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3 semaines à Madagascar en juillet 2014 avec 2 enfants English translation pending
Bonjour,
Meilleurs voeux a tout les voyageurs du forum, nous commençons l'année avec nos projets de vacances 2014 et notre choix s'est arrêté sur l'île rouge. Passionnés de randonnée et ayant dejà fait la Réunion, nous avons decidé de crapahuter à Madagascar.
Nous serons 4 ( 2 adultes et 2 enfants ( 9 et 7ans ) ), j'aimerais avoir des conseils sur les sites à voir, les incontournables, on ne pourra pas tout faire en 3 semaines donc dans un premier temps, je me suis dis le nord et l'est et une prochaine fois le sud et l'ouest, est ce un bon choix? J'ai cru comprendre qu'il etait conseillé d'avoir un chauffeur local avec un 4*4, avez vous des recommandations? Je suis preneuse de tout vos bons conseils sur le logement, moyen de locomotion etc..., je n'ai jamais été déçue sur ce site depuis de nombreuses années maintenant.
Merci encore
Escale de 2 heures à Montréal pour retour Los Angeles-Paris English translation pending
bonjour,
j'ai une escale de 2 heures )à Quebec lors de mon retour los angeles Paris, faut il un visa?, ou mon seul passeport suffit?, quelles formalités pour ado de 15 ans (je suis sa mere, et je voyage seule avec lui).... et enfin 2 heures suffisent pour ne pas rater mon vol Quebec - Paris?
par avance merci de vos reponses
Compte rendu croisière sur MSC Musica du 11 au 18 décembre 2013 English translation pending
Bonsoir! 🙂
A notre tour de faire un petit compte rendu de notre croisière , si vous avez des questions n'hésitez pas!😎
Nous sommes partis de Nantes via Paris direction Pointe à Pitre sur des vols Air France! nos valises ont été déposés à Nantes et nous les avons récupérés à PAP ! c'est là que nous avons mis les étiquettes msc. Concernant le vol rien à redire nous avions prévu de quoi nous occuper et finalement à l' aller comme au retour l'offre en dvd films récents et moins récents , films d'animations, séries télé etc, cd et autres nous ont suffit! de plus un repas et une collations nous ont été proposé !
Très bonne organisation à notre arrivée, peu d'attente , du personnel msc étaient là pour nous guider jusqu'au bus ( nous n'étions pas très nombreux un seul bus et pas complet). Embarquement rapide sur le bateau.
C'est notre 3 eme croisière avec msc nous avons donc rapidement retrouvé nos marques, et n 'avons pas été déçu /au bateau. En plus il est décoré pour noel !!!
Bémol: Nous avons trouvé le personnel au niveau des bars pas toujours très sympathiques 😠, beaucoup d'attente avant qu'ils ne viennent nous servir alors qu'il n'y a personne d'autre à servir... ils ne poussent pas à la consommation pourtant nous n'étions pas en all inclusive🤪, pas toujours au courant / aux forfaits et à leurs contenus?
pour le personnel au niveau des cabines toujours aussi serviables et sympathiques, au niveau du bureau des excursions ou de la réception ça a été également! personnel en majorité francophone au niveau des services ce qui est appréciable/ aux croisières que l'on a faites en méditerranée.
Pour les repas: nous avions choisi le 2nd service. Nous avons regretté ce choix ( judicieux en méditerranée pour nous mais pas dans les caraibes compte tenu du décalage horaire )car il est à 21h30 voir 21h45 ce qui est tard , nous avons eu du mal à profiter des soirées on sortait du resto le plus souvent à 23h30 . Donc un ptit café et au lit ensuite ( entre les journées plages et la fatigue du décalage horaire 😕 )
Nous avons fait 5 supers excursions avec msc: virgin gorda les bath's, saona, catamarn golden eagle à philisburg, kayak et plongée à antigua / rien à redire sur l'organisation belles excursions, des aminateurs locaux très conviviaux et festifs, punch à toutes les excursions et musique latino présentes également, petit groupe pour le cata et le kayak ( entre 12 et 35 personnes environ), dernière excursions à pointe a pitre avec acheminement à l'aéroport.
nous avons fait la Martinique ( jardin de balata en prenant le bus de ville puis promenade en ville) st domingue ( visite de la ville coloniale et ses boutiques le matin et plage de bocca chica en taxi l'après midi) par nos propres moyens. Nous n'avons pas ressenti d'insécurité là bas .
Hors excursions nous avions comme budget 100 dollars et 120 euros!
En conclusion nous sommes revenus enchantés de nos vacances avec 1800 photos( nous avions 2 appareils photos dont un étanche très pratique et super photos!)
Pour ceux qui connaissent Luigi nous avons eu le plaisir de les accueillir et de prendre un pot avec eux à leur arrivée la veille de notre départ, c'est pour des moments de partage comme cela que nous apprécions VoyageForum! Et ce n'est pas la première fois que nous faisons de telles rencontres par ce biais !
Nous nous projetons maintenant sur la prochaine croisière l'été prochain😏 en Grèce!
Bonnes fêtes de fin d'année à tous et bonne croisière!
Nous sommes partis de Nantes via Paris direction Pointe à Pitre sur des vols Air France! nos valises ont été déposés à Nantes et nous les avons récupérés à PAP ! c'est là que nous avons mis les étiquettes msc. Concernant le vol rien à redire nous avions prévu de quoi nous occuper et finalement à l' aller comme au retour l'offre en dvd films récents et moins récents , films d'animations, séries télé etc, cd et autres nous ont suffit! de plus un repas et une collations nous ont été proposé !
Très bonne organisation à notre arrivée, peu d'attente , du personnel msc étaient là pour nous guider jusqu'au bus ( nous n'étions pas très nombreux un seul bus et pas complet). Embarquement rapide sur le bateau.
C'est notre 3 eme croisière avec msc nous avons donc rapidement retrouvé nos marques, et n 'avons pas été déçu /au bateau. En plus il est décoré pour noel !!!
Bémol: Nous avons trouvé le personnel au niveau des bars pas toujours très sympathiques 😠, beaucoup d'attente avant qu'ils ne viennent nous servir alors qu'il n'y a personne d'autre à servir... ils ne poussent pas à la consommation pourtant nous n'étions pas en all inclusive🤪, pas toujours au courant / aux forfaits et à leurs contenus?
pour le personnel au niveau des cabines toujours aussi serviables et sympathiques, au niveau du bureau des excursions ou de la réception ça a été également! personnel en majorité francophone au niveau des services ce qui est appréciable/ aux croisières que l'on a faites en méditerranée.
Pour les repas: nous avions choisi le 2nd service. Nous avons regretté ce choix ( judicieux en méditerranée pour nous mais pas dans les caraibes compte tenu du décalage horaire )car il est à 21h30 voir 21h45 ce qui est tard , nous avons eu du mal à profiter des soirées on sortait du resto le plus souvent à 23h30 . Donc un ptit café et au lit ensuite ( entre les journées plages et la fatigue du décalage horaire 😕 )
Nous avons fait 5 supers excursions avec msc: virgin gorda les bath's, saona, catamarn golden eagle à philisburg, kayak et plongée à antigua / rien à redire sur l'organisation belles excursions, des aminateurs locaux très conviviaux et festifs, punch à toutes les excursions et musique latino présentes également, petit groupe pour le cata et le kayak ( entre 12 et 35 personnes environ), dernière excursions à pointe a pitre avec acheminement à l'aéroport.
nous avons fait la Martinique ( jardin de balata en prenant le bus de ville puis promenade en ville) st domingue ( visite de la ville coloniale et ses boutiques le matin et plage de bocca chica en taxi l'après midi) par nos propres moyens. Nous n'avons pas ressenti d'insécurité là bas .
Hors excursions nous avions comme budget 100 dollars et 120 euros!
En conclusion nous sommes revenus enchantés de nos vacances avec 1800 photos( nous avions 2 appareils photos dont un étanche très pratique et super photos!)
Pour ceux qui connaissent Luigi nous avons eu le plaisir de les accueillir et de prendre un pot avec eux à leur arrivée la veille de notre départ, c'est pour des moments de partage comme cela que nous apprécions VoyageForum! Et ce n'est pas la première fois que nous faisons de telles rencontres par ce biais !
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50 jours à pied dans L'Intérieur de la Papouasie, 1ère Partie English translation pending
SECOND TOME, CHAPITRE XII - COUSIN ET TANTINE
La nuit des temps, la route des missionnaires, le cargo cult et la recette de l'humain à la pierrade.
- (Spéciale dédicace à 321, tu le voulais ce texte? Et ben le voilà! La suite arrive incessamment sous peu😎) -
Mars 2006... Nous voilà partis avec un visa de deux mois en poche, ce qui est vraiment un minimum pour ce qu’on voulait faire, et de Jakarta on avait pris un avion pour Jayapura la capitale de la Papouasie occupée. Pas le bateau, me dis-tu ? Ben non, déjà les Pelni (les seuls à faire ce trajet à peu près rapidement) il n’y en a pas tous les jours ce qui signifie que tu peux facilement te retrouver trois-quatre jours à attendre qu’il y en ait un qui pointe le bout de sa proue, et ensuite dans le meilleur des cas ça met une semaine pour faire le trajet, le calcul est vite fait. L’avion ne coûte guère plus cher que le bateau en "kelas ekonomi", et puis de toute façon y a pas le choix, on peut pas se permettre de perdre d’entrée dix jours sur un misérable visa qui n'en compte que soixante. Tu verras d’ailleurs par la suite que bien nous en avait pris... Une fois à Jayapura on s'était occupés d'obtenir une « surat jalan » (sorte de permis-laisser-passer, obligatoire pour sortir des villes), et bien sûr il avait fallu batailler avec les poulets pour ne pas la payer trop cher, classique, tristement classique (voir le chapitre IX). On avait aussi acheté de la bouffe et certains articles introuvables dans l’intérieur, parmi lesquels des médocs costauds anti-palu-malaria parce que crois pas mais c'est un risque très sérieux dès qu’on quitte les montagnes du centre. Pour finir il ne nous restait plus qu'à trouver un avion pour Wamena, ce qui ne fut pas si facile car il n’y avait plus qu’une compagnie qui effectuait le trajet et en plus certains de ses avions étaient bloqués au sol pour problèmes techniques. Quels problèmes? Oh rien de grave, des fenêtres qui avaient du jeu et menaçaient de s'envoler, des trains d’atterrissage qui ne fonctionnaient pas, quelques petits désagréments bénins en somme. Opiniâtres comme à l’accoutumée on avait quand même réussi à en dégotter un pour le lendemain, avec ou sans problèmes techniques allez savoir. Pourquoi encore l'avion ? Tout simplement parce que c'est ça ou se taper un bon 700 kilomètres à pied, ce qui écornerait notre visa au-delà des limites du raisonnable... Tu as consulté une carte et tu as vu une route ? Oui, je te félicite, sur la carte il y en a une en effet, et elle y était déjà dans les années quatre-vingt-dix, mais ils ont oublié de préciser qu'elle était en construction. Faut croire qu'ils aiment bien se projeter dans le futur, même si à ce niveau-là ça relève carrément de la science-fiction parce qu'à mon humble avis cette route ne sera pas finie avant le siècle prochain, au bas mot (en 2013 elle ne l’était toujours pas, les travaux n'avancent pas à cause de deux obstacles naturels majeurs : la profondeur des poches des fonctionnaires en charge et l’étendue de leur incompétence). Cinq heures du mat’, en route ! Petit café à l'aéroport, cousin et tantine vont se faire enregistrer, je les suis cinq minutes plus tard. J’arrive au comptoir mais l’employée me dit que je dois prendre l’avion suivant. Et pourquoi donc s’il vous plaît ? Parce qu’il n y a plus de places dans celui qui part maintenant ! Meuh non, regarde mon ticket, j'ai un siège confirmé ! Elle s’en fout, elle a mis des sacs de riz à ma place et me dit, un sourire narquois aux lèvres, que j'aurais dû m'enregistrer plus tôt. Pardon ? L'enregistrement commence à six heures et il est six heures moins cinq, maintenant ça suffit, on arrête de rigoler et tu me donnes la carte d’embarquement ! Elle m'ignore et sort du comptoir, sans quitter son petit sourire ironique et bien sûr sans un mot d'excuse. Je la suis pas content en demandant des explications mais elle m'ignore de plus belle, elle commence à m’énerver celle-là. Une fois dans le bureau ça continue, toujours pas un mot mais un rictus à la commissure des lèvres qui en dit long. J’explose et je vire un coup de pied dans une chaise, et là pour le coup le sourire lui rentre dans la gorge. Espèce de #*$&^****, que je lui dis, tu as de la chance de pas être un homme !!! Des papous interviennent : calme-toi mister ! Me calmer ? Elle m’a viré de l’avion, ensuite même pas elle s’excuse ni ne dit quoique ce soit, et en plus elle se fout de moi, sale @%^* qu’elle est ! La petite fait un repli stratégique dans l’arrière-boutique, elle ne sourit plus et ma tension redescend un peu. Les papous me disent, à voix basse : tu sais, ils sont comme ça les indonésiens, quelqu'un leur glisse un billet et ils lui revendent ton siège... Soupir !!! Oui, je sais, ça va, j'ai compris, je prendrai le suivant ! Je vais mettre au courant cousin et tantine puis vais me reboire un café, que puis-je faire d’autre ? Au moment de l’enregistrement pour l’avion suivant, tiens, c'est bizarre, la fille n'est pas là, à sa place il y a un employé masculin et il me regarde d'un drôle d'air... Le vol s’effectue sans encombre, on vole à basse altitude et on peut admirer à loisir la forêt et les montagnes, ainsi que des petites volutes de fumée çà et là qui indiquent une présence humaine... Arrivé à Wamena les potes m'accueillent en grande pompe. J’avais oublié de leur dire où était le seul hôtel pas cher du coin mais ils connaissent la musique, ils l’ont trouvé en deux-deux et ont déjà réservé une chambre pour le naps. Ils sont accompagnés de papous qui espèrent qu’on va louer leurs services pour aller marcher. Les tarifs sont prohibitifs : 200000 roupies pour un guide qui parle anglais, 100000 pour un qui ne le parle pas. Merci les gars mais on va marcher sans guide, y en a franchement pas besoin vu que la vallée de la Baliem c'est pas la forêt impénétrable, ne vous inquietez pas, on va très bien s'y retrouver tout seuls comme des grands ! Ce qui est tout à fait vrai, on voit très bien, quand on arrive en avion, que les abords immédiats de ladite vallée ont été déforestés et qu’il est facile d'aller de bled en bled au départ de Wamena. Et aussi on ne le leur dit pas mais, et d'une leurs prix sont bien trop élevés, et de deux on veut faire travailler les gens des petits villages qui n’ont que très rarement l’occasion d’accompagner des touristes vu que tout le monde affrète les services des gars de Wamena qui leur sautent dessus dès leur descente d’avion, et de trois ces gars de Wamena ne connaissent que les abords immédiats de la vallée mais pour aller plus loin il faut de toute manière des gens du cru. Car on veut traverser la chaîne des montagnes centrales et continuer au-delà jusqu'à la côte sud, autant dire pas la porte ni la forêt à côté... Il est temps d'aller montrer patte blanche et surat jalan chez les flics, c'est pas qu’on les aime ces tordus mais c'est obligatoire et ils rigolent pas avec ça. Si tu me crois pas va lire les brillantissimes chapitre VIII et X du premier tome, tu verras de quoi il retourne et ce qui arrive aux étourdis qui ont oublié leur surat jalan. Ils nous regardent d’un œil un peu suspicieux vu tous les noms d’endroits où nous prévoyons de passer que mentionne notre permis, petit serrage de fesses et profil bas, pas qu’ils nous interdisent je ne sais quoi... Ouf, c'est passé, maintenant on peut aller se balader dans Wamena et profiter de notre dernier jour à manger pas trop mal et à pouvoir se doucher. Petits serrages de mains avec les quelques papys irréductibles du coin qui sont toujours « habillés » à l’ancienne, c'est à dire à poil avec un étui pénien pour tout vêtement, et dont le cheminement intérieur a dû être grosso modo comme suit : je m’en tape de toute ces drôles d'inventions, de ce métal, de ces avions et de cette religion bizarre que les faces de craie sont venus nous emmener, et je m’en tape aussi qu’ils aient dit qu’il fallait porter des vêtements, moi je suis né comme ça et je mourrai comme ça ! Perso je respecte cette attitude... Évidemment il y en a de moins en moins, aujourd'hui quasiment tout le monde porte des vêtements et de fait on assiste à la fin d'une époque. Ou dit plus joliment, avec cette verve poétique qui m'a rendu célèbre dans les salons à la mode, le soleil de leur civilisation a déjà glissé sous l'horizon, et ce à quoi l'on assiste de nos jours sont les derniers rayons qu'il darde au monde avant de disparaître complètement et à jamais. Les missionnaires y sont pour quelque chose, car ils ont été très actifs dans la région, mais il ne faut pas oublier non plus le rôle du gouvernement indonésien pour lequel il n'est pas convenable de se balader les fesses et la poitrine exposées aux regards ambiants et de ne pas avoir de religion. Est-ce un bien, ou est-ce un mal ? Va savoir, c'est difficile à dire car il y a du pour et du contre des deux cotés, mais en tout cas aucun des papous avec lesquels j'ai parlé de cet état de fait ne regrettait le bon vieux temps. Tous se disent heureux que les guerres tribales et le cannibalisme se soient arrêtés, et de pouvoir maintenant aller se promener dans le bled d'à côté sans avoir peur de finir en ragoût ou en méchoui, ou de se faire cribler de flèches. Certains occidentaux regrettent la disparition des cultures primordiales et souhaiteraient que perdurent ce qu’on a appelé les « Disneyland à ethnologues », histoire de pouvoir aller faire mumuse à prendre de belles photos ou à écrire de beaux livres sur la question des peuplades dites primitives, sauf que les papous, qui à mon avis sont quand même les premiers concernés, n'en font pas cas et disent tous carrément que ce qu’on appelle leur culture ancestrale ne valait pas un clou, qu’il y avait trop de magie noire, de violence etc., et que maintenant ils ont évolué et en sont bien contents. Ma foi, ils sont libres de leur choix, n'est-ce pas ? Pour en revenir aux papys, quand on leur serre la main c'est un vrai serrage de pinces, pas un truc visqueux comme le salaman indonésien où la main glisse rapidement dans la pogne de l’autre comme si on avait peur de se salir. Les papys papous, ils te chopent la mimine et te la lâchent plus pendant un moment tout en t'examinant, te scrutant et te détaillant, les yeux dans les yeux. Si tu en fais autant tu vas probablement ressentir qu'il y a un drôle de sentiment qui passe, j'en parle souvent car ça m'a vraiment impressionné : la rencontre entre un gars qui est né à l'âge de pierre (car les papous n’avaient pas découvert le secret des métaux, à l'époque tous leurs outils étaient en pierre), qui a été cannibale dans ses jeunes années et qui a vécu toute sa vie en contact étroit avec la nature, et un autre gars qui, lui, est né à l'époque des fusées spatiales, de la télé etc., et qui dès sa naissance a été coupé de la nature par la « civilisation » moderne matérialiste. Deux homo sapiens, donc deux représentants de la même espèce, et pourtant deux histoires personnelles si différentes, séparées par le contexte socioculturel bien sûr mais aussi par plusieurs millénaires d’histoire. Et tout ça qui passe, là, dans le regard, en quelques secondes, une sensation vraiment étrange et difficile à expliquer (je n'y arrive d’ailleurs pas comme je le voudrais) et qu’il faut ressentir par soi-même pour comprendre... J’avais déjà senti ça la première fois que j’étais passé à Wamena quelques années auparavant et avais assisté au festival de la vallée, et si tu as lu l’excellent chapitre X du premier tome tu auras remarqué que le passage ci-dessus en a été copié, oui, de nos jours on fait de la récupe avec tout... Wamena, c’est pas que c’est l’enfer, mais y a pas grand chose et donc après un bon repas, une bonne douche et un bon dodo il ne nous restait plus qu’à partir le lendemain matin. Les quinze premiers kilomètres se firent en transport local avec une bande de papous. Une route ? Oui, faut pas croire que les indos n’ont rien fait pour la Papouasie, ils ont quand même, en remerciement de tout l'or, le gaz, le pétrole, le cuivre et le bois qu’ils ont piqué et piquent encore à leurs légitimes propriétaires, goudronné quinze bornes, pas de la rigolade ! Goudronné c'est un bien grand mot remarque, une myriade de nids de poule ponctue le trajet... Le pick-up nous laisse là où finit son parcours, c’est à dire là où finit le goudron-gruyère, et c’est le début de la marche. Au début quelques papous qui étaient avec nous dans le véhicule nous accompagnent car ils vont dans la même direction, puis arrivés au croisement où nos routes se séparent ils nous font voir un pont suspendu sur la rivière qu’il va nous falloir traverser pour aller vers là où on veut aller. Naps, il fait comme le capitaine Haddock dans Tintin au Tibet : il part comme une flèche et caracole un instant dans le peloton de tête, avant de se faire rapidement rattraper et distancer, et de finir en peu glorieuse lanterne rouge. Je m’étais pourtant bien moqué du capitaine Haddock à l'époque où j’avais lu l’album... On passe le pont et on s’engage sur un sentier. C’est du facile, franchement je comprends pas ce qu’ils ont tous à prendre des guides pour ce type de parcours, le chemin à suivre est quand même évident. On passe par des petites huttes et des plantations où comme d'habitude il n’y a que les femmes qui travaillent, c’est qu’ils sont malins les papous, et à chaque fois salutations et petite conversation sont de rigueur. Parfois il faut enjamber des barrières, ou disons des amoncellements de bouts de bois, probablement mis là pour que les cochons, l'or de la Baliem, n'aillent pas batifoler trop loin et se perdent ou se fassent embarquer par les voisins. Parce que là ça finirait mal, ou comme ils avaient expliqué l’année où j’étais venu pour le festival : aux temps révolus d’avant les missionnaires, les guerres tribales démarraient toujours pour un ou plusieurs des trois motifs suivants, à savoir vol de terres, vol de cochons ou vol de femmes (est-ce si différent dans nos sociétés dites modernes, je laisse le soin de développer à d'autres)... On rencontre un papy et son étui pénien, et on s'engage dans une discute avec lui car il est très communicatif. Malheureusement il parle pas indo et nous on entrave rien à l'austronésien, très vite ça tourne au dialogue de sourds. On croit comprendre malgré tout qu’il échangerait bien son sac en écorce d’arbre tressée contre un de nos sacs à dos, mais même si le noken (ça s’appelle comme ça) est très beau nous déclinons l’offre... La fin de la journée s’annonce, il va falloir trouver où dormir. Le sentier bifurque et à quelques centaines de mètres sur la droite on voit un hameau, voilà qui fera une très bonne halte pour la nuit. On rencontre deux papous qui nous demandent où on va et qui nous proposent de dormir chez eux, ils habitent un peu plus loin. On les suit et arrive à lieu-dit où il y a deux huttes, chacune de part et d’autre du chemin, et ils nous en cèdent une pour notre usage personnel. On s'installe et on converse un peu, ils sont ma foi sympas. Le mobilier est réduit à sa plus simple expression, c'est-à-dire rien, et chacun étend, qui leur couverture de survie, qui son plastique, pour dormir au dessus de la paille et ne pas déranger les puces qui en ont fait leur résidence principale. Comme déjà dit dans le chapitre IX les papous ne sont pas très doués pour recevoir, et en conséquence personne ne nous propose de manger ou ne nous questionne au sujet de si on a des provisions qu'on voudrait cuisiner. Va savoir pourquoi on est un peu gênés et on ne demande rien, le repas du soir se composera donc de nouilles déshydratées crues, un régal aux dires des indos... Pas de feu, vu comme les murs en chaume sont isolés et vue l'altitude ça caillera dur cette nuit-là. On y survit, et le lendemain on tend au maître de maison 10000 roupies tête, ce qui est un prix plus que raisonnable en regard du standing proposé. Oui mais voilà, le monsieur, qui avait pourtant l’air si gentil hier soir, il veut 50000 par personne ! Cousin reste impassible comme à son habitude, tantine et naps s'énervent pour trois : quoi ? Tu rigoles ? Même à Wamena on a payé moins cher à l’hôtel, et pour une chambre avec l'électricité, un lit, des couvertures et une salle de bains ! On finit par payer ce qu’on avait estimé correct, mais hélas on se quitte un peu fâchés. C’est ma faute, j'aurais dû y penser, on est encore trop près de Wamena et il y a tellement de gros malins qui sont passés par là et on jeté l’argent par les fenêtres que les papous du coin nous prennent pour de riches fous qui n’ont pas la notion de l’argent, c'était à prévoir. Ça nous servira de leçon, et il est clair qu'à partir de la prochaine fois on négociera l’hébergement avant de l'accepter... La marche reprend et après deux ou trois heures j’arrive à un village (je dis « je » parce que ça faisait déjà belle lurette que mes deux loustics avaient distancé le capitaine Haddock), et découvre cousin en train de faire un feu au moyen de la perle de son attirail, un petit brûleur portatif high-tech. Un truc à manipuler avec précaution, ou, comme il dit lui-même : un jouet pour garçons ! On se fait quelques pâtes et c'est reparti. Tiens, on rencontre une occidentale, une australienne pour être précis, et si je signale le fait c'est parce que ce sera la seule face blanche qu’on verra en cinquante jours de voyage. Elle se fait une petite randonnée de quatre-cinq jours dans les environs de Wamena et est en compagnie de deux papous, l'un étant son mec et l'autre genre le porteur. Après les politesses et banalités d’usage on repart, et arrive à un petit pont après lequel ça va commencer à monter car il y a une colline à passer. Ça monte en effet mais j’aime mieux ça, car du coup Tintin et Tintine me distancent moins. On continue notre route et on rencontre pas mal de papous, tous assez étonnés de nous voir ici sans chaperon, ben vous avez pas de guide ? Ce sont des occasions de stopper cinq minutes et de tailler une bavette, et pour moi de reprendre mon souffle... Une fois tout en haut de la colline on arrive en vue de notre destination du jour, un village niché dans une vallée assez large. On y entre un peu avant le crépuscule et on avise un petit cours d’eau qui nous servira de débarbouilleur une fois qu’on sera installés. On nous indique le chef du village, et nous lui faisons nos hommages en tant qu’ambassadeurs du pays tricolore. Il y a une espèce de bâtiment « moderne » (je cite), c’est à dire pas une hutte mais plutôt une maison qu’on sait pas à quoi elle sert mais qu’il nous propose d’investir. Le palace est juste à côté de la cuisine et ce coup-ci on se fait à manger sans demander notre reste, la route ça creuse ! Les gens sont accueillants, on décide de passer une seconde nuit. Du coup on a l'occasion de discuter avec certains d'entre eux, et notamment avec le chef qui vient nous demander conseil car il a un gros problème. Tous les jours vers la même heure il sent comme des coups de couteau partout sur le corps et surtout dans le dos, ça fait déjà un bail que ça dure et aucun médicament n’y a rien fait. Évidemment ça fait très mal et ça le fatigue beaucoup, et évidemment aussi il ne peut quasiment plus rien faire comme travail physique. D'après lui il est victime du swangi (magie noire). Mais pourquoi quelqu'un vous voudrait-il du mal chef ? C’est que j’ai eu une embrouille rapport à une histoire de cochons avec les mecs du bled de l'autre côté de la rivière où c'est que les gens sont connus pour se livrer encore à des pratiques de sorcellerie car ils n’ont pas voulu se convertir au christianisme ! Je t'avais pas dit mais tantine est infirmière de formation, elle lui demande de nous faire voir ça. Il tombe sa chemise, et c’est vrai que son dos est constellé de dizaines de petites cicatrices qui ressembleraient bien à des coups de pointe de couteau. Tantine est perplexe, elle n’a jamais vu ça de sa vie surtout qu'en plus le chef dit que ces cicatrices sont apparues spontanément à l’époque où tout a commencé. Bon, on n’est pas des magiciens, tout ce qu’on peut faire c’est lui expliquer deux-trois parades connues contre ce type de problèmes et notamment, vu qu’il est chrétien, certains versets à réciter qui sont utilisés dans les exorcismes et ces sortes de choses, en espérant que ça marche... Reconnaissant, car il a bien vu qu’on compatissait sincèrement à son état, il nous fait une ristourne sur le loyer, et pour nous guider (parce qu'à partir de maintenant les choses vont se compliquer et il est impensable de continuer seuls vu qu’il va falloir passer la chaîne des montagnes centrales) il nous offre les services de deux de ses hommes de confiance, deux frères. L’un est petit et trapu, avec des bras qu’on dirait des vérins hydrauliques (pas ce genre de bras gonflés en salles de muscu, plutôt le genre développés à force de jouer de la machette), il est pas causant mais nonobstant ce fait très sympa. L’autre a fait ses études en ville, et hélas comme beaucoup de papous est revenu dans son village d'origine à la fin de celles-ci car il n'a pas trouvé de boulot à cause de son origine ethnique (et oui, on parle toujours du racisme des blancs mais je peux te dire qu’il n’est rien comparé à celui des asiates envers ceux qui ont la peau foncée et qu’ils traitent ouvertement de sous-race, de singes etc.), il parle très bien indonésien, est plus bavard que son frère mais tout aussi sympa, le compagnon de voyage idéal. Nous nous mîmes donc en route. Le plus jeune est bien équipé, doudoune et bottes en caoutchouc qu'il a dû ramener de la ville, son grand frère est un vrai montagnard en tee-shirt et pieds nus... Seulement naps, il avait un petit problème à son pied pourri. Je parle souvent de ce pied, et je vais donc t’expliquer succinctement de quoi il retourne : quand j’étais gamin je me suis pris un bus dans la face une fois que j'étais à vélo, et c’est le pied qui a pris. Les docs ont pu en sauver une partie, mais j’y ai laissé des plumes et ai été obligé de me faire réopérer plusieurs fois. La dernière en date c'était en 1995 et je m’étais fait raboter, entre autres, un bout d’os au niveau de l’endroit sous la plante où se trouve normalement le troisième orteil. Je sais pas ce que le chirurgien a traficoté mais depuis j’ai de temps en temps une petite infection pile là où il a raboté, je suppose qu’il avait pas dû faire son boulot très consciencieusement et que quelques petits bouts d’os ou de je ne sais quoi sont restés. C'est qu'il était pas content le monsieur, car j'avais refusé de payer le dépassement tarif sécu éhonté qu'il pratiquait et avais tourné les talons en disant que puisque c’était comme ça d’opération il n'y aurait point. Sa secrétaire m'avait rattrapé en me disant qu'on pouvait s'arranger, marchands de tapis qu'ils sont, et l'acte chirurgical avait finalement eu lieu, mais l'autre margoulin s'était un peu braqué contre mon insigne personne. Je m'en étais bien rendu compte quand il avait dû se fendre de sa visite post-opératoire et avait arraché le drain que j'avais au pied sans ménagement aucun, à tel point que l’infirmière lui avait dit d'y aller un peu plus doucement quand même. Une sale type qui ne pense qu'au pognon, et qui bien que venant d'une famille aisée et portant un nom à particule ne voit aucun obstacle moral à demander des rallonges faramineuses à qui veut avoir l'honneur d’être opéré par lui, même si la personne en question ne roule visiblement pas sur l'or (là je parle de naps, je sais pas si tu avais suivi). Il n'est hélas pas le seul sur cette planète à thésauriser ainsi et à ne vivre, ne penser et n'agir que pour l'argent, et ma foi, grand bien lui fasse. Quel dommage qu'il ne puisse rien emporter dans sa tombe, toutes mes condoléances anticipées ! Bref, en tout cas là ça faisait déjà deux jours que l’infection était repartie, super. Oah, au début je m’étais pas inquiété, ça faisait pas trop mal et c’était juste l'histoire d'un petit abcès et d'une petite goutte de pus à nettoyer en fin de journée, et puis d’habitude ce n'était guère qu’une question de quelques jours d’inconfort avant que l'infection ne se soigne d'elle-même... Sauf que ce jour-là, au bout de peut-être deux ou trois heures de marche dans la boue et la flotte (car c était bien détrempé), ça faisait trop mal et je m’arrêtai démouler un peu le pied pour voir où ça en était. Las ! Je constatai que la goutte avait fait des petits, ce n’était non plus une mais bien trois ou quatre gouttes que je pressais, et une fois l’opération menée à son terme je vis qu’il restait un trou de la taille d'une tête d'allumette sous mon peton. Pour être franc ça ne m’étonnait pas tant que ça, marcher les pieds trempés ça n’a jamais aidé les infections. Un coup de désinfectant et je repars... Je rejoins le reste du groupe et leur fais part de la chose, à ce stade-là je pensais encore que ça allait guérir assez vite. Du coup forcément ma moyenne, qui était déjà pas brillante, chute, surtout que ça monte dur. Je finis par arriver, en même temps que la voiture balai, au but de la journée : la « gua batu ». En français ça veut dire « la grotte en pierre », ce qui semble bien être un pléonasme mais comme dit un de mes livres de langues orientales : ce type de structure est couramment utilisé et introduit un élément de précision supplémentaire qui peut nous paraître superflu... Toujours est-il, et pour rester dans le littéraire, qu’à ce niveau c’est plus du pléonasme mais de l’euphémisme, personne chez nous n’appellerait ça une grotte car tout au plus s’agit-il d'un renfoncement dans un rocher sous lequel on peut, et sous lequel justement on va, dormir. Il faut espérer qu’il ne pleuve pas trop fort cette nuit parce que sinon on va rigoler, surtout que comme on est montés en altitude ça caille sévère. On fait deux feux, on mange puis on se blottit pour la nuit comme des petites marmottes, on doit sûrement être mignons à regarder... Coup de bol il ne pleuvra pas cette nuit-là et au matin, après un petit dej' nouilleux, on reprend la route, ou plutôt la pente. On est maintenant plus ou moins au sommet des montagnes, je ne sais pas à quelle altitude mais depuis hier la flore a changé, il n’y a plus que quelques arbres rachitiques et un genre de toundra au sol. En tout cas le sol est mouillé et boueux à souhait, mon infection va aimer... Au bout d'un moment y a quasiment plus de végétation et ça devient très caillouteux. La topographie est bizarre, c’est assez plat et on voit bien que ça ne va plus monter mais ça ne descend pas encore. Le plus jeune frère reste avec moi qui suis constamment à la traîne, pas par mauvaise volonté mais parce que ça fait vraiment mal cette affaire ! On se prend une bonne pluie et voilà, on est trempés jusqu'aux os, parfait. Vers la fin de la journée notre maison d’hôte n'est toujours pas en vue et on a perdu les autres. On contourne une falaise, descend un peu et essaie de suivre le sentier, oui mais quel sentier au fait ? Car des sentiers il y en a plusieurs maintenant, enfin ce sont pas vraiment pas des sentiers mais disons que comme qu’il n y a plus vraiment de végétation et que donc tout est pelé fatalement tout se ressemble et on ne sait pas très bien quelle direction prendre. Ça pleut, il y a plein de brouillard, le guide me dit qu’il va partir en avant pour essayer de retrouver les autres. Le petit souci étant qu’il ne connaît pas le chemin, il m'avoue n’être en fait jamais passé par là et ne pas savoir où se trouve la hutte où on est censés dormir, l'habitué du coin c'est son grand frère. Ah oui, parce que j’avais oublié de te dire mais les papous ont monté un abri là-haut, car cette route est un axe important entre les villages et il arrive que des locaux soient pris par la nuit, comme nous quoi ! Il me propose de prendre mon sac pour que j’aille plus vite. Normalement je n’aime pas que quelqu'un d’autre que mézigue le porte, mais là pour le coup la situation n'est pas mirobolante et c'est vrai qu’il faut que je marche plus rapide. Je lui passe mon fidèle compagnon de toutes ces années de voyage et ensemble ils partent dans l'horizon brumeux, bientôt je ne les vois plus. Je continue à avancer au hasard, il pleut comme vache aux toilettes et la nuit tombe. Je commence à me dire que j’ai fait une bêtise de lui laisser mon sac car il y a tout mon matos de survie dedans, matos qui dans le pire des cas m’aurait au moins permis de dormir au sec, de mangeouiller un peu et de faire un feu. Sauf que là c’est lui qui l’a et que s’il ne me retrouve pas d’ici peu je vais passer une sale nuit tout seul, trempé, grelottant de froid et sans rien pour me réchauffer... Je marche, tout en battant ma coulpe, à chaque minute qui passe la nuit prend un peu plus le pas sur le jour et bientôt on n'y verra goutte, l'affaire est très mal engagée. Soudain, alors que la lumière de l'espoir vacillait de concert avec les derniers rayons du soleil se fondant dans le crépuscule, je vois une ombre qui s'approche dans ma direction. Serait-ce le swangi qui vient se repaître de ma souffrance et m'annoncer ma fin proche ? Non, c'est le guide, il a trouvé la maison d’hôte, elle est vers là-bas. En effet, après quelques minutes je vois une lueur poindre dans la pénombre, on y est, ouf ! L’intérieur, c'est cosy comme on dit en franglais. Le sol est recouvert de végétaux et deux grosses branches faisant office de piliers en soutiennent une troisième qui culmine à deux mètres au-dessus de nos têtes en guise de faîte, faîte sur lequel plusieurs épaisseurs de grandes feuilles ont été plaquées pour protéger des éléments. Y a pas à dire, c'est du bon boulot, l'étanchéification est parfaite. Tu faisais des cabanes quand tu étais petit ? Si oui alors tu vois à quoi ressemble cette auberge de station d'altitude papoue, par contre si tu as passé ton enfance hypnotisé par la télé et les jeux vidéos il se peut que tu aies du mal à conceptualiser la chose et en ce cas vois-m'en fort désolé pour toi. À l’intérieur, un bon feu, de la bouffe qui chauffe, et toute l’équipe qui est quand même soulagée de pas avoir perdu le naps en route, pas que ça aurait été une grande perte mais quand même... Je me fais sécher, essore mes chaussettes et les place près du foyer (en faisant gaffe qu'elles ne gouttent pas dans la casserole, tu m'as pris pour qui ?), et pour ce qui est de mon infection je ferai pas de commentaires, demain ça va être du sport... Petit à petit ça va mieux, la peau et les vêtements sèchent, les muscles se relâchent, l'estomac se remplit de riz, et tout finit dans une bonne nuit au sommet de cette montagne dont nous ne savons même pas le nom. Au petit matin il fait frisquet, une assiette de nouilles pour réchauffer la carcasse et en avant. Tout de suite le pied me lance, mais pas la peine de m’étendre sur le sujet, j'ai pas envie de passer pour un geignard... On commence à descendre et la foret redémarre, si tout va bien ce soir on sera arrivés à bon port. Mais hélas tout va pas bien, les papous ont pavé le chemin. Enfin pavé n'est pas le terme exact, il s'agit en fait de rondins de bois placés perpendiculairement à la pente. D’après nos guides c'est pour faciliter la marche rapport à la boue, d’après naps il valait mieux la boue parce que ça lui fait encore plus mal de poser son infection sur ce sol inégal car cannelé. Cela dit on ne peut que saluer la performance technique, imagine-toi des centaines ou plus de grosse branches qui font comme un gigantesque escalier, au milieu de nulle part entouré de forêt. Ah tiens il pleut, super, la fête bat son plein... Je tempête, peste, renne, rougne, renâcle, j'en passe et des meilleures, contre ces papous qui n'ont rien d'autre à faire que de placer des handicaps en travers de ma route qui était déjà assez difficile comme ça quand soudain, au détour d'une courbe, je découvre l'avant-garde qui a installé un petit camp et est en train de faire la popote. Que voilà une bonne nouvelle, c'est vrai qu'on est à la mi-journée et qu'il commençait à faire faim ! On repart, je râle de plus belle mais tout vient à point à qui sait attendre, vers le milieu de l’après-midi on a eu la montagne et les rondins à l'usure et c'est le retour sur le plat. Par contre on n'a plus le temps de poursuivre jusqu'au village à cause de je te fais pas un dessin pour te dire qui, on va dormir sur la route et justement il y a quelques cases qui s'annoncent. L'une d'elle nous accueille et le feu y est allumé, on est bon. Il n'y a bien sûr pas de meubles mais mis à part ça c'est bien équipé, y a moyen d'accrocher les chaussettes et le reste au dessus de l’âtre. L'enclos pour les cochons occupe quasiment tout le rez-de-chaussée, laissant juste une bande de disons un mètre de large pour les humains, mais pas d’inquiétude car on est dans un duplex avec chambre au premier. Le repas du soir est animé car les voisins sont venus nous visiter, et ils doivent nous trouver sympathiques car du coup ils rentrent pas chez eux mais décident de passer la nuit avec nous. Ça ne nous ravit pas, car l'espace est plus qu’exigu, mais que dire ? On s'entasse à l’étage, il y règne une température agréable entre le feu et la chaleur humaine et bientôt on imite les cochons et s'endort. Je me réveille à chais pas quelle heure, avec une envie pressante. Le feu est éteint et les ténèbres règnent, la chambre est jonchée de corps humains, mon pied me fait mal, l’échelle est étroite et branlante et en bas les cochons veillent, il me faudra toute mon agilité et toute ma nyctalopie pour réussir à descendre, sortir, me soulager et remonter sans déclencher un cataclysme... Un peu avant le lever du jour ils nourrissent les bestiaux, et ce jour-là j'ai compris d’où venait l'expression « manger comme un cochon ». Ça se bat, ça couine, ça grogne et ça grouine dans tous les sens, à tout-va et de concert, un vrai récital mais peu m'importe, je sombre à nouveau dans les bras de Morphée... Au petit matin il fait beau, les auspices nous sont favorables. On n'est plus très loin du village, et en fait on pourrait même dire qu'hier soir on a dormi en banlieue. Sur le chemin on rencontre un papy qui, au vu de mon boitillement, me suggère de me faire porter. Piqué au vif dans ma fierté (dans mon orgueil dis-tu ? Boaf, la frontière est mince) je l'envoie promener en lui disant que je suis venu jusqu'ici sur mes deux quilles et que je finirai sur mes deux quilles. Un pont à passer, un « impôt » à payer pour celui qui s'occupe de sa maintenance (vu l’état de l'ouvrage on est en droit de penser qu'il doit pas maintenir tous les jours), un coup de marchandage parce qu'avec les impôts on n'a jamais été très copains, encore un peu de marche et nous y sommes, un joli village de montagne. On nous indique la case du chef et nous nous y rendons de ce pas. Le chef c'est le papy de ce matin, aïe, incident diplomatique en vue ? Heureusement non, il est pas rancunier et même nous accueille très bien. Il a une hutte inoccupée, nous voilà en place. Après une nuit nos deux frères-guides prennent congé et ils vont nous manquer, ils ont été parfaits, autant sur le plan humain que professionnel, et leur souvenir restera gravé à jamais dans nos mémoires ! Il est pas mal ce petit bled et on décide d'y passer quelques jours. Ça reposera mon pied et ça nous permettra de passer du temps avec les locaux, parce que franchir des montagnes et patauger dans la boue c'est bien, mais faut pas oublier le côté humain non plus. Et justement de ce côté-là c'est bien typique, et les étrangers de passage que nous sommes sont accueillis à bras ouverts. Il y a une piste d'atterrissage qui, je te rassure, n'est pas goudronnée mais gazonnée, et qui sert de terrain de jeux et de pâturage vu qu'elle n'a pas l'air très fréquentée. Qui dit piste dit aérodrome, et qui dit aérodrome dit tour de contrôle, allons voir, ça doit valoir le coup d’œil. Tout est dans le même bâtiment, c'est-à-dire une baraque en planche, avec à l’intérieur une table, une radio posée dessus, deux-trois chaises et une équipe de papous qui passe ses journées à commérer au micro avec les tours de contrôle des villages alentours. Allô, tour de contrôle village A, tu m'entends ? Ici tour de contrôle village B, oui, je t'entends cinq sur cinq ! Quel temps il fait chez vous ? Il fait nuageux mais je crois qu'il va bientôt pleuvoir ! Ah bon ? Chez nous il fait soleil ! Ici tour de contrôle village C à village A, ce week-end y a untel qui se marie, passe le message à sa famille ! Ici village A, bien reçu ! Maintenant que j'y pense, une radio ça marche avec une batterie, mais comment font-ils pour la recharger vu qu'il n'y a pas d'électricité? Va savoir, mais en tout cas ça leur fait un passe-temps, parce que figure-toi que dans le coin les divertissements sont une denrée plus que rare. Quoique, ces jours-ci y a cousin, tantine et naps, représentants de la tribu des occidentaux de leur état, ça rompt un peu la monotonie... Tout le monde porte des habits, pas d’étuis pénien ni de fesses à l'air, les missionnaires sont passés par là. Ils leur ont dit que c’était très vilain de se promener peu habillé, en oubliant que Jésus sur sa croix était pas exactement en tenue de ville, et ils leur ont fait bâtir une église, comme d'hab quoi. Par contre ils ont oublié de leur expliquer comment construire une petite dérivation-canalisation en bambou depuis la rivière voisine afin que le bled ait l'eau courante et qu'il n'y ait plus besoin d'en charrier des litres et des litres, et aussi comment faire une évacuation-cheminée pour la fumée des feux ménagers au lieu de les laisser refouler en empestant toute la hutte et en faisant tousser toute la famille. Ben oui, que veux-tu, on peut pas être à la fois à l’église et à la planification urbaine, c'est comme ça, et puis de toute façon leur mission c’était la collecte d’âmes et pas le génie civil... Le papy-chef est un personnage haut en couleurs qui tient son village d'une main de fer, la clope y est interdite (même si un dealer en vend sous le manteau, mais il a intérêt à numéroter ses abattis) et idem pour l'alcool, c'est pas un mal. Vu qu'on est voisins on discute souvent ensemble, et il nous apprend que la route par laquelle on est passés est appelée « la route des missionnaires » car c'est par là que sont arrivés les premiers blancs, qui étaient aussi accessoirement des missionnaires en mission de repêchage d’âmes pour leur hiérarchie. Il se rappelle plus bien quand c’était, en 61 ? Ou en 62 ? Ou peut-être en 63 ? On va dire au début des années soixante, mais faut dire à la décharge du chef qu'avant cette époque ils ne comptaient pas les années en suivant le calendrier des visages pâles. Chef, vous habitiez ici à l’époque ? Oui, j’étais encore jeune mais j’étais déjà le chef, et je me rappelle très bien quand ils ont débarqué ! Et ensuite, ils ont fait quoi les missis ? Ils sont restés ici et ils nous ont expliqué le Jésus et le bon Dieu et tout, et après deux ou trois ans comme on était tous convertis ils sont allés au village d’à côté ! Et ? Et ben au village d’à côté ils ont fini à la casserole, et du coup on leur a fait une guerre tribale parce qu'on avait pas apprécié qu'ils aient mangé nos missis, c'est vrai quoi, on les aimait bien nos missis ! Ah oui, ce sont les risques du métier, et puis on peut les comprendre remarque, en voyant ces types à la peau blanche ils ont eu envie de goûter. Maintenant que le sujet est lancé on peut passer à la question suivante, en jouant aux naïfs : mais chef, avant les gens ils étaient cannibales ici ? Bien sûr ! Ils faisaient avaler son extrait de naissance au type qui était sur le menu, ensuite ils le mettaient sur une grande pierre plate avec un feu en-dessous, le hachaient menu avec des petits oignons et se le bâffraient ! À la manière dont il te racontait ça avec force gestes il t'en mettait l'eau à la bouche dis, ses yeux brillaient et ça devait lui rappeler des souvenirs, ah le bon vieux temps, y a que ça de vrai ! Allez, encore une question, un peu insidieuse : et vous chef, vous étiez cannibale ? Moi ? Ah non, beurk, c'est dégoûtant ! Mon œil, et je suis poli, ils étaient tous anthropophages, lui était le chef tribal, tu penses un peu s'il faisait ceinture pendant que les autres s'empiffraient. Mais il doit penser que ça nous choquerait s'il l'avouait, et même si nous ne le sommes pas le moins du monde autant changer de sujet... J’espère que toi non plus tu n'es pas choqué mais tu sais, c’était un acte rituel auquel nos ancêtres en Europe se livraient eux aussi. La consommation de viande humaine n’était pas quotidienne et avait uniquement pour but, au retour d'une guerre les bras chargés de captifs, d'annihiler complètement ses adversaires et de prendre leur force, ou quelque chose d'approchant. En écrivant ces lignes je me dis que c'est dommage qu'on n'ait pas pensé à lui demander s'il y a eu du « cargo cult » (culte du cargo, en anglais dans le texte) par ici. T'as déjà entendu parler du cargo cult ? Non ? Ça va, j'ai compris, j’étais presque au bout du chapitre mais tes désirs sont des ordres, je vais me fendre d'une rallonge... Pour commencer, représente-toi l’intérieur de la Papouasie à l’époque. Les papous ne vivaient pas à l'âge des cavernes, car ils dormaient déjà dans des huttes et connaissaient le feu, mais ils vivaient pour sûr à l'âge de pierre (tous leurs outils, haches, pointes de flèches, couteaux etc. étaient en pierre) et n'avaient pas découvert le principe de la roue, tu vois le tableau. Un beau jour v'là-t'y pas que surgissent de nulle part des humains bizarres, ils ont la peau blanche et des sortes de feuilles aux drôles de couleurs dont le matériau ressemble un peu à de l’écorce ou de la paille finement tressée recouvrent leur corps. Ils sont arrivés dans des grands oiseaux en métal, ce fameux métal mythique auquel les tribus qui vivent loin dans le nord près d'une grande étendue d'eau infinie ont parait-il accès. Ces blancs, ils sont incroyables, ils ont un stock inépuisable de métal, mais où ils ont trouvé tout ça ? Chais pas, ils parlent d'un Dieu aussi étrange qu'eux, un type ensanglanté sur une croix, et ils disent que notre animisme, notre magie noire, nos guerres tribales et nos étuis pénien c'est pas bien ! Leur Dieu fait pas très sérieux, mais il est clairement plus fort que nos Dieux-Esprits à nous, regarde tout ce métal, tous ces objets magiques... Ils racontent que ça vient de leur terre qui est dans la direction du soleil couchant et ils expliquent ça avec des mots comme usine, productivité, chaîne de montage, j'y comprends rien mais ce que je sais c'est que leur Dieu y est pour quelque chose, et que ces oiseaux magiques sont ses messagers qui emmènent des cadeaux aux humains ! Je crois que tu as raison, l'autre jour l'un d'eux parlait dans une boîte qui lui répondait, et après quelques jours un nouvel oiseau est arrivé ! Et si on faisait une statue en bois d'un de ces oiseaux et une boîte comme celle des blancs, peut-être qu'on pourrait demander à leur Dieu de nous envoyer des cadeaux à nous aussi ? Bonne idée, et si on prie bien comme il faut il va faire venir ses oiseaux pour nous ! Et voilà cher lecteur, le cargo cult est né. Enfin là j'ai transposé l'histoire dans le centre de la Papouasie mais pour être exact ce culte est né dans les îles de la région, et au début il ne s'agissait pas d'avions mais de bateaux car les premiers contacts avec les tribus côtières ont eu lieu par voie maritime, d’où le nom de cargo. Ensuite seulement sont venus les avions et les contacts avec les tribus de l’intérieur, mais le principe est le même. Histoires, légendes et miracles, comme toute religion qui se respecte quoi... À part ça, comme plus ou moins partout en Papouasie, ils ont de magnifiques arcs faits maison et cousin est intéressé. Naps aussi, et ce d'autant plus qu'il s'identifiait à Robin des Bois dans sa prime jeunesse, mais il en a déjà un qu'on lui avait offert dans le chapitre VIII du premier tome. Cousin se dégotte un modèle de voyage, c'est-à-dire la taille en-dessous du modèle classique qui est un peu encombrant, et le chef nous fait une démonstration d'archerie, nous prouvant que malgré son âge il a toujours bon pied bon œil. Tu l'aurais vu le papy, dès qu'il a eu l'arc en main il s'est mis à faire des bonds en poussant des cris, prêt à la guerre tribale, bon sang et atavisme ne sauraient mentir... Tantine m'a donné du pansement spécial, qui fait comme une seconde peau et permet aux plaies de mieux se refermer. Après quatre jours c'est toujours pas guéri (pour bien faire il aurait fallu faire un ou deux points de suture et pas poser le pied par terre pendant une bonne semaine, irréalisable dans les conditions présentes), mais ça va un peu mieux et il est temps de continuer notre chemin vers le sud de la route des missionnaires. Le chef nous présente un de ses adjoints, un grand papou taciturne que je sais pas pourquoi mais que je baptise instantanément parrain, qui sera notre guide. À ce qu'ils disent c'est un itineraire assez dangereux, car le sentier est très escarpé et très étroit avec un méchant dénivelé et la rivière en contrebas et qu'il faut passer quelques ponts très branlants. Ça a l'air de les inquiéter, mais si tu veux tout savoir nous ça ne nous préoccupe guère... Tu te demandes pourquoi je ne cite ni noms de personnes ni noms de lieux? C'est parce que durant les cinquante jours que dureront ce voyage on va rencontrer un commandant de la rébellion papoue, et même si j'imagine que peu, voire pas, d’indonésiens francophones liront le présent ouvrage n’empêche qu'au moins j'en dirai qui puisse permettre de l'identifier au mieux ça sera. Et puis crois pas, ils ont beaucoup d'espions mine de rien, même en Europe et je suis sérieux. Je connais un anglais qui est très proche des indépendantistes et qui m'a expliqué que le gouvernement indonésien surveille les sites internet en rapport avec le pays, et qu'ils ont des sbires à l’étranger qui espionnent les lieux et les gens impliqués dans le mouvement. Il en a même vu de ses yeux lors de réunions de l'organisation, mais les types se sont fait la malle quand ils se sont vus découverts (il valait mieux remarque). Trêve de paranoïa et en route, on est le matin du onzième jour ! (à suivre...) Le texte original et quelques photos sont sur mon blog, si le coeur vous en dit...
La nuit des temps, la route des missionnaires, le cargo cult et la recette de l'humain à la pierrade.
- (Spéciale dédicace à 321, tu le voulais ce texte? Et ben le voilà! La suite arrive incessamment sous peu😎) -
Mars 2006... Nous voilà partis avec un visa de deux mois en poche, ce qui est vraiment un minimum pour ce qu’on voulait faire, et de Jakarta on avait pris un avion pour Jayapura la capitale de la Papouasie occupée. Pas le bateau, me dis-tu ? Ben non, déjà les Pelni (les seuls à faire ce trajet à peu près rapidement) il n’y en a pas tous les jours ce qui signifie que tu peux facilement te retrouver trois-quatre jours à attendre qu’il y en ait un qui pointe le bout de sa proue, et ensuite dans le meilleur des cas ça met une semaine pour faire le trajet, le calcul est vite fait. L’avion ne coûte guère plus cher que le bateau en "kelas ekonomi", et puis de toute façon y a pas le choix, on peut pas se permettre de perdre d’entrée dix jours sur un misérable visa qui n'en compte que soixante. Tu verras d’ailleurs par la suite que bien nous en avait pris... Une fois à Jayapura on s'était occupés d'obtenir une « surat jalan » (sorte de permis-laisser-passer, obligatoire pour sortir des villes), et bien sûr il avait fallu batailler avec les poulets pour ne pas la payer trop cher, classique, tristement classique (voir le chapitre IX). On avait aussi acheté de la bouffe et certains articles introuvables dans l’intérieur, parmi lesquels des médocs costauds anti-palu-malaria parce que crois pas mais c'est un risque très sérieux dès qu’on quitte les montagnes du centre. Pour finir il ne nous restait plus qu'à trouver un avion pour Wamena, ce qui ne fut pas si facile car il n’y avait plus qu’une compagnie qui effectuait le trajet et en plus certains de ses avions étaient bloqués au sol pour problèmes techniques. Quels problèmes? Oh rien de grave, des fenêtres qui avaient du jeu et menaçaient de s'envoler, des trains d’atterrissage qui ne fonctionnaient pas, quelques petits désagréments bénins en somme. Opiniâtres comme à l’accoutumée on avait quand même réussi à en dégotter un pour le lendemain, avec ou sans problèmes techniques allez savoir. Pourquoi encore l'avion ? Tout simplement parce que c'est ça ou se taper un bon 700 kilomètres à pied, ce qui écornerait notre visa au-delà des limites du raisonnable... Tu as consulté une carte et tu as vu une route ? Oui, je te félicite, sur la carte il y en a une en effet, et elle y était déjà dans les années quatre-vingt-dix, mais ils ont oublié de préciser qu'elle était en construction. Faut croire qu'ils aiment bien se projeter dans le futur, même si à ce niveau-là ça relève carrément de la science-fiction parce qu'à mon humble avis cette route ne sera pas finie avant le siècle prochain, au bas mot (en 2013 elle ne l’était toujours pas, les travaux n'avancent pas à cause de deux obstacles naturels majeurs : la profondeur des poches des fonctionnaires en charge et l’étendue de leur incompétence). Cinq heures du mat’, en route ! Petit café à l'aéroport, cousin et tantine vont se faire enregistrer, je les suis cinq minutes plus tard. J’arrive au comptoir mais l’employée me dit que je dois prendre l’avion suivant. Et pourquoi donc s’il vous plaît ? Parce qu’il n y a plus de places dans celui qui part maintenant ! Meuh non, regarde mon ticket, j'ai un siège confirmé ! Elle s’en fout, elle a mis des sacs de riz à ma place et me dit, un sourire narquois aux lèvres, que j'aurais dû m'enregistrer plus tôt. Pardon ? L'enregistrement commence à six heures et il est six heures moins cinq, maintenant ça suffit, on arrête de rigoler et tu me donnes la carte d’embarquement ! Elle m'ignore et sort du comptoir, sans quitter son petit sourire ironique et bien sûr sans un mot d'excuse. Je la suis pas content en demandant des explications mais elle m'ignore de plus belle, elle commence à m’énerver celle-là. Une fois dans le bureau ça continue, toujours pas un mot mais un rictus à la commissure des lèvres qui en dit long. J’explose et je vire un coup de pied dans une chaise, et là pour le coup le sourire lui rentre dans la gorge. Espèce de #*$&^****, que je lui dis, tu as de la chance de pas être un homme !!! Des papous interviennent : calme-toi mister ! Me calmer ? Elle m’a viré de l’avion, ensuite même pas elle s’excuse ni ne dit quoique ce soit, et en plus elle se fout de moi, sale @%^* qu’elle est ! La petite fait un repli stratégique dans l’arrière-boutique, elle ne sourit plus et ma tension redescend un peu. Les papous me disent, à voix basse : tu sais, ils sont comme ça les indonésiens, quelqu'un leur glisse un billet et ils lui revendent ton siège... Soupir !!! Oui, je sais, ça va, j'ai compris, je prendrai le suivant ! Je vais mettre au courant cousin et tantine puis vais me reboire un café, que puis-je faire d’autre ? Au moment de l’enregistrement pour l’avion suivant, tiens, c'est bizarre, la fille n'est pas là, à sa place il y a un employé masculin et il me regarde d'un drôle d'air... Le vol s’effectue sans encombre, on vole à basse altitude et on peut admirer à loisir la forêt et les montagnes, ainsi que des petites volutes de fumée çà et là qui indiquent une présence humaine... Arrivé à Wamena les potes m'accueillent en grande pompe. J’avais oublié de leur dire où était le seul hôtel pas cher du coin mais ils connaissent la musique, ils l’ont trouvé en deux-deux et ont déjà réservé une chambre pour le naps. Ils sont accompagnés de papous qui espèrent qu’on va louer leurs services pour aller marcher. Les tarifs sont prohibitifs : 200000 roupies pour un guide qui parle anglais, 100000 pour un qui ne le parle pas. Merci les gars mais on va marcher sans guide, y en a franchement pas besoin vu que la vallée de la Baliem c'est pas la forêt impénétrable, ne vous inquietez pas, on va très bien s'y retrouver tout seuls comme des grands ! Ce qui est tout à fait vrai, on voit très bien, quand on arrive en avion, que les abords immédiats de ladite vallée ont été déforestés et qu’il est facile d'aller de bled en bled au départ de Wamena. Et aussi on ne le leur dit pas mais, et d'une leurs prix sont bien trop élevés, et de deux on veut faire travailler les gens des petits villages qui n’ont que très rarement l’occasion d’accompagner des touristes vu que tout le monde affrète les services des gars de Wamena qui leur sautent dessus dès leur descente d’avion, et de trois ces gars de Wamena ne connaissent que les abords immédiats de la vallée mais pour aller plus loin il faut de toute manière des gens du cru. Car on veut traverser la chaîne des montagnes centrales et continuer au-delà jusqu'à la côte sud, autant dire pas la porte ni la forêt à côté... Il est temps d'aller montrer patte blanche et surat jalan chez les flics, c'est pas qu’on les aime ces tordus mais c'est obligatoire et ils rigolent pas avec ça. Si tu me crois pas va lire les brillantissimes chapitre VIII et X du premier tome, tu verras de quoi il retourne et ce qui arrive aux étourdis qui ont oublié leur surat jalan. Ils nous regardent d’un œil un peu suspicieux vu tous les noms d’endroits où nous prévoyons de passer que mentionne notre permis, petit serrage de fesses et profil bas, pas qu’ils nous interdisent je ne sais quoi... Ouf, c'est passé, maintenant on peut aller se balader dans Wamena et profiter de notre dernier jour à manger pas trop mal et à pouvoir se doucher. Petits serrages de mains avec les quelques papys irréductibles du coin qui sont toujours « habillés » à l’ancienne, c'est à dire à poil avec un étui pénien pour tout vêtement, et dont le cheminement intérieur a dû être grosso modo comme suit : je m’en tape de toute ces drôles d'inventions, de ce métal, de ces avions et de cette religion bizarre que les faces de craie sont venus nous emmener, et je m’en tape aussi qu’ils aient dit qu’il fallait porter des vêtements, moi je suis né comme ça et je mourrai comme ça ! Perso je respecte cette attitude... Évidemment il y en a de moins en moins, aujourd'hui quasiment tout le monde porte des vêtements et de fait on assiste à la fin d'une époque. Ou dit plus joliment, avec cette verve poétique qui m'a rendu célèbre dans les salons à la mode, le soleil de leur civilisation a déjà glissé sous l'horizon, et ce à quoi l'on assiste de nos jours sont les derniers rayons qu'il darde au monde avant de disparaître complètement et à jamais. Les missionnaires y sont pour quelque chose, car ils ont été très actifs dans la région, mais il ne faut pas oublier non plus le rôle du gouvernement indonésien pour lequel il n'est pas convenable de se balader les fesses et la poitrine exposées aux regards ambiants et de ne pas avoir de religion. Est-ce un bien, ou est-ce un mal ? Va savoir, c'est difficile à dire car il y a du pour et du contre des deux cotés, mais en tout cas aucun des papous avec lesquels j'ai parlé de cet état de fait ne regrettait le bon vieux temps. Tous se disent heureux que les guerres tribales et le cannibalisme se soient arrêtés, et de pouvoir maintenant aller se promener dans le bled d'à côté sans avoir peur de finir en ragoût ou en méchoui, ou de se faire cribler de flèches. Certains occidentaux regrettent la disparition des cultures primordiales et souhaiteraient que perdurent ce qu’on a appelé les « Disneyland à ethnologues », histoire de pouvoir aller faire mumuse à prendre de belles photos ou à écrire de beaux livres sur la question des peuplades dites primitives, sauf que les papous, qui à mon avis sont quand même les premiers concernés, n'en font pas cas et disent tous carrément que ce qu’on appelle leur culture ancestrale ne valait pas un clou, qu’il y avait trop de magie noire, de violence etc., et que maintenant ils ont évolué et en sont bien contents. Ma foi, ils sont libres de leur choix, n'est-ce pas ? Pour en revenir aux papys, quand on leur serre la main c'est un vrai serrage de pinces, pas un truc visqueux comme le salaman indonésien où la main glisse rapidement dans la pogne de l’autre comme si on avait peur de se salir. Les papys papous, ils te chopent la mimine et te la lâchent plus pendant un moment tout en t'examinant, te scrutant et te détaillant, les yeux dans les yeux. Si tu en fais autant tu vas probablement ressentir qu'il y a un drôle de sentiment qui passe, j'en parle souvent car ça m'a vraiment impressionné : la rencontre entre un gars qui est né à l'âge de pierre (car les papous n’avaient pas découvert le secret des métaux, à l'époque tous leurs outils étaient en pierre), qui a été cannibale dans ses jeunes années et qui a vécu toute sa vie en contact étroit avec la nature, et un autre gars qui, lui, est né à l'époque des fusées spatiales, de la télé etc., et qui dès sa naissance a été coupé de la nature par la « civilisation » moderne matérialiste. Deux homo sapiens, donc deux représentants de la même espèce, et pourtant deux histoires personnelles si différentes, séparées par le contexte socioculturel bien sûr mais aussi par plusieurs millénaires d’histoire. Et tout ça qui passe, là, dans le regard, en quelques secondes, une sensation vraiment étrange et difficile à expliquer (je n'y arrive d’ailleurs pas comme je le voudrais) et qu’il faut ressentir par soi-même pour comprendre... J’avais déjà senti ça la première fois que j’étais passé à Wamena quelques années auparavant et avais assisté au festival de la vallée, et si tu as lu l’excellent chapitre X du premier tome tu auras remarqué que le passage ci-dessus en a été copié, oui, de nos jours on fait de la récupe avec tout... Wamena, c’est pas que c’est l’enfer, mais y a pas grand chose et donc après un bon repas, une bonne douche et un bon dodo il ne nous restait plus qu’à partir le lendemain matin. Les quinze premiers kilomètres se firent en transport local avec une bande de papous. Une route ? Oui, faut pas croire que les indos n’ont rien fait pour la Papouasie, ils ont quand même, en remerciement de tout l'or, le gaz, le pétrole, le cuivre et le bois qu’ils ont piqué et piquent encore à leurs légitimes propriétaires, goudronné quinze bornes, pas de la rigolade ! Goudronné c'est un bien grand mot remarque, une myriade de nids de poule ponctue le trajet... Le pick-up nous laisse là où finit son parcours, c’est à dire là où finit le goudron-gruyère, et c’est le début de la marche. Au début quelques papous qui étaient avec nous dans le véhicule nous accompagnent car ils vont dans la même direction, puis arrivés au croisement où nos routes se séparent ils nous font voir un pont suspendu sur la rivière qu’il va nous falloir traverser pour aller vers là où on veut aller. Naps, il fait comme le capitaine Haddock dans Tintin au Tibet : il part comme une flèche et caracole un instant dans le peloton de tête, avant de se faire rapidement rattraper et distancer, et de finir en peu glorieuse lanterne rouge. Je m’étais pourtant bien moqué du capitaine Haddock à l'époque où j’avais lu l’album... On passe le pont et on s’engage sur un sentier. C’est du facile, franchement je comprends pas ce qu’ils ont tous à prendre des guides pour ce type de parcours, le chemin à suivre est quand même évident. On passe par des petites huttes et des plantations où comme d'habitude il n’y a que les femmes qui travaillent, c’est qu’ils sont malins les papous, et à chaque fois salutations et petite conversation sont de rigueur. Parfois il faut enjamber des barrières, ou disons des amoncellements de bouts de bois, probablement mis là pour que les cochons, l'or de la Baliem, n'aillent pas batifoler trop loin et se perdent ou se fassent embarquer par les voisins. Parce que là ça finirait mal, ou comme ils avaient expliqué l’année où j’étais venu pour le festival : aux temps révolus d’avant les missionnaires, les guerres tribales démarraient toujours pour un ou plusieurs des trois motifs suivants, à savoir vol de terres, vol de cochons ou vol de femmes (est-ce si différent dans nos sociétés dites modernes, je laisse le soin de développer à d'autres)... On rencontre un papy et son étui pénien, et on s'engage dans une discute avec lui car il est très communicatif. Malheureusement il parle pas indo et nous on entrave rien à l'austronésien, très vite ça tourne au dialogue de sourds. On croit comprendre malgré tout qu’il échangerait bien son sac en écorce d’arbre tressée contre un de nos sacs à dos, mais même si le noken (ça s’appelle comme ça) est très beau nous déclinons l’offre... La fin de la journée s’annonce, il va falloir trouver où dormir. Le sentier bifurque et à quelques centaines de mètres sur la droite on voit un hameau, voilà qui fera une très bonne halte pour la nuit. On rencontre deux papous qui nous demandent où on va et qui nous proposent de dormir chez eux, ils habitent un peu plus loin. On les suit et arrive à lieu-dit où il y a deux huttes, chacune de part et d’autre du chemin, et ils nous en cèdent une pour notre usage personnel. On s'installe et on converse un peu, ils sont ma foi sympas. Le mobilier est réduit à sa plus simple expression, c'est-à-dire rien, et chacun étend, qui leur couverture de survie, qui son plastique, pour dormir au dessus de la paille et ne pas déranger les puces qui en ont fait leur résidence principale. Comme déjà dit dans le chapitre IX les papous ne sont pas très doués pour recevoir, et en conséquence personne ne nous propose de manger ou ne nous questionne au sujet de si on a des provisions qu'on voudrait cuisiner. Va savoir pourquoi on est un peu gênés et on ne demande rien, le repas du soir se composera donc de nouilles déshydratées crues, un régal aux dires des indos... Pas de feu, vu comme les murs en chaume sont isolés et vue l'altitude ça caillera dur cette nuit-là. On y survit, et le lendemain on tend au maître de maison 10000 roupies tête, ce qui est un prix plus que raisonnable en regard du standing proposé. Oui mais voilà, le monsieur, qui avait pourtant l’air si gentil hier soir, il veut 50000 par personne ! Cousin reste impassible comme à son habitude, tantine et naps s'énervent pour trois : quoi ? Tu rigoles ? Même à Wamena on a payé moins cher à l’hôtel, et pour une chambre avec l'électricité, un lit, des couvertures et une salle de bains ! On finit par payer ce qu’on avait estimé correct, mais hélas on se quitte un peu fâchés. C’est ma faute, j'aurais dû y penser, on est encore trop près de Wamena et il y a tellement de gros malins qui sont passés par là et on jeté l’argent par les fenêtres que les papous du coin nous prennent pour de riches fous qui n’ont pas la notion de l’argent, c'était à prévoir. Ça nous servira de leçon, et il est clair qu'à partir de la prochaine fois on négociera l’hébergement avant de l'accepter... La marche reprend et après deux ou trois heures j’arrive à un village (je dis « je » parce que ça faisait déjà belle lurette que mes deux loustics avaient distancé le capitaine Haddock), et découvre cousin en train de faire un feu au moyen de la perle de son attirail, un petit brûleur portatif high-tech. Un truc à manipuler avec précaution, ou, comme il dit lui-même : un jouet pour garçons ! On se fait quelques pâtes et c'est reparti. Tiens, on rencontre une occidentale, une australienne pour être précis, et si je signale le fait c'est parce que ce sera la seule face blanche qu’on verra en cinquante jours de voyage. Elle se fait une petite randonnée de quatre-cinq jours dans les environs de Wamena et est en compagnie de deux papous, l'un étant son mec et l'autre genre le porteur. Après les politesses et banalités d’usage on repart, et arrive à un petit pont après lequel ça va commencer à monter car il y a une colline à passer. Ça monte en effet mais j’aime mieux ça, car du coup Tintin et Tintine me distancent moins. On continue notre route et on rencontre pas mal de papous, tous assez étonnés de nous voir ici sans chaperon, ben vous avez pas de guide ? Ce sont des occasions de stopper cinq minutes et de tailler une bavette, et pour moi de reprendre mon souffle... Une fois tout en haut de la colline on arrive en vue de notre destination du jour, un village niché dans une vallée assez large. On y entre un peu avant le crépuscule et on avise un petit cours d’eau qui nous servira de débarbouilleur une fois qu’on sera installés. On nous indique le chef du village, et nous lui faisons nos hommages en tant qu’ambassadeurs du pays tricolore. Il y a une espèce de bâtiment « moderne » (je cite), c’est à dire pas une hutte mais plutôt une maison qu’on sait pas à quoi elle sert mais qu’il nous propose d’investir. Le palace est juste à côté de la cuisine et ce coup-ci on se fait à manger sans demander notre reste, la route ça creuse ! Les gens sont accueillants, on décide de passer une seconde nuit. Du coup on a l'occasion de discuter avec certains d'entre eux, et notamment avec le chef qui vient nous demander conseil car il a un gros problème. Tous les jours vers la même heure il sent comme des coups de couteau partout sur le corps et surtout dans le dos, ça fait déjà un bail que ça dure et aucun médicament n’y a rien fait. Évidemment ça fait très mal et ça le fatigue beaucoup, et évidemment aussi il ne peut quasiment plus rien faire comme travail physique. D'après lui il est victime du swangi (magie noire). Mais pourquoi quelqu'un vous voudrait-il du mal chef ? C’est que j’ai eu une embrouille rapport à une histoire de cochons avec les mecs du bled de l'autre côté de la rivière où c'est que les gens sont connus pour se livrer encore à des pratiques de sorcellerie car ils n’ont pas voulu se convertir au christianisme ! Je t'avais pas dit mais tantine est infirmière de formation, elle lui demande de nous faire voir ça. Il tombe sa chemise, et c’est vrai que son dos est constellé de dizaines de petites cicatrices qui ressembleraient bien à des coups de pointe de couteau. Tantine est perplexe, elle n’a jamais vu ça de sa vie surtout qu'en plus le chef dit que ces cicatrices sont apparues spontanément à l’époque où tout a commencé. Bon, on n’est pas des magiciens, tout ce qu’on peut faire c’est lui expliquer deux-trois parades connues contre ce type de problèmes et notamment, vu qu’il est chrétien, certains versets à réciter qui sont utilisés dans les exorcismes et ces sortes de choses, en espérant que ça marche... Reconnaissant, car il a bien vu qu’on compatissait sincèrement à son état, il nous fait une ristourne sur le loyer, et pour nous guider (parce qu'à partir de maintenant les choses vont se compliquer et il est impensable de continuer seuls vu qu’il va falloir passer la chaîne des montagnes centrales) il nous offre les services de deux de ses hommes de confiance, deux frères. L’un est petit et trapu, avec des bras qu’on dirait des vérins hydrauliques (pas ce genre de bras gonflés en salles de muscu, plutôt le genre développés à force de jouer de la machette), il est pas causant mais nonobstant ce fait très sympa. L’autre a fait ses études en ville, et hélas comme beaucoup de papous est revenu dans son village d'origine à la fin de celles-ci car il n'a pas trouvé de boulot à cause de son origine ethnique (et oui, on parle toujours du racisme des blancs mais je peux te dire qu’il n’est rien comparé à celui des asiates envers ceux qui ont la peau foncée et qu’ils traitent ouvertement de sous-race, de singes etc.), il parle très bien indonésien, est plus bavard que son frère mais tout aussi sympa, le compagnon de voyage idéal. Nous nous mîmes donc en route. Le plus jeune est bien équipé, doudoune et bottes en caoutchouc qu'il a dû ramener de la ville, son grand frère est un vrai montagnard en tee-shirt et pieds nus... Seulement naps, il avait un petit problème à son pied pourri. Je parle souvent de ce pied, et je vais donc t’expliquer succinctement de quoi il retourne : quand j’étais gamin je me suis pris un bus dans la face une fois que j'étais à vélo, et c’est le pied qui a pris. Les docs ont pu en sauver une partie, mais j’y ai laissé des plumes et ai été obligé de me faire réopérer plusieurs fois. La dernière en date c'était en 1995 et je m’étais fait raboter, entre autres, un bout d’os au niveau de l’endroit sous la plante où se trouve normalement le troisième orteil. Je sais pas ce que le chirurgien a traficoté mais depuis j’ai de temps en temps une petite infection pile là où il a raboté, je suppose qu’il avait pas dû faire son boulot très consciencieusement et que quelques petits bouts d’os ou de je ne sais quoi sont restés. C'est qu'il était pas content le monsieur, car j'avais refusé de payer le dépassement tarif sécu éhonté qu'il pratiquait et avais tourné les talons en disant que puisque c’était comme ça d’opération il n'y aurait point. Sa secrétaire m'avait rattrapé en me disant qu'on pouvait s'arranger, marchands de tapis qu'ils sont, et l'acte chirurgical avait finalement eu lieu, mais l'autre margoulin s'était un peu braqué contre mon insigne personne. Je m'en étais bien rendu compte quand il avait dû se fendre de sa visite post-opératoire et avait arraché le drain que j'avais au pied sans ménagement aucun, à tel point que l’infirmière lui avait dit d'y aller un peu plus doucement quand même. Une sale type qui ne pense qu'au pognon, et qui bien que venant d'une famille aisée et portant un nom à particule ne voit aucun obstacle moral à demander des rallonges faramineuses à qui veut avoir l'honneur d’être opéré par lui, même si la personne en question ne roule visiblement pas sur l'or (là je parle de naps, je sais pas si tu avais suivi). Il n'est hélas pas le seul sur cette planète à thésauriser ainsi et à ne vivre, ne penser et n'agir que pour l'argent, et ma foi, grand bien lui fasse. Quel dommage qu'il ne puisse rien emporter dans sa tombe, toutes mes condoléances anticipées ! Bref, en tout cas là ça faisait déjà deux jours que l’infection était repartie, super. Oah, au début je m’étais pas inquiété, ça faisait pas trop mal et c’était juste l'histoire d'un petit abcès et d'une petite goutte de pus à nettoyer en fin de journée, et puis d’habitude ce n'était guère qu’une question de quelques jours d’inconfort avant que l'infection ne se soigne d'elle-même... Sauf que ce jour-là, au bout de peut-être deux ou trois heures de marche dans la boue et la flotte (car c était bien détrempé), ça faisait trop mal et je m’arrêtai démouler un peu le pied pour voir où ça en était. Las ! Je constatai que la goutte avait fait des petits, ce n’était non plus une mais bien trois ou quatre gouttes que je pressais, et une fois l’opération menée à son terme je vis qu’il restait un trou de la taille d'une tête d'allumette sous mon peton. Pour être franc ça ne m’étonnait pas tant que ça, marcher les pieds trempés ça n’a jamais aidé les infections. Un coup de désinfectant et je repars... Je rejoins le reste du groupe et leur fais part de la chose, à ce stade-là je pensais encore que ça allait guérir assez vite. Du coup forcément ma moyenne, qui était déjà pas brillante, chute, surtout que ça monte dur. Je finis par arriver, en même temps que la voiture balai, au but de la journée : la « gua batu ». En français ça veut dire « la grotte en pierre », ce qui semble bien être un pléonasme mais comme dit un de mes livres de langues orientales : ce type de structure est couramment utilisé et introduit un élément de précision supplémentaire qui peut nous paraître superflu... Toujours est-il, et pour rester dans le littéraire, qu’à ce niveau c’est plus du pléonasme mais de l’euphémisme, personne chez nous n’appellerait ça une grotte car tout au plus s’agit-il d'un renfoncement dans un rocher sous lequel on peut, et sous lequel justement on va, dormir. Il faut espérer qu’il ne pleuve pas trop fort cette nuit parce que sinon on va rigoler, surtout que comme on est montés en altitude ça caille sévère. On fait deux feux, on mange puis on se blottit pour la nuit comme des petites marmottes, on doit sûrement être mignons à regarder... Coup de bol il ne pleuvra pas cette nuit-là et au matin, après un petit dej' nouilleux, on reprend la route, ou plutôt la pente. On est maintenant plus ou moins au sommet des montagnes, je ne sais pas à quelle altitude mais depuis hier la flore a changé, il n’y a plus que quelques arbres rachitiques et un genre de toundra au sol. En tout cas le sol est mouillé et boueux à souhait, mon infection va aimer... Au bout d'un moment y a quasiment plus de végétation et ça devient très caillouteux. La topographie est bizarre, c’est assez plat et on voit bien que ça ne va plus monter mais ça ne descend pas encore. Le plus jeune frère reste avec moi qui suis constamment à la traîne, pas par mauvaise volonté mais parce que ça fait vraiment mal cette affaire ! On se prend une bonne pluie et voilà, on est trempés jusqu'aux os, parfait. Vers la fin de la journée notre maison d’hôte n'est toujours pas en vue et on a perdu les autres. On contourne une falaise, descend un peu et essaie de suivre le sentier, oui mais quel sentier au fait ? Car des sentiers il y en a plusieurs maintenant, enfin ce sont pas vraiment pas des sentiers mais disons que comme qu’il n y a plus vraiment de végétation et que donc tout est pelé fatalement tout se ressemble et on ne sait pas très bien quelle direction prendre. Ça pleut, il y a plein de brouillard, le guide me dit qu’il va partir en avant pour essayer de retrouver les autres. Le petit souci étant qu’il ne connaît pas le chemin, il m'avoue n’être en fait jamais passé par là et ne pas savoir où se trouve la hutte où on est censés dormir, l'habitué du coin c'est son grand frère. Ah oui, parce que j’avais oublié de te dire mais les papous ont monté un abri là-haut, car cette route est un axe important entre les villages et il arrive que des locaux soient pris par la nuit, comme nous quoi ! Il me propose de prendre mon sac pour que j’aille plus vite. Normalement je n’aime pas que quelqu'un d’autre que mézigue le porte, mais là pour le coup la situation n'est pas mirobolante et c'est vrai qu’il faut que je marche plus rapide. Je lui passe mon fidèle compagnon de toutes ces années de voyage et ensemble ils partent dans l'horizon brumeux, bientôt je ne les vois plus. Je continue à avancer au hasard, il pleut comme vache aux toilettes et la nuit tombe. Je commence à me dire que j’ai fait une bêtise de lui laisser mon sac car il y a tout mon matos de survie dedans, matos qui dans le pire des cas m’aurait au moins permis de dormir au sec, de mangeouiller un peu et de faire un feu. Sauf que là c’est lui qui l’a et que s’il ne me retrouve pas d’ici peu je vais passer une sale nuit tout seul, trempé, grelottant de froid et sans rien pour me réchauffer... Je marche, tout en battant ma coulpe, à chaque minute qui passe la nuit prend un peu plus le pas sur le jour et bientôt on n'y verra goutte, l'affaire est très mal engagée. Soudain, alors que la lumière de l'espoir vacillait de concert avec les derniers rayons du soleil se fondant dans le crépuscule, je vois une ombre qui s'approche dans ma direction. Serait-ce le swangi qui vient se repaître de ma souffrance et m'annoncer ma fin proche ? Non, c'est le guide, il a trouvé la maison d’hôte, elle est vers là-bas. En effet, après quelques minutes je vois une lueur poindre dans la pénombre, on y est, ouf ! L’intérieur, c'est cosy comme on dit en franglais. Le sol est recouvert de végétaux et deux grosses branches faisant office de piliers en soutiennent une troisième qui culmine à deux mètres au-dessus de nos têtes en guise de faîte, faîte sur lequel plusieurs épaisseurs de grandes feuilles ont été plaquées pour protéger des éléments. Y a pas à dire, c'est du bon boulot, l'étanchéification est parfaite. Tu faisais des cabanes quand tu étais petit ? Si oui alors tu vois à quoi ressemble cette auberge de station d'altitude papoue, par contre si tu as passé ton enfance hypnotisé par la télé et les jeux vidéos il se peut que tu aies du mal à conceptualiser la chose et en ce cas vois-m'en fort désolé pour toi. À l’intérieur, un bon feu, de la bouffe qui chauffe, et toute l’équipe qui est quand même soulagée de pas avoir perdu le naps en route, pas que ça aurait été une grande perte mais quand même... Je me fais sécher, essore mes chaussettes et les place près du foyer (en faisant gaffe qu'elles ne gouttent pas dans la casserole, tu m'as pris pour qui ?), et pour ce qui est de mon infection je ferai pas de commentaires, demain ça va être du sport... Petit à petit ça va mieux, la peau et les vêtements sèchent, les muscles se relâchent, l'estomac se remplit de riz, et tout finit dans une bonne nuit au sommet de cette montagne dont nous ne savons même pas le nom. Au petit matin il fait frisquet, une assiette de nouilles pour réchauffer la carcasse et en avant. Tout de suite le pied me lance, mais pas la peine de m’étendre sur le sujet, j'ai pas envie de passer pour un geignard... On commence à descendre et la foret redémarre, si tout va bien ce soir on sera arrivés à bon port. Mais hélas tout va pas bien, les papous ont pavé le chemin. Enfin pavé n'est pas le terme exact, il s'agit en fait de rondins de bois placés perpendiculairement à la pente. D’après nos guides c'est pour faciliter la marche rapport à la boue, d’après naps il valait mieux la boue parce que ça lui fait encore plus mal de poser son infection sur ce sol inégal car cannelé. Cela dit on ne peut que saluer la performance technique, imagine-toi des centaines ou plus de grosse branches qui font comme un gigantesque escalier, au milieu de nulle part entouré de forêt. Ah tiens il pleut, super, la fête bat son plein... Je tempête, peste, renne, rougne, renâcle, j'en passe et des meilleures, contre ces papous qui n'ont rien d'autre à faire que de placer des handicaps en travers de ma route qui était déjà assez difficile comme ça quand soudain, au détour d'une courbe, je découvre l'avant-garde qui a installé un petit camp et est en train de faire la popote. Que voilà une bonne nouvelle, c'est vrai qu'on est à la mi-journée et qu'il commençait à faire faim ! On repart, je râle de plus belle mais tout vient à point à qui sait attendre, vers le milieu de l’après-midi on a eu la montagne et les rondins à l'usure et c'est le retour sur le plat. Par contre on n'a plus le temps de poursuivre jusqu'au village à cause de je te fais pas un dessin pour te dire qui, on va dormir sur la route et justement il y a quelques cases qui s'annoncent. L'une d'elle nous accueille et le feu y est allumé, on est bon. Il n'y a bien sûr pas de meubles mais mis à part ça c'est bien équipé, y a moyen d'accrocher les chaussettes et le reste au dessus de l’âtre. L'enclos pour les cochons occupe quasiment tout le rez-de-chaussée, laissant juste une bande de disons un mètre de large pour les humains, mais pas d’inquiétude car on est dans un duplex avec chambre au premier. Le repas du soir est animé car les voisins sont venus nous visiter, et ils doivent nous trouver sympathiques car du coup ils rentrent pas chez eux mais décident de passer la nuit avec nous. Ça ne nous ravit pas, car l'espace est plus qu’exigu, mais que dire ? On s'entasse à l’étage, il y règne une température agréable entre le feu et la chaleur humaine et bientôt on imite les cochons et s'endort. Je me réveille à chais pas quelle heure, avec une envie pressante. Le feu est éteint et les ténèbres règnent, la chambre est jonchée de corps humains, mon pied me fait mal, l’échelle est étroite et branlante et en bas les cochons veillent, il me faudra toute mon agilité et toute ma nyctalopie pour réussir à descendre, sortir, me soulager et remonter sans déclencher un cataclysme... Un peu avant le lever du jour ils nourrissent les bestiaux, et ce jour-là j'ai compris d’où venait l'expression « manger comme un cochon ». Ça se bat, ça couine, ça grogne et ça grouine dans tous les sens, à tout-va et de concert, un vrai récital mais peu m'importe, je sombre à nouveau dans les bras de Morphée... Au petit matin il fait beau, les auspices nous sont favorables. On n'est plus très loin du village, et en fait on pourrait même dire qu'hier soir on a dormi en banlieue. Sur le chemin on rencontre un papy qui, au vu de mon boitillement, me suggère de me faire porter. Piqué au vif dans ma fierté (dans mon orgueil dis-tu ? Boaf, la frontière est mince) je l'envoie promener en lui disant que je suis venu jusqu'ici sur mes deux quilles et que je finirai sur mes deux quilles. Un pont à passer, un « impôt » à payer pour celui qui s'occupe de sa maintenance (vu l’état de l'ouvrage on est en droit de penser qu'il doit pas maintenir tous les jours), un coup de marchandage parce qu'avec les impôts on n'a jamais été très copains, encore un peu de marche et nous y sommes, un joli village de montagne. On nous indique la case du chef et nous nous y rendons de ce pas. Le chef c'est le papy de ce matin, aïe, incident diplomatique en vue ? Heureusement non, il est pas rancunier et même nous accueille très bien. Il a une hutte inoccupée, nous voilà en place. Après une nuit nos deux frères-guides prennent congé et ils vont nous manquer, ils ont été parfaits, autant sur le plan humain que professionnel, et leur souvenir restera gravé à jamais dans nos mémoires ! Il est pas mal ce petit bled et on décide d'y passer quelques jours. Ça reposera mon pied et ça nous permettra de passer du temps avec les locaux, parce que franchir des montagnes et patauger dans la boue c'est bien, mais faut pas oublier le côté humain non plus. Et justement de ce côté-là c'est bien typique, et les étrangers de passage que nous sommes sont accueillis à bras ouverts. Il y a une piste d'atterrissage qui, je te rassure, n'est pas goudronnée mais gazonnée, et qui sert de terrain de jeux et de pâturage vu qu'elle n'a pas l'air très fréquentée. Qui dit piste dit aérodrome, et qui dit aérodrome dit tour de contrôle, allons voir, ça doit valoir le coup d’œil. Tout est dans le même bâtiment, c'est-à-dire une baraque en planche, avec à l’intérieur une table, une radio posée dessus, deux-trois chaises et une équipe de papous qui passe ses journées à commérer au micro avec les tours de contrôle des villages alentours. Allô, tour de contrôle village A, tu m'entends ? Ici tour de contrôle village B, oui, je t'entends cinq sur cinq ! Quel temps il fait chez vous ? Il fait nuageux mais je crois qu'il va bientôt pleuvoir ! Ah bon ? Chez nous il fait soleil ! Ici tour de contrôle village C à village A, ce week-end y a untel qui se marie, passe le message à sa famille ! Ici village A, bien reçu ! Maintenant que j'y pense, une radio ça marche avec une batterie, mais comment font-ils pour la recharger vu qu'il n'y a pas d'électricité? Va savoir, mais en tout cas ça leur fait un passe-temps, parce que figure-toi que dans le coin les divertissements sont une denrée plus que rare. Quoique, ces jours-ci y a cousin, tantine et naps, représentants de la tribu des occidentaux de leur état, ça rompt un peu la monotonie... Tout le monde porte des habits, pas d’étuis pénien ni de fesses à l'air, les missionnaires sont passés par là. Ils leur ont dit que c’était très vilain de se promener peu habillé, en oubliant que Jésus sur sa croix était pas exactement en tenue de ville, et ils leur ont fait bâtir une église, comme d'hab quoi. Par contre ils ont oublié de leur expliquer comment construire une petite dérivation-canalisation en bambou depuis la rivière voisine afin que le bled ait l'eau courante et qu'il n'y ait plus besoin d'en charrier des litres et des litres, et aussi comment faire une évacuation-cheminée pour la fumée des feux ménagers au lieu de les laisser refouler en empestant toute la hutte et en faisant tousser toute la famille. Ben oui, que veux-tu, on peut pas être à la fois à l’église et à la planification urbaine, c'est comme ça, et puis de toute façon leur mission c’était la collecte d’âmes et pas le génie civil... Le papy-chef est un personnage haut en couleurs qui tient son village d'une main de fer, la clope y est interdite (même si un dealer en vend sous le manteau, mais il a intérêt à numéroter ses abattis) et idem pour l'alcool, c'est pas un mal. Vu qu'on est voisins on discute souvent ensemble, et il nous apprend que la route par laquelle on est passés est appelée « la route des missionnaires » car c'est par là que sont arrivés les premiers blancs, qui étaient aussi accessoirement des missionnaires en mission de repêchage d’âmes pour leur hiérarchie. Il se rappelle plus bien quand c’était, en 61 ? Ou en 62 ? Ou peut-être en 63 ? On va dire au début des années soixante, mais faut dire à la décharge du chef qu'avant cette époque ils ne comptaient pas les années en suivant le calendrier des visages pâles. Chef, vous habitiez ici à l’époque ? Oui, j’étais encore jeune mais j’étais déjà le chef, et je me rappelle très bien quand ils ont débarqué ! Et ensuite, ils ont fait quoi les missis ? Ils sont restés ici et ils nous ont expliqué le Jésus et le bon Dieu et tout, et après deux ou trois ans comme on était tous convertis ils sont allés au village d’à côté ! Et ? Et ben au village d’à côté ils ont fini à la casserole, et du coup on leur a fait une guerre tribale parce qu'on avait pas apprécié qu'ils aient mangé nos missis, c'est vrai quoi, on les aimait bien nos missis ! Ah oui, ce sont les risques du métier, et puis on peut les comprendre remarque, en voyant ces types à la peau blanche ils ont eu envie de goûter. Maintenant que le sujet est lancé on peut passer à la question suivante, en jouant aux naïfs : mais chef, avant les gens ils étaient cannibales ici ? Bien sûr ! Ils faisaient avaler son extrait de naissance au type qui était sur le menu, ensuite ils le mettaient sur une grande pierre plate avec un feu en-dessous, le hachaient menu avec des petits oignons et se le bâffraient ! À la manière dont il te racontait ça avec force gestes il t'en mettait l'eau à la bouche dis, ses yeux brillaient et ça devait lui rappeler des souvenirs, ah le bon vieux temps, y a que ça de vrai ! Allez, encore une question, un peu insidieuse : et vous chef, vous étiez cannibale ? Moi ? Ah non, beurk, c'est dégoûtant ! Mon œil, et je suis poli, ils étaient tous anthropophages, lui était le chef tribal, tu penses un peu s'il faisait ceinture pendant que les autres s'empiffraient. Mais il doit penser que ça nous choquerait s'il l'avouait, et même si nous ne le sommes pas le moins du monde autant changer de sujet... J’espère que toi non plus tu n'es pas choqué mais tu sais, c’était un acte rituel auquel nos ancêtres en Europe se livraient eux aussi. La consommation de viande humaine n’était pas quotidienne et avait uniquement pour but, au retour d'une guerre les bras chargés de captifs, d'annihiler complètement ses adversaires et de prendre leur force, ou quelque chose d'approchant. En écrivant ces lignes je me dis que c'est dommage qu'on n'ait pas pensé à lui demander s'il y a eu du « cargo cult » (culte du cargo, en anglais dans le texte) par ici. T'as déjà entendu parler du cargo cult ? Non ? Ça va, j'ai compris, j’étais presque au bout du chapitre mais tes désirs sont des ordres, je vais me fendre d'une rallonge... Pour commencer, représente-toi l’intérieur de la Papouasie à l’époque. Les papous ne vivaient pas à l'âge des cavernes, car ils dormaient déjà dans des huttes et connaissaient le feu, mais ils vivaient pour sûr à l'âge de pierre (tous leurs outils, haches, pointes de flèches, couteaux etc. étaient en pierre) et n'avaient pas découvert le principe de la roue, tu vois le tableau. Un beau jour v'là-t'y pas que surgissent de nulle part des humains bizarres, ils ont la peau blanche et des sortes de feuilles aux drôles de couleurs dont le matériau ressemble un peu à de l’écorce ou de la paille finement tressée recouvrent leur corps. Ils sont arrivés dans des grands oiseaux en métal, ce fameux métal mythique auquel les tribus qui vivent loin dans le nord près d'une grande étendue d'eau infinie ont parait-il accès. Ces blancs, ils sont incroyables, ils ont un stock inépuisable de métal, mais où ils ont trouvé tout ça ? Chais pas, ils parlent d'un Dieu aussi étrange qu'eux, un type ensanglanté sur une croix, et ils disent que notre animisme, notre magie noire, nos guerres tribales et nos étuis pénien c'est pas bien ! Leur Dieu fait pas très sérieux, mais il est clairement plus fort que nos Dieux-Esprits à nous, regarde tout ce métal, tous ces objets magiques... Ils racontent que ça vient de leur terre qui est dans la direction du soleil couchant et ils expliquent ça avec des mots comme usine, productivité, chaîne de montage, j'y comprends rien mais ce que je sais c'est que leur Dieu y est pour quelque chose, et que ces oiseaux magiques sont ses messagers qui emmènent des cadeaux aux humains ! Je crois que tu as raison, l'autre jour l'un d'eux parlait dans une boîte qui lui répondait, et après quelques jours un nouvel oiseau est arrivé ! Et si on faisait une statue en bois d'un de ces oiseaux et une boîte comme celle des blancs, peut-être qu'on pourrait demander à leur Dieu de nous envoyer des cadeaux à nous aussi ? Bonne idée, et si on prie bien comme il faut il va faire venir ses oiseaux pour nous ! Et voilà cher lecteur, le cargo cult est né. Enfin là j'ai transposé l'histoire dans le centre de la Papouasie mais pour être exact ce culte est né dans les îles de la région, et au début il ne s'agissait pas d'avions mais de bateaux car les premiers contacts avec les tribus côtières ont eu lieu par voie maritime, d’où le nom de cargo. Ensuite seulement sont venus les avions et les contacts avec les tribus de l’intérieur, mais le principe est le même. Histoires, légendes et miracles, comme toute religion qui se respecte quoi... À part ça, comme plus ou moins partout en Papouasie, ils ont de magnifiques arcs faits maison et cousin est intéressé. Naps aussi, et ce d'autant plus qu'il s'identifiait à Robin des Bois dans sa prime jeunesse, mais il en a déjà un qu'on lui avait offert dans le chapitre VIII du premier tome. Cousin se dégotte un modèle de voyage, c'est-à-dire la taille en-dessous du modèle classique qui est un peu encombrant, et le chef nous fait une démonstration d'archerie, nous prouvant que malgré son âge il a toujours bon pied bon œil. Tu l'aurais vu le papy, dès qu'il a eu l'arc en main il s'est mis à faire des bonds en poussant des cris, prêt à la guerre tribale, bon sang et atavisme ne sauraient mentir... Tantine m'a donné du pansement spécial, qui fait comme une seconde peau et permet aux plaies de mieux se refermer. Après quatre jours c'est toujours pas guéri (pour bien faire il aurait fallu faire un ou deux points de suture et pas poser le pied par terre pendant une bonne semaine, irréalisable dans les conditions présentes), mais ça va un peu mieux et il est temps de continuer notre chemin vers le sud de la route des missionnaires. Le chef nous présente un de ses adjoints, un grand papou taciturne que je sais pas pourquoi mais que je baptise instantanément parrain, qui sera notre guide. À ce qu'ils disent c'est un itineraire assez dangereux, car le sentier est très escarpé et très étroit avec un méchant dénivelé et la rivière en contrebas et qu'il faut passer quelques ponts très branlants. Ça a l'air de les inquiéter, mais si tu veux tout savoir nous ça ne nous préoccupe guère... Tu te demandes pourquoi je ne cite ni noms de personnes ni noms de lieux? C'est parce que durant les cinquante jours que dureront ce voyage on va rencontrer un commandant de la rébellion papoue, et même si j'imagine que peu, voire pas, d’indonésiens francophones liront le présent ouvrage n’empêche qu'au moins j'en dirai qui puisse permettre de l'identifier au mieux ça sera. Et puis crois pas, ils ont beaucoup d'espions mine de rien, même en Europe et je suis sérieux. Je connais un anglais qui est très proche des indépendantistes et qui m'a expliqué que le gouvernement indonésien surveille les sites internet en rapport avec le pays, et qu'ils ont des sbires à l’étranger qui espionnent les lieux et les gens impliqués dans le mouvement. Il en a même vu de ses yeux lors de réunions de l'organisation, mais les types se sont fait la malle quand ils se sont vus découverts (il valait mieux remarque). Trêve de paranoïa et en route, on est le matin du onzième jour ! (à suivre...) Le texte original et quelques photos sont sur mon blog, si le coeur vous en dit...
Êtes-vous des photographes compulsifs? English translation pending
Bonjour!
Je suis en train de faire le ménage dans mes cartes SD (plusieurs vieilles désuètes, trop lente et trop petites...!). Je suis une photographe un peu compulsive quand je m'y met, et là, je me questionnais, pour le fun :
Combien de photo avez-vous pris, pour un voyage de quelle durée?
Je commence :
Ouest Américain : 19 jours - environ 2500 photos...
Je suis en train de faire le ménage dans mes cartes SD (plusieurs vieilles désuètes, trop lente et trop petites...!). Je suis une photographe un peu compulsive quand je m'y met, et là, je me questionnais, pour le fun :
Combien de photo avez-vous pris, pour un voyage de quelle durée?
Je commence :
Ouest Américain : 19 jours - environ 2500 photos...
Un mois au Pérou, seul, du 26 octobre au 23 novembre 2013 English translation pending
Je me lance pour faire un résumé de ce voyage au Pérou/bolivie qui ne s'est pas déroulé comme prévu à cause du "soroche".
J'ai donc dû modifier mon programme et redescendre sur la côte et "remonter au Nord...jusqu'à l'Equateur.....
Je me suis attaché à donner beaucoup de données pratiques, horaires etc....ça sera fastidieux pour certains..
bonne lecture !
PEROU OCTOBRE /NOVEMBRE 2013
26.10.2013 Départ de l’aéroport de Bordeaux…Comme on est restés sans explication 1/2h sur le tarmac…, on arrive donc à CDG en retard. Aeroport toujours aussi pénible et en fait, j’ai peu d’attente pour embarquer . Rebelote car embarqués à l’heure, on nous fait attendre 1h10 avant de décoller…trop d’avions au décollage !! voyage pénible car trop peu de place dans un boeing 777 plein. Bouffe dégueu (bravo Air France !). Arrivée à Lima à 16h45 avec 35mn de retard. Je change le minimum (20 euros) soit 67 soles, à l’aeroport ; le change y est très défavorable ai-je lu sur les forums. J’avais réservé un taxi pour l’hotel Espana en plein centre. Comme le taxi prend aussi un Suisse avec moi, je renégocie à baisse le prix (35 soles). Circulation et conduite démentes et je me retrouve à l’hotel, fidèle à sa réputation. Après une douche...froide ! je dois gérer les 7h de décalage. Je me mets donc à marcher...dans les rues. J’adore ça. Mais je marche beaucoup trop ! en tout au moins 12km ! mais j’avais vraiment besoin de marcher et réactiver les muscles….d’autant plus que je ne suis pas guéri. J’ai dû aller vendredi à 13h15 voir le médecin…quel manque de pot : une grosse rhino-pharingite juste avant le départ !. En marchant je ne vois pas de danger apparent. Il fait nuit pourtant. Je rentre en taxi négocié à 10 soles. A 10H je suis au lit. Bonne nuit sur un matelas confortable.
Dimanche 27.10.2013 Un réveil à 4h puis 7h15…douche…miracle : chaude ! Je monte sur la terrasse avec les paons et perroquets…Vue sur le Cerro de San Cristobal qui fait penser à Valparaiso et PDJ pas terrible à 6.45s. Je trouve un « cambio » plazza San Martin (200euros = 730 soles). Je trouve un locutorio pour appeler la famille. C’est pas cher : 3.5s pour 7mn. J’achète une carte bus 10s (la carte fait 4.5s) et direction Miraflores. Quartier hyper sécurisé qui donne sur l’océan. Vue tronquée car le ciel est bas mais c’est sympa. Je vois le célèbre resto « Mangos » sur la falaise et mange au Punta Azul (reco du GDR), très bon pulpo a la parilla + bière pour 40s. Retour par le métro qui est en fait un bus rapide. Je me repose dans un petit parc et j’observe les Péruviens endimanchés. Beaucoup sont très petits et très typés « indiens ». J’ai pu le vérifier ce matin car j’étais tombé par hasard sur un défilé typique (en fait c’est la fête des milagros), style « Tintin et le trésor des Incas »..- en ce qui concerne les danses..-, . Je perfectionne mon espagnol avec un chauffeur de taxi sympa. Puis je prends uncolectivo jusqu‘à la place 2 de Mayo pour 2.5soles..Pour ce prix, je retrouve les minibus pourris de Madagascar. On ne part que lorsqu’on est complet et on prend des passagers en route !! J’accuse la fatigue et je mange pour 23s dans le resto qui jouxte l’hotel. J’ai essayé l’inca cola, boisson nationale hyper-sucrée, 2s. Il est 21h et je suis au lit mais il faut que je tienne encore un peu pour gérer le jetlag. La journée est passée vite mais j’ai quand même envie de découvrir un autre Pérou. Lima ne m’enthousiasme pas au 1° abord. Je pense partir demain. J’ai d’ailleurs payé les 2 nuits 110 soles, comme convenu.
LUNDI 28.10.2013 Nuit assez affreuse. C’est hyper bruyant car il y a du plancher partout et des groupes se sont levés dans la nuit dans un bazar pas possible. Je tousse pas mal encore malgré les médocs. Bref à 7h après une bonne douche bien chaude je pars à la recherche d’un PDJ (4.5s) en fait assez spécial, en particulier le café. C’est un endroit pour Péruviens. Les rues sont barrées à cause de la police à cheval qui défile (je suis près du palais présidentiel). J’envoie des emails depuis l'hotel (0.5s la 1/2h) c’est pas cher mais la responsable est peu sympa et n’aide pas vraiment à utiliser le clavier espagnol… Bref, sur un coup de tête, je décide de quitter Lima et sa grisaille déprimante. Un taxi, 10s, pour rejoindre le terminal Soyuz et j’achète mon boleto -34s- pour Pisco, départ à 10h. Sorti des embouteillages je constate que le désert est partout. Parfois une petite partie cultivée. Soyuz fait bien les choses : on est filmé à l’entrée et à la sortie. Collation dans le bus. . Le bus me laisse à un croisement sur la Panaméricaine. De là un taxi -25soles- que j’aurai dû négocier ! me conduit à Paracas que je trouve sympa. Il fait beau, chaud.. ça change de Lima ! je mets mon short, sandales, chapeau . L’hotel Amigo est une bonne surprise (50s). La patronne est aimable. Ma fenêtre donne sur la mer. Euphorique je teste des chicharonnes (friture) mais c’est moins fin qu’en France…et trop copieux pour moi , 29.5s avec la bière Crystal (66cl quand même... !) J’ai réservé l’excursion en bateau aux iles Ballestas pour demain 8h et j’espère qu’il fera beau. Le coucher de soleil n’est pas mal mais le vent s’est levé et il fait super frais. Très petit village en fait. Je n’ai pas faim…une petite bière et au lit, encore, de très bonne heure : 21h. MARDI 29.10.2013
Le lit est bon mais il y a quand même un problème : dès 3h30 du matin les coqs se sont mis à chanter, les chiens à aboyer. Bref, un réveil matinal et à 5h30 je fais mon yoga face au Pacifique. PDJ et à 8h départ pour les iles. Ca caille sur le bateau mais l’ excursion est super intéressante ; on voit bien les lions de mer, pingouins….Retour à l’heure prévue, 10h. Il fait beau et de nouveau chaud. A 11H départ en minibus pour ICA (20s). Je suis le seul à y descendre car tout le monde va à Huacachina. Je trouve un hotel pas cher, 30soles…mais sans SDB. Un appel à la famille -5,5soles- : En France, ils se caillent autour de la cheminée…il ne fait que 9° à Aire !. Ici il fait au moins 30°C. Je mange sur la plazza d’Armas au Plazza, reco du GdR…menu à 12s + 1 maté de coca pour tester à 2.5s….pas si mauvais que ça. Je teste le DAB avec la Visa et retire 500s il y a une commission de 9s. Je me mets à la recherche d’un transport pour demain pour Chala. Puis taxi (5s) pour l’oasis de Huacachina où je me paie le tour en buggy (50s) et en + une taxe de 3.7s pour voir le coucher de soleil !! Franchement c’était super… un avant goût du Dakar ? Retour au crépuscule en taxi (5s) dans des embouteillages impressionnants. Ica n’est pas une ville terrible ; entourée de désert. Le soir il y fait froid comme dans le désert. Je teste le resto Anita (reco du GdR) la spécialité ; blanc de poulet, riz, sauce jaune…en fait ça ressemblerait à la poule au riz de chez nous. Encore au lit à 21h ! Mercredi 30.10 Très frais à 6h. J’ai bien dormi. J’appréhendais énormément mes lombaires après cette virée en buggy insensée. PdJ à 10 soles. J’essaie de repérer la Cie Ormeno qui ferait un direct ICA-CHALA mais elle est fermée. J’embarque donc pour Nazca avec la Cie Florès (10s). Il fait chaud et il ne faut pas oublier son eau minérale 1.5s….c’est le bus pour Péruviens et je suis le seul étranger. C’est folklo !... Il y a de l’animation et ça commence avec un bonimenteur pour finir avec une vendeuse de médecine traditionnelle. On s’arrête plusieurs fois, comme à Madagascar pour prendre des gens sur la route. Paysages impressionnants de déserts. A Nazca, j’ai du bol car je réussis à prendre un colectivo dans la foulée pour Chala. On y est entassé comme dans une boite de sardines et mon sac à dos (mochila) est resté sur le toit…En 2h1/2 on arrive à Chala. Le Pacifique est là mais le temps est plus frais. Je déniche après 2 essais (les prix indiqués par le routard ne sont pas à jour) l’hotel Grau à 30s Pdj inclus. Ma chambre est minimaliste mais donne sur l’océan et une plage immense. Petite virée au port pour me dérouiller des heures de bus, et discussion avec un pécheur sympa : Parler espagnol m’est bien utile même si, ici, l’accent est différent. Je repère l’endroit d’où partent les bus demain et déniche un petit resto (Sabor Arequipana) au prix imbattable de 8s. Au lit de très bonne heure. JEUDI 31.10 Bien sûr réveil très matinal et pdj à 7h30. Je prends mon billet (30soles) avec la Cie LLamosas pour la ville des volcans et 7h de bus minimum. Départ à 9h30 mais 15mn de retard. Voyage confortable mais long, arrivée à AREQUIPA. Belle vue sur les volcans. Je prends un taxi au terminal pour 5soles qui m’amène à l’hotel Katty (35soles), à 300m de la plazza d’Armas. Celle-ci est superbe et la ville est grouillante de monde. C’est Halloween, beaucoup de déguisements. On est à 2350m et je note que l’altitude ne me fait rien. Je dine au Mixto, reco du GdR. Je n’ai pas mangé depuis ce matin. Je m’offre un Pisco Sour et des camarones...mais c’est un peu léger en quantité même si c’est très bon. C’est ma plus grosse dépense au resto (45s) depuis mon arrivée au Pérou…mais je me dois de marquer le coup. Après je me mets à la recherche d’un bus pour la suite du voyage. Pas évident. Les rues sont noires de monde. Beaucoup de bruit. Je rentre à l’hotel et pas loin effectivement ça craint un peu. Au lit vers 22h…j’ai TV5 !!!
Vendredi 01.11.2013 J’ai un début de diarrhée ! pas de bol au niveau santé…..est ce dû aux médocs pour la rhino ? Ma chambre est si petite que je ne peux pas faire mon yoga. Par contre comme promis j’ai de l’eau bien chaude : ça change de Chala ! Il fait beau et à 8h il n’y a personne dans les rues…de plus dans un pays très fortement catholique, c’est jour de fête ! Pdj (10soles) et en avant pour la visite du monastère de San Catalina (35soles)…une heure de visite, juste avant la foule. Puis direction le mirador de Yanahuara, de l’autre côté du pont. Je rencontre 2 françaises qui me donnent un tuyau : il y a un festival de « sabores ». Effectivement c’est pas mal. Je passe un bon moment et je teste enfin le fameux chupe de camarones (15s) et une bière géante (5s). , une visite à I .Peru, et retour à l’hotel pour un repos mérité….Effectivement j’ai dû m’endormir quelques minutes. Je reprends ma visite de cette jolie ville et attend le coucher de soleil sur la plazza mayor. Internet, 1Sole, c’est donné ! Je tente un arroz con mariscos dans une Chifa…(il y en a partout) , pas de bol, il n’y en a plus ! Je choisis donc un lomo saltado : absolument infect avec 1/2l de Chicha…le tout pour 9s, ce qui est peu. J’espère seulement ne pas être malade…vu la qualité servie…
SAMEDI 02.11 Réveil matinal, je tente ma chance en prenant un taxi (5s) qui m’amène au terminal Florès juste pour le départ de 7h pour Tacna. J’ai droit à un bus super Dorado à 40s et à la photo avant de pénétrer dans le bus. Je suis placé en panoramique et les 5h15 de trajet ne me paraissent pas trop longues. Désert de plusieurs centaines de Km ! A Tacna, au terminal terrestre, un taxi me prend 13.5s pour me mener au centre, à l’hotel Inclan (35s) dont la chambre me parait ok. Mon problème est de trouver une laverie car je vais tomber à court de linge. Bien sûr personne ne peut me rendre mon linge avant lundi soir. Ici aussi c’est férié. Mauvais choix aussi pour le resto : une empanada infâme, un hotdog et une bière brune pour 9.5s. Je me balade l’après midi dans une ville aérée, entourée de déserts. et pour terminer la journée, un repas au resto El Conquistador, reco du petit futé. Je m’offre un Pisco Sour et un verre de vin. Repas moyen car l’agneau est trop cuit (44s).»…bref à 21h je suis dans ma chambre !
DIMANCHE 03.11.2013
J’ai dormi comme une souche.. Réveillé comme toujours de bonne heure, je hèle un taxi vers 7h10. J’hésite encore entre 2 destinations : ARICA au Chili et de là un bus pour LA PAZ ou aller à Puno par Arequipa qui m’a énormément plu. Il se trouve que le conducteur de mon taxi est de Puno et il me dit qu’il y a une route directe qui relie Tacna à Puno sans passer par Arequipa. Ceci me faisant gagner 6h de bus ! On fait donc plusieurs terminaux de bus pour trouver un départ. Du coup je lui donne 10s de plus pour son conseil ; le prix du bus qui relie les 2 villes est seulement de 20 soles. Départ à 8h dans un vieux bus de la Cie Heros du Pacifico, rempli d’indiens. Je suis le seul « occidental ». Espérons qu’il va tenir le coup ce vieux bus ! Nous passons par Moquega et commençons à monter pendant des heures. A la pause pipi j’ai la surprise de voir qu’on est à 4590m ! je prends un maté de coca (1s) mais je sens le mal de tête s’insinuer…Il faut dire que je viens du niveau de la mer…Dans un paysage désolé, ressemblant parfois à l’Islande ou Madagascar !, je vois mes premiers lamas et leurs cousins…A 16h, soit 8h plus tard on arrive enfin dans une grande ville au bord d’un lac. Quelques indiens descendent sur un trottoir. On continue à rouler et je commence à avoir un doute…1H plus tard nous arrivons enfin au terminal de bus. J’ai une adresse d’hotel mais aucun taxi ne connait. Bien sûr car en fait je suis descendu au terminal D’Ilave, à 1h de Puno !! Je fais la queue pour trouver un moyen de revenir sur Puno et le mal de tête se fait très fort. Je respire mal. Combi à 5s, puis taxi (3.5s) et je pose mon sac qui est très lourd -14kg7-5 Il me parait encore plus lourd avec l’altitude….°sur le lit d’une chambre à 25soles…mais pour la 1° fois je n’ai pas la TV. Il fait assez froid, normal on est à 3850m…je trouve un point internet : trop tard pour teléphoner en France…un resto pour 23s ; une bonne soupe pour me réchauffer, une pizza et un maté de coca. C’est la fête de Puno et il y a du bruit. Les laveries sont fermées. Je suis crevé. Au lit à 21h30.
LUNDI 04.11
Nuit affreuse ! mal de tête épouvantable, si bien que j’envisage même de redescendre sur Arequipa. Les pastilles de coca semblent pourtant faire leur effet. Pdj à 8.5s avec une anversoise, puis à pied jusqu’au terminal de bus pour envisager la suite : je pense quand même partir demain matin vers Copacabana et la Bolivie. En attendant, visite en bateau sur les iles flottantes Uros (10s). Il y avait 5soles de droit d’entrée à payer, mais on m’a oublié…(je n’ai pas réclamé ) Grosse déception car c'est vraiment l’attrape-touriste. Les habitants ont tout compris : le maté est 4 fois plus cher…qu’à Puno. On met les touristes d’autorité dans un autre bateau en osier (celui de la photo) pour faire 100m et ce pour 10s ! Bref je suis très déçu. Mon mal de tête semble contenu. Je me renseigne pour aller à Sillutani auprès d’une agence mais on me demande un prix qui me semble exagéré (60soles). Je tel à la maison, 3soles. Resto (21s) où je choisis la spécialité locale c’est-à-dire la truite. Je manque de crudités et prend une ensalada. Un maté de coca à 5s, sensé lutter contre le soroche... Je rentre me reposer. Toujours pas de laverie ouverte.. ! Ma salle de bain n’a pas d’eau chaude et en plus il y a un carreau de cassé ! heureusement j’ai 4 couvertures !! Je retire 400s avec ma Gold à la BBVA qui m’indique 14s de com…c’est la banque la +chère en tout cas ! Je vais sur la place d’armes où se déroule une manifestation folklorique. Pleins de danses. Sympa mais l’orage démarre. J’ai bien fait de ne pas aller à Sillutani. A l.Peru on m’avait dit que le prix était de 35s…Sous la pluie je me réfugie au marché central où je bois un jus de mangue (4s). Achat d’une bouteille d’eau à 1s –l’eau n’est pas potable au Pérou-. Je rentre à l’hotel où ça caille : de toute façon il n’y a pas de chauffage central au Pérou. J’ai de nouveau mal à la tête et j’ai pris un coup au moral. Il me faut faire un choix ! Je décide de changer mon programme car en Bolivie je vais rester à la même altitude, voire aller plus haut ! La sagesse me fait prendre un billet de bus pour Cusco pour 50 soles. Repas avec une soupe de quinoa et un maté de coca (8.5s). Le Daphalgan me fait du bien mais je suis au lit encore plus tôt.
MARDI 05.11
Nuit absolument horrible ! 2 fois j’ai été obligé de prendre du Daphalgan pour le mal de tête. Le cachet met 20mn pour faire effet. Je respire très mal. On vient me chercher en taxi à l’heure pour prendre le bus au terminal et je quitte donc Puno, ville qui ne m’aura pas réussi et m’a montré mes limites, à 8h30. Il fait beau et le bus est luxueux. On monte encore à 4350m en suivant la ligne de chemin de fer. Inutile de prendre le train en fait…Plus on monte, plus on voit des lamas. Je m’habitue aux longues distances en bus. De l’autre côté du col le paysage se fait plus vert et la pluie s’invite. Arrivée à CUSCO à 16h ; la Cie Transzala a été un bon choix. Les taxis sont agressifs et ne veulent pas m’emmener à mon hotel sur la colline San Cristobal. Pour 10 soles, l’un d’eux me dépose plazza d’armas, en bas des escaliers que je dois monter pour atteindre l’hotel San Cristobal. Chambre à 15 s ! record battu. De plus le PDJ est compris…je ne sais pas où est le piège…Sous une pluie battante je trouve enfin une lavanderia. J’ai internet gratuit en plus ! je donne des news à tous. J’ai faim car je ne mange pas quand je prends le bus…donc rien mangé depuis hier soir où j’avais mangé seulement une soupe : sûr que je vais maigrir ! En tout cas je n’ai plus mal à la tête. Cusco n’est qu’à 3300m !! La descente en ville est périlleuse sous la pluie : ça glisse terrible malgré mes chaussures de rando decathlon…mais c’est beau ! Je trouve un resto, reco du GdR ; El Fogon où, pour 10s, je me régale d’une soupe quinoa, un rocotto rellano et une boisson non identifiée (peut être de la Chicha). J’achète 2 bananes et des gateaux pour 5.5s. Il n’est que 19h30 mais la remontée à l’hotel est dure. Je me fais accoster pour un massage. Tiens donc, ici aussi ? il faut dire qu’il y a beaucoup de treks. Au lit… ! à 21h je dois déjà dormir.
MERCREDI 06.11.2013
Ma meilleure nuit ! Je me suis réveillé avec la pluie vers 4H. Lever 7h15. Pas eu mal ! le moral revient. Je fais même un Yoga que je n’avais pu faire à l’hotel Nesther de Puno à cause du manque de souffle en autres…Ici le lit est super, l’eau bien chaude...pas de tv...mais à ce prix ! par contre internet gratuit. Pdj super sur la terrasse qui domine la place d’armes. Le seul inconvénient est qu’il faut monter dur pour regagner l’hotel. Je pars donc visiter la ville et acheter mes billets pour le Macchu Picchu. 1° étape : Perurail 110$ soit 84 euros, puis achat de l’entrée au MP pour 128s et boleto partiel à 70s, timbres pour 48s, c’est cher mais les cartes postales sont seulement à 8s les 8 ! Je m’autorise un massage vu le prix : 20 s la 1/2h. Je tel à la famille : 10s et je remange au même resto qu’hier pour 10s. La visite de la ville est superbe et je me méfie du soleil vu l’altitude…Soudain je me rends compte que j’ai perdu mon appareil photo ! Je crois savoir où ! Je retourne au massage où on me l’avait mis de côté. Il y a quand même des gens honnêtes alors qu’on nous met sans cesse en garde contre les vols. J’ai noté beaucoup de désir de rendre service. La palme revenant à la directrice d’I.Peru qui m’accompagne pour trouver un endroit où regarder le match France-Allblacks. Je note quand même qu’ici à Cusco, 2 personnes ont refusé de me répondre alors que je cherchais mon chemin…et pourtant je m’adresse à elles en espagnol. En tout cas et en synthèse, superbe journée ensoleillée dans une ville attachante. Un repas quelconque, un Kebab ? à 23s et à 20h45 je suis dans ma chambre.
JEUDI 07.11
A 6H15…(on se réveille tôt ici car il n’y a pas de volets..d’autant plus qu’on se couche tôt !) j’embarque dans un colectivo à Paletos pour Chinchero, mais en fait ce n’est pas le jour du marché et il n’y a personne à cette heure matinale…je continue jusqu’à l’intersection de Maras (8s). Là un taxi me prend après négociation pour 50s. Il m’amène a Moray, inclus dans le boleto partiel, m’attend puis m’amène aux Salineras(8s l’entrée). Je suis le 1°et le seul sur le site : il fait beau et chaud et je peux voir 2 montagnes de +6000m Le taxi me ramène ensuite où il m’avait pris sur la route. On a bien discuté ensemble. Je n’attends même pas 1mn car un autre colectivo m’amène pour 3S à Urubamba. De là un bus local « camino del inca » m’amène pour 2.5s à Pisac. Quand je compare mes dépenses avec ce que j’aurai payé avec un tour acheté en agence !!! A Pisac je renégocie un taxi pour 20s qui m’amène à l’entrée du site. Je ne suis pas le seul, mais en fait les groupes ne restent qu’aux 1° ruines. Très peu de monde après car il faut crapahuter…je continue donc pour redescendre sur Pisac en longeant des ravins et constate que je suis beaucoup moins à l’aise qu’auparavant face au vide. C’est superbe ; vers la fin du chemin je rencontre un couple de parisiens et on finit par manger ensemble pour 17s …Mais il me faut rentrer sur Cusco. J’attends à peine pour prendre un bus local (2.5s). A l’hotel je paie les 3 nuits et répond à mes emails. A 21h je dois dormir. Journée exceptionnelle.
Vendredi 08.11
A 5h45 je réveille Hector, l’employé de la mémé propriétaire. Je laisse mon gros sac et part en colectivo pour Ollantaytambo pour 10s. C’est un superbe village et mon boleto partiel me permet de visiter la forteresse. Il fait beau et chaud. Je dois cependant rebrousser chemin sur un sentier vertigineux ; je ne suis plus du tout à l’aise face au vide. Lamentable je deviens !. Ce voyage est un constat : on ne peut pas être et avoir été ! J’en discute avec une Anglaise, dont le mari est resté à l’hotel vaincu par le soroche…ce qui ne me console pas. Comme j’ai le temps, je visite le village : sympa, je discute, je vais reconnaitre la gare . J’attends attablé à une terrasse en sirotant un maté (3s) l’heure de partir à Agua Calientes. Le train part exactement à l’heure : 12h58. Le prix en fait l’un des plus chers du monde. Les Péruviens ne paient pas le même prix que les touristes…Mais à part 2 jours de marche ardue, il n’y a pas d’autre choix. En 1h1/2 on arrive dans cette ville du bout du monde qui a tout du Lourdes local. Ca ne vit que pour le tourisme…que de boutiques !!! qui proposent toutes la même chose. Je choisis l’hotel, une reco du Gdr, pour 30s ; ce qui est peu cher vu l’endroit hypertouristique. L’accueil laisse cependant à désirer.. Je me balade, je discute, dans cette ville à la végétation tropicale où il fait chaud. Je tel (2s) .J’achète mon billet de bus pour le MP pour demain matin ; 27s l’aller, car j’ai l’intention de redescendre à pied. Un resto à 12s et je suis au lit encore plus tôt que d'habitude. SAMEDI 06.11.2013 LE GRAND JOUR !!! je passe une bonne nuit et à 5h je suis debout et à 5h25 je fais la queue devant les bus. Je suis dans les premiers et c’est bien rodé. En 30 mn je suis sur le site qui est dans les nuages. A 6h c’est l’ouverture et c’est tellement brumeux que je dépasse le site sans le voir. Je me retrouve sur le sentier du pont de l’inca. Sentier assez impressionnant. En revenant je me retrouve face à des vigognes en liberté et soudain j’aperçois le MP dans la brume qui se dissipe. Rien à dire : c’est superbe ! l’une des 7 nouvelles merveilles du monde mérite bien son classement. Peu de monde. Je pars vers la porte du soleil. C’est assez dur car il y a beaucoup de marches assez hautes. Après un bon moment je dois rebrousser chemin car j’ai peur de manquer de temps…peur aussi des crampes ?...Je perds beaucoup d’eau. Je reviens sur le site que je visite enfin.. et maintenant il y a du monde ! des groupes qui sont enfin arrivés. J’admire ceux qui font le Wayna Picchu, chose que je ne peux plus faire… ! Il me faut cependant quitter ce lieu magique et la descente me prend 1h10. Je suis littéralement trempé de sueur, mais surtout je me suis rendu compte que je ne suis plus le même en montagne…Je n’ai plus la même sûreté. A Agua Calientes je retourne dans mon « boui-boui » d’hier car j’ai faim : c’est vrai que j’en ai brulé des calories ! Mauvaise pioche car je me fais avoir avec un prétendu menu touristique à 30s… quasiment le même que les touristes Péruviens qui paient 10 soles. C’est la vie : un jour on a une bonne surprise, le lendemain une mauvaise. Retour par le train à 60$ et je monte dans un colectivo qui me ramène à Cusco pour 10s. Je retrouve mon San Cristobal mais Hector m’a changé de chambre. Pas de problème car l’eau est aussi chaude. Je discute avec des Périgourdins qui sont là pour 6 mois (des accros à l’herbe..). Il me donne une adresse de resto sur San Blas. Bonne pioche car le Sumacq me propose pour 15s un repas pantagruelique : apéro (vin ou pisco), pain ailé, soupe cuscena, truite à la plancha et en dessert un pancake au miel + 1 boisson. Comme c’est tout petit, c’est très convivial et je discute avec mes voisins : un gars de Puyoo…pas loin de chez moi et sa copine Argentine, puis des musiciens du coin, vraiment folklo , puis des catalans…Il est 23h quand je me mets au lit. J’ai battu mon record. Mais le centre de Cusco est très sécurisant . Quelle journée inoubliable !!!
DIMANCHE 10.11
J’ai dormi comme une souche car l’hotel est tellement tranquille ! Réveil avec les cloches et à 8h45 je suis sous la verrière face à un super PDJ. Décompression aujourd’hui. Je donne dans une laverie mes fringues et sur la place d’armes il y a une cérémonie importante. J’y vais….beaucoup de militaires. Balade tranquille puis repas dans un resto quelconque pour 12s. En effet quasiment tout est fermé le dimanche au Pérou. Je monte à Sacqhmayan et au Christo Blanco d’où le panorama est superbe. Il fait beau jusqu’à ce que vers 16h, un coup de tonnerre me rappelle que je suis en haute montagne. Je reviens lire sur la terrasse. Vraiment peu d’animation vu d’en haut. En soirée je cherche un resto ! beaucoup sont fermés et je retrouve mon Sumacq, il était fermé le midi. Mais là aussi peu d’animation. Je suis même seul et en plus le service est long car Adolfo a un gros problème avec son four. Malgré cela, c’est toujours un excellent rapport qualité/prix. Mon meilleur resto au Pérou. A 21H30, je dois dormir…
LUNDI 11.11
Comme cet endroit est tranquille ! c’est rare dans ce pays. Je me lève à 7h10, yoga et à 8h je suis sur la terrasse pour mon dernier PDJ. Il fait superbeau et je n’ai pas oublié mon chapeau ! Je pense partir vers 10h pour Abancay, plus bas. Car je veux couper en 3 jours, le trajet de descente vers Lima . Je quitte donc avec un petit pincement au cœur cet endroit « routard », super bien placé. Je change 100 euros pour 362soles. Un taxi pour 10s et je prends un bus expreso Sanchez pour Abancay pour 20s. A noter qu’il y a toujours une petite taxe à payer (1.3s) lorsqu’on utilise un terminal urbain. Départ 10h et arrivée à 15h en passant par plusieurs cols. Le paysage est différent, plus de cultures. Il fait très chaud. Pourtant mauvaise surprise car il n’y a pas de bus pour Nazca, ma prochaine étape, avant 24h ! Je ne me vois pas rester coincer ici. Un tel à la famille pour 5s, une bière 4s car il fait soif et je casse la tirelire en décidant de prendre ce qui se fait de mieux en matière de bus : Cruz del Sur à 175s pour Lima. Il faut cependant que j’arrive à prévenir mon hotel à Lima pour les avertir de ce changement. Le bus arrive en retard, à 19h et bien sûr il fait nuit. Pas facile de dormir malgré le confort du bus car il y a beaucoup de virages. Il y a 932km entre les 2 villes et je dois dormir lorsqu’on passe à Nazca.
MARDI 12.11
Je suis réveillé lorsqu’on passe ICA à 7h du matin : il fait soleil mais plus on avance vers Lima, plus c’est la bruine (la garua). Pdj dans le bus et à 11h30 j’arrive au terminal de Cruz, Av Javier Prado. Un taxi (8s) et je rejoins ma résa dans le quartier San Borja : bien tranquille mais loin du centre. Internet (1s) pour prévenir que je suis bien arrivé à Lima. Un repas dans un resto pour employés car je ne suis pas dans un quartier à touristes (8s boisson comprise). Je négocie un taxi 11s pour la place dos de Mayo. Balade à pied dans un quartier que je connais. J’ai besoin d’un jus d’orange frais dans la rue (1s) ! Je recharge ma carte « métro » (5s) et descends à la station J.Prado. Le métro est bondé. Je vérifie les départs pour Tumbes pour demain chez Cruz et Tepsa…et toujours à pied je rejoins mon domicile. En fait il me faut 40mn en marchant bien ! c’est pas à côté quoiqu’en dise le GdR. Peu de monde le soir dans les restos de ce quartier pépère…Je mange pour 12s un espèce de sandwich chaud, « à la Cajamarca » et une bière. A 19h30 je suis dans ma chambre. Record battu ?? J’ai pas envie de marcher de nouveau et en plus j’ai quand même une nuit de bus à rattraper.
MERCREDI 13.11/JEUDI 14.11/2013
Après une nuit de tout repos je prends le PdJ, sans jus d’orange !- avec Jacques un québécois juif sympa. Mon lit était tout esquinté, pas de lampe de chevet, pas de SDB individuelle, pas de tv…c’est cher pour ce que c’est (50soles). Maintenant il me faut me motiver car j’ai 1270km pour aller à Tumbes, soit + de 23h de bus !!! Je me balade dans San Borja, un quartier vraiment cool de Lima. Coiffeur pour 15s, taxi 7s et je prends le 1° départ avec Cruz pour 126s à 15h30. Je discute dans le bus avec un jeune Autrichien qui vient d’Argentine et va au Mexique...6mois de voyage ! Malgré tout entre le coucher de soleil super, les paysages marins, les films et un peu de sommeil, le temps passe. Le jeune descend à Mancora à 1h1/2 de Tumbes. Il fait beau, chaud, mais je ne vois personne dans l’eau. Pourquoi ? Il est dit dans le GdR qu’on se baigne toute l’année dans ce coin proche de l’Equateur. Je dépasse Punta Sal et Zorittos où il n’y a pas un touriste ! ça compromet un peu mes projets. Enfin après plus de 21h de bus on arrive au terminal de Cruz à Tumbes à 13h10. Ca craint un peu et les motos-taxis sont agressifs. J’en choisis un qui m’entube car pour 5s il me mène à l’hotel Tumbes, reco duGdR qui a changé d’adresse et se trouve maintenant calle Filipinas. En fait j’aurai pu y aller à pied ! Il est complet et je me rabats sur l’Italia à 35s. Enfin je peux manger à 14h15 sur la plazza mayor pour 7s. I Peru est au point (comme partout !) mais je constate qu’il y a peu à voir dans le coin. J’ai vu les mangroves au Venezuela et ne suis pas tenté par Puerto Pizarro, d’autant plus que les taxis proposent des prix excessifs ….Le climat est tropical et j’ai mis mes sandales. Comparé à Tacna, ville elle aussi frontière ; c’est moins riche, plus sale et moins sécurisant. J’hésite à continuer jusqu’à Guayaquil en Equateur. Ce que je lis sur les forums et ce que l’on me dit n’est pas très rassurant. De plus je n’ai aucun guide, ce que je déteste. Je réponds à la famille qui s’inquiéte de mon projet d’aller à Guayaquil. Une grande bière (66cl) pour 6s car il fait soif. Je suis un peu « paf »..ça doit être les heures de bus ! Le soir il y a un peu de monde sur la place à part une manif pour une pré-selection de miss... Un repas à 21s, une autre grande bière : pas bien, pas bien !! (car je ne suis pas très habitué à la bière). Je rentre très tôt : ça fait penser un peu à Tuléar à Madagascar. A 21H30 je suis au lit. VENDREDI 15.11.2013 J’ai dormi comme une souche. Réveil à 6h40. PdJ à côté pas terrible pour 6.5s : pain dégueu et fromage aussi ! Je quitte l’hotel et sa mama sympa. Par contre pas d’eau chaude ce qui est normal dans cette région très chaude. Avec mon sac à dos très lourd, et sous la chaleur je déniche un combi à 20s pour Mancora avec Sertur…pas très loin du terminal de Cruz. J’ai décidé de redescendre tout doucement vers Lima en prenant mon temps. En fait, en fonction de mon « felling »..Après 1h45 j’y arrive. Sous la chaleur je n’arrive pas à trouver la reco du GdR, ( il se peut qu’elle n’existe plus…) je prends une chambre dans l’hospedale Mar de Plata, av.Grau 754 pour 30s. J’espère y être au calme car on m’a dit que Mancora attire les jeunes qui veulent faire la java. Je suis loin du centre, 1km5 minimum et je vais voir la plage et essayer de trouver un autre hotel mieux placé. Un bon repas avec poulpe et calamars pour 43s. Je réserve à l’hotel Bako pour 10s...face à la mer. Après mes excès gastronomiques je digère sur un banc en lisant et en attendant le coucher de soleil….qui est un peu décevant. Retour à mon hotel pour m’apercevoir qu’il y a une fête foraine nocturne juste en face…ça fait un bordel du tonnerre. Je repars en ville mais je n’ai pas faim. Je constate que les discos font beaucoup de bruit…à 50m de l’endroit où j’ai réservé pour demain ! A 21h30 je suis devant la tv et regarde Karaté Kid. Je mets mes boules Quiès et j’espère quand même dormir un peu…. SAMEDI 16.11.2013
J’ai dormi un peu mais Dieu que ce pays est bruyant !! Klaxons sans arrêt et ce dès 5h du matin. Dans une semaine je repars en France. Mon lit n’a pas de couvertures et le matelas (hyperdur) a encore son enveloppe de plastique…je l’entends à chaque fois que je bouge. Pas d’eau chaude non plus …d’ailleurs il n’y a qu’un seul robinet...Pas de moustiques non plus ! pas vu un seul depuis le 26.10… Moto-taxi (2s) et j’achète mon billet pour Trujillo (45s) auprès de la Cie El Dorado. Il me faudra changer à Piura. Je transfère mes affaires à l’hospedale Bako et prend un PdJ mérité (7s). Tel à la famille (2s). Tout va bien. Puis internet pour 1s ; ici c’est moins cher qu’ailleurs….La concurrence ?. Bonne balade sur la plage et discussion avec un Américain (Robert o) célébrité locale, puis une parillada à 18s, superbonne, au même endroit qu’hier, face à la mer. Le vent devient plus fort et je vais me reposer un peu. J’en profite pour payer les 15s restant (total 25soles) aux 2 jeunes sympas. Je me rebalade un peu mais c'est quand même petit et je n’ai pas grand-chose à faire à la nuit qui tombe tôt. Repas à 8s boisson comprise. Je rentre et j’entends déjà les discothèques à fond !!!
DIMANCHE 17.11.2013 Nuit agitée à cause des fêtards. Hier soir j’avais discuté avec 2 français qui eux aussi en profitaient pour la faire la java. Incroyable le nombre de jeunes chômeurs français que j’ai rencontré au Pérou !. Douche hyperchaude. C’est à signaler ! L’endroit serait pas mal sans ce bruit invraisemblable. 10 mn avant 9H, le bus arrive…donc en avance ! Paysages ressemblant à Madagascar en allant vers Piura. Pour les toilettes dans le bus je me demande comment font les gens car c’est prévu uniquement pour le pipi… ! Vu les longues distances à parcourir dans ce pays ça pose problème ! A 12H on arrive à Piura. Il faut attendre 1h le départ de l’autre bus pour Trujillo. Je vais aux toilettes (0.5s). Ici il y a intérêt à avoir du « sencillo »c’est-à-dire de la petite monnaie. J’évite toujours de manger dans les bus lorsqu’il y a une longue distance. C’est plus prudent … Il fait très chaud à Piura et les paysages sont désertiques jusqu’à Trujillo avec parfois une partie cultivée Il y a un beau coucher de soleil et j’arrive à 19h, de nuit…ce que je n’aime pas dans une ville inconnue… encore 9h de bus !Un peu de mal à trouver un taxi, c’est la première une fois ! je négocie à 4s et il m’emmène à l’hotel Colonial, superbe hotel ! mais pas du tout dans ma catégorie (70soles). Tout y est parfait. J’ai faim et je trouve dans la calle Pizarro un poulet à la brasa (9s). La place d’armes est superbe mais il y a peu de monde, comme tous les dimanches d’ailleurs…au Pérou.. Il fait un peu froid. Je regarde mes emails (0.5s) ! ma fille a obtenu le job pour lequel elle postulait à Phukhet ! bravo !! je sais où je vais aller pour le prochain voyage. Au lit à 21h30.
LUNDI 18.11.2013 Nuit super. Réveil à 7h en pleine forme. Achat eau/bananes dans un des seuls « grands magasins » rencontrés : METRO (1.5s) calle Pizarro. Visite à I.Peru, super efficace. Je quitte l’hotel et prend un colectivo pour Huanchaco (1.5s). Je trouve l’hotel Coco Beach, au nord de la plage, reco lu sur un forum.. où je négocie la chambre à 35s…car il y a peu de monde dans ce village. C’est pas encore la saison. Le coin est sympa. Moins grand que Mancora, moins chaud aussi ! pas de baigneurs…des surfers !. Repas à 10s+7s de bière (le grand format auquel je m’habitue). Un bus local (1s !) pour CHAN CHAN. J’en sors un peu déçu car ce sont vraiment des ruines et il faut beaucoup d’imagination…ou être un passionné. Il ferait bon sans ce vent. Retour en bus (1s). Pas cher ! Sur la plage un gros camion immatriculé 65. Je finis par trouver les proprios : des gens de mon âge et qui font l’Amerique du Sud. Les Lalaguna sont d’Argeles Gazost et y étaient hoteliers (l’Arrieulat). Ils ont un blog. On discute longuement : des gens assez incroyables ! Puis douche hyperchaude. J’ai TV5 (mal) et j’ai un peu de news en direct. Je recommence à être à court de linge propre...pas facile à gérer cette fois, par rapport au Cambodge, l’an dernier. Le Pérou c’est pas l’Asie ! Je me mets en quête d’un resto…beaucoup sont fermés ; peu de monde et pas de vie nocturne…ce qui va me changer de Mancora. Je mange à l’Anzuelo, reco du Gdr : calamars en parilla et grande bière pour 35s. Il faut que j’arrête la bière !! Retour à l’hotel vers 21h30. Pleine lune. Personne sur le bord de mer.
MARDI 19.11.2013 Bonne nuit ! c’est calme. Il fait beau et je cherche un Pdj…je trouve enfin un desayuno…mais on me propose un poisson frit ! je décline, monte à l’église d’où on a un beau panorama et constate que le désert est vraiment en bord de mer. Je trouve enfin un jus d’orange frais dans la rue (1.5s) puis une patisserie locale(1s) écoeurante de sucre. Je pars à Trujillo. C’est pas cher par le bus local et je descends calle Ejercito pour acheter un billet pour Lima. Je choisis finalement Via pour 70s : moins cher que Cruz qui est à côté. VIA arrive à 21h30…c’est vraiment tard pour le pays mais je sais où aller et envoie un email à Anita pour la prévenir de cette arrivée tardive. Je tel à ma femme pour 6s puis un repas à 7s . Je glandouille un peu car il fait beau et la ville est sympa. Retour à Huanchaco : je discute avec un jeune couple parti pour 6 mois ; Guyanne, Brésil, Bolivie…puis Ushuaia. Je paie mes 2 nuits 70s et trouve un des seuls restos ouverts où je me régale d’un poisson (mérou ?) pour 14s. J’ai pris un coca pour éviter la bière. Peu d’animation et à 20h je suis dans ma chambre.
MERCREDI 20.11.2013 Encore une bonne nuit, bercé par le bruits des vagues. Avec Cusco et chez Anita à San Borja, c’est l’endroit le plus calme, celui où j’ai le mieux dormi. Un Pdj dans une patisserie (5s)...en fait c’est moins cher que de le prendre dans un resto ! Petite balade d’adieu sur la plage et constat : ça a été une bonne étape. Bus jusqu’à Trujillo (1.5s), je laisse mon gros sac à dos (mochila) chez Via et je vais faire mes adieux à cette ville sympa et propre. Achat bananes/eau/gateau pour 3.5s et à midi pétante, le bus démarre. Peu de monde dedans et je suis au 1° rang en panoramique dans un fauteuil hyper confortable à 160°. On sert un repas comme dans les avions. Je teste avec appréhension quand même. On arrivera à Lima à 21h30 dans des embouteillages monstres après un seul arrêt à Chimbote. Paysages lunaires ; désolés. Quelques cultures. Pas mal. Le terminal VIA est mal situé. Il est tard, et comme je n’ai pas eu de réponse d’Anita. Je préfère trouver un hotel à 35s tout près et je me mets au lit.
JEUDI 21.11.2013 Malgré la situation de l’hotel, près de grandes voies de circulation, j’ai quand même dormi. Ma chambre était minimaliste, avec tv et eau caliente mais il faut que je me rapproche du centre historique. Un Pdj dans une station service (6s) avec un café américain ignoble…(pas facile de trouver un Pdj dans ce coin où il ne vient pas de touriste…de plus les petits déjeuners Péruviens sont très différents des notres) .Un taxi (12s) et je me retrouve à l’hotel Espana que je connais car je constate que le San Francisco, reco du Gdr est fermé depuis cet été. Puisque j’en suis au constat, je remarque que je perds mon pantalon : j’ai dû vraiment maigrir ! autre constat : quasiment personne ne fume au Pérou…Je pars en « métro » au marché indien qui est en fait à Miraflores, pas loin d’où j’avais mangé le 1° jour. J’achète les boucles d’oreilles en lapiz lazzuli (aretes en espagnol) et un magnet (2s) puis direction Barranco en métro. Le temps qui était beau redevient gris. Le parque et pont des soupirs sont sympas. Je vais au Mirador. Repas au resto « Muelle » , j’avais envie de tester les conchas negras qui sont en fait des coques. Je m’offre une grande bière : pas bien ! le tout pour 37s. Très bonne adresse, peu de touristes et beaucoup de Péruviens. Je viens de retirer au DAB avec ma gold 300s (et une com de 14s avec BBVA). Je recharge ma carte « métro » (3s) .. Petit repos et je repars à pied me balader car j’adore ça. Une glace dans la rue (1.5s) car il fait soif : on a beaucoup plus soif ici qu’en France : le temps sec ? Je marche encore beaucoup mais j’aime ! je m’habitue à Lima que je trouve moins déprimante qu’à mon arrivée. Je trouve enfin des chaussettes 3 paires pour 6s ! ( Je n’avais pas pris assez de linge de rechange). Repas absolument dégueu au resto qui jouxte l’hotel…et à 20h30 je suis déjà dans ma chambre. Comme j’ai retiré 300s il me reste jusqu’au départ 300s et 15soles en monnaie. Je dois pouvoir gérer ça bien que l’hotel va me coûter 110s pour les 2 dernières nuits.
VENDREDI 21.11 Bonne nuit malgré 2/3 réveils dûs au paon qui se lâche régulièrement dans la nuit. Ma chambre est bien et je ne vais pas en changer pour moins cher. Dans cet hotel si particulier il y a des tortues, des perroquets sur la terrasse où l’on sert un Pdj à 6.5s…pas pire qu’ailleurs. Je discute avec une jeune Normande qui me fait bien rire car elle pense qu’il suffit de mettre des A et des O pour parler espagnol. Ainsi elle parle de « la tabla » à une des serveuses. Elle part 3 mois et ne me semble pas avoir bien préparé son voyage même si elle est « démerde » comme elle dit, ce que je crois bien. Je la mets en garde contre le soroche. Peu après je trouve un bus qui part pour le Cerro San Cristobal et son christ (5s). Pas mal le panorama et pas mal la pollution !! Au retour je trouve Av. Abancay un bus local pour aller à la Punta à Callao. Je mets presque 2h ! on passe dans différents barrios de Lima avant d’atteindre Callao. Repas et taxi (12s) puis retour en combi folklo à 2.5s jusqu’à Dos de Mayo. Je note qu’il y a vraiment quelque chose qui ne me réussit pas dans la nourriture : le Ceviche ?? . Je reteste l’inca cola à 2s car il fait soif à Lima. Même constat : c’est hypersucré et le gros bide des Péruviens peut s’expliquer. Je vais au barrio Chino mais rien d’enthousiasmant bien qu’il y ait un monde fou. Un repas à 19.5s, une bouteille d’eau (1.5s) et je finis mon livre. Encore au lit très tôt !
SAMEDI 23.11.2013 Dernier jour en Amérique du Sud. Nuit moyenne ; l’excitation du départ ? ou le paon qui chante n’importe quand ? Je commence à préparer mon sac à dos. Une fois le PDJ avalé (6s) je pars vers le Real Plazza dans l’espoir de dénicher « THE cadeau » qui va changer de ce que tous les magasins proposent : c'est à dire la même chose. C’est pas à côté ! et je reviens à pied car ma carte « métro » est périmée et je ne veux pas recharger. Dans un magasin j'ai la chance de voir à la tv les 20 dernières minutes de Argentine-Italie en rugby. Je remets : les clés de la chambre 24, qui était très bien ! et mon sac à dos trop lourd dans une remise. J’ai payé les 2 nuits et il me reste vraiment peu d’argent maintenant. Je vais jusqu’à la plazza d’italia où se tient un foire gastronomique mais rien ne me dit. Le Cordano, resto tout près de l’hotel Espana, et très connu est bien trop cher et je trouve, près du palais présidentiel, un festival sabores où je prends un rocotto relleno très piquant et de la chicha au goût de médicament (9s). Assez moyen ce dernier repas Péruvien. Je visite enfin le couvent Santo Domingo (7s) et monte même tout en haut dans le clocher. Je tel en France (5s). Il faisait gris ce matin mais le grand soleil est enfin arrivé. En fait il n’a jamais fait beau une journée entière dans cette ville ! Je reste un moment sur la plazza d’armas. Les dernières heures avant le retour sont toujours pénibles. Espérons que l’avion n’aura pas de retard ! Je repense bien sûr à ce voyage, à toutes ces péripéties. A la marge que se prend les agences de voyage : souvent 10 fois le prix que l’on paie par ses propres moyens… exemple Chan Chan/huanchaco avec l’agence Colonial pour 25s et 4s par mes propres moyens ! . En tout cas j’ai dépensé sur place 4403.3soles soit 1152 euros ce qui fait une moyenne de 19.72euros/jour. A titre de comparaison 10 jours avec un tour opérateur sont à 2500 euros (avion compris).L’heure tourne. J’achète 2 bonnets péruviens (2x8s)… -quand je verrai le prix de ces bonnets à l’aéroport je crois pouvoir dire avoir fait une bonne affaire-. 1 coca (1.5s) en attendant le taxi qui arrive à 17h30 pile. 25s +5s (pour l’entrée à l’aéroport). Il y avait du trafic mais on ne met que 35mn en fait. Il ne me reste plus que 20soles…trop peu pour un cadeau surtout que les prix sont exagérés à l’aéroport. Comme je vois un mac do à 18s celui ci fera l’affaire. J’y vais pourtant très rarement en France. Je passe la douane avec 2soles en poche. J’ai donc bien géré ces 2 dernières journées. Va venir le temps du bilan : échec ou non ? Je pense déjà que les voyages dans les pays en haute altitude sont terminés pour moi. Je projetais le Népal… L’avion est bondé. Départ avec une heure de retard ! DIMANCHE 24.11
Voyage fatiguant vu le peu de place. Je dors par intermitence et enfin c’est l’arrivée à Amsterdam vers 16h. Il fait 8°C. Comme j’ai 4h25 d’attente j’ai le temps de prendre le train pour revoir le centre, les canaux...L’atmosphère a changé depuis la dernière fois …c’était il y a 30 ans ? En tout cas c’est illuminé car Noel approche. A 19H10 je suis de retour devant l’enregistrement. Il ne m’a fallu que 20mn pour aller au centre pour 2x3.90 euros+ taxe CB. L’avion part quelques minutes en avance !!! incroyable. J’arrive donc en avance à Bordeaux et doit appeler mon fils à Pessac qui arrive assez vite. Sabrina a préparé un petit repas malgré l’heure tardive. J’apprécie plus que tout le pain, fromage et vin qui m’ont tant manqué au Pérou.
LUNDI 25.11.2013 Il fait froid mais beau. Petite balade vers les universités en attendant que Yannick émerge. A 16h03 le TER démarre de Pessac et à 17h25 je suis à Mt de Marsan. Ma femme me réceptionne à la gare. Cette fois la boucle est bouclée.
Un premier constat, « à chaud » :
Les points positifs de ce voyage : Le coût de la vie (moyenne de 19.72 euros dépensés par jour) La nourriture (surtout les poissons/crustacés) L’interêt de parler espagnol.. ! de pouvoir communiquer Le Macchu Picchu qui a lui seul vaut le déplacement ! Pas vu un moustique en un mois !!
Les points négatifs : Les problèmes de santé rencontrés (soroche/diarrhée..) Le vertige ! Le sac à dos trop lourd…14kg7……….A revoir pour l’avenir ! Les distances en bus : trop importantes . j'aurai du couper beaucoup plus.
26.10.2013 Départ de l’aéroport de Bordeaux…Comme on est restés sans explication 1/2h sur le tarmac…, on arrive donc à CDG en retard. Aeroport toujours aussi pénible et en fait, j’ai peu d’attente pour embarquer . Rebelote car embarqués à l’heure, on nous fait attendre 1h10 avant de décoller…trop d’avions au décollage !! voyage pénible car trop peu de place dans un boeing 777 plein. Bouffe dégueu (bravo Air France !). Arrivée à Lima à 16h45 avec 35mn de retard. Je change le minimum (20 euros) soit 67 soles, à l’aeroport ; le change y est très défavorable ai-je lu sur les forums. J’avais réservé un taxi pour l’hotel Espana en plein centre. Comme le taxi prend aussi un Suisse avec moi, je renégocie à baisse le prix (35 soles). Circulation et conduite démentes et je me retrouve à l’hotel, fidèle à sa réputation. Après une douche...froide ! je dois gérer les 7h de décalage. Je me mets donc à marcher...dans les rues. J’adore ça. Mais je marche beaucoup trop ! en tout au moins 12km ! mais j’avais vraiment besoin de marcher et réactiver les muscles….d’autant plus que je ne suis pas guéri. J’ai dû aller vendredi à 13h15 voir le médecin…quel manque de pot : une grosse rhino-pharingite juste avant le départ !. En marchant je ne vois pas de danger apparent. Il fait nuit pourtant. Je rentre en taxi négocié à 10 soles. A 10H je suis au lit. Bonne nuit sur un matelas confortable.
Dimanche 27.10.2013 Un réveil à 4h puis 7h15…douche…miracle : chaude ! Je monte sur la terrasse avec les paons et perroquets…Vue sur le Cerro de San Cristobal qui fait penser à Valparaiso et PDJ pas terrible à 6.45s. Je trouve un « cambio » plazza San Martin (200euros = 730 soles). Je trouve un locutorio pour appeler la famille. C’est pas cher : 3.5s pour 7mn. J’achète une carte bus 10s (la carte fait 4.5s) et direction Miraflores. Quartier hyper sécurisé qui donne sur l’océan. Vue tronquée car le ciel est bas mais c’est sympa. Je vois le célèbre resto « Mangos » sur la falaise et mange au Punta Azul (reco du GDR), très bon pulpo a la parilla + bière pour 40s. Retour par le métro qui est en fait un bus rapide. Je me repose dans un petit parc et j’observe les Péruviens endimanchés. Beaucoup sont très petits et très typés « indiens ». J’ai pu le vérifier ce matin car j’étais tombé par hasard sur un défilé typique (en fait c’est la fête des milagros), style « Tintin et le trésor des Incas »..- en ce qui concerne les danses..-, . Je perfectionne mon espagnol avec un chauffeur de taxi sympa. Puis je prends uncolectivo jusqu‘à la place 2 de Mayo pour 2.5soles..Pour ce prix, je retrouve les minibus pourris de Madagascar. On ne part que lorsqu’on est complet et on prend des passagers en route !! J’accuse la fatigue et je mange pour 23s dans le resto qui jouxte l’hotel. J’ai essayé l’inca cola, boisson nationale hyper-sucrée, 2s. Il est 21h et je suis au lit mais il faut que je tienne encore un peu pour gérer le jetlag. La journée est passée vite mais j’ai quand même envie de découvrir un autre Pérou. Lima ne m’enthousiasme pas au 1° abord. Je pense partir demain. J’ai d’ailleurs payé les 2 nuits 110 soles, comme convenu.
LUNDI 28.10.2013 Nuit assez affreuse. C’est hyper bruyant car il y a du plancher partout et des groupes se sont levés dans la nuit dans un bazar pas possible. Je tousse pas mal encore malgré les médocs. Bref à 7h après une bonne douche bien chaude je pars à la recherche d’un PDJ (4.5s) en fait assez spécial, en particulier le café. C’est un endroit pour Péruviens. Les rues sont barrées à cause de la police à cheval qui défile (je suis près du palais présidentiel). J’envoie des emails depuis l'hotel (0.5s la 1/2h) c’est pas cher mais la responsable est peu sympa et n’aide pas vraiment à utiliser le clavier espagnol… Bref, sur un coup de tête, je décide de quitter Lima et sa grisaille déprimante. Un taxi, 10s, pour rejoindre le terminal Soyuz et j’achète mon boleto -34s- pour Pisco, départ à 10h. Sorti des embouteillages je constate que le désert est partout. Parfois une petite partie cultivée. Soyuz fait bien les choses : on est filmé à l’entrée et à la sortie. Collation dans le bus. . Le bus me laisse à un croisement sur la Panaméricaine. De là un taxi -25soles- que j’aurai dû négocier ! me conduit à Paracas que je trouve sympa. Il fait beau, chaud.. ça change de Lima ! je mets mon short, sandales, chapeau . L’hotel Amigo est une bonne surprise (50s). La patronne est aimable. Ma fenêtre donne sur la mer. Euphorique je teste des chicharonnes (friture) mais c’est moins fin qu’en France…et trop copieux pour moi , 29.5s avec la bière Crystal (66cl quand même... !) J’ai réservé l’excursion en bateau aux iles Ballestas pour demain 8h et j’espère qu’il fera beau. Le coucher de soleil n’est pas mal mais le vent s’est levé et il fait super frais. Très petit village en fait. Je n’ai pas faim…une petite bière et au lit, encore, de très bonne heure : 21h. MARDI 29.10.2013
Le lit est bon mais il y a quand même un problème : dès 3h30 du matin les coqs se sont mis à chanter, les chiens à aboyer. Bref, un réveil matinal et à 5h30 je fais mon yoga face au Pacifique. PDJ et à 8h départ pour les iles. Ca caille sur le bateau mais l’ excursion est super intéressante ; on voit bien les lions de mer, pingouins….Retour à l’heure prévue, 10h. Il fait beau et de nouveau chaud. A 11H départ en minibus pour ICA (20s). Je suis le seul à y descendre car tout le monde va à Huacachina. Je trouve un hotel pas cher, 30soles…mais sans SDB. Un appel à la famille -5,5soles- : En France, ils se caillent autour de la cheminée…il ne fait que 9° à Aire !. Ici il fait au moins 30°C. Je mange sur la plazza d’Armas au Plazza, reco du GdR…menu à 12s + 1 maté de coca pour tester à 2.5s….pas si mauvais que ça. Je teste le DAB avec la Visa et retire 500s il y a une commission de 9s. Je me mets à la recherche d’un transport pour demain pour Chala. Puis taxi (5s) pour l’oasis de Huacachina où je me paie le tour en buggy (50s) et en + une taxe de 3.7s pour voir le coucher de soleil !! Franchement c’était super… un avant goût du Dakar ? Retour au crépuscule en taxi (5s) dans des embouteillages impressionnants. Ica n’est pas une ville terrible ; entourée de désert. Le soir il y fait froid comme dans le désert. Je teste le resto Anita (reco du GdR) la spécialité ; blanc de poulet, riz, sauce jaune…en fait ça ressemblerait à la poule au riz de chez nous. Encore au lit à 21h ! Mercredi 30.10 Très frais à 6h. J’ai bien dormi. J’appréhendais énormément mes lombaires après cette virée en buggy insensée. PdJ à 10 soles. J’essaie de repérer la Cie Ormeno qui ferait un direct ICA-CHALA mais elle est fermée. J’embarque donc pour Nazca avec la Cie Florès (10s). Il fait chaud et il ne faut pas oublier son eau minérale 1.5s….c’est le bus pour Péruviens et je suis le seul étranger. C’est folklo !... Il y a de l’animation et ça commence avec un bonimenteur pour finir avec une vendeuse de médecine traditionnelle. On s’arrête plusieurs fois, comme à Madagascar pour prendre des gens sur la route. Paysages impressionnants de déserts. A Nazca, j’ai du bol car je réussis à prendre un colectivo dans la foulée pour Chala. On y est entassé comme dans une boite de sardines et mon sac à dos (mochila) est resté sur le toit…En 2h1/2 on arrive à Chala. Le Pacifique est là mais le temps est plus frais. Je déniche après 2 essais (les prix indiqués par le routard ne sont pas à jour) l’hotel Grau à 30s Pdj inclus. Ma chambre est minimaliste mais donne sur l’océan et une plage immense. Petite virée au port pour me dérouiller des heures de bus, et discussion avec un pécheur sympa : Parler espagnol m’est bien utile même si, ici, l’accent est différent. Je repère l’endroit d’où partent les bus demain et déniche un petit resto (Sabor Arequipana) au prix imbattable de 8s. Au lit de très bonne heure. JEUDI 31.10 Bien sûr réveil très matinal et pdj à 7h30. Je prends mon billet (30soles) avec la Cie LLamosas pour la ville des volcans et 7h de bus minimum. Départ à 9h30 mais 15mn de retard. Voyage confortable mais long, arrivée à AREQUIPA. Belle vue sur les volcans. Je prends un taxi au terminal pour 5soles qui m’amène à l’hotel Katty (35soles), à 300m de la plazza d’Armas. Celle-ci est superbe et la ville est grouillante de monde. C’est Halloween, beaucoup de déguisements. On est à 2350m et je note que l’altitude ne me fait rien. Je dine au Mixto, reco du GdR. Je n’ai pas mangé depuis ce matin. Je m’offre un Pisco Sour et des camarones...mais c’est un peu léger en quantité même si c’est très bon. C’est ma plus grosse dépense au resto (45s) depuis mon arrivée au Pérou…mais je me dois de marquer le coup. Après je me mets à la recherche d’un bus pour la suite du voyage. Pas évident. Les rues sont noires de monde. Beaucoup de bruit. Je rentre à l’hotel et pas loin effectivement ça craint un peu. Au lit vers 22h…j’ai TV5 !!!
Vendredi 01.11.2013 J’ai un début de diarrhée ! pas de bol au niveau santé…..est ce dû aux médocs pour la rhino ? Ma chambre est si petite que je ne peux pas faire mon yoga. Par contre comme promis j’ai de l’eau bien chaude : ça change de Chala ! Il fait beau et à 8h il n’y a personne dans les rues…de plus dans un pays très fortement catholique, c’est jour de fête ! Pdj (10soles) et en avant pour la visite du monastère de San Catalina (35soles)…une heure de visite, juste avant la foule. Puis direction le mirador de Yanahuara, de l’autre côté du pont. Je rencontre 2 françaises qui me donnent un tuyau : il y a un festival de « sabores ». Effectivement c’est pas mal. Je passe un bon moment et je teste enfin le fameux chupe de camarones (15s) et une bière géante (5s). , une visite à I .Peru, et retour à l’hotel pour un repos mérité….Effectivement j’ai dû m’endormir quelques minutes. Je reprends ma visite de cette jolie ville et attend le coucher de soleil sur la plazza mayor. Internet, 1Sole, c’est donné ! Je tente un arroz con mariscos dans une Chifa…(il y en a partout) , pas de bol, il n’y en a plus ! Je choisis donc un lomo saltado : absolument infect avec 1/2l de Chicha…le tout pour 9s, ce qui est peu. J’espère seulement ne pas être malade…vu la qualité servie…
SAMEDI 02.11 Réveil matinal, je tente ma chance en prenant un taxi (5s) qui m’amène au terminal Florès juste pour le départ de 7h pour Tacna. J’ai droit à un bus super Dorado à 40s et à la photo avant de pénétrer dans le bus. Je suis placé en panoramique et les 5h15 de trajet ne me paraissent pas trop longues. Désert de plusieurs centaines de Km ! A Tacna, au terminal terrestre, un taxi me prend 13.5s pour me mener au centre, à l’hotel Inclan (35s) dont la chambre me parait ok. Mon problème est de trouver une laverie car je vais tomber à court de linge. Bien sûr personne ne peut me rendre mon linge avant lundi soir. Ici aussi c’est férié. Mauvais choix aussi pour le resto : une empanada infâme, un hotdog et une bière brune pour 9.5s. Je me balade l’après midi dans une ville aérée, entourée de déserts. et pour terminer la journée, un repas au resto El Conquistador, reco du petit futé. Je m’offre un Pisco Sour et un verre de vin. Repas moyen car l’agneau est trop cuit (44s).»…bref à 21h je suis dans ma chambre !
DIMANCHE 03.11.2013
J’ai dormi comme une souche.. Réveillé comme toujours de bonne heure, je hèle un taxi vers 7h10. J’hésite encore entre 2 destinations : ARICA au Chili et de là un bus pour LA PAZ ou aller à Puno par Arequipa qui m’a énormément plu. Il se trouve que le conducteur de mon taxi est de Puno et il me dit qu’il y a une route directe qui relie Tacna à Puno sans passer par Arequipa. Ceci me faisant gagner 6h de bus ! On fait donc plusieurs terminaux de bus pour trouver un départ. Du coup je lui donne 10s de plus pour son conseil ; le prix du bus qui relie les 2 villes est seulement de 20 soles. Départ à 8h dans un vieux bus de la Cie Heros du Pacifico, rempli d’indiens. Je suis le seul « occidental ». Espérons qu’il va tenir le coup ce vieux bus ! Nous passons par Moquega et commençons à monter pendant des heures. A la pause pipi j’ai la surprise de voir qu’on est à 4590m ! je prends un maté de coca (1s) mais je sens le mal de tête s’insinuer…Il faut dire que je viens du niveau de la mer…Dans un paysage désolé, ressemblant parfois à l’Islande ou Madagascar !, je vois mes premiers lamas et leurs cousins…A 16h, soit 8h plus tard on arrive enfin dans une grande ville au bord d’un lac. Quelques indiens descendent sur un trottoir. On continue à rouler et je commence à avoir un doute…1H plus tard nous arrivons enfin au terminal de bus. J’ai une adresse d’hotel mais aucun taxi ne connait. Bien sûr car en fait je suis descendu au terminal D’Ilave, à 1h de Puno !! Je fais la queue pour trouver un moyen de revenir sur Puno et le mal de tête se fait très fort. Je respire mal. Combi à 5s, puis taxi (3.5s) et je pose mon sac qui est très lourd -14kg7-5 Il me parait encore plus lourd avec l’altitude….°sur le lit d’une chambre à 25soles…mais pour la 1° fois je n’ai pas la TV. Il fait assez froid, normal on est à 3850m…je trouve un point internet : trop tard pour teléphoner en France…un resto pour 23s ; une bonne soupe pour me réchauffer, une pizza et un maté de coca. C’est la fête de Puno et il y a du bruit. Les laveries sont fermées. Je suis crevé. Au lit à 21h30.
LUNDI 04.11
Nuit affreuse ! mal de tête épouvantable, si bien que j’envisage même de redescendre sur Arequipa. Les pastilles de coca semblent pourtant faire leur effet. Pdj à 8.5s avec une anversoise, puis à pied jusqu’au terminal de bus pour envisager la suite : je pense quand même partir demain matin vers Copacabana et la Bolivie. En attendant, visite en bateau sur les iles flottantes Uros (10s). Il y avait 5soles de droit d’entrée à payer, mais on m’a oublié…(je n’ai pas réclamé ) Grosse déception car c'est vraiment l’attrape-touriste. Les habitants ont tout compris : le maté est 4 fois plus cher…qu’à Puno. On met les touristes d’autorité dans un autre bateau en osier (celui de la photo) pour faire 100m et ce pour 10s ! Bref je suis très déçu. Mon mal de tête semble contenu. Je me renseigne pour aller à Sillutani auprès d’une agence mais on me demande un prix qui me semble exagéré (60soles). Je tel à la maison, 3soles. Resto (21s) où je choisis la spécialité locale c’est-à-dire la truite. Je manque de crudités et prend une ensalada. Un maté de coca à 5s, sensé lutter contre le soroche... Je rentre me reposer. Toujours pas de laverie ouverte.. ! Ma salle de bain n’a pas d’eau chaude et en plus il y a un carreau de cassé ! heureusement j’ai 4 couvertures !! Je retire 400s avec ma Gold à la BBVA qui m’indique 14s de com…c’est la banque la +chère en tout cas ! Je vais sur la place d’armes où se déroule une manifestation folklorique. Pleins de danses. Sympa mais l’orage démarre. J’ai bien fait de ne pas aller à Sillutani. A l.Peru on m’avait dit que le prix était de 35s…Sous la pluie je me réfugie au marché central où je bois un jus de mangue (4s). Achat d’une bouteille d’eau à 1s –l’eau n’est pas potable au Pérou-. Je rentre à l’hotel où ça caille : de toute façon il n’y a pas de chauffage central au Pérou. J’ai de nouveau mal à la tête et j’ai pris un coup au moral. Il me faut faire un choix ! Je décide de changer mon programme car en Bolivie je vais rester à la même altitude, voire aller plus haut ! La sagesse me fait prendre un billet de bus pour Cusco pour 50 soles. Repas avec une soupe de quinoa et un maté de coca (8.5s). Le Daphalgan me fait du bien mais je suis au lit encore plus tôt.
MARDI 05.11
Nuit absolument horrible ! 2 fois j’ai été obligé de prendre du Daphalgan pour le mal de tête. Le cachet met 20mn pour faire effet. Je respire très mal. On vient me chercher en taxi à l’heure pour prendre le bus au terminal et je quitte donc Puno, ville qui ne m’aura pas réussi et m’a montré mes limites, à 8h30. Il fait beau et le bus est luxueux. On monte encore à 4350m en suivant la ligne de chemin de fer. Inutile de prendre le train en fait…Plus on monte, plus on voit des lamas. Je m’habitue aux longues distances en bus. De l’autre côté du col le paysage se fait plus vert et la pluie s’invite. Arrivée à CUSCO à 16h ; la Cie Transzala a été un bon choix. Les taxis sont agressifs et ne veulent pas m’emmener à mon hotel sur la colline San Cristobal. Pour 10 soles, l’un d’eux me dépose plazza d’armas, en bas des escaliers que je dois monter pour atteindre l’hotel San Cristobal. Chambre à 15 s ! record battu. De plus le PDJ est compris…je ne sais pas où est le piège…Sous une pluie battante je trouve enfin une lavanderia. J’ai internet gratuit en plus ! je donne des news à tous. J’ai faim car je ne mange pas quand je prends le bus…donc rien mangé depuis hier soir où j’avais mangé seulement une soupe : sûr que je vais maigrir ! En tout cas je n’ai plus mal à la tête. Cusco n’est qu’à 3300m !! La descente en ville est périlleuse sous la pluie : ça glisse terrible malgré mes chaussures de rando decathlon…mais c’est beau ! Je trouve un resto, reco du GdR ; El Fogon où, pour 10s, je me régale d’une soupe quinoa, un rocotto rellano et une boisson non identifiée (peut être de la Chicha). J’achète 2 bananes et des gateaux pour 5.5s. Il n’est que 19h30 mais la remontée à l’hotel est dure. Je me fais accoster pour un massage. Tiens donc, ici aussi ? il faut dire qu’il y a beaucoup de treks. Au lit… ! à 21h je dois déjà dormir.
MERCREDI 06.11.2013
Ma meilleure nuit ! Je me suis réveillé avec la pluie vers 4H. Lever 7h15. Pas eu mal ! le moral revient. Je fais même un Yoga que je n’avais pu faire à l’hotel Nesther de Puno à cause du manque de souffle en autres…Ici le lit est super, l’eau bien chaude...pas de tv...mais à ce prix ! par contre internet gratuit. Pdj super sur la terrasse qui domine la place d’armes. Le seul inconvénient est qu’il faut monter dur pour regagner l’hotel. Je pars donc visiter la ville et acheter mes billets pour le Macchu Picchu. 1° étape : Perurail 110$ soit 84 euros, puis achat de l’entrée au MP pour 128s et boleto partiel à 70s, timbres pour 48s, c’est cher mais les cartes postales sont seulement à 8s les 8 ! Je m’autorise un massage vu le prix : 20 s la 1/2h. Je tel à la famille : 10s et je remange au même resto qu’hier pour 10s. La visite de la ville est superbe et je me méfie du soleil vu l’altitude…Soudain je me rends compte que j’ai perdu mon appareil photo ! Je crois savoir où ! Je retourne au massage où on me l’avait mis de côté. Il y a quand même des gens honnêtes alors qu’on nous met sans cesse en garde contre les vols. J’ai noté beaucoup de désir de rendre service. La palme revenant à la directrice d’I.Peru qui m’accompagne pour trouver un endroit où regarder le match France-Allblacks. Je note quand même qu’ici à Cusco, 2 personnes ont refusé de me répondre alors que je cherchais mon chemin…et pourtant je m’adresse à elles en espagnol. En tout cas et en synthèse, superbe journée ensoleillée dans une ville attachante. Un repas quelconque, un Kebab ? à 23s et à 20h45 je suis dans ma chambre.
JEUDI 07.11
A 6H15…(on se réveille tôt ici car il n’y a pas de volets..d’autant plus qu’on se couche tôt !) j’embarque dans un colectivo à Paletos pour Chinchero, mais en fait ce n’est pas le jour du marché et il n’y a personne à cette heure matinale…je continue jusqu’à l’intersection de Maras (8s). Là un taxi me prend après négociation pour 50s. Il m’amène a Moray, inclus dans le boleto partiel, m’attend puis m’amène aux Salineras(8s l’entrée). Je suis le 1°et le seul sur le site : il fait beau et chaud et je peux voir 2 montagnes de +6000m Le taxi me ramène ensuite où il m’avait pris sur la route. On a bien discuté ensemble. Je n’attends même pas 1mn car un autre colectivo m’amène pour 3S à Urubamba. De là un bus local « camino del inca » m’amène pour 2.5s à Pisac. Quand je compare mes dépenses avec ce que j’aurai payé avec un tour acheté en agence !!! A Pisac je renégocie un taxi pour 20s qui m’amène à l’entrée du site. Je ne suis pas le seul, mais en fait les groupes ne restent qu’aux 1° ruines. Très peu de monde après car il faut crapahuter…je continue donc pour redescendre sur Pisac en longeant des ravins et constate que je suis beaucoup moins à l’aise qu’auparavant face au vide. C’est superbe ; vers la fin du chemin je rencontre un couple de parisiens et on finit par manger ensemble pour 17s …Mais il me faut rentrer sur Cusco. J’attends à peine pour prendre un bus local (2.5s). A l’hotel je paie les 3 nuits et répond à mes emails. A 21h je dois dormir. Journée exceptionnelle.
Vendredi 08.11
A 5h45 je réveille Hector, l’employé de la mémé propriétaire. Je laisse mon gros sac et part en colectivo pour Ollantaytambo pour 10s. C’est un superbe village et mon boleto partiel me permet de visiter la forteresse. Il fait beau et chaud. Je dois cependant rebrousser chemin sur un sentier vertigineux ; je ne suis plus du tout à l’aise face au vide. Lamentable je deviens !. Ce voyage est un constat : on ne peut pas être et avoir été ! J’en discute avec une Anglaise, dont le mari est resté à l’hotel vaincu par le soroche…ce qui ne me console pas. Comme j’ai le temps, je visite le village : sympa, je discute, je vais reconnaitre la gare . J’attends attablé à une terrasse en sirotant un maté (3s) l’heure de partir à Agua Calientes. Le train part exactement à l’heure : 12h58. Le prix en fait l’un des plus chers du monde. Les Péruviens ne paient pas le même prix que les touristes…Mais à part 2 jours de marche ardue, il n’y a pas d’autre choix. En 1h1/2 on arrive dans cette ville du bout du monde qui a tout du Lourdes local. Ca ne vit que pour le tourisme…que de boutiques !!! qui proposent toutes la même chose. Je choisis l’hotel, une reco du Gdr, pour 30s ; ce qui est peu cher vu l’endroit hypertouristique. L’accueil laisse cependant à désirer.. Je me balade, je discute, dans cette ville à la végétation tropicale où il fait chaud. Je tel (2s) .J’achète mon billet de bus pour le MP pour demain matin ; 27s l’aller, car j’ai l’intention de redescendre à pied. Un resto à 12s et je suis au lit encore plus tôt que d'habitude. SAMEDI 06.11.2013 LE GRAND JOUR !!! je passe une bonne nuit et à 5h je suis debout et à 5h25 je fais la queue devant les bus. Je suis dans les premiers et c’est bien rodé. En 30 mn je suis sur le site qui est dans les nuages. A 6h c’est l’ouverture et c’est tellement brumeux que je dépasse le site sans le voir. Je me retrouve sur le sentier du pont de l’inca. Sentier assez impressionnant. En revenant je me retrouve face à des vigognes en liberté et soudain j’aperçois le MP dans la brume qui se dissipe. Rien à dire : c’est superbe ! l’une des 7 nouvelles merveilles du monde mérite bien son classement. Peu de monde. Je pars vers la porte du soleil. C’est assez dur car il y a beaucoup de marches assez hautes. Après un bon moment je dois rebrousser chemin car j’ai peur de manquer de temps…peur aussi des crampes ?...Je perds beaucoup d’eau. Je reviens sur le site que je visite enfin.. et maintenant il y a du monde ! des groupes qui sont enfin arrivés. J’admire ceux qui font le Wayna Picchu, chose que je ne peux plus faire… ! Il me faut cependant quitter ce lieu magique et la descente me prend 1h10. Je suis littéralement trempé de sueur, mais surtout je me suis rendu compte que je ne suis plus le même en montagne…Je n’ai plus la même sûreté. A Agua Calientes je retourne dans mon « boui-boui » d’hier car j’ai faim : c’est vrai que j’en ai brulé des calories ! Mauvaise pioche car je me fais avoir avec un prétendu menu touristique à 30s… quasiment le même que les touristes Péruviens qui paient 10 soles. C’est la vie : un jour on a une bonne surprise, le lendemain une mauvaise. Retour par le train à 60$ et je monte dans un colectivo qui me ramène à Cusco pour 10s. Je retrouve mon San Cristobal mais Hector m’a changé de chambre. Pas de problème car l’eau est aussi chaude. Je discute avec des Périgourdins qui sont là pour 6 mois (des accros à l’herbe..). Il me donne une adresse de resto sur San Blas. Bonne pioche car le Sumacq me propose pour 15s un repas pantagruelique : apéro (vin ou pisco), pain ailé, soupe cuscena, truite à la plancha et en dessert un pancake au miel + 1 boisson. Comme c’est tout petit, c’est très convivial et je discute avec mes voisins : un gars de Puyoo…pas loin de chez moi et sa copine Argentine, puis des musiciens du coin, vraiment folklo , puis des catalans…Il est 23h quand je me mets au lit. J’ai battu mon record. Mais le centre de Cusco est très sécurisant . Quelle journée inoubliable !!!
DIMANCHE 10.11
J’ai dormi comme une souche car l’hotel est tellement tranquille ! Réveil avec les cloches et à 8h45 je suis sous la verrière face à un super PDJ. Décompression aujourd’hui. Je donne dans une laverie mes fringues et sur la place d’armes il y a une cérémonie importante. J’y vais….beaucoup de militaires. Balade tranquille puis repas dans un resto quelconque pour 12s. En effet quasiment tout est fermé le dimanche au Pérou. Je monte à Sacqhmayan et au Christo Blanco d’où le panorama est superbe. Il fait beau jusqu’à ce que vers 16h, un coup de tonnerre me rappelle que je suis en haute montagne. Je reviens lire sur la terrasse. Vraiment peu d’animation vu d’en haut. En soirée je cherche un resto ! beaucoup sont fermés et je retrouve mon Sumacq, il était fermé le midi. Mais là aussi peu d’animation. Je suis même seul et en plus le service est long car Adolfo a un gros problème avec son four. Malgré cela, c’est toujours un excellent rapport qualité/prix. Mon meilleur resto au Pérou. A 21H30, je dois dormir…
LUNDI 11.11
Comme cet endroit est tranquille ! c’est rare dans ce pays. Je me lève à 7h10, yoga et à 8h je suis sur la terrasse pour mon dernier PDJ. Il fait superbeau et je n’ai pas oublié mon chapeau ! Je pense partir vers 10h pour Abancay, plus bas. Car je veux couper en 3 jours, le trajet de descente vers Lima . Je quitte donc avec un petit pincement au cœur cet endroit « routard », super bien placé. Je change 100 euros pour 362soles. Un taxi pour 10s et je prends un bus expreso Sanchez pour Abancay pour 20s. A noter qu’il y a toujours une petite taxe à payer (1.3s) lorsqu’on utilise un terminal urbain. Départ 10h et arrivée à 15h en passant par plusieurs cols. Le paysage est différent, plus de cultures. Il fait très chaud. Pourtant mauvaise surprise car il n’y a pas de bus pour Nazca, ma prochaine étape, avant 24h ! Je ne me vois pas rester coincer ici. Un tel à la famille pour 5s, une bière 4s car il fait soif et je casse la tirelire en décidant de prendre ce qui se fait de mieux en matière de bus : Cruz del Sur à 175s pour Lima. Il faut cependant que j’arrive à prévenir mon hotel à Lima pour les avertir de ce changement. Le bus arrive en retard, à 19h et bien sûr il fait nuit. Pas facile de dormir malgré le confort du bus car il y a beaucoup de virages. Il y a 932km entre les 2 villes et je dois dormir lorsqu’on passe à Nazca.
MARDI 12.11
Je suis réveillé lorsqu’on passe ICA à 7h du matin : il fait soleil mais plus on avance vers Lima, plus c’est la bruine (la garua). Pdj dans le bus et à 11h30 j’arrive au terminal de Cruz, Av Javier Prado. Un taxi (8s) et je rejoins ma résa dans le quartier San Borja : bien tranquille mais loin du centre. Internet (1s) pour prévenir que je suis bien arrivé à Lima. Un repas dans un resto pour employés car je ne suis pas dans un quartier à touristes (8s boisson comprise). Je négocie un taxi 11s pour la place dos de Mayo. Balade à pied dans un quartier que je connais. J’ai besoin d’un jus d’orange frais dans la rue (1s) ! Je recharge ma carte « métro » (5s) et descends à la station J.Prado. Le métro est bondé. Je vérifie les départs pour Tumbes pour demain chez Cruz et Tepsa…et toujours à pied je rejoins mon domicile. En fait il me faut 40mn en marchant bien ! c’est pas à côté quoiqu’en dise le GdR. Peu de monde le soir dans les restos de ce quartier pépère…Je mange pour 12s un espèce de sandwich chaud, « à la Cajamarca » et une bière. A 19h30 je suis dans ma chambre. Record battu ?? J’ai pas envie de marcher de nouveau et en plus j’ai quand même une nuit de bus à rattraper.
MERCREDI 13.11/JEUDI 14.11/2013
Après une nuit de tout repos je prends le PdJ, sans jus d’orange !- avec Jacques un québécois juif sympa. Mon lit était tout esquinté, pas de lampe de chevet, pas de SDB individuelle, pas de tv…c’est cher pour ce que c’est (50soles). Maintenant il me faut me motiver car j’ai 1270km pour aller à Tumbes, soit + de 23h de bus !!! Je me balade dans San Borja, un quartier vraiment cool de Lima. Coiffeur pour 15s, taxi 7s et je prends le 1° départ avec Cruz pour 126s à 15h30. Je discute dans le bus avec un jeune Autrichien qui vient d’Argentine et va au Mexique...6mois de voyage ! Malgré tout entre le coucher de soleil super, les paysages marins, les films et un peu de sommeil, le temps passe. Le jeune descend à Mancora à 1h1/2 de Tumbes. Il fait beau, chaud, mais je ne vois personne dans l’eau. Pourquoi ? Il est dit dans le GdR qu’on se baigne toute l’année dans ce coin proche de l’Equateur. Je dépasse Punta Sal et Zorittos où il n’y a pas un touriste ! ça compromet un peu mes projets. Enfin après plus de 21h de bus on arrive au terminal de Cruz à Tumbes à 13h10. Ca craint un peu et les motos-taxis sont agressifs. J’en choisis un qui m’entube car pour 5s il me mène à l’hotel Tumbes, reco duGdR qui a changé d’adresse et se trouve maintenant calle Filipinas. En fait j’aurai pu y aller à pied ! Il est complet et je me rabats sur l’Italia à 35s. Enfin je peux manger à 14h15 sur la plazza mayor pour 7s. I Peru est au point (comme partout !) mais je constate qu’il y a peu à voir dans le coin. J’ai vu les mangroves au Venezuela et ne suis pas tenté par Puerto Pizarro, d’autant plus que les taxis proposent des prix excessifs ….Le climat est tropical et j’ai mis mes sandales. Comparé à Tacna, ville elle aussi frontière ; c’est moins riche, plus sale et moins sécurisant. J’hésite à continuer jusqu’à Guayaquil en Equateur. Ce que je lis sur les forums et ce que l’on me dit n’est pas très rassurant. De plus je n’ai aucun guide, ce que je déteste. Je réponds à la famille qui s’inquiéte de mon projet d’aller à Guayaquil. Une grande bière (66cl) pour 6s car il fait soif. Je suis un peu « paf »..ça doit être les heures de bus ! Le soir il y a un peu de monde sur la place à part une manif pour une pré-selection de miss... Un repas à 21s, une autre grande bière : pas bien, pas bien !! (car je ne suis pas très habitué à la bière). Je rentre très tôt : ça fait penser un peu à Tuléar à Madagascar. A 21H30 je suis au lit. VENDREDI 15.11.2013 J’ai dormi comme une souche. Réveil à 6h40. PdJ à côté pas terrible pour 6.5s : pain dégueu et fromage aussi ! Je quitte l’hotel et sa mama sympa. Par contre pas d’eau chaude ce qui est normal dans cette région très chaude. Avec mon sac à dos très lourd, et sous la chaleur je déniche un combi à 20s pour Mancora avec Sertur…pas très loin du terminal de Cruz. J’ai décidé de redescendre tout doucement vers Lima en prenant mon temps. En fait, en fonction de mon « felling »..Après 1h45 j’y arrive. Sous la chaleur je n’arrive pas à trouver la reco du GdR, ( il se peut qu’elle n’existe plus…) je prends une chambre dans l’hospedale Mar de Plata, av.Grau 754 pour 30s. J’espère y être au calme car on m’a dit que Mancora attire les jeunes qui veulent faire la java. Je suis loin du centre, 1km5 minimum et je vais voir la plage et essayer de trouver un autre hotel mieux placé. Un bon repas avec poulpe et calamars pour 43s. Je réserve à l’hotel Bako pour 10s...face à la mer. Après mes excès gastronomiques je digère sur un banc en lisant et en attendant le coucher de soleil….qui est un peu décevant. Retour à mon hotel pour m’apercevoir qu’il y a une fête foraine nocturne juste en face…ça fait un bordel du tonnerre. Je repars en ville mais je n’ai pas faim. Je constate que les discos font beaucoup de bruit…à 50m de l’endroit où j’ai réservé pour demain ! A 21h30 je suis devant la tv et regarde Karaté Kid. Je mets mes boules Quiès et j’espère quand même dormir un peu…. SAMEDI 16.11.2013
J’ai dormi un peu mais Dieu que ce pays est bruyant !! Klaxons sans arrêt et ce dès 5h du matin. Dans une semaine je repars en France. Mon lit n’a pas de couvertures et le matelas (hyperdur) a encore son enveloppe de plastique…je l’entends à chaque fois que je bouge. Pas d’eau chaude non plus …d’ailleurs il n’y a qu’un seul robinet...Pas de moustiques non plus ! pas vu un seul depuis le 26.10… Moto-taxi (2s) et j’achète mon billet pour Trujillo (45s) auprès de la Cie El Dorado. Il me faudra changer à Piura. Je transfère mes affaires à l’hospedale Bako et prend un PdJ mérité (7s). Tel à la famille (2s). Tout va bien. Puis internet pour 1s ; ici c’est moins cher qu’ailleurs….La concurrence ?. Bonne balade sur la plage et discussion avec un Américain (Robert o) célébrité locale, puis une parillada à 18s, superbonne, au même endroit qu’hier, face à la mer. Le vent devient plus fort et je vais me reposer un peu. J’en profite pour payer les 15s restant (total 25soles) aux 2 jeunes sympas. Je me rebalade un peu mais c'est quand même petit et je n’ai pas grand-chose à faire à la nuit qui tombe tôt. Repas à 8s boisson comprise. Je rentre et j’entends déjà les discothèques à fond !!!
DIMANCHE 17.11.2013 Nuit agitée à cause des fêtards. Hier soir j’avais discuté avec 2 français qui eux aussi en profitaient pour la faire la java. Incroyable le nombre de jeunes chômeurs français que j’ai rencontré au Pérou !. Douche hyperchaude. C’est à signaler ! L’endroit serait pas mal sans ce bruit invraisemblable. 10 mn avant 9H, le bus arrive…donc en avance ! Paysages ressemblant à Madagascar en allant vers Piura. Pour les toilettes dans le bus je me demande comment font les gens car c’est prévu uniquement pour le pipi… ! Vu les longues distances à parcourir dans ce pays ça pose problème ! A 12H on arrive à Piura. Il faut attendre 1h le départ de l’autre bus pour Trujillo. Je vais aux toilettes (0.5s). Ici il y a intérêt à avoir du « sencillo »c’est-à-dire de la petite monnaie. J’évite toujours de manger dans les bus lorsqu’il y a une longue distance. C’est plus prudent … Il fait très chaud à Piura et les paysages sont désertiques jusqu’à Trujillo avec parfois une partie cultivée Il y a un beau coucher de soleil et j’arrive à 19h, de nuit…ce que je n’aime pas dans une ville inconnue… encore 9h de bus !Un peu de mal à trouver un taxi, c’est la première une fois ! je négocie à 4s et il m’emmène à l’hotel Colonial, superbe hotel ! mais pas du tout dans ma catégorie (70soles). Tout y est parfait. J’ai faim et je trouve dans la calle Pizarro un poulet à la brasa (9s). La place d’armes est superbe mais il y a peu de monde, comme tous les dimanches d’ailleurs…au Pérou.. Il fait un peu froid. Je regarde mes emails (0.5s) ! ma fille a obtenu le job pour lequel elle postulait à Phukhet ! bravo !! je sais où je vais aller pour le prochain voyage. Au lit à 21h30.
LUNDI 18.11.2013 Nuit super. Réveil à 7h en pleine forme. Achat eau/bananes dans un des seuls « grands magasins » rencontrés : METRO (1.5s) calle Pizarro. Visite à I.Peru, super efficace. Je quitte l’hotel et prend un colectivo pour Huanchaco (1.5s). Je trouve l’hotel Coco Beach, au nord de la plage, reco lu sur un forum.. où je négocie la chambre à 35s…car il y a peu de monde dans ce village. C’est pas encore la saison. Le coin est sympa. Moins grand que Mancora, moins chaud aussi ! pas de baigneurs…des surfers !. Repas à 10s+7s de bière (le grand format auquel je m’habitue). Un bus local (1s !) pour CHAN CHAN. J’en sors un peu déçu car ce sont vraiment des ruines et il faut beaucoup d’imagination…ou être un passionné. Il ferait bon sans ce vent. Retour en bus (1s). Pas cher ! Sur la plage un gros camion immatriculé 65. Je finis par trouver les proprios : des gens de mon âge et qui font l’Amerique du Sud. Les Lalaguna sont d’Argeles Gazost et y étaient hoteliers (l’Arrieulat). Ils ont un blog. On discute longuement : des gens assez incroyables ! Puis douche hyperchaude. J’ai TV5 (mal) et j’ai un peu de news en direct. Je recommence à être à court de linge propre...pas facile à gérer cette fois, par rapport au Cambodge, l’an dernier. Le Pérou c’est pas l’Asie ! Je me mets en quête d’un resto…beaucoup sont fermés ; peu de monde et pas de vie nocturne…ce qui va me changer de Mancora. Je mange à l’Anzuelo, reco du Gdr : calamars en parilla et grande bière pour 35s. Il faut que j’arrête la bière !! Retour à l’hotel vers 21h30. Pleine lune. Personne sur le bord de mer.
MARDI 19.11.2013 Bonne nuit ! c’est calme. Il fait beau et je cherche un Pdj…je trouve enfin un desayuno…mais on me propose un poisson frit ! je décline, monte à l’église d’où on a un beau panorama et constate que le désert est vraiment en bord de mer. Je trouve enfin un jus d’orange frais dans la rue (1.5s) puis une patisserie locale(1s) écoeurante de sucre. Je pars à Trujillo. C’est pas cher par le bus local et je descends calle Ejercito pour acheter un billet pour Lima. Je choisis finalement Via pour 70s : moins cher que Cruz qui est à côté. VIA arrive à 21h30…c’est vraiment tard pour le pays mais je sais où aller et envoie un email à Anita pour la prévenir de cette arrivée tardive. Je tel à ma femme pour 6s puis un repas à 7s . Je glandouille un peu car il fait beau et la ville est sympa. Retour à Huanchaco : je discute avec un jeune couple parti pour 6 mois ; Guyanne, Brésil, Bolivie…puis Ushuaia. Je paie mes 2 nuits 70s et trouve un des seuls restos ouverts où je me régale d’un poisson (mérou ?) pour 14s. J’ai pris un coca pour éviter la bière. Peu d’animation et à 20h je suis dans ma chambre.
MERCREDI 20.11.2013 Encore une bonne nuit, bercé par le bruits des vagues. Avec Cusco et chez Anita à San Borja, c’est l’endroit le plus calme, celui où j’ai le mieux dormi. Un Pdj dans une patisserie (5s)...en fait c’est moins cher que de le prendre dans un resto ! Petite balade d’adieu sur la plage et constat : ça a été une bonne étape. Bus jusqu’à Trujillo (1.5s), je laisse mon gros sac à dos (mochila) chez Via et je vais faire mes adieux à cette ville sympa et propre. Achat bananes/eau/gateau pour 3.5s et à midi pétante, le bus démarre. Peu de monde dedans et je suis au 1° rang en panoramique dans un fauteuil hyper confortable à 160°. On sert un repas comme dans les avions. Je teste avec appréhension quand même. On arrivera à Lima à 21h30 dans des embouteillages monstres après un seul arrêt à Chimbote. Paysages lunaires ; désolés. Quelques cultures. Pas mal. Le terminal VIA est mal situé. Il est tard, et comme je n’ai pas eu de réponse d’Anita. Je préfère trouver un hotel à 35s tout près et je me mets au lit.
JEUDI 21.11.2013 Malgré la situation de l’hotel, près de grandes voies de circulation, j’ai quand même dormi. Ma chambre était minimaliste, avec tv et eau caliente mais il faut que je me rapproche du centre historique. Un Pdj dans une station service (6s) avec un café américain ignoble…(pas facile de trouver un Pdj dans ce coin où il ne vient pas de touriste…de plus les petits déjeuners Péruviens sont très différents des notres) .Un taxi (12s) et je me retrouve à l’hotel Espana que je connais car je constate que le San Francisco, reco du Gdr est fermé depuis cet été. Puisque j’en suis au constat, je remarque que je perds mon pantalon : j’ai dû vraiment maigrir ! autre constat : quasiment personne ne fume au Pérou…Je pars en « métro » au marché indien qui est en fait à Miraflores, pas loin d’où j’avais mangé le 1° jour. J’achète les boucles d’oreilles en lapiz lazzuli (aretes en espagnol) et un magnet (2s) puis direction Barranco en métro. Le temps qui était beau redevient gris. Le parque et pont des soupirs sont sympas. Je vais au Mirador. Repas au resto « Muelle » , j’avais envie de tester les conchas negras qui sont en fait des coques. Je m’offre une grande bière : pas bien ! le tout pour 37s. Très bonne adresse, peu de touristes et beaucoup de Péruviens. Je viens de retirer au DAB avec ma gold 300s (et une com de 14s avec BBVA). Je recharge ma carte « métro » (3s) .. Petit repos et je repars à pied me balader car j’adore ça. Une glace dans la rue (1.5s) car il fait soif : on a beaucoup plus soif ici qu’en France : le temps sec ? Je marche encore beaucoup mais j’aime ! je m’habitue à Lima que je trouve moins déprimante qu’à mon arrivée. Je trouve enfin des chaussettes 3 paires pour 6s ! ( Je n’avais pas pris assez de linge de rechange). Repas absolument dégueu au resto qui jouxte l’hotel…et à 20h30 je suis déjà dans ma chambre. Comme j’ai retiré 300s il me reste jusqu’au départ 300s et 15soles en monnaie. Je dois pouvoir gérer ça bien que l’hotel va me coûter 110s pour les 2 dernières nuits.
VENDREDI 21.11 Bonne nuit malgré 2/3 réveils dûs au paon qui se lâche régulièrement dans la nuit. Ma chambre est bien et je ne vais pas en changer pour moins cher. Dans cet hotel si particulier il y a des tortues, des perroquets sur la terrasse où l’on sert un Pdj à 6.5s…pas pire qu’ailleurs. Je discute avec une jeune Normande qui me fait bien rire car elle pense qu’il suffit de mettre des A et des O pour parler espagnol. Ainsi elle parle de « la tabla » à une des serveuses. Elle part 3 mois et ne me semble pas avoir bien préparé son voyage même si elle est « démerde » comme elle dit, ce que je crois bien. Je la mets en garde contre le soroche. Peu après je trouve un bus qui part pour le Cerro San Cristobal et son christ (5s). Pas mal le panorama et pas mal la pollution !! Au retour je trouve Av. Abancay un bus local pour aller à la Punta à Callao. Je mets presque 2h ! on passe dans différents barrios de Lima avant d’atteindre Callao. Repas et taxi (12s) puis retour en combi folklo à 2.5s jusqu’à Dos de Mayo. Je note qu’il y a vraiment quelque chose qui ne me réussit pas dans la nourriture : le Ceviche ?? . Je reteste l’inca cola à 2s car il fait soif à Lima. Même constat : c’est hypersucré et le gros bide des Péruviens peut s’expliquer. Je vais au barrio Chino mais rien d’enthousiasmant bien qu’il y ait un monde fou. Un repas à 19.5s, une bouteille d’eau (1.5s) et je finis mon livre. Encore au lit très tôt !
SAMEDI 23.11.2013 Dernier jour en Amérique du Sud. Nuit moyenne ; l’excitation du départ ? ou le paon qui chante n’importe quand ? Je commence à préparer mon sac à dos. Une fois le PDJ avalé (6s) je pars vers le Real Plazza dans l’espoir de dénicher « THE cadeau » qui va changer de ce que tous les magasins proposent : c'est à dire la même chose. C’est pas à côté ! et je reviens à pied car ma carte « métro » est périmée et je ne veux pas recharger. Dans un magasin j'ai la chance de voir à la tv les 20 dernières minutes de Argentine-Italie en rugby. Je remets : les clés de la chambre 24, qui était très bien ! et mon sac à dos trop lourd dans une remise. J’ai payé les 2 nuits et il me reste vraiment peu d’argent maintenant. Je vais jusqu’à la plazza d’italia où se tient un foire gastronomique mais rien ne me dit. Le Cordano, resto tout près de l’hotel Espana, et très connu est bien trop cher et je trouve, près du palais présidentiel, un festival sabores où je prends un rocotto relleno très piquant et de la chicha au goût de médicament (9s). Assez moyen ce dernier repas Péruvien. Je visite enfin le couvent Santo Domingo (7s) et monte même tout en haut dans le clocher. Je tel en France (5s). Il faisait gris ce matin mais le grand soleil est enfin arrivé. En fait il n’a jamais fait beau une journée entière dans cette ville ! Je reste un moment sur la plazza d’armas. Les dernières heures avant le retour sont toujours pénibles. Espérons que l’avion n’aura pas de retard ! Je repense bien sûr à ce voyage, à toutes ces péripéties. A la marge que se prend les agences de voyage : souvent 10 fois le prix que l’on paie par ses propres moyens… exemple Chan Chan/huanchaco avec l’agence Colonial pour 25s et 4s par mes propres moyens ! . En tout cas j’ai dépensé sur place 4403.3soles soit 1152 euros ce qui fait une moyenne de 19.72euros/jour. A titre de comparaison 10 jours avec un tour opérateur sont à 2500 euros (avion compris).L’heure tourne. J’achète 2 bonnets péruviens (2x8s)… -quand je verrai le prix de ces bonnets à l’aéroport je crois pouvoir dire avoir fait une bonne affaire-. 1 coca (1.5s) en attendant le taxi qui arrive à 17h30 pile. 25s +5s (pour l’entrée à l’aéroport). Il y avait du trafic mais on ne met que 35mn en fait. Il ne me reste plus que 20soles…trop peu pour un cadeau surtout que les prix sont exagérés à l’aéroport. Comme je vois un mac do à 18s celui ci fera l’affaire. J’y vais pourtant très rarement en France. Je passe la douane avec 2soles en poche. J’ai donc bien géré ces 2 dernières journées. Va venir le temps du bilan : échec ou non ? Je pense déjà que les voyages dans les pays en haute altitude sont terminés pour moi. Je projetais le Népal… L’avion est bondé. Départ avec une heure de retard ! DIMANCHE 24.11
Voyage fatiguant vu le peu de place. Je dors par intermitence et enfin c’est l’arrivée à Amsterdam vers 16h. Il fait 8°C. Comme j’ai 4h25 d’attente j’ai le temps de prendre le train pour revoir le centre, les canaux...L’atmosphère a changé depuis la dernière fois …c’était il y a 30 ans ? En tout cas c’est illuminé car Noel approche. A 19H10 je suis de retour devant l’enregistrement. Il ne m’a fallu que 20mn pour aller au centre pour 2x3.90 euros+ taxe CB. L’avion part quelques minutes en avance !!! incroyable. J’arrive donc en avance à Bordeaux et doit appeler mon fils à Pessac qui arrive assez vite. Sabrina a préparé un petit repas malgré l’heure tardive. J’apprécie plus que tout le pain, fromage et vin qui m’ont tant manqué au Pérou.
LUNDI 25.11.2013 Il fait froid mais beau. Petite balade vers les universités en attendant que Yannick émerge. A 16h03 le TER démarre de Pessac et à 17h25 je suis à Mt de Marsan. Ma femme me réceptionne à la gare. Cette fois la boucle est bouclée.
Un premier constat, « à chaud » :
Les points positifs de ce voyage : Le coût de la vie (moyenne de 19.72 euros dépensés par jour) La nourriture (surtout les poissons/crustacés) L’interêt de parler espagnol.. ! de pouvoir communiquer Le Macchu Picchu qui a lui seul vaut le déplacement ! Pas vu un moustique en un mois !!
Les points négatifs : Les problèmes de santé rencontrés (soroche/diarrhée..) Le vertige ! Le sac à dos trop lourd…14kg7……….A revoir pour l’avenir ! Les distances en bus : trop importantes . j'aurai du couper beaucoup plus.
Nelson Mandela English translation pending
a cessé de vivre ! ... je viens de l'apprendre ! j'ai la gorge serrée , du chagrin bien sûr , mais c'est ainsi !
http://www.youtube.com/watch?v=a-vZgxJIpuc&feature=player_detailpage#t=72
http://www.youtube.com/watch?v=a-vZgxJIpuc&feature=player_detailpage#t=72
Je reviens d'un mois au Pérou English translation pending
Bonjour,
Je reviens d'un mois au Pérou (retour en France le 25.11.2013).J'ai pu bénéficier sur ce forum des bons tuyaux . A mon tour de pouvoir aider dans la mesure de mes moyens ceux qui préparent leur voyage. Mon voyage initialement prévu était le suivant : LIMA-PARACAS-NAZCA-CHALA-AREQUIPA-TACNA-PUNO- la Bolivie 10 jours - CUSCO et retour LIMA. Malheureusement, bien qu'étant montagnard, j'ai eu de gros problèmes dûs au soroche à PUNO et j'ai du revoir mon voyage. J'ai donc dû annuler la Bolivie et suis revenu sur CUSCO, ABANCAY, LIMA puis la côte Nord jusqu'à TUMBES en passant par MANCORA, TRUJILLO, HUANCHACO.
N'hésitez pas à me contacter.
Cordialement
Que peut-on faire pour faire revivre le tourisme en Algérie? English translation pending
Que peut-on faire pour que revive le tourisme en Algérie qui est une beaux pays ?
Limitation de séjour en Thaïlande English translation pending
Attention : le visa touristique est délivré pour un but touristique qui ne peut pas être dépassé 180 jours par an avec 3 entrées maximum (visa ainsi que le passage de 30 jours inclus).
http://www.thaiembassy.fr/...sa/visa-touristique/
😠
on ne peut plus rester plus de 180 j en thailande sur une period de 1 ans avec visa touriste et run ou je devient fous la
ca veux dire quoi ? on doit pas rester plus de 180 jours sur une annee en thailand , et qu on doit pas entrer plus de 3 fois en thailande avec un visa touriste sur un ans 😮 there is a problem , 3 visa touriste c est 90 jours *3= 270 jours il y a un soucis ils sont oublier l extention de 1900 baht et ansi que le passage de 30 jours inclus mais sérieux qui comprend quelque chose
http://www.thaiembassy.fr/...sa/visa-touristique/
😠
on ne peut plus rester plus de 180 j en thailande sur une period de 1 ans avec visa touriste et run ou je devient fous la
ca veux dire quoi ? on doit pas rester plus de 180 jours sur une annee en thailand , et qu on doit pas entrer plus de 3 fois en thailande avec un visa touriste sur un ans 😮 there is a problem , 3 visa touriste c est 90 jours *3= 270 jours il y a un soucis ils sont oublier l extention de 1900 baht et ansi que le passage de 30 jours inclus mais sérieux qui comprend quelque chose
Premier voyage aux États-Unis English translation pending
Bonjour,
je m'appelle Nadia et en 2014 je vais enfin réaliser mon rêve: partir aux Etats Unis!
Je suis très très excitée, et à la fois angoissée car je pars en terre inconnues! Du coup je me pose pleins de questions, du style : Quelles sont les choses à ne pas rater! je pense faire 4 jours à NY et ensuite partir vers l'ouest pour faire LV, LA, SF ET LE GRAND CANYON bien sûre!
Je pense partir par une agence avec location de voitures! Quelles sont les choses à savoir, les formalités pour les vols intérieurs pour les pourboire et pleins d'autres choses!
Tous vos conseils seront les bienvenus!
Merci!
La solitude du voyageur English translation pending
Actuellement depuis 1mois solo en Asie j'ai pris le temps de faire le point sur le sentiment de solitude que je ressens régulièrement:
Bilan 06/11/13 - avion pour Semarang -Sentiment prédominant depuis le début: la solitude.Sentiment que je pensais avoir déjà ressenti en France. Mais ici il prend une toute autre dimension. Une dimension bien plus profonde. Je pensais que quand on disait "j'ai mal au cœur" lors d'une séparation ou autre était une expression, mais en fait c'est réel.Lorsque je ressens la solitude ici, je la ressens vraiment dans mon corps, dans mon cœur. Mon cœur se serre et ma gorge se noue. Et si je me fixe dessus, les larmes montent.
Elle est présente plus particulièrement dans certaines situations: - le soir lorsque je ne suis pas fatiguée.- en fin de journée, lorsque je retourne à l'hôtel après une journée d'activité.- dans les transports.- lors des repas lorsque je n'ai pas internet. Contrairement à ce que j'ai pu lire sur les forums concernant la solitude du voyageur, comme quoi c'est une fausse idée puisqu'il est plus facile de rencontrer du monde lorsqu'on est seul... Et on est donc jamais vraiment seul lorsqu'on voyage seul.Je ne suis pas tout à fait d'accord.
Tout d'abord il y a un point déterminant qui est celui de la langue. J'ai de bonnes bases en anglais mais pas assez pour aller au delà des discussions basiques. Ce qui, au bout d'un moment, fatigue, puisque j'aimerais bien avoir des discussions plus profondes avec les gens que je rencontre.
Ensuite, cela dépend de la personnalité de chacun. Parce que aller vers les gens spontanément n'est pas donné à tout le monde. Je ne le fais pas naturellement en France donc à l'étranger !Je ne suis pas fermée mais plutôt du genre à observer, à écouter. Et je n'ai pas besoin d'être entourée de beaucoup de monde pour être bien.Je favorise la qualité à la quantité, donc je mets du temps à me lier d'amitié avec quelqu'un.J'ai du mal à concevoir les rencontres pour 3/4 jours, je n'arrive pas à passer du temps avec quelqu'un que je ne connais pas, bien sûr je pourrais faire connaissance, mais entre en jeu le problème de la barrière de la langue.
Il y a également un autre point concernant la solitude, c'est celui de la réflexion.Parce que quand on est seul on réfléchi, on pense beaucoup... Trop ! Par moment c'est à rendre fou ! Parce que ça angoisse de réfléchir à la vie... De se rendre compte qu'on est seul ! Sur le moment c'est dur.
Néanmoins je reste persuader que ce sera bénéfique après, à la fin du voyage.Je sais que je serais plus forte, plus posée, puisque j'aurais eu le temps de réfléchir ! Je fais le point sur beaucoup de choses, voire sur toute ma vie, et ça c'est plutôt une bonne chose. Réfléchir. Ce que je ne fais jamais en France puisque dans ces moments là il y a un truc magique: la TV.Chose que tu n'as pas non plus en voyage, ça peut paraître ridicule mais parfois j'aimerais qu'elle soit là pour que les journées où j'ai un coup de blues passent plus vite. Ou pouvoir mettre un film avant de dormir me sortirait de mes angoisses. Mais non je dois faire face.
Le temps ! Voilà un autre aspect de la solitude. À l'étranger, pas de TV, pas tjs internet, pas la presse française et autres magazines, pas de livres (une fois qu'on a fini ceux qu'on a emmené), pas de cinémas, de films...Donc mise à part les journées touriste où on visite, les "day off" peuvent vite se transformer en torture lorsqu'on est seul.Je n'ai jamais réalisé à quel point une journée peut être longue.
De plus si tu voyages dans un pays où la vie est bon marché, tu manges au resto, donc, les repas, activité qui pourrait t'occuper (en faisant les courses, en cuisinant, en faisant la vaisselle), se transforme en toi, le menu, les couples à côté. (Je sais je réfléchis beaucoup)
Toujours concernant les repas, dans les pays bon marché, les backpacker ne sont pas équipés de cuisine, donc encore un frein aux rencontres. C'est toujours plus facile de parler au gens dans un endroit convivial tel qu'une cuisine, plutôt qu'assis au resto. Je sais les salons ça existe, sauf que dans les backpacker les salons sont souvent synonymes de "skype/Fb time".
Autre point, pays bon marché+backpacker=vadrouille !Les voyageurs ni reste pas plus de 4 nuits ! Contrairement aux autres pays où les voyageurs restent quelques semaines pour travailler.Donc encore difficile de se lier avec quelqu'un qui arrive dans ton dortoir et qui repart le lendemain... À quoi bon ?
Je suis sans doute un peu fataliste.Il faut sans doute que je m'ouvre plus, c'est ce que va m'apprendre ce voyage. À être moins retissante aux autres.J'en suis encore au stade de la découverte, de l'apprentissage du voyageur solo.Mais parfois j'ai envie de baisser les bras parce que du coup j'ai l'impression de passer à côté de mon voyage, de ne pas profiter.Je fais les choses parce qu'il faut les faire, parce que je suis là pour ça. Mais c'est sans grande conviction.
Je suis pas spécialement triste de ne pas partager avec quelqu'un que j'aime les différentes visites ou activité, c'est plus une présence qui me manque le soir, le matin, un repère, qui rassure. Et bizarrement moi qui prend toujours des tonnes de photos, en étant seule j'en prends beaucoup moins, étant donné que je partage avec personne en direct mon voyage, je ressens pas le besoin de le partager par les photos. Tout ce que je fais, tout ce que je vois, je le garde dans mes souvenirs, dans mon cœur. Après tout c'est mon voyage solo ? Donc c'est mes souvenirs qui comptent.
Pour revenir aux situations qui m'angoissent et qui font apparaître ma copine la solitude, je dois trouver des parades pour les éviter ou les surmonter:Je fais tout mon possible pour être fatiguée le soir (je me lève très tôt même si j'ai envie de trainer au lit), le midi je déjeune dans des endroits sympa entre deux visites donc ça va, le soir j'essaie d'avoir internet lorsque je dine pour regarder des vidéos drôles et ne pas réfléchir.Pour les transports... Je sais pas encore, parfois la musique et à partir de maintenant je vais écrire !
Je penses que ce que je retiendrais de ce voyage c'est plus ce qu'il m'a apporté personnellement, psychologiquement que les paysages et visites en tout genre.(Ouf je viens de me relire... ! J'en avais des choses à dire ! Oui parce que quand on est seul on a tendance à parler tout seul aussi... ! Ahhhh la vie est incroyable)
Je sais maintenant que j'ai besoin des autres pour être heureuse. Ce que j'ignorais jusqu'à présent, puisque je m'attache difficilement voire pas du tout aux gens. Mais je m'en rends compte aujourd'hui que je tiens à certaines personnes, et qu'elles contribuent à mon équilibre, à ma tranquillité, à quiétude, même si je ne les vois constamment, même si je ne partage pas tout avec.(J'ai la chance d'avoir rencontré quelqu'un de très particulier quelques mois avant de partir. Sans cette personne je serais déjà rentrée en France. Il me donne énormément de force, même à distance.Mon padou)Envoyé de mon iPhone
Bilan 06/11/13 - avion pour Semarang -Sentiment prédominant depuis le début: la solitude.Sentiment que je pensais avoir déjà ressenti en France. Mais ici il prend une toute autre dimension. Une dimension bien plus profonde. Je pensais que quand on disait "j'ai mal au cœur" lors d'une séparation ou autre était une expression, mais en fait c'est réel.Lorsque je ressens la solitude ici, je la ressens vraiment dans mon corps, dans mon cœur. Mon cœur se serre et ma gorge se noue. Et si je me fixe dessus, les larmes montent.
Elle est présente plus particulièrement dans certaines situations: - le soir lorsque je ne suis pas fatiguée.- en fin de journée, lorsque je retourne à l'hôtel après une journée d'activité.- dans les transports.- lors des repas lorsque je n'ai pas internet. Contrairement à ce que j'ai pu lire sur les forums concernant la solitude du voyageur, comme quoi c'est une fausse idée puisqu'il est plus facile de rencontrer du monde lorsqu'on est seul... Et on est donc jamais vraiment seul lorsqu'on voyage seul.Je ne suis pas tout à fait d'accord.
Tout d'abord il y a un point déterminant qui est celui de la langue. J'ai de bonnes bases en anglais mais pas assez pour aller au delà des discussions basiques. Ce qui, au bout d'un moment, fatigue, puisque j'aimerais bien avoir des discussions plus profondes avec les gens que je rencontre.
Ensuite, cela dépend de la personnalité de chacun. Parce que aller vers les gens spontanément n'est pas donné à tout le monde. Je ne le fais pas naturellement en France donc à l'étranger !Je ne suis pas fermée mais plutôt du genre à observer, à écouter. Et je n'ai pas besoin d'être entourée de beaucoup de monde pour être bien.Je favorise la qualité à la quantité, donc je mets du temps à me lier d'amitié avec quelqu'un.J'ai du mal à concevoir les rencontres pour 3/4 jours, je n'arrive pas à passer du temps avec quelqu'un que je ne connais pas, bien sûr je pourrais faire connaissance, mais entre en jeu le problème de la barrière de la langue.
Il y a également un autre point concernant la solitude, c'est celui de la réflexion.Parce que quand on est seul on réfléchi, on pense beaucoup... Trop ! Par moment c'est à rendre fou ! Parce que ça angoisse de réfléchir à la vie... De se rendre compte qu'on est seul ! Sur le moment c'est dur.
Néanmoins je reste persuader que ce sera bénéfique après, à la fin du voyage.Je sais que je serais plus forte, plus posée, puisque j'aurais eu le temps de réfléchir ! Je fais le point sur beaucoup de choses, voire sur toute ma vie, et ça c'est plutôt une bonne chose. Réfléchir. Ce que je ne fais jamais en France puisque dans ces moments là il y a un truc magique: la TV.Chose que tu n'as pas non plus en voyage, ça peut paraître ridicule mais parfois j'aimerais qu'elle soit là pour que les journées où j'ai un coup de blues passent plus vite. Ou pouvoir mettre un film avant de dormir me sortirait de mes angoisses. Mais non je dois faire face.
Le temps ! Voilà un autre aspect de la solitude. À l'étranger, pas de TV, pas tjs internet, pas la presse française et autres magazines, pas de livres (une fois qu'on a fini ceux qu'on a emmené), pas de cinémas, de films...Donc mise à part les journées touriste où on visite, les "day off" peuvent vite se transformer en torture lorsqu'on est seul.Je n'ai jamais réalisé à quel point une journée peut être longue.
De plus si tu voyages dans un pays où la vie est bon marché, tu manges au resto, donc, les repas, activité qui pourrait t'occuper (en faisant les courses, en cuisinant, en faisant la vaisselle), se transforme en toi, le menu, les couples à côté. (Je sais je réfléchis beaucoup)
Toujours concernant les repas, dans les pays bon marché, les backpacker ne sont pas équipés de cuisine, donc encore un frein aux rencontres. C'est toujours plus facile de parler au gens dans un endroit convivial tel qu'une cuisine, plutôt qu'assis au resto. Je sais les salons ça existe, sauf que dans les backpacker les salons sont souvent synonymes de "skype/Fb time".
Autre point, pays bon marché+backpacker=vadrouille !Les voyageurs ni reste pas plus de 4 nuits ! Contrairement aux autres pays où les voyageurs restent quelques semaines pour travailler.Donc encore difficile de se lier avec quelqu'un qui arrive dans ton dortoir et qui repart le lendemain... À quoi bon ?
Je suis sans doute un peu fataliste.Il faut sans doute que je m'ouvre plus, c'est ce que va m'apprendre ce voyage. À être moins retissante aux autres.J'en suis encore au stade de la découverte, de l'apprentissage du voyageur solo.Mais parfois j'ai envie de baisser les bras parce que du coup j'ai l'impression de passer à côté de mon voyage, de ne pas profiter.Je fais les choses parce qu'il faut les faire, parce que je suis là pour ça. Mais c'est sans grande conviction.
Je suis pas spécialement triste de ne pas partager avec quelqu'un que j'aime les différentes visites ou activité, c'est plus une présence qui me manque le soir, le matin, un repère, qui rassure. Et bizarrement moi qui prend toujours des tonnes de photos, en étant seule j'en prends beaucoup moins, étant donné que je partage avec personne en direct mon voyage, je ressens pas le besoin de le partager par les photos. Tout ce que je fais, tout ce que je vois, je le garde dans mes souvenirs, dans mon cœur. Après tout c'est mon voyage solo ? Donc c'est mes souvenirs qui comptent.
Pour revenir aux situations qui m'angoissent et qui font apparaître ma copine la solitude, je dois trouver des parades pour les éviter ou les surmonter:Je fais tout mon possible pour être fatiguée le soir (je me lève très tôt même si j'ai envie de trainer au lit), le midi je déjeune dans des endroits sympa entre deux visites donc ça va, le soir j'essaie d'avoir internet lorsque je dine pour regarder des vidéos drôles et ne pas réfléchir.Pour les transports... Je sais pas encore, parfois la musique et à partir de maintenant je vais écrire !
Je penses que ce que je retiendrais de ce voyage c'est plus ce qu'il m'a apporté personnellement, psychologiquement que les paysages et visites en tout genre.(Ouf je viens de me relire... ! J'en avais des choses à dire ! Oui parce que quand on est seul on a tendance à parler tout seul aussi... ! Ahhhh la vie est incroyable)
Je sais maintenant que j'ai besoin des autres pour être heureuse. Ce que j'ignorais jusqu'à présent, puisque je m'attache difficilement voire pas du tout aux gens. Mais je m'en rends compte aujourd'hui que je tiens à certaines personnes, et qu'elles contribuent à mon équilibre, à ma tranquillité, à quiétude, même si je ne les vois constamment, même si je ne partage pas tout avec.(J'ai la chance d'avoir rencontré quelqu'un de très particulier quelques mois avant de partir. Sans cette personne je serais déjà rentrée en France. Il me donne énormément de force, même à distance.Mon padou)Envoyé de mon iPhone
Discussion concernant le concours photo de novembre 2013 "allo!" English translation pending
Voici l'espace dédié aux discussions, débats et papotages concernant le concours photo "allo !"... 🙂
Pour le concours, c'est par ici: http://voyageforum.com/...-2013-allo-d6235228/
Pour le concours, c'est par ici: http://voyageforum.com/...-2013-allo-d6235228/
Retour de croisière de Vancouver à Tianjin sur le Diamond Princess, septembre 2013 English translation pending
Bonjour à tous,
De retour depuis quelques jours j'espère vous faire partager un peu du bonheur qu'a été cette si belle croisière.
Itinéraire : Vancouver (Colombie Britanique), Ketchican (Alaska), Juneau (Alaska), Skagway (Alaska), Glacier Bay National Park (navigation touristique), College Fjord (navigation touristique), Whittier (Alaska), 6 jours de mer (Océan Pacifique), Muroran (Japon), Vladivostok (Russie), Busan (Corée du Sud), Qingdao (Chine), Dalian (Chine), Tianjin (Chine), Pékin (Chine)
11 septembre, Marseille-Vancouver : Le vol avec KLM s'est bien passé si ce n'est un siège inconfortable avec une boule dans le dossier qui a rendu les dernières heures de vol très pénibles. Mais à l'arrivée... une seule valise nous est livrée. Visiblement nous ne sommes pas les seuls dans ce cas, la procédure est bien rodée. Ils nous assurent qu'ils nous livreront la valise le lendemain à l'hôtel.
Heureusement nous avons trois jours avant d'embarquer sur le bateau.
Nous empruntons la Canada Line pour rejoindre le down town. C'est une liaison ferroviaire rapide qui permet d’effectuer le trajet entre l’aéroport international de Vancouver (YVR) et le centre-ville de Vancouver en 26 minutes. Avec une seule valise c'est plus facile!. Pour 3 fois moins cher que le taxi c'est très pratique et notre hôtel se trouve à 750 m. Les citadins sont très sympathiques, dès que nous baissons le nez sur notre plan quelqu'un s'arrête pour nous proposer de l'aide. (Les Français feraient bien d'en prendre de la graine).
Nous posons rapidement nos affaires à l'hôtel. Très bien cet hôtel : l'Hermitage Hôtel, nous sommes même accueillis par une femme qui parle parfaitement le français. Nous choisissons comme à l'habitude d'ignorer le décalage horaire, c'est la meilleure façon de le circonscrire. Nous voilà donc partis à pieds, cela fait du bien de se dérouiller les jambes après toutes ces heures de vol, il fait un temps merveilleux et 27°C. Nous commençons par le quartier Gastown, le centre historique du vieux Vancouver, et l'horloge à vapeur qui produit un sifflement toutes les 15 minutes dans un nuage de vapeur.
Nous allons manger dans la quartier de Yaletown où l'on trouve une multitude de restaurants.

Le lendemain le réveil est difficile sans valise et sans affaires. Si on ne nous ramène pas la valise (comme c'est de plus en plus courant d'après ce que j'ai lu sur le net), faut-il partir sans vêtements (glagla en Alaska!), ou bien tout racheter en deux jours ? C'est difficile pour une croisière. Je suis petite et rien ne me va jamais, en plus ici c'est le pays des "géants", ce serait mieux en Asie pour ma taille... Il n'y a pas de bonne solution et je ne me vois pas rentrer en France, je l'ai tellement rêvée cette croisière. Bon on essaie de ne pas y penser...
Ce matin direction False Creek, le temps est toujours magnifique, et il fait chaud. Nous allons prendre l'Aquabus (petit ferry qui remonte la creek) à Hornby pour traverser jusque Granville Island.

Nous visitons le Public Market, ce sont des halles "de luxe" en quelque sorte où l'on trouve des produits bio et de l'artisanat avec des prix en conséquence! 46$ le kilo de saumon! Heureux sont les ours, ils ont leur propre filière! Nous continuons le parcours de l'aquabus...


Et rejoignons ensuite le Waterfront


Le soir nous nous régalons d'un plat de pâtes dans un restaurant Italien, les meilleures que j'ai mangées. Mais.... les plus chères aussi!!! 116$ !!! Wow! l'arnaque! Si vous voulez l'éviter c'est :

Bonne surprise, la valise est de retour ! Les vacances peuvent commencer ! Ce matin nous partons (le cœur léger) vers Stanley Park pour faire la promenade Seawall qui fait le tour du parc en longeant la mer.



Au nord du parc, Le Lions Gate Bridge, un pont suspendu construit en 1938. Nous passerons bientôt dessous...
Tiens, un petit clin d'œil pour notre ministre de la délinquance qui veut libérer les détenus...
Au cœur du parc, le Beaver Lake, on ne se croirait pas si proche de la ville

Nous traversons le parc et rejoignons Canada Place à pieds par le water front. La promenade est longue mais très belle sous ce si beau soleil.

Le Radiance OTS est à quai, demain ce sera le nôtre.
Nous allons jusque Chinatown mais nous sommes très déçu, il est 17 h et c'est visiblement l'heure de la fermeture. Tout est fermé et sans vie.
Nous avons beaucoup aimé Vancouver, c'est un ville très agréable qui nous a fait penser à Sydney. Les habitants semblent calmes, détendus, courtois et serviables. Mêmes les voitures ne sont pas agressives et respectent les piétons avec le sourire... Ca fait rêver...
De retour depuis quelques jours j'espère vous faire partager un peu du bonheur qu'a été cette si belle croisière.
Itinéraire : Vancouver (Colombie Britanique), Ketchican (Alaska), Juneau (Alaska), Skagway (Alaska), Glacier Bay National Park (navigation touristique), College Fjord (navigation touristique), Whittier (Alaska), 6 jours de mer (Océan Pacifique), Muroran (Japon), Vladivostok (Russie), Busan (Corée du Sud), Qingdao (Chine), Dalian (Chine), Tianjin (Chine), Pékin (Chine)
11 septembre, Marseille-Vancouver : Le vol avec KLM s'est bien passé si ce n'est un siège inconfortable avec une boule dans le dossier qui a rendu les dernières heures de vol très pénibles. Mais à l'arrivée... une seule valise nous est livrée. Visiblement nous ne sommes pas les seuls dans ce cas, la procédure est bien rodée. Ils nous assurent qu'ils nous livreront la valise le lendemain à l'hôtel.
Heureusement nous avons trois jours avant d'embarquer sur le bateau.
Nous empruntons la Canada Line pour rejoindre le down town. C'est une liaison ferroviaire rapide qui permet d’effectuer le trajet entre l’aéroport international de Vancouver (YVR) et le centre-ville de Vancouver en 26 minutes. Avec une seule valise c'est plus facile!. Pour 3 fois moins cher que le taxi c'est très pratique et notre hôtel se trouve à 750 m. Les citadins sont très sympathiques, dès que nous baissons le nez sur notre plan quelqu'un s'arrête pour nous proposer de l'aide. (Les Français feraient bien d'en prendre de la graine).
Nous posons rapidement nos affaires à l'hôtel. Très bien cet hôtel : l'Hermitage Hôtel, nous sommes même accueillis par une femme qui parle parfaitement le français. Nous choisissons comme à l'habitude d'ignorer le décalage horaire, c'est la meilleure façon de le circonscrire. Nous voilà donc partis à pieds, cela fait du bien de se dérouiller les jambes après toutes ces heures de vol, il fait un temps merveilleux et 27°C. Nous commençons par le quartier Gastown, le centre historique du vieux Vancouver, et l'horloge à vapeur qui produit un sifflement toutes les 15 minutes dans un nuage de vapeur.
Nous allons manger dans la quartier de Yaletown où l'on trouve une multitude de restaurants.
Le lendemain le réveil est difficile sans valise et sans affaires. Si on ne nous ramène pas la valise (comme c'est de plus en plus courant d'après ce que j'ai lu sur le net), faut-il partir sans vêtements (glagla en Alaska!), ou bien tout racheter en deux jours ? C'est difficile pour une croisière. Je suis petite et rien ne me va jamais, en plus ici c'est le pays des "géants", ce serait mieux en Asie pour ma taille... Il n'y a pas de bonne solution et je ne me vois pas rentrer en France, je l'ai tellement rêvée cette croisière. Bon on essaie de ne pas y penser...
Ce matin direction False Creek, le temps est toujours magnifique, et il fait chaud. Nous allons prendre l'Aquabus (petit ferry qui remonte la creek) à Hornby pour traverser jusque Granville Island.

Nous visitons le Public Market, ce sont des halles "de luxe" en quelque sorte où l'on trouve des produits bio et de l'artisanat avec des prix en conséquence! 46$ le kilo de saumon! Heureux sont les ours, ils ont leur propre filière! Nous continuons le parcours de l'aquabus...


Et rejoignons ensuite le Waterfront


Le soir nous nous régalons d'un plat de pâtes dans un restaurant Italien, les meilleures que j'ai mangées. Mais.... les plus chères aussi!!! 116$ !!! Wow! l'arnaque! Si vous voulez l'éviter c'est :

Bonne surprise, la valise est de retour ! Les vacances peuvent commencer ! Ce matin nous partons (le cœur léger) vers Stanley Park pour faire la promenade Seawall qui fait le tour du parc en longeant la mer.



Au nord du parc, Le Lions Gate Bridge, un pont suspendu construit en 1938. Nous passerons bientôt dessous...
Tiens, un petit clin d'œil pour notre ministre de la délinquance qui veut libérer les détenus...
Au cœur du parc, le Beaver Lake, on ne se croirait pas si proche de la ville
Nous traversons le parc et rejoignons Canada Place à pieds par le water front. La promenade est longue mais très belle sous ce si beau soleil.

Le Radiance OTS est à quai, demain ce sera le nôtre.
Nous allons jusque Chinatown mais nous sommes très déçu, il est 17 h et c'est visiblement l'heure de la fermeture. Tout est fermé et sans vie.
Nous avons beaucoup aimé Vancouver, c'est un ville très agréable qui nous a fait penser à Sydney. Les habitants semblent calmes, détendus, courtois et serviables. Mêmes les voitures ne sont pas agressives et respectent les piétons avec le sourire... Ca fait rêver...
Fil sur le Moré (Burkina Faso) English translation pending
Bonjour,
Je vous propose de faire un fil ici où l'on retrouvera quelques mots en Moré (Burkina Faso). Je ne suis ni linguiste, ni quoique ce soit, un simple touriste que avait tenté d'apprendre quelques mots par politesse.
J'ai récolté ces mots dans dans la rue et les ai écrit comme je les entendais. En apprenant ne serait-ce qu’une vingtaine de mots, notre rapport avec les gens peut être totalement modifié (en bien).
Bonjour : Néibéogo Bonsoir : Nézabré
Oui : Heyy Non : Ayo
Comment t’appelles tu? Fô youlaboué Je m’appelle : Mom yourla Enchanté : Kiémamé Je vais à : Mamlo-da Je suis... : Môm ya... ... un enfant : ...biga
Merci : barka Encore : Bissé Viens ici : waka Comment : Wân wâna Combien : wâna
Comment ca va? Manawana? Le travail? Tuma? La famille? Zakrama? Ca va : Lafi bala C’est bon : Yaa sooma Il y a pas de problème : Yelkabé
Bon travail : Né-i tuma Bonne nuit : Wanakon Béssongo Bon appétit : Win da i clafi
A bientôt : Bilfou Au revoir : Lindare A demain : Beogo Pardon je ne comprends pas : Mamsougi paoumdé
1 : yembré 2 : iibou 3 : tenbo 4 : Naassé 5 : N’nou
Eau : kôm Amis : M’zoua
N'hésitez pas à completer. Bon voyage à tous!
Clément
Je vous propose de faire un fil ici où l'on retrouvera quelques mots en Moré (Burkina Faso). Je ne suis ni linguiste, ni quoique ce soit, un simple touriste que avait tenté d'apprendre quelques mots par politesse.
J'ai récolté ces mots dans dans la rue et les ai écrit comme je les entendais. En apprenant ne serait-ce qu’une vingtaine de mots, notre rapport avec les gens peut être totalement modifié (en bien).
Bonjour : Néibéogo Bonsoir : Nézabré
Oui : Heyy Non : Ayo
Comment t’appelles tu? Fô youlaboué Je m’appelle : Mom yourla Enchanté : Kiémamé Je vais à : Mamlo-da Je suis... : Môm ya... ... un enfant : ...biga
Merci : barka Encore : Bissé Viens ici : waka Comment : Wân wâna Combien : wâna
Comment ca va? Manawana? Le travail? Tuma? La famille? Zakrama? Ca va : Lafi bala C’est bon : Yaa sooma Il y a pas de problème : Yelkabé
Bon travail : Né-i tuma Bonne nuit : Wanakon Béssongo Bon appétit : Win da i clafi
A bientôt : Bilfou Au revoir : Lindare A demain : Beogo Pardon je ne comprends pas : Mamsougi paoumdé
1 : yembré 2 : iibou 3 : tenbo 4 : Naassé 5 : N’nou
Eau : kôm Amis : M’zoua
N'hésitez pas à completer. Bon voyage à tous!
Clément
The Hippie Trail to India in the 60s and 70s
During the 60s and 70s, thousands of travelers hit the road to India. Some were backpackers or hippies, but not all. In this collective anthology featuring around twenty contributors (including GeorgesOz), you’ll also find truth-seekers, a couple who went on their honeymoon to get married in Bengal... and "crazy" folks who set off on VéloSolex bikes...
Worth noting: all contributors donated their royalties to support the Céline Hegron clinic in a poor neighborhood of Varanasi.
Worth noting: all contributors donated their royalties to support the Céline Hegron clinic in a poor neighborhood of Varanasi.
Une filiale de Singapore Airlines propose des zones... sans enfants! English translation pending
Qui n'a jamais eu des envies de meurtre sur un bébé / enfant pendant un voyage en avion ? Si vous répondez non, c'est que vous êtes 1) un menteur ou 2) à la tête d'une tribu très nombreuse et que vous adorez les enfants et dans ce cas, nous vous conseillons de fermer cette fenêtre dès maintenant. Pour remédier aux pulsions assassines des passagers peu patients avec les bambins, la compagnie Singapore Airlines a décidé de créer une nouvelle classe : la classe "silence", où les enfants ne peuvent pas s'asseoir, rapportent le Time et USA Today. La zone sera complètement interdite aux moins de 12 ans. "Vous voulez du calme et du silence ? Si vous optez pour un siège ScootinSilence, vous aurez un espace garanti sans enfants de moins de douze ans", annonce la compagnie.
Lire la suite
Apprendre l'anglais aux Philippines English translation pending
Bonjour,
J'ai un peu parcouru le forum et google, cependant je n'ai pas trouvé d'informations concluantes.
Actuellement, j'ai un niveau semi courant, et j'aimerai par conséquent, avoir un anglais plus fluide et un vocabulaire plus riche.
Je cherche une école ou un centre de formation à prix raisonnable , pour quelques semaines de cours d'anglais ou 1 mois.
J'aimerai ne pas dépassé un budget de 1000-1200€ max par mois, en comptant les cours d'anglais, le logement, la nourriture, les quelques sorties.......
Connaissez vous des coins inintéressants et accessibles: Dumaguete, Cebu.........
Circuit de 3 semaines avec enfants en Afrique du Sud, Botswana et Zimbabwe English translation pending
Bonjour,
Je sais combien il est précieux de trouver des renseignements sur ce forum, et pour l’instant je n'ai encore jamais écrit de carnet de voyage, alors c’est décidé, cette fois on s’y met et j’espère que soit ça vous donnera envie, soit ça vous aidera si votre projet est en cours de réalisation.
Nous sommes une famille avec 2 enfants de 9 ans ½ et 13 ans, et après un premier voyage de 3 semaines en 2010 en Namibie et en Afrique du Sud (Cape Town) nous avons enfin réussi à réaliser notre rêve d’un second voyage dans cette région du monde. On entend souvent dire que l’Afrique est un continent qui attire irrésistiblement, je pense que c’est particulièrement vrai pour nous car depuis notre premier voyage nous ne pensions qu’à repartir.
Cette année, après quelques hésitations dues à la situation au Zimbabwe et au coût d’un tel voyage (malgré une relative maitrise du budget), nous avons opté pour un circuit partant de Johannesburg pour traverser le Botswana en 4 jours, puis de passer la frontière pour les chutes Victoria, redescendre au sud du Zimbabwe par une halte de 4 jours au parc de Hwange, 2 jours au parc de Matobo Hills, et retour en Afrique du Sud pour 4 jours au Parc Kruger.
C’est ainsi que fin février de cette année, nous avons réservé 4 billets d’avion chez Etihad Airways (3eme fois qu’on voyage avec eux !), départ Genève (c’est cool d’avoir de la famille pas loin pour nous trainer à l’aéroport et garder notre voiture !).
Notre voyage a donc commencé le 25 juillet 2013 depuis l’aéroport de Genève.
Vendredi 26 juillet 2013 :
Après environ 15 heures de vol et une escale à Abu Dhabi nous voici à Jo’Burg. Il est 4h25 quand nous atterrissons, nous avons près de 3h30 heures d’attente, le loueur étant censé n’arriver qu’à 8h. Après un petit déj et 4h d’attente dans le hall puis chez un partenaire du loueur, le chauffeur de Kea Campers vient nous chercher.
Après 2h de palabre chez Kea, on nous présente notre 4x4. Ça commence bien, il manque la table, les 4 chaises et le réchaud. Pour le loueur, ça ne pose aucun problème : nous n’avons qu’à tout acheter, ils nous rembourseront au retour … Ouais, sauf qu’on ne sait absolument pas où trouver du matériel, sans compter qu’on avait prévu de rouler dès aujourd’hui et que tout ça c’est beaucoup de temps perdu. Finalement après quelques courses et l’achat du matériel manquant (on a demandé au loueur de nous guider vers le marchand de matériel le plus proche) nous nous mettons en route vers 13h00. Pour atteindre la frontière du Botswana dès ce soir c’est pas gagné … Comme pressenti, la nuit arrive vite, nous nous arrêtons donc dans un« bushlodge », le Marnitz Bush Lodge à 35km de la frontière. On mange au resto ce soir là, du coup on ne paye que le repas, pas le camping, sympa le patron. La soirée se passe devant un match du Super 14 avec quelques supporters très « Boers », nous mangeons des burgers (énormes !) et des frites, le tout fait maison.
1ere nuit sous tente, après tout ça on se glisse dans nos duvets avec 2 énormes couvertures que nous a fourni le loueur. On découvre un problème de fermeture éclair sur une des tentes, malgré un dépliage pour les vérifier chez Kea. Tant pis, on fera avec même si Nathalie a très peur des petites bêtes !
Samedi 27 juillet :
Ce matin là, ça caille grave ! Nous mettons les pulls, les polaires et les bonnets pour le petit déj, mais on a pas eu froid pour dormir, les enfants non plus.
Après avoir tout plié (2h en tout le premier jour), nous prenons la route pour la frontière. Le 4x4 fait des siennes, il semble ne plus accélérer, comme si le turbo ne marchait plus. Après un ou 2 redémarrages, ça fonctionne de nouveau, on décide d’aller plus loin et de voir dans la journée si tout va bien. Le passage de frontière est assez rapide, nous payons 150 Pulas pour la taxe carbone, par carte sur conseil de notre loueur vu que nous n’avons pas encore retiré d’argent au Botswana.
A 100km de Francistown on se fait arrêter par un policier qui me signale que j’étais en excès de vitesse (103 km/h pour 80) … Pas de problème pour payer, sauf que nous n’avons pas d’argent du Botswana … Que des Euros, des $US ou des Rands. Je l’explique au policier qui me dis que dans ce cas la seule solution c’est d’immobiliser la voiture, d’aller à Francistown par bus retirer de l’argent et de revenir payer pour récupérer la voiture. Là on commence à paniquer, puis finalement après environ 2 minutes (pour nous faire peur sûrement) il nous laisse repartir et ferme les yeux. Ouf...
Initialement on avait prévu d’aller à Gweta pour nos 2 premiers jours dans des parcs, mais vu l’heure et un peu de ras le bol de la route, on s’arrête 100 km plus tôt à Nata. Nos Game Drive se feront ici, nous sommes au Nata Lodge, et grand soir, c’est notre premier braai !!
Au fait, la voiture semble aller bien, donc on continue avec.
Dimanche 28 juillet :
Aujourd’hui c’est journée tranquille, Aubin teste la piscine du lodge, et nous on se relaxe au soleil.
L’après midi on choisit de faire un game drive au Nata Bird sanctuary avec le lodge jusqu’au coucher de soleil. La balade dure 3h, les paysages et le coucher de soleil sont magnifiques, nous voyons beaucoup d’oiseaux, des hippopotames, des impalas et… des vaches (du biltong comme dit notre guide !). Le pan à côté de Nata est appelé « l’océan du Botswana » par notre guide car après les inondations de l’été, celui-ci n’est toujours pas asséché cette année et forme une immense étendue d’eau d’environ 1m de profondeur.
Lundi 29 juillet :
Ce matin on se lève à 5h30, merci les voisins pour ce réveil en fanfare !
Nous prenons la route pour Kasane et les rives de la Chobe river. Sur la route nous apercevons des éléphants, des girafes et pas mal d’antilopes. Nous n’avions pas de réservation, et plus de places au Chobe Safari lodge, ni dans les autres camps les plus proches de Kasane. Tant bien que mal on finit par atterrir au Kwalape lodge, plus près du poste frontière de Kazungula mais tant pis, Kasane n’est quand même pas loin.
Dans le camp, ça commence bien, un serpent passe juste devant les jambes de Aubin, Nathalie met bien 5 minutes à s’en remettre, et on fini pas passer où on voulait.
Cet après midi on décide de faire un boat cruise sur la Chobe river. Pendant 3 heures, les paysages magnifiques de cette région défilent sous nos yeux au fil de l’eau, et nous voyons des éléphants, des buffles, des hippopotames, des cobs, des Impalas, des crocodiles, des girafes et des oiseaux en tout genres. Le coucher de soleil avec les pêcheurs locaux en toile de fond complètent la carte postale.
Ce soir c’est feu de camp et braai.
Mardi 30 juillet :
Levé à 6h, la nuit a été bonne, presque trop chaud. Après un bon petit déj et le pliage des tentes (environ 1h40, on s’améliore) on est près vers 7h45, direction l’entrée du parc de Chobe.
Va-t-on enfin voir des lions (une seule lionne prête à mettre bas vue au parc d’Etosha en 2010) ? Dès l’entrée on croise un groupe d’éléphants. On se dirige vers les berges de la rivière qu’on va essayer de longer un moment. On peut voir d’autres éléphants, des Impalas en nombre, des hippopotames …
Aubin voulait faire du « vrai » 4x4, il n’est pas déçu, ça ne rigole pas à Chobe, les pistes sont souvent en sable très meuble et on ne pensait même pas qu’on pouvait rouler là dedans. L’apprentissage se fait finalement assez vite, mais ce n’est qu’en petite vitesse avec le différentiel bloqué qu’on peut avancer. On voit nos premiers zèbres, et puis ça n’arrête plus.
On fait une pause café au picnic site de Serondela. On avait pas l’habitude de ça par rapport à Etosha, ici tout est ouvert, des singes vervet sont juste à côté, on se méfie pour nos affaires. A midi on s’arrête au campsite de Ihaha, la piste d’accès est très sableuse, et c’est vraiment sauvage. Le picnic se fait au bord de la rivière en compagnie des impalas, nous avons une vue superbe sur les hippopotames et les crocos.
Dans l’après midi, on manque de s’ensabler en prenant une boucle en direction de la sortie de Ngoma bridge. Les traces dans le sable sont si profondes que la garde au sol de notre 4x4 est presque trop juste. Pas question de faire un demi-tour, on est comme dans des rails alors on fait marche arrière sur environ 500m.
Plus loin, alors qu’on était presque à la sortie vers Ngoma bridge, un groupe d’éléphants nous oblige à nous arrêter alors que là aussi j’étais bien lancé. Au moment de redémarrer on a encore manqué s’ensabler. Alors qu’une femelle du groupe d’éléphant commençait à nous regarder de travers, on a réussi à reprendre de la vitesse.
Super journée, feu de camp et braai ce soir.
Mercredi 31 juillet :
Ce matin, levé à 5h45, petit déj, pliage de tente puis direction le Kazungula border post pour le Zimbabwe. On pensait se tenir au courant de la situation là bas étant donné qu’aujourd’hui c’est jour d’élection mais pour avoir un peu posé la question à des pompistes ou autres, personne ne semble inquiet, on verra bien sur place …A la frontière, coté Botswana, en 5 minutes c’est plié, mais côté Zim c’est un peu plus le bazar, d’autant que les tours opérateurs qui vont aux chutes pour la journée commence à déverser leur clients. Finalement on obtient notre visa (30US$ par personne, soit 120US$), puis on « importe » la voiture en payant 55US$ pour la taxes carbone et les 50US$ pour l’assurance que nous fait payer un type qui n’a pas l’air de travailler pour la douane. Total 225US$ pour passer la frontière, ça ne doit pas vraiment favoriser le tourisme …
Nous voilà finalement en route pour Victoria Falls. La journée sera tranquille, on s’installe au Victoria Falls restcamp, on avait réservé par email. La différence de niveau de vie se fait sentir, il y a des vendeurs à la sauvette de partout, on part faire des courses au supermarché dela ville, un gars nous demande un dollar parce qu’il m’a enlevé mon chariot pour le ranger. Ce n’est pas toujours facile, mais vu le niveau de vie moyen des habitants du Zimbabwe, on accepte plus facilement ces contraintes.
L’après midi on va faire la visite du Crocodile Ranch où ils élèvent des crocos pour le cuir. On tombe sur un guide très amical avec une culture générale vraiment importante. Le seul truc c’est que pour les crocos ça fait un peu mal au cœur, ils leur coupent les dents pour ne pas qu’ils se battent entre eux (ça abime le cuir), et dans les derniers temps, les bêtes baignent dans une solution bleue chimique antibactérienne (pour la même raison)… ça ne donne pas envie d’acheter des articles en cuir de crocodile.
Retour au camp, feu de camp, braai.
Jeudi 1er août :
Ce matin pas de réveil, on se lève tranquille, on déjeune, on se prépare et on prend à pied la direction du parc des chutes. En tout l’entrée nous coûte 105US$ (30$ pour les adultes).
On entame notre balade au bord des différentes cataractes par la Devil’s Cataract, c’est beau, impressionnant, et très humide ! Il est amusant de comparer la luxuriance de la végétation au bord des chutes par rapport à la sécheresse autour de Vic Falls, particulièrement début août. Après avoir atteint la limite du parc et vu le pont du Zambèze, vers midi on se pose pour manger un sandwich, puis on sort du parc.
Dès la sortie, on va trouver le douanier au poste frontière pour demander à se balader sur le pont, pas de soucis, du moment qu’on a nos passeport. On franchi même la « frontière » du moins sur le pont, on est en Zambie. La vue est superbe et le spectacle des sauteurs à l’élastique amusant.
On rentre en ville faire du shopping, retirer de l’argent (pas de problèmes pour des $US) et se relaxer au camp, ce soir c’est soirée braai.
Vendredi 2 août :
La nuit a été bruyante, on est pas loin de la gare et on a entendu les trains s’arrêter, klaxonner, repartir … Petit déj, on pli tout et on part direction Hwange et le parc.
On fait nos courses à Hwange pour rentrer dans la parc, étant donné qu’on va rester 4 jours, on prévoit des réserves. Le supermarché nous fait meilleure impression qu’à Vic Falls, plus grand, plus de choix, et moins cher il nous semble.
Juste à la sortie de Hwange, on trouve la direction du parc qui mène à notre premier camp, Sinamatella. L’entrée du parc nous coûte 85$ pour 4 est c’est valable 7 jours. Nous avons réservé 2 nuits à Sinamatella et 2 nuits à Main Camp, il a fallu faire un virement international de 240$ à Zimpark.org, je ne sais même pas si ils ont eu l’argent car par la suite il y a eu beaucoup d’échanges de mails pour savoir si c’était bien arrivé … Arrivé au camp on présente la facture qu’ils m’avaient envoyé par mail, la dame nous demande si on a payé, je lui présente la preuve du virement, pas de soucis on peut rentrer et s’installer.
On a bien fait de faire beaucoup d’emplettes avant de venir, ici pas de boutique ni de restaurant, ni de station d’essence.
Le camp est sur un promontoire qui surplombe une plaine de savane et la rivière Sinamatella. Pas mal de point d’eau sont encore présent en cette saison. Comme disent les enfants, on se croirait dans le « Roi Lion ». On s’installe en bordure du camp, face à la plaine. Le gardien du camp vient nous rendre visite et nous demander si nous avons besoin de bois pour le braai. Il nous préparera ça pour ce soir et demain soir. On se pose un moment pour faire un café puis on discute un peu avec lui, il s’appelle Godfrey, il accepte volontiers une tasse de café. Il nous parle un peu de la saison touristique et nous dit qu’ils ont eu pas mal d’inondations aussi en janvier-février. Il nous apprend qu’un couple de léopard et un éléphant viennent souvent dans le camp la nuit, mais pas de risque tant qu’on est dans la tente.
Avant midi on est reparti vers le Mandavu Dam et son site de picnic où on à l’intention de s’arrêter manger. Le site est superbe et très bien aménagé. On est accueilli par des damans, et dans le lac ou au bord, on voitbeaucoup d’hippopotames, de crocodiles, d’éléphants, de zèbres, de buffles et d’impalas. Il est possible de dormir au picnic site, il y a tout ce qu’il faut, mais je pense qu’il faut réserver à l’avance auprès du parc.
Au parc de Hwange, bien qu’en très grand nombre, les éléphants semblent très craintifs, un jeune mâle avec des défenses quand même, s’est mis à barrir très fort en nous voyant arriver, d’autant que son chemin était coupé par des arbres, on a vite accéléré pour ne pas le mettre en colère.
De retour au camp, Godfrey nous avait préparé notre bois. On s’installe devant la plaine avec les jumelles jusqu’à la tombée de la nuit pour observer la nature. La soirée est magnifique avec un beau feu de camp, et un ciel étoilé exceptionnel.
La nuit est moins calme, il y a du vent, les tentes étaient mal fixées, du coup on se relève pour fixer la toile du dessus et éviter qu’elle ne claque au vent. Quelques temps après on entend l’éléphant habitué du camp venir fouiller les arbres et les herbes autour de nous, Nathalie morte de trouille me dit « Jai peur », je me rendors vite, mais pas elle jusqu’à ce qu’il parte.
Samedi 3 août :
Ce matin on se lève à 6h15, pas très tôt pour voir des fauves … Les enfants trouvent des traces de léopard à côté de la voiture, Godfrey nous confirmera ça autour d’une tasse de café du matin. On prend le petit déj au lever du soleil sur la plaine, puis après avoir tout plié, direction Robin’s Camp et ses environs. Le picnic de midi se fait dans ce camp qu’on trouve moins beau que Sinamatella.
Après la journée sur les pistes, et beaucoup d’endroits superbes nous voilà de nouveau au camp de Sinamatella, aujourd’hui on a bien du faire 200km ou plus dans le parc. Le soir aux jumelles on observe un immense troupeau de buffles près de la rivière, c’est exceptionnel.
J’ai invité Godfrey à boire un verre avec nous avant la fin de son service à 18h, il accepte volontiers, il nous parle un peu de leur conditions de vie au Zimbabwe. Pour les familles moyennes, plus moyen d’envoyer ses enfants à l’école, et très difficile et coûteux d’accéder aux soins de santé les plus élémentaires. Je lui achète quelques bracelets en poils d’éléphants et je lui laisse un bon pourboire pour le bois. Un camp comme Sinamatella qui pourtant nous parait très peu fréquenté (peut-être 5 à 6 groupes de touristes camping et chalets réunis quand on y était) emploi 120 personnes.
Après manger on se détend tous un peu autour du feu de camp, on entend soudain le bruit d’une hyène à peine à quelques mètres, puis d’une autre de l’autre côté, j’ai beau éclairer, pas moyen de les voir, elles doivent être aussi timides que les léopards …
Dimanche 4 août :
Nous plions tout et prenons le petit déj, un dernier café en compagnie de Godfrey (ça coûte cher pour eux, ils en boivent très peu), puis on prend la direction de Main camp par la route principale du parc. Elle n’a par endroits de « Tar-Road » que le nom, car on se dit qu’une piste est dans la majorité des cas en meilleur état ! On fait une pause café au Masuma Dam en compagnie des hippopotames. Plus loin en direction du camp, on choisit de faire une boucle par une piste sur environ 50km. Le picnic a lieu dans un endroit aménagé avec des tables, mais rien de clôturé, et la végétation peut cacher n’importe quel animal.
Sur la route nous voyons des éléphants prendre leur bain de boue et de poussière, et des troupeaux de gnous. Un troupeau de buffles à d’ailleurs failli nous faire faire demi tour tellement ils étaient nombreux au milieu de la route.

En fin d’après midi, après s’être enregistrés au camp, on décide de refaire un petit tour jusqu’à la tombée du jour, on voit des girafes, des koudous, des zèbres, des éléphants, mais toujours pas de lion ou de félins…
Le gardien du camp nous propose du bois pour le braii, je lui donne un pourboire. Le camp a une boutique et un resto, mais vu qu’on a tout prévu, ce soir c’est encore soirée braai. On prend quand même un verre au bar du camp. Surprise, il y a du wifi, j’essaye de téléphoner, mais vu le débit, pas moyen d’y arriver. C’est quand même suffisant pour envoyer quelques emails.
Demain c’est décidé on se lève plus tôt pour tenter de voir des lions ou des félins.
Lundi 5 août :
Levé à 5h45, tout est prêt pour 7h15, pas si mal mais il faut qu’on décolle encore plus tôt la prochaine fois. Au petit matin on a été réveillé par les hyènes, les lions et les éléphants qu’on entendait au loin.
Nous partons en direction du sud pour les Kennedy picnic sites 1 et 2 la route est superbe entre forêt de mopane, d’acacias parasol et savane. On fait un arrêt au Kennedy n°1, le site est superbe, ici aussi il y a la possibilité de rester pour la nuit.

Jusqu’au Ngweshla picnic site les paysages sont magnifiques, même si on ne voit pas de félins, la faune est abondante. On décide de faire la boucle complète et de remonter par les sites Mangas 1 2 et 3 et Nyamandhlovu dam. Erreur, à part faire du 4x4 sur une piste parfois défoncée, on parcourt environ 70km sans beaucoup d’intérêt à nos yeux. Retour à Main camp.
Nous repartons pour un petit drive jusqu’à la plateforme d’observation de Guvalala, sur la route principale un 4x4 de game drive du camp est arrêté. On s’arrête et là surprise, il y a 2 guépards tous tranquilles. Super contents, on fait beaucoup de photos. Espérons qu’ils débloquent le compteur des félins avant d’arriver au parc Kruger…
Mardi 6 août :
Ce matin nous quittons Hwange pour aller au sud en direction de Bulawayo et du parc de Matobo. Ces 4 jours ont été superbes, nous avons tous une préférence pour le nord et Sinamatella, pour son côté sauvage et proche de la nature (il y a aussi l’accueil de Godfrey Khanye).
Nous n’avons pas de réservation, mais aucuns soucis pour occuper un chalet pour 4 au Maleme restcamp, la salle de bain est commune, mais ça va très bien. Comme dans tous les camps visités, le confort est spartiate mais c’est propre et on a ce qu’il faut. L’entrée du parc nous coûte 53$ pour tous les 4 (15$ par adultes) valable 7 jours, et le chalet 75$ la nuit.
L’après midi on va directement voir le view of the world avec la tombe de Cecil Rhodes. Je comprends pourquoi il a voulu être enterré là, c’est tout simplement magnifique. L’entrée à ce site est payante, ça nous coûte 10$ par adultes.
Ensuite nous allons voir la White Rhino cave avec ses peintures rupestres et au retour nous prenons la route de la vallée qui va jusqu’au Mitsheleli dam. On avait pas vu, mais là c’était écrit « 4x4only », et quand c’est marqué, c’est que c’est du lourd ! On a pratiquement pas roulé en grande vitesse, pas mal de franchissement et de blocs rocheux. En fin de compte le problème ce n’est pas la peur de ne pas passer, mais plutôt la peur d’exploser un pneu ! Le dam et le site sont superbes, il est possible de dormir ici sous réserve de prévenir à l’avance. Au retour, on passe par un village en lisière du parc, les cases traditionnelles peintes sont très belles et les enfants nous font tous des signes.
Retour au camp pour la soirée et le braai.
Mercredi 7 août :
Ce matin on va jusqu’au game park, mais avant on s’arrête à la Nswatugi cave. Il y a des peintures rupestres magnifiques, avec des rhinos, des girafes, des antilopes…

Nous parcourons les pistes du game park en long en large et en travers pendant plusieurs heures, mais pas moyen d’apercevoir de rhinos. Il y en a pourtant beaucoup, on ne doit pas avoir beaucoup de chance.
Cette nuit c’est la dernière au Zimbabwe, demain retour en Afrique du Sud.
Jeudi 8 août :
Aujourd’hui c’est levé à 5h30, puis nous partons en direction de Beitbridge. On choisit de prendre une piste pour rejoindre Gwanda par le sud en passant par Antelope. La 1ere partie est correcte, mais la 2eme est fatigante, c’est de la tôle ondulée tout le long. Les nombreux camions qui doivent passer à cause des mines du coin ne doivent pas l’arranger.
Arrivés à la frontière, on passe le poste du Zimbabwe, et là on se fait racketter de 100 rands par un type dont je ne sais même pas si il faisait partie de la douane du Zimbabwe. On traverse le pont sur la rivière Limpopo, et là c’est la cohue à la frontière. Des tas de bus de Zimbabwéens emmènent leurs clients pour faire des courses en Afrique du Sud … Résultat, on fait la queue pendant 3 heures à l’immigration, en plein soleil.
Nous reprenons finalement la route en direction du parc Kruger. Ce soir nous nous arrêtons à Thohoyandou où on trouve un camp qui a des chalets disponibles pour 390 rands.
Journée m…dique, le braai du soir nous permet de nous relaxer !
Vendredi 9 août :
La journée commence mal, notre 4x4 a un pneu à plat, la route menant au camp était en chantier, ça doit être ici qu’on a crevé. Après avoir installé le jack et changé la roue, plus moyen de faire redescendre la voiture. 2 voisins nous conseillent de faire avancer la voiture qui finira par retomber sur ses 4 roues. C’est ce qu’on fait, finalement on abime rien et en plus le jack revient dans sa position de départ. Plus tard après avoir changé la roue, on trouve un tout petit garage avec un gars super serviable qui nous répare notre pneu pour 50 rands.
Vers 9h nous voici à l’entrée de Punda Maria au parc Kruger. Nous avons les réservations pour tous les camps et on a déjà acheté une wildcard, plus rentable pour nous étant donné qu’on reste 4 jours. C’est reparti pour un nouveau parc national, cette fois on espère bien voir un peu plus de fauves ou de carnivores !
Nous sommes accueillis par un groupe de vautour en train de terminer la carcasse d’une antilope près de l’entrée, puis nous passons la journée à circuler sur les pistes en direction du camp de Shingwedzi. Pour cette journée, pas de fauves, mais des nyalas, des koudous, des zèbres, des impalas, des girafes, des éléphants qui nous ont parus moins sauvages qu’à Hwange, et un immense troupeau de buffles qui nous barre la route de nouveau pendant 20 minutes. Il y a beaucoup plus de touristes que dans les précédents parcs mais ici l’infrastructure est vraiment très bonne.
Avant la nuit on arrive au camp, il a été inondé en janvier ou février, alors il n’y a pas de restaurant et la boutique est minuscule. Le vent se lève assez fort à la tombée de la nuit, et voyant mes voisins allumer leur braai quand même on fait pareil, mais je reste à côté en permanence avec une bombonne de 5 litres d’eau au cas où !!
Le vent étant vraiment pénible à supporter, nous allons nous coucher à 19h30 ce soir, record battu !
Samedi 10 août :
Levé à 5h30, nous partons à 6h44 après avoir tout plié (1h15, on commence à faire fort !). Ce soir on dort à Mopani. Nous prenons la route principale puis pas mal de boucles annexes avec l’espoir de voir le lion. Vers midi, on arrive au camp de Mopani, pas de lion, peu d’animaux et il fait gris …
On mange des hamburgers au resto du camp, à l’intérieur, il ne fait pas très chaud dehors. Après le repas, on parcours à pied le trail aménagé à l’intérieur du camp, en bord de lac.
Heureusement pour ce soir là, on a réservé un chalet qu’on récupère vers 14h. Il est très bien aménagé, avec salle de bain et toilettes, la cuisine est dehors, face au braai. Vers 15h30 on repart en drive pour voir les animaux sur la fin de journée. Finalement on ne voit pas grand-chose, on arrive au camp juste avant 18h. Alors qu’on prépare le braai pour le soir, on entend d’énormes barrissements tout proches du camp, les lions ont-ils décidé de partir à la chasse aux éléphants ??
Dimanche 11 août :
Ce matin nous nous levons à 5h30, prenons juste un petit déj, et partons pour un « sunrise drive ». Pas de tentes à plier, c’est rapide ! Après à peine quelques km, 2 hyènes traversent devant la voiture, un peu trop vite, pas le temps de faire une photo. On reprend la route, et après un virage, on aperçoit une autre hyène en train de remonter la rive d’une rivière, là aussi trop rapide pour prendre une photo. Sur la boucle que nous avons pris, nous voyons peu d’animaux en fin de compte, mais de superbes points de vue. Vers 7h30, alors que nous repartons en direction du camp pour prendre une douche, plier nos affaires et boire un café, nous apercevons une dernière hyène. 4 en tout, elles sont de sorties ce matin.
Nous repartons du camp en direction du camp de Satara par la route principale, et on s’arrête à Olifant pour le picnic de midi. On arrive à Satara vers 14h30. Après avoir pris possession d’un emplacement et fait une pause, on repart vers 16h pour explorer plusieurs boucles au sud du camp.
Après quelques km sur la route principale, Méline repère quelque chose à gauche de la route. Surprise, c’est un lion en train de manger une carcasse dont on ne sait même pas si il l’a tuée récemment (on voit déjà les côtes bien apparentes). Pour l’instant on est tous seuls à l’observer, on prend des centaines de photos, puis on est rejoint par des tas de voitures qui profitent aussi du spectacle. La journée a été superbe, en plus le soleil revient !
Plus tard au camp, on entend hurler au loin, peut-être des chacals ou des hyènes. Juste après c’est Nathalie, surprise par un ratel juste derrière la voiture, lui poursuit son chemin tranquillement.
Lundi 12 août :
Départ du camp à 6h30 (tout est plié en 1h, record du monde battu), en direction du camp de Skukudza, le dernier pour nous dans le parc. On repasse au même endroit où on a vu le lion, on retrouve la carcasse et là ce sont au moins 4 hyènes en train de se disputer les restes avec des vautours ! Cette fois on a l’occasion de faire des photos.
Plus loin dans le lit d’une rivière asséchée on repère une forme couchée sur le sable au loin. Après vérification aux jumelles, il s’agit de 2 lionnes posées sur le sable. La journée commence bien !
En direction du camp, des personnes nous indiquent que 2 lions sont en train de se reposer à l’ombre à côté d’une piste qu’on avait pas prévu de prendre, changement de direction. Vers 11h, arrivés à côté, effectivement ils sont bien là, il y a beaucoup de voiture mais ne semblent pas du tout dérangés par le bruit des moteurs qui n’ont pas tous été arrêtés !
En fin d’après midi on repasse au même endroit, il est vers 16h, nos lions sont toujours là, ils ont seulement suivi l’ombre de l’arbre sous lequel ils sont, les 4 pattes en l’air en train de roupiller !
Encore une très belle journée, le camp de Skukudza nous plait moyen, il y a beaucoup de monde et il y a peu d’espace dans le camping.
Mardi 13 août :
Ce matin on quitte le parc Kruger, et on prend la direction du Blyde River Canyon. En sortant du parc on a droit à un dernier spectacle d’éléphants en train de prendre leur petit déj juste au bord de la route.
La route entre Hazyview et Graskop est superbe, elle serpente entre les forêts de pins et d’eucalyptus plantés pour le bois de construction (ou d’ameublement ?). Les eucalyptus sont immenses et ça ressemble, vu de loin, à nos forêts de sapins …
A partir de Graskop, nous faisons des haltes pour les points de vue sur le canyon, puis dans l’après midi nous allons voir les Bourke’s Luck Potholes, confluence de la Treur et de la Blyde River.
Nous passons la nuit au Blyde River Forever resort, on avait réservé, on est les seuls au camping, si on ne compte pas les vervets et les babouins !
Mercredi 14 août :
Ce matin on prend notre temps, on a réservé une nuit d’hôtel à Emalahleni (Witbank), avant de revenir en direction de Jo’burg. Alors qu’on est en train de ranger, Aubin surprend un vervet en train de fouiller dans nos affaires sur une chaise. Il essaye de le faire fuir, mais celui-ci lui montre les dents et se met à lui courir après. Aubin part en criant avec le vervet à ses talons, puis en nous voyant, le singe lâche l’affaire. 3eme frayeur pour Aubin, 2 serpents et un vervet en tout sur 3 semaines.
Toutes nos affaires sont de nouveau dans les valises, les tentes vides et repliées. Notre hôtel est très confortable (Protea Hotel Witbank), mais il n’y a pas beaucoup de chose à faire aux alentours.
Jeudi 15 août :
Ce matin direction les grottes de Sterkfontein et le Cradle of Humankind. La visite est intéressante, nous sortons de là vers 11h30. On se dirige vers Kempton Park pour rendre le 4x4 et récupérer notre voiture de location chez Avis. Le retour de la voiture se fait assez rapidement, mais avec quelques tensions car nous ne l’avons pas fait nettoyer extérieurement et qu’on a fait le plein à 20km de distance. Je répond que lorsque nous avons récupéré la voiture, nous avons perdu environ 2 heures à aller acheter du matériel qu’ils doivent nous rembourser, et que nous avons fait environ 20 km pour nous rendre chez un marchand de matériel. Finalement le loueur se ravise et tout se passe bien.
Le chauffeur de Kea nous dépose chez Avis et nous récupérons notre voiture pour les 2 derniers jours. Nous avons réservé un appartement dans un appart-hotel à Kempton Park.
Vendredi 16 et samedi 17 août :
Lors de nos 2 dernières journées nous visitons le musée de l’apartheid, la visite est très intéressante, mais essentiellement basée sur des documents sonores et visuels. Un peu long pour les enfants. Nous faisons aussi un tour à pied dans le centre de Johannesburg, puis quelques centres commerciaux pour trouver des souvenirs, entre autres le Sandton city mall et le Nelson Mandela Square.
Pour être honnête, après 3 semaines de vie sauvage, d’animaux et de superbes paysages, on apprécie moyennement la ville de Johannesburg.
Samedi 17, nous reprenons l’avion pour la France à 20h30 avec des images plein la tête et pleins de souvenirs qui ressurgiront petit à petit dans les jours qui viennent ou à la rédaction de ce carnet de voyage.
Petites données « économiques » :
· Billet d’avions (Genève-Johannesburg 3 adultes, 1 enfant) : 3200€ · Location du 4x4 (21 jours, assurance avec rachat total de franchise) : 2771€ · Location de voiture (3 jours, catégorie C) : 83€ · Réservations Hwange (4 nuits+ + frais de virement international) : 215€ · Réservations au parc Kruger (4 nuits) :145€ · Sanpark Wild card (famille) : 214€ · Réservation Protea hôtel Witbank : 68€ · Réservation Vetho apartment hotel (2 nuits à Kempton Park) : 84€ · Change US$ avant le départ (#620$ + les frais): 515€ · Retraits d’argent sur place ou paiements par carte (total sur 3 semaines, paiements des hébergements non réservés, carburant, nourriture, dépenses diverses) : 1980€
Prix d’un litre de diesel en Afrique du Sud : 1€ Prix d’un litre de diesel au Botswana : 0,8€ Prix d’un litre de diesel au Zimbabwe : 1€
Consommation du 4x4 (Nissan Navara) # 10 à 11 litres / 100km Kilométrage parcouru en 4x4 : 5000km Prix d’un panier de course en Afrique australe : environ 50 à 60% du prix pour l’équivalent en France (au jugé et ce n’est que notre ressenti).
Voilà, j'espère que ce récit vous aura plu.
Thomas.
Nous sommes une famille avec 2 enfants de 9 ans ½ et 13 ans, et après un premier voyage de 3 semaines en 2010 en Namibie et en Afrique du Sud (Cape Town) nous avons enfin réussi à réaliser notre rêve d’un second voyage dans cette région du monde. On entend souvent dire que l’Afrique est un continent qui attire irrésistiblement, je pense que c’est particulièrement vrai pour nous car depuis notre premier voyage nous ne pensions qu’à repartir.
Cette année, après quelques hésitations dues à la situation au Zimbabwe et au coût d’un tel voyage (malgré une relative maitrise du budget), nous avons opté pour un circuit partant de Johannesburg pour traverser le Botswana en 4 jours, puis de passer la frontière pour les chutes Victoria, redescendre au sud du Zimbabwe par une halte de 4 jours au parc de Hwange, 2 jours au parc de Matobo Hills, et retour en Afrique du Sud pour 4 jours au Parc Kruger.
C’est ainsi que fin février de cette année, nous avons réservé 4 billets d’avion chez Etihad Airways (3eme fois qu’on voyage avec eux !), départ Genève (c’est cool d’avoir de la famille pas loin pour nous trainer à l’aéroport et garder notre voiture !).
Notre voyage a donc commencé le 25 juillet 2013 depuis l’aéroport de Genève.
Vendredi 26 juillet 2013 :
Après environ 15 heures de vol et une escale à Abu Dhabi nous voici à Jo’Burg. Il est 4h25 quand nous atterrissons, nous avons près de 3h30 heures d’attente, le loueur étant censé n’arriver qu’à 8h. Après un petit déj et 4h d’attente dans le hall puis chez un partenaire du loueur, le chauffeur de Kea Campers vient nous chercher.
Après 2h de palabre chez Kea, on nous présente notre 4x4. Ça commence bien, il manque la table, les 4 chaises et le réchaud. Pour le loueur, ça ne pose aucun problème : nous n’avons qu’à tout acheter, ils nous rembourseront au retour … Ouais, sauf qu’on ne sait absolument pas où trouver du matériel, sans compter qu’on avait prévu de rouler dès aujourd’hui et que tout ça c’est beaucoup de temps perdu. Finalement après quelques courses et l’achat du matériel manquant (on a demandé au loueur de nous guider vers le marchand de matériel le plus proche) nous nous mettons en route vers 13h00. Pour atteindre la frontière du Botswana dès ce soir c’est pas gagné … Comme pressenti, la nuit arrive vite, nous nous arrêtons donc dans un« bushlodge », le Marnitz Bush Lodge à 35km de la frontière. On mange au resto ce soir là, du coup on ne paye que le repas, pas le camping, sympa le patron. La soirée se passe devant un match du Super 14 avec quelques supporters très « Boers », nous mangeons des burgers (énormes !) et des frites, le tout fait maison.
1ere nuit sous tente, après tout ça on se glisse dans nos duvets avec 2 énormes couvertures que nous a fourni le loueur. On découvre un problème de fermeture éclair sur une des tentes, malgré un dépliage pour les vérifier chez Kea. Tant pis, on fera avec même si Nathalie a très peur des petites bêtes !
Samedi 27 juillet :
Ce matin là, ça caille grave ! Nous mettons les pulls, les polaires et les bonnets pour le petit déj, mais on a pas eu froid pour dormir, les enfants non plus.
Après avoir tout plié (2h en tout le premier jour), nous prenons la route pour la frontière. Le 4x4 fait des siennes, il semble ne plus accélérer, comme si le turbo ne marchait plus. Après un ou 2 redémarrages, ça fonctionne de nouveau, on décide d’aller plus loin et de voir dans la journée si tout va bien. Le passage de frontière est assez rapide, nous payons 150 Pulas pour la taxe carbone, par carte sur conseil de notre loueur vu que nous n’avons pas encore retiré d’argent au Botswana.
A 100km de Francistown on se fait arrêter par un policier qui me signale que j’étais en excès de vitesse (103 km/h pour 80) … Pas de problème pour payer, sauf que nous n’avons pas d’argent du Botswana … Que des Euros, des $US ou des Rands. Je l’explique au policier qui me dis que dans ce cas la seule solution c’est d’immobiliser la voiture, d’aller à Francistown par bus retirer de l’argent et de revenir payer pour récupérer la voiture. Là on commence à paniquer, puis finalement après environ 2 minutes (pour nous faire peur sûrement) il nous laisse repartir et ferme les yeux. Ouf...
Initialement on avait prévu d’aller à Gweta pour nos 2 premiers jours dans des parcs, mais vu l’heure et un peu de ras le bol de la route, on s’arrête 100 km plus tôt à Nata. Nos Game Drive se feront ici, nous sommes au Nata Lodge, et grand soir, c’est notre premier braai !!
Au fait, la voiture semble aller bien, donc on continue avec.
Dimanche 28 juillet :
Aujourd’hui c’est journée tranquille, Aubin teste la piscine du lodge, et nous on se relaxe au soleil.
L’après midi on choisit de faire un game drive au Nata Bird sanctuary avec le lodge jusqu’au coucher de soleil. La balade dure 3h, les paysages et le coucher de soleil sont magnifiques, nous voyons beaucoup d’oiseaux, des hippopotames, des impalas et… des vaches (du biltong comme dit notre guide !). Le pan à côté de Nata est appelé « l’océan du Botswana » par notre guide car après les inondations de l’été, celui-ci n’est toujours pas asséché cette année et forme une immense étendue d’eau d’environ 1m de profondeur.

Lundi 29 juillet :
Ce matin on se lève à 5h30, merci les voisins pour ce réveil en fanfare !
Nous prenons la route pour Kasane et les rives de la Chobe river. Sur la route nous apercevons des éléphants, des girafes et pas mal d’antilopes. Nous n’avions pas de réservation, et plus de places au Chobe Safari lodge, ni dans les autres camps les plus proches de Kasane. Tant bien que mal on finit par atterrir au Kwalape lodge, plus près du poste frontière de Kazungula mais tant pis, Kasane n’est quand même pas loin.
Dans le camp, ça commence bien, un serpent passe juste devant les jambes de Aubin, Nathalie met bien 5 minutes à s’en remettre, et on fini pas passer où on voulait.
Cet après midi on décide de faire un boat cruise sur la Chobe river. Pendant 3 heures, les paysages magnifiques de cette région défilent sous nos yeux au fil de l’eau, et nous voyons des éléphants, des buffles, des hippopotames, des cobs, des Impalas, des crocodiles, des girafes et des oiseaux en tout genres. Le coucher de soleil avec les pêcheurs locaux en toile de fond complètent la carte postale.
Ce soir c’est feu de camp et braai.Mardi 30 juillet :
Levé à 6h, la nuit a été bonne, presque trop chaud. Après un bon petit déj et le pliage des tentes (environ 1h40, on s’améliore) on est près vers 7h45, direction l’entrée du parc de Chobe.
Va-t-on enfin voir des lions (une seule lionne prête à mettre bas vue au parc d’Etosha en 2010) ? Dès l’entrée on croise un groupe d’éléphants. On se dirige vers les berges de la rivière qu’on va essayer de longer un moment. On peut voir d’autres éléphants, des Impalas en nombre, des hippopotames …
Aubin voulait faire du « vrai » 4x4, il n’est pas déçu, ça ne rigole pas à Chobe, les pistes sont souvent en sable très meuble et on ne pensait même pas qu’on pouvait rouler là dedans. L’apprentissage se fait finalement assez vite, mais ce n’est qu’en petite vitesse avec le différentiel bloqué qu’on peut avancer. On voit nos premiers zèbres, et puis ça n’arrête plus.
On fait une pause café au picnic site de Serondela. On avait pas l’habitude de ça par rapport à Etosha, ici tout est ouvert, des singes vervet sont juste à côté, on se méfie pour nos affaires. A midi on s’arrête au campsite de Ihaha, la piste d’accès est très sableuse, et c’est vraiment sauvage. Le picnic se fait au bord de la rivière en compagnie des impalas, nous avons une vue superbe sur les hippopotames et les crocos.
Dans l’après midi, on manque de s’ensabler en prenant une boucle en direction de la sortie de Ngoma bridge. Les traces dans le sable sont si profondes que la garde au sol de notre 4x4 est presque trop juste. Pas question de faire un demi-tour, on est comme dans des rails alors on fait marche arrière sur environ 500m.
Plus loin, alors qu’on était presque à la sortie vers Ngoma bridge, un groupe d’éléphants nous oblige à nous arrêter alors que là aussi j’étais bien lancé. Au moment de redémarrer on a encore manqué s’ensabler. Alors qu’une femelle du groupe d’éléphant commençait à nous regarder de travers, on a réussi à reprendre de la vitesse.
Super journée, feu de camp et braai ce soir.
Mercredi 31 juillet :
Ce matin, levé à 5h45, petit déj, pliage de tente puis direction le Kazungula border post pour le Zimbabwe. On pensait se tenir au courant de la situation là bas étant donné qu’aujourd’hui c’est jour d’élection mais pour avoir un peu posé la question à des pompistes ou autres, personne ne semble inquiet, on verra bien sur place …A la frontière, coté Botswana, en 5 minutes c’est plié, mais côté Zim c’est un peu plus le bazar, d’autant que les tours opérateurs qui vont aux chutes pour la journée commence à déverser leur clients. Finalement on obtient notre visa (30US$ par personne, soit 120US$), puis on « importe » la voiture en payant 55US$ pour la taxes carbone et les 50US$ pour l’assurance que nous fait payer un type qui n’a pas l’air de travailler pour la douane. Total 225US$ pour passer la frontière, ça ne doit pas vraiment favoriser le tourisme …
Nous voilà finalement en route pour Victoria Falls. La journée sera tranquille, on s’installe au Victoria Falls restcamp, on avait réservé par email. La différence de niveau de vie se fait sentir, il y a des vendeurs à la sauvette de partout, on part faire des courses au supermarché dela ville, un gars nous demande un dollar parce qu’il m’a enlevé mon chariot pour le ranger. Ce n’est pas toujours facile, mais vu le niveau de vie moyen des habitants du Zimbabwe, on accepte plus facilement ces contraintes.
L’après midi on va faire la visite du Crocodile Ranch où ils élèvent des crocos pour le cuir. On tombe sur un guide très amical avec une culture générale vraiment importante. Le seul truc c’est que pour les crocos ça fait un peu mal au cœur, ils leur coupent les dents pour ne pas qu’ils se battent entre eux (ça abime le cuir), et dans les derniers temps, les bêtes baignent dans une solution bleue chimique antibactérienne (pour la même raison)… ça ne donne pas envie d’acheter des articles en cuir de crocodile.
Retour au camp, feu de camp, braai.
Jeudi 1er août :
Ce matin pas de réveil, on se lève tranquille, on déjeune, on se prépare et on prend à pied la direction du parc des chutes. En tout l’entrée nous coûte 105US$ (30$ pour les adultes).
On entame notre balade au bord des différentes cataractes par la Devil’s Cataract, c’est beau, impressionnant, et très humide ! Il est amusant de comparer la luxuriance de la végétation au bord des chutes par rapport à la sécheresse autour de Vic Falls, particulièrement début août. Après avoir atteint la limite du parc et vu le pont du Zambèze, vers midi on se pose pour manger un sandwich, puis on sort du parc.
Dès la sortie, on va trouver le douanier au poste frontière pour demander à se balader sur le pont, pas de soucis, du moment qu’on a nos passeport. On franchi même la « frontière » du moins sur le pont, on est en Zambie. La vue est superbe et le spectacle des sauteurs à l’élastique amusant.

On rentre en ville faire du shopping, retirer de l’argent (pas de problèmes pour des $US) et se relaxer au camp, ce soir c’est soirée braai.
Vendredi 2 août :
La nuit a été bruyante, on est pas loin de la gare et on a entendu les trains s’arrêter, klaxonner, repartir … Petit déj, on pli tout et on part direction Hwange et le parc.
On fait nos courses à Hwange pour rentrer dans la parc, étant donné qu’on va rester 4 jours, on prévoit des réserves. Le supermarché nous fait meilleure impression qu’à Vic Falls, plus grand, plus de choix, et moins cher il nous semble.
Juste à la sortie de Hwange, on trouve la direction du parc qui mène à notre premier camp, Sinamatella. L’entrée du parc nous coûte 85$ pour 4 est c’est valable 7 jours. Nous avons réservé 2 nuits à Sinamatella et 2 nuits à Main Camp, il a fallu faire un virement international de 240$ à Zimpark.org, je ne sais même pas si ils ont eu l’argent car par la suite il y a eu beaucoup d’échanges de mails pour savoir si c’était bien arrivé … Arrivé au camp on présente la facture qu’ils m’avaient envoyé par mail, la dame nous demande si on a payé, je lui présente la preuve du virement, pas de soucis on peut rentrer et s’installer.
On a bien fait de faire beaucoup d’emplettes avant de venir, ici pas de boutique ni de restaurant, ni de station d’essence.
Le camp est sur un promontoire qui surplombe une plaine de savane et la rivière Sinamatella. Pas mal de point d’eau sont encore présent en cette saison. Comme disent les enfants, on se croirait dans le « Roi Lion ». On s’installe en bordure du camp, face à la plaine. Le gardien du camp vient nous rendre visite et nous demander si nous avons besoin de bois pour le braai. Il nous préparera ça pour ce soir et demain soir. On se pose un moment pour faire un café puis on discute un peu avec lui, il s’appelle Godfrey, il accepte volontiers une tasse de café. Il nous parle un peu de la saison touristique et nous dit qu’ils ont eu pas mal d’inondations aussi en janvier-février. Il nous apprend qu’un couple de léopard et un éléphant viennent souvent dans le camp la nuit, mais pas de risque tant qu’on est dans la tente.
Avant midi on est reparti vers le Mandavu Dam et son site de picnic où on à l’intention de s’arrêter manger. Le site est superbe et très bien aménagé. On est accueilli par des damans, et dans le lac ou au bord, on voitbeaucoup d’hippopotames, de crocodiles, d’éléphants, de zèbres, de buffles et d’impalas. Il est possible de dormir au picnic site, il y a tout ce qu’il faut, mais je pense qu’il faut réserver à l’avance auprès du parc.
Au parc de Hwange, bien qu’en très grand nombre, les éléphants semblent très craintifs, un jeune mâle avec des défenses quand même, s’est mis à barrir très fort en nous voyant arriver, d’autant que son chemin était coupé par des arbres, on a vite accéléré pour ne pas le mettre en colère.
De retour au camp, Godfrey nous avait préparé notre bois. On s’installe devant la plaine avec les jumelles jusqu’à la tombée de la nuit pour observer la nature. La soirée est magnifique avec un beau feu de camp, et un ciel étoilé exceptionnel.

La nuit est moins calme, il y a du vent, les tentes étaient mal fixées, du coup on se relève pour fixer la toile du dessus et éviter qu’elle ne claque au vent. Quelques temps après on entend l’éléphant habitué du camp venir fouiller les arbres et les herbes autour de nous, Nathalie morte de trouille me dit « Jai peur », je me rendors vite, mais pas elle jusqu’à ce qu’il parte.
Samedi 3 août :
Ce matin on se lève à 6h15, pas très tôt pour voir des fauves … Les enfants trouvent des traces de léopard à côté de la voiture, Godfrey nous confirmera ça autour d’une tasse de café du matin. On prend le petit déj au lever du soleil sur la plaine, puis après avoir tout plié, direction Robin’s Camp et ses environs. Le picnic de midi se fait dans ce camp qu’on trouve moins beau que Sinamatella.
Après la journée sur les pistes, et beaucoup d’endroits superbes nous voilà de nouveau au camp de Sinamatella, aujourd’hui on a bien du faire 200km ou plus dans le parc. Le soir aux jumelles on observe un immense troupeau de buffles près de la rivière, c’est exceptionnel.
J’ai invité Godfrey à boire un verre avec nous avant la fin de son service à 18h, il accepte volontiers, il nous parle un peu de leur conditions de vie au Zimbabwe. Pour les familles moyennes, plus moyen d’envoyer ses enfants à l’école, et très difficile et coûteux d’accéder aux soins de santé les plus élémentaires. Je lui achète quelques bracelets en poils d’éléphants et je lui laisse un bon pourboire pour le bois. Un camp comme Sinamatella qui pourtant nous parait très peu fréquenté (peut-être 5 à 6 groupes de touristes camping et chalets réunis quand on y était) emploi 120 personnes.
Après manger on se détend tous un peu autour du feu de camp, on entend soudain le bruit d’une hyène à peine à quelques mètres, puis d’une autre de l’autre côté, j’ai beau éclairer, pas moyen de les voir, elles doivent être aussi timides que les léopards …
Dimanche 4 août :
Nous plions tout et prenons le petit déj, un dernier café en compagnie de Godfrey (ça coûte cher pour eux, ils en boivent très peu), puis on prend la direction de Main camp par la route principale du parc. Elle n’a par endroits de « Tar-Road » que le nom, car on se dit qu’une piste est dans la majorité des cas en meilleur état ! On fait une pause café au Masuma Dam en compagnie des hippopotames. Plus loin en direction du camp, on choisit de faire une boucle par une piste sur environ 50km. Le picnic a lieu dans un endroit aménagé avec des tables, mais rien de clôturé, et la végétation peut cacher n’importe quel animal.
Sur la route nous voyons des éléphants prendre leur bain de boue et de poussière, et des troupeaux de gnous. Un troupeau de buffles à d’ailleurs failli nous faire faire demi tour tellement ils étaient nombreux au milieu de la route.

En fin d’après midi, après s’être enregistrés au camp, on décide de refaire un petit tour jusqu’à la tombée du jour, on voit des girafes, des koudous, des zèbres, des éléphants, mais toujours pas de lion ou de félins…
Le gardien du camp nous propose du bois pour le braii, je lui donne un pourboire. Le camp a une boutique et un resto, mais vu qu’on a tout prévu, ce soir c’est encore soirée braai. On prend quand même un verre au bar du camp. Surprise, il y a du wifi, j’essaye de téléphoner, mais vu le débit, pas moyen d’y arriver. C’est quand même suffisant pour envoyer quelques emails.
Demain c’est décidé on se lève plus tôt pour tenter de voir des lions ou des félins.
Lundi 5 août :
Levé à 5h45, tout est prêt pour 7h15, pas si mal mais il faut qu’on décolle encore plus tôt la prochaine fois. Au petit matin on a été réveillé par les hyènes, les lions et les éléphants qu’on entendait au loin.
Nous partons en direction du sud pour les Kennedy picnic sites 1 et 2 la route est superbe entre forêt de mopane, d’acacias parasol et savane. On fait un arrêt au Kennedy n°1, le site est superbe, ici aussi il y a la possibilité de rester pour la nuit.

Jusqu’au Ngweshla picnic site les paysages sont magnifiques, même si on ne voit pas de félins, la faune est abondante. On décide de faire la boucle complète et de remonter par les sites Mangas 1 2 et 3 et Nyamandhlovu dam. Erreur, à part faire du 4x4 sur une piste parfois défoncée, on parcourt environ 70km sans beaucoup d’intérêt à nos yeux. Retour à Main camp.
Nous repartons pour un petit drive jusqu’à la plateforme d’observation de Guvalala, sur la route principale un 4x4 de game drive du camp est arrêté. On s’arrête et là surprise, il y a 2 guépards tous tranquilles. Super contents, on fait beaucoup de photos. Espérons qu’ils débloquent le compteur des félins avant d’arriver au parc Kruger…

Mardi 6 août :
Ce matin nous quittons Hwange pour aller au sud en direction de Bulawayo et du parc de Matobo. Ces 4 jours ont été superbes, nous avons tous une préférence pour le nord et Sinamatella, pour son côté sauvage et proche de la nature (il y a aussi l’accueil de Godfrey Khanye).
Nous n’avons pas de réservation, mais aucuns soucis pour occuper un chalet pour 4 au Maleme restcamp, la salle de bain est commune, mais ça va très bien. Comme dans tous les camps visités, le confort est spartiate mais c’est propre et on a ce qu’il faut. L’entrée du parc nous coûte 53$ pour tous les 4 (15$ par adultes) valable 7 jours, et le chalet 75$ la nuit.
L’après midi on va directement voir le view of the world avec la tombe de Cecil Rhodes. Je comprends pourquoi il a voulu être enterré là, c’est tout simplement magnifique. L’entrée à ce site est payante, ça nous coûte 10$ par adultes.

Ensuite nous allons voir la White Rhino cave avec ses peintures rupestres et au retour nous prenons la route de la vallée qui va jusqu’au Mitsheleli dam. On avait pas vu, mais là c’était écrit « 4x4only », et quand c’est marqué, c’est que c’est du lourd ! On a pratiquement pas roulé en grande vitesse, pas mal de franchissement et de blocs rocheux. En fin de compte le problème ce n’est pas la peur de ne pas passer, mais plutôt la peur d’exploser un pneu ! Le dam et le site sont superbes, il est possible de dormir ici sous réserve de prévenir à l’avance. Au retour, on passe par un village en lisière du parc, les cases traditionnelles peintes sont très belles et les enfants nous font tous des signes.
Retour au camp pour la soirée et le braai.
Mercredi 7 août :
Ce matin on va jusqu’au game park, mais avant on s’arrête à la Nswatugi cave. Il y a des peintures rupestres magnifiques, avec des rhinos, des girafes, des antilopes…

Nous parcourons les pistes du game park en long en large et en travers pendant plusieurs heures, mais pas moyen d’apercevoir de rhinos. Il y en a pourtant beaucoup, on ne doit pas avoir beaucoup de chance.
Cette nuit c’est la dernière au Zimbabwe, demain retour en Afrique du Sud.
Jeudi 8 août :
Aujourd’hui c’est levé à 5h30, puis nous partons en direction de Beitbridge. On choisit de prendre une piste pour rejoindre Gwanda par le sud en passant par Antelope. La 1ere partie est correcte, mais la 2eme est fatigante, c’est de la tôle ondulée tout le long. Les nombreux camions qui doivent passer à cause des mines du coin ne doivent pas l’arranger.
Arrivés à la frontière, on passe le poste du Zimbabwe, et là on se fait racketter de 100 rands par un type dont je ne sais même pas si il faisait partie de la douane du Zimbabwe. On traverse le pont sur la rivière Limpopo, et là c’est la cohue à la frontière. Des tas de bus de Zimbabwéens emmènent leurs clients pour faire des courses en Afrique du Sud … Résultat, on fait la queue pendant 3 heures à l’immigration, en plein soleil.
Nous reprenons finalement la route en direction du parc Kruger. Ce soir nous nous arrêtons à Thohoyandou où on trouve un camp qui a des chalets disponibles pour 390 rands.
Journée m…dique, le braai du soir nous permet de nous relaxer !
Vendredi 9 août :
La journée commence mal, notre 4x4 a un pneu à plat, la route menant au camp était en chantier, ça doit être ici qu’on a crevé. Après avoir installé le jack et changé la roue, plus moyen de faire redescendre la voiture. 2 voisins nous conseillent de faire avancer la voiture qui finira par retomber sur ses 4 roues. C’est ce qu’on fait, finalement on abime rien et en plus le jack revient dans sa position de départ. Plus tard après avoir changé la roue, on trouve un tout petit garage avec un gars super serviable qui nous répare notre pneu pour 50 rands.
Vers 9h nous voici à l’entrée de Punda Maria au parc Kruger. Nous avons les réservations pour tous les camps et on a déjà acheté une wildcard, plus rentable pour nous étant donné qu’on reste 4 jours. C’est reparti pour un nouveau parc national, cette fois on espère bien voir un peu plus de fauves ou de carnivores !
Nous sommes accueillis par un groupe de vautour en train de terminer la carcasse d’une antilope près de l’entrée, puis nous passons la journée à circuler sur les pistes en direction du camp de Shingwedzi. Pour cette journée, pas de fauves, mais des nyalas, des koudous, des zèbres, des impalas, des girafes, des éléphants qui nous ont parus moins sauvages qu’à Hwange, et un immense troupeau de buffles qui nous barre la route de nouveau pendant 20 minutes. Il y a beaucoup plus de touristes que dans les précédents parcs mais ici l’infrastructure est vraiment très bonne.
Avant la nuit on arrive au camp, il a été inondé en janvier ou février, alors il n’y a pas de restaurant et la boutique est minuscule. Le vent se lève assez fort à la tombée de la nuit, et voyant mes voisins allumer leur braai quand même on fait pareil, mais je reste à côté en permanence avec une bombonne de 5 litres d’eau au cas où !!
Le vent étant vraiment pénible à supporter, nous allons nous coucher à 19h30 ce soir, record battu !
Samedi 10 août :
Levé à 5h30, nous partons à 6h44 après avoir tout plié (1h15, on commence à faire fort !). Ce soir on dort à Mopani. Nous prenons la route principale puis pas mal de boucles annexes avec l’espoir de voir le lion. Vers midi, on arrive au camp de Mopani, pas de lion, peu d’animaux et il fait gris …
On mange des hamburgers au resto du camp, à l’intérieur, il ne fait pas très chaud dehors. Après le repas, on parcours à pied le trail aménagé à l’intérieur du camp, en bord de lac.
Heureusement pour ce soir là, on a réservé un chalet qu’on récupère vers 14h. Il est très bien aménagé, avec salle de bain et toilettes, la cuisine est dehors, face au braai. Vers 15h30 on repart en drive pour voir les animaux sur la fin de journée. Finalement on ne voit pas grand-chose, on arrive au camp juste avant 18h. Alors qu’on prépare le braai pour le soir, on entend d’énormes barrissements tout proches du camp, les lions ont-ils décidé de partir à la chasse aux éléphants ??
Dimanche 11 août :
Ce matin nous nous levons à 5h30, prenons juste un petit déj, et partons pour un « sunrise drive ». Pas de tentes à plier, c’est rapide ! Après à peine quelques km, 2 hyènes traversent devant la voiture, un peu trop vite, pas le temps de faire une photo. On reprend la route, et après un virage, on aperçoit une autre hyène en train de remonter la rive d’une rivière, là aussi trop rapide pour prendre une photo. Sur la boucle que nous avons pris, nous voyons peu d’animaux en fin de compte, mais de superbes points de vue. Vers 7h30, alors que nous repartons en direction du camp pour prendre une douche, plier nos affaires et boire un café, nous apercevons une dernière hyène. 4 en tout, elles sont de sorties ce matin.
Nous repartons du camp en direction du camp de Satara par la route principale, et on s’arrête à Olifant pour le picnic de midi. On arrive à Satara vers 14h30. Après avoir pris possession d’un emplacement et fait une pause, on repart vers 16h pour explorer plusieurs boucles au sud du camp.
Après quelques km sur la route principale, Méline repère quelque chose à gauche de la route. Surprise, c’est un lion en train de manger une carcasse dont on ne sait même pas si il l’a tuée récemment (on voit déjà les côtes bien apparentes). Pour l’instant on est tous seuls à l’observer, on prend des centaines de photos, puis on est rejoint par des tas de voitures qui profitent aussi du spectacle. La journée a été superbe, en plus le soleil revient !

Plus tard au camp, on entend hurler au loin, peut-être des chacals ou des hyènes. Juste après c’est Nathalie, surprise par un ratel juste derrière la voiture, lui poursuit son chemin tranquillement.
Lundi 12 août :
Départ du camp à 6h30 (tout est plié en 1h, record du monde battu), en direction du camp de Skukudza, le dernier pour nous dans le parc. On repasse au même endroit où on a vu le lion, on retrouve la carcasse et là ce sont au moins 4 hyènes en train de se disputer les restes avec des vautours ! Cette fois on a l’occasion de faire des photos.
Plus loin dans le lit d’une rivière asséchée on repère une forme couchée sur le sable au loin. Après vérification aux jumelles, il s’agit de 2 lionnes posées sur le sable. La journée commence bien !
En direction du camp, des personnes nous indiquent que 2 lions sont en train de se reposer à l’ombre à côté d’une piste qu’on avait pas prévu de prendre, changement de direction. Vers 11h, arrivés à côté, effectivement ils sont bien là, il y a beaucoup de voiture mais ne semblent pas du tout dérangés par le bruit des moteurs qui n’ont pas tous été arrêtés !
En fin d’après midi on repasse au même endroit, il est vers 16h, nos lions sont toujours là, ils ont seulement suivi l’ombre de l’arbre sous lequel ils sont, les 4 pattes en l’air en train de roupiller !Encore une très belle journée, le camp de Skukudza nous plait moyen, il y a beaucoup de monde et il y a peu d’espace dans le camping.
Mardi 13 août :
Ce matin on quitte le parc Kruger, et on prend la direction du Blyde River Canyon. En sortant du parc on a droit à un dernier spectacle d’éléphants en train de prendre leur petit déj juste au bord de la route.
La route entre Hazyview et Graskop est superbe, elle serpente entre les forêts de pins et d’eucalyptus plantés pour le bois de construction (ou d’ameublement ?). Les eucalyptus sont immenses et ça ressemble, vu de loin, à nos forêts de sapins …
A partir de Graskop, nous faisons des haltes pour les points de vue sur le canyon, puis dans l’après midi nous allons voir les Bourke’s Luck Potholes, confluence de la Treur et de la Blyde River.
Nous passons la nuit au Blyde River Forever resort, on avait réservé, on est les seuls au camping, si on ne compte pas les vervets et les babouins !
Mercredi 14 août :
Ce matin on prend notre temps, on a réservé une nuit d’hôtel à Emalahleni (Witbank), avant de revenir en direction de Jo’burg. Alors qu’on est en train de ranger, Aubin surprend un vervet en train de fouiller dans nos affaires sur une chaise. Il essaye de le faire fuir, mais celui-ci lui montre les dents et se met à lui courir après. Aubin part en criant avec le vervet à ses talons, puis en nous voyant, le singe lâche l’affaire. 3eme frayeur pour Aubin, 2 serpents et un vervet en tout sur 3 semaines.
Toutes nos affaires sont de nouveau dans les valises, les tentes vides et repliées. Notre hôtel est très confortable (Protea Hotel Witbank), mais il n’y a pas beaucoup de chose à faire aux alentours.
Jeudi 15 août :
Ce matin direction les grottes de Sterkfontein et le Cradle of Humankind. La visite est intéressante, nous sortons de là vers 11h30. On se dirige vers Kempton Park pour rendre le 4x4 et récupérer notre voiture de location chez Avis. Le retour de la voiture se fait assez rapidement, mais avec quelques tensions car nous ne l’avons pas fait nettoyer extérieurement et qu’on a fait le plein à 20km de distance. Je répond que lorsque nous avons récupéré la voiture, nous avons perdu environ 2 heures à aller acheter du matériel qu’ils doivent nous rembourser, et que nous avons fait environ 20 km pour nous rendre chez un marchand de matériel. Finalement le loueur se ravise et tout se passe bien.
Le chauffeur de Kea nous dépose chez Avis et nous récupérons notre voiture pour les 2 derniers jours. Nous avons réservé un appartement dans un appart-hotel à Kempton Park.
Vendredi 16 et samedi 17 août :
Lors de nos 2 dernières journées nous visitons le musée de l’apartheid, la visite est très intéressante, mais essentiellement basée sur des documents sonores et visuels. Un peu long pour les enfants. Nous faisons aussi un tour à pied dans le centre de Johannesburg, puis quelques centres commerciaux pour trouver des souvenirs, entre autres le Sandton city mall et le Nelson Mandela Square.
Pour être honnête, après 3 semaines de vie sauvage, d’animaux et de superbes paysages, on apprécie moyennement la ville de Johannesburg.
Samedi 17, nous reprenons l’avion pour la France à 20h30 avec des images plein la tête et pleins de souvenirs qui ressurgiront petit à petit dans les jours qui viennent ou à la rédaction de ce carnet de voyage.
Petites données « économiques » :
· Billet d’avions (Genève-Johannesburg 3 adultes, 1 enfant) : 3200€ · Location du 4x4 (21 jours, assurance avec rachat total de franchise) : 2771€ · Location de voiture (3 jours, catégorie C) : 83€ · Réservations Hwange (4 nuits+ + frais de virement international) : 215€ · Réservations au parc Kruger (4 nuits) :145€ · Sanpark Wild card (famille) : 214€ · Réservation Protea hôtel Witbank : 68€ · Réservation Vetho apartment hotel (2 nuits à Kempton Park) : 84€ · Change US$ avant le départ (#620$ + les frais): 515€ · Retraits d’argent sur place ou paiements par carte (total sur 3 semaines, paiements des hébergements non réservés, carburant, nourriture, dépenses diverses) : 1980€
Prix d’un litre de diesel en Afrique du Sud : 1€ Prix d’un litre de diesel au Botswana : 0,8€ Prix d’un litre de diesel au Zimbabwe : 1€
Consommation du 4x4 (Nissan Navara) # 10 à 11 litres / 100km Kilométrage parcouru en 4x4 : 5000km Prix d’un panier de course en Afrique australe : environ 50 à 60% du prix pour l’équivalent en France (au jugé et ce n’est que notre ressenti).
Voilà, j'espère que ce récit vous aura plu.
Thomas.
Air France casse de nouveau ses prix sur les vols pour Bangkok English translation pending
Pour ceux qui cherchai des billets interessant recemment.
Après la promotion qui se terminai le 8 juillet ou on pouvait trouver des vols nice bangkok via paris a 524 euros air france remet ca! Skyscanner ne donne pas ces prix la mas en passant direct sur le site d air france on trouve des vols a partir de 482euros au depart de province.
Ps: j arrive pas a joindre la capture d'ecrans......
Bilan d'un septième voyage à Cuba: coups de coeur, de gueule, informations pratiques... English translation pending
Bonjour à tous!
Sur le même principe qu'une précédente discussion ouverte ici, je vous ai préparé un petit compte rendu de mon dernier voyage à Cuba. Coups de cœur, coups de gueule, découvertes et infos pratiques, il y a un peu de tout classé par thème et par ville 🙂 Toujours avec mon amie canadienne rencontrée sur les bancs de l'université de la Havane lorsqu'on suivait nos cours d'espagnol en 2009, nous sommes parties 3 semaines (fin juin début juillet) et étions décidées, même si ca a été difficile de nous arracher à notre belle Havane, à parcourir l'île d'est en ouest. Les villes de notre parcours : La Havane - Vinales - Guantanamo - Baracoa - Santiago. Le mode de transport : Viazul
Je le précise, comme toujours, il s'agit de mon expérience, mon ressenti, à une période donnée et en réaction à ma culture, mes habitudes, mon expérience de l'île. Je suis prête à débattre, ce que je raconte n'est pas parole d'évangile et chacun prendra dans mon récit ce qu'il voudra et laissera de côté ce qu'il jugera sans intérêt ou à côté de la plaque.
Transport : Après avoir regardé rapidement le prix de la location d'une voiture pouvant accueillir les 15 valises de ma copine et suivi l'affaire de la mort de Paya, c'était décidé, on prendrait le bus!
On a donc fait La Havane-Vinales, la Havane-Guantanamo, Guantanamo-Baracoa, Santiago-la Havane. Et les surprises ont eu lieu pendant les voyages vers et en Oriente!
On ne le répétera jamais assez, il peut faire TRES FROID, dans les bus viazul. Tellement froid par moment que j'me suis maudite de n'avoir pas ramené une couverture en plus de mon pull type polaire. La prochaine fois j'embarquerai la couverture de l'avion! Donc pull obligatoire au minimum, une petite écharpe (le paréo fait très bien l'affaire) et des chaussettes ne seront pas de trop pour les frileux.
En Oriente il y avait souvent une majorité de cubains dans les bus (nous étions 4 étrangers de La Havane à Santiago), chose que je n'avais jamais vu à l'est. Des cubains avec de l'argent ou des cubains vivant à l'étranger de ce que j'ai compris en discutant avec les gens.
Les bus sont vraiment confortables mais parfois ils prennent l'eau, c'est ce qui est arrivé durant notre trajet jusqu'a Santiago, et ce n'était pas 3 gouttes, il a vraiment plu dans le bus!
Comme je le disais au début il s'agit de mon expérience à un moment donné de l'année donc peut être que d'autres ne rencontreront pas ce problème mais si j'ai un conseil à vous donner pour les voyages La Havane- Santiago et Santiago-La Havane, réservez le plus tôt possible votre billet!! A l'aller on a du prendre le bus qui s'arrête 50 fois et au retour plus aucune place le jour où on voulait partir et nous avons eu les avants dernières places pour le jour suivant.
Réservez tôt également car ainsi vous aurez des places à l'avant du bus. Sur ces longs trajets les numéros de sièges attribués sont respectés, et pour cause, l'odeur qui se dégage des toilettes au fond du bus est souvent insupportable passé un certain temps (je vous parle d'expérience, 8h a me badigeonner le nez de "crème" grasse de cacao ramenée de Baracoa. Vous rajoutez à ça un couple d'étrangers qui a eu la très bonne idée de voyager avec un bébé d'à peine 1 an... j'ai cru mourir. Et puis juste avant de mourir j'me suis dis "arrête de faire ta bourgeoise, t'as de quoi te payer le billet ça pourra jamais, jamais être au niveau de ce que doivent supporter ceux qui le font en camion et stop"). Même sur des trajets plus courts privilégiez donc quand même à chaque fois l'avant du bus (de Guantanamo à Baracoa le groupe de français du fond a eu beaucoup de mal à supporter la situation..).
Une chose à savoir également, nous n'avons jamais réussi à acheter un billet dans une ville qui n'était pas le départ de notre voyage. La réservation en ligne possible sur le site internet de viazul depuis peu parait donc intéressante (quelqu'un a déjà procédé ainsi? je serai curieuse de savoir si ca marche). Bonne chose à savoir aussi, à la Havane on peut acheter ses billets à l'hôtel Telegrafo et à Santiago on peut les acheter chez Cubatur, a coté de la place Cespedez. Par contre à Guantanamo impossible d'acheter le billet avant que le bus se pointe. Et donc là c'est la surprise. Mais nous avons eu de la place. Les 20 CUC ont du aller directement dans la poche du chauffeur puisque c'est lui qui a encaissé sans qu'on voit la couleur d'un billet ou d'un nom inscrit quelque part.
La Havane :
Nous y avons passé peu de temps mais on a quand même pu prendre un peu le pouls de la ville. Beaucoup de nouveaux paladares ont ouverts (ca faisait un an et demi que je n'étais pas revenue), avec un service de mieux en mieux dans ces établissements. On sent que la concurrence joue. Apparemment il est même possible de manger des sushis à la Havane! Par contre je m'interroge pas mal sur l'approvisionnement de ces restau et les investisseurs étrangers dans tout ça.. Courrier international (n°1183 du 4 au 10 juillet) propose un dossier "Cuba la couleur de l'argent", je vais peut être en savoir plus!
Restaurant :
Les adresses testées et approuvées
Dans le Vedado : Sancho Panza - Très bon service, ambiance sympa avec démo de flamenco (musique beaucoup trop forte par contre), prix plus que raisonnables, belle carte, assiettes copieuses et très bonne pina colada.
Waoo snack bar (quasiment en face de Habana libre) - un nom de restaurant très mal choisi pour une cuisine assez fine au final. Malgré tout pas un très grand choix (et pas de snack comme le laisse entendre le nom!) et des prix assez élevés. Mais c'était bon et le service était impeccable (les serveuses étaient sublimes) Les tables pour deux installées aux fenêtres sont vraiment sympas.
Dans le centre : Place de la Cathédrale : Dona Eutimia - Apparemment c'est devenue "l'adresse" où sortir manger.Et c'est vrai qu'on y mange très bien, service nickel, très belle déco épurée, pas étonnant que cela plaise autant aux étrangers de passage ainsi qu'aux expat! Réservation plus que conseillée
Rue San Rafael : San Cristobal Paladar - mon coup de cœur au niveau du lieu! On y a très très bien mangé, une cuisine forcement créole, raffinée et des produits très frais. J'ai adoré le lieu, la disposition en petits salons, une ambiance d'alcôve, les murs chargés, un brin kitch, mais décoré avec beaucoup de gout, de vieilles affiches retro et des toilettes pour dames dans une grande salle de bain d'appartement. Je suis vraiment fan! De plus le service est impeccable, tout comme la cuisine que nous avons visité.
Sorties :
Peu d'occasions de sortir mais tout de même deux adresses de faites (déjà connues) : la casa de la musica de Galiano et le 1830. C'est vrai, je m'étais jurée de ne plus mettre les pieds à la casa de la musica après mes expériences de la dernière fois, mais on était le jour d emon arrivée, j'avais cru mourir dans la file d'attente pour la douane (1h30 d'attente.. les gens étaient sur le point de se mettre sur la tronche..), il était 23h30, j'avais mangé donc repris des forces et après une journée de voyage il n'était pas question de rentrer se coucher! L'option la plus facile : la casa de la musica qui ferme tard et accessible pour nous en taxi collectif. ERREUR! De nouveau des tables réservées pour personne.., des serveurs peu aimables, des conso hors de prix et une horde de jineteros comme j'avais jamais vu! Peu de touristes du coup c'était la folie dès qu'un étranger pointait le bout de son nez!
Les deux autres fois on est sorti danser au 1830. Il y a des jineteros bien sur mais l'ambiance est beaucoup plus sympa, les gens sont là principalement pour danser et ça se ressent. Démo de danse, choré de groupe ambiance cours de zumba, interventions sur la musique, c'est léger et festif, la musique est bonne et les conso raisonnables. C'est l'adresse la plus sympa pour sortir danser la salsa à La Havane. L'entrée est à 3 CUC, par contre on vous oblige à laisser votre sac au vestiaire. Vous aurez beau discuter, c'est la règle! L'endroit est à ciel ouvert donc les jours de pluie ne tentez même pas!
Je profite de ce paragraphe sur la danse pour casser un mythe, un cliché encore trop ancré dans la tête des gens, à Cuba la salsa n'est plus reine! Vous trouverez plus d'endroits où sortir danser et plus de très bons danseurs à Paris qu'en cumulant tous les endroits ou sortir danser dans l'île. La grande majorité des cubains savent faire 3 pas de salsa et le plus mauvais d'entre eux saura toujours mieux bouger en rythme qu'un européen ou qu'un canadien, mais la salsa, dans les grandes villes c'est avant tout pour les touristes! Et là où ca a été flagrant et où ça m'a particulièrement énervé c'est à Santiago.. mais j'y reviendrai. C'est le roi reggaeton qui règne maintenant (le tube qui passe en boucle partout dans l'île : Los Desiguales - Que Riquera. Les gens comprenant l'espagnol appr��cieront la subtilité du texte!), on danse aussi la bachata (mais pas forcement sur de la bachata..(??)), le merengue, et même la kizomba (!). Mais sorti des lieux à touristes vous pouvez parfois attendre longtemps avant d'entendre une salsa!
Santé :
3 ans que je n'avais pas été malade et ça m'est tombé dessus en début de séjour.. comme ma gorge allait de plus en plus mal et que j'avais régulièrement de la fièvre j'me suis décidée à aller voir le médecin à la Havane avant de partir pour l'Oriente (l'automédication rhum ibuprofène n'a pas donné les résultats escomptés..). J'ai donc ouvert mon guide du routard et choisis le service pour les étrangers de l'hôpital Hermanos Ameijeiras qui se trouve au bout de San Lazaro dans le Vedado et où je pouvais me rendre en taxi collectif. Sauf que une fois là bas ils m'ont dit que c'était sur "rendez vous" (ce que ne précisait pas le routard) ici et que donc aucun médecin ne pouvait me recevoir.. donc direction Miramar. Je ne sais pas si je n'ai pas eu de chance mais dans le doute j'vous conseillerais de vous rendre directement à Miramar où j'ai été prise en charge rapidement. 25 CUC la consultation + 65 CUC pour deux boites d'antibiotiques. bim. (sans compter les frais de taxi puisque c'est le bout du monde ce quartier)
Mes meilleurs contacts pour organiser son séjour dans la capitale :
A la Havane j'ai revu à plusieurs reprises mon ami Ernesto, prof de français qui propose ses services comme guide. Il travaille souvent avec des équipage entre deux vols et connait bien les attentes des touristes francophones. Il peut également faire des visites en anglais. Je vous en reparle parce que certes c'est mon ami et que je l'apprécie énormément mais c'est surtout parce que c'est quelqu'un de très fiable, qui connait extrêmement bien son pays et la Havane et surtout son quartier, Habana vieja. Il peut aussi orienter, accompagner et présenter les bonnes personnes aux touristes qui s'intéressent à la culture afro cubaine, aux cigares, qui souhaitent pêcher, .. son rêve est d'ouvrir une agence de tourisme à la carte et je lui souhaite de pouvoir le faire un jour. En attendant si vous cherchez un guide envoyez moi un message, je vous donnerai ses coordonnées (il sera peut être absent au mois d'aout car il doit venir passer quelques semaines en France et comme il est deja venu il y a des chances qu'ils lui donnent à nouveau l'autorisation).
Une autre personne chère à mon coeur dans la capitale, c'est Angela. Ce n'est pas une amie mais ce n'est pas qu'une propriétaire de casa non plus. C'est un peu notre maman la bas. Elle nous sort des galères, appelle dans les casas pour savoir comment on va, .. une maman quoi (et pour les mauvaises langues elle fait ça de manière désintéressée car si moi je lui fais de la pub publiquement, mon amie canadienne n'intervient pas sur internet pour en parler et Angela est encore plus proche d'elle). Elle et sa fille proposent des petits studios indépendants. Sa fille dans la très belle maison en face de l'hôtel las colinas dans le Vedado et Angela dans sa maison qui se trouve à 2 rues. C'est un hébergement parfait pour des gens souhaitant être un peu indépendant (pouvoir cuisiner, ...) ou des étudiants souhaitant rester longtemps. Et même si le studio est indépendant Angela n'est jamais loin pour discuter, partager un café, .. Elle est comme ça car elle aime les gens et échanger avec eux. Elle se préoccupe sincèrement des personnes qu'elle loge. Pour la contacter vous pouvez lui écrire à cette adresse : angela_hid@yahoo.esa
Vinales :
Comme j'ai été malade j'avoue que ça n'a pas été la meilleure partie du voyage.. Le village est toujours aussi charmant, petites maisons colorées au milieu des mogotes. Une casa particular tous les 2 m mais les gens partent visiter en journée donc ça reste supportable niveau ambiance touristique. Par contre si il pleut y a vraiment pas grand chose à faire.. On est allé se baigner dans la piscine de l'Hôtel los Jasmines où la vue est magnifique. Je crois qu'il faut payer 6 CUC dont 3 ou 4 CUC sont en consommation.
Je vous conseille chaleureusement la casa où j'étais : Villa Nery y Felix Carretera al cementario #8 felis@correodecuba.cu (01) 52391821 ou (01) 52238890
Je dois quand même préciser qu'elle est un peu excentrée (mais sur la rue principale donc pour se rendre dans le centre c'est toujours tout droit), donc pour ceux qui n'aiment pas marcher oubliez! Mais du coup c'est calme et à l'arrière de la maison vous avez un patio très agréable avec vu sur les montagnes. Un endroit paisible et beau. La maison est très bien tenue, Nery et Felix vous mettent très à l'aise, lui assez discret, elle très communicative. C'est monsieur qui cuisine et il fait ça bien! On a négocié la chambre à 15 CUC (mais je crois que c'est plutôt 20 normalement), repas 8 CUC et petit dej 3 CUC.
Nous avons fait une journée à Cayo Jutias (environs 22 CUC). La plage est toujours aussi belle pour ceux qui ne font pas les fainéants en restant avec tous les touristes sur le devant du restau.. en marchant on trouve du sable encore plus blanc, du bois flotté, et des petits coins tranquilles avec la végétation derrière vous. Les pécheurs du coin vous proposerons de la langouste. Pas testé. Le déjeuner proposé et inclus dans le prix était moins bon que la dernière fois et il fallait venir le prendre à une heure fixe.
Une précision pour les gens qui prendraient l'excursion pour Maria la Gorda, il se peut que le bus qu'on vous a annoncé se transforme en taxi. C'est ce qui est arrivé à un couple de français rencontré sur place. Comme on leur avait dit que c'était un bus qui devait venir les chercher ils ont cru à une arnaque lorsque le taxi s'est présenté, et n'ont pas voulu le prendre. L'agence de voyage n'a rien voulu savoir, en compensation ils ont juste eu le droit de faire l'excursion à Cayo Jutias (qui n'est pas au même prix bien sur..), aucune autre forme de dédommagement ne leur a été proposé.
Sinon nous avons fait le circuit classique en négociant le prix d'un taxi en fonction de ce que nous aurait coûté le bus vert pour deux. Le mur de la préhistoire est une énorme arnaque (3 CUC l'entrée) et la démonstration folklorique à la sortie de la grotte dans l'espèce d'espace aménagé comme à l'époque des cimarones est ridicule...rien n'est expliqué, rien n'est exposé, .. du pur spectacle à touriste qui m'a mis plutôt mal à l'aise alors que c'est une partie de l'histoire de Cuba super intéressante.
A Vinales j'ai enfin trouvé le rhum de guayabita dulce que je cherchais PARTOUT les 2 dernières fois où je suis venue! le sec se trouve facilement à la Havane mais le dulce était impossible à trouver! A Vinales je ne l'ai trouvé que dans la boutique qui vend des cigares de la région notamment. C'est un rhum très doux, qui se boit comme du petit lait! (la fabrique se visite à Pinar del Rio).
Malgré les messages que certains postent sur les forums appelant à fuir l'Oriente, ses hordes de noirs la bave aux lèvres prêts à vous égorger pour vous voler la mangue que vous êtes entrain de manger (sans parler du Choléra!) nous avons décidé de nous lancer sur les routes.Guantanamo/Baracoa/Santiago. N'écoutant que notre courage nous sommes allées même là où tous les amis havanais nous avez déconseillé de mettre les pieds (tellement snobs ces gens de la capitale! pire que des parisiens!) : Guantanamo.
Guantanamo :
Tout le monde crache sur cette ville! De la Havane en passant par Baracoa. Je ne sais pas ce que ces pauvres guantanameros ont fait à l'île mais personne ne comprend que tu veuilles mettre un pied la bas! Même le chauffeur de bus nous a charrié et ne voulait pas croire qu'on s'arrête dans cette ville ("Seguro tienes un novio aqui!!" ben non j'ai pas de mec là bas, juste envie d'aller voir là où personne ne va). Donc aussi incroyable que ca puisse paraitre on a posé nos valises dans l'une des 3 casas particulares de la ville et on est allée à la rencontre de cubains (un frère et une sœur) dont on m'avait donné le contact et avec qui j'avais échangé un peu avant d'arriver.
Et je vous le dis, on a ADORE!
Alors, objectivement, il n'y a pas grand chose a visiter, mais qu'est ce qu'on était bien là bas! Doit y avoir 3 étrangers dans la ville, personne ne vient vous saouler dans la rue, bien sur on vous lance des compliments et des baisers au vent mais on vous laisse tranquille. Vous pouvez prendre le rythme de la ville, de ses habitants sans être constamment sollicités. On y a rencontré des gens géniaux qui nous ont accueilli comme des amies. Ils nous avaient proposé l'hébergement mais débarquant à deux et n'ayant eu que des échanges par mail on a pas voulu s'imposer et on a préféré aller en casa. Mais on a passé tout notre temps chez eux, à cuisiner, à discuter, à regarder des vieux clips sur des DVD, à rencontrer la famille, les voisins, à se faire les ongles pour 5 pesos... On a aussi fait l'expérience de la piscine de je ne sais plus quel hôtel. Une ambiance de folie! des associations culturelles qui venaient présenter leur travail (demo de changui, chanteur aux balades romantiques, ...) Et puis on est un peu sorti, et ça bouge à Guantanamo le week end! 😎
J'ai enfin vu un groupe que l'on m'avait fait découvrir quelques mois auparavant : Madera Limpia. J'aime moins leur nouvelle orientation reggaeton, mais comme me disait l'un des chanteurs "il faut aussi s'adapter au publique", par contre je suis ultra fan des deux albums de fusion de musiques traditionnelles qu'ils ont sorti avant. J'vous invite à les découvrir!
Culturellement il se passe beaucoup de choses dans la ville et ils organisent également un carnaval au mois d'aout. Je comprends que la ville ne soit pas une priorité pour la majorité des voyageurs mais vraiment, si vous passez non loin, allez saluer les guantanameros!
Je vous laisse avec l'article que mon amie Anne a écrit sur la ville : http://tafmag.com/guantanamo-le-cote-clair-de-la-force/ C'est elle qui m'a donné ses contacts la bas. Je crois que j'avais déjà parlé de son projet sur ce site, elle est partie tourner un documentaire la bas et à ramener de supers images et portraits. C'est toujours en montage mais la bande annonce est disponible : http://cumano.fr Comme elle s'en est déjà pris de tous les côtés, pro et anti, je crois que ça veut dire que c'est réussi jaja! En tout cas son travail est sincère et elle n'appartient à aucun camp.
Après Guantanamo nous avons pris la route de Baracoa
Baracoa :
Le chemin pour arriver à Baracoa est vraiment splendide! Les paysages étaient nouveaux pour nous et on avait hâte de découvrir cette ville que beaucoup de gens nous ont conseillé d'aller voir.
La casa où nous étions a été la meilleure du séjour! Extrêmement bien située, avec une terrasse jouissant d'une vue magnifique, fruits à volonté à disposition, belles chambre et salle de bain (l'une des chambres à un petit balcon privatif), une propriétaire pleine d'attentions. Une nuit négociée à 15 CUC (mais je crois que normalement c'est plutôt 20), 5 CUC les 2 petits déjeuners et 6 CUC le diner avec poulet.
Casa Bella vista (elle porte très bien son nom!) Senora Onoria Delgado Leyva Calixto Garcia #55 (entre caliseo y Peralejo) Tel : (53-21) 64 3883 Cel : 52 40 00115 c.bellavista@yahoo.com / alexllegra@yahoo.com
Nous avions aussi des contacts là bas et parmi eux surement le plus grand jinetero de la ville! (mais j'étais prévenue!). Ces jeunes hommes ont vite compris qu'on ne succomberaient jamais du coup ils ont arrêté de nous traiter en étrangères susceptibles d'atterrir dans leur lit et on fait comme s'ils étaient avec des "potes". Ce qui nous a valu le déballage de toutes leurs histoires de nanas (toutes étrangères bien sur) et leurs techniques pour les amener à venir prendre des "cours de natation sur la plage avec eux".. C'était pas triste..! Faut dire qu'on a pu constater que les jeunes (et surtout moins jeunes..) filles ne se font pas trop prier le soir venu.. Alors mesdemoiselles (en générale les femmes plus âgées sont moins dupes de leur manège..), ils sont beaux, charmants, vous font danser innocemment, vous font rire, vous présentent à leurs amis, .. profitez profitez (pensez à vous protéger!) mais gardez à l'esprit que vous serez la 100 000 ème qui succombera! Ca vous évitera bien des désillusions. On a eu l'impression que beaucoup de touristes ne sortent pas et restent dans les casas à Baracoa, on retrouve donc beaucoup de ces couples femme d'un certain âge/jeune cubain danseur de salsa. Dans notre cas on a surtout dansé à la casa de la trova (1 CUC l'entrée) et trainé dans le parc en face de l'église.
Les garçons nous ont quand même bien fait découvrir la ville et conseillé les choses à voir à l'extérieur. Ils nous ont conduit à l'embouchure du rio miel et de la mer, l'endroit était super! Pas un touriste, quelques pêcheurs, des locaux arrivés en fin d'après midi, une eau calme là où les vagues étaient vraiment fortes sur tout le chemin. Il faut marcher tout le long de la plage qui s'étend après le stade, marcher marcher marcher jusqu'au bout. On a fait un tour à playa Blanca et pour ça on a rejoint l'autre rive à la nage (il y a quelques metres). Avec un peu de grimpette on a atterri sur le chemin où se trouve le panneau indiquant le cheminmenant à la plage (je crois qu'il y a un pont un peu plus loin mais j'ai cru comprendre qu'il fallait payer quelque chose et que c'est pour ça qu'ils coupaient par là). Bon alors franchement playa Blanca ca n'a rien d'extraordinaire.. y a juste du sable clair alors qu'ailleurs il est noir. Mais c'est petit, il y avait un peu de monde et des vagues assez fortes. Le temps de manger quelques mangues chipées sur le chemin et on était reparti.
Un autre jour nous avons négocié un taxi (pour 2) pour aller jusqu'au point d'où partent les visites à la cascade en bas del Yunque puis à la plage de Maguana. Ca nous a coûté 20 CUC (on a négocié sec, les premiers mecs nous ont dit qu'on trouverait jamais à ce prix) sachant qu'à Guantanamo on m'avait dit de ne pas payer plus de 15 CUC pour un taxi en direction de Maguana. Il avait un peu plu la veille donc l'eau n'était pas complètement limpide (on nous a déconseillé d'y aller lorsqu'il a beaucoup plu car l'eau devient vraiment trouble). On a payé 8 CUC l'entrée au parc (mais apparemment c'est 9? va savoir..) avec un guide pour nous conduire à la cascade (vous êtes obligé d'être avec lui). Après avoir vu el Nincho j'avoue que cette cascade là ne m'a pas trop impressionné mais c'était une balade et une baignade très sympas. Par contre il faut vraiment y aller en basket et pour monter d'une cascade à l'autre il faut naviguer, sans chaussures, sur les rochers. J'en suis ressortie avec quelques égratignures (les rochers coupent facilement en cas de chocs, même petits). La plage de Maguana est assez sympa mais là encore ça ne vaut pas les plages de l'est du pays.On vous proposera de la langouste et il y a des vendeurs d'objets en bois et autres qui parcourent la plage.
Sinon je vous conseille d'aller voir la vue depuis l'hôtel el Castillo et si vous souhaitez vous baigner dans la piscine je crois que l'entrée était à 10 CUC dont 6 en consommation.
On a finalement écourté notre séjour d'une nuit à Baracoa pour retourner à Guantanamo.
Puis direction Santiago
Santiago :
Nous y étions durant le festival des caraibes (ou festival del fuego). On a jamais réussi a trouver le programme (je l'avais oublié en France et on jamais réussi à se pointer au bon moment à la maison des caraïbes), donc nous avons suivi les manifestations artistiques qu'on a croisé au hasard des rues et des informations des gens.
Place Cespedes une scène avait été montée et on pouvait assister à des concerts gratuit en soirée. Le problème c'est qu'avec mon mètre 80 et nos traits d'étrangères bien marqués on nous repérait à 3 km.. du coup pas possible d'être tranquille plus de 10 min.. résultat on s'est posté à côté de la police et ça en a démotivé plus d'un.
Je tiens quand même à préciser que je ne me suis jamais sentie en danger ou agressée, personne n'a eu de gestes ou de paroles déplacés, et en étant ferme sur le fait qu'on était pas intéressée on se débarrassait des gens très facilement. C'est juste qu'ils sont uuuuuultra chauds à Santiago (je ne dis pas en Oriente parce qu'on a pas vécu ça à Baracoa ou à Guantanamo). Tu te fais brancher tout le temps et ton passage est accompagné d'un espèce de concert de bisous qui raisonnent aussi forts qu'un champ de grillons. Et ils se vendent les mecs, la fierté orientale et surtout santiaguera! "viens gouter un oriental, ils sont plein de saveurs les mecs d'ici" "oui alors je t'explique pour moi un cubain c'est devenu aussi exotique qu'un mojito.. et si j'avais envie de tester un oriental pas besoin de venir jusqu'à Santiago, à Paris y en a plein". Au bout de deux jours ça nous a rendu un peu agressive.. à la fin on disait même qu'on ne parlait ni espagnol ni anglais. On a rencontré un groupe de 4 filles belges qui commençaient aussi à péter un plomb.. Donc à moins que vous fassiez moins d'1m65, que vous n'ayez pas des traits d'étrangère trop marqués et que vous adoptiez le look mini short, tshirt moulant et cheveux tirés, je ne conseillerai pas à des filles, qui n'ont pas envie de se mettre sous la "protection" de cubains et qui voyagent seules, de faire le carnaval. Parce qu'avec l'excitation de la fête, l'alcool et le soleil qui cognent j'imagine que les mecs doivent être encore plus chauds!!
Pour les mecs je ne sais pas comment ça se passe par contre, c'est peut être plus tranquille!
On m'avait dit qu'à Santiago je pourrais danser beaucoup plus, que c'était là où il fallait aller si tu aimais la danse. Alors certains ont bien reçu le message puisque c'est LA ville des écoles de danse! pfffiou tu trouves que ça quand tu sors. C'était le varadero de la danse! Tu croises plein de groupes d'étrangers (beaucoup de français) à qui on a vendu la Cuba authentique à venir chercher à Santiago pour apprendre et danser la salsa. Sauf que c'est que de la poudre aux yeux.. On leur donne l'impression de sortir avec leurs potes cubains faire la fête comme les locaux alors qu'en fait ils vont dans des endroits auxquels n'ont accès que les jineteros et les cubains qu'on paie pour danser avec eux et qui bien que te matant toute la soirée, te disant que tu es trop belle à la première occasion, ne viendront jamais t'inviter à danser parce que toi tu n'as pas payé pour prendre les cours de danse.. Et tu retrouves après ces gens de retour de vacances qui te racontent leur expérience authentique de la danse et de la vie à Cuba auprès du vrai peuple.. Et je parle pas de toutes ces femmes âgées accompagnées de leurs beaux mulatos.. Bref la Cuba que j'adore... Donc grosse grosse déception côté sortie nocturne, même si on a vu des concerts sympas avec de très bons musiciens et des chanteurs plein d'énergie, le reste sonnait faux de chez faux.. et il y a finalement peu d'endroits ou sortir en comparaison de la Havane. Après nous y étions en semaine, peut être que l'ambiance est différente le week end. Et puis peut être aussi qu'on a raté les endroits où tous ces phénomènes sont moins présents.. Si certains on des adresses ça pourrait être interessant si je devais repasser par la bas! A la Havane tout ça existe aussi bien sur mais ça vient se fondre avec les autres formes de tourisme et les cubains qui ont de l'argent et qui sortent. Du coup tu n'es pas confronté qu'à ca.
En journée nous avons visité la ville, qui est très jolie et offre des points de vues avec de très belles perspectives. C'est assez sport parfois puisque ça monte et ça descend (ce qui fait aussi qu'on a de très belles vues!) et qu'il fait très très chaud. Nous sommes allées visiter el castillo, qui ressemble beaucoup à celui de la Havane (je crois d'ailleurs que c'est le même architecte). Quelques salles où est exposée l'histoire de la ville (possibilité de prendre un guide), il y avait une expo de photos sous marine lorsque nous y étions, mais surtout vous avez un panorama magnifique! Par contre 5 CUC pour pouvoir prendre des photos c'est vraiment du vol! Nous sommes également aller visiter el Cobre. Une belle Basilique où l'intérêt (depuis que je suis allée à Rome c'est vrai que je suis un peu plus difficile en matière d'église ;) ) réside surtout dans son environnement. Au milieu des "collines", depuis la route ou depuis son parvis, le paysage de cette église est splendide. Sur le chemin vous pourrez acheter des objets religieux ou des bouquets à offrir à la Vierge de la charité. Sa couleur est le jaune, c'est pour cela qu'on vous proposera beaucoup de fleurs de tournesols. Beaucoup de cubains viennent prier habillés de cette couleur.
J'aurais beaucoup aimé visiter le cimetière mais il était fermé aux visites lorsque nous nous y sommes rendues.
Je vous laisse l'adresse de notre casa dans laquelle nous nous sommes senties très bien. Elle est situé à 2 min de la place Cespedez, il y a une terrasse très agréable pour manger et la possibilité de monter sur une 2eme terrasse qui offre une vue encore plus belle. Cette maison est remplie de femmes qui vous donnent du mi amor, mi vida, avec un sincère intérêt. La seule chose à leur reprocher c'est que les prix sont un peu élevés. On a négocié la chambre à 20 CUC, le petit déjeuner à 3 (mais normalement c'est 4) et le diner avec poulet à 7 (alors que c'était 10. 10 pour du poulet faut quand même pas charrier!). Tout était bon et la chambre était propre et agréable.
J'ai beaucoup aimé découvrir l'Oriente, il y a des endroits où je ne retournerai pas et d'autres où je sais que la porte sera toujours ouverte et qu'il me tarde de retrouver. L'oriente est riche de son métissage, les peaux chocolat, ébène, caramel, les sons haïtiens, jamaïcains, les démarches voluptueuses, chaloupées des femmes, les corps bien dessinés des hommes. Les cubains d'oriente sont vraiment beaux et il s'en dégagent une vraie sensualité.
Mon cœur appartient toujours à la Havane, se sont mes premières amours, je connais ses rues, ses habitants, mais j'ai réalisé que c'est une bulle avec sa dynamique et son décalage par rapport au reste de l'île. Une ville plus "cosmopolite", plus connectée, plus branchée, surtout depuis les derniers changements de lois. Il était donc bon d'en sortir et d'aller voir ce qui se passe en dehors.
Je profite de ce post pour vous parler du très bel exemplaire du magazine SLANTED sur cuba et le graphisme. Malheureusement il n'est plus dispo à la vente, mais pour vous faire une idée : http://creative.arte.tv/fr/community/slanted-magazin-21-cuba-new-generation
Voila j'espère ne pas avoir perdu trop de monde en route avec ce long récit 🙂
Très bonne journée, nuit selon où vous vous trouvez dans le monde!
Marie
Sur le même principe qu'une précédente discussion ouverte ici, je vous ai préparé un petit compte rendu de mon dernier voyage à Cuba. Coups de cœur, coups de gueule, découvertes et infos pratiques, il y a un peu de tout classé par thème et par ville 🙂 Toujours avec mon amie canadienne rencontrée sur les bancs de l'université de la Havane lorsqu'on suivait nos cours d'espagnol en 2009, nous sommes parties 3 semaines (fin juin début juillet) et étions décidées, même si ca a été difficile de nous arracher à notre belle Havane, à parcourir l'île d'est en ouest. Les villes de notre parcours : La Havane - Vinales - Guantanamo - Baracoa - Santiago. Le mode de transport : Viazul
Je le précise, comme toujours, il s'agit de mon expérience, mon ressenti, à une période donnée et en réaction à ma culture, mes habitudes, mon expérience de l'île. Je suis prête à débattre, ce que je raconte n'est pas parole d'évangile et chacun prendra dans mon récit ce qu'il voudra et laissera de côté ce qu'il jugera sans intérêt ou à côté de la plaque.
Transport : Après avoir regardé rapidement le prix de la location d'une voiture pouvant accueillir les 15 valises de ma copine et suivi l'affaire de la mort de Paya, c'était décidé, on prendrait le bus!
On a donc fait La Havane-Vinales, la Havane-Guantanamo, Guantanamo-Baracoa, Santiago-la Havane. Et les surprises ont eu lieu pendant les voyages vers et en Oriente!
On ne le répétera jamais assez, il peut faire TRES FROID, dans les bus viazul. Tellement froid par moment que j'me suis maudite de n'avoir pas ramené une couverture en plus de mon pull type polaire. La prochaine fois j'embarquerai la couverture de l'avion! Donc pull obligatoire au minimum, une petite écharpe (le paréo fait très bien l'affaire) et des chaussettes ne seront pas de trop pour les frileux.
En Oriente il y avait souvent une majorité de cubains dans les bus (nous étions 4 étrangers de La Havane à Santiago), chose que je n'avais jamais vu à l'est. Des cubains avec de l'argent ou des cubains vivant à l'étranger de ce que j'ai compris en discutant avec les gens.
Les bus sont vraiment confortables mais parfois ils prennent l'eau, c'est ce qui est arrivé durant notre trajet jusqu'a Santiago, et ce n'était pas 3 gouttes, il a vraiment plu dans le bus!
Comme je le disais au début il s'agit de mon expérience à un moment donné de l'année donc peut être que d'autres ne rencontreront pas ce problème mais si j'ai un conseil à vous donner pour les voyages La Havane- Santiago et Santiago-La Havane, réservez le plus tôt possible votre billet!! A l'aller on a du prendre le bus qui s'arrête 50 fois et au retour plus aucune place le jour où on voulait partir et nous avons eu les avants dernières places pour le jour suivant.
Réservez tôt également car ainsi vous aurez des places à l'avant du bus. Sur ces longs trajets les numéros de sièges attribués sont respectés, et pour cause, l'odeur qui se dégage des toilettes au fond du bus est souvent insupportable passé un certain temps (je vous parle d'expérience, 8h a me badigeonner le nez de "crème" grasse de cacao ramenée de Baracoa. Vous rajoutez à ça un couple d'étrangers qui a eu la très bonne idée de voyager avec un bébé d'à peine 1 an... j'ai cru mourir. Et puis juste avant de mourir j'me suis dis "arrête de faire ta bourgeoise, t'as de quoi te payer le billet ça pourra jamais, jamais être au niveau de ce que doivent supporter ceux qui le font en camion et stop"). Même sur des trajets plus courts privilégiez donc quand même à chaque fois l'avant du bus (de Guantanamo à Baracoa le groupe de français du fond a eu beaucoup de mal à supporter la situation..).
Une chose à savoir également, nous n'avons jamais réussi à acheter un billet dans une ville qui n'était pas le départ de notre voyage. La réservation en ligne possible sur le site internet de viazul depuis peu parait donc intéressante (quelqu'un a déjà procédé ainsi? je serai curieuse de savoir si ca marche). Bonne chose à savoir aussi, à la Havane on peut acheter ses billets à l'hôtel Telegrafo et à Santiago on peut les acheter chez Cubatur, a coté de la place Cespedez. Par contre à Guantanamo impossible d'acheter le billet avant que le bus se pointe. Et donc là c'est la surprise. Mais nous avons eu de la place. Les 20 CUC ont du aller directement dans la poche du chauffeur puisque c'est lui qui a encaissé sans qu'on voit la couleur d'un billet ou d'un nom inscrit quelque part.
La Havane :
Nous y avons passé peu de temps mais on a quand même pu prendre un peu le pouls de la ville. Beaucoup de nouveaux paladares ont ouverts (ca faisait un an et demi que je n'étais pas revenue), avec un service de mieux en mieux dans ces établissements. On sent que la concurrence joue. Apparemment il est même possible de manger des sushis à la Havane! Par contre je m'interroge pas mal sur l'approvisionnement de ces restau et les investisseurs étrangers dans tout ça.. Courrier international (n°1183 du 4 au 10 juillet) propose un dossier "Cuba la couleur de l'argent", je vais peut être en savoir plus!
Restaurant :
Les adresses testées et approuvées
Dans le Vedado : Sancho Panza - Très bon service, ambiance sympa avec démo de flamenco (musique beaucoup trop forte par contre), prix plus que raisonnables, belle carte, assiettes copieuses et très bonne pina colada.
Waoo snack bar (quasiment en face de Habana libre) - un nom de restaurant très mal choisi pour une cuisine assez fine au final. Malgré tout pas un très grand choix (et pas de snack comme le laisse entendre le nom!) et des prix assez élevés. Mais c'était bon et le service était impeccable (les serveuses étaient sublimes) Les tables pour deux installées aux fenêtres sont vraiment sympas.
Dans le centre : Place de la Cathédrale : Dona Eutimia - Apparemment c'est devenue "l'adresse" où sortir manger.Et c'est vrai qu'on y mange très bien, service nickel, très belle déco épurée, pas étonnant que cela plaise autant aux étrangers de passage ainsi qu'aux expat! Réservation plus que conseillée
Rue San Rafael : San Cristobal Paladar - mon coup de cœur au niveau du lieu! On y a très très bien mangé, une cuisine forcement créole, raffinée et des produits très frais. J'ai adoré le lieu, la disposition en petits salons, une ambiance d'alcôve, les murs chargés, un brin kitch, mais décoré avec beaucoup de gout, de vieilles affiches retro et des toilettes pour dames dans une grande salle de bain d'appartement. Je suis vraiment fan! De plus le service est impeccable, tout comme la cuisine que nous avons visité.
Sorties :
Peu d'occasions de sortir mais tout de même deux adresses de faites (déjà connues) : la casa de la musica de Galiano et le 1830. C'est vrai, je m'étais jurée de ne plus mettre les pieds à la casa de la musica après mes expériences de la dernière fois, mais on était le jour d emon arrivée, j'avais cru mourir dans la file d'attente pour la douane (1h30 d'attente.. les gens étaient sur le point de se mettre sur la tronche..), il était 23h30, j'avais mangé donc repris des forces et après une journée de voyage il n'était pas question de rentrer se coucher! L'option la plus facile : la casa de la musica qui ferme tard et accessible pour nous en taxi collectif. ERREUR! De nouveau des tables réservées pour personne.., des serveurs peu aimables, des conso hors de prix et une horde de jineteros comme j'avais jamais vu! Peu de touristes du coup c'était la folie dès qu'un étranger pointait le bout de son nez!
Les deux autres fois on est sorti danser au 1830. Il y a des jineteros bien sur mais l'ambiance est beaucoup plus sympa, les gens sont là principalement pour danser et ça se ressent. Démo de danse, choré de groupe ambiance cours de zumba, interventions sur la musique, c'est léger et festif, la musique est bonne et les conso raisonnables. C'est l'adresse la plus sympa pour sortir danser la salsa à La Havane. L'entrée est à 3 CUC, par contre on vous oblige à laisser votre sac au vestiaire. Vous aurez beau discuter, c'est la règle! L'endroit est à ciel ouvert donc les jours de pluie ne tentez même pas!
Je profite de ce paragraphe sur la danse pour casser un mythe, un cliché encore trop ancré dans la tête des gens, à Cuba la salsa n'est plus reine! Vous trouverez plus d'endroits où sortir danser et plus de très bons danseurs à Paris qu'en cumulant tous les endroits ou sortir danser dans l'île. La grande majorité des cubains savent faire 3 pas de salsa et le plus mauvais d'entre eux saura toujours mieux bouger en rythme qu'un européen ou qu'un canadien, mais la salsa, dans les grandes villes c'est avant tout pour les touristes! Et là où ca a été flagrant et où ça m'a particulièrement énervé c'est à Santiago.. mais j'y reviendrai. C'est le roi reggaeton qui règne maintenant (le tube qui passe en boucle partout dans l'île : Los Desiguales - Que Riquera. Les gens comprenant l'espagnol appr��cieront la subtilité du texte!), on danse aussi la bachata (mais pas forcement sur de la bachata..(??)), le merengue, et même la kizomba (!). Mais sorti des lieux à touristes vous pouvez parfois attendre longtemps avant d'entendre une salsa!
Santé :
3 ans que je n'avais pas été malade et ça m'est tombé dessus en début de séjour.. comme ma gorge allait de plus en plus mal et que j'avais régulièrement de la fièvre j'me suis décidée à aller voir le médecin à la Havane avant de partir pour l'Oriente (l'automédication rhum ibuprofène n'a pas donné les résultats escomptés..). J'ai donc ouvert mon guide du routard et choisis le service pour les étrangers de l'hôpital Hermanos Ameijeiras qui se trouve au bout de San Lazaro dans le Vedado et où je pouvais me rendre en taxi collectif. Sauf que une fois là bas ils m'ont dit que c'était sur "rendez vous" (ce que ne précisait pas le routard) ici et que donc aucun médecin ne pouvait me recevoir.. donc direction Miramar. Je ne sais pas si je n'ai pas eu de chance mais dans le doute j'vous conseillerais de vous rendre directement à Miramar où j'ai été prise en charge rapidement. 25 CUC la consultation + 65 CUC pour deux boites d'antibiotiques. bim. (sans compter les frais de taxi puisque c'est le bout du monde ce quartier)
Mes meilleurs contacts pour organiser son séjour dans la capitale :
A la Havane j'ai revu à plusieurs reprises mon ami Ernesto, prof de français qui propose ses services comme guide. Il travaille souvent avec des équipage entre deux vols et connait bien les attentes des touristes francophones. Il peut également faire des visites en anglais. Je vous en reparle parce que certes c'est mon ami et que je l'apprécie énormément mais c'est surtout parce que c'est quelqu'un de très fiable, qui connait extrêmement bien son pays et la Havane et surtout son quartier, Habana vieja. Il peut aussi orienter, accompagner et présenter les bonnes personnes aux touristes qui s'intéressent à la culture afro cubaine, aux cigares, qui souhaitent pêcher, .. son rêve est d'ouvrir une agence de tourisme à la carte et je lui souhaite de pouvoir le faire un jour. En attendant si vous cherchez un guide envoyez moi un message, je vous donnerai ses coordonnées (il sera peut être absent au mois d'aout car il doit venir passer quelques semaines en France et comme il est deja venu il y a des chances qu'ils lui donnent à nouveau l'autorisation).
Une autre personne chère à mon coeur dans la capitale, c'est Angela. Ce n'est pas une amie mais ce n'est pas qu'une propriétaire de casa non plus. C'est un peu notre maman la bas. Elle nous sort des galères, appelle dans les casas pour savoir comment on va, .. une maman quoi (et pour les mauvaises langues elle fait ça de manière désintéressée car si moi je lui fais de la pub publiquement, mon amie canadienne n'intervient pas sur internet pour en parler et Angela est encore plus proche d'elle). Elle et sa fille proposent des petits studios indépendants. Sa fille dans la très belle maison en face de l'hôtel las colinas dans le Vedado et Angela dans sa maison qui se trouve à 2 rues. C'est un hébergement parfait pour des gens souhaitant être un peu indépendant (pouvoir cuisiner, ...) ou des étudiants souhaitant rester longtemps. Et même si le studio est indépendant Angela n'est jamais loin pour discuter, partager un café, .. Elle est comme ça car elle aime les gens et échanger avec eux. Elle se préoccupe sincèrement des personnes qu'elle loge. Pour la contacter vous pouvez lui écrire à cette adresse : angela_hid@yahoo.esa
Vinales :
Comme j'ai été malade j'avoue que ça n'a pas été la meilleure partie du voyage.. Le village est toujours aussi charmant, petites maisons colorées au milieu des mogotes. Une casa particular tous les 2 m mais les gens partent visiter en journée donc ça reste supportable niveau ambiance touristique. Par contre si il pleut y a vraiment pas grand chose à faire.. On est allé se baigner dans la piscine de l'Hôtel los Jasmines où la vue est magnifique. Je crois qu'il faut payer 6 CUC dont 3 ou 4 CUC sont en consommation.
Je vous conseille chaleureusement la casa où j'étais : Villa Nery y Felix Carretera al cementario #8 felis@correodecuba.cu (01) 52391821 ou (01) 52238890
Je dois quand même préciser qu'elle est un peu excentrée (mais sur la rue principale donc pour se rendre dans le centre c'est toujours tout droit), donc pour ceux qui n'aiment pas marcher oubliez! Mais du coup c'est calme et à l'arrière de la maison vous avez un patio très agréable avec vu sur les montagnes. Un endroit paisible et beau. La maison est très bien tenue, Nery et Felix vous mettent très à l'aise, lui assez discret, elle très communicative. C'est monsieur qui cuisine et il fait ça bien! On a négocié la chambre à 15 CUC (mais je crois que c'est plutôt 20 normalement), repas 8 CUC et petit dej 3 CUC.
Nous avons fait une journée à Cayo Jutias (environs 22 CUC). La plage est toujours aussi belle pour ceux qui ne font pas les fainéants en restant avec tous les touristes sur le devant du restau.. en marchant on trouve du sable encore plus blanc, du bois flotté, et des petits coins tranquilles avec la végétation derrière vous. Les pécheurs du coin vous proposerons de la langouste. Pas testé. Le déjeuner proposé et inclus dans le prix était moins bon que la dernière fois et il fallait venir le prendre à une heure fixe.
Une précision pour les gens qui prendraient l'excursion pour Maria la Gorda, il se peut que le bus qu'on vous a annoncé se transforme en taxi. C'est ce qui est arrivé à un couple de français rencontré sur place. Comme on leur avait dit que c'était un bus qui devait venir les chercher ils ont cru à une arnaque lorsque le taxi s'est présenté, et n'ont pas voulu le prendre. L'agence de voyage n'a rien voulu savoir, en compensation ils ont juste eu le droit de faire l'excursion à Cayo Jutias (qui n'est pas au même prix bien sur..), aucune autre forme de dédommagement ne leur a été proposé.
Sinon nous avons fait le circuit classique en négociant le prix d'un taxi en fonction de ce que nous aurait coûté le bus vert pour deux. Le mur de la préhistoire est une énorme arnaque (3 CUC l'entrée) et la démonstration folklorique à la sortie de la grotte dans l'espèce d'espace aménagé comme à l'époque des cimarones est ridicule...rien n'est expliqué, rien n'est exposé, .. du pur spectacle à touriste qui m'a mis plutôt mal à l'aise alors que c'est une partie de l'histoire de Cuba super intéressante.
A Vinales j'ai enfin trouvé le rhum de guayabita dulce que je cherchais PARTOUT les 2 dernières fois où je suis venue! le sec se trouve facilement à la Havane mais le dulce était impossible à trouver! A Vinales je ne l'ai trouvé que dans la boutique qui vend des cigares de la région notamment. C'est un rhum très doux, qui se boit comme du petit lait! (la fabrique se visite à Pinar del Rio).
Malgré les messages que certains postent sur les forums appelant à fuir l'Oriente, ses hordes de noirs la bave aux lèvres prêts à vous égorger pour vous voler la mangue que vous êtes entrain de manger (sans parler du Choléra!) nous avons décidé de nous lancer sur les routes.Guantanamo/Baracoa/Santiago. N'écoutant que notre courage nous sommes allées même là où tous les amis havanais nous avez déconseillé de mettre les pieds (tellement snobs ces gens de la capitale! pire que des parisiens!) : Guantanamo.
Guantanamo :
Tout le monde crache sur cette ville! De la Havane en passant par Baracoa. Je ne sais pas ce que ces pauvres guantanameros ont fait à l'île mais personne ne comprend que tu veuilles mettre un pied la bas! Même le chauffeur de bus nous a charrié et ne voulait pas croire qu'on s'arrête dans cette ville ("Seguro tienes un novio aqui!!" ben non j'ai pas de mec là bas, juste envie d'aller voir là où personne ne va). Donc aussi incroyable que ca puisse paraitre on a posé nos valises dans l'une des 3 casas particulares de la ville et on est allée à la rencontre de cubains (un frère et une sœur) dont on m'avait donné le contact et avec qui j'avais échangé un peu avant d'arriver.
Et je vous le dis, on a ADORE!
Alors, objectivement, il n'y a pas grand chose a visiter, mais qu'est ce qu'on était bien là bas! Doit y avoir 3 étrangers dans la ville, personne ne vient vous saouler dans la rue, bien sur on vous lance des compliments et des baisers au vent mais on vous laisse tranquille. Vous pouvez prendre le rythme de la ville, de ses habitants sans être constamment sollicités. On y a rencontré des gens géniaux qui nous ont accueilli comme des amies. Ils nous avaient proposé l'hébergement mais débarquant à deux et n'ayant eu que des échanges par mail on a pas voulu s'imposer et on a préféré aller en casa. Mais on a passé tout notre temps chez eux, à cuisiner, à discuter, à regarder des vieux clips sur des DVD, à rencontrer la famille, les voisins, à se faire les ongles pour 5 pesos... On a aussi fait l'expérience de la piscine de je ne sais plus quel hôtel. Une ambiance de folie! des associations culturelles qui venaient présenter leur travail (demo de changui, chanteur aux balades romantiques, ...) Et puis on est un peu sorti, et ça bouge à Guantanamo le week end! 😎
J'ai enfin vu un groupe que l'on m'avait fait découvrir quelques mois auparavant : Madera Limpia. J'aime moins leur nouvelle orientation reggaeton, mais comme me disait l'un des chanteurs "il faut aussi s'adapter au publique", par contre je suis ultra fan des deux albums de fusion de musiques traditionnelles qu'ils ont sorti avant. J'vous invite à les découvrir!
Culturellement il se passe beaucoup de choses dans la ville et ils organisent également un carnaval au mois d'aout. Je comprends que la ville ne soit pas une priorité pour la majorité des voyageurs mais vraiment, si vous passez non loin, allez saluer les guantanameros!
Je vous laisse avec l'article que mon amie Anne a écrit sur la ville : http://tafmag.com/guantanamo-le-cote-clair-de-la-force/ C'est elle qui m'a donné ses contacts la bas. Je crois que j'avais déjà parlé de son projet sur ce site, elle est partie tourner un documentaire la bas et à ramener de supers images et portraits. C'est toujours en montage mais la bande annonce est disponible : http://cumano.fr Comme elle s'en est déjà pris de tous les côtés, pro et anti, je crois que ça veut dire que c'est réussi jaja! En tout cas son travail est sincère et elle n'appartient à aucun camp.
Après Guantanamo nous avons pris la route de Baracoa
Baracoa :
Le chemin pour arriver à Baracoa est vraiment splendide! Les paysages étaient nouveaux pour nous et on avait hâte de découvrir cette ville que beaucoup de gens nous ont conseillé d'aller voir.
La casa où nous étions a été la meilleure du séjour! Extrêmement bien située, avec une terrasse jouissant d'une vue magnifique, fruits à volonté à disposition, belles chambre et salle de bain (l'une des chambres à un petit balcon privatif), une propriétaire pleine d'attentions. Une nuit négociée à 15 CUC (mais je crois que normalement c'est plutôt 20), 5 CUC les 2 petits déjeuners et 6 CUC le diner avec poulet.
Casa Bella vista (elle porte très bien son nom!) Senora Onoria Delgado Leyva Calixto Garcia #55 (entre caliseo y Peralejo) Tel : (53-21) 64 3883 Cel : 52 40 00115 c.bellavista@yahoo.com / alexllegra@yahoo.com
Nous avions aussi des contacts là bas et parmi eux surement le plus grand jinetero de la ville! (mais j'étais prévenue!). Ces jeunes hommes ont vite compris qu'on ne succomberaient jamais du coup ils ont arrêté de nous traiter en étrangères susceptibles d'atterrir dans leur lit et on fait comme s'ils étaient avec des "potes". Ce qui nous a valu le déballage de toutes leurs histoires de nanas (toutes étrangères bien sur) et leurs techniques pour les amener à venir prendre des "cours de natation sur la plage avec eux".. C'était pas triste..! Faut dire qu'on a pu constater que les jeunes (et surtout moins jeunes..) filles ne se font pas trop prier le soir venu.. Alors mesdemoiselles (en générale les femmes plus âgées sont moins dupes de leur manège..), ils sont beaux, charmants, vous font danser innocemment, vous font rire, vous présentent à leurs amis, .. profitez profitez (pensez à vous protéger!) mais gardez à l'esprit que vous serez la 100 000 ème qui succombera! Ca vous évitera bien des désillusions. On a eu l'impression que beaucoup de touristes ne sortent pas et restent dans les casas à Baracoa, on retrouve donc beaucoup de ces couples femme d'un certain âge/jeune cubain danseur de salsa. Dans notre cas on a surtout dansé à la casa de la trova (1 CUC l'entrée) et trainé dans le parc en face de l'église.
Les garçons nous ont quand même bien fait découvrir la ville et conseillé les choses à voir à l'extérieur. Ils nous ont conduit à l'embouchure du rio miel et de la mer, l'endroit était super! Pas un touriste, quelques pêcheurs, des locaux arrivés en fin d'après midi, une eau calme là où les vagues étaient vraiment fortes sur tout le chemin. Il faut marcher tout le long de la plage qui s'étend après le stade, marcher marcher marcher jusqu'au bout. On a fait un tour à playa Blanca et pour ça on a rejoint l'autre rive à la nage (il y a quelques metres). Avec un peu de grimpette on a atterri sur le chemin où se trouve le panneau indiquant le cheminmenant à la plage (je crois qu'il y a un pont un peu plus loin mais j'ai cru comprendre qu'il fallait payer quelque chose et que c'est pour ça qu'ils coupaient par là). Bon alors franchement playa Blanca ca n'a rien d'extraordinaire.. y a juste du sable clair alors qu'ailleurs il est noir. Mais c'est petit, il y avait un peu de monde et des vagues assez fortes. Le temps de manger quelques mangues chipées sur le chemin et on était reparti.
Un autre jour nous avons négocié un taxi (pour 2) pour aller jusqu'au point d'où partent les visites à la cascade en bas del Yunque puis à la plage de Maguana. Ca nous a coûté 20 CUC (on a négocié sec, les premiers mecs nous ont dit qu'on trouverait jamais à ce prix) sachant qu'à Guantanamo on m'avait dit de ne pas payer plus de 15 CUC pour un taxi en direction de Maguana. Il avait un peu plu la veille donc l'eau n'était pas complètement limpide (on nous a déconseillé d'y aller lorsqu'il a beaucoup plu car l'eau devient vraiment trouble). On a payé 8 CUC l'entrée au parc (mais apparemment c'est 9? va savoir..) avec un guide pour nous conduire à la cascade (vous êtes obligé d'être avec lui). Après avoir vu el Nincho j'avoue que cette cascade là ne m'a pas trop impressionné mais c'était une balade et une baignade très sympas. Par contre il faut vraiment y aller en basket et pour monter d'une cascade à l'autre il faut naviguer, sans chaussures, sur les rochers. J'en suis ressortie avec quelques égratignures (les rochers coupent facilement en cas de chocs, même petits). La plage de Maguana est assez sympa mais là encore ça ne vaut pas les plages de l'est du pays.On vous proposera de la langouste et il y a des vendeurs d'objets en bois et autres qui parcourent la plage.
Sinon je vous conseille d'aller voir la vue depuis l'hôtel el Castillo et si vous souhaitez vous baigner dans la piscine je crois que l'entrée était à 10 CUC dont 6 en consommation.
On a finalement écourté notre séjour d'une nuit à Baracoa pour retourner à Guantanamo.
Puis direction Santiago
Santiago :
Nous y étions durant le festival des caraibes (ou festival del fuego). On a jamais réussi a trouver le programme (je l'avais oublié en France et on jamais réussi à se pointer au bon moment à la maison des caraïbes), donc nous avons suivi les manifestations artistiques qu'on a croisé au hasard des rues et des informations des gens.
Place Cespedes une scène avait été montée et on pouvait assister à des concerts gratuit en soirée. Le problème c'est qu'avec mon mètre 80 et nos traits d'étrangères bien marqués on nous repérait à 3 km.. du coup pas possible d'être tranquille plus de 10 min.. résultat on s'est posté à côté de la police et ça en a démotivé plus d'un.
Je tiens quand même à préciser que je ne me suis jamais sentie en danger ou agressée, personne n'a eu de gestes ou de paroles déplacés, et en étant ferme sur le fait qu'on était pas intéressée on se débarrassait des gens très facilement. C'est juste qu'ils sont uuuuuultra chauds à Santiago (je ne dis pas en Oriente parce qu'on a pas vécu ça à Baracoa ou à Guantanamo). Tu te fais brancher tout le temps et ton passage est accompagné d'un espèce de concert de bisous qui raisonnent aussi forts qu'un champ de grillons. Et ils se vendent les mecs, la fierté orientale et surtout santiaguera! "viens gouter un oriental, ils sont plein de saveurs les mecs d'ici" "oui alors je t'explique pour moi un cubain c'est devenu aussi exotique qu'un mojito.. et si j'avais envie de tester un oriental pas besoin de venir jusqu'à Santiago, à Paris y en a plein". Au bout de deux jours ça nous a rendu un peu agressive.. à la fin on disait même qu'on ne parlait ni espagnol ni anglais. On a rencontré un groupe de 4 filles belges qui commençaient aussi à péter un plomb.. Donc à moins que vous fassiez moins d'1m65, que vous n'ayez pas des traits d'étrangère trop marqués et que vous adoptiez le look mini short, tshirt moulant et cheveux tirés, je ne conseillerai pas à des filles, qui n'ont pas envie de se mettre sous la "protection" de cubains et qui voyagent seules, de faire le carnaval. Parce qu'avec l'excitation de la fête, l'alcool et le soleil qui cognent j'imagine que les mecs doivent être encore plus chauds!!
Pour les mecs je ne sais pas comment ça se passe par contre, c'est peut être plus tranquille!
On m'avait dit qu'à Santiago je pourrais danser beaucoup plus, que c'était là où il fallait aller si tu aimais la danse. Alors certains ont bien reçu le message puisque c'est LA ville des écoles de danse! pfffiou tu trouves que ça quand tu sors. C'était le varadero de la danse! Tu croises plein de groupes d'étrangers (beaucoup de français) à qui on a vendu la Cuba authentique à venir chercher à Santiago pour apprendre et danser la salsa. Sauf que c'est que de la poudre aux yeux.. On leur donne l'impression de sortir avec leurs potes cubains faire la fête comme les locaux alors qu'en fait ils vont dans des endroits auxquels n'ont accès que les jineteros et les cubains qu'on paie pour danser avec eux et qui bien que te matant toute la soirée, te disant que tu es trop belle à la première occasion, ne viendront jamais t'inviter à danser parce que toi tu n'as pas payé pour prendre les cours de danse.. Et tu retrouves après ces gens de retour de vacances qui te racontent leur expérience authentique de la danse et de la vie à Cuba auprès du vrai peuple.. Et je parle pas de toutes ces femmes âgées accompagnées de leurs beaux mulatos.. Bref la Cuba que j'adore... Donc grosse grosse déception côté sortie nocturne, même si on a vu des concerts sympas avec de très bons musiciens et des chanteurs plein d'énergie, le reste sonnait faux de chez faux.. et il y a finalement peu d'endroits ou sortir en comparaison de la Havane. Après nous y étions en semaine, peut être que l'ambiance est différente le week end. Et puis peut être aussi qu'on a raté les endroits où tous ces phénomènes sont moins présents.. Si certains on des adresses ça pourrait être interessant si je devais repasser par la bas! A la Havane tout ça existe aussi bien sur mais ça vient se fondre avec les autres formes de tourisme et les cubains qui ont de l'argent et qui sortent. Du coup tu n'es pas confronté qu'à ca.
En journée nous avons visité la ville, qui est très jolie et offre des points de vues avec de très belles perspectives. C'est assez sport parfois puisque ça monte et ça descend (ce qui fait aussi qu'on a de très belles vues!) et qu'il fait très très chaud. Nous sommes allées visiter el castillo, qui ressemble beaucoup à celui de la Havane (je crois d'ailleurs que c'est le même architecte). Quelques salles où est exposée l'histoire de la ville (possibilité de prendre un guide), il y avait une expo de photos sous marine lorsque nous y étions, mais surtout vous avez un panorama magnifique! Par contre 5 CUC pour pouvoir prendre des photos c'est vraiment du vol! Nous sommes également aller visiter el Cobre. Une belle Basilique où l'intérêt (depuis que je suis allée à Rome c'est vrai que je suis un peu plus difficile en matière d'église ;) ) réside surtout dans son environnement. Au milieu des "collines", depuis la route ou depuis son parvis, le paysage de cette église est splendide. Sur le chemin vous pourrez acheter des objets religieux ou des bouquets à offrir à la Vierge de la charité. Sa couleur est le jaune, c'est pour cela qu'on vous proposera beaucoup de fleurs de tournesols. Beaucoup de cubains viennent prier habillés de cette couleur.
J'aurais beaucoup aimé visiter le cimetière mais il était fermé aux visites lorsque nous nous y sommes rendues.
Je vous laisse l'adresse de notre casa dans laquelle nous nous sommes senties très bien. Elle est situé à 2 min de la place Cespedez, il y a une terrasse très agréable pour manger et la possibilité de monter sur une 2eme terrasse qui offre une vue encore plus belle. Cette maison est remplie de femmes qui vous donnent du mi amor, mi vida, avec un sincère intérêt. La seule chose à leur reprocher c'est que les prix sont un peu élevés. On a négocié la chambre à 20 CUC, le petit déjeuner à 3 (mais normalement c'est 4) et le diner avec poulet à 7 (alors que c'était 10. 10 pour du poulet faut quand même pas charrier!). Tout était bon et la chambre était propre et agréable.
J'ai beaucoup aimé découvrir l'Oriente, il y a des endroits où je ne retournerai pas et d'autres où je sais que la porte sera toujours ouverte et qu'il me tarde de retrouver. L'oriente est riche de son métissage, les peaux chocolat, ébène, caramel, les sons haïtiens, jamaïcains, les démarches voluptueuses, chaloupées des femmes, les corps bien dessinés des hommes. Les cubains d'oriente sont vraiment beaux et il s'en dégagent une vraie sensualité.
Mon cœur appartient toujours à la Havane, se sont mes premières amours, je connais ses rues, ses habitants, mais j'ai réalisé que c'est une bulle avec sa dynamique et son décalage par rapport au reste de l'île. Une ville plus "cosmopolite", plus connectée, plus branchée, surtout depuis les derniers changements de lois. Il était donc bon d'en sortir et d'aller voir ce qui se passe en dehors.
Je profite de ce post pour vous parler du très bel exemplaire du magazine SLANTED sur cuba et le graphisme. Malheureusement il n'est plus dispo à la vente, mais pour vous faire une idée : http://creative.arte.tv/fr/community/slanted-magazin-21-cuba-new-generation
Voila j'espère ne pas avoir perdu trop de monde en route avec ce long récit 🙂
Très bonne journée, nuit selon où vous vous trouvez dans le monde!
Marie
Guide francophone à l'escale de Saint-Pétersbourg English translation pending
Bonjour,
Je voudrais faire part de mon expérience de la visite de Saint Petersbourg. Nous étions, mon épouse et moi-même en escale de 2 jours fin juin dans cette merveilleuse ville de Russie. Plutôt que de prendre une excursion par le bateau ou s'adresser à une agence de Saint Petersbourg j' avais réservé 2 jours de visite avec une guide privée dont j'avais trouvé les références sur le site de voyage forum : Irina-Kravchenko.
J'avais négocié avec elle différentes visites dans cette ville pendant les 2 jours d'escale du bateau; nous avions choisi de n'être que tous les 2 avec elle et nous n'avons eu qu'à nous louer de ses services dans un français qu'elle avait perfectionné lors d'un séjour de 6 mois en France, à Rennes.
Elle s' est occupée des visas pour les 2 jours, nous a pris en charge dans sa voiture ( une belle et grande Ford ....je ne souviens pas du nom !) en venant nous attendre dès la sortie de la police aux frontières de Russie, nous a fait découvrir tout ce que nous étions convenus avant notre arrivée; quand je parle de visites cela veut dire qu'elle est guide avec les certificats nécessaires pour nous donner toutes les explications souhaitées pendant les différentes visites en utilisant les coupe files qui nous permettaient de ne pas attendre à l'entrée des endroits visités : quelle différence avec les groupes qui suivaient un ou une soi-disant guide avec une pancarte haut placée ( pour ne pas se perdre ) qui passait en "coup de vent" dans les salles de l'Hermitage par exemple ou à Peterhoff!!!!
Et je garde le prix payé pour la fin de ce message : moins cher que par le bateau pour être agrégé dans un groupe parlant anglais et voyageant en autobus et marcher comme des moutons lors d'une transhumance !!!!
Encore une fois merci à Irina et je reste au service de tous ceux qui voudraient avoir des précisions sur les visites effectuées durant ces 2 jours.
Je voudrais faire part de mon expérience de la visite de Saint Petersbourg. Nous étions, mon épouse et moi-même en escale de 2 jours fin juin dans cette merveilleuse ville de Russie. Plutôt que de prendre une excursion par le bateau ou s'adresser à une agence de Saint Petersbourg j' avais réservé 2 jours de visite avec une guide privée dont j'avais trouvé les références sur le site de voyage forum : Irina-Kravchenko.
J'avais négocié avec elle différentes visites dans cette ville pendant les 2 jours d'escale du bateau; nous avions choisi de n'être que tous les 2 avec elle et nous n'avons eu qu'à nous louer de ses services dans un français qu'elle avait perfectionné lors d'un séjour de 6 mois en France, à Rennes.
Elle s' est occupée des visas pour les 2 jours, nous a pris en charge dans sa voiture ( une belle et grande Ford ....je ne souviens pas du nom !) en venant nous attendre dès la sortie de la police aux frontières de Russie, nous a fait découvrir tout ce que nous étions convenus avant notre arrivée; quand je parle de visites cela veut dire qu'elle est guide avec les certificats nécessaires pour nous donner toutes les explications souhaitées pendant les différentes visites en utilisant les coupe files qui nous permettaient de ne pas attendre à l'entrée des endroits visités : quelle différence avec les groupes qui suivaient un ou une soi-disant guide avec une pancarte haut placée ( pour ne pas se perdre ) qui passait en "coup de vent" dans les salles de l'Hermitage par exemple ou à Peterhoff!!!!
Et je garde le prix payé pour la fin de ce message : moins cher que par le bateau pour être agrégé dans un groupe parlant anglais et voyageant en autobus et marcher comme des moutons lors d'une transhumance !!!!
Encore une fois merci à Irina et je reste au service de tous ceux qui voudraient avoir des précisions sur les visites effectuées durant ces 2 jours.
Jeu de mots, le 3ème... English translation pending
Ce n'est pas un rébus, ni une charade... et il faut trouver un lieu. 🙂
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Itinéraire au Paraguay English translation pending
Bonjour,
Je prépare un tour en Amérique Latine 😎 qui passerai donc par le Paraguay. Pouvez-vous me donnez votre avis sur mon itinéraire :
Passage e la frontière Resistencia (Argentine) direction Encarnacion. Puis les missions jésuites, Itaipu, Chutes d'Igazu (possible de passer par le Paraguay pour les voirs, et faire du côté argentin et brésilien ?), Lago Ypacarai, Asuncion, Concepcion, Loma Plata, Fortin Boqueron, Pedro Juan Caballero pour la frontière brésilienne.
😉
Se déplacer en transport en commun au Tadjikistan English translation pending
Bonjour, je prépare mon voyage au Tadjikistan, sur les forums et les guides, il apparaît que se déplacer par les transports en commun semble difficile.
Par exemple, comment aller au lac sarez sans louer de véhicule privé depuis Dushanbé?
est-ce possible de remonter jusqu'au lac en minibus ou en faisant du stop?
et de Rushan, est-ce possible de repartir vers Dushanbé directement par transport en commun?
Les guides insistent sur la difficulté de trouver de quoi manger dans les vallées, est-ce vrai?
Merci de votre aide!
Merci de votre aide!
Bagages pour la Chine English translation pending
Bonjour à tous
Depuis longtemps nous voyageons avec un sac à dos mais nous allons partir
en Chine pour 1 mois (avec déplacements en train, bus etc...) et je me demandais si la valise légère ne serait pas préférable au sac pour ce pays.J'ai lu dans une discussion qu'il ne fallait rien poser
à terre d'où mon interrogation.Est-ce si différent de l'Inde par exemple pour
l'hygiène?
Merci pour vos avis éclairés
Deux semaines au nord et au centre du Vietnam English translation pending
Bonjour,
Nous avons 14 jours disponibles sur place en novembre et nous arrivons à et repartons de Hanoi. Dans notre idée, nous voulons visiter cette ville, la Baie d'Along (2 j.?) et Hué / Hoi An. Pourriez-vous me dire combien de temps qu'il faut prévoir pour les différents lieux?
Faut-il prendre un avion A/R Danang ou est-ce mieux de faire un trajet en train? Qu'est-ce que vous nous conseillez dans les 3 régions? Nous ne voulons pas courir. Faut-il réserver le bateau à la Baie d'Along à l'avance et a-t-il des endroit à ne pas manquer sur le chemin?
Merci de votre aide!
Maevita
Récit+photos+videos sur 3 jours de New York, la ville qui ne dort jamais English translation pending
Récit 3 jours à New York
Voilà je viens de rentrer de mon voyage à New York, c'était vraiment extraordinaire, j'ai aimé cette ville où il y a beaucoup de choses à voir et à faire.
1er jour samedi 4 Mai 2013
Arrivée à l'aéroport la Guardia l'avantage de cette aéroport c'est le plus proche de Manhattan, et surtout une vue superbe sur New York


La Guardia
, malheureusement c'est un aéroport réservé pour les vols intérieur. Nous sortons de l'aéroport en un temps record et prenons directement un yellow cab histoire de ne pas s'embêter dans le métro ou avec un shuttle.

Nous ne le regretterons pas, 20 minutes plus tard, le taxi nous déposait devant notre hôtel.

Première vue de Manhattan pris de l' intérieur du Taxi.
Nous arrivons à l'hôtel fairfield inn & suites by marriott chelsea proche du Madison Square situé dans la W 28th. Le temps de récupérer les clés et de déposer les bagages,
A 15 minutes de Times Square, bouche de métro juste à côté, très bien situé pour visiter la ville, je le conseille à d'autres. Prenez de préférence un hôtel situé en plein coeur de Manhattan, cela vous évitera matin et soir de devoir perdre du temps dans les transports en commun pour arriver aux sites touristiques.Le petit-déjeuner est compris dans le prix de la chambre ce qui est agréable.
Nous ressortons pour faire un premier tour du quartier. Et nous voilà immédiatement plongés dans la jungle urbaine, tout y est : les sirènes des véhicules d’urgence, les new-yorkais qui courent dans tous les sens, les voitures et camions qui foncent à toute vitesse dans les rues et par endroits d’étranges cheminées laissant s’échapper d’épais nuages de vapeurs, et bien entendu les écrans géants qui tapissent les façades des immeubles des quartiers de Time Square et Broadway.
Ce matin, en route pour le Top of the Rock, il fait super beau nous allons profiter pour faire des activités en extérieur. Nous décidons de marcher jusqu'au Rockfeller center depuis notre hôtel en passant par Times Square

, c'est sympa aussi d'y passer tôt le matin car il y a nettement moins de monde et ça nous montre une autre dimension du lieu. Nous arrivons au Rockefeller Center à 12h30, Incontestablement le joyau architectural de ce secteur de Midtown.

Titanesque complexe de bâtiments et d'espaces publics où se mêlent lieux de travail et de loisirs, le Rockefeller Center est une merveille Arts-Déco d'une remarquable unité, construit à partir du début des années 1930. Il faut prendre le temps d'admirer les principaux édifices du site : le GE Building, au centre, le Radio City Music Hall,

célèbre théâtre, sur l'arrière, le splendide International Building, qui débouche sur 5th Avenue, ou encore l'Associated Press Building, sur l'un des flancs de la spectaculaire place centrale, Rockefeller Plaza (elle se transforme en patinoire, l'hiver). Partout, l'on verra de superbes éléments d'ornementation (hauts-reliefs, mosaïques, vitraux, peintures, frises) qui donnent à l'ensemble un style magistral. Côté intérieurs, les halls de l'International Building, du Radio City Music Hall et du GE Building sont majestueux. Ce dernier abrite notamment la chaîne de télé NBC,

dont on peut visiter les studios. Les médias sont d'ailleurs très présents dans le secteur, avec l'immeuble CBS sur 53rd Street, le building Time Warner sur 51st Street et le Time & Life Building sur 6th Avenue. il n'y a pas trop de monde donc nous montons directement. L'ascenseur qui monte au 69e étage est très impressionnant car on voit l'intérieur de l'immeuble, ils ont mis des lumières bleues à chaque étage. Là haut, de nouveau l'émerveillement total devant tous ces buildings. Nous y resterons un long moment à contempler, prendre des photos etc...

L'avantage du Top of the rock c'est la vue sur central park et sur l'empire state building

Nous poursuivons la visite de la ville en remontant la 6e avenue. Nous passerons à "Center parc" lol ou plutôt central park, l’avenue débouche sur l’immense parc, avec ses nombreuses allées, patinoires, lacs, ponts, fontaines, pelouses, bosquets, ainsi que ses cygnes, canards ou écureuils… Un véritable poumon vert au coeur de cette mégapole… Central Park est immense, et visiter ce parc en entier peut vous prendre du temps, mais même si vous ne faites qu’y passer rapidement, il fait partie d’un des lieux incontournables de New-York.


Nous profitons du beau temps pour aller sur le pont de Brooklyn. A pied pour découvrir la ville, nous pouvons voir le Flatiron building (le premier gratte-ciel construit à New-York) Cet immeuble très original, situé face au Madison Square est comme son nom l’indique en anglais de la “forme d’un fer à repassé”. Cet édifice a d’ailleurs donné son nom au quartier où il se trouve, le Flatiron District. Pour les fans de Spiderman, c’est cet immeuble qui abrite le journal où travaille Peter Parker!

Union Square est vraiment une place typique, mais aussi atypique de NY, située dans le Lower Manhattan. Cette place ovale s’étend de la 14e à la 17e rue et était entre 1880 et 1939 le point principal de rassemblements et des manifestations de masse. Cette place est toujours animée, changeante.
Nous traversons Manhattan par Borwery "l'ame de New York", niché au sud de Manhattan, en plein coeur du Lower East Side, le quartier n’est pas le plus fréquenté par les touristes. C’est un tort, car outre son atmosphère particulière, ce quartier possède de nombreux points d’intérêt. Depuis la création de la ville, le Bowery a toujours été une terre d’accueil pour les nouveaux immigrants pauvres. Toutefois, l’insécurité se développa rapidement et jusqu’au milieu des années 1990, le Bowery était souvent considéré comme un quartier mal famé. De nos jours, si le Bowery a gardé un certain esprit bohème, le quartier s’est assagi et embourgeoisé. Outre les nouveaux immeubles d’habitation, on y trouve un nombre important de boutiques et de restaurants qui en font un quartier assez peu touristique mais très agréable à découvrir lors de notre séjour à New York.

Chinatown comme son nom l’indique, c’est le quartier principal peuplé par les immigrants chinois. Après l’évolution des lois sur l’immigration, dans les années 60, qui autorisaient un plus grand nombre d’immigrants d’origine asiatique, ce quartier s’est étendu absorbant quasi totalement “Little italy” (“la petite Italie) qui était connu autrefois pour sa forte population d’immigrants italiens. Repère de la mafia italienne. C’est flagrant aujourd’hui, Little Italy ne représente qu’une petite rue qui à mes yeux ne présente pas un intérêt majeur. Il s’agit juste d’un alignement de restaurants prisés par les touristes.

Il est intéressant de traverser à pied le pont mythique de Brooklyn bridge (1825m) au lever du soleil ou au coucher du soleil pour bénéficier d’une belle lumière. Le pont en lui même est magnifique mais aussi la vue offerte à partir de celui-ci, notamment sur la skyline.

Cet ouvrage se dresse au dessus de l’East River qui relie Manhattan à Brooklyn. Le pont est à double étage, Le pont de Brooklyn est décomposé en deux niveaux de circulation : un réservé aux voitures, un autre, au-dessus, réservé à la circulation piétonnière et cycliste (qui ont d’ailleurs chacun leur propre « voie » de circulation sur la passerelle). Si vous empiétez sur la piste cyclable, vous allez vite entendre les cyclistes vous rappeler que vous êtes au mauvais endroit! Cette visite reste tout de même inoubliable et incontournable.

Depuis le pont nous apercevons au nord les gratte-ciels du quartier de Midtown (Empire State Building, Chrysler building…), le pont de Manhattan, et bien entendu les gratte-ciels du sud de Manhattan (downtown), tout proche.

Nous continuons notre balade dans le quartier de Brooklyn,

puis c’est le moment de rentrer à l’hôtel en métro,
vous serez probablement amenés à prendre le métro, ou le taxi (qui est très abordable par rapport aux tarifs en France), mais le mode de transport à privilégier à Manhattan restera… vos pieds. Une bonne paire de chaussures adaptée à la marche est donc appréciable… D’autant plus que le métro new-yorkais n’est ni aussi pratique, ni aussi propre ni aussi sûr que notre bon vieux métro parisien…

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Voilà je viens de rentrer de mon voyage à New York, c'était vraiment extraordinaire, j'ai aimé cette ville où il y a beaucoup de choses à voir et à faire.
1er jour samedi 4 Mai 2013
Arrivée à l'aéroport la Guardia l'avantage de cette aéroport c'est le plus proche de Manhattan, et surtout une vue superbe sur New York


La Guardia, malheureusement c'est un aéroport réservé pour les vols intérieur. Nous sortons de l'aéroport en un temps record et prenons directement un yellow cab histoire de ne pas s'embêter dans le métro ou avec un shuttle.

Nous ne le regretterons pas, 20 minutes plus tard, le taxi nous déposait devant notre hôtel.

Première vue de Manhattan pris de l' intérieur du Taxi.
Nous arrivons à l'hôtel fairfield inn & suites by marriott chelsea proche du Madison Square situé dans la W 28th. Le temps de récupérer les clés et de déposer les bagages,
A 15 minutes de Times Square, bouche de métro juste à côté, très bien situé pour visiter la ville, je le conseille à d'autres. Prenez de préférence un hôtel situé en plein coeur de Manhattan, cela vous évitera matin et soir de devoir perdre du temps dans les transports en commun pour arriver aux sites touristiques.Le petit-déjeuner est compris dans le prix de la chambre ce qui est agréable.
Nous ressortons pour faire un premier tour du quartier. Et nous voilà immédiatement plongés dans la jungle urbaine, tout y est : les sirènes des véhicules d’urgence, les new-yorkais qui courent dans tous les sens, les voitures et camions qui foncent à toute vitesse dans les rues et par endroits d’étranges cheminées laissant s’échapper d’épais nuages de vapeurs, et bien entendu les écrans géants qui tapissent les façades des immeubles des quartiers de Time Square et Broadway.
Ce matin, en route pour le Top of the Rock, il fait super beau nous allons profiter pour faire des activités en extérieur. Nous décidons de marcher jusqu'au Rockfeller center depuis notre hôtel en passant par Times Square

, c'est sympa aussi d'y passer tôt le matin car il y a nettement moins de monde et ça nous montre une autre dimension du lieu. Nous arrivons au Rockefeller Center à 12h30, Incontestablement le joyau architectural de ce secteur de Midtown.

Titanesque complexe de bâtiments et d'espaces publics où se mêlent lieux de travail et de loisirs, le Rockefeller Center est une merveille Arts-Déco d'une remarquable unité, construit à partir du début des années 1930. Il faut prendre le temps d'admirer les principaux édifices du site : le GE Building, au centre, le Radio City Music Hall,

célèbre théâtre, sur l'arrière, le splendide International Building, qui débouche sur 5th Avenue, ou encore l'Associated Press Building, sur l'un des flancs de la spectaculaire place centrale, Rockefeller Plaza (elle se transforme en patinoire, l'hiver). Partout, l'on verra de superbes éléments d'ornementation (hauts-reliefs, mosaïques, vitraux, peintures, frises) qui donnent à l'ensemble un style magistral. Côté intérieurs, les halls de l'International Building, du Radio City Music Hall et du GE Building sont majestueux. Ce dernier abrite notamment la chaîne de télé NBC,

dont on peut visiter les studios. Les médias sont d'ailleurs très présents dans le secteur, avec l'immeuble CBS sur 53rd Street, le building Time Warner sur 51st Street et le Time & Life Building sur 6th Avenue. il n'y a pas trop de monde donc nous montons directement. L'ascenseur qui monte au 69e étage est très impressionnant car on voit l'intérieur de l'immeuble, ils ont mis des lumières bleues à chaque étage. Là haut, de nouveau l'émerveillement total devant tous ces buildings. Nous y resterons un long moment à contempler, prendre des photos etc...

L'avantage du Top of the rock c'est la vue sur central park et sur l'empire state building

Nous poursuivons la visite de la ville en remontant la 6e avenue. Nous passerons à "Center parc" lol ou plutôt central park, l’avenue débouche sur l’immense parc, avec ses nombreuses allées, patinoires, lacs, ponts, fontaines, pelouses, bosquets, ainsi que ses cygnes, canards ou écureuils… Un véritable poumon vert au coeur de cette mégapole… Central Park est immense, et visiter ce parc en entier peut vous prendre du temps, mais même si vous ne faites qu’y passer rapidement, il fait partie d’un des lieux incontournables de New-York.


Nous profitons du beau temps pour aller sur le pont de Brooklyn. A pied pour découvrir la ville, nous pouvons voir le Flatiron building (le premier gratte-ciel construit à New-York) Cet immeuble très original, situé face au Madison Square est comme son nom l’indique en anglais de la “forme d’un fer à repassé”. Cet édifice a d’ailleurs donné son nom au quartier où il se trouve, le Flatiron District. Pour les fans de Spiderman, c’est cet immeuble qui abrite le journal où travaille Peter Parker!

Union Square est vraiment une place typique, mais aussi atypique de NY, située dans le Lower Manhattan. Cette place ovale s’étend de la 14e à la 17e rue et était entre 1880 et 1939 le point principal de rassemblements et des manifestations de masse. Cette place est toujours animée, changeante.
Nous traversons Manhattan par Borwery "l'ame de New York", niché au sud de Manhattan, en plein coeur du Lower East Side, le quartier n’est pas le plus fréquenté par les touristes. C’est un tort, car outre son atmosphère particulière, ce quartier possède de nombreux points d’intérêt. Depuis la création de la ville, le Bowery a toujours été une terre d’accueil pour les nouveaux immigrants pauvres. Toutefois, l’insécurité se développa rapidement et jusqu’au milieu des années 1990, le Bowery était souvent considéré comme un quartier mal famé. De nos jours, si le Bowery a gardé un certain esprit bohème, le quartier s’est assagi et embourgeoisé. Outre les nouveaux immeubles d’habitation, on y trouve un nombre important de boutiques et de restaurants qui en font un quartier assez peu touristique mais très agréable à découvrir lors de notre séjour à New York.

Chinatown comme son nom l’indique, c’est le quartier principal peuplé par les immigrants chinois. Après l’évolution des lois sur l’immigration, dans les années 60, qui autorisaient un plus grand nombre d’immigrants d’origine asiatique, ce quartier s’est étendu absorbant quasi totalement “Little italy” (“la petite Italie) qui était connu autrefois pour sa forte population d’immigrants italiens. Repère de la mafia italienne. C’est flagrant aujourd’hui, Little Italy ne représente qu’une petite rue qui à mes yeux ne présente pas un intérêt majeur. Il s’agit juste d’un alignement de restaurants prisés par les touristes.

Il est intéressant de traverser à pied le pont mythique de Brooklyn bridge (1825m) au lever du soleil ou au coucher du soleil pour bénéficier d’une belle lumière. Le pont en lui même est magnifique mais aussi la vue offerte à partir de celui-ci, notamment sur la skyline.

Cet ouvrage se dresse au dessus de l’East River qui relie Manhattan à Brooklyn. Le pont est à double étage, Le pont de Brooklyn est décomposé en deux niveaux de circulation : un réservé aux voitures, un autre, au-dessus, réservé à la circulation piétonnière et cycliste (qui ont d’ailleurs chacun leur propre « voie » de circulation sur la passerelle). Si vous empiétez sur la piste cyclable, vous allez vite entendre les cyclistes vous rappeler que vous êtes au mauvais endroit! Cette visite reste tout de même inoubliable et incontournable.

Depuis le pont nous apercevons au nord les gratte-ciels du quartier de Midtown (Empire State Building, Chrysler building…), le pont de Manhattan, et bien entendu les gratte-ciels du sud de Manhattan (downtown), tout proche.

Nous continuons notre balade dans le quartier de Brooklyn,

puis c’est le moment de rentrer à l’hôtel en métro,
vous serez probablement amenés à prendre le métro, ou le taxi (qui est très abordable par rapport aux tarifs en France), mais le mode de transport à privilégier à Manhattan restera… vos pieds. Une bonne paire de chaussures adaptée à la marche est donc appréciable… D’autant plus que le métro new-yorkais n’est ni aussi pratique, ni aussi propre ni aussi sûr que notre bon vieux métro parisien…

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Projet d'itinéraire de huit jours en Afrique du Sud English translation pending
Bonjour,
avec tous ces superbes carnets sur l'Afrique du Sud sans compter les "témoignages insolents" de ceux qui y voyagent encore, ça me donne envie de voir un peu de paysage et retrouver la bonne vieille viandaille sudaf qui commence à me manquer.
Donc, j'envisage avec ma moitié, de passer une semaine du 19 au 26 septembre dans la région du Swaziland et Kwazulu Natal avec comme centre d'intérêt principal de "voir du pays". Donc, pas particulièrement les animaux, ni exclusivement des paysages mais pouvoir traîner un peu sans se focaliser sur un point particulier. De fait, nous excluons le Kruger et nous laissons la partie Lesotho/Drakensberg pour l'année prochaine avec les enfants. Le circuit se fera avec une voiture de location premier prix prise à l'aéroport de Johannesburg, nuits en lodges, B&B et autres backpackers (nous emmènerons même notre tente au cas-où) et le retour se fera en avion à partir de Durban où nous laisserons la voiture. Nous arriverions à JNB à 10h50 et repartirions pour La Réunion à 11h50.
Voici une première ébauche du circuit: J1: JNB- Swaziland (Mlilwane) 370 km J2: Swaziland (Hlane NP) 100 km J3: Kosi Bay 300 km J4: Sainte-Lucie 250 km J5: Sainte-Lucie J6: Durban 215 km J7: Durban J8: Jnb-Réunion
Les questions:
a/ Arrivés à 10h50 à JNB, avec le temps de récupérer les bagages, la voiture de location, cela ne risque-t-il pas d'être un peu juste pour atteindre Mlilwane avant la tombée de la nuit?
b/ Mlilwane vaut-il le coup? On voudrait faire un peu de vélo dans la réserve mais le timing est un peu serré.
c/L'étape Hlane-Kosi Bay fait env 300 km (google maps) et le poste frontière le plus proche reste celui de Golela au sud du Swaziland. Cela nous fait faire un détour pour passer par Jozini. Les routes dans ce coin permettent-elles de faire 300 km sans encombre? D'autre part, je vois sur les cartes qu'il y a une voie qui part au sud de Nisela Nature Reserve mais pas de poste frontière. Cette voie s'appellerait le "Cecil Mack's pass" mais il semblerait qu'elle ne soit pas ouverte aux voitures: qqun est au courant?
d/Qu'y a-t-il au Nisela Nature Reserve? Serait-ce intéressant de supprimer Hlane en J2 et aller à Nisela pour se rapprocher de Kosi Bay?
e/Avez-vous d'autres sujétions pour le Swaziland?
d/Kosi Bay vaut-il le détour? Qu'y a t-il exactement? On y passerait une après-midi et une matinée et on aurait une simple berline, pas de 4x4.
f/ Par ailleurs, on pense réserver l'hébergement au Swaziland et Kosi Bay et pour le reste, voir sur place mais il semblerait que la période coïncide avec qqes jours de vacances solaires dans le Kwazulu Natal. Dès lors, vaut-il mieux tout réserver à l'avance?
g/ Le circuit nécessite-t-il un gps? En fait - (attention à celui qui rigole🏴☠️!!!!)- je n'ai jamais utilisé ce bidule de ma courte vie, mais je me rends compte qu'il pourrait être bien utile, ne serait-ce que pour sortir de l'aéroport et de Johannesburg....
Comme dit au début, ce n'est qu'une ébauche et l'idée principale est de prendre son temps, d'où les 2 jours à Ste Lucie (on se laisse la possibilité de visiter Hluhluwe ou les lagunes ou autre....) et 2 jours à Durban pour errer au rythme de la cité. Je vous remercie par avance pour vos commentaires et conseils. Laurent
Donc, j'envisage avec ma moitié, de passer une semaine du 19 au 26 septembre dans la région du Swaziland et Kwazulu Natal avec comme centre d'intérêt principal de "voir du pays". Donc, pas particulièrement les animaux, ni exclusivement des paysages mais pouvoir traîner un peu sans se focaliser sur un point particulier. De fait, nous excluons le Kruger et nous laissons la partie Lesotho/Drakensberg pour l'année prochaine avec les enfants. Le circuit se fera avec une voiture de location premier prix prise à l'aéroport de Johannesburg, nuits en lodges, B&B et autres backpackers (nous emmènerons même notre tente au cas-où) et le retour se fera en avion à partir de Durban où nous laisserons la voiture. Nous arriverions à JNB à 10h50 et repartirions pour La Réunion à 11h50.
Voici une première ébauche du circuit: J1: JNB- Swaziland (Mlilwane) 370 km J2: Swaziland (Hlane NP) 100 km J3: Kosi Bay 300 km J4: Sainte-Lucie 250 km J5: Sainte-Lucie J6: Durban 215 km J7: Durban J8: Jnb-Réunion
Les questions:
a/ Arrivés à 10h50 à JNB, avec le temps de récupérer les bagages, la voiture de location, cela ne risque-t-il pas d'être un peu juste pour atteindre Mlilwane avant la tombée de la nuit?
b/ Mlilwane vaut-il le coup? On voudrait faire un peu de vélo dans la réserve mais le timing est un peu serré.
c/L'étape Hlane-Kosi Bay fait env 300 km (google maps) et le poste frontière le plus proche reste celui de Golela au sud du Swaziland. Cela nous fait faire un détour pour passer par Jozini. Les routes dans ce coin permettent-elles de faire 300 km sans encombre? D'autre part, je vois sur les cartes qu'il y a une voie qui part au sud de Nisela Nature Reserve mais pas de poste frontière. Cette voie s'appellerait le "Cecil Mack's pass" mais il semblerait qu'elle ne soit pas ouverte aux voitures: qqun est au courant?
d/Qu'y a-t-il au Nisela Nature Reserve? Serait-ce intéressant de supprimer Hlane en J2 et aller à Nisela pour se rapprocher de Kosi Bay?
e/Avez-vous d'autres sujétions pour le Swaziland?
d/Kosi Bay vaut-il le détour? Qu'y a t-il exactement? On y passerait une après-midi et une matinée et on aurait une simple berline, pas de 4x4.
f/ Par ailleurs, on pense réserver l'hébergement au Swaziland et Kosi Bay et pour le reste, voir sur place mais il semblerait que la période coïncide avec qqes jours de vacances solaires dans le Kwazulu Natal. Dès lors, vaut-il mieux tout réserver à l'avance?
g/ Le circuit nécessite-t-il un gps? En fait - (attention à celui qui rigole🏴☠️!!!!)- je n'ai jamais utilisé ce bidule de ma courte vie, mais je me rends compte qu'il pourrait être bien utile, ne serait-ce que pour sortir de l'aéroport et de Johannesburg....
Comme dit au début, ce n'est qu'une ébauche et l'idée principale est de prendre son temps, d'où les 2 jours à Ste Lucie (on se laisse la possibilité de visiter Hluhluwe ou les lagunes ou autre....) et 2 jours à Durban pour errer au rythme de la cité. Je vous remercie par avance pour vos commentaires et conseils. Laurent
Tout quitter pour aller vivre en Espagne à plus de 50 ans... English translation pending
J'ai ouvert de nombreuses discussions sur ceux qui veulent vivre en Espagne mais tous semblent si jeunes (vous en avez de la chance!!!) et tous veulent des petits boulots. Les messages en plus ne sont pas récents.
Je souhaite tt quitter de ma vie en France, de mon confort fragile qui m'emm... pour aller vivre dans un pays qui parle Castillan et qui est sûr côté soins en cas de maladie. En Espagne ou en Amérique (centrale et/ou du sud) avec mes chiennes. Je n'ai arrêté encore aucune destination, je veux seulement du soleil et la mer à proximité, vivre tranquille et simplement...Je parle couramment cette langue.
Je suis certaine que vous saurez me conseiller sur la destination à laquelle je n'aurai peut-être pas pensé et me dire si a + de 55 ans on peut espérer une vie sereine ds un pays autre que la France devenue trop onéreuse et ennuyeuse pour moi.
Des amis du Forum vivant sur place seront certainement mieux placés pour me répondre. Donnez moi vos idées SVP, je suis toute à votre écoute. MERCI