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L'Orégon et seulement l'Orégon English translation pending
Bonjour, j'ai lu de nombreux carnets de voyage sur les Etats-Unis (sur l'Ouest des Etats-Unis pour être précis) ; beaucoup concernent le Sud-Ouest et/ou Yellowstone.
J'ai fait en 2018 un voyage en Orégon, destination bien moins présente sur le forum ; c'est ce qui me décide à commencer ce carnet de voyage. J'espère aller au bout en avançant petit à petit.
J'ai voyagé seul, avec un budget limité ; l'hébergement s'est fait en camping à l'exception de 2 nuits à l'arrivée et 2 nuits juste avant le retour.
Le voyage a eu lieu du 30 mai 2018 (départ Roissy) au 6 juillet 2018 (retour Roissy).
J'avais pris un billet AR Paris-Portland environ 7 mois avant le départ. Portland est une destination chère, mais c'est la porte d'entrée de l'Oregon par avion. Billet acheté chez Condor 770 euro.
J'avais réservé une voiture chez Thrifty du 1 juin au 4 juillet : Ford fiesta (le plus petit modèle) pour 750 euro.
Le billet d'avion, la voiture de location et 2 fois 2 nuits étaient les seules réservations faites ; l'itinéraire n'était pas fixé, mais j'avais des idées assez précises sur ce que je voulais faire ; le voyage (itinéraire précis, longueur des étapes) s'est construit au fur et à mesure avec une part importante d'improvisation.
Les nuits réservées l'ont été en auberges de jeunesse ou hostel ; il y en a 2 à Portland : j'avais choisi celle située près du centre à l'arrivée (19ième avenue NW), celle plus excentrée (Hawthorne Boulevard SE) avant le retour.
Les photos viendront après avoir quitté Portland. Je m'efforcerai d'être précis sur les lieux, les itinéraires, les routes empruntées.
Jour 1 : mercredi 30 mai Journée en avion (la plus longue...) Vol aller : Paris-Manchester par Flybe, le tronçon suivant jusqu'à Los Angeles par Thomas Cook Airlines, Los Angeles-Portland (pour finir) par Alaska Airlines. Premier vol en retard (un peu), deuxième vol en retard (beaucoup) : l'avion pour Portland est parti depuis longtemps à l'arrivée à Los Angeles. Le mot du jour : "delayed" lu des dizaines de fois. Je m'adresse au bureau d'aide qui m'oriente vers le comptoir d'Alaska Airlines (compagnie importante) qui a un autre vol en soirée vers Portland : en 10 minutes tout est réglé, j'ai une carte d'embarquement et j'attends à la porte indiquée. Mais le mot du jour va s'afficher : "delayed", suivi d'une estimation de l'heure de départ qui s'éloigne plusieurs fois. L'avion part enfin ; il va arriver à Portland peu avant minuit ; je récupère mon bagage : j'ai prévu de prendre le MAX , un train-tram qui relie l'aéroport (10kms à l'est du centre) à la ville ; je trouve le terminus : il y a un MAX à quai ; j'achète un billet à un automate et je monte dans le MAX (c'est le dernier). Trois stations plus loin, le MAX stoppe ; les quelques voyageurs descendent, puis le conducteur, qui se dirige vers l'arrière du train pour repartir dans l'autre sens ; je discute avec lui : le dernier MAX ne va pas dans le centre, il repart dans un quartier périphérique de l'est de Portland (Gresham) et reste au dépôt pour la nuit ; il n'y a plus de tram pour le centre. Heureusement le conducteur est serviable ( comme beaucoup d'Américains) ; avant le terminus la ligne passe près d'un arrêt de bus : il vérifie l'heure du dernier bus, m'explique où descendre, comment aller à l'arrêt et me trouve un voyageur qui va "surveiller" depuis sa place que je ne me perds pas ; je me retrouve donc à l'arrêt de bus ; le dernier doit passer à 1h15 ; la quartier est désert : pas de circulation, pas de piéton, environnement glauque. Finalement 2 personnes arriveront (dont une à vélo) et prendront le dernier bus . Le chauffeur, lui aussi serviable, m'indiquera où descendre (19ième avenue) pour rejoindre mon hébergement. 2h30 fin de la première journée
Jour 1 : mercredi 30 mai Journée en avion (la plus longue...) Vol aller : Paris-Manchester par Flybe, le tronçon suivant jusqu'à Los Angeles par Thomas Cook Airlines, Los Angeles-Portland (pour finir) par Alaska Airlines. Premier vol en retard (un peu), deuxième vol en retard (beaucoup) : l'avion pour Portland est parti depuis longtemps à l'arrivée à Los Angeles. Le mot du jour : "delayed" lu des dizaines de fois. Je m'adresse au bureau d'aide qui m'oriente vers le comptoir d'Alaska Airlines (compagnie importante) qui a un autre vol en soirée vers Portland : en 10 minutes tout est réglé, j'ai une carte d'embarquement et j'attends à la porte indiquée. Mais le mot du jour va s'afficher : "delayed", suivi d'une estimation de l'heure de départ qui s'éloigne plusieurs fois. L'avion part enfin ; il va arriver à Portland peu avant minuit ; je récupère mon bagage : j'ai prévu de prendre le MAX , un train-tram qui relie l'aéroport (10kms à l'est du centre) à la ville ; je trouve le terminus : il y a un MAX à quai ; j'achète un billet à un automate et je monte dans le MAX (c'est le dernier). Trois stations plus loin, le MAX stoppe ; les quelques voyageurs descendent, puis le conducteur, qui se dirige vers l'arrière du train pour repartir dans l'autre sens ; je discute avec lui : le dernier MAX ne va pas dans le centre, il repart dans un quartier périphérique de l'est de Portland (Gresham) et reste au dépôt pour la nuit ; il n'y a plus de tram pour le centre. Heureusement le conducteur est serviable ( comme beaucoup d'Américains) ; avant le terminus la ligne passe près d'un arrêt de bus : il vérifie l'heure du dernier bus, m'explique où descendre, comment aller à l'arrêt et me trouve un voyageur qui va "surveiller" depuis sa place que je ne me perds pas ; je me retrouve donc à l'arrêt de bus ; le dernier doit passer à 1h15 ; la quartier est désert : pas de circulation, pas de piéton, environnement glauque. Finalement 2 personnes arriveront (dont une à vélo) et prendront le dernier bus . Le chauffeur, lui aussi serviable, m'indiquera où descendre (19ième avenue) pour rejoindre mon hébergement. 2h30 fin de la première journée
San Andreas... quelle faille? English translation pending
bjr
je peaufine le voyage de pâques
il semblerais que la faille de san andreas soit visible de Californie..., du coté de keyview notamment
mais qu appelles t on faille ?
J ai pu en observer une superbe de très en Islande

aurais je aussi bien , aussi humain avec san andréas ?
merci
il semblerais que la faille de san andreas soit visible de Californie..., du coté de keyview notamment
mais qu appelles t on faille ?
J ai pu en observer une superbe de très en Islande

aurais je aussi bien , aussi humain avec san andréas ?
merci
Assurance pour location de 4x4 en Namibie English translation pending
Bonjour,
Nous cherchons à louer un 4x4 avec tentes sur toit pour un itinéraire de 3 semaines en Namibie. Le loueur nous met sans arrêt en garde sur l'assurance... et finalement nous ne comprenons plus rien. D'apres lui, la formule qu'il nous propose ne suffit pas en cas d'accident, même si nous ne sommes pas responsables. Il nous conseille de prendre notre assurance CB, avec la complémentaire Premium. Or, c'est la carte que nous avons, et dans le contrat, il est stipulé qu'elle ne couvre pas les locations de 4x4. Donc, on ne sait plus quoi faire, ni vers où se tourner. Comble de malchance, la banque ne nous répond pas... Quelqu'un a-t-il déjà loué un 4x4 dans ce pays? Quelle assurance aviez-vous pris? Quelle carte? Quelle banque? Bref, je suis avide de conseils.... Merci à tous.
Nous cherchons à louer un 4x4 avec tentes sur toit pour un itinéraire de 3 semaines en Namibie. Le loueur nous met sans arrêt en garde sur l'assurance... et finalement nous ne comprenons plus rien. D'apres lui, la formule qu'il nous propose ne suffit pas en cas d'accident, même si nous ne sommes pas responsables. Il nous conseille de prendre notre assurance CB, avec la complémentaire Premium. Or, c'est la carte que nous avons, et dans le contrat, il est stipulé qu'elle ne couvre pas les locations de 4x4. Donc, on ne sait plus quoi faire, ni vers où se tourner. Comble de malchance, la banque ne nous répond pas... Quelqu'un a-t-il déjà loué un 4x4 dans ce pays? Quelle assurance aviez-vous pris? Quelle carte? Quelle banque? Bref, je suis avide de conseils.... Merci à tous.
Les Australes: un archipel singulier et méconnu English translation pending
A A la découverte de RAIVAVAE, l' île de passion
INTRO
Je sais que beaucoup parmi vous seront intéressés par la série de carnets de voyage aux Îles Australes - ou Tuha'a Pae en langue polynésienne- qui va suivre. Vous pourrez ainsi faire vos choix et programmer d'intégrer une ou deux îles à votre itinéraire, trois peut-être au grand maximum, lors de votre prochain voyage en Polynésie Française.
Pour nous qui résidons ici depuis 30 ans, c'est aussi la première fois que nous partons dans cette direction, cap au sud. Ce n' est pas une destination facile en termes de climat, souvent instable et imprévisible, de longueur de séjour et de moyens financiers.
Air Tahiti propose un Pass 4 îles qui est quasiment inutilisable sauf à rester trois semaines ou un mois et dépenser une fortune. La raison : des liaisons inter-îles rares et irrégulières et très chères, y compris pour les îliens eux-mêmes qui ont des tarifs-résident pour aller et venir entre leur île et Tahiti mais paient plein tarif pour les déplacements entre les îles. Exemple : Un vol Raivavae - Tubuai, d'une durée de 25 minutes est facturé 38000 FCP ( = 340 euros ) !
Nous avons décidé de consacrer du temps et un peu d'argent à cet archipel cette année. Ce premier carnet concerne Raivavae, la plus méridionale des îles disposant d'un aéroport ( ce qui place Rapa - à deux jours de bateau plus au sud- hors champ ). Le prochain qui sera posté mi-mars, en continuation de celui-ci, concernera Tubuai et Rurutu. Il restera Rimatara que nous visiterons fin avril.
UN PEU DE GEOGRAPHIE Raivavae - anciennement nommée Vavitu - se situe à 730 kms au sud-est de Tahiti. Elle appartient à l' archipel des Australes, au même titre que Rurutu, Tubuai, Rimatara, Rapa et Marotiti , île inhabitée proche de Rapa où - selon certains écrits- l'on déportait autrefois les récalcitrants, les violents ou simplement les rebelles à l' autorité du chef. Raivavae est une île volcanique d'environ 16 km2 de terres émergées, dotée d'un lagon superbe par sa forme et ses couleurs qui rappelle celui de Bora-Bora en plus petit, ourlé de 28 motu éparpillés le long de la barrière de corail. Elle culmine au mont Hiro à 432 m d'altitude. L'île compte actuellement 970 habitants environ, répartis sur 4 villages : Rairua, Mahanatoa, Anatonu et Vaiuru. Notre pension Ataha se trouve dans ce dernier village cité, le long de la route circulaire qui borde le lagon. On parle à Raivavae un dialecte particulier ainsi que le tahitien et le français bien sur. Que signifie le nom Raivavae ? Etymologiquement, ce nom provient de ' ra'i ', le ciel et de ' vavae ' qui veut dire 'se frayer un chemin'. L' ensemble signifie donc ' se frayer un chemin dans le ciel ' et , par extension, ' à ciel ouvert '.
UN PEU D'HISTOIRE Raivavae fut découverte en 1775 par le navigateur espagnol Thomas Gayangos voyageant à bord de la frégate l' Aguila. On remarque que certains résidents ont les yeux très clairs, gris ou pers, comme cela se retrouve chez des habitants de Galice et d'Andalousie. Le séjour de Gayangos et de son équipage à Raivavae donne peut-être la raison de cette particularité physique. Maintenant pourquoi l' île de passion ? Dans les écrits anciens datant d'avant le christianisme et l' évangélisation protestante , quand on mentionne Raivavae, on évoque une île de guerriers en permanence engagés dans des combats de clans affreux et sanguinaires, on évoque aussi des rituels érotiques très poussés et des célébrations païennes inédites et uniques en leur genre. En d'autres termes, Raivavae fut , à une certaine époque, l'île de l' amour et de la mort confondus. Rien de tel aujourd'hui... L' île a un rythme de vie alangui et tranquille, surtout le dimanche. La vie reste assez communautaire à Raivavae et on est censé partager avec les autres, une spécificité partagée avec Rapa.
RAPA Petite digression sur Rapa dont on ne parle jamais. C'est une île isolée et coupée du monde, où le communautarisme voire le collectivisme est érigé en mode de vie sous le contrôle du Conseil des Sages ( = les anciens ) qui , entre autres, refuse la construction d'un aérodrome depuis des années ! En d'autres termes, chacun est sous surveillance de l' autre, parent, ami, pasteur, maire. On ne fait pas ce que l'on veut comme on veut. On s'adapte, on obéit et on s'incline. Et , si on transgresse, on paie cher son audace. Un exemple ? Vous êtes surpris en train de pêcher au fusil dans une baie de l' île où la pêche a été proscrite pendant 5 ans, vous méritez donc une punition ! La mairie va vous couper l' électricité pendant des semaines, voire des mois, ce qui va compliquer votre vie quotidienne ! Autre détail qui surprendra : Le dimanche, la Mairie coupe l' électricité dans l' île entière...sauf au temple, histoire d' encourager - le terme est faible - tout le monde à se précipiter au culte ! Pas évident donc de vivre dans une île comme Rapa, dans une forme de huis-clos social et religieux. Toute forme d'individualisme est proscrite, ce qui explique pourquoi les jeunes ont tendance à se désintéresser du religieux et finalement à partir, même si les perspectives de vie et de travail à Tahiti ne sont pas fantastiques. Déjà, il n' y a pas de collège sur île et les collégiens - dès la 6 ème - en sont éloignés pendant l' année scolaire; ils font leur scolarité au Collège de Tubuai, pour continuer leurs études ensuite, éventuellement dans l'un des lycées de Tahiti. Le maire a rétabli il y a quelques années le ' rahui ' , à savoir un système traditionnel polynésien visant à exploiter de manière raisonnée et préserver durablement les richesses marines. Ce système est officiellement levé pour le bien général de manière occasionnelle. Quand la pêche a lieu, elle est collective, ouverte à tous et éco-responsable, et le poisson pêché est distribué aux familles en fonction du nombre de personnes qui les composent. Même chose d'ailleurs pour la viande qui est prélevée sur les troupeaux de cochons, chèvres et vachettes sauvages. C'est plutôt positif écologiquement parlant, même si c'est vécu comme très contraignant. L 'île est tempérée, la seule du genre en Polynésie. Tous nos légumes et nos arbres fruitiers européens du genre cerisier ou pommier y pousseraient sans mal, mais l'innovation n' est pas le fort de la population, ni surtout du conseil des sages qui ne veut rien changer à rien. Les maisons y sont équipées de cheminées et on y dort le plus souvent sous couette surtout en hiver austral. Temps souvent froid, humide, venteux sous une montagne glacée. Mer froide et agitée. On est loin des lagons bleus et tièdes. On parle à Rapa un dialecte particulier que l'on comprend très difficilement si l'on est polynésien d'ailleurs. Le français demeure la langue unitaire. Difficile de séjourner à Rapa moins de deux mois, le temps que le cargo - alias le Tuhaa Pae -qui livre le frêt et transporte des passagers, aille à Tahiti et en revienne ! La liaison avec Rapa n' est pas hebdomadaire mais beaucoup plus irrégulière. Pas de pensions de famille, on trouvera cependant à se loger chez l' habitant. Le voyage en cargo reste une expérience unique. On peut soit dormir sur le pont ou bien se réserver une cabine - plutôt confortable - quand le navire assure la liaison maritime jusqu'à Rapa ! L' armateur ne permet le passage qu'à douze passagers par voyage uniquement. Escales plus ou moins longues dans les 4 premières îles, puis à Rapa où l'on arrive à l'aube et où on peut trouver des prestataires qui vont vous balader pendant toute la journée. Le navire reste à quai toute la journée et repart en soirée direction Tahiti, sans escale cette fois. Parfois il reste à quai une journée de plus... Attention : Mer très agitée et tempétueuse dans ces contrées. Le bateau est à l' ancienne et n' a pas de stabilisateurs; il roule et tangue énormément. A déconseiller à ceux qui n'ont pas le pied marin. A part cela, on déjeune et l'on dîne ( très bien, dit-on ) à la table du capitaine. Excellents retours de voyage de ceux qui ont tenté l' aventure. Compter une dizaine de jours en mer et en escale plus ou moins prolongée. Deux mois si on tente le séjour long... Fin de ma longue digression.
NOTRE ESCAPADE
Billet Air Tahiti ( avec carte de fidélité ) : 66000 FCP pour deux personnes. Durée du vol ( sans escale ) : 1 H 50. Sur ATR 72. Se munir d'argent liquide ( FCFP ) ou d'un carnet de chèques local. Pas de DAB sur l' île. Pas de règlement en carte bancaire. Il y a un bureau de Poste uniquement.


Vendredi 18 janvier
Départ à midi 30 / Arrivée à 14 h 20. Nous sommes attendus avec le collier de fleurs traditionnel par Odile, propriétaire de la pension Ataha. Nous aurons aussi l' occasion de rencontrer son mari Terani qui s'occupe du bricolage, du bateau ( pour les excursions ) et du fa'a'pou ( jardin familial ), une institution dans chaque famille de l'île, si l'on veut manger des légumes et des fruits frais. Dans le jardin familial, un espace est réservé à la tarodière, le taro étant à la base de beaucoup de plats cuisinés à Raivavae, mais aussi dans les autres îles australes. La route de ceinture est bétonnée et en assez mauvais état. On circule à 40 km à l' heure maxi. La pension est à 3 kms environ, on est donc arrivé tout de suite. Nous nous installons et partons faire une longue balade à pied le long de cette unique route circulaire. ( Il y a aussi une route traversière bordée de quelques maisons ou hameaux). Rares sont en fait les terrains plats pouvant servir aux cultures maraîchères et fruitières, sauf derrière les maisons construites côté montagne uniquement. Les ' fare ' sont assez sommaires, certains un peu vieux et déglingués, du moins ceux qui bordent la route, alors que de nouvelles constructions sont apparues à l' arrière. Surprenant que ces vieilles maisons - avec rideaux tirés et portes fermées à clé- ne soient pas démolies... J' en demande la raison et obtiens une réponse inattendue : ces anciens ' fare ' servent en fait de tombeaux aux anciens. Il parait même que certaines familles enterrent leurs morts sous le carrelage du salon de leur maison neuve... ! Raison ultime : il n' y a jamais eu de cimetière municipal à Raivavae. On cherche actuellement un terrain pour en construire un, enfin.... Cela devrait prendre encore du temps !

Le long de la route aussi, des cochons attachés par une patte ( chaque famille en ayant de 1 à 3 ). Une tradition bien ancrée ici aussi, semble-t-il. Depuis peu, les gens ont obligation de les transférer côté montagne, de sorte que le lagon ne soit pas indirectement pollué. Les cochons sont engraissés pour les fêtes religieuses de fin d'année mais aussi celles du mois de mai, mois festif et religieux entre tous à Raivavae. Autre chose encore qui attire l'oeil : les régimes de bananes suspendus à des poteaux de bois fichés dans le sable au bord du lagon. Cela surprend de prime abord, mais est en fait astucieux. Les bananes, encore vertes, préalablement lavées, brossées et nettoyées abondamment dans l' eau de mer, ne seront de ce fait attaquées ni par les oiseaux, ni par les rats, ni par les fourmis, ni par les insectes piqueurs du genre guêpe. Elles murissent tranquillement et parfaitement ainsi. Il fallait y penser, mais je n' ai jamais vu procéder ainsi dans une autre île polynésienne. II fait beau et pas trop chaud en ce vendredi après-midi. La balade de plusieurs kilomètres terminée, nous rentrons à la pension pour une douche, un peu d'internet ( dans la salle commune ) et le dîner à 19 heures tapantes. Internet a changé et facilité la vie des gens dans ce genre d'île isolée. Tout a commencé avec la construction de l' aérodrome en 2003, l' installation du courant électrique et l' apparition des téléphones fixe et portable. Une vraie révolution qui permet à ceux qui aiment le calme et la nonchalance de la vie aux îles de profiter des beautés de Raivavae tout en restant connecté. Avant, c'était une autre époque ! Un huis-clos un peu difficile, d'après ce que j' ai compris. La population, dans l' ensemble, vit modestement car très peu salariée. De 20 à 30 personnes ( sur 970 ) ont de vrais revenus. Les anciens reçoivent chacun 70000 FCP par mois, ce qui fait vivre souvent une famille entière. Décision ( tout de même un peu électoraliste ) prise il y a des années par le gouvernement Flosse mais rien n' a changé depuis et tout continue comme avant... Pas d'impôts sur le revenu, pas de taxe foncière ou d'habitation. Ce n' est pas le cas pour ces deux dernières taxes, je le signale, à Rurutu et Tubuai, plus prospères que Raivavae. Rapa fonctionne comme Raivavae à ce niveau, au ralenti et à l' exception.
Pour revenir à l'isolement de ces îles, il faut comprendre qu'elles ont vécu en autarcie complète avec leurs traditions spécifiques et leurs systèmes politiques chapeautés par des royautés guerrières, pendant des siècles. Leurs habitants n' hésitaient pas à prendre la mer et ont donc fini par découvrir qu'il y avait des îles voisines qui méritaient qu'on s'y intéresse, moins pour tenter de les conquérir que pour rechercher le contact et s'ouvrir au monde. Aux Îles sous le Vent, aux îles du Vent, aux Tuamotu, aux Marquises ou aux Gambier, les îles sont proches les unes des autres et s'aperçoivent à l'oeil nu. Les guerres entre clans ont perduré dans ces archipels, bien sur, mais des contacts plus enrichissants ont aussi eu lieu. L' unicité des Australes, c'est aussi l' unicité de chaque île composant cet archipel.
La modernité et l' ouverture vers l' extérieur n'ont été possibles que grâce aux aéroports qui desservent parfois de tout petits atolls, grâce à la Légion Etrangère qui a fait l' éreintant travail de terrassement sous le soleil, aux efforts des gouvernements locaux successifs pour désenclaver un maximum d' 'îles sur un territoire grand comme l' Europe de l' Ouest, grâce enfin aux technologies nouvelles.
Le changement à Raivavae est donc très récent et ne date que d'une quinzaine d'années. Il reste très peu impacté par un tourisme balbutiant. La destination est rare et demeure chère.












Samedi 19 janvier Réveil en fanfare à 5 heures du matin ( il fait jour ) : d'abord un scooter qui pétarade sur la route proche, puis un chien qui aboie puis enfin un coq qui pousse un cri perçant sous la fenêtre ouverte. Il est temps de se lever, tôt comme tout le monde ici ou presque.
Nous nous sommes entendus avec Terani et Odile pour un tour de l'île en bateau jusqu'à la mi-journée suivi d'un déjeuner au motu Vaiamanu, dit motu-piscine. Il fait un temps magnifique, le lagon est une splendeur. Chatoiements du soleil sur l'eau qui frise, couleurs et limpidité de l'eau exceptionnelles comme cela se voit dans les îles éloignées et exemptes de pollution. Cela, c'est ce qui rend la Polynésie incontournable en termes de beauté naturelle. Difficile de trouver aussi beau ailleurs. Ce lagon est vraiment à la hauteur de sa réputation. Sur le trajet, joyau vert émeraude dans son écrin bleu foncé, le motu Hotuatua, planté face à la pointe Hopa, sauvage et interdit d'accès car réserve naturelle protégée d'oiseaux divers dont les sternes blanches et surtout les frégates occupées à leurs parades amoureuses ( les mâles arborent d'énormes jabots rouges ) et à la construction de leurs nids. Un milliardaire américain a tenté d'acheter ce motu mais en vain, les terrains n' étant pas cessibles à des non-résidents. On ne comprend pas trop bien les motivations de ce monsieur, car le motu n' est pas très grand, il est recouvert d'une végétation dense et luxuriante et y construire une habitation tiendrait de l' exploit. On dira que c'était un caprice de riche qui pense pouvoir tout acheter !
La montagne est bien dégagée, les photos seront parfaites. A la mi-journée, nous rejoignons le motu-piscine où se trouvent déjà d'autres visiteurs venus d'autres pensions. nous sommes 9 en tout. Un jeune couple dynamique originaire de l'île, Irène et Patrick Tamaititahio, est revenu de Tahiti pour s'installer durablement dans leur île d'origine avec le projet de faire table ouverte au motu tous les jours sauf le dimanche. Ils comptent même prochainement ouvrir un camping. A suivre donc ! La famille de Patrick possède le motu, les pensions se déchargent sur le couple des obligations culinaires, les visiteurs ( y compris les résidents de l île qui le désirent ) profitent du repas, des installations, du panorama, du farniente et de la mer. Nous allons rester sur place tout l' après-midi. Une merveille, même pour nous qui en avons vu quelques autres dans ce pays ! Au début des années 2000, le Territoire a tenté de racheter l' endroit à ses propriétaires pour y construire un hôtel de luxe. Refus catégorique de la population malgré de fortes incitations et la promesse ( tenue... ) de construire un aéroport pour désenclaver l'île et lui apporter des touristes. Encore faut-il savoir à qui on achète, les terres en Polynésie - à la cession ou par voie d' héritage- étant en indivision totale. Quand le gouvernement français a, dans les années 50, et dans un but de modernisation du pays, modifié par décret la loi sur l' héritage en se gardant la possibilité d' exproprier ( pour le bien public ), le vote de la loi - comme souvent - a été acquis au Parlement sans que l'on fasse mention des TOM. Calcul ou stratégie délibérée ? Sans doute les deux pour éviter les problèmes et des rigidités insulaires impossibles et dangereuses à gérer à 18.000 kms de distance de la métropole. De même, la loi Veil - pour ménager les Eglises locales très influentes et traditionalistes - n' a été validée sur le Territoire qu'il y a quelques années seulement.
Retour à la pension en fin d'après-midi. Terani est venu nous chercher d'un coup de bateau. il ne faut que 10 mn entre marina et motu. Le lagon est navigable, ce qui est un plus. En revanche, il n' est pas aussi poissonneux que ceux des atolls des Tuamotu. On ne peut pas pêcher son poisson sur le trajet du motu et l'y faire cuire dans la foulée. De très beaux coraux branchus d'un jaune intense, d'autres coraux dits encroûtants, bleus, gris et violets recouvrant par plaques des rochers entiers, parsèment les fonds entre les îlots et bancs de sable proches du récif. Beaucoup de coraux choux-fleurs également, d'un bleu électrique. Ce sont des variétés adaptées aux changements de température de la mer, que l'on ne trouve pas dans les Îles de la Société. Les coraux semblent se développer en corolles plus ramassées et à la dentelle moins fine. La qualité de l' eau est exceptionnelle, ce qui explique cette santé éclatante des coraux et autres communautés lagunaires et récifales. L'eau est cristalline et scintille comme le diamant sous le soleil le long des bancs de sable immaculés. Il y a également une profusion de bénitiers - ou ' pahua ' en tahitien - énormes aux lèvres de toutes les couleurs aux abords du récif, dans les ' hoa ' ( chenaux qui irriguent et oxygènent le lagon en eau océanique ), entre les ' motu ' . Raivavae est connue pour ses bénitiers que l'on ramasse de manière raisonnée, sans qu'ils soient exportés en masse vers Tahiti comme cela a pu se faire à Tahaa ou Raiatea ces vingt dernières années. L'île à bénitiers, cela reste, malgré tout, Rapa où l'on aurait comptabilisé 80 millions de ces mollusques autour de l'île : de quoi permettre à tous d'en manger tous les jours ! Rapa, je le signale, ne compte que 520 habitants, une population en baisse ! Lors de notre déjeuner sous les ' aito ' ( ou filaos ou arbres de fer), la chair de bénitier sera servie en entrée ( crue macérée dans l' eau de mer / crue macérée au citron ) puis cuite à la sauce au curry ). Ensuite grosse carangue bleue grillée, poissons-chats locaux ( un peu comme des rougets rallongés dotés de barbillons ), poulet grillé, pain coco fait maison par Irène, pastèques et bananes en dessert. Eau de coco et eau minérale comme boissons. Iréne et son mari protègent aussi les plants de bois de santal qui poussent en quantité sur leur motu. Raivavae, à une certaine époque, était une étape obligée pour les bateaux santaliers qui s'y ravitaillaient en bois précieux. Cette époque est oubliée, mais on essaie de faire prospérer ces arbres magiques et odorants qui poussent si lentement et avec tant de difficulté.
Dimanche 20 janvier : Après une nuit orageuse ( c'est cela aussi les Australes ! ), nous nous réveillons sous la pluie. Et il va pleuvoir dru jusqu' en milieu d'après-midi. Aïe ! Ce n' était pas prévu, ni attendu d'ailleurs ! Nous devions faire l' escalade du mont Hiro ce matin. Ce n' est même pas la peine d'y penser quand on voit les trombes d'eau qui descendent du ciel. C'est même déconseillé car dangereux.
Quelques infos cependant. Compter 4 heures environ AR. Un sentier privé monte derrière la pension Ataha. D'autres départs de sentiers ailleurs bien sur. Pente très raide au départ dans une brousse dense plantée de ' purau ' (ou hibiscus) de goyaviers, de bois de fer ( ou ' aito ' en tahitien ) , laissant progressivement place à des étendues de roseaux et de hautes fougères. On finit par déboucher sur un espace en pente douce ouvert et gazonné qui mène en se rétrécissant à la crête. Du haut du mont Hiro, on a un panorama à 360° sur sommets avoisinants, motu et étendues lagunaires en camaïeux de bleus.
Nous sommes forcément déçus de devoir attendre si longtemps la fin de ce mauvais temps passager. En outre, c'est dimanche et la route de ceinture est absolument déserte. Il n' y a que les quatre temples où se concentre la vie villageoise : à chaque fois, une foule clairsemée de paroissiens habillés tout de blanc et qui vont, ce jour-là, passer sept longues heures assis à écouter les prêches du pasteur et à chanter des hymnes. Pourquoi un culte aussi long ? Simplement parce que, en ce 3ème dimanche de janvier, on commémore chaque année une journée cataclysmique ( pluies diluviennes, glissements de terrain, 'fare' emportés, personnes disparues ) de la fin janvier 1959. Ceux qui ne sont pas au temple doivent dormir... Autant dire que le milieu de journée est un peu tristounet !
L' amélioration météo espérée va arriver en fin d'après-midi avec des teintes de ciel et mer superbes au fur et à mesure que la lumière baisse. Le lagon est plat et lisse, silence total bien avant l' arrivée de la nuit. Le temps est suspendu. Et il semble que la pluie se soit arrêtée pour de bon...? Mais non, il va re-pleuvoir, à partir de 23 h00, mais plus régulièrement, toute la nuit, jusqu' à 5 heures du matin environ. Même si on élude beaucoup les discussions sur la météo à Raivavae, on aura compris que ce temps instable est très courant à Raivavae. Et donc....? Vous allez me dire, mais à quelle période faut-il venir pour être sur d'avoir du beau temps ? Eh bien, c'est simple, la fenêtre est étroite, il faut voyager aux Australes en février et mars, plus précisément encore de mi-février à fin mars. On sécurise beau temps calme et mer chaude. De février à avril à Rimatara, car cette île est la plus proche de la Société et donc moins marquée australe, d'un point de vue météorologique, que les 3 autres. Dans notre malheur, nous avons de la chance. L'avion de retour ne part que lundi 21 en fin d'après-midi. Nous avons donc encore une journée quasi entière à consacrer à la découverte de Raivavae.
Lundi 21 janvier Et voilà que, vers 7-8 heures, le ciel bleu apparait, avec soleil un peu incertain. Tout cela va s'arranger joliment en milieu de matinée et pour toute la journée. Nous avons à prendre des décisions sur la façon d'occuper la journée agréablement.
Pas de mont Hiro ce matin non plus, il a trop plu pendant la nuit. Un tour de l'île en vélo est possible, mais la route est très abîmée et pleine de nids-de-poule et je n' ai pas envie de partir seul. Mon épouse a déclaré forfait, suite à une chute accidentelle sur un genou.
Il y a bien des grottes telles la grotte Ana Poiri, mais celle-ci n 'est pas impressionnante comme celles de Rurutu que nous verrons obligatoirement en mars. On attendra donc.
On peut également aller voir l'unique tiki souriant qui est demeuré à Raivavae tandis que deux autres étaient transportés à Tahiti dans les années 30, et que le troisième est au fond du lagon dans lequel il est tombé par mégarde lors du transbordement.
Les marae de l'île, aux dires de notre hôtesse, n'ont rien de remarquable. Ils sont accessibles facilement de la route mais délaissés : mara'e Pua Pua Tiare, mara'e Mauna Oto, mara'e Vaimano. Problème : ils sont généralement situés sur des terrains privés et plus ou moins barricadés, et on ne rentre pas chez les gens comme cela ! La municipalité a vraiment du travail à faire et à donner pour les rendre attractifs. Ceci étant, il y a un grand marae sur l'îlot Marae Atoni qui, semble-t-il, mérite une visite.
Il reste le motu Rani, un autre coin de nature sauvage et préservée, propriété de la famille de notre hôte Terani. il nous propose de nous y emmener jouer les Robinson. C'est tentant et nous n' allons pas regretter. Odile et Terani ont construit des petits bungalows très simples sur le motu pour y accueillir des visiteurs en recherche de vie tranquille au bord du lagon et sous les étoiles ( quand il ne pleut pas, bien sur... ). Il parait qu'ils ont beaucoup de succès ! La nourriture est apportée en bateau de l'île. Tarifs un peu plus élevés qu'à la pension Ataha. Attention à la saison fraîche, juillet et août. Il peut faire un froid relatif ( pas de moustiques ) , il faut se couvrir, et la mer au motu est à 18-19° seulement ! Comme en Bretagne nord en juillet ! Contre 26° en ce moment, de janvier à début avril. Les touristes canadiens adorent Raivavae en juillet, parait-il. Température de la mer comme au Nouveau Brunswick en été.
Retour à la pension vers 15h 30 pour une douche rapide. Transfert à l' aéroport à 16 heures. Départ à 16H 55. ( l' avion a déjà fait escale à Tubuai ). Décollage, moteurs rugissant à fond et sur les chapeaux de roues : la piste est courte comme à Maupiti. Arrivée à Tahiti-Faa'a à 18 heures 50 comme prévu.
Ainsi se termine notre escapade à Raivavae. Nos prochains séjours dans les autres îles permettront de compléter le tableau des activités intéressantes - certaines plus sportives - à privilégier d'une île à l' autre. Vous aurez compris que Raivavae est surtout une île-détente de premier choix.
ADDENDUM Quelques tarifs qui, forcément vous intéresseront et peut-être vous feront sursauter... La nuit en demi-pension est facturée 13000 FCP pour deux personnes. C' est une constante partout en PF ( entre 12500 et 15000 FCP en demi-pension ) La journée au motu-piscine ( avec déjeuner inclus ) est facturée 5000 FCP par personne. Le tour de l'île en bateau est facturé 10000 FCP par personne ( environ 3 heures ). Notre séjour à la pension Ahata nous a coûté 77000 FCP pour deux. A rajouter aux billets d'avion. Il faut donc compter -en euros- environ 350 euros par jour à deux, vol compris.
On peut imaginer de faire une île en 3 jours, 2 îles en 6 jours, 3 îles en 10-12 jours, 4 îles en 15 jours minimum. Pour réduire - paradoxalement - le coût global, il faut envisager de visiter 2 ou 3 îles avec le Pass. Il semble assez facile de combiner - au moins - Raivavae et Tubuai en un séjour. Attention : les horaires changent 2 fois l'an.
Moana
PS Si vous voulez en lire davantage sur les Australes, déroulez le menu... On continue avec quelques infos et deux légendes sur RAIVAVAE. Ensuite ce sera TUBUAI...
INTRO
Je sais que beaucoup parmi vous seront intéressés par la série de carnets de voyage aux Îles Australes - ou Tuha'a Pae en langue polynésienne- qui va suivre. Vous pourrez ainsi faire vos choix et programmer d'intégrer une ou deux îles à votre itinéraire, trois peut-être au grand maximum, lors de votre prochain voyage en Polynésie Française.
Pour nous qui résidons ici depuis 30 ans, c'est aussi la première fois que nous partons dans cette direction, cap au sud. Ce n' est pas une destination facile en termes de climat, souvent instable et imprévisible, de longueur de séjour et de moyens financiers.
Air Tahiti propose un Pass 4 îles qui est quasiment inutilisable sauf à rester trois semaines ou un mois et dépenser une fortune. La raison : des liaisons inter-îles rares et irrégulières et très chères, y compris pour les îliens eux-mêmes qui ont des tarifs-résident pour aller et venir entre leur île et Tahiti mais paient plein tarif pour les déplacements entre les îles. Exemple : Un vol Raivavae - Tubuai, d'une durée de 25 minutes est facturé 38000 FCP ( = 340 euros ) !
Nous avons décidé de consacrer du temps et un peu d'argent à cet archipel cette année. Ce premier carnet concerne Raivavae, la plus méridionale des îles disposant d'un aéroport ( ce qui place Rapa - à deux jours de bateau plus au sud- hors champ ). Le prochain qui sera posté mi-mars, en continuation de celui-ci, concernera Tubuai et Rurutu. Il restera Rimatara que nous visiterons fin avril.
UN PEU DE GEOGRAPHIE Raivavae - anciennement nommée Vavitu - se situe à 730 kms au sud-est de Tahiti. Elle appartient à l' archipel des Australes, au même titre que Rurutu, Tubuai, Rimatara, Rapa et Marotiti , île inhabitée proche de Rapa où - selon certains écrits- l'on déportait autrefois les récalcitrants, les violents ou simplement les rebelles à l' autorité du chef. Raivavae est une île volcanique d'environ 16 km2 de terres émergées, dotée d'un lagon superbe par sa forme et ses couleurs qui rappelle celui de Bora-Bora en plus petit, ourlé de 28 motu éparpillés le long de la barrière de corail. Elle culmine au mont Hiro à 432 m d'altitude. L'île compte actuellement 970 habitants environ, répartis sur 4 villages : Rairua, Mahanatoa, Anatonu et Vaiuru. Notre pension Ataha se trouve dans ce dernier village cité, le long de la route circulaire qui borde le lagon. On parle à Raivavae un dialecte particulier ainsi que le tahitien et le français bien sur. Que signifie le nom Raivavae ? Etymologiquement, ce nom provient de ' ra'i ', le ciel et de ' vavae ' qui veut dire 'se frayer un chemin'. L' ensemble signifie donc ' se frayer un chemin dans le ciel ' et , par extension, ' à ciel ouvert '.
UN PEU D'HISTOIRE Raivavae fut découverte en 1775 par le navigateur espagnol Thomas Gayangos voyageant à bord de la frégate l' Aguila. On remarque que certains résidents ont les yeux très clairs, gris ou pers, comme cela se retrouve chez des habitants de Galice et d'Andalousie. Le séjour de Gayangos et de son équipage à Raivavae donne peut-être la raison de cette particularité physique. Maintenant pourquoi l' île de passion ? Dans les écrits anciens datant d'avant le christianisme et l' évangélisation protestante , quand on mentionne Raivavae, on évoque une île de guerriers en permanence engagés dans des combats de clans affreux et sanguinaires, on évoque aussi des rituels érotiques très poussés et des célébrations païennes inédites et uniques en leur genre. En d'autres termes, Raivavae fut , à une certaine époque, l'île de l' amour et de la mort confondus. Rien de tel aujourd'hui... L' île a un rythme de vie alangui et tranquille, surtout le dimanche. La vie reste assez communautaire à Raivavae et on est censé partager avec les autres, une spécificité partagée avec Rapa.
RAPA Petite digression sur Rapa dont on ne parle jamais. C'est une île isolée et coupée du monde, où le communautarisme voire le collectivisme est érigé en mode de vie sous le contrôle du Conseil des Sages ( = les anciens ) qui , entre autres, refuse la construction d'un aérodrome depuis des années ! En d'autres termes, chacun est sous surveillance de l' autre, parent, ami, pasteur, maire. On ne fait pas ce que l'on veut comme on veut. On s'adapte, on obéit et on s'incline. Et , si on transgresse, on paie cher son audace. Un exemple ? Vous êtes surpris en train de pêcher au fusil dans une baie de l' île où la pêche a été proscrite pendant 5 ans, vous méritez donc une punition ! La mairie va vous couper l' électricité pendant des semaines, voire des mois, ce qui va compliquer votre vie quotidienne ! Autre détail qui surprendra : Le dimanche, la Mairie coupe l' électricité dans l' île entière...sauf au temple, histoire d' encourager - le terme est faible - tout le monde à se précipiter au culte ! Pas évident donc de vivre dans une île comme Rapa, dans une forme de huis-clos social et religieux. Toute forme d'individualisme est proscrite, ce qui explique pourquoi les jeunes ont tendance à se désintéresser du religieux et finalement à partir, même si les perspectives de vie et de travail à Tahiti ne sont pas fantastiques. Déjà, il n' y a pas de collège sur île et les collégiens - dès la 6 ème - en sont éloignés pendant l' année scolaire; ils font leur scolarité au Collège de Tubuai, pour continuer leurs études ensuite, éventuellement dans l'un des lycées de Tahiti. Le maire a rétabli il y a quelques années le ' rahui ' , à savoir un système traditionnel polynésien visant à exploiter de manière raisonnée et préserver durablement les richesses marines. Ce système est officiellement levé pour le bien général de manière occasionnelle. Quand la pêche a lieu, elle est collective, ouverte à tous et éco-responsable, et le poisson pêché est distribué aux familles en fonction du nombre de personnes qui les composent. Même chose d'ailleurs pour la viande qui est prélevée sur les troupeaux de cochons, chèvres et vachettes sauvages. C'est plutôt positif écologiquement parlant, même si c'est vécu comme très contraignant. L 'île est tempérée, la seule du genre en Polynésie. Tous nos légumes et nos arbres fruitiers européens du genre cerisier ou pommier y pousseraient sans mal, mais l'innovation n' est pas le fort de la population, ni surtout du conseil des sages qui ne veut rien changer à rien. Les maisons y sont équipées de cheminées et on y dort le plus souvent sous couette surtout en hiver austral. Temps souvent froid, humide, venteux sous une montagne glacée. Mer froide et agitée. On est loin des lagons bleus et tièdes. On parle à Rapa un dialecte particulier que l'on comprend très difficilement si l'on est polynésien d'ailleurs. Le français demeure la langue unitaire. Difficile de séjourner à Rapa moins de deux mois, le temps que le cargo - alias le Tuhaa Pae -qui livre le frêt et transporte des passagers, aille à Tahiti et en revienne ! La liaison avec Rapa n' est pas hebdomadaire mais beaucoup plus irrégulière. Pas de pensions de famille, on trouvera cependant à se loger chez l' habitant. Le voyage en cargo reste une expérience unique. On peut soit dormir sur le pont ou bien se réserver une cabine - plutôt confortable - quand le navire assure la liaison maritime jusqu'à Rapa ! L' armateur ne permet le passage qu'à douze passagers par voyage uniquement. Escales plus ou moins longues dans les 4 premières îles, puis à Rapa où l'on arrive à l'aube et où on peut trouver des prestataires qui vont vous balader pendant toute la journée. Le navire reste à quai toute la journée et repart en soirée direction Tahiti, sans escale cette fois. Parfois il reste à quai une journée de plus... Attention : Mer très agitée et tempétueuse dans ces contrées. Le bateau est à l' ancienne et n' a pas de stabilisateurs; il roule et tangue énormément. A déconseiller à ceux qui n'ont pas le pied marin. A part cela, on déjeune et l'on dîne ( très bien, dit-on ) à la table du capitaine. Excellents retours de voyage de ceux qui ont tenté l' aventure. Compter une dizaine de jours en mer et en escale plus ou moins prolongée. Deux mois si on tente le séjour long... Fin de ma longue digression.
NOTRE ESCAPADE
Billet Air Tahiti ( avec carte de fidélité ) : 66000 FCP pour deux personnes. Durée du vol ( sans escale ) : 1 H 50. Sur ATR 72. Se munir d'argent liquide ( FCFP ) ou d'un carnet de chèques local. Pas de DAB sur l' île. Pas de règlement en carte bancaire. Il y a un bureau de Poste uniquement.


Vendredi 18 janvier
Départ à midi 30 / Arrivée à 14 h 20. Nous sommes attendus avec le collier de fleurs traditionnel par Odile, propriétaire de la pension Ataha. Nous aurons aussi l' occasion de rencontrer son mari Terani qui s'occupe du bricolage, du bateau ( pour les excursions ) et du fa'a'pou ( jardin familial ), une institution dans chaque famille de l'île, si l'on veut manger des légumes et des fruits frais. Dans le jardin familial, un espace est réservé à la tarodière, le taro étant à la base de beaucoup de plats cuisinés à Raivavae, mais aussi dans les autres îles australes. La route de ceinture est bétonnée et en assez mauvais état. On circule à 40 km à l' heure maxi. La pension est à 3 kms environ, on est donc arrivé tout de suite. Nous nous installons et partons faire une longue balade à pied le long de cette unique route circulaire. ( Il y a aussi une route traversière bordée de quelques maisons ou hameaux). Rares sont en fait les terrains plats pouvant servir aux cultures maraîchères et fruitières, sauf derrière les maisons construites côté montagne uniquement. Les ' fare ' sont assez sommaires, certains un peu vieux et déglingués, du moins ceux qui bordent la route, alors que de nouvelles constructions sont apparues à l' arrière. Surprenant que ces vieilles maisons - avec rideaux tirés et portes fermées à clé- ne soient pas démolies... J' en demande la raison et obtiens une réponse inattendue : ces anciens ' fare ' servent en fait de tombeaux aux anciens. Il parait même que certaines familles enterrent leurs morts sous le carrelage du salon de leur maison neuve... ! Raison ultime : il n' y a jamais eu de cimetière municipal à Raivavae. On cherche actuellement un terrain pour en construire un, enfin.... Cela devrait prendre encore du temps !

Le long de la route aussi, des cochons attachés par une patte ( chaque famille en ayant de 1 à 3 ). Une tradition bien ancrée ici aussi, semble-t-il. Depuis peu, les gens ont obligation de les transférer côté montagne, de sorte que le lagon ne soit pas indirectement pollué. Les cochons sont engraissés pour les fêtes religieuses de fin d'année mais aussi celles du mois de mai, mois festif et religieux entre tous à Raivavae. Autre chose encore qui attire l'oeil : les régimes de bananes suspendus à des poteaux de bois fichés dans le sable au bord du lagon. Cela surprend de prime abord, mais est en fait astucieux. Les bananes, encore vertes, préalablement lavées, brossées et nettoyées abondamment dans l' eau de mer, ne seront de ce fait attaquées ni par les oiseaux, ni par les rats, ni par les fourmis, ni par les insectes piqueurs du genre guêpe. Elles murissent tranquillement et parfaitement ainsi. Il fallait y penser, mais je n' ai jamais vu procéder ainsi dans une autre île polynésienne. II fait beau et pas trop chaud en ce vendredi après-midi. La balade de plusieurs kilomètres terminée, nous rentrons à la pension pour une douche, un peu d'internet ( dans la salle commune ) et le dîner à 19 heures tapantes. Internet a changé et facilité la vie des gens dans ce genre d'île isolée. Tout a commencé avec la construction de l' aérodrome en 2003, l' installation du courant électrique et l' apparition des téléphones fixe et portable. Une vraie révolution qui permet à ceux qui aiment le calme et la nonchalance de la vie aux îles de profiter des beautés de Raivavae tout en restant connecté. Avant, c'était une autre époque ! Un huis-clos un peu difficile, d'après ce que j' ai compris. La population, dans l' ensemble, vit modestement car très peu salariée. De 20 à 30 personnes ( sur 970 ) ont de vrais revenus. Les anciens reçoivent chacun 70000 FCP par mois, ce qui fait vivre souvent une famille entière. Décision ( tout de même un peu électoraliste ) prise il y a des années par le gouvernement Flosse mais rien n' a changé depuis et tout continue comme avant... Pas d'impôts sur le revenu, pas de taxe foncière ou d'habitation. Ce n' est pas le cas pour ces deux dernières taxes, je le signale, à Rurutu et Tubuai, plus prospères que Raivavae. Rapa fonctionne comme Raivavae à ce niveau, au ralenti et à l' exception.
Pour revenir à l'isolement de ces îles, il faut comprendre qu'elles ont vécu en autarcie complète avec leurs traditions spécifiques et leurs systèmes politiques chapeautés par des royautés guerrières, pendant des siècles. Leurs habitants n' hésitaient pas à prendre la mer et ont donc fini par découvrir qu'il y avait des îles voisines qui méritaient qu'on s'y intéresse, moins pour tenter de les conquérir que pour rechercher le contact et s'ouvrir au monde. Aux Îles sous le Vent, aux îles du Vent, aux Tuamotu, aux Marquises ou aux Gambier, les îles sont proches les unes des autres et s'aperçoivent à l'oeil nu. Les guerres entre clans ont perduré dans ces archipels, bien sur, mais des contacts plus enrichissants ont aussi eu lieu. L' unicité des Australes, c'est aussi l' unicité de chaque île composant cet archipel.
La modernité et l' ouverture vers l' extérieur n'ont été possibles que grâce aux aéroports qui desservent parfois de tout petits atolls, grâce à la Légion Etrangère qui a fait l' éreintant travail de terrassement sous le soleil, aux efforts des gouvernements locaux successifs pour désenclaver un maximum d' 'îles sur un territoire grand comme l' Europe de l' Ouest, grâce enfin aux technologies nouvelles.
Le changement à Raivavae est donc très récent et ne date que d'une quinzaine d'années. Il reste très peu impacté par un tourisme balbutiant. La destination est rare et demeure chère.












Samedi 19 janvier Réveil en fanfare à 5 heures du matin ( il fait jour ) : d'abord un scooter qui pétarade sur la route proche, puis un chien qui aboie puis enfin un coq qui pousse un cri perçant sous la fenêtre ouverte. Il est temps de se lever, tôt comme tout le monde ici ou presque.
Nous nous sommes entendus avec Terani et Odile pour un tour de l'île en bateau jusqu'à la mi-journée suivi d'un déjeuner au motu Vaiamanu, dit motu-piscine. Il fait un temps magnifique, le lagon est une splendeur. Chatoiements du soleil sur l'eau qui frise, couleurs et limpidité de l'eau exceptionnelles comme cela se voit dans les îles éloignées et exemptes de pollution. Cela, c'est ce qui rend la Polynésie incontournable en termes de beauté naturelle. Difficile de trouver aussi beau ailleurs. Ce lagon est vraiment à la hauteur de sa réputation. Sur le trajet, joyau vert émeraude dans son écrin bleu foncé, le motu Hotuatua, planté face à la pointe Hopa, sauvage et interdit d'accès car réserve naturelle protégée d'oiseaux divers dont les sternes blanches et surtout les frégates occupées à leurs parades amoureuses ( les mâles arborent d'énormes jabots rouges ) et à la construction de leurs nids. Un milliardaire américain a tenté d'acheter ce motu mais en vain, les terrains n' étant pas cessibles à des non-résidents. On ne comprend pas trop bien les motivations de ce monsieur, car le motu n' est pas très grand, il est recouvert d'une végétation dense et luxuriante et y construire une habitation tiendrait de l' exploit. On dira que c'était un caprice de riche qui pense pouvoir tout acheter !
La montagne est bien dégagée, les photos seront parfaites. A la mi-journée, nous rejoignons le motu-piscine où se trouvent déjà d'autres visiteurs venus d'autres pensions. nous sommes 9 en tout. Un jeune couple dynamique originaire de l'île, Irène et Patrick Tamaititahio, est revenu de Tahiti pour s'installer durablement dans leur île d'origine avec le projet de faire table ouverte au motu tous les jours sauf le dimanche. Ils comptent même prochainement ouvrir un camping. A suivre donc ! La famille de Patrick possède le motu, les pensions se déchargent sur le couple des obligations culinaires, les visiteurs ( y compris les résidents de l île qui le désirent ) profitent du repas, des installations, du panorama, du farniente et de la mer. Nous allons rester sur place tout l' après-midi. Une merveille, même pour nous qui en avons vu quelques autres dans ce pays ! Au début des années 2000, le Territoire a tenté de racheter l' endroit à ses propriétaires pour y construire un hôtel de luxe. Refus catégorique de la population malgré de fortes incitations et la promesse ( tenue... ) de construire un aéroport pour désenclaver l'île et lui apporter des touristes. Encore faut-il savoir à qui on achète, les terres en Polynésie - à la cession ou par voie d' héritage- étant en indivision totale. Quand le gouvernement français a, dans les années 50, et dans un but de modernisation du pays, modifié par décret la loi sur l' héritage en se gardant la possibilité d' exproprier ( pour le bien public ), le vote de la loi - comme souvent - a été acquis au Parlement sans que l'on fasse mention des TOM. Calcul ou stratégie délibérée ? Sans doute les deux pour éviter les problèmes et des rigidités insulaires impossibles et dangereuses à gérer à 18.000 kms de distance de la métropole. De même, la loi Veil - pour ménager les Eglises locales très influentes et traditionalistes - n' a été validée sur le Territoire qu'il y a quelques années seulement.
Retour à la pension en fin d'après-midi. Terani est venu nous chercher d'un coup de bateau. il ne faut que 10 mn entre marina et motu. Le lagon est navigable, ce qui est un plus. En revanche, il n' est pas aussi poissonneux que ceux des atolls des Tuamotu. On ne peut pas pêcher son poisson sur le trajet du motu et l'y faire cuire dans la foulée. De très beaux coraux branchus d'un jaune intense, d'autres coraux dits encroûtants, bleus, gris et violets recouvrant par plaques des rochers entiers, parsèment les fonds entre les îlots et bancs de sable proches du récif. Beaucoup de coraux choux-fleurs également, d'un bleu électrique. Ce sont des variétés adaptées aux changements de température de la mer, que l'on ne trouve pas dans les Îles de la Société. Les coraux semblent se développer en corolles plus ramassées et à la dentelle moins fine. La qualité de l' eau est exceptionnelle, ce qui explique cette santé éclatante des coraux et autres communautés lagunaires et récifales. L'eau est cristalline et scintille comme le diamant sous le soleil le long des bancs de sable immaculés. Il y a également une profusion de bénitiers - ou ' pahua ' en tahitien - énormes aux lèvres de toutes les couleurs aux abords du récif, dans les ' hoa ' ( chenaux qui irriguent et oxygènent le lagon en eau océanique ), entre les ' motu ' . Raivavae est connue pour ses bénitiers que l'on ramasse de manière raisonnée, sans qu'ils soient exportés en masse vers Tahiti comme cela a pu se faire à Tahaa ou Raiatea ces vingt dernières années. L'île à bénitiers, cela reste, malgré tout, Rapa où l'on aurait comptabilisé 80 millions de ces mollusques autour de l'île : de quoi permettre à tous d'en manger tous les jours ! Rapa, je le signale, ne compte que 520 habitants, une population en baisse ! Lors de notre déjeuner sous les ' aito ' ( ou filaos ou arbres de fer), la chair de bénitier sera servie en entrée ( crue macérée dans l' eau de mer / crue macérée au citron ) puis cuite à la sauce au curry ). Ensuite grosse carangue bleue grillée, poissons-chats locaux ( un peu comme des rougets rallongés dotés de barbillons ), poulet grillé, pain coco fait maison par Irène, pastèques et bananes en dessert. Eau de coco et eau minérale comme boissons. Iréne et son mari protègent aussi les plants de bois de santal qui poussent en quantité sur leur motu. Raivavae, à une certaine époque, était une étape obligée pour les bateaux santaliers qui s'y ravitaillaient en bois précieux. Cette époque est oubliée, mais on essaie de faire prospérer ces arbres magiques et odorants qui poussent si lentement et avec tant de difficulté.
Dimanche 20 janvier : Après une nuit orageuse ( c'est cela aussi les Australes ! ), nous nous réveillons sous la pluie. Et il va pleuvoir dru jusqu' en milieu d'après-midi. Aïe ! Ce n' était pas prévu, ni attendu d'ailleurs ! Nous devions faire l' escalade du mont Hiro ce matin. Ce n' est même pas la peine d'y penser quand on voit les trombes d'eau qui descendent du ciel. C'est même déconseillé car dangereux.
Quelques infos cependant. Compter 4 heures environ AR. Un sentier privé monte derrière la pension Ataha. D'autres départs de sentiers ailleurs bien sur. Pente très raide au départ dans une brousse dense plantée de ' purau ' (ou hibiscus) de goyaviers, de bois de fer ( ou ' aito ' en tahitien ) , laissant progressivement place à des étendues de roseaux et de hautes fougères. On finit par déboucher sur un espace en pente douce ouvert et gazonné qui mène en se rétrécissant à la crête. Du haut du mont Hiro, on a un panorama à 360° sur sommets avoisinants, motu et étendues lagunaires en camaïeux de bleus.
Nous sommes forcément déçus de devoir attendre si longtemps la fin de ce mauvais temps passager. En outre, c'est dimanche et la route de ceinture est absolument déserte. Il n' y a que les quatre temples où se concentre la vie villageoise : à chaque fois, une foule clairsemée de paroissiens habillés tout de blanc et qui vont, ce jour-là, passer sept longues heures assis à écouter les prêches du pasteur et à chanter des hymnes. Pourquoi un culte aussi long ? Simplement parce que, en ce 3ème dimanche de janvier, on commémore chaque année une journée cataclysmique ( pluies diluviennes, glissements de terrain, 'fare' emportés, personnes disparues ) de la fin janvier 1959. Ceux qui ne sont pas au temple doivent dormir... Autant dire que le milieu de journée est un peu tristounet !
L' amélioration météo espérée va arriver en fin d'après-midi avec des teintes de ciel et mer superbes au fur et à mesure que la lumière baisse. Le lagon est plat et lisse, silence total bien avant l' arrivée de la nuit. Le temps est suspendu. Et il semble que la pluie se soit arrêtée pour de bon...? Mais non, il va re-pleuvoir, à partir de 23 h00, mais plus régulièrement, toute la nuit, jusqu' à 5 heures du matin environ. Même si on élude beaucoup les discussions sur la météo à Raivavae, on aura compris que ce temps instable est très courant à Raivavae. Et donc....? Vous allez me dire, mais à quelle période faut-il venir pour être sur d'avoir du beau temps ? Eh bien, c'est simple, la fenêtre est étroite, il faut voyager aux Australes en février et mars, plus précisément encore de mi-février à fin mars. On sécurise beau temps calme et mer chaude. De février à avril à Rimatara, car cette île est la plus proche de la Société et donc moins marquée australe, d'un point de vue météorologique, que les 3 autres. Dans notre malheur, nous avons de la chance. L'avion de retour ne part que lundi 21 en fin d'après-midi. Nous avons donc encore une journée quasi entière à consacrer à la découverte de Raivavae.
Lundi 21 janvier Et voilà que, vers 7-8 heures, le ciel bleu apparait, avec soleil un peu incertain. Tout cela va s'arranger joliment en milieu de matinée et pour toute la journée. Nous avons à prendre des décisions sur la façon d'occuper la journée agréablement.
Pas de mont Hiro ce matin non plus, il a trop plu pendant la nuit. Un tour de l'île en vélo est possible, mais la route est très abîmée et pleine de nids-de-poule et je n' ai pas envie de partir seul. Mon épouse a déclaré forfait, suite à une chute accidentelle sur un genou.
Il y a bien des grottes telles la grotte Ana Poiri, mais celle-ci n 'est pas impressionnante comme celles de Rurutu que nous verrons obligatoirement en mars. On attendra donc.
On peut également aller voir l'unique tiki souriant qui est demeuré à Raivavae tandis que deux autres étaient transportés à Tahiti dans les années 30, et que le troisième est au fond du lagon dans lequel il est tombé par mégarde lors du transbordement.
Les marae de l'île, aux dires de notre hôtesse, n'ont rien de remarquable. Ils sont accessibles facilement de la route mais délaissés : mara'e Pua Pua Tiare, mara'e Mauna Oto, mara'e Vaimano. Problème : ils sont généralement situés sur des terrains privés et plus ou moins barricadés, et on ne rentre pas chez les gens comme cela ! La municipalité a vraiment du travail à faire et à donner pour les rendre attractifs. Ceci étant, il y a un grand marae sur l'îlot Marae Atoni qui, semble-t-il, mérite une visite.
Il reste le motu Rani, un autre coin de nature sauvage et préservée, propriété de la famille de notre hôte Terani. il nous propose de nous y emmener jouer les Robinson. C'est tentant et nous n' allons pas regretter. Odile et Terani ont construit des petits bungalows très simples sur le motu pour y accueillir des visiteurs en recherche de vie tranquille au bord du lagon et sous les étoiles ( quand il ne pleut pas, bien sur... ). Il parait qu'ils ont beaucoup de succès ! La nourriture est apportée en bateau de l'île. Tarifs un peu plus élevés qu'à la pension Ataha. Attention à la saison fraîche, juillet et août. Il peut faire un froid relatif ( pas de moustiques ) , il faut se couvrir, et la mer au motu est à 18-19° seulement ! Comme en Bretagne nord en juillet ! Contre 26° en ce moment, de janvier à début avril. Les touristes canadiens adorent Raivavae en juillet, parait-il. Température de la mer comme au Nouveau Brunswick en été.
Retour à la pension vers 15h 30 pour une douche rapide. Transfert à l' aéroport à 16 heures. Départ à 16H 55. ( l' avion a déjà fait escale à Tubuai ). Décollage, moteurs rugissant à fond et sur les chapeaux de roues : la piste est courte comme à Maupiti. Arrivée à Tahiti-Faa'a à 18 heures 50 comme prévu.
Ainsi se termine notre escapade à Raivavae. Nos prochains séjours dans les autres îles permettront de compléter le tableau des activités intéressantes - certaines plus sportives - à privilégier d'une île à l' autre. Vous aurez compris que Raivavae est surtout une île-détente de premier choix.
ADDENDUM Quelques tarifs qui, forcément vous intéresseront et peut-être vous feront sursauter... La nuit en demi-pension est facturée 13000 FCP pour deux personnes. C' est une constante partout en PF ( entre 12500 et 15000 FCP en demi-pension ) La journée au motu-piscine ( avec déjeuner inclus ) est facturée 5000 FCP par personne. Le tour de l'île en bateau est facturé 10000 FCP par personne ( environ 3 heures ). Notre séjour à la pension Ahata nous a coûté 77000 FCP pour deux. A rajouter aux billets d'avion. Il faut donc compter -en euros- environ 350 euros par jour à deux, vol compris.
On peut imaginer de faire une île en 3 jours, 2 îles en 6 jours, 3 îles en 10-12 jours, 4 îles en 15 jours minimum. Pour réduire - paradoxalement - le coût global, il faut envisager de visiter 2 ou 3 îles avec le Pass. Il semble assez facile de combiner - au moins - Raivavae et Tubuai en un séjour. Attention : les horaires changent 2 fois l'an.
Moana
PS Si vous voulez en lire davantage sur les Australes, déroulez le menu... On continue avec quelques infos et deux légendes sur RAIVAVAE. Ensuite ce sera TUBUAI...
États-Unis: vols multi-destinations English translation pending
Bonsoir à tous,
Je prévois un voyage en Louisiane en octobre/novembre 19. Il semble qu'il n'y ait pas de ligne directe depuis la France. Aussi, peut-être pourrais-je profiter d'un petit séjour à New York par exemple à l'aller mais pas au retour.
Aussi, je fais appel à vos expériences concernant les vols multi destinations (villes d'arrivée et de départ différentes).
L'idée serait :
1 - Vol aller France / New York pour petit séjour, puis un vol New York / Nouvelles Orléans (compagnies à conseiller ?) et vol retour Nouvelles Orleans / France (avec correspondance). ou 2 - Vol aller-retour France / New York (séjour à New York) puis vol aller-retour New York / Nouvelle Orléans.
Je remercie par avance les voyageurs qui pourront me faire part de leurs expériences.
Dominique
Aussi, je fais appel à vos expériences concernant les vols multi destinations (villes d'arrivée et de départ différentes).
L'idée serait :
1 - Vol aller France / New York pour petit séjour, puis un vol New York / Nouvelles Orléans (compagnies à conseiller ?) et vol retour Nouvelles Orleans / France (avec correspondance). ou 2 - Vol aller-retour France / New York (séjour à New York) puis vol aller-retour New York / Nouvelle Orléans.
Je remercie par avance les voyageurs qui pourront me faire part de leurs expériences.
Dominique
Assurance rapatriement Maroc English translation pending
Bonjour j ai tente ans et je pars une semaine au Maroc en voiture louée a MARRAKECH à mon arrivée à l'aéroport...Je suis couvert pour les pépins de santé à concurrence de 15 000 EUROS Par mon assurance en France via une carte bancaire...Cela est il suffisant ?? d avance merci
L'accès à Venise sera payant dès l'été 2019 English translation pending
Toujours afin de réguler l'affluence touristique, la ville de Venise demandera à partir de juillet 2019 un droit d'entrée à chacun de ses visiteurs. Celui-ci sera compris entre 2,50 et 10 € selon la saison et concernera notamment les croisièristes.
Lire la suite...
Venise: une nouvelle taxe pour les touristes English translation pending
Venise va instaurer une nouvelle taxe d'accès à la ville pour les touristes qui ne passent pas la nuit (donc qui ne paient pas la taxe de séjour, qui est de 3.50 € par jour et par personne pour un 3*).
Cette mesure touchera particulièrement les passagers de croisière, qui sont plusieurs milliers par jour à partir ou arriver de Venise.
Cette taxe serait destinée à" financer le coût du nettoyage du centre historique qui a été supporté pendant des années par les Vénitiens" (dixit le Maire de Venise).
Je suis très favorable à cette nouvelle taxe. En effet, lors de mes dernières visites à Venise, j'avais l'impression d'avoir honteusement profité de la ville et abusé de l'hospitalité d'habitants entièrement consacrés au bien être de leurs visiteurs sans aucune arrière pensée de profit🙂.
J'avais en particulier bénéficié d'un tarif préférentiel pour un expresso à 10 € sur la place Saint Marc, servi avec le sourire qui fait la renommée des cafés de cette place🙂. J'étais conscient que ces 10 € ne couvraient même pas le prix de l'eau, ce qui ne laissait plus de place au restaurateur pour payer ses taxes locales.
J'avais aussi honteusement profité du prix véritablement donné de 20 € par jour pour les vaporettis, pratiquement négligeable quand on le compare au tarif de 80 € la demie heure de gondolier (qui doivent surement en verser la plus grande partie en impôts😉).
J'oubliais les 6 € payés pour 8 olives au restaurant , lui aussi écrasé d'impôts, etc....
Quant aux souvenirs d'artisanat Vénitien, j'ai honte d'en avoir acheté à un prix qui couvrait à peine leur transport de Chine.
Je trouve donc que c'est bien normal que nous participions au nettoyage des rues, nous qui profitons de Venise sans presque rien payer🙂, au moins, il y aura quelqu'un qui paiera ses taxes à Venise😉
Se rendre à Sulawesi et Sumatra suite aux catastrophes? English translation pending
Bonjour !
Je m'en vais a Sumatra et Sulawesi en mars prochain....Je voudrais savoir si quelqu'un connais la vraie situation la-bas...Car les nouvelles de la Télé nous font peur, et tous mes proches et ceux ma copine de voyage, sont angoissés de nous voir partir la-bas.Moi je crois que c'est amplifié par les nouvelles, et qu'il faut tout simplement ne pas se rendre ou il y a eu des catastrophes, genre a Palu.Qu'en pensez vous ????Est-ce jouer a la roulette russe, si je me rends la bas, ou inshallah ???!!!!
Nous irons au pays toraja.Ampana , puis sur l'ile de malenge (Togians), le parc national de Tangkoko.Et Sumatra a Bukit Lawang, ainsi que quelques jours a Bali....
merci de votre aide
François Leduc
Nous irons au pays toraja.Ampana , puis sur l'ile de malenge (Togians), le parc national de Tangkoko.Et Sumatra a Bukit Lawang, ainsi que quelques jours a Bali....
merci de votre aide
François Leduc
Voyager avec Air Madagascar English translation pending
Bonjour
Je dois aller à Madagascar en juin prochain.
Je cherche des billets et on me propose un vol avec Air Madagascar qui est moins cher que Air France. Certains ont-ils une expérience avec cette compagnie ?
merci
Le tourisme en France en grand danger English translation pending
Sans surprise, les manifestations des gilets jaunes ont des répercussions très négatives sur l'ensemble du tourisme en France, et particulièrement à Paris, alors que l'activité du secteur s'était avérée très bonne sur les dix premiers mois de l'année. Au delà des annulations, c'est aussi et surtout maintenant "l'image accueillante de Paris et de la France qui est irrémédiablement dégradée" comme le soulignent nombre de professionnels.
Lire la suite...
Possibilité d'emmener une arme en zone isolée? (Suède) English translation pending
Je créer ce sujet, car j'ai été l'an dernier en Suède. J'ai fais quelques marches dans des zones de nature très agréables mais jamais très éloignées de villages, dans le Varmland. J'aimerais retourner en Suède et explorer des zones plus sauvages, à la journée, et je voyage seul. Seulement certaines zones sont habitées par des ours et des loups. Et bien qu'ils attaquent rarement l'homme, ils l'attaquent parfois quand même. Alors je me vois très mal seul au milieu de nulle part attaqué par un ours..
Dans cette optique de randonner seul dans un milieu naturel sauvage et reculé comportant un danger vis-à-vis de la faune, existe-t-il une possibilité d'emmener avec soi une arme, comme un fusil de chasse par exemple, de manière à être en conformité avec la législation, bien entendu ! Sachant que je suis tireur sportif et je peux détenir légalement des armes.
Je vous remercie de m'éclairer sur ce sujet !
Dans cette optique de randonner seul dans un milieu naturel sauvage et reculé comportant un danger vis-à-vis de la faune, existe-t-il une possibilité d'emmener avec soi une arme, comme un fusil de chasse par exemple, de manière à être en conformité avec la législation, bien entendu ! Sachant que je suis tireur sportif et je peux détenir légalement des armes.
Je vous remercie de m'éclairer sur ce sujet !
Endroits à visiter et les restaurants à Milan English translation pending
Bonjour, je vais prendre l'avion pour la 1ère fois pour Milan, et je voudrais savoir si je peux ramener des spécialités italiennes dans mes bagages(charcuteries, fromages...). Quels sont les endroits à visiter et les restaurants où bien manger. Merci pour vos réponses. 😘
Les animaux du Maroc (et aussi au Maroc) English translation pending
Bonjour,
L'idée d'un sujet sur les animaux du et au Maroc ayant été lancée, je me décide en espérant que ce carnet vivent longtemps, avec les contributions de toutes et tous . Les animaux du Maroc réservent au voyageur curieux un nombre infini d'émotions, qu'ils soient sauvages ou domestiques . Qui n'a pas photographié lors d'un séjour un chat particulièrement beau, ou un caméléon, une cigogne, un chameau….. Les animaux sont partout au Maroc, et me semble-t-il bien plus présent qu'en France, par exemple . Alors commençons….
Commençons dans le merveilleux jardin exotique de Marcel François , à Bouknadel, à une dizaine de kms au Nord de Salé . On y accède soit par l'autoroute, soit par la nationale 1 . J'y étais donc il y a 3 jours et j'ai rencontré ce couple . Comme on dit : plus beau que çà, tu meurs ! . On m'a dit qu'il s'agissait de canards flamboyants ( ? ) , mais peut-être que quelqu'un pourra confirmer ?


L'idée d'un sujet sur les animaux du et au Maroc ayant été lancée, je me décide en espérant que ce carnet vivent longtemps, avec les contributions de toutes et tous . Les animaux du Maroc réservent au voyageur curieux un nombre infini d'émotions, qu'ils soient sauvages ou domestiques . Qui n'a pas photographié lors d'un séjour un chat particulièrement beau, ou un caméléon, une cigogne, un chameau….. Les animaux sont partout au Maroc, et me semble-t-il bien plus présent qu'en France, par exemple . Alors commençons….
Commençons dans le merveilleux jardin exotique de Marcel François , à Bouknadel, à une dizaine de kms au Nord de Salé . On y accède soit par l'autoroute, soit par la nationale 1 . J'y étais donc il y a 3 jours et j'ai rencontré ce couple . Comme on dit : plus beau que çà, tu meurs ! . On m'a dit qu'il s'agissait de canards flamboyants ( ? ) , mais peut-être que quelqu'un pourra confirmer ?


Destination pour un premier safari "self drive" Namibie - Botswana? (en 4x4) English translation pending
Bonjour à tous,
Nous prévoyons de faire un safari en Afrique australe fin avril/début mai 2020, idéalement en selfdrive.
Nous avons un peu d'expérience en bourlinguage sac-à-dos, mais nous n'avons jamais fait de safari. Nous n'avons aucune expérience en selfdrive, ni en conduite de 4x4.
Nous avons d'abord flashé sur le Botswana mais pensons également à la Namibie.
Que pensez-vous de ces destinations pour une première expérience de safari, surtout en selfdrive ?
Merci d'avance pour vos avis!
Audrey & Thomas
À la poursuite des " Suites " Costa... suite à notre tour de " Magica " English translation pending
Bonjour,
Point, ici, de compte rendu précis et circonstancié, de ce tour de Méditerranée d' une semaine, mais un conte de nos impressions : - qui étaieront de plus vastes et tardives conclusions sur " les nouvelles" Suites " COSTA.. - ... et informera quelques membres intéressés par la démarche.
Si vous ne prêtez aucun brin d' intérêt aux conditions de la catégorie .... je risque de vous agacer.
Résumé des " épilogues " précédents. ( 😛 ... ça, ... j' adore ) :
- Mars 2017 ... " le bang " dans nos habitudes dans la catégorie ... ailleurs, - Courant 2017 ... détérioration des rapports avec le " ailleurs " , et retrait de nos projets avec eux. - Avril 2018 ... re découverte du " Costa nouveau " ( comme le Beaujolais, mais avec des cheminées jaunes . 🤪 ) ..... impression positive qui mérite études, et enquêtes sur site : - ... une fin de " tour du monde " sur le Luminosa, pouvant offrir une vue tronquée par la spécificité.
Cheminons ( jaune, bien sur 😊 ) sur cette nouvelle expérience, qui, pour ne pas être inscrite sur le planning réfléchi, puisque nos goûts drainent plus des " transats " que des tours d' une semaine, n' en reste pas moins, un préambule a notre prochain départ sur le Pacifica, vers les Caraïbes, 24 jours, a compté du 30 Novembre ... qui vient.
De plus, bien que les deux navires soient de tailles légèrement différentes, leurs similitudes va jusqu' a offrir les mêmes ponts, ( au moins sur l' avant ), avec des numérotations et dispositions de cabines, rigoureusement identiques. Nous avons donc choisi la même " Suite ", que celle retenue sur le Pacifica .... nous peaufinons dans les détails ... nous savons déjà comment, et ou ranger nos affaires, le mois prochain ... !
Nous embarquons a Marseille, ou nous sommes descendu en auto. La réservation par internet de la place de parking ... a coté du bateau, est un plus incontestable. Un code a rentrer sur la borne pour rentrer la voiture... le ticket obtenu avec l' ouverture de la barrière, a remettre simplement dans la fente ... directement, sans passer par les caisses, au retour : - bien !
Le processus " Costa " ne commence qu' au delà du contrôle des identités par les autorités portuaires. Nous ne sortons pas de l' espace Européens du voyage, mais nous perdons quand même du temps a cause d' un manque de personnel " officiel " attribué a cette charge ... qui ne se comprend pas franchement ( et la, ... je suis aimable .. ) L' accueil Costa, au delà, vous débarrasse au passage de vos valises, les " Suites " sont canalisées, alors, immédiatement sur un circuit court, sans attente, .. 3 minutes au comptoir, pour ne pas dire " deux ", et vous accédez a la passerelle. .... La photo ( avec le soleil dans la tronche ).... vous montez ! Nous fermons notre voiture a 12 h 50, et ... a 13 h 20, nous sommes assis a table, en ayant pris le temps de déposer nos papiers et clefs dans le coffre de la " Suite " ... qui ne devait pas être prête, ... mais l' était en fait. .... Pas plus simple ailleurs. Les valises sont arrivées a notre sortie de table, le personnel de ménage se présente rapidement, ... dans la coursive : - " elle " nous repaire, et arrive sans tarder.
Le .... " la " Majordome " a un autre profil. Nous attendons sa courtoise venue... en vain, puis, patient comme un pétard allumé : - je décide de prendre " le taureau par ... le téléphone " et, a l' endroit prescrit, j' ose une question sur l' horaire probable de sa visite. Le préposé me fait comprendre, sans autre forme d' amabilité, que " sans Anglais ", il me fallait me rapprocher de la réception, ... l' objet de mon appel déclassé a un degré inavouable mais dérisoire. Obtempérant avec célérité, mais ne ratant point une réponse " innocente et légère ", ( les plus méchantes en fait ) au responsable qui s' étonne que nous n' ayons point encore rencontré, notre majordome, nous obtenons gain de cause très rapidement. Le choix des oreillers transmis, notre sélection arrive sans tarder.
Dans le respect d' usages, que nous conservons, nous gratifions d' une " avance " la personne, avec un signe de complicité entendu pour la suite du voyage. Nous sommes informés, en retour, que pour la joindre, " il suffit " de composer le numéro de téléphone : - 6666 ..... celui branché sur radio Londres ! Nous ne rencontrerons, que par hasard, et en coursives, la dite Majordome, certes toujours aimable, mais complètement hors cause. La : - ailleurs ... est nettement mieux. A suivre sur le Pacifica. Ici : - 7 jours, ... la bas : - 24, .... les comportements peuvent être différents .... Nous ne serons plus dans un enchaînement court et sans fin pour ce personnel.
La restauration !!! Je n' oserais pas dire : - le " plat de résistance ", de la croisière... cela ferait trop convenue. La " cruise card " précise le nom du restaurant " club ", ici le Vincenza. la mention : - " tour ouvert " signifie qu' il n' y pas de " service " 1 ou 2 : - vous venez a votre guise, entre 18 h 30 et 21 h 30. L' endroit est agréable, de bonnes dimensions, et de bon goût. Nous sommes en haut du navire, sur l' arrière, le panorama s' offre sur deux coté traversant, une verrière illumine le centre de l' espace. Contrairement au Luminosa, l' endroit ne s' ouvre pas en son milieu sur l' atrium du navire. Ouverture il y a, mais sur deux niveaux de cafétéria, dont un seul est réellement ouvert, et a un endroit sans beaucoup de nuisances sonores. L' espace est toujours surdimensionnée avec des tables espacées correctement .... mieux qu' ailleurs, ... et de loin.
L' usage das un court instant, ... sécuriser et casser les longueurs , est la mon souci. je reprends dans la foulée ........;
Point, ici, de compte rendu précis et circonstancié, de ce tour de Méditerranée d' une semaine, mais un conte de nos impressions : - qui étaieront de plus vastes et tardives conclusions sur " les nouvelles" Suites " COSTA.. - ... et informera quelques membres intéressés par la démarche.
Si vous ne prêtez aucun brin d' intérêt aux conditions de la catégorie .... je risque de vous agacer.
Résumé des " épilogues " précédents. ( 😛 ... ça, ... j' adore ) :
- Mars 2017 ... " le bang " dans nos habitudes dans la catégorie ... ailleurs, - Courant 2017 ... détérioration des rapports avec le " ailleurs " , et retrait de nos projets avec eux. - Avril 2018 ... re découverte du " Costa nouveau " ( comme le Beaujolais, mais avec des cheminées jaunes . 🤪 ) ..... impression positive qui mérite études, et enquêtes sur site : - ... une fin de " tour du monde " sur le Luminosa, pouvant offrir une vue tronquée par la spécificité.
Cheminons ( jaune, bien sur 😊 ) sur cette nouvelle expérience, qui, pour ne pas être inscrite sur le planning réfléchi, puisque nos goûts drainent plus des " transats " que des tours d' une semaine, n' en reste pas moins, un préambule a notre prochain départ sur le Pacifica, vers les Caraïbes, 24 jours, a compté du 30 Novembre ... qui vient.
De plus, bien que les deux navires soient de tailles légèrement différentes, leurs similitudes va jusqu' a offrir les mêmes ponts, ( au moins sur l' avant ), avec des numérotations et dispositions de cabines, rigoureusement identiques. Nous avons donc choisi la même " Suite ", que celle retenue sur le Pacifica .... nous peaufinons dans les détails ... nous savons déjà comment, et ou ranger nos affaires, le mois prochain ... !
Nous embarquons a Marseille, ou nous sommes descendu en auto. La réservation par internet de la place de parking ... a coté du bateau, est un plus incontestable. Un code a rentrer sur la borne pour rentrer la voiture... le ticket obtenu avec l' ouverture de la barrière, a remettre simplement dans la fente ... directement, sans passer par les caisses, au retour : - bien !
Le processus " Costa " ne commence qu' au delà du contrôle des identités par les autorités portuaires. Nous ne sortons pas de l' espace Européens du voyage, mais nous perdons quand même du temps a cause d' un manque de personnel " officiel " attribué a cette charge ... qui ne se comprend pas franchement ( et la, ... je suis aimable .. ) L' accueil Costa, au delà, vous débarrasse au passage de vos valises, les " Suites " sont canalisées, alors, immédiatement sur un circuit court, sans attente, .. 3 minutes au comptoir, pour ne pas dire " deux ", et vous accédez a la passerelle. .... La photo ( avec le soleil dans la tronche ).... vous montez ! Nous fermons notre voiture a 12 h 50, et ... a 13 h 20, nous sommes assis a table, en ayant pris le temps de déposer nos papiers et clefs dans le coffre de la " Suite " ... qui ne devait pas être prête, ... mais l' était en fait. .... Pas plus simple ailleurs. Les valises sont arrivées a notre sortie de table, le personnel de ménage se présente rapidement, ... dans la coursive : - " elle " nous repaire, et arrive sans tarder.
Le .... " la " Majordome " a un autre profil. Nous attendons sa courtoise venue... en vain, puis, patient comme un pétard allumé : - je décide de prendre " le taureau par ... le téléphone " et, a l' endroit prescrit, j' ose une question sur l' horaire probable de sa visite. Le préposé me fait comprendre, sans autre forme d' amabilité, que " sans Anglais ", il me fallait me rapprocher de la réception, ... l' objet de mon appel déclassé a un degré inavouable mais dérisoire. Obtempérant avec célérité, mais ne ratant point une réponse " innocente et légère ", ( les plus méchantes en fait ) au responsable qui s' étonne que nous n' ayons point encore rencontré, notre majordome, nous obtenons gain de cause très rapidement. Le choix des oreillers transmis, notre sélection arrive sans tarder.
Dans le respect d' usages, que nous conservons, nous gratifions d' une " avance " la personne, avec un signe de complicité entendu pour la suite du voyage. Nous sommes informés, en retour, que pour la joindre, " il suffit " de composer le numéro de téléphone : - 6666 ..... celui branché sur radio Londres ! Nous ne rencontrerons, que par hasard, et en coursives, la dite Majordome, certes toujours aimable, mais complètement hors cause. La : - ailleurs ... est nettement mieux. A suivre sur le Pacifica. Ici : - 7 jours, ... la bas : - 24, .... les comportements peuvent être différents .... Nous ne serons plus dans un enchaînement court et sans fin pour ce personnel.
La restauration !!! Je n' oserais pas dire : - le " plat de résistance ", de la croisière... cela ferait trop convenue. La " cruise card " précise le nom du restaurant " club ", ici le Vincenza. la mention : - " tour ouvert " signifie qu' il n' y pas de " service " 1 ou 2 : - vous venez a votre guise, entre 18 h 30 et 21 h 30. L' endroit est agréable, de bonnes dimensions, et de bon goût. Nous sommes en haut du navire, sur l' arrière, le panorama s' offre sur deux coté traversant, une verrière illumine le centre de l' espace. Contrairement au Luminosa, l' endroit ne s' ouvre pas en son milieu sur l' atrium du navire. Ouverture il y a, mais sur deux niveaux de cafétéria, dont un seul est réellement ouvert, et a un endroit sans beaucoup de nuisances sonores. L' espace est toujours surdimensionnée avec des tables espacées correctement .... mieux qu' ailleurs, ... et de loin.
L' usage das un court instant, ... sécuriser et casser les longueurs , est la mon souci. je reprends dans la foulée ........;
Un mois en Roumanie English translation pending
Je suis allé en Roumanie à de nombreuses reprises depuis 1993, d’abord dans le cadre de l’aide humanitaire après la révolution et puis comme visiteur régulier . Ce carnet est un peu un constat de l’évolution de ce pays depuis cette époque.
Au début j’ai surtout fréquenté la région des Monts Apuseni, région très pittoresque de Transylvanie pour ensuite m’intéresser à d’autres régions comme les monts Fagaras dans les Carpathes Occidentales, Bucarest, la Moldavie et la Bucovine, le delta du Danube, la Mer Noire et la région des églises fortifiées saxonnes. Je parle le Roumain assez couramment et mon épouse est Roumaine.
Les différentes étapes de ce voyage ont été :
-quelques jours de repos dans les Monts Apuseni après la longue route en voiture -une semaine à Bucarest -une semaine à Botosani , en Moldavie -une semaine à Hateg , dans la région des forteresses Daces
Le voyage aller s’est déroulé sans anicroche. De Namur , en Belgique , j’ai suivi l’itinéraire dirigé Luxembourg , Heilbronn, Nüremberg, Passau, Linz, Vienne et suis arrivé en soirée à mon hôtel à Mossonmagyarovar , petite ville de frontière Hongroise un peu figée dans le temps et sans grand intérêt si ce n’est le dépaysement.
Etant fin août je pouvais observer les embouteillages en sens inverse causés par le retour de vacances en occident de tous les Roumains qui vivent et travaillent maintenant en Occident par manque de perspectives et de salaires corrects chez eux. Depuis les années 90 la population Roumaine est passée de 23 à 19 millions d’habitants du fait de cette hémorhagie. Ceci a notamment pour conséquence le dépeuplement des zones rurales et la dégradation de l’offre médicale.
Une vignette autoroutière est demandée pour l’Autriche, la Hongrie et la Roumanie. Elles peuvent être commandées en ligne mais la vignette autrichienne n’est validée qu’une semaine après la demande alors que les autres sont validées immédiatement.
Après une petite journée de route je suis arrivé à mon étape dans le village de montagne de Gîrda de Sus et j’ai fait quelques ballades dans les environs

J’ai ensuite poursuivi ma route vers Bucarest en prenant au passage à Sibiu deux passagers blablacar, un étudiant Français et un étudiant Moldave étudiant en France.
Sibiu est une très jolie ville qui mérite que l’on s’y arrête deux ou trois jours mais je l’ai déjà visitée plusieurs fois.
Le pays compte encore peu d’autoroutes et la plupart du temps il faut se contenter d’une moyenne de 50 km par heure mais de Sibiu à Bucarest on emprunte un des rares autoroutes et c’est plus rapide.
Bucarest est une ville que l’on présente souvent comme manquant de charme puisqu’elle est composée de nombreux quartiers de blocs. Pourtant si on parcourt les quartiers plus anciens on verra de nombreux bâtiments à l’architecture intéressante : anciennes églises ou monastères, maisons d’inspiration russe, bâtiments de style éclectique ou art nouveau. Il y a aussi des parcs assez vastes dont l’un abrite le musée du village Roumain où on peut voir des maisons reconstruites sur place illustrant l’architecture traditionnelle des différentes région

Petit clin d'oeil: en roumain naturiste signifie naturel, naturaliste

De Bucarest je me suis dirigé vers Botosani , en Moldavie , d’où est originaire mon épouse et nous avons eu l’occasion de revoir une partie de sa famille dont certains habitent à Iasi , ville universitaire proche, assez importante, avec de beaux monuments dans la ville et les environs immédiats (monastères).
La population de Botosani a fort augmenté depuis les années 60 ce qui a entraîné la construction de quartiers de blocs mais la ville conserve un centre ancien très joli en grande partie restauré . Il comprenait des quartiers juifs et arméniens.Dans les environs il y a aussi des lieux intéressants.


Vue du début des siècle


Les employés du bureau de tourisme très aimables nous ont renseigné une fête villageoise dans les environs et nous y sommes allés.
Il s’agissait d’un concours de bétail. Le maire de l’endroit a remis les prix aux participants et a fait un discours soulignant l’amour du cheval dans la population et déplorant que par manque de moyens les agriculteurs ne pouvaient encore recourir aux machines.

Pendant la fête des jeunes gens montant sans selle faisaient le tour de la foire au galop sur de magnifiques chevaux. Les animaux exposés étaient une illustration des races traditionnelles.


Nous avons dégusté des mititei (saucisses de viande hachée épicées) avec une bière roumaine assez correcte et avons ensuite visité dans les environs un monastère de nonnes orthodoxe respirant la sérénité et la belle forêt environnante.
Nous sommes remontés vers le nord par une route très pitoresque passant par la Bucovine où se trouvent les monastères les plus spectaculaires de Roumanie et avons rejoint par Bistrita, Cluj et Cïmpeni la région des Apuseni où nous avions réservé dans une ferme auberge dans le village de Ghetari , situé en altitude

Ce village est connu pour abriter le plus grand glacier souterrain de Roumanie. Encore difficilement accessible il y a quelques années il est maintenant relié à la vallée par une route neuve très correcte. Ceci a considérablement augmenté le flux touristique de touristes roumains principalement mais aussi de nombreux Hongrois car la frontière est proche, quelques autrichiens, quelques allemands et autres.
Le galcier situé au fond d’un effondrement karstique a considérablement régressé depuis les années 90 et n’est plus que l’ombre de ce que l’on pouvait voir à l’époque. C’est l’effet du changement climatique. La zone de visite a été très restreinte de façon à éviter une trop grosse influence des visites sur la température du bas du gouffre.
La région a cependant d’autres atouts : un réseau de sentiers de randonnée entoure le village et on atteint ainsi des hameaux très pittoresques avec des maisons traditionnelles. Du fait de l’exode rural cependant certaines sont déjà abandonnées et à moitié en ruines et d’autres sont habitées par des personnes âgées de plus de 80 ans.

Le touriste roumain n’est guère amateur de randonnées . Il préfère se déplacer d’un point à l’autre en voiture ( de préférence de gros 4X4) et on rencontre peu de randonneurs.
L’auberge servait essentiellement de la nourriture préparée avec les produits de la ferme et très savoureuse, accompagnée généreusement de palinka (alcool de prune fort)

Une des plus belles randonnées a pour point de départ une église perdue dans la montagne, sur les contreforts du parc naturel de Padis, zone magnifique aux phénomènes karstiques très spectaculaires, et rejoint un plateau occupé en été par les éleveurs avec leurs vaches, chevaux et cochons. Ils logent dans de petites cabanes qui sont abandonnées en automne et hiver. De là haut les paysages sont splendides. Quelques hameaux entourent la zone.



La zone de cabanes d'été est appelée en roumain: fundel fetei : les fesses de la fille, en référence au relief du lieu. Le roumain aime les expressions imagées.
Des monts Apuseni nous avons rejoint la ville de Hateg, située dans une dépression en contrebas du mont Retezat , un des sommets des carpathes orientales et de montagnes où sont situées les dernières forteresses occupées par les Daces au moment de la conquète romaine.
Nous avons visité la principale Sarmizegetusa Regia et avons fait une excursion sur les pentes du mont Retezat.
Le temple de la forteresse
Le mont Retezat

Au passage on peut voir le château de Colt qui a inspiré Jules Verne pour son roman : Le Chateau des Carpathes. Celui-ci aurait effectué entre 1878 et 1886 un voyage avec une certaine Luiza Teutch , d’origine Roumaine qu’il aurait connu à Amiens et qui serait son dernier amour.
Nous avons eu bien du mal à obtenir des information touristiques au centre de tourisme de Hateg . Un jour il était fermé durant les heures d’ouverture avec une affichette : « Vin immediat » (je reviens tout de suite) sans que la personne réapparaisse et le lendemain il était affiché « Centrul turistic este inchis » (le centre touristique est fermé). Heureusement nous avons trouvé des informations sur internet.
Après Hateg nous avons repris la route de la Belgique et avons fait étape à Gyor, en Hongrie, une très jolie ville baroque non loin de la frontière. Nous avons fait un repas excellent sur la place principale.

Le reste du voyage aurait dû se dérouler sans encombre puisque nous étions dans l’après-midi du dimanche 16 septembre près de Nuremberg sur l’autoroute mais nous avons du rouler au pas durant 5 heures dans un embouteillage monstre dû à quelques travaux mais surtout à la bêtise de certains conducteurs qui n’ont pas compris le principe de la tirette en cas de rétrécissement. Au lieu d’arriver à destination le soir à 19h nous sommes arrivés à 3h du matin.
Je ne recommanderais pas d’aller en voiture en Roumanie actuellement. Même en dehors des périodes touristiques on peut s’attendre à de nombreux ralentissements sur cet itinéraire à cause des zones de travaux rencontrées très fréquemment en Allemagne et de l’augmentation du trafic en général. Il est bien plus rentable et agréable de prendre l’avion et de louer une voiture sur place.
Malgré ce couac final c’était un voyage intéressant où nous avons encore découvert de nouvelles choses malgré nos nombreux séjours précédents.
Au début j’ai surtout fréquenté la région des Monts Apuseni, région très pittoresque de Transylvanie pour ensuite m’intéresser à d’autres régions comme les monts Fagaras dans les Carpathes Occidentales, Bucarest, la Moldavie et la Bucovine, le delta du Danube, la Mer Noire et la région des églises fortifiées saxonnes. Je parle le Roumain assez couramment et mon épouse est Roumaine.
Les différentes étapes de ce voyage ont été :
-quelques jours de repos dans les Monts Apuseni après la longue route en voiture -une semaine à Bucarest -une semaine à Botosani , en Moldavie -une semaine à Hateg , dans la région des forteresses Daces
Le voyage aller s’est déroulé sans anicroche. De Namur , en Belgique , j’ai suivi l’itinéraire dirigé Luxembourg , Heilbronn, Nüremberg, Passau, Linz, Vienne et suis arrivé en soirée à mon hôtel à Mossonmagyarovar , petite ville de frontière Hongroise un peu figée dans le temps et sans grand intérêt si ce n’est le dépaysement.
Etant fin août je pouvais observer les embouteillages en sens inverse causés par le retour de vacances en occident de tous les Roumains qui vivent et travaillent maintenant en Occident par manque de perspectives et de salaires corrects chez eux. Depuis les années 90 la population Roumaine est passée de 23 à 19 millions d’habitants du fait de cette hémorhagie. Ceci a notamment pour conséquence le dépeuplement des zones rurales et la dégradation de l’offre médicale.
Une vignette autoroutière est demandée pour l’Autriche, la Hongrie et la Roumanie. Elles peuvent être commandées en ligne mais la vignette autrichienne n’est validée qu’une semaine après la demande alors que les autres sont validées immédiatement.
Après une petite journée de route je suis arrivé à mon étape dans le village de montagne de Gîrda de Sus et j’ai fait quelques ballades dans les environs

J’ai ensuite poursuivi ma route vers Bucarest en prenant au passage à Sibiu deux passagers blablacar, un étudiant Français et un étudiant Moldave étudiant en France.
Sibiu est une très jolie ville qui mérite que l’on s’y arrête deux ou trois jours mais je l’ai déjà visitée plusieurs fois.
Le pays compte encore peu d’autoroutes et la plupart du temps il faut se contenter d’une moyenne de 50 km par heure mais de Sibiu à Bucarest on emprunte un des rares autoroutes et c’est plus rapide.
Bucarest est une ville que l’on présente souvent comme manquant de charme puisqu’elle est composée de nombreux quartiers de blocs. Pourtant si on parcourt les quartiers plus anciens on verra de nombreux bâtiments à l’architecture intéressante : anciennes églises ou monastères, maisons d’inspiration russe, bâtiments de style éclectique ou art nouveau. Il y a aussi des parcs assez vastes dont l’un abrite le musée du village Roumain où on peut voir des maisons reconstruites sur place illustrant l’architecture traditionnelle des différentes région

Petit clin d'oeil: en roumain naturiste signifie naturel, naturaliste

De Bucarest je me suis dirigé vers Botosani , en Moldavie , d’où est originaire mon épouse et nous avons eu l’occasion de revoir une partie de sa famille dont certains habitent à Iasi , ville universitaire proche, assez importante, avec de beaux monuments dans la ville et les environs immédiats (monastères).
La population de Botosani a fort augmenté depuis les années 60 ce qui a entraîné la construction de quartiers de blocs mais la ville conserve un centre ancien très joli en grande partie restauré . Il comprenait des quartiers juifs et arméniens.Dans les environs il y a aussi des lieux intéressants.


Vue du début des siècle


Les employés du bureau de tourisme très aimables nous ont renseigné une fête villageoise dans les environs et nous y sommes allés.
Il s’agissait d’un concours de bétail. Le maire de l’endroit a remis les prix aux participants et a fait un discours soulignant l’amour du cheval dans la population et déplorant que par manque de moyens les agriculteurs ne pouvaient encore recourir aux machines.

Pendant la fête des jeunes gens montant sans selle faisaient le tour de la foire au galop sur de magnifiques chevaux. Les animaux exposés étaient une illustration des races traditionnelles.


Nous avons dégusté des mititei (saucisses de viande hachée épicées) avec une bière roumaine assez correcte et avons ensuite visité dans les environs un monastère de nonnes orthodoxe respirant la sérénité et la belle forêt environnante.
Nous sommes remontés vers le nord par une route très pitoresque passant par la Bucovine où se trouvent les monastères les plus spectaculaires de Roumanie et avons rejoint par Bistrita, Cluj et Cïmpeni la région des Apuseni où nous avions réservé dans une ferme auberge dans le village de Ghetari , situé en altitude

Ce village est connu pour abriter le plus grand glacier souterrain de Roumanie. Encore difficilement accessible il y a quelques années il est maintenant relié à la vallée par une route neuve très correcte. Ceci a considérablement augmenté le flux touristique de touristes roumains principalement mais aussi de nombreux Hongrois car la frontière est proche, quelques autrichiens, quelques allemands et autres.
Le galcier situé au fond d’un effondrement karstique a considérablement régressé depuis les années 90 et n’est plus que l’ombre de ce que l’on pouvait voir à l’époque. C’est l’effet du changement climatique. La zone de visite a été très restreinte de façon à éviter une trop grosse influence des visites sur la température du bas du gouffre.
La région a cependant d’autres atouts : un réseau de sentiers de randonnée entoure le village et on atteint ainsi des hameaux très pittoresques avec des maisons traditionnelles. Du fait de l’exode rural cependant certaines sont déjà abandonnées et à moitié en ruines et d’autres sont habitées par des personnes âgées de plus de 80 ans.

Le touriste roumain n’est guère amateur de randonnées . Il préfère se déplacer d’un point à l’autre en voiture ( de préférence de gros 4X4) et on rencontre peu de randonneurs.
L’auberge servait essentiellement de la nourriture préparée avec les produits de la ferme et très savoureuse, accompagnée généreusement de palinka (alcool de prune fort)

Une des plus belles randonnées a pour point de départ une église perdue dans la montagne, sur les contreforts du parc naturel de Padis, zone magnifique aux phénomènes karstiques très spectaculaires, et rejoint un plateau occupé en été par les éleveurs avec leurs vaches, chevaux et cochons. Ils logent dans de petites cabanes qui sont abandonnées en automne et hiver. De là haut les paysages sont splendides. Quelques hameaux entourent la zone.



La zone de cabanes d'été est appelée en roumain: fundel fetei : les fesses de la fille, en référence au relief du lieu. Le roumain aime les expressions imagées.
Des monts Apuseni nous avons rejoint la ville de Hateg, située dans une dépression en contrebas du mont Retezat , un des sommets des carpathes orientales et de montagnes où sont situées les dernières forteresses occupées par les Daces au moment de la conquète romaine.
Nous avons visité la principale Sarmizegetusa Regia et avons fait une excursion sur les pentes du mont Retezat.
Le temple de la forteresse

Le mont Retezat


Au passage on peut voir le château de Colt qui a inspiré Jules Verne pour son roman : Le Chateau des Carpathes. Celui-ci aurait effectué entre 1878 et 1886 un voyage avec une certaine Luiza Teutch , d’origine Roumaine qu’il aurait connu à Amiens et qui serait son dernier amour.
Nous avons eu bien du mal à obtenir des information touristiques au centre de tourisme de Hateg . Un jour il était fermé durant les heures d’ouverture avec une affichette : « Vin immediat » (je reviens tout de suite) sans que la personne réapparaisse et le lendemain il était affiché « Centrul turistic este inchis » (le centre touristique est fermé). Heureusement nous avons trouvé des informations sur internet.
Après Hateg nous avons repris la route de la Belgique et avons fait étape à Gyor, en Hongrie, une très jolie ville baroque non loin de la frontière. Nous avons fait un repas excellent sur la place principale.

Le reste du voyage aurait dû se dérouler sans encombre puisque nous étions dans l’après-midi du dimanche 16 septembre près de Nuremberg sur l’autoroute mais nous avons du rouler au pas durant 5 heures dans un embouteillage monstre dû à quelques travaux mais surtout à la bêtise de certains conducteurs qui n’ont pas compris le principe de la tirette en cas de rétrécissement. Au lieu d’arriver à destination le soir à 19h nous sommes arrivés à 3h du matin.
Je ne recommanderais pas d’aller en voiture en Roumanie actuellement. Même en dehors des périodes touristiques on peut s’attendre à de nombreux ralentissements sur cet itinéraire à cause des zones de travaux rencontrées très fréquemment en Allemagne et de l’augmentation du trafic en général. Il est bien plus rentable et agréable de prendre l’avion et de louer une voiture sur place.
Malgré ce couac final c’était un voyage intéressant où nous avons encore découvert de nouvelles choses malgré nos nombreux séjours précédents.
Passer un mois en Mauritanie en Mercedes 508 (camping-car) English translation pending

Bonjour
J’aimerai Retourner en Mauritanie mais cette fois ci pas pour la traverser mais pour visiter le nord chinguetti Atar ...
C’est quoi les formalités aujourd’hui pour rentrer et ressortir de ce pays avec un véhicule
Visas Prix taxes véhicules Assurance
J’ai un vieux Mercedes 508 tout refait
J’ai traversé plusieurs fois la Mauritanie pour me rendre au mali et senegal de 2007 à 2014
Merci
Cinq semaines en bus en Colombie English translation pending
J’ai enfin réalisé un vieux rêve, celui de visiter la Colombie. Jusqu’ici, le seul pays d’Amérique du Sud que j’avais visité, quelques 4 ou 5 fois, était le Brésil. Pourquoi la Colombie ? Une bonne question, vu qu’il y a d’autres destinations attirantes et populaires, semble-t-il : l’Equateur, le Pérou, la Bolivie entre autres. La réponse la plus simple est qu’il faut bien commencer quelque part.
J’avais cependant d’autres motivations pour choisir la Colombie. C’est un pays réputé pour l’amabilité de ses habitants et pour sa beauté naturelle (mais quel autre pays en Amérique du Sud ne l’est pas ?).
La Colombie est connue pour la pureté de l’Espagnol qu’on y parle, et c’est une langue qui m’a de plus en plus intéressé au fil des années. Puisque nous y sommes, n’oublions pas de mentionner que la Colombie est le pays de Gabriel García Marquez, un auteur que j’ai lu et relu en Français aussi bien qu’en Espagnol (j’ai même lu « Cem Anos de Solidão » en Portugais !). Je sais que la fiction magico-réaliste, dont il est le représentant le plus célèbre, n’est pas du goût de tout le monde, mais je le trouve suffisamment divertissant pour lui pardonner quelques excès d’imagination, et l’idée d’aller voir sur place si je pouvais retrouver la Colombie qu’il décrit dans ses romans me titillait.
Certes, le pays reste encore grevé par une mauvaise réputation sur le plan sécuritaire : la FARC, les cartels, les kidnappings, les vols, les agressions etc. Mais il semble qu’un processus de « nettoyage » de l’environnement social et politique s’est enclenché ces dernières années. Moi-même et mon fils A, qui m’a accompagné dans ce voyage, nous ne sommes d’ailleurs pas des voyageurs néophytes ou inexpérimentés, et le fait que la Colombie n’est pas encore submergée par des vagues de tourisme n’était qu’une raison supplémentaire pour y aller. De plus, le pays est bien assez grand pour qu’on puisse éviter les régions qui restent insécures.
Joignant nos deux agendas, moi et mon fils, nous disposions de 5 semaines et demie pour ce voyage. Nous ne voulions pas couvrir plusieurs pays dans un marathon effréné. Disons-le d’entrée, notre style de voyage n’est pas de « faire » un maximum de sites en un temps record, ni de cocher les cases dites « incontournables ». Ce qui nous intéresse le plus, c’est de rencontrer les gens du pays, et pour A qui est un photographe professionnel, de tirer des portraits de personnes. Cependant, le choix du périple en Colombie nous avait fait inclure quelques derniers jours en Equateur, pour prendre notre vol de retour à Quito.
Je vais commencer par quelques commentaires d’ordre général et quelques statistiques budgétaires et autres, avant de passer à un narratif plus détaillé.
Commentaires généraux et statistiques
Pour les 33 jours passés en Colombie (presque 5 semaines), nous avons parcouru 2600 kms en bus. Voici le résumé du budget par personne : - Bus : 195 Euros (en moyenne 7.5 Euros pour chaque 100 kms) - Hôtels et « hostales » : 405 Euros (en moyenne 12 Euros par nuit) - Repas : 395 Euros (en moyenne 12 Euros par jour) - Taxis (et quelques téléfériques) : 60 Euros - Extras : 145 Euros - Cadeaux : 150 Euros
D’où un total par personne de 1350 Euros, soit une moyenne de 40 Euros par jour. A cela, il faut ajouter l’avion que nous avons pris de Cartagena à Cali, une distance de quelques 1000 kms, avec LATAM, ce qui nous a coûté 102 Euros par personne.
Quelques commentaires :
- Logement : o Les prix des hôtels ont pas mal varié, de 15 à plus de 30 Euros par nuit pour une chambre à 2 lits séparés (ci-dessus, je compte les frais coupés en deux). Souvent avec petit déjeuner compris et même une fois, pour 1 jour, en pension complète. Il se peut qu’une chambre double, pour un couple, coûterait un peu moins cher.
- Transport : o En général, les bus sont en général assez propres et confortables. Les terminaux le sont aussi, ils sont parfois même « nickel ». Ils sont faciles d’usage et nous n’avons jamais eu à attendre plus d’une demi-heure pour prendre le bus suivant. o Les routes ne sont pas mauvaises, à part quelques exceptions. En revanche, il ne faut pas s’attendre à de belles Nationales Françaises, et nous n’avons jamais vu une seule autoroute. o Contre toute attente et en dépit de tous les commentaires émis par d’autres voyageurs, nous n’avons jamais trouvé que les gens roulaient mal ou qu’ils étaient frénétiques sur la route. o Pour ceux qui auraient des critiques concernant les routes et le style de conduite en Colombie, je dirais d’aller voir comment c’est en Inde, ou (pour ce qui est du style de conduite) en Thaïlande ! o Vu l’absence de « Nationales » à la Française et le nombre ahurissant de virages dans les montagnes, les trajets en bus ne sont pas à conseiller pour tout le monde. o Les paysages qui défilent sont souvent à couper le souffle et on aurait envie de prendre des photos et des vidéos toutes les 2 ou 3 minutes. Tenant compte de mes commentaires positifs sur la qualité des routes et le style de conduite des gens, louer une voiture serait une alternative intéressante au bus, permettant de s’arrêter où on veut et de prendre quelques belles photos, justement. o Les taxis : nous n’avons jamais eu de problèmes avec les taxis. On nous a toujours scrupuleusement rendu la monnaie (comme partout ailleurs). Les quelques fois où il ne semblait pas y avoir de compteur, nous avons fixé le prix au préalable, parfois avec une petite négociation (mais jamais rien de dramatique). Ah oui, nous avons pris souvent des taxis en pleine rue et même la nuit : aucun problème.
- Repas : o Les petits déjeuners étaient simples. Typiquement des œufs brouillés ou sur le plat (« huevos revueltos » ou « huevos fritos »), une « arepa » (galette de mais, fade sauf si elle est frite ou grillée), du café. Parfois aussi un jus de fruit. o Le café est une grande déception en Colombie. A part quelques rarissimes exceptions, le « tinto » est ce qu’il y a de pire dans le genre café soluble dilué au maximum. Je reviendrai là-dessus. o Pour le midi aussi bien que le soir, surtout de la viande (porc, poulet, bœuf) avec des haricots (« frijoles »), un œuf sur le plat, une « arepa ». Bonne viande. Portions gigantesques pour le prix. Attention aux prises de poids, surtout si on abuse des « bandejas paisas » ! Nourriture copieuse donc, parfois bien goûteuse mais un peu monotone à la longue. Cependant, je vais donner une mention spéciale pour les soupes presque toujours servies en entrée, les « sopitas » : elles sont toujours bonnes et souvent la meilleure partie du repas … bien que souvent un tantinet trop salées à mon goût.
- Extras : o Bières : que des canettes ou des bouteilles (Club Colombia, Aguila), jamais de pression. Bière acceptable sans plus, mais certes pas cher, le plus souvent à 1 Euro (3500 COP) ou moins. o Cafés : presque invisible sur le budget. Le « tinto » est servi entre 500 et 1000 COP, c.-à-d. 0.15 à 0.3 Euro. J’allais oublier : sucré d’office 1 fois sur 2 (9 fois sur 10 ?), pouah quelle horreur ! o Les « empanadas », sortes de chaussons faits à partir de farine de maïs et farcis de viande et de légumes, sont ce qui nous a servi de rattrapage quand nous avons fait court sur le petit déjeuner. Vendus très bon marché un peu partout dans la rue et les terminaux routiers, ça cale bien pour quelques heures et ce n’est parfois pas mauvais non plus !
J’avais cependant d’autres motivations pour choisir la Colombie. C’est un pays réputé pour l’amabilité de ses habitants et pour sa beauté naturelle (mais quel autre pays en Amérique du Sud ne l’est pas ?).
La Colombie est connue pour la pureté de l’Espagnol qu’on y parle, et c’est une langue qui m’a de plus en plus intéressé au fil des années. Puisque nous y sommes, n’oublions pas de mentionner que la Colombie est le pays de Gabriel García Marquez, un auteur que j’ai lu et relu en Français aussi bien qu’en Espagnol (j’ai même lu « Cem Anos de Solidão » en Portugais !). Je sais que la fiction magico-réaliste, dont il est le représentant le plus célèbre, n’est pas du goût de tout le monde, mais je le trouve suffisamment divertissant pour lui pardonner quelques excès d’imagination, et l’idée d’aller voir sur place si je pouvais retrouver la Colombie qu’il décrit dans ses romans me titillait.
Certes, le pays reste encore grevé par une mauvaise réputation sur le plan sécuritaire : la FARC, les cartels, les kidnappings, les vols, les agressions etc. Mais il semble qu’un processus de « nettoyage » de l’environnement social et politique s’est enclenché ces dernières années. Moi-même et mon fils A, qui m’a accompagné dans ce voyage, nous ne sommes d’ailleurs pas des voyageurs néophytes ou inexpérimentés, et le fait que la Colombie n’est pas encore submergée par des vagues de tourisme n’était qu’une raison supplémentaire pour y aller. De plus, le pays est bien assez grand pour qu’on puisse éviter les régions qui restent insécures.
Joignant nos deux agendas, moi et mon fils, nous disposions de 5 semaines et demie pour ce voyage. Nous ne voulions pas couvrir plusieurs pays dans un marathon effréné. Disons-le d’entrée, notre style de voyage n’est pas de « faire » un maximum de sites en un temps record, ni de cocher les cases dites « incontournables ». Ce qui nous intéresse le plus, c’est de rencontrer les gens du pays, et pour A qui est un photographe professionnel, de tirer des portraits de personnes. Cependant, le choix du périple en Colombie nous avait fait inclure quelques derniers jours en Equateur, pour prendre notre vol de retour à Quito.
Je vais commencer par quelques commentaires d’ordre général et quelques statistiques budgétaires et autres, avant de passer à un narratif plus détaillé.
Commentaires généraux et statistiques
Pour les 33 jours passés en Colombie (presque 5 semaines), nous avons parcouru 2600 kms en bus. Voici le résumé du budget par personne : - Bus : 195 Euros (en moyenne 7.5 Euros pour chaque 100 kms) - Hôtels et « hostales » : 405 Euros (en moyenne 12 Euros par nuit) - Repas : 395 Euros (en moyenne 12 Euros par jour) - Taxis (et quelques téléfériques) : 60 Euros - Extras : 145 Euros - Cadeaux : 150 Euros
D’où un total par personne de 1350 Euros, soit une moyenne de 40 Euros par jour. A cela, il faut ajouter l’avion que nous avons pris de Cartagena à Cali, une distance de quelques 1000 kms, avec LATAM, ce qui nous a coûté 102 Euros par personne.
Quelques commentaires :
- Logement : o Les prix des hôtels ont pas mal varié, de 15 à plus de 30 Euros par nuit pour une chambre à 2 lits séparés (ci-dessus, je compte les frais coupés en deux). Souvent avec petit déjeuner compris et même une fois, pour 1 jour, en pension complète. Il se peut qu’une chambre double, pour un couple, coûterait un peu moins cher.
- Transport : o En général, les bus sont en général assez propres et confortables. Les terminaux le sont aussi, ils sont parfois même « nickel ». Ils sont faciles d’usage et nous n’avons jamais eu à attendre plus d’une demi-heure pour prendre le bus suivant. o Les routes ne sont pas mauvaises, à part quelques exceptions. En revanche, il ne faut pas s’attendre à de belles Nationales Françaises, et nous n’avons jamais vu une seule autoroute. o Contre toute attente et en dépit de tous les commentaires émis par d’autres voyageurs, nous n’avons jamais trouvé que les gens roulaient mal ou qu’ils étaient frénétiques sur la route. o Pour ceux qui auraient des critiques concernant les routes et le style de conduite en Colombie, je dirais d’aller voir comment c’est en Inde, ou (pour ce qui est du style de conduite) en Thaïlande ! o Vu l’absence de « Nationales » à la Française et le nombre ahurissant de virages dans les montagnes, les trajets en bus ne sont pas à conseiller pour tout le monde. o Les paysages qui défilent sont souvent à couper le souffle et on aurait envie de prendre des photos et des vidéos toutes les 2 ou 3 minutes. Tenant compte de mes commentaires positifs sur la qualité des routes et le style de conduite des gens, louer une voiture serait une alternative intéressante au bus, permettant de s’arrêter où on veut et de prendre quelques belles photos, justement. o Les taxis : nous n’avons jamais eu de problèmes avec les taxis. On nous a toujours scrupuleusement rendu la monnaie (comme partout ailleurs). Les quelques fois où il ne semblait pas y avoir de compteur, nous avons fixé le prix au préalable, parfois avec une petite négociation (mais jamais rien de dramatique). Ah oui, nous avons pris souvent des taxis en pleine rue et même la nuit : aucun problème.
- Repas : o Les petits déjeuners étaient simples. Typiquement des œufs brouillés ou sur le plat (« huevos revueltos » ou « huevos fritos »), une « arepa » (galette de mais, fade sauf si elle est frite ou grillée), du café. Parfois aussi un jus de fruit. o Le café est une grande déception en Colombie. A part quelques rarissimes exceptions, le « tinto » est ce qu’il y a de pire dans le genre café soluble dilué au maximum. Je reviendrai là-dessus. o Pour le midi aussi bien que le soir, surtout de la viande (porc, poulet, bœuf) avec des haricots (« frijoles »), un œuf sur le plat, une « arepa ». Bonne viande. Portions gigantesques pour le prix. Attention aux prises de poids, surtout si on abuse des « bandejas paisas » ! Nourriture copieuse donc, parfois bien goûteuse mais un peu monotone à la longue. Cependant, je vais donner une mention spéciale pour les soupes presque toujours servies en entrée, les « sopitas » : elles sont toujours bonnes et souvent la meilleure partie du repas … bien que souvent un tantinet trop salées à mon goût.
- Extras : o Bières : que des canettes ou des bouteilles (Club Colombia, Aguila), jamais de pression. Bière acceptable sans plus, mais certes pas cher, le plus souvent à 1 Euro (3500 COP) ou moins. o Cafés : presque invisible sur le budget. Le « tinto » est servi entre 500 et 1000 COP, c.-à-d. 0.15 à 0.3 Euro. J’allais oublier : sucré d’office 1 fois sur 2 (9 fois sur 10 ?), pouah quelle horreur ! o Les « empanadas », sortes de chaussons faits à partir de farine de maïs et farcis de viande et de légumes, sont ce qui nous a servi de rattrapage quand nous avons fait court sur le petit déjeuner. Vendus très bon marché un peu partout dans la rue et les terminaux routiers, ça cale bien pour quelques heures et ce n’est parfois pas mauvais non plus !
Location de voiture avec Carfully en Martinique? English translation pending
Bonjour,
Avez-vous déjà loué avec Carfully ? Nous avons vu des offres très intéressantes pour notre voyage en Martinique, mais nous nous demandons comment cela fonctionne et si ils sont sérieux ?
Merci de vos témoignages et/ou autres bons plans de location d'auto !
Avez-vous déjà loué avec Carfully ? Nous avons vu des offres très intéressantes pour notre voyage en Martinique, mais nous nous demandons comment cela fonctionne et si ils sont sérieux ?
Merci de vos témoignages et/ou autres bons plans de location d'auto !
Our family trip from Denver to Yellowstone – a recap
Hi there,
I’m diving into a recap of our loop—pretty classic, really—Denver-Yellowstone-Denver this past summer, from July 24 to August 17. Given the sheer number of trip reports already out there (or in the works), and since I don’t have the writing chops or the photography skills of many of you, I’ll keep it practical—well, I’ll try, at least—to share our take on some of the less-visited parks and spots.
First off, a huge thank you to everyone whose trip reports, blogs, websites, comments, and more helped us put together this itinerary. Looking back, it could’ve been even better optimized: a few disappointments when we missed out on some great discoveries, often because we were short on time. Plenty of reasons to come back to the area!
We’re traveling with our four (almost) teens—18, 16, 14, and nearly 12 years old. To keep the trip enjoyable for everyone, we had to make compromises on both sides: cutting a visit short to spend more time swimming, waking up at dawn, and so on. But logistics also played a big role—things like laundry, grocery shopping, and keeping luggage organized could’ve quickly become time-consuming without a little planning. And honestly, I think we visited every Walmart along the way! Blame it on the lack of fridges in some accommodations and, more importantly, the *very* limited space in the car, which made it impossible to bring a proper cooler. I’ll come back to the car saga later.
For accommodations, this year we alternated between basic cabins in KOA campgrounds and Yellowstone (when staying more than one night in the same place) and hotels. Always with a pool (except in Yellowstone, of course), which let the kids burn off energy—because they always have reserves, even after packed days!—and, let’s be honest, gave us a chance to relax. No Wi-Fi issues either; we all had plans with 25 GB of data (a big thanks to Gilles for the amazing deal at 0.99 €). It worked perfectly, even for texts and calls between phones—no extra charges.
Now, onto our route: as I mentioned, a classic Denver-Yellowstone-Denver loop. To avoid rushing through the parks or spending all our time on the road, we prioritized staying as close to them as possible, with at least two nights in each place. And I’ve got to say, it’s really nice to settle in, even if it’s just for two nights. It also helped us deal with the weather, which wasn’t always great during this trip. The trade-off? With vacation time being limited, some driving days ended up being long. We knew that going in, but since we kept a relaxed pace with no time constraints (don’t ask me for timings—I don’t keep track of the clock on vacation, except in the morning to get everyone up before noon!), we sometimes ended up with marathon days.
With that said, I’ll dive into the trip itself in the next post.
I’m diving into a recap of our loop—pretty classic, really—Denver-Yellowstone-Denver this past summer, from July 24 to August 17. Given the sheer number of trip reports already out there (or in the works), and since I don’t have the writing chops or the photography skills of many of you, I’ll keep it practical—well, I’ll try, at least—to share our take on some of the less-visited parks and spots.
First off, a huge thank you to everyone whose trip reports, blogs, websites, comments, and more helped us put together this itinerary. Looking back, it could’ve been even better optimized: a few disappointments when we missed out on some great discoveries, often because we were short on time. Plenty of reasons to come back to the area!
We’re traveling with our four (almost) teens—18, 16, 14, and nearly 12 years old. To keep the trip enjoyable for everyone, we had to make compromises on both sides: cutting a visit short to spend more time swimming, waking up at dawn, and so on. But logistics also played a big role—things like laundry, grocery shopping, and keeping luggage organized could’ve quickly become time-consuming without a little planning. And honestly, I think we visited every Walmart along the way! Blame it on the lack of fridges in some accommodations and, more importantly, the *very* limited space in the car, which made it impossible to bring a proper cooler. I’ll come back to the car saga later.
For accommodations, this year we alternated between basic cabins in KOA campgrounds and Yellowstone (when staying more than one night in the same place) and hotels. Always with a pool (except in Yellowstone, of course), which let the kids burn off energy—because they always have reserves, even after packed days!—and, let’s be honest, gave us a chance to relax. No Wi-Fi issues either; we all had plans with 25 GB of data (a big thanks to Gilles for the amazing deal at 0.99 €). It worked perfectly, even for texts and calls between phones—no extra charges.
Now, onto our route: as I mentioned, a classic Denver-Yellowstone-Denver loop. To avoid rushing through the parks or spending all our time on the road, we prioritized staying as close to them as possible, with at least two nights in each place. And I’ve got to say, it’s really nice to settle in, even if it’s just for two nights. It also helped us deal with the weather, which wasn’t always great during this trip. The trade-off? With vacation time being limited, some driving days ended up being long. We knew that going in, but since we kept a relaxed pace with no time constraints (don’t ask me for timings—I don’t keep track of the clock on vacation, except in the morning to get everyone up before noon!), we sometimes ended up with marathon days.
With that said, I’ll dive into the trip itself in the next post.
Objets autorisés dans les bagages en soute English translation pending
Bonjour, actuellement au Canada mon fils aimerait ramener quelques galets qu'il a trouvé sur des plages en souvenir. J'ai un petit doute est-ce autorisé de ramener ce type d'objet (évidemment ce sont des petits qui peuvent tenir dans une poche pas des énormes 🙂 ). Si oui j'imagine qu'il faudra les mettre en soute ?
Merci
Quel vélo? English translation pending
Bonjour,
Je cherche des gens qui s'y connaissent plutôt bien en vélo et sauraient me conseiller sur mon choix s'il vous plaît.
Pour parcourir tout types de terrains (et parfois porter mon vélo sans doute) j'ai besoin de quelque chose de très solide, et plus ou moins léger. Pas de carbone ou de titane, pas de suspension, un vélo simple pour les réparations à prévoir, minimum 9 vitesses et trois plateaux, avec un cadre suffisamment solide pour ne pas finir à pieds avec mes sacoches dans la pampa.
Jusqu’à présent, on m'a conseillé un Rockrider 520 / Rockrider 540 / Rockrider 600 / Rockrider 7.1 Qu'en pensez vous? Je pourrais changer le fourche si ce que je trouve est suspendu, et je pourrais également changer la cassette si je n'ai pas suffisamment de vitesse sur celui que je trouverais.
Tout vos avis m’intéressent, alors n'hésitez pas à partager vos connaissances ou idées s'il vous plaît!!!
En vous remerciant par avance, Bien cordialement, Elodie
Je cherche des gens qui s'y connaissent plutôt bien en vélo et sauraient me conseiller sur mon choix s'il vous plaît.
Pour parcourir tout types de terrains (et parfois porter mon vélo sans doute) j'ai besoin de quelque chose de très solide, et plus ou moins léger. Pas de carbone ou de titane, pas de suspension, un vélo simple pour les réparations à prévoir, minimum 9 vitesses et trois plateaux, avec un cadre suffisamment solide pour ne pas finir à pieds avec mes sacoches dans la pampa.
Jusqu’à présent, on m'a conseillé un Rockrider 520 / Rockrider 540 / Rockrider 600 / Rockrider 7.1 Qu'en pensez vous? Je pourrais changer le fourche si ce que je trouve est suspendu, et je pourrais également changer la cassette si je n'ai pas suffisamment de vitesse sur celui que je trouverais.
Tout vos avis m’intéressent, alors n'hésitez pas à partager vos connaissances ou idées s'il vous plaît!!!
En vous remerciant par avance, Bien cordialement, Elodie
Quand aller aux bains Széchenyi de Budapest? English translation pending
Bonjour,
Je commence à organiser notre prochain séjour à Budapest (mi-septembre) et les bains Széchenyi sont au programme. Nous arrivons un jeudi soir et repartons le lundi matin. J'ai vu que les bains étaient un peu plus chers le we qu'en semaine, mais c'est surtout l'affluence qui détermine notre choix. Y a t'il moins de monde le vendredi que le samedi et le dimanche ? Et y a t'il moins de monde en soirée que pendant la journée ? Si on prend le tarif "après-midi" à quelle heure pouvons-nous arriver ? J'ai vu 17h pour le "département thermal" et 19 h pour la "piscine". Quelle est la différence entre les 2 ? J'ai aussi vu que la fontaine s'arrêtait à 17h. S'agit-il d'une simple fontaine ou plus ? (vu qu'on n'en profite pas avec le tarif après-midi, est-ce qu'on rate grand-chose ?) Encore deux questions : - est-ce que le bonnet de bain est obligatoire ? - vaut-il mieux réserver son entrée à l'avance (sur Internet) ou sur place ?
Merci
Claire
Je commence à organiser notre prochain séjour à Budapest (mi-septembre) et les bains Széchenyi sont au programme. Nous arrivons un jeudi soir et repartons le lundi matin. J'ai vu que les bains étaient un peu plus chers le we qu'en semaine, mais c'est surtout l'affluence qui détermine notre choix. Y a t'il moins de monde le vendredi que le samedi et le dimanche ? Et y a t'il moins de monde en soirée que pendant la journée ? Si on prend le tarif "après-midi" à quelle heure pouvons-nous arriver ? J'ai vu 17h pour le "département thermal" et 19 h pour la "piscine". Quelle est la différence entre les 2 ? J'ai aussi vu que la fontaine s'arrêtait à 17h. S'agit-il d'une simple fontaine ou plus ? (vu qu'on n'en profite pas avec le tarif après-midi, est-ce qu'on rate grand-chose ?) Encore deux questions : - est-ce que le bonnet de bain est obligatoire ? - vaut-il mieux réserver son entrée à l'avance (sur Internet) ou sur place ?
Merci
Claire
Trek dans le Haut Mustang English translation pending
Bonjour,
Je souhaite faire un trek dans le haut-mustang et me heurte à plusieurs questions sans réponse claire pour l'instant (mais j'ai peut-être mal regardé !!!🙁). Quelqu'un sur le forum pourrait-il m'aider à y voir un peu plus clair ? Je pars avec mon épouse, probablement fin mars/début avril; nous privilégions la contemplation et la culture tibétaine. En d'autres termes, je ne cherche pas à faire des km, mais plutôt à être cool 🙂 et à profiter un maximum de la beauté de cette région.
Pour l'instant, dans l'idéal, j'aimerai : - un départ de Jomosson ou Kagbeni d'ou nous pourrions retrouver nos guide et porteur - un transport routier (jeep) de Jomosson à Ghemi ou je souhaite démarrer le trek : est-ce faisable sur un jour ? - 4 ou 5 jours sur Lo Manthang d'ou j'aimerai découvrir Konchok Ling (1 jour), Lo Nymphu (1 jour), Thinggar (1 jour) - redescendre par Dhi, Yara (1jour), Luri Gompa (1 jour), Tangge (1 jour) Chhusang (1 jour) - et retour vers Jomosson en jeep.
Est-ce que cela vous semble cohérent ?
Au sujet du permis spécial : - valable 10 jours, est-il exact que seule une agence peut me le procurer ? - qu'est-ce qui est inclus dans ces dix jours ? Selon des circuits trouvés ci et là sur le site des TO, beaucoup sont supérieurs à 10 jours, mais il semblerait que certains jours ne soient pas comptabilisés (par exemple les 2 ou 3 jours à ou autour de Lo Manthang). - est-il possible de démarrer la prestation guide + porteur directement à Jomosson (et non à partir de KTM), voire à Kagbeni ? - Ou alors y-a-t'il un intérêt financier de démarrer de Pokhara, ce qui inclurait dans ce cas le vol Pokhara/Jomosson ? (le prix du vol sec A/R avoisinerait les 250 $ !!!!)
Merci d'avance pour votre aide
Je souhaite faire un trek dans le haut-mustang et me heurte à plusieurs questions sans réponse claire pour l'instant (mais j'ai peut-être mal regardé !!!🙁). Quelqu'un sur le forum pourrait-il m'aider à y voir un peu plus clair ? Je pars avec mon épouse, probablement fin mars/début avril; nous privilégions la contemplation et la culture tibétaine. En d'autres termes, je ne cherche pas à faire des km, mais plutôt à être cool 🙂 et à profiter un maximum de la beauté de cette région.
Pour l'instant, dans l'idéal, j'aimerai : - un départ de Jomosson ou Kagbeni d'ou nous pourrions retrouver nos guide et porteur - un transport routier (jeep) de Jomosson à Ghemi ou je souhaite démarrer le trek : est-ce faisable sur un jour ? - 4 ou 5 jours sur Lo Manthang d'ou j'aimerai découvrir Konchok Ling (1 jour), Lo Nymphu (1 jour), Thinggar (1 jour) - redescendre par Dhi, Yara (1jour), Luri Gompa (1 jour), Tangge (1 jour) Chhusang (1 jour) - et retour vers Jomosson en jeep.
Est-ce que cela vous semble cohérent ?
Au sujet du permis spécial : - valable 10 jours, est-il exact que seule une agence peut me le procurer ? - qu'est-ce qui est inclus dans ces dix jours ? Selon des circuits trouvés ci et là sur le site des TO, beaucoup sont supérieurs à 10 jours, mais il semblerait que certains jours ne soient pas comptabilisés (par exemple les 2 ou 3 jours à ou autour de Lo Manthang). - est-il possible de démarrer la prestation guide + porteur directement à Jomosson (et non à partir de KTM), voire à Kagbeni ? - Ou alors y-a-t'il un intérêt financier de démarrer de Pokhara, ce qui inclurait dans ce cas le vol Pokhara/Jomosson ? (le prix du vol sec A/R avoisinerait les 250 $ !!!!)
Merci d'avance pour votre aide
Trois semaines au Pérou en voiture de location: Retour d’expérience English translation pending
Je ne vais pas vous donner l’itinéraire détaillé que nous avons fait pendant ces trois semaines, mais je vais plutôt vous donner mon sentiment général.
Tout abord comme dans toute grande ville, il y a un peu de petite délinquance et donc beaucoup de vols. J’en ai malheureusement fait les frais à Lima, mon sac contenant mon passeport et toutes mes cartes de crédit a été volé dans un restaurant. Je vous recommande donc d’être très vigilant et d’avoir un œil sur vos affaires en permanence. Cela nous a valu une nuit supplémentaire à Lima pour pouvoir faire toutes les démarches nécessaires auprès de l’ambassade et du service d’immigration pour refaire un passeport provisoire. Nous avons donc dû supprimer une nuit à la réserve de Paracas mais ensuite nous avons repris l’itinéraire prévu .
Nous avions donc pris l’option de louer une voiture. Alors c’est vrai que nous sommes totalement libre. Et c’est un avantage certain. Mais il faut savoir que la plupart des routes est en très mauvais état, beaucoup de trous, de tas de pierre qui rendent la traversée des villes très compliquée surtout avec un trafic énorme de taxis en tout genre (2,3 ou 4 roues) et aucune règle de conduite de respectée. Même si nous ne le regrettons pas forcément nous ne le conseillerions pas non plus , où alors peut-être avec un 4 × 4.
Il faut savoir également qu’en altitude les nuits sont très froides même en juillet, il peut même parfois geler. Les chambres d.hotel ne sont pas chauffées, et l’eau chaude n’est pas toujours disponible.Je remercie Toutperou car tous les hôtels conseillés avaient de l’eau chaude en suffisance.
En ce qui concerne la diversité des paysages vous ne pourriez être déçu. Ils sont tout simplement magnifique et variés. La montagne aux 7 couleurs est tout simplement sublime. Il est nécessaire d’avoir une certaine condition physique car l’Ascension est assez pénible vu le manque d’oxygène à 5000 m d’altitude. Mais une certaine fierté nous envahit quand nous arrivons enfin au sommet et surtout nous sommes bien récompensé par la vue extraordinaire qui nous attend là haut. Pour, Les derniers mètres nous faisions 5 pas, une pause, 5 pas, une Pause ! Mais quelle beauté ! Par contre, petit coup de gueule : s’il vous plaît si vous n’arrivez pas à monter n’Utilisez pas les pauvres chevaux et surtout aussi leur maître pour terminer l’Ascension ils sont aussi essoufflés et épuisés que vous.
J’avais lu dans les guides, les forums…que la nourriture au Pérou était bonne et en effet elle était vraiment excellente nous n’avons jamais été déçu quelque soit l’endroit où nous avons mangé.
Il nous est arrivé encore une sale blague quand nous avons pris le train en direction du Machu Picchu. À cause de manifestations sur les voies le trafic était perturbé et nous nous sommes retrouvés à plusieurs trains à la queue leu leu sur les rails. Malheureusement notre train n’a pas su freiner à temps quand celui qui le précédait s’est arrêté et l’a donc embouti. Ce fut un gros choc mais heureusement pas de blessé trop grave. Mon mari gardera tout de même une cicatrice sur l’arcade sourcilière souvenir du Pérou qui restera gravé.
En résumé notre voyage fut assez surprenant dans plein de domaines différents mais nous en gardons un merveilleux souvenir.
En ce qui concerne la location de voiture sachez qu’il y a des transports en commun qui sont très bien fait et qui sillonnent tout le pays. D’après les personnes que nous avons rencontré et qui voyageaient de cette façon ils étaient très satisfais.
En conclusion ce pays était tout simplement magique. Les gens sont d’une gentillesse incroyable, les paysages sont époustouflants, la nourriture excellente bref n’hésitez surtout pas à vous y rendre.
N’hésitez pas non plus à faire appel à ToutPerou pour vous aider dans votre itinéraire, vos démarches ou vos réservations, ils ont été pour nous d’une grande aide surtout que nous ne parlons pas espagnol. Le téléphone qu’ils ont la gentillesse de nous prêter est vraiment un atout supplémentaire.
Si vous avez besoin de plus d’informations, je me tiens à votre disposition.
Sophie et Jean-Marc
Quatre semaines dans l'Ouest américain été 2018 English translation pending
Bonjour à tous, je ne sais pas si je suis au bon endroit pour écrire: nous revenons de 4 merveilleuses semaines passées dans l'Ouest américain et j'avais parcouru avec beaucoup d'intérêt de nombreux témoignages pour préparer notre périple. A mon tour je voudrais publier quelques informations qui pourraient être utiles.
Présentation des voyageurs: 2 familles de cousins: 1 couple avec 3 ados et 1 couple avec 1 ado.
Avion: Billets achetés en février 2018 (Paris/Londres puis Londres/LA)
Déplacements sur place: 2 voitures louées en février 2018 à LA (1 grand caravan 7 places et 1 SUV 5 places)
Hébergements: camping en tente et motel (tous ont été réservés avant notre arrivée, il y aura 2 modifications sur place). Nous souhaitions alterner les types d'hébergement pour plusieurs raisons: évidemment l'aspect financier (moyenne de 35$ par emplacement -pour 6 à 8 personnes selon les terrains de camping- contre une nuit en motel en moyenne payée 137$ pour 4 personnes) mais aussi la volonté de dormir au plus près des parcs et de la nature, et on n'a pas regretté!)
Equipements emportés: 2 tentes 3 places pour les adultes, une tente "séjour" pour les 4 ados, matelas, duvets, gamelles, tup, assiettes/couverts/bols/tasses...
Matériels achetés sur place: 1 grande glacière qui a été très utile et efficace, 2 caisses pour ranger les aliments, un réchaud 1 feu et 3 recharges, 1 sac isotherme de base.
Objets emportés et inutilisés: une éponge de trop, des torchons (ça sèche immédiatement!), des "sacs à viande" pour nos jeunes (quand il faisait frais, si si c'est arrivé, ils avaient des duvets et lorsqu'il faisait TRES chaud ils ne dormaient avec rien), une corde et des pinces à linge (certains campings refusent qu'on étende le linge du coup on a tout mis au sèche linge).
Dates du voyage: du 13 juillet au 8 aout 2018
Itinéraire: chaque étape compte une nuit sauf lorsque c'est précisé, en italique les nuits en camping.
LA/ Palm Springs/ Kingman/ Grand canyon/ Page / Monument Valley/ Moab (2 nuits)/ Goblin Valley/Capitol Reef/ Escalante/ Bryce canyon/ Zion Canyon/ Las Vegas (2 nuits)/ Death Valley-Lone Pine/ June Lake/Yosemite/ San Francisco (3 nuits)/ Monterrey/ San Luis Obispo/ Malibu/ LA (2 nuits).
Repas:
Petits déjeuners élaborés par nos soins et pris en camping ou dans les motels, 3 pris dans des restaurants en dehors des hôtels (à faire!).
Midi: principalement des pique-nique, quelques restaurants.
Soir: en camping repas préparé sur le barbecue (un régal!), en motel parfois repas pris dans la chambre, parfois restaurants (grandes villes).
Voilà pour le moment, à venir un bref résumé de nos visites à ne pas manquer selon nous!
Si vous avez des questions auxquelles je peux répondre, n'hésitez pas tant que nos souvenirs sont frais!
A bientôt!
Nord et Sud: de Chicago à la Nouvelle-Orléans English translation pending
Bonjour à tous,
Dans mes archives dorment quelques carnets de voyage. J'en propose ici un, écrit pendant l'été 2017 au jour le jour, ou presque. Juste retour des choses, le long trajet en voiture de Chicago à la Louisiane doit beaucoup aux bonnes idées trouvées çà et là au fil des discussions - que les contributeurs en soient remerciés.
Voici donc quelques souvenirs pris sur le vif. Je suis redevable à ma femme et à ma fille, 11 ans à l'époque, pour les fréquents arrêts dans les Walmart et autres lieux de shopping. J'ai pu ainsi me poser sur un banc pour m'efforcer de rédiger au jour le jour ce journal de bord - hormis l'introduction ci-dessous écrite avant le départ. J'espère que l'intérêt pour ce carnet ne sera pas trop amoindri par ces circonstances indépendantes de ma volonté, en plus d'être éprouvantes pour le budget familial.
Place aux souvenirs.
Chicago
Prélude
Encore l’Amérique ? Ben oui. Tu n’en as pas assez ? Ben non.
Les billets pour l’été 2017 sont achetés, le trajet fixé, les nuits réservées et un beau véhicule de location nous attend bien au chaud. Cette fois-ci nous ferons un trajet entièrement nouveau, du nord au sud : départ Chicago, arrivée la Nouvelle Orléans, grosso modo en descendant le Mississippi, avec quelques écarts conséquents toutefois.
Pendant ces presque quatre semaines entre juin et juillet, nous ne ferons que des découvertes. Je me rends compte que c’est assez difficile à faire entendre de ce côté-ci de l’Atlantique : les Etats-unis sont grands comme toute l’Europe et réservent assez bien de variété pour satisfaire le voyageur à l’affût de nouvelles expériences. Ne dirions-nous pas d’un touriste qui au fil de ses étés visite la péninsule ibérique, la Scandinavie, les Balkans, l’Europe centrale qu’il est un grand voyageur ? Cette diversité, nous la trouvons aussi sur le territoire américain et sa multitude de « frontières intérieures » qui définissent autant de facettes diverses et dignes d’intérêt. Et encore, en Europe l’on souffre trop souvent d’une foule envahissante qui rend pénible le moindre séjour dans un lieu touristique. Selon notre expérience, l’affluence aux USA est le fait des grandes villes, tant la vastitude des grands espaces permet à chacun de suivre tranquillement son chemin.
Hormis trois petits jours à New York, nos précédents séjours nous avaient menés dans les grands parcs autour de Las Vegas, sur la côte Pacifique de Los Angeles à San Francisco, au Texas entre Houston et Dallas et dans l’extraordinaire et trop décriée Floride. Le programme cette fois-ci est le suivant :
Chicago, la ville ouverte aux quatre vents Spillville, dans l’Iowa, sur les traces du compositeur Antonín Dvořák Hannibal, la cité de Mark Twain Springfield, pour rendre visite au mémorial d’Abraham Lincoln Site historique de Cahokia Mounds, près de Saint Louis, l’une des plus vastes cités amérindiennes Grottes de Mammoth Cave, dans le Kentucky Visite (si on en a le temps) de l’Aviation Heritage Park à proximité La musicale Nashville, où nous fêterons le 4 juillet avec ce qui promet d’être le plus beau feu d’artifice des USA Un détour dans l’Alabama pour rendre visite à l’US Space and Rocket Center, à Huntsville Memphis et son héritage elvisien La vallée du Mississippi : Greenville, Vicksburg, Natchez, Lafayette Et pour terminer, la Nouvelle Orléans et son lot d’excursions dans les plantations.
Sacré programme ! Quand je pense que certains s’étonnent : quoi, tu vas encore en Amérique ? Ben oui.
Dans mes archives dorment quelques carnets de voyage. J'en propose ici un, écrit pendant l'été 2017 au jour le jour, ou presque. Juste retour des choses, le long trajet en voiture de Chicago à la Louisiane doit beaucoup aux bonnes idées trouvées çà et là au fil des discussions - que les contributeurs en soient remerciés.
Voici donc quelques souvenirs pris sur le vif. Je suis redevable à ma femme et à ma fille, 11 ans à l'époque, pour les fréquents arrêts dans les Walmart et autres lieux de shopping. J'ai pu ainsi me poser sur un banc pour m'efforcer de rédiger au jour le jour ce journal de bord - hormis l'introduction ci-dessous écrite avant le départ. J'espère que l'intérêt pour ce carnet ne sera pas trop amoindri par ces circonstances indépendantes de ma volonté, en plus d'être éprouvantes pour le budget familial.
Place aux souvenirs.
ChicagoPrélude
Encore l’Amérique ? Ben oui. Tu n’en as pas assez ? Ben non.
Les billets pour l’été 2017 sont achetés, le trajet fixé, les nuits réservées et un beau véhicule de location nous attend bien au chaud. Cette fois-ci nous ferons un trajet entièrement nouveau, du nord au sud : départ Chicago, arrivée la Nouvelle Orléans, grosso modo en descendant le Mississippi, avec quelques écarts conséquents toutefois.
Pendant ces presque quatre semaines entre juin et juillet, nous ne ferons que des découvertes. Je me rends compte que c’est assez difficile à faire entendre de ce côté-ci de l’Atlantique : les Etats-unis sont grands comme toute l’Europe et réservent assez bien de variété pour satisfaire le voyageur à l’affût de nouvelles expériences. Ne dirions-nous pas d’un touriste qui au fil de ses étés visite la péninsule ibérique, la Scandinavie, les Balkans, l’Europe centrale qu’il est un grand voyageur ? Cette diversité, nous la trouvons aussi sur le territoire américain et sa multitude de « frontières intérieures » qui définissent autant de facettes diverses et dignes d’intérêt. Et encore, en Europe l’on souffre trop souvent d’une foule envahissante qui rend pénible le moindre séjour dans un lieu touristique. Selon notre expérience, l’affluence aux USA est le fait des grandes villes, tant la vastitude des grands espaces permet à chacun de suivre tranquillement son chemin.
Hormis trois petits jours à New York, nos précédents séjours nous avaient menés dans les grands parcs autour de Las Vegas, sur la côte Pacifique de Los Angeles à San Francisco, au Texas entre Houston et Dallas et dans l’extraordinaire et trop décriée Floride. Le programme cette fois-ci est le suivant :
Chicago, la ville ouverte aux quatre vents Spillville, dans l’Iowa, sur les traces du compositeur Antonín Dvořák Hannibal, la cité de Mark Twain Springfield, pour rendre visite au mémorial d’Abraham Lincoln Site historique de Cahokia Mounds, près de Saint Louis, l’une des plus vastes cités amérindiennes Grottes de Mammoth Cave, dans le Kentucky Visite (si on en a le temps) de l’Aviation Heritage Park à proximité La musicale Nashville, où nous fêterons le 4 juillet avec ce qui promet d’être le plus beau feu d’artifice des USA Un détour dans l’Alabama pour rendre visite à l’US Space and Rocket Center, à Huntsville Memphis et son héritage elvisien La vallée du Mississippi : Greenville, Vicksburg, Natchez, Lafayette Et pour terminer, la Nouvelle Orléans et son lot d’excursions dans les plantations.
Sacré programme ! Quand je pense que certains s’étonnent : quoi, tu vas encore en Amérique ? Ben oui.
Assurance voyage Air Transat suffisante? English translation pending
Bonjour !
Je reviens vers vous car vous m'avez déjà bien aidé pour la préparation de notre voyage au Canada, qui démarre dans déjà 15 Jours... (voyage RoadTrip d'environ 2 semaine et demi).
Nous avons un petit coup de stress aujourd'hui concernant tout ce qui est assurance maladie, rapatriement , etc.... Nous avons souscrit à l'assurance Voyage de AirTransat ( https://www.airtransat.com/fr-FR/Info-voyage-de-la-France/Securite-protection-et-bien-etre/Assurance-voyage ) qui fait bénéficier, entre autre, d'un plafonde 75 000€ pour les frais médicaux sur place si urgence, de l'assistance rapatriement, d'une petite assurance sur le vol d'objets de valeur (nous en aurons peu) etc...
Mais je ne vois nul part tout ce qui est "responsabilité civile" ou autre par exemple (puisque nous louerons une voiture, si nous créons un accident, il semblerait que ce soit nécessaire pour prendre en charge les frais de réparation d'autrui).
Pensez-vous que cela suffise ou faut-il que nous nous rapprochions d'organisme d'assurance voyage comme April ou autre ? (Si d'ailleurs c'est le cas, si vous avez des conseils)
Je vous remercie d'avance pour votre aide précieuse ! Jérôme
Je reviens vers vous car vous m'avez déjà bien aidé pour la préparation de notre voyage au Canada, qui démarre dans déjà 15 Jours... (voyage RoadTrip d'environ 2 semaine et demi).
Nous avons un petit coup de stress aujourd'hui concernant tout ce qui est assurance maladie, rapatriement , etc.... Nous avons souscrit à l'assurance Voyage de AirTransat ( https://www.airtransat.com/fr-FR/Info-voyage-de-la-France/Securite-protection-et-bien-etre/Assurance-voyage ) qui fait bénéficier, entre autre, d'un plafonde 75 000€ pour les frais médicaux sur place si urgence, de l'assistance rapatriement, d'une petite assurance sur le vol d'objets de valeur (nous en aurons peu) etc...
Mais je ne vois nul part tout ce qui est "responsabilité civile" ou autre par exemple (puisque nous louerons une voiture, si nous créons un accident, il semblerait que ce soit nécessaire pour prendre en charge les frais de réparation d'autrui).
Pensez-vous que cela suffise ou faut-il que nous nous rapprochions d'organisme d'assurance voyage comme April ou autre ? (Si d'ailleurs c'est le cas, si vous avez des conseils)
Je vous remercie d'avance pour votre aide précieuse ! Jérôme
Mécontente du service de réservation d'Iberia English translation pending
Bonjour à tous
Voici ce qui nous arrive:
Le 18 juillet 2019, j'ai effectué par téléphone une réservation de billets via IBERIA pour le Costa Rica pour 5 passagers. Afin que chacun puisse bénéficier des assurances liées aux cartes bancaires visa premier et mastercard gold, il était nécessaire que chacun paye son billet avec sa propre carte bancaire. Cette option n'est pas possible en cas de réservation en ligne, d'où la réservation par téléphone.
Au final le montant de 7 billets a été prélevé alors que nous avons acheté seulement 5 billets
tous les billets ont été prélevés sur 2 cartes bancaires (au lieu des 4 prévues) . Du fait de cette erreur, deux passagers se retrouvent avec un découvert bancaire entrainant le paiement d'agios (prélèvement de 2600 euros et de 1800 euros au lieu des 630 euros prévus). , leurs cartes bancaires ont été bloquées car ils ont dépassé le plafond d'achat. ils ne peuvent donc plus s'en servir pendant 30 jours (sauf si leur banque accepte d'augmenter le plafond d'achats).
Cette situation est en cours de règlement depuis le 23 juillet , en attendant 2 passagers se retrouvent un peu dans la "merde" à cause de cette erreur d'IBERIA.
J'ai voulu faire une réclamation en ligne via le site d'IBERIA , je n'ai pu aller au bout de la démarche, on me répond que le serveur n'a pas trouvé la référence de ma réservation!
le problème avec les plateformes téléphonique est que nous n'avons jamais le même interlocuteur, les opérateurs n'ont pas tous le même niveau d'information, parfois il parlent mal et comprennent mal le français ce qui était le cas de celui qui a validé les paiements pour mes réservations. ce dernier m'indiquait par ailleurs qu'il n'était pas possible de faire un paiement avec plusieurs cartes bancaires alors que mon interlocuteur précédent prétendait le contraire.....
La prochaine fois je passerai par une agence de voyage locale même si je dois payer des frais d'intermédiaires.
A l'avenir j'éviterai de voyager avec IBERIA
😠