Results for "Trois+Gorges+|+112+>+171"
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Quelle ville choisir en Tunisie? English translation pending
Bonsoir à tous!
Je souhaite offrir une semaine de vacances à mon ami pour ses 30ans en avril.
Vu les prix, j'opte pour la Tunisie mais je ne sais pas vers quelle ville m'orienter.J'ai regardé sur les sites de la Tunisie mais ne connaissant pas ce pays, j'aimerais avoir des avis sachant que ce serait pour faire quelques visites, si possible une ballade en chameau et un peu de farniente.
Par avance, je vous remercie de l'aide que vous pourrez m'apporter!
Bonne soirée à tous!
Idées de circuit pour 4 semaines en Australie en août English translation pending
Bonjour à tous !🙂
Je souhaite partir avec mon ami au mois d'août en Australie pour 4 semaines. Etant donné le climat, je pensais atterrir à Sydney (dommage de ne pas la visiter même si ce sera l'hiver) puis remonter la côte Est jusqu'au Nord et peut être décoller du Nord pour ne pas perdre du temps.
A part ça, je n'ai pas beaucoup avancé. Si j'ai l'habitude de concocter mes circuits moi-même, le dernier en date fut le Rajasthan, je suis un peu perdue dans l'immensité de l'Australie...🤪 J'ai regardé avec le moteur de recherche de VF mais je ne trouve pas grand chose pour m'aider. Je fais donc appel à vous qui êtes allés fouler le sol ozien...😊
Pour vous "aider" à cerner le type de voyage que nous cherchons : nous aimons les vieilles pierres dans une mesure raisonnable, nous aimons la nature et les grands espaces (bonus pour les coins de pêche en eau douce) nous aimons la plongée sans être des pros (aller là-bas et ne pas plonger sur la barrière de corail serait pour moi bien dommage...mais je ne veux pas jouer à collé/serré avec les autres touristes...dons pas de hot spot s'il vous plait ! 😉 ) nous aimons les villes quand elles sont extraordinaires (je pense à New York, Prague et donc Sydney !) et sont pleines de surprises pour des français comme nous...vivant à Marseille de surcroît !😉 nous aimons rencontrer les gens, connaitre la culture du pays, etc. nous pensons voyager "backpackers" mais des bonnes adresses de charme pour un jeune couple seront appréciées !😊
En gros nous aimons rencontrer un pays et pas trop nos collègues touristes (mais ça je crois que c'est un mode de voyage assez répandu sur VF !😇). Nous ne courrons pas après les lieux incontournables même si certains le seront pour nous (vous me suivez ?!). En fait, je me pose la question de l'intérêt d'aller à Ayers Rock...ça semble prendre pas mal de temps...
Je suis aussi preneuse de toutes les bonnes adresses sur les circuits que vous me proposerez. Je me demande aussi comment me déplacer, location d'un 4x4 voire d'un camping-car ? Quels sont les temps de trajet ? Quel est le budget à prévoir ?
Merci d'avance à vous !🙂🙂🙂
Je souhaite partir avec mon ami au mois d'août en Australie pour 4 semaines. Etant donné le climat, je pensais atterrir à Sydney (dommage de ne pas la visiter même si ce sera l'hiver) puis remonter la côte Est jusqu'au Nord et peut être décoller du Nord pour ne pas perdre du temps.
A part ça, je n'ai pas beaucoup avancé. Si j'ai l'habitude de concocter mes circuits moi-même, le dernier en date fut le Rajasthan, je suis un peu perdue dans l'immensité de l'Australie...🤪 J'ai regardé avec le moteur de recherche de VF mais je ne trouve pas grand chose pour m'aider. Je fais donc appel à vous qui êtes allés fouler le sol ozien...😊
Pour vous "aider" à cerner le type de voyage que nous cherchons : nous aimons les vieilles pierres dans une mesure raisonnable, nous aimons la nature et les grands espaces (bonus pour les coins de pêche en eau douce) nous aimons la plongée sans être des pros (aller là-bas et ne pas plonger sur la barrière de corail serait pour moi bien dommage...mais je ne veux pas jouer à collé/serré avec les autres touristes...dons pas de hot spot s'il vous plait ! 😉 ) nous aimons les villes quand elles sont extraordinaires (je pense à New York, Prague et donc Sydney !) et sont pleines de surprises pour des français comme nous...vivant à Marseille de surcroît !😉 nous aimons rencontrer les gens, connaitre la culture du pays, etc. nous pensons voyager "backpackers" mais des bonnes adresses de charme pour un jeune couple seront appréciées !😊
En gros nous aimons rencontrer un pays et pas trop nos collègues touristes (mais ça je crois que c'est un mode de voyage assez répandu sur VF !😇). Nous ne courrons pas après les lieux incontournables même si certains le seront pour nous (vous me suivez ?!). En fait, je me pose la question de l'intérêt d'aller à Ayers Rock...ça semble prendre pas mal de temps...
Je suis aussi preneuse de toutes les bonnes adresses sur les circuits que vous me proposerez. Je me demande aussi comment me déplacer, location d'un 4x4 voire d'un camping-car ? Quels sont les temps de trajet ? Quel est le budget à prévoir ?
Merci d'avance à vous !🙂🙂🙂
Moustique "Chikungunya" à l'Ile Maurice English translation pending
Bonjour à tous
Je ne sais pas si je suis dans la bonne rubrique pour poser cette question...
Qu'en est il de ce fameux moustique "Chikungunya" à Maurice ? a t'il fait autant de ravages qu'à l'ile de la réunion ? Les hôtels prennent-t'ils des dispositions particulières (insecticides ..ect ...) ? Un simple spray anti moustique suffit-il à éviter les piqures ?
Nous venons à Maurice à l'hotel la Pirogue dans 5 semaines et je ne trouve aucune info sur les divers forums concernant ce fléau qui semble s'étendre à tout l'océan indien ????
Merci
Et les photos continuent... English translation pending
je dirais phare de bonne esperance!..???j'ai une chance sur deux de toute maniere!..
Les blues du retour... English translation pending
Bonjour à vous chers voyageurs et chères voyageuses
J'ai effectué mon premier voyage du 20 au 27 décembre à Santa Lucia à Cuba. Je sais pas vous mais ça m'a pris 3 jours avant de m'en remettre complètement. J'avais les blues !!! Bizarre quand même.
J'ai adoré mon voyage et assez pour y retourner.
Bonne journée
Marie-Jo😉
J'ai effectué mon premier voyage du 20 au 27 décembre à Santa Lucia à Cuba. Je sais pas vous mais ça m'a pris 3 jours avant de m'en remettre complètement. J'avais les blues !!! Bizarre quand même.
J'ai adoré mon voyage et assez pour y retourner.
Bonne journée
Marie-Jo😉
Les pieds en Mongolie... et la tête dans les étoiles English translation pending
Avant d'attaquer cette aventure mongole, quelques mots pour ressituer le contexte. Nous (Christophe et Sophie)descendons a Ulan Bator apres une semaine de transsiberien voyage au cours duquel nous avons rencontre Lenny, un americain bien sympathique. Mardi 26 juillet: Sain bainuu Mongolie
La nuit fut courte avec 4 heures de sommeil. Il est 6h et nous nous réveillons avec le lever de soleil au milieu des steppes, c'est magnifique…
A la fois désertique et plein de vie avec ses gers, ses chevaux et ses chèvres qui se promenent librement au milieu des paysans mongols, cette vision nous laisse entrevoir un depaysement total.
6000km de traversee, 5 litres de soupe, 12 bouteilles de vodka et 2kg de nouilles plus tard, nous voila dans la patrie de Genghis Khan. Cette ambiance de croisiere nous laissera un très bon de souvenir et déja, à la descente du train, une étrange nostalgie nous innonde. Quelques petites informations avant de rentrer dans le vif du sujet; la Mongolie c'est: 1 cheval, 1 vache ou un yak et demi, 4 chevres et 6 moutons par habitant.
L'empire mongol du 18e siecle, le plus vaste que le monde n'ait jamais porte, s'etendait de la Coree a la Hongrie. Les Mongols le doivent a leur Napoleon national: Genghis Khan (qui a prefere donne son nom a une vodka plutot qu a un type de cognac!).
Enfin, dadvantage de Mongols vivent a l etranger (3.5 milions en Chine, 1 milion en URSS) et seulement 2, 4 milions (pour un pays grand comme 4 fois la France) au pays. Fin de la parenthese. Sophie s'est faite abordee au dernier arret avant Ulan Bator (UB). Une jeune femme mongole lui a propose de dormir chez l'habitant dans le centre: 5$ la nuit, on viendra nous chercher a notre arrive et y a de la place notre compagnon de route Kenny, affaire conclue.
La personne qui devait nous remettre les billets pour Pekin n'est pas sur le quai comme prevu, c'est embetant mais on a le temps de voir venir.
On passe la journee entre internet et la collecte d'info pour les excursions, de toutes facons Ulaan Bator, c'est vraiment laid! On retire nos premiers tobroks, 700 000 (500E), ca fait une sacree liasse de billets, heureusement que les pieces n'existent pas ici.
Lorsque nous arrivons a domicile, 3 francais d'environ 23 ans campent dans le salon sur des matelas et une en solo dans notre future chambre, ca fait plus squatte qu'hebergement chez l'habitanht. La nuit confortable tant esperee malheureusement attendra encore: pas de volets et ce n'est pas la fenetre cassee qui nous a isole du bruit de la rue passante, et klaxonnante! Qunat aux matelas a meme le sol, ils etaient si peu confortable qu'on a du gonfler les notres. Nous serons reveilles tot le matin par le pere qui, apres avoir repare la porte d'entree a grands coups de marteau, a telephone un bon ¼ d'heure dans notre chambre! Vivement le camping…
Mercredi 27 juillet: Ulan Bator, Beurk…
Toujours en compagnie de Lenny, nous visitons le Black Market, un immense marche- foire-aux-trouvailles puis le plus important centre religieux de Mongolie, le monastere Gandan. Les moines y vendent une poudre "purificatrice" lorsqu'on la brule.
Au detour des rues, on trouve de nombreuses echoppes qui vendent bonbons et cigarettes et des marchands de fruits et legumes un peu partout. Les plus incongrues restent leur cabines telephoniques "humaines": des personnes, souvent des femmes avec un masque sur le nez et parfois des gants, attendent le client avec un telephone sur les genoux (on ne sait toujours pas ou elles chopent la connections puisqu'il n'y a pas de fil! Dans le meme registre, nous croisons ca et la des gens postes a cote d'un pese-personne qui se font remunerer pour la pesee.
Heureusement que tous ces personages anecdotiques egayent un peu la ville qui manque cruellement de charme.
L'architecture sous influence russe est sinistre et sans aucun gout esthetique, le tout dans une anarchie totale; dans certains quartiers, les yourtes se melangent a des batiments gris ou a des buildings modernes, sans parler des cages a poules sordides que nous avons vues a la peripherie. Les trottoirs ne sont pas paves, ce n'est que sable et cailloux, et il faut faire attention aux plaques d'egout non fermees, notammemt la nuit, puisque les rues ne sont pas eclairees! On a d'ailleurs failli visiter une ou deux fois les canalizations… La circulation est assez anarchique et ici on aime jouer du klaxon, les pietons n'ont qu'a bien se tenir! Concernant l'alimentation, c'est assez peu varie et pas trop mauvais (mouton, agneau, riz, pates), le menu n'etant pas toujours traduit en anglais, on poursuit nos Blind test, sans trop de mauvaises surprises pour l'instant.
Jeudi 28 juillet: Tiens, c'est la Saint Samson aujourd'hui On a trouve nos coequipieres pour se partager les frais de routes; Sylvie et Claire en stage a l'ambassade de France vont nous accompagner 14 jours au lac Kovsgol et en Arkangai. Petite anecdote assez cocasse: alors que nous prenions un verre en terrasse pour faire connaissance, un manchot SDF qui n'a pas froid aux yeux, s'est precipite sur nos voisines de table pour leur subtiliser leur bouteille de sodas avec ses deux moignons, puis une fois a l'ecart, se l'est engloutie aussi sec. Il s'en est ensuite pris a nous a plusieurs reprises, les filles etaient partagees entre rires et peur. Sylvie le connaissait deja puisqu'il l'avait course un soir. De retour "at home", nous negocions une petite viree d'une semaine puisque nous ne partons que dans 10 jours. Notre logeuse nous a trouve une famille qui ne donne pas dans le business touristique et qui pourrait nous recevoir a la mongol's way, le cul sur une selle et du lait de jument au p'tit dej. Nous partons demain a une centaine de Km plein ouest. Bye-bye Kenny, c'etait vraiment sympa cette semaine avec toi.
Vendredi 29 juillet: Arrive chez Archaa et Marcha 3 heures de trajet dont 2 sur la route principale truffee de nids de poule et 1 sur les pistes sableuses. Nous arrivons a bon port, au milieu de la steppe semi-aride, de vastes plaines bordees de collines s'enchainant a perte de vue. La, se trouvent deux yourtes (ou gers) entourees d'une trentaine de chevaux, d'un grand troupeau de brebis et de moutons ainsi que trois chiens ne devant leur presence qu'a leur role de chien de garde. A l'horizon, on apercoit des points blancs, on devine d'autres gers, nos premiers voisins. Voila pour le cadre, quand a l'odeur, on vous laisse imaginer…Le "sain bain nu" (bonjour) de rigeur puis on plante la tente a une trentaine de metres, distance offrant a la fois intimite et proximite de la famille. Les premiers a nous rendre visite sont les enfants. Nous avons vite repere leur stratageme; curieux mais intimides, ils avancaient progressivement en s'asseyant tous les cinq metres jusqu'a ce que Sophie etablisse un premier contact en les saluant avec un nez de clown. On est alors invites sous la yourte et ce fut au tour des grands-parents de s'amuser avec le nez rouge. Vint alors le moment que nous apprehendions depuis notre arrive en Mongolie: la degustation de lait de jument fermente, le celebre airag. Celui-ci avait en outre l'avantage d'etre parseme de points noirs, a savoir des moucherons (c'est d'ailleurs pourquoi, ils ont l'habitude de souffler sur la surface du liquide avant de le boire). Difficile d'en decrier le gout: acide, odorant, long en bouche, on pourrait l'assimiler a du concentre d'odeur de cheval, en pire…pour etre plus explicite, c'est imbuvable! Ce n'est pas sans rappeler cette replique dans "Les Bronzes font du ski" : "Ah…c'est goutu, il a du r'tour!". Les lois de l'hospitalite etant tres ancrees ici, on y aura droit plusieurs fois par jour, et pas question de refuser. Christophe leur fera honneur en avalant de franches gorges, pendant que Sophie pauffinera sa technique du trempage de levres (ainsi que la dissociation bucco-nasale, fort utile pour la plongee sous-marine!). !! Description de la gers: pas de cuisine, pas de chambre, pas de salle a manger, et bien sur pas de toilettes, la piece d'un rayon de 2, 5 metres est polyvalente. Un poele mobile alimente en crottin de cheval seche se tient au centre avec un conduit pour evacuer la fumee par l'ouverture du "toit", indispensable pour les journees d'hiver a -30. Plusieurs lits sont repartis autour ainsi que 2 ou 3 petites commodes dont une a usage religieux. Plusieurs photos sont rassemblees dans un cadre ou l'on voit la famille parmis ses chevaux, le tout surmonte des trophees et medailles remportes pendant le Naadam (fete annuelle). Notre regard se pose aussi sur des morceaux de barbaque provenant d'un mouton fraichement tue qui pendent au dessus d'une bassine de sang ou marinent des visceres douteuses, accolee a une autre remplie de la creme du lait. Les croisillons en bois qui servent d'armature sur les cotes sont aussi utilises comme sechoir, cintres ou etageres et sont souvent decores de tapis. A l'interieur, les bois des meubles sont peints et tres colores avec une dominante d'oranges. L'exterieur est recouvert de molleton en poils de chevre et peut etre releve en bas pour permettre le circulation d'air a 360 degre. C'est tres bien concu car il y fait frais l'ete et sans doute chaud l'hiver. Ca ne coute pas tres cher ici, on envisage peut etre d'en ramener une, les parents faites de la place dans le jardin, les Yaks arrivent… La premiere ger appartient aux doyens, Archaa et Marcha, et la seconde a leur fille ainee Orcho qui y vit avec son mari et leur fille de 4 ans. A cela s'ajoutent les neveux et petits-enfants en vacances qui sont quatre. On passera l'apres-midi a jouer avec ces derniers puis nous assisterons a la traite des juments. L'orage eclata en fin de journee nous obligeant a nous entasser avec nos sacs et nos provisions dans les 2m2 de notre tente, tout en nous debrouillant pour y faire cuire les pates du diner. Il va sans dire que pour ce qui est des "accommodations" nous satisferons nos besoins naturels en pleine nature, au milieu des cranes de mouton et autres femurs en decomposition. Samedi 30 juillet: Naadam a Luun Lever 7h00, pas le temps ni pour la toilette, ni pour le petit dej'. On est embarque dans un vieux camion russe en direction du Naadam local. Les vapeurs d'airag de la "betaillere" et le trajet chaotique achevent de nous reveiller. Nous voici plonges dans l'evenement de l'annee pour cette famille mongole, le Naadam. Toute la journee, combats de lutte et courses de chevaux seront au coeur de cette fete. Les courses sont reserves aux enfants, en majorite des garcons de 6 a 11 ans et consiste a parcourir 20 Km. C'est impressionnant de voir ces p'tits bout de choux sur des bestiaux de plusieurs ceintaines de kilos et jouer avec eux avec autant de dexterite que ceux de chez nous avec la playstation…La lutte est elle pratiquee par les jeunes hommes. Elle debute par un rituel de presentation et s'acheve avec la mise a terre d'un des adversaires, le tout sur fond de musique traditionnelle et en costume d'apparat. La lutte est tres ancree dans la tradition, les enfants la pratiquent entre eux des leur plus jeune age; Christophe s'est meme vu proposer un combat hier a son arrive, en signe de bienvenue. En les cotoyant, on s'apercoit qu'il n'y a ni agressivite, ni mauvais geste de la part des perdants, meme dans les sports de combat. L'ambiance est bon enfant, tres fair-play et l'etat d'esprit est sain compare a celui que l'on peut trouver en Europe lors de competitions. Pas "d'encules l'arbitre" ici… Le peuple mongol garde un esprit tres fraternel, meme les enfants ont des gestes tendres les uns envers les autres. C'est vraiment mignon de les voir se tenir par l'epaule ou se consoler. Sinjhun, 9ans est arrive 3e l'an dernier, il n'etait pas peu fier de nous montrer ses photos et sa recompense. Cette annee il remet ca et nous assistons a tous les preparatifs: tressage des crinieres de chevaux, habits et enfillage de cossards, rituel de l'encens autour du cavalier et de sa cravache, puis, juste avant la course, chant des enfants sur leur cheval autour du ara improvise. Ces chants sont un mélange de tradition et de mysticisme, pas vraiment de paroles, une melodie plutot agreable, ca ressemble un peu a ses rituals indiens pour se donner du courage et stimuler sa monture. Tout le monde s'est mis sur son 31 pour l'occasion, car c'est peut-etre aussi celle de faire des rencontres… Pas d'internet ici, "le bal du village" est souvent une des rares oportunites de rencontrer son bel etalon! Nos hostesses ne s'y sont pas trompees et l'atelier maquillage n a pas ete negligee. A l'arrivee de la course, on ne s'est plus trop ou donner de la tete, les chevaux qui sont le principal moyen de locomotion sont partout et se melangent aux voitures et aux pietons comme nous, c'est l'anarchie la plus totale. Lorsque les premiers cavaliers pointent a l'horizon, l'agitation gagne la foule et une cinquantaine de cavaliers sur leur monture vient s'agglutiner, nous assistons pour la premiere fois a un embouteillage de chevaux! C'est dans la liesse generale que le gagnant franchit la ligne d'arrivee, ce n'est malheureusement pas notre favori qui arrivera quand meme 8e. Nous avons ensuite teste la friterie locale sous la yourte-restaurant ou une marmite d'huile bouillante recoit l'unique plat prepare, des huushuurs, sortes de galette fourree a la viande de chevre, c'est tres bon. Nous avons ete acceuillis comme des princes car ici, le manque de touristes nous vaut tous les egards. Les epreuves d'adresse sont venues cloturer cette journee: ramasser des foulards au sol sur un cheval au galop (nous seront d'ailleurs temoins d'une belle gamelle du cheval et de son cavalier), sauts d'une monture a l'autre dont certaines finiront dans la foule. Le retour a 5 a l'arriere d'une berline fut aussi terrible que l'aller. En milieu de chemin, nous avons ete surpris par un arret subit de la voiture pour une pause pipi-vodka. Tout le monde est sorti faire ses besoins a 2 metres de la voiture puis s'est assis en pleine brousse pour boire la bouteille de vodka que nous venions d'offrir au patriarche pour l'occasion. Nous nous sommes endormis le soir berces par les chants Mongols de nos hotes qui recevaient de la famille, c'etait tres joli a ecouter, malheureusement, les chiens les ont accompagnes…!
Dimanche 31 juillet, tomate party 11h, reveil tardif; nos voisins ont eu le temps de tuer un mouton et, c'est devant le depecage de la bete que nous petit-dejeunons. Un autre attend son tour a quelques metres mais ici tout est fait pour que l'animal souffre le moins possible et meurt rapidement; les Mongols respectent toute forme de vie. Nous avons vu toutes les etapes de la decoupe du mouton a l'assiette en passant par le vidage des trippes et leur nettoyage, et tout ca en famille. Le mouton a cuit longtemps comme un bourguignon de sorte que, meme Sophie en a mange sans grimacer, Christophe en a evidemment repris sans se faire prier (il faut bien faire honneur a la cuisiniere). Avant de passer a table, nous nous sommes adonnes a un drole de rituel ou l'on fait passer une pierre bouillante sortant de la marmite d'une main a l'autre. L' echange verbal etant assez limite avec nos hotes, nous avons d'abord pense que c'etait pour preparer nos mains a la chaleur de la viande, c'est en fait pour se purifier et eloigner les maladies. Pour les maladies on ne sait pas, en tout cas Christophe s'est brule la main… Toujours est il qu'on a bien rit pendant ce repas et nous avons fait un grand pas dans la communication, la vodka aidant. Nous nous sommes presentes a notre tour au travers de nos photos de famille de Paris et de notre projet grace a la mappemonde gonflable. Se sont enchainees partie de volley et "tomate" (souvenez vous, les jambes ecartees, on se faisait passer la balle entre les jambes, puis on a grandi et…). En tout cas, ca leur a beaucoup plu. Les Mongols sont d'un naturel tres rieur et d'une grande gentillesse. On nous avait parle de leur sens de l'hospitalite et de leur joie de vivire, on cofirme, c'est un vrai plaisir de pouvoir vivre ces moments avec eux. La journee se termine au puit a quelques kilometres de la, histoire de rapporter 3/4 bidons. d'eau. C'est dans ces moments la qu'on prend conscience de la valeur de certaines choses devenu tres banales chez nous, comme l'eau qui coule d'un robinet.
Lundi 1er aout, Premiere chevauchee Orcho, 25 ans invite Sophie a une initiation de traite de jument en lui montrant la technique. D'abord, les poulains font venir le lait puis elle prend le relais de ses mains expertes. Sophie s'y essaiera sans grand succes, les quelques gouttes qui sont sorti d'un seul pie (sur deux) ayant atterri sur son avant bras! La survie en milieu campagnard, c'est pas gagne. Elle nous a ensuite ouvert sa gers pour une seance d'essayage de costumes traditionnels fait main (les Mongols deels), meme Christophe y a eu droit malgre les 20 cm qui le separent de son proprietaire. Elle en offrira un a Sophie qui, tres emue, lui offrira en retour son beau boitier de poudre compact l'Oreal parce qu'elle "le vaut bien"! La fin de journee sera marque par une heure de cheval qui aura suffit a marquer de bleus l'interieur de nos cuisses; les selles mongoles sont en bois, c'est sans doute une des raisons pour lesquelles ils montent debout sur les etriers. Du haut des collines, nous avons pu nous rendre compte de l'immensite des paysages environnants et assister a l'envol majestueux d'une chouette. Nous partagerons un dernier diner chez Orcho agremente de tours de magie qui les ont bien amuses. Que la guide des magicians nous pardonnent, nous avons divulgues nos tours… Abracadabra! Du Mardi 2 Aout au jeudi 4 : Terelj Nous disons au revoir à toute la famille avec une petite pointe au coeur puis nous repartons en direction de l'est à 2h d'UB; nous passerons 3 jours en gher dans le parc national de Terelj. Les paysages sont très différents: conifères, hautes collines et torrents à foisons justifient son surnom de "Petite Suisse asiatique". Malheureusement c'est aussi beaucoup plus touristique et artificiel: nous avons trouvé les dinosaures en carton pâte assez pitoyables, sans parler des camps de ghers bien disposées en enfilade qui défigurent le paysage. Nous sommes dans une gher appartenant a des amis de notre logeuse d'UB au milieu d'autres ghers habitées par des Mongols, car, après notre dernière expérience, pas question de se retrouver parqués avec les groupes de touristes japonais! Seul hic: l'absence de WC ( sauf si on supporte bien les fosses a purin) et pas d'endroit a l'abris des regards de ces jeunes Mongols en vacances; Sophie obligée à faire plusieurs centaines de mètres, trouvera une solution moins contraignante: pisser aux quatres coins de la yourte (et ca la fait rire! Christophe beaucoup moins.).Même si ce n'est pas aussi authentique, malgré une pluie battante, nous aurons droit au chaleureux accueil mongol : la maîtresse de maison, après nous avoir allumé un feu et porté du thé, nous a gracieusement offert des "buuz", raviolis de mouton cuits a la vapeur et specialité culinaire numero 1 de la Mongolie. C'est ensuite un défilé de joyeux drilles qui s' invite sans frapper pour nous saluer autant que pour nous réclamer de la vodka ou encore pour nous vendre de la vaisselle! La yourte s'apparente en fait à un moulin, ni verrous, ni cadenas, les lois de l'hospitalité sont telles en Mongolie qu'on entre sans s'annoncer, qu'on se sert en viande ou en thé même si personne n'est présent. Peut-être qu'au-delà de la rigueur des conditions de vie, c' est l' absence de biens matériels qui entretient cette culture de l' hospitalité chez ce peuple nomade. Finalement, la seule chose qu ils ont vraiment peur de perdre, ce sont leurs chevaux et leur élevage. Cela durera sans doute jusqu'a ce que la pensée capitaliste n'arrive dans ce coin reculé du monde et encore préservé du matérialisme. Nous nous endormirons dans une cacophonie de chants accompagnée d'une guitare mal accordée que nous ont infligé des jeunes carburant a la vodka.Nous profiterons de ce coin très agréable à cheval car les marches sont rendues impossibles compte tenu de nombre de ruisseaux et rivières qui parsèment le sol. C'est donc sur des selles russes plus confortables que les mongoles que nous traverserons ces cours d'eau parfois profonds.La cuisine se fait sur le poële, il faut l'allumer deux à trois fois par jour et chercher du bois, mais ce n'est plus un problème depuis qu'on nous a appris le technique de la bougie, pas bêtes les Mongols! Ca prend quand même du temps pour faire bouillir de l'eau mais comme on n'a rien a faire.Accompagnés de notre hôte, Christophe s'est essayé a la pêche. Nous avions rapporté un hameçon et du fil, il ne manquait plus que le reste: il a trouvé une belle branche de bois incurvée et Sophie s'est occupé du morceau qui fera office de flotteur. Les pieds dans l'eau, Christophe lance l'hameçon puis le tire a nouveau, il en sortira un fil nu, un mauvais réglage du bouchon étant sans doute responsable de la perte du crochet dans les galets! Christophe persiste a dire qu' il s'agissait en fait d'une truite énoooorme. La partie aura dure 30 secondes. Retour a la maison pour un dernier repas avec la famille qui nous a invités. Eclairés à la bougie (pas d'électricité oblige), nous sommes un peu gênés car nous dînons seuls avec le père attablés par terre alors que les autres sont assis autour sur les lits, leur bol a la main. Suite a cette deuxième expérience mongole, nous constatons qu'il n'est pas facile d'enchaîner les rencontres avec la même ferveur. La semaine précédente passée aux côtés de la famille d Archa et Marcha nous a demandés un certain investissement pour les connaître, les comprendre et partager tous ces moments. Comme un voyage, on a besoin de digérer une rencontre pour mieux se rendre disponible pour la suivante. Dans la même journée quitter les uns et se retrouver en présence de toutes ces nouvelles têtes dans notre yourte nous a rendu au début probablement moins enthousiastes qu'a l'habitude. On imagine que c'est le lot de l'itinérance. Avec notre regard d'occidental sur certains pays dit "pauvres", on débarque avec nos clichés en tête et la réalité est souvent très différente de ce qu'on imaginait, avec pour résultat quelques comportements maladroits. Les Mongols ne manquaient de rien et nous avons parfois eu l'air ridicule avec nos échantillons de shampooing et nos crayons. De même on les croit en dehors de la modernité, et nos discours peuvent parfois sembler décalés, alors qu'ils sont au fait de beaucoup plus de choses qu on ne pense. La prochaine fois, on prendra certainement un peu plus de recul avant de nous lancer.
Samedi 6 aout: c'est parti pour 15 jours. Nous retrouvons Sylvie et Claire qui nous ont dégoté un mini van russe avec chauffeur pour 35$ par jour sans les frais d'essence. Monté haut sur roue, il est capitonné gris style corbillard (c'est sans doute pour amortir les chocs) et rivalise en look avec le combi VW de nos parents. Notre chauffeur Zolo, dans les 100kgs, nous a l'air très sympathique. Avec ses quelques mots d'anglais et ses 9 ans d'expérience, il devrait nous trimballer pour une virée de 2500 km. Avant de partir, nous devons faire quelques provisions car en dehors des 2 capitales d'aimag, il est très difficile de se ravitailler sur la route notamment en produit frais tels que les oeufs, les fruits ou les légumes.Apres 6 heures de route, nous plantons la tente aux abords du monastère bouddhique Amarbayalgalatt, perdu au milieu de la steppe ou grouillent chiens de prairie et autres petits rongeurs. Nous verrons le soleil se coucher du haut des collines environnantes et le parer d'un rouge flamboyant. De style chinois, préservé malgré les purges religieuses des années 30, son charme réside dans ses murs légèrement délabrés et la tranquillité du lieu. 2000 moines y habitaient au début du XX e siècle, ils ne sont plus que 50 aujourd'hui. Une tablette porte des inscriptions en 3 langues: chinois, tibétain, et ouighour. Ce dernier est l'alphabet originel des Mongols, les russes ont imposé le cyrillique en 1940 et même si une tentative de retour a l'ancien a été faite récemment, l'alphabet russe s'est définitivement imposé, ce qui aurait rompu le lien entre les générations (les anciens parlent tous le russe). Les mongols apparemment "aiment" bien jongler avec les alphabets puisque les chinois jadis avaient imposé le leur. Le gouvernement pense aujourd'hui adopter l'alphabet latin afin de promouvoir les affaires et surtout le tourisme. Les Mongols n'ont pas attendu pour l'utiliser notamment pour Internet (heureusement pour nous!) ou pour s'envoyer des textos. Dimanche 7 Aout: on roule, on roule, on roule. La journée se résume aux 9 heures de pistes au milieu des vapeurs de fuel. La fourgonnette va partout et accuse bosses, nids de poules et même traverse les ruisseaux comme un 4X4 mais elle met à mal notre dos. Elle se traîne un peu et atteint difficilement les 50 km/h dans les côtes, nous avons quand même réussi les 100km/h en descente sur route asphaltée. On s'occupe comme on peut en alternant sur le poste les derniers hits Mongols du moment et la chanson française (merci au lecteur MP3). "Mets de l'huile petit homme, dans la vie il faut qu'ça glisse."Le trajet est parfois ponctué d'arrêts subits, Zolo descend pour mettre son nez dans le moteur pour changer la courroie ou.aspirer l'essence qui a noyé le moteur! L'avantage de ces vieilles machines russes contrairement aux véhicules bourrés d'électronique, c'est que ce n'est que de la mécanique et donc facile a réparer (pour qui s'y connaît un minimum). Quelquefois, sans crier gare, Zolo sort de la piste pour couper a travers champs, il s'arrête, observe au loin ou bien demande aux habitants d'une yourte puis rejoint une autre piste, ce sont des raccourcis, et, lui seul sait le temps qu'il nous a fait gagner.ou perdre. Partout dans les steppes, aux sommets ou sur les versants des montagnes on rencontre des "ovoo". Non, non, ce n'est pas le cri du Yak comme certains pourraient penser, mais un monticule composé de pierres, de fragments de rochers ou de branches d'arbres. C'est un symbole religieux du lien entre le ciel et la terre. Un mongol n'y passe pas devant sans s'arrêter pour en faire trois fois le tour en disant des prières après y avoir jeté une pierre ou autre bouteille de vodka! Il honore alors le lieu. On y trouve aussi accrochées des "khadag", longues écharpes rituelles aux 5 couleurs essentielles chacune ayant une signification: rouge, jaune, bleu, blanc et vert. Le bleu est la couleur par excellence, symbole de l'éternel dieu-ciel. A chaque changement d'aimag, nous tombons sur des postes de contrôle avec leurs taxes inhérentes. Heureusement que nos deux coéquipières se sont fait faire un pseudo laisser-passer de l'ambassade, ce qui nous permet quelques menues économies. De passage a Edernet, grande ville industrielle connue pour ses mines de cuivre, nous en profitons pour nous arrêter au resto et Christophe pour se vautrer lamentablement dans une bouche d'égoût ouverte, chose assez courante par ici. Il s'est innocemment retourné a l'appel de son nom (bien joué Claire!) pendant qu'il marchait, un gag qui lui valut quand même de s'arracher la peau du gros orteil! Nous plantons a nouveau la tente sous un ciel étoilé et allumons un beau feu de camp. Il n'y a aucune pollution visuelle étant donné le peu d'habitants et de grandes villes. Le ciel fourmille de mille lumières, les constellations sont facilement repérables, même la Voie Lactée se détache distinctement, c'est splendide. Christophe a vu ses premières étoiles filantes, ses 4 voeux resteront secrets. (un magret, 30/0 cet hiver pour France Angleterre, les Bronzés III en- avant première à Ulan Bator et l'augmentation de la couche d'ozone bien sur).
Lundi 8 aout: La faune locale Cette nouvelle journée de 9 h de route sera marquée par l'observation d'animaux dans leur environnement naturel. Nous avons eu la chance de voir trois aigles, un troupeau de chameaux (assez surprenant puisqu'ils se concentrent normalement a Gobi!), des yacks, deux marmottes et une bonne trentaine de vautours affairés a nettoyer la carcasse d'un cheval, sans oublier buses, milans et chiens de prairie comme d'hab. Les paysages sont toujours aussi beaux mais ne varient pas beaucoup; la distance parcourue nous permet de réaliser néanmoins combien c'est immense surtout lorsque l'on arrive au sommet d'un col avec un arrêt pour admirer des étendues de steppes et de plaines à perte de vue. Le soir nous nous arrêtons dans une guest-house-gher a Khajdal au sud du lac Kovsgol. Soudain, nos oreilles sont attirées par une mélodie bien connue: « Quand on a que l'amour », de Jacques Brel. Quelle ne fut pas la surprise de Christophe d'entendre son idole Lenny Escudero en s'approchant:.. « Pour une amourette qui passait par la. »... Un groupe de voyageurs est installé autour d'un feu et discute. Le D-J, un français bien entendu, est sans doute le deuxième fan de ce grand poète franco-espagnol à des milliers de Kms à la ronde! En s'éloignant du feu on réalise qu'on a perdu quelques degrés et qu'il fait froid. L'amplitude thermique est très importante en Mongolie car nous passons de 25 la journée a près de 0 degré la nuit, à tel point que nous devons sortir nos sacs à viande, mettre le caleçon long et zipper nos duvets ensemble (voire garder les chaussettes qui puent!).
Mardi 9 aout: le lac sous la pluie Nous aurons droit au p'tit dej' a la Mongole: thé traditionnel c'est-à-dire du lait assez fort relevé de sel (nous n'avons toujours pas trouvé le goût du thé mais nous n'insisterons pas, on se contentera d'un Nescafé), yoghourt fait maison au goût très acide et tranche de pain a tartiner, non pas avec de la confiture mais avec de la crême de lait, l'orom (écoeurant car encore plus fort que le lait) que l'on appelle aussi "beurre jaune", les Mongols la soupoudrent de sucre ou en mettent une cuillère dans leur "thé". A étaler avec parcimonie et surtout à additionner de beaucoup de sucre. Vient ensuite le tour de la douche tant attendue: imaginer un stepper sur lequel il faut piétiner en passant d'un pied sur l'autre pour actionner une pompe reliée à un bidon tout juste rempli d'eau chaude, et dont le tuyau s'éjecte soit du pédalier, soit de la paume de douche toutes les 30 secondes, sans oublier que lorsque la pompe se trouve au fond du bidon l'eau est froide mais lorsqu'elle est au-dessus elle est bouillante, pas évident pour Sophie dans ces conditions de se faire un shampoing.folklorique! Nous longeons les bords du lac sous la pluie et nous arrêtons a un petit campement de Tsaatans. Cette ethnie nomade présente dans les montagnes du Nord vit de l'élevage du renne local, le "reindeer", dans des conditions climatiques extrêmes, jusqu'a -50 l'hiver et +30 l'ete. Cette inaccessibilité leur a permis dans les années 30 de fuir l'arrivée des russes et leur politique "sociale" peu adaptée à leur mode de vie. Ceci les a aussi préservés des contacts avec la civilisation moderne et du tourisme (pourvu que ça dure), puisqu'il faut 2 jours de jeep plus 2 jours de cheval pour les atteindre. La fermeture des frontières avec la Sibérie rend la survie des 80 familles restantes de plus en plus difficile. Ceux que nous rencontrons ne sont malheureusement que leurs pâles représentants qui se sont sédentarisés pour faire visiter leurs "tipis", faire monter les touristes sur les rennes attachés a 30 cm de corde, les faire photographier avec leurs enfants prenant la pose moyennant de l'argent sans oublier la vente d'objets et d'artisanat. Nous préférons éviter ce type "d'attraction". Difficile de savoir que penser de l'impact du tourisme sur le mode de vie et l'asservissement au sacro- saint dollar de certaines populations, les aide-t-on vraiment. Après avoir monté le camp, nous partons pour une petite ballade, toujours sous la pluie. Le lendemain, c'est parti pour un footing car le ciel nous laisse espérer un répit, qui sera de courte durée puisque nous rentrerons trempés. Sophie ayant baissé les bras finira en marchant, Christophe venant la sauver des cordes diluviennes avec le van. Zorro est arrivé, sans se presser... On nous avait chanté les beautés de ce lac, ses couleurs bleues, vertes, turquoises, roses suivant l'ensoleillement, ses montagnes sauvages mais le brouillard et la pluie nous aurons finalement caché leur vue par un gris uniforme. On reste sur notre faim.
Mercredi 10 aout: le lait de yack, enfin! Le soleil reviendra sur le chemin du départ nous offrant ainsi les plus beaux paysages découverts depuis notre arrivée. Les massifs boisés, les plaines verdoyantes parsemées de yourtes et de camps d'hiver en bois abandonnés pendant l'été et parcourues d'une multitudes de cours d'eau ravissent notre regard. Nous croisons quelques cavaliers Mongols dont l'allure majestueuse se détache a l'horizon. Les odeurs très "animales" provenant des troupeaux de chèvres, vaches, yacks et chevaux sont parfois rehaussées d'une pointe mentholée provenant d'une fleur médicinale tres usitée des Mongols. On prendra en stop au passage 2 allemands qui en feraient rêver plus d'un: ils enchaînent les cycles de 2 ans et demi, 1 an et demi de travail en Autriche puis 1 an de voyage. Bon 10000 euros pour 2 sur un an ça oblige a voyager "roots", mais c est quand même 1 an de vacances tous les 30 mois. A réfléchir... Nous passerons la soirée chez des amis de Zolo dans un environnement splendide. C'est aujourd'hui un grand jour car nous allons goûter au lait de yack, bizutage dont se moquaient par avance certains individus avant notre départ! Et bien, ce n'est pas si terrible que ça, c'est même presque bon comparé a l'airag. Cet animal aux longs poils et au comportement parfois canin et très sympathique donne un nectar qui ressemble au lait de vache, à cela près qu'il est trois fois plus riche en matière grasse. Voila, ça, c'est fait! On nous offre aussi des tranches de pain et des "aaruul", sortes de yaourts déshydratés coupés en cubes ou crottes qu'ils font sécher au soleil sur les toits des ghers. C'est très aigre et on ne prend en général que le pain par politesse. Comme la cuisine mongole n'est pas très variée, on nous sert un "guriltai chool", soupe de pâtes et de fins morceaux de mouton, cuite dans le bouillon, une variante existe avec du riz. Christophe s'en régale, quand à Sophie elle use de sauce tomate ou de sauce soja quand on lui en propose mais c'est généralement Christophe qui finit la viande discrètement. La soirée sera interrompue par une attaque surprise du troupeau de chèvres a l'encontre de notre tente, il faut dire qu'elle est verte! C'est à s'y tromper. Christophe intervient juste a temps: 2 chèvres étaient allongées de chaque côté et l'autre se régalait des cordons et des joints. Le fils aîné interviendra pour lui prêter main forte en éloignant les vilaines. Bilan des dommages: 1 arceau tordu, heureusement que la tente est solide.En tous cas, cet épisode a mis tout le monde de bonne humeur et c'est une eurovision franco-mongole qui clôture la soirée, les "Champs-Elysées" succédant aux beaux chants Mongols. Très bonne soirée qui aura également permis de dégeler nos relations avec Claire et sylvie dont les rapports avaient été légèrement tendus au début, notamment à cause de nos divergences sur la manière d'appréhender le voyage. Cela nous donne l'occasion de vous en dire un peu plus sur ces 2 copines: Sylvie, 23 ans, finit ses études à HEC. Ces 8 mois de stage lui auront permis de se débrouiller en mongol et de nous aider à déchiffrer les menus. Tombée amoureuse de la Mongolie, elle trouve la cuisine mongole "très bonne" et des allures de station balnéaire a Edernet, la grosse ville industrielle du pays (Rectification: tombée "très" amoureuse de la Mongolie!). Avec son humeur toujours joviale, elle a animé notre voyage de son rire fréquent lorsqu'elle n'est pas plongée dans "Le deuxième sexe" de Simone de Beauvoir. Claire toute aussi gaie, 22 ans, fait des études en sciences politiques. Elle a déjà pas mal voyagé et rêve de faire un tour du monde; elle se prépare pour l'instant à passer une année d'étude en Allemagne. Fan de Balzac et de son "Père Goriot", elle restera obsédée par la peur d'une attaque nocturne de biquettes contre leur tente depuis notre mésaventure.
Jeudi 11 aout: la marmotte On s'arrête pour demander le chemin chez une famille et nous voila invités à boire un "thé". Cela nous permet aussi de pouvoir observer l'intérieur d'une maison en bois ainsi que la chasse du jour: une grosse marmotte dont la tête a disparu. Il faut savoir que cette chasse est désormais interdite en Mongolie et que, traditionnellement, les chasseurs se déguisent en marmotte pour intriguer l'animal et lui tirer dans la tête dès que la curieuse sort de son terrier. Zolo sera ravi de repartir avec une cuisse, la viande lui manque et il ne se fait pas à nos repas (riz, pâtes, riz, pâtes, pâtes, pâtes). Il nous fera goûter un morceau de cette viande assez douce et fumée au crottin de cheval. Apres l'installation du campement, le ramassage de bois pour le feu et la corvée de remplissage d'eau à la rivière, c'est l'heure de la douche. Sophie ne supportant pas de se laver dans l'eau fraîche des cours d'eau environnants, elle vous livre ici, en exclusivité, sa recette miracle ou comment se laver avec 1 litre d'eau (praticable n'importe où, même sous la tente en cas de vent froid ou invasion de moustiques): faire chauffer l'eau, se munir d'un second récipient, ajouter de l'eau froide pour obtenir de l'eau tiède puis la répartir équitablement, utiliser le premier pour tremper son gant et se savonner tout le corps se rincer toujours à l'aide du gant dans le deuxième récipient, se sécher puis terminer de salir l'eau avec ses chaussettes ou ses petites culottes.
Vendredi 12 aout: l'aile ou la cuisse? On attaque la route par un pont en bois comme on n'en voit plus en France, tout droit sorti d'une BD de Lucky Luke. Il enjambe une rivière de cinquante mètres non pas en ligne droite mais en serpentant, et son plancher fait plus de vagues qu'une tempête au large de la pointe du raz (selon Christophe!), vraiment très joli. Nous entrons alors dans l'Arkangai, région célèbre pour ses paysages. Quelques passages délicats de rivières nous confirmeront que notre chauffeur est très compétent en plus d'être un bon vivant dont le rire enfantin déclenche souvent le nôtre. Le midi (15 h), nous nous arrêtons au milieu de nulle part, dans une yourte indiquée par un panneau comme étant un "gwans" (restaurant). Ce sont leurs enfants qui nous y ont attiré en nous vendant leurs groseilles sur le bords de la "route". Ils sont assez sales, leurs vêtements comme leurs peaux sont plutôt crasseux mais l'hygiène n'est pas la priorité dans cette vie nomade. Décidément, difficile de s'habituer a cette odeur forte de mouton et de lait fermenté qui vous écoeure, à la limite de la nausée, il faut dire que l'endroit sert aussi de garde-manger et de fromagerie! Au menu, nous avons le choix entre le guriltai chool au riz ou les pâtes, bon ben on va choisir les pâtes pour changer! Cela nous permettra d'assister à la préparation du repas, puisque bien évidemment nous sommes les seuls clients et qu'il n'y a pas de plat du jour, pas plus qu'il n'y a de "restaurant". Alors voila: farine + sel + eau = pâte, étalée au rouleau puis légèrement cuite sur le poële afin de faciliter l'étape du découpage "technique" en très fines lamelles pour aboutir à des sortes de nouilles. Pendant ce temps-là, le père découpe la viande (de mouton) et la fille aînée (12 ans) nettoie la marmite. Nous arrivons le soir a Tsaagan nuur, le lac Blanc. Le ciel couvert qui nous y attend nous donne aucun scrupule à aller nous enfermer dans le restaurant panoramique à deux pas de la "maison". En plus ce soir, y'a pesstacle! Quatre artistes mongols nous font découvrir avec joie un spectacle traditionnel: contorsionniste à vous couper le souffle et chanteur diphonique qui, en faisant vibrer ses deux cordes vocales, produit une voie métallique époustouflante.
Samedi 13 aout: Le Lac Blanc entre soleil et tempête Nous attendrons l'après-midi pour découvrir le lac, une terrible tempête nous empêchant de sortir. La tente se contorsionne sous l'effet du vent, les filles sont même obligées de tenir les arceaux pour que la leur ne s'envole pas, le crépitement de la pluie et le claquement de la toile nous laisse augurer une journée "au coin du feu". Profitant d'un répit, nous sommes retournés au resto de la veille pour profiter de cette inactivité forcée et mettre à jour notre carnet de route. Heureusement cela n'a pas duré et nous avons pu profiter de la beauté du lieu en nous promenant sur les crêtes des collines environnantes. Les pierres volcaniques contrastent avec le bleu de l'eau du lac et le vert des prairies qui le bordent. Le panorama est splendide et on est tranquille, à part quelques rapaces et écureuils, on ne rencontre personne. Ps: pour les fans de champignons, c'est le paradis sur terre, on peut les ramasser par dizaines de kilos. Par prudence on n'en fera rien, mais une petite fricassée ne nous aurait pas fait de mal!
Dimanche 14 aout: le volcan Khorgo oul Nous quittons le lac, vêtu de sa couleur blanche ce matin, et regrettons de ne pas y avoir passé plus de temps mais les distances à parcourir compte tenu du temps dont nous disposons ne nous permettent pas d'en profiter davantage, les heures de routes bouffant une bonne partie de nos journées. La région connut une grande activité sismique au vue des nombreux volcans éteints qui s'y trouvent. C'est du plus haut, le Khorgo oul 2967 mètres, que nous observerons l'intérieur du cratère, Christophe se risquera même à y descendre, ce sera bien sur le seul! En route, nous avons une altercation avec un fonctionnaire véreux qui veut nous faire payer la "sortie" du parc! Il menace d'appeler la police pendant qu'au passage, plusieurs voitures lui passent sous le nez sans que cela lui pose le moindre problème. On refuse toujours et on se tire. Hasta la vista, baby.La température est bien fraîche, proche de 0, heureusement nous avons monté la tente peu avant une tempête de grêle. Imaginez un peu ce que ça doit donner l'hiver.
Lundi 15 Aout: 1000 toubrouks la douche, ok! En même temps que nous replions notre tente, la famille a côté de laquelle nous nous étions installés déménage pour aller à leur camp d'automne et c'est avec curiosité que nous observons le démontage de leur gher. Nous remarquons au passage les multiples couches de feutre dont quelques unes sont rapiécées de jeans et tissus en tous genres. Cela tient dans une charrette tirée par un yack. Certaines familles nomades comme celle- là continuent de déménager 4 fois dans l'année, mais la grande majorité maintenant évolue entre 2 camps, ceux d'hiver et d'été. La sédentarisation gagne du terrain... Nous nous arrêtons a Tsertserleg (enfin une ville!) pour un réapprovisionnement bien venu. On attendait ça depuis une semaine: une bonne douche et un repas équilibré. Le "hic", c'est que dans le seul hôtel libre et pas trop cher qu'on ait déniché, il n'y a pas de douche mais une discothèque! Qu'à cela ne tienne, on prendra la douche dans la guest house d'à côté et les boules Quiès feront l'affaire. On commence d'ailleurs à s'y habituer, chose étonnante pour un pays si faiblement peuplé : en ville, l'absence de carreaux et d'isolation phonique nous font profiter des différentes sonorités de klaxons, et dans la campagne, ce sont les chèvres (qui font des sortes de gros pets en broutant), les chiens, le vent et la pluie qui mettent à mal notre sommeil!
Mardi 16 Aout: la vallee de l'Orkhon Sur le chemin nous faisons une agréable halte aux hot spring, les sources d'eau chaudes. Malgré les odeurs d'oeuf pourri, le bain de pieds est relaxant. Nous en avons aussi bu une gorgée gentiment offerte par une famille mongole venue remplir des bouteilles, il paraît que c'est bon pour le ventre... Arrivés a la fameuse chute d'eau de la vallée de l'Orkhon, nous décidons de planter la tente près de la rivière qui s'y jette. Le montage à peine terminé, un jeune homme arrive à toute bombe sur son cheval pour nous déloger; nous sommes sur leur territoire et cela les dérange, (autant que nous de devoir la démonter pour la remonter quelques mètres plus loin). Paradoxalement ils profitent bien de ces touristes qui les envahissent puisqu'ils commercent avec une petite échoppe et des ghers a louer! On s'installera près de la falaise (attention au pipi de nuit!) sans regret au regard des six hommes inflexibles à toute négociation et déjà bien allumés à la vodka! Mercredi 17 Aout: bagarre a la mongole Départ le matin pour une très belle randonnée de 2h. On commence a maîtriser le cheval mongol: 1, il va ou on veut (tant mieux étant donné les nombreux précipices qui jalonnent le parcours), 2, il galope a tout va (et on aime ça), 3, nos fesses supportent beaucoup mieux le contrecoup! L'Orkhon est un cours d'eau niché au creux d'un canyon et très poissonneux, des groupes de mongols ont attrapé des truites de 40cm sans difficulté. Petit malentendu au retour sur le prix défini au départ, lequel prendra de proportions "inattendues". Notre guide équestre qui accuse 50 kgs à la pesée s'en prendra à notre vaillant Zolo qui nous fit une impressionnante démonstration de lutte mongole, rien à voir avec une bagarre "occidentale" à base de coups de poing et autres baffes. Les filles ont eu très peur quand l'autre s'est muni d'une pierre par dépit. Tout s'est finalement bien terminé puisque sur les recommandations de Zolo nous avons payé ce qu'il demandait; son clan étant proche, nous redoutions quelques représailles. Comme à son habitude, Zolo a squatté une gher pour déjeûner car malgré les talents culinaires de Sophie, il ne se fait pas à notre manière de manger. Heureusement la tradition mongole veut qu'on offre à boire et à manger au voyageur, surtout si celui-ci subit les affres d'une cuisine européenne. Il nous permettra d'y acheter de la viande de mouton qui aurait mérité de mijoter plusieurs heures pour être moins caoutchouteuse! Il nous a appris au passage que l'ail, en plus de lutter contre les infections était un anti-moustiques naturel; une gousse par jour écrasée à avaler avec de l'eau et bye-bye le paludisme. Ballade l'après-midi sur les collines en compagnie d'un jeune chien baptise "Ouighour" pour la journée. Quelques caresses et 2 morceaux de chocolat auront suffit a l'apprivoiser; Christophe l'a même aidé à chasser des sauterelles qui grouillent dans la région. Il nous abandonnera au profit d'une vieille peau de marmotte a l'odeur nauséabonde, le pauvre ne doit pas manger grand-chose et c'est sans doute pour lui une belle prise.
Jeudi 18 Aout: Kharakorum, l'ancienne capitale mongole Détruite par les chinois, les pierres de la cite impériale post Gengis Khan ont servi à construire le premier monastère bouddhique du pays, Erdenezu qui justifie le passage des touristes (quoique...). Peu de choses ont survécu aux purges religieuses russes des années 30: l'enceinte blanche surmontée de stuppas à intervales réguliers, trois temples de style chinois et un de style tibétain. C'est assez décevant car présenté comme à ne pas manquer, nous avions préféré celui d'Amarbayalgalatt isolé au milieu des collines. La soirée sera agrémentée d'un spectacle traditionnel assez semblable au précédent. Même si les chants diphoniques sont surprenants, nous préférons l'atmosphère chaleureuse de la guer et des chants familiaux des mongols que nous avons croisés.
Vendredi 19 Aout: "Que la force soit avec toi." Beaucoup de route ponctuée par deux arrêts: les Mongol els, des dunes de sable fin au milieu de la steppe et le parc national Khustain Nuruu, célèbre pour apercevoir les fameux takhis, les derniers chevaux sauvages existants. Ils ont ete réintroduits en 1993 grâce a l'initiative d'un zoo hollandais, ils sont désormais une centaine. Zolo a réussi à soudoyer le garde forestier que nous avons suivi sur sa mobylette, il n'aura son "backchish" que si nous sommes chanceux. On s'attendait à rester sur notre faim, bien au contraire, un groupe de 10 takhis s'est dirigé vers nous comme si nous étions inexistants pour venir se désaltérer dans le ruisseau. Résultat, on a pu les voir de très près, environs 4 mètres. A bien y réfléchir, ils ne connaissent pas encore le "côté obscur" de l'être humain et n'ont a priori aucune raison de se méfier (pourvu qu'ça dure!). Le bémol de la journée fut pour nos oreilles: Zolo s'est fait prêter une cassette audio des premiers hits de house music des années 90 qu'il se plaît a écouter puissance maximum, C'est un CAUCHEMAR! « No no, no no no, no no no no, there's no limit..." le tout en version mongole.
Samedi 20 aout: Retour au point de depart: Ulaan Bator (UB pour les intimes) Un petit tour a l'usine de cachemire, histoire de se faire mal. La texture est très agréable à même la peau, dommage que les modèles ne soient pas un peu plus "fashion". On ne prélève que quelques grammes de poils sur les chèvres issues du Kashmir dans l'Himalaya, soit 1/4 de pull, pas étonnant que ce soit si cher! Nous offrons à Zolo un dictionnaire anglo-mongol et un phrase-book en français pour le remercier de ses services. L'après-midi est chargé: on récupère enfin les tickets de train pour Beijing (Pekin), non sans avoir bataillé ferme avec l'intermédiaire d'Estcapade, pas cool on ne leur fera pas de pub. Puis c'est la course: on passe a la laverie (marre de laver a la main a l'eau froide), on passe un coup de fil en France, on fait quelques courses pour le train, on va rechercher le linge, on passe a l'internet-café et c'est la qu'on croise a nouveau Israel et Nave, nos partenaires de Transsiberien. Israel doit venir aussi à Pekin, avec un peu de chance... Chez notre logeuse, nous retrouvons les 3 français qui étaient là à notre arrivée, décidemment c'est un vrai chassé-croisé ce voyage! La douche chaude et le shampoing tant attendus de Sophie attendront la Chine, cela fait 2 jours qu'il n'y a plus d'eau chaude! Et rebelote, obligés de faire chauffer de l'eau chaude a 23h30 en réveillant la famille au passage, mais bon, à la guerre comme à la guerre.
L'architecture sous influence russe est sinistre et sans aucun gout esthetique, le tout dans une anarchie totale; dans certains quartiers, les yourtes se melangent a des batiments gris ou a des buildings modernes, sans parler des cages a poules sordides que nous avons vues a la peripherie. Les trottoirs ne sont pas paves, ce n'est que sable et cailloux, et il faut faire attention aux plaques d'egout non fermees, notammemt la nuit, puisque les rues ne sont pas eclairees! On a d'ailleurs failli visiter une ou deux fois les canalizations… La circulation est assez anarchique et ici on aime jouer du klaxon, les pietons n'ont qu'a bien se tenir! Concernant l'alimentation, c'est assez peu varie et pas trop mauvais (mouton, agneau, riz, pates), le menu n'etant pas toujours traduit en anglais, on poursuit nos Blind test, sans trop de mauvaises surprises pour l'instant.
Jeudi 28 juillet: Tiens, c'est la Saint Samson aujourd'hui On a trouve nos coequipieres pour se partager les frais de routes; Sylvie et Claire en stage a l'ambassade de France vont nous accompagner 14 jours au lac Kovsgol et en Arkangai. Petite anecdote assez cocasse: alors que nous prenions un verre en terrasse pour faire connaissance, un manchot SDF qui n'a pas froid aux yeux, s'est precipite sur nos voisines de table pour leur subtiliser leur bouteille de sodas avec ses deux moignons, puis une fois a l'ecart, se l'est engloutie aussi sec. Il s'en est ensuite pris a nous a plusieurs reprises, les filles etaient partagees entre rires et peur. Sylvie le connaissait deja puisqu'il l'avait course un soir. De retour "at home", nous negocions une petite viree d'une semaine puisque nous ne partons que dans 10 jours. Notre logeuse nous a trouve une famille qui ne donne pas dans le business touristique et qui pourrait nous recevoir a la mongol's way, le cul sur une selle et du lait de jument au p'tit dej. Nous partons demain a une centaine de Km plein ouest. Bye-bye Kenny, c'etait vraiment sympa cette semaine avec toi.
Vendredi 29 juillet: Arrive chez Archaa et Marcha 3 heures de trajet dont 2 sur la route principale truffee de nids de poule et 1 sur les pistes sableuses. Nous arrivons a bon port, au milieu de la steppe semi-aride, de vastes plaines bordees de collines s'enchainant a perte de vue. La, se trouvent deux yourtes (ou gers) entourees d'une trentaine de chevaux, d'un grand troupeau de brebis et de moutons ainsi que trois chiens ne devant leur presence qu'a leur role de chien de garde. A l'horizon, on apercoit des points blancs, on devine d'autres gers, nos premiers voisins. Voila pour le cadre, quand a l'odeur, on vous laisse imaginer…Le "sain bain nu" (bonjour) de rigeur puis on plante la tente a une trentaine de metres, distance offrant a la fois intimite et proximite de la famille. Les premiers a nous rendre visite sont les enfants. Nous avons vite repere leur stratageme; curieux mais intimides, ils avancaient progressivement en s'asseyant tous les cinq metres jusqu'a ce que Sophie etablisse un premier contact en les saluant avec un nez de clown. On est alors invites sous la yourte et ce fut au tour des grands-parents de s'amuser avec le nez rouge. Vint alors le moment que nous apprehendions depuis notre arrive en Mongolie: la degustation de lait de jument fermente, le celebre airag. Celui-ci avait en outre l'avantage d'etre parseme de points noirs, a savoir des moucherons (c'est d'ailleurs pourquoi, ils ont l'habitude de souffler sur la surface du liquide avant de le boire). Difficile d'en decrier le gout: acide, odorant, long en bouche, on pourrait l'assimiler a du concentre d'odeur de cheval, en pire…pour etre plus explicite, c'est imbuvable! Ce n'est pas sans rappeler cette replique dans "Les Bronzes font du ski" : "Ah…c'est goutu, il a du r'tour!". Les lois de l'hospitalite etant tres ancrees ici, on y aura droit plusieurs fois par jour, et pas question de refuser. Christophe leur fera honneur en avalant de franches gorges, pendant que Sophie pauffinera sa technique du trempage de levres (ainsi que la dissociation bucco-nasale, fort utile pour la plongee sous-marine!). !! Description de la gers: pas de cuisine, pas de chambre, pas de salle a manger, et bien sur pas de toilettes, la piece d'un rayon de 2, 5 metres est polyvalente. Un poele mobile alimente en crottin de cheval seche se tient au centre avec un conduit pour evacuer la fumee par l'ouverture du "toit", indispensable pour les journees d'hiver a -30. Plusieurs lits sont repartis autour ainsi que 2 ou 3 petites commodes dont une a usage religieux. Plusieurs photos sont rassemblees dans un cadre ou l'on voit la famille parmis ses chevaux, le tout surmonte des trophees et medailles remportes pendant le Naadam (fete annuelle). Notre regard se pose aussi sur des morceaux de barbaque provenant d'un mouton fraichement tue qui pendent au dessus d'une bassine de sang ou marinent des visceres douteuses, accolee a une autre remplie de la creme du lait. Les croisillons en bois qui servent d'armature sur les cotes sont aussi utilises comme sechoir, cintres ou etageres et sont souvent decores de tapis. A l'interieur, les bois des meubles sont peints et tres colores avec une dominante d'oranges. L'exterieur est recouvert de molleton en poils de chevre et peut etre releve en bas pour permettre le circulation d'air a 360 degre. C'est tres bien concu car il y fait frais l'ete et sans doute chaud l'hiver. Ca ne coute pas tres cher ici, on envisage peut etre d'en ramener une, les parents faites de la place dans le jardin, les Yaks arrivent… La premiere ger appartient aux doyens, Archaa et Marcha, et la seconde a leur fille ainee Orcho qui y vit avec son mari et leur fille de 4 ans. A cela s'ajoutent les neveux et petits-enfants en vacances qui sont quatre. On passera l'apres-midi a jouer avec ces derniers puis nous assisterons a la traite des juments. L'orage eclata en fin de journee nous obligeant a nous entasser avec nos sacs et nos provisions dans les 2m2 de notre tente, tout en nous debrouillant pour y faire cuire les pates du diner. Il va sans dire que pour ce qui est des "accommodations" nous satisferons nos besoins naturels en pleine nature, au milieu des cranes de mouton et autres femurs en decomposition. Samedi 30 juillet: Naadam a Luun Lever 7h00, pas le temps ni pour la toilette, ni pour le petit dej'. On est embarque dans un vieux camion russe en direction du Naadam local. Les vapeurs d'airag de la "betaillere" et le trajet chaotique achevent de nous reveiller. Nous voici plonges dans l'evenement de l'annee pour cette famille mongole, le Naadam. Toute la journee, combats de lutte et courses de chevaux seront au coeur de cette fete. Les courses sont reserves aux enfants, en majorite des garcons de 6 a 11 ans et consiste a parcourir 20 Km. C'est impressionnant de voir ces p'tits bout de choux sur des bestiaux de plusieurs ceintaines de kilos et jouer avec eux avec autant de dexterite que ceux de chez nous avec la playstation…La lutte est elle pratiquee par les jeunes hommes. Elle debute par un rituel de presentation et s'acheve avec la mise a terre d'un des adversaires, le tout sur fond de musique traditionnelle et en costume d'apparat. La lutte est tres ancree dans la tradition, les enfants la pratiquent entre eux des leur plus jeune age; Christophe s'est meme vu proposer un combat hier a son arrive, en signe de bienvenue. En les cotoyant, on s'apercoit qu'il n'y a ni agressivite, ni mauvais geste de la part des perdants, meme dans les sports de combat. L'ambiance est bon enfant, tres fair-play et l'etat d'esprit est sain compare a celui que l'on peut trouver en Europe lors de competitions. Pas "d'encules l'arbitre" ici… Le peuple mongol garde un esprit tres fraternel, meme les enfants ont des gestes tendres les uns envers les autres. C'est vraiment mignon de les voir se tenir par l'epaule ou se consoler. Sinjhun, 9ans est arrive 3e l'an dernier, il n'etait pas peu fier de nous montrer ses photos et sa recompense. Cette annee il remet ca et nous assistons a tous les preparatifs: tressage des crinieres de chevaux, habits et enfillage de cossards, rituel de l'encens autour du cavalier et de sa cravache, puis, juste avant la course, chant des enfants sur leur cheval autour du ara improvise. Ces chants sont un mélange de tradition et de mysticisme, pas vraiment de paroles, une melodie plutot agreable, ca ressemble un peu a ses rituals indiens pour se donner du courage et stimuler sa monture. Tout le monde s'est mis sur son 31 pour l'occasion, car c'est peut-etre aussi celle de faire des rencontres… Pas d'internet ici, "le bal du village" est souvent une des rares oportunites de rencontrer son bel etalon! Nos hostesses ne s'y sont pas trompees et l'atelier maquillage n a pas ete negligee. A l'arrivee de la course, on ne s'est plus trop ou donner de la tete, les chevaux qui sont le principal moyen de locomotion sont partout et se melangent aux voitures et aux pietons comme nous, c'est l'anarchie la plus totale. Lorsque les premiers cavaliers pointent a l'horizon, l'agitation gagne la foule et une cinquantaine de cavaliers sur leur monture vient s'agglutiner, nous assistons pour la premiere fois a un embouteillage de chevaux! C'est dans la liesse generale que le gagnant franchit la ligne d'arrivee, ce n'est malheureusement pas notre favori qui arrivera quand meme 8e. Nous avons ensuite teste la friterie locale sous la yourte-restaurant ou une marmite d'huile bouillante recoit l'unique plat prepare, des huushuurs, sortes de galette fourree a la viande de chevre, c'est tres bon. Nous avons ete acceuillis comme des princes car ici, le manque de touristes nous vaut tous les egards. Les epreuves d'adresse sont venues cloturer cette journee: ramasser des foulards au sol sur un cheval au galop (nous seront d'ailleurs temoins d'une belle gamelle du cheval et de son cavalier), sauts d'une monture a l'autre dont certaines finiront dans la foule. Le retour a 5 a l'arriere d'une berline fut aussi terrible que l'aller. En milieu de chemin, nous avons ete surpris par un arret subit de la voiture pour une pause pipi-vodka. Tout le monde est sorti faire ses besoins a 2 metres de la voiture puis s'est assis en pleine brousse pour boire la bouteille de vodka que nous venions d'offrir au patriarche pour l'occasion. Nous nous sommes endormis le soir berces par les chants Mongols de nos hotes qui recevaient de la famille, c'etait tres joli a ecouter, malheureusement, les chiens les ont accompagnes…!
Dimanche 31 juillet, tomate party 11h, reveil tardif; nos voisins ont eu le temps de tuer un mouton et, c'est devant le depecage de la bete que nous petit-dejeunons. Un autre attend son tour a quelques metres mais ici tout est fait pour que l'animal souffre le moins possible et meurt rapidement; les Mongols respectent toute forme de vie. Nous avons vu toutes les etapes de la decoupe du mouton a l'assiette en passant par le vidage des trippes et leur nettoyage, et tout ca en famille. Le mouton a cuit longtemps comme un bourguignon de sorte que, meme Sophie en a mange sans grimacer, Christophe en a evidemment repris sans se faire prier (il faut bien faire honneur a la cuisiniere). Avant de passer a table, nous nous sommes adonnes a un drole de rituel ou l'on fait passer une pierre bouillante sortant de la marmite d'une main a l'autre. L' echange verbal etant assez limite avec nos hotes, nous avons d'abord pense que c'etait pour preparer nos mains a la chaleur de la viande, c'est en fait pour se purifier et eloigner les maladies. Pour les maladies on ne sait pas, en tout cas Christophe s'est brule la main… Toujours est il qu'on a bien rit pendant ce repas et nous avons fait un grand pas dans la communication, la vodka aidant. Nous nous sommes presentes a notre tour au travers de nos photos de famille de Paris et de notre projet grace a la mappemonde gonflable. Se sont enchainees partie de volley et "tomate" (souvenez vous, les jambes ecartees, on se faisait passer la balle entre les jambes, puis on a grandi et…). En tout cas, ca leur a beaucoup plu. Les Mongols sont d'un naturel tres rieur et d'une grande gentillesse. On nous avait parle de leur sens de l'hospitalite et de leur joie de vivire, on cofirme, c'est un vrai plaisir de pouvoir vivre ces moments avec eux. La journee se termine au puit a quelques kilometres de la, histoire de rapporter 3/4 bidons. d'eau. C'est dans ces moments la qu'on prend conscience de la valeur de certaines choses devenu tres banales chez nous, comme l'eau qui coule d'un robinet.
Lundi 1er aout, Premiere chevauchee Orcho, 25 ans invite Sophie a une initiation de traite de jument en lui montrant la technique. D'abord, les poulains font venir le lait puis elle prend le relais de ses mains expertes. Sophie s'y essaiera sans grand succes, les quelques gouttes qui sont sorti d'un seul pie (sur deux) ayant atterri sur son avant bras! La survie en milieu campagnard, c'est pas gagne. Elle nous a ensuite ouvert sa gers pour une seance d'essayage de costumes traditionnels fait main (les Mongols deels), meme Christophe y a eu droit malgre les 20 cm qui le separent de son proprietaire. Elle en offrira un a Sophie qui, tres emue, lui offrira en retour son beau boitier de poudre compact l'Oreal parce qu'elle "le vaut bien"! La fin de journee sera marque par une heure de cheval qui aura suffit a marquer de bleus l'interieur de nos cuisses; les selles mongoles sont en bois, c'est sans doute une des raisons pour lesquelles ils montent debout sur les etriers. Du haut des collines, nous avons pu nous rendre compte de l'immensite des paysages environnants et assister a l'envol majestueux d'une chouette. Nous partagerons un dernier diner chez Orcho agremente de tours de magie qui les ont bien amuses. Que la guide des magicians nous pardonnent, nous avons divulgues nos tours… Abracadabra! Du Mardi 2 Aout au jeudi 4 : Terelj Nous disons au revoir à toute la famille avec une petite pointe au coeur puis nous repartons en direction de l'est à 2h d'UB; nous passerons 3 jours en gher dans le parc national de Terelj. Les paysages sont très différents: conifères, hautes collines et torrents à foisons justifient son surnom de "Petite Suisse asiatique". Malheureusement c'est aussi beaucoup plus touristique et artificiel: nous avons trouvé les dinosaures en carton pâte assez pitoyables, sans parler des camps de ghers bien disposées en enfilade qui défigurent le paysage. Nous sommes dans une gher appartenant a des amis de notre logeuse d'UB au milieu d'autres ghers habitées par des Mongols, car, après notre dernière expérience, pas question de se retrouver parqués avec les groupes de touristes japonais! Seul hic: l'absence de WC ( sauf si on supporte bien les fosses a purin) et pas d'endroit a l'abris des regards de ces jeunes Mongols en vacances; Sophie obligée à faire plusieurs centaines de mètres, trouvera une solution moins contraignante: pisser aux quatres coins de la yourte (et ca la fait rire! Christophe beaucoup moins.).Même si ce n'est pas aussi authentique, malgré une pluie battante, nous aurons droit au chaleureux accueil mongol : la maîtresse de maison, après nous avoir allumé un feu et porté du thé, nous a gracieusement offert des "buuz", raviolis de mouton cuits a la vapeur et specialité culinaire numero 1 de la Mongolie. C'est ensuite un défilé de joyeux drilles qui s' invite sans frapper pour nous saluer autant que pour nous réclamer de la vodka ou encore pour nous vendre de la vaisselle! La yourte s'apparente en fait à un moulin, ni verrous, ni cadenas, les lois de l'hospitalité sont telles en Mongolie qu'on entre sans s'annoncer, qu'on se sert en viande ou en thé même si personne n'est présent. Peut-être qu'au-delà de la rigueur des conditions de vie, c' est l' absence de biens matériels qui entretient cette culture de l' hospitalité chez ce peuple nomade. Finalement, la seule chose qu ils ont vraiment peur de perdre, ce sont leurs chevaux et leur élevage. Cela durera sans doute jusqu'a ce que la pensée capitaliste n'arrive dans ce coin reculé du monde et encore préservé du matérialisme. Nous nous endormirons dans une cacophonie de chants accompagnée d'une guitare mal accordée que nous ont infligé des jeunes carburant a la vodka.Nous profiterons de ce coin très agréable à cheval car les marches sont rendues impossibles compte tenu de nombre de ruisseaux et rivières qui parsèment le sol. C'est donc sur des selles russes plus confortables que les mongoles que nous traverserons ces cours d'eau parfois profonds.La cuisine se fait sur le poële, il faut l'allumer deux à trois fois par jour et chercher du bois, mais ce n'est plus un problème depuis qu'on nous a appris le technique de la bougie, pas bêtes les Mongols! Ca prend quand même du temps pour faire bouillir de l'eau mais comme on n'a rien a faire.Accompagnés de notre hôte, Christophe s'est essayé a la pêche. Nous avions rapporté un hameçon et du fil, il ne manquait plus que le reste: il a trouvé une belle branche de bois incurvée et Sophie s'est occupé du morceau qui fera office de flotteur. Les pieds dans l'eau, Christophe lance l'hameçon puis le tire a nouveau, il en sortira un fil nu, un mauvais réglage du bouchon étant sans doute responsable de la perte du crochet dans les galets! Christophe persiste a dire qu' il s'agissait en fait d'une truite énoooorme. La partie aura dure 30 secondes. Retour a la maison pour un dernier repas avec la famille qui nous a invités. Eclairés à la bougie (pas d'électricité oblige), nous sommes un peu gênés car nous dînons seuls avec le père attablés par terre alors que les autres sont assis autour sur les lits, leur bol a la main. Suite a cette deuxième expérience mongole, nous constatons qu'il n'est pas facile d'enchaîner les rencontres avec la même ferveur. La semaine précédente passée aux côtés de la famille d Archa et Marcha nous a demandés un certain investissement pour les connaître, les comprendre et partager tous ces moments. Comme un voyage, on a besoin de digérer une rencontre pour mieux se rendre disponible pour la suivante. Dans la même journée quitter les uns et se retrouver en présence de toutes ces nouvelles têtes dans notre yourte nous a rendu au début probablement moins enthousiastes qu'a l'habitude. On imagine que c'est le lot de l'itinérance. Avec notre regard d'occidental sur certains pays dit "pauvres", on débarque avec nos clichés en tête et la réalité est souvent très différente de ce qu'on imaginait, avec pour résultat quelques comportements maladroits. Les Mongols ne manquaient de rien et nous avons parfois eu l'air ridicule avec nos échantillons de shampooing et nos crayons. De même on les croit en dehors de la modernité, et nos discours peuvent parfois sembler décalés, alors qu'ils sont au fait de beaucoup plus de choses qu on ne pense. La prochaine fois, on prendra certainement un peu plus de recul avant de nous lancer.
Samedi 6 aout: c'est parti pour 15 jours. Nous retrouvons Sylvie et Claire qui nous ont dégoté un mini van russe avec chauffeur pour 35$ par jour sans les frais d'essence. Monté haut sur roue, il est capitonné gris style corbillard (c'est sans doute pour amortir les chocs) et rivalise en look avec le combi VW de nos parents. Notre chauffeur Zolo, dans les 100kgs, nous a l'air très sympathique. Avec ses quelques mots d'anglais et ses 9 ans d'expérience, il devrait nous trimballer pour une virée de 2500 km. Avant de partir, nous devons faire quelques provisions car en dehors des 2 capitales d'aimag, il est très difficile de se ravitailler sur la route notamment en produit frais tels que les oeufs, les fruits ou les légumes.Apres 6 heures de route, nous plantons la tente aux abords du monastère bouddhique Amarbayalgalatt, perdu au milieu de la steppe ou grouillent chiens de prairie et autres petits rongeurs. Nous verrons le soleil se coucher du haut des collines environnantes et le parer d'un rouge flamboyant. De style chinois, préservé malgré les purges religieuses des années 30, son charme réside dans ses murs légèrement délabrés et la tranquillité du lieu. 2000 moines y habitaient au début du XX e siècle, ils ne sont plus que 50 aujourd'hui. Une tablette porte des inscriptions en 3 langues: chinois, tibétain, et ouighour. Ce dernier est l'alphabet originel des Mongols, les russes ont imposé le cyrillique en 1940 et même si une tentative de retour a l'ancien a été faite récemment, l'alphabet russe s'est définitivement imposé, ce qui aurait rompu le lien entre les générations (les anciens parlent tous le russe). Les mongols apparemment "aiment" bien jongler avec les alphabets puisque les chinois jadis avaient imposé le leur. Le gouvernement pense aujourd'hui adopter l'alphabet latin afin de promouvoir les affaires et surtout le tourisme. Les Mongols n'ont pas attendu pour l'utiliser notamment pour Internet (heureusement pour nous!) ou pour s'envoyer des textos. Dimanche 7 Aout: on roule, on roule, on roule. La journée se résume aux 9 heures de pistes au milieu des vapeurs de fuel. La fourgonnette va partout et accuse bosses, nids de poules et même traverse les ruisseaux comme un 4X4 mais elle met à mal notre dos. Elle se traîne un peu et atteint difficilement les 50 km/h dans les côtes, nous avons quand même réussi les 100km/h en descente sur route asphaltée. On s'occupe comme on peut en alternant sur le poste les derniers hits Mongols du moment et la chanson française (merci au lecteur MP3). "Mets de l'huile petit homme, dans la vie il faut qu'ça glisse."Le trajet est parfois ponctué d'arrêts subits, Zolo descend pour mettre son nez dans le moteur pour changer la courroie ou.aspirer l'essence qui a noyé le moteur! L'avantage de ces vieilles machines russes contrairement aux véhicules bourrés d'électronique, c'est que ce n'est que de la mécanique et donc facile a réparer (pour qui s'y connaît un minimum). Quelquefois, sans crier gare, Zolo sort de la piste pour couper a travers champs, il s'arrête, observe au loin ou bien demande aux habitants d'une yourte puis rejoint une autre piste, ce sont des raccourcis, et, lui seul sait le temps qu'il nous a fait gagner.ou perdre. Partout dans les steppes, aux sommets ou sur les versants des montagnes on rencontre des "ovoo". Non, non, ce n'est pas le cri du Yak comme certains pourraient penser, mais un monticule composé de pierres, de fragments de rochers ou de branches d'arbres. C'est un symbole religieux du lien entre le ciel et la terre. Un mongol n'y passe pas devant sans s'arrêter pour en faire trois fois le tour en disant des prières après y avoir jeté une pierre ou autre bouteille de vodka! Il honore alors le lieu. On y trouve aussi accrochées des "khadag", longues écharpes rituelles aux 5 couleurs essentielles chacune ayant une signification: rouge, jaune, bleu, blanc et vert. Le bleu est la couleur par excellence, symbole de l'éternel dieu-ciel. A chaque changement d'aimag, nous tombons sur des postes de contrôle avec leurs taxes inhérentes. Heureusement que nos deux coéquipières se sont fait faire un pseudo laisser-passer de l'ambassade, ce qui nous permet quelques menues économies. De passage a Edernet, grande ville industrielle connue pour ses mines de cuivre, nous en profitons pour nous arrêter au resto et Christophe pour se vautrer lamentablement dans une bouche d'égoût ouverte, chose assez courante par ici. Il s'est innocemment retourné a l'appel de son nom (bien joué Claire!) pendant qu'il marchait, un gag qui lui valut quand même de s'arracher la peau du gros orteil! Nous plantons a nouveau la tente sous un ciel étoilé et allumons un beau feu de camp. Il n'y a aucune pollution visuelle étant donné le peu d'habitants et de grandes villes. Le ciel fourmille de mille lumières, les constellations sont facilement repérables, même la Voie Lactée se détache distinctement, c'est splendide. Christophe a vu ses premières étoiles filantes, ses 4 voeux resteront secrets. (un magret, 30/0 cet hiver pour France Angleterre, les Bronzés III en- avant première à Ulan Bator et l'augmentation de la couche d'ozone bien sur).
Lundi 8 aout: La faune locale Cette nouvelle journée de 9 h de route sera marquée par l'observation d'animaux dans leur environnement naturel. Nous avons eu la chance de voir trois aigles, un troupeau de chameaux (assez surprenant puisqu'ils se concentrent normalement a Gobi!), des yacks, deux marmottes et une bonne trentaine de vautours affairés a nettoyer la carcasse d'un cheval, sans oublier buses, milans et chiens de prairie comme d'hab. Les paysages sont toujours aussi beaux mais ne varient pas beaucoup; la distance parcourue nous permet de réaliser néanmoins combien c'est immense surtout lorsque l'on arrive au sommet d'un col avec un arrêt pour admirer des étendues de steppes et de plaines à perte de vue. Le soir nous nous arrêtons dans une guest-house-gher a Khajdal au sud du lac Kovsgol. Soudain, nos oreilles sont attirées par une mélodie bien connue: « Quand on a que l'amour », de Jacques Brel. Quelle ne fut pas la surprise de Christophe d'entendre son idole Lenny Escudero en s'approchant:.. « Pour une amourette qui passait par la. »... Un groupe de voyageurs est installé autour d'un feu et discute. Le D-J, un français bien entendu, est sans doute le deuxième fan de ce grand poète franco-espagnol à des milliers de Kms à la ronde! En s'éloignant du feu on réalise qu'on a perdu quelques degrés et qu'il fait froid. L'amplitude thermique est très importante en Mongolie car nous passons de 25 la journée a près de 0 degré la nuit, à tel point que nous devons sortir nos sacs à viande, mettre le caleçon long et zipper nos duvets ensemble (voire garder les chaussettes qui puent!).
Mardi 9 aout: le lac sous la pluie Nous aurons droit au p'tit dej' a la Mongole: thé traditionnel c'est-à-dire du lait assez fort relevé de sel (nous n'avons toujours pas trouvé le goût du thé mais nous n'insisterons pas, on se contentera d'un Nescafé), yoghourt fait maison au goût très acide et tranche de pain a tartiner, non pas avec de la confiture mais avec de la crême de lait, l'orom (écoeurant car encore plus fort que le lait) que l'on appelle aussi "beurre jaune", les Mongols la soupoudrent de sucre ou en mettent une cuillère dans leur "thé". A étaler avec parcimonie et surtout à additionner de beaucoup de sucre. Vient ensuite le tour de la douche tant attendue: imaginer un stepper sur lequel il faut piétiner en passant d'un pied sur l'autre pour actionner une pompe reliée à un bidon tout juste rempli d'eau chaude, et dont le tuyau s'éjecte soit du pédalier, soit de la paume de douche toutes les 30 secondes, sans oublier que lorsque la pompe se trouve au fond du bidon l'eau est froide mais lorsqu'elle est au-dessus elle est bouillante, pas évident pour Sophie dans ces conditions de se faire un shampoing.folklorique! Nous longeons les bords du lac sous la pluie et nous arrêtons a un petit campement de Tsaatans. Cette ethnie nomade présente dans les montagnes du Nord vit de l'élevage du renne local, le "reindeer", dans des conditions climatiques extrêmes, jusqu'a -50 l'hiver et +30 l'ete. Cette inaccessibilité leur a permis dans les années 30 de fuir l'arrivée des russes et leur politique "sociale" peu adaptée à leur mode de vie. Ceci les a aussi préservés des contacts avec la civilisation moderne et du tourisme (pourvu que ça dure), puisqu'il faut 2 jours de jeep plus 2 jours de cheval pour les atteindre. La fermeture des frontières avec la Sibérie rend la survie des 80 familles restantes de plus en plus difficile. Ceux que nous rencontrons ne sont malheureusement que leurs pâles représentants qui se sont sédentarisés pour faire visiter leurs "tipis", faire monter les touristes sur les rennes attachés a 30 cm de corde, les faire photographier avec leurs enfants prenant la pose moyennant de l'argent sans oublier la vente d'objets et d'artisanat. Nous préférons éviter ce type "d'attraction". Difficile de savoir que penser de l'impact du tourisme sur le mode de vie et l'asservissement au sacro- saint dollar de certaines populations, les aide-t-on vraiment. Après avoir monté le camp, nous partons pour une petite ballade, toujours sous la pluie. Le lendemain, c'est parti pour un footing car le ciel nous laisse espérer un répit, qui sera de courte durée puisque nous rentrerons trempés. Sophie ayant baissé les bras finira en marchant, Christophe venant la sauver des cordes diluviennes avec le van. Zorro est arrivé, sans se presser... On nous avait chanté les beautés de ce lac, ses couleurs bleues, vertes, turquoises, roses suivant l'ensoleillement, ses montagnes sauvages mais le brouillard et la pluie nous aurons finalement caché leur vue par un gris uniforme. On reste sur notre faim.
Mercredi 10 aout: le lait de yack, enfin! Le soleil reviendra sur le chemin du départ nous offrant ainsi les plus beaux paysages découverts depuis notre arrivée. Les massifs boisés, les plaines verdoyantes parsemées de yourtes et de camps d'hiver en bois abandonnés pendant l'été et parcourues d'une multitudes de cours d'eau ravissent notre regard. Nous croisons quelques cavaliers Mongols dont l'allure majestueuse se détache a l'horizon. Les odeurs très "animales" provenant des troupeaux de chèvres, vaches, yacks et chevaux sont parfois rehaussées d'une pointe mentholée provenant d'une fleur médicinale tres usitée des Mongols. On prendra en stop au passage 2 allemands qui en feraient rêver plus d'un: ils enchaînent les cycles de 2 ans et demi, 1 an et demi de travail en Autriche puis 1 an de voyage. Bon 10000 euros pour 2 sur un an ça oblige a voyager "roots", mais c est quand même 1 an de vacances tous les 30 mois. A réfléchir... Nous passerons la soirée chez des amis de Zolo dans un environnement splendide. C'est aujourd'hui un grand jour car nous allons goûter au lait de yack, bizutage dont se moquaient par avance certains individus avant notre départ! Et bien, ce n'est pas si terrible que ça, c'est même presque bon comparé a l'airag. Cet animal aux longs poils et au comportement parfois canin et très sympathique donne un nectar qui ressemble au lait de vache, à cela près qu'il est trois fois plus riche en matière grasse. Voila, ça, c'est fait! On nous offre aussi des tranches de pain et des "aaruul", sortes de yaourts déshydratés coupés en cubes ou crottes qu'ils font sécher au soleil sur les toits des ghers. C'est très aigre et on ne prend en général que le pain par politesse. Comme la cuisine mongole n'est pas très variée, on nous sert un "guriltai chool", soupe de pâtes et de fins morceaux de mouton, cuite dans le bouillon, une variante existe avec du riz. Christophe s'en régale, quand à Sophie elle use de sauce tomate ou de sauce soja quand on lui en propose mais c'est généralement Christophe qui finit la viande discrètement. La soirée sera interrompue par une attaque surprise du troupeau de chèvres a l'encontre de notre tente, il faut dire qu'elle est verte! C'est à s'y tromper. Christophe intervient juste a temps: 2 chèvres étaient allongées de chaque côté et l'autre se régalait des cordons et des joints. Le fils aîné interviendra pour lui prêter main forte en éloignant les vilaines. Bilan des dommages: 1 arceau tordu, heureusement que la tente est solide.En tous cas, cet épisode a mis tout le monde de bonne humeur et c'est une eurovision franco-mongole qui clôture la soirée, les "Champs-Elysées" succédant aux beaux chants Mongols. Très bonne soirée qui aura également permis de dégeler nos relations avec Claire et sylvie dont les rapports avaient été légèrement tendus au début, notamment à cause de nos divergences sur la manière d'appréhender le voyage. Cela nous donne l'occasion de vous en dire un peu plus sur ces 2 copines: Sylvie, 23 ans, finit ses études à HEC. Ces 8 mois de stage lui auront permis de se débrouiller en mongol et de nous aider à déchiffrer les menus. Tombée amoureuse de la Mongolie, elle trouve la cuisine mongole "très bonne" et des allures de station balnéaire a Edernet, la grosse ville industrielle du pays (Rectification: tombée "très" amoureuse de la Mongolie!). Avec son humeur toujours joviale, elle a animé notre voyage de son rire fréquent lorsqu'elle n'est pas plongée dans "Le deuxième sexe" de Simone de Beauvoir. Claire toute aussi gaie, 22 ans, fait des études en sciences politiques. Elle a déjà pas mal voyagé et rêve de faire un tour du monde; elle se prépare pour l'instant à passer une année d'étude en Allemagne. Fan de Balzac et de son "Père Goriot", elle restera obsédée par la peur d'une attaque nocturne de biquettes contre leur tente depuis notre mésaventure.
Jeudi 11 aout: la marmotte On s'arrête pour demander le chemin chez une famille et nous voila invités à boire un "thé". Cela nous permet aussi de pouvoir observer l'intérieur d'une maison en bois ainsi que la chasse du jour: une grosse marmotte dont la tête a disparu. Il faut savoir que cette chasse est désormais interdite en Mongolie et que, traditionnellement, les chasseurs se déguisent en marmotte pour intriguer l'animal et lui tirer dans la tête dès que la curieuse sort de son terrier. Zolo sera ravi de repartir avec une cuisse, la viande lui manque et il ne se fait pas à nos repas (riz, pâtes, riz, pâtes, pâtes, pâtes). Il nous fera goûter un morceau de cette viande assez douce et fumée au crottin de cheval. Apres l'installation du campement, le ramassage de bois pour le feu et la corvée de remplissage d'eau à la rivière, c'est l'heure de la douche. Sophie ne supportant pas de se laver dans l'eau fraîche des cours d'eau environnants, elle vous livre ici, en exclusivité, sa recette miracle ou comment se laver avec 1 litre d'eau (praticable n'importe où, même sous la tente en cas de vent froid ou invasion de moustiques): faire chauffer l'eau, se munir d'un second récipient, ajouter de l'eau froide pour obtenir de l'eau tiède puis la répartir équitablement, utiliser le premier pour tremper son gant et se savonner tout le corps se rincer toujours à l'aide du gant dans le deuxième récipient, se sécher puis terminer de salir l'eau avec ses chaussettes ou ses petites culottes.
Vendredi 12 aout: l'aile ou la cuisse? On attaque la route par un pont en bois comme on n'en voit plus en France, tout droit sorti d'une BD de Lucky Luke. Il enjambe une rivière de cinquante mètres non pas en ligne droite mais en serpentant, et son plancher fait plus de vagues qu'une tempête au large de la pointe du raz (selon Christophe!), vraiment très joli. Nous entrons alors dans l'Arkangai, région célèbre pour ses paysages. Quelques passages délicats de rivières nous confirmeront que notre chauffeur est très compétent en plus d'être un bon vivant dont le rire enfantin déclenche souvent le nôtre. Le midi (15 h), nous nous arrêtons au milieu de nulle part, dans une yourte indiquée par un panneau comme étant un "gwans" (restaurant). Ce sont leurs enfants qui nous y ont attiré en nous vendant leurs groseilles sur le bords de la "route". Ils sont assez sales, leurs vêtements comme leurs peaux sont plutôt crasseux mais l'hygiène n'est pas la priorité dans cette vie nomade. Décidément, difficile de s'habituer a cette odeur forte de mouton et de lait fermenté qui vous écoeure, à la limite de la nausée, il faut dire que l'endroit sert aussi de garde-manger et de fromagerie! Au menu, nous avons le choix entre le guriltai chool au riz ou les pâtes, bon ben on va choisir les pâtes pour changer! Cela nous permettra d'assister à la préparation du repas, puisque bien évidemment nous sommes les seuls clients et qu'il n'y a pas de plat du jour, pas plus qu'il n'y a de "restaurant". Alors voila: farine + sel + eau = pâte, étalée au rouleau puis légèrement cuite sur le poële afin de faciliter l'étape du découpage "technique" en très fines lamelles pour aboutir à des sortes de nouilles. Pendant ce temps-là, le père découpe la viande (de mouton) et la fille aînée (12 ans) nettoie la marmite. Nous arrivons le soir a Tsaagan nuur, le lac Blanc. Le ciel couvert qui nous y attend nous donne aucun scrupule à aller nous enfermer dans le restaurant panoramique à deux pas de la "maison". En plus ce soir, y'a pesstacle! Quatre artistes mongols nous font découvrir avec joie un spectacle traditionnel: contorsionniste à vous couper le souffle et chanteur diphonique qui, en faisant vibrer ses deux cordes vocales, produit une voie métallique époustouflante.
Samedi 13 aout: Le Lac Blanc entre soleil et tempête Nous attendrons l'après-midi pour découvrir le lac, une terrible tempête nous empêchant de sortir. La tente se contorsionne sous l'effet du vent, les filles sont même obligées de tenir les arceaux pour que la leur ne s'envole pas, le crépitement de la pluie et le claquement de la toile nous laisse augurer une journée "au coin du feu". Profitant d'un répit, nous sommes retournés au resto de la veille pour profiter de cette inactivité forcée et mettre à jour notre carnet de route. Heureusement cela n'a pas duré et nous avons pu profiter de la beauté du lieu en nous promenant sur les crêtes des collines environnantes. Les pierres volcaniques contrastent avec le bleu de l'eau du lac et le vert des prairies qui le bordent. Le panorama est splendide et on est tranquille, à part quelques rapaces et écureuils, on ne rencontre personne. Ps: pour les fans de champignons, c'est le paradis sur terre, on peut les ramasser par dizaines de kilos. Par prudence on n'en fera rien, mais une petite fricassée ne nous aurait pas fait de mal!
Dimanche 14 aout: le volcan Khorgo oul Nous quittons le lac, vêtu de sa couleur blanche ce matin, et regrettons de ne pas y avoir passé plus de temps mais les distances à parcourir compte tenu du temps dont nous disposons ne nous permettent pas d'en profiter davantage, les heures de routes bouffant une bonne partie de nos journées. La région connut une grande activité sismique au vue des nombreux volcans éteints qui s'y trouvent. C'est du plus haut, le Khorgo oul 2967 mètres, que nous observerons l'intérieur du cratère, Christophe se risquera même à y descendre, ce sera bien sur le seul! En route, nous avons une altercation avec un fonctionnaire véreux qui veut nous faire payer la "sortie" du parc! Il menace d'appeler la police pendant qu'au passage, plusieurs voitures lui passent sous le nez sans que cela lui pose le moindre problème. On refuse toujours et on se tire. Hasta la vista, baby.La température est bien fraîche, proche de 0, heureusement nous avons monté la tente peu avant une tempête de grêle. Imaginez un peu ce que ça doit donner l'hiver.
Lundi 15 Aout: 1000 toubrouks la douche, ok! En même temps que nous replions notre tente, la famille a côté de laquelle nous nous étions installés déménage pour aller à leur camp d'automne et c'est avec curiosité que nous observons le démontage de leur gher. Nous remarquons au passage les multiples couches de feutre dont quelques unes sont rapiécées de jeans et tissus en tous genres. Cela tient dans une charrette tirée par un yack. Certaines familles nomades comme celle- là continuent de déménager 4 fois dans l'année, mais la grande majorité maintenant évolue entre 2 camps, ceux d'hiver et d'été. La sédentarisation gagne du terrain... Nous nous arrêtons a Tsertserleg (enfin une ville!) pour un réapprovisionnement bien venu. On attendait ça depuis une semaine: une bonne douche et un repas équilibré. Le "hic", c'est que dans le seul hôtel libre et pas trop cher qu'on ait déniché, il n'y a pas de douche mais une discothèque! Qu'à cela ne tienne, on prendra la douche dans la guest house d'à côté et les boules Quiès feront l'affaire. On commence d'ailleurs à s'y habituer, chose étonnante pour un pays si faiblement peuplé : en ville, l'absence de carreaux et d'isolation phonique nous font profiter des différentes sonorités de klaxons, et dans la campagne, ce sont les chèvres (qui font des sortes de gros pets en broutant), les chiens, le vent et la pluie qui mettent à mal notre sommeil!
Mardi 16 Aout: la vallee de l'Orkhon Sur le chemin nous faisons une agréable halte aux hot spring, les sources d'eau chaudes. Malgré les odeurs d'oeuf pourri, le bain de pieds est relaxant. Nous en avons aussi bu une gorgée gentiment offerte par une famille mongole venue remplir des bouteilles, il paraît que c'est bon pour le ventre... Arrivés a la fameuse chute d'eau de la vallée de l'Orkhon, nous décidons de planter la tente près de la rivière qui s'y jette. Le montage à peine terminé, un jeune homme arrive à toute bombe sur son cheval pour nous déloger; nous sommes sur leur territoire et cela les dérange, (autant que nous de devoir la démonter pour la remonter quelques mètres plus loin). Paradoxalement ils profitent bien de ces touristes qui les envahissent puisqu'ils commercent avec une petite échoppe et des ghers a louer! On s'installera près de la falaise (attention au pipi de nuit!) sans regret au regard des six hommes inflexibles à toute négociation et déjà bien allumés à la vodka! Mercredi 17 Aout: bagarre a la mongole Départ le matin pour une très belle randonnée de 2h. On commence a maîtriser le cheval mongol: 1, il va ou on veut (tant mieux étant donné les nombreux précipices qui jalonnent le parcours), 2, il galope a tout va (et on aime ça), 3, nos fesses supportent beaucoup mieux le contrecoup! L'Orkhon est un cours d'eau niché au creux d'un canyon et très poissonneux, des groupes de mongols ont attrapé des truites de 40cm sans difficulté. Petit malentendu au retour sur le prix défini au départ, lequel prendra de proportions "inattendues". Notre guide équestre qui accuse 50 kgs à la pesée s'en prendra à notre vaillant Zolo qui nous fit une impressionnante démonstration de lutte mongole, rien à voir avec une bagarre "occidentale" à base de coups de poing et autres baffes. Les filles ont eu très peur quand l'autre s'est muni d'une pierre par dépit. Tout s'est finalement bien terminé puisque sur les recommandations de Zolo nous avons payé ce qu'il demandait; son clan étant proche, nous redoutions quelques représailles. Comme à son habitude, Zolo a squatté une gher pour déjeûner car malgré les talents culinaires de Sophie, il ne se fait pas à notre manière de manger. Heureusement la tradition mongole veut qu'on offre à boire et à manger au voyageur, surtout si celui-ci subit les affres d'une cuisine européenne. Il nous permettra d'y acheter de la viande de mouton qui aurait mérité de mijoter plusieurs heures pour être moins caoutchouteuse! Il nous a appris au passage que l'ail, en plus de lutter contre les infections était un anti-moustiques naturel; une gousse par jour écrasée à avaler avec de l'eau et bye-bye le paludisme. Ballade l'après-midi sur les collines en compagnie d'un jeune chien baptise "Ouighour" pour la journée. Quelques caresses et 2 morceaux de chocolat auront suffit a l'apprivoiser; Christophe l'a même aidé à chasser des sauterelles qui grouillent dans la région. Il nous abandonnera au profit d'une vieille peau de marmotte a l'odeur nauséabonde, le pauvre ne doit pas manger grand-chose et c'est sans doute pour lui une belle prise.
Jeudi 18 Aout: Kharakorum, l'ancienne capitale mongole Détruite par les chinois, les pierres de la cite impériale post Gengis Khan ont servi à construire le premier monastère bouddhique du pays, Erdenezu qui justifie le passage des touristes (quoique...). Peu de choses ont survécu aux purges religieuses russes des années 30: l'enceinte blanche surmontée de stuppas à intervales réguliers, trois temples de style chinois et un de style tibétain. C'est assez décevant car présenté comme à ne pas manquer, nous avions préféré celui d'Amarbayalgalatt isolé au milieu des collines. La soirée sera agrémentée d'un spectacle traditionnel assez semblable au précédent. Même si les chants diphoniques sont surprenants, nous préférons l'atmosphère chaleureuse de la guer et des chants familiaux des mongols que nous avons croisés.
Vendredi 19 Aout: "Que la force soit avec toi." Beaucoup de route ponctuée par deux arrêts: les Mongol els, des dunes de sable fin au milieu de la steppe et le parc national Khustain Nuruu, célèbre pour apercevoir les fameux takhis, les derniers chevaux sauvages existants. Ils ont ete réintroduits en 1993 grâce a l'initiative d'un zoo hollandais, ils sont désormais une centaine. Zolo a réussi à soudoyer le garde forestier que nous avons suivi sur sa mobylette, il n'aura son "backchish" que si nous sommes chanceux. On s'attendait à rester sur notre faim, bien au contraire, un groupe de 10 takhis s'est dirigé vers nous comme si nous étions inexistants pour venir se désaltérer dans le ruisseau. Résultat, on a pu les voir de très près, environs 4 mètres. A bien y réfléchir, ils ne connaissent pas encore le "côté obscur" de l'être humain et n'ont a priori aucune raison de se méfier (pourvu qu'ça dure!). Le bémol de la journée fut pour nos oreilles: Zolo s'est fait prêter une cassette audio des premiers hits de house music des années 90 qu'il se plaît a écouter puissance maximum, C'est un CAUCHEMAR! « No no, no no no, no no no no, there's no limit..." le tout en version mongole.
Samedi 20 aout: Retour au point de depart: Ulaan Bator (UB pour les intimes) Un petit tour a l'usine de cachemire, histoire de se faire mal. La texture est très agréable à même la peau, dommage que les modèles ne soient pas un peu plus "fashion". On ne prélève que quelques grammes de poils sur les chèvres issues du Kashmir dans l'Himalaya, soit 1/4 de pull, pas étonnant que ce soit si cher! Nous offrons à Zolo un dictionnaire anglo-mongol et un phrase-book en français pour le remercier de ses services. L'après-midi est chargé: on récupère enfin les tickets de train pour Beijing (Pekin), non sans avoir bataillé ferme avec l'intermédiaire d'Estcapade, pas cool on ne leur fera pas de pub. Puis c'est la course: on passe a la laverie (marre de laver a la main a l'eau froide), on passe un coup de fil en France, on fait quelques courses pour le train, on va rechercher le linge, on passe a l'internet-café et c'est la qu'on croise a nouveau Israel et Nave, nos partenaires de Transsiberien. Israel doit venir aussi à Pekin, avec un peu de chance... Chez notre logeuse, nous retrouvons les 3 français qui étaient là à notre arrivée, décidemment c'est un vrai chassé-croisé ce voyage! La douche chaude et le shampoing tant attendus de Sophie attendront la Chine, cela fait 2 jours qu'il n'y a plus d'eau chaude! Et rebelote, obligés de faire chauffer de l'eau chaude a 23h30 en réveillant la famille au passage, mais bon, à la guerre comme à la guerre.
Site de voyages ou site de rencontres? English translation pending
salut,
Par curiosité, j'aimerais savoir si, d'après votre expérience et votre impression, ce site est souvent confondu avec un site de rencontres romantiques...
Messieurs, vous a t-on déjà fait des avances ? Je ne dis pas mesdames car la réponse est évidente...😇
Quelq'un est-il déjà sorti avec un membre de VF au cours des Rencontres VF ou en partant en voyage ensemble en tant que ''compagnons''...
Cette question paraitra indiscrète à certains, mais les annonces de ''Recheche compagnons de voyage '' ressemblent souvent tant à des annonces tout court !!
Je ne vous demande pas de citer le pseudo de vos amants VF 😎, mais je pense que vos témoignages, anonymant vos ''conquêtes'', intéresseront beaucoup de personnes de Vf qui doivent se poser les mêmes questions que moi.
Si vous avez eu des expériences et que vous n'êtes pas des névrosés du coeur, des pseudos vierges effarouchées, que vous ne vous embarassés pas de fausses pruderies, mais que tout simplement vous assumez vos sentiments, allez-y !
Par curiosité, j'aimerais savoir si, d'après votre expérience et votre impression, ce site est souvent confondu avec un site de rencontres romantiques...
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Quelq'un est-il déjà sorti avec un membre de VF au cours des Rencontres VF ou en partant en voyage ensemble en tant que ''compagnons''...
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La palme du voyage forum! English translation pending
je sais, cela va vous paraitre idiot mais j'aimerais rendre hommage aux "forumers" du voyage qui repondent si simplement et si justement a nos questions!...comme nous arrivons en fin d'annee j'aurais aime savoir qu'elle a ete pour vous les deux "forumers" que vous appreciez le plus !..avec comme criteres:le respect d'autrui, la justesse et la simplicite des reponses aux questions!...ect!...ect!...
je dis les deux car tous meritent d'avoir cette fameuse palme!..😛
et encore MERCI a tous pour vos interventions aussi judicieuses les unes que les autres!...(il y a biensur des exeptions!..😛)
pour moi il ya trans !...qui repond judicieusement a toutes les questions mais stt pour son respect des autres!...et aussi le piaf pour son humour et sa finesse d'esprit!..
et biensur tous les autres a qui je souhaite de tres bonnes fetes!...
Nice ou Marseille? English translation pending
salut!
Ma question est bien simple! Je dois choisir entre Marseille ou NIce! merci pour vos opinions! Ca sera au mois de mars! Fin mars
merci ciao!
merci ciao!
Voyager au Maroc English translation pending
Bonsoir à tous…
Voici plusieurs années que je vais au Maroc. Au début, chaque année et demie et puis cette année j'y suis allée en septembre puis fin octobre. Je pense même que je finirais, dans les 2 ans à venir, par m'installer définitivement au Maroc et plus spécialement à Essaouira avec mon mari et mon fils. Pour les personnes qui ont eu de mauvaises expériences, je conseille -si je puis me permettre- de changer de destination au Maroc. De découvrir d'autres endroits beaucoup moins touristiques. Pour les personnes qui connaissent le Maroc, je pense que vous serez de mon avis, mais le Sud du pays est beaucoup moins sale que le Nord.
Heureusement le Maroc ne s'arrête pas à Marrakech... Les mêmes babouches vous sont proposées à Marrakech à 25 euros, 12 euros à Essaouira et 6.5 euros à Meknés. Au niveau des prix, je pense qu'il faut payer le prix qui nous semble raisonnable, tout dépend des moyens que vous avez. De toute façon le marchandage fait partie d'une coutume des pays arabes.
Je suis allée à Marrakech plusieurs fois et en novembre j'ai eu le ras-le-bol car en plus je venais de passer 1 semaine à Essaouira qui est tellement tranquille et propre car comme le disait une intervenante (je suis désolée je ne me souviens plus du nom), les rues sont nettoyées régulièrement et le camion des poubelles passe tous les matins. La médina y est interdite aux véhicules (à part vélo et mobylette) puis les environs sont magnifiques, il suffit de se balader sur la route de Safi ou celle d'Agadir pour découvrir des sites impressionnants avec des activités autres que le marchandage du prix des babouches ou du tapis… Tout dépend ce que l’on cherche .
Vous pouvez aussi aller vers Tafraoute un peu plus au sud (vers l'intérieur), Taroudant dite la "petite Marrakech" pour la beauté de ses remparts, Zagora, M'hamid (plus au sud et portes du désert), Guelmin, Tiznit, sûrement pas Agadir (un style de Grande-Motte).
Je commence à bien connaître le Maroc et si l'on prend le temps de parler avec les gens on en trouve de bien et bien sur aussi de moins bien, comme partout. Je pense aussi que les marocains doivent dire la même chose des touristes : il y en a de bien et de moins bien. Car comme j'ai lu dans une des interventions, des cons il y en a partout... La différence c'est qu'au Maroc un salaire est de 140 euros par mois et que tout ce qu'ils pourront avoir en plus sera le bien venu pour eux et leur famille. Vous trouverez des personnes qui essaieront de vous sortir le plus d'argent possible mais vous trouverez aussi des personnes qui insisteront pour partager avec vous le peu qu'ils puissent avoir sans rien demander en retour. Je précise que ce dernier cas est le MAJORITAIRE.
Ce qui me rassure c'est qu'en octobre nous avons organisé notre premier circuit au Maroc pour faire découvrir ce magnifique pays à un groupe d'amis espagnols qui dans leur majorité étaient réticents. (Beaucoup de préjugés et une méconnaissance de l'autre). Fernando a fini même par jouer aux cartes avec les vendeurs d'une boutique au souk d'Essaouira pendant que sa femme était en train de choisir un foulard dans la boutique à côté. Il rigolait avec eux et même trichait... Jamais il n'aurait pensé qu'une chose pareille aurait pu lui arriver, car en Europe bien de ces moments partagés ont disparu de la vie quotidienne des villes. Ils sont revenus enchantés. Ils ont vu la partie océan, l'atlas, le désert et des villes, mais sous un autre angle que le typiquement touristique. Ils ont pu discuter avec des marocains de tous horizons. Et c'est ce côté là que j'aime du Maroc et des marocains, le non touristique...
Je vous assure que plus on va au Maroc plus on a envie d'y aller.
Je donnerais tellement pour que les personnes qui ont été déçues essayent de renouveler l'expérience afin de quitter ce pays avec une autre idée, d'autres images et d'autres anecdotes... En tout cas si je puis être utile à la découverte ou à la redécouverte de ce pays n´hésitez pas... JE JOINDRAIS DES IMAGES LA SEMAINE PROCHAINE.
Voici plusieurs années que je vais au Maroc. Au début, chaque année et demie et puis cette année j'y suis allée en septembre puis fin octobre. Je pense même que je finirais, dans les 2 ans à venir, par m'installer définitivement au Maroc et plus spécialement à Essaouira avec mon mari et mon fils. Pour les personnes qui ont eu de mauvaises expériences, je conseille -si je puis me permettre- de changer de destination au Maroc. De découvrir d'autres endroits beaucoup moins touristiques. Pour les personnes qui connaissent le Maroc, je pense que vous serez de mon avis, mais le Sud du pays est beaucoup moins sale que le Nord.
Heureusement le Maroc ne s'arrête pas à Marrakech... Les mêmes babouches vous sont proposées à Marrakech à 25 euros, 12 euros à Essaouira et 6.5 euros à Meknés. Au niveau des prix, je pense qu'il faut payer le prix qui nous semble raisonnable, tout dépend des moyens que vous avez. De toute façon le marchandage fait partie d'une coutume des pays arabes.
Je suis allée à Marrakech plusieurs fois et en novembre j'ai eu le ras-le-bol car en plus je venais de passer 1 semaine à Essaouira qui est tellement tranquille et propre car comme le disait une intervenante (je suis désolée je ne me souviens plus du nom), les rues sont nettoyées régulièrement et le camion des poubelles passe tous les matins. La médina y est interdite aux véhicules (à part vélo et mobylette) puis les environs sont magnifiques, il suffit de se balader sur la route de Safi ou celle d'Agadir pour découvrir des sites impressionnants avec des activités autres que le marchandage du prix des babouches ou du tapis… Tout dépend ce que l’on cherche .
Vous pouvez aussi aller vers Tafraoute un peu plus au sud (vers l'intérieur), Taroudant dite la "petite Marrakech" pour la beauté de ses remparts, Zagora, M'hamid (plus au sud et portes du désert), Guelmin, Tiznit, sûrement pas Agadir (un style de Grande-Motte).
Je commence à bien connaître le Maroc et si l'on prend le temps de parler avec les gens on en trouve de bien et bien sur aussi de moins bien, comme partout. Je pense aussi que les marocains doivent dire la même chose des touristes : il y en a de bien et de moins bien. Car comme j'ai lu dans une des interventions, des cons il y en a partout... La différence c'est qu'au Maroc un salaire est de 140 euros par mois et que tout ce qu'ils pourront avoir en plus sera le bien venu pour eux et leur famille. Vous trouverez des personnes qui essaieront de vous sortir le plus d'argent possible mais vous trouverez aussi des personnes qui insisteront pour partager avec vous le peu qu'ils puissent avoir sans rien demander en retour. Je précise que ce dernier cas est le MAJORITAIRE.
Ce qui me rassure c'est qu'en octobre nous avons organisé notre premier circuit au Maroc pour faire découvrir ce magnifique pays à un groupe d'amis espagnols qui dans leur majorité étaient réticents. (Beaucoup de préjugés et une méconnaissance de l'autre). Fernando a fini même par jouer aux cartes avec les vendeurs d'une boutique au souk d'Essaouira pendant que sa femme était en train de choisir un foulard dans la boutique à côté. Il rigolait avec eux et même trichait... Jamais il n'aurait pensé qu'une chose pareille aurait pu lui arriver, car en Europe bien de ces moments partagés ont disparu de la vie quotidienne des villes. Ils sont revenus enchantés. Ils ont vu la partie océan, l'atlas, le désert et des villes, mais sous un autre angle que le typiquement touristique. Ils ont pu discuter avec des marocains de tous horizons. Et c'est ce côté là que j'aime du Maroc et des marocains, le non touristique...
Je vous assure que plus on va au Maroc plus on a envie d'y aller.
Je donnerais tellement pour que les personnes qui ont été déçues essayent de renouveler l'expérience afin de quitter ce pays avec une autre idée, d'autres images et d'autres anecdotes... En tout cas si je puis être utile à la découverte ou à la redécouverte de ce pays n´hésitez pas... JE JOINDRAIS DES IMAGES LA SEMAINE PROCHAINE.
Australie: j'y suis enfin English translation pending
😠 Je viens de passer 30mn a retranscrire mon carnet de voyage et ...plus rien tout a coup. Alors je recommence.
1ier, 2, 3 novembre 2005.
J'ai quitte une Suisse aux couleurs et aux parfums de l'automne, orange, or, brun, humus et feu de bois pour un vol de plusieurs heures avec des escales a Francfort, Singapour Darwin et pour finir par arrivee a Cairns.
Les controles se sont succeder de d plus en plus serieux. A Francfort j'ai quasi eu lle droit a la afouille corporelle et a Singapour mon coupe ongle n'est cette fois ci pas passe. Pour finir c'est a Cairns qu'a eu lieu le dernier controle, une fois mon bagage recupere, le passage de douane est une affaire tres serieuse qu'il ne faut pas prendre a la legere, ils chassent tout ce qui peut etre d'origine animale ou vegetale en provenance d'ailleurs. Pas de produits laitiers ou carnes, pas de fruits legumes fleur fruits plantes seche ou autre, pas de deco de noel avec des pommes de pins par exemple.
Une fois dans le hall d'arrive mon controle effectue je me lance a la recherche d'un telephone pour appeler grace a un numero gratuit le backpackers que j'ai reserve pour qu'ils viennent me chercher. Ma hantise etait que dans l'etat de fatigue avance dans le quel je serais je n'arrive pas avec mon pauvre anglais, ame faire comprendre. Ca a marche, c'est Marc qui est venu me prendre a l'aeroport. Dehors il fait chaud humide, c'est pas vraiment le genre de temperature dont jue raffole. Je profite du trajet pour avoir un premier appercu de Cairns. Je suis un peu deconcerte par le fait que je suis a ma place habituelle en voiture mais que cette fois ci je n'ai pas le volant😕. Arrive au backpacker le Traveller's oasis sur Scott street, je consacre ma fin de matinee a me reposer un peu . C'est grande3ment necessaire, de toute maniere, le sol ondule sous mes pieds et j'ai l'impression tres desagreable que je vais m'effondrer a chaque instant.
3nov. debut d'apres midi.
A peine plus fraiche je me decide apres une douche a ller me promener un peu, et puis il faut que je fasse une ou deux courses. Le traveller's et situe de l'autre cote de la gare par rapport au front de mer. Je dois donc passer les voix ferres (2)puis traverser un gigantesque centre commerciale avant de deboucher sur une avenue qui va me mene au front de mer. De chaque cote de cette avenue il y a de nombreuses boutiques. Au centre un terre plein, a certains endroits il y a des figuetrees gigantesques qui ont pousses et qui procure un peu d'ombre. Ils sont habites par de nombreux volatiles dont je n'appercois pas le plumage mais dont j'entend le ramage. Pas un son de connu. Tres different du piaf habituel.
Au bout de l'avenue je suis sur l'esplanade, il ya la un parc et un front de mer bien amenage, il y a un lagon d'eau de mer amenage pour la baignade. Car bien que la mer soit a 20 m quand elle est haute, la zone n'est pas propice a la baignade. Ne pas oublier de toutes facon que la periode des meduses a boite a commence. Elles sont mortelles. Ca dissuade de se baigner, de savoir ca, meme sur les plages les plus belles. Dans la marina il ya des bateaux enormes qui n'ont rien a envier aux yachts que l'on peut voir sur la cote d'azur. Depuis le port j'ai un peu de recule sur la ville et je peut donc voir qu'elle est entoure de montagnes boisees. De l'autre cote du detroit j'apercois meme la mangrove d'un vert legerement plus clair. Le sol continue a onduler sous mes pieds. Apres 3h de deambulations, je m'engouffre dans un grand magazin et j'essae de faire quelque course pour le repas de ce soir et le petit dejeuner de demain. 19h c'est l'heure maximale que j'ai pu atteindre maintenant il faut que j'aille me coucher. Vendredi 4 novembre 25 deg 6h deja reveillee, petit dej tranquille au bord de la piscine, les fetard d'hier soir on laisse quelques cadavres, dont un d'humain, j'espere que que ce ne'est pas tout le temps comme ca . J'ai bien fait de prendre mon stock de boule quies.
Je me decide pour la visite du jardin botanique. Je prend le bus 7 au city center, je paye 2, 90$ pour le trajet jusqu'au botanic garden, avec en prime un coup de klaxone de la part du chauffeur, qui me signale que je part dans le mauvais sens. Il y a deux parties, le jardin en lui meme, paradis des arbres, palmiers en tout genre, fougeres geantes et fleurs multiples et une partie parc, plus sauvage, avec des promenades en bois pour se deplacer dans la mangrove ou dans des partie de la rainforest. On peut a certains endroit y voir les nids impressionant des bush turkeys. Il ya aussi du cote des lakes, un ecosysteme d'eau douce et un d'eau sale.
J'ai du passe 2h dans le jardin lui meme, et apres un pose sandwich j'ai passe deux autres heures dans le coin le plus sauvage a guetter le bruit de deplacement des dindes sauvages. Fin d'apres midi apres quelques courses au calme.
1ier, 2, 3 novembre 2005.
J'ai quitte une Suisse aux couleurs et aux parfums de l'automne, orange, or, brun, humus et feu de bois pour un vol de plusieurs heures avec des escales a Francfort, Singapour Darwin et pour finir par arrivee a Cairns.
Les controles se sont succeder de d plus en plus serieux. A Francfort j'ai quasi eu lle droit a la afouille corporelle et a Singapour mon coupe ongle n'est cette fois ci pas passe. Pour finir c'est a Cairns qu'a eu lieu le dernier controle, une fois mon bagage recupere, le passage de douane est une affaire tres serieuse qu'il ne faut pas prendre a la legere, ils chassent tout ce qui peut etre d'origine animale ou vegetale en provenance d'ailleurs. Pas de produits laitiers ou carnes, pas de fruits legumes fleur fruits plantes seche ou autre, pas de deco de noel avec des pommes de pins par exemple.
Une fois dans le hall d'arrive mon controle effectue je me lance a la recherche d'un telephone pour appeler grace a un numero gratuit le backpackers que j'ai reserve pour qu'ils viennent me chercher. Ma hantise etait que dans l'etat de fatigue avance dans le quel je serais je n'arrive pas avec mon pauvre anglais, ame faire comprendre. Ca a marche, c'est Marc qui est venu me prendre a l'aeroport. Dehors il fait chaud humide, c'est pas vraiment le genre de temperature dont jue raffole. Je profite du trajet pour avoir un premier appercu de Cairns. Je suis un peu deconcerte par le fait que je suis a ma place habituelle en voiture mais que cette fois ci je n'ai pas le volant😕. Arrive au backpacker le Traveller's oasis sur Scott street, je consacre ma fin de matinee a me reposer un peu . C'est grande3ment necessaire, de toute maniere, le sol ondule sous mes pieds et j'ai l'impression tres desagreable que je vais m'effondrer a chaque instant.
3nov. debut d'apres midi.
A peine plus fraiche je me decide apres une douche a ller me promener un peu, et puis il faut que je fasse une ou deux courses. Le traveller's et situe de l'autre cote de la gare par rapport au front de mer. Je dois donc passer les voix ferres (2)puis traverser un gigantesque centre commerciale avant de deboucher sur une avenue qui va me mene au front de mer. De chaque cote de cette avenue il y a de nombreuses boutiques. Au centre un terre plein, a certains endroits il y a des figuetrees gigantesques qui ont pousses et qui procure un peu d'ombre. Ils sont habites par de nombreux volatiles dont je n'appercois pas le plumage mais dont j'entend le ramage. Pas un son de connu. Tres different du piaf habituel.
Au bout de l'avenue je suis sur l'esplanade, il ya la un parc et un front de mer bien amenage, il y a un lagon d'eau de mer amenage pour la baignade. Car bien que la mer soit a 20 m quand elle est haute, la zone n'est pas propice a la baignade. Ne pas oublier de toutes facon que la periode des meduses a boite a commence. Elles sont mortelles. Ca dissuade de se baigner, de savoir ca, meme sur les plages les plus belles. Dans la marina il ya des bateaux enormes qui n'ont rien a envier aux yachts que l'on peut voir sur la cote d'azur. Depuis le port j'ai un peu de recule sur la ville et je peut donc voir qu'elle est entoure de montagnes boisees. De l'autre cote du detroit j'apercois meme la mangrove d'un vert legerement plus clair. Le sol continue a onduler sous mes pieds. Apres 3h de deambulations, je m'engouffre dans un grand magazin et j'essae de faire quelque course pour le repas de ce soir et le petit dejeuner de demain. 19h c'est l'heure maximale que j'ai pu atteindre maintenant il faut que j'aille me coucher. Vendredi 4 novembre 25 deg 6h deja reveillee, petit dej tranquille au bord de la piscine, les fetard d'hier soir on laisse quelques cadavres, dont un d'humain, j'espere que que ce ne'est pas tout le temps comme ca . J'ai bien fait de prendre mon stock de boule quies.
Je me decide pour la visite du jardin botanique. Je prend le bus 7 au city center, je paye 2, 90$ pour le trajet jusqu'au botanic garden, avec en prime un coup de klaxone de la part du chauffeur, qui me signale que je part dans le mauvais sens. Il y a deux parties, le jardin en lui meme, paradis des arbres, palmiers en tout genre, fougeres geantes et fleurs multiples et une partie parc, plus sauvage, avec des promenades en bois pour se deplacer dans la mangrove ou dans des partie de la rainforest. On peut a certains endroit y voir les nids impressionant des bush turkeys. Il ya aussi du cote des lakes, un ecosysteme d'eau douce et un d'eau sale.
J'ai du passe 2h dans le jardin lui meme, et apres un pose sandwich j'ai passe deux autres heures dans le coin le plus sauvage a guetter le bruit de deplacement des dindes sauvages. Fin d'apres midi apres quelques courses au calme.
Cellule amovible sur 4*4 English translation pending
😎😉je recherche toute documentation sur les cellules amovibles : fabrication artisanale ou constructeur professionnel, mais aussi toutes les spécifités techniques relatives au véhicule.
Quel est le meilleur porteur?
Merci à tous ceux qui me repondront
C.T
Voyage en France: votre avis serait apprécié! English translation pending
Bonjour !
Mon copain et moi partons pour la France le 31 septembre prochain (wahoo ! plus que 56 jours !) et nous revenons le 18 octobre, donc 17 jours au total si on enlève les journées de vol. Comme c'est notre premier voyage, nous avons fait un "simili itinéraire" afin de nous permettre de "visualiser" le trajet.
Comme il y a plein de choses à voir en France, nous avons dû faire des choix... et je dois vous dire que ces choix ont été très difficiles ! Nous ne savons pas combien de temps nous passerons dans chaque région (probablement deux jours, mais peut-être que ce sera quelques heures à une place et quatre jours à une autre, vive la spontanéité !). Je sais que certaines régions mériteraient qu'on y reste plus que 2-3 jours, mais ça fait partie de nos choix... J'apprécierais avoir votre avis sur notre itinéraire : aurons-nous assez de temps, est-ce trop long, etc., etc.
Peut-être que les détails suivants vous seront utiles :
1. Il y a de fortes chances que nous allions voir le match de foot qui aura lieu à Marseille le 15 octobre (le trajet est donc fait en conséquence) ; 2. Nous adorons faire de la route et nous aurons une voiture tout le long de notre trajet (Clio 1.5). Nous voyagerons par les "petites" autoroutes (celles qui sont gratos !); 3. Nous avons un budget d'environ 135 euros par jour pour se loger et se nourrir (donc l'essence n'est pas inclut dans ce montant); 4. Mon copain tient ABSOLUMENT à visiter Monte Carlo. Je sais que tout le monde dit que c'est cher, mais on peut bien se gâter non ? 😎
Voici le trajet en question :
Départ de Paris - Chaumont (Dijon) - Colmar - Lyon - Montélimar et Aix en Provence - Monte Carlo - Marseille (on passera par Saint-Tropez pour se rendre à Marseille) - retour à Paris.
J'ai compté vite vite et ça nous ferait environ 2500 km au total, soit à peu près 150 km par jour, ce que je trouve très raisonnable.
C'est sûr qu'on aimerait en voir plus, mais comme on n'a que 17 jours... on ne veut pas s'épuiser non plus !
Et vous, vous en pensez quoi ?
Merci !
Alixia.
Mon copain et moi partons pour la France le 31 septembre prochain (wahoo ! plus que 56 jours !) et nous revenons le 18 octobre, donc 17 jours au total si on enlève les journées de vol. Comme c'est notre premier voyage, nous avons fait un "simili itinéraire" afin de nous permettre de "visualiser" le trajet.
Comme il y a plein de choses à voir en France, nous avons dû faire des choix... et je dois vous dire que ces choix ont été très difficiles ! Nous ne savons pas combien de temps nous passerons dans chaque région (probablement deux jours, mais peut-être que ce sera quelques heures à une place et quatre jours à une autre, vive la spontanéité !). Je sais que certaines régions mériteraient qu'on y reste plus que 2-3 jours, mais ça fait partie de nos choix... J'apprécierais avoir votre avis sur notre itinéraire : aurons-nous assez de temps, est-ce trop long, etc., etc.
Peut-être que les détails suivants vous seront utiles :
1. Il y a de fortes chances que nous allions voir le match de foot qui aura lieu à Marseille le 15 octobre (le trajet est donc fait en conséquence) ; 2. Nous adorons faire de la route et nous aurons une voiture tout le long de notre trajet (Clio 1.5). Nous voyagerons par les "petites" autoroutes (celles qui sont gratos !); 3. Nous avons un budget d'environ 135 euros par jour pour se loger et se nourrir (donc l'essence n'est pas inclut dans ce montant); 4. Mon copain tient ABSOLUMENT à visiter Monte Carlo. Je sais que tout le monde dit que c'est cher, mais on peut bien se gâter non ? 😎
Voici le trajet en question :
Départ de Paris - Chaumont (Dijon) - Colmar - Lyon - Montélimar et Aix en Provence - Monte Carlo - Marseille (on passera par Saint-Tropez pour se rendre à Marseille) - retour à Paris.
J'ai compté vite vite et ça nous ferait environ 2500 km au total, soit à peu près 150 km par jour, ce que je trouve très raisonnable.
C'est sûr qu'on aimerait en voir plus, mais comme on n'a que 17 jours... on ne veut pas s'épuiser non plus !
Et vous, vous en pensez quoi ?
Merci !
Alixia.
Un mois en Inde du nord - 19 avril au 17 mai 05 English translation pending
ci-dessous le début de mon carnet de route que je commence à mettre au propre ; c'est long et je sais pas bien pourquoi je fais ça... pour bien "digérer" ce voyage peut-être ?
Mardi 19 avril 2005 A 3800 m, à l’extérieur de l’avion, à 10h du soir, il fait déjà 2°C. Première crainte, celle d’avoir chaud. Ma première vision de l’Inde, la silhouette de deux hommes enturbannés assis en tailleur à côté d’un avion sur la piste d’atterrissage. Une ringuette de chauffeurs de taxi commissionnés par les hôtels nous font une haie d’honneur pour notre arrivée en Inde. A l’extérieur, la première bouffée d’air est suffocante : chaud, lourd avec une odeur qui fait penser à celles des marrons grillés. J’ai l’impression que l’air est « épais », que je respire un mélange d’air et de « solide ». Le taxi nous amène directement à l’hôtel. Par la fenêtre, j’entraperçois dans la nuit les premiers rickshaws, les premières vaches et puis la misère à la quelle je m’attendais sans trop savoir sous quelle forme elle se matérialiserait. Des familles entières qui vivent sous des bâches sur les trottoirs, des ruelles défoncées, des gargotes éclairées d’une ampoule qui sert en même temps d’éclairage public, des détritus entassés ça et là. Du monde partout. Le taxi nous dépose dans Main Bazar. Je n’ai qu’une hâte, me mettre « à l’abri » à l’hôtel Namaskar. Difficile de s’endormir avec l’appréhension de ce qu’on va découvrir le lendemain et les jours suivants ; dans la rue, les bruits ne cessent qu’entre 1h et 5h du matin nous laissant peu de temps pour reprendre des forces.
Mercredi 20 avril 2005 Impossible de dormir, on se dirige vers la gare et le tourist office. Nous retrouvons nos réflexes de voyageurs, curieux et débrouillards. Ca nous rassure de voir qu’on est capable d’acheter notre billet de train comme tout le monde. Pourtant je ne réalise pas vraiment ce que je vois, comme si je n’étais pas vraiment là. Il y a du monde partout. A peine rentrés à l’hôtel, fatigués par la « balade » (on a du faire 500 m !) nous nous endormons comme des masses ! Un petit mail pour rassurer les parents et nous voilà parti pour notre premier voyage en train. La gare est sale et j’hésite à poser mon sac par terre. Le train devait relier Delhi à Agra en 3h, on part avec une heure de retard pour n’arriver que 6h plus tard… La découverte des sleepers ! Les autres passagers sont souriants et sympas. On m’offre à boire, une banane. Le sourire, le calme et la grâce des femmes autour de moi me séduisent, m’apaisent ; je me sens bien, en Inde pour de bon ! On nous explique qu’un train a déraillé. Tout le monde semble trouver ça normal. Par la fenêtre, la campagne est bien sèche ; par endroits de jolies cases en paille ou en roseau servent de réserve de grain. Et des petites cahutes abritent des galettes de bouse (mélangée à de la paille). Un peu effrayés d’arriver à Agra à 20h30 (au lieu de 17h) sans réservation d’hôtel, nous prenons notre premier autorickshaw imaginant déjà les pires embrouilles. Mais on se retrouve sans encombre et plus vite que prévu dans une chambre d’hôtel agréable au Camal Hôtel.
Jeudi 21 avril 2005 Difficile de dormir avec cette chaleur. J’ai l’impression d’être dans un « bain d’air chaud » et de ne pas pouvoir sortir la tête pour respirer. On prends des douches tout habillé et on se couche au frais le temps que nos vêtements sèchent grâce au ventilateur. Mais je n’ai jamais l’impression de dormir longtemps ! On se lève à 5h, il fait frais dehors (et bien chaud dans la chambre !). Nous sommes les premiers à faire la queue pour visiter le Taj Mahal. Et Olivier est le premier à « le » voir « pour faire une photo sans personne ». De toute façon il n’y a pas grand monde. Le Taj Mahal a été construit par Shah Jahan (en 1600 et des bananes) pour sa deuxième épouse morte en couches. Il a fallu 22 ans et 20 000 personnes pour construire ce « tombeau ». Le plus magique pour moi, restera le moment où j’ai franchi le grand porche rouge alors qu’on ne voit encore qu’un bout de mur blanc dans l’embrasure de la porte. On essaye de deviner à quel morceau du Taj Mahal ça correspond. Et d’un coup, on le voit en entier. Magique ! Une jolie lumière éclaire le Taj Mahal ; il fait frais et tout est calme. Nous partons à pied vers le Fort Rouge. Finalement on ne rentre pas : nous visiterons celui de Delhi. Sentiment mitigé en prenant notre premier rickshaw (vélo-rickshaw) : j’ai des scrupules avec mes kilos en trop. On réalisera le lendemain qu’en fait il nous a fait payé deux fois le prix normal... Ca me déculpabilise un peu. Petit aller-retour à la gare pour réserver un billet de train. Sur la route nous croisons des attelages hallucinants : dromadaire, rickshaw bondé, tracteur sous un ballot énorme qui le cache complètement de tous les côtés jusqu’au sol… On va tester le resto Joneys : c’est bon et on est enfin au frais et au calme. L’accueil est simple et sympa. Sieste pour éviter la grosse chaleur jusqu’à 16h. On fait un petit tour du quartier, des petites échoppes, des ruelles pleine de vie, des sourires et des regards intrigués. Je ne suis pas mal à l’aise devant tant de pauvreté comme je le craignais. Je ne sais pas pourquoi, je me sens à l’aise. Peut être parce que du plus pauvre au moins pauvre chacun semble à sa place.
Vendredi 22 avril 2005 On se lève à 6h pour prendre un train pour Jaipur. Encore une fois les horaires ne sont pas respectés. On regarde le « spectacle » dans la gare d’Agra de 7h30 à 9h30 : des familles dorment encore par terre, parfois sous des bouts de tissu, à côté des familles aisées pimpantes lisent le journal pendant qu’on livre des gros pains de glace qui laissent des traînés d’eau sur le sol. Des vendeurs courent d’un train à l’autre. Les marchands de thé accrochent directement leur « thermos » aux barreaux des fenêtres des trains. Je n’arrive pas à détacher mes yeux des femmes qui passent devant moi : que de couleurs ! Nous montons enfin dans le train pour partager un compartiment avec un « bon père de famille », sa femme et leur fille. Il fait la police pour que personne ne vienne s’installer là (et surtout pas des personnes pauvres). Il fait vraiment très chaud. Tout le monde s’étale sur les sièges et les couchettes en attendant que les heures passent. On a une bouteille d’eau (non traitée) pour s’asperger le visage, la nuque. En 30 secondes nous sommes secs ! Notre bouteille reste sur la banquette à l’ombre : au bout de deux heures l’eau est vraiment chaude !! Impossible de savoir la température réelle, mais il fait vraiment très chaud. Je n’ai jamais eu aussi chaud de ma vie. Je devine pourquoi les Indiens savent si bien s’avachir, avec grâce, tout en douceur : une adaptation à la chaleur ! Dehors en plein soleil, il y a pourtant des gens qui s’activent : un berger et son troupeau de chèvres, des femmes qui portent des ballots, des cruches ou des fagots de bois sur la tête, gracieuses silhouettes multicolores. Nous arrivons un peu fatigués à Jaipur. Les rickshaws nous assaillent. La police les fait fuir à coups de bâton. Un peu impressionnant ; on n’a pourtant pas l’impression que ce soit nécessaire et qu’on soit réellement en danger. Au bureau d’information touristique, on nous dit de ne surtout pas prendre de rickshaw. « Ok ! On va y aller à pieds ! » Le premier hôtel sera le bon même si c’est un peu plus cher et un peu trop « propret pour touristes branchés frickés » à notre goût (Pearl Palace Hôtel). Le réceptionniste est sympa mais nous regarde un peu comme si on débarquait d’une autre planète : on s’inquiète pour des détails alors qu’il y a toujours une solution moyennant finance et on est riche, alors pourquoi ces questions…Nous tentons d’aller à pieds voir le palais des vents (soit disant pas loin… mon œil !). On repère un peu les lieux, les remparts et les jolies portes roses. Mais quelle agitation ! Là plus de doute, nous sommes en Inde ! Comment font-ils pour cohabiter, ces très pauvres pouilleux et crasseux qui dorment à même le sol sur les trottoirs et ces femmes si élégantes, ces indiens tirés à quatre épingles ? Des vaches un peu partout, de grands arbres (banian) au pied desquels des petites chapelles ont été aménagées. Les bâtiments sont très beaux, tout en rose, mais délabrés. Le moderne s’est installé tant bien que mal dans l’ancien. Des petites échoppes sous des arcades agréables. Mais que de monde ! Le palais des vents est fermé. Nous croisons par hasard une procession pour une divinité hindoue. Des éléphants, des dromadaires, des fanfares, des danseurs qui font une sorte de ronde en faisant semblant de se battre avec des bâtons. On rentre un peu fatigué par l’agitation soudaine de fin de journée. La circulation (et donc la pollution) est à son comble. Nous prenons des forces avec des samosas (beignet triangulaire fourré à la pomme de terre et aux petits pois, bien épicés), vraiment bons et nourrissants. Un lassi à la banane, un régal ! Après avoir réalisé qu’il y a des glaçons pilés dedans et du yaourt plus ou moins frais, on se dit qu’on sera peut être malade le lendemain. Un petit tour sur la terrasse très chic mais vraiment sympa de l’hôtel : la décoration est originale et il y a un écran géant où nous regardons un petit bout d’un film indien (des belles femmes, des histoires d’amour et des meurtres).
Mardi 19 avril 2005 A 3800 m, à l’extérieur de l’avion, à 10h du soir, il fait déjà 2°C. Première crainte, celle d’avoir chaud. Ma première vision de l’Inde, la silhouette de deux hommes enturbannés assis en tailleur à côté d’un avion sur la piste d’atterrissage. Une ringuette de chauffeurs de taxi commissionnés par les hôtels nous font une haie d’honneur pour notre arrivée en Inde. A l’extérieur, la première bouffée d’air est suffocante : chaud, lourd avec une odeur qui fait penser à celles des marrons grillés. J’ai l’impression que l’air est « épais », que je respire un mélange d’air et de « solide ». Le taxi nous amène directement à l’hôtel. Par la fenêtre, j’entraperçois dans la nuit les premiers rickshaws, les premières vaches et puis la misère à la quelle je m’attendais sans trop savoir sous quelle forme elle se matérialiserait. Des familles entières qui vivent sous des bâches sur les trottoirs, des ruelles défoncées, des gargotes éclairées d’une ampoule qui sert en même temps d’éclairage public, des détritus entassés ça et là. Du monde partout. Le taxi nous dépose dans Main Bazar. Je n’ai qu’une hâte, me mettre « à l’abri » à l’hôtel Namaskar. Difficile de s’endormir avec l’appréhension de ce qu’on va découvrir le lendemain et les jours suivants ; dans la rue, les bruits ne cessent qu’entre 1h et 5h du matin nous laissant peu de temps pour reprendre des forces.
Mercredi 20 avril 2005 Impossible de dormir, on se dirige vers la gare et le tourist office. Nous retrouvons nos réflexes de voyageurs, curieux et débrouillards. Ca nous rassure de voir qu’on est capable d’acheter notre billet de train comme tout le monde. Pourtant je ne réalise pas vraiment ce que je vois, comme si je n’étais pas vraiment là. Il y a du monde partout. A peine rentrés à l’hôtel, fatigués par la « balade » (on a du faire 500 m !) nous nous endormons comme des masses ! Un petit mail pour rassurer les parents et nous voilà parti pour notre premier voyage en train. La gare est sale et j’hésite à poser mon sac par terre. Le train devait relier Delhi à Agra en 3h, on part avec une heure de retard pour n’arriver que 6h plus tard… La découverte des sleepers ! Les autres passagers sont souriants et sympas. On m’offre à boire, une banane. Le sourire, le calme et la grâce des femmes autour de moi me séduisent, m’apaisent ; je me sens bien, en Inde pour de bon ! On nous explique qu’un train a déraillé. Tout le monde semble trouver ça normal. Par la fenêtre, la campagne est bien sèche ; par endroits de jolies cases en paille ou en roseau servent de réserve de grain. Et des petites cahutes abritent des galettes de bouse (mélangée à de la paille). Un peu effrayés d’arriver à Agra à 20h30 (au lieu de 17h) sans réservation d’hôtel, nous prenons notre premier autorickshaw imaginant déjà les pires embrouilles. Mais on se retrouve sans encombre et plus vite que prévu dans une chambre d’hôtel agréable au Camal Hôtel.
Jeudi 21 avril 2005 Difficile de dormir avec cette chaleur. J’ai l’impression d’être dans un « bain d’air chaud » et de ne pas pouvoir sortir la tête pour respirer. On prends des douches tout habillé et on se couche au frais le temps que nos vêtements sèchent grâce au ventilateur. Mais je n’ai jamais l’impression de dormir longtemps ! On se lève à 5h, il fait frais dehors (et bien chaud dans la chambre !). Nous sommes les premiers à faire la queue pour visiter le Taj Mahal. Et Olivier est le premier à « le » voir « pour faire une photo sans personne ». De toute façon il n’y a pas grand monde. Le Taj Mahal a été construit par Shah Jahan (en 1600 et des bananes) pour sa deuxième épouse morte en couches. Il a fallu 22 ans et 20 000 personnes pour construire ce « tombeau ». Le plus magique pour moi, restera le moment où j’ai franchi le grand porche rouge alors qu’on ne voit encore qu’un bout de mur blanc dans l’embrasure de la porte. On essaye de deviner à quel morceau du Taj Mahal ça correspond. Et d’un coup, on le voit en entier. Magique ! Une jolie lumière éclaire le Taj Mahal ; il fait frais et tout est calme. Nous partons à pied vers le Fort Rouge. Finalement on ne rentre pas : nous visiterons celui de Delhi. Sentiment mitigé en prenant notre premier rickshaw (vélo-rickshaw) : j’ai des scrupules avec mes kilos en trop. On réalisera le lendemain qu’en fait il nous a fait payé deux fois le prix normal... Ca me déculpabilise un peu. Petit aller-retour à la gare pour réserver un billet de train. Sur la route nous croisons des attelages hallucinants : dromadaire, rickshaw bondé, tracteur sous un ballot énorme qui le cache complètement de tous les côtés jusqu’au sol… On va tester le resto Joneys : c’est bon et on est enfin au frais et au calme. L’accueil est simple et sympa. Sieste pour éviter la grosse chaleur jusqu’à 16h. On fait un petit tour du quartier, des petites échoppes, des ruelles pleine de vie, des sourires et des regards intrigués. Je ne suis pas mal à l’aise devant tant de pauvreté comme je le craignais. Je ne sais pas pourquoi, je me sens à l’aise. Peut être parce que du plus pauvre au moins pauvre chacun semble à sa place.
Vendredi 22 avril 2005 On se lève à 6h pour prendre un train pour Jaipur. Encore une fois les horaires ne sont pas respectés. On regarde le « spectacle » dans la gare d’Agra de 7h30 à 9h30 : des familles dorment encore par terre, parfois sous des bouts de tissu, à côté des familles aisées pimpantes lisent le journal pendant qu’on livre des gros pains de glace qui laissent des traînés d’eau sur le sol. Des vendeurs courent d’un train à l’autre. Les marchands de thé accrochent directement leur « thermos » aux barreaux des fenêtres des trains. Je n’arrive pas à détacher mes yeux des femmes qui passent devant moi : que de couleurs ! Nous montons enfin dans le train pour partager un compartiment avec un « bon père de famille », sa femme et leur fille. Il fait la police pour que personne ne vienne s’installer là (et surtout pas des personnes pauvres). Il fait vraiment très chaud. Tout le monde s’étale sur les sièges et les couchettes en attendant que les heures passent. On a une bouteille d’eau (non traitée) pour s’asperger le visage, la nuque. En 30 secondes nous sommes secs ! Notre bouteille reste sur la banquette à l’ombre : au bout de deux heures l’eau est vraiment chaude !! Impossible de savoir la température réelle, mais il fait vraiment très chaud. Je n’ai jamais eu aussi chaud de ma vie. Je devine pourquoi les Indiens savent si bien s’avachir, avec grâce, tout en douceur : une adaptation à la chaleur ! Dehors en plein soleil, il y a pourtant des gens qui s’activent : un berger et son troupeau de chèvres, des femmes qui portent des ballots, des cruches ou des fagots de bois sur la tête, gracieuses silhouettes multicolores. Nous arrivons un peu fatigués à Jaipur. Les rickshaws nous assaillent. La police les fait fuir à coups de bâton. Un peu impressionnant ; on n’a pourtant pas l’impression que ce soit nécessaire et qu’on soit réellement en danger. Au bureau d’information touristique, on nous dit de ne surtout pas prendre de rickshaw. « Ok ! On va y aller à pieds ! » Le premier hôtel sera le bon même si c’est un peu plus cher et un peu trop « propret pour touristes branchés frickés » à notre goût (Pearl Palace Hôtel). Le réceptionniste est sympa mais nous regarde un peu comme si on débarquait d’une autre planète : on s’inquiète pour des détails alors qu’il y a toujours une solution moyennant finance et on est riche, alors pourquoi ces questions…Nous tentons d’aller à pieds voir le palais des vents (soit disant pas loin… mon œil !). On repère un peu les lieux, les remparts et les jolies portes roses. Mais quelle agitation ! Là plus de doute, nous sommes en Inde ! Comment font-ils pour cohabiter, ces très pauvres pouilleux et crasseux qui dorment à même le sol sur les trottoirs et ces femmes si élégantes, ces indiens tirés à quatre épingles ? Des vaches un peu partout, de grands arbres (banian) au pied desquels des petites chapelles ont été aménagées. Les bâtiments sont très beaux, tout en rose, mais délabrés. Le moderne s’est installé tant bien que mal dans l’ancien. Des petites échoppes sous des arcades agréables. Mais que de monde ! Le palais des vents est fermé. Nous croisons par hasard une procession pour une divinité hindoue. Des éléphants, des dromadaires, des fanfares, des danseurs qui font une sorte de ronde en faisant semblant de se battre avec des bâtons. On rentre un peu fatigué par l’agitation soudaine de fin de journée. La circulation (et donc la pollution) est à son comble. Nous prenons des forces avec des samosas (beignet triangulaire fourré à la pomme de terre et aux petits pois, bien épicés), vraiment bons et nourrissants. Un lassi à la banane, un régal ! Après avoir réalisé qu’il y a des glaçons pilés dedans et du yaourt plus ou moins frais, on se dit qu’on sera peut être malade le lendemain. Un petit tour sur la terrasse très chic mais vraiment sympa de l’hôtel : la décoration est originale et il y a un écran géant où nous regardons un petit bout d’un film indien (des belles femmes, des histoires d’amour et des meurtres).
Tibet mode d'emploi English translation pending
bon alors vu qu il y a un certain nombre de questions recurrentes sur le tibet et vu que c est la saison ou la plupart des gens y vont voici un petit topo, en esperant qu il vous sera utile...
1-tibet or not tibet? ce a quoi nous referons en tant que tibet est la province chinoise appelle xizang et qui a ete "liberee" dans les annees 50 mais qui en fait ne couvre que la partie centrale et occidentale du tibet car l ancien royaume du tibet etait bien plus vaste et englobait aussi la province moderne du qinghai et une partie du ganzu(c est l amdo), ainsi que les parties nord du yunnan et ouest du sichuan(kham tibet). il y a aussi des tibetains en inde du nord, au nepal et au buthan mais nul n est besoin d en parler ici car ces pays(a part le buthan qui est la chasse gardee des milliardaires)ne necessitent pas de permis ou visas speciaux pour etre visites. il en va de meme pour amdo et le kham ou l on jouit d une totale liberte de manoeuvre et peut aller ou bon nous semble. 2-comment y aller? il y a 6 routes pour acceder a lhassa: une qui monte depuis le nepal mais nous n en parlerons pas car il faut payer le racket exige par les chinois pour l emprunter et il est clair que pour des motifs facilement comprehensibles il faut eviter a tout prix de leur filer ne serait ce qu un centime pour les remercier de nous octoyer le droit de visiter un pays qu ils ont envahi et completement ravage...; il y a les 2 "autoroutes" tibet-sichuan(la nord et la sud, qui partent toutes les 2 de cheng du et se divisent a kangding, la sud etant rejointe a un moment par la route qui vient de zhongdian et deqin au yunnan); il y a aussi les 2 routes du qinghai, l une partant de xining et l autre de golmud; et enfin celle qui part du xinjiang, passe par yecheng et ali, c est la plus longue.elle se divise en 2 apres ali et traverse tout le plateau tibetain. on peut aussi y aller en avion depuis chengdu et d autres capitales provinciales mais on est oblige de payer le permis pour ca et nous n en parlerons donc pas pour les raisons evoquees plus haut. 3-t as le permis? pour ceux qui veulent le prendre et que ca ne derange pas de payer des fonctionnares corrompus pour un chiffon de papier sans valeur il est assez facile de passer au tibet en car a partir des routes qui viennent du qinghai et du sichuan, mais c est pas donne! juste un exemple: depuis golmud ca coute dans les 1300 yuans pour le bus et le permis, alors que les locaux payent dans les 300... 4-bon alors comment on fait pour passer sans payer? y a pas 36 solutions, il faut faire du stop et trouver un camion, les chauffeurs sont au courrant de la combine et vous feront descendre avant les points de controle. mais attention, ce sont de vrais vampires et ils vont essayer de vous racketter le maximum, evitez donc de payer la totalite avant d etre arrives a lhassa, ne serait ce que pour etre sur qu ils vous attendront a l endroit convenu apres le check point. la route la plus facile pour ce trip c est celle qui part de golmud car le revetement est en bonne etat, par contre c est pas la plus belle car c est tres monotone, plateau tibetain oblige. celle qui descend de xining et passe par yushu a l air impraticable car quand j y etais il n y avait pas de traffic, meme pas un car qui descende a lhassa alors qu on n en est plus loin, meme les locaux devaient monter a xining et ensuite de la prendre un bus via golmud, mais la situation pourrait evoluer dans les prochaines annees. les routes qui partent de chengdu sont magnifiques, c est montagneux et a mon avis ce sont les plus belles, mais pas celles en meilleur etat, bien que ca bosse dur et que d ici quelques annees elles devraient etre ok. celle qui passe par yecheng et ali est la pire, il n y a plus de route apres kudi(c est a dire juste apres yecheng), le trip de yecheng a ali prend dans les 35-40 heures et de ali a lhassa dans les 70-95 heures par la route nord. cette route n est pas a prendre a la legere car on part de yecheng qui est a environ 1000 m d altitude et grimpe des le 1 er jour un col a 4800 et ensuite attaque des montagnes plus hautes encore et ne descendra plus en dessous de 4000 qui est l altitude ou se trouve ali(apres ali l altitude moyenne est largement au dessus des 4000) en plus, la route n est ouverte que 3 jours par mois a cause des travaux qui se font vers kudi donc quand on a l a commencee on ne peut plus revenir en arriere et on est tres loin du 1 er aeroport... le bon point c est qu il y a des bus couchettes qui font le trajet, ca coute dans les 400-600 yuans suivant votre habilete a marchander. il n y en a donc qu un tous les 10 jours(le 10, le 20 et le 30 approximativement), soyez a yecheng 2-3 jours avant histoire d etre sur. a yecheng, prendre le bus local 2 et descendre a xi zang ali zang ling yang(la compagnie qui va a ali)et acheter son billet. essayer imperativement d avoir une place au debut du bus car ca secoue derriere. ne surtout pas se faire trop remarquer quand on va acheter son billet car c est a ce moment la que ca craint le plus, bien demander a descendre a xi zang ali zang ling yang(qui est en fait une toute petite station de bus qui a l air a moitie desaffectee et ou il n y a personne), et pas a la station de bus plus grande qui se trouve avant. arrive a ali on peut ensuite choisir de prendre la route sud mais ca sera tout en stop, ou la route nord en bus avec la meme compagnie pour de 400 a 500 yuans suivant ou on est dans le bus(un bus tous les 2 ou 3 jours). a ali il est possible de faire une extension de visa mais comme vous y serez arrives sans permis il se peut que vous ayez a le faire, ca coute 50 yuans plus 300 d amende mais les flics sont tibetains et sympas. pour aller a darchen et au mont kailash il n y a pas besoin de permis, aucun controle. pareil si on prend la route nord en bus, les chauffeurs ont la combine et ca le fait facile. par contre il y a pas mal de controles sur la route sud. sachez bien que la plupart des chauffeurs de camions sont assoiffes d argent, surtout sur la route sud car ils savent bien que vous n avez pas le choix et ils vous demanderont donc des sommes astronomiques, mais peut etre serez vous chanceux? 5-et toi naps, qu est ce que tu en as pense de tout ca? pour etre honnete j ai trouve la route qui passe par ali tres monotone et meme ennuyante parce que le plateau tibetain est ma foi plat, et meme si on est a une atitude moyenne de 4500 m et passe des cols a plus de 5000 on ne s en apercoit pas. la bouffe et l hebergement sont assez chers ce qui est normal vu l endroit... y a pas grand chose avoir en chemin a part la region autour du mont kailash... personnellement j ai prefere le kham et l amdo car il n y a pas besoin de permis, que c est moins cher, qu il y a pas mal de trucs a voir, qu il n y a pas de touristes, que les paysages sont beaucoup plus beaux et qu il n y regne pas le mercantilisme que tout le monde deplore au tibet central ou il faut payer pour voir le moindre monastere et ou, surtout a lhassa qui de toute facon est une ville majoritairement chinoise, on voit deja l impact negatif du tourisme de masse sur la population locale... ceci dit lhassa vaut le coup d oeil quand meme, car meme si une fois arrive on retrouve ces bon vieux toutous(dont la plupart sont fraichement debarques de khatmandou ou de cheng du)la ville symbolise toujours la meque pour les tibetains et il y a donc de nombreux pelerins(surtout autour du jokhang), donc certains sont venus de tres loin en se prosternant pendant tout le chemin(j en ai vu, c est kek' chose!!). il y a aussi le sky burial(enterrement tibetain avec les vautours qui depecent des corps humains en direct!), shigatze qui est beaucoup plus tibetaine que sa grande soeur et s enorgueillit d un tres beau monastere(essayez d y etre pendant le festival des thangkas fin juillet), de nombreux monasteres environnants, mais si vous ne voulez pas payer un permis special a chaque fois(et oui, les noiches ont vite compris que les long nez sont prets a payer tres cher)il vous faudra jouer au chat et a la souris et faire du stop tout le temps. pour voir le jokhang gratos(sinon c est 75 yuans)il faut y aller en fin de journee et se meler a la foule des pelerins; pour sera gompa, passe a gauche, longe le mur d enceinte puis en haut de la colline tu verras une entree derobee sur ta droite, va s y a 3 heures car les moines sont occupes et ca maximisera tes chances de succes!; pour drepung va s y en fin de journee, pas de problemes!! par contre le potala j ai essaye, c est mieux garde que la banque de france et a part sortir le matos d escalade je vois pas comment faire!! 6-comment repartir de lhassa? faciiiiile!!! y a plein de bus pour golmud, xining, chengdu et d autres grandes villes et la vous payerez le prix local. il y a aussi l avion, meme histoire. si vous allez sur khatmandou vous pouvez vous mettre avec d autres touristes et prendre une jeep qui vous emmenera a la frontiere en s arretant en chemin la ou vous voudrez(shigatze, monasteres, everest base camp etc)et dont le prix sera en fonction de la duree du trip. allez faire le tour des agences de lhassa qui sont dans les hotels a toutous(banakcho, snowland, kirey pour n en citer que quelques uns), ca coute de 2500 yuans pour un trip direct a plus de 4000 pour plusieurs arrets et le camp de base de l everest. attention, ne croyez pas economiser des sous en prennant un bus local jusqu a shigatze car une fois la il n y plus guere le choix au niveau des agences et ca vous coutera plus cher au final!!! lhaze y a pas grand chose et ce n est pas la peine de s y arreter... c est pas facile pour faire ce trip autrement car il n y a pas de bus locaux jusqu a la frontiere et qu il faut un permis et donc que meme en faisant du stop il ne sera pas facile voire impossible de passer le poste de controle qui est pas loin de tingri car il est situe en rase campagne et je ne vois pas comment on pourrait se faufiler de jour sans se faire voir vu qu il n y pas de vegetation. par contre d apres un gars y a possibilite de trouver des bus depuis lhaze jusqu a zhangmu(la frontiere)mais quand j y etais il n y en avait pas alors c est a vous de voir... la frontiere avec l inde est toujours fermee aux dernieres nouvelles mais recemment les 2 freres ennemis avait l air de vouloir faire la paix et ca pourrait donner une fin heureuse...
1-tibet or not tibet? ce a quoi nous referons en tant que tibet est la province chinoise appelle xizang et qui a ete "liberee" dans les annees 50 mais qui en fait ne couvre que la partie centrale et occidentale du tibet car l ancien royaume du tibet etait bien plus vaste et englobait aussi la province moderne du qinghai et une partie du ganzu(c est l amdo), ainsi que les parties nord du yunnan et ouest du sichuan(kham tibet). il y a aussi des tibetains en inde du nord, au nepal et au buthan mais nul n est besoin d en parler ici car ces pays(a part le buthan qui est la chasse gardee des milliardaires)ne necessitent pas de permis ou visas speciaux pour etre visites. il en va de meme pour amdo et le kham ou l on jouit d une totale liberte de manoeuvre et peut aller ou bon nous semble. 2-comment y aller? il y a 6 routes pour acceder a lhassa: une qui monte depuis le nepal mais nous n en parlerons pas car il faut payer le racket exige par les chinois pour l emprunter et il est clair que pour des motifs facilement comprehensibles il faut eviter a tout prix de leur filer ne serait ce qu un centime pour les remercier de nous octoyer le droit de visiter un pays qu ils ont envahi et completement ravage...; il y a les 2 "autoroutes" tibet-sichuan(la nord et la sud, qui partent toutes les 2 de cheng du et se divisent a kangding, la sud etant rejointe a un moment par la route qui vient de zhongdian et deqin au yunnan); il y a aussi les 2 routes du qinghai, l une partant de xining et l autre de golmud; et enfin celle qui part du xinjiang, passe par yecheng et ali, c est la plus longue.elle se divise en 2 apres ali et traverse tout le plateau tibetain. on peut aussi y aller en avion depuis chengdu et d autres capitales provinciales mais on est oblige de payer le permis pour ca et nous n en parlerons donc pas pour les raisons evoquees plus haut. 3-t as le permis? pour ceux qui veulent le prendre et que ca ne derange pas de payer des fonctionnares corrompus pour un chiffon de papier sans valeur il est assez facile de passer au tibet en car a partir des routes qui viennent du qinghai et du sichuan, mais c est pas donne! juste un exemple: depuis golmud ca coute dans les 1300 yuans pour le bus et le permis, alors que les locaux payent dans les 300... 4-bon alors comment on fait pour passer sans payer? y a pas 36 solutions, il faut faire du stop et trouver un camion, les chauffeurs sont au courrant de la combine et vous feront descendre avant les points de controle. mais attention, ce sont de vrais vampires et ils vont essayer de vous racketter le maximum, evitez donc de payer la totalite avant d etre arrives a lhassa, ne serait ce que pour etre sur qu ils vous attendront a l endroit convenu apres le check point. la route la plus facile pour ce trip c est celle qui part de golmud car le revetement est en bonne etat, par contre c est pas la plus belle car c est tres monotone, plateau tibetain oblige. celle qui descend de xining et passe par yushu a l air impraticable car quand j y etais il n y avait pas de traffic, meme pas un car qui descende a lhassa alors qu on n en est plus loin, meme les locaux devaient monter a xining et ensuite de la prendre un bus via golmud, mais la situation pourrait evoluer dans les prochaines annees. les routes qui partent de chengdu sont magnifiques, c est montagneux et a mon avis ce sont les plus belles, mais pas celles en meilleur etat, bien que ca bosse dur et que d ici quelques annees elles devraient etre ok. celle qui passe par yecheng et ali est la pire, il n y a plus de route apres kudi(c est a dire juste apres yecheng), le trip de yecheng a ali prend dans les 35-40 heures et de ali a lhassa dans les 70-95 heures par la route nord. cette route n est pas a prendre a la legere car on part de yecheng qui est a environ 1000 m d altitude et grimpe des le 1 er jour un col a 4800 et ensuite attaque des montagnes plus hautes encore et ne descendra plus en dessous de 4000 qui est l altitude ou se trouve ali(apres ali l altitude moyenne est largement au dessus des 4000) en plus, la route n est ouverte que 3 jours par mois a cause des travaux qui se font vers kudi donc quand on a l a commencee on ne peut plus revenir en arriere et on est tres loin du 1 er aeroport... le bon point c est qu il y a des bus couchettes qui font le trajet, ca coute dans les 400-600 yuans suivant votre habilete a marchander. il n y en a donc qu un tous les 10 jours(le 10, le 20 et le 30 approximativement), soyez a yecheng 2-3 jours avant histoire d etre sur. a yecheng, prendre le bus local 2 et descendre a xi zang ali zang ling yang(la compagnie qui va a ali)et acheter son billet. essayer imperativement d avoir une place au debut du bus car ca secoue derriere. ne surtout pas se faire trop remarquer quand on va acheter son billet car c est a ce moment la que ca craint le plus, bien demander a descendre a xi zang ali zang ling yang(qui est en fait une toute petite station de bus qui a l air a moitie desaffectee et ou il n y a personne), et pas a la station de bus plus grande qui se trouve avant. arrive a ali on peut ensuite choisir de prendre la route sud mais ca sera tout en stop, ou la route nord en bus avec la meme compagnie pour de 400 a 500 yuans suivant ou on est dans le bus(un bus tous les 2 ou 3 jours). a ali il est possible de faire une extension de visa mais comme vous y serez arrives sans permis il se peut que vous ayez a le faire, ca coute 50 yuans plus 300 d amende mais les flics sont tibetains et sympas. pour aller a darchen et au mont kailash il n y a pas besoin de permis, aucun controle. pareil si on prend la route nord en bus, les chauffeurs ont la combine et ca le fait facile. par contre il y a pas mal de controles sur la route sud. sachez bien que la plupart des chauffeurs de camions sont assoiffes d argent, surtout sur la route sud car ils savent bien que vous n avez pas le choix et ils vous demanderont donc des sommes astronomiques, mais peut etre serez vous chanceux? 5-et toi naps, qu est ce que tu en as pense de tout ca? pour etre honnete j ai trouve la route qui passe par ali tres monotone et meme ennuyante parce que le plateau tibetain est ma foi plat, et meme si on est a une atitude moyenne de 4500 m et passe des cols a plus de 5000 on ne s en apercoit pas. la bouffe et l hebergement sont assez chers ce qui est normal vu l endroit... y a pas grand chose avoir en chemin a part la region autour du mont kailash... personnellement j ai prefere le kham et l amdo car il n y a pas besoin de permis, que c est moins cher, qu il y a pas mal de trucs a voir, qu il n y a pas de touristes, que les paysages sont beaucoup plus beaux et qu il n y regne pas le mercantilisme que tout le monde deplore au tibet central ou il faut payer pour voir le moindre monastere et ou, surtout a lhassa qui de toute facon est une ville majoritairement chinoise, on voit deja l impact negatif du tourisme de masse sur la population locale... ceci dit lhassa vaut le coup d oeil quand meme, car meme si une fois arrive on retrouve ces bon vieux toutous(dont la plupart sont fraichement debarques de khatmandou ou de cheng du)la ville symbolise toujours la meque pour les tibetains et il y a donc de nombreux pelerins(surtout autour du jokhang), donc certains sont venus de tres loin en se prosternant pendant tout le chemin(j en ai vu, c est kek' chose!!). il y a aussi le sky burial(enterrement tibetain avec les vautours qui depecent des corps humains en direct!), shigatze qui est beaucoup plus tibetaine que sa grande soeur et s enorgueillit d un tres beau monastere(essayez d y etre pendant le festival des thangkas fin juillet), de nombreux monasteres environnants, mais si vous ne voulez pas payer un permis special a chaque fois(et oui, les noiches ont vite compris que les long nez sont prets a payer tres cher)il vous faudra jouer au chat et a la souris et faire du stop tout le temps. pour voir le jokhang gratos(sinon c est 75 yuans)il faut y aller en fin de journee et se meler a la foule des pelerins; pour sera gompa, passe a gauche, longe le mur d enceinte puis en haut de la colline tu verras une entree derobee sur ta droite, va s y a 3 heures car les moines sont occupes et ca maximisera tes chances de succes!; pour drepung va s y en fin de journee, pas de problemes!! par contre le potala j ai essaye, c est mieux garde que la banque de france et a part sortir le matos d escalade je vois pas comment faire!! 6-comment repartir de lhassa? faciiiiile!!! y a plein de bus pour golmud, xining, chengdu et d autres grandes villes et la vous payerez le prix local. il y a aussi l avion, meme histoire. si vous allez sur khatmandou vous pouvez vous mettre avec d autres touristes et prendre une jeep qui vous emmenera a la frontiere en s arretant en chemin la ou vous voudrez(shigatze, monasteres, everest base camp etc)et dont le prix sera en fonction de la duree du trip. allez faire le tour des agences de lhassa qui sont dans les hotels a toutous(banakcho, snowland, kirey pour n en citer que quelques uns), ca coute de 2500 yuans pour un trip direct a plus de 4000 pour plusieurs arrets et le camp de base de l everest. attention, ne croyez pas economiser des sous en prennant un bus local jusqu a shigatze car une fois la il n y plus guere le choix au niveau des agences et ca vous coutera plus cher au final!!! lhaze y a pas grand chose et ce n est pas la peine de s y arreter... c est pas facile pour faire ce trip autrement car il n y a pas de bus locaux jusqu a la frontiere et qu il faut un permis et donc que meme en faisant du stop il ne sera pas facile voire impossible de passer le poste de controle qui est pas loin de tingri car il est situe en rase campagne et je ne vois pas comment on pourrait se faufiler de jour sans se faire voir vu qu il n y pas de vegetation. par contre d apres un gars y a possibilite de trouver des bus depuis lhaze jusqu a zhangmu(la frontiere)mais quand j y etais il n y en avait pas alors c est a vous de voir... la frontiere avec l inde est toujours fermee aux dernieres nouvelles mais recemment les 2 freres ennemis avait l air de vouloir faire la paix et ca pourrait donner une fin heureuse...
Découvrir le Maroc, Mauritanie, Mali et Burkina Faso en un mois? English translation pending
salut à tous!
départ du maroc (laayoun) le 09/07 et retour du burkina le 19/08. Un mois pour y aller et découvrir les pays traversés (maroc, mauritanie, mali et burkina).
Est ce que quelqu'un a l'expérience de ce voyage (au moins jusqu'au Mali) en transports locaux?
Est ce que 1 mois c'est assez pour prendre le temps de descendre et visiter sans stress?
Et quel est le budget à prévoir...en sachant que je ne suis pas un adepte des hôtels 3 étoiles...
Est ce que ca vaut le coup de prendre la tente?
beaucoup de questions, je sais!!
merci d'avance de m'enrichir de votre expérience
départ du maroc (laayoun) le 09/07 et retour du burkina le 19/08. Un mois pour y aller et découvrir les pays traversés (maroc, mauritanie, mali et burkina).
Est ce que quelqu'un a l'expérience de ce voyage (au moins jusqu'au Mali) en transports locaux?
Est ce que 1 mois c'est assez pour prendre le temps de descendre et visiter sans stress?
Et quel est le budget à prévoir...en sachant que je ne suis pas un adepte des hôtels 3 étoiles...
Est ce que ca vaut le coup de prendre la tente?
beaucoup de questions, je sais!!
merci d'avance de m'enrichir de votre expérience
L'Algérie: jusqu'à Djanet et l'Erg Admer, vraiment à faire? English translation pending
Cela fait déja quelque temps que je connais et cotoie des Algériens en France, et c'est un grand plaisir.
Un récent voyage au Mali, avec Air Algérie, via Alger pour une escale a encore renforcé les très bonnes impressions que j'ai sur cette jeune Nation.
Lors de mes deux passages à Alger, l'accueil a été exemplaire : sympathique, courtois, juste ce qu'il faut de sérieux, même de la part du personnel de l'aeroport.
Cela m'encourage vivement à aller y faire un tour
Quelles sont vos impressions et vos coups de coeur ?
Quelles sont vos impressions et vos coups de coeur ?
Le Maroc et les marocains English translation pending
j'envisage de passer 15 jours au Maroc. Seulment, les échos sont souvent les mêmes : superbe pays, mais des locaux agressifs commercialement parlant.
Comme je ne suis pas du genre " Hôtel retranché ", que faire et où aller pour profiter tranquillement de ce pays ?
Comme je ne suis pas du genre " Hôtel retranché ", que faire et où aller pour profiter tranquillement de ce pays ?
Éthiopie English translation pending
Rentrant d’Ethiopie, où je vais à peu près deux fois par an depuis six ans, je ne résiste pas à l’envie de partager mon enthousiasme.
D’abord, il faut savoir qu’il s’agit d’une « République Fédérale » et que ce nom n’est pas usurpé. En effet, ce sont des pays bien différents. En ne prenant que les quatre points cardinaux, on a :
LE NORD : le berceau du christianisme en Afrique. C’est le pays des monuments (églises enterrées de Lalibela, églises troglodytes vers Chelekot, monastères dans les îles du lac Tana, Axum la cité antique avec ses tombeaux, stèles, l’enceinte royale, Gondar avec le Campement Impérial) plus le Nil Bleu, les montagnes du Simien. Les amateurs d’histoire et de vieilles pierres se régaleront. Il faut ajouter les somptueuses fêtes de Noël et du Jour de l’An (calendrier julien) et, bien sûr, Timkat.
L’OUEST : Une nature exubérante, une succession de panorama superbes et, au bout du chemin, deux ethnies aux rites séculaires :les Nuer et les Anuak.
Installés vers Gog et le lac Tatta, les Anuak sont des agriculteurs sédentaires. Leurs villages sont disséminés dans la forêt. Passer d'un village à l'autre, sous des arbres immenses, découvrir leurs cases, leur mode de vie, est un réel plaisir. Un système de type féodal, toujours en vigueur, régit leur existence.
On découvre les Nuer dans les environs d’Itang. Ces hommes et femmes aux allures élancées sont immenses. Ils vivent dans des zones inondables et doivent donc déplacer leurs cases à chaque période de crues. Ils sont avant tout éleveurs, le soin qu'ils apportent aux troupeaux rythme leurs activités quotidiennes. Leurs traditions, leurs rites, dont celui de l'initiation des jeunes hommes, restent aussi vivants que ceux des Anuak.
Gambela sert de base pour partir à la découverte de ces peuples. Le retour par Bedele permet d'approcher la région de Kafa, ses plantations de café, ses forêts immenses puis, en passant par Jimma, de traverser le pays Gouragué.
L’EST : deux grandes directions : la dépression du Danakil (le site de Lucy) et Harar.
Aller vers le Danakil, c’est emprunter la très belle route Addis-Kombolcha. C’est ensuite bifurquer pour aller vers la Mer Rouge par une des routes les plus spectaculaires d’Ethiopie. C’est aussi visiter quelques marchés dont (le lundi) celui de Bati (41 km. de Kombolcha) le plus important d’Ethiopie après le « Merkato » d’Addis, lieu de rencontre des Afars, Oromos, Amaras, … C’est enfin le désert du Danakil et les fouilles de Hadar (3-4 millions d’années).
Sur le retour, en empruntant la route qui suit la vallée de l’Awash, on peut rejoindre la deuxième direction.
Allant vers Harar, on rencontre le parc national d’Awash, d’une superficie de 827 km.2, c’est le plus ancien et le mieux entretenu d’Ethiopie. Autrefois territoire de chasse de l’Empereur Hailé Sélassié, il abrite près de 50 espèces de mammifères (oryx, petits et grands koudou, bubales, gazelles…).
Puis la route d’Awash à Harar longe d’abord la voie de chemin de fer. A partir de Mieso, elle grimpe dans la montagne et suit pratiquement les crêtes, découvrant de magnifiques panoramas.
Flâner dans Harar, la quatrième ville sainte de l'Islam, c'est découvrir les maisons harari, leur cour intérieure, leur petit jardin et l'accueil de leurs habitants. Au détour d'une ruelle : la maison de Rimbaud, un peu plus loin : un marché très coloré et très achalandé. Cette ville mérite, à elle seule, quelques jours de visite.
Vous êtes dans le pays des Afars. Ils vivent dans une région désertique où la température peut atteindre 50 °. C’est l'un des déserts les plus inhospitaliers mais aussi des plus étranges : lacs saumâtres, eau sulfureuse, laves incandescentes, fumerolles, …
Dans cet environnement les Afars essaient de survivre avec leurs chameaux et leurs troupeaux, en perpétuelle recherche d'eau, de nourriture, de pâturages.
Tous se parent avec soin, les hommes portent le"gilé", impressionnant grand couteau courbe. Les femmes portent des coiffures complexes, tressées et décorées de perles multicolores ainsi que des vêtements chamarrés.
LE SUD : coupé en deux par la vallée du Rift, la région des grands lacs.
A l’est, touchant la Somalie, au sud d’Harar, l’Ogaden ressemble à l’image que certains ont de l’Ethiopie : un désert, le pays des grandes famines.
Mais entre cette région et le Rift, la route qui va vers le Kenya traverse la partie probablement la plus riche d’Ethiopie. En passant et selon la saison, on peut y acheter à peu près tous les fruits locaux (ananas, mangues, papayes, bananes, pastèques, …), des légumes et, bien entendu le célèbre café de Sidamo (origine du Moka).
A environ 150 km., entre la route principale et l’Ogaden, les montagnes de Bale sont le paradis des ornithologues. On y trouve des centaines d’espèces différentes dont certaines n’existent nulle part ailleurs.
A l’ouest, c’est principalement la vallée de l’Omo, qui alimente le lac Turkana. Christian Bader, dans « Les Guerriers nus », donne une bonne idée de cette région :
« Il est en Afrique une région presque aussi vaste que la France que les grandes villes et vieilles civilisations du continent n'ont fait qu'effleurer, que les expéditions dépêchées par les colonisateurs européens se sont contentées de traverser, et que les différents Etats dont elle relève aujourd'hui ne gouvernent encore que de loin. Cette région, dont les cartes les plus récentes n'offrent pour l'instant qu'une couverture approximative, comprend le sud-est du Soudan, le nord-est de l'Ouganda, le nord-ouest du Kenya et le sud-ouest de l'Ethiopie.
Dans ces lointains confins, où le temps semble s'être arrêté, coexistent près d'une quarantaine de groupes ethniques, certains fort nombreux, d'autres réduits à quelques familles, certains établis sur d'immenses territoires où ils nomadisent avec leurs troupeaux, d'autres confinés dans quelque vallée isolée où ils subsistent de chasse et d'agriculture sur brûlis. C'est sans aucun doute dans le sud-ouest de l'Ethiopie que se trouve l'une des plus prodigieuse concentration de ces peuples qui, à l'aube du XXIe siècle, continuent de donner l'impression de surgir tout droit des premiers matins du monde. »
Qu’ajouter à cela sinon que c’est la région dont je suis tombé amoureux, que parmi ces peuples (Karo, Dassanecht, Konso, Mursi, etc.) les Hamer m’ont séduit, que c’est chez eux que j’ai ma « maison » et qu’il ne faut pas me demander trop d’objectivité à leur sujet.
Bien sûr, je suis prêt à partager mes petites connaissances avec tous ceux qui envisagent de partir dans ce pays
D’abord, il faut savoir qu’il s’agit d’une « République Fédérale » et que ce nom n’est pas usurpé. En effet, ce sont des pays bien différents. En ne prenant que les quatre points cardinaux, on a :
LE NORD : le berceau du christianisme en Afrique. C’est le pays des monuments (églises enterrées de Lalibela, églises troglodytes vers Chelekot, monastères dans les îles du lac Tana, Axum la cité antique avec ses tombeaux, stèles, l’enceinte royale, Gondar avec le Campement Impérial) plus le Nil Bleu, les montagnes du Simien. Les amateurs d’histoire et de vieilles pierres se régaleront. Il faut ajouter les somptueuses fêtes de Noël et du Jour de l’An (calendrier julien) et, bien sûr, Timkat.
L’OUEST : Une nature exubérante, une succession de panorama superbes et, au bout du chemin, deux ethnies aux rites séculaires :les Nuer et les Anuak.
Installés vers Gog et le lac Tatta, les Anuak sont des agriculteurs sédentaires. Leurs villages sont disséminés dans la forêt. Passer d'un village à l'autre, sous des arbres immenses, découvrir leurs cases, leur mode de vie, est un réel plaisir. Un système de type féodal, toujours en vigueur, régit leur existence.
On découvre les Nuer dans les environs d’Itang. Ces hommes et femmes aux allures élancées sont immenses. Ils vivent dans des zones inondables et doivent donc déplacer leurs cases à chaque période de crues. Ils sont avant tout éleveurs, le soin qu'ils apportent aux troupeaux rythme leurs activités quotidiennes. Leurs traditions, leurs rites, dont celui de l'initiation des jeunes hommes, restent aussi vivants que ceux des Anuak.
Gambela sert de base pour partir à la découverte de ces peuples. Le retour par Bedele permet d'approcher la région de Kafa, ses plantations de café, ses forêts immenses puis, en passant par Jimma, de traverser le pays Gouragué.
L’EST : deux grandes directions : la dépression du Danakil (le site de Lucy) et Harar.
Aller vers le Danakil, c’est emprunter la très belle route Addis-Kombolcha. C’est ensuite bifurquer pour aller vers la Mer Rouge par une des routes les plus spectaculaires d’Ethiopie. C’est aussi visiter quelques marchés dont (le lundi) celui de Bati (41 km. de Kombolcha) le plus important d’Ethiopie après le « Merkato » d’Addis, lieu de rencontre des Afars, Oromos, Amaras, … C’est enfin le désert du Danakil et les fouilles de Hadar (3-4 millions d’années).
Sur le retour, en empruntant la route qui suit la vallée de l’Awash, on peut rejoindre la deuxième direction.
Allant vers Harar, on rencontre le parc national d’Awash, d’une superficie de 827 km.2, c’est le plus ancien et le mieux entretenu d’Ethiopie. Autrefois territoire de chasse de l’Empereur Hailé Sélassié, il abrite près de 50 espèces de mammifères (oryx, petits et grands koudou, bubales, gazelles…).
Puis la route d’Awash à Harar longe d’abord la voie de chemin de fer. A partir de Mieso, elle grimpe dans la montagne et suit pratiquement les crêtes, découvrant de magnifiques panoramas.
Flâner dans Harar, la quatrième ville sainte de l'Islam, c'est découvrir les maisons harari, leur cour intérieure, leur petit jardin et l'accueil de leurs habitants. Au détour d'une ruelle : la maison de Rimbaud, un peu plus loin : un marché très coloré et très achalandé. Cette ville mérite, à elle seule, quelques jours de visite.
Vous êtes dans le pays des Afars. Ils vivent dans une région désertique où la température peut atteindre 50 °. C’est l'un des déserts les plus inhospitaliers mais aussi des plus étranges : lacs saumâtres, eau sulfureuse, laves incandescentes, fumerolles, …
Dans cet environnement les Afars essaient de survivre avec leurs chameaux et leurs troupeaux, en perpétuelle recherche d'eau, de nourriture, de pâturages.
Tous se parent avec soin, les hommes portent le"gilé", impressionnant grand couteau courbe. Les femmes portent des coiffures complexes, tressées et décorées de perles multicolores ainsi que des vêtements chamarrés.
LE SUD : coupé en deux par la vallée du Rift, la région des grands lacs.
A l’est, touchant la Somalie, au sud d’Harar, l’Ogaden ressemble à l’image que certains ont de l’Ethiopie : un désert, le pays des grandes famines.
Mais entre cette région et le Rift, la route qui va vers le Kenya traverse la partie probablement la plus riche d’Ethiopie. En passant et selon la saison, on peut y acheter à peu près tous les fruits locaux (ananas, mangues, papayes, bananes, pastèques, …), des légumes et, bien entendu le célèbre café de Sidamo (origine du Moka).
A environ 150 km., entre la route principale et l’Ogaden, les montagnes de Bale sont le paradis des ornithologues. On y trouve des centaines d’espèces différentes dont certaines n’existent nulle part ailleurs.
A l’ouest, c’est principalement la vallée de l’Omo, qui alimente le lac Turkana. Christian Bader, dans « Les Guerriers nus », donne une bonne idée de cette région :
« Il est en Afrique une région presque aussi vaste que la France que les grandes villes et vieilles civilisations du continent n'ont fait qu'effleurer, que les expéditions dépêchées par les colonisateurs européens se sont contentées de traverser, et que les différents Etats dont elle relève aujourd'hui ne gouvernent encore que de loin. Cette région, dont les cartes les plus récentes n'offrent pour l'instant qu'une couverture approximative, comprend le sud-est du Soudan, le nord-est de l'Ouganda, le nord-ouest du Kenya et le sud-ouest de l'Ethiopie.
Dans ces lointains confins, où le temps semble s'être arrêté, coexistent près d'une quarantaine de groupes ethniques, certains fort nombreux, d'autres réduits à quelques familles, certains établis sur d'immenses territoires où ils nomadisent avec leurs troupeaux, d'autres confinés dans quelque vallée isolée où ils subsistent de chasse et d'agriculture sur brûlis. C'est sans aucun doute dans le sud-ouest de l'Ethiopie que se trouve l'une des plus prodigieuse concentration de ces peuples qui, à l'aube du XXIe siècle, continuent de donner l'impression de surgir tout droit des premiers matins du monde. »
Qu’ajouter à cela sinon que c’est la région dont je suis tombé amoureux, que parmi ces peuples (Karo, Dassanecht, Konso, Mursi, etc.) les Hamer m’ont séduit, que c’est chez eux que j’ai ma « maison » et qu’il ne faut pas me demander trop d’objectivité à leur sujet.
Bien sûr, je suis prêt à partager mes petites connaissances avec tous ceux qui envisagent de partir dans ce pays
Hôtel Magic Life Sharm El Sheikh Imperial English translation pending
Hotel Magic Life Sharm El Sheikh Imperial .Bonjour, j'aimerais savoir si cet hotel est bien( nourriture, animation en français, l'infrastructure, ...).Nous partirions en Juillet 2005.Merci D'avance🙂
Kirghizie l'annee 2005 English translation pending
Salut a tous!
je vois que les petits francais se posent bcp de questions concernant le pays .. l'argent, les traditions, et les parcours..les pays voisins, les logements
je m'appelle Vacilissa et j'habite a Bichkek..
je repondrai a vos questions avec plaisir!!
bisous a tous .
je vois que les petits francais se posent bcp de questions concernant le pays .. l'argent, les traditions, et les parcours..les pays voisins, les logements
je m'appelle Vacilissa et j'habite a Bichkek..
je repondrai a vos questions avec plaisir!!
bisous a tous .
Les tribulations d'un Vfestiste en Chine English translation pending
Bonsoir a tous ...
Ici en France il est 00h15 ..., je suis à 19h heure de mon décollage et je vient enfin de finir mes bagages ....
19 kg pour le bagage en soute et 12 kg pour le bagage a main, et mois qui aime vayagé legé, ... bon en même temps je part pour 6 mois et j'enmène mon matos sportif (escrime et ouais sa pèse ...)😄😄😄
Je vient de finir une petite fête avec mes parents et un pote de toujours et je suis dans un état proche de l'apesentheur ..., mais sa fait du bien, sa permet de vidé la tête ...
Shanghai ma parrut si loin pendant tant de mois et elle me parait si proche tous d'un coup, trop proche ?, l'histoire et mes postes le diront ...
Bon ce poste est juste pour commencer un file qui je l'éspère me suivra pendant mes périgrinations des 6 prochains moi (et ouais je vais pas me passé de VF ...)
Sa commence demain avec la première (?) rencontre VF organisé dans un avion avec le membre Kelaer !!!, ouais tant cas faire, j'aime rien faire comme les autres ... !!! 😏😏
Merci a tous ceux qui mon encouragé et aider a préparer ce voyage, notament Francois, SylvieF, Walinette, Nawal, EspritZen, Fabricia, Simba, Parva, Sandrine, Juju, n Loopkin, Béné et Alan (et tous les autres ...)
Mon prochain post sera soit de roissy soit de Shanghai ... !!! c'est partie pour de nouvelles aventure, j'ai un mélanges de sentiment dans la tête c'est pourtant pas la première fois que je part, mais dans ces conditions si ..., il vont rien comprendre a ce que je vais leurs dires ces pauvres chinois ..., alors en plus quand je vais leurs expliquer qu'il me faut une connection internet par ce que je suis accro à VF ....
Pleins de gros bisous à tous ...
Philo
Ici en France il est 00h15 ..., je suis à 19h heure de mon décollage et je vient enfin de finir mes bagages ....
19 kg pour le bagage en soute et 12 kg pour le bagage a main, et mois qui aime vayagé legé, ... bon en même temps je part pour 6 mois et j'enmène mon matos sportif (escrime et ouais sa pèse ...)😄😄😄
Je vient de finir une petite fête avec mes parents et un pote de toujours et je suis dans un état proche de l'apesentheur ..., mais sa fait du bien, sa permet de vidé la tête ...
Shanghai ma parrut si loin pendant tant de mois et elle me parait si proche tous d'un coup, trop proche ?, l'histoire et mes postes le diront ...
Bon ce poste est juste pour commencer un file qui je l'éspère me suivra pendant mes périgrinations des 6 prochains moi (et ouais je vais pas me passé de VF ...)
Sa commence demain avec la première (?) rencontre VF organisé dans un avion avec le membre Kelaer !!!, ouais tant cas faire, j'aime rien faire comme les autres ... !!! 😏😏
Merci a tous ceux qui mon encouragé et aider a préparer ce voyage, notament Francois, SylvieF, Walinette, Nawal, EspritZen, Fabricia, Simba, Parva, Sandrine, Juju, n Loopkin, Béné et Alan (et tous les autres ...)
Mon prochain post sera soit de roissy soit de Shanghai ... !!! c'est partie pour de nouvelles aventure, j'ai un mélanges de sentiment dans la tête c'est pourtant pas la première fois que je part, mais dans ces conditions si ..., il vont rien comprendre a ce que je vais leurs dires ces pauvres chinois ..., alors en plus quand je vais leurs expliquer qu'il me faut une connection internet par ce que je suis accro à VF ....
Pleins de gros bisous à tous ...
Philo
La région du Guizhou et Yunan (Chine) English translation pending
Saut,
je pars dans le Guizhou et Yunan en Juillet et Aout. (J'ai renoncé à la birmanie qui est vraiment trop mouillée pendant la mousson parait il…)
Un amoureux du coin peut il me parler de la région…
Merci
Vos plus beaux paysages English translation pending
Devant le succès de la rubrique "vos plus beaux portraits", et la qualité ainsi que la variété des photos publiées, je me propose d'ouvrir cette rubrique. Je commence avec cette modeste contribution :
Beub
Beub
Pourquoi vous voulez faire de l'humanitaire? English translation pending
Voila, c'est une question qui me travaille, non pas que j'ai qlque chose à reprocher à tout ça, bien au contraire. Mais tout le monde (presque ...) à un moment ou un autre semble avoir envie d'aider son prochain, de preference à l'etranger, avec toutes les convictions et motivations que cela implique. Qu'est ce c'est pour vous l'humanitaire, comment vous voyez ça, pour ceux qui l'ont vécu, pour ceux qui souhaitent le vivre ... allez, faisons tourner le moulin.
Afrique du Sud ou Kenya? English translation pending
😉 Afrique du Sud ou Kentya ?
Bonjour : nous comptons partir en Afrique entre septembre et juin 04. Nous hésitons entre Afrique du Sud ou le Kenya. Friants de safaris et de grands espaces nature. Que nous conseiller ? Vos expériences et arguments sont les bienvenus ?
Le Kenya (je l'ai fait 2 x enfant ... Donc ça remonte loin, cela a bien du changer) et AS jamais.
MERCI BEAUCOUP ... VOS CONSEILS SONT LES BIENVENUS ... D'autant que c'est notre voyage de Noces
Bonjour : nous comptons partir en Afrique entre septembre et juin 04. Nous hésitons entre Afrique du Sud ou le Kenya. Friants de safaris et de grands espaces nature. Que nous conseiller ? Vos expériences et arguments sont les bienvenus ?
Le Kenya (je l'ai fait 2 x enfant ... Donc ça remonte loin, cela a bien du changer) et AS jamais.
MERCI BEAUCOUP ... VOS CONSEILS SONT LES BIENVENUS ... D'autant que c'est notre voyage de Noces
Les révélations qu'on peut avoir lors d'un voyage English translation pending
J'ouvre un nouveau sujet:
on a tous connu des moments plus ou moins marquants lors de nos voyages. Certains instants étaient même si forts qu'ils ont contribué à une révélation. Par exemple untel a compris que le plus important, finalement, était de rester en vie, un autre qu'il devait se mettre à tel instrument, un autre enfin qu'en Occident, on était quand même gâtés, par rapport à plein d'autres endroits. Il peut s'agir d'une prise de conscience sur soi, ou sur le monde, ou les deux...
Je vous invite donc à nous faire part de vos récits de "révélations". Racontez l'évènement vécu, et le déclic qu'il a produit en vous. Ces moments de forte émotions passionneront, j'en suis sûr, beaucoup de personnes du forum. Voire, les interpelleront parce qu'elles auront senti les choses d'une façon similaire.
on a tous connu des moments plus ou moins marquants lors de nos voyages. Certains instants étaient même si forts qu'ils ont contribué à une révélation. Par exemple untel a compris que le plus important, finalement, était de rester en vie, un autre qu'il devait se mettre à tel instrument, un autre enfin qu'en Occident, on était quand même gâtés, par rapport à plein d'autres endroits. Il peut s'agir d'une prise de conscience sur soi, ou sur le monde, ou les deux...
Je vous invite donc à nous faire part de vos récits de "révélations". Racontez l'évènement vécu, et le déclic qu'il a produit en vous. Ces moments de forte émotions passionneront, j'en suis sûr, beaucoup de personnes du forum. Voire, les interpelleront parce qu'elles auront senti les choses d'une façon similaire.
Recommended itinerary for an 11-day road trip from Quebec City?
hi everyone,
my flight’s all booked (Sept 19–Oct 4), with 1.5 days in Montreal + 1.5 days in Quebec City...
then I’ve got 11 days starting from Quebec City for a road trip—what route do you recommend?
(I’ve seen these stops come up a lot: Parc Omega, Charlevoix, Tadoussac, Bas-Saint-Laurent, Saguenay, Parc de la Gaspésie, Parc Forillon, Mauricie...)
The idea is no more than 2–3 hours of driving per day on average.
I’m traveling solo :-( (if you’re in the area around the same dates, hit me up!)
45 years old, I love sports (so I’m hoping to do hikes, kayaking, and other activities, see whales...discover beautiful landscapes). I’m not sure if there are any events in the area during those dates, but I’d also like to meet some people...
Thanks in advance for your tips!
Retour de l'hôtel Allegro Punta Cana English translation pending
super voyage !!!
soleil mur à mur !! sable blanc, eau turquoise !!
j'ai aimé la proximité des instalation du complexe. tout est près. pleins de palmiers !! chambre dans bloc 8, deuxième étage. parfait ! on entends le show de la chambre. mais on étais jamais couchés avant minuit. la disco est bien pour les fin de soirée. une chance que les animateurs viennet y mettre de l'ambiance ! ils sont fantastiques !!! ils travaillent vraiement fort, tout comme le reste du personnels.
la bouffe excellente, bon choix. resto de la plage pour le midi; o.k. mais plus de choix au buffet ....j'ai préféré celui de la plage ! on peut manger en maillot et regarder la mer !
toujours excellent service au buffet le soir ! remplissage vin et eau aux trois gorgées env, !!! le vin..... pas vraiment bon....
belle ambiance sur le site . ambiance, personnels, clients. les vendeurs occidentals sont achallant le premier jours. il sufffit d'être clair et leur dire non !!! ne pas écouter leur charabia de vendeur de vacance !!!
très belle vacances !! eau très chaude, un peu d'algues, mais ramassées !! il y en avait beaucoup plus au natura..... ils en fesait des gros tas, qui séchait sur la plage...🤪 ça put !!
je le conseil à tous !! des questions ???
j'ai aimé la proximité des instalation du complexe. tout est près. pleins de palmiers !! chambre dans bloc 8, deuxième étage. parfait ! on entends le show de la chambre. mais on étais jamais couchés avant minuit. la disco est bien pour les fin de soirée. une chance que les animateurs viennet y mettre de l'ambiance ! ils sont fantastiques !!! ils travaillent vraiement fort, tout comme le reste du personnels.
la bouffe excellente, bon choix. resto de la plage pour le midi; o.k. mais plus de choix au buffet ....j'ai préféré celui de la plage ! on peut manger en maillot et regarder la mer !
toujours excellent service au buffet le soir ! remplissage vin et eau aux trois gorgées env, !!! le vin..... pas vraiment bon....
belle ambiance sur le site . ambiance, personnels, clients. les vendeurs occidentals sont achallant le premier jours. il sufffit d'être clair et leur dire non !!! ne pas écouter leur charabia de vendeur de vacance !!!
très belle vacances !! eau très chaude, un peu d'algues, mais ramassées !! il y en avait beaucoup plus au natura..... ils en fesait des gros tas, qui séchait sur la plage...🤪 ça put !!
je le conseil à tous !! des questions ???
Ile de Ly Son, une nouvelle destination intéressante au Vietnam English translation pending
bonjour
au centre du vietnam,
100 km au sud de Danang, Hoi An
180 km au nord de QuyNhon
province de QuangNgai
venez visiter l'ile de LySon, tres belle ile encore preservee.
prenez le bateau rapide au port de SaKy
sejournez au MyKhe hotel (280.000 d basse saison et 400.000 haute saison).
contactez moi si vous avez besoin..
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