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Maroc: état de la piste entre Zagora et Foum Zguid? English translation pending
by Jymo · 2009-12-17 · 4 replies
bonjour nous partons en fin d'année et je désirerai connaître l'état de la piste de Zagora à Foum Zguid qui est suceptible d'être goudronnée : nous sommes 2 cc avec une bonne garde au sol mais 2 roues motrices ! je connais une touriste qui l'a empruntée il y a 4 mois en voiture non sans difficultés ( congères de sable ) si quelqu'un a des renseignements plus récents merci de me tenir au courrant amitiés jymo
Route à destination de Bamako depuis Toulouse (informations) English translation pending
by Jador7 · 2009-12-17 · 7 replies
suite de mon courrier de mai 2009 que je n'avais pas bien complété🤪

* pour un PL documents Au Maroc

MA 2009 demandé à direction departementale du transport et équipement( 2008-2009-2010 variance avec l'année) sans le MA vous ne pouvez circuler au maroc tapon de la douane à tanger puis lagouia en sortie

aucun souci au maroc pour la route

En Mauritanie

Si vous transportez du materiel dessus, et qu'il est important obligation de prendre transitaire, négociable sur la base de 350 € assurance en plus bien sur

route tres accidenté entre Nouakchott et Aleg-Kiffa, faut pas rouler trop vite mais ça passe sans probleme. apres Kiffa et jusqu'à frontière Mali la route était en travaux en avril 2009 ainsi que construction de pont et gué. on devrait avoir maintenant une tres belle route

Attention bien faire le plein sur Nouakchott, parce que ya pas des pompes tous les 100 kms😕

Au Mali tres bonne route, des postes de police aussi regulier qu'en mauritanie.

ATTENTION POUR CARTE GRISE EXPORT NE PAS MARQUER MALI SI VOUS VOULEZ VENDRE AU MALI MARQUEZ BURKINA FASO OU COTE D IVOIRE OU AUTRES PAYS

ainsi à la douane Malienne vous établirez un laisser passer touristique et non un paiement par un transitaire obligatoire + le bacchich au poste apres Kati
Prendre l'assurance voiture au barrage de Diama? (Sénégal) English translation pending
by Jpfrene · 2009-12-13 · 6 replies
Bonjour. Qui peut m'assurer qu'au barrage de Diama en provenance du Sénégal on peut prendre l'assurance voiture . Merci
Visas pour le Maroc, Mauritanie, Mali et Burkina Faso et états de certaines routes? English translation pending
by Lliouba · 2009-12-11 · 4 replies
Bonjour à tous,

Je sais, le sujet est abordé de temps à autres sur le forum, et j'ai fureté ici et là... mais je sais aussi que les choses sont changeantes sur le continent africain, en tous les cas certaines. Alors je viens aux nouvelles fraîches auprès des baroudeurs et baroudeuses de VF.

D'une part je souhaiterais savoir comment fonctionne actuellement l'obtention de visas, partant sur les routes du Maroc, Mauritanie, Mali et Burkina. Quels sont les nouvelles et les changemets, niveau prix aussi !! Ainsi que les formalités concernat un camion Mercédes 508, y a t il des nouvelles infos que je n'aurais pas? ( nous pensons plutôt appuyer le voyage sur le fait que nous soyons touristes, plutôt qu'humanitaire, m^me si ça n'est pas le cas, surtout au Maroc et en Mauritanie).

D'autre part, concernant des tronçons précis de route, et compte tenu que nous sommes avec un vieux Mercédes 508 ( c'est du lourd), nous hésitons quand à certains itinéraires.

Entre la Mauritanie et le Mali: y a t il une route praticable par exemple par Ayoûn el Atrous -Nioro- Diéma- Dichiéni et enfin Bamako ? Au vaut-il mieux faire Néma ( Mauritanie) - Nara (Mali)? Comment cela se passe à cette frontière ?

Entre le Mali et le Burkina: le tronçon de route est-il praticable entre Sikasso et Bobo Dioulasso? Là aussi, comment ça roule à la frontière?

Bon voyage à toutes et tous !
Trajet en Tanzanie à la mode namibienne English translation pending
by Francky4 · 2009-12-08 · 7 replies
Un grand salut à tous (Clin d'oeil à Colybri qui me pousse à me démasquer...)

En fait j'ai vraiment besoin de partager avec vous.

Après avoir connnu les GRANDS plaisirs du Nomadisme (solitaire mais organisé !) en Namibie et au Botswana, me voilà quasi parti (j ai mon billet 670 euros A/R, Egyptair-Opodo, merci Carole) pour la Tanzanie.

Il reste le principal : réserver si nécessaire les endroits où dormir, du moins principalement dans les parcs, (donc presque partout en Tanzanie... !). Mais là, ça se corse : pas de problème de Fully booked, non, juste un GROS soucis pour trouver des endroits à moins de 200 $US par personne (d'ailleurs je vais acheter des dollars maintenant, parce que il va peut être pas rester à 1, 50 euros, c'est là un bon avantage de la Tanz). Il reste bien sur les campings : apparemment l'eau chaude est très rare, les emplacements spartiates, parfois bruyants (pourtant ils sont loins d'ici les Sud af... non je rigole... !), et surtout, le camping habituel là bas c'est la tente à même le sol, au milieu des bêbêtes, petites et grosses. De plus, comme ils favorisent largement le tourisme en Lodge, les coordonnées des campings ne sont vraiment pas simples à trouver (à part dans le Lonely biensur...)

Alors biensur, comme je n'aime pas faire comme tout le monde, c'est à dire principalement suivre les conseils des arrangeurs de Tours Organisés ( ... ) mais que je préfère faire ma bouffe et monter ma tente moi même (sans compter le prix d'un guide à la journée c'est 190 $ à partager en 2, 4 ou 6 avec son 4x4 à lui certes), bah j'ai décidé de trouver un 4x4...avec tente sur le toit, pour faire du ... camping .. ! ce qui économisera un peu sur le budget parce que déjà qu il faut compter 100 $ par jour et par personne dans les parcs (entrées de nous deux, de la voiture, taxe de nettoyage du camping, taxe du parc...)

Ceux qui y sont déjà allé me comprennent : très diffcile de trouver un tel 4x4 en Tanzanie pour voyager seul, mais j'aime vraiment pas les wagons à bestiaux (même si je vous aime tous 😊 et que je respecte les goûts de chacun...😉. Et ne vous offusquez pas : je parle comme ça, mais je suis un ange...😇😇 ).

Pour le 4x4 avec tente : - J'ai trouvé un Loueur à Nairobi qui peut me le livrer à Dar es salaam : 3200 euros pour 20 jours : Sunworld Safaris. - Vous êtes assis ? j en ai trouvé un autre : Limo Car Hire... à Lusaka.... en Zambie... (merci Eric) ! pour 2800 euros, meilleure qualité apparante. Bon les prix sont comparables à la Namibie, mais Lusaka ça fait loin non ?

Vous en pensez quoi ? Vous en connaissez d'autres des loueurs de 4x4 avec tente SUR LE TOIT... ? Il va venir le monsieur depuis Lusaka ? il va pas se perdre ? je fais quoi si il vient pas ? du stop ? j'appelle le 22 à Asnières ? je prends le bus ? ça, ce serait ma meilleure solution de rechange, au moins on rencontre des gens...! et on ferait comme on peut au lieu de "s'angoisser" à savoir presque un an à l'avance à coté de quel cailloux tu dois planter ton piquet de tente... Je rigole, ça fait partie du plaisir.

Après, bien sur, on prévoit de faire des milliards de km. Ainsi j'ai prévu le trajet ci dessous, pour le quel j'ai repéré quasiment tous mes lieux d'étape... plus difficile dans les parcs comme vu ci-dessus.

Voici le trajet prévu (merci google earth, garmin, mapsource et Track4africa) :

- J0 Samedi 24 juillet - Avion. Arrivée Dar à 5h15 - J1 LushotoVillage-StEugeneHotel ! hotel tenu par des religieuses (413 Km) - J2 Moshi - Kilimanjaro - KEYS Hotel-CampSite (264 km) - J3 Arusha - Colobus Camp Site (289 km) - J4 Lac Natron - Kamakia Camp Site (261 km) - J5 Klein Camp site OU Lobo Safari campsite à 28 Kms au Sud (147 km) - J6 Klein --> Seroner-Serengeti KubuKubu Camp Site (182 km) - J7 Ngorongoro - Simba Camp Site B (197 km) - J8 Manyara - Twiga Camp Site (123 km) - J9 Tarangire (96 km) - J10 Tarangire (91 km) - J11 Dodoma - 335 Kms ou IRINGA - 597 Kms si ça roule bien. (335 km) - J12 Ruaha - 378 Kms ou depuis Iringa -116 Kms (378 km) - J13 Ruaha NP (185 km) - J14 Mukomi NP (341 km) - J15 Selous - selousrivercamp.com (256 km) - J16 Selous - selousrivercamp.com (73 km) - J17 Dar Es Salaam - Hotel ?- UN JOUR DE Marge. rendre le 4x4.. et la tente ! (205 km) - J18 Mafia Island Lodge (170 $ pp) y pas de camping, je n'ai plus de tente ! - J19 Mafia Island Lodge - J20 Dar Es Salaam - Hotel - J21 - Départ Paris

Là encore, si vous pouviez me dire ce que vous en pensez...? me confirmer que ces étapes journalières sont faisables ? Les étapes les plus longues sont sur le goudron. mais c'est comment le goudron en Tanzanie ? y a t il qq un qui peut me réponnnnnndre.... je suis perduuuuuuuuuu ! Et les pistes hein , elles sont comment les pistes ? du sable (non je crois pas) ou du béton avec des nids d'autruches ? du roulant ou de la boue (en Juillet - Aout) ? Et du lac Natron on peut rejoindre Klein Camp - Nord Serengeti (JCharles me dit que oui, de toutes façons, je vais pas pouvoir m'en empêcher... !). Et pour aller à Mafia (Zanzibar ça me dit vraiment rien...), c'est l'avion obligatoirement (Costal : 460 euros 2 A/R) ou bien on peut prendre le bateau ? c est long en bateau, c'est plus cher ? les avions de Costal ils partent à l'heure ?

Bon voilà, que des questions et que du plaisir à préparer... j 'ai déjà toute une collection de photos de Léopards et je révise, heu j'apprends mon bouquin sur les Oiseaux...

Bon ! je vous demande pas comment se passe la sécurité physique, je suppose que c'est comme à Neuilly, il y a des voyous partout... ! 😏

Merci à ceux qui prendront quelques minutes pour éclairer ma lanterne.

Merci de partager ces quelques instants de lecture. Franck
Où trouver des cartes routières du Maroc, Mauritanie, Sahara, Mali et Sénégal? English translation pending
by Idir3434 · 2009-12-06 · 10 replies
Quelqu'un connaitré un site, forum, photo ou autres ou je peux trouver des cartes routières d'afrique récente ...?

Gratuit ou payante, sa m'interresse.

Si des personnes veulent m'en vendre, je suis aussi d'accord. Je compte traversée Espagne, maroc, saara, mauritanie puis mali et bamako.

Merci par avance
La frontière Maroc/Mauritanie ferme t-elle le week-end? English translation pending
by Levoyageur59 · 2009-12-02 · 13 replies
La frontiere Maroc/ Mauritanie ferme t'elle le week end? Si oui, a quel heure le vendredi?
Quelle destination choisir? English translation pending
by IsabelEtFred · 2009-11-25 · 7 replies
J'aimerais d'ici un an quitter la France pour vivre à l'étranger avec mon mari et mes deux de 9 et 23 mois. L'idée est plus de nature, moins de superficialité, un peu plus de soleil et surtout plus de joie de vivre. Quel est pour vous votre petit coin de paradis afin d'inspirer mes recherches. Merci à tous
Avis sur vélo Marathon XR? English translation pending
by Tatooman · 2009-11-10 · 14 replies
salut, a tous j'aimerais avoir un avis sur les marathon xr, en 26, 2.0 merci pour vos réponses.tattoo.man
Vélo atypique: avis sur ces deux modèles? English translation pending
by Oximoo · 2009-11-09 · 23 replies
Bonyour, je fais du vélo depuis la naissance, mais rien de serieux. Un premier vélo en fer, solide, lourd;un deuxième avec plein de vitesse, alu, avec suspension avant, leger, un peu style hollandais, une petite bombe. Et maintenant un b twin, un vrai desastre, lourd, il tombe en miettes, tout ce casse, je pompe à vide sur la suspension avant, il n'avance pas avec ses grosses rues. Je regarde pour le changer, je tombe sur une marque qui a l'air sympa, giant, et je trouve à l'etranger pas le roam 1 mais le xr2 http://www2.giant-bicycles.com/nl-BE/bikes/model/roam.xr.2/6282/41317/ Il est dans les 700 Euros, c'est un VTC, le cadre meme si alu semble serieux, la fourche est blocable, il monte du Shimano Deore 27 vitesses et des pneus 700 x 35 Schwalbe, freins à disques hydrauliques. Ils ont aussi un modèle, plus cher à 1000 Euros http://www2.giant-bicycles.com/nl-BE/bikes/model/expedition.rs1.gts/6283/41389/ avec des magura hs 33 et du shimano LX Ils ont également un modèle por le trekking avec des freins Magura HS11. Apres tout ça vous avez bien compris que je ne comprend quasiment rien aux vélos. Ce que je cherche (n'importe quelle marque fera l'affaire, meme en occasion), c'est un velo confortable, rapide, solide, plutot leger si possible (plutot 10 kg que 14kg), avec peu d'entretien (pas suvent : le V brake je doit touyours le regler sur le B twin c'est une catastrophe, les disques je paye cher l'entretien mais c'est pas tres suvent et il frennent dans la pluie et la boue). Pas cher aussi, 1000 Euros c'est déja beaucoup. Je suis très lourd, 120 kg (et en plus je tire un demi tandem avec ma fille), mais je fais 30 km tous le 2 jours dans des chemins +/- en foret (85 % terre battue 15 % goudron, pas de vtt) , je monte en puissance et mon poids baisse, j'aimerais aussi faire de la route de temps en temps vite vite, plus de km aussi mais avec peu des bagages. Donc du bon Shimano, des bon pneus, mais le reste est un mystere : cadre en alu ou en fer, avec fourche ou sans fourche ? guidon bélier, hollandais, vtt ? Pouvez vous me donner un avis sur ce 2 modèles, des conseils et m'indiquer éventuellement des vélos plus interessants ? Une toute autre dernière question : actuellement mon fils de 8 ans et mon chien viennent avec moi et ils avalent 30 km tous le 2 jours sans souci: doit je m'inquieter ? c'est trop pour eux ? Merci
Balade au Maroc à vélo et en famille (octobre 2009) English translation pending
by Lapirogue · 2009-11-09 · 7 replies
À Gercif dans le moyen atlas au Maroc, le mardi 27 octobre 2009

Constat Nous n'avons pas gagné assez d'argent pour prévoir deux années au bord du fleuve. L'écriture du livre sur la sagesse africaine attendra, il nous faudra retourner en Europe travailler à nouveau; mais cette fois ci en été. En attendant nous allons donc vous écrire quelques nouvelles du Maroc ou nous devrions passer environ huit mois. Notre ballade, si on peu l'appeler ainsi, part de Nador en direction du sud en passant pas le moyen atlas et le haut atlas. Dix, vingt ou cinquante kilomètre par jours, peu importe, nous n'avons rien d'autre de prévu avant longtemps. Des pauses de quelques jours comme aujourd'hui permettent de laver le linge (les couche du petit) de se poser les jambes mais surtout d'écrire et vous poster quelques nouvelles. Nous avons deux vélos Pegasus qui âpres une nuit pluvieuse a Marseille on le quart des vis piquer par la rouille et deux charrettes a tiré, dans la première Isa-igjé est assis dans un siège auto modifier dans son dos, ses affaires et celle de souhade qui la tracte devant moi, l'attelage est estimer a une cinquantaine de kilo, quand a la mienne, charger de la tente, nourriture, ordinateur, panneau solaire, l'eau (env. 25 kg), couette, matelas et un tas de matériels qui loin du Hi-teck atteins pas loin de quatre-vingt kilo (simple estimation), le choix de ne pas être sponsoriser nous permet une liberté contre un peu plus d'effort. Sans ce chargement nous pourrions appeler cela une ballade. Nous somme partit avec ce que nous avions et acheter seulement ce qui nous manquait. Je vous parlerais plus tard du matériel, quand nous l'aurons mis un peu plus à l'épreuve. Merci a tous ceux qui nous on aider et accueilli. Bien trop nombreux pour être cité ici. Merci pour ces bons moments. Merci a Greg et Delphine de nous avoir embarqué les montures a Sète pour la traverser en bateau. Ce qui nous a éviter de payer un cout exorbitant pour leurs transport, et nous avoir sorti de Nador car a vélo fin d'après midi cela aurai été compliqué. Bonne route jusqu'au mali les amis.

Isa-igjé, raconte leur ce voyage !

Soyez les bienvenus; Nous disent-ils.

Des l'aube, papa est assis devant son ordinateur dans un bar, sur la table un verre de café au lait et une galette feuilleté; une belle journée qui s'annonce. Devant un marché géant qui s'installe; Un des symboles de l'Afrique les marchés colorés et odorants. Celui ci doit recouvrir un bon kilomètre carré. Il est déjà difficile de circuler ce matin, alors quand les badauds arriveront cela deviendra la cohue. C'est a ses heures matinale que l'on s'imprègne de la vie locale, le peuple qui se réveil est pris dans les préparatifs de sa journée et ne prête guère attention a vous. Dans la journée il a plus le temps d'observer et de discuter. Les enfants partent pour l'école, les marchands déballent, les voitures klaxonnent et les flics agitent les bras. Toute l'énergie de cette ville déployée en quelques minutes. Finalement dans la matinée, peu de client aujourd'hui, et le marcher remballe déjà vers quinze heures. Tout sa pour ça !

Voila maintenant trois jours passer dans ma charrette, hier l'étape de 50 km entre Saka et Gerce fut la plus longue, mais surtout moins difficile que les précédente, moins de montagne. Le premier jour, en poussant les vélos dans les prémisses de l'atlas, ils on même parler de troquer les velos contre des mobylettes, puis c'est oublier, finalement ils pédaleront. Il parait que sa fait ça, les premiers jours ! Sortie du bateau Sète, Melilla, nos compagnons Greg et Delphine nous sortent de la ville, car en fin d'âpres midi a vélo il aurait été laborieux de s'échapper de cette ville. Nous passons la nuit ensemble au alentour de Sélouane. Fin de matinée nos chemins se sépare, nos éclaireurs passeront par la même route que nous, mais en fourgon. Les fort déniveler du col de Régada oblige à pousser les attelages, il nous faudra deux jours pour joindre la ville de Saka ou l'accueille est très agréable. Impossible de trouver de petites bouteilles de gaz à percer, on nous annonce pouvoir en trouver à Gercif (pas de gaz non plus à Gercif, nous achèterons une bouteille de gaz local et bruleur 6kg de plus) Sortie de Saka, conversation avec le flic aux jumelles qui nous annonce, sourire jusqu'aux oreilles, que nous roulons trop vite. Bonjour, ou allez vous comme sa ? Bonjour chef, ca va ? La famille ?, le travail ? Nous partons vers le sur Erfoud. Je vous est vu hier, mais ou avez vous dormis ? Nous dormons partout chef, nous installons notre maison là où nous voulons dormir. Mais il ne faut pas dormir dehors c'est dangereux ! Qu'est-ce qui est dangereux, les animaux, les marocains ? L'air ennuyé par la question: Non pas les marocains ! Mais alors quoi ? Vous êtes français ?....

Bip bip et le coyotte

Il nous faut surveiller nos arrières en permanence et nous refugier sur le bas côté à chaque passage de camion, ce qui correspond en définitif au trois quart du trajet sur un goudron chaotique et le reste sur la piste en gravier qui secoue les charrettes et qui freinent les velos. Et ils sont nombreux les véhicules sur cette route. De mon siège j'entends "CAMION ...!" et "Bip bip, vroouuumm" sa vous fait penser à quelque chose ? Façon dessin animé, Bip bip et le coyotte. On ne compte plus les salutations, quasiment tous les véhicules marocains ou espagnols nous klaxonnent, nous interpelle, nous salut, sauf peut être une vingtaine de marocain et les deux douzaines de français en 4x4 qui n'ont surement pas voulu déranger. La journée lorsque l'on roule, je dors ou je contemple les montagnes qui nous entourent. Les policiers que l'on trouve a chaque entrée et sortie de ville aime nous arrêter pour discuter, je râle rarement excepter quand le convoi s'arrête, alors mes parents salut vivement l'autorité souriante et annonce qu'il nous faut repartir. Nous croisons dans les montagnes un revendeur de stupéfiants, il nous propose du kif que le berger a ces côtés vient de lui apporter, du haschich, et tenez vous bien, de l'héroïne, bref tout ce qu'il faut pour pédaler comme une brute. Il nous est arrivé d'être interpeler pour partager un repas, aux heures les plus chaudes cette pause est apprécier, je découvre le tagine poulet et la semoule au lait caillé, mais surtout je passe de bras en bras entre les enfants et mamans qui m'adopte très vite. Ce sont les privilèges du vélo, sa laisse le temps de se sourire, et échanger quelques salamalecs. Souvent pendant d'autres pauses, les enfants mandatés par leurs ainés nous ont apporté des œufs durs ou des fruits. La compagnie des enfants qui serait généralement évité pour plus de calme, est finalement très apprécier de tous, je peux me défouler et tous le monde joue avec moi, mes parents peuvent reprendre quelques forces à l' abri d'un soleil brulant. On ne peu imaginer meilleur accueil. Tout y est sur cette route, attention, sourire et hospitalité générale. Les bivouacs nature sont très sympas et très calme, lorsque nous trouvons un coin pour installer le camp, j'imite mes parents qui jettent des cailloux dans les fourrés en demandant aux bêtes de fuir. Les serpents et autre bestioles écraser sur la route appellent a la prudence, jusque là, seul trois petit rongeurs nous on visités, ce qui nous oblige à dormir avec la nourriture dans la tente. Le matin chaque sac et objet doit être exploré et secouer pour éviter tout surprise La nuit tomber mon père regarde les étoiles et la lune avec les jumelles (12x50 pour ceux que sa intéresse) pendant que ma mère me donne la tété. Il est assis sur la bâche que MAD DOG a peinte, trop fragile pour servir à couvrir la remorque, elle sert de tapis de sol pour la sieste, la méditation et admirer les étoiles.

tranquillitée perdue

Deuxième jour a Gercif, nous passons faire du change et en dispersons un peu partout dans nos bagages, par la suite cela deviendra difficile car nous ne traverserons pas de grosse villes. Je reste au camping avec mon père pendant que ma mère part faire un tour au marché, c'est au retour qu'un individu la jette au sol pour lui arracher sa sacoche, malgré la résistance qu'elle déploie, la menaçant de son couteau il s'empare de la pochette contenant les passeports et trois milles dirhams. Course poursuite, trente personnes prennent le brigand en chasse. Il est rattraper et dans la confusion et l'incompréhension il sera relâcher avec un butin de 200 euros. Cette événement refroidi et perturbe notre esprit tranquille et serein adopter les jours précédents. D'habitude nous n'apprécions guère les villes, demain partons loin de la folie urbaine. Nous soulageons encore quelques kilos et c'est reparti.

Outat-oulad-el-haj, moyen atlas, Maroc jeudi 5 novembre 2009

De Gercif a Outat, c'est une route neuve qui nous accueille et surtout beaucoup moins fréquenter. Nous filons a bonne allure en quartes jour sur Outat-oulad-el-haj, les bivouacs dans les montagnes sont subliment. Seul l'eau est compliquer a gérer, il nous faut environ vingt litre par jours pour nous trois. Ne pas louper un point de ravitaillement devient vital. Pour l'arrêt du midi où le soleil est au zénith il est difficile de trouver un point d'ombre. Les ponts, ou une rivière est censé couler sont les bienvenus. Ne pas se fier au trait bleu sur la carte, en cette période tout est quasi sec, seul quelques trou d'eau subsiste et âpres une baignade il est indispensable de se rincer de cette eau stagnante. Rien de très passionnant a Outat, mis a part l'hôtel pour reposer la cote que Willy c'est frapper sur le guidon de son velo des le deuxième jour et qui est très douloureuse et internet ou je vais enfin vous poster ces news du bled. Demain direction le haut atlas sa va pousser !
Traverser le tibet à vélo (Chengdu-Lhassa-Katmandou) English translation pending
by Shamseybert · 2009-11-09 · 9 replies
bonjour, je sollicite votre aide, cet été je part en Asie, et je me garde 1 mois et demi pour me balader en vélo au tibet, afin de rejoindre katmandou. j'ai trouvé des billets pour chengdu et celui de retour de katmandou. je voyagerai seul ou à deux. je pense prendre un train de chengdu afin de d'enfoncer un peu dans le tibet avant de pédaler. une agence ma dit que c'était impossible de passer au tibet dans plan de voyage détaillé et sans groupe opérateur. est ce possible de rentrer au tibet seul ou à deux sans passer avec un groupe? quelle sont les solutions?? je vous remercie du temps que vous consacrerai pour me répondre. amicalement shamseybert
Location de voiture depuis Le Caire pour aller vers les oasis jusqu'à Louxor? English translation pending
by Tsampa71 · 2009-11-08 · 22 replies
bonjour

est il possible de louer voiture depuis le caire pour allé vers les oasis, désert noir désert blant jusqu'à louxor.

est il possible d'être indépendant pour faire ce tour ?
Choc des cultures et incompréhension English translation pending
by Lavinçoune · 2009-11-07 · 2 replies
Une blague de coluche en ce début d'hiver.... Un bucheron fraichement arrivé dans le grand-ouest américain se demande si l'hiver à venir sera rigoureux..... il se promet donc de demander à un indien, habitant le pays, les prévisions météorologiques..... Alors que notre bucheron coupe du bois près de sa cabane, il se trouve qu'un indien passe dans le coin; le bucheron demande donc à l'indien ce qu'il pense de l'hiver à venir. L'indien lui répond qu'il fera froid, le bucheron se remet donc à couper du bois inquiet de la réponse de l'indien. L'indien repasse un peu plus tard et lui confirme qu'il fera très froid.... le bucheron redouble d'activité.... nouveau passage de l'indien qui dit au bucheron qu'il fera très très froid.... ce qui ne rassure pas notre ami bucheron qui n'en finit pas de couper du bois.... ainsi de suite, jusqu'au moment où le bucheron inquiet de l'insistance de l'indien à passer devant sa cabane et prédire un hiver aussi froid, lui demande sur quoi il se fonde pour des prédictions aussi pessimistes ? et là l'indien lui explique , qu'un dicton indien dit que quand l'homme blanc coupe du bois, c'est que l'hiver sera froid....
Comment aller à Mékélé (Éthiopie)? English translation pending
by Envallis · 2009-11-06 · 9 replies
Bonjour,

dans le cadre du boulot j'envisage d'aller à Mékélé, en Ethiopie...

Bon déjà, est-ce safe ?😊

et d'autre part, comment y accéder ?

j'ai vu que Google Earth qu'il y a un aéroport, mais les vols intérieurs Ethiopiens ne sont-ils pas trop "scabreux" ?

y'a--il possibilité d'accéder par la route ?

Merci de votre aide 😉
Mésaventure avec Europcar en Namibie English translation pending
by Emseachel · 2009-11-05 · 4 replies
Bonjour à tous, je souhaite vous faire part d'une mésaventure avec Europcar en Namibie. En Sep.2009 j'ai parcouru ce merveilleux pays avec une voiture de location. Comme vous le savez peut-être, la majorité des "routes" sont en fait des pistes. Il est donc quasiment inévitable de crever au moins un pneu lors d'un tel séjour. Alors on change la roue, on répare le pneu à la prochaine station et tout est ok. Mais c'est là qu'intervient la fameuse clause avec le "standard de sécurité" de Europcar... J'ai malencontreusement eu le tort d'être trop honnête lors de la remise du véhicule, en signalant que j'ai fait réparer un pneu. Surprise 2 semaines après mon retour en France...Europcar me facture (en fait déduit automatiquement par ma carte bancaire) le prix d'un pneu neuf...environ 80 Euros !!! Après des jours de recherches, d'emails, de messages...j'ai enfin eu un retour par email d'Afrique du Sud...cette procédure serait "normale", Europcar remplace tous les pneus réparés..."safety standards" !!! Dont personne chez Europcar n'a pu m'envoyer une copie....alors j'attends toujours ce fameux texte de règlement. Je suis convaincu que c'est de l'arnaque parce que: - mon pneu de rechange n'était pas neuf. Donc il a servi auparavant. Pourquoi mettre un pneu usé en roue de secours, si ce n'est après réparation...donc la "safety standard" n'est pas valable - les 4 pneus que j'avais sur le véhicule étaient très très usés. Il est impossible de faire 20.000 km en Namibie sans crever au moins une fois...donc ces pneus ont forcément été réparés...donc la "safety standard" n'est pas valable Bref pour résumer: si vous crevez un pneu en Namibie ou en Afrique du Sud avec Europcar...ne le signaler surtout pas, ou il vous en coûtera le prix de la réparation plus le prix d'un pneu neuf (par roue crevée) Bonne route et attention à Europcar
Laos: meilleure ville pour louer une moto? English translation pending
by Evadonsnous · 2009-11-05 · 8 replies
Bonsoir, tout est dans le titre. Petite precision, on veut louer une moto type 125cc cross, type Yamaha ou equivalent. Quelque chose qui tienne la route sur les pistes dans le nord Laos, durant 10jours environ.

Nous ne savons pas ou louer la moto parmi Vientiane, Veng Vien ou Luang Prapang. Sachant qu a LP c est apparemment horriblement cher (17$ environ pour un scooter!). Sinon peut etre une autre ville? Ou une bonne adresse?

On attend vos reponses, merci.
4 000 kilomètres à vélo, huit semaines, sept pays (5ème partie Lituanie) English translation pending
by Lucbertrand · 2009-11-05 · 15 replies
Lituanie du 01 au 11 septembre 700km

Dès que nous passons la frontière, la route après le premier virage devient excellente. Un magnifique panneau de l'Union Européenne indique que c'est elle qui participe aux financements. Mais quelle est notre surprise de constater que cette chaussée de toute beauté ne dure que cent mètres, et manifestement il ne s'agit pas de travaux qui viennent de commencer, car il n'y a plus aucune trace d'engin ou de matériau. Après quelques kilomètres effectués sur un chemin de terre nous rentrons dans la première petite ville lituanienne, Lazdiai. Elle est très propre, les maisons sont magnifiquement peintes de couleurs vives, où le jaune moutarde et le vert dominent. Que cela est joli, et comme cela donne de la gaîté aux habitations.

Première opération , retirer de l'argent local. Chacun des trois pays baltes a sa monnaie, donc il nous faudra jongler les jours à venir avec les taux de change. Contrairement à ce que nous lisons dans notre guide, les autres pays baltes n'acceptent généralement pas la monnaie du troisième. Par contre, il est souvent possible de payer en euros en particulier pour le logement, et même aussi au restaurant. On est cependant loin de l'Albanie où j'ai vu à Tirana dans un restaurant la note qui était exprimée en leks albanais, en euros et en dollars, il n'y avait que l'embarras du choix. Donc cette première petite agglomération nous fait le meilleur effet sur ce nouveau pays que nous abordons. Nous poursuivons en direction de Vilnius. Nous empruntons une route de toute beauté au goudron de belle qualité. La circulation y est très faible. Le vent dans le dos, notre vitesse se situe aux environs des trente à l'heure. Les côtes sont quasi inexistantes. Les kilomètres défilent à vive allure, le grand braquet en permanence enclenché, le plaisir est immense. On est vraiment dans une belle séance de ce que Jean appelle la vélothérapie. Le corps chauffé par l'effort et caressé par l'air du déplacement, la sensation est très agréable. Ce rythme nous le soutenons plusieurs heures.

Nous parvenons dans une grande ville et allons faire nos courses pour midi dans un centre commercial. Il est tout neuf et de belles dimensions. Le pays comme ceux que nous avons traversés et ceux que nous allons rejoindre est en plein développement. Ce qui est étonnant dans ce grand magasin, il n'y a pratiquement que des femmes et jeunes entre 15 et 40 ans. La gente féminine slave ne laisse pas insensible, attention de ne pas avoir de regards trop insistants. Les commissions faites, comme chaque midi rituellement nous cherchons le premier banc afin de déjeuner. Il nous faut aujourd'hui plusieurs kilomètres pour arriver à nos fins. Nous traversons les faubourgs de la ville et nous jetons notre dévolu sur un banc devant un arrêt de bus. Plusieurs chauffeurs en redémarrant nous gratifient d'un signe amical. Une babouchka s'approche et cherche à entamer la conversation, mais elle ne parle que le russe. Nous n'arrivons pas à nous comprendre. Comme il est dommage que nous passions à côté de cet échange. Lorsque nous lui disons «fransouski», elle pousse des petites exclamations d'étonnement. On sent dans son regard qu'elle regrette autant que nous cette impossibilité de communiquer.

Nous traversons la ville qui semble comme endormie, il est treize heures. En quittant Alytus, nous traversons un pont. Il s'agit d'un fleuve mythique que nous retrouverons plus loin, le Niemen. Notre but pour le moment est Vilnius. La capitale. Cette

dernière, est la seule des trois capitales des pays baltes, éloignée du bord de la mer Baltique. De ce fait nous allons faire un parcours assez long dans ce pays qui pourtant n'est pas très grand.

Le vent nous est toujours favorable et la vitesse toujours importante. Notre itinéraire suit une route départementale, qui chemine à travers champs en jachère et petites forêts de conifères. La luminosité, douce, donne des teintes pastel à la nature. Il en ressort une sérénité à évoluer dans ce paysage. De temps à autre un petit village aux maisons de bois multicolores, avec une multitude de pommiers chargés de gros fruits à la teinte en harmonie avec les murs peints. Cette première journée en Lituanie nous donne une sensation de bonheur comme j'en ressens rarement. Et les kilomètres défilent. Vers quinze heures nous avons dépassé les 130 kilomètres .

Un petit magasin dans un village, nous y achetons des gâteaux. Ils ne sont pas aussi bons que les grosses pâtisseries allemandes , et la marchande n' a pas l'air de vouloir rigoler. Elle ne répond ni à notre bonjour ni à notre au revoir, pourtant nous avons été très polis. C'est sans doute cela le froid balte. Mais cela ne nous coupe pas l'appétit. Nous nous installons et dévorons nos friandises en nous désaltérant d'une énorme bouteille de banga local, bien pétillant et bien chimique; mais c'est très énergétique, en fournissant un apport immédiat de sucre; en effet notre journée est loin d'être finie. Notre point de chute est la petite et magnifique ville de Trakai. Encore une trentaine de kilomètres pour l'atteindre, et une fois sur place, ce n'est pas encore fini, le camping est à sept kilomètres. Vers les dix neuf heures nous l'atteignons bien contents de nous arrêter après cent soixante kilomètres. Ce sera notre plus longue étape. L'endroit est charmant et presque désert, quelques Allemands. Mais premier petit désagrément, le gérant essaie de nous rouler en ne nous rendant pas la monnaie. Devant mon insistance, il feint l'oubli et nous tend un billet.

Visite de la ville le lendemain matin. Elle est magnifique à plus d'un titre, toujours cette architecture de bois peints avec des couleurs vives, un lac immense et un superbe château sur une petite île. L'endroit dégage une telle quiétude que nous resterions bien quelques jours à ne rien faire, simplement errer nonchalamment dans les rues, sur les terrasses de cafés perchées sur l'eau et nous balader le long de la grève du lac.

Mais voilà nous courons après le temps, dans vingt jours c'est le retour et nous avons encore trois pays à traverser. Certes ils sont de petites dimensions, mais ils recèlent de multiples beautés qu'elles soient naturelles ou artificielles, je pense en particulier aux trois capitales que sont Vilnius, Riga et Tallinn.

Nous mettons donc le cap sur la première de ces capitales celle de la Lituanie. La distance à parcourir n'est pas très importante, quelques quarante kilomètres, mais essentiellement en zone urbaine ou péri-urbaine, rien de très agréable. Nous avons rendez-vous avec Paulus, membre de «Warm Shower», organisation d'entraide par le net entre rando-cyclistes. L'arrivée dans la périphérie est assez pénible et dangereuse.

Nous assistons à plusieurs accrochages entre véhicules, dont un camion qui a sérieusement bousculé une voiture. Donc cela nous incite à la plus grande prudence, souvent sur les trottoirs, mais parfois nous sommes dans l'obligation d'emprunter des tronçons de voie rapide, expérience très déplaisante. Moins on y traîne et mieux c'est, donc j'appuie sur les pédales comme un fou. Puis enfin nous parvenons dans le centre ville. Bien que le trafic reste conséquent, la vitesse est moindre et de ce fait l'impression d'insécurité diminue nettement. Des rues bien pavées sont agréables à la roue du vélo, rien à voir avec les pavés du nord de la Pologne. Il nous faut trouver où habite Paulus. Plusieurs personnes soit en allemand soit en anglais nous renseignent et nous voilà partis longer le fleuve en direction du nord . Une piste cyclable le long des quais nous permet d'avancer en toute sécurité tout en ayant un joli point de vue en découvrant cette ville.

Après quelques péripéties nous arrivons devant un ensemble de blocs à l'aspect délabré. Nous avons des difficultés à nous repérer, dues à une anomalie d'indication du numéro de bloc. Enfin après quelques indications des voisins et avoir pris le temps de caresser un gros chat au pelage et aux yeux superbes, nous voyons Paulus arriver avec sa copine. Nous rejoignons son petit appartement. Il veut nous céder sa chambre, nous refusons et nous nous mettons tous les deux dans un petit bureau. Le premier contact est sympathique, et nous allons passer deux nuits chez lui. Je crois que lui comme nous nous en avons tiré une riche expérience. Heureusement il a une très bonne maîtrise de l'anglais ce qui nous permet de nous lancer dans des discussions de bon niveau, histoire de la Lituanie, relations Russie Lituanie, géopolitique internationale actuelle avec le basculement d'une partie des pays de l'est et d'une petite partie de l'URSS dans l'Union Européenne, comparaison Pacte de Varsovie OTAN, technologie et gestion des guerres modernes, adaptation de la société lituanienne au changement de régime...

Nous passons une soirée charmante à visiter la vieille ville et nous les invitons dans un restaurant de leur choix, fréquenté par la jeunesse de la capitale. Le lendemain Paulus nous fait faire une visite marathon de la ville commencée tôt le matin et terminée à la nuit tombée. Entre autres nous visitons le musée du KGB, très impressionnant, et dire qu'il n'y a pas très longtemps ces locaux étaient toujours activés dans le cadre de la lutte contre les indépendantistes. Nous garderons de cette journée et demie passée dans la capitale lituanienne un excellent souvenir, et cela grâce à notre guide bénévole. C'était la première fois qu'il hébergeait des personnes dans le cadre de «Warm Shower», et manifestement il n'a pas fait les choses à moitié. Jamais, si nous avions été seuls avec tous les guides du monde nous n'aurions eu en si peu de temps une vue aussi complète de la ville. Un grand merci à Paulus.

Le jour du départ arrive, il pleut fort, le quartier avec ses vieilles façades de blocs communistes est lugubre, mais l'accueil a été si formidable que le moral reste au beau fixe. Pour la première fois nous avons l'intention de prendre le train pour Kaunas, ville située à une centaine de kilomètres à l'ouest de Vilnius. Nous prenons un dernier petit déjeuner dans la minuscule cuisine de Paulus. Il nous confectionne des crêpes aux allures de gros mattefins que nous couvrons copieusement de sucre. Avec un petit pincement au cœur nous disons au revoir. Immédiatement la réalité du moment nous

rattrape, les sept kilomètres pour se rendre à la gare sont effectués sous de véritables trombes, à tel point qu'en finale nous roulons dans de grosses flaques. Les billets sont vite pris, nous les trouvons assez chers pour le pays, pas loin de ce qu'on paie avec la SNCF. Il faut reconnaître que le train est des plus modernes, un peu dans le style des nouveaux TER panoramiques. Pour les vélos pas de problèmes, on les monte tels quels et ce sera le cas aussi en Lettonie. Là, par contre, les trains seront beaucoup moins modernes. D'ailleurs les Baltes privilégient le car au train. Le contrôleur tout fier de son train discute un long moment avec nous. Lorsque nous lui disons que nous sommes français, il s'exclamera sur la beauté et la vitesse du TGV.

Le train après un parcours, court dans l'absolu, mais relativement long pour la distance parcourue nous dépose à la gare de Kaunas. Elle se situe en périphérie de la ville, mais nous ne savons pas de quel côté. Une dame parlant un français remarquable, après nous avoir entretenus un long moment, sa conversation étant très intéressante, nous induit totalement en erreur. Peut-être nous sommes-nous mal exprimés sur nos intentions. Cela se termine à la boussole. La Mer Baltique se trouve à l'ouest, donc cap au 270. Nous ne traverserons jamais le centre ville, mais serons entraînés le long de grandes rocades. De toute évidence Kaunas est une grande ville, la seconde de Lituanie. Les faubourgs sont interminables, la circulation désagréable ralentissant l'écoulement du temps. Après une dizaine de kilomètres, nous arrivons sur un immense pont, sous lequel coule le fleuve au nom mythique le Niemen. Rejoindre la berge n'est pas aisé. Il nous faut faire demi-tour descendre de grands escaliers et enfin nous voilà à pédaler le long de ce fleuve qui a laissé son nom dans l'histoire.

La première chose à laquelle je pense c'est le Normandie-Niemen, fameux escadron de chasse envoyé par de Gaulle combattre sur le front de l'est aux côtés des Russes et qui inscrivit de très belles pages de gloire de l'aviation française.

Il est aux environs de midi, nous avons plus envie de flâner le long du fleuve que de rouler. À petit rythme, nous suivons un semblant de piste cyclable en contemplant le fleuve. Il n'est pas très rapide, de nombreux pêcheurs attrapent des poissons blancs à la canne à bouchon. Nous nous arrêtons pour déjeuner sur un banc. Ensuite nous nous enfonçons dans de petits chemins boueux qui se perdent au milieu du fleuve. Après d'innombrables détours dans des zones de marais et de broussailles nous sommes acculés à une impasse. Nous nous trouvons sur une pointe de sable, le Niemen à gauche et un immense marais que nous avons longé sans nous en rendre compte à notre droite. Les petites sentes boueuses et très glissantes nous les parcourons en sens inverse. Vers les quinze heures trente, nous retrouvons le bitume et nous n'avons fait que 35 kilomètres en tenant compte des 7 kilomètres de la traversée de Vilnius. Cela me donne un petit coup au moral. Un café sur le bord du fleuve, nous y dégustons un café, avec le temps perdu nous ne sommes plus à une demi-heure près. La serveuse est le type même de la beauté slave totalement envoûtante, trente cinq ans, l'allure svelte, la chevelure abondante, des traits de visage austères comme ciselés par un sculpteur au burin précis. Il nous est difficile de ne pas la regarder.

Il nous faut bien repartir. La route est très passante. Les premiers coups de pédale sont pénibles, puis le rythme est pris. Une vingtaine de kilomètres plus loin, le gros du trafic quitte le Niemen. Nous nous retrouvons sur une route magnifique presque déserte avec le fleuve en toile de fond. Le plaisir arrive et en se relayant nous pédalons à vive allure. Il est tout à fait étonnant, je dirais même étrange de constater que l'on passe sans transition d'une envie modérée de pédaler pour ne pas dire moins, à un véritable enthousiasme. Les conditions extérieures y sont pour beaucoup. Cette route excellente longeant le fleuve dans une campagne vallonnée et le beau temps de retour dans cet après-midi finissant sont les éléments qui se conjuguent et nous plongent dans cet état de grâce générateur de bonheur. Nous roulons à vive allure, comme lancés à la poursuite l'un de l'autre. L'envie d'appuyer sur les pédales jusqu'à la nuit tombée me motive. Vers les dix neuf heures trente un panneau de camping, que Jean a vu, nous stoppe dans notre élan. Un peu à regret je m'arrête. Après un départ pour le moins lent et commencé sous des trombes, la fin de l'après-midi se sera déroulée à vive allure et le compteur affiche plus de cent kilomètres pour aujourd'hui.

Le camping est désert. Vaste champ où nous sommes seuls. Il est tout neuf. Le propriétaire est en train de finir d'aménager les sanitaires. Sa fille part dans le bois d'à côté et revient avec un seau de champignons. Il s'exprime assez bien en anglais et vient nous parler de son métier. Il est apiculteur. On lui achètera un pot de miel excellent. La soirée est paisible le long de la vallée du Niemen. Dans quelques années il n'est pas impossible que ce type de parcours devienne beaucoup plus touristique. En particulier une piste cyclable est en construction. Une fois finie, il est fort probable que les amateurs de descente de fleuve à vélo soient nombreux à y venir. L'automne commence à se faire sentir, surtout à ces latitudes, la chaleur des six premières semaines est passée. Le soir nous nous habillons, bien que l'on ne puisse pas encore parler de froid. Une de nos grosses craintes concernant ce voyage résidait dans la foule de moustiques aux piqûres desquels nous pensions être soumis durant de longues périodes. Eh bien nous n'en avons pratiquement pas rencontré. En Masurie on nous avait tout particulièrement mis en garde. Maintenant que nous sommes à des latitudes nord, il semblerait que la saison ne soit plus très propice à ces intrus. Je me souviens avec une certaine terreur d'avoir été soumis en Écosse aux terribles midjes, petits insectes de la grosseur d'un grain de poivre, attaquant par milliers. Heureusement nous n'en avons pas vu un seul.

Il nous faut trois jours pour atteindre le delta du Niemen, car nous allons être immobilisés par le mauvais temps trente six heures dans la petite ville de Pagegia. Les Lituaniens semblent ignorer la pluie, ils se déplacent sous des trombes sans parapluie comme s'il faisait beau. J'ai vu un homme et une femme sous un déluge, chacun avec un gros seau de pommes de terre ne se souciant absolument pas de ce qui leur tombait dessus. Les patates ont dû être bien lavées!!!

Bien logés chez l'habitant nous avons tout loisir de profiter de cet arrêt imposé. J'en profite pour lire un livre en allemand trouvé dans un petit salon. Et je suis tout content de n'éprouver aucune difficulté. Il faut dire que durant deux mois utiliser des langues étrangères, anglais et allemand en ce qui nous concerne, renforce la capacité d'expression et remémore des tas d'expressions apprises mais enfouies quelque part dans le cerveau.

Les derniers kilomètres avant le delta sont parcourus sur un tronçon de route en terre, pour le moins pas très carrossable. Avec 20 kilogrammes de bagages la conduite n'est pas confortable. Le lieu n'est plus beaucoup fréquenté à cette époque. Le site est immense. C'est un paradis pour les pêcheurs. Le fleuve se déverse dans cet immense estuaire, plutôt un gigantesque lac, coupé de la mer par un très long ruban de sable, dont la moitié sud se trouve en Russie dans l'enclave de Kaliningrad. Les dimensions sont impressionnantes, à peu près cinquante kilomètres de long et une vingtaine de large. C'est aussi un paradis ornithologique. Des quantités d'oiseaux volent en tous sens. Nous voyons des cigognes, qui ne semblent pas farouches du tout. Sur les fils électriques les premiers regroupements d'hirondelles se forment en prévision des migrations hivernales. Elles s'échelonnent en petits points noirs sur plusieurs niveaux, telles des notes sur des portées. En effet l'hiver la glace emprisonne cette immense étendue d'eau et les températures descendent bien en-dessous de zéro.

Nous passons la nuit dans un endroit charmant, Vente, nom évocateur des tempêtes qui doivent sévir dans les parages. Le bungalow de bois que nous occupons est très agréable et permet une belle vue sur l'ampleur de l'espace lacustre. Devant nous un petit port assailli de dizaines de mouettes et de quelques groupes de canards qui glissent tels des skieurs nautiques sur l'eau. Dans les branches au-dessus de nous des quantités d'oiseaux se déplacent en bande. On a l'impression qu'une agitation s'empare de tous ces volatiles, qui se préparent à prendre leurs quartiers d'hiver plus au sud.

Ce delta du Niemen dégage une impression de qiuétude. Des petits villages s'allongent le long des berges de canaux. Des multitudes de bateaux sont amarrés le long de berges à peine aménagées. L'état de beaucoup d'entre eux laissent à désirer, comme s'ils n'étaient pas vraiment entretenus. De nombreux ronds dans l'eau attestent la présence de poissons. Ce sont, assurément, des lieux dans lesquels j'aimerais m'arrêter plusieurs jours, prendre le temps de pêcher et de rêver face à l'étendue liquide.

Mais nous sommes câblés pour avancer et bouger. Comme si le mouvement et l'effort nous donnaient l'illusion de vivre. Donc nous remontons la côte de la Mer Baltique vers le nord, par de petites routes et chemins qui sont indiqués comme pistes cyclables. Le pays est en évolution rapide, ce qui fait que des modifications d'itinéraire récentes ne sont pas prises en compte sur le guide que le propriétaire apiculteur du camping nous a gentiment donné quelques jours auparavant. Ces topos sont faits exactement sur le modèle de ceux du bord du Danube. Cela s'explique facilement, car un Allemand que nous avons rencontré à Vilnius, travaille à la description des voies cyclables des pays baltes. Il s'inspire tout simplement de ce qui existe dans son pays. Pour le moment, ce n'est qu'un balbutiement, mais les choses avancent à grands pas ou plutôt à grandes roues.

Parfois la piste est sablonneuse et cela nécessite des efforts pour extraire les roues qui

ont une fâcheuse tendance à s'enfoncer profondément dans un sable fin. Jean lève une importante compagnie de bartavelles. Ces beaux oiseaux décollent des herbes et vont se poser un peu plus loin. J'essaie de les retrouver afin de les photographier, mais malgré une fouille minutieuse je n'y arrive pas.

Après quelques hésitations sur l'itinéraire à suivre, nous pénétrons dans la ville de Klaipéda, grande station balnéaire. La cité est immense, il nous faudra plus de 10 kilomètres pour la traverser. Nous nous arrêtons sur une pelouse au pied d'une haute barre d'immeuble et nous déjeunons. La circulation des vélos est bien organisée, une large piste cyclable sur laquelle piétons et vélos se déplacent, nécessite de l'attention, cependant permet de ne pas être soumis au danger du trafic automobile assez dense.

Nous cédons au rite du café, dans un bistrot sur une petite place en centre ville. Oh surprise! Le propriétaire est suisse.

Notre but de la journée est la station estivale de Palanga, réputée pour ses plages de sable fin et son musée de l'ambre. Arrivant trop tard, nous ne pouvons le visiter le jour même, ce que nous ferons le lendemain. Nous sommes abordés devant le syndicat d'initiative par une jeune femme qui loue une chambre. Nous la suivons et pour un prix dérisoire de l'ordre de 15 euros à deux nous obtenons un hébergement avec toutes les commodités en pleine ville.

La visite du musée de l'ambre est particulièrement intéressante. Une multitude de pièces sont exposées, avec des incrustations d'insectes de toutes sortes. Des systèmes de loupe permettent de visualiser dans des conditions excellentes l'ensemble des pierres exposées.

L'ambiance dans cette petite station balnéaire sans grande caractéristique est agréable. Au mois de septembre il n'y a plus grand monde. Le soir la promenade est quasiment déserte. J'en profite pour accomplir une longue promenade à pied, en nocturne le long de la grève, les pieds presque dans l'eau. La mer est calme, de petites vagues entretiennent un léger bruit de fond.

Le lendemain avant de mettre le cap vers l'intérieur du pays, nous effectuons à nouveau une promenade le long de la mer, mais cette fois à vélo. Rouler sur la partie humide du sable léché par les vagues procure un grand plaisir. Le sable mouillé devient suffisamment dur pour résister à la pression des roues, il faut faire attention de ne pas se laisser surprendre et rouler dans l'eau, car le sel pour la mécanique ce n'est pas l'idéal, le sable n'étant pas conseillé non plus. Ce qui m'a frappé dans cette petite ville de villégiature, c'est qu'en bord de mer, il y a de nombreux sièges disposés comme dans une salle de cinéma de part et d'autre de la chaussée perpendiculaire au rivage. Là de nombreuses personnes viennent s'assoir à toute heure de la journée et fixent la mer, dans une parfaite immobilité.

Nous mettons le cap plein est dans les terres et nous rendons à Paliedai, magnifique village en bordure d'un immense lac, noyé dans une forêt gigantesque. Nous allons y demeurer deux jours. Les conditions de logement sont très agréables chez des particuliers, le tout pour 9 euros la nuit chacun.

Le site est magnifique, on pourrait se croire quelque part au fond de la Finlande. L'endroit est tellement isolé, que les Russes y avaient installé un site de fusées nucléaires pointées vers l'Occident. Les Lituaniens ne l'ont découvert qu'en 1992, bien que les Russes l'aient désactivé en 1978, après qu'il ait été découvert par un satellite espion américain. Nous partons le visiter. En pleine forêt, nous prenons nos billets et sommes les seuls touristes qu'une charmante lituanienne emmène dans un dédale de sous-terrains. Nous explorons différentes pièces dont le PC de conduite de tir et un silo de stationnement de l'un des quatre missiles balistiques qui étaient mis en œuvre au fond de cette forêt.

Lorsque nous ressortons un groupe de touristes allemands commence la visite. Nous reprenons nos vélos et nous enfonçons dans la forêt en contournant le très grand lac qui fait la réputation du lieu. Nous n'y croisons pratiquement personne. Les cèpes et les girolles y pullulent, ce qui nous permet de faire une magnifique récolte. Cette journée en forêt entre la visite de cette infrastructure de mise en œuvre de fusées et cette superbe cueillette de champignons me laissera l'un de mes plus beaux souvenirs de ces deux mois d'errance. Le soir nous offrons une bonne partie de notre butin à nos hôtes. Les cèpes nous les cuisons en fines lamelles à même la poêle à frire et les girolles nous les utilisons dans une magnifique et grosse omelette, que nous dégustons installés confortablement dans un jardin charmant entretenu au cordeau. Je me promets de revenir dans ces contrées pour y séjourner plus longtemps, me consacrant à la pêche à la cueillette des champignons et la balade en forêt.

Mais hélas, nous sommes déjà le 11 septembre et nous voulons aller encore en Lettonie et Estonie, alors que notre avion décolle le 21 de ce mois, de Riga. Donc nous reprenons la route. Ce matin aube pas très engageante, la pluie nous accueille au réveil de cinq à sept heures, puis le temps sans réellement se dégager nous permet de partir sur une route presque sèche. Sous cette atmosphère menaçante les grandes forêts ont perdu leur aspect riant et l'austérité règne, heureusement il ne fait pas froid, bien que nous soyons loin des températures du mois d'août en Allemagne. De plus nous avons un vent contraire , mais ne nous plaignons pas car jusqu'à présent il nous a souvent été favorable. Dernière ville frontière Ezere, nous faisons une dernière halte en Lituanie et vers les midi nous franchissons la frontière.
Rouler à vélo en Haute-Savoie cet hiver sur la neige? English translation pending
by Bikos · 2009-11-05 · 20 replies
Un groupe de potes se rend à St-Gervais en Haute-Savoie, fin janvier. L'idée de les rejoindre à vélo, me tenterai presque (au départ de Paris). Ne connaissant pas du tout la région, ni pour avoir roulé en montagne l'hiver, et encore moins sur la neige (pas en cyclo-voyage en tous cas !), j'aimerai savoir si certains d'entre vous ont étés assez fous pour le faire ? Conditions, précautions ? Merci !!!
Moto ou mobylette pour la Thaïlande? English translation pending
by Dim69 · 2009-10-28 · 28 replies
Bonjour ,

Je prépare mon second voyage "seul" en Thaïlande du 10 janvier au 9 février 2010. Je passe toutes mes soirées sur VF en ce moment...

Ayant le permis tout cube (A) depuis 95 + permis international, je précise que je ne suis pas un fondu : casque + allure plus que tranquille, sobre..etc.. ma vie étant toujours plus importante...Même si je suis plutôt "routard".

Je n'ai que très peu d'expérience en moto (choix de vie...ou plutôt non choix ..enfin bon!!) et par contre une "bonne" en brell, vespa (plusieurs années). En Thaïlande, j'ai loué des scooters sur Ko Chang...mais jamais de motos.

Mon projet est de louer un 2 roues. Plusieurs destinations m'attirent et je n'ai pas encore décidé : pour faire simple et grossi :

- de Mae Sot à Mae hong Son

- région Chiang Khong =>Nan

- région Loei, Chiang Khan

- région Buri Ram, Surin, Si Sa Ket

Voila ce qui me tente d'après mes lectures...Vaste Non??!?? J'en profites au passage pour remercier toutes les personnes qui postent : très intéressant. J'ai néanmoins des questions : La plus importante étant de savoir quel engin choisir. Moto (j'entends par là + ou = à 125 cm et les jambes de chaque côté avec de grosses roues...) ou scoot (j'entends par là jusqu'à 125 cm et le plateau pour les pieds) ? La moto , apparemment 250 d'après ce que j'ai lu m'attire pour le côté fiabilité (frein, accélération, capacité réservoir etc...) et plus trippant qu'un brellon. Le "scoot" pour son côté pratique, moins ambitieu peut être... Le type de route que je compte faire est petite route de campagne principalement, pas de sentier ni TT : péperre et pas casse cou. Que pensez vous du confort (assise etc) entre moto et scoot ? Trouves t on suffisamment de postes de ravitaillement en essence dans les coins que j'ai énuméré? Quel est le plus pratique comme sac de voyage et accroche ? (j'ai vu sur une photo un gars qui avait mis une planche et son sac par dessus , a l'arriere de la bécane par ex)Vaut il mieux gros sac à dos ou petite valisette à roulette et sac à dos petit que l'on a au dos en conduisant? En cas de pépin mécanique (etc), est ce raisonnablement aisé de trouver assistance (= ne pas érer des jours à pieds....)? Dans le cas ou je loue une moto, que me conseillez vous comme type de chaussures et est il preferable de les acheter en France ou sur place? (je compte mettre jean + gants coupé aux doigts + longues manches pour le reste) Je pense aussi comme certains forumeurs que les casques thai ne valent pas grand chose. Serait il judicieux d'en acheter un à Bangkok (certains disent pas cher...) avant de me rendre sur mon lieu de "trip moto" ? J'ai aussi lu que certains avait opté pour un casque intégral de vtt, qu en pensez vous ? (France ou Bangkok ?) Apparemment, pas d'assurance Thai , comment prendre une assurance pour au moins les dégâts corporels? (je n'ai comme assurance que celle de ma carte internationale visa...)? Un gros cadenas + chaine ou un "U " se trouve t il facilement dans les coins mentionnés ? Bon j'arrête là mes questions ...

Merci à ceux qui sont restés jusqu'ici vu le "fleuve"...

Mais je pense que cela peut aussi faire un "résumé" ou donner des idées pour d'autres...

J'ai hâte de vous lire, Merci d'avance (Kop un kap, ça y est , ça revient...😏😏😏)

Dim.
Virée d'un mois en 4x4 Mauritanie-Mali-Sénégal English translation pending
by Nadraia · 2009-10-27 · 17 replies
Bonjour, Nous partons à 2 véhicules fin Novembre pour une virée d'un mois en Mauritanie - Mali - Sénégal. Je suis en train de voir le parcours dans les grandes lignes et j'ai plusieurs questions. C'est un trajet classique, dans les grandes lignes : Descente Maroc -> Frontière -> Atar - > Tidjikja -> Tichit -> Nema Nema -> Tombouctou ? -> Gao ? -> réserve de Gourma -> Gossi -> Bandiagara -> Bamako -> Frontière Sénégal Parc Niokolo Koba -> Tambacouda -> Kaolack -> Petite côte Remontée par Saint Louis -> Nouackott -> Banc d'arguin -> remontée Maroc

1) Est-ce que certains d'entre vous ont récemment effectué Nema -> Tombouctou -> Gao ? Est-ce envisageable au niveau sécurité dans le contexte actuel ? 2) Pour le trajet Bamako -> Frontière Sénégal, j'ai pas vraiment d'idée, quelqu'un a t'il un itinéraire à nous recommander, pour les paysages, les petites pistes sympas les villages ... 3) Pour le Sénégal, est-il raisonnable de pousser jusqu'à la Casamance pour raison de sécurité encore une fois ? ou vaut-il mieux aller faire un tour en Gambie si on peut ? On lit le site de la diplomatie française mais ils sont toujours très alarmistes alors ... 4) Enfin vaut-il mieux prendre tous nos visas avant de partir ou peut-on les avoir aux frontières. On ne souhaite pas aller les demander aux consulats dans les pays précédents car on aime pas rester en ville ? Si vous avez des tuyaux, waypoints, cartographie à recommander... tous les conseils seront les bienvenus Merci à vous.

Nadine d'Aventures Nomades
4,000 kilomètres à vélo, huit semaines, sept pays (3ème partie, Autriche et Slovaquie) English translation pending
by Lucbertrand · 2009-10-27 · 2 replies
Autriche 3 août 6 août 400km

Notre dernière vision du Danube allemand, une énorme sirène en bronze avec un gros poisson dans les mains. Peu après, le panneau frontière nous invite à rentrer dans la deuxième nation de notre périple. Deux terres de langue allemande, j'ai l'impression de rester dans le même pays. Un groupe de jeunes filles pénètre au même instant que nous. Toutes poussent des cris de joie et applaudissent. Donc, nous arrivons bien dans un pays différent. Le Danube, depuis Passau, a encore pris de l'ampleur. Il devient majestueux. Alors qu'il creusait son passage de façon rectiligne à travers les plaines allemandes, il vient buter sur une zone montagneuse. De la résistance à la progression naissent de larges méandres enfoncés entre de grandes collines. D'immenses forêts couvrent le relief. Le temps n'est pas au beau, mais il ne pleut pas. Que ces grandes masses de végétation qui descendent jusqu'au fleuve donnent du cachet au site! Nous sommes en plein romantisme. Le gris prononcé du ciel se reflète sur l'eau, teintée d'un vert-gris indéfinissable, enserrée dans de sombres forêts. Cette portion de la piste cyclable dégage une impression d'esthétique absolue. Le contraste est étonnant entre l'herbe vert cru, presque fluorescente et le sombre de l'eau et des sapins. L'ordre et la propreté sont les mêmes qu'en Allemagne. Pas un papier ne traîne. Les maisons sont toutes entourées de magnifiques jardins envahis de fleurs bien ordonnées. Bien souvent, elles colonisent aussi les façades de leurs corolles multicolores. Les pelouses sont tondues avec rigueur.

La piste de notre côté s'interrompt. Un petit bac, conçu pour les vélos, permet une courte traversée originale et très sympathique pour un prix modique. À nouveau la piste au goudron impeccable, sans la moindre aspérité déroule son ruban sous nos roues. On a plus l'impression de glisser que de rouler. Que ce déplacement à vélo dans ce cadre grandiose est agréable. Les grandes courbes du fleuve provoquent des changements de perspective permanents, ce qui avive la curiosité. La partie de l'itinéraire avant Sigmaringen ainsi que l'étape de ce jour, sont les deux portions de nos 1200km le long du Danube que j'ai le plus appréciées. Chacune a son style très différent, mais toutes deux dégagent une grande beauté. Cela ne veut pas dire que le reste du parcours ne m'a pas plu, bien au contraire. Ce qui est absolument formidable, c'est de pouvoir rouler, pratiquement toujours, sur une piste sans voiture. Le retour aux routes encombrées à partir de Bratislava sera d'autant plus difficile. En effet en dix jours on prend ses petites habitudes, et la vigilance se relâche. Pas de gros camion à surveiller, qui arrive rapidement dans le dos. Facteur aggravant en matière de transition brutale, en Allemagne sur route, tous les véhicules respectent scrupuleusement le code et l'on ne se sent pas en danger. En Autriche déjà un peu moins, mais si toute l'Europe roulait comme eux ce serait déjà pas mal.

Nous arrivons à Linz vers les quinze heures. Je demande le chemin du camping à une femme. Bien qu'autrichienne, son accent est presque incompréhensible, à tel point que je lui demande sa nationalité. Du coup la conversation se poursuit en anglais, je la comprends un peu mieux. Elle part chercher des cartes et prospectus et me donne de grandes explications. J'ai l'impression que le repas de midi a été bien arrosé. En finale, elle me fait deux grosses bises bien appuyées. Elle a dû se piquer car cela fait quatre jours que je ne me suis pas rasé, et comme chez tout homme aux gènes méditerranéens ça pousse dru. Je lui dis que si nous ne trouvons pas nous revenons, ça la fait rigoler. Jean, qui a assisté à la scène en direct, propose de prendre ma place la prochaine fois qu'il faudra demander le chemin à une femme.

Malheureusement nous trouvons le camping, donc pas question de retourner, sniff! Au demeurant il est très bien organisé, même s'il est particulièrement surpeuplé. Ce qui est plus inquiétant, c'est que le temps se dégrade franchement et que nous allons, sans nul doute possible, vers la pluie. Nous dînons au restaurant et goûtons à la fameuse tarte de Linz.

Lever sous un ciel menaçant et très sombre, l'humidité a tout envahi, sol et ciel, ce qui laisse peu de doute sur la journée qui nous attend. En effet, dès les premiers kilomètres la pluie se met de la partie, et très vite elle devient violente. Je commence par maudire ce temps, d'autant plus que mes habits pluie ne sont pas performants et je suis rapidement trempé. Et puis, contre toute attente, le miracle se produit. Sous ces trombes d'eau, mon corps s'habitue et la température clémente et le rythme élevé me permettent de ne pas me refroidir. J'éprouve un immense plaisir à rouler à vive allure dans ces conditions en apparence hostiles. Nous perdons notre chemin à Mauthausen, nom tristement célèbre. À un feu rouge, je demande à plusieurs automobilistes la direction pour retourner au fleuve. Oh surprise! Pas un n'ouvre sa fenêtre, et tous tournent la tête, certains mettent même leur main pour encore moins nous voir et nous faire comprendre qu'ils ne veulent absolument pas nous parler. Nous restons interloqués après la gentillesse et la serviabilité allemande. Espérons que ce comportement n'est que local, et que tous les Autrichiens ne sont pas effrayés par deux pauvres Français perdus et complètement trempés. À l'instinct, nous prenons à gauche, et parcourons plusieurs kilomètres de route avant de renouer avec le Danube.

Nous faisons une première halte dans un superbe café en surplomb sur le fleuve. Comme d'habitude, nous engloutissons quelques gros gâteaux en contemplant de la véranda les eaux sombres . Le spectacle est impressionnant, le cours d'eau est devenu très large, et par ce temps il dégage une impression de puissance sauvage.

Puis après nous être bien empiffrés, c'est reparti sous des cataractes. La partie de l'itinéraire qui se présente se fera sur route. En effet, la piste est rive droite et j'ai peur de me refroidir en prenant le bac, ce serait dommage pour les gâteaux. Le temps ne s'améliore pas, on appuie d'autant plus sur les pédales. Vers les treize heures , Jean prend un coup de fringale et désire s'arrêter sur place pour faire chauffer quelque chose. Je l'en dissuade, en effet il tombe de véritables trombes, et cet arrêt serait, à mon sens, une vraie catastrophe pour le contenu de nos sacoches à ouvrir. Donc nous décidons de faire halte au premier lieu abrité. Un joli restaurant se présente une dizaine de kilomètres après. Nous profitons de ce gîte agréable et très joliment aménagé. Le moral reste bon, d'autant plus que nous avons déjà fait cent trois kilomètres ce matin. Je suis vraiment étonné d'avoir éprouvé un tel plaisir à rouler sous la pluie.

Bien rassasiés, avec ardeur nous reprenons la route. Le temps semble s'améliorer, les ondées s'espacent, cependant le ciel reste menaçant. De magnifiques vignobles développent leurs pieds de vigne le long des pentes dominant le fleuve en larges ondulations. Quelques villages en hauteur, en récompense des efforts pour les atteindre, offrent des points de vue de premier plan sur la vallée. Dommage que le temps ne soit pas plus clément, car la vue doit pouvoir porter plus loin. Vers seize heures la ville de Krems est atteinte. Encore une fois nous avons abattu plus de cent quarante kilomètres. Nous louons une caravane, car la pluie reste très menaçante. D'autres campeurs très bien équipés restent stoïquement dehors.

Le temps s'améliore au réveil. Ce matin j'ai une petite forme, je me ressens sans doute des efforts des jours précédents. D'ailleurs, on a peut-être un peu trop fêté notre étape de la veille, ça n'aide pas non plus. Nous arrivons au cœur de la ville de Vienne par une piste cyclable. Il est agréable et étonnant de rejoindre le centre d'une grande métropole sans avoir été confronté au danger du trafic routier, toujours bien réel dans nombre de capitales. Nous cherchons le camping en périphérie ouest, ce qui nécessite une dizaine de kilomètres. Ce dernier est immense, très populeux. Le vrombissement de l'autoroute proche tient lieu de bruit de fond, bien perceptible. Nous nous installons rapidement, puis retournons à la découverte du centre ville. Un bus dont l'arrêt se trouve à proximité nous conduit au métro, ce qui nous permet une balade très agréable dans le centre de la capitale autrichienne quelques heures dans la soirée.

Derniers kilomètres en Autriche, cet après-midi nous serons en Slovaquie. Nous commençons par errer au milieu des grandes îles sur le Danube, à la recherche de l'itinéraire. En effet, ce matin j'ai à peine pris la peine de consulter notre petit guide. Si je l'avais fait, l'itinéraire se serait présenté de façon évidente. Cette négligence nous a permis de prendre conscience de l'immensité de ce dédale au milieu du fleuve dans la périphérie de Vienne. Alors que nous continuons à nous enfoncer dans l'erreur, commençant à avoir de sérieux doutes, face à nous arrive un cyclotouriste lourdement chargé, pédalant pieds nus. Il s'agit d'un Hongrois qui rentre chez lui après une errance à travers l'Europe de plusieurs mois. Il nous explique que le chemin conduit à une impasse et de concert nous rebroussons chemin. C'est un véritable plaisir de l'interroger sur son périple. Encore un exemple démontrant que l'erreur s'avère payante et favorise les belles rencontres. Une fois de nouveau sur la bonne voie, dans une zone marécageuse, il nous faut enjamber de grands troncs d'arbres qui obstruent le chemin. De toute évidence les fortes pluies d'avant-hier ont engendré quelques inondations dans le coin. Puis sur plusieurs dizaines de kilomètres nous suivons une digue rectiligne. La frontière semble proche. En traversant le dernier village autrichien, son monument aux morts et disparus nous interpelle. Il a été érigé en 1921 à la mémoire des combattants de 14-18. Deux listes de même longueur ont été rajoutées l'une pour «Unsere Gefallenen »et l'autre pour « Unsere Vermissten» (nos morts et nos disparus) de la seconde guerre mondiale. L'impression produite est forte.

Slovaquie du 06/08 au 14/08 500 km

Le chemin a quitté le fleuve depuis quelques kilomètres. À travers champs nous nous dirigeons vers la Slovaquie. Sur une colline dans le lointain apparaît une agglomération comme perchée sur un monticule. De toute évidence il s'agit de Bratislava. Le grand bâtiment clair en avant de la cité est sans doute possible le château. Cette apparition nous motive, et nous appuyons sur les pédales. La frontière est là devant nous. Un immense poste frontière avec de grands parkings où les véhicules devaient s'amonceler des heures durant, peut-être plus, pour passer ce point de passage entre l'est et l'ouest. Aujourd'hui tout est désert, pas âme qui vive sur ces vestiges d'un passé récent. Le mur n'est tombé qu'en 1989, et l'ouverture généralisée s'est faite après.

En quelques kilomètres, le centre de Bratislava est atteint. Nous n'avons pas eu de circulation. En effet, la piste conduit sans transition des prés directement dans la vieille ville. Par contre, demain, pour quitter cette capitale, nous serons plongés dans un enfer de circulation. La ville historique est à dimension humaine, le trafic est bien organisé. La première impression parmi ces bâtiments aux belles couleurs est excellente. Nous sommes pressés de partir à la découverte des petites rues et prenons une chambre dans un hôtel en plein centre, afin de poser au plus vite bagages et vélos. La petite reine peut s'avérer un gros handicap lors de certaines visites, car il faut toujours sécuriser la monture et son chargement avant de les abandonner quelques heures. Notre hôtel est idéalement situé. La chambre pas donnée, 60 euros pour une petite pièce avec seulement une fenêtre ouvrant sur une cour intérieure. De plus la porte de la salle de bain me tombe quasiment dessus, lorsque j'essaie d'y pénétrer. Mais mon Dieu, ces contingences matérielles sont sans importance, et ne perdons pas de temps à aller nous plaindre, car nous n'avons qu'une demi-journée pour visiter cette charmante ville. Nous nous offrons une assiette de spaghettis, à un prix prohibitif. A plusieurs reprises nous aurons l'occasion de constater que dans chacun de ces ex-pays communistes, coexistent en réalité deux pays, le premier fréquenté massivement par les touristes occidentaux et le second en dehors des circuits touristiques. De l'un à l'autre les prix varient dans un rapport de un à quatre, voire de un à six.

Vers les seize heures, Slavo nous rejoint. En guise de bienvenue, il nous offre un bel atlas routier au 1/100 000 de son pays, cadeau précieux qui va nous permettre de profiter au maximum des petites routes slovaques. Il nous entraîne à travers la ville, dont il nous commente l'historique. Ensuite, le soir il nous fait découvrir un restaurant traditionnel en dehors des circuits classiques. En effet, uniquement des Slovaques sont attablés. Les grandes salles ont vraiment du cachet. Tout est en bois, pas très entretenu, cela donne un côté rustique du meilleur effet. Une spécialité bien consistante à base de choux et de charcuterie nous est servie, conseillée par Slavo. Le dessert est lui aussi conséquent. Nous sortons bien calés, et pour trois cela n'a coûté que 18 euros boissons comprises. Ce prix est à comparer avec les 15 euros par assiette de pâtes mangée à midi, certes accompagnée d'une bière, d'un peu d'eau et d'un café.

Départ matinal de Bratislava, la vieille ville est calme. Très vite, dans la partie moderne de la cité, un fort trafic nous engloutit et nous tâtonnons quelque peu pour sortir de l'agglomération. Nous prenons une direction nord-est pour rejoindre le village de Drietoma, où habitent les parents de Slavo. Ce dernier nous a conseillé un itinéraire en sous-estimant la distance. Il a annoncé 115 kilomètres alors qu'il s'agit de 145. De plus, les côtes sont raides, longues et nombreuses. Il faut ajouter à cela une chaleur étouffante et un trafic routier dense. De nombreux camions, ne respectant absolument pas les distances de sécurité, nous donnent bien du souci sur des routes relativement étroites. Nous finissons par faire une erreur en loupant un embranchement. Vers les seize heures, après plus de cent kilomètres, un joli lac nous invite au camping sauvage. Juste au-dessus, un restaurant permet de sa terrasse un magnifique panorama sur la campagne environnante. Les clients sont tous autochtones et la serveuse parle très mal l'anglais. Cependant, par gestes nous nous comprenons, en particulier en montrant du doigt ce que les autres ont dans leur assiette. La nourriture est très correcte pour un prix dérisoire, moins de dix euros à deux. L'ambiance n'a vraiment plus rien à voir avec Bratislava et ses cortèges de touristes occidentaux.

Au réveil, surprise! Les toilettes du restaurant sont fermées, donc pas d'eau. Nous n'avons pas pris la précaution de faire le plein la veille au soir. Jean propose de prendre de l'eau dans le lac pour faire un café. Vu la couleur, je ne suis pas enthousiasmé, et nous partons à jeun avec l'intention de nous arrêter à la prochaine ville. Tôt le matin, aux environs de 6 heures, la route est déserte. Nous atteignons Nove Mesto. Un café agréable nous accueille. La ville est en émoi, car il s'y déroule une course de motos. Tout un tas de vieilles pétoires de toutes les cylindrées sont lancées dans une sarabande, pas vraiment folle, je la qualifierais plutôt de poussive et pétaradante. Le spectacle n'en est pas moins intéressant, et en me délectant d'un gros chocolat bien crémeux je regarde ces antiquités rivaliser sinon de vitesse, au moins de bruit. Le spectacle est vraiment cocasse. L'un des compétiteurs est énorme et chevauche une frêle cinquante centimètres cubes. Nous prenons tout notre temps, car l'étape de ce jour n'est que de 45 kilomètres, et la moitié est déjà effectuée. Nous sommes attendus vers les onze heures chez les parents de Slavo, et il n'est pas neuf heures.

Que c'est bon de prendre son temps. Je réalise que depuis notre départ le 27 juillet à Mulhouse, nous avons surtout passé nos journées à rouler et ne pas prendre de retard sur la programmation. Le voyage à vélo, il faut faire attention lorsque on est dans la phase conception de ne pas programmer une compétition genre tour de France. Le meilleur moyen à mon sens, c'est justement de ne rien programmer et de rouler au jour le jour sans se mettre d'échéance. Mais, ce n'est pas si facile à faire, on a toujours la manie de planifier. S'affranchir de la notion de temps est presque impossible pour nous, Occidentaux. Nous avons tellement été formatés à vivre au rythme de notre montre, quand ce n'est pas au rythme de notre chronomètre.

Comme prévu, nous arrivons dans le petit village où habitent les parents de Slavo. Ils nous accueillent avec gentillesse. La maison est belle, bien entretenue, le jardin magnifiquement soigné. J'ai presque honte en pensant à la mienne de maison, que je laisse presque à l'abandon. Ces gens qui sont fonctionnaires d'un pays, certes de l'Union Européenne, ne roulent manifestement pas sur l'or. Ils mettent sans doute un point d'honneur à embellir leur lieu d'habitation.

Nous passons 24 heures très agréables. Slavo et sa compagne, tous deux ayant une bonne maîtrise de l'anglais, servent d'interprètes avec son père. Par contre, sa mère parlant un peu l'allemand nous nous comprenons sans intermédiaire. La discussion va être animée, son père était officier dans l'arm��e tchécoslovaque à l'époque du Pacte de Varsovie et moi officier dans l'armée de l'air française. Je me souviens des nombreuses alertes à trois heures du matin dans le cadre de l'entraînement à une réaction immédiate pour contrer l'avance des forces communistes. Les temps ont changé rapidement. Maintenant il est civil, mais travaille au ministère de la défense et s'occupe de l'intégration des forces slovaques aux standards OTAN. Son point de vue sur cette évolution m'intéresse au premier chef. Ayant déjà travaillé au sein d'un état-major d'un ex-pays communiste, l'Albanie, la comparaison d'un pays à l'autre me captive. Le père de Slavo ressent une certaine nostalgie, toute relative cependant, d'une armée autrefois équipée de nombreux matériels et qui aujourd'hui se trouve confrontée aux prix prohibitifs de matériels hautement technologiques, le tout dans le cadre de restrictions budgétaires sur fond de crise, dans un Occident qui ne met pas l'entretien de ses armées en toute première priorité . Slavo nous emmène visiter la jolie ville de Trencin, surmontée d'un magnifique château. Ces vingt quatre heures nous marqueront d'un souvenir inoubliable de gentillesse et d'hospitalité.

Le lendemain nous reprenons notre chemin vers l'est en direction des Tatras. Slavo et sa compagne nous accompagnent à vélo sur une trentaine de kilomètres. Ils nous laissent à l'entrée d'un petit chemin très raide en nous assurant que c'est le plus court pour rejoindre notre destination de la journée. Très vite, nous nous retrouvons à pousser les vélos dans une pente de plus de vingt pour cent. Et ça se corse encore. Le chemin disparaît dans la forêt. Rapidement nous n'arrivons plus à pousser, même à deux, tellement la végétation devient touffue. Donc nous portons d'abord les bagages, puis les vélos. Après trois heures totalement exténuantes, nous arrivons enfin sous une route. Le dernier remblai, à franchir pour la rejoindre, est d'une pente redoutable et constitué de terre, dont les grains ressemblent à des roulements à bille. Ces vingt derniers mètres nous demandent un effort violent, où nous devons bien nous coordonner pour faire passer vélos et bagages. On s'initie au jeter de sacoches.

Une fois sur le goudron, que cela paraît facile de pédaler. Mais, nous ne sommes pas au bout de nos surprises. Vingt cinq kilomètres plus loin, la route vient littéralement mourir dans une petite vallée profonde. Nous distinguons un sillon blanc, qui escalade la montagne directement sur plusieurs centaines de mètres. Pas de doute, c'est pour nous. Et c'est reparti, d'abord chacun pousse son vélo, mais c'est exténuant. Alors on se met tous les deux, l'un poussant le guidon, l'autre arque bouté derrière les bagages. Ensuite nous redescendons chercher le deuxième vélo, et réitérons l'opération. Après une grosse heure d'efforts soutenus dans la poussière, enfin la pente s'adoucit et nous rejoignons un petit col dans un cadre d'une grande beauté. Le chemin part quelque temps à niveau et nous pouvons enfourcher nos vélos. Arrive une longue descente, mais pas aussi confortable que nous l'espérions. En effet, elle est raide et caillouteuse. Les poignets sont fortement sollicités. Il serait dangereux de dépasser les 10 kilomètres à l'heure, donc les doigts sont crispés sur les freins.

Enfin de retour dans la vallée, des recherches nécessitent quelques détours, pour raison de carte non à jour. A la tombée de la nuit nous arrivons au camping de Turcianske Tepelice. L'étape aura été de 11 heures pour cent trois kilomètres. Nous sommes les seuls campeurs. Une équipe de foot fête probablement une victoire, et les gros bocks de bière défilent à vive allure. Ça chauffe dur!!!

Départ tardif, vers les dix heures trente, l'étape de la veille a laissé quelques traces. Aujourd'hui encore, des passages sportifs nous attendent. Après une belle côte de quinze kilomètres, rendue très désagréable du fait des camions lancés à vive allure qui nous frôlent, un chemin de terre, parfois meuble, entre 12 et 15 %, nous demande à nouveau de rudes efforts sur plus de cinq kilomètres. Cette portion exigera une bonne heure de suée à appuyer sur les pédales, à la limite du dérapage de la roue arrière. Enfin, un col à 1075 mètres met un point final à cette montée infernale. La moyenne de la journée ne sera pas très élevée, étant donné le terrain et les chemins que nous empruntons.

En fin d'après-midi, nous cherchons dans un village une épicerie. Les gens ne semblent parler aucune langue étrangère, et subitement une femme qui nous regarde d'un balcon, dans un anglais parfait nous indique le lieu où se ravitailler. Le temps semble au beau, la forêt et la montagne sont accueillantes. C'est l'occasion d'un beau camping sauvage. Nous prenons pas mal d'eau et de jus d'orange et nous repartons à l'escalade d'un col qui n'en finit pas. La traversée de Liptovska Luzana est incroyable, village tout en longueur dans une montée de six ou sept kilomètres.

Enfin, la dernière maison dépassée, nous commençons à rechercher un coin où se cacher de la route. Un petit chemin à gauche, nous le prenons et demandons à un berger si nous pouvons nous installer pour la nuit. Nous essuyons un refus catégorique et nous partons plus haut. Que l'endroit est sauvage! Il paraît qu'il y a des loups et des ours. Les tentes sont installées à la lisière d'une forêt de sapins, leurs silhouettes masquées par les premiers arbres. Un joli petit ruisseau fait une multitude de méandres dans la prairie, juste devant notre lieu d'implantation. De magnifiques chardons, de grande hauteur, lancent leurs nombreuses têtes mauves à l'assaut du ciel.

Cette soirée sera, par sa simplicité et le cadre grandiose qui nous entoure, l'un des souvenirs marquants de notre vagabondage. Bien souvent, on se souvient avec émerveillement et nostalgie de ces instants un peu en dehors du temps, que l'on a vécus comme par hasard, en prenant le risque de passer une nuit de galère. En effet dans le village précédent nous aurions pu être logés convenablement à un prix ridicule, mais nous avons fait le bon choix. A ces moments j'ai vraiment l'impression de vivre. Sans doute cela provient du contact simple avec la nature, dans un endroit privilégié. Et je me dis que les expériences les plus intenses et les plus enrichissantes, sont justement celles qui ne se monnaient pas.

Les loups et autres ours ne se sont pas montrés. Un ciel blafard accompagne le lever du jour. Le petit déjeuner pris nous plions rapidement. Une course de vitesse s'engage, et avec les derniers rangements la pluie arrive. Ce n'est pas une surprise, car depuis un moment nous la regardons monter à l'assaut des hauteurs, sur les quelles nous sommes perchés. Très rapidement elle est forte. Nous commençons à pédaler sur une côte raide, menant à un col à plus de mille mètres d'altitude. La route est déserte. Il fait froid. Mes habits de pluie ne sont pas efficaces. Malgré l'effort que nécessite cette montée sévère, je n'ai pas chaud. Arrive le col, nous nous engageons dans une longue descente. La température de mon corps descend aussi. Avec le froid, cela devient vite un calvaire. Mes doigts s'engourdissent et j'ai du mal à serrer le guidon, encore plus à freiner. Mais il n'y a pas d'alternative, la seule option descendre. Quitte à le faire, autant y aller le plus vite possible. En serrant les dents j'appuie au maximum sur les pédales sous des trombes d'eau glaciales.

Après vingt kilomètres d'un vrai calvaire, le village de Partizanska apparaît. Un bar sur la gauche, ouvert à cette heure matinale, sans hésiter je m'y précipite grelottant, me tenant les mains toutes blanches presque insensibles. J'ai subi une grosse déperdition de chaleur. Mes habits ne sont vraiment pas performants, pourtant jusqu'à présent, ma Patagonia je n'avais jamais eu à m'en plaindre. Mais en vieillissant elle a dû devenir poreuse, en effet depuis quatre ans elle sert intensivement. En matière d'imperméable, j'ai aussi pris un vieil habit, que mon père a utilisé pendant plus d'une décennie. Je m'en veux, car j'ai à la maison du matériel efficace contre la pluie. Comment ai-je pu sous-estimer à ce point les conditions météorologiques qui nous attendaient dans cette partie de l'Europe?

Après une heure et deux gros chocolats bien crémeux, la pluie n'a pas faibli. Jean a été moins atteint que moi. Cependant, l'un comme l'autre nous n'envisageons pas de repartir dans ces conditions. On nous indique un particulier louant des chambres. Le lieu est superbe, les chambres vastes et la douche bien chaude. Pour couronner le tout, chacun ayant sa pièce en demi-pension, cela nous revient à 11 euros chacun. Il n'est que 10 heures du matin. Une grande journée de farniente se profile, ce qui n'est pas pour me déplaire. Ayant terminé les deux livres que j'ai emportés, j'entame la lecture de l'ouvrage que Jean vient de me prêter, «Solos d'amour» de John Updike. Je lis rarement ce genre de littérature, décrivant les relations hommes femmes, mais je suis immédiatement très intéressé, et de plus l'auteur a un style qui invite à la lecture.

Nous passons une partie de l'après-midi à affiner nos plans pour le mois à venir. Le programme concocté par Jean prévoit la traversée des Tatras dans toute leur longueur, et elles s'étendent sur trois pays, Slovaquie, Pologne et Ukraine. Cela m'inquiète un peu, car le kilométrage est très conséquent et les dénivelés affolants. De plus aux environs du 15 août, nous sommes le 11, le temps n'est pas toujours formidable en montagne. Les conditions que nous subissons, alors que nous ne sommes qu'en périphérie du massif montagneux, laissent présager des journées de souffrance. Je sais bien que Kasantzakis a écrit «Un jour où je n'ai pas souffert est un jour où je n'ai pas vécu». J'aime bien cette maxime, mais pas trop quand même! Sans proposer de décision radicale, je pressens qu'il nous faudra apporter des aménagements à ce programme très chargé. Dans un premier temps, nous comptons rejoindre le «Tatransky Narody Park», et de là grimper au moins un joli sommet.

Le repas du soir est copieux et l'ambiance chaleureuse. Cela est d'autant plus remarquable, que les personnes, qui nous accueillent, ont eu un décès. À midi ils accueillaient tous les membres de leur famille, pour la réunion habituelle lors de ces tristes circonstances.

Nuit très agréable, mais au matin un brouillard épais empêche toute visibilité. L'idée de repartir et de subir les intempéries de la veille ne m'enthousiasme pas. Mes habits ne sont pas tout à fait secs, je les mets cependant en espérant qu'au moment du départ, ils le seront. Va-t-on partir? L'inaction prolongée n'est jamais très bonne conseillère. Cependant, en repensant à Nicolas Bouvier qui était resté un hiver complet à Tabrize, je relativise nos petits ennuis. Nous descendons déjeuner, nos hôtes sont très agréables, de plus ils parlent bien allemand, ce qui facilite grandement la conversation.

A huit heures et demie nous reprenons nos vélos, le temps semble assez beau, le brouillard se déchire. Notre route contourne le joli et grand lac de Liptovska. Dans le lointain de hautes montagnes commencent à se dessiner. Arrêt dans la ville de Liptovsky Mikulas, car Jean doit racheter un cale-pied. Le magasin est tout neuf, Sport 2000 ou Décathlon, je ne sais plus. Cependant, je me souviens que les prix pratiqués sont les mêmes que ceux pratiqués en France. Le contraste est saisissant lorsqu'on compare avec les onze euros de la demi-pension de la nuit dernière. Les clients ne semblent pas très nombreux. Ces grandes chaînes occidentales se positionnent probablement sur le marché slovaque en vue d'être rentables dans quelques années lorsque le niveau de vie moyen aura augmenté. Le cale-pied, il le trouvera un peu plus loin chez un marchand de cycles.

A la sortie de la ville, nous faisons nos courses, pour midi, dans un super marché. Tout au long de notre périple, nous n'aurons pratiquement jamais eu la moindre difficulté d'approvisionnement. Au cas où nous l'aurions oublié, nous sommes dans l'Union Européenne, et on le ressent bien, la logistique est sans grande surprise. A l'heure du déjeuner, nous nous arrêtons dans un petit abri en bordure de route sous une légère ondée. Les montagnes ont pris de l'ampleur et nous comptons rejoindre la station de Stabske Pleso, qui se situe à 1346 mètres d'altitude. Il s'agit d'un point de départ réputé, permettant d'accéder à de magnifiques randonnées conduisant à de nombreux sommets, culminant entre 2300 et 2600 mètres. La côte se fait raide et le temps menaçant. Une pluie orageuse violente nous surprend. Un grand sapin, en lisière de forêt, nous offre sa protection. L'intensité de l'ondée diminuant, nous repartons. Entre les nuages apparaît un magnifique sommet pyramidal, le Krivan, dominant la vallée du haut de ses 2500 mètres. Pyramide majestueuse, symbole des Tatras slovaques, au point que l'une des pièces d'euros du pays en porte l'effigie. Je tombe instantanément amoureux de ce petit Cervin. Notre occupation pour demain est toute trouvée.

Nous prenons l'option de l'hôtel, car le premier camping est très éloigné du départ de la balade envisagée demain, de plus le temps reste très incertain.

Lever cinq heures du matin, ciel rouge, prémisse de très mauvais temps. Le départ est décidé dans les plus brefs délais. Nous espérons prendre le mauvais temps de court. 1200 de dénivelé, en trois heures cela ne devrait pas poser de problème, même si la randonnée commence par une marche à niveau de quatre ou cinq kilomètres. Mais à peine sommes-nous partis que la pluie nous rattrape. Tant pis nous n'aurons pas l'occasion de revenir de sitôt dans les Tartras, on persévère. Une fois arrivés au pied de la montagne, un joli chemin empierré monte le long d'une arête. La pluie s'intensifie, et le brouillard se met de la partie. Nous sommes seuls , l'ambiance devient farouche. Au détour du chemin, deux chamois, ombres furtives, disparaissent dans la pente. Le sentier devient plus raide. Il est nécessaire de mettre les mains pour progresser. Nous sommes à la limite de l'escalade. La visibilité est réduite à cinquante mètres. Il ne faudra surtout pas se perdre à la descente. Le Krivan se défend et ne veut pas de nous. Le vent se met à son tour de la partie. L'endroit devient très inhospitalier. Je sens le sommet tout proche, mais là c'est franchement de l'escalade, certes pas difficile. Mais trempé, peu couvert, sous des trombes d'eau, sans visibilité, avec un vent rafraîchissant très sérieusement, le thermomètre indique trois degrés, de plus en chaussures de cycliste avec lesquelles il faut faire attention aux parties métalliques qui ripent sur le rocher mouillé, cela devient particulièrement pénible et dangereux. L'altimètre indique 2485 mètres, le point culminant se situe théoriquement dix mètres au-dessus. L'absence de visibilité nous empêche de le discerner. D'un coup, le froid me submerge, il faut impérativement que je m'enfuie immédiatement sous peine de problèmes graves. Jean a moins froid que moi. Je sors la veste que j'ai dans le sac et l'enfile entre mon tee-shirt et ma patagonia. Je mets mes gants avec difficulté. Je sens mon corps se raidir. Je n'avais jamais eu cette sensation. Attention à la déescalade, surtout ne pas chuter, mon corps ayant perdu toute souplesse. Rapidement le terrain devient plus facile. Le rythme s'accélère, en conséquence la température du corps augmente, et son agilité revient. Une fois de plus, je suis allé un peu loin, sur ce que je considérais comme une simple balade. On comprend facilement que des gens meurent de froid en montagne. Le moindre petit incident ou retard dans ces conditions limites, et cela peut tourner au drame. Je m'en veux un peu de mon imprudence et de mon manque de prévoyance. J'aurais pu m'habiller plus, mais j'espérais mouiller le moins de vêtements possibles en prévision des jours à venir. De toute évidence, c'était un mauvais raisonnement. Avoir fait 1500 kilomètres à vélo ne rend pas invulnérable au très mauvais temps en montagne, il me faut m'en souvenir et savoir rester humble.

En redescendant, nous croisons quelques personnes, qui envisagent d'effectuer la randonnée que nous venons de réaliser. Elles nous demandent si nous sommes allés au sommet. Notre réponse affirmative les rend admiratifs, et ils retrouvent le moral. Retour à l'hôtel vers midi, le temps se calme un peu. Nous nous posons la question de savoir si nous restons un jour de plus pour randonner, car il y a d'autres très beaux sommets. Les prévisions météo sont assez mauvaises, en particulier la visibilité devrait rester faible, ce qui est frustrant sur une belle montagne. En conséquence, nous décidons de mettre le cap sur la Pologne dès demain.

Au lever du jour, le temps est acceptable, pourvu que cela tienne. Nous prenons la direction de Zakopane, le Chamonix polonais. Une route à flanc sur les vingt premiers kilomètres nous conduit à travers des zones touristiques fréquentées surtout par des nationaux. On voit très peu de ressortissants étrangers hormis des Polonais. La route rejointe se dirige droit sur la frontière. Le pourcentage de la pente est important, parfois supérieur à 12%. Après 54 kilomètres nous pénétrons en Pologne. Beaucoup de voitures sont garées de part et d'autre de la limite de ces deux pays. Une petite rivière matérialise la démarcation, mais bien entendu pas un contrôle et même pas un panneau annonçant « Polska». Nous sommes frustrés, pas moyen de faire la classique et traditionnelle photo avec les vélos appuyés au panneau frontière lors d'un changement de pays.
Voyager avec un reflex dans des sacoches vélo? English translation pending
by Upupa · 2009-10-20 · 9 replies
J'envisage voyager en vélo, des réflex légers ça se trouve, format4/3 par exemple, est-ce que çà tient le coup en voyage meme bien protegé, ça secoue pas mal...est il préferable de choisir un modèle à visée électronique genre Panasonic G1(absence de mécanique)? je crains que miroir et mécanique ne tiennent pas le coup, voilà je recherche des retours d'experience afin de m'équiper...
États-Unis: sur la Route 66 entre Kingman et Seligman English translation pending
by Inesines · 2009-10-20 · 11 replies
Dans mon trip de l'année prochaine je voudrai faire un bout de la route 66 . Oatman puis Kingman et Seligman . Entre Kingman et Seligman , faut il mieux rester sur l'A40 ou le détour par la route 66 vaut elle vraiment le coup .Il n' y a qu'une quinzaine de miles en plus et peut etre un peu de temps perdu . Mais si c'est juste pour rouler sur la 66 et rien voir de spéciale je n'en vois pas l'intéret . Merci
Deux itinéraires en Namibie: lequel choisir? English translation pending
by Alexicna · 2009-10-17 · 5 replies
Bon ... je finalise mon itinéraire et voila les deux choix possibles , avec ou sans Fish River . Le second est plus long , mais j'ai remanié un peu le reste et j'aimerais que vous me donniez votre avis .

Itinéraire 1 , sans Fish River : 26.12 :Arrivée Windhoek , nuit sur place. 27.12: Windhoek - Mariental ; Nuit au camping d'Anib Lodge . 28.12 : Mariental - Tsauchab River Camp 29.12 : Tsauchab River Camp 30.12 : Tsauchab Rver - Sesriem 31.12 : Sesriem et nuit au camp ou dans les envrons . 01.01 : Sesriem - Swakopmund 02.01 : Swakopmund , activités sur place . 03.01 : Swakopmund - Branderg White Lady Camping 04.01 : Brandberg - Camp Xaratu (visite Twyfelfontein) 05.01 : Xaratu - Otjitotongwe Cheetah Farm Camping 06.01 : Etosha / Okaukuejo 07.01 : Etosha / Halali 08.01 : Etosha / Namutomi 09.01 : Namutomi - Tsintsabis Treslleper Camp 10.01 : Treesllepers - Weaver Rock guest farm 11.01 : Weaver Rock - Windhoek

Itinéraire 2 , remanié avec Fish River 26.12 :Arrivée Windhoek , nuit sur place. 27.12: Windhoek - Mariental ; Nuit au camping d'Anib Lodge . 28.12 : Mariental - Fish River 29.01 : Fish River visite et soir à Helmeringhausen 30.01 : Helmeringhausen - Sesriem 31.01 : Sesriem - Tsauchab River Lodge 01.01 : Tsauchab River Camp 02.01 : Tsauchab - Swakopmund 03.01 : Swakopmund 04.01: Swakopmund - Brandberg White Lady 05.01 : Brandberg - Xaratu (visite Twyfelfontein) 06.01 : Xaratu - Etosha / Okaukuejo 07.01 : Etosha / Halali 08.01 : Etosha / Namutomi 09.01 : Namutomi - Tsintsabis Treslleper Camp 10.01 : Treesllepers - Weaver Rock guest farm 11.01 : Weaver Rock - Windhoek

Voila , j'ai remanié un peu l'itinéraire pour pouvoir profiter du damaraland bien que l'excursion a Fish River rallonge pas mal la route .

Ca reste une possibilité et je n'ai pas encore fait mon choix définitif . Qu'en pensez vous ?

Alex
Parcours à vélo Huay Xai-Muang Sing-Udomxai-Nam Noem-Phonsavan-Vientiane? (Laos) English translation pending
by Prendreunenf · 2009-10-16 · 11 replies
qui pourrait me renseigner sur le parcours suivant a vélo : Huay xai muang sing udomxai nam noem phonsavan vientiane

les routes principales sont elles intéressantes à vélo ? n'y a t il pas trop de véhicules ?

15 à 18 jours pour le total ça vous parait correcte ?

Merci de vos réponses
Région de Tafraoute au Maroc English translation pending
by Bonobobo · 2009-10-15 · 23 replies
je connait bien le maroc , mais vers la fin octobre je vais dans la région de tafraoute que je ne connais pas. si quelqu'un à des renseignements interessants sur cette région, je suis preneur merci
Auberge à Tarfaya au sud du Sud marocain? English translation pending
by Raoulx · 2009-10-14 · 30 replies
bonjour,

je peine à trouver un hotel correct ou une auberge, à Tarfaya, pour la fin de la semaine !

Un seul critère, en plus des tarifs "routard"😉😉 : pouvoir y accéder par les transports beldi, ... et en repartir ...

merci à ceux qui savent.

Autres plans vers Tantan, et sur la route bienvenus ! un avis sur les 2 chameaux ??? par exemple
Voyager en camping-car sur la côte méditerranéenne du Maroc English translation pending
by Dédémichèle · 2009-10-12 · 13 replies
Je désire faire un voyage dans le nord du Maroc, toute la côte méditerranéenne entre Ceuta et Saïdia (frontiére algérienne). Qui peut me reseigner sur la route à prendre, l'état de celle-ci, et où pouvoir stationner en Camping-car. Le retour doit se faire par Oujda, Taourirt, Taza, Fez, Mecknes, Casa, Rabat, Tanger. C'est mon premier essai sur ce cite et je ne sais si ma question arrivera et si oui comment je pourrais lire la réponse. Merci😊
Internet / trouver des graveurs CD à Madagascar? English translation pending
by Astilla · 2009-10-11 · 23 replies
Bonjour,

Histoire de ne pas multiplier les cartes mémoires (fichiers RAW), est-il possible de trouver facilement et ailleurs qu'a Tana des lieux avec ordis équipés de graveurs de cd pour stocker mes photos et libérer mes cartes mémoires? Merci d'avance

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