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Donne infos sur l'Alaska English translation pending
by Huffy · 2004-06-09 · 24 replies
bonjour !

je bosse en ce moment dans l'office du tourisme d'Anchorage. je peux donc repondre a d'eventuelles questions sur cette destination. attention, pour des infos precises, il vaut mieux me demander avant le 13 juillet, car apres je n'y serait plus. ce ne pourrait plus etre que des conseils.

a bientot ! huffy. 🙂
Traverser l'amérique en camping-car English translation pending
by Seyaret · 2004-05-27 · 23 replies
Salut à tous,

ce n'est pour l'instant qu'un embryon de projet mais c'est toujours par là que ca commence de toute façon. Alors voilà, nous envisageons avec ma femme et mes deux garçons, un voyage à travers les amériques depuis le canada jusqu'en Argentine.. Bref à la découverte des deux amérique. Après avoir visiter plusieurs sites de bourlingueurs, il nous a semblé qu'en famille l'option camping-car était plutôt la meilleure. Mais commençons par le début, comment acheter un van (classe B) au canada. Est-ce facile, pour quel prix, voire même à quelles adresses ? Nous sommes friant de toute info. Quelqu'un a-t-il déjà tenté ce périple ?

Ce site est vraiment sympa pour préparer nos rêves.......

Julien
Tour du monde à vie English translation pending
by Mcmorningsvp · 2004-03-07 · 16 replies
Bonjour a tous,

certain en lisant ce message vont peut-etre me trouver fou mais je vous donne quand meme mon projet.

Je suis un etudiant en dut informatique dans le nord et je n'ai jamais trouver reelement ma voie, j'envisage donc très serieusement de partir faire le tour du monde avec environ 4000euro ce qui implique le voyage a pied, mon but n'est pas de revenir en france mais faire tt les pays possible et de revenir bosser dans celui qui ma le plus plus. Si malheureusement je suis obliger de revenir en france ce sera dans environ 2ans et je n'aurai alor que 22ans je pourrais donc reprendre mes etudes.

Je ne sais pa si ce projet est realisable et de je suis seul si il y a des personnes qui veulent plus de renseignement sur ma motivation et mon but pour m'accompagner je suis totalement ouvert je né rien ecrit sur papier pour ma vie donc... je suis le chemin du paradis sur terre.
Spitzberg (Norvège): budget, guide, précautions English translation pending
by Norbou · 2002-10-26 · 11 replies
Salut à tous;

je recherche des infos concernant le Spitzberg; à savoir: comment circuler là bas quelles précautions à prendre (nottament contre les ours) y-a-t-il obligation / recommandation d'avoir un guide? comment se rendre sur les iles du Nord comment se ravitailler le budget à prévoir (hors transport continent-spitzberg)
Back to Swedish Lapland: Trekking the Kungsleden and Crossing Sarek
by Calisson94 · 2026-06-12 · 33 replies
Summer 2022 left me with a sense of unfinished business, so here I am back in Swedish Lapland for summer 2024, ready to attempt the Sarek crossing again—and this time, tackle part of the Kungsleden too.

After much hesitation, my partner Jean Marie and I decided to start with the Kungsleden, which is, from what we’ve read, stunning but very busy (and it really is!!), and finish with the wilder option: SAREK! This park is known as Europe’s last true wilderness—sounds like a dream, right?! The downside of this plan is that there’s no way to resupply in Sarek, and the Kungsleden isn’t exactly set up for long-distance trekking either, so we’ll have to carry a lot of food for the first part of the trip with Sarek in mind. Oh well, we’re motivated!

Our plan is to start in Abisko (the classic route), head to Vakkotavare (also classic, but with some variations to avoid the official trail and the crowds), then continue the Kungsleden from Saltoluokta. Before reaching Aktse, we’ll set off on an east-to-west crossing of Sarek (weather-dependent, since aside from the Skarja hut in the center of the park, there’s no shelter if conditions turn bad). At least we’ll be on the right side of the park to climb Skierfe and enjoy the jaw-dropping view of Rappaladen if we have to bail on Sarek.

All in all, that’s 17 days of trekking, including 1 rest day and 1 buffer day for weather delays.

So if you’re interested, I invite you to follow our fully packed backpacks!

08/03 - Abisko – 5km before Abiskojaure Some info (guides we used for prep, SFT map, sending food to Saltoluokta) 08/04 – 5km before Abiskojaure - on the east shore of Lake Alisjavri 08/05 – East shore of Lake Alisjavri – just before Tjaktja 08/06 – Just before Tjaktja – above the Salka hut via Nallo 08/07 - Salka – just past Singi + side trip to Djalson Lake 08/08 - Singi – Teusajaure 08/09 - Teusajaure - Vakkotavare (end of the first section of the Kungsleden) 08/10 – rest day in Saltoluokta + round trip to the Sámi village of Pietjaure 08/11 – Saltoluokta – Sitojaure 08/12 - Sitojaure - Skierfe - Sarek or no Sarek? 08/13 – Skierfe – somewhere above Rapadalen 08/14 – Somewhere above Rapadalen – above the Skarki hut 08/15 – Above the Skarki hut - Skarja 08/16 – Camping at Skarja 08/17 – Ruohtesvagge 08/18 – Ruohtesvagge - Padjelantaleden 08/19 – Padjelantaleden - Ritsem – End of the trek 08/20–24 - End of the trip (Lullea - Stockholm) And of course, the recap
Societal Evolution
by Puma2A · 2026-02-20 · 90 replies
Hello everyone,

It’s something we often notice in this forum—and many others—this behavioral shift.

A long-time member, or even a new one, asks a question. They get one or more answers, some brief, some detailed, and then... nothing???

Not even a simple thank you!!!

From what I’ve gathered, if the answers don’t align with what they wanted to hear, it seems natural for the asker to just disappear!! 😕 Unless—(and I fear this is the case)—basic politeness is no longer part of our society????

Please forgive my little rant.

Wishing everyone all the best. Cheers,

Puma2A



...
Tips for choosing a long-distance touring bike
by Minimetro · 2025-05-02 · 35 replies
Hi there,

I’m currently looking for a bike to do my first bike trip across France, with the ultimate goal of cycling through Latin America. I’ve got a lot of questions and I’d love to hear if you have any answers or advice to share. First off, I’ve been through this before with hiking. I want to get top-quality gear right away. When I started hiking, I ended up buying everything three times—first beginner gear, then intermediate, then expert, etc. For biking, I’d prefer to skip that process and invest right now in a bike that could ideally handle Latin America. I’ve set a total max budget of around 5000 € (roughly 4000–4500 € for the bike and the rest for accessories: panniers, helmet, cycling shorts, etc.).

So, I’ve got quite a few questions:

* I’ve read in several places that some people recommend buying the bike directly in Latin America. Since I need a first bike to train in Europe, would it be better to buy an entry-level bike in France (and sell it before the big departure)? Or is it preferable to start right away with my final bike to get used to it? Is buying it there just to save a bit of money?

* For a long-term trip (around six months) in Latin America, is it better to go for a gravel bike or a mountain bike?

* Should I buy a new bike or a refurbished one? Even more so given that I’m planning a long trip—could a refurbished bike end up causing more breakdowns?

If you have any advice on models, technical features to prioritize, or recommended sellers or resellers, I’d love to hear it. I’m a total beginner—I’ve only just started watching videos and reading up on the subject, and all the technical specs are new to me!

Thanks in advance for your help!
Petit tour à vélo dans des départements du bout du monde août 2020 English translation pending
by Lucbertrand · 2020-08-12 · 12 replies
Le voyage pourquoi ? Chacun sa définition en fonction de ses envies et de ses aspirations. Le plaisir, le bonheur de la découverte, aller regarder les grandes merveilles du monde, dont on nous dit qu’il faut les avoir vues dans sa vie au moins une fois, un peu à la manière de la Rolex de Séguéla. Certes, au cours d’une interview plusieurs années plus tard, il a répondu que ce jour-là, il avait dit la plus grosse connerie de sa vie !

Le cyclo-voyageur ajoute une dimension particulière au voyage. En quelque sorte son déplacement constitue son voyage. Il ne se rend pas en un lieu pour le visiter, il pérégrine en recherchant les routes, les chemins ou les pistes les moins courues, et il en fait son voyage. L’itinéraire, lorsqu’on le parcourt à la force de ses mollets, on change l’esprit du déplacement. Bien sûr l’idée de challenge est toujours, plus ou moins, sous-jacente.

Ce type de réflexion, tout naturellement m’a conduit à envisager de partir à la découverte de la France profonde à travers les départements suivants, la Haute-Marne, la Meuse et la Meurthe-et-Moselle. Bien évidemment, nous sommes nombreux à y être passés, mais en voiture dans nos traversées browniennes, où l’on ne souffre pas le moindre retard, les yeux rivés sur le compteur, en essayant d’être toujours un peu au-dessus de la limite, à l’orée de déclencher les radars. Entre le compteur optimiste et la petite tolérance, sur route 90 affiché au compteur et 140 sur autoroute, généralement tout se passe bien. Mais les grands axes sont devenus une jungle, où toute notre attention est absorbée. Donc, même si nous avons traversé ces départements 52, 55 ou 54 que connaissons nous des campagnes profondes qui s’y cachent ? C’est justement à leur découverte, hors des voies habituelles du tourisme, que je veux m’aventurer quelques jours. Certes, les départements agricoles j’en ai une petite idée, ayant habité en Haute-Saône et ayant beaucoup parcouru à pied tout le sud-ouest de la France, en particulier le département du Gers, très impressionnant par ses moutonnements de terres cultivées qui se succèdent jusqu’à l’infini. Mais voilà, tous les départements ne se ressemblant pas, c’est donc plein de curiosité et aussi d’attentes que je me lance dans un « petit tour » de 400 kilomètres à partir de chez moi.

Je vais renouer avec le bikepacking, terme barbare qui signifie que l’on part avec un matériel allégé, avec des sacoches au look futuriste qui n’ont pas besoin de porte-bagages pour être accrochées. Bien évidemment la contenance en est moindre. Mais on se déplace toujours avec beaucoup trop d’affaires, qu’il s’agisse d’habits ou d’appareils électroniques en tous genres, sans parler des matériels de bivouac trop volumineux. Evidemment, ces derniers il en existe de poids et volume réduits, mais il faut oser passer le pas et mettre au rebus un équipement que l’on considère toujours efficace. Et puis, il faut s’adapter aux saisons et aux lieux. Cela conduit à avoir une tente pour l’été en Europe, une pour l’hiver, éventuellement celle de l’été suffit, mais pour les voyages lointains dans des pays au climat très hostile, là pas le choix du très costaud s’impose. Le voyage à vélo, afin de s’équiper de façon optimale selon les différentes options demande des moyens financiers.

Comme à chaque fois, que je pars pour un voyage engagé de longue durée sur un autre continent ou pour un petit tour de côté de chez moi, alors l’appel de la route s’impose. J’ai perdu l’habitude (à vrai dire je ne l’ai jamais eue) d’organiser mes affaires en bikepacking, il s’agit seulement de ma deuxième expérience, et de plus je pars dans l’euphorie de la première. En effet, j’avais effectué le premier jour 230 kilomètres, alors j’envisage avec un esprit tranquille mon étape initiale de 130 kilomètres. Quelle erreur ! 6h30, je prends la piste cyclable direction Remiremont. Les 25 premiers kilomètres sont rapidement expédiés. Les bosses apparaissent dès la sortie ouest de la ville et elles vont être nombreuses. Je ne serai pas en mesure d’en faire la somme des dénivelés cumulés, mon compteur va me lâcher aux environs des 80 kilomètres. Je prends la direction de Bains-les -Bains. Tout va bien, la forme semble bonne, la circulation est peu dense. Je me fais doubler au moment où je m’arrête par un couple de voyageurs équipés de vélos électriques. Evidemment je ne les rattraperai pas.

Pause-café, plutôt capuccino à Bains-les -Bains. Sur la terrasse on est autorisé à s’installer sans porter le masque. Sur mon vélo au milieu de la campagne déserte j’oublie rapidement la présence de la pandémie, mais dès que je pénètre dans une agglomération, les visages masqués me rappellent la situation que nous subissons à l’échelle mondiale. Sur cette terrasse, un homme m’aborde et me pose quelques questions sur mon périple. Il me donne une information intéressante concernant la piste cyclable qui longe le canal de l’est et qui passe à proximité. Je ne le savais pas et ma carte Michelin au 1/150 000ème couvrant les départements Haute-Saône et Vosges ne la mentionne pas.



Je vais la suivre une dizaine de kilomètres, parcours très agréable où je croise plusieurs voyageurs à vélo, dont deux familles lourdement équipées. Je rencontre aussi plusieurs bateaux, certains dans mon sens donc je les dépasse. J’éprouve toujours un grand plaisir à suivre les berges d’un cours d’eau ou d’un canal. Ce dernier insuffle la sérénité. Parfois la piste est cernée par l’eau. Mais tout a une fin, je reprends la route au village de Selle. En traversant des villages du bout du monde ou presque, tels que Regnévelle, Godoncourt ou Ainville je me dirige vers mon point de chute la ville de Montigny-le-Roy.



A vélo on passe rapidement de tout va bien à rien ne va plus. Mais il y a une explication à toutes choses. Sans doute l’absence d’entraînement depuis 18 mois, mais je ne me suis jamais entraîné avant de partir en balade. Peut-être l’âge ? mais plus probablement un mixte entre grosse chaleur et une très mauvaise gestion boisson nourriture. Il faut dire que dans ces coins durant les cinq jours de mon périple je ne rencontrerai quasiment aucun commerce ni bistrot. On a beau avoir une longue expérience en matière de voyage à vélo, les conneries de base on les fait encore parfois. Eh oui, cette idée de faire « seulement » 130 kilomètres m’a mis dans un état d’imprévoyance, m’imaginant que cela serait facile, et boum le coup de barre.

Je m’arrête dans un village asphyxié sous une chappe de chaleur, et à l’abri d’un mur, installé sur un petit carré de pelouse grillée je mange les deux œufs durs que j’ai pris la précaution d’emmener, ainsi que l’une des deux bananes que je possède. Je remplis mes bidons au magnifique lavoir.



Je sens la déshydratation assécher mon corps. En France, je n’avais jamais ressenti cela. Je ne crains pas le soleil, sans doute du fait de mon atavisme du sud de la Méditerranée, mais aujourd’hui je me sentirais presque en danger. Il me reste une trentaine de kilomètres pour boucler mon étape prévue. Généralement, je ne suis pas à cheval quant au respect de la planification, je peux sortir ma tente et m’installer dans le premier bosquet un peu à l’abri des regards. Mais aujourd’hui j’ai l’impression de cuire et je crains que sous la tente ce soit l’enfer. Donc je vais m’astreindre à rejoindre la ville afin de chercher un hôtel, en quête d’un peu de fraîcheur. Les derniers kilomètres sont un calvaire comme je n’en avais jamais connu. Les ultimes côtes, même pas très raides, je suis dans l’obligation de pousser mon vélo, bien qu’il soit en carbone et hyper léger, et même de m’arrêter sur le bas-côté et me vautrer dans l’herbe du talus à l’abri de l’ombre d’un arbre.

Cette première journée me laisse un peu dubitatif. J’ai eu l’impression de pédaler dans quelque pays exotique. Les jours à venir ne seront pas plus cléments, les prévisions météorologiques annoncent des pics de chaleur encore plus importants. Bon, nous verrons bien. Première mesure essayer de continuer à rouler très tôt et puis limiter les étapes à 70 kilomètres. Voilà il faut s’adapter, le corps commande et surtout rester à son écoute, ce que je n’ai pas vraiment fait aujourd’hui.

J’ai plusieurs amis qui sont des spécialistes du déplacement à vélo de nuit, en particulier au moment de la pleine lune, ils en parlent avec des trémolos dans la voix. Ce serait bien le moment d’essayer, la configuration actuelle de notre satellite s’y prête. Mais dans un premier temps j’aspire à une bonne nuit et, surtout à réhydrater mon corps. Ma devise « toujours pisser blanc » est mise à mal, mes urines sont d’un jaune plus que prononcé malgré les 4 litres d’eau de la journée. Je ne me souviens pas avoir subi de telles difficultés à avancer, conjonction d’erreurs et de canicule. Toujours très intéressant d’aller assez prêt de ses limites physiques, je me rends compte qu’il ne faut pas grand-chose pour dérègler la machine.

De la terrasse de l’hôtel, je regarde vers le nord, tout est jaune, desséché. Cela est presque inquiétant, on pourrait se croire quelque part au sud de l’Espagne, mais non il s’agit bien de la Haute-Marne. Demain je vais me contenter d’une étape de 60 kilomètres en rejoignant Neufchâteau, qui se trouve dans le département des Vosges.



Après une nuit correcte, au réveil je constate que la journée d’hier a laissé quelques traces et, contrairement à mon habitude, je ne démarre pas au lever du jour mais vers les 9 heures du matin. Très vite, la ville située sur une bosse est quittée et devant moi s’ouvrent à l’infini des prairies et des terres agricoles grillées par la sécheresse et les rayons ardents du soleil. Prendre une carte IGN ou Michelin, qu’elle soit au 1/100 00, 1/150 000 ou 1/175 000 -ème et y tracer son itinéraire le long de départementales matérialisées par un trait blanc bordé de deux lignes noires, alors vous êtes certain du résultat. Vous vous lancez dans une belle aventure loin des voitures, mais proche d’une nature et d’une vie locale que l’on a tendance à ne plus voir. Cette incursion dans le département 52, va me conduire de minuscule village en minuscule village, qui s’égrènent, de bosses en creux, tout au long d’une terre ondulante. Je ne vais y voir pratiquement aucun des êtres vivants que l’on s’attend à rencontrer, ni homme, ni chien, ni chat. Si, une fois, dans l’un de ces hameaux apparemment abandonnés, je vais croiser un homme seul, et il me rappelle que nous sommes en pandémie car il porte le masque, le fameux masque qui fait couler tant d’encre et de salive chez les Gaulois récalcitrants.

A vrai dire je vais côtoyer de nombreuses vaches, qui lorsqu’elles le peuvent s’agglutinent à l’ombre d’un arbre de leur pâture. Elles sont comme de gros points blancs dans cet environnement couleur blond, couleur paille. Les ondulations permanentes de cette terre procurent des contrastes du plus bel effet entre le doré du sol et le bleu du ciel. L’une et l’autre des couleurs ne se mélangent pas comme sur une aquarelle, au contraire elles se maintiennent bien séparées par une ligne horizontale sans accroc. Cette matinée me fait une impression étrange. Ce décor de villages déserts alanguis dans un autre temps, de champs, de vaches, d’odeur de purin et de présence de traces de bouses un peu partout me remémore ma traversée de la Pologne par ses grandes plaines, il y a maintenant une dizaine d’années. Certes, en Pologne l’environnement, les habitations les matériels agricoles étaient plus vétustes, mais je m’y vois presque dans ces immenses plaines où les Allemands livrèrent de dures batailles avant de reculer devant le rouleau compresseur soviétique. D’ailleurs, ironie du sort dans ces hameaux de Haute-Marne, la présence humaine est surtout représentée par les monuments aux morts rappelant les soldats tombés au champ d’honneur pour la France.



Au village de Pompierre je m’arrête vers midi, la température a déjà largement dépassé les 30 degrés, et cela va continuer à monter jusque vers 15 heures. Allongé au bout d’un pont à l’ombre d’un arbre je savoure la brise très ténue créée par le cours d’eau pas encore asséché, mais qui cependant a des airs de moribond qui ne devrait pas tarder à rendre les armes. Un coureur, plus très jeune, passe à trois reprises, suant et harassé sous le soleil vertical le dardant sans pitié. Au troisième passage je l’interroge. Il me répond qu’il vient d’effectuer par 3 fois un parcours de 2,5 kilomètres. Chapeau, car à part l’ombre de mon arbre son circuit se déroule en plein champ. Il me donnerait presque de la vaillance. Après trois quarts d’heure de station allongée, je prends à deux mains, sinon mon courage, du moins mon guidon et j’accomplis les 11 derniers kilomètres qui me séparent de Neufchâteau.

L’ambiance dans les villes est quand même un peu étrange, tout le monde ou presque est masqué. Dès que je descends de vélo je dégaine le mien. Il fait tellement chaud que je n’ai même pas faim. Je me force cependant à ingurgiter les différents éléments du menu que fort gentiment le propriétaire de l’hôtel me propose alors qu’il est déjà 14 heures. En ce troisième jour je compte rejoindre la ville de Commercy dans la Meuse, encore un département très agricole. Vu les conditions de forme pas au top et les conditions météorologiques par contre au top de la chaleur, ce sera le point le plus haut de mon parcours pour une sortie de 5 jours. Dans mon euphorie initiale je me serais bien vu monter au moins jusqu’à la frontière du Luxembourg. Mais voilà, entre ce que l’on désirerait et la réalité, cette dernière gagne généralement.



Comme hier, la même campagne assoiffée se déroule de part et d’autre de mon chemin. Je traverse le village natal de Jeanne-d ’Arc, Domremy-la -Pucelle. Il n’a pas de privilège particulier, lui aussi crie à boire. Puis je traverse une route plus importante et reprends mon itinérance au gré de départementales confidentielles. Je vais croiser quelques voyageurs à vélo, deux solitaires et un couple à vélo électrique. Généralement lorsque je croise d’autres adeptes du voyage à vélo je les intercepte pour discuter. Mais aujourd’hui non, d’ailleurs le bikepacker, bien qu’il se traîne, est-il considéré comme faisant partie de la même tribu ? Le deuxième solitaire rencontré est terriblement chargé, quatre énormes sacoches. Où va-t-il donc, quelle est la durée de son périple ? Tel que je suis équipé, je pourrais continuer beaucoup plus que les cinq jours prévus. J’ai tout pour être autonome, même 250 grammes de riz en cas de bivouac improvisé à la dernière extrémité. Apprendre à être minimaliste n’est pas facile. Je garde en mémoire les conseils d’un camarade spécialiste des grandes traversées en courant, du style Australie ou autre immenses étendues hostiles. Son slogan « si tu oublies quelque chose tu t’en passes ». Je me souviens aussi de ce Chamoniard rencontré au nord de la Thaïlande, qui roulait depuis 7 mois avec deux petites sacoches. Nous avions fait route ensemble quelques centaines de kilomètres et j’avais pu observer son fonctionnement. J’avais beaucoup appris en quelques jours.



En fin de parcours je traverse la Meuse à plusieurs reprises. Non seulement la végétation manque d’eau, mais la rivière aussi souffre de la sécheresse. Son débit est faible, partout affleurent de grands bancs d’algues aux couleurs diverses, mais son eau reste claire. Des différents ponts sur lesquels je m’arrête j’observe des multitudes de poissons. Je n’avais jamais vu une rivière aussi poissonneuse. A mon regard se dévoilent des chevennes, gardons et autres ablettes. Mais s’ils sont si nombreux, à n’en pas douter les carnassiers, comme brochets, sandres ou perches voire truites sont tapis quelque part en attente de les dévorer.



Avant d’atteindre mon but je me perds et fais des détours dans le village de Sorcy-Saint-Martin qui me permettent quelques contacts intéressants avec les rares personnes qui osent affronter le soleil de tout début d’après-midi. Commercy, petite ville avec un centre qui rappelle la place Stanislas de Nancy. Ce soir va s’y dérouler un concert en l’honneur de Johnny. Le chanteur est très bon, on s’y croirait tout à fait. Le contrôle de la police sera effectif en matière de distanciation. En ce quatrième jour je pars à huit heures du matin. Après un kilomètre je passe devant une pharmacie, déjà 28 degrés, il faut s’attendre encore une fois à une grosse attaque de la canicule. Pour le moment il est très agréable de pédaler. Aujourd’hui encore l’eau reste présente sur mon itinéraire. Entre le canal et la Meuse j’ai tout loisir d’observer l’eau et bien évidemment j’y vois des poissons de toutes tailles. Mes lunettes de soleil polarisantes m’aident grandement du fait qu’elles font disparaître les reflets. Je suis comme un intrus voyeur, j’adore ! Les trois premières heures sont un véritable plaisir. J’effectue une cinquantaine de kilomètres. Puis vers les 11 heures la chape de plomb comme les jours précédents s’abat. La moyenne tombe, les efforts deviennent pénibles. Je ne passe pas très loin de la colline de Sion « la colline inspirée » de Maurice Barrès. Le détour à vélo, agrémenté d’une belle côte par une température frisant les 40 degrés, me semble surhumain. Je vais rejoindre rapidement et au plus court la petite ville de Charmes et aller me planquer au frais dans un hôtel un peu au sud. Le soir, discussion sur la terrasse d’une pizzeria avec une Hollandaise qui parcourt à vélo l’itinéraire d’Achern aux Saintes-Maries-de-la Mer. Elle effectue de courtes étapes de l’ordre de 30 à 40 kilomètres, mais elle affronte le bivouac, ce que je n’ai pas le courage de faire.



En ce cinquième et dernier jour, une matinée plus propice au vélo, car un ciel légèrement voilé protège un peu du soleil, par la route au plus court je rejoins Remiremont. De là par la piste cyclable empruntant l’ancienne voie ferrée en 25 kilomètres je remonte la vallée de la Moselotte. Au cours de ce périple qui avoisine les 400 kilomètres les bistrots auront pratiquement été absents du bord de la route. Pour me rattraper, alors que je ne suis plus qu’à 6 kilomètres de chez moi, je m’arrête à l’ancienne gare de Saulxures, transformée en bar-restaurant et je déguste deux panachés. Ce coin m’est particulièrement familier, car souvent j’y laisse ma voiture pour partir assouvir l’une de mes passions la pêche à la mouche.

Belle brochette de vaches vosgiennes en remontant la vallée de la Moselotte, retour chez moi

Cinq jours sur la route, j’ai beaucoup apprécié de me déplacer sur ces routes hors des axes de circulation et aussi un peu hors du temps, ma curiosité toujours aiguisée par ces coins de France déserts. Mais malheureusement, je n’ai pratiquement jamais eu l’impression de me sentir à l’aise, le grand plaisir des kilomètres qui défilent comme si je volais. J’ai toujours ressenti cette impression de forcer excessivement comparativement aux distances accomplies. Espérons qu’il ne s’agisse que de l’effet de la canicule !
Choix d'un 4x4 pour l'Afrique (HDJ 80/100 versus Patrol Y60/Y61) English translation pending
by Mehdibada · 2020-05-09 · 43 replies
Bonjour les voyageurs,

Je lance cette discussion sur le choix du 4*4 pour un road trip en Afrique en 2021, et je voulais avoir vos différents retours d'expériences.

On prépare à deux ce voyage d'une année en Afrique, l'idée sera de descendre de l’Afrique du nord vers l’Afrique du sud par la côte Ouest. Si tout se passe bien, pourquoi pas remonter par la côte Est jusqu'en Egypte, si la voiture et le budget le permettent.

On a décidé d’aménager le 4*4 nous même cette été et comme vous le savez tous, le choix de la voiture est très important. Donc, j'ai passé quelques semaines à faire des recherches, je vous propose un tableau comparatif (capture attachée) que j'ai effectué, c'est entre les modèles qu'on a choisi (HDJ 80/100 vs Patrol Y60/Y61) sur la base des annonces du bon coin les 4 derniers mois. ça reste un comparatif assez global, il existe toujours des différences par rapport aux moteurs et le kilométrage des voitures, de plus... on peut toujours tomber sur l’exception ;) Au delà du débat Toyota VS Nissan, on cherche le meilleur rapport qualité/prix en prenant en compte le kilométrage de la voiture et les dépenses qui en découlent. Quelles sont vos retours d'expériences sur ces modèles ? Quels sont les critères qui peuvent rentrer dans le choix du véhicule ? ex: le modèle de voiture qui se répare facilement en Afrique, disponibilité des pièces... etc

« Le plus important, ce n’est pas la destination, mais les mésaventures et les souvenirs que l’on crée le long du chemin. » – Penelope Riley

Merci à tous. Cordialement, Mehdi
Oman, le pays des Mille et Une Merveilles English translation pending
by Rouquine38 · 2020-01-29 · 539 replies
Qui n’a jamais eu envie de vivre les aventures de Sindbad le marin, qui n’a jamais rêvé de Shéhérazade lors de ses lectures des contes Les Mille et Une Nuits? Ou encore de la reine de Saba...

Eh bien! En parcourant le Sultanat d’Oman, nous allons à leur recherche ou plutôt découvrir ce pays des Mille et Une Merveilles décrites dans les célèbres contes persans dont a fait partie l’actuel Sultanat.

Voici l’itinéraire prévu pour ces deux semaines :

21/12 Lyon – Mascate 22/12 Mascate 23/12 Mascate – Wadi Tiwi 24/12 Wadi Shab – Sour 25/12 Ras Al Jinz – Wadi Bani Kalid 26/12 Wahiba Sands 27/12 Sugar Dunes – Sanctuaire Oryx 28/12 Mirbat 29/12 Wadi Darbat – Salalah 30/12 Mughsayl – Rakyut 31/12 Rub Al Khali - Haima 01/01 Jabreen - Nizwa 02/01 Tanuf - Bahla – Jebel Shams 03/01 Jebel Shams – Al Hamra - Misfat 04/01 Bilad Sayt – Wadi Bani Awf – Mascate 05/01 Mascate - Lyon

Montagnes, Wadis, déserts et plages, chacun y trouvera son bonheur. Voici un petit aperçu de ce qui vous attend.













Alors si vous voulez bien me suivre...
12 jours au Botswana en self-drive en 2019: une année faste! English translation pending
by Kat71 · 2019-12-08 · 58 replies
Bonjour,

Voici un petit retour de notre dernier séjour au Botswana en self-drive sous la forme d’un carnet de voyage (mon premier, donc je compte sur votre indulgence !).

Adeptes du self-drive, nous arpentons les pistes d’Afrique australe de manière assidue depuis 2013 que ce soit en famille (avec nos deux filles de 16 et 18 ans maintenant) ou en duo. En 2016, nous avons fait l’acquisition d’un Land Rover Defender qui est stationné à Johannesburg (chez KlipKop) et qui nous permet d’assouvir notre passion pour cette partie du monde.

Après avoir effectué un Cap Town-Johannesburg (en passant par le Lesotho) en avril avec les filles et une boucle de 10 jours Blyde-Krüger NP avec un couple d’amis au mois de mai, nous voilà de retour à Johannesburg le 31 août 2019 (vol parfait avec Air France).

Nous récupérons notre voiture chez Bushlore qui a procédé à une réparation sur celle-ci. Après quelques échanges cordiaux avec Mark (le patron ) et Dieter (qui s’occupe de toute la paperasse pour nous), Rochelle (qui s’est chargée d’une bonne partie de nos réservations) nous remet nos vouchers pour Lekhubu, Ihaha, Savuti, Khwai et Xakanaka (réservations faites une année à l’avance).

L’itinéraire prévu est le suivant :

Afrique du Sud : · Entabeni Safari Conservancy – Lakeside Lodge · Moriti Bush Camp (à 3 km de Martin’s Drift Border Post)

Botswana : · Makgadikgadi NP - Lekhubu Island · Gweta - Planet Baobab · Kasane - Senyati · Chobe - Ihaha · Chobe - Mwandi View · Chobe - Savuti · Moremi - Khwai · Moremi - Xakanaka · Motopi - Leopard Plains · Serowe - Khama Rhino

Afrique du Sud : · Marakele NP – Bontle Camp · Mabula Game Reserve – Mabula Game Lodge

31.08.19 / Johannesburg- Entabeni Safari Conservancy

Nous arrivons sans encombre vers 15h00 à l’entrée d’Entabeni (réserve que nous ne connaissons pas encore mais qui nous a été recommandée par des Danois croisés l’année dernière au Pilanesberg). Les paysages sont de toute beauté ….et dire qu’il y a 24 heures nous étions encore en Suisse ! Quel contraste saisissant ! Le lodge est très joli et la vue sur le lac est magnifique.



Nous prenons possession de notre bungalow et sautons dans la voiture de safari qui nous attend (comme nous sommes arrivés un peu tard, les autres clients sont déjà partis et nous avons droit à un safari privé). Les cheveux au vent, nous profitons de sublimes paysages et ne tardons pas à voir deux rhinos blancs. Zèbres, gnous, kudus, bubales et hippos viendront compléter cette affiche.









A la nuit tombée, nous assisterons à une tentative de chasse de la part d’une lionne sur un gnou bleu…que demander de mieux comme entrée en matière ? La fatigue du voyage commence à se faire sentir et après un agréable repas, nous nous couchons en appréciant particulièrement la couverture chauffante de notre lit bien douillet.

01.09.19 / Entabeni Safari Conservancy- Moriti Bush Camp (Nyala) Après une bonne nuit de sommeil, un nouveau safari matinal et un solide petit-déjeuner, nous reprenons la route, direction la frontière avec le Botswana. Nous avons prévu de nous arrêter juste avant la frontière avec dans l’idée de la passer à la première heure le lendemain. Nous empruntons la R516 entre Marken et Baltimore, l’une des pires routes qu’il nous ait été donné de pratiquer jusque-là….c’est une route asphaltée mais il y a plus de nids de poule que d’asphalte….il faut faire preuve de dextérité et d’imagination pour zigzaguer entre les « potholes » à une vitesse très très réduite. Heureusement, nous ne croisons que peu de voitures. Une fois cette redoutable épreuve franchie, nous faisons quelques courses pour le braai du soir et arrivons au Moriti Bush Camp vers 14h00. La propriétaire, Adéle, nous accueille chaleureusement. Notre emplacement au bord de la rivière Limpopo est juste splendide ! Il s’agit d’un endroit super bien aménagé et intime qui comprend un bloc sanitaire/cuisine privatif. L’endroit est vraiment top.

Nous montons notre tente de toit sous le grand arbre et procédons à quelques aménagements au niveau de notre véhicule nécessaires avant d’entreprendre la suite de notre périple. Nous installons notre table et nos chaises sur un petit promontoire duquel nous avons une belle vue dégagée sur la rivière et savourons notre premier braai en admirant quelques antilopes et un crocodile solitaire qui monte et redescend la rivière.

L’endroit est paisible, une étape parfaite avant d’entrer au Botswana.

02.09.19 / Moriti Bush Camp-Lekhubu Island (Kubu) Nous nous levons aux aurores pour passer la douane. De nombreuses personnes font déjà la queue, certaines enveloppées dans des couvertures.



Il nous faudra environ 1 heure pour passer la frontière. Nous faisons le plein d’essence à la première station que nous rencontrons (l’année dernière nous avions frôlé la panne sèche sur le tronçon entre la frontière et Khama Rhino, cela nous a servi de leçon). Nous avons plus de 500 km à parcourir aujourd’hui, nous devons aussi faire quelques courses, trouver du bois et retirer des pulas. Nous nous arrêtons à Lethlakane avant de prendre la direction des pans. Comme l’année dernière, nous sommes émerveillés par la beauté des paysages qui s’offrent à nous. Nous ne nous lassons pas de traverser ces étendues infinies quasiment lunaires. Nous nous arrêtons au milieu du pan pour faire quelques photos.





Nous verrons quelques impalas dont on se demande comment ils font pour survivre tant la terre est aride et l’environnement hostile.



Nous atteignons Lekhubu et allons nous annoncer à la réception du camping. L’accueil est super chaleureux, nous sommes invités à nous installer à l’emplacement de notre choix. Les meilleurs sites sont déjà occupés et nous portons finalement notre dévolu sur le no 12 (que nous connaissons déjà). Il se trouve au bord du pan et la vue y est bien dégagée : la promesse d’un beau coucher de soleil ! Avant de nous y installer pour la soirée, nous partons faire un tour de l’île afin de faire quelques photos des majestueux baobabs qui s’y dressent entre les rochers. Ce paysage est vraiment unique, il s’en dégage une atmosphère presque mystique !





De retour à notre emplacement, nous nous installons pour prendre l’apéritif en profitant du spectacle qui s’offre à nous.

Enchantés, nous poursuivons la soirée autour du feu en dégustant une délicieuse viande grillée accompagnée d’un très bon vin sud-africain. Nous allons nous coucher sous un ciel étoilé, tellement heureux et émus d’être de retour sur ces terres africaines qui nous bouleversent tant !
Petite réflexion sur le "voyager léger" à vélo English translation pending
by Suil · 2019-11-24 · 94 replies
Je suis avec attention cette rubrique Voyager à vélo. J'y lis des choses très intéressantes, avec des participants ayant de grandes connaissances techniques dans ce domaine. Je m'enrichis de leurs propos, leur expérience et leur savoir. Une tendance se dégage : le "voyager léger" occupe une très large place dans l'ensemble des discussions. J'adhère très souvent à ce qui se dit. Je suis moi-même dans une optique d'allégement, voire de remise en question de ma façon de voyager à vélo. Il y a cependant une chose qui me gêne, c'est le manque de confrontation des différentes pratiques, différentes conceptions. Les adeptes de l'hyper-léger occupent le terrain, avec des arguments souvent très convaincants. Face à cela, il n'y a rien.... ou presque...Très peu d'intervenants viennent défendre une façon plus classique de voyager à vélo. Et je trouve que cela manque beaucoup au débat de fond et à sa crédibilité. Il est dommage qu'une certaine conception du voyage soit absente ici-même. Je pense notamment à ceux qui partent très loin et très longtemps, des tourdumondistes habitués aux conditions les plus rudes, aux déserts, aux pistes himalayennes, africaines et andines. Ceux qui ne comptent pas les quelques kilos en plus ou en moins, parce que cela finit par être complètement accessoire dans le cadre d'une pratique autonome et jusqu'au-boutiste... Bref, il manque des personnes tenant un discours inverse à celui que l'on lit tous les jours ici. Un Jaques Sirat, un Claude Marthaler, et bien d'autres encore, pour qui voyage ne rime pas avec légèreté. Ceux-ci ont des arguments tout à fait recevables, fruit d'une très grande expérience et d'une longue pratique, et ces mêmes arguments font cruellement défaut, pour la richesse du débat.
Idée d'un road trip en direction de la Croatie avec 3 enfants 16, 12, 9 ans English translation pending
by Sophie7708 · 2019-11-17 · 6 replies
Bonjour,

Nous sommes une famille de 05 personnes. 3 enfants de 16, 12, 9 ans. Nous Habitons en région parisienne. Nous envisageons de faire un road trip en direction de la croatie en passant par l'italie du nord et retour en passant par l'allemagne au mois de juillet 2020 Nous partirions avec notre voiture personnelle et logerions dans des hôtels. Pour l'instant je n'en suis qu'au prémices de mes recherches. Nous avions fait un road trip ouest USA mais les info me semblaient plus facile à obtenir. Donc voici mes questions? Pensez vous que cela soit possible sur un temps de vacances de trois semaines, en commençant maintenant les recherches? Avez vous des idées d'itinéraires ou de logement pas trop cher ? J'ai un peu de mal à comprendre la cartographie de la croatie et identifier les points incontournables à voir. Merci par avance de votre aide
In the Land of the Tswana (Botswana)
by OldPlatypus · 2019-11-13 · 182 replies
We’ve been back for a month now, so it’s high time I posted the story of our adventures! 😉 I’d also like to thank everyone who shared their own experiences on this forum (or elsewhere) and gave us tips—it really helped us plan our trip.

14/09/2019: Johannesburg - Vryburg After months of waiting and reading other travelers’ journals, it’s finally our turn! We arrived in Johannesburg from Nantes and Paris in the morning. We looked for the Bushlore rep—we’d rented our 4x4 from them—but there was no sign with our name! « Bushlore? She’s a woman, I saw her a few minutes ago, » someone told us. A minute later, the Bushlore employee showed up: a man! 🤪 He sped onto the highway, and just 30 minutes later, we arrived at the rental place. It’s a big operation with good organization and lots of vehicles—pretty reassuring. Our 4x4 was there, a classic Toyota Hilux fully equipped for safari: rooftop tent, dual diesel tanks, 60-liter water reserve, two batteries, two spare tires, all the camping gear, plus everything needed for *désensablement* (getting unstuck from sand). Speaking of which, is it "désensablage" or "désensablement"? Best to just avoid getting stuck in the first place! 😏 Good news… or not: the vehicle was brand new, with barely 100 kilometers on the odometer. On one hand, we figured we wouldn’t have mechanical issues or a fridge breakdown, but on the other, we knew it wouldn’t be easy to return it without a single scratch. Either way, it was our first time renting a 4x4, and we were impressed.



We set off toward Kgalagadi Transfrontier Park—it’s not exactly around the corner! In 1994 (when Mandela had just become President) and 2007, during our two previous trips to South Africa, we loved this park, so we couldn’t imagine going to Botswana without returning. The road was pretty monotonous, with not much to see except a few ostriches.







We stopped for the night in Vryburg at the Kameelboom Lodge campsite. It was a bit noisy since it’s close to the road, and the facilities weren’t great, but it was fine for one night.
On part en vadrouille dans l'ouest américain! Oui, encore et encore... English translation pending
by Bibouns51 · 2019-08-31 · 194 replies
21 juin Encore en vadrouille ??? Le monde n’est pas logique… L’addiction aux jeux est une maladie. Pas la peine de revenir là-dessus, ça a été prouvé scientifiquement. Du coup, l’homme a inventé les médecins de l’addiction… Dans le même registre, le travail est une maladie. Ben oui, il y a bien des médecins du travail, non ?... Du coup, je te pose cette question : Pourquoi n’y aurait-il pas des médecins du voyage ?... Pitié, aide-moi, je n’arrive pas à m’en passer ! La preuve, nous sommes rentrés mi-mars de notre vadrouille birmane et me revoilà, un peu couillon, en train de t’expliquer que nous allons remettre les voiles vers de nouveaux horizons ! Mais pas d’bol, parmi les cent quatre-vingt-dix-sept pays que compte notre bonne vieille Terre, le tirage au sort a désigné une nouvelle fois les Etats-Unis. Ben oui, mais lesquels ?... Car ça, tu ne le sais peut-être pas encore, mais il y a deux pays dont le nom officiel commence par « Etats-Unis ». Les Etats-Unis d’Amérique… Ok, tu es nul en géographie mais j’imagine que ça, tu l’savais… Et l’autre, c’est le Mexique dont le véritable nom est « Etats-Unis du Mexique » !... Tu vois, cette prose en est encore à ses balbutiements mais tu peux d’ores et déjà cocher la case « Je ne sais pas pourquoi je lis toutes ces conneries mais ça me sert quand même un peu pour ma culture générale »…

Bref, je ne vais pas faire durer ce suspense insoutenable plus longtemps. Je t’annonce en effet officiellement que le sort nous envoie une nouvelle fois chez l’oncle Sam... Une fois, ok, deux fois, passe encore… Mais là, ce sera la cinquième fois !!! Non mais franchement, quand le sort a décidé de s’acharner, ben… il s’acharne !

Déjà, dans un premier temps, il me faut annoncer la mauvaise nouvelle à madame… Bon, un poil plus urbaine que bibi, elle n’est pas hostile à l’idée, mais à une seule condition : Passer pour cette fois-ci obligatoirement par Los Angeles, Las Vegas et San Francisco que nous n’avons toujours pas marquées de nos semelles. Moi, bon gars, j’accède volontiers à cette requête. Faut dire que pour repartir en vadrouille, je serais prêt à accepter n’importe quoi… Partir en vélo, avec un euro par jour, … et même avec sa grand-mère en bikini sur le porte-bagages s’il le fallait ! Non, non, si tu la connaissais, tu ne rigolerais pas...

Du coup, une fois le feu vert de madame obtenu, à la façon d’un compositeur de musique classique, et bien je me mets à composer… Les yeux fermés, confortablement installé sur mon petit tabouret feutré, je caresse sensuellement les touches de mon instrument en attendant patiemment que mon imagination abyssale se mette à pianoter… Ça y est, elle entre en action…: Los Angeles, la route 66, le Grand Canyon, Las Vegas, Bryce Canyon, Zion National Park, la Vallée de la Mort, San Francisco… Une œuvre on ne peut plus classique diront les puristes, là où mon objectif est d’écrire un bon vieux tube de rock’n’roll ! Car annoncé comme ça, ça fait très circuit organisé de la dernière brochure Grégoire Laclaire qui permet à cinquante gugusses de découvrir tous ensemble les Etats-Unis en dix jours dont cinq dans le bus ! Je n’en ai pas rêvé, Laclaire l’a fait, et je suis en train de le copier !… Allez mon bonhomme, on s’essore un peu le cervelet et on nous pond un truc qui va faire un peu plus Dora l’exploratrice… : Victorville, Bottletree Ranch d’Elmer, Antelope Canyon, Horseshoe Bend, Stud Horse Point, Buckskin Gulch, Toadstool Hoodoos, Edmaiers secret, Coyote Buttes North, Yellowrock, Strike Valley, Capitol Reef, Cathedral Valley, Valley of Fire, Sequoia National Park, … Voilà qui envoie du bois ! En combinant tout ça avec mon œuvre classique initiale, le bébé devrait quand même plus ressembler à du Iron Maiden qu’à du Frédéric Chopin, non ?

Ne me reste alors plus qu’à te donner les quelques éléments logistiques qu’il te manque pour en savoir autant que moi sur cette vadrouille, soit cinquante fois plus que Sandrine, qui découvre presque, le jour de notre départ, qu’on va faire du camping en me voyant charger la tente dans la voiture qui va nous mener à l’aéroport… Ça te donne un bon indice sur l’identité de celui qui a une nouvelle fois tout organisé… All by myself, tu vois ce que j’veux dire ? Et sans même Céline Dion pour me filer un coup de main ! Bref, revenons-en à nos détails logistiques. Dans le désordre, ça donne ça : Quatre mois de préparation intense pour que les quatre mêmes acteurs que d’habitude se retrouvent ensemble pendant quatre semaines dans le 4x4 que j’ai réservé de Los Angeles à San Francisco, soit pour une boucle d’environ quatre mille kilomètres pour vadrouiller aux quatre coins des quatre états que sont la Californie, l’Arizona, l’Utah et le Nevada… « N’aie pas peur, Sandrine, nous ne nous rendons pas là-bas à quatre pattes… Si tu veux que j’te dise tes quatre vérités, ce sera à bord d’un Airbus A380 affrété par Air France ! » Voilà, je crois que je t’ai tout dit ! En avant la musique ! En avant le rock’n’roll !
Trois semaines des randonnées et ascensions en Équateur English translation pending
by Legle · 2019-07-31 · 22 replies
Ami(e)s voyageu(ses)rs,

je pense partir un peu moins de 3 semaines en Equateur en Septembre - Octobre de cette année. je me suis fait une idée de parcours mais tout avis / conseils / remarques étant toujours bonnes à prendre, je vous soumets mon itinéraire prévisionnel :

Jour 1 : Arrivée à Quito Jour 2 : Quito (vieille ville) Jour 3 : Pichincha ou Imbabura ? Jour 4 : Latacunga Jour 5 : Quilotoa + Lagune Quilotoa + descente cratère Jour 6 : Quilotoa à Chugchilan Jour 7 : Chugchilan à Isinlivi Jour 8 : Isinlivi à Sigchos puis bus pour Latacunga Jour 9 : Volcan Cotopaxi (sommet) Jour 10 : Banos (vierge + balancoire) Jour 11 : Route des cascades en vélo Jour 12 : Robamba Jour 13 : Chimborazo (sommet) Jour 14 : Cuenca Jour 15 : Parc National Cajas Jour 16 : Puerto Lopez Jour 17 : Isla de Plata Jour 18 : Retour Quito Jour 19 : Départ de Quito je suis habitué du mode solo et sac à dos en Amérique du sud (déjà 5 voyages : Bolivie *2, Pérou, Patagonie, Chili) et je suis surtout attiré par la montagne comme peu le montrer mon projet ci dessus (la forêt amazonienne n'étant pas une priorité pour moi). Cotopaxi et Chimborazo étant les priorités du voyage (donc du temps pour l'acclimatation), le reste est optionnel 😛

par rapport à mes 3 semaines, j'ai préféré privilégier la Sierra et donc fait une impasse sur les Galapagos (sans difficulté pour être honnête même si une partie de moi me dis que c'est dommage en étant si proche). j'ai donc opté pour la Isla de Plata (plus rapide et moins onéreuse) mais je demande si cela en vaut vraiment la peine de faire un détour pour cela ?? (même si tortue, fou aux pattes bleus, baleine, etc... ç a doit être top! !!)

voila si vous avez de commentaire, je suis preneur, pas encore pris mes billets 'avions et comme toujours, le programme me sert de file conducteur mais je me réserve le droit d'accélérer, zapper ou prolonger une étape en ne réservant jamais les hôtels/auberges...

Merci d'avance
Deux mois au Costa Rica et Nicaragua en mai - juin English translation pending
by Flore108 · 2019-03-31 · 15 replies
Bonjour Je suis une femme seule de 56 ans Je voudrais partir au Costa Rica puis Nicaragua.. 2 mois en tout..de mai à juillet 2019. Je m'interroge sur la securité au Nicaragua en 2019..?? ..les troubles de 2018 sont ils terminés? Le Nicaragua est il un pays "facile" en sac à dos ? sachant que ma forme physique est plutot moyenne.. J'ai dans l'idee de prendre un aller simple pour San José au CR, et un retour simple de Managua , pour la france. ESt ce une bonne idée ? Quels conseils pouvez vous me donner pour me faciliter la vie ? Le nicaragua est il un bon choix ? Merci.. Amicalement Florence
Transporter des bouteilles d'eau depuis Leh pour toute la durée du trek? English translation pending
by Lolo1991 · 2019-03-23 · 8 replies
Bonjour,

Je me pose la question de l'eau à boire lors d'un trek au Ladakh. Doit-on transporter des bouteilles d'eau achetées à Leh pour toute la durée du trek ? Je doute qu'il soit possible d'en acheter en route, car à priori nous ne traverserons que de très petits villages.

Comment faites-vous habituellement ?

Je précise que nous aurons des chevaux avec nous donc nous ne porterons pas les bouteilles nous-même. 🤪

L'agence me dit que l'on peut remplir ses bouteilles avec de l'eau dans des petits torrents, mais l'idée ne me plaît pas trop, je n'ai pas envie de tomber malade en pleine montagne.

J'attends vos conseils !
Les aventures de Marco et Denito au pays de Bernardo et Arturo English translation pending
by Marclamarre · 2019-02-21 · 56 replies
Nos 60 jours passés dans les régions au nord de Santiago furent à tout point de vue mémorables. Je n’hésite pas une seconde à dire que ce fut le plus magnifique voyage de montagnes depuis que… je voyage assidûment (2001) Assurément, il y a eu un total de 5 mois passés au Népal avec des paysages de montagnes sublimes, qui restent gravés dans ma mémoire mais il faut quand même le préciser: le Népal ce n’est pas pour tout le monde, car les conditions de séjour sont difficiles… Adieu confort, bonne bouffe, déplacements faciles etc… Je ne fais pas beaucoup dans les appréciations personnelles, et les activités quotidiennes. Quand je nomme un lieu, un établissement, une route panoramique, c’est que cela a été testé par bibi et approuvé ou non! À l’origine, nous voulions louer ne voiture à Arica et la remettre à Santiago. Le prix exigé étant astronomique, nous avons donc décidé de faire 4 locations de voitures en faisant des trajets en boucles. Vol Toronto/Santiago immédiatement suivit d’un vol Santiago/Arica. N = nuitée Première boucle Arica/Arica, 20 nov 2018 au 04 décembre 2018, 14 jours, 1871 km parcourus, VW Virtus Europcar, payée 503,800 P. Ouvrons une parenthèse: si vous travaillez pour une agence de location de voitures, je suggère de ne pas lire ce qui suit. Vous avez été prévenu… Quand vous achetez un litre de lait à l’épicerie, vous pouvez être raisonnablement certain de payer à peu près le même prix quel que soit l’épicerie choisie, non? Eh! bien pour un véhicule locatif, il semble y avoir une très large palette de prix parmis plusieurs locateurs pour le même modèle de voiture, et même un large éventail de prix dépendant de la platteforme utilisée… Il y a Europcar.com et il y a l’application Europcar pour téléphone, par exemple. Nous avons mené plusieurs simulations à différents moments de la journée, à plusieurs jours d’interval sur différents réseaux, et franchement les prix étaient passablement variables. Donc, nous avons payé cette première location à partir du Canada sur Europcar.com (5 semaines avant le depart) et nous avons payé au moins 150.00$ de trop… car une misérable semaine avant le départ, la même voiture nous aurait coûté 458,000 P. Je ne sais pas s’il y a une leçon particulière à tirer de tout cela… Louer bien avant de partir? Louer peu de temps avant de partir? Faire de multiples simulations avec différentes firmes? Se croiser les doigts? Une chose de certaine: les lois de la logique ne s’appliquent pas… quand il s’agit de la location d’une voiture à l’étranger! Fermeture de la parenthèse. Habituellement, nous aimons bien faire du camping, mais la perspective de trimballer notre équipement pendant 2 mois conjugé au fait que camper à plus de 3000 mètres n’est pas évident côté froid. On s’est abstenu… Il y a un incontournable quand il s’agit de quitter Arica pour se diriger vers Putre: le gain en altitude et la très faible possibilité de faire des palliers d’acclimatation. Il y a Socoroma à 3060m. Un superbe de beau petit village bien fleuri et propret. De la route principale, la descente au village est… sportive! Pour avoir questionné un peu, il semble que ce soit la seule alternative à Putre (juchée à au moins 3500m). Avoir su, on aurait jeté notre dévolu sur Socoroma au lieu de croire que Poconchili pouvait constituer une nuitée acceptable… Malheureusement, ce village n’est pas situé assez en altitude pour en faire un pallier d’acclimatation acceptable… Nous avons donc réservé 1 nuit à Eco Truly qui fait ashram Hare Krisna. Nous sommes arrivés vers 15h00 après avoir vadrouillés le village de San Miguel de Azapa et son musée bien sympa. L’endroit où dorment les invités est une construction qui sort de l’ordinaire dans un sens positif, c’est relativement propre, mais poussiéreux sous les lits. Les sanitaires sont rudimentaires. Le tour de cette communauté se fait très rapidement: le centre de recyclage, de compostage, le jardin etc… D’entrée de jeu, je peux dire avec certitude que nous n’avons pas faits l’objet de prosélytisme religieux d’aucune façon. Un seul détail m’a en fait beaucoup fait tiquer: les chats et les chiens qui grimpent sur les tables de la salle à manger sans que personne ne tente de les déloger ou ne dise quoi que ce soit… Je ne suis pas un obsédé de propreté, mais je sais depuis longtemps que les animaux et les humains ne devraient pas vivrent une telle prosmiscuité. Le repas du soir fut très frugal pour ne pas dire monastique: soupe clairote, légumes en purée, un quignon de pain, et beaucoup de thé. Puis, dodo. Tôt le lendemain matin, Denis se plaint de crampes, de gaz intestinaux etc… Moi? Rien. Lui décide de ne pas manger, moi oui. Le déjeuner sera essentiellement une reprise de la veille, une pomme en plus. Nous quittons tôt. On prend notre temps et arrivons à Putre vers 14h00, et là c’est la totale: crampes abdominals, fièvre, diarrhée et vomissements. Bienvenue à Putre! En fin PM, je vais au dispensaire du village. Une consultation: signes vitaux, administration d’oxygène, médicaments et consultation avec un médecin coûteront 20,000 P. La pression sanguine est haute 140/90 (normal dans les circonstance), le pouls élevé à 94/minutes et la saturation en O2 à 82%, c’est pas mal bas, ça mes amis… et les 10 minutes d’administration d’oxygène n’y changeront pas grand chose… La (très) jeune médecin importée sans doute de Santiago tente de m’amadouer en me parlant de difficile acclimation à l’altitude. J’ai vu neigé avant aujourd’hui chérie, et j’ai travaillé dans des hôpitaux presque 40 ans, alors… La fièvre tenace et la diarrhée ne font pas parties des symptômes... J’aurais finalement droit à de lopéramide et des comprimés en masse d’acétominophène.

La gastroentérite, ça aurait pu arriver n’importe où et n’importe quand, mais les presque 2 jours de repos m’ont forcé à réfléchir à la situation: est-ce que grimper de zéro à 3500 mètres aurait représenté un si grave danger? Ayant fait le Népal, on a entendu parler de l’acclimatation très souvent pour se faire dire que les êtres humains sont tous un peu, pas mal différents face à l’altitude. Certains seront très incommodés, d’autres beaucoup moins. Je ne donnerai pas de conseils fermes, mais je dirai seulement que de grimper directement à Putre et attendre là sagement 24 ou 48 heures en faisant des randonnées courtes et pas essouflantes pourrait être une avenue à explorer, du moins à ne pas rejeter du revers de la main… Quand on se trouve à plus de 3500m et que l’on grimpe plus haut, c’est une autre histoire… Cependant, n’oubliez pas vos comprimés d’acétaminophène, hein? Les sorties quotidiennes avec retours et couchers à Putre: Putre/Suriplaza/Putre Même avec la carte Copec, je suis franchement désolé, mais oubliez ça… car elle est beaucoup trop vague… Il vous faut OBLIGATOIREMENT la carte intitulée Suriplaza de Flavio D’Inca. Suriplaza, c’est un ensemble de formations rocheuses appelées “planète mars” (car la matière rocheuse est principalement de couleur rouge) et la “lune” (car la matière rocheuse est principalement? Allez, tous en choeur: grise!). Il y a plein de choses à voir dans cette région: la quebrada Allane puis le village de Coronel Alcerreca. Vous vous sentirez en sécurité, car des carabineros il en pleut dans le coin because la proximité des frontières péruviennes et boliviennes. Si vous voulez pousser plus loin en direction de la frontière péruvienne, vers le village de Tacora, par exemple pour voir le volcan, il vous faudra un véhicule 4 X 4. Nous avons donc vu le volcan de la route… La vue est quand même très acceptable. À cause des avertissements, que dis-je: des objections de Flavio, nous avons mis un X sur Visviri qu’on peut atteindre via la Route A93. Bon, semblerait qu’un traffic de drogues transiterait par là, et c’est vrai que la géographie des lieux semble donner raison à Flavio car l’endroit est collé sur la frontière bolivienne, mais la beauté de cette région montagneuse nous interpellelaient quand même beaucoup! On laissera tomber, non sans regrets. Pour le clou du spectacle, c’est-à-dire Mars et la Lune, nous avons rencontré un traffic routier super intense: 1 voiture et à la vitesse que le véhicule filait, c’était sans doute un “local”… Donc, vraiment pas populaire la région. Et pourtant… Même des photos ne rendent pas justice à l’endroit. Que c’est agréable de randonner là où il n’y a strictement personne. À certains moments, le silence était tellement présent qu’on se croyait vraiment sur Marc ou la Lune. En quittant Putre, vous ferez moins de 5 km sur l’alphalte, après ben c’est: bonjour la poussière… Bien que celle-ci devrait (en théorie) être plutôt derrière votre véhicule que devant, eh! bien il n’en demeure pas moins qu’elle va s’imiscer quand même! Prévoyez un lunch, il n’y a strictment rien dans le coin… Un long trajet A/R en perspective quand même (+ou- 150 km) ! Putre/Parinacota/lago Chungara/Putre Semblerait que ce soit le grand “classique” de la région. Le village de Parinacota ressemblait à une ville fantôme quand on y a passé… Si ça n’avais été d’un couple allemand arrivé presqu’en même temps que nous, on aurait songé à une attaque au sarin… Il y a bien l’église (vérouillée à double tour), une place centrale, et un guest house lui-aussi désert (sans note d’explication à l’entrée). On a trouvé un sentier qui mène… nul part puisqu’il fait une boucle. Bien indiqué et tracé, pas exigeant physiquement, mais aux paysages sages. Plus loin, la laguna Cotacotani en vaut assurément le détour. Nous y avons vu des flamands, des volailles aquatiques et nos chères vicunas. Cependant, nous n’avons pas pu localiser le sentier sensé mener aux rives de la lagune… En respectant l’écologie du terrain, et grâce à nos lunettes d’approche on a pu passer quelques heures fort agréables. Pour le lac Chungara, force est d’admettre que le traffic des camions lourds et les innombrables travaux routiers du moment ont gâché notre visite… de même que les pylônes et fils électriques qui bloquent passablement la vue. Quelques arrêts sur la route sont possibles, mais à notre passage, ils étaient souvent en reconstruction… avec accès interdit. Je pense que les Chiliens sont conscients du potentiel du site, et font de leurs mieux pour l’aménager, mais le traffic routier et les pylônes rendent la visite beaucoup moins intéressante, du moins pour l’instant. Par contre, nous avons parlé à un couple de touristes des USA, et l’ayant fait le 25 décembre, nous ont dit qu’ils avaient trouvé l’expérience: magical! Putre/vers l’est avec la Route 11/Putre Vous devez nécessairement passer juste devant pour poursuivre vos aventures “parinacottiennes”. Ça serait dommage de passer outre pour vous précipiter au plus vite sur la lac ou le salar de Surire… C’est certain que le parc Las Cuevas n’est pas un incontournable, mais si vous cherchez kek chose de pépère pour vous acclimater en douce, il fera très certainement l’affaire. Et même si vous n’avez pas à vous acclimater, je vous le conseille quand même!!! Difficle d’ignorer le sentier déjà tout indiqué et tracé… La diversité des écosystèmes est intéressante, et si vous venez tôt le matin, la faune pourrait être au rendez-vous… Beaucoup de vizcachas (Lagidium Viscacia) se cachent dans les formation rocheuses. Si vous êtes fins observateurs et immobiles, vous en verrez une tonne! Putre/parc Lauca jusqu’au salar de Surire/Putre On ne peut pas parler de cette journée sans immédiatement ajouter qu’il s’agit véritablement d’une expédition. J’en voit rire: franchement, vous ne devriez pas… Vous aussi allez revenir à Putre “la plotte à terre” (physiquement épuisé). Partir aux aurores et revenir très tard, pas loin de 260 km à avaler, de la poussière en quantité industrielle, des #$@!)*%& de camions qui soulèvent des tonnes de poussière, emporter votre bouffe (2 repas + collation + pas mal d’eau). Vous avez été prévenus. Encore une fois, la carte Copec ne sert pas à grand chose… Celle de Flavio est tout indiquée, juré. Non, je touche pas de commission… L’itinéraire proposé par Flavio indique: Misitune (beaux paysages), Saxra Marka (un point de vue ABSOLUMENT incontournable, mais qui se mérite cependant…), le salar de Surire proprement dit, les thermes de Palloquire et enfin le village de Guallatire. N’oubliez pas de souvent regarder vers l’est lors du retour, car c’est là qu’on peut voir les multiples volcans/sommets de la region!!! Je n’entre pas dans les détails, car il y aurait vraiment, mais alors là vraiment, beaucoup à dire sur cette journée… Je dirais seulement que si vous pensez coucher dans les refuges de la Conaf, eh! bien soyez vraiment sûrs de votre coup, car nous avons lunché précisément à l’ombre de ces bâtiments (en compagnie des vizcachas) et tout était fermé à clé. Aucun numéro de téléphone, aucun horaire de présence, aucune note priant de communiquer avec tel ou tel organisme : NADA! Dans ces régions du nord du Chili, certain(e)s “forumeurs” ne jurent que par les 4 X 2 ou 4 X 4. Je tiens à souligner à gros traits que nous étions en voiture (une VW Virtus pour le rappeler) et que nous n’avons eu strictement aucun problème à passer partout. Nous avons traversé un seul gué (un filet d’eau, vraiment), le rio Lauca, mais à ce moment de l’année, c’était vraiment un filet d’eau. Le 2ième élément: vous ne pourrez pas faire le tour du salar en voiture, car la route est trop sablonneuse, donc en voiture vous devrez faire l’impasse sur les thermes (à moins de marcher pendant des heures et des heures…) Par contre, vous pourrez vous rendre sans trop de problèmes vers Chacaya pour y voir les innombrables flamands. La route est un peu défoncée, mais à basse vitesse: pas de problème! Si c’était à recommencer, le coucher au refuge de la Conasse… oups je voulais dire: Conaf (mais dans le fond, c’est ce que je pense d’eux…) serait une bonne alternative à cette journée éprouvante. 2 jours/1 nuit, ça aurait été le paradis! Comme nous n’avions pas prévu à l’origine passer la nuit au refuge de la Conaf, nous n’avons pas pris de renseignements. Une fois arrivés sur les lieux cependant, le tout avait l’air véritablement fermé à double tour. Il n’y avait aucune pancarte pour avertir de quoi que ce soit… Même pas un numéro de téléphone pour un cas d’extrême urgence… Les rideaux étaient tirés, et l’entretien (extérieur) des bâtiments laissait à désirer… Peinture écaillée, pas de poubelle extérieures, toiles d’araignées dans la plupart des fenêtres etc… C’était à se demander si le refuge sert vraiment de temps en temps? Départ de Putre pour Belen, Tignamar et Codpa En quittant la Route 11 pour s’engager sur la A-201, le panorame devient moins idyllique… Beaucoup de déchets jonchent le sol et les ravines… On a éparpillé savamment le tout, mais la réalité des humains qui habitent en milieu montagneux ou l’État n’investit que très peu dans les installations sanitaires de base, frappe. On a vu bien pire au Mexique, mais ça égratigne la rétine, c’est certain… Arrêt à Codpa, mais la quebrada est trop jolie, et s’offre à nous encore et encore alors on continue jusqu’à la fin qui s’annonce être à Palca. Retour sur nos pas et arrêt à Guanacagua pour la N. Le réservoir de la voiture indiquant un peu moins que moitié vide, et les bidons étant vides, on se dit qu’il est temps d’aller investiguer ce que notre logeuse nous a indiqué : c’est-à-dire qu’au kilomètre 2006 de la Panam., il y aurait un almacen qui vendrait de l’essence. Il y en aurait aussi possibilité de s’approvisionner à Cuya. Pas testé, mais pour y avoir mangé, je serais enclin à le croire sans hésitation puisqu’il s’y trouve quelques restaurants et c’est en plus un carrefour où les bus s’arrêtent, alors… En quittant la A-35, on tombe justement dessus (l’almacen). Oui, on vend de l’essence. 1000 P le litre. On est preneur. On remplit la voiture et les bidons. Bref arrêt bouffe à Cuya, et départ pour Camina pour la N. Le lendemain, on se laisse tenter par une excursion à la laguna roja. On s’attend à un véhicule 4 X 4, mais c’est un Mitsubishi Delica qui nous attend… On quitte Camina dans le fond de la vallée pour monter par des routes escarpées et royalement magnifiques. On nous avait dit que la route était difficile, et elle l’est… Sur la A-95, c’est ben correct, mais à l’embranchement pour se diriger vers la lagune, c’est pas mal plus tape-cul… Ne pas penser ne serais-ce qu’une seconde pouvoir faire le périple en voiture, mais oui: attendez! On va la faire en camionnette, non? Aie! Aie! Aie! Le cul en compote, on arrive là-bas. Valait la peine, comme ils disent. Retour à Camina pour une autre N. Et maintenant, la partie plus “aventureuse” de cette boucle. Je ne l’écrit pas a posteriori, car nous savions à quoi nous attendre. Les gens nous avaient prévenu, et la carte routière aussi!!! L’idée de départ était de se rendre à Colchane en passant par le parc Isluga. Sur une carte, ça semble assez clair, mais la réalité est vraiment différente sur le terrain quand les carrefours sont nombreux et les panneaux routiers… pratiquement inexistants… Si on voit quelques embranchements sur la carte, le terrain lui regorge de raccourcis, de pistes qui mènent nulle part… Vous voyez le genre? On est du genre pas mal intrépides dans la vie comme en voiture. À t’on de l’essence en masse? Oui. À t’on toute la journée pour atteindre Colchane? Oui. Fait-il un temps magnifique? Oui. Ben, c’est assez les questions: on y va! Ce fut une des plus belles balades du voyages, les paysages ne sont pas des plus: ah! mais quand même… C’est ici que je dois aborder un thème qui en fera… sourire certains? Qui fera craindre des lecteurs de mourir dans un endroit perdu au beau milieu de nulle part? On verra bien. Le trajet entre Carmina et Colchane a comporté au moins 7 gués… Bon, ça a déjà commencé à craindre un peu, non? Comment ont-ils faits? En voiture en plus? Ont-ils arraché la moitié de la carosserie? Ben oui, c’est assez inhabituel de se retrouver devant un gué quand on conduit un véhicule, non? C’est pas ordinaire, et c’est justement pour ça que c’est dans ma définitions de tâches… Oui, au premier on a eu quelques papillons. Faut bien jauger pour ne pas être obligé d’appeler une remorqueuse qui de toute façon ne se serait JAMAIS rendue à cet endroit… On respire par le nez, on retire ses chaussures, ses chausettes et on va tout simplement faire patauge dans la belle eau claire. Le fond est sablonneux, mais pas trop? Pas de présence de vase? Les rochers ont été savamment mis de côté par les usagers antérieurs? Le niveau d’eau fait moins de 60 cm? Alors on croise quand même un tout petit peu les doigts, et on appuie sur la pédale assez vite merci! Eh! bien voilà. C’est fait. Il en restera 6 autres tout aussi faciles à traverser. Je ne voudrais pas avoir l’air de celui qui prend tout pour un jeu. Mais comme la région n’avait pas reçu une goutte de pluie depuis des mois, que plusieurs gens du coin nous avaient donné leur bénédiction, que l’on a compris rapidement que les gués étaient franchissables sans même émettre un doute, alors on s’est dit: Youppi! Cependant, il vous est fortement recommandé de bien évaluer la situation AVANT de faire cette aventure, hein? La seule et plus importante raison est la suivante: il n’y a aucun plan B possible. Cette route est prodigieusement belle et intéressante, mais effroyablement isolée. La traversée du parc Isluga fut très agréable, le fait de n’avoir pas rencontré un seul véhicule a ajouté beaucoup à cette journée mémorable. N à Colchane. La descente de Colchane vers la Panam. est très pittoresque, mais rien d’aussi ah!!! que ce que l’avait vu jusqu’à ce moment. Visite de Hamberstone, 2 jours à Equique, puis retour à Arica. FIN DE LA PREMIÈRE BOUCLE Je m’en voudrais de ne pas aborder la décision à prendre (et à assumer financièrement) pour tous voyageurs dans la région: voiture ou véhicule plus musclé? Je vais sans doute faire rougir de bonheur le ministre responsable des travaux publics (je pense plus particulièrement à l’entretien des routes et autoroutes) du gouvernement chilien, mais franchement, et en toute vérité: chapeau! Le réseau est superbement bien entretenu, les panneaux routiers sont (trop) nombreux, mais peut-être vaut-il plus que moins?? Nous avons empruntés très, très souvent des routes de montagnes somme toute fréquentées avant tout par les gens du coin, et très peu par les touristes. Le bitume ou alors le concassé était toujours dans un état proche de la perfection… Si les routes (et il y en avait souvent) passaient dans des zones d’avalanches et de désintégration des couches rocheuses superficielles (sable et + ou – petits/gros cailloux, par exemple), le chemin était exempt de gros rochers ou alors ils étaient tassés sur le côté.. Souvent des filets d’acier, des murs de soutient ou de captation des éboulis étaient installés (et fonctionnels) dans les endroits stratégiques. Je n’y connais rien en la matière, mais je pense que le gouvernement du pays doit dépenser des sommes d’argent conséquentes, car l’entretien est nettement supérieur à ce que j’ai vu ailleurs en zones montagneuses, Mexique, notamment. Je vais terminer ce premier segment en disant que la conduite automobile dans les régions du nord du Chili est facile et particulièrement sécuritaire. Un de mes buts en écrivant ce compte-rendu était de vous faire pleinement réaliser qu’au moment de l’année où nous avons effectué ce périple, la location d’une voiture s’est révélée amplement suffisante, et particulièrement économique. Je n’ai vraiment rien contre les plus gros véhicules, mais il faut bien le dire et le redire: les coûts de location ne sont pas les mêmes… À méditer! Les photos affichées sont mélangées pour faire exprès.
Randonnée et nuit(s) à la belle étoile dans les Pyrénées pour adolescents? English translation pending
by Flo64000 · 2019-02-20 · 17 replies
Bonjour, je souhaiterais savoir si vous pouviez m'aider. Mes questions vont des plus globales au plus précises donc je pense que la plupart des baroudeurs présent sur se site pourront m'aider si jamais vous le voulez bien. Ma situation est la suivante, avec un groupe d'ami (environ 5/6 personnes), tous âgés entre 17 et 18ans, nous voudrions effectuer une randonné de plusieurs jours (3 dans l'idéal) dans les Pyrénées (zone sud-ouest après pau si possible: artouste, zone ouest du parc national etc... ) pendant l'été prochain. Evidemment avant d'entreprendre ce style de périple il nous faut un dossier en béton, tant pour la sécurité, la législation que pour nos parents, le but étant d'être en autonomie totale pendant deux a trois jours. Plusieurs questions se posent, tout d'abords savez si l'on peut dormir dans le parc des Pyrénées hors gites, si les feux sont sans aucun doute interdits, les réchauds le sont-ils (j'ai déjà une idée de la réponse mais bon). Ensuite avez vous des zones a nous conseiller ainsi que des équipements à prendre ? avant toute choses il faut savoir que nous sommes tous sportifs (plus ou moins pour certains) et qu'au moins deux d'entre nous ont des diplômes de secourisme (pour ma part j'achève ma formation de sapeur pompier). Je n'ai pas d'autres questions majeurs que celle-ci pour l'instant, merci beaucoup à ceux qui ont pris la peine de me lire, et merci énormément par avance à ceux qui nous aiderons dans notre projet en nous aidants (NB: tout conseil sur les randos sont bons à prendre pour nous )🙂
Road trip 4x4 à 3 pendant l'hiver austral (Namibie) English translation pending
by Genefa · 2018-12-17 · 6 replies


Carnet de voyage NAMIBIE lundi 20 Aout – vendredi 07 septembre 2018

Budget pour 3per environ 7 250€ depuis le départ maison 300 km à l’ouest de l’aéroport de Lyon St Exupéry. Cela comprend les paiements par CB et cash.

Taux de change 1 NAD= 0,068€ ou 1€ = 14,70 NAD. Le ZAR monnaie d’Afrique du Sud est équivalente au Dollar Namibien et nous avons utilisé les deux sans distinction.

Détail : Vol A/R avec 2escales durée 24h Périple 18 jours - 3800Km la distance du périple

-péage, essence / parking aéroport : 42€ /49€ -vol international (billet Budget Air): 1912€ -location du 4X4 : 1730€ -carburant : 300€ -hébergements : 1074€

-restaurants, repas : 530€ -activités : 534€ -divers : 133€ -frais bancaire des taux de change : 65€

Les étapes journalières : Mardi 21/08- arrivée Windhoek, taxi (450 NAD ou ZAR) et nuit à Tamboti.

Mercredi 22/08- prise du 4X4 à ALoe Hire et nuit à lake Oanob camping réservation prépayée avec Cardboard box par CB, et le péage d’entrée du centre en espèce.

Jeudi 23/08 roulage piste et nuit à Betta Camp camping du parc national non réservé payé en espèce.

Au bout de la piste, perdu au milieu de la brousse un ancien château Allemand transformé en musée et hôtel. C'est aussi la réception du camping, le lendemain après le réglement de la nuité nous avons pu visiter l'édifice en prime.



Vendredi 24/08 roulage piste et nuit au camping Tsauchab pré réservé.





Arrivée à la réception un springbok en guise de comité d'accueil

Samedi 25/08 roulage piste, visite canyon et coucher de soleil à dune Elim et nuit au camping Sesriem prépayé, péage de l’entrée à l’arrivée pour 24h. Restaurant au lodge à l’extérieur du camp. Nous sommes partis à travers le camp pour trouver un passage dans la clôture sinon pas de sortie possible.



Dimanche 26/08 dune 45 et Hidden Vlei, roulage piste pause à Solitaire et nuit à camp Gecko pré réservé et réglé sur place en espèce.



Pause à Solitaire

Lundi 27/08 roulage piste et nuit à Mirabib, l’accès à la piste doit être payé au préalable à Sesriem.

Superbe les emplacements au milieu des rochers, en plus à l'arrivée nous avions l'embarras du choix

Mardi 28/08 roulage piste D 2186 et D 1983, on a rejoint GOBABEB et longé la rivière Kuiseb pour arriver à Walvis bays. Cette traversée de désert est magnifique. Pause pique-nique sur front de mer de Walvis bay. Nuit à l’hôtel pension Rapmund réservé et payé en partant, restaurant le soir au Wreck, table réservée pour le 2eme service fait sur leur site internet.

la végétation marque nettement le passage de la rivière

Après le désert, Walvis Bay et ses pintades en expédition urbaine, tout est normal!

Mercredi 29/08 le matin sortie en mer avec « Levo tour », roulage par Welwitschia drive. Il faut prendre le permis d’accès au bureau du parc national avant de quitter Swakopmund.

C'était moins une pour embarquer avec Levo tour, l'entrée n'était pas facile à trouver. Il faut s'engager dans la zone portuaire d'activité de pêche. Ensuite belle balade en mer avec la visite d'habitués qui se donnent en spectacle.

Welwitschia mirabilis, ce spécimen est millénaire, waouh respect. Elle doit mesurer 1m40 de haut.

Jeudi 30/08 roulage piste, et Nuit au camping Spitzkoppe réglé en espèce

Instant apéro bière sur notre emplacement

Vendredi 31/08 roulage piste et nuit au camping Ugab Terrace (accueil au lodge situé en nid d’aigle) pré payé.

L'ascension du chemin vaut des points en 4X4, âme sensible s'abstenir. Nous arrivons au lodge et prenons une boisson et apprécions le panorama, vue imprenable. Par contre notre camping est au pied du massif.

Samedi 01/09 pause midi au camping Hoada prépayé par Cardboard box. Pause bière à Grootberg lodge accès scabreux à travers le flanc de montagne.

Dimanche 02/09 matinée activité traque éléphant et repos au camping avec piscine dans les rochers! Le soir restaurant au lodge. Retour la nuit en solo attention c’est dangereux, on peut croiser des animaux. En dehors du jour, nous roulons sans aucune garantie en cas de pépin, nous sommes prévenus par le règlement du loueur.

Walter notre chauffeur cherche notre guide laissé dans la brousse à la recherche des pachydermes. La chance nous a souri, ils ont localisé le groupe.

Lundi 03/09 roulage piste via Kamanjab et Galton gate l’entrée ouest du parc Etosha pour passer la nuit à Okaukuejo. Le camping est pré payé.

Mardi 04/09 roulage dans parc Etosha et nuit camping Namutoni.

Mercredi 05/09 roulage route, après-midi et nuit Lodge Frans Indongo, pause sur place

Jeudi 06/09 RdV à CCF à 7H30 pour assister au « run » des Cheetah matinée sur place et déjeuner puis roulage route nuit camping Gross Barmen non réservé.

Envie de partir en Namibie cette année 2018, même pas peur de préparer ce voyage. Important et c’est obligatoirepour conduire dans le pays : Prévoir très tôt la demande de permis international (3 mois entier pour recevoir ce papier). Le plus difficilechoisir le parcours et les étapes : compter les temps de roulages, garder de la marge pour profiter de la journée. L’étape la plus longue 370 Km avec portion de route et la plus courte 72 Km de piste. Nous avons parcouru 3800 KM en 17 jours. Bien inspiré avant de partirl’achat de devise sud africaine (ZAR), un convertisseur 300W 12V multiprise pour recharger sur l’allume cigare le téléphone et les batteries photo en même temps. J’ai installé l’application maps.me sur smartphone et téléchargé la carte de Namibie puis marqué les étapes sur la carte. Achat sur internet de la carte papier Tracks4Africa. Ainsi, nous n’avons pas eu besoin de louer de GPS. Santé : Nous ne sommes pas allés dans la partie nord où il y a un risque de paludisme. Par contre recommandation de vaccins à faire en plus du Diphtérie tétanos Poliomiélyte (DTP) celui contre la fièvre jaune et l’hépatite A. Le Tyavax se fait en une injection pour les deux compter environ 90€ non remboursé par sécu. De nous 3, je n’ai pas eu de contre coup, les autres une grosse fatigue pendant une journée et mal dans le bras. Dans les valises : son duvet léger, une bombe antimoustique, la crème solaire et hydratante (essentiel car l’air est tellement sec qu’on avait l’impression d’être lyophilisé sur place), couteau pliant, manomètre, gant cuir de travaux, allumettes et briquet, 2 torchons vaisselles, des tenues d’hiver (matin et soir entre 5 et 10 °C) et d’été (journée entre 25 et 35°C).

J’ai préparé pendant 6 mois, en commençant par les billets d’avion.

La préparation du voyage a commencé en février 2018 pour envisager de partir au mois d’aout 2018. Etant novice sur cette destination, j’ai d’abord contacté l’agence de voyage tourmaline pour un devis. Entre temps, j’ai parcouru 2 forums de voyage. Et merci à toute la communauté qui est une source précieuse d’informations. L’agence de voyage m’a répondu assez rapidement pour décliner la prestation faute de temps suffisant dans le délai demandé. C’est tout à leur honneur de proposer un service de qualité. Comme mon idée avait bien germé pour partir cette année, je n’aurais pas eu la patiente d’attendre 2019. De plus ce voyage en 2018 sera le cadeau des 20 ans de mon fils. D’ailleurs, au retour, il m’a dit avoir eu le plus beau des cadeaux (😎ça fait plaisir) et qu’il aimerait retourner en Afrique. Donc je me lance. J’ai d’abord réservé le billet d’avion par l’agence internet « budget air ». Dès février, j’ai choisi selon la période en fonction de nos plannings et aussi des jours de la semaine. En choisissant le vol à un jour près et avec 1 ou 2 escales les tarifs sont très variables. Je voulais un séjour de 3 semaines celui-ci incluant le voyage. Mais, le choix du prix m’a incité à prendre un vol avec 2 escales, eh oui plus tu passes de temps dans les avions moins tu payes. Ainsi, nous avons décollé de St Exupéry à Lyon le lundi 20/08 à 22H puis 1ère escale à Dubai, temps de transfert 4h, 2ème escale Johannesburg 1h30, arrivée à Windhoek (prononcé windouk) mardi 21/08 à 20h. Jusque là tout va bien. Nous avons essayé 3 types d’avion, dont l’A380. Finalement le temps de vol fait partie du voyage et cela c’est bien passé même avec quasi 24 h de délai.

Notre première expérience dans ce pays et ce continent sera marquante pour tous les 3.

Donc à l’arrivée en Namibie, nous sommes directement mis dans le bain. Les 3 bagages ne sont pas à la sortie. J’étais préparé psychologiquement à cette éventualité pour ma valise, mais pas toutes nos valises. En effet d’autres voyageurs l’ont écrit, le transfert à Johannesburg n’est pas sûr. Donc, prévoir un minimum de rechange dans son bagage cabine est la seule garantie d’avoir quelque chose en dépannage. L ‘aéroport de Windhoek a son bureau des réclamations ouverts et fonctionne bien. Eh oui, nous sommes plusieurs dans ce cas. No stress, cela ne surprend personne. Donc, nous donnons le maximum de détail sur les valises et chose importante l’adresse où nous irons dormir ce soir et demain soir. Comment savoir au bout de combien de temps nous retrouverons nos affaires, personne ne sait. Waouh, mais qu’est ce qu’on va devenir. Heureusement, j’ai des dollars d’Afrique du sud en poche que j’avais commandé avant de partir de France. Donc nous n'avons pas besoin de chercher un ATM (distributeur de billets) dans l'aéroport, nécessaire pour régler le taxi. Et ce soir, nous allons dans une chambre d’hôte déjà réservée. Donc, demain il fera jour et nous verrons. Pour se rendre chez l’habitant, il faut prendre un taxi c’est plus direct. Et voici, notre taxi-driver qui me cherche dans l’aéroport, super le service de la location de voiture, en plus je ne leur avais rien demandé. Dans cette situation cela mets du baume au cœur cette prévenance.

Le lendemain matin le loueur de voiture viens nous chercher comme prévu, et nous lui expliquons la situation. Ne pas s’inquiéter, ce n’est pas notre problème, les valises seront acheminées à notre prochaine étape, voir la suivante. Très bien mais en attendant nous sommes un peu léger et pour combien de temps ? La matinée est vite passée. La prise en charge du 4X4 avec équipement camping dure bien 2h30 à 3h, les explications portent aussi sur les précautions en tant que touristes dans le pays : roulage sur les pistes, les pourboires, les pickpockets. De plus, c’était notre première aventure avec cet engin, et nous ne sommes pas bilingues non plus. A la fin du service, l’employé du loueur avait pris la peine de rappeler l’aéroport pour nous. Mais, nous quittons les lieux sans nouvelles des valises. Un autre employé, nous a guidé à un centre commercial où nous trouverons carte sim pour téléphone mobile, de quoi s’acheter quelques vêtements et les vivres pour une bonne semaine. Maintenant le 4X4 c’est notre maison roulante et même sans valises on se sent un peu moins perdu.

Une autre façon de rouler, être aux commandes du 4X4 assis à droite, conduire à gauche et pratiquer la piste.

Nous prenons nos marques au fil des kilomètres qui défilent. Commencer par la route c’est plus rassurant. C’est ainsi que nous roulons vers le sud sur la route B1 pour rejoindre notre camping du soir. Incroyable nous sommes en Afrique, nous passons le tropique du Capricorne, des pauses photos s’imposent. Mais les heures du jour sont comptées, nous devons arriver avant la nuit. J’ai joué la sécurité pour le premier jour de roulage. Donc, l’étape est assez courte et facile à rouler. Les temps de parcourt surtout avec les pistes sont assez longs. Normalement il faut respecter le 60Km/h sur les pistes « gravel road » et 100 Km/ sur la route goudronnée. A l’évidence personne ne suit la limitation, locaux et touristes compris. Même en limitant la distance entre les étapes, il faut aussi prévoir le temps disponible durant le jour. Le temps d’adaptation consiste aussi à pratiquer le dépliage et pliage de la tente de toit et rangement dans le coffre. En ce levant à 7h, départ 10h nous arrivions au campement suivant à 17h maximum. Pour réaliser cette performance nous avons effectivement roulé parfois au dessus des limites. Il faut être concentré et super vigilant car rouler en 4X4 est piège. Un imprévu sur la piste alors qu’on roule à 100 Km/h cela fini sur le toit. Et aucune assurance ne couvrira les frais. Le long de la route une piste, deux mondes se croisent. Les locaux circulent avec des charrettes attelées derrière des ânes ou mules, ils nous saluent à chaque fois. Les bergers accompagnent leurs troupeaux de chèvre dans la plaine aride. Mais que mangent-elles ? Je pense qu’elles sucent les cailloux ! Nous faisons le plein à la station service avant de prendre la piste. C’est un conseil prudent que de faire le plein dès qu’il y a une pompe à essence. La consommation du 4X4 avec tente sur le toit est environ de 10 L/ 100 Km. Donc pour nous l’autonomie est de 600 Km.

J’ai adoré dans notre voyage pêle-mêle :

MIRABIB le must du camp sauvage avec coucher de soleil en haut des rochers comme des Robinson Crusoé, SESRIEM les dunes de sable rouge magique, et surtout marcher sur les crêtes jusqu’à trouver des coins isolés pour prendre la mesure de l’immensité et découvrir un Oryx dans le creux, A la poursuite des éléphants dans la brousse avec des guides San, la rencontre des animaux au parc national Etosha clou du spectacle captivant. Les pistes de gravel pour nous tout seul.

Un resto au lodge avec barbecue et découverte des viandes exotiques, la viande d’autruche est un délice, merci à elle. Dormir dans la tente de toit et écouter le rugissement du Lion en réalisant que ce n’est pas un rêve. Installer le 4X4 sur l’emplacement camping qui mesure juste 100 m2 et prendre l’apéro avec la Windhoek ou la Tafel notre apéro bière, Original l’attraction chaudière au bois pour chauffer l’eau de la douche, et l’accueil souriant des Namibiens et des poilades aussi.

Sesriem ascension de la Dune 45, graphisme et couleur sont au rendez vous



Visite du CCF et activité Run des Cheetah, ils sont magnifiques et athlétiques



Etosha, Et au milieu marche une girafe. Elle se déplace avec tellement d'élégance.



J'ai l'appareil photo à mon cou devant le groupe. Rapidement, la dame Herero me fait signe de la main en se frottant les doigts puis je lui montre mes poches vides. les gestes se passent de parole. Alors Je m'approche d'elle et lui montre l'écran de mon appareil. A cet instant nous sommes l'une contre l'autre son bras sur mon épaule comme deux copines et elle sourit quand elle regarde l'écran de mon appareil. Et non je n'ai pas pris de photo. Du coup en partant j'immortalise quand même cette belle rencontre. Moment inoubliable pour moi 😉

Trois semaines à Cuba avec petit budget English translation pending
by Sw87 · 2018-12-17 · 41 replies
Bonjour à tous et toutes !

Je pars à Cuba du 6 au 24 mars et j'ai encore quelques questions qui me trottent en tête.

Après m'être pas mal documenté sur le web et dans plusieurs guides de voyage, je me demande si faire la partie sud en trois semaines est réalisable.

Pour information, je pars seul avec mon sac à dos, moindre budget et compte je donc me déplacer principalement en Bus.

Dans un premier temps, je voulais faire le parcours typique : La Havane, Vinales, Cienfuegos, Trinidad, Santa Clara, Carmagüey, Bayamo, Santiago de Cuba et Baracoa.

Cela est-il réalisable ? Ou dois-je stopper à hauteur de Carmagüey et ne plus descendre (vu le temps de trajet)

J'adore visiter "à fond" mais j'aurais aimé 3-4 jours de plage/snorkeling/Sports aquatique avant de recommencer le travail..

Pourriez-vous m'aiguiller ?

D'avance merci pour vos retours !
Que c'était beau le Monténégro! English translation pending
by Euphroozine · 2018-08-30 · 85 replies
Bonjour à tous,

je vous invite à embarquer avec moi à la découverte du Monténégro (et de la région de Dubrovnik !), que nous avons parcouru durant 3 semaines avec notre fille de 7 ans.



Après notre fabuleux voyage au Sri Lanka (pour les retardataires ou les curieux, le carnet est ici 😛) en février dernier, nous voilà donc reparti en Europe de l'Est cette fois ci. Après avoir parcouru la Croatie il y a 3 ans, nous avions envie de voir plus bas, après avoir vu de magnifiques photos des Bouches de Kotor. Mais le Monténégro c'est tellement plus ! Nous avons particulièrement apprécié la variété des paysages, entre mer et montagne.

Nous sommes donc partis du 1er au 22 aout.

Avion : vol direct Bordeaux -> Dubrovnik. Nous avons payé 1400€ à 3 avec 2 bagages soutes, avec Volotea. Je ne trouve pas que ça soit un super prix, mais bon c'était déjà moins cher du mercredi au mercredi que le samedi, et puis en aout, pas trop le choix 🏴‍☠️ On a réservé en janvier...

Voiture : 3 semaines de location d'une Mégane (catégorie intermédiaire) 550€. J'avais réservé sur BSP Auto, chez NuCarRental, qui lui même est chez Nova Rent Car pour la Croatie... Ca fait beaucoup d'intermédiaire, mais je trouve le prix très compétitif. On a dû rajouter 56€ pour quitter la Croatie (à noter que la plupart des loueurs prennent un supplément pour le passage de frontière, plus ou moins élevé, et d'ailleurs tous n'autorisent pas tous les pays alentours)

Hébergement : alternance d'appart réservés sur Airb*b et Bo*king, ou hotels. Globalement les prix sont carrément moins chers que sur la Cote d'Azur pour des emplacements équivalents. Nous avons plutôt cherché le confort et la situation géographique au prix bas. A chaque fois c'était T3, avec clim, balcon, piscine commune, parfois lave vaisselle. On a été avec un maxi autour de 100€ la nuit pour donner un ordre d'idée (plus de détails pour ceux qui le souhaiteraient).

Climat : assez chaud pour ce mois d'aout. Pas de canicule, mais des températures entre 30 et 35 tous les jours (sauf dans la montagne, mais on a quand même pas eu froid !). Short et teeshirt de rigueur. En fait il fait très chaud dès le matin, le soleil se levant à 5h30... Du coup c'était balade/visites le matin et plage/piscine l'après midi lorsque nous étions à proximité de la mer.

Déroulement : 3 semaines peuvent paraitre longues pour un petit pays (nous avons roulé 1500 km). Mais finalement c'était parfais pour prendre le temps (chose que d'habitude on fait rarement...), se reposer, trainer, ne pas se speeder à tout visiter d'un coup. C'était vraiment appréciable (surtout avec la chaleur).

1er aout : Vol + route jusqu'à Kotor 2 aout : Kotor 3 aout : Kotor 4 aout : Kotor 5 aout : Kotor 6 aout : Kotor 7 aout : Lovcen 8 aout : Lovcen 9 aout : Ostrog 10 aout : Durmitor 11 aout : Durmitor 12 aout : Durmitor 13 aout : Durmitor 14 aout : Skadar 15 aout : Skadar 16 aout : Budva 17 aout : Budva 18 aout : Budva 19 aout : Dubrovnik 20 aout : Dubrovnik 21 aout : Dubrovnik 22 aout : retour

Alors c'est parti on y va !
Trajet en train au Japon et site HyperDia English translation pending
by Nat1009 · 2018-08-08 · 68 replies
Bonjour Je n'arrive pas à faire de simulation sur le site hyperdia . Quelqu'un peut-il m'aider ? Faut-il mettre le nom des gares ? Quand j'appuie sur search en mettant tokyo et kyoto par exemple ça ne donne rien. Merci d'avance
Kirghizistan 2018 English translation pending
by Mlefevre · 2018-08-05 · 138 replies


Ouf! Séquestrée par la canicule, j'en ai profité pour faire le carnet de notre dernier voyage! Bonne lecture! Marie

Tout le récit en images en cliquant ici

Texte seul ci-dessous

Kirghistan Juillet 2018 Après un très beau voyage en Mongolie en 2017 où nous avions loué un 4X4 sur place, nous avions envie de découvrir un autre pays d’Asie Centrale cette fois. Va pour le Kirghistan, un petit état assez tranquille (il y a tout de même eu des soulèvements politiques dans l‘extrême SO, où nous n’irons pas, il y a quelques années), très montagneux, où il est aussi désormais possible de louer un 4X4. Cette fois nos 2 filles nous accompagnent et comme la dernière fois nous choisissons d’être totalement autonomes en prenant notre grande tente. Le loueur de voiture nous fournit table, chaises et réchaud. Je lis tout ce que je trouve comme carnets de voyage, scrute Google Earth en long en large et en travers, épluche le guide Bradt (bof), achète la carte papier Gizi Map au 1 :750000 (qq erreurs mais pas trop), télécharge l’application Maps.me et nous concocte un itinéraire sur mesure. Deux semaines devraient déjà nous offrir un bon aperçu du pays! Dimanche 15 juillet Nous atterrissons bien crevés à l’aéroport de Bishkek après 2 vols Turkish Airlines via Istambul, depuis Bâle Mulhouse très pénibles car on a crevé de chaud ! Sergeï de l’agence Travel Expert est bien là. Il patiente le temps que nous retirions qq sous, achetions une carte SIM (de Megacom seul opérateur présent à l’aéroport : les data sont « données », ça ne coûte que qq euros pour 20 Go/semaine ! La voiture est là, toute propre bien qu’un peu cabossée avec 230 000 au compteur ! On réalisera qq jours plus tard qu’il s’agit en fait de miles ce qui fait pas loin de 400 000 km ! Gros V8 qui ne flanchera pas mais amortisseurs en fin de vie ! Le matos de camping est bien là, nous déclinons la popote et le compresseur car nous avons ce qu’il faut. Nous gardons la sangle par contre. Il y a environ 25 km jusqu’à l’hôtel Soluxe réservé à Bishkek. J’avais demandé un early check in mais la chambre n’est pas prête : ils nous permettent gentiment de petit-déjeuner même si à 11h le service est théoriquement terminé. Douche, sieste, et nous partons faire un tour et qq courses alimentaires en ville. Malgré la chaleur (plus de 30°C), la ville nous a semblé agréable à vivre car très verte et aérée. Tous les commerces sont ouverts en ce dimanche après-midi. Il y a un peu partout d’énormes monuments évoquant la période communiste (le pays n’a son indépendance que depuis 1991 !) Tout est un peu déglingué/usé mais propre ! L’islam est la religion dominante mais son application est très soft. Il y a une grosse minorité de russes blancs si bien que nous passons assez inaperçus ce qui est bien agréable. De retour à l’hôtel, il est trop tard pour commander le dîner (ils offrent un service de restauration) alors nous commandons des pizzas que nous dégustons vautrés devant…la finale de coupe du Monde de Foot ! Il n’y a que 4h de décalage horaire et la fatigue du voyage (et la clim) aidant, nous passerons une très bonne nuit ! Lundi 16 juillet Cap à l’ouest par une pénible route en travaux vers Kara Balta puis plein sud vers le village de Suusamir. Dès l’entrée dans la très belle vallée de Suusamir, les yourtes se succèdent le long du bitume : chacun essaie d’améliorer l’ordinaire en vendant fromage et kumis (lait de jument fermenté, la boisson traditionnelle) Chaque étal est pourvu d’une ficelle qui actionne une « sonnette » à quelques mètres dans la yourte ou la roulotte. Je ne sais pas d’où viennent ces roulettes mais il y en a partout ! Très vite nous prenons vers l’est et le village de Suusamir, où après quelques errements nous finissons par dégotter la pompe (en bidons de 5l !) J’ai prévu d’essayer de faire le tour du massif de Sari Kamish, au sud de Kizil-Oy, en partie bordé par la rivière Kökömeren, et je préfère avoir le plein car je ne connais pas l’état des pistes Un joli cimetière surplombe le village, l’occasion de se dégourdir un peu les jambes ! Cette puissante rivière est un affluent de la Naryn qui se jette dans l’Amou-Daria puis dans la mer d’Aral. Elle est presqu’en crue, ça dépote ! Quelques petits villages ponctuent la piste, souvent dotés d’une mosquée clinquante (payée parfois par le Qatar, parfois pour l’Arabie Saoudite, pour ce qu’on en a vu) Cette vallée de la Kökömeren est magnifique. Nous prenons un stop une dame à la sorte de Kizil Oï, qui va comme nous vers le sud. Communication difficile car ici presque personne ne parle anglais et nous ne parlons ni Kirghize ni Russe. Elle nous offre gentiment une flopée de bonbons et beignets qu’elle emballe dans un sac en plastique dont elle retire qq morceaux de mouton, miam ! Nous la déposons 50 km plus loin à Tabilgiti et continuons de longer la rivière en rive droite vers l’ouest. La route est goudronnée depuis la bifurcation vers Sari Bulung sans doute du fait de la présence de la mine d’uranium de Ming-Kush, plus haut à l’est dans la montagne. Les travaux – en cours- sont menés par…des Chinois. Je pense qu’à terme cette route rejoindra la M41 vers le lac de barrage de Toktogul. Nous nous trouvons un bel emplacement de bivouac au bord de la rivière. Nous ne sommes qu’à 1200 m d’altitude et il fait chaud ! Espérons qu’il n’y ait pas trop de déchets radio-actifs dans la rivière ! (sur le coup je n’y ai plus pensé !)

Mardi 17 Juillet Nuit un peu trop chaude… Nous quittons à présent la rivière pour remonter vers le nord-ouest. En prenant de l’altitude, le vert réapparait et nous remontons une vallée assez humide (boue possible si pluie), très fertile, avec jolies fermes assez soignées. Un petit air de Suisse. Que des maisons en « dur », parfois aux toits de chaume. D’ailleurs l’unique voiture rencontrée sur cette boucle est…Suisse, en route depuis 2 mois. Notre trace s’infléchit ensuite vers l’est et nous remontons une longue vallée vers le col de Kirk Kiz Ashuusu. Une vallée très sauvage file vers le nord, dont quelques yourtes gardent l’entrée. Quelques pierres plus ou moins dressées (la faute au bétail) dont l’une est gravée marquent le col (3339m) où le fond de l’air est trop frais pour pique-niquer. Il nous faut descendre un peu pour trouver un coin abrité du vent et près d’un ruisseau, avant de boucler la boucle près de Kizil Oï. Petit problème technique, nous avons actionné la boîte courte et même si la voiture semble fonctionner normalement, il y a plusieurs messages d’alerte au tableau de bord… Nous retournons vers la Vallée de Suusamir, en prenant en stop un kirghize jovial dans le village de Suusamir qui reconnait de suite à notre « salam » que nous sommes Français (ou belges) Il est allé acheter une voiture à Charleroi qu’il a bien sûr ramenée par la route et connait qq mots de Français et d’Anglais. Il a été animateur en Egypte, et son job est d’acheter et de vendre des chevaux. Un sacré numéro ! Nous le déposons qq km plus loin, non sans avoir dû lui promettre que la prochaine fois nous louerons une voiture par son intermédiaire car il pourra nous avoir un bien meilleur prix (j’ai ses coordonnées pour les amateurs !) Nous reprenons de l’essence à la grosse station Gasprom dans la vallée de Suusamir et j’en profite pour envoyer un mail à Sergeï et des photos du tableau de bord. Il répond aussitôt mais son anglais et le mien sont trop mauvais pour se comprendre par téléphone. Il nous suggère de trouver quelqu’un qui parle russe (comme lui) Je sollicite un gars avec une bonne tête qui a un gros 4X4 tout neuf, espérant qu’il parle un peu anglais : très peu en fait mais après m’avoir offert le snikers qu’il venait d’acheter, il skype illico presto son fils, qui lui traduit ma demande. Dans la foulée il « what’s ap « Sergei avec lequel il va passer une heure à faire différents tests et essais sur la voiture. Quand il se met à débrancher la batterie, je lui demande quel est son job : building business me dit-il et il me montre la photo d’un énorme immeuble flambant neuf à Bishkek, qu’il a construit. On n’en revient pas de tant de gentillesse ! Bref, en conclusion, la voiture fonctionne mais les voyants restent allumés. Sergeï me propose de nous amener une autre voiture (il en a pour une bonne demi-journée aller) ou de nous faire une ristourne de 150 $ (engagement qu’il tiendra). On choisit la 2ème option et nous n’aurons plus de problème par la suite (sauf avec l’alarme un peu fantaisiste mais ça n’émeut personne de toute façon) Soulagés nous reprenons la route vers l’ouest dans la belle mais très touristique vallée de Suusamir, puis prenons une piste vers le sud puis l’est afin de nous éloigner de l’axe principal) La lumière de fin de journée est superbe. Nous trouvons un joli coin de bivouac au bord d‘une rivière, et nous installons rapidement, sous le regard attentif des habitants des yourtes situées un peu plus haut, rassemblés en haut de la petite colline. Examen de nomade réussi ! Il nous faut 20 mn chronomètre en main pour tout installer, matelas gonflables (pff…) compris. Un peu plus tard, notre « voisin » dont la yourte est située de l’autre côté de la rivière nous fait une petite visite de courtoisie alors qu’il rentre chez lui. Je lui fais visiter les lieux. Il tâte d’un doigt expert la tension des haubans et d’un coup de botte renfonce 1 ou 2 piquets ! Il a l’air de trouver notre « yourte » un peu trop fragile. C’est pourquoi nous plaçons souvent la voiture du côté au vent afin de la protéger. Satisfait il enfourche son cheval pour traverser la rivière tandis que ses chiens empruntent des petites passerelles que nous n’avions pas vues. Cool, car demain est prévue une grande balade vers les montagnes où j’ai repéré un petit lac d’altitude. Joli ciel de fin de journée… Nous sommes à 2500 m et il fait bon. Mercredi 18 Juillet Grand beau temps au réveil, on a beaucoup de chance avec la météo. J’avais lu pas mal de récit de gens qui avaient eu froid, de la pluie, du brouillard voire de la neige et notre garde-robe n’est pas adaptée, tant mieux ! Après avoir évité un léopard des neiges (comme il est grand par rapport à la tente !), nous nous élevons au milieu des fleurs, au GPS, bientôt rejoints par… Nourik, notre voisin accompagné de ses 2 braves chiens. Ici les cavaliers cheminent toujours sur les crêtes, ce qui permet d’observer à 360° et rien ne leur échappe ! Ansare nous a vus de très loin et nous rejoint. Je ne sais comment, les filles se retrouvent à cheval ! Du moins le temps que je rejoigne la petite troupe. On a vu plusieurs de ces drôles de chiens, mélange de border collie et de lévrier afghan. Plus haut 3 autres cavaliers nous rendent une petite visite : essai des chevaux, photos, pose avec le chien. Du coup j’en oublie de regarder le GPS et on se trompe de vallée ! On aurait pourtant bien vu un petit lac au pied de cette montagne ! En plus un des bergers je le comprends a posteriori a essayé de m’indiquer la bonne direction mais je n’ai pas capté. Bref, on se repose un peu au milieu des fleurs avant de changer de vallée. Ansare s’en retourne avec ses chèvres et son chien a du mal à quitter les filles ! Les filles ne veulent pas perdre d’altitude et vont crapahuter par le haut. Fred et moi prenons le sentier indiqué par le berger (ayé j‘ai compris !) Voilà un lac mais Le lac est encore plus haut au-dessus de ce verrou glaciaire : on en a plein les pattes après 900 m de dénivelé positive ! Les filles nous rejoignent : elles ont vu le lac d’au-dessus et il est « bof » au milieu d’un grand pierrier donc on laisse tomber. On continue vers un autre col plus à l’ouest, avec l’idée de descendre par une autre vallée. Nous sommes rejoints par Nourik et le jeune berger, qui nous amènent le pique-nique ! Bel endroit aux roches tarabiscotées pour goûter au kumis, lait de jument fermenté dont les kirghizes boivent plusieurs litres par jour. Pas mauvais, je m’attendais à pire. J’en reprends même 2 ou 3 fois. Il nous offre aussi du pain et une sorte de fromage dans un petit pot, que Fred a apprécié. Nous partageons qq fruits secs achetés à Bishkek. Le tchaï (thé) bien sucré est excellent. Nourik nous déconseille de changer de vallée, en effet c’est très raide ! On redescend jusqu’à la tente : déjeuner, « douche » puis on remballe tout et nous prenons la route vers le sud en direction du lac de barrage de Toktogul. C’est la route du miel et des framboises (écrasées dommage) Plein de petits stands au bord de la route où les gens vendent leur production : des km de miel puis de km de framboises ! Le lac est à 1000 m d’altitude et il fait chaud ! J’ai repéré un coin de bivouac, hélas rendu inaccessible par le niveau du lac. On se trouve un coin près du village de Sargata, pas très glamour mais au bord d’un ruisseau. Jeudi 19 Juillet Encore une nuit un peu trop chaude… Nous poursuivons notre route vers le sud, en direction de la frontière Tadjik et du Pic Lénine (une des 3 sommets de plus de 7000 m du pays) La Naryn est le principal fleuve du pays, elle coule d’est en ouest et après avoir déposé ses limons dans le lac Toktogul, elle prend une incroyable couleur azur alors que nous la longeons sur plusieurs dizaines de km sur la route M41. Impossible de ne pas y faire une petit pause fraicheur, dans un coin qui invite d’ailleurs au bivouac (pas si facile sur cette portion de la M41) A mesure que nous approchons de Jalal-Abad, le paysage s’urbanise et la circulation se densifie. Il faut avoir un peu de culot et pas mal de sang-froid pour conduire au Kirghistan : même si dans les zones urbanisées, la police et ses radars veille (en général à l’ombre d’un arbre. Si pas d’ombre, pas de radar…) c’est un peu la chevauchée sauvage avec plus d’inconscience que de malice d’ailleurs. Les limitations de vitesse ne sont pas toujours bien claires et il faut être attentif et se calquer sur les autres. Moyennant quoi, on n’a pas été embêté par la police…

On flirte sur plusieurs km avec la frontière avec l’Ouzbékistan (de l’autre côté de ce lac) On arrive en fin de journée vers Gülchö : toute cette portion de route entre Tash Komur et Gülchö est bien pénible. Enfin, la circulation se raréfie et les paysages nous enchantent à nouveau. A Kichi Karakol, nous trouvons un joli coin de bivouac (mais on entend la circulation sur la M41) Vendredi 20 juillet Il ne nous reste plus qu’à franchir le col de Taldiik(3615m) avant de basculer sur Sari-Tash. Quelques indices de chamanisme sur ce cimetière musulman. Dans ce coin du monde, les frontières et les cultures sont intriquées. Vers l’est à 80 km, la frontière chinoise. Vers le sud à 45 km, le col de Kizil Art (4280 m) à la frontière Tadjike. Nous allons vers l’ouest en direction du Pic Lénine (7134m) en descendant la majestueuse Alay valley où coule la Kizil Suu, dont je sais que nous devrons la traverser, ce qui me m’inquiète un peu vu son aspect.. A Sari-Mogol nous tournons vers le sud, et un joli pont nous rassure aussitôt ! Nous sommes à 3000 m et il y a plein de marmottes ! Nous suivons un moment la piste qui mène au camp de base du Pic Lénine puis prenons à gauche vers le Tulpar Lake, en rive droite de la rivière, où aucun permis n’est requis. Nous dépassons une ferme (ou de jeunes enfants tendent la main pour des bonbons, nous n’aurons cela nulle part ailleurs au K.) Nous dépassons le lac et les quelques yourtes touristiques qui le bordent pour piqueniquer un peu plus haut avant de partir randonner vers le haut de la vallée. A droite le Tulpar Lake, devant la voiture et dans la vallée une passerelle permettant d’accéder à pied au camp de base. Il y a de quoi accueillir des dizaines d’alpinistes, dans un certain confort. Le temps est mitigé et il nous faut un peu motiver les troupes pour aller jusqu’au bout du sentier. Bien nous en a pris, nous sommes en face de la moraine glaciaire, en surplomb de la confluence de 2 rivières colorées. On distingue un des 3 ou 4 camps intermédiaires pour aller au sommet (sans doute le camp 1) et plus haut on distingue une trace avec 2 petites silhouettes qui crapahutent. Restons plutôt du côté des fleurs ! On traine un peu espérant que le sommet se dégage, en vain… Demi-tour… Nous trouvons un beau coin de bivouac, près d’un ruisseau avec vue sur le Pic Lénine…sous les nuages. Belles lumières orageuses de fin de journée mais finalement à peine 3 gouttes. Samedi 21 Juillet Le soleil se lève vers 6h00 dans un ciel parfaitement pur… A l’extrême droite notre tente, on aperçoit la dizaine de yourtes touristiques du Tulpar Lake. J’ai repéré une autre belle vallée à l’est de celle où nous avons dormi. Une piste permet de la rejoindre. Il y a des marmottes partout (on ne se les signale même plus) et aussi un beau troupeau de yaks. Petit problème technique avec l’appareil photo qui a pris des libertés artistiques, pff… Très belle vallée qu’il faudrait explorer plus avant… Retour sur Sari Mogol ou de bon matin un groupe chante et danse… Pause déjeuner en redescendant du col Taldiik Ashuu, encore des yaks. Nous reprenons la M41 vers Gülchö (délicieux abricots vendus au seau pour 3 fois rien ! C’est étonnant d’avoir en même temps -certes pas au même endroit- des framboises et des abricots. Nous aurons même des pommes !) Puis à nouveau la route pénible vers Jalal-Abad avant de bifurquer vers Kazarman, à l’est. La piste est peu roulante…on trouve miraculeusement un coin plat avec ruisseau dans le début de la montée vers le col de Kok Art (3335m). Nous sommes visibles de la piste (certes peu fréquentée) mais ne seront pas dérangés. Les gens répondent à notre salut et continuent leur route tranquillement. C’est bien agréable ! Je ne sais pas dire si c’est de la timidité, de la politesse ? Dimanche 22 Juillet Nous reprenons la montée, sur une piste très poussiéreuse et abimée par le passage de camions lourdement chargés de fûts d’aspect peu engageant (je pense qu’ils vont à la mine d’or de Mak Mal au sud de Kazarman) Kazarman, si elle abrite quelques immeubles décrépits, n’est pas si moche que décrite dans le Bradt. Il y a de la verdure, de l’essence et plusieurs commerces dont un supermarché pas trop mal achalandé. Le fond de la vallée que nous suivons jusqu’à Kara-Bulung, baigné par la Narin, évoque une oasis. La région est très agricole et même si nous avons aperçu qq antiques moissonneuses batteuses, la moisson se fait souvent à la faux ! Nous quittons ensuite la vallée fertile en direction du col de Kara-Koo (2625m) Un peu avant celui-ci nous faisons une pause pique nique dans le lit d’une rivière cristalline, à l’ombre d’un cottonwood, au pied de falaises d’un ocre qui nous évoque à tous une fois de plus l’ouest américain. La diversité des paysages nous émerveille ! Il suffit de changer d’altitude, de vallée pour changer de tableau : vert, rouge, jaune ou noir, croupes ondulées, pics acérés, plateaux entaillés de canyons, rivières multicolores. Les villages ne sont pas vilains, toujours très arborés (je trouve que les peupliers sont vraiment l’Arbre de l’Asie Centrale), les maisons décrépies mais pas misérables. Et partout, sauf vraiment dans les endroits les plus reculés, des troupeaux et leurs bergers qui vivent en yourtes, du moins durant la saison estivale. En hiver, il fait très froid, jusqu’à moins 30°C ! On se demande où vont tous ces animaux durant l’hiver ? En tout cas, les réserves de foin sont abondantes, mais les troupeaux immenses ! La présence de ces yourtes implique un réseau de pistes très développé, et sauf quand elles sont détériorées par un passage intensif, elles sont généralement en bon état (rien à voir avec la Mongolie) Elles permettent d’accéder à des vallées perdues, uniquement fréquentées par le bétail et les bergers. Il faut passer au-dessus de 3000 voire 3500 m pour voir des marmottes et des yaks, c’est leur domaine. La population génère très peu d’ordures et nous avons du mal à trouver…des poubelles ! Alors nous profitons du lit de la rivière jonché de bois flotté pour en faire une petite flambée. Après le col, nous redescendons vers la Narin et sa verdure, toujours entourée de badlands. A Jangi Talap, nous jetons un œil à un ancien caravansérail restauré et faisons un bref aller-retour à Ak Tal pour un plein d’essence. Ensuite nous repartons vers le nord en direction du Lac Son Kul : la piste remonte doucement la jolie vallée de la Kurka puis s’élève brutalement vers les alpages. La grimpette est raide mais charmante, au milieu des sapins et des fleurs de montagne. L’arrivée au lac est grandiose : nous sommes à 3000 m, et les sommets qui nous entourent 4000m. Des milliers d’animaux paissent sur ses rives. Les yourtes sont nombreuses mais pas tant que je le craignais car l’endroit est un des « marronniers » de tout voyage au Kirghistan. Il reste de la place ! Après avoir installé le camp, les filles reprennent la voiture pour aller négocier une rando à cheval pour le lendemain. C’est OK pour 8h, 1000 Som (13 euro) pour 2 chevaux pendant 2h. Lundi 23 juillet Nous déposons les filles au camp de yourtes touristiques : leurs chevaux arrivent montés par les 2 bout d’choux d’une « vraie » yourte située un peu plus haut dans la montagne. Elles partent tranquillement vers les crêtes, tandis que nous prenons la voiture pour aller vers le côté est du lac. Nous découvrons d’étranges pierres alignées, avec une succession de cercles de gros cailloux dont le sens nous échappe. Si quelqu’un sait ? Le paysage ne change pas beaucoup mais c’est beau partout ! Nous récupérons les filles, un peu claquées par leur galop à 3000m ! Puis nous redescendons vers Ak-Tal, en faisant une petite pause pique nique au pied du col près de la Kurtka (très bon coin de bivouac !) On continue ensuite en direction de Baetov, où nous reprenons de l’eau à une sorte de fontaine (il s’agit plutôt d’un tuyau sortant du sol que l’on repère grâce aux gens qui viennent s’y désaltérer ou faire le plein de gros bidons, car il semble que toutes les maisons n’ont pas l’eau courante) Faire le plein d’eau n’est pas si simple que je l’aurais cru au Kirghistan, où les rivières sont certes nombreuses, mais souvent en aval de gros troupeaux, et/ou souvent très limoneuses car d’origine glaciaire. Dans tous les villages ou presque on trouve donc ces « tuyaux » qui délivrent une eau que nous avons supposée potable. Nous avons aussi parfois fait le plein (d’eau !) dans des stations services (parfois avec un infect goût de plastique en particulier à Kazarman) Nous avons systématiquement traité l’eau des ruisseaux (avec de l’Aquatabs) et nous n’avons pas été malades. Nous avons mangé profusion de fruits (abricots, pommes) et légumes (tomates, oignons, pommes de terre, concombre) et beaucoup d’œufs (comme en Mongolie, garder précieusement les boites des œufs achetés dans la capitale car ensuite, les œufs sont vendus « tous nus » ) ! Aucun problème non plus.

Après Baetov, nous replongeons dans l’ouest américain et c’est la découverte inattendue de ce vieux caravansérail qui nous ramène en Asie ! Plus loin nous dépassons une ferme qui semble abandonnée avant de commencer l’ascension du col de Börülü (3262 m). La piste est époustouflante, de bonne qualité et il n’y a personne ! On a une pensée émue pour tous ces cyclistes croisés sur l’abominable M41 au nord de Gülcho…. Après le col, quel contraste entre les doux vallons verdoyants et cette haute falaise grise dont le soleil révèle les moindres détails ! La piste redescend vers le hameau de Orto Sirt et la vallée de la Terek. J’ai repéré une piste qui continue de l’autre côté vers l’ouest que l’on distingue sur cette photo. Nous traversons la Terek et continuons vers l’ouest en grimpant dans les alpages. La piste est excellente, ne dessert pourtant que quelques yourtes éparses et une ferme plus haut dans la montagne, que nous dépassons pour finalement nous poser au bord d’un ruisseau, en fond de vallée, au pied de ce glacier. Comme souvent au K, les anciennes moraines sont végétalisées et ça donne un aspect tout-à-fait original au paysage. Nuit paisible à 3000 m, c’est l’altitude idéale pour dormir sans avoir trop chaud !

Mardi 24 Juillet En traversant la Terek hier, nous avons remarqué qu’elle s’écoule au nord du gué dans une jolie gorge que nous avons envie d’explorer. Nous la retraversons donc, la longeons sur sa rive droite presque jusqu’à l’entrée de la gorge et découvrons par hasard une source captée, ça tombe bien ! Nous nous y garons et continuons à pied, pas bien loin hélas car c’est trop accidenté. Bonne petite balade matinale rafraichissante cependant ! Nous reprenons la piste vers le sud, en rive gauche cette fois et nous rapprochons de cette fascinante falaise. On se régale ! Après l’avoir contournée par le col de Kulak(3390 m), nous trouvons une piste qui permet de se rapprocher de sa face sud-est, hélas vite interrompue par le lit effondré d’une rivière. Ce coin mériterait vraiment une exploration plus approfondie mais il est midi, il fait chaud et soif : petite pause piquenique et on envoie le drone à notre place ! Le soleil au zénith n’est pas l’idéal mais il nous semble distinguer plein de jolis tipis (un peu comme certaines formations rencontrées dans l’ouest US, certes moins colorées) Nous sommes inspectés par quelques vautours curieux qui profitent des ascendances. Recharge de la batterie de l’appareil photo directement sur la batterie car en route la prise allume cigare a déjà du boulot : smartphone qui nous sert de GPS, batteries du drone, de sa télécommande, gopro, routeur internet et tutti quanti ! Il nous nous reste ensuite qu’à redescendre vers la routeE125 qui mène en Chine via le Torugart Pass. Nous prenons à G vers le nord et la ville de At Bashi et, comme nous passons devant, nous prenons la piste qui mène au caravansérail de Tash Rabat (autre marronnier), entouré de diverses yourtes commerciales et petits commerces. Il nous a laissés assez indifférents. Après qq courses à At Bashi (il faut en moyenne faire 2 ou 3 boutiques pour trouver des fruits, du pain, des œufs, des légumes, du lai, des jus de fruit et du yaourt), nous prenons en rive gauche une piste qui longe vers l’aval la rivière at-Bashi vers le nord, au nord de la ville. Les badlands aperçu sur Google Earth m ‘avaient donné envie d’aller voir par là mais hélas, il est très difficile d’approcher de la rivière car les pistes secondaires sont souvent effondrées. Il existe une autre piste en rive droite, peut-être est-elle plus propice ? Bref ! demi-tour pour l’amont de la même rivière, plus à l’est où j’ai repéré (toujours sur les vues satellites) de jolies gorges. Nous longeons la rive nord de l’At Bashi et contournons par l’est le massif de At Bashi Kirka. Ensuite nous prenons une piste qui remonte la rivière en rive gauche dans une très jolie vallée parsemée de yourtes. Nous la remontons sur une trentaine de km, jusqu’à surplomber un pont qui permet de passer en rive droite puis de continuer vers l’est, sans doute à perpète (encore un coin à explorer !) Mais la portion de piste qui descend au pont n’inspire pas Fred et le temps est à l’orage alors nous préférons ne pas descendre au bord de la rivière et camper un peu plus haut. Le pont est juste en aval de la confluence entre les rivières At Bashi la rouge et Balikti la bleue. 3 orages et beaucoup de pluie durant la nuit ! La tente a tenu le choc, faut dire qu’elle a déjà fait ses preuves en Islande ! Mercredi 25 Juillet Petite balade matinale en remontant les gorges de la Balitki, puis nous reprenons la piste cette fois vers l’ouest. Quel peut bien être ce système de balancier près de cette yourte ? Après Bosogo, nous repassons en rive droite de l’At Bashi, traversons le village de Ak-Muz, puis son cimetière ( !) avant de continuer jusqu’à Naryn où nous refaisons qq courses. Bien malin qui pourra deviner ce qu’on vend là-dedans ! Nous allons maintenant rejoindre en 2 jours le lac Issik Kul en prenant la piste qui file de Narin vers Tosor (environ 200 km) Vallée très agricole sur les 20 premiers km, la moisson bat son plein ! Nous piqueniquons à la confluence entre Kichi Narin la bleue et Chong Narin la grise, près de ces yourtes inoccupées. Puis nous remontons des gorges, où nous rencontrons des russes équipés de kayaks (sur le toit !) en phase de reconnaissance de la rivière. Le débit est fort mais il y a très peu d’obstacles et ce sur des dizaines de km : avec un très bon niveau de kayak, ça doit être fantastique ! Un e fois franchies les gorges, nous sommes à 2500 m et le paysage, ouvert, grandiose et paisible à la fois s’élève en pente douce jusqu’à la source chaude de Jiluu Suu à 3000 m : cette portion de piste est splendide ! Rencontre avec des yaks… Et même avec un chameau ! On s’arrête pour le gratouiller car il a une bonne tête et les enfants qui jouaient un peu plus haut nous rejoignent. L’ainé ne se fait pas prier pour escalader la bestiole, tout fiérot ! Voilà où habitent les enfants. Ce sont les grandes vacances et il y a de la marmaille partout ! Nous arrivons aux sources chaudes en fin de journée et c’est un peu la foule ! Le bain n’est pas bien grand et ne peut accueillir que 4 personnes à la fois. On continuer la piste sur 1 ou 2 km pour se trouver un coin tranquille au bord de la rivière Üch Emchek, encore une fois au pied d’un glacier. Nuit paisible à 3000 m.

Jeudi 26 Juillet Nous refaisons le plein d’eau dans un torrent d’eau claire puis démarrons de cet endroit la rando vers le Techik Kol, un lac d’altitude situé au-dessus de la source chaude. On tâtonne un peu avant de trouver cette antique passerelle pour traverser le torrent. En contrebas, on aperçoit les « cyclistes courageux » qui quittent le camp, les cyclistes « fainéants » accompagnés d’un véhicule d’assistance qui roupillent encore (mea culpa, cycliste et fainéant c’est antinomique !) et les cavaliers russes (avec la Lada Verte) qui se lèvent tranquillement. La montée (en partie sur une ancienne piste ce qui gâche un peu le paysage) se fait tranquillement. Curiosité géologique : un lac se déverse dans un autre via un torrent au bon débit et voilà ! Pas d’issue visible à ce lac pour l’empêcher de déborder ! Voilà le lac et la passerelle de l’ancienne piste (en partie effondrée) est toujours présente. En redescendant nous croisons les cyclistes « fainéants » russes (à pied sauf un) et les cavaliers russes (à cheval) qui je pense vont continuer vers l’ouest par cette ancienne piste. Fred et les filles redescendent tout schuss tandis que je prends mon temps. Ils veulent se baigner avant que tout ce petit monde ne redescende. Finalement les filles devront patienter un peu le temps que des hommes musulmans et surtout tous nus finissent d’infuser. Fred se joint à eux mais l’eau à 43°C ne lui permet pas de tremper bien longtemps. Je m’abstiens, pas fan du béton, de la promiscuité et de l’eau brûlante. On a pu se laver tous les jours, puisque nous avons toujours campé au bord de l’eau, quitte à faire chauffer un peu d’eau sur le réchaud. Mes troupes bien ramollies par leur baignade, nous reprenons la piste vers le col de Tosor. A l’est de la source chaude, elle devient bien moins roulante car elle flirte avec le lit d’une rivière et traverse aussi plusieurs pierriers. Nous hésitons un peu lors d’un gué pas mal creusé par le courant et recevons l’aide bienvenue d’un kirghize qui habite la yourte juste au-dessus qui nous conseille un passage un peu en aval. Sympa ! Plus loin pas de gué difficile, l’eau est claire et il n’y a pas plus de 30 cm. Les vallées glaciaires perpendiculaires à la nôtre se succèdent, très austères avec ce temps. Un peu plus haut dans la vallée nous sommes intrigués par la présence de formes humanoïdes perchées sur des piquets, mi figures chamanoïdes mi épouvantails…. Il s’agit en fait d’une originale opération markéting orchestrée par cette petite famille kirghize pour capter l’attention des touristes, à la fois amusés et étonnés de croiser cette petite boutique volante dans ce coin perdu ! Ils ont bien mérité qu’on leur achète qq babioles ! La yourte fait aussi restaurant mais nous déclinons la proposition car on n’avance vraiment pas vite sur cette mauvaise piste ! Bien nous en a pris car les choses se corsent encore dans la montée vers le col. Nous dépassons qq cyclistes russes à l’agonie puis les copains plus fringants qui les attendent au col en se caillant. Il est situé à 3893 m au niveau d’un glacier. Il pleuviote, il y a du vent, on les plaint d’autant plus que le bivouac est impossible encore avant plusieurs km. Nous passons enfin sous les nuages et apercevons le lac Issyk Kul (162 X 80 km, 668 m de profondeur) et les montagnes sur sa rive nord. La descente, jolie, nous semble toutefois interminable (le lac est à 1600 m) après cette longue journée. J’ai repéré une presqu’île au nord-est de Tosor qui semble propice au bivouac : il s’agit en fait d’un « camping » sans aucun aménagement, il faut juste payer l‘équivalent de qq euro à la yourte située au début de la piste. Le coin semble connu puisque pour une fois nous ne sommes pas seuls mais l’endroit est assez grand pour que chacun garde sa tranquillité. Il y a qq cyclistes et des Russes et des Kazakhs venus pour pêcher et faire du windsurf. On se pose côté lagune avec la vue sur les montagnes de la rive sud. Bel orage de fin de journée qui passera à côté finalement.

Vendredi 27 juillet Nuit calme bien qu’un peu chaude. Nous sommes tout près du Fairy tale ou Skazka canyon, autre marronnier, dont je n’attends pas grand-chose et qui finalement est très plaisant. Il faut dire que nous y sommes à 8h et que nous y serons tranquille jusqu’à 9h passées. Ensuite les gens arrivent, par lots de 18 en Marchroutka… Le site est assez étendu finalement et nous n’avons pas pu tout explorer car la chaleur monte vite et la belle lumière ne dure pas. Donc venir très tôt ! On a payé (50 som-0,6 €/personne) en sortant. Comme il est tôt nous décidons d’aller chercher un peu de fraicheur en remontant la Vallée de Barskoon jusqu’au col de Ara bel d’où part une vallée désertique parsemée de petits lacs d’altitude. La piste est excellente, arrosée pour éviter la poussière, ça nous change d’hier. Nous dépassons un convoi d’une dizaine de gros camions citernes, siglés Kumtor. C’est la mine d’or gérée par des Canadiens beaucoup plus haut dans la montagne. Nous passons devant la cascade de Barskoon où la profusion de yourtes commerciales nous décourage. Une photo de loin suffira ! Plus haut nous sommes malheureusement obligés de faire demi-tour à une sorte de check point gardé par des hommes portant l’uniforme de la Kumtor. Niet, impossible d’aller plus loin. Pourquoi ? On redescend pour se poser au bord du lac, un peu à l’ouest de Skazka Valley. Nous allons y buller toute l’après-midi (et y prendre qq coups de soleil pour certaine !) C’est amusant de voir tous ces gros cumulus se former à la périphérie du lac sur les sommets des montagnes. En fin d’après-midi nous repartons vers l’ouest (la route goudronnée sur la rive sud du lac est très « ondulante », bien pire que pas mal de pistes) Il fait chaud, c’est vendredi, il y a du monde à la plage ! Petit arrêt à Bokonbaïevo, où ici comme ailleurs nous sommes étonnés de voir ces portraits (plein de personnages différents) accrochés aux réverbères ? Aucune idée de leur signification ? En approchant de Balitchky à l’extrémité est du lac, je me rends compte que la région est beaucoup plus urbanisée et qu’il va être difficile de trouver un coin de bivouac agréable. Pour 4800 som (60 €), nous prenons 2 jolies chambres à l’hôtel Azimut à l’entrée ouest de la ville. Ils acceptent de nous servir le petit-déjeuner dès 7h car nous allons demain faire une balade dans un canyon et vu la chaleur, je préfère démarrer tôt. Pour dîner, nous allons au Smack café et testons quelques plats « typiques » : intérêt plus documentaire que gustatif. Par contre la glace à la pistache est un délice !

Samedi 28 juillet Nous avons bien dormi, les filles ont eu trop chaud (pas de clim et trop de bruit pour ouvrir la fenêtre) A 8h nous commençons la rando dans le Konorchek Canyon (1/2h de route depuis Balitchky) Le début est assez moche et ingrat, puis la vallée se rétrécit et se transforme en canyon avec qq ressauts à escalader. Après 1h de marche on débouche sur une large vallée cernée de badlands. Un petit coup de drone pour cerner les coins les plus intéressants : à gauche toute (donc vers le sud) en remontant le wash. Pas mal de formations tarabiscotées ! De là-haut on aperçoit des collines colorées que nous essayons d’atteindre en remontant un autre canyon, longuet car très sinueux. Finalement nous renonçons peu avant le but car le ciel noircit et ça tonne au loin. Demi-tour sur un bon rythme donc. Arrivés à l’entrée du 1er canyon, nous croisons pas mal de monde (Japonais, Anglais) accompagnés de guides locaux, qui montent en dépit de l’orage. Il y a certes pas mal d’endroits où s’échapper du fond du canyon, mais ce n’est pas possible partout… Money is money… Au total, rando d’un assez mauvais rapport effort/intérêt. Sans doute exagérément promue du fait de sa proximité avec Bishkek et l’Issyk Kul. Dans le même genre, nous faisons sur la route vers Bishkek un détour par la Burana Tower, vantée dans tous les guides. Bof…Enorme parking, plein de marchroutka, seul Fred a eu le courage de descendre de la voiture ! On est vraiment des sauvageons. Nous retrouvons avec plaisir notre hôtel de Bishkek et sa clim (4800 som/ 60 € pour une grande chambre de 4 avec kitchenette et SDB et clim). Cette fois nous commandons à temps pour dîner sur place ! Nous faisons les bagages tandis que Fred va faire laver la voiture (intérieur / extérieur) Excellent dîner sur place, on se régale ! (pour environ 6 ou 7 euro/personne) Dimanche 29 juillet Nous quittons l’hôtel à 7h00. Ils nous ont préparé des breakfast box, très bons) Nous retrouvons Sergeï à 7h30 sur le parking de l’aéroport. Après une rapide inspection, il me rend ma caution (340 €) et la ristourne promise (120 €) Notre avion décolle à 10h30 et après une courte escale à Istanbul nous atterrissons à Bâle vers 17h00. On a ENCORE crevé de chaud avec Turkish Airlines…pfff… Et il fait 37°C en arrivant ! Conclusion : Superbe voyage ! Paysages fantastiques, population discrète et très accueillante ! On a adoré !

Budget pour 2 semaines à 4 Avion pour 4 : 1800 € Location de 4X4, inclus 300 km/j (on a fait 3000 km) : 1070-120 = 950 € 3 nuits d’hôtel à 4 : environ 180 € Sur place (bouffe, essence +/- 0,6 €/l) : 420 € Total : 3350 € soit 840 €/personne.
Randonnée en Écosse English translation pending
by LastDear · 2018-07-25 · 4 replies
Bonjour à tous et toutes,

Voilà, moi et mon petit ami partons le 4 août, pour 15 jours, direction l'Ecosse. Les paysages nous font rêver, et on est tous les deux branchés pays du nord.

Autant dire que l'on part à l'arrache. On a pas de sous (juste de quoi acheter le pass Interrail qui nous permet de faire 5 jours de train sur 15 jours de voyages), une tente, de quoi dormir, et voilà, quoi. Niveau équipement ça va être le strict minimum...Quelques médocs aussi pour les imprévus! C'est remboursé donc ça va, on devrait pas mourir d'une infection sur place, c'est déjà ça :D

Je me pose énormément de questions. Tout d'abord, pour deux randonneurs novices, est-ce bien raisonnable de viser 15 jours de promenade? Nous n'avons aucun matériel lié au climat, tout au + nous aurons un kway pour couper le vent et la pluie, et des chaussures de marche petit budget. Je n'ai aucune idée du climat en Ecosse mais pouvons-nous nous en sortir en partant un peu en mode clodos comme cela? Sachant que le but est bien évidemment de fouler la nature la plus vierge possible, et donc exit les restos, hostels et autres signes de civilisation (de toute façon nous n'avons pas les moyens).

J'ai lu ça et là que l'Ecosse pouvait être dangereuse (crues, nature du sol, les bêbêtes aussi...) mais y a-t-il de quoi vraiment passer un sale moment si l'on est pas expérimenté? Ou bien avec un minimum de zenitude on apprécie l'ambiance? :)

Pareil pour l'itinéraire, pouvons-nous nous contenter de suivre nos envies selon le GPS et notre humeur du jour? Bref, vous comprendrez qu'à tous les niveaux, je me sens très dubitative. Je n'ai pas non plus envie de jouer les rabat-joie, pour moi partir à l'aventure est un super moyen de revenir avec des souvenirs marrants et beaux pleins la tête, mais je crains un peu pour les aspects météo, santé (exemple j'ai une hernie qui me fait un mal de chien en bas du dos, mais je n'ai pas envie de priver mon copain de rando...Mais comment ça va se passer si je marche 15 jours?), je ne sais pas dans quelles conditions on va dormir, bref c'est la grande inconnue...j'ai pas envie que ça se transforme en cauchemar ou pire, qu'on soit obligés de renoncer au bout de 48h pour un détail idiot.

Ma demande est donc assez générale et floue, j'aurais besoin de vos points de vue, de vos ressentis quand vous lisez ce projet, et de vos conseils, si vous en aviez...N'ayant aucune expérience, je suis preneuse!

Merci beaucoup de m'avoir lue! Bonne soirée :)

Juanita
Pèlerinage de Shikoku (débutante en marche) English translation pending
by Roerich · 2018-05-28 · 32 replies
Bonjour à tous, Je compte partir pour Shikoku et faire le pélerinage entre Fin septembre-début octobre et Novembre 2018.

1) Pour ceux qui l'ont déjà réalisé, est ce que le pélerinage de Shikoku version 88 temples sans les temples supplémentaires est accessible pour une débutante en randonnée?

2) D'autre part, je commence à préparer mon voyage mais avez vous pris un billet open ou compter 60 jours est il raisonnable pour marcher à un rythme serein et ne pas courir?

3) Est ce que les abris pour pélèrin ou hébergements en temple gratuits sont réellement disponibles sur tout le trajet du pélerinage? Est ce ok pour une femme seule? Je suis entrain de lire le livre de Marie Edith Laval mais j'aimerais avoir votre avis sur les autres types d'hébergements.

Je dois dire que je n'ai pas un budget très important et je cherche un maximum d'hébergements gratuits ou peut être vaut il mieux prendre une tente? (mais j'ai peur de trop de me charger surtout en tant que débutante je ne voudrais pas avoir trop de poids sur le dos).

Merci pour tous les conseils que vous pourrez me donner. 😎 Alex
Un mois en Alaska pour mi-mai: direction Sud-Est puis road trip à partir d'Anchorage English translation pending
by Akhesaa · 2018-04-23 · 16 replies
Bonjour à tous !

Dans le cadre de notre tour du monde, nous (moi et mon amoureux) allons passer 1 mois en Alaska et c’est pour bientôt : du 15/05 au 16/06. Voici mon itinéraire prévisionnel ci-dessous, et si vous avez le temps de me donner votre avis ce serait top ! On aime beaucoup la rando et nous sommes bons marcheurs, on n’a pas peur de faire de la route. La 1ère partie du voyage dans le sud-est se fera surement en avion & ferry, puis en voiture de location à partir d’Anchorage (voiture normale je pense, pas 4x4) pour la 2e partie. Hébergements : on ne sait pas trop encore, le camping sous la pluie ça va un peu mais pas pour 1 mois, donc surement un mix de cabins, camping, hébergements en dur. Et comme on a envie de découvrir une Alaska un peu sauvage quand même (mais pour des aventuriers débutants), on s’est prévu quelques escapades dans la nature. Chaque excursion coûtant un bras, je n’ai finalement pas fait de filtre, j’ai mis tout ce qui me semblait bien et on verra bien ce qu’on fait sur place… quitte à rentrer en slip en France ! Mais si certaines ne valent pas le coût, l’info m’intéresse 😏

Voilà donc ce que ça donne (…et on fera ce qu’on peut selon la météo !) 😊 J1 : Arrivée à Anchorage à 4h35 du matin. On enchaine avec un avion pour Ketchikan (8h > 12h40, 239$). Visite de la ville, du port, découverte des totems. Nuit Ketchikan. J2 : Rando Deer Mountain (1/2j). Scenic flight aux Misty Fjords ? (239$ pour 1h30) J3 : Kayak à Orca Cove (Kayak & hike à 219$ de 10h à 15h15) J4 : Avion pour Wrangell (9h04 > 9h40 à 111$ car pas de ferry ce jour là). Petroglyph Beach ou tour sur la Stikine River (4h à 160$+7% ou 7h à 214$). Nuit Wrangell. J5 : Transfert à la Anan Bay Cabin (535$ le bateau A/R avec Breakaway adventures, argh), nuit sur place. J’ai envoyé un mail au parc pour savoir s’il y a des chances de voir des ours malgré la date ou pas du tout. En fonction, on peut faire un autre choix de cabin, n’importe où en Alaska. Auriez-vous des recommandations ? Il y en a des centaines, c’est compliqué… L’idée c’était de passer 1 ou 2 nuits loin de tout, avec des balades possibles à pied ou en barque si elle est fournie avec la cabin.

J6 : Retour à Wrangell pour prendre le ferry à 16h45 pour Juneau. Nuit ferry. J7 : Arrivée à Juneau à 4h15. Boat cruise pour Glacier Bay (200$, de 7h30 à 16h). Nuit Juneau. J8 : Ice hiking au Medenhall Glacier (209$ la journée). Nuit Juneau. J9 : Whale watching avec Harv & Marv (4h à 169$+5%). Visite ville. Nuit Juneau. J10 : Rando Mt Roberts (4h pour le sommet ?) puis tram pour descendre. Nuit Juneau. J11 : Avion Juneau-Skagway (l’aller retour m’a semblé moins cher qu’en ferry, ça me semble louche mais bon ! 228$ A/R par personne avec Alaska Seaplanes). Visite et préparation du trail du lendemain. J12-13-14 : Chilkoot Trail puis retour à Skagway en train. J15 : Transferts Skagway > Juneau > Anchorage en avion. Nuit Anchorage. J16 : Récupération d’une voiture de location, courses, route vers Whittier en faisant le Crow Pass Trail sur la route. Nuit Whittier. J17 : Portage Glacier. Route vers Seward (2h). Rando Mt Marathon ou visite ville. Nuit Seward. J18 : Lost Lake Trail. Nuit Seward. J19 : Exit Glacier. Nuit Seward. J20 : Harding Ice Field Trail. Nuit Seward. J21 : Boat cruise dans le Kenai Fjord NP. Nuit Seward. J22 : Route Seward > Denali NP (via quelque part pour faire les courses et Talkeetna pour tenter un scenic flight s’il fait beau ?). Nuit proche Denali. J23 -24 : Backcountry camping dans le Denali NP. J25 (08/06, date d’ouverture de la navette jusqu’au bout du parc !) : Navette dans le Denali. J26 +27 : Route vers Valdez via la Denali Highway. Nuit quelque part entre les 2. Quelques randos si possibles. J28 : Kayak Valdez glacier. Nuit Valdez. J29 : Boat cruise Columbia Glacier. Nuit Valdez. J30 : Route Valdez > Anchorage. + 2 jours bonus

Il me reste donc 2 jours à remplir (je ne m’inquiète pas trop pour trouver quoi faire, c’est plutôt faire un choix qui est difficile). Les options que je vois : - Option 1 : étendre certaines étapes, par exemple 1j de plus dans la navette du Denali ou à faire les randos à l’entrée du parc + 1j de plus en cabin. - Option 2 : aller jusqu’à Homer mais ça me semble faire beaucoup de route pour « pas grand-chose » en hors-saison des ours. - Option 3 : je me renseigne auprès de différentes compagnies pour faire un trip guidé en kayak de 4 à 7 jours selon les options. Dans ce cas, si ça peut se faire, il faudra même que je raccourcisse mon parcours (surement 1 journée de moins à Ketchikan, Juneau et Seward). C’est l’option que je préfère si c’est possible.

Un grand merci pour votre aide
Périple et péripéties d'un récidiviste dans l'Ouest américain English translation pending
by Deshawn · 2018-04-11 · 118 replies
Bonjour Voici le recit d'un voyage réalisé du 29 Mai au 17 Juin 2017 en solitaire à travers le Colorado l'Utah et une pointe d' Arizona . C'est un périple préparé et assumé laissant une place importante à la modification au grés du temps , des envies ou simplement malgré moi . Arrivé sans encombres à l'aeroport de Denver , je monte dans le bus en direction de mon loueur Hertz. On me propose une Kia Sorento .Je vais la voir mais de toute façon rien de mieux dans ma catégorie .Elle est presque neuve , d'un bleu profond et conviendra je l'espère à mes ambitions. Ni une mi deux je file sur l'Interstate 70 en direction du Sud Ouest. Je profite d' une pause pour acheter quelques victuailles au super marché , composé notamment de plusieurs Gallons d'eau et d'une cartouche de gaz pour mon réchaud. La fatigue et le sommeil me gagne mais je parviens quand même jusqu'au parking du VC du Colorado National Monument. Le siège coté passager fera l' affaire pour trouver les bras de Morphée. Un réveil bien matinal toute fois la forme est au rendez vous. Il faut dire que les vacances je les attend d'une année sur l'autre et lorsque je m'y trouve j'ai l 'impression que mes dents racle le sol tellement je veux en découdre . Le petit déjeuner se compose de café et de biscuits de France tout au long de mon séjour . Au programme ce matin , ce sont les arches du Rattlesnake Canyon qui me font de l' œil. C'est un membre du forum qui m'a donné l'envie de découvrir ce lieux.(Orionide) On accede a partir d'une piste dont les dernières centaines de mètres m'oblige à parquer mon véhicule sur le bas coté. Il n'est pas prudent de continuer, pour le retour la piste monte et la ce n'est plus la même histoire . Cette première mise en jambe ce fait en douceur, je découvre d'abord par le dessus les arches , puis en descendant l'une d'entre elle je peux cette fois les admirer vue d'en bas . Je rencontre seulement deux personnes à mon retour. Rainbow Arch est la seule dont je connais le mon mais l'heure de ma visite n'est pas idéale pour la photo. Deux passages sont particulièrement difficile à négocier pour mon carrosse. Les roues patines , la tension monte dans l' habitacle , mais ça finit par grimper. Je ne suis pas mécontent de retrouver le bitume et de profiter des différents point de vue du parc sans toute fois être vraiment conquis. En ce tout début d'après midi je rejoint le parc de Capitol Reef , pour une ballade improvisée. Je choisis Cassidy Arch . Le trail est sympa mais l'arche n'est pas des plus spectaculaire , je croise un couple de Français avec qui j 'echange quelques impressions . Pour la fin d'après midi je me dirige vers Cainville pour aller à Cathedral Valley. La piste est roulante et piègeuse à fois car à tout instant du bétail peut traverser. Arrivé dans la zone de Temple of the Moon , les superlatifs me manque pour décrire ces colosses .Ce n'est pas ma première venue en ces lieux , mais la magie opère plus que jamais . Cet endroit reflète mes souvenirs des western d'antan. Je déambule autour de ces monolithes et tout à coup deux Pronghorn surgisse de nulle part pour disparaître aussi vite . Une seule autre personne est présente , il s'agit d'un Américain .Il s'aprete à regagner la civilisation , il choisit de passer par la Harnet Road, avec le franchissement tout à la fin de la Fremont River. Quand a moi il est temps de profiter des dernières lueurs de la soirée pour casser la croute devant ce panorama enchanteur. Je dors une nouvelle fois dans mon carrosse sur place. Bilan Rattlesnake Cayon 12/20 Cassidy Arch 12/20 Cathedral Valley 20/20

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