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Visites pour douze jours en Chine au mois d'octobre 2010 English translation pending
Bonjour,
je pars 18 jours pour un stage de céramique autour de Shanghai en octobre 2010. Après ces 18 jours, je disposerai de 12 jours pour découvrir encore un peu de la Chine. Je pense voir de toute façon Xian, et j'hésite entre Pékin et Guillin pour la suite de mon séjour. Comme ce sera le moment de l'expo universelle à Shanghai, les vols internes risquent d'être encombrés...
J'aime les visites historiques et culturelles, mais j'aimerais aussi beaucoup voir de la nature.
Entre Pékin et Guillin, que me conseilleriez-vous ?
Ou auriez-vous une autre idée de destination sympathique à combiner avec Xian ?
Merci pour vos réponses.
je pars 18 jours pour un stage de céramique autour de Shanghai en octobre 2010. Après ces 18 jours, je disposerai de 12 jours pour découvrir encore un peu de la Chine. Je pense voir de toute façon Xian, et j'hésite entre Pékin et Guillin pour la suite de mon séjour. Comme ce sera le moment de l'expo universelle à Shanghai, les vols internes risquent d'être encombrés...
J'aime les visites historiques et culturelles, mais j'aimerais aussi beaucoup voir de la nature.
Entre Pékin et Guillin, que me conseilleriez-vous ?
Ou auriez-vous une autre idée de destination sympathique à combiner avec Xian ?
Merci pour vos réponses.
Formation en Thaïlande au Watpo English translation pending
Bonjour a tous,
J'ai prévu de partir au mois de Mai pour une formation de massage au Watpo et j'aimerai savoir si vous avez suivi cette formation, comment ça s'est passé ? A savoir l'environnement, si on peut se former sur plusieurs protocoles d'affilé, les logements sur place, le voyage etc...
J'attends des conseils, mais aussi des resultats d'experiences.
Merci a tous pour vos reponses.
Nath
J'ai prévu de partir au mois de Mai pour une formation de massage au Watpo et j'aimerai savoir si vous avez suivi cette formation, comment ça s'est passé ? A savoir l'environnement, si on peut se former sur plusieurs protocoles d'affilé, les logements sur place, le voyage etc...
J'attends des conseils, mais aussi des resultats d'experiences.
Merci a tous pour vos reponses.
Nath
Chiens errants à la Réunion? English translation pending
Bonjour ,
J'ai projeté d'aller pour la première fois à La Réunion ce mois de Mai 2010 et on m'a parlé des nombreux chiens errants que je pourrais rencontrer lors de mes promenades .
On m'a dit qu'ils n'étaient pas méchants mais j'éprouve une phobie terrible et j'appréhende à l'avance ces rencontres !
Si vous connaissez bien ce pays , pouvez-vous me dire ce qu'il en est ?
Merci pour vos réponses
Soudan: visite de Méroé sur un week-end English translation pending
Bonsoir,
Je pars pour une semaine à Khartoum pour le travail. J'ai un we à passer avant d'aller en Uganda. Je pensai aller à Méroé. Est-il possible sur la journée de faire l'AR à Méroé ? De passer la nuit sur place ? D'y aller avec une berline ? Avec qui (agences de voyage (si elles existent !), taxi à la journée, location de voiture avec chauffeur) ? Une idée du budget à prévoir ?
Merci d'avance.
Cdlt.
Je pars pour une semaine à Khartoum pour le travail. J'ai un we à passer avant d'aller en Uganda. Je pensai aller à Méroé. Est-il possible sur la journée de faire l'AR à Méroé ? De passer la nuit sur place ? D'y aller avec une berline ? Avec qui (agences de voyage (si elles existent !), taxi à la journée, location de voiture avec chauffeur) ? Une idée du budget à prévoir ?
Merci d'avance.
Cdlt.
Restaurant à Siem Reap pour la Saint-Valentin? English translation pending
Bonjour,
alors voila, nous partons au cambodge vendredi prochain et nous serons donc à siem reap pour la st valentin, le 14 février, j'aimerai trouver un resto pour l'occasion: cadre sympa, cuisine un peu plus raffinée que d'habitude( même si rien que le fait d'être là-bas a déjà un côté exceptionnel!!!😉) simplement pour marquer le coup.
merci par avance
elodie
alors voila, nous partons au cambodge vendredi prochain et nous serons donc à siem reap pour la st valentin, le 14 février, j'aimerai trouver un resto pour l'occasion: cadre sympa, cuisine un peu plus raffinée que d'habitude( même si rien que le fait d'être là-bas a déjà un côté exceptionnel!!!😉) simplement pour marquer le coup.
merci par avance
elodie
Visa pour l'Inde English translation pending
juste une info sur l'obtention de mon visa en Allemagne ( ca peut aider si en France y a à râler un peu (même beaucoup!) avec la bureaucratie indienne , en France et ...en Allemagne d'ailleurs !)
donc :
vu que la tactique de demander un visa de 1 an au guichet à chaque fois ne marche pas ( que 6 mois ) , j'envoie ma demande maintenant ( déjà 2 fois) par la poste et fait mon virement banquaire direct sur leur compte ( attention , en Allemagne , sur le site officiel , il est stipulé qu'on peut demander comme touriste un visa d'un an ) , cette année j'ai joué ca un peut fort , j'ai demandé le tampon " entry Sikkim" ( j'ai vu plus tard qu'le tampon coûte 40 euros en sus 😮! ) et ai "oublié" d'envoyer une enveloppe retour avec mon adresse 🤪 !
conclusion :
cette année , j'ai recu mon visa de 1 an .. presque 3 semaines apres ma demande ! mais mais ...il ne s'est pas " perdu" 😛 ! mention "Gap of minimum two months mandatory between visits " inscrit et " valid for 15 days stay in Gangtok , Rumtek, Phodang, Pemayangtse, Khechoperi and Tashiding in Sikkim" !
ce soir je m'offre une Chapati royale !
on est tous un peu maso pour aimer ce pays là non ? parce que déjà juste faire cette démarche administrative du visa ne donne vraiment pas envie d'y voyager non ? ..dur dur
(mes pensées tristes pour celles et ceux qui viennent de se faire refouler à la frontière avec leurs nouvelles régles de mer... ! ca aurait pu m'arriver !)
jnoel
Commencer par le Rajasthan ou Varanasi? English translation pending
Bonjour,
Je suis en pleine préparation de mon très proche voyage de 3 semaines en Inde du Nord, plus précisément au Rajasthan, avec un petit tour de quelques jours à Varanasi, qui mérite apparemment le détour. Je voulais savoir s'il était préférable de commencer par le Rajasthan ou Benares. Etant donné que ce sera mon premier voyage en Inde, le choc dû au dépaysement risque d'être présent et peut-être qu'il serait préférable de commencer par le Rajasthan et de terminer par la si particulière Veranasi.
Autre question concernant la réservation des trains et hôtels. Dans mes précédents voyages, je ne réservais rien par avance et trouvais toujours un hôtel sur place. Etant donné que la saison touristique commence en Inde, sera-t-il possible de ne pas réserver les hôtels ? Concernant les trains, apparemment une réservation est plus que nécessaire. Si je m'y prends 2-3 jours avant chaque trajet, ce ne sera pas trop tard ?
Voilà, merci pour votre aide.
Je suis en pleine préparation de mon très proche voyage de 3 semaines en Inde du Nord, plus précisément au Rajasthan, avec un petit tour de quelques jours à Varanasi, qui mérite apparemment le détour. Je voulais savoir s'il était préférable de commencer par le Rajasthan ou Benares. Etant donné que ce sera mon premier voyage en Inde, le choc dû au dépaysement risque d'être présent et peut-être qu'il serait préférable de commencer par le Rajasthan et de terminer par la si particulière Veranasi.
Autre question concernant la réservation des trains et hôtels. Dans mes précédents voyages, je ne réservais rien par avance et trouvais toujours un hôtel sur place. Etant donné que la saison touristique commence en Inde, sera-t-il possible de ne pas réserver les hôtels ? Concernant les trains, apparemment une réservation est plus que nécessaire. Si je m'y prends 2-3 jours avant chaque trajet, ce ne sera pas trop tard ?
Voilà, merci pour votre aide.
Circuit de dix-sept jours au Pérou en avril English translation pending
Bonjour,
Nous sommes en train de préparer notre voyage au Pérou et nous souhaiterions le soumettre à ceux qui connaissent le pays pour un avis éclairé.
Nous avons décidé de le soumettre ici, car pour la première fois, dans ce voyage beaucoup de paramètres sont changés par rapport à nos habitudes. N'hésitez pas à donner votre avis sur la durée sur tel ou tel site ou si vous avez des coins sympa pour certaines destinations n'hésitez pas à le préciser aussi.
En vous remerciant par avance.
Bon c'est la première fois que l'on y va donc on va faire la classique "boucle du gringo"...
2 Avril: Arrivée à Lima 17h30 direction hotel 3 Avril: Direction Ica en bus (oasis d'huacachina?) 4 Avril: Direction Nazca (je prévois par sécurité pour le trajet) 5 Avril: Nazca (survol des lignes?) 6 Avril Direction Arequipa 7-9 Avril: Arequipa et alentours (bus, voiture pour être indépendant et aller dans les coins paumés?) soit 3j pleins pour cette région 10 Avril: Direction Puno 11-12 Avril: Lac Titicaca 13 Avril: Direction Cusco 14-17 Avril: Cusco+MP (à voir si on fait le MP de suite en premier ou pas en fonction de l'actualité des travaux) 18 Avril: Avion pour Lima>Madrid>Tlse
Voilà en vous remerciant!
2 Avril: Arrivée à Lima 17h30 direction hotel 3 Avril: Direction Ica en bus (oasis d'huacachina?) 4 Avril: Direction Nazca (je prévois par sécurité pour le trajet) 5 Avril: Nazca (survol des lignes?) 6 Avril Direction Arequipa 7-9 Avril: Arequipa et alentours (bus, voiture pour être indépendant et aller dans les coins paumés?) soit 3j pleins pour cette région 10 Avril: Direction Puno 11-12 Avril: Lac Titicaca 13 Avril: Direction Cusco 14-17 Avril: Cusco+MP (à voir si on fait le MP de suite en premier ou pas en fonction de l'actualité des travaux) 18 Avril: Avion pour Lima>Madrid>Tlse
Voilà en vous remerciant!
Hôtel Iberostar Hacienda Dominicus à Bayahibe? English translation pending
Je pars pour Bayahibé au Ibérostar Hacienda Dominicus le 5 avril...
Je vais voir soouvent pour des commentaires récents mais il n'y en a pas eu dernièrement....Alors si vous arrivez de là, j'aimerais avoir vos commentaires s'il te plait!!!
Merci à vous!!!
Merci à vous!!!
Faire de la randonnée et voir des baleines en Islande? English translation pending
bonjour
nous partons à 8 en islande au mois de juillet, 1ere partie treck à partir de landmanalaugar : quel est l'équipement des refuges, y a t'il possibilité de faire la cuisine et d'acheter de la nourriture ou faut-il emmener tout le materiel de cuisine et la nourriture pour 5 jours.
ensuite circuit auto : existe til dans la presqu'ile de snaefellness une possibilité d'aller voir les baleines autrement que sur des gros raffiots; au quebec nous avions pu faire ça avec des bateaux à 20 ou 25 personnes. Je ne trouve rien de ce type en islande.
merci d'avance
nous partons à 8 en islande au mois de juillet, 1ere partie treck à partir de landmanalaugar : quel est l'équipement des refuges, y a t'il possibilité de faire la cuisine et d'acheter de la nourriture ou faut-il emmener tout le materiel de cuisine et la nourriture pour 5 jours.
ensuite circuit auto : existe til dans la presqu'ile de snaefellness une possibilité d'aller voir les baleines autrement que sur des gros raffiots; au quebec nous avions pu faire ça avec des bateaux à 20 ou 25 personnes. Je ne trouve rien de ce type en islande.
merci d'avance
Inde pour quatre mois dès octobre 2010 English translation pending
Bien le bonjour, 😉
Je pars en Inde pour environ 4 mois à la fin de cette année (fin octobre). Je me prépare gentiment, alors je profite de poster ici les quelques questions qui me passent par la tête en ce moment.
- En premier lieu, nous aimerions prendre un billet d'avion pour l'aller mais pas pour le retour car nous ne savons pas si nous allons repartir de l'inde ou d'ailleurs et surtout, nous ne savons pas quand excatement. Et vu que nous avons du temps, on aimerait bien "partir et rentrer quand on en a marre"... Hormis le Visa, cela pose-t-il un problème de ne pas avoir de date retour lorsque l'on entre en Inde ?
- Pour varier les plaisirs, nous aimerions également louer une voiture de temps à autres. Est-ce indispensable de la louer avec chauffeur, ou peut on partir à l'aventure seuls au volant d'un véhicule ?
- Nous nous interrogeons également sur l'itinéraire à suivre. Nous prévoyons d'aller un peu partout, mais est-ce mieux de commencer à dehli et de faire une boucle (descendre d'un côté et remonter de l'autre) ou est-ce mieux de commencer en haut et de descendre ou encore commencer en bas et remonter ? J'imagine que la saison a également un grand rôle à jouer...
Merci d'avance pour vos réponses
Je pars en Inde pour environ 4 mois à la fin de cette année (fin octobre). Je me prépare gentiment, alors je profite de poster ici les quelques questions qui me passent par la tête en ce moment.
- En premier lieu, nous aimerions prendre un billet d'avion pour l'aller mais pas pour le retour car nous ne savons pas si nous allons repartir de l'inde ou d'ailleurs et surtout, nous ne savons pas quand excatement. Et vu que nous avons du temps, on aimerait bien "partir et rentrer quand on en a marre"... Hormis le Visa, cela pose-t-il un problème de ne pas avoir de date retour lorsque l'on entre en Inde ?
- Pour varier les plaisirs, nous aimerions également louer une voiture de temps à autres. Est-ce indispensable de la louer avec chauffeur, ou peut on partir à l'aventure seuls au volant d'un véhicule ?
- Nous nous interrogeons également sur l'itinéraire à suivre. Nous prévoyons d'aller un peu partout, mais est-ce mieux de commencer à dehli et de faire une boucle (descendre d'un côté et remonter de l'autre) ou est-ce mieux de commencer en haut et de descendre ou encore commencer en bas et remonter ? J'imagine que la saison a également un grand rôle à jouer...
Merci d'avance pour vos réponses
Cuisine thaïlandaise English translation pending
Bientôt le départ !!😎
je vais retrouver la cuisine thailandaise !!! je ne vous demande pas ce que vous aimez ? moi tout !!!
J'ai souvenir d'un post magnifique sur la cuisine thaï, ça fait quelques temps qu'il n'est pas remonté, alors les experts vous n'avez plus rien à proposer ? Boum ou es-tu ? Lepiaf ? Thuan ? et les autres ?.... vous n'avez plus rien à proposer ?
Mon premier plat sur place PAD THAI !...............😏😏
Mon premier plat sur place PAD THAI !...............😏😏
Demander un plat sans MGS Glutamate au Vietnam? English translation pending
J'ai cru comprendre que les Pho et plusieurs plats cuisinés sont abondamment «assaisonnés» de MSG.
Est-il facile de demander de ne pas mettre de MSG dans le Pho que je commande?
Serais-je mal perçu parce que je vais cette demande?
Je suis tout à fait prêt à expérimenter la cuisine du pays mais j'ai une intolérance au MSG qui m'empêchera de profiter de ces saveurs si je ne peux pas m'exprimer à ce sujet.
Comment cela se dit-il en Vietnamien? écrit et prononciation
Merci
Est-il facile de demander de ne pas mettre de MSG dans le Pho que je commande?
Serais-je mal perçu parce que je vais cette demande?
Je suis tout à fait prêt à expérimenter la cuisine du pays mais j'ai une intolérance au MSG qui m'empêchera de profiter de ces saveurs si je ne peux pas m'exprimer à ce sujet.
Comment cela se dit-il en Vietnamien? écrit et prononciation
Merci
À partir de Salt Lake City: du Grand Canyon à Yellowstone via le Colorado (1ère partie) English translation pending
Du 8 mai au 8 juin 2009, nous avons fait une boucle à partir de Salt Lake City, en grande partie hors des sentiers battus, qui nous a menés de l'Utah à l'Arizona, au Nouveau-Mexique, au Colorado et au Wyoming.
La version avec photos se trouve ici : carnetsdameriquesetdailleurs.fr/crbst_8.html
(Pour les connexions lentes: merci de patienter quelques secondes le temps du chargement des photos... qui s'effectue toujours par la fin de chaque page.)
Première partie
Départ De Salt Lake City à Escalante via Cathedral Valley Nipple Bench et Alstrom Point via la Cottonwood Canyon Road Toroweap Grand Canyon: South Kaibab Trail Coal Mine Canyon, le petit Bryce Canyon Mule Canyon, Road Canyon De Natural Bridges à Chaco Canyon (N-M) Bisti Badlands (N-M) Canyonlands, Les Needles, Devil's Kitchen Canyonlands, Island in the Sky, Upheaval Dome, False Kiva Canyonlands, Island in the Sky, Aztec Butte, Dead Horse Point Les pétroglyphes de la Kane Creek Road Arches De Moab à Ouray et Silverton (CO), via la Paradox Valley De Red Mountain à Crested butte (CO)
**********
Vendredi 8 mai
Subitement, dans la nuit qui précède notre départ, un doute survient : il y a longtemps que je n’ai pas vu les vouchers d’Autoescape… C’est étonnant comme dans certains cas une petite alarme s’allume dans le cerveau ; effectivement, au matin, nous nous apercevons qu’ils ne sont plus là. Panique à bord ! Le taxi arrive à 9 h 15 et Autoescape est apparemment fermé pour cause de jour férié. Finalement, à 9 heures, j’ai quelqu’un au bout du fil, à 9 h 20 un mail arrive tandis qu’Alain fait patienter le taxi. Lorsque nous partons le compteur affiche déjà dix-sept euros… Arrivés à Roissy, j’ai la bonne idée de vouloir téléphoner avec la carte France Télécom, et je m’aperçois que je n’ai pas de mot de passe pour la nouvelle carte. Dix euros de plus partent en fumée d’une cabine de l’aéroport.
Vol assez long sur Northwest, le 767 ayant un équipement minimaliste – quatre navets passeront sur les mini-écrans de télévision suspendus de loin en loin. A l’enregistrement nous avons fait changer les places et nous nous sommes retrouvés à l’avant (dans le 767, les meilleures places sont les 16 A, B, C, D, E, F, G ou 15 F, G). Nous avions réservé pour la première fois sur Internet par l’intermédiaire d’Opodo. Les vols directs Air France étaient à plus de 900 € et nous économisions près de 300 € par billet en faisant une escale à Minneapolis. Ça valait le coup de mettre ma peur de l’avion de côté et d’accepter un décollage et un atterrissage supplémentaires à l’aller et au retour. Malgré cinq ou six modifications de vol dans les mois qui ont précédé le départ, dans l’ensemble tout s’est bien passé. Une correspondance expresse à Minneapolis, faite en quarante minutes, alors que nous avions une heure vingt devant nous, ce qui est donc amplement suffisant. Un regret quand même : sur le conseil de Jadorry, un mois avant le départ, nous avions regardé directement sur le site de Delta (qui a fusionné avec Northwest) et nous nous étions aperçus qu’à 5 € près (en moins) nous pouvions avoir un vol direct pour Salt Lake !
Au comptoir Alamo, nous avons un TrailBlazer et nous prenons une assurance pneus et bris de glace : 200 € de plus… puis direction La Quinta Airport, à trois miles, dans la verdure. Très bon hôtel. Réveils constants au cours de la nuit dès 3 heures du matin.
Samedi 9 mai
Excellent petit déjeuner avec entre autres des gaufres. Nous faisons annuler le Super 8 Airport du retour et réservons une chambre pour 67 $ au lieu du double sur Internet. Passage au Walmart pour acheter une glacière, des cartouches de gaz (puisque nous avons rapporté le réchaud acheté l’an passé à Los Angeles), plus une foule de choses pour 87 $ (dont un joli sweat ocre jaune, 3 $, et un T-shirt, 2 $, pour Alain). Route assez agréable en direction du sud, bien qu’au départ la Hwy 15 soit surchargée. Puis Hwy 28, et enfin 24 East jusqu’à Torrey. Elle commence à être très belle à Bicknell, avec des falaises de grès rouge. A leur pied, de gros blocs volcaniques noirs parsèment l’herbe dorée. Capitol Reef Inn & Cafe. Agréable chambre sur l’arrière dans une partie tout en bois ; 59 $. Belle lumière du soir.
Dimanche 10 mai
J’expérimente la carte de téléphone ATM à 5 $ pour 72 minutes et elle marche ! On passe donc en prendre une seconde avant de rejoindre le Visitor Center pour savoir si le Ford est passable. Arrêt sur la route et petite balade vers les Goosenecks et un point de vue à 1 mile de la route, sur la vallée. Le ciel est bleu mais la lumière blanche aplatit les reliefs, gomme les contrastes, fond la terre et le ciel dans une même brume laiteuse. Une curieuse tête de pierre observe, placide, le fond du canyon. A Fremont Oasis, nous achetons de la sauce de tomates vertes piquante et des chips de haricots noirs, le tout délicieux. Ensuite direction Cathedral Valley. Le Ford n’est pas si grand que je le pensais et se traverse très bien, à angle droit, c’est-à-dire en longeant la berge sur la droite puis en obliquant à 90° sur la gauche. La piste est à notre avis beaucoup moins belle que par l’entrée de Caineville et ne vaut pas les cinquante-quatre miles aller-retour que nous avons faits pour la voir, d’autant que la luminosité est encore blafarde et crue. Nous traversons les Bentonite Hills, assez belles mais sans plus, elles ont dans l’Ouest des concurrentes de taille… Par contre la fin de la piste, là où elle rejoint à peu près le primitive campground, est très belle, notamment à Upper Desert overlook, et lorsqu’on redescend de l’autre côté, à Grand View overlook. En 2007, après être entrés par Caineville, nous étions repartis par le nord et les Thousand Lakes. Nous faisons les soixante-trois miles qui séparent Torrey d’Escalante sous une lumière splendide de fin de journée. Dans la Dixie National Forest, c’est encore l’hiver, les aspens sont tous serrés les uns contre les autres, leurs troncs argentés dans le soleil qui décline. Escalante, pour la première fois nous allons au Prospector Inn, le B&B de Catherine Barney, par ailleurs excellent, ayant des contraintes horaires avec le petit déjeuner à 8 heures. Motel correct, sans plus, et sans machine à café dans la chambre, donc nous ne pouvons nous faire du thé. Alain regrette le « Circle D », presque en face, au-dessus du camping.
Lundi 11 mai
Cette fois-ci la belle Cottonwood Canyon Road est plutôt mauvaise, mais avec le TrailBlazer ça passe bien. Lorsque nous arrivons au niveau de l’embranchement pour les Wahweap Hoodoos, sur la 89, il est trop tard pour faire les quatre miles en voiture, plus les quatre miles à pied. De plus la lumière est encore livide. Au petit Visitor Center de Big Water, le ranger, très aimable, nous donne des plans détaillés des Wahweap hoodoos, Toadstools Hoodoos et Alstrom Point, en nous disant, à propos de Nipple Bench, qu’il ne s’y est jamais aventuré tellement c’est mauvais… Nous sommes dubitatifs vu que dans les deux Photographing the Southwest cette destination semble ne poser aucun problème. Nous aurons la réponse au Grand Dam Visitor Center : Nipple Bench couvre toute une région et en empruntant la piste d’Alstrom Point, on les longe simplement. Page. Lulu n’est pas là à 13 heures alors qu’elle a mis un mot sur la porte du motel : « Retour à 13 heures », non plus qu’à 14 heures, 14 h 30, 15 heures, 15 h 30. On patiente autour d’une table, à l’ombre, avec un couple de Français, mais on commence sérieusement à en avoir assez d’autant que de demi-heure en demi-heure l’après-midi est en train de nous filer sous le nez. Elle arrive vers 15 h 45, toujours aussi relax, souriante et… bavarde !! Ce qui fait que nous partons finalement beaucoup trop tard pour Alstrom Point. On se donne 19 heures comme limite pour faire demi-tour. La piste longe un temps les dunes noires et les falaises de Nipple Bench. Elle est sableuse sur une grande partie puis devient subitement très rocheuse. Il est près de 19 heures et on ne voit toujours pas le lac, par contre la luminosité commence sérieusement à baisser. Nous continuons encore un peu, il serait dommage d’avoir fait tous ces miles pour ne même pas apercevoir le plus petit coin d’eau bleue. Soudain il est là, dans un écrin de grès bicolore rouge et blanc. C’est superbe, mais il est déjà 19 heures 20, la nuit va tomber, et comme nous n’avons pas prévu de dormir sur place nous faisons demi-tour et rentrons à tombeau ouvert. Le vent s’est levé et soulève des nuages de sable gris qui masquent totalement la piste par endroits.
Mardi 12 mai
En partant nous comptions faire la balade de Cathedral Wash, à Lees Ferry, mais une fois sur place nous décidons d’aller directement à Toroweap (nous faisons bien, car le temps d’arriver, de déposer un gallon sur la table de l’emplacement n° 3 et de filer en 4 x 4 vers la rive, le soleil décline déjà) et d’emprunter tranquillement, en s’arrêtant souvent, « la piste où l’on crève », d’une centaine de kilomètres. Dans la dernière partie, deux passages bien sableux et bien mous, que nous passons sans encombre en cisaillant le volant, puis sur les cinq derniers miles une zone très rocheuse après la Ranger station. Je fais de nombreuses photos des falaises à pic sur le Colorado tout au fond, dans la lumière qui baisse peu à peu. Retour au camping où trois jeunes, à côté de nous, font eux un feu d’enfer juste sous un genévrier. Je verrai longtemps des myriades de lucioles s’envoler dans la nuit, pas très tranquille car tout est très sec alentour. Les Therm-a-Rest sont un peu grands pour le TrailBlazer et je me réveille avec mal au milieu du dos. Repas gâché par une floppée de moucherons.
Mercredi 13 mai
Réveil à 5 heures, nous partons à pied, la piste étant à un mile. Le soleil n’est pas encore levé et l’horizon est brumeux.
Retour cette fois en moins de deux heures au lieu de trois à l’aller, nos bonnes résolutions de prudence pour ne pas crever se sont envolées. Après un passage au car wash de Freedonia, nous prenons l’interminable route jusqu’à Grand Canyon alors que nous en étions tout près à vol d’oiseau. Je m’achète une barrette à Cameron, 80 $. Au Maswick lodge, nous faisons changer notre chambre downstairs pour une upstairs. Très bien, encore une fois. En arrivant douches, lavage de linge, lecture, repas à la cafétéria. Grand beau temps.
Jeudi 14 mai
Ce matin, je me réveille encore une fois à 4 heures… Au programme South Kaibab Trail jusqu’à Skeleton point. Le chemin est très casse-pattes, c’est presque entièrement des marches, en plus il fait très chaud. Mais le ligament de mon genou tient le coup, on ne dirait pas que trois semaines plus tôt j’étais encore si handicapée. Cedar Ridge, w.c., pas d’eau. Belle vue tout le long du chemin et sur une petite partie du Colorado à Skeleton et Tipoff Point. Vu un colibri. Le soir repas assez bon à la cafétéria.
Vendredi 15 mai
Temps toujours magnifique. La route est longue jusqu’à Coal Mine Canyon, en passant par Cameron puis Tuba City, sur la 264. Paysage plat et poussiéreux de tous les côtés et puis subitement, après avoir tourné sur une petite piste à gauche, passé la borne 337, la faille de Coal Mine Canyon s’ouvre devant nous, des flèches cuivrées qui s’élancent tout droit des profondeurs, des hoodoos blancs, des dômes anthracite. Des Indiens, sans doute hopis, vivent tout à côté, deux chevaux broutent l’herbe rase près de l’éolienne voisine de la maison. Sur la route, Moenkopi, village hopi, maisons d’adobe cubiques serrées les unes contre les autres. A l’entré, l’habituel panneau aux visiteurs : ne pas enregistrer, dessiner, photographier, filmer, ramasser quoi que ce soit… Kayenta, où nous prenons une carte de supermarché, puis Bluff et le Recapture Lodge, très bien, au milieu de la verdure des acacias (71, 54 $). Finalement, nous n’aurons pas été à White and Red Canyon. Trop loin et lumière trop crue. Nous dînons dans la chambre.
Samedi 16 mai
Mauvaise nuit. Temps magnifique. Dans la salle de petit déjeuner on peut acheter des muffins en mettant 75 cents dans une boîte. Après avoir fait le plein nous partons par le sud puis la 261 qui longe Valley of the Gods, très belle aussi dans la lumière du matin. Moky Dugway, vue extraordinaire sur le désert au-dessous. La route est étroite et traverse ensuite un paysage de genévriers piqués dans le sable rose. Il n’y a pas âme qui vive… Silence. Soudain, un troupeau de vaches avec leurs petits veaux et trois cavaliers : un père et ses deux filles, la plus jeune ne devant pas avoir plus de cinq ans. Ses jambes sont à l’horizontale de chaque côté de la croupe du cheval sur lequel elle paraît minuscule. Nous allons réserver le camping de Natural Bridges. Nous avons de la chance, ça doit être la meilleure place (la 4, 10$), avec pas loin d’un hectare de bosquets sur l’arrière, vue imprenable ! Nous posons des gallons sur la table, mettons le papillon sur le piquet à l’entrée du site, et partons pour Mule Canyon et son étonnante House on Fire. Très joli et très calme petit canyon, le ciel est d’un bleu intense, un wash serpent au fond et nous le suivons jusqu’aux ruines. Il est étonnant de voir à quel point les strates de grès verticales imitent à la perfection un feu d’enfer. L’après-midi changement de direction, nous refaisons une partie de la route empruntée le matin pour rejoindre Road Canyon et d’autres ruines. Le sentier est un poil paumatoire, peu ou pas d’indications, aussi, comme on n’est jamais si bien servi que par soi-même, nous nous transformons en Petit Poucet et balisons tout le chemin de cairns qui nous seront bien utiles au retour, ainsi qu’à un groupe de quatre randonneurs. D’habitude nous prenons des photos mais je me demande bien pourquoi on n’a jamais pensé à ce système infaillible. Les ruines sont légèrement en hauteur, et je ne sais pas à quoi je pense mais je ne les photographie pas du bon endroit, je n’ai jamais en entier le fameux toit qui s’émiette. Philippe me dira qu’il fallait aller sur la droit. Bon, ça donnera l’occasion d’y retourner. Le soir, au camping, les moucherons qui ont certainement senti la cuisine française s’invitent une fois encore à table. Surexcités, ils se bousculent pour goûter à tout, y compris à nous ! Quelle plaie !
Dimanche 17 mai
Aujourd’hui nous quittons l'Utah pour le Nouveau-Mexique et plus particulièrement Chaco Canyon. Le 17 mai c’est aussi ma fête et ça me rappelle que l’an dernier, à Dinosaur NM, la balade de Sound of Silence avait été rude… Laissant à regret derrière nous le camping de Natural Bridges, nous empruntons la loop road qui passe par Sipapu (diminutif de sipapuni, du nom du petit trou pratiqué au centre de chaque kiva, symbole de l'émergence des Hopis dans la réalité physique des Quatre Mondes). Nous descendons jusqu’au point de vue en face du pont. Kachina (là encore, nous prenons le trail pour photographier le pont), la chaleur est déjà très forte !, puis Owachomo. Le sentier est court et nous descendrons sous le pont, immense ! Il y a le long de la boucle de très jolis arbustes en fleur. Je demande leur nom à un jeune ranger qui a un trou demémoire et paraît horriblement gêné. On le revoit un peu plus tard et il nous annonce fièrement : Ce sont des Cliff Roses (Purshia stansburiana) ! Ouf ! l’honneur des rangers est sauf !
Route 162 pour rejoindre Farmington, au Nouveau-Mexique. Montezuma Creek, puis Aneth. Paysages bruns et désolés, picorés çà et là par de gros criquets de métal à la recherche de quelques larmes d’or noir. Farmington s’étire, s’étire, s’étire… Bloomfield, sa banlieue est, aussi. Route 550 sud interminable avant la bifurcation pour Chaco Canyon. Les vingt miles de piste pour Chaco comportent de nombreux passages de tôle ondulée ; de chaque côté, un désert poussiéreux parsemé de sauge. Nous roulons vite, car il est assez tard dans l’après-midi, par peur que le camping ne soit complet, mais en arrivant il est aux trois quarts vide, et lui aussi poussiéreux et totalement dépourvu d’ombre et de charme. Par contre les deer flies, eux, sont bien là et nous assaillent ! Nous prenons une place au pied des rochers. Dans les toilettes, on peut lire un avertissement concernant les ravens et leur grande intelligence qui leur permet d’éventrer les tentes à la recherche de nourriture. Heureusement, nous dormons dans le 4 x 4 avec le garde-manger, nos tubes de mayonnaise Amora made in France seront donc à l’abri ! Mais de retour de balade, nous nous apercevrons qu’ils éventrent aussi les gallons d’eau. Nous retrouvons celui que nous avions laissé sur la table vide et troué en de nombreux endroits… Un tour au Visitor Center pour faire enregistrer le pass puis nous voilà partis pour Pueblo Bonito, centre du monde chacoan. Le canyon est peu profond et assez large et comprend en son centre un autre début de canyon, une faille qui ondule d’un bout à l’autre. Le soleil commence à baisser et la lumière est dorée. La maçonnerie de Pueblo Bonito est remarquable. Les pierres, plates et minuscules, sont empilées les unes sur les autres, formant un véritable tissage minéral qui tient encore, mille ans plus tard. Murs épais et angles parfaitement droits. Les petites pièces en enfilade ont de très belles et curieuses fenêtres d’angle. Ces « grandes maisons », comme « Una vida » près du Visitor Center et Peñasco Blanco, comprenaient plusieurs centaines de chambres sur trois ou quatre étages et sont typiques de l’architecture des Chacoan. Belles et nombreuses kivas. Rencontre avec un Américain de Salt Lake City (Park City) très sympa. Nous parlons jusqu'au coucher du soleil, soit près de deux heures. Il invite Loïc à venir skier dans son resort de Park City. Nous échangeons nos coordonnées et nous partons chacun de notre côté. Un peu plus loin, alors que je m’arrête pour photographier des wapitis femelles aux allures de biquettes plutôt décaties malgré leur collier de cuir, il se gare derrière nous et nous invite chez lui à notre retour à SLC : Bon repas, bon lit, etc. Mais nous n’abuserons pas de son hospitalité car le 8 juin nous devrons être à l’aéroport très tôt le matin, notre avion décollant à 8 heures. Il fait presque nuit quand nous rejoignons le camping. Nous mangeons en vitesse du pain avec du Philadelphia et des bananes. On a vu mieux… Nuit blanche pour moi, qui colle de partout et qui ai bu du thé trop tard.
Lundi 18 mai
8 heures. Il fait déjà très chaud. Une heure plus tard, nous laissons sans regret ce camping tristounet, du moins en cette saison, et partons pour Pueblo Alto. Le sentier débute au pied de la falaise dans laquelle un étroit passage, une mince faille dans le roc permet d’escalader les gros blocs et de se retrouver sur la mesa sous un soleil de feu. Belle vue au-dessous. Le chemin traverse une étendue aride, c’est très plat et sans beaucoup d’intérêt. Pueblo Alto, pourtant construit postérieurement, est décevant comparé à Pueblo Bonito. Il ne subsiste que des murets d’à peine cinquante centimètres de haut. Nous renonçons à faire le tour par Chacoan Stairway, ce qui allongerait le chemin du retour de 2, 5 miles sur le plateau désertique, sans ombre aucune, et revenons sur nos pas. Le ciel est noir et chargé d’orages du côté de Bisti, ce qui nous fait abandonner l’idée de traverser par la piste et d’aller dormir sur le parking, de même qu’il est hors de question de faire le grand tour en repassant par Farmington et en redescendant par la Hwy. C’est décidé, nous rentrons au motel par la 550 vers 16 h 30 en louchant du côté d’Angel Peak, mais finalement sans y aller, prenons une douche et un thé, puis partons faire quelques courses. En rentrant, j’en profite pour écrire et me détendre. Le Comfort Inn est très bien. Accueil très aimable, ordinateur à disposition, et le King Size est divin après le TrailBlazer… Bonne nuit.
Mardi 19 mai
Déjeuner de muffins et de gaufres. Scott Avenue et Pinon Street puis Hwy 371, déserte, plein sud. Très vite en quittant Farmington, la route s’élève dans les badlands avant de rejoindre un immense plateau irrigué en partie par les Navajos (NAPI, Navajo Agriculture Products Industry). Le contraste de l’herbe verte et drue et de la terre poussiéreuse est saisissant. Cinquante kilomètres plus loin, la piste de Bisti Nord part sur la gauche. A deux miles, un petit parking, quatre 4 x 4 sont déjà là. D’après Photographing the Southwest, il faut prendre plein est et ne jamais perdre de vue la barrière métallique de la réserve, plantée sur les badlands, ce que nous nous appliquons à faire durant un certain temps. Puis nos repères changent et nous mémorisons les sommets alentour et la ligne électrique à l’horizon, du côté de la 371. Le petit Garmin ne veut rien savoir, accroché à la bretelle du sac à dos (c’est décidé, en rentrant nous achèterons un GPS digne de ce nom – ce sera l’Oregon 400t). Un pâle soleil brille dans le ciel bleu clair. Les quelques personnes qui étaient sur le parking sont parties dans une autre direction et nous les apercevons longtemps sur la crête qui surplombe les hoodoos les plus à l’est. Nous déambulons au hasard des rencontres minérales, toutes plus belles ou étranges les unes que les autres, en gardant un œil nos « petits cailloux blancs ». Très beaux hoodoos crème et orange brûlée. Dans le grès sont incrustés de minuscules morceaux d’une pierre noire et brillante. De fil en aiguille nous tombons soudain sur Eggs Factory que nous pensions dans un tout autre coin de Bisti. Quelle surprise ! C’est justement ce que j’avais le plus envie de voir et sans GPS j’en avais abandonné l’idée. Au nord, le ciel anthracite est parcouru de cumulus puis le soleil se voile définitivement, rendant bien ternes ces formations rocheuses si étonnantes, éparpillées sur le sol, saisies en pleine marche pour ces scarabées d’un autre temps, ou en plein retour au nid pour les oiseaux. Sans doute, comme la femme de Loth, désobéissant à l’ordre divin, ont-ils regardé en arrière… Nous recevons quelques gouttes en même temps qu’un vent violent de sable nous mitraille la peau, s’infiltrant partout, nous obligeant à rejoindre le parking, à trois bons quarts d’heure de là. Vue à 360°. Le long de la piste, un petit troupeau de chevaux s’est rassemblé, ils se pressent en cercle pour offrir le moins de prise au vent. Retour sur Farmington, dès l’entrée à gauche, la 64 West puis Main Street. La tempête se lève, il pleut des trombes dans tous les coins de l’horizon. Ship Rock est magnifique, noyé dans les brumes d’après la pluie. Route longue et chargée jusqu’à Monticello via Cortez. Nous nous arrêtons comme il y a de nombreuses années au National 9 Inn, toujours aussi bien, et nous sommes chanceux car nous avons la dernière chambre.
Mercredi 20 mai
Canyonlands, les Needles. La route est belle, bordés de monolithes cousins de ceux de Monument Valley et Valley of the Gods. Arrêt au Visitor Center où nous achetons une belle carte des Needles au 1/35000e et une autre Indian Country nouvelle mouture mais beaucoup moins claire que celle de Philippe. La ranger en profite pour nous prédire un fort risque d’orage et en même temps douche un peu notre envie de faire le Joint Trail à Chesler Park. Parking d’Elephant Hill, 11 heures. Nous prenons un gallon d’eau chacun, des K-way, quelques tomates et barres et nous voilà partis pour Chesler Park mais pas par le Joint Trail, premièrement à cause des risques d’orage, car ce n’est jamais très agréable de se balader sous les éclairs et la pluie battante, et deuxièmement parce que ça nous obligerait à faire pour la quatrième fois le trajet Chesler Park-parking. Nous décidons de passer par Devil’s Kitchen, qui rejoint la piste d’Elephant Hill (8, 4 miles round trip). Au départ le petit sentier, tapissé de sable rose (mais qui ne semble pas attirer le randonneur si l’on en juge par l’unique trace de pas), se glisse ensuite entre rochers et falaises en d’étroits passages, monte, redescend, contourne et débouche dans une espèce de clairière où nous attend une large dalle de grès ombragée par un vénérable juniper. Ombre bienvenue car il fait très chaud! Pique-nique. Nous n’avons croisé personne en venant, et il n’y a personne non plus sur l’Elephant Hill. Le chemin est plus large, mi-sable rose mi-roc d’apparence impossible à franchir en voiture, mais finalement plus monotone. Au bout d’un certain temps, une bifurcation sans indication, mais d’après la carte c’est à droite. Quelques kilomètres plus loin un doute nous assaille soudain : nous entendons un bruit de 4 x 4, mais derrière nous et non en face! Pourtant cette partie est one-way – du moins est-ce que je crois. Nous arrêtons la jeep qui escalade comme si de rien n’était un chaos rocheux et… ouf ! le passager nous dit que la voie est à double sens. Je me demande bien comment lorsqu’on connaît le départ du parking ! Il fait de plus en plus chaud et tandis qu’ils repartent aussi tranquillement que sur une nationale (d’ailleurs ils ont tellement aimé l’aller qu’ils font le retour « juste pour le fun »…), nous reprenons nos sacs et nous remettons en route. Arrêt à l’ombre d’un maigre juniper. Visite insistante, curieuse et intriguée d’un petit lézard qui nous observe sous toutes les coutures, n’hésitant pas à se déplacer pour mieux nous détailler devant, derrière et de profil.
Les nuages d’orage s’amoncellent sur la route de Moab, au loin. Il pleut à l’est et à l’ouest. La 211 débouche juste sur Church Rock, qui a un frère jumeau sur la droite, mal sorti de sa gangue. Nous ne l’avions jamais remarqué. Au Rustic Inn nous prenons possession de la chambre, la 110. J’avais demandé une quiet room et on nous attribué la seule sur le côté du motel, devant une pelouse fleurie ; malheureusement elle est petite et a une fenêtre minuscule, à l’angle de deux murs, c’est noir comme dans un four… Réfrigérateur, micro-ondes.
Jeudi 21 mai
Nuit constamment réveillée, les voisins ne sont pas discrets. En fait de chambre calme… Nous demandons à changer pour la nuit suivante à cause du manque de lumière et on nous en donne une superbe, immense, avec un réfrigérateur-congélateur pour famille nombreuse, une petite cuisine équipée (les éviers remplacent le lavabo…). A l’extérieur, piscine, laverie. Le tout pour le prix de la veille (exceptionnellement) soit 52 $ au lieu de 90. La matinée se passe à Moab, linge, Internet, courses, etc. En début d’après-midi nous partons pour Island in the Sky. Il pleut par intermittence, le ciel transporte de gros nuages noirs et nous sommes dubitatifs en ce qui concerne la suite de la journée. Au bout de la route, un étrange et beau cratère de soixante millions d’années et de cinq kilomètres de diamètre, Upheaval Dome, qu’on ne s’attend pas du tout à trouver là. Vu du ciel c’est une concentration d’anneaux de plus en plus petits ressemblant étrangement au bassin Orientale de la Lune, dont l’hypothèse la plus probable serait un impact de météorite. Nous prenons la route en sens inverse et garons le 4 x 4 sur le pull out d’Alcove Springs, environ 250 mètres avant l’embranchement du sentier de False Kiva. Il n’y a pas un chat, les premières gouttes ne sont pas loin et nous pressons le pas au milieu de la sauge odorante. Les cairns se font rares lorsque nous amorçons la descente le long d’une pente rocheuse qui mène à un chaos de gros blocs, et nous en ajoutons quelques-uns. Sur la gauche la vue est très belle ; sur la droite une falaise nous surplombe et même si nous savons qu’on ne voit False Kiva qu’au dernier moment, nous ne comprenons pas où elle peut bien se nicher, ce qui fait que nous dépassons l’endroit où il faut bifurquer pour monter au pied de la paroi. Alain domine son vertige d’une façon étonnante ! C’est le moment que choisit le vent pour se lever, alors que le ciel est complètement bouché et que les premières gouttes se mettent à tomber. Nous nous abritons dans l’alcôve, seuls au monde dans notre nid d’aigle, en espérant qu’un puma que nous avons cru sentir alentour n’aura pas la même idée. Après avoir enfilé nos K-way, nous repartons sous une pluie drue, ce qui n’est pas des plus agréables sur les roches toutes plus glissantes les unes que les autres et le sol qui ripe sous nos pas. A Moab, courses au City Market qui ferme très tard.
Vendredi 22 mai
Adieu le lever de soleil sur Mesa Arch, la descente de la Shafer Trail, etc. Il pleut, il pleut, il pleut… Nous quittons Moab en début d’après-midi pour Grand View Point, mais c’est tout juste si nous pouvons sortir de la voiture et prendre quelques photos. Nous profitons d’une accalmie pour aller voir les granaries de la belle Aztec Butte, à laquelle on accède par une montée un peu raide sur le slick rock où Alain domine encore une fois son vertige. Le ciel est noir de charbon, c’est à la fois magnifique et impressionnant, surtout que des éclairs bleus commencent à le zébrer de tous côtés. La vue au-dessous est magnifique, au-dessus aussi d’ailleurs, si bien que nous finissons de faire le tour de la Butte et descendons en courant sous un vent à décorner les bœufs, tandis que d’énormes gouttes s’écrasent autour de nous, rejoignant la voiture en moins d’un quart d’heure. Il était temps ! A peine à l’intérieur, c’est un déluge qui s’abat sur nous. Au bout d’un moment, le 4 x 4 étant particulièrement sableux, je décide de le faire nettoyer de l’autre côté par la douche gratuite. Mais un voyant rouge s’allume au tableau de bord : c’est la batterie ! Je mets la clef de contact, rien !... Depuis Moab j’avais rechargé la batterie du Canon sur le petit transfo branché sur l’allume-cigare. Ça ne peut quand même pas être ça !... J’attends un peu, essaie de nouveau et après un hoquet ou deux elle démarre ! Ouf ! Nous filons vers Dead Horse Point sans plus nous préoccuper de savoir si le 4 x 4 aura bien reçu l’orage de tous les côtés ! Sur la route de Dead Horse Point il tombe des torrents d’eau et nous passons des flash floods d’eau rougeâtre. La vue est totalement bouchée, l’horizon noyé de tous les côtés. A l’abri de l’immense auvent près du parking nous apercevons en contrebas les bassins de potasse ; curieusement, l’atmosphère est vraiment délicieuse, éclairs incessants, pluie violente… Passage au City Market. Inca Inn, toujours très bien.
Samedi 23 mai
Ce matin, nous faisons un tour au Farmers’ Market qui n’a de fermier que le nom, puisque les deux seuls stands qui pourraient se rapprocher de cette appellation sont l’un de pâtisserie, l’autre de plantes aromatiques… C’est plus un marché d’artisanat où nous rencontrons Patrick Paul René, un Français de Grenoble, photographe installé à Moab depuis 2005 et… nous l’apprendrons par hasard, devenu copain de Philippe après avoir vu ses photos sur Internet ! Ses tableaux à partir de photos sont vraiment très réussis. Achat d’un « K-way » Mountain Hard Wear au centre de Moab, 100 $ en solde. Le temps est encore et toujours gris, aussi nous décidons de rester dans le coin et d’aller dénicher les pétroglyphes de la Kane Creek Road. La jolie route qui longe le Colorado devient bientôt piste et s’enfonce sur les hauteurs de la vallée encaissée creusée par le fleuve. Seul bémol et de taille, nous sommes le week-end du Memorial Day, et c’est la balade obligée pour tous les gens des alentours : 4 x 4, quads, vélos, ça n’arrête pas… Nombreux campings à la française, c’est-à-dire tout le monde les uns sur les autres, bourrés à craquer. Après l’un d’eux, tout au fond de la vallée, nous faisons demi-tour. Alors que nous sommes arrêtés sur le bas-côté à la recherche du « fameux hibou », nous demandons à des Américains très sympa, un grand-père, son fils et ses petits-enfants, qui ont l’air de connaître les lieux, de nous indiquer les localisations. Aux jumelles, loin en face sur une paroi verticale, nous arrivons à identifier l’oiseau aux oreilles de chat. Ils en profitent pour nous indiquer tout près une faille transversale le long de laquelle on peut en apercevoir vingt-sept autres. Certains ont fait l’objet de tentatives de vol, on discerne très bien les essais de découpes des plaques de grès. Nous enchaînons par Arches sous l’orage. Le ciel est d’un gris-bleu foncé, mais le soleil fait par moments de timides tentatives pour s’imposer, ce qui donne des couleurs contrastées magnifiques ! Plus nous avançons plus le ciel s’assombrit. Il n’est même plus noir, à l’horizon proche c’est carrément une éclipse de soleil, nous n’avons jamais vu une chose pareille ! Un passage au City Market pour acheter des plats bio surgelés que l’on passe ensuite au micro-ondes de l’office. On est bien à l’abri dans la chambre douillette tandis que l’eau ruisselle derrière les vitres.
Dimanche 24 mai
C’est encore une fois à regret que nous quittons Moab et nous nous promettons d’y revenir une bonne semaine la prochaine fois pour mieux en profiter. La route a été inondée en de nombreux endroits jusqu’à la bifurcation de La Sal Junction. Sur des kilomètres, les orages ont totalement raviné les bas-côtés, creusant des fossés de plus de un mètre de profondeur, et ont repeint le bitume en rouge. Nous ne reconnaissons pas la Paradox Valley, empruntée en été 2005, sans doute à cause de la différence de saison, de plus, pour changer, il… pleut ! Les habitants de cette petite vallée à l’écart font preuve d’une certaine imagination. On aperçoit des animaux bizarres dans les champs attenants, des gardiens taciturnes et des girouettes endiablées…
Colorado. Nous n’avions pas réservé à Ouray, joli petit village niché au pied des montagnes que nous tenions à revoir, et nous prenons une chambre au Chalet Inn pour 80 $, vraiment très bien, avec même une musique d’ambiance – un peu trop sirupeuse à notre goût. La gérante espérait faire l’impasse sur le coupon de 10 % qu’ils avaient mis sur Internet mais avec nous elle n’a pas eu de chance… Comme l’après-midi n’est pas encore trop avancé nous partons à Silverton toujours dans l’eau jusqu’au cou qui bientôt, en prenant de l’altitude, se transforme en neige. Il ne manquait plus que ça ! Les pentes rouge sang de Red Mountain sont dissimulées dans les brumes, on ne sait où commence et finit le ciel. Le village que nous avions vu très animé et bourré de touristes est triste et vide, ses rues transversales sont boueuses, il fait froid. Seules les touches de couleur des maisons réchauffent un peu les lieux. En repartant, estomaqués par le prix de l’essence à la station, nous prenons par erreur la route du sud, donc celle de Durango, sans remplir le réservoir, comptant bien que ce qu’il reste sera suffisant pour rejoindre Ouray. Quinze miles plus loin et après avoir franchi deux cols (Molas Lake – 10910 pieds – et Coal Bank – 10640 –), le jour se fait plus sombre et nous commençons à trouver qu’il y a quelque chose de bizarre, que le paysage ne nous dit rien, et tout à coup on se rend compte qu’on est dans le mauvais sens ! Mince de mince ! Il ne manquait plus que ça ! La neige fondue vient se coller au pare-brise, la nuit tombe sur cette belle route glissante et parfois vertigineuse, bordée de pins ténébreux, sur laquelle il n’y a pas un chat ni même une marmotte. Mais la chance est ce soir de notre côté car nous réussissons à rentrer sans problème. Repas dans la chambre.
Lundi 25 mai
Bonne nuit. Nous profitons de ce qu’il ne pleut pas pour retourner faire quelques photos de Red Mountain, à 13 miles de là. Malheureusement, une fois arrivés sur place, il neige à plein temps et les montagnes de fer ont la tête dans les nuages, nous obligeant à patienter sur le petit parking au-dessus de la mine.
Ridgeway, dans la plaine, puis Montrose, encore une ville qui n’en finit pas mais néanmoins agréable, où nous obliquons sur la 50 East en direction de Gunnison. C’est le printemps, les arbres qui bordent les rues de ce gros bourg sont tous en fleurs, les trottoirs couverts d’une neige de pétales et le soleil qui perce ravive tous ces blancs, ces roses, ces verts, sans néanmoins réchauffer l’atmosphère. Il fait un froid glacial !… La 135 East qui mène à Crested Butte, sur l’ancien territoire des Utes où l’on trouva du charbon et de l’argent et à présent station de ski, s’élève à travers un paysage désertique fait de montagnes pelées et austères à l’herbe rase et terne. Soudain nous découvrons le village aux maisons pastel en contrebas, niché au creux d’une ancienne vallée glaciaire dominée par des sommets enneigés. Ça me rappelle un peu certaines photos de Suède. Le Cristiana Guesthaus, qui assure « une atmosphère européenne », est une grande maison à l’intérieur superbe, tout en bois sombre, avec un grand feu dans la cheminée. Notre chambre, très jolie, est minuscule – apparemment nous avons eu la plus petite – mais ce n’est pas désagréable, au contraire il y règne une atmosphère douillette qui s’accorde bien avec l’extérieur, à peine sorti de l’hiver. Un gros chat blanc et roux nous attend, il doit sentir que nous allons bien nous entendre. Nous partons faire un tour en voiture sur la scenic road, une piste en fait, en passant par la « petite Venise » (c'est nous qui la nommons comme ça) de Crested Butte. La pluie qui s’est mise à tomber nous fait rebrousser chemin. Quelques photos dans le village puis nous rentrons au chaud envoyer des messages sur l’ordinateur maison.
Mardi 26 mai
Le petit déjeuner est excellent, déposé sur une table d’angle, mais il n’y a rien pour s’asseoir. Nous le prenons sur une des tables du premier étage où cinq Américains installés dans des canapés près de nous, sans doute des universitaires, ont une réunion de travail. En partant nous faisons un nouveau tour du village pour prendre d’autres photos des si jolies maisons pastel, de l’église qui date de 1883, et aussi d’un kitschissime « Saint George terrassant le dragon », pour le moins surprenant dans le décor.
Deuxième partie: voyageforum.com/..._2e_partie_D3279364/
La version avec photos se trouve ici : carnetsdameriquesetdailleurs.fr/crbst_8.html
(Pour les connexions lentes: merci de patienter quelques secondes le temps du chargement des photos... qui s'effectue toujours par la fin de chaque page.)
Première partie
Départ De Salt Lake City à Escalante via Cathedral Valley Nipple Bench et Alstrom Point via la Cottonwood Canyon Road Toroweap Grand Canyon: South Kaibab Trail Coal Mine Canyon, le petit Bryce Canyon Mule Canyon, Road Canyon De Natural Bridges à Chaco Canyon (N-M) Bisti Badlands (N-M) Canyonlands, Les Needles, Devil's Kitchen Canyonlands, Island in the Sky, Upheaval Dome, False Kiva Canyonlands, Island in the Sky, Aztec Butte, Dead Horse Point Les pétroglyphes de la Kane Creek Road Arches De Moab à Ouray et Silverton (CO), via la Paradox Valley De Red Mountain à Crested butte (CO)
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Vendredi 8 mai
Subitement, dans la nuit qui précède notre départ, un doute survient : il y a longtemps que je n’ai pas vu les vouchers d’Autoescape… C’est étonnant comme dans certains cas une petite alarme s’allume dans le cerveau ; effectivement, au matin, nous nous apercevons qu’ils ne sont plus là. Panique à bord ! Le taxi arrive à 9 h 15 et Autoescape est apparemment fermé pour cause de jour férié. Finalement, à 9 heures, j’ai quelqu’un au bout du fil, à 9 h 20 un mail arrive tandis qu’Alain fait patienter le taxi. Lorsque nous partons le compteur affiche déjà dix-sept euros… Arrivés à Roissy, j’ai la bonne idée de vouloir téléphoner avec la carte France Télécom, et je m’aperçois que je n’ai pas de mot de passe pour la nouvelle carte. Dix euros de plus partent en fumée d’une cabine de l’aéroport.
Vol assez long sur Northwest, le 767 ayant un équipement minimaliste – quatre navets passeront sur les mini-écrans de télévision suspendus de loin en loin. A l’enregistrement nous avons fait changer les places et nous nous sommes retrouvés à l’avant (dans le 767, les meilleures places sont les 16 A, B, C, D, E, F, G ou 15 F, G). Nous avions réservé pour la première fois sur Internet par l’intermédiaire d’Opodo. Les vols directs Air France étaient à plus de 900 € et nous économisions près de 300 € par billet en faisant une escale à Minneapolis. Ça valait le coup de mettre ma peur de l’avion de côté et d’accepter un décollage et un atterrissage supplémentaires à l’aller et au retour. Malgré cinq ou six modifications de vol dans les mois qui ont précédé le départ, dans l’ensemble tout s’est bien passé. Une correspondance expresse à Minneapolis, faite en quarante minutes, alors que nous avions une heure vingt devant nous, ce qui est donc amplement suffisant. Un regret quand même : sur le conseil de Jadorry, un mois avant le départ, nous avions regardé directement sur le site de Delta (qui a fusionné avec Northwest) et nous nous étions aperçus qu’à 5 € près (en moins) nous pouvions avoir un vol direct pour Salt Lake !
Au comptoir Alamo, nous avons un TrailBlazer et nous prenons une assurance pneus et bris de glace : 200 € de plus… puis direction La Quinta Airport, à trois miles, dans la verdure. Très bon hôtel. Réveils constants au cours de la nuit dès 3 heures du matin.
Samedi 9 mai
Excellent petit déjeuner avec entre autres des gaufres. Nous faisons annuler le Super 8 Airport du retour et réservons une chambre pour 67 $ au lieu du double sur Internet. Passage au Walmart pour acheter une glacière, des cartouches de gaz (puisque nous avons rapporté le réchaud acheté l’an passé à Los Angeles), plus une foule de choses pour 87 $ (dont un joli sweat ocre jaune, 3 $, et un T-shirt, 2 $, pour Alain). Route assez agréable en direction du sud, bien qu’au départ la Hwy 15 soit surchargée. Puis Hwy 28, et enfin 24 East jusqu’à Torrey. Elle commence à être très belle à Bicknell, avec des falaises de grès rouge. A leur pied, de gros blocs volcaniques noirs parsèment l’herbe dorée. Capitol Reef Inn & Cafe. Agréable chambre sur l’arrière dans une partie tout en bois ; 59 $. Belle lumière du soir.
Dimanche 10 mai
J’expérimente la carte de téléphone ATM à 5 $ pour 72 minutes et elle marche ! On passe donc en prendre une seconde avant de rejoindre le Visitor Center pour savoir si le Ford est passable. Arrêt sur la route et petite balade vers les Goosenecks et un point de vue à 1 mile de la route, sur la vallée. Le ciel est bleu mais la lumière blanche aplatit les reliefs, gomme les contrastes, fond la terre et le ciel dans une même brume laiteuse. Une curieuse tête de pierre observe, placide, le fond du canyon. A Fremont Oasis, nous achetons de la sauce de tomates vertes piquante et des chips de haricots noirs, le tout délicieux. Ensuite direction Cathedral Valley. Le Ford n’est pas si grand que je le pensais et se traverse très bien, à angle droit, c’est-à-dire en longeant la berge sur la droite puis en obliquant à 90° sur la gauche. La piste est à notre avis beaucoup moins belle que par l’entrée de Caineville et ne vaut pas les cinquante-quatre miles aller-retour que nous avons faits pour la voir, d’autant que la luminosité est encore blafarde et crue. Nous traversons les Bentonite Hills, assez belles mais sans plus, elles ont dans l’Ouest des concurrentes de taille… Par contre la fin de la piste, là où elle rejoint à peu près le primitive campground, est très belle, notamment à Upper Desert overlook, et lorsqu’on redescend de l’autre côté, à Grand View overlook. En 2007, après être entrés par Caineville, nous étions repartis par le nord et les Thousand Lakes. Nous faisons les soixante-trois miles qui séparent Torrey d’Escalante sous une lumière splendide de fin de journée. Dans la Dixie National Forest, c’est encore l’hiver, les aspens sont tous serrés les uns contre les autres, leurs troncs argentés dans le soleil qui décline. Escalante, pour la première fois nous allons au Prospector Inn, le B&B de Catherine Barney, par ailleurs excellent, ayant des contraintes horaires avec le petit déjeuner à 8 heures. Motel correct, sans plus, et sans machine à café dans la chambre, donc nous ne pouvons nous faire du thé. Alain regrette le « Circle D », presque en face, au-dessus du camping.
Lundi 11 mai
Cette fois-ci la belle Cottonwood Canyon Road est plutôt mauvaise, mais avec le TrailBlazer ça passe bien. Lorsque nous arrivons au niveau de l’embranchement pour les Wahweap Hoodoos, sur la 89, il est trop tard pour faire les quatre miles en voiture, plus les quatre miles à pied. De plus la lumière est encore livide. Au petit Visitor Center de Big Water, le ranger, très aimable, nous donne des plans détaillés des Wahweap hoodoos, Toadstools Hoodoos et Alstrom Point, en nous disant, à propos de Nipple Bench, qu’il ne s’y est jamais aventuré tellement c’est mauvais… Nous sommes dubitatifs vu que dans les deux Photographing the Southwest cette destination semble ne poser aucun problème. Nous aurons la réponse au Grand Dam Visitor Center : Nipple Bench couvre toute une région et en empruntant la piste d’Alstrom Point, on les longe simplement. Page. Lulu n’est pas là à 13 heures alors qu’elle a mis un mot sur la porte du motel : « Retour à 13 heures », non plus qu’à 14 heures, 14 h 30, 15 heures, 15 h 30. On patiente autour d’une table, à l’ombre, avec un couple de Français, mais on commence sérieusement à en avoir assez d’autant que de demi-heure en demi-heure l’après-midi est en train de nous filer sous le nez. Elle arrive vers 15 h 45, toujours aussi relax, souriante et… bavarde !! Ce qui fait que nous partons finalement beaucoup trop tard pour Alstrom Point. On se donne 19 heures comme limite pour faire demi-tour. La piste longe un temps les dunes noires et les falaises de Nipple Bench. Elle est sableuse sur une grande partie puis devient subitement très rocheuse. Il est près de 19 heures et on ne voit toujours pas le lac, par contre la luminosité commence sérieusement à baisser. Nous continuons encore un peu, il serait dommage d’avoir fait tous ces miles pour ne même pas apercevoir le plus petit coin d’eau bleue. Soudain il est là, dans un écrin de grès bicolore rouge et blanc. C’est superbe, mais il est déjà 19 heures 20, la nuit va tomber, et comme nous n’avons pas prévu de dormir sur place nous faisons demi-tour et rentrons à tombeau ouvert. Le vent s’est levé et soulève des nuages de sable gris qui masquent totalement la piste par endroits.
Mardi 12 mai
En partant nous comptions faire la balade de Cathedral Wash, à Lees Ferry, mais une fois sur place nous décidons d’aller directement à Toroweap (nous faisons bien, car le temps d’arriver, de déposer un gallon sur la table de l’emplacement n° 3 et de filer en 4 x 4 vers la rive, le soleil décline déjà) et d’emprunter tranquillement, en s’arrêtant souvent, « la piste où l’on crève », d’une centaine de kilomètres. Dans la dernière partie, deux passages bien sableux et bien mous, que nous passons sans encombre en cisaillant le volant, puis sur les cinq derniers miles une zone très rocheuse après la Ranger station. Je fais de nombreuses photos des falaises à pic sur le Colorado tout au fond, dans la lumière qui baisse peu à peu. Retour au camping où trois jeunes, à côté de nous, font eux un feu d’enfer juste sous un genévrier. Je verrai longtemps des myriades de lucioles s’envoler dans la nuit, pas très tranquille car tout est très sec alentour. Les Therm-a-Rest sont un peu grands pour le TrailBlazer et je me réveille avec mal au milieu du dos. Repas gâché par une floppée de moucherons.
Mercredi 13 mai
Réveil à 5 heures, nous partons à pied, la piste étant à un mile. Le soleil n’est pas encore levé et l’horizon est brumeux.
Retour cette fois en moins de deux heures au lieu de trois à l’aller, nos bonnes résolutions de prudence pour ne pas crever se sont envolées. Après un passage au car wash de Freedonia, nous prenons l’interminable route jusqu’à Grand Canyon alors que nous en étions tout près à vol d’oiseau. Je m’achète une barrette à Cameron, 80 $. Au Maswick lodge, nous faisons changer notre chambre downstairs pour une upstairs. Très bien, encore une fois. En arrivant douches, lavage de linge, lecture, repas à la cafétéria. Grand beau temps.
Jeudi 14 mai
Ce matin, je me réveille encore une fois à 4 heures… Au programme South Kaibab Trail jusqu’à Skeleton point. Le chemin est très casse-pattes, c’est presque entièrement des marches, en plus il fait très chaud. Mais le ligament de mon genou tient le coup, on ne dirait pas que trois semaines plus tôt j’étais encore si handicapée. Cedar Ridge, w.c., pas d’eau. Belle vue tout le long du chemin et sur une petite partie du Colorado à Skeleton et Tipoff Point. Vu un colibri. Le soir repas assez bon à la cafétéria.
Vendredi 15 mai
Temps toujours magnifique. La route est longue jusqu’à Coal Mine Canyon, en passant par Cameron puis Tuba City, sur la 264. Paysage plat et poussiéreux de tous les côtés et puis subitement, après avoir tourné sur une petite piste à gauche, passé la borne 337, la faille de Coal Mine Canyon s’ouvre devant nous, des flèches cuivrées qui s’élancent tout droit des profondeurs, des hoodoos blancs, des dômes anthracite. Des Indiens, sans doute hopis, vivent tout à côté, deux chevaux broutent l’herbe rase près de l’éolienne voisine de la maison. Sur la route, Moenkopi, village hopi, maisons d’adobe cubiques serrées les unes contre les autres. A l’entré, l’habituel panneau aux visiteurs : ne pas enregistrer, dessiner, photographier, filmer, ramasser quoi que ce soit… Kayenta, où nous prenons une carte de supermarché, puis Bluff et le Recapture Lodge, très bien, au milieu de la verdure des acacias (71, 54 $). Finalement, nous n’aurons pas été à White and Red Canyon. Trop loin et lumière trop crue. Nous dînons dans la chambre.
Samedi 16 mai
Mauvaise nuit. Temps magnifique. Dans la salle de petit déjeuner on peut acheter des muffins en mettant 75 cents dans une boîte. Après avoir fait le plein nous partons par le sud puis la 261 qui longe Valley of the Gods, très belle aussi dans la lumière du matin. Moky Dugway, vue extraordinaire sur le désert au-dessous. La route est étroite et traverse ensuite un paysage de genévriers piqués dans le sable rose. Il n’y a pas âme qui vive… Silence. Soudain, un troupeau de vaches avec leurs petits veaux et trois cavaliers : un père et ses deux filles, la plus jeune ne devant pas avoir plus de cinq ans. Ses jambes sont à l’horizontale de chaque côté de la croupe du cheval sur lequel elle paraît minuscule. Nous allons réserver le camping de Natural Bridges. Nous avons de la chance, ça doit être la meilleure place (la 4, 10$), avec pas loin d’un hectare de bosquets sur l’arrière, vue imprenable ! Nous posons des gallons sur la table, mettons le papillon sur le piquet à l’entrée du site, et partons pour Mule Canyon et son étonnante House on Fire. Très joli et très calme petit canyon, le ciel est d’un bleu intense, un wash serpent au fond et nous le suivons jusqu’aux ruines. Il est étonnant de voir à quel point les strates de grès verticales imitent à la perfection un feu d’enfer. L’après-midi changement de direction, nous refaisons une partie de la route empruntée le matin pour rejoindre Road Canyon et d’autres ruines. Le sentier est un poil paumatoire, peu ou pas d’indications, aussi, comme on n’est jamais si bien servi que par soi-même, nous nous transformons en Petit Poucet et balisons tout le chemin de cairns qui nous seront bien utiles au retour, ainsi qu’à un groupe de quatre randonneurs. D’habitude nous prenons des photos mais je me demande bien pourquoi on n’a jamais pensé à ce système infaillible. Les ruines sont légèrement en hauteur, et je ne sais pas à quoi je pense mais je ne les photographie pas du bon endroit, je n’ai jamais en entier le fameux toit qui s’émiette. Philippe me dira qu’il fallait aller sur la droit. Bon, ça donnera l’occasion d’y retourner. Le soir, au camping, les moucherons qui ont certainement senti la cuisine française s’invitent une fois encore à table. Surexcités, ils se bousculent pour goûter à tout, y compris à nous ! Quelle plaie !
Dimanche 17 mai
Aujourd’hui nous quittons l'Utah pour le Nouveau-Mexique et plus particulièrement Chaco Canyon. Le 17 mai c’est aussi ma fête et ça me rappelle que l’an dernier, à Dinosaur NM, la balade de Sound of Silence avait été rude… Laissant à regret derrière nous le camping de Natural Bridges, nous empruntons la loop road qui passe par Sipapu (diminutif de sipapuni, du nom du petit trou pratiqué au centre de chaque kiva, symbole de l'émergence des Hopis dans la réalité physique des Quatre Mondes). Nous descendons jusqu’au point de vue en face du pont. Kachina (là encore, nous prenons le trail pour photographier le pont), la chaleur est déjà très forte !, puis Owachomo. Le sentier est court et nous descendrons sous le pont, immense ! Il y a le long de la boucle de très jolis arbustes en fleur. Je demande leur nom à un jeune ranger qui a un trou demémoire et paraît horriblement gêné. On le revoit un peu plus tard et il nous annonce fièrement : Ce sont des Cliff Roses (Purshia stansburiana) ! Ouf ! l’honneur des rangers est sauf !
Route 162 pour rejoindre Farmington, au Nouveau-Mexique. Montezuma Creek, puis Aneth. Paysages bruns et désolés, picorés çà et là par de gros criquets de métal à la recherche de quelques larmes d’or noir. Farmington s’étire, s’étire, s’étire… Bloomfield, sa banlieue est, aussi. Route 550 sud interminable avant la bifurcation pour Chaco Canyon. Les vingt miles de piste pour Chaco comportent de nombreux passages de tôle ondulée ; de chaque côté, un désert poussiéreux parsemé de sauge. Nous roulons vite, car il est assez tard dans l’après-midi, par peur que le camping ne soit complet, mais en arrivant il est aux trois quarts vide, et lui aussi poussiéreux et totalement dépourvu d’ombre et de charme. Par contre les deer flies, eux, sont bien là et nous assaillent ! Nous prenons une place au pied des rochers. Dans les toilettes, on peut lire un avertissement concernant les ravens et leur grande intelligence qui leur permet d’éventrer les tentes à la recherche de nourriture. Heureusement, nous dormons dans le 4 x 4 avec le garde-manger, nos tubes de mayonnaise Amora made in France seront donc à l’abri ! Mais de retour de balade, nous nous apercevrons qu’ils éventrent aussi les gallons d’eau. Nous retrouvons celui que nous avions laissé sur la table vide et troué en de nombreux endroits… Un tour au Visitor Center pour faire enregistrer le pass puis nous voilà partis pour Pueblo Bonito, centre du monde chacoan. Le canyon est peu profond et assez large et comprend en son centre un autre début de canyon, une faille qui ondule d’un bout à l’autre. Le soleil commence à baisser et la lumière est dorée. La maçonnerie de Pueblo Bonito est remarquable. Les pierres, plates et minuscules, sont empilées les unes sur les autres, formant un véritable tissage minéral qui tient encore, mille ans plus tard. Murs épais et angles parfaitement droits. Les petites pièces en enfilade ont de très belles et curieuses fenêtres d’angle. Ces « grandes maisons », comme « Una vida » près du Visitor Center et Peñasco Blanco, comprenaient plusieurs centaines de chambres sur trois ou quatre étages et sont typiques de l’architecture des Chacoan. Belles et nombreuses kivas. Rencontre avec un Américain de Salt Lake City (Park City) très sympa. Nous parlons jusqu'au coucher du soleil, soit près de deux heures. Il invite Loïc à venir skier dans son resort de Park City. Nous échangeons nos coordonnées et nous partons chacun de notre côté. Un peu plus loin, alors que je m’arrête pour photographier des wapitis femelles aux allures de biquettes plutôt décaties malgré leur collier de cuir, il se gare derrière nous et nous invite chez lui à notre retour à SLC : Bon repas, bon lit, etc. Mais nous n’abuserons pas de son hospitalité car le 8 juin nous devrons être à l’aéroport très tôt le matin, notre avion décollant à 8 heures. Il fait presque nuit quand nous rejoignons le camping. Nous mangeons en vitesse du pain avec du Philadelphia et des bananes. On a vu mieux… Nuit blanche pour moi, qui colle de partout et qui ai bu du thé trop tard.
Lundi 18 mai
8 heures. Il fait déjà très chaud. Une heure plus tard, nous laissons sans regret ce camping tristounet, du moins en cette saison, et partons pour Pueblo Alto. Le sentier débute au pied de la falaise dans laquelle un étroit passage, une mince faille dans le roc permet d’escalader les gros blocs et de se retrouver sur la mesa sous un soleil de feu. Belle vue au-dessous. Le chemin traverse une étendue aride, c’est très plat et sans beaucoup d’intérêt. Pueblo Alto, pourtant construit postérieurement, est décevant comparé à Pueblo Bonito. Il ne subsiste que des murets d’à peine cinquante centimètres de haut. Nous renonçons à faire le tour par Chacoan Stairway, ce qui allongerait le chemin du retour de 2, 5 miles sur le plateau désertique, sans ombre aucune, et revenons sur nos pas. Le ciel est noir et chargé d’orages du côté de Bisti, ce qui nous fait abandonner l’idée de traverser par la piste et d’aller dormir sur le parking, de même qu’il est hors de question de faire le grand tour en repassant par Farmington et en redescendant par la Hwy. C’est décidé, nous rentrons au motel par la 550 vers 16 h 30 en louchant du côté d’Angel Peak, mais finalement sans y aller, prenons une douche et un thé, puis partons faire quelques courses. En rentrant, j’en profite pour écrire et me détendre. Le Comfort Inn est très bien. Accueil très aimable, ordinateur à disposition, et le King Size est divin après le TrailBlazer… Bonne nuit.
Mardi 19 mai
Déjeuner de muffins et de gaufres. Scott Avenue et Pinon Street puis Hwy 371, déserte, plein sud. Très vite en quittant Farmington, la route s’élève dans les badlands avant de rejoindre un immense plateau irrigué en partie par les Navajos (NAPI, Navajo Agriculture Products Industry). Le contraste de l’herbe verte et drue et de la terre poussiéreuse est saisissant. Cinquante kilomètres plus loin, la piste de Bisti Nord part sur la gauche. A deux miles, un petit parking, quatre 4 x 4 sont déjà là. D’après Photographing the Southwest, il faut prendre plein est et ne jamais perdre de vue la barrière métallique de la réserve, plantée sur les badlands, ce que nous nous appliquons à faire durant un certain temps. Puis nos repères changent et nous mémorisons les sommets alentour et la ligne électrique à l’horizon, du côté de la 371. Le petit Garmin ne veut rien savoir, accroché à la bretelle du sac à dos (c’est décidé, en rentrant nous achèterons un GPS digne de ce nom – ce sera l’Oregon 400t). Un pâle soleil brille dans le ciel bleu clair. Les quelques personnes qui étaient sur le parking sont parties dans une autre direction et nous les apercevons longtemps sur la crête qui surplombe les hoodoos les plus à l’est. Nous déambulons au hasard des rencontres minérales, toutes plus belles ou étranges les unes que les autres, en gardant un œil nos « petits cailloux blancs ». Très beaux hoodoos crème et orange brûlée. Dans le grès sont incrustés de minuscules morceaux d’une pierre noire et brillante. De fil en aiguille nous tombons soudain sur Eggs Factory que nous pensions dans un tout autre coin de Bisti. Quelle surprise ! C’est justement ce que j’avais le plus envie de voir et sans GPS j’en avais abandonné l’idée. Au nord, le ciel anthracite est parcouru de cumulus puis le soleil se voile définitivement, rendant bien ternes ces formations rocheuses si étonnantes, éparpillées sur le sol, saisies en pleine marche pour ces scarabées d’un autre temps, ou en plein retour au nid pour les oiseaux. Sans doute, comme la femme de Loth, désobéissant à l’ordre divin, ont-ils regardé en arrière… Nous recevons quelques gouttes en même temps qu’un vent violent de sable nous mitraille la peau, s’infiltrant partout, nous obligeant à rejoindre le parking, à trois bons quarts d’heure de là. Vue à 360°. Le long de la piste, un petit troupeau de chevaux s’est rassemblé, ils se pressent en cercle pour offrir le moins de prise au vent. Retour sur Farmington, dès l’entrée à gauche, la 64 West puis Main Street. La tempête se lève, il pleut des trombes dans tous les coins de l’horizon. Ship Rock est magnifique, noyé dans les brumes d’après la pluie. Route longue et chargée jusqu’à Monticello via Cortez. Nous nous arrêtons comme il y a de nombreuses années au National 9 Inn, toujours aussi bien, et nous sommes chanceux car nous avons la dernière chambre.
Mercredi 20 mai
Canyonlands, les Needles. La route est belle, bordés de monolithes cousins de ceux de Monument Valley et Valley of the Gods. Arrêt au Visitor Center où nous achetons une belle carte des Needles au 1/35000e et une autre Indian Country nouvelle mouture mais beaucoup moins claire que celle de Philippe. La ranger en profite pour nous prédire un fort risque d’orage et en même temps douche un peu notre envie de faire le Joint Trail à Chesler Park. Parking d’Elephant Hill, 11 heures. Nous prenons un gallon d’eau chacun, des K-way, quelques tomates et barres et nous voilà partis pour Chesler Park mais pas par le Joint Trail, premièrement à cause des risques d’orage, car ce n’est jamais très agréable de se balader sous les éclairs et la pluie battante, et deuxièmement parce que ça nous obligerait à faire pour la quatrième fois le trajet Chesler Park-parking. Nous décidons de passer par Devil’s Kitchen, qui rejoint la piste d’Elephant Hill (8, 4 miles round trip). Au départ le petit sentier, tapissé de sable rose (mais qui ne semble pas attirer le randonneur si l’on en juge par l’unique trace de pas), se glisse ensuite entre rochers et falaises en d’étroits passages, monte, redescend, contourne et débouche dans une espèce de clairière où nous attend une large dalle de grès ombragée par un vénérable juniper. Ombre bienvenue car il fait très chaud! Pique-nique. Nous n’avons croisé personne en venant, et il n’y a personne non plus sur l’Elephant Hill. Le chemin est plus large, mi-sable rose mi-roc d’apparence impossible à franchir en voiture, mais finalement plus monotone. Au bout d’un certain temps, une bifurcation sans indication, mais d’après la carte c’est à droite. Quelques kilomètres plus loin un doute nous assaille soudain : nous entendons un bruit de 4 x 4, mais derrière nous et non en face! Pourtant cette partie est one-way – du moins est-ce que je crois. Nous arrêtons la jeep qui escalade comme si de rien n’était un chaos rocheux et… ouf ! le passager nous dit que la voie est à double sens. Je me demande bien comment lorsqu’on connaît le départ du parking ! Il fait de plus en plus chaud et tandis qu’ils repartent aussi tranquillement que sur une nationale (d’ailleurs ils ont tellement aimé l’aller qu’ils font le retour « juste pour le fun »…), nous reprenons nos sacs et nous remettons en route. Arrêt à l’ombre d’un maigre juniper. Visite insistante, curieuse et intriguée d’un petit lézard qui nous observe sous toutes les coutures, n’hésitant pas à se déplacer pour mieux nous détailler devant, derrière et de profil.
Les nuages d’orage s’amoncellent sur la route de Moab, au loin. Il pleut à l’est et à l’ouest. La 211 débouche juste sur Church Rock, qui a un frère jumeau sur la droite, mal sorti de sa gangue. Nous ne l’avions jamais remarqué. Au Rustic Inn nous prenons possession de la chambre, la 110. J’avais demandé une quiet room et on nous attribué la seule sur le côté du motel, devant une pelouse fleurie ; malheureusement elle est petite et a une fenêtre minuscule, à l’angle de deux murs, c’est noir comme dans un four… Réfrigérateur, micro-ondes.
Jeudi 21 mai
Nuit constamment réveillée, les voisins ne sont pas discrets. En fait de chambre calme… Nous demandons à changer pour la nuit suivante à cause du manque de lumière et on nous en donne une superbe, immense, avec un réfrigérateur-congélateur pour famille nombreuse, une petite cuisine équipée (les éviers remplacent le lavabo…). A l’extérieur, piscine, laverie. Le tout pour le prix de la veille (exceptionnellement) soit 52 $ au lieu de 90. La matinée se passe à Moab, linge, Internet, courses, etc. En début d’après-midi nous partons pour Island in the Sky. Il pleut par intermittence, le ciel transporte de gros nuages noirs et nous sommes dubitatifs en ce qui concerne la suite de la journée. Au bout de la route, un étrange et beau cratère de soixante millions d’années et de cinq kilomètres de diamètre, Upheaval Dome, qu’on ne s’attend pas du tout à trouver là. Vu du ciel c’est une concentration d’anneaux de plus en plus petits ressemblant étrangement au bassin Orientale de la Lune, dont l’hypothèse la plus probable serait un impact de météorite. Nous prenons la route en sens inverse et garons le 4 x 4 sur le pull out d’Alcove Springs, environ 250 mètres avant l’embranchement du sentier de False Kiva. Il n’y a pas un chat, les premières gouttes ne sont pas loin et nous pressons le pas au milieu de la sauge odorante. Les cairns se font rares lorsque nous amorçons la descente le long d’une pente rocheuse qui mène à un chaos de gros blocs, et nous en ajoutons quelques-uns. Sur la gauche la vue est très belle ; sur la droite une falaise nous surplombe et même si nous savons qu’on ne voit False Kiva qu’au dernier moment, nous ne comprenons pas où elle peut bien se nicher, ce qui fait que nous dépassons l’endroit où il faut bifurquer pour monter au pied de la paroi. Alain domine son vertige d’une façon étonnante ! C’est le moment que choisit le vent pour se lever, alors que le ciel est complètement bouché et que les premières gouttes se mettent à tomber. Nous nous abritons dans l’alcôve, seuls au monde dans notre nid d’aigle, en espérant qu’un puma que nous avons cru sentir alentour n’aura pas la même idée. Après avoir enfilé nos K-way, nous repartons sous une pluie drue, ce qui n’est pas des plus agréables sur les roches toutes plus glissantes les unes que les autres et le sol qui ripe sous nos pas. A Moab, courses au City Market qui ferme très tard.
Vendredi 22 mai
Adieu le lever de soleil sur Mesa Arch, la descente de la Shafer Trail, etc. Il pleut, il pleut, il pleut… Nous quittons Moab en début d’après-midi pour Grand View Point, mais c’est tout juste si nous pouvons sortir de la voiture et prendre quelques photos. Nous profitons d’une accalmie pour aller voir les granaries de la belle Aztec Butte, à laquelle on accède par une montée un peu raide sur le slick rock où Alain domine encore une fois son vertige. Le ciel est noir de charbon, c’est à la fois magnifique et impressionnant, surtout que des éclairs bleus commencent à le zébrer de tous côtés. La vue au-dessous est magnifique, au-dessus aussi d’ailleurs, si bien que nous finissons de faire le tour de la Butte et descendons en courant sous un vent à décorner les bœufs, tandis que d’énormes gouttes s’écrasent autour de nous, rejoignant la voiture en moins d’un quart d’heure. Il était temps ! A peine à l’intérieur, c’est un déluge qui s’abat sur nous. Au bout d’un moment, le 4 x 4 étant particulièrement sableux, je décide de le faire nettoyer de l’autre côté par la douche gratuite. Mais un voyant rouge s’allume au tableau de bord : c’est la batterie ! Je mets la clef de contact, rien !... Depuis Moab j’avais rechargé la batterie du Canon sur le petit transfo branché sur l’allume-cigare. Ça ne peut quand même pas être ça !... J’attends un peu, essaie de nouveau et après un hoquet ou deux elle démarre ! Ouf ! Nous filons vers Dead Horse Point sans plus nous préoccuper de savoir si le 4 x 4 aura bien reçu l’orage de tous les côtés ! Sur la route de Dead Horse Point il tombe des torrents d’eau et nous passons des flash floods d’eau rougeâtre. La vue est totalement bouchée, l’horizon noyé de tous les côtés. A l’abri de l’immense auvent près du parking nous apercevons en contrebas les bassins de potasse ; curieusement, l’atmosphère est vraiment délicieuse, éclairs incessants, pluie violente… Passage au City Market. Inca Inn, toujours très bien.
Samedi 23 mai
Ce matin, nous faisons un tour au Farmers’ Market qui n’a de fermier que le nom, puisque les deux seuls stands qui pourraient se rapprocher de cette appellation sont l’un de pâtisserie, l’autre de plantes aromatiques… C’est plus un marché d’artisanat où nous rencontrons Patrick Paul René, un Français de Grenoble, photographe installé à Moab depuis 2005 et… nous l’apprendrons par hasard, devenu copain de Philippe après avoir vu ses photos sur Internet ! Ses tableaux à partir de photos sont vraiment très réussis. Achat d’un « K-way » Mountain Hard Wear au centre de Moab, 100 $ en solde. Le temps est encore et toujours gris, aussi nous décidons de rester dans le coin et d’aller dénicher les pétroglyphes de la Kane Creek Road. La jolie route qui longe le Colorado devient bientôt piste et s’enfonce sur les hauteurs de la vallée encaissée creusée par le fleuve. Seul bémol et de taille, nous sommes le week-end du Memorial Day, et c’est la balade obligée pour tous les gens des alentours : 4 x 4, quads, vélos, ça n’arrête pas… Nombreux campings à la française, c’est-à-dire tout le monde les uns sur les autres, bourrés à craquer. Après l’un d’eux, tout au fond de la vallée, nous faisons demi-tour. Alors que nous sommes arrêtés sur le bas-côté à la recherche du « fameux hibou », nous demandons à des Américains très sympa, un grand-père, son fils et ses petits-enfants, qui ont l’air de connaître les lieux, de nous indiquer les localisations. Aux jumelles, loin en face sur une paroi verticale, nous arrivons à identifier l’oiseau aux oreilles de chat. Ils en profitent pour nous indiquer tout près une faille transversale le long de laquelle on peut en apercevoir vingt-sept autres. Certains ont fait l’objet de tentatives de vol, on discerne très bien les essais de découpes des plaques de grès. Nous enchaînons par Arches sous l’orage. Le ciel est d’un gris-bleu foncé, mais le soleil fait par moments de timides tentatives pour s’imposer, ce qui donne des couleurs contrastées magnifiques ! Plus nous avançons plus le ciel s’assombrit. Il n’est même plus noir, à l’horizon proche c’est carrément une éclipse de soleil, nous n’avons jamais vu une chose pareille ! Un passage au City Market pour acheter des plats bio surgelés que l’on passe ensuite au micro-ondes de l’office. On est bien à l’abri dans la chambre douillette tandis que l’eau ruisselle derrière les vitres.
Dimanche 24 mai
C’est encore une fois à regret que nous quittons Moab et nous nous promettons d’y revenir une bonne semaine la prochaine fois pour mieux en profiter. La route a été inondée en de nombreux endroits jusqu’à la bifurcation de La Sal Junction. Sur des kilomètres, les orages ont totalement raviné les bas-côtés, creusant des fossés de plus de un mètre de profondeur, et ont repeint le bitume en rouge. Nous ne reconnaissons pas la Paradox Valley, empruntée en été 2005, sans doute à cause de la différence de saison, de plus, pour changer, il… pleut ! Les habitants de cette petite vallée à l’écart font preuve d’une certaine imagination. On aperçoit des animaux bizarres dans les champs attenants, des gardiens taciturnes et des girouettes endiablées…
Colorado. Nous n’avions pas réservé à Ouray, joli petit village niché au pied des montagnes que nous tenions à revoir, et nous prenons une chambre au Chalet Inn pour 80 $, vraiment très bien, avec même une musique d’ambiance – un peu trop sirupeuse à notre goût. La gérante espérait faire l’impasse sur le coupon de 10 % qu’ils avaient mis sur Internet mais avec nous elle n’a pas eu de chance… Comme l’après-midi n’est pas encore trop avancé nous partons à Silverton toujours dans l’eau jusqu’au cou qui bientôt, en prenant de l’altitude, se transforme en neige. Il ne manquait plus que ça ! Les pentes rouge sang de Red Mountain sont dissimulées dans les brumes, on ne sait où commence et finit le ciel. Le village que nous avions vu très animé et bourré de touristes est triste et vide, ses rues transversales sont boueuses, il fait froid. Seules les touches de couleur des maisons réchauffent un peu les lieux. En repartant, estomaqués par le prix de l’essence à la station, nous prenons par erreur la route du sud, donc celle de Durango, sans remplir le réservoir, comptant bien que ce qu’il reste sera suffisant pour rejoindre Ouray. Quinze miles plus loin et après avoir franchi deux cols (Molas Lake – 10910 pieds – et Coal Bank – 10640 –), le jour se fait plus sombre et nous commençons à trouver qu’il y a quelque chose de bizarre, que le paysage ne nous dit rien, et tout à coup on se rend compte qu’on est dans le mauvais sens ! Mince de mince ! Il ne manquait plus que ça ! La neige fondue vient se coller au pare-brise, la nuit tombe sur cette belle route glissante et parfois vertigineuse, bordée de pins ténébreux, sur laquelle il n’y a pas un chat ni même une marmotte. Mais la chance est ce soir de notre côté car nous réussissons à rentrer sans problème. Repas dans la chambre.
Lundi 25 mai
Bonne nuit. Nous profitons de ce qu’il ne pleut pas pour retourner faire quelques photos de Red Mountain, à 13 miles de là. Malheureusement, une fois arrivés sur place, il neige à plein temps et les montagnes de fer ont la tête dans les nuages, nous obligeant à patienter sur le petit parking au-dessus de la mine.
Ridgeway, dans la plaine, puis Montrose, encore une ville qui n’en finit pas mais néanmoins agréable, où nous obliquons sur la 50 East en direction de Gunnison. C’est le printemps, les arbres qui bordent les rues de ce gros bourg sont tous en fleurs, les trottoirs couverts d’une neige de pétales et le soleil qui perce ravive tous ces blancs, ces roses, ces verts, sans néanmoins réchauffer l’atmosphère. Il fait un froid glacial !… La 135 East qui mène à Crested Butte, sur l’ancien territoire des Utes où l’on trouva du charbon et de l’argent et à présent station de ski, s’élève à travers un paysage désertique fait de montagnes pelées et austères à l’herbe rase et terne. Soudain nous découvrons le village aux maisons pastel en contrebas, niché au creux d’une ancienne vallée glaciaire dominée par des sommets enneigés. Ça me rappelle un peu certaines photos de Suède. Le Cristiana Guesthaus, qui assure « une atmosphère européenne », est une grande maison à l’intérieur superbe, tout en bois sombre, avec un grand feu dans la cheminée. Notre chambre, très jolie, est minuscule – apparemment nous avons eu la plus petite – mais ce n’est pas désagréable, au contraire il y règne une atmosphère douillette qui s’accorde bien avec l’extérieur, à peine sorti de l’hiver. Un gros chat blanc et roux nous attend, il doit sentir que nous allons bien nous entendre. Nous partons faire un tour en voiture sur la scenic road, une piste en fait, en passant par la « petite Venise » (c'est nous qui la nommons comme ça) de Crested Butte. La pluie qui s’est mise à tomber nous fait rebrousser chemin. Quelques photos dans le village puis nous rentrons au chaud envoyer des messages sur l’ordinateur maison.
Mardi 26 mai
Le petit déjeuner est excellent, déposé sur une table d’angle, mais il n’y a rien pour s’asseoir. Nous le prenons sur une des tables du premier étage où cinq Américains installés dans des canapés près de nous, sans doute des universitaires, ont une réunion de travail. En partant nous faisons un nouveau tour du village pour prendre d’autres photos des si jolies maisons pastel, de l’église qui date de 1883, et aussi d’un kitschissime « Saint George terrassant le dragon », pour le moins surprenant dans le décor.
Deuxième partie: voyageforum.com/..._2e_partie_D3279364/
Vos friandises et boissons préférées aux États-Unis? English translation pending
Voila, tout est dans le titre.
Merci !!!
Merci !!!
Premier voyage en Thaïlande, deux semaines au mois de mars English translation pending
Avec mon épouse nous irons en Thailande pour la premiere fois en mars prochain dans le cadre d'un voyage organiser. C'est notre premier voyage hors europe (nous n'avons fais pour le moment que les pays limitrophes de la France). Nous passerons 2 semaines, étapes à Bangkok, Ayutya, Chian May, et Fouquet.
Je vous pose une question parceque l'agence n'a pas était assez claire a se sujet: trouve t-on de la nourriture francaise dans ses villes? Nous sommes ouvert et accepeterons de gouter la nourriture asiatique mais devrons nous ammener avec nous du saucisson, diver fromages et du vin ou ses victuaille se trouvent aussi en Thailande?
Merci.
Maurice
Maurice
Carte détaillée de Madagascar avec distances English translation pending
Difficile de trouver sur internet une carte routière de Madagascar détaillée et à jour.
Après plusieurs voyages à Madagascar j'ai décidé d'en réaliser une pour offrir à ceux qui préparent un voyage pour cette destination une carte à peu près fiable.
Vous la trouverez à l'adresse suivante :
http://syal.fr/madagascar/cartemadagascar.html
C'est un site perso non commercial.
Toute suggestion pour l'amélioration de la carte sera la bienvenue.
Erawan Lapidary sévit toujours (arnaque en Thaïlande) English translation pending
Bonjour, ayant lu les mésaventures de Crocket, en 2007, je réagis car j'ai vécu la même chose il y a quelques jours à peine.
Epiloguer sur la moralité et sur le degré de naïveté qu'il faut avoir pour se faire piéger n'est pas très productif, il s'agit d'un contexte particulier et d'une machine très bien rôdée, personnellement j'étais déjà dans la nasse sans en avoir conscience, sans même avoir projeté le moindre achat. Il peut être très difficile de faire le lien entre les différents évènements qui vous amènent devant la boutique qui va vous escroquer, Bangkok est une grande ville et votre interlocuteur vous semblera parfaitement désintéressé, avec un art consommé dans le "noyage de poisson".
Il faut être au fait du contexte pour s'autoriser de véritables critiques. J'assume mon erreur, il ne m'en faut pas moins le temps de la digérer, surtout se méfier de soi-même et de sa propension à accepter trop facilement les conseils d'autrui etc...
Je ne pense pas qu'il y ait de recours à moins de retourner sur place et encore.
Je suis à l'écoute de réponses constructives et non de commentaires ironiques et suffisants.
Merci d'avance
Arrivée tardive à l'hôtel Casa Marina Beach & Reef à Sosua: dépannage repas? English translation pending
Bonjour
Nous allons au Casa marina Beach and Reef à Sosua. Nous décollons de MTL avec Canjet à 16:20 avec un attérissage prévu à Puerto Plata à 20:40. Je présume qu'au moins une heure sera nécessaire pour passer aux doaunes, récupérer les bagages, se rendre à l'autobus, etc. Donc, nous ne serons pas à l'hôtel avant 21:40. Check-in, se rendre à la chambre, déposer les bagages.... Selon la description qui est faite de l'hôtel, tous les restos ferment au plus tard à 22:00. Il est peu probable que nous puissions être arrivée à temps pour manger à l'hôtel.
Est-ce que dans ces conditions, l'hôtel ou le tour opérateur prévoit une solution de dépannage (petit repas) ou devenons-nous prévoir nous même un petit au cas (car selon les commentaires recueillis, c'est pas avec Canjet que je risque de me régaler avec un festin gargantuesque).
Est-ce que vous avez des suggestions? Ce sera notre première visite à Sosua et l'idée de sortir du site de l'hôtel le soir, sans avoir pu nous faire une idée des alentours à la clarté du jour, ne nous enchante pas trop.
Merci de vos précieux conseils
Nous allons au Casa marina Beach and Reef à Sosua. Nous décollons de MTL avec Canjet à 16:20 avec un attérissage prévu à Puerto Plata à 20:40. Je présume qu'au moins une heure sera nécessaire pour passer aux doaunes, récupérer les bagages, se rendre à l'autobus, etc. Donc, nous ne serons pas à l'hôtel avant 21:40. Check-in, se rendre à la chambre, déposer les bagages.... Selon la description qui est faite de l'hôtel, tous les restos ferment au plus tard à 22:00. Il est peu probable que nous puissions être arrivée à temps pour manger à l'hôtel.
Est-ce que dans ces conditions, l'hôtel ou le tour opérateur prévoit une solution de dépannage (petit repas) ou devenons-nous prévoir nous même un petit au cas (car selon les commentaires recueillis, c'est pas avec Canjet que je risque de me régaler avec un festin gargantuesque).
Est-ce que vous avez des suggestions? Ce sera notre première visite à Sosua et l'idée de sortir du site de l'hôtel le soir, sans avoir pu nous faire une idée des alentours à la clarté du jour, ne nous enchante pas trop.
Merci de vos précieux conseils
Compte rendu en vidéo de la Club Europe / Club World de British Airways English translation pending
De la meme manière que mon post sur Emirates, voici un compte rendu en business chez BA.
Ce TR en vidéos a pour but de comparer la prestation d’AF de Poséidon (http://voyageforum.com/...s_premiere_D3166160/) avec celle que j’ai reçu sur BA, également à destination de Hong Kong.
Ce TR contient 4 vols dont le pré et post-acheminement de NCE vers LHR et les LC LHR > HKG > LHR.
Nice (NCE) > Londres Heathrow (LHR) – Club Europe A REGARDER EN HD
BA à NCE est je pense la 3ieme ou 4ieme plus importante compagnie de la plateforme, avec de très nombreux vols vers Londres particulièrement en période estivale, elle utilise le vieux Terminal 1 mais la distance à parcourir de la zone taxi à la salle d’embarquement doit être l’une des plus courte de l’aéroport avec des comptoirs très bien placé.
Les pax éco doivent d’abord s’enregistrer en ligne ou aux bornes puis se rendre a l’un des comptoirs pour déposer leurs bags en soute, les pax Business/Club Europe/OW premier, emerald, sapphire dispose d’un comptoir dédié, l’agent très agréable enregistra nos bagages en soute en y attachant les étiquettes « priority » et « Transfer at Terminal 5 short » malgré nos 4h d’attente à LHR. Bien qu’il n’y est personne ce jour là au poste de sécurité j’utilise la file dédié « Club Airport Premier » (pour les membres qui voyage plus de 10x par an au départ de NCE) et en fait profiter les deux autres membres de ma famille qui voyage avec moi. Le salon est l’un des 4 salons identiques en terme de restauration et de confort de la plateforme, situé en hauteur celui du Terminal 1 zone non-Schengen offre une agréable vue avec un choix limité de crackers, chips, mini pizza, pissaladière, l’alcool est également disponible en libre service à l’exception du Champagne sur demande.
Embarquement parfaitement à l’heure pour le vol de 14H, (nous avons de la chance puisqu’en ce dimanche 20 Décembre de nombreux aéroports européens souffrent de la neige (FRA, CDG, AMS) mais LHR est épargné). A bord la cabine Club Europe compte 6 rangés, elle sera quasi pleine avec un mix d’homme d’affaires, de famille et d’enfants en ce jour de départ en vacances de noël.
2 hôtesses sont en charge de notre cabine, elles sont classique et effectue le service sans réel personnalisation, il était dérangeant de les entendre parler un peu fort avant l’arriver dans les galleys, un peu plus de discrétion serait la bienvenue. Personnellement je suis un grand fan des sièges BA sur MC, très confortable, en cuir ils offrent pas mal de place pour les jambes et une très bonne inclinaison, les écrans au plafond (comme chez LX) sont pratique pour la safety démo et les informations sur le vol mais je comprends que c’est un investissement que d’autres compagnies n’ont pas voulu faire (LH ou AF).
Pendant le vol une délicieuse odeur de pain chaud et de quiche au champignon envahi la cabine, ne m’attendant pas à un plat chaud j’imagine que c’est le repas de l’équipage puisque sur AF pas de plat chaud en business si moins de 2H45 de vol je crois, mais il n’en est rien les hôtesses commencent le service et propose un plateau avec deux clubs sandwich : un aux herbes/concombres et l’autre au saumon puis une part de la quiche chaude, un assortiment de pain est également proposé. Vient ensuite le traditionnel service de boisson avec de très mignonne petite bouteille de champagne Pommery : une valeur sur, très agréable pour accompagner un repas. Pour le dessert il faudra se contenter de beure et de confiture à tartiner sur du pain car aucun « vrai » dessert ne saura offert. A noter pour finir que les couverts sont en métal et non en plastique avec une véritable serviette. Dans l’ensemble un repas de bonne qualité dans une vaisselle agréable mais il manque un veritable dessert.
Après quelques tours de holding au dessus de Londres, l’A319 se pose à l’heure et se dirige vers le Terminal 5 mais à une porte sans passerelle, il a fallu attendre pendant une dizaine de minute le bus mais le CDB nous prévenait régulièrement et il sait excuser pour la gène, il nous à également souhaité à tous un joyeux Noel.
Londres Heathrow (LHR) > Hong Kong (HKG) – Club World A REGARDER EN HD
Grace au nouveau Terminal 5 la plupart des vols de BA partent de cet aérogare, en cas de correspondance vous devez tout de même repasser un contrôle de sécurité mais une « fast track » existe pour les passagers premium. Le Terminal 5 est composé du bâtiment principale A où se trouve la plupart des boutiques et restaurant, c’est de ce terminal que partent les vols MC et du bâtiment B (que l’on rejoint grâce à un train automatique quelques minute avant l’embarquement) qui regroupe la plupart des vols LC. BA propose 2 salons, South Gallerie lounges (salon business, first (BA GOLD), Concorde (First)) et North Gallerie lounge (business). Pour ce vol j’ai choisi le salon nord, mais celui du sud est quasi identique, ils sont très grand avec de nombreux espaces de travail, repos, tv, bar, ordinateurs, douches, la décoration est soigné mais ils sont tellement grand qu’ils sont impersonnelle. Le buffet est particulièrement complet : buffet salade, pates, riz, sandwichs, soupes, céréales, crackers, chips, gâteaux, muffins mais cela ressemble plus à de la nourriture de cafétéria que celle d’un restaurant, l’alcool est évidement présent avec un large choix d’alcool fort comme de vins, mais le Champagne est à la demande, pour éviter les abus j’imagine, quand a la presse elle est également très riche avec pour les Français, Le Monde et Le Figaro.
L’embarquement pour le vol de Hong Kong s’effectuera donc au Terminal 5B avec une file dédié pour les passagères hautes contributions, je tombe sur un agent souriant qui en voyant mon passeport frenchy ma sortie un « Très bon voyage monsieur XXX » avec un superbe accent anglais XD. A bord l’accueil est tous aussi agréable « welcome aboard mister XXX » on débarrasse mon manteau et je m’assis à mon siège 64A , sans doute l’un des meilleurs car vous avez un accés direct à l’aller sans avoir besoin d’enjamber votre voisin. Je profite que la cabine ne soit pas encore pleine pour prendre des photos, l’hôtesse me demande alors si c’est la première fois que je voyage en Club World du fait que je mitraille littéralement les sièges. Au pont principal la cabine est moins intimiste en configuration 2-4-2 elle est également plus bruyante. Au sol l’une des deux hôtesses en charge des pax de l’upper deck me propose à boire, je demande du Champagne quelle m’apportera rapidement, cette méthode est tout de même plus agréable que chez AF où l’on vous fou un plateau devant votre tronche « eau, jus d’orange, champagne ? », au sol pendant que l’avion dégivre les trousses de confort sont distribué individuellement ainsi que le menu, alors que le casque, l’oreiller et la couverture sont disposé d’avance sur les sièges, le tout est de bonne qualité, le casque est bien moins merdique que celui d’AF et semble identique a celui d’EK, l’oreiller est grand mais le gros plus c’est la couverture bien épaisse et très douce, ça change du truc qui pique de notre compagnie nationale ! Quand à la trousse elle est de qualité moyenne et propose 3 produits de beauté Elemis.
Après le décollage un apéritif est proposé, je continue au champagne (dans un VRAI verre à pied) avec de très bonne noix de cajou mais présenté dans un sachet ce qui fait cheap. Puis viens le diner, l’hôtesse passe prendre commande « what would like to have for your dinner mister XXX ? » autant le dire tout de suite c’était particulièrement quelconque, l’entrée était bien présenté mais la mousse de saumon était bof, le pain pas terrible et le plat principale bien que gustativement plus intéressant était horriblement présenté dans une barquette en alu. Je demande ensuite d’avoir le fromage et le dessert, on me répond alors que normalement c’est l’un ou l’autre mais comme ce soir tout les passagers n’ont pas diné elle est en mesure de m’offrir les deux, j’avoue que c’est un peu étrange car je suis attaché à avoir les deux pour un diner. AH grand moment BA utilise la malheureuse feuille de vigne d’AF !
Une fois le service de diner terminé, l’équipage passe en cabine pour proposer une petite bouteille d’eau pour la nuit, ils proposent également si l’on souhaite une boisson chaude, j’ai pris un très bon chocolat chaud dans une belle tasse, parfait pour s’endormir.
Le siège justement est très individuel mais si l’on voyage à deux le fait d’abaisser la cloison en plexi permet de discuter, en position lit le siège est un peu court (1, 80m je pense) et n’est pas totalement plat au niveau du dossier mais bien plus plat qu’un lie-flat.
L’ife est assez complet avec quelques films récents, cependant la sélection en langue française se limite à 4/5 films. Pendant le vol un petit bar est mit en place au pont inférieur, on y retrouve des jus de fruit, de l’alcool, des gâteaux et des sandwichs, le tout est de bonne qualité mais pas du tout prestigieux, je préfère largement les bars et buffets d’AF ou l’on retrouve macarons, pâtisseries et glaces Häagen-Dazs.
Peu de temps avant l’arrivé un petit déjeuner est servis, salade de fruit frais (mais pas de saison) viennoiseries et plat chaud (gratin dauphinois, épinard à la crème, champignons et tomate) le tout est d’une qualité moyenne mais le smoothie est bon.
Pendant le vol un questionnaire de satisfaction m’a été distribué, les hôtesses auraient t’elles fait un effort supplémentaire en m’appelant par mon nom sachant que j’allais recevoir le questionnaire, ou bien est ce parce que c’était mon premier vol en Club World ? De toute façon, je ne le saurais jamais.
Arrivé un petit peu en avance à HKG, immigration facile puis miracle, nos CINQ bagages enregistré en soute avec étiquette priority sortent en même temps et dans les premiers, environ 15mn après notre arrivé à la porte, une belle performance !
Conclusion :
BA offre un bon produit mais pas luxeux, les sièges LC et MC sont clairement supérieur à ceux d’AF, le pré acheminement en Club Europe est largement plus agréable que le "sucré salé" du mono cabine NCE > CDG. le Terminal 5 de LHR n’a plus rien avoir avec les anciens terminaux, c’est lumineux, agréable et peu de km à pied sont nécessaire lorsque l’on effectue une correspondance. Les salons sont également une vrai réussite, très grand, ils sont également bien décoré et offre une restauration riche bien que bas de gamme. Sur le LC le service était impeccable avec 2 adorable hôtesses, malheureusement le catering ne suit pas et les repas sont vraiment quelconque et moins bon qu’AF, de même pour le bar. Le siège comme je l’ai dit auparavant est très agréable et privatif, en position allongé je regrette qu’il ne soit pas plus long car avoir les pieds qui dépassent n’est pas agréable cependant l’oreiller et la couverture sont de très bonne qualité.
Vous aurez dans quelques jours le récit des vols retour, à bientôt.
Ce TR en vidéos a pour but de comparer la prestation d’AF de Poséidon (http://voyageforum.com/...s_premiere_D3166160/) avec celle que j’ai reçu sur BA, également à destination de Hong Kong.
Ce TR contient 4 vols dont le pré et post-acheminement de NCE vers LHR et les LC LHR > HKG > LHR.
Nice (NCE) > Londres Heathrow (LHR) – Club Europe A REGARDER EN HD
BA à NCE est je pense la 3ieme ou 4ieme plus importante compagnie de la plateforme, avec de très nombreux vols vers Londres particulièrement en période estivale, elle utilise le vieux Terminal 1 mais la distance à parcourir de la zone taxi à la salle d’embarquement doit être l’une des plus courte de l’aéroport avec des comptoirs très bien placé.
Les pax éco doivent d’abord s’enregistrer en ligne ou aux bornes puis se rendre a l’un des comptoirs pour déposer leurs bags en soute, les pax Business/Club Europe/OW premier, emerald, sapphire dispose d’un comptoir dédié, l’agent très agréable enregistra nos bagages en soute en y attachant les étiquettes « priority » et « Transfer at Terminal 5 short » malgré nos 4h d’attente à LHR. Bien qu’il n’y est personne ce jour là au poste de sécurité j’utilise la file dédié « Club Airport Premier » (pour les membres qui voyage plus de 10x par an au départ de NCE) et en fait profiter les deux autres membres de ma famille qui voyage avec moi. Le salon est l’un des 4 salons identiques en terme de restauration et de confort de la plateforme, situé en hauteur celui du Terminal 1 zone non-Schengen offre une agréable vue avec un choix limité de crackers, chips, mini pizza, pissaladière, l’alcool est également disponible en libre service à l’exception du Champagne sur demande.
Embarquement parfaitement à l’heure pour le vol de 14H, (nous avons de la chance puisqu’en ce dimanche 20 Décembre de nombreux aéroports européens souffrent de la neige (FRA, CDG, AMS) mais LHR est épargné). A bord la cabine Club Europe compte 6 rangés, elle sera quasi pleine avec un mix d’homme d’affaires, de famille et d’enfants en ce jour de départ en vacances de noël.
2 hôtesses sont en charge de notre cabine, elles sont classique et effectue le service sans réel personnalisation, il était dérangeant de les entendre parler un peu fort avant l’arriver dans les galleys, un peu plus de discrétion serait la bienvenue. Personnellement je suis un grand fan des sièges BA sur MC, très confortable, en cuir ils offrent pas mal de place pour les jambes et une très bonne inclinaison, les écrans au plafond (comme chez LX) sont pratique pour la safety démo et les informations sur le vol mais je comprends que c’est un investissement que d’autres compagnies n’ont pas voulu faire (LH ou AF).
Pendant le vol une délicieuse odeur de pain chaud et de quiche au champignon envahi la cabine, ne m’attendant pas à un plat chaud j’imagine que c’est le repas de l’équipage puisque sur AF pas de plat chaud en business si moins de 2H45 de vol je crois, mais il n’en est rien les hôtesses commencent le service et propose un plateau avec deux clubs sandwich : un aux herbes/concombres et l’autre au saumon puis une part de la quiche chaude, un assortiment de pain est également proposé. Vient ensuite le traditionnel service de boisson avec de très mignonne petite bouteille de champagne Pommery : une valeur sur, très agréable pour accompagner un repas. Pour le dessert il faudra se contenter de beure et de confiture à tartiner sur du pain car aucun « vrai » dessert ne saura offert. A noter pour finir que les couverts sont en métal et non en plastique avec une véritable serviette. Dans l’ensemble un repas de bonne qualité dans une vaisselle agréable mais il manque un veritable dessert.
Après quelques tours de holding au dessus de Londres, l’A319 se pose à l’heure et se dirige vers le Terminal 5 mais à une porte sans passerelle, il a fallu attendre pendant une dizaine de minute le bus mais le CDB nous prévenait régulièrement et il sait excuser pour la gène, il nous à également souhaité à tous un joyeux Noel.
Londres Heathrow (LHR) > Hong Kong (HKG) – Club World A REGARDER EN HD
Grace au nouveau Terminal 5 la plupart des vols de BA partent de cet aérogare, en cas de correspondance vous devez tout de même repasser un contrôle de sécurité mais une « fast track » existe pour les passagers premium. Le Terminal 5 est composé du bâtiment principale A où se trouve la plupart des boutiques et restaurant, c’est de ce terminal que partent les vols MC et du bâtiment B (que l’on rejoint grâce à un train automatique quelques minute avant l’embarquement) qui regroupe la plupart des vols LC. BA propose 2 salons, South Gallerie lounges (salon business, first (BA GOLD), Concorde (First)) et North Gallerie lounge (business). Pour ce vol j’ai choisi le salon nord, mais celui du sud est quasi identique, ils sont très grand avec de nombreux espaces de travail, repos, tv, bar, ordinateurs, douches, la décoration est soigné mais ils sont tellement grand qu’ils sont impersonnelle. Le buffet est particulièrement complet : buffet salade, pates, riz, sandwichs, soupes, céréales, crackers, chips, gâteaux, muffins mais cela ressemble plus à de la nourriture de cafétéria que celle d’un restaurant, l’alcool est évidement présent avec un large choix d’alcool fort comme de vins, mais le Champagne est à la demande, pour éviter les abus j’imagine, quand a la presse elle est également très riche avec pour les Français, Le Monde et Le Figaro.
L’embarquement pour le vol de Hong Kong s’effectuera donc au Terminal 5B avec une file dédié pour les passagères hautes contributions, je tombe sur un agent souriant qui en voyant mon passeport frenchy ma sortie un « Très bon voyage monsieur XXX » avec un superbe accent anglais XD. A bord l’accueil est tous aussi agréable « welcome aboard mister XXX » on débarrasse mon manteau et je m’assis à mon siège 64A , sans doute l’un des meilleurs car vous avez un accés direct à l’aller sans avoir besoin d’enjamber votre voisin. Je profite que la cabine ne soit pas encore pleine pour prendre des photos, l’hôtesse me demande alors si c’est la première fois que je voyage en Club World du fait que je mitraille littéralement les sièges. Au pont principal la cabine est moins intimiste en configuration 2-4-2 elle est également plus bruyante. Au sol l’une des deux hôtesses en charge des pax de l’upper deck me propose à boire, je demande du Champagne quelle m’apportera rapidement, cette méthode est tout de même plus agréable que chez AF où l’on vous fou un plateau devant votre tronche « eau, jus d’orange, champagne ? », au sol pendant que l’avion dégivre les trousses de confort sont distribué individuellement ainsi que le menu, alors que le casque, l’oreiller et la couverture sont disposé d’avance sur les sièges, le tout est de bonne qualité, le casque est bien moins merdique que celui d’AF et semble identique a celui d’EK, l’oreiller est grand mais le gros plus c’est la couverture bien épaisse et très douce, ça change du truc qui pique de notre compagnie nationale ! Quand à la trousse elle est de qualité moyenne et propose 3 produits de beauté Elemis.
Après le décollage un apéritif est proposé, je continue au champagne (dans un VRAI verre à pied) avec de très bonne noix de cajou mais présenté dans un sachet ce qui fait cheap. Puis viens le diner, l’hôtesse passe prendre commande « what would like to have for your dinner mister XXX ? » autant le dire tout de suite c’était particulièrement quelconque, l’entrée était bien présenté mais la mousse de saumon était bof, le pain pas terrible et le plat principale bien que gustativement plus intéressant était horriblement présenté dans une barquette en alu. Je demande ensuite d’avoir le fromage et le dessert, on me répond alors que normalement c’est l’un ou l’autre mais comme ce soir tout les passagers n’ont pas diné elle est en mesure de m’offrir les deux, j’avoue que c’est un peu étrange car je suis attaché à avoir les deux pour un diner. AH grand moment BA utilise la malheureuse feuille de vigne d’AF !
Une fois le service de diner terminé, l’équipage passe en cabine pour proposer une petite bouteille d’eau pour la nuit, ils proposent également si l’on souhaite une boisson chaude, j’ai pris un très bon chocolat chaud dans une belle tasse, parfait pour s’endormir.
Le siège justement est très individuel mais si l’on voyage à deux le fait d’abaisser la cloison en plexi permet de discuter, en position lit le siège est un peu court (1, 80m je pense) et n’est pas totalement plat au niveau du dossier mais bien plus plat qu’un lie-flat.
L’ife est assez complet avec quelques films récents, cependant la sélection en langue française se limite à 4/5 films. Pendant le vol un petit bar est mit en place au pont inférieur, on y retrouve des jus de fruit, de l’alcool, des gâteaux et des sandwichs, le tout est de bonne qualité mais pas du tout prestigieux, je préfère largement les bars et buffets d’AF ou l’on retrouve macarons, pâtisseries et glaces Häagen-Dazs.
Peu de temps avant l’arrivé un petit déjeuner est servis, salade de fruit frais (mais pas de saison) viennoiseries et plat chaud (gratin dauphinois, épinard à la crème, champignons et tomate) le tout est d’une qualité moyenne mais le smoothie est bon.
Pendant le vol un questionnaire de satisfaction m’a été distribué, les hôtesses auraient t’elles fait un effort supplémentaire en m’appelant par mon nom sachant que j’allais recevoir le questionnaire, ou bien est ce parce que c’était mon premier vol en Club World ? De toute façon, je ne le saurais jamais.
Arrivé un petit peu en avance à HKG, immigration facile puis miracle, nos CINQ bagages enregistré en soute avec étiquette priority sortent en même temps et dans les premiers, environ 15mn après notre arrivé à la porte, une belle performance !
Conclusion :
BA offre un bon produit mais pas luxeux, les sièges LC et MC sont clairement supérieur à ceux d’AF, le pré acheminement en Club Europe est largement plus agréable que le "sucré salé" du mono cabine NCE > CDG. le Terminal 5 de LHR n’a plus rien avoir avec les anciens terminaux, c’est lumineux, agréable et peu de km à pied sont nécessaire lorsque l’on effectue une correspondance. Les salons sont également une vrai réussite, très grand, ils sont également bien décoré et offre une restauration riche bien que bas de gamme. Sur le LC le service était impeccable avec 2 adorable hôtesses, malheureusement le catering ne suit pas et les repas sont vraiment quelconque et moins bon qu’AF, de même pour le bar. Le siège comme je l’ai dit auparavant est très agréable et privatif, en position allongé je regrette qu’il ne soit pas plus long car avoir les pieds qui dépassent n’est pas agréable cependant l’oreiller et la couverture sont de très bonne qualité.
Vous aurez dans quelques jours le récit des vols retour, à bientôt.
Restaurants sympathiques à Java et Bali? English translation pending
Nous prévoyons un voyage à six en septembre vers Java et Bali, en formule hôtels et petits déjeuners.
Question : Est il facile de trouver des restos sympathiques ? Quels prix faut il prévoir pour le déjeuner de midi et le repas du soir ? L'eau est elle potable sur place ?
Merci de vos réponses et propositions.
Jefcom33
Les conseils, c'est comme l'argent, on en a jamais assez.....
Question : Est il facile de trouver des restos sympathiques ? Quels prix faut il prévoir pour le déjeuner de midi et le repas du soir ? L'eau est elle potable sur place ?
Merci de vos réponses et propositions.
Jefcom33
Les conseils, c'est comme l'argent, on en a jamais assez.....
Diner pas cher à Séville? English translation pending
Bonjour, j'aimerais savoir où on peut diner pour vraiment pas cher dans le centre de Séville... Est ce qu'on peut faire tout un repas avec des tapas ?? (j'en doute)
Donc auriez-vous le nom d'un resto sympa et vraiment vraiment pas cher ???
Merci à l'avance,
Flavie
Transfert aéroport - centre de Buenos Aires: bus ou taxi? English translation pending
Bonsoir,
Je pars en Argentine Samedi 23 janvier, et je n'arrive pas à me décider de manière dont je vais me rendre à mon hotel. Les taxis Manuel Tienda Leon semblent surs, mais pas tant que ça si on voyage toute seule... Et j'hésite à prendre le bus, car je ne sais pas comment me rendre du terminus à mon hotel... Vos conseils et expériences sont les bienvenus! Merci😉
Je pars en Argentine Samedi 23 janvier, et je n'arrive pas à me décider de manière dont je vais me rendre à mon hotel. Les taxis Manuel Tienda Leon semblent surs, mais pas tant que ça si on voyage toute seule... Et j'hésite à prendre le bus, car je ne sais pas comment me rendre du terminus à mon hotel... Vos conseils et expériences sont les bienvenus! Merci😉
Yémen: suppression du visa à l'arrivée English translation pending
La nouvelle vient de tomber.
Voici une copie de la dépêche:
Cette décision affectera d'abord les touristes occidentaux, dont ceux venant des Etats-Unis, où un rapport parlementaire faisait état mercredi de la menace posée par des dizaines de citoyens américains soupçonnés de s'entraîner dans des camps d'Al Qaïda au Yémen. "Dans le cadre des efforts de notre pays pour combattre le terrorisme et renforcer les mesures de sécurité pour empêcher l'infiltration d'éléments terroristes dans le pays, la délivrance de visas aux étrangers dans les aéroports sera supprimée", écrit le quotidien 26-Septembre, organe officiel du ministère de la Défense. Sous la pression de l'Arabie saoudite voisine et des Occidentaux, l'armée yéménite a accentué récemment ses actions contre les militants d'Al Qaïda dans la péninsule arabique (AQPA), groupe qui a revendiqué la responsabilité de l'attentat manqué du 25 décembre sur un vol entre Amsterdam et Detroit. Ryad et les puissances occidentales redoutent que le Yémen devienne un refuge et un bastion pour les militants islamistes. Les ressortissants du Canada, d'Europe, d'Australie et du Japon, qui obtiennent généralement leurs visas à l'aéroport et non avant leur départ, seront également concernés par la mesure, a ajouté le responsable gouvernemental. Les étrangers devront désormais se procurer un visa avant d'entamer leur voyage. "La délivrance de visas aux étrangers se fera seulement dans les ambassades yéménites à l'étranger et après contrôle de l'administration responsable de la sécurité afin d'enquêter sur l'identité des voyageurs pour éviter l'infiltration d'éléments terroristes présumés", souligne le journal, citant une source au sein des services de sécurité. De même source, il est précisé que les ressortissants de pays liés au Yémen par un accord bilatéral de circulation ne seront pas touchés. Cela concerne entre autres l'Egypte, la Syrie, le Soudan ou la Jordanie.
Mohammed Ghobari et Mohamed Sudam, version française Grégory Blachier
Une decision qui devrait peser lourd sur le tourisme, déjà très en déclin.
Cette décision affectera d'abord les touristes occidentaux, dont ceux venant des Etats-Unis, où un rapport parlementaire faisait état mercredi de la menace posée par des dizaines de citoyens américains soupçonnés de s'entraîner dans des camps d'Al Qaïda au Yémen. "Dans le cadre des efforts de notre pays pour combattre le terrorisme et renforcer les mesures de sécurité pour empêcher l'infiltration d'éléments terroristes dans le pays, la délivrance de visas aux étrangers dans les aéroports sera supprimée", écrit le quotidien 26-Septembre, organe officiel du ministère de la Défense. Sous la pression de l'Arabie saoudite voisine et des Occidentaux, l'armée yéménite a accentué récemment ses actions contre les militants d'Al Qaïda dans la péninsule arabique (AQPA), groupe qui a revendiqué la responsabilité de l'attentat manqué du 25 décembre sur un vol entre Amsterdam et Detroit. Ryad et les puissances occidentales redoutent que le Yémen devienne un refuge et un bastion pour les militants islamistes. Les ressortissants du Canada, d'Europe, d'Australie et du Japon, qui obtiennent généralement leurs visas à l'aéroport et non avant leur départ, seront également concernés par la mesure, a ajouté le responsable gouvernemental. Les étrangers devront désormais se procurer un visa avant d'entamer leur voyage. "La délivrance de visas aux étrangers se fera seulement dans les ambassades yéménites à l'étranger et après contrôle de l'administration responsable de la sécurité afin d'enquêter sur l'identité des voyageurs pour éviter l'infiltration d'éléments terroristes présumés", souligne le journal, citant une source au sein des services de sécurité. De même source, il est précisé que les ressortissants de pays liés au Yémen par un accord bilatéral de circulation ne seront pas touchés. Cela concerne entre autres l'Egypte, la Syrie, le Soudan ou la Jordanie.
Mohammed Ghobari et Mohamed Sudam, version française Grégory Blachier
Une decision qui devrait peser lourd sur le tourisme, déjà très en déclin.
Nouvelle réglementation des visas touristiques indiens? English translation pending
Bonjour,
Je viens de prendre connaissance de cette nouvelle reglementation. certains disent que ca s'appliquent a tous les visas (meme ceux crees avant cette nouvelle reglementation). D'autres disent que ca ne s'applique pas au visa touristiques de 6 mois mais a des visas longues durees. D'autres encore disent qu'il faut attendre 2 mois entre chaque sejours que le visa soit en cours de validite ou pas visa. D'autres disent que ca s'applique aussi aux cartes PIO.... je suis allee sur le site de l'ambassade dans la rubrique consulaire rien n'est indique, rien ne confirme cette information. Je suis allee sur le site d'action visa qui en parle un peu mais sans s'etaler, il en est de meme pour le site VFS... Rien de concret, pas de textes.
Juste un truc j'ai un visa touristique de 6 mois qui a ete cree le 14/10/09. je suis partie en Inde le 13/11/09. je suis rentree le 23 decembre. je suis arrivee a bombai samedi le 16/01/2010 soit moins de 2 mois entre les deux sejours. je n'ai eu aucun probleme a l'imigration, on ne pas demande de m'enregistrer. rien. (A noter qu'il est ecris sur mon visa qu'un enregistrement aupres du consulat est necessaire a partir du moment ou le sejour est superieur a 180 Jours).
Alors est ce que quelqu'un a des informations fiables ? Pourquoi suis je sur le territoire indien, pourquoi y suis rentree sans aucun probleme ? Cette nouvelle reglementation aurait ete annulee ? Les sites Action visa et VFS ne serait pas a jour ?
Merci
Je viens de prendre connaissance de cette nouvelle reglementation. certains disent que ca s'appliquent a tous les visas (meme ceux crees avant cette nouvelle reglementation). D'autres disent que ca ne s'applique pas au visa touristiques de 6 mois mais a des visas longues durees. D'autres encore disent qu'il faut attendre 2 mois entre chaque sejours que le visa soit en cours de validite ou pas visa. D'autres disent que ca s'applique aussi aux cartes PIO.... je suis allee sur le site de l'ambassade dans la rubrique consulaire rien n'est indique, rien ne confirme cette information. Je suis allee sur le site d'action visa qui en parle un peu mais sans s'etaler, il en est de meme pour le site VFS... Rien de concret, pas de textes.
Juste un truc j'ai un visa touristique de 6 mois qui a ete cree le 14/10/09. je suis partie en Inde le 13/11/09. je suis rentree le 23 decembre. je suis arrivee a bombai samedi le 16/01/2010 soit moins de 2 mois entre les deux sejours. je n'ai eu aucun probleme a l'imigration, on ne pas demande de m'enregistrer. rien. (A noter qu'il est ecris sur mon visa qu'un enregistrement aupres du consulat est necessaire a partir du moment ou le sejour est superieur a 180 Jours).
Alors est ce que quelqu'un a des informations fiables ? Pourquoi suis je sur le territoire indien, pourquoi y suis rentree sans aucun probleme ? Cette nouvelle reglementation aurait ete annulee ? Les sites Action visa et VFS ne serait pas a jour ?
Merci
Avis sur circuit de sept jours en Andalousie? English translation pending
Bonjour à tous,
Nous souhaitons découvrir l'Andalousie pour les vacances de Pâques . 7 jours pleins en itinérant avec location de voiture .
Pouvez vous en fonction de votre vécu et de vos connaissances commenter notre choix de séjour et nous aider à l'affiner . L'idée bien entendu est d'avoir une vision globale des incontournables andaloux ....
J1 - Trajet aller / nuit à Séville
J2 - Séville / Jerez / Cadix
J3 - Cadix / Ronda
J4 - Ronda / Marbella / Malaga / Nerja /Grenade
J5 - Grenade
J6 - Grenade / Úbeda / Baeza / Jaén / Cordoue
J7 - Cordoue / Carmona / Séville
J8 - Trajet retour
Merci de votre aimable collaboration
Hôtel Playa Pesquero English translation pending
Bonjour,
Je m'en vais au Playa Pesquero à Holguin à la fin du mois de janvier avec mon conjoint et mon fils. J'ai entendu dire qu'il n'y a pas de débarbouillettes à Cuba...est-ce vrai pour le Playa Pesquero? De plus, j'ai entendu dire que ça prend des pantalons longs et souliers fermés pour les restos à la carte...est-ce vrai aussi? Pour une femme, est-ce que les sandales sont acceptées aux restos à la carte? Pour les hommes, est-ce qu'il faut un pantalon chic ou de type décontracté est ok?
Merci pour tout!!!
Je m'en vais au Playa Pesquero à Holguin à la fin du mois de janvier avec mon conjoint et mon fils. J'ai entendu dire qu'il n'y a pas de débarbouillettes à Cuba...est-ce vrai pour le Playa Pesquero? De plus, j'ai entendu dire que ça prend des pantalons longs et souliers fermés pour les restos à la carte...est-ce vrai aussi? Pour une femme, est-ce que les sandales sont acceptées aux restos à la carte? Pour les hommes, est-ce qu'il faut un pantalon chic ou de type décontracté est ok?
Merci pour tout!!!
Grand Canyon et les environs avec des enfants: endroits à voir? English translation pending
Bonjour nous somme une famille bien contente d'avoir réservé billets d'avion pour Las Vegas du 2 au 9 mars!
Nous allons passer 3 jour à Vegas ( j'y suis déjà allée) je veux montrer cette ville aux enfants...ados 15, 13, 9 ans. Je vais aussi louer un camion pour vivre 4 jours dans le vide! Bon je vais faire Monument valley, Bryce, Grand cayon.
Mais j'aimerais connaitre vos coups de cœurs!??? La place qu'il faut voir selon vous? Le restaurant qu'ont doit aller gouter etc....
Si vous y êtes déjà allé avec des jeunes bien me dire ou il serait bon d'aller? Dans le Grand Cayon j'ai vu qu'il y avait des super 8 et autres je crois que nous logerons dans ce type établissement. Pour ce qui est des épicerie pour faire des lunch est-ce facile d'en trouver?
Dans le fond vous pouvez me raconter votre voyage et j'en serais bien contente!
Au plaisir
Flyfly😉
Nous allons passer 3 jour à Vegas ( j'y suis déjà allée) je veux montrer cette ville aux enfants...ados 15, 13, 9 ans. Je vais aussi louer un camion pour vivre 4 jours dans le vide! Bon je vais faire Monument valley, Bryce, Grand cayon.
Mais j'aimerais connaitre vos coups de cœurs!??? La place qu'il faut voir selon vous? Le restaurant qu'ont doit aller gouter etc....
Si vous y êtes déjà allé avec des jeunes bien me dire ou il serait bon d'aller? Dans le Grand Cayon j'ai vu qu'il y avait des super 8 et autres je crois que nous logerons dans ce type établissement. Pour ce qui est des épicerie pour faire des lunch est-ce facile d'en trouver?
Dans le fond vous pouvez me raconter votre voyage et j'en serais bien contente!
Au plaisir
Flyfly😉
Mes impressions du Vietnam English translation pending
Bonjour,
Tout d’abord, j’aimerais adresser des remerciements à tous ceux et celles qui apporte leurs conseils sur ce site. J’ai parcouru en long et en large la section VF, section Vietnam, j’ai posé plein de questions et tous les renseignements que j’ai pu y cueillir m’ont bien servis.
Mon conjoint et moi-même avons traversé le Vietnam du 8 au 30 décembre 2009. Dans l’ensemble, nous avons eu une belle température (excepté au Centre, où c’était la saison des pluies, mais on s’y en attendait) et nous avons pris de très belles photos du Vietnam. Je ne prétendrai pas tout connaître du pays, car nous en avons fait un survol. De prime abord, j’avouerai que j’ai été un peu déçue du voyage. En fait, je considère que le Vietnam a des endroits très intéressants à découvrir, mais le pays comporte quelques irritants qui sont importants à connaître :
1- Le bruit, mais surtout les klaxons
Les grandes villes sont très densément peuplées. Il est naturel de penser que c’est bruyant et je suis capable de vivre avec ça. Le problème se pose lorsqu’on ajoute les klaxons. Presque tous les Vietnamiens semblent posséder une motocyclette, il y en a donc un grand nombre. Ensuite, sachez que les Vietnamiens (surtout dans le Nord) respectent peu le code de la route (lumière rouge, trottoir destiné aux piétons, arrêt, etc.). L’objectif est de rouler en évitant une collision et ce, en tentant de ne jamais s’arrêter, c’est-à-dire poser le pied sur le sol. Afin d’aviser de leur présence, ils klaxonnent. Multipliez par des milliers, c’est le chaos total niveau sonore !
2- Les conditions sanitaires (comprenant les odeurs)
Les gens jettent tout simplement leur détritus sur le trottoir. Puis, les éboueurs (Vietnamiens avec un bac roulant et un « semblant » de balai qui ne ramasse pas grand-chose à mon avis) se promènent et ramasse les vidanges sur le sol. Puis, il y a une multitude de marchés. Les marchés en tant que tel sont très beaux à voir, car il y a beaucoup de couleurs. Mais c’est là aussi qu’on retrouve le plus de rebus sur le sol. Sans parler des poissons ou autre viandes au soleil… Avec la chaleur, ça fait un superbe cocktail d’odeur. À cela s’ajoute les urinoires non connectés et les fourmis dans les pâtisseries.
3- Le harcèlement envers les touristes
Finalement, dernier irritant digne de mention, mais pas le moindre. Le touriste est facile à reconnaître : il est Blanc ! À tous les mètres (dans les régions touristiques seulement, mais c’est quand même ces endroits qu’on visite !), il y a un Vietnamien qui vous offre : un tour en « motobike », des-ananas-du-pain-bref-quelque-chose-à-manger !, d’entrer dans leur resto, d’acheter une paire de lunettes, etc. Le problème réside dans le fait qu’un simple « No, thank you. » n’est pas suffisant. Et répéter ne suffit pas non plus. Au bout d’un temps, on les ignore tout simplement. Mais ça ne les empêche pas de continuer à harceler !
Tout de même, il y a deux grands avantages du Vietnam (mais également des autres pays de l’Asie du Sud-Est, je crois) : le coût de la vie défie toute concurrence et de beaux paysages. Le seul inconvénient (qui m’a beaucoup étonnée d’ailleurs), c’est qu’entre les grandes villes et les lieux à visiter (ex. Hanoi et la Baie d’Along ou Tam Coc), les paysages ne sont pas si beaux. Mais rendu à Tam Coc, Sapa, la Baie d’Along, etc. c’est très joli. Enfin, j’avais un 3e avantage : celui de me faire dire que j’avais une belle peau et un beau visage par les femmes du Vietnam… même par celles qui n’avaient rien à me vendre. Les dames vietnamiennes mettent beaucoup d’efforts pour être la plus blanche possible. Cela signifie qu’elle ne travaille pas dans les champs, donc n’est pas pauvre. Dire que les Occidentaux recherchent l’inverse : le monde à l’envers !
Je ne crois pas être du type « princesse » (enfin, j’espère !). Les endroits où nous dormions étaient relativement modestes, mais très corrects. Les gens des hôtels ont été d’une aide inestimable parfois. Mais dès les premiers jours, j’ai pris deux décisions : ne pas embarquer sur un « motorbike » (car je considère leur conduite trop dangereuse et ayant vu un accident, j’ai préféré m’abstenir de cette expérience) et ne pas manger dans la rue. Là encore, j’en avais bien envie avant de partir, mais sur place… non.
Il s’agit du premier endroit où je ne désirerais pas retourner une seconde fois. Les « irritants » que j’ai vécus sont trop importants. À certains moments, je me suis demandée si je visitais le même Vietnam dont on m’avait parlé… Il est vrai que certaines personnes que je connais y sont allées il y a plus de 10 ans, mais d’autres, il y a à peine quelques années. Le Vietnam a tout de même été une belle expérience. J’y ai vécu du dépaysement.
Je ferai un autre post dans lequel je décrirai mon trajet, les endroits que j’ai appréciés, etc. Je me dis que ça pourra aider les autres voyageurs qui sont faits plus « forts » que moi. J
Photo 1: Rue à Hanoi.
Photo 2: Marché à Hanoi.
Photo 3: Barque dans le Mékong.
Photo 4: Barque à Tran An (près de Tam Coc).
Photo 5: Lever du soleil dans le Mékong.
Photo 6: Rue "engorgée" à Hanoi.
Tout d’abord, j’aimerais adresser des remerciements à tous ceux et celles qui apporte leurs conseils sur ce site. J’ai parcouru en long et en large la section VF, section Vietnam, j’ai posé plein de questions et tous les renseignements que j’ai pu y cueillir m’ont bien servis.
Mon conjoint et moi-même avons traversé le Vietnam du 8 au 30 décembre 2009. Dans l’ensemble, nous avons eu une belle température (excepté au Centre, où c’était la saison des pluies, mais on s’y en attendait) et nous avons pris de très belles photos du Vietnam. Je ne prétendrai pas tout connaître du pays, car nous en avons fait un survol. De prime abord, j’avouerai que j’ai été un peu déçue du voyage. En fait, je considère que le Vietnam a des endroits très intéressants à découvrir, mais le pays comporte quelques irritants qui sont importants à connaître :
1- Le bruit, mais surtout les klaxons
Les grandes villes sont très densément peuplées. Il est naturel de penser que c’est bruyant et je suis capable de vivre avec ça. Le problème se pose lorsqu’on ajoute les klaxons. Presque tous les Vietnamiens semblent posséder une motocyclette, il y en a donc un grand nombre. Ensuite, sachez que les Vietnamiens (surtout dans le Nord) respectent peu le code de la route (lumière rouge, trottoir destiné aux piétons, arrêt, etc.). L’objectif est de rouler en évitant une collision et ce, en tentant de ne jamais s’arrêter, c’est-à-dire poser le pied sur le sol. Afin d’aviser de leur présence, ils klaxonnent. Multipliez par des milliers, c’est le chaos total niveau sonore !
2- Les conditions sanitaires (comprenant les odeurs)
Les gens jettent tout simplement leur détritus sur le trottoir. Puis, les éboueurs (Vietnamiens avec un bac roulant et un « semblant » de balai qui ne ramasse pas grand-chose à mon avis) se promènent et ramasse les vidanges sur le sol. Puis, il y a une multitude de marchés. Les marchés en tant que tel sont très beaux à voir, car il y a beaucoup de couleurs. Mais c’est là aussi qu’on retrouve le plus de rebus sur le sol. Sans parler des poissons ou autre viandes au soleil… Avec la chaleur, ça fait un superbe cocktail d’odeur. À cela s’ajoute les urinoires non connectés et les fourmis dans les pâtisseries.
3- Le harcèlement envers les touristes
Finalement, dernier irritant digne de mention, mais pas le moindre. Le touriste est facile à reconnaître : il est Blanc ! À tous les mètres (dans les régions touristiques seulement, mais c’est quand même ces endroits qu’on visite !), il y a un Vietnamien qui vous offre : un tour en « motobike », des-ananas-du-pain-bref-quelque-chose-à-manger !, d’entrer dans leur resto, d’acheter une paire de lunettes, etc. Le problème réside dans le fait qu’un simple « No, thank you. » n’est pas suffisant. Et répéter ne suffit pas non plus. Au bout d’un temps, on les ignore tout simplement. Mais ça ne les empêche pas de continuer à harceler !
Tout de même, il y a deux grands avantages du Vietnam (mais également des autres pays de l’Asie du Sud-Est, je crois) : le coût de la vie défie toute concurrence et de beaux paysages. Le seul inconvénient (qui m’a beaucoup étonnée d’ailleurs), c’est qu’entre les grandes villes et les lieux à visiter (ex. Hanoi et la Baie d’Along ou Tam Coc), les paysages ne sont pas si beaux. Mais rendu à Tam Coc, Sapa, la Baie d’Along, etc. c’est très joli. Enfin, j’avais un 3e avantage : celui de me faire dire que j’avais une belle peau et un beau visage par les femmes du Vietnam… même par celles qui n’avaient rien à me vendre. Les dames vietnamiennes mettent beaucoup d’efforts pour être la plus blanche possible. Cela signifie qu’elle ne travaille pas dans les champs, donc n’est pas pauvre. Dire que les Occidentaux recherchent l’inverse : le monde à l’envers !
Je ne crois pas être du type « princesse » (enfin, j’espère !). Les endroits où nous dormions étaient relativement modestes, mais très corrects. Les gens des hôtels ont été d’une aide inestimable parfois. Mais dès les premiers jours, j’ai pris deux décisions : ne pas embarquer sur un « motorbike » (car je considère leur conduite trop dangereuse et ayant vu un accident, j’ai préféré m’abstenir de cette expérience) et ne pas manger dans la rue. Là encore, j’en avais bien envie avant de partir, mais sur place… non.
Il s’agit du premier endroit où je ne désirerais pas retourner une seconde fois. Les « irritants » que j’ai vécus sont trop importants. À certains moments, je me suis demandée si je visitais le même Vietnam dont on m’avait parlé… Il est vrai que certaines personnes que je connais y sont allées il y a plus de 10 ans, mais d’autres, il y a à peine quelques années. Le Vietnam a tout de même été une belle expérience. J’y ai vécu du dépaysement.
Je ferai un autre post dans lequel je décrirai mon trajet, les endroits que j’ai appréciés, etc. Je me dis que ça pourra aider les autres voyageurs qui sont faits plus « forts » que moi. J
Photo 1: Rue à Hanoi.
Photo 2: Marché à Hanoi.
Photo 3: Barque dans le Mékong.
Photo 4: Barque à Tran An (près de Tam Coc).
Photo 5: Lever du soleil dans le Mékong.
Photo 6: Rue "engorgée" à Hanoi.
Croisière dans les îles grecques sur le Celebrity Equinoxe le 4 juin 2010 English translation pending
Bonjour,
nous prenons l'Equinoxe de Celebrity le 4 juin 2010 pour une croisière dans les îles grecques à partir de Civitavecchia (près de Rome). Nous partirons de Montréal le 2 juin pour coucher à Civitavecchia le 3 juin. Est-ce qu'il y a d'autres gens du Québec qui prendront cette croisière pour organiser et partager les transferts entre l'aéroport et Civitavecchia?
nous prenons l'Equinoxe de Celebrity le 4 juin 2010 pour une croisière dans les îles grecques à partir de Civitavecchia (près de Rome). Nous partirons de Montréal le 2 juin pour coucher à Civitavecchia le 3 juin. Est-ce qu'il y a d'autres gens du Québec qui prendront cette croisière pour organiser et partager les transferts entre l'aéroport et Civitavecchia?