Results for "Mouzon+|+127"
1909 results found.
Hôtel tout compris à Tanger English translation pending
salut je voudrai partir a Tanger cet été et je ne trouve pas de site internet qui propose ce voyage quand on cherche le Maroc on trouve plutot marrakech 😠 et moi ce que je voudrai c'est plutot Tanger😉 et et les voyages tout compris c'est toujours marrakech 🤪
quelle est la solution faire a part les billets davions et puis l'hotel je suis jamais partie aussi loin et je prefere les tout compris c'est plus sur!
ta pas un lien internet, une astuce? merci!
quelle est la solution faire a part les billets davions et puis l'hotel je suis jamais partie aussi loin et je prefere les tout compris c'est plus sur!
ta pas un lien internet, une astuce? merci!
Du Ramadan à l'Aïd English translation pending
A Kaou : Merci de m'avoir ouvert les portes de ton pays.
Rue de la medersa El-Slimania, 13h Le monde tourne au ralenti. Les rythmes sont plus lents, les démarches plus faibles. Des hommes se reposent sur les bancs. Il fait chaud, la soif devient intense.
Le ramadan c'est une autre vie, alternance de jour et de nuit, d'excitation et de calme, de partage et de maîtrise de soi. L'heure de la journée dicte le niveau d'ambiance dans les rues, tantôt bruyantes et agitées, tantôt d'un vide trop calme et trop soudain. Pendant le ramadan, le marché est moins matinal. 8h, 9h voire 10h pour trouver le choix et la variété dans les légumes et les fruits, bananes, pommes, raisins, dattes, grenades, lady fingers version tunisienne, tomates, salades. Jaune, rouge, vert. Le soleil de la terre. Fromages frais, épices, pâtes en carré pour la chorba. La viande et le poisson. Têtes peu souriantes accrochées à la porte, thons immenses dans lit de glace. Le marché se rempli, tranquillement, population variée, hommes et femmes. Des enfants vendent des sacs plastiques, ici un vieil homme poussant un chariot hors d'age, là une dame à peine plus âgée, foulard sur la tête, accroupie sur un tabouret, proposant haricots blancs marinés ou pois chiches.
Parenthèse : Dix minutes que j'écris, à coté d'un vieil homme qui m'a fait un peu de place. Pas un mot d'échangé, juste une poignée de main et un magnifique sourire, chéchia rouge sur la tête, regard grave. Une autre poignée de main, très chaleureuse et un au revoir. A t'on besoin de dire plus? Fin de parenthèse
Midi-15h. Heures chaudes, heures de la sieste, heures où quelques magasins seulement sont ouverts. Les hommes sur des chaises à l'ombre dans la médina. Echanger les nouvelles, regarder passer le temps. Puis timidement, lentement, la ville se réveille. Les taxis sont plus nombreux, les hommes ressortent, le marché ferme, mais commencent à s'étaler jouets en plastique, chaussettes et slips, éponges et pinces à linge, tee-shirts et jeans de contrefaçon, et autres objets hétéroclites. Mais surtout, ici et là, sur le porte bagage d'un vélo plein de poussières, ou emmitouflés dans des sacs de voyage, des pains ronds, des baguettes au goût de brioche, des pains blancs ou jaunes, diverses tailles, divers prix. La boulangerie est prise d'assaut, tout comme la crèmerie et les pâtisseries. Des hommes le plus souvent, la femme est à la maison, à préparer la chorba et les bricks. La foule se fait plus dense, les véhicules se frayent un difficile passage, un homme cherche désespérément à vendre un robot moulinex... Sur la place de la mosquée à Ariana, au milieu des drapeaux rouges de l'étoile et du croissant, Ben Ali contemple l'effervescence.
De la mosquée, la récitation mélodique du Coran commence. Signal tant attendu, la foule se disperse, les cartons sont remballés, les grilles de fer baissées à la hâte. En dix minutes les rues se vident, plus une ombre, plus une voiture, plus un bruit. Ville fantôme, silence de mort. Autour de la mosquée, quelques hommes, assis sur des marches ou sur les chaises du restaurant attendent le moment, l'instant de la rupture du jeûne, la fin du carême. Une gorgée d'eau, une bouchée de pain et vite, très vite, la première cigarette, suivie d'une autre puis encore d'une autre. Au restaurant des bols de chorba et des miches de pain sont apparues comme par miracle. Après la prière une longue file d'hommes et d'enfants s'étire de la mosquée. Chacun se réfugie chez soi pour manger en famille. Difficile de réaliser le contraste, seulement 30 minutes pour passer d'une frénésie du dernier achat à un silence désert.
Après le repas, la vie peut réellement commencer, une vague migre vers le centre ville, vers Tunis, pour continuer les emplettes jusqu'au milieu de la nuit, savourer le café et la chicha entre hommes au pied de la mosquée de l'Olivier (Ez Zitouna), profiter de la fraîcheur du soir sur l'avenue Habib Bourguiba. Il faut bien passer le temps jusqu'au prochain repas...
Minuit-1h du matin. Le métro est bondé, mais toujours il y a de la place. A Ariana, les gens se dispersent dans la nuit. Demain est un autre jour de jeûne, la nuit doit permettre de reprendre des forces.
Marché d'Halfaouine, 15h
La fièvre de l'après midi, l'animation autour de tous les étals. Nourriture bien sur, pour le festin du soir. Les dattes sur branche à 2.500 Dt ou celles plus sèches à 900 ou 1.500 Dt. Les olives sauce piquante ou dénoyautées. Les guirlandes de piments rouges séchés au soleil. Les farines, les lentilles, les haricots. Citrouilles, menthe, concombres. Il est ardu de se frayer un passage, entre la dame couverte de blanc qui compte ses pièces et le jeune qui veut vendre ses sacs. Derrière les oranges, des pantalons et vestes d'occasions traînent en vrac. Les hommes fouillent, comparent, estiment la taille. Le pantalon descend jusqu'en bas, la main jusqu'au coude rentre à la taille. Acheté pour 2.000 Dt. Au pied de la mosquée, deux jeunes étalent des tapis pour encore plus de choix de fripes. A coté, deux montres, des vêtements d'enfant, des chaussures. Non loin, salades, peluches, radis dans un concours de rose pâle au rouge. La place continue à se remplir au fur et a mesure que descend le soleil. "Encore deux heures!" dit mon voisin. Téléphones en plastique, sachets de Tang, ballons de baudruche écrits en chinois, figues de barbarie, makroud... L'eau monte à la bouche. Mais "encore deux heures" ! Un mari regarde les culottes blanches à coté de sa femme enceinte. Est-ce pour le bébé ou la mère? Ce spectacle est-il identique tous les jours de l'année ou spécifique à ce mois si particulier?
L'occasion pour tout le monde de faire des affaires, enrichir son compte en banque en vidant sa garde robe, ou remplir les placards sans trop dégarnir la bourse.
Sur cette place, comme dans d'autres endroits de la médina, je me sens dans un village, loin de la capitale, des taxis jaunes, des bus aux horaires imprévisibles, des levi's store de contrefaçon. Ici respire la Tunisie, sous la musique d'un haut parleur, entre fringues défraîchies et légumes de première fraîcheur.
Place de Barcelone, terminus du métro, 17h
Certaines échoppes des souks ont déjà fermé la boutique vers 16h mais les plus patients sont maintenant en train de plier bagages. La rupture du jeûne est prévue pour 17h35, tout le monde se presse donc pour rentrer chez soi. Au métro, acheter le billet en vitesse, avoir de la chance si le bon métro se présente. Le conducteur sympa ouvrira les portes une fois, deux fois, trois fois pour les retardataires. Celui moins sympa de la ligne 2 garde les siennes bien closes, bien qu'il soit bloqué par un bus, et malgré les supplications des malchanceux. Un dernier métro part, puis ceux qui sont restés à quai, résignés, quittent les lieux. Le service est fini jusqu'à 18h30, il faut trouver une solution de rechange pour rejoindre la tablée familiale. Les bus à coté se vident, pourtant ce ne sont pas les passagers qui manquent. Mais les chauffeurs comme les autres ont droit à ce repas tant attendu.
Dans les rues, les piétons se font rares, les voitures absentes. Quelques taxis solitaires acceptent à contre coeur les privés de transport. Avenue Habib Bourguiba, les cafetiers sortent les chaises. Puis résonnent les paroles du muezzin, moment de délivrance..
Dans quelques heures, ce vide ne sera qu'un lointain souvenir, les rues seront de nouveau encombrées, les terrasses pleines, les jeunes bras dessus dessous au milieu des arbres ou au pied de la fontaine du 7 novembre.
En attendant, la patience au terminus du métro, l'occasion pour les gens de griller des cigarettes... Il n'est que 18h et pourtant j'ai l'impression qu'il est très tard.
Notes : D'après Wissem, cette ambiance de fête le soir après la rupture du jeûne ne se trouve pas lors des deux premières semaines du mois de ramadan. A 22H, plus un métro, plus un bus, la ville est calme. Par contre, la deuxième quinzaine est celle de la célébration et de l'euphorie. Un mois, deux fois 15 jours, deux atmosphères.
Rue de la medersa El-Slimania, 13h Le monde tourne au ralenti. Les rythmes sont plus lents, les démarches plus faibles. Des hommes se reposent sur les bancs. Il fait chaud, la soif devient intense.
Le ramadan c'est une autre vie, alternance de jour et de nuit, d'excitation et de calme, de partage et de maîtrise de soi. L'heure de la journée dicte le niveau d'ambiance dans les rues, tantôt bruyantes et agitées, tantôt d'un vide trop calme et trop soudain. Pendant le ramadan, le marché est moins matinal. 8h, 9h voire 10h pour trouver le choix et la variété dans les légumes et les fruits, bananes, pommes, raisins, dattes, grenades, lady fingers version tunisienne, tomates, salades. Jaune, rouge, vert. Le soleil de la terre. Fromages frais, épices, pâtes en carré pour la chorba. La viande et le poisson. Têtes peu souriantes accrochées à la porte, thons immenses dans lit de glace. Le marché se rempli, tranquillement, population variée, hommes et femmes. Des enfants vendent des sacs plastiques, ici un vieil homme poussant un chariot hors d'age, là une dame à peine plus âgée, foulard sur la tête, accroupie sur un tabouret, proposant haricots blancs marinés ou pois chiches.
Parenthèse : Dix minutes que j'écris, à coté d'un vieil homme qui m'a fait un peu de place. Pas un mot d'échangé, juste une poignée de main et un magnifique sourire, chéchia rouge sur la tête, regard grave. Une autre poignée de main, très chaleureuse et un au revoir. A t'on besoin de dire plus? Fin de parenthèse
Midi-15h. Heures chaudes, heures de la sieste, heures où quelques magasins seulement sont ouverts. Les hommes sur des chaises à l'ombre dans la médina. Echanger les nouvelles, regarder passer le temps. Puis timidement, lentement, la ville se réveille. Les taxis sont plus nombreux, les hommes ressortent, le marché ferme, mais commencent à s'étaler jouets en plastique, chaussettes et slips, éponges et pinces à linge, tee-shirts et jeans de contrefaçon, et autres objets hétéroclites. Mais surtout, ici et là, sur le porte bagage d'un vélo plein de poussières, ou emmitouflés dans des sacs de voyage, des pains ronds, des baguettes au goût de brioche, des pains blancs ou jaunes, diverses tailles, divers prix. La boulangerie est prise d'assaut, tout comme la crèmerie et les pâtisseries. Des hommes le plus souvent, la femme est à la maison, à préparer la chorba et les bricks. La foule se fait plus dense, les véhicules se frayent un difficile passage, un homme cherche désespérément à vendre un robot moulinex... Sur la place de la mosquée à Ariana, au milieu des drapeaux rouges de l'étoile et du croissant, Ben Ali contemple l'effervescence.
De la mosquée, la récitation mélodique du Coran commence. Signal tant attendu, la foule se disperse, les cartons sont remballés, les grilles de fer baissées à la hâte. En dix minutes les rues se vident, plus une ombre, plus une voiture, plus un bruit. Ville fantôme, silence de mort. Autour de la mosquée, quelques hommes, assis sur des marches ou sur les chaises du restaurant attendent le moment, l'instant de la rupture du jeûne, la fin du carême. Une gorgée d'eau, une bouchée de pain et vite, très vite, la première cigarette, suivie d'une autre puis encore d'une autre. Au restaurant des bols de chorba et des miches de pain sont apparues comme par miracle. Après la prière une longue file d'hommes et d'enfants s'étire de la mosquée. Chacun se réfugie chez soi pour manger en famille. Difficile de réaliser le contraste, seulement 30 minutes pour passer d'une frénésie du dernier achat à un silence désert.
Après le repas, la vie peut réellement commencer, une vague migre vers le centre ville, vers Tunis, pour continuer les emplettes jusqu'au milieu de la nuit, savourer le café et la chicha entre hommes au pied de la mosquée de l'Olivier (Ez Zitouna), profiter de la fraîcheur du soir sur l'avenue Habib Bourguiba. Il faut bien passer le temps jusqu'au prochain repas...
Minuit-1h du matin. Le métro est bondé, mais toujours il y a de la place. A Ariana, les gens se dispersent dans la nuit. Demain est un autre jour de jeûne, la nuit doit permettre de reprendre des forces.
Marché d'Halfaouine, 15h
La fièvre de l'après midi, l'animation autour de tous les étals. Nourriture bien sur, pour le festin du soir. Les dattes sur branche à 2.500 Dt ou celles plus sèches à 900 ou 1.500 Dt. Les olives sauce piquante ou dénoyautées. Les guirlandes de piments rouges séchés au soleil. Les farines, les lentilles, les haricots. Citrouilles, menthe, concombres. Il est ardu de se frayer un passage, entre la dame couverte de blanc qui compte ses pièces et le jeune qui veut vendre ses sacs. Derrière les oranges, des pantalons et vestes d'occasions traînent en vrac. Les hommes fouillent, comparent, estiment la taille. Le pantalon descend jusqu'en bas, la main jusqu'au coude rentre à la taille. Acheté pour 2.000 Dt. Au pied de la mosquée, deux jeunes étalent des tapis pour encore plus de choix de fripes. A coté, deux montres, des vêtements d'enfant, des chaussures. Non loin, salades, peluches, radis dans un concours de rose pâle au rouge. La place continue à se remplir au fur et a mesure que descend le soleil. "Encore deux heures!" dit mon voisin. Téléphones en plastique, sachets de Tang, ballons de baudruche écrits en chinois, figues de barbarie, makroud... L'eau monte à la bouche. Mais "encore deux heures" ! Un mari regarde les culottes blanches à coté de sa femme enceinte. Est-ce pour le bébé ou la mère? Ce spectacle est-il identique tous les jours de l'année ou spécifique à ce mois si particulier?
L'occasion pour tout le monde de faire des affaires, enrichir son compte en banque en vidant sa garde robe, ou remplir les placards sans trop dégarnir la bourse.
Sur cette place, comme dans d'autres endroits de la médina, je me sens dans un village, loin de la capitale, des taxis jaunes, des bus aux horaires imprévisibles, des levi's store de contrefaçon. Ici respire la Tunisie, sous la musique d'un haut parleur, entre fringues défraîchies et légumes de première fraîcheur.
Place de Barcelone, terminus du métro, 17h
Certaines échoppes des souks ont déjà fermé la boutique vers 16h mais les plus patients sont maintenant en train de plier bagages. La rupture du jeûne est prévue pour 17h35, tout le monde se presse donc pour rentrer chez soi. Au métro, acheter le billet en vitesse, avoir de la chance si le bon métro se présente. Le conducteur sympa ouvrira les portes une fois, deux fois, trois fois pour les retardataires. Celui moins sympa de la ligne 2 garde les siennes bien closes, bien qu'il soit bloqué par un bus, et malgré les supplications des malchanceux. Un dernier métro part, puis ceux qui sont restés à quai, résignés, quittent les lieux. Le service est fini jusqu'à 18h30, il faut trouver une solution de rechange pour rejoindre la tablée familiale. Les bus à coté se vident, pourtant ce ne sont pas les passagers qui manquent. Mais les chauffeurs comme les autres ont droit à ce repas tant attendu.
Dans les rues, les piétons se font rares, les voitures absentes. Quelques taxis solitaires acceptent à contre coeur les privés de transport. Avenue Habib Bourguiba, les cafetiers sortent les chaises. Puis résonnent les paroles du muezzin, moment de délivrance..
Dans quelques heures, ce vide ne sera qu'un lointain souvenir, les rues seront de nouveau encombrées, les terrasses pleines, les jeunes bras dessus dessous au milieu des arbres ou au pied de la fontaine du 7 novembre.
En attendant, la patience au terminus du métro, l'occasion pour les gens de griller des cigarettes... Il n'est que 18h et pourtant j'ai l'impression qu'il est très tard.
Notes : D'après Wissem, cette ambiance de fête le soir après la rupture du jeûne ne se trouve pas lors des deux premières semaines du mois de ramadan. A 22H, plus un métro, plus un bus, la ville est calme. Par contre, la deuxième quinzaine est celle de la célébration et de l'euphorie. Un mois, deux fois 15 jours, deux atmosphères.
L'Ouest des États-Unis en mai 2006 English translation pending
Bonjour je suis nouveau sur le forum je vous remercie de m'y accueillir
je prépare un voyage aux États-Unis avec mon épouse du premier au 31 mai 2006 et j'ai déjà les billets Nice New York AR (460 EUR x 2)
je combine le reste en ce moment: Las Vegas, grand canyon, Brice, Zion, Death valley, Sequoia, San Francisco vers le 12, avion pour Seattle le 14, nouvelle voiture de loc, mount Rainier, Cascades, Glacier, Yellowstone, Téton, Salt Lake City le 28 ou le 29/05, deux jours à New York et retour.
Première question : arrivée à JFK à 13h40, départ 17 h pour Las Vegas, est ce suffisant pour les formalités d'arrivee et la récup des bagages?
Deuxième question: y a-t-il un intérêt à louer un 4x4 pour la deuxième partie du voyage Washington Indiana Oregon, Wyoming ?
J'ai déjà pas mal lu sur votre forum, et toutes vos suggestions et vos remarques seront les bienvenues.
Où acheter un vélo de cyclo-tourisme dans la région parisienne? English translation pending
Bonsoir,
Je fais un peu de cyclo-tourisme (1 voyage d'une semaine chaque année - 120 km/jour). Jusqu'à maintenant, je pratiquais ce sport avec un vélo de course "aménagé", ce qui présente quelques inconvénients. Je voudrais acquérir un "vrai" vélo de randonnée, avec approximativement les caractéristiques suivantes :
Cadre en acier, tubes de 0, 7 mm - Pédalier avec cale-pieds traditionnels - Roues de 700 - Rayons et gentes en acier - Pneus de 28 mm anti-crevaison - Guidon recourbé de type course - Selle en cuir étroite - Leviers de changement de vitesse incorporés aux poignées de frein - Triple-plateau - Cassette de 10 vitesses (13, 14, 15, 16, 17, 19, 21, 23, 26, 29) - Freins avec câbles à boule non arrachables - Garde-boue en aluminium - Porte-bagage arrière et porte-bagage avant en acier - Sacoches arrière et sacoche de guidon - Catadioptre - Compteur de vitesse - Poids total ne dépassant pas 14 kg - Le tout avec des composants de qualité, dont on peut trouver facilement les pièces détachées
Mon budget pour cette acquisition pourrait aller jusqu'à 2000 €, voire 3000 € si nécessaire.
J'ai du mal à trouver des commerçants offrant ce type de vélo. J'ai déjà rendu visite à Rando-Cycles et j'ai lu un certain nombre de choses à leur sujet dans ce forum. J'ai vu aussi la Société Alex Singer. Elle m'a fait bonne impression, mais leurs prix sont deux fois plus élevés que mon budget. Connaîtriez-vous d'autres adresses que je pourrais voir dans la région parisienne ?
Merci de vos conseils.
Patrick
Je fais un peu de cyclo-tourisme (1 voyage d'une semaine chaque année - 120 km/jour). Jusqu'à maintenant, je pratiquais ce sport avec un vélo de course "aménagé", ce qui présente quelques inconvénients. Je voudrais acquérir un "vrai" vélo de randonnée, avec approximativement les caractéristiques suivantes :
Cadre en acier, tubes de 0, 7 mm - Pédalier avec cale-pieds traditionnels - Roues de 700 - Rayons et gentes en acier - Pneus de 28 mm anti-crevaison - Guidon recourbé de type course - Selle en cuir étroite - Leviers de changement de vitesse incorporés aux poignées de frein - Triple-plateau - Cassette de 10 vitesses (13, 14, 15, 16, 17, 19, 21, 23, 26, 29) - Freins avec câbles à boule non arrachables - Garde-boue en aluminium - Porte-bagage arrière et porte-bagage avant en acier - Sacoches arrière et sacoche de guidon - Catadioptre - Compteur de vitesse - Poids total ne dépassant pas 14 kg - Le tout avec des composants de qualité, dont on peut trouver facilement les pièces détachées
Mon budget pour cette acquisition pourrait aller jusqu'à 2000 €, voire 3000 € si nécessaire.
J'ai du mal à trouver des commerçants offrant ce type de vélo. J'ai déjà rendu visite à Rando-Cycles et j'ai lu un certain nombre de choses à leur sujet dans ce forum. J'ai vu aussi la Société Alex Singer. Elle m'a fait bonne impression, mais leurs prix sont deux fois plus élevés que mon budget. Connaîtriez-vous d'autres adresses que je pourrais voir dans la région parisienne ?
Merci de vos conseils.
Patrick
Apprendre le wolof English translation pending
Bonjour,
Je vais au senegal chaque année depuis maintenant 3 ans, mais je ne trouve limitant que de pouvoir communiquer qu'en français, comment apprendre le wolof entre deux voyages?
Vivre en roulotte English translation pending
salut a tous !je vis dans mon camion amenagé(renault masterrallongé 2fois)mais je n'ai que2place assise et je viens de me fiancé a1jeune maman, le gaminou a3mois, donc faut que je change de vehicule-maison.on est tous les trois interessé par la vie en roulotte.Question:quel moteur faut pour tracter, quel permis, ou trouver1roulotte en regles niveau papier, ...j'ai pleine d'autre question mais j'en pose pas trop a la fois...
Un hiver 2005-2006 glacial! English translation pending
Bonjour à tous, je suis peut-être un peu hors sujet, mais je me dois de faire partager cette info, j'ai lu le journal "Le matin"(journal suisse) et ils disent que l'hiver 2005-2006 sera exceptionellement
froid, voir plus foid que jusqu'en 1950!!!!!!!!!!!!
Donc je vais éviter le Canada cet hiver😕😕
Donc je vais éviter le Canada cet hiver😕😕
Sapa au nord ouest du Vietnam fin janvier English translation pending
😉 Quels sont sont les personnes qui sont allées à Sapa fin janvier ??
merci
merci
Quel héritage pour nos enfants! English translation pending
quand l'air ne sera plus respirable,
quand l'eau ne sera plus buvable,
quand la terre ne sera plus cultivable,
l'homme se rendra compte un peu tard que l'argent n'est pas consommable.
quelqu'un a dit dans ce forum que nous n'héritons pas la terre de nos parents mais que nous l'empruntons à nos enfants. Alors, dites moi, dans cette mondialisation économique à la recherche perpétuelle de profits ou l'on négocie même les droits à polluer, combien de temps allons nous encore pouvoir parcourir la planète à la recherche de l'insolite, de paysages merveilleux, de gens différents de nous pour enrichir nos connaissances? Les catastrophes "naturelles" récentes nous démontrent qu'il faut réagir ne croyez vous pas?
l'homme se rendra compte un peu tard que l'argent n'est pas consommable.
quelqu'un a dit dans ce forum que nous n'héritons pas la terre de nos parents mais que nous l'empruntons à nos enfants. Alors, dites moi, dans cette mondialisation économique à la recherche perpétuelle de profits ou l'on négocie même les droits à polluer, combien de temps allons nous encore pouvoir parcourir la planète à la recherche de l'insolite, de paysages merveilleux, de gens différents de nous pour enrichir nos connaissances? Les catastrophes "naturelles" récentes nous démontrent qu'il faut réagir ne croyez vous pas?
Entrer au Tibet depuis la Chine (route depuis le Yunnan) English translation pending
recapitulatif, mise a jour, infos fraiches et exemples d'experiences, complement des posts de Ek et Naps :
le bus depuis Golmud, c'est facile et peu cher, le prix de 1600 yuans peut tomber a 450 en marchandant au black avec le chauffeur, voir le post de Ek a ce sujet. Je precise quand meme que suivant la periode, ca peut changer drastiquement : autour du 1er septembre, 40eme anniversaire de la creation du TAR, il y avait pas moins de 5 chekpoints avec tout le monde descend et on fouille les soutes, meme a 2h du matin, mais les chauffeurs de bus savent ce qu'il en est au quotidien.
depuis Chengdu, c'est un package avion autour de 2050 yuans, a eviter
depuis Zhongdian, alias Shangri-la, deux vols par semaine a 2550 yuans, a eviter aussi
en stop sur la route Deqin-Markham-Pome-Bayi-Lhasa : de tres bonne infos sur " www.geocities.com/graydonandjoanne/yunnan-tibet.html " un site de cyclistes, avec des details km par km et des recits de bikers des 5 dernieres annees, document essentiel avant de se lancer sur la route, mais site internet censure depuis la Chine, allez savoir pourquoi, donc a se faire mailer et a imprimer avant depart depuis Deqin, c'est environ 1600km. Les chauffeurs de camion ne prennent plus les gens en pouce, il faut compter sur les bus locaux, le traffic local et les jeeps de touristes chinois. C'est rapide et pas cher, car le stop est souvent gratos. Exemple, j'ai paye au total 250 yuans pour 1050km de Zuogang a Lhasa, trajet effectue en 3 jours et demi. Autre exemple, des potes ont banque 500 yuans de Deqin a Lhasa pour 1600km, trajet effectue en 6 jours, plus lent car ils etaient 2. Les coucis en route : 2 checkpoints a Yangling, ville a traverser de nuit, idem a Markham, sauf si vous arrangez des lifts qui contournent la ville de Markham et alors de jour c'est OK. Enfin, les villes de Nyingtri et Bayi, voisines et reputees dangereuses pour les illegaux, a traverser de nuit aussi, ou si un vehicule est d'accord pour vous conduire a la sortie de la ville pour un petit pecule, c'est OK de jour. En gros, le stop coute entre rien et 1 yuan pour 3km, sauf les rapaces qui demandent plus, mais il faut refuser. Pour les bus, le tarif varie de 1 yuanb pour 3km a 1 yuan pour 5km, le tout est de payer le prix local. Exemple : Giamda-Lhasa a 50 yuans et non 80 pour les laowai (etrangers), il faut batailler mais ca passe. Dites que vous paierez en arrivant a lhasa, gagnez du temps et en route refusez de banquer le prix de gros. Bayi-Giamda a 20 yuans. La route est belle, variee, et c'est un combat noble, une lutte honorable, et une joie immense en arrivant a Lhasa par soi-meme. Vous voyez le Thibet par vous-meme sans simplement regarder ce qu'on veut bien vous montrer...
Une autre possiblite, ce que j'ai fait : de Deqin, commencer le trek de la grande Kora autour de la montagne sacree du Kawa Karpo. Circuit a cheval sur le Yunnan et le TAR, mais ne necessitant pas de permis, d'apres info a zhongdian. L'idee, c'est que ca permet de rejoindre la route principale, southern Sichuan-Tibet Highway apres les villes a checkpoints de Markham et Yangling. De plus, c'est un trek fabuleux, et pour la petite histoire, c'est la route qu'a empruntee Alexandra David-Neel dans son Voyage d'une parisienne a Lhasa. Il es possible de se procurer une carte approximative du trek sur le net en faisant une recherche, ou a Deqin pour 5 yuans au Trekkers Hotel. Le chemin passe par des cols a 4000m et plus, longe des vallees, voisine avec les grands fleuves du Mekong et de la Salween. Villages tibetains en route, pasteurs dans la montagne, caravanes de mules pour les communications. Hors du temps. Fantastique !! Beaucoup de pelerins font la sainte Kora et c'est un bonheur que de voyager avec eux, vie quotidienne authentique, beaucoup de souvenirs... Le parcours en quelques mots : plein sud de Deqin a Yangtsa ou on traverse le Mekong, puis bled de Yongji et col de Dokar-La a 4600m, redescente dans des vallees vertes et boisees, nouveau col et redescente sur Aben, petit village avec bouffe basique. Longe la vallee vers la Salween river, temple de Lalhang-Ra et bouffe basique, piste vers le nord pour rejoindre Tsawarong, petite ville avec guesthouses et restos. Nouveau col et redescente vers Gebu village. A ce moment la, soit vous terminez la Kora et repartez sur le Yunnan, soit vous continuez plein nord vers Bitu, bled avec guesthouse et resto, puis Dayu puis Zuogang, sur la southern Sichuan-Tibet Highway. Timing : 8 jours de Deqin a Bitu. Puis 3 jours de marche-stop pour rejoindre Zuogang, car la route etait coupee par les eboulements. En temps normal, il y a des vehicules tous les 2-3 jours de Bitu a Zuogang pour 100 yuans, ou Dayu-Zuogang pour 30 a 50 yuans, en camion. Ca prends du temps, mais c'est le meilleur moyen de se perdre dans le Thibet non sinise. Si jamais vous croisez du PSB sur la route, peu probable, il suffit de dire que vous faites la kora et retournez au Yunnan apres. De Zuogang il reste 1050km jusqu'a Lhasa
plus d'info sur la route ou sur la kora par mess prive, mais soyez patient, je suis en baroude...
en esperant que ca serve a des gens !
tom
le bus depuis Golmud, c'est facile et peu cher, le prix de 1600 yuans peut tomber a 450 en marchandant au black avec le chauffeur, voir le post de Ek a ce sujet. Je precise quand meme que suivant la periode, ca peut changer drastiquement : autour du 1er septembre, 40eme anniversaire de la creation du TAR, il y avait pas moins de 5 chekpoints avec tout le monde descend et on fouille les soutes, meme a 2h du matin, mais les chauffeurs de bus savent ce qu'il en est au quotidien.
depuis Chengdu, c'est un package avion autour de 2050 yuans, a eviter
depuis Zhongdian, alias Shangri-la, deux vols par semaine a 2550 yuans, a eviter aussi
en stop sur la route Deqin-Markham-Pome-Bayi-Lhasa : de tres bonne infos sur " www.geocities.com/graydonandjoanne/yunnan-tibet.html " un site de cyclistes, avec des details km par km et des recits de bikers des 5 dernieres annees, document essentiel avant de se lancer sur la route, mais site internet censure depuis la Chine, allez savoir pourquoi, donc a se faire mailer et a imprimer avant depart depuis Deqin, c'est environ 1600km. Les chauffeurs de camion ne prennent plus les gens en pouce, il faut compter sur les bus locaux, le traffic local et les jeeps de touristes chinois. C'est rapide et pas cher, car le stop est souvent gratos. Exemple, j'ai paye au total 250 yuans pour 1050km de Zuogang a Lhasa, trajet effectue en 3 jours et demi. Autre exemple, des potes ont banque 500 yuans de Deqin a Lhasa pour 1600km, trajet effectue en 6 jours, plus lent car ils etaient 2. Les coucis en route : 2 checkpoints a Yangling, ville a traverser de nuit, idem a Markham, sauf si vous arrangez des lifts qui contournent la ville de Markham et alors de jour c'est OK. Enfin, les villes de Nyingtri et Bayi, voisines et reputees dangereuses pour les illegaux, a traverser de nuit aussi, ou si un vehicule est d'accord pour vous conduire a la sortie de la ville pour un petit pecule, c'est OK de jour. En gros, le stop coute entre rien et 1 yuan pour 3km, sauf les rapaces qui demandent plus, mais il faut refuser. Pour les bus, le tarif varie de 1 yuanb pour 3km a 1 yuan pour 5km, le tout est de payer le prix local. Exemple : Giamda-Lhasa a 50 yuans et non 80 pour les laowai (etrangers), il faut batailler mais ca passe. Dites que vous paierez en arrivant a lhasa, gagnez du temps et en route refusez de banquer le prix de gros. Bayi-Giamda a 20 yuans. La route est belle, variee, et c'est un combat noble, une lutte honorable, et une joie immense en arrivant a Lhasa par soi-meme. Vous voyez le Thibet par vous-meme sans simplement regarder ce qu'on veut bien vous montrer...
Une autre possiblite, ce que j'ai fait : de Deqin, commencer le trek de la grande Kora autour de la montagne sacree du Kawa Karpo. Circuit a cheval sur le Yunnan et le TAR, mais ne necessitant pas de permis, d'apres info a zhongdian. L'idee, c'est que ca permet de rejoindre la route principale, southern Sichuan-Tibet Highway apres les villes a checkpoints de Markham et Yangling. De plus, c'est un trek fabuleux, et pour la petite histoire, c'est la route qu'a empruntee Alexandra David-Neel dans son Voyage d'une parisienne a Lhasa. Il es possible de se procurer une carte approximative du trek sur le net en faisant une recherche, ou a Deqin pour 5 yuans au Trekkers Hotel. Le chemin passe par des cols a 4000m et plus, longe des vallees, voisine avec les grands fleuves du Mekong et de la Salween. Villages tibetains en route, pasteurs dans la montagne, caravanes de mules pour les communications. Hors du temps. Fantastique !! Beaucoup de pelerins font la sainte Kora et c'est un bonheur que de voyager avec eux, vie quotidienne authentique, beaucoup de souvenirs... Le parcours en quelques mots : plein sud de Deqin a Yangtsa ou on traverse le Mekong, puis bled de Yongji et col de Dokar-La a 4600m, redescente dans des vallees vertes et boisees, nouveau col et redescente sur Aben, petit village avec bouffe basique. Longe la vallee vers la Salween river, temple de Lalhang-Ra et bouffe basique, piste vers le nord pour rejoindre Tsawarong, petite ville avec guesthouses et restos. Nouveau col et redescente vers Gebu village. A ce moment la, soit vous terminez la Kora et repartez sur le Yunnan, soit vous continuez plein nord vers Bitu, bled avec guesthouse et resto, puis Dayu puis Zuogang, sur la southern Sichuan-Tibet Highway. Timing : 8 jours de Deqin a Bitu. Puis 3 jours de marche-stop pour rejoindre Zuogang, car la route etait coupee par les eboulements. En temps normal, il y a des vehicules tous les 2-3 jours de Bitu a Zuogang pour 100 yuans, ou Dayu-Zuogang pour 30 a 50 yuans, en camion. Ca prends du temps, mais c'est le meilleur moyen de se perdre dans le Thibet non sinise. Si jamais vous croisez du PSB sur la route, peu probable, il suffit de dire que vous faites la kora et retournez au Yunnan apres. De Zuogang il reste 1050km jusqu'a Lhasa
plus d'info sur la route ou sur la kora par mess prive, mais soyez patient, je suis en baroude...
en esperant que ca serve a des gens !
tom
Contrefaçons italiennes... English translation pending
Ils sont nombreux celles et ceux qui goûtent aux produits de luxe et souhaitent s'en offrir une jolie copie. En Italie, juste après Menton, on rencontre très très très fréquemment des vendeurs de Vuitton et autres Rolex bidonnés... Sachez qu'il y a peu, les autorités italiennes ont mené une opération et ils ont interpellé les .......... acheteurs - gagné! Coût de l'amende chez nos voisins: 3.000 euros. En France, jusqu'à présent, nos douaniers se contentent de confisquer. Bref, faites attention, ce type d'achat n'est pas dénué de risques pour votre portefeuille! Comme ce type de négoce est courant par chez nous, l'affaire est à suivre...
1er voyage en Chine du 12/2002 au 03/2003 English translation pending
From China. Décembre, Mars 2002, 2003 A travers ce récit, je voudrai vous faire partager mon voyage en Chine. Ce qui m’a décidé à partir ? Les différentes étapes de ce périple. Mes états d’âme. Les lettres des gens qui m’ont suivi à travers mon récit.
Christophe Helin
Après un séjour en mai 2002, Julien revient en France épanoui, transcendé par ce qu’il a vu en Chine. Il Décide de repartir mais pour un an et persuade des amis de venir avec lui. Au début 7 étaient delà partie, pour finir à deux. Novembre 2002 grand départ et quinze jours après, je reçois ce mail qui s’intitule : La Chine en direct.
Salut chris, on est donc bien arrivé en chine, l'avion ne s'est pas écrasé ces l'essentiel, et aujourd'hui je vais me lancer dans un petit résumé de la situation. Donc on est arrivé maintenant depuis deux semaines, sur mon visage un sacré smille de retrouver l'air pollue de Shanghai, respirer à pleins poumons les dioxines chargées me remplit de joie. La Chine c'est avant toutes les odeurs, et à peine passé le portique de l'aéroport, j'avais l'impression de retrouver des vieux chaussons usés mais confortables... des chinois partout évidement, j'ai été trop heureux de voir que je captais un peu ce qui se racontait, un mot sur dix, mais c'est déjà pas mal. Les Chinois me disent sans arrêt que je m'en sors plutôt bien... je sais que ce n'est pas le cas, mais ça fait toujours plaisir de l'entendre : On prend une espèce de van pour regagner notre appartement, mon pote (Jean Charles) sur place est venu nous chercher, et déjà je mangeais du regard tout ce qui me tombait sous les yeux... je reconnais tout ici, les immeubles ravagés, les panneaux de pub partout, les voitures qui filent dans tous les sens, et les vélos... les vélos en veux-tu en voila, certains dont on se demande comment ils font encore pour avancer, la chaîne rouillée et les guidons en vrac, les portes bagages chargés à mort, des vélos à la Chinoise quoi... on arrive à notre appart, l'appart est autant en vrac que les vélos, ceci dit plutôt bien pour un appart chinois... mieux que celui de mon pote par exemple, tout était Un peu crade, voire carrément, mais à coté de ça on a du parquet dans toutes les chambres, une salle de bains raisonnable après nettoyage, et une cuisine presque convenable... on a donc passé nos premiers instants à nettoyer, voire un bon nombre d'heures, on vient d'ailleurs juste de terminer, faut dire qu'on a pris notre temps, rien que le frigo par exemple, je dois y avoir passe 6 heures de nettoyage, et je ne te parle pas des placards de la cuisine, tu rajoutes une heure pour chacun et tu es encore loin du compte... on a aussi fait un nombre pas croyable d'aller retour à carrefour, deux a trois fois par jours au moins, il a fallu tout acheter, et quand je dis tout, c'est tout, tout sauf les fringues que j'avais amenés... j'ai acheté deux oreillers, et une housse de couette, et un matelas vu que j'ai dormi les deux premières nuits sur le parquet avec ma couette, c'est aussi ça la chine, des matelas en béton : La première nuit c'est passé nickel, la deuxième j'ai eu un mal de dos de l'autre monde, du coup je suis retourné à carrouf me faire péter un matelas, un deux places, et mou, ce qui est carrément rare ici, tu verrais le lit à mon colloc, c'est des ressorts entre deux planches en bois... théoriquement on devrait finir de s'installer d'ici un ou deux jours, vivement qu'on se sente un peu chez nous... à part ça, que dire... on va tous les soirs manger au resto du père à dondon, la femme de mon pote qui vit ici, il refuse une fois sur deux de nous faire payer, c'est super gênant, du coup je lui ai dit que si je payais pas je ne reviendrais plus, il a sourit et il a prit mes 10 balles, j'y retourne demain, c'est bœuf au curry : moi je fais que parler aux gens, ça me fait trop plaisir, pour l'instant je ne progresse pas des masses vu que j'ai plutôt tendance à me reposer sur mes acquis, mais c'est déjà ça, je pensais rien savoir en chinois, mais quand je vois comment se débrouillent les autres, je me dis que je m'en sors pas mal... sinon, je passe pour un extra terrestre avec mes rollers, les gens arrêtent pas de me poser des questions, que je ne comprends pas, mais c'est pas grave, je communique c'est l'essentiel. c'est un plaisir de se balader dans les rues, tout le monde est en vélo c'est super agréable, je retrouve les sensations qui me manquaient, à savoir le cœur léger et le plaisir de la découverte : donc pas de problèmes pour le moment, sauf que dixit mon pote chinois, ça risque d'être un peu galère pour refaire les visas, je ne sais pas encore comment je vais faire, mais on va essayer de trouver une solution, visiblement il faut aller à HongKong ou je ne sais pas quoi, mais ça parait pas aussi simple qu'on le pensait... enfin... on verra bien... on va aussi se faire masser assez souvent, y'a rien de mieux pour apprendre à communiquer, et c'est super bon pour mon dos en morceaux : Sinon quoi d'autre, ici au pays des tangbao, des oeufs au vinaigre et des nouilles transparentes, pas grand chose, mais la vie suit son cours, je passe toujours quelques heures par jour au cybercafé, à tchatcher sur micro avec les Français restes à Nice, à boire du thé au citron, manger des soupes devant mon pc et écrire quelques mails... hier je me suis couché à 20h, j’étais trop crevé va savoir pourquoi... à minuit j’avais les yeux tellement ouverts que je n'ai pas réussi à les refermer, je me suis tourné et retourné dans mon lit pendant trois bonnes heures, et à 3h du mat, j'en ai eu marre, je suis sorti en catimini sans réveiller les copains, en mettant mes chaussures sans faire un bruit : après je suis sorti un peu, je suis allé discuter sur micro de 3h à 6h du mat, puis à 6h je suis allé manger des raviolis dans la rue, dans un quartier carrément à l'arrache, y avait plein de chinois qui me mataient mais j’étais content, la chine s'éveillait et j'ai mangé ça au bord de la rue, puis j'ai marche, et marche, pendant au moins 4h... c’était trop bon, j’ai vu des trucs que je n’avais jamais vu, des quartiers à l’abandon que tu imagines même pas, les trottoirs en vrac, c'est un signe caractéristique ici : J'ai donc marché, tellement que je me suis perdu, même avec la carte je ne reconnaissais rien, et quand enfin j'ai réussi à voir ou j'étais, je me suis rendu compte que j’étais revenu à 10m de la maison, mais impossible de reconnaître la rue, c'était hallucinant, je regarde ma carte, et je vois que je suis à coté de chez moi sans m'en rendre compte, ça fait bizarre, les rues se ressemblent mais tu peux passer trois fois au même endroit en ayant l'impression d'être à l'autre bout de la ville... toujours est-il j'ai marché des heures et je n'ai même pas exploré un centième de la ville, c'est encore plus immense que ce que je n'imaginais, la plus petite des rues est plus longue que jean Médecin, à l'aise... je suis rentré à la maison crevé comme un ravioli sans son jus, j'ai regardé le soleil se lever, puis je suis remonté à mon 12ième étage, les autres venaient de se lever et partaient pour l'ambassade, moi je me suis couché... voila en gros, ça c'était pour la petite tranche de vie... sinon pour le voyage en chine, je ne sais pas vraiment si c'est possible de s'en sortir sans parler chinois, en ville mes potes s'en sortent avec un dico et beaucoup de mime, mais je sais pas ce que ça peut donner �� l'extérieur ou les gens doivent encore moins parler anglais, et moins qu'ici autant dire que c'est quasiment rien...mais je vais me renseigner et je te dirais ça, en tout cas je m'en sors en chinois, et c'est une belle victoire sur mes années précédentes d'inactivité... bon, je vais aller me chercher une soupe moi, et me finir devant un petit film en chinois... je te redonne des nouvelles dès que tu me réponds, à++ amigo à très bientôt julien dit "Ross le jaune" :
L’arrivée.
L’avion se pose et mes amis ne sont pas à l’aéroport. Je profite des derniers panneaux en anglais avant de rejoindre la ville en le bus. Comment déchiffrer hôtel en idéogramme, premier défi de ces 03 mois de périple, je laisse faire le hasard, enfin le rabatteur qui a su voir en moi un billet vert égaré. Avec mon translate de phrase toutes faites et ma calculette, je me retrouve dans un bel établissement qui met à mal mon budget voyage, mais l’épuisement à raison de moi. Ne me déplaise en déchirant ce brouillard au couteau, j’ai le droit à une magnifique vue sur le centre de la mégapole chinoise. Je redescends de suite avec ma première phrase en chinois : « wo hiao diannao » (je veux un ordinateur), pour annoncer mon arrivé à bon port, ensuite je retourne profiter du luxe de ma chambre avec un bain pour me délasser et dégourdir mes membres restés statiques aussi longtemps. La nuit tombe et je parcours ce vieux quartier au tour de l’hôtel, au milieu des gratte-ciel, ces maisons d’un autre temps ou ces immeubles d’un futur accéléré par ces dirigeants qui font de cette ville un anachronisme permanent. Je déambule laissant traîner mon regard attiré par ces halots de lumière à travers les fenêtres, les portes entrebâillées, autour d’un poêle à même le sol. Je salive déjà en regardant ces plats de pâtes préparés à la minute, m’attabler auprès d’eux pour pouvoir déjà déguster cette denrée rare qu’est le temps, mais pour une sécurité gastrique je me rabats vers un restaurant à l’enseigne bien lumineuse et remplie de monde, ne sachant même pas retrouver le signe désignant bœuf et riz, je me laisse aller pour ce qu’on veux bien me servir : une soupière avec des cubes de je ne sais quoi qui ressemble à de la guimauve et une bière pour faire descendre tout cela…
Welcome la Chine.
Voila déjà 3 jours que je suis arrivé. Tout va pour le mieux et je viens de rejoindre Julien et Michel, chez qui je peux loger. Cela me permet de voir venir les choses et de pouvoir m'acclimater doucement. Que puis-je vous dire commencer, comment vous décrire cet environnement, cette nouvelle vie qui démarre pour moi. Le contraste, voilà ce qui vous frappe en premier: ces immeubles, que dis-je ces tours au milieu de ces quartiers usés (il y a 20000 chantiers perpétuels dans la ville) cette mode occidentale qui envahie-le quotidien et se mélange à la culture ancestrale. Le savoir-vivre qu’ils n’ont pas, on vous bouscule, on vous double dans les files d’attente, dans l’avion à peine les roues posées ils sont tous debout, obliger de les faire rasseoir, dans la rue ça klaxonne à tout va et malgré tout cela il n’y a pas de bagarre. Ces méga stores qui ne font même pas concurrence aux petites échoppes. Le prix des hôtels 40euros en moyenne et le prix d’un repas dans la rue, qui varie entre 30 centimes et 1 euro, (d’ailleurs il y a les prix pour les Chinois, pour les touristes et les Japonais leurs ennemies de toujours), le Macdonald s'est 2, 5 euros, c’est cher pour eux. Il y a toujours un gardien jour & nuit dans chaque immeuble et il y a aussi un liftier dans chaque ascenseur jour & nuit, (la nuit il dort par terre et vous n'osez pas le réveiller pour appuyer sur le bouton), malgré tout cela il y a encore du chômage. J’ai trouvé une salle informatique avec 500 bécanes, je ne vous dis pas pour déchiffrer ce qu’il y a sur l'écran. En arrivant, j'ai déjà joué à Counter Strike (il y a des choses universels maintenant) et la pollution atmosphérique qui recouvre continuellement la ville d un épais brouillard. C’est inimaginable la vie sur cette planète... Je me crois encore dans un rêve, mal réveillé. Mais la réalité me rattrape vite quand vient-le moment de communiquer. Pour cela je me débrouille, je montre un point sur une carte, je présente une phrase toute faite déjà écrit sur mon phrase book et pour manger, je montre du doigt ou je cherche l'idéogramme qui veut dire bœuf, comme cela je ne prends pas de risque. Le plus dur va bientôt arriver, déchiffrer une destination sur les murs de la gare pour pouvoir prendre un billet de transport car il ne parle pas du tout anglais. Enfin en dehors de ces problèmes, j'espère pouvoir aller ou je veux… Semaine ordinaire sur la mégapole.
La pluie tombe sur la mégapole depuis quelques jours, c’est marrant comme toutes les capitales du monde se ressemblent sous la grisaille. Les tours de béton se mélangent au ciel, tout devient monotone et la vie prend un autre rythme. Le mien s'écoule comme celui de Julien et Michel. On se couche vers 4, 5 heures du matin pour ce lever vers 13 heures et on part en ville à la découverte de nouveaux quartiers à explorer. Jeudi nous sommes allés en banlieue shanghaillaise, à CAP 10000, un entrepôt qui abrite 10000 boutiques de fringues à des prix défiant toutes concurrence, j'en connais plus d'une qui serait heureuse. Je m'attarde dans le rayon des cuirs, ou je commence une séance d’essayage et la foule commence à s'agglutiner, car un blanc (occidental) de 1 m 93 dans une veste taille M, il y a de quoi faire rire. Je trouve mon bonheur, une gabardine en cuir du style le Rebel et les négociations débutent, après quelques minutes et 2 échantillons de parfum nous tombons sur un prix: 600 yuans (60 euros. J'ai le sentiment de m’être fait rouler, mais après renseignement on m’a dit que je m’en sortais bien. Nous sommes allés au cinéma voir HERO avec jet li en VO, heureusement qu’il y avait la femme d’un ami qui a pu nous traduire, car on aurait rien compris au film. Il faut que je vous dise aussi, une fois que vous avez goûtée aux salles chinoises, plus jamais vous ne pourrez vous en passer. Il y a les places ordinaires, comme partout. Mais pour 35 yuans vous avez le droit à un canapé 2 places avec une petite tablette, le pied ! . Malheureusement les sonneries de portable viennent gâcher le film car ils sonnent sans cesse dans la salle. Pour vous dire aussi, que les critères de sélection pour un poste de travail se font sur votre portable. Alors ils ont tous le dernier cri, ils sont fous ces chinois ! . Beaucoup de question comme celle ci reste sans réponse. La prostitution est interdite, alors pourquoi y a t'il autant de salon de coiffure? . Comment font-ils pour pouvoir se payer des voitures a 20000 euros? . Qui finance tous ces travaux dans la ville? . Pourquoi, y a t’il autant de prix qui diffère en fonction des gens? . Enfin !, cela ne nous empêche pas de vivre, et nous prenons le temps de savourer notre quotidien. J’ai quelquefois l'impression d'être arrivé-il y a une éternité, tant chaque regard, chaque moment reste à apprendre. Il y avait aussi hier soir une superstition, qui empêchait les filles de sortir la nuit à cause du mauvais esprit qui rodait, ils sont fous ces chinois ! Malgré la grisaille du jour, La nuit, la ville devient électrique les voies rapides sont couvertes de néons noirs, les immeubles multicolores, certaines rues brillent de milles feux et nous, nous déambulons, en taxi, en métro, à travers cette palette de peintre futuriste. Nous sommes allés en discothèque. Une usine recouverte d écran plasma et de spot-light. Les hommes en uniforme policier, reste vigilant au bon déroulement de la soirée, pas de collé serré, pas d’exhibition. Ils sont les derniers garants de l’esprit communiste. Techno à fond, on vous remplie le seau à champagne de cannettes de bière ou autres boissons aseptisées. Entrée gratuite pour les filles avant 9h30pm et à 2 heures du mat tout le monde dehors, ils sont fous ces chinois ! … 13000000 de chinois et moi et moi et moi…
Salut à vous, j espère que vous avez passe un bon réveillon de Noël et que vous avez été recouvert de cadeaux. Ici tout va bien, une vague de froid est venu recouvrir la ville et Noël s’est bien passé. Nous sommes allés dans un restaurant avec Jean Charles (un ami de Julien et Michel qui s’est installé ici), sa femme chinoise, leur petite fille, ses beaux-parents et nous. Pour l’occasion nous nous sommes bien habillés pour faire classe, on avait même les cigares made in China pour frimer jusqu’au bout. Comme nous avions réservé et qu’il n’y avait plus de place, ils ont viré des gens pour que l’on ait notre table. Le fait d’être blanc arrange pas mal de chose ici mais parfois ça peut être le contraire aussi. Nous avons mangé pour 15 euros ou tout était à volonté, mais nous sommes restés très traditionnels, roast-beefs et frites pour nous, la famille a mangé des fruits de mer. A 11h00 pm, nous sommes rentrés chez Jean Charles pour ouvrir une bouteille de champagne (qu’ils ont bu cul sec), ensuite il s’est déguisé en père Noël et nous nous sommes offerts quelques cadeaux, mais les parents de dondon (la femme de Jean Charles) ne comprennent pas grand chose car cette fête n’est pas ancrée dans leurs mœurs, même le Nouvel an chrétien; la fête la plus importante reste le nouvel an chinois qui se déroule début février cette année. J’ai profité de l’occasion pour offrir un lecteur DVD dernier cri à Julien et Michel pour les remercier de m’avoir héberger ces derniers jours, car ici cela ne vaut rien (60 euros). On en a profité pour acheter des DVD et pour vous rendre jaloux: Pour 100 yuans on en a 10 ce n’est pas la peine de s’en priver ou de les louer. J’ai "le seigneur des anneaux 02" en screener (film copié au cinéma sur camera vidéo de mauvaise qualité), j’ai "la chute du faucon noir" en VF, "spy games" et plein d’autre. On a vu aussi "Amélie Poulain 2" et oui ! Mais c est juste "un battement d aile de papillon" avec Audrey Tatou et Faudel qu’ils prennent pour la suite d’Amélie. Je dois vous raconter aussi cette dernière anecdote. Hier après midi nous sommes sortis dans la grande rue touristique et nous nous sommes arrêtés pour prendre un café dans un établissement fashion ou ça coûte plus cher que chez nous, à coté de nous 2 chinoises, le portable et la Heineken sur la table, la clope à la bouche (ce qui est rare ici) et pour passer le temps elles font du canevas, elles sont folles ces chinoises. Sinon la vie s écoule toujours paisiblement dans l’appartement. Une barre d’immeuble terni par la pollution parmi les autres qui longent une voie rapide dans le Nord-est de la ville. Leur appartement se situe au 12ème étage avec vue sur le centre ville et les tours de Pudong. Il y a un gardien et un liftier 24 heures sur 24, mais comme l’immeuble est fermé la nuit, il faut réveiller le gardien et remplir une main courant, ensuite si on veut prendre l’ascenseur il faut réveiller le liftier qui dort sur une planche entre deux chaise pour appuyer sur le bouton, alors nous, tous les soirs on se fait les 12 étages à pied pour le laisser dormir. Leur logement doit avoir une superficie de 90 m2, divise en 4 pièces avec terrasses couvertes, il y a du parquet dans toutes les pièces, équipé cuisine et de climatiseurs (ce qui est un luxe ici), car les amplitudes thermiques sont énormes ici, mais tout le monde ne vit pas dans le même luxe, les Chinois préfèrent vivre dans des appartements sans papier peint laissant le béton brut même sur le sol et faire des économies pour pouvoir consommer comme tout bon citoyen du monde moderne… Moi, j'aime lorsque le jour se lève sur la capitale et que la ville se transforme en fourmilière humaine, je regarde les gens aller et venir à travers la vitre de ma chambre enroulé dans mon duvet avec le froid qui vous garde éveiller, je résiste car je n’ai pas envie de m'endormir, je veux profiter de tout ce temps qui m’est offert et qui glisse trop vite entre les mains. J’ai envie de plein de chose et je ne suis même pas arrive à faire ce que je voulais, c est à dire apprendre un maximum de vocabulaire et savoir lire quelques idéogrammes, mais la hantise l'a emporté et dehors on se repose souvent sur Julien qui se débrouille très bien. On va aussi au supermarché Carrefour (hé, oui !) Pour nous les prix nous semblent corrects mais pour eux c’est un luxe que de venir ici. Ici où les rayons changent de place trois fois par semaine et il y a un responsable pour deux étagères, on ne peut avoir aucun repère. Sur les étalages de vin chinois (piquette) on y trouve des bouteilles de vin français vachement chère et le prix du café à diminuer d’un tiers en une semaine (tant mieux). Le plus intrigant c’est à la poissonnerie, il a bien sur l’éternel étalage de glace avec ses filets tout prêt, il y a aussi des aquariums avec tout sorte de poissons, étrilles, crevettes vivantes et il a des tortues d'eau et des limules, je ne savais pas que ça pouvait se manger, déjà il y a quelque temps je croyais que ça n existait que sur les bouquins d'histoire. Ce soir on est sorti dans un endroit ou aucun occidentaux n’étaient venu auparavant, comme quoi il y a encore des lieux à découvrir un peu partout sur cette planète. Une discothèque avec une piste de roller en parquet, salle d’arcade et piste de danse qui se transforme en karaoké avant 22 heures. On a refait le remake de la boum où on s'est éclaté (moi plus sur les rambardes), c’est marrant car tout le monde faisait de grand écart en me dépassant. Voilà les nouvelles, j’attends le prolongement de visa que j’ai fait aujourd’hui pour pouvoir rester jusqu’en mars et après direction Pékin. Je vous souhaite à tous un bon réveillon du nouvel an et plein de bonne chose...
Promenade pékinoise.
Ici tout va bien le réveillon s’est bien passé, nous sommes retournés au même resto brésilien pour nous empiffrer à nouveau. Après, direction la discothèque pour le passage de la nouvelle année. Ce qui était marrant ce soir, c'était à minuit. 5, 4, 3, 2, 1, OUAIH et basta ! Car pour eux cela ne représente rien de particulier. Mais on a bien rigolé quand même. Je suis devenu un night-cluber plutôt qu'autre chose ces derniers jours. Le 03, nous avons invité des amis chinois pour faire un repas français, filet de bœuf, pommes de terre sautée et nous avons profité pour ouvrir la bouteille de bordeaux St Estephe 1997 et la bouteille de champagne, dernière sensation de France… Je suis arrivé dans la capitale chinoise, Pékin par excellence. Je suis descendu du train lundi matin ou il y faisait une chaleur à mourir, moi qui m’imaginais les trains indiens sans fenêtres et leurs couchettes en dur. Ce matin le ciel est bleu sur la capitale, la pollution n'a pas encore pointé le bout de son nez, le soleil donnait tout ce qu'il pouvait et la température extérieure était de 15 degrés Celsius...en dessous de zéro. Malgré cela j'ai ce sourire niais en descendant du wagon. Je repense à cette carte du monde que l'on vous déploie devant vos yeux à l'école primaire ou on vous demandait d'apprendre des noms de ville par cœur et de les restituer par la suite. J'y suis sur l'un d'eux, j'étais heureux tout simplement. Dans le train j'ai rencontré une personne qui parlait anglais. Vous ne pouvez pas savoir ce que ça vaut au bout du monde quelqu'un qui parle anglais. C'était une prof de philosophie, ne sachant pas ou loger sur Pékin, elle m'a proposé de la suivre à l'université ou je loge actuellement, je suis dans le dortoir des filles (non je déconne), il y a une guesthouse pour les profs de passage et j'ai pu avoir une chambre tout simplement. Pour commencer, je suis allé sur la place Tienanmen, lieu important pour son histoire et pressé de pouvoir la contempler du regard. Impressionnant, comme à la Havane et sa place José Marty ou eu lieu le grand discours Castriste avec le Ché et Sanfuego. Il y a quelque chose qu’y règne en ces lieux, je ne sais pas quoi, de l'émotion pour commencer, je repensais à tous les évènements qui s’y étaient produits, surtout cette image de ce chinois dresse devant cette colonne de chars, savoir qu'à cet instant il avait fois en ce qu'il pensait même si cela lui à coûter la vie par la suite. Je suis allé faire un tour au musée qui raconte l'histoire de la Chine, en fait ce n'est qu’un grand syndicat d'initiative multiculturel et multicouleur. Hier j'ai visité le Mausolée de Mao s'est tout, euh !, Mao Zedond, pareil, tel nos Invalides à nous avec Napoléon. Vous faites la queue pour traverser 2 pièces en 1 minute chrono, j'admirai ces paysans venus de loin pour cet instant unique, concrétiser du regard tout le symbole d'une vie, je suis resté là à les contempler tellement leurs regards en disaient long, ils se faisaient prendre en photo devant la grande bâtisse, pour marquer à jamais leur pèlerinage, ensuite je suis allé visiter la cité interdite, pareille, quelle magnificence cet endroit, je repensais aux films qui se mélange dans ma tête entre : Le dernier empereur, Kundum et little Buddha. Enfin le rêve était là, au bout du regard. Après je me suis promené dans les parcs adjacents et je regardais les gens patinés sur le lac. Journée logistique car cela faisait 2 jours que je cherchais une salle réseau et un billet d’avion pour Kashi à l'ouest de la chine à la frontière avec le Tadjikistan, car dimanche il y a un grand marché annuel et cela me permettra d’attaquer la route de la soie et fouler du pied le désert du Takla-makan… La visite de la capitale Chinoise continue. Summer palace, résidence d'été des empereurs ou j’ai pu traverser à pied le lac, qui était recouvert d’une énorme épaisseur de glace. Un chinois m’a demandé un stylo, je lui passe le mien et ce met à le graver. Ils se font vraiment de l'argent avec tout et n'importe quoi. Ensuite je suis allé faire un tour au zoo, qui est très grand. J’ai pu enfin voir un panda, et plein d autres espèces d’animaux que je n’avais jamais pu observer auparavant. Vous allez me dire que la Chine n’est pas capitaliste, mais ils ont une drôle de façon de voir la vie. Chaque fois que vous voulez avancer pour voir des choses de plus en plus intéressantes, ils vous font rajouter quelques yuans. Ils ne perdent pas le nord ces gens là. La grande muraille, j'en ai parcouru 1, 5 km sur les quelques 7000 km qu’elle comprend, mais j'étais très déçu. Je m'imaginais autre chose, nous sommes allés voir les tombeaux de la dynastie Ming et pareille rien de fabuleux. Il y avait une parti fermée à cause de l'influence touristique qui détériore le site. Par contre pour vous faire dépenser de la devise, ils savent faire : L'usine de jade, de poterie et le centre de médecine chinoise ouvert depuis peu, for everybody. Vous avez le droit à une consultation gratuite. On vous touche l'avant bras, on vous scrute les yeux et on tire la langue. Pour moi, on m'a conseillé de prendre les pilules numéro 03 pour enlever les toxines de l’alcool, pour perdre du poids et me sentir moins fatigué, connerie ! . Ils savent vraiment faire du pognon avec n’importe quoi. Même si ce n'est pas du capitaliste, c’en est un chemin parallèle... J’avoue depuis que je suis sur la capitale, je suis allé de temps en temps chez Mac donald. Je suis impardonnable. Car mes repas chinois ne sont pas très équilibrés, je ne sais dire que nioro (bœuf) et mifan (riz). Demain je ne sais de ce qu'il sera fait. En tout cas je ne suis pas malade et j'en suis bien aise… Promenade pékinoise.
Ici tout va bien le réveillon s’est bien passé, nous sommes retournés au même resto brésilien pour nous empiffrer à nouveau. Après, direction la discothèque pour le passage de la nouvelle année. Ce qui était marrant ce soir, c'était à minuit. 5, 4, 3, 2, 1, OUAIH et basta ! Car pour eux cela ne représente rien de particulier. Mais on a bien rigolé quand même. Je suis devenu un night-cluber plutôt qu'autre chose ces derniers jours. Le 03, nous avons invité des amis chinois pour faire un repas français, filet de bœuf, pommes de terre sautée et nous avons profité pour ouvrir la bouteille de bordeaux St Estephe 1997 et la bouteille de champagne, dernière sensation de France… Je suis arrivé dans la capitale chinoise, Pékin par excellence. Je suis descendu du train lundi matin ou il y faisait une chaleur à mourir, moi qui m’imaginais les trains indiens sans fenêtres et leurs couchettes en dur. Ce matin le ciel est bleu sur la capitale, la pollution n'a pas encore pointé le bout de son nez, le soleil donnait tout ce qu'il pouvait et la température extérieure était de 15 degrés Celsius...en dessous de zéro. Malgré cela j'ai ce sourire niais en descendant du wagon. Je repense à cette carte du monde que l'on vous déploie devant vos yeux à l'école primaire ou on vous demandait d'apprendre des noms de ville par cœur et de les restituer par la suite. J'y suis sur l'un d'eux, j'étais heureux tout simplement. Dans le train j'ai rencontré une personne qui parlait anglais. Vous ne pouvez pas savoir ce que ça vaut au bout du monde quelqu'un qui parle anglais. C'était une prof de philosophie, ne sachant pas ou loger sur Pékin, elle m'a proposé de la suivre à l'université ou je loge actuellement, je suis dans le dortoir des filles (non je déconne), il y a une guesthouse pour les profs de passage et j'ai pu avoir une chambre tout simplement. Pour commencer, je suis allé sur la place Tienanmen, lieu important pour son histoire et pressé de pouvoir la contempler du regard. Impressionnant, comme à la Havane et sa place José Marty ou eu lieu le grand discours Castriste avec le Ché et Sanfuego. Il y a quelque chose qu’y règne en ces lieux, je ne sais pas quoi, de l'émotion pour commencer, je repensais à tous les évènements qui s’y étaient produits, surtout cette image de ce chinois dresse devant cette colonne de chars, savoir qu'à cet instant il avait fois en ce qu'il pensait même si cela lui à coûter la vie par la suite. Je suis allé faire un tour au musée qui raconte l'histoire de la Chine, en fait ce n'est qu’un grand syndicat d'initiative multiculturel et multicouleur. Hier j'ai visité le Mausolée de Mao s'est tout, euh !, Mao Zedond, pareil, tel nos Invalides à nous avec Napoléon. Vous faites la queue pour traverser 2 pièces en 1 minute chrono, j'admirai ces paysans venus de loin pour cet instant unique, concrétiser du regard tout le symbole d'une vie, je suis resté là à les contempler tellement leurs regards en disaient long, ils se faisaient prendre en photo devant la grande bâtisse, pour marquer à jamais leur pèlerinage, ensuite je suis allé visiter la cité interdite, pareille, quelle magnificence cet endroit, je repensais aux films qui se mélange dans ma tête entre : Le dernier empereur, Kundum et little Buddha. Enfin le rêve était là, au bout du regard. Après je me suis promené dans les parcs adjacents et je regardais les gens patinés sur le lac. Journée logistique car cela faisait 2 jours que je cherchais une salle réseau et un billet d’avion pour Kashi à l'ouest de la chine à la frontière avec le Tadjikistan, car dimanche il y a un grand marché annuel et cela me permettra d’attaquer la route de la soie et fouler du pied le désert du Takla-makan… La visite de la capitale Chinoise continue. Summer palace, résidence d'été des empereurs ou j’ai pu traverser à pied le lac, qui était recouvert d’une énorme épaisseur de glace. Un chinois m’a demandé un stylo, je lui passe le mien et ce met à le graver. Ils se font vraiment de l'argent avec tout et n'importe quoi. Ensuite je suis allé faire un tour au zoo, qui est très grand. J’ai pu enfin voir un panda, et plein d autres espèces d’animaux que je n’avais jamais pu observer auparavant. Vous allez me dire que la Chine n’est pas capitaliste, mais ils ont une drôle de façon de voir la vie. Chaque fois que vous voulez avancer pour voir des choses de plus en plus intéressantes, ils vous font rajouter quelques yuans. Ils ne perdent pas le nord ces gens là. La grande muraille, j'en ai parcouru 1, 5 km sur les quelques 7000 km qu’elle comprend, mais j'étais très déçu. Je m'imaginais autre chose, nous sommes allés voir les tombeaux de la dynastie Ming et pareille rien de fabuleux. Il y avait une parti fermée à cause de l'influence touristique qui détériore le site. Par contre pour vous faire dépenser de la devise, ils savent faire : L'usine de jade, de poterie et le centre de médecine chinoise ouvert depuis peu, for everybody. Vous avez le droit à une consultation gratuite. On vous touche l'avant bras, on vous scrute les yeux et on tire la langue. Pour moi, on m'a conseillé de prendre les pilules numéro 03 pour enlever les toxines de l’alcool, pour perdre du poids et me sentir moins fatigué, connerie ! . Ils savent vraiment faire du pognon avec n’importe quoi. Même si ce n'est pas du capitaliste, c’en est un chemin parallèle... J’avoue depuis que je suis sur la capitale, je suis allé de temps en temps chez Mac donald. Je suis impardonnable. Car mes repas chinois ne sont pas très équilibrés, je ne sais dire que nioro (bœuf) et mifan (riz). Demain je ne sais de ce qu'il sera fait. En tout cas je ne suis pas malade et j'en suis bien aise…
Ballade en pays Ouighours
Je suis à l'ouest de la Chine à la frontière Tadjik, Ouzbek et Kirghiz, légèrement au-dessus, l'Afghanistan, au nord du Cachemire et je suis vivant. Je ne faisais pas le fier dans l'aérogare à Urumqi, avec 6 heures d'attente pour le vol de Kashi, le fait d'arriver à 22 heures n'arrangeait pas les choses, je ne savais rien sur cette destination, je ne savais pas ou j'allais pouvoir me poser, je savais juste qu’aujourd’hui il y avait le plus grand marché d’Asie centrale. J'avais le cerveau qui travaillait pas mal, du à un mauvais rêve réalisé quelques jours auparavant. L'impression de devenir dingue ici car personne ne te comprend, ils parlent une langue que tu ne connais pas et tu te réfugies dans un monologue devant le miroir de l’hôtel. Pour passer le temps, je me suis assis dans un bar ou pour 20 yuans on vous sert une tasse de thé que l'on vous remplit d'eau chaude tous les 10 minutes, à la fin cela devient plus de l'eau aromatisée, j’ai bien du boire mon litre dans l'attente. Je me suis mis sérieusement à apprendre le mandarin, qui ne me sert à rien, car ici, on parle le Ouighours (langage d’origine turc), ils ont un alphabet arabique, certainement l’un des plus vieux de notre planète… L'angoisse est revenue au moment ou l'avion à poser son train d’atterrissage malgré le fait qu'un petit mongol me parle en anglais et des sourires partagés, pour me rassurer, je laissais confiance au hasard, car j'ai lu une fois quelque par ce dicton qui disait: "Le hasard est le moyen que s est donné Dieu pour voyager sur terre" et j'espérai qu'il serait exceptionnellement là aujourd’hui. Dans l'attente des bagages, il y avait une dame d'un certain age néo-zélandaise qui était seule et direct je vais l'accoster pour savoir si elle connaissait un hôtel, elle me répond positivement et qu'un guide venait la chercher, ouf ! Déjà un souci de moins. A l’hôtel je fais l'avare et l’on me propose une chambre à partager pour 40 yuans, je tombe sur une autre étrangère : Valérie qui refuse de céder, donc pas de problème on me trouve une autre chambre. Valérie 55 ans, mentonaise d'origine, seule, une GI (géographiquement instable) qui voyage depuis 4 mois à travers l'Asie centrale et qui bourlingue à travers le monde depuis 30 ans, une SDF de luxe, heureux était cet instant de pouvoir parler français. On bavarda une bonne partie de la nuit de voyage, de géographie et des dernières nouvelles du monde. J'en ai profité pour ouvrir une mignonnette de rhum que ma cousine m’a offert avant de partir. Il n’y avait pas meilleur moment pour en ouvrir une... Je me retourne dans mon lit, je vois qu'il faisait encore noir dehors, super !, je pouvais traîner encore au lit, le réveil sonne quelques instants après, il est 09 heures du mat, j'oubliais qu'il vivait à l'heure de Pékin qui se situe à 3 fuseaux horaires d'ici. Le jour se lève donc à 10h30 officiellement, il n'est que 08h30 à leur montre. Donc pour visiter la ville, je me suis joint à la Néo-zélandaise rencontrée la veille et son guide pour découvrir les merveilles d’Asie. Nous arrivons autour d’un grand foirail. Une fois encore je m’imagine dans cette machine à remonter le temps, 80 ans en arrière, dans le centre de la France, l’Auvergne et ses régions alentour ou se tenaient de grandes foires aux bestiaux. Il est très tôt et la vie s’active doucement. On découpe les moutons au bord de la route pour préparer les samosas et autres plats. On allume les fourneaux de terre cuite qui vont recevoir ces vasques énormes ou l'on va cuire le riz auquel on va additionner des oignons et quelques épices. Des gars font de grands gestes pour allonger de la pâte qui se transformera en spaghetti. Des feux prennent vie à droite et à gauche pour relever la température qui avoisine les -15. Tout le monde nous regarde, on ne s'échange quelques sourires, car je me sens tel un muet au royaume des sourds. Il y en a un, qui nous demande si nous sommes mariés, un autre veut échanger ses bottes en peau contre mes chaussures de marche, l'ambiance est bonne enfant. Après nous retournons en ville au grand bazar. Il y a environ 100000 personnes qui déboulent dans les artères de la ville pour ce jour sacré. Toutes les ethnies sont représentées, chinois, mongol, ouzbek, tadjik, kazakhs, tibétain, etc... Chaque visage a tant à raconter. Ce qui m'éclate le plus, ce sont ces vieux le visage marqué par la rudesse du temps avec leur grande barbe blanche, comme dans le film Himalaya. Tout le monde porte la chapka qui est signe de richesse et chacun ethnie a la sienne. Ici on vient vendre sa production de fruits, de légumes, il y a tout et n importe quoi, tout est bien réparti par secteur. A l'entrée c’est le bois, juste derrière chiens et chats qui viennent juste de naître. Sous les bâches, d’un coté ce sont les vêtements en peau de l'autre les pièces de moto. Sur les étalages de médecine on trouve des bocaux de différentes herbes, accroché à la devanture crâne de bélier, serpents et lézards séchés, médecine locale quoi. J'ai eu beau demandé des explications, mais rien ne m'a été dit. Ils prennent le temps de se faire couper les cheveux au bord de la route à coup de rasoir à main (made in local bien sur), de s'arrêter pour manger à de grandes tables qui font face au fourneau. Je les imagine raconter leurs petites histoires, discuter politique et regarder les filles. Leur vie quotidienne est extraordinaire à mes yeux. Dans l'après midi je retourne seul au marché à bestiaux. Je prends le temps de faire des photos et on vient roder autour de la boite à image, peut être qu'il me prendra en photo ce grand gaillard. Aujourd’hui il y avait 3 chameaux à vendre, on tond les moutons à la cisaille pour qu il soit plus beau, les jeunes montent les chevaux pour les exhiber. Les négociations se font au creux de l’oreille et j'en profite pour acheter un couteau local... J'en ai pris plein les yeux et ce fut une journée somptueuse. Il est 20h00, le soleil est encore là et l’appel de l'estomac se fait sentir... Petite anecdote, j'ai voulu payer avec des pièces chinoises avec lesquelles je faisais mes achats dans les capitales et celles-ci m'ont été refusées, parce qu'ici on ne règle qu'avec des billets, il y en a même de 1/100 d’yuans équivalent à 0, 0012 cts d'euro, incroyable non ! . Petite question: pourquoi n'y a t'il pas de pièce dans les pays pauvres? (réponse un peu plus loin). Lundi, je pars découvrir la vielle ville qui se dresse autour de la mosquée Idkah, ici l'islam est la religion dominante. Je me balade dans les rues et découvre le quartier Ouighour. Je regarde la vie s'écoulé. Les cordonniers sont alignés dos au soleil et s'affèrent à leur besogne. Les bouchers s'exercent sur leur billot à découper le mouton. Les coups de marteau résonnent à travers les ruelles pour donner forme aux futures bassines et autres ustensiles. On joue au billard le long des trottoirs, malgré le froid qui est toujours présent. J'étais loin d'imaginer que cette contrée était aussi accueillante, car ils sont très différents des chinois, qui gardent des traces du communisme sur leur visage et n'arrivent pas à afficher une simple joie. Les gens sont aimables et les sourires s'échangent facilement. On parle anglais même en dehors des hôtels, ce qui est surprennent. Les enfants m'accostent et retint cette éternel phrase: "Hello !, what's you're name". A 14 heures (midi ici), je m'explose le ventre pour 2, 5 yuans à coup de robao (raviole de mouton) et galette de céréale, une fois assis, on vous dépose la théière sur la table. Il faut respecter un petit rituel avant de boire : rincer la tasse avec un fond de thé puis le jeter dans un seau sous la table. Bien sur, c’est l'unique boisson en cette saison, on peut en consommer autant que l'on veut et c’est pareil dans tous les restaurants. Mardi: Après 4 heures de bus (de la rigolade), nous arrivons à Yarkand ville étape. Ici rien d'exceptionnel, si ce n'est la vie du peuple Ouighours replié dans leur quartier ou la vie s'écoule toujours autour d'un poêle, d'un billard. On travail, on recycle ce qui a déjà été recyclé. Qu'elle drôle de vie que la leur...
Mercredi: Bus local pour Hotan (car il y a des bus chinois plus luxueux), ici le chauffage de cabine s'est le tuyau d'échappement qui traverse le véhicule de par en par. Nous voyageons au sud du Takla-Makan désert. Au départ le long de la route, nous croisons plein de carrioles chargées, attelées à de petits ânes, tel un exode. Puis le paysage se dresse devant nous, tel un décor de cinéma. En fond d'écran se dessinent les contreforts de l'Himalaya, avec le Chogori à 8611 mètres et le Jiashuerbulumu à 8034 mètres comme sommets dominants, plateau, plaine désertique, dune enneigée. Le ruban d'asphalte se dresse tel un mètre bleu de maçonnerie tirer sur une feuille grise. Car ici tout n'est que nuance entre le ciel et la terre ; brume, poussière nous accompagne tout le trajet. Le long de celui ci apparaissent au milieu de nulle part des hameaux constitués de treillis en bois et de torchis ou l'on n'y retrouve poste de police et les contrôles ne manquent pas surtout pour la route qui bifurque sur le Tibet. Dans le bus on se sert et on regarde ce grand sec avec son bouquin à la main, on essaye de parler comme lui à travers quelques mots. Jeudi: Hotan, ville au sud du désert du Takla-Makan, selon le guide, on doit faire ses provisions pour aller plus loin. Petit cour d'histoire : Le XinJiang est une région autonome, pour moi un synonyme d'envahir mais plus soft, qui résonne mieux à l'oreille. Les Chinois sont venus ici pour se servir des ressources naturelles et mieux contrôler les pays frontaliers. Leur ville est construite autour du vieux faubourg Ouighour, à coup de préfabriqués, de béton et de néons multicolores, qui transforment la vieille ville en un ghetto sans mur, car les carrioles et les rickshaws sont interdits dans les grandes avenues sans vie (bien sur, il ne serait pas la, je ne pourrai pas communiquer avec vous en ce moment). Celle-ci s'écoule toujours autour d'une mosquée ou le bazar s'anime à coup de musique indienne et orientale qui hurlent à travers des haut-parleurs ou les membranes vivent leurs dernières heures. J'ai l'impression de parcourir un livre d'histoire sur l'ancienne Europe, tellement certain visage me semble familier et leur tenue vestimentaire me rappelle ces vieilles photos en noir et blanc que l'on garde en souvenir. Ici les paysans ont troqué leurs chapkas pour des toques turkmènes. Vendredi: aujourd'hui, nous partons à l'extérieur de la ville découvrir une silk factory ou nous rentrons comme dans moulin et ou personne ne nous interpelle. Ici règne un vacarme de tous les diables avec le bruit des métiers à tisser mécaniques, l'inspection du travail devrait venir y faire un tour histoire de réglementer tout cela. Je voyage ces derniers jours avec Valérie. Pour la définir, je dirai que sa maison c’est le monde, ses pièces préférées en ce moment, Damas (Syrie) et Kuala Lumpur (Indonésie), son luxe: ses 3 petits coussins pour agrémenter ses voyages en bus; son plaisir, quelques livres et la joie d'apprendre de nouvelle chose. Voila pour les nouvelles, les jours à venir ne vont être que déplacement de ville en ville, en début de semaine prochaine on se retrouvera en plein cœur de la chine, d'ici là ne soyez pas trop impatient et je vous souhaite à tous plein de bonne chose… Réponse de la question: parce que le métal aurait plus de valeur que la pièce elle-même, et il serait fondu pour le récupérer.
Ces jours que l’on marque d’une pierre blanche. Dimanche dernier, vous savez une de ces journées qui vous marqueront à jamais... Nous sommes au sud du Takla-makan désert, à Hotan. Cette ville est réputée pour son jade et autrefois pour ses tapis. Comme à Kachgar, le dimanche tous les villages alentour arrivent pour cette grande foire. Ici le marché envahi la route pour la journée, nous retrouvons à peu près les mêmes choses que le week-end précédent. Les tapis ont perdu de leurs qualités et leurs couleurs, le petit tour dans le grand bazar pour le dépaysement. Sur une esplanade pas loin de la mosquée. Il y a un attroupement chinois, un podium se dresse, des stands où l'on distribue des tracts, de la musique, des journalistes. Tout y est rassemblé pour un meeting. Des banderoles sont tendues entre des mâts, et nous découvrons des dessins très compréhensifs représentant des musulmans mal traités. Une propagande anti-islamique, tenu par l’administration chinoise. Je n'en revenais pas de voir que l'on pouvait éduquer un peuple ainsi. Je comprends les mises en garde sur le net et pourquoi il y a des attentats dans le coin. Je prends des photos de ces affiches, Valérie me met en garde car il y a beaucoup de policiers. Ca ne loupe pas, ils me sautent dessus et me réclament mon passeport pour commencer, je dis l’avoir laissé à l'hôtel. J’en vois un regarder mon appareil. La situation devient tendue, je m'extirpe de la foule qui m'entoure. Je réfléchis à toutes les éventualités, il faut que je retourne à l'hôtel car ils vont venir fouiller la chambre, mais ça va sembler très suspect. Delà on se rabat dans restaurant, bien sur nous sommes suivis et quelqu'un en civil s'assoit à notre table et se met à parler anglais, hasard. Valérie élève le ton pour qu'il s'en aille. Nous décidons de partir pour un autre restaurant. Toujours suivi, nous nous engouffrons dans un autre que nous connaissons et de la des policiers rentrent un par un en faisant mine de se servir du thé, de la une personne s'assoie près du poêle et nous observe quelque temps avant de laisse la place à un autre, j’en profite pour changer mon film discrètement sous la table. Apres manger nous sortons pour rejoindre l'hôtel. Un gros 4x4 de police stationne devant, je commençais à imaginer le pire. Mais rien n'était, heureux de trouver la chambre dans le même état qu'en sortant et mes pellicules dans mon sac. On pense à beaucoup de choses, si on avait pu, nous aurions quitté la ville de suite. J'ai crains pour mes films jusqu'à avoir quitter la ville. D’ailleurs ils ne me quitteront plus pour le reste du voyage. Nous pensons que des autorités ont demandé que l'on nous laisse la paix pour qu’il n’y ait pas de problème, car la Chine n'a pas besoin de mauvaise publicité en ce moment. Malgré cela je décide de retourner au bazar, car je sais que les Chinois ne pourront me suivre, dans les ruelles Ouighours et je profite pleinement de cette journée festive. Je trouve le marché aux bestiaux où il y avait 4 chameaux à vendre. Je fais un détour via le stone bazar car la ville est connue pour son jade de bonne qualité et des dealers de pierre vous accoste à la sauvette dans la rue. Après quelques emplettes, mon regard se pose sur ce pauvre parmi les autres. Je le voyais à quatre pattes en train de ramasser des raisins à moitié pourris tombés d'un étalage. Je ne pouvais supporter cette situation, j'avais beau être blindé contre tout cela mais rien n'y faisait. On a beau être conditionné par la télévision se retrouver devant cette situation m'était insupportable. Tout est si différent de l'Inde la religion aidant, ce peuple me semble si proche de nous, il est si différent des autres régions communistes. Il a su garder son éthique, ses convictions, sa joie de vivre, ils n'ont rien demandé à la Chine. C’est vraiment le dernier peuple d'Asie centrale. Je me déplace vers lui, l'interrompt dans sa recherche de nourriture et lui tend 4 malheureux yuans, il se redresse vers moi et me dit nerekme (merci en Ouighour), nerekme, nerekme et s'en retourne au sol, n'ayant de temps à perdre. L'émotion m'envahie et pour ne pas montrer mon désarroi, j'ai recours à mes lunettes pour recouvrir mes yeux qui trahissent ce moment de faiblesse. Je retourne à l'hôtel avec cette image dans ma tête qui ne me quitte plus. Le soir approche et nous retournons en ville pour manger. De petite échoppe mobile envahissent les carrefours le soir venant. On s'arrête pour une pou lao (riz, patate douce, poulet), qui ne coûte qu’un yuan, cinq avec la viande ; on nous trouve même des chaises pour que l'on puisse s'asseoir, ce peuple est vraiment extraordinaire. Par la suite je reste seul en ville pour distribuer des brosses à dent et autre savon que nous collections à travers nos chambres d'hôtel. A qui donner, sur quel critère dois-je me baser, comment reconnaître un pauvre qui vit avec moins d'un dollar par jour, d'un pauvre qui s'en sort à peine avec 2. Je donne tous les jiaos (demi-yuans) que je possède, j'achète quelques nourritures que je redonne par la suite et toujours ce regard, cette gentillesse et s'incline devant vous pour vous dire merci. De retour à la chambre je m'arrête pour la dernière fois dans cette petite boutique comme je faisais ces jours derniers pour acheter un futur cola (Coca cola local), j'aimais ce sourire que me lançaient la vendeuse et son mari à chaque fois que je passais devant. En payant, je lui offre un échantillon de parfum et demande à faire une photo. Oh lala ! branle bas de combat, il faut appeler les voisins, vite, vite, il y a le grand blanc qui veut se servir de sa boite à image. Tout le monde accoure pour être sur la photo. Apres la petite séance, ils m'offrent l'hospitalité et me voilà assis autour du poêle pour partager quelques instants. Il m'offre la cigarette que j'accepte, delà je sors quelques centimes d'euros pour leur offrir, voilà qu'ils m'offrent un samosa et des légumes pour l'accompagner, moi je renchéris avec 2 porte-clefs, ils s'en retournent avec un savon, puis ils ouvrent une bouteille de bière, puis 2, puis 3, pour trinquer. Je ne voulais pas en rester là, j'offre mon opinel au mari, quel couteau bizarre qu'il n'oublie pas d'exhiber à tout le monde. Ils me montrent la vidéo de leur mariage. Ils chantonnent à voie basse, les chansons qu'ils connaissent par cœur en même temps que la vidéo défilent sur cette vielle télé. Lui a 24 ans et elle 22, ils ont un petit garçon, qu'elle n'oublie pas de balancer dans son hamac d'une force assez violente, elle doit répéter des gestes qu'elle a du voir quelque part et les retranscrit bêtement sans se poser de question. Ils veulent que je refasse des photos et on s'en va au milieu de la route au milieu des quelques voitures qui passent, quelle rigolade qui entoure ce moment et je dois me décider à les laisser non sans regret... Quelle journée que celle ci, je retourne à l’hôtel et m'endors bien fatiguer la tête bien remplie...
Sur les traces de Marco Polo.
Nous voila lundi, dans le bus local et nous longeons le sud du désert sur ces longues lignes droites et l'après midi faisant, je pouvais pour la première fois me mettre pieds nus dans mes sandales. Nous logeons dans un petit hôtel de charme local avec le poêle au milieu de la chambre, le hic se sont les sanitaires, qui n’ont pas du être nettoyés depuis 6 bons mois. Ça s'est le résidu du communisme, tout le monde à peut être un travail, mais ils s'en foutent de tout, ils préfèrent glander devant cette nouvelle religion capitalisme : Qu'est la télévision... Le lendemain, le bus qui devait nous prendre est blindé et il ne veut même pas nous faire voyager dans l'allée centrale. Ne voulant pas rester un jour de plus, je décide de faire du stop. Apres 2h30 infructueuse on revient à la case départ et des bus couchettes stationnent devant la gare routière, ils vont sur Urumqi. Nous sommes partant et nous voila coincés dans une couchette de 60 cm de large sur 170 cm, ce n'est pas grave car la route que nous empruntons vaut le détour. Elle traverse le désert du sud au nord. Des heures durant nous ne voyons que du sable. Notre navire croise sur cette highway à travers cet océan de dunes, entretenues à la sueur de l'homme, car elles meurent d'envie d'envahir ce minuscule ruban d'asphalte. Ici pas de bulldozer, mais au milieu de nulle part des camps formés de roulotte où logent les ouvriers armés de pelle et à coup de balai nettoient la route quotidiennement. Il y a les jeux d'ombres qu'exerce le soleil sur le flan de celles-ci. De quoi faire rêver n'importe qui, moi je n'ai pas arrêté d'admirer le paysage, sachant bien que des merveilles comme ça ne me sont visibles au quotidien. Le long de cette ligne de vie, il y a des petits îlots, formés de petites bicoques entourées d'ordures, tel des décors inanimés de modélisme. On s'y arrête juste pour faire de la mécanique, ou un plein. Le soir arrivant, notre bus s'arrête à son tour dans l'un d’eux pour se ravitailler. Dur que de travailler dans un endroit pareil ou la vie ne s'anime uniquement le soir de 7 a 8 pour prendre les quelques pièces de voyageurs perdus. Le froid refait son apparition, les vitres du bus sont gelées et je cherche une position ou je puisse me reposer... Le matin faisant avec ces -15 degrés nous nous faisons balader de gare en gare pour rejoindre la prochaine ville étape. Nous nous décidons pour un train de nuit et la journée se passe à visiter la ville. Ici par exemple les changeurs de cash, n’ont même pas peur de racoler jusqu'à l'intérieur des banques et personne ne dit rien. L'attente du train se fait dans une salle ou chaque rangée correspond à l'un de. Quand l'heure approche, les gens se lèvent se pressent devant les barrières, se collent comme des animaux excités, la pression règne et quand celles- ci s'ouvrent, Ils courent, ils vous bousculent ayant peur de ne pas avoir de place, alors que tout le monde à une réservation et une place attribuée. 6h30 du mat, nous voila dans une petite gare perdue dans le Gansu, on squatte le temps d'un thé et de trouve un moyen de transport pour rejoindre Dunhuang, ville hyper touristique l'été. Super hôtel pour un super prix car nous sommes vraiment dans la morte saison. Apres 3 jours sans s'être lavés, on s'aperçoit qu'il faut attendre 20h00 pour avoir de l'eau chaude au robinet, les boules je vous dis pas. Le soir je me dépêche de rejoindre ce gros tas de sable ou il y a des dunes qui culminent jusqu'a 200 mètres d’altitude, j'arrive trop tard pour le coucher de soleil, ce ne sera que partie remise. Aujourd'hui, on part visiter les Mo Gao grottes ou il y a 45000 m2 de peinture bouddhiste, bien sur, il faut aligner les billets et Valérie en veut pour son argent, car pour elle tous ces sites touristiques payants sont nouveaux, avant, il n'y avait rien de tout ça a travers le monde, très bel endroit et ce magnifique bouddha assis de 35 mètres de haut, tel un Gulliver enfermé pour l'éternité. Deuxième tentative pour le coucher de soleil, j'ai oublié de vous dire, ils ont grillagé tout le site, pour faire encore de l'argent. Je passe par des chemins détournés pour arriver au même endroit et ne pas avoir encore à payer, qu'elle plaisir pour moi que de marcher dans cet endroit, gravir ces montagnes de sable, avec personne a l'horizon. Peut être qu'une petite bière aurait été l'apothéose, mais je n'en demande pas tant. Ici, les caravanes de chameaux ne se sont jamais arrêtées, elles ont juste troqué les cargaisons de soie, d'étoffe, pour des touristes en manque de sensation, mais moi je m'en fou, je suis heureux, je me laisse aller dans une dérive cérébrale et savoure le moment présent. Si le courage est au rendez-vous, demain matin j'y retourne pour le lever de soleil, malgré le froid, mais on verra ça tout à l'heure... Voila pour les dernières nouvelles et je vous dis à dans une semaine, de retour sur Shanghai j’y serai, pour le nouvel an chinois, d'ici portez-vous bien et savourez la vie au quotidien...
Retour à la vie communiste.
Nous venons d'arriver dans la deuxième capitale touristique de la Chine: Xi an. Beaucoup de route ces derniers jours, déjà samedi, il s'est mit à neiger et la route était verglacée. Les Chinois ont le cerveau ramolli, car ils s'en foutent et roulent toujours à la même vitesse, conséquence plein d'accidents le long de la route et au milieu des steppes, il n'y a pas grand monde pour vous ramasser, ils doivent aller au temple avant de décoller pour brûler quelques cierges et croire qu’il ne leur arrivera rien. Nous, on s'en sort bien, on est arrivé à bon port sans aucun dommage. Jayuang, une de ces grandes villes qui s'agrandie vitesse grand V, grâce à cette nouvelle économie qu'est le tourisme ils ont déjà construit des artères surdimensionnées avec rien autour aujourd'hui. Mais demain, hôtel, échoppes à souvenir et hypermarché y prendront place, elle voit très grand pour un avenir proche. On découvre la passe la plus à l'ouest de la grande muraille, que j'admirai tant sur les brochures avant de partir et légère déception quand je découvre le paysage. Sur la brochure c'est vachement bien cadré et ici il n'y a rien en plus. De plus sans guide on se fait un peu promener et je ne pourrais voir la grande muraille dans sa continuité, grosse déception pour moi, parce que je m'imaginais plein de chose dans ma tête et je voulais surtout rêver en vrai et pas à travers ces cartes postales, mais ainsi vont les voyages. Ensuite train de nuit, puis escale pour la journée à Langzou. Je suis agacé ces derniers jours par ce non-savoir-vivre, ce devoir patriotique, que de devoir plumer ces étrangers de passage, ces fonctionnaires et surtout ces femmes qui ne cherchent même pas à vous comprendre et se retournent pour ne pas avoir à croiser votre regard et vous font ce geste de la main pour vous repousser, que cela est énervant. Je me laisse imaginer une parade pour leur apprendre à vivre, à chaque fois que je serai repousser ainsi je devrai balancer une boule puante dans leur bureau, pour qu'ils comprennent le temps de ces quelques minutes mal odorantes... Puis retrain de nuit en place assise, très dur, on arrive quand même à avoir des couchettes une fois a bord. Je dois vous raconter une anecdote, ils sont fous ces chinois. Ils ont des lecteurs VCD (le VCD s'est un DVD de mauvaise qualité) en location dans les trains. Alors le gars passe dans le couloir pour faire votre choix, ensuite on vous installe ce lecteur de poche avec une batterie de voiture entre les jambes et vous voila parti pour une séance de cinéma miniature, vous êtes le pacha du wagon car tout le monde vient squatter autour de vous pour ne pas perdre une miette de ces éclairs de lumières traversant le wagon. En plus les VCD sont souvent des copies de mauvaise qualité. Vue d'un cerveau d'étranger calculateur, ça ne serait pas intéressant à exploiter, dans nos contrées. Aujourd'hui, visite de la 7ième merveille du monde: Terra quota, l'arme de terre cuite, très intéressant et très impressionnant, la journée les touristes visitent et la nuit les archéologues travaillent, ils ne perdent pas le nord ces chinois soit disant communiste. Les parasites que nous sommes, ce sont joints à un groupe de français qui avait leur interprète. En sortant, je voulais acheter des souvenirs, mais me faisant harceler par ces commerçants ambulants qu'ils veulent faire leur chiffre en cette saison de vache maigre, vous balancent des prix défiants toutes concurrences, je ne pouvais même pas marchander, parce que cela aurai été du vol, alors j'ai laissé tomber pour cette fois. Comme quoi on peut être bête parfois... Voila pour les nouvelles. Demain train pour Shanghai pour fêter le nouvel an chinois. Je vous dis à bientôt pur de nouvelle aventure. Et maintenant une page de pub...
Bonne année de la chèvre... Je reviens sur le voyage chronologiquement. A Xi an, sale histoire, en quittant l'hôtel je rends la carte magnétique et la femme de chambre descend rapidement pour montrer une taie d'oreiller tachée, je dois vous dire qu'ici on ne change pas les draps à chaque changement de client, alors un des gars de l'hôtel me demande de payer 10 yuans pour la tache, je commence à voir rouge, jamais je n'aurai pensé qu'on puisse vous faire payer une tache. Au jeu du plus con je commence à exceller. Je remonte dans la chambre, j'explose tous les shampooings et gels douche que je trouve et je lave ce morceau de tissu. Je redescends et le gars ne veut rien savoir, alors la je suis énervé, je préfère payer pour ne pas me retarder et je déchire la tête d'oreille dans le hall de l'hôtel et je la balance par terre. Enfin, je me retrouve dans le train et pareil pour une mauvaise compréhension car sur le tableau des horaires, le train part à 18h00 pour arriver à 11h00, j'ai bien regardé que tout le panneau d'indication était rédigé sur un cycle 24 heures et une fois arrivé à 11 heures du matin le train ne s'arrête pas, je me renseigne et j'apprends que l'on arrive à 23 heures le soir du réveillon. J'étais vert, je n'avais plus rien à manger. Heureusement que la veille au soir, j'ai offert des échantillons de parfum à la famille et un petit jouet au petit et ils m'ont donné un peu de leur repas. Dans le train et même ailleurs, je dis que je suis photographe pour des magazines, je ne vous dis pas le regard des gens qui s'écarquillent au fait de ces 2 mots et quand je sors un des appareils pour prendre une photo, ils se doivent de prendre leur plus belle posture. Je ne renie pas mon métier, mais ou bout du monde le fait de dire que vous êtes serveur, cela a l'air dégradant, car dans pas mal de pays, tout le monde est serveur au moins une fois dans sa vie, porter des assiettes tout le monde sait le faire, on gagne pas beaucoup et culturellement il ne faut pas sortir de St Cyr. Ils ne comprennent pas toujours comment cela peut être différent dans nos contrées et surtout comment un gars qui travaille dans la restauration puisse se payer un voyage comme celui-ci. Pour revenir sur une anecdote sur la photo, aujourd'hui j'ai croisé un photographe professionnel dans la rue commerçante de Shanghai, ça j'en suis sur car il avait 4 appareils photos au tour du cou (Leica m6, r5, r6 et Mamiya 6/6), tout cela d'une valeur de plus 20000 euros, il y en a qui n'ont pas peur. Il faut dire que la rue était noire de monde, tout le monde était de sortie, car ils ont tous reçu la petite enveloppe remplie de quelques yuans et comme les commerces comme par chez nous sont ouverts même les jours fériés pour récupérer l'argent en échange de quelques babioles... Jamais je n'ai entendu autant de bruit, jamais je n'ai vu autant de pétard, jamais je n'aurai cru qu'un changement de date puisse être aussi important. De 23h45 a 00h30, toute la ville est plonge dans vacarme qui dépasse bien les 90 décibels, un brouillard artificiel se crée, les gens se promènent avec des pétards en cartouchière tel Rambo ou autre guerrier et ils balancent ça partout, aux fenêtres des immeubles ou devant les entrées de celle-ci et les gens se regroupent pour assister à ce moment unique de l'année. Sincèrement, il a du être consommé 3 milliards de pétards et autres fusées, rien que sur Shanghai. Pour nous la vie devient assez pénible avec ces fêtes. Comme le nouvel an dure une semaine, ces derniers jours se passent ainsi: 13h00: lever. 15h00: promenade, shopping. 19h00: repas à l'appartement, à l'occidental, car Julien et Michel ont reçu 11 camemberts, 5 emmentals, herbe de Provence et 4 bouteilles de rouge. Sympa, ils m'ont attendu pour entamer tout cela. 20h00: massage, car on est épuise. 22h00: discothèque, ben oui ça dure une semaine. Dur dur, la vie au bout du monde. The China riviera. Comme on le dit bien chez nous, pas de nouvelle, bonne nouvelle. Apres Shanghai et le spring festival qui n'est pas fini et toutes ces soirées marquées par les feux d'artifices à répétition et une vie de night-cluber bien remplie, me revoilà dans le train direction plein sud et le soleil, c'est marrant de se retrouver devant la railwaystation, un mois plus tard et je n'appréhende plus de me retrouver seul face au problème, je me sens bien et préparé pour ne plus affronter une erreur de timing. Les rencontres à bord sont extraordinaires, il y a toujours quelqu'un à bord pour venir vous parler en anglais, pour montrer que lui il sait et pour moi de prendre des renseignements pour la suite. Les décors le long de la voie ferrée, me rappellent la France et surtout le nord, le plat pays, la grisaille, les maisons de briques rouges et les mares aux canards. Je descends à la gare de Guilin (Nice), comme chez nous, tout bon chinois doit y venir. Il y a une simili promenade des anglais avec ses palmiers le long du fleuve et ses montagnes particulières tel des cheminés dressées au milieu du paysage, parc, animation avec des funambulistes, des motos qui tournent dans une sphère de métal, tout pour amuser la galerie. Les restaurants cote cote terrasses ouvertes étalent sur le trottoir tout ce que vous pouvez y manger. Cela va des bacs remplis d'eau avec des carpes et autres poissons, écrevisses, gros clams, grenouilles, etc. Derrière les cages, avec des poules, faisans, pigeons, ragondins et le plus effrayant, les cages avec les chats et les autres ou j'ai fait des bons devant, celle des serpents. Je vous jure que ce n'est pas des conneries. Et puis quoi, on ne sait pas, à n'importe qu'elle heure de la journée, on peut très bien avoir envie de manger un ragoût de chat ou une brochette de serpent. Pour moi quoi qu'il en soit, je préfère le chat... Non je déconne, je reste dans les restaurants à bas prix et je n'ai pas envie d'essayer. Tan pis je mourrai bête, le soir tout y est éclaire, il y a une rue piétonne ou il y fait bon dépense quelques yuans après manger, tout pareil à chez nous. Ensuite j'ai pris le bus pour Yangshuo (St Tropez), après mettre assoupi, je regarde la route et je me crois sur celle qui rejoint le Muy à St Maxime, mais le décor lointain est différent, la ville n'est pas écrite sur toutes les cartes, mais vaut vraiment le détour, ici on ne vit que et par le tourisme, tout bon chinois qui veut survivre se doit de parler anglais, donc pas de problème de traduction. Il faut dire que toutes les villes balnéaires se ressemblent n'importe ou dans le monde. Première ville ou je trouve une chambre à un super tarif comme quoi. J'en profite pour acheter un pantalon léger et je déambule en sandale, je traîne, je bouquine, je regarde la vie s'écouler le long des berges pour recharger les accus en manque de soleil et de chaleur. Au loin ces montagnes usées par l'érosion, paysage féerique qui a su se faire exploiter. Je regarde les bateaux qui se suivent en fil indienne arriver de leur mini croisière, comme ceux sur le Mississipi ont fond plat mais sans ces grande roue à aube. Il y a des pêcheurs sur leur radeau de bambou avec leur cormoran qui ne pêche plus depuis longtemps et préfère se laisser prendre en photo pour quelques pièces. Aujourd'hui, visite à vélo entre ces grands pics, enfin de compte ou je pédale été recouvert à l’époque par la mer il y a des millions d'années, on roule sur les petits chemins entre les rizières, la rivière que l'on traverse à différents endroits sur des digues, les petits villages autochtones ou je découvre des gamins de 10 ans jouent de l'argent aux cartes avec les adultes, on me propose de m'attabler et je sors un billet de 1 jiao ce qui ne représente rien du tout et je vous dis pas la rigolade qui s'en suit. Je reste l’à les regarder jouer quelques instants. Bien sur des que vous posez votre vélo, il y a toujours quelqu'un pour vous vendre, une bouteille d'eau, des cartes postales ou autre babiole locale, tout le monde veut en profiter un peu... Bon voila pour les nouvelles, portez-vous bien.
Rien ne vaut tout l’or du monde.
Himalaya, je me souviens lorsque je t'ai vu pour la première fois, c'était du coté de Darjeeling et tu m'as laissé découvrir tes champs de théier et tes monastères Bouddhistes. La deuxième fois, c'était du coté de Gangtok, la vallée des fleurs et le Kangchenjunga comme toile de fond. Puis tu t'es caché derrière les nuages du coté de Katmandu et je n'ai pu voir ton plus haut sommet. Ensuite tu m'as laissé découvrir le Daulaughiri, l'Annapurna et j'ai pu descendre la Kaligandaki et découvrir le vrai visage des peuples que tu abrites. Pour finir avec les offrandes que l'on te verse à Hariwar et ou tu laisse sortir de tes entrailles les sources du Gange. Tu m'es réapparus lors de ma traversée du Takla-makan désert et tu me faisais obstacle. Te revoilà à nouveau depuis Dali et je reste ébahi devant tes décors somptueux et tes lever de soleil magique, comme sur l'Erbai lake, lumière cristalline qui se reflète comme un miroir sur l'eau et qui donne une autre dimension à la vie de tous les jours, les pêcheurs qui s'activent apparaissent tel un mirage dans l'éclat de tes rayons. Lijiang et sa vallée que tu protèges des nuages de tes sommets environnant et ou il y fait bon vivre... Voila le décors ou je suis depuis quelques jours. Mais pour en arriver la j'ai du voyager beaucoup ces derniers temps, depuis Yangshuo ou j'y ai laisse des visages types vietnamiens. Beaucoup de paysage fabuleux à travers les vitres du train ou du bus. Je me suis arrêté dans la stone Forest, amas de pierre laisser par l'érosion de la mer, il y a des millions d'années, site ou afflux tous les touristes chinois, enfin pour une fois je ne suis pas harcelé par les vendeurs et autres guides, je peux donc déambuler tranquillement à travers ce labyrinthe de pierre, j'y ai même vue 4 photographes chinois professionnels prendre des photos du site. Ensuite train pour Kunming, stop and go, le mauvais temps à fait son apparition, je décide de partir de suite sur Dali et là, l'Himalaya réapparaît devant moi, couvert mais grandiose, la ville ou je viens d'arriver ne me plait pas donc je décide de repartir le lendemain pour Linjiang. La petite anecdote, c’est que le soir je suis allé mange dans un resto local ou nous devions être 12 personnes, il y avait 9 français, comme quoi. C’est en repartant que j'ai pu admirer le lever de soleil sur le lac à travers les vitres du bus, cela valait bien son pesant d'or. Lijiang et sa super guesthouse, un peu excentre de la vielle ville mais pas chère, super clean et super bouffe chinoise, de quoi me remettre d'aplomb pour la suite du voyage. Hier soir c'était le festival des lanternes, la famille m'a attendu pour le repas. On a commencé par faire sauter quelques pétards devant la porte pour attirer les esprits et ensuite nous sommes passés à table qui était recouverte de plusieurs assiettes, avec du ragoût de pintade, escalopine de veau pané, bœuf aux épices, légumes et noix de cajou. Ce soir, j'étais l'invité et je me suis régalé, j'étais le dernier à finir parce que l'on n’arrêtait pas de me resservir et ils attendaient pour sortir de table, enfin les hommes vont dehors fumer la cigarette, les femmes restent pour faire propre, normal; Ensuite tout le monde se retrouve dans le salon, les plus jeunes regardent la télévision et les anciens jouent aux dominos, c'est un rami tout simplement et je suis là, à les regarder à coté du poêle. Qu'elle chance extraordinaire pour moi de pouvoir partager le quotidien de ces gens ! Ici, pourtant cette une société matriarcale (attention les hommes, il faut se tenir à carreau), ce sont les femmes qui dirigent, elles sont toutes types mongols, la peau mate, habillées pareil, blouse bleue, casquette mao, une peau de mouton recouvert de 7 anneaux représentant des étoiles pour se protéger du froid et un carcan en osier remplie de tout et de rien. Les jeunes filles ont un haut, blanc et rouge, autour de la taille un tablier jaune et elles n'arrêtent pas de papoter dans les rues de la vielle ville. Aujourd'hui, grande journée encore, je suis parti a vélo, enfin je me faisais tracter par les motoculteurs pour avancer sans me fatiguer et découvrir le petit bourg voisin Baishan et regarder la vie s'écouler, sans se faire accrocher au son des louquettes, louquettes, (look) des échoppes à souvenir. Ici on joue au croquet et je vous jure que c'est vrai à la Lyonnaise (jeu de boule), alors savoir si les origines du jeu sont françaises ou chinoises, il faudra ouvrir les livres d'histoire, (une photo offerte à celui qui me répondra juste). Ensuite, je continue la visite et je tombe sur: "Hello, I'm the famous doctor Hu", un grand docteur qui connaît aussi bien la médecine occidentale que chinoise, qui vit avec sa famille, son potager extraordinaire ou il y à des herbes uniques qui y poussent et la Dragon jade mountain en toile de fond derrière le village. Il est reconnu par les plus grands praticiens de la planète. "Ok, please seat", je ne risque rien car les consultations sont gratuites et on laisse ce que l'on veut, pas d'arnaque (dixit : les guides). Il me fait lire sa biographie, il est né en 1924 et c'était un pote a Alexandra David Neel qui lui a apprit l'anglais. Ensuite il me fait boire un thé aux herbes, puis, je visite son dispensaire, qui est recouvert de carte de visite du monde entier, je peux apercevoir le jardin ou il cultive des centaines de plantes, ainsi que son "bureau", salle ou est entrepose plein de seaux remplis d'herbes réduites en poudre. Pour finir, il me donne un petit sachet d'une de ses mixtures. Bien sur, sachant qu'il donne des consultations gratuites pour tout le monde, riche ou pauvre, je lui donne 100 yuans, car je sais que cela servira aux autres. Pour ensuite me remercier en français, il me remplit un autre sac de poudre, j'ai de quoi subvenir pour les mois à venir. Ensuite, je m'arrête manger, je laisse le soleil faire ses bienfait sur moi et de fil en aiguille on me propose de faire un billard sur une table d'un autre temps, enfin on s'amuse. Que d'émotion, pour moi et ce n'est pas fini, car je monte découvrir une région autonome du Tibet, pas besoin de ce fameux "travel alien permit" et des spectacles grandioses m'attendent encore. Je vais même rester quelques jours de plus pour profiter de cette vie... Voila pour les nouvelles, portez-vous bien et même si vous ne pouvez être là à coté de moi, je me laisse imaginer les réactions de chacun à travers mes pensées. A bientôt...
Il y a des jours comme ça.
Je dois vous raconter, cette petite escapade dans les Tiger leaping gorge. Pour comprendre, je vais recommencer chronologiquement. Je décolle le matin de Lijiang vers 11h00 pour me rendre à la gare routière, pour prendre le bus, selon les guides il y a un départ toutes les demi-heures. J'achète le ticket et on me dit que le prochain bus part à 14h00, ok j'accepte. Donc j'attends, je vais pour acheter un paquet de gâteau dans une supérette, arriver à la caisse on me dit qu'ils ne peuvent pas me vendre ce paquet, parce que le prix n'est pas marqué dessus, ok j'accepte, alors je me rabats sur une tablette de chocolat, produit de luxe ici. A 14h00 et des brouettes, le bus démarre et s'arrête 20 mètres plus loin, le chauffeur descend pour revenir 10 minutes plus tard. Voila que l'on fait demi-tour pour charger des affaires sur le toit. Ca y est, on part pour faire 100 mètres et faire le plein d'essence. Je commence à avoir la pression et le doute me vient à l'esprit. Si ce n’est pas la bonne direction me voila parti pour perdre la journée et revenir à la case départ. Pourtant j'ai demandé que l'on me pointe sur une carte la destination. Au bout d'une heure je vois un panneau et les idéogrammes indiquent la bonne direction, je peux enfin regarder le paysage et me laisse partir dans mes pensées. Le long de la route, village typique fait de brique de terre, les toits avec les extrémités sculptés, les femmes dans leur tenue locale portant sur elle un arc-en-ciel de couleur. La vallée, ses cultures en terrasse, le blé vert fait son apparition, et les colzas sont déjà fleuris. Qiaotou, ville du départ des gorges te voila, la bourgade s'étale le long de la rivière. A travers les vitres du bus, ce qui apparaît devant moi n'est que désolation, bâtiment dégueulasse et poussière: "welcome to déchargeland". La ville chinoise a été construite à l'arrache sur un axe routier, elle ne ressemble en rien au village que je viens de traverser, jamais je n'ai vu tant de saleté, de poussière, ils doivent l'accepter et les femmes ne s'affèrent plus à la lessive quotidienne. Le problème ! Le problème, c'est que depuis quelques jours j'imaginais les gorges, le décor et ce qui apparaît devant moi et loin de tout ce que je pouvais imaginer, ok j'accepte. Je me rabats sur la guesthouse que tout les routards parlent, de toute façon c’est la seule avec l'enseigne en anglais. La patronne 28 ans, dans des vêtements sales, les cheveux rêches: "ni hao (bonjour), je voudrai un lit". Mais rien ne se fait. Bon je m'attable et je commande une bière pour faire passer tout ça, on me sert avec des arachides qui on du être récolter en 1983, ok j'accepte. J'aimerai savoir ce qui se passe vraiment dans le cerveau ramolli d'un routard qui gagnent 10 fois le salaire d'un local et qui pour des économies de bout de chandelle, vient s'entasser dans un bouiboui pareil et qui en plus décrire cet endroit comme un lieu agréable à vivre. Je demande les toilettes, on m'indique que c'est dehors dans l'une des bâtisses à coté. Je descends dans la cour et par terre de la laine fraîchement tondue, un chien joue dedans, je le regarde et lui dis rigole pas car demain c’est toi qui sera à la place des moutons, ceux ci sont allongés un peu plus loin sans la tête et le sang coule encore des cadavres se répandant dans la cour. De l'autre coté des jeunes gens le chalumeau à la main finissent de nettoyer les têtes. Les latrines, un trou dans le sol, on peut pas se tromper, le mur est blanc marquer dessus WC, en rouge vif, car on ne pourrait aller dans le box juxtaposé, celui ou il y a les cochons. Les toilettes se trouvent dans la porcherie tout simplement, sur un autre mur est marqué: "hot sower ", au moins je ne pourrai pas me tromper pour la douche, je ne vous dis pas l'odeur qu'il y règne. On dirai: "Mad Max", la, pas ok ; la j'accepte plus. Je deviens fou, jamais, jamais, jamais, non jamais je n'aurai pu imaginer tout cela. Je comprends pourquoi les gens disent que les gorges sont magnifiques, car après une nuit ici, tout doit vous sembler radieux, fabuleux, magnifique. Comme il n'y a rien à faire, je retourne dans la salle qui sert de resto et je commande bière sur bière, oublier ce mauvais moment à passer et pour m'occuper, je prends mon cahier pour décrire ce que je vois. Derrière mon dos, on m'observe et on me demande: "what do you write"; J'explique ce que je décris, le joli village que vous habitez: "very beautiful"; "Ah, thank you". Je marmonne tout seul, fini les voyages, fini tout ça, une maison, une femme, des marmos, la téloche, le satellite et les chaînes de voyage. La soirée a débuté, je commande à manger et je regarde la table à coté, 2 hommes, 2 femmes, qui draguent qui en jouant aux cartes et 8 bouteilles de bière de 660 mml chacune ouverte, voila comment on fait passer le temps ici. Les autres sont autour de cette vasque en fonte ou il y a quelques blocs d'anthracites qui se consument. Je crois que l'on m'aurai décrit la ville correctement avant, j'aurai réfléchi à deux fois avant de venir. Vers 10h00, on dédaigne bien me montrer la chambre. Ca sent le poulailler humide. Heureusement que j'ai mon duvet pour me sentir bien. En m'allongeant, je découvre sous l'oreiller une lame de couteau de 20 cm. Ou suis-je tombe. Je m'assoupis en ne fermant qu'un oeil, de toute façon, dans la nuit résonne des feux d'artifices, pétards et les cochons hurlent certainement en attendant la mort. Le matin arrive bien péniblement, je vais pour redescendre dans les magnifiques toilettes de la résidence et vision de carnage, du sang de partout jusque dans les latrines, 3 cadavres de cochon au milieu de tout ça. On commence seulement à passer le jet d'eau; humm !, je me sens en appétit. Petit déjeuner tibétain, galette de blé et on prépare la tampsa : du beurre de yack qui est resté 6 mois sur le bord de la fenêtre et que l’on bat dans un roseau avec de l'eau chaude et des herbes, hummmm ! Que c’est pas bon, ces rance, pour moi c’est imbuvable ça me donne des relents d'estomac, pour eux c’est leur petit bonheur quotidien. Me voila frais comme un gardon pour attaquer les 20 km et 600 mètres de dénivelés. Enfin je parts pour découvrir ce magnifique site. Dans la monter, je marmonne tout ces évènements, avant de tomber en extase devant ce paysage extraordinaire, il faut croire que ce décor féerique valait tout cela. Le soir en rentrant, fatigue, je trouve mon bonheur dans des cannettes de coca. A la fin du repas, la patronne vient me voir et elle me demande ma main en mariage et que je m'installe ici, j'ai cru m'étrangler sur le moment. Le soir, on me change de chambre et je me retrouve au sous-sol dans la cuisine avec 4 chaises et une planche en guise de lit, ok j'accepte, je suis trop mort pour quoi que ce soit et à 10 yuans la nuit je ne vais pas faire le difficile... Par la suite je suis redescendu sur Linjiang, car il n'y a plus de route, ils sont en train de la refaire, pour rejoindre cette fameuse région autonome du Tibet, au lieu des 30 km restant on est obligé de prendre une déviation de 150 km ou 8 heures de route. J'ai préfère laisser tomber. Ps 01: Je ne sais pas comment vous percevez toute cette aventure, mais je vous jure que c’est ce que je vis au quotidien, car via les mails, vous pourriez me prendre pour un mythomane, car je voyage seul. Ps 02: Hervé de Nice a trouvé un début de réponse pour le jeu de boule. « Si je suis le premier à te le prouver, j’ai gagné une photo." Sur la foi de fouilles archéologiques à l'authenticité incontestable, Assyriens, Égyptiens et Chinois pourraient revendiquer la paternité des jeux de boules. Il est tout à fait possible qu'on y jouait quelque part sur la planète aux alentours de l'an 1000 avant Jésus-Christ, comme le montrent de récentes fouilles dans la province du Ho-Nam, en Chine.
Montagne sacrée et pèlerinage à la …
Et me revoilà sur la route, après ces dernières journées pleines d'émotion. Un bus couchette nous emmène de Lijiang à la frontière du Sichuan. Je me régale des paysages, des vallées verdoyantes, culture en terrasse et de ces petits villages le long de la route. En arrivant dans cette région, les petits villages étaient remplacés par des usines et autre centrale électrique (nucléaire, quoi). Dommage pour la vision, mais eux aussi ont le droit à la vie moderne et tout ce qui va avec. Apres le froid, la chaleur arrive à grande pompe et le problème dans le bus, ces qu'on ne pouvait pas ouvrir les fenêtres car dans le convoi que nous formions avec d'autres véhicules, il y avait 2 camions qui transportaient des ruches et il y avait des abeilles dans tous les azimuts. Arrivé au bled nous voila bloqué pour la nuit, le prochain train ne part que demain. Donc je me retrouve avec 2 étudiants japonais et une isra��lienne pour partager gîte et couvert. De même pour le train, nous allons de vallée en vallée en coupant à travers les tunnels. Me voila à Emeishan et cette fameuse montagne sacrée. Je laisse les 2 étudiants qui eux ne viennent voir que le temple. Moi après un bon petit déjeuner: croissant, chocolat chaud, nutella. Non il ne faut pas abuser. C'était: sauté de bœuf avec du riz. Je pars en moto taxi, car j'ai loupé le bus et l'heure est déjà bien avancée. Donc après m’être fait rouler car le taxi s'est arrêté au milieu de nulle part pour renégocier la course, je fais semblant de marcher pour lui faire comprendre que je ne payerai pas plus. Il se dépêcha de revenir me prendre avant qu'un autre se fasse le reste de la course. Me voilà prêt pour affronter 2500 mètres de dénivelé sur 22 kilomètres de marche (au sens propre), de plus il faut payer l'entrée pour souffrir: 80 yuans, le comble. Je décolle à 500 mètres d'altitude, équipé seulement d’un petit sac et me reposant sur les petites échoppes le long du parcours qui veulent te refourguer une bouteille d'eau, canne de randonnée ou autre souvenir. Un escalier avec des milliers de marches, que dis-je, des dizaines de milliers de marches que je gravis une par une sans regarder le sommet pour ne pas me décourager, bête comme je suis, j'ai vidé une pellicule complète sur ces satanées marches. Apres 3 heures 30 de grimpette, fatigué, les genoux qui commencent à grincer, je me pose dans un de ces petits snacks qui bordent le long du tracé. Et je me fais matraquer à coup de 44 yuans l'assiette de riz et de légumes. Il n'y a vraiment pas de pitié dans ce monde. Ok tu m'as eu, tu as fait ton beurre. Je rencontre un petit vieux qui par la suite veux absolument que je lui achète ses crampons, car il me fait comprendre qu'il y a de la neige un peu plus haut. Des marches, toujours des marches et au fur et à mesure que j'avance, on m'annonce, il ne vous reste plus que 4 heures, il ne vous reste plus que 3 heures 30. Le froid se fait sentir et la neige est au rendez-vous, je mets ces fameux crampons et je continue doucement. Je suis seul depuis le début car les touristes préfèrent maintenant prendre les câbles cars. Je rachète à boire et le quart d'eau, on vous le facture 7, 8 parfois 10 yuans. Je rattrape des gens sur la fin du parcours, certains me suivent, veulent prouver leur supériorité et je les redouble sur une plate-forme car ils récupèrent leur souffle. Le sommet, ça y est, voilà 7h30 que je suis parti et heureux d’avoir réussi un exploit personnel. Content de voir que si je veux visiter le monastère, il me faut encore débourser quelques sous. Légèrement déçu de ce que j'attendais. Je me rabats sur un dortoir, "hello, one bed 90 yuans", désolé, mais la j'hausse le ton même français qu’ils comprennent à mon intonation de voix que je ne n’ai pas l’intention de me laisser faire, le moine le prend mal et après cette gueulante, le lit passe à 40, qu'est ce qu'on est pas obligé de faire pour pouvoir se loger, ils ont encore le culot de me demander mon passeport, qu'est ce que vous voulez en faire, vous croyez que je vais me barrer avec le matelas pourri que vous m'offrez. Je ne l'ai pas, enfin si, mais ne me cassez pas les pieds, sinon je vais voir ailleurs (ailleurs, où !), il n'y a qu'eux au sommet. Dans ces journées difficiles, on réfléchit et on cherche souvent des réponses à des questions bien loin de notre quotidien. Tout ce que je peux dire aujourd'hui: c’est qu'il n'y a pas de pitié sur cette planète et qu'il n'y a pas de religion qui tienne en ce monde. Juste des hommes et des femmes bon ou mauvais. Le soir repas léger, on vient s'asseoir, on essaye de discuter avec moi et me demander mon point de vue sur le conflit irakien imminent. Je ne traîne pas et je vais me coucher, mais le sommeil ne vient pas comme ça à 3077 mètres… 07h00 je saute du lit et je cours dehors car il y a encore les étoiles qui brillent, mais j'attends avec impatience le soleil, qui va faire son apparition sur cet océan de nuages, parsemés d'îlots qui ne sont que les sommets des montagnes avoisinantes. Très belle image, mais qui aura été mérité chèrement. A 8h00 je redescends comme un voleur et ces plaques de neige que j'avais laissé la veille, je me fais glisser dessus, avec quelques gamelles, ce que j'avais monté la veille en 2h30, je le dégringole en un peu moins d'une heure. Ne voulant plus laisser d'argent dans cette montagne, je redescends en bus, je reprends mon sac et je change de ville, bus, rebus et rerebus, pour finir sur un rickshaw vélo. Leshan me voilà, mais ne t'attend pas de moi que je verse ma devise pour tes sites touristiques et tes fameux Bouddhas, même si ce sont les plus grands du monde. Première turista, après un sorbet au poulet, en plus soit disant dans la région de la chine où on mange le mieux, je commande un morceau poulet, en imaginant qu'il allait me le préparer à la sauce locale. Non on le sort du congélateur, on le découpe sommairement et on me le sert froid encore congeler. Pour l'anecdote du jour: à l'hôtel on me retient 80 yuans pour la clef de la chambre, que je n'ai pas, car c’est une personne à l'étage avec un trousseau qui vous ouvre votre porte. Je suis assez fatigué et je préfère ne rien faire, je me paye une journée occidentale. Je réponds à mes mails, je mange une pizza et bois du coca, je vais dépenser quelques centimes dans une salle d'arcade et je regarde à la télévision les navets de film ou de feuilletons français sous titré en chinois qu'on leur a refourgué. Ce soir vers 18h30 les petits vieux sont de sortie dans la rue piétonne et s'exerce au tai chi, sabre à la main et tout cela dans une chorégraphie mal synchronisée. Le voyage s'achève bientôt et vous savez ce que j'aimerai bien maintenant: c’est une tranche de pain avec du camembert. A bientôt pour les dernières nouvelles.
Mésaventure. Salut à tous, je viens d'arriver sur la mégapole pour les quelques jours qui me restent à passer en Chine. Mais pour en arriver là j'ai eu une petite mésaventure, je vais vous la conter... Arrivé à Chengdu le 25/02, une ville surdimensionnée qui ne me donna pas l’envie de traîner surtout dans ce stress, Shanghai me suffit. Je me dirige vers la gare et avec chance je trouve un ticket de train pour le jour même. Le départ a lieu dans l'après midi, j'ai donc le temps pour faire un petit tour dans le quartier. Je mange, je fais du lèche vitrine, je me fais plaisir en allant me faire masser. Ce qui devait arriver, arriva, je ne vois pas l'heure passée et je loupe le train pour 2 minutes. Je m'énerve légèrement car j'aurai plus l'avoir si on ne m'avait pas fait traverser la gare en long en large et si tout le monde n'avait pas tripoté ce malheureux billet. Enfin, je ne peux que m'en vouloir. Je vais faire changer le billet pour un autre jour et l'on m'annonce qu'il n'y a plus de place dans les trains pour Shanghai pour les jours à venir. On me détourne via Xi an, avec un passe pour voyager sur la plate-forme. Départ le lendemain 08h00. Le wagon des hard seat est déjà plein, je me serre dans l'allée et m'assoie sur mon sac. On arrive à 3h00 pas problème, encore une fois je n'ai pas fait gaffe, ces 03h00 du mat... L'enfer commence malgré la sympathie que je partage avec mes compagnons d'infortune et je ne vous dis pas le regard des gens lorsqu'ils voient un blanc en 2ème classe ; le chariot de nourriture qui veut se frayer un chemin, le flot de gens qui veut arriver au w-c qui se trouve juste derrière moi. Au fur et à mesure des gares le train se remplit de plus belle. A un moment il est impossible d'ouvrir les portes et les gens grimpent par les fenêtres, les places au sol se rétrécissent heure par heure. A 17h00 je pète les plombs, il est impossible de finir le trajet dans ces conditions. Je décide de descendre à la prochaine gare, tan pis je finirai demain, pour descendre, le contrôleur et moi sommes obligés de repousser les gens qui escaladent les fenêtres, pour essayer d'ouvrir la porte. Impossible je m'énerve pour de bon je balance 2 gars pour pouvoir m'extraire à mon tour, lancer mon sac en sens inverse et passer par la fenêtre. Je me demande ou je suis, perdu dans le fin fond de la Chine. Dans la tête depuis la veille, je n'arrête pas de m'en vouloir à m'en couper l'appétit, comme quand on sait que l'on a fait une grosse boulette. La chance me sourit à nouveau, je trouve un train pour Shanghai. Dans cette gare perdue ou les chinois n'ont du voir qu'un blanc via la télévision, en faisant la queue pour un nouveau billet, car la vente des billets se fait de 07h10 a 08h10 et de 18h10 a 19h10. Je choisis une file, la mauvaise et les guichets ouvrent, il est 19h00, une fois après avoir batailler pour défendre ma place dans cette foule, j'ai mon billet sans place, les boules me voilà repartit pour 30 heures sur la plate-forme. Je n'en peux plus, je trouve un téléphone, j'appelle les amis a Shanghai et leurs explique et je les fais traîner au bout du fil car je suis exténué et je me réconforte à travers cette conversation. Je ne veux plus être emmerder et je me cale dans un coin de la gare. Bien sur 1 minute à peine, une quarantaine de personnes s'agglutine autour de moi, me dévisage me regarde écrire, me stresse. Le train arrive, je panique à l'avance de me taper 30 heures dans les même conditions. Arrivé à bord je trouve le contrôleur et pour quelques yuans de plus me trouve une couchette. J'apprécie l'eau pour me débarbouiller, et cette couchette dure. Ou je ne demande pas mon reste pour m'endormir. Plus jamais cela m'arrivera de prendre du bon temps. Pour 2 minutes, je me suis embarqué dans un voyage de 2 jours plein, pour 2 minutes. On est le 28 février, il est 05 heures du matin mon périple se fini... Shanghai me revoilà, un lit, une douche, des amis qui parlent français, un morceau d'emmental qui traîne dans le frigo depuis 3 semaines, un morceau de pain de mie, mais que demande le peuple. Je reprends des forces et nous nous racontons nos histoires. Car ici, l'appartement est devenu un vrai central téléphonique, ça n'arrête pas: "Michel est-la?, alors Julien ou inversement", en anglais en chinois et parfois même en français. Ca n'arrête pas. Attention les filles, 2 french lover sont arrivés sur la ville et ça se sait. Première photo du voyage que j'ai fait développer sur place, pour faire découvrir la Chine aux amis restés ici, dernière balade, dernier shopping, dernier resto, comme dimanche ou nous avons été invités par des amis chinois, nous nous sommes attablés pour 05 heures d'un repas bien arrosé et nous avons bu 26 bouteilles de bière (660mml) a 5... Voila comment ce fini ce périple. Ce seront les dernières nouvelles de mes tribulations... Je voulais dire merci à papa et maman qui ont réglé des petits problèmes laisser en France, ainsi que mon frère. Tous les lecteurs et leurs messages qui mon beaucoup touché et motiver à décrire du mieux que je pouvais le quotidien qui m'était réservé. J'espère que le rêve vous a accompagné à travers ces quelques lignes. Moi j'appréhende le blues de retour parmi vous, mais j'attends un bon repas à la Française. Merci et à tous à très bientôt... PS: Dites, vous n'auriez pas 100 euros à me dépanner pour un nouveau voyage.
Le retour
Ce matin, je rigolais dans la cuisine, préparant mon premier petit déjeuner devant les appareils électriques, le grill pain, la cafetière, le micro onde pour chauffer un peu de lait, que de luxe que notre vie occidentale. Comme fond sonore, j’ai retrouvé ce vieux vinyle à papa de salut les copains que j’ai mit et que je chantonnais dans les transports en commun chinois : «700 millions de chinois et moi et moi et moi » de jacques Dutronc. C’est rigolo car à l’époque dans sa chanson, il n’y en avait que 700 millions... Oui je prends le temps, oui je savoure la cuisine de maman, je reprends la route du bistro. Mon village que je regarde différemment, j’ai envie de le prendre en photo, pourquoi ? . Je ne sais pas. Je crois qu’en dehors des paysages que notre planète regorge, la vie est la même partout, elle s’écoule inexorablement que ce soit à Qiauto (Chine), Cenfuego (Cuba), Arusha (Tanzanie), Gangtok (Sikkim) et à Méru (Picardie). Ces vrai quel souci avons-nous en dehors de boire, dormir, manger et consommer... Les gens, la vie qui s’écoule au centre commercial ou je viens d’aller faire un tour, première remarque à voix haute devant une affiche ou femme dénudée s’exhibe pour promouvoir produit de consommation et le dernier souci de l’homme qu’est: Le cul, la relation sexuelle, biquotidienne, bimensuel, bisannuelles. Les gens me regardent; doucement Christophe, c’est fini les vacances. La première boutique ou j’étais prêt à lancer ce ni hao (bonjour), calme toi me dis-je, ces vraiment fini, tout le monde parle le même langage que toi, ici. Roi de la glande je suis, j’ai envie de faire plein de chose et je m’occupe les mains avec n’importe quoi. J’attends les photos avec impatience tout simplement. La vie ne s’arrête pas, pourtant j’ai envie de descendre du train de la vie quelques temps pour faire le point et le reprendre un peu plus tard. Mais cela est impossible. Les copains casés, la petite graine qu’ils lâchent chacun leur tour, temps de se responsabiliser un peu, car aujourd’hui le monde nous appartient … Le quotidien, un boulot et des fonds pour pouvoir rêver de nouvelles destinations. Il me reste quand même le temps et le plaisir de vous faire découvrir ce voyage…
FIN
Salut Christophe, Merci de ces belles histoires, pour le meilleur et le pire car c'est une réalité que tu vis au quotidien. Je me dis que pour toi, ton retour va être difficile, tu vas réaliser comment sont aussi les Français et eux ont moins le droit d'être aussi peu civiques. Nous les réputés ra- leurs, exigeants, intolérants, si peu courtois, et toujours autant racistes! Ne t'inquiète pas si tu te cherches encore, ta façon de voyager te l'apprend chaque jour et tu ne peux que t'enrichir. Te dire merci pour nous faire passer tes belles émotions qui nous rapprochent un peu de ces peuples. Nous aimons voyager avec tes écrits comme tu peux l'imaginer, et c'est toujours un grand plaisir. Alors bonne route et prend bien soin de toi dans ta poursuite... Pour ma part, j'aimerais vivre en partie ton expédition, surtout en ce moment! A bientôt de te lire, au fait ne change rien pour tes écrits, tout va bien, l'essentiel passe... Bises et pensées de nous trois et une très belle année enrichissante, n'est-ce pas? Marisa, Guillaume & Lothaire
Avant tout chose meilleure vœux bonne année et bonne santé et plein de bonne chose. Bref ! En tout cas ça me fait très plaisir d’avoir de tes nouvelles, c'est génial de pouvoir écrire com-me tu le fais. C'est comme si je lisais un livre par bribe c'est vraiment sympa ne change rien, et puis ça me fait voyager aussi. N'oublie pas de prendre plein de photo, et fait gaffe à toi. David.
Merci pour tes récits. Je suis au boulot quand je reçois le dernier. Quel contraste entre les mondes ! Je t'envie !!! Il faut vivre ses rêves, et c'est ce que tu fais. Je n'ai pas tant de choses à raconter. Il fait très froid ici, le paysage est recouvert de neige, je vais peut être aller skier demain. Mardi, je m'envole pour Paris où j'ai 3 jours de congrès. Rien de bien palpitant. Louis
J'espère que ton voyage se passe bien, toi l'intrépide explorateur de contrées parfois dangereuses comme le Tibet. Sans vouloir me faire passer pour ta grand-mère, fais attention lorsque tu ne connais pas toutes les différences entre toi et les autochtones qui peuvent engendrer des malentendus. Je me félicite souvent de connaître quelqu'un comme toi car ton état d'esprit est précieux parce que rare, attaché que tu es à d'autres valeurs que l'argent et tutti quanti. Continue sur cette voie-là et reviens-nous entier. A bientôt. Jean yves. Bravo et merci pour ton voyage que tu nous fais partager... t'es quand même un peu barjot mais bon tu fais ce que tu avais envie et c'est cool !!! C'est excellent de te voir t'émerveiller devant toutes ces choses que tu vois et ça me fait rêver... j'espère que tu nous emmèneras quelques photos en Corse... Ici, tout va bien c'est les vacances scolaires alors on a un peu plus de monde mais c'est quand même tranquille, il fait très beau et on a beaucoup de neige mais bon ça ne vaut pas : L’Himalaya... Bon tu rentres quand sur notre continent ??? Amuse-toi bien... A bientôt !!! Maëlig Que te dire à part merci Christophe, merci de nous faire partager tes aventures... Tu as raison, même si nous ne sommes pas la pour admirer tout cela en direct avec toi c très agréable de pouvoir ne serai ce que l'imaginer, pouvoir s'évader l'espace de quelques phrases de mon quotidien assez morne je dois bien te l'avouer car pour l'instant encore, je me borne à réviser mes examens. J'espère que tu en profiteras encore et que tu auras une petite pensée pour nous pauvres occidentaux enfermés dans nos habitudes. Même si mes mails se font rare il n'empêche que je pense souvent a toi et à toutes les merveilles que tu vois. J'espère qu'un fois de retour tu ne manqueras pas de faire un petit tour sur Nice de manière a ce que tu puisses m'en dire plus de vive voix. A bientôt et merci encore. Hervé Non, je ne me formalise pas si tu n'as pas le temps de me répondre et j'imagine que je te fatigue avec mes questions... En tout cas, je te lis avec de plus en plus de plaisir vu que tes comptes rendus sont de plus en plus poétiques et agréables. Surtout le dernier sur l'Himalaya: ça m'a fait un pincement au cœur de te savoir en un si beau lieu d'autant que jusqu'a présent, la plus belle chose que j'ai vu de ma vie, c'est ce lever de soleil sur le Kangchenjunga... Allez continue à me faire rêver, moi qui suis dans cette réalité ennuyeuse. J'espère que tu n'es pas trop fatigué et que tu t'alimentes bien. Prends soin de toi. Bisous. Julie Hé ! Oui il y a des jours comme ça où je suis particulièrement heureuse d'avoir de tes nouvelles et de me marrer toute seule devant mon ordi en les lisant. Quand je pense à tous nos petits soucis matériels du moment, ta pensée philosophique "une femme, une maison et des marmos" m'éclate ! J'ai l'impression que tu vis des moments exceptionnels et à toi. Je te remercie de nous les faire si souvent partager. Cela fait parfois rêver du bout du monde mais les détails calment très souvent ces envies quand comme moi on aime son confort minimum. Aussi pour le fin fond de la chine, je me contenterai d'admirer tes photos à ton retour. Malgré les petits tracas quotidiens, tout va bien et notre appart prend forme. Nous approchons de la fin et ta chambre (celle des amis) est presque prête! Cela ne nous empêchera pas de décompresser ensemble où que ce soit. A très bientôt. Nous attendons de te revoir avec impatience. Gros bisous. Isa & Laurent C'est génial, je garde tous tes textes pour que tu puisses publier un livre en les illustrant de tes photos. J'adore !!! Je voyage à fond !! C'est super, je t'envie à mort, même si je sais que je ne pourrai jamais au grand jamais faire ça !! Je suis à fond avec toi !! Vivement le prochain message. Raconte tout, tout !!! Gros bisous. Gaétane & Cédric
A bientôt.
Après un séjour en mai 2002, Julien revient en France épanoui, transcendé par ce qu’il a vu en Chine. Il Décide de repartir mais pour un an et persuade des amis de venir avec lui. Au début 7 étaient delà partie, pour finir à deux. Novembre 2002 grand départ et quinze jours après, je reçois ce mail qui s’intitule : La Chine en direct.
Salut chris, on est donc bien arrivé en chine, l'avion ne s'est pas écrasé ces l'essentiel, et aujourd'hui je vais me lancer dans un petit résumé de la situation. Donc on est arrivé maintenant depuis deux semaines, sur mon visage un sacré smille de retrouver l'air pollue de Shanghai, respirer à pleins poumons les dioxines chargées me remplit de joie. La Chine c'est avant toutes les odeurs, et à peine passé le portique de l'aéroport, j'avais l'impression de retrouver des vieux chaussons usés mais confortables... des chinois partout évidement, j'ai été trop heureux de voir que je captais un peu ce qui se racontait, un mot sur dix, mais c'est déjà pas mal. Les Chinois me disent sans arrêt que je m'en sors plutôt bien... je sais que ce n'est pas le cas, mais ça fait toujours plaisir de l'entendre : On prend une espèce de van pour regagner notre appartement, mon pote (Jean Charles) sur place est venu nous chercher, et déjà je mangeais du regard tout ce qui me tombait sous les yeux... je reconnais tout ici, les immeubles ravagés, les panneaux de pub partout, les voitures qui filent dans tous les sens, et les vélos... les vélos en veux-tu en voila, certains dont on se demande comment ils font encore pour avancer, la chaîne rouillée et les guidons en vrac, les portes bagages chargés à mort, des vélos à la Chinoise quoi... on arrive à notre appart, l'appart est autant en vrac que les vélos, ceci dit plutôt bien pour un appart chinois... mieux que celui de mon pote par exemple, tout était Un peu crade, voire carrément, mais à coté de ça on a du parquet dans toutes les chambres, une salle de bains raisonnable après nettoyage, et une cuisine presque convenable... on a donc passé nos premiers instants à nettoyer, voire un bon nombre d'heures, on vient d'ailleurs juste de terminer, faut dire qu'on a pris notre temps, rien que le frigo par exemple, je dois y avoir passe 6 heures de nettoyage, et je ne te parle pas des placards de la cuisine, tu rajoutes une heure pour chacun et tu es encore loin du compte... on a aussi fait un nombre pas croyable d'aller retour à carrefour, deux a trois fois par jours au moins, il a fallu tout acheter, et quand je dis tout, c'est tout, tout sauf les fringues que j'avais amenés... j'ai acheté deux oreillers, et une housse de couette, et un matelas vu que j'ai dormi les deux premières nuits sur le parquet avec ma couette, c'est aussi ça la chine, des matelas en béton : La première nuit c'est passé nickel, la deuxième j'ai eu un mal de dos de l'autre monde, du coup je suis retourné à carrouf me faire péter un matelas, un deux places, et mou, ce qui est carrément rare ici, tu verrais le lit à mon colloc, c'est des ressorts entre deux planches en bois... théoriquement on devrait finir de s'installer d'ici un ou deux jours, vivement qu'on se sente un peu chez nous... à part ça, que dire... on va tous les soirs manger au resto du père à dondon, la femme de mon pote qui vit ici, il refuse une fois sur deux de nous faire payer, c'est super gênant, du coup je lui ai dit que si je payais pas je ne reviendrais plus, il a sourit et il a prit mes 10 balles, j'y retourne demain, c'est bœuf au curry : moi je fais que parler aux gens, ça me fait trop plaisir, pour l'instant je ne progresse pas des masses vu que j'ai plutôt tendance à me reposer sur mes acquis, mais c'est déjà ça, je pensais rien savoir en chinois, mais quand je vois comment se débrouillent les autres, je me dis que je m'en sors pas mal... sinon, je passe pour un extra terrestre avec mes rollers, les gens arrêtent pas de me poser des questions, que je ne comprends pas, mais c'est pas grave, je communique c'est l'essentiel. c'est un plaisir de se balader dans les rues, tout le monde est en vélo c'est super agréable, je retrouve les sensations qui me manquaient, à savoir le cœur léger et le plaisir de la découverte : donc pas de problèmes pour le moment, sauf que dixit mon pote chinois, ça risque d'être un peu galère pour refaire les visas, je ne sais pas encore comment je vais faire, mais on va essayer de trouver une solution, visiblement il faut aller à HongKong ou je ne sais pas quoi, mais ça parait pas aussi simple qu'on le pensait... enfin... on verra bien... on va aussi se faire masser assez souvent, y'a rien de mieux pour apprendre à communiquer, et c'est super bon pour mon dos en morceaux : Sinon quoi d'autre, ici au pays des tangbao, des oeufs au vinaigre et des nouilles transparentes, pas grand chose, mais la vie suit son cours, je passe toujours quelques heures par jour au cybercafé, à tchatcher sur micro avec les Français restes à Nice, à boire du thé au citron, manger des soupes devant mon pc et écrire quelques mails... hier je me suis couché à 20h, j’étais trop crevé va savoir pourquoi... à minuit j’avais les yeux tellement ouverts que je n'ai pas réussi à les refermer, je me suis tourné et retourné dans mon lit pendant trois bonnes heures, et à 3h du mat, j'en ai eu marre, je suis sorti en catimini sans réveiller les copains, en mettant mes chaussures sans faire un bruit : après je suis sorti un peu, je suis allé discuter sur micro de 3h à 6h du mat, puis à 6h je suis allé manger des raviolis dans la rue, dans un quartier carrément à l'arrache, y avait plein de chinois qui me mataient mais j’étais content, la chine s'éveillait et j'ai mangé ça au bord de la rue, puis j'ai marche, et marche, pendant au moins 4h... c’était trop bon, j’ai vu des trucs que je n’avais jamais vu, des quartiers à l’abandon que tu imagines même pas, les trottoirs en vrac, c'est un signe caractéristique ici : J'ai donc marché, tellement que je me suis perdu, même avec la carte je ne reconnaissais rien, et quand enfin j'ai réussi à voir ou j'étais, je me suis rendu compte que j’étais revenu à 10m de la maison, mais impossible de reconnaître la rue, c'était hallucinant, je regarde ma carte, et je vois que je suis à coté de chez moi sans m'en rendre compte, ça fait bizarre, les rues se ressemblent mais tu peux passer trois fois au même endroit en ayant l'impression d'être à l'autre bout de la ville... toujours est-il j'ai marché des heures et je n'ai même pas exploré un centième de la ville, c'est encore plus immense que ce que je n'imaginais, la plus petite des rues est plus longue que jean Médecin, à l'aise... je suis rentré à la maison crevé comme un ravioli sans son jus, j'ai regardé le soleil se lever, puis je suis remonté à mon 12ième étage, les autres venaient de se lever et partaient pour l'ambassade, moi je me suis couché... voila en gros, ça c'était pour la petite tranche de vie... sinon pour le voyage en chine, je ne sais pas vraiment si c'est possible de s'en sortir sans parler chinois, en ville mes potes s'en sortent avec un dico et beaucoup de mime, mais je sais pas ce que ça peut donner �� l'extérieur ou les gens doivent encore moins parler anglais, et moins qu'ici autant dire que c'est quasiment rien...mais je vais me renseigner et je te dirais ça, en tout cas je m'en sors en chinois, et c'est une belle victoire sur mes années précédentes d'inactivité... bon, je vais aller me chercher une soupe moi, et me finir devant un petit film en chinois... je te redonne des nouvelles dès que tu me réponds, à++ amigo à très bientôt julien dit "Ross le jaune" :
L’arrivée.
L’avion se pose et mes amis ne sont pas à l’aéroport. Je profite des derniers panneaux en anglais avant de rejoindre la ville en le bus. Comment déchiffrer hôtel en idéogramme, premier défi de ces 03 mois de périple, je laisse faire le hasard, enfin le rabatteur qui a su voir en moi un billet vert égaré. Avec mon translate de phrase toutes faites et ma calculette, je me retrouve dans un bel établissement qui met à mal mon budget voyage, mais l’épuisement à raison de moi. Ne me déplaise en déchirant ce brouillard au couteau, j’ai le droit à une magnifique vue sur le centre de la mégapole chinoise. Je redescends de suite avec ma première phrase en chinois : « wo hiao diannao » (je veux un ordinateur), pour annoncer mon arrivé à bon port, ensuite je retourne profiter du luxe de ma chambre avec un bain pour me délasser et dégourdir mes membres restés statiques aussi longtemps. La nuit tombe et je parcours ce vieux quartier au tour de l’hôtel, au milieu des gratte-ciel, ces maisons d’un autre temps ou ces immeubles d’un futur accéléré par ces dirigeants qui font de cette ville un anachronisme permanent. Je déambule laissant traîner mon regard attiré par ces halots de lumière à travers les fenêtres, les portes entrebâillées, autour d’un poêle à même le sol. Je salive déjà en regardant ces plats de pâtes préparés à la minute, m’attabler auprès d’eux pour pouvoir déjà déguster cette denrée rare qu’est le temps, mais pour une sécurité gastrique je me rabats vers un restaurant à l’enseigne bien lumineuse et remplie de monde, ne sachant même pas retrouver le signe désignant bœuf et riz, je me laisse aller pour ce qu’on veux bien me servir : une soupière avec des cubes de je ne sais quoi qui ressemble à de la guimauve et une bière pour faire descendre tout cela…
Welcome la Chine.
Voila déjà 3 jours que je suis arrivé. Tout va pour le mieux et je viens de rejoindre Julien et Michel, chez qui je peux loger. Cela me permet de voir venir les choses et de pouvoir m'acclimater doucement. Que puis-je vous dire commencer, comment vous décrire cet environnement, cette nouvelle vie qui démarre pour moi. Le contraste, voilà ce qui vous frappe en premier: ces immeubles, que dis-je ces tours au milieu de ces quartiers usés (il y a 20000 chantiers perpétuels dans la ville) cette mode occidentale qui envahie-le quotidien et se mélange à la culture ancestrale. Le savoir-vivre qu’ils n’ont pas, on vous bouscule, on vous double dans les files d’attente, dans l’avion à peine les roues posées ils sont tous debout, obliger de les faire rasseoir, dans la rue ça klaxonne à tout va et malgré tout cela il n’y a pas de bagarre. Ces méga stores qui ne font même pas concurrence aux petites échoppes. Le prix des hôtels 40euros en moyenne et le prix d’un repas dans la rue, qui varie entre 30 centimes et 1 euro, (d’ailleurs il y a les prix pour les Chinois, pour les touristes et les Japonais leurs ennemies de toujours), le Macdonald s'est 2, 5 euros, c’est cher pour eux. Il y a toujours un gardien jour & nuit dans chaque immeuble et il y a aussi un liftier dans chaque ascenseur jour & nuit, (la nuit il dort par terre et vous n'osez pas le réveiller pour appuyer sur le bouton), malgré tout cela il y a encore du chômage. J’ai trouvé une salle informatique avec 500 bécanes, je ne vous dis pas pour déchiffrer ce qu’il y a sur l'écran. En arrivant, j'ai déjà joué à Counter Strike (il y a des choses universels maintenant) et la pollution atmosphérique qui recouvre continuellement la ville d un épais brouillard. C’est inimaginable la vie sur cette planète... Je me crois encore dans un rêve, mal réveillé. Mais la réalité me rattrape vite quand vient-le moment de communiquer. Pour cela je me débrouille, je montre un point sur une carte, je présente une phrase toute faite déjà écrit sur mon phrase book et pour manger, je montre du doigt ou je cherche l'idéogramme qui veut dire bœuf, comme cela je ne prends pas de risque. Le plus dur va bientôt arriver, déchiffrer une destination sur les murs de la gare pour pouvoir prendre un billet de transport car il ne parle pas du tout anglais. Enfin en dehors de ces problèmes, j'espère pouvoir aller ou je veux… Semaine ordinaire sur la mégapole.
La pluie tombe sur la mégapole depuis quelques jours, c’est marrant comme toutes les capitales du monde se ressemblent sous la grisaille. Les tours de béton se mélangent au ciel, tout devient monotone et la vie prend un autre rythme. Le mien s'écoule comme celui de Julien et Michel. On se couche vers 4, 5 heures du matin pour ce lever vers 13 heures et on part en ville à la découverte de nouveaux quartiers à explorer. Jeudi nous sommes allés en banlieue shanghaillaise, à CAP 10000, un entrepôt qui abrite 10000 boutiques de fringues à des prix défiant toutes concurrence, j'en connais plus d'une qui serait heureuse. Je m'attarde dans le rayon des cuirs, ou je commence une séance d’essayage et la foule commence à s'agglutiner, car un blanc (occidental) de 1 m 93 dans une veste taille M, il y a de quoi faire rire. Je trouve mon bonheur, une gabardine en cuir du style le Rebel et les négociations débutent, après quelques minutes et 2 échantillons de parfum nous tombons sur un prix: 600 yuans (60 euros. J'ai le sentiment de m’être fait rouler, mais après renseignement on m’a dit que je m’en sortais bien. Nous sommes allés au cinéma voir HERO avec jet li en VO, heureusement qu’il y avait la femme d’un ami qui a pu nous traduire, car on aurait rien compris au film. Il faut que je vous dise aussi, une fois que vous avez goûtée aux salles chinoises, plus jamais vous ne pourrez vous en passer. Il y a les places ordinaires, comme partout. Mais pour 35 yuans vous avez le droit à un canapé 2 places avec une petite tablette, le pied ! . Malheureusement les sonneries de portable viennent gâcher le film car ils sonnent sans cesse dans la salle. Pour vous dire aussi, que les critères de sélection pour un poste de travail se font sur votre portable. Alors ils ont tous le dernier cri, ils sont fous ces chinois ! . Beaucoup de question comme celle ci reste sans réponse. La prostitution est interdite, alors pourquoi y a t'il autant de salon de coiffure? . Comment font-ils pour pouvoir se payer des voitures a 20000 euros? . Qui finance tous ces travaux dans la ville? . Pourquoi, y a t’il autant de prix qui diffère en fonction des gens? . Enfin !, cela ne nous empêche pas de vivre, et nous prenons le temps de savourer notre quotidien. J’ai quelquefois l'impression d'être arrivé-il y a une éternité, tant chaque regard, chaque moment reste à apprendre. Il y avait aussi hier soir une superstition, qui empêchait les filles de sortir la nuit à cause du mauvais esprit qui rodait, ils sont fous ces chinois ! Malgré la grisaille du jour, La nuit, la ville devient électrique les voies rapides sont couvertes de néons noirs, les immeubles multicolores, certaines rues brillent de milles feux et nous, nous déambulons, en taxi, en métro, à travers cette palette de peintre futuriste. Nous sommes allés en discothèque. Une usine recouverte d écran plasma et de spot-light. Les hommes en uniforme policier, reste vigilant au bon déroulement de la soirée, pas de collé serré, pas d’exhibition. Ils sont les derniers garants de l’esprit communiste. Techno à fond, on vous remplie le seau à champagne de cannettes de bière ou autres boissons aseptisées. Entrée gratuite pour les filles avant 9h30pm et à 2 heures du mat tout le monde dehors, ils sont fous ces chinois ! … 13000000 de chinois et moi et moi et moi…
Salut à vous, j espère que vous avez passe un bon réveillon de Noël et que vous avez été recouvert de cadeaux. Ici tout va bien, une vague de froid est venu recouvrir la ville et Noël s’est bien passé. Nous sommes allés dans un restaurant avec Jean Charles (un ami de Julien et Michel qui s’est installé ici), sa femme chinoise, leur petite fille, ses beaux-parents et nous. Pour l’occasion nous nous sommes bien habillés pour faire classe, on avait même les cigares made in China pour frimer jusqu’au bout. Comme nous avions réservé et qu’il n’y avait plus de place, ils ont viré des gens pour que l’on ait notre table. Le fait d’être blanc arrange pas mal de chose ici mais parfois ça peut être le contraire aussi. Nous avons mangé pour 15 euros ou tout était à volonté, mais nous sommes restés très traditionnels, roast-beefs et frites pour nous, la famille a mangé des fruits de mer. A 11h00 pm, nous sommes rentrés chez Jean Charles pour ouvrir une bouteille de champagne (qu’ils ont bu cul sec), ensuite il s’est déguisé en père Noël et nous nous sommes offerts quelques cadeaux, mais les parents de dondon (la femme de Jean Charles) ne comprennent pas grand chose car cette fête n’est pas ancrée dans leurs mœurs, même le Nouvel an chrétien; la fête la plus importante reste le nouvel an chinois qui se déroule début février cette année. J’ai profité de l’occasion pour offrir un lecteur DVD dernier cri à Julien et Michel pour les remercier de m’avoir héberger ces derniers jours, car ici cela ne vaut rien (60 euros). On en a profité pour acheter des DVD et pour vous rendre jaloux: Pour 100 yuans on en a 10 ce n’est pas la peine de s’en priver ou de les louer. J’ai "le seigneur des anneaux 02" en screener (film copié au cinéma sur camera vidéo de mauvaise qualité), j’ai "la chute du faucon noir" en VF, "spy games" et plein d’autre. On a vu aussi "Amélie Poulain 2" et oui ! Mais c est juste "un battement d aile de papillon" avec Audrey Tatou et Faudel qu’ils prennent pour la suite d’Amélie. Je dois vous raconter aussi cette dernière anecdote. Hier après midi nous sommes sortis dans la grande rue touristique et nous nous sommes arrêtés pour prendre un café dans un établissement fashion ou ça coûte plus cher que chez nous, à coté de nous 2 chinoises, le portable et la Heineken sur la table, la clope à la bouche (ce qui est rare ici) et pour passer le temps elles font du canevas, elles sont folles ces chinoises. Sinon la vie s écoule toujours paisiblement dans l’appartement. Une barre d’immeuble terni par la pollution parmi les autres qui longent une voie rapide dans le Nord-est de la ville. Leur appartement se situe au 12ème étage avec vue sur le centre ville et les tours de Pudong. Il y a un gardien et un liftier 24 heures sur 24, mais comme l’immeuble est fermé la nuit, il faut réveiller le gardien et remplir une main courant, ensuite si on veut prendre l’ascenseur il faut réveiller le liftier qui dort sur une planche entre deux chaise pour appuyer sur le bouton, alors nous, tous les soirs on se fait les 12 étages à pied pour le laisser dormir. Leur logement doit avoir une superficie de 90 m2, divise en 4 pièces avec terrasses couvertes, il y a du parquet dans toutes les pièces, équipé cuisine et de climatiseurs (ce qui est un luxe ici), car les amplitudes thermiques sont énormes ici, mais tout le monde ne vit pas dans le même luxe, les Chinois préfèrent vivre dans des appartements sans papier peint laissant le béton brut même sur le sol et faire des économies pour pouvoir consommer comme tout bon citoyen du monde moderne… Moi, j'aime lorsque le jour se lève sur la capitale et que la ville se transforme en fourmilière humaine, je regarde les gens aller et venir à travers la vitre de ma chambre enroulé dans mon duvet avec le froid qui vous garde éveiller, je résiste car je n’ai pas envie de m'endormir, je veux profiter de tout ce temps qui m’est offert et qui glisse trop vite entre les mains. J’ai envie de plein de chose et je ne suis même pas arrive à faire ce que je voulais, c est à dire apprendre un maximum de vocabulaire et savoir lire quelques idéogrammes, mais la hantise l'a emporté et dehors on se repose souvent sur Julien qui se débrouille très bien. On va aussi au supermarché Carrefour (hé, oui !) Pour nous les prix nous semblent corrects mais pour eux c’est un luxe que de venir ici. Ici où les rayons changent de place trois fois par semaine et il y a un responsable pour deux étagères, on ne peut avoir aucun repère. Sur les étalages de vin chinois (piquette) on y trouve des bouteilles de vin français vachement chère et le prix du café à diminuer d’un tiers en une semaine (tant mieux). Le plus intrigant c’est à la poissonnerie, il a bien sur l’éternel étalage de glace avec ses filets tout prêt, il y a aussi des aquariums avec tout sorte de poissons, étrilles, crevettes vivantes et il a des tortues d'eau et des limules, je ne savais pas que ça pouvait se manger, déjà il y a quelque temps je croyais que ça n existait que sur les bouquins d'histoire. Ce soir on est sorti dans un endroit ou aucun occidentaux n’étaient venu auparavant, comme quoi il y a encore des lieux à découvrir un peu partout sur cette planète. Une discothèque avec une piste de roller en parquet, salle d’arcade et piste de danse qui se transforme en karaoké avant 22 heures. On a refait le remake de la boum où on s'est éclaté (moi plus sur les rambardes), c’est marrant car tout le monde faisait de grand écart en me dépassant. Voilà les nouvelles, j’attends le prolongement de visa que j’ai fait aujourd’hui pour pouvoir rester jusqu’en mars et après direction Pékin. Je vous souhaite à tous un bon réveillon du nouvel an et plein de bonne chose...
Promenade pékinoise.
Ici tout va bien le réveillon s’est bien passé, nous sommes retournés au même resto brésilien pour nous empiffrer à nouveau. Après, direction la discothèque pour le passage de la nouvelle année. Ce qui était marrant ce soir, c'était à minuit. 5, 4, 3, 2, 1, OUAIH et basta ! Car pour eux cela ne représente rien de particulier. Mais on a bien rigolé quand même. Je suis devenu un night-cluber plutôt qu'autre chose ces derniers jours. Le 03, nous avons invité des amis chinois pour faire un repas français, filet de bœuf, pommes de terre sautée et nous avons profité pour ouvrir la bouteille de bordeaux St Estephe 1997 et la bouteille de champagne, dernière sensation de France… Je suis arrivé dans la capitale chinoise, Pékin par excellence. Je suis descendu du train lundi matin ou il y faisait une chaleur à mourir, moi qui m’imaginais les trains indiens sans fenêtres et leurs couchettes en dur. Ce matin le ciel est bleu sur la capitale, la pollution n'a pas encore pointé le bout de son nez, le soleil donnait tout ce qu'il pouvait et la température extérieure était de 15 degrés Celsius...en dessous de zéro. Malgré cela j'ai ce sourire niais en descendant du wagon. Je repense à cette carte du monde que l'on vous déploie devant vos yeux à l'école primaire ou on vous demandait d'apprendre des noms de ville par cœur et de les restituer par la suite. J'y suis sur l'un d'eux, j'étais heureux tout simplement. Dans le train j'ai rencontré une personne qui parlait anglais. Vous ne pouvez pas savoir ce que ça vaut au bout du monde quelqu'un qui parle anglais. C'était une prof de philosophie, ne sachant pas ou loger sur Pékin, elle m'a proposé de la suivre à l'université ou je loge actuellement, je suis dans le dortoir des filles (non je déconne), il y a une guesthouse pour les profs de passage et j'ai pu avoir une chambre tout simplement. Pour commencer, je suis allé sur la place Tienanmen, lieu important pour son histoire et pressé de pouvoir la contempler du regard. Impressionnant, comme à la Havane et sa place José Marty ou eu lieu le grand discours Castriste avec le Ché et Sanfuego. Il y a quelque chose qu’y règne en ces lieux, je ne sais pas quoi, de l'émotion pour commencer, je repensais à tous les évènements qui s’y étaient produits, surtout cette image de ce chinois dresse devant cette colonne de chars, savoir qu'à cet instant il avait fois en ce qu'il pensait même si cela lui à coûter la vie par la suite. Je suis allé faire un tour au musée qui raconte l'histoire de la Chine, en fait ce n'est qu’un grand syndicat d'initiative multiculturel et multicouleur. Hier j'ai visité le Mausolée de Mao s'est tout, euh !, Mao Zedond, pareil, tel nos Invalides à nous avec Napoléon. Vous faites la queue pour traverser 2 pièces en 1 minute chrono, j'admirai ces paysans venus de loin pour cet instant unique, concrétiser du regard tout le symbole d'une vie, je suis resté là à les contempler tellement leurs regards en disaient long, ils se faisaient prendre en photo devant la grande bâtisse, pour marquer à jamais leur pèlerinage, ensuite je suis allé visiter la cité interdite, pareille, quelle magnificence cet endroit, je repensais aux films qui se mélange dans ma tête entre : Le dernier empereur, Kundum et little Buddha. Enfin le rêve était là, au bout du regard. Après je me suis promené dans les parcs adjacents et je regardais les gens patinés sur le lac. Journée logistique car cela faisait 2 jours que je cherchais une salle réseau et un billet d’avion pour Kashi à l'ouest de la chine à la frontière avec le Tadjikistan, car dimanche il y a un grand marché annuel et cela me permettra d’attaquer la route de la soie et fouler du pied le désert du Takla-makan… La visite de la capitale Chinoise continue. Summer palace, résidence d'été des empereurs ou j’ai pu traverser à pied le lac, qui était recouvert d’une énorme épaisseur de glace. Un chinois m’a demandé un stylo, je lui passe le mien et ce met à le graver. Ils se font vraiment de l'argent avec tout et n'importe quoi. Ensuite je suis allé faire un tour au zoo, qui est très grand. J’ai pu enfin voir un panda, et plein d autres espèces d’animaux que je n’avais jamais pu observer auparavant. Vous allez me dire que la Chine n’est pas capitaliste, mais ils ont une drôle de façon de voir la vie. Chaque fois que vous voulez avancer pour voir des choses de plus en plus intéressantes, ils vous font rajouter quelques yuans. Ils ne perdent pas le nord ces gens là. La grande muraille, j'en ai parcouru 1, 5 km sur les quelques 7000 km qu’elle comprend, mais j'étais très déçu. Je m'imaginais autre chose, nous sommes allés voir les tombeaux de la dynastie Ming et pareille rien de fabuleux. Il y avait une parti fermée à cause de l'influence touristique qui détériore le site. Par contre pour vous faire dépenser de la devise, ils savent faire : L'usine de jade, de poterie et le centre de médecine chinoise ouvert depuis peu, for everybody. Vous avez le droit à une consultation gratuite. On vous touche l'avant bras, on vous scrute les yeux et on tire la langue. Pour moi, on m'a conseillé de prendre les pilules numéro 03 pour enlever les toxines de l’alcool, pour perdre du poids et me sentir moins fatigué, connerie ! . Ils savent vraiment faire du pognon avec n’importe quoi. Même si ce n'est pas du capitaliste, c’en est un chemin parallèle... J’avoue depuis que je suis sur la capitale, je suis allé de temps en temps chez Mac donald. Je suis impardonnable. Car mes repas chinois ne sont pas très équilibrés, je ne sais dire que nioro (bœuf) et mifan (riz). Demain je ne sais de ce qu'il sera fait. En tout cas je ne suis pas malade et j'en suis bien aise… Promenade pékinoise.
Ici tout va bien le réveillon s’est bien passé, nous sommes retournés au même resto brésilien pour nous empiffrer à nouveau. Après, direction la discothèque pour le passage de la nouvelle année. Ce qui était marrant ce soir, c'était à minuit. 5, 4, 3, 2, 1, OUAIH et basta ! Car pour eux cela ne représente rien de particulier. Mais on a bien rigolé quand même. Je suis devenu un night-cluber plutôt qu'autre chose ces derniers jours. Le 03, nous avons invité des amis chinois pour faire un repas français, filet de bœuf, pommes de terre sautée et nous avons profité pour ouvrir la bouteille de bordeaux St Estephe 1997 et la bouteille de champagne, dernière sensation de France… Je suis arrivé dans la capitale chinoise, Pékin par excellence. Je suis descendu du train lundi matin ou il y faisait une chaleur à mourir, moi qui m’imaginais les trains indiens sans fenêtres et leurs couchettes en dur. Ce matin le ciel est bleu sur la capitale, la pollution n'a pas encore pointé le bout de son nez, le soleil donnait tout ce qu'il pouvait et la température extérieure était de 15 degrés Celsius...en dessous de zéro. Malgré cela j'ai ce sourire niais en descendant du wagon. Je repense à cette carte du monde que l'on vous déploie devant vos yeux à l'école primaire ou on vous demandait d'apprendre des noms de ville par cœur et de les restituer par la suite. J'y suis sur l'un d'eux, j'étais heureux tout simplement. Dans le train j'ai rencontré une personne qui parlait anglais. Vous ne pouvez pas savoir ce que ça vaut au bout du monde quelqu'un qui parle anglais. C'était une prof de philosophie, ne sachant pas ou loger sur Pékin, elle m'a proposé de la suivre à l'université ou je loge actuellement, je suis dans le dortoir des filles (non je déconne), il y a une guesthouse pour les profs de passage et j'ai pu avoir une chambre tout simplement. Pour commencer, je suis allé sur la place Tienanmen, lieu important pour son histoire et pressé de pouvoir la contempler du regard. Impressionnant, comme à la Havane et sa place José Marty ou eu lieu le grand discours Castriste avec le Ché et Sanfuego. Il y a quelque chose qu’y règne en ces lieux, je ne sais pas quoi, de l'émotion pour commencer, je repensais à tous les évènements qui s’y étaient produits, surtout cette image de ce chinois dresse devant cette colonne de chars, savoir qu'à cet instant il avait fois en ce qu'il pensait même si cela lui à coûter la vie par la suite. Je suis allé faire un tour au musée qui raconte l'histoire de la Chine, en fait ce n'est qu’un grand syndicat d'initiative multiculturel et multicouleur. Hier j'ai visité le Mausolée de Mao s'est tout, euh !, Mao Zedond, pareil, tel nos Invalides à nous avec Napoléon. Vous faites la queue pour traverser 2 pièces en 1 minute chrono, j'admirai ces paysans venus de loin pour cet instant unique, concrétiser du regard tout le symbole d'une vie, je suis resté là à les contempler tellement leurs regards en disaient long, ils se faisaient prendre en photo devant la grande bâtisse, pour marquer à jamais leur pèlerinage, ensuite je suis allé visiter la cité interdite, pareille, quelle magnificence cet endroit, je repensais aux films qui se mélange dans ma tête entre : Le dernier empereur, Kundum et little Buddha. Enfin le rêve était là, au bout du regard. Après je me suis promené dans les parcs adjacents et je regardais les gens patinés sur le lac. Journée logistique car cela faisait 2 jours que je cherchais une salle réseau et un billet d’avion pour Kashi à l'ouest de la chine à la frontière avec le Tadjikistan, car dimanche il y a un grand marché annuel et cela me permettra d’attaquer la route de la soie et fouler du pied le désert du Takla-makan… La visite de la capitale Chinoise continue. Summer palace, résidence d'été des empereurs ou j’ai pu traverser à pied le lac, qui était recouvert d’une énorme épaisseur de glace. Un chinois m’a demandé un stylo, je lui passe le mien et ce met à le graver. Ils se font vraiment de l'argent avec tout et n'importe quoi. Ensuite je suis allé faire un tour au zoo, qui est très grand. J’ai pu enfin voir un panda, et plein d autres espèces d’animaux que je n’avais jamais pu observer auparavant. Vous allez me dire que la Chine n’est pas capitaliste, mais ils ont une drôle de façon de voir la vie. Chaque fois que vous voulez avancer pour voir des choses de plus en plus intéressantes, ils vous font rajouter quelques yuans. Ils ne perdent pas le nord ces gens là. La grande muraille, j'en ai parcouru 1, 5 km sur les quelques 7000 km qu’elle comprend, mais j'étais très déçu. Je m'imaginais autre chose, nous sommes allés voir les tombeaux de la dynastie Ming et pareille rien de fabuleux. Il y avait une parti fermée à cause de l'influence touristique qui détériore le site. Par contre pour vous faire dépenser de la devise, ils savent faire : L'usine de jade, de poterie et le centre de médecine chinoise ouvert depuis peu, for everybody. Vous avez le droit à une consultation gratuite. On vous touche l'avant bras, on vous scrute les yeux et on tire la langue. Pour moi, on m'a conseillé de prendre les pilules numéro 03 pour enlever les toxines de l’alcool, pour perdre du poids et me sentir moins fatigué, connerie ! . Ils savent vraiment faire du pognon avec n’importe quoi. Même si ce n'est pas du capitaliste, c’en est un chemin parallèle... J’avoue depuis que je suis sur la capitale, je suis allé de temps en temps chez Mac donald. Je suis impardonnable. Car mes repas chinois ne sont pas très équilibrés, je ne sais dire que nioro (bœuf) et mifan (riz). Demain je ne sais de ce qu'il sera fait. En tout cas je ne suis pas malade et j'en suis bien aise…
Ballade en pays Ouighours
Je suis à l'ouest de la Chine à la frontière Tadjik, Ouzbek et Kirghiz, légèrement au-dessus, l'Afghanistan, au nord du Cachemire et je suis vivant. Je ne faisais pas le fier dans l'aérogare à Urumqi, avec 6 heures d'attente pour le vol de Kashi, le fait d'arriver à 22 heures n'arrangeait pas les choses, je ne savais rien sur cette destination, je ne savais pas ou j'allais pouvoir me poser, je savais juste qu’aujourd’hui il y avait le plus grand marché d’Asie centrale. J'avais le cerveau qui travaillait pas mal, du à un mauvais rêve réalisé quelques jours auparavant. L'impression de devenir dingue ici car personne ne te comprend, ils parlent une langue que tu ne connais pas et tu te réfugies dans un monologue devant le miroir de l’hôtel. Pour passer le temps, je me suis assis dans un bar ou pour 20 yuans on vous sert une tasse de thé que l'on vous remplit d'eau chaude tous les 10 minutes, à la fin cela devient plus de l'eau aromatisée, j’ai bien du boire mon litre dans l'attente. Je me suis mis sérieusement à apprendre le mandarin, qui ne me sert à rien, car ici, on parle le Ouighours (langage d’origine turc), ils ont un alphabet arabique, certainement l’un des plus vieux de notre planète… L'angoisse est revenue au moment ou l'avion à poser son train d’atterrissage malgré le fait qu'un petit mongol me parle en anglais et des sourires partagés, pour me rassurer, je laissais confiance au hasard, car j'ai lu une fois quelque par ce dicton qui disait: "Le hasard est le moyen que s est donné Dieu pour voyager sur terre" et j'espérai qu'il serait exceptionnellement là aujourd’hui. Dans l'attente des bagages, il y avait une dame d'un certain age néo-zélandaise qui était seule et direct je vais l'accoster pour savoir si elle connaissait un hôtel, elle me répond positivement et qu'un guide venait la chercher, ouf ! Déjà un souci de moins. A l’hôtel je fais l'avare et l’on me propose une chambre à partager pour 40 yuans, je tombe sur une autre étrangère : Valérie qui refuse de céder, donc pas de problème on me trouve une autre chambre. Valérie 55 ans, mentonaise d'origine, seule, une GI (géographiquement instable) qui voyage depuis 4 mois à travers l'Asie centrale et qui bourlingue à travers le monde depuis 30 ans, une SDF de luxe, heureux était cet instant de pouvoir parler français. On bavarda une bonne partie de la nuit de voyage, de géographie et des dernières nouvelles du monde. J'en ai profité pour ouvrir une mignonnette de rhum que ma cousine m’a offert avant de partir. Il n’y avait pas meilleur moment pour en ouvrir une... Je me retourne dans mon lit, je vois qu'il faisait encore noir dehors, super !, je pouvais traîner encore au lit, le réveil sonne quelques instants après, il est 09 heures du mat, j'oubliais qu'il vivait à l'heure de Pékin qui se situe à 3 fuseaux horaires d'ici. Le jour se lève donc à 10h30 officiellement, il n'est que 08h30 à leur montre. Donc pour visiter la ville, je me suis joint à la Néo-zélandaise rencontrée la veille et son guide pour découvrir les merveilles d’Asie. Nous arrivons autour d’un grand foirail. Une fois encore je m’imagine dans cette machine à remonter le temps, 80 ans en arrière, dans le centre de la France, l’Auvergne et ses régions alentour ou se tenaient de grandes foires aux bestiaux. Il est très tôt et la vie s’active doucement. On découpe les moutons au bord de la route pour préparer les samosas et autres plats. On allume les fourneaux de terre cuite qui vont recevoir ces vasques énormes ou l'on va cuire le riz auquel on va additionner des oignons et quelques épices. Des gars font de grands gestes pour allonger de la pâte qui se transformera en spaghetti. Des feux prennent vie à droite et à gauche pour relever la température qui avoisine les -15. Tout le monde nous regarde, on ne s'échange quelques sourires, car je me sens tel un muet au royaume des sourds. Il y en a un, qui nous demande si nous sommes mariés, un autre veut échanger ses bottes en peau contre mes chaussures de marche, l'ambiance est bonne enfant. Après nous retournons en ville au grand bazar. Il y a environ 100000 personnes qui déboulent dans les artères de la ville pour ce jour sacré. Toutes les ethnies sont représentées, chinois, mongol, ouzbek, tadjik, kazakhs, tibétain, etc... Chaque visage a tant à raconter. Ce qui m'éclate le plus, ce sont ces vieux le visage marqué par la rudesse du temps avec leur grande barbe blanche, comme dans le film Himalaya. Tout le monde porte la chapka qui est signe de richesse et chacun ethnie a la sienne. Ici on vient vendre sa production de fruits, de légumes, il y a tout et n importe quoi, tout est bien réparti par secteur. A l'entrée c’est le bois, juste derrière chiens et chats qui viennent juste de naître. Sous les bâches, d’un coté ce sont les vêtements en peau de l'autre les pièces de moto. Sur les étalages de médecine on trouve des bocaux de différentes herbes, accroché à la devanture crâne de bélier, serpents et lézards séchés, médecine locale quoi. J'ai eu beau demandé des explications, mais rien ne m'a été dit. Ils prennent le temps de se faire couper les cheveux au bord de la route à coup de rasoir à main (made in local bien sur), de s'arrêter pour manger à de grandes tables qui font face au fourneau. Je les imagine raconter leurs petites histoires, discuter politique et regarder les filles. Leur vie quotidienne est extraordinaire à mes yeux. Dans l'après midi je retourne seul au marché à bestiaux. Je prends le temps de faire des photos et on vient roder autour de la boite à image, peut être qu'il me prendra en photo ce grand gaillard. Aujourd’hui il y avait 3 chameaux à vendre, on tond les moutons à la cisaille pour qu il soit plus beau, les jeunes montent les chevaux pour les exhiber. Les négociations se font au creux de l’oreille et j'en profite pour acheter un couteau local... J'en ai pris plein les yeux et ce fut une journée somptueuse. Il est 20h00, le soleil est encore là et l’appel de l'estomac se fait sentir... Petite anecdote, j'ai voulu payer avec des pièces chinoises avec lesquelles je faisais mes achats dans les capitales et celles-ci m'ont été refusées, parce qu'ici on ne règle qu'avec des billets, il y en a même de 1/100 d’yuans équivalent à 0, 0012 cts d'euro, incroyable non ! . Petite question: pourquoi n'y a t'il pas de pièce dans les pays pauvres? (réponse un peu plus loin). Lundi, je pars découvrir la vielle ville qui se dresse autour de la mosquée Idkah, ici l'islam est la religion dominante. Je me balade dans les rues et découvre le quartier Ouighour. Je regarde la vie s'écoulé. Les cordonniers sont alignés dos au soleil et s'affèrent à leur besogne. Les bouchers s'exercent sur leur billot à découper le mouton. Les coups de marteau résonnent à travers les ruelles pour donner forme aux futures bassines et autres ustensiles. On joue au billard le long des trottoirs, malgré le froid qui est toujours présent. J'étais loin d'imaginer que cette contrée était aussi accueillante, car ils sont très différents des chinois, qui gardent des traces du communisme sur leur visage et n'arrivent pas à afficher une simple joie. Les gens sont aimables et les sourires s'échangent facilement. On parle anglais même en dehors des hôtels, ce qui est surprennent. Les enfants m'accostent et retint cette éternel phrase: "Hello !, what's you're name". A 14 heures (midi ici), je m'explose le ventre pour 2, 5 yuans à coup de robao (raviole de mouton) et galette de céréale, une fois assis, on vous dépose la théière sur la table. Il faut respecter un petit rituel avant de boire : rincer la tasse avec un fond de thé puis le jeter dans un seau sous la table. Bien sur, c’est l'unique boisson en cette saison, on peut en consommer autant que l'on veut et c’est pareil dans tous les restaurants. Mardi: Après 4 heures de bus (de la rigolade), nous arrivons à Yarkand ville étape. Ici rien d'exceptionnel, si ce n'est la vie du peuple Ouighours replié dans leur quartier ou la vie s'écoule toujours autour d'un poêle, d'un billard. On travail, on recycle ce qui a déjà été recyclé. Qu'elle drôle de vie que la leur...
Mercredi: Bus local pour Hotan (car il y a des bus chinois plus luxueux), ici le chauffage de cabine s'est le tuyau d'échappement qui traverse le véhicule de par en par. Nous voyageons au sud du Takla-Makan désert. Au départ le long de la route, nous croisons plein de carrioles chargées, attelées à de petits ânes, tel un exode. Puis le paysage se dresse devant nous, tel un décor de cinéma. En fond d'écran se dessinent les contreforts de l'Himalaya, avec le Chogori à 8611 mètres et le Jiashuerbulumu à 8034 mètres comme sommets dominants, plateau, plaine désertique, dune enneigée. Le ruban d'asphalte se dresse tel un mètre bleu de maçonnerie tirer sur une feuille grise. Car ici tout n'est que nuance entre le ciel et la terre ; brume, poussière nous accompagne tout le trajet. Le long de celui ci apparaissent au milieu de nulle part des hameaux constitués de treillis en bois et de torchis ou l'on n'y retrouve poste de police et les contrôles ne manquent pas surtout pour la route qui bifurque sur le Tibet. Dans le bus on se sert et on regarde ce grand sec avec son bouquin à la main, on essaye de parler comme lui à travers quelques mots. Jeudi: Hotan, ville au sud du désert du Takla-Makan, selon le guide, on doit faire ses provisions pour aller plus loin. Petit cour d'histoire : Le XinJiang est une région autonome, pour moi un synonyme d'envahir mais plus soft, qui résonne mieux à l'oreille. Les Chinois sont venus ici pour se servir des ressources naturelles et mieux contrôler les pays frontaliers. Leur ville est construite autour du vieux faubourg Ouighour, à coup de préfabriqués, de béton et de néons multicolores, qui transforment la vieille ville en un ghetto sans mur, car les carrioles et les rickshaws sont interdits dans les grandes avenues sans vie (bien sur, il ne serait pas la, je ne pourrai pas communiquer avec vous en ce moment). Celle-ci s'écoule toujours autour d'une mosquée ou le bazar s'anime à coup de musique indienne et orientale qui hurlent à travers des haut-parleurs ou les membranes vivent leurs dernières heures. J'ai l'impression de parcourir un livre d'histoire sur l'ancienne Europe, tellement certain visage me semble familier et leur tenue vestimentaire me rappelle ces vieilles photos en noir et blanc que l'on garde en souvenir. Ici les paysans ont troqué leurs chapkas pour des toques turkmènes. Vendredi: aujourd'hui, nous partons à l'extérieur de la ville découvrir une silk factory ou nous rentrons comme dans moulin et ou personne ne nous interpelle. Ici règne un vacarme de tous les diables avec le bruit des métiers à tisser mécaniques, l'inspection du travail devrait venir y faire un tour histoire de réglementer tout cela. Je voyage ces derniers jours avec Valérie. Pour la définir, je dirai que sa maison c’est le monde, ses pièces préférées en ce moment, Damas (Syrie) et Kuala Lumpur (Indonésie), son luxe: ses 3 petits coussins pour agrémenter ses voyages en bus; son plaisir, quelques livres et la joie d'apprendre de nouvelle chose. Voila pour les nouvelles, les jours à venir ne vont être que déplacement de ville en ville, en début de semaine prochaine on se retrouvera en plein cœur de la chine, d'ici là ne soyez pas trop impatient et je vous souhaite à tous plein de bonne chose… Réponse de la question: parce que le métal aurait plus de valeur que la pièce elle-même, et il serait fondu pour le récupérer.
Ces jours que l’on marque d’une pierre blanche. Dimanche dernier, vous savez une de ces journées qui vous marqueront à jamais... Nous sommes au sud du Takla-makan désert, à Hotan. Cette ville est réputée pour son jade et autrefois pour ses tapis. Comme à Kachgar, le dimanche tous les villages alentour arrivent pour cette grande foire. Ici le marché envahi la route pour la journée, nous retrouvons à peu près les mêmes choses que le week-end précédent. Les tapis ont perdu de leurs qualités et leurs couleurs, le petit tour dans le grand bazar pour le dépaysement. Sur une esplanade pas loin de la mosquée. Il y a un attroupement chinois, un podium se dresse, des stands où l'on distribue des tracts, de la musique, des journalistes. Tout y est rassemblé pour un meeting. Des banderoles sont tendues entre des mâts, et nous découvrons des dessins très compréhensifs représentant des musulmans mal traités. Une propagande anti-islamique, tenu par l’administration chinoise. Je n'en revenais pas de voir que l'on pouvait éduquer un peuple ainsi. Je comprends les mises en garde sur le net et pourquoi il y a des attentats dans le coin. Je prends des photos de ces affiches, Valérie me met en garde car il y a beaucoup de policiers. Ca ne loupe pas, ils me sautent dessus et me réclament mon passeport pour commencer, je dis l’avoir laissé à l'hôtel. J’en vois un regarder mon appareil. La situation devient tendue, je m'extirpe de la foule qui m'entoure. Je réfléchis à toutes les éventualités, il faut que je retourne à l'hôtel car ils vont venir fouiller la chambre, mais ça va sembler très suspect. Delà on se rabat dans restaurant, bien sur nous sommes suivis et quelqu'un en civil s'assoit à notre table et se met à parler anglais, hasard. Valérie élève le ton pour qu'il s'en aille. Nous décidons de partir pour un autre restaurant. Toujours suivi, nous nous engouffrons dans un autre que nous connaissons et de la des policiers rentrent un par un en faisant mine de se servir du thé, de la une personne s'assoie près du poêle et nous observe quelque temps avant de laisse la place à un autre, j’en profite pour changer mon film discrètement sous la table. Apres manger nous sortons pour rejoindre l'hôtel. Un gros 4x4 de police stationne devant, je commençais à imaginer le pire. Mais rien n'était, heureux de trouver la chambre dans le même état qu'en sortant et mes pellicules dans mon sac. On pense à beaucoup de choses, si on avait pu, nous aurions quitté la ville de suite. J'ai crains pour mes films jusqu'à avoir quitter la ville. D’ailleurs ils ne me quitteront plus pour le reste du voyage. Nous pensons que des autorités ont demandé que l'on nous laisse la paix pour qu’il n’y ait pas de problème, car la Chine n'a pas besoin de mauvaise publicité en ce moment. Malgré cela je décide de retourner au bazar, car je sais que les Chinois ne pourront me suivre, dans les ruelles Ouighours et je profite pleinement de cette journée festive. Je trouve le marché aux bestiaux où il y avait 4 chameaux à vendre. Je fais un détour via le stone bazar car la ville est connue pour son jade de bonne qualité et des dealers de pierre vous accoste à la sauvette dans la rue. Après quelques emplettes, mon regard se pose sur ce pauvre parmi les autres. Je le voyais à quatre pattes en train de ramasser des raisins à moitié pourris tombés d'un étalage. Je ne pouvais supporter cette situation, j'avais beau être blindé contre tout cela mais rien n'y faisait. On a beau être conditionné par la télévision se retrouver devant cette situation m'était insupportable. Tout est si différent de l'Inde la religion aidant, ce peuple me semble si proche de nous, il est si différent des autres régions communistes. Il a su garder son éthique, ses convictions, sa joie de vivre, ils n'ont rien demandé à la Chine. C’est vraiment le dernier peuple d'Asie centrale. Je me déplace vers lui, l'interrompt dans sa recherche de nourriture et lui tend 4 malheureux yuans, il se redresse vers moi et me dit nerekme (merci en Ouighour), nerekme, nerekme et s'en retourne au sol, n'ayant de temps à perdre. L'émotion m'envahie et pour ne pas montrer mon désarroi, j'ai recours à mes lunettes pour recouvrir mes yeux qui trahissent ce moment de faiblesse. Je retourne à l'hôtel avec cette image dans ma tête qui ne me quitte plus. Le soir approche et nous retournons en ville pour manger. De petite échoppe mobile envahissent les carrefours le soir venant. On s'arrête pour une pou lao (riz, patate douce, poulet), qui ne coûte qu’un yuan, cinq avec la viande ; on nous trouve même des chaises pour que l'on puisse s'asseoir, ce peuple est vraiment extraordinaire. Par la suite je reste seul en ville pour distribuer des brosses à dent et autre savon que nous collections à travers nos chambres d'hôtel. A qui donner, sur quel critère dois-je me baser, comment reconnaître un pauvre qui vit avec moins d'un dollar par jour, d'un pauvre qui s'en sort à peine avec 2. Je donne tous les jiaos (demi-yuans) que je possède, j'achète quelques nourritures que je redonne par la suite et toujours ce regard, cette gentillesse et s'incline devant vous pour vous dire merci. De retour à la chambre je m'arrête pour la dernière fois dans cette petite boutique comme je faisais ces jours derniers pour acheter un futur cola (Coca cola local), j'aimais ce sourire que me lançaient la vendeuse et son mari à chaque fois que je passais devant. En payant, je lui offre un échantillon de parfum et demande à faire une photo. Oh lala ! branle bas de combat, il faut appeler les voisins, vite, vite, il y a le grand blanc qui veut se servir de sa boite à image. Tout le monde accoure pour être sur la photo. Apres la petite séance, ils m'offrent l'hospitalité et me voilà assis autour du poêle pour partager quelques instants. Il m'offre la cigarette que j'accepte, delà je sors quelques centimes d'euros pour leur offrir, voilà qu'ils m'offrent un samosa et des légumes pour l'accompagner, moi je renchéris avec 2 porte-clefs, ils s'en retournent avec un savon, puis ils ouvrent une bouteille de bière, puis 2, puis 3, pour trinquer. Je ne voulais pas en rester là, j'offre mon opinel au mari, quel couteau bizarre qu'il n'oublie pas d'exhiber à tout le monde. Ils me montrent la vidéo de leur mariage. Ils chantonnent à voie basse, les chansons qu'ils connaissent par cœur en même temps que la vidéo défilent sur cette vielle télé. Lui a 24 ans et elle 22, ils ont un petit garçon, qu'elle n'oublie pas de balancer dans son hamac d'une force assez violente, elle doit répéter des gestes qu'elle a du voir quelque part et les retranscrit bêtement sans se poser de question. Ils veulent que je refasse des photos et on s'en va au milieu de la route au milieu des quelques voitures qui passent, quelle rigolade qui entoure ce moment et je dois me décider à les laisser non sans regret... Quelle journée que celle ci, je retourne à l’hôtel et m'endors bien fatiguer la tête bien remplie...
Sur les traces de Marco Polo.
Nous voila lundi, dans le bus local et nous longeons le sud du désert sur ces longues lignes droites et l'après midi faisant, je pouvais pour la première fois me mettre pieds nus dans mes sandales. Nous logeons dans un petit hôtel de charme local avec le poêle au milieu de la chambre, le hic se sont les sanitaires, qui n’ont pas du être nettoyés depuis 6 bons mois. Ça s'est le résidu du communisme, tout le monde à peut être un travail, mais ils s'en foutent de tout, ils préfèrent glander devant cette nouvelle religion capitalisme : Qu'est la télévision... Le lendemain, le bus qui devait nous prendre est blindé et il ne veut même pas nous faire voyager dans l'allée centrale. Ne voulant pas rester un jour de plus, je décide de faire du stop. Apres 2h30 infructueuse on revient à la case départ et des bus couchettes stationnent devant la gare routière, ils vont sur Urumqi. Nous sommes partant et nous voila coincés dans une couchette de 60 cm de large sur 170 cm, ce n'est pas grave car la route que nous empruntons vaut le détour. Elle traverse le désert du sud au nord. Des heures durant nous ne voyons que du sable. Notre navire croise sur cette highway à travers cet océan de dunes, entretenues à la sueur de l'homme, car elles meurent d'envie d'envahir ce minuscule ruban d'asphalte. Ici pas de bulldozer, mais au milieu de nulle part des camps formés de roulotte où logent les ouvriers armés de pelle et à coup de balai nettoient la route quotidiennement. Il y a les jeux d'ombres qu'exerce le soleil sur le flan de celles-ci. De quoi faire rêver n'importe qui, moi je n'ai pas arrêté d'admirer le paysage, sachant bien que des merveilles comme ça ne me sont visibles au quotidien. Le long de cette ligne de vie, il y a des petits îlots, formés de petites bicoques entourées d'ordures, tel des décors inanimés de modélisme. On s'y arrête juste pour faire de la mécanique, ou un plein. Le soir arrivant, notre bus s'arrête à son tour dans l'un d’eux pour se ravitailler. Dur que de travailler dans un endroit pareil ou la vie ne s'anime uniquement le soir de 7 a 8 pour prendre les quelques pièces de voyageurs perdus. Le froid refait son apparition, les vitres du bus sont gelées et je cherche une position ou je puisse me reposer... Le matin faisant avec ces -15 degrés nous nous faisons balader de gare en gare pour rejoindre la prochaine ville étape. Nous nous décidons pour un train de nuit et la journée se passe à visiter la ville. Ici par exemple les changeurs de cash, n’ont même pas peur de racoler jusqu'à l'intérieur des banques et personne ne dit rien. L'attente du train se fait dans une salle ou chaque rangée correspond à l'un de. Quand l'heure approche, les gens se lèvent se pressent devant les barrières, se collent comme des animaux excités, la pression règne et quand celles- ci s'ouvrent, Ils courent, ils vous bousculent ayant peur de ne pas avoir de place, alors que tout le monde à une réservation et une place attribuée. 6h30 du mat, nous voila dans une petite gare perdue dans le Gansu, on squatte le temps d'un thé et de trouve un moyen de transport pour rejoindre Dunhuang, ville hyper touristique l'été. Super hôtel pour un super prix car nous sommes vraiment dans la morte saison. Apres 3 jours sans s'être lavés, on s'aperçoit qu'il faut attendre 20h00 pour avoir de l'eau chaude au robinet, les boules je vous dis pas. Le soir je me dépêche de rejoindre ce gros tas de sable ou il y a des dunes qui culminent jusqu'a 200 mètres d’altitude, j'arrive trop tard pour le coucher de soleil, ce ne sera que partie remise. Aujourd'hui, on part visiter les Mo Gao grottes ou il y a 45000 m2 de peinture bouddhiste, bien sur, il faut aligner les billets et Valérie en veut pour son argent, car pour elle tous ces sites touristiques payants sont nouveaux, avant, il n'y avait rien de tout ça a travers le monde, très bel endroit et ce magnifique bouddha assis de 35 mètres de haut, tel un Gulliver enfermé pour l'éternité. Deuxième tentative pour le coucher de soleil, j'ai oublié de vous dire, ils ont grillagé tout le site, pour faire encore de l'argent. Je passe par des chemins détournés pour arriver au même endroit et ne pas avoir encore à payer, qu'elle plaisir pour moi que de marcher dans cet endroit, gravir ces montagnes de sable, avec personne a l'horizon. Peut être qu'une petite bière aurait été l'apothéose, mais je n'en demande pas tant. Ici, les caravanes de chameaux ne se sont jamais arrêtées, elles ont juste troqué les cargaisons de soie, d'étoffe, pour des touristes en manque de sensation, mais moi je m'en fou, je suis heureux, je me laisse aller dans une dérive cérébrale et savoure le moment présent. Si le courage est au rendez-vous, demain matin j'y retourne pour le lever de soleil, malgré le froid, mais on verra ça tout à l'heure... Voila pour les dernières nouvelles et je vous dis à dans une semaine, de retour sur Shanghai j’y serai, pour le nouvel an chinois, d'ici portez-vous bien et savourez la vie au quotidien...
Retour à la vie communiste.
Nous venons d'arriver dans la deuxième capitale touristique de la Chine: Xi an. Beaucoup de route ces derniers jours, déjà samedi, il s'est mit à neiger et la route était verglacée. Les Chinois ont le cerveau ramolli, car ils s'en foutent et roulent toujours à la même vitesse, conséquence plein d'accidents le long de la route et au milieu des steppes, il n'y a pas grand monde pour vous ramasser, ils doivent aller au temple avant de décoller pour brûler quelques cierges et croire qu’il ne leur arrivera rien. Nous, on s'en sort bien, on est arrivé à bon port sans aucun dommage. Jayuang, une de ces grandes villes qui s'agrandie vitesse grand V, grâce à cette nouvelle économie qu'est le tourisme ils ont déjà construit des artères surdimensionnées avec rien autour aujourd'hui. Mais demain, hôtel, échoppes à souvenir et hypermarché y prendront place, elle voit très grand pour un avenir proche. On découvre la passe la plus à l'ouest de la grande muraille, que j'admirai tant sur les brochures avant de partir et légère déception quand je découvre le paysage. Sur la brochure c'est vachement bien cadré et ici il n'y a rien en plus. De plus sans guide on se fait un peu promener et je ne pourrais voir la grande muraille dans sa continuité, grosse déception pour moi, parce que je m'imaginais plein de chose dans ma tête et je voulais surtout rêver en vrai et pas à travers ces cartes postales, mais ainsi vont les voyages. Ensuite train de nuit, puis escale pour la journée à Langzou. Je suis agacé ces derniers jours par ce non-savoir-vivre, ce devoir patriotique, que de devoir plumer ces étrangers de passage, ces fonctionnaires et surtout ces femmes qui ne cherchent même pas à vous comprendre et se retournent pour ne pas avoir à croiser votre regard et vous font ce geste de la main pour vous repousser, que cela est énervant. Je me laisse imaginer une parade pour leur apprendre à vivre, à chaque fois que je serai repousser ainsi je devrai balancer une boule puante dans leur bureau, pour qu'ils comprennent le temps de ces quelques minutes mal odorantes... Puis retrain de nuit en place assise, très dur, on arrive quand même à avoir des couchettes une fois a bord. Je dois vous raconter une anecdote, ils sont fous ces chinois. Ils ont des lecteurs VCD (le VCD s'est un DVD de mauvaise qualité) en location dans les trains. Alors le gars passe dans le couloir pour faire votre choix, ensuite on vous installe ce lecteur de poche avec une batterie de voiture entre les jambes et vous voila parti pour une séance de cinéma miniature, vous êtes le pacha du wagon car tout le monde vient squatter autour de vous pour ne pas perdre une miette de ces éclairs de lumières traversant le wagon. En plus les VCD sont souvent des copies de mauvaise qualité. Vue d'un cerveau d'étranger calculateur, ça ne serait pas intéressant à exploiter, dans nos contrées. Aujourd'hui, visite de la 7ième merveille du monde: Terra quota, l'arme de terre cuite, très intéressant et très impressionnant, la journée les touristes visitent et la nuit les archéologues travaillent, ils ne perdent pas le nord ces chinois soit disant communiste. Les parasites que nous sommes, ce sont joints à un groupe de français qui avait leur interprète. En sortant, je voulais acheter des souvenirs, mais me faisant harceler par ces commerçants ambulants qu'ils veulent faire leur chiffre en cette saison de vache maigre, vous balancent des prix défiants toutes concurrences, je ne pouvais même pas marchander, parce que cela aurai été du vol, alors j'ai laissé tomber pour cette fois. Comme quoi on peut être bête parfois... Voila pour les nouvelles. Demain train pour Shanghai pour fêter le nouvel an chinois. Je vous dis à bientôt pur de nouvelle aventure. Et maintenant une page de pub...
Bonne année de la chèvre... Je reviens sur le voyage chronologiquement. A Xi an, sale histoire, en quittant l'hôtel je rends la carte magnétique et la femme de chambre descend rapidement pour montrer une taie d'oreiller tachée, je dois vous dire qu'ici on ne change pas les draps à chaque changement de client, alors un des gars de l'hôtel me demande de payer 10 yuans pour la tache, je commence à voir rouge, jamais je n'aurai pensé qu'on puisse vous faire payer une tache. Au jeu du plus con je commence à exceller. Je remonte dans la chambre, j'explose tous les shampooings et gels douche que je trouve et je lave ce morceau de tissu. Je redescends et le gars ne veut rien savoir, alors la je suis énervé, je préfère payer pour ne pas me retarder et je déchire la tête d'oreille dans le hall de l'hôtel et je la balance par terre. Enfin, je me retrouve dans le train et pareil pour une mauvaise compréhension car sur le tableau des horaires, le train part à 18h00 pour arriver à 11h00, j'ai bien regardé que tout le panneau d'indication était rédigé sur un cycle 24 heures et une fois arrivé à 11 heures du matin le train ne s'arrête pas, je me renseigne et j'apprends que l'on arrive à 23 heures le soir du réveillon. J'étais vert, je n'avais plus rien à manger. Heureusement que la veille au soir, j'ai offert des échantillons de parfum à la famille et un petit jouet au petit et ils m'ont donné un peu de leur repas. Dans le train et même ailleurs, je dis que je suis photographe pour des magazines, je ne vous dis pas le regard des gens qui s'écarquillent au fait de ces 2 mots et quand je sors un des appareils pour prendre une photo, ils se doivent de prendre leur plus belle posture. Je ne renie pas mon métier, mais ou bout du monde le fait de dire que vous êtes serveur, cela a l'air dégradant, car dans pas mal de pays, tout le monde est serveur au moins une fois dans sa vie, porter des assiettes tout le monde sait le faire, on gagne pas beaucoup et culturellement il ne faut pas sortir de St Cyr. Ils ne comprennent pas toujours comment cela peut être différent dans nos contrées et surtout comment un gars qui travaille dans la restauration puisse se payer un voyage comme celui-ci. Pour revenir sur une anecdote sur la photo, aujourd'hui j'ai croisé un photographe professionnel dans la rue commerçante de Shanghai, ça j'en suis sur car il avait 4 appareils photos au tour du cou (Leica m6, r5, r6 et Mamiya 6/6), tout cela d'une valeur de plus 20000 euros, il y en a qui n'ont pas peur. Il faut dire que la rue était noire de monde, tout le monde était de sortie, car ils ont tous reçu la petite enveloppe remplie de quelques yuans et comme les commerces comme par chez nous sont ouverts même les jours fériés pour récupérer l'argent en échange de quelques babioles... Jamais je n'ai entendu autant de bruit, jamais je n'ai vu autant de pétard, jamais je n'aurai cru qu'un changement de date puisse être aussi important. De 23h45 a 00h30, toute la ville est plonge dans vacarme qui dépasse bien les 90 décibels, un brouillard artificiel se crée, les gens se promènent avec des pétards en cartouchière tel Rambo ou autre guerrier et ils balancent ça partout, aux fenêtres des immeubles ou devant les entrées de celle-ci et les gens se regroupent pour assister à ce moment unique de l'année. Sincèrement, il a du être consommé 3 milliards de pétards et autres fusées, rien que sur Shanghai. Pour nous la vie devient assez pénible avec ces fêtes. Comme le nouvel an dure une semaine, ces derniers jours se passent ainsi: 13h00: lever. 15h00: promenade, shopping. 19h00: repas à l'appartement, à l'occidental, car Julien et Michel ont reçu 11 camemberts, 5 emmentals, herbe de Provence et 4 bouteilles de rouge. Sympa, ils m'ont attendu pour entamer tout cela. 20h00: massage, car on est épuise. 22h00: discothèque, ben oui ça dure une semaine. Dur dur, la vie au bout du monde. The China riviera. Comme on le dit bien chez nous, pas de nouvelle, bonne nouvelle. Apres Shanghai et le spring festival qui n'est pas fini et toutes ces soirées marquées par les feux d'artifices à répétition et une vie de night-cluber bien remplie, me revoilà dans le train direction plein sud et le soleil, c'est marrant de se retrouver devant la railwaystation, un mois plus tard et je n'appréhende plus de me retrouver seul face au problème, je me sens bien et préparé pour ne plus affronter une erreur de timing. Les rencontres à bord sont extraordinaires, il y a toujours quelqu'un à bord pour venir vous parler en anglais, pour montrer que lui il sait et pour moi de prendre des renseignements pour la suite. Les décors le long de la voie ferrée, me rappellent la France et surtout le nord, le plat pays, la grisaille, les maisons de briques rouges et les mares aux canards. Je descends à la gare de Guilin (Nice), comme chez nous, tout bon chinois doit y venir. Il y a une simili promenade des anglais avec ses palmiers le long du fleuve et ses montagnes particulières tel des cheminés dressées au milieu du paysage, parc, animation avec des funambulistes, des motos qui tournent dans une sphère de métal, tout pour amuser la galerie. Les restaurants cote cote terrasses ouvertes étalent sur le trottoir tout ce que vous pouvez y manger. Cela va des bacs remplis d'eau avec des carpes et autres poissons, écrevisses, gros clams, grenouilles, etc. Derrière les cages, avec des poules, faisans, pigeons, ragondins et le plus effrayant, les cages avec les chats et les autres ou j'ai fait des bons devant, celle des serpents. Je vous jure que ce n'est pas des conneries. Et puis quoi, on ne sait pas, à n'importe qu'elle heure de la journée, on peut très bien avoir envie de manger un ragoût de chat ou une brochette de serpent. Pour moi quoi qu'il en soit, je préfère le chat... Non je déconne, je reste dans les restaurants à bas prix et je n'ai pas envie d'essayer. Tan pis je mourrai bête, le soir tout y est éclaire, il y a une rue piétonne ou il y fait bon dépense quelques yuans après manger, tout pareil à chez nous. Ensuite j'ai pris le bus pour Yangshuo (St Tropez), après mettre assoupi, je regarde la route et je me crois sur celle qui rejoint le Muy à St Maxime, mais le décor lointain est différent, la ville n'est pas écrite sur toutes les cartes, mais vaut vraiment le détour, ici on ne vit que et par le tourisme, tout bon chinois qui veut survivre se doit de parler anglais, donc pas de problème de traduction. Il faut dire que toutes les villes balnéaires se ressemblent n'importe ou dans le monde. Première ville ou je trouve une chambre à un super tarif comme quoi. J'en profite pour acheter un pantalon léger et je déambule en sandale, je traîne, je bouquine, je regarde la vie s'écouler le long des berges pour recharger les accus en manque de soleil et de chaleur. Au loin ces montagnes usées par l'érosion, paysage féerique qui a su se faire exploiter. Je regarde les bateaux qui se suivent en fil indienne arriver de leur mini croisière, comme ceux sur le Mississipi ont fond plat mais sans ces grande roue à aube. Il y a des pêcheurs sur leur radeau de bambou avec leur cormoran qui ne pêche plus depuis longtemps et préfère se laisser prendre en photo pour quelques pièces. Aujourd'hui, visite à vélo entre ces grands pics, enfin de compte ou je pédale été recouvert à l’époque par la mer il y a des millions d'années, on roule sur les petits chemins entre les rizières, la rivière que l'on traverse à différents endroits sur des digues, les petits villages autochtones ou je découvre des gamins de 10 ans jouent de l'argent aux cartes avec les adultes, on me propose de m'attabler et je sors un billet de 1 jiao ce qui ne représente rien du tout et je vous dis pas la rigolade qui s'en suit. Je reste l’à les regarder jouer quelques instants. Bien sur des que vous posez votre vélo, il y a toujours quelqu'un pour vous vendre, une bouteille d'eau, des cartes postales ou autre babiole locale, tout le monde veut en profiter un peu... Bon voila pour les nouvelles, portez-vous bien.
Rien ne vaut tout l’or du monde.
Himalaya, je me souviens lorsque je t'ai vu pour la première fois, c'était du coté de Darjeeling et tu m'as laissé découvrir tes champs de théier et tes monastères Bouddhistes. La deuxième fois, c'était du coté de Gangtok, la vallée des fleurs et le Kangchenjunga comme toile de fond. Puis tu t'es caché derrière les nuages du coté de Katmandu et je n'ai pu voir ton plus haut sommet. Ensuite tu m'as laissé découvrir le Daulaughiri, l'Annapurna et j'ai pu descendre la Kaligandaki et découvrir le vrai visage des peuples que tu abrites. Pour finir avec les offrandes que l'on te verse à Hariwar et ou tu laisse sortir de tes entrailles les sources du Gange. Tu m'es réapparus lors de ma traversée du Takla-makan désert et tu me faisais obstacle. Te revoilà à nouveau depuis Dali et je reste ébahi devant tes décors somptueux et tes lever de soleil magique, comme sur l'Erbai lake, lumière cristalline qui se reflète comme un miroir sur l'eau et qui donne une autre dimension à la vie de tous les jours, les pêcheurs qui s'activent apparaissent tel un mirage dans l'éclat de tes rayons. Lijiang et sa vallée que tu protèges des nuages de tes sommets environnant et ou il y fait bon vivre... Voila le décors ou je suis depuis quelques jours. Mais pour en arriver la j'ai du voyager beaucoup ces derniers temps, depuis Yangshuo ou j'y ai laisse des visages types vietnamiens. Beaucoup de paysage fabuleux à travers les vitres du train ou du bus. Je me suis arrêté dans la stone Forest, amas de pierre laisser par l'érosion de la mer, il y a des millions d'années, site ou afflux tous les touristes chinois, enfin pour une fois je ne suis pas harcelé par les vendeurs et autres guides, je peux donc déambuler tranquillement à travers ce labyrinthe de pierre, j'y ai même vue 4 photographes chinois professionnels prendre des photos du site. Ensuite train pour Kunming, stop and go, le mauvais temps à fait son apparition, je décide de partir de suite sur Dali et là, l'Himalaya réapparaît devant moi, couvert mais grandiose, la ville ou je viens d'arriver ne me plait pas donc je décide de repartir le lendemain pour Linjiang. La petite anecdote, c’est que le soir je suis allé mange dans un resto local ou nous devions être 12 personnes, il y avait 9 français, comme quoi. C’est en repartant que j'ai pu admirer le lever de soleil sur le lac à travers les vitres du bus, cela valait bien son pesant d'or. Lijiang et sa super guesthouse, un peu excentre de la vielle ville mais pas chère, super clean et super bouffe chinoise, de quoi me remettre d'aplomb pour la suite du voyage. Hier soir c'était le festival des lanternes, la famille m'a attendu pour le repas. On a commencé par faire sauter quelques pétards devant la porte pour attirer les esprits et ensuite nous sommes passés à table qui était recouverte de plusieurs assiettes, avec du ragoût de pintade, escalopine de veau pané, bœuf aux épices, légumes et noix de cajou. Ce soir, j'étais l'invité et je me suis régalé, j'étais le dernier à finir parce que l'on n’arrêtait pas de me resservir et ils attendaient pour sortir de table, enfin les hommes vont dehors fumer la cigarette, les femmes restent pour faire propre, normal; Ensuite tout le monde se retrouve dans le salon, les plus jeunes regardent la télévision et les anciens jouent aux dominos, c'est un rami tout simplement et je suis là, à les regarder à coté du poêle. Qu'elle chance extraordinaire pour moi de pouvoir partager le quotidien de ces gens ! Ici, pourtant cette une société matriarcale (attention les hommes, il faut se tenir à carreau), ce sont les femmes qui dirigent, elles sont toutes types mongols, la peau mate, habillées pareil, blouse bleue, casquette mao, une peau de mouton recouvert de 7 anneaux représentant des étoiles pour se protéger du froid et un carcan en osier remplie de tout et de rien. Les jeunes filles ont un haut, blanc et rouge, autour de la taille un tablier jaune et elles n'arrêtent pas de papoter dans les rues de la vielle ville. Aujourd'hui, grande journée encore, je suis parti a vélo, enfin je me faisais tracter par les motoculteurs pour avancer sans me fatiguer et découvrir le petit bourg voisin Baishan et regarder la vie s'écouler, sans se faire accrocher au son des louquettes, louquettes, (look) des échoppes à souvenir. Ici on joue au croquet et je vous jure que c'est vrai à la Lyonnaise (jeu de boule), alors savoir si les origines du jeu sont françaises ou chinoises, il faudra ouvrir les livres d'histoire, (une photo offerte à celui qui me répondra juste). Ensuite, je continue la visite et je tombe sur: "Hello, I'm the famous doctor Hu", un grand docteur qui connaît aussi bien la médecine occidentale que chinoise, qui vit avec sa famille, son potager extraordinaire ou il y à des herbes uniques qui y poussent et la Dragon jade mountain en toile de fond derrière le village. Il est reconnu par les plus grands praticiens de la planète. "Ok, please seat", je ne risque rien car les consultations sont gratuites et on laisse ce que l'on veut, pas d'arnaque (dixit : les guides). Il me fait lire sa biographie, il est né en 1924 et c'était un pote a Alexandra David Neel qui lui a apprit l'anglais. Ensuite il me fait boire un thé aux herbes, puis, je visite son dispensaire, qui est recouvert de carte de visite du monde entier, je peux apercevoir le jardin ou il cultive des centaines de plantes, ainsi que son "bureau", salle ou est entrepose plein de seaux remplis d'herbes réduites en poudre. Pour finir, il me donne un petit sachet d'une de ses mixtures. Bien sur, sachant qu'il donne des consultations gratuites pour tout le monde, riche ou pauvre, je lui donne 100 yuans, car je sais que cela servira aux autres. Pour ensuite me remercier en français, il me remplit un autre sac de poudre, j'ai de quoi subvenir pour les mois à venir. Ensuite, je m'arrête manger, je laisse le soleil faire ses bienfait sur moi et de fil en aiguille on me propose de faire un billard sur une table d'un autre temps, enfin on s'amuse. Que d'émotion, pour moi et ce n'est pas fini, car je monte découvrir une région autonome du Tibet, pas besoin de ce fameux "travel alien permit" et des spectacles grandioses m'attendent encore. Je vais même rester quelques jours de plus pour profiter de cette vie... Voila pour les nouvelles, portez-vous bien et même si vous ne pouvez être là à coté de moi, je me laisse imaginer les réactions de chacun à travers mes pensées. A bientôt...
Il y a des jours comme ça.
Je dois vous raconter, cette petite escapade dans les Tiger leaping gorge. Pour comprendre, je vais recommencer chronologiquement. Je décolle le matin de Lijiang vers 11h00 pour me rendre à la gare routière, pour prendre le bus, selon les guides il y a un départ toutes les demi-heures. J'achète le ticket et on me dit que le prochain bus part à 14h00, ok j'accepte. Donc j'attends, je vais pour acheter un paquet de gâteau dans une supérette, arriver à la caisse on me dit qu'ils ne peuvent pas me vendre ce paquet, parce que le prix n'est pas marqué dessus, ok j'accepte, alors je me rabats sur une tablette de chocolat, produit de luxe ici. A 14h00 et des brouettes, le bus démarre et s'arrête 20 mètres plus loin, le chauffeur descend pour revenir 10 minutes plus tard. Voila que l'on fait demi-tour pour charger des affaires sur le toit. Ca y est, on part pour faire 100 mètres et faire le plein d'essence. Je commence à avoir la pression et le doute me vient à l'esprit. Si ce n’est pas la bonne direction me voila parti pour perdre la journée et revenir à la case départ. Pourtant j'ai demandé que l'on me pointe sur une carte la destination. Au bout d'une heure je vois un panneau et les idéogrammes indiquent la bonne direction, je peux enfin regarder le paysage et me laisse partir dans mes pensées. Le long de la route, village typique fait de brique de terre, les toits avec les extrémités sculptés, les femmes dans leur tenue locale portant sur elle un arc-en-ciel de couleur. La vallée, ses cultures en terrasse, le blé vert fait son apparition, et les colzas sont déjà fleuris. Qiaotou, ville du départ des gorges te voila, la bourgade s'étale le long de la rivière. A travers les vitres du bus, ce qui apparaît devant moi n'est que désolation, bâtiment dégueulasse et poussière: "welcome to déchargeland". La ville chinoise a été construite à l'arrache sur un axe routier, elle ne ressemble en rien au village que je viens de traverser, jamais je n'ai vu tant de saleté, de poussière, ils doivent l'accepter et les femmes ne s'affèrent plus à la lessive quotidienne. Le problème ! Le problème, c'est que depuis quelques jours j'imaginais les gorges, le décor et ce qui apparaît devant moi et loin de tout ce que je pouvais imaginer, ok j'accepte. Je me rabats sur la guesthouse que tout les routards parlent, de toute façon c’est la seule avec l'enseigne en anglais. La patronne 28 ans, dans des vêtements sales, les cheveux rêches: "ni hao (bonjour), je voudrai un lit". Mais rien ne se fait. Bon je m'attable et je commande une bière pour faire passer tout ça, on me sert avec des arachides qui on du être récolter en 1983, ok j'accepte. J'aimerai savoir ce qui se passe vraiment dans le cerveau ramolli d'un routard qui gagnent 10 fois le salaire d'un local et qui pour des économies de bout de chandelle, vient s'entasser dans un bouiboui pareil et qui en plus décrire cet endroit comme un lieu agréable à vivre. Je demande les toilettes, on m'indique que c'est dehors dans l'une des bâtisses à coté. Je descends dans la cour et par terre de la laine fraîchement tondue, un chien joue dedans, je le regarde et lui dis rigole pas car demain c’est toi qui sera à la place des moutons, ceux ci sont allongés un peu plus loin sans la tête et le sang coule encore des cadavres se répandant dans la cour. De l'autre coté des jeunes gens le chalumeau à la main finissent de nettoyer les têtes. Les latrines, un trou dans le sol, on peut pas se tromper, le mur est blanc marquer dessus WC, en rouge vif, car on ne pourrait aller dans le box juxtaposé, celui ou il y a les cochons. Les toilettes se trouvent dans la porcherie tout simplement, sur un autre mur est marqué: "hot sower ", au moins je ne pourrai pas me tromper pour la douche, je ne vous dis pas l'odeur qu'il y règne. On dirai: "Mad Max", la, pas ok ; la j'accepte plus. Je deviens fou, jamais, jamais, jamais, non jamais je n'aurai pu imaginer tout cela. Je comprends pourquoi les gens disent que les gorges sont magnifiques, car après une nuit ici, tout doit vous sembler radieux, fabuleux, magnifique. Comme il n'y a rien à faire, je retourne dans la salle qui sert de resto et je commande bière sur bière, oublier ce mauvais moment à passer et pour m'occuper, je prends mon cahier pour décrire ce que je vois. Derrière mon dos, on m'observe et on me demande: "what do you write"; J'explique ce que je décris, le joli village que vous habitez: "very beautiful"; "Ah, thank you". Je marmonne tout seul, fini les voyages, fini tout ça, une maison, une femme, des marmos, la téloche, le satellite et les chaînes de voyage. La soirée a débuté, je commande à manger et je regarde la table à coté, 2 hommes, 2 femmes, qui draguent qui en jouant aux cartes et 8 bouteilles de bière de 660 mml chacune ouverte, voila comment on fait passer le temps ici. Les autres sont autour de cette vasque en fonte ou il y a quelques blocs d'anthracites qui se consument. Je crois que l'on m'aurai décrit la ville correctement avant, j'aurai réfléchi à deux fois avant de venir. Vers 10h00, on dédaigne bien me montrer la chambre. Ca sent le poulailler humide. Heureusement que j'ai mon duvet pour me sentir bien. En m'allongeant, je découvre sous l'oreiller une lame de couteau de 20 cm. Ou suis-je tombe. Je m'assoupis en ne fermant qu'un oeil, de toute façon, dans la nuit résonne des feux d'artifices, pétards et les cochons hurlent certainement en attendant la mort. Le matin arrive bien péniblement, je vais pour redescendre dans les magnifiques toilettes de la résidence et vision de carnage, du sang de partout jusque dans les latrines, 3 cadavres de cochon au milieu de tout ça. On commence seulement à passer le jet d'eau; humm !, je me sens en appétit. Petit déjeuner tibétain, galette de blé et on prépare la tampsa : du beurre de yack qui est resté 6 mois sur le bord de la fenêtre et que l’on bat dans un roseau avec de l'eau chaude et des herbes, hummmm ! Que c’est pas bon, ces rance, pour moi c’est imbuvable ça me donne des relents d'estomac, pour eux c’est leur petit bonheur quotidien. Me voila frais comme un gardon pour attaquer les 20 km et 600 mètres de dénivelés. Enfin je parts pour découvrir ce magnifique site. Dans la monter, je marmonne tout ces évènements, avant de tomber en extase devant ce paysage extraordinaire, il faut croire que ce décor féerique valait tout cela. Le soir en rentrant, fatigue, je trouve mon bonheur dans des cannettes de coca. A la fin du repas, la patronne vient me voir et elle me demande ma main en mariage et que je m'installe ici, j'ai cru m'étrangler sur le moment. Le soir, on me change de chambre et je me retrouve au sous-sol dans la cuisine avec 4 chaises et une planche en guise de lit, ok j'accepte, je suis trop mort pour quoi que ce soit et à 10 yuans la nuit je ne vais pas faire le difficile... Par la suite je suis redescendu sur Linjiang, car il n'y a plus de route, ils sont en train de la refaire, pour rejoindre cette fameuse région autonome du Tibet, au lieu des 30 km restant on est obligé de prendre une déviation de 150 km ou 8 heures de route. J'ai préfère laisser tomber. Ps 01: Je ne sais pas comment vous percevez toute cette aventure, mais je vous jure que c’est ce que je vis au quotidien, car via les mails, vous pourriez me prendre pour un mythomane, car je voyage seul. Ps 02: Hervé de Nice a trouvé un début de réponse pour le jeu de boule. « Si je suis le premier à te le prouver, j’ai gagné une photo." Sur la foi de fouilles archéologiques à l'authenticité incontestable, Assyriens, Égyptiens et Chinois pourraient revendiquer la paternité des jeux de boules. Il est tout à fait possible qu'on y jouait quelque part sur la planète aux alentours de l'an 1000 avant Jésus-Christ, comme le montrent de récentes fouilles dans la province du Ho-Nam, en Chine.
Montagne sacrée et pèlerinage à la …
Et me revoilà sur la route, après ces dernières journées pleines d'émotion. Un bus couchette nous emmène de Lijiang à la frontière du Sichuan. Je me régale des paysages, des vallées verdoyantes, culture en terrasse et de ces petits villages le long de la route. En arrivant dans cette région, les petits villages étaient remplacés par des usines et autre centrale électrique (nucléaire, quoi). Dommage pour la vision, mais eux aussi ont le droit à la vie moderne et tout ce qui va avec. Apres le froid, la chaleur arrive à grande pompe et le problème dans le bus, ces qu'on ne pouvait pas ouvrir les fenêtres car dans le convoi que nous formions avec d'autres véhicules, il y avait 2 camions qui transportaient des ruches et il y avait des abeilles dans tous les azimuts. Arrivé au bled nous voila bloqué pour la nuit, le prochain train ne part que demain. Donc je me retrouve avec 2 étudiants japonais et une isra��lienne pour partager gîte et couvert. De même pour le train, nous allons de vallée en vallée en coupant à travers les tunnels. Me voila à Emeishan et cette fameuse montagne sacrée. Je laisse les 2 étudiants qui eux ne viennent voir que le temple. Moi après un bon petit déjeuner: croissant, chocolat chaud, nutella. Non il ne faut pas abuser. C'était: sauté de bœuf avec du riz. Je pars en moto taxi, car j'ai loupé le bus et l'heure est déjà bien avancée. Donc après m’être fait rouler car le taxi s'est arrêté au milieu de nulle part pour renégocier la course, je fais semblant de marcher pour lui faire comprendre que je ne payerai pas plus. Il se dépêcha de revenir me prendre avant qu'un autre se fasse le reste de la course. Me voilà prêt pour affronter 2500 mètres de dénivelé sur 22 kilomètres de marche (au sens propre), de plus il faut payer l'entrée pour souffrir: 80 yuans, le comble. Je décolle à 500 mètres d'altitude, équipé seulement d’un petit sac et me reposant sur les petites échoppes le long du parcours qui veulent te refourguer une bouteille d'eau, canne de randonnée ou autre souvenir. Un escalier avec des milliers de marches, que dis-je, des dizaines de milliers de marches que je gravis une par une sans regarder le sommet pour ne pas me décourager, bête comme je suis, j'ai vidé une pellicule complète sur ces satanées marches. Apres 3 heures 30 de grimpette, fatigué, les genoux qui commencent à grincer, je me pose dans un de ces petits snacks qui bordent le long du tracé. Et je me fais matraquer à coup de 44 yuans l'assiette de riz et de légumes. Il n'y a vraiment pas de pitié dans ce monde. Ok tu m'as eu, tu as fait ton beurre. Je rencontre un petit vieux qui par la suite veux absolument que je lui achète ses crampons, car il me fait comprendre qu'il y a de la neige un peu plus haut. Des marches, toujours des marches et au fur et à mesure que j'avance, on m'annonce, il ne vous reste plus que 4 heures, il ne vous reste plus que 3 heures 30. Le froid se fait sentir et la neige est au rendez-vous, je mets ces fameux crampons et je continue doucement. Je suis seul depuis le début car les touristes préfèrent maintenant prendre les câbles cars. Je rachète à boire et le quart d'eau, on vous le facture 7, 8 parfois 10 yuans. Je rattrape des gens sur la fin du parcours, certains me suivent, veulent prouver leur supériorité et je les redouble sur une plate-forme car ils récupèrent leur souffle. Le sommet, ça y est, voilà 7h30 que je suis parti et heureux d’avoir réussi un exploit personnel. Content de voir que si je veux visiter le monastère, il me faut encore débourser quelques sous. Légèrement déçu de ce que j'attendais. Je me rabats sur un dortoir, "hello, one bed 90 yuans", désolé, mais la j'hausse le ton même français qu’ils comprennent à mon intonation de voix que je ne n’ai pas l’intention de me laisser faire, le moine le prend mal et après cette gueulante, le lit passe à 40, qu'est ce qu'on est pas obligé de faire pour pouvoir se loger, ils ont encore le culot de me demander mon passeport, qu'est ce que vous voulez en faire, vous croyez que je vais me barrer avec le matelas pourri que vous m'offrez. Je ne l'ai pas, enfin si, mais ne me cassez pas les pieds, sinon je vais voir ailleurs (ailleurs, où !), il n'y a qu'eux au sommet. Dans ces journées difficiles, on réfléchit et on cherche souvent des réponses à des questions bien loin de notre quotidien. Tout ce que je peux dire aujourd'hui: c’est qu'il n'y a pas de pitié sur cette planète et qu'il n'y a pas de religion qui tienne en ce monde. Juste des hommes et des femmes bon ou mauvais. Le soir repas léger, on vient s'asseoir, on essaye de discuter avec moi et me demander mon point de vue sur le conflit irakien imminent. Je ne traîne pas et je vais me coucher, mais le sommeil ne vient pas comme ça à 3077 mètres… 07h00 je saute du lit et je cours dehors car il y a encore les étoiles qui brillent, mais j'attends avec impatience le soleil, qui va faire son apparition sur cet océan de nuages, parsemés d'îlots qui ne sont que les sommets des montagnes avoisinantes. Très belle image, mais qui aura été mérité chèrement. A 8h00 je redescends comme un voleur et ces plaques de neige que j'avais laissé la veille, je me fais glisser dessus, avec quelques gamelles, ce que j'avais monté la veille en 2h30, je le dégringole en un peu moins d'une heure. Ne voulant plus laisser d'argent dans cette montagne, je redescends en bus, je reprends mon sac et je change de ville, bus, rebus et rerebus, pour finir sur un rickshaw vélo. Leshan me voilà, mais ne t'attend pas de moi que je verse ma devise pour tes sites touristiques et tes fameux Bouddhas, même si ce sont les plus grands du monde. Première turista, après un sorbet au poulet, en plus soit disant dans la région de la chine où on mange le mieux, je commande un morceau poulet, en imaginant qu'il allait me le préparer à la sauce locale. Non on le sort du congélateur, on le découpe sommairement et on me le sert froid encore congeler. Pour l'anecdote du jour: à l'hôtel on me retient 80 yuans pour la clef de la chambre, que je n'ai pas, car c’est une personne à l'étage avec un trousseau qui vous ouvre votre porte. Je suis assez fatigué et je préfère ne rien faire, je me paye une journée occidentale. Je réponds à mes mails, je mange une pizza et bois du coca, je vais dépenser quelques centimes dans une salle d'arcade et je regarde à la télévision les navets de film ou de feuilletons français sous titré en chinois qu'on leur a refourgué. Ce soir vers 18h30 les petits vieux sont de sortie dans la rue piétonne et s'exerce au tai chi, sabre à la main et tout cela dans une chorégraphie mal synchronisée. Le voyage s'achève bientôt et vous savez ce que j'aimerai bien maintenant: c’est une tranche de pain avec du camembert. A bientôt pour les dernières nouvelles.
Mésaventure. Salut à tous, je viens d'arriver sur la mégapole pour les quelques jours qui me restent à passer en Chine. Mais pour en arriver là j'ai eu une petite mésaventure, je vais vous la conter... Arrivé à Chengdu le 25/02, une ville surdimensionnée qui ne me donna pas l’envie de traîner surtout dans ce stress, Shanghai me suffit. Je me dirige vers la gare et avec chance je trouve un ticket de train pour le jour même. Le départ a lieu dans l'après midi, j'ai donc le temps pour faire un petit tour dans le quartier. Je mange, je fais du lèche vitrine, je me fais plaisir en allant me faire masser. Ce qui devait arriver, arriva, je ne vois pas l'heure passée et je loupe le train pour 2 minutes. Je m'énerve légèrement car j'aurai plus l'avoir si on ne m'avait pas fait traverser la gare en long en large et si tout le monde n'avait pas tripoté ce malheureux billet. Enfin, je ne peux que m'en vouloir. Je vais faire changer le billet pour un autre jour et l'on m'annonce qu'il n'y a plus de place dans les trains pour Shanghai pour les jours à venir. On me détourne via Xi an, avec un passe pour voyager sur la plate-forme. Départ le lendemain 08h00. Le wagon des hard seat est déjà plein, je me serre dans l'allée et m'assoie sur mon sac. On arrive à 3h00 pas problème, encore une fois je n'ai pas fait gaffe, ces 03h00 du mat... L'enfer commence malgré la sympathie que je partage avec mes compagnons d'infortune et je ne vous dis pas le regard des gens lorsqu'ils voient un blanc en 2ème classe ; le chariot de nourriture qui veut se frayer un chemin, le flot de gens qui veut arriver au w-c qui se trouve juste derrière moi. Au fur et à mesure des gares le train se remplit de plus belle. A un moment il est impossible d'ouvrir les portes et les gens grimpent par les fenêtres, les places au sol se rétrécissent heure par heure. A 17h00 je pète les plombs, il est impossible de finir le trajet dans ces conditions. Je décide de descendre à la prochaine gare, tan pis je finirai demain, pour descendre, le contrôleur et moi sommes obligés de repousser les gens qui escaladent les fenêtres, pour essayer d'ouvrir la porte. Impossible je m'énerve pour de bon je balance 2 gars pour pouvoir m'extraire à mon tour, lancer mon sac en sens inverse et passer par la fenêtre. Je me demande ou je suis, perdu dans le fin fond de la Chine. Dans la tête depuis la veille, je n'arrête pas de m'en vouloir à m'en couper l'appétit, comme quand on sait que l'on a fait une grosse boulette. La chance me sourit à nouveau, je trouve un train pour Shanghai. Dans cette gare perdue ou les chinois n'ont du voir qu'un blanc via la télévision, en faisant la queue pour un nouveau billet, car la vente des billets se fait de 07h10 a 08h10 et de 18h10 a 19h10. Je choisis une file, la mauvaise et les guichets ouvrent, il est 19h00, une fois après avoir batailler pour défendre ma place dans cette foule, j'ai mon billet sans place, les boules me voilà repartit pour 30 heures sur la plate-forme. Je n'en peux plus, je trouve un téléphone, j'appelle les amis a Shanghai et leurs explique et je les fais traîner au bout du fil car je suis exténué et je me réconforte à travers cette conversation. Je ne veux plus être emmerder et je me cale dans un coin de la gare. Bien sur 1 minute à peine, une quarantaine de personnes s'agglutine autour de moi, me dévisage me regarde écrire, me stresse. Le train arrive, je panique à l'avance de me taper 30 heures dans les même conditions. Arrivé à bord je trouve le contrôleur et pour quelques yuans de plus me trouve une couchette. J'apprécie l'eau pour me débarbouiller, et cette couchette dure. Ou je ne demande pas mon reste pour m'endormir. Plus jamais cela m'arrivera de prendre du bon temps. Pour 2 minutes, je me suis embarqué dans un voyage de 2 jours plein, pour 2 minutes. On est le 28 février, il est 05 heures du matin mon périple se fini... Shanghai me revoilà, un lit, une douche, des amis qui parlent français, un morceau d'emmental qui traîne dans le frigo depuis 3 semaines, un morceau de pain de mie, mais que demande le peuple. Je reprends des forces et nous nous racontons nos histoires. Car ici, l'appartement est devenu un vrai central téléphonique, ça n'arrête pas: "Michel est-la?, alors Julien ou inversement", en anglais en chinois et parfois même en français. Ca n'arrête pas. Attention les filles, 2 french lover sont arrivés sur la ville et ça se sait. Première photo du voyage que j'ai fait développer sur place, pour faire découvrir la Chine aux amis restés ici, dernière balade, dernier shopping, dernier resto, comme dimanche ou nous avons été invités par des amis chinois, nous nous sommes attablés pour 05 heures d'un repas bien arrosé et nous avons bu 26 bouteilles de bière (660mml) a 5... Voila comment ce fini ce périple. Ce seront les dernières nouvelles de mes tribulations... Je voulais dire merci à papa et maman qui ont réglé des petits problèmes laisser en France, ainsi que mon frère. Tous les lecteurs et leurs messages qui mon beaucoup touché et motiver à décrire du mieux que je pouvais le quotidien qui m'était réservé. J'espère que le rêve vous a accompagné à travers ces quelques lignes. Moi j'appréhende le blues de retour parmi vous, mais j'attends un bon repas à la Française. Merci et à tous à très bientôt... PS: Dites, vous n'auriez pas 100 euros à me dépanner pour un nouveau voyage.
Le retour
Ce matin, je rigolais dans la cuisine, préparant mon premier petit déjeuner devant les appareils électriques, le grill pain, la cafetière, le micro onde pour chauffer un peu de lait, que de luxe que notre vie occidentale. Comme fond sonore, j’ai retrouvé ce vieux vinyle à papa de salut les copains que j’ai mit et que je chantonnais dans les transports en commun chinois : «700 millions de chinois et moi et moi et moi » de jacques Dutronc. C’est rigolo car à l’époque dans sa chanson, il n’y en avait que 700 millions... Oui je prends le temps, oui je savoure la cuisine de maman, je reprends la route du bistro. Mon village que je regarde différemment, j’ai envie de le prendre en photo, pourquoi ? . Je ne sais pas. Je crois qu’en dehors des paysages que notre planète regorge, la vie est la même partout, elle s’écoule inexorablement que ce soit à Qiauto (Chine), Cenfuego (Cuba), Arusha (Tanzanie), Gangtok (Sikkim) et à Méru (Picardie). Ces vrai quel souci avons-nous en dehors de boire, dormir, manger et consommer... Les gens, la vie qui s’écoule au centre commercial ou je viens d’aller faire un tour, première remarque à voix haute devant une affiche ou femme dénudée s’exhibe pour promouvoir produit de consommation et le dernier souci de l’homme qu’est: Le cul, la relation sexuelle, biquotidienne, bimensuel, bisannuelles. Les gens me regardent; doucement Christophe, c’est fini les vacances. La première boutique ou j’étais prêt à lancer ce ni hao (bonjour), calme toi me dis-je, ces vraiment fini, tout le monde parle le même langage que toi, ici. Roi de la glande je suis, j’ai envie de faire plein de chose et je m’occupe les mains avec n’importe quoi. J’attends les photos avec impatience tout simplement. La vie ne s’arrête pas, pourtant j’ai envie de descendre du train de la vie quelques temps pour faire le point et le reprendre un peu plus tard. Mais cela est impossible. Les copains casés, la petite graine qu’ils lâchent chacun leur tour, temps de se responsabiliser un peu, car aujourd’hui le monde nous appartient … Le quotidien, un boulot et des fonds pour pouvoir rêver de nouvelles destinations. Il me reste quand même le temps et le plaisir de vous faire découvrir ce voyage…
FIN
Salut Christophe, Merci de ces belles histoires, pour le meilleur et le pire car c'est une réalité que tu vis au quotidien. Je me dis que pour toi, ton retour va être difficile, tu vas réaliser comment sont aussi les Français et eux ont moins le droit d'être aussi peu civiques. Nous les réputés ra- leurs, exigeants, intolérants, si peu courtois, et toujours autant racistes! Ne t'inquiète pas si tu te cherches encore, ta façon de voyager te l'apprend chaque jour et tu ne peux que t'enrichir. Te dire merci pour nous faire passer tes belles émotions qui nous rapprochent un peu de ces peuples. Nous aimons voyager avec tes écrits comme tu peux l'imaginer, et c'est toujours un grand plaisir. Alors bonne route et prend bien soin de toi dans ta poursuite... Pour ma part, j'aimerais vivre en partie ton expédition, surtout en ce moment! A bientôt de te lire, au fait ne change rien pour tes écrits, tout va bien, l'essentiel passe... Bises et pensées de nous trois et une très belle année enrichissante, n'est-ce pas? Marisa, Guillaume & Lothaire
Avant tout chose meilleure vœux bonne année et bonne santé et plein de bonne chose. Bref ! En tout cas ça me fait très plaisir d’avoir de tes nouvelles, c'est génial de pouvoir écrire com-me tu le fais. C'est comme si je lisais un livre par bribe c'est vraiment sympa ne change rien, et puis ça me fait voyager aussi. N'oublie pas de prendre plein de photo, et fait gaffe à toi. David.
Merci pour tes récits. Je suis au boulot quand je reçois le dernier. Quel contraste entre les mondes ! Je t'envie !!! Il faut vivre ses rêves, et c'est ce que tu fais. Je n'ai pas tant de choses à raconter. Il fait très froid ici, le paysage est recouvert de neige, je vais peut être aller skier demain. Mardi, je m'envole pour Paris où j'ai 3 jours de congrès. Rien de bien palpitant. Louis
J'espère que ton voyage se passe bien, toi l'intrépide explorateur de contrées parfois dangereuses comme le Tibet. Sans vouloir me faire passer pour ta grand-mère, fais attention lorsque tu ne connais pas toutes les différences entre toi et les autochtones qui peuvent engendrer des malentendus. Je me félicite souvent de connaître quelqu'un comme toi car ton état d'esprit est précieux parce que rare, attaché que tu es à d'autres valeurs que l'argent et tutti quanti. Continue sur cette voie-là et reviens-nous entier. A bientôt. Jean yves. Bravo et merci pour ton voyage que tu nous fais partager... t'es quand même un peu barjot mais bon tu fais ce que tu avais envie et c'est cool !!! C'est excellent de te voir t'émerveiller devant toutes ces choses que tu vois et ça me fait rêver... j'espère que tu nous emmèneras quelques photos en Corse... Ici, tout va bien c'est les vacances scolaires alors on a un peu plus de monde mais c'est quand même tranquille, il fait très beau et on a beaucoup de neige mais bon ça ne vaut pas : L’Himalaya... Bon tu rentres quand sur notre continent ??? Amuse-toi bien... A bientôt !!! Maëlig Que te dire à part merci Christophe, merci de nous faire partager tes aventures... Tu as raison, même si nous ne sommes pas la pour admirer tout cela en direct avec toi c très agréable de pouvoir ne serai ce que l'imaginer, pouvoir s'évader l'espace de quelques phrases de mon quotidien assez morne je dois bien te l'avouer car pour l'instant encore, je me borne à réviser mes examens. J'espère que tu en profiteras encore et que tu auras une petite pensée pour nous pauvres occidentaux enfermés dans nos habitudes. Même si mes mails se font rare il n'empêche que je pense souvent a toi et à toutes les merveilles que tu vois. J'espère qu'un fois de retour tu ne manqueras pas de faire un petit tour sur Nice de manière a ce que tu puisses m'en dire plus de vive voix. A bientôt et merci encore. Hervé Non, je ne me formalise pas si tu n'as pas le temps de me répondre et j'imagine que je te fatigue avec mes questions... En tout cas, je te lis avec de plus en plus de plaisir vu que tes comptes rendus sont de plus en plus poétiques et agréables. Surtout le dernier sur l'Himalaya: ça m'a fait un pincement au cœur de te savoir en un si beau lieu d'autant que jusqu'a présent, la plus belle chose que j'ai vu de ma vie, c'est ce lever de soleil sur le Kangchenjunga... Allez continue à me faire rêver, moi qui suis dans cette réalité ennuyeuse. J'espère que tu n'es pas trop fatigué et que tu t'alimentes bien. Prends soin de toi. Bisous. Julie Hé ! Oui il y a des jours comme ça où je suis particulièrement heureuse d'avoir de tes nouvelles et de me marrer toute seule devant mon ordi en les lisant. Quand je pense à tous nos petits soucis matériels du moment, ta pensée philosophique "une femme, une maison et des marmos" m'éclate ! J'ai l'impression que tu vis des moments exceptionnels et à toi. Je te remercie de nous les faire si souvent partager. Cela fait parfois rêver du bout du monde mais les détails calment très souvent ces envies quand comme moi on aime son confort minimum. Aussi pour le fin fond de la chine, je me contenterai d'admirer tes photos à ton retour. Malgré les petits tracas quotidiens, tout va bien et notre appart prend forme. Nous approchons de la fin et ta chambre (celle des amis) est presque prête! Cela ne nous empêchera pas de décompresser ensemble où que ce soit. A très bientôt. Nous attendons de te revoir avec impatience. Gros bisous. Isa & Laurent C'est génial, je garde tous tes textes pour que tu puisses publier un livre en les illustrant de tes photos. J'adore !!! Je voyage à fond !! C'est super, je t'envie à mort, même si je sais que je ne pourrai jamais au grand jamais faire ça !! Je suis à fond avec toi !! Vivement le prochain message. Raconte tout, tout !!! Gros bisous. Gaétane & Cédric
A bientôt.
Chiang Mai: UNE seule vraie bonne raison d'y aller? English translation pending
Salut à tous.
Je me demande s'il ya une seule vraie bonne raison d'aller a CM ??
A lire le forum je m'aperçoit que tout est (semble ?) totalement artificiel et " spécialement fait pour plaire au touriste lambda ".
J'avais déja décidé que les visites de reserves ethnique se feraient sans nous. On peut faire partout ( enfin dans pas mal d'endroits) des promenade en éléphant. Pour ce qui est de voir la jungle Sawadeekha m'a totalement convaincu d'aller au Khao Yai.
Donc, que reste t-il a CM qu'on ne puisse voir/faire ailleurs ?
A lire le forum je m'aperçoit que tout est (semble ?) totalement artificiel et " spécialement fait pour plaire au touriste lambda ".
J'avais déja décidé que les visites de reserves ethnique se feraient sans nous. On peut faire partout ( enfin dans pas mal d'endroits) des promenade en éléphant. Pour ce qui est de voir la jungle Sawadeekha m'a totalement convaincu d'aller au Khao Yai.
Donc, que reste t-il a CM qu'on ne puisse voir/faire ailleurs ?
Réclamation à l'hôtel Yasmina (Djerba)! English translation pending
Nous avons, le 04 /08/ 2005, acheté un voyage dans votre agence.
Malheureusement, cela ne s'est pas déroulé comme l'avaient indiqué vos services. La présente fait suite à notre séjour à l’hôtel JASMINA à DJERBA en 3
étoiles ( N.L) avec un forfait tout inclus pour la période du 7 /08/2005 au 14/08/ 2005) Un seul mot pour signifier le séjour "Honteux".
Durant ce séjour nous avons eu à regretter les faits suivants :
Pour un séjour à 810€ par tête, nous trouvons cela énormément abusé à tout point de vue.
Les menzels à peu près correct, avec une douche déplorable ou la rouille s’est attaqué a l’émail les fourmis venaient sur nos accessoires (par exemple un matin en me levant 3 fourmis sur nos brosses à dent), des cafards sur l’abattant du wc et dans un placard. Nous pouvons comprendre qu’il est y des fourmis dans une chambre mais des cafards c’est un manque d’hygiène totale et dégradant pour un pays qui est connu pour sa beauté et la qualité supérieure de ses hôtels.
La nourriture nous a déçu nous venons pas en vacances pour se gaver mais quand même la moindre des choses c’est des repas a peut près corrects, pendant la semaine nous avons manger des pseudos salades composées que l’on retrouvait le soir et le midi ou bien un plat de pâtes le midi qui baignait dans de l’eau et le soir elle était en omelette, pâtes et pommes de terres pas cuites, aucune spécialités locale, mouches sur les aliments, au petit déjeuner le jus d’orange frais était payant pour 1, 50 Dinars alors que nous étions en ALL INCLUSIVE les nappes du petit déjeuner toutes sales avec le café ou le thé de la personne qui est passer avant vous . je suis désolais mais pour le prix que nous avons payé et a voir ces prestations aussi désastreuses c’est lamentables de mettre un hôtel tel que celui si en avant sur votre site Internet .On se croirait dans une cantine, rien a voir avec le dépliant proposé, des mouches sur tout les plats une horreur.
L animation tout bonnement risible, le soir les même animations de 21h à 22h le Snoopy club et après un semblant d’animation avec des animateurs peut chaleureux et peu avenants trop peu d animations pour les enfants (du coloriage sous des huttes avec la chaleur je ne vous en parle pas).Pour les adultes le même acabit, vraiment une honte.
Le service et l’accueil très moyen mais très bon et les serveurs et serveuses des que la monnaie (le Dinar) apparaissaient malgré qu’avec la formule tout inclus vous ne payé pas certaines boissons cela dérangé les serveurs préférant servir les personnes qui paye en premier alors que vous étiez la bien avant. Le sourire des serveurs apparaissait dès que les dinars sortaient de la poche .Nous avons trouvé que le système du ALL INCLUSIVE n’était pas du tout mis en place comparer a d’autres hôtels ou le prix et les prestations étaient beaucoup moins mise en valeur que pour le JASMINA
Une plage envahit d’algue jamais nettoyé, rien a voir avec les plages publiques (tout bonnement magnifique). Le centre nautique qui annonçait sur votre site de superbes prestations comme la planche à voile, pédaleurs, promenade en mer en fait je vais vous dire nous pouvions faire que du jet ski (qui était un modèle de 14-18) ou bien du parachute ascensionnel qui lui n’était même pas recommander par certaines personnes tellement sa toile était usée donc ou était le centre nautique si bien détaillé et avec c’est superbe prestations nous n’avons rien vu de tout sa ah oui dans les hôtels a coté ou eux vendaient de superbes balades en bateau ou du parachute ou l’on se sentait en sécurité du pédalo pour promener ses enfants mais nous nous n’y avions pas droits ne faisant pas partis de leur hôtel car notre centre nautique JASMINA était dépourvu d’activités comme tout le reste.
Au niveau de la piscine alors la le choc : carrément une piscine municipale ou tous les gens de Djerba pouvait venir se baigner .En 1 semaine nous n’avons jamais vue personne la nettoyer, une crasse immonde tout autour du bord et avec un tas de personnes ne faisant pas partie de l’hôtel même souvent c’étaient des personnes résidant sur Djerba tandis que nous si nous souhaitions allez dans une autre piscine d’un hôtel voisins l’accès était interdit pour nous VISITEURS est ce normal que dans notre hôtel on y accède comme dans un moulin et que dans tous les autres hôtels avoisinant l’accès est contrôlé a toutes personnes extérieures ??
Le seul lieu qui nous a parut bien, c'était le Café Maure.
Ce n’est pas que notre avis mais l’avis général de tous les Français présent la bas, au moins 8 couples de Français tout bonnement déçu de cet hôtel minable. Nous allons engager des poursuites pour publicités mensongères et faire enlever cet hôtel des tablettes de la plupart des agences. Nous avons eut la chance de prendre le cahier des suggestions, mon dieu que du négatif !
Faute d’y satisfaire dans les meilleurs délais, cette affaire pourra être portée devant la Commission de règlement des litiges du syndicat national des agents de voyages (SNAV) et au service de 60 millions de consommateurs.
Dans ces conditions, vous comprendrez la démarche de ma réclamation, et je vous serais gré de bien vouloir nous faire bénéficier d'un geste commercial afin de réparer notre mécontentement relatif au bon déroulement de ce voyage.
Dans l'attente d'obtenir une réponse de vos services rapidement, je vous prie d'agréer, Monsieur, l'expression de mes salutations distinguées.
Pour un séjour à 810€ par tête, nous trouvons cela énormément abusé à tout point de vue.
Les menzels à peu près correct, avec une douche déplorable ou la rouille s’est attaqué a l’émail les fourmis venaient sur nos accessoires (par exemple un matin en me levant 3 fourmis sur nos brosses à dent), des cafards sur l’abattant du wc et dans un placard. Nous pouvons comprendre qu’il est y des fourmis dans une chambre mais des cafards c’est un manque d’hygiène totale et dégradant pour un pays qui est connu pour sa beauté et la qualité supérieure de ses hôtels.
La nourriture nous a déçu nous venons pas en vacances pour se gaver mais quand même la moindre des choses c’est des repas a peut près corrects, pendant la semaine nous avons manger des pseudos salades composées que l’on retrouvait le soir et le midi ou bien un plat de pâtes le midi qui baignait dans de l’eau et le soir elle était en omelette, pâtes et pommes de terres pas cuites, aucune spécialités locale, mouches sur les aliments, au petit déjeuner le jus d’orange frais était payant pour 1, 50 Dinars alors que nous étions en ALL INCLUSIVE les nappes du petit déjeuner toutes sales avec le café ou le thé de la personne qui est passer avant vous . je suis désolais mais pour le prix que nous avons payé et a voir ces prestations aussi désastreuses c’est lamentables de mettre un hôtel tel que celui si en avant sur votre site Internet .On se croirait dans une cantine, rien a voir avec le dépliant proposé, des mouches sur tout les plats une horreur.
L animation tout bonnement risible, le soir les même animations de 21h à 22h le Snoopy club et après un semblant d’animation avec des animateurs peut chaleureux et peu avenants trop peu d animations pour les enfants (du coloriage sous des huttes avec la chaleur je ne vous en parle pas).Pour les adultes le même acabit, vraiment une honte.
Le service et l’accueil très moyen mais très bon et les serveurs et serveuses des que la monnaie (le Dinar) apparaissaient malgré qu’avec la formule tout inclus vous ne payé pas certaines boissons cela dérangé les serveurs préférant servir les personnes qui paye en premier alors que vous étiez la bien avant. Le sourire des serveurs apparaissait dès que les dinars sortaient de la poche .Nous avons trouvé que le système du ALL INCLUSIVE n’était pas du tout mis en place comparer a d’autres hôtels ou le prix et les prestations étaient beaucoup moins mise en valeur que pour le JASMINA
Une plage envahit d’algue jamais nettoyé, rien a voir avec les plages publiques (tout bonnement magnifique). Le centre nautique qui annonçait sur votre site de superbes prestations comme la planche à voile, pédaleurs, promenade en mer en fait je vais vous dire nous pouvions faire que du jet ski (qui était un modèle de 14-18) ou bien du parachute ascensionnel qui lui n’était même pas recommander par certaines personnes tellement sa toile était usée donc ou était le centre nautique si bien détaillé et avec c’est superbe prestations nous n’avons rien vu de tout sa ah oui dans les hôtels a coté ou eux vendaient de superbes balades en bateau ou du parachute ou l’on se sentait en sécurité du pédalo pour promener ses enfants mais nous nous n’y avions pas droits ne faisant pas partis de leur hôtel car notre centre nautique JASMINA était dépourvu d’activités comme tout le reste.
Au niveau de la piscine alors la le choc : carrément une piscine municipale ou tous les gens de Djerba pouvait venir se baigner .En 1 semaine nous n’avons jamais vue personne la nettoyer, une crasse immonde tout autour du bord et avec un tas de personnes ne faisant pas partie de l’hôtel même souvent c’étaient des personnes résidant sur Djerba tandis que nous si nous souhaitions allez dans une autre piscine d’un hôtel voisins l’accès était interdit pour nous VISITEURS est ce normal que dans notre hôtel on y accède comme dans un moulin et que dans tous les autres hôtels avoisinant l’accès est contrôlé a toutes personnes extérieures ??
Le seul lieu qui nous a parut bien, c'était le Café Maure.
Ce n’est pas que notre avis mais l’avis général de tous les Français présent la bas, au moins 8 couples de Français tout bonnement déçu de cet hôtel minable. Nous allons engager des poursuites pour publicités mensongères et faire enlever cet hôtel des tablettes de la plupart des agences. Nous avons eut la chance de prendre le cahier des suggestions, mon dieu que du négatif !
Faute d’y satisfaire dans les meilleurs délais, cette affaire pourra être portée devant la Commission de règlement des litiges du syndicat national des agents de voyages (SNAV) et au service de 60 millions de consommateurs.
Dans ces conditions, vous comprendrez la démarche de ma réclamation, et je vous serais gré de bien vouloir nous faire bénéficier d'un geste commercial afin de réparer notre mécontentement relatif au bon déroulement de ce voyage.
Dans l'attente d'obtenir une réponse de vos services rapidement, je vous prie d'agréer, Monsieur, l'expression de mes salutations distinguées.
Mafia policière sur Koh Samui (Thaïlande) English translation pending
Mon époux a été emprisonné 7 jours à la prison de lamai, sur l ile de koh samui suite à un accident de voiture :
notre véhicule à l'arret, un thai et son épouse sur une moto à toute allure, la fille heurte le pare buffle du 4x4,
avec sa jambe : résultat : fracture du tibia. Après paiement d'une caution par l'assurance, il en est sorti, puis
la police lui donne RV 8 jours après. Pendant la semaine nous avons vu la famille et le mari idemme, ns avons payé 100 000 Baths pour dédommagement comme il est courant de le faire, ( ils voulaient 150 000 B au départ) nous sommes retournés avec le mari et la soeur à la police faire consigner notre accord. La police a donné RV à mon mari le lendemain pour le rapport, et là le choc ! Ils ont menoté mon mari, mis en garde à vue tout l'après midi, nous ont demandé une nouvelle caution de 100 000 B qui a été versée et il ont malgré tout emprisonner mon mari une nouvelle fois. Nous avons pris un avocat mais la mafia policière l'a promené en beauté. Nous avons déposé 3 demandes de mise en liberté conditionnelle, toutes refusées !! Jusqu'à la sortie
conditionnelle de prison la 4ème demande a été acceptée sous réserve d'une nouvelle caution de 250 000 qui a été versée. C'est par les infos de francais en prison que mon mari a été informé des pratiques de corruption par la mafia policière. Dès le lendemain, il a contacté les personnes qui lui ont été recommandées, puis les flics sont passés prendre une enveloppe de 50 000 B, et dès le lendemain, il avait RV avec l avocat de la police qui lui a réclamé à son tour 60 000 B, le prix pour ne pas retourner en prison et récupérer son passeport à l'immigration. En 2 jours tout s est déclenché et mon mari a pu nous rejoindre en FRANCE, je suis repartie avec mon petit de 7 ans toute seule, laissant mon mari en prison. Il ne souhaitait pas que je reste à Samui, il n'avait pas confiance. Nous avons subi pendant 15 Jours, des pressions psychologiques violentes, mon époux en captivité dans des conditions de détention éprouvantes, bref je vous passe les détails... C'est une histoire incroyable qui nous est arrivée, et pourtant nous sommes une famille tranquille qui pensions passer des vacances paisibles, et nous avons connu l'horreur !! Il faut dénoncer cette corruption qui fait du mal à l'ile, si personne ne bouge, ils continueront leur racket au vu et au su de tous y compris de l'ambassade de france à bangkok qui est d'ailleurs parfaitement au courant de la corruption qui règne sur samui. La thailande est dangereuse meme pour des gens honnetes, la mafia policière fait sa loi et règne en maitre, c est abominable.
EVITEZ DE LOUER DES VEHICULES MEME AVEC ASSURANCE, CELA A ETE NOTRE CAS ET JUGEZ DU RESULTAT
Dénoncer c'est aussi aider les professionnels du tourisme conscients de cette situation, et prévenir les futurs visiteurs des risques qu'ils encourent.
LE PAYS DU SOURIRE SAIT AUSSI ETRE LE PAYS DE L'ENFER, Tout çà pour une poignée de crapules en uniformes . Je pense que le tourisme en thailande n'a vraiment pas besoin de ce genre de publicité.
Salutations
FLAVIA
L'Algérie, vite! English translation pending
L’Algérie, vite !
Sommaire
1 Introduction 2 Aspects pratiques. 2.1 Accès 2.2 Formalités 2.3 Argent 2.4 Transports 2.5 Hygiène et santé. 2.6 Voyager seul 2.7 Voyager en couple 2.8 Voyager luxueusement 2.9 Sécurité 2.10 Langues 2.11 Coût de la vie 3 Aspects culturels 3.1 Tradition et Islam 3.2 Nourriture et gastronomie 3.3 Musique 3.4 Littérature 3.5 Une jeunesse avec un avenir difficile 4 Les gens face au tourisme étranger 5 A retenir 5.1 J’ai beaucoup apprécié 5.2 J’ai moins aimé 6 Conclusion 7 Liens internet
1 Introduction
Voici un résumé de mon voyage en Algérie. J’y suis allé du 2 au 27 août 2005, invité par un ami Algérien à son mariage, d’ailleurs membre de ce forum, mais connu avant la naissance d’icelui. La cérémonie la plus importante du mariage a eu lieu le 18 août au soir, sommet de la courbe des festivités. J’y suis parti avec mon amie, en bateau, depuis Marseille. Elle est rentrée le 19 en France, et j’ai continué seul jusqu’à Ghazaouet, d’où j’ai pris le bateau pour Alméria, en Espagne. Avec mon amie, nous avons vu Alger et la côte Kabyle, dont Bejaia, et Zyama-Mansuria. Seul, j’ai vu la côte entre Alger et Oran, Oran, Maghnia et Ghazaouet. Donc, la visite du pays, en ce mois d’août surchauffé, fut exclusivement volontairement restreinte à celle de la côte. Ce mini-guide n’a aucune prétention d’exhaustivité (ni thématique, ni budgétaire, ni culturelle, ni, surtout, géographique), ni, comme tous les guides, d’objectivité. C’est la phot prise à un moment donné, à quelques endroits, par une personne donnée d’un pays en constante évolution. Mais un pays fascinant et formidablement accueillant, comme vous allez le voir.
2 Aspects pratiques
2.1 Accès Par bateau : pour le moment, cette option est la moins chère. Il y a des ferries au départ de Marseille vers Oran ou Alger, de Barcelone et Alicante vers Oran, de Alméria vers Ghazaouet. La traversée Marseille – Alger a coûté 180 euros, tarif haute saison aller simple sans voiture, fauteuil. La traversée fut effectuée dans un pavillon à moitié de complaisance un peu louche, estonien, où tout était écrit en russe, tout était sale, et vieux, loué pour faire face à la surcharge de demande estivale par la SNCM. Nous dormîmes dans un des couloirs, sur la moquette, dans la lumière vive des néons, et les bruits en tout genre. Les toilettes étaient extrêmement sales, et l’eau n’était pas potable (mais aucun panneau pour le préciser, si bien que j’en ai bu). Le ferry a eu cinq heures de retard donc nous sommes arrivés de nuit dans la baie d’Alger, porte de l’Afrique. Afrique, je venais te voir pour la première fois. Je t’ai vu de loin, mais de nuit, t’approcher doucement de moi. Les lumières d’Alger brillaient au loin, et je sentais déjà ton souffle. La traversée a duré 22 heures, plus les 5 heures de retard. Elle s’est néanmoins bien passé, grâce à la gentillesse des passagers. A plus de 95% algériens d’origine rentrant au bled, étonnés et content de voir des touristes français de souche y aller aussi. Les temps changent, mais encore très doucement. A part nous deux, il y avait un ou deux autres groupes, dont un qui n’était pas de touristes, mais de catholiques venus en mission. Bon courage !
Au retour, les conditions furent à peu près aussi difficiles, avec deux heures et demie de retard pour une traversée de sept heures normalement, et toujours aussi sale et vieux, cette fois via Trasmediteranea, une compagnie espagnole. 90 euros la traversée, mais payable uniquement en dinars, eux même obtenus par des euros, sous certificat d’une banque officielle (à un taux affreusement bas) à produire lors de l’achat du billet. Il m’a donc fallu acheter des euros avec mes dinars, préalablement, à un taux affreusement haut, en tout, ça m’a coûté plus de 110 euros.
Par avion : plusieurs compagnies. Air France, dont on peut oublier la possibilité vu leurs habituels tarifs prohibitifs, Alitalia, via un changement long à Milan, en tout sept heures, Aigle Azur et Air Algérie, compagnies algériennes. Compter dans les 400 ou 500 euros si vous vous y prenez à l’avance.
Par voiture : Les frontières sont toutes ouvertes, sauf celle avec le Maroc. Si bien qu’on ne peut passer par Tanger. La frontière est réellement fermée, même aux ressortissants qui ne sont ni marocains, ni algériens, même, et si, mon dieu, même aux français à qui rien, normalement, n’est refusé, n’est-ce pas ? J’ai testé moi-même, en essayant d’aller au Maroc, à la frontière même, en discutant avec les douaniers. Ils étaient sympas, contents d’enfin voir du monde, mais fermes et définitifs : on ne passe pas. Je m’étais alors replié vers Ghazaouet, pour prendre le ferry pour Alméria.
Par avionette : je ne crois pas que ce soit trop possible. Peut être depuis la Libye ou la Tunisie. Pas plus.
Par voilier : je n’en sais rien.
A pieds : en août, je le déconseille ! Surtout si depuis le Niger ou le Mali…
2.2 Formalités Tout est là : http://www.visas-express.fr/services/obtenir_visa/fiche_pays.md?code_continent=afrique&code_pays=DZ
C’est difficile, il faut une invitation. Ca prend du temps, il faut s’armer de patience, et de sérénité. Zen, rester zen, et surtout, penser que dans l’autre sens, c’est entre deux cents et cinq cents fois plus dur. Le genre de démarches dont on se passerait bien, et qui renforcent la haine de la notion de frontière. Bien penser que les visas se payent en liquide et seulement en liquide, et qu’il faut faire l’appoint exact, c’est vrai. Ne pas avoir de tampon israélien (entrée ou sortie) sur le passeport permet d’entrer en Algérie. Dans le cas contraire, déclarer son passeport en perte, et le refaire avant de demander le visa.
2.3 Argent La monnaie est le dinar algérien (DA). Si on change un euro dans une banque pour des dinars, on en obtiendra environ 90 (août 2005). Si on le change dans un magasin, on en obtiendra 110, voire 112. L’euro ne peut s’acheter qu’au noir, les banques ne le vendent pas. Il coûte 114 à 115 DA. En gros, arrondir à 1 pour 100, c’est plus simple pour les conversions.
Il n’y a pas de distributeurs en Algérie. Prévoir du liquide en quantité. Au mieux, il est possible d’utiliser la CB dans certaines banques, à un guichet, mais l’opération m’a fait ramener le taux à 78.5 DA pour un euro, lors d’un retrait de 6200 DA. Je déconseille fortement, donc. Si vous le faites, gardez absolument le document qui atteste de la transaction.
2.4 Transports En ville : Le taxi ne coûte pas très cher, bien demander de payer au compteur. Les bus coûtent 10, 15 ou 20 DA, mais vont vraiment lentement, sont bondés, sales, et surchauffés. Dur de voyager en bus.
Entre villes : Le réseau de trains relie de nombreuses villes du nord, mais la fréquence est assez faible en comparaison de celle des bus. Ceci dit, le train va, paraît-il, plus vite, est plus sûr, et plus confortable. Le réseau de bus est, comme dans tous les pays pauvres, très bien desservi, mais déréglementé à souhaits, anarchique comme il se doit, et les bus sont évidemment d’un autre age, bondés, sans clim (mais parfois initialement avec clim mais sans clim, et donc sans fenêtres), très sales, et pouvant tomber en panne à n’importe quel moment et n’importe quel endroit. Les lignes aériennes intérieures permettent d’aller loin au sud, là où on ne peut de toute façon aller que par avion ou en camion stop. Mais en août, oublier d’y aller est raisonnable. Le stop marche en kabylie. J’ai peu essayé sur la côte dite « ouest », et le peu que j’ai essayé fut sans succès. Mais j’y crois encore, je n’ai pas eu de chance ce jour là, je pense.
2.5 Hygiène et santé Le constat est sans appels, sans joie, et sans nuances : l’Algérie est très sale. Où que la vue se porte, dès Marseille, que ce soit en ville, sur les plages, à la campagne, à la montagne, dans les maisons, dans les parties publiques des immeubles privés, dans les édifices publiques, dans les bus, les trains et les taxis, dans les restaurants, les cafés, et dans tous les toilettes (quand il y en a), c’est CA-TA-STRO-PHI-QUE. Des décharges derrière chaque cactus. Une honte, une gène permanente, qui agresse la vue et le nez en tout lieu, à tout moment. Des terminaux de bus de villes de la taille d’Aix en Provence n’ont pas de toilettes publiques, et quand il y en a, c’est toute une aventure des sens, non des plus agréables, qu’il faut vivre. Rien de comparable avec ce que j’ai vu dans le Transsibérien ou en Amérique Latine, même dans les coins les plus ignobles du Nicaragua. « La côte est magnifique, les plages sont des plages de rêve ». Cette phrase était valable il y a dix ans. Maintenant, nous écririons « la côté était magnifique, les plages seraient des plages de rêves sans ces décharges ». Pourtant, les municipalités se battent. Partout, des panneaux indiquent que les maladies se prolifèrent trop vite dans ces conditions, de ne pas jeter tout n’importe où pour la santé du pays et de ses habitants, en de nombreux endroits, on voit des panneaux interdit de déposer des ordures ici, disparaissant presque sous les tas… d’ordures. J’ai aussi vu des panneaux comme : « défense de laver sa voiture à côté de cette source, et défense d’y faire la vidange » !!!!! « interdiction de quitter la chambre d’hôtel en laissant le robinet d’eau ouvert » !!!!! Partout, j’ai vu des gens jeter tout partout, devant mes yeux, j’ai vu des gens laver leurs voitures dans une rivière presque immaculée, je n’ai pas vu une seule rivière non polluée. L’eau des villes est peu recommandable, et il est important de se laver les mains souvent.
2.6 Voyager seul Il est possible pour un homme de voyager seul, même si les locaux le déconseillent fortement. Les mêmes locaux invitant en permanence le voyageur solitaire à venir se reposer chez eux un café ou une nuit, on est rarement longtemps seul. Une femme seule ? Je le déconseille, le moment n’est pas venu.
2.7 Voyager en couple Si vous êtes mariés, n’oubliez surtout pas votre livret de famille, il vous sera demandé dans les hôtels si vous souhaitez une chambre commune. Si vous n’êtes pas mariés, c’est la croix et la bannière pour trouver un hôtel qui vous accepte, car c’est interdit par la loi de louer une chambre à un couple non marié. Certains hôtels dérogent à la règle, mais je ne peux malheureusement pas en parler, de peur de leur attirer des ennuis. Il en existe un peu partout, notamment à Bejaia (anciennement Bougie), en Kabylie, très jolie ville, et très jolie région, soit dit en passant. Les couples homosexuels ne seront pas souvent bien vus, et c’est un euphémisme. Je leur souhaite qu’un jour l’Algérie reconnaisse leur existence (d’ailleurs, ce n’est pas ce qui manque sur place, mais ils ne sont pas vraiment reconnus ni appréciés) et s’ouvre à leur venue, pour qu’ils puissent s’y promener en toute légitimité, comme tout être humain normal.
2.8 Voyager luxueusement L’Algérie est un pays root, il est assez difficile de se faire un voyage tout confort dans ce pays. Même en recherchant toujours le meilleur hôtel, les meilleurs restaurants, en se déplaçant en taxi et en avion, nous sommes en Afrique, et les aléas du voyage sont multiples et variés, pouvant surgir n’importe quand, n’importe où. Même les hôtels chers ont leurs toilettes très sales, de toute façon et les coupures d’eau peuvent surgir à tout moment en Algérie, même dans le centre d’Alger.
2.9 Sécurité Désormais, l’Algérie est un pays sécurisé, sauf dans certaines régions montagneuses isolées. Il est toujours prudent d’écouter les conseils de la population, mais bien écouter plusieurs personnes et faire une moyenne, comme en Colombie, comme partout : il y a des gens qui exagèrent, en disant que les terroristes sont très actifs dans telle région depuis quelques jours, d’autres qui imaginent qu’il n’y a absolument plus aucun problèmes avec les terroristes islamistes. La « vérité » se situe entre les deux, dans certaines régions, et dans la seconde assertion dans les autres. Il y a de très nombreux barrages de polices sur les routes. A chaque grand carrefour, à chaque bretelle de rocade, entre les villes, dans les villages, dans les villes, vraiment partout. Quant aux agressions et vols, paraît-il qu’il y en a, mais le vol est un crime très grave dans la culture musulmane, ainsi que dans la culture arabe, ce qui fait que je crois que tous les avis alarmistes de la population elle-même vis à vis du fait que je voyageais seul, avec mon sac à dos, dans des endroits qui, soit disant, craignaient, m’ont paru exagérés. Je fus cependant déjà agressé au Champ de Mars au pied même de la Tour Eiffel, ainsi qu’à Montmartre. Alors, les zones qui craignent, et celles qui ne craignent pas… Ca dépend de trop de paramètres. En gros, toujours faire gaffe, sans tomber dans la paranoïa. Il paraît entre autre qu’Oran est dangereuse. Je m’y sentis en parfaite sécurité. Scène qui m’a marqué : Je descends d’un minibus sur la côte Ouest, entre Tipaza et Tnes dans un village sympathique (et pas trop couvert de décharges). Je demande comment s’appelle la prochaine grande ville sur la côte à un des passagers du bus avec qui j’avais échangé deux mots durant le trajet. Il ne me répond pas. En revanche, je le vois fouiller dans son sac. Il en sort un des gros quotidiens algériens écrits en français, El Watan, et me montre la une. Un truc sur des terroristes situés justement dans la région, reprenant les armes. Il me dit : « crois moi, tu restes ici, tu ne sors pas de ce village, jusqu’à nouvel ordre, ok ? » Il me laisse même le journal en cadeau. Un peu inquiet, je lis les articles qui parlent de ça, puis vais voir un flic. Je lui demande ce qu’il en pense. Il rigole presque, et me dit qu la région est parfaitement calme, tout du moins de jour, et que je peux continuer jusqu’à Chlef, la prochaine grande ville, aujourd’hui même. Je l’ai fait, sans aucun incident, j’ai même fait du camping sauvage sur une des plages sur le chemin, avec tout un groupe de jeunes (armés et faisant des tours de garde la nuit, certes, mais bon, seulement à cause des voleurs de petits chemins…).
2.10Langues Le français est encore très parlé, si bien qu’il est dur de progresser en arabe. Dans les régions reculées, les gens ne parlent presque plus français, à part quelques seniors. Dans les grandes villes, tout est en français, les gens parlent presque tous français, lisent les quotidiens en français, et écoutent des radios en français. Plus le milieu social est élevé, plus les gens parlent français, à tel point que la famille de mon ami utilisait d’abord le français, et parlait très rarement arabe. Même en notre absence. En Kabylie, les gens parlent aussi beaucoup français. Pour résumer : agé + ville + riche + kabyle = langue française assurée.
L’algérien est un dialecte oral, décliné en plusieurs dialectes selon les régions. A l’écrit, s’utilise l’arabe classique.
En Kabylie, on parle kabyle, et au Sahara, touareg. L’alphabet utilisé pour les deux est le tifinagh, très ésotérique.
Quelquefois, des gens m’ont abordé en espagnol, ou en anglais. Ai-je à ce point chopé un air latino en Amérique Latine ?
2.11Coût de la vie Pour le moment, le pays est peu chère. Une nuit d’hôtel coûte environ 1000 DA par personne. Jusqu’à 1500 pour un hôtel correct. Un repas dans un boui-boui coûte 200 à 300 dinars. Dans un restaurant : 600 DA. Trajets en bus interurbains : négligeables, vraiment L’heure d’internet : 60 DA. Les rares musées : que dalle, genre 20 DA. Visa un mois : 33 € L’alcool est cher : une bouteille de Smirnoff : 2500 DA, une canette de bière : 100 DA, un pack de vin : 230 DA, et dur à terminer… Budget quotidien : première partie du voyage : 20 € par personne, car à deux, toujours plus cher. Seconde partie : 10 € par jour.
3 Aspects culturels
3.1 Tradition et Islam L’Islam est omniprésent dans la culture du pays. C’est un pays religieux, et si les évènements qui ont mis l’Algérie à feu et à sang entre 92 et 2002 ont eu lieu, ce n’est pas non plus pour rien. Tout le monde est croyant, absolument tout le monde. La notion d’athéisme n’existe pas. Ils respectent les chrétiens, ou même les juifs, malgré les terribles tensions qui existent entre les deux peuples, mais ne comprendraient pas qu’on ne croit pas en quelque chose. Dès les premières minutes d’une conversation avec de nouvelles personnes, l’Islam arrive sur le tapis, et il est toujours délicat de botter en touche. Ils sont convaincus, pour la plupart, que l’Islam reste la seule religion vraiment bonne, même s’ils respectent les autres religions monothéistes. Toute la vie est régulée par l’Islam. Les cinq prières quotidiennes, les traditions de toutes sortes, les rôles dans la société, surtout, évidemment, celui de la femme. Les habillements, les coutumes alimentaires, les règles de politesse et d’hospitalité, la vision géopolitique et cosmogonique du monde… Le niveau de croyance ici relègue les pays d’Amérique Latine qu rang de pays athées…
Du coup, les règles qu’un étranger doit respecter, par respect pour le pays accueillant sont aussi nombreuses qu’inconnues, au début. On apprend progressivement. Il y a aussi les règles élémentaires, comme ne pas se dénuder trop, surtout pour une femme, aussi occidentale soit-elle, manger de la main droite (moi qui suit agnostique, antidogmatique et gaucher…. Ffffou !!!), enlever ses chaussures avant d’entrer dans une mosquée, etc… Je n’apprends rien à personne, et des tonnes de trucs ont été écrits là-dessus.
Les gens sont doux la plupart du temps, mais gardent le sang chaud (Méditerranée oblige !). Ils sont presque toujours de très bonne humeur, plaisantent sans cesse, et prennent un malin plaisir à se souhaiter des salamalecs à n’en plus finir. La qualité de leur accueil n’est pas juste une légende, c’est une réalité.
3.2 Nourriture et gastronomie Là encore, plein de choses à dire, mais surtout à lire. Je ne suis pas un spécialiste. L’Algérie est un pays avec une gastronomie de qualité, diversifiée et colorée, où on se régale facilement. Des soupes, des galettes, des plats à base de mouton, de légumes, de poissons (espadon, notamment, délicieux), d’épices… C’est une fête des saveurs et des parfums. Au quotidien, c’est moins rose : les boui-bouis proposent souvent les mêmes trucs, toujours très gras, rarement variés, parfois avariés… Les algériens résistent en partie à l’empire, car il n’y a pas de macdos chez eux, mais ils sont cependant envahis par la pizza, plus méditerranéenne. C’est le dernier aliment qui manquerait en cas de pénurie. Boissons : donc, pas trop d’alcools, évidemment (en vente dans des magasins un peu à l’écart, souvent à moitié fermés). Le thé est peu à peu remplacé par l’universel, insipide et impérialiste Lipton Yellow, même ici. Café algérois partout, nommé « press », de « expresso », qu’on peu aussi nommer « kahoua » comme partout dans les pays arabophones. Le lben, lait fermenté, très agréable et nourrissant, des sodas nationaux en tout genre, et l’universel, dégueulasse, et impérialiste Kouka Koula viennent compléter le tableau. Les eaux minérales se trouvent partout et sont relativement assez demandées. Les jus d’orange ne valent pas un clou, et sont aussi nombreux qu’appréciés, forts de milliers d’édulcorants, de conservateurs, de tonnes de sucre, et rien ou presque de fruits naturels. D’une manière générale, le sucre est à la fête en Algérie, et ça se voit à partir de trente ans, surtout chez les femmes, malgré tous les habits qu’elles portent quelque soit la chaleur, même à la plage quand elles se baignent.
3.3 Musique La musique résiste bien à l’envahisseur impérial actuel, et est très influencée par l’ancien (la France). Le Rai et Aznavour se mélangent dans la rue, d’un café à l’autre. La musique nationale est très écoutée, très variée, mais en un mois, je n’ai pas réussi à entrer dedans. Ca prend du temps quand on est néophyte, comme moi.
3.4 Littérature Là encore, je laisse la main aux spécialistes. Ce que je sais, c’est que c’est très riche.
3.5 Une jeunesse avec un avenir difficile Ce qui m’a frappé, et c’est normal, c’est la quantité de jeunes, et très jeunes. Un des pays les plus jeunes du monde : 50% de la population à moins de 19 ans. A mon arrivée à Alméria, en Espagne, pays le plus vieux d’Europe, ça m’a fait drôle ! Le chômage est très marqué chez les jeunes. Ils galèrent, trouvent des petits boulots, et restent longtemps au foyer familial. Il est dur pour un jeune de se trouver une femme s’il n’a pas une situation. Nombreux sont les algériens de 25 ou 30 ans, déjà abîmés par la vie et le tabac, n’ayant rien, pas de travail fixe, pas de maison, et donc, pas de femme. Les algériens adorent les sorties en discothèque, seul moyen actuel de rencontrer leur future femme (il n’est absolument pas question d’avoir un flirt avec une « copine »). Ils se ruent sur les complexes touristiques en béton armé, construits le long de la côte, où ils sont sûrs d’y trouver une vie nocturne.
4 Les gens face au tourisme étranger
Les gens sont fiers de leur pays, ce qui est normal et humain. Ils admirent l’audace des touristes étrangers qui osent enfin revenir, après plus de dix ans de désertion. Ils sont extrêmement accueillants, serviables, drôles, agréables, curieux, posant plein de questions. Ils invitent à tour de bras, c’est un honneur pour eux. De tous les pays visités dans ma vie, ce fut celui où les gens furent, et de loin, malgré les bonnes expériences ailleurs, les plus accueillants et prévenants, ce qui permet de relativiser chaque fois les difficultés inhérentes au pays, les rendant tellement plus faciles à appréhender. A noter : en 25 jours, je n’ai pas vu un seul routard (sauf les rares fois où il y avait une glace et que je regardais), un seul couple de touristes étrangers (français) à Bejaia, et un ou deux couples de touristes étrangers à Sidi Fredj, près d’Alger.
5 A retenir
5.1 J’ai beaucoup apprécié - L’accueil des gens, donc. On ne le répètera jamais assez - La côte, qui reste, malgré les décharges, encore très belle - Le dépaysement - Les moments privilégiés passés ici ou là, invité par des gens exceptionnels pour des moments inoubliables - La résistance culturelle au terrible rouleau compresseur de l’empire
5.2 J’ai moins aimé - Le statut de la femme (bah oui, je sais, on ne doit pas juger, mais je fus heurté) - L’inécologie des habitants (idem, car, pour moi, tout ce qui touche à la nature, est, par définition, universel, il n’y a qu’une Terre) - La saleté en général - Le code de la famille, qui rend la recherche d’un hôtel hasardeuse si on est en couple
6 Conclusion
Même en mettant le budget, l’Algérie est encore bien root, parce qu’il s’agit d’un pays qui n’a pas encore développé d’infrastructures pour le tourisme de masse, lequel serait désastreux, comme on ne sait que trop bien. A nous, VF-autes, d’imposer nos exigences pour limiter les grands complexes touristiques à venir, en venant vite en Algérie faire un tourisme alternatif, profitable au pays, et durable. L’Algérie vite ! L’Algérie a besoin du tourisme, des touristes, de notre argent, oui, mais pas n’importe comment. J’en appelle à la conscience des membres de ce forum.
7 Liens internet
Ferries : http://www.trasmediterranea.es/ http://www.sncm.fr
visa : http://www.visas-express.fr/services/obtenir_visa/fiche_pays.md?code_continent=afrique&code_pays=DZ
infos sur le voyage, sur le meilleur site de voyage de tout l’univers : http://voyageforum.com
Sommaire
1 Introduction 2 Aspects pratiques. 2.1 Accès 2.2 Formalités 2.3 Argent 2.4 Transports 2.5 Hygiène et santé. 2.6 Voyager seul 2.7 Voyager en couple 2.8 Voyager luxueusement 2.9 Sécurité 2.10 Langues 2.11 Coût de la vie 3 Aspects culturels 3.1 Tradition et Islam 3.2 Nourriture et gastronomie 3.3 Musique 3.4 Littérature 3.5 Une jeunesse avec un avenir difficile 4 Les gens face au tourisme étranger 5 A retenir 5.1 J’ai beaucoup apprécié 5.2 J’ai moins aimé 6 Conclusion 7 Liens internet
1 Introduction
Voici un résumé de mon voyage en Algérie. J’y suis allé du 2 au 27 août 2005, invité par un ami Algérien à son mariage, d’ailleurs membre de ce forum, mais connu avant la naissance d’icelui. La cérémonie la plus importante du mariage a eu lieu le 18 août au soir, sommet de la courbe des festivités. J’y suis parti avec mon amie, en bateau, depuis Marseille. Elle est rentrée le 19 en France, et j’ai continué seul jusqu’à Ghazaouet, d’où j’ai pris le bateau pour Alméria, en Espagne. Avec mon amie, nous avons vu Alger et la côte Kabyle, dont Bejaia, et Zyama-Mansuria. Seul, j’ai vu la côte entre Alger et Oran, Oran, Maghnia et Ghazaouet. Donc, la visite du pays, en ce mois d’août surchauffé, fut exclusivement volontairement restreinte à celle de la côte. Ce mini-guide n’a aucune prétention d’exhaustivité (ni thématique, ni budgétaire, ni culturelle, ni, surtout, géographique), ni, comme tous les guides, d’objectivité. C’est la phot prise à un moment donné, à quelques endroits, par une personne donnée d’un pays en constante évolution. Mais un pays fascinant et formidablement accueillant, comme vous allez le voir.
2 Aspects pratiques
2.1 Accès Par bateau : pour le moment, cette option est la moins chère. Il y a des ferries au départ de Marseille vers Oran ou Alger, de Barcelone et Alicante vers Oran, de Alméria vers Ghazaouet. La traversée Marseille – Alger a coûté 180 euros, tarif haute saison aller simple sans voiture, fauteuil. La traversée fut effectuée dans un pavillon à moitié de complaisance un peu louche, estonien, où tout était écrit en russe, tout était sale, et vieux, loué pour faire face à la surcharge de demande estivale par la SNCM. Nous dormîmes dans un des couloirs, sur la moquette, dans la lumière vive des néons, et les bruits en tout genre. Les toilettes étaient extrêmement sales, et l’eau n’était pas potable (mais aucun panneau pour le préciser, si bien que j’en ai bu). Le ferry a eu cinq heures de retard donc nous sommes arrivés de nuit dans la baie d’Alger, porte de l’Afrique. Afrique, je venais te voir pour la première fois. Je t’ai vu de loin, mais de nuit, t’approcher doucement de moi. Les lumières d’Alger brillaient au loin, et je sentais déjà ton souffle. La traversée a duré 22 heures, plus les 5 heures de retard. Elle s’est néanmoins bien passé, grâce à la gentillesse des passagers. A plus de 95% algériens d’origine rentrant au bled, étonnés et content de voir des touristes français de souche y aller aussi. Les temps changent, mais encore très doucement. A part nous deux, il y avait un ou deux autres groupes, dont un qui n’était pas de touristes, mais de catholiques venus en mission. Bon courage !
Au retour, les conditions furent à peu près aussi difficiles, avec deux heures et demie de retard pour une traversée de sept heures normalement, et toujours aussi sale et vieux, cette fois via Trasmediteranea, une compagnie espagnole. 90 euros la traversée, mais payable uniquement en dinars, eux même obtenus par des euros, sous certificat d’une banque officielle (à un taux affreusement bas) à produire lors de l’achat du billet. Il m’a donc fallu acheter des euros avec mes dinars, préalablement, à un taux affreusement haut, en tout, ça m’a coûté plus de 110 euros.
Par avion : plusieurs compagnies. Air France, dont on peut oublier la possibilité vu leurs habituels tarifs prohibitifs, Alitalia, via un changement long à Milan, en tout sept heures, Aigle Azur et Air Algérie, compagnies algériennes. Compter dans les 400 ou 500 euros si vous vous y prenez à l’avance.
Par voiture : Les frontières sont toutes ouvertes, sauf celle avec le Maroc. Si bien qu’on ne peut passer par Tanger. La frontière est réellement fermée, même aux ressortissants qui ne sont ni marocains, ni algériens, même, et si, mon dieu, même aux français à qui rien, normalement, n’est refusé, n’est-ce pas ? J’ai testé moi-même, en essayant d’aller au Maroc, à la frontière même, en discutant avec les douaniers. Ils étaient sympas, contents d’enfin voir du monde, mais fermes et définitifs : on ne passe pas. Je m’étais alors replié vers Ghazaouet, pour prendre le ferry pour Alméria.
Par avionette : je ne crois pas que ce soit trop possible. Peut être depuis la Libye ou la Tunisie. Pas plus.
Par voilier : je n’en sais rien.
A pieds : en août, je le déconseille ! Surtout si depuis le Niger ou le Mali…
2.2 Formalités Tout est là : http://www.visas-express.fr/services/obtenir_visa/fiche_pays.md?code_continent=afrique&code_pays=DZ
C’est difficile, il faut une invitation. Ca prend du temps, il faut s’armer de patience, et de sérénité. Zen, rester zen, et surtout, penser que dans l’autre sens, c’est entre deux cents et cinq cents fois plus dur. Le genre de démarches dont on se passerait bien, et qui renforcent la haine de la notion de frontière. Bien penser que les visas se payent en liquide et seulement en liquide, et qu’il faut faire l’appoint exact, c’est vrai. Ne pas avoir de tampon israélien (entrée ou sortie) sur le passeport permet d’entrer en Algérie. Dans le cas contraire, déclarer son passeport en perte, et le refaire avant de demander le visa.
2.3 Argent La monnaie est le dinar algérien (DA). Si on change un euro dans une banque pour des dinars, on en obtiendra environ 90 (août 2005). Si on le change dans un magasin, on en obtiendra 110, voire 112. L’euro ne peut s’acheter qu’au noir, les banques ne le vendent pas. Il coûte 114 à 115 DA. En gros, arrondir à 1 pour 100, c’est plus simple pour les conversions.
Il n’y a pas de distributeurs en Algérie. Prévoir du liquide en quantité. Au mieux, il est possible d’utiliser la CB dans certaines banques, à un guichet, mais l’opération m’a fait ramener le taux à 78.5 DA pour un euro, lors d’un retrait de 6200 DA. Je déconseille fortement, donc. Si vous le faites, gardez absolument le document qui atteste de la transaction.
2.4 Transports En ville : Le taxi ne coûte pas très cher, bien demander de payer au compteur. Les bus coûtent 10, 15 ou 20 DA, mais vont vraiment lentement, sont bondés, sales, et surchauffés. Dur de voyager en bus.
Entre villes : Le réseau de trains relie de nombreuses villes du nord, mais la fréquence est assez faible en comparaison de celle des bus. Ceci dit, le train va, paraît-il, plus vite, est plus sûr, et plus confortable. Le réseau de bus est, comme dans tous les pays pauvres, très bien desservi, mais déréglementé à souhaits, anarchique comme il se doit, et les bus sont évidemment d’un autre age, bondés, sans clim (mais parfois initialement avec clim mais sans clim, et donc sans fenêtres), très sales, et pouvant tomber en panne à n’importe quel moment et n’importe quel endroit. Les lignes aériennes intérieures permettent d’aller loin au sud, là où on ne peut de toute façon aller que par avion ou en camion stop. Mais en août, oublier d’y aller est raisonnable. Le stop marche en kabylie. J’ai peu essayé sur la côte dite « ouest », et le peu que j’ai essayé fut sans succès. Mais j’y crois encore, je n’ai pas eu de chance ce jour là, je pense.
2.5 Hygiène et santé Le constat est sans appels, sans joie, et sans nuances : l’Algérie est très sale. Où que la vue se porte, dès Marseille, que ce soit en ville, sur les plages, à la campagne, à la montagne, dans les maisons, dans les parties publiques des immeubles privés, dans les édifices publiques, dans les bus, les trains et les taxis, dans les restaurants, les cafés, et dans tous les toilettes (quand il y en a), c’est CA-TA-STRO-PHI-QUE. Des décharges derrière chaque cactus. Une honte, une gène permanente, qui agresse la vue et le nez en tout lieu, à tout moment. Des terminaux de bus de villes de la taille d’Aix en Provence n’ont pas de toilettes publiques, et quand il y en a, c’est toute une aventure des sens, non des plus agréables, qu’il faut vivre. Rien de comparable avec ce que j’ai vu dans le Transsibérien ou en Amérique Latine, même dans les coins les plus ignobles du Nicaragua. « La côte est magnifique, les plages sont des plages de rêve ». Cette phrase était valable il y a dix ans. Maintenant, nous écririons « la côté était magnifique, les plages seraient des plages de rêves sans ces décharges ». Pourtant, les municipalités se battent. Partout, des panneaux indiquent que les maladies se prolifèrent trop vite dans ces conditions, de ne pas jeter tout n’importe où pour la santé du pays et de ses habitants, en de nombreux endroits, on voit des panneaux interdit de déposer des ordures ici, disparaissant presque sous les tas… d’ordures. J’ai aussi vu des panneaux comme : « défense de laver sa voiture à côté de cette source, et défense d’y faire la vidange » !!!!! « interdiction de quitter la chambre d’hôtel en laissant le robinet d’eau ouvert » !!!!! Partout, j’ai vu des gens jeter tout partout, devant mes yeux, j’ai vu des gens laver leurs voitures dans une rivière presque immaculée, je n’ai pas vu une seule rivière non polluée. L’eau des villes est peu recommandable, et il est important de se laver les mains souvent.
2.6 Voyager seul Il est possible pour un homme de voyager seul, même si les locaux le déconseillent fortement. Les mêmes locaux invitant en permanence le voyageur solitaire à venir se reposer chez eux un café ou une nuit, on est rarement longtemps seul. Une femme seule ? Je le déconseille, le moment n’est pas venu.
2.7 Voyager en couple Si vous êtes mariés, n’oubliez surtout pas votre livret de famille, il vous sera demandé dans les hôtels si vous souhaitez une chambre commune. Si vous n’êtes pas mariés, c’est la croix et la bannière pour trouver un hôtel qui vous accepte, car c’est interdit par la loi de louer une chambre à un couple non marié. Certains hôtels dérogent à la règle, mais je ne peux malheureusement pas en parler, de peur de leur attirer des ennuis. Il en existe un peu partout, notamment à Bejaia (anciennement Bougie), en Kabylie, très jolie ville, et très jolie région, soit dit en passant. Les couples homosexuels ne seront pas souvent bien vus, et c’est un euphémisme. Je leur souhaite qu’un jour l’Algérie reconnaisse leur existence (d’ailleurs, ce n’est pas ce qui manque sur place, mais ils ne sont pas vraiment reconnus ni appréciés) et s’ouvre à leur venue, pour qu’ils puissent s’y promener en toute légitimité, comme tout être humain normal.
2.8 Voyager luxueusement L’Algérie est un pays root, il est assez difficile de se faire un voyage tout confort dans ce pays. Même en recherchant toujours le meilleur hôtel, les meilleurs restaurants, en se déplaçant en taxi et en avion, nous sommes en Afrique, et les aléas du voyage sont multiples et variés, pouvant surgir n’importe quand, n’importe où. Même les hôtels chers ont leurs toilettes très sales, de toute façon et les coupures d’eau peuvent surgir à tout moment en Algérie, même dans le centre d’Alger.
2.9 Sécurité Désormais, l’Algérie est un pays sécurisé, sauf dans certaines régions montagneuses isolées. Il est toujours prudent d’écouter les conseils de la population, mais bien écouter plusieurs personnes et faire une moyenne, comme en Colombie, comme partout : il y a des gens qui exagèrent, en disant que les terroristes sont très actifs dans telle région depuis quelques jours, d’autres qui imaginent qu’il n’y a absolument plus aucun problèmes avec les terroristes islamistes. La « vérité » se situe entre les deux, dans certaines régions, et dans la seconde assertion dans les autres. Il y a de très nombreux barrages de polices sur les routes. A chaque grand carrefour, à chaque bretelle de rocade, entre les villes, dans les villages, dans les villes, vraiment partout. Quant aux agressions et vols, paraît-il qu’il y en a, mais le vol est un crime très grave dans la culture musulmane, ainsi que dans la culture arabe, ce qui fait que je crois que tous les avis alarmistes de la population elle-même vis à vis du fait que je voyageais seul, avec mon sac à dos, dans des endroits qui, soit disant, craignaient, m’ont paru exagérés. Je fus cependant déjà agressé au Champ de Mars au pied même de la Tour Eiffel, ainsi qu’à Montmartre. Alors, les zones qui craignent, et celles qui ne craignent pas… Ca dépend de trop de paramètres. En gros, toujours faire gaffe, sans tomber dans la paranoïa. Il paraît entre autre qu’Oran est dangereuse. Je m’y sentis en parfaite sécurité. Scène qui m’a marqué : Je descends d’un minibus sur la côte Ouest, entre Tipaza et Tnes dans un village sympathique (et pas trop couvert de décharges). Je demande comment s’appelle la prochaine grande ville sur la côte à un des passagers du bus avec qui j’avais échangé deux mots durant le trajet. Il ne me répond pas. En revanche, je le vois fouiller dans son sac. Il en sort un des gros quotidiens algériens écrits en français, El Watan, et me montre la une. Un truc sur des terroristes situés justement dans la région, reprenant les armes. Il me dit : « crois moi, tu restes ici, tu ne sors pas de ce village, jusqu’à nouvel ordre, ok ? » Il me laisse même le journal en cadeau. Un peu inquiet, je lis les articles qui parlent de ça, puis vais voir un flic. Je lui demande ce qu’il en pense. Il rigole presque, et me dit qu la région est parfaitement calme, tout du moins de jour, et que je peux continuer jusqu’à Chlef, la prochaine grande ville, aujourd’hui même. Je l’ai fait, sans aucun incident, j’ai même fait du camping sauvage sur une des plages sur le chemin, avec tout un groupe de jeunes (armés et faisant des tours de garde la nuit, certes, mais bon, seulement à cause des voleurs de petits chemins…).
2.10Langues Le français est encore très parlé, si bien qu’il est dur de progresser en arabe. Dans les régions reculées, les gens ne parlent presque plus français, à part quelques seniors. Dans les grandes villes, tout est en français, les gens parlent presque tous français, lisent les quotidiens en français, et écoutent des radios en français. Plus le milieu social est élevé, plus les gens parlent français, à tel point que la famille de mon ami utilisait d’abord le français, et parlait très rarement arabe. Même en notre absence. En Kabylie, les gens parlent aussi beaucoup français. Pour résumer : agé + ville + riche + kabyle = langue française assurée.
L’algérien est un dialecte oral, décliné en plusieurs dialectes selon les régions. A l’écrit, s’utilise l’arabe classique.
En Kabylie, on parle kabyle, et au Sahara, touareg. L’alphabet utilisé pour les deux est le tifinagh, très ésotérique.
Quelquefois, des gens m’ont abordé en espagnol, ou en anglais. Ai-je à ce point chopé un air latino en Amérique Latine ?
2.11Coût de la vie Pour le moment, le pays est peu chère. Une nuit d’hôtel coûte environ 1000 DA par personne. Jusqu’à 1500 pour un hôtel correct. Un repas dans un boui-boui coûte 200 à 300 dinars. Dans un restaurant : 600 DA. Trajets en bus interurbains : négligeables, vraiment L’heure d’internet : 60 DA. Les rares musées : que dalle, genre 20 DA. Visa un mois : 33 € L’alcool est cher : une bouteille de Smirnoff : 2500 DA, une canette de bière : 100 DA, un pack de vin : 230 DA, et dur à terminer… Budget quotidien : première partie du voyage : 20 € par personne, car à deux, toujours plus cher. Seconde partie : 10 € par jour.
3 Aspects culturels
3.1 Tradition et Islam L’Islam est omniprésent dans la culture du pays. C’est un pays religieux, et si les évènements qui ont mis l’Algérie à feu et à sang entre 92 et 2002 ont eu lieu, ce n’est pas non plus pour rien. Tout le monde est croyant, absolument tout le monde. La notion d’athéisme n’existe pas. Ils respectent les chrétiens, ou même les juifs, malgré les terribles tensions qui existent entre les deux peuples, mais ne comprendraient pas qu’on ne croit pas en quelque chose. Dès les premières minutes d’une conversation avec de nouvelles personnes, l’Islam arrive sur le tapis, et il est toujours délicat de botter en touche. Ils sont convaincus, pour la plupart, que l’Islam reste la seule religion vraiment bonne, même s’ils respectent les autres religions monothéistes. Toute la vie est régulée par l’Islam. Les cinq prières quotidiennes, les traditions de toutes sortes, les rôles dans la société, surtout, évidemment, celui de la femme. Les habillements, les coutumes alimentaires, les règles de politesse et d’hospitalité, la vision géopolitique et cosmogonique du monde… Le niveau de croyance ici relègue les pays d’Amérique Latine qu rang de pays athées…
Du coup, les règles qu’un étranger doit respecter, par respect pour le pays accueillant sont aussi nombreuses qu’inconnues, au début. On apprend progressivement. Il y a aussi les règles élémentaires, comme ne pas se dénuder trop, surtout pour une femme, aussi occidentale soit-elle, manger de la main droite (moi qui suit agnostique, antidogmatique et gaucher…. Ffffou !!!), enlever ses chaussures avant d’entrer dans une mosquée, etc… Je n’apprends rien à personne, et des tonnes de trucs ont été écrits là-dessus.
Les gens sont doux la plupart du temps, mais gardent le sang chaud (Méditerranée oblige !). Ils sont presque toujours de très bonne humeur, plaisantent sans cesse, et prennent un malin plaisir à se souhaiter des salamalecs à n’en plus finir. La qualité de leur accueil n’est pas juste une légende, c’est une réalité.
3.2 Nourriture et gastronomie Là encore, plein de choses à dire, mais surtout à lire. Je ne suis pas un spécialiste. L’Algérie est un pays avec une gastronomie de qualité, diversifiée et colorée, où on se régale facilement. Des soupes, des galettes, des plats à base de mouton, de légumes, de poissons (espadon, notamment, délicieux), d’épices… C’est une fête des saveurs et des parfums. Au quotidien, c’est moins rose : les boui-bouis proposent souvent les mêmes trucs, toujours très gras, rarement variés, parfois avariés… Les algériens résistent en partie à l’empire, car il n’y a pas de macdos chez eux, mais ils sont cependant envahis par la pizza, plus méditerranéenne. C’est le dernier aliment qui manquerait en cas de pénurie. Boissons : donc, pas trop d’alcools, évidemment (en vente dans des magasins un peu à l’écart, souvent à moitié fermés). Le thé est peu à peu remplacé par l’universel, insipide et impérialiste Lipton Yellow, même ici. Café algérois partout, nommé « press », de « expresso », qu’on peu aussi nommer « kahoua » comme partout dans les pays arabophones. Le lben, lait fermenté, très agréable et nourrissant, des sodas nationaux en tout genre, et l’universel, dégueulasse, et impérialiste Kouka Koula viennent compléter le tableau. Les eaux minérales se trouvent partout et sont relativement assez demandées. Les jus d’orange ne valent pas un clou, et sont aussi nombreux qu’appréciés, forts de milliers d’édulcorants, de conservateurs, de tonnes de sucre, et rien ou presque de fruits naturels. D’une manière générale, le sucre est à la fête en Algérie, et ça se voit à partir de trente ans, surtout chez les femmes, malgré tous les habits qu’elles portent quelque soit la chaleur, même à la plage quand elles se baignent.
3.3 Musique La musique résiste bien à l’envahisseur impérial actuel, et est très influencée par l’ancien (la France). Le Rai et Aznavour se mélangent dans la rue, d’un café à l’autre. La musique nationale est très écoutée, très variée, mais en un mois, je n’ai pas réussi à entrer dedans. Ca prend du temps quand on est néophyte, comme moi.
3.4 Littérature Là encore, je laisse la main aux spécialistes. Ce que je sais, c’est que c’est très riche.
3.5 Une jeunesse avec un avenir difficile Ce qui m’a frappé, et c’est normal, c’est la quantité de jeunes, et très jeunes. Un des pays les plus jeunes du monde : 50% de la population à moins de 19 ans. A mon arrivée à Alméria, en Espagne, pays le plus vieux d’Europe, ça m’a fait drôle ! Le chômage est très marqué chez les jeunes. Ils galèrent, trouvent des petits boulots, et restent longtemps au foyer familial. Il est dur pour un jeune de se trouver une femme s’il n’a pas une situation. Nombreux sont les algériens de 25 ou 30 ans, déjà abîmés par la vie et le tabac, n’ayant rien, pas de travail fixe, pas de maison, et donc, pas de femme. Les algériens adorent les sorties en discothèque, seul moyen actuel de rencontrer leur future femme (il n’est absolument pas question d’avoir un flirt avec une « copine »). Ils se ruent sur les complexes touristiques en béton armé, construits le long de la côte, où ils sont sûrs d’y trouver une vie nocturne.
4 Les gens face au tourisme étranger
Les gens sont fiers de leur pays, ce qui est normal et humain. Ils admirent l’audace des touristes étrangers qui osent enfin revenir, après plus de dix ans de désertion. Ils sont extrêmement accueillants, serviables, drôles, agréables, curieux, posant plein de questions. Ils invitent à tour de bras, c’est un honneur pour eux. De tous les pays visités dans ma vie, ce fut celui où les gens furent, et de loin, malgré les bonnes expériences ailleurs, les plus accueillants et prévenants, ce qui permet de relativiser chaque fois les difficultés inhérentes au pays, les rendant tellement plus faciles à appréhender. A noter : en 25 jours, je n’ai pas vu un seul routard (sauf les rares fois où il y avait une glace et que je regardais), un seul couple de touristes étrangers (français) à Bejaia, et un ou deux couples de touristes étrangers à Sidi Fredj, près d’Alger.
5 A retenir
5.1 J’ai beaucoup apprécié - L’accueil des gens, donc. On ne le répètera jamais assez - La côte, qui reste, malgré les décharges, encore très belle - Le dépaysement - Les moments privilégiés passés ici ou là, invité par des gens exceptionnels pour des moments inoubliables - La résistance culturelle au terrible rouleau compresseur de l’empire
5.2 J’ai moins aimé - Le statut de la femme (bah oui, je sais, on ne doit pas juger, mais je fus heurté) - L’inécologie des habitants (idem, car, pour moi, tout ce qui touche à la nature, est, par définition, universel, il n’y a qu’une Terre) - La saleté en général - Le code de la famille, qui rend la recherche d’un hôtel hasardeuse si on est en couple
6 Conclusion
Même en mettant le budget, l’Algérie est encore bien root, parce qu’il s’agit d’un pays qui n’a pas encore développé d’infrastructures pour le tourisme de masse, lequel serait désastreux, comme on ne sait que trop bien. A nous, VF-autes, d’imposer nos exigences pour limiter les grands complexes touristiques à venir, en venant vite en Algérie faire un tourisme alternatif, profitable au pays, et durable. L’Algérie vite ! L’Algérie a besoin du tourisme, des touristes, de notre argent, oui, mais pas n’importe comment. J’en appelle à la conscience des membres de ce forum.
7 Liens internet
Ferries : http://www.trasmediterranea.es/ http://www.sncm.fr
visa : http://www.visas-express.fr/services/obtenir_visa/fiche_pays.md?code_continent=afrique&code_pays=DZ
infos sur le voyage, sur le meilleur site de voyage de tout l’univers : http://voyageforum.com
Vision personnelle de la place Jemaa el Fna à Marrakech English translation pending
Mois de Juillet, Guide du Routard en main, je commence à rêver de mon futur voyage au Maroc. Une émission de Télé (Des Racines et des Ailes spécial Maroc (qui est rediffusée ce soir)) me fascine. Un reportage est consacré à la plus belle place du Maroc ou tout au moins la plus connue.
Quelle chance, me dis-je, dans la journée je vais admirer les charmeurs de serpents, pouvoir boire un jus d'oranges préssés, écouter les conteurs avant de m'y rendre à nouveau en soirée pour assister à de beaux spectacles, manger pour pas cher dans l'un des nombreux petits restos qui vers 18H00 envahissent la place.
Mois d'Aout Nous sommes au maroc, et passons à Marrakech. Nous prenons un hôtel proche de la célèbre place.
1er jour sur cette place dont j'ai entendu tellement de belles choses, un charmeur de serpent me met sans que je lui demande un de ces reptiles autour du cou. La pauvre bête à l'air morte depuis pas mal de temps. Le charmeur me raconte quelque chose en arabe que je ne comprend pas. (Je parle arabe mais le strict minimum pour se débrouiller) Enlève le serpent et me demande 5€!!! Il aura finalement 2 dirhams et c'est déja pas mal! Je suis pas radin mais faut pas pousser!
Même pour faire une photo d'un de leur serpent posé à terre il faut payer.
Et puisques nous sommes dans les animaux on va continuer.
Des touristes se font prendre en photos avec un singe qui à une chaine autour du cou, des vendeurs proposent sans aucun état d'âme des tortues, des caméléons qui essayent de bouger dans une cage plus petite qu'eux et même de gros lézards vivants ou mort (excuser moi je n'ai pas demandé exactement l'espèce) avec les 2 pattes avant arrachées!
De plus je n'ai pas eu la chance de voir de scorpions dans le desert mais malheuresement j'en ai vu des centaines, incrusté dans des portes clefs en plastique!
C'est vraiment une très belle place n'est ce pas?
Coté Nourriture, je consulte le GDR et nous nous rendons dans l'un de ces petits restos qui fleurissent le soir sur la place. Nous allons de préférence à celui qui à la meilleure côte dans notre guide.
Nous prenons des brochettes et des frites. Nous nous serrons avec d'autres clients à une table. On nous balance le pain sur la table! Les frites j'aurais pu les compter sur les doigts de la main et elles ne sont vraiment pas appétissantes. L'addition est plus salée que nos brochettes! Le GDR prévoit pour moins de 5€, nous nous en tirons pour 150DH soit 15€! Alors que nous n'avons vraiment rien pris d'extraordinaire. Mais il faut payer le pain en supplément, la sauce qui accompagne nos brochettes... Et j'ai beau recompter, je ne trouve pas la même chose que notre restaurateur. C'est la 1ere et dernière fois que nous mangerons sur cette place. J'ai un budget limité, je tiendrais pas jusqu'à la fin des vacances si je répète cela tous les soirs.
Côté animations, il y'en à sur cette place. Tous le monde afflue de la ville. Nous assistons à un match de boxe! Le match n'est pas encore commencé que je souhaite faire un photo non pas du match mais de la foule avec en arrière plan un minaret. Quelqu'un du spectacle me voit prendre la photo, cour vers moi et me réclame de l'argent.
Nous refusons et allons sur une autre animation où là, on pêche à la ligne des bouteilles de Coca-Cola. (On se demande d'ailleurs si ce n'est pas cette firme qui régie le pays!)
Coté Transport, les petits taxis de marrakech ont un compteur. Mais leurs chauffeurs refusent de les faire fonctionner. Obligé donc de faire plusieurs taxis avant que l'un accepte de mettre le compteur. Sinon c'est 20DH, une course qui en coute 8!
Ce qui devait être effectivement la plus belle place marocaine à aujourd'hui perdu toute son âme. J'aurais du y aller 20 ans plus tôt! Elle à été pourris par le tourisme de masse comme d'ailleurs tous endroits touristique dans ce pays.
Je ne me suis pas fait faire de tatouage au hénné et pourtant j'avais l'impression d'avoir un € tatoué sur le front.
Ce soir, je regarderais une nouvelle fois le reportage de Patrick de Carolis mais avec une autre vision et en me demandant comment, on peut encore trouver une âme à cette malheureuse place.
Jemaa el fna a disparue, elle laisse "place" aux dirhams constaments demandés et aux touristes trop souvent sollicités qui un jour éviteront cet endroit où on accueil plus le porte feuille du touriste que le voyageur lui même.
Je suis très content de mes 3 semaines dans ce pays, j'ai vu et vécu des choses magnifiques, désert, Toubkal, Fès... mais je resterais vraiment déçu par Jemaa El Fna.
Vous qui me lisez, vous avez peut être eu une autre expérience ou une autre vision de cette place, plus agréable je l'espère.
Martin.
Quelle chance, me dis-je, dans la journée je vais admirer les charmeurs de serpents, pouvoir boire un jus d'oranges préssés, écouter les conteurs avant de m'y rendre à nouveau en soirée pour assister à de beaux spectacles, manger pour pas cher dans l'un des nombreux petits restos qui vers 18H00 envahissent la place.
Mois d'Aout Nous sommes au maroc, et passons à Marrakech. Nous prenons un hôtel proche de la célèbre place.
1er jour sur cette place dont j'ai entendu tellement de belles choses, un charmeur de serpent me met sans que je lui demande un de ces reptiles autour du cou. La pauvre bête à l'air morte depuis pas mal de temps. Le charmeur me raconte quelque chose en arabe que je ne comprend pas. (Je parle arabe mais le strict minimum pour se débrouiller) Enlève le serpent et me demande 5€!!! Il aura finalement 2 dirhams et c'est déja pas mal! Je suis pas radin mais faut pas pousser!
Même pour faire une photo d'un de leur serpent posé à terre il faut payer.
Et puisques nous sommes dans les animaux on va continuer.
Des touristes se font prendre en photos avec un singe qui à une chaine autour du cou, des vendeurs proposent sans aucun état d'âme des tortues, des caméléons qui essayent de bouger dans une cage plus petite qu'eux et même de gros lézards vivants ou mort (excuser moi je n'ai pas demandé exactement l'espèce) avec les 2 pattes avant arrachées!
De plus je n'ai pas eu la chance de voir de scorpions dans le desert mais malheuresement j'en ai vu des centaines, incrusté dans des portes clefs en plastique!
C'est vraiment une très belle place n'est ce pas?
Coté Nourriture, je consulte le GDR et nous nous rendons dans l'un de ces petits restos qui fleurissent le soir sur la place. Nous allons de préférence à celui qui à la meilleure côte dans notre guide.
Nous prenons des brochettes et des frites. Nous nous serrons avec d'autres clients à une table. On nous balance le pain sur la table! Les frites j'aurais pu les compter sur les doigts de la main et elles ne sont vraiment pas appétissantes. L'addition est plus salée que nos brochettes! Le GDR prévoit pour moins de 5€, nous nous en tirons pour 150DH soit 15€! Alors que nous n'avons vraiment rien pris d'extraordinaire. Mais il faut payer le pain en supplément, la sauce qui accompagne nos brochettes... Et j'ai beau recompter, je ne trouve pas la même chose que notre restaurateur. C'est la 1ere et dernière fois que nous mangerons sur cette place. J'ai un budget limité, je tiendrais pas jusqu'à la fin des vacances si je répète cela tous les soirs.
Côté animations, il y'en à sur cette place. Tous le monde afflue de la ville. Nous assistons à un match de boxe! Le match n'est pas encore commencé que je souhaite faire un photo non pas du match mais de la foule avec en arrière plan un minaret. Quelqu'un du spectacle me voit prendre la photo, cour vers moi et me réclame de l'argent.
Nous refusons et allons sur une autre animation où là, on pêche à la ligne des bouteilles de Coca-Cola. (On se demande d'ailleurs si ce n'est pas cette firme qui régie le pays!)
Coté Transport, les petits taxis de marrakech ont un compteur. Mais leurs chauffeurs refusent de les faire fonctionner. Obligé donc de faire plusieurs taxis avant que l'un accepte de mettre le compteur. Sinon c'est 20DH, une course qui en coute 8!
Ce qui devait être effectivement la plus belle place marocaine à aujourd'hui perdu toute son âme. J'aurais du y aller 20 ans plus tôt! Elle à été pourris par le tourisme de masse comme d'ailleurs tous endroits touristique dans ce pays.
Je ne me suis pas fait faire de tatouage au hénné et pourtant j'avais l'impression d'avoir un € tatoué sur le front.
Ce soir, je regarderais une nouvelle fois le reportage de Patrick de Carolis mais avec une autre vision et en me demandant comment, on peut encore trouver une âme à cette malheureuse place.
Jemaa el fna a disparue, elle laisse "place" aux dirhams constaments demandés et aux touristes trop souvent sollicités qui un jour éviteront cet endroit où on accueil plus le porte feuille du touriste que le voyageur lui même.
Je suis très content de mes 3 semaines dans ce pays, j'ai vu et vécu des choses magnifiques, désert, Toubkal, Fès... mais je resterais vraiment déçu par Jemaa El Fna.
Vous qui me lisez, vous avez peut être eu une autre expérience ou une autre vision de cette place, plus agréable je l'espère.
Martin.
Islande - Août 2005 English translation pending
Beaucoup, beaucoup d'hésitations avant de poster ce carnet de voyage ... Que pourrais-je donc bien ajouter d'intéressant aux infos et aux impressions de Christian et Marie-Françoise (membre VF Chris51) ? Avec leur magnifique site, ils ont mis la barre vraiment très haut !
Quant au site de Yann Pichon, il est également incontournable pour bien préparer son voyage. Bourré d'informations très pratiques et très concrètes.
Ces 2 sites sont très complémentaires.
Je vais donc commencer par leur rendre hommage et par les remercier vivement de leurs conseils et de leur aide. Sans eux, jamais nous ne serions partis en Islande ... En fait, on n'en aurait même jamais eu l'idée !...
Voici donc notre histoire.
NOTRE PERIPLE EN 2 SEMAINES : Sam 6 Août - Vols Icelandair Paris/Reykjavik direct - Arrivée à Keflavik à 15h45 - Nuit à Reykjavik (Hôtel Björk) Dim - Thingvellir - Geysir - Gullfoss - Nuit près de Geysir (Efstidalur 2) Lun-Piste de Kjölur F35 - Kerlingarfjöll - Nuit à Kerlingarfjöll (refuge) Mar-Piste de Kjölur F35 - Hveravellir - Eglise de Vidimyri - Ferme musée Glaumbaer - Nuit près de Varmahlid (GH Bakkaflöt) Mer -Akureyri - Hjalteryri - Godafoss - Aldeyjarfoss - Nuit près de Myvatn (Þinghúsið Hraunbær) Jeu -Lac Myvatn - Namaskard - Nuit près de Myvatn (Þinghúsið Hraunbær) Ven-Lac Myvatn - Volcan Krafla - Musées de Husavik - Nuit près de Myvatn (Þinghúsið Hraunbær) Sam-Parc National de Jökulsargljufur : Asbyrgi, Hljoðaklettar, Dettifoss/Selfoss/Hafragilsfoss - Route vers l'Est - Nuit à Egilsstadir (Guesthouse Egilsstaðir) Dim-Fjords de l'Est (pas vus, on était dans la purée de pois !) - Lagon glaciaire Jökulsarlon sous la pluie - Nuit près de Skaftafell (Hof I in Öræfi) Lun-Lagons glaciaires de Jökulsarlon, Breiðarlon, Fjallsarlon sous le soleil - Parc National de Skaftafell : Svartifoss et le glacier Skaftafellsjökull - Nuit près de Skaftafell (Hof I in Öræfi) Mar-Après-midi couette (grosse tempête - nous avions prévu de faire la piste F206 vers le volcan Laki) - Nuit près de Kirkjubaejarklaustur (Geirland) Mer-Piste F208 : Faille d'Eldgja - Landmannalaugar - Piste F225 - Nuit près de Hella (Heimaland) Jeu -Landmannalaugar - Nuit près de Hella (Heimaland) Ven -Lac du glacier Gigjökull (piste F249) - Musée deSkögar - Skogafoss - Vik - Dyrholaey - Reynir - Nuit près de Vik (Brekkur / Hótel Dyrhólaey) Sam -Krisuvik - Reykjanes - Blue Lagoon - Nuit à Blue Lagoon (Northern Light Inn) Dim 21 Août - Vols Icelandair Reykjavik/Paris direct - Arrivée à Paris à 21h35
ISLAND TOURS :
Nous avons suivi les conseils de Chris et délégué la réservation du 4X4 et des hébergements à Island Tours. Nous avons adressé notre itinéraire (constitué à partir du site de Chris ... ah ben oui, quitte à copier, on y a été à fond !!) à Eric, le patron de l'agence, qui, fort de son expérience, nous a proposé une ou deux corrections et effectué les réservations. Mi janvier, tout était organisé et réservé. 35% versé à la commande pour assurer les réservations, le solde 1 mois avant le départ. Ils proposent également les vols mais légèrement plus chers (562 Euros). Nous avons décliné. Eric est un passionné d'Islande, un peu froid, mais super pro. Il répond volontiers à toutes les questions. Il offre habituellement le Petit Futé et une carte d'Islande. Comme nous les avions déjà achetés pour préparer notre itinéraire, il nous a offert les 3 cartes au 250 000e. Avec ça, nous étions parés !
BUDGET :
La devise locale est la couronne islandaise ISK (ou KR) 100 ISK = 1, 29 Euros Nous avons changé 200 Euros à l'aéroport en arrivant et n'avons pas eu besoin de plus (de cash !) Paiements en CB possibles partout.
Voici le détail de notre budget pour nous 2 : 1 050 Euros pour les vols 5 162 Euros pour la location du 4X4 et tous les hébergements (b&b) 31 285 ISK (404 Euros) pour l'essence (3 400 km parcourus - Entre 113 et 119 ISK/l) 19 750 ISK (253 Euros) pour 3 extras au restaurant 12 600 ISK (163 Euros) pour les entrées des musées/Jökulsarlon/Blue Lagoon 8 140 ISK (105 Euros) pour les petites dépenses cash (skyr, salon de thé, cartouche de gaz, dépliants dans les centres d'info ...) Total : 7 137 Euros ... 😕 c'est un voyage qui se prévoit ...
TRANSPORTS :
1 - Vols
Billets d'avion achetés en Janvier 2005 sur Internet auprès de Voyages-SNCF.com. Récupérés par la poste. Prix = 525 Euros l'A/R Aucune taxe d'aéroport.
2 - 4X4 Petit 4X4 Suzuki Jimny réservé par l'agence Island Tours chez Hertz. Récupéré et rendu à l'aéroport. Km illimité - CDW incluse - Nous avons décliné la super CDW qui n'a plus d'autre intérêt que d'abaisser la franchise, sans couverture plus large. Attention, c'est petit. Pour 2, c'est suffisant à condition de replier les sièges arrière pour un accès plus facile aux bagages. A plus de 2, je conseille vraiment de réserver plus grand ... Pour le parcours que nous avons fait, ce véhicule était parfait. Petit, maniable, pour des néophytes du 4X4 comme nous, c'était l'idéal. L'état de certaines pistes et la traversée de rivières à gué nécéssitent 4 roues motrices (même si quelques pros les passent en dérapage en 2 roues motrices, mais tout le monde ne sait pas faire ! 😉 clin d'oeil pour Vilcanota). Les pistes Fxxx sont normalement réservées aux 4X4 bien que certaines soient pratiquables en véhicule standard (mais dans ce cas, l'assurance ne couvre pas les dégâts faits au bas de caisse). L'Islande est un voyage qui coûte cher. Alors, quitte à casser la tirelire, autant louer un 4X4. Je crois dommage de se priver des plaisirs de certaines pistes (ou de les faire dans l'angoisse) parce qu'on a une voiture normale. Nos plus beaux souvenirs viennent des pistes intérieures ...
HEBERGEMENT :
Toutes les réservations ont été effectuées par Island Tours en Janvier. En 2004, nous nous y étions pris en mai ... c'était bien trop tard ... On parle de ferme ... mais parfois, on se demande vraiment pourquoi. Je suppose qu'à l'origine, il s'agissait vraiment d'hébergement dans des fermes et puis ça a dû se généraliser, se moderniser, s'organiser ... Bref, parfois ce sont de vrais hôtels de campagne, des chalets, des bungalows ... D'une façon générale, ces hébergements sont fonctionnels, pratiques, très propres avec des sanitaires toujours impeccables (même communs). Mais ne vous attendez pas à retrouver la douceur cosy des B&B d'Irlande ou d'Ecosse ... Ici, pas de cheminée, pas de cadres sur les murs, pas de petits bibelots pour réchauffer l'atmosphère, pas de jolis tissus épais aux fenêtres ...
Voici nos avis (lien hyper texte pour chacun) : Hôtel Björk : hôtel simple et spacieux, dans un quartier tristounet mais pas très loin du centre (à pied). C'est tout à fait correct. Efstidalur 2 : 🙂 chambre immense et complète dans un grand grand grand chalet qui en comporte 10. Sanitaires privés. Tout en pin et 2 cadres sur les étagères ! ... Refuge de Kerlingarfjöll : petits chalets à se partager. Le nôtre étaient pour 3. Nous y étions tous les 2 seuls. Pas de coin cuisine dans le nôtre. Douche commune près du jacuzzi. WC privés. Vraiment vieillot et tout juste propre. Pour une nuit, ça va ... Et puis, la vue rattrape ! GH Bakkaflöt : hôtel sympathique. On profite de la cuisine du camping mise à disposition de l'autre côté de la route. Sanitaires communs. Jacuzzi et piscine. Notre meilleur petit déjeuner avec du vrai jambon fumé et des oeufs cuits mollets. Délicieux ! Þinghúsið Hraunbær : 🙂 ah, là c'est un vrai grand bonheur !!! Dans une maison séparée, 6 chambres spacieuses et très lumineuses - Sanitaires communs - Immense cuisine moderne très bien équipée, séjour et coin salon à se partager. C'est vraiment très confortable. Notre préférée ! Guesthouse Egilsstaðir : hôtel classique. Beaucoup de charme mais moi, je m'y suis sentie un peu mal à l'aise (trop chic pour mon sac à dos et mes soupes en sachet). Du coup, on a mangé au restaurant ... voir § repas. Hof I in Öræfi : des petits chalets de 2 chambres et 1 sdb chaque. C'est joli, en pin, mais vraiment petit petit ... Geirland : des bungalows en ... ? ... matériau composite. Ca parait tout neuf. Sanitaire privé. C'est grand et confortable. Vue superbe sur la montagne et les cascades. On en a longuement profité puisqu'une violente tempête nous a cloués dans la chambre tout l'après-midi. L'accueil le plus froid qu'on ait reçu ... en accord avec le temps ... Heimaland : 🙂 nous avions la petite maison individuelle juste à côté du jacuzzi entouré de claustras de bois. Quel charme ! Petite maison de poupée avec 2 lits superposés, un coin cuisine, des WC. La douche est dans la maison principale. Le petit déj, plus original qu'ailleurs, est servi par les hôtes dans leur propre maison. Ils sont très chaleureux (si, si !!) sans être envahissants, prêts à tout pour rendre votre séjour confortable. On dirait qu'à eux seuls, ils veulent contrebalancer la réputation des Islandais ! ... Tant d'attentions, lors du petit déjeuner, ont fini par me gêner, moi la grande timide ... tant et si bien que j'ai fini par lâcher une rondelle de tomate ... dans mon verre de jus d'orange ! 😊 C'est toujours comme ça 😕 !!... Ils sont vraiment adorables, en voyant qu'ils avaient affaire à Mrs Bean, ils ont été encore plus prévenants (et donc moi encore plus embarassée !) ... Je vous rassure, je n'ai pas fait d'autres bourdes, j'ai attrapé mon concombre à 2 fourchettes ! ... Non, tout ça reste pour nous un excellent souvenir et un vrai coup de coeur ! En plus, la vue sur le volcan Hekla et sur les 2 glaciers Tindfjallajökull et Eyjafjallajökull est fabuleuse (surtout qu'on avait beau temps !) Brekkur / Hótel Dyrhólaey🙁 Beurk ... un grand hôtel sans aucun charme, des longs couloirs tristes, des chambres très impersonnelles au sol de cailloux (bouah !), des groupes, une grande salle de restau pour le petit déj ... pas bien, pas bien ... surtout après Heimaland ... Northern Light Inn : 🙂 surprise ! On s'attendait à un grand machin à groupes. Pas vraiment, c'est une petite structure avec pleins de petits coins salon chaleureux et accueillants et ... une cheminée !!! une vraie, qui marche !!! Pas mal du tout.
Une remarque sur les jacuzzis : nous imaginions des bains naturels, aménagés en bois, au milieu d'une nature accueillante ... euh, en fait, ce sont des jacuzzis en résine (comme chez nous), scéllés dans le béton d'une méchante terrasse à l'arrière du bâtiment ou près du parking et protégé du vent par des tôles ... Ca n'a absolument aucun charme. Mieux vaut le savoir pour éviter d'être déçus ... Le seul qui est vraiment chouette c'est celui de Heimaland, entouré de claustras de bois. Puisqu'on en est à parler des bains, nous, on s'est finalement baignés 2 fois en milieu «naturel» : à Landmannalaugar, là c'est super chouette et à Blue Lagoon, bien bien mieux que ce que j'imaginais (voir § site). On n'a pas pris le temps de se baigner à Myvatn, mais là aussi ça avait l'air très beau et bien mis en valeur, dans un très joli cadre. Et donc ..., on n'a pas testé les jacuzzis ...
Et l'accueil des Islandais alors ? Cette froideur légendaire ?... Pour nous, qui sommes des gens de la Lorraine (et pas de Nice !), pas très liants, pas très bavards (un peu ours quoi !), ça ne nous a pas choqués !! On arrivait, on remettait notre voucher, ils répondaient à notre sourire en nous remettant la clé de la chambre, en nous indiquant où étaient les douches, le coin cuisine et à quelle heure était servi le petit déjeuner. Et voila ! Ils ne cherchent pas du tout à lier conversation. Mais comme nous non plus 🤪... Donc, sur cet aspect là, vous l'aurez compris : on ne peut pas être de bons juges !
On avait apporté des chaussons, des mules quoi. C'est mieux que les tongs car ça permet de garder ses chaussettes. Car, pour ceux qui découvrent, il est d'usage de se déchausser en entrant dans toute habitation, a fortiori dans votre chambre. Ca semblait moins attendu dans les hôtels traditionnels (du coup les moquettes sont beaucoup plus sales, comme quoi c'est finalement une excellente habitude). Nous avons pris tous nos petits déjeuners en chaussons.
Je conseillerais d'imprimer le descriptif de chaque ferme notamment le «how to find». Avec une bonne carte, ça suffit pour trouver. D'autant plus que in situ, les fermes sont toutes indiqués par des petits panneaux bleus. Aucun souci.
REPAS : Nous avions prévu d'éviter au maximum les coûteuses dépenses de repas sur place. Nous profitions donc largement des petits déjeuners inclus dans nos réservations pour pouvoir nous contenter d'une collation à midi (thé et gâteaux secs) et d'une soupe le soir. Et puis, après tout, un peu de régime ne nous ferait pas de mal !!
Nous avions donc emporté de quoi être autonomes pour 15 jours, sansdépasser les 3 kg/p autorisés par la douane : Une trentaine de sachets de thé Des gâteaux secs (genre Lu) à tremper dans le thé (assis dans l'herbe mouillée, dans les embruns et le vent d'une cascade, ça a un côté magique !) 11 sachets de soupe déshydratées (Maggi et Knorr - 1 sachet pour 2) 8 repas lyophilisés (Decathlon) - pensez à la pince à linge pour maintenir le sachet fermé pendant la «cuisson» Un gros paquet de crackers et 2 bouteilles de Martini (ben ? et le régime ?!?)
Au niveau du matériel: Un petit réchaud camping gaz (Twister 270 PZ - super compact - 35 Euros chez GoSport) On a acheté la cartouche de gaz CV 270 à la première station service juste après l'aéroport (740 ISK) - A la fin de notre périple, nous avons été la déposer au camping de Keflavik (il restait encore pas mal de gaz), à côté de l'aéroport où un container est prévu à cet effet. Plusieurs dizaines à disposition ... Il suffit de le savoir pour se servir ... Une casserole en alu d'1 litre et son couvercle 2 bols en plastique Couverts-1 paire de ciseaux (pour ouvrir les sachets de soupe ...) Sopalin-Eponge grattoir-Lavettes/torchon- Allumettes-Briquet- 1 Thermos d'1 litre
Les petits déjeuners étaient compris avec toutes nos nuits. Ils se présentent partout de la même façon, un grand buffet composé de tomates/concombres/poivrons - jambon et/ou charcuterie et/ou saumon fumé et/ou hareng mariné (un peu dur au saut du lit mais Philippe a aimé !) - confitures - céréales - lait frais (nymjolk) et lait caillé (surmjolk, un régal) - jus de fruits - fruits frais - divers pains C'est super bien et super bon mais ... un peu toujours pareil. Un petit déjeuner aussi complet nous tenait sans problème toute la journée.
Vers 2-3h, on s'arrêtait pour prendre un thé (on faisait remplir notre Thermos d'eau chaude par nos hôtes qui l'ont toujours fait avec empressement et gentillesse) et des gâteaux secs. Parfois, on y ajoutait un Skyr (fromage blanc local absolument délicieux) acheté dans une station service (quand même entre 70 et 130 ISK le pot, selon l'endroit).
Le soir, petite pause apéritif (😛) suivie d'une soupe ou d'un repas lyophilisé les jours de fête. A noter, que les repas Decathlon ne sont pas mauvais ... Si, si !!
Ce n'est pas un voyage gastronomique, mais on s'y fait ...
3 extras au restaurant : Le premier soir, à Reykjavik, le Kaffivin (Guide du Routard) Cadre et ambiance très sympa 🙂 1 salade 490 ISK 1 fish & chips 1250 ISK 2 bières pression 2X500 ISK (Total : 2740 ISK) - A mi voyage, à Egilsstadur, au restaurant de l'hôtel Bôf ... vraiment trop cher pour la qualité des mets ... 🙁 Le vin était bon ... 1 plat d'agneau (trop cuit) 2990 ISK 1 plat de canard (trop cuit) 3790 ISK 1 bouteille de vin Italien 2800 ISK (Total : 9580 ISK) - Le dernier soir, à Keflavik, le Rain (Guide du Routard) Bien situé en bord de mer, accueil très sympa. Et c'était vraiment bon ! 🙂 2 plats de poisson (morue et lotte) 2100 ISK et 2090 ISK 2 fondants au chocolat 2X920 ISK 2 verres de vin 2X700 ISK (Total : 7430 ISK)
SITES :
Budget total entrées des musées : 5 800 ISK/2 Balade Jökulsarlon : 4 000 ISK/2 Entrée Blue Lagoon : 2 800 ISK/2 Bonne nouvelle : tous les sites naturels sont gratuits
Je ne vais pas décrire chaque site visité, d'autres (Chris et Yann, encore eux !) l'ont très bien fait. Je vous y renvoie. Je rapporte juste quelques impressions plus personnelles.
Sur les grands sites naturels, un centre d'information vend un petit dépliant détaillant les balades à pied à faire dans la région (en Français, à défaut en Anglais). 100 ISK sauf à Landmannalaugar et Kerlingarfjöll à 200 ISK.
Les cascades On en a vu 9 au total. La plus impressionnante : Dettifoss ; la plus riante : Svartifoss ; la plus surprenante : Aldeyjarfoss sur la route 842 ; la plus amusante : Seljalandsfoss (on passe derrière au sec) ; et notre préférée : Hafragilsfoss ... Un petit mot à propos de notre préférée : les 3 chutes Dettifoss, Selfoss et Hafragilsfoss sont dans le même périmètre du Parc National de Jökulsargljufur, accessible par la magnifique piste F862. D'abord, allez jusqu'à Dettifoss. Parking lunaire pour une cascade démoniaque et effrayante tant elle est puissante et grondante. De Dettifoss, vous rejoindrez à pied Selfoss à quelques centaines de mètres en amont. Plus calme ... Et puis en repartant en voiture, surtout ne manquez le petit détour à Hafragilsfoss (en aval de Dettifoss). Le parking de cette 3è cascade se situe à quelques encablures de là, sur la droite quand on repart de Dettifoss (vous aurez d'ailleurs surement vu le panneau à l'aller, mais gardez-la pour la fin !). Petit parking, vide. Le circuit balisé de jaune forme une boucle. Je conseille de le suivre par la droite pour se réserver les meilleurs effets. On est très haut par rapport à la rivière. Donc, rien à voir avec Dettifoss. On domine un paysage édenesque. Et quel paysage !! Un long canyon multicolore, des cascades, un lagon bleu turquoise, un torrent traversant une prairie de mousse vert fluo, des criques de sable noir ... bref, c'est irréel tellement c'est beau ! et tout ça arrive petit à petit au fil de la boucle. Ne ratez pas ça, la boucle prend 15-20 minutes, beaucoup plus en réalité car on reste scotché devant un tel panorama !
Les orgues basaltiques Nous sommes fana de ce genre de formations volcaniques. Ici, il y en a partout !! Il est vrai, certaines n'ont pas la régularité de la Chaussée des Géants d'Irlande mais la quantité est impressionnante. Les cascades Svartifoss et Aldeyjarfoss en offre des exemples remarquables. Le site de Hljoðaklettar sur la piste F862 est également extraordinaire et à ne pas manquer si vous êtes sensibles à ces formations ...
Les glaciers et lagons glaciaires Jökullsarlon est le plus touristique avec des balades organisées sur le lac auprès des gros glaçons bleus. 2000 ISK/p pour 40 minutes environ. 25 Euros/p ... je ne suis pas complètement sûre que ça vaille le coup, car au bord du lac, on voit également très bien les icebergs ...Les voit-on mieux à bord du petit bateau ?... Mmmm, pas si sûre ... 😐 Breiðarlon : pas de glaçon. On ne s'y est pas arrêté Fjallsarlon : magnifique, sauvage (on y est seul), superbe. Nos plus belles photos ! Ces 3 lacs sont très facilement accessibles depuis la route 1. Un peu plus délicat, le lac du glacier Gigjökull sur la piste F249 (à 21 km à l'Est de Hvolsvöllur) vers Þórsmörk. La piste présente quelques gués un peu plus délicats qu'ailleurs. Nous, on s'est arrêté au lac, mais il parait qu'on peut aller plus loin ... on n'a pas testé, notre but c'était le lac (conseillé d'ailleurs par le charmant propriétaire de Heimaland) et on a été gâté. Un rayon de soleil sur le glacier et les petits icebergs bleus, blancs et noirs (ceux couverts de cendres volcaniques). On ne s'en lasse pas ... Solheimajökull au bout de la route 221 à quelques km à l'Est de Skogar: l'intérêt de ce glacier est qu'on peut s'en approcher tout près, toucher la glace. Pas de lac devant pour le protéger de nos doigts curieux. Soyez prudents tout de même, au bord du glacier, le sol est meuble par endroit, au point de s'y enfoncer jusqu'à mi mollet. Remarquez, après il y a tous les petits torrents dont on a besoin pour laver chaussures, chaussettes et bas de pantalons ! Bien sûr, nous ne sommes pas montés sur la glace. Pas fous !! Des balades guidées sont organisées pour cela. Plusieurs départs à heure fixe depuis le parking avec un guide. On n'a pas fait.
Les sites géothermiques Geysir : le geyser Strokkur jaillit régulièrement toutes les 4 à 6 minutes. Il suffit d'attendre et d'essayer de fixer sur papier la remarquable bulle bleue qui se forme juste avant l'explosion. Vilcanota l'a parfaitement réussie (voir sur le forum photographie et videos de voyage), nous un peu moins ... Nous avons eu la chance d'assister aussi à une petite explosion de Geysir, le grand geyser voisin, lui beaucoup moins régulier. Sur le même site, 2 très jolies mares côte à côte, l'une d'un bleu roi profond, l'autre turquoise ! Beaucoup de monde car c'est très facilement accessible et ça fait partie de toutes les excursions organisées depuis Reykjavik. Kerlingarfjöll : Beaucoup moins de monde ! Ici, l'hébergement est limité (mais il y a toujours un terrain de camping pour les courageux). Magnifiques montagnes multicolores, glaciers, torrents, solfatares, jets de vapeur, marmites de boue ... une jolie boucle permet d'avoir un bon aperçu des ces montagnes en 2-3 heures. Montez en voiture jusqu'au parking (la piste démarre au dessus du camp vers la montagne), de là suivez les piquets ... Attention, le sol peut être très glissant s'il a plu. C'est extraordinaire ! Pour arriver au camp, 2 gués. Pour beaucoup, ce sont les premiers du voyage ... Le premier est très facile, le second un peu moins : plus de courant et opaque. A l'aller, nous avons suivi des Hollandais et nous nous sommes un peu trop compliqués la vie en remontant trop vers l'amont. Au retour, j'ai testé à pied (voir § plus bas sur les gués) et trouvé un passage bien plus sûr et bien plus simple : tout droit ! Ce jour là, le niveau de l'eau le permettait ... ce jour là ... Autour de Myvatn : Namaskard et Volcan Krafla Le lac Myvatn est magnifique avec ses berges découpées, ses petites îles, ses pseudo-cratères, ses canards .... Seule ombre au tableau : les moucherons. Ils inspectent tous les orifices disponibles ! Heureusement, ils ne piquent pas mais qu'ils sont insolents ! On comprend rapidement pourquoi certaines personnes se couvrent la tête d'un filet. Et notre sourire moqueur du début s'est vite transformé en regard envieux ! Plusieurs sites à visiter dans cette région dont le Namaskard et surtout les alentours du Volcan Krafla. Le lac Viti en cache un autre qui se mérite ... il faut faire le tour du lac Viti pour le découvrir, sur la droite. Il est bleu/vert, tout mignon. La balade est sympa. Et puis, surtout, ne manquez pas le tour du Krafla, le Leirhnjukur, balade dans un champ de lave stérile avec de belles solfatares. Landmannalaugar : Entre Kerlingarfjöll et Landmannalaugar mon coeur balance ... La piste F208 qui y mène est extraordinaire et vaut le voyage à elle seule. Depuis la route principale au sud, 30km et 2 gués pour arriver jusqu'au croisement d'Elgdja. Si l'on veut faire le décrochement jusqu'au parking de la faille d'Elgdja, encore 2 autres gués (qu'il faudra donc repasser au retour). Ce jour là, ça passait bien, je les ai sondés à pied sous le regard mi amusé/mi incrédule d'un groupe de marcheurs Français véhiculés, eux, dans un énorme bus/tracteur dont les roues arrivaient en haut du toit de notre Jimny !... Forcément, pour eux, pas besoin de chercher le chemin à pied dans l'eau ! Du parking, il faut (dixit ces fameux marcheurs qui en revenaient) 1h30 A/R pour rejoindre la chute d'Orafoss. Trop long pour nous, nous avions encore beaucoup de chemin à parcourir ce jour-là. Nous nous sommes donc contentés d'une balade à l'entrée de la faille, véritable canyon dont les parois sont recouvertes d'une mousse épaisse. Ca vaut le coup : c'est beau et c'est aussi symbolique que de se trouver sur le tropique du Capricorne. On est ici à la jonction des plaques tectoniques Américaine et Eurasienne. Ah, c'est sûr que pour prendre un vrai plaisir en Islande, il faut un tant soit peu être sensible à la géologie et à l'histoire de la Terre ..... Après Elgdja, on reprend la F208. D'extraordinaire, elle devient subjugante ! Là, les gués se succèdent ... Une bonne douzaine avant d'arriver au camp de Landmannalaugar. Nous passons les 2 derniers gués (réputés un peu plus difficiles ; on peut d'ailleurs parfaitement se garer juste avant et terminer à pied sec, c'est juste à côté du site), nous récupérons le dépliant habituel auprès du centre d'information et partons à l'assaut de la coulée de lave. Nous avons choisi de faire le tour du Laugahraun : 2h en flânant, en s'arrêtant pour boire un thé, en prenant 50 photos ... c'est une bien belle boucle. En fin d'après-midi, nous quittons Landmannalaugar par la piste F225 vers l'Ouest. Encore d'autres paysages fabuleux. Quelques gués pas bien méchants, et puis là on commençait à avoir une certaine expérience !... Tiens justement, à ce propos, une anecdote. On arrive face au dernier gué (nous, bien sûr, on ne savait pas encore que c'était le dernier !). Il est assez large, mais pas très profond. Néanmoins, de l'autre côté, face à nous, un couple d'Allemands était sorti de son vieux camping car, perplexe devant cette étendue d'eau. Ils observent notre traversée. On y va ... pas le moment de se planter !... Bon, ça passe tout seul. Ils ont l'air impressionné (pourtant, pas vraiment de quoi ...). On s'arrête, on discute, on les rassure (c'est tout ce dont ils avaient besoin !), on leur explique qu'il y a encore d'autres gués après mais moins larges et peu profonds. Ils hésitent, on insiste : «les paysages sur cette piste sont magnifiques, vous ne pouvez pas rater ça !! - Plus beau qu'ici ? - Tu parles ! Et comment !!» Bref, ils finissent par passer, sans difficulté. De chaque côté de la rivière, on se fait des grands signes «Bravo ! Merci !» Et chacun repart, nous vers l'Ouest, eux vers l'Est. Le lendemain, nous revenons à Landmannalaugar. Et sur le parking juste avant les 2 derniers gués, on reconnaît leur vieux camping car (faut dire que des antiquités pareils, y en avait pas 2 !). Donc ils sont arrivés au bout !! Je glisse sous leur essuie-glace un petit mot du style «on est super content de vous savoir là, j'espère que vous en profitez. Nancy & Philippe, le couple Français du gué». La journée s'écoule et le soir on rentre par le même chemin ... Une 2ème fois, on se retrouve donc devant ce même dernier gué. Et cette fois, ce sont 3 Italiens qui «nous» attendent avec la même perplexité. Le scénario se répète, on passe, on s'arrête, on les rassure sur la suite, on leur montre le chemin à suivre dans l'eau (eux, ils ont une petite voiture), ils hésitent encore, on insiste, je leur montre, les pieds dans l'eau (j'ai fini par y prendre goût) qu'il y a peu de fond, ils y vont enfin ! Mêmes grands gestes, mêmes sourires !!! Et chacun continue ... Mais, c'est pas fini ! Au bout de la piste, que voit-on ? Le vieux camping car des Allemands ! Non ? Si ! Ils font une pause, garés et sont au volant ! On s'arrête, ils sortent et nous accueillent d'un «hello Nancy & Philippe» preuve qu'ils ont trouvé notre petit mot qui visiblement leur a fait plaisir ! Retrouvailles émues (on a failli s'embrasser !). Evidemment ils ont adoré la piste et le Landmannalaugar !... Quelques mots, quelques politesses et chacun a poursuivi son chemin, tout émus de cette double coïncidence. On s'est demandé si on allait revoir les Italiens !! Allez, l'Europe est en route. Voila, c'est tout. Tout ça pour dire qu'on peut être ours et serviables !... 😛 Notre 2ème journée passée dans le Landmannalaugar nous a permis de nous baigner dans la source chaude. Même si se déshabiller sur le petit ponton est bien peu pratique et qu'il y a un peu de monde, faites-le, c'est sympa ! Quant à la balade, nous avons tourné dans la vallée de Brandsgil puis comme les sommets étaient couverts (voila qui nous donnait bonne conscience !) nous n'avons pas voulu tenter une ascension qu'on sentait vaine et avons décidé de refaire la même balade que la veille ... dans l'autre sens. Et bien, c'était une bonne idée, et du coup, ça me permet de vous dire qu'elle est plus jolie dans les sens des aiguilles d'une montre : d'abord la vallée du Graenagil, puis la coulée de lave. En quittant Landmannalaugar, ne manquez pas 2 petits arrêts auprès des lacs Ljotipollur et Blahylur. Les parois rouges ou vertes des cratères font ressortir le bleu de l'eau. Du plus bel effet ! Pour terminer, voici notre avis sur les pistes qui mènent à Landmannalaugar : Si vous venez de la route 26, la piste F208 n'a aucun gué. Elle est donc empruntée par les voitures de tourisme. Néanmoins, elle est pénible, c'est de la tôle ondulée qui secoue affreusement et surtout les paysages sont beaucoup moins beaux. Si vous êtes en 4X4, préférez-lui sans hésiter la F225 . Cela dit, le must, c'est bien la F208 entre Eldgja et Landmannalaugar ...
Parc National de Jökulsargljufur Dans la péninsule de Tjörnes. Le site d'Asbyrgi est assez fabuleux. Encore faut-il s'y promener un peu ... Nous y sommes arrivés un matin de pluie et de brouillard. Le petit dépliant acheté au centre d'infos, les anoraks enfilés, les capuches serrées, nous partons vers le fond du canyon pour entreprendre une petite balade vers le lac (1h, guère plus). C'est superbe ! Le lac occupe l'extrême fond du canyon, il est entouré de parois verticales, en forme de U. Et là, la pluie s'est arrêtée, la brume s'est levée. Il y a des moments magiques comme ça dans la vie où l'on a l'impression que la Nature nous récompense de nos efforts et de notre opiniâtreté. C'en était un ! A la suite de ce site, nous avons emprunté la F862 décrite dans le même dépliant. Tout le long de la piste, les sites se succèdent. On passe d'une attraction à une autre, comme chez Disney ! Après Asbyrgi, nous sommes arrivés à Hljoðaklettar, le site des monuments en orgues basaltiques. Belle balade encore. Près du parking, une petite rivière et quelques tables permettent de pique niquer dans un décor paradisiaque (tiens, un conseil : n'oubliez pas un plastique, genre sac FNAC, pour pouvoir vous asseoir par terre ou sur un banc mouillé. Plus pratique qu'un Kway ou une cape qu'il faut ensuite faire sécher ...). Plus loin, les 3 cascades décrites plus haut : Dettifoss, Selfoss et Hafragilsfoss. Cette journée fut parmi nos plus belles ! Une telle variété nous a émerveillés.
Blue Lagoon (1400 ISK/p) Très agréable surprise. C'est bien aménagé : l'usine est cachée par des talus de roches volcaniques. Depuis le bassin, on ne la voit pas. L'eau a une couleur bleue laiteuse, elle est opaque, chaude et douce. C'est irréel. Et finalement, peu de monde quand on y était. Pour clore un voyage, c'est absolument parfait, d'autant que l'hôtel est à 18km de l'aéroport. Nous en avons profité pour faire le tour de la péninsule de Reykjanes. Bon, pour une fois, les paysages ne nous ont pas éblouis ...
Les musées L'église de Vidimyri (200 ISK/p) Petite église au toit de tourbe. La ferme Glaumbaer (400 ISK/p) Joliment restaurée, instructif, intéressant. Et puis un petit salon de thé charmant, pas trop cher pour l' Islande (1400 ISK pour 1 café, 1 chocolat et 2 crèpes confiture/chantilly) ... A ne pas manquer Le musée Safnahusid à Husavik (400 ISK/p) Musée d'animaux empaillés dont de nombreux oiseaux - Outils, matériel de pêche ... Le Whale Center de Husavik (500 ISK/p) Pour tout savoir sur les baleines. Le musée de Templarinn à Faskrudjördur (400 ISK/p) Petit musée à la mémoire des pêcheurs Français de Paimpol qui sont venus pêcher la morue dans les eaux Islandaises. J'ai découvert un métier !... C'est très émouvant. La ferme musée de Stöng sur la route 32 (300 ISK/p) Sympathique reconstitution d'une ferme Viking. Et animée par 2 jeunes chats adorables qui attiraient plus l'attention que la ferme elle-même ! Le folk museum de Skögar (700 ISK/p) Incontournable - S'il ne faut en voir qu'un c'est celui-là ! Il résume tout - Prévoir au moins 1h30 - Collection d'ustensiles, d'outils, d'objets ... - Habitations d'antan reconstituées (ferme, école, église ...) - Musée des transports -
GUIDES :
Pour préparer mon voyage, j'ai d'abord consulté, épluché et pillé les sites de Chris et de Yann Pichon, puis j'ai acheté le Petit Futé (sans aucun intérêt). J'ai acheté par la suite et n'ai finalement emporté sur place que les 2 guides suivants : Guide du Routard 2005-2006 - Pas mal car il est structuré. Impossible de rater l'essentiel mais seul l'essentiel est décrit .... Bibliothèque du Voyageur - Gallimard C'est de la littérature, à lire à haute voix en voiture quand le paysage ne vous laisse pas le souffle coupé (donc, pas très souvent) - Pas très pratique pour préparer le voyage car ça manque de structure, de paragraphe, de mise en valeur (ça c'est mon côté scientifique qui ressort !) Cartes : j'adore les cartes ; en voyage, Philippe pilote et je co-pilote. Alors, avec les 3 cartes LANDMAELINGAR ISLANDS au 250 000e, ce fut un vrai bonheur. J'avais surligné l'itinéraire prévu et roule ma poule ! Un tel niveau de détail est bien agréable pour repérer les fermes où on doit coucher, les gués, les cascades, la qualité de la route ... On les trouve dans toutes les stations service et centres d'information à environ 1300 ISK la carte.
DIVERS :
L'itinéraire - Il nous manque la Sprengisandur (F26) ... entre beaucoup d'autres ... A l'usage, cet itinéraire nous a paru vraiment intéressant, autant par les sites visités, les routes empruntées, le choix des hébergements, que par le nombre de km à faire chaque jour. C'était raisonnable. La plus grosse journée se faisait sur la route #1, goudronnée (en grande partie). Pas de regret (sauf celui d'avoir raté le volcan Laki et la piste F206 et les fjords de l'Est, mais, ça ce sont les aléas d'un voyage en Islande) Les photos - Toujours à l'argentique, je crois que ce voyage nous a (enfin !) décidés à passer au numérique. On a fait beaucoup de photos (près de 400) et surtout beaucoup de photos qui se ressemblent ... car à chaque fois, on se dit que ... cette fois, la lumière est plus belle, qu'ici la couleur du soufre est plus vive, que là le mouton est encore plus beau ... Bon, au final, pffff que de doublons !! Le climat - Ah ça, ce n'est pas les Seychelles !! En 15 jours, nous n'avons eu qu'une seule journée complète sans pluie. Pour le reste, du crachin, des nuages, de la brume, du vent ... et quelques éclaircies ! Cela dit, il a fait beaucoup moins froid que ce qu'on pensait : 8-9°C mini et 16°C pour la plus belle journée. Le vent par contre souffle parfois violemment. Nous avons donc bien apprécié notre anorak polaire/coupe vent. C'est vraiment important d'être bien équipés pour pouvoir profiter malgré des conditions climatiques difficiles. Donc, de bonnes chaussettes chaudes, une bonne polaire, un bon coupe vent bien imperméable, des gants éventuellement ... aux pieds, des chaussures de marche basses nous ont suffi. La poussière - Voila bien un pays où l'on ne se salit pas : pas de poussière, pas de pollution, on ne transpire pas et on risque peu les taches des trop rares agapes ... Les pistes - Pour se préparer à la conduite en Islande (entre autres !), l'incontournable site de Yann Pichon. Nous l'avons étudié consciencieusement avant de partir, avons imprimé et emporté les pages pratiques sur le passage des rivières. C'est très utile, très bien fait et ça dégrossit ... L'expérience sur place fait le reste ... Les gués - Parlons-en ! Ca fait partie d'un voyage en Islande ! Avant le départ, ça m'a réveillé plus d'une nuit ... eh oui, je suis une grosse inquiète ... Yann Pichon (toujours lui !) dit qu'il y a 5 choses à vérifier : le courant, la profondeur, la nature du fond, les points d'entrée et de sortie. Pour chaque gué important (certains ne sont que des flaques ...), en bons élèves studieux, nous avons fait cette étude calmement et ces traversées sont devenues ... un vrai jeu ! «Alors, et celui-là, comment on va le prendre ?....» J'ai calmé mes angoisses en traversant les premiers gués ... à pied. J'avais emporté des sandales en plastique, vous savez, ces affreuses choses de couleur (les miennes sont bleues) qu'on porte sur les plages aux rochers coupants (mais pourquoi donc les avais-je gardées ?...), j'ai tombé le pantalon, piqué un caleçon à Philippe, attrapé le pied de l'appareil photo en guise de bâton et hop, à la baille ! Ah, la photo vaut son lot de cacahuètes !! Bon, c'est un peu froid mais ... pas de quoi se pamer non plus. C'est une méthode très efficace dans les gués opaques. Ensuite, rien de plus facile pour le conducteur (qui lui est resté bien au sec ... je me demande si je ne me suis pas fait avoir dans la répartition des responsabilités ...) de suivre le chemin défini à pied ... Attention, évitez cette méthode s'il y a trop de courant .... Au bout de 4-5 gués passés comme ça, l'expérience commençait à gagner, les conseils de Yann à prendre consistance «Ah oui, là, je vois l'arc de reprise du courant !». Et donc, plus besoin de faire trempette (ça va bien un temps cette histoire quand même). Et au final, ce ne fut ... que du bonheur ! J'insiste sur ce § car, vraiment, j'étais un peu inquiète et je pense (en tous cas, ça me rassure de penser) que je ne suis peut-être pas la seule. Maintenant, quand je vois les photos que j'ai prises de Philippe au milieu du gué, j'ai le sentiment qu'il n'y avait vraiment pas de quoi s'affoler. Nous avons eu de 10 à 60 cm d'eau. Au total, nous avons traversé une cinquantaine de gués dont environ 30 différents (ben oui, y en a qu'on passe à l'aller et au retour comme à Kerlingarfjöll par ex, et au retour, c'est forcément plus facile). En résumé, lisez bien les conseils de Yann et de Chris, restez toujours humbles et prudents (l'eau opaque peut réserver des surprises) et n'hésitez plus !! L'expérience est inoubliable ! L'artisanat - Pas fana d'articles en laine, nous n'avons rapporté que 2 CD de musique folklorique (Islandica) qui nous ont d'ailleurs accompagnés pendant tout notre périple. Du coup, maintenant quand on les met à la maison, les paysages grandioses du Landmannalaugar réapparaissent ! C'est fou comme la mémoire auditive entraîne la mémoire visuelle. On le savait et on en a joué ! Et ça marche !!!
On a beaucoup aimé : 🙂 Les montagnes noires lacérées du Landmannalaugar Les montagnes vert fluo couvertes de mousse épaisse Les montagnes multicolores du Kerlingarfjöll.. bref, les montagnes Les glaçons bleus (première fois qu'on en voyait) sur les lacs glaciaires Traverser les gués ! Si !! Les énormes petits déjeuners
On a moins aimé : 😕 Le vent Les prix ...
En conclusion ... L'Islande n'est pas une destination qui s'improvise. Tout y est rudesse : le climat, les paysages, les pistes, l'hébergement, les prix ... L'Islande ne s'offre pas facilement, il faut savoir où l'on va, être passionné par Mère Nature et le volcanisme, ne pas craindre la pluie et être prêt à casser sa tirelire. A partir de là, c'est magique, c'est lunaire, c'est envoutant. Envoutant, c'est finalement le mot le plus juste ; on n'oublie pas ces paysages : avec la même rudesse, ils se gravent dans la mémoire.
Voici donc notre histoire.
NOTRE PERIPLE EN 2 SEMAINES : Sam 6 Août - Vols Icelandair Paris/Reykjavik direct - Arrivée à Keflavik à 15h45 - Nuit à Reykjavik (Hôtel Björk) Dim - Thingvellir - Geysir - Gullfoss - Nuit près de Geysir (Efstidalur 2) Lun-Piste de Kjölur F35 - Kerlingarfjöll - Nuit à Kerlingarfjöll (refuge) Mar-Piste de Kjölur F35 - Hveravellir - Eglise de Vidimyri - Ferme musée Glaumbaer - Nuit près de Varmahlid (GH Bakkaflöt) Mer -Akureyri - Hjalteryri - Godafoss - Aldeyjarfoss - Nuit près de Myvatn (Þinghúsið Hraunbær) Jeu -Lac Myvatn - Namaskard - Nuit près de Myvatn (Þinghúsið Hraunbær) Ven-Lac Myvatn - Volcan Krafla - Musées de Husavik - Nuit près de Myvatn (Þinghúsið Hraunbær) Sam-Parc National de Jökulsargljufur : Asbyrgi, Hljoðaklettar, Dettifoss/Selfoss/Hafragilsfoss - Route vers l'Est - Nuit à Egilsstadir (Guesthouse Egilsstaðir) Dim-Fjords de l'Est (pas vus, on était dans la purée de pois !) - Lagon glaciaire Jökulsarlon sous la pluie - Nuit près de Skaftafell (Hof I in Öræfi) Lun-Lagons glaciaires de Jökulsarlon, Breiðarlon, Fjallsarlon sous le soleil - Parc National de Skaftafell : Svartifoss et le glacier Skaftafellsjökull - Nuit près de Skaftafell (Hof I in Öræfi) Mar-Après-midi couette (grosse tempête - nous avions prévu de faire la piste F206 vers le volcan Laki) - Nuit près de Kirkjubaejarklaustur (Geirland) Mer-Piste F208 : Faille d'Eldgja - Landmannalaugar - Piste F225 - Nuit près de Hella (Heimaland) Jeu -Landmannalaugar - Nuit près de Hella (Heimaland) Ven -Lac du glacier Gigjökull (piste F249) - Musée deSkögar - Skogafoss - Vik - Dyrholaey - Reynir - Nuit près de Vik (Brekkur / Hótel Dyrhólaey) Sam -Krisuvik - Reykjanes - Blue Lagoon - Nuit à Blue Lagoon (Northern Light Inn) Dim 21 Août - Vols Icelandair Reykjavik/Paris direct - Arrivée à Paris à 21h35
ISLAND TOURS :
Nous avons suivi les conseils de Chris et délégué la réservation du 4X4 et des hébergements à Island Tours. Nous avons adressé notre itinéraire (constitué à partir du site de Chris ... ah ben oui, quitte à copier, on y a été à fond !!) à Eric, le patron de l'agence, qui, fort de son expérience, nous a proposé une ou deux corrections et effectué les réservations. Mi janvier, tout était organisé et réservé. 35% versé à la commande pour assurer les réservations, le solde 1 mois avant le départ. Ils proposent également les vols mais légèrement plus chers (562 Euros). Nous avons décliné. Eric est un passionné d'Islande, un peu froid, mais super pro. Il répond volontiers à toutes les questions. Il offre habituellement le Petit Futé et une carte d'Islande. Comme nous les avions déjà achetés pour préparer notre itinéraire, il nous a offert les 3 cartes au 250 000e. Avec ça, nous étions parés !
BUDGET :
La devise locale est la couronne islandaise ISK (ou KR) 100 ISK = 1, 29 Euros Nous avons changé 200 Euros à l'aéroport en arrivant et n'avons pas eu besoin de plus (de cash !) Paiements en CB possibles partout.
Voici le détail de notre budget pour nous 2 : 1 050 Euros pour les vols 5 162 Euros pour la location du 4X4 et tous les hébergements (b&b) 31 285 ISK (404 Euros) pour l'essence (3 400 km parcourus - Entre 113 et 119 ISK/l) 19 750 ISK (253 Euros) pour 3 extras au restaurant 12 600 ISK (163 Euros) pour les entrées des musées/Jökulsarlon/Blue Lagoon 8 140 ISK (105 Euros) pour les petites dépenses cash (skyr, salon de thé, cartouche de gaz, dépliants dans les centres d'info ...) Total : 7 137 Euros ... 😕 c'est un voyage qui se prévoit ...
TRANSPORTS :
1 - Vols
Billets d'avion achetés en Janvier 2005 sur Internet auprès de Voyages-SNCF.com. Récupérés par la poste. Prix = 525 Euros l'A/R Aucune taxe d'aéroport.
2 - 4X4 Petit 4X4 Suzuki Jimny réservé par l'agence Island Tours chez Hertz. Récupéré et rendu à l'aéroport. Km illimité - CDW incluse - Nous avons décliné la super CDW qui n'a plus d'autre intérêt que d'abaisser la franchise, sans couverture plus large. Attention, c'est petit. Pour 2, c'est suffisant à condition de replier les sièges arrière pour un accès plus facile aux bagages. A plus de 2, je conseille vraiment de réserver plus grand ... Pour le parcours que nous avons fait, ce véhicule était parfait. Petit, maniable, pour des néophytes du 4X4 comme nous, c'était l'idéal. L'état de certaines pistes et la traversée de rivières à gué nécéssitent 4 roues motrices (même si quelques pros les passent en dérapage en 2 roues motrices, mais tout le monde ne sait pas faire ! 😉 clin d'oeil pour Vilcanota). Les pistes Fxxx sont normalement réservées aux 4X4 bien que certaines soient pratiquables en véhicule standard (mais dans ce cas, l'assurance ne couvre pas les dégâts faits au bas de caisse). L'Islande est un voyage qui coûte cher. Alors, quitte à casser la tirelire, autant louer un 4X4. Je crois dommage de se priver des plaisirs de certaines pistes (ou de les faire dans l'angoisse) parce qu'on a une voiture normale. Nos plus beaux souvenirs viennent des pistes intérieures ...
HEBERGEMENT :
Toutes les réservations ont été effectuées par Island Tours en Janvier. En 2004, nous nous y étions pris en mai ... c'était bien trop tard ... On parle de ferme ... mais parfois, on se demande vraiment pourquoi. Je suppose qu'à l'origine, il s'agissait vraiment d'hébergement dans des fermes et puis ça a dû se généraliser, se moderniser, s'organiser ... Bref, parfois ce sont de vrais hôtels de campagne, des chalets, des bungalows ... D'une façon générale, ces hébergements sont fonctionnels, pratiques, très propres avec des sanitaires toujours impeccables (même communs). Mais ne vous attendez pas à retrouver la douceur cosy des B&B d'Irlande ou d'Ecosse ... Ici, pas de cheminée, pas de cadres sur les murs, pas de petits bibelots pour réchauffer l'atmosphère, pas de jolis tissus épais aux fenêtres ...
Voici nos avis (lien hyper texte pour chacun) : Hôtel Björk : hôtel simple et spacieux, dans un quartier tristounet mais pas très loin du centre (à pied). C'est tout à fait correct. Efstidalur 2 : 🙂 chambre immense et complète dans un grand grand grand chalet qui en comporte 10. Sanitaires privés. Tout en pin et 2 cadres sur les étagères ! ... Refuge de Kerlingarfjöll : petits chalets à se partager. Le nôtre étaient pour 3. Nous y étions tous les 2 seuls. Pas de coin cuisine dans le nôtre. Douche commune près du jacuzzi. WC privés. Vraiment vieillot et tout juste propre. Pour une nuit, ça va ... Et puis, la vue rattrape ! GH Bakkaflöt : hôtel sympathique. On profite de la cuisine du camping mise à disposition de l'autre côté de la route. Sanitaires communs. Jacuzzi et piscine. Notre meilleur petit déjeuner avec du vrai jambon fumé et des oeufs cuits mollets. Délicieux ! Þinghúsið Hraunbær : 🙂 ah, là c'est un vrai grand bonheur !!! Dans une maison séparée, 6 chambres spacieuses et très lumineuses - Sanitaires communs - Immense cuisine moderne très bien équipée, séjour et coin salon à se partager. C'est vraiment très confortable. Notre préférée ! Guesthouse Egilsstaðir : hôtel classique. Beaucoup de charme mais moi, je m'y suis sentie un peu mal à l'aise (trop chic pour mon sac à dos et mes soupes en sachet). Du coup, on a mangé au restaurant ... voir § repas. Hof I in Öræfi : des petits chalets de 2 chambres et 1 sdb chaque. C'est joli, en pin, mais vraiment petit petit ... Geirland : des bungalows en ... ? ... matériau composite. Ca parait tout neuf. Sanitaire privé. C'est grand et confortable. Vue superbe sur la montagne et les cascades. On en a longuement profité puisqu'une violente tempête nous a cloués dans la chambre tout l'après-midi. L'accueil le plus froid qu'on ait reçu ... en accord avec le temps ... Heimaland : 🙂 nous avions la petite maison individuelle juste à côté du jacuzzi entouré de claustras de bois. Quel charme ! Petite maison de poupée avec 2 lits superposés, un coin cuisine, des WC. La douche est dans la maison principale. Le petit déj, plus original qu'ailleurs, est servi par les hôtes dans leur propre maison. Ils sont très chaleureux (si, si !!) sans être envahissants, prêts à tout pour rendre votre séjour confortable. On dirait qu'à eux seuls, ils veulent contrebalancer la réputation des Islandais ! ... Tant d'attentions, lors du petit déjeuner, ont fini par me gêner, moi la grande timide ... tant et si bien que j'ai fini par lâcher une rondelle de tomate ... dans mon verre de jus d'orange ! 😊 C'est toujours comme ça 😕 !!... Ils sont vraiment adorables, en voyant qu'ils avaient affaire à Mrs Bean, ils ont été encore plus prévenants (et donc moi encore plus embarassée !) ... Je vous rassure, je n'ai pas fait d'autres bourdes, j'ai attrapé mon concombre à 2 fourchettes ! ... Non, tout ça reste pour nous un excellent souvenir et un vrai coup de coeur ! En plus, la vue sur le volcan Hekla et sur les 2 glaciers Tindfjallajökull et Eyjafjallajökull est fabuleuse (surtout qu'on avait beau temps !) Brekkur / Hótel Dyrhólaey🙁 Beurk ... un grand hôtel sans aucun charme, des longs couloirs tristes, des chambres très impersonnelles au sol de cailloux (bouah !), des groupes, une grande salle de restau pour le petit déj ... pas bien, pas bien ... surtout après Heimaland ... Northern Light Inn : 🙂 surprise ! On s'attendait à un grand machin à groupes. Pas vraiment, c'est une petite structure avec pleins de petits coins salon chaleureux et accueillants et ... une cheminée !!! une vraie, qui marche !!! Pas mal du tout.
Une remarque sur les jacuzzis : nous imaginions des bains naturels, aménagés en bois, au milieu d'une nature accueillante ... euh, en fait, ce sont des jacuzzis en résine (comme chez nous), scéllés dans le béton d'une méchante terrasse à l'arrière du bâtiment ou près du parking et protégé du vent par des tôles ... Ca n'a absolument aucun charme. Mieux vaut le savoir pour éviter d'être déçus ... Le seul qui est vraiment chouette c'est celui de Heimaland, entouré de claustras de bois. Puisqu'on en est à parler des bains, nous, on s'est finalement baignés 2 fois en milieu «naturel» : à Landmannalaugar, là c'est super chouette et à Blue Lagoon, bien bien mieux que ce que j'imaginais (voir § site). On n'a pas pris le temps de se baigner à Myvatn, mais là aussi ça avait l'air très beau et bien mis en valeur, dans un très joli cadre. Et donc ..., on n'a pas testé les jacuzzis ...
Et l'accueil des Islandais alors ? Cette froideur légendaire ?... Pour nous, qui sommes des gens de la Lorraine (et pas de Nice !), pas très liants, pas très bavards (un peu ours quoi !), ça ne nous a pas choqués !! On arrivait, on remettait notre voucher, ils répondaient à notre sourire en nous remettant la clé de la chambre, en nous indiquant où étaient les douches, le coin cuisine et à quelle heure était servi le petit déjeuner. Et voila ! Ils ne cherchent pas du tout à lier conversation. Mais comme nous non plus 🤪... Donc, sur cet aspect là, vous l'aurez compris : on ne peut pas être de bons juges !
On avait apporté des chaussons, des mules quoi. C'est mieux que les tongs car ça permet de garder ses chaussettes. Car, pour ceux qui découvrent, il est d'usage de se déchausser en entrant dans toute habitation, a fortiori dans votre chambre. Ca semblait moins attendu dans les hôtels traditionnels (du coup les moquettes sont beaucoup plus sales, comme quoi c'est finalement une excellente habitude). Nous avons pris tous nos petits déjeuners en chaussons.
Je conseillerais d'imprimer le descriptif de chaque ferme notamment le «how to find». Avec une bonne carte, ça suffit pour trouver. D'autant plus que in situ, les fermes sont toutes indiqués par des petits panneaux bleus. Aucun souci.
REPAS : Nous avions prévu d'éviter au maximum les coûteuses dépenses de repas sur place. Nous profitions donc largement des petits déjeuners inclus dans nos réservations pour pouvoir nous contenter d'une collation à midi (thé et gâteaux secs) et d'une soupe le soir. Et puis, après tout, un peu de régime ne nous ferait pas de mal !!
Nous avions donc emporté de quoi être autonomes pour 15 jours, sansdépasser les 3 kg/p autorisés par la douane : Une trentaine de sachets de thé Des gâteaux secs (genre Lu) à tremper dans le thé (assis dans l'herbe mouillée, dans les embruns et le vent d'une cascade, ça a un côté magique !) 11 sachets de soupe déshydratées (Maggi et Knorr - 1 sachet pour 2) 8 repas lyophilisés (Decathlon) - pensez à la pince à linge pour maintenir le sachet fermé pendant la «cuisson» Un gros paquet de crackers et 2 bouteilles de Martini (ben ? et le régime ?!?)
Au niveau du matériel: Un petit réchaud camping gaz (Twister 270 PZ - super compact - 35 Euros chez GoSport) On a acheté la cartouche de gaz CV 270 à la première station service juste après l'aéroport (740 ISK) - A la fin de notre périple, nous avons été la déposer au camping de Keflavik (il restait encore pas mal de gaz), à côté de l'aéroport où un container est prévu à cet effet. Plusieurs dizaines à disposition ... Il suffit de le savoir pour se servir ... Une casserole en alu d'1 litre et son couvercle 2 bols en plastique Couverts-1 paire de ciseaux (pour ouvrir les sachets de soupe ...) Sopalin-Eponge grattoir-Lavettes/torchon- Allumettes-Briquet- 1 Thermos d'1 litre
Les petits déjeuners étaient compris avec toutes nos nuits. Ils se présentent partout de la même façon, un grand buffet composé de tomates/concombres/poivrons - jambon et/ou charcuterie et/ou saumon fumé et/ou hareng mariné (un peu dur au saut du lit mais Philippe a aimé !) - confitures - céréales - lait frais (nymjolk) et lait caillé (surmjolk, un régal) - jus de fruits - fruits frais - divers pains C'est super bien et super bon mais ... un peu toujours pareil. Un petit déjeuner aussi complet nous tenait sans problème toute la journée.
Vers 2-3h, on s'arrêtait pour prendre un thé (on faisait remplir notre Thermos d'eau chaude par nos hôtes qui l'ont toujours fait avec empressement et gentillesse) et des gâteaux secs. Parfois, on y ajoutait un Skyr (fromage blanc local absolument délicieux) acheté dans une station service (quand même entre 70 et 130 ISK le pot, selon l'endroit).
Le soir, petite pause apéritif (😛) suivie d'une soupe ou d'un repas lyophilisé les jours de fête. A noter, que les repas Decathlon ne sont pas mauvais ... Si, si !!
Ce n'est pas un voyage gastronomique, mais on s'y fait ...
3 extras au restaurant : Le premier soir, à Reykjavik, le Kaffivin (Guide du Routard) Cadre et ambiance très sympa 🙂 1 salade 490 ISK 1 fish & chips 1250 ISK 2 bières pression 2X500 ISK (Total : 2740 ISK) - A mi voyage, à Egilsstadur, au restaurant de l'hôtel Bôf ... vraiment trop cher pour la qualité des mets ... 🙁 Le vin était bon ... 1 plat d'agneau (trop cuit) 2990 ISK 1 plat de canard (trop cuit) 3790 ISK 1 bouteille de vin Italien 2800 ISK (Total : 9580 ISK) - Le dernier soir, à Keflavik, le Rain (Guide du Routard) Bien situé en bord de mer, accueil très sympa. Et c'était vraiment bon ! 🙂 2 plats de poisson (morue et lotte) 2100 ISK et 2090 ISK 2 fondants au chocolat 2X920 ISK 2 verres de vin 2X700 ISK (Total : 7430 ISK)
SITES :
Budget total entrées des musées : 5 800 ISK/2 Balade Jökulsarlon : 4 000 ISK/2 Entrée Blue Lagoon : 2 800 ISK/2 Bonne nouvelle : tous les sites naturels sont gratuits
Je ne vais pas décrire chaque site visité, d'autres (Chris et Yann, encore eux !) l'ont très bien fait. Je vous y renvoie. Je rapporte juste quelques impressions plus personnelles.
Sur les grands sites naturels, un centre d'information vend un petit dépliant détaillant les balades à pied à faire dans la région (en Français, à défaut en Anglais). 100 ISK sauf à Landmannalaugar et Kerlingarfjöll à 200 ISK.
Les cascades On en a vu 9 au total. La plus impressionnante : Dettifoss ; la plus riante : Svartifoss ; la plus surprenante : Aldeyjarfoss sur la route 842 ; la plus amusante : Seljalandsfoss (on passe derrière au sec) ; et notre préférée : Hafragilsfoss ... Un petit mot à propos de notre préférée : les 3 chutes Dettifoss, Selfoss et Hafragilsfoss sont dans le même périmètre du Parc National de Jökulsargljufur, accessible par la magnifique piste F862. D'abord, allez jusqu'à Dettifoss. Parking lunaire pour une cascade démoniaque et effrayante tant elle est puissante et grondante. De Dettifoss, vous rejoindrez à pied Selfoss à quelques centaines de mètres en amont. Plus calme ... Et puis en repartant en voiture, surtout ne manquez le petit détour à Hafragilsfoss (en aval de Dettifoss). Le parking de cette 3è cascade se situe à quelques encablures de là, sur la droite quand on repart de Dettifoss (vous aurez d'ailleurs surement vu le panneau à l'aller, mais gardez-la pour la fin !). Petit parking, vide. Le circuit balisé de jaune forme une boucle. Je conseille de le suivre par la droite pour se réserver les meilleurs effets. On est très haut par rapport à la rivière. Donc, rien à voir avec Dettifoss. On domine un paysage édenesque. Et quel paysage !! Un long canyon multicolore, des cascades, un lagon bleu turquoise, un torrent traversant une prairie de mousse vert fluo, des criques de sable noir ... bref, c'est irréel tellement c'est beau ! et tout ça arrive petit à petit au fil de la boucle. Ne ratez pas ça, la boucle prend 15-20 minutes, beaucoup plus en réalité car on reste scotché devant un tel panorama !
Les orgues basaltiques Nous sommes fana de ce genre de formations volcaniques. Ici, il y en a partout !! Il est vrai, certaines n'ont pas la régularité de la Chaussée des Géants d'Irlande mais la quantité est impressionnante. Les cascades Svartifoss et Aldeyjarfoss en offre des exemples remarquables. Le site de Hljoðaklettar sur la piste F862 est également extraordinaire et à ne pas manquer si vous êtes sensibles à ces formations ...
Les glaciers et lagons glaciaires Jökullsarlon est le plus touristique avec des balades organisées sur le lac auprès des gros glaçons bleus. 2000 ISK/p pour 40 minutes environ. 25 Euros/p ... je ne suis pas complètement sûre que ça vaille le coup, car au bord du lac, on voit également très bien les icebergs ...Les voit-on mieux à bord du petit bateau ?... Mmmm, pas si sûre ... 😐 Breiðarlon : pas de glaçon. On ne s'y est pas arrêté Fjallsarlon : magnifique, sauvage (on y est seul), superbe. Nos plus belles photos ! Ces 3 lacs sont très facilement accessibles depuis la route 1. Un peu plus délicat, le lac du glacier Gigjökull sur la piste F249 (à 21 km à l'Est de Hvolsvöllur) vers Þórsmörk. La piste présente quelques gués un peu plus délicats qu'ailleurs. Nous, on s'est arrêté au lac, mais il parait qu'on peut aller plus loin ... on n'a pas testé, notre but c'était le lac (conseillé d'ailleurs par le charmant propriétaire de Heimaland) et on a été gâté. Un rayon de soleil sur le glacier et les petits icebergs bleus, blancs et noirs (ceux couverts de cendres volcaniques). On ne s'en lasse pas ... Solheimajökull au bout de la route 221 à quelques km à l'Est de Skogar: l'intérêt de ce glacier est qu'on peut s'en approcher tout près, toucher la glace. Pas de lac devant pour le protéger de nos doigts curieux. Soyez prudents tout de même, au bord du glacier, le sol est meuble par endroit, au point de s'y enfoncer jusqu'à mi mollet. Remarquez, après il y a tous les petits torrents dont on a besoin pour laver chaussures, chaussettes et bas de pantalons ! Bien sûr, nous ne sommes pas montés sur la glace. Pas fous !! Des balades guidées sont organisées pour cela. Plusieurs départs à heure fixe depuis le parking avec un guide. On n'a pas fait.
Les sites géothermiques Geysir : le geyser Strokkur jaillit régulièrement toutes les 4 à 6 minutes. Il suffit d'attendre et d'essayer de fixer sur papier la remarquable bulle bleue qui se forme juste avant l'explosion. Vilcanota l'a parfaitement réussie (voir sur le forum photographie et videos de voyage), nous un peu moins ... Nous avons eu la chance d'assister aussi à une petite explosion de Geysir, le grand geyser voisin, lui beaucoup moins régulier. Sur le même site, 2 très jolies mares côte à côte, l'une d'un bleu roi profond, l'autre turquoise ! Beaucoup de monde car c'est très facilement accessible et ça fait partie de toutes les excursions organisées depuis Reykjavik. Kerlingarfjöll : Beaucoup moins de monde ! Ici, l'hébergement est limité (mais il y a toujours un terrain de camping pour les courageux). Magnifiques montagnes multicolores, glaciers, torrents, solfatares, jets de vapeur, marmites de boue ... une jolie boucle permet d'avoir un bon aperçu des ces montagnes en 2-3 heures. Montez en voiture jusqu'au parking (la piste démarre au dessus du camp vers la montagne), de là suivez les piquets ... Attention, le sol peut être très glissant s'il a plu. C'est extraordinaire ! Pour arriver au camp, 2 gués. Pour beaucoup, ce sont les premiers du voyage ... Le premier est très facile, le second un peu moins : plus de courant et opaque. A l'aller, nous avons suivi des Hollandais et nous nous sommes un peu trop compliqués la vie en remontant trop vers l'amont. Au retour, j'ai testé à pied (voir § plus bas sur les gués) et trouvé un passage bien plus sûr et bien plus simple : tout droit ! Ce jour là, le niveau de l'eau le permettait ... ce jour là ... Autour de Myvatn : Namaskard et Volcan Krafla Le lac Myvatn est magnifique avec ses berges découpées, ses petites îles, ses pseudo-cratères, ses canards .... Seule ombre au tableau : les moucherons. Ils inspectent tous les orifices disponibles ! Heureusement, ils ne piquent pas mais qu'ils sont insolents ! On comprend rapidement pourquoi certaines personnes se couvrent la tête d'un filet. Et notre sourire moqueur du début s'est vite transformé en regard envieux ! Plusieurs sites à visiter dans cette région dont le Namaskard et surtout les alentours du Volcan Krafla. Le lac Viti en cache un autre qui se mérite ... il faut faire le tour du lac Viti pour le découvrir, sur la droite. Il est bleu/vert, tout mignon. La balade est sympa. Et puis, surtout, ne manquez pas le tour du Krafla, le Leirhnjukur, balade dans un champ de lave stérile avec de belles solfatares. Landmannalaugar : Entre Kerlingarfjöll et Landmannalaugar mon coeur balance ... La piste F208 qui y mène est extraordinaire et vaut le voyage à elle seule. Depuis la route principale au sud, 30km et 2 gués pour arriver jusqu'au croisement d'Elgdja. Si l'on veut faire le décrochement jusqu'au parking de la faille d'Elgdja, encore 2 autres gués (qu'il faudra donc repasser au retour). Ce jour là, ça passait bien, je les ai sondés à pied sous le regard mi amusé/mi incrédule d'un groupe de marcheurs Français véhiculés, eux, dans un énorme bus/tracteur dont les roues arrivaient en haut du toit de notre Jimny !... Forcément, pour eux, pas besoin de chercher le chemin à pied dans l'eau ! Du parking, il faut (dixit ces fameux marcheurs qui en revenaient) 1h30 A/R pour rejoindre la chute d'Orafoss. Trop long pour nous, nous avions encore beaucoup de chemin à parcourir ce jour-là. Nous nous sommes donc contentés d'une balade à l'entrée de la faille, véritable canyon dont les parois sont recouvertes d'une mousse épaisse. Ca vaut le coup : c'est beau et c'est aussi symbolique que de se trouver sur le tropique du Capricorne. On est ici à la jonction des plaques tectoniques Américaine et Eurasienne. Ah, c'est sûr que pour prendre un vrai plaisir en Islande, il faut un tant soit peu être sensible à la géologie et à l'histoire de la Terre ..... Après Elgdja, on reprend la F208. D'extraordinaire, elle devient subjugante ! Là, les gués se succèdent ... Une bonne douzaine avant d'arriver au camp de Landmannalaugar. Nous passons les 2 derniers gués (réputés un peu plus difficiles ; on peut d'ailleurs parfaitement se garer juste avant et terminer à pied sec, c'est juste à côté du site), nous récupérons le dépliant habituel auprès du centre d'information et partons à l'assaut de la coulée de lave. Nous avons choisi de faire le tour du Laugahraun : 2h en flânant, en s'arrêtant pour boire un thé, en prenant 50 photos ... c'est une bien belle boucle. En fin d'après-midi, nous quittons Landmannalaugar par la piste F225 vers l'Ouest. Encore d'autres paysages fabuleux. Quelques gués pas bien méchants, et puis là on commençait à avoir une certaine expérience !... Tiens justement, à ce propos, une anecdote. On arrive face au dernier gué (nous, bien sûr, on ne savait pas encore que c'était le dernier !). Il est assez large, mais pas très profond. Néanmoins, de l'autre côté, face à nous, un couple d'Allemands était sorti de son vieux camping car, perplexe devant cette étendue d'eau. Ils observent notre traversée. On y va ... pas le moment de se planter !... Bon, ça passe tout seul. Ils ont l'air impressionné (pourtant, pas vraiment de quoi ...). On s'arrête, on discute, on les rassure (c'est tout ce dont ils avaient besoin !), on leur explique qu'il y a encore d'autres gués après mais moins larges et peu profonds. Ils hésitent, on insiste : «les paysages sur cette piste sont magnifiques, vous ne pouvez pas rater ça !! - Plus beau qu'ici ? - Tu parles ! Et comment !!» Bref, ils finissent par passer, sans difficulté. De chaque côté de la rivière, on se fait des grands signes «Bravo ! Merci !» Et chacun repart, nous vers l'Ouest, eux vers l'Est. Le lendemain, nous revenons à Landmannalaugar. Et sur le parking juste avant les 2 derniers gués, on reconnaît leur vieux camping car (faut dire que des antiquités pareils, y en avait pas 2 !). Donc ils sont arrivés au bout !! Je glisse sous leur essuie-glace un petit mot du style «on est super content de vous savoir là, j'espère que vous en profitez. Nancy & Philippe, le couple Français du gué». La journée s'écoule et le soir on rentre par le même chemin ... Une 2ème fois, on se retrouve donc devant ce même dernier gué. Et cette fois, ce sont 3 Italiens qui «nous» attendent avec la même perplexité. Le scénario se répète, on passe, on s'arrête, on les rassure sur la suite, on leur montre le chemin à suivre dans l'eau (eux, ils ont une petite voiture), ils hésitent encore, on insiste, je leur montre, les pieds dans l'eau (j'ai fini par y prendre goût) qu'il y a peu de fond, ils y vont enfin ! Mêmes grands gestes, mêmes sourires !!! Et chacun continue ... Mais, c'est pas fini ! Au bout de la piste, que voit-on ? Le vieux camping car des Allemands ! Non ? Si ! Ils font une pause, garés et sont au volant ! On s'arrête, ils sortent et nous accueillent d'un «hello Nancy & Philippe» preuve qu'ils ont trouvé notre petit mot qui visiblement leur a fait plaisir ! Retrouvailles émues (on a failli s'embrasser !). Evidemment ils ont adoré la piste et le Landmannalaugar !... Quelques mots, quelques politesses et chacun a poursuivi son chemin, tout émus de cette double coïncidence. On s'est demandé si on allait revoir les Italiens !! Allez, l'Europe est en route. Voila, c'est tout. Tout ça pour dire qu'on peut être ours et serviables !... 😛 Notre 2ème journée passée dans le Landmannalaugar nous a permis de nous baigner dans la source chaude. Même si se déshabiller sur le petit ponton est bien peu pratique et qu'il y a un peu de monde, faites-le, c'est sympa ! Quant à la balade, nous avons tourné dans la vallée de Brandsgil puis comme les sommets étaient couverts (voila qui nous donnait bonne conscience !) nous n'avons pas voulu tenter une ascension qu'on sentait vaine et avons décidé de refaire la même balade que la veille ... dans l'autre sens. Et bien, c'était une bonne idée, et du coup, ça me permet de vous dire qu'elle est plus jolie dans les sens des aiguilles d'une montre : d'abord la vallée du Graenagil, puis la coulée de lave. En quittant Landmannalaugar, ne manquez pas 2 petits arrêts auprès des lacs Ljotipollur et Blahylur. Les parois rouges ou vertes des cratères font ressortir le bleu de l'eau. Du plus bel effet ! Pour terminer, voici notre avis sur les pistes qui mènent à Landmannalaugar : Si vous venez de la route 26, la piste F208 n'a aucun gué. Elle est donc empruntée par les voitures de tourisme. Néanmoins, elle est pénible, c'est de la tôle ondulée qui secoue affreusement et surtout les paysages sont beaucoup moins beaux. Si vous êtes en 4X4, préférez-lui sans hésiter la F225 . Cela dit, le must, c'est bien la F208 entre Eldgja et Landmannalaugar ...
Parc National de Jökulsargljufur Dans la péninsule de Tjörnes. Le site d'Asbyrgi est assez fabuleux. Encore faut-il s'y promener un peu ... Nous y sommes arrivés un matin de pluie et de brouillard. Le petit dépliant acheté au centre d'infos, les anoraks enfilés, les capuches serrées, nous partons vers le fond du canyon pour entreprendre une petite balade vers le lac (1h, guère plus). C'est superbe ! Le lac occupe l'extrême fond du canyon, il est entouré de parois verticales, en forme de U. Et là, la pluie s'est arrêtée, la brume s'est levée. Il y a des moments magiques comme ça dans la vie où l'on a l'impression que la Nature nous récompense de nos efforts et de notre opiniâtreté. C'en était un ! A la suite de ce site, nous avons emprunté la F862 décrite dans le même dépliant. Tout le long de la piste, les sites se succèdent. On passe d'une attraction à une autre, comme chez Disney ! Après Asbyrgi, nous sommes arrivés à Hljoðaklettar, le site des monuments en orgues basaltiques. Belle balade encore. Près du parking, une petite rivière et quelques tables permettent de pique niquer dans un décor paradisiaque (tiens, un conseil : n'oubliez pas un plastique, genre sac FNAC, pour pouvoir vous asseoir par terre ou sur un banc mouillé. Plus pratique qu'un Kway ou une cape qu'il faut ensuite faire sécher ...). Plus loin, les 3 cascades décrites plus haut : Dettifoss, Selfoss et Hafragilsfoss. Cette journée fut parmi nos plus belles ! Une telle variété nous a émerveillés.
Blue Lagoon (1400 ISK/p) Très agréable surprise. C'est bien aménagé : l'usine est cachée par des talus de roches volcaniques. Depuis le bassin, on ne la voit pas. L'eau a une couleur bleue laiteuse, elle est opaque, chaude et douce. C'est irréel. Et finalement, peu de monde quand on y était. Pour clore un voyage, c'est absolument parfait, d'autant que l'hôtel est à 18km de l'aéroport. Nous en avons profité pour faire le tour de la péninsule de Reykjanes. Bon, pour une fois, les paysages ne nous ont pas éblouis ...
Les musées L'église de Vidimyri (200 ISK/p) Petite église au toit de tourbe. La ferme Glaumbaer (400 ISK/p) Joliment restaurée, instructif, intéressant. Et puis un petit salon de thé charmant, pas trop cher pour l' Islande (1400 ISK pour 1 café, 1 chocolat et 2 crèpes confiture/chantilly) ... A ne pas manquer Le musée Safnahusid à Husavik (400 ISK/p) Musée d'animaux empaillés dont de nombreux oiseaux - Outils, matériel de pêche ... Le Whale Center de Husavik (500 ISK/p) Pour tout savoir sur les baleines. Le musée de Templarinn à Faskrudjördur (400 ISK/p) Petit musée à la mémoire des pêcheurs Français de Paimpol qui sont venus pêcher la morue dans les eaux Islandaises. J'ai découvert un métier !... C'est très émouvant. La ferme musée de Stöng sur la route 32 (300 ISK/p) Sympathique reconstitution d'une ferme Viking. Et animée par 2 jeunes chats adorables qui attiraient plus l'attention que la ferme elle-même ! Le folk museum de Skögar (700 ISK/p) Incontournable - S'il ne faut en voir qu'un c'est celui-là ! Il résume tout - Prévoir au moins 1h30 - Collection d'ustensiles, d'outils, d'objets ... - Habitations d'antan reconstituées (ferme, école, église ...) - Musée des transports -
GUIDES :
Pour préparer mon voyage, j'ai d'abord consulté, épluché et pillé les sites de Chris et de Yann Pichon, puis j'ai acheté le Petit Futé (sans aucun intérêt). J'ai acheté par la suite et n'ai finalement emporté sur place que les 2 guides suivants : Guide du Routard 2005-2006 - Pas mal car il est structuré. Impossible de rater l'essentiel mais seul l'essentiel est décrit .... Bibliothèque du Voyageur - Gallimard C'est de la littérature, à lire à haute voix en voiture quand le paysage ne vous laisse pas le souffle coupé (donc, pas très souvent) - Pas très pratique pour préparer le voyage car ça manque de structure, de paragraphe, de mise en valeur (ça c'est mon côté scientifique qui ressort !) Cartes : j'adore les cartes ; en voyage, Philippe pilote et je co-pilote. Alors, avec les 3 cartes LANDMAELINGAR ISLANDS au 250 000e, ce fut un vrai bonheur. J'avais surligné l'itinéraire prévu et roule ma poule ! Un tel niveau de détail est bien agréable pour repérer les fermes où on doit coucher, les gués, les cascades, la qualité de la route ... On les trouve dans toutes les stations service et centres d'information à environ 1300 ISK la carte.
DIVERS :
L'itinéraire - Il nous manque la Sprengisandur (F26) ... entre beaucoup d'autres ... A l'usage, cet itinéraire nous a paru vraiment intéressant, autant par les sites visités, les routes empruntées, le choix des hébergements, que par le nombre de km à faire chaque jour. C'était raisonnable. La plus grosse journée se faisait sur la route #1, goudronnée (en grande partie). Pas de regret (sauf celui d'avoir raté le volcan Laki et la piste F206 et les fjords de l'Est, mais, ça ce sont les aléas d'un voyage en Islande) Les photos - Toujours à l'argentique, je crois que ce voyage nous a (enfin !) décidés à passer au numérique. On a fait beaucoup de photos (près de 400) et surtout beaucoup de photos qui se ressemblent ... car à chaque fois, on se dit que ... cette fois, la lumière est plus belle, qu'ici la couleur du soufre est plus vive, que là le mouton est encore plus beau ... Bon, au final, pffff que de doublons !! Le climat - Ah ça, ce n'est pas les Seychelles !! En 15 jours, nous n'avons eu qu'une seule journée complète sans pluie. Pour le reste, du crachin, des nuages, de la brume, du vent ... et quelques éclaircies ! Cela dit, il a fait beaucoup moins froid que ce qu'on pensait : 8-9°C mini et 16°C pour la plus belle journée. Le vent par contre souffle parfois violemment. Nous avons donc bien apprécié notre anorak polaire/coupe vent. C'est vraiment important d'être bien équipés pour pouvoir profiter malgré des conditions climatiques difficiles. Donc, de bonnes chaussettes chaudes, une bonne polaire, un bon coupe vent bien imperméable, des gants éventuellement ... aux pieds, des chaussures de marche basses nous ont suffi. La poussière - Voila bien un pays où l'on ne se salit pas : pas de poussière, pas de pollution, on ne transpire pas et on risque peu les taches des trop rares agapes ... Les pistes - Pour se préparer à la conduite en Islande (entre autres !), l'incontournable site de Yann Pichon. Nous l'avons étudié consciencieusement avant de partir, avons imprimé et emporté les pages pratiques sur le passage des rivières. C'est très utile, très bien fait et ça dégrossit ... L'expérience sur place fait le reste ... Les gués - Parlons-en ! Ca fait partie d'un voyage en Islande ! Avant le départ, ça m'a réveillé plus d'une nuit ... eh oui, je suis une grosse inquiète ... Yann Pichon (toujours lui !) dit qu'il y a 5 choses à vérifier : le courant, la profondeur, la nature du fond, les points d'entrée et de sortie. Pour chaque gué important (certains ne sont que des flaques ...), en bons élèves studieux, nous avons fait cette étude calmement et ces traversées sont devenues ... un vrai jeu ! «Alors, et celui-là, comment on va le prendre ?....» J'ai calmé mes angoisses en traversant les premiers gués ... à pied. J'avais emporté des sandales en plastique, vous savez, ces affreuses choses de couleur (les miennes sont bleues) qu'on porte sur les plages aux rochers coupants (mais pourquoi donc les avais-je gardées ?...), j'ai tombé le pantalon, piqué un caleçon à Philippe, attrapé le pied de l'appareil photo en guise de bâton et hop, à la baille ! Ah, la photo vaut son lot de cacahuètes !! Bon, c'est un peu froid mais ... pas de quoi se pamer non plus. C'est une méthode très efficace dans les gués opaques. Ensuite, rien de plus facile pour le conducteur (qui lui est resté bien au sec ... je me demande si je ne me suis pas fait avoir dans la répartition des responsabilités ...) de suivre le chemin défini à pied ... Attention, évitez cette méthode s'il y a trop de courant .... Au bout de 4-5 gués passés comme ça, l'expérience commençait à gagner, les conseils de Yann à prendre consistance «Ah oui, là, je vois l'arc de reprise du courant !». Et donc, plus besoin de faire trempette (ça va bien un temps cette histoire quand même). Et au final, ce ne fut ... que du bonheur ! J'insiste sur ce § car, vraiment, j'étais un peu inquiète et je pense (en tous cas, ça me rassure de penser) que je ne suis peut-être pas la seule. Maintenant, quand je vois les photos que j'ai prises de Philippe au milieu du gué, j'ai le sentiment qu'il n'y avait vraiment pas de quoi s'affoler. Nous avons eu de 10 à 60 cm d'eau. Au total, nous avons traversé une cinquantaine de gués dont environ 30 différents (ben oui, y en a qu'on passe à l'aller et au retour comme à Kerlingarfjöll par ex, et au retour, c'est forcément plus facile). En résumé, lisez bien les conseils de Yann et de Chris, restez toujours humbles et prudents (l'eau opaque peut réserver des surprises) et n'hésitez plus !! L'expérience est inoubliable ! L'artisanat - Pas fana d'articles en laine, nous n'avons rapporté que 2 CD de musique folklorique (Islandica) qui nous ont d'ailleurs accompagnés pendant tout notre périple. Du coup, maintenant quand on les met à la maison, les paysages grandioses du Landmannalaugar réapparaissent ! C'est fou comme la mémoire auditive entraîne la mémoire visuelle. On le savait et on en a joué ! Et ça marche !!!
On a beaucoup aimé : 🙂 Les montagnes noires lacérées du Landmannalaugar Les montagnes vert fluo couvertes de mousse épaisse Les montagnes multicolores du Kerlingarfjöll.. bref, les montagnes Les glaçons bleus (première fois qu'on en voyait) sur les lacs glaciaires Traverser les gués ! Si !! Les énormes petits déjeuners
On a moins aimé : 😕 Le vent Les prix ...
En conclusion ... L'Islande n'est pas une destination qui s'improvise. Tout y est rudesse : le climat, les paysages, les pistes, l'hébergement, les prix ... L'Islande ne s'offre pas facilement, il faut savoir où l'on va, être passionné par Mère Nature et le volcanisme, ne pas craindre la pluie et être prêt à casser sa tirelire. A partir de là, c'est magique, c'est lunaire, c'est envoutant. Envoutant, c'est finalement le mot le plus juste ; on n'oublie pas ces paysages : avec la même rudesse, ils se gravent dans la mémoire.
La mongolie à cheval English translation pending
Bonjour a tous...
La mongolie etait jusqu'à aujourd'hui un rêve que mon ami a décidé de concrétisé et moi avec lui!🙂 Nous voudrions faire ce voyage l'été prochain. Mais plutôt que de le faire en 4x4 c'est a cheval que nous souhaiterions vivre cette aventure, sur une durée de 3-4 semaines.
J'ai lu avec attention la discussion de fabio02 et ca m'a permis d'apprendre deja certaines choses. Mais si quelqu'un pouvait nous donner des infos pour partir a cheval ce serait cool 🙂 : Nous voudrions arriver en avion à oulan bator et de la partir en randonnée sur un circuit (que nous devons etablir). Au cour de cette randonnée nous souhaiterions allez a la rencontre des mongoles et en meme temps découvrir ce pays.
voila c'est pas très précis, mais Le projet est tout neufs et encore assez vagues... Je vous remercie d'avance!!!! 😎
La mongolie etait jusqu'à aujourd'hui un rêve que mon ami a décidé de concrétisé et moi avec lui!🙂 Nous voudrions faire ce voyage l'été prochain. Mais plutôt que de le faire en 4x4 c'est a cheval que nous souhaiterions vivre cette aventure, sur une durée de 3-4 semaines.
J'ai lu avec attention la discussion de fabio02 et ca m'a permis d'apprendre deja certaines choses. Mais si quelqu'un pouvait nous donner des infos pour partir a cheval ce serait cool 🙂 : Nous voudrions arriver en avion à oulan bator et de la partir en randonnée sur un circuit (que nous devons etablir). Au cour de cette randonnée nous souhaiterions allez a la rencontre des mongoles et en meme temps découvrir ce pays.
voila c'est pas très précis, mais Le projet est tout neufs et encore assez vagues... Je vous remercie d'avance!!!! 😎
Séjour au Sénégal pendant le ramadan English translation pending
Bonjour,
Je dois partir 3 semaines au sénégal début octobre, seulement j'ai appris que c'étais la période du ramadan, comme on ne part pas en club et en sachant que l'on est sur dakar et que l'on compte visité le pays par nos propre moyens, quelqu'un est t'il déja parti à cette période ou aurais des conseil à me donner? Merci pour vos réponses. Mimi
Je dois partir 3 semaines au sénégal début octobre, seulement j'ai appris que c'étais la période du ramadan, comme on ne part pas en club et en sachant que l'on est sur dakar et que l'on compte visité le pays par nos propre moyens, quelqu'un est t'il déja parti à cette période ou aurais des conseil à me donner? Merci pour vos réponses. Mimi
L'Ecosse des Légendes English translation pending
Je suis partie en Ecosse en août dernier.
Ce fut vraiment un voyage extraordinaire, ce pays m'a faciné! Nous sommes partis à trois sur vol AF et avons atterri très tot dans la matinée à Edimbourg. La nous avons récupéré la voiture de location et en avant pour un autotour de rêve. Première chose : se familiariser avec la conduite à gauche....pas évident, rétroviseur arraché au premier km!! 🙂 Notre première étape se faisant à Aberdeen, nous décidons de sortir de la capitale pour visiter le plus remarquable des châteaux d'Ecosse mais aussi le plus hanté : Glamis Castle. Quelle impression magnifique en arrivant dans l'allée du château d'autant que le temps pluvieux et brumeux rend le lieu mytérieux. Sur le parking de Glamis nous découvrons avec stupefaction les premières vaches "chevelues" de notre séjour. Nous décidons d'effectué la visite guidée du lieu avant les jardins étant donné le temps. Quelle merveille!!!!!!! Des salles immenses remplies de tableaux, de meubles...notre première impression reste le contraste entre les intérieurs des châteaux français (malheureusement dépouillés) et celui ci. Nous visitons avec nostalgie la chambre d'Elizabeth Duchesse d'York qui y a vécu, dans la chapelle nous découvrons la seule représentation du Christ avec un chapeau et nous laissons compté les histoires fantastiques des joueurs de cartes emmurés vivants, d'une dame grise et d'un enfant mort de froid qui hantent les lieux. Après la visite des intérieurs nous nous dirigeons vers les jardins. Avant d'arriver à Aberdeen ou se trouve notre B&B, nous décidons de nous arrêter à Dunnottar Castle, un château et une ancienne abbaye en ruine qui se dessinent sur une falaise abrupte et dans une brume épaisse. L'accès très glissant est périlleux mais nous arrivons tout de même intact dans les ruines. Le lieu est effrayant avec le bruit du vent et celui des vagues, effrayant d'autant plus que l'on raconte que des centaines de personnes sont mortes de faim dans une des pièces du château où on les avait enfermé. Nous reprenons la voiture un peu fatigué et nous dirigeons vers Aberdeen. La, quel mal nous avons à trouver le B&B! Mais arrivé sur els lieux la joie de trouver des hôtes accueillant et un lit douillet. Le lendemain matin nous décidons de retourner à Stonehaven ou nous étions passé la vieille pour y visiter un cimetière à l'abandon apperçu de la route. Le cimetière "kirkyard" se trouve derrière un golf en bord de mer. Les tombes y sont très anciennes avec de nombreuses croix celtes magnifiques et encerclent une ancienne chapelle en ruine. L'atmosphère y est pesant nous décidons de ne pas nous attarder et décidons de nous rendre à Crathes Castle. La réputation du lieu tient au fait que ses jardins anglais sont exceptionnels...et en effet, ils le sont. Si l'intérieur du château (la cuisine et les plafonds peints essentiellement) est superbe, les jardins vallent à eux seuls le détour. Des milliers de fleurs aux odeurs merveilleuses, des buis taillés en boules et en pyramides. Mais notre B&B nous attend à Dingwall, une bonne nuit de sommeil nous attend. Départ très tôt le lendemain pour la Cathédrale d'Elgin, détruite par un feu mais ou subsistent les deux tours, des gisants magnifiques et un cimetière ancien. Depuis les tours, un spectacles merveilleux: Elgin et les plaines d'Ecosse qui se dessinent à l'horizon. Sur la route des Cairngorms (montagnes du centre du pays) nous nous arrêtons sur le Craigellachie Bridge et picnicons au bord d'un torrent. Il faut bien prendre des forces car une sacrée ascension nous attend. Nous gravissons le plus haut sommet des Cairngorms, au sommet le froid est intense, le temps est légèrement couvert mais il nous permet tout de même d'admirer la chaîne de montagnes et les lacs alentours. Le soir, nuit dans un B&B dans un petit village pres d'Inverness, dans lequel nous découvrons l'ambiance amicale et familiale d'un pub écossais. Le lendemain départ pour un grand momen: le Loch Ness. Nous longeons pendant plusieurs minutes le loch avant de tomber nez à nez avec un joueur de cornemuse âgé et mystérieux qui ne parle à personne. Arrivés au "village du monstre" au nom à ralonge et impronomsable, nous visitons le musée de Nessie, avec de tres bonnes explications en toutes les langues. Nous reprenons la voiture pour visiter le célèbre Uquhart Castle qui se trouve au bord du Loch Ness. C'est reparti pour plus d'une heure de voiture à travers les Highlands pour arriver au célébrissime Eilean Donan Castle, immortalisé par le film Highlanders et vu également dans un des James Bond. Le château est accessible depuis un pont recemment construit mais qui se maris parfaitement au château. Visite non-guidée du château (salle à manger et cuisine restent le smoments fort de la visite). Arrivée le soir à Portree sur l'Isle de Skye. Quelle stupéfaction lorsque nous découvrons que sur l'île les moutons vivent en liberté et se balladent sur les routes. Nous découvrons Portree une ville aux accents bretons et faisons connaissance avec les Meedges, sortes de moustiques écossais envahissant. Les deux jours suivant sont consacrés à la decouverte de l'île avec randonnées et ascension au milieu de moutons sympatiques. Visite de la distillerie Talisker et dégustation. Puis visite du château de Dunveggan propriété des Mc Leod of Mc Leod's. Une bibliothèque impressionante, des oubliettes et un jardins assez "tropical" aux plantes immenses. Le soir retour à Fort William pour une nuit en B&B. Le lendemain vivite de la ruine de Inverllochy Castle sous une pluie battante puis départ pour Inveraray Castle le "plus français des châteaux d'Ecosse", sur la route rencontre avec un troupeau de cerfs et des vaches "chevelues". Inveraray nous impressionne des notre arrivée par sa couleur bleu-vert sous la pluie. A l'intérieur un spectacle grandiose : la plus grande salle d'armes d'Ecosse, des meubles précieux, des tapisseries françaises somptueuses et une collection de vaisselle en porcelaine absolument extraordinaire. Le temps nous empeche de visiter le parc. Nous logeons le soir dans un B&B sur la route les gens y sont charmant, le pub du village nous accueil pour une dégustation de Guiness dans le brouhaha des gens qui regardent jouer les Celtic de Glasgow. Le lendemain, direction Stirling et visite du Wallace Monument, une tour qui donne le tourni, des centaines de marches à gravir, une vue exceptionnelle, l'épée de William lui même me subjugue de part sa taille, au pied de la tour, une statue en l'honneur de Mel Gibson qui a immortalisé le héros écossais. La stupéfaction vient également du fait que depuis Stirling Robert the Bruce en statue à le regard tourné vers le monument Wallace....un symbole. Avant de rapartir pour l'aéroport nous faisons une halt à Culross, petit village de bord de mer étrange et typic, très calme. Il est le repère de la famille très célèbre des Bruce. Retour en France par vol AF avec 2h de retard de part l'orage violent qui s'abat sur Roissy. 😕
Voilà c'était mon voyage en Ecosse, j'attend vos commentaires et impressions et j'espère ne pas avoir été trop "lourde" dans ma narration. 😉
Ce fut vraiment un voyage extraordinaire, ce pays m'a faciné! Nous sommes partis à trois sur vol AF et avons atterri très tot dans la matinée à Edimbourg. La nous avons récupéré la voiture de location et en avant pour un autotour de rêve. Première chose : se familiariser avec la conduite à gauche....pas évident, rétroviseur arraché au premier km!! 🙂 Notre première étape se faisant à Aberdeen, nous décidons de sortir de la capitale pour visiter le plus remarquable des châteaux d'Ecosse mais aussi le plus hanté : Glamis Castle. Quelle impression magnifique en arrivant dans l'allée du château d'autant que le temps pluvieux et brumeux rend le lieu mytérieux. Sur le parking de Glamis nous découvrons avec stupefaction les premières vaches "chevelues" de notre séjour. Nous décidons d'effectué la visite guidée du lieu avant les jardins étant donné le temps. Quelle merveille!!!!!!! Des salles immenses remplies de tableaux, de meubles...notre première impression reste le contraste entre les intérieurs des châteaux français (malheureusement dépouillés) et celui ci. Nous visitons avec nostalgie la chambre d'Elizabeth Duchesse d'York qui y a vécu, dans la chapelle nous découvrons la seule représentation du Christ avec un chapeau et nous laissons compté les histoires fantastiques des joueurs de cartes emmurés vivants, d'une dame grise et d'un enfant mort de froid qui hantent les lieux. Après la visite des intérieurs nous nous dirigeons vers les jardins. Avant d'arriver à Aberdeen ou se trouve notre B&B, nous décidons de nous arrêter à Dunnottar Castle, un château et une ancienne abbaye en ruine qui se dessinent sur une falaise abrupte et dans une brume épaisse. L'accès très glissant est périlleux mais nous arrivons tout de même intact dans les ruines. Le lieu est effrayant avec le bruit du vent et celui des vagues, effrayant d'autant plus que l'on raconte que des centaines de personnes sont mortes de faim dans une des pièces du château où on les avait enfermé. Nous reprenons la voiture un peu fatigué et nous dirigeons vers Aberdeen. La, quel mal nous avons à trouver le B&B! Mais arrivé sur els lieux la joie de trouver des hôtes accueillant et un lit douillet. Le lendemain matin nous décidons de retourner à Stonehaven ou nous étions passé la vieille pour y visiter un cimetière à l'abandon apperçu de la route. Le cimetière "kirkyard" se trouve derrière un golf en bord de mer. Les tombes y sont très anciennes avec de nombreuses croix celtes magnifiques et encerclent une ancienne chapelle en ruine. L'atmosphère y est pesant nous décidons de ne pas nous attarder et décidons de nous rendre à Crathes Castle. La réputation du lieu tient au fait que ses jardins anglais sont exceptionnels...et en effet, ils le sont. Si l'intérieur du château (la cuisine et les plafonds peints essentiellement) est superbe, les jardins vallent à eux seuls le détour. Des milliers de fleurs aux odeurs merveilleuses, des buis taillés en boules et en pyramides. Mais notre B&B nous attend à Dingwall, une bonne nuit de sommeil nous attend. Départ très tôt le lendemain pour la Cathédrale d'Elgin, détruite par un feu mais ou subsistent les deux tours, des gisants magnifiques et un cimetière ancien. Depuis les tours, un spectacles merveilleux: Elgin et les plaines d'Ecosse qui se dessinent à l'horizon. Sur la route des Cairngorms (montagnes du centre du pays) nous nous arrêtons sur le Craigellachie Bridge et picnicons au bord d'un torrent. Il faut bien prendre des forces car une sacrée ascension nous attend. Nous gravissons le plus haut sommet des Cairngorms, au sommet le froid est intense, le temps est légèrement couvert mais il nous permet tout de même d'admirer la chaîne de montagnes et les lacs alentours. Le soir, nuit dans un B&B dans un petit village pres d'Inverness, dans lequel nous découvrons l'ambiance amicale et familiale d'un pub écossais. Le lendemain départ pour un grand momen: le Loch Ness. Nous longeons pendant plusieurs minutes le loch avant de tomber nez à nez avec un joueur de cornemuse âgé et mystérieux qui ne parle à personne. Arrivés au "village du monstre" au nom à ralonge et impronomsable, nous visitons le musée de Nessie, avec de tres bonnes explications en toutes les langues. Nous reprenons la voiture pour visiter le célèbre Uquhart Castle qui se trouve au bord du Loch Ness. C'est reparti pour plus d'une heure de voiture à travers les Highlands pour arriver au célébrissime Eilean Donan Castle, immortalisé par le film Highlanders et vu également dans un des James Bond. Le château est accessible depuis un pont recemment construit mais qui se maris parfaitement au château. Visite non-guidée du château (salle à manger et cuisine restent le smoments fort de la visite). Arrivée le soir à Portree sur l'Isle de Skye. Quelle stupéfaction lorsque nous découvrons que sur l'île les moutons vivent en liberté et se balladent sur les routes. Nous découvrons Portree une ville aux accents bretons et faisons connaissance avec les Meedges, sortes de moustiques écossais envahissant. Les deux jours suivant sont consacrés à la decouverte de l'île avec randonnées et ascension au milieu de moutons sympatiques. Visite de la distillerie Talisker et dégustation. Puis visite du château de Dunveggan propriété des Mc Leod of Mc Leod's. Une bibliothèque impressionante, des oubliettes et un jardins assez "tropical" aux plantes immenses. Le soir retour à Fort William pour une nuit en B&B. Le lendemain vivite de la ruine de Inverllochy Castle sous une pluie battante puis départ pour Inveraray Castle le "plus français des châteaux d'Ecosse", sur la route rencontre avec un troupeau de cerfs et des vaches "chevelues". Inveraray nous impressionne des notre arrivée par sa couleur bleu-vert sous la pluie. A l'intérieur un spectacle grandiose : la plus grande salle d'armes d'Ecosse, des meubles précieux, des tapisseries françaises somptueuses et une collection de vaisselle en porcelaine absolument extraordinaire. Le temps nous empeche de visiter le parc. Nous logeons le soir dans un B&B sur la route les gens y sont charmant, le pub du village nous accueil pour une dégustation de Guiness dans le brouhaha des gens qui regardent jouer les Celtic de Glasgow. Le lendemain, direction Stirling et visite du Wallace Monument, une tour qui donne le tourni, des centaines de marches à gravir, une vue exceptionnelle, l'épée de William lui même me subjugue de part sa taille, au pied de la tour, une statue en l'honneur de Mel Gibson qui a immortalisé le héros écossais. La stupéfaction vient également du fait que depuis Stirling Robert the Bruce en statue à le regard tourné vers le monument Wallace....un symbole. Avant de rapartir pour l'aéroport nous faisons une halt à Culross, petit village de bord de mer étrange et typic, très calme. Il est le repère de la famille très célèbre des Bruce. Retour en France par vol AF avec 2h de retard de part l'orage violent qui s'abat sur Roissy. 😕
Voilà c'était mon voyage en Ecosse, j'attend vos commentaires et impressions et j'espère ne pas avoir été trop "lourde" dans ma narration. 😉
Cadeaux pour familles en Afrique English translation pending
Bonjour à tous.
Qui peux me dire quels genres de cadeaux on peux laisser, quand on à été in vité par une famille au cours d' un voyage.
(Mauritani, Mali, niger.)
Merci par avance pour votre aide.
Bernard
Quelques paysages islandais (août 2005) English translation pending
Pour satisfaire de nombreuses demandes je vais au fil des jours mettre quelques clichés de l'Islande, terre magnifique et tellement variée que faire des photos là bas est un jeu d'enfant😉
Sud de l'Islande
Pour ce soir voici le lac Jôkulsarlon au pied du Vatnajökull, le plus grand glacier d'Islande.Cette partie qui est le glacier Breiômerkurjökull ( se prononce comme c'est écrit😎). Aussi la magnifique falls de Svartifoss avec ses colonnes de basalte sur le sentier du Nyrôrihnaukur, superbe balade que nous ferons en 6 heures .Les autres vues toujours du même sentier sont du glacier Skaftafellsjökull dans le parc de Skaftafell.
Sud de l'Islande
Pour ce soir voici le lac Jôkulsarlon au pied du Vatnajökull, le plus grand glacier d'Islande.Cette partie qui est le glacier Breiômerkurjökull ( se prononce comme c'est écrit😎). Aussi la magnifique falls de Svartifoss avec ses colonnes de basalte sur le sentier du Nyrôrihnaukur, superbe balade que nous ferons en 6 heures .Les autres vues toujours du même sentier sont du glacier Skaftafellsjökull dans le parc de Skaftafell.
Différence entre le berbere et le kabkiye? English translation pending
je voudrais bien savoir qu'elles sont les ressemblances que peuvent avoir les differents dialectes du berbere suivant leur parlé en maroc en algerie ou ailleurs...
dicussion ouverte
Viande de baleine ou de phoque English translation pending
Coucou!
Je pars faire une croisière au Groenland (sur un paquebot) Partout où je vais, j'adore pouvoir goûter la nourriture locale, et éventuellement en ramener Je suis bien entendu intéressé par vos expériences du grand nord et tous vos conseils seront les bienvenus (même dans d'autres domaines, comme les choses à ne pas manquer...) Donc, je serais reconnaissant de savoir si je peux trouver de la viande de phoque, ou de baleine, et comment je peux la transporter...ou tout autre produit typique de là-bas Si vous pouvez aussi m'indiquer comment ca se cuisine... Hummmmmmmm😉 Merci d'avance!
Amitiés Frédéric
Mes escales : Ven 12 Envol de Paris pour Reykjavik (Islande) sur vol spécial 12/08/200513:0014:40 BLE975REYKJAVIK KEFLAVCDG T3 Transfert au port et embarquement Sam 13En mer Dim 14Passage du Prins Christian Sund et navigation touristique Lun 15Narsarsuaq* (Groenland) Mar 16En mer - Navigation côte du Groenland Mer 17Sisimiut (Groenland) Jeu 18Ilulissat* (Groenland) Ven 19Ilulissat* (Groenland) Sam 20En mer Dim 21Godthaab - Nuuk (Groenland) Lun 22Qaqortoq* (Groenland) Mar 23Passage du Prins Christian Sund et navigation touristique Mer 24En mer Jeu 25Reykjavik (Islande) Ven 26Reykjavik (Islande) 26/08/200515:25 21:05BLUE LINEBLE976REYKJAVIK KEFLAVCDG T3
Je pars faire une croisière au Groenland (sur un paquebot) Partout où je vais, j'adore pouvoir goûter la nourriture locale, et éventuellement en ramener Je suis bien entendu intéressé par vos expériences du grand nord et tous vos conseils seront les bienvenus (même dans d'autres domaines, comme les choses à ne pas manquer...) Donc, je serais reconnaissant de savoir si je peux trouver de la viande de phoque, ou de baleine, et comment je peux la transporter...ou tout autre produit typique de là-bas Si vous pouvez aussi m'indiquer comment ca se cuisine... Hummmmmmmm😉 Merci d'avance!
Amitiés Frédéric
Mes escales : Ven 12 Envol de Paris pour Reykjavik (Islande) sur vol spécial 12/08/200513:0014:40 BLE975REYKJAVIK KEFLAVCDG T3 Transfert au port et embarquement Sam 13En mer Dim 14Passage du Prins Christian Sund et navigation touristique Lun 15Narsarsuaq* (Groenland) Mar 16En mer - Navigation côte du Groenland Mer 17Sisimiut (Groenland) Jeu 18Ilulissat* (Groenland) Ven 19Ilulissat* (Groenland) Sam 20En mer Dim 21Godthaab - Nuuk (Groenland) Lun 22Qaqortoq* (Groenland) Mar 23Passage du Prins Christian Sund et navigation touristique Mer 24En mer Jeu 25Reykjavik (Islande) Ven 26Reykjavik (Islande) 26/08/200515:25 21:05BLUE LINEBLE976REYKJAVIK KEFLAVCDG T3
Le tourisme en Asie est toujours déprimé après le Tsunami English translation pending
PHUKET - Six mois après le tsunami, les perspectives du tourisme dans les pays de l'océan Indien sinistrés sont moroses. La Thaïlande, première destination touristique en Asie du Sud-Est, est particulièrement touchée.
Les spécialistes du secteur affichent un optimisme prudent en Inde, aux Maldives et au Sri Lanka. En Thaïlande, la moitié des victimes du tsunami étaient des touristes étrangers. Dans le sud de ce pays, en mer d'Andaman, le tourisme ne se remet pas sur pied aussi vite que prévu.
Ce n'est plus à la haute saison qui démarre en novembre prochain que les professionnels du secteur espèrent un retour à la normale, mais à la suivante, fin 2006.
Les chiffres officiels des arrivées au 1er trimestre sont révélateurs: chute de 67 % pour les Suédois et Britanniques (les plus gros contingents de visiteurs) par rapport à janvier-mars 2004, chute de 74 % pour les Allemands et 70 % les Français. Idem pour les Asiatiques: Sud-Coréens (- 64 %) Japonais (- 86 %).
A Phuket et Krabi presque 90 % des hôtels ont rouvert, mais pour Phang Nga - province la plus sinistrée - c'est seulement 38 %. La province qui avait plus de 40 cinq étoiles n'en a plus qu'un seul.
Sur les 20 compagnies aériennes nationales et internationales qui desservaient Pukhet, il n'en reste plus que huit. Le vice-président de l'Association du tourisme de Phuket se désole des mauvais chiffres de l'île qui encaissait à elle seule un tiers des rentrées touristiques annuelles du pays: 2 milliards de dollars (2, 5 milliards de francs).
A 40 km de Phuket, l'île de Phi Phi, qui ne connaissait quasiment pas de basse saison, voit arriver des ferrys vides. Son village de Tong Sai a des allures fantomatiques. Désormais les professionnels n'espèrent plus un retour à la normale avant un an et demi. Dans le reste des destinations de l'Océan indien, la situation est tout aussi mitigée. thuan 19 juin 2005 pour swiss_info
Les spécialistes du secteur affichent un optimisme prudent en Inde, aux Maldives et au Sri Lanka. En Thaïlande, la moitié des victimes du tsunami étaient des touristes étrangers. Dans le sud de ce pays, en mer d'Andaman, le tourisme ne se remet pas sur pied aussi vite que prévu.
Ce n'est plus à la haute saison qui démarre en novembre prochain que les professionnels du secteur espèrent un retour à la normale, mais à la suivante, fin 2006.
Les chiffres officiels des arrivées au 1er trimestre sont révélateurs: chute de 67 % pour les Suédois et Britanniques (les plus gros contingents de visiteurs) par rapport à janvier-mars 2004, chute de 74 % pour les Allemands et 70 % les Français. Idem pour les Asiatiques: Sud-Coréens (- 64 %) Japonais (- 86 %).
A Phuket et Krabi presque 90 % des hôtels ont rouvert, mais pour Phang Nga - province la plus sinistrée - c'est seulement 38 %. La province qui avait plus de 40 cinq étoiles n'en a plus qu'un seul.
Sur les 20 compagnies aériennes nationales et internationales qui desservaient Pukhet, il n'en reste plus que huit. Le vice-président de l'Association du tourisme de Phuket se désole des mauvais chiffres de l'île qui encaissait à elle seule un tiers des rentrées touristiques annuelles du pays: 2 milliards de dollars (2, 5 milliards de francs).
A 40 km de Phuket, l'île de Phi Phi, qui ne connaissait quasiment pas de basse saison, voit arriver des ferrys vides. Son village de Tong Sai a des allures fantomatiques. Désormais les professionnels n'espèrent plus un retour à la normale avant un an et demi. Dans le reste des destinations de l'Océan indien, la situation est tout aussi mitigée. thuan 19 juin 2005 pour swiss_info
Da Vinci Code English translation pending
Bonjours
En allant dans un magasin maxi livre je suis tombé sur Da vinci code Apparemment maxi livre se lance dans la vente de best stellers. Généralement je ne lis pas ce genre de roman à scandale car il paraît qu'il est contre la chrétienté. Mais d'un autre côté je me suis toujours intéressé au templiers ainsi qu' aux codes secrets. Si certains d'entre vous l'on acheté j'aimerais avoir votre avis. Beaucoup de gens m’ont dit que ce roman n’était pas si extraordinaire que cela, pourtant dans le métro tout le monde le lit .
En allant dans un magasin maxi livre je suis tombé sur Da vinci code Apparemment maxi livre se lance dans la vente de best stellers. Généralement je ne lis pas ce genre de roman à scandale car il paraît qu'il est contre la chrétienté. Mais d'un autre côté je me suis toujours intéressé au templiers ainsi qu' aux codes secrets. Si certains d'entre vous l'on acheté j'aimerais avoir votre avis. Beaucoup de gens m’ont dit que ce roman n’était pas si extraordinaire que cela, pourtant dans le métro tout le monde le lit .
Métier d'ethnologue? English translation pending
slt je suis interressée par le metier d'ethnologue et je voudrais savoir si quelqu'un connais les études a suivr les débouchés, le metier, en gros tout ce que vous pouvez me dire sur ce métier...
voila merci d'avance.
voila merci d'avance.
Saint Jacques de Compostelle à cheval English translation pending
Bonjour à tous,
Y aurait'il un "ange" pour me dire, si il est possible de faire un des chemins pour Saint de Jacques de Compostelle à cheval depuis le Puy ou autre
Je vous remercie pour toutes infos.
Léna
Rencontre à Nandrin (Belgique) le 9 juillet 2005 English translation pending
La rencontre parisienne du 30 mai a accouché d'une nouvelle occasion de se retrouver et d'accueillir de nouvelles frimousses liées à des pseudos sympas ou farfelus.
Je n'ai pas encore trop d'idées sur le programme des festivités mais je vous tiens au courant de l'évolution des choses et j'ouvre la liste des participants avec mon cher prof de photo et sa moitié, j'ai nommé :
VILCANOTA & FRANCOISE
J'espère que vous viendrez nombreux et que cette liste s'allongera très vite.
Pour info, Nandrin se situe à 22 kms de Liège, c'est à la porte des Ardennes Belges. C'est un village de campagne et ma maison est un peu difficile à trouver mais l'itinéraire sera bien flêché car j'entends déjà d'ici certaines mauvaises langues qui vous diront que quand j'explique comment faire pour y arriver, c'est encore pire pour la trouver...😠 hein Marie!!!
Je n'ai pas encore trop d'idées sur le programme des festivités mais je vous tiens au courant de l'évolution des choses et j'ouvre la liste des participants avec mon cher prof de photo et sa moitié, j'ai nommé :
VILCANOTA & FRANCOISE
J'espère que vous viendrez nombreux et que cette liste s'allongera très vite.
Pour info, Nandrin se situe à 22 kms de Liège, c'est à la porte des Ardennes Belges. C'est un village de campagne et ma maison est un peu difficile à trouver mais l'itinéraire sera bien flêché car j'entends déjà d'ici certaines mauvaises langues qui vous diront que quand j'explique comment faire pour y arriver, c'est encore pire pour la trouver...😠 hein Marie!!!