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Coût de la vie en Mongolie English translation pending
by Calou33 · 2004-12-02 · 18 replies
je suis en train de constituer mon budget pour un tdm et j'aimerais savoir combien compter pour la mongolie, sachant que je voyage budget-mini/confort mini (mais je n'emporte pas de tente).

par ailleurs, combien compter pour un guide ?

par avance merci des réponses

bises - calou
Qu'avez-vous déjà mangé de particulier? English translation pending
by Bedouin12 · 2004-02-28 · 234 replies
Juste une petite question de curiosité. On entend toujours à travers le monde que les français mangent des choses "ragoutantes" comme les escargots ou les cuisses de grenouilles.

Mais vous, n'avez vous pas eu à manger, à l'occasion d'un voyage, quelque viande ou spécialité un peu "particulière" voire "ragoutante" au premier abord ?

A vos souvenirs et si vous avez en plus une façon de la cuisiner ....

nathalie
A "relaxed" 16-day tour of Corsica in autumn 2024
by Cendryon · 2024-11-12 · 47 replies
CORSICA From September 24, 2024 to October 9, 2024 Thank you, thank you, thank you for reactivating my favorite forum, which has given me so many ideas for my trips since... 2008—it’s been ages, as they say! So, to celebrate its return, I’m sharing this little travel journal from our latest road trip, not too long ago, since it was Corsica in the autumn. Autumn is the ideal season to visit Corsica: fewer tourists, perfect temperatures around 25°C, and, most importantly, less stress on the roads. You can feel it everywhere. Servers and shopkeepers are more relaxed and have time to chat (yes, Corsicans do talk... but not all of them!)

09/24 Arrival in Erbalunga Whether you're from northern France or Belgium, like us, the easiest way to reach the Isle of Beauty is by flying from Lille-Lesquin Airport. Volotea offers two destinations: Bastia and Ajaccio. Be careful, though—while the ticket prices are attractive, the airline makes up for it with baggage fees. A 25kg suitcase for 212 €—that really drives up the cost of transportation! For us, it’ll be Bastia. After this short flight and an arrival that lets you clearly see the east coast of Cap Corse, we’re welcomed by our friend Jean-Claude, who’s kindly hosting us for a few days. We met this Corsican and his wife during our four-year stay in French Guiana, and I have to say, he completely changed my opinion of Corsicans and even made me want to visit his island. The house, clinging to the rock above the sea, is stunning and offers a breathtaking view of the island of Elba. I’d always heard of Elba but must admit I wouldn’t have known where to place it before. We’ll stay here for five nights, long enough to explore the north of the island.



Since we’ve just arrived, Jean-Claude wants to show us his village, ERLALUNGA, a quiet little port, and the small village of CASTELLO above it, where he spent a lot of time in his childhood...







Il est grand temps de rallumer les étoiles! English translation pending
by Asia7 · 2020-08-04 · 85 replies
Bonjour à tous

Le Vietnam pays magique multiculturel aux paysages diversifiés et époustouflants. Voilà ce que je vous invite à partager sans aborder s'il vous plaît ce qui aujourd'hui empêche la planète de vivre... Essayons d'être constructifs et positivons! Il est grand temps de rallumer les étoiles!

Pour commencer avec légèreté: La médecine des Dao, le bain aux herbes. C'est un moment délicieux après une journée de marche et de visites rien de tel pour vous requinquer! Ce bain est très souvent proposé aux touristes dans le nord, spécialité de l'ethnie Dao il est "accommodé" dans plusieurs maisons d'hôtes et hôtels aux besoins des touristes.

Traditionnellement les recettes sont destinées à chaque cas et en fonction de la pathologie: femmes enceintes ou qui viennent d'accoucher, nouveau-nés, malades, vieillards…les herbes seront donc choisies en fonction des besoins et du type de médication (orale, en bain, en emplâtre...). C'est dès l'aube que les femmes, les hommes, les chamanes iront cueillir ces plantes, racines et écorces dans la forêt, le tout sera combiné à un régime adapté (on ne mange pas de tout..) et souvent suivi d'un massage spécifique.

Nous en avons testé plusieurs à plusieurs endroits mais celui de la chamane Dao d'un petit village au nord de Muong Lay restera sans doute le plus authentique et le plus insolite.. On nous prend en main dès notre arrivée dans la maison de la chamane. Elle y vit avec sa fille et son gendre... Maison, je devrai plus dire assemblage de planches et de tôles et quand on connaît les rigueurs de l'hivers on peut rêver mieux. La pièce principale est bourrée de pots en tout genre remplis de décoctions plus ou moins troubles...ces sont les médications à avaler, beurk.. Il y a aussi de gros sacs (plastique) d'herbes, de racines, d'écorces, un vrai magasin d'herboriste (l'ordre et la propreté en moins) sans oublier bien sur l'hôtel des ancêtres. Derrière des rideaux, les couches des habitants, nous ne dormirons pas là, ouf.. Puis attenantes, les deux salles des bains avec 2 baquets chacune et entre les deux sous une pergola un énorme foyer construit en ciment surmonté d'une aussi énorme bassine où l'eau et les herbes "cuisent" jusqu'à parfois 12 heures...c'est là que l'on fait aussi cuire la soupe des cochons... Le feu est alimenté de poupée de maïs et de bois. C'est dans ces baquets que nous tromperont plus ou moins longtemps...le temps de "cuisson" est décidé par la chamane en fonction de chacun, jamais plus de 30 mm...et les herbes qui seront rajoutée dans les baquets seront aussi choisies en fonction de chaque "malade". C'est très très chaud, il faut vraiment se faire violence pour entrer là dedans et c'est sans compter qu'une fois immergés la dame ajoute de l'eau chaude bien sur...ouille. Une fois "les touristes bien cuits" on nous sort de là, inutile de préciser que nous ressemblons plus à des homards qu'à des visages pâles... Après cuisson, nous serons conduits ensuite vers le silo à grains, où une pièce spéciale massage à été aménagée à son top, on l'atteint via une échelle de bois...au sol deux couches. Ici commence le moment le plus douloureux de tous les massages faits au Vietnam par le gendre et la fille de la maison.. Pas de douces caresses, non, non, mais un pétrissage et un battage en bonne et due forme suivis de torsion, j'ai cru ma dernière heure arrivée... Pour clore la séance nous dînerons chez la chamane d'un souper spécial, la couleur des mets est importante, nous ne mangerons que du blanc et du vert....des légumes et des herbes inconnues de nous et un peu de poulet bouilli, élastique à souhait, sans doute celui que nous avons croisé sur le chemin en arrivant et des petits poissons frits (très bons). C'est sans conteste le meilleur soin reçu au Vietnam si l'on fait abstraction de la propreté des lieux, des serviettes (surtout apporter les siennes) et des moments douloureux.
Été 1985 : un voyage de noces hors du commun dans la Chine pop English translation pending
by Sarana · 2020-04-15 · 177 replies
Deuxième séjour à Pékin en 2018, je discute à l'auberge avec une voyageuse : "Pékin ! Ici on vit vraiment dans un autre monde." "Peut-être, mais alors que dire du Pékin des années 80. Une autre planète !" Ceux qui découvrent cette Chine du 21° siècle ne retrouveront guère que des fragments de celle que je vais raconter ici, comme j'ai pu le constater par moi-même. (Voir mes carnets sur la route de la soie.)

Ce sera donc un carnet "impressions de Chine", ce qui m'est resté de plus marquant. Les quelques photos jaunies que j'ai pu sauver sont scannées et de mauvaise qualité. Merci à Jacqueline et Jean-Pierre pour leur contribution photographique, entièrement d'époque elle aussi.

AU MENU

Préambule - le contexte politique et économique du pays Chapitre 1 - Un voyage qui s'annonce pas très romantique, c'était prévu... Chapitre 2 - Pékin : le trafic de monnaie. Illégal mais indispensable. Chapitre 3 - Pékin 1985-2018 : du Moyen-Age à la révolution technologique. Immersion comparative. Chapitre 4 - Pékin : un billet de train pour Xi'an ? Pas si simple que ça. Chapitre 5 - Le "qi feng shui". Le soigneur se fait soigner. Chapitre 6 - Xi'an : «mei yo», la réponse favorite des fonctionnaires. Chapitre 7 - Vol au-dessus de la jungle. Le coucou arrivera-t-il à bon port ? Chapitre 8 - Chongqing : le bal, ou la vie sexuelle des jeunes chinois. Chapitre 9 - Croisière pop sur le Yangtse. Chapitre 10 - L'hôtel à rats. C'est à Wuhan, comme par hasard. Chapitre 11 - Canton : à la recherche de xiao Wu. Chapitre 12 - Canton : un train sous haute surveillance. Chapitre 13 - Hong Kong : dur retour à la civilisation. Albums : les photos d'époque signées Jacqueline et Jean-Pierre. A partir de la page 5 Témoignages et photos d'époque. Merci aux différents contributeurs. A partir de la page 6. Ne manquez pas le Tibet et le Xinjiang !

PREAMBULE : le contexte politique et économique Comment voyager dans ce pays encore très fermé, obscur, énigmatique, dont en Europe on ne connaît guère la mentalité, les règles de fonctionnement, dont on ne perçoit à l'étranger que quelques images soigneusement filtrées par la censure. Comment se déplacer, se loger, se nourrir, sans moyen de communication, sans réservation d'hôtel ou de train, sans connaître la langue , sans aide, sans guide, sans assistance, sans carte bleue...

1984, date clé pour le voyageur Après trente années de communisme à marche forcée, de campagnes idéologiques calamiteuses pour les populations, de luttes intestines pour le pouvoir, le pays n'arrive pas à décoller économiquement. L'écart grandit avec les nations développées. Mais avec le rétablissement des relations diplomatiques avec les Etats Unis en 1979, le nouveau président, Deng Xiaoping, tient enfin sa revanche et entame sa longue marche vers le progrès. Les fossiles maoïstes de la "longue marche", des "cent fleurs", du "grand bond en avant", les criminels de la "grande révolution culturelle prolétarienne", représentés par la "bande des quatre", tous ceux qui l'avaient évincé du pouvoir et condamné à l'oubli au fin fond d'une province, le sont à leur tour.

Le "révisionniste", comme l'a appelé la veuve Mao, lance ses réformes de libéralisation et d'ouverture de l'économie : « Peu importe qu'un chat soit blanc ou noir, l'essentiel est qu'il attrape les souris ! » Parole du maître.

Parmi ces réformes : l'ouverture au tourisme. Jusqu'à présent, pour visiter le pays, il fallait obligatoirement, soit passer par un tour opérateur avec guide et circuit programmé, soit demander des autorisations de voyage pour un nombre limité de destinations. Très peu pour moi. Mais en 1984, monsieur Deng supprime le permis de circuler et ouvre quasiment tout le pays aux visiteurs. L'info provoque un déclic : - C'est l'occasion ou jamais. L'année prochaine, ce sera la Chine. Et en sac à dos! Et ce sera aussi notre voyage de noces...

Nous aurons le privilège d'être parmi les premiers voyageurs occidentaux à tenter l'aventure. Je pourrai enfin mettre en pratique ce que j'ai appris de chinois à la fac et réaliser un vieux rêve. A nous la Chine, à nous la découverte de ce pays mystérieux et fascinant. Quelle réalité se cache derrière ces images édulcorées de bonheur populaire que nous distillent les images officielles ? Comment vit-on réellement dans ce pays ? Quel accueil réserve-t-on aux impérialistes occidentaux ?



Wuhan, 1985 : slogans révolutionnaires pour mini gardes rouges

CHAPITRE 1 : un voyage qui s'annonce pas très romantique, c'était prévu... Eh oui, juste mariés, il y a peut-être plus glamour comme destination. Bon, Venise, on connaît déjà. Quoi de mieux qu'une telle aventure pour forger un couple ? Pendant toute l'année, je peaufine le projet : itinéraire, transports, hébergements... Les guides de voyage sur la Chine ne sont pas nombreux, il n'en existe d'ailleurs qu'un en français. Pour ce qui est de l'itinéraire, c'est à peu près établi, pour le reste, ce sera au coup par coup, improvisation et opportunités. L'aventure quoi. Juste qu'on dispose d'un mois entre l'atterrissage et le retour à Hong-Kong. Pour l'itinéraire, ce sera donc Pékin - Hong Kong, mais par où et comment ? C'est le grand mystère, même si certains incontournables sont au programme : la Grande Muraille, Xi'an et son armée en terre cuite, la croisière sur le Yang Tse Kiang...

Août 1985 : Hong Kong, premiers pas en extrême-orient Munis d'un joli visa sur notre passeport et d'un billet d'avion Hong Kong - Pékin acheté en agence en France, nous débarquons à Hong Kong pour y passer une nuit avant de repartir pour Pékin le lendemain, L'atterrissage au-dessus de la ville est spectaculaire, l'avion louvoie entre les immeubles pour plonger vers la piste au raz de l'océan, un véritable tour de manège à sensations. Pas trop le temps d'explorer la ville, mais le dépaysement est déjà total. Et pourtant, ce n'est rien à côté de ce qui nous attend...

Ca commence plutôt mal Aéroport de Hong Kong, le lendemain. Nos billets sont valables, pas de problème, seulement : - Désolé, mais vous n'avez pas confirmé votre vol, l'avion est complet. Il va falloir attendre deux ou trois jours... Eh oui, en 1985, il faut confirmer son vol la veille par téléphone. Dans l'excitation et l'émotion, nous avions complètement oublié la consigne. Zut alors, deux ou trois jours de perdus sur le projet, c'est beaucoup trop. - Attendez ici, peut-être il y aura des places si des voyageurs ne se présentent pas. Longue attente plutôt anxieuse, et quelques minutes avant le décollage, petit signe de l'employé : - C'est bon, il reste deux places, vous pouvez partir.



Pékin : avenue Xidan. Photo : Jacqueline et Jean-Pierre

Dès l'aéroport, j'ai senti le choc... Une simple piste en béton, pas d'avion en attente, un trafic aérien quasi nul, un bâtiment à la chinoise, usé et vieillot à souhait, des gardes en uniforme. L'aéroport est encore une base militaire, accessoirement civile pour quelques rares liaisons vers l'URSS et les pays d'Asie. Il n'y a rien dans ce qui fait office de hall d'accueil, une pièce de quelques dizaines de mètres carré tout au plus.

Contrôles minutieux, file d'attente, les militaires ne sont pas très souriants, et le comité d'accueil pas très... accueillant. On n'est pas là pour rigoler, surtout avec ces étrangers qui débarquent de Hong Kong, la zone capitaliste. Eh oui, Hong Kong chinois, ce sera dans une dizaine d'années. D'ici là...

Des billets de Monopoly ?! Un simple bureau dans un recoin fait office de banque. Vite, changer nos travelers chèques en dollars. Ben oui, la carte bleue, ça n'existe pas encore. Derrière son boulier, l'employé fait ses calculs à une vitesse incroyable et me rend le change. Surprise : j'ai une liasse de jolis billets tout neufs dans la main, mais ils n'ont rien à voir avec la monnaie locale. La preuve, il n'y a pas le portrait du grand timonier, mais des jolis dessins de monuments et paysages ! Ca ressemble davantage à des billets de Monopoly.

C'est quoi ce truc ?

Une bonne affaire, mais un gros risque En fait, c'est une monnaie spéciale réservée aux étrangers. Nous allons vite apprendre deux choses. - Un, cette monnaie n'est pas utilisée (et même interdite) par les chinois dans leur vie quotidienne. Elle est réservée aux étrangers et ils doivent payer avec. - Deux, elle est très recherchée par quelques autochtones, car c'est la seule monnaie ayant un équivalent dollar. A l'époque, le yuan chinois ne vaut absolument rien, il n'est pas convertible dans une autre monnaie. Pire que le kopeck. Du coup, notre monnaie "spécial étrangers" fait l'objet d'un trafic formellement interdit et sévèrement réprimé par les autorités.

Mais comment faire si tu veux voyager en dehors des circuits touristiques et des grands hôtels, juste prendre le bus par exemple ou manger dans une gargote. Ca, les autorités n'en ont cure. Un étranger, ça dort dans les hôtels de luxe, ça prend l'avion ou le train en première classe, ça mange dans les grands restaurants. Mieux encore, ça voyage en groupe avec un guide.

Pas d'autre solution, il faudra changer au black Dans la rue, avec les petits trafiquants locaux. Il y a même un cours « officiel » du change : un yuan de Monopoly contre trois yuans de monnaie populaire. A l'époque, un yuan, c'est à peu près un franc. Une sacrée bonne affaire ! Le tout, c'est de ne pas se faire pincer. Les rumeurs les plus folles courent sur les peines encourues pour les trafiquants, mais aussi pour les étrangers qui se font pincer. C'est d'ailleurs marqué sur certains documents. Si les peines de prison ferme ont de quoi dissuader le voyageur, il faudra quand même prendre le risque, pas le choix. Une des nombreuses absurdités du système.



Pékin : place Tian An Men. Photo : Jacqueline et Jean-Pierre

Mise à l'épreuve 1 : trouver un hébergement... Sortie de l'aéroport, c'est l'après-midi. Quelques taxis attendent, réservés aux privilégiés du régime et aux étrangers. Mais nous ne savons même pas où nous allons, juste en ville, et on verra après. Donc ce sera le bus, celui-ci prend la monnaie de Monopoly. C'est notre premier transport en commun, direction le centre ville, à une vingtaine de kilomètres. Très bien, mais où aller, à qui demander un tuyau, un renseignement, une bonne adresse ?

L'aéroport étant en rase campagne, la route bordée d'arbres qui conduit à Pékin centre ressemble à une de nos départementales. De part et d'autres, c'est le défilé des paysans, le plus souvent à pied, tirant des charrettes à bras, quelques fois à bicyclette ou en tracteur. Pour nous occidentaux déjà rodés aux autoroutes, c'est un choc. Ici, pas de voiture individuelle : les véhicules à moteur, c'est juste des camions, quelques bus et de rares taxi, c'est tout .

La carte de Pékin n'indique rien d'autre que le nom des rues, impossible de savoir où se trouve tel service, hôtel, restaurant... Il faut se débrouiller. Les quelques éléments écrits et oraux de chinois que je possède, je vais vite devoir les mettre à l'épreuve. L'anglais ici, on connaît pas.

Juste à côté de nous est assise une jeune femme, bien de sa personne, sans doute un cadre du parti ou d'une grande entreprise. Elle semble plus amène que les autres voyageurs, plus disposée à rendre service. J'entame la conversation comme je peux. Après les échanges d'usage : - Nous sommes français, c'est notre premier voyage en Chine. Connaissez-vous un hôtel sur le trajet du bus qui nous accepterait ? Coup de chance, la femme nous en indique un non loin d'un arrêt, elle nous dira quand il faudra descendre.

Mise à l'épreuve 2 : et qui accepte les étrangers... L'hôtel n'est pas facile à trouver, tout se ressemble ici et rien ne permet de discerner au premier coup d'oeil la fonction d'un bâtiment. Ce n'est même pas écrit « hôtel » à l'entrée. Finalement nous poussons la porte de ce qui semble être ce que nous cherchons. Un étroit couloir sombre, un guichet, une sorte de réception, on dirait un peu un hôtel. Le type de l'accueil est très surpris de nous voir ici, mais oui, c'est bien un hôtel, sauf que : - C'est interdit aux étrangers, vous ne devez pas rester ici ! - Mais comment faire alors ? Le type décroche son téléphone, puis, au bout d'un moment : - Prenez le bus et descendez à cet arrêt, vous y trouverez un hôtel pour vous.

C'est ainsi que nous découvrons que nous ne pourrons pas loger comme on veut dans le pays. La plupart des hôtels sont interdits aux étrangers, il faut toujours aller à l'hôtel spécial « wai guo ren». Oui, mais ce n'est pas forcément indiqué. Quant à dormir chez l'habitant, ce n'est même pas la peine d'y songer, c'est interdit. De plus, quand on voit dans quoi vivent les gens en ville, le peu d'espace dont ils disposent, ça ne donne pas vraiment envie de se faire inviter.

Je ne me souviens plus comment nous avons fait pour trouver le bon bus et le bon arrêt, juste que ça n'a pas été facile du tout. La contrôleuse du bus a tiré une drôle de tronche quand je lui ai tendu le billet de Monoploy, mais elle n'avait pas le choix. Un mao le ticket, dix centimes de franc. Premier aperçu du coup de la vie : trois fois rien. Dans le bus, tous les regards sont fixés sur nous...

Pas de doute, il faut absolument trouver de la monnaie locale, et le plus vite possible. On ne va rien pouvoir faire avec cette monnaie de m... Et quand par hasard ils sont acceptés, on y perd sacrément au change, car ils nous rendent l'argent en monnaie locale. C'est une arnaque gouvernementale bien calculée !

Prochain épisode : le trafic de monnaie
Aventures indiennes: 2 200 km en Enfield à travers le Kerala, le Tamil Nadu et le Karnataka English translation pending
by Genevois · 2020-03-07 · 3 replies
Avertissement le texte ci-dessous est tiré de ma page Facebook au gré de parutions périodiques. Il peut donc s'en ressentir quelques trous dans le suivi du récit ... Par ailleurs, il s'agit ici de mon premier voyage en Inde, quel es spécialistes et autres habitués de cet incroyable pays me pardonnent de mes imprécisions.

Incredible India ! Bon j’ai rien inventé c’est carrément le slogan de l’office du tourisme indien. Mais faut reconnaître qu’ils ont tapé juste. L’Inde intrigue, l’Inde fascine, l’Inde fait peur, l’Inde. Déjà à l’atterrissage de notre vol Emirates. L’immigration. Les fonctionnaires sont souriants, te souhaitent la bienvenue et t’invitent dans un gros fauteuil confortable, presque comme un ami, pour les formalités. Le numéro de ton visa est peu lisible sur ta photocopie ? Pas grave, l’officier sourit de ses dents blanches et fait les recherches lui-même. Une fois les sacs récupérés, est-ce que Arafat sera là ? Arafat c’est celui qui va nous louer deux Enfield 500 pour 18 jours. Pas de site internet, juste une communication via WhatsApp. Et oui il est là, avec un panneau, parmi la foule qui attend un proche ou un touriste, tout sourire lui aussi. Il nous confie au chauffeur qui va nous emmener à Fort Cochin, quelque 40 km plus loin. Et nous faisons connaissance avec la circulation indienne dans la périphérie de Ernakulam, la grande ville qui compose aussi Cochin. Ici il n’y a qu’une règle à connaître : c’est qu’il n’y en a pas, de règles. Le danger est permanent et il peut venir de partout. Une bonne heure, c’est qu’il nous faudra pour atteindre le Fresh Choice, le petit restaurant que tient Arafat en plus de la location de motos et d’autres services touristiques. Un léger repas, du thé, mais il nous importe de voir les brêles. Elles ont vécu, la route les a un peu cabossées. Mais Arafat a fait ça bien. Sachant qu’on part pour environ 2500 km, il a mis des pneus neufs et a changé le kit chaîne. Recommandations, change d’argent, installation d’un chargeur USB sur la batterie. C’est l’heure de prendre la route, par la coastal Road, direction sud. Un bonheur de route. Bordée de palmiers, paisible. La moto nous permet de prendre de minuscules chemins et de nous retrouver au cœur des villages, à nous voir accueilli par les larges sourires des Keralais. Dieu que les femmes sont belles ici, avec leurs longs cheveux noirs, leur sari coloré, leurs dents blanches contrastants avec le teint foncé de leur peau. Il règne aussi une odeur étrange, agréable mais étrange. Un mélange d’épices, de lessive ou de savon, une moiteur olfactive à laquelle on identifie ce sous-continent indien. Les spécialistes de l’Inde disent que le Kerala est un état à part dans l’immensité du pays. Sans doute, tout comme le Ladakh parcouru en 2017. Mais quelles couleurs, quels sourires, quelles routes (bonnes à notre grande surprise). Le point commun au reste de l’Inde est sans doute le comportement des chauffeurs de bus. Ces gars-là sont des malades, des grands malades, des fous. Ici tu apprends très vite que ta vie dépend de la rapidité à comprendre que face à un bus, tu ne cherches pas la confrontation. Tu t’inclines, tu te pousses. Fin d’après-midi au bord de la mer d’Arabie, le long de la plage d’Allepey. Un lassi aux ananas frais, une petite brise du large. Et cette odeur, encore et toujours. Cette Incredible odeur...

L’eau. Toute la vie autour d’Allepey est conditionnée par l’eau. Vous avez sans doute entendu parler des backwater du Kerala. Mais saviez-vous qu’ils sont composés de plus de 1500 kilomètres de canaux, de lacs et de divers plans d’eau, alimentés par plus de 40 fleuves qui descendent des montagnes ? 1500 kilomètres !!!! On y vit sur les bords (et parfois dessus) on y fait la lessive, on s’y lave, on y pêche, on y navigue pour aller au travail ou à l’école. L’eau. Aujourd’hui, Biju le boss de la Bella Homestay, nous a organisé un tour à la journée sur les labyrinthes des canaux. Le tuktuk est pile à l’heure pour nous emmener au terminal des bateaux pour s’enfoncer dans les terres, mais sur l’eau, quel paradoxe. Un bateau genre mouette genevoise mais taille XXL, avec un gros diesel bien fumant comme moteur. Un moteur qui ne démarre pas tout de suite, crachotant quelques hoquets avant de caler. Un homme descend dans la cale avec un tournevis, deux ou trois coups par-ci par-là et ça démarre dans l’hilarité générale. Ce bateau, c’est celui qui transporte les Indiens et nous sommes donc en compagnie des habitants du coin. Regards, sourires. L’activité ici, c’est d’emporter des touristes sur l’eau, peu importe l’embarcation. Cela va même jusqu’aux bateaux privatifs presque luxueux (pour les standards indiens) avec cabine pour y passer la nuit. Sans doute un peu trop aseptisé, mais pourquoi pas pour ceux qui aiment ça. Pour nous ce sera plus modeste, avec environ 5 heures en canoë conduit par un gars du coin. L’avantage du canoë est de pouvoir prendre les petits canaux, la où les grosses embarcations ne peuvent accéder. Et on y voit la vie sur les berges, la lessive des femmes, les pêcheurs ou simplement les habitants devant leurs (belles) maisons. Ici, certaines habitations sont construites sur une digue d’à peine 5-6 mètres de large séparant deux plans d’eau. Mieux qu’une moto sur la terre ferme, ici c’est une barque que chacun se doit de posséder. Les backwater abritent de nombreux villages, avec leurs petits commerces et leurs écoles. Ici, on amène ses enfants aux cours (en uniforme) en bateau. Ils sont nombreux à courir, crier et se chamailler sur les berges les gosses du coin. Des enfants d’une beauté extrême, tout sourire, autant que leur maman. Comme ailleurs, tout est couleur sur ces eaux. Les plantes aquatiques d’un beau vert, les barques multicolores et même les libellules qui sont rouges ! Afin de faire profiter les familles locales, celle qui s’occupe de nous va nous préparer à manger dans leur (très) modeste demeure. Un thali (plusieurs plats différents sur une feuille de bananier) composé de riz, de pois chiches aux épices locales, un chutney de mangue et quelques autres mets dont nous n’avons pu savoir ce que c’était faute de compréhension mutuelle. Et évidemment c’était délicieux. Retour à Allepey à nouveau par le bateau officiel, à nouveau avec les gens du coin. Allepey. Une petite ville côtière, sans charme ni monuments particuliers si ce n’est deux petits temples. Une plage aussi, non surveillée et pas nettoyée. Mais on s’y sent bien au coucher de soleil et sans doute pour y faire trempette dans les flots de la mer d’Arabie. Ou pour y boire un chaï, un lassi ou un jus de fruit frais sous la brise. Dire qu’Allepey a du charme serait mentir. Mais la magie du Kerala opère. Ça grouille, ça vit, ça bouge, sur les routes avec les innombrables tuktuk, bus et voitures, sur leurs bords avec les commerces en tout genre, de l’étal de fruit au commerce d’or, avec la foule en constant mouvement. Les gens nous regardent, nous dévisagent parfois, mais jamais avec agressivité ou malhonnêteté. Nous sommes loin des clichés qui nous effrayaient au sujet de l’Inde. Pour l’instant. Soyons complet sur Allepey. Nous avons trouvé refuge à la Bella Homestay. Un petit havre de paix et de calme, un accueil à la fois discret et chaleureux. Et une chambre hyper propre et confortable. L’eau, et une journée sans moto. Mais demain nous reprenons la route direction les ghats, à savoir les montagnes dans lesquelles nous allons rouler durant les 3 prochains jours. Ce sera nos premières vraies expériences sur les routes indiennes, j’y consacrerai quelques lignes... Je reconnais, j’ai mis du temps à inscrire l’Inde sur ma liste. Que de clichés, que de préjugés. Une fois encore, sans doute que le Kerala ne reflète pas la réalité plus difficile de quelques autres villes comme Calcutta ou Benares, une première approche en douceur en quelque sorte. Mais ici les sens et les émotions surgissent. Et je sens que cela va continuer.

Petite leçon de conduite motocycliste à l’indienne ... Comme vous le savez évidemment, en Inde on roule à gauche héritage britannique oblige. Première habitude à prendre. Si tu veux additionner les kilomètres en sécurité, il est d’ailleurs FORTEMENT recommandé de rester le plus à gauche possible, soit contre le bord de la route. Pourquoi ? Parce que dans la chaîne alimentaire des routes locales, le plus gros passe avant les autres et ainsi de suite jusqu’en bas. Quelle que soit la situation. Vous comprendrez donc facilement qu’à part les vélos et les piétons, les motos ne font peur à personne. Revenons à la position sur la route. Pourquoi à l’extrême gauche ? Parce qu’en face ça dépasse à tout va. Les bus dépassent les camions et les voitures dépassent les bus qui dépassent les camions. Vous voyez pourquoi il vaut mieux être tout au bord ? Deuxième règle : ne t’arrête jamais aux carrefours ou aux intersections. Si tu mets le pied par terre t’es foutu, tu vas rester coincé là. Le truc c’est de rester en mouvement, de toujours avancer, même au pas, et dès que tu vois ou tu sens un trou tu t’insères. Ça peut foutre la trouille au début mais ça marche nickel quand t’as compris le truc. Le problème c’est que tout le monde fait pareil. Genre t’es sur une grande route et t’as une plus petite voie qui arrive sur ta gauche et bien, le tuktuk ou la moto qui arrive va venir sur ta trajectoire sans même te jeter un coup d’œil. Troisième règle essentielle : le klaxon est ton assurance-vie. Ici les rétroviseurs font une chouette décoration sur les véhicules mais à part ça ... en gros, si t’es un bon conducteur indien tu te dois de klaxonner au minimum toutes les 8-10 secondes parfois plus dans les villes ou les endroits où il y a plus de monde. Klaxonner, juste pour dire que tu es là et que tu arrives. Pigé ? Alors ça peut faire peur, mais franchement on s’y fait vite, il faut juste ne jamais relâcher son attention, parce que le danger peut surgir n’importe quand et de n’importe où... mais revenons à notre road trip. Ce matin, nous sortons sans souci de Allepey par une route rectiligne et rapide, bordée de rizières. Ça roule assez vite et il faut bien garder l’œil sur ce qui arrive en face (voir ci-dessus). Nous avions téléchargé l’application Maps.me et les cartes de l’Inde du sud, impressionnant ! Avec encore un petit chargeur USB et un support pour l’IPhone sur le guidon, nous sommes complètement autonomes et la précision des informations nous conduits sans souci sur les bonnes routes. Nous avions décidé volontairement de ne pas prendre la voie rapide vers Kumily, dans les montagnes, pour prendre des détours sur des voies de moindre importance. Rapidement, le paysage devient vallonné, les courbes se multiplient, la circulation diminue. Au moment de dépasser un tuktuk, je m’aperçois que mon klaxon est mort. Damned (voir ci-dessus). Mais dans ce pays, les ateliers, ou plutôt les cahuttes, qui bricolent les deux roues sont légion. Et je ne mets que quelques kilomètres à trouver un gars qui va me réparer tout ça. Ça démonte le phare où se trouve un fusible du klaxon (...), ça change une pièce, ça ressert des connexions... et ça marche. 50 petites roupies pour 20 minutes de boulot efficace (70 cts, oui je sais c’est moins cher que chez HD...). Au hasard de la route, nous nous retrouvons au cœur d’une fête visiblement religieuse aux abords d’un temple. Que des hommes, torse et pieds nus, le visage et quelques parties du corps peintes. On les prend bien sûr en photo, mais eux aussi ! Toujours au hasard des routes, nous trouvons un family restaurant pour notre lunch. Alors là, c’est un peu galère parce que personne n’y parle anglais. Alors on y va au bol et on se retrouve avec une table trop petite pour contenir tout ce qu’on nous apporte... les saveurs sont là, le feu aussi. En Inde, on ne mange pas avec des services, mais avec la main, la droite. La gauche est réservée pour des pratiques plutôt impures. Alors la règle est qu’avant tout repas on va généreusement se laver les mains aux lavabos qui sont toujours à proximité de la salle à manger. Ceci dit pas si facile de manger du riz et toutes ces succulentes sauces avec ses doigts, il reste un peu de pratique à obtenir. Kumily se rapproche, notre GPS nous indiquait une étape de 155 kilomètres aujourd’hui. Mais sur les routes indiennes et en moto, 155 kilomètres c’est minimum 4 heures de routes, sans compter les arrêts. L’après-midi est donc entamée lorsque Kumily est en vue. Cette petite ville est perchée à 900 mètres et l’air moite et chaud des plaines laisse la place à une “fraîcheur” bienvenue. C’est aussi le début des collines de plantations de thé. D’ailleurs au détour d’un virage, un groupe de femmes ramasse les jeunes feuilles qui dépassent du haut des buissons. Elles ne sont pas loin de la route et nous grimpons la pente pour aller à leur rencontre. Un pur moment de fraîcheur au vu de leurs sourires éclatants et de leurs rires bruyants lorsqu’on parle de nos prénoms ou de nos enfants. Petite séance photos et selfies, merci Mesdames pour cette bonne humeur malgré votre dur labeur. Kumily. Bruyante, poussiéreuse, indienne... certains y viennent pour aller à la rencontre des animaux dans la réserve voisine de Periyar, mais il faut avoir le temps que nous n’avons pas pris pour cette étape. Tradition oblige, passage chez le barbier. Jamais, jamais je n’emmène de quoi me raser en voyage. Et le barbier de Kumily ne m’aura pas déçu. Soirée plus fraîche et à la lumière tamisée sur le rooftop de notre Homestay, petite musique d’ambiance. L’Inde est bruyante, grouillante, mais également spirituelle et relaxante sous certains aspects. Une culture compliquée, mais que nous essayons d’apprivoiser au mieux pendant ce très court séjour. Demain cap sur Munnar, au cœur des plantations de thé, toujours en altitude des ghâts. Quel trip, sur la route, mais aussi dans le coeur et la tête.

Fantastique. Fantastique et galère un peu quand même. La route entre Kumily et Munnar est une voie qui circule dans les montagnes, appelées ici les ghats. Des reliefs couverts de végétation en tout genre, mais si verte, si dense. Le bitume est parfait, la route est toute en courbes, un virage tous les 30-40 mètres, le tout avec un très faible trafic. A la limite de l’orgasme de l’asphalte, du kamasutra du bitume, tant rouler dans ces paysages paisibles et splendides amène un plaisir indescriptible. Nous traversons régulièrement de petites villes ou villages moins animés que les cités des plaines, des rues colorées par les saris des des femmes, par les murs des maisons ou par des nombreux panneaux publicitaires qui ornent les commerces. La vitesse de croisière est rassurante, un petit 40 km/h qui nous permet de lever les yeux pour en prendre plein. Jusqu’au moment où. Au moment où une voiture freine et s’arrête en face de moi dans sa voie. Mais pourquoi ??? Devant l’absence de danger apparent, je freine à peine, continuant à avancer. Sauf que là, juste devant moi un serpent d’au moins 2,50 mètres traverse la chaussée en ondulant en S. Plus le temps de l’éviter... et je passe à moins de 50 centimètres de sa tête, j’ai même vu ses yeux tellement il était prêt de mon mollet ... Galère. Oui quand même. Parce que la route Kumily-Munnar est en réfection. Alors des détours sont signalés. Des détours qui nous poussent sur des tronçons défoncés, des chemins étroits, dans des pentes dignes de la Streif et surtout qui rallongent le temps de route que nous avions prévu. De 4 heures, nous sommes passés à 6,5 heures. Galère. Parce que mon Enfield tousse sérieusement depuis quelques kilomètres, comme si le carburateur était bouché. Et elle pousse même à s’éteindre au ralenti sans vouloir redémarrer. Mais comme il y a un mécano dans tous villages, je prends cette précaution de m’arrêter. Et ce sont bientôt trois spécialistes qui se penchent sur le cas de la malade. Ca cherche, ça vide le carbu, ça ressert un truc à la sortie de l’échappement et après 30 minutes ça a l’air de fonctionner. Payer ? Même pas, le sourire et “je vous ai rendu service Sir, c’est mon plaisir”... Munnar est en vue, des paysages à couper le souffle au cœur des plantations de thé. Des buissons quasi à perte de vue, même dans les pentes assez raides des coteaux. La route est redevenue belle, l’asphalte est neuf. Le bonheur est de retour, même si les fusibles de la moto continuent de lâcher ce qui me prive de mon klaxon, un élément essentiel ici. 30 kilomètres après Munnar, toujours au cœur de cette si belle nature au cœur des ghats, nous trouvons la Pavithra Riverview Homestay, en contrebas du village de Lakkam. Une petite pension familiale au bord des champs de thé, dans un décor fantastique, à l’accueil si chaleureux. Shankar est au soin pour ses visiteurs. Il nous amène le thé sur le petit toit qui surplombe une partie de la maison. Un toit face à la vallée, une vue magnifique sur la nature environnante. Et toujours ce sourire si éclatant. Juste au-dessous de la pension, un chemin part au cœur des plantations où il serait possible de se balader durant des heures. Quel labeur de cueillir les jeunes pousses sur les buissons. La Pavithra, dans un petit village du Kerala, nous y prendrons notre repas du soir, garanti pas épicé et qui pourtant brûle le bord des lèvres. La Pavithra, une chambre simple, avec douche et WC, le tout très propre, une nuit calme, bercée par le bruit reposant de la rivière sous nos fenêtres. L’Inde, loin de la frénésie des villes. Munnar et ses environs. Nous y passerons encore demain, avant d’avancer dans ce périple indien si attachant. On savait que le dépaysement serait garanti. Il est non seulement garanti, mais total. Munnar, part II. A la Pavithra le petit-déjeuner se prend sur le toit, dès que le soleil pointe vers 08h30. La vue y est bien sûr splendide au matin et la nourriture que Shankar nous apporte réjouit nos estomacs. Shankar veut développer sa petite affaire, alors il nous demande ce que nous les occidentaux mangeons le matin. Nous lui parlons de Muesli, de miel, de fruits, de yaourt.. il enregistre, prend des notes, sûr, il sait se débrouiller le garçon. Ce même Shankar nous donne l’adresse d’un de ses frères à Munnar, lequel pourrait nous aider à résoudre mon problème de fusibles qui lâchent. Sur place, on obtient l’adresse d’un mécano et un chauffeur de tuktuk qui écoutait la conversation de loin, mais d’assez près pour flairer la course, nous propose de le suivre pour être certains de trouver. Problème, le gars est mécano mais ne fait pas les pannes électriques. Alors le chauffeur nous amène à l’autre bout de la petite ville chez un autre mécano qui lui ne fait que l’électricité. On lui explique le souci, il hoche la tête. Il va voir. Du coup, on lui laisse la moto et nous partons voir Munnar, son marché aux fruits et légumes coloré comme d’habitude, ses petites boutiques marchandes, ses stands de rue, ses gargotes, sa foule bigarrée. Une petite ville bruyante, animée et poussiéreuse, indienne, au cœur des montagnes. La moto est prête, un bon bout du faisceau a été refait et il me montre même les photos de ce qui était défectueux. A un prix dérisoire pour nous évidemment. Les environs de Munnar sont magnifiques. Plantations de thé, cascades et même deux lacs artificiels où les indiens vont en famille. Bien kitsch évidemment, mais on y croise la vie locale. C’est donc là que nous allons, voir les jeunes couples se tenir pudiquement par la main, les enfants réclamer des jouets dans les stands qui bordent l’endroit. L’après-midi est bien entamée lorsque nous retournons à la Pavithra dans le village de Lakkam. Il y a une belle cascade derrière le village et en moins de 30 minutes, nous voilà au pied de chutes, malgré le peu d’eau vu la saison. Shankar et sa famille nous ont concocté un autre excellent repas ce soir, et pas épicé cette fois, partagé avec quelques autres voyageurs au long cours. Échanges et partages d’expérience autour d’une table indienne. Munnar et sa région. A voir, à respirer, à goûter, à ressentir.

La route qui redescend sur les plaines comporte un tronçon privé vu qu’elle traverse de part en part une plantation de thé. Évidemment elle est ouverte à tous, mais il y a tout de même une barrière et son préposé à chaque extrémité de la propriété qui pourrait fermer ce tronçon de quelques kilomètres et bloquer ainsi l’accès à Munnar depuis le nord-est. Original. Vu que nous traversons une plantation, les paysages sont juste féeriques. Du vert à gauche, à droite, en-dessous et en-dessous. Des buissons de thé à perte de vue sur les pentes de ces ghats. Une splendeur. Quelques kilomètres à peine, les chutes d’eau de Lakkam sont annoncées. Un arrêt obligatoire. Les singes sont là, prêts à chiper tout ce qui leur passera à portée de main, surtout de la nourriture. Une petite marche d’approche et nous voilà au pied des cascades. Des familles indiennes sont déjà là, dans l’eau fraîche de quelques gouilles. Les femmes se baignent entièrement habillées contrairement aux hommes et aux enfants. Sourires de bienvenue et les moins timides d’entre eux nous font signe d’aller dans l’eau ! On ne peut pas rater ça. Hop, en slip et c’est parti pour une baignade matinale rafraîchissante. Évidemment et comme toujours, on vient nous demander d’où nous venons, où nous allons, le dialogue est facile avec les Indiens tant ils sont curieux face à un occidental. Reprise de la route, direction les plaines du Tamil Nadu voisin, avec pour but final la ville d’altitude de Kodaikanal sur l’autre versant des ghats. La température remonte au fur et à mesure que nous perdons de l’altitude pour devenir vraiment chaude. Les paysages perdent de leur verdure pour être remplacés par une nature plus sèche, plus jaunie. Nous ne sommes pas des connaisseurs de l’Inde, mais après avoir traversé quelques villages, nous sentons une différence avec le Kerala voisin. Plus rustique, plus rude, plus pauvre sans doute, le Tamil Nadu s’apparente plus à l’idée que nous nous faisions de cet énorme pays. Le contact avec les gens y est moins facile. Non pas qu’ils soient moins souriants ou moins aimables, mais il est plus difficile de rencontrer des locaux parlant anglais, ce qui limite forcément les contacts lorsque nous nous arrêtons pour boire un thé ou demander une direction pour confirmer notre GPS. Un GPS qui nous sort régulièrement des sentiers battus pour nous faire prendre de petites routes à travers les campagnes, passant parfois au cœur de villages dont les habitants sont ébahis de voir des Blancs à moto traverser leur monde. Aucune agressivité pourtant, juste ces regards appuyés et parfois déstabilisants. Bien que moins verdoyants, les paysages demeurent fantastiques, il y a toujours quelque chose à voir, dans les champs, sur le bord des routes, dans les villages. L’humain est partout ici, plus d’un milliard d’individus, alors impossible de rouler quelques minutes sans croiser des gens. Et le spectacle est continu, toujours ces saris en couleur chez les femmes ou les habits typiques des paysans. Dépaysement total, abandon de nos codes, de nos vérités ou de nos certitudes. Nous sommes en Inde. Les contreforts des ghats apparaissent, nous entamons la longue montée vers Kodaikanal. Une route tournante, évidemment splendide. Nous rattrapons souvent quelques camions ou bus, qui ne sont pas faciles à dépasser car ils ne laissent pas d’ouverture. A toi de te débrouiller, voire de prendre quelques risques infimes. Il n’est pas rare non plus de voir des véhicules arrêtés sur le bord de la route avec un ou des passagers vomissant sur le bas-côté. L’Indien des plaines n’aime pas les virages. A mi-montée, arrêt à une gargote dans un virage. Thés noirs, beignets de légumes, pause pour les fesses. Les bus s’y arrêtent aussi, faisant le beurre du tenancier. Alors bien sûr, quatre Blancs là au milieu ça attire les regards. Kodaikanal est en vue, perchée à ses 2000 mètres d’altitude. Un village pour l’Inde, une petite ville pour nous. Les habitants aisés des plaines viennent y prendre la fraîcheur et la relative pureté de l’air. Quelques activités ici, comme la balade en minuscule bateau à pédales sur un petit lac au centre de la bourgade. Un lac entouré d’une petite route où les couples circulent en tandem, où les enfants font une balade sur des chevaux dociles devant leurs parents qui mitraillent la scène avec des dizaines de photos. Des stands aussi, de nourriture bien sûr. Notamment celui des succulents pois chiches cuits mélangés à des oignons, du riz soufflés, des épices, le tout servi dans un cône de papier prélevé dans un journal ou un magazine et que tu te débrouilles de manger avec les doigts. Des articles et jouets encore, tous plus kitsch les uns que les autres. Il faut que cela soit clinquant, fluo de préférence. Bref, une bien belle activité autour de ce lac, de belles scènes de rue. La chance. La chance que nous sommes dimanche et que nous croisons une sorte de procession chrétienne, où les fidèles portent de lourdes et énormes décors à la gloire de Dieu. La foule suit le cortège au son de tambours, de trompettes et de clarinettes. Un cortège festif et coloré. Nous aurons aussi été sur la promenade à flanc de montagne de Coaker’s Walk. On y verrait les plaines du Tamil Nadu à des dizaines de kilomètres. S’il n’y avait pas cette forte brume qui empêche toute vue spectaculaire. Le spectacle est plutôt sur la promenade elle-même. Les jeunes Indiens viennent s’y prendre en photo. Les filles adoptant plutôt des positions glamour mettant en valeur leur beauté, alors que les garçons se la jouent plus macho, lunettes de soleil et peu de sourire. Le tout sans gêne devant tout le monde. Ah cette Inde, ses paysages qui fascinent autant que ses habitants, que ses épisodes de vie, que ses scènes de rue. Kodaikanal, rien d’exceptionnel au final, juste le plaisir d’y être venu et d’observer.

Malgré l’altitude et la fraîcheur à l’ombre, dès que le soleil apparaît sur Kodaikanal, la température augmente rapidement. Ce qui n’empêche pas l’Indien des plaines de porter bonnet et veste chaude d’ailleurs. Depuis le début de ce trip c’est l’application Maps.me qui nous guide sur les routes indiennes. Et il faut bien reconnaître que les concepteurs de cette application gratuite ont sacrément bien bossé. Tiens prenons aujourd’hui par exemple. Notre but du jour est Madurai, une ville de province du Tamil Nadu, à quelque 130 kilomètres de Kodaikanal. On va être franc, on n’a clairement aucune idée du chemin à prendre pour s’y rendre, d’autant plus qu’en Inde à part sur les très grands axes, les panneaux routiers font figure d’absents. Alors on s’en remet à Maps.me. Et là, et dieu sait comment, ce GPS a dû sentir que nous n’en avions pas encore assez de ces petites routes dans les ghats. Car au lieu de nous amener au plus vite sur les grands axes de la plaine, il nous a embarqués sur des chemins de travers le plus longtemps possible. Petites routes, parfois pistes, à travers des villages d’un autre temps où la rudesse de la vie se lit sur certains visages burinés, à travers les forêts d’eucalyptus. Nous faisons confiance et suivons à l’aveugle le tracé sur nos téléphones portables arnachés au guidon. Une chance. Que dis-je, un privilège. Quel touriste vient dans ces coins isolés des montagnes du Tamil Nadu ? Pas beaucoup à voir la mine et les regards surpris des personnes croisées lors de ces quelques dizaines de kilomètres. Et lorsque nous avons un doute lors d’une intersection, il suffit d’arrêter une moto et la vieille dame qui monte en amazone à l’arrière nous indique la direction dans son dialecte local, tout sourire, alors que son mari ajoute que nous devons être prudents sur ces petites routes. La dernière descente, à flanc de montagne, sera mémorable de beauté avec une vue incroyable sur les plaines du Tamil Nadu en contrebas. Enfin un village, avec des commerces, un arrêt de bus. Il fait chaud désormais, chaud et soif. Il est temps de faire une pause après une conduite tout de même éprouvante durant quelque 60 kilomètres. Une gargote de bord de route, un avant-toit qui procure un peu d’ombre, un préposé au thé, quelques beignets de légumes qui viennent d’être frits, c’est là qu’il faut s’arrêter. Et on ne le regrettera pas. Évidemment, les personnes présentes veulent savoir d’où on vient, où on va, à qui sont les motos. Et voilà qu’on nous offre une tournée de ... concombres frais achetés au vendeur de rue 10 mètres plus loin, coupés en deux dans le sens de la longueur avec un peu de sel pimenté. La fraîcheur du légume face à la légère brûlure du piment. « Welcome to India » nous dit-on avec toujours ce sourire désormais traditionnel. Thés noirs, chaud et sucré, les petits beignets, les concombres de bienvenue, la pause s’est transformée en repas de midi. Il est temps de reprendre la route et au moment de payer, le patron des lieux nous dit que nous sommes ses invités avec de longues poignées de main. Ce n’était pas une pause en fait, mais une leçon. Une leçon de vie et d’accueil. Il reste tout de même quelques dizaines de kilomètres jusqu’à Madurai. Avalés sur des voies rapides. Une autoroute même, mais à la indienne. A savoir que des motos roulent à contresens sur la bande d’arrêt, que des piétons la traversent et que même des vélos l’empruntent. L’arrivée à Madurai est assez épique. On ne rentre pas dans une ville indienne de plus d'un million d’habitants sans devoir affronter sa circulation frénétique, archaïque et anarchique. Encore plus qu’ailleurs, aucune règle n’a cours aux abords de Madurai. Ça force, ça pousse, ça bouchonne, ça bataille et évidemment ça klaxonne. En permanence. Redoublement d’attention, concentration, celui qui aura piloté ici est paré pour bon nombre d’éventualités. Le Moskva Hotel est non seulement à une distance raisonnable du fameux temple Sri Meenakshi, mais il a aussi un petit garage souterrain pour éviter de laisser les motos à la rue. Les motos, dont la mienne a toujours ce foutu problème de fusibles qui lâchent. Mais la aussi, le Moskva est tout près d’un atelier Enfield. Alors le réceptionniste m’y amène comme passager sur son scooter et je reviendrai y poser la moto. Moto prise en charge tout de suite, avec un changement d’un bout du faisceau électrique défectueux dans le pare-boue arrière. Demain visite de la ville et surtout du temple. A pied, ça reposera nos fesses endolories. Madurai. Notre première grande ville indienne. Un cocktail local dont les ingrédients sont bruit, pollution, foule, klaxons, poussière. Le tout bien secoué et servi chaud. Madurai en Inde. Une ville qui fourmille, en perpétuel mouvement, des rues parfois de terre, des scènes de rue tous les mètres. Aucun charme particulier, mais une ambiance particulière. La ville semble être découpée en zone d’activités. Le Moskva Hotel où nous logeons est dans la zone des pièces détachées pour les véhicules. Des échoppes, de minuscules ateliers, à même la rue, sans aucun standard de sécurité, à la débrouille totale. Un fouillis indescriptible. Et pourtant extraordinaire. La où nous trions, jetons, gaspillons, ici tout se conserve dans un coin, tout se répare, tout sert à quelque chose. Dans d’autres zones, ce sont les textiles, les pneus, l’outillage ou encore les cartes de vœux ou d’anniversaire (...). Tu cherches quelque chose de particulier, choisis ton quartier. Il s’était injuste de dire que la ville est sale. Poussiéreuse oui, mais sale non. Les scènes de rue disait-on. Comme les vaches en plein carrefour. Comme cet artisan qui repasse des chemises avec son fer à charbon. Comme les gens qui prient un dieu peint sur un mur. Madurai, le spectacle est permanent, comme le bruit. Les mendiants se sont comptés sur les doigts d’une seule main, les sourires eux, étaient innombrables. Mais si on vient à Madurai, c’est pour visiter le temple du Sri Meenakshi, un des plus célèbre d’Inde du sud. un temple érigé il y a plusieurs siècles en l’honneur de la déesse Shiva. Une splendeur architecturale avec ses tours ornées de milliers de statues colorées. Les Indiens y viennent en pèlerinage pour prier, de loin parfois, les touristes y viennent pour en prendre plein les yeux. Certaines parties intérieures sont réservées à ces pèlerins, puisque les non hindous ne peuvent y pénétrer. Le temple se visite pieds nus et les jambes couvertes, tout y est superbe. Sans photo malheureusement, appareil et téléphone y étant scrupuleusement interdits. Madurai, le détour en valait vraiment la peine. Dernière soirée ici, dernier plaisir à Madurai : un excellent repas sur le roof top du Suprême Hôtel. A l’air et au-dessus des toits de la ville. Madurai. On a adoré.

Sortir de Madurai n’a pas été si compliqué finalement. Peut-être que nous nous habituons à cette conduite indienne, toute en fluidité, sans véritable règle ? Direction nord aujourd’hui pour la petite ville de Palani, toujours au Tamil Nadu. C’est notre ami Shankar qui nous avait conseillés de faire un stop à cet endroit plutôt que dans la grande ville de Coimbatore. Palani, des maisons, ses commerces, sa population, au pied du Murugan Temple perché sur la colline 600 marches plus haut. Un temple de pèlerinage pour les Hindous, où l’on monte les escaliers de pierre, parfois brûlants sous le soleil, à pieds nus. Nous sommes les seuls Blancs à l’horizon et notre présence étonne. Mais comme partout, les sourires éclairent les visages. Étonnement sans aucun doute, Palani n’est pas sur l’itinéraire des guides et autres tour operator. Du coup, l’occidental s’y fait rare. Et c’est bien ce qui fait le charme de cette ville où nous sommes plongés au cœur de la culture et la religion locales, sans artifice ni intérêt touristique. Difficile de se faire comprendre ici, car quasi rien n’est indiqué en anglais. Comment monter au temple, doit-on acheter des tickets, comment cela fonctionne-t-il ? Notre désarroi doit se voir à des kilomètres à la ronde, puisqu’un vendeur ambulant de jouets vient nous expliquer, dans sa propre langue et à grands renforts de gestes équivoques, que nous devons laisser nos chaussures à une consigne avant d’entamer la longue montée. Nous comprenons aussi que l’accès au temple est gratuit. Décidément ces Indiens sont particulièrement accueillants avec le touriste perdu dans les méandres de la culture locale. Gravir 600 marches n’est pas si simple avec la chaleur du Tamil Nadu comme accompagnante. Certains portent de jeunes enfants, quelques femmes transportent de lourds sacs de nourriture en équilibre sur la tête, nous ne sommes pas les pires lotis. La mode ici pour les hommes c’est le selfie avec le premier Blanc que l’on croise. Alors durant la montée, nous sommes sollicités à de nombreuses reprises pour finir sur les cartes mémoire de smartphones. Et quand il s’agit d’un groupe, évidemment que chacun veut sa photo, avec son appareil à lui, ça prend donc un peu de temps. Les filles, elles, sont moins hardies, elles se contentent de grands sourires et de signes de la main. On se sent bien dans cette Inde, chaleureuse et accueillante, on en oublie cette poussière constante, la pollution des véhicules et les déchets qui jonchent le bord des routes et chemins. Évidemment que depuis le Murugan Temple la vue est splendide sur la campagne environnante 600 marches sous nous. Sur cette esplanade, les codes sont incompréhensibles pour nous. Plusieurs entrées, des gens couchés au sol qui attendent dieu sait quoi, certains amènent des offrandes d’autres pas, toute la complexité indienne sur cette colline. Alors nous y allons à la chance, on rentre là où l’on pense pouvoir, on suit des pèlerins, on regarde et on observe discrètement. Toujours sans réellement comprendre. Et on se pose à l’ombre, pour contempler le spectacle des gens. Leurs habits colorés, leurs mimiques, leurs yeux si noirs et leurs sourires si éclatants. On ne s’en lasse pas. Retour à notre logement du soir à deux pas de la montée vers le temple, au cœur des petits stands de rue. Le Patthia Naidu Palace, un petit hôtel local tout simple et bon marché, rien d’un Palace, mais rien du tout. Mais qui est au petit soin pour nous. Le soir tombe sur Palani, l’animation se fait plus discrète. Un petit air souffle sur les plaines du Tamil Nadu. On est bien. Nouvelle étape et une longue. Un peu plus de 170 kilomètres direction nord pour rejoindre la station de Coonoor, dans le massif des Nigrilis à plus de 1800 mètres. Retour dans les montagnes. 170 kilomètres de moto en Inde, c’est un minimum de 6 heures, arrêts compris. Une fois n’est pas coutume, le GPS choisit lui-même notre tracé du jour. Un savant mélange de routes de campagne, de traversées de village et même d’une grande ville (Tirrupur), d’autoroute que nous aurons prise durant un kilomètre à contresens (sans que les autres usagers n’y trouvent quoi que ce soit d’anormal) ayant raté un embranchement. Un cocktail de Tamil Nadu l’espace d’une journée. Des arrêts aussi, pour reposer l’arrière-train qui encaisse sans trop sourciller les bosses, dos d’âne, malformations et autres imperfections chroniques des routes indiennes. Une première pause dans une petite échoppe de bord de route pour ce qui est devenu la tradition : un thé, chaud et sucré, soit noir pour deux d’entre nous, soit au lait pour les deux autres. Et c’est alors que notre regard tombe sur un plat de pois chiches aux épices Masala. Mettez-en une soucoupe svp. La femme derrière le comptoir ne parle pas l’anglais, alors ce sont les clients de la petite salle qui vont traduire. Nous voilà à nouveau au centre des attentions. Et pendant qu’on y est, rajoutez-nous de cette friture d’oignons qui a l’air si bonne et que vous venez de nous faire goûter, merci Madame. Une première pause qui se termine par une tournée de selfies, casque et lunettes de soleil sur la tête, prêts au départ. Une seconde pause dans une petite ville cette fois, avec encore une série de thé, accompagnée de fruits achetés sur le stand d’à côté. Melon mûr à souhait, mandarines juteuses, de beaux et bons fruits locaux. Il faut avouer que les fruits sont une des seule nourriture qui n’emporte pas la bouche par le feu des épices, notamment du piment. Les Indiens s’y mettent déjà le matin au petit-déjeuner (pas aux fruits, mais bien au piment), alors une petite pause doucereuse et sucrée dans la tourmente des plats épicés , ça ne peut que faire du bien. Les contreforts de la montagne arrivent et avec eux, le début de la montée. La vitesse va ralentir et la conduite va se faire plus difficile. Nous sommes pris entre deux feux. Se faire dépasser par les voitures qui grimpent pied au plancher et tenter de dépasser les bus et camions qui subissent la pente, le tout en ne prenant aucun risque. Car à la descente, les bus et camions n’ont rien à envier aux voitures. Ça roule à fond et ça coupe sérieusement les virages. Une odeur de caoutchouc brulé prouve que les freins sont sacrément sollicités. Nous avions lu qu’il fallait être fou pour conduire des motos en Inde. Mais voyager dans ces bus qui ne connaissent aucune limite doit être tout autant périlleux si ce n’est plus, vu leur état. Coonoor est en vue, l’air y est frais évidemment, moins moite. On y reste demain encore avant de rouler vers notre seconde grande ville : Mysore, dans l’état du Karnakata. Le soleil est toujours au rendez-vous, on va en prendre plein les yeux. Une fois de plus.

Un jour et demi à Coonoor. Retour donc dans les montagnes, au cœur des Nigrilis dans les Western Ghats. Une petite ville d’altitude, animée comme il se doit, mais surtout au cœur d’une région superbe où les plantations de thé occupent le terrain. A Coonoor même, il n’y a pas grand chose à faire. Son marché couvert et quotidien peut-être, où l’on trouve de tout, fruits et légumes, textiles, nécessaires de maison, outillage, épices, fleurs, bref de tout. Un endroit vivant et odorant (souvent très agréable ne nous méprenons pas) au gré des étals. Mais ce qui vaut la peine à Coonoor, c’est partir se balader aux environs en moto. Au belvédère de Dolphin’s Nose par exemple. Bien sûr que la vue sur les montagnes environnantes et plus loin sur les plaines du Tamil Nadu est impressionnante. Mais ce qui fait son charme à ce nez de dauphin, ce sont les 11 kilomètres de route pour s’y rendre. Une petite route, parfois à flancs de montagne, coincée entre les buissons verts des théiers de part et d’autre de la chaussée, sinuant dans une nature préservée et bien sûr splendide. La brume au loin rend la lumière plus tamisée, mais les monts aux alentours se découpent dans le bleu du ciel. Un bonheur total que ce mélange de couleurs. C’est bien entendu un peu l’attraction du coin, alors on y est pas seul sur cette route. Prudence. En arrivant à son terme, les chalands attendent le voyageur avec leurs petits stands proposant des boissons, de la nourriture simple ou des bricoles à acheter. Mais il n’y a pas que les chalands qui se réjouissent de la venue des touristes. Les singes aussi. Toujours prêts à chaparder ce qui traîne à portée de main, quitte à se montrer assez entreprenant. Malgré cela, la vue vaut la peine depuis Dolphin’s Nose. Sur le chemin du retour, une manufacture de thé propose des visites expliquant les différentes étapes depuis la cueillette jusqu’à votre tasse du petit-déjeuner. Une usine installée là par les Britanniques au siècle dernier. Et les infrastructures n’ont pas vraiment changé depuis. Une autre visite à faire, le Sim’s Park, un jardin botanique à l’indienne, beaux arbres et plantes diverses, où une petite gouille permet à quelques pédalos de promener des touristes, quasi exclusivement Indiens. Car ici encore, le Blanc est rare. Rien d’exceptionnel donc, juste un moment paisible en nature, loin du bruit. Coonoor « centre », on y est allé pour changer de l’argent. Un seul bureau pour avoir des Roupies car les banques n’en fournissent pas. Un peu dur à trouver car cet office est perdu au milieu des dizaines d’autres commerces de la ville. Et visiblement peu savent qu’on peut y faire du change.Les dollars que nous amenons sont scrutés, ils se doivent d’être impeccables. Deux billets nous seront d’ailleurs refusés, à cause d’une petite tache dans un coin. Ce qui paraît être une formalité prend au final pas loin d’une heure. Et quand un couple d’Indiens rentre dans le bureau et veut changer un billet de 1000 francs suisses, nous n’y croyons pas nos yeux. Un couple en voyage de noces, dont l’époux habite à Bâle. Le monde est soudainement petit. Nous aurions pu manger a notre guesthouse, mais nous avons trouvé un petit resto familial dans la rue principale de la ville. Une petite échoppe sans prétention, tenue par un couple, mais qui prépare du poulet de différentes façons (toutes bien épicées), ainsi que plusieurs variétés de riz frit et de nouilles sautées. A peine arrivés qu’on nous trouve une place dans l’espace très restreint de l’endroit. Un accueil chaleureux, où l’on se sent rapidement bien, malgré que personne n’y parle vraiment l’anglais. Coonoor, l’immersion indienne. Dans l’assiette et dans l’ambiance. Retour de nuit à notre guesthouse, sur les hauteurs de la ville à quelque 5 kilomètres. On s’était promis de limiter les trajets de nuit. Exception. Mais c’est vrai, on n’y voit pas grand chose et les dangers sont les mêmes qu’en pleine journée, sauf qu’on ne les voit plus ! Coonoor ou la fin du périple en montagne. Retour demain dans les plaines chaudes et moites. Et passage dans l’état du Karnataka, direction Mysore et son palais. Nul doute qu’on n’y verra aucune différence. Les sourires seront toujours présents nous y serons parfaitement accueillis. Comme partout.

L’air est frais au petit matin dans les Nigrilis. Quel contraste avec les plaines où la température ne fraîchit même pas vraiment la nuit. Avant de partir vers le nord, petit coup de chapeau tout de même aux autorités locales. Toute cette région de montagne des Nigrilis est Plastic Free. Alors, à voir ce qui traîne encore par terre, la mesure ne doit pas être si ancienne. Néanmoins, ici on emballe dans du papier journal et on te donne un petit sac de coton pour embarquer tes courses du marché. Même les pailles des Lassis sont en carton ! Bref, l’Inde le fait et y arrive. Pas comme chez nous... comme quoi les donneurs de leçons ne sont pas toujours ceux que l’on croit. Direction donc Mysore, par les routes de montagnes pour sortir du massif. Après Wellington la militaire (une importante garnison de l’armée indienne est stationnée là), voici Ooty la célèbre. Une station assez huppée des Nigrilis, où les hôtels et autres lieux de villégiature vantent leurs chambres luxueuses. Ooty, très en vogue auprès des classes aisées à ce qu’il se dit. Une seule route, bien sinueuse en plus, et surtout bien encombrée. Un véritable défi lorsqu’on se retrouve collé derrière un camion, avec un bus qui pousse derrière. On ne le dira jamais assez, les chauffeurs de bus indiens, c’est du lourd. Vitesse excessive, dépassement téméraire, aucun fairplay ni considération pour les autres, en voir un dans le rétroviseur de la moto rend nerveux. La descente sur la plaine est longue et la route n’est pas toujours en bon état. Quelques tronçons qui n’ont pas encore vu d’asphalte, trous voire cratères, dos d’âne (particulièrement efficaces), il convient d’être prudent. Heureusement, l’Enfield 500 n’est pas une machine qui incite à mettre du gaz. Un couple d’enfer, une maniabilité incroyable et malgré tout c’est du solide. Parce que des trous et des dos d’âne, on en a ramassé quelques dizaines depuis le départ. Peu avant d’atteindre le plat des plaines, nous traversons une incroyable forêt d’eucalyptus, des arbres géants et droits comme des i. A se sentir soudainement petit au milieu des ces messieurs de bois. Mais le meilleur reste à venir. Il est temps de dire au revoir aux ghats, à ces montagnes aux si belles routes. Une autre Inde que celle des villes et des campagnes. Des paysages majestueux, des courbes douces, de la fraîcheur. Du plaisir intense. L’air s’est considérablement réchauffé maintenant. Une grande porte annonce la Mudumalai Tiger Reserve que la route traverse de part en part. Une route incroyablement belle au milieu d’arbres splendides. Les employés de la réserve brûlent les abords directs de la chaussée, sans doute pour éviter que certains animaux s’en approchent. Singe, biches, petits cervidés et même un éléphant traversant la route, le tout dans leur habitat. Pas de tigre bien sûr, si félins il y a encore dans le coin, nul doute qu’ils restent à l’abri des regards. Le Karnataka est en vue. Pas de réelle transition car une autre réserve, celle de Bandipur, prend immédiatement le relais pour quelques superbes kilomètres de plus. Notre pain blanc mangé, la suite du trajet se fait sur des voies rapides et même une autoroute, que les automobilistes et camions paient, mais pas les deux roues. Toujours cette autoroute où l’on peut se retrouver en présence d’une vache sur le terre-plein central. Et comme d’habitude des motos en contresens, des tracteurs, des vélos et des piétons qui la traversent. Une autoroute indienne. Comme aux abords de toute les grandes villes en Inde, la circulation devient anarchique au fur et à mesure que Mysore approche. Redoublement d’attention, rester sagement dans sa voie et être attentif à tout ce qui se présente. Les mots d’ordre à suivre pour arriver à bon port. Le bon port à Mysore, c’est le Mannar’s Residency, pas loin des deux attractions que nous sommes venus voir ici. Pas le temps d’enlever les casques que le préposé qui gère le trottoir devant l’immeuble nous fait signe de le suivre. Les motos seront mises à l’abri dans un parking fermé au sous-sol. Les chambres sont prises, la douche nous a requinqués, départ pour le Devarja Market, à quelques minutes à pied. Principalement fleurs, fruits et légumes, ce qui surprend ici, c’est l’effort pour présenter un étal esthétiquement accueillant. A l’image du pays, tout y est coloré dans ce marché. Alors oui, ici on voit du touriste occidental, et on nous sollicite. Mais un refus poli et souriant permet de ne pas être harcelé. Balade dans les rues et ruelles de Mysore. Plus qu’ailleurs, le nombre de vaches vivant au cœur de la ville est impressionnant. A qui sont-elles ? Les commerçants leur donnent de l’eau dans des seaux, voire de la nourriture, ce qui leur évite de faire les poubelles. Par contre, elles sont totalement indépendantes et se promènent la où elles veulent, traversent les carrefours et grandes avenues. Sujet de vénération, une jeune femme la touche et se signe, non pas de la Croix bien sûr, mais d’un autre mouvement à caractère religieux. Demain, suite de la visite de Mysore. On continuera de répondre à la sempiternelle question « hello, where are you from ? ». Une autre journée en Inde. La visite de Mysore. Une ville de province, à peine 1,5 millions d’âmes vivant ici. Difficile de dire que c’est une belle ville, mais disons qu’il y a des choses à y voir, une ambiance, du spectacle de rue (mais comme partout). Première étape, vu que le Devarja Market a déjà été visité hier, le fameux et célèbre palais de Mysore. Un palais, celui d’un Maharadja, pas un temple religieux. Un édifice d’une splendeur inouïe, tant depuis l’extérieur qu’à l’intérieur, au cœur de la ville. Une visite à pieds nus, traversant une partie du palais, mais une partie magnifique. Ils avaient bon goût les Maharadjas du coin ! On y reviendra ce soir, car un spectacle sons et lumière vient égayer ce lieu splendide chaque soir de la semaine. En prenant un tuktuk, on apprend que Mysore abrite quelques ateliers fabriquant d’excellentes huiles essentielles. Évidemment que notre chauffeur en connaît une, où il touchera une commission pour un peu que nous y fassions quelques achats. Et nous en ferons, car ces huiles aux vertus indéniables sont bien plus chères chez nous. En Inde, le textile est roi. Alors, chemises, tshirts, blouses, robes, bref tout ce qui touche à l’habillement vaut la peine de s’y pencher. Quelques achats plus tard, un petit lassi dans une échoppe nous rafraîchira. Il suffit de se poser dans la rue, là où il y a du trafic et de la vie. Se poser et observer. Que de scènes de rue, que de visages, que de couleurs, que de dépaysement. Tout est sujet à étonnement, à découverte, à émotions. L’Inde se vit avec les yeux, avec le nez, mais aussi et peut-être surtout avec le coeur. On le savait, soit on aime, soit on déteste. Le milieu n’existe pas. Mais là, c’est bon, notre choix est fait. La nuit tombe il est temps de retourner au palais. 19 heures pile, des milliers d’ampoules s’allument pour une féerie de lumières sur le palais de Mysore. Des musiciens jouent des airs traditionnels indiens au pied du palais, rediffusés par des haut-parleurs puissants. Une féerie. Un rooftop. L’endroit idéal pour la dernière soirée à Mysore. Un rooftop à la brise rafraichissante et un magnifique buffet de bon nombres de plats différents, tous bien épicés et parfois brûlants, mais que de saveurs. L’endroit idéal pour terminer cette étape incontournable et inoubliable. Mysore, son marché, son palais, ses rencontres, on en voudrait encore. Fascinante Inde.

L’Inde n’est pas une lève-tôt. Les rues de Mysore sont calmes en ce début de matinée, la circulation y est encore parsemée. Ça tombe bien, car il nous faut sortir de la ville. Direction retour vers le Kerala, retour vers la côte à quelque 200 kilomètres vers l’ouest. 200 kilomètres. En Suisse, à peine 2 heures. Ici, environ 6 à 7 heures en fonction des arrêts. Pour une fois, nous n’avons pas laissé notre GPS nous conduire, on lui a un peu forcé la main pour passer sur des voies moins rapides, de plus petites routes. Et on va être gâtés. Tout commence par la traversée de campagnes, de villages ruraux, des lieux d’un autre temps, où justement ce temps n’a pas l’air d’avoir d’emprise sur les gens. Tout semble s’y dérouler sur un rythme indolent. Certains sont assis sur le bord de la route, devant une maison, sur un vélo, à attendre dieu sait quoi. Dans ces campagnes, nous sommes loin des palais de Maharadjas, loin des fastes. L’Inde rural, des tracteurs si anciens qu’ils n’ont plus d’âge et pour les moins fortunés, une vache pour labourer. Des habitations réduites au strict minimum : fournir un toit, une protection. Et pourtant cette Inde là, vue depuis nos Enfield, nous envoûte aussi, tant le décalage est puissant. Une autre réserve animalière et forestière, la Nagarahole Tiger Reserve, se met sur notre chemin. Pas de chance aujourd’hui, ni tigre, ni éléphant, seuls quelques cervidés et singes sur le bord des routes. Mais une route sinueuse est splendide au cœur d’une nature préservée et respectée. Cela fait plusieurs dizaines de kilomètres que nous sommes partis, la réserve ne permettait aucun arrêt puisqu’on n’y croise aucun village. Des habitations sont en vue, quelques petits commerces aussi. Un village de campagne, sans grande activité visible. Un petit resto tout simple, quelques tables et tabourets en plastique. Mais du thé, comme partout, deux assiettes de Byriani (riz et poulet), 2 beignets de banane et surtout des sourires, des questions, du contact. Ici tu manges et bois pour quelques francs et c’est toujours bon. Mais autant que le repas et son prix, c’est cet accueil indien qui fait la différence. Peu importe les tabourets en plastique, peu importe la grande simplicité des lieux, tu t’y sens bien dans ces gargotes. Depuis le début du périple, Maps.me nous la jouait sérieux, mais voilà, il fallait qu’il fasse son taquin. Au détour d’une belle route, il nous indique une voie plus petite, peu asphaltée. Alors on se dit que la voie en question est un raccourci de quelques centaines de mètres. Peu d’asphalte s’est transformé en piste de terre. Petite voie est devenue chemin pédestre étroit. À trous, flaques de boue, bosses et autres réjouissances pour un fessier déjà bien endolori par les nombreuses heures passées sur la selle. Une heure. Il a fallu une heure pour retrouver une route digne de ce nom. Alors certes, j’avoue, on se demandait quand et comment on sortirait de cet endroit (en fait on était carrément paumé). Mais après coup on a bien ri. Sacré Maps.me. La journée de la vache. Plus que tout autre jour, nous en avons vu des dizaines. Tiens, cela a commencé ce matin alors que je sortais devant notre hôtel de Mysore, une belle vache était en train de se faire traire. En pleine ville et en pleine rue... puis dans les champs, les villages et surtout sur la route. Et on ne sait jamais ce qui se passe entre leurs cornes, à ces bovidés indiens. L’idée de traverser devant la moto leur prend souvent et voir une vache sur ou au bord de la route incite à la plus grande prudence. Les 40 derniers kilomètres qui nous séparent de Kozhikode (appelée aussi Calicut) sont une succession de petites villes, sur des routes où la circulation est dense et parfois périlleuse. Rester concentré malgré la fatigue. Le GPS ne nous fera pas d’autres facéties, il a eu sa dose du jour, et nous emmène directement au Calicut Inn, un hotel absolument correct sur une grande avenue. Un demi-million d’habitants dans cette ville, mais une impression qu’ils sont tous dans les rues en cette fin d’après-midi ! Un tuktuk, et qui mettra le compteur s’il vous plaît, nous emmène sur Kozhikode Beach, le soleil s’y couche dans la mer. Des centaines de gens, de familles, assis dans le sable ou marchant à la limite de l’eau, prenant juste du bon temps. Malgré une eau très chaude, personne ne se baigne. Les petits stands sont également présents, proposant du thé évidemment, mais aussi d’autres spécialités locales. Telles que du chou fleur frit ou des petits œufs (de caille ?) en sauce bien relevée.il faut goûter. Et c’est évidemment très bon. Le gars qui tient le stand nous demande évidemment d’où l’on vient et semble même assez fier d’avoir servi des Suisses ! Il proposait aussi des moules passées dans la friture, mais là j’avoue ne pas avoir osé. Balade le long de cette longue plage et pas un Blanc à l’horizon. Alors évidemment, on nous toise, on nous sourit, on nous fait des signes amicaux. Et on nous demande de poser pour des selfies. Encore et toujours. On surprend souvent les moins téméraires à faire semblant de prendre une photo dans notre direction pour nous avoir en cliché ! Il ne reste que peu de kilomètres, peu de nuits, peu à vivre de ce périple en Enfield dans ce pays envoûtant. On va en profiter jusqu’à la dernière seconde.

Kozhikode le matin, comme très souvent depuis le début de notre périple, c’est assez tranquille. Nous avons atteint la côte, le but maintenant c’est de redescendre vers la ville où tout a commencé, Kochi. L’avantage d’avoir la mer à proximité fait qu’elle nous sert de guide, de fil conducteur, de repère. Alors on rejoint Kozhikode Beach et on va rester le plus longtemps possible le long des plages, quelle que soit la taille de la route ou du chemin. D’ailleurs assez rapidement, la route qui descend vers le sud s’écarte de la mer. Qu’à cela ne tienne, on prend les petits chemins qui s’immiscent dans les villages ou les habitations plus proches de l’eau. Et on rejoint le bord, sur des voies parfois pas plus larges qu’un trottoir. Nous roulons désormais au Kerala, depuis hier déjà. Ce n’est pas faire injure aux habitants du Tamil Nadu et du Karnataka que de dire que le Kerala reste une expérience à part. Plus qu’ailleurs, les gens nous saluent, nous souhaitent la bienvenue, nous sourient. Une sorte de marque de fabrique. S’il fallait ne retenir qu’une chose de ce périple en moto, ce serait avant les paysages, avant le dépaysement total, avant ces cinglés de chauffeurs de bus, oui bien avant, ce serait cette gentillesse qui anime le peuple indien. Partout, vraiment partout, nous avons été reçus par des sourires et des témoignages d’accueil extraordinaires. Et au Kerala tout particulièrement. Exemple aujourd’hui : nous suivions la grande route un peu encombrée, lorsque deux jeunes en scooter viennent à ma hauteur, en me disant de prendre une petite rue sur la droite pour rejoindre le bord de la mer. Et ils passent devant, me montrent la voie, m’accompagnent sur plusieurs kilomètres en me vantant la beauté de ce littoral indien. Ils pousseront jusqu’à nous ramener sur la grande route en m’indiquant le chemin à prendre pour continuer notre route, avant de partir dans la direction opposée, tout sourire et le pouce en l’air en guise de d’adieu avec un « welcome to India » ! Alors oui, nous pouvons voir la pauvreté extrême, la misère parfois, la pollution permanente dans les villes, les déchets dans les rues ou aussi la nature, la poussière qui pénètre tout jusqu’aux pores de la peau, oui nous pouvons voir et ressentir cette Inde. Mais la gentillesse de son peuple occulte cette vision. Retour sur notre périple du jour. Quelque part sur un de ces petits chemins le long des plages, nous croisons des pêcheurs qui réparent leurs filets, à l’abri du soleil sous de grandes bâches. Arrêt photos, on descend des motos pour aller voir. Le dialogue est compliqué, l’anglais n’est pas la langue commune. Par contre, pour les selfies, là, aucun souci, on se comprend vite. Plus loin, ce sont une bande de jeunes qui nous stoppe pour des photos, avec de grands éclats de rire. Les plages, oui nous en apercevons quelques-unes le long de la mer. Mais étrangement, la majeure partie de ce littoral est composé d’une haute et hideuse digue faite de gros cailloux. Sans doute une digue de protection pour de fortes marées ou lors de gros mauvais temps quand la mer peut se déchaîner. Et il semblerait que les indiens ne soient pas plus attirés par le côté balnéaire que ça. Bref, si vous cherchez eau et plage idylliques, ce n’est pas sur cette côte qu’il faudra choisir votre destination. Le soleil frappe sérieusement et malgré la proximité de l’eau, aucune brise. Alors quand un cabanon en bois proposant quelques rafraîchissement apparaît, le stop est obligatoire. Une dizaine de jeunes sont là et entament une conversation avec nous. Pas de thé dans cette gargote, mais une autre spécialité locale. Un bloc de glace, à râper avec une sorte de rabot pour l’émietter, que l’on recouvre d’ingrédients soit salés, soit sucrés. Nous goûterons au deux, franchissant au passage quelques règles de prudence quant à l’origine du bloc de glace. Les jeunes sont visiblement heureux que des touristes s’arrêtent dans leur petit univers local. Poignées de main au moment de partir, des bye-bye et évidemment des ... sourires ! Rouler au bord de la mer nous éloigne aussi parfois des voies rapides. Et pour éviter un détour, c’est un bac qui va nous faire traverser un petit bras de mer. Acheter les billets est une expérience en soi, la préposée aux tickets ne parle que la langue locale. A coups de gestes et en montrant les motos, nous tendons un billet de 100 roupies (1,40 CHF) et nous recevons deux tickets et de la monnaie. 15 centimes le passage. Pour la moto et deux personnes. Évidemment, nous serons les seuls blancs de l’embarcation et le fait d’être en moto intrigue l’Indien. Guruvayur. Notre but du jour. Avant d’atteindre cette destination, il nous faut changer de l’argent pour finir le périple. En Inde, les banques ne proposent pas de change. Il faut aller dans les échoppes spécialisées ou alors utiliser les DAB (appelés ATM ici comme dans tous les pays anglophones). C’est à Chavakkad que nous trouverons un office de change. Contrairement à la transaction faite à Coonoor, tout va vite et nous repartons avec quelques milliers de roupies. Guruvayur donc. Une étape choisie pour visiter son temple assez célèbre dans le coin. Sauf que. Sauf qu’il est interdit aux non-hindous. Soit, pas de temple. Un tuktuk nous conduira donc à Chavakkad Beach que l’on s’attendait à trouver assez touristique, comme Kozhikode Beach. Mais Chavakkad Beach en fin d’après-midi, c’est essentiellement le retour des pêcheurs, dont les grandes barques sont tirées sur la plage par de puissants tracteurs. Un véritable spectacle. Le poisson est amené dans le sable, posé au sol, et commence alors une sorte de vente à la criée à même la plage. Nous ne comprenons pas tout, certains prennent des notes, d’autres téléphonent, des transactions se font. Un spectacle local, la vie et l’activité des pêcheurs, sur une plage du sud de l’Inde. Nous y boirons un ultime thé dans un food truck Mercedes qui a dû retrouver une seconde jeunesse en Inde alors qu’un soleil rougeâtre se couche dans les flots de la mer d’Arabie. Avant de revenir dans la nuit à Guruvayur. Repas dans un petit resto, passage chez le barbier. Demain retour sur Kochi, les heures se comptent pour le retour vers la froide Europe. Froide en température, mais froide aussi dans les gens. Autant l’arrivée en Inde demandait une préparation à l’affronter, autant le retour ne va pas être simple.

L’ultime étape. Le retour sur Kochi, lieu du départ il y a 17 jours. 2000 kilomètres, nous avons roulé quasi 2000 kilomètres sur une Royal Enfield dans le sud de l’Inde, sans guide ni assistance. Il n’y a aucune fierté à tirer de ce constat, mais jamais je n’aurais imaginé un tel périple. Cela paraissait un peu fou, téméraire, alors que 17 jours plus tard, nous nous sommes habitués à ces conditions si particulières sur les routes indiennes, à cette nourriture pimentée dès le matin ou encore au spectacle quotidien de la vie dans ce pays si peuplé. Il est des voyages qui te réjouissent sur l’instant présent sans laisser de trace ensuite et d’autres qui te touchent au cœur de ta poitrine. Cette Inde du sud en moto aura été un de ceux-là. Mais revenons à l’itinéraire du jour. Tout comme hier, dès le départ de Guruvayur, nous ciblons le bord de mer et les petites routes. Il est finalement assez facile de rouler sur la route la plus proche de l’eau car la moto à l’avantage de passer partout. Le problème, c’est que la plage et même l’eau, on ne la voit pas. Toujours cette digue d’énormes cailloux qui a été construite tout le long de la côte, sur des kilomètres et des kilomètres, sans doute pour protéger les habitations installées en bord de mer. Ce qui se comprend, mais du coup l’intérêt d’être au bord de l’eau diminue à vitesse grand V. Au nord de Fort Cochin se trouve l’île toute en longueur de Vypin. Une île sur laquelle on retrouve un grand nombre de Homestay, voire de resorts assez luxueux. La plupart, voire presque tous, propose des soins ayurvédiques. Et heureusement, car les plages de Vypin ne sont guère entretenues, il y a toujours cette digue et l’eau n’est pas très encourageante (peut-être est-ce le sable qui brasse et qui lui donne cette couleur vert-brun ?). De plus, l’activité sur l’île semble être assez limitée, donc une fois dans ton resort, tu y restes. Autant être là-bas en cure du coup. Il y a deux façons de rejoindre Fort Cochin depuis Vypin Island. Affronter la circulation et passer via Ernakulam, une grande ville attenante à notre destination, ou prendre un ferry fatigué pour franchir le bras de mer qui sépare l’île de la ville. Le ferry. C’est la cohue et l’anarchie pour y monter, ça force de tous les côtés, il ne faut pas manquer sa place sous peine de devoir attendre le suivant. 10-15 minutes de traversée à peine et nous voilà en ville, à quelques minutes de rendre nos machines. Mais d’abord, cap sur notre ultime Homestay, chez Robin, pour décharger les sacs et nous installer avant la restitution. Une chambre simple mais fonctionnelle, parfaitement propre, un proprio très sympa, prix 600 roupies (env 8,50 CHF). Nous retrouvons Arafat, notre loueur d’Enfield. « Hello my friend ! ». Il est quand même assez ébahi du tour que l’on a fait. Un loueur honnête, il me rembourse les réparations faites en route (j’avais gardé les factures) et un jour de trop de location. On se quitte bons amis, au revoir madame Enfield, toi qui m’auras fait découvrir ce fantastique pays et que l’on aura pas ménagée. Fort Cochin. En une heure, j’aurai vu plus de touristes blancs que pendant les 17 derniers jours réunis. Une ville à l’architecture plus européenne, au vu des diverses vagues de colons qui sont passés dans le coin, notamment les Portugais et les Hollandais au temps des comptoirs. Retour du tourisme, retour de ses effets. Les prix sont au minimum deux fois plus élevés qu’ailleurs, l’Indien y est tout de même un peu moins accueillant ou tout du moins son coté business et intéressé apparaît bien plus nettement. On aura le temps de la parcourir demain, avant notre vol de nuit. Mais on a déjà repéré un endroit où tu achètes ton poisson ou tes crevettes pêchés du jour et tu vas te les faire griller au stand d’à côté. Une bonne manière de terminer le séjour. Fort Cochin donc. De petits bâtiments restés dans le style colonial, un quartier de maisons par religion (chrétienne, musulmane et hindoue), des églises, une synagogue, des mosquées, des temples, le tout sans problème apparent. Tout du moins pour les touristes que nous sommes. Des restaurants, plein de restaurants, qui servent de la nourriture plus occidentalisée (et surtout plus chère). Des guesthouse, des Homestay, bref vous l’aurez compris, Fort Cochin vit au rythme des touristes. Même les chauffeurs de tuktuk sont limite insistants. Il faut dire qu’ils sont nombreux et que la concurrence est rude pour harponner le touriste. D’ailleurs, ils proposent tous un tour de ville avec les principales attractions pour un prix dérisoire. Mais le vrai prix à payer, c’est la visite de toutes les boutiques où ils vont t’amener. Et où les commerçants essayeront de te vendre un truc. Les chauffeurs, eux, s’en balancent que tu achètes quelque chose ou pas. Ils toucheront un coupon des commerçants qu’ils convertiront en Roupies. On avoue, on l’a fait, on avait du temps à tuer. Le parfait piège à touristes. Et dire que toutes ces boutiques vendent exactement les mêmes articles. Le soir, la populace et les touristes se retrouvent sur la jetée des Chinese Fishing Net afin d’admirer le coucher du soleil. Des filets que les pêcheurs du coin abaissent dans l’eau pour attraper ce qui passe. Une méthode qui est surtout devenue une attraction touristique en fin de journée. Des stands, de la nourriture, de l’animation, un bon moment à passer. C’est là que tu peux acheter ton poisson ou tes crevettes et te le faire griller. Un bon deal. L’ennemi numéro 1 à Fort Cochin, c’est le moustique. La ville est entourée d’eau et même au milieu des rues, il n’est pas rare de rencontrer un petit canal aux eaux noirâtres et quasi stagnantes. Alors dès la nuit tombée, il vaut mieux ne pas avoir oublié son spray, parce que ça attaque et ça pique sans relâche. Ce bon Robin nous a organisé le transport en taxi jusqu’à l’aéroport qui est tout de même à une heure de route. Un immense édifice, neuf et quasi vide vu le peu d’avions qui posent ici. Comme à l’aller, un vol qui va transiter par Dubai avant de rejoindre la Suisse. Cette fois, ça sent vraiment la fin d’un périple extraordinaire. La moto. Quelle que soit sa marque, sa cylindrée, un voyage en moto aura toujours une saveur spéciale. Quel autre type de voyage te procure autant de plaisir, de découvertes, de liberté, de choix ? Parcourir l’Inde du sud au guidon de nos Enfield a été une sacré aventure. Chemins de traverse, routes de montagne, pistes, traversées de villes et de villages, paysages fabuleux, scènes de vie, rencontres sur et au bord de la route, arrêts pour des pauses thé, des sourires, encore des sourires, cette gentillesse du peuple indien... une sacré aventure. Que l’on n’est pas prêt d’oublier. Incredible India ...
Dans de beaux drâa.... English translation pending
by Arsouille30 · 2020-02-26 · 66 replies
S🙂lam!

En ouverture de ptit fil, un article...vestimentaire:

https://www.voyagemauritanie.com/tenues-traditionelles-maures-detours-operator

Pour Ceux qui, comme nousautes, souhaitent s'en ramener un, de drâa, le tarif (à négocier) sur le Marché Capitale de Nouakchott, pour un complet (boubou+pantalon+chemise), de qualité disons "correcte" (selon un avis Local, hein) , compter dans les 25-30 euros comme ça . L'entrée de gamme, appelée , en fine cotonnade idéale pour rester à la maison par grosse chaleur, s'obtient à moins "cher".Le haut de gamme, connu sous le terme , qu'on trouve plutôt en boutique spécialisée, voit s'envoler les prix, genre + 1000 euros, mon frère.

A suivre, si ça vous branche, un ptit topo circonstancié et illustré de nos , oulah kiffées à la mi-février juste passée.Je veux y partager notre expérience de l'hospitalité (de toutes classes sociales), du vibrant (marchés de Nouakchott), de l'oasis, du logistique (hébergements, restauration, transports...), nos interactions avec bourricots et chameaux à (presque) chaque coin de rue, au rythme du "rite" sucré des 3 thés et des 5 appels à la prière quotidiens.

@++, incha allah, les potos.

Sanouk3😎
Bientôt le Têt et ses gourmandises English translation pending
by Asia7 · 2019-01-25 · 36 replies
Au Vietnam il n'est pas rare qu'une légende se rattache à un événement de la vie courante, à une situation géographique, un événement historique ou tout simplement à un met. Le gâteau de riz gluant Banh Chung en vietnamien, est l'une des friandises traditionnelles des vietnamiens lors de la fête du Têt. On le sert souvent avec du porc au caramel.

La Légende: Le fils du premier roi Van-Lang, le Viêt-Nam d'autrefois, régnait sous le nom de Hùng-Vuong. Il avait trois épouses, chacune d'elles donnant naissance à un garçon. Le fils de la première, Long, épousa Kim, orgueilleuse et jalouse. Le fils de la seconde, Hô`, épousa Ngoc, méchante et acariâtre envers son mari. Le fils de la troisième décédée, Van, vivait avec sa grand'mère maternelle et s'occupait des travaux agricoles. Il pratiquait la culture sur brûlis, cultivait les légumes ou allait pêcher aux heures de loisir. La grand'mère maria Van à Xuân, une demoiselle sage et laborieuse du village. Le couple menait une vie modeste mais heureuse.

Un jour, convoqués par le roi, Van à Xuân devaient vendre leurs deux buffles pour préparer le voyage. A la cour, ils virent leurs aînés et leurs épouses habillés élégamment et parés de bijoux. Van et Xuân se sentaient confus. Tout le monde se moquait d'eux en leur reprochant de se présenter au roi sous une simple apparence. Par contre, le roi se montrait affectueux pour Van, orphelin de mère. Accablé par la vieillesse et en règne de 50 ans, le roi voulait céder le trône à celui qui pouvait préparer les mets les plus savoureux. Les épouses des deux grands , confiantes de leur talent, rivalisaient pour gagner le trône pour leur mari. Seuls, Van et Xuân étaient très inquiets car ils étaient très pauvres.

Une nuit, dans un songe, Van vit sa mère qui lui fit savoir qu'il serait l'élu du trône. Il lui suffisait de faire un gâteau de riz gluant, en forme de carré avec de la viande, de la graisse au milieu pour symboliser le cœur, le Banh Chung. Le gâteau carré représentait la terre car on croyait à cette époque que la terre était carrée. Van se réveilla et raconta le songe à sa femme. Le couple décida de suivre les conseils de leur mère pour confectionner les gâteaux, puis les faire bouillir dans une marmite en terre cuite. Au jour fixé, les deux brus Kim et Ngoc offrirent au roi des plats coûteux. Mais ce dernier n'y trouva rien d'exceptionnel. Quant aux gâteaux offerts par Van et Xuân, il fut ravi par leur délicatesse et par leur signification: "Il fallait gouverner le pays avec sagesse". Il combla Van de louanges et le désigna comme son successeur. Par générosité, Van n’hésita à élever au titre de vicomtes ses frères.
Passagers pour Seattle, mont Saint Helens, Montana, Yellowstone, Idaho, Oakland, en voiture English translation pending
by Oltean · 2018-09-20 · 64 replies
Eté 2018. Le Montana, cette année, ne sera qu’une étape. Prometteuse certes, mais une simple étape dans un circuit qui pour une fois ne nous mènera pas dans des endroits connus. Grands Canyons, Graceland, bayous et pays de Mark Twain sont derrière nous. Nous sommes en quête, voyez-vous, d’autre chose. Cette fois-ci nous suivrons une large trajectoire dans l’Amérique profonde, celle dont les guides ne parlent pas, ou si peu. Deux grandes villes seulement : Seattle, pour commencer, et San Francisco/Oakland, pour finir. Entre les deux, l’ouest hors sentiers touristiques, à la seule exception de Yellowstone, le parc où le touriste peut se mesurer à un ours noir ou parfaire une existence dissolue dans un lac acide.

La promesse est donc celle d’une longue randonnée entre des cités de taille moyenne, à l’affût d’une certaine Amérique secrète et peut-être – l’avenir nous le dira – méfiante envers les étrangers. Nous verrons des villes fantômes et contemplerons à l’ouest du pays mormon des communautés fondées, peut-être, par mes lointains ancêtres basques. Bref, campagne, grands espaces et, on l’espère, heureuses surprises.

Nous commençons donc par Seattle. Une grande ville qui n’évoque rien, sauf quelques séries TV et l’image d’une grande tour, comme le monde d’aujourd’hui en comporte tant. Mais qui irait faire spontanément une virée à Seattle ? Que trouver d’exceptionnel à faire dans ce cul-de-sac venteux, aux confins du Canada ?

A vrai dire on n’en sait rien. Mais c’est aussi pour cela que nous partons.
Régulation des flux touristiques English translation pending
by Evajules · 2018-08-05 · 858 replies
Bonjour à tous,

Au cœur de cet été bien chaud, du moins chez moi, une réflexion suite à une information:

L’île de Pâques est amenée depuis quelques jours à restreindre certaines durées de séjour sur son territoire. Antérieurement, Venise essaye de prendre des mesures concernant les bateaux de croisière, mais aussi les visiteurs venus par d'autres moyens.

Il y a beaucoup d’endroits de par le monde ou les afflux de touristes amènent les autorités à ce genre de décision. Sans compter les aménagements engendrés par le nombre, type pointe du raz ou Horseshoebend aux Etats Unis. Et j'en passe certainement beaucoup...

D'un côté, préserver la nature ou le patrimoine architectural, de l'autre accepter le nombre pour que vivent ceux qui " en vivent " ?

Je m'interroge, les choses sont elles inéluctables dans un sens comme dans l'autre ?

Certainement le plus difficile, trouver le juste équilibre.

Bonne journée à tous
Thaïmement vôtre: 20 jours en Issan English translation pending
by SuisseChris · 2018-04-21 · 104 replies
Hello,

Un petit retour sur bien sympathique séjour au PDS

Prologue :

Je souhaiterai tout d'abord remercier les membre, oh combien éminents, de ce forum. Leurs avis, conseils, trucs et astuces m'ont aidé �� préparer ce périple.

Une pensée pour toi, courageux lecteur, qui t'aventure dans ce carnet. Puis-je, je l'espère, t'apporter quelques infos utiles et te donner un peu de plaisir.

Période de voyage :

Du 30 mars au 20 avril 2018

Note :

Plutôt qu'un récit complet de tout mon voyage, je choisis de raconter quelques anecdotes, rencontres ou autres curiosités vécues lors de ce trip. C'est un choix qui, je l'espère, rendre ce récit vivant et léger. J'essaierai d'indiquer les prix en bahts (ceux dont je me souviens !)

Merci d'excuser les fautes, je viens de rentrer, jet lag en cours.

Premier et deuxième jour Arrivée à Bangkok, City line pour Payathai (45.-). A mon avis et selon mes critères, c'est le meilleur moyen de rejoindre le centre ville. Puis un petit trajet en BTS pour Nana. Je retrouve ma chambre du Eight Ville Appartment, soi 8. Bon rapport qualité prix (1200.- la chambre de luxe. Attention les chambres premiers prix n'ont pas de fenêtre.

Je suis arrivé tard dans l'après-midi, pour terminer cette journée, direction soi 22 pour une pédicure à 200.-, un repas dans un restau local et quelques bières dans plusieurs bars de cette soi. Encore une fois, je me rendrai compte que tout change très vite en Thaïlande. Ce qui était à mon avis la meilleur table de billard que je connaisse à Bangkok, est maintenant un espèce de gogo bar, qui ne donne pas envie d'y entrer. Je ne traînerai pas tard, j'ai un programme bien fournis pour demain.

Le lendemain...Petit déjeuner au bout de la soi. Omaltine yen, toast, beurre et confiture. Entre le beurre salé et la confiture industrielle, disons que mon choix aurait pu être plus judicieux. Mais bon, c'est pas bien grave, je regarde la vie de la rue...la femme qui cuisine je sais pas quoi sur son petit stand à roulette. le livreur de glace qui fait ses livraisons (le saviez-vous ? : La glace est gérée par l'état en Thäilande, c'est donc très bon marché d'acheter des glaçons. 50.- le gros sac). En fait, c'est tellement peu cher, que nombreux sont les Thaïs qui garde au froid ce qui doit l'être dans des glacières pleine de glace, plutôt que d'acheter un frigo électrique).

Ensuite, c'est BTS pour aller faire quelques emplettes au MBK (très bon centre commercial, produits très diversifiés). T-shirts, pantalons, soquettes, protections pour mon smartphone. Je fois faire vite mon avion décolle dans l'après-midi. Retour à la chambre, petite douche, paquetage, check out. Me voilà propre et sec, prêt à découvrir l'Issan. Depuis Sukumivit, c'est à dire le centre ville, il est préférable de prendre le BTS jusqu'à Mo Chit, puis, au choix, un taxi ou le bus jusqu'à l'aéroport. Grosso modo 300.- en taxi, moins de 100.- en bus. Souhaitant garder une certaine fraîcheur et comme je ne suis pas en avance, j'opte pour le taxi. Le chauffeur est sympathique, il connait quelques mots d'anglais, moi quelques mots de Thaï, on discute un peu, c'est sympa. On arrive à l'aéroport, comme il a été sympa, qu'il n'a pas essayé de m'arnaquer, je lui laisse un pourboire et je lui dit d'attendre le temps que je prenne ma valise dans le coffre, il me dit ok, ok. Je sors, je ferme la porte et .....il démarre sans attendre que je prenne ma valise. J'ai la voix qui porte loin, je essaie d'attirer son attention en criant "wait wait !", mais il ne m'entend pas. Me voilà parti à la course pour poursuivre mon taxi tout en criant "wait", "wait" Heureusement pour moi, mon comportement à attirer l'attention des Thaïs qui sont par là et avec la circulation, il ne peut pas partir vite. 200 mètres plus loin, il s'arrête et sors du taxi tout désolé et d'excusant à plusieurs reprises. Mai Pai lai (ça fait rien). J'ai retrouvé ma valise, par contre, question fraîcheur, c'est plus tout à fait ça. J'entre dans le terminal, c'est la foule des départs, il y a vraiment beaucoup de monde. Petit détail amusant, on enregistre son bagage, on prend le ticket et on doit attendre quelques mètres plus loin devant un écran de TV, jusqu'à qu'on ai vu notre valise passer après le scan. Il y a un préposé, qui vous laisse passer une fois que vous avez vu votre valise. On est 5 ou 6 personnes à attendre....10 minutes plus tard, toujours pas de valise...Alors bon, c'est avec la plus grande conviction que j'ai désigné l'écran en disant ok, it's my luggage en voyant une jolie valise rose passer. Bon, la mienne est noir, mais elle a un peu la même forme que la rose, on ne va pas chipoter sur la couleur....

Vol Air Asia Bangkok - Udon Thani. Court vol sans histoire....f'in sans histoire... Je ne suis pas un grand fan de l'avion, je pense qu'on peut dire que j'ai le même niveau d’appréhension que la majorité des gens. Donc on décolle, on monte, les jolies hôtesses passent dans l'allée. Entre l'allée et la fenêtre, il y a de quoi se mettre quelques jolis souvenirs dans les mirettes. Arrive la descente sur Udon. Quelques petites turbulences, pas bien méchantes, mais quand même. On descend encore....en fait en descend tellement que je peux voir ce que font les gens dans leur jardin. Ce qui commence à m'inquiéter un peu, c'est que je trouve qu'on est très très bas et que je ne vois toujours pas de piste, c'est de l'herbe....put...on va se poser dans l'herbe ! On est tellement bas que je suis surpris que les roues n'aient pas encore touchés l'herbe. Et là, comme par miracle, apparaît la piste, au moment même où on touche le sol. Ami de la frayeur gratuite, bienvenue ! Bref, me voilà arrivé, entier, à Udon Thani.

La suite arrive après une sieste qui s'impose...
Une belle boucle de 19 jours en Namibie English translation pending
by Joleeeene · 2017-09-15 · 72 replies
Bonjour à tous,

Je suis rentrée tellement enchantée de mon voyage en Namibie que je ne résiste pas à l’envie de le prolonger par un petit carnet de voyage.

Je vous le dis tout de suite, il n’y aura pas grand-chose de très original par rapport aux carnets déjà postés sur le forum, mais j’espère que certains y piocheront une petite dose de rêve et/ou quelques informations utiles.

Nous sommes un couple de trentenaires qui voyage ensemble depuis quelques années mais c’était notre première fois en Afrique australe (ce qui pourra peut-être excuser l’usage abusif du champ lexical de l’émerveillement).

Ce voyage a été organisé trop tard, même carrément à l’arrache par rapport à ce qui est considéré raisonnable pour cette destination. J’ai commencé à me renseigner en février 2017 mais il nous était impossible de fixer nos dates de voyage et de réserver quoi que ce soit à ce moment-là. J’ai donc renoncé (mais sans réussir à renoncer vraiment, la Namibie m’appelait !).

Fin juin/début juillet 2017, j’ai quand même jeté un œil (juste pour voir !) sur les billets Paris-Windhoek. J’ai trouvé des vols à 760 euros pour un départ le 18 août. Même si je pensais que c’était cuit, j’ai contacté Tourmaline, qui a finalement trouvé un véhicule (4x4 simple cabine avec tente sur le toit chez Africa 4x4 Rentals).

Il a alors fallu aller très vite pour construire l’itinéraire, sachant que les hébergements les plus prisés seraient probablement complets. Le forum m’a énormément aidée à définir les étapes. Nous avions 19 jours sur place (dont un consacré à la prise en main du véhicule et aux courses à Windhoek). La principale question était d’inclure ou non Epupa Falls. Finalement, nous y avons renoncé parce que nous voulions limiter les kilomètres et avoir le temps de marcher. Il faut dire aussi que je faisais une fixette sur le NamibRand, qu’il aurait alors fallu supprimer.

Nous avons donc couvert un territoire assez restreint. Cela dit, les journées étaient bien remplies, surtout que le camping impose un peu de logistique ! Ça m’a quand même fait mal au cœur de ne pas aller jusqu’à Epupa mais il nous aurait fallu quelques jours de plus pour en profiter.

Pour les hébergements, les seuls endroits qui ont posé problème sont Sesriem (impossible de dormir à moins de 30/40 min) et l’ouest d’Etosha (impossible de dormir à Olifantsrus, Dolomite et Okakuejo). Bien sûr, les combats de rhinos nocturnes à Okakuejo et le lever/coucher de soleil sur les dunes de Sossusvlei m’auraient plu, mais je ne regrette pas d’avoir maintenu le voyage.

Pourtant, quelques voyageurs nous ont dit que c’était « vraiment dommage » pour nous, que s’ils n’avaient pas pu dormir à Okakuejo, ils auraient reporté leur voyage tellement c’était « un must », ou encore qu’il n’était pour eux « pas possible » d’aller en Namibie sans voir le Fish River Canyon et Epupa. Outre la condescendance, c’est assez absurde, chaque voyage est différent, surtout lorsqu’il est pimenté par l’aléa des rencontres animales !

Après ce long préambule et avant d’entrer dans le vif du sujet, récapitulatif de l’itinéraire final : Jour 1 : Arrivée Windhoek - Windhoek Gardens Guesthouse.
 Jour 2 : Windhoek -> Kalahari Anib Lodge.
 Jour 3 : Kalahari Anib Lodge -> NamibRand Family Hideout (maison).
 Jour 4 : NamibRand Family Hideout -> Sesriem -> Little Sossus (camping).
 Jour 5 : Little Sossus -> Sesriem -> Little Sossus (camping).
 Jour 6 : Little Sossus -> Quiver Tree Trail -> Naukluft NWR (camping).
 Jour 7 : Waterkloof Trail - Naukluft NWR (camping).
 Jour 8 : Naukluft -> Solitaire -> Rostock Ritz Lodge.
 Jour 9 : Rostock Ritz -> Rock Sculpture Trail -> Moon Landscape -> Swakopmund - Fischreiher Guesthouse.
 Jour 10 : Swakopmund -> Walvis Bay (kayaking) -> Swakopmund - Fischreiher Guesthouse.
 Jour 11 : Swakopmund -> Spitzkoppe camp (camping).
 Jour 12 : Spitzkoppe -> Brandberg White Lady Lodge (camping).
 Jour 13 : Brandberg -> Twyfelfontein -> Palmwag camp (camping). 
Jour 14 : Concession de Palmwag - Palmwag camp (camping). 
 Jour 15 : Palmwag -> Etosha (Galton Gate) -> Hobatere Lodge. Jour 16 : Hobatere Lodge -> Halali (camping). 
 Jour 17 : Halali - > Natunomi (camping).
 Jour 18 : Natunomi -> Cheetah View Lodge
 Jour 19 : Cheetah View Lodge -> Otjiwarongo - > Windhoek – Londiningi Guesthouse
L'inhospitalité en Bretagne English translation pending
by Zorba · 2017-07-27 · 632 replies
Vous faites une excursion dans ce pays magnifique, c'est l'été, le soleil se couche plus tard (C'est le piège car la côte devient encore plus belle), vous oubliez les horaires; vous restez un peu plus longtemps sur la plage; ou le bateau de votre excursion rentre tard..... A un moment donné Il faut se résoudre à aller diner! Vous allez recevoir la punition de votre manque de vigilance : La plupart des restaurateurs vous annonceront parfois à 21:00 ou plus surement à 21:30 "On ne sert plus" ou "On a tout éteint" Comme s'il s'agissait d'une procédure compliquée de rallumer comme pour un haut fourneau. Une fois on nous a refusé un Croque Monsieur car le cuisinier était parti!

Autre cas de figure: Le Dimanche soir ou le Lundi sont des jours maudits; tout est fermé! Il m'est arrivé de trouver 4 restaurants fermés dans le Pays des Abers!

Dernier cas de figure: Les mois hors saisons de Mai, Juin, Septembre, Octobre; il fait encore beau, la clientèle est là: Retraités français, Etrangers fuyant la foule. Vous voyez tout ce petit monde errer de restaurant fermé en restaurant fermé.

Alors si vous ne vivez pas en gite ou en camping car pour cuisiner, vous allez vous rabattre sur les MacDo, les camions à pizza....Dur, dur quand on on pense au plat de langoustines que vous auriez pu avoir dans un restaurant classique.

Je n'ai jamais ressenti dans d'autres provinces françaises ce comportement borné et donc cette inhospitalité. Bien sûr dans les grandes stations bretonnes des restaurants restent ouverts tard. Dans les petites villes bretonnes il peut y avoir des exceptions: Un restaurant peut rester ouvert tard; on constate alors qu'il concentre la clientèle et la vie nocturne. En Grande Bretagne, dans les pubs on vous réchauffe un plat au micro onde à toute heure.

Pourtant la clientèle existe. Les Offices de Tourisme de Bretagne font un travail remarquable en mettant en avant des animations, des activités multiples, des festivals, des brochures très belles. A quoi cela rime si vous ne pouvez pas vous restaurer le soir. Ils devraient éditer la carte des MacDo.
Voyage 2 semaines au Cambodge English translation pending
by Xilnox · 2017-02-06 · 17 replies
Bonjour à tous ! 🙂 Nous sommes un jeune couple qui avons décidé de partir 2 semaines au Cambodge. Nous avons déjà bien bouquiné et surfé sur le net mais j'ai quand même quelques questions, des surement plus ou moins bêtes (car oui, je ne suis jamais partie aussi longtemps et dans un pays en développement par mes propres moyens...). Bref !

Voilà donc mes questions, si vous avez le courage de répondre à tout alors... merci infiniment ! Je suis consciente que certaines questions dépendent aussi du degrés d'appréciation de chacun ;)

- Quel est le meilleur sens de voyage selon vous ? Siem Reap – Battambang – Phneng Penh – Kep – Koh Rong – Phneng Penh ? OU Phneng Penh – Kep – Koh Rong – Phneng Penh – Battambang – Siem Reap ? En gros la visite des temples (le truc le plus crevant quoi) et après la plage ? (bien qu'on pense plutôt à faire du snorkeling et de la marche plutôt que du bronzage vous voyez... mais plus soft) OU Le "meilleur pour la fin" ? (même si il y a beaucoup de touristes à Angkor je pense que c'est quand même le truc à pas louper et le plus impressionnant...)

- Y a-t-il beaucoup de pluie courant novembre ? Comme c'est le mois entre les deux saisons...

- Avez-vous déjà louer un vélo à Siem Reap pour aller en direction du Tonle Sap ? Des avis ? Est ce très fatiguant ? Long ? Combien de temps ? Vous êtes vous arrêtés aux pagodes, à la ferme de lotus et la ferme de la soie ? Faut-il vraiment avoir le passe des temples d'Angkor pour accéder au temple du Phnom Krom ?

- Les tuk-tuk font-ils beaucoup de poussière à l'arrière ?

- Est-il facile de trouver un tuk-tuk dans une ville ? Comment trouver un tuk-tuk driver ? Est ce qu'ils attendent tous au même endroit ou est ce qu'il faut les héler comme un taxi ? Un qui parle anglais ? Qui est prêt a venir un jour entier nous faire visiter les alentour de Battambang ? (demander à l'endroit où on loge ?)

- Les bus ont-il beaucoup de retard ? = Faut-il prendre de la marge ?

- J'ai trouver des durées de trajet de bus sur internet mais... Peut-on s'y fier ? Durée bus Siem Reap – Battambang = 4-5h ? Durée bus Battambang – Phneng Penh = 4-5h ?

- En parlant de bus, j'ai vu plein de blogger qui disaient que certains de leur voyage en bus avaient été terrible car les chauffeurs mettent des films ou de la musique cambodgienne à fond les ballons, il y a donc des compagnies à éviter ? Ou alors ça dépend du chauffeur ?

- Les fermes de lotus (Kamping Pouy vers Battambang ou au sud de Siem Reap) valent-elles le coup en novembre ? Les fleurs fleurissent en juillet août...

- Est-il possible de faire le trajet Battambang – Village flottant (Kompong Luong ou Kompong Chhnang?) et Village flottant – Siem Reap en une seule journée ? = Existe-t-il des bus qui font un arrêt vers un village flottant et un autre qui nous récupère pour aller à la capitale ?

- Faut-il absolument passer à Kampot ? Kep suffit-il ? (ferme de poivre)

- A part ses plages blanches, Sianoukville est-elle une ville intéressante ?

- Pour ceux qui ont logé sur l'île de Koh Rong Samloem, avez-vous un conseil pour les bungalows ? J'ai vu beaucoup de proposition de logement sur internet mais les avis étaient vraiment mitigés, je ne m'attend pas à un truc luxeux (de toute façon c'est pas prévu dans notre budget) mais j'ai pu lire dans certains commentaires la présence de rat, ou un gros bruit à cause du groupe électrogène...). De plus aux vus des photos... pas tous les bungalows ferment ? Comment peut-on alors laisser nos affaires sans soucis ?

Je vous remercie d'avance et bonne journée à tous 😉
Bye bye Kyushu English translation pending
by Anastasia33 · 2016-12-16 · 29 replies
Voici un résumé de mon séjour à Kyushu, qui s’est déroulé du 22/10 au 03/11/2016. J’en profite tout d’abord pour adresser un Grand Merci à tous ceux qui alimentent blogs et forums et m’ont permis de tracer cet itinéraire, et, particulièrement à Béné (de Fukuoka), toujours à l’écoute pour donner de précieuses infos ! A mon tour donc de livrer un petit retour d’expérience. Je joins également quelques photos, pas trop réussies, juste pour vous donner un aperçu des lieux visités. Enfin, pour éliminer tout suspense de ce récit, je vous le dis tout de suite : Visitez Kyushu, c’était génial ! Il s’agit de mon 3ème voyage au Japon et je souhaitais en découvrir un aspect moins urbain et à un rythme « cool ».

J2 : KAGOSHIMA :

Après un petit trajet en train suivi du vol Paris-Frankfort-Tokyo-Kagoshima, nous descendons un peu défraichies de l’avion vers 16h30, en titubant, pour aussitôt monter dans notre voiture de location, une Passo réservée à l’agence Toyota de l’aéroport. Un mini bus vert Toyota attend les clients à la sortie de l’aéroport pour les emmener gratuitement 500 mètres plus loin à l’agence. Les formalités sont ultra rapides et en quelques minutes, après nous avoir réglé le GPS en anglais, nous voilà livrées à nous-mêmes dans les affres de la conduite à gauche, pour rejoindre l’hôtel Shiroyama. (Je ne sais pas si c’est permis mais je vais citer le nom des hôtels et en donner un bref avis). L’hôtel est magnifique, avec un extraordinaire petit déjeuner, continental et japonais un personnel sympa, des supers chambres avec vue sur le volcan, mais aussi un prix en conséquence. Le soir, nous dinons dans un resto tranquille du Dolphin Port pour environ 800 yens, à 10 minutes de l’hôtel, où il est facile de se garer.

J3 : Journée sur le SAKURAJIMA : Départ vers le port pour prendre le ferry : 1 toutes les 15 minutes 24h/24h. L’accès au bateau est très direct en voiture, il est à noter que l’on paie à la sortie du ferry et non à l’entrée, à l’aller comme au retour, sans sortir de la voiture. Ils sont forts ces japonais ! Super météo, soleil et 26-27 ° degrés à l’ombre ! Comme nous visitons en mode flânerie, la visite de l’île nous prend quasiment la journée : visite intéressante et gratuite du Visitor center, bain de soleil au onsen pédestre, balade sur le chemin de lave, déjeuner sur l’île où nous goutons le porc noir de Kagoshima, visite des différents points d’observation du volcan, multiples contacts avec les chats autochtones etc... Le volcan aura légèrement fumé de jolis volutes blancs, de 10h à 16h00, juste le temps de la visite, parfait timing. Nous passons à l’hôtel en fin d’après-midi pour tester le rotenburo et repartons diner au centre-ville, au Kagomma Furusato Yataimura : une ruelle reconstituée de petites gargotes à l’ancienne où l’on peut grignoter diverses choses en buvant des bières. Sans doute un peu touristique en pleine saison, mais très convivial, on peut facilement discuter avec ses voisins de table.





J4 : CHIRAN et jardin SEGANNEN : Après le monumental petit déjeuner de l’hôtel (c’est devenu une activité à part entière de notre séjour), départ pour la petite ville de Chiran, 35 km, 1 heure de route. Encore une journée estivale. La ville est connue pour sa rue composée de maisons de samouraïs. On peut en visiter 7 en prenant un billet unique (500 yens). On en voit surtout les jardins, magnifiquement conçus et entretenus. A la maison n° 3 ou 4, qui, elle, est ouverte, on peut siroter sur sa terrasse l’excellent thé vert de Chiran, que vendent les propriétaires des lieux.

On déjeune tardivement et rapidement au Family Mart et découvrons dans la même rue une toute petite boutique de thé vert biologique, de producteurs locaux. On va y tester une glace au thé vert. La vendeuse nous offre gentiment, en complément de notre immense glace, un thé vert chaud suivi d’un gigantesque verre de thé vert glacé … Etait-ce de sa part une tentative d’empoisonnement au thé vert ? Faut-il se méfier de ces charmantes et jeunes vendeuses japonaises ? Quelqu’un a-t-il un témoignage à apporter dans ce sens ? Je ne sais que penser. Pas rancunières, nous y achetons nos provisions à ramener en France.

On délaisse la visite du musée des kamikazes et rentrons à Kagoshima pour faire un tour au jardin Senganen. Dans la tradition des jardins créés au 17ème siècle par les grandes familles seigneuriales, ce jardin est conçu avec tout le raffinement et l’esthétique de l’époque. Adossé à une colline et offrant une pleine vue sur le Sakurajima, la visite est très agréable, d’autant qu’il est peu fréquenté en cette fin d’après-midi. On visite avec le même billet le petit musée attenant, consacré à l’histoire des clans locaux et à l’arrivée des premiers occidentaux au Japon.

Le soir on se balade sous les arcades commerciales du centre-ville puis trouvons un petit resto dans la gare, un peu moyen. Le principe du resto est de faire griller soi-même ses aliments sur une plaque posée sur la table, mais on nous sert des portions misérables (une demie carotte, 3 tranches fines de patate douce, un bout de viande) à l’exception des oignons en lamelles, servis à profusion..







J5 : Randonnée à KIRISHIMA Nous quittons définitivement notre bel hôtel pour rejoindre à un peu moins de 2 heures de route (70 km) Ebino Kogen, point de départ de nombreuses randonnées dans ce parc naturel volcanique. Concernant la route, je précise que le GPS nous permet toujours de choisir plusieurs itinéraires. Les péages étant beaucoup plus chers qu’en France, nous prenons quasiment à chaque fois l’itinéraire « éco », gratuit, qui finalement est plus direct et souvent plus court en temps. De plus, les petites routes sinueuses de Kyushu offrent des paysages sympas. Au final, nous n’aurons presque rien dépensé en péage, une trentaine d’euros pour 1 000 km. De plus, la conduite d’une automatique est très agréable.

Nous avions prévu de faire une belle rando comprenant l’ascension du Mont Karakuni et le tour du lac Onamino, mais comme partout ailleurs, la montagne est capricieuse et Kirishima « l’ile dans la brume », a décidé de bien porter son nom. Avec très peu de visibilité, nous nous rabattons sur le tour des petits lacs de cratère. Une balade (et un piquenique) la plupart du temps en forêt qui ne valent pas vraiment le détour par mauvais temps, mais qui permettent de rencontrer des randonneurs japonais.

Le soir nous rejoignons notre hôtel, le Kirishima Kanko hotel. Je suis bien obligée de constater que, jamais au Japon, je n’avais vu une salle de bain aussi sale ! Des murs couverts de crasse, des poignées de porte et un lavabo qu’aucune éponge n’a jamais effleurés etc. Le repas traditionnel servi le soir est de piètre qualité, des sashimi récalcitrants qu’il faut mâcher longuement, des viandes atrocement cartilagineuses etc.. Les viandes sont toutes mises à chauffer en même temps, si bien qu’il faut les ingurgiter à toute allure. Même qualité au petit déjeuner. Le hameau comptant plusieurs hôtels tout près, je conseille donc d’éviter celui-ci !

J6 : KIRISHIMA – UDO - AOSHIMA :

Attention chers lecteurs, vous êtes déjà un peu las de mon modeste récit et vous vous apprêtiez peut-être à cliquer ailleurs, mais non, attendez une minute car ceci est une journée idéale :

Trois sites remarquables : Tôt le matin, visite du sanctuaire shinto de Kirishima, avant l’arrivée des cars de touristes. La météo n’est pas terrible mais le ciel gris et bas et une petite bruine renforcent l’aspect mystérieux de ce magnifique sanctuaire, très coloré, enchâssé dans une montagne couverte d’une épaisse forêt sombre. Une atmosphère très particulière se dégage de cet ensemble, qui plaira aux amateurs de photos et aux voyageurs contemplatifs. Même si c’est tout à fait subjectif, on se sent plongées dans cette région, au « cœur du Japon ».



En fin de matinée, départ vers le sanctuaire d’Udo (100 km, 2 heures de route). Le trajet à lui seul est intéressant pour ses paysages, qui nous mène de la montagne jusqu’à la côte pacifique. Le sanctuaire d’Udo est un véritable bijou, creusé à flanc de falaise. Avant de descendre jusqu’au temple principal, nous empruntons un petit sentier marqué par un tori, qui monte d’abord dans la forêt subtropicale, pour redescendre presque aussitôt au pied de la falaise vers une petite grotte abritant un mini –temple. L’endroit est désert, il n’y a que nous et le bruit des vagues qui se brisent à nos pieds...





Nous remontons vers le chemin du sanctuaire proprement dit, bordé de palmiers. Celui-ci occupe presque entièrement une grande grotte, toujours face à l’océan. Un prêtre y joue par intermittence de la flûte traditionnelle, c’est bôôô ..



Fin de la journée à la presqu’île d’Aoshima (à 23 km, 30 minutes). Cette minuscule presqu’île est une curiosité géologique. A marée basse, la presqu’île est entourée de curieuses formations basaltiques sculptées par l’érosion, appelées « orgues du diable » ou « planches des démons » selon les différentes traductions. En son centre se trouve un joli temple, littéralement ceinturé par une infranchissable forêt subtropicale. On en fait le tour à pieds, sur une plage de coquillages. Un lieu aussi très photogénique.



Nous passons la nuit à l’Aoshima Grand Hotel Miyazaki. Pratique, à 200 m de la presqu’île et au bord de la plage. La vue sur l’océan est directe. Le soir venu, nous sommes les seules occidentales dans la salle du restaurant de l’hôtel. Au milieu du repas, la patronne des lieux, une honorable mamie japonaise en tenue traditionnelle, s’approche de notre table et nous offre une pleine brassée d’origamis. On constate au travers de ce petit geste, que presqu’à chacun de nos contacts, la plupart des japonais ont eu à cœur de montrer le meilleur côté de leur pays et de mettre en avant leurs traditions aux yeux des touristes étrangers. C’est la 1ère fois qu’on le ressent autant, ayant déjà voyagé au Japon. Je me demande si c’est propre à Kyushu. En tout cas, c’est assez touchant et je me dis qu’on ferait bien de s’en inspirer chez nous auprès des touristes étrangers !

Le lendemain, au petit matin, je relève le défi du onsen sous la pluie et monte sur le toit-terrasse de l’hôtel pour un bain d’extérieur avec vue sur l’océan agité. Ça, c’est fait !

J7 : AOSHIMA –HOSOSHIMA – TAKACHIHO :

En sortant de l’hôtel, on tombe sur un petit jardin botanique, gratuit, sympa à visiter surtout pour sa serre de fruits exotiques. Puis, on part à Hososhima, en suivant la route côtière après avoir fait un léger détour au sud, vers Nichinan, pour aller voir de plus près leurs fameuses glaces à la mangue.

On pensait faire une journée « de transition », avec pas mal de route et peu de sites à voir en chemin : grave erreur : si j’avais su, j’aurais programmé un jour de plus sur cette très belle côte pacifique. Chemin faisant, on découvre par hasard le vieux quartier de Mimitsu, un petit port de pêche. On y fait une halte car ces quelques ruelles désertes aux maisons traditionnelles ont été préservées de toute urbanisation moderne. On trouve dans une de ces maisons anciennes une petite galerie d’art qui a l’air intéressant mais qu’on a malheureusement plus le temps de visiter.

En milieu de journée, nous arrivons à Hososhima, près de Hyuga, (98 km, 1h30) sous un soleil éclatant pour visiter le promontoire d’Umagase. Il y a dans ce secteur plusieurs départs de balades sur des sentiers qui démarrent en forêt pour se terminer au sommet de hautes falaises, très découpées, qui offrent une vue magnifique sur la côte. La forêt est peuplée de crabes arboricoles. Au final, après une belle balade, on regrette de ne pas pouvoir y passer la journée et on quitte les lieux à regret.



En fin d’après-midi, on file vers la montagne pour rejoindre notre ryokan à Takachiho (70 km, 1h 15). Il s’agit du ryokan Yamatoya, situé dans la rue principale. J’avais lu sur internet des avis mitigés sur ce petit établissement de montagne. Pour ma part, je l’ai trouvé tout à fait correct, bien tenu, avec un accueil sympa et une ambiance presque familiale. Il n’y avait que peu de clients, sauf au restaurant où les gens du coin viennent diner le soir.



Le Ryokan a deux onsens, dont l’un des deux est si petit qu’à 5 personnes, nous nous partageons 4 douches et nous retrouvons dans le bain serrées comme des sardines. Il fait à peu près la taille de deux baignoires mises côte à côte. Cette proximité inédite avec trois japonaises qui parlent assez bien anglais, se termine en franche rigolade. Ce sont en fait des habitantes de Takachiho qui se font une sortie onsen/restaurant entre filles ! Un concept à importer, non ? Fin de la première partie, à suivre ......
Discussion autour du thème du mois de décembre 2016: "Complicité" English translation pending
by Eversmile · 2016-12-01 · 181 replies
Ici se trouve le fil de discussion pour le concours photo de décembre 2016 ayant pour thème : "Complicité"

C'est bien l'endroit pour échanger, partager, délirer, débattre (mais pas se battre!).... Avec, on l'espère, d'autres belles découvertes en images en marge du concours...

Pour poster vos photos dans le cadre du concours, c'est sur l'autre page : ici
Choix difficiles pour 3 semaines en Afrique du Sud en février 2016 English translation pending
by ZenB · 2015-12-25 · 16 replies
Bonjour, Mon mari et moi partons bientôt et nous hésitons sur certaines options. Vos recommandations seraient fort appréciées. Nous serons full equipped en camping avec petite voiture de location et donc ouverts à toutes possibilités.

Nous arrivons à Cap Town et repartirons de Johan. Nous prévoyons bien sûr du temps au Cap et route des vins (environ 3-4 jours), puis prendrons un vol pour Durban. Puis location de voiture et visite du Drakensberg car nous sommes de grands fans de rando (5 jours, peut-être 6?). Incluant le Royal Natal idéalement.

Ensuite l'étape des parcs et le moment des choix. Kruger est un must pour nous, mais Umfolozi, le parc côtier à St-Lucia me tentent énormément, et on aurait voulu du authentique aussi dans des petits villages - donc Swaziland?

Mais le temps est compté... En quittant les Drak, le détour vers Umfolozi, le wetland, puis on coupe dans le Swazi pour arriver au Kruger : est-ce humainement possible sans tout louper? Nous sommes deux biologistes et voulons donc voir un max de variété d'habitats.

Merci!
Premier road-trip en famille dans l'Ouest américain et escapade à New-York English translation pending
by Babeth70 · 2015-08-30 · 186 replies
FABULEUX ! Nous sommes revenus depuis presque 3 semaines et si nous devions qualifier en un mot ce voyage, c'est ce terme qui viendrait en premier... Suivi de FANTASTIQUE, INOUBLIABLE, EXCEPTIONNEL...et ce, pour nous 4, Daniel mon mari, nos deux adolescentes Marie 17 ans, Clémence 15 ans et moi Babeth !

Ce voyage c'était avant tout le mien puisqu'il s'agissait d'un rêve d'enfant : je l'ai voulu, je l'ai rêvé et assidûment préparé seule de A à Z pendant un an, d'autant plus que c'était vraiment notre premier GRAND VOYAGE. Au départ, je dois avouer que j'avais des appréhensions... Dans mon esprit, il y avait un monde entre l'organisation de nos city trips européens où nous nous déplaçons en transports en commun et les distances à parcourir aux USA en voiture et cela me faisait un peu peur...et puis en lisant les carnets des uns et des autres, je me suis dit après tout pourquoi pas nous ? Daniel mon mari était partant pour la conduite, pour lui no stress et il m'a poussée à ce que nous organisions nous-mêmes NOTRE voyage. J'ai donc lu quantités de carnets et sites dédiés à l'ouest américain. VF a été mon "livre de chevet" pendant un an. Je ne suis finalement intervenue que très peu sur le forum car en cherchant j'ai toujours trouvé les réponses à mes questions. J'ai bien-sûr soumis notre itinéraire aux avis avertis et toujours très judicieux de la part de voyageurs accomplis de cette destination mais j'ai aussi profité du partage des bons plans de futurs voyageurs qui comme nous accompliraient leur premier road trip en 2015.

La préparation de road trip a été à elle seule une fabuleuse expérience, je me suis vraiment régalée ! Je voyageais déjà... Ma tribu, elle, m'a laissé carte blanche, préférant avoir l'effet de surprise... Cela a du bon et du moins bon car souvent je me demandais si telle ou telle visite ou randonnée, allait avoir son effet...Bref, j'ai activement préparé ce voyage et ce fut un réel plaisir en amont tout comme l'est aujourd'hui le tri des photos, la préparation des livres photos et le récit de ce voyage sur VF pour prolonger et revivre encore ces instants fabuleux !!!

Pour parler chiffres, ce road trip nous l'avons budgétisé pendant 3 ans car au départ, le voyage envisagé à court terme était New-York, le rêve ultime... Puis je suis passée à un périple dans l'Est avec la visite des villes de Washington, Boston et Philadelphie, le berceau de l'histoire américaine...puis je me suis rapidement rendue compte que ce voyage n'intéresserait que moi... Mon mari adore les grands espaces et la nature et l'ouest s'est alors imposé et du coup, il fallait remplir la tirelire...

Nous avons passé 16 jours dans l'ouest et 4 jours pleins à New-York. C'était peu dans l'Ouest mais on voulait maintenir New-York. Alors on s'est contenté des grands classiques et incontournables d'un premier voyage. C'était soutenu, ça on le savait mais pas insoutenable. Certes, le matin c'était réveil à 6h30 ; c'était pas des vacances grasse mat' mais en même temps on n'était pas là pour ça. De même, les trajets en voiture ne nous ont jamais pesé, on était tellement happé par le paysage que ça ne nous a jamais semblé long. Les filles, quelquefois dormaient, installées comme des princesses dans notre carrosse...

LE COUT Quelques chiffres : Le coût de notre voyage de 20 jours pour 4 personnes nous est revenu à 14 000€, (3 500€ par personne) détaillé comme suit :

LES VOLS Réservés début octobre 2014, directement sur le site de British Airways Le vol aller : MARSEILLE / LOS ANGELES via LONDRES (4h d'escale) avec British Airways Le vol retour : NEW-YORK / MARSEILLE via LONDRES(4h d'escale) avec British Airways Coût des vol aller/retour : 4 406€ pour 4 adultes soit 1 100€ par personne

Vol interne : SAN FRANCISCO / NEW-YORK avec DELTA (réservation effectuée sur le site de DELTA) Coût du vol interne : 570€ + 90€ de valises (4 valises à 25$ l'unité payables au moment de l'enregistrement en ligne)

Coût total des vols : 5 066€ Pas donné... mais après cela n'a fait qu'augmenter...

ESTA : 50€

LES HOTELS : 3 443 € (réservés courant octobre 2014) On a opté pour des hôtels dans ou très près des parcs. De même, dans les villes, des hôtels toujours très bien placés.

NOURRITURE : 2 080€ Petit- déjeuner à l'hôtel quand c'était prévu ou dans la chambre quand ce n'était pas le cas, pique-nique à midi, restaurant tous les soirs.

EXCURSIONS + TRANSPORT (cartes de transports bus/métro à San Francisco et New-York) : 2 306€ Gros budget incluant pour 4 personnes : billets Universal Studios en Front of Line, hélico Grand Canyon, visite privée de Monument Valley avec un guide Navajo, survol du lac Powell, visite de Secret Canyon, New-York City Pass

VOITURE : 780€ Réservation faite directement sur ALAMO.FR pour un minivan 7 places. On a eu un Chrysler Town & Country et franchement c'était top car on avait 4 grosses valises + la glacière + les chaussures de marche +... C'était vraiment ce qu'il nous fallait, on était installé comme des rois, on l'a abandonnée à regret à San Francisco...

ESSENCE : 280€ pour 3 500km parcourus

Voilà pour la partie chiffres, maintenant rentrons dans le détail pour le récit et photos de nos journées. C'est, je le rappelle, un voyage très classique qui n'apportera sans doute rien aux grands voyageurs de cette destination mais plutôt aux futurs voyageurs qui comme nous envisagent ce voyage. Chaque expérience est vécue différemment mais apporte à mon sens toujours quelque chose...et j'ai beaucoup appris en lisant les carnets des uns et autres. C'est donc un juste retour pour moi de partager ce que nous avons vécu et aussi je dois l'admettre l'occasion de revivre ce formidable périple, qui nous a donné je crois le virus de l'Ouest...

JOUR 1 - jeudi 23 juillet - Le grand départ

Ca y est le grand jour est enfin arrivé avec un sentiment d'excitation mêlé d'appréhension...🙂🙂 La journée de la veille a été consacrée aux bagages et pourtant je vérifie encore une fois tous les points de ma ckeck-list pour être certaine de ne rien oublier d'essentiel...pour le reste après tout on peut voir sur place, on part quand même dans un pays hautement civilisé...

Bref, on dit au revoir à nos deux bons gros chiens Buck et Harley (le coeur gros quand même...😕) qui seront sous la surveillance de Tatie Jo qui vient garder la maison pour 3 semaines...🙂🙂 Et nous voilà partis vers l'aéroport de Marseille-Provence avec nos 4 grosses valises rouges toutes neuves dans notre Citroën Berlingo...😉

Voiture garée au chèque parking (tarif raisonnable de 65€ pour 20 jours), on a de l'avance donc petit café en attendant l'heure d'enregistrement des bagages. Puis 2 files d'attente, dont une pour les voyageurs qui ont déjà leurs cartes d'embarquement, c'est notre cas. Dans la file je discute avec un groupe de marathoniens qui font le même parcours que nous mais dans l'autre sens... Puis c'est notre tour, je me fais confirmer par l'agent chargé de l'enregistrement des bagages que nos 4 valises suivront bien jusqu'à Los Angeles et après le traditionnel contrôle de sécurité enfin on embarque pour Londres. L'avion est à l'heure, 2 heures de vol, on a l'habitude, tout va bien. Puis nous arrivons à Heathrow, nous changeons de terminal, tout est parfaitement bien indiqué, nous prenons la navette et nous y sommes en 30 minutes. Et là commence notre attente de 3h30 d'escale avant d'embarquer dans l'A380 pour Los Angeles. J'ai en effet préféré voir large car en 2012 lors de notre voyage à Londres, nous avions eu 2h de retard...on a donc joué la sécurité. Le simple fait de voir notre vol affiché me remplit de joie : LOS ANGELES ! Et oui c'est enfin notre tour ! 🙂🙂🙂 Allez c'est parti, on embarque, je ne suis pas placée près de ma tribu qui eux sont tout devant mais deux rangées derrière au milieu.... Je sympathise avec mon voisin anglais qui vit depuis plusieurs années à Los Angeles et qui connaît bien la France. Comme disent mes filles, "Ca y est, maman s'est fait un nouveau copain !"🙂 Sauf que l'avion décolle avec 1h15 de retard 🙁... et c'est parti pour 11h de vol. Petite coupe de champagne en arrivant, on est très bien installé avec de la place pour les jambes, de larges écrans avec pleins de films en français et les repas pas si mal que ça finalement "chicken or pasta ?" 😉...Mon mari ne dort pas mais bon il dort très peu habituellement alors dans un avion encore moins... Enfin nous arrivons à 20h45 au lieu de 19h30, heure d'arrivée initialement prévue. Je stresse un peu, arrivée tardive à L.A. on n'est pas couché 🤪...On passe l'immigration rapidement, très peu d'attente et l'agent très sympa tente quelques phrases en français. Puis récupération des bagages, ouf ! On les a tous ! Passage à la douane, RAS, puis navette direction loueur ALAMO. Circulation dense à Los Angeles, j'espère qu'on va gérer. Enfin ALAMO, je vais directement aux bornes d'enregistrement car j'avais pris la précaution de nous préenregistrer en ligne. Contrat imprimé en français, tout est OK avec les assurances que j'avais choisies et je refuse les autres. Cela nous a pris 3 minutes, on traverse pour aller en face dans le parking, section Minivan et là on choisit son véhicule. Ce sera un Chrysler Town & Country noir, très récent, moins de 7000 miles. Je fais rapidement le tour du véhicule, pas évident dans le noir de voir quelque chose...On rabat 3 des sièges arrière, on charge nos 4 valises, on s'installe et c'est parti pour la mise en place du GPS...qui rapidement nous capte à L.A. J'avais quand même par précaution imprimé un itinéraire papier jusqu'à notre hôtel au cas où...Ah, le levier de vitesse est sur la tableau de bord et pas les lettres D, R, P...dessus. Puis, en mettant la clé on s'aperçoit que c'est électronique, un voyant avec la lettre de notre position apparaît sur l'écran. Moi pas stressée à mon mari " : tu ne voudrais pas un peu rouler sur le parking pour une rapide petite adaptation à l'automatique..." Ce à quoi il me répond " : "pas besoin, je gère..."😉. Et c'est parti, direction le Magic Castle Hôtel à Hollywood, à 30/40 minutes à peu près de LAX. Mon mari gère la conduite et les filles et moi surveillons les speed limit et lui indiquons quand tourner. On prend le coup pour les arrêts aux feux, un peu compliquée la montée de Sunset Boulevard la première fois avec une automatique et beaucoup de monde même à 23h00... Je vois les rues et avenues défiler, Melrose, Wilshire, Sunset, Hollywood... Ca y est les filles, on est à L.A 🙂🙂 !!! On arrive à notre hôtel, je rentre faire le check-in, mon mari et les filles attendent devant. On me dit que le parking sous l'hôtel est plein, on devra donc laisser le véhicule sur les places de parking 15 minutes et on la rentrera demain matin. L'hôtel est sympa tout comme le personnel d'ailleurs, on dirait la série "Melrose Place" avec la piscine au centre et les appartements autour. Nous sommes au rez-de chaussée, la chambre est spacieuse, c'est une junior suite, avec une petite cuisine et une vraie table pour 4, wifi gratuit. Nous prévenons par mail nos proches de notre arrivée et nous nous écroulons sur nos lits, il est 23h45 🤪... Ca y est les vacances peuvent commencer ! On est aux States !!!
27 jours au Maroc: arrivée à Essaouira, départ de Fès English translation pending
by Kalikatou · 2015-08-07 · 23 replies
Bonjour à toutes et à tous, 🙂

J'avais besoin de vos lumières pour ceux et celles qui connaissent le Maroc. Comme dit dans le titre, je pars pendant 27 jours au Maroc, d' Essaouira, le 10 septembre en repartant de Fès le 6 octobre. Au vu des itinéraires déjà conseillés sur d'autres posts, j'ai fait une ébauche du mien très, très approximatif. C'est balbutiant, je ne me rends pas compte des distances, et des temps de trajets surtout. Est-ce que certains sites demandent à rester plus longtemps que ce que je vous annonce? Sachant que je ne suis parti ni pour trekker, ni bivouaquer, mais faire des petites randonnées pour la journée (7 heures max).

- 10/09-11/09 : arrivée vers 15heures à Essaouira passer 1 journée 1/2 de visite - 12/09-13 : depart pour Oukaimeden , passer deux nuits, pour avoir une journée et à Setti Fatma - 14/09-15/09 : dépat pour Ouarzazate , visiter une journée et une journée à Skoura (detour utile ou pas?)😐 - 16/09 Ait Bouguemez : - 17/09: Bouskour - 18/09: Tinghir -19/09 : Aller direct à Merzouga (???) - 20/09 : Erfoud - 21/09-22/09 : Midelt : Fête de l'aid El Kébir - 23/09-24/09 : Azrou (pour aller à Jaafer et Ahouli) - 25/09 : Fes - 26-27 : Chefchaouen - 2/10 au 6/10 Fes: pour visiter et faire un stage de poterie (si je trouve)

J'ai penser aussi aller flâner une journée à Safi, ou au contraire de l'autre coté pendant quelques jours, vers Tiznit?? Que pensez-vous de squeezer Zagora??🤪

J'ai 4 jours à flâner que je n'ai pas encore caser.... Ou est-il le plus judicieux pour se balader, faire ses emplettes, ou juste être oisive, et apprécier les gens, le thé en terrasse...?? C'est peut-être un peu chargé comme voyage??

Niveau budget , je trouve des auberges de jeunesses à 4/5/8 euros la nuit....Avez-vous des bonnes adresses à me conseiller....repas, et logement propre

Merci à ceux et celles qui prendront un temps pour me lire, et un temps pour me répondre!!!😏😏😏

Bien à vous, 😉 Karima
Yacht club MSC Fantasia English translation pending
by Bilout67 · 2015-06-12 · 83 replies
Bonjour,

j'envisage pour 2016 une croisière en méditerannée à bord du MSC Fantasia en catégorie Yacht club? Quelqu'un en a t'il fait une récemment histoire de réactualiser les différents propos déjà évoqués.

Quelques questions néanmons : Coté boissons ? réélle différence avec suite auréa? Repas du restaurant imposé ou choix? accès au équipement du spa auréa?

Merci
Bienvenue au Maroc: découvrez mon pays en photos! English translation pending
by Sally23 · 2015-04-24 · 201 replies
Je veux partager avec vous , chers voyageurs , quelques merveilles de mon pays. Question de vous aider à mieux découvrir ce que vous ignorez de ce Joli pays dont je suis fière d'appartenir . BONNE VISITE . Chaque commentaire sera consacré à une ville ou région particulière. Je publierai , chaque fois que j'aurai le temps , quelques photos pour le plaisir de vos yeux.

N'hésitez pas à demander n'importe quelle information . Je ne connais pas tout certes, mais je ferai de mon mieux pour vous éclaircir les idées.
Retour "Magie des Caraïbes, Costa Luminosa du 17 au 27 mars 2015 English translation pending
by Globetrekkie · 2015-04-05 · 32 replies
Et nous voilà de retour après notre croisière de 10 jours « magie des caraïbes » sur le Costa Luminosa, et donc voilà un compte rendu qui j’espère pourra servir à d’autres croisiéristes, je vais essayer de mettre des photos également.

Samedi 14 Mars 2015 – Baptême en A380

Pour une fois, notre avion ne décollant pour Miami qu’à 13H50, on ne passe pas la nuit à CDG.

Une fois n’étant pas coutume, pas de grève à la SNCF, notre trajet se passe sans encombres, c’est tellement rare que cela mérite d’être signalé. On arrive 3H avant le vol, et comme on vole en business pour la 1ere fois, on se dirige vers le comptoir Sky Priority pour enregistrer nos bagages.

Très confortable, comparé aux hordes de touristes qui font la queue pour imprimer leurs cartes d’embarquement et pour laisser leur bagages aux comptoirs ECO. Une fois cette étape terminée, on passe la douane et faisons le tour des boutiques, comme à l’habitude pour acheter journaux et autres indispensables au voyage. Puis, nous allons explorer le salon Air France, ben oui, ça va avec la Business, on ne va pas s’en priver.

Le salon est très grand, journaux, douches, et buffet sont à disposition des voyageurs lucky comme nous aujourd’hui.

On va choisir quelques mets au buffet, il est plus de midi et on commence à avoir faim. Je me sers du Pouilly Fuissé bien frais, et c’est parti pour une pause gourmande et reposante.

A l’heure prévue, on embarque sur le mastodonte, l’A380. Il ne me paraît pourtant pas plus gros qu’un 747, sans doute car je ne le vois pas à côté d’un autre coucou plus riquiqui.

On s’installe tranquillement dans nos sièges plus confortables qu’en éco, prenons un petit apéro avant le décollage, et c’est parti pour 9H20 de vol. On a un retard de 40 minutes au décollage qui sera absorbé pendant le vol. On nous remet le menu qui est plus appétissant que le traditionnel « Chicken or pasta » de la classe éco.

Apéro le retour, cette fois-ci une fois en vol, avec une mise en bouche et des feuilletés au fromage. Allez, une dernière coupette et je m’arrête, sinon, ça va me monter à la tête.



En entrée, on déguste des crevettes sautées au piment d’Espelette, un lingot de foie gras aux cranberries, et du taboulé libanais. On enchaîne tous les 2 avec le quasi de veau et la purée, miam miam.



En dessert, on choisit le sorbet, car on est déjà repus. On peut profiter des films à foison et se reposer de façon confortable. Steph se met en position dodo et se repose.

1H30 avant l’arrivée, rebelote, on nous sert une collation, qu’on ne mange pas en entier car on n’a pas trop faim. A l’heure prévue, soit 19H10, on se pose en douceur à Miami, et en 10 minutes nous sommes arrivés à l’immigration. Là, l’expérience aidant, on sait qu’on va devoir prendre notre mal en patience, car en général, ça prend un temps certain. La queue avance à un bon rythme, et à un moment, j’estime que ça prendra environ 1H (contre 2H environ pour nos fois précédentes). Beaucoup de guérites sont ouvertes, le flot est continu

Sauf que je n‘avais pas prévu qu’à 20H, la machine allait se gripper ! Presque toutes les guérites se vident, c’est la fin du service pour les officiers d’immigration, et il n’y a aucune relève à l’horizon !! il ne reste que 4 guérites ouvertes, très peu pour la queue immense… Donc au final, ça a pris 1H30.

Aucun souci pour récupérer les bagages à côté des tapis roulants, évidemment, ça fait un bail qu’ils sont arrivés, eux. On va directement récupérer notre voiture de loc chez Alamo dans le garage, sans passer par le comptoir, ayant fait le check-in online et sélectionné l’option « skip the counter », très utile, je recommande.

On choisit une Nissan Altima déjà approuvée par Steph, et le GPS enclenché, il se remet à l’heure US sans problème après notre escapade mexicaine l’an dernier.

C’est à 21H50 qu’on arrive au Hyatt Place Plantation déjà testé 2 fois, sans problèmes sur la route. Il fait encore chaud et humide à cette heure, il a visiblement fait beau la journée.

On va se coucher.
L’Arabie heureuse English translation pending
by Citronate · 2015-03-09 · 71 replies
Emir d’Abu Dhabi et Président des Emirats arabes unis depuis leur création en 1971 et jusqu’à sa mort le 2 novembre 2004, Cheikh Zayed ben Sultan al-Nahyan a su porter le pays sur la voie de la modernisation et en faire un Etat stable sur le plan social et ouvert sur le monde sur le plan politique. Surnommé le Père de la nation, il est à l’origine de l’unification des Emirats Arabes Unis, regroupant Abu Dhabi, Dubaï, Sharjah, Ajman, Umm al-Qaïwain, Fujaïrah et Ras al-Khaïmah.

Cheikh Zayed ben Sultan al-Nahyan

Depuis, le nouvel État connait une véritable explosion économique, exploitant ses ressources pétrolières, et investissant dans de gigantesques infrastructures. Ce dynamisme attire de nombreux étrangers, qui apportent main d’œuvre et savoir-faire. Mais l’instabilité du Golfe contraint les émirs à s’adapter en permanence à un environnement explosif.

Cheikh Mohammed ben Rachid Al Maktoum actuel émir de Dubaï

La famille royale l’a bien compris, et pour pallier les ressources naturelles qui feront bientôt défaut, tout est mis en œuvre pour transformer la ville en une gigantesque plaque tournante du commerce international.



La ville d'Abu Dhabi a longtemps été peu intéressée par le tourisme. Mais les choses changent. Et aux Émirats arabes unis, lorsque les choses changent, elles changent très vite. Abu Dhabi se développe donc à une vitesse impressionnante, et les sites touristiques se multiplient. Parmi les principales attractions :

Emirates palace



Pas besoin d’être riche ou d’être une star connue pour mettre les pieds dans un palais. Pour le pur plaisir des yeux, le luxueux hôtel Emirates Palaceà Abu Dhabi est accessible à tous, vous devrez cependant porter une tenue "décente", c'est à dire, pantalon, chemise ou polo et chaussures fermées pour les hommes, tenue classe et pas trop courte pour les femmes. Seuls les résidents de l'hôtel ont le droit de porter la tenue qu'ils souhaitent.









À votre arrivée, vous traverserez les magnifiques jardins et les fontaines virevoltantes avant de gravir les marches du Emirates Palace. À cet instant précis, vous aurez l’impression d’être transportés au coeur des contes des «Mille et Une Nuits» tellement le décor est féérique.









Pour le reste, l'Emirates Palace, c'est : 1 kilomètre entre l'aile ouest et l'aile est, 400 chambres et suites, dont les moins chères sont autour de 700€ la nuit, 2000 employés permanents (environ 5 par chambre, quand même), 1000 lustres Swarovski, 8000 palmiers dans les jardins et sur la plage privée.

Retour de 21 jours entre Laos et Cambodge (Angkor) English translation pending
by Derf69 · 2015-02-02 · 1 reply
Bonjour,

Vu que je puise pas mal d’informations sur ce forum, je me dis que mon carnet de voyage pourra resservir !

Le voyage s'est déroulé entre février et mars 2013.

Avant de commencer le carnet de voyage à proprement parler, pour résumer, nous (ma femme et moi) avons beaucoup aimé ce voyage. Non pas que les paysages soient impressionnants comme dans certains des pays voisins (je pense notamment au Vietnam), mais nous avons vécu de très belles rencontres humaines. La chaleur, la simplicité et la gentillesse des personnes que nous avons cotoyées ont rendu ce voyage inoubliable. Bonne lecture !

J1 Paris - Chiang Rai Le voyage commence en fait à Bangkok (AR moins cher avec Etihad). Nous changeons d’aéroport en bus pour le national, puis direction Chiang Rai. Sur place, on rate de 10 min le bus qui pouvait nous emmener à Chiang Khong, à la frontière laotienne. Grand bien nous en a pris, puisque nous sommes tombés pendant le Food Festival! La ville était en effervescence durant la soirée, concerts dans les parcs, animations, illuminations, un très bon moment passé sur place ! Nuit au « Tourist Inn », propre et bien situé.

J2 Chiang Rai - VIeng Phukha Bus pour Chiang Khong, puis bateau pour traverser le Mekong vers Huay Xai. Formalités douanières, personne dans le village, un sawngthaew (tuktuk local) nous attend pour nous emmener à la gare routière. Je crois que la plupart des personnes descendent le Mekong, nous préférons remonter vers le nord du pays. Direction Luang Nam Tha. Nous recommandons à un autre couple de descendre en chemin à Vieng Phukha et nous sommes tout seuls à descendre. A la recherche d’une GH, nous sommes rapidement repérés par LE guide du village, Boun, qui nous propose ses services pour le lendemain. L’autre couple n’est pas intéressé, nous serons donc tout seuls pour la rando Akha Trail, chouette ! Boun nous indique la Thonmyxai GH à l’entrée du village. Rustique, mais agréable en bord de rivière.

J3 Vieng Phukha - Ban Nam O Les coqs chantent très tôt ici J. Boun nous emmène au début de la balade vers Ban Nam Ô, point de chute de la rando. Une heure de marche pas très intéressante avant d’entrer dans la ZNP de Nam Ha. Les arbres deviennent beaucoup plus impressionnants, a priori moins de déforestation par ici. Pas d’animaux mais beaucoup d’insectes. Il fait chaud mais les arbres nous couvrent bien ! 4 heures de marche pas très compliquée, pause déjeuner sur des feuilles de bananier, puis arrivée à Ban Nam Ô. Et là, c’est le « choc ». Le village est très isolé, poussiéreux, grouillant d’animaux, très bruyant. Les gamins, dépenaillés, légèrement farouches viennent nous aborder, les parents sont plus en retrait. Les cabanes sont sommaires, nous sommes logés dans une petite cabane un peu à l’écart pour ne pas les déranger. Après un tour rapide du village, arrivée à l’école, les enfants se dérident un peu, nous jouons avec eux à la pétanque, aux billes, ou simplement avec un bout de bois pour ramasser des fourmis, auprès du bétail et des familles qui se lavent ou font leur linge au seul point d’eau boueux. Les traditions des akha sont ancestrales et leur conception de l’enfance, du mariage notamment sont assez étonnantes. Ils ne vivent pas en tenue traditionnelle, mais avec de vieux habits provenant vraisemblablement de la Chine voisine. Une vraie claque en arrivant ici… Les petits parlent akha, peu d’entre eux lao et notre guide tache de se faire comprendre, ils semblent contents d’avoir de la visite. Repas avec les petits dans notre cabane et au lit très tôt.

J4 Ban Nam O - Vieng Phukha Fin de nuit très difficile, la horde de coqs s’est réveillée très tôt…On entend les chants patriotiques de l’école en contrebas. Ambiance un peu surréaliste avec un épais brouillard qui recouvre le village. On quitte le village pour aller marcher sur les crêtes le long d’un joli chemin, puis redescente vers un village akha où l’on ne s’arrête pas, puis khmu où l’on se baigne dans la rivière et où l’on déjeune. La forêt est belle, le village enherbé. Les gens sont plus chaleureux semble-t-il. Nous continuons à descendre, un sawngthaew nous attend pour nous emmener dans une grotte sans grand intérêt. Le chemin est cahoteux jusqu’à Vieng Phukha. On s’arrête dans d’autres villages un peu moins isolés, lahu, hmong. Les traditions ne sont ici pas les mêmes. Retour à la GH, puis traversée de la rivière pour aller à l’école d’en face. On tombe sur une ribambelle de jeunes profs qui font du sport après les cours. De fil en aiguille, on se retrouve à chanter dans un karaoké thaï avec eux…un moment inoubliable !

J5 Vieng Phukha - Luang Nam Tha Départ pour Luang Nam Tha. 2h de décalage (je n’appelle pas ça du retard, tout est tellement zen ici…) et on trouve finalement un petit taxi qui nous emmène là-bas. 1h de route vers LNT, plus touristique (tout est relatif !). On choisit la Zuela GH, belle chambre confortable. On loue des vélos pour sillonner les environs. Chemin caillouteux vers Ban Nam Di, avec ses chutes d’eau presque à sec, dommage. Jolie piste près des rizières et des buffles cherchant le moindre point d’eau. Retour à LNT vers le nouveau stupa notamment. Dîner au sympathique marché de nuit.

J6 Luang Nam Tha - Muang Khua On est tout seuls à partir vers Udomxai. Le bus « local » est chargé de sacs de riz, de poules, ...et est bien rempli ! Nous sommes bien serrés ! 3h de bus jusqu’à destination, ville sans intérêt très chinoise. Le bus pour Muang Khua part aussitôt. Nous sommes encore plus serrés, mais qu’importe, la route est belle et sinueuse. Arrêt repas à Pak Nam Noi. 3 heures de route supplémentaires jusqu’à Muang Khua. On choisit la Nam Ou GH. Visite du village, terrain de badminton dans la rue, célébrations religieuses au temple pleines d’allégresse. Les jeunes moines apprécient de venir parler anglais et partager leur expérience.

J7 Muang Khua - Muang Ngoi Neua Un peu de monde à l’embarcadère, beaucoup de falang (blancs). Le long boat est surchargé de gens et de sacs. Les paysages tout au long du trajet sont très beaux, mais nos fessiers ont bien souffert du voyage sur les planches en bois. Drôle de mélange avec de vieux moines et des petites américaines en mini short et décolleté affriolant. 5 heures de bateau puis arrivée à Muang Ngoi Neua. Ce village isolé nous a bien plu, même si on voit que le tourisme l’a transformé. On part à pied vers les villages voisins avant que la nuit ne tombe. Une route hideuse est en construction et devrait désenclaver ces villages. Nous finissons dans les rizières. Dans le dernier village, on tombe sur une école où jouent des enfants. Nous nous prenons à leurs jeux, rondes, foot, balançoires pour les plus petits. Ils essaient de parler français et partent dans de grands fous rires, ils sont adorables avec nous. Un peu tristes de repartir, ils nous poursuivent avec des fleurs pour nous remercier d’être venus. Un très beau moment !

J8 Muang Ngoi Neua On décide de descendre vers l’aval de la rivière à pied. La balade est très jolie. On croise plusieurs pêcheurs et villages. Dans le dernier, un pêcheur engage la « conversation » avec nous, et nous sommes invités chez lui, nous restons finalement pas loin de 3 heures avec lui et son fils qui arrive ensuite ! Journée reposante.

J9 Muang Ngoi Neua - Luang Prabang Bateau vers Nong Khiaw, 45 min de long boat (3 mis à disposition, mais nous sommes encore bien serrés !). On se serait bien arrêté dans ce village qui avait l’air sympa…mais nous sommes un peu juste en temps. Le niveau d’eau est bien bas. Départ illico vers Luang Prabang – 3h30 de sawngthaew. Nous optons pour la GH Nam Sok 3, bien située. L’ambiance est très détendue dans la ville, mais il y a beaucoup de touristes ! Nous montons au Phu Si bondé pour le coucher du soleil, puis marché de nuit.

J10 Luang Prabang Bus pour l’Elephant Camp, puis pirogue. Nous sommes tout seuls car nous sommes partis tôt. 1 heure très chouette de balade à dos d’éléphant, puis baignade avec eux dans la rivière, inoubliable. A proximité, les chutes de Tad Sae sont à sec, dommage, ce doit être joli. De retour à LP, visite du Palais Royal et des jolis vats environnants. Bon poisson au marché de nuit, il fait encore très chaud !

J11 Luang Prabang Emouvante procession matinale des moines. Certains touristes sont vraiment très irrespectueux de cette procession en collant leur objectif tout près des visages…C’est dommage. Nous filons vers le Vat Xieng Thong, très joli, ainsi que d’autres vats clinquants (dons de l’UNESCO). Il y a également de bien jolies maisons dans la ville qui respire la sérénité, très végétalisée au bord de la Nam Khan et du Mekong. Visite très intéressante du musée TAEC sur les ethnies montagnardes. Départ l’après-midi pour les chutes de Kuang Si où il y a encore beaucoup d’eau ! Passage par le Centre de Protection des Ours. Grimpette glissante jusqu’au sommet des chutes puis redescente vers un bassin où il n’y a pas grand monde pour se baigner ; l’eau est fraîche ! Le site est très beau. De retour à LP, repas au Dyen Sabai, très chouette !

J12 Luang Prabang Location de vélos pour sillonner les environs. On longe le Mekong à travers des villages de tisserandes et de travail du papier. Au bout du chemin, on trouve une gargotte où mangent les locaux, magnifique soupe au menu ! On décide ensuite de partir vers le Sud et le Santi Chedi, monument pour la paix. Dommage le ciel est très « blanc » et ne permet pas de voir la ville. Retour dans les bouchons ( !). Enfin, massage laotien quelque peu vigoureux puis dîner sur les berges du Mekong.

J13 Luang Prabang - Vang Vieng Petit déjeuner avec les traditionnels et inimitables fruit shakes. Départ pour la gare routière où nous patientons plus de 2 heures avant que notre bus ne parte (quelle organisation… ! J ). Le trajet est long et assez pénible, le minivan est vieux et chaud, le chauffeur peu amène et brusque. Quelques arrêts « obligatoires » dans des échoppes. 6 heures après, nous voici arrivés à Vang Vieng. On choisit la Paradise GH, un peu à l’écart mais pas mal. La ville est étrange et ne nous plait pas beaucoup, drôle de mélange que de voir des moines qui se baladent au milieu de cette rue des bars où sont diffusés à grand bruit les Simpson ou encore Friends et où les amateurs de tubing reviennent avec une bouée autour de la taille… Je m’attendais à plus de « déchéance » par rapport à tout ce que j’avais lu mais force est de constater qu’il y a eu du ménage…

J14 Vang Vieng On loue des vélos pour aller voir les environs. On visite une grotte encore sans grand intérêt, où on nous demande de payer 50000 à la sortie… On continue le long d’une piste en plein cagnard et caillouteuse, on aurait peut-être dû prendre une moto, la route n’est vraiment pas agréable. Arrivée au Lagon Bleu, la grotte vaut ici le détour. Baignade agréable dans l’eau bleutée. Retour à VV, baignade dans la rivière (peut-être pas une très bonne idée…) et repos à la GH, où les bars crient à plein tube en face.

J15 Vang Vieng - Vientiane 3h30 de bus vers Vientiane. Route ici sans grand intérêt. La capitale semble très paisible, à l’image de tout le pays. Nous logeons au Dong Deuane 2, qui ressemble un peu à une cellule, sans attrait, mais pas cher. Nous commençons la balade du Lonely jusqu’au Patuxai, sorte d’Arc de Triomphe, la circulation en moins ! Visite d’un vat où il y a une célébration. Les femmes nous convient à participer et nous choient, nous apportent du café notamment…nous passons plus d’une heure et c’est un excellent souvenir de notre voyage. Enfin, visite du marché de la ville au bord du Mekong, plein de locaux en ce samedi soir.

J16 Vientiane Le temps se couvre, une fois n’est pas coutume, il fait gris. On finit la balade du Lonely pour aller au beau Vat Si Saket, puis direction le Buddha Park. Bouchons dus à la frontière thaïe – 1h30 de route. Le parc, rempli de sculptures de bouddhas, est très surprenant ! Un sawngthaew nous ramène au centre-ville. Direction le Pha That Luang, joli temple vietnamien. La pluie arrive, il pleut fort toute la nuit !

J17 Vientiane - Siem Reap Lever 3h pour aller prendre le premier avion vers Siem Reap. Nous sommes bien sûr tout seuls à l’aéroport pour son ouverture, tout petit aéroport où les panneaux sont encore changés à la main. Ambiance et situation assez irréelles ! 1er avion vers Pakse où nous devons descendre pour les formalités douanières, puis 2nd avion vers le Cambodge. Visa ultra-efficace à la douane. Un tuktuk vient nous chercher pour nous emmener à notre GH Prohm Roth, très bien située. Petit tour de la ville bien plus touristique qu’au Laos, beaucoup plus de sollicitations et de mendicité, ça nous fait bizarre. Beaucoup beaucoup de chinois ! La rue centrale est assez déconcertante. Coucher de soleil sur le Phnom Bakheng. De retour à la GH, nous négocions 3 jours de tuktuk pour 50$.

J18 Siem Reap Début du circuit avec Angkor Thom et ses très beaux Bayon et Baphuon. Il fait très chaud ! S’ensuivent Preah Khan, Ta Prohm (très joli !). Notre chauffeur n’est vraiment pas très sympa et peu causant, tant pis. Belle journée sur les principaux sites, qui se termine par le coucher du soleil sur le légendaire Angkor Vat, malheureusement en partie en travaux. De retour à SR, marchés de nuit.

J19 Siem Reap Lever très matinal pour aller voir le lever du soleil sur Angkor Vat. Grande boucle avec comme points forts les 2 anciens : Mebon et Pre Rup. Déjeuner dans un restaurant au bord de Sra Srang. Après-midi consacré aux Roluos. Sur le Bakong, le plus joli des sites, on est envahi par des cars d’étudiants cambodgiens J Retour à SR dîner au Khmer Kitchen, bon et pas cher !

J20 Siem Reap Sites les plus au nord, Banteay Srei est à plus de 50 km. C’est notre site préféré, le cadre est superbe et les statues et gravures très bien conservées. Nous poussons jusqu’à Kbal Spean, rivière aux 1000 lingas, mais il y a très peu d’eau, dommage. Enfin, arrêt au Ta Keo sur le retour.

J21 Siem Reap - Paris Retour à Bangkok, 14 heures d’un voyage en bus épique et interminable où nous avons failli rater notre avion…

Voilà, notre voyage touche à sa fin. Nous avons vraiment beaucoup aimé ce voyage, surtout d’un point de vue humain car nous avons fait de très belles rencontres. L’ambiance sereine tout au long du voyage laotien, la douceur et la tranquillité des villes et villages nous ont fait beaucoup de bien. Les temples d’Angkor, notamment Banteay Srei, font également partie des points forts de ce voyage.

Bon voyage !
L'ouest des États-Unis en famille (classement) Colorado, Utah, Wyoming, South Dakota English translation pending
by VallM17 · 2014-08-25 · 217 replies
Bonjour,

Après avoir lu de nombreux carnets et posé pas mal de questions sur ce forum, je vous propose un compte-rendu de notre voyage qui s’est terminé il y a à peine 1 mois.

Sans les conseils glanés sur VF, notre voyage n’aurait pas été tout à fait le même, j’en suis sûre. Nous serions peut-être passés à côté de sites comme Little Wild Horse canyon ou Valley of the Gods, nous n’aurions pas eu connaissance du point de vue en hauteur sur Grand Prismatic Spring (à vous décrocher la mâchoire !!), nous n’aurions pas passé une journée aux Cheyenne Frontier Days, etc.

Alors un grand merci à tous ceux qui ont contribué à ce que ce circuit frôle la perfection !

Je commence juste par un petit historique : j’avais conçu notre premier circuit (avril 2013) de façon à faire un éventuel deuxième voyage sans repasser 2 fois au même endroit. Ce premier itinéraire partait de Phoenix et se terminait à San Francisco en passant par les classiques (GC, MV, Antelope, Bryce, Zion, LV, DV, Yosemite, un bout de la côte Pacifique). Volontairement, j’avais donc écarté Moab de ce premier circuit, en me disant qu’un combiné Moab/Yellowstone serait sympa pour un deuxième voyage. Donc, à part Bryce canyon, tout était nouveau pour nous.

Qui ? Axel (9 ans), Léo (11 ans), Laurent (41 ans) et moi.

Quand ? Du 1er au 25 juillet 2014. 3 semaines ½ de pur bonheur avec (presque) aucune ombre au tableau.

Comment ? Aller-retour avec la compagnie Icelandair et location de voiture via Alamo.

Concernant Icelandair, je dois dire que je m’attendais à pire. Il y a peu de services en classe éco (pas de repas inclus pour les adultes, par exemple) mais on n’a pas eu à se plaindre. Ah si, juste une chose : tous les films sont en anglais ou islandais seulement, alors il faut bien réviser avant pour suivre l’histoire !

Pour la location de la voiture, tout s’est bien passé. Nous avions réservé en janvier, un mid-size SUV directement sur le site d'Alamo au pris de 890€ pour 25 jours. Peu d’attente au comptoir et pas de forcing de la part de l’agent pour prendre l’assurance roadsafe en supplément (contrairement à l’agent de chez Dollar l’an dernier, que nous étions à 2 doigts de renvoyer dans ses 22 après 3 refus courtois de souscrire son assurance). En revanche, en fin de journée, il y avait peu de choix sur le parking. Il devait y avoir 5 mid-size SUV parmi lesquels faire notre choix. On a opté pour un Hyundai Tucson tout neuf.

Où ? Voici le programme :

J1 - Arrivée à Denver à 19h30. J2 – Denver > Moab par l’UT-128 / Visite d’Arches (The Windows, Balanced Rock, Park Avenue). J3 – Arches(Devil’s Garden Trail le matin à la fraîche, Double arch), piste d’Onion Creek en fin d'après-midi. J4 – Rafting sur le Colorado le matin / Corona et Bow tie arches en fin de journée. J5 – Dead Horse point, Canyonlands (Island in the sky), Delicate arch. J6 – Fiery Furnace le matin, puis route vers Durango. J7 – Mesa Verde J8 – Cortez > Hanksville / Visite du fort de Bluff, Valley of the Gods, Gooseneck SP, Little Egypt. J9 – Goblin Valley et Little Wild Horse canyon le matin, puis route vers Capitol Reef (Scenic drive). J10 – Sulfur creek, puis route vers Kodachrome Basin SP par l’UT-12 via Devils Garden. J11 – Bryce canyon, Kodachrome Basin (Panorama trail). J12 – Grosvenor arch, puis route vers SLC / Visite du Museum of Ancient Life à Lehi. J13 – Journée shopping dans les outlets de Park City, puis route vers Jackson. J14 – Grand Teton (Jenny lake trail), Jackson. J15 – Grand Teton, Yellowstone (West Thumb, VC de OF, Grand Prismatic Spring, Firehole lake drive). J16 – Upper geyser basin, Black Sand Basin, Biscuit Basin, Fountain Paint Pot. J17 – Ice lake, Mud Volcano et Sulphur Caldron, Storm point trail, rdv avec Peggy16 de VF. J18 – Norris Geyser Basin, Mammoth Hot Springs, Lamar Valley. J19 – Grand canyon de la Yellowstone River. J20 – Yellowstone > Cody / Visite de Old Trail Town et Buffalo Bill Center. J21 – Cody > Hulett / Visite de devils Tower. J22 – Deadwood, Mont Rushmore. J23 – Custer SP, Cheyenne Frontier Days. J24 – Cheyenne Frontier Days, puis route vers Denver en fin de journée. J25 – Denver (et ses bouchons monstrueux qui ont failli nous faire rater l'avion 🏴‍☠️) et retour en France.

Plutôt que de vous livrer notre récit et nos impressions jour par jour, je vais vous faire partager notre classement. Comme pour notre premier voyage, chaque membre de la famille a classé les visites par ordre de préférence, ce qui a révélé de grosses différences entre le ressenti des adultes et celui des enfants !

Pour le détail du récit et plus de photos, vous pouvez jeter un œil à mon blog (en signature). J’ai rédigé une page pour chaque étape, à chaud, au jour le jour, pour donner des nouvelles à nos familles et amis lors du voyage.
Made in Hong Kong English translation pending
by Genevois · 2014-03-07 · 13 replies
Les villes mythiques. Celles qu'il faut avoir vu une fois dans son existence. Oh bien sûr, chacun aura sa propre liste, suivant ses goûts, ses moyens, ses choix. Les nôtres : New York, Paris, Rome, Londres, Tokyo, Berlin, Pékin. Et pour d'autres raisons Nashville, Naples ou encore Bangkok. La liste ne sera sans doute jamais définitive, pour devoir y ajouter encore quelques mégapoles ou des villes plus modestes. Mais pour la compléter, il nous fallait y inscrire Hong Kong.

Il faut dire qu'à 600 Euros avec Emirates, le choix a été vite fait. Pas de quoi hésiter trop longtemps, si ce n'est peut-être sur la durée du séjour, soit finalement un peu plus d'une semaine, 10 jours, les trajets compris.

Voler avec Emirates est un plaisir. Un triple 7 impeccable, un équipage présent et prévenant, un stop à Dubaï qui nous permet de marcher un peu pour dégourdir les articulations et un second segment tout aussi agréable que notre Genève-Dubaï, mis à part les quelques turbulences habituelles. Entrer à Hong Kong est très rapide. Les guichets de l'immigration sont nombreux, le contrôle rapide. Petite déception toutefois, pas de tampon dans le passeport !

Pour descendre en ville, plusieurs options : taxi, train ou le bus. Nous prendrons le bus, impérial à deux étages évidemment. Muni de notre carte Octopus achetée dans le hall d'arrivée (100$ de crédit + 50$ de dépôt à récupérer au départ), nous n'avons pas besoin de monnaie pour payer les 33$ du trajet. Destination le Innsight Hotel, trouvé sur le net, sur Lock Road, une petite parallèle à Nathan Road dans le quartier de Tsim Sha Tsui. Les explications reçues par mail sont parfaites et il est facile d'arriver à notre logement. pourtant aucune indication qu'il y a là un hôtel, ni dans la rue, ni dans l'allée. Petite chambre au 2ème étage, mais suffisamment grande pour deux et notre valise, toilettes et douche, propreté parfaite, un bon deal. L'établissement occupe aussi le troisième pour un total de 16 chambres de divers conforts.

Malgré notre voyage de quinze heures, le coup de barre ne nous met pas encore KO. L'après-midi en est à son milieu, nous avons le temps de partir nous balader dans le quartier. Le sud de Nathan Road grouille, fourmille, bouge, le mouvement est constant. Le monde, sur les trottoirs, dans les commerces, les restaurants, la foule, partout. Des tailleurs indiens aux vendeurs de rue qui proposent des fausses Rolex, des chinois presssés, des quelques touristes qui flânent, la masse est bigarrée sur Tsim Sha Tsui. Le temps est aux nuages, le plafond est bas et le vent est fort. Il fait frais sans faire froid. Depuis le terminal des Ferry, l'île de Hong Kong en face de nous est quasi dans la brume. Là plus qu'ailleurs, le vent nous refroidit tout de même, il nous faut nous réfugier dans les rues, à l'intérieur des quartiers, à l'abri des murs. Alors on remonte Nathan Road, l'épine dorsale de Kowloon. A Jordan Street, nous partons dans les petites ruelles du quartier de Yau Ma Tei. Les vitrines clinquantes, les boutiques occidentales ont laissé la place à l'Extrême-Orient, aux petites échoppes et magasins locaux, aux stands de rue. Mais la fatigue arrive, nous reprenons le chemin du retour après cette rapide prise de température.

Premier repas du soir aussi, dans un Food Republic au sous-sol d'un centre commercial à l'angle de Haïphong Road et de Canton Road. Le choix est vaste et les prix sont bas. Nous opterons pour une spécialités taïwanaise et quelques dim sum. Là, il est temps, il nous faut nous coucher. Demain l'exploration commence. Nuit perturbée évidemment. Et lever tard. Aujourd'hui, le programme c'est Kowloon. Nous partons tout en bas de Nathan où nous entrons dans le hall du Peninsula Hôtel qui a conservé tout son héritage britannique.Quelques Bentley devant, belles colonnes, une grande salle pour prendre le thé, un petit orchestre qui joue à l'étage. En remontant la grande avenue, nous voilà à Chunking Mansion, un vieux bâtiment dans lequel on trouve de tout. Depuis des chambres pas chères (et au niveau de confort variable semble-t-il) dans les étages aux épiceries du rez-de-chaussée. On y pénètre et on change d'endroit. Nous voilà en Inde et/ou au Pakistan. Les échoppes qui préparent des curry et des lassis sont nombreuses. On y taille des costards, on y vend de tout, surtout du faux, le dépaysement à l'intérieur du dépaysement.

Presque en face, c'est le Kowloon Park, un des écrins de verdure à l'intérieur des murs. Une volière, quelques bassins, un jardin chinois. Des habitants viennent y faire leur gym, leur feng shui ou leurs mouvements d'arts martiaux. Un parc comme une bouffée d'air au milieu du bruit et de la densité de la foule. Nous aurions voulu voir l'église de St-Andrews, mais elle entourée de barrières et d'engins de chantier, dévolue à la rénovation. Alors nous revenons dans le quartier populaire de Yau Ma Tei. A l'entrée du marché de nuit de Temple Street (où il n'y a bien sûr rien la journée...), nous trouvons le Canton Dim Sum Master, quelques tables, des Dim Sum excellents à des prix plus que raisonnables. D'ailleurs, pas un touriste présent alors que nous frisons l'overdose. Yau Ma Tei est éminemment populaire. Les Occidentaux y sont rares et les panneaux en chinois sont peu traduits en anglais. Le quartier nous plaît bien sûr. Ici, plus de sollicitations pour une fausse Rolex, plus personne pour vous proposer un costume sur mesure, rien que Hong Kong. Nous sillonons les rues entre Jordan Road et Kansu Street. Un marché est installé le long de Reclamation Street. Un marché local, de fruits, légumes et viande, plus bien sûr quelques étals qui vendent de tout et même de rien.

Juste en-dessus de Kansu Str. il y a le marché de Jade. Des pierres, des colliers et bracelets, des statuettes, de cette pierre verte, mais aussi d'autres matériaux. Aucune idée de la valeur de la pierre et les objets présentés ne nous attirent pas, ce sera pour le plaisir de nos yeux. Tout proche, nous entrons dans le temple de Tin Hau, où des ventilateurs expulsent les fumées d'encens qui brûle par d'énormes spirales qui pendent au plafond. Les gens viennent y prier, faire quelques offrandes et brûler des batonnets d'encens. Un temple encore bien actif.

Nous continuons à remonter vers le nord et nous repassons Nathan Road vers Tung Choi Street où se tient le Lady's Market. Normal, l'article qui est le plus présent est le sac à main ... Rien à voir avec un marché typique, ici c'est la négociation qui est le sport roi, pour décrocher un bon prix pour des habits, des sacs ou quelques autres babioles. Une réplique du marché de Temple Street. Tout au nord de cette rue, ce sont les animaux qui se vendent. Quelques chiens, des poissons dans des petits sachets, des tortues, des lapins. Puis à quelques pas à l'Est, nous trouvons encore le Flower Market et le Bird Market, tous deux voisins. Orchidées et autres belles compositions florales, perroquets et volatiles divers, la visite vaut la peine. Plus de 5 heures que nous marchons. Et nous voulions encore aller au monastère de Chi Lin et au temple de Tai Sin. Trop tard. Nouveau marché sur Fa Yuen Str. et là encore, pas d'Occidentaux à l'horizon. Nous reprenons un bus pour redescendre à l'hôtel, nous reposer un peu. Nous nous fions à la destination affichée sur l'avant du bus, mais aux arrêts, chaque parcours est décrit sur une fiche propre à chaque véhicule. Après une douche réparatrice et une petite pause pour nos jambes, nous repartons dans la région du marché de nuit.

Nous empruntons Parkes Street, entre Austin et Jordan. Tout au bout de la rue, nous repérons un petit resto local, rien en anglais, pas l'ombre d'un Blanc, où on sert des nouilles sur des raviolis à la crevette. Parfait. Nous avons même de la peine à nous faire comprendre, alors on montre du doigt une assiette voisine. Le resto est plein et nous nous retrouvons à table avec un vieil homme, qui ne parle pas anglais et qui déguste ses nouilles avec quelques morceaux de porc. Il nous regarde manier nos baguettes et a la décence de ne pas sourire, surtout lorsque les raviolis glissent et repartent dans le bol. Le marché de nuit de Temple Street est à côté. Ceux qui apprécient Khao San Road à Bangkok ne seront pas dépaysés ici. Tout n'est que négociation pour des articles pour touristes, de la clé USB aux sacs à main en passant par les habits. Deux ou trois stands de nourriture aussi, au coeur du marché. Le temps est resté couvert et venteux, un petit crachin vient même nous rappeler qu'il y a peu, Hong Kong était britannique.

Retour à notre repaire de Lock Road pour préparer notre journée de demain et nous mettre à jour dans nos notes. Le décalage fait encore bien son effet, le sommeil est loin.

Très loin même, surtout vers 03h00 du matin, lorsque les yeux sont bien ouverts. Aujourd'hui, il s'agit de poursuivre l'exploration de Kowloon, en visitant tout d'abord le monastère de Chi Lin, tout près de la sortie de Métro Diamond Hill. Le monastère est splendide, avec une première cour parsemée de bonsaïs. Le bâtiment principal est lui aussi magnifique, avec des plusieurs statues de Buddha suivant les points cardinaux. L'atmosphère est à la spiritualité, d'autant plus que l'endroit est silencieux, les rares visiteurs de ce matin se faisant discret. En face du monastère, le jardin de Nan Lian. Encore un endroit à ne pas manquer, tant tout y est beau. Des bansaïs aux ornements de buissons, au petit temple au bord de la grande mare. S'y balader est même reposant.

Retour à la station de métro et nous reprenons une rame pour un arrêt. Cette fois, c'est le temple de Wong Tai Sin, non plus bouddiste mais maoïste. L'ambiance y est tout autre, loin du calme de Chi Lin. Première approche, le temple est coincé entre des barres d'immeubles et des tours toutes plus hideuses les unes que les autres, auxquelles s'ajoute une autoroute bruyante. Et quel monde. Ca se bouscule, ça crie, ça pousse, ça marche sur les pieds des autres, loin du calme, vraiment. Toutefois, cela reste à voir, surtout la partie où les visiteurs viennent agiter une série de bâtonnets, jusqu'à ce qu'un d'entre eux tombe au sol. Un oracle suivra, le hasard aura bien fait les choses. Ou pas. Puis, les gens brûlent une poignée d'encens que l'on plante ensuite dans un grand récipient. Le tout en s'inclinant devant le temple principal. Il y a aussi une petite balade à faire autour de ce dernier, mais rien à voir avec le jardin de Nan Lian.

Encore un retour au métro pour la station de Lok Fu. Cette fois-ci, c'est le Kowloon Walled City Park que nous venons voir. Depuis la sortie du métro, aucun panneau, aucune direction. Pour assurer le coup nous prenons un taxi, mais le chauffeur ne comprend pas l'anglais. Tant bien que mal nous nous faisons comprendre et finalement il nous amène à destination pour une somme modique. Autrefois, l'emplacement de ce parc était un ensemble de tours adossées les unes aux autres, construites plus ou moins illégalement, abritant des entreprises illégales, du trafic en tout genre, de la prostitution, des paris clandestins, bref une zone gentiment devenue insalubre et de non-droit. Seuls les dentistes y étaient renommés et reconnus. De 1991 à 1993, cet ensemble de tours a été rasé pour faire place au parc. Il est agréable de s'y balader et de voir quelques images de ce que fût l'endroit jadis.

Quittant le parc, nous prenons la direction de Kowloon City, à pied, vers Carpenter Road. Ici, point de touriste, ce qui fait bien sûr le charme de ce quartier. Restaurants thaïs, vietnamiens, malais, chinois bien sûr, le choix est vaste. Il faut dire qu'il est impossible de mourir de faim à Hong Kong tant les endroits pour manger sont nombreux, des milliers au bas mot. Pour notre repas de la mi-journée (en fait 14h30), nous trouvons à nouveau un petit resto de Dim Sum. Aucun menu en anglais, quelques photos uniquement, on tente le coup au petit bonheur la chance. Evidemment, on se régalera. Nous rejoignons ensuite la Prince Edward Road West, mais nous sommes loin des stations de métro. Par chance, un petit bus 16 places affiche un unique panneau en anglais mais il indique qu'il va à une station du MTR. On y monte pour quelques centaines de mètres et nous nous retrouvons au coeur de Mong Kok que nous avons visité hier. Facile de rentrer depuis là, il suffit de rejoindre Nathan Road et de monter dans un des nombreux bus qui descend vers le sud et Tsim Sha Tsui.

L'après-midi touche à sa fin, nous ne voulons pas commencer la visite d'un quartier maintenant. Alors, on se rend dans une magasin Harley-Davidson, du côté de Wan Chai, de l'autre côté de la baie, histoire de faire quelques cadeaux à des amis bikers. Pour le retour, nous empruntons le mythique Star Ferry qui traverse en quelques minutes. Le départ de Wan Chai est superbe, avec les gratte-ciel en arrière-plan. Par contre, le ciel est toujours aussi bas, le Victoria's Peak est dans le brouillard ... Retour à l'hôtel pour reposer les mollets, avant de ressortir ce soir. Nous sommes pile à l'heure sur l'Avenue des Stars pour le show. Pile à l'heure et en plein vent frais qui transperce les habits. Les buildings illuminés sur l'île de Hong Kong suffisent au spectacle. Très franchement, nous n'avons pas été séduits par le show proposé, pourtant décrit comme une des attractions majeures de la mégapole. Question de goût peut-être, mais bref, pas terrible selon nous. Nous nous rabattons rapidement sur un resto japonais dans une rue adjacente à Nathan et là par contre, nous avons apprécié. Sans doute que nos estomacs sont plus réceptifs ...

Demain, nous franchirons une nouvelle fois la baie, à la découverte des quartiers de l'île.
Vietnam nord-ouest et centre: de l'authentique aux cartes postales de rêve English translation pending
by Alanay · 2013-09-28 · 160 replies
Du 4 au 23 août 2013, nous avons visité une petite partie du Vietnam. Hanoi, Nghia Lo, Tu Le, Mu Cang Chai, Sapa, Bac Ha, baie d'Halong, Tam Coc et la baie d'Halong terrestre, Hué, Hoi An, telles ont été nos étapes.

Un très beau voyage durant lequel nous avons vécu des moments forts, fait de belles rencontres et vu des paysages splendides: de l'authentique et des cartes postales de rêve.

Ce circuit a été élaboré avec l'agence GP Travel, basée à Hanoi, que je recommande chaudement. Tant durant la préparation que durant le séjour, les échanges ont été cordiaux, nos interlocuteurs se sont en permanence adaptés à nos souhaits, les prestations étaient largement à la hauteur de nos attentes. Vraiment top !



Nous étions accompagnés durant les 13 jours dans la partie nord par Chung, guide francophone, bavard, enjoué et très débrouillard, ayant un excellent contact avec les ethnies minoritaires, et Chin, notre chauffeur, attentif à sa conduite et à nos pauses photos. Dans la partie sud, durant 3 jours par Anh, guide francophone cultivée et Than, notre chauffeur. Tous ont toujours été très soucieux de notre rythme, de nos souhaits. Un vrai plus dans un pays dont la chaleur moite en Août fatigue.

Nous ? Une famille composée de 3 adolescents (17 ans, 16 ans et 13 ans); nous privilégions les étapes courtes aux longues routes, nous aimons mixer les hébergements simples et locaux et d'autres plus confortables. Nous aimons randonner et apprécions également de découvrir une autre culture.

Dimanche 4 – Hanoi

Arrivée à l'aéroport d'Hanoi à 6h35 après un vol direct de 11h25 avec Vietnam Airlines. L'obtention du visa se fait sur présentation d'une lettre d'invitation et contre remise d'une photo d'identité et de 45$. Pas moins de six fonctionnaires sont sollicités pour délivrer le précieux sésame : celui qui réceptionne les documents, l'un qui prépare le visa, l'autre qui contrôle, le suivant qui tamponne, celui qui vérifie et le dernier qui remet les passeports ainsi décorés moyennant finance.... La démarche est donc un peu longue; heureusement nous étions dans les premiers.

Nous arrivons à l'hôtel vers 8h soit 3h du matin, heure française. La curiosité l'emporte sur la fatigue, nous sortons de suite.

Le vieux Hanoi : Quel choc, tous nos sens sont sollicités : la très dense circulation erratique et sonore des vélos et des scooters. Les marchands ambulants dont la bicyclette est chargée pour l'un de fleurs, pour l'autre de fruits, pour certains de produits divers...., la multitude de petites boutiques, ou plutôt d'étals sur le trottoir, les restaurants de rue avec les marmites à même le sol d'où s'échappent de plus ou moins appétissantes effluves.



















Si l'animation est à son comble sur le bitume, un autre type de circulation est tout aussi surprenante quelques mètres plus haut ... Celles des fils électriques.



et qui dit animation, dit habitation !!!



Après cette première immersion et un tour du Lac Hoan Kiem (littéralement le Lac de l'épée restituée), la pause s'impose.



Vers midi, nous ressortons pour aller déjeuner dans un restaurant de rue : Le Bun Bo Nam Bo. J'en ai les papilles qui salivent rien que de le citer ! Je me régale avec le plat éponyme, plat du sud du Vietnam, constitué de nouilles séches au bœuf assaisonné de germes de soja, d’ail, citronelle et mangue verte. Une des meilleures expériences gustatives du séjour, les autres plats sont tout aussi appréciés. Délicieux !

Nous poursuivons un peu plus loin jusqu'à la cathédrale puis allons visiter le Musée des Femmes vietnamiennes; un beau musée réouvert en 2010 qui a pour mission de faire connaitre le rôle des femmes vietnamiennes dans l’histoire, dans la famille traditionnelle et de nos jours. On y découvre outre les traditions du mariage ou de la naissance, le rôle des femmes dans la construction et la libération de la nation et l’évolution des vêtements féminins. L’agencement est attrayant, on y passe agréablement une petite heure.

Retour à l'hôtel, les distances sont courtes, mais notre attention est perpétuellement sollicitée : traverser entre le flux de deux roues devient vite un jeu, les commerces du Vieux Hanoi sont organisées par corporation; ici les ferblantiers, là les chaussures, plus loin les soieries,



... et de ci, de là des... « Apple store » !!!



Nous faisons un arrêt au 87 Ma May pour visiter un nha ong typique. Un nha ong ? Qu’est ce ? Il s’agit d’une maison-tunnel, c’est à dire toute étroite en façade et profonde avec plusieurs patios permettant à la lumière de pénétrer dans les différentes pièces. Certaines maisons peuvent ainsi n’avoir que 2 mètres de large pour 70 de long. De telles dimensions visent à réduire les taxes foncières qui tiennent compte de la largeur de la façade étonnant…

Après une petite sieste vespérale à l'hôtel, nous décidons de nous rendre dans un autre restaurant de rue. Nous optons pour le Xôi Yên, spécialisé dans le riz gluant garni d’ingrédients savoureux...., encore une bonne adresse. Assis sur nos petits tabourets en plastique à 40 cm du sol, nous apprécions nos plats et nous ne sommes pas les seuls : familles, jeunes plutôt branchés, ... Le restaurant ne désemplit pas.

La nuit est tombée, on pourrait s'attendre à un peu plus de calme, .... Que nenni ! La circulation est toujours aussi dense, les commerces toujours ouverts, d'autres chalands proposent des ballons de baudruche.









On fait un tour durant une heure en cyclo-pousse. Quel plaisir, on se laisse glisser au milieu de cette animation (ou on se laisse bercer, pour ceux d'entre nous qui n'en peuvent plus de sommeil !). Il semblerait que les autorités de la ville aient décidé de supprimer ce mode de locomotion afin de soulager les encombrements de circulation. De petits trains électriques sont progressivement déployés. Pour nous touristes, quel dommage. Cette petite note d'exotisme est autrement plus agréable que l'anonymat d'un petit convoi. Et j'ai la faiblesse de croire que ce sont plusieurs vaillants et courageux cyclistes qui vont être privés de travail, dans une ville où la misère est tout de même assez prégnante.
Compte-rendu d'un voyage en famille au Rajasthan en avril 2013 English translation pending
by AgnèsH · 2013-04-28 · 22 replies
Nous revenons du Rajasthan enchantés. L'Inde est un pays fascinant et je rêve d'y retourner une troisième fois. Le voyage avec les enfants s'est très bien déroulé. Nous avions un chauffeur extrêmement gentil, ponctuel et prudent. Il a contribué amplement à la réussite de ce voyage. Il s'appelle Ranjeet et je le recommande chaudement. Voici le lien de son site: http://www.rajasthan2.com/rajasthan/index.html

Voici donc un compte-rendu de notre voyage en famille en avril 2013. A la fin de chaque texte je donnerai mon avis sur les hôtels, les visites et les éventuels restaurants. J'ai mis une note pour chaque hôtel:1 point pour le charme et la beauté du lieu, 1 point pour le confort (eau chaude, literie …), 1 point pour le petit-déjeuner, 1 point pour l'acceuil, 1 point pour la nuit (calme, bonne ou au contraire bruyante)

Notez que ce ne sont pas des hôtels “routards” mais en partant en avril nous avons eu droit à de bonnes réductions et à un surclassement dans la plupart des hôtels. Je conseille d'ailleurs de ne pas réserver les hôtels sauf la première nuit car comme cela, vous pouvez obtenir un bon prix (les hôtels sont quasiment vides et la compétition est rude) Nous avons trouvé qu'avril est une bonne période pour visiter le Rajasthan car: il fait très beau et chaud (35 à 38 degrés) il y a beaucoup moins de touristes et sur les sites c'est l'idéal. Mother India! Une envie obsédante de découvrir le Rajasthan me tenaillait depuis quelques années. Les noms de Jaipur, Jodhpur, Udaipur, Jaisalmer et Samode me transportaient déjà avant même d'y mettre les pieds. Nous avons sillonné le Rajasthan pendant quinze jours en avril 2013 et je dois dire que le Rajasthan ne m'a pas déçue, au contraire, il m'a fascinée. Voici mon modeste carnet de route au pays de Gandhi.

dimanche 14 avril 2013

L'avion se pose sur le tarmac, il est minuit passé. Il fait encore chaud. Nous rencontrons Ranjeet qui sera notre chauffeur pendant quinze jours. Je le reconnais tout de suite: coiffé d'un turban blanc et arborant une barbe noire touffue, il tient à la main une pancarte avec mon nom dessus. Je lui fais signe et il vient à notre rencontre un large sourire aux lèvres. L'hôtel est à quinze minutes en voiture de l'aéroport. La chambre et la salle de bains sont vieillotes mais propres. Les enfants et Simon ne tardent pas à s'endormir. En dépit du ronronnement de la climatisation, je finis moi aussi par tomber dans les bras de Morphée. Après une bonne douche chaude et le petit-déjeuner, nous quittons l'hôtel. Ranjeet nous amène aujourd'hui à Agra, première étape de notre périple. Le spectacle de la route est intense: les motos pétaradent, les camions bariolés à l'arrière desquels on peut lire “Blow Horn” agitent leur klaxon, les bus déglingués brimballent, des hommes à vélo tirent des cargaisons énormes, des fourgonnettes transportent des femmes drapées dans leurs saris colorés, des voitures remontent à contre-voie. Sur le bord des routes, des indiens marchent, discutent, traversent au péril de leur vie, des enfants jouent dans la terre, des femmes portent de gros fagots sur leur tête, des hommes sont assoupis dans leur charrette à l'ombre d'un arbre, des vaches mâchent du plastique sur des tas de détritus. Quand nous traversons un village, l'activité se fait plus dense encore. Où que l'on soit, dans un village, en ville ou dans la campagne, la foule est partout et le bruit est omniprésent. Au bord des routes, des galettes aplaties de bouse de vache sèchent au soleil sur le sol. Nous voyons même des tas de galettes empilées formant des petites maisons à l'intérieur desquelles sèchent d'autres galettes de bouse. Elles seront utilisées à fertiliser les sols, à protéger les semences des champignons, des oiseaux et des rats, à chauffer, à tapisser les murs des maisons en terre pour isoler du froid en hiver et de la chaleur en été. La bouse de vache est donc très importante! Nous sommes maintenant à l'arrêt, un homme s'approche de la voiture, il tient en laisse deux singes qu'il fait monter sur le capot. Il s'écrie alors “ Photo, photo!”. Plus loin, deux jeunes hommes accablés par la chaleur et avachis par terre tiennent une corde au bout de laquelle sautille un singe. Ils l'ont affublé d'une robe et lui ont mis du rouge à lèvres. Elisa ne peut retenir ses larmes à la vue de l'animal qui, tel un pantin se dégingande pour attrouper les passants. Ranjeet arrive tant bien que mal à s'extirper de ce tohu-bohu et zigzague jusqu'à Agra. Nous arrivons cinq heures plus tard, juste à temps pour aller visiter le fort rouge. C'est le palais des empereurs moghols construit au milieu du seizième siècle. L'empereur Akbar fit édifier la forteresse en grès rouge en 1565. Les palais que l'on voit datent de l'époque de Shah Jahan (celui qui fit édifier le Taj Mahal) La balade dans ce fort est un moment de répit après le tumulte de la rue. Des petits perroquets verts se posent sur les balcons ajourés des palais de marbre et de petits écureuils courent dans les jardins. Le Taj Mahal se profile à l'horizon. Demain nous lui rendrons visite.

xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx Hôtels: Ashok Country Resort (Delhi): l'avantage est sa situation (15 minutes de l'aéroport). Chambre et salle de bains vieillotes mais eau chaude. Petit-déjeuner ok mais pas extraordinaire. Accueil correct. 2.5/5 Trident Hotel (Agra): excellent confort, accueil avenant, excellent buffet et petit-déjeuner. Parfait 5/5Visites: Fort rouge d'Agra: 🙂🙂🙂
Les villes du sud au départ d'Atlanta English translation pending
by Genevois · 2013-03-25 · 83 replies
Atterrir à Atlanta est une expérience en soi. Non pas que les pistes y soient différentes d’ailleurs bien sûr, mais la taille de cet aéroport est juste incroyable. Les avions font la queue pour décoller (nous en avons compté une douzaine en attente pour une piste et il y a plusieurs pistes d’envol), les atterrissages ne sont espacés que de quelques secondes, des dizaines et peut-être même des centaines d’appareils sont reliés aux terminaux par une passerelle de débarquement.

Pour aller récupérer ses bagages, il faut prendre un train, pour aller au bâtiment des agences de location de voitures, il faut prendre un autre train. Incroyable. Cet aéroport est une ruche, sans sa reine, mais avec les multiples travailleuses. Heureusement, tout y est bien indiqué, tout y est finalement assez facile. C’est ainsi que nous trouvons aisément le comptoir de l’agence Dollar où nous avions réservé un véhicule via le net. Une fois les formalités remplies, nous allons au parking et plutôt que d’avoir un véhicule attribué, nous pouvons choisir celui que nous voulons dans la gamme payée. Et ce sera une Chevrolet Impala, une des dernières voitures US proposées aujourd’hui parmi les Nissan, Mitsubishi et Toyota …

Sortir du complexe de l’aéroport est également facile. Par contre, de nombreuses Interstate sillonnent la région d’Atlanta, il vaut mieux avoir un GPS ou son itinéraire printé via Google Maps par exemple.

Notre destination du jour, c’est Savannah, tout au sud de la Géorgie, accessible via les Interstate 75 et 16 en 5 heures environ. Petit arrêt lunch en route en sortant de l’autoroute et nous avançons pour arriver en ville vers la fin de l’après-midi. La traversée de la Géorgie est assez monotone, le paysage est plat et l’autoroute traverse soit des plaines, soit des forêts de pins, rien de vraiment spécial à admirer dans le paysage. L’Interstate 16 termine sa course directement dans le centre historique et notre GPS nous conduit facilement à travers les rues de la ville. Pas d’hôtel pour nous, mais un logement chez l’habitant via le site airbnb.com. Nous n’y avons vu que des avantages, un prix inférieur, une location en ville même, un contact privilégié avec notre hôte, des conseils particuliers sur les visites à faire dans les environs.

Nous serons accueillis chez Rick, dans le centre historique de Savannah. Une chambre particulière nous est destinée, avec cheminée, télévision et WiFi, et nous pouvons utiliser la cuisine à notre convenance. Il y a un supermarché un bloc plus loin où nous achetons le nécessaire à un petit-déjeuner complet pour demain matin. Un bon plan ce site.

Le temps est encore gris et couvert, mais malgré cela, nous pouvons déjà nous apercevoir que Savannah est une ville splendide. Les maisons coloniales se succèdent et les rues sont bordées d’arbres majestueux dont la mousse espagnole tombe des branches. De nombreux parcs parsèment la partie historique de la cité. Il est trop tard pour en faire le tour à pied ce soir. Nous irons uniquement manger dans un petit restaurant près d’un square avant de regagner notre chambre. Nous aurons le temps de visiter demain.

La première nuit en Géorgie a été fêtée par un feu d’artifice. Lumières et sons. En fait, éclairs et tonnerre. Un orage violent comme souvent dans les contrées du sud, qui a sans doute réveillé plus d’un habitant de Savannah. Au lever, le ciel est encore bien gris et la pluie n’a pas fini de tomber. Les orages n’ont pas encore cessé de traverser la région et du coup, nous sommes cloués à l’intérieur. Impossible de partir visiter la ville à pied, il pleut bien trop. Nous branchons la télévision sur la chaîne météo qui annonce la fin du passage de cette perturbation. En effet, en fin de matinée, la pluie disparaît, le ciel commence à s’éclaircir. Après la pluie vient le soleil, un dicton maintes fois vérifié.

La température est plus que clémente, un pull suffit et le t-shirt sera même de mise lorsque le soleil aura bien percé. Savannah est une ville qui se parcourt à pied. Maisons coloniales ou typiques du sud, rues parfois pavées et souvent bordées d’arbres dont la mousse espagnole peuple les branches, parcs et squares fleuris ornés de monuments (nous avons compté près de 25 squares), un bord de rivière parsemé de magasins et de restaurants, la ville ne manque pas d’atouts. Certaines maisons historiques se visitent, il y a également quelques musées dans le coin. Nous balader nonchalamment dans la ville suffit à notre bonheur immédiat, profiter du soleil et de la chaleur ambiante, de la beauté des lieux. Du City Market avec ses restaurants et ses galeries d’art, au splendide parc Forsythe, tout en passant par le bord de la rivière Savannah, nous sillonnons la ville, sans but précis, à l’intuition et souvent au hasard.

Pas mal de touristes empruntent les tours organisés en bus, lesquels passent par tous les lieux à voir. Chacun son style, mais la marche permet d’adapter son rythme, d’aller au gré de ses envies, de s’arrêter prendre un verre. A la fin de l’après-midi, nous sommes fourbus. Retour à notre chambre pour nous reposer un peu et prendre une douche. Rick a une petite cour intérieure de quelques mètres carrés où il fait bon se poser à l’ombre d’un oranger qui embaume l’endroit.

Pour le repas du soir, nous avions repéré une adresse dans le « grand Savannah », soit hors du quartier historique. Un restaurant dont les spécialités sont les plats traditionnels du sud, poulet frit, patate douce épicée (recette appelée Yams), haricots verts, crevettes ou encore côtelette de porc. Nous voilà donc partis pour le « Sisters of the new South» sur Skidaway Road. Les plats sont présentés aux clients derrière un comptoir et on peut donc choisir en toute connaissance de cause, soit à l’emporter, soit sur assiette pour manger dans la salle attenante. C’est la queue en ce dimanche soir et les Afro-Américains viennent se ravitailler, ce qui est plutôt bon signe sur la qualité des mets. La nourriture est excellente, le service est sympathique et parfait. Une excellente adresse à recommander !

Les Américains mangent tôt et il n’est vraiment pas l’heure de rentrer se coucher. Nous redescendons dans les environs du City Market, où un trio de jeunes jouent un très bon rock n’roll dans la rue. Un mini-concert gratuit, avec un panier dans lequel les spectateurs viennent verser leur contribution personnelle pour l’excellente musique jouée.

Retour à notre logement, une première journée dans le sud pleinement réussie. Savannah est une très belle petite ville provinciale, tranquille et peu bruyante. Une ville souvent à l’écart des circuits touristiques empruntés par les touristes européens qui se ruent sur New York ou sur les parcs de l’Ouest. Ici, c’est une autre Amérique, moins tape-à-l’œil, moins dynamique, ici c’est le sud !

Le lendemain, autre but d’excursion : Tybee Island, à une vingtaine de miles de Savannah, en bordure de l’Océan Atlantique. Le temps est passé au beau, mais la température a chuté avec le vent frais qui souffle. Plus question de t-shirt, mais plutôt d’une bonne veste ! Sur le chemin de l’île, il y a un lieu à visiter : le Bonaventure Cemetery. Un énorme lieu de repos éternel, sous les arbres et parmi les buissons fleuris. Certaines tombes datent du siècle passé et il paraît que quelques personnages célèbres en Géorgie y sont enterrés. Les monuments funéraires sont très différents les uns des autres, certaines sépultures sont toutes simples, alors que d’autres sont des caveaux. Evidemment, on peut s’étonner d’avoir un cimetière comme lieu de promenade, mais l’endroit est vraiment beau et bien sûr paisible. Les mousses espagnoles qui dégringolent des branches donnent une atmosphère particulière dans cet endroit, une atmosphère de circonstance.

Tybee Island est au bout de la route, un lieu de villégiature estival qui doit être surpeuplé au plus fort de l’été. Une grande plage de sable sur l’Atlantique, des appartements de vacances, quelques hôtels et de très belles maisons en bois, un endroit idéal pour une balade à vélo à travers les petites ruelles. Pas pour nous avec ce vent violent et la température assez fraîche. Néanmoins, parcourir l’île en voiture et à pied lors de nos arrêts est très agréable. C’est encore la basse saison et il y a peu de monde, tout est tranquille. Quelques ados en mal de bronzage s’essaient aux maillots de bains, mais ils ne sont pas assez courageux pour aller faire trempette. Marcher sur le sable dur de la plage est agréable et la présence d’un ponton qui avance sur les flots permet de faire quelques belles photos.

A l’entrée de l’île, sur la droite, il y a un ancien phare qui peut se visiter. Rien de transcendant toutefois, le voir de l’extérieur nous suffit. Le North Beach Grill and Bar, juste en face du phare, est un bon endroit pour le repas de midi, enfin un repas de 2 heures de l’après-midi. Un crab cake, une salade au saumon et un filet de cabillaud frit feront parfaitement l’affaire. Dernière petite balade au vent avant de retourner sur Savannah. Ce soir, nous testerons le Papa’s Seafood Restaurant sur Whitemarsh Island, à mi-chemin entre Savannah et Tybee.

Et demain, cap sur Charleston, la principale concurrente de Savannah pour le titre de la plus belle ville du sud.

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