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Avis itinéraire d'une douzaine de jous en Bolivie? English translation pending
Bonjour,
Nous partons la semaine prochaine pour 3 semaines au Pérou et en Bolivie. L'itinéraire du Pérou est plutôt bien avancé, par contre il reste quelques questions pour la Bolivie (un peu tardives c'est vrai...😕 ):
Nous avons globalement une bonne douzaine de jours quand on arrive à La Paz après le Pérou et la visite du lac titicaca. On aimerait partager ce temps grosso modo avec un trek de 2, 3 jours et un safari de 4 jours dans le sud lipez au départ de tupiza, plus une journée à cheval dans le canyon de tupiza.
Mes questions : - Que nous conseillez vous pour le trek de 2 ou 3 jours ? On pensait au trek del choro ou celui de takesi par exemple ou d'autres randos au départ de Sorata ? Faut t'il être accompagné d'un guide ou à deux y a pas de soucis ? Je précise qu'on aime randonner tout les deux mais qu'on a pas forcément l'habitude de la haute montagne, maintenant tout s'apprend ! S'il y a besoin d'un guide, en auriez vous à nous conseiller ?
- Quel hôtel, auberge sure et sympa conseillez vous à La Paz? On aimerait si c'est possible pouvoir laisser des affaires lors du trek.
- Pour atteindre le sud Lipez, on aimerait partir de Oruro pour prendre le train jusqu'à Tupiza. Faut t'il réserver longtemps avant ou quand on arrive à La Paz ça suffit (soit deux jours avant le départ du train) ?
- Avez vous une agence que vous conseilleriez à Tupiza pour le safari dans le Sud Lipez ? On pensait à Grana del Oro Tur, Alejandro Tour ou Tupiza tours. Savez vous du coup si on repart de Tupiza ou s'il est possible de repartir de Uyuni ?
Merci d'avance pour vos conseils !!!
Mélanie
Nous partons la semaine prochaine pour 3 semaines au Pérou et en Bolivie. L'itinéraire du Pérou est plutôt bien avancé, par contre il reste quelques questions pour la Bolivie (un peu tardives c'est vrai...😕 ):
Nous avons globalement une bonne douzaine de jours quand on arrive à La Paz après le Pérou et la visite du lac titicaca. On aimerait partager ce temps grosso modo avec un trek de 2, 3 jours et un safari de 4 jours dans le sud lipez au départ de tupiza, plus une journée à cheval dans le canyon de tupiza.
Mes questions : - Que nous conseillez vous pour le trek de 2 ou 3 jours ? On pensait au trek del choro ou celui de takesi par exemple ou d'autres randos au départ de Sorata ? Faut t'il être accompagné d'un guide ou à deux y a pas de soucis ? Je précise qu'on aime randonner tout les deux mais qu'on a pas forcément l'habitude de la haute montagne, maintenant tout s'apprend ! S'il y a besoin d'un guide, en auriez vous à nous conseiller ?
- Quel hôtel, auberge sure et sympa conseillez vous à La Paz? On aimerait si c'est possible pouvoir laisser des affaires lors du trek.
- Pour atteindre le sud Lipez, on aimerait partir de Oruro pour prendre le train jusqu'à Tupiza. Faut t'il réserver longtemps avant ou quand on arrive à La Paz ça suffit (soit deux jours avant le départ du train) ?
- Avez vous une agence que vous conseilleriez à Tupiza pour le safari dans le Sud Lipez ? On pensait à Grana del Oro Tur, Alejandro Tour ou Tupiza tours. Savez vous du coup si on repart de Tupiza ou s'il est possible de repartir de Uyuni ?
Merci d'avance pour vos conseils !!!
Mélanie
Itinéraire dans l'Ouest américain: départ de Los Angeles ou San Francisco? English translation pending
Arghhhhhh!!! A force de lire des itinéraires pour un voyage de 20 jours dans l'Ouest américain (départ début mai, 4 adultes), je ne sais plus par où donner de la tête! Merci les Forumeurs🙂
J'étais persuadée que débuter notre périple par San Francisco était THE bonne idée mais finalement, j'ai des doutes!
Notre itinéraire initial était : * San Francisco * Yosémite * Death Valley * Las Végas * Zion * Bryce Canyon * Page * Monument Valley * Grand Canyon * Los Angeles
L'itinéraire basique avec les sites habituels, quoi (c'est un premier voyage pour nous) Une de nos contraintes, c'est le vol du retour. En effet, même avec un vol multi-destinations, un aller BXL-SF et un retour LO-BXL nous coûte 300€ de plus qu'un aller-retour Bxl-SF (y'a donc pas photo!).
1ère option : Pour éviter la route : un vol interne entre LO et SF. Vous en pensez quoi?
2ème option : Effectuer le trajet par la côte en voiture. Dans ce cas-là, en avons-nous le temps sans sacrifier une étape? Et si oui, dans quel sens est-ce le plus judicieux (SF vers LO puis circuit des parcs et retour à SF ou SF, circuits des parcs puis LO et retour à SF)?
J'ai déjà repéré quelques bons élèves, spécialistes de l'Ouest (Pong, Itat, Vazyvite, Bastinj, Vnoa...), je compte sur vous!!!!😉
Merci bien!
J'étais persuadée que débuter notre périple par San Francisco était THE bonne idée mais finalement, j'ai des doutes!
Notre itinéraire initial était : * San Francisco * Yosémite * Death Valley * Las Végas * Zion * Bryce Canyon * Page * Monument Valley * Grand Canyon * Los Angeles
L'itinéraire basique avec les sites habituels, quoi (c'est un premier voyage pour nous) Une de nos contraintes, c'est le vol du retour. En effet, même avec un vol multi-destinations, un aller BXL-SF et un retour LO-BXL nous coûte 300€ de plus qu'un aller-retour Bxl-SF (y'a donc pas photo!).
1ère option : Pour éviter la route : un vol interne entre LO et SF. Vous en pensez quoi?
2ème option : Effectuer le trajet par la côte en voiture. Dans ce cas-là, en avons-nous le temps sans sacrifier une étape? Et si oui, dans quel sens est-ce le plus judicieux (SF vers LO puis circuit des parcs et retour à SF ou SF, circuits des parcs puis LO et retour à SF)?
J'ai déjà repéré quelques bons élèves, spécialistes de l'Ouest (Pong, Itat, Vazyvite, Bastinj, Vnoa...), je compte sur vous!!!!😉
Merci bien!
Tupiza - Uyuni ou Tupiza - San Pedro de Atacama English translation pending
Bonjour à tous,
Je serais en Bolivie début octobre et ma question porte sur les expéditions dans le salar et le sud Lipez. J'ai lu de nombreuses discussions sur ce sujet et j'ai décidé de partir de Tupiza pour une expédition de 4 jours, soit avec Tupiza tour soit avec El Grano de Oro tours. Ce que je voudrais c'est avoir votre avis sur ces deux tours : Tupiza - SPA ou Tupiza - Uyuni puis un bus pour SPA (car je dois m'y rendre de toutes les façons). J'ai contacté Tupiza tour qui propose ces deux tours. Le plus simple pour moi étant d'aller directement à SPA est ce que vous pensez que si je prends ce tour je rate des paysages essentiels du tour Tupiza - Uyuni?
Merci de tous vos tuyaux!
Je serais en Bolivie début octobre et ma question porte sur les expéditions dans le salar et le sud Lipez. J'ai lu de nombreuses discussions sur ce sujet et j'ai décidé de partir de Tupiza pour une expédition de 4 jours, soit avec Tupiza tour soit avec El Grano de Oro tours. Ce que je voudrais c'est avoir votre avis sur ces deux tours : Tupiza - SPA ou Tupiza - Uyuni puis un bus pour SPA (car je dois m'y rendre de toutes les façons). J'ai contacté Tupiza tour qui propose ces deux tours. Le plus simple pour moi étant d'aller directement à SPA est ce que vous pensez que si je prends ce tour je rate des paysages essentiels du tour Tupiza - Uyuni?
Merci de tous vos tuyaux!
Circuit pour faire l'essentiel de l'Ouest américain? English translation pending
Salut tout le monde, j'hésite en ce moment entre partir à ny tout seul, (même si je suis déjà aller) ou faire un circuit pour découvrir l'essentiel de l'ouest américain. ( los angeles, grand canyon, las vegas, san fransisco ect)
J'ai 19 ans. Est- ce qu'il existe des moyen d'intégrer un groupe qui part là bas ? J'ai 19 ans. Je cherche le budget le plus bas , tout frais compris.
Si vous avez les meilleurs lien à me proposer si ca existe n'hésitez pas , merco.
J'ai 19 ans. Est- ce qu'il existe des moyen d'intégrer un groupe qui part là bas ? J'ai 19 ans. Je cherche le budget le plus bas , tout frais compris.
Si vous avez les meilleurs lien à me proposer si ca existe n'hésitez pas , merco.
Arrêt entre Zion National Park et Los Angeles avec enfant de 2 ans? English translation pending
Nous sommes actuellement entrain de faire les parcs nationaux de l'ouest américain et repartons de Los Angeles le 30 juin à 23h. Le dernier parc que nous faisons avant est Zion mais nous ne nous sentons pas de faire d'une traite le trajet de Zion à Los Angeles (plus de 7h de route) le jour de notre départ avec notre petit garçon de deux ans et demi. Nous cherchons donc à faire un stop quelque part (sauf Las Vegas, nous nous y sommes arrêter à l'aller, c'est vraiment pas notre truc!). Auriez-vous des idées d'un endroit avant LA où l'on pourrait se reposer et repartir en début d'après-midi pour l'aéroport. Merci d'avance pour vos réponses.
Visiter la côte au départ de Los Angeles English translation pending
Bonjour à tous, le 4 juillet je pars direction LA pour 7 jours, j’ai prévu au moins deux jours pour visiter la côte. Un jour j'ai prévu de visiter Santa Monica, Vénice Beach ainsi que Marina Del Rey. Apres j'hésite entre une journée à Malibu ou une journée à visiter Long Beach, Huntington Beach et le soir Newport beach.
Vous avez des conseils et des recommandations à me donner?
Merci d'avance
Trek en Amérique du Sud de La Paz à Ushuaïa English translation pending
bj,
je lis vos posts pour faire un trek en particulier;la paz...parcourir le plus proche la côte...et terminer à Ushuaîa. Il y a possibilité de naviguer? En gros faire le Pérou;Chili;Argentine. Je pense que c'est là que c'est le plus beau?
Mais ça m'emballe pas du tout de partir avec un voyagiste! J'ai lu qu'il faut partir avant le mois de décembre, c'est moins cher et le climat est meilleur?
Merci.😉
je lis vos posts pour faire un trek en particulier;la paz...parcourir le plus proche la côte...et terminer à Ushuaîa. Il y a possibilité de naviguer? En gros faire le Pérou;Chili;Argentine. Je pense que c'est là que c'est le plus beau?
Mais ça m'emballe pas du tout de partir avec un voyagiste! J'ai lu qu'il faut partir avant le mois de décembre, c'est moins cher et le climat est meilleur?
Merci.😉
Argentine: Tafí del Valle ou San Miguel de Tucumán, où vaut-il mieux dormir? English translation pending
salut,
Après avois dormi 1 nuit à Cachi, puis 1 nuit à Cafayate, où vaut-il mieux passer la nuit? A taffi del valle ou à san miguel de tucuman? En sachant qu'après nous allons vers dique cabra corral.
merci de vos avis!
Après avois dormi 1 nuit à Cachi, puis 1 nuit à Cafayate, où vaut-il mieux passer la nuit? A taffi del valle ou à san miguel de tucuman? En sachant qu'après nous allons vers dique cabra corral.
merci de vos avis!
Rejoindre la Côte: Parc Machachila, Isla de la Plata (Equateur) English translation pending
Bonjour,
J'irai en juillet en Équateur pour 1 mois. Je compte me diriger vers le sud jusqu'à Vilcabamba en passant par Banos pour un séjour 4 jours en Amazonie dans un lodge près de Tena. , boucle de Quilotoa. J'aimerais bien rejoindre la Côte pour 3-4 jours (Parc Machachila, Isla de la plats). Par où devrais-je passer? Est-ce que j'aurai le temps?
J'aime profiter du temps qui passe et je comptais voyager en bus et revenir en avion de Loja, terminer et passer 2-3 jours dans la région d'Otavalo (j'y ai fait un trek il y a quelques années et j'ai beaucoup apprécié la région.
Le train Nariz del Diablo, est-il toujours hors fonction?
Si je ne vais pas sur la Côte dans la région de Machachila, est-ce réaliste d'aller faire un tour à Costa Bahia pour une pause de travail à l'arrivée?
Un lodge à proposer pour la région de Tena? À quel prix dois-je m'attendre.
Garcia por todos.
J'irai en juillet en Équateur pour 1 mois. Je compte me diriger vers le sud jusqu'à Vilcabamba en passant par Banos pour un séjour 4 jours en Amazonie dans un lodge près de Tena. , boucle de Quilotoa. J'aimerais bien rejoindre la Côte pour 3-4 jours (Parc Machachila, Isla de la plats). Par où devrais-je passer? Est-ce que j'aurai le temps?
J'aime profiter du temps qui passe et je comptais voyager en bus et revenir en avion de Loja, terminer et passer 2-3 jours dans la région d'Otavalo (j'y ai fait un trek il y a quelques années et j'ai beaucoup apprécié la région.
Le train Nariz del Diablo, est-il toujours hors fonction?
Si je ne vais pas sur la Côte dans la région de Machachila, est-ce réaliste d'aller faire un tour à Costa Bahia pour une pause de travail à l'arrivée?
Un lodge à proposer pour la région de Tena? À quel prix dois-je m'attendre.
Garcia por todos.
Retour d'un Road Trip de 3 mois: tour complet des USA en 25 étapes English translation pending
Bonjour à tous !
Suite à un périple autour des Etats-Unis durant l'été 2011, je me suis dit qu'un petit récit destiné aux visiteurs de voyageforum pourrait être utile ! Pour celles et ceux qui souhaiteraient en savoir beaucoup plus (photos, vidéos, et nombreux détails), vous pouvez vous rendre sur mon blog à l'adresse suivante:
http://thebigtrip-northamerica.blogspot.fr/
Avant toute chose, sachez que le départ s'est fait depuis le ... Canada ! Eh oui, je résidais à Montréal pour quelques temps, et ai loué une voiture avec une amie pour 3 mois. Le loueur: "Discount", une compagnie Canadienne, mais pour la réservation (et le tarif imbattable vu la durée), je suis passé par le site autoescape.com , qui incluait un second conducteur. Pour avoir loué plusieurs fois des voitures en passant par ce site, je n'avais jamais trouvé de tarif plus bas.
Prix de la location pour 3 mois, avec toutes les assurances et kilométrage illimité : 2.800€ ! (2.200€ sans les assurances), ce qui reste "raisonnable" vu le type de véhicule (la toute dernière Ford Focus, toute neuve), et vu le nombre de kilomètres à parcourir (23.000 kms !).
- Etape 1 (18 au 20 Juin): Portland Départ de Montréal le 18 Juin, passage de la frontière au beau milieu de la campagne, loin des autoroutes. Premier moment délicat concernant mon passeport, le douanier m'informe que je ne pourrai rester sur le territoire que 10 jours (j'avais déjà eu un visa touristique deux mois et demi plus tôt, qui courait toujours). Après avoir insisté pendant plus d'une heure, la barrière s'ouvre et nous arrivons tard dans la nuit dans un camping KOA (la plus grosse chaîne de campings aux USA, généralement un peu plus chers qu'ailleurs, mais bons équipements assurés et tranquillité). Le 19 Juin, visite de la ville portuaire de Portland, dans le Maine, dégustation des homards typiques de la côte Est, et découverte des îles environnantes à bord d'un petit bateau de croisière. La ville fleure bon ce parfum de Nouvelle-Angleterre, avec un centre-ville "à l'européene" orné de briques rouges du plus bel effet. Une bien belle entrée en matière pour ce road trip.
- Etape 2 (20 au 22 Juin): Boston / Cape Cod Le 20 Juin nous quittons le camping de Portland pour longer la côte direction le Sud. Passage par une petite station balnéaire: Old Orchard Beach. L'été vient à peine de démarrer mais les vacanciers se pressent déjà sur le front de mer. Plus loin, nous nous arrêtons à Salem, la ville des sorcières du Massachusetts. Véritable aubaine touristique pour tous les marchands de sortilèges et autres déguisements gothiques, la ville ne présente que peu d'intérêt, et son musée consacré à l'histoire des sorcières est anecdotique. Dans l'après-midi, nous débarquons enfin à Boston, la première des grandes-villes de la côte Est dans notre circuit. Direction Harvard pour découvrir le campus de la plus prestigieuse université au monde, où règne un calme absolu, au pied des arbres majestueux plantés face à une bibliothèque aux colonnes titanesques. J'y reprendrai bien mes études ! Le 21 Juin, nous arrivons au centre-ville de Boston, très élégant, chargé d'histoire et aussi emprunt d'une ambiance Nouvelle-Angleterre du plus bel effet. Nous suivons alors la Freedom Trail, une ligne rouge tracée au sol qui permet au touriste de découvrir, sur plusieurs kilomètres, la majorité des sites historiques de la ville. Du Capitole au cimetière de Benjamin Franklin, en passant par le Quincy Market et l'USS Constitution, on ne s'ennuie pas une seconde, et le beau temps est au rendez-vous. Quelques emplettes dans la rue marchande, et nous reprenons la route vers le Sud, direction la baie de Cape Cod. Nous plantons la tente dans un camping situé dans ce gigantesque bras de terre qui s'avance, tel un crochet, dans les eaux de l'Atlantique. Le 22 Juin, nous roulons jusqu'à la pointe de la presqu'île, et la ville "open-minded" de Provincetown. Hélas, le temps est maussade et rend la visite un peu tristounette, dans cette ville réputée pour son côté festif et hyper animé. Je ne sais pas si cela est dû au fait que l'on se trouve encore en Juin, mais nous ne voyons pour ainsi dire que des bus de personnes âgées ! Le temps de visiter quelques boutiques, un passage au bord de mer, et un sex-shop fier de ses produits, nous repartons au Sud pour notre prochaine étape dans la Big Apple.
- Etape 3 (22 au 24 Juin): New-York City Après avoir roulé plusieurs heures à travers les Etats du Massachusetts et de Rhode Island (dieu que les autoroutes de la Côte-Est sont fréquentées !!!), nous posons nos bagages dans un motel Super 8 réservé la veille, et situé dans le quartier du Queens. Vu la période, tout Manhattan était bondée ou hors de prix. Par contre, il est toujours bon de se méfier des GPS. En effet, l'adresse rentrée au préalable nous a conduit directement dans une ruelle mal famée de Brooklyn (je pèse mes mots) où l'on nous dévisageait du regard avec insistance... autant dire que nous n'avons pas fait long feu là-bas ! Le 23 Juin, nous prenons le métro et déboulons au coeur de Manhattan, sur Times Square. Nous connaissions déjà tous les deux New-York, et ne passerons que deux jours ici. Nous arpentons l'inévitable boutique M et M's, le Toys R Us, apercevons le Naked Cowboy et la Naked Cowgirl, toujours prêts à gratter quelques accords pour de menus dollards. Nous continuons la ballade au coeur de Central Park (vive les écureuils) en passant par le Columbus Circle, et achevons la visite par une petite soirée sur BroadWay. C'est mon anniversaire !!! Nous allons assister à une comédie musicale au Winter Garden: Mamma Mia !, basée sur les succès mythiques du groupe Abba. Un vrai régal, du grand art ! Une précision d'artiste, une justesse sans faille, des gags à foison et des rythmes entraînants, que demander de plus ? Nous finissons par dîner au Bubba Gump, le fameux restaurant spécialisé dans les crevettes du film Forrest Gump. Enfin, à New-York, il est toujours possible de faire les boutiques même jusqu'à deux heures du matin ! Et il y a toujours du monde ! Le 24 Juin, pour cette dernière journée, nous partons visiter l'ONU (excellente visite, très intéressante, mais un peu courte), la gare centrale, lieu de tournage de nombreux films, et le site de Ground Zero, où l'on s'apprête à commémorer les tristes 10 ans du 11 Septembre 2001. En fin de journée, nous quittons l'île de Manhattan (sortir de la ville aux heures de pointe est une véritable prise de tête !) pour aller camper au coeur de la campagne du New-Jersey, entourés de lucioles.
- Etape 4 (24 au 26 Juin): Philadelphie - Atlantic City Le 25 Juin, nous mettons le cap sur la ville de Philadelphie. Après avoir vécu l'effervescence de New-York, la ville nous paraît décidément bien paisible. Nous visitons le musée des Sciences, découvrons la Liberty Bell (cloche de la liberté) réputée pour s'être brisé le jour de la proclamation de l'indépendance des USA, et d'autres monuments marquants de l'histoire de la ville. La ville paraît assez petite, et nous avons vite fait le tour du centre-ville, au demeurant très agréable. Le soir, nous quittons la zone en direction du front de mer. Nous plantons la tente au beau milieu d'une forêt, et partons passer la soirée à Atlantic City, le mini Vegas de la côte Est. La ville semble surgir de nulle part, les lumières virevoltent sur les façades d'hôtels tous plus démesurés les uns que les autres. La ville est pleine de contrastes, l'insécurité est omniprésente dès que l'on s'écarte du front de mer réservé aux touristes. Le Caesar Palace abrite des casinos à revendre, et de nombreux américains viennent se saouler dans des espaces délimités par des bandes en plastique. En résumé, un climat de fête incomparable, au détriment d'une authenticité qui manque clairement à cette cité artificielle. Le 26 Juin, nous reprenons la route pour la dernière ville de la côte Est de ce road trip.
- Etape 5 (26 au 30 Juin): Washington C'est parti pour trois jours d'une ville musée ! Washington est un bijou de culture, d'histoire, de sciences, de politique, qui n'a pas volé son titre de capitale des Etats-Unis. Nous nous installons dans un petit Holidays Inn de banlieue (à Alexandrie), qui inclut une navette nous amenant directement au métro. Pratique pour préserver son budget. Nous émergeons au coeur de la ville: la fameux National Mall, vaste parc de près de deux kilomètres de long, flanqué de nombreux musées gratuits, du Capitole (abritant le Congrès et le Sénat américains), de la Maison Blanche, et du Lincoln Memorial. Nous visitons plusieurs lieux, à commencer par la Bibliothèque du Congrès et la Cour Suprême du pays. L'entrée est gratuite, et les visites réalisées par des intervenants captivants (en anglais bien évidemment). Nous poursuivons avec le Capitole, emblême politique s'il en est, et la Maison Blanche, histoire d'aller prendre l'apéro avec l'ami Barack. Les 28 et 29 Juin, nous poursuivons les visites. Musée de l'air et de l'aviation, Museum d'histoire naturelle, Lincoln Memorial, Jefferson Memorial, nous passons au pied du bâtiment du FBI (Mulder et Scully nous font coucou à la fenêtre), et faisons étape au pied du Pentagone. Nous y découvrons le mémorial érigé en l'honneur des victimes du crash de l'avion qui s'est écrasé sur la façade le 11 Septembre 2001. Toutes les victimes ont vu leur nom gravé sur des stèles, élégantes sculptures de pierres, d'acier et d'eau. En résumé, Washington permet au visiteur de découvrir une culture incroyable, gratuitement (merci l'Etat américain et les fondations privées), dans une ville paisible et agréable. A voir absolument ! Le 30 Juin au matin, nous reprenons la route pour une grosse étape, direction le Sud !
- Etape 6 (30 Juin au 3 Juillet): le Sud - Charleston Pour parcourir les 1.400 kilomètres qui nous séparent de la Floride, nous faisons une étape en Caroline du Sud, au coeur des terres d'Autant en Emporte le vent. Nous partons visiter une plantation (Magnolia Plantation) et découvrons une nature luxuriante. Les premiers palmiers ont fait leur apparition, signe que nous nous sommes définitivement éloignés de la côte Nord-Est. L'atmosphère est chargée d'humidité, et nous croisons des alligators, des tortues et des insectes de plus en plus gros. Le 1er Juillet, nous partons découvrir la ville de Charleston, en bord de mer. Des petits airs de Cuba confèrent un côté exotique à cette cité portuaire où la foule se presse, et où de somptueuses villas ornent les rues de leurs couleurs vives. Le 2 Juillet, nous parcourons les quelques centaines de kilomètres restant avant de nous poser dans un petit motel au Nord de la Floride, assez fatigués par autant de kilomètres sous une chaleur écrasante ! Le 3 Juillet, nous débarquons dans la banlieue d'Orlando, posons nos bagages dans un motel au Sud-Ouest de la ville et allons nous emparer de nos tickets pour aller voir... Mickey !
- Etape 7 (3 au 10 Juillet): Orlando - Cap Canaveral 4 Juillet 2011, en avant pour 4 jours à Disney World. Orlando est le paradis des parcs à thèmes, Disney, Universal, SeaWorld, l'offre est alléchante mais il a fallu faire un choix, et nous avons préféré Mickey. Il faut dire que contrairement aux autres parcs de la franchise, celui d'orlando comporte pas moins de 4 secteurs différents. Le 1er, Magical Kingdom, ressemble au parc originel de DisneyLand Paris, en moins bien puisque les attractions fortes sont moins nombreuses et certains décors ont un peu vieilli. Le second, Hollywood Studios est très semblable à celui de Paris, avec un peu moins d'attractions également. Le troisième, Epcot, est un ersatz de Futuroscope affublé d'une zone de découverte culturelle des différents pays du monde: intéressant ! Quant au dernier parc, il s'agit, selon moi, du meilleur: Animal Kingdom, dédié aux animaux. Un travail phénoménal a été réalisé sur les décors, la présence d'animaux "sauvages" (le clou: un "vrai" safari au coeur de la savane avec des animaux en liberté), un arbre de Rafiki titanesque, des spectacles de comédie musicale très réussis, bref un MUST SEE. Pour résumer l'expérience DisneyWorld, ne perdez pas votre temps à Magical Kingdom et Hollywood Studios si vous connaissez déjà les parcs parisiens, vous serez déçus de la différence de qualité ! Profitez d'Epcot et Magical Kingdom sans modération ! Le 8 Juillet, nous partons vers le front de mer assister au dernier décollage pour l'espace de la navette américaine Atlantis. La foule se presse aux abords des étangs, un chrono retentit, Five, Four, Three, Two, One..., et une vive lueur apparaît au loin, qui finit par s'élever dans un panache de fumée à une vitesse prodigieuse ! Un moment unique, et c'était la dernière ! Le 9 Juillet, nous partons visiter le Kennedy Space Center à Cap Canaveral, musée de la Nasa consacré à l'exploration spatiale. Au menu, une visite d'une véritable navette spatiale mise à la retraite, de nombreuses conférences très intéressantes, des visites en bus des installations, une simulation de décollage de fusée, une fusée grandeur nature dans un hangar, et tout plein d'objets véritables issus de l'histoire de la Nasa depuis ses débuts. Un très très bon musée pour petits et grands, à recommander. Le 10 Juillet, nous repartons vers le Sud en direction de Miami.
- Etape 8 (10 au 12 Juillet): Miami Chaleur écrasante, soleil de plomb, l'arrivée dans le Sud de la Floride est terrible ! Nous avons réservé un petit motel cheap en front de mer (Ocean Surf, très bien situé) sur Miami Beach. Nous profitons de la plage de sable fin, de l'eau turquoise et incroyablement chaude, et nous prélassons pour une paire de jours de farniente. Le soir, nous sortons sur Lincoln Drive où bars et restaurants s'amassent, fréquentés par une horde de locaux. Le 12 Juillet, nous partons découvrir le quartier Art Déco près d'Ocean Drive et partons manger cubain au bord d'une Marina située au centre-ville de Miami (les Experts ne sont pas loin !). Dans l'après-midi, nous quittons l'étouffante Miami pour rejoindre la pointe de la Floride: les Keys.
- Etape 9 (12 au 15 Juillet): les Keys de Floride - les Everglades Nous débarquons en fin de journée dans un camping situé au coeur du chapelet d'îles des Keys de Floride (à SugarLoaf Key), et le massacre commence. Les moustiques et autres petites mouches voraces nous assaillent de toute part si bien qu'il est impossible de rester dehors sans se faire piquer de façon incessante. Je n'ai jamais vu ça ! Evitez si possible le camping KOA à cet endroit ! Le lendemain, nous repartons pour un petit motel au bord de la route, sur l'île d'Islamorada, histoire d'être plus sereins. J'en profite pour découvrir la faune et la flore de ces îles, véritable petit coin de Paradis à quelques encablures de Cuba. Les iguanes se promènent sur la route, des maquettes de requin géant ornent les devantures de boutique, les habitations locales donnent directement sur des petites criques d'eau turquoise... le pied quoi ! Le 14 Juillet, départ au pied levé pour une excursion en mer ! Vu l'heure (8h00), il y a peu de monde, et nous embarquons juste tous les deux avec un capitaine (qui ressemble au capitaine Igloo !) rien que pour nous. S'en suit une matinée à naviguer au coeur des eaux tropicales, à pratiquer de la plongée au tuba, découvrir les ruines de bateaux échoués au pied d'un ancien phare, des poissons exotiques, des lagunes où rodent des alligators, tout ça avec les explications de notre super capitaine ! L'après-midi, nous retournons sur le continent et arrivons au coeur des Everglades, à la pointe Sud de la Floride. Nous visitons une ferme d'alligators (vraiment très impressionnant), prenons des bébés (muselés !) dans nos bras, et dégustons des queues d'alligators frites. L'occasion également de pratiquer l'air boat au beau milieu des marécages. Ca fait un bruit du tonnerre, mais quelle bonne expérience ! Attention les oreilles ! Nous reprenons la route et passons la nuit dans un motel sur la côte Ouest de la Floride.
- Etape 10 (15 au 19 Juillet): la Louisiane Le 16 Juillet, après deux jours passés à avaler des kilomètres le long du Golfe du Mexique sous une pluie battante, nous arrivons au coeur de la Louisiane, à la Nouvelle-Orléans. Nous posons nos valises dans le motel le plus miteux qu'il nous sera donné de voir dans ce road trip. Des canards tout droits sortis de Tchernobyl gardent l'entrée, la devanture tient plus d'un dépôt de vieux meubles, et le type de l'accueil, bien que très chaleureux, nous file les chocottes en nous disant qu'on risque d'être agressés à tous les coins de rue si on se décide à sortir au centre-ville ce soir... bon on se contentera du dernier Harry Potter pour l'instant ! Le 17 Juillet, le temps est toujours à l'image de la région: hyper humide avec de lourds nuages noirs, le petit frère de Katrina ne serait-il pas loin ? Nous partons découvrir le French Quarter au coeur de la ville, véritable repaire des artistes, de la musique jazzy aux sculptures loufoques, il règne ici une ambiance unique. Des bars à tous les coins de rue, de douces notes musicales dans les rues, malgré les trombes d'eau. Une ambiance de carnaval également, et l'on prend un malin plaisir à essayer tous les masques possibles, vive les plumes colorées sur la tête ! Un petit détour pour goûter les "fameux" beignets du Café du Monde (véritable institution touristique), assez insipides, mais puisque c'est "réputé"... En fin de journée, nous quittons la ville pour nous diriger plus au Nord, en direction de Bâton Rouge. Le 18 Juillet, nous nous réveillons près de Bâton-Rouge (en référence aux poteaux rouges ornés de têtes d'animaux plantés dans la région par les Améridiens de l'époque) qui n'est autre que la Capitale de la Louisiane. Le Capitole de la ville (Sénat + Parlement) est comme toujours grandiose, et offre un point de vue imprenable sur la cité. Hormis ça, il n'y a pas foule, nous croisons quelques hommes d'affaires au centre-ville, déjeunons dans un succulent restaurant italien, mais face à l'absence totale d'animation, nous repartons assez vite en direction de Lafayette à quelques dizaines de kilomètres de là. Hélas, ici non plus, pas grand chose à signaler, nous nous promenons sur le campus de l'université, très British dans son architecture, et faisons le plein de provisions chez le géant WallMart pour les prochains jours de route.
- Etape 11 (19 au 21 Juillet): le Texas Le 19 Juillet, nous quittons les terres humides et orageuses de la Louisiane pour nous diriger vers l'Etat des cow-boys et de la famille Hewing (Dallaaaaaaas !!!). Nous ne ferons qu'une pause éclair à Houston, et poursuivons la route vers l'Ouest en direction de San Antonio. Et c'est là que nous voyons le paysage changer radicalement. Tandis que depuis le début de cette aventure, l'environnement se résumait à de hauts arbres verts obstruant la vue à des kilomètres à la ronde (excepté la Floride), nous voyons pour la première fois les bas-côtés se clairsemer progressivement. La terre jaunie par endroits se fait plus aride, et plus vallonée également. Les arbres sont de plus en plus rares, et les buissons remplacent leurs homologues à feuilles caduques... ça fleure bon le grand ouest tout ça ! Nous posons nos valises dans un petit motel à l'entrée de San Antonio, sous un orage exceptionnel. Le lendemain, le 20 Juillet, nous nous rendons au centre de la ville, où l'ambiance mexicaine fait son apparition. Nous visitons le Fort Alamo (là où Davy Crockett a trouvé la mort avec d'autres soldats), longeons la petite rivière au coeur de DownTown et dégustons de savoureux petits plats sous des parasols aux couleurs chatoyantes. En milieu d'après-midi, nous reprenons l'autoroute en direction d'Austin, que nous n'aurons pas l'occasion de visiter, hélas, pas plus que Dallas. Le planning est assez serré, et le Texas en a fait les frais. Coincés dans des embouteillages monstres, nous quittons la route pour trouver un magasin de camping histoire de trouver de quoi rafistoler notre tente qui a connu quelques pépins trois jours plus tôt. Le soir, nous arrivons à la nuit tombée dans un motel en bordure d'autoroute, à côté d'Abilène. La chaleur est écrasante, je pars courir pour me défouler et l'absence de vent manque de faire exploser ma tête tant il fait chaud !!!
- Etape 12 (21 au 24 Juillet): le Nouveau Mexique Le 21 Juillet, nous traversons les terres qui séparent le Texas du Nouveau-Mexique. Le paysage est de plus en plus désertique, nous voyons les silhouettes de Derricks se balancer d'un rythme lent et perpétuel en pompant le pétrole sous-terrain. Nous croisons également de gigantesques champs d'éoliennes, les plus grands qu'il m'ait été donné de voir jusqu'ici ! Qui aurait cru qu'un Etat comme le Texas puisse être autant en avance... La route est longue jusqu'au Nouveau-Mexique, mais à force de traverser de tous petits villages en bois que l'on croirait tout droit sortis d'un film de cow-boys, nous arrivons enfin aux portes du grand-ouest américain. Depuis le haut d'une colline, nous surplombons une gigantesque cuvette entourée de montagnes aux pentes arides et étouffées par la chaleur: devant nous se tient la petite ville de Roswell. Nous nous rendons au Visitor Center et sommes aimablement accueillis par une guide qui sait nous choyer comme nulle autre pareil. Les valises posées dans un motel, nous partons à la recherche d'un petit restaurant... mais hic, tout ferme à 21h00 ou presque ici ! Nous trouvons enfin un bar de rock où nous sommes servis par un jeune du cru, qui a grandi dans la ville: il nous confie que la réputation des petits-hommes verts attachée à Roswell, il en a ras la casquette ! Le soir, l'orage gronde, nous quittons la ville et partons faire des photos de cette ambiance surréaliste, nichés dans la campagne alien. Le 22 Juillet, nous visitons le centre-ville, son musée consacré aux OVNIS et à l'épisode du crash supposé d'une soucoupe volante en 1947. Le lieu est kitsch au possible, entretenu avec les fonds des visiteurs, mais très bien documenté et reflète assez bien ce qui s'est passé ici il y a longtemps. Nous découvrons ensuite une galerie de black painting tenue par un vieux monsieur en respirateur, des boutiques aux objets poussiéreux mais toujours très fun et prenons le large dans la campagne du Nouveau-Mexique, en direction de l'Ouest. Nous visitons la contrée de Billy the Kid, nous promenons sur un site de pétroglyphes plus au Sud pour finir par poser nos bagages dans un motel 6 situé à Alamogordo, près de la frontière mexicaine. Le 23 Juillet, réveil sous un soleil de plomb, nous partons au monument national de White Sands, qui comme son nom l'indique est une véritable mer de sable blanc, perdue au beau milieu de nulle part, et qui a servi accessoirement de test pour la première bombe nucléaire américaine, et est toujours une zone de tirs de missiles. Nous en profitons pour louer une "luge" et dévaler les pentes... hélas, la luge étant faite pour la neige, la glisse sur le sable est bien moins efficace, et l'on peut aisément s'en passer. Le paysage est lunaire, la chaleur écrasante mais la visite en vaut vraiment la peine ! Nous repartons vers le Nord, faisons une pause à Albuquerque au beau milieu d'un festival de musique urbaine, puis rejoignons le motel Super 8 de Santa Fe. Toutes les habitations de la région sont en Adobe (argile marron) et confèrent aux lieux des airs mexicains du plus bel effet. Le 24 Juillet, nous partons visiter le village de Taos, un des derniers vestiges des amérindiens (un peu surfait au passage...), franchissons le Gorge Bridge, puis traversons une partie du Colorado avant de rejoindre, tard dans la nuit, un camping situé à Moab, dans l'Utah.
- Etape 13 (24 au 26 Juillet): l'Utah Lundi 25 Juillet, réveil à Moab, direction le parc national des Arches. De quoi remplir une à deux journées, selon que vous êtes amateurs ou non de randonnées, le parc offre de nombreux points de vue sur des structures titanesques sculptées par le temps et l'érosion. A voir absolument, une vraie merveille de la nature ! Le soir, après une journée entière passée à arpenter les sentiers du parc, nous trouvons repos dans un petit motel de Moab, attention, si vous ne réservez pas à l'avance à cette période de l'année, vous risquez de vous en mordre les doigts ! Mardi 26 Juillet, nous partons visiter Monument Valley et nous la jouons Lucky Luke avec une randonnée au beau milieu des trois buttes ô combien connues. Le site est en plein territoire Navajo (tribu amérindienne ancestrale) qui gère elle-même le parc. Du coup, ici point de bitume pour se promener, les voitures doivent se la jouer tout terrain, au risque d'y laisser quelques eraflures et de bien jolies traces de boue (nous y avons subi des pluies torrentielles, suivies de très belles éclaircies). Le parc est assez petit, compter une journée maximum en prenant bien son temps. Il est possible d'y effectuer des balades à cheval. Quoiqu'il en soit, le panorama est à couper le souffle, et les lueurs d'un coucher de soleil ravivent les couleurs de la pierre à la nuit tombée. Le soir nous reprenons la route vers l'Ouest, en direction de l'Arizona.
- Etape 14 (26 au 30 Juillet): l'Arizona Une fois arrivés près de la ville de Page en Arizona, au bord du lac Powell, nous tombons vite des nues... la ville est overbookée ! Pas un camping à l'horizon, tous les motels sont complets, nous ne savons pas où passer la nuit. Après de multiples allers-retour à travers la ville et des erreurs de GPS, nous trouvons un motel perdu à 50 ilomètres de là, visiblement nous ne sommes pas les seuls à avoir trouvé notre roue de secours pour la nuit. Tenu par un couple de septuagénaires, le lieu est un vrai cri d'amour à la mère patrie américaine. Toute la décoration, des draps aux tableaux en passant par la nappe, la poubelle, la salle de bain ou les rideaux, absolument tout fait référence aux symboles américains ! Tout bonnement hallucinant ! Le 27 Juillet, après un repos bien mérité, retour à Page où nous visitons le barrage de Glen Canyon (dont la retenue d'eau n'est autre que le lac Powell, un gigantesque réservoir artificiel, lieu de nombreuses activités nautiques), puis, dans l'après midi, nous partons visiter Antelope Canyon, dont les méandres creusés par l'écoulement des eaux de pluie, donne lieu à de superbes prises de photos, surtout quand des rayons de lumières viennent zébrer le tunnel ! L'arrivée sur les lieux (entretenus une nouvelle fois par les amérindiens Navajos) est l'occasion d'une vraie séance de rallye avec une guide qui se la joue Sébastien Loeb dans une camionette qui commence à dater, bref une vraie partie de rigolade ! En fin d'après-midi, nous reprenons notre chemin vers l'Ouest, quittons la route le temps d'une petite randonnée en direction du Horseshoe Bend (méandre du Colorado en forme de fer à cheval), et arrivons enfin dans le parc national du Grand Canyon. Nous progressons depuis l'Est (Desert Point, superbe entrée en matière), et plantons la tente pour 3 nuits dans un camping situé à une dizaine de kilomètres au sud de l'entrée principale. Le 28 Juillet, nous passons par l'inévitable visitor center, puis longeons l'arête principale de South Rim ("rive sud") qui offre des points de vue à couper le souffle sur le Grand Canyon, sa rive Nord, et à de rares endroits, sur le Colorado, situé 1400 mètres plus bas. Des navettes de bus très fréquentes et bien réparties permettent au visiteur de ne pas se farcir des marches trop longues et nous avons testé le restaurant du lieu, vraiment très bon et pas trop l'arnaque. Nous avons croisé des biches pas farouches pour un sou, et le soir, pour le coucher de soleil, un arc-en-ciel plongeant droit dans la gorge est venu récompenser les visiteurs. L'image est absolument magique, empreinte d'une féerie indéniable. Le lendemain, le 29 Juillet, je me dis que je ne peux tout de même pas repartir du Grand Canyon sans avoir vu le Colorado de mes propres yeux. Je décide donc de partir pour une longue randonnée (la Bright Angel Trail), qui descend sur 13 kms avec 1400 mètres de dénivelé avant d'atteindre le fleuve, encore glacial même à cette saison. Le chemin est clairement balisé, et parsemé de trois points d'eau salvateurs tant la chaleur est rude. Je croise des biches avec leur faon, quelques rares autres randonneurs, et rejoins le point de départ en un peu moins de 6 heures. Éprouvant, mais ça en vaut la peine ! Je rentre au camping épuisé !
- Etape 15 (30 Juillet au 2 Août): Las Vegas - Le Nevada Le 30 Juillet, nous quittons la zone du Grand Canyon en direction du Nevada. Une petite pause au barrage Hoover sur le Colorado (bondé de monde, assez impressionnant), et nous voilà de retour en plein désert, quand surgit alors de nulle part une vaste cité entourée de montagnes lointaines... bienvenue dans l'empire du jeu, du luxe et de la démesure ! Mais détrompez-vous, bien que Vegas ait la réputation sulfureuse voire limite ostentatoire qu'on lui prête, la ville est très abordable ! La concurrence dans le secteur de l'hôtellerie-restauration est telle qu'en cherchant bien, on trouve des tarifs absolument imbattables, tant pour les motels que les restaurants, ou buffets à volonté à quelques 7$... Cependant, nous avions décidé de nous faire plaisir, et ce bien avant le début du road trip. Les nuits d'hôtel à Vegas étaient d'ailleurs les seules que nous avions réservé longtemps à l'avance dans ce road trip. Cette fois-ci, nous passerons deux nuits au Louxor (la gigantesque pyramide noire) et une dernière dans un petit motel 6. La foule est omniprésente à notre arrivée, il est 15h00 mais les femmes sont déjà en tenue de soirée, un verre à la main, prêtes à dilapider la fortune de leur mari !!! Nous récupérons les pass, grimpons jusqu'à la chambre dans un ascenseur oblique (au départ, on a tendance à tomber sur le côté), et partons profiter des lieux et de l'excellent buffet à volonté ! S'en suivent deux jours à parcourir la ville, visiter les expos de l'hotel (Bodies et Titanic), un spectacle de magie de Criss Angel, découvrir tous les hôtels du Strip, depuis le Mandalay jusqu'au César Palace de Céline en passant par le MGM (tous sont de véritables petites villes !) et la Stratosphère avec ses attractions au sommet de la tour. Nous récupérons au passage un ami à nous à l'aéroport qui nous accompagnera durant les deux semaines à venir. Au final, tout va très vite à Vegas, tout est disproportionné, le visiteur est comme noyé dans un abîme de lumière, de cris, de cliquetis incessants à donner le tournis. Vegas est inintéressant pour quiconque ne recherche pas la démesure et le côté festif du sex and money, pour les autres, ce sera un véritable petit paradis, parfait rejeton d'une industrie du tourisme déconnectée de la réalité.
- Etape 16 (2 au 4 Août): La Vallée de la Mort Le 2 Août, nous quittons la frénésie de Vegas en reprenant la route vers l'Ouest. Nous franchissons de petites montagnes, puis quittons l'autoroute principale pour entamer notre descente vers la Vallée de la Mort. Le soleil se couche paisiblement et pare le ciel d'un voil rouge du plus bel effet. Nous nous acquittons du droit d'entrée dans la Vallée auprès d'un guichet automatique alors que la nuit tombe pour de bon. Étonnamment, la température de diminue pas... mais continue d'augmenter plus on s'enfonce dans la Vallée ! Alors qu'il faisait 25°C sur les plateaux que nous venons de quitter, il règne pas moins de 43°C au coeur de la Vallée de la Mort, alors qu'il y fait nuit noire et qu'il est 23h00 !!! Toute sortie hors de la voiture climatisée se transforme en véritable épreuve. Nous arrivons au seul camping/hôtel du Parc National, que nous n'avions évidemment pas réservé, et qui est bien sûr complet. Nous nous approchons alors d'une zone, à quelques kilomètres de là, où il est paraît-il possible de planter la tente. Manque de bol, c'est fermé de Mai à Octobre ! Bon, eh bien il ne nous reste plus qu'à ressortir du Parc, pour finalement trouver refuge dans un motel d'une petite ville à une soixantaine de kilomètres de là. Vu l'heure, on téléphone avant, et on nous invite à récupérer la clef au fond du Casino (!) qui borde l'hotel. En effet, en débarquant sur le coup des 1h00 du matin, je traverse un petit casino où 3 personnes végètent devant des machines à sous, dans ce petit bled paumé ! Le 3 Août, nous retournons dans la Vallée de la Mort pour une journée, comment dire, infernale ! Nous démarrons par visiter le village fantôme de Rhyolite, abandonné au début du siècle suite à une panique bancaire qui a détruit l'exploration minière des environs. A l'entrée du village, nous découvrons les sculptures ubuesques d'un artiste belge: des spectres blancs, un canapé en pierre ou une bimbo sculptée version Lego, voilà qui est assez original pour un lieu comme celui-ci ! Nous partons vers le Sud, et la température à l'ombre atteint son record de la journée: 51°C !!! Heureusement, l'air est très sec, mais tout de même, c'est assez violent. Il faut dire que les mois d'Août et Juillet sont ceux à éviter pour venir dans la Vallée de la Mort... Nous arrivons au coeur d'un désert de dunes (Mesquite Sand Dunes), retournons à Furnace Creek (le fameux camping/hotel bondé), faisons étape à l'Artist's Pallete où la roche prend des teintes vertes, orangées, violacées et rougeâtres dignes d'une toile. Nous poursuivons avec le Zabriskie Point, puis la zone extraordinaire du Badwater Basin, lac de sel situé à 85 mètres sous le niveau de la mer ! La vision est à la fois idyllique et apocalyptique, tant la blancheur du sol nous éblouit et la chaleur nous écrase. En fin de journée, nous reprenons la route vers le Sud et quittons la Vallée de la Mort. Nous arrivons de justesse à trouver une station essence pour remplir le réservoir, et nous dirigeons vers l'Ouest et la Californie pour venir planter la tente (une nouvelle, achetée chez Walmart !) dans un camping KOA près de l'Autoroute.
- Etape 17 (4 au 9 Août): Los Angeles Le 4 Août, après des dizaines de kilomètres de banlieue, nous débarquons à Venice Beach, puis allons trouver un motel pas cher (technique du coupon) non loin d'Hollywood boulevard. Le soir nous sortons dans un restaurant "chic" du centre de Los Angeles (Gwen Stefani y avait organisé sa fête d'anniversaire une semaine auparavant), mais pas très bon, et nous prenons une prune pour erreur de stationnement ! Le 5 Août, au réveil, rebelote, la voiture n'était pas garée dans le même sens que les autres et de nouveau la prune ! Méfiez-vous des pervenches de Los Angeles, qui ont la dégaine facile ! Aujourd'hui, direction le parc des studios Universal, situé sur les collines d'Hollywood. Le parc en lui même est assez petit, mais propose une paire d'attractions à sensations (Jurassic Park, La Momie, simulateur Simpson), de nombreux décors splendides (on se croirait vraiment au coeur du film aux dinosaures), des spectacles ahurissants (Waterworld, Terminator), mais surtout la visite en petit train des studios Universal où sont tournées des films et séries comme Les Experts, Desperate Housewives (on pénètre même dans la rue des 5 ménagères !!!), les dents de la mer ... En résumé, un bon parc, divertissant et pas trop bondé de monde, à recommander ! Le 6 Août, nous arpentons le Walk of Fame, ensemble ultra-connu de trottoirs où les étoiles au sol récompensent des artistes dans des domaines aussi variés que la musique, le théâtre, le cinéma, la radio et la télévision. Une petite photo devant le Kodak Theatre (renommé depuis Dolby Theatre suite à la faillite de Kodak) dans les traces de Will Smith, et nous voilà repartis pour une petite balade au coeur des collines d'Hollywood, afin d'apercevoir les fameuses lettres blanches. Hélas, nous empruntons un chemin qui relève plus du parcours du combattant que de la promenade de santé. La pente est raide, les herbes hautes, la terre dévale sous nos pieds, nous nous agrippons au moindre caillou, quand enfin nous rejoignons ce qui était censé être le chemin d'accès. Ouf ! Clic-clac, quelques poses comme des stars, et vient l'heure de redescendre. Sauf qu'une fois encore, pour écourter, nous empruntons la mauvaise voie, et nous retrouvons sur le terrain d'une immense propriété privée (d'une star ???). Finalement, après maintes remontées et descentes, nous rejoignons enfin la voiture, couverts de terre. Sympa Hollywood ! Sur le retour, nous passons faire un détour à Beverly Hills, quartier très paisible comme dans la série télé, puis rejoignons le bord de mer pour nous installer pour deux nuits dans une auberge de jeunesse en front de mer à Hermosa Beach. Nous passons la soirée à Hollywood, et à notre retour, la zone est transformée en véritable beuverie digne des lus grands spring breaks. Une de nos colocataires est d'ailleurs très affairée avec un américain à notre arrivée dans la chambre, mais bon, ca n'a pas l'air de les gêner, et ca continuera toute la nuit, vive le spectacle ! Le 7 Août, seule journée de mauvais temps, nous passons du temps à la plage et avec les autres jeunes de l'auberge. Les cabines de sauveteurs sont les mêmes que dans Alerte à Malibu, mais l'eau est assez froide et pleine d'algues ! Le 8 Août, nous plions bagages, et nous rendons à Los Angeles pour payer nos deux amendes. Ensuite, direction le centre-ville (business), où les hommes d'affaires costume trois pièces côtoient les mendiants par dizaines. Le contraste est saisissant, la pauvreté criante. Rien de bien extraordinaire, un petit détour par la gare et le quartier Japonais, nous nous dirigeons en fin de journée vers le Dodgers Stadium, le stade de Baseball de l'équipe locale qui affronte ce soir les Phillies de Philadelphie. Près de 4 heures de match dans une ambiance du tonnerre où petits et grands partagent cette même soif de victoire, vraiment sympa ! Hélas, les Dodgers de L.A ont perdu... Il fait nuit noire, nous retournons à la voiture et prenons la direction du Nord. Nous plantons notre tente sur les 2h00 du matin, dans un camping KOA perdu dans les terres vallonées de la Californie.
- Etape 18 (9 au 13 Août): San Francisco Le 9 Août, nous passons la journée à rejoindre San Francisco, en alternant avec la côte brumeuse et fraîche, et les terres arides et ensoleillées (le contraste est frappant !). Nous débarquons dans la ville en plein festival de musique, du coup les tarifs des motels, déjà assez élevés dans le coin, ont pratiquement doublés... il faudra faire avec. Attention en revanche, tout ferme tôt à San Francisco, et trouver de quoi manger passés les 21h00 relève du défi ! Le 10 Août, il fait toujours aussi moche et frais, nous partons profiter de la plage au Nord de la ville. Une vue imprenable sur la baie, le Golden Gate et la prison d'Alcatraz. Nous continuons notre découverte du littoral plus à l'Ouest, avec China Beach et le Lincoln Park. Les pulls ne sont pas de trop ! Le soir, un petit tour dans le Castro où l'on a même pu voir l'ancienne boutique d'Harvey Milk. Le 11 Août, direction la rive Est de la ville, près du stade de Baseball. Nous nous rendons sur les quais et partons explorer les alentours en kayak ! L'eau est froide, le vent fort, mais le jeu en vaut la chandelle. Nous voilà face au centre-ville, au milieu des ferry, entre les piles titanesque du pont qui relie la ville à Oakland. Un éléphant de mer nous accompagne quelques instants, avant que le terrible courant qui sévit dans la baie de San Francisco ne vienne achever nos bras ! Nous changeons de motel pour notre dernière nuit et dînons dans un restaurant typiquement américain (déco, carte, service, tout y passe !). Le 12 Août, pour notre dernière journée tous les trois, nous débarquons au Fisherman's Wharf, la zone touristique portuaire au Nord de la ville. Au programme, dégustation du Clam Chowder dans un pain creux au Boudin Café, et découverte du Pier 39 et ses multiples combats d'otaries et autres éléphants de mer. Ca braille dans tous les sens, mais qu'est ce qu'on rigole ! Nous continuons la visite en nous dirigeant vers la Coït Tower, offrant une vue imprenable sur la ville, puis partons faire un petit tour au musée des Cable Car (les fameux tramways de San Francisco). En sortant, nous sautons dans un des wagons pour une petite virée au centre-ville: l'engin est archi-bondé, impossible de s'asseoir, et je manque de heurter les passagers qui arrivent en sens inverse et qui n'ont pas plus de place que moi. Enfin, nous découvrons la Lombard Street et son fameux passage aux virages serrés agrémentés de jardinières toutes plus colorées les unes que les autres. Voilà, s'en est finit de notre voyage à plusieurs, je raccompagne mes amis à l'aéroport, et quitte la ville le soir même, direction Oakland où je passerai la nuit dans un motel avant d'entamer le mois d'aventures qu'il me reste, en solitaire.
- Etape 19 (13 au 18 Août): Sierra Nevada 13 Août 2011, je passe la journée à rouler en direction du Sud-Est, et pose ma tente dans un camping de Fresno, le temps de faire le plein de provisions et de repos pour les jours à venir. La ville est coincée dans une large vallée aride, entre la côte Californienne et la chaîne de montagnes de la Sierra Nevada. Le 14 Août 2011, je file vers l'Est au coeur du relief. Les terres sont désertiques, mais plus je grimpe en altitude, plus les conifères tapissent les versants. Je traverse la Sequoia National Forest, puis arrive à l'entrée d'un parc national qui en regroupe en réalité deux: le Sequoia National Parc, et le King's Canyon National Parc. Je m’acquitte des 20$ de droits d'entrée, et commence par le premier, au Sud. Je tombe sur le camping de Dorst Creek, par chance, il n'est pas complet. J'y plante la tente, et repars sur les routes sinueuses du parc. Je pars faire une randonnée aux chutes Tokopah (depuis le Lodgepole Village), aperçois un bébé ours noir, et contemple cette vallée fertile zébrée d'une rivière glaciale. Ensuite, je me rends dans la Giant Forest, qui comme son nom l'indique, a la particularité de rassembler les Séquoias géants parmi les plus imposants au monde, et ça n'est pas peu dire. On se sent pour le coup très, très petit face à l'immensité des colosses de bois, dont certains sont couchés à même le sol, leurs racines n'ayant pas été assez résistantes. Parmi eux se trouve le General Sherman Tree, l'arbre le plus gros du monde. Le 16 Août, après une fraîche nuit passée en montagne, je me rends au Sud de la Giant Forest, découvrir le point d'observation du Moro Rock (vue imprenable sur le parc moyennant quelques marches à gravir, et sur la vallée de Fresno), puis m'en vais rejoindre la Crescent Meadow, véritable vivier de jeunes pousses où règne un calme enchanteur. Je rebrousse ensuite chemin pour me rendre au Nord, dans le parc du King's Canyon. En effet, celui-ci s'articule le long d'une gorge qui descend petit à petit (sa hauteur cumulée est d'ailleurs supérieure à celle du Grand Canyon), avant d'arriver à "la fin de la route". Il n'est plus possible de continuer en voiture, je décide donc de partir en randonnée sur une quizaine de kilomètres, et découvre les chutes des Mist Falls, dans une brume troublante. La nuit tombe sur la Sierra Nevada, je rebrousse chemin, exténué, et plante de nouveau ma tente au camping de Fresno. Le 17 Août, je me rends au parc National du Yosemite, et y perds un temps précieux à trouver un camping qui ne soit pas encore complet. Hélas, tous le sont ! Du moins, sur les affiches de façade. Tentant le tout pour le tout, j'insiste auprès de l'un d'entre eux, qui m'annonce qu'il reste finalement des places: même si le panneau "complet" est affiché, c'est en réalité une 'tactique' des autorités du parc... mouais. Le Yosemite figure parmi les parcs nationaux les plus connus et fréquentés des Etats-Unis (4 millions de personnes chaque année), j'ai le sentiment de me retrouver au coeur d'une usine à touristes. Les voitures sont garées sur le bas côté comme lors d'une épreuve du tour de France, je ne compte plus les campings amassés au coeur de la vallée, un supermarché, des hotels, cafétérias, service de navette en veux-tu en voilà, bref, on est assez loin de l'intimité des parcs du Sequoia et du King's Canyon. Mais bon, passons. Je découvre les chutes Bridalveil, effectue une petite rando au Mirro Lake, et me dirige en fin de journée au Glacier Point, au beau milieu d'un incendie de forêt (commandé et maîtrisé par les pompiers) commun à cette saison. De là, la vue est simplement parfaite. La lueure rose pâle du coucher de soleil confère à la scène une douceur indescriptible. J'aperçois des chutes au loin, ainsi que l'énorme Half-Dome qui fait le bonheur des randonneurs. Plus bas, la vallée du Yosemite paraît ridiculement petite, tandis qu'un cerf et sa biche viennent se repaître au milieu des touristes, comme un petit cadeau de la nature après cette belle journée. Je passe la nuit au camping, sous un ciel rempli d'étoiles brillantes comme jamais ! Le 18 Août, je me dirige à l'Est du parc, vers les Tuolumne Meadows (prairies Tuolumne) autrefois recouvertes par un glacier. La randonnée me donne l'occasion de grimper sur un énorme amas rocheux au point de vue imprenable, et de découvrir un petit lac digne d'une carte postale. Je reprends la route dans l'après-midi et quitte les terres du Yosemite pour redescendre, à l'Est, dans les zones désertiques de la Californie. J'ai franchi la Sierra Nevada ! Un petit arrêt au Mono Lake, et je m'installe en fin de journée dans un petit motel à Carson City, qui marque mon retour dans le Nevada.
- Etape 20 (18 au 21 Août): Salt Lake City Le 18 Août, sur la longue route qui me mène au Nord de l'Utah, je m'arrête dans un motel de la ville d'Eiko, typique des bourgades moyennes au coeur du territoire américain, où les locaux roulent, chapeaux de cow-boys vissés sur le crâne, dans d'énormes 4x4. Le casino est directement intégré au motel, et je retrouve même une balle de 9mm (non utilisée...) dans ma chambre ! Le 19 Août j'aperçois les premiers reliefs annonciateurs des Rocheuses au pied desquels se cache l'imposante ville de Salt Lake City. Je débarque dans une très bonne auberge de jeunesse (Avenues Hostel), et part avec mon nouveau colocataire japonais visiter la plus grande mine de cuivre à ciel ouvert au monde: la Bingham Canyon Mine. Le soir, bonne petite bouffe entre jeunes et moins jeunes à l'auberge. Le 20 Août, nous partons avec deux de mes compères, visiter le centre-ville, évidemment marqué par l'omniprésence des Mormons. Nous découvrons le Temple, qui regroupe plusieurs édifices religieux, et sommes abordés par deux missionnaires mormones. Nous voilà donc un petit groupe d'origines diverses (Japon, Italie, France, Corée du Sud, Bangladesh), pendant quelques heures, à discuter philosophie, croyances et religions en traversant les bâtiments mormons. Unique et très instructif ! L'après-midi, je me rends aux abords du Great Salt Lake, plus particulièrement dans le State Park d'Antelope Island, vaste île assez bien préservée du tumulte touristique. Ici, des bisons par dizaines se promènent en liberté, des antilopes également, et il y a un petit musée sympathique à l'entrée. J'ai également pu me baigner dans le lac de sel (je confirme, on flotte bel et bien, mais pas autant que dans la mer Morte !), moyennant une rencontre avec des centaines de milliers de moucherons inoffensifs qui tapissent le rivage et se meuvent dans un bourdonnement terrible. Phobiques des insectes s'abstenir ! Je rentre passer la soirée avec les habitants de l'auberge. Le 21 Août, je quitte cette ville qui aura constitué une étape originale, pour prendre la direction du Nord, à travers les plaines de l'Idaho (où je croise une hideuse usine du géant Monsanto qui défigure le paysage) et les montagnes du Wyoming.
- Etape 21 (21 au 24 Août): le Yellowstone En suivant la Highway 89, je traverse la petite ville de Jackson avant de pénétrer dans la zone du Grand Teton et Yellowstone National Park. Le droit d'entrée donne accès aux deux parcs. J'ai cependant privilégie le second, ne serait-ce que pour sa diversité. Cette fois-ci, par mesure de prudence, j'ai réservé tous les campings à l'avance, car ressortir du parc (dont la superficie est colossale) pour rejoindre le premier motel prendrait des heures. J'installe la tente au camping du Grant Village, très agréable, puis part découvrir une zone de geysers et sources chaudes au bord du lac Yellowstone, au West Thumb Geyser Basin. Le jour tombe, et je réalise soudain que j'ai déjà avalé de nombreux kilomètres depuis la Californie, et la température vient me le rappeler violemment ! La nuit, bonjour pulls, doubles voire triple paires de chaussettes, duvets et couvertures, car on frise les 5°C même en été. Le 22 Août, je poursuis la visite du parc (en forme de grande boucle, pratique pour tout découvrir sans allers-retours incessants), franchis le Continental Divide (limite depuis laquelle les eaux s'écoulent soit en direction du Pacifique, soit vers le Golfe du Mexique). J'assiste à des éruptions de geysers (randonnée du Lone Star Geyser, Old Faithful Geyser au coeur du Geyser Basin), et respire les vapeurs souffrées des sources d'eau chaudes aux couleurs chatoyantes. Certaines d'entre elles ressemblent à de véritables piscines d'eau turquoise transparente. Je croise des coyottes, des biches, des criquets et savoure ces instants passés au beau milieu d'une nature luxuriante au possible. Je passe la nuit au camping Madison, au Nord Ouest du parc. Le 23 Août, je découvre l'Artist Paint Pot (véritable pot à peinture de boue en ébullition), et la zone de Mammoth Spring avec son petit village qui ressemble à s'y méprendre à un bourg des Pyrénées ! Par la suite, je réalise l'ascension du Mont Washburn qui offre un panorama à 360° sur l'ensemble du parc, et au loin, sur les montagnes du Grand Teton. J'y croise un petit écureuil, lointain cousin de Tic et Tac, qui prend un malin plaisir à jouer à cache-cache ! En fin de journée, je redescends au Sud-Est du parc, et me rend au bord du Yellowstone Canyon, d'où il est possible de contempler de somptueuses chutes d'eau plantées au beau milieu d'un décor unique balafrant le territoire comme une grosse cicatrice. Je reprends alors la voiture, et voilà qu'un troupeau de bisons en liberté a décidé de venir au bord de la route. Plusieurs mâles entament même des joutes sur le bitume, pour le plus grand bonheur des photographes amateurs présents. Je plante ma tente au camping de Lake Village, après m'être restauré dans le très bon établissement de l'hôtel local.
- Etape 22 (24 au 25 Août): le Mont Rushmore Le 24 Août, en quittant le parc du Yellowstone, je me retrouve planté derrière un bison qui a trouvé bonne l'idée de marcher droit sur la route en lieu et place des voitures. Et c'est qu'il prend son temps le bigre ! En chemin, je m'arrête au bord de petits lacs paisibles, quand progressivement, les montagnes fertiles des Rocheuses laissent la place à de vastes plateaux désertiques: je traverse aujourd'hui l'Etat du Wyoming d'Ouest en Est. Je me fais arrêter au passage par un flic pour excès de vitesse (comme dans les films, mais sans les mains sur le capot !). Par chance, il ne comprenait rien aux hiéroglyphes de mon permis de conduire français, et j'ai pu repartir avec un bon gros sermon, mais sans amende, ouf ! Je traverse les terres du terrible Buffalo Bill, qui chassait l'animal éponyme afin de nourrir les ouvriers constructeurs des voies de chemin de fer. Je finis par déposer mes bagages après 700 kilomètres de route, au coeur des Black Hills. Le 25 Août, je me dirige au Nord Est et débarque au Monument National du Mont Rushmore. L'entrée (10$) met aussitôt dans l'ambiance machine à touriste: un énorme hangar de postes de péages, suivi par un parking à plusieurs étages, tout cela planté au beau milieu de collines boisées qui n'ont rien demandé à personne. En progressant, je tombe sur une allée bondée de touristes, une boutique de souvenirs supermarché, et m'empresse de rejoindre un groupe qui écoute attentivement un ranger raconter moult choses intéressantes sur les lieux. C'est plutôt impressionnant de se retrouver face à ce célèbre monument à l'effigie de 4 présidents américains (Washington, Jefferson, Roosevelt et Lincoln), et j'en apprends plus sur la construction de la sculpture par son créateur. La maquette est exposée dans un petit musée. Je m'enfile une glace à l'italienne et repars sur les chapeaux de roue en direction de l'Est pour trois jours de route, direction les bords du lac Michigan.
- Etape 23 (25 au 31 Août): Chicago Pas moins de trois jours me seront nécessaires pour rejoindre Chicago, à plus de 1500 kilomètres de là, sur d'interminables lignes droite assez peu fréquentées. J'ai traversé le Dakota du Sud, aussi désertique que l'Utah, franchi de nouvelles montagnes, puis ai progressivement vu le paysage changer, du Wisconsin au Minnesota, et jusqu'à l'Illinois. Les arbres touffus se sont faits de plus en plus nombreux, et j'ai retrouvé ce que j'avais laissé sur la côté Est. Le 28 Août, je débarque dans la ville, et gare la voiture près d'une des nombreuses plages de Chicago, dans un quartier populaire. De nombreuses familles afro-américaines partagent un goûter au bord du lac Michigan, à l'abri du tumulte de la ville, que je n'avais pas connu si violent depuis Los Angeles. Le 29 Août, je pose mes bagages dans une excellente auberge de jeunesse (Chicago Getaway Hostel), très bien située, près du parc Lincoln. Ni une ni deux, je prends mon ticket transports illimités 3 jours (14$) et m'empresse de monter à bord du métro aérien bien connu (le Loop). J'arrive au coeur du centre d'affaires, les tours sont gigantesques, je suis écrasé par la foule et le poids de la ville. Je pars à la rencontre du Millenium Park avec sa fameuse sculpture en forme de haricot argenté (Cloud Gate) qui déforme les silhouettes dans un jeu de contorsions diaboliques. Je me promène aux abords du port de la ville, puis arpente les rues au pied de quelques buildings historiques et de la statue géante de Marilyn Monroe. Le 30 Août, je me rends au Lincoln Parc, véritable poumon vert de la ville, et pénètre dans le zoo éponyme (et gratuit). Quel plaisir de voir un lieu public aussi intéressant, riche en découvertes, et où les petits (et les grands) s'amusent comme des fous. L'après-midi, je pars faire la visite de la Willis Tower (autrefois appelée Sears Tower), officiellement le bâtiment le plus haut du monde jusqu'en 1998, avec ses 440 mètres de hauteur. Le skydeck, au 103ème étage, nous donne la possibilité de marché sur des alcoves en verre, et d'être ainsi suspendus dans le vide... impressionnant, à faire absolument ! Le soir, je me rends dans l'autre tour réputée de la ville: le John Hancock Center, qui offre une terrasse d'observation, à ciel ouvert cette fois-ci (bon, ça reste une grille malgré tout). La vue est meilleure qu'à la Willis Tower, et surtout, la visiter la nuit procure une toute autre sensation. Le 31 Août, je me rends une dernière fois en bord de lac, il fait très beau et chaud, et je me croirais presque en Méditerranée. J'approche alors du Navy Pier, vaste quai reconverti en zone de loisirs avec attractions, cafés, restaurants, et une grande roue. Par la suite, je récupère la voiture et me retrouve coincé dans des embouteillages monstres pour quitter la ville. Chicago est une vraie pieuvre qui s'étend sur des dizaines et des dizaines de kilomètres ! J'ai cru que je n'en verrai jamais la fin ! J'arrive malgré tout à quitter l'Illinois, et me rend dans l'Ohio. Je débarque en plein territoire Amish, et croise des calèches tirées par des chevaux, et des habitants tout droit sortis du siècle dernier, à vélo le long des routes. La nuit venue, je plante ma tente dans un camping de l'Etat, seul au bord d'un lac infesté de moustiques.
- Etape 24 (31 Août au 2 Septembre): les chutes du Niagara Le 1er Septembre, je parcours la route qui me sépare de Buffalo, à l'extrêmité Ouest de l'Etat de New-York. Je ne m'arrête hélas pas à Cleveland, et arrive en fin de journée à Niagara Falls, côté américain. C'est un peu la douche froide. La fille de l'auberge (Wonderfall hostel, très bien, comme à la maison) me présente un plan de la ville, et s'empresse de marquer d'une grosse croix rouge la moitié du territoire en me conseillant d'éviter de me balader là-bas, sinon dieu sait ce qui pourrait m'arriver. En effet, en arrivant, j'avais trouvé que ca craignait un peu... Pour résumer, à Niagara Falls, un énorme boulevard coupe la ville en deux, d'un côté les pauvres (afro américains pour la plupart), de l'autre l'usine à touriste avec hôtel-casino. La nuit venue, je pars à la découverte des chutes illuminées par des projecteurs multicolores depuis le Canada. L'image est grandiose, les couleurs changent sans arrêt, et quand vient le tour du rose bonbon, on se croirait face à un nuage de barbe à papa. Le 2 Septembre, je retourne près des chutes pour les observer à la lueur du jour, et entame une randonnée sur les flancs de la gorge, là où les anciens tramways du début du siècle circulaient encore en promenant leur flot de touristes, avant que plusieurs d'entre eux ne valdinguent directement dans les eaux glaciales de la rivière Niagara. L'après-midi, j'enfourche mon fidèle destrier et prends la route de l'Est, pour la prochaine et dernière étape, de nouveau à New-York !
- Etape 25 (2 au 6 Septembre): New-York Le 2 Septembre, je passe la nuit dans un motel de Pennsylvanie. Le 3 Septembre, j'arrive à New-York, en roulant au pas à travers le Lincoln Tunnel. Je retrouve ma famille, venue passer quelques jours de vacances en Amérique du Nord. N'ayant une nouvelle fois pas réservé de motel longtemps à l'avance, et les campings n'étant pas monnaie courante sur les gratte-ciels de Manhattan, j'ai tenté le tout pour le tout en faisant confiance à une toute petite annonce internet de Bed and Breakfast, en plein coeur de Wall Street, et à deux pas de Ground Zero. Quasiment aucun avis de visiteur, tant pis, ça passe ou ça casse. Je me suis finalement retrouvé à dormir chez l'habitant, chez une petite grand-mère d'environ 70 ans ! Aux petits oignons avec moi, elle met sa chambre en location pour les touristes, avec petit déjeuner, histoire d'arrondir les fins de mois. En plus, elle a été très sympathique, et une vraie piplette, bref que du bonheur. S'en suivent deux jours typiques de touristes à New-York, visite de Ground Zero, embarquement sur un ferry pour Staten Island afin de voir la statue de la liberté sur fond de coucher de soleil, passage à Times Square, Central Park, Columbus Circle, le Rockefeller Center, et le MoMa. Je vous conseille tout particulièrement la Highline, située dans Chelsea/Greenwich, vers la 14ème, il s'agit d'une promenade herborée, en lieu et place d'une ancienne voie de chemin de fer aérienne, qui serpente au beau milieu des édifices art-déco du quartier. Vraiment chouette ! Le 6 Septembre 2011, je quitte New-York sous des trombes d'eau, et file tout droit vers le Nord pour passer quelques mois encore au Canada, à Montréal, avant de rentrer en France durant l'hiver prochain.
Au final, difficile de décrire ce sentiment de liberté que procure un road-trip comme celui-ci. Qu'il est bon de se laisser porter par les envies, les rencontres, le pays, sans tout planifier à l'avance. Finalement, j'aurai passé trois mois à arpenter le pays, mais je sais que je n'ai pu en saisir qu'une infime partie. Beaucoup d'autres étapes auraient pu être ajoutées, mais les limites administratives d'un passeport ne le permettent pas.
Les USA sont un territoire plein de contrastes, avec de vastes zones peu peuplées encore bien préservées des flots massifs de touristes. A l'inverse, on trouve de gigantesques mégalopoles où la vie frénétique des habitants nous happe comme des proies prises au pièges. Et c'est bien là tout l'intérêt de ce pays, il n'existe pas une Amérique, mais des dizaines, des centaines d'Amériques, qui n'attendent que nous pour être découvertes, et partagées, bien au-delà des clichés habituels.
Si vous avez des questions, ou si vous êtes tout simplement curieux, n'hésitez pas à m'en faire part, je me ferai un plaisir de vous répondre.
Suite à un périple autour des Etats-Unis durant l'été 2011, je me suis dit qu'un petit récit destiné aux visiteurs de voyageforum pourrait être utile ! Pour celles et ceux qui souhaiteraient en savoir beaucoup plus (photos, vidéos, et nombreux détails), vous pouvez vous rendre sur mon blog à l'adresse suivante:
http://thebigtrip-northamerica.blogspot.fr/
Avant toute chose, sachez que le départ s'est fait depuis le ... Canada ! Eh oui, je résidais à Montréal pour quelques temps, et ai loué une voiture avec une amie pour 3 mois. Le loueur: "Discount", une compagnie Canadienne, mais pour la réservation (et le tarif imbattable vu la durée), je suis passé par le site autoescape.com , qui incluait un second conducteur. Pour avoir loué plusieurs fois des voitures en passant par ce site, je n'avais jamais trouvé de tarif plus bas.
Prix de la location pour 3 mois, avec toutes les assurances et kilométrage illimité : 2.800€ ! (2.200€ sans les assurances), ce qui reste "raisonnable" vu le type de véhicule (la toute dernière Ford Focus, toute neuve), et vu le nombre de kilomètres à parcourir (23.000 kms !).
- Etape 1 (18 au 20 Juin): Portland Départ de Montréal le 18 Juin, passage de la frontière au beau milieu de la campagne, loin des autoroutes. Premier moment délicat concernant mon passeport, le douanier m'informe que je ne pourrai rester sur le territoire que 10 jours (j'avais déjà eu un visa touristique deux mois et demi plus tôt, qui courait toujours). Après avoir insisté pendant plus d'une heure, la barrière s'ouvre et nous arrivons tard dans la nuit dans un camping KOA (la plus grosse chaîne de campings aux USA, généralement un peu plus chers qu'ailleurs, mais bons équipements assurés et tranquillité). Le 19 Juin, visite de la ville portuaire de Portland, dans le Maine, dégustation des homards typiques de la côte Est, et découverte des îles environnantes à bord d'un petit bateau de croisière. La ville fleure bon ce parfum de Nouvelle-Angleterre, avec un centre-ville "à l'européene" orné de briques rouges du plus bel effet. Une bien belle entrée en matière pour ce road trip.
- Etape 2 (20 au 22 Juin): Boston / Cape Cod Le 20 Juin nous quittons le camping de Portland pour longer la côte direction le Sud. Passage par une petite station balnéaire: Old Orchard Beach. L'été vient à peine de démarrer mais les vacanciers se pressent déjà sur le front de mer. Plus loin, nous nous arrêtons à Salem, la ville des sorcières du Massachusetts. Véritable aubaine touristique pour tous les marchands de sortilèges et autres déguisements gothiques, la ville ne présente que peu d'intérêt, et son musée consacré à l'histoire des sorcières est anecdotique. Dans l'après-midi, nous débarquons enfin à Boston, la première des grandes-villes de la côte Est dans notre circuit. Direction Harvard pour découvrir le campus de la plus prestigieuse université au monde, où règne un calme absolu, au pied des arbres majestueux plantés face à une bibliothèque aux colonnes titanesques. J'y reprendrai bien mes études ! Le 21 Juin, nous arrivons au centre-ville de Boston, très élégant, chargé d'histoire et aussi emprunt d'une ambiance Nouvelle-Angleterre du plus bel effet. Nous suivons alors la Freedom Trail, une ligne rouge tracée au sol qui permet au touriste de découvrir, sur plusieurs kilomètres, la majorité des sites historiques de la ville. Du Capitole au cimetière de Benjamin Franklin, en passant par le Quincy Market et l'USS Constitution, on ne s'ennuie pas une seconde, et le beau temps est au rendez-vous. Quelques emplettes dans la rue marchande, et nous reprenons la route vers le Sud, direction la baie de Cape Cod. Nous plantons la tente dans un camping situé dans ce gigantesque bras de terre qui s'avance, tel un crochet, dans les eaux de l'Atlantique. Le 22 Juin, nous roulons jusqu'à la pointe de la presqu'île, et la ville "open-minded" de Provincetown. Hélas, le temps est maussade et rend la visite un peu tristounette, dans cette ville réputée pour son côté festif et hyper animé. Je ne sais pas si cela est dû au fait que l'on se trouve encore en Juin, mais nous ne voyons pour ainsi dire que des bus de personnes âgées ! Le temps de visiter quelques boutiques, un passage au bord de mer, et un sex-shop fier de ses produits, nous repartons au Sud pour notre prochaine étape dans la Big Apple.
- Etape 3 (22 au 24 Juin): New-York City Après avoir roulé plusieurs heures à travers les Etats du Massachusetts et de Rhode Island (dieu que les autoroutes de la Côte-Est sont fréquentées !!!), nous posons nos bagages dans un motel Super 8 réservé la veille, et situé dans le quartier du Queens. Vu la période, tout Manhattan était bondée ou hors de prix. Par contre, il est toujours bon de se méfier des GPS. En effet, l'adresse rentrée au préalable nous a conduit directement dans une ruelle mal famée de Brooklyn (je pèse mes mots) où l'on nous dévisageait du regard avec insistance... autant dire que nous n'avons pas fait long feu là-bas ! Le 23 Juin, nous prenons le métro et déboulons au coeur de Manhattan, sur Times Square. Nous connaissions déjà tous les deux New-York, et ne passerons que deux jours ici. Nous arpentons l'inévitable boutique M et M's, le Toys R Us, apercevons le Naked Cowboy et la Naked Cowgirl, toujours prêts à gratter quelques accords pour de menus dollards. Nous continuons la ballade au coeur de Central Park (vive les écureuils) en passant par le Columbus Circle, et achevons la visite par une petite soirée sur BroadWay. C'est mon anniversaire !!! Nous allons assister à une comédie musicale au Winter Garden: Mamma Mia !, basée sur les succès mythiques du groupe Abba. Un vrai régal, du grand art ! Une précision d'artiste, une justesse sans faille, des gags à foison et des rythmes entraînants, que demander de plus ? Nous finissons par dîner au Bubba Gump, le fameux restaurant spécialisé dans les crevettes du film Forrest Gump. Enfin, à New-York, il est toujours possible de faire les boutiques même jusqu'à deux heures du matin ! Et il y a toujours du monde ! Le 24 Juin, pour cette dernière journée, nous partons visiter l'ONU (excellente visite, très intéressante, mais un peu courte), la gare centrale, lieu de tournage de nombreux films, et le site de Ground Zero, où l'on s'apprête à commémorer les tristes 10 ans du 11 Septembre 2001. En fin de journée, nous quittons l'île de Manhattan (sortir de la ville aux heures de pointe est une véritable prise de tête !) pour aller camper au coeur de la campagne du New-Jersey, entourés de lucioles.
- Etape 4 (24 au 26 Juin): Philadelphie - Atlantic City Le 25 Juin, nous mettons le cap sur la ville de Philadelphie. Après avoir vécu l'effervescence de New-York, la ville nous paraît décidément bien paisible. Nous visitons le musée des Sciences, découvrons la Liberty Bell (cloche de la liberté) réputée pour s'être brisé le jour de la proclamation de l'indépendance des USA, et d'autres monuments marquants de l'histoire de la ville. La ville paraît assez petite, et nous avons vite fait le tour du centre-ville, au demeurant très agréable. Le soir, nous quittons la zone en direction du front de mer. Nous plantons la tente au beau milieu d'une forêt, et partons passer la soirée à Atlantic City, le mini Vegas de la côte Est. La ville semble surgir de nulle part, les lumières virevoltent sur les façades d'hôtels tous plus démesurés les uns que les autres. La ville est pleine de contrastes, l'insécurité est omniprésente dès que l'on s'écarte du front de mer réservé aux touristes. Le Caesar Palace abrite des casinos à revendre, et de nombreux américains viennent se saouler dans des espaces délimités par des bandes en plastique. En résumé, un climat de fête incomparable, au détriment d'une authenticité qui manque clairement à cette cité artificielle. Le 26 Juin, nous reprenons la route pour la dernière ville de la côte Est de ce road trip.
- Etape 5 (26 au 30 Juin): Washington C'est parti pour trois jours d'une ville musée ! Washington est un bijou de culture, d'histoire, de sciences, de politique, qui n'a pas volé son titre de capitale des Etats-Unis. Nous nous installons dans un petit Holidays Inn de banlieue (à Alexandrie), qui inclut une navette nous amenant directement au métro. Pratique pour préserver son budget. Nous émergeons au coeur de la ville: la fameux National Mall, vaste parc de près de deux kilomètres de long, flanqué de nombreux musées gratuits, du Capitole (abritant le Congrès et le Sénat américains), de la Maison Blanche, et du Lincoln Memorial. Nous visitons plusieurs lieux, à commencer par la Bibliothèque du Congrès et la Cour Suprême du pays. L'entrée est gratuite, et les visites réalisées par des intervenants captivants (en anglais bien évidemment). Nous poursuivons avec le Capitole, emblême politique s'il en est, et la Maison Blanche, histoire d'aller prendre l'apéro avec l'ami Barack. Les 28 et 29 Juin, nous poursuivons les visites. Musée de l'air et de l'aviation, Museum d'histoire naturelle, Lincoln Memorial, Jefferson Memorial, nous passons au pied du bâtiment du FBI (Mulder et Scully nous font coucou à la fenêtre), et faisons étape au pied du Pentagone. Nous y découvrons le mémorial érigé en l'honneur des victimes du crash de l'avion qui s'est écrasé sur la façade le 11 Septembre 2001. Toutes les victimes ont vu leur nom gravé sur des stèles, élégantes sculptures de pierres, d'acier et d'eau. En résumé, Washington permet au visiteur de découvrir une culture incroyable, gratuitement (merci l'Etat américain et les fondations privées), dans une ville paisible et agréable. A voir absolument ! Le 30 Juin au matin, nous reprenons la route pour une grosse étape, direction le Sud !
- Etape 6 (30 Juin au 3 Juillet): le Sud - Charleston Pour parcourir les 1.400 kilomètres qui nous séparent de la Floride, nous faisons une étape en Caroline du Sud, au coeur des terres d'Autant en Emporte le vent. Nous partons visiter une plantation (Magnolia Plantation) et découvrons une nature luxuriante. Les premiers palmiers ont fait leur apparition, signe que nous nous sommes définitivement éloignés de la côte Nord-Est. L'atmosphère est chargée d'humidité, et nous croisons des alligators, des tortues et des insectes de plus en plus gros. Le 1er Juillet, nous partons découvrir la ville de Charleston, en bord de mer. Des petits airs de Cuba confèrent un côté exotique à cette cité portuaire où la foule se presse, et où de somptueuses villas ornent les rues de leurs couleurs vives. Le 2 Juillet, nous parcourons les quelques centaines de kilomètres restant avant de nous poser dans un petit motel au Nord de la Floride, assez fatigués par autant de kilomètres sous une chaleur écrasante ! Le 3 Juillet, nous débarquons dans la banlieue d'Orlando, posons nos bagages dans un motel au Sud-Ouest de la ville et allons nous emparer de nos tickets pour aller voir... Mickey !
- Etape 7 (3 au 10 Juillet): Orlando - Cap Canaveral 4 Juillet 2011, en avant pour 4 jours à Disney World. Orlando est le paradis des parcs à thèmes, Disney, Universal, SeaWorld, l'offre est alléchante mais il a fallu faire un choix, et nous avons préféré Mickey. Il faut dire que contrairement aux autres parcs de la franchise, celui d'orlando comporte pas moins de 4 secteurs différents. Le 1er, Magical Kingdom, ressemble au parc originel de DisneyLand Paris, en moins bien puisque les attractions fortes sont moins nombreuses et certains décors ont un peu vieilli. Le second, Hollywood Studios est très semblable à celui de Paris, avec un peu moins d'attractions également. Le troisième, Epcot, est un ersatz de Futuroscope affublé d'une zone de découverte culturelle des différents pays du monde: intéressant ! Quant au dernier parc, il s'agit, selon moi, du meilleur: Animal Kingdom, dédié aux animaux. Un travail phénoménal a été réalisé sur les décors, la présence d'animaux "sauvages" (le clou: un "vrai" safari au coeur de la savane avec des animaux en liberté), un arbre de Rafiki titanesque, des spectacles de comédie musicale très réussis, bref un MUST SEE. Pour résumer l'expérience DisneyWorld, ne perdez pas votre temps à Magical Kingdom et Hollywood Studios si vous connaissez déjà les parcs parisiens, vous serez déçus de la différence de qualité ! Profitez d'Epcot et Magical Kingdom sans modération ! Le 8 Juillet, nous partons vers le front de mer assister au dernier décollage pour l'espace de la navette américaine Atlantis. La foule se presse aux abords des étangs, un chrono retentit, Five, Four, Three, Two, One..., et une vive lueur apparaît au loin, qui finit par s'élever dans un panache de fumée à une vitesse prodigieuse ! Un moment unique, et c'était la dernière ! Le 9 Juillet, nous partons visiter le Kennedy Space Center à Cap Canaveral, musée de la Nasa consacré à l'exploration spatiale. Au menu, une visite d'une véritable navette spatiale mise à la retraite, de nombreuses conférences très intéressantes, des visites en bus des installations, une simulation de décollage de fusée, une fusée grandeur nature dans un hangar, et tout plein d'objets véritables issus de l'histoire de la Nasa depuis ses débuts. Un très très bon musée pour petits et grands, à recommander. Le 10 Juillet, nous repartons vers le Sud en direction de Miami.
- Etape 8 (10 au 12 Juillet): Miami Chaleur écrasante, soleil de plomb, l'arrivée dans le Sud de la Floride est terrible ! Nous avons réservé un petit motel cheap en front de mer (Ocean Surf, très bien situé) sur Miami Beach. Nous profitons de la plage de sable fin, de l'eau turquoise et incroyablement chaude, et nous prélassons pour une paire de jours de farniente. Le soir, nous sortons sur Lincoln Drive où bars et restaurants s'amassent, fréquentés par une horde de locaux. Le 12 Juillet, nous partons découvrir le quartier Art Déco près d'Ocean Drive et partons manger cubain au bord d'une Marina située au centre-ville de Miami (les Experts ne sont pas loin !). Dans l'après-midi, nous quittons l'étouffante Miami pour rejoindre la pointe de la Floride: les Keys.
- Etape 9 (12 au 15 Juillet): les Keys de Floride - les Everglades Nous débarquons en fin de journée dans un camping situé au coeur du chapelet d'îles des Keys de Floride (à SugarLoaf Key), et le massacre commence. Les moustiques et autres petites mouches voraces nous assaillent de toute part si bien qu'il est impossible de rester dehors sans se faire piquer de façon incessante. Je n'ai jamais vu ça ! Evitez si possible le camping KOA à cet endroit ! Le lendemain, nous repartons pour un petit motel au bord de la route, sur l'île d'Islamorada, histoire d'être plus sereins. J'en profite pour découvrir la faune et la flore de ces îles, véritable petit coin de Paradis à quelques encablures de Cuba. Les iguanes se promènent sur la route, des maquettes de requin géant ornent les devantures de boutique, les habitations locales donnent directement sur des petites criques d'eau turquoise... le pied quoi ! Le 14 Juillet, départ au pied levé pour une excursion en mer ! Vu l'heure (8h00), il y a peu de monde, et nous embarquons juste tous les deux avec un capitaine (qui ressemble au capitaine Igloo !) rien que pour nous. S'en suit une matinée à naviguer au coeur des eaux tropicales, à pratiquer de la plongée au tuba, découvrir les ruines de bateaux échoués au pied d'un ancien phare, des poissons exotiques, des lagunes où rodent des alligators, tout ça avec les explications de notre super capitaine ! L'après-midi, nous retournons sur le continent et arrivons au coeur des Everglades, à la pointe Sud de la Floride. Nous visitons une ferme d'alligators (vraiment très impressionnant), prenons des bébés (muselés !) dans nos bras, et dégustons des queues d'alligators frites. L'occasion également de pratiquer l'air boat au beau milieu des marécages. Ca fait un bruit du tonnerre, mais quelle bonne expérience ! Attention les oreilles ! Nous reprenons la route et passons la nuit dans un motel sur la côte Ouest de la Floride.
- Etape 10 (15 au 19 Juillet): la Louisiane Le 16 Juillet, après deux jours passés à avaler des kilomètres le long du Golfe du Mexique sous une pluie battante, nous arrivons au coeur de la Louisiane, à la Nouvelle-Orléans. Nous posons nos valises dans le motel le plus miteux qu'il nous sera donné de voir dans ce road trip. Des canards tout droits sortis de Tchernobyl gardent l'entrée, la devanture tient plus d'un dépôt de vieux meubles, et le type de l'accueil, bien que très chaleureux, nous file les chocottes en nous disant qu'on risque d'être agressés à tous les coins de rue si on se décide à sortir au centre-ville ce soir... bon on se contentera du dernier Harry Potter pour l'instant ! Le 17 Juillet, le temps est toujours à l'image de la région: hyper humide avec de lourds nuages noirs, le petit frère de Katrina ne serait-il pas loin ? Nous partons découvrir le French Quarter au coeur de la ville, véritable repaire des artistes, de la musique jazzy aux sculptures loufoques, il règne ici une ambiance unique. Des bars à tous les coins de rue, de douces notes musicales dans les rues, malgré les trombes d'eau. Une ambiance de carnaval également, et l'on prend un malin plaisir à essayer tous les masques possibles, vive les plumes colorées sur la tête ! Un petit détour pour goûter les "fameux" beignets du Café du Monde (véritable institution touristique), assez insipides, mais puisque c'est "réputé"... En fin de journée, nous quittons la ville pour nous diriger plus au Nord, en direction de Bâton Rouge. Le 18 Juillet, nous nous réveillons près de Bâton-Rouge (en référence aux poteaux rouges ornés de têtes d'animaux plantés dans la région par les Améridiens de l'époque) qui n'est autre que la Capitale de la Louisiane. Le Capitole de la ville (Sénat + Parlement) est comme toujours grandiose, et offre un point de vue imprenable sur la cité. Hormis ça, il n'y a pas foule, nous croisons quelques hommes d'affaires au centre-ville, déjeunons dans un succulent restaurant italien, mais face à l'absence totale d'animation, nous repartons assez vite en direction de Lafayette à quelques dizaines de kilomètres de là. Hélas, ici non plus, pas grand chose à signaler, nous nous promenons sur le campus de l'université, très British dans son architecture, et faisons le plein de provisions chez le géant WallMart pour les prochains jours de route.
- Etape 11 (19 au 21 Juillet): le Texas Le 19 Juillet, nous quittons les terres humides et orageuses de la Louisiane pour nous diriger vers l'Etat des cow-boys et de la famille Hewing (Dallaaaaaaas !!!). Nous ne ferons qu'une pause éclair à Houston, et poursuivons la route vers l'Ouest en direction de San Antonio. Et c'est là que nous voyons le paysage changer radicalement. Tandis que depuis le début de cette aventure, l'environnement se résumait à de hauts arbres verts obstruant la vue à des kilomètres à la ronde (excepté la Floride), nous voyons pour la première fois les bas-côtés se clairsemer progressivement. La terre jaunie par endroits se fait plus aride, et plus vallonée également. Les arbres sont de plus en plus rares, et les buissons remplacent leurs homologues à feuilles caduques... ça fleure bon le grand ouest tout ça ! Nous posons nos valises dans un petit motel à l'entrée de San Antonio, sous un orage exceptionnel. Le lendemain, le 20 Juillet, nous nous rendons au centre de la ville, où l'ambiance mexicaine fait son apparition. Nous visitons le Fort Alamo (là où Davy Crockett a trouvé la mort avec d'autres soldats), longeons la petite rivière au coeur de DownTown et dégustons de savoureux petits plats sous des parasols aux couleurs chatoyantes. En milieu d'après-midi, nous reprenons l'autoroute en direction d'Austin, que nous n'aurons pas l'occasion de visiter, hélas, pas plus que Dallas. Le planning est assez serré, et le Texas en a fait les frais. Coincés dans des embouteillages monstres, nous quittons la route pour trouver un magasin de camping histoire de trouver de quoi rafistoler notre tente qui a connu quelques pépins trois jours plus tôt. Le soir, nous arrivons à la nuit tombée dans un motel en bordure d'autoroute, à côté d'Abilène. La chaleur est écrasante, je pars courir pour me défouler et l'absence de vent manque de faire exploser ma tête tant il fait chaud !!!
- Etape 12 (21 au 24 Juillet): le Nouveau Mexique Le 21 Juillet, nous traversons les terres qui séparent le Texas du Nouveau-Mexique. Le paysage est de plus en plus désertique, nous voyons les silhouettes de Derricks se balancer d'un rythme lent et perpétuel en pompant le pétrole sous-terrain. Nous croisons également de gigantesques champs d'éoliennes, les plus grands qu'il m'ait été donné de voir jusqu'ici ! Qui aurait cru qu'un Etat comme le Texas puisse être autant en avance... La route est longue jusqu'au Nouveau-Mexique, mais à force de traverser de tous petits villages en bois que l'on croirait tout droit sortis d'un film de cow-boys, nous arrivons enfin aux portes du grand-ouest américain. Depuis le haut d'une colline, nous surplombons une gigantesque cuvette entourée de montagnes aux pentes arides et étouffées par la chaleur: devant nous se tient la petite ville de Roswell. Nous nous rendons au Visitor Center et sommes aimablement accueillis par une guide qui sait nous choyer comme nulle autre pareil. Les valises posées dans un motel, nous partons à la recherche d'un petit restaurant... mais hic, tout ferme à 21h00 ou presque ici ! Nous trouvons enfin un bar de rock où nous sommes servis par un jeune du cru, qui a grandi dans la ville: il nous confie que la réputation des petits-hommes verts attachée à Roswell, il en a ras la casquette ! Le soir, l'orage gronde, nous quittons la ville et partons faire des photos de cette ambiance surréaliste, nichés dans la campagne alien. Le 22 Juillet, nous visitons le centre-ville, son musée consacré aux OVNIS et à l'épisode du crash supposé d'une soucoupe volante en 1947. Le lieu est kitsch au possible, entretenu avec les fonds des visiteurs, mais très bien documenté et reflète assez bien ce qui s'est passé ici il y a longtemps. Nous découvrons ensuite une galerie de black painting tenue par un vieux monsieur en respirateur, des boutiques aux objets poussiéreux mais toujours très fun et prenons le large dans la campagne du Nouveau-Mexique, en direction de l'Ouest. Nous visitons la contrée de Billy the Kid, nous promenons sur un site de pétroglyphes plus au Sud pour finir par poser nos bagages dans un motel 6 situé à Alamogordo, près de la frontière mexicaine. Le 23 Juillet, réveil sous un soleil de plomb, nous partons au monument national de White Sands, qui comme son nom l'indique est une véritable mer de sable blanc, perdue au beau milieu de nulle part, et qui a servi accessoirement de test pour la première bombe nucléaire américaine, et est toujours une zone de tirs de missiles. Nous en profitons pour louer une "luge" et dévaler les pentes... hélas, la luge étant faite pour la neige, la glisse sur le sable est bien moins efficace, et l'on peut aisément s'en passer. Le paysage est lunaire, la chaleur écrasante mais la visite en vaut vraiment la peine ! Nous repartons vers le Nord, faisons une pause à Albuquerque au beau milieu d'un festival de musique urbaine, puis rejoignons le motel Super 8 de Santa Fe. Toutes les habitations de la région sont en Adobe (argile marron) et confèrent aux lieux des airs mexicains du plus bel effet. Le 24 Juillet, nous partons visiter le village de Taos, un des derniers vestiges des amérindiens (un peu surfait au passage...), franchissons le Gorge Bridge, puis traversons une partie du Colorado avant de rejoindre, tard dans la nuit, un camping situé à Moab, dans l'Utah.
- Etape 13 (24 au 26 Juillet): l'Utah Lundi 25 Juillet, réveil à Moab, direction le parc national des Arches. De quoi remplir une à deux journées, selon que vous êtes amateurs ou non de randonnées, le parc offre de nombreux points de vue sur des structures titanesques sculptées par le temps et l'érosion. A voir absolument, une vraie merveille de la nature ! Le soir, après une journée entière passée à arpenter les sentiers du parc, nous trouvons repos dans un petit motel de Moab, attention, si vous ne réservez pas à l'avance à cette période de l'année, vous risquez de vous en mordre les doigts ! Mardi 26 Juillet, nous partons visiter Monument Valley et nous la jouons Lucky Luke avec une randonnée au beau milieu des trois buttes ô combien connues. Le site est en plein territoire Navajo (tribu amérindienne ancestrale) qui gère elle-même le parc. Du coup, ici point de bitume pour se promener, les voitures doivent se la jouer tout terrain, au risque d'y laisser quelques eraflures et de bien jolies traces de boue (nous y avons subi des pluies torrentielles, suivies de très belles éclaircies). Le parc est assez petit, compter une journée maximum en prenant bien son temps. Il est possible d'y effectuer des balades à cheval. Quoiqu'il en soit, le panorama est à couper le souffle, et les lueurs d'un coucher de soleil ravivent les couleurs de la pierre à la nuit tombée. Le soir nous reprenons la route vers l'Ouest, en direction de l'Arizona.
- Etape 14 (26 au 30 Juillet): l'Arizona Une fois arrivés près de la ville de Page en Arizona, au bord du lac Powell, nous tombons vite des nues... la ville est overbookée ! Pas un camping à l'horizon, tous les motels sont complets, nous ne savons pas où passer la nuit. Après de multiples allers-retour à travers la ville et des erreurs de GPS, nous trouvons un motel perdu à 50 ilomètres de là, visiblement nous ne sommes pas les seuls à avoir trouvé notre roue de secours pour la nuit. Tenu par un couple de septuagénaires, le lieu est un vrai cri d'amour à la mère patrie américaine. Toute la décoration, des draps aux tableaux en passant par la nappe, la poubelle, la salle de bain ou les rideaux, absolument tout fait référence aux symboles américains ! Tout bonnement hallucinant ! Le 27 Juillet, après un repos bien mérité, retour à Page où nous visitons le barrage de Glen Canyon (dont la retenue d'eau n'est autre que le lac Powell, un gigantesque réservoir artificiel, lieu de nombreuses activités nautiques), puis, dans l'après midi, nous partons visiter Antelope Canyon, dont les méandres creusés par l'écoulement des eaux de pluie, donne lieu à de superbes prises de photos, surtout quand des rayons de lumières viennent zébrer le tunnel ! L'arrivée sur les lieux (entretenus une nouvelle fois par les amérindiens Navajos) est l'occasion d'une vraie séance de rallye avec une guide qui se la joue Sébastien Loeb dans une camionette qui commence à dater, bref une vraie partie de rigolade ! En fin d'après-midi, nous reprenons notre chemin vers l'Ouest, quittons la route le temps d'une petite randonnée en direction du Horseshoe Bend (méandre du Colorado en forme de fer à cheval), et arrivons enfin dans le parc national du Grand Canyon. Nous progressons depuis l'Est (Desert Point, superbe entrée en matière), et plantons la tente pour 3 nuits dans un camping situé à une dizaine de kilomètres au sud de l'entrée principale. Le 28 Juillet, nous passons par l'inévitable visitor center, puis longeons l'arête principale de South Rim ("rive sud") qui offre des points de vue à couper le souffle sur le Grand Canyon, sa rive Nord, et à de rares endroits, sur le Colorado, situé 1400 mètres plus bas. Des navettes de bus très fréquentes et bien réparties permettent au visiteur de ne pas se farcir des marches trop longues et nous avons testé le restaurant du lieu, vraiment très bon et pas trop l'arnaque. Nous avons croisé des biches pas farouches pour un sou, et le soir, pour le coucher de soleil, un arc-en-ciel plongeant droit dans la gorge est venu récompenser les visiteurs. L'image est absolument magique, empreinte d'une féerie indéniable. Le lendemain, le 29 Juillet, je me dis que je ne peux tout de même pas repartir du Grand Canyon sans avoir vu le Colorado de mes propres yeux. Je décide donc de partir pour une longue randonnée (la Bright Angel Trail), qui descend sur 13 kms avec 1400 mètres de dénivelé avant d'atteindre le fleuve, encore glacial même à cette saison. Le chemin est clairement balisé, et parsemé de trois points d'eau salvateurs tant la chaleur est rude. Je croise des biches avec leur faon, quelques rares autres randonneurs, et rejoins le point de départ en un peu moins de 6 heures. Éprouvant, mais ça en vaut la peine ! Je rentre au camping épuisé !
- Etape 15 (30 Juillet au 2 Août): Las Vegas - Le Nevada Le 30 Juillet, nous quittons la zone du Grand Canyon en direction du Nevada. Une petite pause au barrage Hoover sur le Colorado (bondé de monde, assez impressionnant), et nous voilà de retour en plein désert, quand surgit alors de nulle part une vaste cité entourée de montagnes lointaines... bienvenue dans l'empire du jeu, du luxe et de la démesure ! Mais détrompez-vous, bien que Vegas ait la réputation sulfureuse voire limite ostentatoire qu'on lui prête, la ville est très abordable ! La concurrence dans le secteur de l'hôtellerie-restauration est telle qu'en cherchant bien, on trouve des tarifs absolument imbattables, tant pour les motels que les restaurants, ou buffets à volonté à quelques 7$... Cependant, nous avions décidé de nous faire plaisir, et ce bien avant le début du road trip. Les nuits d'hôtel à Vegas étaient d'ailleurs les seules que nous avions réservé longtemps à l'avance dans ce road trip. Cette fois-ci, nous passerons deux nuits au Louxor (la gigantesque pyramide noire) et une dernière dans un petit motel 6. La foule est omniprésente à notre arrivée, il est 15h00 mais les femmes sont déjà en tenue de soirée, un verre à la main, prêtes à dilapider la fortune de leur mari !!! Nous récupérons les pass, grimpons jusqu'à la chambre dans un ascenseur oblique (au départ, on a tendance à tomber sur le côté), et partons profiter des lieux et de l'excellent buffet à volonté ! S'en suivent deux jours à parcourir la ville, visiter les expos de l'hotel (Bodies et Titanic), un spectacle de magie de Criss Angel, découvrir tous les hôtels du Strip, depuis le Mandalay jusqu'au César Palace de Céline en passant par le MGM (tous sont de véritables petites villes !) et la Stratosphère avec ses attractions au sommet de la tour. Nous récupérons au passage un ami à nous à l'aéroport qui nous accompagnera durant les deux semaines à venir. Au final, tout va très vite à Vegas, tout est disproportionné, le visiteur est comme noyé dans un abîme de lumière, de cris, de cliquetis incessants à donner le tournis. Vegas est inintéressant pour quiconque ne recherche pas la démesure et le côté festif du sex and money, pour les autres, ce sera un véritable petit paradis, parfait rejeton d'une industrie du tourisme déconnectée de la réalité.
- Etape 16 (2 au 4 Août): La Vallée de la Mort Le 2 Août, nous quittons la frénésie de Vegas en reprenant la route vers l'Ouest. Nous franchissons de petites montagnes, puis quittons l'autoroute principale pour entamer notre descente vers la Vallée de la Mort. Le soleil se couche paisiblement et pare le ciel d'un voil rouge du plus bel effet. Nous nous acquittons du droit d'entrée dans la Vallée auprès d'un guichet automatique alors que la nuit tombe pour de bon. Étonnamment, la température de diminue pas... mais continue d'augmenter plus on s'enfonce dans la Vallée ! Alors qu'il faisait 25°C sur les plateaux que nous venons de quitter, il règne pas moins de 43°C au coeur de la Vallée de la Mort, alors qu'il y fait nuit noire et qu'il est 23h00 !!! Toute sortie hors de la voiture climatisée se transforme en véritable épreuve. Nous arrivons au seul camping/hôtel du Parc National, que nous n'avions évidemment pas réservé, et qui est bien sûr complet. Nous nous approchons alors d'une zone, à quelques kilomètres de là, où il est paraît-il possible de planter la tente. Manque de bol, c'est fermé de Mai à Octobre ! Bon, eh bien il ne nous reste plus qu'à ressortir du Parc, pour finalement trouver refuge dans un motel d'une petite ville à une soixantaine de kilomètres de là. Vu l'heure, on téléphone avant, et on nous invite à récupérer la clef au fond du Casino (!) qui borde l'hotel. En effet, en débarquant sur le coup des 1h00 du matin, je traverse un petit casino où 3 personnes végètent devant des machines à sous, dans ce petit bled paumé ! Le 3 Août, nous retournons dans la Vallée de la Mort pour une journée, comment dire, infernale ! Nous démarrons par visiter le village fantôme de Rhyolite, abandonné au début du siècle suite à une panique bancaire qui a détruit l'exploration minière des environs. A l'entrée du village, nous découvrons les sculptures ubuesques d'un artiste belge: des spectres blancs, un canapé en pierre ou une bimbo sculptée version Lego, voilà qui est assez original pour un lieu comme celui-ci ! Nous partons vers le Sud, et la température à l'ombre atteint son record de la journée: 51°C !!! Heureusement, l'air est très sec, mais tout de même, c'est assez violent. Il faut dire que les mois d'Août et Juillet sont ceux à éviter pour venir dans la Vallée de la Mort... Nous arrivons au coeur d'un désert de dunes (Mesquite Sand Dunes), retournons à Furnace Creek (le fameux camping/hotel bondé), faisons étape à l'Artist's Pallete où la roche prend des teintes vertes, orangées, violacées et rougeâtres dignes d'une toile. Nous poursuivons avec le Zabriskie Point, puis la zone extraordinaire du Badwater Basin, lac de sel situé à 85 mètres sous le niveau de la mer ! La vision est à la fois idyllique et apocalyptique, tant la blancheur du sol nous éblouit et la chaleur nous écrase. En fin de journée, nous reprenons la route vers le Sud et quittons la Vallée de la Mort. Nous arrivons de justesse à trouver une station essence pour remplir le réservoir, et nous dirigeons vers l'Ouest et la Californie pour venir planter la tente (une nouvelle, achetée chez Walmart !) dans un camping KOA près de l'Autoroute.
- Etape 17 (4 au 9 Août): Los Angeles Le 4 Août, après des dizaines de kilomètres de banlieue, nous débarquons à Venice Beach, puis allons trouver un motel pas cher (technique du coupon) non loin d'Hollywood boulevard. Le soir nous sortons dans un restaurant "chic" du centre de Los Angeles (Gwen Stefani y avait organisé sa fête d'anniversaire une semaine auparavant), mais pas très bon, et nous prenons une prune pour erreur de stationnement ! Le 5 Août, au réveil, rebelote, la voiture n'était pas garée dans le même sens que les autres et de nouveau la prune ! Méfiez-vous des pervenches de Los Angeles, qui ont la dégaine facile ! Aujourd'hui, direction le parc des studios Universal, situé sur les collines d'Hollywood. Le parc en lui même est assez petit, mais propose une paire d'attractions à sensations (Jurassic Park, La Momie, simulateur Simpson), de nombreux décors splendides (on se croirait vraiment au coeur du film aux dinosaures), des spectacles ahurissants (Waterworld, Terminator), mais surtout la visite en petit train des studios Universal où sont tournées des films et séries comme Les Experts, Desperate Housewives (on pénètre même dans la rue des 5 ménagères !!!), les dents de la mer ... En résumé, un bon parc, divertissant et pas trop bondé de monde, à recommander ! Le 6 Août, nous arpentons le Walk of Fame, ensemble ultra-connu de trottoirs où les étoiles au sol récompensent des artistes dans des domaines aussi variés que la musique, le théâtre, le cinéma, la radio et la télévision. Une petite photo devant le Kodak Theatre (renommé depuis Dolby Theatre suite à la faillite de Kodak) dans les traces de Will Smith, et nous voilà repartis pour une petite balade au coeur des collines d'Hollywood, afin d'apercevoir les fameuses lettres blanches. Hélas, nous empruntons un chemin qui relève plus du parcours du combattant que de la promenade de santé. La pente est raide, les herbes hautes, la terre dévale sous nos pieds, nous nous agrippons au moindre caillou, quand enfin nous rejoignons ce qui était censé être le chemin d'accès. Ouf ! Clic-clac, quelques poses comme des stars, et vient l'heure de redescendre. Sauf qu'une fois encore, pour écourter, nous empruntons la mauvaise voie, et nous retrouvons sur le terrain d'une immense propriété privée (d'une star ???). Finalement, après maintes remontées et descentes, nous rejoignons enfin la voiture, couverts de terre. Sympa Hollywood ! Sur le retour, nous passons faire un détour à Beverly Hills, quartier très paisible comme dans la série télé, puis rejoignons le bord de mer pour nous installer pour deux nuits dans une auberge de jeunesse en front de mer à Hermosa Beach. Nous passons la soirée à Hollywood, et à notre retour, la zone est transformée en véritable beuverie digne des lus grands spring breaks. Une de nos colocataires est d'ailleurs très affairée avec un américain à notre arrivée dans la chambre, mais bon, ca n'a pas l'air de les gêner, et ca continuera toute la nuit, vive le spectacle ! Le 7 Août, seule journée de mauvais temps, nous passons du temps à la plage et avec les autres jeunes de l'auberge. Les cabines de sauveteurs sont les mêmes que dans Alerte à Malibu, mais l'eau est assez froide et pleine d'algues ! Le 8 Août, nous plions bagages, et nous rendons à Los Angeles pour payer nos deux amendes. Ensuite, direction le centre-ville (business), où les hommes d'affaires costume trois pièces côtoient les mendiants par dizaines. Le contraste est saisissant, la pauvreté criante. Rien de bien extraordinaire, un petit détour par la gare et le quartier Japonais, nous nous dirigeons en fin de journée vers le Dodgers Stadium, le stade de Baseball de l'équipe locale qui affronte ce soir les Phillies de Philadelphie. Près de 4 heures de match dans une ambiance du tonnerre où petits et grands partagent cette même soif de victoire, vraiment sympa ! Hélas, les Dodgers de L.A ont perdu... Il fait nuit noire, nous retournons à la voiture et prenons la direction du Nord. Nous plantons notre tente sur les 2h00 du matin, dans un camping KOA perdu dans les terres vallonées de la Californie.
- Etape 18 (9 au 13 Août): San Francisco Le 9 Août, nous passons la journée à rejoindre San Francisco, en alternant avec la côte brumeuse et fraîche, et les terres arides et ensoleillées (le contraste est frappant !). Nous débarquons dans la ville en plein festival de musique, du coup les tarifs des motels, déjà assez élevés dans le coin, ont pratiquement doublés... il faudra faire avec. Attention en revanche, tout ferme tôt à San Francisco, et trouver de quoi manger passés les 21h00 relève du défi ! Le 10 Août, il fait toujours aussi moche et frais, nous partons profiter de la plage au Nord de la ville. Une vue imprenable sur la baie, le Golden Gate et la prison d'Alcatraz. Nous continuons notre découverte du littoral plus à l'Ouest, avec China Beach et le Lincoln Park. Les pulls ne sont pas de trop ! Le soir, un petit tour dans le Castro où l'on a même pu voir l'ancienne boutique d'Harvey Milk. Le 11 Août, direction la rive Est de la ville, près du stade de Baseball. Nous nous rendons sur les quais et partons explorer les alentours en kayak ! L'eau est froide, le vent fort, mais le jeu en vaut la chandelle. Nous voilà face au centre-ville, au milieu des ferry, entre les piles titanesque du pont qui relie la ville à Oakland. Un éléphant de mer nous accompagne quelques instants, avant que le terrible courant qui sévit dans la baie de San Francisco ne vienne achever nos bras ! Nous changeons de motel pour notre dernière nuit et dînons dans un restaurant typiquement américain (déco, carte, service, tout y passe !). Le 12 Août, pour notre dernière journée tous les trois, nous débarquons au Fisherman's Wharf, la zone touristique portuaire au Nord de la ville. Au programme, dégustation du Clam Chowder dans un pain creux au Boudin Café, et découverte du Pier 39 et ses multiples combats d'otaries et autres éléphants de mer. Ca braille dans tous les sens, mais qu'est ce qu'on rigole ! Nous continuons la visite en nous dirigeant vers la Coït Tower, offrant une vue imprenable sur la ville, puis partons faire un petit tour au musée des Cable Car (les fameux tramways de San Francisco). En sortant, nous sautons dans un des wagons pour une petite virée au centre-ville: l'engin est archi-bondé, impossible de s'asseoir, et je manque de heurter les passagers qui arrivent en sens inverse et qui n'ont pas plus de place que moi. Enfin, nous découvrons la Lombard Street et son fameux passage aux virages serrés agrémentés de jardinières toutes plus colorées les unes que les autres. Voilà, s'en est finit de notre voyage à plusieurs, je raccompagne mes amis à l'aéroport, et quitte la ville le soir même, direction Oakland où je passerai la nuit dans un motel avant d'entamer le mois d'aventures qu'il me reste, en solitaire.
- Etape 19 (13 au 18 Août): Sierra Nevada 13 Août 2011, je passe la journée à rouler en direction du Sud-Est, et pose ma tente dans un camping de Fresno, le temps de faire le plein de provisions et de repos pour les jours à venir. La ville est coincée dans une large vallée aride, entre la côte Californienne et la chaîne de montagnes de la Sierra Nevada. Le 14 Août 2011, je file vers l'Est au coeur du relief. Les terres sont désertiques, mais plus je grimpe en altitude, plus les conifères tapissent les versants. Je traverse la Sequoia National Forest, puis arrive à l'entrée d'un parc national qui en regroupe en réalité deux: le Sequoia National Parc, et le King's Canyon National Parc. Je m’acquitte des 20$ de droits d'entrée, et commence par le premier, au Sud. Je tombe sur le camping de Dorst Creek, par chance, il n'est pas complet. J'y plante la tente, et repars sur les routes sinueuses du parc. Je pars faire une randonnée aux chutes Tokopah (depuis le Lodgepole Village), aperçois un bébé ours noir, et contemple cette vallée fertile zébrée d'une rivière glaciale. Ensuite, je me rends dans la Giant Forest, qui comme son nom l'indique, a la particularité de rassembler les Séquoias géants parmi les plus imposants au monde, et ça n'est pas peu dire. On se sent pour le coup très, très petit face à l'immensité des colosses de bois, dont certains sont couchés à même le sol, leurs racines n'ayant pas été assez résistantes. Parmi eux se trouve le General Sherman Tree, l'arbre le plus gros du monde. Le 16 Août, après une fraîche nuit passée en montagne, je me rends au Sud de la Giant Forest, découvrir le point d'observation du Moro Rock (vue imprenable sur le parc moyennant quelques marches à gravir, et sur la vallée de Fresno), puis m'en vais rejoindre la Crescent Meadow, véritable vivier de jeunes pousses où règne un calme enchanteur. Je rebrousse ensuite chemin pour me rendre au Nord, dans le parc du King's Canyon. En effet, celui-ci s'articule le long d'une gorge qui descend petit à petit (sa hauteur cumulée est d'ailleurs supérieure à celle du Grand Canyon), avant d'arriver à "la fin de la route". Il n'est plus possible de continuer en voiture, je décide donc de partir en randonnée sur une quizaine de kilomètres, et découvre les chutes des Mist Falls, dans une brume troublante. La nuit tombe sur la Sierra Nevada, je rebrousse chemin, exténué, et plante de nouveau ma tente au camping de Fresno. Le 17 Août, je me rends au parc National du Yosemite, et y perds un temps précieux à trouver un camping qui ne soit pas encore complet. Hélas, tous le sont ! Du moins, sur les affiches de façade. Tentant le tout pour le tout, j'insiste auprès de l'un d'entre eux, qui m'annonce qu'il reste finalement des places: même si le panneau "complet" est affiché, c'est en réalité une 'tactique' des autorités du parc... mouais. Le Yosemite figure parmi les parcs nationaux les plus connus et fréquentés des Etats-Unis (4 millions de personnes chaque année), j'ai le sentiment de me retrouver au coeur d'une usine à touristes. Les voitures sont garées sur le bas côté comme lors d'une épreuve du tour de France, je ne compte plus les campings amassés au coeur de la vallée, un supermarché, des hotels, cafétérias, service de navette en veux-tu en voilà, bref, on est assez loin de l'intimité des parcs du Sequoia et du King's Canyon. Mais bon, passons. Je découvre les chutes Bridalveil, effectue une petite rando au Mirro Lake, et me dirige en fin de journée au Glacier Point, au beau milieu d'un incendie de forêt (commandé et maîtrisé par les pompiers) commun à cette saison. De là, la vue est simplement parfaite. La lueure rose pâle du coucher de soleil confère à la scène une douceur indescriptible. J'aperçois des chutes au loin, ainsi que l'énorme Half-Dome qui fait le bonheur des randonneurs. Plus bas, la vallée du Yosemite paraît ridiculement petite, tandis qu'un cerf et sa biche viennent se repaître au milieu des touristes, comme un petit cadeau de la nature après cette belle journée. Je passe la nuit au camping, sous un ciel rempli d'étoiles brillantes comme jamais ! Le 18 Août, je me dirige à l'Est du parc, vers les Tuolumne Meadows (prairies Tuolumne) autrefois recouvertes par un glacier. La randonnée me donne l'occasion de grimper sur un énorme amas rocheux au point de vue imprenable, et de découvrir un petit lac digne d'une carte postale. Je reprends la route dans l'après-midi et quitte les terres du Yosemite pour redescendre, à l'Est, dans les zones désertiques de la Californie. J'ai franchi la Sierra Nevada ! Un petit arrêt au Mono Lake, et je m'installe en fin de journée dans un petit motel à Carson City, qui marque mon retour dans le Nevada.
- Etape 20 (18 au 21 Août): Salt Lake City Le 18 Août, sur la longue route qui me mène au Nord de l'Utah, je m'arrête dans un motel de la ville d'Eiko, typique des bourgades moyennes au coeur du territoire américain, où les locaux roulent, chapeaux de cow-boys vissés sur le crâne, dans d'énormes 4x4. Le casino est directement intégré au motel, et je retrouve même une balle de 9mm (non utilisée...) dans ma chambre ! Le 19 Août j'aperçois les premiers reliefs annonciateurs des Rocheuses au pied desquels se cache l'imposante ville de Salt Lake City. Je débarque dans une très bonne auberge de jeunesse (Avenues Hostel), et part avec mon nouveau colocataire japonais visiter la plus grande mine de cuivre à ciel ouvert au monde: la Bingham Canyon Mine. Le soir, bonne petite bouffe entre jeunes et moins jeunes à l'auberge. Le 20 Août, nous partons avec deux de mes compères, visiter le centre-ville, évidemment marqué par l'omniprésence des Mormons. Nous découvrons le Temple, qui regroupe plusieurs édifices religieux, et sommes abordés par deux missionnaires mormones. Nous voilà donc un petit groupe d'origines diverses (Japon, Italie, France, Corée du Sud, Bangladesh), pendant quelques heures, à discuter philosophie, croyances et religions en traversant les bâtiments mormons. Unique et très instructif ! L'après-midi, je me rends aux abords du Great Salt Lake, plus particulièrement dans le State Park d'Antelope Island, vaste île assez bien préservée du tumulte touristique. Ici, des bisons par dizaines se promènent en liberté, des antilopes également, et il y a un petit musée sympathique à l'entrée. J'ai également pu me baigner dans le lac de sel (je confirme, on flotte bel et bien, mais pas autant que dans la mer Morte !), moyennant une rencontre avec des centaines de milliers de moucherons inoffensifs qui tapissent le rivage et se meuvent dans un bourdonnement terrible. Phobiques des insectes s'abstenir ! Je rentre passer la soirée avec les habitants de l'auberge. Le 21 Août, je quitte cette ville qui aura constitué une étape originale, pour prendre la direction du Nord, à travers les plaines de l'Idaho (où je croise une hideuse usine du géant Monsanto qui défigure le paysage) et les montagnes du Wyoming.
- Etape 21 (21 au 24 Août): le Yellowstone En suivant la Highway 89, je traverse la petite ville de Jackson avant de pénétrer dans la zone du Grand Teton et Yellowstone National Park. Le droit d'entrée donne accès aux deux parcs. J'ai cependant privilégie le second, ne serait-ce que pour sa diversité. Cette fois-ci, par mesure de prudence, j'ai réservé tous les campings à l'avance, car ressortir du parc (dont la superficie est colossale) pour rejoindre le premier motel prendrait des heures. J'installe la tente au camping du Grant Village, très agréable, puis part découvrir une zone de geysers et sources chaudes au bord du lac Yellowstone, au West Thumb Geyser Basin. Le jour tombe, et je réalise soudain que j'ai déjà avalé de nombreux kilomètres depuis la Californie, et la température vient me le rappeler violemment ! La nuit, bonjour pulls, doubles voire triple paires de chaussettes, duvets et couvertures, car on frise les 5°C même en été. Le 22 Août, je poursuis la visite du parc (en forme de grande boucle, pratique pour tout découvrir sans allers-retours incessants), franchis le Continental Divide (limite depuis laquelle les eaux s'écoulent soit en direction du Pacifique, soit vers le Golfe du Mexique). J'assiste à des éruptions de geysers (randonnée du Lone Star Geyser, Old Faithful Geyser au coeur du Geyser Basin), et respire les vapeurs souffrées des sources d'eau chaudes aux couleurs chatoyantes. Certaines d'entre elles ressemblent à de véritables piscines d'eau turquoise transparente. Je croise des coyottes, des biches, des criquets et savoure ces instants passés au beau milieu d'une nature luxuriante au possible. Je passe la nuit au camping Madison, au Nord Ouest du parc. Le 23 Août, je découvre l'Artist Paint Pot (véritable pot à peinture de boue en ébullition), et la zone de Mammoth Spring avec son petit village qui ressemble à s'y méprendre à un bourg des Pyrénées ! Par la suite, je réalise l'ascension du Mont Washburn qui offre un panorama à 360° sur l'ensemble du parc, et au loin, sur les montagnes du Grand Teton. J'y croise un petit écureuil, lointain cousin de Tic et Tac, qui prend un malin plaisir à jouer à cache-cache ! En fin de journée, je redescends au Sud-Est du parc, et me rend au bord du Yellowstone Canyon, d'où il est possible de contempler de somptueuses chutes d'eau plantées au beau milieu d'un décor unique balafrant le territoire comme une grosse cicatrice. Je reprends alors la voiture, et voilà qu'un troupeau de bisons en liberté a décidé de venir au bord de la route. Plusieurs mâles entament même des joutes sur le bitume, pour le plus grand bonheur des photographes amateurs présents. Je plante ma tente au camping de Lake Village, après m'être restauré dans le très bon établissement de l'hôtel local.
- Etape 22 (24 au 25 Août): le Mont Rushmore Le 24 Août, en quittant le parc du Yellowstone, je me retrouve planté derrière un bison qui a trouvé bonne l'idée de marcher droit sur la route en lieu et place des voitures. Et c'est qu'il prend son temps le bigre ! En chemin, je m'arrête au bord de petits lacs paisibles, quand progressivement, les montagnes fertiles des Rocheuses laissent la place à de vastes plateaux désertiques: je traverse aujourd'hui l'Etat du Wyoming d'Ouest en Est. Je me fais arrêter au passage par un flic pour excès de vitesse (comme dans les films, mais sans les mains sur le capot !). Par chance, il ne comprenait rien aux hiéroglyphes de mon permis de conduire français, et j'ai pu repartir avec un bon gros sermon, mais sans amende, ouf ! Je traverse les terres du terrible Buffalo Bill, qui chassait l'animal éponyme afin de nourrir les ouvriers constructeurs des voies de chemin de fer. Je finis par déposer mes bagages après 700 kilomètres de route, au coeur des Black Hills. Le 25 Août, je me dirige au Nord Est et débarque au Monument National du Mont Rushmore. L'entrée (10$) met aussitôt dans l'ambiance machine à touriste: un énorme hangar de postes de péages, suivi par un parking à plusieurs étages, tout cela planté au beau milieu de collines boisées qui n'ont rien demandé à personne. En progressant, je tombe sur une allée bondée de touristes, une boutique de souvenirs supermarché, et m'empresse de rejoindre un groupe qui écoute attentivement un ranger raconter moult choses intéressantes sur les lieux. C'est plutôt impressionnant de se retrouver face à ce célèbre monument à l'effigie de 4 présidents américains (Washington, Jefferson, Roosevelt et Lincoln), et j'en apprends plus sur la construction de la sculpture par son créateur. La maquette est exposée dans un petit musée. Je m'enfile une glace à l'italienne et repars sur les chapeaux de roue en direction de l'Est pour trois jours de route, direction les bords du lac Michigan.
- Etape 23 (25 au 31 Août): Chicago Pas moins de trois jours me seront nécessaires pour rejoindre Chicago, à plus de 1500 kilomètres de là, sur d'interminables lignes droite assez peu fréquentées. J'ai traversé le Dakota du Sud, aussi désertique que l'Utah, franchi de nouvelles montagnes, puis ai progressivement vu le paysage changer, du Wisconsin au Minnesota, et jusqu'à l'Illinois. Les arbres touffus se sont faits de plus en plus nombreux, et j'ai retrouvé ce que j'avais laissé sur la côté Est. Le 28 Août, je débarque dans la ville, et gare la voiture près d'une des nombreuses plages de Chicago, dans un quartier populaire. De nombreuses familles afro-américaines partagent un goûter au bord du lac Michigan, à l'abri du tumulte de la ville, que je n'avais pas connu si violent depuis Los Angeles. Le 29 Août, je pose mes bagages dans une excellente auberge de jeunesse (Chicago Getaway Hostel), très bien située, près du parc Lincoln. Ni une ni deux, je prends mon ticket transports illimités 3 jours (14$) et m'empresse de monter à bord du métro aérien bien connu (le Loop). J'arrive au coeur du centre d'affaires, les tours sont gigantesques, je suis écrasé par la foule et le poids de la ville. Je pars à la rencontre du Millenium Park avec sa fameuse sculpture en forme de haricot argenté (Cloud Gate) qui déforme les silhouettes dans un jeu de contorsions diaboliques. Je me promène aux abords du port de la ville, puis arpente les rues au pied de quelques buildings historiques et de la statue géante de Marilyn Monroe. Le 30 Août, je me rends au Lincoln Parc, véritable poumon vert de la ville, et pénètre dans le zoo éponyme (et gratuit). Quel plaisir de voir un lieu public aussi intéressant, riche en découvertes, et où les petits (et les grands) s'amusent comme des fous. L'après-midi, je pars faire la visite de la Willis Tower (autrefois appelée Sears Tower), officiellement le bâtiment le plus haut du monde jusqu'en 1998, avec ses 440 mètres de hauteur. Le skydeck, au 103ème étage, nous donne la possibilité de marché sur des alcoves en verre, et d'être ainsi suspendus dans le vide... impressionnant, à faire absolument ! Le soir, je me rends dans l'autre tour réputée de la ville: le John Hancock Center, qui offre une terrasse d'observation, à ciel ouvert cette fois-ci (bon, ça reste une grille malgré tout). La vue est meilleure qu'à la Willis Tower, et surtout, la visiter la nuit procure une toute autre sensation. Le 31 Août, je me rends une dernière fois en bord de lac, il fait très beau et chaud, et je me croirais presque en Méditerranée. J'approche alors du Navy Pier, vaste quai reconverti en zone de loisirs avec attractions, cafés, restaurants, et une grande roue. Par la suite, je récupère la voiture et me retrouve coincé dans des embouteillages monstres pour quitter la ville. Chicago est une vraie pieuvre qui s'étend sur des dizaines et des dizaines de kilomètres ! J'ai cru que je n'en verrai jamais la fin ! J'arrive malgré tout à quitter l'Illinois, et me rend dans l'Ohio. Je débarque en plein territoire Amish, et croise des calèches tirées par des chevaux, et des habitants tout droit sortis du siècle dernier, à vélo le long des routes. La nuit venue, je plante ma tente dans un camping de l'Etat, seul au bord d'un lac infesté de moustiques.
- Etape 24 (31 Août au 2 Septembre): les chutes du Niagara Le 1er Septembre, je parcours la route qui me sépare de Buffalo, à l'extrêmité Ouest de l'Etat de New-York. Je ne m'arrête hélas pas à Cleveland, et arrive en fin de journée à Niagara Falls, côté américain. C'est un peu la douche froide. La fille de l'auberge (Wonderfall hostel, très bien, comme à la maison) me présente un plan de la ville, et s'empresse de marquer d'une grosse croix rouge la moitié du territoire en me conseillant d'éviter de me balader là-bas, sinon dieu sait ce qui pourrait m'arriver. En effet, en arrivant, j'avais trouvé que ca craignait un peu... Pour résumer, à Niagara Falls, un énorme boulevard coupe la ville en deux, d'un côté les pauvres (afro américains pour la plupart), de l'autre l'usine à touriste avec hôtel-casino. La nuit venue, je pars à la découverte des chutes illuminées par des projecteurs multicolores depuis le Canada. L'image est grandiose, les couleurs changent sans arrêt, et quand vient le tour du rose bonbon, on se croirait face à un nuage de barbe à papa. Le 2 Septembre, je retourne près des chutes pour les observer à la lueur du jour, et entame une randonnée sur les flancs de la gorge, là où les anciens tramways du début du siècle circulaient encore en promenant leur flot de touristes, avant que plusieurs d'entre eux ne valdinguent directement dans les eaux glaciales de la rivière Niagara. L'après-midi, j'enfourche mon fidèle destrier et prends la route de l'Est, pour la prochaine et dernière étape, de nouveau à New-York !
- Etape 25 (2 au 6 Septembre): New-York Le 2 Septembre, je passe la nuit dans un motel de Pennsylvanie. Le 3 Septembre, j'arrive à New-York, en roulant au pas à travers le Lincoln Tunnel. Je retrouve ma famille, venue passer quelques jours de vacances en Amérique du Nord. N'ayant une nouvelle fois pas réservé de motel longtemps à l'avance, et les campings n'étant pas monnaie courante sur les gratte-ciels de Manhattan, j'ai tenté le tout pour le tout en faisant confiance à une toute petite annonce internet de Bed and Breakfast, en plein coeur de Wall Street, et à deux pas de Ground Zero. Quasiment aucun avis de visiteur, tant pis, ça passe ou ça casse. Je me suis finalement retrouvé à dormir chez l'habitant, chez une petite grand-mère d'environ 70 ans ! Aux petits oignons avec moi, elle met sa chambre en location pour les touristes, avec petit déjeuner, histoire d'arrondir les fins de mois. En plus, elle a été très sympathique, et une vraie piplette, bref que du bonheur. S'en suivent deux jours typiques de touristes à New-York, visite de Ground Zero, embarquement sur un ferry pour Staten Island afin de voir la statue de la liberté sur fond de coucher de soleil, passage à Times Square, Central Park, Columbus Circle, le Rockefeller Center, et le MoMa. Je vous conseille tout particulièrement la Highline, située dans Chelsea/Greenwich, vers la 14ème, il s'agit d'une promenade herborée, en lieu et place d'une ancienne voie de chemin de fer aérienne, qui serpente au beau milieu des édifices art-déco du quartier. Vraiment chouette ! Le 6 Septembre 2011, je quitte New-York sous des trombes d'eau, et file tout droit vers le Nord pour passer quelques mois encore au Canada, à Montréal, avant de rentrer en France durant l'hiver prochain.
Au final, difficile de décrire ce sentiment de liberté que procure un road-trip comme celui-ci. Qu'il est bon de se laisser porter par les envies, les rencontres, le pays, sans tout planifier à l'avance. Finalement, j'aurai passé trois mois à arpenter le pays, mais je sais que je n'ai pu en saisir qu'une infime partie. Beaucoup d'autres étapes auraient pu être ajoutées, mais les limites administratives d'un passeport ne le permettent pas.
Les USA sont un territoire plein de contrastes, avec de vastes zones peu peuplées encore bien préservées des flots massifs de touristes. A l'inverse, on trouve de gigantesques mégalopoles où la vie frénétique des habitants nous happe comme des proies prises au pièges. Et c'est bien là tout l'intérêt de ce pays, il n'existe pas une Amérique, mais des dizaines, des centaines d'Amériques, qui n'attendent que nous pour être découvertes, et partagées, bien au-delà des clichés habituels.
Si vous avez des questions, ou si vous êtes tout simplement curieux, n'hésitez pas à m'en faire part, je me ferai un plaisir de vous répondre.
Mariage à Las Vegas: j'ai oublié de publier mes bancs English translation pending
Bonsoir a tous,
Je viens de me rendre compte d'un petit problème, je part à Vegas le 17 juin et me marie le 21 , la Chapel est déja réservée et je viens de me rendre compte que j'ai complètement oublié de publier mes bancs au consulat de los angeles !😕
Est ce que je vais pouvoir me marier, je pense que oui mais sera t'il reconnu a notre retour en France ?????
Please HELP ME 😕
Je viens de me rendre compte d'un petit problème, je part à Vegas le 17 juin et me marie le 21 , la Chapel est déja réservée et je viens de me rendre compte que j'ai complètement oublié de publier mes bancs au consulat de los angeles !😕
Est ce que je vais pouvoir me marier, je pense que oui mais sera t'il reconnu a notre retour en France ?????
Please HELP ME 😕
Compte rendu d’un séjour de quatorze jours à Ténérife en avril/mai 2012 English translation pending
Budget pour deux : 1 269 €
Avion low cost Bâle-Tenerife-sud AR 420 €
Location voiture 14j 210 €
Dépenses sur place 609 €
Hébergement 30€ (1 seule nuit : nous étions invités pour les autres nuits)
Compte-rendu 22/03 Arrivée hier en fin d’après-midi à l’aéroport de Tenerife-Sud (vol Easyjet depuis Bâle) nous nous installons à Callao Salvaje, zone résidentielle au N-E de Playa de Las Américas. C’est à peu de chose près l’équivalent en plus petit et moins urbanisé des zones de Los Cristianos et Playa de las Américas. En cette saison (fin avril) ça reste agréable. Première randonnée au pied du Teide. Nous laissons notre voiture au parking devant Los Roques. Cette agréable balade sous un beau soleil et sans difficulté technique nous permet de faire le tour de ce bel ensemble de rochers volcaniques en 1h1/2. 23/03 Départ à pied vers 15h30 depuis le parking de la Montaña Blanca (2350m) en direction du refuge Altavista (3260m) soit +/- 900m de dénivelé. La1re partie de la montée emprunte un large chemin carrossable qui aboutit ensuite à un sentier plus raide qui va monter en zigzag dans les champs de lave jusqu’au refuge que nous atteignons 3h plus tard. Le refuge est agréable et offre un espace cuisine, une salle à manger, 3 dortoirs, des toilettes et une entrée/accueil avec quelques sièges. Nous avions réservé nos places depuis la France sur le site internet du refuge il y a quelques semaines déjà, vaut mieux être prévoyant ! Nous sommes environ une trentaine de randonneurs à nous partager le refuge. 24/03 Réveil peu avant 5h, petit déjeuner rapide, nous nous équipons contre le froid (polaire, bonnet et gants) et contre la nuit (lampe frontale) et commençons la grimpette en suivant le sentier qui zigzague dans les coulées de lave. En regardant derrière soi on voit une vingtaine de lumières qui s’éparpillent en bas sur le sentier. Nous arrivons d’abord à la Rambletta puis c’est la station d’arrivée du téléphérique, il nous reste encore 160m à gravir pour atteindre le sommet à 3718m, c’est fait 1h1/2 après avoir quitté le refuge. Vivement que le soleil nous réchauffe, car là haut on se gèle dans le noir à attendre son lever qui aura lieu à 7h ½. Superbe spectacle avec cette particularité de voir l’ombre du Teide, volcan parfait et régulier se projeter sur la mer de nuages vers l’Ouest. Ensuite c’est toute la caldera du Teide qui s’allume et s’illumine avec le soleil. Redescente vers le téléphérique où nous attendrons nos épouses pour faire ensemble la descente jusqu’au parking de la Montaña Blanca. Descente pénible en 4h 30mn, sous un chaud soleil, surtout pour les genoux dans ces cailloutis volcaniques qui forment l’essentiel de la descente. 25/03 Après avoir laissé une voiture à Los Gigantes et réservé un zodiac pour le retour ici au port, nous partons avec l’autre voiture pour le petit village de Masca début de notre randonnée dans le barranco de Masca. La route d’accès à Masca est impressionnante tant par le nombre de ses lacets que par la dynamique du relief qui fait penser aux cirques de la Réunion. Les croisements avec les bus sont sportifs. Nous nous garons sur la route près du village et commençons notre descente pour atteindre le fond du barranco (gorge) d’où démarre vraiment la piste qui slalome entre les rochers et la rivière qui coule au fond. Après 3h assez rude et une chute fatale pour mon appareil photo qui n’a pas aimé du tout une courte immersion dans une mare d’eau, nous débouchons sur la mer, mais quel paysage fantastique, les parois de la gorge sont vertigineuses et sévères ce qui contraste avec le fond vert et coloré par les palmiers et autres fleurs de la gorge. Un retour au ras des vagues avec le petit zodiac termine en beauté cette balade. Nous fêterons cette journée par une énorme paella dégustée dans une sympathique tasca du village de Chirche (Romero Brasas). 26/03 : journée repos 27/03 Partons en voiture découvrir la ville de la Laguna en passant par la route qui longe le Teide (d’El portillo à Las Esperanza). Comme souvent en altitude nous rencontrons des nuages qui bouchent malheureusement les nombreux miradors qui jalonnent cette route, mais le paysage reste superbe. Visite de cette très belle ville de La Laguna qui nous rappelle beaucoup les villes du Pérou ou de la Bolivie : quadrillage des rues, belles maisons de riches nobles aux balcons ouvragés et aux magnifiques patios, nombreuses églises baroques. La pluie nous oblige à nous réfugier dans un restaurant, bonne occasion pour prendre un déjeuner très correct pour 10€ p. personne. 28/03 Pour changer de la montagne, la randonnée du jour nous emmène le long du littoral Sud de la ville, d’El Médano à la Montaña Roja et retour : belle balade de 2h le long de la mer avec une petite montée sur la Montaña Roja (173m) qui ménage depuis son sommet une belle vue sur les environs. 29/03 Aujourd’hui Gilles nous emmène faire l’ascension du Sombrero de Chasna (500 m de dénivelé) en partant de la route qui mène au Teide, quelques km après Vilaflor. Le chemin n’est pas toujours évident à repérer, la balade démarre dans une belle forêt de pins puis grimpe rapidement vers le sommet par un sentier qui se fraye difficilement un passage entre les rochers. De là haut, superbe vue sur la caldera du Teide et los Roques (3h30). 30/03 Autre balade (2h30) le long du littoral en partant de Los Cristianos en direction de las Galletas. Nous laissons une voiture au village du Fraile pour nous éviter un aller-retour. La balade commence par une petite grimpette de 200m au Sud-Est de Los Cristianos ; Le chemin serpente ensuite sur cette falaise d’où la vue sur Los Cristianos est belle. Descente un peu plus loin au niveau de la mer à la hauteur des résidences d’El Palm Mar. Nous continuons en passant par le phare de Punta Rasca et rejoignons el Fraile où nous récupérons la voiture. 01/04 Pour changer un peu des balades en pleine nature nous sommes allés nous promener dans la « zone résidentielle » de Playa de las Americas, en effet difficile de nommer cela « ville » puisqu’il est quasi impossible de trouver l’éventuel noyau originel du lieu, tout ayant l’air relativement neuf et récent. De prime abord on se croirait en Grande Bretagne, s’il n’y avait ce soleil omniprésent et ce ciel presque toujours bleu ! En effet toutes les indications sont en langue anglaise, les menus des restaurants, les affiches publicitaires, les noms des hôtels, les gens qui vous harponnent devant les restaurants vous hèlent en anglais etc. En fait nous avons là le modèle parfait d’une « ville touristique internationale » entièrement tournée vers le fameux tryptique « sea, sun & sex ». On y trouve aussi quelques horreurs kitsch, digne de Las Vegas comme l’hôtel Cléopâtre avec ses statues gréco-romaines et sa pyramide ridicule. On est très attentif ici à la nombreuse clientèle senior, ainsi on voit beaucoup de fauteuils roulants dans les rues et les accès pour handicapés sont soigneusement fléchés. Dans les supermarchés les produits destinés à la clientèle anglaise sont présents en nombre : gin et whisky, gélatine de toutes les couleurs, toute la presse anglophone y est présente. On pourrait être aux Baléares, au Sénégal, dans les caraïbes ou dans l’Océan Indien, tout est pareil… quand on pense que la plupart des touristes ici présents ne quittent jamais leur hôtel durant leur séjour ou sortent juste faire un petit tour au bord de mer tout proche, on rêve ! Le maître nageur de notre résidence nous a dit que plusieurs clients avaient passé leur semaine à la piscine de 9h du matin jusqu’au soir sans bouger, à l’exception du déjeuner… Je dois néanmoins reconnaître que la promenade qui sur près de 10 km rejoint Costa Adeje depuis Los Cristianos est par endroit tout à fait agréable, surtout quand, après Playa de Las Américas vers le Nord, la nature prend le pas sur les centaines d’hôtels et de restaurants. 02/05 Journée visite des richesses architecturales de l’île : départ en voiture pour Garachico, charmante petite ville avec son église qui donne sur une place ombragée sympathique. Agréable front de mer avec ses piscines naturelles aménagées dans des coulées de lave noire. Nous continuons par la côte en direction de La Orotava, belle ville d’ambiance latino-américaine caractérisée par de belles maisons patriciennes ornées de beaux balcons et disposant souvent de beaux patios. Après un détour par les hauts de La Orotava pour admirer la vue plongeante sur la vallée, nous repartons vers Buenavista et la belle vallée d’El Palmar qui aboutit à la ville de Masca et sa fameuse route en lacets et qui nous ramène vers Playa de las Américas. 03/05 La balade du jour part du village d’Arona et mène après 500m de dénivelé au sommet du Conde (1001m) d’où la vue à 360° sur les alentours est superbe ; redescente par le même chemin soit en tout 2h de marche assez facile. 04/05 La dernière balade du séjour va nous amener sur la côte Sud : départ dans la zone urbaine de Costa del Silencio par un chemin qui grimpe un peu sur une colline avant de redescendre vers le bord de mer jusqu’au village de Los Abrigos, retour par le même chemin, durée 3h. 05/05 Fin du séjour et départ pour la France Conclusion L’île de Tenerife offre pour les randonneurs que nous sommes un éventail très large et diversifié de possibilités de balades : promenade de bord de mer facile, trek plus difficile dans les gorges (barrancos) ou en haute montagne, en milieu rocheux et sec ou forestier beaucoup plus humide. Des guides (Rother entre autres) répertorient les balades les plus classiques, on trouve également beaucoup de balades répertoriées et décrites sur des sites web espagnols. Si le climat du Sud de l’île est très agréable et souvent au beau fixe, il peut en être différemment au Nord et au N-W de l’île sous l’influence de vents porteurs de pluie. Le Teide est souvent ensoleillé au-dessus d’une couronne de nuages qui évolue entre 1800m et 2500m. Les possibilités de baignade sont nombreuses tout autour de l’île, quant à l’hébergement il est surdimensionné surtout dans le Sud (sauf peut-être en juillet-aout), ce qui permet d’obtenir en basse saison des prix très intéressants (ex. 30€ la nuit en mai dans un studio tout équipé dans un complexe touristique ***). NB : les quelques photos prises avant le crash sont visibles en cliquant sur ce lien : https://picasaweb.google.com/104736052213818628373/SejourDe14JoursDansLIleDeTenerifeEnAvrilMai2012?authuser=0&authkey=Gv1sRgCNfvmYDjh_LHkQE&feat=directlink
Compte-rendu 22/03 Arrivée hier en fin d’après-midi à l’aéroport de Tenerife-Sud (vol Easyjet depuis Bâle) nous nous installons à Callao Salvaje, zone résidentielle au N-E de Playa de Las Américas. C’est à peu de chose près l’équivalent en plus petit et moins urbanisé des zones de Los Cristianos et Playa de las Américas. En cette saison (fin avril) ça reste agréable. Première randonnée au pied du Teide. Nous laissons notre voiture au parking devant Los Roques. Cette agréable balade sous un beau soleil et sans difficulté technique nous permet de faire le tour de ce bel ensemble de rochers volcaniques en 1h1/2. 23/03 Départ à pied vers 15h30 depuis le parking de la Montaña Blanca (2350m) en direction du refuge Altavista (3260m) soit +/- 900m de dénivelé. La1re partie de la montée emprunte un large chemin carrossable qui aboutit ensuite à un sentier plus raide qui va monter en zigzag dans les champs de lave jusqu’au refuge que nous atteignons 3h plus tard. Le refuge est agréable et offre un espace cuisine, une salle à manger, 3 dortoirs, des toilettes et une entrée/accueil avec quelques sièges. Nous avions réservé nos places depuis la France sur le site internet du refuge il y a quelques semaines déjà, vaut mieux être prévoyant ! Nous sommes environ une trentaine de randonneurs à nous partager le refuge. 24/03 Réveil peu avant 5h, petit déjeuner rapide, nous nous équipons contre le froid (polaire, bonnet et gants) et contre la nuit (lampe frontale) et commençons la grimpette en suivant le sentier qui zigzague dans les coulées de lave. En regardant derrière soi on voit une vingtaine de lumières qui s’éparpillent en bas sur le sentier. Nous arrivons d’abord à la Rambletta puis c’est la station d’arrivée du téléphérique, il nous reste encore 160m à gravir pour atteindre le sommet à 3718m, c’est fait 1h1/2 après avoir quitté le refuge. Vivement que le soleil nous réchauffe, car là haut on se gèle dans le noir à attendre son lever qui aura lieu à 7h ½. Superbe spectacle avec cette particularité de voir l’ombre du Teide, volcan parfait et régulier se projeter sur la mer de nuages vers l’Ouest. Ensuite c’est toute la caldera du Teide qui s’allume et s’illumine avec le soleil. Redescente vers le téléphérique où nous attendrons nos épouses pour faire ensemble la descente jusqu’au parking de la Montaña Blanca. Descente pénible en 4h 30mn, sous un chaud soleil, surtout pour les genoux dans ces cailloutis volcaniques qui forment l’essentiel de la descente. 25/03 Après avoir laissé une voiture à Los Gigantes et réservé un zodiac pour le retour ici au port, nous partons avec l’autre voiture pour le petit village de Masca début de notre randonnée dans le barranco de Masca. La route d’accès à Masca est impressionnante tant par le nombre de ses lacets que par la dynamique du relief qui fait penser aux cirques de la Réunion. Les croisements avec les bus sont sportifs. Nous nous garons sur la route près du village et commençons notre descente pour atteindre le fond du barranco (gorge) d’où démarre vraiment la piste qui slalome entre les rochers et la rivière qui coule au fond. Après 3h assez rude et une chute fatale pour mon appareil photo qui n’a pas aimé du tout une courte immersion dans une mare d’eau, nous débouchons sur la mer, mais quel paysage fantastique, les parois de la gorge sont vertigineuses et sévères ce qui contraste avec le fond vert et coloré par les palmiers et autres fleurs de la gorge. Un retour au ras des vagues avec le petit zodiac termine en beauté cette balade. Nous fêterons cette journée par une énorme paella dégustée dans une sympathique tasca du village de Chirche (Romero Brasas). 26/03 : journée repos 27/03 Partons en voiture découvrir la ville de la Laguna en passant par la route qui longe le Teide (d’El portillo à Las Esperanza). Comme souvent en altitude nous rencontrons des nuages qui bouchent malheureusement les nombreux miradors qui jalonnent cette route, mais le paysage reste superbe. Visite de cette très belle ville de La Laguna qui nous rappelle beaucoup les villes du Pérou ou de la Bolivie : quadrillage des rues, belles maisons de riches nobles aux balcons ouvragés et aux magnifiques patios, nombreuses églises baroques. La pluie nous oblige à nous réfugier dans un restaurant, bonne occasion pour prendre un déjeuner très correct pour 10€ p. personne. 28/03 Pour changer de la montagne, la randonnée du jour nous emmène le long du littoral Sud de la ville, d’El Médano à la Montaña Roja et retour : belle balade de 2h le long de la mer avec une petite montée sur la Montaña Roja (173m) qui ménage depuis son sommet une belle vue sur les environs. 29/03 Aujourd’hui Gilles nous emmène faire l’ascension du Sombrero de Chasna (500 m de dénivelé) en partant de la route qui mène au Teide, quelques km après Vilaflor. Le chemin n’est pas toujours évident à repérer, la balade démarre dans une belle forêt de pins puis grimpe rapidement vers le sommet par un sentier qui se fraye difficilement un passage entre les rochers. De là haut, superbe vue sur la caldera du Teide et los Roques (3h30). 30/03 Autre balade (2h30) le long du littoral en partant de Los Cristianos en direction de las Galletas. Nous laissons une voiture au village du Fraile pour nous éviter un aller-retour. La balade commence par une petite grimpette de 200m au Sud-Est de Los Cristianos ; Le chemin serpente ensuite sur cette falaise d’où la vue sur Los Cristianos est belle. Descente un peu plus loin au niveau de la mer à la hauteur des résidences d’El Palm Mar. Nous continuons en passant par le phare de Punta Rasca et rejoignons el Fraile où nous récupérons la voiture. 01/04 Pour changer un peu des balades en pleine nature nous sommes allés nous promener dans la « zone résidentielle » de Playa de las Americas, en effet difficile de nommer cela « ville » puisqu’il est quasi impossible de trouver l’éventuel noyau originel du lieu, tout ayant l’air relativement neuf et récent. De prime abord on se croirait en Grande Bretagne, s’il n’y avait ce soleil omniprésent et ce ciel presque toujours bleu ! En effet toutes les indications sont en langue anglaise, les menus des restaurants, les affiches publicitaires, les noms des hôtels, les gens qui vous harponnent devant les restaurants vous hèlent en anglais etc. En fait nous avons là le modèle parfait d’une « ville touristique internationale » entièrement tournée vers le fameux tryptique « sea, sun & sex ». On y trouve aussi quelques horreurs kitsch, digne de Las Vegas comme l’hôtel Cléopâtre avec ses statues gréco-romaines et sa pyramide ridicule. On est très attentif ici à la nombreuse clientèle senior, ainsi on voit beaucoup de fauteuils roulants dans les rues et les accès pour handicapés sont soigneusement fléchés. Dans les supermarchés les produits destinés à la clientèle anglaise sont présents en nombre : gin et whisky, gélatine de toutes les couleurs, toute la presse anglophone y est présente. On pourrait être aux Baléares, au Sénégal, dans les caraïbes ou dans l’Océan Indien, tout est pareil… quand on pense que la plupart des touristes ici présents ne quittent jamais leur hôtel durant leur séjour ou sortent juste faire un petit tour au bord de mer tout proche, on rêve ! Le maître nageur de notre résidence nous a dit que plusieurs clients avaient passé leur semaine à la piscine de 9h du matin jusqu’au soir sans bouger, à l’exception du déjeuner… Je dois néanmoins reconnaître que la promenade qui sur près de 10 km rejoint Costa Adeje depuis Los Cristianos est par endroit tout à fait agréable, surtout quand, après Playa de Las Américas vers le Nord, la nature prend le pas sur les centaines d’hôtels et de restaurants. 02/05 Journée visite des richesses architecturales de l’île : départ en voiture pour Garachico, charmante petite ville avec son église qui donne sur une place ombragée sympathique. Agréable front de mer avec ses piscines naturelles aménagées dans des coulées de lave noire. Nous continuons par la côte en direction de La Orotava, belle ville d’ambiance latino-américaine caractérisée par de belles maisons patriciennes ornées de beaux balcons et disposant souvent de beaux patios. Après un détour par les hauts de La Orotava pour admirer la vue plongeante sur la vallée, nous repartons vers Buenavista et la belle vallée d’El Palmar qui aboutit à la ville de Masca et sa fameuse route en lacets et qui nous ramène vers Playa de las Américas. 03/05 La balade du jour part du village d’Arona et mène après 500m de dénivelé au sommet du Conde (1001m) d’où la vue à 360° sur les alentours est superbe ; redescente par le même chemin soit en tout 2h de marche assez facile. 04/05 La dernière balade du séjour va nous amener sur la côte Sud : départ dans la zone urbaine de Costa del Silencio par un chemin qui grimpe un peu sur une colline avant de redescendre vers le bord de mer jusqu’au village de Los Abrigos, retour par le même chemin, durée 3h. 05/05 Fin du séjour et départ pour la France Conclusion L’île de Tenerife offre pour les randonneurs que nous sommes un éventail très large et diversifié de possibilités de balades : promenade de bord de mer facile, trek plus difficile dans les gorges (barrancos) ou en haute montagne, en milieu rocheux et sec ou forestier beaucoup plus humide. Des guides (Rother entre autres) répertorient les balades les plus classiques, on trouve également beaucoup de balades répertoriées et décrites sur des sites web espagnols. Si le climat du Sud de l’île est très agréable et souvent au beau fixe, il peut en être différemment au Nord et au N-W de l’île sous l’influence de vents porteurs de pluie. Le Teide est souvent ensoleillé au-dessus d’une couronne de nuages qui évolue entre 1800m et 2500m. Les possibilités de baignade sont nombreuses tout autour de l’île, quant à l’hébergement il est surdimensionné surtout dans le Sud (sauf peut-être en juillet-aout), ce qui permet d’obtenir en basse saison des prix très intéressants (ex. 30€ la nuit en mai dans un studio tout équipé dans un complexe touristique ***). NB : les quelques photos prises avant le crash sont visibles en cliquant sur ce lien : https://picasaweb.google.com/104736052213818628373/SejourDe14JoursDansLIleDeTenerifeEnAvrilMai2012?authuser=0&authkey=Gv1sRgCNfvmYDjh_LHkQE&feat=directlink
Voyage en Californie en camping-car de location English translation pending
Bonjour,
Nous partons cet été en Californie et souhaitons louer un campingcar nous avons différents devis dont celui de camping car on Line qulqu'un est-il déjà parti avec cette sociét?
Nous partons cet été en Californie et souhaitons louer un campingcar nous avons différents devis dont celui de camping car on Line qulqu'un est-il déjà parti avec cette sociét?
Colissimo "retenu par nos services en attentes de son dédouanement" au Pérou English translation pending
Bonjour à tous,
Voila j'explique ma situation : j'ai envoyé un colissimo au Pérou ( à lima) , un cadeau pour ma copine. Pas très malin j'ai indiqué ce qu'il y avait dedans : bijou , chocolat, comté. Le colis est actuellement , comme le dit le titre "en attente de son dédouanement" . J'imagine qu'il faudra que ma copine pour l'avoir, paye qqchose . Mais quelle est la procédure a effectué? doit-elle attendre une lettre de la douane ? les appeler avec le numéro du colis ? ou aller à une zone de stockage? ou est-ce que je me fais des films et je viens de perdre 100 euros?
merci d'avance pour vos réponse.
Voila j'explique ma situation : j'ai envoyé un colissimo au Pérou ( à lima) , un cadeau pour ma copine. Pas très malin j'ai indiqué ce qu'il y avait dedans : bijou , chocolat, comté. Le colis est actuellement , comme le dit le titre "en attente de son dédouanement" . J'imagine qu'il faudra que ma copine pour l'avoir, paye qqchose . Mais quelle est la procédure a effectué? doit-elle attendre une lettre de la douane ? les appeler avec le numéro du colis ? ou aller à une zone de stockage? ou est-ce que je me fais des films et je viens de perdre 100 euros?
merci d'avance pour vos réponse.
Hollywood, CA English translation pending
"Ichten Ichten" m'a dit le vieux Hongrois assis à côté de moi dans l'avion, ce qu'on pourrait abusivement traduire par "tchin tchin", si on passait sous silence l'origine religieuse de la formule.
Après avoir éclusé sa mignonnette de Bourbon, Andrew (ou Andrész) m'a résumé sa vie. Émigré de Hongrie suite à l'invasion soviétique, il met le cap sur les États-Unis. Excellent nageur, il atterrit à Los Angeles, capitale mondiale de la natation dans les années 50-60 d'après ce qu'il me raconte, et enchaîne les compètes… Comme quoi Los Angeles peut être la capitale de plein de choses!
Le vol passe au-dessus de l'Écosse, de l'Islande, puis du Groenland, et enfin du Canada. Les paysages vus du ciel sont grandioses. Mon cher voisin, côté hublot, n'en finit pas de s'extasier, à raison. La planification rationnelle des terres agricoles, les délimitations rectilignes des parcelles et les contours soulignés des affleurements marquent l'arrivée en territoire étasunien.
Je reviens de nouveau pour un tournage, et ça me plaît bien.
La dernière fois j'étais à Malibu, au nord de l'agglomération, dans un endroit très particulier, excentré et privilégié. Là, la production a loué une maison avec tout ce qu'il faut à North Hollywood, pas loin des studios et des loueurs de matériel de ciné. Mais c'est justement là la question, dans cette ville étrange. Qu'est-ce qui est loin, et qu'est-ce qui est central, par rapport à quoi? Et au fond, qu'est-ce que ça peut faire? Il faut bien se rendre d'un endroit à un autre de la manière la plus efficace et confortable possible, alors tout le monde conduit pendant des heures, quoi qu'il arrive. Le centre n'existe pas, les quartiers périphériques, la banlieue pour faire vite, n'existent pas. Tout est périphérique de tout finalement, et tout est loin de tout, du moins à une distance qu'il n'est pas vraiment raisonnable de faire à pied. Il y a quelques points de repères cela dit: l'océan est une frontière absolue, avec Santa Monica, Venice Beach et LAX, l'aéroport international plus au sud. Puis il y a Downtown, le quartier des affaires si on peut dire, avec ses gratte-ciels, excroissances conceptuelles au milieu d'un horizon urbain assez plat, lacéré par les autoroutes. Les collines d'Hollywood sont un bon point de repère également, puisqu'il faut bien les contourner, ce qui donne du relief à la physionomie routière de la ville. Au nord des collines, c'est les studios, au sud c'est les paillettes, Hollywood Boulevard avec ses étoiles incrustées dans le trottoir. L'occasion de piétiner Tom Cruise ou Schwarzenegger... C'est le point touristique ultime de la ville, où les boutiques de fringues côtoient les boutiques d'accessoires pour starlettes de porno, jouxtant les figurants en tenue de super héros égayant le chaland devant le Kodak Theater, le temple des Oscars. Un petit arrière-goût de plastique…
J'ai eu le temps de faire quelques pas dans le centre-ville revendiqué, Downtown, pour voir, un jour en semaine. Est-ce que ces fameuses tours ne sont-elles pas elles-mêmes des décors? Pas grand monde dans les rues, il y a peut-être une vie intra-gratte-ciel: on arrive au parking sous-terrain, on monte dans l'ascenseur, on déjeune dans le restaurant du 7e étage et le soir on repart, sans sortir ou presque de la journée. On m'a beaucoup dit que l'intérêt de Los Angeles, c'est tout ce qu'il y a autour: les plages mais aussi les montagnes, les collines… C'est vrai que le "centre" c'est pas très glamour. John Carpenter est pas loin, ses films sont presque documentaires en fait!! Il faut s'imaginer la scène: un soleil de midi un peu voilé, sans direction franche; une circulation éparse au ralenti; des boutiques de fringues cheap, quelques taxiphones, des devantures de bijouterie racoleuses, des entrées de salles de spectacle toutes défraîchies, quelques restos de tacos, quelques grappes de passants, un ou deux handicapés à moitié endormis sur leur fauteuil roulant électrique en train de cuver; le bruit d'un avion qui passe au loin… Et des zombies! Pardon, des clochards barbus pas très célestes en Nike pourraves, fringues craspec et la peau pleine de croûtes, une vieille casquette sur la tête, penchés sur une poubelle pour récupérer ce qui est ingérable, sans bruit, avec le geste sûr de l'habitude, presque automatique. Difficile de se dire que Los Angeles n'est pas aussi une grande ville de came... Quelques rues plus loin, c'est le "toy district", avec ses boutiques de cotillons pour animer les goûters d'enfants: belle collection de piñatas! Plus loin encore, avant d'arriver à Tokyo Village, je n'en crois pas mes yeux! La rue des pipes à eau et autres accessoires de fumerie d'herbe médicinale! Dingue! Les uns après les autres, les fournisseurs alignent dans leurs rayons tout ce qu'il faut pour se soigner, il y en a pour tous les goûts. Il faut dire que l'herbe est légale en Californie si on a une prescription ordonnée par le praticien adéquat, praticien qu'on trouve très facilement sur Venice Beach par exemple… C'est quand même un truc que j'avais remarqué assez vite dans cette ville: à certains endroits tout à coup, on est surpris par cette odeur puissante et familière. Le doute n'est plus possible: ça fleure bon les sommités femelles, médicinales ou pas!!
Au hasard des souvenirs dans ce Los Angeles un peu halluciné je me rappellerai de la "freak show parade" de Venice Beach, avec tout ce qu'on peut imaginer de personnages plus déjantés les uns que les autres. Je me rappellerai que les avions striaient le ciel, qu'il a plu, que j'ai pris le métro, que de passer de la piscine au jacuzzi et vice-versa c'est quand même pas désagréable, que les sushis d'Hama étaient incroyables, et qu'une fois encore je repars un peu frustré de cette ville étrange que j'ai l'impression de ne pas bien comprendre, ou de ne pas bien regarder, et pour laquelle je n'ai pas encore eu assez de temps pour moi.
Un lien pour voir cinq morceaux tirés de chacun des deux concerts de The Switch, tournés simultanément: http://www.youtube.com/user/LaBlogotheque/videos, choisir les vidéos d’Other Lives, ou de Childish Gambino (sur ce coup là j'ai tourné le premier et monté le deuxième).
La dernière fois j'étais à Malibu, au nord de l'agglomération, dans un endroit très particulier, excentré et privilégié. Là, la production a loué une maison avec tout ce qu'il faut à North Hollywood, pas loin des studios et des loueurs de matériel de ciné. Mais c'est justement là la question, dans cette ville étrange. Qu'est-ce qui est loin, et qu'est-ce qui est central, par rapport à quoi? Et au fond, qu'est-ce que ça peut faire? Il faut bien se rendre d'un endroit à un autre de la manière la plus efficace et confortable possible, alors tout le monde conduit pendant des heures, quoi qu'il arrive. Le centre n'existe pas, les quartiers périphériques, la banlieue pour faire vite, n'existent pas. Tout est périphérique de tout finalement, et tout est loin de tout, du moins à une distance qu'il n'est pas vraiment raisonnable de faire à pied. Il y a quelques points de repères cela dit: l'océan est une frontière absolue, avec Santa Monica, Venice Beach et LAX, l'aéroport international plus au sud. Puis il y a Downtown, le quartier des affaires si on peut dire, avec ses gratte-ciels, excroissances conceptuelles au milieu d'un horizon urbain assez plat, lacéré par les autoroutes. Les collines d'Hollywood sont un bon point de repère également, puisqu'il faut bien les contourner, ce qui donne du relief à la physionomie routière de la ville. Au nord des collines, c'est les studios, au sud c'est les paillettes, Hollywood Boulevard avec ses étoiles incrustées dans le trottoir. L'occasion de piétiner Tom Cruise ou Schwarzenegger... C'est le point touristique ultime de la ville, où les boutiques de fringues côtoient les boutiques d'accessoires pour starlettes de porno, jouxtant les figurants en tenue de super héros égayant le chaland devant le Kodak Theater, le temple des Oscars. Un petit arrière-goût de plastique…
J'ai eu le temps de faire quelques pas dans le centre-ville revendiqué, Downtown, pour voir, un jour en semaine. Est-ce que ces fameuses tours ne sont-elles pas elles-mêmes des décors? Pas grand monde dans les rues, il y a peut-être une vie intra-gratte-ciel: on arrive au parking sous-terrain, on monte dans l'ascenseur, on déjeune dans le restaurant du 7e étage et le soir on repart, sans sortir ou presque de la journée. On m'a beaucoup dit que l'intérêt de Los Angeles, c'est tout ce qu'il y a autour: les plages mais aussi les montagnes, les collines… C'est vrai que le "centre" c'est pas très glamour. John Carpenter est pas loin, ses films sont presque documentaires en fait!! Il faut s'imaginer la scène: un soleil de midi un peu voilé, sans direction franche; une circulation éparse au ralenti; des boutiques de fringues cheap, quelques taxiphones, des devantures de bijouterie racoleuses, des entrées de salles de spectacle toutes défraîchies, quelques restos de tacos, quelques grappes de passants, un ou deux handicapés à moitié endormis sur leur fauteuil roulant électrique en train de cuver; le bruit d'un avion qui passe au loin… Et des zombies! Pardon, des clochards barbus pas très célestes en Nike pourraves, fringues craspec et la peau pleine de croûtes, une vieille casquette sur la tête, penchés sur une poubelle pour récupérer ce qui est ingérable, sans bruit, avec le geste sûr de l'habitude, presque automatique. Difficile de se dire que Los Angeles n'est pas aussi une grande ville de came... Quelques rues plus loin, c'est le "toy district", avec ses boutiques de cotillons pour animer les goûters d'enfants: belle collection de piñatas! Plus loin encore, avant d'arriver à Tokyo Village, je n'en crois pas mes yeux! La rue des pipes à eau et autres accessoires de fumerie d'herbe médicinale! Dingue! Les uns après les autres, les fournisseurs alignent dans leurs rayons tout ce qu'il faut pour se soigner, il y en a pour tous les goûts. Il faut dire que l'herbe est légale en Californie si on a une prescription ordonnée par le praticien adéquat, praticien qu'on trouve très facilement sur Venice Beach par exemple… C'est quand même un truc que j'avais remarqué assez vite dans cette ville: à certains endroits tout à coup, on est surpris par cette odeur puissante et familière. Le doute n'est plus possible: ça fleure bon les sommités femelles, médicinales ou pas!!
Au hasard des souvenirs dans ce Los Angeles un peu halluciné je me rappellerai de la "freak show parade" de Venice Beach, avec tout ce qu'on peut imaginer de personnages plus déjantés les uns que les autres. Je me rappellerai que les avions striaient le ciel, qu'il a plu, que j'ai pris le métro, que de passer de la piscine au jacuzzi et vice-versa c'est quand même pas désagréable, que les sushis d'Hama étaient incroyables, et qu'une fois encore je repars un peu frustré de cette ville étrange que j'ai l'impression de ne pas bien comprendre, ou de ne pas bien regarder, et pour laquelle je n'ai pas encore eu assez de temps pour moi.
Un lien pour voir cinq morceaux tirés de chacun des deux concerts de The Switch, tournés simultanément: http://www.youtube.com/user/LaBlogotheque/videos, choisir les vidéos d’Other Lives, ou de Childish Gambino (sur ce coup là j'ai tourné le premier et monté le deuxième).
Mariage à Las Vegas English translation pending
Bonjour à tous,
Nouvelle question existentielle pour notre futur voyage aux USA - Las Vegas. On ne peut pas passer par Vegas, sans se faire un mariage avec Elvis, Cadillac, bouquet kitch, etc... la totale quoi !
Certains d'entre vous auraient ils vécu cette expérience ? Et pourraient nous conseiller sur la chapelle à choisir ?
Merci, A bientot, Fab'
Nouvelle question existentielle pour notre futur voyage aux USA - Las Vegas. On ne peut pas passer par Vegas, sans se faire un mariage avec Elvis, Cadillac, bouquet kitch, etc... la totale quoi !
Certains d'entre vous auraient ils vécu cette expérience ? Et pourraient nous conseiller sur la chapelle à choisir ?
Merci, A bientot, Fab'
Red Rocks 2011 English translation pending
Bien méritées ces vacances là !!! Remarquez, les vacances, on les mérite toujours non ??...
Nous repartons pour la 3ème fois aux USA mais la seconde dans l’ouest cher à notre cœur. Je suis accompagnée de mon mari, nos 2 grands ayant entendu parler un peu trop rando n’ayant pas souhaité venir. Nous sommes hors vacances scolaires du 5 au 19 novembre. Mon anglais a un peu progressé, la vision de séries américaines en VO m’ayant aidé. Mon mari parle d’autres langues mais compte toujours sur moi pour l’anglais.
Cette fois, contrairement à notre précédent voyage 2009, pas de planning : nous nous adapterons au temps et à nos envies : juste une wishlist résolument tournée vers les red rocks et l’aventure ! Nous avions même pensé dormir dans le véhicule mais le froid étant là, c’est le confort d’hôtels sympa que nous avons choisi.
J’ai réservé les billets début juin et choisi un AR Nice-Las Vegas relativement économique 1144 € pour 2 en contrepartie de 2 escales à Amsterdam et Minneapolis (au mieux, c’était une escale vu qu’il n’y a pas de vol direct). Je préfère mettre le budget dans un bon SUV standard 4X4 avec toutes les assurances. Nous passons par le site « locationdevoiture », intermédiaire de FTI qui lui-même s’adresse à Dollars pour 631€.
Nous préparons une fois de plus nos randos avec l’aide des aimables membres de voyage forum, du réputé site Ouestusa.fr et du non moins célèbre Philippe (alias Sedonax sur VF) que je remercie tout particulièrement pour sa gentillesse, sa patience et ses précieux et excellents conseils. Merci cher Philippe !!!
Zou, c’est parti !
5 novembre : valises ok, Esta et passeports ok, boarding pass ok, dollars ok, 2 valises en soute ok, 2 sacs cabine avec le matos photo et mini ordi ok : la check liste est terminée. Le taxi nous attend à 4h30. Cette fois, nous avons réussi à dormir. Les 3 vols se passent très bien avec une attente raisonnable aux escales. A l’embarquement à Nice une famille a tout de même un sacré déboire pour leur départ au Brésil : une femme est refoulée car son billet et son passeport ne sont pas au même nom (nom de jeune fille sur ce dernier et nom de femme remariée sur le billet je crois). Son mari reste avec elle. Seuls leurs enfants et petit-fils partiront finalement. Nous patientons donc le temps qu’ils débarquent leurs bagages… Une fois de plus, plein de films sympa durant le vol Minneapolis-Las Vegas. Là, je n’ai pas eu accès au choix des sièges et nous nous retrouvons dans l’allée centrale avec un couple américain qui mange devant nous quelques kiwis… avec la peau ! Surprenant, à moins que vous ne le fassiez aussi…
Passage à l’immigration : rapide et facile. Au vu de nos passeports, l’un italien et l’autre français, l’agent nous demande où nous habitons. Officiellement de par son job, mon mari a sa résidence en Italie, et moi à notre domicile en France. Il nous demande « Vous êtes mariés ? » « yes ». Temps de réflexion « l’un avec l’autre ??? » Ben « Yes » de nouveau.
Le dernier vol nous semble interminable… surtout sans écran individuel cette fois !
Bref, arrivés à Las Vegas, prise du shuttle pour le Car center où sont regroupés les loueurs de voiture. Une étape importante et légèrement redoutée au vu de tous les petits, voire gros problèmes, que subissent les clients. Il y a 1an1/2 on m’a fait croire à un surclassement gratuit, finalement débité (et hors de prix) mais gentiment remboursé après mon appel « désespéré » à l’agence Alamo de Los Angeles. Ca c’était bien terminé. Cette fois-ci, l’agent me donne la voiture sans histoire quand je lui parle de mon « vrai 4x4 standard ». Toutefois, elle me montre les photos d’un modèle en me précisant que celui-ci est un vrai tout-terrain et que si je choisis ce modèle il faut que je remonte changer le contrat et payer un supplément.
Je descends au parking et commence à chercher un véhicule à mon goût. Mon mari me montre alors un modèle avec de vrais gros pneus 4x4. C’est le véhicule en question, avec le supplément. Nous en choisissons donc un autre : une Ford avec un vrai pneu de rechange et pas une galette, et des pneus pas trop usés. Mais quand même, la jeep nous fait envie et je décide de remonter à l’accueil pour voir la différence de prix. Le préposé du parking me voit remonter et m’interpelle en me demandant ce qui ne va pas vu qu’il m’a vu mettre les bagages dans la Ford. Je lui explique que je préfère la Jeep Wrangler Rubicon et que je vais demander pour le supplément de prix. Il me dit que je n’ai qu’à prendre la clef et que c’est bon comme ça ! Yes ! Finalement, Philippe m’apprendra que ce modèle fait partie des SUV standard et qu’il n’y avait donc aucun supplément à priori pour ce véhicule contrairement à ce que m’a annoncé la préposée. Comme quoi, les agents ont toujours quelques tours dans leur sac !!!
En tout cas, cette voiture a été absolument parfaite en toute circonstances et nous en avons été plus que ravis, sécurisés par ses énormes pneus qui sont passés partout, même pour la Racetrack… et qui nous ont même sauvé la vie un soir…
La prise en main est, cette fois, rapide. Plus aucun problème avec le pied gauche. On dirait que j’ai conduit hier une automatique. La seule chose que je n’arrive pas à régler, ce sont les énormes rétros.
Arrivée au Tropicana. La chambre est sympa mais pas rénovée comme celle proposée sur le site internet. Vraiment épuisés, nous commandons une salade dans notre chambre : mais pourquoi tant de poivre !!! Puis j’attaque mon blog pour la famille. Je n’avais pas remarqué que le petit ordi acheté en Italie par mon mari a un clavier qwerty et c’est vraiment pénible pour moi. Nous nous couchons pour, nous le savons, une courte nuit, malgré la fatigue.
6 novembre :
Je me réveille à 3h23 ! Francesco aussi. Impossible de fermer l’œil pour moi mais lui arrive à se rendormir un peu. Nous patientons et partons vers 6h15 pour le Walmart du coin. Nous y achetons la traditionnelle glacière et de quoi la remplir pour les pique-niques et petit déjeuners, un kit de réparation pour une éventuelle crevaison, une couverture en polaire pour cacher les bagages malgré les vitres foncées et un support standard pour gps car si j’ai bien pensé au gps de route, celui-là, je l’avais oublié. Au moment de passer à la caisse, un gros « crac » sous mon pas : je viens d’écraser mes lunettes de vue de près qui sont tombées sans que je m’en aperçoive ! Un verre a sauté et la monture est toute tordue. Dire que c’était ma paire « costaude ». Bon, j’ai quand même une autre paire plus délicate qui en verra d’ailleurs de toutes les couleurs par la suite ! Temps mitigé et nous prenons la direction de Valley of Fire, petit State parc que nous adorons.


Premier arrêt et ballade sur la route montant à White Domes. Un couple de parisiens vient de se marier au bord de la route. Ils sont charmants. Il n’y a qu’eux, le prêtre et la photographe. Je discute photo avec elle. Elle aime aussi beaucoup son Pentax même si professionnellement, elle utilise son Canon.





Nous déjeunons d’une salade à l’extérieur mais il fait assez froid et au bout d’1/2h, le temps vire à l’orage. Nous cherchons le début de la rando pour Fire wave que nous ne connaissons pas. En fait un sentier balisé part d’un parking plus haut mais nous ignorons son existence et j’ai rentré dans mon gps de rando les coordonnées de l’accès passant par un très joli petit canyon. Nous sommes arrêtés par de grosses marres d’eau et une brusque ondée se déverse juste à notre retour à la voiture.



Quelques minutes plus tard nous nous arrêtons sur le bas-côté pour profiter du bel arc en ciel.

Un ranger s’arrête pour nous confirmer qu’il est interdit de s’arrêter hors des parkings prévus à cet effet. Puis il se remet à pleuvoir et nous abandonnons la partie. Nous partons nous installer à quelques miles du parc, à Overton, dans l’ancien Best Western North Short Inn qui, comme me l’a précisé Philippe, n’est d’ailleurs plus Best Western. Effectivement, le couple qui tient cet hôtel l’a racheté il y a environ 7 mois. Ils sont sympathiques. La chambre est classique et calme. Nous la garderons pour 2 nuits à un prix raisonnable, wifi et petit déj inclus. Nous nous sommes mis à l’heure locale et partons dîner dans un petit resto tout près (faut dire qu’il n’y a pas grand-chose d’ouvert, et même pas grand-chose tout court…). 2 hamburgers moyens et nous rentrons nous coucher. Il est 20h30 et on est morts !!!
7 novembre :
Forcément, on se réveille tôt mais 4h30, c’est déjà mieux que hier ! Bon j’ai une tête de déterrée mais faudra faire avec ! Le moral est en flèche car le ciel a l’air clair. Nous attendons le breakfast à 6h00 que nous partageons avec les travailleurs locaux qui viennent petit déjeuner ici. Finalement, je ne sais même plus l’heure qu’il est car c’est le week-end du changement à l’heure d’hiver pour les américains alors qu’en France, c’était la semaine précédente. Départ pour Valley of Fire bis avec cette fois un superbe et frais beau temps. Nous commençons par Elephant rock.

Ensuite, nous voulons faire la rando de la veille et nous nous garons à un parking plus bas. J'ai imaginé pour passer les grosses flaques d'eau, d'enfiler des sacs poubelle aux pieds pour passer. Ce n'est pas très classe (non, je n’ai pas de photos !) mais ça fonctionne avec de l’eau presque aux genoux.

Au retour, nous passerons sur les hauteurs ce que nous n’avions osé faire à l’aller, ne sachant pas comment se présentait la suite. La jolie vague rose s’offre enfin à nos yeux, même si nous sommes à contrejour car nous devons grimper dessus pour le meilleur point de vue.

Nous grimpons ensuite sur les collines pour apprécier les magnifiques paysages. Nous n’avons croisé personne de la matinée. Tout ça, rien que pour nous !





Après le déjeuner que nous commençons sur les emplacements proposés par le parc, mais finissons dans la voiture à cause du froid, nous refaisons White Domes que nous avions tant apprécié en 2009. C’est en y allant que nous remarquons le balisage pour la Fire Wave à partir d’un parking plus haut. Autant le matin, nous étions seuls, autant ici, la promenade est courue. On y trouve même un top model, rousse, blanche de peau et bouche rouge écarlate, vêtue de jaune avec des talons aiguilles. Il faudra vraiment un super photographe pour que cela puisse faire de belles photos car à voir comme cela, ce n’est pas extra ! La pauvre, en petite tenue, elle tremble en attendant « the foto » Là encore, nous prenons de la hauteur par rapport au reste des promeneurs. Nous nous régalons.

J’ai l’occasion de parler photo avec d’autres photographes porteurs de trépied. Retour hôtel après cette journée géniale. Encore quelques pauses photos : comment résister ?






Nous dinons ce soir dans un petit resto encore plus paumé que le précédent : on nous expédie le repas, sans couteau, ni pain, ni dessert puisqu'on nous apporte l'addition à la place. Dans la voiture, il nous reste des noix de cajou heureusement car on a encore faim !!
8 novembre :
Grosse journée avec du suspens, du stress, de la peur et un lieu magique au bout dans le wilderness le plus total ! Allez, je vous raconte :
Levés très tôt nous quittons Overton. Chouette ! Il fait super beau. Nous passons de l’autoroute, à la route de campagne, puis le chemin, puis la piste et quelques heures de conduite plus tard sur la Gold butte byway, ainsi que quelques erreurs de trajet plus tard aussi, nous arrivons vers Whitney Pockets, 1ère étape avant Little Finland. Le panneau indiquant le site ne se voit qu’en arrivant d’en face et précise 0.4 miles soit vraiment tout près. Nous nous sommes arrêtés pour une pause photo sans imaginer que nous sommes déjà au bon endroit et repartons dans la direction de notre plan pensant que c’est vraiment plus loin. Nous faisons pas mal de route sans donc jamais trouver et, vaincus, repartons au croisement où nous découvrons enfin le panneau…
Bon on continue car après tout, c’est Little Finland le but de notre journée. Je décide de me mettre en 4x4 et c’est là que ça se corse. En 2009, j’avais un 4x4 automatique et celui-ci est manuel : il y a donc un second levier de vitesse à côté du premier. Forte de mon expérience précédente, je me positionne sur le principal en Neutral pour tacher de passer en 4x4. Rien… J’essaie diverses possibilités mais aucune n’est validée. Je prends donc le manuel pensant résoudre facilement la chose mais après une bonne lecture, rien n’est vraiment clair et mon anglais n’est pas spécialisé dans ce genre de vocabulaire. Nous repartons mais je me demande s’il est raisonnable de continuer sans se mettre en 4x4. Mon mari toujours optimiste pense que nous allons rencontrer un véhicule alors que nous semblons seuls au milieu de ce désert agrémenté de quelques cactus et pierres rouges. Mais il a raison. J’arrête donc le conducteur de l’unique voiture rencontrée et lui explique. Mince, lui a un automatique et ne sait pas ! Toutefois je lui présente le manuel : il lit et n’a pas l’air plus avancé que moi. Finalement, ça me soulage : je suis moins idiote qu’il n’y paraît si même un gars circulant avec un énorme 4x4 en pleine cambrousse et parlant l’idiome local ne s’en sort pas plus que moi… J Bon, mais il a la gentillesse d’insister et au bout d’un long moment, miracle le 4x4 s’affiche au compteur. En fait, avec le levier il est passé par toutes les marches dont Reverse (d’après lui) et remis en Drive, on peut enfin débloquer l’autre levier de vitesse. J’en parlerais par internet avec Philippe qui après recherches me confirme que l’opération peut se faire directement en roulant doucement et finalement il suffit de passer de Drive à Neutral puis retour Drive et ensuite passer la vitesse 4x4 de l’autre levier. Après, cela semble facile, mais sur le moment, je voudrais bien vous y voir !!!
Bon l’an prochain, je devrais être au point normalement… Enfin nous arrivons sur le site après quelques sueurs froides car la piste n’est pas forcément évidente à trouver sur les washs caillouteux qui se séparent. Quelques points de repère aident quand même. Un dernier ressaut (la barrière du BLM annoncée sur certains sites, qui le précédait a été enlevée) où mon mari descend pour m’aider (et qui s’avèrera plus technique pour ne pas dire inquiétant avec la voiture vraiment très penchée dans le sens de la descente) et nous arrivons aux alentours de 13h15. La vue des 2 palmiers me remplit d’aise car je me sais arrivée, et je ne suis pas la grande baroudeuse prête à me perdre dans ces immensités sans aucune crainte.

Nous calculons vite qu’il nous faut repartir à 15h15 pour arriver au moins à Deep Throat avant de n’avoir plus de lumière car à partir de ce repère là, le retour à la piste principale est simple car tout droit.
Pique-nique hyper rapide et début de la visite d un lieu magique où la nature se fait sculpteur. Un seul photographe arrivé après nous partage ce site confidentiel et difficile d accès à nos yeux de « randonneurs du dimanche »








Le site est grand et nous oblige à le parcourir en un peu moins de 2h00, ce qui est frustrant car c’est une vraie merveille. Philippe m’expliquera que nous l’avons vu en conditions hivernales, la pierre ayant cette caractéristique de « suer » un blanc qui laisse des traces la rendant particulièrement belle.




Nous repartons et retrouvons, après une petite erreur, notre chemin,

puis arrivons avant le coucher du soleil à la piste principale

Enfin la route, direction St Georges, pour la nuit. Je m’escrime pour enlever la position 4x4 mais j’y arrive. Mais il semble que la journée me réserve encore une surprise stressante :
Nous nous sommes levés tôt et la journée a été longue : entre les heures de conduite en 4x4 qui nécessite une attention soutenue, les difficultés stressantes d’orientation, le parcours du site à vitesse grand V sans se reposer pour tâcher de couvrir toute la zone dans le temps imparti, les difficultés identiques au retour ; autant dire que quand je rejoins la route goudronnée, je me relaxe enfin. Il nous reste un minimum d’1h30 pour accéder à notre prochaine étape où nous devons encore nous trouver un hôtel. Je roule comme d’habitude au maxi de la vitesse autorisée soit 55 miles (presque 90km/h) sur cette petite route déserte. C’est un tort car il fait nuit, sans aucun éclairage, et les phares de ma jeep ne sont pas top (c’est bien le seul reproche que je pourrais lui faire !). Mon mari regarde ses photos sur l’écran de l’appareil et sans doute mon regard se détourne un moment. Quand je refocalise sur la route, c’est avec horreur que je constate qu’un énorme obstacle imprévu se dresse devant moi : une vache noire dans la nuit noire, qui me regarde d’un air parfaitement placide (je ne l’oublierai jamais ce regard !), voire suicidaire (il est quand même bruyant le 4x4 : alors qu’est ce qu’elle fiche là en plein milieu de la route !!!)
Alors là m’arrive une sensation vraiment étonnante : un dédoublement de la personnalité ! Mon cerveau attaque les maths : vitesse du projectile, distance du point d’impact et résous l’équation : choc imparable ; on est trop près !!! Mais, l’instinct de survie branche un bouton que je ne me connaissais même pas : « supers réflexes ». Je donne donc un grand coup de volant à gauche sans freiner même si dans ma tête, c’est déjà perdu. Miracle ! Ca passe ! Le cerveau continue son boulot : route étroite, gros ravin à un éclair de pensée ; si j’ai raté la vache, le ravin, lui, je ne vais pas le louper ! Mais « supers réflexes » agit plus vite et je donne donc un grand coup de volant à droite.
P…n, on a passé ça aussi !!! Mais la voiture n’apprécie pas du tout et se met à tanguer dangereusement. Quand les roues décollent vraiment haut, mon cerveau continue son travail de sape morale, ça fait un moment qu’on est passé dans le rouge pour tous les bidules électronique qui gardent la trajectoire : on ne peut donc que se renverser. Mais mes mains continuent à donner des coups de volant alternatifs dans le sens opposé des roues qui se sont levées. Bref, au bout d’un moment, après de multiples cahotages, j’ai stabilisé. Sauvés ! Un silence de mort dans la voiture ! Mon mari n’a pas dit un mot pendant tout le gymkhana ! Moi, j’aurais piqué à coup sûr une crise de nerf à sa place. Il nous faudra quelques minutes pour déglutir et se mettre à parler de la bonne étoile qui nous a sauvés ce soir. C’est arrivé si vite que nous n’avons pas eu le temps d’avoir peur pendant, mais la trouille rétrospective, elle, fait son boulot ! Gloups…..
On arrive à St Georges : on trouve un hôtel sympa : le Crystal Inn où on nous fait un prix réduit pour une jolie chambre et nous dînons en face, à l’excellent Black Bear Dinner. Saumon pour Mr et hamburger pour Mme. Bien mérité non ? mmm
Quelle journée !!!
Nous repartons pour la 3ème fois aux USA mais la seconde dans l’ouest cher à notre cœur. Je suis accompagnée de mon mari, nos 2 grands ayant entendu parler un peu trop rando n’ayant pas souhaité venir. Nous sommes hors vacances scolaires du 5 au 19 novembre. Mon anglais a un peu progressé, la vision de séries américaines en VO m’ayant aidé. Mon mari parle d’autres langues mais compte toujours sur moi pour l’anglais.
Cette fois, contrairement à notre précédent voyage 2009, pas de planning : nous nous adapterons au temps et à nos envies : juste une wishlist résolument tournée vers les red rocks et l’aventure ! Nous avions même pensé dormir dans le véhicule mais le froid étant là, c’est le confort d’hôtels sympa que nous avons choisi.
J’ai réservé les billets début juin et choisi un AR Nice-Las Vegas relativement économique 1144 € pour 2 en contrepartie de 2 escales à Amsterdam et Minneapolis (au mieux, c’était une escale vu qu’il n’y a pas de vol direct). Je préfère mettre le budget dans un bon SUV standard 4X4 avec toutes les assurances. Nous passons par le site « locationdevoiture », intermédiaire de FTI qui lui-même s’adresse à Dollars pour 631€.
Nous préparons une fois de plus nos randos avec l’aide des aimables membres de voyage forum, du réputé site Ouestusa.fr et du non moins célèbre Philippe (alias Sedonax sur VF) que je remercie tout particulièrement pour sa gentillesse, sa patience et ses précieux et excellents conseils. Merci cher Philippe !!!
Zou, c’est parti !
5 novembre : valises ok, Esta et passeports ok, boarding pass ok, dollars ok, 2 valises en soute ok, 2 sacs cabine avec le matos photo et mini ordi ok : la check liste est terminée. Le taxi nous attend à 4h30. Cette fois, nous avons réussi à dormir. Les 3 vols se passent très bien avec une attente raisonnable aux escales. A l’embarquement à Nice une famille a tout de même un sacré déboire pour leur départ au Brésil : une femme est refoulée car son billet et son passeport ne sont pas au même nom (nom de jeune fille sur ce dernier et nom de femme remariée sur le billet je crois). Son mari reste avec elle. Seuls leurs enfants et petit-fils partiront finalement. Nous patientons donc le temps qu’ils débarquent leurs bagages… Une fois de plus, plein de films sympa durant le vol Minneapolis-Las Vegas. Là, je n’ai pas eu accès au choix des sièges et nous nous retrouvons dans l’allée centrale avec un couple américain qui mange devant nous quelques kiwis… avec la peau ! Surprenant, à moins que vous ne le fassiez aussi…
Passage à l’immigration : rapide et facile. Au vu de nos passeports, l’un italien et l’autre français, l’agent nous demande où nous habitons. Officiellement de par son job, mon mari a sa résidence en Italie, et moi à notre domicile en France. Il nous demande « Vous êtes mariés ? » « yes ». Temps de réflexion « l’un avec l’autre ??? » Ben « Yes » de nouveau.
Le dernier vol nous semble interminable… surtout sans écran individuel cette fois !
Bref, arrivés à Las Vegas, prise du shuttle pour le Car center où sont regroupés les loueurs de voiture. Une étape importante et légèrement redoutée au vu de tous les petits, voire gros problèmes, que subissent les clients. Il y a 1an1/2 on m’a fait croire à un surclassement gratuit, finalement débité (et hors de prix) mais gentiment remboursé après mon appel « désespéré » à l’agence Alamo de Los Angeles. Ca c’était bien terminé. Cette fois-ci, l’agent me donne la voiture sans histoire quand je lui parle de mon « vrai 4x4 standard ». Toutefois, elle me montre les photos d’un modèle en me précisant que celui-ci est un vrai tout-terrain et que si je choisis ce modèle il faut que je remonte changer le contrat et payer un supplément.
Je descends au parking et commence à chercher un véhicule à mon goût. Mon mari me montre alors un modèle avec de vrais gros pneus 4x4. C’est le véhicule en question, avec le supplément. Nous en choisissons donc un autre : une Ford avec un vrai pneu de rechange et pas une galette, et des pneus pas trop usés. Mais quand même, la jeep nous fait envie et je décide de remonter à l’accueil pour voir la différence de prix. Le préposé du parking me voit remonter et m’interpelle en me demandant ce qui ne va pas vu qu’il m’a vu mettre les bagages dans la Ford. Je lui explique que je préfère la Jeep Wrangler Rubicon et que je vais demander pour le supplément de prix. Il me dit que je n’ai qu’à prendre la clef et que c’est bon comme ça ! Yes ! Finalement, Philippe m’apprendra que ce modèle fait partie des SUV standard et qu’il n’y avait donc aucun supplément à priori pour ce véhicule contrairement à ce que m’a annoncé la préposée. Comme quoi, les agents ont toujours quelques tours dans leur sac !!!
En tout cas, cette voiture a été absolument parfaite en toute circonstances et nous en avons été plus que ravis, sécurisés par ses énormes pneus qui sont passés partout, même pour la Racetrack… et qui nous ont même sauvé la vie un soir…
La prise en main est, cette fois, rapide. Plus aucun problème avec le pied gauche. On dirait que j’ai conduit hier une automatique. La seule chose que je n’arrive pas à régler, ce sont les énormes rétros.
Arrivée au Tropicana. La chambre est sympa mais pas rénovée comme celle proposée sur le site internet. Vraiment épuisés, nous commandons une salade dans notre chambre : mais pourquoi tant de poivre !!! Puis j’attaque mon blog pour la famille. Je n’avais pas remarqué que le petit ordi acheté en Italie par mon mari a un clavier qwerty et c’est vraiment pénible pour moi. Nous nous couchons pour, nous le savons, une courte nuit, malgré la fatigue.
6 novembre :
Je me réveille à 3h23 ! Francesco aussi. Impossible de fermer l’œil pour moi mais lui arrive à se rendormir un peu. Nous patientons et partons vers 6h15 pour le Walmart du coin. Nous y achetons la traditionnelle glacière et de quoi la remplir pour les pique-niques et petit déjeuners, un kit de réparation pour une éventuelle crevaison, une couverture en polaire pour cacher les bagages malgré les vitres foncées et un support standard pour gps car si j’ai bien pensé au gps de route, celui-là, je l’avais oublié. Au moment de passer à la caisse, un gros « crac » sous mon pas : je viens d’écraser mes lunettes de vue de près qui sont tombées sans que je m’en aperçoive ! Un verre a sauté et la monture est toute tordue. Dire que c’était ma paire « costaude ». Bon, j’ai quand même une autre paire plus délicate qui en verra d’ailleurs de toutes les couleurs par la suite ! Temps mitigé et nous prenons la direction de Valley of Fire, petit State parc que nous adorons.


Premier arrêt et ballade sur la route montant à White Domes. Un couple de parisiens vient de se marier au bord de la route. Ils sont charmants. Il n’y a qu’eux, le prêtre et la photographe. Je discute photo avec elle. Elle aime aussi beaucoup son Pentax même si professionnellement, elle utilise son Canon.





Nous déjeunons d’une salade à l’extérieur mais il fait assez froid et au bout d’1/2h, le temps vire à l’orage. Nous cherchons le début de la rando pour Fire wave que nous ne connaissons pas. En fait un sentier balisé part d’un parking plus haut mais nous ignorons son existence et j’ai rentré dans mon gps de rando les coordonnées de l’accès passant par un très joli petit canyon. Nous sommes arrêtés par de grosses marres d’eau et une brusque ondée se déverse juste à notre retour à la voiture.



Quelques minutes plus tard nous nous arrêtons sur le bas-côté pour profiter du bel arc en ciel.

Un ranger s’arrête pour nous confirmer qu’il est interdit de s’arrêter hors des parkings prévus à cet effet. Puis il se remet à pleuvoir et nous abandonnons la partie. Nous partons nous installer à quelques miles du parc, à Overton, dans l’ancien Best Western North Short Inn qui, comme me l’a précisé Philippe, n’est d’ailleurs plus Best Western. Effectivement, le couple qui tient cet hôtel l’a racheté il y a environ 7 mois. Ils sont sympathiques. La chambre est classique et calme. Nous la garderons pour 2 nuits à un prix raisonnable, wifi et petit déj inclus. Nous nous sommes mis à l’heure locale et partons dîner dans un petit resto tout près (faut dire qu’il n’y a pas grand-chose d’ouvert, et même pas grand-chose tout court…). 2 hamburgers moyens et nous rentrons nous coucher. Il est 20h30 et on est morts !!!
7 novembre :
Forcément, on se réveille tôt mais 4h30, c’est déjà mieux que hier ! Bon j’ai une tête de déterrée mais faudra faire avec ! Le moral est en flèche car le ciel a l’air clair. Nous attendons le breakfast à 6h00 que nous partageons avec les travailleurs locaux qui viennent petit déjeuner ici. Finalement, je ne sais même plus l’heure qu’il est car c’est le week-end du changement à l’heure d’hiver pour les américains alors qu’en France, c’était la semaine précédente. Départ pour Valley of Fire bis avec cette fois un superbe et frais beau temps. Nous commençons par Elephant rock.

Ensuite, nous voulons faire la rando de la veille et nous nous garons à un parking plus bas. J'ai imaginé pour passer les grosses flaques d'eau, d'enfiler des sacs poubelle aux pieds pour passer. Ce n'est pas très classe (non, je n’ai pas de photos !) mais ça fonctionne avec de l’eau presque aux genoux.

Au retour, nous passerons sur les hauteurs ce que nous n’avions osé faire à l’aller, ne sachant pas comment se présentait la suite. La jolie vague rose s’offre enfin à nos yeux, même si nous sommes à contrejour car nous devons grimper dessus pour le meilleur point de vue.

Nous grimpons ensuite sur les collines pour apprécier les magnifiques paysages. Nous n’avons croisé personne de la matinée. Tout ça, rien que pour nous !





Après le déjeuner que nous commençons sur les emplacements proposés par le parc, mais finissons dans la voiture à cause du froid, nous refaisons White Domes que nous avions tant apprécié en 2009. C’est en y allant que nous remarquons le balisage pour la Fire Wave à partir d’un parking plus haut. Autant le matin, nous étions seuls, autant ici, la promenade est courue. On y trouve même un top model, rousse, blanche de peau et bouche rouge écarlate, vêtue de jaune avec des talons aiguilles. Il faudra vraiment un super photographe pour que cela puisse faire de belles photos car à voir comme cela, ce n’est pas extra ! La pauvre, en petite tenue, elle tremble en attendant « the foto » Là encore, nous prenons de la hauteur par rapport au reste des promeneurs. Nous nous régalons.

J’ai l’occasion de parler photo avec d’autres photographes porteurs de trépied. Retour hôtel après cette journée géniale. Encore quelques pauses photos : comment résister ?






Nous dinons ce soir dans un petit resto encore plus paumé que le précédent : on nous expédie le repas, sans couteau, ni pain, ni dessert puisqu'on nous apporte l'addition à la place. Dans la voiture, il nous reste des noix de cajou heureusement car on a encore faim !!
8 novembre :
Grosse journée avec du suspens, du stress, de la peur et un lieu magique au bout dans le wilderness le plus total ! Allez, je vous raconte :
Levés très tôt nous quittons Overton. Chouette ! Il fait super beau. Nous passons de l’autoroute, à la route de campagne, puis le chemin, puis la piste et quelques heures de conduite plus tard sur la Gold butte byway, ainsi que quelques erreurs de trajet plus tard aussi, nous arrivons vers Whitney Pockets, 1ère étape avant Little Finland. Le panneau indiquant le site ne se voit qu’en arrivant d’en face et précise 0.4 miles soit vraiment tout près. Nous nous sommes arrêtés pour une pause photo sans imaginer que nous sommes déjà au bon endroit et repartons dans la direction de notre plan pensant que c’est vraiment plus loin. Nous faisons pas mal de route sans donc jamais trouver et, vaincus, repartons au croisement où nous découvrons enfin le panneau…
Bon on continue car après tout, c’est Little Finland le but de notre journée. Je décide de me mettre en 4x4 et c’est là que ça se corse. En 2009, j’avais un 4x4 automatique et celui-ci est manuel : il y a donc un second levier de vitesse à côté du premier. Forte de mon expérience précédente, je me positionne sur le principal en Neutral pour tacher de passer en 4x4. Rien… J’essaie diverses possibilités mais aucune n’est validée. Je prends donc le manuel pensant résoudre facilement la chose mais après une bonne lecture, rien n’est vraiment clair et mon anglais n’est pas spécialisé dans ce genre de vocabulaire. Nous repartons mais je me demande s’il est raisonnable de continuer sans se mettre en 4x4. Mon mari toujours optimiste pense que nous allons rencontrer un véhicule alors que nous semblons seuls au milieu de ce désert agrémenté de quelques cactus et pierres rouges. Mais il a raison. J’arrête donc le conducteur de l’unique voiture rencontrée et lui explique. Mince, lui a un automatique et ne sait pas ! Toutefois je lui présente le manuel : il lit et n’a pas l’air plus avancé que moi. Finalement, ça me soulage : je suis moins idiote qu’il n’y paraît si même un gars circulant avec un énorme 4x4 en pleine cambrousse et parlant l’idiome local ne s’en sort pas plus que moi… J Bon, mais il a la gentillesse d’insister et au bout d’un long moment, miracle le 4x4 s’affiche au compteur. En fait, avec le levier il est passé par toutes les marches dont Reverse (d’après lui) et remis en Drive, on peut enfin débloquer l’autre levier de vitesse. J’en parlerais par internet avec Philippe qui après recherches me confirme que l’opération peut se faire directement en roulant doucement et finalement il suffit de passer de Drive à Neutral puis retour Drive et ensuite passer la vitesse 4x4 de l’autre levier. Après, cela semble facile, mais sur le moment, je voudrais bien vous y voir !!!
Bon l’an prochain, je devrais être au point normalement… Enfin nous arrivons sur le site après quelques sueurs froides car la piste n’est pas forcément évidente à trouver sur les washs caillouteux qui se séparent. Quelques points de repère aident quand même. Un dernier ressaut (la barrière du BLM annoncée sur certains sites, qui le précédait a été enlevée) où mon mari descend pour m’aider (et qui s’avèrera plus technique pour ne pas dire inquiétant avec la voiture vraiment très penchée dans le sens de la descente) et nous arrivons aux alentours de 13h15. La vue des 2 palmiers me remplit d’aise car je me sais arrivée, et je ne suis pas la grande baroudeuse prête à me perdre dans ces immensités sans aucune crainte.

Nous calculons vite qu’il nous faut repartir à 15h15 pour arriver au moins à Deep Throat avant de n’avoir plus de lumière car à partir de ce repère là, le retour à la piste principale est simple car tout droit.
Pique-nique hyper rapide et début de la visite d un lieu magique où la nature se fait sculpteur. Un seul photographe arrivé après nous partage ce site confidentiel et difficile d accès à nos yeux de « randonneurs du dimanche »








Le site est grand et nous oblige à le parcourir en un peu moins de 2h00, ce qui est frustrant car c’est une vraie merveille. Philippe m’expliquera que nous l’avons vu en conditions hivernales, la pierre ayant cette caractéristique de « suer » un blanc qui laisse des traces la rendant particulièrement belle.




Nous repartons et retrouvons, après une petite erreur, notre chemin,

puis arrivons avant le coucher du soleil à la piste principale

Enfin la route, direction St Georges, pour la nuit. Je m’escrime pour enlever la position 4x4 mais j’y arrive. Mais il semble que la journée me réserve encore une surprise stressante :
Nous nous sommes levés tôt et la journée a été longue : entre les heures de conduite en 4x4 qui nécessite une attention soutenue, les difficultés stressantes d’orientation, le parcours du site à vitesse grand V sans se reposer pour tâcher de couvrir toute la zone dans le temps imparti, les difficultés identiques au retour ; autant dire que quand je rejoins la route goudronnée, je me relaxe enfin. Il nous reste un minimum d’1h30 pour accéder à notre prochaine étape où nous devons encore nous trouver un hôtel. Je roule comme d’habitude au maxi de la vitesse autorisée soit 55 miles (presque 90km/h) sur cette petite route déserte. C’est un tort car il fait nuit, sans aucun éclairage, et les phares de ma jeep ne sont pas top (c’est bien le seul reproche que je pourrais lui faire !). Mon mari regarde ses photos sur l’écran de l’appareil et sans doute mon regard se détourne un moment. Quand je refocalise sur la route, c’est avec horreur que je constate qu’un énorme obstacle imprévu se dresse devant moi : une vache noire dans la nuit noire, qui me regarde d’un air parfaitement placide (je ne l’oublierai jamais ce regard !), voire suicidaire (il est quand même bruyant le 4x4 : alors qu’est ce qu’elle fiche là en plein milieu de la route !!!)
Alors là m’arrive une sensation vraiment étonnante : un dédoublement de la personnalité ! Mon cerveau attaque les maths : vitesse du projectile, distance du point d’impact et résous l’équation : choc imparable ; on est trop près !!! Mais, l’instinct de survie branche un bouton que je ne me connaissais même pas : « supers réflexes ». Je donne donc un grand coup de volant à gauche sans freiner même si dans ma tête, c’est déjà perdu. Miracle ! Ca passe ! Le cerveau continue son boulot : route étroite, gros ravin à un éclair de pensée ; si j’ai raté la vache, le ravin, lui, je ne vais pas le louper ! Mais « supers réflexes » agit plus vite et je donne donc un grand coup de volant à droite.
P…n, on a passé ça aussi !!! Mais la voiture n’apprécie pas du tout et se met à tanguer dangereusement. Quand les roues décollent vraiment haut, mon cerveau continue son travail de sape morale, ça fait un moment qu’on est passé dans le rouge pour tous les bidules électronique qui gardent la trajectoire : on ne peut donc que se renverser. Mais mes mains continuent à donner des coups de volant alternatifs dans le sens opposé des roues qui se sont levées. Bref, au bout d’un moment, après de multiples cahotages, j’ai stabilisé. Sauvés ! Un silence de mort dans la voiture ! Mon mari n’a pas dit un mot pendant tout le gymkhana ! Moi, j’aurais piqué à coup sûr une crise de nerf à sa place. Il nous faudra quelques minutes pour déglutir et se mettre à parler de la bonne étoile qui nous a sauvés ce soir. C’est arrivé si vite que nous n’avons pas eu le temps d’avoir peur pendant, mais la trouille rétrospective, elle, fait son boulot ! Gloups…..
On arrive à St Georges : on trouve un hôtel sympa : le Crystal Inn où on nous fait un prix réduit pour une jolie chambre et nous dînons en face, à l’excellent Black Bear Dinner. Saumon pour Mr et hamburger pour Mme. Bien mérité non ? mmm
Quelle journée !!!
Ouest américain pour vingt jours de Los Angeles à San Francisco English translation pending
Bonjour a tous et deja merci,
grace a vous j ai put faire l'ebauche de mon circuit de 20 jours du 1er au 20 aout
j'aurais svp aimé vos avis sur celui ci:
distance trop longue
oublie d'un site incontournable
site sans interet, etc...
je peut tout changer😉
a ce jour seul les billets d'avion sont reservés.
D'avance merci
J1:arrivé L.A
J2:L.A
J3:L.A Grand Canyon(8h )😛
J4:Grand Canyon
J5:G.C Lake Powel
J6:L.P Monument Valley
J7:M.V Moab
J8:Moab
J9:Moab
J10:Moab Bryce Canyon
J11:Bryce canyon
J12:B.C Las Vegas
J13:L.V
J14:L.V Death valley
J15:D.V Yosemite
J16:Yosemite
J17:Yos SAn Francisco
J18:S.F
J19:S.F
J20: avion pour Nice a 18H sniff sniff🤪
Merci pour vos conseils qui me seront trés precieux N'hesitez pas si c'est tres mauvais de me le dire PS: desolé pour les fautes d'ortographes😊
Merci pour vos conseils qui me seront trés precieux N'hesitez pas si c'est tres mauvais de me le dire PS: desolé pour les fautes d'ortographes😊
Chili: trek au parc national Nevado de Tres Cruces ou sur Ojos del Salado? English translation pending
Bonjour,
Nous serons au Chili en mars 2012 et aimerions faire un randonnée dans le coin du parc de Tres Cruces ou du Ojos del Salado. J'ai déjà trouvé pas mal d'informations sur le forum, concernant les difficutés de s'y rendre, le climat extrème, l'altitude et les expéditions pour escalader le volcan Ojos del Salado. Mais je n'ai rien trouvé sur les éventuelles randos dans le secteurs.
Est-ce qulelqu'un peut m'aider? - Il y a-t-il des circuits de randonnées interessants dans le parc ou à proximité? - Est-il possible (sans prétendre se rendre au sommet) de randonner dans le secteur du volcan?
Nous sommes habitués aux longues randonnées en autonomie, mais mois à l'altitude. Nous planifions de faire quelques randonnées plus au sud avant de se rendre à Copiaco, nous devrions donc être "acclimatés".
Merci d'avance.
Damien
Nous serons au Chili en mars 2012 et aimerions faire un randonnée dans le coin du parc de Tres Cruces ou du Ojos del Salado. J'ai déjà trouvé pas mal d'informations sur le forum, concernant les difficutés de s'y rendre, le climat extrème, l'altitude et les expéditions pour escalader le volcan Ojos del Salado. Mais je n'ai rien trouvé sur les éventuelles randos dans le secteurs.
Est-ce qulelqu'un peut m'aider? - Il y a-t-il des circuits de randonnées interessants dans le parc ou à proximité? - Est-il possible (sans prétendre se rendre au sommet) de randonner dans le secteur du volcan?
Nous sommes habitués aux longues randonnées en autonomie, mais mois à l'altitude. Nous planifions de faire quelques randonnées plus au sud avant de se rendre à Copiaco, nous devrions donc être "acclimatés".
Merci d'avance.
Damien
Besoin d'aide pour préparation de voyage Iguaçu/nord Argentine/sud Bolivie/nord Chili English translation pending
Bonjour,
D'avance merci à celles et ceux prenant de leur temps pour nous accompagner en cette prépa.
Notre prochain voyage prend de plus en plus des allures de Iguaçu/Nord Argentine/Sud Bolivie/Nord Chili…
Cette nouvelle prépa avance tout doucettement… Bien sûr, nous avons déjà parcouru de nombreux carnets (Chrissand, krikri, …) ou sujets du forum et stocké les premières infos de Pascale (Khastin) et d'autres.
Nous avons quelques points clefs: - Un voyage principalement en août 2012 - Nous savons que c'est en hiver nous avons déjà testé en Patagonie, au Pérou… - Arrivée et départ du continent par Belem (Brésil) à moins de changement sur les vols d'Air Caraibes - Une trentaine de nuits sans compter celle de Belem, au retour - Un point d'arrivée et un point de départ différents - Un besoin d'habituation en douceur à l'altitude - Une non-envie de gérer une voiture en permanence mais en qqs points seulement - Une envie de voyage en mode rou-confor-tard donc avec des chambres aux sanitaires privés et le chauffage (sauf dans les endroits où c'est totalement introuvable). - Une conscience qu'on ne pourra tout voir dans ces secteurs et que nous avons à faire une grande sélection. Nous envisageons ce voyage comme, très probablement, notre dernier dans ce coin, donc c'est à priori l'ultime chance pour certains de nos Musts ! - Résas fixes uniquement pour les premiers jours et le vol interne. Pour le reste, ce sera au fil du voyage et des découvertes…
Notre base actuelle:
- Iguaçu, que l'un des deux ne connaît pas – base 3 nuits (1 Brésil et probablement 2 Argentine) – A déterminer
Avion pour Salta - Location de voiture – 6/7 nuits dans le secteur – donc sélection à faire…
Passage en Bolivie vers Tupiza – bus - 6/7 nuits dans le secteur avec comme objectifs Salar et sud Lipiez – agence – Recherche d'une solution avec hébergement "confort. Nous nous questionnons sur l'intérêt d'aller à Sucre. Nous sommes peu fans de ville et même si c'est, aux dires des uns et des autres, une belle ville, c'est ???
Passage au Chili pour San Pedro de Atacama - 4/5 nuits dans le secteur – agence ou voiture
- Ski – 3/4 jours. Nous recherchons la station… Nous habitons à la Martinique et avons fortement apprécié de pouvoir skier en 2010, à Bariloche. Valle Nevado nous intéresse par sa proximité avec Santiago et donc la possibilité de repartir de là. Mais c'est aussi la station de la capitale, donc très fréquentée… Ce site nous sert de référence: http://www.chile-pucon.com/-Ski-Chili- Si vous avez des suggestions...
- Une envie de voir l'Aconcagua…
- 3/4 jours de battage pour les impondérables et autres
Pour l'instant, nous amassons les infos, consultons les sites, regardons les cartes et parcourons les guides… Donc, si vous avez des éléments pouvant alimenter notre pré-brainstorming du planning de ce voyage, ils sont les bienvenus… Nos billets d'avion sont à acheter dans les prochaines semaines et donc nous devons déterminer notre point de terminaison du voyage.
D'avance merci à celles et ceux prenant de leur temps pour nous accompagner en cette prépa.
Notre prochain voyage prend de plus en plus des allures de Iguaçu/Nord Argentine/Sud Bolivie/Nord Chili…
Cette nouvelle prépa avance tout doucettement… Bien sûr, nous avons déjà parcouru de nombreux carnets (Chrissand, krikri, …) ou sujets du forum et stocké les premières infos de Pascale (Khastin) et d'autres.
Nous avons quelques points clefs: - Un voyage principalement en août 2012 - Nous savons que c'est en hiver nous avons déjà testé en Patagonie, au Pérou… - Arrivée et départ du continent par Belem (Brésil) à moins de changement sur les vols d'Air Caraibes - Une trentaine de nuits sans compter celle de Belem, au retour - Un point d'arrivée et un point de départ différents - Un besoin d'habituation en douceur à l'altitude - Une non-envie de gérer une voiture en permanence mais en qqs points seulement - Une envie de voyage en mode rou-confor-tard donc avec des chambres aux sanitaires privés et le chauffage (sauf dans les endroits où c'est totalement introuvable). - Une conscience qu'on ne pourra tout voir dans ces secteurs et que nous avons à faire une grande sélection. Nous envisageons ce voyage comme, très probablement, notre dernier dans ce coin, donc c'est à priori l'ultime chance pour certains de nos Musts ! - Résas fixes uniquement pour les premiers jours et le vol interne. Pour le reste, ce sera au fil du voyage et des découvertes…
Notre base actuelle:
- Iguaçu, que l'un des deux ne connaît pas – base 3 nuits (1 Brésil et probablement 2 Argentine) – A déterminer
Avion pour Salta - Location de voiture – 6/7 nuits dans le secteur – donc sélection à faire…
Passage en Bolivie vers Tupiza – bus - 6/7 nuits dans le secteur avec comme objectifs Salar et sud Lipiez – agence – Recherche d'une solution avec hébergement "confort. Nous nous questionnons sur l'intérêt d'aller à Sucre. Nous sommes peu fans de ville et même si c'est, aux dires des uns et des autres, une belle ville, c'est ???
Passage au Chili pour San Pedro de Atacama - 4/5 nuits dans le secteur – agence ou voiture
- Ski – 3/4 jours. Nous recherchons la station… Nous habitons à la Martinique et avons fortement apprécié de pouvoir skier en 2010, à Bariloche. Valle Nevado nous intéresse par sa proximité avec Santiago et donc la possibilité de repartir de là. Mais c'est aussi la station de la capitale, donc très fréquentée… Ce site nous sert de référence: http://www.chile-pucon.com/-Ski-Chili- Si vous avez des suggestions...
- Une envie de voir l'Aconcagua…
- 3/4 jours de battage pour les impondérables et autres
Pour l'instant, nous amassons les infos, consultons les sites, regardons les cartes et parcourons les guides… Donc, si vous avez des éléments pouvant alimenter notre pré-brainstorming du planning de ce voyage, ils sont les bienvenus… Nos billets d'avion sont à acheter dans les prochaines semaines et donc nous devons déterminer notre point de terminaison du voyage.
Équateur: Quito et la bataille de Pichincha (24 mai) English translation pending
Bonjour à toutes et tous,
Le 24 mai 2012, je serai à Quito (Equateur) On y célèbre la Bataille de Pichincha . Il semble que ce soit un jour important pour le Pays. Mes questions : Es-ce un jour fèrié et comme en France tout est fermé et y à t'il des festivités et animations prévues dans quito ?? Merci pour vos réponses Hasta pronto
Le 24 mai 2012, je serai à Quito (Equateur) On y célèbre la Bataille de Pichincha . Il semble que ce soit un jour important pour le Pays. Mes questions : Es-ce un jour fèrié et comme en France tout est fermé et y à t'il des festivités et animations prévues dans quito ?? Merci pour vos réponses Hasta pronto
Météo et vent, choisir entre Conil de la Frontera et Alcaidesa (Costa del Sol) en juin? English translation pending
Bonjour, a tous
J'nvisage de prendre une emaine devacancesmi juin.
Au depart je voulais aller a Tarifa, mais la possibilite d'un tres fort vent m'a decourage.
Plusieurs possibilites s'offrent donc: Conil de la Frontera ou la Costa del Sol ( alcaidesa).
Nous voulons ofitere de la plage, d'une piscine si besoin et faire quelques visites.
Pouvez vous me conseiller pour le climat, les temperatures et le vent
Merci a tous
Îles Canaries avec un bébé de 18 mois English translation pending
Bonjour.
Je souhaiterais partir une semaine au mois d’avril aux îles canaries avec mon mari et mon bébé de 18 mois. Nous aimerions des plages tranquilles, familiales et non pas la fiesta toute la nuit, mais nous ne savons pas quelle île choisir. Et est-ce qu’il y a des ballades sympas à faire ou des coins de nature à ne pas rater ?
D’avance merci pour vos réponses.🙂
Transit entre les deux aéroports de Buenos Aires: durée du trajet? English translation pending
Bonjour à tous et bonne année !
Alors bien sûr tout est dans le titre devant une question récurrente ici. Voilà la situation en quelques mots.
J'arrive à Buenos Aires, aéroport international Pistarini à 9h15 (Air Europa, donc autant dire une heur de retard). On va dire que dans le meilleur des cas je quitte l'aéroport avec mes bagages et formalités de douanes vers 11h.
J'ai pris un vol en correspondance (en me rendant compte après coup qu'il fallait changer d'aéroport mais comme je suis avec la compagnie nationale je pensais bêtement qu'il s'agissait de la même plateforme) à 15h pour El Calafate, aéroport national.
Combien de temps de transport doit-on compter entre les deux aéroports ? Sachant que nous serons un mardi vers 11h du matin donc beaucoup de circulation, j'imagine qu'il faudra au moins deux heures de trajet ?
Est-il mieux de prendre un taxi plutôt qu'un bus ? Avec 6h de battement et même en comptant quelques retards je pense que cela est faisable mais j'aimerai bien avoir votre sentiment sur la question.
Merci d'avance !
Benjamin
Alors bien sûr tout est dans le titre devant une question récurrente ici. Voilà la situation en quelques mots.
J'arrive à Buenos Aires, aéroport international Pistarini à 9h15 (Air Europa, donc autant dire une heur de retard). On va dire que dans le meilleur des cas je quitte l'aéroport avec mes bagages et formalités de douanes vers 11h.
J'ai pris un vol en correspondance (en me rendant compte après coup qu'il fallait changer d'aéroport mais comme je suis avec la compagnie nationale je pensais bêtement qu'il s'agissait de la même plateforme) à 15h pour El Calafate, aéroport national.
Combien de temps de transport doit-on compter entre les deux aéroports ? Sachant que nous serons un mardi vers 11h du matin donc beaucoup de circulation, j'imagine qu'il faudra au moins deux heures de trajet ?
Est-il mieux de prendre un taxi plutôt qu'un bus ? Avec 6h de battement et même en comptant quelques retards je pense que cela est faisable mais j'aimerai bien avoir votre sentiment sur la question.
Merci d'avance !
Benjamin
30 août 2011: Le tournage de la série Big Bang Theory! (Etats-Unis) English translation pending
Bonjour à tous!
J'ai passé un magnifique voyage avec mon mari sur la côte ouest des USA à l'occasion de notre voyage de noce. Nous avons préparé ce voyage de façon très détaillée, grâce notamment, à ce forum !!!
Comme je l'avais promis à un membre, voici le récit du tournage auquel nous avons pu assister à Los Angeles : la série Big Bang Theory ! Je vous préviens, c'est une tartine... Comme les photos sont interdites, j'ai essayé d'en trouver sur le net comme je pouvais! Bonne lecture :-D

Quelques précisions avant de commencer…
Comment assister au tournage ? Les tournages ont toujours lieu un mardi soir. Un site internet, TVTICKETS.COM, permet d’obtenir gratuitement des places pour les tournages. Mais ce n’est pas chose aisée… Il faut être au bon moment sur le site et remplir le formulaire très rapidement, sinon, plus de tickets ! Les tickets sont disponibles 4 semaines et 1 jour avant le tournage, à une heure donnée. Pour ma part, je m’étais postée plus d’une demi-heure avant l’heure annoncée sur mon ordinateur, j’avais programmé le remplissage automatique des champs du formulaire, et je rafraîchissait la page toutes les 5 secondes jusqu’au moment où j’ai enfin réussi à mettre la main sur deux tickets (il faut répéter la démarche pour chaque personne). Et même quand on a des tickets, ce n’est pas gagné ! Il y a des tickets garantis, très peu (c’était notre cas) où on est sûrs de rentrer… Et d’autres tickets (3 fois plus) pour lesquels il faut arriver le plus tôt possible aux studios Warner pour espérer entrer ! Voici une partie du ticket :
Où cela se passe-t-il ? Le tournage a lieu aux studios WARNER BROS à Burbank, c’est-à-dire dans l’agglomération de Los Angeles, et tout près d’Hollywood. Oui, ce sont bien les studios que vous reconnaissez sur cette photo :
Le récit! Nous sommes donc arrivés vers 16h30, bien à l’avance, aux studios Warner Bros. Nous venions directement de San Diego et nous avions prévu de la marge, étant donné la circulation réputée chaotique à Los Angeles. Nous découvrons les palmiers de LA…

Nous arrivons dans un parking souterrain où nous devons montrer nos tickets pour pouvoir rentrer et parquer la voiture. A l’intérieur même du parking souterrain se trouve un grand espace avec de très longs bancs… Il y a déjà une bonne cinquantaine de personnes assises sur les bancs. Les gens s’asseyent un par un, par ordre d’arrivée : il s’agit des personnes qui ont des billets non garantis.

Nous sommes placés sur un autre banc, pour les chanceux comme nous qui sont certains d’entrer. Vers 17 heures, on nous appelle par petits groupes de 20 personnes, et on nous fait traverser la rue car les studios sont en face ! Ca ressemble à ça (sauf que c’était de jour !)
Avant d’entrer à proprement dit dans le complexe de studios, on doit passer par une fouille de nos sacs : GSM, appareils photos, caméras sont strictement interdits. On avait prévu le coup et tout laissé dans la voiture. On avance en file indienne. Il fait très chaud, on dégouline de sueur. On nous fait attendre de longues minutes sous un soleil écrasant. On nous propose d’aller aux toilettes car nous n’aurons pas l’occasion avant notre sortie.
Nous longeons d’énormes hangars qui portent chacun un numéro.
Vue aérienne des lieux :
Comme c’est immense, on croise des employés sur des petites voiturettes comme dans les golfs ;)
Nous sommes presques arrivés au studio 25 où se déroulera le tournage… Juste en face, on voit le studio 24… Oh tient, c’est le studio de Friends !
Après encore de longues minutes, on nous fait entrer dans le studio 25. Une plaque est affichée à l’entrée avec le nom des films et séries qui ont été tournés là.
Une deuxième fouille de nos sacs et nous sommes à l’intérieur : surprenant, il fait assez frisquet ! On avait pris chacun un pull que nous mettons bien vite. Nous sommes guidés à travers le studio, qui est séparé en plusieurs espaces grâce à d’énormes tentures noires opaques. On arrive enfin aux gradins du public. Difficile à vous décrire à quoi ça ressemble, c’est très long (une cinquantaine de place) et pas très haut (5-6 rangées de haut). Soit +/- 300 places. Ce sont des bêtes chaises en plastique. Sur chaque chaise est posé un petit papier avec le nom de l’épisode, des acteurs. On nous indique à chacun où on doit s’installer. On ne voit pas encore les décors, ils sont cachés par des draps noirs. Mais on se rend compte qu’on est très très près (4-5 mètres) de l’action. Au-dessus de nous, de nombreux micros et des téléviseurs.
Il est à peu près 17h30. Le chauffeur de salle arrive… Son rôle est de nous garder en forme et motivés toute la soirée (il faut savoir qu’un tournage peut durer 5-6 heures pour 20 minutes de produit fini). Il lance des petits jeux, des concours, il fait participer le public… A vrai dire, il est un peu lourdingue !
Vers 18h00, il nous annonce qu’on va voir, en avant-première l’épisode 2 de la saison 5. Il n’a pas encore été diffusé. Nous profitons de ce moment, le public rigole déjà à gorge déployée.
Après l’épisode, les draps sont retirés et on découvre les décors. En fait, ils sont tous les uns à côté des autres, en enfilade. Pour les connaisseurs de la série, on retrouve d’abord le porche de la maison d’Howard et sa chambre, puis l’appartement de Penny, la cage d’escalier et l’appartement de Sheldon et Leonard (éléments centraux de la série) puis un dernier décor qui change selon les épisodes (ici, c’était une scène de réception de mariage).
On nous présente les acteurs, qui viennent saluer chacun à leur tour le public. On applaudit chaleureusement ! C’est fou de les voir en vrai aussi près… Ils sont vraimet pareils en vrai ;-) L’acteur qui récolte le plus de ferveur est Jim Parsons qui joue Sheldon !
Avant la première scène, on voit les acteurs se détendre : « Raj » danse dans le salon, « Sheldon » répète ses lignes… Des maquilleuses font les dernières retouches.
Après ça le tournage commence à proprement dit. Notre épisode est le troisième de la cinquième saison. Avant chaque scène, le chauffeur de salle fait des jeux, des blagues (nulles), fait participer le public… Quand une scène est sur le point de commencer, il nous dit de rigoler bien fort, car nos rires sont enregistrés et ce sont nous que nous entendons dans l’épisode !
Une technicienne de salle vient faire le clap, en citant les noms des différentes caméras utilisées dans la scène. La scène est retransmise en direct sur les TV au-dessus de nous car nous ne sommes pas toujours en face du décor en question (pour notre part, on était en face de l’appartement de Penny, donc assez bien mis !) Et là c’est parti. Les acteurs sont très pros, très impressionnants ! Un vrai bonheur de voir ça en vrai…
Le public rit à gorge déployée, je trouve ça assez difficile car je ne rigole d’habitude pas aussi fort… On sent bien que le fait d’être entendus dans l’épisode en motive plus d’un ;-)
Les scènes sont généralement tournées 3 fois chacune, voire + …. Elles sont tournées dans l’ordre chronologique de l’épisode, pour permettre de bien comprendre l’histoire. Le chauffeur de salle nous rappelle avant chaque scène de faire comme si c’était la première fois qu’on la voyait…Je trouve ça parfois difficile de rigoler autant la deuxième, troisième ou quatrième fois ! Parfois, une réplique change ou évolue d’une prise à l’autre, ce qui peut nous faire réagir de plus belle.
Concernant les scènes qui se passent dans l’escalier, lorsqu’ils montent, c’est bien évidemment toujours le même décor qui est utilisé pour chaque étage, ils déplacent simplement quelques éléments.
Les scènes se succèdent… Il y en a plus ou moins une douzaine, et il faut attendre parfois de longues minutes entre deux prises car les acteurs se concertent avec le producteur de la série. Le chauffeur de salle est vraiment lourdingue…
Vers 21 heures on reçoit des morceaux de pizza et de l’eau, ce sera notre seul repas ce soir. (pas très copieux et pas très bon).
Le tournage se poursuit, on commence à avoir assez froid (j’ai lu depuis sur Internet qu’ils ne chauffent pas davantage la salle car les spots donnent déjà très chaud aux acteurs).
A un moment, une scène se déroule dans la voiture d’un protagoniste. Elle a été visiblement déjà tournée avant le tournage de ce soir, mais ils la jouent à nouveau assis sur des chaises, dans la cage d’escalier.
Vers 22h30, le tournage se termine (4 heures de tournage quand même !). Les acteurs viennent saluer le public, on les applaudit vraiment fort… Je me faufile rapidement près des balustrades qui nous séparent des décors, et je tends mon petit programme : Bingo, j’obtiens un autographe de Johnny Galecki (Leonard) et de Kunal Nayyar (Raj) qui prennent tous les deux le temps de papoter un peu avec les fans.

Ce seront les deux seuls acteurs qui feront ça ce soir-là, malheureusement !
Nous rentrons à l’hôtel fatigués mais émerveillés d’avoir pu vivre cette belle expérience. Pour info, notre épisode s’appelait « The pulled groin extrapolation » et a été diffusé un mois plus tard, le 29 septembre.
J'ai passé un magnifique voyage avec mon mari sur la côte ouest des USA à l'occasion de notre voyage de noce. Nous avons préparé ce voyage de façon très détaillée, grâce notamment, à ce forum !!!
Comme je l'avais promis à un membre, voici le récit du tournage auquel nous avons pu assister à Los Angeles : la série Big Bang Theory ! Je vous préviens, c'est une tartine... Comme les photos sont interdites, j'ai essayé d'en trouver sur le net comme je pouvais! Bonne lecture :-D

Quelques précisions avant de commencer…
Comment assister au tournage ? Les tournages ont toujours lieu un mardi soir. Un site internet, TVTICKETS.COM, permet d’obtenir gratuitement des places pour les tournages. Mais ce n’est pas chose aisée… Il faut être au bon moment sur le site et remplir le formulaire très rapidement, sinon, plus de tickets ! Les tickets sont disponibles 4 semaines et 1 jour avant le tournage, à une heure donnée. Pour ma part, je m’étais postée plus d’une demi-heure avant l’heure annoncée sur mon ordinateur, j’avais programmé le remplissage automatique des champs du formulaire, et je rafraîchissait la page toutes les 5 secondes jusqu’au moment où j’ai enfin réussi à mettre la main sur deux tickets (il faut répéter la démarche pour chaque personne). Et même quand on a des tickets, ce n’est pas gagné ! Il y a des tickets garantis, très peu (c’était notre cas) où on est sûrs de rentrer… Et d’autres tickets (3 fois plus) pour lesquels il faut arriver le plus tôt possible aux studios Warner pour espérer entrer ! Voici une partie du ticket :

Où cela se passe-t-il ? Le tournage a lieu aux studios WARNER BROS à Burbank, c’est-à-dire dans l’agglomération de Los Angeles, et tout près d’Hollywood. Oui, ce sont bien les studios que vous reconnaissez sur cette photo :

Le récit! Nous sommes donc arrivés vers 16h30, bien à l’avance, aux studios Warner Bros. Nous venions directement de San Diego et nous avions prévu de la marge, étant donné la circulation réputée chaotique à Los Angeles. Nous découvrons les palmiers de LA…

Nous arrivons dans un parking souterrain où nous devons montrer nos tickets pour pouvoir rentrer et parquer la voiture. A l’intérieur même du parking souterrain se trouve un grand espace avec de très longs bancs… Il y a déjà une bonne cinquantaine de personnes assises sur les bancs. Les gens s’asseyent un par un, par ordre d’arrivée : il s’agit des personnes qui ont des billets non garantis.

Nous sommes placés sur un autre banc, pour les chanceux comme nous qui sont certains d’entrer. Vers 17 heures, on nous appelle par petits groupes de 20 personnes, et on nous fait traverser la rue car les studios sont en face ! Ca ressemble à ça (sauf que c’était de jour !)

Avant d’entrer à proprement dit dans le complexe de studios, on doit passer par une fouille de nos sacs : GSM, appareils photos, caméras sont strictement interdits. On avait prévu le coup et tout laissé dans la voiture. On avance en file indienne. Il fait très chaud, on dégouline de sueur. On nous fait attendre de longues minutes sous un soleil écrasant. On nous propose d’aller aux toilettes car nous n’aurons pas l’occasion avant notre sortie.
Nous longeons d’énormes hangars qui portent chacun un numéro.

Vue aérienne des lieux :

Comme c’est immense, on croise des employés sur des petites voiturettes comme dans les golfs ;)

Nous sommes presques arrivés au studio 25 où se déroulera le tournage… Juste en face, on voit le studio 24… Oh tient, c’est le studio de Friends !

Après encore de longues minutes, on nous fait entrer dans le studio 25. Une plaque est affichée à l’entrée avec le nom des films et séries qui ont été tournés là.

Une deuxième fouille de nos sacs et nous sommes à l’intérieur : surprenant, il fait assez frisquet ! On avait pris chacun un pull que nous mettons bien vite. Nous sommes guidés à travers le studio, qui est séparé en plusieurs espaces grâce à d’énormes tentures noires opaques. On arrive enfin aux gradins du public. Difficile à vous décrire à quoi ça ressemble, c’est très long (une cinquantaine de place) et pas très haut (5-6 rangées de haut). Soit +/- 300 places. Ce sont des bêtes chaises en plastique. Sur chaque chaise est posé un petit papier avec le nom de l’épisode, des acteurs. On nous indique à chacun où on doit s’installer. On ne voit pas encore les décors, ils sont cachés par des draps noirs. Mais on se rend compte qu’on est très très près (4-5 mètres) de l’action. Au-dessus de nous, de nombreux micros et des téléviseurs.

Il est à peu près 17h30. Le chauffeur de salle arrive… Son rôle est de nous garder en forme et motivés toute la soirée (il faut savoir qu’un tournage peut durer 5-6 heures pour 20 minutes de produit fini). Il lance des petits jeux, des concours, il fait participer le public… A vrai dire, il est un peu lourdingue !
Vers 18h00, il nous annonce qu’on va voir, en avant-première l’épisode 2 de la saison 5. Il n’a pas encore été diffusé. Nous profitons de ce moment, le public rigole déjà à gorge déployée.
Après l’épisode, les draps sont retirés et on découvre les décors. En fait, ils sont tous les uns à côté des autres, en enfilade. Pour les connaisseurs de la série, on retrouve d’abord le porche de la maison d’Howard et sa chambre, puis l’appartement de Penny, la cage d’escalier et l’appartement de Sheldon et Leonard (éléments centraux de la série) puis un dernier décor qui change selon les épisodes (ici, c’était une scène de réception de mariage).
On nous présente les acteurs, qui viennent saluer chacun à leur tour le public. On applaudit chaleureusement ! C’est fou de les voir en vrai aussi près… Ils sont vraimet pareils en vrai ;-) L’acteur qui récolte le plus de ferveur est Jim Parsons qui joue Sheldon !

Avant la première scène, on voit les acteurs se détendre : « Raj » danse dans le salon, « Sheldon » répète ses lignes… Des maquilleuses font les dernières retouches.
Après ça le tournage commence à proprement dit. Notre épisode est le troisième de la cinquième saison. Avant chaque scène, le chauffeur de salle fait des jeux, des blagues (nulles), fait participer le public… Quand une scène est sur le point de commencer, il nous dit de rigoler bien fort, car nos rires sont enregistrés et ce sont nous que nous entendons dans l’épisode !
Une technicienne de salle vient faire le clap, en citant les noms des différentes caméras utilisées dans la scène. La scène est retransmise en direct sur les TV au-dessus de nous car nous ne sommes pas toujours en face du décor en question (pour notre part, on était en face de l’appartement de Penny, donc assez bien mis !) Et là c’est parti. Les acteurs sont très pros, très impressionnants ! Un vrai bonheur de voir ça en vrai…
Le public rit à gorge déployée, je trouve ça assez difficile car je ne rigole d’habitude pas aussi fort… On sent bien que le fait d’être entendus dans l’épisode en motive plus d’un ;-)
Les scènes sont généralement tournées 3 fois chacune, voire + …. Elles sont tournées dans l’ordre chronologique de l’épisode, pour permettre de bien comprendre l’histoire. Le chauffeur de salle nous rappelle avant chaque scène de faire comme si c’était la première fois qu’on la voyait…Je trouve ça parfois difficile de rigoler autant la deuxième, troisième ou quatrième fois ! Parfois, une réplique change ou évolue d’une prise à l’autre, ce qui peut nous faire réagir de plus belle.
Concernant les scènes qui se passent dans l’escalier, lorsqu’ils montent, c’est bien évidemment toujours le même décor qui est utilisé pour chaque étage, ils déplacent simplement quelques éléments.
Les scènes se succèdent… Il y en a plus ou moins une douzaine, et il faut attendre parfois de longues minutes entre deux prises car les acteurs se concertent avec le producteur de la série. Le chauffeur de salle est vraiment lourdingue…
Vers 21 heures on reçoit des morceaux de pizza et de l’eau, ce sera notre seul repas ce soir. (pas très copieux et pas très bon).
Le tournage se poursuit, on commence à avoir assez froid (j’ai lu depuis sur Internet qu’ils ne chauffent pas davantage la salle car les spots donnent déjà très chaud aux acteurs).
A un moment, une scène se déroule dans la voiture d’un protagoniste. Elle a été visiblement déjà tournée avant le tournage de ce soir, mais ils la jouent à nouveau assis sur des chaises, dans la cage d’escalier.
Vers 22h30, le tournage se termine (4 heures de tournage quand même !). Les acteurs viennent saluer le public, on les applaudit vraiment fort… Je me faufile rapidement près des balustrades qui nous séparent des décors, et je tends mon petit programme : Bingo, j’obtiens un autographe de Johnny Galecki (Leonard) et de Kunal Nayyar (Raj) qui prennent tous les deux le temps de papoter un peu avec les fans.

Ce seront les deux seuls acteurs qui feront ça ce soir-là, malheureusement !
Nous rentrons à l’hôtel fatigués mais émerveillés d’avoir pu vivre cette belle expérience. Pour info, notre épisode s’appelait « The pulled groin extrapolation » et a été diffusé un mois plus tard, le 29 septembre.
Quinze jours en Californie au mois de septembre: votre avis? English translation pending
Bonjour,
Nous partons avec une amie en septembre 2012 pour la Californie. Je suis entrain de plancher sur un programme et j'aimerais avoir des avis et des conseils de connaisseurs! Voila l'itinéraire que nous pensons suivre:
jour 1 Bruxelles-Los Angeles jour 2 Los Angeles-Las Vegas jour 3 Las-Vegas Death Valley; passage par le village fantome de Rhyolite (
1 From Interstate 15, EXIT on Hwy 95 North.
2 Drive 120 miles to Beatty, Nevada. TURN LEFT on NV Hwy 374.
3 Drive 19 miles to Hells Gate. TURN LEFT on Beatty Cutoff Road.
4 Drive 10 miles. TURN LEFT on CA Hwy 190.
5 Drive 11 miles to Furnace Creek Visitor Center.) jour 5 Death Valley- Sequoia NP jour 6 Sequoia NP - Yosemite jour 7 Yosemite jour 8 Yosemite- San Fransisco
jour 9 et 10 San Fransisco (Alcatraz, visite stade de baseball giant, match, Golden Gate, Golden Gate Parc, Twin peaks,
Lombard street , China Town)
jour 11 SF-Monterey
jour 12 Monterey-Santa Maria jour 13 Santa Maria- Los Angeles jour 14 Los Angeles(Pueblo de Los Angeles, Union station , City Hall , Walt disney Concert Hall , Cathédrale Our Lady of Angels, Hollywood museum , Madame Tussauds Hollywood ) jour 15 LA-BXL
Qu'en pensez-vous? Au niveau du climat en septembre fait-il encore bon? L'étape par death valley m'inquiète un peu, l'itinéraire est-il correct? et faisable avec une voiture normale? combien de temps faut-il pour relier las vegas-(rhyolite)-furnace creek( je demande car je vois un peu de tout... cela va de 2h30 à 6h30)?
Pour aller de death valley à Sequoia NP/Kings Canyon avez vous des idées d'itinéraire?
D'avance merci pour vos précieux conseils, Cordialement, Manuel
jour 1 Bruxelles-Los Angeles jour 2 Los Angeles-Las Vegas jour 3 Las-Vegas Death Valley; passage par le village fantome de Rhyolite (
1 From Interstate 15, EXIT on Hwy 95 North.
2 Drive 120 miles to Beatty, Nevada. TURN LEFT on NV Hwy 374.
3 Drive 19 miles to Hells Gate. TURN LEFT on Beatty Cutoff Road.
4 Drive 10 miles. TURN LEFT on CA Hwy 190.
5 Drive 11 miles to Furnace Creek Visitor Center.) jour 5 Death Valley- Sequoia NP jour 6 Sequoia NP - Yosemite jour 7 Yosemite jour 8 Yosemite- San Fransisco
jour 9 et 10 San Fransisco (Alcatraz, visite stade de baseball giant, match, Golden Gate, Golden Gate Parc, Twin peaks,
Lombard street , China Town)
jour 11 SF-Monterey
jour 12 Monterey-Santa Maria jour 13 Santa Maria- Los Angeles jour 14 Los Angeles(Pueblo de Los Angeles, Union station , City Hall , Walt disney Concert Hall , Cathédrale Our Lady of Angels, Hollywood museum , Madame Tussauds Hollywood ) jour 15 LA-BXL
Qu'en pensez-vous? Au niveau du climat en septembre fait-il encore bon? L'étape par death valley m'inquiète un peu, l'itinéraire est-il correct? et faisable avec une voiture normale? combien de temps faut-il pour relier las vegas-(rhyolite)-furnace creek( je demande car je vois un peu de tout... cela va de 2h30 à 6h30)?
Pour aller de death valley à Sequoia NP/Kings Canyon avez vous des idées d'itinéraire?
D'avance merci pour vos précieux conseils, Cordialement, Manuel
Les plus belles pistes en 4x4 dans la région de Salta? (Argentine Nord) English translation pending
Bonjour
Pour un séjour de 8 jours dans la région de Salta, Argentine, je souhaiterai connaître les pistes les plus belles en 4x4 (petit véhicule 4x4 de location).
Merci pour votre aide.
Colombie ou Vénézuela pour une dizaine de jours en février ou mars? English translation pending
Bonsoir
J'ai une dizaine de jours de vacances en Fevrier ou Mars et j'hésite entre le Venezuela et la Colombie. Je ne connais aucun des deux pays, fait des recherches sur Internet mais n'arrive pas à me décider, alors j'aurais besoin de vos avis🙂 Pour ceux qui ont fait l'un ou l'autre (ou les deux), quelles étaient vos impressions? Quels sont les sites que vous avez adoré? Possible de faire un circuit des essentiels en 10 jrs? (je suis consciente que vu la taille des 2 pays, impossible de tout couvrir). Je recherche l'authenticité, un peu d'histoire, et surtt ce petit quelque chose qui est propre à chaque pays, qui le rend différent des autres. Je précise que je suis une femme et que je voyagerai seule, donc la sécurité est aussi un critère important. Merci de vos avis, impressions, coups de coeur ou autres;)
J'ai une dizaine de jours de vacances en Fevrier ou Mars et j'hésite entre le Venezuela et la Colombie. Je ne connais aucun des deux pays, fait des recherches sur Internet mais n'arrive pas à me décider, alors j'aurais besoin de vos avis🙂 Pour ceux qui ont fait l'un ou l'autre (ou les deux), quelles étaient vos impressions? Quels sont les sites que vous avez adoré? Possible de faire un circuit des essentiels en 10 jrs? (je suis consciente que vu la taille des 2 pays, impossible de tout couvrir). Je recherche l'authenticité, un peu d'histoire, et surtt ce petit quelque chose qui est propre à chaque pays, qui le rend différent des autres. Je précise que je suis une femme et que je voyagerai seule, donc la sécurité est aussi un critère important. Merci de vos avis, impressions, coups de coeur ou autres;)
Road trip aux États-Unis et Canada English translation pending
Mise en ligne de notre Journal de Bord du road trip que l'on a réalisé cet été,
3 amis français et moi, tous finissant l'université au Québec...
Un road trip de Chicoutimi dans le nord du Québec jusqu'à la frontière mexicaine, l'ouest américain et Canadien
en passant par Chicago, Las Vegas, de nombreux parcs nationaux, San Diego, Los Angeles,
San Francisco, Seattle, Vancouver, les Rocheuses... Et j'en passe...
C'est 16 000 kilomètres en un mois... dans une golf 98 relooké avec des trous dans le plancher et une seule vitesse (la 4ème)... 😎On commence par un petit avant-gout du parcours:
Nous avions une page sur laquelle le monde nous suivait sur facebook. pour les intéressés: FRENCH ROAD TRIP Les photos en valent le détour :)
Jour 1: Samedi 11 juin 11h départ de Chicoutimi plein à craquer 14h arrivée à l'aéroport de Québec pour déposer une amie

18h arrivée à Montréal chez notre ami Olivier pour une première grosse soirée de road trip... biere, restaurant vietnamien et taureau mécanique chez Serge... 2h30 On part se coucher quelques petites heures
Jour 2: dimanche 12 juin 05h départ de Montréal 12h arrivée a Toronto, visite de la ville, CN tower et le stade Rogers, petite balade sur le bord de l'eau et quelques photos au soleil

14h départ de Toronto pour Niagara on the lake, petite ville traditionnelle très sympa à 30 min des chutes du Niagara... aprés 2h à se promener en ville, direction les chutes du Niagara le temps de quelques photos et de visiter la ville fête foraine...

Petit tour au casino avec piero, on en ressort avec un beau 50$ gagné au black jack :D 20h30 départ de Toronto pour Chicago arrivée à la frontière américaine vers 23h30, on avait peur de la réaction des douaniers avec nos décorations sur la voiture... Jack au volant tremble... mais finalement tout se passe très bien, aprés nos 3 cartes vertes faites on continue de rouler en direction de Chicago, à 1h30 de notre destination(soit 4h30 du matin) on décide de s'arrêter dormir dans l'auto quelques heure.
Jour 3: lundi 13 juin
05h30 On se fait réveiller par une police parce que notre chere Laetitia est allé se garer dans un parking barrer... en étant entré par la porte de sortie du parking... bref après une longue discussion avec monsieur le policier, on part vite de là... tous encore assez fatigué. direction le macdo pour une petite collation avant de se rendre au Dunes sur le bord du lac Michigan

07h on se promène sur les Dunes du Mont baldy, des dunes de sable de 50mètres sur le bord du lac, ca nous remet les idées en place, l'air frais du matin sur la plage. 08h on part pour Chicago centre ville. On fait une entrée fracassante en ville avec les décorations, gros klaxonnement, photos et tout le kit... on se stationne en haut de la ville pour essayer de pas payer trop chèr... On part à pied visiter la ville sous un beau soleil et un temps très agréable, on redescend Michigan avenue, on s'arrête faire des photos cool au cloud gate.

On pic nic dans un petit parc super sympa pas loin de là... dans l'après midi on continue la visite jusqu'au port, en s'arrêtant sur le bord d'un point d'eau pour que jack se lave les pieds... on arrive sur le bord de l'eau jusqu'à 'aquarium où ca fait la file pour entrer... de là on a une superbe vue sur Chicago! on évite les crottes de chien qui envahissent ce parc pour revenir vers le centre ville. on traverse le centre ville le long de l'eau, ses taxis bateaux et de ses nombreux pont qui se lèvent... Vers 18h on part en direction de Chez Giordano's, un restaurant réputé qu'une personne nous a gentillement conseillé via notre page facebook quand elle nous a vu rentrer en ville le matin! ce fut un régal!! très copieux et peu couteux!

On part se prendre une dernière petite vière en haut de l'hancon towel avec nos restes de Pizza croûte épaisse dans un doggy bag :p , superbe coucher de soleil sur Chicago! retour au parking à 21h30... on s'est fait voler... les affaires toutent retournés, heureusement rien de cassé sur la voiture... mais un GPS en moins, plus de trousse de toilette et plus d'ordinateur... le plus fou...: 20 minutes après a chercher partout un numéro pour les caméras... on trouve l'ordinateur caché dans sa housse sous un escalier dans une petite ruelle sombre pas loin de là... heureux dans notre malheur, on repart de même pour une longue nuit de route! On a quand même VRAIMENT adoré Chicago et une journée, ce fut bien court pour profiter de cette belle ville!
Jour 4: mardi 14 juin
On s'est alterné pour rouler toute la nuit en buvant du Hype qu'on avait eu gratuitement au grand prix de montréal quelque jours avant :p Vers midi on s'arrête à un walmart pour acheter réchaud et casserole pour éssayer d'économiser sur le budget manger du road trip... 14h on fait un détour en voyant sur la carte a ville de "Paris"... un détour inutile... merci piero... :D Petit pic-nic sur le bord de la route...

16h on arrive à une piscine qu'on a trouver sur internet pas loin du centre de Kansas city, on en profite pour relaxer a fond... et puis SE LAVER après 3 jours :)

19h on quitte la piscine pour le centre ville de Kansas city, le tour de ville est rapide, il n y a pas grand chose a voir là... 21h on repart pour une autre nuit de route en direction de Denver 22h halte macdo et go pour une belle nuit en voiture !
Jour 5: mercredi 15 juin 11h Arrivée à Denver. Visite de la ville sous un grand soleil.

Repas le midi sur une terasse pour déguster un bon hamburger de bison. 14h On quitte Denver pour Rocky Mountain, sur notre chemin on aura l'occasion de gravir la plus haute route des Etats-Unis avec ses 3800 mètres, et tout ça avec uniquement que la 4e sur l auto... après un passage au point touristique, les rangers sont déconseillent de la prendre... mais on a qu'une vie :D Arrivée en haut, c'est la tempête, on se rend a pied jusqu'au sommet, en tong dans la neige...

On continue ensuite la route, on croisera des wapitis de très proche, des pikas et des ours. et vraiment une route magnifique! 19h on ressort du parc national et on décide de s'arrêter sur le bord de différent petit lac qui offrent chacun des points de vue très beau! on décide d'aller s'acheter de la bière pour la soirée étant donné qu'on avait encore un 10h de route avant la prochaine destination :D en dépassant la ville de Gran Lake, alors qu'un peu chaud je me sors la tête par la fenetre, on se fait klaxonné par un pick up rempli de femme de la place. on s'arrête sur un parking pour faire quelques photos avec elles.

Elles nous invitent ensuite à venir passer la soirée dans leur grande et belle maison avec une vue magnifique sur les rocheuses! on s'y rend, super souper lasagne et soirée arrosé... :)

Jour 6: jeudi 16 juin
8h00 Réveil difficile dans la maison de nos hotes avec un bon déjeuner pancake americain maison! on prend une bonne douche ne sachant pas quand sera la prochaine et puis on part sur la route du Colorado... la route est simplement divine, pas capable de nous rendormir on contemple le paysage en se faisant saluer par tout le monde que l'on croise sur la route! petite halte subway et on continue la route

17h On arrive au parc de Mesa Verde, on décide de camper là 19h on va faire quelques beaux points de vue au sommet du parc et faisons un petit tour à l'info touriste. On retourne sur le camping pour inaugurer notre matériel... sur la route on croise une famille d'ours. 23h après quelques parties de carte on va se coucher dans la voiture et dans la petite tente... la nuit s 'annonce froide avec qu'un sac de couchage pour 4... :D
Jour 7: vendredi 17 juin

07h Départ du camping pour Mesa Verde, visite de plusieurs site Indien et de Canyon

10h30 on repart de Mesa Verde pour se diriger vers Monument Valley, la route est toujours magnifique, on passe des montagnes à des plaines désertique de roche rouge... 14h arrivée au parc de Monument Valley, on profite de la vue et aprés quelques informations sur les tarifs...(65$ par personne) on décide de prendre notre voiture pour se rendre dans le désert... le trajet a été épique et après quelques photos et des belles rencontres on remonte... en poussant la voiture...

16h on quitte le parc de Monument valley et on se dirige vers Page et le lac Powel, où on arrive vers 19h...
20h on décide de se poser un peu au macdo pour actualiser notre page facebook et on fait un barbecue sur le parking du macdo...difficile de passer inapercu... 23h on décide d'avancer un peu vers le gran canyon pour y être à la premiere heure le lendemain matin... on dort sur le bord de la route quelques heure...
Jour 8: samedi 18 juin
06h30 On part de Cameron pour le Gran Canyon, arrivé très tot sur le site, on a même pas eu à payer l'entrée. On a visité de nombreux point de vue et canyon village. après des photos périlleuses,

et une petite toilette, on repart a 10h30 pour Las Vegas! 15h Arrivée à Las Vegas après 8 jours et 6360kms déjà parcouru...!! on est allé se poser dans un petit hotel pas cher et fin d'après midi sur le bord de la piscine de l'hotel pour se rafraichir des 38 degrés... 18h on part faire des ptites courses pour une grosse platrée de pate, ca fait plusieurs jours qu'on mange sacrément mal... Apéro à l'hotel et direction les casinos de Las Vegas où on passe la soirée! 3h retour à l'hotel!

Nous avions une page sur laquelle le monde nous suivait sur facebook. pour les intéressés: FRENCH ROAD TRIP Les photos en valent le détour :)
Jour 1: Samedi 11 juin 11h départ de Chicoutimi plein à craquer 14h arrivée à l'aéroport de Québec pour déposer une amie

18h arrivée à Montréal chez notre ami Olivier pour une première grosse soirée de road trip... biere, restaurant vietnamien et taureau mécanique chez Serge... 2h30 On part se coucher quelques petites heures
Jour 2: dimanche 12 juin 05h départ de Montréal 12h arrivée a Toronto, visite de la ville, CN tower et le stade Rogers, petite balade sur le bord de l'eau et quelques photos au soleil

14h départ de Toronto pour Niagara on the lake, petite ville traditionnelle très sympa à 30 min des chutes du Niagara... aprés 2h à se promener en ville, direction les chutes du Niagara le temps de quelques photos et de visiter la ville fête foraine...

Petit tour au casino avec piero, on en ressort avec un beau 50$ gagné au black jack :D 20h30 départ de Toronto pour Chicago arrivée à la frontière américaine vers 23h30, on avait peur de la réaction des douaniers avec nos décorations sur la voiture... Jack au volant tremble... mais finalement tout se passe très bien, aprés nos 3 cartes vertes faites on continue de rouler en direction de Chicago, à 1h30 de notre destination(soit 4h30 du matin) on décide de s'arrêter dormir dans l'auto quelques heure.
Jour 3: lundi 13 juin
05h30 On se fait réveiller par une police parce que notre chere Laetitia est allé se garer dans un parking barrer... en étant entré par la porte de sortie du parking... bref après une longue discussion avec monsieur le policier, on part vite de là... tous encore assez fatigué. direction le macdo pour une petite collation avant de se rendre au Dunes sur le bord du lac Michigan

07h on se promène sur les Dunes du Mont baldy, des dunes de sable de 50mètres sur le bord du lac, ca nous remet les idées en place, l'air frais du matin sur la plage. 08h on part pour Chicago centre ville. On fait une entrée fracassante en ville avec les décorations, gros klaxonnement, photos et tout le kit... on se stationne en haut de la ville pour essayer de pas payer trop chèr... On part à pied visiter la ville sous un beau soleil et un temps très agréable, on redescend Michigan avenue, on s'arrête faire des photos cool au cloud gate.

On pic nic dans un petit parc super sympa pas loin de là... dans l'après midi on continue la visite jusqu'au port, en s'arrêtant sur le bord d'un point d'eau pour que jack se lave les pieds... on arrive sur le bord de l'eau jusqu'à 'aquarium où ca fait la file pour entrer... de là on a une superbe vue sur Chicago! on évite les crottes de chien qui envahissent ce parc pour revenir vers le centre ville. on traverse le centre ville le long de l'eau, ses taxis bateaux et de ses nombreux pont qui se lèvent... Vers 18h on part en direction de Chez Giordano's, un restaurant réputé qu'une personne nous a gentillement conseillé via notre page facebook quand elle nous a vu rentrer en ville le matin! ce fut un régal!! très copieux et peu couteux!

On part se prendre une dernière petite vière en haut de l'hancon towel avec nos restes de Pizza croûte épaisse dans un doggy bag :p , superbe coucher de soleil sur Chicago! retour au parking à 21h30... on s'est fait voler... les affaires toutent retournés, heureusement rien de cassé sur la voiture... mais un GPS en moins, plus de trousse de toilette et plus d'ordinateur... le plus fou...: 20 minutes après a chercher partout un numéro pour les caméras... on trouve l'ordinateur caché dans sa housse sous un escalier dans une petite ruelle sombre pas loin de là... heureux dans notre malheur, on repart de même pour une longue nuit de route! On a quand même VRAIMENT adoré Chicago et une journée, ce fut bien court pour profiter de cette belle ville!
Jour 4: mardi 14 juin
On s'est alterné pour rouler toute la nuit en buvant du Hype qu'on avait eu gratuitement au grand prix de montréal quelque jours avant :p Vers midi on s'arrête à un walmart pour acheter réchaud et casserole pour éssayer d'économiser sur le budget manger du road trip... 14h on fait un détour en voyant sur la carte a ville de "Paris"... un détour inutile... merci piero... :D Petit pic-nic sur le bord de la route...

16h on arrive à une piscine qu'on a trouver sur internet pas loin du centre de Kansas city, on en profite pour relaxer a fond... et puis SE LAVER après 3 jours :)

19h on quitte la piscine pour le centre ville de Kansas city, le tour de ville est rapide, il n y a pas grand chose a voir là... 21h on repart pour une autre nuit de route en direction de Denver 22h halte macdo et go pour une belle nuit en voiture !
Jour 5: mercredi 15 juin 11h Arrivée à Denver. Visite de la ville sous un grand soleil.

Repas le midi sur une terasse pour déguster un bon hamburger de bison. 14h On quitte Denver pour Rocky Mountain, sur notre chemin on aura l'occasion de gravir la plus haute route des Etats-Unis avec ses 3800 mètres, et tout ça avec uniquement que la 4e sur l auto... après un passage au point touristique, les rangers sont déconseillent de la prendre... mais on a qu'une vie :D Arrivée en haut, c'est la tempête, on se rend a pied jusqu'au sommet, en tong dans la neige...

On continue ensuite la route, on croisera des wapitis de très proche, des pikas et des ours. et vraiment une route magnifique! 19h on ressort du parc national et on décide de s'arrêter sur le bord de différent petit lac qui offrent chacun des points de vue très beau! on décide d'aller s'acheter de la bière pour la soirée étant donné qu'on avait encore un 10h de route avant la prochaine destination :D en dépassant la ville de Gran Lake, alors qu'un peu chaud je me sors la tête par la fenetre, on se fait klaxonné par un pick up rempli de femme de la place. on s'arrête sur un parking pour faire quelques photos avec elles.

Elles nous invitent ensuite à venir passer la soirée dans leur grande et belle maison avec une vue magnifique sur les rocheuses! on s'y rend, super souper lasagne et soirée arrosé... :)

Jour 6: jeudi 16 juin
8h00 Réveil difficile dans la maison de nos hotes avec un bon déjeuner pancake americain maison! on prend une bonne douche ne sachant pas quand sera la prochaine et puis on part sur la route du Colorado... la route est simplement divine, pas capable de nous rendormir on contemple le paysage en se faisant saluer par tout le monde que l'on croise sur la route! petite halte subway et on continue la route

17h On arrive au parc de Mesa Verde, on décide de camper là 19h on va faire quelques beaux points de vue au sommet du parc et faisons un petit tour à l'info touriste. On retourne sur le camping pour inaugurer notre matériel... sur la route on croise une famille d'ours. 23h après quelques parties de carte on va se coucher dans la voiture et dans la petite tente... la nuit s 'annonce froide avec qu'un sac de couchage pour 4... :D
Jour 7: vendredi 17 juin

07h Départ du camping pour Mesa Verde, visite de plusieurs site Indien et de Canyon

10h30 on repart de Mesa Verde pour se diriger vers Monument Valley, la route est toujours magnifique, on passe des montagnes à des plaines désertique de roche rouge... 14h arrivée au parc de Monument Valley, on profite de la vue et aprés quelques informations sur les tarifs...(65$ par personne) on décide de prendre notre voiture pour se rendre dans le désert... le trajet a été épique et après quelques photos et des belles rencontres on remonte... en poussant la voiture...

16h on quitte le parc de Monument valley et on se dirige vers Page et le lac Powel, où on arrive vers 19h...
20h on décide de se poser un peu au macdo pour actualiser notre page facebook et on fait un barbecue sur le parking du macdo...difficile de passer inapercu... 23h on décide d'avancer un peu vers le gran canyon pour y être à la premiere heure le lendemain matin... on dort sur le bord de la route quelques heure...
Jour 8: samedi 18 juin
06h30 On part de Cameron pour le Gran Canyon, arrivé très tot sur le site, on a même pas eu à payer l'entrée. On a visité de nombreux point de vue et canyon village. après des photos périlleuses,

et une petite toilette, on repart a 10h30 pour Las Vegas! 15h Arrivée à Las Vegas après 8 jours et 6360kms déjà parcouru...!! on est allé se poser dans un petit hotel pas cher et fin d'après midi sur le bord de la piscine de l'hotel pour se rafraichir des 38 degrés... 18h on part faire des ptites courses pour une grosse platrée de pate, ca fait plusieurs jours qu'on mange sacrément mal... Apéro à l'hotel et direction les casinos de Las Vegas où on passe la soirée! 3h retour à l'hotel!
Voyage Tupiza - Spa (Bolivie): faire un détour de cinq/dix jours à Salta? English translation pending
Salut la compagnie,
Nous nous dirigeons vers le sud de la Bolivie, en prevoyant un arret a Tupiza et le circuit du Salar d´Uyuni. J´ai vu que il y a pas mal de choses a voir vers Salta, surtout des quedabras. Ma question: est ce que en voyant le sud de la bolivie, la region de Tupiza comprises et San Pedro dAtacama; cela vaut le coup de faire un detour de 5-10 jours vers Salta avant de se rendre a SPA?🤪
Merci davance,
Guillaume
Nous nous dirigeons vers le sud de la Bolivie, en prevoyant un arret a Tupiza et le circuit du Salar d´Uyuni. J´ai vu que il y a pas mal de choses a voir vers Salta, surtout des quedabras. Ma question: est ce que en voyant le sud de la bolivie, la region de Tupiza comprises et San Pedro dAtacama; cela vaut le coup de faire un detour de 5-10 jours vers Salta avant de se rendre a SPA?🤪
Merci davance,
Guillaume