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Location Hertz Houston - facturation abusive English translation pending
Bonjour,
De retour... Très vilaine histoire chez Hertz Houston Véhicule loué chez hertz.fr, un Suburban, 1400€ pour 3 semaines quand même.... A la signature du contrat, on essaye déjà de me refourguer une option GPS déjà incluse dans la voiture😠 Je précise également que je prends la Chevrolet avec le réservoir plein et que je le remplirai au retour.
AU RETOUR: impossible d'obtenir le moindre papier concernant l'état du véhicule, ni la moindre attestation; au contraire, on nous demande de rester dans la voiture et on nous conduit à l'aéroport, comme des princes; chic! me dis je naïvement, ça , c'est du service ( Hertz Gold)! Chez Alamo ou Dollar, mes 8 dernières réservations, j'avais bénéficié d'un traitement à l'ancienne....
A la maison, 48 h plus tard, retrait de 370$ comprenant 271 $ de carburant (?????????????) - ça fait le gallon à pas loin de 9$! de plus le réservoir était plein! Coup de fil à Hertz qui m'annonce froidement que le réservoir était vide, que je n'avais pas de preuve d'achat, et que Bla Bla Bla! un peu fort de café!!! ce serait donc au client de faire le boulot des p'tits gars de Hertz qui, apparemment se livrent à un trafic de gasoline sous pretexte que le client est étranger, un peu âgé et fatigué en fin de circuit!
Je trouve cette escroquerie et ces mensonges proprement inadmissibles.
QUESTION est ce un mode opératoire normal de retour chez Hertz?
Hertz.fr ne veut rien savoir; j'aurai parait il eu un remboursement partiel .... dont j'attends encore la couleur 2 semaines après...
Pas de bol pour eux, en farfouillant dans mon téléphone, je me suis rappelé avoir photographié la voiture sous toutes ses coutures avant de la rendre... et, au tableau de bord, on distingue nettement, outre les miles parcourus correspondant au "mileage" retour la brave aiguille de carburant sur Full. Tout cela a été expédié au service consommateur Hertz qui n'est visiblement pas pressé de me répondre.
Je pense obtenir gain de cause, MAIS, devant une telle mauvaise foi, un tel mépris du client, je reste pour le moins ......... médusé.
Alain
De retour... Très vilaine histoire chez Hertz Houston Véhicule loué chez hertz.fr, un Suburban, 1400€ pour 3 semaines quand même.... A la signature du contrat, on essaye déjà de me refourguer une option GPS déjà incluse dans la voiture😠 Je précise également que je prends la Chevrolet avec le réservoir plein et que je le remplirai au retour.
AU RETOUR: impossible d'obtenir le moindre papier concernant l'état du véhicule, ni la moindre attestation; au contraire, on nous demande de rester dans la voiture et on nous conduit à l'aéroport, comme des princes; chic! me dis je naïvement, ça , c'est du service ( Hertz Gold)! Chez Alamo ou Dollar, mes 8 dernières réservations, j'avais bénéficié d'un traitement à l'ancienne....
A la maison, 48 h plus tard, retrait de 370$ comprenant 271 $ de carburant (?????????????) - ça fait le gallon à pas loin de 9$! de plus le réservoir était plein! Coup de fil à Hertz qui m'annonce froidement que le réservoir était vide, que je n'avais pas de preuve d'achat, et que Bla Bla Bla! un peu fort de café!!! ce serait donc au client de faire le boulot des p'tits gars de Hertz qui, apparemment se livrent à un trafic de gasoline sous pretexte que le client est étranger, un peu âgé et fatigué en fin de circuit!
Je trouve cette escroquerie et ces mensonges proprement inadmissibles.
QUESTION est ce un mode opératoire normal de retour chez Hertz?
Hertz.fr ne veut rien savoir; j'aurai parait il eu un remboursement partiel .... dont j'attends encore la couleur 2 semaines après...
Pas de bol pour eux, en farfouillant dans mon téléphone, je me suis rappelé avoir photographié la voiture sous toutes ses coutures avant de la rendre... et, au tableau de bord, on distingue nettement, outre les miles parcourus correspondant au "mileage" retour la brave aiguille de carburant sur Full. Tout cela a été expédié au service consommateur Hertz qui n'est visiblement pas pressé de me répondre.
Je pense obtenir gain de cause, MAIS, devant une telle mauvaise foi, un tel mépris du client, je reste pour le moins ......... médusé.
Alain
Trois semaines en Australie en mars 2014 (Melbourne-Alice Spring-Mount Isa-Brisbane-Sydney...) English translation pending
Salut,
Je pars en Australie le 3 décembre 2013 afin d’ essayer de travailler 3 mois en Tasmanie avant de louer une voiture à Melbourne vers Mars 2014 pour faire un roadtrip en passant par ces endroits : Melbourne-Adélaide-Alice spring-(Urulu-King canyon)-Mount Isa-Rockhampton-Brisbrane-Sydney. (Environ 8700 Km)
Voici mes questions :
-Selon vous est-ce que 3 semaines sont assez pour ce trajet avec une voiture louée? (Certains jours je ferais plus de 1000 km en dormant dans la voiture et j'arrêterais 1 ou 2 jours aux endroits intéressants pour visiter et me reposer.)
-Suis-je mieux de prévoir 1 mois?
-Avez-vous des compagnies à me proposer pour la location de ma voiture à Melbourne?
Toutes les destinations ne sont pas coulées dans le béton donc si vous avez des conseils et endroit à me proposer sur mon trajet je suis preneur de toutes informations. Si y'en a qui sont partant pour le même genre de roadtrip dans des dates qui concordent aux miennes je suis ouvert à le faire avec d'autres aussi.
Merci
Je pars en Australie le 3 décembre 2013 afin d’ essayer de travailler 3 mois en Tasmanie avant de louer une voiture à Melbourne vers Mars 2014 pour faire un roadtrip en passant par ces endroits : Melbourne-Adélaide-Alice spring-(Urulu-King canyon)-Mount Isa-Rockhampton-Brisbrane-Sydney. (Environ 8700 Km)
Voici mes questions :
-Selon vous est-ce que 3 semaines sont assez pour ce trajet avec une voiture louée? (Certains jours je ferais plus de 1000 km en dormant dans la voiture et j'arrêterais 1 ou 2 jours aux endroits intéressants pour visiter et me reposer.)
-Suis-je mieux de prévoir 1 mois?
-Avez-vous des compagnies à me proposer pour la location de ma voiture à Melbourne?
Toutes les destinations ne sont pas coulées dans le béton donc si vous avez des conseils et endroit à me proposer sur mon trajet je suis preneur de toutes informations. Si y'en a qui sont partant pour le même genre de roadtrip dans des dates qui concordent aux miennes je suis ouvert à le faire avec d'autres aussi.
Merci
Into the Southern Wild (Isla Navarino, Patagonie, Chili) English translation pending
Punta Arenas
Après 24 heures de vol et escales depuis l’Europe, me voilà arrivé en Patagonie. A Punta Arenas, précisément. La ville est une grande cité portuaire banale, quadrillée comme les villes américaines. Seul le vent frais qui s'engouffre dans les rues désertes me rappelle ce que je suis venu chercher : le bout du monde. C'est ici, en 1520, que l’illustre navigateur portugais, Fernand de Magellan, découvrit le passage qui devait permettre à ses vaisseaux d'accomplir plus tard le premier tour du monde. Un mois de lutte contre les courants et les tempêtes dans ce dédale de fjords aux eaux sinistres cerné de hautes falaises menaçantes. Le détroit de Magellan, il est là devant mes yeux. Un peu d’eau chargée d'histoire qui a fait rêver des générations d'explorateurs et de voyageurs assoiffés de grands espaces et de nature vierge. Depuis sa découverte, le bras de mer a vu passer les navires marchands du monde entier. Punta Arenas, dernier port avant le Pacifique, a connu un développement rapide avant la création du canal de Panama. Fondée en 1848, la Pointe de Sable vit débarqué de nombreux colons européens venus faire fortune jusqu’à devenir ce grand port de commerce de la Patagonie. On en apprend beaucoup en visitant les cimetières. C'est un lieu qui raconte à sa manière l'histoire d'une ville. En se baladant dans les allées du cimetière communal, on remarque la grandeur de certains mausolées qui témoignent de l’extravagance des pionniers qui firent fortune au début du 20e siècle. Des anglais, des français, des allemands et beaucoup de croates. En bordure de cimetière, loin des riches mausolées, se trouve la statue de l’indien inconnu Indio Desconocido. Cet indien symbolise les différentes tribus qui vivaient encore il y a un siècle dans la région et qui furent exterminés par les actes de cruauté des colonisateurs et les maladies qu’ils amenèrent avec eux. La statue est couverte d’offrandes, on vient prier, demander des grâces. J’ai même vu une dame pleurer en lui baisant la main. Il n’y a plus d’indiens. Punta Arenas est aujourd’hui une ville chilienne, au centre de l’économie de la région Magallanes (Magellan en espagnol) et le lieu d’arrivée de nombreux touristes en Patagonie. Le détroit de Magellan, longtemps considéré comme un lieu maudit inspirant crainte et terreur, voit désormais passé les plus grands navires. Certains paquebots viennent de Rio, d’autres partent pour Ushuaia et le continent blanc. Punta Arenas n’est qu’un port, une ville de passage. Le véritable bout du monde, j’irai le chercher un peu plus loin, de l’autre côté du détroit, en Terre de Feu, Terre des fumées comme l’appelait Magellan. J’y serai dans deux jours normalement, pour effectuer le trek le plus austral : Dientes de Navarino.
Après 24 heures de vol et escales depuis l’Europe, me voilà arrivé en Patagonie. A Punta Arenas, précisément. La ville est une grande cité portuaire banale, quadrillée comme les villes américaines. Seul le vent frais qui s'engouffre dans les rues désertes me rappelle ce que je suis venu chercher : le bout du monde. C'est ici, en 1520, que l’illustre navigateur portugais, Fernand de Magellan, découvrit le passage qui devait permettre à ses vaisseaux d'accomplir plus tard le premier tour du monde. Un mois de lutte contre les courants et les tempêtes dans ce dédale de fjords aux eaux sinistres cerné de hautes falaises menaçantes. Le détroit de Magellan, il est là devant mes yeux. Un peu d’eau chargée d'histoire qui a fait rêver des générations d'explorateurs et de voyageurs assoiffés de grands espaces et de nature vierge. Depuis sa découverte, le bras de mer a vu passer les navires marchands du monde entier. Punta Arenas, dernier port avant le Pacifique, a connu un développement rapide avant la création du canal de Panama. Fondée en 1848, la Pointe de Sable vit débarqué de nombreux colons européens venus faire fortune jusqu’à devenir ce grand port de commerce de la Patagonie. On en apprend beaucoup en visitant les cimetières. C'est un lieu qui raconte à sa manière l'histoire d'une ville. En se baladant dans les allées du cimetière communal, on remarque la grandeur de certains mausolées qui témoignent de l’extravagance des pionniers qui firent fortune au début du 20e siècle. Des anglais, des français, des allemands et beaucoup de croates. En bordure de cimetière, loin des riches mausolées, se trouve la statue de l’indien inconnu Indio Desconocido. Cet indien symbolise les différentes tribus qui vivaient encore il y a un siècle dans la région et qui furent exterminés par les actes de cruauté des colonisateurs et les maladies qu’ils amenèrent avec eux. La statue est couverte d’offrandes, on vient prier, demander des grâces. J’ai même vu une dame pleurer en lui baisant la main. Il n’y a plus d’indiens. Punta Arenas est aujourd’hui une ville chilienne, au centre de l’économie de la région Magallanes (Magellan en espagnol) et le lieu d’arrivée de nombreux touristes en Patagonie. Le détroit de Magellan, longtemps considéré comme un lieu maudit inspirant crainte et terreur, voit désormais passé les plus grands navires. Certains paquebots viennent de Rio, d’autres partent pour Ushuaia et le continent blanc. Punta Arenas n’est qu’un port, une ville de passage. Le véritable bout du monde, j’irai le chercher un peu plus loin, de l’autre côté du détroit, en Terre de Feu, Terre des fumées comme l’appelait Magellan. J’y serai dans deux jours normalement, pour effectuer le trek le plus austral : Dientes de Navarino.
Circuit de quinze jours dans l'Ouest américain English translation pending
Bonsoir,
Je voudrais des idées de parcours sur 15 jours dans l'ouest américain en autotours et bien sûr faisable dans ce laps de temps assez court.
Nous comptons partir vers le 10 octobre 2013 et le délai de 15 jours est vraiment le max.
La période est-elle la bonne ? Nous avons été à Los Angeles et ses environs pendant une semaine en octobre 2011 et le temps était très agréable.
Les seuls impératifs sont d'inclure dans ce séjour, à notre avis, San Francisco et Las Vegas. Ensuite, tout est possible.
J'ai vu sur le forum que 15 jours c'était un peu juste mais les congés ne sont pas extensibles, hélas.....
J’attends vos conseils avec impatience.
Merci d'avance
Bonne nuit
Christian
Trekking au Pérou English translation pending
Slt à tous, je suis un ptit nouveau sur ce forum et je post là mon 1er sujet qui concerne un trekking au Pérou
Je compte partir vers Février 2014 au Pérou faire un trekking de 3 semaines avec un ami et n'ayant jamais fait de trekking on voudrait avoir des renseignements sur ce qu'il faut savoir pour que cela se passe le mieux possible, le matériel qu'il faut prévoir, l'itinéraire le mieux adapté par rapport à notre durée de séjour, les choses à savoir lorsqu'on fait du trekking surtout lorsque c'est la 1ere fois, en gros avoir un max d'info ainsi que d'avis 😛
Merci
Je compte partir vers Février 2014 au Pérou faire un trekking de 3 semaines avec un ami et n'ayant jamais fait de trekking on voudrait avoir des renseignements sur ce qu'il faut savoir pour que cela se passe le mieux possible, le matériel qu'il faut prévoir, l'itinéraire le mieux adapté par rapport à notre durée de séjour, les choses à savoir lorsqu'on fait du trekking surtout lorsque c'est la 1ere fois, en gros avoir un max d'info ainsi que d'avis 😛
Merci
Europe: que pensez-vous de mon itinéraire en juin 2014? English translation pending
Voilà mon plus récent itinéraire pour mon EUROTRIP juin 2014 de deux semaines. Je resterai dans des auberges(les noms sont écris en bas). Je prend tous vos conseils (budget, itinéraire, visites, etc.) Je veux bouger mais que le tout reste faisable. Je suis type croisière, donc beaucoup de places en peu de temps. Mon itinéraire reste à s'ajuster aux vols pas chers, qui sont soient très tôt(mais rare) ou tard le soir, cependant je recherchais des vols en avant-midi vers 10h pour arriver dans la ville en plein jour. À la fin, il y a l'itinéraire si je choisis de visiter Barcelone ou Venise (encore là je prend vos suggestions, mais pour l'instant mon choix s'arrêterait sur Barcelone pour la proximité, son côté plus jeune et le fait que le reste de cette partie de pays ne m'intéresse pas, au contraire de l'Italie qui renferme plusieurs endroits que je souhaite visite, il m'est donc possible de visiter Venise au cours d'un autre voyage). Les numéros correspondent au jour, et dans ce cas-ci à la date (mon itinéraire à été fait en fonction de partir le 31 mai de Montréal pour arriver le 1er juin à Paris), reste que les dates ne sont pas officielles car je pars l'année prochaine...
Les auberges ne sont qu'à titre indicatif, rien n'est sûr de ce côté, même chose pour le moyen de transport..
Avion Montréal-Paris 1: Arc de Triomphe, Jardin des Tuileries, Louvre, Tour Eiffel 2: Versailles, Place des Vosges 3: Galeries Lafayette, Sacré-Coeur, Notre-Dame, Village St-Paul 3 nuits à Oops Hostel Paris Transport entre Paris-Amsterdam = RAIL 4 : Départ vers Amsterdam, Promenades dans ville, Rembrandtplein 5 : Rijksmuseum, The Jordaan, Red Lights Districts 6 : Leidseplein, Prisengratch, Tour de vélo, Concertgebouw 3 Nuits à Flying Pig Uptown/St. Christopher's Inn Transport entre Amsterdam-Nice = AIR TRANSLAVIA 7: Départ pour Nice, Promenades des Anglais, Colline du Chateau, Phoenix Parc Floral 8: Visite de Cannes : La Croisette, Ìle des Lérins, Le Suquet, retour Nice 9 : Visite de Monaco : Monte-Carlo, Casino Square, Japanese Gardens, Monte Carlo Harbor, La Note Bleue, Musée Océanographique, Palais du Prince, Vieux Monaco, Retour à Nice 10 : Visite de Menton : Plage, Promenade le Corbusier, Jardin Botanique Val Rahmeh, Basilique St. Michel, Chateau de Roquebrune 11 : Visite de Villefranche-sur-mer : Chapelle Saint-Pierre-des-Pêcheurs, La Darse, Place Garibaldi, Cathédrale Saint-Nicolas, Saint-Jean-Cap-Ferrat (Villa Ephrussi de Rothschild, Paloma Beach) 12 : Temps à Nice :Plage (Lido, Blue, Observatoire de la Côte d'Azur, Place Masséna, Chapelle Jeanne D'Arc, Départ 5 Nuits à Hôtel Pastoral/Hostel Paradis Transport Nice-Barcelone = EasyJet
13 : Sagrada Familia, Las Ramblas, Barri Gotic, Columbus Monument 14 : Guell Park, Casa Batllo, La Pedrera-Casa Milà, Palais de la Musique Catalane 15 : Guell Palace, Parc et fontaines de Montjuic, Plage, Depart 3 nuits à Twentytu Hostel/Equity Point Gothic
13 : Piazza San Marco, Basilique Saint-Marc, Galleria de'll Academia, Venice Jazz Club 14 : Dorsoduro, Rialto Brige, Visite de Murano, (Gondole), Piccolo Mondo 15 : Visite de Lido, Grand Canal, Gondole, Départ pour Québec
Merci beaucoup :) !
Les auberges ne sont qu'à titre indicatif, rien n'est sûr de ce côté, même chose pour le moyen de transport..
Avion Montréal-Paris 1: Arc de Triomphe, Jardin des Tuileries, Louvre, Tour Eiffel 2: Versailles, Place des Vosges 3: Galeries Lafayette, Sacré-Coeur, Notre-Dame, Village St-Paul 3 nuits à Oops Hostel Paris Transport entre Paris-Amsterdam = RAIL 4 : Départ vers Amsterdam, Promenades dans ville, Rembrandtplein 5 : Rijksmuseum, The Jordaan, Red Lights Districts 6 : Leidseplein, Prisengratch, Tour de vélo, Concertgebouw 3 Nuits à Flying Pig Uptown/St. Christopher's Inn Transport entre Amsterdam-Nice = AIR TRANSLAVIA 7: Départ pour Nice, Promenades des Anglais, Colline du Chateau, Phoenix Parc Floral 8: Visite de Cannes : La Croisette, Ìle des Lérins, Le Suquet, retour Nice 9 : Visite de Monaco : Monte-Carlo, Casino Square, Japanese Gardens, Monte Carlo Harbor, La Note Bleue, Musée Océanographique, Palais du Prince, Vieux Monaco, Retour à Nice 10 : Visite de Menton : Plage, Promenade le Corbusier, Jardin Botanique Val Rahmeh, Basilique St. Michel, Chateau de Roquebrune 11 : Visite de Villefranche-sur-mer : Chapelle Saint-Pierre-des-Pêcheurs, La Darse, Place Garibaldi, Cathédrale Saint-Nicolas, Saint-Jean-Cap-Ferrat (Villa Ephrussi de Rothschild, Paloma Beach) 12 : Temps à Nice :Plage (Lido, Blue, Observatoire de la Côte d'Azur, Place Masséna, Chapelle Jeanne D'Arc, Départ 5 Nuits à Hôtel Pastoral/Hostel Paradis Transport Nice-Barcelone = EasyJet
13 : Sagrada Familia, Las Ramblas, Barri Gotic, Columbus Monument 14 : Guell Park, Casa Batllo, La Pedrera-Casa Milà, Palais de la Musique Catalane 15 : Guell Palace, Parc et fontaines de Montjuic, Plage, Depart 3 nuits à Twentytu Hostel/Equity Point Gothic
13 : Piazza San Marco, Basilique Saint-Marc, Galleria de'll Academia, Venice Jazz Club 14 : Dorsoduro, Rialto Brige, Visite de Murano, (Gondole), Piccolo Mondo 15 : Visite de Lido, Grand Canal, Gondole, Départ pour Québec
Merci beaucoup :) !
États-Unis pour vingt jours (troisième fois) English translation pending
Bonjour à toutes et à tous
Et pourquoi pas le Texas??
Les méchants bandits qui traversent le Rio Grande pour échapper au gentil sheriff,
les missions espagnoles,
aussi :"Houston, we've had a problem",
Dallas et l'affreux JR,
les puits de pétrole,
les San Antonio Spurs,
les indiens (Apaches, Comanches), etc etc
Etant retraité, je peux partir quand je veux et donc éviter la chaleur de juillet /août et les tornades.
Je prévois de partir d'arriver à Houston (J1) le 23 octobre pour repartir de 11 novembre.
J1 Paris - Houston
J2 Houston - visite NASA
J3 Houston - Waco (musée des Texas Rangers) - Fort Worth (Cowboy Gathering & western festival)
J4 Fort Worth - Visite rapide Dallas - Fort Worth (Cowboy Gathering & western festival)
J5 Fort Worth - Odessa TRES grosse journée 360 miles
J6 Odessa - Carlsbad visite caverns
J7 Odessa - Alamogordo - White Sands - Las Cruces
J8 Las Cruces - El Paso - Fort Davis - Alpine
J9 Alpine Fort - Leaton - Lajitas - Terlingua (Terlingua International Chili Championship)
J10 Visite Big Bend
J11 Terlingua - Del Rio
J12 Del Rio - Laredo
J13 Laredo - Brownsville
J14 Brownsville - Padre Island - San Antonio
J15 San Antonio
J16 San Antonio - Bandera - Frederickburg - Austin
J17 Austin
J18 Austin - Houston (24th Annual Native American Championship Pow Wow)
J19 Houston (24th Annual Native American Championship Pow Wow)
J20 Retour France
Merci d'avance pour vos avis
Et pourquoi pas le Texas??
Les méchants bandits qui traversent le Rio Grande pour échapper au gentil sheriff,
les missions espagnoles,
aussi :"Houston, we've had a problem",
Dallas et l'affreux JR,
les puits de pétrole,
les San Antonio Spurs,
les indiens (Apaches, Comanches), etc etc
Etant retraité, je peux partir quand je veux et donc éviter la chaleur de juillet /août et les tornades.
Je prévois de partir d'arriver à Houston (J1) le 23 octobre pour repartir de 11 novembre.
J1 Paris - Houston
J2 Houston - visite NASA
J3 Houston - Waco (musée des Texas Rangers) - Fort Worth (Cowboy Gathering & western festival)
J4 Fort Worth - Visite rapide Dallas - Fort Worth (Cowboy Gathering & western festival)
J5 Fort Worth - Odessa TRES grosse journée 360 miles
J6 Odessa - Carlsbad visite caverns
J7 Odessa - Alamogordo - White Sands - Las Cruces
J8 Las Cruces - El Paso - Fort Davis - Alpine
J9 Alpine Fort - Leaton - Lajitas - Terlingua (Terlingua International Chili Championship)
J10 Visite Big Bend
J11 Terlingua - Del Rio
J12 Del Rio - Laredo
J13 Laredo - Brownsville
J14 Brownsville - Padre Island - San Antonio
J15 San Antonio
J16 San Antonio - Bandera - Frederickburg - Austin
J17 Austin
J18 Austin - Houston (24th Annual Native American Championship Pow Wow)
J19 Houston (24th Annual Native American Championship Pow Wow)
J20 Retour France
Merci d'avance pour vos avis
Hésitation entre deux hôtels à Riviera Maya English translation pending
Bonjour
Je prévois de partir au Mexique avec ma femme, quels sont les meilleurs mois?
On me parle de mars/avril ou octobre/novembre
Ensuite j ai décide de faire un combiné circuit Yucatán fantastique et une semaine farniente Et j hésite entre l hotel grand bahia principe et l hotel lookea playa maroma Ces 2 hôtels évitent ils le fameux spring break ?
Merci de me conseiller, à bientot
Ensuite j ai décide de faire un combiné circuit Yucatán fantastique et une semaine farniente Et j hésite entre l hotel grand bahia principe et l hotel lookea playa maroma Ces 2 hôtels évitent ils le fameux spring break ?
Merci de me conseiller, à bientot
Retour croisière Fort Lauderdale à Sydney via Canal Panama, Guayaquil, île de Pâques, Tahiti, NZ.... English translation pending
Cette croisière de 34 jours - 1er segment du «World Cruises 2013» de Princess Cruises - nous a permis après une escale au Costa Rica, de faire le transit complet du Canal de Panama et de découvrir de belles villes de l'Équateur, du Pérou, de Nouvelle-Zélande et les îles de Pâques, Pitcairn, Tahiti et Tasmanie.
Notre itinéraire :

A) Embarquement sur le Pacific Princess à Port Everglades, Fort Lauderdale (Floride) B) Escale à Puerto Limon, Costa Rica (côte Caraïbes) C) Transit complet du Canal de Panama D) Escale à Guayaquil, Équateur – coup de cœur pour nous ! E) Port de Callao (escale pour Lima), Pérou («overnight») F) Ile de Pâques, Chili G) Pitcairn Island, RU («scenic cruising») - agréable visite sur le bateau des habitants de l'île H) Escale à Papeete, Tahiti, France / -- Longitude 180oW : Passage de la ligne internationale de changement de date - on passe du jeudi au samedi I) Escale à Auckland, Nouvelle-Zélande J) Escale à Burnie, Tasmania, Australie K) Débarquement à Sydney, Australie
- L’élément déclencheur dans le choix de cette croisière a été pour nous l'escale prévue à l’île de Pâques... Nous rêvions depuis longtemps de visiter cette île isolée, Rapa Nui de son nom indigène, inscrite au patrimoine mondial UNESCO. Peu de croisières y font escale; on tente notre chance...

C'est un plaisir pour moi de partager et d'échanger ces souvenirs !
Notre itinéraire :

A) Embarquement sur le Pacific Princess à Port Everglades, Fort Lauderdale (Floride) B) Escale à Puerto Limon, Costa Rica (côte Caraïbes) C) Transit complet du Canal de Panama D) Escale à Guayaquil, Équateur – coup de cœur pour nous ! E) Port de Callao (escale pour Lima), Pérou («overnight») F) Ile de Pâques, Chili G) Pitcairn Island, RU («scenic cruising») - agréable visite sur le bateau des habitants de l'île H) Escale à Papeete, Tahiti, France / -- Longitude 180oW : Passage de la ligne internationale de changement de date - on passe du jeudi au samedi I) Escale à Auckland, Nouvelle-Zélande J) Escale à Burnie, Tasmania, Australie K) Débarquement à Sydney, Australie
- L’élément déclencheur dans le choix de cette croisière a été pour nous l'escale prévue à l’île de Pâques... Nous rêvions depuis longtemps de visiter cette île isolée, Rapa Nui de son nom indigène, inscrite au patrimoine mondial UNESCO. Peu de croisières y font escale; on tente notre chance...

C'est un plaisir pour moi de partager et d'échanger ces souvenirs !
Sécurité et taxis à l'aéroport de Delhi English translation pending
Cartes biométriques pour les taxis à l’aéroport de Delhi
Lu dans le Times of India – New Delhi du 3 mars 2013
Plus de sécurité pour les touristes arrivant à l’aéroport international de Delhi et prenant un taxi pré-payé.
Depuis début mars un nouveau système de management des taxis pré-payés (jaune et noir) à l’aéroport Indira Gandhi Terminal 3 (international) de Delhi a été mis en place. Chaque chauffeur de taxi va avoir sa carte biométrique personnelle. Ces cartes seront utilisés par les chauffeurs chaque fois qu’ils transporteront des passagers depuis l’aéroport, et enregistreront quel passager embarque dans quel taxi et les détails concernant le chauffeur déjà appliqués par le système de pré-paiement.
Ce système augmentera de façon conséquente la sécurité des passagers et particulièrement celle des étrangers et découragera les crimes disent les officiels ! Voilà qui devient rassurant !😉
En passant la guérite du parking en sortant de l’aéroport, le chauffeur ayant un passager devra utiliser sa carte ce qui devrait permettre de le suivre à la trace en cas de problème. Pour ma part, ayant toujours pris des taxis pré-payés seule ou en groupe, je n’ai jamais eu de problème depuis 25 ans que je viens en Inde en passant par Delhi.
Location de voiture aux Etats-Unis sans très bien parler anglais English translation pending
Bonjour, je sais qu'il existe 150 sujets sur les locations de voiture aux USA mais moi ce qui m’intéresse c'est de savoir s'il faut une bonne maitrise de l'anglais quand j'irais récupérer ma voiture à l'aéroport ?
Bien que ma voiture sera loué sur internet, une fois arrivé au guichet le type va sûrement me demander des trucs, me proposer des assurances, me montrer comment fonctionne la voiture etc.. Malheureusement pour lui je vais comprendre que 40% de ce qu'il va me dire, est-ce gênant ? Qui a déjà vécu un cas similaire ? Faut savoir que j'arrive mieux à comprendre l'anglais qu'a le parler, je pense que je vais pas m'en sortir 😎
Croisière Royal Caribbean Jewel of the Seas English translation pending
Nous avons réservés pour 1er Mars 2014 départ de Puerto Rico
Besoin de conseille !!
Forfait alcool
Habillement
Les soupers payants
Devrais-je louer voiture sur ces îles
Nos escales sont = St-john, Ste-Croix, St-Thomas, Ste-Lucia, Fort de France, Puerto Rico
Merci de m'aider
Sabwi
Nos escales sont = St-john, Ste-Croix, St-Thomas, Ste-Lucia, Fort de France, Puerto Rico
Merci de m'aider
Sabwi
Travailler à l'étranger: lettre de motivation générale English translation pending
Bonjour,
Je dois écrire une lettre de motivation générale que je souhaiterais diffuser sur les sites d'offres d'emploi à l'étranger mais je ne sais pas trop comment m'y prendre. D'habitude j'adapte ma lettre de motivation au poste en question mais là étant donné qu'elle n'est pas ciblée je ne sais pas trop comment l'orienter sans me fermer des portes. Auriez vous des exemples de lettres de motivation générales ou quelques conseils à me donner pour l'écrire correctement?
Merci d'avance
Je dois écrire une lettre de motivation générale que je souhaiterais diffuser sur les sites d'offres d'emploi à l'étranger mais je ne sais pas trop comment m'y prendre. D'habitude j'adapte ma lettre de motivation au poste en question mais là étant donné qu'elle n'est pas ciblée je ne sais pas trop comment l'orienter sans me fermer des portes. Auriez vous des exemples de lettres de motivation générales ou quelques conseils à me donner pour l'écrire correctement?
Merci d'avance
Stationner à Lausanne English translation pending
Bonjour à tous,
J'ai réservé une chambre d'hôte au port d'ouchy à Lausanne pour un week-en du mois de Juillet. Le proprio me dit que le stationnement est gratuit du samedi 17h au lundi 8h.
Je cherche et voit 2 parkings dans ce cas : Parking only et parking relais donc OK...
Mais si ces parkings sont complets, peut-on se garer dans la rue et sur quelles zones (bleues, blanches)???? Faut-il un disque de stationnement?
J'avoue que je suis assez perdue. Help me!
Location de voiture Le Cap - Johannesburg, bis repetita English translation pending
Bonjour à toutes et à tous !
Ayant déja bien étudié la question sur differents guides (routards etc..), aprés avoir parcouru pas mal de discussion sur le sujet ici ou ailleurs je reste sur un probleme de taille.
Nous partons a 2, dans un mois au Cap, avec comme projet de remonter l'afrique du sud en voiture jusque J'bg.
Je me suis donc renseigné sur les conditions de locations (permis internationales, les pb assurances etc...).
Je passe donc sur le site hertz.co.za et trouve une offre pour 12 jours a 322E payable de suite comprenant km illimité, l'autorisation de passage au lesotho, le second conducteur. Quand au conditions d'assurance, celle ci comprennent :Collision Damage Waiver Included Theft Protection Waiver Included Super Waiver Included Tourism Levy Included Airport Or Location Surcharge
dans les charges supplémentaire on a : Contract Fee 43.86 1 Additional Driver @ 175.44 175.44 OneWay Drop Charge 438.60 VAT 92.11
Par la suite, je vais chez avis et fait également un devis pour le meme type de prestation. Ce dernier etant a 382 E je decide de pencher mes recherches sur Hertz. (les garantie chez avis sont les suivantes : Pay nowPay laterLocal Tax (TAX)XXCollision Damage Waiver* (CDW)XXTheft Protection* (TP)XXRental Contract Fee/VRFXXLocation Surcharge/Tourism LevyXXOne way fee (666 ZAR)
Chez Hertz.fr, je fais la meme recherche et trouve la "meme" offre a 258E ! les garanties offertes sont les suivantes :
Supplément Local Rachat partiel de franchise en cas de collision SUPER CDW Garantie vol Taxe tourisme Frais d'abandon Kilométrage estimé TVA Illimité kilomètres inclus gratuits Il faudras rajouter sur place le tarifs pour le second conducteur (179ZA).
Premiere question : est-ce que le "super cover" est necessaire a prendre, si oui quelqu'un a t il une idée du coup parcequ'impossible a trouver sur le site de hertz france. Comment expliquer la difference de pris ? (j'ai envoyé un mail a hertz france pour savoir si cela s'expliquer par l'autorisation de passage au lesotho qui ne serait pas compris).
Cela étant, mon dilemme ne s'arrete pas la. Aprés mes differentes lectures, il ressort que beaucoup de voyageurs semble avoir eu des probleme avec Hertz (surfacturation a la fin etc...) Est-ce vraiment une société a eviter ? Les retours sur Avis sont plutot meilleurs, qu'en est il réelement ? Je viens d'avoir Avis au téléphone, la caution est de 205 E avec une garantie au tier (brie de glasse, vol inclus). Je penche franchement pour eux, car je trouve que ca a le merite d'etre claire (?)
En sachant que nous n'avons ni Visa premier, ni mastercard gold, qu'elle type d'"option" a suscrire me conseilleriez vous ?
Ayant déja bien étudié la question sur differents guides (routards etc..), aprés avoir parcouru pas mal de discussion sur le sujet ici ou ailleurs je reste sur un probleme de taille.
Nous partons a 2, dans un mois au Cap, avec comme projet de remonter l'afrique du sud en voiture jusque J'bg.
Je me suis donc renseigné sur les conditions de locations (permis internationales, les pb assurances etc...).
Je passe donc sur le site hertz.co.za et trouve une offre pour 12 jours a 322E payable de suite comprenant km illimité, l'autorisation de passage au lesotho, le second conducteur. Quand au conditions d'assurance, celle ci comprennent :Collision Damage Waiver Included Theft Protection Waiver Included Super Waiver Included Tourism Levy Included Airport Or Location Surcharge
dans les charges supplémentaire on a : Contract Fee 43.86 1 Additional Driver @ 175.44 175.44 OneWay Drop Charge 438.60 VAT 92.11
Par la suite, je vais chez avis et fait également un devis pour le meme type de prestation. Ce dernier etant a 382 E je decide de pencher mes recherches sur Hertz. (les garantie chez avis sont les suivantes : Pay nowPay laterLocal Tax (TAX)XXCollision Damage Waiver* (CDW)XXTheft Protection* (TP)XXRental Contract Fee/VRFXXLocation Surcharge/Tourism LevyXXOne way fee (666 ZAR)
Chez Hertz.fr, je fais la meme recherche et trouve la "meme" offre a 258E ! les garanties offertes sont les suivantes :
Supplément Local Rachat partiel de franchise en cas de collision SUPER CDW Garantie vol Taxe tourisme Frais d'abandon Kilométrage estimé TVA Illimité kilomètres inclus gratuits Il faudras rajouter sur place le tarifs pour le second conducteur (179ZA).
Premiere question : est-ce que le "super cover" est necessaire a prendre, si oui quelqu'un a t il une idée du coup parcequ'impossible a trouver sur le site de hertz france. Comment expliquer la difference de pris ? (j'ai envoyé un mail a hertz france pour savoir si cela s'expliquer par l'autorisation de passage au lesotho qui ne serait pas compris).
Cela étant, mon dilemme ne s'arrete pas la. Aprés mes differentes lectures, il ressort que beaucoup de voyageurs semble avoir eu des probleme avec Hertz (surfacturation a la fin etc...) Est-ce vraiment une société a eviter ? Les retours sur Avis sont plutot meilleurs, qu'en est il réelement ? Je viens d'avoir Avis au téléphone, la caution est de 205 E avec une garantie au tier (brie de glasse, vol inclus). Je penche franchement pour eux, car je trouve que ca a le merite d'etre claire (?)
En sachant que nous n'avons ni Visa premier, ni mastercard gold, qu'elle type d'"option" a suscrire me conseilleriez vous ?
Louisiane: balade sur le lac Martin (retour) English translation pending
Bonjour
Balade sur Le lac Martin avec Norbert Leblanc. Ce n'est pas exactement ce que le Routard explique...
Voici mon ressenti et mon vécu: bateau en alu (racines) de 15 places rempli de touristes "cajunophones" 🙂 ou non - explications bilingues. 20$ (liquide)/personne - tour à 10h -un froid de gueux ce matin là (2°) plus une petite bise - 2h de "navigation" Le personnage est haut en couleur, un peu comme nos marins bretons mais ............ d'eau douce. Les anecdotes foisonnent et le capitaine répond aux questions ainsi qu'au téléphone - il remplit son carnet de RDV en direct live. Lors d'un stop, (on ne descend pas 😎) "les embarqués" feuillettent qqs albums photos et on procède à la dégustation du "Clair de lune" - je laisse la surprise à ceux qui iront ici plus tard Autre représentation à midi puis 14h.
Norbert aime son lac et sa région. Sa balade est un show bien huilé et très "professionnel" (il répète les mêmes plaisanteries du départ au nouveau charter de touristes) il semble qu'il n y ait pas grand chose d'improvisé - il cultive également son image.... pour un "tour plus intime", choisir peut être un autre opérateur - je ne sais pas s'il en existe - En résumé, malgré le côté un peu trop "américain" nous sommes très contents de cette découverte du Lac Martin.
Alain
Balade sur Le lac Martin avec Norbert Leblanc. Ce n'est pas exactement ce que le Routard explique...
Voici mon ressenti et mon vécu: bateau en alu (racines) de 15 places rempli de touristes "cajunophones" 🙂 ou non - explications bilingues. 20$ (liquide)/personne - tour à 10h -un froid de gueux ce matin là (2°) plus une petite bise - 2h de "navigation" Le personnage est haut en couleur, un peu comme nos marins bretons mais ............ d'eau douce. Les anecdotes foisonnent et le capitaine répond aux questions ainsi qu'au téléphone - il remplit son carnet de RDV en direct live. Lors d'un stop, (on ne descend pas 😎) "les embarqués" feuillettent qqs albums photos et on procède à la dégustation du "Clair de lune" - je laisse la surprise à ceux qui iront ici plus tard Autre représentation à midi puis 14h.
Norbert aime son lac et sa région. Sa balade est un show bien huilé et très "professionnel" (il répète les mêmes plaisanteries du départ au nouveau charter de touristes) il semble qu'il n y ait pas grand chose d'improvisé - il cultive également son image.... pour un "tour plus intime", choisir peut être un autre opérateur - je ne sais pas s'il en existe - En résumé, malgré le côté un peu trop "américain" nous sommes très contents de cette découverte du Lac Martin.
Alain
Transport de Taman Negara aux îles Perhentian? English translation pending
Bonjour, nous partons en avril pour 12j en Malaysie, pour partir de Taman Negara pour les iles perhantians sans perdre trop de temps, est il mieux de repartir sur Kuala lumpur pour prendre un vol intérieur jusqu'à Kota Bharu ou prendre le bus de Taman Negara jusqu'à Kuala Besut?
Merci d'avance pour vos réponses
Le Lendemain qui Vient English translation pending
Le Lendemain qui Vient
" Dans les larmes d’une femme, le fleuve ne voit que de l’eau "
Là où je suis, la vie est un long récit qui d’habitude ne s’écrit pas. Je déroge à la règle et ma main emprunte un stylo pour habiller mes mots, les phrases décousues se couvrent d’un simple pan de tissu pour qu’elles puissent rester humbles à moitié nue, comme Adam et Eve après avoir mangé le fruit défendu. Ma bouche aimerait se faire porte-parole d’une ancienne tradition orale, mais ma voix rebelle s’installe aujourd’hui sur les bords du fleuve Sénégal, non loin de Podor, de Matam ou de Bakel. Elle prend cette pirogue, fait ses bagages, et s’éloigne petit à petit du rivage, en promettant qu’un jour peut-être, elle reviendra visiter son poète.
C’est la voix qui s’en va devant l’appel du lointain.
Ces paroles ne sont maintenant plus de moi, je ne suis qu’un simple messager comme le facteur anonyme qui chaque matin délivre son courrier, sans savoir si ce qu’il met dans la boite va nous faire rire ou pleurer. Alors je reste là à regarder le rien qui passe, repasse, parfois s’efface pour laisser place au bruit sourd des cœurs qui battent. Aux cœurs des hommes, des femmes, des enfants, de tous ces gens des bords du fleuve qui, tels des caméléons, ont pris la couleur de ses eaux, la nonchalance de ses vagues. Pêcheurs, cultivateurs, piroguiers, bijoutiers, potiers, tous se côtoient, se respectent et finalement se ressemblent dans leur crainte et leur espérance.
Ce fleuve, parfois sédentaire, immobile comme le poisson pris dans les filets du pêcheur, se fond dans le décor, se mêle aux peuples qu’il a enfanté et bercé de son amour. Depuis la nuit des temps, la mère couve ses enfants et les regarde grandir avec douceur et inquiétude face à l’avenir poussiéreux qui recouvre la misère. Alors pour donner ne serait-ce qu’un peu d’espoir, il blanchit le linge sale des femmes transpirant sous un soleil de terre, il lave les moutons, nourrit des familles qui ne compte que sur sa générosité, il abreuve le Peul et ses vaches, il cultive le Sorgho, le maïs, le mil ou le Niébé, il abrite l’ombre qui attend la nuit pour faire vivre sa magie, il cache la vie qui par honte s’embellit au contact de sa poésie.
D’autre fois nomade, il s’approche, il vient, part et ne revient pas à un rythme lent que seul le musicien peut comprendre. La mère poule s’en va laissant les oisillons dans le poulailler de la détresse. On essaye de le saisir mais il se faufile entre désespoir et impertinence. Il salit plus qu’il ne blanchit, le Sorgho s’impatiente tandis que le maïs se fait la belle, la vie s’enlaidit, la nuit est partie, la magie aussi. Les prières s’intensifient, c’est l’exil du fleuve fatigué d’attendre un lendemain incertain.
Au loin, sur l’autre rive, j’aperçois des hommes qui, eux aussi, attendent le lendemain, à l’ombre d’un arbre, le verre de thé à la main. Les langues se délient et l’on entend la voix grave des anciens. Certains disent : « Le lendemain, seul les Baobabs en seront les témoins ». Alors que d’autres se posent la question « Viendra t’il le soir ou bien au petit matin ? ». Le débat s’installe, les plus jeunes arrivent et prennent leur place. Chacun ajoute sa parole à la suivante, même si celle-ci n’a que peu d’importance, on hausse le ton, on dérange le repos du silence histoire d’y laisser sa trace, faire acte de présence. Souvent ça déborde, les sujets changent comme les boubous un jour de mariage. Un match de foot à commenter, une anecdote à raconter, des idées politiques à exprimer, et au fait est-ce que notre vote dans l’urne sera enfin comptabilisé ? Les vieux insistent et persistent sur le seul sujet qui à leurs yeux mérite d’user la salive. Le poste de radio est allumé mais rien, pas une nouvelle sur le lendemain qui vient ou qui ne viendrait pas. Finalement, les langues fatiguées, le troisième thé achevé et la mosquée qui ne cesse d’appeler, les paroles s’envolent dans la brise comme un vulgaire bout de papier. Tout ce petit monde reste sur sa faim, mais une chose est sur, il est grand temps que vienne le lendemain, qu’il change notre quotidien, c’est lui dont aujourd’hui nous avons tous besoin.
Au loin, j’entends les rires des femmes qui contrastent avec la dure réalité. Le coq vient tout juste de chanter et c’est déjà l’heure de la corvée. L’eau ne tombe pas d’en haut, des nuages comme dans tous les autres villages, elle vient d’en bas, d’un puits dont personne ne connaît l’âge. Vêtu de leurs plus beaux habits, chacune rivalisant avec l’autre pour se distinguer, c’est un véritable défilé qui ferait rougir de jalousie les plus grands couturiers. Les pagnes noués autour des hanches et dans leur dos le dernier-né danse, bercé par l’élégance. Les sourires sur les visages, les larmes qui se cachent, le bruit et le silence, se côtoient avec dignité. Les rumeurs circulent comme les charrettes un jour de marché. On échange quelques recettes de cuisine, on parle des hommes, on donne les dernières nouvelles du village, et on refait le monde qui d’un coup prend un air efféminé, un peu moins bête et un peu plus coloré. Une petite fille les écoute avec admiration en attendant son tour, elle puise ces paroles dont elle abreuvera ses camarades lorsque le moment du repos viendra. Plus qu’à l’école, c’était près du puits qu’elle avait appris à respecter les grandes personnes, qu’elle avait aussi appris des chants si vieux que personne n’en connaissait l’origine. L’Harmattan qui s’ennuyait se mit à souffler pour montrer qu’il existait, il me portait à l’oreille la voix de la petite qui fredonnait :
Connais- tu mon Beau Village Qui se mire au clair ruisseau Encadré dans le feuillage On dirait un nid d’Oiseau Ma Maison parmi l’ombrage Me Sourit comme un Berceau
La corvée terminée, les femmes, armées de leurs bassines vissées sur la tête, se taisent et le regard baissé rentrent dans leur foyer. J’aimerais les suivre des yeux, savoir ce qu’il se passe une fois que la bassine vide son eau dans le canari. Est-ce qu’on leur dit merci ? Est-ce que l’on se souvient que c’est dans le ventre de cette femme que pendant neuf mois tout commença ? Que c’est peut-être dans cette bassine qu’elle nous lavait et nous choyait quand nous ne pouvions pas encore marcher ? Le monde redevient celui des hommes, un peu plus violent, un peu moins souriant. Dans les larmes d’une femme, le fleuve ne voit que de l’eau.
Non loin de moi, je vois des dos courbés et des fronts dans la poussière, des voix plaintives qui s’élèvent dans le ciel et s’évaporent dans les airs. Mon soleil indique cinq heures, les paysans font leur prière. « Seigneur, quel temps fera t’il demain ? », « La pluie va t’elle tomber et nos larmes cesser de couler ? ». Pourvu que notre Dieu nous entende, que l’eau inonde nos plantations, qu’elle fasse reverdir nos champs, comme du temps du Prophète, séparer l’ivraie du bon grain, juste un peu de pain, de quoi nourrir nos femmes et nos bambins. Les nuages s’écartent, le ciel leur répond « Qui se contente de peu ne manque de rien ». Alors les paysans, à l’ombre d’un arbre s’assoient calmement. Un verre de thé à la main, ils attendent inlassablement le lendemain qui ne vient pas.
Puis au loin, là où l’on ne peut toucher l’horizon de ses propres mains, j’aperçois marcher le lendemain, les pas incertains comme l’aveugle qui parfois se trompe de chemin. Envahit par la peur de ne pas être à la hauteur, il sait qu’on le scrute, qu’on l’attend avec ferveur et que peut-être déjà, la rumeur a parcouru les villages sur les bords des deux rives. « Il arrive, il arrive, je le reconnais, c’est le lendemain qui vient ». Alors c’est une question d’honneur, c’est à lui maintenant de rentrer sur la scène, de distribuer l’espoir à ceux qui ont dans leur cœur la peine des jours passés, de rendre hommage à la vieille sagesse Africaine.
Le fleuve en exil, demandeur d’asile, traînant sa veille pirogue, vient lui aussi, tranquille, insolent. Allez savoir pourquoi, il avait choisi pour patrie le Sénégal, et non la Mauritanie.
Et ma voix qui revient. Je t’avais promis qu’un jour peut-être, je reviendrais visiter mon poète.
Au loin, ma voix qui revient Au loin, ma voix qui revient Un verre de thé à la main, un verre de thé à la main
Par Maalik David DUPUY - SIDIBE
" Dans les larmes d’une femme, le fleuve ne voit que de l’eau "
Là où je suis, la vie est un long récit qui d’habitude ne s’écrit pas. Je déroge à la règle et ma main emprunte un stylo pour habiller mes mots, les phrases décousues se couvrent d’un simple pan de tissu pour qu’elles puissent rester humbles à moitié nue, comme Adam et Eve après avoir mangé le fruit défendu. Ma bouche aimerait se faire porte-parole d’une ancienne tradition orale, mais ma voix rebelle s’installe aujourd’hui sur les bords du fleuve Sénégal, non loin de Podor, de Matam ou de Bakel. Elle prend cette pirogue, fait ses bagages, et s’éloigne petit à petit du rivage, en promettant qu’un jour peut-être, elle reviendra visiter son poète.
C’est la voix qui s’en va devant l’appel du lointain.
Ces paroles ne sont maintenant plus de moi, je ne suis qu’un simple messager comme le facteur anonyme qui chaque matin délivre son courrier, sans savoir si ce qu’il met dans la boite va nous faire rire ou pleurer. Alors je reste là à regarder le rien qui passe, repasse, parfois s’efface pour laisser place au bruit sourd des cœurs qui battent. Aux cœurs des hommes, des femmes, des enfants, de tous ces gens des bords du fleuve qui, tels des caméléons, ont pris la couleur de ses eaux, la nonchalance de ses vagues. Pêcheurs, cultivateurs, piroguiers, bijoutiers, potiers, tous se côtoient, se respectent et finalement se ressemblent dans leur crainte et leur espérance.
Ce fleuve, parfois sédentaire, immobile comme le poisson pris dans les filets du pêcheur, se fond dans le décor, se mêle aux peuples qu’il a enfanté et bercé de son amour. Depuis la nuit des temps, la mère couve ses enfants et les regarde grandir avec douceur et inquiétude face à l’avenir poussiéreux qui recouvre la misère. Alors pour donner ne serait-ce qu’un peu d’espoir, il blanchit le linge sale des femmes transpirant sous un soleil de terre, il lave les moutons, nourrit des familles qui ne compte que sur sa générosité, il abreuve le Peul et ses vaches, il cultive le Sorgho, le maïs, le mil ou le Niébé, il abrite l’ombre qui attend la nuit pour faire vivre sa magie, il cache la vie qui par honte s’embellit au contact de sa poésie.
D’autre fois nomade, il s’approche, il vient, part et ne revient pas à un rythme lent que seul le musicien peut comprendre. La mère poule s’en va laissant les oisillons dans le poulailler de la détresse. On essaye de le saisir mais il se faufile entre désespoir et impertinence. Il salit plus qu’il ne blanchit, le Sorgho s’impatiente tandis que le maïs se fait la belle, la vie s’enlaidit, la nuit est partie, la magie aussi. Les prières s’intensifient, c’est l’exil du fleuve fatigué d’attendre un lendemain incertain.
Au loin, sur l’autre rive, j’aperçois des hommes qui, eux aussi, attendent le lendemain, à l’ombre d’un arbre, le verre de thé à la main. Les langues se délient et l’on entend la voix grave des anciens. Certains disent : « Le lendemain, seul les Baobabs en seront les témoins ». Alors que d’autres se posent la question « Viendra t’il le soir ou bien au petit matin ? ». Le débat s’installe, les plus jeunes arrivent et prennent leur place. Chacun ajoute sa parole à la suivante, même si celle-ci n’a que peu d’importance, on hausse le ton, on dérange le repos du silence histoire d’y laisser sa trace, faire acte de présence. Souvent ça déborde, les sujets changent comme les boubous un jour de mariage. Un match de foot à commenter, une anecdote à raconter, des idées politiques à exprimer, et au fait est-ce que notre vote dans l’urne sera enfin comptabilisé ? Les vieux insistent et persistent sur le seul sujet qui à leurs yeux mérite d’user la salive. Le poste de radio est allumé mais rien, pas une nouvelle sur le lendemain qui vient ou qui ne viendrait pas. Finalement, les langues fatiguées, le troisième thé achevé et la mosquée qui ne cesse d’appeler, les paroles s’envolent dans la brise comme un vulgaire bout de papier. Tout ce petit monde reste sur sa faim, mais une chose est sur, il est grand temps que vienne le lendemain, qu’il change notre quotidien, c’est lui dont aujourd’hui nous avons tous besoin.
Au loin, j’entends les rires des femmes qui contrastent avec la dure réalité. Le coq vient tout juste de chanter et c’est déjà l’heure de la corvée. L’eau ne tombe pas d’en haut, des nuages comme dans tous les autres villages, elle vient d’en bas, d’un puits dont personne ne connaît l’âge. Vêtu de leurs plus beaux habits, chacune rivalisant avec l’autre pour se distinguer, c’est un véritable défilé qui ferait rougir de jalousie les plus grands couturiers. Les pagnes noués autour des hanches et dans leur dos le dernier-né danse, bercé par l’élégance. Les sourires sur les visages, les larmes qui se cachent, le bruit et le silence, se côtoient avec dignité. Les rumeurs circulent comme les charrettes un jour de marché. On échange quelques recettes de cuisine, on parle des hommes, on donne les dernières nouvelles du village, et on refait le monde qui d’un coup prend un air efféminé, un peu moins bête et un peu plus coloré. Une petite fille les écoute avec admiration en attendant son tour, elle puise ces paroles dont elle abreuvera ses camarades lorsque le moment du repos viendra. Plus qu’à l’école, c’était près du puits qu’elle avait appris à respecter les grandes personnes, qu’elle avait aussi appris des chants si vieux que personne n’en connaissait l’origine. L’Harmattan qui s’ennuyait se mit à souffler pour montrer qu’il existait, il me portait à l’oreille la voix de la petite qui fredonnait :
Connais- tu mon Beau Village Qui se mire au clair ruisseau Encadré dans le feuillage On dirait un nid d’Oiseau Ma Maison parmi l’ombrage Me Sourit comme un Berceau
La corvée terminée, les femmes, armées de leurs bassines vissées sur la tête, se taisent et le regard baissé rentrent dans leur foyer. J’aimerais les suivre des yeux, savoir ce qu’il se passe une fois que la bassine vide son eau dans le canari. Est-ce qu’on leur dit merci ? Est-ce que l’on se souvient que c’est dans le ventre de cette femme que pendant neuf mois tout commença ? Que c’est peut-être dans cette bassine qu’elle nous lavait et nous choyait quand nous ne pouvions pas encore marcher ? Le monde redevient celui des hommes, un peu plus violent, un peu moins souriant. Dans les larmes d’une femme, le fleuve ne voit que de l’eau.
Non loin de moi, je vois des dos courbés et des fronts dans la poussière, des voix plaintives qui s’élèvent dans le ciel et s’évaporent dans les airs. Mon soleil indique cinq heures, les paysans font leur prière. « Seigneur, quel temps fera t’il demain ? », « La pluie va t’elle tomber et nos larmes cesser de couler ? ». Pourvu que notre Dieu nous entende, que l’eau inonde nos plantations, qu’elle fasse reverdir nos champs, comme du temps du Prophète, séparer l’ivraie du bon grain, juste un peu de pain, de quoi nourrir nos femmes et nos bambins. Les nuages s’écartent, le ciel leur répond « Qui se contente de peu ne manque de rien ». Alors les paysans, à l’ombre d’un arbre s’assoient calmement. Un verre de thé à la main, ils attendent inlassablement le lendemain qui ne vient pas.
Puis au loin, là où l’on ne peut toucher l’horizon de ses propres mains, j’aperçois marcher le lendemain, les pas incertains comme l’aveugle qui parfois se trompe de chemin. Envahit par la peur de ne pas être à la hauteur, il sait qu’on le scrute, qu’on l’attend avec ferveur et que peut-être déjà, la rumeur a parcouru les villages sur les bords des deux rives. « Il arrive, il arrive, je le reconnais, c’est le lendemain qui vient ». Alors c’est une question d’honneur, c’est à lui maintenant de rentrer sur la scène, de distribuer l’espoir à ceux qui ont dans leur cœur la peine des jours passés, de rendre hommage à la vieille sagesse Africaine.
Le fleuve en exil, demandeur d’asile, traînant sa veille pirogue, vient lui aussi, tranquille, insolent. Allez savoir pourquoi, il avait choisi pour patrie le Sénégal, et non la Mauritanie.
Et ma voix qui revient. Je t’avais promis qu’un jour peut-être, je reviendrais visiter mon poète.
Au loin, ma voix qui revient Au loin, ma voix qui revient Un verre de thé à la main, un verre de thé à la main
Par Maalik David DUPUY - SIDIBE
Quel circuit, quelles îles pour Kota Kinabalu sur douze jours? (Malaisie) English translation pending
Hello tout le monde,
Je pars fin Mars, pour 12 jours sur Kota Kinabalu (je serai avant, en Thaïlande pendant trois jours).
Je ne connais pas du tout Kota Kinabalu
Je consulte la météo, mais elle annonce toujours des orages ces derniers jours, mais je ne fais pas trop confiance à cette météo...
J'aimerai découvrir les plus belles plages de Kota Kinabalu. Vers quelle île me conseillez vous d'y aller ? Pour la bronzette, et/ou de la plongée éventuellement. J'aimerai également passer par le Mont Kinabalu. Faut-il réserver à l'avance ? Un jour suffit-il ? Puis enfin, j'aimerai visiter la mosquée flottante :) En gros, mon programme est bien vide, j'y vais surtout pour me reposer, avec deux amis. Concernant l'ambiance, je connais bien la Malaisie également, donc aucun soucis, je sais qu'il ne s'agit pas de la Thailande etc.
Dernière question, quels hôtels conseillez-vous ? Mon critère : - proximité des attractions - pas du very low cost, mais pas non plus le top luxe (sauf si le prix est donné ;) )
J'aimerai découvrir les plus belles plages de Kota Kinabalu. Vers quelle île me conseillez vous d'y aller ? Pour la bronzette, et/ou de la plongée éventuellement. J'aimerai également passer par le Mont Kinabalu. Faut-il réserver à l'avance ? Un jour suffit-il ? Puis enfin, j'aimerai visiter la mosquée flottante :) En gros, mon programme est bien vide, j'y vais surtout pour me reposer, avec deux amis. Concernant l'ambiance, je connais bien la Malaisie également, donc aucun soucis, je sais qu'il ne s'agit pas de la Thailande etc.
Dernière question, quels hôtels conseillez-vous ? Mon critère : - proximité des attractions - pas du very low cost, mais pas non plus le top luxe (sauf si le prix est donné ;) )
Cinq mois à la Casa Hogar los Gorriones à Ayacucho (Pérou) English translation pending
bonjour à toutes et à tous,
Voilà, je pars le mois prochain pour 5 mois au Pérou, à Ayacucho, pour donner un coup de main à la Casa Hogar los Gorriones. Je recherche des personnes ayant déjà fait cette expérience ( cette année, ou il y a 1 ou 2 ans), pour me faire partager leurs aventure et me donner quelques conseils;) bonne soirée, ou journée, à tout le monde
Voilà, je pars le mois prochain pour 5 mois au Pérou, à Ayacucho, pour donner un coup de main à la Casa Hogar los Gorriones. Je recherche des personnes ayant déjà fait cette expérience ( cette année, ou il y a 1 ou 2 ans), pour me faire partager leurs aventure et me donner quelques conseils;) bonne soirée, ou journée, à tout le monde
Vivre en Guyane English translation pending
Bonjour,
Je vais être affectée dans un lycée à Kourou à la rentrée prochaine. Je suis administrative et j'aurai besoin d'un logement pour 2 ou 3 personnes. Un site particulier à me conseiller. Est-il préférable de louer un meublé ?
Par contre, ma fille doit rentrer à l'université et celle de Cayenne est à 60 km. Faire le trajet matin et soir n'est pas envisageable.
Est-ce une bonne solution de chercher un logement à mi-chemin ou décidera-t-elle de rester en métropole (Yvelines) ? Je n'ai pas d'autres arguments à lui donner.
Quels conseils me donneriez-vous ?
Au quotidien, le coût de la vie est-il identique à celui de la région parisienne ?
J'avoue que j'étais volontaire pour ce séjour mais maintenant que l'affectation est officielle les angoisses apparaissent et surtout celle de la séparation...
Merci d'avance de vos réponses.
Débuts en cyclotourisme + tandem en France English translation pending
Bonjour,
Je suis un jeune homme de 20 ans adepte du VTT depuis un bon moment, et du route au sein d'un club de cyclo depuis Octobre 2012. Je suis tombé "amoureux" du vélo de route et de ce que l'on peut faire avec, et le fait de faire de plus longues distances plus facilement qu'un vtt m'a donné des idées de voyages à vélo. J'avais donc en tête de faire un Paris Marseille, pour rejoindre de la famille, et également la côte Atlantique, Bretagne y compris, déjà parcouru lors de mes anciennes vacances dans le coin, si j'y parvient il y aura surement d'autres destinations.
J'ai donc parlé de mes projets à ma mère, dans l'idée de partir en vacances ensemble en Vendée, je serais parti quelques jour avant elle pour la rejoindre à vélo en passant par la Bretagne par exemple. C'est là qu'elle me dit qu'elle aimerait bien se joindre à moi et que cette "aventure" la tenterait bien. Le truc c'est que je me voyais faire une moyenne de 80 km par jour environ qu'elle ne tiendra pas, et faire 40 km par jour j'aurais pas l'impression d'avancer, et je devrais surement l'attendre plusieurs fois, donc pas très plaisant pour nous deux. C'est la que m'est venu l'idée du tandem, me disant que l'on serait ensemble et que l'on pourrait augmenter notre kilométrage quotidien. Est-ce une bonne idée ? Si oui, je ne sais pas quel est la meilleure solution, en louer un sur place pour 15 jours ? Mais ça doit revenir assez cher, et nous oblige à faire une boucle pour le restituer, ou trouver une bonne occasion ? Mais le tandem ça à l'air bien galère pour le transport, et si on fait la côte atlantique Nantes-Bayonne, je ne sais pas trop comment remonter sur Paris avec, d'ailleurs ni comment aller sur Nantes par exemple.
Vos suggestions sont les bienvenues.
Merci
Je suis un jeune homme de 20 ans adepte du VTT depuis un bon moment, et du route au sein d'un club de cyclo depuis Octobre 2012. Je suis tombé "amoureux" du vélo de route et de ce que l'on peut faire avec, et le fait de faire de plus longues distances plus facilement qu'un vtt m'a donné des idées de voyages à vélo. J'avais donc en tête de faire un Paris Marseille, pour rejoindre de la famille, et également la côte Atlantique, Bretagne y compris, déjà parcouru lors de mes anciennes vacances dans le coin, si j'y parvient il y aura surement d'autres destinations.
J'ai donc parlé de mes projets à ma mère, dans l'idée de partir en vacances ensemble en Vendée, je serais parti quelques jour avant elle pour la rejoindre à vélo en passant par la Bretagne par exemple. C'est là qu'elle me dit qu'elle aimerait bien se joindre à moi et que cette "aventure" la tenterait bien. Le truc c'est que je me voyais faire une moyenne de 80 km par jour environ qu'elle ne tiendra pas, et faire 40 km par jour j'aurais pas l'impression d'avancer, et je devrais surement l'attendre plusieurs fois, donc pas très plaisant pour nous deux. C'est la que m'est venu l'idée du tandem, me disant que l'on serait ensemble et que l'on pourrait augmenter notre kilométrage quotidien. Est-ce une bonne idée ? Si oui, je ne sais pas quel est la meilleure solution, en louer un sur place pour 15 jours ? Mais ça doit revenir assez cher, et nous oblige à faire une boucle pour le restituer, ou trouver une bonne occasion ? Mais le tandem ça à l'air bien galère pour le transport, et si on fait la côte atlantique Nantes-Bayonne, je ne sais pas trop comment remonter sur Paris avec, d'ailleurs ni comment aller sur Nantes par exemple.
Vos suggestions sont les bienvenues.
Merci
Arnaque aux douanes mexicaines, Banjercito English translation pending
Organisation de l'administration des Douanes Mexicaine
Le 17 février 2013 à 8h32 au poste frontière Subite Lopez Q.R. Avec le Belize j'ai été obligé de souscrire un dépôt de 3876 pesos pour l'importation temporaire de mon véhicule (Hologramo n° 14541361 folio n° 2140633) auprès de Banjercito qui s'engageait à me restituer la caution à ma sortie du pays avec mon véhicule avant le 12 aout 2013 .
Le 17 mars 2013 je me suis présenté, à 9h avec mon véhicule, dans la file d'attente au poste frontière de Tijuana « puerta mexico « et après plus de 3 heures, sans aucune présence ou information des douanes mexicaines ou de Banjercito, j'ai effectué, après paiement du visa, mon entrée sur le territoire états-uniens, le fonctionnaire des douanes me conseillant de garer mon véhicule dans son pays et de me rendre à pieds auprès des douanes mexicaines pour le remboursement de la caution.
Après avoir effectué un cheminement long et compliqué, vers 14 h je me suis rendu au « poste piétonnier » des douanes mexicaines qui m'ont demandé de m'adresser à un bureau SAT (près d'un Mac Donald!) situé dans la zone frontalière . L'entrée à ces bureaux m'a été refusée par un vigile sous prétexte que je devais solliciter le remboursement dans 48h (le lundi étant férié) à un poste situé à 30 mn en voiture.
L'intervention inopinée de Monsieur Emmanuel Miranda Contreras Tramitador n°8620 de Banjercito m'a permis de savoir que le bureau en question n'était pas fermé ce jour (ni le lendemain ) mais effectivement difficile à trouver pour un étranger d'autant plus que je mon véhicule se trouvait en territoire EU.
De retour vers 15 h au poste piétonnier la fonctionnaire en service en uniforme (qui a refusé de me donner son nom pour témoignage de ma démarche) a reconnu son erreur puis m'a conseillé cette fois de reprendre mon véhicule garé aux Etats Unis , d'effectuer la sortie du territoire puis l'entrée au Mexique, de me rendre à SAT Banjercito de Chaparral (sans m'indiquer d'horaire de fonctionnement, puis de revenir cette fois aux Etats Unis …............en repayant bien sur le visa et en effectuant la longue attente de franchissement de frontière et toutes les difficultés bien connues ici.
Devant une telle anarchie concernant les diverse informations reçues mélées à l'inorganisation de ce bureau frontalier important, je sollicite le remboursement de la caution qui m'est due en m'engageant à prouver (s'il en est encore besoin) la sortie effective de mon véhicule du territoire mexicain.
A l'heure où les services de Police mexicaine font l'objet d'une attention particulière de la commission des droits de l'homme (affaire Florence Cassez), l'administration des douanes mexicaines au travers de Banjercito aurait intérêt à ne pas etre mélée a des comportements malhonnetes (les difficultés rencontrées obligent à abandonner la caution) dans le pays considéré, comme le reconnaît le Mexique, le plus dangereux au monde qui ne soit pas en guerre.
Merci de bien vouloir m'aider dans ce témoignage qui ternit l'image que j'ai de ce grand et beau pays.
Le 17 février 2013 à 8h32 au poste frontière Subite Lopez Q.R. Avec le Belize j'ai été obligé de souscrire un dépôt de 3876 pesos pour l'importation temporaire de mon véhicule (Hologramo n° 14541361 folio n° 2140633) auprès de Banjercito qui s'engageait à me restituer la caution à ma sortie du pays avec mon véhicule avant le 12 aout 2013 .
Le 17 mars 2013 je me suis présenté, à 9h avec mon véhicule, dans la file d'attente au poste frontière de Tijuana « puerta mexico « et après plus de 3 heures, sans aucune présence ou information des douanes mexicaines ou de Banjercito, j'ai effectué, après paiement du visa, mon entrée sur le territoire états-uniens, le fonctionnaire des douanes me conseillant de garer mon véhicule dans son pays et de me rendre à pieds auprès des douanes mexicaines pour le remboursement de la caution.
Après avoir effectué un cheminement long et compliqué, vers 14 h je me suis rendu au « poste piétonnier » des douanes mexicaines qui m'ont demandé de m'adresser à un bureau SAT (près d'un Mac Donald!) situé dans la zone frontalière . L'entrée à ces bureaux m'a été refusée par un vigile sous prétexte que je devais solliciter le remboursement dans 48h (le lundi étant férié) à un poste situé à 30 mn en voiture.
L'intervention inopinée de Monsieur Emmanuel Miranda Contreras Tramitador n°8620 de Banjercito m'a permis de savoir que le bureau en question n'était pas fermé ce jour (ni le lendemain ) mais effectivement difficile à trouver pour un étranger d'autant plus que je mon véhicule se trouvait en territoire EU.
De retour vers 15 h au poste piétonnier la fonctionnaire en service en uniforme (qui a refusé de me donner son nom pour témoignage de ma démarche) a reconnu son erreur puis m'a conseillé cette fois de reprendre mon véhicule garé aux Etats Unis , d'effectuer la sortie du territoire puis l'entrée au Mexique, de me rendre à SAT Banjercito de Chaparral (sans m'indiquer d'horaire de fonctionnement, puis de revenir cette fois aux Etats Unis …............en repayant bien sur le visa et en effectuant la longue attente de franchissement de frontière et toutes les difficultés bien connues ici.
Devant une telle anarchie concernant les diverse informations reçues mélées à l'inorganisation de ce bureau frontalier important, je sollicite le remboursement de la caution qui m'est due en m'engageant à prouver (s'il en est encore besoin) la sortie effective de mon véhicule du territoire mexicain.
A l'heure où les services de Police mexicaine font l'objet d'une attention particulière de la commission des droits de l'homme (affaire Florence Cassez), l'administration des douanes mexicaines au travers de Banjercito aurait intérêt à ne pas etre mélée a des comportements malhonnetes (les difficultés rencontrées obligent à abandonner la caution) dans le pays considéré, comme le reconnaît le Mexique, le plus dangereux au monde qui ne soit pas en guerre.
Merci de bien vouloir m'aider dans ce témoignage qui ternit l'image que j'ai de ce grand et beau pays.
Fille seule en Thaïlande: ça craint? English translation pending
Bonjour,
je suis déja partie en Thailande il y a quelques années avec une copine et nous n'avons eu aucun probleme. Cette fois j'aimerais y retourner mais je serais seule, est ce que vous trouvez que c'est une destination qui craint dans mon cas?
Je precise que je vise plutot un voyage plage-plongée-tranquilou dans le sud, avec un petit passage de 2 jours max par Bangkok.
Merci
je suis déja partie en Thailande il y a quelques années avec une copine et nous n'avons eu aucun probleme. Cette fois j'aimerais y retourner mais je serais seule, est ce que vous trouvez que c'est une destination qui craint dans mon cas?
Je precise que je vise plutot un voyage plage-plongée-tranquilou dans le sud, avec un petit passage de 2 jours max par Bangkok.
Merci
De France aux Antilles en porte-conteneurs - 2ème partie (Transat de Saint-Nazaire à Fort de France) English translation pending
DEPART DE SAINT-NAZAIRE
Lundi 26 Novembre 2012 - 1er jour de traversée
08 h 00, la manutention a repris de plus belle, trois portiques s'occupent du Fort Sainte-Marie. Et c'est justement la travée la plus proche de ma cabine qui est concernée. Depuis Rouen, cette travée est complètement vide y compris la cale. Toute la matinée, ce ne sont pas moins de 90 conteneurs qui vont être chargés en passant à raser le sabord de ma cabine (un sabord c'est carré ou rectangulaire, un hublot c'est circulaire), obscurcissant le ciel à chaque passage. A en donner le tournis.
15 h 20, je suis sur l'aileron de passerelle pour aider le commandant et le pilote à l'appareillage. Une manœuvre, cette fois-ci, sans remorqueur, uniquement à l'aide des propulseurs d'étrave et de poupe. Les amarres sont larguées les unes après les autres, le bateau décolle lentement du quai et gagne l'axe du chenal en passant sous le pont de Saint-Nazaire. Nous longeons plusieurs quartiers de la ville, des plages, des petites falaises brunes avant que le chenal n'oblique vers le Sud. Dernière vision de la terre avant longtemps.
16 h 35, le pilote débarque à l'extrémité du long chenal. Le Fort Sainte-Marie est en eau libre, cap à l'ouest. Au large, le vent n'a pas beaucoup molli. La mer est toujours bien formée, le bateau passe en force et tape de temps à autre dans les vagues en formant de jolies gerbes d'embruns.
Pointe à Pitre, la prochaine escale est encore loin. Et à partir de maintenant, il faut s'installer dans la durée.
17 h 45, fin de mon "quart". La nuit tombe rapidement et je pars à la chasse aux petits bruits dans la cabine…
18 h 15, ouverture de "La cave", qui est le magasin hors taxes du bord, géré par le commandant lui-même. Pas beaucoup de parfums dans cette boutique duty free, mais essentiellement des produits destinés à améliorer l'ordinaire de l'équipage et des passagers…
Remonté à la passerelle après le dîner. La mer est très forte, tout en puissance le bateau tape dans les vagues. On sent bien le choc et quelques secondes plus tard on voit une grosse gerbe jaillir de l'étrave jusqu'au-dessus des conteneurs, et être rabattue sur l'autre bord par la violence du vent.
Le Fort Sainte-Marie tangue et roule, il est difficile de tenir debout. En tout début de voyage, ces mauvaises conditions de mer cueillent tout le monde à froid, et il faut du temps pour s'y accoutumer. Lors du dîner, deux passagers font la grimace…
Après le dîner, sur la passerelle, j'ai encore bien discuté avec le lieutenant roumain, intrigué par mon expérience de la voile. Habitué des gros navires, il n'imagine pas que l'on puisse traverser un océan, ni parfois subir un tel temps sur un bateau de 11 ou 12 mètres. Il est étonné, comme moi je le suis dans l'autre sens par le gigantisme, la vitesse, la puissance du bateau qui se joue des mêmes éléments. Le partage du même milieu mais deux approches différentes.
A minuit, nous avons quitté le plateau continental pour naviguer au-dessus des grands fonds de l'Atlantique. Même si les vagues sont moins escarpées, le vent souffle presque dans l'axe, force 8 à 9. Le bateau roule et tape toujours. La nuit s'annonce agitée.
L'ATLANTIQUE
Mardi 27 Novembre 2012 - 2ème jour de traversée
Depuis hier soir 22 h 00, nous naviguons au-dessus des grands fonds. La haute marche entre les abysses atlantiques et le plateau continental du Golfe de Gascogne n'est pas sans influence sur l'état de la mer en cas de gros temps. La longue houle et les vagues escarpées perdent un peu de leur rudesse. S'il roule encore et est bien secoué, le bateau ne tape plus dans les vagues les plus hargneuses.
A minuit, nous avons passé l'heure du bord en heure T.U., c'est-à-dire reculé les montres d'une heure. Cette opération aura lieu cinq fois durant la traversée pour compenser le décalage horaire. Deux gros avantages : une heure de grasse matinée supplémentaire et une arrivée aux Antilles sans perturbation de l'horloge interne. Avantages que n'offre pas le voyage en avion.
A 03 h 00, nous avons croisé le trafic allant du cap Finisterre (Nord-Ouest de l'Espagne) à Ouessant. Tous les navires venant de Méditerranée, d'Afrique de l'Ouest, d'Amérique du Sud et qui remontent vers les ports du nord, et inversement, suivent cette route. J'avoue n'avoir pas eu le courage de me lever pour aider le lieutenant et le timonier de quart à faire la veille au milieu des autres cargos…
08 h 00, longitude du cap Finisterre. Bof ! Ciel chargé et bas, vent toujours fort, visibilité douteuse. La mer est hérissée de crêtes blanches jusqu'au bout de l'horizon. Pas suffisant pour remonter le moral des passagers qui attendent impatiemment l'embellie.
L'après-midi, les grains se succèdent en rangs serrés. Le Fort Sainte-Marie, droit sur sa trajectoire, ne fait rien pour les éviter. En hauteur, on les voit bien arriver. Au loin, l'horizon se voile, la mer s'aplatit sous la pluie et change de couleur, la pluie bat violemment sur les baies vitrées de la passerelle. Et le calme revient derrière le grain, une brève éclaircie nous offre un timide arc-en-ciel, quelques minutes de tranquillité et le grain suivant arrive déjà. Du fait de la vitesse du bateau, la cadence à laquelle nous arrivent ces grains me surprend, la rapidité à laquelle on les traverse, aussi.
Début de soirée, le vent et la mer semblent vouloir s'apaiser et prendre une direction qui nous soit plus favorable. Le baromètre amorce une timide remontée.
En cours de journée, je monte de temps en temps à la passerelle voir l'évolution des choses, jeter un œil sur la table à carte où les points GPS sont méthodiquement reportés toutes les heures. La table à cartes a toujours fait partie pour moi, du voyage en mer et du départ vers ailleurs.
Pourtant bien plus précis, les GPS, radars et cartes numériques, devenus indispensables, n'ont pas ce pouvoir de faire rêver. La carte papier synthétise d'un seul coup d'œil la navigation en cours. Elle concrétise le rythme d'une traversée en redonnant aussi la vraie dimension du monde et des océans. Si j'aime regarder une carte marine, je ne jette qu'un œil informatif sur un écran GPS, un radar ou une carte numérique, sans être capable de pouvoir m'y attarder.
J'aime bien passer un moment à la passerelle après le dîner. Il fait nuit, j'y retrouve mon ami, le lieutenant roumain. Un personnage cultivé et intéressant, parlant parfaitement le français, jovial et avenant, il contraste avec tous les autres marins ou officiers roumains du bord qui semblent porter avec tristesse, fatalité et résignation tout le poids de leur Histoire, sans un mot ni un sourire.
Il a 25 ans de marine marchande derrière lui. Passionné par son métier, il prend visiblement du plaisir à partager ce qu'il sait sur le bateau, la navigation, les instruments, l'organisation du bord ou ses responsabilités. Mon cursus nautique l'intrigue car la voile n'est pas dans la culture roumaine et il ne connait pas. Souvent, c'est lui qui revient vers moi et me pose des questions, en faisant des allers et retours entre voiliers et cargos.
DES BOÎTES, DES BOÎTES…
Mercredi 28 Novembre 2012 - 3ème jour de traversée
Encore une heure de décalage des montres cette nuit. Nous sommes maintenant en TU-1. La mer s'est calmée, la fin de nuit a été si paisible qu'un des passagers se croyait (encore ou déjà) à quai. Il est vrai que nous sommes loin des conditions d'inconfort d'il y a deux jours tant la mer s'est apaisée.
Ce matin, le second capitaine organise une visite guidée à notre attention. C'est lui qui est en charge de la gestion de la cargaison et nous explique que les conteneurs sont repérés en X, Y et Z (par travée, rangée et étage) par des numéros que l'on retrouve gravés sur les cloisons des cales. C'est grâce à ces X, Y et Z que les portiqueurs chargent la bonne boîte au bon endroit.
Le plan de chargement est établi préalablement par l'armateur mais c'est le second capitaine qui finalise le positionnement des conteneurs en fonction des contraintes mécaniques que la cargaison fait subir au bateau, en fonction des boîtes contenant des matières dangereuses, des reefers, du port de débarquement, etc..
Par informatique, les conteneurs sont également repérés par des codes de couleur selon les ports de provenance ou de destination, les matières dangereuses qui ne peuvent pas cohabiter ensemble, les branchements aux prises électriques pour les reefers. De puissants logiciels optimisent le remplissage des ballasts équilibrant l'assiette du bateau lors du chargement ou déchargement.
Aux escales, le second capitaine a aussi un gros travail administratif à exécuter avec l'armateur, la douane, les autorités portuaires, les sociétés de manutention avant que le bateau ne puisse larguer les amarres.
Il nous emmène ensuite dans le cœur du bateau, un dédale de coursives étroites ponctuées de portes étanches qu'il faut enjamber. Des files de câbles ou de canalisations courent sur les cloisons ou aux plafonds. Nous sommes dans la cale, assourdis par le grincement des conteneurs frottant les uns contre les autres, le puissant ronflement des appareils de ventilation qui tournent à plein régime, (dans la cale, il faut aussi refroidir le système de réfrigération des reefers… !). Le niveau sonore élevé nous plonge dans une ambiance industrielle.
Nous progressons vers l'avant passant d'une travée de conteneurs à l'autre et arrivons vers l'étrave dans un large espace occupé par des gros tubes en diagonale où passent les chaînes d'ancre. C'est un vaste local servant à stocker tout le matériel dont le bosco a besoin, amarres, câbles, caisses de matériel de rechange, consommables, etc… Sur un tas d'aussières en vrac, un cercueil est négligemment posé… Au cas où !
Nous repassons à l'extérieur et montons au poste de manœuvre avant. Le seul endroit calme du bateau où l'on n'entend plus que le bruit du vent et le chuintement du bulbe d'étrave fendant obstinément la mer. En navigation, l'endroit est donc plutôt paisible. Au port, d'énormes treuils servent raidir les aussières et moins utilisés, deux autres cabestans permettent de remonter les ancres au moyen de chaînes largement calibrées.
Nous terminons la visite par le local incendie au pied du château et de l'hôpital… On n'a pas trouvé l'infirmière !
Avant le dîner, le commandant nous fait l'honneur du salon des officiers pour un pot d'accueil des plus sympathiques où chacun peut mieux se connaître en discutant un verre à la main avec le chef-mécanicien, et deux jeunes lieutenants. Toutes les meilleures traditions de la Marine ne sont pas encore perdues.
DÉJÀ LES AÇORES !
Jeudi 29 Novembre 2012 - 4ème jour de traversée
Pas de décalage horaire cette nuit. En début de matinée, au milieu de l'Atlantique, nous croisons sans le voir le CMA CGM Fort Saint-Louis qui fait la route inverse, à 37 milles sur notre bâbord, c'est-à-dire tout près de nous, à l'échelle de l'océan.
Les rencontres avec d'autres bateaux sont des évènements plutôt rares tant la mer est immense et les routes différentes. Et comme par hasard, le second bateau rencontré dans la journée suit une route de collision obligeant à changer le cap jusqu'à ce que le danger soit écarté.
Le lieutenant navigation et le timonier de quart assurent une veille visuelle permanente jour et nuit, ce qui est un facteur de sécurité. Ils sont aidés par le radar qui le cas échéant, leur indique à quelle distance et dans quel laps de temps aura lieu la collision éventuelle avec un autre bateau. A eux d'agir au bon moment pour que cela ne se produise pas.
Deux fois par jour, dans le cadre d'un partenariat entre la compagnie et Météo France, un des membres d'équipage gonfle à l'hélium un ballon muni d'une sonde météorologique. Un fois lâché le ballon grimpe dans la stratosphère et explose vers 30.000 mètres d'altitude. Pendant son ascension puis sa chute, la sonde enregistre la température, la pression atmosphérique, le taux d'humidité, la vitesse et la direction du vent, etc. Ces informations sont retransmises à bord en continu et ensuite réexpédiées à Evelyne Dhéliat ou Nathalie Rihouet pour que vous ayez des informations météo fiables à la télé. Il en est ainsi sur les quatre bateaux de la ligne.
11 h 40, l'attraction du jour se dévoile progressivement. Tout au bout de l'horizon, sur notre avant tribord, on devine en filigrane à quarante milles, les silhouettes de Corvo et Flores, deux îles très isolées au nord-ouest de l'archipel des Açores. Lentement, leur contour se précise, abrupt pour Corvo et en pente plus douce pour Flores.
13 h 00, nous passons à 10 milles, au plus près de Flores, couverte de prairies verdoyantes. On arrive à deviner les constructions blanches de sa capitale, Santa Cruz. La proximité de la terre permet de téléphoner en direct à la famille et la communication est parfaitement claire.
16 h 15, exercice incendie obligatoire. Une sonnerie stridente met tout le bateau en alerte. Tous les passagers doivent se rassembler aussitôt à la passerelle. Le feu s'est déclaré dans un conteneur dans la cale à l'avant du bateau. Les échanges par talkies-walkies fusent. Bien sûr, l'exercice est émaillé de contretemps pour mettre les équipes de sécurité en situation. Finalement, le feu virtuel est éteint et tout est rentré dans l'ordre.
L'incendie est ce qui est le plus redouté à bord de tous les bateaux. Pourtant, ce n'est jamais l'eau qui manque autour ! La propagation du feu peut être extrêmement rapide et la chaleur peut provoquer des réactions en chaîne immaîtrisables. D'autant que le bateau transporte aussi de multiples matières chimiques dangereuses qui ne réagissent pas bien ensemble. Vous n'imaginez pas tous les risques que je prends durant ce voyage. Il suffit juste d'une fois. Et ces exercices périodiques sont faits pour éviter le pire.
QUE FAIRE A BORD ?
Vendredi 30 Novembre 2012 - 5ème jour de traversée
Il n'y a pas eu de changement de l'heure du bord à minuit. Et ce matin, le jour n'en finit pas de se lever. En réalité, c'est la pleine lune qui éclaire la cabine.
Lever à 07 h 00 et montée immédiate à la passerelle. Il fait encore bien nuit et la lune tombante se reflète largement sur la mer. Il y a quelque chose de différent ce matin, un changement imperceptible dans l'air du temps, une douceur relative de la température, une humidité plus palpable, des nuages plus légers et quand le jour finit de se lever, une autre densité dans la couleur de la mer. Le vent a repris de la force mais sa direction a changé aussi, passant au sud-est, trois-quarts arrière du bateau.
La température de la mer augmente régulièrement, 21.8 °C ce matin, et depuis l'une des coursives extérieures j'ai aperçu les premières sargasses, ces algues qui naissent dans la mer du même nom, bien au large de la Floride, et qui se baladent dans l'Atlantique au gré des courants. Autant de signes ténus, nous indiquant que nous changeons de zone climatique et que l'hiver… est bientôt derrière nous.
Je suis maintenant bien dans le rythme de ce voyage au long cours. Les notions de jours et de distances s'estompent progressivement. Le temps se dilue à mesure que le bateau progresse. Je ne sais déjà plus trop quand j'ai quitté Saint-Nazaire, ni combien de milles il reste à parcourir pour rallier Pointe à Pitre. Je ne me pose même pas la question. Est-ce si important de le savoir ?
Chaque jour à bord, il n'y a que les repas qui soient les points obligés auxquels les passagers se retrouvent pour échanger. En dehors de cela, aucune règle, aucune contrainte horaire, et chacun dispose de lui-même selon ses goûts et ses envies du moment : broderie, lecture, visionnage de DVD, randonnée sur les coursives extérieures, ascension des escaliers, information auprès de l'équipage, sieste, etc, etc… Que sais-je encore ? Une seule occupation : l'auto gestion !
Mon rythme à moi : après le p'tit dej, je vais à la passerelle pour vérifier s'il y a toujours de l'eau dans la mer et discuter de la situation avec le lieutenant roumain, puis un tour sur le pont du bateau, (430 mètres de parcours du combattant tant les obstacles fonctionnels sont nombreux et cinq étages à pied, bien qu'il y ait un ascenseur). Retour en cabine pour la tenue à jour des notes sur le déroulement du voyage. De nouveau à la passerelle avant le déjeuner, et sieste après celui-ci pour… récupérer.
L'après-midi se déroule à peu près au même rythme avec des passages plus fréquents à la passerelle pour regarder l'horizon pourtant vide, observer l'évolution des conditions météo, me pencher sur la table à cartes ou les instruments de navigation.
Après le dîner, long moment de méditation dans l'obscurité de la passerelle avant d'entamer une discussion philosophique avec le lieutenant roumain, puis descente en cabine pour transfert des photos et vidéos prises dans la journée.
Eh bien, malgré que certaines durent vingt-cinq heures, à cette cadence, il me semble que chaque journée est trop courte.
Et pendant ce temps le Fort Sainte-Marie, imperturbable, seul au milieu de l'Atlantique, taille sa route : 460 milles régulièrement parcourus chaque jour (852 km).
LA CROISIÈRE S'AMUSE (-t-elle ?)
Samedi 1er Décembre 2012 - 6ème jour de traversée
00 h00, encore un décalage de la montre du bord, réglée à TU-2, trois heures de différence avec la France.
Un gros grain ce matin au réveil et une épaisse couche de nuages gris barre l'horizon. L'air s'adoucit progressivement, il fait 21°C et il devient agréable de rester sur les ailerons de passerelle pour contempler tranquillement le paysage.
Nous sommes trois passagers à avoir demandé à visiter la salle des machines. Munis de bouchons d'oreilles, nous sommes pris en charge par un lieutenant pour descendre dans les tréfonds du Fort Sainte-Marie. Ca commence très fort, car nous pénétrons d'emblée dans une immense salle où le bruit et la chaleur nous assaillent déjà. Face à nous, l'énorme moteur principal de 8 cylindres assure la propulsion du bateau dans un boucan d'enfer. Nous sommes dans les entrailles du Léviathan, nous évoluons dans la démesure.
En dehors du moteur principal, il faut également gérer 4 énormes groupes électrogènes spécialement dédiés aux reefers qui consomment beaucoup d'électricité au retour des Antilles, des groupes pour ventiler l'atmosphère, climatiser l'air, dessaliniser l'eau de mer, produire du chaud, du froid, de la vapeur, etc, etc…
Les bruits de tous ces appareils s'ajoutent, se mélangent les uns aux autres. Toute cette mécanique dégage beaucoup de chaleur en tournant et rend l'atmosphère de cette salle étrangement pesante.
Après avoir bien transpiré à fond de cale, le retour à l'extérieur est un soulagement. C'est la première fois où la température est très douce et agréablement supportable. Je suis monté à plusieurs reprises à la passerelle, dont un long moment sur l'aileron bâbord en fin d'après-midi à discuter avec les deux autres passagers et le commandant qui n'est pas avare d'informations sur la marine marchande. Très intéressant à écouter. Le soleil s'est couché dans les nuages en produisant des effets orangés presque dramatiques.
19 h 00, soirée barbecue autour de la piscine. Là, il faut oublier tous les clichés que la série TV "La croisière s'amuse" à instillé dans l'inconscient candide et crédule des téléphages… La piscine est un trou de 4x4 m en tôle peinte en bleu foncé, située au pied d'une grue et à proximité d'une rangée de conteneurs. Et pas de fauteuils transat moelleux pour siroter nonchalamment un cocktail sirupeux servi par un steward empressé. Il faut oublier tout ça !
Pour le barbecue : apéritif, gambas, merguez, bœuf, cuisses de poulet à griller soit même au-dessus d'un demi-bidon de 200 litres rempli de braise. De quoi être rôti bien avant la viande… Nous avons partagé ce repas avec tout l'équipage, officiers et matelots roumains, assis sur des bancs en bois, face aux tables recouvertes de nappes en papier. Là encore, pas de sophistication dans le service. Cela n'a pas empêché de vivre un agréable moment de convivialité à se raconter histoires et anecdotes.
Et après le barbecue, pas de soirée romantique accoudé au bastingage du pont-promenade sous le clair de lune… Il n'y a tout simplement pas d'endroit équivalent pour cela à bord !
Plus sérieusement, comme chaque soir, je suis monté à la passerelle. Pas de vent sur l'aileron, l'air y était vraiment agréable, j'y suis resté un bon moment… à discuter avec le lieutenant roumain. Le porte-conteneurs, ce n'est pas "La croisière s'amuse" !
SOUS LE TROPIQUE
Dimanche 02 Décembre 2012 - 7ème jour de traversée
00 h 00, avant-dernier décalage de la montre du bord. Nous sommes passés à TU-3, soit quatre heures de différence avec la France.
Tenue d'été ce matin. On sent la chaleur en sortant du château. Le soleil brille généreusement, les petits cumulus sont bien alignés dans le ciel, la mer a pris une couleur bleu marine très dense et les poissons volants sont de sortie. Autant de signes qui ne trompent pas, nous sommes tout près d'entrer dans la zone tropicale. Ce que confirment les relevés de températures, air : 25.5°C, mer : 26.8°C.
Après le petit-déjeuner, je pars en randonnée autour du bateau en suivant prudemment un itinéraire ponctué d'obstructions diverses qui ne permettent pas de marcher bien vite. Arrivé sur la plage avant, je m'installe un long moment sur la petite plate-forme qui domine l'étrave. C'est le seul endroit du bateau où l'on n'entende pas un bruit. Le silence complet, un vrai luxe à bord.
De ma plate-forme, je n'ai même pas besoin d'étendre les bras à l'horizontale pour devenir le roi du Monde, comme dans une scène d'un film célèbre… (Il est vrai que les icebergs sont très rares dans la région).
Je vais ainsi passer une bonne partie de la journée entre le pont, l'étrave et la passerelle à profiter de la douceur du climat, à fixer l'horizon. A ce rythme, il est vraiment impossible de s'ennuyer.
17 h 08, nous franchissons allègrement le Tropique du Cancer par 23°27' Nord. C'est une ligne fictive parallèle à l'Equateur, reliant tous les points du globe où le soleil est au zénith le jour de l'été. Pas de cérémonie spéciale pour le passage de cette ligne ; dommage, cela méritait bien un coup de rhum.
DE L'AUTRE CÔTÉ
Lundi 03 Décembre 2012 - 8ème jour de traversée
Minuit, dernier décalage de la montre du bord. Nous sommes maintenant à l'heure antillaise, TU-4, cinq heures de différence avec la métropole.
Réveil dans la grisaille. Des nuages noirs lourds de menaces s'accumulent au-dessus de l'horizon. Dans la matinée, je me hasarde à faire ma rando quotidienne autour du navire. Je n'ai pas été bien loin, je n'ai eu que le temps de trouver refuge au poste de manœuvre, à l'arrière du bateau, quand un violent grain est tombé brutalement, aplatissant la mer et ramenant la visibilité à rien. Il en a été ainsi toute la matinée.
Aujourd'hui est le dernier vrai jour de navigation avant Pointe à Pitre, où nous arriverons demain aux petites heures. Le voyage n'est pas fini, mais la traversée, elle, se termine ! Et je ne peux pas dire que cela me mette en joie. Hier, avant-hier, avec le voilier c'était quatre fois plus de temps, mais la sensation ressentie à la veille de l'arrivée reste toujours la même : qu'elle soit courte ou longue, la traversée aurait pu durer plus longtemps.
C'est à chaque fois pareil : est-il nécessaire que cela s'arrête si vite ? Pourquoi ? Parce que, mentalement, ce voyage s'inscrit dans la durée, j'ai intégré cette durée et trouvé à bord le rythme me convient pour y parvenir.
Avec ce cargo, j'ai remis les Antilles à la bonne place sur la surface du globe, en distance et aussi en temps. Les Antilles ne se situent pas à l'extrémité de la piste d'Orly, elles sont bien de l'autre côté de l'océan Atlantique, au bout de 3.430 milles (6.353 km) et quasiment huit journées complètes de navigation depuis Saint-Nazaire. La traversée, c'est le voyage lui-même !
Et ce qui devait arriver, arrivât ! En début d'après-midi, le lieutenant de quart a sorti la carte d'atterrissage de la Guadeloupe et commencé à reporter les points dessus… J'ai bien demandé au commandant de ralentir, j'ai l'impression de ne pas avoir été entendu.
J'ai terminé la rando entamée ce matin, je suis resté un long moment assis sur la petite plate-forme qui surplombe l'étrave. Silence, soleil, pas trop de vent et l'océan immense… Je suis venu me faire la dernière piqure d'eau de mer avant l'arrivée…
De quart en fin de journée sur la passerelle. Nous croisons la route d'un vieux gréement, une grande goélette de 33 mètres qui se rend (au moteur, malheureusement), à Saint-Martin. De la passerelle, elle parait minuscule. Sa coque et sa mâture se détachent en silhouette dans la lumière du soleil qui décline trop rapidement. Ce moment-là aussi, aurait pu durer !
LA GUADELOUPE
Mardi 04 Décembre 2012 - 9ème et dernier jour de traversée
Pas de décalage horaire cette nuit. A minuit, il reste 89 milles à parcourir ; autant dire, rien !
04 h 30, réveil et montée immédiate à la passerelle pour aider le commandant. Le bateau est en avant lente devant l'îlot de Gosier à quelques encablures de Pointe à Pitre, en attendant l'embarquement du pilote prévu à 05 h 00.
Après avoir remonté le chenal qui serpente entre les îlets et les cayes, nous accostons au quai de Jarry en même temps que le jour se lève sur la ville. Tout doucement le profil de la côte émerge dans le contre-jour du petit matin. La température est douce sur l'aileron. Une belle arrivée !
Une belle arrivée après une jolie traversée. Les heures mouvementées du début sont déjà oubliées pour ne garder que le meilleur… Un beau parcours de 4.315 milles depuis Dunkerque (7.990 km), dont 3.430 milles de traversée pure (6.353 km).
Avant que tout ne soit complètement terminé, avec deux autres passagers, nous louons une voiture pour nous rendre à Basse Terre, chef-lieu de la Guadeloupe. Je ne connais pas cette ville et en dehors de la découverte, j'ai le secret espoir de trouver un spot Wi-Fi.
Rapidement, je comprends que je dois adapter mon mode de pensée à la philosophie locale et faire avec, ou plutôt faire sans. Je me fais promener d'un quartier à l'autre, de renseignements obsolètes en coups foireux, pour me rendre à l'évidence, je ne me connecterai pas à Internet aujourd'hui… Tant pis pour Internet, place à la découverte !
Cette chasse au spot Wi-Fi m'a donc permis de parcourir une petite ville tranquille par rapport aux souvenirs qu'il me reste de Pointe à Pitre : des rues étroites, bordées de vieilles maisons de style colonial dont certaines construites en pierre de lave, tout comme l'église. Un marché couleur locale. Une mairie toute blanche et au bout d'une large esplanade engazonnée, un monument aux Morts de la Grande Guerre, également blanc, se détache sur fond de Soufrière. Une longue esplanade en bord de mer, qu'une employée de la mairie, comparera à la Promenade des Anglais, pour que je comprenne bien.
Nous déjeunons au-delà de la "Promenade des Anglais" dans un petit restau de la marina de Rivière Sens les pieds dans l'eau, face à quelques bateaux de plaisance. Bah oui, on y revient toujours ! Ce restaurant s'appelle "Kafé Signes" sous-titré "Pou palé sans pawol" (véridique). Il est géré par une association d'aide et d'insertion de muets et malentendants. Le service est remarquable par sa discrétion bien sûr, mais plus sérieusement par l'extrême amabilité et la gentillesse de tout son jeune personnel, qui nous avait préparé une excellente assiette de produits de la mer.
Sur la route du retour, nous faisons un crochet vers les chutes du Carbet, au flanc du volcan de la Soufrière. Pour y parvenir, une petite route sinue à travers des paysages vallonnés et luxuriants. La nature ayant repris ses droits, ce site n'est plus vraiment accessible à pied, suite à un ancien séisme et des inondations. Cela nous permet néanmoins de suivre un parcours à travers la forêt humide guadeloupéenne : fougères arborescentes, lianes, plantes épiphytes sur les arbres, etc. Je n'ai pas de talents de botaniste, mais tout est démesuré, troncs, tiges et feuilles. Cela pousse sans problème.
Appareillage fixé à 23 h 00, arrivée en Martinique demain matin à 05 h 00. En prévision d'une courte nuit, je m'octroie un peu de repos après le dîner. Avant que le réveil ne sonne, dans un demi-sommeil, je réalise péniblement que le bateau est en route. Les lumières de Pointe à Pitre s'éloignent dans le sillage du Fort Sainte-Marie. Je n'ai toujours pas compris comment le commandant a pu appareiller avec une heure d'avance sans mon aide ! Vexant !
FORT DE FRANCE
Mercredi 05 Décembre 2012
Ayant raté le dernier appareillage de ce périple, hors de question de manquer l'ultime accostage ce matin à Fort de France. D'autant que mon épouse me tire de mon sommeil à 04 h 00 par téléphone pour me dire qu'elle me suit à la trace sur MarineTraffic et me confirme que j'arrive bien en Martinique. Bah oui, pendant qu'il est 09 h 00 du matin en France, il fait nuit noire aux Antilles !
Je m'octroie donc une grasse matinée jusqu'à 04 h 45 avant de monter à la passerelle rejoindre le commandant qui est déjà à son poste. "Bonjour commandant ! Cette fois, je suis bien réveillé. Vous pouvez compter sur moi !". Il a bien compris la signification de cette aide qui tient évidemment plus du gag que de l'efficacité réelle. C'est pour moi, une façon détournée de lui exprimer mon intérêt pour la navigation et tout ce qui rapporte à la marche du bateau.
Le Fort Sainte-Marie pénètre à petite vitesse dans la baie de Fort de France. Depuis l'aileron bâbord dans l'air tiède, je savoure, je distille ces dernières minutes de navigation devant les lumières de la ville qui défilent lentement.
06 h 10, le bateau est à quai, amarres capelées. L'ordre fuse dans les talkies walkies : "TPLM ! Terminé pour la machine !"… Terminé pour moi !
La voiture de location que j'avais réservée pour la suite des vacances ne sera pas disponible avant l'après-midi. A cause des lourds bagages, difficile d'aller et venir librement en attendant. Je suis donc contraint de rester à bord toute la matinée, ce qui me permet de poursuivre la mise à jour de mes notes de voyage.
En réalité, cela m'arrange bien, je ne suis pas pressé de débarquer…
1ère partie : de Dunkerque à Saint-Nazaire: http://voyageforum.com/v.f?do=post_edit;post=5847958;
Lundi 26 Novembre 2012 - 1er jour de traversée
08 h 00, la manutention a repris de plus belle, trois portiques s'occupent du Fort Sainte-Marie. Et c'est justement la travée la plus proche de ma cabine qui est concernée. Depuis Rouen, cette travée est complètement vide y compris la cale. Toute la matinée, ce ne sont pas moins de 90 conteneurs qui vont être chargés en passant à raser le sabord de ma cabine (un sabord c'est carré ou rectangulaire, un hublot c'est circulaire), obscurcissant le ciel à chaque passage. A en donner le tournis.
15 h 20, je suis sur l'aileron de passerelle pour aider le commandant et le pilote à l'appareillage. Une manœuvre, cette fois-ci, sans remorqueur, uniquement à l'aide des propulseurs d'étrave et de poupe. Les amarres sont larguées les unes après les autres, le bateau décolle lentement du quai et gagne l'axe du chenal en passant sous le pont de Saint-Nazaire. Nous longeons plusieurs quartiers de la ville, des plages, des petites falaises brunes avant que le chenal n'oblique vers le Sud. Dernière vision de la terre avant longtemps.
16 h 35, le pilote débarque à l'extrémité du long chenal. Le Fort Sainte-Marie est en eau libre, cap à l'ouest. Au large, le vent n'a pas beaucoup molli. La mer est toujours bien formée, le bateau passe en force et tape de temps à autre dans les vagues en formant de jolies gerbes d'embruns.
Pointe à Pitre, la prochaine escale est encore loin. Et à partir de maintenant, il faut s'installer dans la durée.
17 h 45, fin de mon "quart". La nuit tombe rapidement et je pars à la chasse aux petits bruits dans la cabine…
18 h 15, ouverture de "La cave", qui est le magasin hors taxes du bord, géré par le commandant lui-même. Pas beaucoup de parfums dans cette boutique duty free, mais essentiellement des produits destinés à améliorer l'ordinaire de l'équipage et des passagers…
Remonté à la passerelle après le dîner. La mer est très forte, tout en puissance le bateau tape dans les vagues. On sent bien le choc et quelques secondes plus tard on voit une grosse gerbe jaillir de l'étrave jusqu'au-dessus des conteneurs, et être rabattue sur l'autre bord par la violence du vent.
Le Fort Sainte-Marie tangue et roule, il est difficile de tenir debout. En tout début de voyage, ces mauvaises conditions de mer cueillent tout le monde à froid, et il faut du temps pour s'y accoutumer. Lors du dîner, deux passagers font la grimace…
Après le dîner, sur la passerelle, j'ai encore bien discuté avec le lieutenant roumain, intrigué par mon expérience de la voile. Habitué des gros navires, il n'imagine pas que l'on puisse traverser un océan, ni parfois subir un tel temps sur un bateau de 11 ou 12 mètres. Il est étonné, comme moi je le suis dans l'autre sens par le gigantisme, la vitesse, la puissance du bateau qui se joue des mêmes éléments. Le partage du même milieu mais deux approches différentes.
A minuit, nous avons quitté le plateau continental pour naviguer au-dessus des grands fonds de l'Atlantique. Même si les vagues sont moins escarpées, le vent souffle presque dans l'axe, force 8 à 9. Le bateau roule et tape toujours. La nuit s'annonce agitée.
L'ATLANTIQUE
Mardi 27 Novembre 2012 - 2ème jour de traversée
Depuis hier soir 22 h 00, nous naviguons au-dessus des grands fonds. La haute marche entre les abysses atlantiques et le plateau continental du Golfe de Gascogne n'est pas sans influence sur l'état de la mer en cas de gros temps. La longue houle et les vagues escarpées perdent un peu de leur rudesse. S'il roule encore et est bien secoué, le bateau ne tape plus dans les vagues les plus hargneuses.
A minuit, nous avons passé l'heure du bord en heure T.U., c'est-à-dire reculé les montres d'une heure. Cette opération aura lieu cinq fois durant la traversée pour compenser le décalage horaire. Deux gros avantages : une heure de grasse matinée supplémentaire et une arrivée aux Antilles sans perturbation de l'horloge interne. Avantages que n'offre pas le voyage en avion.
A 03 h 00, nous avons croisé le trafic allant du cap Finisterre (Nord-Ouest de l'Espagne) à Ouessant. Tous les navires venant de Méditerranée, d'Afrique de l'Ouest, d'Amérique du Sud et qui remontent vers les ports du nord, et inversement, suivent cette route. J'avoue n'avoir pas eu le courage de me lever pour aider le lieutenant et le timonier de quart à faire la veille au milieu des autres cargos…
08 h 00, longitude du cap Finisterre. Bof ! Ciel chargé et bas, vent toujours fort, visibilité douteuse. La mer est hérissée de crêtes blanches jusqu'au bout de l'horizon. Pas suffisant pour remonter le moral des passagers qui attendent impatiemment l'embellie.
L'après-midi, les grains se succèdent en rangs serrés. Le Fort Sainte-Marie, droit sur sa trajectoire, ne fait rien pour les éviter. En hauteur, on les voit bien arriver. Au loin, l'horizon se voile, la mer s'aplatit sous la pluie et change de couleur, la pluie bat violemment sur les baies vitrées de la passerelle. Et le calme revient derrière le grain, une brève éclaircie nous offre un timide arc-en-ciel, quelques minutes de tranquillité et le grain suivant arrive déjà. Du fait de la vitesse du bateau, la cadence à laquelle nous arrivent ces grains me surprend, la rapidité à laquelle on les traverse, aussi.
Début de soirée, le vent et la mer semblent vouloir s'apaiser et prendre une direction qui nous soit plus favorable. Le baromètre amorce une timide remontée.
En cours de journée, je monte de temps en temps à la passerelle voir l'évolution des choses, jeter un œil sur la table à carte où les points GPS sont méthodiquement reportés toutes les heures. La table à cartes a toujours fait partie pour moi, du voyage en mer et du départ vers ailleurs.
Pourtant bien plus précis, les GPS, radars et cartes numériques, devenus indispensables, n'ont pas ce pouvoir de faire rêver. La carte papier synthétise d'un seul coup d'œil la navigation en cours. Elle concrétise le rythme d'une traversée en redonnant aussi la vraie dimension du monde et des océans. Si j'aime regarder une carte marine, je ne jette qu'un œil informatif sur un écran GPS, un radar ou une carte numérique, sans être capable de pouvoir m'y attarder.
J'aime bien passer un moment à la passerelle après le dîner. Il fait nuit, j'y retrouve mon ami, le lieutenant roumain. Un personnage cultivé et intéressant, parlant parfaitement le français, jovial et avenant, il contraste avec tous les autres marins ou officiers roumains du bord qui semblent porter avec tristesse, fatalité et résignation tout le poids de leur Histoire, sans un mot ni un sourire.
Il a 25 ans de marine marchande derrière lui. Passionné par son métier, il prend visiblement du plaisir à partager ce qu'il sait sur le bateau, la navigation, les instruments, l'organisation du bord ou ses responsabilités. Mon cursus nautique l'intrigue car la voile n'est pas dans la culture roumaine et il ne connait pas. Souvent, c'est lui qui revient vers moi et me pose des questions, en faisant des allers et retours entre voiliers et cargos.
DES BOÎTES, DES BOÎTES…
Mercredi 28 Novembre 2012 - 3ème jour de traversée
Encore une heure de décalage des montres cette nuit. Nous sommes maintenant en TU-1. La mer s'est calmée, la fin de nuit a été si paisible qu'un des passagers se croyait (encore ou déjà) à quai. Il est vrai que nous sommes loin des conditions d'inconfort d'il y a deux jours tant la mer s'est apaisée.
Ce matin, le second capitaine organise une visite guidée à notre attention. C'est lui qui est en charge de la gestion de la cargaison et nous explique que les conteneurs sont repérés en X, Y et Z (par travée, rangée et étage) par des numéros que l'on retrouve gravés sur les cloisons des cales. C'est grâce à ces X, Y et Z que les portiqueurs chargent la bonne boîte au bon endroit.
Le plan de chargement est établi préalablement par l'armateur mais c'est le second capitaine qui finalise le positionnement des conteneurs en fonction des contraintes mécaniques que la cargaison fait subir au bateau, en fonction des boîtes contenant des matières dangereuses, des reefers, du port de débarquement, etc..
Par informatique, les conteneurs sont également repérés par des codes de couleur selon les ports de provenance ou de destination, les matières dangereuses qui ne peuvent pas cohabiter ensemble, les branchements aux prises électriques pour les reefers. De puissants logiciels optimisent le remplissage des ballasts équilibrant l'assiette du bateau lors du chargement ou déchargement.
Aux escales, le second capitaine a aussi un gros travail administratif à exécuter avec l'armateur, la douane, les autorités portuaires, les sociétés de manutention avant que le bateau ne puisse larguer les amarres.
Il nous emmène ensuite dans le cœur du bateau, un dédale de coursives étroites ponctuées de portes étanches qu'il faut enjamber. Des files de câbles ou de canalisations courent sur les cloisons ou aux plafonds. Nous sommes dans la cale, assourdis par le grincement des conteneurs frottant les uns contre les autres, le puissant ronflement des appareils de ventilation qui tournent à plein régime, (dans la cale, il faut aussi refroidir le système de réfrigération des reefers… !). Le niveau sonore élevé nous plonge dans une ambiance industrielle.
Nous progressons vers l'avant passant d'une travée de conteneurs à l'autre et arrivons vers l'étrave dans un large espace occupé par des gros tubes en diagonale où passent les chaînes d'ancre. C'est un vaste local servant à stocker tout le matériel dont le bosco a besoin, amarres, câbles, caisses de matériel de rechange, consommables, etc… Sur un tas d'aussières en vrac, un cercueil est négligemment posé… Au cas où !
Nous repassons à l'extérieur et montons au poste de manœuvre avant. Le seul endroit calme du bateau où l'on n'entend plus que le bruit du vent et le chuintement du bulbe d'étrave fendant obstinément la mer. En navigation, l'endroit est donc plutôt paisible. Au port, d'énormes treuils servent raidir les aussières et moins utilisés, deux autres cabestans permettent de remonter les ancres au moyen de chaînes largement calibrées.
Nous terminons la visite par le local incendie au pied du château et de l'hôpital… On n'a pas trouvé l'infirmière !
Avant le dîner, le commandant nous fait l'honneur du salon des officiers pour un pot d'accueil des plus sympathiques où chacun peut mieux se connaître en discutant un verre à la main avec le chef-mécanicien, et deux jeunes lieutenants. Toutes les meilleures traditions de la Marine ne sont pas encore perdues.
DÉJÀ LES AÇORES !
Jeudi 29 Novembre 2012 - 4ème jour de traversée
Pas de décalage horaire cette nuit. En début de matinée, au milieu de l'Atlantique, nous croisons sans le voir le CMA CGM Fort Saint-Louis qui fait la route inverse, à 37 milles sur notre bâbord, c'est-à-dire tout près de nous, à l'échelle de l'océan.
Les rencontres avec d'autres bateaux sont des évènements plutôt rares tant la mer est immense et les routes différentes. Et comme par hasard, le second bateau rencontré dans la journée suit une route de collision obligeant à changer le cap jusqu'à ce que le danger soit écarté.
Le lieutenant navigation et le timonier de quart assurent une veille visuelle permanente jour et nuit, ce qui est un facteur de sécurité. Ils sont aidés par le radar qui le cas échéant, leur indique à quelle distance et dans quel laps de temps aura lieu la collision éventuelle avec un autre bateau. A eux d'agir au bon moment pour que cela ne se produise pas.
Deux fois par jour, dans le cadre d'un partenariat entre la compagnie et Météo France, un des membres d'équipage gonfle à l'hélium un ballon muni d'une sonde météorologique. Un fois lâché le ballon grimpe dans la stratosphère et explose vers 30.000 mètres d'altitude. Pendant son ascension puis sa chute, la sonde enregistre la température, la pression atmosphérique, le taux d'humidité, la vitesse et la direction du vent, etc. Ces informations sont retransmises à bord en continu et ensuite réexpédiées à Evelyne Dhéliat ou Nathalie Rihouet pour que vous ayez des informations météo fiables à la télé. Il en est ainsi sur les quatre bateaux de la ligne.
11 h 40, l'attraction du jour se dévoile progressivement. Tout au bout de l'horizon, sur notre avant tribord, on devine en filigrane à quarante milles, les silhouettes de Corvo et Flores, deux îles très isolées au nord-ouest de l'archipel des Açores. Lentement, leur contour se précise, abrupt pour Corvo et en pente plus douce pour Flores.
13 h 00, nous passons à 10 milles, au plus près de Flores, couverte de prairies verdoyantes. On arrive à deviner les constructions blanches de sa capitale, Santa Cruz. La proximité de la terre permet de téléphoner en direct à la famille et la communication est parfaitement claire.
16 h 15, exercice incendie obligatoire. Une sonnerie stridente met tout le bateau en alerte. Tous les passagers doivent se rassembler aussitôt à la passerelle. Le feu s'est déclaré dans un conteneur dans la cale à l'avant du bateau. Les échanges par talkies-walkies fusent. Bien sûr, l'exercice est émaillé de contretemps pour mettre les équipes de sécurité en situation. Finalement, le feu virtuel est éteint et tout est rentré dans l'ordre.
L'incendie est ce qui est le plus redouté à bord de tous les bateaux. Pourtant, ce n'est jamais l'eau qui manque autour ! La propagation du feu peut être extrêmement rapide et la chaleur peut provoquer des réactions en chaîne immaîtrisables. D'autant que le bateau transporte aussi de multiples matières chimiques dangereuses qui ne réagissent pas bien ensemble. Vous n'imaginez pas tous les risques que je prends durant ce voyage. Il suffit juste d'une fois. Et ces exercices périodiques sont faits pour éviter le pire.
QUE FAIRE A BORD ?
Vendredi 30 Novembre 2012 - 5ème jour de traversée
Il n'y a pas eu de changement de l'heure du bord à minuit. Et ce matin, le jour n'en finit pas de se lever. En réalité, c'est la pleine lune qui éclaire la cabine.
Lever à 07 h 00 et montée immédiate à la passerelle. Il fait encore bien nuit et la lune tombante se reflète largement sur la mer. Il y a quelque chose de différent ce matin, un changement imperceptible dans l'air du temps, une douceur relative de la température, une humidité plus palpable, des nuages plus légers et quand le jour finit de se lever, une autre densité dans la couleur de la mer. Le vent a repris de la force mais sa direction a changé aussi, passant au sud-est, trois-quarts arrière du bateau.
La température de la mer augmente régulièrement, 21.8 °C ce matin, et depuis l'une des coursives extérieures j'ai aperçu les premières sargasses, ces algues qui naissent dans la mer du même nom, bien au large de la Floride, et qui se baladent dans l'Atlantique au gré des courants. Autant de signes ténus, nous indiquant que nous changeons de zone climatique et que l'hiver… est bientôt derrière nous.
Je suis maintenant bien dans le rythme de ce voyage au long cours. Les notions de jours et de distances s'estompent progressivement. Le temps se dilue à mesure que le bateau progresse. Je ne sais déjà plus trop quand j'ai quitté Saint-Nazaire, ni combien de milles il reste à parcourir pour rallier Pointe à Pitre. Je ne me pose même pas la question. Est-ce si important de le savoir ?
Chaque jour à bord, il n'y a que les repas qui soient les points obligés auxquels les passagers se retrouvent pour échanger. En dehors de cela, aucune règle, aucune contrainte horaire, et chacun dispose de lui-même selon ses goûts et ses envies du moment : broderie, lecture, visionnage de DVD, randonnée sur les coursives extérieures, ascension des escaliers, information auprès de l'équipage, sieste, etc, etc… Que sais-je encore ? Une seule occupation : l'auto gestion !
Mon rythme à moi : après le p'tit dej, je vais à la passerelle pour vérifier s'il y a toujours de l'eau dans la mer et discuter de la situation avec le lieutenant roumain, puis un tour sur le pont du bateau, (430 mètres de parcours du combattant tant les obstacles fonctionnels sont nombreux et cinq étages à pied, bien qu'il y ait un ascenseur). Retour en cabine pour la tenue à jour des notes sur le déroulement du voyage. De nouveau à la passerelle avant le déjeuner, et sieste après celui-ci pour… récupérer.
L'après-midi se déroule à peu près au même rythme avec des passages plus fréquents à la passerelle pour regarder l'horizon pourtant vide, observer l'évolution des conditions météo, me pencher sur la table à cartes ou les instruments de navigation.
Après le dîner, long moment de méditation dans l'obscurité de la passerelle avant d'entamer une discussion philosophique avec le lieutenant roumain, puis descente en cabine pour transfert des photos et vidéos prises dans la journée.
Eh bien, malgré que certaines durent vingt-cinq heures, à cette cadence, il me semble que chaque journée est trop courte.
Et pendant ce temps le Fort Sainte-Marie, imperturbable, seul au milieu de l'Atlantique, taille sa route : 460 milles régulièrement parcourus chaque jour (852 km).
LA CROISIÈRE S'AMUSE (-t-elle ?)
Samedi 1er Décembre 2012 - 6ème jour de traversée
00 h00, encore un décalage de la montre du bord, réglée à TU-2, trois heures de différence avec la France.
Un gros grain ce matin au réveil et une épaisse couche de nuages gris barre l'horizon. L'air s'adoucit progressivement, il fait 21°C et il devient agréable de rester sur les ailerons de passerelle pour contempler tranquillement le paysage.
Nous sommes trois passagers à avoir demandé à visiter la salle des machines. Munis de bouchons d'oreilles, nous sommes pris en charge par un lieutenant pour descendre dans les tréfonds du Fort Sainte-Marie. Ca commence très fort, car nous pénétrons d'emblée dans une immense salle où le bruit et la chaleur nous assaillent déjà. Face à nous, l'énorme moteur principal de 8 cylindres assure la propulsion du bateau dans un boucan d'enfer. Nous sommes dans les entrailles du Léviathan, nous évoluons dans la démesure.
En dehors du moteur principal, il faut également gérer 4 énormes groupes électrogènes spécialement dédiés aux reefers qui consomment beaucoup d'électricité au retour des Antilles, des groupes pour ventiler l'atmosphère, climatiser l'air, dessaliniser l'eau de mer, produire du chaud, du froid, de la vapeur, etc, etc…
Les bruits de tous ces appareils s'ajoutent, se mélangent les uns aux autres. Toute cette mécanique dégage beaucoup de chaleur en tournant et rend l'atmosphère de cette salle étrangement pesante.
Après avoir bien transpiré à fond de cale, le retour à l'extérieur est un soulagement. C'est la première fois où la température est très douce et agréablement supportable. Je suis monté à plusieurs reprises à la passerelle, dont un long moment sur l'aileron bâbord en fin d'après-midi à discuter avec les deux autres passagers et le commandant qui n'est pas avare d'informations sur la marine marchande. Très intéressant à écouter. Le soleil s'est couché dans les nuages en produisant des effets orangés presque dramatiques.
19 h 00, soirée barbecue autour de la piscine. Là, il faut oublier tous les clichés que la série TV "La croisière s'amuse" à instillé dans l'inconscient candide et crédule des téléphages… La piscine est un trou de 4x4 m en tôle peinte en bleu foncé, située au pied d'une grue et à proximité d'une rangée de conteneurs. Et pas de fauteuils transat moelleux pour siroter nonchalamment un cocktail sirupeux servi par un steward empressé. Il faut oublier tout ça !
Pour le barbecue : apéritif, gambas, merguez, bœuf, cuisses de poulet à griller soit même au-dessus d'un demi-bidon de 200 litres rempli de braise. De quoi être rôti bien avant la viande… Nous avons partagé ce repas avec tout l'équipage, officiers et matelots roumains, assis sur des bancs en bois, face aux tables recouvertes de nappes en papier. Là encore, pas de sophistication dans le service. Cela n'a pas empêché de vivre un agréable moment de convivialité à se raconter histoires et anecdotes.
Et après le barbecue, pas de soirée romantique accoudé au bastingage du pont-promenade sous le clair de lune… Il n'y a tout simplement pas d'endroit équivalent pour cela à bord !
Plus sérieusement, comme chaque soir, je suis monté à la passerelle. Pas de vent sur l'aileron, l'air y était vraiment agréable, j'y suis resté un bon moment… à discuter avec le lieutenant roumain. Le porte-conteneurs, ce n'est pas "La croisière s'amuse" !
SOUS LE TROPIQUE
Dimanche 02 Décembre 2012 - 7ème jour de traversée
00 h 00, avant-dernier décalage de la montre du bord. Nous sommes passés à TU-3, soit quatre heures de différence avec la France.
Tenue d'été ce matin. On sent la chaleur en sortant du château. Le soleil brille généreusement, les petits cumulus sont bien alignés dans le ciel, la mer a pris une couleur bleu marine très dense et les poissons volants sont de sortie. Autant de signes qui ne trompent pas, nous sommes tout près d'entrer dans la zone tropicale. Ce que confirment les relevés de températures, air : 25.5°C, mer : 26.8°C.
Après le petit-déjeuner, je pars en randonnée autour du bateau en suivant prudemment un itinéraire ponctué d'obstructions diverses qui ne permettent pas de marcher bien vite. Arrivé sur la plage avant, je m'installe un long moment sur la petite plate-forme qui domine l'étrave. C'est le seul endroit du bateau où l'on n'entende pas un bruit. Le silence complet, un vrai luxe à bord.
De ma plate-forme, je n'ai même pas besoin d'étendre les bras à l'horizontale pour devenir le roi du Monde, comme dans une scène d'un film célèbre… (Il est vrai que les icebergs sont très rares dans la région).
Je vais ainsi passer une bonne partie de la journée entre le pont, l'étrave et la passerelle à profiter de la douceur du climat, à fixer l'horizon. A ce rythme, il est vraiment impossible de s'ennuyer.
17 h 08, nous franchissons allègrement le Tropique du Cancer par 23°27' Nord. C'est une ligne fictive parallèle à l'Equateur, reliant tous les points du globe où le soleil est au zénith le jour de l'été. Pas de cérémonie spéciale pour le passage de cette ligne ; dommage, cela méritait bien un coup de rhum.
DE L'AUTRE CÔTÉ
Lundi 03 Décembre 2012 - 8ème jour de traversée
Minuit, dernier décalage de la montre du bord. Nous sommes maintenant à l'heure antillaise, TU-4, cinq heures de différence avec la métropole.
Réveil dans la grisaille. Des nuages noirs lourds de menaces s'accumulent au-dessus de l'horizon. Dans la matinée, je me hasarde à faire ma rando quotidienne autour du navire. Je n'ai pas été bien loin, je n'ai eu que le temps de trouver refuge au poste de manœuvre, à l'arrière du bateau, quand un violent grain est tombé brutalement, aplatissant la mer et ramenant la visibilité à rien. Il en a été ainsi toute la matinée.
Aujourd'hui est le dernier vrai jour de navigation avant Pointe à Pitre, où nous arriverons demain aux petites heures. Le voyage n'est pas fini, mais la traversée, elle, se termine ! Et je ne peux pas dire que cela me mette en joie. Hier, avant-hier, avec le voilier c'était quatre fois plus de temps, mais la sensation ressentie à la veille de l'arrivée reste toujours la même : qu'elle soit courte ou longue, la traversée aurait pu durer plus longtemps.
C'est à chaque fois pareil : est-il nécessaire que cela s'arrête si vite ? Pourquoi ? Parce que, mentalement, ce voyage s'inscrit dans la durée, j'ai intégré cette durée et trouvé à bord le rythme me convient pour y parvenir.
Avec ce cargo, j'ai remis les Antilles à la bonne place sur la surface du globe, en distance et aussi en temps. Les Antilles ne se situent pas à l'extrémité de la piste d'Orly, elles sont bien de l'autre côté de l'océan Atlantique, au bout de 3.430 milles (6.353 km) et quasiment huit journées complètes de navigation depuis Saint-Nazaire. La traversée, c'est le voyage lui-même !
Et ce qui devait arriver, arrivât ! En début d'après-midi, le lieutenant de quart a sorti la carte d'atterrissage de la Guadeloupe et commencé à reporter les points dessus… J'ai bien demandé au commandant de ralentir, j'ai l'impression de ne pas avoir été entendu.
J'ai terminé la rando entamée ce matin, je suis resté un long moment assis sur la petite plate-forme qui surplombe l'étrave. Silence, soleil, pas trop de vent et l'océan immense… Je suis venu me faire la dernière piqure d'eau de mer avant l'arrivée…
De quart en fin de journée sur la passerelle. Nous croisons la route d'un vieux gréement, une grande goélette de 33 mètres qui se rend (au moteur, malheureusement), à Saint-Martin. De la passerelle, elle parait minuscule. Sa coque et sa mâture se détachent en silhouette dans la lumière du soleil qui décline trop rapidement. Ce moment-là aussi, aurait pu durer !
LA GUADELOUPE
Mardi 04 Décembre 2012 - 9ème et dernier jour de traversée
Pas de décalage horaire cette nuit. A minuit, il reste 89 milles à parcourir ; autant dire, rien !
04 h 30, réveil et montée immédiate à la passerelle pour aider le commandant. Le bateau est en avant lente devant l'îlot de Gosier à quelques encablures de Pointe à Pitre, en attendant l'embarquement du pilote prévu à 05 h 00.
Après avoir remonté le chenal qui serpente entre les îlets et les cayes, nous accostons au quai de Jarry en même temps que le jour se lève sur la ville. Tout doucement le profil de la côte émerge dans le contre-jour du petit matin. La température est douce sur l'aileron. Une belle arrivée !
Une belle arrivée après une jolie traversée. Les heures mouvementées du début sont déjà oubliées pour ne garder que le meilleur… Un beau parcours de 4.315 milles depuis Dunkerque (7.990 km), dont 3.430 milles de traversée pure (6.353 km).
Avant que tout ne soit complètement terminé, avec deux autres passagers, nous louons une voiture pour nous rendre à Basse Terre, chef-lieu de la Guadeloupe. Je ne connais pas cette ville et en dehors de la découverte, j'ai le secret espoir de trouver un spot Wi-Fi.
Rapidement, je comprends que je dois adapter mon mode de pensée à la philosophie locale et faire avec, ou plutôt faire sans. Je me fais promener d'un quartier à l'autre, de renseignements obsolètes en coups foireux, pour me rendre à l'évidence, je ne me connecterai pas à Internet aujourd'hui… Tant pis pour Internet, place à la découverte !
Cette chasse au spot Wi-Fi m'a donc permis de parcourir une petite ville tranquille par rapport aux souvenirs qu'il me reste de Pointe à Pitre : des rues étroites, bordées de vieilles maisons de style colonial dont certaines construites en pierre de lave, tout comme l'église. Un marché couleur locale. Une mairie toute blanche et au bout d'une large esplanade engazonnée, un monument aux Morts de la Grande Guerre, également blanc, se détache sur fond de Soufrière. Une longue esplanade en bord de mer, qu'une employée de la mairie, comparera à la Promenade des Anglais, pour que je comprenne bien.
Nous déjeunons au-delà de la "Promenade des Anglais" dans un petit restau de la marina de Rivière Sens les pieds dans l'eau, face à quelques bateaux de plaisance. Bah oui, on y revient toujours ! Ce restaurant s'appelle "Kafé Signes" sous-titré "Pou palé sans pawol" (véridique). Il est géré par une association d'aide et d'insertion de muets et malentendants. Le service est remarquable par sa discrétion bien sûr, mais plus sérieusement par l'extrême amabilité et la gentillesse de tout son jeune personnel, qui nous avait préparé une excellente assiette de produits de la mer.
Sur la route du retour, nous faisons un crochet vers les chutes du Carbet, au flanc du volcan de la Soufrière. Pour y parvenir, une petite route sinue à travers des paysages vallonnés et luxuriants. La nature ayant repris ses droits, ce site n'est plus vraiment accessible à pied, suite à un ancien séisme et des inondations. Cela nous permet néanmoins de suivre un parcours à travers la forêt humide guadeloupéenne : fougères arborescentes, lianes, plantes épiphytes sur les arbres, etc. Je n'ai pas de talents de botaniste, mais tout est démesuré, troncs, tiges et feuilles. Cela pousse sans problème.
Appareillage fixé à 23 h 00, arrivée en Martinique demain matin à 05 h 00. En prévision d'une courte nuit, je m'octroie un peu de repos après le dîner. Avant que le réveil ne sonne, dans un demi-sommeil, je réalise péniblement que le bateau est en route. Les lumières de Pointe à Pitre s'éloignent dans le sillage du Fort Sainte-Marie. Je n'ai toujours pas compris comment le commandant a pu appareiller avec une heure d'avance sans mon aide ! Vexant !
FORT DE FRANCE
Mercredi 05 Décembre 2012
Ayant raté le dernier appareillage de ce périple, hors de question de manquer l'ultime accostage ce matin à Fort de France. D'autant que mon épouse me tire de mon sommeil à 04 h 00 par téléphone pour me dire qu'elle me suit à la trace sur MarineTraffic et me confirme que j'arrive bien en Martinique. Bah oui, pendant qu'il est 09 h 00 du matin en France, il fait nuit noire aux Antilles !
Je m'octroie donc une grasse matinée jusqu'à 04 h 45 avant de monter à la passerelle rejoindre le commandant qui est déjà à son poste. "Bonjour commandant ! Cette fois, je suis bien réveillé. Vous pouvez compter sur moi !". Il a bien compris la signification de cette aide qui tient évidemment plus du gag que de l'efficacité réelle. C'est pour moi, une façon détournée de lui exprimer mon intérêt pour la navigation et tout ce qui rapporte à la marche du bateau.
Le Fort Sainte-Marie pénètre à petite vitesse dans la baie de Fort de France. Depuis l'aileron bâbord dans l'air tiède, je savoure, je distille ces dernières minutes de navigation devant les lumières de la ville qui défilent lentement.
06 h 10, le bateau est à quai, amarres capelées. L'ordre fuse dans les talkies walkies : "TPLM ! Terminé pour la machine !"… Terminé pour moi !
La voiture de location que j'avais réservée pour la suite des vacances ne sera pas disponible avant l'après-midi. A cause des lourds bagages, difficile d'aller et venir librement en attendant. Je suis donc contraint de rester à bord toute la matinée, ce qui me permet de poursuivre la mise à jour de mes notes de voyage.
En réalité, cela m'arrange bien, je ne suis pas pressé de débarquer…
1ère partie : de Dunkerque à Saint-Nazaire: http://voyageforum.com/v.f?do=post_edit;post=5847958;
Delta du Pô English translation pending
Bonjour,
Je planifie mon voyage en Italie en septembre et octobre prochain. Je comptais passer 2 nuits à Ferrare, question de faire une randonnée de velo pour visiter les environs et aller marcher au marais du Delta du Pô. Je ne trouve pas beaucoup de commentaires sur VF concernant ce marais. Est-ce que ca vaut le détour ?
Nous ne louons pas de voiture. Quel est le meilleur moyen pour me rendre au marais ? combien de temps dois-je compter pour me rendre là?
Merci !
Je planifie mon voyage en Italie en septembre et octobre prochain. Je comptais passer 2 nuits à Ferrare, question de faire une randonnée de velo pour visiter les environs et aller marcher au marais du Delta du Pô. Je ne trouve pas beaucoup de commentaires sur VF concernant ce marais. Est-ce que ca vaut le détour ?
Nous ne louons pas de voiture. Quel est le meilleur moyen pour me rendre au marais ? combien de temps dois-je compter pour me rendre là?
Merci !
De Roissy-CDG à Melun à vélo English translation pending
Bonjour,
nous préparons un voyage à vélo en septembre (on s'y prend tôt!)
et devrions atterrir à CDG, et nous aimerions quitter à vélo l'aéroport en direction de Melun.
Quelqu'un a-t-il un itinéraire facile (et prudent, pas trop de circulation) à suggérer?
S'il y a des pistes cyclables, tant mieux!😉
merci beaucoup!
merci beaucoup!
Croisière Perles des Antilles du 16 au 24 février 2013: Catalina English translation pending
Mardi 19 février – Catalina – The day on the beach!
On se réveille tranquillement : après cette journée intense à Saona, c’est l’île de Catalina qui nous attend. Pas de stress, on descend quand on veut, les navettes font le va-et-vient toute la journée. On ne va pas aller faire la queue pour être les premiers sur la plage ! Le navire est ancré en face de la plage, en pleine mer. On sort enfin du Luminosa : Costa a affrété un bateau assez grand pour transporter un bon nombre de passagers à chaque navette. Musique tropicale à fond, l’un des marins circule, des CD à la main pour les vendre, sans grand succès, aux passagers. Il réussit à en fourguer un à des petites mamies antillaises qui n’osent pas trop refuser. Ça m’énerve un peu. On arrive à Catalina très rapidement. Des danseurs de mérengue nous attendent en costume local. Il faut passer entre eux et poser pour le photographe. Je me glisse rapidement et ne m’arrête pas. A 20 euros la pose niaise, ils peuvent toujours attendre que j’achète la photo, chez Costa. La plage est déjà bondée. On s’installe au 3ème rang ( !) et un jeune garçon nous plante un parasol au-dessus des transats. Effectivement, si on doit cuire sans ombre toute la journée, c’est la brûlure au 3ème degré assurée. L’ambiance est … tropézienne ? Odeur de crème solaire, foule, musique à fond … Pas sûr que ça nous convienne tout ça ! On est un peu des sauvages. Louis se baigne, et lorsqu’il revient, on décide d’aller faire un tour pour visiter un peu. Bon, ce n’est pas bien grand mais on n’a pas tout vu puisqu’on s’est installés aussitôt. Une piste de danse, le grand barbecue qui s’installe (des gens sont installés juste à côté, ils vont repartir en jambon fumé …), les boutiques avec leurs produits made in China puis, une rangée de jolis cabanons colorés. Juste après ça, l’ambiance change : plus personne ou si peu, plus de bruit, sauf celui des vagues, un cadre idyllique… D’ailleurs, le personnel de Costa ne s’y est pas trompé car c’est là qu’est son bar privé. Ni une ni deux, on repart vite fait vers nos transats qu’on quitte sans regrets et on file s’installer sous l’ombrage naturel d’un cocotier. Là, la vraie détente va commencer. Qu’on est bien ! On fera une brève incursion au buffet cependant, je sais que je suis difficile mais décidément, les repas chez Costa ne m’emballent pas. J’attrape deux morceaux de fromage, un morceau de pain sec, quelques carottes râpées et de l’ananas et c’est vite avalé. Pour être honnête, les amateurs de barbecue trouveront leur compte. Et il y a toujours les frites et les pâtes au fromage pour les gros mangeurs. Je m’attendais quand même à mieux pour la nourriture, vu le prix de la croisière. Sous les Tropiques, des légumes et du poisson grillé, des crevettes (à défaut de langouste), de grandes assiettes de crudités. C’est tout de même ce qu’on mange, même dans les clubs de vacances sans prétention. (je ne parle pas du Club med). Est-ce que ça coûte plus cher que les pâtes ou la viande ? Bon c’est un détail sans importance, de toute façon, on n’est pas là pour dépenser des calories.
J’avais bien aimé une phrase de Porites (je crois) sur Catalina : « faire du gras, …le laisser fondre ». Ca convient bien à la situation. Quelle chouette journée de plage ! La cadre est très beau, les alizés nous rafraîchissent doucement, ça y est, on se détend vraiment ! Le travail, le stress sont restés en France… On peut bouquiner, se baigner dans une eau fantastique, buller… Dans l’après-midi, on aperçoit les serveurs de Costa qui se baladent en petit groupe mixte sur la plage. Ils prennent des photos, s’amusent dans l’eau. Ca fait plaisir de les voir prendre du bon temps eux aussi. Parce que, le reste du temps, ils n’arrêtent pas. Je pense qu’ils ont des conditions de travail assez dures. J’espère qu’ils sont payés honnêtement. La belle journée à Catalina se termine à 16 heures avec le départ de la dernière navette. On a pris de belles couleurs (là, j’embellis un peu la situation au vu des inquiétantes plaques écarlates qui commencent à envahir mes bras et jambes – et je ne parle pas de mon nez qui ressemble vaguement à un lumignon !). Ce soir, c'est la soirée du commandant !...
On se réveille tranquillement : après cette journée intense à Saona, c’est l’île de Catalina qui nous attend. Pas de stress, on descend quand on veut, les navettes font le va-et-vient toute la journée. On ne va pas aller faire la queue pour être les premiers sur la plage ! Le navire est ancré en face de la plage, en pleine mer. On sort enfin du Luminosa : Costa a affrété un bateau assez grand pour transporter un bon nombre de passagers à chaque navette. Musique tropicale à fond, l’un des marins circule, des CD à la main pour les vendre, sans grand succès, aux passagers. Il réussit à en fourguer un à des petites mamies antillaises qui n’osent pas trop refuser. Ça m’énerve un peu. On arrive à Catalina très rapidement. Des danseurs de mérengue nous attendent en costume local. Il faut passer entre eux et poser pour le photographe. Je me glisse rapidement et ne m’arrête pas. A 20 euros la pose niaise, ils peuvent toujours attendre que j’achète la photo, chez Costa. La plage est déjà bondée. On s’installe au 3ème rang ( !) et un jeune garçon nous plante un parasol au-dessus des transats. Effectivement, si on doit cuire sans ombre toute la journée, c’est la brûlure au 3ème degré assurée. L’ambiance est … tropézienne ? Odeur de crème solaire, foule, musique à fond … Pas sûr que ça nous convienne tout ça ! On est un peu des sauvages. Louis se baigne, et lorsqu’il revient, on décide d’aller faire un tour pour visiter un peu. Bon, ce n’est pas bien grand mais on n’a pas tout vu puisqu’on s’est installés aussitôt. Une piste de danse, le grand barbecue qui s’installe (des gens sont installés juste à côté, ils vont repartir en jambon fumé …), les boutiques avec leurs produits made in China puis, une rangée de jolis cabanons colorés. Juste après ça, l’ambiance change : plus personne ou si peu, plus de bruit, sauf celui des vagues, un cadre idyllique… D’ailleurs, le personnel de Costa ne s’y est pas trompé car c’est là qu’est son bar privé. Ni une ni deux, on repart vite fait vers nos transats qu’on quitte sans regrets et on file s’installer sous l’ombrage naturel d’un cocotier. Là, la vraie détente va commencer. Qu’on est bien ! On fera une brève incursion au buffet cependant, je sais que je suis difficile mais décidément, les repas chez Costa ne m’emballent pas. J’attrape deux morceaux de fromage, un morceau de pain sec, quelques carottes râpées et de l’ananas et c’est vite avalé. Pour être honnête, les amateurs de barbecue trouveront leur compte. Et il y a toujours les frites et les pâtes au fromage pour les gros mangeurs. Je m’attendais quand même à mieux pour la nourriture, vu le prix de la croisière. Sous les Tropiques, des légumes et du poisson grillé, des crevettes (à défaut de langouste), de grandes assiettes de crudités. C’est tout de même ce qu’on mange, même dans les clubs de vacances sans prétention. (je ne parle pas du Club med). Est-ce que ça coûte plus cher que les pâtes ou la viande ? Bon c’est un détail sans importance, de toute façon, on n’est pas là pour dépenser des calories.
J’avais bien aimé une phrase de Porites (je crois) sur Catalina : « faire du gras, …le laisser fondre ». Ca convient bien à la situation. Quelle chouette journée de plage ! La cadre est très beau, les alizés nous rafraîchissent doucement, ça y est, on se détend vraiment ! Le travail, le stress sont restés en France… On peut bouquiner, se baigner dans une eau fantastique, buller… Dans l’après-midi, on aperçoit les serveurs de Costa qui se baladent en petit groupe mixte sur la plage. Ils prennent des photos, s’amusent dans l’eau. Ca fait plaisir de les voir prendre du bon temps eux aussi. Parce que, le reste du temps, ils n’arrêtent pas. Je pense qu’ils ont des conditions de travail assez dures. J’espère qu’ils sont payés honnêtement. La belle journée à Catalina se termine à 16 heures avec le départ de la dernière navette. On a pris de belles couleurs (là, j’embellis un peu la situation au vu des inquiétantes plaques écarlates qui commencent à envahir mes bras et jambes – et je ne parle pas de mon nez qui ressemble vaguement à un lumignon !). Ce soir, c'est la soirée du commandant !...
Vaisseau fantôme en Atlantique English translation pending
Salut à tous,
Voici la dépêche de l'AFP que je viens de lire. Tant de "j'menfichisme" de la part du propriétaire
de ce navire de croisière est incroyable !
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Tous feux éteints, un vaisseau fantôme dérive dans l'Atlantique Nord Avec des rats pour seuls passagers, le Lyubov Orlova, navire de croisière russe décrépit, dérive depuis près d'un mois dans l'Atlantique Nord, probablement en direction des côtes européennes, faute d'une police internationale capable d'intervenir.
L'ancien bateau de croisière, construit en 1976, a quitté, vide, l'île canadienne de Terre-Neuve le 23 janvier. Pris en remorque, il devait rejoindre la République dominicaine où son propriétaire, un ferrailleur, voulait le faire déconstruire. Mais le câble qui le reliait au remorqueur s'est rompu dès le lendemain de son départ.
Le remorqueur était lui-même en très mauvais état et a été rappelé au port de Saint-Jean-de-Terre-Neuve pour des inspections, livrant le Lyubov Orlova à la mer, tel un vaisseau fantôme. Les autorités canadiennes ne semblaient pas s'inquiéter outre mesure de son sort, avouant même lundi n'avoir aucune idée de sa localisation.
Le navire d'une centaine de mètres de long s'est rapidement retrouvé dans les eaux internationales, sans feux, selon l'association Robin des Bois, ni balise de localisation, selon les autorités canadiennes.
"L'épave dérive en pleine haute-mer et se retrouve dans une espèce de vide et de monstruosité juridique", dénonce Jacky Bonnemain, porte-parole de l'association écologiste, regrettant que les "eaux internationales n'appartiennent à personne".
"Dans l?éventualité d?une collision, d?un naufrage ou d?une avarie, le Lyubov Orlova libérerait immédiatement ou à moyen terme des hydrocarbures, du pyralène (PCB) et autres liquides techniques toxiques, de l?amiante, des eaux de cale souillées, des néons au mercure et des déchets flottants non biodégradables", indique l'association dans un communiqué.
Dans le cas d'un navire à la dérive avec des passagers à bord, la Convention internationale pour la sauvegarde de la vie humaine en mer (Solas) pourrait s'appliquer, mais aucune convention ne prévoit d'action particulière dans le cas d'un navire vide, assure-t-il, disant craindre un accident "dans une zone où la densité du trafic maritime est forte" et une pollution, et appelant à la mise en place d'une "force internationale d'assistance et de sauvetage" pour le retrouver.
Michel Quimbert, avocat spécialisé en droit maritime, estime qu'il revient à ceux qui sont responsables de sa dérive --la société de remorquage, l'Etat du pavillon, le propriétaire de l'épave, les assurances...-- d'y mettre un terme, en l'absence d'une police internationale.
Destination Irlande ?
"Personne" ne peut contraindre les responsables de la dérive du navire à agir pour faire cesser le danger pour la navigation "si ce n'est leur propre intérêt", car si un accident devait arriver, ils ne manqueraient pas d'être poursuivis, estime-t-il.
Mais, "en dehors des eaux territoriales, il est difficile" de les obliger à intervenir, explique l'avocat, également président du conseil supérieur de la marine marchande. "Il n'y a pas de police internationale et il n'y a pas de fonds international d'intervention" pouvant être mobilisé, assure-t-il, niant cependant l'existence d'un "vide juridique". "Le vide ne résulte pas du droit, il résulte du non-respect du droit".
"Dans les eaux internationales, il n'y a pas d'autorité supranationale qui pourrait mettre un terme à ce danger", assure Sébastien Lootgieter, membre de l'Association française du droit maritime (AFDM), estimant cependant que l'Etat du pavillon devrait être compétent dans un cas similaire. Le Lyubov Orlova bat pavillon des îles Cook...
L'ancien bateau de croisière russe, désormais considéré juridiquement comme une épave ou une simple coque, va ainsi continuer de dériver jusqu'à arriver, sauf incident, dans des eaux territoriales ou la zone économique exclusive (ZEE) d'un Etat, qui sera alors en mesure d'intervenir, ainsi que l'y autorise la convention des Nations unies sur le droit de la mer, dite de Montego Bay. Où? Cela reste difficile à déterminer.
"Ce serait très compliqué de prévoir sa dérive, car on n'a pas d'outils très précis à disposition", explique à l'AFP Christophe Maisondieu, chercheur à l'Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer (Ifremer), assurant que le navire est soumis aux vents et aux vagues plus qu'aux courants. "Comme il est vide, il doit flotter relativement haut et avoir un petit peu moins de prise au courant", souligne-t-il. Le scientifique --qui assure avoir vu le navire il y a un an à Terre-Neuve dans un état "vraiment bien pourri"-- juge cependant que le Lyubov Orlova devrait plutôt dériver en direction de l'Irlande, sans pouvoir dire combien de temps il lui faudra pour l'atteindre, s'il ne provoque pas d'ici là un naufrage.
"Comme il n'y a pas de position précise du navire, il n'y a pas non plus, à ma connaissance, de message d'avertissement diffusé aux navires", assure à l'AFP une source maritime française sous couvert d'anonymat.
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J'espère qu'il va couler dans la tempête ! Jul.
Tous feux éteints, un vaisseau fantôme dérive dans l'Atlantique Nord Avec des rats pour seuls passagers, le Lyubov Orlova, navire de croisière russe décrépit, dérive depuis près d'un mois dans l'Atlantique Nord, probablement en direction des côtes européennes, faute d'une police internationale capable d'intervenir.
L'ancien bateau de croisière, construit en 1976, a quitté, vide, l'île canadienne de Terre-Neuve le 23 janvier. Pris en remorque, il devait rejoindre la République dominicaine où son propriétaire, un ferrailleur, voulait le faire déconstruire. Mais le câble qui le reliait au remorqueur s'est rompu dès le lendemain de son départ.
Le remorqueur était lui-même en très mauvais état et a été rappelé au port de Saint-Jean-de-Terre-Neuve pour des inspections, livrant le Lyubov Orlova à la mer, tel un vaisseau fantôme. Les autorités canadiennes ne semblaient pas s'inquiéter outre mesure de son sort, avouant même lundi n'avoir aucune idée de sa localisation.
Le navire d'une centaine de mètres de long s'est rapidement retrouvé dans les eaux internationales, sans feux, selon l'association Robin des Bois, ni balise de localisation, selon les autorités canadiennes.
"L'épave dérive en pleine haute-mer et se retrouve dans une espèce de vide et de monstruosité juridique", dénonce Jacky Bonnemain, porte-parole de l'association écologiste, regrettant que les "eaux internationales n'appartiennent à personne".
"Dans l?éventualité d?une collision, d?un naufrage ou d?une avarie, le Lyubov Orlova libérerait immédiatement ou à moyen terme des hydrocarbures, du pyralène (PCB) et autres liquides techniques toxiques, de l?amiante, des eaux de cale souillées, des néons au mercure et des déchets flottants non biodégradables", indique l'association dans un communiqué.
Dans le cas d'un navire à la dérive avec des passagers à bord, la Convention internationale pour la sauvegarde de la vie humaine en mer (Solas) pourrait s'appliquer, mais aucune convention ne prévoit d'action particulière dans le cas d'un navire vide, assure-t-il, disant craindre un accident "dans une zone où la densité du trafic maritime est forte" et une pollution, et appelant à la mise en place d'une "force internationale d'assistance et de sauvetage" pour le retrouver.
Michel Quimbert, avocat spécialisé en droit maritime, estime qu'il revient à ceux qui sont responsables de sa dérive --la société de remorquage, l'Etat du pavillon, le propriétaire de l'épave, les assurances...-- d'y mettre un terme, en l'absence d'une police internationale.
Destination Irlande ?
"Personne" ne peut contraindre les responsables de la dérive du navire à agir pour faire cesser le danger pour la navigation "si ce n'est leur propre intérêt", car si un accident devait arriver, ils ne manqueraient pas d'être poursuivis, estime-t-il.
Mais, "en dehors des eaux territoriales, il est difficile" de les obliger à intervenir, explique l'avocat, également président du conseil supérieur de la marine marchande. "Il n'y a pas de police internationale et il n'y a pas de fonds international d'intervention" pouvant être mobilisé, assure-t-il, niant cependant l'existence d'un "vide juridique". "Le vide ne résulte pas du droit, il résulte du non-respect du droit".
"Dans les eaux internationales, il n'y a pas d'autorité supranationale qui pourrait mettre un terme à ce danger", assure Sébastien Lootgieter, membre de l'Association française du droit maritime (AFDM), estimant cependant que l'Etat du pavillon devrait être compétent dans un cas similaire. Le Lyubov Orlova bat pavillon des îles Cook...
L'ancien bateau de croisière russe, désormais considéré juridiquement comme une épave ou une simple coque, va ainsi continuer de dériver jusqu'à arriver, sauf incident, dans des eaux territoriales ou la zone économique exclusive (ZEE) d'un Etat, qui sera alors en mesure d'intervenir, ainsi que l'y autorise la convention des Nations unies sur le droit de la mer, dite de Montego Bay. Où? Cela reste difficile à déterminer.
"Ce serait très compliqué de prévoir sa dérive, car on n'a pas d'outils très précis à disposition", explique à l'AFP Christophe Maisondieu, chercheur à l'Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer (Ifremer), assurant que le navire est soumis aux vents et aux vagues plus qu'aux courants. "Comme il est vide, il doit flotter relativement haut et avoir un petit peu moins de prise au courant", souligne-t-il. Le scientifique --qui assure avoir vu le navire il y a un an à Terre-Neuve dans un état "vraiment bien pourri"-- juge cependant que le Lyubov Orlova devrait plutôt dériver en direction de l'Irlande, sans pouvoir dire combien de temps il lui faudra pour l'atteindre, s'il ne provoque pas d'ici là un naufrage.
"Comme il n'y a pas de position précise du navire, il n'y a pas non plus, à ma connaissance, de message d'avertissement diffusé aux navires", assure à l'AFP une source maritime française sous couvert d'anonymat.
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J'espère qu'il va couler dans la tempête ! Jul.
Bernard Fall: "Vietnam, dernières réflexions sur une guerre" English translation pending
Bonjour,
Je suis en train de me cultiver un peu sur l’histoire du Vietnam avant d’y passer environ 3 mois au cour d’un long voyage.
Partant de zéro, j’ai commencé par lire les articles wikipédia (j'aurais bien aimé lire la partie histoire du routard mais pas encore pu me le procurer) pour me mettre les idées en place, avant d’aller à ma bibli.
Comme c’était une petite bibli de campagne, je n’ai de toute façon pas eu un grand choix mais le bouquin que j’ai pris (pas tout à fait fini) m'a paru assez pertinent pour avoir une vision à la fois globale et précise et m’a énormément intéressé.
Il s’agit de « Vietnam, dernières réflexions sur une guerre » recueils d’articles, textes de conférences…du journaliste Bernard Fall, assemblés par sa femme après sa mort pour constituer cet ouvrage posthume. Ce qui m’a accroché, c’est l’équilibre entre la finesse des analyses, étayée par une riche documentation, un style fluide et narratif prenant ; et une exposition très pédagogique, indispensable pour la totale inculte que je suis !
L’objet de mon post n’est pas seulement de donner brièvement mes impressions de lecture, mais surtout de poser quelques questions. J’ai en effet remarqué dans de nombreuses discussions sur le Vietnam que VF regorge de connaisseurs et passionnés de l’histoire de ce pays !
Tout d’abord, Bernard Fall étant mort en 67 en pleine guerre, j’aimerais avoir votre avis sur une deuxième lecture complémentaire qui me permettrait de prolonger ma brève étude de l’histoire du Vietnam.
Ensuite, bien que ce journaliste semble avoir en main des documents et témoignages lui permettant de prétendre à une objectivité, et que j’ai eu l’impression qu’il critiquait et remettait en cause tour à tour les politiques menées par chaque bord, sans afficher de parti pris; je me pose tout de même la question de la subjectivité de ses articles. Spécialistes de la guerre du Vietnam, avec quelles « pincettes » dois-je prendre cet ouvrage ?
Merci à ceux qui prendront le temps de me répondre. 🙂
Il s’agit de « Vietnam, dernières réflexions sur une guerre » recueils d’articles, textes de conférences…du journaliste Bernard Fall, assemblés par sa femme après sa mort pour constituer cet ouvrage posthume. Ce qui m’a accroché, c’est l’équilibre entre la finesse des analyses, étayée par une riche documentation, un style fluide et narratif prenant ; et une exposition très pédagogique, indispensable pour la totale inculte que je suis !
L’objet de mon post n’est pas seulement de donner brièvement mes impressions de lecture, mais surtout de poser quelques questions. J’ai en effet remarqué dans de nombreuses discussions sur le Vietnam que VF regorge de connaisseurs et passionnés de l’histoire de ce pays !
Tout d’abord, Bernard Fall étant mort en 67 en pleine guerre, j’aimerais avoir votre avis sur une deuxième lecture complémentaire qui me permettrait de prolonger ma brève étude de l’histoire du Vietnam.
Ensuite, bien que ce journaliste semble avoir en main des documents et témoignages lui permettant de prétendre à une objectivité, et que j’ai eu l’impression qu’il critiquait et remettait en cause tour à tour les politiques menées par chaque bord, sans afficher de parti pris; je me pose tout de même la question de la subjectivité de ses articles. Spécialistes de la guerre du Vietnam, avec quelles « pincettes » dois-je prendre cet ouvrage ?
Merci à ceux qui prendront le temps de me répondre. 🙂