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Ville à visiter après Delhi? English translation pending
Bonjour,
Le gd départ est pr bientôt surtout pr moi c Réunion / Paris / Inde, je remercie Anne & les autres pr l'adresse d'Asif et les conseils sur l'hotel Ajanta. J'espère qu'Asif me conseillera pr le tour du Rajasthan mais côté pratique quelle est la ville à visiter après Delhi ?
Mci d'avance pr vos réponses.
Odile
Le gd départ est pr bientôt surtout pr moi c Réunion / Paris / Inde, je remercie Anne & les autres pr l'adresse d'Asif et les conseils sur l'hotel Ajanta. J'espère qu'Asif me conseillera pr le tour du Rajasthan mais côté pratique quelle est la ville à visiter après Delhi ?
Mci d'avance pr vos réponses.
Odile
3 semaines au Rajasthan... English translation pending
Déjà finies...🙁
Mais pour y repartir un peu je vais vous relater notre parcours dans les grandes lignes. On approfondira ensemble !
En 19 jours complets sur place (21 avec les trajets France - Inde AR):-- 1er jour Delhi (Arrivée 7h20) => Agra Taxi prépaid de l'aéroport à la gare de New Delhi (250 Rs) pour aller réserver nos billets de train au Tourist Office qui se trouve au 1er étage (c toujours ouvert et pas de commission, ne pas croire les embrouilleurs de tout poil).
Direction Namaskar Hôtel ds le Main Bazar, juste en face de la gare, pour se rafraîchir et poser les sacs (200 Rs). Train de la gare Nizamuddin (il y a 3 gares à New Delhi) à 14h50 pour arrivée à Agra cant vers 17h.
NUIT au Sheela Hôtel 🙂: à 50 mètres de la porte Est du Taj Mahal ce qui est très important puisqu'il faut y aller à 6 h pour éviter la foule, au fond d'un petit jardin, calme dans cette ville de fous (qui ne vaut vraiment que pour le Taj; le fort rouge ne vaut pas le détour si vous allez dans le Rajasthan vous verrez 10 x mieux, peut être juste pour la vue sur le Taj ?). Il est prudent de réserver car il est très demandé.
2ème jour Agra => Nawalgar Visite du Taj et du fort Rouge le matin dès 6h..😎
Départ après le repas pour Nawalgar dans le Shekawati avec un taxi (compter au moins 5 h. de route)
NUIT à l'écolo farm Apani Dhani 🙂🙂🙂 de Nawalgar (800 Rs chbre double avec sdb): génial, dans des petits bungalows en pisé à la déco sobre et agréable, très propre et fonctionnant écologiquement (chauffe-eau et lumière solaire, tri des déchets), repas maison végétariens pris avec le maître de maison, un brahmane qui a vécu en Europe et parle très couramment le français. Une adresse à ne pas louper !!! Y passer au moins 2 nuits pour en profiter.
3ème jour Nawalgar => Mandawa => Old Parsrampura (cénotaphe) Visite du Shekawati avec l'association Apani Dhani ie grâce au "salarié" de l'écolo farm qui nous a expliqué les fresques des havelis et la mythologie hindouiste dans un cénotaphe particulièrement intéressant (ça vaut le coup de prendre cette formule, c'est un très bon guide fort instructif, et puis il vaut mieux être accompagné pour pouvoir entrer dans les havelis).
NUIT à Apani Dhani
4ème jour Nawalgar => Fathepur => Bikaner Départ en taxi avec stop à Fathepur pour visiter de nouvelles havelis (un gamin nous propose ses services pour la visite). Trajet d'environ 4h.
NUIT au Bhairon Vilas 🙂 (1000 Rs pour les chambres doubles les + chères) : bâtisse de 120 ans décorée de bric à brac ancien et de vieilles photos, jardin agréable ds lequel on sirote une bière en regardant un spectacle de marionnettes et où l'on peut manger (pas mal). Notre chambre double était immense avec vieux fauteuils etc., un certain charme mais j'ai préféré celle de nos amis (avec un lit à baldaquin !), donc en visiter plusieurs. NB : ne pas acheter de miniatures dans la boutique d'artiste de l'hôtel, vous trouverez aussi bien après et moins cher.
5ème jour Bikaner => Jaisalmer Visite du fort de Bikaner le matin sous une chaleur écrasante, pas mal.
Départ en taxi après le repas (5 h de route). Le taxi nous quitte ici.
NUIT au Jawahar Niwas Palace 🤪 (3000 Rs) : belle architecture, belle vue sur le désert et la ville mais trop cher pour ce que c : déco à l'anglaise un peu décatie et froide, sans grand charme, belle piscine… avec des algues ! (bah, on prend une douche après !). Par contre, le resto est excellent.
6ème jour Jaisalmer Ballade dans le fort, visite des temples jaïns (intimistes, très agréables, et rigolo de regarder les centaines de chauve-souris faire leur toilette…attention ça ferme à 12h !), shopping (là vous pouvez vous lâcher ! à condition de bien négocier.. vous aurez l'embarras du choix : couvertures de lit, patchwork, sacs, cuir, boutons de porte en céramique, carnet de route / photos recouverts de cuir, objets de "bronze" reproduisant anciennes serrures, lampes à huile, etc.) Vous pouvez aussi vous faire faire des habits par Dungar Ram le tourist tailor du marché (Pansari Bazar): il est adorable, adore bavarder avec les étrangers et travaille très très bien (il a pleins de modèles issus des commandes des touristes divers et pleins de tissus en réserve même si ça boutique fait 2 m2 !!!).
NUIT au Paradise Hotel 🙂 (1000 Rs pour la + belle chambre mais ça démarre vers les 200Rs) dans la citadelle : très sympa et bon accueil malgré ce qu'en dit le GdR (bonne connexion internet), les chambres ont des fenêtres avec vue sur le désert, le vent s'y engouffre pour vous rafraîchir ! Toit-terrasse pas mal. Le seul pb mais ce n'est pas du à cet hôtel, ce sont les chiens qui aboient toute la nuit en bas de la citadelle et les klaxons qui déchirent la nuit…et votre sommeil !
7ème jour Jaisalmer Départ le matin pour un camel safari de ….18 km ! On est partis direct de Jaisalmer pour ne pas payer la jeep qui est svt proposée (et prise des chameaux + loin) et profiter plus de la ballade… Mauvaise pioche ! On a "balladé" pendant 5 km au milieu d'une décharge à ciel ouvert (en fait chacun vient vider son petit camion et fait son petit tas au lieu d'en faire un gros… résultat ça s'étale sur des kms…) et passage à forte proximité du vaste champ d'éoliennes (pas terrible dans le paysage… et pourtant j'aime les éoliennes). Arrêt au groupe de cénotaphes de Bada Bagh, sympa. Continuation vers Amar Sagar (petit village avec temple jaïn), là on était complètement morts de chaud et mal au cul (12 km ds les pattes), on a même pas eu le courage de visiter… Retour vers Jaisalmer… OUF !🤪 Je conseille donc de faire maxi 5km à chameaux et d'aller plutôt aux dunes de Khuri et d'y passer la nuit (même si c touristique et même si vous paierez la jeep pour y aller). C'est dommage d'être passés à côté des dunes, faute de temps… 🙁🙁🙁
NUIT au Paradise Hotel
8ème jour Jaisalmer On garde la chambre jusqu'au train de nuit pour Jodhpur (départ à 23h15, arrivée à 5h15 en 3ème AC, très confortable, propre et calme). Attention ! Il faut quitter les hôtesl vers 9/10h sinon il vous font payer un espèce de prorata temporis voire un nuit en plus ! (au Paradise ils nous ont fait payer ½ prix) Visite de deux havelis : Patwah-ki-haveli (à ne pas louper) et Salam Singh Haveli (sympa aussi si vous avez la chance d'avoir le bon guide qui vous raconte pleins de trucs…). Shopping
9ème jour Jodhpur Notre nouveau chauffeur vient nous récupérer à la gare (sincèrement on aurait pu le prendre qu'à partir du lendemain, pas très utile rétrospectivement et on aurait gagné des sous parce que si c'était compté au km il y a aussi le calcul de la journée…).
Repos dans un heritage hôtel 🤪 (cad les vieilles havelis soit disant de caractère) conseillé par des frenchies : un peu cher pour une déco pas terrible (il nous ont fait payer une demi-journée en + pour notre arrivée à 5h30 ! Le seul atout : tout près du fort.
Shopping le matin, visite du Sardar bazar (il y a pas mal de boutiques d'antiquaires mais bien ouvrir l'œil et marchander !), ballade dans la ville bleue. Visite de la forteresse de Mehrangarh avec l'audio-guide : extra !!! Avec l'audio-guide on est replongé à l'époque des maharadjahs, au temps du faste, un voyage dans le temps exceptionnel, le fort est très bien conservé, belles pièces et bcp de mobilier, objets d'époque. Si vous ne visitez qu'un fort, c'est celui là !
Repas au resto "On the Rocks" : trés bon, trés beau cadre (jardin, romantique), chouette deco (pas que touristes étrangers ms aussi indiens), reposant… et on peut même y guincher ! (un bon point pour le GdR). NUIT au Harassar Haveli (qque chose ds le genre)
10ème jour Jodhpur => Ranakpur => Narlai Visite du petit Taj, le Jaswant Tada, sur la route du départ (joli, ¾ d'heure grand maxi de visite). Route vers Ranakpur en passant par le territoire des villages vishnois où les animaux se baladent tranquilles puisqu'on ne les dérange pas, virée sympa et reposante (rien à visiter, juste le paysages et les daims, etc.) Visite du temple jaïn de Ranakpur : impressionnant surtout avec ses colonnades, un peu trop touristique à mon goût (accueil pas sympa et blasé).
NUIT à l'hôtel Rawla Narlai 🙂🙂🙂🙂🙂, dans le village de Narlai : féerique, notre coup de cœur (3000 Rs petit déj' compris, ce qui n'est jamais le cas : et petit déj' pantagruélique…vs me comprendrez une fois en Inde) –merci le GdR ce coup-ci même si le commentaire n'est pas à la hauteur du lieu : chambre des 1001 nuits magnifiquement décorée, hyper romantique, sdb de marbre, sofas devant les chambres pour siroter le tchai en regardant la colline de granit, accueil très gentil, personnel empressé ms sympa en habits traditionnels, jardin très agréable avec sofas… Le soir repas du maharadjah dans un thali en argent sur le toit de l'hôtel à la bougie… (on était 3 couples ds l'hôtel… 3 tables seulement !) En y arrivant, thé de bienvenue puis pèlerinage en haut de la colline de granit (570 marches) pour rejoindre l'éléphant blanc qui la surmonte et contempler le superbe panorama (jusqu'au fort de Kumbalgarh). Ce fut un moment d'une grande spiritualité et de bcp de sérénité : on est revenus sur un petit nuage à l'hôtel… Si vous cherchez un palace de charme à l'écart des touristes (qui pullulent à Ranakpur), n'hésitez pas à faire le détour, je suis persuadée que vous ne le regretterez pas (ns on a regretté de n'y passer qu'une nuit !!!)
11ème jour Narlai => Khumphalgarh => Udaipur Départ pour Udaipur et stop à Khumbalgarh : fort impressionnant et vide de visiteurs, assez étrange, perdu ds les montagnes, différent.
NUIT au Jagat Niwas Hotel 🙂🤪 à Udaipur en bordure du lac Pichola et ds la vieille ville : on a pris une chambre avec alcôve donnant sur le lac… ne vaut pas le prix tant la déco est kitsh et sans charme (bravo aux commentaires du GdR et du LP souvent bcp trop laudatifs !). Si vous n'êtes pas argentés, prenez un truc + simple, voire tout proche de la vieille ville, ds le même ordre de prix, essayer l'Udai Kothi (avec lequel ns avons hésité et qui, selon des frenchies, était pas mal du tout (avec piscine). Si vous avez du budget palace n'hésitez pas à aller au Shiv Niwas Palace (chambres splendides avec vue sur le lac, piscine réellement fabuleuse) : un couple de jeunes français a réussi à bien négocier le prix de la chambre à cette époque.
12ème jour Udaipur Ballade sur les bords du lacs pour voir les enfants se baigner, les lavandières… Visite de la ville et du City Palace (pas terrible, à moins d'avoir du temps et de l'argent à dépenser…). Ballade au coucher du soleil sur le lac : très sympa, ça ça vaut le coup d'autant qu'on traverse le parc du City palace (y aller pour le dernier bateau de 18h, c là que c vraiment bien). Shopping : c'est ici que vous aurez le + grand choix de bijoux en argent (à Jaipur c plutôt les pierres, après ce sera à Delhi… plutôt dans le Main Bazar à Pahar Ganj', ce que j'ai du faire car rien acheté à Udaipur… j'ai bien failli le regretter !).
NUIT au Jagat Niwas Hotel
13ème jour Udaipur => Bundi Départ à 9h pour 4 heures de trajet sur une route pourrie (vraiment !) Petite ville charmante, peu touristique. Visite du Garh Palace ouvert depuis 3 ans… très peu de touristes… si on demande (et moyennant un petit backchich) on vous amène dans une partie couverte de fresques murales magnifiques non encore ouverte au public… Un grand moment de découverte… seul au monde ! (avec les singes envahissant les lieux)
NUIT au Haveli Braj Bushanjee : assez de charme mais pas exceptionnel (pas "superbement aménagé" comme exagère encore le GdR)
14ème jour Bundi => Jaipur Départ à 13h, arrivée vers 16/17h à Jaipur par route pourrie.
NUIT au Diggi Palace 🙂🙂: sans conteste la meilleure adresse de Jaipur, pour toutes les bourses, resto très bon, grand jardin très agréable et calme dans cette ville de fous (internet).
15ème jour Jaipur Visite de la ville : palais des vents, observatoire, city palace : sympa ms on y passe pas la journée. Le reste de la journée, invités ds une famille, c pour ça qu'on est resté un jour de + : on peut aisément y passer un jour de moins que ns (en courant un peu +).
NUIT au Diggi Palace
16ème jour Jaipur Visite du fort d'Amber : on a fait la montée à dos d'éléphants : complètement toutous mais c'est sympa… pourquoi se priver ! Soir : ciné au Raj Mandir (le plus grand ciné de l'Inde : très kitsh !) pour voir la superprod. du moment "Mangal Pandey, the rising" (c'est l'histoire du début du soulèvement des indiens contre l'occupation britannique : très chouette fresque historique et compréhensible puisque qques passages en anglais –sinon en hindi- et histoire somme tout simple, même si ça dure 3heures avec entracte. Un grand moment que je vous conseille fortement ! Les séances sont à 21h30, prendre ses billets dans l'après-midi (ou demander à son chauffeur de s'en charger si on veut gagner du temps).
NUIT au Diggi Palace
17ème jour Jaipur => Barathpur Visite le matin du Monkey Temple aux environs de Jaipur, pour voir les indiens prendre leurs bains (les femmes d'un côté, les hommes de l'autre) et laisser les singes venir prendre les cacahouètes dans notre main… Sur le chemin, visite de la ville morte de Fatehpur Sikri : il y a un morceau payant et un gratuit. Si l'entrée n'est pas donnée, le site vaut la peine de le voir en entier. Lorsqu'on arrive dans la partie gratuite où se trouve la grande mosquée et un mausolée de marbre, on est assailli par des guides et vendeurs en tout genre extrémement collants et pénibles...ça ns a presque gaché la fin de la visite...la première partie est elle trés reposante, on ballade tranquillement dans la ville abandonnée.
Arrivée à Barathpur, ville de la réserve des oiseaux Keoladeo Ghana national Park. Couchés tôt car visite le lendemain à 6h (pour voir un max d'oiseaux).
NUIT à l'hôtel The Birder's Inn 🙂: pas mal
18ème jour Barathpur => Delhi Visite de la réserve en vélo avec un guide ( c mieux car il vous montre les oiseaux que l'on ne distingue pas en passant trop vite : il a l'œil quoi !, prix fixes). Y aller tôt le matin pour voir un max d'animaux (mammifères aussi) et éviter la foule. Plutôt en vélo qu'en pousse pousse pour prendre les petits chemins.
Retour à Delhi, arrivée vers 16h à la guesthouse Yatri House 🤪: chaudement recommandée par le GdR… encore une fois exagéré (plutôt cher pour ce que c'est et je ne sais pas où ils ont trouvé le "certain cachet"…!). Un avantage : internet gratuit ! (mais pour ce que ça coute là bas… environ 40 Rs l'heure).
Repas au resto "The Spice Route" de l'Imperial Hôtel 🤪: très cher pour l'Inde, assez bon mais ne vaut pas le prix d'après nous (encore un mauvais point pour le GdR). Par contre, si vs avez 5 mn, déambuler dans l'hôtel est assez surprenant pour des routards… le très très grand luxe, très très cher !
19ème jour : Delhi Dernier shopping dans le Main Bazar à Pahar Ganj, tout ce que vous n'aurez pas trouvé avant est là. Virée à Connaught Place : rien d'intéressant, + cher qu'ailleurs, sauf pour la boutique Levis où les jeans et pantalons Dockers sont très peu chers par rapport à l'Europe (environ 1700 Rs).
Retour à l'hôtel pour finir les sacs…. Départ en taxi à 23h pour décoller à 2h15 le 20ème jour… si si il faut y aller 3 heures avant… vous verrez il y a 36 queues à faire ! Attention, c ravitaillé par les corbeaux, il n'y a rien dans la salle d'embarquement à part qques pauvres sandwichs à 100 Rs ! Pour le duty free pensez y avant de passer les douanes (on s'est fait avoir !).🙁🙁🙁--
Voilà vous savez tout ! Quelques astuces au passage: prix de la bouteille d'eau : de 10 à 20 Rs grand maximum (on a trouvé 8 Rs à Jaisalmer !) taxi prepaid aéroport-Delhi : 250 Rs pour trouver le prix en euros : enlever deux 0 et multiplier par 2 (1000 Rs ça fait 20 € environ).
Nous avons fait ce circuit sans courir comme des dingues, que les temps de transport étaient fort corrects (je conseille ce qu'on a fait, ni plus ni moins ds la journée à moins que vous ayez bcp de temps). Nous avons bien pris le temps dans chaque ville et sur chaque lieu de visite. Nous avons eu le temps de rencontrer les indiens qui nous ont invités par 3 fois chez eux. Ils sont trés ouverts et curieux des autres, trés accueillants. Si ça vous intéresse je vous raconterai la rencontre avec la famille du tailleur Dungar, la fête de la naissance de Khrishna dans la famille Soni de Bundi, les répétitions de musique du groupe des gitans du Rajasthan, la Dhoad... On est encore émus de ces rencontres. Il y eu aussi la mission OO7 pour le compte de Mister Phil, les diverses visites, la bonne cuisine et la tourista !
Bref, tout ce qui a fait de ces 3 semaines un voyage formidable !😉 Il nous tarde de revenir en Inde...🙂
Il nous tarde d'y retourner !
Mais pour y repartir un peu je vais vous relater notre parcours dans les grandes lignes. On approfondira ensemble !
En 19 jours complets sur place (21 avec les trajets France - Inde AR):-- 1er jour Delhi (Arrivée 7h20) => Agra Taxi prépaid de l'aéroport à la gare de New Delhi (250 Rs) pour aller réserver nos billets de train au Tourist Office qui se trouve au 1er étage (c toujours ouvert et pas de commission, ne pas croire les embrouilleurs de tout poil).
Direction Namaskar Hôtel ds le Main Bazar, juste en face de la gare, pour se rafraîchir et poser les sacs (200 Rs). Train de la gare Nizamuddin (il y a 3 gares à New Delhi) à 14h50 pour arrivée à Agra cant vers 17h.
NUIT au Sheela Hôtel 🙂: à 50 mètres de la porte Est du Taj Mahal ce qui est très important puisqu'il faut y aller à 6 h pour éviter la foule, au fond d'un petit jardin, calme dans cette ville de fous (qui ne vaut vraiment que pour le Taj; le fort rouge ne vaut pas le détour si vous allez dans le Rajasthan vous verrez 10 x mieux, peut être juste pour la vue sur le Taj ?). Il est prudent de réserver car il est très demandé.
2ème jour Agra => Nawalgar Visite du Taj et du fort Rouge le matin dès 6h..😎
Départ après le repas pour Nawalgar dans le Shekawati avec un taxi (compter au moins 5 h. de route)
NUIT à l'écolo farm Apani Dhani 🙂🙂🙂 de Nawalgar (800 Rs chbre double avec sdb): génial, dans des petits bungalows en pisé à la déco sobre et agréable, très propre et fonctionnant écologiquement (chauffe-eau et lumière solaire, tri des déchets), repas maison végétariens pris avec le maître de maison, un brahmane qui a vécu en Europe et parle très couramment le français. Une adresse à ne pas louper !!! Y passer au moins 2 nuits pour en profiter.
3ème jour Nawalgar => Mandawa => Old Parsrampura (cénotaphe) Visite du Shekawati avec l'association Apani Dhani ie grâce au "salarié" de l'écolo farm qui nous a expliqué les fresques des havelis et la mythologie hindouiste dans un cénotaphe particulièrement intéressant (ça vaut le coup de prendre cette formule, c'est un très bon guide fort instructif, et puis il vaut mieux être accompagné pour pouvoir entrer dans les havelis).
NUIT à Apani Dhani
4ème jour Nawalgar => Fathepur => Bikaner Départ en taxi avec stop à Fathepur pour visiter de nouvelles havelis (un gamin nous propose ses services pour la visite). Trajet d'environ 4h.
NUIT au Bhairon Vilas 🙂 (1000 Rs pour les chambres doubles les + chères) : bâtisse de 120 ans décorée de bric à brac ancien et de vieilles photos, jardin agréable ds lequel on sirote une bière en regardant un spectacle de marionnettes et où l'on peut manger (pas mal). Notre chambre double était immense avec vieux fauteuils etc., un certain charme mais j'ai préféré celle de nos amis (avec un lit à baldaquin !), donc en visiter plusieurs. NB : ne pas acheter de miniatures dans la boutique d'artiste de l'hôtel, vous trouverez aussi bien après et moins cher.
5ème jour Bikaner => Jaisalmer Visite du fort de Bikaner le matin sous une chaleur écrasante, pas mal.
Départ en taxi après le repas (5 h de route). Le taxi nous quitte ici.
NUIT au Jawahar Niwas Palace 🤪 (3000 Rs) : belle architecture, belle vue sur le désert et la ville mais trop cher pour ce que c : déco à l'anglaise un peu décatie et froide, sans grand charme, belle piscine… avec des algues ! (bah, on prend une douche après !). Par contre, le resto est excellent.
6ème jour Jaisalmer Ballade dans le fort, visite des temples jaïns (intimistes, très agréables, et rigolo de regarder les centaines de chauve-souris faire leur toilette…attention ça ferme à 12h !), shopping (là vous pouvez vous lâcher ! à condition de bien négocier.. vous aurez l'embarras du choix : couvertures de lit, patchwork, sacs, cuir, boutons de porte en céramique, carnet de route / photos recouverts de cuir, objets de "bronze" reproduisant anciennes serrures, lampes à huile, etc.) Vous pouvez aussi vous faire faire des habits par Dungar Ram le tourist tailor du marché (Pansari Bazar): il est adorable, adore bavarder avec les étrangers et travaille très très bien (il a pleins de modèles issus des commandes des touristes divers et pleins de tissus en réserve même si ça boutique fait 2 m2 !!!).
NUIT au Paradise Hotel 🙂 (1000 Rs pour la + belle chambre mais ça démarre vers les 200Rs) dans la citadelle : très sympa et bon accueil malgré ce qu'en dit le GdR (bonne connexion internet), les chambres ont des fenêtres avec vue sur le désert, le vent s'y engouffre pour vous rafraîchir ! Toit-terrasse pas mal. Le seul pb mais ce n'est pas du à cet hôtel, ce sont les chiens qui aboient toute la nuit en bas de la citadelle et les klaxons qui déchirent la nuit…et votre sommeil !
7ème jour Jaisalmer Départ le matin pour un camel safari de ….18 km ! On est partis direct de Jaisalmer pour ne pas payer la jeep qui est svt proposée (et prise des chameaux + loin) et profiter plus de la ballade… Mauvaise pioche ! On a "balladé" pendant 5 km au milieu d'une décharge à ciel ouvert (en fait chacun vient vider son petit camion et fait son petit tas au lieu d'en faire un gros… résultat ça s'étale sur des kms…) et passage à forte proximité du vaste champ d'éoliennes (pas terrible dans le paysage… et pourtant j'aime les éoliennes). Arrêt au groupe de cénotaphes de Bada Bagh, sympa. Continuation vers Amar Sagar (petit village avec temple jaïn), là on était complètement morts de chaud et mal au cul (12 km ds les pattes), on a même pas eu le courage de visiter… Retour vers Jaisalmer… OUF !🤪 Je conseille donc de faire maxi 5km à chameaux et d'aller plutôt aux dunes de Khuri et d'y passer la nuit (même si c touristique et même si vous paierez la jeep pour y aller). C'est dommage d'être passés à côté des dunes, faute de temps… 🙁🙁🙁
NUIT au Paradise Hotel
8ème jour Jaisalmer On garde la chambre jusqu'au train de nuit pour Jodhpur (départ à 23h15, arrivée à 5h15 en 3ème AC, très confortable, propre et calme). Attention ! Il faut quitter les hôtesl vers 9/10h sinon il vous font payer un espèce de prorata temporis voire un nuit en plus ! (au Paradise ils nous ont fait payer ½ prix) Visite de deux havelis : Patwah-ki-haveli (à ne pas louper) et Salam Singh Haveli (sympa aussi si vous avez la chance d'avoir le bon guide qui vous raconte pleins de trucs…). Shopping
9ème jour Jodhpur Notre nouveau chauffeur vient nous récupérer à la gare (sincèrement on aurait pu le prendre qu'à partir du lendemain, pas très utile rétrospectivement et on aurait gagné des sous parce que si c'était compté au km il y a aussi le calcul de la journée…).
Repos dans un heritage hôtel 🤪 (cad les vieilles havelis soit disant de caractère) conseillé par des frenchies : un peu cher pour une déco pas terrible (il nous ont fait payer une demi-journée en + pour notre arrivée à 5h30 ! Le seul atout : tout près du fort.
Shopping le matin, visite du Sardar bazar (il y a pas mal de boutiques d'antiquaires mais bien ouvrir l'œil et marchander !), ballade dans la ville bleue. Visite de la forteresse de Mehrangarh avec l'audio-guide : extra !!! Avec l'audio-guide on est replongé à l'époque des maharadjahs, au temps du faste, un voyage dans le temps exceptionnel, le fort est très bien conservé, belles pièces et bcp de mobilier, objets d'époque. Si vous ne visitez qu'un fort, c'est celui là !
Repas au resto "On the Rocks" : trés bon, trés beau cadre (jardin, romantique), chouette deco (pas que touristes étrangers ms aussi indiens), reposant… et on peut même y guincher ! (un bon point pour le GdR). NUIT au Harassar Haveli (qque chose ds le genre)
10ème jour Jodhpur => Ranakpur => Narlai Visite du petit Taj, le Jaswant Tada, sur la route du départ (joli, ¾ d'heure grand maxi de visite). Route vers Ranakpur en passant par le territoire des villages vishnois où les animaux se baladent tranquilles puisqu'on ne les dérange pas, virée sympa et reposante (rien à visiter, juste le paysages et les daims, etc.) Visite du temple jaïn de Ranakpur : impressionnant surtout avec ses colonnades, un peu trop touristique à mon goût (accueil pas sympa et blasé).
NUIT à l'hôtel Rawla Narlai 🙂🙂🙂🙂🙂, dans le village de Narlai : féerique, notre coup de cœur (3000 Rs petit déj' compris, ce qui n'est jamais le cas : et petit déj' pantagruélique…vs me comprendrez une fois en Inde) –merci le GdR ce coup-ci même si le commentaire n'est pas à la hauteur du lieu : chambre des 1001 nuits magnifiquement décorée, hyper romantique, sdb de marbre, sofas devant les chambres pour siroter le tchai en regardant la colline de granit, accueil très gentil, personnel empressé ms sympa en habits traditionnels, jardin très agréable avec sofas… Le soir repas du maharadjah dans un thali en argent sur le toit de l'hôtel à la bougie… (on était 3 couples ds l'hôtel… 3 tables seulement !) En y arrivant, thé de bienvenue puis pèlerinage en haut de la colline de granit (570 marches) pour rejoindre l'éléphant blanc qui la surmonte et contempler le superbe panorama (jusqu'au fort de Kumbalgarh). Ce fut un moment d'une grande spiritualité et de bcp de sérénité : on est revenus sur un petit nuage à l'hôtel… Si vous cherchez un palace de charme à l'écart des touristes (qui pullulent à Ranakpur), n'hésitez pas à faire le détour, je suis persuadée que vous ne le regretterez pas (ns on a regretté de n'y passer qu'une nuit !!!)
11ème jour Narlai => Khumphalgarh => Udaipur Départ pour Udaipur et stop à Khumbalgarh : fort impressionnant et vide de visiteurs, assez étrange, perdu ds les montagnes, différent.
NUIT au Jagat Niwas Hotel 🙂🤪 à Udaipur en bordure du lac Pichola et ds la vieille ville : on a pris une chambre avec alcôve donnant sur le lac… ne vaut pas le prix tant la déco est kitsh et sans charme (bravo aux commentaires du GdR et du LP souvent bcp trop laudatifs !). Si vous n'êtes pas argentés, prenez un truc + simple, voire tout proche de la vieille ville, ds le même ordre de prix, essayer l'Udai Kothi (avec lequel ns avons hésité et qui, selon des frenchies, était pas mal du tout (avec piscine). Si vous avez du budget palace n'hésitez pas à aller au Shiv Niwas Palace (chambres splendides avec vue sur le lac, piscine réellement fabuleuse) : un couple de jeunes français a réussi à bien négocier le prix de la chambre à cette époque.
12ème jour Udaipur Ballade sur les bords du lacs pour voir les enfants se baigner, les lavandières… Visite de la ville et du City Palace (pas terrible, à moins d'avoir du temps et de l'argent à dépenser…). Ballade au coucher du soleil sur le lac : très sympa, ça ça vaut le coup d'autant qu'on traverse le parc du City palace (y aller pour le dernier bateau de 18h, c là que c vraiment bien). Shopping : c'est ici que vous aurez le + grand choix de bijoux en argent (à Jaipur c plutôt les pierres, après ce sera à Delhi… plutôt dans le Main Bazar à Pahar Ganj', ce que j'ai du faire car rien acheté à Udaipur… j'ai bien failli le regretter !).
NUIT au Jagat Niwas Hotel
13ème jour Udaipur => Bundi Départ à 9h pour 4 heures de trajet sur une route pourrie (vraiment !) Petite ville charmante, peu touristique. Visite du Garh Palace ouvert depuis 3 ans… très peu de touristes… si on demande (et moyennant un petit backchich) on vous amène dans une partie couverte de fresques murales magnifiques non encore ouverte au public… Un grand moment de découverte… seul au monde ! (avec les singes envahissant les lieux)
NUIT au Haveli Braj Bushanjee : assez de charme mais pas exceptionnel (pas "superbement aménagé" comme exagère encore le GdR)
14ème jour Bundi => Jaipur Départ à 13h, arrivée vers 16/17h à Jaipur par route pourrie.
NUIT au Diggi Palace 🙂🙂: sans conteste la meilleure adresse de Jaipur, pour toutes les bourses, resto très bon, grand jardin très agréable et calme dans cette ville de fous (internet).
15ème jour Jaipur Visite de la ville : palais des vents, observatoire, city palace : sympa ms on y passe pas la journée. Le reste de la journée, invités ds une famille, c pour ça qu'on est resté un jour de + : on peut aisément y passer un jour de moins que ns (en courant un peu +).
NUIT au Diggi Palace
16ème jour Jaipur Visite du fort d'Amber : on a fait la montée à dos d'éléphants : complètement toutous mais c'est sympa… pourquoi se priver ! Soir : ciné au Raj Mandir (le plus grand ciné de l'Inde : très kitsh !) pour voir la superprod. du moment "Mangal Pandey, the rising" (c'est l'histoire du début du soulèvement des indiens contre l'occupation britannique : très chouette fresque historique et compréhensible puisque qques passages en anglais –sinon en hindi- et histoire somme tout simple, même si ça dure 3heures avec entracte. Un grand moment que je vous conseille fortement ! Les séances sont à 21h30, prendre ses billets dans l'après-midi (ou demander à son chauffeur de s'en charger si on veut gagner du temps).
NUIT au Diggi Palace
17ème jour Jaipur => Barathpur Visite le matin du Monkey Temple aux environs de Jaipur, pour voir les indiens prendre leurs bains (les femmes d'un côté, les hommes de l'autre) et laisser les singes venir prendre les cacahouètes dans notre main… Sur le chemin, visite de la ville morte de Fatehpur Sikri : il y a un morceau payant et un gratuit. Si l'entrée n'est pas donnée, le site vaut la peine de le voir en entier. Lorsqu'on arrive dans la partie gratuite où se trouve la grande mosquée et un mausolée de marbre, on est assailli par des guides et vendeurs en tout genre extrémement collants et pénibles...ça ns a presque gaché la fin de la visite...la première partie est elle trés reposante, on ballade tranquillement dans la ville abandonnée.
Arrivée à Barathpur, ville de la réserve des oiseaux Keoladeo Ghana national Park. Couchés tôt car visite le lendemain à 6h (pour voir un max d'oiseaux).
NUIT à l'hôtel The Birder's Inn 🙂: pas mal
18ème jour Barathpur => Delhi Visite de la réserve en vélo avec un guide ( c mieux car il vous montre les oiseaux que l'on ne distingue pas en passant trop vite : il a l'œil quoi !, prix fixes). Y aller tôt le matin pour voir un max d'animaux (mammifères aussi) et éviter la foule. Plutôt en vélo qu'en pousse pousse pour prendre les petits chemins.
Retour à Delhi, arrivée vers 16h à la guesthouse Yatri House 🤪: chaudement recommandée par le GdR… encore une fois exagéré (plutôt cher pour ce que c'est et je ne sais pas où ils ont trouvé le "certain cachet"…!). Un avantage : internet gratuit ! (mais pour ce que ça coute là bas… environ 40 Rs l'heure).
Repas au resto "The Spice Route" de l'Imperial Hôtel 🤪: très cher pour l'Inde, assez bon mais ne vaut pas le prix d'après nous (encore un mauvais point pour le GdR). Par contre, si vs avez 5 mn, déambuler dans l'hôtel est assez surprenant pour des routards… le très très grand luxe, très très cher !
19ème jour : Delhi Dernier shopping dans le Main Bazar à Pahar Ganj, tout ce que vous n'aurez pas trouvé avant est là. Virée à Connaught Place : rien d'intéressant, + cher qu'ailleurs, sauf pour la boutique Levis où les jeans et pantalons Dockers sont très peu chers par rapport à l'Europe (environ 1700 Rs).
Retour à l'hôtel pour finir les sacs…. Départ en taxi à 23h pour décoller à 2h15 le 20ème jour… si si il faut y aller 3 heures avant… vous verrez il y a 36 queues à faire ! Attention, c ravitaillé par les corbeaux, il n'y a rien dans la salle d'embarquement à part qques pauvres sandwichs à 100 Rs ! Pour le duty free pensez y avant de passer les douanes (on s'est fait avoir !).🙁🙁🙁--
Voilà vous savez tout ! Quelques astuces au passage: prix de la bouteille d'eau : de 10 à 20 Rs grand maximum (on a trouvé 8 Rs à Jaisalmer !) taxi prepaid aéroport-Delhi : 250 Rs pour trouver le prix en euros : enlever deux 0 et multiplier par 2 (1000 Rs ça fait 20 € environ).
Nous avons fait ce circuit sans courir comme des dingues, que les temps de transport étaient fort corrects (je conseille ce qu'on a fait, ni plus ni moins ds la journée à moins que vous ayez bcp de temps). Nous avons bien pris le temps dans chaque ville et sur chaque lieu de visite. Nous avons eu le temps de rencontrer les indiens qui nous ont invités par 3 fois chez eux. Ils sont trés ouverts et curieux des autres, trés accueillants. Si ça vous intéresse je vous raconterai la rencontre avec la famille du tailleur Dungar, la fête de la naissance de Khrishna dans la famille Soni de Bundi, les répétitions de musique du groupe des gitans du Rajasthan, la Dhoad... On est encore émus de ces rencontres. Il y eu aussi la mission OO7 pour le compte de Mister Phil, les diverses visites, la bonne cuisine et la tourista !
Bref, tout ce qui a fait de ces 3 semaines un voyage formidable !😉 Il nous tarde de revenir en Inde...🙂
Il nous tarde d'y retourner !
Voyage au Rajasthan en septembre English translation pending
Salut à tous les voyageurs !
Bon, ça y est, normalement, je m'échappe en Inde un mois du 5 septembre au 4 octobre. Je pars avec une copine... et un sac à dos.
Etant donné la période, c'est-à-dire fin de mousson, et donc normalement juste avant les masses de touristes, on pense aller au Nord, et bien sûr au Rajasthan. Mais on n'est pas contre une autre destination. 😉
Pour aller au Rajasthan, il est préférable d'arriver à New Delhi apparemment. Enfin, si vous avez des suggestions par rapport à cette époque de l'année pour visiter l'Inde, je suis preneur. Lâchez-vous. Si vous avez également des trajets à proposer. On compte rester 2 ou 3 jours par ville "importante".
Merci et à plus !
Bon, ça y est, normalement, je m'échappe en Inde un mois du 5 septembre au 4 octobre. Je pars avec une copine... et un sac à dos.
Etant donné la période, c'est-à-dire fin de mousson, et donc normalement juste avant les masses de touristes, on pense aller au Nord, et bien sûr au Rajasthan. Mais on n'est pas contre une autre destination. 😉
Pour aller au Rajasthan, il est préférable d'arriver à New Delhi apparemment. Enfin, si vous avez des suggestions par rapport à cette époque de l'année pour visiter l'Inde, je suis preneur. Lâchez-vous. Si vous avez également des trajets à proposer. On compte rester 2 ou 3 jours par ville "importante".
Merci et à plus !
Un drame indien English translation pending
namasté,
Sonia Ganhi a demandé aux parlementaires du parti du Congrès et à ses alliés de respecter sa décision de ne pas accepter le poste de premier ministre.
Des gens dans la rue ont menacé de se suicider (voir en première du Times of India cet homme avec le canon qu'il braque sur sa tempe). D'autres se sont effondrés en larmes et lamentations.
Un vrai drame à l'indienne qui nous promet probablement quelques rebondissements dignes des meilleurs films d'Amitabh Bachan.
Va-t-elle, vaincue par les suppliques de la foule déchirée, revenir sur sa décision ? Le jeune Rahul va-t-il être le héro de la dernière minute ?
Insoutenable !
Sonia Ganhi a demandé aux parlementaires du parti du Congrès et à ses alliés de respecter sa décision de ne pas accepter le poste de premier ministre.
Des gens dans la rue ont menacé de se suicider (voir en première du Times of India cet homme avec le canon qu'il braque sur sa tempe). D'autres se sont effondrés en larmes et lamentations.
Un vrai drame à l'indienne qui nous promet probablement quelques rebondissements dignes des meilleurs films d'Amitabh Bachan.
Va-t-elle, vaincue par les suppliques de la foule déchirée, revenir sur sa décision ? Le jeune Rahul va-t-il être le héro de la dernière minute ?
Insoutenable !
Bienvenue en Inde (une escale en enfer...) English translation pending
Un document terrible, impressionnant, une histoire "vécue" par Michel Benoît dont le livre vient de paraître aux éditions de La Martinière.
Je sors de cette lecture très éprouvante. Je connais assez bien l'Inde, mais heureusement pas celle décrite dans cet ouvrage hors du commun. Quelqu'un d'autre l'a-t-il lu aussi ?
Je sors de cette lecture très éprouvante. Je connais assez bien l'Inde, mais heureusement pas celle décrite dans cet ouvrage hors du commun. Quelqu'un d'autre l'a-t-il lu aussi ?
Vingt jours en Haryana, Punjab, Rajasthan English translation pending
13 juillet 2003 Paris
Air India. 7h de retard, le réservoir s'est vidé sur le sol de Roissy 🙁
14 juillet 2003
... la musique qui marche au pas cela ne me regarde pas...
Léger flottement pour le transit à Mumbai mais je dégotte enfin un avion pour Delhi. Il faut que je pense, pour l'année prochaine, à trouver un avion Mumbai Jodhpur. Je repère un touriste isolé. Delhi, environ 11h du matin. Je récupère mon sac à dos et mon touriste solitaire. Il est américain - Did you book an hotel ? - Non, il n'a rien prévu. - We can share a prepaid taxi and go to my hotel in Paharganj ? - Parfait. J'arrive avec Chris, j'ai de quoi donner un bon pourboire à notre chauffeur, un Sikh, et j'apporte un client comme promis à Surender Mohan (Sone pê Suhaga...). Pour 250 rps, à Delhi, la chambre est correcte. L'accueil est toujours bon, les deux frères et les employés toujours prêts à rendre service. Le Hare Krishna roof top restaurant à 250m sur la droite en débouchant dans Main Bazar me convient parfaitement. 15 juillet 13h Je vais à pied à la New Delhi Station. Les gens sont bien sages, la queue est parfaite, je ne vois qu'une seule tête. Je prend un ticket pour Kurukshetra, ville sainte de l'Haryana (te souvient-il des conseils prodigués par Krishna à Arjuna avant la grande castagne familiale ?) sise à 157 km au Nord de Delhi. Petit problème pour entrer dans le train. Bousculade de première, je perds mon clip solaire sans m'en rendre compte. Les gadgets pour playboy ne sont pas faits pour moi, je le savais depuis longtemps. Par contre, j'ai trouvé un siège. Quelques échanges un peu courts avec mes sympathiques voisins. je ferais bien de récupérer mon Hindi pour converser un peu plus... Arrivée à Kurukshetra. Je sors de la gare. J'achète un paquet de "Four Square", attention fumer du tabac nuit gravement à la santé. D'un autre côté, produire beaucoup de fumée à la tombée du jour protège du palu... Pas le temps de tirer deux bouffées qu'un local me demande où je veux aller. - Birla Mandir ? -. Autour de ce temple je sais qu' il est possible de trouver des dharamsalas. Il me propulse dans un rickshaw collectif et de dire au chauffeur - Birla Mandir, 5 rps -. Finie la cigarette reposante, la vie trépidante reprend. Bien, je suis face au temple. Une rue à gauche, une rue à droite. Droite, gauche, gauche droite... Prenons celle de droite. Un banc, deux chaises et quelques rudes travailleurs papotant gentiment devant le petit bureau de poste. - Äie, baithie ! - C'est demandé si gentiment que j'accepte volontiers la chaise qui m'est offerte. - Chaï pijie ! - Et un thé indien pour le touriste. En plus j'ai l'autorisation de boire aussi une cigarette (en Inde nous ne fumons pas, nous buvons la cigarette). Après quelques échanges, mon Hindi me revient, Om Parkash Garag, le chef du bureau de poste, boudha souriant, serein, je dirais même satisfait, m'accompagne au Jat Dharamsala qui se trouve juste derrière le bureau le poste. Visite de deux parmi les 471 chambres. Il est possible de choisir le dortoir. Tant que je ne dépasse pas 150 rps je peux m'offrir du luxe : fan et cooler, salle de bain spacieuse, de quoi accrocher ma moustiquaire, parfait. Allons remplir les formalités, passeport, visa... Le directeur, est du genre discret, bel homme avec un petit air malain. Il ne dit pas un mot. Il m'avouera plus tard qu'il comprend ce que nous disons mais qu'il préfère ne pas parler un mauvais anglais. Bon, il est temps de s'installer, moustiquaire, petite douche, fringues propres et me voilà dehors. Je m'offre une balade derrière le Birla Mandir. Là, un immense réservoir, le Brahma Samovar. Ce calme à la tombée de la nuit, cette immense étendue d'eau sacrée, tous ces gens qui flanent en papotant silencieusement, cette douce luminosité, je m'asseoie au bord de l'eau pour me rafraichir de cette paix partagée. Un étudiant, Kurukshetra abrite une université fameuse en Inde, me demande l'autorisation de me parler. Thick hai. Sujet assez commun : en gros le passé n'existe plus, le présent c'est tout juste, mais l'avenir ça compte un max. Bof, moi la philo... A peine le temps de lui expliquer que j'appartiens déjà au passé qu'il s'en va en se demandant s'il m'a bien rencontré. Bien, prenons la rue que j'ai délaissée à mon arrivée. Un petit Dhaba (en Hindi, une gargotte peut aussi s'appeler hotel...), son nom - Celebrate - attire mon attention. J'entre, namaste, et je découvre l'aubergiste, Sudesh, une fort belle femme. Phd de Sanskrit qu'elle est ! Je la sens un peu conservatrice. Néanmoins, je tente une légère approche (en Inde restons très très léger...). Conversation bien aimable. Diner très indien. Dodo. 16 juillet Kurukshetra Sucreries et chaï au petit déj chez le chaïwala d'à côté. Mon postier favori demande à un jeune garçon de m'accompagner au Panorama, un museum des sciences avec plein de gadgets pour faire des expériences de physique très divertissantes. Bon, passons au Shri Krishna museum lequel mérite bien deux bonnes heures. En plus des rappels nombreux au fameux sermon de Krishna à Arjun before le célèbre bain de sang (lisez la Bhagavad Gîtâ traduite du sanskrit par Anne-Marie Esnoul et Olivier Lacombe chez Points / Sagesses) plein de petites choses passionnantes à découvrir (non, je n'ai pas d'appareil photo, il va falloir vous déplacer...). C'est pas tout ça, le déjeuner m'attend... chez mon aimable Sudesh. Un moment délicieux à papoter tous les deux... Amateurs de vieilles pierres vous pouvez visiter, comme moi dans l'après-midi, le Sheikh Chehli Jalal Mausoleum. Un musée qui parle, entre autres, des récentes découvertes dans la mer au bord de la ville sainte de Dwarka (ville très agréable et paisible), Gujarat. C'est trop fort, Bhujh me revient. Bhujh, je pleure en revoyant le marché aux légumes, ses petites ruelles autour, ce barbier fraternel qui m'arrêta en me prenant par le coude pour me montrer les photos des touristes qu'il avait tant aimés. Même toi le gars avec qui je m'engueulais violemment dans la Guest house, même toi, j'aimerais te revoir pour qu'on se frotte encore un peu. Vous pensez que Dieu existe (la question est trop complexe pour ma petite tête) ? Où est-il celui qui a permis ce tremblement de terre violent et terriblement injuste ? Gros sur la patate... Visite d'un petit temple, les gamins s'amusent comme des petits fous dans le bassin. Retour au Birla mandir. Waouh, un touriste ! Il vient de Toronto. Bon, nous sommes là pour s'entraider. Je lui raconte la ville, il m'écoute poliment (ça change de la plupart des autres lesquels, en général, sourds à tout conseil occidental, préfèrent écouter les aimables garçons des rues qui leur préparent des entubages de première bourre. Rien de tel que sa propre expérience, non ?). Puis il me remercie, précisant au passage qu'il est originaire de Kurukshetra. Elle est bien bonne. Garag, notre postier, m'invite à prendre un pot chez lui. Famille très sympa. Bon, c'est pas tout ça, le devoir nous attend. Bus pour Joytisara, son et lumière... eh oui, toujours la même histoire, Krishna, Arjuna... mais en Hindi. Je m'accroche un peu et je décide rapidement de ne regarder que les images, les lumières en fait. Beaucoup de bruits et de fureurs... C'est décidé, je m'inscris aux Langues O dès la rentrée. Retour au bercail après avoir dîné dans une petite gargotte le long de la rue principale. Super bon ! Je dois indiquer aux touristes nécessiteux que le Jat Dharamsala sert 1000 repas gratuits et ceci deux fois par jour, midi et soir. 17 juillet Kurukshetra. Adieux, départ et arrivée à Fada City. Re-sucreries et chaï pour y faire trempette. Mon ami le postier insiste (il m'enverra par la suite des documents et téléphonera plusieurs fois à Paris) pour que je lui fasse une lettre en vue d'obtenir un visa... de 6 mois ! Que va en penser Sarkosette ? Petit tour pour les adieux et les cadeaux. - Ah, ma chère Sudesh, je suis bien triste (tiens, un petit flacon de parfum) - Et moi donc - dit-elle en me servant mon masala dosai. Essuyons les larmes, rickshaw pour Pipli où le bus pour Chandigarh devrait me prendre (à moins que ce ne soit l'inverse ?). Votre immense culture vous rappelle au souvenir du Fada, Le Corbusier qui a, entre autres divertissements, dessiné les plans de cette immense ville, capitale de deux états de l'Inde, l'Haryana et le Punjab. Ne faites pas comme moi, travaillez les itinéraires des bus, ça vous économisera du temps et de l'argent. Je vais au Panchayat Bhavan. Ma religion m'interdisant de dépasser les 150 roupies, je prend une chambre à 80 avec douche commune. Pas extraordinaire mais, moi, du moment que je peux installer ma moustiquaire... En bas, au resto de l'hôtel, thali à 20 roupies, excellent. 18 juillet Chandigarh Rock garden, un immense et magnifique jardin "à la facteur Cheval". Rien que pour croiser de jeunes indiennes prise en flagrant délit d'amour, se cachant dans les bras de l'heureux élu à mon passage, la visite vaut le coup. J'étais seul. La cafétaria propose des patisseries qu'elle n'a pas en stock et les paquets de biscuits ont, depuis longtemps, dépassé la date prescrite. La dame du bureau d'India Airlines est très aimable et très serviable. Si si, j'insiste. 19 juillet. Vers McLeodganj. 20-21 supporter McLeodganj... Espérant ne pas mourir complètement idiot, sur ma liste de villes possibles, j'ai inscrit celle-ci, un peu inquiet à l'idée de m'ensuquer dans un club à touristes. Chandigarh, Main bus stand. Je prend le bus 8 à la plate-forme 37 pour aller au bus stand 43. Je ne paye rien, gratuit ? Là je trouve un bus pour Dharamsala. Il est encore temps de revenir en arrière... Mais non, je m'enferre. Pour l'instant, tout va bien. Mais dans les derniers kilomètres le temps se gâte, il commence à pleuvoir sérieux. Changement de bus pour la montée à McLeodganj et l'arrivée : de rares rues avec des boutiques pour westerns dans tous les coins, des cowboys fonçant en moto dans ces chemins faits pour les vaches, les piétons et les enfants. J'ai envie de repartir mais je suis trempé. Deux jours pour sécher les vêtements... Pushkar, une nuit dans cette jolie ville m'avait largement comblé, Pushkar McLeodganj même conbat ! Deux villes qui sont superbes à 6h le matin, une bonne partie des touristes étant occupée à cuver la Kingfisher ou à se repérer dans la fumée des pétards. Non, ce n'est pas l'Inde et je n'aime vraiment pas du tout. Jame, Kashmiri, vendeur de bijoux (explique moi, avec ce que tu gagnes, où tu trouves de quoi manger, Jame ? Tu m'as l'air d'avoir une bien petite tension...) en face du Kailash, va faire de gros progrès aux échecs... s'il arrête de se déconcentrer en matant les mignonnes. Richard a une bien jolie petite fille et semble bien s'occuper des enfants du coin. Bon coeur. Fred, il a passé un an dans le coin il y a trois années de cela, est bien décu de ce que c'est devenu. Un frère d'amazonie passe dans la rue arborant un Tee shirt "Puerto Maldonado"... se demandant ce qu'il peut bien faire dans ce bled. Souvenirs... Petit tour entre deux averses en direction de Bhagsunath (un vrai de vrai, bien éclairé, dirait en prenant un air détaché "Bhagsu", j'suis du coin, quoi...). Bonne promenade. Du positif ? Des locaux gentils. Le Kailash hotel, personnel sympathique, mais construction un peu légère (vibrrrations quand les gens passent dans le couloir); Shambala, bon carott juice, laissez-vous tenter par la patisserie; Shangrila, à côté, très bon vegetable chowmein; McLleo, bonne cuisine indienne pour touriste et soirée éducative pour des enfants sikhs lesquels étaient là avec leurs parents : parmi quatre touristes très limites, l'un, avachi, les jambes dans l'allée, buvant sa bierre au goulot. Plus fréquent qu'on peut le penser. Tiens on vient de me conter la délicatesse de certains qui ont le bon goût, à Leh, Manali ou ailleurs, de déclarer de fausses pertes de lecteurs de CD (ou autres ustensiles) dans l'hotel où ils sont descendus, causant stupidement de gros torts à beaucoup de monde. De quoi pleurer, non ? J'ai revu ma compagne de trois jours de l'été 99, Hannah, une sacrée voyageuse. - Toi Hannah ? - Toi Jacques ? - Te souviens-tu de Kahjuraho, Agra, Mathura ? J'en soupire rien que d'y penser. Hannah est, depuis 2000, tour leader pour une agence hollandaise. Te revoir m'a mis du baume au coeur. Plus tard, à Amritsar, Karl de Manchester me dira que Dharamsala, Kotwali Bazar, aurait gardé un peu plus de son authenticité. Je précise que pour descendre à Kotwali bazar point n'est besoin d'attendre le bus. Pour une roupie de plus vous pouvez partager une jeep avec les gens du coin (un court moment d'indianité ne peut pas faire de mal, n'est-ce pas ?). Trois raisons valables pour justifier un tour à MacTruc 1) rencontrer éventuellement Hannah 2) vouloir méditer sévère avec les moines du château 3) savourer le bonheur intense de quitter MacMachin 22 juillet Echappée vers Amritsar Ouf, les vêtements sont secs, je suis libre ! Vivement le soleil d'Amritsar ! Lever 5h30, que cette ville est belle à cette heure là ! Attente du bus pour Manali, changement à Dharamsala pour celui de Pathankot. La route est très belle qui va vers l'Inde, la vraie. Pathankot. Je vais à pied du bus stand à la railway station. 1 km en plein cagna. Les rickshaw-valas ne me harcèlent pas outre mesure. Je dirais même qu'ils ont un certain sens de l'humour. Bref, la ville me semble déliceusement indienne, peu dégradée par le tourisme. Un bol d'air pur après les trois jours précédents. Je prend la file pour acheter mon ticket de train. Un jeune indien me passe devant. Sympa, je lui laisse trois secondes pour savourer l'intense bonheur de sa courte victoire. Une main ferme sur l'épaule droite, il se retourne et, dans le genre - just call me Uncle-ji - je lui fais un signe très convaincant comme quoi il serait bon de revenir un cran en arrière. Dans le doute il préfère se remettre derrière moi. Les vieux assis sur les bancs, accrochés à leur canne, jubilent, admiratifs. Non mais ! Rahul, mon nouveau et jeune, 21 ans, copain, partage mes cigarettes à la sortie de la gare (quelques jours plus tard, un policier, alors que nous fumions dans la police station d'Anoopgarh, m'a confié que fumer dans un espace public pouvait rapporter 1000 roupies d'amende et un mois de prison...). Rahul est vendeur dans un magasin de voitures et il en est très fier. Il prend le train lui aussi pour Amritsar car il doit porter une lettre importante dans une banque. Bousculade pour la montée dans le train. Rahul est trop tendre pour se battre pour un siège, et pas stratège pour un sou. Petit plaisir trop rare, une petite main me tripote la fesse droite. Quelle est la ravissante conquérante de mon joli postérieur (plein de taches de rousseurs) ? Mince, une vielle fripée qui tente de me faire la poche arrière. Un vrai serpent, elle se faufile avec sa fille, décue ne pas avoir réussi son affaire. Enfin, après 45 minutes de station debout nous trouvons un siège. Une famille indienne complète les quatres banquettes. En face de moi, en ordre décroissant de taille de la droite vers la gauche, trois jeunes filles de 18 à 15 ans, fort belles ma foi, et le petit frère qui dort, sa tête posée sur les cuisses de sa plus jeune soeur. Vous savez comment elles sont à cette âge là ? Pouffant de rire au moindre de mes gestes, répondant volontiers à mes sourires charmeurs (le satyre du 18ème qu'on m'appelle), voyage agréable... 22 juillet 16h environ, arrivée à Amritsar A la sortie je m'achète des cigarettes. Une accorte jeune femme aux formes généreuses me demande si je cherche quelque chose de précis. Je vois très bien ce qu'elle veut dire. Ma foi... Tout de même, je ne peux pas laisser Rahul sur le carreau pour la bagatelle. Je refuse, un peu à regret. Bof, elle avait bien le genre à faire payer ses charmes. Trop jeune pour ça (moi, pas elle !). Bon, nous décidons de nous séparer un instant. Rahul va à sa banque, moi à la Tourist guest house où il me rejoindra plus tard. Discussion acharnée avec un rickshaw-vala. - Tis rupae - Moi, je reste naturel, je fais le con, celui qui comprend mal l'Hindi - Tin rupae ? Ok -. Entre trente et trois roupies il y a de quoi bargainer. Nous étions arrivés à 20, en pleine descente, quand une voix s'élève - Patch ! -. Un rickshaw à pédale vient casser la baraque du mien en proposant cinq roupies. Triste qu'il est. Je lui pose une main fraternelle sur l'épaule - Das rupae ? - - Ok pour dix roupies -. Arrivé à l'hôtel je lui donne dix puis cinq de consolation. Tout le monde est content. Dépaquetage, installation de la moustiquaire (le coin semble propice aux folles activités de la femelle anophèle), petite douche et réception de Rahul revenu de la banque. Nous sortons, prenons une petite rue sur la gauche et entrons dans un dhaba pour nous faire une petite parantha (pensée émue pour Sandrine). Retour dans ma chambre, babillages entre garçons et adieu après échange d'adresses e-mail. Les gens de la guest house sont très accueillants, les moustiques et les puces aussi. Sam, un australien qui voyage depuis un an dit qu'il a perdu 20 kilos. Ca lui va plutôt bien. Kingfisher light et blabla avec Karl de Manchester, rasta blanc, musicien, accousticien et grand agnostique devant l'éternel. Curieux de tout qu'il est, surtout de l'Inde. Il n'y a pas que le blaireau du 10 Downing street en Angleterre, dieu merci ! 23 juillet Amritsar. La théorie de la mouche. Lessive, causette, Wagha Border (250 roupies) avec un jeune couple israélien. Je découvre au passage à quoi peuvent bien servir ces rouleaux de papier que les touristes trimballent avec eux : à éponger la sueur. Pas bête ma foi. Belle démonstration d'un nationalisme indien très agressif (nous le savions déjà, hélas !). Un homme danse, il est superbe, à la gloire de son pays, Bharat Mata-ji ! A la sortie des femmes entourent notre jeune amie, la touchent, gloussent avec elle. Bonne ambiance pour cette belle soirée. Retour à la guest house. Je rencontre un Punjabi. Je lui demande quelle ville je pourrais bien visiter au Punjab. Malout bien sûr. - Où habites-tu ? - Malout pardi ! - C'est décidé, sur la route vers le Rajasthan, Malout suivra Faridkot (prononcer Fridkôt). En discutant, Karl et moi tombons d'accord sur cette façon de voyager : fixer la carte de géo accrochée au mur. Attendre qu'une mouche se pose dessus. Plutôt que de l'écraser dégoulinante en une trace sanguinolante couvrant le chemin entre Amritsar et Ludhiana (conseil : empruntez à un jeune couple israélien le papier qui sert à éponger la sueur), repérez l'endroit qu'elle vient de désigner. Là vous avez la prochaine étape de votre voyage. Arrivée de Chris, un australien bien fatigué. Un baroudeur qui travaille de droite à gauche, la Chine, le Pérou, n'importe où dans ce vaste monde. Beau mec, la trentaine récente, léger accent du bush (désolé pour ce gros mot). Il va travailler au Pakistan. A demain, moi je vais faire dodo. 24 juillet Amritsar Longue, très longue et imprécise ballade avec Chris. Golden Temple puis le pélerinage au Jalawallian Barg où the fucking general Dyer donna l'ordre à la troupe de tirer sur une foule démunie. Entre ceux qui tombèrent sous les balles des colonisateurs et ceux qui se jetèrent dans le puit ce fut un véritable massacre. Depuis, la couronne britannique, égale à elle-même, a blanchi ce grand homme. Les nations riches, les nôtres, ont astucieusement massacré et continuent de massacrer directement ou indirectement, avec l'aide, très souvent, sinon la bénédiction ou le silence, de notre très sainte mère l'Eglise, bon nombre de populations pour leur piquer leurs richesses. C'est seulement un coup de pot que les francais ont perdu la bataille des Indes contre les anglais. Sinon, nous aurions certainement trouvé un bon BBS (béret baguette saucisson) pour cette sale besogne. Bon, retour laborieux à la Guest House et repas au Crystal. Air conditionné, très peu pour moi. Le riz à la vapeur de Chis est surprenant : 70 roupies, plus d'une journée de travail ! Franchement surfait. Préparation du départ et dodo. 25 Juillet - Amritsar Faridkot Mukstar Malout... Petit déjeuner. Michaela, une jeune et jolie teutonne arrive, 30 ans, fort bien faite de sa personne, joli sourire, très aimable, facile à faire rire malgré sa fatigue et son envie de prendre une douche. Je reste ? Allons, la route m'appelle, je la retrouverai, peut-être à Jaisalmer. Un peu tristounet tout de même.
Avec ma gueule de métèque, de juif errant de pâtre grec et mes cheveux aux quatre vents...
Faridkot à la recherche d'une chambre. Soit le Sanduz, 600 roupies, soit un Dharamsala, 30 roupies. Rien ne me convient, retour au bus stand. Un bus m'attend. Je suis très mal assis tourné vers le fond du bus. Que vois-je ? Une femme ! Hélas, assise à côté d'un beau Sikh (ils sont plutot costauds et pas du genre à badiner avec l'amour. Je me souviens d'avoir été confronté au choix délicieux de laisser tomber ma Babita d'amour ou de me faire trancher la gorge. Je suis toujours aussi lâche mais bien content d'être encore vivant...). Le bus fait une courte halte. Le beau Punjabi descend... seul. Petit signe discret à la dame... qui acquiesce. C'est mon jour. Mon dieu qu'elle est belle ! Elle parle un anglais parfait de cette voix envoutante qui laisse son homme pantelant. Je n'entend pas bien lui dis-je. Elle accepte que j'approche mon oreille de sa bouche (sa bouche, ses lèvres, ses yeux...). Elle est actrice me dit-elle. Par contre, mauvaise musique, elle est mariée. Pire, elle a choisi son homme et vice-versa. Je lui dit - Apki Boli bahut mithi hai aur Ap bahut sundar hai (votre voix est du miel et vous êtes vraiment très jolie) -. Elle arrive à rougir comme le font si bien les dames de bonne compagnie. Changement de bus a Mukstar. Plein de places libres. Je lui demande si elle veut toujours de moi. Oui dit-elle. Quel bonheur ! Hélas, certains jours, les bus indiens roulent beaucoup trop vite. Malout (pas ma loutte, Malout !) arrive. Nous descendons. Ma compagne hèle un rickshaw pour moi, fixe le prix et m'achève delicieusement - au cas où vous auriez des problèmes, mon numéro de téléphone est... -
... avec mes yeux tout délavés qui me donnent l'air de rêver moi qui ne rêve plus souvent... et je serai prince de sang rêveur ou bien adolescent comme il te plaira de choisir...
Malout. Mieux vaut connaître l'Hindi, surtout quand ils parlent Punjabi, la ville n'étant pas, mais vraiment pas, préparée au tourisme. Ville très moderne, très active avec une Wellfare association (Edward Ganj) très efficace. Edward Ganj Guest house, le super luxe à 125 roupies. Le Malwa hotel, sur GT road près des cinémas, le top des pure veg et pas cher du tout. Les gars de la Traifik Police logent aussi à la guest house, de gais lurons qui se marrent comme des collégiens en regardant les demoiselles danser à la télé (conservant avec peine leur lolos dans la trop petite pièce de tissus qui sert a cà). Bon, je ne vais pas attendre que ça tombe. Allons faire la lessive et remettons-nous aux cassettes d'hindi ! Pour l'instant, après 2 semaines, je tourne à pas loin de 8 euros par jour tout compris. Je ne peux pas me priver tout le temps de Kingfisher light ni de bons restaurants, quand même (et parfois, une petite piece au Ricksaw, quand il est sympa...). 26 juillet Malout Recherche d'une brosse à lessive, celle que j'ai achetée à Guayaramerim (Bolivie du Nord-Est) est restée en rade à Amritsar. Dans la supérette du coin personne ne parle anglais et je ne connais pas le mot en hindi. Tiens une brosse à dent. J'en prend une, fais semblant de me frotter le torse avec... Lumière ! Le gars se précipite sur une échelle, là je suis très inquiet, monte au premier, farfouille et redescend avec une brosse... à lessive. Enfin, le nom est écrit sur l'emballage : Deluxe Cloth Brush. Du Punjabi, probablement. 10 roupies. J'invite Surender, mon VRP d'Amritsar, au Malwa. Nous parlons de son travail. Il me dit, Malout est une petite ville, les salaires ne sont pas bien gros, beaucoup moins qu'à Ludhiana, par exemple. 5000 roupies par mois, mais il est content de sa vie. Heureux homme ! Bouffe plus qu'excellente mais, comme tous les indiens, il mange trop vite pour moi. Bien sûr, il insiste pour payer. Rien à faire, c'est lui qui gagne. Dodo. 27 juillet - Malout toujours Malout Je glande, petite causette mi-hindi mi-english. Et là arrive Goldy, mon Sikh à moi, mon pote le géant débonnaire grand-ouvreur-de-kingfischer-avec les dents-s'il vous plaît. Finis les problèmes d'hôtel à Fridkôt ! L'année prochaine, Delhi Fridkôt direct, dodo chez lui, pêche, alcools variées et divers autres péchés en perspectives. Grave de chez grave. Mes demoiselles chéries, il est grand, fort, beau avec un coeur en or, mon Goldy. Vous voulez que vous donne son numero de téléphone ? Surender m'a invité à dîner chez lui, j'apporte gulab jamon et rasgullah. Fallait pas, mais si, mais si. Je découvre le Kakri. Servir frais avec un filet de citron et un peu de sel au cas où. Simple, pas cher et très bon. Nous discutons de son prochain trajet de représentant en articles pour tracteur (Om Auto Store sur Gt road). J'entend Anoopgarh. Tilt - Tu es Punjabi et ma soeur est Rajasthani : je t'attends à Anoopgarh pour le 4 au soir et, là, je suis chez moi (rires), je t'invite pour dîner. Thick hai ! - La mouche vient de frapper sans prévenir. Je n'ai pas regardé ma carte de géo. Frimeur, j'ai laissé le Indian Handbook, le top des guides et de loin, à la maison : l'Inde ? Les doigts dans le nez mon pote ! Attendons la suite... 28 juillet. Repos à... Malout Mise à mort du temps qui passe et achat de fausses ray ban à 250 roupies. 29 Juillet - Malout/Punjab vers Anoopghar/Rajasthan Adieu Punjab ! Etat très très busy, riche, avec de belles récoltes et des gens travailleurs qui ne savent pas ce qu'est le tourisme destructeur. Heureux indiens ! Pour aller au garh d'Anoop deux possibilités, dirait la mouche : Malout, Dabwali, Suratgarh, Anoopgarh; Malout, Abohar, Ganganagarh, Anoopgarh. La première ligne de jeu imposant de prendre un rickshaw à Dabwali pour passer, semble-t-il, du bus stand du Punjab à celui de l'Haryana, je choisi la route la plus simple. Attention, prononcez bien Abohar, sinon vous allez rater le premier bus comme moi. Ceci dit, à quelque chose malheur est bon : j'ai eu les autres bus dans l'ordre à la seconde près. Me voici à Anoopgarh. Petite ballade (pourquoi ils me regardent tous comme ça ?), 800 m, du bus stand à la Pawan Guest house. 150 roupies la chambre. Moyen mais ca va. Douche, trempette pour le linge, sieste puis petit tour dehors. Un médecin m'interpelle de son échoppe. Il est catholique. Changgeet est son surnom. Il me conduit, quel succès je me paye dans cette ville, à la boutique de son frère médecin, lui aussi, et nous faisons causette. Voilà trois heures que je suis arrivé qu'une moto arrive me signalant que quelqu'un m'attend à la guest house. Allons-y ! Là, je suis invité à entrer dans une chambre. Un très beau jeune homme, l'air très futé, est installé nonchalamment, élégant dans sa posture négligée, sur un lit. En face, le patron de la guest house. Passeport ! Thick hai ! - Que faites-vous à Anoopgarh ? - Dans un anglais impeccable. J'ai bien envie de répondre que je n'en sais rien moi-même mais l'ambiance n'a pas l'air à la plaisanterie. - Je veux visiter le site de Kalibanga - Amusé mon James Bond - Et vous venez à 15 km de la frontière pakistanaise pour visiter un site qui se trouve à 110 km a l'Est ? - Pas amusé du tout que je suis. - Je ne savais pas, je n'ai pas regardé la carte (bien fait dit la mouche). De plus, j'ai invité mon ami de Malout à venir dîner dans une semaine -. Silence. - Quand avez-vous l'intention de visiter Kalibanga ? - Demain ou le jour suivant -. Là il parle en Hindi au proprio. J'arrive à comprendre le plus important - ... après demain le Chief Minister du Rajasthan vient a Anoopgarh - Ni une ni deux je propose après-demain. Sourire chez 007. On fraternise, il a 27 ans, il est officier de police et travaille en coopération avec la SBF (security border force) et il est très busy busy. Bon, on reste en contact ? Dîner chez le frère de Changgeet puis, malgré les propositions de passer la nuit chez lui, retour en moto à la Pawan GH. Dodo serein (après le brossage de dents, bien entendu). 30 Juillet - Anoopghar. Police station, chaï, samosa... Petit déjeuner, brossage de dents comme après chaque repas, puis visite à la Police station. Mon passeport intéresse tout le monde, mon billet de 50 euros, 2500 roupies, est épluché sur toutes les coutures. Chai, samosa, ek samosa, do samose. Causette - J'ai un copain à Bikaner, Himmat Singh Shekkawat ... - Crise de rires mais respect chez ce policier. On ne dit pas, semble-t-il, Himmat Singh Shekkawat mais Himmat Shekkawat Singh. - Et je suis moi-même un Shekkawat -. Bon, ayant parlé de mon (très puissant) ami je suis définitivement dans les petits papiers de la police. J'offre une cigarette, il accepte tout en m'expliquant comment la loi vient d'être renforcée, 1000 roupies et jusqu'à 1 mois de prison (là, à mon avis, c'est quand vous fumez dans une station de police). Je vais pour partir. - Mais non. Venez dire bonjour au Chef du secteur ! -. Bon, là je retrouve James. - Coucou comment vas-tu ? - First class ! - Le chef est amusé - Comme ca, ce monsieur gagne sa vie en jouant aux cartes ? - Il me sert la main, - nice to meet you - Au revoir -. Bon, je peux partir ? - Pas du tout mon bon ! Nous avons une jeep de service, permettez-nous ! - Confortable. Ceci a pris tout de même une matinée entière. Bien, y a pas que la police dans la vie. Découverte du Shiv Mishthan Bandar où je mange bon pour pas cher. Marcher dans Anoopgarh n'est pas chose aisée. Bien obligé de m'arrêter quand quelqu'un me souhaite la bienvenue. La vie est bien dure. Dame, touriste, c'est pas un métier facile qu'on fait là ! Bon, le soir arrive, Changgeet m'amène au Aashish Cold (cool ?) Café. Super sympa. Masala dosai et petit coca, 23 roupies. Je donne 25 et relance de 2 roupies pour le pourboire. Tordus de rires qu'ils sont ! Comment est-ce possible de vouloir payer plus cher ? Et là je réalise que je suis le premier touriste dans cette ville (en tout cas, depuis très longtemps). Je leur explique que je suis content et c'est ainsi que nous avons l'habitude de manifester notre plaisir d'avoir été bien servis. Je rencontre Lallit Chabra un jeune enseignant qui m'invite à visiter son école, après-demain, si possible. Dîner, brosse a dents, douche, dodo. 31 Juillet - Anoopgarh Kalibanga Anoopgarh Mes copains de la police station vont être contents : je prend le bus pour Pilibanga vers 6 h du matin. Attention, arrivés là, évitez les jeeps pour Kalibanga (30 roupies pour 6 km c'est du gangstérisme qu'il ne faut pas encourager); le bus pour Jensen (phonétique ?) vous dépose devant le museum de Kalibanga pour 3 roupies. D'autres bus vous amènent, pour le même prix, à un carrefour. Là, vous prenez la route à gauche et marchez 1 petit kilomètre pour arriver au musée. Deux galeries à visiter pour 2 roupies, dont une de photos, surtout de Chittorgarh. Ensuite, visite du vieux village, visite commentée dans un anglais très approximatif. Beau chantier ma foi ! Je rapporte une vieille pierre et un bout de bracelet (5000 ans). Je suis quand même épaté qu'un pays plutôt pauvre, comparé à la France, crée des institutions chargées de découvrir et protéger le partrimoine du pays. Peut-être pourrions-nous en parler à nos politiciens ? Créer un ministère... qu'on pourrait appeler ministère de la culture, par exemple ? Un gars du coin me propose ensuite un petit chaï et me ramène en moto à Pilibanga. Place assise dans le bus, sur la gauche près de la fenêtre. Le bus fait une halte. Je pose ma casquette sur mon siège côté fenêtre et vais acheter une bouteille d'eau minérale. Je reviens dans la minute : deux donzelles pas très classe sont assises à ma place. Plus de casquette. Je leur explique le problème. Pas de réponse. J'insiste, toujours rien. Grosse colère, pétage de plombs sévère - Mai police bulata hu ! -. Je prend la grande par le bras gauche - Jao ! -. Elles se cassent toutes les deux et, miracle, ma casquette tombe d'entre les jambes de celle qui était assise sur le siège à côté du mien. Un Monsieur me prend doucement par les épaules et me dit que ce n'est pas très bon pour la "blood pressure". Il a raison. Reprenons notre calme. Bon, retour a Anupgarh, le Chief Minister est parti, je peux entrer dans la ville. Fin de journée tranquille. 1 Aout - Anoopargh Le train train quotidien, petit déjeuner chez Aashish, retour à la guest house sans oublier de saluer mon ami Changeet, brossage de dents, petite douche, j'en passe et des meilleurs. Je sors, il fait très beau, et marche en direction du bus stand. Après 600m je découvre, sur ma gauche, l'école publique de mon nouvel ami, Lallit Chabra. Accueil du directeur dans son grand bureau. Sur le mur, de grandes images et ou photographies représentant les grands hommes de cette nation, les freedom fighters étant volontiers représentés le revolver à la main. Visite de toutes les classes. Séance géante d'autographes entouré par une multitude de bambins et bambines, 8/13 ans, complètement exités. Quelle ambiance ! Vers 17h, sur la télé de la clinique, nous découvrons que Jony Woqr (prononcer jony walker), le célèbre Charles Trenet indien, vient de mourrir après une vie trépidante bien remplie. En fin d'après-midi emplettes au marché. Nous achetons des khumbis (champignons), du kakri et autres légumes. Les pommes, au fil des ans, sont de plus en plus inaccessibles : 50 rps le kg de la moins bonne qualité; 120 celles d'Australie. Dîner chez Changgeet. Les familles catholiques semblent plus ouvertes que celles Hindous ou musulmanes. Je n'ai jamais vu, en Inde, des jeunes femmes d'une famille Hindou ou musulmane être autorisées à partager ainsi la soirée avec un étranger et surtout se montrer aussi proches, intéressées, enjouées... Retour en moto à la guest house. 2 Aout - Anoopgarh encore Anoopgarh... Je vous passe le petit déjeuner, le brossage..., la douche. Changgeet n'est pas encore arrivé. Comme son aide ne parle pas anglais, je vais chez le voisin, réparateur de vélo. Faut bien s'occuper, non ? La réparation d'une crevaison de vélo n'est pas donnée : 5 rps (à ce prix là autant réparer soi-même). Mon nouvel ami décide d'assembler une roue de motocyclette à partir d'un moyeu, d'une jante et des rayons. Fascinant, vous ne trouvez pas ? Changgeet arrive. Nous allons visiter l'école privée où va son rejeton. Là, çà coûte les yeux de la tête, 6000 rps par an. Deux enfants, 12000 rps donc. Considérez qu'un instituteur en milieu de carrière touche environ 5000 rps par mois et vous allez sans doute choisir l'école de la liberté, de la fraternité et de l'égalité... Des autographes, certes, mais les enfants sont plus réservés que ceux l'école publique. Un nouvel objectif, un challenge, se profile : obtenir de visiter demain le collège de jeunes filles (femmes, puisqu'entre 17 et 21 ans). Ce devrait être délicieux, non ? 3 Aout - Mon dieu, un étranger dans ma ville ! Bon, le cérémonial du matin est passé, je fini de prendre ma douche que l'on frappe à ma porte. Ils le savent, pourtant, que j'ai mes heures pour recevoir. Pas content, complètement nu, j'ouvre la porte en me cachant un peu. Un gars en uniforme, il semble gêné, me fait signe qu'il va m'attendre en bas... avec mon passeport. Bon, je me couvre et vais à la réception. Mon gars est là, assis à côté d'un notable vêtu d'une chola-pyjama, le chef en apparence. L'uniforme parle anglais, "forbidden", "authorization", ce qui fait quand même deux mots, alors que le boss lui n'a pas l'air de parler autre chose que l'hindi. Bon, je réalise que ne devrais pas être dans cette ville. Mais qui sont-ils ? Je termine ma toilette puis je vais chez Changgeet. Mes deux lascars sont en train de sortir de la boutique. L'aide est incapable (il ne veut pas ?) de m'expliquer ce qui se passe. Changgeet arrive, discute avec lui et m'apprend qu'il est attendu au bureau du C.I.D., central inquiry department. Il hésite à s'y rendre mais je lui conseille fermement d'obéir. Quand il revient, il est pâle, très inquiet. Le chef du C.I.D., celui qui a mis cinq jours pour découvrir qu'un terroriste potentiel trainait dans la ville et posait peut-être des bombes dans les écoles (l'Inde peut être inquiète pour sa sécurité), le super James Bond l'a bien prévenu : si je ne quitte pas la ville rapidement, il causera de gros problèmes à moi-même, au proprio de la guest house et, surtout, à Changgeet. En effet, comment a-t-il pu oser me faire visiter des familles... catholiques ? Là, ça sent trop le roussi. Je bats tous mes records : en moins de 30 minutes j'ai packé, trouvé un rikshaw pour le bus stand (3rps !) et choppé le bus de Bikaner qui sortait de la gare. L'arrivée au government bus stand de Bikaner vue par le rickshaw-vala. - Une barbe et des chevaux blancs qui sortent du bus. Un sac à dos ? Je me vois bien une petite commission dans un hotel à 100 rps près de la railway station. Chic ! Sir, I have cheap good hotels near railway station. 30 rps - Thanks, I have already an hotel just there on the other side of the road, the Sagar - No sir, not possible, too much expensive for you (1200 rps) - So I will go to the next one, the Laxmi Niwas Palace - J'ai le bonheur d'y être aussi un invité - No, no Sir, more impossible (200$) - So, I will try the Sagar - Et je traverse la route en direction du Sagar (je sais que ce bon Dinesh ne voudra pas que je paye, mais d'un autre côté, si je vais ailleurs, il sera fâché contre moi). Mon aimable rickshaw-vala n'a toujours pas compris comment je pouvais m'offrir un tel luxe. Comme disait mon très libéral de paternel - Bof, c'est bien connu, ces beatnicks, ils cachent des dollars dans leurs cheveux - Le premier tier de mon voyage, exploration en solitaire, vient de s'achever. Je ne pourrai pas inviter mon ami Surender de Malout (je lui donné un coup de téléphone à la Pawan GH). Direction vers le confort, ma famille de Bikaner puis, après Raksha Bhandan, le jour des frères et des soeurs le 12 août, celle de Jaisalmer. Plus question, d'ici le 1er septembre, la date d'arrivée de ma femme à Delhi, de payer une chambre d'hôtel. Il sera impossible de payer la blanchisserie, le restaurant, voir les coups de téléphone pour la France (même pour cela je vais devoir me battre !). L'hospitalité indienne... Mon calcul de coût journalier va donc s'arrêter là : tout compris, je suis exactement à 349 roupies par jour. Faut dire que je me suis pas privé...
Ce qui reste de ces vingt jours
Trois villes qui garderont longtemps leur authenticité : Kurukshetra, son Jat Dharamsala, le restaurant Celebrate et Sudesh, le Brahma Samovar et Omparkash Garag, le postier si aidant; sans oublier tous ces gens sympathiques que j'y ai rencontrés. Pas une ombre au tableau ! Malout, la Edward Ganj Wellfare Association, avec sa Guest house et ses autres activités de bienfaisance, le Malwa hotel, restaurant top de top, ma princesse, Surender Khurana mon ami VRP, les gais lurons de la traffic police et tous ces gens adorables. Anoopgarh et tous ses habitants sauf un (trouvez lequel). C'était trop facile d'aimer : quand vous êtes la vedette du village, avec tous ces curieux de vous connaître, si gentils... Ne faisons pas de jaloux : en face du Bus stand vous trouverez une guest house offrant les prix habituels du marché (250 pour une non ac; 450 pour une ac en ajoutant deux chambres dans ou à côté du Aashish cool Café. Belles chambres);
Plus que 53 jours de vacances ! du 3 août au 1er septembre, la vie de pacha au Rajasthan chez mes soeurs et mes frères; je vais goûter à nouveau au bang du Shiva temple, le meilleur et de loin; partager l'opium et le chaï au petit matin avec mon vieil ami qui ne parle pas un mot d'anglais (ce qu'on peut causer tous les deux... avec les yeux); boire de la Kingfisher light plus que de coutume; tuer le temps avec mes amis du fort et, quasiment, redevenir un vrai touriste. du 1er au 23 septembre, avec ma femme (Delhi, Bikaner, Jaisalmer, Jodhpur, Agra, Orchha, Khajuraho, Delhi, Paris).
Remerciements à François et à son équipe; à Sandrine, tendre mère poule pour les poussins voyageurs; à vous qui avez lu jusqu'au bout ce verbiage impolitiquement et non socialement correct (n'est-ce-pas, Christine, mon ange au coeur pur ?) et, surtout à tous les amis indiens et à tous ces touristes qui ont accepté, malgré mon caractère, de me tenir parfois compagnie.
... la musique qui marche au pas cela ne me regarde pas...
Léger flottement pour le transit à Mumbai mais je dégotte enfin un avion pour Delhi. Il faut que je pense, pour l'année prochaine, à trouver un avion Mumbai Jodhpur. Je repère un touriste isolé. Delhi, environ 11h du matin. Je récupère mon sac à dos et mon touriste solitaire. Il est américain - Did you book an hotel ? - Non, il n'a rien prévu. - We can share a prepaid taxi and go to my hotel in Paharganj ? - Parfait. J'arrive avec Chris, j'ai de quoi donner un bon pourboire à notre chauffeur, un Sikh, et j'apporte un client comme promis à Surender Mohan (Sone pê Suhaga...). Pour 250 rps, à Delhi, la chambre est correcte. L'accueil est toujours bon, les deux frères et les employés toujours prêts à rendre service. Le Hare Krishna roof top restaurant à 250m sur la droite en débouchant dans Main Bazar me convient parfaitement. 15 juillet 13h Je vais à pied à la New Delhi Station. Les gens sont bien sages, la queue est parfaite, je ne vois qu'une seule tête. Je prend un ticket pour Kurukshetra, ville sainte de l'Haryana (te souvient-il des conseils prodigués par Krishna à Arjuna avant la grande castagne familiale ?) sise à 157 km au Nord de Delhi. Petit problème pour entrer dans le train. Bousculade de première, je perds mon clip solaire sans m'en rendre compte. Les gadgets pour playboy ne sont pas faits pour moi, je le savais depuis longtemps. Par contre, j'ai trouvé un siège. Quelques échanges un peu courts avec mes sympathiques voisins. je ferais bien de récupérer mon Hindi pour converser un peu plus... Arrivée à Kurukshetra. Je sors de la gare. J'achète un paquet de "Four Square", attention fumer du tabac nuit gravement à la santé. D'un autre côté, produire beaucoup de fumée à la tombée du jour protège du palu... Pas le temps de tirer deux bouffées qu'un local me demande où je veux aller. - Birla Mandir ? -. Autour de ce temple je sais qu' il est possible de trouver des dharamsalas. Il me propulse dans un rickshaw collectif et de dire au chauffeur - Birla Mandir, 5 rps -. Finie la cigarette reposante, la vie trépidante reprend. Bien, je suis face au temple. Une rue à gauche, une rue à droite. Droite, gauche, gauche droite... Prenons celle de droite. Un banc, deux chaises et quelques rudes travailleurs papotant gentiment devant le petit bureau de poste. - Äie, baithie ! - C'est demandé si gentiment que j'accepte volontiers la chaise qui m'est offerte. - Chaï pijie ! - Et un thé indien pour le touriste. En plus j'ai l'autorisation de boire aussi une cigarette (en Inde nous ne fumons pas, nous buvons la cigarette). Après quelques échanges, mon Hindi me revient, Om Parkash Garag, le chef du bureau de poste, boudha souriant, serein, je dirais même satisfait, m'accompagne au Jat Dharamsala qui se trouve juste derrière le bureau le poste. Visite de deux parmi les 471 chambres. Il est possible de choisir le dortoir. Tant que je ne dépasse pas 150 rps je peux m'offrir du luxe : fan et cooler, salle de bain spacieuse, de quoi accrocher ma moustiquaire, parfait. Allons remplir les formalités, passeport, visa... Le directeur, est du genre discret, bel homme avec un petit air malain. Il ne dit pas un mot. Il m'avouera plus tard qu'il comprend ce que nous disons mais qu'il préfère ne pas parler un mauvais anglais. Bon, il est temps de s'installer, moustiquaire, petite douche, fringues propres et me voilà dehors. Je m'offre une balade derrière le Birla Mandir. Là, un immense réservoir, le Brahma Samovar. Ce calme à la tombée de la nuit, cette immense étendue d'eau sacrée, tous ces gens qui flanent en papotant silencieusement, cette douce luminosité, je m'asseoie au bord de l'eau pour me rafraichir de cette paix partagée. Un étudiant, Kurukshetra abrite une université fameuse en Inde, me demande l'autorisation de me parler. Thick hai. Sujet assez commun : en gros le passé n'existe plus, le présent c'est tout juste, mais l'avenir ça compte un max. Bof, moi la philo... A peine le temps de lui expliquer que j'appartiens déjà au passé qu'il s'en va en se demandant s'il m'a bien rencontré. Bien, prenons la rue que j'ai délaissée à mon arrivée. Un petit Dhaba (en Hindi, une gargotte peut aussi s'appeler hotel...), son nom - Celebrate - attire mon attention. J'entre, namaste, et je découvre l'aubergiste, Sudesh, une fort belle femme. Phd de Sanskrit qu'elle est ! Je la sens un peu conservatrice. Néanmoins, je tente une légère approche (en Inde restons très très léger...). Conversation bien aimable. Diner très indien. Dodo. 16 juillet Kurukshetra Sucreries et chaï au petit déj chez le chaïwala d'à côté. Mon postier favori demande à un jeune garçon de m'accompagner au Panorama, un museum des sciences avec plein de gadgets pour faire des expériences de physique très divertissantes. Bon, passons au Shri Krishna museum lequel mérite bien deux bonnes heures. En plus des rappels nombreux au fameux sermon de Krishna à Arjun before le célèbre bain de sang (lisez la Bhagavad Gîtâ traduite du sanskrit par Anne-Marie Esnoul et Olivier Lacombe chez Points / Sagesses) plein de petites choses passionnantes à découvrir (non, je n'ai pas d'appareil photo, il va falloir vous déplacer...). C'est pas tout ça, le déjeuner m'attend... chez mon aimable Sudesh. Un moment délicieux à papoter tous les deux... Amateurs de vieilles pierres vous pouvez visiter, comme moi dans l'après-midi, le Sheikh Chehli Jalal Mausoleum. Un musée qui parle, entre autres, des récentes découvertes dans la mer au bord de la ville sainte de Dwarka (ville très agréable et paisible), Gujarat. C'est trop fort, Bhujh me revient. Bhujh, je pleure en revoyant le marché aux légumes, ses petites ruelles autour, ce barbier fraternel qui m'arrêta en me prenant par le coude pour me montrer les photos des touristes qu'il avait tant aimés. Même toi le gars avec qui je m'engueulais violemment dans la Guest house, même toi, j'aimerais te revoir pour qu'on se frotte encore un peu. Vous pensez que Dieu existe (la question est trop complexe pour ma petite tête) ? Où est-il celui qui a permis ce tremblement de terre violent et terriblement injuste ? Gros sur la patate... Visite d'un petit temple, les gamins s'amusent comme des petits fous dans le bassin. Retour au Birla mandir. Waouh, un touriste ! Il vient de Toronto. Bon, nous sommes là pour s'entraider. Je lui raconte la ville, il m'écoute poliment (ça change de la plupart des autres lesquels, en général, sourds à tout conseil occidental, préfèrent écouter les aimables garçons des rues qui leur préparent des entubages de première bourre. Rien de tel que sa propre expérience, non ?). Puis il me remercie, précisant au passage qu'il est originaire de Kurukshetra. Elle est bien bonne. Garag, notre postier, m'invite à prendre un pot chez lui. Famille très sympa. Bon, c'est pas tout ça, le devoir nous attend. Bus pour Joytisara, son et lumière... eh oui, toujours la même histoire, Krishna, Arjuna... mais en Hindi. Je m'accroche un peu et je décide rapidement de ne regarder que les images, les lumières en fait. Beaucoup de bruits et de fureurs... C'est décidé, je m'inscris aux Langues O dès la rentrée. Retour au bercail après avoir dîné dans une petite gargotte le long de la rue principale. Super bon ! Je dois indiquer aux touristes nécessiteux que le Jat Dharamsala sert 1000 repas gratuits et ceci deux fois par jour, midi et soir. 17 juillet Kurukshetra. Adieux, départ et arrivée à Fada City. Re-sucreries et chaï pour y faire trempette. Mon ami le postier insiste (il m'enverra par la suite des documents et téléphonera plusieurs fois à Paris) pour que je lui fasse une lettre en vue d'obtenir un visa... de 6 mois ! Que va en penser Sarkosette ? Petit tour pour les adieux et les cadeaux. - Ah, ma chère Sudesh, je suis bien triste (tiens, un petit flacon de parfum) - Et moi donc - dit-elle en me servant mon masala dosai. Essuyons les larmes, rickshaw pour Pipli où le bus pour Chandigarh devrait me prendre (à moins que ce ne soit l'inverse ?). Votre immense culture vous rappelle au souvenir du Fada, Le Corbusier qui a, entre autres divertissements, dessiné les plans de cette immense ville, capitale de deux états de l'Inde, l'Haryana et le Punjab. Ne faites pas comme moi, travaillez les itinéraires des bus, ça vous économisera du temps et de l'argent. Je vais au Panchayat Bhavan. Ma religion m'interdisant de dépasser les 150 roupies, je prend une chambre à 80 avec douche commune. Pas extraordinaire mais, moi, du moment que je peux installer ma moustiquaire... En bas, au resto de l'hôtel, thali à 20 roupies, excellent. 18 juillet Chandigarh Rock garden, un immense et magnifique jardin "à la facteur Cheval". Rien que pour croiser de jeunes indiennes prise en flagrant délit d'amour, se cachant dans les bras de l'heureux élu à mon passage, la visite vaut le coup. J'étais seul. La cafétaria propose des patisseries qu'elle n'a pas en stock et les paquets de biscuits ont, depuis longtemps, dépassé la date prescrite. La dame du bureau d'India Airlines est très aimable et très serviable. Si si, j'insiste. 19 juillet. Vers McLeodganj. 20-21 supporter McLeodganj... Espérant ne pas mourir complètement idiot, sur ma liste de villes possibles, j'ai inscrit celle-ci, un peu inquiet à l'idée de m'ensuquer dans un club à touristes. Chandigarh, Main bus stand. Je prend le bus 8 à la plate-forme 37 pour aller au bus stand 43. Je ne paye rien, gratuit ? Là je trouve un bus pour Dharamsala. Il est encore temps de revenir en arrière... Mais non, je m'enferre. Pour l'instant, tout va bien. Mais dans les derniers kilomètres le temps se gâte, il commence à pleuvoir sérieux. Changement de bus pour la montée à McLeodganj et l'arrivée : de rares rues avec des boutiques pour westerns dans tous les coins, des cowboys fonçant en moto dans ces chemins faits pour les vaches, les piétons et les enfants. J'ai envie de repartir mais je suis trempé. Deux jours pour sécher les vêtements... Pushkar, une nuit dans cette jolie ville m'avait largement comblé, Pushkar McLeodganj même conbat ! Deux villes qui sont superbes à 6h le matin, une bonne partie des touristes étant occupée à cuver la Kingfisher ou à se repérer dans la fumée des pétards. Non, ce n'est pas l'Inde et je n'aime vraiment pas du tout. Jame, Kashmiri, vendeur de bijoux (explique moi, avec ce que tu gagnes, où tu trouves de quoi manger, Jame ? Tu m'as l'air d'avoir une bien petite tension...) en face du Kailash, va faire de gros progrès aux échecs... s'il arrête de se déconcentrer en matant les mignonnes. Richard a une bien jolie petite fille et semble bien s'occuper des enfants du coin. Bon coeur. Fred, il a passé un an dans le coin il y a trois années de cela, est bien décu de ce que c'est devenu. Un frère d'amazonie passe dans la rue arborant un Tee shirt "Puerto Maldonado"... se demandant ce qu'il peut bien faire dans ce bled. Souvenirs... Petit tour entre deux averses en direction de Bhagsunath (un vrai de vrai, bien éclairé, dirait en prenant un air détaché "Bhagsu", j'suis du coin, quoi...). Bonne promenade. Du positif ? Des locaux gentils. Le Kailash hotel, personnel sympathique, mais construction un peu légère (vibrrrations quand les gens passent dans le couloir); Shambala, bon carott juice, laissez-vous tenter par la patisserie; Shangrila, à côté, très bon vegetable chowmein; McLleo, bonne cuisine indienne pour touriste et soirée éducative pour des enfants sikhs lesquels étaient là avec leurs parents : parmi quatre touristes très limites, l'un, avachi, les jambes dans l'allée, buvant sa bierre au goulot. Plus fréquent qu'on peut le penser. Tiens on vient de me conter la délicatesse de certains qui ont le bon goût, à Leh, Manali ou ailleurs, de déclarer de fausses pertes de lecteurs de CD (ou autres ustensiles) dans l'hotel où ils sont descendus, causant stupidement de gros torts à beaucoup de monde. De quoi pleurer, non ? J'ai revu ma compagne de trois jours de l'été 99, Hannah, une sacrée voyageuse. - Toi Hannah ? - Toi Jacques ? - Te souviens-tu de Kahjuraho, Agra, Mathura ? J'en soupire rien que d'y penser. Hannah est, depuis 2000, tour leader pour une agence hollandaise. Te revoir m'a mis du baume au coeur. Plus tard, à Amritsar, Karl de Manchester me dira que Dharamsala, Kotwali Bazar, aurait gardé un peu plus de son authenticité. Je précise que pour descendre à Kotwali bazar point n'est besoin d'attendre le bus. Pour une roupie de plus vous pouvez partager une jeep avec les gens du coin (un court moment d'indianité ne peut pas faire de mal, n'est-ce pas ?). Trois raisons valables pour justifier un tour à MacTruc 1) rencontrer éventuellement Hannah 2) vouloir méditer sévère avec les moines du château 3) savourer le bonheur intense de quitter MacMachin 22 juillet Echappée vers Amritsar Ouf, les vêtements sont secs, je suis libre ! Vivement le soleil d'Amritsar ! Lever 5h30, que cette ville est belle à cette heure là ! Attente du bus pour Manali, changement à Dharamsala pour celui de Pathankot. La route est très belle qui va vers l'Inde, la vraie. Pathankot. Je vais à pied du bus stand à la railway station. 1 km en plein cagna. Les rickshaw-valas ne me harcèlent pas outre mesure. Je dirais même qu'ils ont un certain sens de l'humour. Bref, la ville me semble déliceusement indienne, peu dégradée par le tourisme. Un bol d'air pur après les trois jours précédents. Je prend la file pour acheter mon ticket de train. Un jeune indien me passe devant. Sympa, je lui laisse trois secondes pour savourer l'intense bonheur de sa courte victoire. Une main ferme sur l'épaule droite, il se retourne et, dans le genre - just call me Uncle-ji - je lui fais un signe très convaincant comme quoi il serait bon de revenir un cran en arrière. Dans le doute il préfère se remettre derrière moi. Les vieux assis sur les bancs, accrochés à leur canne, jubilent, admiratifs. Non mais ! Rahul, mon nouveau et jeune, 21 ans, copain, partage mes cigarettes à la sortie de la gare (quelques jours plus tard, un policier, alors que nous fumions dans la police station d'Anoopgarh, m'a confié que fumer dans un espace public pouvait rapporter 1000 roupies d'amende et un mois de prison...). Rahul est vendeur dans un magasin de voitures et il en est très fier. Il prend le train lui aussi pour Amritsar car il doit porter une lettre importante dans une banque. Bousculade pour la montée dans le train. Rahul est trop tendre pour se battre pour un siège, et pas stratège pour un sou. Petit plaisir trop rare, une petite main me tripote la fesse droite. Quelle est la ravissante conquérante de mon joli postérieur (plein de taches de rousseurs) ? Mince, une vielle fripée qui tente de me faire la poche arrière. Un vrai serpent, elle se faufile avec sa fille, décue ne pas avoir réussi son affaire. Enfin, après 45 minutes de station debout nous trouvons un siège. Une famille indienne complète les quatres banquettes. En face de moi, en ordre décroissant de taille de la droite vers la gauche, trois jeunes filles de 18 à 15 ans, fort belles ma foi, et le petit frère qui dort, sa tête posée sur les cuisses de sa plus jeune soeur. Vous savez comment elles sont à cette âge là ? Pouffant de rire au moindre de mes gestes, répondant volontiers à mes sourires charmeurs (le satyre du 18ème qu'on m'appelle), voyage agréable... 22 juillet 16h environ, arrivée à Amritsar A la sortie je m'achète des cigarettes. Une accorte jeune femme aux formes généreuses me demande si je cherche quelque chose de précis. Je vois très bien ce qu'elle veut dire. Ma foi... Tout de même, je ne peux pas laisser Rahul sur le carreau pour la bagatelle. Je refuse, un peu à regret. Bof, elle avait bien le genre à faire payer ses charmes. Trop jeune pour ça (moi, pas elle !). Bon, nous décidons de nous séparer un instant. Rahul va à sa banque, moi à la Tourist guest house où il me rejoindra plus tard. Discussion acharnée avec un rickshaw-vala. - Tis rupae - Moi, je reste naturel, je fais le con, celui qui comprend mal l'Hindi - Tin rupae ? Ok -. Entre trente et trois roupies il y a de quoi bargainer. Nous étions arrivés à 20, en pleine descente, quand une voix s'élève - Patch ! -. Un rickshaw à pédale vient casser la baraque du mien en proposant cinq roupies. Triste qu'il est. Je lui pose une main fraternelle sur l'épaule - Das rupae ? - - Ok pour dix roupies -. Arrivé à l'hôtel je lui donne dix puis cinq de consolation. Tout le monde est content. Dépaquetage, installation de la moustiquaire (le coin semble propice aux folles activités de la femelle anophèle), petite douche et réception de Rahul revenu de la banque. Nous sortons, prenons une petite rue sur la gauche et entrons dans un dhaba pour nous faire une petite parantha (pensée émue pour Sandrine). Retour dans ma chambre, babillages entre garçons et adieu après échange d'adresses e-mail. Les gens de la guest house sont très accueillants, les moustiques et les puces aussi. Sam, un australien qui voyage depuis un an dit qu'il a perdu 20 kilos. Ca lui va plutôt bien. Kingfisher light et blabla avec Karl de Manchester, rasta blanc, musicien, accousticien et grand agnostique devant l'éternel. Curieux de tout qu'il est, surtout de l'Inde. Il n'y a pas que le blaireau du 10 Downing street en Angleterre, dieu merci ! 23 juillet Amritsar. La théorie de la mouche. Lessive, causette, Wagha Border (250 roupies) avec un jeune couple israélien. Je découvre au passage à quoi peuvent bien servir ces rouleaux de papier que les touristes trimballent avec eux : à éponger la sueur. Pas bête ma foi. Belle démonstration d'un nationalisme indien très agressif (nous le savions déjà, hélas !). Un homme danse, il est superbe, à la gloire de son pays, Bharat Mata-ji ! A la sortie des femmes entourent notre jeune amie, la touchent, gloussent avec elle. Bonne ambiance pour cette belle soirée. Retour à la guest house. Je rencontre un Punjabi. Je lui demande quelle ville je pourrais bien visiter au Punjab. Malout bien sûr. - Où habites-tu ? - Malout pardi ! - C'est décidé, sur la route vers le Rajasthan, Malout suivra Faridkot (prononcer Fridkôt). En discutant, Karl et moi tombons d'accord sur cette façon de voyager : fixer la carte de géo accrochée au mur. Attendre qu'une mouche se pose dessus. Plutôt que de l'écraser dégoulinante en une trace sanguinolante couvrant le chemin entre Amritsar et Ludhiana (conseil : empruntez à un jeune couple israélien le papier qui sert à éponger la sueur), repérez l'endroit qu'elle vient de désigner. Là vous avez la prochaine étape de votre voyage. Arrivée de Chris, un australien bien fatigué. Un baroudeur qui travaille de droite à gauche, la Chine, le Pérou, n'importe où dans ce vaste monde. Beau mec, la trentaine récente, léger accent du bush (désolé pour ce gros mot). Il va travailler au Pakistan. A demain, moi je vais faire dodo. 24 juillet Amritsar Longue, très longue et imprécise ballade avec Chris. Golden Temple puis le pélerinage au Jalawallian Barg où the fucking general Dyer donna l'ordre à la troupe de tirer sur une foule démunie. Entre ceux qui tombèrent sous les balles des colonisateurs et ceux qui se jetèrent dans le puit ce fut un véritable massacre. Depuis, la couronne britannique, égale à elle-même, a blanchi ce grand homme. Les nations riches, les nôtres, ont astucieusement massacré et continuent de massacrer directement ou indirectement, avec l'aide, très souvent, sinon la bénédiction ou le silence, de notre très sainte mère l'Eglise, bon nombre de populations pour leur piquer leurs richesses. C'est seulement un coup de pot que les francais ont perdu la bataille des Indes contre les anglais. Sinon, nous aurions certainement trouvé un bon BBS (béret baguette saucisson) pour cette sale besogne. Bon, retour laborieux à la Guest House et repas au Crystal. Air conditionné, très peu pour moi. Le riz à la vapeur de Chis est surprenant : 70 roupies, plus d'une journée de travail ! Franchement surfait. Préparation du départ et dodo. 25 Juillet - Amritsar Faridkot Mukstar Malout... Petit déjeuner. Michaela, une jeune et jolie teutonne arrive, 30 ans, fort bien faite de sa personne, joli sourire, très aimable, facile à faire rire malgré sa fatigue et son envie de prendre une douche. Je reste ? Allons, la route m'appelle, je la retrouverai, peut-être à Jaisalmer. Un peu tristounet tout de même.
Avec ma gueule de métèque, de juif errant de pâtre grec et mes cheveux aux quatre vents...
Faridkot à la recherche d'une chambre. Soit le Sanduz, 600 roupies, soit un Dharamsala, 30 roupies. Rien ne me convient, retour au bus stand. Un bus m'attend. Je suis très mal assis tourné vers le fond du bus. Que vois-je ? Une femme ! Hélas, assise à côté d'un beau Sikh (ils sont plutot costauds et pas du genre à badiner avec l'amour. Je me souviens d'avoir été confronté au choix délicieux de laisser tomber ma Babita d'amour ou de me faire trancher la gorge. Je suis toujours aussi lâche mais bien content d'être encore vivant...). Le bus fait une courte halte. Le beau Punjabi descend... seul. Petit signe discret à la dame... qui acquiesce. C'est mon jour. Mon dieu qu'elle est belle ! Elle parle un anglais parfait de cette voix envoutante qui laisse son homme pantelant. Je n'entend pas bien lui dis-je. Elle accepte que j'approche mon oreille de sa bouche (sa bouche, ses lèvres, ses yeux...). Elle est actrice me dit-elle. Par contre, mauvaise musique, elle est mariée. Pire, elle a choisi son homme et vice-versa. Je lui dit - Apki Boli bahut mithi hai aur Ap bahut sundar hai (votre voix est du miel et vous êtes vraiment très jolie) -. Elle arrive à rougir comme le font si bien les dames de bonne compagnie. Changement de bus a Mukstar. Plein de places libres. Je lui demande si elle veut toujours de moi. Oui dit-elle. Quel bonheur ! Hélas, certains jours, les bus indiens roulent beaucoup trop vite. Malout (pas ma loutte, Malout !) arrive. Nous descendons. Ma compagne hèle un rickshaw pour moi, fixe le prix et m'achève delicieusement - au cas où vous auriez des problèmes, mon numéro de téléphone est... -
... avec mes yeux tout délavés qui me donnent l'air de rêver moi qui ne rêve plus souvent... et je serai prince de sang rêveur ou bien adolescent comme il te plaira de choisir...
Malout. Mieux vaut connaître l'Hindi, surtout quand ils parlent Punjabi, la ville n'étant pas, mais vraiment pas, préparée au tourisme. Ville très moderne, très active avec une Wellfare association (Edward Ganj) très efficace. Edward Ganj Guest house, le super luxe à 125 roupies. Le Malwa hotel, sur GT road près des cinémas, le top des pure veg et pas cher du tout. Les gars de la Traifik Police logent aussi à la guest house, de gais lurons qui se marrent comme des collégiens en regardant les demoiselles danser à la télé (conservant avec peine leur lolos dans la trop petite pièce de tissus qui sert a cà). Bon, je ne vais pas attendre que ça tombe. Allons faire la lessive et remettons-nous aux cassettes d'hindi ! Pour l'instant, après 2 semaines, je tourne à pas loin de 8 euros par jour tout compris. Je ne peux pas me priver tout le temps de Kingfisher light ni de bons restaurants, quand même (et parfois, une petite piece au Ricksaw, quand il est sympa...). 26 juillet Malout Recherche d'une brosse à lessive, celle que j'ai achetée à Guayaramerim (Bolivie du Nord-Est) est restée en rade à Amritsar. Dans la supérette du coin personne ne parle anglais et je ne connais pas le mot en hindi. Tiens une brosse à dent. J'en prend une, fais semblant de me frotter le torse avec... Lumière ! Le gars se précipite sur une échelle, là je suis très inquiet, monte au premier, farfouille et redescend avec une brosse... à lessive. Enfin, le nom est écrit sur l'emballage : Deluxe Cloth Brush. Du Punjabi, probablement. 10 roupies. J'invite Surender, mon VRP d'Amritsar, au Malwa. Nous parlons de son travail. Il me dit, Malout est une petite ville, les salaires ne sont pas bien gros, beaucoup moins qu'à Ludhiana, par exemple. 5000 roupies par mois, mais il est content de sa vie. Heureux homme ! Bouffe plus qu'excellente mais, comme tous les indiens, il mange trop vite pour moi. Bien sûr, il insiste pour payer. Rien à faire, c'est lui qui gagne. Dodo. 27 juillet - Malout toujours Malout Je glande, petite causette mi-hindi mi-english. Et là arrive Goldy, mon Sikh à moi, mon pote le géant débonnaire grand-ouvreur-de-kingfischer-avec les dents-s'il vous plaît. Finis les problèmes d'hôtel à Fridkôt ! L'année prochaine, Delhi Fridkôt direct, dodo chez lui, pêche, alcools variées et divers autres péchés en perspectives. Grave de chez grave. Mes demoiselles chéries, il est grand, fort, beau avec un coeur en or, mon Goldy. Vous voulez que vous donne son numero de téléphone ? Surender m'a invité à dîner chez lui, j'apporte gulab jamon et rasgullah. Fallait pas, mais si, mais si. Je découvre le Kakri. Servir frais avec un filet de citron et un peu de sel au cas où. Simple, pas cher et très bon. Nous discutons de son prochain trajet de représentant en articles pour tracteur (Om Auto Store sur Gt road). J'entend Anoopgarh. Tilt - Tu es Punjabi et ma soeur est Rajasthani : je t'attends à Anoopgarh pour le 4 au soir et, là, je suis chez moi (rires), je t'invite pour dîner. Thick hai ! - La mouche vient de frapper sans prévenir. Je n'ai pas regardé ma carte de géo. Frimeur, j'ai laissé le Indian Handbook, le top des guides et de loin, à la maison : l'Inde ? Les doigts dans le nez mon pote ! Attendons la suite... 28 juillet. Repos à... Malout Mise à mort du temps qui passe et achat de fausses ray ban à 250 roupies. 29 Juillet - Malout/Punjab vers Anoopghar/Rajasthan Adieu Punjab ! Etat très très busy, riche, avec de belles récoltes et des gens travailleurs qui ne savent pas ce qu'est le tourisme destructeur. Heureux indiens ! Pour aller au garh d'Anoop deux possibilités, dirait la mouche : Malout, Dabwali, Suratgarh, Anoopgarh; Malout, Abohar, Ganganagarh, Anoopgarh. La première ligne de jeu imposant de prendre un rickshaw à Dabwali pour passer, semble-t-il, du bus stand du Punjab à celui de l'Haryana, je choisi la route la plus simple. Attention, prononcez bien Abohar, sinon vous allez rater le premier bus comme moi. Ceci dit, à quelque chose malheur est bon : j'ai eu les autres bus dans l'ordre à la seconde près. Me voici à Anoopgarh. Petite ballade (pourquoi ils me regardent tous comme ça ?), 800 m, du bus stand à la Pawan Guest house. 150 roupies la chambre. Moyen mais ca va. Douche, trempette pour le linge, sieste puis petit tour dehors. Un médecin m'interpelle de son échoppe. Il est catholique. Changgeet est son surnom. Il me conduit, quel succès je me paye dans cette ville, à la boutique de son frère médecin, lui aussi, et nous faisons causette. Voilà trois heures que je suis arrivé qu'une moto arrive me signalant que quelqu'un m'attend à la guest house. Allons-y ! Là, je suis invité à entrer dans une chambre. Un très beau jeune homme, l'air très futé, est installé nonchalamment, élégant dans sa posture négligée, sur un lit. En face, le patron de la guest house. Passeport ! Thick hai ! - Que faites-vous à Anoopgarh ? - Dans un anglais impeccable. J'ai bien envie de répondre que je n'en sais rien moi-même mais l'ambiance n'a pas l'air à la plaisanterie. - Je veux visiter le site de Kalibanga - Amusé mon James Bond - Et vous venez à 15 km de la frontière pakistanaise pour visiter un site qui se trouve à 110 km a l'Est ? - Pas amusé du tout que je suis. - Je ne savais pas, je n'ai pas regardé la carte (bien fait dit la mouche). De plus, j'ai invité mon ami de Malout à venir dîner dans une semaine -. Silence. - Quand avez-vous l'intention de visiter Kalibanga ? - Demain ou le jour suivant -. Là il parle en Hindi au proprio. J'arrive à comprendre le plus important - ... après demain le Chief Minister du Rajasthan vient a Anoopgarh - Ni une ni deux je propose après-demain. Sourire chez 007. On fraternise, il a 27 ans, il est officier de police et travaille en coopération avec la SBF (security border force) et il est très busy busy. Bon, on reste en contact ? Dîner chez le frère de Changgeet puis, malgré les propositions de passer la nuit chez lui, retour en moto à la Pawan GH. Dodo serein (après le brossage de dents, bien entendu). 30 Juillet - Anoopghar. Police station, chaï, samosa... Petit déjeuner, brossage de dents comme après chaque repas, puis visite à la Police station. Mon passeport intéresse tout le monde, mon billet de 50 euros, 2500 roupies, est épluché sur toutes les coutures. Chai, samosa, ek samosa, do samose. Causette - J'ai un copain à Bikaner, Himmat Singh Shekkawat ... - Crise de rires mais respect chez ce policier. On ne dit pas, semble-t-il, Himmat Singh Shekkawat mais Himmat Shekkawat Singh. - Et je suis moi-même un Shekkawat -. Bon, ayant parlé de mon (très puissant) ami je suis définitivement dans les petits papiers de la police. J'offre une cigarette, il accepte tout en m'expliquant comment la loi vient d'être renforcée, 1000 roupies et jusqu'à 1 mois de prison (là, à mon avis, c'est quand vous fumez dans une station de police). Je vais pour partir. - Mais non. Venez dire bonjour au Chef du secteur ! -. Bon, là je retrouve James. - Coucou comment vas-tu ? - First class ! - Le chef est amusé - Comme ca, ce monsieur gagne sa vie en jouant aux cartes ? - Il me sert la main, - nice to meet you - Au revoir -. Bon, je peux partir ? - Pas du tout mon bon ! Nous avons une jeep de service, permettez-nous ! - Confortable. Ceci a pris tout de même une matinée entière. Bien, y a pas que la police dans la vie. Découverte du Shiv Mishthan Bandar où je mange bon pour pas cher. Marcher dans Anoopgarh n'est pas chose aisée. Bien obligé de m'arrêter quand quelqu'un me souhaite la bienvenue. La vie est bien dure. Dame, touriste, c'est pas un métier facile qu'on fait là ! Bon, le soir arrive, Changgeet m'amène au Aashish Cold (cool ?) Café. Super sympa. Masala dosai et petit coca, 23 roupies. Je donne 25 et relance de 2 roupies pour le pourboire. Tordus de rires qu'ils sont ! Comment est-ce possible de vouloir payer plus cher ? Et là je réalise que je suis le premier touriste dans cette ville (en tout cas, depuis très longtemps). Je leur explique que je suis content et c'est ainsi que nous avons l'habitude de manifester notre plaisir d'avoir été bien servis. Je rencontre Lallit Chabra un jeune enseignant qui m'invite à visiter son école, après-demain, si possible. Dîner, brosse a dents, douche, dodo. 31 Juillet - Anoopgarh Kalibanga Anoopgarh Mes copains de la police station vont être contents : je prend le bus pour Pilibanga vers 6 h du matin. Attention, arrivés là, évitez les jeeps pour Kalibanga (30 roupies pour 6 km c'est du gangstérisme qu'il ne faut pas encourager); le bus pour Jensen (phonétique ?) vous dépose devant le museum de Kalibanga pour 3 roupies. D'autres bus vous amènent, pour le même prix, à un carrefour. Là, vous prenez la route à gauche et marchez 1 petit kilomètre pour arriver au musée. Deux galeries à visiter pour 2 roupies, dont une de photos, surtout de Chittorgarh. Ensuite, visite du vieux village, visite commentée dans un anglais très approximatif. Beau chantier ma foi ! Je rapporte une vieille pierre et un bout de bracelet (5000 ans). Je suis quand même épaté qu'un pays plutôt pauvre, comparé à la France, crée des institutions chargées de découvrir et protéger le partrimoine du pays. Peut-être pourrions-nous en parler à nos politiciens ? Créer un ministère... qu'on pourrait appeler ministère de la culture, par exemple ? Un gars du coin me propose ensuite un petit chaï et me ramène en moto à Pilibanga. Place assise dans le bus, sur la gauche près de la fenêtre. Le bus fait une halte. Je pose ma casquette sur mon siège côté fenêtre et vais acheter une bouteille d'eau minérale. Je reviens dans la minute : deux donzelles pas très classe sont assises à ma place. Plus de casquette. Je leur explique le problème. Pas de réponse. J'insiste, toujours rien. Grosse colère, pétage de plombs sévère - Mai police bulata hu ! -. Je prend la grande par le bras gauche - Jao ! -. Elles se cassent toutes les deux et, miracle, ma casquette tombe d'entre les jambes de celle qui était assise sur le siège à côté du mien. Un Monsieur me prend doucement par les épaules et me dit que ce n'est pas très bon pour la "blood pressure". Il a raison. Reprenons notre calme. Bon, retour a Anupgarh, le Chief Minister est parti, je peux entrer dans la ville. Fin de journée tranquille. 1 Aout - Anoopargh Le train train quotidien, petit déjeuner chez Aashish, retour à la guest house sans oublier de saluer mon ami Changeet, brossage de dents, petite douche, j'en passe et des meilleurs. Je sors, il fait très beau, et marche en direction du bus stand. Après 600m je découvre, sur ma gauche, l'école publique de mon nouvel ami, Lallit Chabra. Accueil du directeur dans son grand bureau. Sur le mur, de grandes images et ou photographies représentant les grands hommes de cette nation, les freedom fighters étant volontiers représentés le revolver à la main. Visite de toutes les classes. Séance géante d'autographes entouré par une multitude de bambins et bambines, 8/13 ans, complètement exités. Quelle ambiance ! Vers 17h, sur la télé de la clinique, nous découvrons que Jony Woqr (prononcer jony walker), le célèbre Charles Trenet indien, vient de mourrir après une vie trépidante bien remplie. En fin d'après-midi emplettes au marché. Nous achetons des khumbis (champignons), du kakri et autres légumes. Les pommes, au fil des ans, sont de plus en plus inaccessibles : 50 rps le kg de la moins bonne qualité; 120 celles d'Australie. Dîner chez Changgeet. Les familles catholiques semblent plus ouvertes que celles Hindous ou musulmanes. Je n'ai jamais vu, en Inde, des jeunes femmes d'une famille Hindou ou musulmane être autorisées à partager ainsi la soirée avec un étranger et surtout se montrer aussi proches, intéressées, enjouées... Retour en moto à la guest house. 2 Aout - Anoopgarh encore Anoopgarh... Je vous passe le petit déjeuner, le brossage..., la douche. Changgeet n'est pas encore arrivé. Comme son aide ne parle pas anglais, je vais chez le voisin, réparateur de vélo. Faut bien s'occuper, non ? La réparation d'une crevaison de vélo n'est pas donnée : 5 rps (à ce prix là autant réparer soi-même). Mon nouvel ami décide d'assembler une roue de motocyclette à partir d'un moyeu, d'une jante et des rayons. Fascinant, vous ne trouvez pas ? Changgeet arrive. Nous allons visiter l'école privée où va son rejeton. Là, çà coûte les yeux de la tête, 6000 rps par an. Deux enfants, 12000 rps donc. Considérez qu'un instituteur en milieu de carrière touche environ 5000 rps par mois et vous allez sans doute choisir l'école de la liberté, de la fraternité et de l'égalité... Des autographes, certes, mais les enfants sont plus réservés que ceux l'école publique. Un nouvel objectif, un challenge, se profile : obtenir de visiter demain le collège de jeunes filles (femmes, puisqu'entre 17 et 21 ans). Ce devrait être délicieux, non ? 3 Aout - Mon dieu, un étranger dans ma ville ! Bon, le cérémonial du matin est passé, je fini de prendre ma douche que l'on frappe à ma porte. Ils le savent, pourtant, que j'ai mes heures pour recevoir. Pas content, complètement nu, j'ouvre la porte en me cachant un peu. Un gars en uniforme, il semble gêné, me fait signe qu'il va m'attendre en bas... avec mon passeport. Bon, je me couvre et vais à la réception. Mon gars est là, assis à côté d'un notable vêtu d'une chola-pyjama, le chef en apparence. L'uniforme parle anglais, "forbidden", "authorization", ce qui fait quand même deux mots, alors que le boss lui n'a pas l'air de parler autre chose que l'hindi. Bon, je réalise que ne devrais pas être dans cette ville. Mais qui sont-ils ? Je termine ma toilette puis je vais chez Changgeet. Mes deux lascars sont en train de sortir de la boutique. L'aide est incapable (il ne veut pas ?) de m'expliquer ce qui se passe. Changgeet arrive, discute avec lui et m'apprend qu'il est attendu au bureau du C.I.D., central inquiry department. Il hésite à s'y rendre mais je lui conseille fermement d'obéir. Quand il revient, il est pâle, très inquiet. Le chef du C.I.D., celui qui a mis cinq jours pour découvrir qu'un terroriste potentiel trainait dans la ville et posait peut-être des bombes dans les écoles (l'Inde peut être inquiète pour sa sécurité), le super James Bond l'a bien prévenu : si je ne quitte pas la ville rapidement, il causera de gros problèmes à moi-même, au proprio de la guest house et, surtout, à Changgeet. En effet, comment a-t-il pu oser me faire visiter des familles... catholiques ? Là, ça sent trop le roussi. Je bats tous mes records : en moins de 30 minutes j'ai packé, trouvé un rikshaw pour le bus stand (3rps !) et choppé le bus de Bikaner qui sortait de la gare. L'arrivée au government bus stand de Bikaner vue par le rickshaw-vala. - Une barbe et des chevaux blancs qui sortent du bus. Un sac à dos ? Je me vois bien une petite commission dans un hotel à 100 rps près de la railway station. Chic ! Sir, I have cheap good hotels near railway station. 30 rps - Thanks, I have already an hotel just there on the other side of the road, the Sagar - No sir, not possible, too much expensive for you (1200 rps) - So I will go to the next one, the Laxmi Niwas Palace - J'ai le bonheur d'y être aussi un invité - No, no Sir, more impossible (200$) - So, I will try the Sagar - Et je traverse la route en direction du Sagar (je sais que ce bon Dinesh ne voudra pas que je paye, mais d'un autre côté, si je vais ailleurs, il sera fâché contre moi). Mon aimable rickshaw-vala n'a toujours pas compris comment je pouvais m'offrir un tel luxe. Comme disait mon très libéral de paternel - Bof, c'est bien connu, ces beatnicks, ils cachent des dollars dans leurs cheveux - Le premier tier de mon voyage, exploration en solitaire, vient de s'achever. Je ne pourrai pas inviter mon ami Surender de Malout (je lui donné un coup de téléphone à la Pawan GH). Direction vers le confort, ma famille de Bikaner puis, après Raksha Bhandan, le jour des frères et des soeurs le 12 août, celle de Jaisalmer. Plus question, d'ici le 1er septembre, la date d'arrivée de ma femme à Delhi, de payer une chambre d'hôtel. Il sera impossible de payer la blanchisserie, le restaurant, voir les coups de téléphone pour la France (même pour cela je vais devoir me battre !). L'hospitalité indienne... Mon calcul de coût journalier va donc s'arrêter là : tout compris, je suis exactement à 349 roupies par jour. Faut dire que je me suis pas privé...
Ce qui reste de ces vingt jours
Trois villes qui garderont longtemps leur authenticité : Kurukshetra, son Jat Dharamsala, le restaurant Celebrate et Sudesh, le Brahma Samovar et Omparkash Garag, le postier si aidant; sans oublier tous ces gens sympathiques que j'y ai rencontrés. Pas une ombre au tableau ! Malout, la Edward Ganj Wellfare Association, avec sa Guest house et ses autres activités de bienfaisance, le Malwa hotel, restaurant top de top, ma princesse, Surender Khurana mon ami VRP, les gais lurons de la traffic police et tous ces gens adorables. Anoopgarh et tous ses habitants sauf un (trouvez lequel). C'était trop facile d'aimer : quand vous êtes la vedette du village, avec tous ces curieux de vous connaître, si gentils... Ne faisons pas de jaloux : en face du Bus stand vous trouverez une guest house offrant les prix habituels du marché (250 pour une non ac; 450 pour une ac en ajoutant deux chambres dans ou à côté du Aashish cool Café. Belles chambres);
Plus que 53 jours de vacances ! du 3 août au 1er septembre, la vie de pacha au Rajasthan chez mes soeurs et mes frères; je vais goûter à nouveau au bang du Shiva temple, le meilleur et de loin; partager l'opium et le chaï au petit matin avec mon vieil ami qui ne parle pas un mot d'anglais (ce qu'on peut causer tous les deux... avec les yeux); boire de la Kingfisher light plus que de coutume; tuer le temps avec mes amis du fort et, quasiment, redevenir un vrai touriste. du 1er au 23 septembre, avec ma femme (Delhi, Bikaner, Jaisalmer, Jodhpur, Agra, Orchha, Khajuraho, Delhi, Paris).
Remerciements à François et à son équipe; à Sandrine, tendre mère poule pour les poussins voyageurs; à vous qui avez lu jusqu'au bout ce verbiage impolitiquement et non socialement correct (n'est-ce-pas, Christine, mon ange au coeur pur ?) et, surtout à tous les amis indiens et à tous ces touristes qui ont accepté, malgré mon caractère, de me tenir parfois compagnie.
New adventures from Perpignan to Ranchi (Jharkhand)
March 2nd — Departure by bus from Latour at 6:50 AM. The journey isn’t direct: we pass through Elne then Corneilla. In Perpignan, I switch to a BlablaBus heading to Barcelona’s northern bus station. Before reaching Le Perthus, French police stop us to check IDs. Several people aren’t in order, but after about fifteen minutes, we’re on our way again. We’re checked again at La Jonquera: this time, the wait lasts almost forty-five minutes while police identify those in violation and wait for a vehicle to pick them up. The driver then tries to make up for lost time; we finally arrive at our destination half an hour late.
I quickly head to the Arc de Triomphe metro station, located 200 meters away: you have to cross the bridge along the bus parking lot, then walk through a large garden; the station is on the right before the garden entrance. The trip to the airport isn’t direct: I have to change at Tomasso and take the line to the airport, where I arrive at 1 PM.
At the Emirates counter, I learn my flight was just canceled due to the war in Iran; they offer me another flight for the next day. I have to wait at the airport until 7 PM before being taken to a hotel; the next morning, I’ll take a flight to Vienna (with an 8-hour layover), then an Air India flight to Delhi, and finally a flight to Kolkata. I agree: I don’t know Vienna, so it’ll be an unexpected discovery.
At 7 PM, a small group is taken to the hotel, 35 minutes from the airport, where we’re served a light dinner upon arrival.
March 3rd — A taxi picks me up at 6:30 AM; the flight to Vienna takes off at 9:30 AM and arrives at noon. I’m free until 7 PM; the metro is direct to the city center. The weather is pleasant and not too cold, luckily, since my clothes are light.
When I exit the metro, I spot the St. Stephen’s Cathedral tower in the distance and approach it: the roof, made of glazed tiles, is remarkable.

Entry is free, and the interior, a mix of Gothic and Baroque styles in the center, is stunning.

Not far from there is St. Anne’s Church

, also Baroque, adorned with beautiful frescoes

—a music concert adds an enchanting atmosphere to the visit. I continue my walk at random through the pedestrian streets lined with magnificent buildings: I’m charmed by the city.



Before heading back to the airport, I stop at a lovely tea salon. My flight will eventually leave with a delay.
Wednesday, March 4th — Delhi and a little luggage scare We arrive in Delhi shortly after noon. Immigration is quick, and good news: my bag was checked through from Barcelona to Kolkata. I head to the connecting terminal and arrive half an hour before boarding: the flight goes smoothly. Upon arrival, the luggage comes out quickly… except mine. After filing a report, I’m told my bag is in Delhi—I have to retrieve it before taking another flight. I didn’t know (or had forgotten): with the delays, I wouldn’t have had time to pick it up and make the connection.
I take a taxi to the Ichamati Hotel. The welcome is warm, and the room is clean but very small. Without my bag, I feel a bit lost—I have nothing to change into.
Tonight, I’m dining with Raja and his friends at a beautiful restaurant, an old colonial house turned into a hotel.


We’re happy to see each other and have a comforting evening together.
I quickly head to the Arc de Triomphe metro station, located 200 meters away: you have to cross the bridge along the bus parking lot, then walk through a large garden; the station is on the right before the garden entrance. The trip to the airport isn’t direct: I have to change at Tomasso and take the line to the airport, where I arrive at 1 PM.
At the Emirates counter, I learn my flight was just canceled due to the war in Iran; they offer me another flight for the next day. I have to wait at the airport until 7 PM before being taken to a hotel; the next morning, I’ll take a flight to Vienna (with an 8-hour layover), then an Air India flight to Delhi, and finally a flight to Kolkata. I agree: I don’t know Vienna, so it’ll be an unexpected discovery.
At 7 PM, a small group is taken to the hotel, 35 minutes from the airport, where we’re served a light dinner upon arrival.
March 3rd — A taxi picks me up at 6:30 AM; the flight to Vienna takes off at 9:30 AM and arrives at noon. I’m free until 7 PM; the metro is direct to the city center. The weather is pleasant and not too cold, luckily, since my clothes are light.
When I exit the metro, I spot the St. Stephen’s Cathedral tower in the distance and approach it: the roof, made of glazed tiles, is remarkable.

Entry is free, and the interior, a mix of Gothic and Baroque styles in the center, is stunning.

Not far from there is St. Anne’s Church

, also Baroque, adorned with beautiful frescoes

—a music concert adds an enchanting atmosphere to the visit. I continue my walk at random through the pedestrian streets lined with magnificent buildings: I’m charmed by the city.



Before heading back to the airport, I stop at a lovely tea salon. My flight will eventually leave with a delay.
Wednesday, March 4th — Delhi and a little luggage scare We arrive in Delhi shortly after noon. Immigration is quick, and good news: my bag was checked through from Barcelona to Kolkata. I head to the connecting terminal and arrive half an hour before boarding: the flight goes smoothly. Upon arrival, the luggage comes out quickly… except mine. After filing a report, I’m told my bag is in Delhi—I have to retrieve it before taking another flight. I didn’t know (or had forgotten): with the delays, I wouldn’t have had time to pick it up and make the connection.
I take a taxi to the Ichamati Hotel. The welcome is warm, and the room is clean but very small. Without my bag, I feel a bit lost—I have nothing to change into.
Tonight, I’m dining with Raja and his friends at a beautiful restaurant, an old colonial house turned into a hotel.


We’re happy to see each other and have a comforting evening together.
Yet Another Travel Journal in this (Too) Familiar Rajasthan, But with Family and Kids
Prologue
This journal recounts a trip to Rajasthan that’s already over a year old and that I’ve only now found the chance to write about. The summer of 2024 marked my return to India—my tenth trip—after six long years away since my last solo wanderings in Tamil Nadu in 2018 (the journal of which is published on this site). That absence was partly (but not only) due to the long COVID and post-COVID period, which saw a complete halt and then a major slowdown in global tourism. To top it off, Voyage Forum announced its closure in an end-of-the-world atmosphere. A sad time for our favorite social activity…
A few weeks after returning from Rajasthan, I tried to motivate myself to start writing a journal to publish on a forum claiming to be VF’s successor, which I’d eventually signed up for out of desperation. But I kept hesitating and putting the project off because, for one, I no longer have the time I used to. For another, the vibe wasn’t really taking off on that forum—it was overrun with ads and not very active, contrary to what its host’s name suggested. Despite its good intentions and commendable role as a stopgap, it also turned out to be very impractical to use, especially when you don’t have much time like me. I’ll admit I’d occasionally check back on VF to see if anything was happening. But all the discussions remained frozen in time, stuck in that fateful year, 2020. Then, rumors swirled online about shady reasons behind its closure, leaving little room for hope.
And then, one fine morning, I got a message at work from Marien informing me that VF had reopened. What a huge surprise! Even though the forum’s “end” had played out in a somewhat apocalyptic atmosphere, the memories of passionate and heated discussions, the frank debates, and the useful exchanges that made this site a traveler’s goldmine and a unique hub of conviviality all came rushing back to me like a breath of fresh air. I finally saw a sign and tried to motivate myself to find the time to publish the journal of this tenth trip to India and fifth to Rajasthan. But in the end, I got bogged down in professional and family obligations and never managed to find the time to get started. That’s now fixed, though, because I had two reasons for wanting to do it: I find that looking back on a trip to tell others about it is a highly beneficial introspective exercise. Also, I thought this journal could be useful to other travelers on a few points.
Because, “do we really need yet another journal about Rajasthan?” you might rightly ask! Especially in a time when so many journals about the “Land of Kings” have been published since VF’s return, not to mention the countless stories you can already find online about this region, one of India’s most touristy. And I’d add, why go back to Rajasthan for a fifth time, where I’ve already dragged my feet more than enough—through its forts, deserts, temples, cities, villages, bumpy roads, train stations, tasty street food stalls, cheap guesthouses, and more? Where some might see just another overhyped tourist destination full of the same old *Arabian Nights* clichés, worn to a thread, that I mentioned earlier, when there’s so much else to see in India? Well, first because it’s a magnificent country I never tire of, where I started an academic study and made so many connections. It’s also packed with places where you won’t find a single tourist (right, Marie-Jo?), even in the heart of well-trodden paths and classic itineraries. And most importantly, as I said earlier, things have changed in recent years. First, after six years without traveling far, the urge to go back to India was getting stronger. But this time, no more solo trips (often) or duo adventures (sometimes)—now it’s a team of four that has to come along! And even if you can argue with that, what better place than Rajasthan to introduce India to people who’ve never seen it? To kids you want to amaze? Plus, traveling with your new little family to your favorite country isn’t the same as going solo in often spartan conditions that only affect you. It’s a different challenge, but ultimately probably much harder. So, is it really reasonable to take two kids to India, including a two-year-old baby? That’s one of the main goals of this journal (but not the only one)—to try to answer that question.
As you can tell, it’s not so much the destination but the slightly unusual setup of this trip that, in my opinion, will make this journal interesting. Despite my experience and expertise (yes, I dare say it) in India, there were plenty of questions before we finalized the plan and said, “Alright, let’s go!” The questions were flying for us parents. Is it wise to travel to India with a two-year-old? What would we do (it happened) if the kids got very sick? Would they be able to handle a road trip on Rajasthan’s bumpy, dusty roads using public transport? Could they handle the shock of such a different world—the dirt, poverty, pollution, noise (…and the smell, as they say), the spicy food, monkeys, mosquitoes, snakes, tigers, leopards, and so on? In short, all the clichés that I usually joke about suddenly became potential realities. Another concern: as a mixed Franco-African family (not me, but my partner and her oldest), wouldn’t we risk not always being well received, given what you sometimes hear about that in India? How would Indians react to seeing a mixed-race family, the ultimate taboo in a country of purity and social segregation, which would undoubtedly raise many questions for them? Of course, not everything went as expected… Because, as you know, with India—and what makes it charming for some—there are always complications: sometimes where you don’t expect them… and sometimes where you do. I’ll go into detail about that in the journal to come (not right away) and in the final review (even later). These experiences could be useful to travelers who find themselves in similar situations and have the same questions we did before embarking on such a journey. And maybe it’ll spark the curiosity of those who aren’t concerned and will read yet another Rajasthan journal, but with its own unique twists.
Despite my unchanged constraints, which mean I have little time to write this, I don’t want to rush the story, so I’ll take my time. There will probably be lulls. I hope that won’t stop people from coming to react, debate, share their impressions, or ask for information.
This journal recounts a trip to Rajasthan that’s already over a year old and that I’ve only now found the chance to write about. The summer of 2024 marked my return to India—my tenth trip—after six long years away since my last solo wanderings in Tamil Nadu in 2018 (the journal of which is published on this site). That absence was partly (but not only) due to the long COVID and post-COVID period, which saw a complete halt and then a major slowdown in global tourism. To top it off, Voyage Forum announced its closure in an end-of-the-world atmosphere. A sad time for our favorite social activity…
A few weeks after returning from Rajasthan, I tried to motivate myself to start writing a journal to publish on a forum claiming to be VF’s successor, which I’d eventually signed up for out of desperation. But I kept hesitating and putting the project off because, for one, I no longer have the time I used to. For another, the vibe wasn’t really taking off on that forum—it was overrun with ads and not very active, contrary to what its host’s name suggested. Despite its good intentions and commendable role as a stopgap, it also turned out to be very impractical to use, especially when you don’t have much time like me. I’ll admit I’d occasionally check back on VF to see if anything was happening. But all the discussions remained frozen in time, stuck in that fateful year, 2020. Then, rumors swirled online about shady reasons behind its closure, leaving little room for hope.
And then, one fine morning, I got a message at work from Marien informing me that VF had reopened. What a huge surprise! Even though the forum’s “end” had played out in a somewhat apocalyptic atmosphere, the memories of passionate and heated discussions, the frank debates, and the useful exchanges that made this site a traveler’s goldmine and a unique hub of conviviality all came rushing back to me like a breath of fresh air. I finally saw a sign and tried to motivate myself to find the time to publish the journal of this tenth trip to India and fifth to Rajasthan. But in the end, I got bogged down in professional and family obligations and never managed to find the time to get started. That’s now fixed, though, because I had two reasons for wanting to do it: I find that looking back on a trip to tell others about it is a highly beneficial introspective exercise. Also, I thought this journal could be useful to other travelers on a few points.
Because, “do we really need yet another journal about Rajasthan?” you might rightly ask! Especially in a time when so many journals about the “Land of Kings” have been published since VF’s return, not to mention the countless stories you can already find online about this region, one of India’s most touristy. And I’d add, why go back to Rajasthan for a fifth time, where I’ve already dragged my feet more than enough—through its forts, deserts, temples, cities, villages, bumpy roads, train stations, tasty street food stalls, cheap guesthouses, and more? Where some might see just another overhyped tourist destination full of the same old *Arabian Nights* clichés, worn to a thread, that I mentioned earlier, when there’s so much else to see in India? Well, first because it’s a magnificent country I never tire of, where I started an academic study and made so many connections. It’s also packed with places where you won’t find a single tourist (right, Marie-Jo?), even in the heart of well-trodden paths and classic itineraries. And most importantly, as I said earlier, things have changed in recent years. First, after six years without traveling far, the urge to go back to India was getting stronger. But this time, no more solo trips (often) or duo adventures (sometimes)—now it’s a team of four that has to come along! And even if you can argue with that, what better place than Rajasthan to introduce India to people who’ve never seen it? To kids you want to amaze? Plus, traveling with your new little family to your favorite country isn’t the same as going solo in often spartan conditions that only affect you. It’s a different challenge, but ultimately probably much harder. So, is it really reasonable to take two kids to India, including a two-year-old baby? That’s one of the main goals of this journal (but not the only one)—to try to answer that question.
As you can tell, it’s not so much the destination but the slightly unusual setup of this trip that, in my opinion, will make this journal interesting. Despite my experience and expertise (yes, I dare say it) in India, there were plenty of questions before we finalized the plan and said, “Alright, let’s go!” The questions were flying for us parents. Is it wise to travel to India with a two-year-old? What would we do (it happened) if the kids got very sick? Would they be able to handle a road trip on Rajasthan’s bumpy, dusty roads using public transport? Could they handle the shock of such a different world—the dirt, poverty, pollution, noise (…and the smell, as they say), the spicy food, monkeys, mosquitoes, snakes, tigers, leopards, and so on? In short, all the clichés that I usually joke about suddenly became potential realities. Another concern: as a mixed Franco-African family (not me, but my partner and her oldest), wouldn’t we risk not always being well received, given what you sometimes hear about that in India? How would Indians react to seeing a mixed-race family, the ultimate taboo in a country of purity and social segregation, which would undoubtedly raise many questions for them? Of course, not everything went as expected… Because, as you know, with India—and what makes it charming for some—there are always complications: sometimes where you don’t expect them… and sometimes where you do. I’ll go into detail about that in the journal to come (not right away) and in the final review (even later). These experiences could be useful to travelers who find themselves in similar situations and have the same questions we did before embarking on such a journey. And maybe it’ll spark the curiosity of those who aren’t concerned and will read yet another Rajasthan journal, but with its own unique twists.
Despite my unchanged constraints, which mean I have little time to write this, I don’t want to rush the story, so I’ll take my time. There will probably be lulls. I hope that won’t stop people from coming to react, debate, share their impressions, or ask for information.
Trip report: 3 weeks in India in January 2024
Hello everyone,
Here’s a little recap of our 3-week trip to India (retired couple) in January 2024. This is our personal experience and how we felt at the time. This is the 7th time we’ve been to India, and after experiencing public transport day and night—and with age catching up—we opted for a more "chill" pace this time, prioritizing flights and taxis while slightly increasing our accommodation budget. Regarding that accommodation budget (double room), we chose a range between 30 and 40 €, and we didn’t really notice much difference compared to the lower range we used to book on previous trips (between 20 and 30 €). But prices have likely gone up since my last visit in 2018.
So here are some personal tips and opinions, good addresses, and others to avoid. Exchange rate: In January 2024, 100 rupees were worth about 1.12 euros (1 euro = 89 INR at exchange bureaus). To convert rupees to euros: X rupees divided by 89 = X euros. For simplicity, we divided the price in rupees by 100 and added about 10% to get the equivalent in euros.
Our itinerary: Mumbai/Aurangabad (Ellora and Ajanta) / Badami / Hampi / Goa (Agonda) / Mumbai Flight: With British Airways—very (too) short layover in London (2 hours in theory...) for the connection to Mumbai, but a 1-hour delay on the flight from CDG, so we had to rush in London with two shuttles to take and security to clear before reaching the departure gate. We had a 15-minute margin by speeding... same stress on the way back...
Mumbai: On the day we arrived in Mumbai, we took a flight to Aurangabad with Indigo. **Note:** Terminal change for this flight. Free buses connect T2 to T1. The flight was fine, even with a 2-hour delay...
Aurangabad: Accommodation: Hotel JP International (35 €/night): Large, "decorated" room with comfortable bedding. But the hotel is showing its age. The air conditioning is a bit noisy, and the faucets and shower have seen better days... Breakfast is included in the price with a buffet—it’s decent. You just have to ask for toast, jam, and eggs, as it’s mostly an Indian buffet... The rooftop restaurant is okay. The hotel is a bit pricey for what it is... The owner, a bit gruff at first, was helpful and assisted us with taxis for visiting the Ellora and Ajanta sites, as it’s hard to find taxis for those trips on the street—no travel agencies in this area. Restaurant: Le Great Sagar (on the main street): Close to the hotel, good food, and plenty of choices. Exchange: We struggled to exchange euros in Aurangabad. No banks exchange money (we tried five...). Only Thomas Cook does: Jalna Road near the Ramgiri Hotel.
Ellora: A magnificent site 25 km from Aurangabad. **Tip:** Arrive early (by 9 AM max) and visit the Kailasha Temple first—it’s the world’s largest monolithic structure—and it gets much busier later.
Ajanta: About a 2-hour drive. **Great tip for this visit:** Ask your taxi to drop you off at the Ajanta View Point. Not only do you get a beautiful overview of the cliff and caves, but you can also walk down gently to the site. The descent is easy with stairs and paths, and you approach the site with stunning views. Cross the bridge, and you’re there (start from the end, as it’s less crowded: after crossing the bridge and paying at the ticket counter, turn left and go to the far end to begin your visit). The taxi waited for us at the "official" entrance after we finished exploring the caves.
Badami: To get to Badami, we took an early-morning flight from Aurangabad to Hubli with Indigo (scheduled takeoff at 6:20 AM...) to arrive in Hubli in the early afternoon and find a taxi to Badami. We found a taxi quickly at Hubli Airport. About 2.5 hours (3,400 INR). Hotel: KSTDC Hotel Mayura Chalukya (38 €/night): A state-run hotel that’s a bit dated, located 15 minutes from the center but quiet compared to the chaotic main street in Badami. Large room, a bit dark, slightly worn walls, rustic bathroom... The air conditioning is very noisy. The owner was very friendly and helped with transport. The staff was also very nice. The hotel restaurant is decent, which saves you from going back "into town." A bit pricey for the quality, but it’s peaceful... The visit to the sculpted caves is worth it, as is a walk around the lake. The short climb to the top of the hill from the museum is also worth it—you pass through small gorges. A relaxing atmosphere in these places.
Hampi: Trip from Badami to Hampi by taxi (3,500 INR) – 3 hours. Booked through the Badami hotel, as we couldn’t find taxis on the street or at reasonable prices... Accommodation: Thilak Home Stay (33 €/night): Located in Hampi Bazaar, a small guesthouse with 4 rooms. Simple room with two single beds and a nightstand. The owner was very helpful, making our stay easier with services like tuk-tuks for sightseeing, laundry, bus booking to Goa, and a tuk-tuk to Hospet. A bit pricey for the room quality, but recommended for the owner’s kindness. It was hard to find accommodation in Hampi Bazaar through booking platforms, as they all offer places outside the city, several kilometers away—which is a shame. But we realized you can find places directly on-site. **You must stay in Hampi Bazaar**—the atmosphere changes from morning to night (in the evening, around 9 PM, go into the courtyard of the main temple in Hampi Bazaar, which turns into a huge dormitory—it’s impressive...). Restaurant: Archana Roof Restaurant: Small restaurant on the 1st floor overlooking a banana field with the Hampi rocks in the background. Very friendly welcome, quiet, and excellent thalis. The Hampi site is in a magical natural setting among temples, pilgrims, ochre rocks, and rice fields. We did a one-day circuit with a tuk-tuk to visit the main sites (1,500 INR). We also rented a scooter on the other side of the river (to avoid a long detour from Hampi Bazaar) for a day trip around the area. Some places we visited: Anegondi village, Durga Temple, Hanuman Temple (go early—it’s a climb...), Sanapur Lake. The accommodations on the other side of the river, called "Hippie Island," have been completely destroyed.
Goa (Agonda Beach): Trip from Hampi to Agonda: Booked a sleeper bus with two beds! (1,300 INR/person). Departure at 9 PM from Hospet, theoretical arrival at 4 AM (for us, it was 6 AM) in Canacona, then a 20-minute tuk-tuk ride to Agonda. Comfortable bus with real berths, but the many speed bumps made sleep difficult... The train would have been much longer and more complicated to reach Agonda.
Agonda: Accommodation: New Common Home (35 €/night): Business-like welcome. Decent and fairly large room, rustic bathroom. Breakfast included in the price—it was okay. We only booked one night to choose accommodation afterward, right on the beach. But we didn’t account for the Indian national holiday at the end of the week—everything was fully booked... We found Saxony (44 €/night) at the far end of the beach (left when facing the sea), but only for 2 nights—after that, it was reserved... Decent room, average bathroom, but a beautiful terrace facing the sea. Then 2 nights at Agonda Holiday Home Stay (36 €/night), not on the beach: Very average, bathroom in poor condition, almost no view—but it was all that was left... Restaurant: The Rhino for dinner (not on the beach): Excellent tandoori, chicken tikka, and masala. Great value for money. Cool and friendly atmosphere. Agonda is a beautiful, long, quiet, and family-friendly beach for relaxing, with lovely walks to take. Beautiful sunset!
Mumbai: Trip from Agonda to Mumbai: Flight: We chose Vistara because the departure was in the late afternoon, while Indigo offered flights very early or very late. Bad choice... because this Vistara flight leaves from Mopa Airport, at the very north of Goa state. And from Agonda, it’s a 3-hour taxi ride... (3,700 INR...) **Always check which airport your flight leaves from to reach Mumbai!**
Mumbai: Accommodation: Broadway Hotel Bombay (39 €/night): Very well-located hotel in Colaba, on a street perpendicular to the busy main road. Ask for quiet rooms... Friendly, helpful, and accommodating staff. Very small room with a tiny window and little space to put bags or move around... Small but clean bathroom. Mumbai is expensive for accommodation, and cleanliness often leaves something to be desired... Restaurant: Delhi Darbar, very close to the hotel on the main street. Good, clean, not too noisy... and good value for money. Sightseeing: Mumbai is a bustling city, but the traffic is completely chaotic, and the horn often replaces the brake... The architecture is quite unique and worth a look, with some must-see visits: Crawford Market and its surroundings... Null Bazar and Chor Bazar, where poverty and dirt are quite present... Mani Bhavan: Gandhi’s house in Mumbai, with a very special atmosphere... Balbunath Temple, with its religious fervor. The beautiful Jain temple (Walkeshwar Mandir), where the atmosphere is very different from other temples and full of serenity. The Dhobi Ghats, the laundry district—very impressive. For a few hundred rupees, a "guide" will take you through these washhouses and thousands of clothes. Banganga Tank: A basin surrounded by ghats with a village-like (but quite poor) atmosphere, where Indians come to pray. The dabbawallahs: Their departure around 11 AM and the transport by bicycle of hundreds of lunchboxes from Churchgate Station. **Note:** It’s not easy to find them—we almost missed them, as it seems to be disappearing. They’re on the other side of the road where taxis usually drop you off for Churchgate Station, under some trees. They’re recognizable by their white attire and a crowd. Few passersby seemed to know about them... All these visits can be done easily by taking taxis, which are really cheap—**as long as they agree to use the meter.**
So here are some great tips to share, knowing that every trip is unique, and India remains a magnificent, often disconcerting, elusive country that challenges you. It’s unlike any other country we’ve visited but so fascinating... Good luck with your preparations, and if you need more info, don’t hesitate! I really regret that the new 2024/2025 South India GDR only includes Mumbai for Maharashtra and nothing else... and nothing on Karnataka or Goa. These states don’t seem to be selling points for the GDR anymore... Guy
Here’s a little recap of our 3-week trip to India (retired couple) in January 2024. This is our personal experience and how we felt at the time. This is the 7th time we’ve been to India, and after experiencing public transport day and night—and with age catching up—we opted for a more "chill" pace this time, prioritizing flights and taxis while slightly increasing our accommodation budget. Regarding that accommodation budget (double room), we chose a range between 30 and 40 €, and we didn’t really notice much difference compared to the lower range we used to book on previous trips (between 20 and 30 €). But prices have likely gone up since my last visit in 2018.
So here are some personal tips and opinions, good addresses, and others to avoid. Exchange rate: In January 2024, 100 rupees were worth about 1.12 euros (1 euro = 89 INR at exchange bureaus). To convert rupees to euros: X rupees divided by 89 = X euros. For simplicity, we divided the price in rupees by 100 and added about 10% to get the equivalent in euros.
Our itinerary: Mumbai/Aurangabad (Ellora and Ajanta) / Badami / Hampi / Goa (Agonda) / Mumbai Flight: With British Airways—very (too) short layover in London (2 hours in theory...) for the connection to Mumbai, but a 1-hour delay on the flight from CDG, so we had to rush in London with two shuttles to take and security to clear before reaching the departure gate. We had a 15-minute margin by speeding... same stress on the way back...
Mumbai: On the day we arrived in Mumbai, we took a flight to Aurangabad with Indigo. **Note:** Terminal change for this flight. Free buses connect T2 to T1. The flight was fine, even with a 2-hour delay...
Aurangabad: Accommodation: Hotel JP International (35 €/night): Large, "decorated" room with comfortable bedding. But the hotel is showing its age. The air conditioning is a bit noisy, and the faucets and shower have seen better days... Breakfast is included in the price with a buffet—it’s decent. You just have to ask for toast, jam, and eggs, as it’s mostly an Indian buffet... The rooftop restaurant is okay. The hotel is a bit pricey for what it is... The owner, a bit gruff at first, was helpful and assisted us with taxis for visiting the Ellora and Ajanta sites, as it’s hard to find taxis for those trips on the street—no travel agencies in this area. Restaurant: Le Great Sagar (on the main street): Close to the hotel, good food, and plenty of choices. Exchange: We struggled to exchange euros in Aurangabad. No banks exchange money (we tried five...). Only Thomas Cook does: Jalna Road near the Ramgiri Hotel.
Ellora: A magnificent site 25 km from Aurangabad. **Tip:** Arrive early (by 9 AM max) and visit the Kailasha Temple first—it’s the world’s largest monolithic structure—and it gets much busier later.
Ajanta: About a 2-hour drive. **Great tip for this visit:** Ask your taxi to drop you off at the Ajanta View Point. Not only do you get a beautiful overview of the cliff and caves, but you can also walk down gently to the site. The descent is easy with stairs and paths, and you approach the site with stunning views. Cross the bridge, and you’re there (start from the end, as it’s less crowded: after crossing the bridge and paying at the ticket counter, turn left and go to the far end to begin your visit). The taxi waited for us at the "official" entrance after we finished exploring the caves.
Badami: To get to Badami, we took an early-morning flight from Aurangabad to Hubli with Indigo (scheduled takeoff at 6:20 AM...) to arrive in Hubli in the early afternoon and find a taxi to Badami. We found a taxi quickly at Hubli Airport. About 2.5 hours (3,400 INR). Hotel: KSTDC Hotel Mayura Chalukya (38 €/night): A state-run hotel that’s a bit dated, located 15 minutes from the center but quiet compared to the chaotic main street in Badami. Large room, a bit dark, slightly worn walls, rustic bathroom... The air conditioning is very noisy. The owner was very friendly and helped with transport. The staff was also very nice. The hotel restaurant is decent, which saves you from going back "into town." A bit pricey for the quality, but it’s peaceful... The visit to the sculpted caves is worth it, as is a walk around the lake. The short climb to the top of the hill from the museum is also worth it—you pass through small gorges. A relaxing atmosphere in these places.
Hampi: Trip from Badami to Hampi by taxi (3,500 INR) – 3 hours. Booked through the Badami hotel, as we couldn’t find taxis on the street or at reasonable prices... Accommodation: Thilak Home Stay (33 €/night): Located in Hampi Bazaar, a small guesthouse with 4 rooms. Simple room with two single beds and a nightstand. The owner was very helpful, making our stay easier with services like tuk-tuks for sightseeing, laundry, bus booking to Goa, and a tuk-tuk to Hospet. A bit pricey for the room quality, but recommended for the owner’s kindness. It was hard to find accommodation in Hampi Bazaar through booking platforms, as they all offer places outside the city, several kilometers away—which is a shame. But we realized you can find places directly on-site. **You must stay in Hampi Bazaar**—the atmosphere changes from morning to night (in the evening, around 9 PM, go into the courtyard of the main temple in Hampi Bazaar, which turns into a huge dormitory—it’s impressive...). Restaurant: Archana Roof Restaurant: Small restaurant on the 1st floor overlooking a banana field with the Hampi rocks in the background. Very friendly welcome, quiet, and excellent thalis. The Hampi site is in a magical natural setting among temples, pilgrims, ochre rocks, and rice fields. We did a one-day circuit with a tuk-tuk to visit the main sites (1,500 INR). We also rented a scooter on the other side of the river (to avoid a long detour from Hampi Bazaar) for a day trip around the area. Some places we visited: Anegondi village, Durga Temple, Hanuman Temple (go early—it’s a climb...), Sanapur Lake. The accommodations on the other side of the river, called "Hippie Island," have been completely destroyed.
Goa (Agonda Beach): Trip from Hampi to Agonda: Booked a sleeper bus with two beds! (1,300 INR/person). Departure at 9 PM from Hospet, theoretical arrival at 4 AM (for us, it was 6 AM) in Canacona, then a 20-minute tuk-tuk ride to Agonda. Comfortable bus with real berths, but the many speed bumps made sleep difficult... The train would have been much longer and more complicated to reach Agonda.
Agonda: Accommodation: New Common Home (35 €/night): Business-like welcome. Decent and fairly large room, rustic bathroom. Breakfast included in the price—it was okay. We only booked one night to choose accommodation afterward, right on the beach. But we didn’t account for the Indian national holiday at the end of the week—everything was fully booked... We found Saxony (44 €/night) at the far end of the beach (left when facing the sea), but only for 2 nights—after that, it was reserved... Decent room, average bathroom, but a beautiful terrace facing the sea. Then 2 nights at Agonda Holiday Home Stay (36 €/night), not on the beach: Very average, bathroom in poor condition, almost no view—but it was all that was left... Restaurant: The Rhino for dinner (not on the beach): Excellent tandoori, chicken tikka, and masala. Great value for money. Cool and friendly atmosphere. Agonda is a beautiful, long, quiet, and family-friendly beach for relaxing, with lovely walks to take. Beautiful sunset!
Mumbai: Trip from Agonda to Mumbai: Flight: We chose Vistara because the departure was in the late afternoon, while Indigo offered flights very early or very late. Bad choice... because this Vistara flight leaves from Mopa Airport, at the very north of Goa state. And from Agonda, it’s a 3-hour taxi ride... (3,700 INR...) **Always check which airport your flight leaves from to reach Mumbai!**
Mumbai: Accommodation: Broadway Hotel Bombay (39 €/night): Very well-located hotel in Colaba, on a street perpendicular to the busy main road. Ask for quiet rooms... Friendly, helpful, and accommodating staff. Very small room with a tiny window and little space to put bags or move around... Small but clean bathroom. Mumbai is expensive for accommodation, and cleanliness often leaves something to be desired... Restaurant: Delhi Darbar, very close to the hotel on the main street. Good, clean, not too noisy... and good value for money. Sightseeing: Mumbai is a bustling city, but the traffic is completely chaotic, and the horn often replaces the brake... The architecture is quite unique and worth a look, with some must-see visits: Crawford Market and its surroundings... Null Bazar and Chor Bazar, where poverty and dirt are quite present... Mani Bhavan: Gandhi’s house in Mumbai, with a very special atmosphere... Balbunath Temple, with its religious fervor. The beautiful Jain temple (Walkeshwar Mandir), where the atmosphere is very different from other temples and full of serenity. The Dhobi Ghats, the laundry district—very impressive. For a few hundred rupees, a "guide" will take you through these washhouses and thousands of clothes. Banganga Tank: A basin surrounded by ghats with a village-like (but quite poor) atmosphere, where Indians come to pray. The dabbawallahs: Their departure around 11 AM and the transport by bicycle of hundreds of lunchboxes from Churchgate Station. **Note:** It’s not easy to find them—we almost missed them, as it seems to be disappearing. They’re on the other side of the road where taxis usually drop you off for Churchgate Station, under some trees. They’re recognizable by their white attire and a crowd. Few passersby seemed to know about them... All these visits can be done easily by taking taxis, which are really cheap—**as long as they agree to use the meter.**
So here are some great tips to share, knowing that every trip is unique, and India remains a magnificent, often disconcerting, elusive country that challenges you. It’s unlike any other country we’ve visited but so fascinating... Good luck with your preparations, and if you need more info, don’t hesitate! I really regret that the new 2024/2025 South India GDR only includes Mumbai for Maharashtra and nothing else... and nothing on Karnataka or Goa. These states don’t seem to be selling points for the GDR anymore... Guy
De plus en plus de cyclos-voyageurs English translation pending
Je suis actuellement en randonnée vélo de la haute Savoie à la presqu’île de giens et j’ai L’impression qu’ il y a beaucoup de voyageurs à vélo.
Beaucoup de jeunes notamment
Qu’en pensez-vous ?
De retour du Ladakh, 3 semaines de Leh à Delhi English translation pending
De retour d’un premier séjour au Ladakh…je me décide enfin à écrire quelques lignes.
En effet le voyage date déjà de quelques mois, l’été 2019. Mieux vaut tard que jamais…
Beaucoup de montagnards chevronnés sur cette destination (il y a peut être une certaine logique à cela), je dois avouer que je n’entre pas dans cette catégorie… ce qui ne m’empêche pas d’apprécier de grandioses paysages de montagne !! Mes motivations premières pour cette destination étaient donc : la découverte de la région et des ses habitants, bien entendu ; l’Himalaya bien sûr, mais sans forcément penser à faire de grandes marches / de grands escalades ; les monastères bouddhistes, cela va sans dire ; et les routes mythiques, en particulier la route ralliant Leh à Manali qui est bien haut dans ma wish-list depuis un certain nombre d’années…
Avant de rentrer dans le vif du sujet, un grand merci à tous ceux qui ont répondu à mes messages et m’ont aidé à dans ma préparation. Et des very special thanks au grand spécialiste de la destination, Djullé84, qui, m’a grandement aidé dans mon itinéraire, et qui a aussi influé sur le contenu de mon voyage. On en reparlera !
Donc, les grandes lignes de ce voyage ont été : - Leh (inévitablement) et les monastères de la vallée de l’Indus - Le festival de Lamayuru - Le trek de la Markha - Une virée dans la vallée de la Nubra - Le trajet de retour en bus de Leh à Delhi. Pour les déplacements, les transports publics sont privilégiés, autant que possible.
Durée / période : ~3 semaines, fin juin / mi-juillet
Le voyage jusqu'à Leh : vol jusqu’à Delhi sur Lufthansa via Munich (Lufthansa est très concurrentiel vers les destinations asiatiques depuis ma province). Arrivée Delhi peu avant minuit, passage à l’immigration sans problème pour valider mon visa à entrées multiples sur un an obtenu sur internet. Je traîne quelques heures dans l’aéroport puis je m’aperçois qu’il me faut changer de terminal pour prendre mon vol SpiceJet du petit matin. Le terminal 1D est loin, la navette en bus est gratuite en montrant sa carte d’embarquement du vol précédent et sa réservation du vol suivant (à prendre près du pilier 10 accessible par la sortie 4, le monsieur dans la cabane donne le ticket). Heureusement, j’avais été attentif lors de ma réservation et je n’avais pas acheté mon billet avec une CB virtuelle : il faut effectivement montrer la CB avec laquelle on a fait l’achat pour obtenir sa boarding card…(Spicejet) Vol sans histoire, mais… le ciel très couvert ne permet aucun spectacle, c’est une déception car ça aurait pu être pire : le vol n’a pas été annulé… Avion jusqu'à Leh, donc : d'une part en juin, c'est encore tôt dans la saison pour prendre la route ; et d'autre part, la route Delhi-Manali-Leh me paraît très haute pour l'emprunter sans aucune acclimatation, je la réserve pour le retour... Et l'autre possibilité par Amritsar et Srinagar était très tentante, mais d'une part elle exigeait beaucoup de temps, et d'autre part cet itinéraire fait emprunter des trajets qui se situent dans la zone rouge du ministère des affaires étrangères...
Depuis l'aéroport, le taxi pour le centre de Leh coûte 450 Rs (flat price), installation à la GH, réservée sur booking, dans le vieux Leh, entre le terrain de polo et la rue principale.
La 1ère journée se passe au ralenti, sous un ciel couvert, il me faut récupérer du voyage et de la nuit dans l’aéroport de Delhi, et m’acclimater à l’altitude. Premières découvertes de Leh qui au premier abord et sous le ciel gris, n’est pas vraiment enthousiasmante (ça me rassure un peu d’avoir lu quelque part (n’est ce pas, Djullé84) que « chaque journée passée à Leh est une journée de moins passée au Ladakh »…). Ah tous ces toutous en train de roupiller… La première nuit est un peu difficile, mal de tête avec l’altitude… Et les chiens donnent un concert dès le coucher du soleil. Je comprends pourquoi les chiens dormaient dans la journée : à Leh, le chien est un animal nocturne, qui dort le jour et qui passe ses nuits à aboyer… Ah, il y a le chant du muezzin aussi…
Temps pluvieux le matin (et j’apprends qu’il n’y a aucun vol depuis/vers Leh aujourd’hui…), il me faut récupérer des infos pratiques pour organiser la suite du voyage (les jours et heures des bus, en particulier …). Le temps s’arrange, location de scooter l’après midi, je parviens à en obtenir un bien que je n’aie pas pu avoir mon permis de conduire international en temps et en heure. Je vais aller jusqu’à Phyang. Une fois sorti des embouteillages et du bazar de Leh, la ballade permet les premières vues spectaculaires sur les montagnes himalayennes et sur l’Indus. Et les premiers convois militaires à croiser aussi, ils seront omniprésents sur les routes…Et la possibilité de voir de près le 1er monastère ! (mais pas de le visiter à l’heure de mon arrivée) Côté organisation, j’ai pu planifier les choses : dans les prochains jours, ce sera une virée Alchi – Likir – Lamayuru et retour sur Leh : le lendemain je prendrai un premier bus pour Alchi ; mon périple continuera en prenant le bus qui repart pour Leh ; en descendant à la bifurcation pour Likir, je pourrai ensuite monter à pied pour la fin d’après-midi et la nuit à Likir. Le jour suivant je redescendrai à pied à la highway prendre le bus pour Lamayuru, où je resterai deux jours et demi (dont une pleine journée de festival) avant de rentrer en bus pour Leh. J’en repartirai le lendemain pour la vallée de la Markha. Leh sera donc ma plaque tournante, ce qui me permet de m’alléger en demandant à la GH de garder une partie de mes affaires lors de chacune de mes escapades.
(à suivre)
En effet le voyage date déjà de quelques mois, l’été 2019. Mieux vaut tard que jamais…
Beaucoup de montagnards chevronnés sur cette destination (il y a peut être une certaine logique à cela), je dois avouer que je n’entre pas dans cette catégorie… ce qui ne m’empêche pas d’apprécier de grandioses paysages de montagne !! Mes motivations premières pour cette destination étaient donc : la découverte de la région et des ses habitants, bien entendu ; l’Himalaya bien sûr, mais sans forcément penser à faire de grandes marches / de grands escalades ; les monastères bouddhistes, cela va sans dire ; et les routes mythiques, en particulier la route ralliant Leh à Manali qui est bien haut dans ma wish-list depuis un certain nombre d’années…
Avant de rentrer dans le vif du sujet, un grand merci à tous ceux qui ont répondu à mes messages et m’ont aidé à dans ma préparation. Et des very special thanks au grand spécialiste de la destination, Djullé84, qui, m’a grandement aidé dans mon itinéraire, et qui a aussi influé sur le contenu de mon voyage. On en reparlera !
Donc, les grandes lignes de ce voyage ont été : - Leh (inévitablement) et les monastères de la vallée de l’Indus - Le festival de Lamayuru - Le trek de la Markha - Une virée dans la vallée de la Nubra - Le trajet de retour en bus de Leh à Delhi. Pour les déplacements, les transports publics sont privilégiés, autant que possible.
Durée / période : ~3 semaines, fin juin / mi-juillet
Le voyage jusqu'à Leh : vol jusqu’à Delhi sur Lufthansa via Munich (Lufthansa est très concurrentiel vers les destinations asiatiques depuis ma province). Arrivée Delhi peu avant minuit, passage à l’immigration sans problème pour valider mon visa à entrées multiples sur un an obtenu sur internet. Je traîne quelques heures dans l’aéroport puis je m’aperçois qu’il me faut changer de terminal pour prendre mon vol SpiceJet du petit matin. Le terminal 1D est loin, la navette en bus est gratuite en montrant sa carte d’embarquement du vol précédent et sa réservation du vol suivant (à prendre près du pilier 10 accessible par la sortie 4, le monsieur dans la cabane donne le ticket). Heureusement, j’avais été attentif lors de ma réservation et je n’avais pas acheté mon billet avec une CB virtuelle : il faut effectivement montrer la CB avec laquelle on a fait l’achat pour obtenir sa boarding card…(Spicejet) Vol sans histoire, mais… le ciel très couvert ne permet aucun spectacle, c’est une déception car ça aurait pu être pire : le vol n’a pas été annulé… Avion jusqu'à Leh, donc : d'une part en juin, c'est encore tôt dans la saison pour prendre la route ; et d'autre part, la route Delhi-Manali-Leh me paraît très haute pour l'emprunter sans aucune acclimatation, je la réserve pour le retour... Et l'autre possibilité par Amritsar et Srinagar était très tentante, mais d'une part elle exigeait beaucoup de temps, et d'autre part cet itinéraire fait emprunter des trajets qui se situent dans la zone rouge du ministère des affaires étrangères...
Depuis l'aéroport, le taxi pour le centre de Leh coûte 450 Rs (flat price), installation à la GH, réservée sur booking, dans le vieux Leh, entre le terrain de polo et la rue principale.
La 1ère journée se passe au ralenti, sous un ciel couvert, il me faut récupérer du voyage et de la nuit dans l’aéroport de Delhi, et m’acclimater à l’altitude. Premières découvertes de Leh qui au premier abord et sous le ciel gris, n’est pas vraiment enthousiasmante (ça me rassure un peu d’avoir lu quelque part (n’est ce pas, Djullé84) que « chaque journée passée à Leh est une journée de moins passée au Ladakh »…). Ah tous ces toutous en train de roupiller… La première nuit est un peu difficile, mal de tête avec l’altitude… Et les chiens donnent un concert dès le coucher du soleil. Je comprends pourquoi les chiens dormaient dans la journée : à Leh, le chien est un animal nocturne, qui dort le jour et qui passe ses nuits à aboyer… Ah, il y a le chant du muezzin aussi…
Temps pluvieux le matin (et j’apprends qu’il n’y a aucun vol depuis/vers Leh aujourd’hui…), il me faut récupérer des infos pratiques pour organiser la suite du voyage (les jours et heures des bus, en particulier …). Le temps s’arrange, location de scooter l’après midi, je parviens à en obtenir un bien que je n’aie pas pu avoir mon permis de conduire international en temps et en heure. Je vais aller jusqu’à Phyang. Une fois sorti des embouteillages et du bazar de Leh, la ballade permet les premières vues spectaculaires sur les montagnes himalayennes et sur l’Indus. Et les premiers convois militaires à croiser aussi, ils seront omniprésents sur les routes…Et la possibilité de voir de près le 1er monastère ! (mais pas de le visiter à l’heure de mon arrivée) Côté organisation, j’ai pu planifier les choses : dans les prochains jours, ce sera une virée Alchi – Likir – Lamayuru et retour sur Leh : le lendemain je prendrai un premier bus pour Alchi ; mon périple continuera en prenant le bus qui repart pour Leh ; en descendant à la bifurcation pour Likir, je pourrai ensuite monter à pied pour la fin d’après-midi et la nuit à Likir. Le jour suivant je redescendrai à pied à la highway prendre le bus pour Lamayuru, où je resterai deux jours et demi (dont une pleine journée de festival) avant de rentrer en bus pour Leh. J’en repartirai le lendemain pour la vallée de la Markha. Leh sera donc ma plaque tournante, ce qui me permet de m’alléger en demandant à la GH de garder une partie de mes affaires lors de chacune de mes escapades.
(à suivre)
10 jours dans le Telangana et l'Andhra Pradesh English translation pending
Comme promis voici le retour des 10 jours passés dans le Telangana et l'Andhra Pradesh.
Hyderabad 1er jour. Partis de Mysore à 14h50 , nous arrivons à Hyderabad à 5h50 . Comme tous les trains que nous aurons pris celui a été à l'heure à 20 minutes près. J'ai hâte de découvrir cette région. La gare est très propre et bien sûr très animée. On cherche le comptoir des autoricshaws prepaid, qui se trouve à gauche en sortant de la gare. Des chauffeurs nous proposent la course a 50 r quel que soit l'hôtel, un autre 20 r si on va dans le sien. Non, on veut le prepaid. On nous indique le comptoir, fermé à cette heure ci. Je ne sais pas à quelle heure il ouvre. Un jeune homme demande si on a besoin d'aide. Il cherche notre hôtel, le Geetanjani, quartier Habid, sur son portable et traduit a un chauffeur l'adresse exacte. Merci. J'avais lu que les gens sont particulièrement sympas et aidants à Hyderabad. J'ai bien une carte SIm indienne dans mon portable mais pas de connexion internet. En plus Je n'arrive pas à l'utiliser ici. Elle m'a été donnée à Pondicherry. Habids road est immense. Notre hôtel est dans une impasse donnant sur une rue perpendiculaire. Nous serons plus au calme. Enfin c'est ce que nous croyons jusqu'à ce qu'on voit la chambre qui donne sur une carrière. Nous pensons nous accommoder du bruit des burins, nous regardons les gars tailler les pierres, encore une fois les conditions de travail nous effarent. Zéro protection dans ces nuages de poussières, les projections des éclats de pierre. Quand les machines outils se mettent en marche nous demandons à changer de chambre. De celle d'en face nous n'entendons plus rien.

Chambre a 1000 r la nuit. Très confortable et propre. Literie super. Pas de supplément pour le early check in nous marmonne le gars bougon de l'accueil mal réveillé. J'ai rdv dans la matinée avec une jeune expat qui travaille avec des associations locales. Nous passons la journée ensemble et rencontrons des gens formidables. Le midi elle nous emmène dans un resto goûter le fameux Hyderabad biryani. Il paraît que ce sont les meilleurs de toute l'Inde. Mon ami se régale, moi qui ne supporte pas les épices, je ne prends qu'un aloo paratha. Le traffic est intense le matin entre 9h et 11h, et l'a.midi à partir de 16h. Nous rentrons dans les embouteillages, ce qui nous donne tout le temps de bien observer la vie dans les rues, et de laisser décanter toutes les émotions de cette journée, de ces rencontres. Cette ville nous plait, bien qu'elle soit fatigante. Je trouve que ça klaxonne un peu moins qu'ailleurs.Je ressens un peu la même chose qu'à ma première arrivée à Ahmedabad. Le contact avec les gens est facile, agréable, ils sont particulièrement aidants, nous ne sommes pas sollicités, sauf par les chauffeurs et encore, ils insistent peu. Demain nous visitons Fort Golgonde.
Hyderabad 1er jour. Partis de Mysore à 14h50 , nous arrivons à Hyderabad à 5h50 . Comme tous les trains que nous aurons pris celui a été à l'heure à 20 minutes près. J'ai hâte de découvrir cette région. La gare est très propre et bien sûr très animée. On cherche le comptoir des autoricshaws prepaid, qui se trouve à gauche en sortant de la gare. Des chauffeurs nous proposent la course a 50 r quel que soit l'hôtel, un autre 20 r si on va dans le sien. Non, on veut le prepaid. On nous indique le comptoir, fermé à cette heure ci. Je ne sais pas à quelle heure il ouvre. Un jeune homme demande si on a besoin d'aide. Il cherche notre hôtel, le Geetanjani, quartier Habid, sur son portable et traduit a un chauffeur l'adresse exacte. Merci. J'avais lu que les gens sont particulièrement sympas et aidants à Hyderabad. J'ai bien une carte SIm indienne dans mon portable mais pas de connexion internet. En plus Je n'arrive pas à l'utiliser ici. Elle m'a été donnée à Pondicherry. Habids road est immense. Notre hôtel est dans une impasse donnant sur une rue perpendiculaire. Nous serons plus au calme. Enfin c'est ce que nous croyons jusqu'à ce qu'on voit la chambre qui donne sur une carrière. Nous pensons nous accommoder du bruit des burins, nous regardons les gars tailler les pierres, encore une fois les conditions de travail nous effarent. Zéro protection dans ces nuages de poussières, les projections des éclats de pierre. Quand les machines outils se mettent en marche nous demandons à changer de chambre. De celle d'en face nous n'entendons plus rien.

Chambre a 1000 r la nuit. Très confortable et propre. Literie super. Pas de supplément pour le early check in nous marmonne le gars bougon de l'accueil mal réveillé. J'ai rdv dans la matinée avec une jeune expat qui travaille avec des associations locales. Nous passons la journée ensemble et rencontrons des gens formidables. Le midi elle nous emmène dans un resto goûter le fameux Hyderabad biryani. Il paraît que ce sont les meilleurs de toute l'Inde. Mon ami se régale, moi qui ne supporte pas les épices, je ne prends qu'un aloo paratha. Le traffic est intense le matin entre 9h et 11h, et l'a.midi à partir de 16h. Nous rentrons dans les embouteillages, ce qui nous donne tout le temps de bien observer la vie dans les rues, et de laisser décanter toutes les émotions de cette journée, de ces rencontres. Cette ville nous plait, bien qu'elle soit fatigante. Je trouve que ça klaxonne un peu moins qu'ailleurs.Je ressens un peu la même chose qu'à ma première arrivée à Ahmedabad. Le contact avec les gens est facile, agréable, ils sont particulièrement aidants, nous ne sommes pas sollicités, sauf par les chauffeurs et encore, ils insistent peu. Demain nous visitons Fort Golgonde.
Kerala attachant et fabuleux pays English translation pending
29 novembre arrivée à Kochi
Mon nom sur une pancarte ....Un indien entre deux âges , Harry , souriant de toutes ses dents manquantes me récupère et me conduit à sa voiture ...modèle d’une autre époque ... »ambassador « blanche dont la portière a failli m’éjecter à plusieurs reprises ...il a même fallu s’arrêter sur « l’autoroute « pour la refermer »
That’s india « !!!!
Une bonne heure de route pour arrivée à Fort kochi.....toujours les Klaxons mais un peu moins présents que dans mon souvenir ...proportionnels au nombre de voitures évidemment et ici la circulation paraît un peu moins dense ...
Fort Cochin occupe la partie nord est de la péninsule de Mattancherry . C’est la zone la plus ancienne de la ville de Kochi et son cœur historique . Elle a été créé en 1503 par les portugais et fut ainsi la première colonie européenne en Inde . Le navigateur portugais , Vasco de Gama a été le premier à relier l’Europe à l’Inde . Il y est mort en 1524 et a été enterré dans st Francis’s Church , la plus ancienne église de l’Inde avant d’être rapatrié au Portugal , en 1538 . Cette église a d’abord été construite en bois puis les franciscains portugais la remplacèrent par cette bâtisse en pierre , dénuée de charme. A l’intérieur le toit à la forme d’une coque de bateau inversée .
Le Master’s art café est un lieu de rencontre paisible auquel est accolée une petite agence de voyages , Travellers Paradise , qui accueille les touristes en les logeant chez l’habitant et peut organiser des séjours dans des familles en bord de mer ou en montagne , ainsi que des circuits sur mesure dans le Kerala , des visites de la ville , des cures ayurvediques , des croisières sur les backwaters ......Bref , tout ce qui peut faire le bonheur de leurs visiteurs ....
Un atelier de couture solidaire y est associé ...Il fabrique et vend des objets en tissu , permettant ainsi à des femmes dans le besoin de faire vivre leur famille . Une taxe de 15% est prélevée pour faire fonctionner cette association. Très belle idée qui s’est mise en place progressivement dans la tête et le cœur de ce couple franco - indien généreux et ouvert aux autres , Sophie artiste et styliste et Jude professeur de yoga .
Je suis logée à deux pas dans la maison d’hôte de Sheeba ....
Nous sommes à Fort Cochin ... c’est un quartier , calme et provincial où la vie se déroule lentement ... où chacun prend le temps de vivre .... C’est aussi le quartier chrétien et de nombreuses églises remplacent les temples habituels ... surprenant ... un petit coin d’Inde un peu à part ...
De jolies maisons coloniales cernent une placette où les élèves de l’école d’en face jouent au cricket , au football où s’entraînent à la course .. Le quartier s’étire jusqu’au port animé où on peut admirer les célèbres filets de pêche chinois qui font en partie la réputation de Fort Cochin ...
Le long du port , des échoppes vendent le poisson fraîchement pêché ...
Des marchands « de tout « s’étalent le long de la promenade et on peut y déguster des jus de coco frais encore dans leur coque , des fritures genre samoussas ou plus prosaïquement des sodas .
Le plus étonnant est d’avoir découvert au Kerala des marionnettes rapportées du Rajasthan !!!!! Tout est bon pour attirer le touriste ... Les tuctucs , noir et jaune ceux là , attendent le client en discutant ou en téléphonant...rien de bien différent sous les cieux keralais .... Ce premier soir , un peu fatiguée , juste un petit tour sur le port ..clic clac les filets sont dans la boîte !!!
A sept heures , je retrouve Sophie et Jude pour un moment de méditation et d’amour ...je partage leur repas avec plaisir mais c’est bien contente que je rentre retrouver mon lit .....
Le 30 novembre Le lendemain , journée au ralenti...je prends mes marques, je récupère du décalage horaire .... La journée d’hier a été une journée de mise en place , de pris de repères , d’assimilation de décalage horaire ...donc pas très productive !!!
La journée commence par un petit déjeuner au « Master Art Cafe « ....
Rituel bien agréable car cuisiné par les mains expertes de Sheena et Sonya . Ce sont des spécialités keralaises qui mettent de bonne humeur dès le matin accompagné d’un bon café et d’un jus de fruit frais ...hum un délice....
Après renseignement pris auprès de Cécile , je décide de faire un peu de marche jusqu’à Mattancherry et de rejoindre ainsi le Dutch Palace .....
Première visite réservée à St Francis’s Church maintenant église anglicane ...
Direction le port et son animation pour continuer le long de Calvathy ( bazar Road ) qui s’étire à l’infini un peu en retrait de la mer , le port marchand en face ..... De très beaux hôtels succèdent à des maisons délabrées avant d’arriver dans le quartier des grossistes en épices dont certains , au vue du luxe de leurs édifices, ont réussi à se faire une place au soleil "..
Une petite chapelle avec sa marchande de cierges ....
Une curieuse église ( catholique après renseignement ) où se préparait quelque mystérieuse cérémonie et un nom étrange gravé à l’entrée « our lady of Life Church « , sans doute dédiée à la vierge Marie....
Un antiquaire qui n’avait pas que sa marchandise d’antique ....
Quatre km pour rater l’embarcadère de Mattancherry annoncé à 1,2 km et le Dutch Palace à 2,5 !!!!! Retour à pied , désespérant les « tuctucs espérant « une cliente !!!! Je fais un détour pour saluer la « Santa Cruz cathédral basilica » , elle aussi massive et sans charme ...d’abord portugaise et église en 1595 , elle devient cathédrale en 1558 . Détruite en 1785 , elle est reconstruite en style baroque tardif en 1887 et devient basilique en 1984 lors de Jean Paul II au Kerala .... Deux grandes flèches blanchies à la chaux lui donnent un peu de légèreté et à intérieur diverses statues un peu « kitsch« ainsi qu’un tableau au dessus de l’autel représentant la cène qui n’est pas sans rappeler celui de Léonard de Vinci .
Un dernier détour par le port pour admirer le coucher du soleil .
Je ne suis pas la seule à avoir cette idée ...de nombreux indiens viennent s’y attarder seul ou à plusieurs , discutant ou contemplant le spectacle qui émerveille notre regard ...
De nombreux touristes s’y mêlent et chacun a l’air de savourer ce moment plein de magie ....et c’est des lumières plein les yeux que je regagne ma sweat-room...après une nouvelle méditation intense ( pendant ) et chaleureuse ( après )
1 er décembre. C’est après une nuit écourtée par des touristes nouveaux-arrivés et indélicats ...et par un coq qui confond la nuit et le petit matin ...que j’émerge à......10 h 30.... Ce n’est pas grave ...je suis en vacances .... Petit déjeuner tardif .... Je savoure le spectacle de la rue peu animée au regard des quartiers « plus indiens « où du port ... Des enfants jouent au foot sur le terrain .... ...
Un marchand ambulant de chaï que j’aurai l’occasion de goûter un peu plus tard ....
La fin de la matinée est consacrée à la visite de l’atelier de Sophie qui foisonne d’idées et de réalisations colorées et joyeuses ...
Retour au café , achat de fruits pour équilibrer mon régime alimentaire, discussion intéressante avec Cécile ....je déjeune à .... 16 heures .....
La journée s’étire sans se presser ....revisite du port à la tombée de la nuit et ses lumières multicolores m’enchantent encore et encore ....
Je rebrousse chemin déçue car la plage est fermée suite à une tempête qui pendant la nuit a envahi d’eau le sable et représente un danger pour quiconque prendrait le risque de s’y aventurer ...
Le décalage horaire sévissant malgré tous mes efforts , je rentre me coucher... une bonne nuit sera la bienvenue et demain sera un autre jour .
Le 2 décembre Aujourd’hui c’est l’enterrement de la belle mère de mon hôtesse ..le corps est exposé dans son cercueil depuis la veille et les amis défilnt pour prier et lui dire adieu ...pendant une heure de la musique religieuse est diffusée par des hauts parleurs . Puis le prêtre arrive pour bénir le corps avant l’enterrement proprement dit ...rien de bien différent de chez nous étant donné que la famille est chrétienne comme 20% de la population du Kerala ( 10 fois plus que la moyenne nationale ) .En effet ce sont les portugais qui ont débarqué en premier au Kerala suivi des jésuites .... A cela s’ajoute 25% de musulmans , le reste de la population étant majoritairement hindouiste . A aucun moment nous ne ressentons de tension entre les différentes communautés et tout ce petit monde est un bel exemple de cohabitation pacifique ....
Le Kerala a été le premier état à élire un représentant marxiste et souvent le drapeau avec la faucille et le marteau s’associe au drapeau national indien ..
Avec les filles de bureau d’accueil , nous nous mêlons à la famille pour honorer le corps avant qu’il ne soit emporté ..
A nouveau , cette envie irrésistible d’aller me « perdre « dans le quartier indien, histoire de m’immerger et de respirer l’odeur de cette Inde vivante et colorée , qui fait un peu défaut à ce coin de province calme et « anglisé « ....
Un tuctuc me conduit à deux pas de Dutch Palace et je décide de remettre ma visite à plus tard afin de parcourir la très longue « Palace road « ....
L’Inde , la vraie , celle des échoppes , les bien rangées , les désordonnées, les propres , les moins propres ......
Des boutiques ....toutes sortes ...comme ...en Inde !!!!
La vraie .., celle qui vit , qui respire, qui palpite ... C’est le quartier des hindouistes .... De vraies boutiques succèdent aux échoppes étroites et sombres ...... Un temple hindouiste modeste et fermé ...c’est le premier que je vois depuis mon arrivée ..Seules quelques bougies brûlent à l’extérieur.Sans doute dédié à Shiva car on peut y voir sa monture , le taureau Nandi ...
La chaleur humide se faisant de plus en plus prégnante , je reprends un tuctuc pour rejoindre le quartier plus calme et plus aéré de ma guest house .
Je repère la rue d’où je viens et à pied , la reprend en sens inverse et ai le plaisir de déguster un samossa ainsi qu’une autre variété de délicieux beignets servis dans du papier journal !!!! Je passe devant un des hôpitaux de la ville et dans un terrain vague voisin , tiens tiens des revenantes!!! Nos amies les vaches qui se font plus rares dans ce coin de l’Inde car ce ne pas elles qui déambulent le long des rues mais ..... »de sympathiques...biquettes !!!!!
Je rejoins le port. ...
Un homme assis en tailleur sculpte des peignes dans une corne de buffle...avec une scie , il sépare les dents et le résultat est un joli peigne en corne en forme de poisson ... Admirative , je lui en achète un et lui promets de revenir ...
Un déjeuner tardif Master Art cafe et l’après midi s’écoule sereinement dans ce coin de l’Inde si particulier et si attachant ... Quelques fruits composeront mon repas du soir et au lit car demain , mon amie Josephine arrive ...ouahhhhh!!!!! Un dernier tour sur le port pour aller goûter l’animation et regarde encore une fois ce spectacle sans arrêt renouvelé...et ces filets de pêche chinois qui en sont la principale attraction et nécessitent 7 ou 8 hommes pour les manipuler .... La plage est toujours recouverte d’eau et de détritus suite à une grosse tempête plus au sud et des barrières de sécurité nous empêche de passer ..... Nous apprendrons le lendemain que dans le sud du pays , de nombreux morts et pêcheurs disparus en mer font un bien triste bilan .
Le 3 déc. arrivée de la belle Nous sommes dimanche ...lever à 6 h du matin ..direction aéroport .... Une quarantaine de km nous séparent de l’aéroport international ... A cette heure matinale il fait encore bon et la circulation n’est pas trop dense ...Durant une bonne partie de la route , nous longeons la ligne de métro qui comporte sept stations .... A terme , elle devrait arriver jusqu’à l’aéroport .. Je récupère mon amie et direction Fort Cochin où la vie tranquille nous surprend ... Il fait bon vivre à Fort Cochin ... Petit déjeuner , installation , petite sieste ...et direction le port ..sur notre chemin , nous nous arrêtons pour admirer la belle cathédrale basilique Santa Cruz qui en fin de compte retrouve grâce à mes yeux .
Aujourd’hui la vierge est ornée d’une torsade de fleurs rouges du plus bel effet Quelle dévotion et quel respect ont ces indiens catholiques ....je ressent une émotion intense que je ne discerne plus beaucoup dans nos églises françaises .
Nous avons la chance d’assister aux baptêmes de deux enfants et José s’émerveille devant les jolies tenues endimanchées des petites filles qui ressemblent à de petites princesses ....en fin de compte toutes les petites filles du monde aimeraient être des princesses ....
Nous sommes dimanche , notre café de la place est fermé ...nous nous régalons d’un plat délicieux pour la modique somme de .... 3 euros ... St Francis’s church est fermée... nous déambulons jusqu’à la galerie David hall , face au ground où une exposition de peinture nous fait découvrir de jolis tableaux inventifs qui nous émerveillent ...
A 18 h nous avons rendez avec Cécile et le reste de la troupe pour aller assister à une fête hindouiste au Dutch temple , centre du quartier hindou et départ de l’interminable Palace Road .. Les rues intérieures sont décorées au sol par des dessins blancs faits de farine de riz et éclairés de petites lampes à huile ...le résultat est magique ..
La surface du ground qui s’étend entre la grille d’entrée et le Dutch palace est entièrement recouverte rangées de petites lampes à huile que les indiens rallument régulièrement.....au fond le temple mais nous , non hindouistes , n’avons pas le droit d’y pénétrer...seule Cécile a eu le privilège d’être accepter et d’assister aux prières et aux rituels ...
Quelques musiciens tapent sur leurs tambours et scandent de la musique rythmée et lancinante aux sons de laquelle des danseurs se démènent et qui n’est pas sans me rappeler la techno de nos boites de nuit !!!!! Nous attendons un défilé hypothétique avec des éléphants ....rien ne se passe et nous décidons de retourner dans notre coffe shop de la rue princesse ... c’est la rue la plus touristique de Fort Cochin ... Les boutiques tenues pas des « cashemiris « sont à touchetouche et tous essaient d’attirer notre attention ...la concurrence est rude et les touristes ne se bousculent pas ... c’est pourtant le début de la saison touristique ...mais la rumeur de la tempête en a découragé plus d’un .... Il est 20 h40 et notre restaurant ne sert plus .. Nous nous rabattons sur un restaurant un plus plus international ... et surprise !! Les « noodles « aux crevettes sont délicieuses .. Encore une journée de passer ... à prendre son temps
4 déc lundi Le rituel .....petit déjeuner au Art’s Master coffee ...tous les jours nous goûtons une spécialité keralaise ...aujourd’hui ce sont des « iddiyappam , nouilles de riz cuites à la vapeur avec des légumes cuits dans une sauce délicieuse légèrement épicée ....
Aujourd’hui nous décidons de jouer les touristes ....nous irons vers Marrancherry admirer le Dutch Palace (1557)devenu un musée et la synagogue Pardesi qui est la plus vieille synagogue d’Inde ...
Comme tous les jours le temps passe trop vite et finalement nous embarquons dans un tuctuc aussi bien décoré que le propriétaire est jovial ...
Nous commençons par la synagogue ..au passage , malgré nos protestations, nous nous arrêtons dans deux boutiques d’objets indiens de luxe où le chauffeur doit avoir une commission ..
La plupart , en effet , servent de rabatteurs et touchent un bakchich quand les clients achètent ...
Nous ne pouvons nous empêcher d’admirer des panneaux de bois sculptés et peints , de magnifiques échiquiers aux figurines finement ciselées en os de chameau , des tapis , de nombreuses représentations de Shiva , Ganesh ...en bois , en bronze , métal .... Bref beaucoup de tentations ...un vrai bonheur pour celui qui a envie de marchander ... Pour ma part , je préfère acheter directement aux petits commerçants ou dans des échoppes où les intermédiaires sont réduits au minimum ... A la troisième boutique nous râlons sec ...et notre chauffeur nous explique que de toutes façons , la synagogue n’ouvre qu’à 15 h !!!! Imparable !!!!mais nous insistons pour descendre et arpenter les boutiques du quartier et ce n’est pas ce qui manque ....
Nous rentrons dans une de ces boutiques luxueuses où un des vendeurs sur le pas de la porte nous fait miroiter des prix « moins que pas chers « !!!! Mon amie négocie âprement une statuette en métal et le vendeur finit par céder en simulant comiquement qu’il est étranglé !!!! Dans la rue menant à la synagogue , les boutiques les échoppes et les marchands ambulants sont collées les uns aux autres ...nous sommes bien dans un quartier touristique ....les touristes ne sont pas pléthores et nous sommes sollicitées en permanence ...cet afflux de marchandises est un peu déroutant et aurait plutôt tendance à me faire fuir ...mais devant un pas de porte !!!!! La même statuette en métal ....sans discuter , je l’acquiers pour un prix deux fois moindre !!!!!! Je m’amuse beaucoup devant la déconfiture de mon amie qui essaie de se persuader que la sienne est plus belle !!! Que nenni ...la seule différence réside dans l’instrument de musique qu’ils ont entre leurs mains ...
Nous arrivons devant la synagogue ...quelques touristes indiens ( les indiens visitent beaucoup leur pays ) et étrangers attendent l’ouverture des portes
La synagogue Pardesi date de 1568 et a été en partie détruite par les portugais en 1662 puis reconstruite lors de l’arrivée des Hollandais .
A Cochin il y a deux communautés juives , une plus ancienne , les « Juifs noirs « et les « Juifs blancs d’origine plus récente .
C’est la plus ancienne synagogue du monde( !!!??!!) On y pénètre par une petite cour où se trouve la tour de l’horloge datant de 1760 , date à laquelle elle fut agrandie .
Il est interdit de prendre des photos à l’intérieur .
Dans le hall d’entrée , une série de tableaux raconte l’histoire de l’arrivée des juifs en Inde et leur intégration ....
En 1805 le maharadjah de Travancore offre une couronne en or pour la Torah :
Destruction de Cranganore en 1524 ....
Elle est éclairée par des lustres provenant de Belgique, on peut y admirer une chaire dorée et au sol des carreaux bleus et blancs peints à la main de toute beauté et provenant d’une communauté juive de Canton au XV eme siècle . On peut y admirer une Torah du 16eme siècle . Désormais les services religieux ne sont plus organisés que pendant les principales fêtes juives . Après cette visite nous sommes épuisées par la chaleur ( exceptionnelle pour un mois de décembre ) et affamées !!!! Nous reprenons les rues pleines de tentations et admirons au passage quelques jolies maisons restaurées avec leur cour intérieure ... peut être un hôtel ou un musée ?
Rapidement nous sommes rassasiées de tuniques , pantalons , statuettes en métal , en bois , ...colliers , bracelets ... Tous les mêmes ... la plupart des boutiques sont tenus par « les cachemiris « et nous avons les mêmes dans Fort cochi rue princesse .. Toutefois vers la synagogue , les boutiques avaient un nom juif et on pouvait y trouver des objets religieux juifs . Nous reprenons un tuctuc pour retrouver le calme de notre « fort » !!!! un déjeuner - dîner rapide et au lit car demain une grande journée nous attend !!!!!
Le 5 décembre Aujourd’hui nous avons décidé de prendre un tuctuc affrété par l’association pour aller faire une visite un peu approfondie et détaillée des quartiers de Fort Cochin et Mattancherry ... Un charmant conducteur anglophone nous attend devant le Master Art Cafe ...
Il nous emmène d’abord devant Santo Cruz qui m’émeut à chaque fois un peu plus ...sur les bas côtés , les vitrines de la vierge , de St Joseph , les statues des différents saints comme St Antoine ont une naïveté propre à celle que l’on retrouve chez ces chrétiens keralais ....
Puis St Francis’s Church autre incontournable de la péninsule ....datant de 1503 , en bois puis en pierre (milieu du 16 eme siècle ), on peut encore y voir l’endroit au fond et à droite où Vasco de Gama a été enterré lors de sa mort en 1524 avant d’être transféré 14 ans plus tard à Lisbonne . Le plus étonnant pour une église chrétienne , c’est qu’il faut enlever ses chaussures pour y pénétrer ....nous sommes en indes, n’est ce pas !!!!
Puis nous passons devant « le Dutch cimetery consacré en 1724 , fermé et à travers les grilles duquel on peut voir la végétation qui a envahi les tombes sur lesquelles les inscriptions sont en partie effacées .
Puis nous nous arrêtons devant un énorme banian dont les racines aériennes sont vraiment spectaculaires ...pose , la photo obligatoire clic clac ..nous repartons ...
Cette fois nous arrêtons et visitons la blanchisserie « Dhobi Khana » ( public laundry ) ...impressionnant !!!! Cette blanchisserie a été crée en 1720 pour laver les uniformes de l’armée Hollandaise et les ancêtres de cette communauté Vannar Sangham viennent du Tamil Nadu voisin et de la côte Malabar . Les hollandais leur avaient alloué 13 acres de terrain à cet effet . La blanchisserie été construite en 1976 . C’est là que sont lavés séchés et repassés tous les textiles des hôtels et des particuliers .... Des étendoirs immenses où le linge est mis à sécher à moins que ce ne soit directement sur l’herbe .... Avant cela , il est lavé dans de nombreux petits lavoirs en pierre où il est tordu , essoré , frappé et cela de nombreuses fois avant d’être rincé , mis à séché et repassé... Un autre bâtiment abrite une succession de tables à repasser où la dextérité des manipulateurs de ces gros fer à repasser chauffés par des braisée de noix de coco , est époustouflante... Une sacré entreprise impressionnante par son organisation qui paraît être sans faille !!!!
Tout au long des rues , le spectacle de la vie indienne animée et variée comme je l’aime tant ....des petites échoppes de vendeur de billets de loterie aux voitures ambulantes des vendeurs de chaï , de samossas ou autres délices frits ou jus de cannes à sucre à moins que que ce ne soit de cacahuètes grillées , elles aussi vendues dans un cornet de journal ....
Puis nous arrivons au marché , le plus important de Fort Cochin avec ses étals de poisson séché , de fruits et de légumes connus et inconnus , comme les « doigts de demoiselle « longs filaments verts de section carrée , délicieux ....un spécialiste des oignons est assis à même de sol pour les trier ....Un spectacle sans cesse renouvelé ... Puis le bâtiment des bouchers avec ses stands de volaille , de bœuf , de chèvre ...un peu plus loin des stands de coquillage ...entre deux clients certains lisent le journal ...L’odeur est prégnante aussi j’interromps ma visite pour respirer dehors !!!!
Et au milieu de tout cela , entre un volailler et un marchand de riz , un tailleur « excellent « dit le panneau ...
Puis nous arrivons devant un temple dédié à Shiva fermé aux « non hindouistes « Nous ne pouvons l’admirer , ainsi que son « arbre à offrandes « que de derrière la grille ...un dessin de Shiva entouré de Parvati et de Ganesh signifie que nous sommes bien chez des hindouistes ...sur la gauche un petit autel avec ses guirlandes pour les honorer ...un peu plus loin , un autre petit temple où l’on peut reconnaître les sculptures de Ganesh et autres divinités sur le fronton ...
Puis le temple Jaïn avec sa croix reconnaissable entre toute puisque les nazis l’ont récupérée pendant la guerre pour en faire leur symbole mais en l’inversant ...malgré tout , la regarder me fait froid dans le dos .. Nous enlevons nos chaussures pour la visite , nous laissons nos sacs à l’entrée et les photos ne sont autorisées qu’à l’extérieur des bâtiments . C’est un bâtiment tranquille à l’atmosphère sereine ...peut être que si nous revenions aux alentours de midi , il en serait autrement car le temple est curieusement un lieu de rassemblement d’une centaine de pigeons que des moines nourrissent quotidiennement...ceci a sans doute un rapport avec leur attachement à la non violence absolue envers tous les êtres vivants ...ils pratiquent donc un végétarisme poussé puisque ils ne mangent même pas les végétaux à racine pour ne pas tuer les vers de terre et ne pas empêcher la plante de repousser ....la communauté Jaïn a fondé en Inde plusieurs hôpitaux destinés aux animaux ...Notamment à Delhi , il y a un hôpital jaïn pour les oiseaux ...
Mêmes principes que l’hindouisme et le bouddhisme ...à savoir atteindre l’illumination afin de sortir du cycle des incarnations ....leur culte consiste à réciter des mantras et faire des offrandes ( Puja) dans les temples .Ils pratiquent aussi le jeûne ....et essentiel , respectent TOUTES les formes de vie pour ne pas accumuler du karma ...
Puis nous nous dirigeons vers un des lieus les plus connus et visités de la péninsule...Le Dutch Palace .....situé dans Mattancherry au SE de Fort Cochin ...pour y parvenir on traverse le quartier des grossistes en épices où on peut aussi longer « bazar road « le long de la côte ... Les négoces en gros d’épices alternent avec les luxueux magasins de souvenirs tenus par les « cachemiris » qui reversent des commissions aux chauffeurs qui leurs amènent des clients ....des effluves de cardamome , de clous de girofle , de gingembre , de cumin ...nous chatouillent agréablement les narines ....nous avons visité l’entrepôt de « la vieille usine de gingembre » où le gingembre est étalé dans la cour au soleil pour sécher , trié , réduit en en poudre par frottement sur de grosses pierres , tamisé , mis en sac pour être transporté et livré .... En haut d’un escalier bancal , une boutique où nous dégustons un délicieux « thé aux herbes « et autres infusions pour nous encourager à acheter ....
Le Dutch Palace où musée hollandais ....photos interdites ...nous entrons par un escalier et redescendons par un autre ...une petite queue se forme ... Ce palais fut offert par les portugais au Raja de Cochin en 1555 en échange de concessions ...Il fut rénové en 1663 à l’arrivée des hollandais d’où son nom ...pourtant à l’extérieur, il n’a rien d’un palais !!! Mais à l’intérieur, les fabuleuses peintures murales contant des épisodes du Ramayana ....48 datant du 16 eme siècle me font changer d’avis ! Au premier étages , Lakshmi , Vichnu , Shiva , Parvati nous font des clins d’œil depuis leurs compositions murales ....de plus , outre les portraits des maharadjas depuis 1864 par des artistes locaux , une belle collection de palanquins , de costumes de cérémonie incrustés de pierreries , d’ombrelles royales ....les plafonds sculptés nous donnent une idée de la richesse de ces « gens là « !!!!! A côté deux temples , l’un dédié à « lord Krisna « et l’autre « lord Shiva « interdits au non- hindouistes ... Puis nous nous arrêtons devant une église à l’architecture « on ne peut plus inconventionnelle « !!!!étonnante , surprenante , c’est l’église syrienne St George de Fort Cochin ...
Un corridor couvert avec de nombreux vitraux dont les sommants représentent des scènes de la vie du Christ , de le Vierge , des apôtres .. A l’extérieur un curieux bas relief représentant « le serment de La Croix penchée «
Notre chauffeur nous propose de déjeuner dans un restaurant keralais peu fréquenté par les touristes ....il fait sombre , de nombreux hommes d’affaire se pressent et nous dégustons ...pour 4,5 euros , un « biryani « de chèvre absolument succulent ....nous nous régalons et pendant notre dégustation, un homme à la peau couverte d’étranges grosseurs , tend sa gamelle au caissier qui la lui fait remplir aux cuisines ....il nous a semblé qu’il lui tendait un papier ? Peut être un bon d’échange ?? Nous rentrons au bureau , ravie de notre promenade afin de préparer avec Cécile et Sanitha la suite de notre séjour ... En effet , nous avons l’intention de séjourner plusieurs jours en bord de mer ...de façon à découvrir d’autres paysages et de se reposer de la chaleur lourde et humide de Fort Cochin ....
Le 6 7 et 8 décembre Notre cher Harry nous attend devant le bureau , son « ambassador « astiquée et rutilante ...
Une quarantaine de kilomètres pour parvenir à Marari beach , petite station balnéaire à dix km au nord d’ Allepey , point de départ de la plupart des croisières sur les backwaters . Quarante km c’est peu ...en distance oui mais en temps !!! c’est une autre histoire ...en Inde , on raisonne en temps et non en kilomètres ....les routes sont encombrées , les ralentissements et les embardées sont fréquentes car les chauffeurs doivent éviter les trous ...de plus tuctucs , vélos , deux roues , voitures , cars , quand ce ne sont pas les piétons ou les vaches qu’il faut éviter ...et tout ce petit monde conduit en évitant les autres et pour cela il faut se faire entendre ....à coup de klaxons ....bien entendu !!!!! Aaaaahhhhh les klaxons en Inde .....quel bruit mélodieux !!! Ils nous cassent les oreilles ...à croire que les indiens sont nés avec un klaxon greffé dans la main !!!! Tout au long de la route , nous pouvons observer la préparation des fêtes de Noël qui consiste en la pose de guirlandes diverses et variées tant pour la forme que pour la couleur ..
Nous arrivons sans encombre à Marari beach.....un petit chemin serpentant vers la plage et dans un jardin , notre bungalow nous attend ...
le propriétaire des lieux nous reçoit et un charmant monsieur âgé l’accompagne.., son père ....il veut nous porter nos bagages ...il sera souvent avec nous et la communication se fera aisément mais par signes .....il ne parle que le dialecte kéralais , le malayalam.. Le nom de l’état vient de ce dialecte ...c’est le nom de l’ancien royaume tamoul des« chera « ... Kera signifie « palmier de coco et alam « terre ou pays « d’où le nom en malayalam « terre des palmiers de coco « Les habitants sont des « malayalis « , des « kératites « où des « kéralais et c’est l’un des états le plus linguistiquement homogène... Le Malayalam d’origine dravidienne est la langue officielle du kerala , au même titre que l’anglais ...elle est parlée par 97% de la population. Il faut savoir qu’au Kerala , le taux d’alphabétisation est record par rapport à la moyenne nationale . Il fait chaud , la plage est à deux pas , la mer nous tend les bras ...aussitôt dit aussitôt fait ...une centaine de mètres nous sépare d’une immense plage de sable fin et blanc , bordée de cocotiers à perte de vue ... Peu de touristes , quelques parasols locaux et de petites cabanes en bois servant une cuisine simple et goûteuse ... La mer est incroyablement chaude , les rouleaux nous portent , nous enlèvent et nous ramènent ...inlassablement nous plongeons et replongeons ...un vrai bonheur .... Une omelette kéralaise me rassasie , une discussion avec la seule cliente de la cabane la plus proche , une petite sieste à l’ombre , un autre bain ... , l’après midi se déroule lentement et nous allons marcher en admirant le coucher du soleil ...les pêcheurs ont rentré leur bateau coloré ...le long de la plage , on peut observer quelques canaux de backwaters débouchant directement .
De loin en loin , une grande et simple croix plantée dans le sable nous rappelle que les chrétiens sont nombreux dans cette région de l’Inde .
Nous rejoignons notre bungalow ...José fait un peu la grimace devant les deux tables sous la véranda ....notre restaurant ...au moins nous ne serons pas dérangées par les voisins !!! mais par les moustiques ...oui ...heureusement , « Insect écran « est là et .....bien utile .... Notre hôte vient nous servir une délicieuse et abondante cuisine de la région , concoctée par son épouse que nous aurons à peine l’occasion de croiser ... Nous mangeons du poisson à chaque repas , du thon pourtant cher mais sans doute pour nous honorer et nous faire faire plaisir ...des légumes , du riz , des galettes et de la bière qu’il est allé gentiment nous chercher à vélo au village voisin ..... Il nous a expliqué qu’il s’était conducteur de tuctuc et qu’il avait arrêté cette activité pour recevoir des hôtes ...mais ce n’est pas facile ... En effet notre bungalow avait deux chambres mais nous étions les seules à l’occuper ...
Une bonne nuit après discussion animée pour choisir notre lit en fonction de sa position par rapport au ventilateur et à la moustiquaire !!!! Demain , même journée après un petit déjeuner continental et déjeuner sur la plage ...du poisson et du crabe épicé chez un charmant jeune couple dont la petite fille venait jouer à cache cache avec nous .... Le nom du restaurant « Carol’days restaurant « était d’ailleurs en son honneur .
Nous faisions de nombreuses et longues promenades le long de la plage ... La plage s’étendait à l’infini et le matin tôt nous pouvions admirer les barques colorées des pêcheurs au retour de leur pêche ....souvent, pas loin d’une dizaine d’hommes était nécessaire pour la tirer sur la plage après une longue et difficile manœuvre ...
puis le poisson était décroché des filets , la barque nettoyée et un ou deux hommes se dirigeaient vers le chemin d’accès où ils savaient trouver des clients ...particuliers , guest houses ou hôteliers ...
Le soir au coucher du soleil de nombreux indiens venaient en famille , goûter les saveurs du crépuscule et de la mer ...
Ils s’asseyaient , attendaient et comme nous , admiraient les couleurs rougeoyantes du roi des astres qui semblait disparaître dans l’eau à l’horizon...
Une glace avant de rentrer ...
La journée , nous croisions souvent des couples d’amoureux qui marchaient , comme tous les amoureux du monde , main dans la main en parlant d’amour et d’avenir ...un clin d’œil , un sourire et nous étions heureux ...
Du repos , du bonheur ...un bel endroit à conseiller pour qui veut passer quelques jours à l’écart de la civilisation , de la cohue et des stations balnéaires touristiques....
Le 9 décembre départ pour Varkala
Nous avons encore la journée pour profiter de la plage car notre train ne part qu’à 17 h .... Moyennant un petit supplément , nous pouvons disposer de notre chambre pour entreposer nos bagages et prendre une douche . Nous débutons notre dernière journée par une grande balade le long de la plage pour observer , une dernière fois , les barques des pêcheurs rentrant et déchargeant le produit de leur pêche ...
A midi nous déjeunons dans un restaurant au bord de l’eau , d’un byriani de poisson , ici , maquereau , absolument succulent ...ils ont la gentillesse de nous garder nos sacs pendant que nous savourons un dernier bain sur cette plage paradisiaque ... C’est un endroit idyllique , une rupture nécessaire quand on voyage de ville en ville , de site en site ....un détour intéressant quand on vient découvrir les backwaters au départ de « Allepey , dix km plus bas donc , à une petite demi-heure en tuctuc ...
Un dernier adieu à notre plage et à notre grand père kéralais qui nous « embrasse « pour l’occasion !!! Son fils , notre hôte , est parti accompagner son fils de 9 ans à l’hôpital pour une affection respiratoire...ici les médecins généralistes n’existent pas , quand un problème survient c’est directement l’hôpital et son service d’urgence ..un peu comme en France !!!!
Il est l’heure ...un tuctuc nous attend ...direction la gare d’Allepey ...la route est évidemment encombrée ....Klaxons , slaloms , nous finissons par arriver à bon port en admirant au passage les préparatifs de Noël ...les guirlandes se déploient dans les villages traversés et donnent envie de revenir fêter noël avec eux ...
Notre train arrive ...wagon sans réservation ...quelques bonbons offerts créent des liens et bientôt nous discutons avec les autres passagers , curieux de notre origine « where do you come from ? » What do you do ?..... Ils sont vraiment gentils ces indiens , prêts à partager , à renseigner , aider quand c’est nécessaire, toujours le sourire et cette gentillesse , hum!!!!! et ce oui qui semble dire non ...déstabilisant au début .... L’un d’entre eux , intrigué, passe et repasse dans le couloir , puis revient avec son fils ensommeillé pour discuter avec nous ...
Nous arrivons à Varkala ...station après Kolaam ...ils sont dix à nous dire ..oui c’est ici ..au revoir , à bientôt et c’est avec plaisir que nous nous reverrons ...peut être ...un jour ..... Sur le quai notre chauffeur de tuctuc nous accueille joyeusement....nous le suivons et nous traversons les voies pour accéder à notre carrosse... La traversée de Varkala nous semble un peu longue ...nous arrivons à notre hôtel et nous promettons de le rappeler lors de notre départ car il est vraiment sympathique !!!! Cette fois ci c’est un hôtel qui nous accueille le Jicky’s hôtel , tout blanc avec ses deux étages dont les murs sont joliment décorés de fleurs , oiseaux , paysage, ainsi que l’intérieur de nos chambres , œuvre vraisemblable de quelque artiste local
Il est déjà un peu tard et le gardien de nuit nous accompagne à travers un dédale de ruelles au restaurant végétarien de l’hôtel ...nous nous régalons , l’une d’un potage , l’autre d’une salade ....un petit tour le long de la falaise surplombant la plage et couverte de boutiques ( toujours les mêmes « cashmiris « !!!!), de bars et de restaurants avec leurs étals extérieurs où le client choisi son poisson avant de s’installer.....
Varkala nous paraît beaucoup plus touristique que Marari beach ...nous en aurons la confirmation dès le lendemain matin en cherchant un endroit pour petit déjeuner ...
En attendant bien contentes de retrouver notre lit , nous nous endormons , bercées par le ronronnement du ventilateur !!!!
Les 10 11 et 12 décembre Varkala suite Le lendemain matin nous nous mettons en quête d’un café ou d’un restaurant pour prendre notre petit déjeuner ....nous retrouvons notre chemin ...nous sommes près de la plage de Papanasham , principale plage accessible par deux escaliers dont les marches hautes et glissantes incitent à la prudence ...
Nous jetons notre dévolu sur un petit café restaurant , le Heart café , « organic « c’est à dire bio ... C’est calme , reposant , confortable avec ses grands canapés dans lesquels il fait bon se lover et prendre son temps , cuisine délicieuse, avec une jolie vue sur la mer et dont le code internet « peace and love « me paraît être de bon augure .... Tous les matins nous débuterons la journée en leur compagnie... La plage se trouve à cinq minutes de notre hôtel , il est donc commode de se déplacer ....cinquante fois par jour , nous passons et repassons devant les mêmes boutiques qui nous interpellent pour y pénétrer ...un hochement de tête suffit souvent à les décourager ... La plage est en contrebas de falaises de couleur ocre et le contraste avec celle que nous venons de quitter est saisissant ...aussi bien dans les paysages que dans l’atmosphère... Ici tout est fait pour le « bien être « !!!! des touristes et de vrais loueurs avec de vrais parasols et de vrais chaises longues ... En effet à Marari beach , souvent quelques chaises et parasols ....quand ce n’était pas les propres lits des indiens qui étaient sortis durant la journée et proposés à la location .... À côté de nous , une indienne et son grand couteau dépeçaient des noix de coco , ananas , papayes et autres délices ...dommage ce n’était pas la saison des mangues qui commençaient à peine à mûrir sur les manguiers ...
La même mer chaude , les mêmes rouleaux , peut être même un peu plus impressionnants qu’à Marari ...de jeunes indiens s’entraînaient avec leur planche de surf et il fallait être vigilant pour ne pas être heurtée ... Quelques jeunes filles se baignaient toutes habillées ...les garçons eux avaient des bermudas mais la plupart d’entre eux ne savaient pas nager ... La plage était surveillée et les maîtres nageurs avaient le sifflet sonore , rageur et efficace quand le comportement de quelques baigneurs laissait à désirer ...
Le matin , José disparaissait un très long moment pour marcher le long de la plage ....le deuxième jour , m’a vu en faire autant quand j’ai réalisé que nous allions regagner Fort Cochin et que la plage ....ce serait sans doute terminé.... Mon courage me revient dans l’urgence de profiter afin de ne rien regretter !!!! Je débutais ainsi une longue promenade en longeant la plage ...au bout une « succursale « du temple d’en haut que nous visiterons un peu plus tard dans l’après midi . Un groupe de collégiens s’amusaient à enterrer l’un des leurs comme nous l’avions tous fait un jour ou l’autre ...cela les amusait beaucoup et je leur ai demandé l’autorisation de les photographier...les vivants et le mort ont été ravi de poser !!!! Et un étonnant spectacle peu commun en Inde , un pêcheur à la ligne !!!! En dépassant la pointe , nous arrivions à un éboulis de très gros rochers ocres barrant la plage et nous obligeant à marcher dans l’eau entre deux vagues ...le paysage est superbe ....la mer déchaînée, la plage de sable blanc , les énormes rochers posés ça et là , comme des morceaux de falaise détachés et surplombant tout cela , la végétation plutôt luxuriante avec ses cocotiers et ses palmiers se découpant dans le ciel ... Deux anglaises descendues de leur luxueux hôtel , m’ont encouragé à emprunter l’escalier visible dans la paroi ....arrivée en haut , une grille qui s’ouvrait sur les cinq étoiles d’un palace , où une femme entre deux âges se reposait sans doute de ses soins ayurvediques .....
A mon retour , j’assistai sur la plage sacrée de Papanasham à une cérémonie d’élévation des âmes des défunts c’est à dire que les Hindous viennent apporter des offrandes à leurs chers défunts pour la paix de l’âme car il ne faut pas contrarier les âmes qui ont un pouvoir de malédictions sur une famille et pour cela ils sont aidés d’un prêtre....nous aurons l’occasion d’y participer le lendemain...
Il est assez étonnant de marcher sans but le long de la plage et de tomber sur des prêtres( ou gourous ), colliers de pèlerin autour du cou , installés sous des parasols avec leurs « instruments « ( autel portatif , feuilles de bananier , fleurs , encens , théière , seau d’eau , riz cru , riz cuit ...et parmi tout ce fatras ...l’indispensable portable !!!! Nous sommes en Inde ...mais en 2017 !!!! ) Les fidèles , les hanches entourées d’un linge blanc et la taille d’une ceinture rouge ..... étaient assis face à l’officiant , en position du lotus , paumes tendues et offertes et récitaient à tour de rôle d’étranges prières , reprises en chœur par l’assemblée debout .... Un cérémonial qui consistait à prendre ce que le prêtre leur donnait ...boulettes de riz , riz cru , fleurs ...puis ils faisaient trois fois le tour de leur tête avec les offrandes , à la fin on coupait la ficelle attaché autour de leur doigt et ils partaient , la feuille de bananier et les fleurs sur la tête pour aller les jeter à la mer avant de se mouiller ....
Étrange et envoûtant ...sur le moment je ne savais pas à quoi cela correspondait ....je l’ai su bien après de même que cette partie de la plage était un lieu sacré ...j’ai compris alors pourquoi , m’étant assise sur un coin de pierre à même le sol , ressemblant à un énorme « cendrier pour cigare « , j’ai vu arriver vers moi un indien qui m’invectivait en « malayalam « ...j’avais du profaner un lieu de culte ....
Je remontais et retrouvais ma co-turne pour prendre un tuctuc afin de visiter le temple hindou « à voir « Janardhana Swami temple , datant de 2000 ans . C’est un temple très important et c’est pour cela que Varkala est appelée la « Benarès du sud « Après avoir négocié âprement le prix de la course , le tuctuc nous a laissé devant le temple et sa piscine extérieure pour ablutions et purification .....il était trop tôt pour le visiter et en redescendant, je me suis aperçu que José avait raison et que c’était bien le temple du bout de la plage ...j’étais vexée !!! Et les chauffeurs ont du bien rire ...
17 h visite autorisée pour les étrangers !!! A l’entrée le préposé aux chaussures m’affirme que les photos sont autorisées ...on emprunte l’escalier , et après avoir payé , le préposé à l’entrée tire « un coup de feu « qui nous autorise à rentrer ... En haut des marches nous passons sous une porte sculptée de divinités colorées comme on en voit au Tamil Nadu . A l’intérieur , un énorme banian ... Divers sanctuaires réservés aux Hindous ...sur l’un des murs on reconnaît Shiva , le dieu danseur et presqu’en face , sa monture , le taureau Nandi , une couronne de fleurs autour du cou . Je commence à prendre quelques photos ... un indien me fait comprendre en malayalam que c’est interdit ...forte de mon autorisation d’en bas , j’insiste et la visite se transforme en « course- poursuite « avec mon indien furieux qui m’invective à chaque fois que je le croise ...décidément cele devient une habitude !!!! Sur l’un des murs on peut voir une étoile ....l’étoile de David ? Ce temple est principalement dédié à Vishnu mais on peut y retrouver aussi Ganesh , Garuda , Shiva , Hanuman et autres divinités peintes de brillantes couleurs . Les pèlerins viennent y effectuer les derniers rituels pour leurs décédés . De toutes façons ce temple présente un intérêt moindre , une fois que l’on connaît Maduraï et autres temples du Tamil Nadu ....
Nos soirées consistent à dîner dans un restaurent de poissons ...notre préférence va à la salle du premier étage pour sa vue sur la mer et les centaines de petits lumignons des bateaux partis pêcher de nuit . Après avoir choisi soit un poisson soit des grosses crevettes , nous retrouvons notre choix cuisiné dans notre assiette ...un régal ... Un soir notre voisin de table , professeur d’anglais à Londres et écrivain à ses heures perdues , nous a fait goûter un peu de vin blanc local ....nous l’avons retrouvé à plusieurs reprises et au regard de sa diction parfaite , je le comprenais et faisait des efforts pour me faire comprendre , ce qui amusait beaucoup mes interlocuteurs.... En dehors de mon accent « très français » trahissant notre nationalité dès que j’ouvrais la bouche , un autre anglais de Londres , mi-anglais mi-indien , trader dans la City , rencontré sur la plage , nous a aussi affirmé que nous avions , nous , les françaises , « un petit quelque chose « qui trahissait notre origine ... Nos trois jours sont passés tellement vite et agréablement, que ma Jojo a décidé de prolonger d’une journée ..... »ok à condition que tu te débrouilles « ... Aussi dit aussitôt fait , coup de téléphone à Biju de l’agence pour reculer notre excursion sur les backwaters waters ... Je m’occupe de la chambre que nous gardons et la petite agence s’occupe de reprendre des billets de train . Un jour de plus au bord de la plage ...pourquoi pas....nous aurons bien assez de temps pour transpirer à Fort Cochin !!!! Le dernier soir , pendant que José était restée à discuter avec notre professeur anglais , je marchais le long de la falaise découvrant , surprise , les nombreux restaurants , bars , centres ayurvediques et leur hôtel , les échoppes et vraies boutiques ...incroyable !!!!un vrai paradis pour « touristes branchés « !! pour moi , c’est un peu « too much « et je me suis surprise à regretter la sérénité de Mararibeach ...il en faut pour tous les goûts ...
Dernière nuit , épuisée par la marche , les baignades et la visite du temple nous nous endormons le cœur dans les étoiles ravies de notre séjour balnéaire .
Le 13 décembre retour à Fort Cochin Heart café ....dernier petit déjeuner ...jus de fruit , omelette kéralaise et café , nous sommes prêtes..
La veille au soir , le loueur de parasol nous a invité à les rejoindre sur la partie sacrée de la plage de Papanasham c’est à dire près de la « succursale « du « temple d’en haut « .... Nous sommes surprises !!!!! Des stands !!!! Des parasols et dessous ..des prêtres .... à côté , un autel avec des divinités hindoues ..je reconnais Shiva sous sa forme de danseur cosmique au milieu de son cercle de flammes et ....Boudha !!! Je sais bien qu’il est un avatar de Vishnu mais que fait il parmi les Hindouistes ...je m’approche et regarde , intriguée ... La veille déjà , avant la visite du temple , j’étais restée longtemps à les observer ...sans vraiment comprendre .... Les mêmes cérémonials que ceux d’hier ... Tout à coup l’un d’eux , en peine de client , m’interpelle ... il m’invite à m’asseoir face à lui ... plante trois bâtonnets ... Son aide , un indien âgé me noue un fil autour de l’annulaire , puis il m’offre des fleurs ( des œillets d’Inde souvent utilisés pour les guirlandes ou les offrandes ) , je les prends avec les deux mains et dois faire trois fois le tour de ma tête comme pour mimer une auréole ...puis en récitant des incantations il me rince les mains avec l’eau du seau puisée à l’aide d’une théière ... Ensuite il me tend une poignée de lentilles....même scénario puis encore la même chose avec du riz cru ( deux fois. ) puis une boulette de riz cuit puis à nouveau du riz cru et des fleurs ...... Chaque offrande est déposée sur une feuille de bananier posée sur le sable ... L’aide de camp ( son père ) me dénoue le fil entourant mon doigt et le pose sur le paquet c’est à dire la feuille de bananier et les offrandes ... Un feu est allumé , de l’encens brûle....je dois poser mes mains trois fois avant de les porter au front et au visage .. Puis je me lève , fais trois fois le tour du feu les offrandes sur la tête ... L’accompagnant m’entraîne vers la mer pour y jeter mon paquet et me verse de l’eau sur la tête ....j’appris un peu plus tard que les eaux de cette plage étaient considérées comme « saintes « et lavaient les péchés...ce qui explique pourquoi cet endroit est un important centre de pèlerinage. Si j’ai bien compris dans le côté sacré de cet endroit, Il y a deux notions , la première qui consiste à se tremper dans l’eau pour se laver de ses péchés et la deuxième qui consiste à faire des offrandes aux morts afin que son âme repose en paix .....
Papanasham signifie « wash away sins « il est dit que se plonger dans les eaux sacrées de cette plage nous lave des péchés de toute une vie .... nous allons donc rentrer sacrément purifiées étant donné que nous avons passé presque cinq jours dans l’eau !!!!!
Retour vers le parasol ... Mon officiant , Sivacouma , me dessine deux traits blancs sur le front et un point rouge et noir au milieu.... Pour terminer je dois manger une banane . Sur le côté du matelas sur lequel il est installé en tailleur ( ou en lotus ) , un petit foyer en bois au centre duquel un feu est entretenu dans une coupelle en bronze et ce , surmonté de ... Boudha !!!! Un morceau de tissu blanc autour des hanches et un orange couvert d’inscriptions sur les épaules , des traits blancs et jaune ainsi qu’un point rouge sur son front ..les mêmes traits blancs sur sa poitrine ...il est beau et fort sympathique... Une offrande me libère de ma dette envers lui ...il me fait comprendre qu’une partie est reversée à son père ...il faut bien que tout le monde gagne sa vie !!!!
Subjuguée , je suis restée pour observer ce curieux « spectacle « quand j’ai vu José revenir de sa promenade . .. aussitôt je lui présente Sivacouma , mon gourou dont les affaires tournaient un peu du ralenti ...
Ce n’est que le lendemain , de retour à Cochin , que nous avons su que cette cérémonie s’appelait « l’élévation des morts « cela ne pouvait pas mieux tomber car José venait d’enterrer son papa ...mais cela aurait été peut être plus efficace si nous l’avions su , nous aurions pu nous concentrer un peu plus et prier pour son âme .... Un peu plus loin sur la plage une petite statue dorée d’une divinité jouant de la flûte ...évidemment nous faisons comme tout le monde et posons à côté ... Puis une barque dont les filets sont pleins de grosses moules ...nous n’avons jamais eu l’occasion d’en voir à l’affiche des restaurants ...
Retour à l’hôtel ...il est temps de rendre la chambre ...en arrivant de belles indiennes montent l’escalier devant nous , un paquet de linge sur la tête...impressionnant je ne puis m’empêcher de les admirer à cause de leur courage et de leur port de tête mais je les plains aussi car même habituées , ce ne doit pas être facile tous les jours ...
Les bagages prêts , un dernier repas au Heart café et un petit tour le long de la falaise afin d’acheter des « attrapes rêves « que j’y avais repérer la veille ...
Notre souriant chauffeur arrive à l’heure .....les indiens ont plutôt tendance à être en avance ...est ce dans leur mentalité ou est ce parce que la concurrence est rude et pas question de décevoir un client ?
Attente à la gare après avoir repéré notre quai ( il n’y en qu’un !!!) ....un tableau d’affichage indique les numéros de train et les horaires ...cinquante fois je vérifie et demande à mon voisin indien si le train qui arrive n’est pas le notre ...il me rassure et aussitôt sa voisine regarde sur l’application de son smartphone et confirme ....nous sommes assis sur un banc abrité car une pluie diluvienne s’est mise à tomber ...juste pour notre départ afin de ne rien regretter ... Nous montons dans le wagon correspondant à notre repère mais c’est la partie sans réservation ....un indien nous explique que dans deux stations nous serons à Kollam et que nous aurons assez de temps pour changer et regagner nos places ...ce n’est pas grave , nous sommes assises et le spectacle est plus animé dans cette partie ...A Kollam il empoigne spontanément nos bagages ...et là c’est le luxe !!!! Un vendeur de chaï ...quel délice et le retour s’effectue sans encombre .... A l’arrivée , nous ne trouvons pas notre chauffeur de taxi ...nous finissons par prendre un tuctuc non sans avoir fait la queue derrière une multitude de pèlerins à colliers qui s’entasse dans les tuctucs...le retour nous paraît long et nous regrettons notre taxi ... Il est minuit , la grille est fermée et nous craignons de passer la nuit dehors ...heureusement Sheeba veille et nous ouvre ...ouf ...
Le 14 décembre départ pour les backwaters 8 h 30 nous finissons le petit déjeuner au Master Art Cafe , un minibus vient nous chercher pour une journée à sillonner les backwaters qui constituent l’un des principaux attraits du Kerala .
Nous allons récupérer dans Cochin , un couple anglophone qui en plus des trois femmes déjà présentes , feront partie de notre groupe de visite.... Une bonne heure de route pour arriver ...notre guide nous attend et restera toute la journée avec nous , nous expliquant la vie sur ces canaux . Les backwaters sont des lagunes et des lacs d’eau saumâtre en retrait de la côte de malabar .Un réseau , constitué de plus de 1000 km de canaux naturels ou artificiels , les relie entre eux . La ville de Cochin se trouve au débouché du plus grand lac , le lac Vembanad , sur la mer des Laquedives . Les backwaters waters sont alimentés par une quarantaine de rivières serpentant vers la côte et descenant des ghats occidentaux . Ces canaux sinuent à l’intérieur des terres en suivant le littoral et pendant longtemps ont été les seules voies de circulation . Les embarcations utilisées , les kettuvalams ou housesboats permettaient de relier les villages entre eux et transportaient les produits issus de la noix de coco, comme le coprah , les noix de cajou et tout ce qui pouvait et devait être convoyé . Elles sont faites de planches en bois , reliées par des ficelles en fibre de coco , avec un toit de bambou et de feuilles de palme enduites d’huile de noix de cajou , excellent isolant . Ce type de transport est encore d’actualité. Nous embarquons dans une de ces barques , deux petites plateformes à l’avant et à l’arrière sur lesquelles deux indiens d’un certain âge se tiennent pour faire avancer l’embarcation , en plantant chacun une longue perche en bois dans le fond de la rivière .
Le paysage est sublime et nous savourons en rêvant ce glissement silencieux....
Des maisons plus ou grandes , plus ou moins belles , peintes en rose ou en jaune , jalonnent le rivage ...la première possède un escalier en pierre qui descend jusqu’à l’eau pour embarquer directement ...
De nombreuses plantes aquatiques apportent une note colorée ...des lys , des jacinthes , des lotus ..mais le développement anarchique de certaines ( jacinthes ) recouvrant entièrement la surface de l’eau , obstrue les voies de communication, gêne la navigation et à terme empêcheront les hommes comme les oiseaux de pêcher .....Il peut être "considéré, comme une puissance colonisatrice , prédatrice et dévastatrice qui dégrade l’écosystème aquatique ... Dans certaines régions , ce peut même être un frein au développement socio-économique voire même une véritable catastrophe pour l’écologie des plans d’eau .
Dans la région des backwaters , un autre problème s’ajoute ...la pollution croissante due à la circulation des bateaux à moteurs qui , peu à peu , remplacent les barques à rames ......pour les plus riches et aussi pour les touristes ..... certains ont un étage , sont de véritables hôtels - restaurants flottants et font le bonheur du tourisme de masse ...
Nous n’avons pas embarqué à Allepey pour éviter ce gente de désagrément ..
La région où nous avons choisi de naviguer , est calme et plutôt déserte ce qui fait le désespoir de nos conducteurs ... Le silence et la tranquillité nous permettent de savourer le paysage extraordinaire qui se déroule devant nos yeux se renouvelant sans cesse .
Un pêcheur dans sa barque devant sa maison , un chien faisant sa sieste au calme ...dans une barque ...une femme lavant son linge , une autre l’étendant , des cueilleurs de noix de coco dont toutes les parties sont utilisées et qui seront ensuite transportées sur l’eau ... On utilise TOUT dans la noix de coco . Quand elle est orange ou verte , on peut boire l’eau de coco . Au fur et à mesure de sa maturation , la pulpe se densifie et peut être transformée en copeaux, en huile ou en lait .... Les fibres de sa coque ou bourre peuvent être utilisées pour la fabrication de corde ou de tapis . En pharmacie , la coque brûlée réduite en poudre est un excellent charbon végétal , absorbant des gaz . Pour l’heure , les paysages magnifiques ne cessent de défiler , nous émeuvent ...nos appareils photos s’activent ....ici une scène de la vie courante , une barque que l’on croise , un signe de la main , le parapluie qui leur sert d’ombrelle ou la serviette sur la tête les protègent du soleil , les oiseaux , les barques à l’ombre des cocotiers , une famille canard se déplaçant en groupe ...certaines pirogues ont ET un moteur ET des rames.... Les cocotiers s’élancent vers le ciel et forment une voûte presque céleste qui se reflète dans l’eau et à chaque instant le miracle se renouvelle...
Certains canaux sont entièrement recouverts de végétation et à l’entrée de certains d’entre eux , on peut voir des cordes sur lesquelles sont accrochées des bouteilles en plastique de façon à en freiner la prolifération...c’est bien la première fois que ces bouteilles se rendent utiles au lieu d’être éparpillées sur toute la surface de la planète . Des manguiers bordent les rives ...on pourrait presque cueillir les mangues en tendant la main ...dommage elles ne sont pas encore mûres ...
A midi , nous stoppons pour déjeuner de riz et de légumes servis sur une feuille de bananier .... la guide nous explique comment se fabriquent les cordes en fibre de coco ... Nous repartons après quelques emplettes artisanales ... Des massifs de fleurs rouges , jaunes ...une chèvre attachée à un piquet , un élégant pêcheur à la ligne , son serviteur et son fauteuil pliant de part et d’autre ...bientôt nous empruntons des canaux de plus en plus étroits ...le spectacle de cette nature exubérante continue de nous émerveiller .... De retour sur la terre ferme, nous quittons à regret nos conducteurs non sans les avoir chaleureusement remercié ... Ce fut une parenthèse magique qui est un incontournable du Kerala expliquant l’engouement justifié des touristes....
Le 15 décembre Kathakali Trois jours encore .....il ne reste que trois jours pour emmagasiner le maximum de souvenirs . Encore un tour sur le port toujours plein de surprises ....il fait chaud , très chaud ...un marchand de billets de loto ...toujours autant de succès ..les indiens adorent acheter des tickets de loterie ....Ils ont toujours espoir de sortir de leur vie difficile... comme pour nous !!!!
Puis nous nous arrêtons devant la représentation d’une énorme ancre juchée sur un socle de pierre portant une inscription sur une plaque en marbre noir ayant trait à lord Wellington et à une de ses quatre ancres ...
Lord Wellington a participé à l’élaboration du port de cochin aidé pour cela par un ingénieur , spécialiste des ports , Robert Bristol arrivé en 1920 ...
L’après midi passa en attendant notre soirée typique Keralaise ...
En fin d’après midi nous devons assister à un spectacle de Kathakali, sorte de théâtre dansé ( ou danse théâtrale !!!) caractéristique du Kerala et vieux de cinq siècles ... Le katakhali raconte des épisodes tirés des épopées hindoues du Mahâbhârata et ramayana et de la vie de khrisna . C’est un mélange de drame , de danse , de théâtre , de rituel accompagné de musique ....qui peut durer toute la nuit mais nous assisterons à spectacle « raccourci « « spécial touristes « ... Les thèmes interprétés sont classiques ...courage , vertu , paix , amour ou au contraire vice , pleutrerie , guerre.... Les maquillages et les costumes élaborés sont somptueux et codés en fonction du personnage interprété ... Dieu , prince , héros , démon , femme ... Tous les personnages , masculins ou féminins , sont joués par des hommes . Nous arrivons tôt au Kerala Kathakali centre ....nous essayons de nous placer dans les premiers rangs afin de profiter au maximum du spectacle et prendre des photos ... La première heure consiste à admirer les acteurs en train de se maquiller ...étonnant !!!! ils arrivent sur scène les uns après les autres en fonction de l’importance de leur maquillage ... La scène et les murs sont recouverts de bois , peu de décor , de grands chandeliers en cuivre ...
Devant , deux petites avancées portant , Ganesh à droite et Shiva le danseur cosmique au milieu de son cercle de flammes , à gauche ... Nous devons assister à un épisode du Mahâbhârata. Le premier acteur arrive , c’est le personnage central , jouant le rôle de Bhima , le héros . C’est le personnage dont le masque est le plus fréquemment reproduit ....le plus souvent en bois mais grossièrement peint de couleurs vives ....le visage est vert , les yeux et sourcils soulignés de noir, la bouche de rouge , la tête surmontée d’une énorme coiffe striée et multicolore et une curieuse collerette blanche entourant le menton ...
Un deuxième homme arrive ...pour aider l’acteur à se maquiller ...celui ci s’allonge et le reste du maquillage se fera dans cette position ...
Un autre acteur arrive ....s’assied en tailleur et s’enduit le visage d’une couleur aussi orange que le vert de son coéquipier est ..vert ! « L’homme qui aide « l’aide à son tour ... Il jouera le rôle de « l’ennemi « , le singe Hanuman . Puis un troisième et dernier larron vient se maquiller sur la scène devant nos yeux , ébahis ....celui ci jouera le rôle d’une femme , Panchali . Leurs vêtements sont très colorés et très chargés ....les personnages portent tous des jupons recouverts de nombreux galons , des bijoux volumineux , colliers , bracelets ...des écharpes , des coiffes très ornementées et lourdes ...
Pendant le premier quart d’heure , Panchali assise , mime .....les expressions du visage , les regards , les gestes des mains ( mudras ) . .. toute son énergie est concentrée dans le mime et apporte ainsi une explication symbolique de tous les événements qui vont être raconté et une réponse à toutes les questions que les spectateurs se posent immanquablement ... Les acteurs ne s’expriment jamais oralement mais toujours par la gestuelle , les mimiques et la danse . C’est un travail très physique qui utilise les méthodes de concentration enseigné dans l’art Martial du Kerala , le kalarippayatt .
C’est une pièce en deux scènes ... un rideau multicolore est tendu entre les scènes ...
A gauche s’installent deux joueurs de tambour , chenda ( instrument de percussion ou tambour vertical à deux peaux ) et maddalam( tambour horizontal en tonneau à deux faces ) A droite , au fond le récitant avec ses cymbales ( ilathaam ) Le spectacle peut commencer ....
Un feuillet explicatif en anglais nous est distribué ... La pièce s’appelle « Kalyanasougandhikam « et est écrite par Kottayath Thampuran. Le personnage principal , le héros Bhima , le plus fort de pandavas ( une des familles du Mahâbhârata combattant les Kaurava , autre famille du Mahâbhârata. ) est chargé par sa femme Panchali d’aller cueillir des fleurs dans la forêt . Il y rencontre un vieux singe , Hanuman , autre Dieu et en réalité, frère de Bhima . Premier scène Bhima et Panchali
Deuxième scène Bhima et Hanuman La colère de Bhima après l’agression d’Hanuman se transforme quand il découvre que le singe est en réalité son frère ...réconciliation et beaux sentiments...tout est bien qui finit bien .. Tout le spectacle est rythmé par le battement des tambours et la mélopée du récitant accompagnée de ses cymbales . Nous avons presque tout compris et nous sortons enchantées de notre soirée ...que de talent....maquillages , mimes , musique mis en œuvre dans cet art ancestral ... Retour au bercail après un dernier tour sur le port , évidemment , pour ressentir encore une fois cette vie indienne qui est là et qui palpite ... . A Kochi , les hommes viennent volontiers se promener sur le port à la tombée de la nuit ...des cacahuètes grillées dans un cornet de journal enchantent nos papilles et nous régalent ...quoi de mieux pour ressentir cette Inde que j’aime tant , que se mêler à la foule et essayer de partager leur distraction
Le 16 décembre Il fait chaud et humide ......inhabituel pour un mois de décembre , me confirme Sophie ...nous décidons donc de passer notre « presque dernier jour » à la plage ... Pour y parvenir nous devons prendre le ferry pour gagner l’île de Vypeen et l’une de ses plages à plus d’une heure de bus .... le sud de l’île démarre devant Fort Cochin et s’étire le long de la mer d’Oman face à Ernakulam . Le port est envahi de plantes d’eau qui s’étendent qui un jour peut être , gêneront les activités portuaires... Pour quelques roupies , nous embarquons sur le ferry....les gens se bousculent pour monter et descendre ... nous sommes touristes , eux c’est leur quotidien...je joue à cache cache avec le bébé devant moi dans les bras de sa maman ... et après une traversée de cinq minutes nous débarquons sur l’île ...pas ou peu de tuc tuc!!! étonnant !!!!Nous nous renseignons auprès d’un taxi qui nous demande plus de cinq cent roupies pour la plage de Cherai qui est une des plus belles ....nous optons pour le bus et aidées par un jeune indien qui se renseigne , nous nous asseyons sur le bord du trottoir pour l’attendre .... enfin le bon bus arrive ...plein à craquer , nous parvenons à monter .....au bout d’un moment un jeune indien se lève pour me donner sa place .....mon statut d’étrangère doit y être pour quelque chose car il reste près de moi et , curieux , me pose des questions sur le pays d’où je viens , si j’aime l’Inde , où nous résidons ... le temps passe plutôt agréablement et le bus se vide ...le receveur nous fait signe qu’il reste encore dix minutes avant d’arriver ...mais !!!!!!nous devons emprunter un tuctuc pour les deux derniers km ...un village , des boutiques de plage avec sodas , noix de coco , gâteaux , fritures et nous longeons la route du bord de mer.... la plage est étroite , presque déserte bordée de cocotiers ..l’eau est chaude je me trempe seulement les jambes car revenir pleine de sel ne me dit rien ...une cabane nous protège du soleil et la journée s’étire agréablement. ..en fin d’après midi , nous décidons de marcher jusqu’à l’arrêt de bus ...en cours de route nous achetons des bananes , de gros gâteaux vendus dans des bocaux ...le bus arrive et le chauffeur , malgré la circulation , confond la route avec un circuit de ćourse ...et en moins d’une demi heure nous arrivons au ferry ....encore quelques gâteaux pour tromper l’attente nous reprenons le ferry ...je me désole d’avoir perdu la jolie pochette à fleurs achetée le matin pour remplacer celle de l’appareil photo perdue la veille au spectacle .....José baisse les yeux et devant ses pieds ? la pochette dépassant du banc attendait sagement que je la récupère au retour !!! Incroyable ce fil conducteur ...même place qu’au départ malgré le monde empruntant le ferry . ..
Nous sommes ravies de cette journée ...la plage mais aussi le ferry , le bus qui nous a permis de nous mêler à cette foule indienne dense , colorée , bruyante et joyeuse qui est l’essence même de ce pays si incroyable et si différent , que l’on peut adoré ou détesté ... Nous décidons d’aller dîner dans restaurant un peu plus chic donc plus touristique et plus cher ...à connotation japonaise , décor et cuisine ....je me régale d’une salade de crevettes au soja et d’un délicieux cheese cake ... Nous rentrons à pied , promenade interrompue sans cesse par des tuctucs à la recherche de clients . Nous admirons les décorations de noël qui envahissent les façades des hôtels et les rues ... To morrow, it’s the last !!!!!
Le 17 décembre le der des ders Dernier petit déjeuner à notre café préféré , avec nos cuisinières préférées ...les meilleures et les plus gentilles Sheena et Sonya ... Aujourd’hui le menu du dimanche , encore une spécialité :« paalappam » sorte de crêpe à base de farine de riz et de lait de coco , servies avec des légumes en sauce ou un œuf dur .., délicieux ...décidément la cuisine keralaise nous a enchantées pendant tout notre séjour ...
Après nous , elles ferment pour profiter de leur dimanche , leur seul jour de repos ... Avec Biju qui s’occupe de l’agence « paradise traveller’s « et mari de Sonya , nous prenons nos dernières photos que nous leur enverrons par Whattsapp évidemment !!! Les valises , le port , une tournée dans les boutiques de la rue princesse , nous nous attardons dans une boutique tenue par deux cachemiris fort sympathiques ....
Quelques emplettes plus tard .....la journée passe vite avant un concert prévu vers 18 h à st Francis’s Church ... Nous espérons y voir Sophie Jude et Cécile rentrée ce jour de son périple au Sri Lanka ... L’église est somptueusement décorée d’un immense et grandiose sapin ....
Nous décidons d’arriver tôt pour ne pas risquer d’être debout ...après une balade dans les rues avoisinantes où nous prenons le temps d’échanger avec un directeur de restaurant parlant... allemand et non français !!! dommage ..il nous fait visiter la salle de restaurant et les inscriptions et dessins sur le mur extérieur .....
Une trentaine de choristes arrivent , vêtus de chasubles rouges et blanches ....s’installent de chaque côté pour la durée de la messe ..
Une dizaine d’enfants deux garçons et des filles , chemise et robe bleue , prennent place sous le sapin ....non sans avoir enfilé un bonnet de père noël !!!!
Nous attendons avec impatience que la chorale débute son récital ...intercalé entre entre la messe et le sermon de l’un des prêtres présents qui nous paraît d’une longueur infinie ... Encore quelques chants , puis les enfants arrivent ...un vrai bonheur ..ils chantent de tout leur cœur et l’une des plus jeunes , chante sans l’aide des paroles ...un enchantement.... qu’ils sont charmants , candides , touchants, émouvants ....
Puis , tenaillées par la faim , nous nous dirigeons vers le même restaurant que la veille , pour remanger le même succulent steak de thon rouge ... Sur le parvis de l’église , un autre sapin brille de mille feux et accueille les visiteurs . Et voilà encore une belle journée ...nous n’avons pas vu nos amis mais il estard pour aller leur dire au revoir ....nous devons quitter Fort cochin à 6 h du matin ...c’est Harry qui aura l’honneur de nous accompagner à l’aéroport où nous aurons la bonne surprise de retrouver un couple rencontré à Varkala ..
Un superbe séjour plein de souvenirs merveilleux qui ne nous quitterons pas une fois rentrées en France mais qui me donneront envie d’y retourner bien vite .
Ne pas hésiter à y aller malgré et surtout à cause des terribles inondations d’août 2018 pour les encourager ....
Une bonne heure de route pour arrivée à Fort kochi.....toujours les Klaxons mais un peu moins présents que dans mon souvenir ...proportionnels au nombre de voitures évidemment et ici la circulation paraît un peu moins dense ...
Fort Cochin occupe la partie nord est de la péninsule de Mattancherry . C’est la zone la plus ancienne de la ville de Kochi et son cœur historique . Elle a été créé en 1503 par les portugais et fut ainsi la première colonie européenne en Inde . Le navigateur portugais , Vasco de Gama a été le premier à relier l’Europe à l’Inde . Il y est mort en 1524 et a été enterré dans st Francis’s Church , la plus ancienne église de l’Inde avant d’être rapatrié au Portugal , en 1538 . Cette église a d’abord été construite en bois puis les franciscains portugais la remplacèrent par cette bâtisse en pierre , dénuée de charme. A l’intérieur le toit à la forme d’une coque de bateau inversée .
Le Master’s art café est un lieu de rencontre paisible auquel est accolée une petite agence de voyages , Travellers Paradise , qui accueille les touristes en les logeant chez l’habitant et peut organiser des séjours dans des familles en bord de mer ou en montagne , ainsi que des circuits sur mesure dans le Kerala , des visites de la ville , des cures ayurvediques , des croisières sur les backwaters ......Bref , tout ce qui peut faire le bonheur de leurs visiteurs ....
Un atelier de couture solidaire y est associé ...Il fabrique et vend des objets en tissu , permettant ainsi à des femmes dans le besoin de faire vivre leur famille . Une taxe de 15% est prélevée pour faire fonctionner cette association. Très belle idée qui s’est mise en place progressivement dans la tête et le cœur de ce couple franco - indien généreux et ouvert aux autres , Sophie artiste et styliste et Jude professeur de yoga .
Je suis logée à deux pas dans la maison d’hôte de Sheeba ....
Nous sommes à Fort Cochin ... c’est un quartier , calme et provincial où la vie se déroule lentement ... où chacun prend le temps de vivre .... C’est aussi le quartier chrétien et de nombreuses églises remplacent les temples habituels ... surprenant ... un petit coin d’Inde un peu à part ...
De jolies maisons coloniales cernent une placette où les élèves de l’école d’en face jouent au cricket , au football où s’entraînent à la course .. Le quartier s’étire jusqu’au port animé où on peut admirer les célèbres filets de pêche chinois qui font en partie la réputation de Fort Cochin ...
Le long du port , des échoppes vendent le poisson fraîchement pêché ...
Des marchands « de tout « s’étalent le long de la promenade et on peut y déguster des jus de coco frais encore dans leur coque , des fritures genre samoussas ou plus prosaïquement des sodas .
Le plus étonnant est d’avoir découvert au Kerala des marionnettes rapportées du Rajasthan !!!!! Tout est bon pour attirer le touriste ... Les tuctucs , noir et jaune ceux là , attendent le client en discutant ou en téléphonant...rien de bien différent sous les cieux keralais .... Ce premier soir , un peu fatiguée , juste un petit tour sur le port ..clic clac les filets sont dans la boîte !!!
A sept heures , je retrouve Sophie et Jude pour un moment de méditation et d’amour ...je partage leur repas avec plaisir mais c’est bien contente que je rentre retrouver mon lit .....
Le 30 novembre Le lendemain , journée au ralenti...je prends mes marques, je récupère du décalage horaire .... La journée d’hier a été une journée de mise en place , de pris de repères , d’assimilation de décalage horaire ...donc pas très productive !!!
La journée commence par un petit déjeuner au « Master Art Cafe « ....
Rituel bien agréable car cuisiné par les mains expertes de Sheena et Sonya . Ce sont des spécialités keralaises qui mettent de bonne humeur dès le matin accompagné d’un bon café et d’un jus de fruit frais ...hum un délice....
Après renseignement pris auprès de Cécile , je décide de faire un peu de marche jusqu’à Mattancherry et de rejoindre ainsi le Dutch Palace .....
Première visite réservée à St Francis’s Church maintenant église anglicane ...
Direction le port et son animation pour continuer le long de Calvathy ( bazar Road ) qui s’étire à l’infini un peu en retrait de la mer , le port marchand en face ..... De très beaux hôtels succèdent à des maisons délabrées avant d’arriver dans le quartier des grossistes en épices dont certains , au vue du luxe de leurs édifices, ont réussi à se faire une place au soleil "..
Une petite chapelle avec sa marchande de cierges ....
Une curieuse église ( catholique après renseignement ) où se préparait quelque mystérieuse cérémonie et un nom étrange gravé à l’entrée « our lady of Life Church « , sans doute dédiée à la vierge Marie....
Un antiquaire qui n’avait pas que sa marchandise d’antique ....
Quatre km pour rater l’embarcadère de Mattancherry annoncé à 1,2 km et le Dutch Palace à 2,5 !!!!! Retour à pied , désespérant les « tuctucs espérant « une cliente !!!! Je fais un détour pour saluer la « Santa Cruz cathédral basilica » , elle aussi massive et sans charme ...d’abord portugaise et église en 1595 , elle devient cathédrale en 1558 . Détruite en 1785 , elle est reconstruite en style baroque tardif en 1887 et devient basilique en 1984 lors de Jean Paul II au Kerala .... Deux grandes flèches blanchies à la chaux lui donnent un peu de légèreté et à intérieur diverses statues un peu « kitsch« ainsi qu’un tableau au dessus de l’autel représentant la cène qui n’est pas sans rappeler celui de Léonard de Vinci .
Un dernier détour par le port pour admirer le coucher du soleil .
Je ne suis pas la seule à avoir cette idée ...de nombreux indiens viennent s’y attarder seul ou à plusieurs , discutant ou contemplant le spectacle qui émerveille notre regard ...
De nombreux touristes s’y mêlent et chacun a l’air de savourer ce moment plein de magie ....et c’est des lumières plein les yeux que je regagne ma sweat-room...après une nouvelle méditation intense ( pendant ) et chaleureuse ( après )
1 er décembre. C’est après une nuit écourtée par des touristes nouveaux-arrivés et indélicats ...et par un coq qui confond la nuit et le petit matin ...que j’émerge à......10 h 30.... Ce n’est pas grave ...je suis en vacances .... Petit déjeuner tardif .... Je savoure le spectacle de la rue peu animée au regard des quartiers « plus indiens « où du port ... Des enfants jouent au foot sur le terrain .... ...
Un marchand ambulant de chaï que j’aurai l’occasion de goûter un peu plus tard ....
La fin de la matinée est consacrée à la visite de l’atelier de Sophie qui foisonne d’idées et de réalisations colorées et joyeuses ...
Retour au café , achat de fruits pour équilibrer mon régime alimentaire, discussion intéressante avec Cécile ....je déjeune à .... 16 heures .....
La journée s’étire sans se presser ....revisite du port à la tombée de la nuit et ses lumières multicolores m’enchantent encore et encore ....
Je rebrousse chemin déçue car la plage est fermée suite à une tempête qui pendant la nuit a envahi d’eau le sable et représente un danger pour quiconque prendrait le risque de s’y aventurer ...
Le décalage horaire sévissant malgré tous mes efforts , je rentre me coucher... une bonne nuit sera la bienvenue et demain sera un autre jour .
Le 2 décembre Aujourd’hui c’est l’enterrement de la belle mère de mon hôtesse ..le corps est exposé dans son cercueil depuis la veille et les amis défilnt pour prier et lui dire adieu ...pendant une heure de la musique religieuse est diffusée par des hauts parleurs . Puis le prêtre arrive pour bénir le corps avant l’enterrement proprement dit ...rien de bien différent de chez nous étant donné que la famille est chrétienne comme 20% de la population du Kerala ( 10 fois plus que la moyenne nationale ) .En effet ce sont les portugais qui ont débarqué en premier au Kerala suivi des jésuites .... A cela s’ajoute 25% de musulmans , le reste de la population étant majoritairement hindouiste . A aucun moment nous ne ressentons de tension entre les différentes communautés et tout ce petit monde est un bel exemple de cohabitation pacifique ....
Le Kerala a été le premier état à élire un représentant marxiste et souvent le drapeau avec la faucille et le marteau s’associe au drapeau national indien ..
Avec les filles de bureau d’accueil , nous nous mêlons à la famille pour honorer le corps avant qu’il ne soit emporté ..
A nouveau , cette envie irrésistible d’aller me « perdre « dans le quartier indien, histoire de m’immerger et de respirer l’odeur de cette Inde vivante et colorée , qui fait un peu défaut à ce coin de province calme et « anglisé « ....
Un tuctuc me conduit à deux pas de Dutch Palace et je décide de remettre ma visite à plus tard afin de parcourir la très longue « Palace road « ....
L’Inde , la vraie , celle des échoppes , les bien rangées , les désordonnées, les propres , les moins propres ......
Des boutiques ....toutes sortes ...comme ...en Inde !!!!
La vraie .., celle qui vit , qui respire, qui palpite ... C’est le quartier des hindouistes .... De vraies boutiques succèdent aux échoppes étroites et sombres ...... Un temple hindouiste modeste et fermé ...c’est le premier que je vois depuis mon arrivée ..Seules quelques bougies brûlent à l’extérieur.Sans doute dédié à Shiva car on peut y voir sa monture , le taureau Nandi ...
La chaleur humide se faisant de plus en plus prégnante , je reprends un tuctuc pour rejoindre le quartier plus calme et plus aéré de ma guest house .
Je repère la rue d’où je viens et à pied , la reprend en sens inverse et ai le plaisir de déguster un samossa ainsi qu’une autre variété de délicieux beignets servis dans du papier journal !!!! Je passe devant un des hôpitaux de la ville et dans un terrain vague voisin , tiens tiens des revenantes!!! Nos amies les vaches qui se font plus rares dans ce coin de l’Inde car ce ne pas elles qui déambulent le long des rues mais ..... »de sympathiques...biquettes !!!!!
Je rejoins le port. ...
Un homme assis en tailleur sculpte des peignes dans une corne de buffle...avec une scie , il sépare les dents et le résultat est un joli peigne en corne en forme de poisson ... Admirative , je lui en achète un et lui promets de revenir ...
Un déjeuner tardif Master Art cafe et l’après midi s’écoule sereinement dans ce coin de l’Inde si particulier et si attachant ... Quelques fruits composeront mon repas du soir et au lit car demain , mon amie Josephine arrive ...ouahhhhh!!!!! Un dernier tour sur le port pour aller goûter l’animation et regarde encore une fois ce spectacle sans arrêt renouvelé...et ces filets de pêche chinois qui en sont la principale attraction et nécessitent 7 ou 8 hommes pour les manipuler .... La plage est toujours recouverte d’eau et de détritus suite à une grosse tempête plus au sud et des barrières de sécurité nous empêche de passer ..... Nous apprendrons le lendemain que dans le sud du pays , de nombreux morts et pêcheurs disparus en mer font un bien triste bilan .
Le 3 déc. arrivée de la belle Nous sommes dimanche ...lever à 6 h du matin ..direction aéroport .... Une quarantaine de km nous séparent de l’aéroport international ... A cette heure matinale il fait encore bon et la circulation n’est pas trop dense ...Durant une bonne partie de la route , nous longeons la ligne de métro qui comporte sept stations .... A terme , elle devrait arriver jusqu’à l’aéroport .. Je récupère mon amie et direction Fort Cochin où la vie tranquille nous surprend ... Il fait bon vivre à Fort Cochin ... Petit déjeuner , installation , petite sieste ...et direction le port ..sur notre chemin , nous nous arrêtons pour admirer la belle cathédrale basilique Santa Cruz qui en fin de compte retrouve grâce à mes yeux .
Aujourd’hui la vierge est ornée d’une torsade de fleurs rouges du plus bel effet Quelle dévotion et quel respect ont ces indiens catholiques ....je ressent une émotion intense que je ne discerne plus beaucoup dans nos églises françaises .
Nous avons la chance d’assister aux baptêmes de deux enfants et José s’émerveille devant les jolies tenues endimanchées des petites filles qui ressemblent à de petites princesses ....en fin de compte toutes les petites filles du monde aimeraient être des princesses ....
Nous sommes dimanche , notre café de la place est fermé ...nous nous régalons d’un plat délicieux pour la modique somme de .... 3 euros ... St Francis’s church est fermée... nous déambulons jusqu’à la galerie David hall , face au ground où une exposition de peinture nous fait découvrir de jolis tableaux inventifs qui nous émerveillent ...
A 18 h nous avons rendez avec Cécile et le reste de la troupe pour aller assister à une fête hindouiste au Dutch temple , centre du quartier hindou et départ de l’interminable Palace Road .. Les rues intérieures sont décorées au sol par des dessins blancs faits de farine de riz et éclairés de petites lampes à huile ...le résultat est magique ..
La surface du ground qui s’étend entre la grille d’entrée et le Dutch palace est entièrement recouverte rangées de petites lampes à huile que les indiens rallument régulièrement.....au fond le temple mais nous , non hindouistes , n’avons pas le droit d’y pénétrer...seule Cécile a eu le privilège d’être accepter et d’assister aux prières et aux rituels ...
Quelques musiciens tapent sur leurs tambours et scandent de la musique rythmée et lancinante aux sons de laquelle des danseurs se démènent et qui n’est pas sans me rappeler la techno de nos boites de nuit !!!!! Nous attendons un défilé hypothétique avec des éléphants ....rien ne se passe et nous décidons de retourner dans notre coffe shop de la rue princesse ... c’est la rue la plus touristique de Fort Cochin ... Les boutiques tenues pas des « cashemiris « sont à touchetouche et tous essaient d’attirer notre attention ...la concurrence est rude et les touristes ne se bousculent pas ... c’est pourtant le début de la saison touristique ...mais la rumeur de la tempête en a découragé plus d’un .... Il est 20 h40 et notre restaurant ne sert plus .. Nous nous rabattons sur un restaurant un plus plus international ... et surprise !! Les « noodles « aux crevettes sont délicieuses .. Encore une journée de passer ... à prendre son temps
4 déc lundi Le rituel .....petit déjeuner au Art’s Master coffee ...tous les jours nous goûtons une spécialité keralaise ...aujourd’hui ce sont des « iddiyappam , nouilles de riz cuites à la vapeur avec des légumes cuits dans une sauce délicieuse légèrement épicée ....
Aujourd’hui nous décidons de jouer les touristes ....nous irons vers Marrancherry admirer le Dutch Palace (1557)devenu un musée et la synagogue Pardesi qui est la plus vieille synagogue d’Inde ...
Comme tous les jours le temps passe trop vite et finalement nous embarquons dans un tuctuc aussi bien décoré que le propriétaire est jovial ...
Nous commençons par la synagogue ..au passage , malgré nos protestations, nous nous arrêtons dans deux boutiques d’objets indiens de luxe où le chauffeur doit avoir une commission ..
La plupart , en effet , servent de rabatteurs et touchent un bakchich quand les clients achètent ...
Nous ne pouvons nous empêcher d’admirer des panneaux de bois sculptés et peints , de magnifiques échiquiers aux figurines finement ciselées en os de chameau , des tapis , de nombreuses représentations de Shiva , Ganesh ...en bois , en bronze , métal .... Bref beaucoup de tentations ...un vrai bonheur pour celui qui a envie de marchander ... Pour ma part , je préfère acheter directement aux petits commerçants ou dans des échoppes où les intermédiaires sont réduits au minimum ... A la troisième boutique nous râlons sec ...et notre chauffeur nous explique que de toutes façons , la synagogue n’ouvre qu’à 15 h !!!! Imparable !!!!mais nous insistons pour descendre et arpenter les boutiques du quartier et ce n’est pas ce qui manque ....
Nous rentrons dans une de ces boutiques luxueuses où un des vendeurs sur le pas de la porte nous fait miroiter des prix « moins que pas chers « !!!! Mon amie négocie âprement une statuette en métal et le vendeur finit par céder en simulant comiquement qu’il est étranglé !!!! Dans la rue menant à la synagogue , les boutiques les échoppes et les marchands ambulants sont collées les uns aux autres ...nous sommes bien dans un quartier touristique ....les touristes ne sont pas pléthores et nous sommes sollicitées en permanence ...cet afflux de marchandises est un peu déroutant et aurait plutôt tendance à me faire fuir ...mais devant un pas de porte !!!!! La même statuette en métal ....sans discuter , je l’acquiers pour un prix deux fois moindre !!!!!! Je m’amuse beaucoup devant la déconfiture de mon amie qui essaie de se persuader que la sienne est plus belle !!! Que nenni ...la seule différence réside dans l’instrument de musique qu’ils ont entre leurs mains ...
Nous arrivons devant la synagogue ...quelques touristes indiens ( les indiens visitent beaucoup leur pays ) et étrangers attendent l’ouverture des portes
La synagogue Pardesi date de 1568 et a été en partie détruite par les portugais en 1662 puis reconstruite lors de l’arrivée des Hollandais .
A Cochin il y a deux communautés juives , une plus ancienne , les « Juifs noirs « et les « Juifs blancs d’origine plus récente .
C’est la plus ancienne synagogue du monde( !!!??!!) On y pénètre par une petite cour où se trouve la tour de l’horloge datant de 1760 , date à laquelle elle fut agrandie .
Il est interdit de prendre des photos à l’intérieur .
Dans le hall d’entrée , une série de tableaux raconte l’histoire de l’arrivée des juifs en Inde et leur intégration ....
En 1805 le maharadjah de Travancore offre une couronne en or pour la Torah :
Destruction de Cranganore en 1524 ....
Elle est éclairée par des lustres provenant de Belgique, on peut y admirer une chaire dorée et au sol des carreaux bleus et blancs peints à la main de toute beauté et provenant d’une communauté juive de Canton au XV eme siècle . On peut y admirer une Torah du 16eme siècle . Désormais les services religieux ne sont plus organisés que pendant les principales fêtes juives . Après cette visite nous sommes épuisées par la chaleur ( exceptionnelle pour un mois de décembre ) et affamées !!!! Nous reprenons les rues pleines de tentations et admirons au passage quelques jolies maisons restaurées avec leur cour intérieure ... peut être un hôtel ou un musée ?
Rapidement nous sommes rassasiées de tuniques , pantalons , statuettes en métal , en bois , ...colliers , bracelets ... Tous les mêmes ... la plupart des boutiques sont tenus par « les cachemiris « et nous avons les mêmes dans Fort cochi rue princesse .. Toutefois vers la synagogue , les boutiques avaient un nom juif et on pouvait y trouver des objets religieux juifs . Nous reprenons un tuctuc pour retrouver le calme de notre « fort » !!!! un déjeuner - dîner rapide et au lit car demain une grande journée nous attend !!!!!
Le 5 décembre Aujourd’hui nous avons décidé de prendre un tuctuc affrété par l’association pour aller faire une visite un peu approfondie et détaillée des quartiers de Fort Cochin et Mattancherry ... Un charmant conducteur anglophone nous attend devant le Master Art Cafe ...
Il nous emmène d’abord devant Santo Cruz qui m’émeut à chaque fois un peu plus ...sur les bas côtés , les vitrines de la vierge , de St Joseph , les statues des différents saints comme St Antoine ont une naïveté propre à celle que l’on retrouve chez ces chrétiens keralais ....
Puis St Francis’s Church autre incontournable de la péninsule ....datant de 1503 , en bois puis en pierre (milieu du 16 eme siècle ), on peut encore y voir l’endroit au fond et à droite où Vasco de Gama a été enterré lors de sa mort en 1524 avant d’être transféré 14 ans plus tard à Lisbonne . Le plus étonnant pour une église chrétienne , c’est qu’il faut enlever ses chaussures pour y pénétrer ....nous sommes en indes, n’est ce pas !!!!
Puis nous passons devant « le Dutch cimetery consacré en 1724 , fermé et à travers les grilles duquel on peut voir la végétation qui a envahi les tombes sur lesquelles les inscriptions sont en partie effacées .
Puis nous nous arrêtons devant un énorme banian dont les racines aériennes sont vraiment spectaculaires ...pose , la photo obligatoire clic clac ..nous repartons ...
Cette fois nous arrêtons et visitons la blanchisserie « Dhobi Khana » ( public laundry ) ...impressionnant !!!! Cette blanchisserie a été crée en 1720 pour laver les uniformes de l’armée Hollandaise et les ancêtres de cette communauté Vannar Sangham viennent du Tamil Nadu voisin et de la côte Malabar . Les hollandais leur avaient alloué 13 acres de terrain à cet effet . La blanchisserie été construite en 1976 . C’est là que sont lavés séchés et repassés tous les textiles des hôtels et des particuliers .... Des étendoirs immenses où le linge est mis à sécher à moins que ce ne soit directement sur l’herbe .... Avant cela , il est lavé dans de nombreux petits lavoirs en pierre où il est tordu , essoré , frappé et cela de nombreuses fois avant d’être rincé , mis à séché et repassé... Un autre bâtiment abrite une succession de tables à repasser où la dextérité des manipulateurs de ces gros fer à repasser chauffés par des braisée de noix de coco , est époustouflante... Une sacré entreprise impressionnante par son organisation qui paraît être sans faille !!!!
Tout au long des rues , le spectacle de la vie indienne animée et variée comme je l’aime tant ....des petites échoppes de vendeur de billets de loterie aux voitures ambulantes des vendeurs de chaï , de samossas ou autres délices frits ou jus de cannes à sucre à moins que que ce ne soit de cacahuètes grillées , elles aussi vendues dans un cornet de journal ....
Puis nous arrivons au marché , le plus important de Fort Cochin avec ses étals de poisson séché , de fruits et de légumes connus et inconnus , comme les « doigts de demoiselle « longs filaments verts de section carrée , délicieux ....un spécialiste des oignons est assis à même de sol pour les trier ....Un spectacle sans cesse renouvelé ... Puis le bâtiment des bouchers avec ses stands de volaille , de bœuf , de chèvre ...un peu plus loin des stands de coquillage ...entre deux clients certains lisent le journal ...L’odeur est prégnante aussi j’interromps ma visite pour respirer dehors !!!!
Et au milieu de tout cela , entre un volailler et un marchand de riz , un tailleur « excellent « dit le panneau ...
Puis nous arrivons devant un temple dédié à Shiva fermé aux « non hindouistes « Nous ne pouvons l’admirer , ainsi que son « arbre à offrandes « que de derrière la grille ...un dessin de Shiva entouré de Parvati et de Ganesh signifie que nous sommes bien chez des hindouistes ...sur la gauche un petit autel avec ses guirlandes pour les honorer ...un peu plus loin , un autre petit temple où l’on peut reconnaître les sculptures de Ganesh et autres divinités sur le fronton ...
Puis le temple Jaïn avec sa croix reconnaissable entre toute puisque les nazis l’ont récupérée pendant la guerre pour en faire leur symbole mais en l’inversant ...malgré tout , la regarder me fait froid dans le dos .. Nous enlevons nos chaussures pour la visite , nous laissons nos sacs à l’entrée et les photos ne sont autorisées qu’à l’extérieur des bâtiments . C’est un bâtiment tranquille à l’atmosphère sereine ...peut être que si nous revenions aux alentours de midi , il en serait autrement car le temple est curieusement un lieu de rassemblement d’une centaine de pigeons que des moines nourrissent quotidiennement...ceci a sans doute un rapport avec leur attachement à la non violence absolue envers tous les êtres vivants ...ils pratiquent donc un végétarisme poussé puisque ils ne mangent même pas les végétaux à racine pour ne pas tuer les vers de terre et ne pas empêcher la plante de repousser ....la communauté Jaïn a fondé en Inde plusieurs hôpitaux destinés aux animaux ...Notamment à Delhi , il y a un hôpital jaïn pour les oiseaux ...
Mêmes principes que l’hindouisme et le bouddhisme ...à savoir atteindre l’illumination afin de sortir du cycle des incarnations ....leur culte consiste à réciter des mantras et faire des offrandes ( Puja) dans les temples .Ils pratiquent aussi le jeûne ....et essentiel , respectent TOUTES les formes de vie pour ne pas accumuler du karma ...
Puis nous nous dirigeons vers un des lieus les plus connus et visités de la péninsule...Le Dutch Palace .....situé dans Mattancherry au SE de Fort Cochin ...pour y parvenir on traverse le quartier des grossistes en épices où on peut aussi longer « bazar road « le long de la côte ... Les négoces en gros d’épices alternent avec les luxueux magasins de souvenirs tenus par les « cachemiris » qui reversent des commissions aux chauffeurs qui leurs amènent des clients ....des effluves de cardamome , de clous de girofle , de gingembre , de cumin ...nous chatouillent agréablement les narines ....nous avons visité l’entrepôt de « la vieille usine de gingembre » où le gingembre est étalé dans la cour au soleil pour sécher , trié , réduit en en poudre par frottement sur de grosses pierres , tamisé , mis en sac pour être transporté et livré .... En haut d’un escalier bancal , une boutique où nous dégustons un délicieux « thé aux herbes « et autres infusions pour nous encourager à acheter ....
Le Dutch Palace où musée hollandais ....photos interdites ...nous entrons par un escalier et redescendons par un autre ...une petite queue se forme ... Ce palais fut offert par les portugais au Raja de Cochin en 1555 en échange de concessions ...Il fut rénové en 1663 à l’arrivée des hollandais d’où son nom ...pourtant à l’extérieur, il n’a rien d’un palais !!! Mais à l’intérieur, les fabuleuses peintures murales contant des épisodes du Ramayana ....48 datant du 16 eme siècle me font changer d’avis ! Au premier étages , Lakshmi , Vichnu , Shiva , Parvati nous font des clins d’œil depuis leurs compositions murales ....de plus , outre les portraits des maharadjas depuis 1864 par des artistes locaux , une belle collection de palanquins , de costumes de cérémonie incrustés de pierreries , d’ombrelles royales ....les plafonds sculptés nous donnent une idée de la richesse de ces « gens là « !!!!! A côté deux temples , l’un dédié à « lord Krisna « et l’autre « lord Shiva « interdits au non- hindouistes ... Puis nous nous arrêtons devant une église à l’architecture « on ne peut plus inconventionnelle « !!!!étonnante , surprenante , c’est l’église syrienne St George de Fort Cochin ...
Un corridor couvert avec de nombreux vitraux dont les sommants représentent des scènes de la vie du Christ , de le Vierge , des apôtres .. A l’extérieur un curieux bas relief représentant « le serment de La Croix penchée «
Notre chauffeur nous propose de déjeuner dans un restaurant keralais peu fréquenté par les touristes ....il fait sombre , de nombreux hommes d’affaire se pressent et nous dégustons ...pour 4,5 euros , un « biryani « de chèvre absolument succulent ....nous nous régalons et pendant notre dégustation, un homme à la peau couverte d’étranges grosseurs , tend sa gamelle au caissier qui la lui fait remplir aux cuisines ....il nous a semblé qu’il lui tendait un papier ? Peut être un bon d’échange ?? Nous rentrons au bureau , ravie de notre promenade afin de préparer avec Cécile et Sanitha la suite de notre séjour ... En effet , nous avons l’intention de séjourner plusieurs jours en bord de mer ...de façon à découvrir d’autres paysages et de se reposer de la chaleur lourde et humide de Fort Cochin ....
Le 6 7 et 8 décembre Notre cher Harry nous attend devant le bureau , son « ambassador « astiquée et rutilante ...
Une quarantaine de kilomètres pour parvenir à Marari beach , petite station balnéaire à dix km au nord d’ Allepey , point de départ de la plupart des croisières sur les backwaters . Quarante km c’est peu ...en distance oui mais en temps !!! c’est une autre histoire ...en Inde , on raisonne en temps et non en kilomètres ....les routes sont encombrées , les ralentissements et les embardées sont fréquentes car les chauffeurs doivent éviter les trous ...de plus tuctucs , vélos , deux roues , voitures , cars , quand ce ne sont pas les piétons ou les vaches qu’il faut éviter ...et tout ce petit monde conduit en évitant les autres et pour cela il faut se faire entendre ....à coup de klaxons ....bien entendu !!!!! Aaaaahhhhh les klaxons en Inde .....quel bruit mélodieux !!! Ils nous cassent les oreilles ...à croire que les indiens sont nés avec un klaxon greffé dans la main !!!! Tout au long de la route , nous pouvons observer la préparation des fêtes de Noël qui consiste en la pose de guirlandes diverses et variées tant pour la forme que pour la couleur ..
Nous arrivons sans encombre à Marari beach.....un petit chemin serpentant vers la plage et dans un jardin , notre bungalow nous attend ...
le propriétaire des lieux nous reçoit et un charmant monsieur âgé l’accompagne.., son père ....il veut nous porter nos bagages ...il sera souvent avec nous et la communication se fera aisément mais par signes .....il ne parle que le dialecte kéralais , le malayalam.. Le nom de l’état vient de ce dialecte ...c’est le nom de l’ancien royaume tamoul des« chera « ... Kera signifie « palmier de coco et alam « terre ou pays « d’où le nom en malayalam « terre des palmiers de coco « Les habitants sont des « malayalis « , des « kératites « où des « kéralais et c’est l’un des états le plus linguistiquement homogène... Le Malayalam d’origine dravidienne est la langue officielle du kerala , au même titre que l’anglais ...elle est parlée par 97% de la population. Il faut savoir qu’au Kerala , le taux d’alphabétisation est record par rapport à la moyenne nationale . Il fait chaud , la plage est à deux pas , la mer nous tend les bras ...aussitôt dit aussitôt fait ...une centaine de mètres nous sépare d’une immense plage de sable fin et blanc , bordée de cocotiers à perte de vue ... Peu de touristes , quelques parasols locaux et de petites cabanes en bois servant une cuisine simple et goûteuse ... La mer est incroyablement chaude , les rouleaux nous portent , nous enlèvent et nous ramènent ...inlassablement nous plongeons et replongeons ...un vrai bonheur .... Une omelette kéralaise me rassasie , une discussion avec la seule cliente de la cabane la plus proche , une petite sieste à l’ombre , un autre bain ... , l’après midi se déroule lentement et nous allons marcher en admirant le coucher du soleil ...les pêcheurs ont rentré leur bateau coloré ...le long de la plage , on peut observer quelques canaux de backwaters débouchant directement .
De loin en loin , une grande et simple croix plantée dans le sable nous rappelle que les chrétiens sont nombreux dans cette région de l’Inde .
Nous rejoignons notre bungalow ...José fait un peu la grimace devant les deux tables sous la véranda ....notre restaurant ...au moins nous ne serons pas dérangées par les voisins !!! mais par les moustiques ...oui ...heureusement , « Insect écran « est là et .....bien utile .... Notre hôte vient nous servir une délicieuse et abondante cuisine de la région , concoctée par son épouse que nous aurons à peine l’occasion de croiser ... Nous mangeons du poisson à chaque repas , du thon pourtant cher mais sans doute pour nous honorer et nous faire faire plaisir ...des légumes , du riz , des galettes et de la bière qu’il est allé gentiment nous chercher à vélo au village voisin ..... Il nous a expliqué qu’il s’était conducteur de tuctuc et qu’il avait arrêté cette activité pour recevoir des hôtes ...mais ce n’est pas facile ... En effet notre bungalow avait deux chambres mais nous étions les seules à l’occuper ...
Une bonne nuit après discussion animée pour choisir notre lit en fonction de sa position par rapport au ventilateur et à la moustiquaire !!!! Demain , même journée après un petit déjeuner continental et déjeuner sur la plage ...du poisson et du crabe épicé chez un charmant jeune couple dont la petite fille venait jouer à cache cache avec nous .... Le nom du restaurant « Carol’days restaurant « était d’ailleurs en son honneur .
Nous faisions de nombreuses et longues promenades le long de la plage ... La plage s’étendait à l’infini et le matin tôt nous pouvions admirer les barques colorées des pêcheurs au retour de leur pêche ....souvent, pas loin d’une dizaine d’hommes était nécessaire pour la tirer sur la plage après une longue et difficile manœuvre ...
puis le poisson était décroché des filets , la barque nettoyée et un ou deux hommes se dirigeaient vers le chemin d’accès où ils savaient trouver des clients ...particuliers , guest houses ou hôteliers ...
Le soir au coucher du soleil de nombreux indiens venaient en famille , goûter les saveurs du crépuscule et de la mer ...
Ils s’asseyaient , attendaient et comme nous , admiraient les couleurs rougeoyantes du roi des astres qui semblait disparaître dans l’eau à l’horizon...
Une glace avant de rentrer ...
La journée , nous croisions souvent des couples d’amoureux qui marchaient , comme tous les amoureux du monde , main dans la main en parlant d’amour et d’avenir ...un clin d’œil , un sourire et nous étions heureux ...
Du repos , du bonheur ...un bel endroit à conseiller pour qui veut passer quelques jours à l’écart de la civilisation , de la cohue et des stations balnéaires touristiques....
Le 9 décembre départ pour Varkala
Nous avons encore la journée pour profiter de la plage car notre train ne part qu’à 17 h .... Moyennant un petit supplément , nous pouvons disposer de notre chambre pour entreposer nos bagages et prendre une douche . Nous débutons notre dernière journée par une grande balade le long de la plage pour observer , une dernière fois , les barques des pêcheurs rentrant et déchargeant le produit de leur pêche ...
A midi nous déjeunons dans un restaurant au bord de l’eau , d’un byriani de poisson , ici , maquereau , absolument succulent ...ils ont la gentillesse de nous garder nos sacs pendant que nous savourons un dernier bain sur cette plage paradisiaque ... C’est un endroit idyllique , une rupture nécessaire quand on voyage de ville en ville , de site en site ....un détour intéressant quand on vient découvrir les backwaters au départ de « Allepey , dix km plus bas donc , à une petite demi-heure en tuctuc ...
Un dernier adieu à notre plage et à notre grand père kéralais qui nous « embrasse « pour l’occasion !!! Son fils , notre hôte , est parti accompagner son fils de 9 ans à l’hôpital pour une affection respiratoire...ici les médecins généralistes n’existent pas , quand un problème survient c’est directement l’hôpital et son service d’urgence ..un peu comme en France !!!!
Il est l’heure ...un tuctuc nous attend ...direction la gare d’Allepey ...la route est évidemment encombrée ....Klaxons , slaloms , nous finissons par arriver à bon port en admirant au passage les préparatifs de Noël ...les guirlandes se déploient dans les villages traversés et donnent envie de revenir fêter noël avec eux ...
Notre train arrive ...wagon sans réservation ...quelques bonbons offerts créent des liens et bientôt nous discutons avec les autres passagers , curieux de notre origine « where do you come from ? » What do you do ?..... Ils sont vraiment gentils ces indiens , prêts à partager , à renseigner , aider quand c’est nécessaire, toujours le sourire et cette gentillesse , hum!!!!! et ce oui qui semble dire non ...déstabilisant au début .... L’un d’entre eux , intrigué, passe et repasse dans le couloir , puis revient avec son fils ensommeillé pour discuter avec nous ...
Nous arrivons à Varkala ...station après Kolaam ...ils sont dix à nous dire ..oui c’est ici ..au revoir , à bientôt et c’est avec plaisir que nous nous reverrons ...peut être ...un jour ..... Sur le quai notre chauffeur de tuctuc nous accueille joyeusement....nous le suivons et nous traversons les voies pour accéder à notre carrosse... La traversée de Varkala nous semble un peu longue ...nous arrivons à notre hôtel et nous promettons de le rappeler lors de notre départ car il est vraiment sympathique !!!! Cette fois ci c’est un hôtel qui nous accueille le Jicky’s hôtel , tout blanc avec ses deux étages dont les murs sont joliment décorés de fleurs , oiseaux , paysage, ainsi que l’intérieur de nos chambres , œuvre vraisemblable de quelque artiste local
Il est déjà un peu tard et le gardien de nuit nous accompagne à travers un dédale de ruelles au restaurant végétarien de l’hôtel ...nous nous régalons , l’une d’un potage , l’autre d’une salade ....un petit tour le long de la falaise surplombant la plage et couverte de boutiques ( toujours les mêmes « cashmiris « !!!!), de bars et de restaurants avec leurs étals extérieurs où le client choisi son poisson avant de s’installer.....
Varkala nous paraît beaucoup plus touristique que Marari beach ...nous en aurons la confirmation dès le lendemain matin en cherchant un endroit pour petit déjeuner ...
En attendant bien contentes de retrouver notre lit , nous nous endormons , bercées par le ronronnement du ventilateur !!!!
Les 10 11 et 12 décembre Varkala suite Le lendemain matin nous nous mettons en quête d’un café ou d’un restaurant pour prendre notre petit déjeuner ....nous retrouvons notre chemin ...nous sommes près de la plage de Papanasham , principale plage accessible par deux escaliers dont les marches hautes et glissantes incitent à la prudence ...
Nous jetons notre dévolu sur un petit café restaurant , le Heart café , « organic « c’est à dire bio ... C’est calme , reposant , confortable avec ses grands canapés dans lesquels il fait bon se lover et prendre son temps , cuisine délicieuse, avec une jolie vue sur la mer et dont le code internet « peace and love « me paraît être de bon augure .... Tous les matins nous débuterons la journée en leur compagnie... La plage se trouve à cinq minutes de notre hôtel , il est donc commode de se déplacer ....cinquante fois par jour , nous passons et repassons devant les mêmes boutiques qui nous interpellent pour y pénétrer ...un hochement de tête suffit souvent à les décourager ... La plage est en contrebas de falaises de couleur ocre et le contraste avec celle que nous venons de quitter est saisissant ...aussi bien dans les paysages que dans l’atmosphère... Ici tout est fait pour le « bien être « !!!! des touristes et de vrais loueurs avec de vrais parasols et de vrais chaises longues ... En effet à Marari beach , souvent quelques chaises et parasols ....quand ce n’était pas les propres lits des indiens qui étaient sortis durant la journée et proposés à la location .... À côté de nous , une indienne et son grand couteau dépeçaient des noix de coco , ananas , papayes et autres délices ...dommage ce n’était pas la saison des mangues qui commençaient à peine à mûrir sur les manguiers ...
La même mer chaude , les mêmes rouleaux , peut être même un peu plus impressionnants qu’à Marari ...de jeunes indiens s’entraînaient avec leur planche de surf et il fallait être vigilant pour ne pas être heurtée ... Quelques jeunes filles se baignaient toutes habillées ...les garçons eux avaient des bermudas mais la plupart d’entre eux ne savaient pas nager ... La plage était surveillée et les maîtres nageurs avaient le sifflet sonore , rageur et efficace quand le comportement de quelques baigneurs laissait à désirer ...
Le matin , José disparaissait un très long moment pour marcher le long de la plage ....le deuxième jour , m’a vu en faire autant quand j’ai réalisé que nous allions regagner Fort Cochin et que la plage ....ce serait sans doute terminé.... Mon courage me revient dans l’urgence de profiter afin de ne rien regretter !!!! Je débutais ainsi une longue promenade en longeant la plage ...au bout une « succursale « du temple d’en haut que nous visiterons un peu plus tard dans l’après midi . Un groupe de collégiens s’amusaient à enterrer l’un des leurs comme nous l’avions tous fait un jour ou l’autre ...cela les amusait beaucoup et je leur ai demandé l’autorisation de les photographier...les vivants et le mort ont été ravi de poser !!!! Et un étonnant spectacle peu commun en Inde , un pêcheur à la ligne !!!! En dépassant la pointe , nous arrivions à un éboulis de très gros rochers ocres barrant la plage et nous obligeant à marcher dans l’eau entre deux vagues ...le paysage est superbe ....la mer déchaînée, la plage de sable blanc , les énormes rochers posés ça et là , comme des morceaux de falaise détachés et surplombant tout cela , la végétation plutôt luxuriante avec ses cocotiers et ses palmiers se découpant dans le ciel ... Deux anglaises descendues de leur luxueux hôtel , m’ont encouragé à emprunter l’escalier visible dans la paroi ....arrivée en haut , une grille qui s’ouvrait sur les cinq étoiles d’un palace , où une femme entre deux âges se reposait sans doute de ses soins ayurvediques .....
A mon retour , j’assistai sur la plage sacrée de Papanasham à une cérémonie d’élévation des âmes des défunts c’est à dire que les Hindous viennent apporter des offrandes à leurs chers défunts pour la paix de l’âme car il ne faut pas contrarier les âmes qui ont un pouvoir de malédictions sur une famille et pour cela ils sont aidés d’un prêtre....nous aurons l’occasion d’y participer le lendemain...
Il est assez étonnant de marcher sans but le long de la plage et de tomber sur des prêtres( ou gourous ), colliers de pèlerin autour du cou , installés sous des parasols avec leurs « instruments « ( autel portatif , feuilles de bananier , fleurs , encens , théière , seau d’eau , riz cru , riz cuit ...et parmi tout ce fatras ...l’indispensable portable !!!! Nous sommes en Inde ...mais en 2017 !!!! ) Les fidèles , les hanches entourées d’un linge blanc et la taille d’une ceinture rouge ..... étaient assis face à l’officiant , en position du lotus , paumes tendues et offertes et récitaient à tour de rôle d’étranges prières , reprises en chœur par l’assemblée debout .... Un cérémonial qui consistait à prendre ce que le prêtre leur donnait ...boulettes de riz , riz cru , fleurs ...puis ils faisaient trois fois le tour de leur tête avec les offrandes , à la fin on coupait la ficelle attaché autour de leur doigt et ils partaient , la feuille de bananier et les fleurs sur la tête pour aller les jeter à la mer avant de se mouiller ....
Étrange et envoûtant ...sur le moment je ne savais pas à quoi cela correspondait ....je l’ai su bien après de même que cette partie de la plage était un lieu sacré ...j’ai compris alors pourquoi , m’étant assise sur un coin de pierre à même le sol , ressemblant à un énorme « cendrier pour cigare « , j’ai vu arriver vers moi un indien qui m’invectivait en « malayalam « ...j’avais du profaner un lieu de culte ....
Je remontais et retrouvais ma co-turne pour prendre un tuctuc afin de visiter le temple hindou « à voir « Janardhana Swami temple , datant de 2000 ans . C’est un temple très important et c’est pour cela que Varkala est appelée la « Benarès du sud « Après avoir négocié âprement le prix de la course , le tuctuc nous a laissé devant le temple et sa piscine extérieure pour ablutions et purification .....il était trop tôt pour le visiter et en redescendant, je me suis aperçu que José avait raison et que c’était bien le temple du bout de la plage ...j’étais vexée !!! Et les chauffeurs ont du bien rire ...
17 h visite autorisée pour les étrangers !!! A l’entrée le préposé aux chaussures m’affirme que les photos sont autorisées ...on emprunte l’escalier , et après avoir payé , le préposé à l’entrée tire « un coup de feu « qui nous autorise à rentrer ... En haut des marches nous passons sous une porte sculptée de divinités colorées comme on en voit au Tamil Nadu . A l’intérieur , un énorme banian ... Divers sanctuaires réservés aux Hindous ...sur l’un des murs on reconnaît Shiva , le dieu danseur et presqu’en face , sa monture , le taureau Nandi , une couronne de fleurs autour du cou . Je commence à prendre quelques photos ... un indien me fait comprendre en malayalam que c’est interdit ...forte de mon autorisation d’en bas , j’insiste et la visite se transforme en « course- poursuite « avec mon indien furieux qui m’invective à chaque fois que je le croise ...décidément cele devient une habitude !!!! Sur l’un des murs on peut voir une étoile ....l’étoile de David ? Ce temple est principalement dédié à Vishnu mais on peut y retrouver aussi Ganesh , Garuda , Shiva , Hanuman et autres divinités peintes de brillantes couleurs . Les pèlerins viennent y effectuer les derniers rituels pour leurs décédés . De toutes façons ce temple présente un intérêt moindre , une fois que l’on connaît Maduraï et autres temples du Tamil Nadu ....
Nos soirées consistent à dîner dans un restaurent de poissons ...notre préférence va à la salle du premier étage pour sa vue sur la mer et les centaines de petits lumignons des bateaux partis pêcher de nuit . Après avoir choisi soit un poisson soit des grosses crevettes , nous retrouvons notre choix cuisiné dans notre assiette ...un régal ... Un soir notre voisin de table , professeur d’anglais à Londres et écrivain à ses heures perdues , nous a fait goûter un peu de vin blanc local ....nous l’avons retrouvé à plusieurs reprises et au regard de sa diction parfaite , je le comprenais et faisait des efforts pour me faire comprendre , ce qui amusait beaucoup mes interlocuteurs.... En dehors de mon accent « très français » trahissant notre nationalité dès que j’ouvrais la bouche , un autre anglais de Londres , mi-anglais mi-indien , trader dans la City , rencontré sur la plage , nous a aussi affirmé que nous avions , nous , les françaises , « un petit quelque chose « qui trahissait notre origine ... Nos trois jours sont passés tellement vite et agréablement, que ma Jojo a décidé de prolonger d’une journée ..... »ok à condition que tu te débrouilles « ... Aussi dit aussitôt fait , coup de téléphone à Biju de l’agence pour reculer notre excursion sur les backwaters waters ... Je m’occupe de la chambre que nous gardons et la petite agence s’occupe de reprendre des billets de train . Un jour de plus au bord de la plage ...pourquoi pas....nous aurons bien assez de temps pour transpirer à Fort Cochin !!!! Le dernier soir , pendant que José était restée à discuter avec notre professeur anglais , je marchais le long de la falaise découvrant , surprise , les nombreux restaurants , bars , centres ayurvediques et leur hôtel , les échoppes et vraies boutiques ...incroyable !!!!un vrai paradis pour « touristes branchés « !! pour moi , c’est un peu « too much « et je me suis surprise à regretter la sérénité de Mararibeach ...il en faut pour tous les goûts ...
Dernière nuit , épuisée par la marche , les baignades et la visite du temple nous nous endormons le cœur dans les étoiles ravies de notre séjour balnéaire .
Le 13 décembre retour à Fort Cochin Heart café ....dernier petit déjeuner ...jus de fruit , omelette kéralaise et café , nous sommes prêtes..
La veille au soir , le loueur de parasol nous a invité à les rejoindre sur la partie sacrée de la plage de Papanasham c’est à dire près de la « succursale « du « temple d’en haut « .... Nous sommes surprises !!!!! Des stands !!!! Des parasols et dessous ..des prêtres .... à côté , un autel avec des divinités hindoues ..je reconnais Shiva sous sa forme de danseur cosmique au milieu de son cercle de flammes et ....Boudha !!! Je sais bien qu’il est un avatar de Vishnu mais que fait il parmi les Hindouistes ...je m’approche et regarde , intriguée ... La veille déjà , avant la visite du temple , j’étais restée longtemps à les observer ...sans vraiment comprendre .... Les mêmes cérémonials que ceux d’hier ... Tout à coup l’un d’eux , en peine de client , m’interpelle ... il m’invite à m’asseoir face à lui ... plante trois bâtonnets ... Son aide , un indien âgé me noue un fil autour de l’annulaire , puis il m’offre des fleurs ( des œillets d’Inde souvent utilisés pour les guirlandes ou les offrandes ) , je les prends avec les deux mains et dois faire trois fois le tour de ma tête comme pour mimer une auréole ...puis en récitant des incantations il me rince les mains avec l’eau du seau puisée à l’aide d’une théière ... Ensuite il me tend une poignée de lentilles....même scénario puis encore la même chose avec du riz cru ( deux fois. ) puis une boulette de riz cuit puis à nouveau du riz cru et des fleurs ...... Chaque offrande est déposée sur une feuille de bananier posée sur le sable ... L’aide de camp ( son père ) me dénoue le fil entourant mon doigt et le pose sur le paquet c’est à dire la feuille de bananier et les offrandes ... Un feu est allumé , de l’encens brûle....je dois poser mes mains trois fois avant de les porter au front et au visage .. Puis je me lève , fais trois fois le tour du feu les offrandes sur la tête ... L’accompagnant m’entraîne vers la mer pour y jeter mon paquet et me verse de l’eau sur la tête ....j’appris un peu plus tard que les eaux de cette plage étaient considérées comme « saintes « et lavaient les péchés...ce qui explique pourquoi cet endroit est un important centre de pèlerinage. Si j’ai bien compris dans le côté sacré de cet endroit, Il y a deux notions , la première qui consiste à se tremper dans l’eau pour se laver de ses péchés et la deuxième qui consiste à faire des offrandes aux morts afin que son âme repose en paix .....
Papanasham signifie « wash away sins « il est dit que se plonger dans les eaux sacrées de cette plage nous lave des péchés de toute une vie .... nous allons donc rentrer sacrément purifiées étant donné que nous avons passé presque cinq jours dans l’eau !!!!!
Retour vers le parasol ... Mon officiant , Sivacouma , me dessine deux traits blancs sur le front et un point rouge et noir au milieu.... Pour terminer je dois manger une banane . Sur le côté du matelas sur lequel il est installé en tailleur ( ou en lotus ) , un petit foyer en bois au centre duquel un feu est entretenu dans une coupelle en bronze et ce , surmonté de ... Boudha !!!! Un morceau de tissu blanc autour des hanches et un orange couvert d’inscriptions sur les épaules , des traits blancs et jaune ainsi qu’un point rouge sur son front ..les mêmes traits blancs sur sa poitrine ...il est beau et fort sympathique... Une offrande me libère de ma dette envers lui ...il me fait comprendre qu’une partie est reversée à son père ...il faut bien que tout le monde gagne sa vie !!!!
Subjuguée , je suis restée pour observer ce curieux « spectacle « quand j’ai vu José revenir de sa promenade . .. aussitôt je lui présente Sivacouma , mon gourou dont les affaires tournaient un peu du ralenti ...
Ce n’est que le lendemain , de retour à Cochin , que nous avons su que cette cérémonie s’appelait « l’élévation des morts « cela ne pouvait pas mieux tomber car José venait d’enterrer son papa ...mais cela aurait été peut être plus efficace si nous l’avions su , nous aurions pu nous concentrer un peu plus et prier pour son âme .... Un peu plus loin sur la plage une petite statue dorée d’une divinité jouant de la flûte ...évidemment nous faisons comme tout le monde et posons à côté ... Puis une barque dont les filets sont pleins de grosses moules ...nous n’avons jamais eu l’occasion d’en voir à l’affiche des restaurants ...
Retour à l’hôtel ...il est temps de rendre la chambre ...en arrivant de belles indiennes montent l’escalier devant nous , un paquet de linge sur la tête...impressionnant je ne puis m’empêcher de les admirer à cause de leur courage et de leur port de tête mais je les plains aussi car même habituées , ce ne doit pas être facile tous les jours ...
Les bagages prêts , un dernier repas au Heart café et un petit tour le long de la falaise afin d’acheter des « attrapes rêves « que j’y avais repérer la veille ...
Notre souriant chauffeur arrive à l’heure .....les indiens ont plutôt tendance à être en avance ...est ce dans leur mentalité ou est ce parce que la concurrence est rude et pas question de décevoir un client ?
Attente à la gare après avoir repéré notre quai ( il n’y en qu’un !!!) ....un tableau d’affichage indique les numéros de train et les horaires ...cinquante fois je vérifie et demande à mon voisin indien si le train qui arrive n’est pas le notre ...il me rassure et aussitôt sa voisine regarde sur l’application de son smartphone et confirme ....nous sommes assis sur un banc abrité car une pluie diluvienne s’est mise à tomber ...juste pour notre départ afin de ne rien regretter ... Nous montons dans le wagon correspondant à notre repère mais c’est la partie sans réservation ....un indien nous explique que dans deux stations nous serons à Kollam et que nous aurons assez de temps pour changer et regagner nos places ...ce n’est pas grave , nous sommes assises et le spectacle est plus animé dans cette partie ...A Kollam il empoigne spontanément nos bagages ...et là c’est le luxe !!!! Un vendeur de chaï ...quel délice et le retour s’effectue sans encombre .... A l’arrivée , nous ne trouvons pas notre chauffeur de taxi ...nous finissons par prendre un tuctuc non sans avoir fait la queue derrière une multitude de pèlerins à colliers qui s’entasse dans les tuctucs...le retour nous paraît long et nous regrettons notre taxi ... Il est minuit , la grille est fermée et nous craignons de passer la nuit dehors ...heureusement Sheeba veille et nous ouvre ...ouf ...
Le 14 décembre départ pour les backwaters 8 h 30 nous finissons le petit déjeuner au Master Art Cafe , un minibus vient nous chercher pour une journée à sillonner les backwaters qui constituent l’un des principaux attraits du Kerala .
Nous allons récupérer dans Cochin , un couple anglophone qui en plus des trois femmes déjà présentes , feront partie de notre groupe de visite.... Une bonne heure de route pour arriver ...notre guide nous attend et restera toute la journée avec nous , nous expliquant la vie sur ces canaux . Les backwaters sont des lagunes et des lacs d’eau saumâtre en retrait de la côte de malabar .Un réseau , constitué de plus de 1000 km de canaux naturels ou artificiels , les relie entre eux . La ville de Cochin se trouve au débouché du plus grand lac , le lac Vembanad , sur la mer des Laquedives . Les backwaters waters sont alimentés par une quarantaine de rivières serpentant vers la côte et descenant des ghats occidentaux . Ces canaux sinuent à l’intérieur des terres en suivant le littoral et pendant longtemps ont été les seules voies de circulation . Les embarcations utilisées , les kettuvalams ou housesboats permettaient de relier les villages entre eux et transportaient les produits issus de la noix de coco, comme le coprah , les noix de cajou et tout ce qui pouvait et devait être convoyé . Elles sont faites de planches en bois , reliées par des ficelles en fibre de coco , avec un toit de bambou et de feuilles de palme enduites d’huile de noix de cajou , excellent isolant . Ce type de transport est encore d’actualité. Nous embarquons dans une de ces barques , deux petites plateformes à l’avant et à l’arrière sur lesquelles deux indiens d’un certain âge se tiennent pour faire avancer l’embarcation , en plantant chacun une longue perche en bois dans le fond de la rivière .
Le paysage est sublime et nous savourons en rêvant ce glissement silencieux....
Des maisons plus ou grandes , plus ou moins belles , peintes en rose ou en jaune , jalonnent le rivage ...la première possède un escalier en pierre qui descend jusqu’à l’eau pour embarquer directement ...
De nombreuses plantes aquatiques apportent une note colorée ...des lys , des jacinthes , des lotus ..mais le développement anarchique de certaines ( jacinthes ) recouvrant entièrement la surface de l’eau , obstrue les voies de communication, gêne la navigation et à terme empêcheront les hommes comme les oiseaux de pêcher .....Il peut être "considéré, comme une puissance colonisatrice , prédatrice et dévastatrice qui dégrade l’écosystème aquatique ... Dans certaines régions , ce peut même être un frein au développement socio-économique voire même une véritable catastrophe pour l’écologie des plans d’eau .
Dans la région des backwaters , un autre problème s’ajoute ...la pollution croissante due à la circulation des bateaux à moteurs qui , peu à peu , remplacent les barques à rames ......pour les plus riches et aussi pour les touristes ..... certains ont un étage , sont de véritables hôtels - restaurants flottants et font le bonheur du tourisme de masse ...
Nous n’avons pas embarqué à Allepey pour éviter ce gente de désagrément ..
La région où nous avons choisi de naviguer , est calme et plutôt déserte ce qui fait le désespoir de nos conducteurs ... Le silence et la tranquillité nous permettent de savourer le paysage extraordinaire qui se déroule devant nos yeux se renouvelant sans cesse .
Un pêcheur dans sa barque devant sa maison , un chien faisant sa sieste au calme ...dans une barque ...une femme lavant son linge , une autre l’étendant , des cueilleurs de noix de coco dont toutes les parties sont utilisées et qui seront ensuite transportées sur l’eau ... On utilise TOUT dans la noix de coco . Quand elle est orange ou verte , on peut boire l’eau de coco . Au fur et à mesure de sa maturation , la pulpe se densifie et peut être transformée en copeaux, en huile ou en lait .... Les fibres de sa coque ou bourre peuvent être utilisées pour la fabrication de corde ou de tapis . En pharmacie , la coque brûlée réduite en poudre est un excellent charbon végétal , absorbant des gaz . Pour l’heure , les paysages magnifiques ne cessent de défiler , nous émeuvent ...nos appareils photos s’activent ....ici une scène de la vie courante , une barque que l’on croise , un signe de la main , le parapluie qui leur sert d’ombrelle ou la serviette sur la tête les protègent du soleil , les oiseaux , les barques à l’ombre des cocotiers , une famille canard se déplaçant en groupe ...certaines pirogues ont ET un moteur ET des rames.... Les cocotiers s’élancent vers le ciel et forment une voûte presque céleste qui se reflète dans l’eau et à chaque instant le miracle se renouvelle...
Certains canaux sont entièrement recouverts de végétation et à l’entrée de certains d’entre eux , on peut voir des cordes sur lesquelles sont accrochées des bouteilles en plastique de façon à en freiner la prolifération...c’est bien la première fois que ces bouteilles se rendent utiles au lieu d’être éparpillées sur toute la surface de la planète . Des manguiers bordent les rives ...on pourrait presque cueillir les mangues en tendant la main ...dommage elles ne sont pas encore mûres ...
A midi , nous stoppons pour déjeuner de riz et de légumes servis sur une feuille de bananier .... la guide nous explique comment se fabriquent les cordes en fibre de coco ... Nous repartons après quelques emplettes artisanales ... Des massifs de fleurs rouges , jaunes ...une chèvre attachée à un piquet , un élégant pêcheur à la ligne , son serviteur et son fauteuil pliant de part et d’autre ...bientôt nous empruntons des canaux de plus en plus étroits ...le spectacle de cette nature exubérante continue de nous émerveiller .... De retour sur la terre ferme, nous quittons à regret nos conducteurs non sans les avoir chaleureusement remercié ... Ce fut une parenthèse magique qui est un incontournable du Kerala expliquant l’engouement justifié des touristes....
Le 15 décembre Kathakali Trois jours encore .....il ne reste que trois jours pour emmagasiner le maximum de souvenirs . Encore un tour sur le port toujours plein de surprises ....il fait chaud , très chaud ...un marchand de billets de loto ...toujours autant de succès ..les indiens adorent acheter des tickets de loterie ....Ils ont toujours espoir de sortir de leur vie difficile... comme pour nous !!!!
Puis nous nous arrêtons devant la représentation d’une énorme ancre juchée sur un socle de pierre portant une inscription sur une plaque en marbre noir ayant trait à lord Wellington et à une de ses quatre ancres ...
Lord Wellington a participé à l’élaboration du port de cochin aidé pour cela par un ingénieur , spécialiste des ports , Robert Bristol arrivé en 1920 ...
L’après midi passa en attendant notre soirée typique Keralaise ...
En fin d’après midi nous devons assister à un spectacle de Kathakali, sorte de théâtre dansé ( ou danse théâtrale !!!) caractéristique du Kerala et vieux de cinq siècles ... Le katakhali raconte des épisodes tirés des épopées hindoues du Mahâbhârata et ramayana et de la vie de khrisna . C’est un mélange de drame , de danse , de théâtre , de rituel accompagné de musique ....qui peut durer toute la nuit mais nous assisterons à spectacle « raccourci « « spécial touristes « ... Les thèmes interprétés sont classiques ...courage , vertu , paix , amour ou au contraire vice , pleutrerie , guerre.... Les maquillages et les costumes élaborés sont somptueux et codés en fonction du personnage interprété ... Dieu , prince , héros , démon , femme ... Tous les personnages , masculins ou féminins , sont joués par des hommes . Nous arrivons tôt au Kerala Kathakali centre ....nous essayons de nous placer dans les premiers rangs afin de profiter au maximum du spectacle et prendre des photos ... La première heure consiste à admirer les acteurs en train de se maquiller ...étonnant !!!! ils arrivent sur scène les uns après les autres en fonction de l’importance de leur maquillage ... La scène et les murs sont recouverts de bois , peu de décor , de grands chandeliers en cuivre ...
Devant , deux petites avancées portant , Ganesh à droite et Shiva le danseur cosmique au milieu de son cercle de flammes , à gauche ... Nous devons assister à un épisode du Mahâbhârata. Le premier acteur arrive , c’est le personnage central , jouant le rôle de Bhima , le héros . C’est le personnage dont le masque est le plus fréquemment reproduit ....le plus souvent en bois mais grossièrement peint de couleurs vives ....le visage est vert , les yeux et sourcils soulignés de noir, la bouche de rouge , la tête surmontée d’une énorme coiffe striée et multicolore et une curieuse collerette blanche entourant le menton ...
Un deuxième homme arrive ...pour aider l’acteur à se maquiller ...celui ci s’allonge et le reste du maquillage se fera dans cette position ...
Un autre acteur arrive ....s’assied en tailleur et s’enduit le visage d’une couleur aussi orange que le vert de son coéquipier est ..vert ! « L’homme qui aide « l’aide à son tour ... Il jouera le rôle de « l’ennemi « , le singe Hanuman . Puis un troisième et dernier larron vient se maquiller sur la scène devant nos yeux , ébahis ....celui ci jouera le rôle d’une femme , Panchali . Leurs vêtements sont très colorés et très chargés ....les personnages portent tous des jupons recouverts de nombreux galons , des bijoux volumineux , colliers , bracelets ...des écharpes , des coiffes très ornementées et lourdes ...
Pendant le premier quart d’heure , Panchali assise , mime .....les expressions du visage , les regards , les gestes des mains ( mudras ) . .. toute son énergie est concentrée dans le mime et apporte ainsi une explication symbolique de tous les événements qui vont être raconté et une réponse à toutes les questions que les spectateurs se posent immanquablement ... Les acteurs ne s’expriment jamais oralement mais toujours par la gestuelle , les mimiques et la danse . C’est un travail très physique qui utilise les méthodes de concentration enseigné dans l’art Martial du Kerala , le kalarippayatt .
C’est une pièce en deux scènes ... un rideau multicolore est tendu entre les scènes ...
A gauche s’installent deux joueurs de tambour , chenda ( instrument de percussion ou tambour vertical à deux peaux ) et maddalam( tambour horizontal en tonneau à deux faces ) A droite , au fond le récitant avec ses cymbales ( ilathaam ) Le spectacle peut commencer ....
Un feuillet explicatif en anglais nous est distribué ... La pièce s’appelle « Kalyanasougandhikam « et est écrite par Kottayath Thampuran. Le personnage principal , le héros Bhima , le plus fort de pandavas ( une des familles du Mahâbhârata combattant les Kaurava , autre famille du Mahâbhârata. ) est chargé par sa femme Panchali d’aller cueillir des fleurs dans la forêt . Il y rencontre un vieux singe , Hanuman , autre Dieu et en réalité, frère de Bhima . Premier scène Bhima et Panchali
Deuxième scène Bhima et Hanuman La colère de Bhima après l’agression d’Hanuman se transforme quand il découvre que le singe est en réalité son frère ...réconciliation et beaux sentiments...tout est bien qui finit bien .. Tout le spectacle est rythmé par le battement des tambours et la mélopée du récitant accompagnée de ses cymbales . Nous avons presque tout compris et nous sortons enchantées de notre soirée ...que de talent....maquillages , mimes , musique mis en œuvre dans cet art ancestral ... Retour au bercail après un dernier tour sur le port , évidemment , pour ressentir encore une fois cette vie indienne qui est là et qui palpite ... . A Kochi , les hommes viennent volontiers se promener sur le port à la tombée de la nuit ...des cacahuètes grillées dans un cornet de journal enchantent nos papilles et nous régalent ...quoi de mieux pour ressentir cette Inde que j’aime tant , que se mêler à la foule et essayer de partager leur distraction
Le 16 décembre Il fait chaud et humide ......inhabituel pour un mois de décembre , me confirme Sophie ...nous décidons donc de passer notre « presque dernier jour » à la plage ... Pour y parvenir nous devons prendre le ferry pour gagner l’île de Vypeen et l’une de ses plages à plus d’une heure de bus .... le sud de l’île démarre devant Fort Cochin et s’étire le long de la mer d’Oman face à Ernakulam . Le port est envahi de plantes d’eau qui s’étendent qui un jour peut être , gêneront les activités portuaires... Pour quelques roupies , nous embarquons sur le ferry....les gens se bousculent pour monter et descendre ... nous sommes touristes , eux c’est leur quotidien...je joue à cache cache avec le bébé devant moi dans les bras de sa maman ... et après une traversée de cinq minutes nous débarquons sur l’île ...pas ou peu de tuc tuc!!! étonnant !!!!Nous nous renseignons auprès d’un taxi qui nous demande plus de cinq cent roupies pour la plage de Cherai qui est une des plus belles ....nous optons pour le bus et aidées par un jeune indien qui se renseigne , nous nous asseyons sur le bord du trottoir pour l’attendre .... enfin le bon bus arrive ...plein à craquer , nous parvenons à monter .....au bout d’un moment un jeune indien se lève pour me donner sa place .....mon statut d’étrangère doit y être pour quelque chose car il reste près de moi et , curieux , me pose des questions sur le pays d’où je viens , si j’aime l’Inde , où nous résidons ... le temps passe plutôt agréablement et le bus se vide ...le receveur nous fait signe qu’il reste encore dix minutes avant d’arriver ...mais !!!!!!nous devons emprunter un tuctuc pour les deux derniers km ...un village , des boutiques de plage avec sodas , noix de coco , gâteaux , fritures et nous longeons la route du bord de mer.... la plage est étroite , presque déserte bordée de cocotiers ..l’eau est chaude je me trempe seulement les jambes car revenir pleine de sel ne me dit rien ...une cabane nous protège du soleil et la journée s’étire agréablement. ..en fin d’après midi , nous décidons de marcher jusqu’à l’arrêt de bus ...en cours de route nous achetons des bananes , de gros gâteaux vendus dans des bocaux ...le bus arrive et le chauffeur , malgré la circulation , confond la route avec un circuit de ćourse ...et en moins d’une demi heure nous arrivons au ferry ....encore quelques gâteaux pour tromper l’attente nous reprenons le ferry ...je me désole d’avoir perdu la jolie pochette à fleurs achetée le matin pour remplacer celle de l’appareil photo perdue la veille au spectacle .....José baisse les yeux et devant ses pieds ? la pochette dépassant du banc attendait sagement que je la récupère au retour !!! Incroyable ce fil conducteur ...même place qu’au départ malgré le monde empruntant le ferry . ..
Nous sommes ravies de cette journée ...la plage mais aussi le ferry , le bus qui nous a permis de nous mêler à cette foule indienne dense , colorée , bruyante et joyeuse qui est l’essence même de ce pays si incroyable et si différent , que l’on peut adoré ou détesté ... Nous décidons d’aller dîner dans restaurant un peu plus chic donc plus touristique et plus cher ...à connotation japonaise , décor et cuisine ....je me régale d’une salade de crevettes au soja et d’un délicieux cheese cake ... Nous rentrons à pied , promenade interrompue sans cesse par des tuctucs à la recherche de clients . Nous admirons les décorations de noël qui envahissent les façades des hôtels et les rues ... To morrow, it’s the last !!!!!
Le 17 décembre le der des ders Dernier petit déjeuner à notre café préféré , avec nos cuisinières préférées ...les meilleures et les plus gentilles Sheena et Sonya ... Aujourd’hui le menu du dimanche , encore une spécialité :« paalappam » sorte de crêpe à base de farine de riz et de lait de coco , servies avec des légumes en sauce ou un œuf dur .., délicieux ...décidément la cuisine keralaise nous a enchantées pendant tout notre séjour ...
Après nous , elles ferment pour profiter de leur dimanche , leur seul jour de repos ... Avec Biju qui s’occupe de l’agence « paradise traveller’s « et mari de Sonya , nous prenons nos dernières photos que nous leur enverrons par Whattsapp évidemment !!! Les valises , le port , une tournée dans les boutiques de la rue princesse , nous nous attardons dans une boutique tenue par deux cachemiris fort sympathiques ....
Quelques emplettes plus tard .....la journée passe vite avant un concert prévu vers 18 h à st Francis’s Church ... Nous espérons y voir Sophie Jude et Cécile rentrée ce jour de son périple au Sri Lanka ... L’église est somptueusement décorée d’un immense et grandiose sapin ....
Nous décidons d’arriver tôt pour ne pas risquer d’être debout ...après une balade dans les rues avoisinantes où nous prenons le temps d’échanger avec un directeur de restaurant parlant... allemand et non français !!! dommage ..il nous fait visiter la salle de restaurant et les inscriptions et dessins sur le mur extérieur .....
Une trentaine de choristes arrivent , vêtus de chasubles rouges et blanches ....s’installent de chaque côté pour la durée de la messe ..
Une dizaine d’enfants deux garçons et des filles , chemise et robe bleue , prennent place sous le sapin ....non sans avoir enfilé un bonnet de père noël !!!!
Nous attendons avec impatience que la chorale débute son récital ...intercalé entre entre la messe et le sermon de l’un des prêtres présents qui nous paraît d’une longueur infinie ... Encore quelques chants , puis les enfants arrivent ...un vrai bonheur ..ils chantent de tout leur cœur et l’une des plus jeunes , chante sans l’aide des paroles ...un enchantement.... qu’ils sont charmants , candides , touchants, émouvants ....
Puis , tenaillées par la faim , nous nous dirigeons vers le même restaurant que la veille , pour remanger le même succulent steak de thon rouge ... Sur le parvis de l’église , un autre sapin brille de mille feux et accueille les visiteurs . Et voilà encore une belle journée ...nous n’avons pas vu nos amis mais il estard pour aller leur dire au revoir ....nous devons quitter Fort cochin à 6 h du matin ...c’est Harry qui aura l’honneur de nous accompagner à l’aéroport où nous aurons la bonne surprise de retrouver un couple rencontré à Varkala ..
Un superbe séjour plein de souvenirs merveilleux qui ne nous quitterons pas une fois rentrées en France mais qui me donneront envie d’y retourner bien vite .
Ne pas hésiter à y aller malgré et surtout à cause des terribles inondations d’août 2018 pour les encourager ....
Premier voyage dans le nord de l'Inde English translation pending
Bonjour à tous,
Nous allons partir en Inde avec ma compagne aux alentours du mois d’octobre pour une durée d’approximativement trois semaines. Nous sommes en train de préparer un circuit plutôt au nord du pays mais je vous avoue que nous avons un peu du mal à réaliser ce qui est faisable. Les distances semblent vraiment importantes et de ce que nous en avons lu, les transit d’une ville à l’autre peuvent être très longs. Nous pensions tout organiser par nous-même en prenant le train entre les villes mais plusieurs témoignages nous ont un peu démotivé quant à cette idée, je pense que nous allons plutôt opter pour un chauffeur pour la durée du séjour. Le train sera pour la prochaine fois si nous revenons !
Nous voulions vous demander vos avis par rapport à notre idée de tour si cela ne vous dérange pas.
Dans l’idée, nous voudrions voir les principales villes du Rajasthan (Jaipur, Jodhpur, Jaisalmer, Udaipur, Pushkar, Ajmer…) ainsi que le Taj Mahal à Agra qui ne semble pas très éloignée du Rajasthan. Nous souhaiterions également découvrir la ville d’Amritsar qui semble elle aussi assez proche du Rajasthan. Pour toutes ces villes le tour peut être organisée de manière assez simple je pense mais nous voudrions également nous rendre à Varanasi dont on nous a vanté les mérites. Des amis nous ont également vendu du rêve sur le Kashmir mais il semble plus éloigné et clairement pas accessible en voiture.
Nous voulions vous demander votre avis à ce sujet, pensez-vous que c’est « raisonnable » d’envisager Varanasi et le Kashmir en plus du Rajasthan ? Nous avons vraiment du mal à réaliser si le tout pourrait être jouable en trois semaines.
Merci infiniment pour votre lecture et de vos éventuelles réponses !
Nous allons partir en Inde avec ma compagne aux alentours du mois d’octobre pour une durée d’approximativement trois semaines. Nous sommes en train de préparer un circuit plutôt au nord du pays mais je vous avoue que nous avons un peu du mal à réaliser ce qui est faisable. Les distances semblent vraiment importantes et de ce que nous en avons lu, les transit d’une ville à l’autre peuvent être très longs. Nous pensions tout organiser par nous-même en prenant le train entre les villes mais plusieurs témoignages nous ont un peu démotivé quant à cette idée, je pense que nous allons plutôt opter pour un chauffeur pour la durée du séjour. Le train sera pour la prochaine fois si nous revenons !
Nous voulions vous demander vos avis par rapport à notre idée de tour si cela ne vous dérange pas.
Dans l’idée, nous voudrions voir les principales villes du Rajasthan (Jaipur, Jodhpur, Jaisalmer, Udaipur, Pushkar, Ajmer…) ainsi que le Taj Mahal à Agra qui ne semble pas très éloignée du Rajasthan. Nous souhaiterions également découvrir la ville d’Amritsar qui semble elle aussi assez proche du Rajasthan. Pour toutes ces villes le tour peut être organisée de manière assez simple je pense mais nous voudrions également nous rendre à Varanasi dont on nous a vanté les mérites. Des amis nous ont également vendu du rêve sur le Kashmir mais il semble plus éloigné et clairement pas accessible en voiture.
Nous voulions vous demander votre avis à ce sujet, pensez-vous que c’est « raisonnable » d’envisager Varanasi et le Kashmir en plus du Rajasthan ? Nous avons vraiment du mal à réaliser si le tout pourrait être jouable en trois semaines.
Merci infiniment pour votre lecture et de vos éventuelles réponses !
Un an de vie en Inde, récits d'excursions depuis New Delhi English translation pending
Bonjour à tous,
Il y a 4 ans, je découvrais l'Inde pour la première fois (petite dédicace à mon premier récit: voyageforum.com/...ntense%20inde%20nord), et l'envie d'y retourner m'a fait y rechercher un travail... Chose à présent faite: après 1 an et demi de candidatures, j'ai trouvé un VIE (Volontariat International en Entreprise), le graal pour une expatriation à la fin des études (pour toute destination loin de la France).
Habitant à Greater Noida, banlieue industrielle sans grand (voire aucun) intérêt à 40 kms au sud-est de New Delhi, je passe une grande partie de mes week-ends à découvrir les environs, en utilisant les transports en commun uniquement.
C'est donc ce que je propose de vous raconter sous la forme d'un "carnet de voyage", agrémentés de quelques commentaires sur le fait de vivre dans ce pays fascinant (mais également fatiguant par moment!).
Les transports en bus sont en effet très pratiques et simples pour les trajets "courts" (en quelques centaines de kilomètres) : les départs sont très fréquents, on peut arriver sans réservation et avoir (en général) un bus partant dans les 30 minutes qui suivent. Il suffit juste d'être patient sur le trajet, la vitesse moyenne observée sur mes trajets étant de 50 km / heure.
Le train est un peu plus rapide et plus confortable, mais moins flexible (départs moins fréquents, réservation souvent nécessaire) et avec plus de risques de retards majeurs. Je le privilégie donc uniquement pour les longs trajets de nuit.
Quasiment aucune réservation d'hôtel à l'avance, et la plupart du temps ils sont vraiment sous-occupés.
Voilà pour l'introduction, et n'hésitez pas si vous avez des questions ou commentaires !
WE de Noël, 3 jours au sud de Delhi
Pour ce 1er week-end, je décide de prendre un bus pour Mathura depuis ma ville de Greater Noida, située au début de la récente autoroute "Yamuna Expressway" reliant Delhi à Agra. Le bus cherche à faire le plein avant de partir, et certains passagers crient pour le pousser à partir "à l'heure". Avec tous les passagers ramassés le long de l'autoroute, le bus est finalement plein à craquer. Le système est bien rodé pour tous les villages dans les environ de l'autoroute: le bus reste sur l'autoroute et s'arrête fréquemment pour prendre / déposer des passagers, qui rejoignent leur village à pied ou en moto avec ceux venant les chercher. Très pratique est assez rapide - enfin jusqu'à ce que je comprenne que, lorsqu'on m'a confirmé que le bus allait à Mathura, c'est plutôt qu'il dépose le long de l'autoroute à 10 km du centre ville. Pour une arrivée à 22h, ça ne me parait pas envisageable et je continue donc jusqu'à Agra. Je peux y compter sur les rickshaws, qui se font un plaisir de m'amener à un hôtel bon marché et toucher leur commission (mais à cette heure-ci c'est appréciable).
Bus depuis Idgah Bus Stand pour Mathura le lendemain pour revenir à mon plan initial. Après m'être installé à l'entrée de la vieille ville dans un hôtel "de base" (c'est à dire toilettes turques, draps probablement non lavés et laisser-aller généralisé - alors que ça ne manque pas de personnelf!), je peux donc commencer ma visite de cette ville sainte, "lieu de naissance de Krishna" pour les hindous. J'étais étonné par le concept de "naissance" d'un dieu. En fait (et en version simplifiée) l'essentiel des dieux hindous sont des avatars du / des dieux principaux (ça dépend des courants...) d'où le fait qu'un dieu puisse naître.
La rue qui mène de Holi Gate jusqu'à la Yamuna est très intéressante, avec un grand nombre de vieux bâtiments (qui tombent en ruine pour la plupart), et une circulation automobile limitée par l'étroitesse de la rue, ça fait du bien aux oreilles !

Les ghats sont assez peu impressionnants, et il règle un sentiment d'abandon sur l'essentiel de la longueur. Heureusement que les singes sont là pour donner un peu de vie.
Mais l'abandon a du bon: on peut, en cherchant un peu, monter dans certains bâtiments et ainsi avoir une vue panoramique sur les ghats.

En continuant la balade dans la vielle ville en direction du fameux lieu de naissance de Krishna, on passe devant la Jama Masjid, puis on tombe sur une belle mosquée du style moghol habituel. La surprise commence à la marche d'approche : il y a 2 barrières tenus par des militaires, et la mosquée est entourée de barbelés et de miradors... Juste à côté on voit le temple hindou pour lequel la ville est connue. La visite se fait rapidement, accompagné d'un militaire et après avoir indiqué son identité à l'entrée. Impossible d'en savoir plus par les militaires, mais une recherche Google (grâce à la 4G indienne très efficace et pas cher!) donne la réponse: La mosquée fait partie des 3 sites que les extrémistes hindous appellent à la destruction, en se basant sur le fait que celles-ci sont construites elles-mêmes sur les ruines d'un temple hindou rasé il y a 300 ans, pendant le règne d'Aurangzeb, l'empereur moghol ayant rompu avec la tolérance de ses prédécesseurs. C'est d'ailleurs ce qu'ils ont fait à Ayodhya en 1992 en démolissant la Babri Masjid - celle de Mathura fait donc partie des restantes sur la liste (avec une autre à Varanasi).
Intéressant de tomber par hasard sur un de ces lieux cristallisant les tensions communautaires (c'est un sujet qui m'intéressait déjà, et qui en Inde du Nord est récurrent voire omniprésent). Difficile pour un étranger comme moi d'avoir un avis sur ce qui est juste ou non, à part dire que sur le plan artistique le temple hindou reconstruit juste à côté ne peut pas rivaliser avec la grâce de l'architecture moghole.
Visite du temple hindou sans grand intérêt. A un endroit, on se trouve à 3 mètres de l'arrière de la mosquée ! Aucune photo pour représenter cette juxtaposition, comme les contrôles sont stricts.
Coucher de bonne heure, l'Inde appartient à ceux qui se lèvent tôt ! __
Bus pour Deeg, à travers la campagne des grandes plaines du Nord qui est assez monotone: des petits champs parsemés d'arbres et avec comme seul relief des grands pylônes électriques et des grandes cheminées pour les fours à briques. Les villages quant à eux sont sans intérêt en terme "paysager" (constructions en brique recouverte de plâtre), mais voir la paisible vie locale est intéressant. Il est également appréciable de voir les beaux saris des campagnardes, qui arrivent malgré le travail des champs à être bien plus élégantes qu'une grande partie de la classe moyenne urbaine que je vois au quotidien, qui a cédé à la tenue pull-jean-basket.
Après un trajet bien lent, arrivée dans la petite ville de Deeg. En voyant tous ces regards curieux, on imagine qu'ils ne voient pas beaucoup de touristes marcher dans leur ville. Visite du Deeg Palace, très beau palais entourant un agréable jardin. Mais dont la plus belle vue se trouve depuis le grand bassin juste à l'ouest du palais.
On peut se poser tranquillement sur les marches et admirer la vue, avec une lumière de plus en plus belle avec la journée qui passe.
Et aussi voir les lavandières (appelée "Dhobi", j'imagine d'ailleurs que le nom du personnage d'Harry Potter vient de là) au travail - et profiter du zoom pour ne pas se faire remarquer.
Me voyant m'éterniser sur les marches, un saddhu vient m'aborder. Conversation sympa où je peux pratiquer mes quelques mots d'hindi, jusqu'au moment où il se met à demander avec insistance des sous. Je finis donc par partir, j'avais déjà presque passé une heure autour du bassin.
Dans la rue je vois un bus rouler vers moi, et qui ralentit un peu: "Bharatpur?" auquel le conducteur répond par un hochement de tête positif : très pratique !
Arrivée en fin de journée à Bharatpur, juste à temps pour voir le très imposant Lohagarh Qila avec le soleil couchant.
Ce que j'adore avec ce pays, c'est que même des sites considérés "mineurs" d'un point de vue touristique, sont vraiment intéressants! On gagne donc à s'éloigner des sites principaux, et pouvoir apprécier l'absence de harcèlement touristique, et la générosité des habitants, puisque je me fais inviter à prendre le thé chez une famille habitant juste face au fort. Quasiment toute la famille élargie (oncles, grand-mère ...) habitent dans les maisons voisines et passent donc dire bonjour!
Arrivée tardive au Saras Circle, près du sanctuaire pour oiseaux Keoladeo Ghana. __
Départ matinal pour le sanctuaire, des vélo-rickshaws font déjà la queue depuis longtemps pour pouvoir rentrer dans le parc. Je prend des sortes de patates sautées à l'entrée, que le gars essaie de me faire payer 50rs ... Je sors un "Aloo hai" ("C'est des patates") et paie 20rs, ce qui est déjà trop ... On sent bien là l'influence du tourisme !
A 8 heures du matin, tous les vélos de location sont déjà pris ... En insistant un peu, j'arrive à récupérer un vélo qui était en réparation, ça sera donc en danseuse !
Je n'ai rien d'un grand amateur d'oiseaux, mais l'idée de trouver un refuge contre l'agitation urbaine (surtout ces klaxons incessants qui tapent sur les nerfs) était très attirante. La visite est agréable, en voyant des biches, singes, chauve-souris, martin-pécheurs, hérons ... et des grues Saras, apparemment l'attraction principale.
Le parc semble très appréciée par la classe aisée, à en juger par le comportement et le fait qu'ils parlent anglais notamment à leurs enfants.
Je retrouve la famille de la veille pour discuter tranquillement sur les chaises qu'ils installent devant la maison, face au fort et ses douves. Vers 15h, ils insistent sur le fait qu'il est temps que je rentre chez moi. Et ils ont raison comme il me faudra 7h30 pour arriver chez moi (pourtant à 200km), entre le bus pris dans les bouchons et le trajet jusqu'à ma banlieue lointaine. Mais tout ça en vaut le coup :)
Il y a 4 ans, je découvrais l'Inde pour la première fois (petite dédicace à mon premier récit: voyageforum.com/...ntense%20inde%20nord), et l'envie d'y retourner m'a fait y rechercher un travail... Chose à présent faite: après 1 an et demi de candidatures, j'ai trouvé un VIE (Volontariat International en Entreprise), le graal pour une expatriation à la fin des études (pour toute destination loin de la France).
Habitant à Greater Noida, banlieue industrielle sans grand (voire aucun) intérêt à 40 kms au sud-est de New Delhi, je passe une grande partie de mes week-ends à découvrir les environs, en utilisant les transports en commun uniquement.
C'est donc ce que je propose de vous raconter sous la forme d'un "carnet de voyage", agrémentés de quelques commentaires sur le fait de vivre dans ce pays fascinant (mais également fatiguant par moment!).
Les transports en bus sont en effet très pratiques et simples pour les trajets "courts" (en quelques centaines de kilomètres) : les départs sont très fréquents, on peut arriver sans réservation et avoir (en général) un bus partant dans les 30 minutes qui suivent. Il suffit juste d'être patient sur le trajet, la vitesse moyenne observée sur mes trajets étant de 50 km / heure.
Le train est un peu plus rapide et plus confortable, mais moins flexible (départs moins fréquents, réservation souvent nécessaire) et avec plus de risques de retards majeurs. Je le privilégie donc uniquement pour les longs trajets de nuit.
Quasiment aucune réservation d'hôtel à l'avance, et la plupart du temps ils sont vraiment sous-occupés.
Voilà pour l'introduction, et n'hésitez pas si vous avez des questions ou commentaires !
WE de Noël, 3 jours au sud de Delhi
Pour ce 1er week-end, je décide de prendre un bus pour Mathura depuis ma ville de Greater Noida, située au début de la récente autoroute "Yamuna Expressway" reliant Delhi à Agra. Le bus cherche à faire le plein avant de partir, et certains passagers crient pour le pousser à partir "à l'heure". Avec tous les passagers ramassés le long de l'autoroute, le bus est finalement plein à craquer. Le système est bien rodé pour tous les villages dans les environ de l'autoroute: le bus reste sur l'autoroute et s'arrête fréquemment pour prendre / déposer des passagers, qui rejoignent leur village à pied ou en moto avec ceux venant les chercher. Très pratique est assez rapide - enfin jusqu'à ce que je comprenne que, lorsqu'on m'a confirmé que le bus allait à Mathura, c'est plutôt qu'il dépose le long de l'autoroute à 10 km du centre ville. Pour une arrivée à 22h, ça ne me parait pas envisageable et je continue donc jusqu'à Agra. Je peux y compter sur les rickshaws, qui se font un plaisir de m'amener à un hôtel bon marché et toucher leur commission (mais à cette heure-ci c'est appréciable).
Bus depuis Idgah Bus Stand pour Mathura le lendemain pour revenir à mon plan initial. Après m'être installé à l'entrée de la vieille ville dans un hôtel "de base" (c'est à dire toilettes turques, draps probablement non lavés et laisser-aller généralisé - alors que ça ne manque pas de personnelf!), je peux donc commencer ma visite de cette ville sainte, "lieu de naissance de Krishna" pour les hindous. J'étais étonné par le concept de "naissance" d'un dieu. En fait (et en version simplifiée) l'essentiel des dieux hindous sont des avatars du / des dieux principaux (ça dépend des courants...) d'où le fait qu'un dieu puisse naître.
La rue qui mène de Holi Gate jusqu'à la Yamuna est très intéressante, avec un grand nombre de vieux bâtiments (qui tombent en ruine pour la plupart), et une circulation automobile limitée par l'étroitesse de la rue, ça fait du bien aux oreilles !

Les ghats sont assez peu impressionnants, et il règle un sentiment d'abandon sur l'essentiel de la longueur. Heureusement que les singes sont là pour donner un peu de vie.

Mais l'abandon a du bon: on peut, en cherchant un peu, monter dans certains bâtiments et ainsi avoir une vue panoramique sur les ghats.

En continuant la balade dans la vielle ville en direction du fameux lieu de naissance de Krishna, on passe devant la Jama Masjid, puis on tombe sur une belle mosquée du style moghol habituel. La surprise commence à la marche d'approche : il y a 2 barrières tenus par des militaires, et la mosquée est entourée de barbelés et de miradors... Juste à côté on voit le temple hindou pour lequel la ville est connue. La visite se fait rapidement, accompagné d'un militaire et après avoir indiqué son identité à l'entrée. Impossible d'en savoir plus par les militaires, mais une recherche Google (grâce à la 4G indienne très efficace et pas cher!) donne la réponse: La mosquée fait partie des 3 sites que les extrémistes hindous appellent à la destruction, en se basant sur le fait que celles-ci sont construites elles-mêmes sur les ruines d'un temple hindou rasé il y a 300 ans, pendant le règne d'Aurangzeb, l'empereur moghol ayant rompu avec la tolérance de ses prédécesseurs. C'est d'ailleurs ce qu'ils ont fait à Ayodhya en 1992 en démolissant la Babri Masjid - celle de Mathura fait donc partie des restantes sur la liste (avec une autre à Varanasi).
Intéressant de tomber par hasard sur un de ces lieux cristallisant les tensions communautaires (c'est un sujet qui m'intéressait déjà, et qui en Inde du Nord est récurrent voire omniprésent). Difficile pour un étranger comme moi d'avoir un avis sur ce qui est juste ou non, à part dire que sur le plan artistique le temple hindou reconstruit juste à côté ne peut pas rivaliser avec la grâce de l'architecture moghole.
Visite du temple hindou sans grand intérêt. A un endroit, on se trouve à 3 mètres de l'arrière de la mosquée ! Aucune photo pour représenter cette juxtaposition, comme les contrôles sont stricts.
Coucher de bonne heure, l'Inde appartient à ceux qui se lèvent tôt ! __
Bus pour Deeg, à travers la campagne des grandes plaines du Nord qui est assez monotone: des petits champs parsemés d'arbres et avec comme seul relief des grands pylônes électriques et des grandes cheminées pour les fours à briques. Les villages quant à eux sont sans intérêt en terme "paysager" (constructions en brique recouverte de plâtre), mais voir la paisible vie locale est intéressant. Il est également appréciable de voir les beaux saris des campagnardes, qui arrivent malgré le travail des champs à être bien plus élégantes qu'une grande partie de la classe moyenne urbaine que je vois au quotidien, qui a cédé à la tenue pull-jean-basket.
Après un trajet bien lent, arrivée dans la petite ville de Deeg. En voyant tous ces regards curieux, on imagine qu'ils ne voient pas beaucoup de touristes marcher dans leur ville. Visite du Deeg Palace, très beau palais entourant un agréable jardin. Mais dont la plus belle vue se trouve depuis le grand bassin juste à l'ouest du palais.

On peut se poser tranquillement sur les marches et admirer la vue, avec une lumière de plus en plus belle avec la journée qui passe.
Et aussi voir les lavandières (appelée "Dhobi", j'imagine d'ailleurs que le nom du personnage d'Harry Potter vient de là) au travail - et profiter du zoom pour ne pas se faire remarquer.

Me voyant m'éterniser sur les marches, un saddhu vient m'aborder. Conversation sympa où je peux pratiquer mes quelques mots d'hindi, jusqu'au moment où il se met à demander avec insistance des sous. Je finis donc par partir, j'avais déjà presque passé une heure autour du bassin.
Dans la rue je vois un bus rouler vers moi, et qui ralentit un peu: "Bharatpur?" auquel le conducteur répond par un hochement de tête positif : très pratique !
Arrivée en fin de journée à Bharatpur, juste à temps pour voir le très imposant Lohagarh Qila avec le soleil couchant.
Ce que j'adore avec ce pays, c'est que même des sites considérés "mineurs" d'un point de vue touristique, sont vraiment intéressants! On gagne donc à s'éloigner des sites principaux, et pouvoir apprécier l'absence de harcèlement touristique, et la générosité des habitants, puisque je me fais inviter à prendre le thé chez une famille habitant juste face au fort. Quasiment toute la famille élargie (oncles, grand-mère ...) habitent dans les maisons voisines et passent donc dire bonjour!Arrivée tardive au Saras Circle, près du sanctuaire pour oiseaux Keoladeo Ghana. __
Départ matinal pour le sanctuaire, des vélo-rickshaws font déjà la queue depuis longtemps pour pouvoir rentrer dans le parc. Je prend des sortes de patates sautées à l'entrée, que le gars essaie de me faire payer 50rs ... Je sors un "Aloo hai" ("C'est des patates") et paie 20rs, ce qui est déjà trop ... On sent bien là l'influence du tourisme !
A 8 heures du matin, tous les vélos de location sont déjà pris ... En insistant un peu, j'arrive à récupérer un vélo qui était en réparation, ça sera donc en danseuse !
Je n'ai rien d'un grand amateur d'oiseaux, mais l'idée de trouver un refuge contre l'agitation urbaine (surtout ces klaxons incessants qui tapent sur les nerfs) était très attirante. La visite est agréable, en voyant des biches, singes, chauve-souris, martin-pécheurs, hérons ... et des grues Saras, apparemment l'attraction principale.
Le parc semble très appréciée par la classe aisée, à en juger par le comportement et le fait qu'ils parlent anglais notamment à leurs enfants.Je retrouve la famille de la veille pour discuter tranquillement sur les chaises qu'ils installent devant la maison, face au fort et ses douves. Vers 15h, ils insistent sur le fait qu'il est temps que je rentre chez moi. Et ils ont raison comme il me faudra 7h30 pour arriver chez moi (pourtant à 200km), entre le bus pris dans les bouchons et le trajet jusqu'à ma banlieue lointaine. Mais tout ça en vaut le coup :)
L'Inde surpasse économiquement la France... English translation pending
C'est un évènement que l'on m'avait annoncé en 1995 lors de mon premier voyage vers l'Inde, c'est officialisé...l'année qui vient, 2018, verra l'Inde dépasser la France...Vous qui voyagez constamment depuis des années, quels sont vos vécus, vos impressions, vos regards sur cette évolution des niveaux de vie " sur le terrain"??
Retour de croisière sur neoClassica du 11 au 25 février 2017 English translation pending
De retour de cette belle croisière j'entema un c.r. qui, je l'espère, pourra être utile aux futurs croisièristes intéressés par cette destination.
A peine rentrés fin mars 2016 de notre transatlantique à bord du C. Deliziosa (cfr le cr de Micy) pensions-nous déjà à la suivante !
La préparation
Ce qui motive avant tout notre choix c'est la destination. Ns avions beaucoup aimé l'océan indien et avons donc opté à nouveau pour cette région. Entre temps-temps (bonne nouvelle) le Costa Club m'informe que désormais mon statut passe à Perla Diamante. Je réserve une cabine avec balcon à côté de celle que ns occupions en 2015. Cette fois-ci est inclus dans le prix de la cabine le forfait boissons "intenditore". Costa ns offre également un crédit de 75€ p/p soit 150€ à dépenser à bord.
Pour le vol ns avons choisi la cie Emirates avec un stop à Dubaï. Emirates accorde à l'aller 20kgs de bagages et au retour 30kgs ! ! (Dubaï est réputé pour le shopping). Il y 6 ans ns étions descendu à l'hôtel Ibis ds le quartier de Deira à 10 minutes de l'aéroport. Cette fois ns avons réservé au Novotel situé dans le même bâtiment.
ci-dessous l'Ibis & Le Novotel


Nord du Gujarat English translation pending
C’est mon troisième voyage au Gujarat, un état encore peu visité par les touristes occidentaux (ce qui n’est pas le cas des touristes indiens de plus en plus nombreux suite aux campagnes de publicité avec Amitabh Bhachhan …) mais mon premier carnet.
Une longue introduction sans photos dans ce premier post pour expliciter mes choix d’arrêts, les endroits quelquefois improbables dont je vais vous parler, ma façon de voyager, avec une voiture et un chauffeur.
Cette année, je repasse dans certains endroits parce qu’il m’est impossible de ne pas montrer à une des amies qui m’accompagne pour la première fois les puits d’Adalaj et de Patan, le temple de Modhera, le … et que ni l’une ni l’autre ne connaissent le grand Rann. Qu’importe, je peux retourner et retourner dans les mêmes endroits sans me lasser, ceux qui ont lu certains de mes posts le savent.
Pour avoir quand même des nouveautés à me mettre devant les yeux un peu tous les jours, j’ai exploré le web de fond en comble et lu et relu le guide Gujarat en anglais, un indispensable pour cet état (Gujarat, d’Anjali Desai, India Guide publications, disponible dans les tous les hôtels gouvernementaux du Gujarat qui ont tous un petit rayon librairie avec un beau choix d’ouvrages sur l’Etat). Bref, j’avais prévu un superbe voyage, varié, avec des monuments, de la nature, de l’artisanat et nous n’avons pas été déçus …
Comme d’habitude, voyage court, car je profite des vacances scolaires de février et je n’ai que 2 semaines ! Pas envie, malgré ma passion pour l’Inde de partir l’été, où j’aurais le temps de traîner un peu plus, mais la mousson ne m’emballe pas, même si la mousson doit être un moment à vivre. Peut-être un jour … On aura d’Ahmedadabad à Delhi, une voiture avec un chauffeur extra, Malkit, que je connais depuis des années, pour être flexibles, rapides, efficaces et voir des endroits improbables difficilement atteignables en transport en commun ! C’est confortable, je ne vais pas le nier. Ce sera mon 11ème voyage avec Malkit, qui vit à Delhi. Il est parti deux jours plus tôt pour nous récupérer à l’aéroport d’Ahmedabad. On va se limiter au nord de l’état pour ne pas faire trop de kilomètres. Il y a des merveilles partout, alors, pas la peine de courir dans tous les sens (même si pour certaine, je cours … , n’est-ce pas Parvat !), mais je n’ai que 14 jours sur place…
Départ le jeudi 12 après le boulot pour Paris, nuit dans un hôtel vers l’aéroport et vol Air France de 10 h 40 trouvé à bon prix il y a quelques mois. Nous arrivons à 23 h 30 heure locale à Delhi et faisons la queue pour récupérer notre e-visa. Un peu long, car on a l’impression que c’est la relève des douaniers (les bureaux se vident, d’autres personnes arrivent, s’installent tranquillement derrière les ordis et les machines pour les empreintes marchent quand elles veulent. Un scan des 4 doigts de la main gauche, un autre pour ceux de la main droite, un troisième scan pour les deux pouces, une photo de notre tronche, un tampon sur le passeport et c’est parti. Le système de Visa on arrival, pour qui reste moins d’un mois est beaucoup plus simple et plus économique que VFS.
Pour gagner du temps, nous avons réservé un vol domestique pour Ahmedabad à 6 h 50 du terminal 1, où je sais que nous ne pourrons rentrer que vers 3 ou 4 heures, alors on se trouve un petit coin avant la sortie définitive pour patienter et boire un premier chaï. Navette toutes les 20 mn pour le terminal 1, 10 à 15 mn de route dans un bus pourri, les formalités d’enregistrement et de dépose des bagages et nous voici attablés à 4 h du matin devant un masala dosa dans la zone des restos au premier étage. Ca pique, mais qu’est-ce que c’est bon !
Impossible de fermer un œil dans le long courrier, pas plus sur les fauteuils de l’aéroport ou dans le vol domestique. La journée va être dure …
A 8 h 30, nous retrouvons notre chauffeur devant l’aéroport d’Ahmedabad et c’est parti pour une journée de fous. Nous ne restons qu’une journée à Ahmedabad, et j’ai prévu un programme un peu chargé après une nuit blanche mais cela nous ne nous en rendrons compte qu’après...
La circulation est encore fluide et nous partons directement pour le puits d’Adalaj, situé à une grosse dizaine de km de là. Il est un peu tôt et la lumière n’est pas top, le puits est encore bien à l’ombre mais qu’importe, cela ne va gâcher notre plaisir. C’est ma troisième visite d’Adalaj mais c’est pas grave, j’adore les puits indiens, je suis même folle des puits indiens et Malkit m’appelle Chrisbaori, c’est dire. Il y a les énormes, les petits, les sculptés, les non sculptés, les sales, les propres, les classiques, les plus originaux, les vides, les pleins d’eau ou presque pleins … Vous allez en voir des puits si vous suivez ce carnet.



Les deux dernières photos, plus ensoleillées datent de 2013. Mieux vaut voir ce puits l'après-midi ...



Les deux dernières photos, plus ensoleillées datent de 2013. Mieux vaut voir ce puits l'après-midi ...
Retour du Madhya Pradesh, Varanasi et Rajasthan English translation pending
je remercie Chris 70 pour toutes ses infos qui m'ont été très précieuses et qui m'ont permis de réaliser un voyage formidable, également Fabgreg, Giloug , Bijolaine ....
Je suis partie du 27 octobre au 13 décembre
je vais essayer de faire un compte-rendu détaillé avec des photos à l'appui car j'en ai beaucoup et le choix sera très difficile
27 octobre le réveil sonne à 02h15 , c'est dur mais je pars en voiture à Barcelone et la joie au fond de moi me fait oublier l'heure matinale et la fatigue. La veille au soir il tombait des trombes d'eau et heureusement la pluie a cessé , la route est sèche, j'arrive facilement au parking larga estancia, pour 45 jours cela me coûtera 120 euros. A 05 h, je suis dans la navette qui me conduit à l'aéroport. J'enregistre mon bagage, passe la douane et je vais prendre un petit déjeuner en attendant l'heure d'embarcation à 07h30 Je pars avec la Lufthansa, Barcelone-Munich - Delhi et au retour je repars de Mumbai, le vol A/R 465 EUROS Le vol pour Munich est agréable, on survole les Alpes bien enneigés et c'est très beau A Munich, le changement d'avion est rapide , la distance n'est pas très longue ce qui me permet de ne pas trop stresser car je n'ai que 2 heures pour le transfert. A Delhi tout se passe bien, je prends un taxi pré-paid qui m'amène à l'hôtel Cottage yes please où j'ai l'habitude de descendre, 950 rs , très correct pour le prix
mercredi 28 oct Lever à 08 h30 , la nuit est courte mais je prends un train pour Gwalior à 11h30 et avant de partir je veux déjeuner, acheter des crèmes dans ma boutique favorite, j'ai mes habitudes ici, le monsieur se souvient de moi forcément j'y suis venue début août à mon retour du Ladakh, et sur le chemin allant à la gare je change mes euros pour la durée du voyage , change à 71.30. J'arrive à la gare à 11h15 ce qui me laisse le temps de m'installer das le train, j'avais réservé tous mes billets sur cleartrip au mois de septembre donc je suis tranquille. Les personnes qui partagent mon wagon sont très sympa et le voyage se passe tranquillement, le train est à l'heure au départ comme à l'arrivée à Gwalior. Je m'installe à l'hôtel Grace réservé sur Agoda, c'est la 2 ème fois que je viens ii, le personnel est sympathique, souriant, les chambres sont propres assez grandes et le prix correct, il est situé près de la gare et à proximité de l'hôtel Landmark qui a un excellent restaurant !!!! Je fais un petit tour du quartier pour me dégourdir les jambes mais la fatigue se faisant ressentir je ne vais pas très loin.
jeudi 29 octobre 1ère journée à Gwalior J'ai bien dormi , la nuit a été très calme ce qui va me permettre de bien profiter de ma journée Je commence les visites par Tansen Tomb qui est situé dans une petite rue près d'un petit marché animé



de l'extérieur on aperçoit la citadelle que je visiterai après le musée d'archéologie situé à la base du fort , entrée 100 rs

L'entrée du fort est de 100 rs après une petite grimpette mais la vue est magnifique , les murailles sont imposantes

au passage j'admire les mosaiques des canards, éléphants , dauphins ...



et me voici à l'entrée émerveillée même si je suis déjà venue ici il y a 2 ans

27 octobre le réveil sonne à 02h15 , c'est dur mais je pars en voiture à Barcelone et la joie au fond de moi me fait oublier l'heure matinale et la fatigue. La veille au soir il tombait des trombes d'eau et heureusement la pluie a cessé , la route est sèche, j'arrive facilement au parking larga estancia, pour 45 jours cela me coûtera 120 euros. A 05 h, je suis dans la navette qui me conduit à l'aéroport. J'enregistre mon bagage, passe la douane et je vais prendre un petit déjeuner en attendant l'heure d'embarcation à 07h30 Je pars avec la Lufthansa, Barcelone-Munich - Delhi et au retour je repars de Mumbai, le vol A/R 465 EUROS Le vol pour Munich est agréable, on survole les Alpes bien enneigés et c'est très beau A Munich, le changement d'avion est rapide , la distance n'est pas très longue ce qui me permet de ne pas trop stresser car je n'ai que 2 heures pour le transfert. A Delhi tout se passe bien, je prends un taxi pré-paid qui m'amène à l'hôtel Cottage yes please où j'ai l'habitude de descendre, 950 rs , très correct pour le prix
mercredi 28 oct Lever à 08 h30 , la nuit est courte mais je prends un train pour Gwalior à 11h30 et avant de partir je veux déjeuner, acheter des crèmes dans ma boutique favorite, j'ai mes habitudes ici, le monsieur se souvient de moi forcément j'y suis venue début août à mon retour du Ladakh, et sur le chemin allant à la gare je change mes euros pour la durée du voyage , change à 71.30. J'arrive à la gare à 11h15 ce qui me laisse le temps de m'installer das le train, j'avais réservé tous mes billets sur cleartrip au mois de septembre donc je suis tranquille. Les personnes qui partagent mon wagon sont très sympa et le voyage se passe tranquillement, le train est à l'heure au départ comme à l'arrivée à Gwalior. Je m'installe à l'hôtel Grace réservé sur Agoda, c'est la 2 ème fois que je viens ii, le personnel est sympathique, souriant, les chambres sont propres assez grandes et le prix correct, il est situé près de la gare et à proximité de l'hôtel Landmark qui a un excellent restaurant !!!! Je fais un petit tour du quartier pour me dégourdir les jambes mais la fatigue se faisant ressentir je ne vais pas très loin.
jeudi 29 octobre 1ère journée à Gwalior J'ai bien dormi , la nuit a été très calme ce qui va me permettre de bien profiter de ma journée Je commence les visites par Tansen Tomb qui est situé dans une petite rue près d'un petit marché animé



de l'extérieur on aperçoit la citadelle que je visiterai après le musée d'archéologie situé à la base du fort , entrée 100 rs

L'entrée du fort est de 100 rs après une petite grimpette mais la vue est magnifique , les murailles sont imposantes

au passage j'admire les mosaiques des canards, éléphants , dauphins ...



et me voici à l'entrée émerveillée même si je suis déjà venue ici il y a 2 ans

Inde du Sud en express (Printemps 2015) English translation pending
Goa (2 j), Karnataka (8 j), Kerala (2,5 j), Tamil Nadu (9,5 j), Telangana (3 j), soit un total de 25 jours de Goa à Hyderabad.
Ci-après la synthèse de cette traversée express (moins de 4 semaines sur place) de l'Inde du Sud. A défaut de pouvoir suivre un rythme tranquille, ce voyage m'a permis d'en découvrir les sites majeurs (hors mises à l'écart volontaires, comme les stations climatiques) et de côtoyer des populations diverses et attachantes.
Pour optimiser le temps à ma disposition, j'ai choisi d'atterrir à Goa pour un circuit qui m'a conduit jusqu'à Hyderabad. Air India permet sans surcoût excessif d'atterrir et de repartir d'une ville différente.
Réalisé au printemps 2015, l'itinéraire a été le suivant : J01 / 12 mars : transit Delhi, arrivée Goa Dabolim, nuit à Panaji/Panjim. J02 / 13 mars : Old Goa, Ponda, nuit à Panaji J03 / 14 mars : Panaji, Margao, nuit à Vasco da Gama J04 / 15 mars : train -> Hospet, Hampi J05 / 16 mars : Hampi J06 / 17 mars : Hampi, nuit à Ameengarh J07 / 18 mars : Aihole, Pattadakal, Badami J08 / 19 mars : train -> Bijapur, puis train de nuit -> Arsikere J09 / 20 mars : Belavadi, Halebid, Belur, Shravanabelagola J10 / 21 mars : Melkote, Srirangapatna, Mysuru/Mysore J11 / 22 mars : Talakad, Somnathpura, train transit Bengaluru, train de nuit -> Ernakulam J12 / 23 mars : Kochi, nuit à Ernakulam J13 / 24 mars : train -> Changanacherry, bateau-bus à travers les backwaters -> Allapuzha -> Kottayam J14 / 25 mars : autocar -> Kumily -> Madurai J15 / 26 mars : Madurai, Danushkodi, nuit à Rameswaram J16 / 27 mars : Rameswaram, Devakottai, Karaikudi et environs J17 / 28 mars : Kanadukathan, Thirumayam, Pudukkottai, Sittanvasal, Tiruchirappalli/Trichy J18 / 29 mars : Srirangam, Thanjavur/Tanjore J19 / 30 mars : Dharasuram, Kumbakonam, Gangaikondacholapur, nuit à Chidambaram J20 / 31 mars : Nataraja Temple de Chidambaram, Puducherry/Pondichéry, Tiruvanamalai, nuit à Vellore J21 / 1er avril : Vellore Fort, Kanchipuram, nuit à Mamallapuram/Mahabalipuram J22 / 2 avril : Mamallapuram, Government Museum de Chennai/Madras (car fermé le lendemain), nuit à Mamallapuram J23 / 3 avril : balnéaire le matin, Chennai, train de nuit -> Warangal J24 / 4 avril : temples à Hanamkonda, Ramappa Temple à Palampet, train -> Hyderabad J25 / 5 avril : Golconde, Hyderabad J26 / 6 avril : Hyderabad.
Si non précisée, j'ai passé la nuit dans la dernière ville indiquée.
Peut-être cela donnera t-il quelques idées à de prochains voyageurs un peu pressés comme j'ai pu l'être.
Voyage effectué en totale autonomie, en recourant quasi intégralement à des transports collectifs (train seulement si mentionné explicitement). Sans aucune réservation préalable, hormis évidemment les trains (réservés l'après-midi même de mon arrivée, à la gare ferroviaire de Vasco da Gama).
Le circuit était très précisément programmé (une exigence pour réserver à l'avance mes trajets en train, certains étant déjà saturés 1 mois à l'avance).
Bénéficiant d'une préparation rigoureuse, j'ai respecté mon plan de route en quasi totalité. Le principal changement a été d'écarter la visite de Tirupati, car j'ai découvert quelques jours avant que s'y tenait une fête le jour prévu. Comme déjà en temps normal, l'attente dépasse souvent 5 h avec un ticket "special darshan", j'ai préféré renoncer à cette tentative de visite.
Initialement, j'avais prévu de partir fin décembre, mais j'ai dû décaler mon départ du fait d'un malade préoccupant dans ma famille. Néanmoins, la météo s'est quand même montrée très favorable à cette époque (seule une petite averse le dernier jour à Hyderabad), même s'il a fait un peu chaud à Hampi. Aucunement importuné par des moustiques sauf au Kerala (plus gênant, ceux-là ne sont pas éloignés par un vigoureux ventilateur, => répulsif).
A suivre : - indicateurs de dépense. - analyse des coûts de transport. - hébergements utilisés. - coups de coeur. - détail des visites.
Fabrice
Ci-après la synthèse de cette traversée express (moins de 4 semaines sur place) de l'Inde du Sud. A défaut de pouvoir suivre un rythme tranquille, ce voyage m'a permis d'en découvrir les sites majeurs (hors mises à l'écart volontaires, comme les stations climatiques) et de côtoyer des populations diverses et attachantes.
Pour optimiser le temps à ma disposition, j'ai choisi d'atterrir à Goa pour un circuit qui m'a conduit jusqu'à Hyderabad. Air India permet sans surcoût excessif d'atterrir et de repartir d'une ville différente.
Réalisé au printemps 2015, l'itinéraire a été le suivant : J01 / 12 mars : transit Delhi, arrivée Goa Dabolim, nuit à Panaji/Panjim. J02 / 13 mars : Old Goa, Ponda, nuit à Panaji J03 / 14 mars : Panaji, Margao, nuit à Vasco da Gama J04 / 15 mars : train -> Hospet, Hampi J05 / 16 mars : Hampi J06 / 17 mars : Hampi, nuit à Ameengarh J07 / 18 mars : Aihole, Pattadakal, Badami J08 / 19 mars : train -> Bijapur, puis train de nuit -> Arsikere J09 / 20 mars : Belavadi, Halebid, Belur, Shravanabelagola J10 / 21 mars : Melkote, Srirangapatna, Mysuru/Mysore J11 / 22 mars : Talakad, Somnathpura, train transit Bengaluru, train de nuit -> Ernakulam J12 / 23 mars : Kochi, nuit à Ernakulam J13 / 24 mars : train -> Changanacherry, bateau-bus à travers les backwaters -> Allapuzha -> Kottayam J14 / 25 mars : autocar -> Kumily -> Madurai J15 / 26 mars : Madurai, Danushkodi, nuit à Rameswaram J16 / 27 mars : Rameswaram, Devakottai, Karaikudi et environs J17 / 28 mars : Kanadukathan, Thirumayam, Pudukkottai, Sittanvasal, Tiruchirappalli/Trichy J18 / 29 mars : Srirangam, Thanjavur/Tanjore J19 / 30 mars : Dharasuram, Kumbakonam, Gangaikondacholapur, nuit à Chidambaram J20 / 31 mars : Nataraja Temple de Chidambaram, Puducherry/Pondichéry, Tiruvanamalai, nuit à Vellore J21 / 1er avril : Vellore Fort, Kanchipuram, nuit à Mamallapuram/Mahabalipuram J22 / 2 avril : Mamallapuram, Government Museum de Chennai/Madras (car fermé le lendemain), nuit à Mamallapuram J23 / 3 avril : balnéaire le matin, Chennai, train de nuit -> Warangal J24 / 4 avril : temples à Hanamkonda, Ramappa Temple à Palampet, train -> Hyderabad J25 / 5 avril : Golconde, Hyderabad J26 / 6 avril : Hyderabad.
Si non précisée, j'ai passé la nuit dans la dernière ville indiquée.
Peut-être cela donnera t-il quelques idées à de prochains voyageurs un peu pressés comme j'ai pu l'être.
Voyage effectué en totale autonomie, en recourant quasi intégralement à des transports collectifs (train seulement si mentionné explicitement). Sans aucune réservation préalable, hormis évidemment les trains (réservés l'après-midi même de mon arrivée, à la gare ferroviaire de Vasco da Gama).
Le circuit était très précisément programmé (une exigence pour réserver à l'avance mes trajets en train, certains étant déjà saturés 1 mois à l'avance).
Bénéficiant d'une préparation rigoureuse, j'ai respecté mon plan de route en quasi totalité. Le principal changement a été d'écarter la visite de Tirupati, car j'ai découvert quelques jours avant que s'y tenait une fête le jour prévu. Comme déjà en temps normal, l'attente dépasse souvent 5 h avec un ticket "special darshan", j'ai préféré renoncer à cette tentative de visite.
Initialement, j'avais prévu de partir fin décembre, mais j'ai dû décaler mon départ du fait d'un malade préoccupant dans ma famille. Néanmoins, la météo s'est quand même montrée très favorable à cette époque (seule une petite averse le dernier jour à Hyderabad), même s'il a fait un peu chaud à Hampi. Aucunement importuné par des moustiques sauf au Kerala (plus gênant, ceux-là ne sont pas éloignés par un vigoureux ventilateur, => répulsif).
A suivre : - indicateurs de dépense. - analyse des coûts de transport. - hébergements utilisés. - coups de coeur. - détail des visites.
Fabrice
Le pays qui ne vous intéresse pas du tout? English translation pending
Bonjour
Quel est le pays au monde qui vous intéresse le moins ?
Pourquoi ?
Quels sont vos préjugés par rapport à ce pays ?
Pour ma part c'est la Russie.
Ce pays ne m interesse pas du tout pour 3 raisons (qui sont peut-etre des préjugés..)
1) Le froid extreme ( je suis tres frileuse )
2) Le racisme anti noirs exacerbé
3) Leur passion pour la Vodka (les gens ivres me font peur )
Je pense que je ne mettrai jamais un pied la bas. A moins que je sois obligée d'y faire escale....
A vous 🙂
Quel est le pays au monde qui vous intéresse le moins ?
Pourquoi ?
Quels sont vos préjugés par rapport à ce pays ?
Pour ma part c'est la Russie.
Ce pays ne m interesse pas du tout pour 3 raisons (qui sont peut-etre des préjugés..)
1) Le froid extreme ( je suis tres frileuse )
2) Le racisme anti noirs exacerbé
3) Leur passion pour la Vodka (les gens ivres me font peur )
Je pense que je ne mettrai jamais un pied la bas. A moins que je sois obligée d'y faire escale....
A vous 🙂
10 jours en solo bien intenses en Inde du Nord English translation pending
Bonjour à tous,
J'entame, après quelques mois déjà, le récit de mon voyage de 10 jours en solo en Inde du Nord, de Delhi à Calcutta, histoire de partager mon expérience et (surtout ?) de revivre ces 10 jours vraiment géniaux. (C'est évidemment très court mais à la base l'Inde ne devait être qu'une "étape" vers une autre destination)
Voilà, j'espère que ça va vous plaire, n'hésitez pas à laisser vos réactions, remarques etc 😉
Vol Paris-Delhi via Riyadh (14h d'escale, mais le prix en valait le coup: 300€ en aller simple) Vol Saudia Airlines: très bien, le seul problème est l'absence de tout alcool (il fallait bien s'y attendre). Avant le décollage, des paroles de Mahomet sont diffusées dans l'avion et une "salle" est aménagée pour la prière, avec un écran indiquant la direction de la Mecque. L'aéroport en lui même n'est vraiment pas terrible (rien à faire, même pas une librairie ...), mais comme déjà à Bahreïn lors de mon dernier voyage, c'est une merveilleuse occasion de voir plein de peuples différents et inconnus ! Principalement des travailleurs migrants d'Indonésie, des Philippines et du Pakistan. Mes "préférés" furent de loin les Pakistanais (Pachtounes ?) attendant leur vol pour Peshawar: vraiment TOUS en habit traditionnels (comme on peut les voir aux infos suite aux déboires de leur pays). Je m'assois parmi eux pour plus d'une heure, et parle même rapidement à un d'eux: il est chauffeur de taxi et retourne voir sa famille pour un mois chaque année, comme c'est le cas pour le si grand nombre de migrants dans les pays du Golfe.
Vol pour Delhi: que des travailleurs Indiens, à part une poignée de touristes occidentaux. Je suis entre deux d'entre eux et la conversation s'engage très vite (j'ai pu les épater en reconnaissant Salman Khan, le Chuck Norris Indien). Un me demande même de le prendre en photo, juste comme ça dans l'avion. On nous distribue les papiers pour les contrôles en Inde, et là ça s'agite dans tous les sens. La raison: les papiers ne sont qu'en anglais (logique ??) et ils ont pour la plupart vraiment du mal. J'aide donc mes deux voisins, leur expliquant le sens de chaque mot, du nom à la date d'arrivée, et en plus ils sont têtus quand je les corrige ! Au final, ce vol est passé très vite😛 Arrivée à Delhi dans ce fameux brouillard d'hiver: je n'ai vu le sol qu'une dizaine de seconde avant l'atterrissage ! A peine l'avion a commencé à ralentir que de nombreux Indiens se lèvent et descendent leurs bagages: les hôtesses de l'air leur crie de se rasseoir, et doivent même en pousser certains très têtus ! Le dépaysement commence donc très vite 🙂
Aucun problème pour les bagages, je prends le métro express tout moderne presque vide.
Arrivée à New Delhi Railway Station, et là c'est le choc total (c'est bien ce que je recherche !): foule immense, ça court et crie de partout. Je suis les indications du Routard, et me retrouve face aux voies de la gare qu'il faut traverser. C'est là que les ennuis commencent: les passerelles pour traverser et rejoindre Paharganj ont des panneaux grands "No Entry" l'air bien officiel. Voyant bcp de monde passer, je tente mais un soldat me dit que c'est impossible. Je tente autre part, même résultat et cette fois le soldat arrête d'autres gens pour appuyer ses propos, et personne ne dit rien ... Je tente par la gare, impossible et un mec commence à me raconter une histoire de permis à acheter pour entrer à Paharganj et veux m'emmener où il faut ... Je le quitte en chemin, il me dit "I no joke you" ... Enervé et fatigué je me redirige déterminé vers la passerelle en suivant tous ces Indiens qui passent tranquillement et, miracle, le soldat me laisse passer (il suffisait de ne pas douter !) Très bizarre cette histoire en tout cas, les soldats (et les banderoles No Entry) sont ils de mèche ?? Heureusement qu'en préparant ce voyage (merci VF notamment !) j'ai bien compris qu'il faut être méfiant !

M'installe au Srivinayak Hotel sur Arakashan Road, tout neuf et très bien (1000rs, un peu de luxe pour les premiers jours 🙂) Après un bref repos, me balade dans Pahar Ganj: les petites ruelles sont absolument géniales, on n'y croise presque pas de touristes et on assiste à la vie frénétique des rues indiennes que je désirais tant voir. Les constructions anarchiques sont très intéressantes aussi, et je n'y ai senti aucun sentiment d'insécurité.

Puis arrivée sur Main Bazar road: tout de suite beaucoup moins bien, plein de magasins pour touristes, de "Hello my friend" et compagnie ... Au bout de 10 minutes, arrivant dans une zone un peu sombre, deux jeunes viennent me parler et un me serre la main un peu trop longtemps ... Je sens alors qu'on touche à ma poche de jean (avec mon appareil photo) et me débat direct ... Ils partent en courant, heureusement sans avoir rien pris. C'est donc la confirmation que les poches de jean sont l'endroit le plus sûr, et que Main Bazar comme j'avais pu le lire est vraiment à éviter ... Retour vers Arakashan road assez perturbé: j'ai eu chaud ! Diner: délicieux thali à volonté pour 60rs, que ça fait du bien !!
Première demi-journée extrêmement riche en émotions, mais tout va bien 😉. M'endors direct dans mon palace (upgradé dans chambre quadruple !)
J'entame, après quelques mois déjà, le récit de mon voyage de 10 jours en solo en Inde du Nord, de Delhi à Calcutta, histoire de partager mon expérience et (surtout ?) de revivre ces 10 jours vraiment géniaux. (C'est évidemment très court mais à la base l'Inde ne devait être qu'une "étape" vers une autre destination)
Voilà, j'espère que ça va vous plaire, n'hésitez pas à laisser vos réactions, remarques etc 😉
Vol Paris-Delhi via Riyadh (14h d'escale, mais le prix en valait le coup: 300€ en aller simple) Vol Saudia Airlines: très bien, le seul problème est l'absence de tout alcool (il fallait bien s'y attendre). Avant le décollage, des paroles de Mahomet sont diffusées dans l'avion et une "salle" est aménagée pour la prière, avec un écran indiquant la direction de la Mecque. L'aéroport en lui même n'est vraiment pas terrible (rien à faire, même pas une librairie ...), mais comme déjà à Bahreïn lors de mon dernier voyage, c'est une merveilleuse occasion de voir plein de peuples différents et inconnus ! Principalement des travailleurs migrants d'Indonésie, des Philippines et du Pakistan. Mes "préférés" furent de loin les Pakistanais (Pachtounes ?) attendant leur vol pour Peshawar: vraiment TOUS en habit traditionnels (comme on peut les voir aux infos suite aux déboires de leur pays). Je m'assois parmi eux pour plus d'une heure, et parle même rapidement à un d'eux: il est chauffeur de taxi et retourne voir sa famille pour un mois chaque année, comme c'est le cas pour le si grand nombre de migrants dans les pays du Golfe.
Vol pour Delhi: que des travailleurs Indiens, à part une poignée de touristes occidentaux. Je suis entre deux d'entre eux et la conversation s'engage très vite (j'ai pu les épater en reconnaissant Salman Khan, le Chuck Norris Indien). Un me demande même de le prendre en photo, juste comme ça dans l'avion. On nous distribue les papiers pour les contrôles en Inde, et là ça s'agite dans tous les sens. La raison: les papiers ne sont qu'en anglais (logique ??) et ils ont pour la plupart vraiment du mal. J'aide donc mes deux voisins, leur expliquant le sens de chaque mot, du nom à la date d'arrivée, et en plus ils sont têtus quand je les corrige ! Au final, ce vol est passé très vite😛 Arrivée à Delhi dans ce fameux brouillard d'hiver: je n'ai vu le sol qu'une dizaine de seconde avant l'atterrissage ! A peine l'avion a commencé à ralentir que de nombreux Indiens se lèvent et descendent leurs bagages: les hôtesses de l'air leur crie de se rasseoir, et doivent même en pousser certains très têtus ! Le dépaysement commence donc très vite 🙂
Aucun problème pour les bagages, je prends le métro express tout moderne presque vide.
Arrivée à New Delhi Railway Station, et là c'est le choc total (c'est bien ce que je recherche !): foule immense, ça court et crie de partout. Je suis les indications du Routard, et me retrouve face aux voies de la gare qu'il faut traverser. C'est là que les ennuis commencent: les passerelles pour traverser et rejoindre Paharganj ont des panneaux grands "No Entry" l'air bien officiel. Voyant bcp de monde passer, je tente mais un soldat me dit que c'est impossible. Je tente autre part, même résultat et cette fois le soldat arrête d'autres gens pour appuyer ses propos, et personne ne dit rien ... Je tente par la gare, impossible et un mec commence à me raconter une histoire de permis à acheter pour entrer à Paharganj et veux m'emmener où il faut ... Je le quitte en chemin, il me dit "I no joke you" ... Enervé et fatigué je me redirige déterminé vers la passerelle en suivant tous ces Indiens qui passent tranquillement et, miracle, le soldat me laisse passer (il suffisait de ne pas douter !) Très bizarre cette histoire en tout cas, les soldats (et les banderoles No Entry) sont ils de mèche ?? Heureusement qu'en préparant ce voyage (merci VF notamment !) j'ai bien compris qu'il faut être méfiant !

M'installe au Srivinayak Hotel sur Arakashan Road, tout neuf et très bien (1000rs, un peu de luxe pour les premiers jours 🙂) Après un bref repos, me balade dans Pahar Ganj: les petites ruelles sont absolument géniales, on n'y croise presque pas de touristes et on assiste à la vie frénétique des rues indiennes que je désirais tant voir. Les constructions anarchiques sont très intéressantes aussi, et je n'y ai senti aucun sentiment d'insécurité.

Puis arrivée sur Main Bazar road: tout de suite beaucoup moins bien, plein de magasins pour touristes, de "Hello my friend" et compagnie ... Au bout de 10 minutes, arrivant dans une zone un peu sombre, deux jeunes viennent me parler et un me serre la main un peu trop longtemps ... Je sens alors qu'on touche à ma poche de jean (avec mon appareil photo) et me débat direct ... Ils partent en courant, heureusement sans avoir rien pris. C'est donc la confirmation que les poches de jean sont l'endroit le plus sûr, et que Main Bazar comme j'avais pu le lire est vraiment à éviter ... Retour vers Arakashan road assez perturbé: j'ai eu chaud ! Diner: délicieux thali à volonté pour 60rs, que ça fait du bien !!
Première demi-journée extrêmement riche en émotions, mais tout va bien 😉. M'endors direct dans mon palace (upgradé dans chambre quadruple !)
Voyage 4x4 de 6 jours au sultanat d'Oman: quel parcours? English translation pending
Bonjour,
Je voyage prochainement avec mon époux au sultanat d'Oman et Dubai. Arrivée à Dubai le 27/04 et nous avons décidé de passer la première semaine à OMAN (Dubai n'étant pas tout nouveau pour nous). Nous avons loué un 4*4 de Dubai pour se rendre à OMAN pour 6 jours soit entre le 27/04 et le 03/05. Cependant nous ne savons pas par quel endroit commencer ni quoi faire en priorité : - Sauriez-vous svp quel itinéraire emprunter et quel chemin faire pour 6 jours? Sachant que nous souhaitons rester principalement au nord du sultanat. - Un GPS est-il utile? Nous avons entendu parler du OMAN OFF-ROAD qui est plus pratique qu'un GPS. - Nous souhaitons principalement camper et passer les nuits à la belle étoiles? Est-il possible de trouver un endroit pour louer du matériel de camping : tente (ouverture facile, type queshua 2 secondes...), glacière, couchage... - De quoi avons-nous besoin? les indispensables... - Comment prendre des douches en pleine nature ? l'eau de la mer est-elle trop fraiche à cette période? - La nourriture y est-elle variée? Bon marché?
Merci pour vos précieux conseils...
Je voyage prochainement avec mon époux au sultanat d'Oman et Dubai. Arrivée à Dubai le 27/04 et nous avons décidé de passer la première semaine à OMAN (Dubai n'étant pas tout nouveau pour nous). Nous avons loué un 4*4 de Dubai pour se rendre à OMAN pour 6 jours soit entre le 27/04 et le 03/05. Cependant nous ne savons pas par quel endroit commencer ni quoi faire en priorité : - Sauriez-vous svp quel itinéraire emprunter et quel chemin faire pour 6 jours? Sachant que nous souhaitons rester principalement au nord du sultanat. - Un GPS est-il utile? Nous avons entendu parler du OMAN OFF-ROAD qui est plus pratique qu'un GPS. - Nous souhaitons principalement camper et passer les nuits à la belle étoiles? Est-il possible de trouver un endroit pour louer du matériel de camping : tente (ouverture facile, type queshua 2 secondes...), glacière, couchage... - De quoi avons-nous besoin? les indispensables... - Comment prendre des douches en pleine nature ? l'eau de la mer est-elle trop fraiche à cette période? - La nourriture y est-elle variée? Bon marché?
Merci pour vos précieux conseils...
QCNS croisière net = plus jamais! English translation pending
Bonjour,
ma dernière réservation avec QCNS croisière net a été un vrai cauchemar, et je me suis bien promise de ne plus jamais passer par eux pour une réservation de croisière.
Ils n'ont tout d'abord pas réservé les bonnes cabines (une mini-suite et une cabine intérieure), puis ils n'ont pas mis les bonnes personnes dans les bonnes cabines, puis ils n'avaient pas indiqué notre n° latitude (N° qui donne des points avec NCL), puis il n'ont pas voulu prendre en compte notre acompte "freestyle cruise reward" acheté lors de la précédente croisière, et nous ont fait payer 30% d'acompte (au lieu de 0 avec ce cruise reward = point qui m'a été confirmé par NCL !!!).
Heureusement que je pouvais suivre tout ça sur notre compte NCL sur internet...car autrement nous aurions été mis devant le fait accompli en arrivant sur le bateau...car ce qui apparaissait sur notre réservation envoyée par mail ne correspondait pas à ce qu'ils avaient fait dans le système de réservation de NCL !
Au bout d'un mois, la réservation n'était toujours pas correcte, et après un grand nombre de mails restés sans réponse satisfaisante, j'ai fini par contacter directement NCL. Leur service client a fait toutes les modifications à la place de QCNS croisière net...
Sans commentaire....
Je viens de réserver une nouvelle croisière sur NCL, mais directement avec le service client de NCL...et tout s'est bien passé !
Rajasthan 15 jours en mars dans un fauteuil English translation pending
Bonjour à tous,
En préambule je dirai qu'il s'agit là de la répétition d'un message que j'ai posté il y a peu, le premier ayant été supprimé par le modérateur suite à l'intervention délétère d'une habituée de ce forum ayant sans doute des comptes à régler avec une autre personne nommée dans mon texte. Je souhaiterais, si cela devait la chatouiller encore, que cette personne s'adressât directement à qui de droit sans polluer un message qui, encourrant de nouveau le risque d'être supprimé, pourrait cependant être utile à certains d'entre vous.
Ceci étant dit, en voici le texte.
Nous sommes un couple de jeunes retraités, assez rompu aux voyages individuels. Nous revenons d'un voyage de plusieurs semaines en Inde et au Népal (Mars et Avril 2013), dont 15 jours au Rajasthan en début de voyage... C'est limite tard (chaleur).
Bien renseignés sur la quasi impossibilité matérielle de visiter cette région autrement qu'en véhicule de location...et je ne parle même pas de l'âge -, nous avons organisé ce trip en Rajasthan depuis la France avec l'excellente Barbara, jeune maman française vivant à Delhi.
Barbara (channi4@hotmail.com) organise depuis près d'une dizaine d'années des circuits en Rajasthan avec un professionnalisme qui semble ne pas se démentir (sur la toile) au fil des ans.
Très présente sur cette zone qu'elle connaît visiblement bien, elle a été de très bon conseil pour organiser notre séjour "à la carte", séjour dont l'idée majeure était dépaysement et calme, variant quelque peu donc par rapport aux destinations traditionnelles.
Les tarifs pratiqués se sont situés dans la moyenne basse de ceux que demandent habituellement d'autres agences pour les mêmes prestations.
Nous avons sélectionné : Le Marwar avec Jodhpur et le Shekhawati (les Havelis); les fiefs des Rajputs (Jaïpur, le fort d'Amber, Bundi, Roopangarh); le Mewar et l'incontournable Udaïpur mais aussi Bijaïpur, Chittorgarh et Kumbhalgarh puis en sortant un peu du Rajasthan, les cités riches en histoire moghole de Fathepur Sikri et Agra.
Près de 4000 km "dans un fauteuil" avec un chauffeur doté de toutes les qualités de calme, discrétion, ponctualité, dextérité; toujours impeccable sur lui et doté du coup d'oeil de maître qu'il faut avoir pour ce genre de voyage (pas facile de conduire un véhicule en Inde !!); j'ai nommé Ganga RAM, un chauffeur anglophone que nous recommandons fortement. A aucun moment il ne nous a placés en situation dangereuse et a toujours fait preuve d'une prudence extrême.... Sans pour autant rouler comme un escargot, car les trajets peuvent être longs...
Notre véhicule (berline Toyota climatisée, quasi neuve) était tenu comme un bonbon par Ganga à chaque étape et nous n'avons enregistré aucune avarie, bien sûr. Barbara restait régulièrement en contact téléphonique avec son chauffeur.
Mais quel est le prix de la qualité et de la sécurité ?
Barbara avait négocié les tarifs des hôtels qu'elle nous avait conseillés et la plupart du temps, pour un même tarif appliqué via les centrales de réservations, nous avions un toutes-taxes-et-p'tit dej'-compris.
Appréciable ! J'en ai été pour l'annulation des quelques resas que j'avais faites de mon côté, préalablement aux contacts échangés avec Barbara CHANNI.
Voici nos étapes par ordre chronologique, le nom des hôtels fréquentés et notre appréciation synthétique sur ces derniers:
MANDAWA Hôtel Heritage Mandawa . Prix moyen . Bon rapport qualité/prix (RQP) NAWALGARH (FATEHPUR) Apani Dhani Lodge . Sympa. Bon RQP ROOPANGARH (PUSHKAR) Hôtel Roopangarh Fort. Intéressant. Prix élevé. RQP peu favorable JODHPUR Hôtel Pal Haveli Prix moyen haut. RQP moyen RANAKPUR (KUMBHALGARH) Hotel Hill Resort. Prix moyen haut. Très bon RQP UDAIPUR Hotel Aashiya Haveli Prix moyen haut. Bon RQP. Bien situé. BIJAIPUR (CHITTORGARH) Bijaipur Castle. Prix élevé. RQP et environnement peu favorables BUNDI Hôtel Bundi Haveli Prix moyen haut. Très bon RQP. et Hôtel Dev Niwas. Prix moyen bas. RQP convenable JAIPUR Anuraag Villa. Prix moyen. Très bon RQP BARATHPUR (FATEHPUR SIKRI ) Hotel Birder’s Inn. Prix moyen haut. Bon RQP. Restauration décevante AGRA Taj Resort. Prix moyen haut. Très bien situé. Bon RQP.
Que du plaisir....et 38 Go d'images !!
En préambule je dirai qu'il s'agit là de la répétition d'un message que j'ai posté il y a peu, le premier ayant été supprimé par le modérateur suite à l'intervention délétère d'une habituée de ce forum ayant sans doute des comptes à régler avec une autre personne nommée dans mon texte. Je souhaiterais, si cela devait la chatouiller encore, que cette personne s'adressât directement à qui de droit sans polluer un message qui, encourrant de nouveau le risque d'être supprimé, pourrait cependant être utile à certains d'entre vous.
Ceci étant dit, en voici le texte.
Nous sommes un couple de jeunes retraités, assez rompu aux voyages individuels. Nous revenons d'un voyage de plusieurs semaines en Inde et au Népal (Mars et Avril 2013), dont 15 jours au Rajasthan en début de voyage... C'est limite tard (chaleur).
Bien renseignés sur la quasi impossibilité matérielle de visiter cette région autrement qu'en véhicule de location...et je ne parle même pas de l'âge -, nous avons organisé ce trip en Rajasthan depuis la France avec l'excellente Barbara, jeune maman française vivant à Delhi.
Barbara (channi4@hotmail.com) organise depuis près d'une dizaine d'années des circuits en Rajasthan avec un professionnalisme qui semble ne pas se démentir (sur la toile) au fil des ans.
Très présente sur cette zone qu'elle connaît visiblement bien, elle a été de très bon conseil pour organiser notre séjour "à la carte", séjour dont l'idée majeure était dépaysement et calme, variant quelque peu donc par rapport aux destinations traditionnelles.
Les tarifs pratiqués se sont situés dans la moyenne basse de ceux que demandent habituellement d'autres agences pour les mêmes prestations.
Nous avons sélectionné : Le Marwar avec Jodhpur et le Shekhawati (les Havelis); les fiefs des Rajputs (Jaïpur, le fort d'Amber, Bundi, Roopangarh); le Mewar et l'incontournable Udaïpur mais aussi Bijaïpur, Chittorgarh et Kumbhalgarh puis en sortant un peu du Rajasthan, les cités riches en histoire moghole de Fathepur Sikri et Agra.
Près de 4000 km "dans un fauteuil" avec un chauffeur doté de toutes les qualités de calme, discrétion, ponctualité, dextérité; toujours impeccable sur lui et doté du coup d'oeil de maître qu'il faut avoir pour ce genre de voyage (pas facile de conduire un véhicule en Inde !!); j'ai nommé Ganga RAM, un chauffeur anglophone que nous recommandons fortement. A aucun moment il ne nous a placés en situation dangereuse et a toujours fait preuve d'une prudence extrême.... Sans pour autant rouler comme un escargot, car les trajets peuvent être longs...
Notre véhicule (berline Toyota climatisée, quasi neuve) était tenu comme un bonbon par Ganga à chaque étape et nous n'avons enregistré aucune avarie, bien sûr. Barbara restait régulièrement en contact téléphonique avec son chauffeur.
Mais quel est le prix de la qualité et de la sécurité ?
Barbara avait négocié les tarifs des hôtels qu'elle nous avait conseillés et la plupart du temps, pour un même tarif appliqué via les centrales de réservations, nous avions un toutes-taxes-et-p'tit dej'-compris.
Appréciable ! J'en ai été pour l'annulation des quelques resas que j'avais faites de mon côté, préalablement aux contacts échangés avec Barbara CHANNI.
Voici nos étapes par ordre chronologique, le nom des hôtels fréquentés et notre appréciation synthétique sur ces derniers:
MANDAWA Hôtel Heritage Mandawa . Prix moyen . Bon rapport qualité/prix (RQP) NAWALGARH (FATEHPUR) Apani Dhani Lodge . Sympa. Bon RQP ROOPANGARH (PUSHKAR) Hôtel Roopangarh Fort. Intéressant. Prix élevé. RQP peu favorable JODHPUR Hôtel Pal Haveli Prix moyen haut. RQP moyen RANAKPUR (KUMBHALGARH) Hotel Hill Resort. Prix moyen haut. Très bon RQP UDAIPUR Hotel Aashiya Haveli Prix moyen haut. Bon RQP. Bien situé. BIJAIPUR (CHITTORGARH) Bijaipur Castle. Prix élevé. RQP et environnement peu favorables BUNDI Hôtel Bundi Haveli Prix moyen haut. Très bon RQP. et Hôtel Dev Niwas. Prix moyen bas. RQP convenable JAIPUR Anuraag Villa. Prix moyen. Très bon RQP BARATHPUR (FATEHPUR SIKRI ) Hotel Birder’s Inn. Prix moyen haut. Bon RQP. Restauration décevante AGRA Taj Resort. Prix moyen haut. Très bien situé. Bon RQP.
Que du plaisir....et 38 Go d'images !!
Compte rendu "Retour en Terre Sainte" Costa Pacifica du 12 au 23 septembre 2011 English translation pending
Oyé du bateau, Bonjour,
Je vais essayer de faire un récit circonstancier de cette belle croisière «Retour en Terre Sainte » bien sûr se sera notre propre ressenti et évidemment il peut être différent pour d’autres passagers ; nous avons choisie cette croisière pour les 2 escales en Israël (Ashdod et Haïfa) puisque toutes les autres nous les connaissons déjà , en plus, 1 mois avant le départ, il y avait une promotion très intéressante pour cette date ; comme à chaque fois pour nous la 1ère destination c’est déjà le bateau !!!
Dimanche 11 septembre : arrivé la veille à Nice, par TGV, nous avions réservé une chambre à l’hôtel Trocadéro proche de la gare (simple pas cher et bien).
Lundi 12 septembre : jour du départ nous étions devant la gare à 10h10 et le 1er bus (47 passagers), pour le Pacifica, part à 10h30 (il y en avait d’autres pour le Concordia) trajet jusqu'à Savone 3h (au lieu de 2) bouchon à cause de travaux sur l’autoroute Italienne ; dans le Palacrocière, au comptoir clients, on change notre ticket n°17 contre un n°1 (privilège carte Gold Pearl) file indépendante du reste de l’embarquement qui avait déjà commencé, formalités rapides…, photos…, dépose des passeports dans l’atrium, nous prenons possession de notre cabine avec balcon 7422, à l’arrière bâbord du bateau, bouteille de prosecco sur la table, documents sur le lit mais manque les invitations pour le restaurant Club, récupérons nos cartes Costa et allons déjeuner au self service « La Paloma », commandons pack eaux et boys & girls ; au retour les valises sont déjà là puisque marquées prioritaires, déballage rangement dans les placards, notre cabinier Elmer (Honduras) se présente parle un peu français, ouvre le frigo, petit pourboire pour qu’il nous change un peignoir trop étroit pour moi ! arrive la livraison des roses rouges (bonne qualité, elles dureront tout le voyage) que j’avais commandé, par internet, pour madame, très surprise et enchantée !!! 16h45 exercice d’abandon du navire, comme toujours un peu dans la pagaille, assez long puisque explications en 5 langues et en même temps le bateau quitte le port, ensuite Marion notre hôtesse francophone fait la réunion d’information (700 francophones sur une totalité de 3200 passagers) beaucoup de primocroisièristes : rien de nouveau on sait déjà tout ! 21h diner au restaurant « New York. New York » table 321 à la poupe du bateau, tranquille moins bruyant, table de 8 nous ne seront que tout les 2 pour ce soir, notre serveur José (Pérou) parle un français impeccable, il fini cette croisière en même temps que nous pour aller se marié dans son pays, fait extraordinaire pendant toute la croisière nous y avons vu quelques messieurs en shorts !!! 23h spectacle unique pour les 2 services « Varièty Show » par la troupe du bateau « Afro Arimba », 7 danseuses, 4 danseurs, 1 chanteuse et 1 chanteur toujours en anglais, ça n’est pas le Lido mais ça reste agréable à regarder. 23h50 dodo sous la couette dans cet immense et confortable lit, sur celui-ci : billets d’excursions pour Jérusalem & Bethléem, to day pour le lendemain, fiche pour le petit dèj. que l’on remplie immédiatement et accroche à la poignée de porte (prévu pour 8h30/9h) le service est encore gratuit !!! invitation VIP pour demain 10h30 au bar « Wien Wien » mais toujours pas celles pour le resto Club ! (Amanda la responsable du Costa club n’a jamais été à la hauteur de sa tâche pendant toute la croisière)
@+ pour la suite
Je vais essayer de faire un récit circonstancier de cette belle croisière «Retour en Terre Sainte » bien sûr se sera notre propre ressenti et évidemment il peut être différent pour d’autres passagers ; nous avons choisie cette croisière pour les 2 escales en Israël (Ashdod et Haïfa) puisque toutes les autres nous les connaissons déjà , en plus, 1 mois avant le départ, il y avait une promotion très intéressante pour cette date ; comme à chaque fois pour nous la 1ère destination c’est déjà le bateau !!!
Dimanche 11 septembre : arrivé la veille à Nice, par TGV, nous avions réservé une chambre à l’hôtel Trocadéro proche de la gare (simple pas cher et bien).
Lundi 12 septembre : jour du départ nous étions devant la gare à 10h10 et le 1er bus (47 passagers), pour le Pacifica, part à 10h30 (il y en avait d’autres pour le Concordia) trajet jusqu'à Savone 3h (au lieu de 2) bouchon à cause de travaux sur l’autoroute Italienne ; dans le Palacrocière, au comptoir clients, on change notre ticket n°17 contre un n°1 (privilège carte Gold Pearl) file indépendante du reste de l’embarquement qui avait déjà commencé, formalités rapides…, photos…, dépose des passeports dans l’atrium, nous prenons possession de notre cabine avec balcon 7422, à l’arrière bâbord du bateau, bouteille de prosecco sur la table, documents sur le lit mais manque les invitations pour le restaurant Club, récupérons nos cartes Costa et allons déjeuner au self service « La Paloma », commandons pack eaux et boys & girls ; au retour les valises sont déjà là puisque marquées prioritaires, déballage rangement dans les placards, notre cabinier Elmer (Honduras) se présente parle un peu français, ouvre le frigo, petit pourboire pour qu’il nous change un peignoir trop étroit pour moi ! arrive la livraison des roses rouges (bonne qualité, elles dureront tout le voyage) que j’avais commandé, par internet, pour madame, très surprise et enchantée !!! 16h45 exercice d’abandon du navire, comme toujours un peu dans la pagaille, assez long puisque explications en 5 langues et en même temps le bateau quitte le port, ensuite Marion notre hôtesse francophone fait la réunion d’information (700 francophones sur une totalité de 3200 passagers) beaucoup de primocroisièristes : rien de nouveau on sait déjà tout ! 21h diner au restaurant « New York. New York » table 321 à la poupe du bateau, tranquille moins bruyant, table de 8 nous ne seront que tout les 2 pour ce soir, notre serveur José (Pérou) parle un français impeccable, il fini cette croisière en même temps que nous pour aller se marié dans son pays, fait extraordinaire pendant toute la croisière nous y avons vu quelques messieurs en shorts !!! 23h spectacle unique pour les 2 services « Varièty Show » par la troupe du bateau « Afro Arimba », 7 danseuses, 4 danseurs, 1 chanteuse et 1 chanteur toujours en anglais, ça n’est pas le Lido mais ça reste agréable à regarder. 23h50 dodo sous la couette dans cet immense et confortable lit, sur celui-ci : billets d’excursions pour Jérusalem & Bethléem, to day pour le lendemain, fiche pour le petit dèj. que l’on remplie immédiatement et accroche à la poignée de porte (prévu pour 8h30/9h) le service est encore gratuit !!! invitation VIP pour demain 10h30 au bar « Wien Wien » mais toujours pas celles pour le resto Club ! (Amanda la responsable du Costa club n’a jamais été à la hauteur de sa tâche pendant toute la croisière)
@+ pour la suite
Vélo en Turquie: un mois de voyage English translation pending
Bonjour à tous les cyclotouristes !
Nous venons de terminer la partie "turquie" de notre voyage à vélo... Nous sommes arrivés a Cesme (à côté d'Izmir) en bateau depuis Athène et nous avons longé la côte méditerrannéenne jusqu'à Bandirma. De là nous avons pris le "ferry boat" de la compagnie IDO pour rejoindre Istanbul. Nous avons mis un mois pour faire le trajet, alternant camping sauvage, hotel et invitation chez l'habitant. Notre aventure dans ce pays a été tout simplement merveilleuse. Les Turcs sont acceuillants, et ont tous le coeur sur la main. Chaque jours, nous avons été invité à partager un thé, un repas, une nuit...nous n'avons connu ça nul par ailleur... Les chiens sont certe impressionnants par leur nombre et leur taille mais pas agressifs. Cela fait maintenant 6 mois que nous sommes partis, la meilleure technique à adopter est tout simplement de s'arrêter. Si cela ne suffit pas, quelques cailloux suffisent à les impressionner. Pour les cartes, nous n'avons rien trouver de precis sur place, même dans les grandes villes comme Izmir. Nous avons donc imprimé tout notre trajet avec google MAP et c'était le top ! il y a des cyber café partout... Ne pas hésiter à s'éloigner un peu des côtes pour découvrir la vie dans les terres... Si vous souhaitez avoir des infos, n' hésitez pas à nous envoyer un mail. ( nous avons aussi des infos sur l'espagne, le portugal, la sicile et la grèce)
Dernière info. Il est possible depuis Istanbul de rejoindre la fin (ou le debut ça dépend du sens!) de l'eurovélo 6: Constance. La compagnie de bus qui assure la ligne est Ozlem, avec AUCUN problème pour mettre les vélos dedant (compter 12heures de trajet, 40€). A++
Nous venons de terminer la partie "turquie" de notre voyage à vélo... Nous sommes arrivés a Cesme (à côté d'Izmir) en bateau depuis Athène et nous avons longé la côte méditerrannéenne jusqu'à Bandirma. De là nous avons pris le "ferry boat" de la compagnie IDO pour rejoindre Istanbul. Nous avons mis un mois pour faire le trajet, alternant camping sauvage, hotel et invitation chez l'habitant. Notre aventure dans ce pays a été tout simplement merveilleuse. Les Turcs sont acceuillants, et ont tous le coeur sur la main. Chaque jours, nous avons été invité à partager un thé, un repas, une nuit...nous n'avons connu ça nul par ailleur... Les chiens sont certe impressionnants par leur nombre et leur taille mais pas agressifs. Cela fait maintenant 6 mois que nous sommes partis, la meilleure technique à adopter est tout simplement de s'arrêter. Si cela ne suffit pas, quelques cailloux suffisent à les impressionner. Pour les cartes, nous n'avons rien trouver de precis sur place, même dans les grandes villes comme Izmir. Nous avons donc imprimé tout notre trajet avec google MAP et c'était le top ! il y a des cyber café partout... Ne pas hésiter à s'éloigner un peu des côtes pour découvrir la vie dans les terres... Si vous souhaitez avoir des infos, n' hésitez pas à nous envoyer un mail. ( nous avons aussi des infos sur l'espagne, le portugal, la sicile et la grèce)
Dernière info. Il est possible depuis Istanbul de rejoindre la fin (ou le debut ça dépend du sens!) de l'eurovélo 6: Constance. La compagnie de bus qui assure la ligne est Ozlem, avec AUCUN problème pour mettre les vélos dedant (compter 12heures de trajet, 40€). A++
Trouver un code postal à Fès, Maroc? English translation pending
Bonjour,
je cherche un outil sur le net (qui fonctionne) pour repérer le code postal d'une adresse. En connaissez-vous un?
Merci
Natalie
ps Sinon, l'adresse est AV Hassan ll 24 V.N - Fès
Que privilégier pour une semaine au Rajasthan? English translation pending
Je pars cet hiver en Inde et n'aurai qu'une semaine à consacrer au Radjasthan, Taj Mahal compris, c'est peu , que me conseillez vous?
Inde - Cartes postales English translation pending
Inde : Cartes Postales
premier mois
Delhi Un petit clin d’œil de Bharat Mata pour mon arrivée : dans Paharganj, des tambours se font entendre, puis quelques cuivres ; c’est pourtant pas la saison des mariages, si ? Intrigué, je zigzague à travers la rue principale, évitant vaches, bouses, rickshaws et « you remember me my friend ? » (yes, i remember you my friend! last time you gave me this fantastic kurta for only 20 rupees!-grands sourires…) pour aller voir la cause de tout ce raffut…sur un char, deux trônes richement décorés portent deux enfants, l’un en Shiva, d’un sérieux à toute épreuve, tenant fermement son trident, l’autre en Parvati, saluant les passants ; tout de suite après, un deuxieme char, et des gamins qui distribuent des bananes-prasad, suivi de l’orchestre puis d’une cinquantaine de femmes dans leurs beaux sarees, toutes portant un pot sur la tête..quand, fatigués de les suivre, je m’arrête pour demander à un vieil homme la raison de la procession, il m’explique que tous reviennent d’Haridwar avec de l’eau du Gange, qui va être versée sur le lingam de leur temple. Haridwar étant mon prochain arrêt, je prends ça comme un bon présage !
Delhi-Bienvenue ! Une heure du mat, le taxi me dépose à l’hotel recommandé dans tout les guides pour son sérieux et ses prix ; fatigué de ma nuit blanche à Charles de Gaulle et du trajet en avion, j’entre dans la chambre réservée à l’avance par internet, bien content de pouvoir poser mon sac et impatient de me vider un seau d’eau froide sur la tête ; je récupère la clé, et une fois seul, j’entre dans la salle de bains (que, dans ma grande et naive confiance, je n’ai pas vérifiée) pour découvrir de la merde partout, mais vraiment partout, et pas une goutte d’eau..j’éclate de rire, me voila revenu au niveau zéro du touriste en Inde, c’est ma faute, j’aurais du vérifier !
Haridwar- Small world Une heure et demie de bus depuis Dehradun, en plein après midi, après avoir perdu subjectivement bien 10 litres de flotte, j’ai trop chaud…une seule envie en arrivant, trouver un hotel et aller me baigner direct ! Je pose mes bagages dans le cinquieme ou sixieme hotel, prend ma serviette, direction les ghats.. traversée du pont à Vishnou ghat, de l’autre coté je me trouve une petite place sur les marches, me désape et hop ! dans l’eau ! elle est fraiche, haute, et le courant très rapide ; je lache la barrière et me laisse porter par le Gange sur une centaine de metres, revient, recommence, ah que c’est bon ! et quel plaisir de retrouver cette ville et ce fleuve !
Puis, une fois sec, je reprends mon sac, m’aprete à partir, quand je vois, debout sur un banc, un vieux baba couvert de cendres, ses dreads touchant le sol, une belle barbe blanche, qui me fait signe ; « Ananda ? » « Bahut ananda ! » Apres un petit moment de discussion, on se rend compte que l’on a une connaissance en commun, et à partir de là…je suis complètement pris en charge ; le baba m’envoie avec un de ses amis faire le tour des temples de la ville, je n’ai pas le droit de payer le rickshaw, ni même les quelques roupies d’offrandes dans les temples ; je découvre des ghats dont je n’aurais jamais soupçonné l’existence si j’avais été seul, des ghats privés et d’autres pour lesquels il faut prendre des petites ruelles très étroites, passer sous de petites voutes, pour enfin se retrouver dans un calme et une tranquillité qui contrastent avec l’agitation permanente de la ville..un régal
Manali blues Manali, et un resto au niveau du pont qui mène à Old Manali dans lequel je vais prendre mon petit dèj…au bout de quelques minutes, la musique s’allume, Britney Spears… Manali, Hello my friend come in my shop, Manali “hello Saffran”, Manali, continental food et expresso coffee, Manali et les cernes sous les yeux d’israéliens hagards d’avoir trop fumé, Manali et « good morning sir » à une heure de l’aprem, Manali et toutes ces boutiques de fringues néo hippies, Manali roof top resto, Manali mini shorts/décolletés et « ho ces indiens ils sont teeeeellement gentils et souriants ! » - on est toujours gentil et souriant avec quelqu’un que l’on prend pour une grosse cochonne… (« mais tu sais, on est là pour faire évoluer les mentalités… » non, je sais pas, non..) Manali « no other bus to Leh » “sure? And local bus?” “local bus, yes, but…full of Indian people, you know…” “so what?????” Manali, si c’était pas pour aller à Leh…bon sang mais qu’est ce que je fous là!!!
Manali-Leh Dans le bus (local), quelques français, quelques israéliens, espagnols et une argentine, des familles indiennes, et ladakhies ; un petit vieux qui fait tourner son moulin à prière en répetant des mantras, à chaque passage difficile ou d’aspect dangereux-ce qui fait qu’on ne peut pas oublier la route ; dès que je commence à m’assoupir, le fait d’entendre tout d’un coup le vieux marmonner me réveille instantanément et me pousse à regarder le ravin par la fenêtre..sa peur est communicative ! Quelques checkpoints et pauses chai au milieu de nulle part, dans des décors surnaturels. Un bébé dans un hamac suspendu aux portes bagages ; à chaque virage ou secousse, le hamac balance dangereusement de droite à gauche, menaçant de cogner son contenu contre les barres métalliques ; un bras se lève de temps à autre pour retenir le hamac, il n’empeche qu’il se cogne plusieurs fois ; un dépassement à quelques millimètres du précipice, suivi d’applaudissements soulagés, qui reprendront dès l’arrivée à Leh ; de long passages sans goudron, des hauts plateaux (Sarchu…aaaah Sarchu !), des cheminées de fées immenses, à couper le souffle, des couleurs toujours changeantes Une des plus belle route du monde…
Pangong Tso – Le mystère des pigeons Trois ans plus tot, par manque de temps, je n’étais resté qu’à Leh ; mais je revais de voir ce lac, plus haut et plus grand d’asie, à la frontière tibétaine ; cette fois, pas d’hésitations, je pars à la recherche du permis ; après plusieurs tentatives infructueuses (les agences rechignent parce que je suis seul, ou veulent me faire payer des 500, 600 roupies) et une fin de non-recevoir au DC office, je trouve enfin une agence malhonnete qui accepte de me mettre sur la meme liste que d’autres touristes-que je ne verrais jamais- pour 150.. j’apprends également que je peux éviter la jeep en prenant un bus local ; seul hic, il n’y en a un que le dimanche, retour le lundi..pas si grave 4h du mat, rejoindre la gare routière dans la nuit, les chiens barrent la route, tout fous et excités, mais je maitrise le coup de la pierre à présent (se baisser, faire mine de chopper une pierre, les chiens abandonnent)… 8 heures et un trajet magnifique plus tard-et un enlisement dans une rivière de fonte-, l’arrivée au lac…c’est tout simplement magique, je ne peux pas repartir le lendemain ! je ferais du stop … Il me faut ma journée pour balader le long de la rive, seul au monde, juste le bruit des vaguelettes, et tout le long des lagunes toutes différentes, qui retiennent l’eau et lui donne à chaque fois une couleur différente, des langues de sables, et au dessus du petit village, une stupa, des drapeaux de prières qui claquent au vent, quelques cranes de yaks et quelques cadavres de bouteilles aussi (whisky, bien sur, meme ici), des goélands, et…des pigeons ! bah m…. alors, faire autant de kilometres, monter aussi haut pour retrouver ces rats du ciel ! J’aurais la réponse à ce mystère ailleurs, dans la vallée de la Nubra, ou je rencontre un ornithologue qui m’explique : « c’est normal, le pigeon vient des himalayas au départ ..c’est ceux d’Europe qui sont immigrés » Pardonnez mon inculture !
Panamik- Clandestin Après Diskit et Hunder, me voilà à Panamik, dans l’autre branche de la Nubra ; je décide d’aller jusqu’au pont qui mène au monastère, de l’autre coté du fleuve ; j’ai la journée devant moi, alors c’est parti pour la rando ! Seulement, en sortant de Panamik et en arrivant au niveau du pont, je m’arrete dans un petit magasin pour m’acheter mes clopes ; ici, un militaire en faction qui me demande ou je vais (les touristes n’ont pas le droit d’aller plus loin que Panamik) ; une fois le militaire rassuré, je repars ..et je l’entends qui me coure apres ! « sir, show me your permit », bien sur, sans probleme..je n’avais pas fais attention au permis, j’ai demandé une semaine, cela ne fait que 5 jours que je suis là…et là, surprise ! mon permis s’arrete aujourdhui ! « you have to go back Leh » Ben, pas de pont, et pas de balade alors; je quitte ma super guesthouse pour retourner sur Diskit, d’où, me dit-on, j’aurais plus de chance de stopper un camion ou une jeep (parce que forcément j’ai raté le bus) Diskit, 17heure, apres moult refus et de longues heures d’attente, j’abandonne ; tant pis, je prendrais le bus demain, quitte à m’expliquer au checkpost avec des yeux larmoyants histoire d’attendrir les vilains militaires ; le lendemain, pas de bus, j’avais oublié : la route n’est ouverte qu’un jour sur deux, pour éviter les croisements dangereux au col …bon, encore un jour illégal à Diskit, si j’avais su je serais resté une nuit de plus à Panamik, bien plus sympa Mais à Diskit, je rencontre 3 israéliens (des gentils) avec qui je joue ma place dans leur jeep au Jenga ; je gagne, une fois, le jeune veut rejouer, je regagne, et quitte avec eux Diskit le lendemain, plus riche de 75 roupies ! (ce sera mon seul jeu d’argent, faudrait pas que ça devienne une habitude) Au check post, aucun contrôle, j’aurais bien pu rester 10 jours de plus…
Sospol/Leh –Les abricots Neuf heures du soir : je le jure, si le repas n’est pas servi bientôt, je me mets à dévorer les abricots qui sèchent sur le toit ! Je n’en peux plus !
La cause de mon épuisement est cette tentative de Baby Trek avec un couple de français ; nous sommes partis le matin de Likir, après la cérémonie dans le monastère ; confiants (aucune raison de ne pas l’être : nous avons une carte) , nous prenons le petit chemin au départ du vieux village, puis rejoignons la route d’où nous prenons un premier raccourci qui descend jusqu’à la rivère ; de là, nous nous orientons grâce à la carte, décidons que nous sommes allés trop bas, et prenons ce que nous croyons être un raccourci en montant en ligne droite une grande pente caillouteuse/sableuse en face de nous ; en haut, pas de signe d’un quelconque chemin, mais on ne perd pas espoir et on continue, montons encore… après une heure, nous nous mettons d’accord : on s’est planté..mieux vaut revenir en arrière ; le couple redescend jusqu’à la rivière par une pente vertigineuse, que je ne me sens pas capable de prendre ; je fais donc un détour, qui me prendra une heure de plus, et toute l’énergie qu’il y avait dans mes jambes, parce que, quand on monte trois metres pour en redescendre deux, avec le sol qui cède sous chaque pas, la peur de tomber, un peu de vertige et le soleil qui cogne, ça vide..
Au moment ou je retrouve le couple, nous repartons par la route, en montant, mais tres vite je me rend compte que je ne peux pas les suivre : je m’arrête tout les dix mètres, essouflé, la tete qui tourne, envie de vomir..épuisé, je décide de faire demi tour, de descendre vers un village aperçu plus bas, mais meme en descente ça ne vas pas, il fait trop chaud, je m’allonge à l’ombre d’un gros rocher, me relève, répète l’opération cent mètres plus bas, puis, à ¼ d’heure du village, dans un état lamentable – plus d’eau depuis un moment- suis obligé de m’arreter dans une sorte d’école désaffectée pour attendre que le soleil tombe…
Arrivé dans le village, je vois un hôpital, je m’y engouffre en espérant trouver un lit, un fauteuil, n’importe quoi, mais il n’y a personne. Je continue de descendre, trouve, ô miracle , une petite guesthouse, il est 19 heure, rien mangé depuis ce matin, et ces abricots qui sèchent sur le toit… Lendemain matin, prendre le minibus pour Leh, déjà bondé avec des gens qui dépassent de la porte ; bon, ce ne sera pas mon premier trajet sur un toit ! j’arrive en haut, déjà cinq gamins sont là, sans compter une dizaine de caisses, il faut se serreer, et bien s’accrocher ! le trajet se passe en chansons, hindies et ladakies, et quelques frissons quand le bus passe 300 mètres au dessus de l’Indus…puis un des gamins plonge la main dans une des caisses, et y chaparde des abricots, bien murs , juteux et sucrés à souhait, qu’il distribue à toute l’équipe du toit…un régal, et une grande réserve de sourires !
Leh- Changspa or not Changspa ? Changspa, censément petit village tranquille qui prolonge Leh jusqu’à la Shanti stupa, blindé de touristes, de continental food, etc (cf Manali blues) ; sur les murs de l’école moravienne, les affiches de quelques enfants dans le cadre d’un projet appellé « go green », dont une montre Leh avant/après, avant, des champs, des forets, des enfants qui jouent…apres, des voitures, des hotels, les arbres coupés, et un couple de touriste, l’homme dessiné avec une casquette sur le coté et la clope au bec, la femme, blonde, avec un sac à shopping Une autre affiche et un enfant face à un gros hote qui crie « no place to play !» Et aussi « food we eat, not cement ! » Outre le développement spectaculaire (mais un mauvais spectacle) de Changspa, la ville de Leh, du moins l’axe principal, est infernale ; ça pue l’essence, le bruit des motos est incessant, beaucoup de traffic, plus un arbre…merci l’aéroport qui a désenclavé cette région du monde et permis l’afflux massif de touristes et de marchandises ! D’où le dilemme , entre dormir dans Leh meme et avoir le bruit, ou dormir dans Changspa et avoir les falafels etles « chocolete crossants »…finalement, à partir de la mosquée, en s’enfoncant dans les ruelles du vieux Leh, il y a une super guesthouse tenue par une famille adorable, et meme si à 5 heure du mat les chants boudhistes me réveillent, et meme si, 10 minutes plus tard quand j’essaie de me rendormir, c’est au tour du muezzin de faire son show, c’est un endroit super et très calme le reste du temps…
Leh- Krishna appelle La veille de la fête de l’indépendance, dans les rues de la villes, je me fais inviter à boire une sorte de sirop par des indiens ultra souriants ; puis, vingt metres plus loin, la meme chose ; qu’est-ce qu’il se passe ? c’est l’anniversaire de Krishna, me répond-on…et effectivement, quelques heures plus tard un cortège rassemblant les quelques rares hindous de la ville traverse Leh, à grand coups de chants dévotionnels, de cris et de danses frénétiques…les visages sont souriants, exubérants, heureux, les prasads distribués à chaque coins de rue, et quelques occidentaux se joignent , au grand plaisir des hindous, aux danses..cela fait trois semaines que je suis au Ladakh, je prends ça comme un appel à retrouver l’Inde (parce que vraiment, le Ladakh est un pays à part); c’est décidé, je repars demain !
les plus: Nebula Guesthouse, Panamik (Nubra Valley), de 150 a 300 rs la chambre, confortable, tres joli jardin et la famille est adorable
Old Ladakh Guesthouse, Leh: de 150 (dans la maison) a 300 (chambre tout en haut, vue panoramique sur le vieux Leh), charmante, de meme que la famille, et tres calme
Old Likir guesthouse, Likir, 250rs, petit dej et diner inclus, seulement deux chambres, situees sur le toit, assez grandes (trois lits) et tres confortables, de tres grandes fenetres ce qui laisse une vue fantastique sur les montagnes et la nourriture tout droit du jardin
Lala s cafe : dans le vieux Leh, un tout petit toit tres peu frequente, tres calme, et les deux soeurs sont en plus ravissantes
Manali Leh: Bus local toutes les heures chaque matin jusqu a 11 heures, 100 rs jusqu a Keylong, 475 de Keylong a Leh depart 4 ; 30du mat, splendide
les moins Namaskar hotel, Paharganj, Delhi: de la merde, plein partout, pas sympas du tout en plus de ca et Manali, Shiva s place: venir en Inde pour entendre du Britney Spears...quelle tristesse
premier mois
Delhi Un petit clin d’œil de Bharat Mata pour mon arrivée : dans Paharganj, des tambours se font entendre, puis quelques cuivres ; c’est pourtant pas la saison des mariages, si ? Intrigué, je zigzague à travers la rue principale, évitant vaches, bouses, rickshaws et « you remember me my friend ? » (yes, i remember you my friend! last time you gave me this fantastic kurta for only 20 rupees!-grands sourires…) pour aller voir la cause de tout ce raffut…sur un char, deux trônes richement décorés portent deux enfants, l’un en Shiva, d’un sérieux à toute épreuve, tenant fermement son trident, l’autre en Parvati, saluant les passants ; tout de suite après, un deuxieme char, et des gamins qui distribuent des bananes-prasad, suivi de l’orchestre puis d’une cinquantaine de femmes dans leurs beaux sarees, toutes portant un pot sur la tête..quand, fatigués de les suivre, je m’arrête pour demander à un vieil homme la raison de la procession, il m’explique que tous reviennent d’Haridwar avec de l’eau du Gange, qui va être versée sur le lingam de leur temple. Haridwar étant mon prochain arrêt, je prends ça comme un bon présage !
Delhi-Bienvenue ! Une heure du mat, le taxi me dépose à l’hotel recommandé dans tout les guides pour son sérieux et ses prix ; fatigué de ma nuit blanche à Charles de Gaulle et du trajet en avion, j’entre dans la chambre réservée à l’avance par internet, bien content de pouvoir poser mon sac et impatient de me vider un seau d’eau froide sur la tête ; je récupère la clé, et une fois seul, j’entre dans la salle de bains (que, dans ma grande et naive confiance, je n’ai pas vérifiée) pour découvrir de la merde partout, mais vraiment partout, et pas une goutte d’eau..j’éclate de rire, me voila revenu au niveau zéro du touriste en Inde, c’est ma faute, j’aurais du vérifier !
Haridwar- Small world Une heure et demie de bus depuis Dehradun, en plein après midi, après avoir perdu subjectivement bien 10 litres de flotte, j’ai trop chaud…une seule envie en arrivant, trouver un hotel et aller me baigner direct ! Je pose mes bagages dans le cinquieme ou sixieme hotel, prend ma serviette, direction les ghats.. traversée du pont à Vishnou ghat, de l’autre coté je me trouve une petite place sur les marches, me désape et hop ! dans l’eau ! elle est fraiche, haute, et le courant très rapide ; je lache la barrière et me laisse porter par le Gange sur une centaine de metres, revient, recommence, ah que c’est bon ! et quel plaisir de retrouver cette ville et ce fleuve !
Puis, une fois sec, je reprends mon sac, m’aprete à partir, quand je vois, debout sur un banc, un vieux baba couvert de cendres, ses dreads touchant le sol, une belle barbe blanche, qui me fait signe ; « Ananda ? » « Bahut ananda ! » Apres un petit moment de discussion, on se rend compte que l’on a une connaissance en commun, et à partir de là…je suis complètement pris en charge ; le baba m’envoie avec un de ses amis faire le tour des temples de la ville, je n’ai pas le droit de payer le rickshaw, ni même les quelques roupies d’offrandes dans les temples ; je découvre des ghats dont je n’aurais jamais soupçonné l’existence si j’avais été seul, des ghats privés et d’autres pour lesquels il faut prendre des petites ruelles très étroites, passer sous de petites voutes, pour enfin se retrouver dans un calme et une tranquillité qui contrastent avec l’agitation permanente de la ville..un régal
Manali blues Manali, et un resto au niveau du pont qui mène à Old Manali dans lequel je vais prendre mon petit dèj…au bout de quelques minutes, la musique s’allume, Britney Spears… Manali, Hello my friend come in my shop, Manali “hello Saffran”, Manali, continental food et expresso coffee, Manali et les cernes sous les yeux d’israéliens hagards d’avoir trop fumé, Manali et « good morning sir » à une heure de l’aprem, Manali et toutes ces boutiques de fringues néo hippies, Manali roof top resto, Manali mini shorts/décolletés et « ho ces indiens ils sont teeeeellement gentils et souriants ! » - on est toujours gentil et souriant avec quelqu’un que l’on prend pour une grosse cochonne… (« mais tu sais, on est là pour faire évoluer les mentalités… » non, je sais pas, non..) Manali « no other bus to Leh » “sure? And local bus?” “local bus, yes, but…full of Indian people, you know…” “so what?????” Manali, si c’était pas pour aller à Leh…bon sang mais qu’est ce que je fous là!!!
Manali-Leh Dans le bus (local), quelques français, quelques israéliens, espagnols et une argentine, des familles indiennes, et ladakhies ; un petit vieux qui fait tourner son moulin à prière en répetant des mantras, à chaque passage difficile ou d’aspect dangereux-ce qui fait qu’on ne peut pas oublier la route ; dès que je commence à m’assoupir, le fait d’entendre tout d’un coup le vieux marmonner me réveille instantanément et me pousse à regarder le ravin par la fenêtre..sa peur est communicative ! Quelques checkpoints et pauses chai au milieu de nulle part, dans des décors surnaturels. Un bébé dans un hamac suspendu aux portes bagages ; à chaque virage ou secousse, le hamac balance dangereusement de droite à gauche, menaçant de cogner son contenu contre les barres métalliques ; un bras se lève de temps à autre pour retenir le hamac, il n’empeche qu’il se cogne plusieurs fois ; un dépassement à quelques millimètres du précipice, suivi d’applaudissements soulagés, qui reprendront dès l’arrivée à Leh ; de long passages sans goudron, des hauts plateaux (Sarchu…aaaah Sarchu !), des cheminées de fées immenses, à couper le souffle, des couleurs toujours changeantes Une des plus belle route du monde…
Pangong Tso – Le mystère des pigeons Trois ans plus tot, par manque de temps, je n’étais resté qu’à Leh ; mais je revais de voir ce lac, plus haut et plus grand d’asie, à la frontière tibétaine ; cette fois, pas d’hésitations, je pars à la recherche du permis ; après plusieurs tentatives infructueuses (les agences rechignent parce que je suis seul, ou veulent me faire payer des 500, 600 roupies) et une fin de non-recevoir au DC office, je trouve enfin une agence malhonnete qui accepte de me mettre sur la meme liste que d’autres touristes-que je ne verrais jamais- pour 150.. j’apprends également que je peux éviter la jeep en prenant un bus local ; seul hic, il n’y en a un que le dimanche, retour le lundi..pas si grave 4h du mat, rejoindre la gare routière dans la nuit, les chiens barrent la route, tout fous et excités, mais je maitrise le coup de la pierre à présent (se baisser, faire mine de chopper une pierre, les chiens abandonnent)… 8 heures et un trajet magnifique plus tard-et un enlisement dans une rivière de fonte-, l’arrivée au lac…c’est tout simplement magique, je ne peux pas repartir le lendemain ! je ferais du stop … Il me faut ma journée pour balader le long de la rive, seul au monde, juste le bruit des vaguelettes, et tout le long des lagunes toutes différentes, qui retiennent l’eau et lui donne à chaque fois une couleur différente, des langues de sables, et au dessus du petit village, une stupa, des drapeaux de prières qui claquent au vent, quelques cranes de yaks et quelques cadavres de bouteilles aussi (whisky, bien sur, meme ici), des goélands, et…des pigeons ! bah m…. alors, faire autant de kilometres, monter aussi haut pour retrouver ces rats du ciel ! J’aurais la réponse à ce mystère ailleurs, dans la vallée de la Nubra, ou je rencontre un ornithologue qui m’explique : « c’est normal, le pigeon vient des himalayas au départ ..c’est ceux d’Europe qui sont immigrés » Pardonnez mon inculture !
Panamik- Clandestin Après Diskit et Hunder, me voilà à Panamik, dans l’autre branche de la Nubra ; je décide d’aller jusqu’au pont qui mène au monastère, de l’autre coté du fleuve ; j’ai la journée devant moi, alors c’est parti pour la rando ! Seulement, en sortant de Panamik et en arrivant au niveau du pont, je m’arrete dans un petit magasin pour m’acheter mes clopes ; ici, un militaire en faction qui me demande ou je vais (les touristes n’ont pas le droit d’aller plus loin que Panamik) ; une fois le militaire rassuré, je repars ..et je l’entends qui me coure apres ! « sir, show me your permit », bien sur, sans probleme..je n’avais pas fais attention au permis, j’ai demandé une semaine, cela ne fait que 5 jours que je suis là…et là, surprise ! mon permis s’arrete aujourdhui ! « you have to go back Leh » Ben, pas de pont, et pas de balade alors; je quitte ma super guesthouse pour retourner sur Diskit, d’où, me dit-on, j’aurais plus de chance de stopper un camion ou une jeep (parce que forcément j’ai raté le bus) Diskit, 17heure, apres moult refus et de longues heures d’attente, j’abandonne ; tant pis, je prendrais le bus demain, quitte à m’expliquer au checkpost avec des yeux larmoyants histoire d’attendrir les vilains militaires ; le lendemain, pas de bus, j’avais oublié : la route n’est ouverte qu’un jour sur deux, pour éviter les croisements dangereux au col …bon, encore un jour illégal à Diskit, si j’avais su je serais resté une nuit de plus à Panamik, bien plus sympa Mais à Diskit, je rencontre 3 israéliens (des gentils) avec qui je joue ma place dans leur jeep au Jenga ; je gagne, une fois, le jeune veut rejouer, je regagne, et quitte avec eux Diskit le lendemain, plus riche de 75 roupies ! (ce sera mon seul jeu d’argent, faudrait pas que ça devienne une habitude) Au check post, aucun contrôle, j’aurais bien pu rester 10 jours de plus…
Sospol/Leh –Les abricots Neuf heures du soir : je le jure, si le repas n’est pas servi bientôt, je me mets à dévorer les abricots qui sèchent sur le toit ! Je n’en peux plus !
La cause de mon épuisement est cette tentative de Baby Trek avec un couple de français ; nous sommes partis le matin de Likir, après la cérémonie dans le monastère ; confiants (aucune raison de ne pas l’être : nous avons une carte) , nous prenons le petit chemin au départ du vieux village, puis rejoignons la route d’où nous prenons un premier raccourci qui descend jusqu’à la rivère ; de là, nous nous orientons grâce à la carte, décidons que nous sommes allés trop bas, et prenons ce que nous croyons être un raccourci en montant en ligne droite une grande pente caillouteuse/sableuse en face de nous ; en haut, pas de signe d’un quelconque chemin, mais on ne perd pas espoir et on continue, montons encore… après une heure, nous nous mettons d’accord : on s’est planté..mieux vaut revenir en arrière ; le couple redescend jusqu’à la rivière par une pente vertigineuse, que je ne me sens pas capable de prendre ; je fais donc un détour, qui me prendra une heure de plus, et toute l’énergie qu’il y avait dans mes jambes, parce que, quand on monte trois metres pour en redescendre deux, avec le sol qui cède sous chaque pas, la peur de tomber, un peu de vertige et le soleil qui cogne, ça vide..
Au moment ou je retrouve le couple, nous repartons par la route, en montant, mais tres vite je me rend compte que je ne peux pas les suivre : je m’arrête tout les dix mètres, essouflé, la tete qui tourne, envie de vomir..épuisé, je décide de faire demi tour, de descendre vers un village aperçu plus bas, mais meme en descente ça ne vas pas, il fait trop chaud, je m’allonge à l’ombre d’un gros rocher, me relève, répète l’opération cent mètres plus bas, puis, à ¼ d’heure du village, dans un état lamentable – plus d’eau depuis un moment- suis obligé de m’arreter dans une sorte d’école désaffectée pour attendre que le soleil tombe…
Arrivé dans le village, je vois un hôpital, je m’y engouffre en espérant trouver un lit, un fauteuil, n’importe quoi, mais il n’y a personne. Je continue de descendre, trouve, ô miracle , une petite guesthouse, il est 19 heure, rien mangé depuis ce matin, et ces abricots qui sèchent sur le toit… Lendemain matin, prendre le minibus pour Leh, déjà bondé avec des gens qui dépassent de la porte ; bon, ce ne sera pas mon premier trajet sur un toit ! j’arrive en haut, déjà cinq gamins sont là, sans compter une dizaine de caisses, il faut se serreer, et bien s’accrocher ! le trajet se passe en chansons, hindies et ladakies, et quelques frissons quand le bus passe 300 mètres au dessus de l’Indus…puis un des gamins plonge la main dans une des caisses, et y chaparde des abricots, bien murs , juteux et sucrés à souhait, qu’il distribue à toute l’équipe du toit…un régal, et une grande réserve de sourires !
Leh- Changspa or not Changspa ? Changspa, censément petit village tranquille qui prolonge Leh jusqu’à la Shanti stupa, blindé de touristes, de continental food, etc (cf Manali blues) ; sur les murs de l’école moravienne, les affiches de quelques enfants dans le cadre d’un projet appellé « go green », dont une montre Leh avant/après, avant, des champs, des forets, des enfants qui jouent…apres, des voitures, des hotels, les arbres coupés, et un couple de touriste, l’homme dessiné avec une casquette sur le coté et la clope au bec, la femme, blonde, avec un sac à shopping Une autre affiche et un enfant face à un gros hote qui crie « no place to play !» Et aussi « food we eat, not cement ! » Outre le développement spectaculaire (mais un mauvais spectacle) de Changspa, la ville de Leh, du moins l’axe principal, est infernale ; ça pue l’essence, le bruit des motos est incessant, beaucoup de traffic, plus un arbre…merci l’aéroport qui a désenclavé cette région du monde et permis l’afflux massif de touristes et de marchandises ! D’où le dilemme , entre dormir dans Leh meme et avoir le bruit, ou dormir dans Changspa et avoir les falafels etles « chocolete crossants »…finalement, à partir de la mosquée, en s’enfoncant dans les ruelles du vieux Leh, il y a une super guesthouse tenue par une famille adorable, et meme si à 5 heure du mat les chants boudhistes me réveillent, et meme si, 10 minutes plus tard quand j’essaie de me rendormir, c’est au tour du muezzin de faire son show, c’est un endroit super et très calme le reste du temps…
Leh- Krishna appelle La veille de la fête de l’indépendance, dans les rues de la villes, je me fais inviter à boire une sorte de sirop par des indiens ultra souriants ; puis, vingt metres plus loin, la meme chose ; qu’est-ce qu’il se passe ? c’est l’anniversaire de Krishna, me répond-on…et effectivement, quelques heures plus tard un cortège rassemblant les quelques rares hindous de la ville traverse Leh, à grand coups de chants dévotionnels, de cris et de danses frénétiques…les visages sont souriants, exubérants, heureux, les prasads distribués à chaque coins de rue, et quelques occidentaux se joignent , au grand plaisir des hindous, aux danses..cela fait trois semaines que je suis au Ladakh, je prends ça comme un appel à retrouver l’Inde (parce que vraiment, le Ladakh est un pays à part); c’est décidé, je repars demain !
les plus: Nebula Guesthouse, Panamik (Nubra Valley), de 150 a 300 rs la chambre, confortable, tres joli jardin et la famille est adorable
Old Ladakh Guesthouse, Leh: de 150 (dans la maison) a 300 (chambre tout en haut, vue panoramique sur le vieux Leh), charmante, de meme que la famille, et tres calme
Old Likir guesthouse, Likir, 250rs, petit dej et diner inclus, seulement deux chambres, situees sur le toit, assez grandes (trois lits) et tres confortables, de tres grandes fenetres ce qui laisse une vue fantastique sur les montagnes et la nourriture tout droit du jardin
Lala s cafe : dans le vieux Leh, un tout petit toit tres peu frequente, tres calme, et les deux soeurs sont en plus ravissantes
Manali Leh: Bus local toutes les heures chaque matin jusqu a 11 heures, 100 rs jusqu a Keylong, 475 de Keylong a Leh depart 4 ; 30du mat, splendide
les moins Namaskar hotel, Paharganj, Delhi: de la merde, plein partout, pas sympas du tout en plus de ca et Manali, Shiva s place: venir en Inde pour entendre du Britney Spears...quelle tristesse