrir et comprendre un peu mieux la société indienne au travers des aventures des 2 personnages principaux : un flic et un voyou, et de la multitude de rencontres qu'il font au cours des 1000 pages. Ne prenez pas peur ! ça se lit tout seul et pour ceux qui sont déjà allés en Inde, vous verrez que "ça fait echo"...) Ceux que j’ai envie de lire : l'Équilibre du Monde, de Rohinton Mistry, Fous de l'Inde de Régis Airault, Shantaram, de Gregory David Roberts, l'interprète des maladies de Jhumpa Lahiri, Bombay maximum city de Suketu Mehta , Indes de Jean Clausel…
-Films : Coup de foudre à Bollywood, Holy smoke, des trains pas comme les autres…
-Sites internet : de magnifiques photos sur celui-ci notamment : http://www.henry-fuchs.net/serie_detail.php?type=serie&serie=India Blogs que j’ai bien aimés : J’ai adoré lire le blog de Nicolas, français expatrié nous relatant sur plus d’un an sa vie à Bombay : humour garanti ! http://namaskar.canalblog.com/ +++ http://shanti2008.blogspot.com/2008_01_01_archive.html http://djoh.net/blog/?inde-voyage http://www.mapmyindia.com/ genre de mappy indien très pratique pour calculer les distances et temps de trajet entre 2 villes.
-Billet d’avion : Lyon-bombay / Chennai-Lyon pris 5 mois a l’avance sur voyage sncf : 632 € TTC par personne. (Jet airways). C’est le seul site que j’ai trouvé à ce moment là qui donnait des résultats faciles sur un voyage avec un retour d’une autre ville. Et en plus moins cher que les autres sites consultés pour un Lyon-bombay-Lyon aux mêmes dates…
-Visa : 50 euros + 12 de frais VFS + 21 pour le chronopost (à Lyon) = 83 euros la bête ! Dossier déposé à Lyon sur rdv, visas retournés par chronopost avec les passeports 8 jours plus tard. Site : http://www.vfs-in-fr.com/french/index.aspx
-Etat d’esprit avant le départ et choix du mode de voyage : C’est mon premier voyage en Inde, je connais déjà plusieurs pays d’Asie du Sud-est que j’aime bien, et la Chine que je n’ai pas du tout aimée en individuel il y a 10 ans (pb de communication, pollution etc…). Après cette expérience en Chine et avec tout ce qu’on lit et ce qu’on entend sur l’Inde, je m’étais un peu gardé la destination pour plus tard… Puis plus tard est arrivé et je me suis dit que si j’attendais trop je n’irais plus et que ce serait quand même dommage de ne pas me faire une idée par moi même… Bref, je ne partais pas super emballée à priori, et j’ai choisi le Sud, à priori plus « soft » pour commencer. J’ai aussi opté pour la formule voiture avec chauffeur pour gagner de la liberté, de la flexibilité, et du confort pour un budget somme toute assez modique sachant qu’habituellement, nous louons souvent des voitures sans chauffeur pour le même prix dans d’autres pays. Et nous voyageons à deux, en amoureux…
-Location de voiture : Après plusieurs demande de devis sur le net, j’ai opté pour Mani : spmani6500@yahoo.co.in -site web : www.travelsouthindia.co.in C’est une petite société, mais très pro : rapide dans ses réponses à mes mails avant le départ, plusieurs coup de fils tout au long du voyage pour s’assurer que tout allait bien. J’ai dû virer 300€ d’avance pour payer l’acheminement de la voiture jusqu’à Bombay, mais le chauffeur Manohar Sundram, était à l’heure le jour J (et même arrivé la veille), il parlait très correctement l’anglais, nous a montré toutes sortes de choses que nous n’aurions jamais vues par nous-mêmes et a franchement fait plus que simple chauffeur… Je vous le recommande chaudement !!! Pour 39 jours de location en ambassador avec A/C, j’ai négocié le prix à 30€ par jour tout compris (parking, essence, péages…) sauf le pourboire payé en sus à la fin du voyage. Petite recommandation : pour ceux qui optent pour ce type de formule, avant de confirmer votre accord aux uns ou aux autres, faites 1 ou 2 allers-retours de mails (la 2e ou 3e cotation est toujours meilleure que la 1ere) et précisez bien ce que vous voulez, et surtout insistez pour avoir un chauffeur qui parle anglais. Parmi les derniers bien placés, il y avait Bas-Das (ras), et Moksha tours : très agressif à l’encontre de Mani quand ils ont su qu’ils n’étaient pas retenus, je n’ai pas du tout aimé leur façon de faire et de dénigrer. Ca vaut le coup de prendre la clim, et l’Ambassador va très bien jusqu’à deux adultes + un enfant avec le chauffeur, au-delà, optez plutôt pour une voiture de catégorie supérieure.
-Hotels : Comme d’habitude, nous préférons réserver au jour le jour pour plus de souplesse, ce que nous ne regretterons pas (itinéraire plus ou moins rapide que prévu selon les moments et négociation bien plus efficace sur place !). Je n’ai réservé depuis la France que les trois 1eres nuits à Bombay. Les prix indiqués ci-après sont pour une chambre double et la plupart du temps âprement négociés ! Nous ne sommes pas dans les catégories routard mais plutôt bon moyen de gamme, et parfois Deluxe !
-Argent : D’habitude, nous partons seulement avec 20 euros et 2 cartes bancaires en poche en payant le maximum par carte et en retirant aux distributeurs pour les petits achats. Cette fois, nous avons opté pour le cash (moitié euros, moitié travellers en euros), même en comptant les commissions, le change est légèrement plus avantageux en paiement par carte pour les 2 fois où j’ai comparé, mais peu de commerces prennent les cartes en Inde… Entre euros et travellers c’est à peu près les mêmes cours (sur Bombay, les TC sont mieux cotés), donc ne vous privez pas de la sécurité des travellers à mon avis. Enfin, entre les cours du jours sur www.xe.com et les changeurs, il y a à peu près 1 à 2 roupies de marge (la marge est plus forte et on perd plus de temps dans les banques que dans les boutiques en général). Je donne les prix en roupies (INR) ci-dessous, pour 2 personnes, c’est simple à calculer : 100 INR = 10 FRF (franc français) à peu près… Autre site sympa pour connaître les cours et historiques des devises même « exotiques » avant de partir en voyage : http://fxtop.com/fr/historates.php3
ET MAINTENANT… TIN TIN TIN…LE DETAIL DU VOYAGE !!!
Vendredi 24/10/08 Nous voila partis de bonne heure et de bonne humeur de Lyon St Exupery pour Bruxelles (même pas un coup à boire gratuit sur brussels airlines), 3H30 d’attente, il ne pleut pas, donc assez de temps pour un petit tour rapide en train dans le centre (environ 20mn l’aller à 6€ l’aller retour par pers.) Puis Vol Jet airways de Bruxelles a Bombay impeccable : ponctuels, service soigné, petits écrans individuels, nourriture très correcte et un petit peu plus de place que sur bien des compagnies européennes, pourtant l’avion était quasiment plein. Jusqu’à présent on va dire qu’ils sont ma compagnie préférée en classe éco avec Emirates. Nous arrivons vers minuit, je change 20 euros à l’aéroport pour payer le taxi, nous prenons un prepaid à 500 INR (contrairement à ce que j’avais lu sur VF je n’ai trouvé qu’un seul guichet juste avant la porte de sortie…). Il nous amène à bon port à Colaba, à l’hôtel Ascot que j’avais booké sur internet : 6050 Inr la nuit pour 3 nuits avec petit dej. Ouf, ils nous ont bien gardé la chambre (j’avais quelques doutes après avoir vu certaines déconvenues de voyageurs à ce sujet). C’est cher mais Bombay est une ville chère, et j’avais envie d’être bien en arrivant en pleine nuit + je voulais aussi un hôtel sympa où me reposer au cas où la ville ne m’aurait pas plu les 1ers jours. Je pense que je repasserai chez eux une autre fois, c’est très correct (pas parfait mais très correct pour l’Inde) et bien situé http://www.ascothotel.com/
Samedi 25/10 Mumbai : petite grasse matinée et c’est parti pour un 1er aperçu et une visite à pied de Colaba (l’hôtel Taj, la porte de l’Inde), et du quartier du fort (Gare victoria CST). 1ère surprise, je m’attendais à la foule et à être harcelée de vendeurs et quémandeurs de tous poils… Que nennni ! C’est calme… Sans doute l’effet Diwali (nous tombons en plein pendant les festivités), mais en fait, même par la suite, je n’aurai jamais l’impression d’être étouffée par la foule, et il y aura bien quelques vendeurs un peu collants sur certains sites touristiques mais ce n’est ni Marrakech, ni le Sénégal pour ceux qui connaissent… L’ambiance de la ville me plait bien. Le seul truc : il faut parfois ruser un peu pour traverser les carrefours, et comme le dit l’excellentissime Nicolas http://namaskar.canalblog.com/ il y a 2 sortes de piétons en Inde : les très rapides et les tout plats !!! Repas du soir au Delhi Darbar sur Colaba causeway (2 bons repas pour 561 INR). Nous sommes vannés, dodo très tôt, du coup nous ne ferons qu’entendre le feu d’artifice tiré depuis la Gateway of India (trop tard pour se rhabiller et sortir, tan pis !).
26/10 Mumbai . Nous prenons le taxi traditionnel jaune et noir pour aller à la Mosquée Haji Ali plus au nord. Le chauffeur met son compteur, mais quand nous arrivons, il veut nous faire croire que la course fait 150 inr (nous nous étions renseigné à l’hôtel qui nous avait indiqué 50 INR à peu près)… Ca nous apprendra à ne pas parler prix à l’avance, 2 jeunes viennent à notre rescousse et font une drôle de tête en apprenant ce que ce bachi bouzouk nous demande… nous nous en tirons finalement à 70 INR. Bon en tous cas, on a du bol, c’est marée basse, on peut donc traverser la jetée à pied jusqu’à la mosquée, c’est sympa à part cet énergumène qui ne trouve rien de mieux que de mettre son bras (exprès bien sûr) devant mon objectif au moment où je fait une belle photo… argentique (eh oui… je sais !!!). Bref on ne m’y reprendra plus, maintenant, je les surveille du coin de l’œil avant de déclencher, ces sacrés filous moustachus qui veulent absolument être photographiés ! Il faut dire que d’habitude, on attend qu’il n’y ait personne pour photographier, alors qu’ici, on prend plaisir à attendre un joli sari, ou un groupe de fillettes en uniforme… mais pas les bras de vilains moustachus bedonnant, ça non !!! Retour de l’autre coté de la jetée, les détritus, mendiants, enfants en loques et éclopés ne manquent pas sur le chemin, le ton est donné… Eh, on la lui fait pas 2 fois à Bigoodi… Nouveau taxi pour aller à Banganga tank, voilà ma nouvelle tactique qui marche à peu près : je prend une file de taxi et demande au 1er son prix, inévitablement il le double, je pars avec de grands airs offusqués, inévitablement, le 2e de la file me alpague et me donne un prix a peu près correct après discussion…(50 inr cette fois ci)😛. Les alentours du tank sont très calmes, on dirait un peu un village en plein cœur de la ville, nous remontons a pied dans le quartier de malabar hill, vers le temple jain, puis le jardin suspendu, et nous redescendons sur chowpatty beach. Nous finiront l’après midi au fort et à Colaba, dans des rues que nous n’avions pas vues la veille et dînerons au Leopold café 600 inr pour 2, un peu cher pour ce qu’on a mangé (eh oui, on aura vu tous les sites visés par les attentats un mois plus tard…).
Lundi 27/10– Pandu lena, trimbak, - Nasik (160 km-4h) Nous nous levons de bonne heure pour être prêts à partir vers 7h30 et éviter les embouteillages sur les conseils de Mani. C’est la 1ère fois que nous prenons une voiture avec chauffeur et j’appréhende un peu… Sera-t-il là ? Ai-je viré 300 euros pour rien ? Pourrons-nous nous comprendre et allons nous bien nous entendre ??? (39 jours, ça risque d’être long sinon…). Mais voilà notre Manohar, 58 ans, tout de blanc vêtu et tout sourire sous ses belles baccantes –évidemment- et pile à l’heure (il était là depuis hier soir en fait, mais l’hôtel a oublié de le prévenir quand nous sommes rentrés). Nos 2 gros sacs plus le sien tiennent pile dans le coffre de l’ambassador, Franck, mon homme, monte devant à coté de lui, et moi derrière avec nos petits sacs d’appoint et c’est parti mon kiki !!!!
Super Manohar devant « notre » ambassadorInitialement, je souhaitais passer par les Kanheri caves dans le parc Sanjay ghandi mais c’est fermé le lundi. Nous prenons donc directement la route pour Nasik. Aucun problème pour sortir de Bombay est ce l’heure ou l’effet diwali ?… je ne saurai jamais. Nous nous arrêtons dans une gargote en route pour un petit en-cas et un très bon tchai. Manohar est aux petits soins pour nous, il nous fera goûter tout un tas de bonnes choses au cours du voyage, nous demande à chaque fois des couverts, et vérifie la –relative- propreté des lieux… (chochottes s’abstenir… Je le serai moi-même beaucoup moins en fin de voyage…mais on en reparlera…). Pas beaucoup de panneaux… Manohar qui connaît mieux le sud, demande son chemin à un flic qui lui taxe 50 roupies, on est tout de suite prévenus… Nous arrivons environ 4h plus tard aux portes de Nasik et visitons les grottes de Pandu lena (200 rs pour 2), sympa, il n’y a pas trop de monde et ce sont les 1eres. Nous rencontrons un jeune couple de touristes indiens de Pune qui, non, ne veulent rien nous vendre ni nous demander quelque chose, mais juste taper la converse (au début, on se méfie un peu quand même). Il est encore tôt, et Manohar nous propose de nous emmener à Trimbak, où je pensais aller le lendemain, c’est parfait ! C’est à voir, nous apercevons déjà notre 1er mort en train de se faire transporter vers la crémation, beaucoup de monde, de sourires, de vaches, dans les petites rues colorées du marché ; en comparaison, les environs ombragés du bassin sont très calmes. Très peu de touristes (blancs en tous cas)… Bref, on est tout de suite plongés dans le bain et on se sent bien. Retour à la voiture et à son air conditionné – ouf – et 33km dans l’autre sens pour trouver un hôtel à Nasik. J’avais repéré l’hôtel Panchavati sur un guide, le problème c’est que c’est toujours diwali, et panchavati, c’est aussi le nom d’un temple ; du coup nous nous retrouvons, avec notre voiture littéralement noyée dans la foule des pèlerins qui veut accéder au temple… Je m’étais demandé avant de partir si finalement nous n’allions pas conduire nous-mêmes, car après tout nous avons déjà conduit au Mexique, au Brésil, en Argentine, en Afrique australe… Eh bien pour ceux qui auraient les mêmes doutes, n’en ayez plus ! Je me demande encore comment nous n’avons pas écrasé plusieurs orteils hindous ce jour là et comment nous sommes finalement sortis de cette foule, nous, aussi détendus qu’une molaire non anesthésiée attendant la roulette, et Manohar, d’un flegme et d’une patience redoutable… Bref, autant vous dire que nous n’avons pas été trop regardants sur l’hôtel, bien moyen à 2030 inr inclus le dortoir de Manohar. On aurait dû négocier un peu plus mais c’est le début et c’est diwali… Ce sera sac à viande ce soir, et je ne vous parle pas de nos têtes la première fois que nous nous asseyons sur le lit…Comment dire ? Nos postérieurs sont habitués à plus de moelleux… 🤪 Le jour est encore là, nous descendons parmi la foule jusqu’au Ramkund (bassin), c’est beau avec la lumière dorée de cette fin de journée, tous les pèlerins et les saris multicolores, et la foule dans les rues n’est ni agressive ni insistante du tout envers nous, contrairement à ce que certaines lectures m’avaient fait redouté, pourtant nous sommes les seuls blancs ici…
Mar 28/10 Nasik- Ajanta- Aurangabad Je pensais rester 2 jours à Nasik pour visiter Trimbak et pour ne pas arriver à Ellora (sur la route nasik-aurangabad) un mardi, jour de fermeture… Mais voilà, nous avons vu Trimbak hier, et donc Super Manohar nous propose de nous emmener aujourd’hui à Ajanta. Nous voyons notre 1er éléphant sur la route et Manohar nous fait visiter une briqueterie : 150 inr par jour pour mouler des briques en plein soleil à longueur d’année… C’est là qu’on se rend compte de notre chance d’être nés français ! Nous voilà à Ajanta en début d’après midi, entrée + bus pour se rendre sur le site 530 inr pour 2. Et c’est parti pour la série de grottes, magnifique il faut bien le dire. Le site est relativement étendu, mais un petit conseil : mettez des chaussures qui s’enlèvent facilement et pas des chaussures de marche à lacets comme moi, car il faut les enlever avant d’entrer dans la plupart des grottes - ce qui n’est pas le cas à Ellora. La visite nous prend un bon moment et nous retrouvons le parking vers 17h30. Il y a bien encore 2 bonnes heures de route jusqu’à Aurangaband, et là c’est l’enfer : la nuit tombe rapidement et on ne compte pas le nombre d’accidents que l’on a vus ce soir là… C’est sûr, on ne nous y reprendra plus à rouler après le coucher du soleil🏴☠️. Nous arrivons donc tard a Aurangabad : 1er hotel est correct sans plus mais à plus de 3000 Inr, le 2e est bon marché mais franchement miteux, la chambre du 3e sent le renfermé à plein nez, on en a tous marre et on opte finalement pour le classic hotel recommandé par le LP négocié à 1820 inr avec petit dej. Re sac à viande, moustiques en pagaille en prime et bruit infernal de la rue… Je ne parle même pas de Manohar qui dort dans sa voiture en nous faisant croire qu’il allait voir un copain (on lui proposera plus tard à maintes reprises de lui payer une chambre ou un dortoir mais il refusera toujours…). A noter, nous avons quand même droit à un beau feu d’artifice « Diwali » depuis notre « terrasse ». Par contre nous mangerons très bien au Tandoor restaurant juste en face (650 inr pour 2)
Mer 29/10 Ellora – Aurangabad Vue la dernière nuit et le petit déj (vaisselle et salle de resto dégueulasses il n’y a pas d’autre mot, nous ne prendrons qu’une banane…), nous partons sans regret de cet hotel et en trouvons un autre, correct, vers la nouvelle gare routière, hôtel Manmandir à 1570 inr. Aujourd’hui, destination Ellora (500 inr pour 2). C’est encore plus chouette que Ajanta, les 3 séries de grottes sont très différentes, le grand temple sculpté du centre est bien sûr un must, pensez à en faire le tour par le petit chemin au dessus. N’oubliez pas non plus de faire un saut de tuk tuk jusqu’au grottes Jain, finement sculptée : tuk tuk 80 inr « official fare » aller retour, et pour ce prix sueurs froides garanties lors du croisement avec les gros bus qui arrivent en face sans ralentir (mais quand même au moins à 2 bons millimètres du tuk tuk !). Retour à aurangabad l’après midi, visite du fort sur le chemin (200inr pour 2), du « mini taj mahal » Bibi-ka-Maqbara (200inr), et du bassin avec son moulin à eau « panchakki » (40 inr), sympa si vous avez le temps. Petit tour en ville à pied en fin d’après midi.
Jeu 30/10 Aurangabad - Pune Départ pour Pune. On arrive en début d’après midi et on trouve l’hôtel Samrat +++ que je recommande vivement : 3200 INR avec pdj très bon rapport qualité prix et personnel sympathique. Mais nous avons eu de la chance de tomber pendant les vacances de Diwali, sinon d’habitude il est très souvent plein (clientèle d’affaires) à réservation conseillée quelques jours à l’avance ! Malgré la circulation, la ville est très agréable avec ses grands arbres, nous visitons le jardin botanique : intéressant plus pour voir les familles qui s’y promènent que pour le jardin lui-même, le temple avec son grand banian et ses petites grottes à coté, et le musée Kelkar (415 inr pour 3…2 + un indien pas cher !) accompagnés de Manohar qui nous fait une visite guidée pour certains objets (couteaux à noix de betel), divers objets à usage agricole, coffres pour la dot etc… En fin de journée nous allons diner au Sizzler’s : sympa 800 inr les 2 repas.
31/10 Pune – Mahabaleshwar - Ratnagiri Il y a toujours au moins une journée « sans » dans chaque voyage… eh bien, la voici ! La route est longue, nous partons de bonne heure et nous arrêtons à Wai, et vlan, nous crevons (bizarrement, ce sera la seule crevaison du voyage), j’en profite pour faire quelques photos aux environs du temple et du pont, c’est Manohar qui a toute la peine pour changer la roue en plein cagnard… Nous allons ensuite à la station service d’à coté pour faire réparer la roue car la route est encore longue et tortueuse jusqu’à Mahabaleshwar. Nous arrivons en début d’après midi mais c’est encore Diwali et vendredi… Et c’est à croire que le tout Bombay s’est donné rendez-vous ici… Les hôtels sont pleins, l’accueil déplorable, les routes bondées, si bien que nous n’irons même pas jusqu’au point de vue principal (Manohar a de mauvais souvenirs ici en tant que chauffeur de bus : resté coincé 6H il y a quelques années). Résultat, on se sauve ! Nous redescendons dans la vallée, faisons un petit stop casse croute et surtout pose pour Manohar qui doit en avoir plein les biscotos après tous ces virages. Et nous voilà repartis vers la suite… J’avais prévu Ganpatipule comme étape suivante mais l’heure tourne et il devient évident que nous n’y arriverons pas aujourd’hui… Et c’est 17h30, le jour ne va pas tarder à tomber et malgré l’insistance de Manohar pour continuer un peu, nous ne voulons pas renouveler l’expérience de la conduite de nuit, d’autant que depuis ces 1ers jours, on ne compte plus le nombre d’accidents et de camions renversés au bord des routes… Bref, on arrive dans une ville qui s’avèrera faire partie du comté de Ratnagiri, on voit un hôtel et on s’y pose. Bruyant et franchement pas génial, des chiottes à la turque surélevées comiques et bien sûr, classe « sac à viande ». Sauf à vous retrouver par là un jour de Diwali je ne voit pas ce que vous pourriez venir faire ici, rien à voir à part nous pour les locaux qui doivent bien se demander ce qu’on fait là mais qui font semblant de ne pas nous dévisager dès qu’on tourne la tête de leur coté, c’est assez comique ! Allez, un petit fried rice, au lit, et vivement demain 🙁!
01/11 Ratnagiri- Goa Les jours se suivent et ne se ressemblent pas. On rate la route de Ganpatipule, tan pis, ce sera pour un autre voyage ! Nous filons directement sur Goa. Passage obligé par le « poste frontière » entre le Maharashtra et l’état de Goa. Pendant que Manohar va payer la taxe, 2 policiers se mettent chacun à une portière de l’ambassador et nous demandent ce qu’on vient faire, notre métier… et bien sûr, si on a pas des pièces en euros. Nan ! On leur en donnera pas, bienvenue à Goa !!! Nous nous arrêtons pour jeter un coup d’œil aux plages du nord (arambol un peu trop baba cool, mandrem un peu trop perdu) et finalement qui l’eut cru, nous nous arrêtons à Vagator. Je recherchais plutôt de la tranquillité mais contrairement à ce que j’avais lu je l’ai trouvée ici ! Certes, la plage est animée, mais elle est belle et c’est sympa : nous trouvons un charmant petit hôtel d’excellent rapport qualité prix dans le village sur les hauteurs : le Leoney resort +++, jolies chambres ultra clean qui entourent une belles piscine pour 1900 inr sans pdj, on y restera 2 nuits et cela reste un de nos bon souvenirs d’hôtel pendant ce voyage. www.leoneyresort.com Restos : Ne ratez pas non plus le Mango Tree +++(à 10 mn à pied en repartant vers le nord, on y mange très bien pour moins de 400 inr à 2), par contre vous pouvez oublier le Sunita : ambiance baba cool mais plats décevants.
02/11 Goa Visite de panjim et velha goa aujourd’hui. Sympa, balade à pied jusqu’au temple d’anuman
03/11 Goa Sud Nous allons voir anjuna (l’ambiance et les petits commerces en bord de route nous plaisent bien), Colva (bof), benaulim (sympa), agonda (tip top, nous aurions dû dormir là : ni trop calme, ni trop animé et belle plage). Nous visitons aussi le marché de Margao (à voir). Finalement, en fin de journée, nous nous retrouvons à Patnem : les 2 hôtels que j’avais repéré sont complets, nous finissons donc à Home, conseillé par le LP et le rough guide… Ca a du changer de proprio depuis, seul l’accès direct à la plage est sympa, l’accueil aussi mais les chambres sont franchement médiocres, et le rapport qualité prix très mauvais (800 inr), nous aurions du retourner sur Palolem un peu plus au nord, tan pis !
04/11 south goa – Gokarna Il n’y a pas de locaux pour les chauffeurs à Home, Manohar a donc dormi ailleurs et vient prendre sa douche –froide- dans notre chambre. Avant de reprendre la route nous lui montrons la plage devant l’hôtel, et là, maintenant, nous en sommes sûrs, Manohar y voit bien … en tous cas de loin ! Nous avions un léger doute sur ce point car il demandait sa route après être passé à coté de panneaux indicateurs … En fait, plus tard, il nous expliquera qu’il parle anglais (et beaucoup d’autres langages locaux ce qui est bien pratique pour demander notre chemin), mais qu’il ne lit que le Tamoul. Pourquoi je vous dit tout ça ? Parce qu’il est encore assez tôt -8h00 peut être- et qu’une jolie cliente blonde sort de l’eau en monokini, pile au moment où je montre la plage à Manohar… et voilà à peu près le résultat …
Ouh-ouhhhhhhh Manooohaaar, il faut y aller……. (heureusement, la blonde s’est rhabillée assez rapidement).
Nous voilà donc repartis, après avoir visité Palolem (sympa), nous arrivons à Gokarna en tout début d’après midi. Nous visitons les bungalows « namaste » sur Om beach (500 inr rapport qualité prix correct) et visitons pour le fun le Swaswara… (hors de prix et réservé principalement aux tour operators à 1800$ la semaine), mais finalement nous restons au Om beach resort +++ accueil charmant et très jolies chambres donnant sur un beau jardin (2250 inr). www.ombeachresort.com
Le resto est très bon aussi (400 inr) et la vue au coucher du soleil est splendide : une bonne adresse !
Nous nous promenons dans la ville dont l’ambiance nous a bien plu : pas trop de circulation, ni trop grand ni trop petit, beaucoup de petits commerces, des gens sympas -comme partout-, un grand bassin, des rizières aux alentours, des temples (interdits aux non hindous) à à mettre sur vos itinéraires si vous avez le temps ! Nous allons nous baigner à kudle beach (il semble y avoir 2 hôtels sympas pour ceux qui recherchent le calme) mais l’accès en voiture à l’air assez problématique. Nous sommes descendus à pied pour notre part (depuis le bout de la route 5 mn pour descendre et disons 8 pour remonter !)… Et nous essayons de suivre les premiers résultats des élections américaines entre le cable qui saute et les coupures de courant… Je pense que ça rappellera des souvenirs à quelques uns parmi vous…05/11 Gokarna - Badami La route est longue, nous partons donc vers 7h30, nous croisons 2 vaches roses (si, si, et on a rien fumé à Goa) et nous arrivons au Badami court hotel vers 14h30. Bon hôtel, rien à dire à part que la piscine ne semble pas très propre. (2500 INR). Nous visitons les grottes (204 inr) : elles ne valent pas Ellora évidemment, mais c’est sympa aussi, et la vue sur la ville et le bassin est jolie. Nous traversons ensuite à pied par les ruelles du village pour rejoindre le musée et le temple de l’autre coté du bassin : gamins souriants qui font « hello ! », cochons, ordures, égouts, tout y est !. La balade est à faire. On revient à pied à l’hôtel car on pensait que c’était un peu plus près… Il fait chaud malgré les grands arbres et nous rêvons de piquer une tête dans la piscine (oui, nous ne l’avions aperçue que de loin jusqu’alors), mais super Manohar nous voit rentrer assez tôt et nous propose d’aller faire un tour des environs en voiture : c’est reparti ! Nous faisons une boucle dans la campagne qui nous emmène d’abord au temple de banashankari, interdit pour nous, mais l’ambiance aux alentours vaut le coup d’oeil. Nous allons ensuite voir le temple de sri mahakoota ombragé et très calme, un prêtre sympa me fait visiter, beau bassin avec une source, et donc une eau plus limpide que bien souvent, puis nous revenons tranquillement au Badami court 1h plus tard pour nous apercevoir donc, que la piscine est sale et infestée de moustiques. Merci pour la ballade Manohar ! (elle n’est pas indiquée sur le LP mais il y a pas mal de panneaux en anglais)
06/11 Aihole - Pattadakal – Hospet Je pensais rester 2 nuits à Badami mais Manohar nous propose de partir de bonne heure, de visiter Aihole (200 inr) et Pattadakal (500inr) en route et de nous arrêter à Hospet : il avait raison c’est tout à fait jouable en voiture. A Aihole, nous sommes touchés par Salim, vendeur de cartes postales de 10-12 ans qui nous récite les capitales mondiales et nous fait visiter le site, ça aurait pu être sympa sans son père, son oncle où je ne sais qui, qui manifestement surveillait ses résultats commerciaux de près… Nous arrivons à Hospet vers 15h00, 2000km au compteur depuis le départ. Nous optons pour l’hôtel Malligi, très correct avec grande piscine (1680 inr), et où Manohar retrouve plein de copains chauffeurs et une bonne chambre (sans doute une petite commission aussi, mais pourquoi ne pas lui faire plaisir du moment que ça reste dans nos prix ?). Nous faisons un tour de marché (pas grand-chose à voir à Hospet) et finissons la journée au bord de la piscine et au resto de l’hotel (400 inr, très bon) www.malligihotels.com
7/11 Hampi En route pour Hampi, en partant, essayez de visiter le temple anantashayana à la sortie d’Hospet, il vaut le coup d’œil. Manohar connait par cœur, il nous arrête sur le temple au dessus du bazaar et nous le retrouvons pour le petit dej en bas. Visite de la ville, des alentours avec toutes ces collines parsemées de gros rochers, des différents temples. Je pensais rester au moins 2 jours ici, mais avec une voiture, on fait largement le tour en une journée. C’est joli mais je ne me suis pas laissée charmer par l’ambiance plus que ça, en tous cas, par rapport à d’autres sur ce forum. Nous partirons donc demain matin. 500 inr pour les diverses visites. Nouvelle nuit et resto au Malligi
8/11 hampi – belur- halebid – Hassan Là aussi, je pensais initialement rester au moins 2 nuits dans la région, mais nous avons le temps avec la voiture de visiter tranquillement belur et halebid dans la journée, les temples, très finement sculptés, valent le déplacement. En plus, un film est en cours de tournage lorsque nous arrivons à Halebid, c’est drôle de les voir tourner quelques prises de 5 secondes avec toutes les danseuses en action entre 2 groupes de touristes… C’est pas un métier facile ! Après une journée bien remplie, nous voici vers 17h aux portes d’Hassan. Nous nous arrêtons au Hoysala village resort +++ tip top ! Le luxe dans un beau jardin, jolie piscine pour 3500 inr avec le repas (délicieux) + 210 inr de boissons et tips. Encore l’un des très bons hôtels du voyage, à retenir pour ceux qui sont dans ces budgets.
9/11 – Hassan –sravanabelagola –Srirangapatnam – Somnathpur- Mysore La route vers Mysore est assez difficile mais splendide (villages et paysages de rizières). 1ère halte au plus grand monolithe du monde : sravanabelagola, puis nous continuons vers le temple et le beau palace de Srirangapatnam, avant de terminer par Somnathpur (Si vous êtes à Mysore, à voir absolument si vous n’êtes pas déjà passés par belur ou halebid malgré les 30 km un peu longuets). Nous arrivons en fin d’après midi à Mysore. Manohar nous emmène à l’hotel Sandesh the Prince +++, où il a ses copains et ses habitudes… C’est un bon 4 étoiles, et il nous a fallut négocier dur pour ne pas dépasser les 3000 inr avec petit déj : excellent rapport qualité prix ! www.sandeshtheprince.com Pour terminer la journée : Un petit tour en ville autour du palais (c’est dimanche, il est illuminé), un petit tour au marché (nous y retournerons plusieurs fois, de tous nos voyages, c’est le plus beau marché que nous ayons vu je crois) et un bon repas au parklane (440 inr).
10/11 Mysore Nous paressons un peu ce matin avant de monter à Chamundi hill… Le temple est agréable mais j’ai préféré l’ambiance autour du nandi (statue de taureau, véhicule de shiva si je me souviens bien), un peu plus bas sur la route. Nous allons ensuite jeter un œil au lalitha mahal palace, puis au palais de mysore : dommage qu’on ne puisse pas prendre de photos à l’intérieur, c’est un vrai palais de mille et unes nuits comme on peut l’imaginer. A la sortie, 2 policiers foncent droit sur nous… On suppose que c’est pour vérifier notre ticket, mais non… C’est pour savoir si on n’aurait pas de pièces en euros… Nan ! (ça vous rappelle pas quelque chose ?).Un petit tour pour voir la cathédrale Ste Philomène, encore un bon tour au marché, quelques marchandages sympathiques pour l’achat d’huiles essentielles et d’encens, puis plongeon dans la belle piscine du Sandesh. Ce soir nous mangeons au Dynasty, sympa aussi, dans les mêmes prix que le parklane mais un peu moins animé.
11/11 Mysore - Parc mudumalai /Masinagudi Pas trop de route aujourd’hui, Manohar nous emmène au temple de Nanjangud à une trentaine de km au sud de Mysore. C’est quelque chose, pour le temple en lui-même mais surtout pour la ferveur qui y règne avec les pèlerins qui, par exemple, en font le tour en tournant sur eux-mêmes couchés par terre… Manohar nous explique qu’ils ont sans doute quelque chose à demander aux dieux… Après une bonne montée et de nombreux lacets, nous arrivons dans la réserve de mudumalai, que la route traverse. C’est comique, il y a bien des panneaux avec tigres éléphants et compagnie mais notre Manohar ne peut pas s’empêcher de klaxonner dans tous les virages (je serai curieuse de voir ce que ça donne, un touriste indien, au Kruger parc – Afrique du Sud- par exemple… 😮 Bon, nous verrons quand même 3 biches en bord de route ! Pour en revenir à l'usage abusif du klaxon, il ne faut pas croire que ce soit par agressivité, mais c'est simplement qu'il remplace les clignotants et le rétroviseur...D'ailleurs on peut voir à l'arrière de tous les camions "svp klaxonnez !" J’aurais bien poussé jusqu’à Bokkapuram, mais Manohar insiste pour nous emmener dans une nouvelle guesthouse à Masinagudi, c’est plus près de la réserve et nous nous laissons tenter : Secret Ivory 1500 int avec petit dejà rien à dire sur l'accommodation qui est située dans un très beau cadre avec vue dégagée sur les montagnes, petite terrasse dans les chambres, très propre et bien pour les chauffeurs aussi. Mais il faut éviter de manger sur place (cher) et de prendre leur tour : pour ma part j'ai pris la ballade matinale 700 rs pour 2 : c'est trop cher pour la qualité du guide que nous avons eu. On a rien vu mais ça, c'est plutôt normal, car ce n'est pas la bonne saison, mais ils n'expliquent rien sur les plantes ou sur la nature qui nous environne. J'ai croisé d'autres touristes qui ont pris le tout du soir en jeep --> pas enchantés non plus. A éviter aussi : le tour en bus de la réserve "nationale". C'est n'importe quoi... Un bus bondé conduit par un pseudo ranger fonctionnaire qui ralenti à peine devant le paon et les 3 daims qu’on a croisé, aucune explication, et coté paysages, on voit les mêmes depuis la route principale. Heureusement, nous avons rencontré 2 belges sympathiques avec qui nous avons bien papoté et les ¾ d’heure de bus sont vite passés (95 inr pour 2). Par contre j'ai raté le bain des éléphants, et ça il parait que c'est bien... Le secteur m'a aussi bien plu pour les paysages. En accomodation dans le coin j'ai vu le bamboo bank : très correct 2000 inr le cottage deluxe. C’est dans un joli jardin, les tours et les repas bien moins chers. Les belges nous ont parlé du jungle retreat a bokkapuram : 1250 inr sans pdj mais avec une petite piscine.
12/11 Mudumalai - Ooty Après notre ballade matinale (c’était bien la peine de partir à 6h00 du mat pour ça…), nous voilà en route pour Ooty. Nous arrivons en fin de matinée et prenons une chambre au Nahar Hotel, très bien, et qui a l’avantage d’être calme mais en ville (1780 inr). Promenade au jardin botanique et au bord du lac, puis tour des boutiques … Nous allons aussi à la gare pour booker notre billet pour demain mais problème « the system don’t work » et personne ne sait quand il remarchera 😐. Les indiens sont sympas, ils nous conseillent d’aller à la pétrobank… Non, ce n’est pas une banque, mais une station service qui peut réserver les billets sur internet pour une trentaine de roupies de commission en plus du prix normal, pratique ! Il y a un grand panneau qui signale le service de booking à l’extérieur. Train en 2e classe : 123 inr pour 2.
13/11 Train miniature Ooty – Mettupalayam Le matin nous allons au belvédère Doodabetta, puis à la tea factory (10 inr). Nous allons voir le tribal museum à 11km d’Ooty. Si vous avez le temps, allez y : c’est un peu perdu, il ne doit pas y avoir des visiteurs tous les jours et il faut attendre un peu pour qu’on vous ouvre, mais nous avons eu la visite guidée pour nous tous seuls, c’est gratuit et la guide a même eu l’air surpris quand nous lui avons donné son pourboire ! Un bon petit chili beef et c’est l’heure du train (départ d’ooty à 15h30). Les billets imprimés la veille sont bons, les places ont l’air d’être réservées où il faut (à droite dans le sens de la marche en descendant). Le wagon n’est pas bondé – en tous cas au début mais ça se corsera à Conoor- Ze problème, c’est qu’on n’a pas choisi le bon jour… Un peu après Conoor, panne… 🤪 Il faudra 2H au « mécanic » pour arriver et réparer, ce qui fait que nous verrons la partie la plus intéressante du trajet…dans le noir !!! Et notre pauvre Manohar qui nous attend à Mettupalayam. Bon, pour rassurer ceux qui envisagent de la faire, je pense que ça doit être assez rare car la nouvelle figurait dans le journal le lendemain… Il est donc près de 21h00 quand nous nous mettons en quête d’un hôtel, nous en voyons 4 ou 5 très bruyants, sans draps, ou franchement glauques et nous atterrissons finalement à l’EMS Mayura : très correct pour 1500 inr, leur resto est bon aussi.
14/11 Mettupalayam – Munnar (3000 km depuis le début) La route est magnifique malgré les lacets et les 4 contrôles « payants » pour passer du tamil Nadu au Kerala. Nous essayons le Edassery eastend qui semble bien et proche du centre mais il affiche complet. Nous partons en direction du sud et nous arrêtons au Westwood riverside resort ++ : 1800 inr avec un superbe petit déjeuner en bord de rivière, il n’est finalement pas si loin du centre et on peut facilement y aller à pied sous réserve de penser à la lampe de poche pour le retour ! http://westwoodmunnar.com/ Visite du marché et de la ville, et repas du soir au SN restaurant, pas loin du Westwood (délicieux poulet à l’ail pour 230 inr).
15/11 Munnar Nous partons pour une balade matinale à pied à travers les plantations de thé : Manohar nous emmène jusqu’au point de vue Pothamedu, puis nous descendons à pied sur une toute petite route goudronnée, c’est agréable mais la brume monte assez vite et coté photo c’est un peu décevant. Nous arrivons aux chutes Attukhad puis remontons vers la route principale où nous avons prévu de rejoindre Manohar. Ca grimpe ! Mais 3 indiens sympas nous proposent de monter dans leur tata alors que nous ne faisions pas de stop… sympa non ? Vive le sport !!! Nous retrouvons Manohar comme prévu et achetons quelques sacs de thé dans le magasin de la fabrique Tata en bord de route (au sud du Westwood en partant vers Kochi, il parait que c’est moins cher ici, franchement nous n’avons pas vérifié : 60 inr les 500 grammes). L’après midi nous partons en voiture en direction de la top station. Nous allons jusqu’au barrage mais ne continuons pas jusqu’au bout de la route : après 9h00 la top station est dans les nuages et on n’y voit rien (effectivement, nous apercevons bien de gros nuages de loin…). Sur la route du retour nous croisons des ramasseuses de thé qui viennent faire peser leur récolte du jour : environ 130 rs pour 50kg. Manohar nous explique qu’il s’agit souvent de familles du tamil nadu qui viennent s’installer ici car le Kérala manque de main d’œuvre, ils n’en repartent plus : logement et éducation sont fournis. Ce soir nous mangeons au Rapsy +++: excellent rapport qualité prix (300 inr) et des menus avec photos bien pratiques pour éviter de se plonger dans le guide. à Pour ceux qui ont peu de temps et hésitent entre Ooty et Munnar, je conseille Munnar sans hésiter.
16/11 Munnar - Fort kochin Direction la mer ! En route, Manohar nous montre comment poussent la cardamone et le tamarin (espèce de gousse acidulée : gout entre le petit pois et le citron dont il se sert dans ses curry de poisson). Nous voilà à Kochi en début d’après midi. Sur la place de l’église St François, le Delight homestay est plein, nous nous rabattons sur le Chiramel residency 1500 inr avec petit dej, très correct (juste à coté du palace "malabar house"), tout droit dans la même rue, il y a d'autres guesthouse qui ont l'air très bien notamment Henry Anchorage… Nous allons faire un tour du coté des filets chinois et regardons les boutiques ; en fait ce n’est pas très grand et le tour est assez vite fait. Nous allons voir le spectacle de kathakali (400 inr pour 2, billets en vente au même prix dans toute la ville). J’ai bien aimé la séance de maquillage et le début du spectacle où le compteur et un danseur expliquent la gestuelle, par contre, pour ma part, j’ai trouvé l’histoire jouée ensuite avec 3 personnages un peu longuette…d’autant qu’ils se sont trompés dans les traductions en français qu’ils nous ont distribuées au départ… on a quand même assez vite compris que quelque chose clochait ! La musique, beaucoup à base de percussions, ne m’a pas franchement emballée non plus mais ce serait quand même dommage de passer à Kochi sans aller les voir. A propos de musique, Manohar nous avait dit qu’il aimait bien la musique classique, nous lui demandons donc qui il aime bien écouter : Beethov, Mozart ??? En fait, tout ça ne lui dit rien, il voulait parler de musique classique indienne, il nous en a fait écouter quelques CD : c’est le même genre pas mal de percussion avec des chants en plus… je ne suis pas fana… Au retour du spectacle nous croisons Manohar et un de ses « collègues » qui conduit aussi des français. Nous allons manger ensemble au Sea Hut restaurant (un peu surévalué, mais bon). Les français nous expliquent qu’ils ne sont pas enchantés par leur chauffeur qui parle très peu (Manohar nous dira par la suite que ce chauffeur n’ose pas bien parler en anglais), les belges que nous avions rencontré à mudumalai, eux, nous ont dit que leur chauffeur essayait sans arrêt de les emmener dans des hôtels qu’il connaissait. Lors de vos négociations avec les compagnies de location, je vous recommande de bien insister sur ces 2 points.
17/11 Kochi - Allapey Je pensais rester 2 nuits à Fort Kochi mais nous avons vraiment eu le temps de faire le tour hier après midi, et la route jusqu’à Allepey n’est pas longue. Nous repartons donc ce matin en prenant le temps de nous arrêter au quartier de Mattancherry : J’ai adoré, ne faites pas l’impasse : petits commerces, boutiques d’antiquité, Dutch palace, synagogue, ça vaut le détour tout autant que le quartier des filets chinois. Nous nous arrêtons ensuite à Ernakulam pour confirmer notre retour auprès de Jet airways (impératif au moins 72h avant le départ chez eux, si on veut être surs de repartir). Là par contre, c’est la grande ville classique avec beaucoup de circulation…pas grand chose à voir. Nous arrivons à Allepey en début d’après midi et filons directement à l’hotel Arcadia Regency +++ www.arcadiaregency.com dont j’avais lu du bien (à ne pas confondre avec l’hotel Arcadia au bord du canal nord). Et effectivement, c’est un très bon hôtel (1800 inr avec petit déjeuner), et la piscine sur le toit est bien sympa en fin de journée. Nous partons à pied le long du South Canal, jusqu’à la plage, c’est agréable. Le soir, nous allons mangé un excellent poulet biryani chez Allai +++, toujours le long du South Canal, rive sud : un des meilleurs rapport qualité prix du voyage 250 inr (allez coté resto plutôt qu’au fast food)
18/11 Allapey Nous partons faire un tour du coin en voiture : Old market pour commencer, puis direction le nord vers Kumarakom et la réserve ornithologique (90 inr pour 2) : la ballade à pied est sympa mais il est déjà tard et nous ne voyons pas énormément d’oiseaux. Nous continuons sur Kottayam : église orthodoxe de Ste Mary, vieilles maisons traditionnelles à Kudamaloor, puis nous arrivons à Changanacherry sur les conseils de Ragamuffin : le bateau ne part qu’à 16h30 pour arriver à Allapey vers 19h45, la fin du trajet se fait donc de nuit, mais un coucher de soleil sur les canaux pour 22 inr (pour 2), franchement, ce serait dommage de se priver ! Et l’ambiance du bateau bus n’est pas du tout la même que celui qui relie Allapey et Kollam (axé touristes) : nous sommes les seuls blancs, les autres passagers sont des écoliers ou des paysans qui rentrent chez eux en fin de journée. Sympa : après quelques sourires timides, les plus hardis s’approchent : what is your name ? where are you from ? have you got a pen ??? Ca s’est terminé en échange de chansons… Casimir contre je ne sais pas trop quoi en Malayam mais c’était sympa !
19/11 Allapey - Kollam J’ai choisi de ne pas opter pour le houseboat, c’est mon petit coté écolo qui ressort après visionnage d’un reportage et plusieurs lectures… Nous prenons donc le « bateau à touristes » 800 inr pour 2. C’est bien sympa en fait, nous nous retrouvons aux cotés de 2 espagnoles, 1 japonais et avec 2 chamoniardes bien sympas : pendant ces 8 heures le temps est vite passé au gré de la vie tranquille en bord de backwaters. Le bateau est loin d’être bondé, c’est joli, je prends pas mal de photos (pour les amateurs, un bon zoom est bienvenu) et notre Manohar nous retrouve à l’arrivée… Quel confort quand même, de ne pas avoir à se trimballer avec les sacs à dos et de retrouver une voiture dans le noir à l’arrivée pour chercher un hôtel. Nous essayons le Shah International qui ne nous inspire franchement pas et décidons de partir vers la plage… Il fait noir, pas beaucoup de panneaux, on voit un truc qui brille au loin, on se rapproche, c’est le Beach Orchid +++, 4* top luxe tout neuf… Bon, on essaie, on verra bien ! On négocie dur… 3500 inr avec petit dej ! On ne va pas se priver ! C’est top, belle salle de bain, grande baie vitrée qui donne sur la plage et le phare (on s’en rendra surtout compte le lendemain)… et même un sèche cheveux ! Mais que demande le peuple ??? Repas au buffet varié et délicieux de l’hotel (569 inr pour 2, rien à dire)… Nuit de rêve, matelas mou, pas de bruit… tout-va-bien !!!
20/11 Kollam –Varkala Super petit déj face à la, piscine à débordement… jusqu’à ce qu’ils prennent l’idée de laver les vitres…avec de l’eau sale… Apparté : concernant la propreté, ils sont quand même des fois un peu bizarres ces indiens, non ? Bon je ne parle pas des classiques tas de détritus un peu partout dans les rues, c’est sans doute super pour les cochons et les vaches de chercher à manger dedans… Mais quand même y’a du boulot, entre les innombrables « miss balayettes » qui ne trouvent rien de mieux que de nous envoyer leur poussière dans le nez sans doute pour montrer qu’elles sont dures à l’ouvrage, ou les mecs (pas les filles) qui posent culotte un peu n’importe où et devant n’importe qui, les crachats (peut être un peu moins qu’en Chine, ou est ce que je prends l’habitude ???)… Mais bon, cool baba cool… Tout est relatif… eux aussi trouvent sales nos habitudes de nous torcher avec du papier ou de nous moucher et de remettre le mouchoir dans notre poche… Bref, tout ça pour en revenir à notre petit dej face à la belle piscine derrière notre belle baie vitrée maintenant sale… On en rêve de cette piscine ! On n’a pas eu le temps de l’étraîner hier soir et on compte bien se rattraper ce matin (Manohar aussi se trouve bien, et quand je suis allée lui dire qu’on ne partirait sûrement pas avant 10H00, il m’a répondu « oh même 11 on a le temps aujourd’hui ! »). Nous voilà donc fins prêts, en maillots et paréo pour le plongeon… non non non… on est en Inde… et non seulement « ils » ferment la majorité des piscines vers 19h00 dans les hôtels (pour les bains de minuit, c’est pas Bali !), mais en plus, ici, pour notre quasi plus belle pistache du voyage, ils trouvent le moyen de déverser un grand seau de chlore ou assimilé juste avant qu’on arrive !!! « non, non, il faut attendre 2H avant de se baigner… » Grrrrrrrrrrrrrrr + soupir désespéré… Well well well, nous revoici donc sur la route un peu plus tôt que prévu… Nous allons faire un tour de marché (pour info, 1kg de cardamonne +500 g de poivre pour 725 inr), visitons une espèce d’église temple notre dame de Velankanni, à voir, puis nous prenons la route de Varkala. Il n’y en a pas pour très longtemps, mais en arrivant, on ne voit pas la mer, c’est une succession de petites rues et de panneaux de guesthouses et hotels. Nous nous posons au Krishnateeram http://www.nivalink.com/krishnatheeram/index.html dont l’ambiance et le jardin nous plaisent bien (2700 inr avec petit dej et internet). C’est calme, propre, la corniche est à deux pas et le petit dej face à la mer est bien agréable… Baignade sur la petite plage de sable noir en remontant un peu sur le nord. Grosses vagues mais température de l’eau plus que délicieuse ! Aller retour le long de la corniche pour repérer les magasins et les restos, c’est très touristiques mais pas bondé et l’atmosphère nous plait… Nous resterons finalement un jour de plus à paresser ici ! Bon c’est pas le tout, mais ce soir, y’a happy hours à l’heure du coucher de soleil et on ne va surement pas rater une petite pina colada à l’apéro ! et voila qui voilà t’y pas ??? Nos chamoniardes, sans doute par l’odeur de l’ananas alléchées… Autant vous dire que ça a causé et rigolé français jusque tard dans la nuit sur la terrasse du Sunshine resto !
21/11 Varkala Un petit tour au temple (joli, mais ils sont un peu insistants pour les donations), on donne à manger aux petits poissons dans le bassin à coté : ça plait bien à Manohar, ici c’est gratuit d’y plonger les pieds pour se les faire nettoyer par les petits poissons…. Retour par la plage, baignade, pina colada avec les chamoniardes… on bulle à Malabar quoi ! (je sais… elle est facile …) 😎
22/11 Varkala – Trivandrum – Kovalam Visite de Trivandrum aujourd‘hui : zoo (20 inr), musée Napier (10 inr), palace (80 inr), ça vaut la peine de s’arrêter. Nous poursuivons jusqu’à Kovalam. Il n’y a pas de route en bord de mer, pour trouver l’hôtel ce n’est donc pas ce qu’il y a de plus commode. Nous prenons donc les sacs et les posons finalement au Sea view palace (2700 inr avec petit dej). Autant nous avons bien aimé Varkala, autant Kovalam nous déçoit… C’est sans doute dû pour beaucoup aux colporteurs et racoleurs tous les 3 mètres sur le front de mer (de tout le parcours, c’est le seul endroit où je les ai trouvé vraiment pénibles ceci dit). Diner au resto Fusion +++ : un des supers restos du voyage 1150 inr, un peu cher pour le pays mais on a vraiment très bien mangé avec vue sur les loupiotes de la courbe du rivage… et on a repris deux fois des frites (je sais, c’est naze, mais je crois que c’étaient les meilleurs frites de ma vie après celle de ma môman !). Bref allez à Kovalam au moins pour ce resto !
23/11 Kovalam - Kanyakumari (3800 km depuis le départ) En route pour le sud du sud ! Nous nous arrêtons au Palace Padmanapuram, c’est un vrai petit village à l’intérieur, la visite vaut le coup pour 205 inr pour 2. Plus nous descendons, plus il fait gris, et il pleut même franchement quand nous arrivons en début d’après midi. Nous suivons les conseils du LP et prenons une super chambre à l’hotel Seaview +++ : chambre d’angle très propre, magnifique vue sur la ville et le monument de gandhi. Je recommande pour 2500 inr, rien à redire ! Nous allons à la pointe avec les pèlerins et les badauds, goutons les bananes roses et mangeons le soir à l’hôtel : là par contre je ne recommande pas, c’est l’un des moins bons restos de tout le voyage…. Le monument (mémorial) est éclairé en début de soirée et la vue de nuit est splendide depuis notre chambre.
24/11 Kanyakumari - Madurai Au départ, sur les conseil de Stalingrad, j’avais projeté de rejoindre Madurai par la campagne :Tenkasi - Rajapalayam – thirupparankundram, le problème c’est que la pluie continue, du coup nous prenons la route principale, au milieu des champs d’éoliennes au départ. Arrivés au sud de Madurai, Manohar connait un hôtel : le AP homestay +++. Nous ne réfléchissons pas longtemps avant d’y poser nos bagages pour 2 jours : ambiance coloniale, accueil plus que sympatique, grandes chambres très propres 2500 inr avec pdj, en plus les chauffeurs y sont bien installés. C’est à coté du temple Thirupparankundram indiqué dans les guides (grand portail en fer marron, en face du panneau jaune « Rockcut temple », ils n’ont pas encore l’autorisation de mettre un panneau). Nous allons visiter le temple avec Manohar : c’est juste avant l’ouverture des portes, quelle ambiance ! ça se bouscule, ça crie god god god, ça court pour être l’un des premier à avoir le droit de prier le bon Dieu (le bon, car plein d’autres sont complètement délaissés) à C’est bien, nous sommes mis en condition avant d’aller voir Sri Meenakshi demain. Nous faisons aussi un tour au petit temple sculpté dans la roche juste à côté de l’hôtel puis nous allons à Madurai… Il pleut des cordes, ambiance Blade runner entre la pluie, la nuit et la foule, là aussi, je suis bien contente que ce soit Manohar qui conduise ! Resto Maghal recommandé par le LP mais plutôt décevant…et retour dans notre havre de paix : le trajet n’est pas long, si vous avez une voiture, c’est franchement mieux que de rester en ville, et pour vous, et pour le chauffeur !
25/11 Madurai Visite du temple…ça en jette ! C’est grand, il y a encore plus de monde et de ferveur qu’hier, exotisme assuré, j’ai bien aimé… on nous laisse visiter tranquillement. Petit tour de ville, les tailleurs sous les halles, les boutiques, forcément la terrasse de l’une d’elles pour admirer la vue (mais c’est toujours tristounet et les tours colorées sont en rénovation, cachées sous des échafaudage de feuillages, pour la photo, on repassera…). Manohar nous emmène ensuite voir le bassin de mariamman : les gamins jouent au foot dans les flaques, les buffalos se vautrent dans la boue, il y en a qui sont content d’avoir la plie au moins ! Nous allons voir le Gandhi memorial museum, intéressant et émouvant, et nous allons manger un délicieux thali juste à coté (114 inr pour trois, et c’est copieux !). Nous revenons ensuite à l’hôtel et grimpons la colline jusqu’au petit temple hindou, puis jusqu’à la petite mosquée assez bizarre : ça ressemble à un temple transformé en mosquée. La vue d’en haut sur les rizières est bien sympa. Repas du soir au Park plazza, bon (380 inr).
26/11 Madurai – Chetinad - Fort Tirumayam – Tanjore Là aussi, nous avons bien fait de ne pas réserver les hôtels à l’avance : dans mon programme initial, j’avais prévu Rameswaram après Madurai. Malheureusement, un cyclone a choisi d’élire domicile dans le coin (ce n’est pourtant plus la saison des cyclones normalement), la pluie continue, le vent s’y met, de nombreuses routes sont inondées, et le journal montre des photos de la cote très dissuasives, le temple de Rameswaram est inondé, et une bonne partie des bateaux couchés dans le port. Tan pis, nous ferons l’impasse et continuons sur Tanjore par la route principale. Nous visitons Chetinad et ses belles maisons de maître dont nous ne verrons que l’extérieur (celle qui se visite est inondée), les chèvres et les vaches se blottissent sous les porches pour essayer de se mettre à l’abri, il fait un temps à ne pas mettre une Ambassador dehors. Nous passons devant le fort de Tirumayam : autant vous dire que nous ne descendons pas le visiter. Une petite faim avant Trichy : Manohar voit un resto qui le botte, se gare sur le coté et vlan ! Ce n’était pas juste une flaque d’eau comme on pouvait le penser mais une véritable ornière : la roue avant gauche est enfoncée dans la rigole jusqu’au plancher. Ouille ! Heureusement, 3 gaillards, de l’eau boueuse jusqu’aux genoux, nous aident à pousser et nous pouvons ressortir la voiture de là sans trop de mal… Merci les gars ! Finalement nous ne déjeunerons pas là… Manohar a hâte de partir de cet endroit qui porte la poisse ! On arrive à Tanjore, plusieurs rues sont bloquées par les inondations et la pluie continue. On va voir l’Oriental Towers et après avoir vu plusieurs chambres (une dont la porte ne ferme pas, une autre sans fenêtre), nous restons finalement là dans une chambre standard à 990 inr, pas besoin de prendre la clim par ce temps de chien et on ne ressortira pas de la journée ! Resto sur place : bon mis à part le tandoor qui a pris feu et qui a enfumé toute la salle (520 inr). Manohar, lui, va dormir chez un copain, c’est aussi pour cela que nous sommes allés à Tanjore plutôt qu’à Trichy.
27/11 Tanjore Drôle de journée : on avait prévu d’aller visiter Trichy aujourd’hui. Il pleut toujours comme vache qui pisse… Nous avons rendez vous avec Manohar à 8h00 dans le lobby. Il est toujours ponctuel d’habitude mais là 8h00, personne, 8h15 personne… Et voilà la voiture un peu plus tard… et notre pauvre Manohar qui en descend trempé jusqu’à la moelle, la chemise maculée de boue. Il n’était qu’à 5 km de la ville, mais des arbres sont tombés en travers de la route et c’est l’enfer pour circuler… Autant vous dire que nous ne sommes pas allés à Trichy. Nous visitons sous la pluie le palace, le petit musée et le joli temple de Brihadishwara : mais avec la pluie, le vent, et pieds nus dans la gadoue c’est quand même pas le top… et moi qui prenais des verrues plantaires à la piscine ! Pas grand-chose à faire…Nous retournons a la chambre et allumons la télé pour découvrir les attentats de Bombay en boucle sur toutes les chaines, ça fait drôle… on est pas mal dans notre cyclone finalement… Nous proposons à Manohar de venir voir : comme beaucoup d’indiens, il est atterré, et ce n’est pas fait pour améliorer les relations déjà tendues entre hindous et musulmans, comme par hasard, juste avant les élections. Comme par hasard aussi, juste avant dans les journaux, on parlait du procès de membres –hindous- de la police et de l’armée qui auraient formé et fourni en explosif des extrémistes islamistes pour des attentats antérieurs. Comme par hasard aussi, l’un des grands chefs de la police qui enquêtait sur cette affaire s’est fait descendre à l’hôtel Taj Mahal, et l’état indien n’a pas voulu fournir l’Adn des terroristes à Interpol… A qui profite le crime ? Toujours aux 10% d’extrémistes gros cons qui font chier tous les autres et ne rêvent que de foutre le souk en utilisant les différences pour prendre le pouvoir. U-ni-ver-sel et séculaire malheureusement, mais espérons que les 90% qui restent ne se laisseront plus aussi facilement convaincre grâce à internet et à la libre circulation des idées et de l’information. Voilà, c’était ma petite parenthèse « remontée comme un coucou suisse», ça ne sert sans doute pas à grand-chose mais ça soulage un peu… 😕😐🏴☠️
28/11 Trichy – Tanjore Nous resterons une nuit de plus à Tanjore dans notre hôtel Oriental Towers qui s’avèrera d’un bon rapport qualité prix finalement, à défaut d’être top glamour… Aujourd’hui, ça se calme un peu, nous décidons d’aller à Trichy après quelques renseignements sur l’état des routes auprès des taxis du coin. Tous les champs sont inondés sur des hectares, beaucoup de villages aussi, on voit l’eau dans les maisons, et les gens qui essaient tant bien que mal d’écoper… On se sent bien petits et vraiment impuissants. A l’entrée de la ville j’ai bien cru qu’on ne passerait pas : l’ambassador a de l’eau jusqu’à la portière, il en rentre un peu mais on passe, ouf …merci à Ganesh sur le tableau de bord et à St Christophe dans mon porte-monnaie ! Visite du Sri Ranganathaswami, et du Sri Jambukeshwara, à moitié inondés : nous avons parfois de l’eau jusqu’au genou, on s’en rappellera ! Puis Manohar nous emmène au Rock fort temple, à peu près au 1/3 des marches : il y a une route qui nous évite de tout faire à pied. La vue d’en haut est sympa malgré le temps toujours gris… au moins la pluie s’est arrêtée, c’est déjà ça ! Manohar a une cousine à Trichy avec laquelle il a été élevée (il l’appelle sa soeur en fait). Il nous propose d’aller prendre le thé chez elle. Nous sommes accueillis comme des princes : en fait de thé c’est un vrai repas qui nous attend ! Plein de petits snacks végétariens et délicieux, riz au lait avec une espèce de crème anglaise en dessert… miam ! Ils sont adeptes du gourou Baba et nous montrent leur « temple » : toutes les maisons hindoues en ont un, ça ressemble à un espèce de placard avec des étagères garnies de statuettes de dieux, de photos, de loupiottes, guirlandes et bougies. Manohar a d’ailleurs agrandi sa collection tout au long du voyage : jésus (eh oui, ça nous a surpris), ganesh etc… Et bien sûr, ce n’est pas une légende, dans un genre carrément kitsch. Si j’avais sû, je lui aurai acheté un Saint Christophe en France : je suis sure que ça lui aurait fait plaisir. Sinon les relations sont assez drôles pour nos regards d’occidentaux : nous sommes seuls à manger assis à table tous les trois, la soeur de Manohar et son mari nous servent, il parait que c’est comme ça au Tamil nadu… Manohar a aussi une autre cousine, à Tanjore chez laquelle il doit aller un jour après en fin d’après midi, on se dit cool, ce soir il dormira dans un bon lit, mais non, le mari de la cousine n’est pas là ce jour là et pas question de rester après 18-19h00… Manohar nous raconte aussi que même dans la famille, impossible pour un oncle de voir sa nièce de près entre 12 ans et le jour de son mariage… Je ne sais pas si c’est représentatif ou pas du reste du pays, ça semble évoluer dans les villes, mais dans les villages du Tamil Nadu en tous cas, les traditions semblent encore bien présentes…
29/11 Tanjore- Kumbakonam – Pondicherry Une longue route nous attend aujourd’hui : nous quittons enfin Tanjore en direction de Pondicherry. Mais de nombreuses routes sont toujours coupées : nous pouvons voir Kumbakonam (en tous cas l’extérieur et apercevoir l’intérieur inondé), mais nous n’irons pas à Chidambaran. Après de nombreux détours, nous finissons par arriver à Pondicherry en milieu d’après midi et nous prenons une chambre au Ajanta sea view +++ : c’est petit mais propre, le balcon donne sur la promenade, il y a un petit air de Copacabana (avec un peu d’imagination, d’accord), c’est sympa d’autant qu’il n’y a pas beaucoup d’autres hôtels dans ce cas (2500 inr avec petit dej). Petit tour à pied en ville, bien agréable ma foi de retrouver un petit air de France… et… miracle… des poubelles dans les rues ! Resto au Satsanga bien moyen pour le prix.(700 inr).
30/11 Auroville - Puducherry Direction Auroville aujourd’hui. On se demande un peu sur quoi on va tomber, une bande de hippie cools baba cools en train de fumer le chichon ? des yogis en pleine séance de méditation ??? En fait, pas du tout, c’est plutôt un centre touristique (pour la partie que l’on visite en tous cas) avec salle d’exposition / musée, resto et jolies boutiques. La ballade jusqu’au jardin du Matrimandir est sympa et quand on voit sur les photos d’archives à quoi ressemblait le terrain à l’époque (désertique) et la façon dont tout est devenu vert aujourd'hui, on ne peut être qu’impressionné par le boulot accompli. Difficile de se faire une véritable idée en si peu de temps, mais en tous cas, l’idée de base est jolie « lieu d'une vie communautaire universelle, où hommes et femmes apprendraient à vivre en paix, dans une parfaite harmonie, au-delà de toutes croyances, opinions politiques et nationalités », la visite vaut la peine, et plus prosaïquement, quelques achats dans les boutiques aussi ! Retour en ville, visite du temple et de son éléphant : Manohar donne une pièce pour se faire bénir d’un coup de trompe sur la tête, l’éléphant entrepose les pièces dans le creux de sa trompe, et une fois qu’il en a accumulé suffisamment, jack pot ! Dans l’escarcelle de son maître ! Le jardin botanique est fermé suite au cyclone, nous faisons dons un tour dans la ville indienne, et achetons de quoi déguster un petit apéro sympa avec Manohar sur notre balcon, en regardant les badauds déambuler, on fait quand même un peu privilégiés tous les trois…A noter : il n’y a pas de taxe comme ailleurs sur l’alcool à Pondicherry, c’est donc bien moins cher. Pizza à la terrasse (470 inr).
01/12- Puducherry – Mamallapuram Et voilà déjà notre dernière étape… Nous avons le temps de voir plusieurs hôtels : le GRT Temple bay est chouette mais un peu excentré et ne veut pas baisser ses tarifs, l’idéal Beach resort n’est pas aussi bien que le LP le laisse penser et pour le même prix, nous préférons sans hésiter prendre une chambre Top deluxe au Sea Breeze +++: Grande et belle chambre très propre, frigo, terrasse donnant sur la mer pour 3300 inr avec petit dej, je trouve qu’on finit bien ! Attention, il ont plusieurs catégories de chambres et certaines sont toutes simples (et moins cher aussi). Celle que nous avions la no 410 fait partie d'une nouvelle extension face à la plage (une chambre en rez de jardin, et une autre à l'étage). C'est pas tout ça, mais c'est qu’on prend goût aux apéros à ce train là… on achète de la bière dans une petite échoppe (mieux gardée qu’une banque là bas), et malheur ! Nous revenons à l’hôtel nos bières a la main : mais c’est pas Pondicherry ici ! ça ne se fait pas ! Un commerçant nous interpelle pour nous donner un sac en papier et cacher nos bouteilles… Pour un peu, on se retrouvait au poste pour finir le voyage ! Balade en ville a pied au rythme des coups de marteaux sur la pierre, et repas au Nautilus, tenu par un français bien sympa (340 inr).
02/12 – Kanchipuram - Mamallapuram Aller retour pour voir les nombreux temples de kanchipuram et une boutique- fabrique de soieries. La ville est animée et les rues très photogéniques : à faire ! repas au Moonraker : très bon pour 350 inr, ils ont même de la purée au fromage et à l’oignons ! (mais le Nautilus, lui, a de la ratatouille…). C’est bien touristique mais j’ai pris la crève et ça fait plaisir de manger français…
03/12 Mamalapuram Aujourd’hui nous allons à Eagle temple : finalement la grimpette des escaliers pieds nus se fait bien – on doit commencer à s’habituer-, c’est tranquille, la vue sur les rizières alentours est jolie, et le prêtre en haut est bien sympa. Retour en ville, visite du temple du rivage (250 inr) et des 5 rathas (compris dans le prix pour la journée). On retrouve Manohar devant l’hôtel et là surprise… Il a un mariage demain dans sa famille, il aimerait donc bien rentrer chez lui cet après midi et nous annonce qu’il a trouvé une autre voiture pour nous emmener à l’aéroport demain… Il aurait pu nous prévenir un peu plus tôt quand même ! ça fait bizarre, mais nous acceptons de bon cœur et ça m’évitera des adieux trop tristounets à l’aéroport finalement, un dernier petit coup à boire avec lui sur la terrasse, et je lui dit au revoir à la française, en lui faisant la bise quoi, mais il baisse la tête au même moment ! Pas facile !!! Adios et merci Manohar, je ne t’oublierai pas de sitôt !
04/12 – Mamallapuram – Chennai airport - 5670 km plus tard... Notre avion part à 1h40 du matin (le 05/12 en fait). Nous bullons donc une dernière fois au bord de la piscine, faisons les sacs et retrouvons notre taxi driver (enfin, un de ses « frères ») à 15h00 comme prévu. J’envisageais de visiter Chennai, mais il y a plein d’embouteillages, la plage est moche, le chauffeur n’est pas très causant et le cœur n’y est plus. En plus, les attentats sont terminés a Bombay, mais la TV a annoncé que 3 aéroports dont Chennai sont sous haute surveillance suite à des menaces de détournement d’avion entre le 4 et le 6/12…cool ! Nous arrivons donc de bonne heure à l’aéroport et passons au moins 5 contrôles de sécurité. Mais l’avion part à l’heure. Seul regret : l’aéroport est petit, pas grand-chose à acheter et restos hors de prix : pensez à dépenser vos dernières roupies dehors.
Epilogue : Le voyage du retour s’est passé sans encombres dans un avion loin d’être plein, et me voilà lundi matin sur le chemin du travail, dans ma petite voiture, coincée dans les embouteillages, pas un seul Klaxon, chacun dans sa file, pas une vache, pas une ambassador et pas de Manohar à l’horizon… 😐
Un mois plus tard, voici mes impressions : Les aaaaah d’abord 🙁🙁🙁😕 :le manque de propreté et d’hygiènela pollution et les cieux toujours gris poussiéreux, le manque de nature.le niveau de l’hôtellerie moyen de gamme souvent plutôt médiocre : il faudrait leur parler de l’invention du bac à douche quand même !Les chauffeurs de rickshaw qui vous mentent quasi systématiquement quand vous leur demandez une direction (ce qui n'est pas le cas lorsque c'est Manohar qui leur pose une question depuis la voiture).Cette manie d’enlever les chaussures pour un oui ou pour un non !le clivage homme/femme auquel je ne m’attendais pas ici, le poids de la tradition et de la religion et la condition de la femme.
Les ooooooooh 🙂🙂🙂🙂🙂🙂🙂🙂 :la gentillesse des indiens, même si elle n’est sans doute pas toujours désintéresséeles sourires, les odeurs, les couleurs, les saris… toutes ces photos que je n’ai pas pu prendre, mais toutes ces images qui me resteront longtempsle rapport qualité prix pour nos porte-monnaie occidentaux et la facilité à négocier (pour les hôtels notamment, n’hésitez pas à en user et en abuser) Budget total : 2500 euros par personne tout compris pour des conditions de voyage et un confort bien agréable.la nourriture excellente : ni le pain, ni le fromage ni la moutarde de Dijon ne m’ont manqué cette fois !Les "petits jeunes à lunettes" : un bon conseil --> lorsque vous êtes paumés cherchez un jeune à lunette : en général ils parlent anglais et en ce qui nous concernent, ils nous ont toujours répondu correctement !C’est un « vrai » voyage dans tous les sens du terme, je ne m’étais encore jamais sentie « décalée » à ce point.Contrairement à beaucoup, je ne dirais pas que j’ai « adoré » (et bien sur encore moins détesté), je ne mettrais sans doute pas ce pays dans mes « tops five », mais je suis sure que j’ai envie d’y revenir un jour !
Trois semaines en Inde du Sud en août 2009: budget, hôtels, transports... English translation pending
Je pars avec mes 2 enfants (13 et 15 ans) en Inde du Sud en aout 2009.
Durée 3 semaines et demi maxi, destination Bombay, Goa, Mysore, Cochin, Kerala, Madurai, Pondichery et Chennai.
Quelqu'un aurait il des infos utiles pour que je prépare ce voyage au mieux (à faire, ne pas faire, budget et adresse hotel bon marché mais correct vol intérieur ou train ou bus), à voir, à éviter, connaissance d'agence sur place pour m'aider, guide avec voiture......
Mon trajet est il réalisable sur 3 semaines et demi ou dois je le revoir ?
Budget maxi (sans le vol AR Bombay / Paris) 3000 euros MAXI.
J'ai passé 3 semaines en thailande l'été dernier avec l'aide de l'agence ASIEGOLF qui était EXTRAORDINAIRE mais qui ne fait pas l'Inde :-(
Merci d'avance à vous tous pour toutes les infos utiles et conseils que vous me donnerez.
Merci d'avance à vous tous pour toutes les infos utiles et conseils que vous me donnerez.
Découverte d'un mois en sac à dos Bangalore-Madras, départ le 13 novembre English translation pending
Bonjour,
Avec mon ami nous partons dans 2 semaines 1/2 pour une découverte sac à dos en Inde du Sud, budget moyen : 15 eur./jour/personne. Notre arrivée sera à Bangalore et notre départ de Madras, nous avons 4 semaines. Je souhaiterais avoir vos avis et informations sur le sens du voyage, les lieux, balades et G.H et la possibilité de ce parcours en 4 semaines.
* Bangalore * Mysore * Belur - Halebid * Région de Kodagu (proche Madikeri), Kakkabe ou réserve naturelle de Wayanad (Nord) = Faut choisir !! = Peux t'on rejoindre facilement Kodagu ou Wayanad depuis Belur ou faut il repasser par Mysore ?
* NILGIRI HILLS : Ooty pour balades puis train miniature pour Mettupalayam ou Combatoire ? = Pensez vous qu'il est possible de rejoindre Munnar depuis Ooty ? Et si oui par où passer, nous aimerions avant de rejoindre Kochi rester dans les montagnes ?
* Munnar (balades) * Kochi * Allepey (Backwaters) * Varkala (séjour détente) * Madurai * Trichy * Tanjore * Chidambaram * Pondichéry * Mamallapuram * Chennai
Nos questions sont plus insistantes sur la partie des ghats et des montagnes, cela semble moins évident que le reste pour s'organiser un peu sur les trajets, temps de transports et le choix des balades. Merci de votre aide.
Avec mon ami nous partons dans 2 semaines 1/2 pour une découverte sac à dos en Inde du Sud, budget moyen : 15 eur./jour/personne. Notre arrivée sera à Bangalore et notre départ de Madras, nous avons 4 semaines. Je souhaiterais avoir vos avis et informations sur le sens du voyage, les lieux, balades et G.H et la possibilité de ce parcours en 4 semaines.
* Bangalore * Mysore * Belur - Halebid * Région de Kodagu (proche Madikeri), Kakkabe ou réserve naturelle de Wayanad (Nord) = Faut choisir !! = Peux t'on rejoindre facilement Kodagu ou Wayanad depuis Belur ou faut il repasser par Mysore ?
* NILGIRI HILLS : Ooty pour balades puis train miniature pour Mettupalayam ou Combatoire ? = Pensez vous qu'il est possible de rejoindre Munnar depuis Ooty ? Et si oui par où passer, nous aimerions avant de rejoindre Kochi rester dans les montagnes ?
* Munnar (balades) * Kochi * Allepey (Backwaters) * Varkala (séjour détente) * Madurai * Trichy * Tanjore * Chidambaram * Pondichéry * Mamallapuram * Chennai
Nos questions sont plus insistantes sur la partie des ghats et des montagnes, cela semble moins évident que le reste pour s'organiser un peu sur les trajets, temps de transports et le choix des balades. Merci de votre aide.
Prête ou pas prête d'aller vivre en Inde? English translation pending
Bon, voilà la question du moment est : aller vivre ou ne pas aller vivre en Inde ? Prête ou pas prête ?
Grande question... 🤪
Je travaille actuellement en France avec des indiens de Mumbai, je parraine une petite indienne de Calcutta via une association, je vais à Mumbai tous les ans pour mon boulot, et je dois dire que mon coeur reste en Inde à chaque fois que je reviens en France. Je ne suis pas mariée, je n'ai pas d'enfants, et plus çà va, plus je me dis que j'aimerai beaucoup quitter ma vie matérialiste pour une vie plus spirituelle et plus enrichissante pour moi. Pourquoi ne pas changer complètement de cap et d'apporter un peu de moi-même aux indiens qui en ont besoin ?
Peut-être que cette idée est dénuée de sens, incongrue, mais si vous connaissez des personnes ayant franchi le cap ou si vous-mêmes êtes dans la même situation que moi (en pleine réflexion), je serai ravie d'écouter vos conseils, de profiter de votre expérience.
A bientôt j'espère 😉
Grande question... 🤪
Je travaille actuellement en France avec des indiens de Mumbai, je parraine une petite indienne de Calcutta via une association, je vais à Mumbai tous les ans pour mon boulot, et je dois dire que mon coeur reste en Inde à chaque fois que je reviens en France. Je ne suis pas mariée, je n'ai pas d'enfants, et plus çà va, plus je me dis que j'aimerai beaucoup quitter ma vie matérialiste pour une vie plus spirituelle et plus enrichissante pour moi. Pourquoi ne pas changer complètement de cap et d'apporter un peu de moi-même aux indiens qui en ont besoin ?
Peut-être que cette idée est dénuée de sens, incongrue, mais si vous connaissez des personnes ayant franchi le cap ou si vous-mêmes êtes dans la même situation que moi (en pleine réflexion), je serai ravie d'écouter vos conseils, de profiter de votre expérience.
A bientôt j'espère 😉
Itinéraire de six semaines en Inde du Sud English translation pending
Bonjour à tous !
Ça y est, les billets sont pris et je suis en pleins préparatifs pour un itinéraire de Mumbai à Chennai : 6 semaines cette fin d’année à deux. Pour vous situer mon type de voyage, je pense finalement prendre une voiture avec chauffeur sur tout le parcours et pour les hôtels, nous recherchons des endroits clean et confortables (oui je sais, je suis un peu chochotte…), et nous sommes prêts à dépenser jusqu’à 3000 rs par nuit environ sans réserver à l’avance (nous seront repartis pour les fêtes). Désolée pour ce post un peu (et même franchement) long mais j’ai à la fois des demandes pratiques et d’autres qui concernent l’itinéraire… réponde qui pourra ! (et merci par avance)
1- Questions d’ordre pratique : Fanzi m’a fait connaître le site http://www.mapmyindia.com/ très pratique pour calculer les distance et temps de trajet entre 2 villes. Cependant, sur pas mal de cas, le temps a l’air beaucoup plus long que celui annoncé en bus par le lonely planet. Est-ce que quelqu’un a déjà expérimenté et comparé le temps donné par mapmy india et la durée réelle du trajet en voiture ? Pellicules… eh oui… j’en suis encore a l’argentique ! Peut on trouver facilement des pellicules de bonne qualité -au moins à Mumbai- et sont elles moins chères qu’en France (5 euros environ par pellicule 34x36, 200 asa, 36 poses) ??? Argent : 2 cartes suffisent elles ou pas ? Habituellement nous ne partons qu’avec nos cartes visa +mastercard et quelques euros au cas où, nous retirons aux distributeurs et payons les hotels par carte : est ce possible en inde du sud ? Le réseau mastercard-visa a l’air développé mais les hotels acceptent ils facilement les cartes et y a-t-il des limitation de montants de retraits aux distributeurs (hormis le plafoind carte bien sur)??? Location de voiture avec chauffeur : j’ai vu sur le site que moshka tours revient assez souvent, avez-vous d’autres coordonnées d’agences à Mumbai afin que je puisse demander plusieurs cotations ?
2- Itinéraire : voici les questions principales que je me pose sur certaines parties du trajet… Je vous transmets ensuite ce que j’ai prévu sachant que nous souhaitons profiter de la liberté que nous offrira la voiture pour modifier le parcours au jour le jour en fonction de ce qui nous plaira plus ou moins, aussi, n’hésitez pas à commenter le trajet en fonction de vos expériences… et à me communiquer vos bonnes adresses ! Le premier soir, nous arrivons tard puis pensons passer 2 jours pleins à mumbai : pensez vous qu’il vaut mieux dormir vers juhu le 1er soir, puis sur colaba/marine drive les 2 autres jours (je me disais que le prix est peut être plus abordables sur juhu et que le trajet sera un peu moins long en arrivant …quoique vers minuit, je ne sais pas si la circulation est toujours dense vers le centre). Est-ce que quelqu’un connaît Trimbak 33km a l’ouest de Nasik et est ce que nasik et la région méritent 1 jour et demie ? Depuis Pune, halte a la station d'Altitude de Mahabaleshwar plutot que chaul-murud sur la cote ? quelqu’un connaît-il les 2 et peut-il m’indiquer sa préférence ? Je pense faire l’impasse sur Jog falls depuis gokarna …est-ce une erreur ? Que voir entre gokarna et badami (hubli ???)
-Etape très difficile à préparer : hampi-hassan-mysore :Après Hampi, je pensais faire limpasse sur bangalore, et partir vers hassan… Mais mapmyindia indique 10h30 de route ! ? si c’est bien vrai que voir, où s’arrêter entre entre hampi et belur-hassan-halebid : halte intermédiaire à chitradurga, jagalur, Chikmagalur ?Sinon où dormir à choisir entre belur-hassan-halebid quelqu’un connaît le coin et de bons hotels ???Est il possible en une seule journée de visiter belur, halebid, sravanabelagola pour arriver à mysore en fin de journée ou est ce vraiment la course ? (je ne mesure pas bien le temps à passer sur chaque site). Goa : je ne mesure pas bien les temps de trajet, peut on se poser dans un même hotel pendant 3 jours, ou vaut il mieux un hotel sur le nord, un sur le centre et un au sud pour bien visiter ? là aussi, les bonnes adresses sont bienvenues ! après Mysore – nuit au parc mudumalai ou à Masinagudi/ bokkapuram. Saison des pluies mi novembre ? vaut il mieux seulement traverser le parc et aller a ooty? Sinon connaissez vous de bons hébergements soit dans le parc soit à coté ? Ooty : le train va-t-il toujours jusqu'à mettupalayam … si oui faut il le réserver a l’avance en novembre ? enfin, il semblerait arriver à mettupalayam vers 18h30 soit une arrivée ensuite a coimbatore verrs 20h. Où me conseillez vous de dormir entre ces 2 villes en tenant compte de cette arrivée tardive ? Trichur : mérite une étape ou une simple visite rapide entre coimbatore et Kochi ? Cherai beach à kochi, quelqu’un a t’il déjà dormi au resort, est il préférable de dormir a fort kochin ? Que voir entre Kanniyakumari et madurai (tiruvelneli, tuticorin?). Là aussi j’ai eu du mal à choisir entre l’itinéraire cotier par varkala-Kanniyakumari et la montagne (peryar-munnar) entre kollam et madurai… avis à ceux qui connaissent les 2 ! (je me suis dis que je verrais déjà ooty et Mahabaleshwar comme stations d’altitude, mais c’est peut être très différent…) Rameshwaram entre madurai et trichy, la ville vaut elle le détour ? (quand même assez long)
Merci encore à ceux qui vont prendre le temps de me répondre et voici ci-dessous mon premier projet d’itinéraire
24/10 arrivée mumbai 23h30
25/10 mumbai (marine drive)
26/10 Mumbai (marine drive)
Lundi 27/10 Kanheri caves parc sanjay ghandi – pandu lena (si assez de temps) - Nasik (160 km-4h) Impasse trimbak 33km ouest nasik ?
Mar 28/10 Trimbak 33km ouest – Pandu lena (si pas vu la veille) - Nasik : cela permet aussi de ne pas arriver à Ellora (sur la route nasik-aurangabad) un mardi, jour de fermeture…
Mer 29/10 Nasik – Ellora – dautalabad - Aurangabad Nashik ellora : 187km – 5h30 ?
Jeu 30/10 aurangabad + Ajanta ok + grottes d’aurangabad+ Bibi-ka-Maqbara – Aurangabad (ellora-ajanta :3h09 ?)
31/10 aurangabad - Pune (278km – 7h55?)
01/11 Pune – Sinhagad - Mahabaleshwar 115km-3h13 Impasse chaul –murud s
02/11 Mahabaleshwar- Ganpatipule (+166km – 5h)
03/11 Goa north (mandrem ?)
04/11 panaji- vehla goa
05/11south goa agonda – patnem – margao
06/11 south goa - Gokarna 123km – 3h13 depuis margao
07/11 goa /gokarna around -jour de securité – impasse jog falls ?
08/11 Gokarna -badami (259km, 6h49) voir entre les deux ? hubli
09/11 Aihole - Pattadakal – badami
10/11 badami – Hampi :142km-4h22
11/11 hampi
12/11 hampi
13/11 hampi – hassan ou chitradurga ou chikmagalur ???(367km-10h30) ou belur (347km-9h42), ou halebid (337km-9h30 peu d’hotels ?)
14/11 hassan – belur- halebid – sravanabelagola –???? Hotel Royal Orchid Brindavan garden 78€ la nuit double ??? ou hotel a Srirangapatnam ?
15/11 Brindavan garden – Srirangapatnam - Somnathpur, Mysore
Dim 16/11 mysore- market-city-chamundi hill… mysore
17/11 mysore - parc mudumalai or Masinagudi/ bokkapuram89km – 2h13 -saison pluie ? (3h30 bus)
18/11 mudumalai - ooty (1h30-2h00)
19/11 train miniature ooty - mettupalayam (15h30 arrivee 18h30) logement ? coimbatore (1h30)-mettupalayam-coimbatore 1h30-39km à arrivée 19h30-20h ???
20/11 coimbatore- trichur – parur – kochi (cherai beach)4h42-188 km
21/11 kochi –fort kochin ou cherai beach
22/11 kochi - allapey (1h30) house boat a voir, sinon nuit allepey ?
23/11 kollam - varkala
24/11 thiruvananthapuram – kovalam
25/11 kovalam - kanyakumari 81km – 2h
26/11 kanyakumari - thirupparankundram ? madurai 242km -6h
27/11 madurai – alarkoil – rameshwaram177km-4h30
28/11 rameshwaram – kanadukathan- fort tirumayam - trichy242km-6h00-122km -3h00 depuis madurai si impasse ramesharam
29/11 trichy – tanjore (1h30)
30/11 tanjore- kumbakonam – chidambaran – puducherry188km-5h30
01/12 –puducherry
02/12- puducherry - auroville – mamallapuram106km – 2h45
03/12 – mamallapuram - tirukkalikundram - mamallapuram
04/12 – mamallapuram – chennai airport (23h00)
Ça y est, les billets sont pris et je suis en pleins préparatifs pour un itinéraire de Mumbai à Chennai : 6 semaines cette fin d’année à deux. Pour vous situer mon type de voyage, je pense finalement prendre une voiture avec chauffeur sur tout le parcours et pour les hôtels, nous recherchons des endroits clean et confortables (oui je sais, je suis un peu chochotte…), et nous sommes prêts à dépenser jusqu’à 3000 rs par nuit environ sans réserver à l’avance (nous seront repartis pour les fêtes). Désolée pour ce post un peu (et même franchement) long mais j’ai à la fois des demandes pratiques et d’autres qui concernent l’itinéraire… réponde qui pourra ! (et merci par avance)
1- Questions d’ordre pratique : Fanzi m’a fait connaître le site http://www.mapmyindia.com/ très pratique pour calculer les distance et temps de trajet entre 2 villes. Cependant, sur pas mal de cas, le temps a l’air beaucoup plus long que celui annoncé en bus par le lonely planet. Est-ce que quelqu’un a déjà expérimenté et comparé le temps donné par mapmy india et la durée réelle du trajet en voiture ? Pellicules… eh oui… j’en suis encore a l’argentique ! Peut on trouver facilement des pellicules de bonne qualité -au moins à Mumbai- et sont elles moins chères qu’en France (5 euros environ par pellicule 34x36, 200 asa, 36 poses) ??? Argent : 2 cartes suffisent elles ou pas ? Habituellement nous ne partons qu’avec nos cartes visa +mastercard et quelques euros au cas où, nous retirons aux distributeurs et payons les hotels par carte : est ce possible en inde du sud ? Le réseau mastercard-visa a l’air développé mais les hotels acceptent ils facilement les cartes et y a-t-il des limitation de montants de retraits aux distributeurs (hormis le plafoind carte bien sur)??? Location de voiture avec chauffeur : j’ai vu sur le site que moshka tours revient assez souvent, avez-vous d’autres coordonnées d’agences à Mumbai afin que je puisse demander plusieurs cotations ?
2- Itinéraire : voici les questions principales que je me pose sur certaines parties du trajet… Je vous transmets ensuite ce que j’ai prévu sachant que nous souhaitons profiter de la liberté que nous offrira la voiture pour modifier le parcours au jour le jour en fonction de ce qui nous plaira plus ou moins, aussi, n’hésitez pas à commenter le trajet en fonction de vos expériences… et à me communiquer vos bonnes adresses ! Le premier soir, nous arrivons tard puis pensons passer 2 jours pleins à mumbai : pensez vous qu’il vaut mieux dormir vers juhu le 1er soir, puis sur colaba/marine drive les 2 autres jours (je me disais que le prix est peut être plus abordables sur juhu et que le trajet sera un peu moins long en arrivant …quoique vers minuit, je ne sais pas si la circulation est toujours dense vers le centre). Est-ce que quelqu’un connaît Trimbak 33km a l’ouest de Nasik et est ce que nasik et la région méritent 1 jour et demie ? Depuis Pune, halte a la station d'Altitude de Mahabaleshwar plutot que chaul-murud sur la cote ? quelqu’un connaît-il les 2 et peut-il m’indiquer sa préférence ? Je pense faire l’impasse sur Jog falls depuis gokarna …est-ce une erreur ? Que voir entre gokarna et badami (hubli ???)
-Etape très difficile à préparer : hampi-hassan-mysore :Après Hampi, je pensais faire limpasse sur bangalore, et partir vers hassan… Mais mapmyindia indique 10h30 de route ! ? si c’est bien vrai que voir, où s’arrêter entre entre hampi et belur-hassan-halebid : halte intermédiaire à chitradurga, jagalur, Chikmagalur ?Sinon où dormir à choisir entre belur-hassan-halebid quelqu’un connaît le coin et de bons hotels ???Est il possible en une seule journée de visiter belur, halebid, sravanabelagola pour arriver à mysore en fin de journée ou est ce vraiment la course ? (je ne mesure pas bien le temps à passer sur chaque site). Goa : je ne mesure pas bien les temps de trajet, peut on se poser dans un même hotel pendant 3 jours, ou vaut il mieux un hotel sur le nord, un sur le centre et un au sud pour bien visiter ? là aussi, les bonnes adresses sont bienvenues ! après Mysore – nuit au parc mudumalai ou à Masinagudi/ bokkapuram. Saison des pluies mi novembre ? vaut il mieux seulement traverser le parc et aller a ooty? Sinon connaissez vous de bons hébergements soit dans le parc soit à coté ? Ooty : le train va-t-il toujours jusqu'à mettupalayam … si oui faut il le réserver a l’avance en novembre ? enfin, il semblerait arriver à mettupalayam vers 18h30 soit une arrivée ensuite a coimbatore verrs 20h. Où me conseillez vous de dormir entre ces 2 villes en tenant compte de cette arrivée tardive ? Trichur : mérite une étape ou une simple visite rapide entre coimbatore et Kochi ? Cherai beach à kochi, quelqu’un a t’il déjà dormi au resort, est il préférable de dormir a fort kochin ? Que voir entre Kanniyakumari et madurai (tiruvelneli, tuticorin?). Là aussi j’ai eu du mal à choisir entre l’itinéraire cotier par varkala-Kanniyakumari et la montagne (peryar-munnar) entre kollam et madurai… avis à ceux qui connaissent les 2 ! (je me suis dis que je verrais déjà ooty et Mahabaleshwar comme stations d’altitude, mais c’est peut être très différent…) Rameshwaram entre madurai et trichy, la ville vaut elle le détour ? (quand même assez long)
Merci encore à ceux qui vont prendre le temps de me répondre et voici ci-dessous mon premier projet d’itinéraire
24/10 arrivée mumbai 23h30
25/10 mumbai (marine drive)
26/10 Mumbai (marine drive)
Lundi 27/10 Kanheri caves parc sanjay ghandi – pandu lena (si assez de temps) - Nasik (160 km-4h) Impasse trimbak 33km ouest nasik ?
Mar 28/10 Trimbak 33km ouest – Pandu lena (si pas vu la veille) - Nasik : cela permet aussi de ne pas arriver à Ellora (sur la route nasik-aurangabad) un mardi, jour de fermeture…
Mer 29/10 Nasik – Ellora – dautalabad - Aurangabad Nashik ellora : 187km – 5h30 ?
Jeu 30/10 aurangabad + Ajanta ok + grottes d’aurangabad+ Bibi-ka-Maqbara – Aurangabad (ellora-ajanta :3h09 ?)
31/10 aurangabad - Pune (278km – 7h55?)
01/11 Pune – Sinhagad - Mahabaleshwar 115km-3h13 Impasse chaul –murud s
02/11 Mahabaleshwar- Ganpatipule (+166km – 5h)
03/11 Goa north (mandrem ?)
04/11 panaji- vehla goa
05/11south goa agonda – patnem – margao
06/11 south goa - Gokarna 123km – 3h13 depuis margao
07/11 goa /gokarna around -jour de securité – impasse jog falls ?
08/11 Gokarna -badami (259km, 6h49) voir entre les deux ? hubli
09/11 Aihole - Pattadakal – badami
10/11 badami – Hampi :142km-4h22
11/11 hampi
12/11 hampi
13/11 hampi – hassan ou chitradurga ou chikmagalur ???(367km-10h30) ou belur (347km-9h42), ou halebid (337km-9h30 peu d’hotels ?)
14/11 hassan – belur- halebid – sravanabelagola –???? Hotel Royal Orchid Brindavan garden 78€ la nuit double ??? ou hotel a Srirangapatnam ?
15/11 Brindavan garden – Srirangapatnam - Somnathpur, Mysore
Dim 16/11 mysore- market-city-chamundi hill… mysore
17/11 mysore - parc mudumalai or Masinagudi/ bokkapuram89km – 2h13 -saison pluie ? (3h30 bus)
18/11 mudumalai - ooty (1h30-2h00)
19/11 train miniature ooty - mettupalayam (15h30 arrivee 18h30) logement ? coimbatore (1h30)-mettupalayam-coimbatore 1h30-39km à arrivée 19h30-20h ???
20/11 coimbatore- trichur – parur – kochi (cherai beach)4h42-188 km
21/11 kochi –fort kochin ou cherai beach
22/11 kochi - allapey (1h30) house boat a voir, sinon nuit allepey ?
23/11 kollam - varkala
24/11 thiruvananthapuram – kovalam
25/11 kovalam - kanyakumari 81km – 2h
26/11 kanyakumari - thirupparankundram ? madurai 242km -6h
27/11 madurai – alarkoil – rameshwaram177km-4h30
28/11 rameshwaram – kanadukathan- fort tirumayam - trichy242km-6h00-122km -3h00 depuis madurai si impasse ramesharam
29/11 trichy – tanjore (1h30)
30/11 tanjore- kumbakonam – chidambaran – puducherry188km-5h30
01/12 –puducherry
02/12- puducherry - auroville – mamallapuram106km – 2h45
03/12 – mamallapuram - tirukkalikundram - mamallapuram
04/12 – mamallapuram – chennai airport (23h00)
Mariage avec un Indien difficile pour une Française? English translation pending
bonjour,
depuis 2ans une amie est folle amoureuse d'un indien qu'elle a rencontré au cours d'un voyage en sac à dos, depuis ils s'organisent pour se voir un coup en france et un coup en inde, mais c'est toujours compliquer pour les demandes de visa de son coté à lui.
donc ils ont décidé de franchir le pas et de se marier mais il y aura toujours des voyages d'un pays à un autre.
Comment se passe un mariage entre français et indien ( papier, procédure, durée, lois...) ?
On m'a dit que le mariage se fesait en inde puis le couple pouvait venir en france de suite pour remplir un autre dossier en demandant un visa ou une carte de conjoint !!!
je ne sais pas trop donc si quelqu'un a des info, ou une expérience, merci d'avance!
bonne journée
L'Asie du sud ravagée par les raz-de-marée: plus de 2 000 morts, des centaines de disparus English translation pending
Au moins 2 000 personnes ont été tuées et des centaines d'autres sont portées disparues, notamment au Sri Lanka, après une série de raz-de-marée qui a ravagé l'Asie du sud à la suite d'un très fort séisme au large de l'île indonésienne de Sumatra.
Sri Lanka, Thaïlande, Indonésie, Inde, Maldives, Malaisie, Singapour, un à un les pays de l'Asie du sud ont été violemment frappés dimanche 26 décembre par une série de raz-de-marée post-sismique. Le séisme survenu dimanche à 1 h 58 (heure française) au large de l'île indonésienne de Sumatra, avec une magnitude de 8, 9 sur l'échelle ouverte de Richter, selon l'institut géologique américain, est le plus violent qui ait été enregistré dans le monde depuis celui de 1960 au Chili (9, 5 Richter). Le séisme a provoqué une série de raz-de-marée en Asie provoquant la mort de plus de 2 000 personnes, notamment au Sri Lanka et en Inde.
Au moins 1 000 personnes sont mortes dans les raz-de-marée au Sri Lanka, a déclaré un conseiller du premier ministre. Selon la police et des responsables des secours, il y aurait des centaines de disparus. Selon un responsable des secours, M.D. Rodrigo, au moins 200 corps ont été conduits dans un hôpital local à Muttur, dans le nord-est, alors que 16 autres corps étaient dénombrés dans le principal hôpital du district, à Trincomalee. Dans la ville de Matara, 160 km plus au sud, 190 corps ont été amenés dans l'hôpital principal de le ville, a affirmé la police.
En vacances en Grande-Bretagne, la présidente du Sri Lanka, Chandrika Kumaratunga, a déclaré, dimanche "l'état de catastrophe nationale, en raison de la gravité de la situation", a annoncé un membre de son cabinet dans un communiqué. Elle a "demandé une aide d'urgence à la communauté internationale", selon le communiqué.
En Thailande au moins 84 personnes ont été tuées, plus de 400 autres blessées et de nombreuses personnes portées disparues après un raz-de-marée qui a ravagé dimanche les îles touristiques de Phuket et de Phi Phi (sud), à la suite de la secousse sismique, selon un bilan donné de sources officielles et par les hôpitaux. Au moins quatre touristes étrangers sont portés disparus, des bateaux ont coulé et plusieurs hôtels ont été évacués à la suite du raz-de-marée, ont indiqué des responsables officiels sur la radio publique.
En outre, selon un responsable des services météorologiques thaïlandais, 200 personnes ont été blessées lorsque d'immenses vagues ont submergé plusieurs stations balnéaires de Phuket et la ville principale de l'île, Patong, sur la cote ouest.
En Indonésie, plus de 150 personnes ont trouvé la mort dans le nord de l'île indonésienne de Sumatra, selon une source gouvernementale. Mustofa Gelanggang, responsable du district Bireuen d'Aceh, a précisé que 49 corps avaient été retrouvés après qu'un raz-de-marée consécutif à la secousse sismique eut touché le rivage de la province. Des témoins ont également rapporté d'importantes destructions à Banda Aceh, la capitale de la province d'Aceh.
En Inde, plus de 1 000 personnes ont été tuées dans un raz-de-marée qui a touché dimanche l'archipel d'Andaman, dans l'océan Indien, a indiqué un ministre du gouvernement à New Delhi. 26 personnes sont mortes sur la côte sud de l'Inde dans la région de Madras.
Les Maldives, petit paradis touristique de l'Océan indien, ont été également touchées, mais aucune victime n'était signalée dans l'immédiat dans l'archipel. Des habitants de la capitale, Male, contactés par téléphone, ont déclaré que la plus grande partie de la ville était inondée.
La Malaisie a également été touchée par la série de raz-de-marée. Six morts et plusieurs disparus ont été signalés dans l'île touristique malaisienne de Penang par la police et les secours.
Le séisme a aussi été ressenti à Singapour.
"ÉVÉNEMENT RARE"
Le tremblement de terre de dimanche s'est produit un an après celui de Bam, dans le sud-est de l'Iran, qui avait fait plus de 30000 morts. La violence du séisme est "un événement très rare", du à une énorme accumulation d'énergie sous l'écorce terrestre, a expliqué le directeur de l'institut national de géophysique italien (INGV), Enzo Boschi. "Une telle secousse n'avait pas été enregistrée depuis au moins 40 ans", a-t-il souligné.
Avec AFP
Sri Lanka, Thaïlande, Indonésie, Inde, Maldives, Malaisie, Singapour, un à un les pays de l'Asie du sud ont été violemment frappés dimanche 26 décembre par une série de raz-de-marée post-sismique. Le séisme survenu dimanche à 1 h 58 (heure française) au large de l'île indonésienne de Sumatra, avec une magnitude de 8, 9 sur l'échelle ouverte de Richter, selon l'institut géologique américain, est le plus violent qui ait été enregistré dans le monde depuis celui de 1960 au Chili (9, 5 Richter). Le séisme a provoqué une série de raz-de-marée en Asie provoquant la mort de plus de 2 000 personnes, notamment au Sri Lanka et en Inde.
Au moins 1 000 personnes sont mortes dans les raz-de-marée au Sri Lanka, a déclaré un conseiller du premier ministre. Selon la police et des responsables des secours, il y aurait des centaines de disparus. Selon un responsable des secours, M.D. Rodrigo, au moins 200 corps ont été conduits dans un hôpital local à Muttur, dans le nord-est, alors que 16 autres corps étaient dénombrés dans le principal hôpital du district, à Trincomalee. Dans la ville de Matara, 160 km plus au sud, 190 corps ont été amenés dans l'hôpital principal de le ville, a affirmé la police.
En vacances en Grande-Bretagne, la présidente du Sri Lanka, Chandrika Kumaratunga, a déclaré, dimanche "l'état de catastrophe nationale, en raison de la gravité de la situation", a annoncé un membre de son cabinet dans un communiqué. Elle a "demandé une aide d'urgence à la communauté internationale", selon le communiqué.
En Thailande au moins 84 personnes ont été tuées, plus de 400 autres blessées et de nombreuses personnes portées disparues après un raz-de-marée qui a ravagé dimanche les îles touristiques de Phuket et de Phi Phi (sud), à la suite de la secousse sismique, selon un bilan donné de sources officielles et par les hôpitaux. Au moins quatre touristes étrangers sont portés disparus, des bateaux ont coulé et plusieurs hôtels ont été évacués à la suite du raz-de-marée, ont indiqué des responsables officiels sur la radio publique.
En outre, selon un responsable des services météorologiques thaïlandais, 200 personnes ont été blessées lorsque d'immenses vagues ont submergé plusieurs stations balnéaires de Phuket et la ville principale de l'île, Patong, sur la cote ouest.
En Indonésie, plus de 150 personnes ont trouvé la mort dans le nord de l'île indonésienne de Sumatra, selon une source gouvernementale. Mustofa Gelanggang, responsable du district Bireuen d'Aceh, a précisé que 49 corps avaient été retrouvés après qu'un raz-de-marée consécutif à la secousse sismique eut touché le rivage de la province. Des témoins ont également rapporté d'importantes destructions à Banda Aceh, la capitale de la province d'Aceh.
En Inde, plus de 1 000 personnes ont été tuées dans un raz-de-marée qui a touché dimanche l'archipel d'Andaman, dans l'océan Indien, a indiqué un ministre du gouvernement à New Delhi. 26 personnes sont mortes sur la côte sud de l'Inde dans la région de Madras.
Les Maldives, petit paradis touristique de l'Océan indien, ont été également touchées, mais aucune victime n'était signalée dans l'immédiat dans l'archipel. Des habitants de la capitale, Male, contactés par téléphone, ont déclaré que la plus grande partie de la ville était inondée.
La Malaisie a également été touchée par la série de raz-de-marée. Six morts et plusieurs disparus ont été signalés dans l'île touristique malaisienne de Penang par la police et les secours.
Le séisme a aussi été ressenti à Singapour.
"ÉVÉNEMENT RARE"
Le tremblement de terre de dimanche s'est produit un an après celui de Bam, dans le sud-est de l'Iran, qui avait fait plus de 30000 morts. La violence du séisme est "un événement très rare", du à une énorme accumulation d'énergie sous l'écorce terrestre, a expliqué le directeur de l'institut national de géophysique italien (INGV), Enzo Boschi. "Une telle secousse n'avait pas été enregistrée depuis au moins 40 ans", a-t-il souligné.
Avec AFP
Immobilier à Goa (Inde) English translation pending
Salut tout le monde,
J'aimerais m'acheter une maison avec un terrain (min 2000 square meters) bien située, proximité plage à Goa (perso, non pour business). Je n'ai pour l'instant aucun contact.
Quelqu'un pourrait-il m'aider ou me faire partager son expérience 😉 : Concernant les prix du marché de l'immobilier, fixer un budget min Les différentes démarches pour réaliser le projet Comment éviter les mauvais plans
Merci beaucoup !
J'aimerais m'acheter une maison avec un terrain (min 2000 square meters) bien située, proximité plage à Goa (perso, non pour business). Je n'ai pour l'instant aucun contact.
Quelqu'un pourrait-il m'aider ou me faire partager son expérience 😉 : Concernant les prix du marché de l'immobilier, fixer un budget min Les différentes démarches pour réaliser le projet Comment éviter les mauvais plans
Merci beaucoup !
Auroville January 16, 2026!
I’m arriving in Chennai on January 16, then heading to Auroville for a week. If you’re in the area, we could meet up, explore together, and share...?
Auroville, une halte intéressante? English translation pending
Bonjour,
J'hésite à faire une halte de 2-3 heures, entre Mahabalipuram et Puducherry, pour découvrir la cité expérimentale AUROVILLE.
Que me conseillez-vous ?
Faut-il avoir recours à un(e) guide locale ?
J'y serai autour du 24 novembre 2019.
Merci d'avance pour vos conseils, remarques et suggestions. Jocy
Merci d'avance pour vos conseils, remarques et suggestions. Jocy
Auroville en Inde: visa ou non English translation pending
Bonjour !
Je prévois de partir 2 mois en Inde (de mais a juillet) , dont 1 mois a Auroville. Bien-sur j'ai pu lire énormément d'avis sur cette ville qui n'étaient pas toujours positifs, mais je veux me faire ma propre opinion sur le sujet;
j'aurais voulu connaître les démarches administratives, la nécessité d'un visa ou non, les coûts d'un séjour d'un moi, les démarches pour pouvoir être bénévoles...
Tout les sites sont en anglais, il faudrais que je prenne le temps de tout traduires mais si vous avez des conseils pour moi je suis prenneuse !!
merci à vous :-)