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Moluques 2016 résumé English translation pending
Bonjour a tous et bonne année!!
voici le résumé de mon voyage au moluques de 30 jours novembre 2016
Vol Jakarta/Ambon/Tual avec Garuda départ 8,15h arrivée 15,30h heure locale
-1 semaine : îles kay" Koaster Cottage" (docteur house) très bon logement idéal pour se reposer, loué scooter 3 jours pour visiter l'ile
-Bateau Pelni de Lanngour a Bandaneira (Départ 20,30 arrivé 8,30H).Grosse chance d'avoir le bon bateau a la période désiré(Un bateau tous les 15 jours).Information disponible sur le site Pelni une semaine avant.Il faut se procurer le billet à Tual quelque jours avant
Pas la peine de essayer d'avoir une cabine ou une première classe hors de prix.Donc le moins pire c'est le pont.(amac super)
Départ du port de Bandaneira avec bateau publique pour Pulau Ay à 10,30H(chance , sa peut etre 12H ou 14h difficile d'avoir une regle)
-10 jours a Pulau Ay "Green Coconut".le + Très bonne cuisine et bon snoorkeling devant la terrasse .Les 2 chambres donnant sur la terrasse sont correctes les autres très sombres.
Départ publique boat de Pulau Ay 7H à Bandaneira puis Bandaneira/ Pulau Hatta(la encore plus, impossible d'avoir l'heure et le jours des publiques boat même pour le locaux, donc sans chance on peut passer la nuit à bandaneira ou organiser un bateau privé depuis Ay pour les pressés)
-12 jours à Pulau Hatta "Bungalow Bintang" sur la plage devant ou on débarque. Pas de téléphone sur cette île donc presque impossible de réserver on y vas et on cherche avec plus ou moins de chance.Mais on trouve toujours plus ou moins bien..
-Bateau rapide de Bandaneira a Tulehu(ile de Ambon) Départ à 8,30 arrivée 15,30
-2 jours à 12 km au nord de tulehu : Liangau "Metiella Restaurant" deux bungalow en attendant l'avion, plage pas paradisiaque mais au moins on peut se baigner, nous l'avons préféré à Ambon ville.
-Une nuit chez Penginapan Michael très propre prix imbattable et on peut se rendre a pied a l’aéroport
-Avion pour vol Ambon Jakarta; deux nuit a12km de l’aéroport Traveller Home sur booking très bonne guest house avec cuisine et commerces alimentaires en proximité
On as aimées: Le planning en crescendo , le Kei après les Banda sa doit être un peu une déception alors que au début du voyage pour prendre ces repaires et ce reposer c'est parfait.La gentillesse des résidents, par tout.La cuisine en général de très bonne qualité.La beauté de paysages et évidement et surtout la MER.. Le développent touristique encore très balbutiant juste le minimum qui'il faut pour le moment (exclus Bandanaira)Bref on as adorée.
Merci encore pour le nombreuses réponses dans la préparation de mon voyage
PS: la liaison en avion de Bandaneira a Ambon as été pour le moment interrompue fin octobre 2016
Vol avec agression et armes en Argentine English translation pending
salut les voyageurs, j ai l habitude de voyager un peu partout mais neanmoins il m est arrive une sale aventure ce dimanche 16 decembre a la boca vers 15h, quartier de buenos aires
a savoir que je me promenais tout tranquillement a pied avec un porteños responsable d une cinquantaine d annees quand nous avons ete victime , surtout moi, car j avais mon sac a main en bandouliere, d une attaque avec armes.j ai resiste tant que j ai pu en me couchant par terre pour proteger le sac et en me faisant trainer aussi , je le tenais ferme en hurlant comme un goret pour ameuter le monde, mais rien n y a fait , le sac a fini par craque, et devant ma resistance inhabituelle sans doute pour lui, le voyou m a file coup de poing dans le corps et visage.je m en tire avec des ecorchures et avec la perte d un appareil photo, mobile, c bleue, guide et 200 euros. alors attention a ce quartier mal note dans les guides, tres certainement , seule, je n y serai pas alle mais j etais en confiance d autant que nous faisions 3 ou 4 cuadras et que nous reprenions a chaque fois la voiture
voila donc et prudence a vous tous
Inde en janvier 2012, endroits à éviter pour deux jeunes filles seules? English translation pending
Bonjour,
je souhaite partir en Inde avec une amie (nous aurons alors 19 ans) au début du mois de janvier prochain et ce, jusqu'à fin février ou début mars. Ça nous laisse donc plus ou moins deux mois. Je sais qu'à cette période, il fait bon vivre en Inde du SUD et nous avions décidé de se limiter à cette partie. Toutefois, plus nous effectuons des recherches sur le pays, plus le NORD nous semble attrayant. Est-ce que c'est un pari de fou que de vouloir voir les deux?!? ....j'ai l'impression que de ne pas visiter Varanasi serait une grande erreur..
Le plus important (selon moi) est de découvrir la culture locale et je cherche donc des moyens pour y arriver. Par exemple, j'aimerais me rendre à Orchha pour vivre une partie de mon séjour dans des familles (cela est proposé par un organisme d'écotourisme). Je vous demande donc conseil sur les meilleurs endroits/plans pour s'imprégner de la culture indienne. Est-il vraiment "nécessaire" de voir le Taj Mahal....vaut-il mieux éviter les grandes villes....vaut-il mieux dormir en Guest House..
Finalement, bien que je ne sois pas vraiment inquiète, y-a-t'il des endroits qu'il faudrait vraiment éviter (deux jeunes filles seules)....je pense au Cachemire, mais il y en a peut-être d'autres..
Rachelle ...qui a au moins compris que voyager, c'est vivre pleinement.
je souhaite partir en Inde avec une amie (nous aurons alors 19 ans) au début du mois de janvier prochain et ce, jusqu'à fin février ou début mars. Ça nous laisse donc plus ou moins deux mois. Je sais qu'à cette période, il fait bon vivre en Inde du SUD et nous avions décidé de se limiter à cette partie. Toutefois, plus nous effectuons des recherches sur le pays, plus le NORD nous semble attrayant. Est-ce que c'est un pari de fou que de vouloir voir les deux?!? ....j'ai l'impression que de ne pas visiter Varanasi serait une grande erreur..
Le plus important (selon moi) est de découvrir la culture locale et je cherche donc des moyens pour y arriver. Par exemple, j'aimerais me rendre à Orchha pour vivre une partie de mon séjour dans des familles (cela est proposé par un organisme d'écotourisme). Je vous demande donc conseil sur les meilleurs endroits/plans pour s'imprégner de la culture indienne. Est-il vraiment "nécessaire" de voir le Taj Mahal....vaut-il mieux éviter les grandes villes....vaut-il mieux dormir en Guest House..
Finalement, bien que je ne sois pas vraiment inquiète, y-a-t'il des endroits qu'il faudrait vraiment éviter (deux jeunes filles seules)....je pense au Cachemire, mais il y en a peut-être d'autres..
Rachelle ...qui a au moins compris que voyager, c'est vivre pleinement.
Voyage entre potes en Thaïlande: budget, endroits pour sortir...? English translation pending
bonjour
voila moi et mes amis voudrons partir en thailande ( pattaya) pendant 2 semaines soit pendant les vacances de février soit pendant les vacances d'avril nous ne connaissons rien a la thailande , ont a entre 18 et 20 ans, ont desirent un peu partir à l'aventure durant ces 2 semaines nous désirons bien profiter ( fille, alccool, boite, tatoo etc etc ...) quel budget vous nous consseilez de prendre ? quel endrois a pattaya nous conseillez vous pour s'amuser , pour se faire tatooter, pour louer un hotel , un scooter ou une voiture ou aller a part pattaya pour s'amuser ont voudraient partir sans bagage juste avec de l'argent et nos billets d'avion au retour la douane est-elle strict si ont ramenent des habits ?
merci de votre aide
voila moi et mes amis voudrons partir en thailande ( pattaya) pendant 2 semaines soit pendant les vacances de février soit pendant les vacances d'avril nous ne connaissons rien a la thailande , ont a entre 18 et 20 ans, ont desirent un peu partir à l'aventure durant ces 2 semaines nous désirons bien profiter ( fille, alccool, boite, tatoo etc etc ...) quel budget vous nous consseilez de prendre ? quel endrois a pattaya nous conseillez vous pour s'amuser , pour se faire tatooter, pour louer un hotel , un scooter ou une voiture ou aller a part pattaya pour s'amuser ont voudraient partir sans bagage juste avec de l'argent et nos billets d'avion au retour la douane est-elle strict si ont ramenent des habits ?
merci de votre aide
Ryanair mise en examen pour travail dissimulé à Marseille English translation pending
La justice française va t-elle faire respecter le droit français à Rynair?
O'leary va t il tenir ça promesse de fermer sa base de MRS?!
Peuvent ils tout simplement pas fonctionner avec leurs de base de marseille et repsecter le droit français! Quel pourri ce O'leary (ça rime en plus!!)😛
La société Ryanair mise en examen pour "travail dissimulé" (AFP) – Il y a 2 heures
Peuvent ils tout simplement pas fonctionner avec leurs de base de marseille et repsecter le droit français! Quel pourri ce O'leary (ça rime en plus!!)😛
La société Ryanair mise en examen pour "travail dissimulé" (AFP) – Il y a 2 heures
Idées pour passer une semaine en Tunisie? English translation pending
bonjour
je viens de'acheter sur enchère NF un billet nantes monastir pour mon fils -20 ans- départ samedi donc pas trop le temps d'étudier le voyage
que lui conseilleriez vous ? Visite sur le nord ou prendre un train pour tozeur et visite du sud du pays
pour y être allée - il y a de nombreuses années je préfère le sud mais comme il a 6 jours sur place vaut il mieux aller sur tunis carthage sidi bou said kairouan?
Une autre question il atterit à monastir à 01.35 le matin et j'aimerai lui réserver un hôtel pour la 1ere nuit (enfin 1/2 NUIT)
dois je regarder plutôt sur sousse ?
Bref tous les conseils seront le bienvenus ainsi que les bonnes adresses genre pas cher mais tout de même propre et surtout calme
moyen de transport vaut il mieux prendre le bus ou le train j'ai vu qu'il existe une carte valable 7 jours pour le train qui me sembe raisonnable
merci par avance
Transnistrie / Transdniestrie: y aller ou pas? English translation pending
Bonsoir,
suite, moins scabreuse😏, d'une discussion sur la Transnistrie / Transdniestrie (je n'ai toujours pas arrêté mon choix sur la dénomination, les deux sonnent bien). Donc... là, c'est pour de vrai !😄
Deux volets, l'un vraiment pratique, l'autre plus subjectif.
Premier volet : le formel. ( parce que nécessaire...)
Si je résume les informations que j'ai récoltées jusqu'à présent : - il faut un passeport, valide encore 6 mois après, mais pas de visa. - le plus simple est de s'y rendre depuis la Moldavie (Dubasari serait le passage le plus "facile" ?) et de repasser en Moldavie après (trop problématique de partir en Ukraine après).
C'est là que ça se corse... :
- durée du séjour. J'ai lu ici et là, qu'on ne pouvait y rester que quelques heures ; certains écrivent que le visa est pour 24 heures. Ce n'est vraiment pas possible de rester plus longtemps ? Cela m'étonne vraiment. N'ai-je pas eu de chance dans mes recherches ?
J'ai consulté les conseils aux voyageurs des ministères des affaires étrangères (je sais, parfois, j'aime me faire du mal😏) français, belge, suisse et canadien (les francophones, quoi !) : à force de hurler (si, si, je vous assure, ils hurlent !) de ne pas y aller, ils n'écrivent même pas comment s'y rendre !
- sécurité. Bon, n'imaginant pas les Transnistriens / dniestriens être des brutes épaisses, il s'agit donc plutôt des rapports avec les autorités. Simple corruption, banale, ou risques plus importants (genre une bonne nuit au trou pour avoir traversé hors les clous ?). - la voiture. Mieux vaut-il la laisser en Moldavie et aller en Transnistrie / dniestrie en bus ? Une voiture particulière ne risque-t-elle pas de multiplier les sources de désagréments (j'aime bien ce mot depuis quelques jours😏) ?
Deuxième volet : l'informel. (parce qu'indispensable)
À vrai dire, j'hésite beaucoup. Non pas par crainte, mais parce que je n'arrive pas encore à définir ma démarche. Pourquoi y aller ou pourquoi ne pas y aller ? To go or not to go, dirait l'autre...
Je ne sais pas encore ce que je recherche, et cela est fondamental pour faire pencher la balance d'un côté ou de l'autre. C'est, à la base, de la curiosité (pas du voyeurisme, hein !). Mais il faut lui donner du sens... C'est certain que la réponse est quelque part au fond de mon esprit, mais... parfois j'avoue qu'un guide touristique serait utile pour naviguer dans ces méandres.😕
Les témoignages sur les forums ne m'y aident pas vraiment, et j'avoue être passablement agacée par les remarques, très courantes, du type « j'y étais mais n'y allez pas !)
Alors, à ceux qui y étaient : pourquoi y êtes-vous allés ? À ceux qui envisagent d'y aller : pourquoi y iriez-vous ?
Des idées de lecture, pour avancer dans ma réflexion ? Xavier Deleu, Transnistrie, la poudrière de l'Europe, Paris, 2005. ? Frédéric Delorca, Transnistrie : Voyage Officiel au Pays des Derniers Soviets, Paris, 2009 ? autre ?
Merci d'avance.
suite, moins scabreuse😏, d'une discussion sur la Transnistrie / Transdniestrie (je n'ai toujours pas arrêté mon choix sur la dénomination, les deux sonnent bien). Donc... là, c'est pour de vrai !😄
Deux volets, l'un vraiment pratique, l'autre plus subjectif.
Premier volet : le formel. ( parce que nécessaire...)
Si je résume les informations que j'ai récoltées jusqu'à présent : - il faut un passeport, valide encore 6 mois après, mais pas de visa. - le plus simple est de s'y rendre depuis la Moldavie (Dubasari serait le passage le plus "facile" ?) et de repasser en Moldavie après (trop problématique de partir en Ukraine après).
C'est là que ça se corse... :
- durée du séjour. J'ai lu ici et là, qu'on ne pouvait y rester que quelques heures ; certains écrivent que le visa est pour 24 heures. Ce n'est vraiment pas possible de rester plus longtemps ? Cela m'étonne vraiment. N'ai-je pas eu de chance dans mes recherches ?
J'ai consulté les conseils aux voyageurs des ministères des affaires étrangères (je sais, parfois, j'aime me faire du mal😏) français, belge, suisse et canadien (les francophones, quoi !) : à force de hurler (si, si, je vous assure, ils hurlent !) de ne pas y aller, ils n'écrivent même pas comment s'y rendre !
- sécurité. Bon, n'imaginant pas les Transnistriens / dniestriens être des brutes épaisses, il s'agit donc plutôt des rapports avec les autorités. Simple corruption, banale, ou risques plus importants (genre une bonne nuit au trou pour avoir traversé hors les clous ?). - la voiture. Mieux vaut-il la laisser en Moldavie et aller en Transnistrie / dniestrie en bus ? Une voiture particulière ne risque-t-elle pas de multiplier les sources de désagréments (j'aime bien ce mot depuis quelques jours😏) ?
Deuxième volet : l'informel. (parce qu'indispensable)
À vrai dire, j'hésite beaucoup. Non pas par crainte, mais parce que je n'arrive pas encore à définir ma démarche. Pourquoi y aller ou pourquoi ne pas y aller ? To go or not to go, dirait l'autre...
Je ne sais pas encore ce que je recherche, et cela est fondamental pour faire pencher la balance d'un côté ou de l'autre. C'est, à la base, de la curiosité (pas du voyeurisme, hein !). Mais il faut lui donner du sens... C'est certain que la réponse est quelque part au fond de mon esprit, mais... parfois j'avoue qu'un guide touristique serait utile pour naviguer dans ces méandres.😕
Les témoignages sur les forums ne m'y aident pas vraiment, et j'avoue être passablement agacée par les remarques, très courantes, du type « j'y étais mais n'y allez pas !)
Alors, à ceux qui y étaient : pourquoi y êtes-vous allés ? À ceux qui envisagent d'y aller : pourquoi y iriez-vous ?
Des idées de lecture, pour avancer dans ma réflexion ? Xavier Deleu, Transnistrie, la poudrière de l'Europe, Paris, 2005. ? Frédéric Delorca, Transnistrie : Voyage Officiel au Pays des Derniers Soviets, Paris, 2009 ? autre ?
Merci d'avance.
Aimez-vous la France et les Francais? English translation pending
Voyager pourquoi?
1- Pour quitter ce pays
Pour ma part, je commence vraiment à prendre la France et les francais en grippe.....En effet, ce pays me gonfle de part ce conformisme, ce conservatisme et cet immobilisme qui l'habite, cette impossibilité de se renouveler et de changer les choses.....on baigne dans une consommation outrancière et une société d'apparat ou les gens te jugent en fonction de ta catégorie socio professionnelle....dans qu'elle case vont-ils pouvoir te mettre !!!! Donc tu n'existes pas pour ce que tu es mais bien plus pour ce que tu représente.... Alors moi j'ai décidé de ne faire partie d'aucune case..... Les francais m'emmerdent, je les trouve BOF...je n'ai plus rien à voir avec mes potes (de longues date pourtant..) qui ne me parlent que de leurs gamins, des couches, des bib, et leur SACRO SAINT boulot!!!! PASSIONANT!!!! D'ailleurs il suffit de voir la réputation que l'on a à l'étranger.....de gens désagréables, jamais contents, agréssifs qui font toujours la geule.....il faudra écrire un post là dessus!!! Je m'emmerde royal ici. Je part m'expatrier l'année prochaine en amérique centrale, ou je trouve les gens nettement plus ouverts, tolérants, AGREABLE..... Les voyages, c'est tellement passionant...une vraie quète intérieure pour ma part, c'est ma raison de vivre. Sans voyage, je meurt. On découvre tellement de choses, de gens, on fait des rencontres extraordinaires, ca nous remet en place quelques fois et ca fait du bien, c'est ce que je veux...être remise à ma place. Apprendre à relativiser, apprendre à comprendre les différences, la nature humaine dans toute sa complexité, diversité....expériences humaines qui te mènent vers une autre dimension: celle où tu es à la source, à l'essentiel. Un voyage c'est avant tout quelque chose de vrai ou tu es tout nu face au monde...tu es toi et non pas le directeur d'entreprise, la secrétaire, le commercial.....En voyage tu ne peux pas te mentir à toi même, tu ne peux pas mentir non plus. C'est toi face au monde. Et lorsque les rencontres sont là au rendez vous, alors là tu sais que ces moments magiques sont d'une intense vérité car tu auras était toi même et tu auras été apprécié pour ce que tu es réellement au plus profond de toi....et ca n'a pas de prix.
Et vous aimez vous votre pays?????????????????????????????????????????????????????????
1- Pour quitter ce pays
Pour ma part, je commence vraiment à prendre la France et les francais en grippe.....En effet, ce pays me gonfle de part ce conformisme, ce conservatisme et cet immobilisme qui l'habite, cette impossibilité de se renouveler et de changer les choses.....on baigne dans une consommation outrancière et une société d'apparat ou les gens te jugent en fonction de ta catégorie socio professionnelle....dans qu'elle case vont-ils pouvoir te mettre !!!! Donc tu n'existes pas pour ce que tu es mais bien plus pour ce que tu représente.... Alors moi j'ai décidé de ne faire partie d'aucune case..... Les francais m'emmerdent, je les trouve BOF...je n'ai plus rien à voir avec mes potes (de longues date pourtant..) qui ne me parlent que de leurs gamins, des couches, des bib, et leur SACRO SAINT boulot!!!! PASSIONANT!!!! D'ailleurs il suffit de voir la réputation que l'on a à l'étranger.....de gens désagréables, jamais contents, agréssifs qui font toujours la geule.....il faudra écrire un post là dessus!!! Je m'emmerde royal ici. Je part m'expatrier l'année prochaine en amérique centrale, ou je trouve les gens nettement plus ouverts, tolérants, AGREABLE..... Les voyages, c'est tellement passionant...une vraie quète intérieure pour ma part, c'est ma raison de vivre. Sans voyage, je meurt. On découvre tellement de choses, de gens, on fait des rencontres extraordinaires, ca nous remet en place quelques fois et ca fait du bien, c'est ce que je veux...être remise à ma place. Apprendre à relativiser, apprendre à comprendre les différences, la nature humaine dans toute sa complexité, diversité....expériences humaines qui te mènent vers une autre dimension: celle où tu es à la source, à l'essentiel. Un voyage c'est avant tout quelque chose de vrai ou tu es tout nu face au monde...tu es toi et non pas le directeur d'entreprise, la secrétaire, le commercial.....En voyage tu ne peux pas te mentir à toi même, tu ne peux pas mentir non plus. C'est toi face au monde. Et lorsque les rencontres sont là au rendez vous, alors là tu sais que ces moments magiques sont d'une intense vérité car tu auras était toi même et tu auras été apprécié pour ce que tu es réellement au plus profond de toi....et ca n'a pas de prix.
Et vous aimez vous votre pays?????????????????????????????????????????????????????????
Un mois en Inde du nord - 19 avril au 17 mai 05 English translation pending
ci-dessous le début de mon carnet de route que je commence à mettre au propre ; c'est long et je sais pas bien pourquoi je fais ça... pour bien "digérer" ce voyage peut-être ?
Mardi 19 avril 2005 A 3800 m, à l’extérieur de l’avion, à 10h du soir, il fait déjà 2°C. Première crainte, celle d’avoir chaud. Ma première vision de l’Inde, la silhouette de deux hommes enturbannés assis en tailleur à côté d’un avion sur la piste d’atterrissage. Une ringuette de chauffeurs de taxi commissionnés par les hôtels nous font une haie d’honneur pour notre arrivée en Inde. A l’extérieur, la première bouffée d’air est suffocante : chaud, lourd avec une odeur qui fait penser à celles des marrons grillés. J’ai l’impression que l’air est « épais », que je respire un mélange d’air et de « solide ». Le taxi nous amène directement à l’hôtel. Par la fenêtre, j’entraperçois dans la nuit les premiers rickshaws, les premières vaches et puis la misère à la quelle je m’attendais sans trop savoir sous quelle forme elle se matérialiserait. Des familles entières qui vivent sous des bâches sur les trottoirs, des ruelles défoncées, des gargotes éclairées d’une ampoule qui sert en même temps d’éclairage public, des détritus entassés ça et là. Du monde partout. Le taxi nous dépose dans Main Bazar. Je n’ai qu’une hâte, me mettre « à l’abri » à l’hôtel Namaskar. Difficile de s’endormir avec l’appréhension de ce qu’on va découvrir le lendemain et les jours suivants ; dans la rue, les bruits ne cessent qu’entre 1h et 5h du matin nous laissant peu de temps pour reprendre des forces.
Mercredi 20 avril 2005 Impossible de dormir, on se dirige vers la gare et le tourist office. Nous retrouvons nos réflexes de voyageurs, curieux et débrouillards. Ca nous rassure de voir qu’on est capable d’acheter notre billet de train comme tout le monde. Pourtant je ne réalise pas vraiment ce que je vois, comme si je n’étais pas vraiment là. Il y a du monde partout. A peine rentrés à l’hôtel, fatigués par la « balade » (on a du faire 500 m !) nous nous endormons comme des masses ! Un petit mail pour rassurer les parents et nous voilà parti pour notre premier voyage en train. La gare est sale et j’hésite à poser mon sac par terre. Le train devait relier Delhi à Agra en 3h, on part avec une heure de retard pour n’arriver que 6h plus tard… La découverte des sleepers ! Les autres passagers sont souriants et sympas. On m’offre à boire, une banane. Le sourire, le calme et la grâce des femmes autour de moi me séduisent, m’apaisent ; je me sens bien, en Inde pour de bon ! On nous explique qu’un train a déraillé. Tout le monde semble trouver ça normal. Par la fenêtre, la campagne est bien sèche ; par endroits de jolies cases en paille ou en roseau servent de réserve de grain. Et des petites cahutes abritent des galettes de bouse (mélangée à de la paille). Un peu effrayés d’arriver à Agra à 20h30 (au lieu de 17h) sans réservation d’hôtel, nous prenons notre premier autorickshaw imaginant déjà les pires embrouilles. Mais on se retrouve sans encombre et plus vite que prévu dans une chambre d’hôtel agréable au Camal Hôtel.
Jeudi 21 avril 2005 Difficile de dormir avec cette chaleur. J’ai l’impression d’être dans un « bain d’air chaud » et de ne pas pouvoir sortir la tête pour respirer. On prends des douches tout habillé et on se couche au frais le temps que nos vêtements sèchent grâce au ventilateur. Mais je n’ai jamais l’impression de dormir longtemps ! On se lève à 5h, il fait frais dehors (et bien chaud dans la chambre !). Nous sommes les premiers à faire la queue pour visiter le Taj Mahal. Et Olivier est le premier à « le » voir « pour faire une photo sans personne ». De toute façon il n’y a pas grand monde. Le Taj Mahal a été construit par Shah Jahan (en 1600 et des bananes) pour sa deuxième épouse morte en couches. Il a fallu 22 ans et 20 000 personnes pour construire ce « tombeau ». Le plus magique pour moi, restera le moment où j’ai franchi le grand porche rouge alors qu’on ne voit encore qu’un bout de mur blanc dans l’embrasure de la porte. On essaye de deviner à quel morceau du Taj Mahal ça correspond. Et d’un coup, on le voit en entier. Magique ! Une jolie lumière éclaire le Taj Mahal ; il fait frais et tout est calme. Nous partons à pied vers le Fort Rouge. Finalement on ne rentre pas : nous visiterons celui de Delhi. Sentiment mitigé en prenant notre premier rickshaw (vélo-rickshaw) : j’ai des scrupules avec mes kilos en trop. On réalisera le lendemain qu’en fait il nous a fait payé deux fois le prix normal... Ca me déculpabilise un peu. Petit aller-retour à la gare pour réserver un billet de train. Sur la route nous croisons des attelages hallucinants : dromadaire, rickshaw bondé, tracteur sous un ballot énorme qui le cache complètement de tous les côtés jusqu’au sol… On va tester le resto Joneys : c’est bon et on est enfin au frais et au calme. L’accueil est simple et sympa. Sieste pour éviter la grosse chaleur jusqu’à 16h. On fait un petit tour du quartier, des petites échoppes, des ruelles pleine de vie, des sourires et des regards intrigués. Je ne suis pas mal à l’aise devant tant de pauvreté comme je le craignais. Je ne sais pas pourquoi, je me sens à l’aise. Peut être parce que du plus pauvre au moins pauvre chacun semble à sa place.
Vendredi 22 avril 2005 On se lève à 6h pour prendre un train pour Jaipur. Encore une fois les horaires ne sont pas respectés. On regarde le « spectacle » dans la gare d’Agra de 7h30 à 9h30 : des familles dorment encore par terre, parfois sous des bouts de tissu, à côté des familles aisées pimpantes lisent le journal pendant qu’on livre des gros pains de glace qui laissent des traînés d’eau sur le sol. Des vendeurs courent d’un train à l’autre. Les marchands de thé accrochent directement leur « thermos » aux barreaux des fenêtres des trains. Je n’arrive pas à détacher mes yeux des femmes qui passent devant moi : que de couleurs ! Nous montons enfin dans le train pour partager un compartiment avec un « bon père de famille », sa femme et leur fille. Il fait la police pour que personne ne vienne s’installer là (et surtout pas des personnes pauvres). Il fait vraiment très chaud. Tout le monde s’étale sur les sièges et les couchettes en attendant que les heures passent. On a une bouteille d’eau (non traitée) pour s’asperger le visage, la nuque. En 30 secondes nous sommes secs ! Notre bouteille reste sur la banquette à l’ombre : au bout de deux heures l’eau est vraiment chaude !! Impossible de savoir la température réelle, mais il fait vraiment très chaud. Je n’ai jamais eu aussi chaud de ma vie. Je devine pourquoi les Indiens savent si bien s’avachir, avec grâce, tout en douceur : une adaptation à la chaleur ! Dehors en plein soleil, il y a pourtant des gens qui s’activent : un berger et son troupeau de chèvres, des femmes qui portent des ballots, des cruches ou des fagots de bois sur la tête, gracieuses silhouettes multicolores. Nous arrivons un peu fatigués à Jaipur. Les rickshaws nous assaillent. La police les fait fuir à coups de bâton. Un peu impressionnant ; on n’a pourtant pas l’impression que ce soit nécessaire et qu’on soit réellement en danger. Au bureau d’information touristique, on nous dit de ne surtout pas prendre de rickshaw. « Ok ! On va y aller à pieds ! » Le premier hôtel sera le bon même si c’est un peu plus cher et un peu trop « propret pour touristes branchés frickés » à notre goût (Pearl Palace Hôtel). Le réceptionniste est sympa mais nous regarde un peu comme si on débarquait d’une autre planète : on s’inquiète pour des détails alors qu’il y a toujours une solution moyennant finance et on est riche, alors pourquoi ces questions…Nous tentons d’aller à pieds voir le palais des vents (soit disant pas loin… mon œil !). On repère un peu les lieux, les remparts et les jolies portes roses. Mais quelle agitation ! Là plus de doute, nous sommes en Inde ! Comment font-ils pour cohabiter, ces très pauvres pouilleux et crasseux qui dorment à même le sol sur les trottoirs et ces femmes si élégantes, ces indiens tirés à quatre épingles ? Des vaches un peu partout, de grands arbres (banian) au pied desquels des petites chapelles ont été aménagées. Les bâtiments sont très beaux, tout en rose, mais délabrés. Le moderne s’est installé tant bien que mal dans l’ancien. Des petites échoppes sous des arcades agréables. Mais que de monde ! Le palais des vents est fermé. Nous croisons par hasard une procession pour une divinité hindoue. Des éléphants, des dromadaires, des fanfares, des danseurs qui font une sorte de ronde en faisant semblant de se battre avec des bâtons. On rentre un peu fatigué par l’agitation soudaine de fin de journée. La circulation (et donc la pollution) est à son comble. Nous prenons des forces avec des samosas (beignet triangulaire fourré à la pomme de terre et aux petits pois, bien épicés), vraiment bons et nourrissants. Un lassi à la banane, un régal ! Après avoir réalisé qu’il y a des glaçons pilés dedans et du yaourt plus ou moins frais, on se dit qu’on sera peut être malade le lendemain. Un petit tour sur la terrasse très chic mais vraiment sympa de l’hôtel : la décoration est originale et il y a un écran géant où nous regardons un petit bout d’un film indien (des belles femmes, des histoires d’amour et des meurtres).
Mardi 19 avril 2005 A 3800 m, à l’extérieur de l’avion, à 10h du soir, il fait déjà 2°C. Première crainte, celle d’avoir chaud. Ma première vision de l’Inde, la silhouette de deux hommes enturbannés assis en tailleur à côté d’un avion sur la piste d’atterrissage. Une ringuette de chauffeurs de taxi commissionnés par les hôtels nous font une haie d’honneur pour notre arrivée en Inde. A l’extérieur, la première bouffée d’air est suffocante : chaud, lourd avec une odeur qui fait penser à celles des marrons grillés. J’ai l’impression que l’air est « épais », que je respire un mélange d’air et de « solide ». Le taxi nous amène directement à l’hôtel. Par la fenêtre, j’entraperçois dans la nuit les premiers rickshaws, les premières vaches et puis la misère à la quelle je m’attendais sans trop savoir sous quelle forme elle se matérialiserait. Des familles entières qui vivent sous des bâches sur les trottoirs, des ruelles défoncées, des gargotes éclairées d’une ampoule qui sert en même temps d’éclairage public, des détritus entassés ça et là. Du monde partout. Le taxi nous dépose dans Main Bazar. Je n’ai qu’une hâte, me mettre « à l’abri » à l’hôtel Namaskar. Difficile de s’endormir avec l’appréhension de ce qu’on va découvrir le lendemain et les jours suivants ; dans la rue, les bruits ne cessent qu’entre 1h et 5h du matin nous laissant peu de temps pour reprendre des forces.
Mercredi 20 avril 2005 Impossible de dormir, on se dirige vers la gare et le tourist office. Nous retrouvons nos réflexes de voyageurs, curieux et débrouillards. Ca nous rassure de voir qu’on est capable d’acheter notre billet de train comme tout le monde. Pourtant je ne réalise pas vraiment ce que je vois, comme si je n’étais pas vraiment là. Il y a du monde partout. A peine rentrés à l’hôtel, fatigués par la « balade » (on a du faire 500 m !) nous nous endormons comme des masses ! Un petit mail pour rassurer les parents et nous voilà parti pour notre premier voyage en train. La gare est sale et j’hésite à poser mon sac par terre. Le train devait relier Delhi à Agra en 3h, on part avec une heure de retard pour n’arriver que 6h plus tard… La découverte des sleepers ! Les autres passagers sont souriants et sympas. On m’offre à boire, une banane. Le sourire, le calme et la grâce des femmes autour de moi me séduisent, m’apaisent ; je me sens bien, en Inde pour de bon ! On nous explique qu’un train a déraillé. Tout le monde semble trouver ça normal. Par la fenêtre, la campagne est bien sèche ; par endroits de jolies cases en paille ou en roseau servent de réserve de grain. Et des petites cahutes abritent des galettes de bouse (mélangée à de la paille). Un peu effrayés d’arriver à Agra à 20h30 (au lieu de 17h) sans réservation d’hôtel, nous prenons notre premier autorickshaw imaginant déjà les pires embrouilles. Mais on se retrouve sans encombre et plus vite que prévu dans une chambre d’hôtel agréable au Camal Hôtel.
Jeudi 21 avril 2005 Difficile de dormir avec cette chaleur. J’ai l’impression d’être dans un « bain d’air chaud » et de ne pas pouvoir sortir la tête pour respirer. On prends des douches tout habillé et on se couche au frais le temps que nos vêtements sèchent grâce au ventilateur. Mais je n’ai jamais l’impression de dormir longtemps ! On se lève à 5h, il fait frais dehors (et bien chaud dans la chambre !). Nous sommes les premiers à faire la queue pour visiter le Taj Mahal. Et Olivier est le premier à « le » voir « pour faire une photo sans personne ». De toute façon il n’y a pas grand monde. Le Taj Mahal a été construit par Shah Jahan (en 1600 et des bananes) pour sa deuxième épouse morte en couches. Il a fallu 22 ans et 20 000 personnes pour construire ce « tombeau ». Le plus magique pour moi, restera le moment où j’ai franchi le grand porche rouge alors qu’on ne voit encore qu’un bout de mur blanc dans l’embrasure de la porte. On essaye de deviner à quel morceau du Taj Mahal ça correspond. Et d’un coup, on le voit en entier. Magique ! Une jolie lumière éclaire le Taj Mahal ; il fait frais et tout est calme. Nous partons à pied vers le Fort Rouge. Finalement on ne rentre pas : nous visiterons celui de Delhi. Sentiment mitigé en prenant notre premier rickshaw (vélo-rickshaw) : j’ai des scrupules avec mes kilos en trop. On réalisera le lendemain qu’en fait il nous a fait payé deux fois le prix normal... Ca me déculpabilise un peu. Petit aller-retour à la gare pour réserver un billet de train. Sur la route nous croisons des attelages hallucinants : dromadaire, rickshaw bondé, tracteur sous un ballot énorme qui le cache complètement de tous les côtés jusqu’au sol… On va tester le resto Joneys : c’est bon et on est enfin au frais et au calme. L’accueil est simple et sympa. Sieste pour éviter la grosse chaleur jusqu’à 16h. On fait un petit tour du quartier, des petites échoppes, des ruelles pleine de vie, des sourires et des regards intrigués. Je ne suis pas mal à l’aise devant tant de pauvreté comme je le craignais. Je ne sais pas pourquoi, je me sens à l’aise. Peut être parce que du plus pauvre au moins pauvre chacun semble à sa place.
Vendredi 22 avril 2005 On se lève à 6h pour prendre un train pour Jaipur. Encore une fois les horaires ne sont pas respectés. On regarde le « spectacle » dans la gare d’Agra de 7h30 à 9h30 : des familles dorment encore par terre, parfois sous des bouts de tissu, à côté des familles aisées pimpantes lisent le journal pendant qu’on livre des gros pains de glace qui laissent des traînés d’eau sur le sol. Des vendeurs courent d’un train à l’autre. Les marchands de thé accrochent directement leur « thermos » aux barreaux des fenêtres des trains. Je n’arrive pas à détacher mes yeux des femmes qui passent devant moi : que de couleurs ! Nous montons enfin dans le train pour partager un compartiment avec un « bon père de famille », sa femme et leur fille. Il fait la police pour que personne ne vienne s’installer là (et surtout pas des personnes pauvres). Il fait vraiment très chaud. Tout le monde s’étale sur les sièges et les couchettes en attendant que les heures passent. On a une bouteille d’eau (non traitée) pour s’asperger le visage, la nuque. En 30 secondes nous sommes secs ! Notre bouteille reste sur la banquette à l’ombre : au bout de deux heures l’eau est vraiment chaude !! Impossible de savoir la température réelle, mais il fait vraiment très chaud. Je n’ai jamais eu aussi chaud de ma vie. Je devine pourquoi les Indiens savent si bien s’avachir, avec grâce, tout en douceur : une adaptation à la chaleur ! Dehors en plein soleil, il y a pourtant des gens qui s’activent : un berger et son troupeau de chèvres, des femmes qui portent des ballots, des cruches ou des fagots de bois sur la tête, gracieuses silhouettes multicolores. Nous arrivons un peu fatigués à Jaipur. Les rickshaws nous assaillent. La police les fait fuir à coups de bâton. Un peu impressionnant ; on n’a pourtant pas l’impression que ce soit nécessaire et qu’on soit réellement en danger. Au bureau d’information touristique, on nous dit de ne surtout pas prendre de rickshaw. « Ok ! On va y aller à pieds ! » Le premier hôtel sera le bon même si c’est un peu plus cher et un peu trop « propret pour touristes branchés frickés » à notre goût (Pearl Palace Hôtel). Le réceptionniste est sympa mais nous regarde un peu comme si on débarquait d’une autre planète : on s’inquiète pour des détails alors qu’il y a toujours une solution moyennant finance et on est riche, alors pourquoi ces questions…Nous tentons d’aller à pieds voir le palais des vents (soit disant pas loin… mon œil !). On repère un peu les lieux, les remparts et les jolies portes roses. Mais quelle agitation ! Là plus de doute, nous sommes en Inde ! Comment font-ils pour cohabiter, ces très pauvres pouilleux et crasseux qui dorment à même le sol sur les trottoirs et ces femmes si élégantes, ces indiens tirés à quatre épingles ? Des vaches un peu partout, de grands arbres (banian) au pied desquels des petites chapelles ont été aménagées. Les bâtiments sont très beaux, tout en rose, mais délabrés. Le moderne s’est installé tant bien que mal dans l’ancien. Des petites échoppes sous des arcades agréables. Mais que de monde ! Le palais des vents est fermé. Nous croisons par hasard une procession pour une divinité hindoue. Des éléphants, des dromadaires, des fanfares, des danseurs qui font une sorte de ronde en faisant semblant de se battre avec des bâtons. On rentre un peu fatigué par l’agitation soudaine de fin de journée. La circulation (et donc la pollution) est à son comble. Nous prenons des forces avec des samosas (beignet triangulaire fourré à la pomme de terre et aux petits pois, bien épicés), vraiment bons et nourrissants. Un lassi à la banane, un régal ! Après avoir réalisé qu’il y a des glaçons pilés dedans et du yaourt plus ou moins frais, on se dit qu’on sera peut être malade le lendemain. Un petit tour sur la terrasse très chic mais vraiment sympa de l’hôtel : la décoration est originale et il y a un écran géant où nous regardons un petit bout d’un film indien (des belles femmes, des histoires d’amour et des meurtres).
Le premier jour English translation pending
Nous sommes le xx xx xxxx, jour de votre déconfinement, vous êtes guéri ou n'avez jamais été en contact avec le virus couronné.
Qu'imaginez-vous faire en premier ? 😛
(Par simplicité, nous allons partir du principe que votre région est redevenue comme avant à défaut du monde.)
(Par simplicité, nous allons partir du principe que votre région est redevenue comme avant à défaut du monde.)
Carnet n° 67: Mayotte / 25 - 29 mars 2016 English translation pending
www.youtube.com/watch?v=qGE9WVIeWJQ
Vendredi 25
J’ai toujours eu envie de revenir à Mayotte. Voire même d’y travailler un jour. Pourtant, je prévois ce voyage à la dernière minute en liant le souhait d'une collègue de visiter l’île au lagon et mon éternel besoin de voler. Dans le contexte actuel d’une départementalisation défaillante sur fond d’immigration galopante, il était bien de venir ici faire un tour avant de décider d’y passer quelques mois. Ce que je ne m'avoue qu'à moitié, c'est qu'il s’agit surtout de mes derniers jours de liberté avant de prendre la relève ; à partir de la fin du mois, ce sera à mon tour de m’occuper de ma fille.
Je quitte donc la Réunion en compagnie d'E. alors qu'au travers du hublot je vois une pluie drue inonder le tarmac de Rolland-Garros. Dehors, il fait chaud et moite, comme pour préfigurer ce qui nous attend là-bas, plus au nord, sur cette terre de France perdue au milieu du canal du Mozambique. A l'intérieur de l'avion, un vieux 737 d'Europe Airpost affrété par Air Austral, j'apprécie une nouvelle fois le luxe d'un voyage aux issues sans voisin, uniquement dérangé par toutes ces questions sans réponse que je me pose au sujet de Mayotte.
Dès l’arrivée, je suis comme happé ; je retrouve l’Afrique. Alors que les uniformes et les panneaux de signalisation propres à la France sont tout de même plus discrets que les femmes en boubou, l’état des infrastructures me rappelle plus le Congo que Neuilly-sur-Seine et la chaleur, insupportable, finit de me rappeler où je suis. En sortant de l'aérogare, nous prenons place à bord d'un taxi collectif conduit par un Mahorais en sueur portant une coiffe traditionnelle et rejoignons en moins de dix minutes l'embarcadère de Dzaoudzi. De là, la traversée vers Mamoudzou dure un bon quart d'heure. Tandis qu'on laisse s'échapper Petite Terre, les reliefs de la Grande apparaissent enfin. Là, entre deux eaux, oscillant entre deux terres, je retrouve au loin les points culminants de Mayotte : au sud, le Choungi, devant moi le Pili Pili et le Bénara et derrière Mamoudzou, le Combani. Ce qui saute aux yeux, pour un Réunionnais, c’est qu’en dehors dela capitale, l’ensemble du littoral est constitué de forêts. Oui, de temps en temps, j’aperçois bien un village ou une plage, mais dans l’ensemble, c’est comme si l’île entière était recouverte d’une épaisse forêt tropicale.
En débarquant, le choc des cultures se vit de manière frontale. Assises à même le sol, les bouénis (1) bariolées vendent leurs fruits et légumes quand les hommes se chargent d'aller à la rencontre du client potentiel en brandissant leurs chinoiseries. Les trottoirs, les bâtiments, tout est crade, usé, rapiécé. À part peut être, à droite, le nouveau marché couvert. Il fait chaud, il fait très chaud, et c'est dans la douleur que nous parcourons les neuf-cent mètres qui nous séparent du loueur de voitures. Un instant, entre deux villes, nous longeons la mangrove qui dévoile à marée basse les affres que lui font subir l'inconséquence des hommes : dans la boue qui se mêle au sable, on devine les papiers et les aluminium, les canettes et autres bidons gras.
Je m’empresse de quitter les lieux en mettant la clim’ à fond dans la voiture. La route n’est pas trop mauvaise, seulement, suivant les caprices du littoral, elle n’est véritablement qu’une succession de virages. La vitesse s’en trouve limitée ; on dépasse rarement les 60. Trente minutes après, nous sommes déjà à Bandrélé. Là, nous déposons en coup de vent nos affaires chez nos hôtes car il s’agit ne n’avoir jamais rien dans son coffre alors que la voiture stationne. Il est même recommandé de ne jamais la verrouiller... On se presse. Je tiens à arriver à N’Gouja, dans le sud- ouest de l’île, au moins une heure avant le coucher du soleil pour pouvoir nager avec les tortues, toujours présentes à cet endroit de l’île.
Ravis, nous arrivons à l’heure prévue.Déçus, ce sera pour constater que la mer est grosse et qu’une honnête drache commence à s’abattre sur la plage. Nous nous consolons avec une glace industrielle au bar du Jardin Maoré avant de rentrer au gîte. Il fait nuit à 18h ; il est trop tard pour profiter de la belle vue depuis la terrasse. En contrebas, le bruit de la mer nous donnerait presque envie de dormir porte et fenêtre ouvertes. Seulement, l’humidité accablante ne se corrige qu’avec la clim’, fenêtre fermée, et si le gros portail à l’entrée du jardin nous sécurise depuis la route, nous savons bien que le voleur rode et arrive de la mer par ce même chemin que nous emprunterons plus tard pour quitter le rivage en kayak. Nous fermons donc aussi la porte. Trois moustiques mutants passent. Nous nous endormons.
Samedi 26
Désormais à l’aise, en voyage, avec l’idée de me laisser porter par le mouvement, j’accepte de partir en mer ce jour plutôt que lundi et grappille au passage une substantielle économie. Nous roulons donc trente minutes de Bandrélé au ponton de Mamoudzou en traversant les villages qui se réveillent doucement. Il est 7h30, le soleil cogne déjà fort ; sans la clim’, je serai déjà trempé de sueur. Au ponton, bercé par la brise de mer, je supporte bien l’attente de notre navire avec quelques dizaines de couillons en partance comme nous qui à la plongée, qui en excursion.
Donatien, capitaine 200, me donne l'idée d'être frais comme au premier jour bien que son métier soit des plus routiniers. Affable, patient et extrêmement sympathique, il envoûte ses clients en leur contant le lagon, ses petits secrets et ses grands mammifères. Il m’apprend même, pauvre de moi, que si le requin est un poisson, le dauphin lui, est un mammifère. Subtil. Aussi, fort de ces explications, je décide de me jeter à l’eau entre la barrière de corail et ces îlots paradisiaques qui font la réputation des cartes postales. Oui, je trouve le courage de me mettre a l'eau en pleine mer, à ceci près que ma main reste solidement attachée à l'échelle du navire. Les autres eux, nagent avec vigueur vers les dauphins et autres raies manta désormais à portée de main. Moi, j’ai bien trop peur de l’eau ; je vivrai l’émerveillement depuis le pont.
A proximité de l’îlot M’Tsamboro, nous buvons un punch coco sur un îlot de sable blanc. L’eau est turquoise, le ciel bleu, nous sommes tous ravis d’échapper à la pluie qui était pourtant prévue. À quelques miles, la terre. Et un radar bien visible. Un des quatre radars affectés à la surveillance des côtes et qui indique chaque nuit aux autorités dépassées la présence de kwassas (2) dans les eaux territoriales. Un moment, je me retrouve seul avec Pascal et Jean-Pierre, deux gendarmes en repos aujourd’hui et qui consentent à me raconter brièvement leur quotidien. Brièvement, ça donne ça :
"Notre boulot revient à vouloir écoper l’océan avec un dé à coudre."
Alors pourquoi ne pas stopper l’immigration à la source ? Pourquoi ne pas patrouiller toutes les nuits dans les eaux internationales, à mi-chemin entre Anjouan et Mayotte ? Ou plutôt, pourquoi n’ont-ils réellement patrouillé qu’au plus fort de l’état d’urgence alors qu’il faudrait le faire chaque nuit ? Je n’obtiens pas de réponse. Juste une sorte de parallèle entre ici et la Guyane, juste une légère comparaison entre les orpailleurs surarmés de la jungle équatoriale et les pauvres bougres en guenilles qui tentent ici le tout pour le tout. Sauf que ces pauvres bougres qui représentent à ce jour 40% de la population de l’île saturent les salles de classe, les centres de rétention et les services de soin jusqu’à la Réunion. Moi, je trouve ça prodigieux que notre gouvernement ne se donne pas les moyens d’œuvrer en amont et laisse à ses ouailles le soin de s’en dépatouiller. Oui, c’est cette même France qui donne des leçons aux autres, qui fait si bien pression sur certains pays et qui inflige des embargos. Cette France là doit bien avoir les moyens de la dissuasion ? Pourquoi est-elle si fébrile à l’idée d’être ferme ? La culpabilité ?
A plusieurs reprises, nous nous arrêtons pour nager avec masque & tuba dans ce lagon à la nature encore préservée. L’endroit est exceptionnel, l’instant magique. Le soleil qui joue à cache cache avec les nuages illumine comme un stroboscope fonctionnant au ralenti les coraux blanc, violet, rouge et bleu autour desquels tournoient des milliers de poissons multicolores. Devant ces tombants (3) véritablement renversants, je ne peux m’empêcher de faire le parallèle entre le calme et la beauté du littoral et le drame humain qui se joue à l’intérieur des terres.
Il ne pleuvra guère que lors du retour, bien à l’abri de notre Peugeot 107. Ce soir, nous dînons traditionnel au ZamZam, un restaurant sans prétention pourtant délicieux situé dans le centre Bandrélé, entre la tôle ondulée et les barreaux qui façonnent les habitations et l’Hôtel de ville couleur terre cuite flambant neuf.
Dimanche 27
Quand E. part plonger, je tente sinon le diable, la rapide balade au départ de Tsingoni vers la cascade Soulou. Évoluant pourtant au sein de ma République, j’y vais la peur au ventre, incapable de me défaire de ces histoires de violence et de racket qui ont lieu sur les terrains de randonnée. C’est ainsi. Tout ce qui ne se gère pas en amont se paie toujours au bout du compte. Que ce soit dû à l’immigration ou aux adolescents légaux délaissés. Après une descente glissante derrière les dernières maisons de Tsingoni, je me retrouve bloqué devant un marécage inextricable. Finalement, à défaut de bandits, ce sont les pluies diluviennes de la veille qui stoppent ma progression !
Je rebrousse alors chemin puis fait le taxi pour tuer les quelques heures d’attente. J’avance sans but réel. Je prend, je dépose. Je discute, ou non. J'embarque des Malgaches, des Mahorais mais j'embarque aussi et surtout des Comoriens. Chose curieuse, ce sont ces derniers qui parlent le mieux français ; ce qui permet à Ibrahim de me raconter sa vie :
- "Tu vas aller un jour à Grande-Comore ? C’est un pays magnifique ! - Ah oui ? Si c’est si magnifique, pourquoi tu restes à Mayotte alors ? - Hum... Très bonne question..."
Après quelques instants de réflexion, il m’explique :
- "Oui, ici je n’ai pas de travail. Mais ici il y a de l’eau et de la lumière."
De la lumière ? Je cherche. Je réfléchis... Ah oui ! Jean-Louis Borloo : Energie pour l’Afrique ! Pas d’électricité, pas de lumière. Alors que la lumière, à la nuit tombée, c’est véritablement la tranquillité. Moins de viol, moins de vol, moins de crime, moins de complot. J’explique à mon tour à Ibrahim comment même les Mahorais éprouvent des difficultés à trouver du travail. Et je lui fais un cours express de planning familial. Au final, Ibrahim fera comme tout le monde : il travaillera au noir pour un Mahorais qui, en contrepartie, ne le dénoncera pas. Ce qui ne l’empêchera pas de vivre caché dans les montagnes derrière Mamoudzou, à jouer au chat et la souris quand les gendarmes seront d’humeur...
Je ne comprends vraiment pas le jeu de la France. Si nous sommes véritablement gouvernés par la démagogie, les français eux sont plutôt généreux. Et s’ils ne le sont pas, la morale sociale aura tôt fait de les culpabiliser pour qu’ils rentrent dans le rang. En Métropole, on impose aux citoyens une immigration comprenant une part non négligeable de gens non assimilables pour ensuite clamer haut et fort les vertus du vivre ensemble ! Ici à Mayotte, on laisse s’infiltrer, sans réellement légiférer, une immigration régionale qui à terme fera imploser l’île. En attendant que les Mahorais réalisent qu’ils se sont fait duper par un gouvernement de pacotille, ils font comme la plupart des gens : ils accueillent, ils tolèrent. Si je suis incapable, moi, de refuser une course à un illégal, comment pourrais-je critiquer ceux qui les soignent ?
De retour à Mamoudzou, je me pose près du ponton et sirote une THB au Camion Blanc. Je repense à l’Afrique et à sa logique pourrie. Au-delà de la notion même de contraception, les gens y font des gosses à tour de bras pour assurer leur propre survie. Plus ils ont d’enfants, plus ils s’assurent d’être pris en charge. Et c’est intéressant de constater que plus on grimpe dans l’échelle sociale, moins les gens font d’enfants. En effet, en capitalisant sur deux ou trois enfants, en leur donnant les moyens d’étudier, ils s’assurent tout autant leur survie. Mayotte, c’est la croisée entre deux mondes. Alors que dans les années 80 on enseignait aux Mahoraises la règle du 1, 2, 3 STOP, leurs consœurs comoriennes rattrapent le temps perdu en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire. Ça me rappelle vaguement le Kosovo. Oui, si les 25 naissances quotidiennes (4) de l’île assurent aux parents leur survie, elles assurent surtout aux Comores la réappropriation prochaine de leur île dont l’avenir fut scellé en 1841. Ou, pour reprendre le mot de Philippe Boggio : la migration à outrance, comme une forme de revanche historique.
Ici, au Camion Blanc, quelques souvenirs me reviennent alors que je regarde cette clientèle hétéroclite qui s’agite sur des trottoirs cramés entre la mer sale et deux poubelles défoncées. Le jour, on croise plutôt de pauvres hères en quête d’une ivresse passagère. Le soir, les M’zungus viennent dépenser leur majoration de salaire. Le cadre, je vous l’assure, n’a rien de bucolique. Je pense que c’est un art de vivre, ou est-ce simplement le seul endroit où l’on puisse se retrouver ?
Nous retournons ensuite déposer nos affaires à Bandrélé avant de revenir sur nos pas, pour déjeuner à Sakouli, sur l’une des deux plus grandes plages de l’île. Au beau milieu d’un weekend pascal l’établissement est bondé. Tout comme pour N’Gouja, le chemin d’accès à la plage, impraticable, est largement saturé de voitures stationnant en dépit du bon sens. Imaginez ! Deux grandes plages sur une île et pas même une route digne de ce nom avec de quoi garer la centaine de véhicules qui y stationne chaque weekend ! Décidément, je ne comprends pas ce qui pousse les gens à vivre ici. Nous déjeunons au bar, chacune des terrasses situées sous un gros baobab étant prise d’assaut. Quant au kayak, nous n’y pensons même pas ; tous les équipements sont loués pour la journée.
Fort heureusement, nos hôtes à Bandrélé ont la gentillesse de nous prêter les leurs aussi, c’est ravis et pleins d’énergie que nous partons en début d’après-midi à la conquête de l’îlot Bambo situé à quelques quarante minutes de pagaie. Entouré d’un tombant auquel on accède en quelques coups de palmes, cet Îlot sauvage et inhabité peut aussi être contourné à pied en une demi-heure. Pour multiplier les points de vue tantôt vers la terre, tantôt vers le large, je m’amuse à escalader les gros pitons rocheux que vient lécher la marée montante. Parfois, fruit de la paranoïa ambiante, je crois deviner des yeux qui m’observent depuis la haute futaie qui coiffe l’îlot.
Ce soir, au ZamZam, je mange un mataba en dégoulinant littéralement. Pas que ce plat soit épicé, non, mais que l’atmosphère encore plus lourde que la veille soit manifestement saturée d’humidité.
Lundi 28
Pas résignés, nous retournons à N'Gouja avant les heures maudites d’un lundi de Pâques. A cette heure matinale, le chemin est aussi pourri qu’à toute heure de la journée mais il offre au moins l’avantage de pouvoir s’y garer convenablement. Puis c’est véritablement le festival de la tortue de mer ! En nageant quelques dizaines de mètres en direction du large, on survole les herbiers où se nourrissent les tortues. Évoluant par cinq ou six mètres de fond, accompagnées ou non d’un poisson rémora, elles ne dévoilent réellement toute leur grâce que lorsqu’elles remontent à la surface.
Avant de rentrer à Bandrélé, nous entreprenons le tour de la presqu’île de Boueni, l'occasion pour nous de voir ce qui se fait partout sur l'île, à savoir des Hôtels de Ville tout neufs érigés au beau milieu d’un capharnaüm de tôles et de détritus. Mayotte, premier importateur de tôle ondulé au monde ? Quoique. Ah non, c'est l'Afrique. Oui, c'est bien ce que je disais. Ah... Qu’elles sont loin ces belles propriétés canadiennes qui se passent de barrières. Ici, je ne vois pas de pelouse. Je vois de la boue. Je vois des gens qui traînent dehors jusqu'à pas d'heure comme s'ils se réchauffaient au lampadaire du coin. Mais leurs conversations, je n'en doute pas un seul instant, valent cent fois plus que celles de la télévision. Et c'est une bonne chose que cette dernière n'ait pas été ici aussi démocratisée que dans le reste du monde occidental. Ici, les gens se parlent. Et ça c'est chouette.
- Excusez moi, on cherche la Baie des Tortues ! - Ha ? Je ne sais pas. Il faut demander... - Bah, c'est ce qu'on fait, non ?
On a bien ri !
Songeant à rejoindre Mamoudzou, nous quittons un peu un regret L. & Y., un couple charmant qui donne l’impression de vivre en paix sur cette terre controversée. Sur la route, nous prenons en stop quelques uns de ces éternels marcheurs avant que la pluie ne tombe encore. L’image de ces gens qui marchent au bord des routes reste pour moi propre à l’Afrique. Pas assez d’argent pour se véhiculer, pas assez de gens pour organiser des transports en commun fiables et réguliers. Quand je dépose la voiture de location, je m’étonne quand même que personne ne s’arrête pour me prendre en stop sur le kilomètre qui me sépare du ponton... Ça valait bien la peine que je trimballe hier la moitié de l’île pour me retrouver aujourd’hui au bord de la route, cramé par le soleil, contraint de prendre un taxi collectif !
Puis l’après-midi s’enchaîne à merveille : déjeuner au Camion Blanc, traversée en barge vers Petite Terre, installation au Rocher, un hôtel vieillissant mais bien situé et randonnée vers les plages jumelles de Moya. Quand il est l’heure de partir en randonnée, il ne reste qu'un taxi tout pourri qui attend près de la barge. Son conducteur accepte avec joie de nous mener à Labattoir, commune de France, ou plutôt à l’arrière de cette dernière, au point de départ du sentier. Pourtant, aussi trivial que puisse paraitre le nom de ce charmant village, le traverser aura suffi pour convenir qu’il ne porte pas si mal son nom : de part et d’autre des ruelles crades et défoncées, la tôle ondulée brille en plein soleil. Un chien finit de vider ce qui doit être une poubelle. Deux ou trois chèvres traversent sans regarder.
On démarre le chemin menant au Lac Dziani, puis je me laisse porter. Je décide des bifurcations à l’instinct, aidé tout de même par l’omniprésence de la mer encore plus manifeste sur cette petite terre. Signe que le sentier n’est plus entretenu, nous marchons dans les broussailles hautes. Par endroit, nous admirons des vues époustouflantes sur le lagon, la Grande Terre, le lac vert de souffre au sein du cratère et les plages de Moya auxquelles nous accédons par un sentier abrupt. Sous le regard incrédule des roussettes à l’envergure impressionnante, nous y descendons et nous y nageons puis à 17h30, remontant du parking, j'arrête une voiture : Pierre consent à nous ramener vers la ville. Ravis de n’avoir pas à marcher deux bonnes heures sur cette route désastreuse et bénissant son Duster poussiéreux, j’interroge Pierre sur sa vie mahoraise. Employé d’une entreprise du bâtiment de renom, il mène à Mayotte la grande vie d’expat’. Il est souriant, enjoué, il apprendra demain le lieu de sa prochaine expatriation. L., son garçon de trois ans ne comprend pas tout. Il aura toute sa vie pour digérer tous ces voyages et ces déménagements. En tout cas son père est un chic type, il fait un petit détour et nous ramène au Rocher avec un grand sourire. Et c’est alors que la pluie commence à tomber ! Deux minutes après, le ciel nous tombe littéralement sur la terre en faisant ce bruit si particulier du Concorde au décollage.
Le timing est parfait. Seul bémol : pour les tortues, c’est foutu ! Si les plages de Moya sont réputées pour les pontes nocturnes, ce soir, personne ne voudra nous conduire au bout de cette route impossible. Je reste rationnel, on ne peut pas tout obtenir. E., elle, souhaite noyer sa déception dans une pizzéria. A Dzaoudzi. Un lundi soir. Tandis qu’au dehors tout est éteint, j’avise une dame fermant le rideau de ce qui était jusqu’alors notre unique chance. C’est la patronne. Elle ne faisait que passer pour régler des papiers. Elle propose de nous rapprocher de Pamandzi, seul espoir de salut gastronomique. La pizzeria de son mari ne paie pas de mine mais elle fera le job et une fois rassasiés, nous sommes même reconduits à l'hôtel. Je découvre à Mayotte un concept intéressant : si chez nous on passe commande, ici, on apporte les clients !
Mardi 29
Nous quittons. Face à Grande Terre, le grand aérogare tout neuf survit grâce à un ingénieux système de courants d’air. Depuis la salle d’attente au premier étage, devant le spectacle saisissant d’un magnifique arc-en-ciel surplombant l’archipel, je ne m’explique toujours pas cette nostalgie qui m’anime. Nous décollons face au sud et, laissant sous notre aile l’exubérante vie sous-marine de la passe en S, nous saluons d’un dernier regard cette terre au destin aussi compliqué qu’inattendu.
Epilogue
L’archipel des Comores est géographiquement composé de quatre îles principales : Grande- Comore, Mohéli, Anjouan & Mayotte. Si cette dernière est française depuis 1841 (5), les trois autres îles, divisées en royaumes ou sultanats distincts, deviennent en 1886 des protectorats sous l’autorité du gouverneur de Mayotte (colonie). En 1946, séparées administrativement de Madagascar, les quatre îles forment alors un Territoire d’Outre-Mer. C’est la première fois de leur histoire qu’elles existent en tant qu’entité unie et reconnue. Au décours du processus de décolonisation voulu par l’ONU, le référendum de décembre 1974 est sans appel : Mayotte vote pour son maintien dans la République ; les trois autres îles, pour leur indépendance. Seulement, et c’est toute la subtilité, fallait-il considérer le vote île par île ou bien dans son ensemble ?
Les Comores s’appuient sur la résolution 3385 du 12 novembre 1975 qui, en réaffirmant la nécessité de respecter l’unité et l’intégrité territoriale de l’archipel (elle cite les quatre îles), impliquerait tacitement que les Comores ne sauraient être sans Mayotte (6). Cette résolution de l’Assemblée Générale n’a qu’une valeur facultative ; à l’inverse d’une résolution du Conseil de Sécurité, elle n’est pas contraignante.
La France elle, s’appuie sur un second référendum tenu début 1976 qui réaffirme la volonté de Mayotte de rester française. L’ONU n’en conteste pas le caractère démocratique pourtant, elle le déclarera nul et non avenu (7). Que la France ait entendu le message des Mahorais, c’est beau, c’est sport. Mais que la France n’ait pas pris la peine d’imposer a minima que les Mahorais parlent français me pose question. Comment s’affranchir alors de la question du colonialisme ? Où sont les notions de partage, d’entraide ? Comment vivre ensemble si on ne parle pas la même langue ? À Mayotte, à défaut de vivre ensemble, les Blancs tiennent les postes clés avec majoration de salaires quand la plupart des Mahorais vivent avec moins de cent euros par mois.
Après que l’ONU ait réaffirmé ses positions fin décembre 1994 (8), Edouard Balladur met fin à la libre circulation des personnes entre les Comores et Mayotte (9). Depuis cette date, la France considère comme clandestins ceux que les Comores considèrent comme autochtones sillonnant entre îles à l’image de leurs aïeux. Les associations de défense des migrants hurlent au scandale, les Comores parlent d’un mur de division, la France elle, applique son règlement. Chaque nuit en mer entre Anjouan et Mayotte, deux personnes en moyenne meurent noyées.
La raison familiale est souvent invoquée, comme pour mieux cacher les raisons médicales et la raison suprême : accoucher en France. Il est presque plus simple de risquer sa vie sur un kwassa que de se faire soigner aux Comores. Au Centre Hospitalier de Mayotte, où il n’est pas rare de traiter des pathologies ou des situations dignes de la médecine humanitaire, les femmes enceintes deviennent une arme d’immigration massive. Alors que mon pays pratique 230 000 avortements par an, je reste abasourdi devant la condescendance emprunte de repentance avec laquelle la France traite les femmes enceintes Comoriennes. Prises en charge à Mayotte, il suffit d’un rien pour les faire évacuer et hospitaliser à la Réunion aux frais du contribuable. Et si l’on diagnostique un souci majeur chez l’enfant à naître, on ira jusqu’à les transférer à Paris ! Dans les deux cas, à la Réunion ou à Paris, ces femmes sont assignées à l’hôpital ; en situation irrégulière, elles ne peuvent évoluer à l’extérieur. Pendant ce temps, à la Réunion et en Métropole, des dizaines de milliers de personnes qui vivent largement sous le seuil de pauvreté n’ont pas accès aux soins...
Peut-on lier délinquance et clandestinité ou est-il plus juste d’assumer que la jeunesse mahoraise, rebelle et dévoyée, est tout aussi responsable, sinon entièrement, du climat d’insécurité qui règne sur l’île ? Les cambriolages, les vols, les agressions, les chiens torturés à mort en pleine nuit, c’est l’affaire des clandestins ? Avec une telle inégalité sociale, avec autant de promesses non tenues, avec une telle démagogie, sans pour autant l’expliquer, je pourrai presque comprendre cette violence devenue sur l’île de plus en plus palpable. D’un côté, de jeunes Mahorais en colère, de l’autre, de jeunes Comoriens, abandonnés avec raison par leur parents reconduits (10) et qui s’entassent dans des bidonvilles aux abords de Mamoudzou. Et pour gérer tout ça, pour consoler, canaliser, une Aide Sociale à l’Enfance dont les moyens sont complètement sous évalués.
Enfin, ce qui me pose aussi question, c’est l’incroyable rupture entre l’ambition départementale et les moyens mis en oeuvre. Il y a quelque chose de louche. Pourquoi une telle urgence quand bien même la Cour des Comptes relevait dix ans auparavant les difficultés générées par une telle entreprise (11) ? Pourquoi le reste de la République n’a-t-il pas été consulté sur la question ? N’aurait-il pas été judicieux d’entreprendre les réformes de fond avant la départementalisation ? Agencement des rues et numérotation, réforme du droit coutumier, gestion du foncier et du cadastre, alphabétisation des populations pour ne citer que cela. Alors qu’à l’évidence, le pilotage de l’État dans le processus de départementalisation a été bâclé, je sens comme une odeur d’orgueil et de cupidité dans cette décision ; je ne crois pas en l’altruisme de ma République.
S’il apparait à l’issue de cette brève analyse que la présence française à Mayotte n’est pas si contestable, il n’en demeure pas moins que la situation sur l’île est, sinon le laboratoire du manque de courage politique, au bord de la catastrophe. Les autorités se voilent la face ! Si les subventions et autres dotations sont directement liées aux chiffres officiels, elles prennent en compte 200 000 âmes quand il se vend sur l’île l’équivalent en riz de 300 000 bouches ! Les écoles sont saturées d’élèves et désertées des professeurs. Les hôpitaux sont saturés de patients mais désertés des médecins. Et la délinquance, galopante, est aussi peu prévenue que réprimée.
Pour permettre au peuple Mahorais de vivre convenablement, le législateur devra faire voter une loi plus stricte quant au droit du sol (12) pour dissuader enfin l’immigration obstétricale. Et si l’État doit véritablement revoir sa copie en reprenant point par point les éléments en faveur d’une départementalisation réussie, le Département devra lui se donner les moyens d’investir correctement les missions et responsabilités qui lui ont été transférées. Alors alphabétisée et forte de son identité, Mayotte pourra entrer de plain-pied dans la République : à l’égal des autres départements, prenant conscience de ses devoirs elle pourra enfin jouir pleinement de ses droits.
NOTES :
1 Les Bouénis sont à Mayotte les femmes qui ont un certain âge et, pour avoir en général porté de nombreux enfants, en ont conservé une corpulence respectable...
2 Petits canots de pêche rapides de 7 mètres, à fond plat et nantis de deux moteurs qui tanguent énormément (comme les corps en mouvement sur la danse congolaise éponyme).
3 Un tombant est une paroi rocheuse sous-marine très vivante donc riche à explorer.
4 www.clicanoo.re/...mp;id_article=506782
5 Andriantsoly hérite du sultanat en 1832. Conscient des menaces qui pèsent sur son île et souhaitant en préserver l'autonomie île face aux autres souverains comoriens, il se tourne vers les Français qui viennent de s'emparer de Nosy Be (Nord-ouest de Madagascar). Le 25 avril 1841, le sultan vend Mayotte à la France (Louis-Philippe Ier) en échange d’une rente viagère et d’autres avantages. Ce traité est ratifié officiellement par l'État français en 1843.
6 www.un.org/...%28XXX%29&Lang=F
7 www.un.org/.../RES/31/4&Lang=F
8 www.un.org/...RES/49/18&Lang=F
9 Le gouvernement d’Edouard Balladur décide, le 18 janvier 1995, d’instaurer un visa aux conditions draconiennes pour contrôler l’entrée des Comoriens sur le territoire de Mayotte
10 L'article L. 511-48 prévoit qu’un mineur de 18 ans ne peut pas faire l'objet d'une procédure de reconduite à la frontière.
11 La Cour des comptes rend public, le 13 janvier 2016, un rapport thématique consacré à la départementalisation de Mayotte. Mise en œuvre dans un contexte socio-économique préoccupant, marqué par une forte démographie et une importante immigration irrégulière, cette départementalisation rapide a été mal préparée et mal pilotée. La situation financière du Département et des communes de Mayotte est dégradée. Le manque de clarté des perspectives financières dans lesquelles s’inscrit cette évolution institutionnelle complique encore la situation. Les préalables identifiés dès 2008 dans le « Pacte pour la départementalisation » n’ont pas été remplis en temps voulu : alignement de la réglementation et de la législation applicables, passage à la fiscalité de droit commun, problématiques foncières, notamment. Face à l’urgence de répondre aux besoins d’infrastructures de base (eau, assainissement, habitat, constructions scolaires) et aux problèmes sociaux que connaît l’île (aide sociale à l’enfance, chômage, notamment), le Département et l’État doivent dresser des priorités claires et entreprendre sans délai la mise en œuvre des mesures appropriées : www.ccomptes.fr/...9/2110702/version/1/ file/20160113-rapport-thematique-departementalisation-Mayotte.pdf
12 Pour les enfants nés en France de parents étrangers, c’est le "droit du sol" qui s’applique. L'enfant obtiendra donc la citoyenneté française à 18 ans, sous certaines conditions : posséder un certificat de naissance en France, résider en France et y avoir vécu durant au moins cinq ans depuis l’âge de 11 ans. Avant sa majorité, il peut acquérir la nationalité sur demande de ses parents (entre 13 et 16 ans), ou sur demande personnelle (entre 16 et 18 ans), avec des conditions de durée de résidence en France.
J’ai toujours eu envie de revenir à Mayotte. Voire même d’y travailler un jour. Pourtant, je prévois ce voyage à la dernière minute en liant le souhait d'une collègue de visiter l’île au lagon et mon éternel besoin de voler. Dans le contexte actuel d’une départementalisation défaillante sur fond d’immigration galopante, il était bien de venir ici faire un tour avant de décider d’y passer quelques mois. Ce que je ne m'avoue qu'à moitié, c'est qu'il s’agit surtout de mes derniers jours de liberté avant de prendre la relève ; à partir de la fin du mois, ce sera à mon tour de m’occuper de ma fille.
Je quitte donc la Réunion en compagnie d'E. alors qu'au travers du hublot je vois une pluie drue inonder le tarmac de Rolland-Garros. Dehors, il fait chaud et moite, comme pour préfigurer ce qui nous attend là-bas, plus au nord, sur cette terre de France perdue au milieu du canal du Mozambique. A l'intérieur de l'avion, un vieux 737 d'Europe Airpost affrété par Air Austral, j'apprécie une nouvelle fois le luxe d'un voyage aux issues sans voisin, uniquement dérangé par toutes ces questions sans réponse que je me pose au sujet de Mayotte.
Dès l’arrivée, je suis comme happé ; je retrouve l’Afrique. Alors que les uniformes et les panneaux de signalisation propres à la France sont tout de même plus discrets que les femmes en boubou, l’état des infrastructures me rappelle plus le Congo que Neuilly-sur-Seine et la chaleur, insupportable, finit de me rappeler où je suis. En sortant de l'aérogare, nous prenons place à bord d'un taxi collectif conduit par un Mahorais en sueur portant une coiffe traditionnelle et rejoignons en moins de dix minutes l'embarcadère de Dzaoudzi. De là, la traversée vers Mamoudzou dure un bon quart d'heure. Tandis qu'on laisse s'échapper Petite Terre, les reliefs de la Grande apparaissent enfin. Là, entre deux eaux, oscillant entre deux terres, je retrouve au loin les points culminants de Mayotte : au sud, le Choungi, devant moi le Pili Pili et le Bénara et derrière Mamoudzou, le Combani. Ce qui saute aux yeux, pour un Réunionnais, c’est qu’en dehors dela capitale, l’ensemble du littoral est constitué de forêts. Oui, de temps en temps, j’aperçois bien un village ou une plage, mais dans l’ensemble, c’est comme si l’île entière était recouverte d’une épaisse forêt tropicale.
En débarquant, le choc des cultures se vit de manière frontale. Assises à même le sol, les bouénis (1) bariolées vendent leurs fruits et légumes quand les hommes se chargent d'aller à la rencontre du client potentiel en brandissant leurs chinoiseries. Les trottoirs, les bâtiments, tout est crade, usé, rapiécé. À part peut être, à droite, le nouveau marché couvert. Il fait chaud, il fait très chaud, et c'est dans la douleur que nous parcourons les neuf-cent mètres qui nous séparent du loueur de voitures. Un instant, entre deux villes, nous longeons la mangrove qui dévoile à marée basse les affres que lui font subir l'inconséquence des hommes : dans la boue qui se mêle au sable, on devine les papiers et les aluminium, les canettes et autres bidons gras.
Je m’empresse de quitter les lieux en mettant la clim’ à fond dans la voiture. La route n’est pas trop mauvaise, seulement, suivant les caprices du littoral, elle n’est véritablement qu’une succession de virages. La vitesse s’en trouve limitée ; on dépasse rarement les 60. Trente minutes après, nous sommes déjà à Bandrélé. Là, nous déposons en coup de vent nos affaires chez nos hôtes car il s’agit ne n’avoir jamais rien dans son coffre alors que la voiture stationne. Il est même recommandé de ne jamais la verrouiller... On se presse. Je tiens à arriver à N’Gouja, dans le sud- ouest de l’île, au moins une heure avant le coucher du soleil pour pouvoir nager avec les tortues, toujours présentes à cet endroit de l’île.
Ravis, nous arrivons à l’heure prévue.Déçus, ce sera pour constater que la mer est grosse et qu’une honnête drache commence à s’abattre sur la plage. Nous nous consolons avec une glace industrielle au bar du Jardin Maoré avant de rentrer au gîte. Il fait nuit à 18h ; il est trop tard pour profiter de la belle vue depuis la terrasse. En contrebas, le bruit de la mer nous donnerait presque envie de dormir porte et fenêtre ouvertes. Seulement, l’humidité accablante ne se corrige qu’avec la clim’, fenêtre fermée, et si le gros portail à l’entrée du jardin nous sécurise depuis la route, nous savons bien que le voleur rode et arrive de la mer par ce même chemin que nous emprunterons plus tard pour quitter le rivage en kayak. Nous fermons donc aussi la porte. Trois moustiques mutants passent. Nous nous endormons.
Samedi 26
Désormais à l’aise, en voyage, avec l’idée de me laisser porter par le mouvement, j’accepte de partir en mer ce jour plutôt que lundi et grappille au passage une substantielle économie. Nous roulons donc trente minutes de Bandrélé au ponton de Mamoudzou en traversant les villages qui se réveillent doucement. Il est 7h30, le soleil cogne déjà fort ; sans la clim’, je serai déjà trempé de sueur. Au ponton, bercé par la brise de mer, je supporte bien l’attente de notre navire avec quelques dizaines de couillons en partance comme nous qui à la plongée, qui en excursion.
Donatien, capitaine 200, me donne l'idée d'être frais comme au premier jour bien que son métier soit des plus routiniers. Affable, patient et extrêmement sympathique, il envoûte ses clients en leur contant le lagon, ses petits secrets et ses grands mammifères. Il m’apprend même, pauvre de moi, que si le requin est un poisson, le dauphin lui, est un mammifère. Subtil. Aussi, fort de ces explications, je décide de me jeter à l’eau entre la barrière de corail et ces îlots paradisiaques qui font la réputation des cartes postales. Oui, je trouve le courage de me mettre a l'eau en pleine mer, à ceci près que ma main reste solidement attachée à l'échelle du navire. Les autres eux, nagent avec vigueur vers les dauphins et autres raies manta désormais à portée de main. Moi, j’ai bien trop peur de l’eau ; je vivrai l’émerveillement depuis le pont.
A proximité de l’îlot M’Tsamboro, nous buvons un punch coco sur un îlot de sable blanc. L’eau est turquoise, le ciel bleu, nous sommes tous ravis d’échapper à la pluie qui était pourtant prévue. À quelques miles, la terre. Et un radar bien visible. Un des quatre radars affectés à la surveillance des côtes et qui indique chaque nuit aux autorités dépassées la présence de kwassas (2) dans les eaux territoriales. Un moment, je me retrouve seul avec Pascal et Jean-Pierre, deux gendarmes en repos aujourd’hui et qui consentent à me raconter brièvement leur quotidien. Brièvement, ça donne ça :
"Notre boulot revient à vouloir écoper l’océan avec un dé à coudre."
Alors pourquoi ne pas stopper l’immigration à la source ? Pourquoi ne pas patrouiller toutes les nuits dans les eaux internationales, à mi-chemin entre Anjouan et Mayotte ? Ou plutôt, pourquoi n’ont-ils réellement patrouillé qu’au plus fort de l’état d’urgence alors qu’il faudrait le faire chaque nuit ? Je n’obtiens pas de réponse. Juste une sorte de parallèle entre ici et la Guyane, juste une légère comparaison entre les orpailleurs surarmés de la jungle équatoriale et les pauvres bougres en guenilles qui tentent ici le tout pour le tout. Sauf que ces pauvres bougres qui représentent à ce jour 40% de la population de l’île saturent les salles de classe, les centres de rétention et les services de soin jusqu’à la Réunion. Moi, je trouve ça prodigieux que notre gouvernement ne se donne pas les moyens d’œuvrer en amont et laisse à ses ouailles le soin de s’en dépatouiller. Oui, c’est cette même France qui donne des leçons aux autres, qui fait si bien pression sur certains pays et qui inflige des embargos. Cette France là doit bien avoir les moyens de la dissuasion ? Pourquoi est-elle si fébrile à l’idée d’être ferme ? La culpabilité ?
A plusieurs reprises, nous nous arrêtons pour nager avec masque & tuba dans ce lagon à la nature encore préservée. L’endroit est exceptionnel, l’instant magique. Le soleil qui joue à cache cache avec les nuages illumine comme un stroboscope fonctionnant au ralenti les coraux blanc, violet, rouge et bleu autour desquels tournoient des milliers de poissons multicolores. Devant ces tombants (3) véritablement renversants, je ne peux m’empêcher de faire le parallèle entre le calme et la beauté du littoral et le drame humain qui se joue à l’intérieur des terres.
Il ne pleuvra guère que lors du retour, bien à l’abri de notre Peugeot 107. Ce soir, nous dînons traditionnel au ZamZam, un restaurant sans prétention pourtant délicieux situé dans le centre Bandrélé, entre la tôle ondulée et les barreaux qui façonnent les habitations et l’Hôtel de ville couleur terre cuite flambant neuf.
Dimanche 27
Quand E. part plonger, je tente sinon le diable, la rapide balade au départ de Tsingoni vers la cascade Soulou. Évoluant pourtant au sein de ma République, j’y vais la peur au ventre, incapable de me défaire de ces histoires de violence et de racket qui ont lieu sur les terrains de randonnée. C’est ainsi. Tout ce qui ne se gère pas en amont se paie toujours au bout du compte. Que ce soit dû à l’immigration ou aux adolescents légaux délaissés. Après une descente glissante derrière les dernières maisons de Tsingoni, je me retrouve bloqué devant un marécage inextricable. Finalement, à défaut de bandits, ce sont les pluies diluviennes de la veille qui stoppent ma progression !
Je rebrousse alors chemin puis fait le taxi pour tuer les quelques heures d’attente. J’avance sans but réel. Je prend, je dépose. Je discute, ou non. J'embarque des Malgaches, des Mahorais mais j'embarque aussi et surtout des Comoriens. Chose curieuse, ce sont ces derniers qui parlent le mieux français ; ce qui permet à Ibrahim de me raconter sa vie :
- "Tu vas aller un jour à Grande-Comore ? C’est un pays magnifique ! - Ah oui ? Si c’est si magnifique, pourquoi tu restes à Mayotte alors ? - Hum... Très bonne question..."
Après quelques instants de réflexion, il m’explique :
- "Oui, ici je n’ai pas de travail. Mais ici il y a de l’eau et de la lumière."
De la lumière ? Je cherche. Je réfléchis... Ah oui ! Jean-Louis Borloo : Energie pour l’Afrique ! Pas d’électricité, pas de lumière. Alors que la lumière, à la nuit tombée, c’est véritablement la tranquillité. Moins de viol, moins de vol, moins de crime, moins de complot. J’explique à mon tour à Ibrahim comment même les Mahorais éprouvent des difficultés à trouver du travail. Et je lui fais un cours express de planning familial. Au final, Ibrahim fera comme tout le monde : il travaillera au noir pour un Mahorais qui, en contrepartie, ne le dénoncera pas. Ce qui ne l’empêchera pas de vivre caché dans les montagnes derrière Mamoudzou, à jouer au chat et la souris quand les gendarmes seront d’humeur...
Je ne comprends vraiment pas le jeu de la France. Si nous sommes véritablement gouvernés par la démagogie, les français eux sont plutôt généreux. Et s’ils ne le sont pas, la morale sociale aura tôt fait de les culpabiliser pour qu’ils rentrent dans le rang. En Métropole, on impose aux citoyens une immigration comprenant une part non négligeable de gens non assimilables pour ensuite clamer haut et fort les vertus du vivre ensemble ! Ici à Mayotte, on laisse s’infiltrer, sans réellement légiférer, une immigration régionale qui à terme fera imploser l’île. En attendant que les Mahorais réalisent qu’ils se sont fait duper par un gouvernement de pacotille, ils font comme la plupart des gens : ils accueillent, ils tolèrent. Si je suis incapable, moi, de refuser une course à un illégal, comment pourrais-je critiquer ceux qui les soignent ?
De retour à Mamoudzou, je me pose près du ponton et sirote une THB au Camion Blanc. Je repense à l’Afrique et à sa logique pourrie. Au-delà de la notion même de contraception, les gens y font des gosses à tour de bras pour assurer leur propre survie. Plus ils ont d’enfants, plus ils s’assurent d’être pris en charge. Et c’est intéressant de constater que plus on grimpe dans l’échelle sociale, moins les gens font d’enfants. En effet, en capitalisant sur deux ou trois enfants, en leur donnant les moyens d’étudier, ils s’assurent tout autant leur survie. Mayotte, c’est la croisée entre deux mondes. Alors que dans les années 80 on enseignait aux Mahoraises la règle du 1, 2, 3 STOP, leurs consœurs comoriennes rattrapent le temps perdu en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire. Ça me rappelle vaguement le Kosovo. Oui, si les 25 naissances quotidiennes (4) de l’île assurent aux parents leur survie, elles assurent surtout aux Comores la réappropriation prochaine de leur île dont l’avenir fut scellé en 1841. Ou, pour reprendre le mot de Philippe Boggio : la migration à outrance, comme une forme de revanche historique.
Ici, au Camion Blanc, quelques souvenirs me reviennent alors que je regarde cette clientèle hétéroclite qui s’agite sur des trottoirs cramés entre la mer sale et deux poubelles défoncées. Le jour, on croise plutôt de pauvres hères en quête d’une ivresse passagère. Le soir, les M’zungus viennent dépenser leur majoration de salaire. Le cadre, je vous l’assure, n’a rien de bucolique. Je pense que c’est un art de vivre, ou est-ce simplement le seul endroit où l’on puisse se retrouver ?
Nous retournons ensuite déposer nos affaires à Bandrélé avant de revenir sur nos pas, pour déjeuner à Sakouli, sur l’une des deux plus grandes plages de l’île. Au beau milieu d’un weekend pascal l’établissement est bondé. Tout comme pour N’Gouja, le chemin d’accès à la plage, impraticable, est largement saturé de voitures stationnant en dépit du bon sens. Imaginez ! Deux grandes plages sur une île et pas même une route digne de ce nom avec de quoi garer la centaine de véhicules qui y stationne chaque weekend ! Décidément, je ne comprends pas ce qui pousse les gens à vivre ici. Nous déjeunons au bar, chacune des terrasses situées sous un gros baobab étant prise d’assaut. Quant au kayak, nous n’y pensons même pas ; tous les équipements sont loués pour la journée.
Fort heureusement, nos hôtes à Bandrélé ont la gentillesse de nous prêter les leurs aussi, c’est ravis et pleins d’énergie que nous partons en début d’après-midi à la conquête de l’îlot Bambo situé à quelques quarante minutes de pagaie. Entouré d’un tombant auquel on accède en quelques coups de palmes, cet Îlot sauvage et inhabité peut aussi être contourné à pied en une demi-heure. Pour multiplier les points de vue tantôt vers la terre, tantôt vers le large, je m’amuse à escalader les gros pitons rocheux que vient lécher la marée montante. Parfois, fruit de la paranoïa ambiante, je crois deviner des yeux qui m’observent depuis la haute futaie qui coiffe l’îlot.
Ce soir, au ZamZam, je mange un mataba en dégoulinant littéralement. Pas que ce plat soit épicé, non, mais que l’atmosphère encore plus lourde que la veille soit manifestement saturée d’humidité.
Lundi 28
Pas résignés, nous retournons à N'Gouja avant les heures maudites d’un lundi de Pâques. A cette heure matinale, le chemin est aussi pourri qu’à toute heure de la journée mais il offre au moins l’avantage de pouvoir s’y garer convenablement. Puis c’est véritablement le festival de la tortue de mer ! En nageant quelques dizaines de mètres en direction du large, on survole les herbiers où se nourrissent les tortues. Évoluant par cinq ou six mètres de fond, accompagnées ou non d’un poisson rémora, elles ne dévoilent réellement toute leur grâce que lorsqu’elles remontent à la surface.
Avant de rentrer à Bandrélé, nous entreprenons le tour de la presqu’île de Boueni, l'occasion pour nous de voir ce qui se fait partout sur l'île, à savoir des Hôtels de Ville tout neufs érigés au beau milieu d’un capharnaüm de tôles et de détritus. Mayotte, premier importateur de tôle ondulé au monde ? Quoique. Ah non, c'est l'Afrique. Oui, c'est bien ce que je disais. Ah... Qu’elles sont loin ces belles propriétés canadiennes qui se passent de barrières. Ici, je ne vois pas de pelouse. Je vois de la boue. Je vois des gens qui traînent dehors jusqu'à pas d'heure comme s'ils se réchauffaient au lampadaire du coin. Mais leurs conversations, je n'en doute pas un seul instant, valent cent fois plus que celles de la télévision. Et c'est une bonne chose que cette dernière n'ait pas été ici aussi démocratisée que dans le reste du monde occidental. Ici, les gens se parlent. Et ça c'est chouette.
- Excusez moi, on cherche la Baie des Tortues ! - Ha ? Je ne sais pas. Il faut demander... - Bah, c'est ce qu'on fait, non ?
On a bien ri !
Songeant à rejoindre Mamoudzou, nous quittons un peu un regret L. & Y., un couple charmant qui donne l’impression de vivre en paix sur cette terre controversée. Sur la route, nous prenons en stop quelques uns de ces éternels marcheurs avant que la pluie ne tombe encore. L’image de ces gens qui marchent au bord des routes reste pour moi propre à l’Afrique. Pas assez d’argent pour se véhiculer, pas assez de gens pour organiser des transports en commun fiables et réguliers. Quand je dépose la voiture de location, je m’étonne quand même que personne ne s’arrête pour me prendre en stop sur le kilomètre qui me sépare du ponton... Ça valait bien la peine que je trimballe hier la moitié de l’île pour me retrouver aujourd’hui au bord de la route, cramé par le soleil, contraint de prendre un taxi collectif !
Puis l’après-midi s’enchaîne à merveille : déjeuner au Camion Blanc, traversée en barge vers Petite Terre, installation au Rocher, un hôtel vieillissant mais bien situé et randonnée vers les plages jumelles de Moya. Quand il est l’heure de partir en randonnée, il ne reste qu'un taxi tout pourri qui attend près de la barge. Son conducteur accepte avec joie de nous mener à Labattoir, commune de France, ou plutôt à l’arrière de cette dernière, au point de départ du sentier. Pourtant, aussi trivial que puisse paraitre le nom de ce charmant village, le traverser aura suffi pour convenir qu’il ne porte pas si mal son nom : de part et d’autre des ruelles crades et défoncées, la tôle ondulée brille en plein soleil. Un chien finit de vider ce qui doit être une poubelle. Deux ou trois chèvres traversent sans regarder.
On démarre le chemin menant au Lac Dziani, puis je me laisse porter. Je décide des bifurcations à l’instinct, aidé tout de même par l’omniprésence de la mer encore plus manifeste sur cette petite terre. Signe que le sentier n’est plus entretenu, nous marchons dans les broussailles hautes. Par endroit, nous admirons des vues époustouflantes sur le lagon, la Grande Terre, le lac vert de souffre au sein du cratère et les plages de Moya auxquelles nous accédons par un sentier abrupt. Sous le regard incrédule des roussettes à l’envergure impressionnante, nous y descendons et nous y nageons puis à 17h30, remontant du parking, j'arrête une voiture : Pierre consent à nous ramener vers la ville. Ravis de n’avoir pas à marcher deux bonnes heures sur cette route désastreuse et bénissant son Duster poussiéreux, j’interroge Pierre sur sa vie mahoraise. Employé d’une entreprise du bâtiment de renom, il mène à Mayotte la grande vie d’expat’. Il est souriant, enjoué, il apprendra demain le lieu de sa prochaine expatriation. L., son garçon de trois ans ne comprend pas tout. Il aura toute sa vie pour digérer tous ces voyages et ces déménagements. En tout cas son père est un chic type, il fait un petit détour et nous ramène au Rocher avec un grand sourire. Et c’est alors que la pluie commence à tomber ! Deux minutes après, le ciel nous tombe littéralement sur la terre en faisant ce bruit si particulier du Concorde au décollage.
Le timing est parfait. Seul bémol : pour les tortues, c’est foutu ! Si les plages de Moya sont réputées pour les pontes nocturnes, ce soir, personne ne voudra nous conduire au bout de cette route impossible. Je reste rationnel, on ne peut pas tout obtenir. E., elle, souhaite noyer sa déception dans une pizzéria. A Dzaoudzi. Un lundi soir. Tandis qu’au dehors tout est éteint, j’avise une dame fermant le rideau de ce qui était jusqu’alors notre unique chance. C’est la patronne. Elle ne faisait que passer pour régler des papiers. Elle propose de nous rapprocher de Pamandzi, seul espoir de salut gastronomique. La pizzeria de son mari ne paie pas de mine mais elle fera le job et une fois rassasiés, nous sommes même reconduits à l'hôtel. Je découvre à Mayotte un concept intéressant : si chez nous on passe commande, ici, on apporte les clients !
Mardi 29
Nous quittons. Face à Grande Terre, le grand aérogare tout neuf survit grâce à un ingénieux système de courants d’air. Depuis la salle d’attente au premier étage, devant le spectacle saisissant d’un magnifique arc-en-ciel surplombant l’archipel, je ne m’explique toujours pas cette nostalgie qui m’anime. Nous décollons face au sud et, laissant sous notre aile l’exubérante vie sous-marine de la passe en S, nous saluons d’un dernier regard cette terre au destin aussi compliqué qu’inattendu.
Epilogue
L’archipel des Comores est géographiquement composé de quatre îles principales : Grande- Comore, Mohéli, Anjouan & Mayotte. Si cette dernière est française depuis 1841 (5), les trois autres îles, divisées en royaumes ou sultanats distincts, deviennent en 1886 des protectorats sous l’autorité du gouverneur de Mayotte (colonie). En 1946, séparées administrativement de Madagascar, les quatre îles forment alors un Territoire d’Outre-Mer. C’est la première fois de leur histoire qu’elles existent en tant qu’entité unie et reconnue. Au décours du processus de décolonisation voulu par l’ONU, le référendum de décembre 1974 est sans appel : Mayotte vote pour son maintien dans la République ; les trois autres îles, pour leur indépendance. Seulement, et c’est toute la subtilité, fallait-il considérer le vote île par île ou bien dans son ensemble ?
Les Comores s’appuient sur la résolution 3385 du 12 novembre 1975 qui, en réaffirmant la nécessité de respecter l’unité et l’intégrité territoriale de l’archipel (elle cite les quatre îles), impliquerait tacitement que les Comores ne sauraient être sans Mayotte (6). Cette résolution de l’Assemblée Générale n’a qu’une valeur facultative ; à l’inverse d’une résolution du Conseil de Sécurité, elle n’est pas contraignante.
La France elle, s’appuie sur un second référendum tenu début 1976 qui réaffirme la volonté de Mayotte de rester française. L’ONU n’en conteste pas le caractère démocratique pourtant, elle le déclarera nul et non avenu (7). Que la France ait entendu le message des Mahorais, c’est beau, c’est sport. Mais que la France n’ait pas pris la peine d’imposer a minima que les Mahorais parlent français me pose question. Comment s’affranchir alors de la question du colonialisme ? Où sont les notions de partage, d’entraide ? Comment vivre ensemble si on ne parle pas la même langue ? À Mayotte, à défaut de vivre ensemble, les Blancs tiennent les postes clés avec majoration de salaires quand la plupart des Mahorais vivent avec moins de cent euros par mois.
Après que l’ONU ait réaffirmé ses positions fin décembre 1994 (8), Edouard Balladur met fin à la libre circulation des personnes entre les Comores et Mayotte (9). Depuis cette date, la France considère comme clandestins ceux que les Comores considèrent comme autochtones sillonnant entre îles à l’image de leurs aïeux. Les associations de défense des migrants hurlent au scandale, les Comores parlent d’un mur de division, la France elle, applique son règlement. Chaque nuit en mer entre Anjouan et Mayotte, deux personnes en moyenne meurent noyées.
La raison familiale est souvent invoquée, comme pour mieux cacher les raisons médicales et la raison suprême : accoucher en France. Il est presque plus simple de risquer sa vie sur un kwassa que de se faire soigner aux Comores. Au Centre Hospitalier de Mayotte, où il n’est pas rare de traiter des pathologies ou des situations dignes de la médecine humanitaire, les femmes enceintes deviennent une arme d’immigration massive. Alors que mon pays pratique 230 000 avortements par an, je reste abasourdi devant la condescendance emprunte de repentance avec laquelle la France traite les femmes enceintes Comoriennes. Prises en charge à Mayotte, il suffit d’un rien pour les faire évacuer et hospitaliser à la Réunion aux frais du contribuable. Et si l’on diagnostique un souci majeur chez l’enfant à naître, on ira jusqu’à les transférer à Paris ! Dans les deux cas, à la Réunion ou à Paris, ces femmes sont assignées à l’hôpital ; en situation irrégulière, elles ne peuvent évoluer à l’extérieur. Pendant ce temps, à la Réunion et en Métropole, des dizaines de milliers de personnes qui vivent largement sous le seuil de pauvreté n’ont pas accès aux soins...
Peut-on lier délinquance et clandestinité ou est-il plus juste d’assumer que la jeunesse mahoraise, rebelle et dévoyée, est tout aussi responsable, sinon entièrement, du climat d’insécurité qui règne sur l’île ? Les cambriolages, les vols, les agressions, les chiens torturés à mort en pleine nuit, c’est l’affaire des clandestins ? Avec une telle inégalité sociale, avec autant de promesses non tenues, avec une telle démagogie, sans pour autant l’expliquer, je pourrai presque comprendre cette violence devenue sur l’île de plus en plus palpable. D’un côté, de jeunes Mahorais en colère, de l’autre, de jeunes Comoriens, abandonnés avec raison par leur parents reconduits (10) et qui s’entassent dans des bidonvilles aux abords de Mamoudzou. Et pour gérer tout ça, pour consoler, canaliser, une Aide Sociale à l’Enfance dont les moyens sont complètement sous évalués.
Enfin, ce qui me pose aussi question, c’est l’incroyable rupture entre l’ambition départementale et les moyens mis en oeuvre. Il y a quelque chose de louche. Pourquoi une telle urgence quand bien même la Cour des Comptes relevait dix ans auparavant les difficultés générées par une telle entreprise (11) ? Pourquoi le reste de la République n’a-t-il pas été consulté sur la question ? N’aurait-il pas été judicieux d’entreprendre les réformes de fond avant la départementalisation ? Agencement des rues et numérotation, réforme du droit coutumier, gestion du foncier et du cadastre, alphabétisation des populations pour ne citer que cela. Alors qu’à l’évidence, le pilotage de l’État dans le processus de départementalisation a été bâclé, je sens comme une odeur d’orgueil et de cupidité dans cette décision ; je ne crois pas en l’altruisme de ma République.
S’il apparait à l’issue de cette brève analyse que la présence française à Mayotte n’est pas si contestable, il n’en demeure pas moins que la situation sur l’île est, sinon le laboratoire du manque de courage politique, au bord de la catastrophe. Les autorités se voilent la face ! Si les subventions et autres dotations sont directement liées aux chiffres officiels, elles prennent en compte 200 000 âmes quand il se vend sur l’île l’équivalent en riz de 300 000 bouches ! Les écoles sont saturées d’élèves et désertées des professeurs. Les hôpitaux sont saturés de patients mais désertés des médecins. Et la délinquance, galopante, est aussi peu prévenue que réprimée.
Pour permettre au peuple Mahorais de vivre convenablement, le législateur devra faire voter une loi plus stricte quant au droit du sol (12) pour dissuader enfin l’immigration obstétricale. Et si l’État doit véritablement revoir sa copie en reprenant point par point les éléments en faveur d’une départementalisation réussie, le Département devra lui se donner les moyens d’investir correctement les missions et responsabilités qui lui ont été transférées. Alors alphabétisée et forte de son identité, Mayotte pourra entrer de plain-pied dans la République : à l’égal des autres départements, prenant conscience de ses devoirs elle pourra enfin jouir pleinement de ses droits.
NOTES :
1 Les Bouénis sont à Mayotte les femmes qui ont un certain âge et, pour avoir en général porté de nombreux enfants, en ont conservé une corpulence respectable...
2 Petits canots de pêche rapides de 7 mètres, à fond plat et nantis de deux moteurs qui tanguent énormément (comme les corps en mouvement sur la danse congolaise éponyme).
3 Un tombant est une paroi rocheuse sous-marine très vivante donc riche à explorer.
4 www.clicanoo.re/...mp;id_article=506782
5 Andriantsoly hérite du sultanat en 1832. Conscient des menaces qui pèsent sur son île et souhaitant en préserver l'autonomie île face aux autres souverains comoriens, il se tourne vers les Français qui viennent de s'emparer de Nosy Be (Nord-ouest de Madagascar). Le 25 avril 1841, le sultan vend Mayotte à la France (Louis-Philippe Ier) en échange d’une rente viagère et d’autres avantages. Ce traité est ratifié officiellement par l'État français en 1843.
6 www.un.org/...%28XXX%29&Lang=F
7 www.un.org/.../RES/31/4&Lang=F
8 www.un.org/...RES/49/18&Lang=F
9 Le gouvernement d’Edouard Balladur décide, le 18 janvier 1995, d’instaurer un visa aux conditions draconiennes pour contrôler l’entrée des Comoriens sur le territoire de Mayotte
10 L'article L. 511-48 prévoit qu’un mineur de 18 ans ne peut pas faire l'objet d'une procédure de reconduite à la frontière.
11 La Cour des comptes rend public, le 13 janvier 2016, un rapport thématique consacré à la départementalisation de Mayotte. Mise en œuvre dans un contexte socio-économique préoccupant, marqué par une forte démographie et une importante immigration irrégulière, cette départementalisation rapide a été mal préparée et mal pilotée. La situation financière du Département et des communes de Mayotte est dégradée. Le manque de clarté des perspectives financières dans lesquelles s’inscrit cette évolution institutionnelle complique encore la situation. Les préalables identifiés dès 2008 dans le « Pacte pour la départementalisation » n’ont pas été remplis en temps voulu : alignement de la réglementation et de la législation applicables, passage à la fiscalité de droit commun, problématiques foncières, notamment. Face à l’urgence de répondre aux besoins d’infrastructures de base (eau, assainissement, habitat, constructions scolaires) et aux problèmes sociaux que connaît l’île (aide sociale à l’enfance, chômage, notamment), le Département et l’État doivent dresser des priorités claires et entreprendre sans délai la mise en œuvre des mesures appropriées : www.ccomptes.fr/...9/2110702/version/1/ file/20160113-rapport-thematique-departementalisation-Mayotte.pdf
12 Pour les enfants nés en France de parents étrangers, c’est le "droit du sol" qui s’applique. L'enfant obtiendra donc la citoyenneté française à 18 ans, sous certaines conditions : posséder un certificat de naissance en France, résider en France et y avoir vécu durant au moins cinq ans depuis l’âge de 11 ans. Avant sa majorité, il peut acquérir la nationalité sur demande de ses parents (entre 13 et 16 ans), ou sur demande personnelle (entre 16 et 18 ans), avec des conditions de durée de résidence en France.
Transfert de l'aéroport de Venise au port d'embarquement English translation pending
Bonsoir
Qui pourrait me renseigner sur les moyens de transfert aeroport Marco polo au port d embarquement de costa ?
Qui aurait les horaires de bus ? En effet nos horaires d arrivée de vol viennent d être modifiés et je cherche à me rassurer sur le temps pour faire le trajet avant le départ du bateau.
Merci
Croisière transatlantique vers le Brésil du 29 novembre 2012 English translation pending
Bonjour,
Si certaines personnes sont intéressées par cette croisière je les informe qu'une discussion est ouverte par KNAUTIA avec l'intitulé "PREPARATION de la croisière transatlantique BRESIL du 29 novembre 2012/19 decembre". Sinon m'envoyer un message. Claude
Si certaines personnes sont intéressées par cette croisière je les informe qu'une discussion est ouverte par KNAUTIA avec l'intitulé "PREPARATION de la croisière transatlantique BRESIL du 29 novembre 2012/19 decembre". Sinon m'envoyer un message. Claude
Manifestations à Madagascar ce jour 26 janvier 2009 English translation pending
manifestations a mada la radio d etat en feu, barrages routiers
le president rentre d urgence veut retablir l ordre apr la force
attention aux futur partant a mada
a plus
Retour de cinq semaines au Pérou, en Bolivie et au Chili English translation pending
bonsoir,
Je me suis lancé dans l'écriture de mon carnet de voyage et j'aimerais le partager avec vous.
Nous sommes 4, un frère et une soeur, et un couple, agés de 24 à 29ans.(Steeve, Milène, Johan et Coralie)
Nous avons partagé un rêve ensemble, voir l'Amérique du Sud et plus précisément, le sud du Pérou, l'ouest de la Bolivie et le nord du Chili.
Ce voyage a été magnifique de part ces paysages mais également par les rencontres que nous avons faite.
j'espère que vous appréciez notre histoire et la façon de vous la conter.
Le Transsibérien, extraits de carnets de route, seconde partie English translation pending
Samedi 13/09/03, Irkoutsk, 15:30 LOC, 10:30 MOS
J'attends le bus de 16h30 pour Listvianka. J'ai manqué le précédent à cause d'une erreur de débutant relative au décalage horaire. J'avais fini par trouver au centre ville un cyber-café, où j'envoyais tranquillement mes premiers mails d'une série que je prévoyais longue, quand j'ai vu l'heure sur l'ordinateur. J'ai tout d'abord pensé que, comme d'habitude, il n'étais pas à l'heure du lieu dans lequel nous nous trouvions lui et moi, mais j'ai alors immédiatement pensé à ce qui vient naturellement suite à une telle réflexion: j'avais changé de fuseau horaire, et j'avais oublié de donner à manger à ma montre une heure de plus. La cinquième depuis Moscou. J'en suis quitte pour prendre le prochain bus, seule conséquence de cette erreur. J'ai donc une heure d'attente en sus à dépenser dans cette gare routière. J'en profite pour observer, et je me retrouve plongé quatre ans en arrière, à la gare routière de Bernaoul.
J'ai trop pris l'habitude de resserrer l'écriture, si bien que j'oublie de sauter de nouveau les lignes, quand bien même j'ai acheté un nouveau cahier, flambant neuf, que je réserve pour plus tard.
Pour changer mon billet de car, ce ne fut pas une mince affaire. Je me serais cru dans une parodie particulièrement caricaturée. Après avoir fait une première queue, importante, et souvent anarchique, notamment ignorée de certaines vieilles babaïagas à l'air mauvais, quand ce fut mon tour, je me suis fait renvoyer dans mes vingt deux par la caissière, qui m'a dit que les remboursements, c'était la caisse d'à côté. J'ai eu beau lui expliquer que je venais de faire la queue, et que c'était injuste, elle n'en eut, évidemment, cure. La nouvelle queue fut en tout point identique à la première. Ensuite, pour le remboursement, outre les vingt cinq pour cent de frais d'annulation, il a fallu que la caissière remplisse un immense cahier, sur lequel elle devait noter mes noms, prénoms, et patronymes. Je lui ai donné mon passeport, mais elle a fini par se décourager. Ensuite, elle m'a remboursé, lentement, alors que je lui avais bien précisé que je voulais juste prendre le bus d'après. Derrière, ça poussait comme dans un mirage 2000 qui met la post-combustion. Rien que des fait routiniers, au final. J'ai hésité à les relater sur ce cahier, tant ce genre de scènes est banal ici.
Avant cet incident somme toute mineur, j'ai visité la ville qui a un certain charme. Les maisons sont de vieilles bâtisses toutes de bois construites, très joliment décorées, mais elles mériteraient un coupe de restauration. Il y a de belles églises, sans trop d'or, pour une fois, peintes avec beaucoup de goût. Le grand marché central est également charmant, véritablement authentique.
Avant cela, j'ai réussi à acheter mon billet de train de Ulan Udé à Vladivostok. Départ d'Ulan Ude mardi après midi. En attendant, je vais essayer de visiter le Baïkal, et d'aller par un moyen ou un autre de l'autre côté, en Bouriatie, jusqu'à sa capitale, Ulan Udé. Ce soir, je serai donc à Listvianka, village situé au bord du mythique Lac, et j'espère trouver un petit hôtel sympathique où me poser un peu. Je vais essayer de me laver, et de laver quelques habits.
Séjour à Londres à Noël 2010: transports et visites de musées? English translation pending
Bonjour à tous,
Je serai à Londres intra muros durant une petite semaine pour y passer Noel. J'apprécierai tous vos conseils pour me déplacer, visites de musées (y a t'il une carte donnant droit à réduction, des musées à réserver en ligne...). Que dois-je absolument visiter ? Nous aimerions également sortir de Londres, là encore que me conseillez vous ? Brighton ? autres ? Par ailleurs, deux jours en Irlande, en faisant une traversée en ferries, est-elle intéressante à faire ? Quelqu'un l'aurait déjà faite ? Merci pour votre aide précieuse.
Je serai à Londres intra muros durant une petite semaine pour y passer Noel. J'apprécierai tous vos conseils pour me déplacer, visites de musées (y a t'il une carte donnant droit à réduction, des musées à réserver en ligne...). Que dois-je absolument visiter ? Nous aimerions également sortir de Londres, là encore que me conseillez vous ? Brighton ? autres ? Par ailleurs, deux jours en Irlande, en faisant une traversée en ferries, est-elle intéressante à faire ? Quelqu'un l'aurait déjà faite ? Merci pour votre aide précieuse.
Sécurité de mon sac à dos dans les transports en bus au Pérou English translation pending
Bonjour,
Je serais au Pérou debut septembre et j'aimerais avoir des conseilles pour ce qui concerne la sécurité de mon sac a dos dans les transport en bus. Est-ce-que je dois prendre des mesures pour éviter de me faire voler mon sac ou des choses a l'interieur? Je sais qu'il ce vende des fillet en métal pour éviter de ce faire voler. Je fais plussieur longue distance en bus (12 heures) et une fois je vais voyager de nuit.
merci de vos conseilles!
merci de vos conseilles!
Tour des capitales d'Europe English translation pending
Bonjour,
voilà, l'année prochaine soit l'été ou l'automne 2010, je compte partir un mois et faire un tour des Capitales d'Europe. J'aimerais connaître votre avis sur les villes que je voudrais faire ainsi que la durée que vous conseillerez de rester: Donc voila mon programme provisoire des villes que je souhaiterais visiter: Amsterdam Copenhague Helsinki Varsovie Berlin Vienne Athènes Zagreb Rome
Pensez vous que c'est possible en un mois? Merci d'avance pour vos réponses
voilà, l'année prochaine soit l'été ou l'automne 2010, je compte partir un mois et faire un tour des Capitales d'Europe. J'aimerais connaître votre avis sur les villes que je voudrais faire ainsi que la durée que vous conseillerez de rester: Donc voila mon programme provisoire des villes que je souhaiterais visiter: Amsterdam Copenhague Helsinki Varsovie Berlin Vienne Athènes Zagreb Rome
Pensez vous que c'est possible en un mois? Merci d'avance pour vos réponses
Coût des dépenses en Tunisie? English translation pending
bonjour , jaimerais aller en voyage en tunisie avec mon mari mais on se demande si le cout de la vie est elever ?? En dollard canadien combien coute les restaurant , lalcool , les activité , les taxi ??? dans le coin touristiques est ce elever ??
Quel état des USA choisir? English translation pending
Hello tout le monde!
Je vais faire un séjour linguistique aux States au mois de juillet prochain...on me propose plusieurs destinations du type : Virginie, Pennsylvanie, Delaware, Maryland...je sais que ce ne sont pas de très grands lieux touristiques, mais c'est justement ce qui m'intéresse...j'ai plutôt envie de m'intéresser aux autochtones et aux paysages plutôt qu'aux touristes européens et japonais! Toute info sur ces différents états me sera très précieuse (visites, accueil des américains, activités sur place...)!
Merci d'avance pour tout vos renseignements!
@ + 😉
Je vais faire un séjour linguistique aux States au mois de juillet prochain...on me propose plusieurs destinations du type : Virginie, Pennsylvanie, Delaware, Maryland...je sais que ce ne sont pas de très grands lieux touristiques, mais c'est justement ce qui m'intéresse...j'ai plutôt envie de m'intéresser aux autochtones et aux paysages plutôt qu'aux touristes européens et japonais! Toute info sur ces différents états me sera très précieuse (visites, accueil des américains, activités sur place...)!
Merci d'avance pour tout vos renseignements!
@ + 😉
Ayutthaya et/ou Sukhothaï avec deux enfants? English translation pending
A lire les témoignages, il semble que plusieurs d'entre vous déconseillent de visiter les 2 villes et de porter son choix sur Sukhothai. Est-ce correct? Je serai avec mes deux enfants et il semble que Ayuthaya offre plus de choses à visiter.
Merci!
Merci!
Voyage avec enfants en août: Bangkok plus Koh Samui/Koh Phangan English translation pending
bonjour,
je viens de booker nos vols pour la thailande... nous arrivons sur bangkok le 16 aout et en repartons le 28 aout.
nous sommes 2 adultes et 2 enfants (de 9 et 5 ans).
nous souhaitons rester qqs jours sur bangkok puis descendre vers les iles du sud est avant de remonter sur bangkok pour notre vol de retour.
c'est la premiere fois que nous venons en asie mais nous avons lu un peu partout qu'il est tres aisé de voyager en thailande avec les enfants.
cependant, bcp de questions pour organiser correctement ce voyage se posent... et j'espere que certains d'entre vous pourront m'aider.
tout d'abord ce qui concerne les transports entre l'aeroport et bangkok (que prendre? un taxi? pb avec les taximeters.... comment se debrouiller?) faut il avoir le nom de l'hotel ecrit en thai pour eviter de se faire balader? puis de bangkok à koh samui.... je n'arrive pas à trouver de renseignement pratique concernant le transport train/bus/ferry combien cela coute t il en package? ou et comment reserver (internet en avance ce qui serait rassurant?)? est on reveilles en arrivant en gare? est ce safe pour les enfants? faut il preferer un transport en avion et à quel prix?
ensuite concernant les hebergements: nous recherchons un hotel sur bangkok et sur les iles avec piscine (enfants oblige....) confortable, eventuellement des chambres familiales ou communicantes... avez vous de bonnes adresses à nous transmettre? (or de quartiers glauques....) concernant notre sejour sur les iles, nous ne souhaitons pas etre retires du monde (toujours pour les enfants) or nous recherchons neanmoins un endroit calme, mer calme pour les enfants et où l'on peut se baigner (et pour faire juste un peu de snorkeling), pas trop d'agitation autour (on ne cherche pas à faire la fete) mais tout de meme pouvoir à distance de marche à pied allez manger dans les petits restaurants.... j'ai lu pas mal de choses (negatives) sur koh samui et plutot positives sur koh phangan... que me conseillez vous?
pour ce qui est des visites.... que voir/faire absolument avec des enfants? sur bangkok principalement. aussi, nous aimerions voir les elephants. ou aller?
enfin sur quoi faut il etre particulierement vigilent? j'ai vu pour les animaux que les enfants ne doivent pas approcher (singes/ chiens/chats)...
un grand merci à tous ceux qui pourront nous aider à preparer ce magnifique voyage. à tres bientot charlie
tout d'abord ce qui concerne les transports entre l'aeroport et bangkok (que prendre? un taxi? pb avec les taximeters.... comment se debrouiller?) faut il avoir le nom de l'hotel ecrit en thai pour eviter de se faire balader? puis de bangkok à koh samui.... je n'arrive pas à trouver de renseignement pratique concernant le transport train/bus/ferry combien cela coute t il en package? ou et comment reserver (internet en avance ce qui serait rassurant?)? est on reveilles en arrivant en gare? est ce safe pour les enfants? faut il preferer un transport en avion et à quel prix?
ensuite concernant les hebergements: nous recherchons un hotel sur bangkok et sur les iles avec piscine (enfants oblige....) confortable, eventuellement des chambres familiales ou communicantes... avez vous de bonnes adresses à nous transmettre? (or de quartiers glauques....) concernant notre sejour sur les iles, nous ne souhaitons pas etre retires du monde (toujours pour les enfants) or nous recherchons neanmoins un endroit calme, mer calme pour les enfants et où l'on peut se baigner (et pour faire juste un peu de snorkeling), pas trop d'agitation autour (on ne cherche pas à faire la fete) mais tout de meme pouvoir à distance de marche à pied allez manger dans les petits restaurants.... j'ai lu pas mal de choses (negatives) sur koh samui et plutot positives sur koh phangan... que me conseillez vous?
pour ce qui est des visites.... que voir/faire absolument avec des enfants? sur bangkok principalement. aussi, nous aimerions voir les elephants. ou aller?
enfin sur quoi faut il etre particulierement vigilent? j'ai vu pour les animaux que les enfants ne doivent pas approcher (singes/ chiens/chats)...
un grand merci à tous ceux qui pourront nous aider à preparer ce magnifique voyage. à tres bientot charlie
Calendrier des départs en croisière des membres VF 2015 English translation pending
LANCEMENT CALENDRIER DEPARTS CROISIERES 2015
Comme certains le demandent déjà, je lance le calendrier pour 2015.
AVIS aux membres VF : ne jamais citer une mise à jour !!! Cela créé une confusion pour tous les membres !!!
· Regardez TOUJOURS la dernière mise à jour !!! Comme je suis de plus en plus sollicitée pour la raison que des membres ne retrouventpas la dernière mise à jour, en plus des mises à jour misent en ligne içi comme d'habitude, je ferai une sauvegarde internet dans quelques temps sur mon blog de préparatifs de croisière à cette adresse (rubrique : calendrier des départs en croisière) : http://partir.blog.free.fr.blog.free.fr/index.php?
· Echangez vos infos en MP et pas sur ce post SVPmerci !!! · Mais vous pouvez signalez votre croisière sur cepost ou en MP bien sûr en respectant au possible le format du calendrier lorsde votre inscription (date – pseudo (nationalité) / compagnie + nom dubateau / nombre de jours / secteur de la croisière (départ de la croisière). Merci par avance de me faciliter le travail !!! DernièresInformations: Ø -Total actuel de croisières/membres = 1 !!! Ø - 1 nouvelle(s) information(s) en gras dans la liste(N’hésitez pas à échanger vos infos) !!!
JANVIER (0 Croisière(s)de membre(s))
FEVRIER (1 Croisière(s)de membre(s))
15 - Ericat1505 (FR) / COSTA Diadema / 8 jours / Méditerranée(Marseille)
MARS (0 Croisière(s)de membre(s))
AVRIL (0 Croisière(s)de membre(s))
MAI (0 Croisière(s)de membre(s))
JUIN (0 Croisière(s)de membre(s))
JUILLET (0 Croisière(s)de membre(s))
AOUT (0 Croisière(s)de membre(s))
SEPTEMBRE (0 Croisière(s)de membre(s))
OCTOBRE (0 Croisière(s)de membre(s))
NOVEMBRE (0 Croisière(s)de membre(s))
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Comme certains le demandent déjà, je lance le calendrier pour 2015.
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Aperçu des arnaques en Thaïlande English translation pending
Au moyen de ce poste, je vais essayer de résumer les arnaques et les sources d'embêtements les plus fréquemment rencontrées en Thailande.
Les parcs nationaux La plus grosse arnaque (et c'est un coup de gueule personnel): les parcs nationaux où le droit d'entrée pour les étranges (occidentaux) est 10 fois supérieur à celui des locaux. On évitera donc de tomber dans le piège et s'abstiendra de ce genre de visites.
Taxis Certains chauffeurs refuseront d'activer le taximètre. Ou vous proposera un prix fixe pour vous emmener (prix parfois 5 x supérieur au prix réel de la course). C'est une arnaque de plus en plus courante malheureusement. Seule solution: refuser simultanément d'embarquer si le taxiomètre n'est pas activé. Le montant de la prise en charge est de 35 B donc bien vérifier que le compteur n'indique pas plus. Prendre note du numéro du véhicule et dénoncer le cas échéant.
Bijoux & pierres précieuses Arnaque classique à Bangkok et malheureusement, de nombreuses personnes se laissent encore prendre. Un type vous aborde devant le grand palais et essaye par un tissus de mensonges de vous faire prendre un tuk tuk qui vous déposera dans une bijouterie. Bien sûr, le type qui vous a si aimablement envoyé là est un rabatteur qui touchera sa commission sur le montant de vos achats. Parfois, on vous expliquera que le temple que vous désirez visiter est fermé et on vous proposera de vous conduire vers un autre temple. Le réseau est bien organisé et des complices vous attendent sur place. Parfois même un français se prétendant de Lyon. Ils vous feront croire qu'il est facile d'acheter des bijoux pour les revendre 3 ou 4 fois le prix en Europe. Gros mensonge. Voir les nombreux posts à ce sujet sur ce forum.
Enquêtes touristiques et concours. Dans la plupart des stations balnéaires ultra touristiques (Pattaya, Phuket et Samui), de même qu'à Bangkok, vous risquez d'être abordés par des jeunes gens qui vous demanderont de remplir un formulaire d'enquête sur les infrastructures touristiques. On vous demandera votre nom, nationalité, dates de séjour, hôtel et numéro de chambre. Si vous remplissez ce document et donnez des informations réelles, vous risquez d'être harcelés à votre hôtel. On vous annoncera que vous avez gagné un super prix (souvent une semaine de vacances en Thaïlande) pour vous remercier d'avoir rempli le questionnaire et on vous fixera un rendez-vous. Là on essayera de vous vendre un appartement en time sharing. La présentation commerciale est très aggressive (parfois plusieurs heures). A Bangkok, l'hôtel Tai Pan est connu pour procéder à ce genre de pratiques douteuses. Ne refusez systématiquement de répondre à ce genre d'enquêtes.
Scammeurs africains & indiens Sur Sukhumvit road, des africains risquent de vous aborder et de vous proposer certaines combines ou associations louches. Il s'agit principalement de Nigérians ou d'Ivoiriens dont les arnquaques sont bien connues sur le net (exemple: produit miracle multipliant les billets de banque, ...). Il y a également les "fortune tellers" indiens vous abordant pour vous lire l'avenir dans le marc de thé ou les lignes de la main. Pas bien méchant mais assez agressifs.
Tailleurs Pour les tailleurs, on a l'embarras du choix mais la qualité varie fortement d'une boutique à l'autre et il vaut mieux se rendre aux adresses conseillées sur ce forum.
Hôtels et comples franco-asiatiques Les couples composés d'un européen et d'une asiatique sont très mal vu dans certains établissement. Dans certains hôtels le comportement de certains employés envers les couples mixtes est tout à fait inacceptable. De nombreux posts ont été développés à ce sujet. Les noms de ces hôtels circule sur ce forum (par exemple: l'Ambassador et le Mandarin à Bangkok). Evitez de préférence ces hôtels si vous êtes un couple mixte (franco vietnamien par exemple).
Française démunie Plusieurs témoignages relatent le cas d'une française arnaquant d'autres touristes francophones en demandant de l'aide suite à un vol de ses papiers. Elle sévit depuis de années et a toujours du succès comme on peut le voir.
Filles de bar (collectionneuses de farangs) Un des plus gros pièges à pigeons: chaque année, des milliers de touristes succombent aux charmes de chasseuses de farangs. Certaines filles de bar, championnes du mensonge, ont pour principale activité de collectionner les petits amis, voire les maris étrangers, leur jurant fidélité. Certains naifs se ruinent en leur envoyant une rente mensuelle. Evitez donc de tomber amoureux tous les quarts d'heure 😉
Scouts A certains endroits, on en manquera pas de vous solliciter pour une donation pour une obscure association. Là, difficile de distinguer le vrai du faux. Sachez simplement que les quêteurs pour les scouts sont rarement de vrais scouts (et rarement en uniforme par ailleurs).
Assurances & location de véhicules En Thaïlande, il est indispensable de prendre une assurance si vous louez un véhicule. Vérifiez bien la couverture de la police d'assurance et prenez une assurance complémentaire le cas échéant.
Drogue La possession de drogue est sévèrement réprimée. Un membre de ce forum aurait passé plusieurs mois en prison. A bon entendeur....
Si vous voyez d'autres choses, n'hésitez pas à les ajouter à la liste. 😉
Les parcs nationaux La plus grosse arnaque (et c'est un coup de gueule personnel): les parcs nationaux où le droit d'entrée pour les étranges (occidentaux) est 10 fois supérieur à celui des locaux. On évitera donc de tomber dans le piège et s'abstiendra de ce genre de visites.
Taxis Certains chauffeurs refuseront d'activer le taximètre. Ou vous proposera un prix fixe pour vous emmener (prix parfois 5 x supérieur au prix réel de la course). C'est une arnaque de plus en plus courante malheureusement. Seule solution: refuser simultanément d'embarquer si le taxiomètre n'est pas activé. Le montant de la prise en charge est de 35 B donc bien vérifier que le compteur n'indique pas plus. Prendre note du numéro du véhicule et dénoncer le cas échéant.
Bijoux & pierres précieuses Arnaque classique à Bangkok et malheureusement, de nombreuses personnes se laissent encore prendre. Un type vous aborde devant le grand palais et essaye par un tissus de mensonges de vous faire prendre un tuk tuk qui vous déposera dans une bijouterie. Bien sûr, le type qui vous a si aimablement envoyé là est un rabatteur qui touchera sa commission sur le montant de vos achats. Parfois, on vous expliquera que le temple que vous désirez visiter est fermé et on vous proposera de vous conduire vers un autre temple. Le réseau est bien organisé et des complices vous attendent sur place. Parfois même un français se prétendant de Lyon. Ils vous feront croire qu'il est facile d'acheter des bijoux pour les revendre 3 ou 4 fois le prix en Europe. Gros mensonge. Voir les nombreux posts à ce sujet sur ce forum.
Enquêtes touristiques et concours. Dans la plupart des stations balnéaires ultra touristiques (Pattaya, Phuket et Samui), de même qu'à Bangkok, vous risquez d'être abordés par des jeunes gens qui vous demanderont de remplir un formulaire d'enquête sur les infrastructures touristiques. On vous demandera votre nom, nationalité, dates de séjour, hôtel et numéro de chambre. Si vous remplissez ce document et donnez des informations réelles, vous risquez d'être harcelés à votre hôtel. On vous annoncera que vous avez gagné un super prix (souvent une semaine de vacances en Thaïlande) pour vous remercier d'avoir rempli le questionnaire et on vous fixera un rendez-vous. Là on essayera de vous vendre un appartement en time sharing. La présentation commerciale est très aggressive (parfois plusieurs heures). A Bangkok, l'hôtel Tai Pan est connu pour procéder à ce genre de pratiques douteuses. Ne refusez systématiquement de répondre à ce genre d'enquêtes.
Scammeurs africains & indiens Sur Sukhumvit road, des africains risquent de vous aborder et de vous proposer certaines combines ou associations louches. Il s'agit principalement de Nigérians ou d'Ivoiriens dont les arnquaques sont bien connues sur le net (exemple: produit miracle multipliant les billets de banque, ...). Il y a également les "fortune tellers" indiens vous abordant pour vous lire l'avenir dans le marc de thé ou les lignes de la main. Pas bien méchant mais assez agressifs.
Tailleurs Pour les tailleurs, on a l'embarras du choix mais la qualité varie fortement d'une boutique à l'autre et il vaut mieux se rendre aux adresses conseillées sur ce forum.
Hôtels et comples franco-asiatiques Les couples composés d'un européen et d'une asiatique sont très mal vu dans certains établissement. Dans certains hôtels le comportement de certains employés envers les couples mixtes est tout à fait inacceptable. De nombreux posts ont été développés à ce sujet. Les noms de ces hôtels circule sur ce forum (par exemple: l'Ambassador et le Mandarin à Bangkok). Evitez de préférence ces hôtels si vous êtes un couple mixte (franco vietnamien par exemple).
Française démunie Plusieurs témoignages relatent le cas d'une française arnaquant d'autres touristes francophones en demandant de l'aide suite à un vol de ses papiers. Elle sévit depuis de années et a toujours du succès comme on peut le voir.
Filles de bar (collectionneuses de farangs) Un des plus gros pièges à pigeons: chaque année, des milliers de touristes succombent aux charmes de chasseuses de farangs. Certaines filles de bar, championnes du mensonge, ont pour principale activité de collectionner les petits amis, voire les maris étrangers, leur jurant fidélité. Certains naifs se ruinent en leur envoyant une rente mensuelle. Evitez donc de tomber amoureux tous les quarts d'heure 😉
Scouts A certains endroits, on en manquera pas de vous solliciter pour une donation pour une obscure association. Là, difficile de distinguer le vrai du faux. Sachez simplement que les quêteurs pour les scouts sont rarement de vrais scouts (et rarement en uniforme par ailleurs).
Assurances & location de véhicules En Thaïlande, il est indispensable de prendre une assurance si vous louez un véhicule. Vérifiez bien la couverture de la police d'assurance et prenez une assurance complémentaire le cas échéant.
Drogue La possession de drogue est sévèrement réprimée. Un membre de ce forum aurait passé plusieurs mois en prison. A bon entendeur....
Si vous voyez d'autres choses, n'hésitez pas à les ajouter à la liste. 😉
Compte rendu de croisière de Noël "Magie des Caraïbes" sur le Costa Atlantica English translation pending
Bonsoir,
Nous voila de retour d'un long périple qui a démarré à Milan le 17 Décembre et s'est terminé ce jour.
Ceci n'est, bien sur, qu'un avis subjectif qui correspond à des événements vécus qui peuvent être différents d'une croisière à l'autre et qui découle de ma petite expérience en la matière.
Je commencerai par dérouler les journées et ensuite je donnerai mon avis sur différents points de la vie à bord.
Pat
Itinéraire de deux semaines en Croatie en famille avec enfants en bas âge English translation pending
Bonjour,
Comme les billets pour la Croatie ont été réservés début d'année et que j'ai bon espoir que les frontières europénnes soient ouvertes cet été, nous allons réserver nos hebergements pour notre voyage en Croatie cet été. Notre vol arrive a Dubrovnik et repart de Dubrovnik. Nous sommes une famille avec deux enfants en bas âge ( 5 ans et 16 mois). Je vois partout qu'il est conseillé de faire deux / trois haltes pour rayonner autour mais j'ai vraiment du mal à faire mes choix. Ci dessous notre itinéraire. Quels points de chutes pourrais-je retirer pour le regrouper sur une autre ville? Mais si je regroupe, est ce que les temps de trajet en voiture pour visiter seront ils plus longs ? Mes enfants étant en bas âge, j'alterne des moments de sieste a l'hébergement et siestes dans la voiture.
Merci pour votre aide. Laetitia
Samedi 8 août 2020 Départ Paris, vol à 17h10 – Arrivée Dubrovnik 19h30 Récupération Location voiture Nuit Dubrovnik
Dimanche 9 août 2020 AM : Visite Dubrovnik PM : sieste à l'hebergement – visite Dubrovnik Nuit Dubrovnik
Lundi 10 août 2020 AM : Départ pour Split le matin après petit dej (3h de route) PM : déjeuner et visite Split Nuit Split
Mardi 11 août 2020 AM : Visite Split PM : Sieste hébergement- Visite presqu’il Marjan et baignade piscine hebergement Nuit à Split
Mercredi 12 août 2020 AM : Visite Trogir (30 mn de trajet de Split) PM : déjeuner sur Trogir - (sieste poussette) – baignade mer Nuit à Split
Jeudi 13 août 2020 Matin : Départ pour Hvar après petit déj (2h de ferry) PM : déjeuner visite île de Hvar (sieste poussette) Nuit sur l’ile Hvar
Vendredi 14 août 2020 Matin : Visite Ile de Hvar et déjeuner sur Ile Départ pour Sibenik (2h30 de trajet après déjeuner, sieste voiture) PM : visite Sibenik Nuit à Sibenik
Samedi 15 août 2020 AM : Parc National de Kra (à 20mn de Sibenik) PM: Parc National de Kra Nuit à Sibenik
Dimanche 16 août 2020 AM : départ pour Zadar après petit dej (1h30 de trajet) AM : visite Zadar et déjeuner PM : sieste - baignade Nuit Zadar
Lundi 17 août 2020 AM / PM : Journée d’excursion pour Iles Kornati Nuit à Zadar
Mardi 18 août 2020 AM : Départ Lac de Plitvice après petit dej (1h30 de trajet) AM : visite parc national des lacs de Plitvice PM : visite parc national des lacs de Plitvice Nuit Lac de Plitvice ou à proximité
Mercredi 19 août 2020 AM: Départ vers Trogir après petit dej (2h30 trajet)
PM : sieste à l'hébergement– baignade mer Nuit à Trogir
Jeudi 20 août 2020 AM : Départ pour Ston après petit déjeuner (2h30 trajet) AM : visite Ston et déjeuner PM : Visite de Ston – baignade piscine Hotel Nuit à Ston
Vendredi 21 août 2020 AM/PM : Excursion journée pour Parc National de Mljet Nuit à Ston
Samedi 22 août 2020 AM : Départ pour Dubrovnik (Trajet de 1h) Déjeuner sur Dubrovnik
Retour vol à Dubrovnik à 17h10 – arrivée Paris 19h40
Comme les billets pour la Croatie ont été réservés début d'année et que j'ai bon espoir que les frontières europénnes soient ouvertes cet été, nous allons réserver nos hebergements pour notre voyage en Croatie cet été. Notre vol arrive a Dubrovnik et repart de Dubrovnik. Nous sommes une famille avec deux enfants en bas âge ( 5 ans et 16 mois). Je vois partout qu'il est conseillé de faire deux / trois haltes pour rayonner autour mais j'ai vraiment du mal à faire mes choix. Ci dessous notre itinéraire. Quels points de chutes pourrais-je retirer pour le regrouper sur une autre ville? Mais si je regroupe, est ce que les temps de trajet en voiture pour visiter seront ils plus longs ? Mes enfants étant en bas âge, j'alterne des moments de sieste a l'hébergement et siestes dans la voiture.
Merci pour votre aide. Laetitia
Samedi 8 août 2020 Départ Paris, vol à 17h10 – Arrivée Dubrovnik 19h30 Récupération Location voiture Nuit Dubrovnik
Dimanche 9 août 2020 AM : Visite Dubrovnik PM : sieste à l'hebergement – visite Dubrovnik Nuit Dubrovnik
Lundi 10 août 2020 AM : Départ pour Split le matin après petit dej (3h de route) PM : déjeuner et visite Split Nuit Split
Mardi 11 août 2020 AM : Visite Split PM : Sieste hébergement- Visite presqu’il Marjan et baignade piscine hebergement Nuit à Split
Mercredi 12 août 2020 AM : Visite Trogir (30 mn de trajet de Split) PM : déjeuner sur Trogir - (sieste poussette) – baignade mer Nuit à Split
Jeudi 13 août 2020 Matin : Départ pour Hvar après petit déj (2h de ferry) PM : déjeuner visite île de Hvar (sieste poussette) Nuit sur l’ile Hvar
Vendredi 14 août 2020 Matin : Visite Ile de Hvar et déjeuner sur Ile Départ pour Sibenik (2h30 de trajet après déjeuner, sieste voiture) PM : visite Sibenik Nuit à Sibenik
Samedi 15 août 2020 AM : Parc National de Kra (à 20mn de Sibenik) PM: Parc National de Kra Nuit à Sibenik
Dimanche 16 août 2020 AM : départ pour Zadar après petit dej (1h30 de trajet) AM : visite Zadar et déjeuner PM : sieste - baignade Nuit Zadar
Lundi 17 août 2020 AM / PM : Journée d’excursion pour Iles Kornati Nuit à Zadar
Mardi 18 août 2020 AM : Départ Lac de Plitvice après petit dej (1h30 de trajet) AM : visite parc national des lacs de Plitvice PM : visite parc national des lacs de Plitvice Nuit Lac de Plitvice ou à proximité
Mercredi 19 août 2020 AM: Départ vers Trogir après petit dej (2h30 trajet)
PM : sieste à l'hébergement– baignade mer Nuit à Trogir
Jeudi 20 août 2020 AM : Départ pour Ston après petit déjeuner (2h30 trajet) AM : visite Ston et déjeuner PM : Visite de Ston – baignade piscine Hotel Nuit à Ston
Vendredi 21 août 2020 AM/PM : Excursion journée pour Parc National de Mljet Nuit à Ston
Samedi 22 août 2020 AM : Départ pour Dubrovnik (Trajet de 1h) Déjeuner sur Dubrovnik
Retour vol à Dubrovnik à 17h10 – arrivée Paris 19h40
Organiser soi-même une excursion à Saint-Pétersbourg (Russie) English translation pending
Nous sommes un groupe de 9 personnes et aimerions organiser notre propre visite.
Une des personnes dans le groupe a quelques difficultés à marcher sur de longues distances.
Comment trouver un guide local fiable ? qui parle le français (ou éventuellement anglais ou allemand) Il semblerait que les bateaux s'arrêtent dans une zone portuaire où les taxis ne peuvent pas rentrer. quelle est la distance pour rejoindre une tête de taxi ? quel budget prévoir ? Possibilité de trouver un mini-bus ?
que peut-on prévoir en une journée d'escale ?
Comment trouver un guide local fiable ? qui parle le français (ou éventuellement anglais ou allemand) Il semblerait que les bateaux s'arrêtent dans une zone portuaire où les taxis ne peuvent pas rentrer. quelle est la distance pour rejoindre une tête de taxi ? quel budget prévoir ? Possibilité de trouver un mini-bus ?
que peut-on prévoir en une journée d'escale ?
Une femme seule, jeune au Costa Rica English translation pending
Bonjour 😉
Je dois sortir des USA vers le mois de Decembre (visa touriste). Je pensais donc me rendre dans un pays d Amerique du Sud pendant 2 semaines. On m a parle du Costa Rica, le billet d avion tourne autour de 500$, a ce qui parait c est magnifique.
Donc une simple question a l attention de tous ceux qui ont sejournes la-bas :
J ai 20 ans, j ai pas beaucoup de thunes, est ce que ca craint de partir toute seule ? (au niveau de la securite et des 'activites' )
Ok, merci beaucoup.🙂
Ciao
Je dois sortir des USA vers le mois de Decembre (visa touriste). Je pensais donc me rendre dans un pays d Amerique du Sud pendant 2 semaines. On m a parle du Costa Rica, le billet d avion tourne autour de 500$, a ce qui parait c est magnifique.
Donc une simple question a l attention de tous ceux qui ont sejournes la-bas :
J ai 20 ans, j ai pas beaucoup de thunes, est ce que ca craint de partir toute seule ? (au niveau de la securite et des 'activites' )
Ok, merci beaucoup.🙂
Ciao
Itinéraire de neuf jours au Pérou English translation pending
Bonjour, je souhaite faire un voyage à l'automne avec une amie. J'ai pensé au Pérou. Voici ce que j'ai pensé, je voudrais savoir si c'est réaliste, si vous pensez à des améliorations...
Jour: 1: arrivé à Lima, prend avion pour Cuzco. 2: direction Ollantavtambo 3: Aguas Calientes 4:Machu picchu 5:Cuzco 6:Cuzco 7:Lima 8:Lima 9:départ
Je peux peut-être rajouté quelques jours (1 ou 2 à mon voyage, mais probablement pas beaucoup plus), est ce que vous avez des suggestions ou passer ces journées.
Merci beaucoup,
Jour: 1: arrivé à Lima, prend avion pour Cuzco. 2: direction Ollantavtambo 3: Aguas Calientes 4:Machu picchu 5:Cuzco 6:Cuzco 7:Lima 8:Lima 9:départ
Je peux peut-être rajouté quelques jours (1 ou 2 à mon voyage, mais probablement pas beaucoup plus), est ce que vous avez des suggestions ou passer ces journées.
Merci beaucoup,