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Cuba interdit le pourboire et les cadeaux English translation pending
by Lélaine · 2005-02-25 · 13 replies
Cuba interdit les pourboires dans le secteur du tourisme

Les mesures prises par le gouvernement cubain à l'endroit des employés en tourisme se précisent.

Les autorités cubaines ont interdit aux employés du secteur du tourisme, principale source de devises étrangères du pays, d'accepter des pourboires de visiteurs étrangers, rapporte Reuters.

La directive signée par le ministre du Tourisme, Manuel Marrero, que Reuters s'est procurée mercredi soir, oblige les employés à restituer pourboires et autres cadeaux à leur direction et réduit "au strict nécessaire" les contacts entre les Cubains et les touristes afin de défendre la pureté de la révolution castriste et des valeurs socialistes.

Elle engage les employés du secteur "à conserver une conduite fidèle à la patrie et à respecter la constitution, les lois socialistes et la politique du gouvernement".

Ces nouvelles règles, qui sont entrées en application la semaine dernière, pourraient nuire à la qualité des services rendus aux étrangers, selon des spécialistes et des acteurs du secteur.

En moyenne, les revenus des Cubains travaillant dans les hôtels, les restaurants ou les boîtes de nuits fréquentés par les touristes sont de l'ordre de 12 à 15 dollars par mois, et sont payés en pesos cubains.

Les pourboires constituent donc un complément de revenus considérable et placent ces emplois parmi les plus rémunérateurs de l'île.

L'an passé, la fréquentation touristique de Cuba s'est élevée à 2, 1 millions de visiteurs, soit une progression de 8% par rapport à 2003. Lélaine
Porto Alegre, le monde est en marche - Brésil English translation pending
by Allézou · 2005-01-26 · 6 replies
Salut a toi!

ici ca bouge et ca reflechi mucho mucho, ben normal ici c le forum social mondial!

Le slogan: un autre monde est possible! A voir, on va en blablater un peu mucho.

Aujourd'hui c'est la marche d'ouverture du forum, elle debute vers 17h pour se terminer par des festivites comme seuls les brasilleros savent les faire... festa!

Mais attention a ne pas boire trop de caipirina, des demain matin a 8h30 les conferences commences, les cerveaux vont se mettre en route.

Vas donc jetter un coup d'oeil sur le site ca vaut le coup de savoir qué ce qui se passe sur ta terre!

Allézou, j'y retourne et si jamais t'es toi aussi ici et que tu souhaites prendre contact avec moi pour blablater de notre terre ben vas y n'hestite pas je suis au camping du forum avec les hippies...

Tchouss l'ami

NiKo
Corée du Nord English translation pending
by Yangguizi · 2005-01-16 · 289 replies
En octobre 2003, je suis parti en vacances en Corée du Nord, dans le cadre d'un voyage bien évidemment organisé qui a duré cinq ou six jours. Extrêmement dense, ce voyage fut étonnant à tous les égards, même si je n'ai évidemment vu que ce qu'on m'autorisait à voir. Ces visites, ainsi que la propagande omniprésente qui nous était assenée ont fait de ces quelques jours mon expérience de voyage la plus dépaysante: voyage dans un pays étonnant bien sûr, mais surtout voyage dans le temps. A quelques petits détails près, on se serait cru dans l'Europe de l'Est des années 60, et c'est bel et bien "une autre planète" que j'avais l'impression de visiter.

A mon retour, j'ai donc rédigé un carnet de route - ce que je ne fais en principe jamais -, tant que mes souvenirs étaient encore frais, et y ai noté presque tous les détails de ce voyage. Je l'ai posté sur le forum généraliste que j'ai l'habitude de fréquenter, et l'ai divisé en 27 chapitres. Vous le voyez, c'est plutôt long pour un voyage de même pas une semaine! Puisque je vois ici qu'on a l'habitude de poster ses carnets de voyage, je vais aussi vous en faire profiter, en vous demandant d'être indulgent pour les nombreuses maladresses de style et les idées parfois quelque peu extravagantes qui me traversent l'esprit. Je ne vais tout poster d'un coup, car il faut que j'épure le récit initial (pas mal de fautes à corriger, et des références à l'autre forum - réponses à des intervenants à supprimer).

Naturellement, vos commentaires sont les bienvenus.
Thaïlande - le retour English translation pending
by Gwennou · 2005-01-08 · 45 replies
- -- (Voir "Plongee a koh Tao" pour raccorder les wagons !) --

3 janvier 2005 : 2 ans ont passe et me voici donc, tout guilleret avec Khryz a mes cotes, devant le guichet de Gulf Air a Roissy Charles de Gaulle. Le monsieur a l'air embete parceqe je n'ai pas de billet de retour. Je lui explique que, restant moins d'un mois en Thailande, je n'ai pas besoin de visa touristique mais ca n'a pas l'air de le satisfaire. Tout a l'air en passe de s'arranger lorsque, subitement, nous remarquons que "4 Juin 2004" comme date d'expiration de mon passeport ca n'est pas un bon chiffre. Khryz rigole (elle n'a pas tout capte) et je m'affole.

Pour faire court, nous sommes donc alles a la consigne a bagages de l'aeroport, puis nous sommes retournes chez moi pour me faire ouvrir un dossier de demande de passeport a la mairie ; munis de ce viatique, de deux photos et d'un timbre fiscal nous avons ensuite file a la sous prefecture du raincy ou le-dit document m'a ete remis en trente minutes chronos -- suivant une procedure d'urgence qui me ravit encore a chaque fois que j'y pense ; 3H a poireauter dans un cabinet medical pour se faire delivrer de faux certificats medicaux au cas ou tout foirerait et ou il faudrait que nous trouvions une bonne excuse a servir a la compagnie d'assurance (apparemment la negligence qui me caracterise n'est pas une bonne excuse) puis dodo. Le lendemain, lever a 06H00 direction l'aeroport : Mise sur liste d'attente, deroutage sur Bahrein au lieu de l'escale a Abu Dhabi et 200 euros d'amende pour pouvoir monter dans l'avion. Oui c'est moi qui est tout paye, faut bien assumer ses conneries.

Bref, 23H plus tard, nous voila a Bangkok ! J'ai beau ne pas particulierment gouter cette ville polluee et surpeuplee, j'etais quand meme bien content d'y etre enfin ! Et me voila a saouler Khryz pendant tout le trajet jusqu'a Khao San Road avec des details qui me semblaient tous sur le coup de premiere importance mais qui bizarrement ne m'ont laisse aucun souvenir 48H plus tard... L'excitation sans doute.

Arrivee a Khao San, on flane un peu dans les Sois adjacents pour denicher une guest house pas chere. Mais je savais deja pertinemment laquelle je voulais : Ma VS Guest House avec son arbre au milieu du salon et ses japonais defonces tout autour. De l'arbre, pas du salon. Honnetement, ce n'etait pas la plus pimpante (sic) et il m'a fallu batailler ferme pour vendre a Khryz la piaule cellule de prison sans insonorisation, les salles de bain collectives sans eau chaude et les seaux en guise de chasse d'eau. Mais pour 2 euros par personne et par nuit ca vaut vraiment le coup, surtout a Bangkok. Et puis c'est tellement typique : chaque meuble laque, chaque autel, chaque paire de tongs laissee a l'entree vous rappellent immanquablement que vous etes en Asie...

A Khao San il y avait ces derniers jours une petite ambiance de World Trade Center avec des grands panneaux sur lesquels on avait accroche les noms et les photos des milliers de touristes morts ou disparus. Dans cette contemplation, les mots vous manquent.

Dans le salon de la guest House on a rencontre Al, un hollandais qui parle 8 ou 9 langues, routard au long cours comme beaucoup. Il nous a fait visiter un petit peu : On est alles jusqu'au debarcadere le plus proche sur le Chao Praya, on y a vu un joli fort du 18eme siecle que Khryz a mitraille (les photos suivront) et aussi un concert de rock Thaie intitule "Help the South" pour les victimes du Tsunami. Grande affluence et ambiance de fete bizarrement. Avons rencontre la-bas 2 indiens francophones et une coreenne. Sympas. Ensuite, nous sommes revenus manger des fallafels - grippe aviaire oblige - avec Al qui s'est revele un petit peu saoulant, du genre 'bougez pas, moi j'connais la vie", un vrai sac a conneries en fait : Il avait visiblement mal digere le petit precis de linguistique comparee de Saussure et a remonte tout le fil des mutations du larynx jusqu'a l'epoque ou les hommes avaient "un regime hyper-proteine parcequ'ils bouffaient tous les oeufs de dinosaures". Ce qui a bien sur cause leur extinction. No comment.

Hier, nous sommes alles jusqu'au Chao Praya et avons emprunte un Bus Boat jusqu'au Wat Pho, un grand ensemble de temples pas tres loin du palais royal. Des buddhas par centaines, dont un particulirement impressionnant : represente en position allongee, il fait approximativement 6M de haut pour 46M de long ! Le tout dore a l'or fin comme il se doit...

Khryz a deja craque pour 4 pantalons, des tongs, un sac, des lunettes et une memory card pour son appareil photo. Faut pas la contrarier, ca a l'air de lui faire plaisir : "T'as vu combien ca coute ca ?? C'est pas cher dis-donc, hein ?". Et honnetement, non, c'est pas cher. Au MBK, le grand magasin de Bangkok ou nous avons trouve sa carte memoire, je me suis fait couper les tifs et raser la barbe ; c'est rigolo de voir une thaie s'eclater sur ta barbe. Le systeme pileux thailandais etant ce qu'il est, c'etait pour elle un plaisir rare a savourer ! 😄 Ce qui est moins plaisant en revanche, c'est quand, au retour du grand magasin, ton conducteur de tuk-tuk te fait un remake de la "fureur de vivre" en conduisant en sens inverse sur 400M pour doubler les bouchons. A la fin, il rigole, pouces leves, l'air de dire : "Meme pas morts !".

Voila. C'est a peu pres tout pour le moment. Je vous donne RdV dans 72H ou on passera de James Dean a Elvis. Mais si, rappelez vous : Youkoulele et guirlandes autour du cou....
L'Asie du sud ravagée par les raz-de-marée: plus de 2 000 morts, des centaines de disparus English translation pending
by Yatra · 2004-12-26 · 49 replies
Au moins 2 000 personnes ont été tuées et des centaines d'autres sont portées disparues, notamment au Sri Lanka, après une série de raz-de-marée qui a ravagé l'Asie du sud à la suite d'un très fort séisme au large de l'île indonésienne de Sumatra.

Sri Lanka, Thaïlande, Indonésie, Inde, Maldives, Malaisie, Singapour, un à un les pays de l'Asie du sud ont été violemment frappés dimanche 26 décembre par une série de raz-de-marée post-sismique. Le séisme survenu dimanche à 1 h 58 (heure française) au large de l'île indonésienne de Sumatra, avec une magnitude de 8, 9 sur l'échelle ouverte de Richter, selon l'institut géologique américain, est le plus violent qui ait été enregistré dans le monde depuis celui de 1960 au Chili (9, 5 Richter). Le séisme a provoqué une série de raz-de-marée en Asie provoquant la mort de plus de 2 000 personnes, notamment au Sri Lanka et en Inde.

Au moins 1 000 personnes sont mortes dans les raz-de-marée au Sri Lanka, a déclaré un conseiller du premier ministre. Selon la police et des responsables des secours, il y aurait des centaines de disparus. Selon un responsable des secours, M.D. Rodrigo, au moins 200 corps ont été conduits dans un hôpital local à Muttur, dans le nord-est, alors que 16 autres corps étaient dénombrés dans le principal hôpital du district, à Trincomalee. Dans la ville de Matara, 160 km plus au sud, 190 corps ont été amenés dans l'hôpital principal de le ville, a affirmé la police.

En vacances en Grande-Bretagne, la présidente du Sri Lanka, Chandrika Kumaratunga, a déclaré, dimanche "l'état de catastrophe nationale, en raison de la gravité de la situation", a annoncé un membre de son cabinet dans un communiqué. Elle a "demandé une aide d'urgence à la communauté internationale", selon le communiqué.

En Thailande au moins 84 personnes ont été tuées, plus de 400 autres blessées et de nombreuses personnes portées disparues après un raz-de-marée qui a ravagé dimanche les îles touristiques de Phuket et de Phi Phi (sud), à la suite de la secousse sismique, selon un bilan donné de sources officielles et par les hôpitaux. Au moins quatre touristes étrangers sont portés disparus, des bateaux ont coulé et plusieurs hôtels ont été évacués à la suite du raz-de-marée, ont indiqué des responsables officiels sur la radio publique.

En outre, selon un responsable des services météorologiques thaïlandais, 200 personnes ont été blessées lorsque d'immenses vagues ont submergé plusieurs stations balnéaires de Phuket et la ville principale de l'île, Patong, sur la cote ouest.

En Indonésie, plus de 150 personnes ont trouvé la mort dans le nord de l'île indonésienne de Sumatra, selon une source gouvernementale. Mustofa Gelanggang, responsable du district Bireuen d'Aceh, a précisé que 49 corps avaient été retrouvés après qu'un raz-de-marée consécutif à la secousse sismique eut touché le rivage de la province. Des témoins ont également rapporté d'importantes destructions à Banda Aceh, la capitale de la province d'Aceh.

En Inde, plus de 1 000 personnes ont été tuées dans un raz-de-marée qui a touché dimanche l'archipel d'Andaman, dans l'océan Indien, a indiqué un ministre du gouvernement à New Delhi. 26 personnes sont mortes sur la côte sud de l'Inde dans la région de Madras.

Les Maldives, petit paradis touristique de l'Océan indien, ont été également touchées, mais aucune victime n'était signalée dans l'immédiat dans l'archipel. Des habitants de la capitale, Male, contactés par téléphone, ont déclaré que la plus grande partie de la ville était inondée.

La Malaisie a également été touchée par la série de raz-de-marée. Six morts et plusieurs disparus ont été signalés dans l'île touristique malaisienne de Penang par la police et les secours.

Le séisme a aussi été ressenti à Singapour.

"ÉVÉNEMENT RARE"

Le tremblement de terre de dimanche s'est produit un an après celui de Bam, dans le sud-est de l'Iran, qui avait fait plus de 30000 morts. La violence du séisme est "un événement très rare", du à une énorme accumulation d'énergie sous l'écorce terrestre, a expliqué le directeur de l'institut national de géophysique italien (INGV), Enzo Boschi. "Une telle secousse n'avait pas été enregistrée depuis au moins 40 ans", a-t-il souligné.

Avec AFP
Grand playa turquesa English translation pending
by Carly · 2004-12-20 · 15 replies
Bonjour, nous avons changé de destination la semaine dernière, car nous avions réservé à Punta Cana et avec tout ce qui se passe là-bas nous n'avons pas voulu prendre de chance. Donc, nous nous dirigeons vers Holguin à Grand playa turquesa, j'aimerais savoir si la plage a eu des améliorations.

J'ai entendu dire qu'elle en a eu au mois de mars dernier ainsi qu'au mois d'octobre. Est-ce qu'il y a des gens parmi vous qui y sont allés dernièrement pour me parler de la plage. Je voudrais savoir aussi si vous êtes aller nager avec les dauphins à Guardalavaca, le prix, et combien de temps dure cette activité. Est-ce que c'est mieux avoir des chambres au deuxième étage pour éviter les petits intrus (bibites).

merci de votre réponse
Faire la fête et des rencontres au Pérou English translation pending
by Pygmalion · 2004-12-13 · 31 replies
Salut à tous qui connaissez le Pérou, J'ai vu que la nouvelle miss monde était Péruvienne, y a-t'il beaucoups de péruviennes aussi jolies? J'ai l'intention de partir au pérou au printemps prochain et j'aimerais savoir dans quelle ville il y a les plus belles filles et quel est le meilleur endroit pour sortir, faire la fete et des rencontres sympas.

Merçi d'avance et à bientot peut etre.
Bordeaux et sud ouest le 9 décembre 2004 English translation pending
by StethoJones · 2004-12-05 · 103 replies
Bonjour.

Une rencontre entre VFistes de Bordeaux et des environs est prévue à Bordeaux le JEUDI 9 DECEMBRE 2004 vers 17 heures. Certainement dans un petit café du quartier Saint Pierre.

Vfistes attendus:

CRISTEL, CALOU33, BEN4733, NEFERTARI, ALVISE, DIDOU47, BAUDOIN.

Confirmation du lieu précis de rendez-vous très bientôt!

Amis voyageurs, salut!
Pour tous ceux qui doutent encore English translation pending
by Loopkin · 2004-11-11 · 20 replies
Bonjour, je m’appelle K. J’ai 23 ans, je suis flammande, j’ai vécu mes 22 premières années à Gand. Je viens de finir mes études d’assistante sociale. Depuis l’enfance, j’ai toujours eu un rêve très fort, celui de partir faire un tour du monde. Déjà, j’ai eu la chance de partir avec des amis en Inde à 18 ans, puis à New York, au Sénégal, et dans de nombreux pays d’Europe. Cette fois, pour mettre mon rêve à éxecution, il me fallait de l’argent, beaucoup d’argent. Je n’en avais pas. La force d’un rêve a ceci d’incroyable qu’elle vous donne une volonté de fer. J’ai accepté de travailler des mois et des mois, 15 heures par jour, 6 jours par semaines en haute saison, comme serveuse dans un restaurant dans ma ville, à Gand. Double avantage : pas trop mal payé, si on compte les pourboires, et pas le temps de dépenser quoique ce soit, vu le nombre d’heures que je passais à travailler.

J’ai réalisé mon rêve. Je vais vous le conter, à présent.

Tout commence à Gand, bien sûr. Nous sommes en début décembre 2003. Ca commence mal. Mon amoureux brésilien, qui devait me rejoindre en Afrique pour les fêtes ne pourra pas venir, son grand père est au plus mal, or, c’est un dieu pour lui. Il veut rester à ses côtés jusqu’à la fin. Je suis très triste, de plus, je suis un peu malade. Je fais mon sac à la dernière minute. H-zéro. Décollage.

J’atterris à Johannesburg, de là, j’enchaine directement pour un bus jusqu’à une autre ville, plus près du Bostwana. Je suis extrêmement fatiguée. Dans la ville touristique oú je finis par arriver, il n’y a qu’un hotel abordable, mais complet. Tous les autres hotels sont à 200 dollars la nuit. Un homme énorme, d’une grosseur que je n’avais encore jamais vu, me propose de partager sa chambre d’hotel. Bizarrement, j’accepte, il m’inspire confiance. Il s’avère que c’est un imam, en lutte féroce contre les barons de la drogue, pour protéger les enfants des rues, qui, au lieu d’aller à l’école, préfèrent travailler pour ces pourris, qui les payent plus ou moins. Il a récemment brûlé vif un de ces barons, sur la place publique d’une petite ville pour donner l’exemple. Il mène sa guerre à sa manière. Dans la soirée, il sent le besoin de se confier. Il me dit qu’il est encore puceau à 35 ans. Il ne parvient pas à oublier la fille qui l’avait laissé losqu’il avait 14 ans. Bienvenue dans un nouveau monde. Ca y est, le voyage a vraiment commencé.

Namibie, un bar. Avec une amie et deux garçons, nous rencontrons deux mecs. L’un est ingénieur, l’autre est pilote d’helicoptère. Ils nous draguent ouvertement, mais nous jouons le jeu, juste pour les 15 minutes de semi-voltige en hélico. C’est extra. Nous les remercions ensuite, gentilment, mais sans leur donner tout ce qu’ils espéraient...

Au Mozambique, après quelques jours à faire du snorkelling (masque et tuba), je finis par voir non pas un, mais plusieurs groupes, de requins-baleines, qui restent sous moi pendant un quart d’heure. Je les contemple, en extase, il y en a partout.

L’Afrique. C’est magique. Tu es dans un bus, sur une route, et tu vois des éléphants et des girafes tout autour. Comme les photos qu’on se fait de cette partie sauvage de l’Afrique. J’irai ainsi jusqu’aux chutes Victoria.

Maintenant, je suis en Malaisie pour quelques jours. Je fais tous mes visas pour la suite.

Alors, la suite, ça commence par l’Ouzbekistan. Tashkent, Samarcande, Bouchara. Un pays magnifique, oú les seuls touristes sont des groupes russes ou japonais, et oú les habitants sont incroyables. Des inviations à boire du thé, ou de la vodka, ou les deux, parfois même mélangés, fusent de partout. La fusion de l’hospitalité légendaire des russes et de celle, sacrée, des musulmans. Les gens sont merveilleux.

Je passe ensuite au Kirghistan. C’est encore plus fou. Climat surprenant, à cause de l’immense lac d��Issi Kul, hospitalité indescriptible, cols enneigés, abîmes vertigineuses, histoires de stop dans les montagnes, sur des routes glissantes avec des camions qui ne contrôlent rien, et des voitures qu’il faut pousser au milieu de tout ça. Mais c’est bon, la voiture est sous le signe d’Allah. Mon plus beau souvenir restera celui-ci : je marche dans les montagnes, seule. Un berger à cheval me siffle du haut d’une colline, pour m’appeler. Puis il arrive avec son troupeau, ses moutons et ses chiens. Je ne parle pas un mot de kirghiz, ni de russe. Mais comme toujours, ici, les gens sont avides de parler avec les étrangers. Nous parlons avec le langage universel des mains, et par les yeux. Il m’invite à monter sur son cheval, avec lui. Une fois encore, je n’ai pas peur. Je suis en pleine confiance. Nous nous promenons toute la journée, sans pouvoir communiquer autrement que par le silence et les gestes. Il m’amène ensuite dans son village. Me présente à sa famille, et aux autres habitants. Puis, lorsque je quitte le village, je suis déjà loin, et j’entends sa voix qui crie mon nom. K. ! Je me retourne : il est là-bas, à la sortie du village, sur une colline, sur son cheval fringuant, et il me fait signe de la main. Au loin, ce ne sont que des collines et des montagnes à perte de vue. C’est trop. Je verse une larme. C’est trop comme dans un film.

Il y aura aussi cette journée du 14 avril, jour de mon anniversaire. Le plus bel anniversaire de ma vie. Il n’y a pas de bus pour passer le col vers la Chine. Je fais du stop. Trouve un pick-up, marchande, puis une fois le prix arrêté, voyage des heures dans ce pick up, avec des gens adorables, qui parlent tout le temps avec moi (nous parvenons à nous comprendre, tant nous sommes motivés pour communiquer), qui me payent tout, quand bien même le marchandage fut très rude. Arrivé en Chine, le soir, au premier hotel, on m’offre un coca, sans savoir que c’est mon anniversaire.

La Chine. Tout un monde. Difficile. Les gens sont très rudes. Seules les minorités comme les musulmans de cette partie de la Chine, ou plus tard, les tibetains, seront serviables avec moi. Les chinois de souche ne m’aident presque jamais. Mais la Chine me présente sa culture si riche tout le long du parcours. Je la traverse en train durant 2 jours, assise sur un banc en bois, ça va. Je visite la Grande Muraille, Pekin, Shanghaï, et plein d’autres villes. J’y passe six semaines. C’est très court, mais c’est mieux que rien. La fin est un peu dure, la frontière avec le Pakistan, via la route la plus haute du monde (ce fameux col à 5500 m), est fermée. Trop de neige encore ? Problèmes politiques ? Je ne sais pas. Toujours est-il que je dois attendre une semaine, essayant tous les jours de passer, arrivant au point de me décourager. Finalement, le septième jour est le bon, nous empruntons la fameuse Karakorum highway. Lorsque nous descendons du côté Pakistanais, j’entre de nouveau dans un monde totalement différent. C’est le coucher du soleil. Donc la prière du soir. De tous côtés, des immenses massifs enneigés, majestueux. L’echoe mystique de l’appel du muezzin ricoche sur ces vertigineuses parois. Je ne peux m’empêcher d’avoir un frisson qui me parcourt toute l’échine. C’est éternel, c’est pur, c’est magnifique. Je pleure.

La Pakistan. Quel pays ! Les gens sont encore plus hospitaliers. A tout bout de champ, on me paye les transports en bus, la nourriture, des boissons. Et si je refuse, c’est terrible. Ils s’offusquent trop. Pour eux, c’est un honneur de pouvoir inviter un étranger. Que je sois femme ou pas, cela n’a aucune importance. La partie sud est aussi hospitalière, mais plus à cheval sur le tchador. J’en achète un, et ça passe alors très bien. Les pakistanais sont bien beaux. Et je retrouve la cuisine indo-pakistanaise de mon premier voyage, en Inde, il y a cinq ans.

Ensuite, c’est Myamar. Les gens sont tout aussi incroyables, dans ce pays difficile. Difficile pour eux, sans doute. Mais pas pour moi. Tout se passe à merveille.

Trois jours en Thailande, le temps de prendre l’avion à Bangkok, direction : l’Australie.

L’Australie... Encore tout un monde. Totalement différent. Je retiens le snorkelling dans la barrière de coraux, magnifique, et la rencontre de Cristina, reine du désert. Un travesti aux mollets en béton, errant dans tout le désert d’Australie, en vélo, trainant cinq wagons derrière son vélo. Dans un des wagons, un chien. Dans un autre, un lavabo, dans un autre, un immense réchaud. Tout ça peint de couleurs flashy. Nous sympatisons, et elle est très heureuse de recevoir enfin un peu de chaleur humaine et d’affection. Elle pleure lorsque nous nous séparons.

Etape logique qui suit : la Nouvelle Zélande. Au programme, chute libre (100 dollars le saut de 45 secondes en tandem au dessus de paysages dignes du Seigneur des Anneaux), et saut à l’elastique dans le site le plus haut du monde, d’un pont situé 250 m au dessus du sol, qui fermera quelques semaines plus tard pour causes de mauvaises conditions de sécurité. Tiens, j’ai eu de la chance, sur ce coup là. Sur ce couplà...

De Wellington, je prends un autre avion. C’est à La Havane que je descends. Cuba. Un grand moment aussi. La musique est réllement partout, ce n’est pas qu’un mythe. Le seul problème, c’est que j’ai l’impression d’être un porte monnaie ambulant. Un très bon souvenir, dans un train, je rencontre un joli cubain. C’était un train de nuit... Ce genre d’aventures fait partie intégrante des voyages. J’en garde un souvenir inoubliable.

Ensuite, c’est le Mexique. Teotihuacan, magnifique (qui dirait le contraire ?), puis deux amies me rejoignent pour deux semaines. Nous devons faire vite pour tracer à Guatemala city, d’oú repart leur vol. Nous visitons un coin reculé du Chiapas. Un guide sous champignons nous mène visiter un site perdu dans la jungle. Sur le chemin, il se jette sur l’une de nous trois. Il commence à vouloir la violer. Je sors mon grand couteau, sûre qu’à trois, nous sommes plus fortes que lui. Pendant ce temps là, lui et mon autre amie ont roulé au sol, dans la lutte. Je mets la lame sous la gorge du guide, et lui conseille de s’arrêter là. Il obtempère, et s’excuse piteusement. Nous l’obligeons à nous reconduire au village, sur les nerfs, très méfiantes. Il nous guide de nouveau. Mais dès la première maison, nous nous ruons vers le propriétaire, pour qu’il nous aide, lui disant que nous nous sommes fait agresser. Il s’en fout, il nous dit que le prochain bus passe demain, à cinq heures. La maison d’après, c’est pire : il nous dit de passer la nuit dans sa maison (isolée aussi, nous n’avons absolument aucune confiance en lui), puis nous demande 50 pesos pour nous indiquer la route vers le village. Nous nous scandalisons, disant que c’est incroyable de profiter de la situation auprès de gens en détresse qui viennent de se faire agresser, mais il s’en fout. Il nous amène dans sa super voiture (c’est un directeur d’agence de voyage locale, plein d’argent). Trois minutes plus tard, nous reconnaissons le village. Trois minutes ! 50 pesos. Je remontre les dents, il me réponds que ce n’est pas son problème si nous sommes incapables de nous orienter dans ce coin. Je vis là, pour le moment, le plus mauvaise expérience de mon voyage. Non pas l’agression en elle-même, oú je suis plutôt fière de moi d’avoir géré l’affaire, mais des suites. Enfin, c’est le Chiapas... c’est un autre monde.

Il y a ensuite le Guatemala, magnifique. Au centre du pays, nous passons dans un village juste après une attaque de pirates de la route. Je vois un mec ensanglanté qui s’est pris une balle. Notre bus attendend le camion coca cola pour passer plus loin. En effet, les camions coca cola, qui livrent rien de plus que des bouteilles de soda, sont toujours escortés de deux mercenaires. Nous passons sans problèmes, dans un brouhaha de prières dans le bus, à cause d’une illuminée qui offre Dieu à tous les gens qui montent dans le bus, et qui chante à tue-tête à ce moment dangereux. Bien évidemment, elle sera convaincu après que c’est grâce à ses prières que nous n’aurons pas été attaqués.

Le Salvador vient ensuite. Il m’enchante. J’adore les gens, et le pays.

Je traverse le Honduras sans m’arêter, puis arrive au Nicaragua. Les montagnes m’accueillent quelques jours, dans le centre du pays, et je m’y promène, rêveuse. Les paysages sont magnifiques. J’arrive ensuite à Granada, puis je découvre Masaya, et son volcan, et son marché. J’achète enfin un hamac. Je rencontre un charmant français d’origine russe, S., qui me fait découvrir plein de fruits inconnus, qui me parle du transsibérien, et me refait penser à tout ce que j’ai vécu là-bas, en Asie Centrale. Il me redonne envie d’aller visiter la Russie, que j’ai pu entrevoir dans ses pays limitrophes. Je suis très attirée par ce pays. Je lui dis qu’il doit m’emmener avec lui la prochaine fois qu’il y retournera. Nous passons la journée à nous raconter nos voyages, dans des paysages de rêve : le mirador de Catarina, au dessus du lac Apoyo, et le coucher de soleil, à Masaya, au dessus du lac éponyme. Le courant passe bien. Bien sûr, le soir, il cherche à aller plus loin, mais je ne veux pas. J’ai eu mon content d’histoires sans lendemain. Je préfère ne pas souiller cette pure journée. J’espère qu’on se reverra sur ma route. Il m’a dit qu’il comptait aller jusqu’en Argentine. Peut-être nous y reverrons nous là-bas. En attendant, je dois prendre un bus, et ça m’excite. Oui, après onze mois de voyage, je suis encore à chaque fois impatiente de me lever le matin, de refaire mon sac, chaque jour plus chargé, d’aller à la gare routière, et de prendre un bus vers un nouvel endroit. Je ne suis pas fatiguée. J’aime trop les voyages pour ça.

Je devais rentrer en décembre, mais je vais changer mon billet d’avion. Je ne rentrerai à Gand qu’en juin prochain. J’ai envie de rester longtemps en Amérique du Sud, que je compte atteindre dans quelques semaines. J’ai envie de m’y poser, d’y travailler, et d’écrire.

Ces onze premiers mois de voyage furent absolument merveilleux. J’ai fait des milliers de rencontres, découvert des centaines de cultures différentes, pleuré dans des paysages inhumains, vécu des aventures riches en émotions. Juste parce que depuis que je suis toute petite, j’ai ce rêve. J’ai travaillé dur pour le réaliser. Mais je ne regretterai jamais. Au contraire, je veux toujours voyager plus, et profiter de la vie, et visiter notre monde, qui est si beau, comme je disais encore hier à S. Lorsque nous étions assis tous les deux dans l’herbe, face au lac Masaya et au volcan qui crachait sa haute colonne de fumée soufrée, voilant le soleil rougi et bas sur l’horizon.

Oui, notre monde est si beau.

Elle a raison. Je le dis toujours, moi aussi, que notre monde est si beau. Et les rencontres qu’on y fait. J’ai reconstitué le parcours de K. A partir de tout ce qu’elle m’a raconté, en un peu plus de 24 heures. Son histoire m’a tellement impressioné par la foi et la bonne étoile de son héroïne que d’une part, j’ai retenu absolument tout ce qu’elle m’a dit, chose rarissime chez moi, et d’autre part, je me suis senti obligé de l’écrire. Je la livre en prime time sur VF, pour vous, pour prouver que quand on a un rêve, il faut le réaliser, et qu'on peut le réaliser. Alors, ceux qui hésitent encore, j’espère que ce message aura su vous convaincre définitivement. Sautez !
Rando raquettes VF / Pyrennées - 18 février 2005 English translation pending
by StethoJones · 2004-11-06 · 134 replies
UNE GRANGE A LUZ SAINT- SAUVEUR... ( 1300 mètres)

UN PAYSAGE MAGNIFIQUE...

DES RAQUETTES...

UN PETIT FEU DE CHEMINEE...

DES VFISTES SYMPAS.

VOUS ETES PARTANT POUR UN WE EN JANVIER, FEVRIER OU MARS 2005?

JIBI LE GO

PS: ce post fait suite au post RANDO VF SUD OUEST🙂 qui a fait un malheur sur le forum!
Retour de Cortecito (hôtel Alisios Bavaro Beach) English translation pending
by Rasta · 2004-10-29 · 7 replies
🙂Dimanche 17/10/2004:

Départ Orly sud à 12h20 - Arrivée Punta Cana 15h30 locale. Et déjà une surprenante impression en regardant par le hublot, le paysage n'a pas l'air saccagé par le passage du cyclone en arrivant sur Punta Cana l'aéroport est superbe avec ses toits recouverts de paille. On descend sur la piste et vite vite on enlève la veste .. la chaleur humide nous fait activer le pas vers l'intérieur ..au passage : une petite photo avec de jolies républicaines en tenue folklorique pour nous accueillir..on récupère nos bagages et on a hâte d'arriver à l'hôtel

Roberto notre représentant SWITCH nous interpelle pour nous guider vers le bus dans lequel nous ne serons pas nombreux étant donné que nous avons préféré une petite structure (80 chambres) plutôt qu’un grand complexe, pour y trouver une ambiance familiale et plus conviviale. En route, il nous explique que la plupart des gens d’ici conduisent sans permis ni assurance (d’où l’intérêt d’éviter la location) on roule où on peut!! à droite à gauche et au milieu afin d’éviter les trous des routes, et les gua-gua (bus) sont équipés d’énormes pare-buffles.. le personnel de l’Alisios Bavaro Beach nous accueille en musique faisant une haie d’honneur en chantant et dansant .. puis le traditionnel cocktail de bienvenue, la découverte des lieux, la piscine, la plage et déjà une multitude de projets pour les jours à venir. Le cyclone Jeanne a traumatisé bien des touristes et ceci a pour conséquences des annulations de voyages. Du fait, nous ne serons qu’une quinzaine dans cet hôtel durant notre séjour autant dire qu’il y a plus de personnel que de clients et tous sont aux petits soins pour satisfaire les vacanciers (pendant la tempête, notre hôtel a été sollicité pour des clients venus des grands hôtels qui avaient subi beaucoup plus de dégâts) évidemment on comprend qu’il n’y aura qu’un seul restaurant ouvert mais il nous servira des repas très différents chaque jour, afin de bénéficier des mêmes variétés (italiennes mexicaines vietnamien..) mais toujours dans le même cadre.. pas de quoi râler !! et puis on est en vacances c’est l’essentiel !!

😉Lundi 18/10/2004:

La plage est à deux pas et toutes sortes d’activités y sont proposées volley, fléchettes, lancer d’anneaux, pédalos, kayac, bouée banane tractée, massages, le tout agrémenté de « vitaminas » . En longeant la plage on découvre les autres complexes et le charme des petites boutiques colorées jusqu’à Cortécito .. Ici tout se marchande.. tableaux naïfs, sculptures, tee-shirts, cigarettes, boissons Les Dominicains ne sont pas agressifs mais ils nous sollicitent constamment. « Ola Ola !! » Tous prétendent avoir un cousin de Bordeaux Toulouse Marseille ou Paris, peu importe !! Dès que l’on pénètre dans les cases, c’est le petit collier cadeau pour chacun et il faut prendre son temps car le prix varie et peut descendre jusqu’à trois fois moins qu’au départ. Notre première soirée se termine avec déjà de belles marques de bronzage, un bon repas et une soirée « Bingo » mi-espagnol mi-français et anglais. Bref, on se débrouille !!

😎Mardi 19/10/2004:

Ce matin nous décidons de sortir avec Lucia qui fait partie du Staff de l’hôtel elle nous accompagnera pour faciliter nos déplacements nos achats et nos dialogues avec les Dominicains. Nous prenons le gua-gua pour Higüey ville incontournable puisque c’est le carrefour pour se rendre dans les autres villes et là : fous-rire, étonnement, stupéfaction, garantis !! Tout nous laisse bouche bée. Peu avant d’y arriver, le bus ralenti lorsque nous traversons un petit village, les gens sont entassés des deux côtés de la rue principale. Hommes femmes et enfants regardent tous vers le haut ..Le jour de notre arrivée, Roberto nous avait expliqué que 70% des habitants ne payaient pas l’électricité ils la volent en se greffant sur les piquets déjà en place et c’est d’ailleurs la raison de cette multitude de fils entrelacés à chaque coin des rues.. Quelques instants après Lucia nous explique qu’un homme s’était électrocuté en se raccordant sur le pylône (chose très fréquente chez eux !!) Nous continuons en passant devant une série de cases en bois devant lesquelles pendent toutes sortes de viandes séchées on nous parle également de viande canine plus foncée qui resterait une tradition chez les personnes âgées pour leur petit déjeuner (humm !!!) En se rapprochant d’Higüey on aperçoit la Basilique d’Altagracia d’une surprenante architecture puis nous rentrons dans la ville… Rien n’est semblable à nos habitudes les habitations, les gens, leur façon de se déplacer, parfois jusqu’à 5 sur des motos-taxi, les remontées des gaz d’échappement les klaxons, les petits cireurs de chaussures qui emboîtent nos pas. Nous quittons le gua-gua pour visiter la basilique puis nous marchons dans les rues bondées de véhicules en tout genre, pour nous enfoncer dans les ruelles où tout se vend : viandes légumes articles divers. Une foule de gamins nous suit pour demander un pesos mais sans agressivité

C’est une journée fatigante mais qui méritait d’être vécue pour comprendre et connaître l’ambiance locale des Dominicains dans leur vie de tous les jours en ville.

L’après-midi c’est en taxi que nous nous rendons à Macao sur une plage encore sauvage où seuls quelques quads de touristes accèdent aisément car la route est en terre battue, on commence à constater la violence de Jeanne car tout n’est pas encore réparé dans ce secteur, des pylônes électriques jonchent le sol des cocotiers sont avachis, le paysage a été lourdement frappé parfois les champs ne sont que marécages..

Il est vrai que l’armée a été réquisitionnée pour venir en aide aux complexes hôteliers en priorité mais c’est en s’enfonçant dans les terres que l’on constate les réels dégâts

😮Mercredi 20/10/2004:

7h00 petit déjeuner et nous partons pour notre première excursion. Un bus climatisé vient nous chercher devant l’hôtel et nous récupérons les touristes des autres complexes pour 1h30 environ de route. Nous arrivons à Bayahibe dans le sud est de l’île L’accompagnateur nous fait monter dans une barque pour rejoindre un catamaran plus en retrait et déjà l’équipage nous offre las vitaminas (cuba libre ou rhum et coca) Nous partons sous le soleil pour 1h30 à bord de ce magnifique bateau longeant les côtes qui foisonnent de milliers de cocotiers l’eau est une gigantesque palette de bleu ciel, outremer en passant par des turquoises et bleu marine, une merveilleuse carte postale qui prend vie avec tout ce qu’elle nous apporte de poissons volants, d’oiseaux et le sublime ballet d’une famille de dauphins qui partagent un instant notre traversée sans oublier une petite averse tropicale pour nous rafraîchir avant d’accoster sur cette île paradisiaque qu’est Saona, une île préservée de toute construction qui n’accueille les vacanciers que l’espace d’une journée. Plus une minute à perdre et chacun va trouver son arbre pour la photo de vacances, des transats sont à la disposition des touristes et nous nous empressons de nager dans les eaux claires et chaudes de la Mer des Caraïbes

Bientôt les bonnes odeurs de poissons grillés, viandes riz et légumes nous attirent et nous déjeunons sur des tables en bois disposées sous les cocotiers… nous ne restons pas plus de trois heures sur l’île car il nous reste du trajet, d’ailleurs comment tenir plus longuement sur ce sable blanc comme un linge avec le soleil !!

C’est à bord d’un petit bateau rapide. (pratiquement un hors-bord) que nous retournons en passant dans les mangroves. Nous allons poursuivre et nous émerveiller devant une étoile de mer, jeter quelques miettes de pain et voir surgir des poissons multicolores à fleur d’eau, saluer une famille de pélicans et nous arrêter dans une piscine naturelle pour y nager encore un peu sans oublier les habituelles vitaminas servies dans l’eau, enfin nous regagnons la plage d’embarquement où nous attendent les bouteilles de rhum portant notre photo prise sur le catamaran en compagnie d’un corsaire ! Le retour en bus clôturera cette magnifique journée d’excursion qui restera un point fort de notre séjour.

😛Jeudi 21/10/2004:

Aujourd’hui, c’est à pieds que nous décidons de nous rendre jusqu’à Cortecito pour quelques achats

Les taxis-motos nous proposent tous leurs services surpris de nous voir longer la route en file indienne sous cette chaleur..

Nous sommes d’ailleurs les seuls à marcher … quelques Dominicains travaillant sur une construction nous regardent étonnés mais nous sommes motivés et cela nous fait faire un peu de sport, alors nous poursuivons jusqu’à Bavaro.

Il fait une chaleur de plomb quand nous arrivons et nous sommes tenus de marchander même pour les boissons. Pendant que les uns cherchent des souvenirs d’autres se font tresser les cheveux. Ensuite nous reprenons le gua-gua (maintenant on connaît bien !) pour rentrer à l’hôtel. Les coiffures nous ont pris du temps et il est déjà 14h30 mais le cuistot sympa nous sert néanmoins le déjeuner.

C’est une après-midi détente autour de la piscine entrecoupée de tournois de ping-pong et water-polo pour finir par de bons cocktails préparés en musique par notre serveur Emilio.

La journée du lendemain ne s’annonce pas de tout repos et nous n’hésitons pas à regagner nos chambres relativement de bonne heure pour des vacanciers !!

🤪Vendredi 22/10/2004:

Et voilà, quand on change d’endroit, qui plus est lorsque l’eau n’est pas potable, il faut éviter de manger des légumes crus sans quoi on subit ce que les Dominicains nomment « La turista » et on passe généralement la journée sur les toilettes !! pas génial mais ce jour là on s’est inscrit pour une autre excursion alors on avale tout ce qui peut calmer les brûlures et on part tout de même.

Départ en bus comme pour Saona et nous partons par Bavaro pour récupérer les autres vacanciers. En pénétrant dans les grandes allées du dernier hôtel le Sirenis, (déjà plus retiré), on constate les dégâts du cyclone sur les accotements puis le bus s’engage dans un chemin en terre battue qui traverse de grandes plaines marécageuses. Les pluies tropicales ont rempli le sentier qui prend des allures de rivières par endroits. La traversée de villages beaucoup plus endommagés nous fait prendre conscience des conditions de vie très précaires. Par moment des ponts ont été littéralement arrachés en leur milieu et le car est tenu de passer par des chemins de fortune où nous rencontrons les habitants au creux des rivières, les uns nettoyant leur linge d’autres leur vaisselle ou encore leur mobylette tout comme dans le Gange !

Nous quittons le bus pour nous installer dans des camions safari et notre périple débute par l’ascension d’une montagne pour bénéficier d’un splendide point de vue, Cordillera Oriental et Lagunas Redonda y Limon puis nous redescendons pour voir un vieil homme fabriquer la mamajuana à partir du riz, et une dégustation clôture la visite.

Nous repartons dans les camions pour assister à une simulation de combat de coqs

Secoués sur les sentiers battus sous une pluie beaucoup plus dense que l’averse tropicale les camions traversent une foret de cocotiers, une magnifique demeure se dresse au milieu d’une belle clairière, des chevaux nous attendent à l’abri sous l’appentis et un grand préau fait office de restaurant en plein air d’où émanent les senteurs de cuisine locale.

Après s’être restaurés, nous traversons ce jardin verdoyant pour rejoindre le second préau sous une pluie incessante et nous allons tenter de rouler un cigare de nos propres mains sous l’œil rieur du spécialiste et terminer notre halte par l’achat d’un souvenir La suite du programme se déroule soit en camion soit à cheval malgré la pluie pour rejoindre la plage puis traverser le lac en pirogue. Après cette longue journée éprouvante et le retour en car sur les routes cahoteuses un repos est bien mérité !!

😊Samedi 23/10/2004:

Ce matin nous prenons les VTT de l’hôtel et partons sur les trous et bosses de la petite route en direction de Bavaro. Nous avions promis à notre petite coiffeuse Dominicaine, de lui apporter quelques cadeaux avant notre départ : Habits, crème de soin et maquillage la ravissent !

Ensuite c’est l’éternel marchandage (minimum une demi-heure) pour nos derniers achats dans les boutiques de souvenirs.

Après 10 kilomètres à vélo la piscine de l’hôtel est la bienvenue!

L’après-midi, nous longeons la plage et rien n’est meilleur qu’un bain dans une eau chaude sous une petite averse tropicale, chemin faisant nous découvrons les autres hôtels grand standing qui bordent le rivage, nous décidons de ne pas retourner sur nos pas mais de contourner pour rentrer par le chemin de terre dans la forêt de cocotiers, à mi-parcours les pluies ont noyé une longueur du chemin et pas question de nous aventurer sur les accotements !! c’est presque l’épreuve d’immunité Kho-Lanta : de la flotte douteuse à mi-mollets et un long chemin qui borde l’hôtel Mélia Caribe Tropical au bout duquel nous retrouvons la route principale, puis l’entrée majestueuse.

Pas d’hésitation on entre pour visiter.

Environ 3 kilomètres après, c’est la découverte des allées principales, des jardins somptueux, des flamants roses près d’un kiosque où se célèbre un mariage en plein air ! Nous arrivons enfin devant la piscine hors normes et ne pouvons résister à la tentation de prendre un bain incognito avant de rejoindre notre hôtel qui bien que plus sobre est largement plus convivial.

Nos deux premières excursions nous font bénéficier d’une remise par SWITCH ce qui nous permet de nous octroyer une dernière soirée pour clôturer avec délice notre séjour en République Dominicaine.

Le taxi vient nous chercher devant l’hôtel direction le restaurant «Langostas del Caribe» à Cortecito . Les pieds dans le sable au bord de l’eau sous des paillotes, chacun de nous se voit servir dans son assiette une langouste qui ne pèse pas moins d’un kilo !! Un régal

😕Dimanche 24/10/2004:

C’est le dernier matin. Avant de partir tout le personnel de l’hôtel est présent et nous salue avec des embrassades et des chansons

Le mini bus nous emmène vers l’Aéroport de La Romana.

C’est le départ !

Malgré quelques difficultés pour s’exprimer en espagnol, les éternelles conversions (pésos dollars euros) et l’eau non potable, nous avons passé une très belle semaine de vacances et conseillons l’hôtel Alisios Bavaro à tous ceux qui comme nous préfèrent une ambiance plus familiale et conviviale, le personnel est vraiment soucieux du bien être de ses clients.

😏😏😏Un grand merci pour notre partenaire SWITCH et ses représentants. Rien n’est laissé au hasard du premier au dernier jour de nos vacances.
Seule en Colombie en décembre English translation pending
by Lunallena · 2004-09-27 · 25 replies
Coucou!

Est-ce que quelqu'un connaît la Colombie?

Je compte y partir en décembre pour un mois mais je n'ai que peu de renseignements sur ce pays, mis à part la certitude que c'est une destination fabuleuse (et peut-être pas encore envahie par les touristes). Est-ce dangereux pour une fille en sac-à-dos? Connaissez-vous des itinéraires sympas? J'aimerais aussi éventuellement redescendre sur l'Equateur, est-ce possible et facile d'accès? Passionnée de salsa, où faut-il aller pour vivre cette danse intensément?

Toute autre info sur ce pays sera vraiment la bienvenue...

Merci!
Et la BD dans tout ca? English translation pending
by Zitoune · 2004-09-09 · 30 replies
Dans ce forum, il n est quasiment jamais evoque la BD. Pourtant, je pense que pour beaucoup d entre nous, nos premiers reves de destinations "lointaines, exotiques et sauvages" virent le jours au travers de ces petits cadres colores, agrementes de textes, mettant en scene des personnages parfois saugrenus ou grands baroudeurs. En ce qui me concerne, se furent les premiers ouvrages qui m ont transporte au dela des continents et cela des mon plus jeune age. Attisant ainsi la curiosite et le desir de connaitre notre planete et les differentes cultures la peuplant. Tintin, et ses nombreuses peripeties, fut un des premiers a me faire decouvrir des contrees lointaines, Alix m a transporte dans le monde Antique de la Grece a la Rome, de la Syrie a l Egypte, Hugo Pratt au travers d Ann de la Jungle, de Sergent Kerk, de Corto Maltese, m a fait voyager dans les deserts d Ethiopie et d Asie, dans la foret tropicale du Bresil, dans le tango Argentin, dans les mysteres de Venise, dans les prisons d Asie Centrale, au travers des mers et oceans dans des iles habitees par des tribus mysterieuses. Comes m a ouvert un univers plus introverti, plus axe sur la nature de l etre humain, Bilal a cree un monde a part, mecanique, froid comme l acier et chaud comme une blessure, Moebius et Jorodowski m ont transporte sur des planetes lointaines, dans d autres univers, Van Hamme et son Chninkel m ont ouvert les portes de mondes fantastiques, Bluebery et Mac Coy m ont fait chevauche dans la sierra Mexicaine a la poursuite de bandits de grand chemin, en quete de tresors perdus, ..... Il y en a eu (et il y en aura encore j espere) beaucoup d autres qui continueront a me (nous?) faire rever.

C etait juste un petit post pour tenter de leur rendre hommage car se sont eux, entre autres, qui des notre enfance nous ouvrent les frontieres et nous donnent notre premier passeport, celui du reve.
Mon voyage en Inde du sud English translation pending
by Moliere · 2004-09-07 · 27 replies
BONSOIR

nous sommes allés avec nos deux filles du 10 juillet au 2 Aôut en INDE DU SUD, avant de partir nous avons puisés de nombreuses informations sur les forum de voyage, c'est pour cela qu'aujourd'hui, je viens apporter ma propre pierre .Notre trajet de Chennai à Mysore en passanr par Gingee, Trichy, Thanjore, Madurai, les backwaters , Cochin, Ooty nous a permis de decouvrir un pays fabuleux .. Avant de partir, nous avions lu des informations diverses, voire contradictoire, chacun ayant sa propre experience, cela allait du meilleur au pire, si bien que nous sommes parti avec une petite apprehension surtout avec nos deux filles ..je ne detiens pas evidemment de verite, mais je veux juste donner quelques impressions de voyage qui sont bien sur personnelles ...

Tout d'abord, pour nous 4, unaniment, le voyage fut enchanteur .Sans etre de vrai routard, nous avons déjà voyagé avec nos enfants et nous avons trouvé en INDE DU SUD, contrairement à ce que j'avais parfois lu des conditions de voyage formidable ( et l'avis fut partagé par de nombreuses personnes rencontré la bas qui furent aussi surpris que nous ) .

il faut dire avant tout, que les conditions de voyage dependent du budget evidemment ...

nous sommes parti 25 jours et nous avons choisi pour perdre un minimum de temps de louer une voiture avec un chauffeur comme beaucoup nous l'avaient conseillé C'est bien sur plus cher que les transportst en commun, mais cela est bien pratique, fait gagner du temps et permet de s'arreter ou l'on veut et découvrir à loisir les richesses de la vie rurale . Nous avions lu plusieurs noms d'agence sur les forums avant de partir, et nous avons été sastisfait de leur service, le patron de l'agence parle francais( cela peu aider parfois), le chauffeur discret et serviable a étét inconstablement un plus pour notre voyage . Il ne s'agit pas de faire de la publicite pour faire de la publicité mais donner simplement des informations, chacun faisant evidemment son choix, mais ce qui est bien est bien, et cet agence est une agence tres serieuse avec des correspondant dans de nombreuses villes et cela est appreciable ...

Ensuite les hôtels, leur confort depend evidemment du prix, nous avons choisis des chambres doubles entre 700 et 950 rps ( de 100 à 120 frs la nuit par chambre ), on peut evidemment trouvé beaucoup moins cher, mais .... bref, pour "notre " prix, nous avons trouve des hotels de tres bon niveau avec de très bon restaurant ( et bon marché ), la aussi deuxieme surprise ..

Tout au long de notre voyage, nous avons rencontré des gens d'une grande gentillesse , extremement accueillant et souriant, respectueux et curieux, des gens qui vivent avec peu mais qui ont su garder une simplicite que tout notre richesse nous a fait perdre .on nous a dit qu'en Inde les gens souriaient aussi avec le coeur, en ce qui concerne le sud, c'est vrai ...Les paysages de l'Inde du sud ne sont peut etre pas au niveau de certaines destinations ( quoique, les backwaters, !! ), mais ils sont formidables car vivant, voir les campagnes, avec leur mosaique de couleur, les rouge, les vert, s'agitaient au rythme d'une vie rurale riche et elle aussi colorés ( les saris de toutes les couleurs au milieu des rizieres ), apporte des impressions et des emotions formidables et je ne parle des photos ! Et il y bien sûr l'approche de la culture hindou a travers ces temples absolument incroyable tant par leur architecture que leur religiosité .

Bien sur, nous avons cotoyé la misere et vu des choses difficiles, elles font partie du voyage

Pour conclure, je voudrais dire à nouveau combien, voyager en INDE DU SUD en respectant certaines regles d'hygienes élementaires, en mettant un peu plus d'argent pour les hôtels, est loin d'ete un calvaire, et à la porté de tous et il est possible de decouvrir un pays formidable dans de bonnes conditions et qu'il ne faut pas s'en priver laisser derrier soi certaines petites peur set oser partir, vous ne le regretterez pas, on ne la pas regretté

je me tiens evidemment a la dispositions de ceux qui voudraient des renseignements

PHILIPPE
Quel itinéraire pour un mois en Inde? English translation pending
by Lacaleche · 2004-07-28 · 13 replies
Bonjour à tous,

voilà je prépare mon voyage d'un mois en Inde du 10/08 au 10/09 et je n'arrive toujours pas à prendre une décision quant à mon itinéraire, sachant que j'arrive et que je repars de Mumbai. A vrai dire, je souhaite faire un voyage "hybride": marche, temples, palais, parcs, plage....

Néanmoins, je me doute bien qu'il me sera impossible de tout faire. En fait, mon coeur balance entre partir vers le Rajastan puis Uttar Pradesh ou Karnataka puis Kerala. Compte tenu d'un budget plutôt serré et de la mousson, quels itinéraires me conseilleriez- vous?

Sachant qu'il n'y a pas d'itinéraire type, je suis à l'écoute de vos avis.

Merci d'avance. 😉
Inde du Nord-Ouest Ete 2004 English translation pending
by Jaisalmer · 2004-07-27 · 75 replies
Les differentes sections de ce fil...

sur le sejour a Jaisalmer et le depart pour Bikaner Attention la vache, attention le bouc ! Encore un petit effort ! Bonjour, un petit massage, ca vous dirait ? Depart Jaisalmer pour Bikaner sur la partie Bikaner Delhi Jaisalmer-Bikaner : pratiques douteuses De Aurangabad a Bikaner : ce qui fut bon sur les 16 jours a Ujjain Sejour a Ujjain : visites... Sejour a Ujjain : le train-train quotidien Sejour a Ujjain : revue de presse

Attention ! J'ajoute regulierement, au contenu de ces trois derniers messages, et non par un nouveau post, les dernieres visites, les dernieres journees vecues et les nouveaux articles du Times of India qui m'ont sembles interessants.

Ce sejour est decoupe en deux parties, la premiere du 26 juin au 17 juillet en couple, la seconde du 18 juillet au 24 septembre seul. Si la tolerance (je parlerais d'amour) de votre conjoint vous accorde de passer plus de deux mois seul a l’etranger, ne choisissez pas cette formule. En effet, apres neuf mois passes en commun a la maison, nous avons vecu pleinement cette decouverte a deux pendant vingt-deux jours, pour connaitre ensuite la totale separation pendant un tres long moment.

A l’avenir, nous reprendrons comme a l’habitude : ma femme me rejoindra a la fin, voire au milieu de mon sejour.

Plus je mets d'etoiles plus j'ai apprecie l'endroit

26 juin – 17 juillet

Mumbai (3 nuits puis train pour Aurangabad)

Aurangabad (5 nuits puis depart en bus pour Indore et taxi pour Mandu) Bibi ka Maqbara *** (1677), petit Taj Mahal dedie a Rabia-Ud-Daurani, 1ere femme de Aurangzeb
http://membres.lycos.fr/indes/aur/aur_bbk.htm Le Pan Chakki *, un Moulin a eau situe dans un endroit tres paisible.Le muse Shiva-Ji ***. Superbe collection de pieces de monnaie (couvrant +-1300 ans). Les caves d’Ellora (en rickshaw) ****. Informations dans tous les guides et sur Internet. Au retour d’Ellora, le fort de Daulatabad ** et la tombe d’Aurangzeb a Khuldabad *. En bus, les caves d’Ajanta ****. Informations dans tous les guides et sur Internet. Mandu ***** (3 nuits puis taxi pour Indore et train pour Chittaurgarh)

Chittaurgarh ** (3 nuits puis train pour Ajmer et bus pour Pushkar)

Puskar (3 nuits de repos puis train pour Jodhpur)

Jodhpur *** (3 nuits)

18 juillet – 24 septembre. Sejour est place sous le signe de Krishna. C’est le surnom que m’a donne depuis longtemps notre chaleureux bhangiri Manu de la Kila Bhawan de Jaisalmer. Ensuite j’ai inaugure le Krishna hotel de Bikaner. Puis j’ai achete le magazine Outlook ou j’ai trouve l’article sur la naissance de Krishna. J’ai achete un superbe stylo (20 roupies) et un joli cahier de 184 pages (10 roupies) que je n’ai pas choisi et sur la couverture duquel est inscrit le nom de… Krishna. Mon sympathique chauffeur de taxi qui m’a enmene a Omkareshwar puis a Maheshwar a pour nom… Krishna.

Jaisalmer ***** (41 jours puis bus pour Bikaner) rencontres de Frenchgirl, puis de Phil64, party a Ram Kunda. retrouvailles avec la famille. Bikaner **** 27 Aout – 1er septembre (puis train pour Delhi) le jour des freres et des soeurs. Content de revoir Kussum*****Delhi *** 2 septembre – 5 septembre (puis train pour Ujjain) rencontre avec mon sympathique professeur de l’Inalco, Harit Joshi Visite commentee par Harit du Lodi garden Achats avec Harit de 6 dictionnaires aux editions Oxford Ujjain 6 septembre – 21 septembre (puis train pour Mumbai) Ujjain et ses temples *** Le Birla Mandir de Nagda ** et... rencontre *** du leader du syndicat HMS / Birla company. Les derniers joyaux de mon sejour : Omkareshwar ***** et Maheshwar ****. Le debut de ce fil s’institulait “Attention la vache, attention le bouc”. Le carnet debutait a Jaisalmer… Je reprends le fil la ou il avait debute... de facon un peu desordonnee.

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Je suis tres serieux. Surveillez bien la vache que vous croisez. Meme si cela arrive rarement ce peut etre un animal dangereux (je ne voulais pas effrayer Phil : 15 jours avant mon arrivee une dame rajasthani est morte d'un coup de corne). Ne les quittez pas des yeux !

Les chevres, quand je vais donner a manger aux pigeons, sont aussi affectueuses que les vaches pour quemander quelque chose a grignoter. Oblige de me laver les pieds en rentrant, les museaux ne sont pas toujours propres.

Le bouc que je croise au matin a un petit truc dans l'oreille pour dire a tout le monde qu'il a le droit de vivre sa vie jusqu'au bout : sacre, don't cut !

Il a des cornes tres longues et surperbement vrillees. J'en ai encore le dessin sur mon abdomen. Les cours de jujitsu ont servi, une superbe esquive suivi d'une prise de cornes tetue. J'ai cru que j'y allais passer la journee. Aucun de nous deux voulait ceder et pas question de lacher un bouc en colere. Les amis locaux ont admire le spectacle sans realiser que j'etais un peu ennuye (quand est-ce que je vais le prendre mon pancake, moi ?). Heureusement, Yassine est venu a la rescousse (la prise de cornes ca s'appelle, une sorte de releve de la garde en plus spectaculaire).

Je l'ai croise a nouveau, il n'a pas l'air rancunier. Moi, si. Bon, j'ai decide quand meme de changer d'heure pour aller donner a manger aux pigeons.

A plus
Site partage photos English translation pending
by Korea · 2004-07-20 · 28 replies
Bonjour

Je suis en train de chercher un site de partage de photos sympas ou l'on puisse mettre facilement titre et commentaires, personnaliser l'affichage... et pour l'instant rien de tres convaincant. si vous avez des sites a me suggerre, c'est le bienvenu.

Merci

Bonne journee.
Les plus belles Eglises et Cathédrales! English translation pending
by Nawal · 2004-07-04 · 67 replies
... Puisque les sondages sont à la mode sur VF, je me lance !!!

Quels sont vos plus beaux souvenirs d' Eglises ou de Cathédrales de par le monde. Les Mosquées, Synagogues et Temples, sont bienvenues aussi of course !!!

Pour moi, la plus petite et la plus secrète : En plein coeur du Begijnhof à Amsterdam, l'Eglise catholique clandestine, installée dans 2 résidences privées. Elle abrita des reliques du Miracle d'Amsterdam.

Nawal auréolée .
Bons plans à Bali-Flores-Sulawesi-Jogyakarta (Indonésie) English translation pending
by Cathb · 2004-06-13 · 13 replies
Selamat malam,

Tout d'abord, merci à tous pour ces informations précieuses, nous partons en Indonesie au mois de juillet, j'ai lu pas mal de bons plans sur ce forum, c'est tres sympa.

Voici, grosso modo, notre programme; Bali (dodo à Ubud, Mont Batur, Amed), Flores (Ende, Moni, escension Kelimutu), Sulawesi (pays toraja-rantepao, lac Poso), et enfin Jogyakarta (Borodubur, Prambanan, volcan Merapi). C'est peut-être un peu optimiste mais c'est difficile d'être sélectif... tout à l'air tellement intéressant. Nous avons juste le vol aller-retour (aller Bali, retour de Jakarta).

Plusieurs personnes semblent bien connaître la région, tous vos conseils, adresses de losmen, nom ou adresse de guides, itineraires, plans de vols, ... sont donc les bienvenus (J'ai lu notament que les vols internes sont bcp plus intéressants au départ de Jakarta ue de Bali, de même les fréquences peuvent être très différentes et j'ai peu d'infos à ce sujet)

Merci beaucouo pour toutes vos réponses, même s'il y a beaucoup de questions... Et bonne route à tous
Conseils sur la région de Lloret del Mar en Espagne English translation pending
by Mistert · 2004-05-29 · 61 replies
bonjour à tous,

je pars fin aout pour lloret de mar et j'aimerais avoir qlq renseignements.

Quel temps aurais je sur place?

Quels sont les monuments a visiter dans les environs?

Quels sont les endroits les plus connus pour sortir le soir??? ( sur du son techno svp 😉 )

Je pense aussi remonter jusque Andorre pendant mon séjour mais est ce que ca en vaut la peine?

Si vous avez d'autres renseignements pour moi ca serait sympa.

Merci à tous.
Un drame indien English translation pending
by Jaisalmer · 2004-05-18 · 39 replies
namasté,

Sonia Ganhi a demandé aux parlementaires du parti du Congrès et à ses alliés de respecter sa décision de ne pas accepter le poste de premier ministre.

Des gens dans la rue ont menacé de se suicider (voir en première du Times of India cet homme avec le canon qu'il braque sur sa tempe). D'autres se sont effondrés en larmes et lamentations.

Un vrai drame à l'indienne qui nous promet probablement quelques rebondissements dignes des meilleurs films d'Amitabh Bachan.

Va-t-elle, vaincue par les suppliques de la foule déchirée, revenir sur sa décision ? Le jeune Rahul va-t-il être le héro de la dernière minute ?

Insoutenable !
Parc du Pantanal et Parc de la Chapada Diamantina (Brésil) English translation pending
by Evanet · 2004-04-04 · 260 replies
🙂Bonjour à tous,

Je prepare actuellement un voyage au Brésil en Juillet.😇

Quelqun'un pourrait il me donner des infos sur le parc du Pantanal et le parc de la Chapada diamantina😎. Je recherche également un endroit sympa où dormir à Rio ( type pas cher et sympa !!! )🤪.

Je recherche également le témoignage de personnes qui auraient déjà routardé au Brésil .

Merci pour vos témoignage et vos meileurs souvenirs du Bresil.
celestum yucatan - pêche en mer avec les locaux English translation pending
by Etxe · 2004-02-27 · 12 replies
😉 je vais à celestum début avril avez vous une expérience de pêche en mer avec les locaux; je suis preneur de tous tuyaux sur celestum, contacts, resto, hotels..

merci à tous, peio.
Land of smiles... Thaïlande English translation pending
by Douya · 2004-02-05 · 10 replies
Sawat Dee Kha !

Debut du voyage : Prendre le bus, c'est facile !

On arrive tant bien que mal (tant bien que mal fait partie d'une autre histoire !) a la gare routiere Nord-Nord-Est de Bangkok. Objectif "Khorat" (qui s'appelle aussi Nakhon Ratchasima, mais bon, on va choisir le nom le plus simple!).

Un panneau Nord-Est au troisieme etage. Ca commence facile. On grimpe, on debouche dans une immense salle et la... le debut du cauchemar !

Un hall interminable, des guichets et des guichets et des guichets a n'en plus finir dans les quatre directions. Des gens qui attendent patiemment au centre, charges de sacs et de paquets.

Et alors?

Ben, sur les guichets, comme dans toute gare qui se respecte, y'a les destinations, les prix, les horaires. Nous on veut aller a Khorat, rien de bien complique. Oui, mais imagine, les guichets, avec les petites fenetres, les bonhommes derriere le comptoir, les inscriptions en haut.

Imagine maintenant, au lieu des bons vieux caracteres latins si durement appris et gribouilles en classe, au lieu des A bien droits et des Z bien pointus…

Imagine des lettres toutes en rondeurs, toutes en courbes, avec des symboles au dessus (les voyelles), des mots longs comme ca, qui n'arrivent pas a accrocher nos yeux…

Oui, mais nous on veut aller a Khorat !

Alors, armee de sa patience legendaire, et d'un guide papier a tout faire, la blonde aventuriere ouvre le Lonely a la bonne page, il est bien ce guide, les villes sont aussi ecrites en Thai. Et commence l'essai de comparer le gribouillis sur le premier guichet avec le gribouillis sur le livre. Il y a au moins une cinquantaine de guichets, et les gribouillis sur le livre ne veulent pas s'imprimer sur les yeux !

Bon, on ne va pas y arriver comme ca! Comme McGyver, sortons le couteau-suisse numero deux.

Direction le bureau des renseignements.

"Bonjour on voudrait aller a Khorat, svp" (en version originale ca donnerait quelque chose comme : "Sawat Dee Kha, we'll like to go to Khorat please", par commodite de lecture, tous les dialogues qui vont suivre seront donnes en VF).

"ou?"

"Khorat"

"Ah Khorat, c'est juste la-bas" (vous l'aurez compris, notre accent thai n'est pas encore au point en ce premier jour de vadrouille ! mais au bout de 3 semaines, je peux vous assurer que tout le monde comprend mon Khorat !)

Apres, ce n'est que transaction financiere, optimisation du trajet jusqu'au car, gestion des bagages, selection de la place libre et adequate...

Mission numero 1 accomplie sans emcombre ! Trop facile la Thailande !...

Mais ce n'est point assez d'adversite pour cette premiere escapade. Le deuxieme objectif du jour, si vous le voulez bien (autrement vous finirez maillons faible-au revoir !), est une petite ville qui ne presente peu d'interet en elle meme sinon de se trouver non loin d'un certain temple Khmer construit du Xeme au XIII eme siecle, epoque des grandeurs d'Angkor Vat au Cambodge.

Cette ville, Nang-Rong, se trouve au milieu de la ligne de bus Khorat - Buriram.

Deja a Khorat, on a pige le truc et les locaux aussi ! A peine sorties du bus de Bangkok, les gens nous demandent ou on veut aller et nous montrent en deux temps trois mouvement le bus adequat. Avec le sourire, tout va !

La on se sent vraiment en Asie. Autant le premier bus avait encore des airs de modernite, si peu different des criteres occidentaux et meme equipe d'une climatisation, autant ce deuxieme bus nous renvoie a ce que nous cherchons, tout backpacker que nous sommes. Un truc sur 4 roues, tout rouge-orange pour etre repere au milieu de la route en cas de panne, des sieges a moitie instables pour deux personnes selon les normes europeennes, trois personnes selon les normes thaies. Et des ventillos au dessus de nos tetes, qui ne manquent de nous decapiter a chaque fois qu'on se leve.

Le peuple voyageur n'est plus le meme. Des petits vieux charges de victuailles qui rentrent dans leur campagne, des jeunes de retour dans leur famille...

15 minutes pour parcourir le premier kilometre, entre les escales pour recuperer des voyageurs et les escales pour faire descendre les vendeurs ambulant de nourriture plus ou moins bizarre. Le bus est deja plein, tous les sieges sont occupes de 2 ou 3 personnes. Nos sacs a dos sont caches par des caisses, des valises et meme un velo.

Et nous partons, au travers des campagne, les rizieres, les villages, les gens a pied ou a velo. Une personne au bout du chemin, le bus stoppe, et que les gens montent et que les gens descendent. Si si y'a toujours de la place, juste 2 personnes debout.

Et Nang-Rong dans tout ca? On ne sait pas ou c'est et quand le bus va s'arreter. Comme l'arret est au milieu du trajet, on ne sait pas trop quand il faut descendre.

L'aventuriere blonde (toujours elle !), repart a l'attaque, toujours armee de son livre (trop bien le Lonely, non non, je n'ai pas d'action chez eux!) et traverse toute l'allee centrale encore peu encombree pour demander a la vieille dame qui vend les tickets de nous indiquer quand nous arriverons a Nang-Rong.

Rien a faire, primo Nang-Rong, c'est encore plus difficile a prononcer que Khorat. Et deuxio, la seule phrase que je connais en thai c'est "Nam Plao Song Kha" (quelque chose comme "2 bouteilles d'eau svp"), et la dame ne parle pas anglais. Je lui montre donc mon guide pour lui montrer Nang-Rong, mais elle ne sait pas lire les caracteres latins (et manque de bol, Nang-Rong n'etait pas ecrit en thai dans mon guide - va falloir que je me plaigne a l'auteur!).

Bon, tant pis, rebrousse chemin pour cogiter un peu. A chaque embranchement, on essaye de lire les panneaux -heureusement ecris en thai et caractere latin- pour se reperer sur la carte.

Le bus s'arrete a cote d'une ecole, 20 collegiens et collegiennes (au moins!) qui veulent monter. Venez, venez donc, il y a de la place. Et que tout le monde se serre, et que l'allee se remplisse (et je n'ose imaginer l'etat des roues et des amortisseurs avec cette charge).

Les ecoliers sont tous en uniforme, chemisier blanc, violet, vert, bleu ou rouge...

Et nous, toujours a nous demander comment descendre a Nang-Rong. Mais, que voyons-nous dans l'allee, parmis ces sourires, ces cartables, ces uniformes?... Un dictionaire Thai-Anglais ainsi que sa jeune proprietaire. Je pense qu'elle a du regretter avoir tenu ce dictionaire a la main, car la voila harcelee par deux jeunes farangs qui commencent a lui parler dans la langue de Shakespeare que apparement elle ne maitrise par encore. On essaye desesperement de lui expliquer notre probleme dantesque : on veut juste savoir quand descendre, on veut Nang-Rong! Quand apres 10 minutes d'english nous voyons que nous l'embarrassons plus que tout autre chose, nous capitulons une derniere fois.

Mais comme l'a si bien dit le general, nous avons perdu une bataille mais pas la guerre.

Il y a encore des gens dans le bus qui ne savent pas que nous voulons descendre a Nang-Rong.

Nous demandons donc a tous nos voisins et aux voisins des voisins, jeunes, vieux qui dort sur l'epaule de Sophie, femme avec son bebe, couple...Nang-Rong, Nang-Rong, Nang-Rong!

Et quand la terre promise enfin arrive, ou plutot la petite gare routiere de Nang-Rong, tout le bus (ou presque) se tourne vers nous pour nous dire que c'est ici la fin de notre premier vrai periple au pays de Siam. Ils s'en souviendront un bon moment, ces voyageurs locaux, des deux tetes blondes de Nang-Rong !

Amazing Thailand : A travers la campagne et le temple de Phanom Rung.

Pour aller au temple khmer de Phanom Rung (autrement que par une moto de location), il faut tout d’abord prendre un bus pour 10 km a la gare routiere de Nang-Rong, puis normalement des songtaews (taxi collectifs) conduisent au sommet du volcan pour 20 baths par personne.

Point de songtaews a la descente du bus, mais un moto-taxi qui n’a rien d’autre a faire que de tourner autour des deux seules voyageuses du coin.

« 100 bath aller-retour par personne, j’en conduis une puis je viens chercher l’autre »

« non merci »

re-discours du chauffeur, mot pour mot

« non merci, on attend le songtaew »

« pas de songtaew ici, que le week-end (on etait mardi)… Je vous fais 80 baths par personne, 40 pour aller, 40 pour revenir »

« non merci »

Que fait-on ? On attend ? On bouge parce qu’il commence a m’enerver le chauffeur, surtout qu’en voila un deuxieme qui rapplique ! Ok, on bouge !

Et nous voila de commencer a marcher. Le temple n’est que a 8km, il est 11h sous le soleil, ce n’est pas ca qui va effrayer les deux randonneuses que nous sommes.

Et comme pour retribuer notre courage, a peine parties, voila un songtaew qui arrive. On demande Phanom Rung, 20 baths, le chauffeur dit ok (on paye a la fin dans ces vehicules). Deux femmes sont deja a l’interieur, une des femmes a un bebe, qu’elle nous montre et qu’elle nous demande de faire coucou au bambin, et que nous faisons des sourires et des pseudo-grimaces…

3 kilometres plus loin, les deux femmes descendent. Et 5 minutes plus tard, juste avant la montee de la colline, voila le taxi qui s’arrete.

Le chauffeur : « 20 baths jusqu’ici, 100 baths pour monter au Phanom Rung ». Et nous de discuter, de refuser de se faire avoir, rien a faire, c’est le seul taxi, nous sommes les seuls touristes... La loi du marche ou plutot la loi de la jungle! Peu nous importe, nous voulions aller a pied, nous irons a pied, que diantre !!

Nous voila donc a l’assaut de la montagne, euh de la colline (le sommet est quand meme a 383 m !). Un kilometre a pied, ca use, ca use… Nous croisons un troupeau de buffles, puis une famille qui apporte des offrandes sur un autel au bord de la route, echanges de wai (salutations mains jointes) et de sourires. Scenes de vie, scenes de joie.

Ca commence a bien grimper, le soleil cogne, la bouteille d’eau passe de main en main.

Soudain un pick-up s’arrete. « Bonjour, on voudrait aller au Phanom Rung ». Et nous voici, a l’avant avec un conducteur que nous ne connaissons pas et qui ne nous demande rien. Il nous laissera devant le temple et refusera meme l’argent que nous voulions lui laisser en dedommagement. Quel contraste avec le chauffeur de la moto et le taxi 30 minutes plus tot.

L’entree dans le temple de Prasat Hin Khao Phanom Rung (« sanctuaire en pierre en haut de la grande colline »), se fait en longeant une longue allee dallee puis en franchissant trois ponts gardes de terribles nagas (serpents a 5 ou 7 tetes). A l’origine un monument hindou, le temple est couvert de sculpture en pierres de Vishnu et autres Shiva. Autant l’exterieur est incroyablement charge, de scenes de vie, de motifs floraux, de personnages epiques, autant l’interieur est petit et sobre. Les lieux respirent le calme et la serenite de la foret alentour.

Pour le retour, n’ayant marche que 1 ou 2 kilometres a l’aller, nous decidons de faire les 8 km jusqu’au bus a pied. Nous avons le temps, nous avons besoin de nous degourdir les jambes apres une journee entiere de bus, nous voulons profiter du paysage…

Nous voila donc gaiement sur les chemins, a travers la foret de Thailande. Et tres vite, les gens nous klaxonnent allegrement, etonnes de voir deux blanches a pied dans la campagne. Les motos nous doublent, les conducteurs se retournent, manquant finir dans le paysage. Et nous tout sourire, de descendre joyeusement le long de la route. Une voiture qui s’arrete propose nous emmener. Nous refusons gentiment et expliquons que nous voulons marcher. Une moto a present, merci bien, on continue a pied. La campagne est belle, paree d’un habit d’or, decoree de colliers verts, entouree d’un ciel bleu. Un etal au bord de la route propose des petites bananes, cela va nous tenir compagnie sur le chemin. En passant devant une ecole, des garcons assis sur un mur, nous lancent «I like banana », nous leur repondons « you want banana ? » et tout le monde se met a rire a cœur joie. Voici maintenant un groupe de jeunes a moto, eux devant, elles derriere. Que ne font-ils pas les garcons thais pour prendre en stop des occidentales ? Tout simplement demander a leur copines de descendre de moto et de laisser place ! Si si si ! Mais a pied nous continuons inlassablement. Et a se faire accoster, et a refuser les innombrables offres, et a rigoler avec les motards qui se retournent dangereusement, et a sourire a tout les enfants le long de la route, le chemin est trop court, l’arrivee deja approche, les moment de fous-rires toutes les deux au milieu de la campagne trop vite s’achevent.

De cette journee a Phanom Rung, curieusement, nous nous rappelons beaucoup plus cette escapade au milieu de la nature et de la population de ce coin de Thailande, que le temple Khmer, qui vaut quand meme largement le detour (ou les 8 km a pied !) pour sa beaute et son charme.

Fin du voyage : Prendre le bus, c'est toujours facile

On pensait avoir tout fait en terme de transport, bus de toutes les sortes (VIP avec rideaux en dentelle rose et boisson gratuite toutes les 3 minutes, bus avec clim ou avec ventilo, bus a la traine dans les routes de montagne, bus deglinge tenant encore debout par miracle), train couchette a l'ambiance de colonie de vacances, songtaew (camionette-taxis), tuk-tuk (taxi a 3 roues) et meme elephant (ca bouge vraiment beaucoup quand on est assis derriere la tete !) et bamboo rafting, sans oublier nos inusables pieds.

On croyait etre rodes dans la gestion des destinations, ou comment reussir a monter dans le bon bus en ne comprenant rien a l'ecriture thaie.

Mais une derniere epreuve nous attendait !

Les bus publics de Bangkok !!

Simple comme Sawat Dee Kah diriez vous !

Detrompez vous, le cauchemar recommence !

Operation numero 1 : trouver le bon bus, tirer le bon numero quoi ! Pas de plan, pas d'itineraire, pas d'indication, tout juste si on trouve les arrets le long de la route !

Les bus s'arretent a peine, juste le temps pour les voyageurs d'enjamber le marche pied avant de se faire happer par la bete.

Si une fois on arrive a trouver le temps de parler au chauffeur ou a la personne qui encaisse les 3 ou 10 baths de service, ceux-ci ne comprennent ou font semblant de ne pas comprendre l'anglais.

Nous voila donc coinces au sud de Bangkok, de retour de pelerinage. Nous voulons juste aller dans le centre, ou arriver a cote d'une station de skytrain (metro aerien). Rien de bien sorcier !

Et pourtant, un bus, deux bus, trois bus, ...10 bus. Tiens, ce numero la est deja passe il y a 10 minutes, 12 bus, 14 bus (c'est comme compter les moutons ca!)

Bon, passons a l'attaque, lancons la grande offensive.. ouvrons le guide ! ;-)

Manque de bol, il ne dit rien, il est devenu muet, aphone, epuise par 3 semaines de vadrouille dans tous les coins du pays...

Mais le guide a une aura benefique, voila qu'une jeune fille s'approche de nous et nous demande ou nous voulons aller. Bangkok Noi please. Elle ne sait pas trop comment y aller (ce n'est pas direct de l'endroit ou nous sommes), et la voila qui demande a une autre inconnue qui attend elle aussi a l'arret. Et toutes les deux, de discuter, de selectionner les bons numeros et les bons arrets.

Nous voici donc avec un bout de papier, 3 numeros dessus, un arret ecrit en thai et en anglais. Avec ca, nous sommes pares et arriverons a bon port.

Que la gentillesse, et la spontaneite des thais m'enchanteront toujours !!

Et d'autres souvenirs de bus, a Bangkok toujours, comme cette dame qui s'assied a cote de moi et me demande "where from" (une des questions favorite la-bas !). De lui repondre que je suis francaise et elle de me dire qu'elle parle allemand ! Mais vous avez de la chance ! Roger a cote de moi est suisse-allemand ! Et les voila engage dans une conversation que je ne decrypte pas, et moi d'y mettre mon grain de sel en anglais.... Vive le monde !

Et Land of Smiles, c'est aussi : "of temples and monks" : des temples partout, en bois ou en pierres, art deco ou art lanna, couverts d'or ou de mosaiques, sobres ou plein de scupltures.. Des moines aussi, cranes razes, tenues ocre/jaune reconnaissables de loin. Et nous les femmes qui devont nous ecarter sur la route pour eviter de les toucher. du ble ou du riz? Des rizieres assechees, des champs jaunes paille, des epis coupes a la faucille et entoures de ficelles, pour ensuite etre battus au sol pour separer le riz de l'ivraie. Pas vraiment l'image que nous avons des rizieres humides, des epis tout vert et des buffles qui labourent paisiblement. des karens, des lissus, des lazus, des chinois... Tribus des montagnes, magies des couleurs. Tuniques noires, rouges, bleues. Villages perdus au creux de la vallee, cabanes de bamboo et de bois, salles de bain sous les cascades. faire ses achats en bateau, au milieu des klongs (canaux) de Damnoen Sadduak. Un marche flottant, des femmes en bleu coiffees de leur chapeau de paille, sur des freles embarcations chargees de victuailles. et encore en vrac: Loy Kratong- la fete de la lumiere-, les bouddhas dans toutes les positions, des marches ou on trouve de tout et surtout a manger pour pas cher des tom kha kai, tom yam kung ou pad thai, le monde qui est surpris de nous voir baragouiner 2 mots de thai, un spectacle de danses traditionnelles by night devant le temple de Prasat Hin Phimai, des long boats au milieu de la riviere, un vieux monsieur qui discute avec nous pendant 1 heure pendant que nous savourons un the dans sa boutique... et tant de chose dans la tete, images eternelles mais qui ne peuvent s'exprimer avec nos si pauvres mots.

Et Land of Smiles (le surnom de la Thailande), c'est surtout et avant tout, les sourires et la generosite de ses habitants. Que je desire a present prolonger cette pleniture, d'avoir pendant 20 jours, toujours eu chaud au coeur.
Une journée singulière dans les falaises d'Arachanne (Maroc) English translation pending
by José · 2004-01-26 · 3 replies
Me revoilà à Anergui, sur la terrasse du gîte, dans le délice de mes printemps berbères et ses plaisants laisser-aller à la contemplation.

Face à moi, les pentes du cirque de Mourik, Cheffart et Tagoujimt n’Ouzdoud -la queue du pigeon- sont encore à contre jour. Le soleil vient de franchir leurs crêtes, et l’ombre matinale qui maintient ce versant dans une gamme délicate de gris vaporeux, sait que son règne sera de courte durée et qu’elle a déjà cause perdue… A mesure que l’astre avance dans sa course, la douce et chatoyante lumière gagne son engagement quotidien.

Peu à peu se déchire la subtile opacité du filigrane, se dévoile le relief de la pente. Ravins, corniches, pierriers et vires, silhouettes de thuyas centenaires, genévriers noueux, chênes verts rachitiques suspendus dans le vide, accrochés désespérément à la moindre faille, traces de troupeaux et d’éboulis, se précisent graduellement, renaissent à mes yeux toujours émerveillés.

J’aime ces minutes d’abandon, l’apaisement et le bonheur immédiat qu’elles procurent. Elles sont parfois propices au retour à l’orée de la mémoire d’autres moments privilégiés, tel celui de la rencontre, voici deux jours, avec un rassemblement de troupeaux pour la cérémonie de la tonte dans les falaises d’Arachanne.

Nous sommes partis à l’aube.

Une omelette baignant dans l’huile d’olive et trois verres de café au lait cannelé et poivré en guise de petit déjeuner, la digestion se fera au pas du mulet. Il prend de l’âge, comme moi, et ça tombe bien. Le rythme qu’il dicte est respectueux de nos vieux os. Et il le faut, car nous n’avons pas le temps de nous mettre en jambes. D’entrée une demi-heure de montée derrière le gîte pour atteindre les bergeries de Wihalanne. A cinq heures du matin on ne souffre pas de la chaleur mais les muscles ne répondent pas comme en milieu de journée… Le chant d’un coq nous accueille au passage des premiers enclos. C’est plus sympa que les deux chiens hargneux qui rêvent de nous croquer les mollets à l’approche de celles d’Aguerd. Bon, c’est vrai ils font leur boulot ; mais j’apprécie moins ces toutous de bergers depuis je me suis fait déchirer le bas du pantalon par un perfide qui m’a laissé passer, sans même trop montrer les crocs, avant me prendre en traître sans que je l’entende venir.

Il faut poursuivre l’effort pendant une heure encore, jusqu’au débouché sur le chemin en corniche dans les falaises, pour mériter la redécouverte de la perspective des gorges avec cette lumière pure des premiers rayons de soleil qui franchissent la barrière de Mourik. C’est la deuxième fois que j’emprunte cet itinéraire pour me rendre à Askemod. Il est certes un peu plus « sportif » au départ, mais je le préfère à celui du fond des gorges, même si dans la montée après le franchissement de la rivière, ce dernier offre de belles vues sur le cirque de Mourik.

A la sortie du chemin des vires, Mohammed, le récent gardien du gîte et nouveau compagnon de route, me fait tirer tout droit sur le petit plateau caillouteux. Je lui fais remarquer que ce n’est pas le chemin emprunté l’année dernière avec Ali. Il sourit, fait non de la tête et tend la main dans l’axe des falaises pour bien me montrer que nous continuons dans cette direction. Je ne m’en prends qu’à moi et évite de montrer ma contrariété. En effet, persuadé que nous emprunterions l’autre chemin, je n’ai pas jugé indispensable le portage d’un bidon d’eau. Erreur, d’autant plus stupide puisque Rantanplan était de la partie. C’est à une demi-heure d’ici à mi pente vers l’ouest que se trouve la petite résurgence sur laquelle je comptais. Non pas que je sois terriblement assoiffé à l’instant, mais ne sachant pas trop ou Mohammed m’embarquait, je n’aurais pas hésité à remplir la gourde. C’est que, en toute modestie, je ne situe pas ma sobriété au même niveau que celle de mon jeune compère.

Je me renseigne sur la prochaine source. En guise de réponse, alors que je me serais contenté d’une réponse laconique du genre « dans moins d’une heure », Mohammed part à la fois direction de l’ouest et dans une longue et incompréhensible tirade. Le problème avec lui, c’est qu’il ne parle pas un mot de Français, qu’il semble persuadé que sa langue natale n’a aucun secret pour moi et que, pour finir, son problème d’élocution, un zénorme zeveu zur la langue, me prive souvent de la compréhension du peu de syntaxe tamazight que mes oreilles avaient fini par assimiler. J’ai envie de lui dire que je ferais bien la montée jusqu’à cette taghbalout à l’eau un peu terreuse, mais à la fraîcheur toujours appréciable dans ce pays, mais il a déjà pris dix mètres d’avance !

Je ne sais pas encore que son empressement à repartir est dû à un autre objectif que celui que j’ai interprété hier soir quand il a proposé d’aller rendre visite à un de ses amis à Askemod.

Après quelques autres traversées de ravin, deux ou trois franchissements de bosses caillouteuses et un litre de sueur déversé dans le dos du tee-short, nous arrivons en vue de deux bergeries. Je devrais plutôt dire deux misérables abris sous roche, fermés sur le devant par un bel et large empilage de pierres sèches en arc de cercle destiné à donner plus d’espace à la sommaire habitation. Mohammed s’en approche malgré la présence agressive du chien-gardien de l’endroit, mais fait rapidement demi-tour dès qu’il constate la vacuité de l’endroit. Je pense que nous n’aurons pas droit au thé brûlant ni au pain et huile d’olive que tout hôte se doit d’offrir au voyageur. Mais qui dit bergerie dit assurément…source dans les environs. Je fais donc part à mon sobre compagnon de mon besoin d’H2O, en espérant que celle-ci ne nous détourne pas trop du chemin ; le voilà qui retourne vers l’abri et, comme s’il était chez lui, sort une clé d’entre les pierres sèches, ouvre le cadenas et m’invite à rentrer.

C’est autour d’une théière fumante et d’une tasse d’huile d’olive au fond de laquelle il faut savoir plonger le pain pour y trouver un peu de cet excellent miel de montagne dérobé aux abeilles dans des ruches sauvages, que Mohammed dissipe ma surprise. Son histoire zézayante, soutenue à grands gestes, mimes et petits dessins sur le sol en terre battue, m’apprend qu’il a passé toute son enfance et adolescence dans les falaises d’Arachanne comme berger pour son grand frère ; que c’est dans ces environs qu’il a connu ses premiers émois amoureux avec Zimba, devenue aujourd’hui sa femme et qui, Grâce à Dieu, lui a donné un fils dès les premiers mois de leur mariage; qu’il connaît très bien les propriétaires de cette bergerie avec qui Zimba semble avoir des liens de parenté, mais j’ai pas trop capté ; qu’après que Ali ai souhaité quitter le gîte pour aller travailler en ville c’est lui qui a pris le relais. Mais là non plus je n’ai pas compris dans quelles circonstances. Peu importe, de toutes façons il est temps d’y aller.

Bien requinqué après cette petite collation inattendue, les dénivelés suivants ne sont qu’une formalité. Nous enchaînons plusieurs montées et descentes dans un alignement de bosses pour déboucher à nouveau sur un chemin en corniche encore plus long et spectaculaire que le précédent. Le soleil est presque au zénith quand nous en sortons pour continuer encore quelque temps hors piste et finir dans un ravin d’éboulis plus qu’instables. Plusieurs dizaines de mètres en contre bas l’assif melloul, la rivière blanche charrie ses flots ocres de printemps.

Je comprends que nous sommes arrivés au terme du voyage.

C’est l’ouie qui réagit la première. Chants, cris d’enfants, bêlements, cliquetis métalliques, frottements de lames sur la pierre, voix claires et entraînées à faire porter le timbre d’une falaise à l’autre, au plus haut d’une arête, au fond d’une combe, partout où l’attend une oreille également aiguisée à ce type d’exercice.

J’entends. J’écoute. J’avance. Je vois.

Je crois rêver. Une ravine en forme de fer à cheval, ouverte et rétrécie sur le bas se jette dans la rivière trois cents mètres en contre bas. La partie fermée est bordée par les falaises de quinze à vingt mètres dominées par les immenses pentes rocailleuses, terre de pacage des Ayt Khoya et Ayt Boulmane de la vallée d’Anergui. Les yeux ne fixent pas de suite les scènes de détail. Je compterai plus tard une quarantaine d’adultes et presque la moitié de gamins en âge de marcher, une douzaine de mulets, quatre ânes et … des centaines de têtes de bétail jouant les acrobates dans les rochers pour dénicher le plat du jour. Tous sont réunis sur ce site entre ciel et terre pour la tonte de l’année.

Entre pente et paroi, sur toute la longueur de la bande étroite et accessible qui sert de base aux falaises, s’offrent des scènes d’un autre temps. Ou plutôt du temps de ces hommes devant moi ! Le même, si l’on fait abstraction des quelques bidons en plastique, cordes et cordelettes en nylon, que celui des pères de leurs pères.

A l’extrémité la plus resserrée, quelques rochers entassés et un assemblage de poutres grossièrement taillées dans des grosses branches de genévriers, couvertures et bâches de nylon, ferment un renfoncement dans la falaise. Il abrite la cuisine des femmes et une activité fébrile. A l’autre extrémité, deux foyers entretenus par un groupe d’adolescents présagent ripaille. A proximité, sur une petite terrasse, la plus confortable recouverte de nattes en palmiers nains, tapis et coussins, je reconnais les deux fquihs des Ayt Boulmane et des Ayt Khoya. Ils se prélassent et sirotent du thé en compagnie de deux autres hommes à l’attitude et regard témoignant d’une condition… supérieure. Non loin, un autre homme officie - « Le maître de thé »- . C’est que dans ces montagnes, préparer le thé est une affaire d’homme. Je le connais aussi ; c’est le voisin d’Ali sur les pentes d’Ouriz. J’ai assisté chez lui, trois ans en arrière, au mariage d’un de ses fils avec une belle-sœur d’Ali.

Nous passons d’un endroit à l’autre, saluons tous les hommes. Il me semble percevoir que nous étions attendus car dans la réponse que Mohammed adresse au berger qui l’interpelle, je discerne quelques mots tels que tassarout, zit, atey, aman, me faisant penser qu’il est en train d’expliquer notre arrêt à la bergerie de son interlocuteur, et peut-être justifier notre léger retard.

« Salam! Koulchi Labess ? Shibes makein ? » La tournée continue, mais les salutations ne s’adressent qu’aux hommes ; seules les femmes croisées ont droit à un salut discret sous la forme d’un effleurement délicat et furtif des deux plats de la main. J’ai toujours trouvé de la sensualité dans cette forme de salut entre hommes et femmes, et m’en étonne dans ce pays si pudique. Une autre terrasse accueille un groupe de femmes de tous âges et diverse progéniture. Les bébés sont portés sur le dos des mères, des grandes sœurs, où encore gisent empaquetés, à même le sol à l’ombre de la paroi. Ca discute, allaite, plaisante et sûrement se moque-t-on de ce roumi maladroit dans les éboulis, et de sa surprise affichée.

A peine en contrebas des deux groupes, les tondeurs s’activent, chantent, aiguisent leurs ciseaux, dépouillent les moutons de la lourde laine qui les a protégé tout l’hiver. Les gestes et les outils sont restés tels qu’ils devaient être au temps de leurs aïeux. Les jeunes bergers amènent les bêtes à portée de ciseaux, entravent, maintiennent les plus récalcitrantes, les libèrent et les renvoient vers leurs congénères une fois le travail accompli. Toutes semblent guillerettes de se sentir si légères pour l’été.

Un des deux hommes de belle allure nous invite à leurs cotés. Mohammed me fait comprendre que ce sont les propriétaires des troupeaux rassemblés pour la circonstance. J’ai droit à une couverture supplémentaire sous mes fesses qu’ils doivent estimer, si non plus dignes, au moins plus délicates que les leurs. J’essaye de refuser avec le sourire pour finir, non seulement avec cette isolation supplémentaire contre la rudesse de l’endroit, mais avec un coussin venu tout droit, et par les airs, de la terrasse des femmes, aussitôt qu’un fquih en a émise l’exigence. J’éprouve toujours une grande gêne face à toutes ces délicates attentions dont je suis, dont tout roumi est l’objet constant quelle que soit la personne rencontrée dans ces montagnes. Il n’y a qu’une chose à faire, car je sais qu’il en sera toujours ainsi, sourire, avaler sa gêne et attendre l’occasion de rendre la pareille.

C’est l’heure de l’apéritif. Tiens, fquih des Ayt Boulmane, j’ignore son nom, souffre de diabète. Il a droit à une petite théière personnelle en fer blanc et nous à quelques œufs brouillées dans leur pesant d’huile d’olive et d’épices. Le pain d’orge est encore tiède, sa croûte dorée craquante à en séquestrer la boulangère, le thé est aromatisé au thym citronné sauvage et l’huile d’olive est délicieuse. L’après midi s’annonce sous de bons hospices !

Merci Mohammed.

La fin de la tonte est marquée par un instant de recueillement, de louanges au Tout Puissant pour cette année exceptionnelle, et le sacrifice d’un bouc et d’un mouton. Un deuxième, mortellement blessé dans une chute, viendra peu après enrichir la potée. Ensuite la laine est partagée, empaquetée. Comment font-ils pour savoir ce qui revient à chacun puisque tout est mélangé ? C’est leur affaire, et celle-ci ne pose aucun problème apparent : la constitution de ces tas inégaux semble emprunte de justice et de sérieux. Tout le monde semble satisfait. Que l’événement se reproduise … Inch Allah !

Et l’après midi s’est poursuivi au rythme lent et sain du dépeçage des bêtes, du thé, du découpage de la viande, du thé, des bavardages et plaisanteries, des jeux des enfants et des bergers, du thé, des brochettes d’abats qu’un jeune garçon fait tourner pour une équité parfaite entre les convives, du thé, des galettes d’orge encore chaudes trempées dans le beurre fondu aux épices. A l’heure du goûter est venu le siksou trempé de petit lait, suivi des quartiers de viande grillée, découpés et distribués dans une justice édifiante -bon, sauf pour le roumi à qui revient bien sûr le morceau choisi-. Vous reprendrez bien un peu de thé ?

La lumière décroît sur Mezzéranne -ainsi est appelé ce site. Cela signifierait « Celle des rochers » ou « La mère des rochers » des pierres ou des cailloux, enfin quelque chose comme ça, l’orthographe n’étant que la retranscription de ce que mes oreilles ont entendu -. Il est dix-neuf heures. Une jeune fille, un bambin d’à peine six ans et deux femmes portant bébé sur le dos et ballot de laine à la main nous quittent pour rejoindre leur grottes ou bergeries avant la nuit noire. Un chien les rattrape. Tous grimpent dans les éboulis, font corps avec la pente. Le pas est sûr, pas un caillou ne roule, elles adhèrent au sol instable comme les chèvres aux rochers. Tous disparaissent derrière l’arrête par laquelle nous sommes arrivés. Je demande à Mohammed où se trouve leur abri. « Pas loin… » me répond-il laconiquement en sirotant son énième verre de thé. Je demande un peu plus de précisions. Un trait et trois croix dans la terre : Leur bergerie serait à mi-chemin entre celle où nous nous sommes arrêtés et ici, à l’écart du chemin suivi. Pas loin en effet… Mais quand même une bonne heure de marche dans la pénombre. .En réalité, même dans la nuit la plus noire, il n’y a pas trop de soucis à se faire pour elles. Ces pentes, ces falaises, ces entailles dans la montagne, chaque cime, combe, arête ou ravin leur est connu. Elles les ont courus, explorés, franchis, parcourus en tous sens, sillonnés, par tous les temps et à toute heure, presque pieds nus, tant me semblent une dérisoire protection sur ce terrain, les lambeaux de caoutchouc recousus ou ressoudés au tison qui autrefois ont du ressentir la fierté d’être appelés « chaussures ». Il en sera ainsi jusqu’à ce que les os n’en puissent plus. La mère à peine remise des couches reprendra ses corvées d’eau, la garde du troupeau, la recherche du bois. L’enfant est sur son dos, il sera ses cotés dès qu’il saura mettre un pied devant l’autre dans des endroits si escarpés que bien des adultes de notre société ne sauraient s’y tenir même à "quatre pattes". Les vieillards ne rejoignent la vallée ou le hameau que pour finir leurs jours doucement dans la maison familiale en compagnie d’un fils et des petits-enfants.

Les marmites sont sur les braises. D’autres quartiers de viande grillent sur le deuxième foyer. Cet après-midi le couscous et le pain étaient l’affaire des femmes. Aux hommes le thé, le dépeçage et les brochettes. Ce soir ils se collent aussi aux gamelles. Les plus jeunes ont lavé et épluché les légumes, coupé les restes de viande, sous les quolibets gentiment moqueurs des plus âgés. D’autres terminent le travail, activent les foyers, surveillent la cuisson, les fquihs, les deux propriétaires et les tondeurs parlent fort et sirotent –encore- du thé. Quelques cailloux tombent du haut des falaises. C’est l’annonce d’un troupeau qui rentre dans la nuit noire. Cris, appels, aboiements, tout le monde se colle aux parois et laisse passer l’averse. Quelques beaux spécimens de la taille d’un ballon roulent dans le ravin et auraient pu laisser sans vie le corps trouvé à sa verticale. J’ai compté le lendemain plus de deux cent cinquante têtes pour ce seul troupeau installé pour la nuit à quelques mètres de la petite terrasse perso que deux jeunes se sont empressés de tailler à notre arrivée. Ils l’ont nivelé, nettoyé de ses quelques cailloux qui auraient pu rendre ma nuit inconfortable et m’ont même indiqué l’endroit ou je devais mettre la tête ; là, derrière le petit muret qu’ils ont dressé en refuge à la brise fraîche de la nuit. La terre me servira de lit et mon sac d’oreiller.

Ca fait du bruit quand chèvres et brebis appellent leurs petits. Ca fait du bruit quand ceux-ci, trop vulnérables encore pour être lâchés avec le troupeau dans la journée, cherchent la mamelle maternelle attendue tout l’après-midi. Ca fait du bruit quand le propriétaire engueule le berger et sa femme pour n’avoir su maintenir les bêtes loin de la falaise. Ca fait du bruit quand les roulements de tambourins deviennent profond appel aux voix sauvages des femmes .

Rythmés, stridents, profonds, enivrants et enivrés, les bendirs bondissent, roulent, dansent, saluent l’arrivée d’Ayur -la lune ronde- sur Mezzéranne. Les youyous sauvages des femmes passent dans le sang tels une ardente réponse (ou défi ?) aux tambours. Cela ne dure que deux ou trois minutes et tous s’arrêtent, synchronisés, net, au coup de fusil qui ponctue le dernier et violent roulement. La magie et la force de l’instant résident dans cette brièveté.

Chèvres et brebis se sont tues, les cabris sont branchés et dans l’air dansent les escarbilles, crépitent les dernières braises, flotte l’odeur de bois brûlé et des épices dans les gamelles. Suit un long moment de magique plénitude, bercé par une voix chaude comme le feu, douce comme le miel de ces montagnes qui répète, répète jusqu’aux portes du sommeil de son enfant, la litanie apaisante. Des silhouettes se remettent en mouvement. L’une d’elle lance une dernière prière. Elle n’attire que le « maître de thé », un des propriétaires, deux tondeurs et trois anciens. La deuxième devient Mohammed s’approchant de mes « appartements » que j’avais gagnés en fin d’après midi dans une esquive polie au vingt septième verre de thé. Le campement de nouveau s’anime, les psalmodies sont couvertes par les voix des autres hommes et femmes indifférentes à ces ombres dessinées sur la falaise qui se prosternent et se relèvent. Iminchli -le souper- est prêt, le thé apéritif servi. Mohammed vient me l’annoncer. Il est bientôt vingt-deux heures.

En ce samedi 22 mai 2002 la lune rend hommage à Mezzéranne.
Bons plans pour les Atlas au Maroc English translation pending
by Frankx · 2004-01-13 · 10 replies
Nous envisageons d'aller au Maroc au mois de mai avec un enfant de 5 ans pour découvrir la région de Azilal, vallée de la Tessaout, les Ait Bou goumez ... (C'est dans l'atlas à environ 100kms de Marrakech).

Pour cela nous aimerions quelques informations :

1 – Est il facile de trouver sur place guides et muletiers et organiser au pied levé un petit trek de 2 ou 3 jours (avec notre enfant) dans le secteur. Si quelqu'un à des coordonnées ou des références conseillables ?

2 – Nous aimerions également nous poser 2 ou3 jours dans un petit village chez l'habitant ou dans un petit hotel simple petit budget. Puis faire des petites balades à la journée sans forcément cette fois l'aide d'un guide ...

Est ce jouable . Y 'a t'il un coin ou un village bien propice à ce genre de chose.

3- Enfin j'aimerais connaitre votre point de vu sur ce projet en général sachant qu'il y a un enfant . Si quelqu'un connais éventuellement une région plus propice que celle-ci pour ce genre de projet, nous sommes preneurs (sauf le désert car on connais déja)

Merci pour vos conseils.
Où aller en Indonésie? English translation pending
by Shaiia · 2004-01-12 · 33 replies
Bonjour,

Je pars 7 semaines en Indonésie cet été.

J'avais prévu un grand tour : Sumatra (entre 15 et 20 jours), Bornéo (rapidement), Sulawesi et les petites îles entre Sulawesi et Lombok (10 jours), Lombok (5 jours), Bali (pas sûr) et Java (10 jours). Tout ça en bateau, train, bus, camionette, vélo, etc

Auriez-vous des infos sur les conditions de voyage, notamment entre les îles (pas envie de me faire attaquer par un bateau pirate !)?

Eventuellement, si vous avez de bons plans Guest House, ça m'intéresse aussi.

Merci d'avance

Shaiia
Conseils sur la Sicile??? English translation pending
by PatP · 2003-12-11 · 46 replies
Bonjour, J'envisage de passer 2 semaines de vacances en Sicile en Mai 2004 et de louer une voiture sur place. Quels sont les sites à ne pas manquer ? Les sites à éviter parce que rien de spécial à voir ? Les villes où il faut prévoir de s'attarder ? L'île est elle bien désservie en transport en commun ? Quel budget à prévoir pour bouffe+logement (dans camping ou hotel pas cher) ?

Merci d'avance pour toutes vos infos les amis de VF !!!😎

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