Results for "Bonne+Mère+ou+Notre-Dame+Garde+|+127"
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Discussion autour du thème du mois de juillet 2018: "Les transports en commun dans le monde" English translation pending
Pour tous les commentaires, bavardages et discussions, c'est ici !
L'Algérie: un pays très sale English translation pending
Je suis Français d’origine algérienne et je suis venu visiter l’Algérie: je peux vous dire que la réalité dépasse l’entendement ! Je n’ai jamais vu un pays aussi sale… Vous trouvez des détritus partout: dans les villes, dans les campagnes, dans les forêts (du moins celles qui n’ont pas été rasées), le long des routes nationales… Bref, même si on réquisitionnait l’armée américaine, on en viendrai pas à bout.
Les rares ordures qui sont collectées finissent dans des décharges à ciel ouvert et sont brulées quotidiennement, dégageant des odeurs et fumées pestilentielles qui auront tôt ou tard des conséquence sur la santé des populations environnantes. Je ne comprends pas l’état algérien qui construit des autoroutes, des mosquées géantes alors que la priorité est l’hygiène et la protection de l’environnement! Comment les Algériens peuvent-ils accepter de vivre comme des rats au milieu des gravats et des ordures ? Comment se fait-il aussi que les télés étrangères ne parlent pas de ce phénomène ? J’ai vu récemment le reportage d’arthus Bertrand et j’ai bien ri : l’Algérie est un beau pays mais seulement vu de très haut… Le comble, c’est que les Algériens se targuent d’être plus ‘propres’ que les Occidentaux sous prétexte qu’ils sont musulmans et qu’ils font leurs ablutions 5 fois par jour ! Affligeant…
Les rares ordures qui sont collectées finissent dans des décharges à ciel ouvert et sont brulées quotidiennement, dégageant des odeurs et fumées pestilentielles qui auront tôt ou tard des conséquence sur la santé des populations environnantes. Je ne comprends pas l’état algérien qui construit des autoroutes, des mosquées géantes alors que la priorité est l’hygiène et la protection de l’environnement! Comment les Algériens peuvent-ils accepter de vivre comme des rats au milieu des gravats et des ordures ? Comment se fait-il aussi que les télés étrangères ne parlent pas de ce phénomène ? J’ai vu récemment le reportage d’arthus Bertrand et j’ai bien ri : l’Algérie est un beau pays mais seulement vu de très haut… Le comble, c’est que les Algériens se targuent d’être plus ‘propres’ que les Occidentaux sous prétexte qu’ils sont musulmans et qu’ils font leurs ablutions 5 fois par jour ! Affligeant…
Une semaine en Islande à la "one again" English translation pending
En Février dernier nous avons donc décidé sur un coup de tête de partir 1 semaine en Islande.
Nous ne connaissions pas du tout ce pays.
Étant plutôt/exclusivement axés sur la nature, les paysages et la faune nous avons donc choisi d'acheter le Lonely Planet de l'Islande, 6ème pays le moins peuplé en terme de densité, juste derrière le Botswana que nous visiterons cet été, et avons prit les billets dans la foulée. 🙂 C'est après que ça s'est un peu compliqué... 😇
Location de voiture chère, hébergement très chers, nourritures sur place hors de prix... 😮 Je vous invite à revivre ce voyage un peu particulier ! 😄
J1 (25/02/2017) : Nous nous réveillons à 5h pour faire les valises et les derniers préparatifs. Nous hésitions à prendre le bus mais finalement ça va être trop pénible donc nous appelons un taxi. Le taxi nous récupère à 6h15.
A 6h30 nous sommes à la gare, à 7h07 dans le train, et à A 9h30 nous sommes à Orly West.
Prêts pour l'aventure islandaise !
Nous devions décoller à 12h55 mais l’avion a du retard.
Nous décollerons finalement à 14h.
Etant habitué au service, correct mais basique, de Air Caraibe je me laisse évidemment tenté par la WIFI à 7€. 😇
Histoire de prévenir la famille, et les amis (ce que je n’avais pas non plus eu le temps de faire 😊) et de revoir le programme.
Au bout d'environ 2h30 de vol nous apercevons l’ile de glace !!! 😮
Une énorme étendue blanche apparait au milieu de l’Atlantique bleu foncé.
Rien d’exceptionnel à priori mais on se sent clairement à l’autre bout du monde.

Nous sommes déjà émerveillés ! 3h30 après le decollage nous atterrissons, à 16h30 heure locale, à l'aéroport de Keflavic. Un bus vient nous récupérer sur le tarmac, ça va il ne semble pas faire pas trop froid…pour l’instant. 😇
Une seule compagnie sur le tarmac : Icelandair ! 😎
Première surprise : pas de polices aux frontières ni quoi que ce soit… nous qui voulions notre tampon islandais, c’est raté !
Notre première impression de l’aéroport n’est pas super, nous arrivons dans un hall absolument pas fonctionnel, tout le monde se bouscule, les sièges sont en plein milieu du passage, la file d’attente pour la détaxe bloque tout le monde, 1 seul guichet d’information… Nous retirons 70 000 ISK puis cherchons un opérateur téléphonique pour acheter une carte SIM... en vain.
Nous faisons donc la queue au seul et unique guichet d’information… c’est pas que mais la nuit commence à tomber, nous n’avons pas de voiture, pas de nourriture, et il commence à neiger… hors de question de dormir à l’aéroport !
La jeune du guichet nous explique que c’est à la sandwicherie qu’il faut acheter les cartes SIM, on risquait pas de deviner.
Nous achetons une carte SIM repayée 1GB puis nous rendons au bureau de Blue Car Rental qui se trouve à l'extérieur de l'aéroport. J'ai pré-réservé une Kia Cee’d SW pour 85000 ISK la semaine avec siège arrière complètement rabattables formant un plancher plat idéal pour dormir à condition d’avoir une souplesse de fœtus.
Eh oui vous ne rêvez pas ! Nous allons dormir dans la voiture pendant 1 semaine. On est radin ou on l'est pas ! 😎

Il fait déjà beaucoup plus froid... le vent et la neige se renforcent... la tempête se lève !
Après 300m de marche dont une bonne partie sous et sur la neige nous arrivons au chaleureux bureau de Blue Car Rental.

Notre pré-réservation a bien été faite mais problème… La carte VISA premier d’Alison ne fonctionne pas… sans raison… 🏴☠️
Elle essaye deux fois mais rien n’y fait. De mon coté j’ai dépassé le plafond de paiement sur 30 jours de la mienne… On est pas dans la merde ! 🤪 Nous proposons de payer en cash.
Alison retourne à l’aéroport pour retirer 50 000 ISK supplémentaires pendant que je cherche une explication/solution sur internet.
Plus qu’à réviser ma mythologie nordique et prier… 😕
Alison revient finalement avec la money. Odin soit loué !
Nous payons la voiture et, énième surprise, ce n’est pas une voiture mais un 4x4... voila autre chose !
Nous avons été "surclassé" et avons hérité du Suzuki Vitara tout neuf que vient d’acquérir la société et dont notre loueur a l’air très fier. Seigneur ! 😮
En théorie j’aurais du râler parce que la VISA premier n’assure pas les locations de 4x4. De plus, la dernière fois qu’on nous a filé une voiture neuve on a perdu nos 400€ de caution mais bon ... je ne sais même pas si les assurances fonctionnent lorsqu'on paye en cash donc on est plus à ça près : Nous signons, prenons les clefs et fuyons !
Fuite de courte durée ! La voiture est brand new ça c’est claire, 74km au compteur, des boutons de partout j’y comprends rien, c'est tout juste si il n'y a pas l'option blindage pare balle mais le pire : C’est une automatique !! 😮🤪
Je n’ai jamais conduis d’automatique…
J’essaye un peu tout. Je cale, je fais gronder le moteur je recale… A part la marche arrière rien ne fonctionne !! Pour vous remettre dans le contexte nous sommes juste devant le bureau de Blue Car Rental, entourés de touristes asiatiques effrayés! 😄
Je ravale donc ma fierté et décide de retourner voir le loueur pour avoir un petit cours rapide car à ce rythme on ne va pas aller loin ! "- Ah le P ce n’est pas pour conduire sur un parking ? Bon à savoir !" 😏😇
C’est parti !! 😎 - "- Euh… on va où ?" "- Bonne question !!" Il est 18h30 la nuit tombe et il neige de plus en plus fort… Nous décidons d’aller vers Reykjavic pour faire des courses et visiter la ville si possible. Les premiers kilomètres sur neige sont périlleux... surtout avec cette bagnole qui change de vitesse quand ça lui chante, non mais! 😠
Il nous faudra plus d’une heure pour rejoindre la capitale. 😇

Nous arrivons à Reykjavic à 20h mais on est Samedi soir et la plupart des magasins alimentaires sont déjà fermés. Nous trouvons finalement une petite épicerie, les prix sont encore plus chers que ce que nous pensions. 🤪 Nous faisons quelques courses et passons acheter des sandwichs à une station essence… grave erreur !!! 1500Kr les 2 sandwichs !! 7€ le sandwich !! 😮 Nous les savourons...
Entre la neige, le vent, et le froid, c'est malheureusement impossible de se balader en ville ! Nous décidons donc d’aller au Blue Lagoon pour demander si nous pouvons y aller demain sans avoir réserver. Ce que j’ai lu sur internet dans l’avion ne m’a pas spécialement rassuré. 😕 Retour sur nos pas… La route est de plus en plus glissante.
Nous repérons le Blue Lagoon de loin
Et arrivons à 21h55, juste avant la fermeture. Première glissade sur la neige, nos ligaments ne sont pas au bout de leur peine, et petit chemin jusqu'à la station thermale, 25ème merveille du monde selon National Geographic. Je crois. 😊
Ambiance film fantastique !

Comme je le craignais nous ne pouvons pas venir demain sans réservation et il n’y a plus de place. 😕
L’hôtesse nous dit que les seuls disponibilités qu’elle a sont lundi matin ou vendredi soir à 20h… Ah ouais !!! 😮
Bon bah tant pis pas de Blue Lagoon pour nous. Ça commence bien… 😄
Nous continuons la route vers le sud et trouvons un endroit où s’arrêter pour dormir. Pas évident d’organiser le véhicule pour la nuit avec la tempête de neige à l’extérieur…

Les sièges arrières se rabattent plutôt bien, nous ne regretterons finalement pas la Kia cee’d. 🙂
Alison s’allonge à l’arrière et je me couche sur le siège passager.
Un peu le bordel cette première journée, demain nous ferons le cercle d’or, en espérant que ça se passe mieux... ... .... 😉
Bonneuh nuit !!
Étant plutôt/exclusivement axés sur la nature, les paysages et la faune nous avons donc choisi d'acheter le Lonely Planet de l'Islande, 6ème pays le moins peuplé en terme de densité, juste derrière le Botswana que nous visiterons cet été, et avons prit les billets dans la foulée. 🙂 C'est après que ça s'est un peu compliqué... 😇
Location de voiture chère, hébergement très chers, nourritures sur place hors de prix... 😮 Je vous invite à revivre ce voyage un peu particulier ! 😄
J1 (25/02/2017) : Nous nous réveillons à 5h pour faire les valises et les derniers préparatifs. Nous hésitions à prendre le bus mais finalement ça va être trop pénible donc nous appelons un taxi. Le taxi nous récupère à 6h15.
A 6h30 nous sommes à la gare, à 7h07 dans le train, et à A 9h30 nous sommes à Orly West.
Prêts pour l'aventure islandaise !

Nous devions décoller à 12h55 mais l’avion a du retard.

Nous décollerons finalement à 14h.
Etant habitué au service, correct mais basique, de Air Caraibe je me laisse évidemment tenté par la WIFI à 7€. 😇
Histoire de prévenir la famille, et les amis (ce que je n’avais pas non plus eu le temps de faire 😊) et de revoir le programme.
Au bout d'environ 2h30 de vol nous apercevons l’ile de glace !!! 😮
Une énorme étendue blanche apparait au milieu de l’Atlantique bleu foncé.
Rien d’exceptionnel à priori mais on se sent clairement à l’autre bout du monde.

Nous sommes déjà émerveillés ! 3h30 après le decollage nous atterrissons, à 16h30 heure locale, à l'aéroport de Keflavic. Un bus vient nous récupérer sur le tarmac, ça va il ne semble pas faire pas trop froid…pour l’instant. 😇
Une seule compagnie sur le tarmac : Icelandair ! 😎
Première surprise : pas de polices aux frontières ni quoi que ce soit… nous qui voulions notre tampon islandais, c’est raté !
Notre première impression de l’aéroport n’est pas super, nous arrivons dans un hall absolument pas fonctionnel, tout le monde se bouscule, les sièges sont en plein milieu du passage, la file d’attente pour la détaxe bloque tout le monde, 1 seul guichet d’information… Nous retirons 70 000 ISK puis cherchons un opérateur téléphonique pour acheter une carte SIM... en vain.
Nous faisons donc la queue au seul et unique guichet d’information… c’est pas que mais la nuit commence à tomber, nous n’avons pas de voiture, pas de nourriture, et il commence à neiger… hors de question de dormir à l’aéroport !
La jeune du guichet nous explique que c’est à la sandwicherie qu’il faut acheter les cartes SIM, on risquait pas de deviner.
Nous achetons une carte SIM repayée 1GB puis nous rendons au bureau de Blue Car Rental qui se trouve à l'extérieur de l'aéroport. J'ai pré-réservé une Kia Cee’d SW pour 85000 ISK la semaine avec siège arrière complètement rabattables formant un plancher plat idéal pour dormir à condition d’avoir une souplesse de fœtus.
Eh oui vous ne rêvez pas ! Nous allons dormir dans la voiture pendant 1 semaine. On est radin ou on l'est pas ! 😎

Il fait déjà beaucoup plus froid... le vent et la neige se renforcent... la tempête se lève !
Après 300m de marche dont une bonne partie sous et sur la neige nous arrivons au chaleureux bureau de Blue Car Rental.

Notre pré-réservation a bien été faite mais problème… La carte VISA premier d’Alison ne fonctionne pas… sans raison… 🏴☠️
Elle essaye deux fois mais rien n’y fait. De mon coté j’ai dépassé le plafond de paiement sur 30 jours de la mienne… On est pas dans la merde ! 🤪 Nous proposons de payer en cash.
Alison retourne à l’aéroport pour retirer 50 000 ISK supplémentaires pendant que je cherche une explication/solution sur internet.
Plus qu’à réviser ma mythologie nordique et prier… 😕
Alison revient finalement avec la money. Odin soit loué !
Nous payons la voiture et, énième surprise, ce n’est pas une voiture mais un 4x4... voila autre chose !
Nous avons été "surclassé" et avons hérité du Suzuki Vitara tout neuf que vient d’acquérir la société et dont notre loueur a l’air très fier. Seigneur ! 😮
En théorie j’aurais du râler parce que la VISA premier n’assure pas les locations de 4x4. De plus, la dernière fois qu’on nous a filé une voiture neuve on a perdu nos 400€ de caution mais bon ... je ne sais même pas si les assurances fonctionnent lorsqu'on paye en cash donc on est plus à ça près : Nous signons, prenons les clefs et fuyons !

Fuite de courte durée ! La voiture est brand new ça c’est claire, 74km au compteur, des boutons de partout j’y comprends rien, c'est tout juste si il n'y a pas l'option blindage pare balle mais le pire : C’est une automatique !! 😮🤪
Je n’ai jamais conduis d’automatique…
J’essaye un peu tout. Je cale, je fais gronder le moteur je recale… A part la marche arrière rien ne fonctionne !! Pour vous remettre dans le contexte nous sommes juste devant le bureau de Blue Car Rental, entourés de touristes asiatiques effrayés! 😄
Je ravale donc ma fierté et décide de retourner voir le loueur pour avoir un petit cours rapide car à ce rythme on ne va pas aller loin ! "- Ah le P ce n’est pas pour conduire sur un parking ? Bon à savoir !" 😏😇
C’est parti !! 😎 - "- Euh… on va où ?" "- Bonne question !!" Il est 18h30 la nuit tombe et il neige de plus en plus fort… Nous décidons d’aller vers Reykjavic pour faire des courses et visiter la ville si possible. Les premiers kilomètres sur neige sont périlleux... surtout avec cette bagnole qui change de vitesse quand ça lui chante, non mais! 😠
Il nous faudra plus d’une heure pour rejoindre la capitale. 😇

Nous arrivons à Reykjavic à 20h mais on est Samedi soir et la plupart des magasins alimentaires sont déjà fermés. Nous trouvons finalement une petite épicerie, les prix sont encore plus chers que ce que nous pensions. 🤪 Nous faisons quelques courses et passons acheter des sandwichs à une station essence… grave erreur !!! 1500Kr les 2 sandwichs !! 7€ le sandwich !! 😮 Nous les savourons...
Entre la neige, le vent, et le froid, c'est malheureusement impossible de se balader en ville ! Nous décidons donc d’aller au Blue Lagoon pour demander si nous pouvons y aller demain sans avoir réserver. Ce que j’ai lu sur internet dans l’avion ne m’a pas spécialement rassuré. 😕 Retour sur nos pas… La route est de plus en plus glissante.

Nous repérons le Blue Lagoon de loin

Et arrivons à 21h55, juste avant la fermeture. Première glissade sur la neige, nos ligaments ne sont pas au bout de leur peine, et petit chemin jusqu'à la station thermale, 25ème merveille du monde selon National Geographic. Je crois. 😊
Ambiance film fantastique !

Comme je le craignais nous ne pouvons pas venir demain sans réservation et il n’y a plus de place. 😕
L’hôtesse nous dit que les seuls disponibilités qu’elle a sont lundi matin ou vendredi soir à 20h… Ah ouais !!! 😮
Bon bah tant pis pas de Blue Lagoon pour nous. Ça commence bien… 😄
Nous continuons la route vers le sud et trouvons un endroit où s’arrêter pour dormir. Pas évident d’organiser le véhicule pour la nuit avec la tempête de neige à l’extérieur…

Les sièges arrières se rabattent plutôt bien, nous ne regretterons finalement pas la Kia cee’d. 🙂
Alison s’allonge à l’arrière et je me couche sur le siège passager.
Un peu le bordel cette première journée, demain nous ferons le cercle d’or, en espérant que ça se passe mieux... ... .... 😉
Bonneuh nuit !!
July 2015: A Quick Stop in New Mexico Before Exploring Utah in Depth
This year, we hadn’t planned on going to the United States. After two trips in 2012 and 2014, we needed to refill the piggy bank...
But we didn’t count on luck: one late September afternoon in 2014, while randomly browsing the web, I stumbled upon flight tickets for $753 per person for July 2015! After some calculations and hesitation, we decided to shorten the trip compared to the previous year (22 days this time), cut down on hotel costs (80 € per night on average), and skip expensive activities (no helicopter rides, rafting, or guided tours with outfitters, etc.), but we couldn’t pass up such a great opportunity!
Here’s the budget breakdown: - Flight tickets: 3,012 € for 4 (booked directly on AA’s website). One layover on the way out (CDG / Charlotte / Phoenix) and one on the way back (LAX / London / CDG). - Hotels: 1,685 € for 22 nights, averaging 76.60 € per night. We stuck to our budget (and even did better!), thanks to affordable hotels in NM, bookings made when the exchange rate was still favorable, and 2 free nights used on Hotels.com. - Car: 952 € for 22 days renting a standard SUV (Jeep Grand Cherokee). We went through AutoEurope, and the rental company was Dollar. - Gas: Around $20 per day on average (for 5,440 km). - Food: Just under $70 per day on average (for 4 people). We did a lot of grocery shopping for picnics, ate a lot of fast food, and only went to restaurants a few times. - America the Beautiful Pass: Free (the one we bought in July 2014 was still valid until the end of July 2015). - Not covered by the pass: $175 (entry fees for State Parks, a guided tour at Mesa Verde, Pow Wow entry, etc.).
In total, we spent 7,760 € for 4 people over 22 days. On top of that, we added $50 for the NYNY roller coaster (a gift for Hugo) and $135 for the *Mystère* show (a gift for Calista and me).
Here’s the itinerary: - Lost Dutchman SP, Goldfield Ghost Town, and Apache Trail - Chiricahua NM - White Sands NM - White Sands NM, Valley of Fires SP, and Old Town Albuquerque - Taos Pueblo, Pow Wow, and Chimayo - Bandelier NM and Santa Fe - Kasha Katuwe Tent Rocks NM - Shiprock and Mesa Verde NP - Bluff, Gooseneck SP, Road Canyon, and UT95 - Little Wild Horse Canyon and Goblin Valley SP - Capitol Reef NP (Cohab Canyon and Sulphur Creek) - Burr Trail - Zebra Slot Canyon and Lower Calf Creek Falls - Mossy Cave and Cedar Breaks NM - Kanarra Creek and Zion NP (Kolob Canyons) - Coyote Buttes South (Paw Hole) - Zion NP (Progeny Peak) - Snow Canyon SP - Lake Mead and Las Vegas - Las Vegas - Las Vegas - Los Angeles and the trip back
Here’s the budget breakdown: - Flight tickets: 3,012 € for 4 (booked directly on AA’s website). One layover on the way out (CDG / Charlotte / Phoenix) and one on the way back (LAX / London / CDG). - Hotels: 1,685 € for 22 nights, averaging 76.60 € per night. We stuck to our budget (and even did better!), thanks to affordable hotels in NM, bookings made when the exchange rate was still favorable, and 2 free nights used on Hotels.com. - Car: 952 € for 22 days renting a standard SUV (Jeep Grand Cherokee). We went through AutoEurope, and the rental company was Dollar. - Gas: Around $20 per day on average (for 5,440 km). - Food: Just under $70 per day on average (for 4 people). We did a lot of grocery shopping for picnics, ate a lot of fast food, and only went to restaurants a few times. - America the Beautiful Pass: Free (the one we bought in July 2014 was still valid until the end of July 2015). - Not covered by the pass: $175 (entry fees for State Parks, a guided tour at Mesa Verde, Pow Wow entry, etc.).
In total, we spent 7,760 € for 4 people over 22 days. On top of that, we added $50 for the NYNY roller coaster (a gift for Hugo) and $135 for the *Mystère* show (a gift for Calista and me).
Here’s the itinerary: - Lost Dutchman SP, Goldfield Ghost Town, and Apache Trail - Chiricahua NM - White Sands NM - White Sands NM, Valley of Fires SP, and Old Town Albuquerque - Taos Pueblo, Pow Wow, and Chimayo - Bandelier NM and Santa Fe - Kasha Katuwe Tent Rocks NM - Shiprock and Mesa Verde NP - Bluff, Gooseneck SP, Road Canyon, and UT95 - Little Wild Horse Canyon and Goblin Valley SP - Capitol Reef NP (Cohab Canyon and Sulphur Creek) - Burr Trail - Zebra Slot Canyon and Lower Calf Creek Falls - Mossy Cave and Cedar Breaks NM - Kanarra Creek and Zion NP (Kolob Canyons) - Coyote Buttes South (Paw Hole) - Zion NP (Progeny Peak) - Snow Canyon SP - Lake Mead and Las Vegas - Las Vegas - Las Vegas - Los Angeles and the trip back
Costa: Manque d'«écoute» et d’égards vis-à-vis de sa clientèle English translation pending
COSTA : Manque d’ « écoute » et d’égards vis-à-vis de sa clientèle.
Nous avons beaucoup de difficultés à communiquer, à faire entendre nos légitimes réclamations, nos mécontentements….
En fait Costa à tous les droits :
- d’annuler des croisières déjà programmées et réglées (et les remplacer d’autorité, et sans explication, par d’autres circuits qui ne correspondent pas à nos demandes initiales !!),
- de modifier les dates de départ,
- de changer de circuit, de navire,
- de se tromper de dates, de circuit, du nombre de jours de croisière sur les brochures….
Nous n’avons jamais de réponse correspondant réellement à nos demandes, et de toute façon nous avons toujours tort ! même lorsque nous sommes chahutés dans nos réservations, dans notre organisation ! Seule compte la logique, la « lecture » et l’intérêt de la Compagnie.
La Compagnie Costa n’est jamais prise en défaut, même lorsque l’on pointe précisément ses erreurs et ses manques !
Même si nous préférons les navires Costa (en 2016 nous aurons effectué 13 croisières avec Costa), nous n’avons jamais eu de problème avec les autres compagnies, MSC - NCL – Croisière de France etc. avec lesquelles nous avons également navigué.
Itinéraire dans la région de Puri - Bhubaneshwar English translation pending
Bonsoir,
Enfin !🙂 Je pars dans moins de deux mois en Inde : 17 jours sur place, arrivée à Kolkata et départ de Vizakhapatnam. C'est court mais bon, c'est mieux que rien, et j'avais vraiment envie de retourner en Inde après plus de deux ans d'absence.
Mes interrogations concernent le "milieu" de mon voyage. Je compte rester quelques jours à Kolkata (même si je ne suis pas fan des grandes villes mais Kolkata m'attire plus que d'autres...) et terminer par 8 jours dans un village du sud-ouest Odisha (au Chandorai Sai). Entre les deux ? Il me reste 6 ou 7 jours pour lesquelles je n'arrive pas à me fixer. 🤪
L'option la plus évidente serait de se poser à Puri et de vadrouiller tout autour. Mais étant donné la situation des sites, ne vaudrait-il pas mieux partager mon temps entre Puri et Bhubaneshwar ? Idem pour le Chilika Lake : dormir dans un village sur ses berges n'est-il pas mieux que de faire l'aller et retour dans la journée ? Et je pourrais faire le même commentaire pour le site de Konarak, qui peut semble-t-il être très beau au lever et au coucher du soleil. Et quid des sites naturels dans ce coin (par exemple le Bhitharkanika Sanctuary), est-il possible d'y avoir accès à un tarif raisonnable ? Bref, comment m'organiser pour apprécier au mieux cette région, sans courir, sachant que les options sont nombreuses mais que je n'arrive vraiment pas à me projeter dans cette partie du voyage.
Bon, il restera toujours l'option de voir sur place. Quoique, dernière question (pour le moment) : cette partie de mon voyage coïncidera avec la fête de Holi le 6 mars : les hébergements risquent-ils d'être pris d'assaut à cette période ?
Des idées ? Des suggestions ?
Enfin !🙂 Je pars dans moins de deux mois en Inde : 17 jours sur place, arrivée à Kolkata et départ de Vizakhapatnam. C'est court mais bon, c'est mieux que rien, et j'avais vraiment envie de retourner en Inde après plus de deux ans d'absence.
Mes interrogations concernent le "milieu" de mon voyage. Je compte rester quelques jours à Kolkata (même si je ne suis pas fan des grandes villes mais Kolkata m'attire plus que d'autres...) et terminer par 8 jours dans un village du sud-ouest Odisha (au Chandorai Sai). Entre les deux ? Il me reste 6 ou 7 jours pour lesquelles je n'arrive pas à me fixer. 🤪
L'option la plus évidente serait de se poser à Puri et de vadrouiller tout autour. Mais étant donné la situation des sites, ne vaudrait-il pas mieux partager mon temps entre Puri et Bhubaneshwar ? Idem pour le Chilika Lake : dormir dans un village sur ses berges n'est-il pas mieux que de faire l'aller et retour dans la journée ? Et je pourrais faire le même commentaire pour le site de Konarak, qui peut semble-t-il être très beau au lever et au coucher du soleil. Et quid des sites naturels dans ce coin (par exemple le Bhitharkanika Sanctuary), est-il possible d'y avoir accès à un tarif raisonnable ? Bref, comment m'organiser pour apprécier au mieux cette région, sans courir, sachant que les options sont nombreuses mais que je n'arrive vraiment pas à me projeter dans cette partie du voyage.
Bon, il restera toujours l'option de voir sur place. Quoique, dernière question (pour le moment) : cette partie de mon voyage coïncidera avec la fête de Holi le 6 mars : les hébergements risquent-ils d'être pris d'assaut à cette période ?
Des idées ? Des suggestions ?
Iguazu avec jeunes enfants (poussette) English translation pending
Bonjour à tous,
Voici un retour d'expérience après une petite visite aux chutes d'Iguazu avec jeunes enfants (2 et 5 ans). J'avais trouvé quelques conseils sur des blogs anglophones mais pas grand chose sur VF, donc je me dis que ça pourrait être utile à d'autres... Globalement, je conseille
1) De prendre son temps : ne pas hésiter à visiter le côté argentin en deux fois (même si c'est parfaitement faisable en un jour pour des adultes, les enfants, ça fatigue -et même souvent ça fait la sieste 😉). Si vous allez deux jours de suite au parc côté argentin, n'oubliez pas de faire tamponner votre billet à la sortie, vous paierez demi-tarif le lendemain. NB: les enfants jusqu'à 5 ans inclus entrent gratuitement.
2) Des poussettes sont en location à l'entrée du parc. Ca peut être utile, même pour un enfant un peu grand (5 ans pour nous) s'il rechigne un peu lorsque les ballades se font longues. On l'a louée pour le sentier supérieur (le sentier inférieur a trop de marches pour que ça soit intéressant si on peut s'en passer) et on n'a pas du tout regretté vu la "tranquillité" qu'on a gagné (les parents comprendront 😛). Ca coute 100$ (équivalent de 5€), + 100$ à laisser en dépôt. NB: les poussettes sont bien (penser à vérifier l'état des roues, plusieurs avaient l'essieu un peu concave...), mais un peu petites pour un "grand" enfant. Nous avons mis junior 2 dedans (il y a dormi comme un ange car elle s'incline bien) et notre grande a pris notre poussette qui était plus spacieuse.
3) Le spectacle des chutes est très impressionnant... et assourdissant. Pensez à bien prévenir vos loulous qu'ils vont être trempés (ils vont prendre ça comme un jeu s'il sont au courant) sur le trajet inférieur et du côté brésilien. Avoir un K-Way et une tenue de rechange est une bonne idée. Si vos enfants sont sensibles au bruit, vous pouvez songer à investir dans un casque anti-bruit (ça servira dans des concerts ou autre...). Notre grande de 5 ans les a gardé sur les oreilles presque tout le temps, le petit de 2 ans un peu moins.
4) Les sentiers sont bien balisés et sont sécuritaires si vous voulez "lâcher les monstres" (il y a des barrières grillagées sur les côtés dès qu'il y a un risque). Côté argentin, le sentier supérieur est "à plat", donc sans soucis pour la poussette. Le côté inférieur comporte (pas mal) de(s) marches. On peut éviter la première descente en escalier en passant par un sentier spécial (les gardes à l'entrée vous informeront), et on peut même accéder à la fin du sentier inférieur en le prenant en "sens interdit" (c'est fléché pour les fauteuils roulants et poussettes). Par contre si on veut faire le sentier inférieur au complet, il faut se farcir les marches... Nous avons mis le petit dans le porte bébé quand c'était nécessaire, et porté la poussette pliée. Si c'était à refaire, on ferait peut être toute la ballade inférieure en porte bébé. Et les grands en âge de marcher devront le faire... mais comme ils se sont fait pousser la veille en poussette et qu'ils ont pris goût à la ballade, ça se passe bien 😛. C'est dans le sentier inférieur qu'on passe sous les chutes et qu'on se fait tremper... la grande en redemandait ! Côté brésilien, pas de poussette à louer, et là encore beaucoup de marches. Presque tout est en descente, avec un ascenseur qui nous remonte à la fin. Là encore, on se fait bien tremper du côté de la "garganta del diablo" (qui est fermée côté argentin).
5) Pour les aller-retours entre la ville de Puerto Iguazu et le parc : on peut y aller en taxi (140$) ou en bus (qui passe toutes les 20min, 40$ à partir de 5 ans). Les deux fois, on a pris un taxi pour y être plus vite le matin (si possible avant les groupes) et on est rentré en bus. Notez que le bus fait un arrêt à l'entrée du parc et un autre plus loin, à côté du resto "el fortin". Le 2ème jour, où nous avions déjà exploré un peu tous les sentiers voulus (sentier vert, petit train, sentiers inférieur et supérieur), nous avons repris le bus depuis El fortin et gagné plus d'une demi-heure de trajet (utile quand on a un avion à prendre dans la foulée).
6) Il y a aussi des bus qui vont depuis Puerto Iguazu jusqu'au côté Brésilien. Nous étions 5 dont un Canadien dont nous ne savions pas s'il pourrait passer la frontière (il faut normalement un visa qui met 2 semaines), alors nous avons loué un taxi pour l'aller-retour (350$). Au final notre Canadien a pu passer sans autre formalité (sans même payer une quelconque taxe), sans doute car il s'agit d'un aller-retour dans la journée. Le côté brésilien est très cher si on paye en pesos argentins (le taux de change est ridicule) ; prévoir plutôt de payer par carte ou en dollars...
Il y a des restos en tout genre dans les deux parcs (fast-food ou plus conséquent). Voilà ce à quoi je pense pour les parcs, je prépare un autre message sur des conseils sur le reste du séjour à Iguazu.
Bon voyage !
Tilde.
Voici un retour d'expérience après une petite visite aux chutes d'Iguazu avec jeunes enfants (2 et 5 ans). J'avais trouvé quelques conseils sur des blogs anglophones mais pas grand chose sur VF, donc je me dis que ça pourrait être utile à d'autres... Globalement, je conseille
1) De prendre son temps : ne pas hésiter à visiter le côté argentin en deux fois (même si c'est parfaitement faisable en un jour pour des adultes, les enfants, ça fatigue -et même souvent ça fait la sieste 😉). Si vous allez deux jours de suite au parc côté argentin, n'oubliez pas de faire tamponner votre billet à la sortie, vous paierez demi-tarif le lendemain. NB: les enfants jusqu'à 5 ans inclus entrent gratuitement.
2) Des poussettes sont en location à l'entrée du parc. Ca peut être utile, même pour un enfant un peu grand (5 ans pour nous) s'il rechigne un peu lorsque les ballades se font longues. On l'a louée pour le sentier supérieur (le sentier inférieur a trop de marches pour que ça soit intéressant si on peut s'en passer) et on n'a pas du tout regretté vu la "tranquillité" qu'on a gagné (les parents comprendront 😛). Ca coute 100$ (équivalent de 5€), + 100$ à laisser en dépôt. NB: les poussettes sont bien (penser à vérifier l'état des roues, plusieurs avaient l'essieu un peu concave...), mais un peu petites pour un "grand" enfant. Nous avons mis junior 2 dedans (il y a dormi comme un ange car elle s'incline bien) et notre grande a pris notre poussette qui était plus spacieuse.
3) Le spectacle des chutes est très impressionnant... et assourdissant. Pensez à bien prévenir vos loulous qu'ils vont être trempés (ils vont prendre ça comme un jeu s'il sont au courant) sur le trajet inférieur et du côté brésilien. Avoir un K-Way et une tenue de rechange est une bonne idée. Si vos enfants sont sensibles au bruit, vous pouvez songer à investir dans un casque anti-bruit (ça servira dans des concerts ou autre...). Notre grande de 5 ans les a gardé sur les oreilles presque tout le temps, le petit de 2 ans un peu moins.
4) Les sentiers sont bien balisés et sont sécuritaires si vous voulez "lâcher les monstres" (il y a des barrières grillagées sur les côtés dès qu'il y a un risque). Côté argentin, le sentier supérieur est "à plat", donc sans soucis pour la poussette. Le côté inférieur comporte (pas mal) de(s) marches. On peut éviter la première descente en escalier en passant par un sentier spécial (les gardes à l'entrée vous informeront), et on peut même accéder à la fin du sentier inférieur en le prenant en "sens interdit" (c'est fléché pour les fauteuils roulants et poussettes). Par contre si on veut faire le sentier inférieur au complet, il faut se farcir les marches... Nous avons mis le petit dans le porte bébé quand c'était nécessaire, et porté la poussette pliée. Si c'était à refaire, on ferait peut être toute la ballade inférieure en porte bébé. Et les grands en âge de marcher devront le faire... mais comme ils se sont fait pousser la veille en poussette et qu'ils ont pris goût à la ballade, ça se passe bien 😛. C'est dans le sentier inférieur qu'on passe sous les chutes et qu'on se fait tremper... la grande en redemandait ! Côté brésilien, pas de poussette à louer, et là encore beaucoup de marches. Presque tout est en descente, avec un ascenseur qui nous remonte à la fin. Là encore, on se fait bien tremper du côté de la "garganta del diablo" (qui est fermée côté argentin).
5) Pour les aller-retours entre la ville de Puerto Iguazu et le parc : on peut y aller en taxi (140$) ou en bus (qui passe toutes les 20min, 40$ à partir de 5 ans). Les deux fois, on a pris un taxi pour y être plus vite le matin (si possible avant les groupes) et on est rentré en bus. Notez que le bus fait un arrêt à l'entrée du parc et un autre plus loin, à côté du resto "el fortin". Le 2ème jour, où nous avions déjà exploré un peu tous les sentiers voulus (sentier vert, petit train, sentiers inférieur et supérieur), nous avons repris le bus depuis El fortin et gagné plus d'une demi-heure de trajet (utile quand on a un avion à prendre dans la foulée).
6) Il y a aussi des bus qui vont depuis Puerto Iguazu jusqu'au côté Brésilien. Nous étions 5 dont un Canadien dont nous ne savions pas s'il pourrait passer la frontière (il faut normalement un visa qui met 2 semaines), alors nous avons loué un taxi pour l'aller-retour (350$). Au final notre Canadien a pu passer sans autre formalité (sans même payer une quelconque taxe), sans doute car il s'agit d'un aller-retour dans la journée. Le côté brésilien est très cher si on paye en pesos argentins (le taux de change est ridicule) ; prévoir plutôt de payer par carte ou en dollars...
Il y a des restos en tout genre dans les deux parcs (fast-food ou plus conséquent). Voilà ce à quoi je pense pour les parcs, je prépare un autre message sur des conseils sur le reste du séjour à Iguazu.
Bon voyage !
Tilde.
Film-docu avec les Hadzabe du lac Eyasi en Tanzanie English translation pending
Bonjour à tous et à toutes
En janvier prochain je m'envole pour la Tanzanie. Je vais y réaliser un film documentaire amateur avec un groupe de Hadzabe, nomades chasseurs cueilleurs vivant aux abords du lac Eyasi. J'ai déjà pu passer 15 jours à vivre avec eux, lors d'un premier voyage. Certains sont devenus, peut être pas des amis, mais des personnes qui comptent pour moi, qui m'ont accueilli à bras ouverts et dont j'apprécie l'humour et le mode de vie. Puisque de nombreux changements arrivent autour d'eux (tourisme de masse, disparition du gibier, accès à l'eau difficile, réduction du territoire de chasse...) j'ai décidé d'aller les revoir avec une caméra, afin de leur permettre de s'exprimer. Ils pourront expliquer leur mode de vie et montrer les techniques particulières à leur mode de vie de chasseurs-cueilleurs, leur connaissance de la faune et de la flore du bush. Mais aussi parler ds changements qui les touchent, de leur vision du tourisme (pas si négative), et de la manière dont ils aimeraient pouvoir reprendre la lutte pour leur droit.
Vaste programme. Pour ceux que ça intéresse, un petit site web présente le projet.
Vous l'aurez peut être compris, il s'agit d'un petit projet amateur, entre moi et eux où, je l'espère, je saurais amener les spectateur par le film que je réaliserais.
HORS: il me manque l'appareil photo.
Oui. C'est bête.
Comme je ne m'y connais que très peu, je me noie dans la masse de possibilité différentes. J'aurais donc besoin de votre aide pour me fixer définitivement, acheter, et passer aux exercices pour m'améliorer!
Je penche actuellement pour le Canon EOS 700D. Il est dans mes prix ( 600e environ)
J'aimerais cependant savoir: - s'il existe une version tropicalisée, s'il est besoin d'avoir un appareil tropicalisée pour la Tanzanie > il y aura beaucoup de poussière là où je serais. Ou si un bon sac suffit. - La plage ISO est 100 - 12 800, qu'en pensez vous? - me faudra t-il un flash pour filmer quand le soir tombe? (je pense que oui mais je n'arrive pas à m'y résoudre...) - l'appareil filme en 30i/s. On m'a conseillé de chercher un 50i/s... - il n'y a ni wifi ni usb 3 ni GPS. Je ne sais pas si c'est embêtant. Je ne voudrais aps me retrouver avec un appareil photo sans les prises qu'il me faut! (c-a-d la prise micro par exemple)
PS: et je penche pour deux objectifs: 18-55 et 55-200
Voilà pour mes questions amateures. Merci beaucoup de votre aide, A très vite
Marion L.
En janvier prochain je m'envole pour la Tanzanie. Je vais y réaliser un film documentaire amateur avec un groupe de Hadzabe, nomades chasseurs cueilleurs vivant aux abords du lac Eyasi. J'ai déjà pu passer 15 jours à vivre avec eux, lors d'un premier voyage. Certains sont devenus, peut être pas des amis, mais des personnes qui comptent pour moi, qui m'ont accueilli à bras ouverts et dont j'apprécie l'humour et le mode de vie. Puisque de nombreux changements arrivent autour d'eux (tourisme de masse, disparition du gibier, accès à l'eau difficile, réduction du territoire de chasse...) j'ai décidé d'aller les revoir avec une caméra, afin de leur permettre de s'exprimer. Ils pourront expliquer leur mode de vie et montrer les techniques particulières à leur mode de vie de chasseurs-cueilleurs, leur connaissance de la faune et de la flore du bush. Mais aussi parler ds changements qui les touchent, de leur vision du tourisme (pas si négative), et de la manière dont ils aimeraient pouvoir reprendre la lutte pour leur droit.
Vaste programme. Pour ceux que ça intéresse, un petit site web présente le projet.
Vous l'aurez peut être compris, il s'agit d'un petit projet amateur, entre moi et eux où, je l'espère, je saurais amener les spectateur par le film que je réaliserais.
HORS: il me manque l'appareil photo.
Oui. C'est bête.
Comme je ne m'y connais que très peu, je me noie dans la masse de possibilité différentes. J'aurais donc besoin de votre aide pour me fixer définitivement, acheter, et passer aux exercices pour m'améliorer!
Je penche actuellement pour le Canon EOS 700D. Il est dans mes prix ( 600e environ)
J'aimerais cependant savoir: - s'il existe une version tropicalisée, s'il est besoin d'avoir un appareil tropicalisée pour la Tanzanie > il y aura beaucoup de poussière là où je serais. Ou si un bon sac suffit. - La plage ISO est 100 - 12 800, qu'en pensez vous? - me faudra t-il un flash pour filmer quand le soir tombe? (je pense que oui mais je n'arrive pas à m'y résoudre...) - l'appareil filme en 30i/s. On m'a conseillé de chercher un 50i/s... - il n'y a ni wifi ni usb 3 ni GPS. Je ne sais pas si c'est embêtant. Je ne voudrais aps me retrouver avec un appareil photo sans les prises qu'il me faut! (c-a-d la prise micro par exemple)
PS: et je penche pour deux objectifs: 18-55 et 55-200
Voilà pour mes questions amateures. Merci beaucoup de votre aide, A très vite
Marion L.
Compte rendu de ma croisière sur le Serena avec les petits enfants du 13 au 20 avril 2013 English translation pending
COMPTE RENDU DE MA CROISIERE EN MEDITERRANEE OCCIDENTALE SUR LE COSTA SERENA 13 AVRIL 2013 AVEC LES PETITS ENFANTS
J. -21 A force de surfer sur VF, j'ai soudain la révélation ; et si j'emmenais les petits enfants en croisière pendant les vacances de printemps ? Sitôt dit, sitôt fait : me voilà plongée dans les promos et je trouve la croisière idéale ; j'en informe les "trolls" (7 et 8 ans) qui poussent des cris de joie. A présent, je passe à la réservation ; pour la 1re fois je fais appel à une agence bien connue ici (d'habitude je passe directement par Costa) et voilà que l'employée m'indique que sans passeport, les enfants ne peuvent voyager avec moi, même s'ils sont titulaires d'une carte d'identité. L'autorisation de sortie du territoire est supprimée depuis le 1er janvier et théoriquement, la carte d'identité suffit car nous restons dans l'espace Schengen - En pratique, non, d'après les dires de l'agence qui a l'habitude des croisières. Je suspends donc la réservation mais les enfants vont être bigrement déçus. Je confirme donc la croisière. Nous bénéficions d'un tarif flash : moi et l'un des enfants payons le tarif adulte et le 2e enfant paye les taxes soit 115 € pour une semaine ; nous logerons à 3 dans une cabine vue extérieure ; je ne connais pas ce type de cabine. Le numéro de la cabine me sera communiqué ultérieurement. (système de la cabine garantie).
J -20. Le marathon commence donc pour l'obtention des passeports ; la mairie principale ne peut donner de RV qu'avec un délai assez long pour le dépôt des papiers ; elle nous oriente vers la mairie d'une petite commune voisine où les enfants se rendent (leur présence est obligatoire) avec le papa et les papiers nécessaires : imprimé à tirer sur Internet (sur l'ordinateur du demandeur et imprimé bien "droit") ou à retirer à la mairie - cartes d'identité des enfants - papier d'identité du parent (père ou mère) qui doit être présent - justificatif de domicile - 2 photos réglementaires par enfant - 2 timbres fiscaux à 17 €. Mission accomplie - Croisons les doigts pour que l'administration soit efficace.
Les jours suivants
Je consulte activement les compte rendu des internautes pour paufiner le circuit merci aux forumeurs pour tous leurs tuyaux ! Le départ se fait de Marseille ; pas de problème, nous résidons à proximité et les parents nous conduiront au port. La première escale est Savone ; ce sera journée "détente" (?) à bord avec découverte du bateau. Un petit tour en ville et visite d'une super boutique située sur le port et recommandée par des élégantes de VF. La 2e escale est Civitavecchia. Les 2 sites que je souhaite visiter à Rome sont le Vatican et le Colisée ; je passerai par Costa pour être tranquille Palerme : tour de ville en petit train Palma de Majorque : on improvisera Valence : visite de la cité des Sciences par nos propres moyens. L'avenir nous dira si nous menons ces projets à bien. En prévision de la traditionnelle soirée italienne à bord, j'achète des rubans rouge vert et blanc et 2 masques blancs, à peindre aux couleurs de l'Italie pour amuser les enfants.
J -9 Hourra les passeports de enfants sont prêts ! Soulagement. J'enregistre la réservation ; l'agence me communique mon numéro de cabine ; bonne surprise, nous sommes surclassés : cabine avec balcon au pont 7. Rapide coup d'oeil sur le plan du bateau ; l'emplacement a l'air correct.
Jour J Arrivés à la gare maritime à 14 h, nous montons tout de suite à bord ; je présente les cartes d'identité - Aucun souci ; je n'ai même pas sorti ces fichus passeports ! Le bateau est le jumeau du Pacifica que j'ai emprunté en octobre dernier et je me repère tout de suite sans difficulté. Nous prenons une collation au self, puis nous prenons possession de la cabine. Très correcte et fonctionnelle ; la banquette sert de 3e lit mais le couchage est d'une fermeté redoutable pour les lombaires ; je décide d'instaurer un "tour" pour dormir sur cette banquette ; en fin de compte les enfants se sont battus pour y dormir à tour de rôle. Ensuite, c'est l'heure de l'exercice d'évacuation ; évidemment, les petits ont tout de suite découvert le sifflet du gilet de sauvetage ; je constate que nous sommes nombreux à avoir embarqué à Marseille et il y a beaucoup de familles avec de enfants, vacances scolaires obligent. De retour dans la cabine nous attendent une bouteille de vin pétillant et un plateau de fruits ; petit garçon commence par prendre du raisin ... pour le jeter aux poissons depuis le balcon ; je mets donc les choses au point et donne moultes consignes de bonne conduite (on peut toujours rêver). Je vais ensuite à la réunion d'information concernant le club enfant. Je remplis le formulaire d'inscription ; on nous remet le programme de la semaine et 2 bracelets plastiques sur lesquels est noté le numéro de la cabine. Conseil : prévoir du ruban adhésif pour maintenir le bracelet toute la semaine. Nous dînons au 1er service ; on nous attribue une table individuelle ; les enfants reçoivent un menu spécial ; le service est très long et il faut occuper les enfants. Conseil : prendre des crayons de couleur pour colorier le menu sur la page prévue à cet effet. Nous assistons ensuite à un joli spectacle présenté par la troupe du Costa Séréna de 21 h 15 à 22 h.
Escale à Savone Après une grasse matinée bien méritée, les enfants sont accueillis au club ; il y a des animatrices francophones et la majorité des enfants sont français. Après le déjeuner, nous partons à la découverte de Savone et empruntons le petit train qui attendait au pied du bateau (7 €/personne) - encore une épreuve pour les lombaires ! En fait, cette escale ne présente pas un grand intérêt.
Escale à Rome J'ai réservé sur internet l'excursion Costa "Musées du Vatican et forum romain". J'ai retrouvé les billets dans ma cabine. Lever à 6 h 45. A 8h on nous remet le numéro du bus ; celui-ci part à 8 h 20 et nous arrivons au Vatican vers 10 h. Des queues impressionnantes stationnent aux abords du musée ; une guide nous remet un boitier et des écouteurs et nous entrons sans attendre dans les lieux ; nous arpentons une succession de galeries en compagnie d'une foule de touristes et je suis stressée : je ne dois pas perdre de vue les enfants et la guide ; donc pas le temps de s'extasier sur les oeuvres d'art ; on ne s'arrête que dans la chapelle Sixtine durant 15 minutes et là vraiment ça vaut le coup ! Puis nous sortons directement dans la basilique Saint Pierre que nous visitons librement. Au bout de 20 minutes on retrouve la guide qui nous mène dans une cave pour un repas que j'ai trouvé particulièrement mauvais de 13 h 30 à 14 h 45 - Retour au bus qui nous fait faire un rapide tour de ville puis nous marchons jusqu'au Colisée - Départ de Rome à 16 h 30. Les enfants ont trouvé la visite intéressante, seul regret, pas de combat de gladiateurs...
Escale à Palerme Le matin, nous prenons notre temps ; les enfants s'amusent comme des fous à la piscine ; je regrette d'ailleurs de n'avoir pris qu'un maillot pour eux car ils ont passé beaucoup de temps à barboter durant la croisière. Après le déjeûner, nous partons pour une visite de la ville ; nous sommes assaillis par des personnes qui nous proposent des tours en taxi ou en calèche. Nous décidons de prendre le petit train. Un cocher nous fait une offre qui correspond à 10 euros près au tarif du petit train (soit 40 €) ; les enfants sont ravis de monter dans la calèche qui nous emmène à travers la ville ; petit garçon me fait remarquer que c'est bien délabré lorsque l'on passe dans le quartier des artisans ; c'est aussi mon avis.
Jour en mer Petite fille s'est plaint hier soir d'avoir mal à la cheville ; à force de sauter comme une chèvre, elle a dérapé dans l'escalier et ressent des douleurs vives; je vais donc visiter le niveau 0, à savoir le cabinet médical. La réceptionniste m'indique tout de suite le tarif (52 €) - Le médecin et son assistante qui parle bien le français nous accueillent très gentiment ; il me rassure ; pas de gravité ; il bande le pied et conseille le repos. Un agent de sécurité survient alors et remplit un papier d'enquête sur les circonstances de l'incident ; elle prend des photos du pied, de la chaussure, de la semelle de la chaussure et de l'endroit où s'est passé la chute. On ne me fait pas payer la consultation. Petit garçon va donc au club et à la piscine pendant que petite fille garde le lit durant la journée. Le soir : soirée de gala précédée d'un cocktail
Escale à Palma de Majorque Petite fille a retrouvé l'usage de son pied - Après le petit déjeuner, nous prenons la navette Costa pour nous rendre en ville distante de 3 km (6/personne). Nous visitons la magnifique cathédrale (6€ l'entrée, gratuit pour les enfants) et faisons une promenade dans le quartier ancien. Nous sommes conviés au cocktail du club Costa Le soir : soirée italienne ; les enfants ont bricolé leurs masques en les peignant aux couleurs de l'Italie et se maquillent en vert, blanc rouge. Bonne ambiance au restaurant où les serveurs font leur show.
Escale à Valence Après le petit déjeuner, nous prenons un taxi (9€) pour le musée océanographique ; (69 € pour 1 adulte et 2 enfants) - Les petits sont ravis et je dois avouer que l'ensemble est bien conçu ; j'ai beaucoup apprécié les installations ; à midi, spectacle des dauphins qui fait toujours son petit effet. Retour sur le bateau en taxi. Nous sommes convoqués au cabinet médical pour voir l'évolution de la foulure. Le soir : Soirée du commandant
Retour en France En raison d'un vent violent, nous débarquons à la Seyne sur Mer au lieu de Marseille, ce qui n'est pas un inconvénient pour moi.
Conclusion : Tout mon programme a été axé sur les enfants ; je n'ai participé à aucune soirée et je ne peux donc rien dire sur l'ambiance après 22 h. Je suis très satisfaite de cette semaine qui a passé très très vite - Ayant déjà effectué des croisières, je savais à quoi m'attendre. Nous avons vécu à notre rythme. Très bon rapport qualité prix. Nourriture pas très raffinée mais convenable. Le choix des plats est vaste. Un petit bémol pour l'odeur de cigarette assez présente dans le grand salon ; mais c'est récurrent sur les bateaux Costa. J'ai pris le forfait eaux minérales que je n'ai pas consommé en entier car à midi on prenait l'eau au distributeur. Nous avons eu la chance de bénéficier d'un temps superbe ce qui a été pour beaucoup dans la réussite de cette croisière. Un dernier conseil, prendre une multi prise pour recharger les appareils photos, iphone etc.
J. -21 A force de surfer sur VF, j'ai soudain la révélation ; et si j'emmenais les petits enfants en croisière pendant les vacances de printemps ? Sitôt dit, sitôt fait : me voilà plongée dans les promos et je trouve la croisière idéale ; j'en informe les "trolls" (7 et 8 ans) qui poussent des cris de joie. A présent, je passe à la réservation ; pour la 1re fois je fais appel à une agence bien connue ici (d'habitude je passe directement par Costa) et voilà que l'employée m'indique que sans passeport, les enfants ne peuvent voyager avec moi, même s'ils sont titulaires d'une carte d'identité. L'autorisation de sortie du territoire est supprimée depuis le 1er janvier et théoriquement, la carte d'identité suffit car nous restons dans l'espace Schengen - En pratique, non, d'après les dires de l'agence qui a l'habitude des croisières. Je suspends donc la réservation mais les enfants vont être bigrement déçus. Je confirme donc la croisière. Nous bénéficions d'un tarif flash : moi et l'un des enfants payons le tarif adulte et le 2e enfant paye les taxes soit 115 € pour une semaine ; nous logerons à 3 dans une cabine vue extérieure ; je ne connais pas ce type de cabine. Le numéro de la cabine me sera communiqué ultérieurement. (système de la cabine garantie).
J -20. Le marathon commence donc pour l'obtention des passeports ; la mairie principale ne peut donner de RV qu'avec un délai assez long pour le dépôt des papiers ; elle nous oriente vers la mairie d'une petite commune voisine où les enfants se rendent (leur présence est obligatoire) avec le papa et les papiers nécessaires : imprimé à tirer sur Internet (sur l'ordinateur du demandeur et imprimé bien "droit") ou à retirer à la mairie - cartes d'identité des enfants - papier d'identité du parent (père ou mère) qui doit être présent - justificatif de domicile - 2 photos réglementaires par enfant - 2 timbres fiscaux à 17 €. Mission accomplie - Croisons les doigts pour que l'administration soit efficace.
Les jours suivants
Je consulte activement les compte rendu des internautes pour paufiner le circuit merci aux forumeurs pour tous leurs tuyaux ! Le départ se fait de Marseille ; pas de problème, nous résidons à proximité et les parents nous conduiront au port. La première escale est Savone ; ce sera journée "détente" (?) à bord avec découverte du bateau. Un petit tour en ville et visite d'une super boutique située sur le port et recommandée par des élégantes de VF. La 2e escale est Civitavecchia. Les 2 sites que je souhaite visiter à Rome sont le Vatican et le Colisée ; je passerai par Costa pour être tranquille Palerme : tour de ville en petit train Palma de Majorque : on improvisera Valence : visite de la cité des Sciences par nos propres moyens. L'avenir nous dira si nous menons ces projets à bien. En prévision de la traditionnelle soirée italienne à bord, j'achète des rubans rouge vert et blanc et 2 masques blancs, à peindre aux couleurs de l'Italie pour amuser les enfants.
J -9 Hourra les passeports de enfants sont prêts ! Soulagement. J'enregistre la réservation ; l'agence me communique mon numéro de cabine ; bonne surprise, nous sommes surclassés : cabine avec balcon au pont 7. Rapide coup d'oeil sur le plan du bateau ; l'emplacement a l'air correct.
Jour J Arrivés à la gare maritime à 14 h, nous montons tout de suite à bord ; je présente les cartes d'identité - Aucun souci ; je n'ai même pas sorti ces fichus passeports ! Le bateau est le jumeau du Pacifica que j'ai emprunté en octobre dernier et je me repère tout de suite sans difficulté. Nous prenons une collation au self, puis nous prenons possession de la cabine. Très correcte et fonctionnelle ; la banquette sert de 3e lit mais le couchage est d'une fermeté redoutable pour les lombaires ; je décide d'instaurer un "tour" pour dormir sur cette banquette ; en fin de compte les enfants se sont battus pour y dormir à tour de rôle. Ensuite, c'est l'heure de l'exercice d'évacuation ; évidemment, les petits ont tout de suite découvert le sifflet du gilet de sauvetage ; je constate que nous sommes nombreux à avoir embarqué à Marseille et il y a beaucoup de familles avec de enfants, vacances scolaires obligent. De retour dans la cabine nous attendent une bouteille de vin pétillant et un plateau de fruits ; petit garçon commence par prendre du raisin ... pour le jeter aux poissons depuis le balcon ; je mets donc les choses au point et donne moultes consignes de bonne conduite (on peut toujours rêver). Je vais ensuite à la réunion d'information concernant le club enfant. Je remplis le formulaire d'inscription ; on nous remet le programme de la semaine et 2 bracelets plastiques sur lesquels est noté le numéro de la cabine. Conseil : prévoir du ruban adhésif pour maintenir le bracelet toute la semaine. Nous dînons au 1er service ; on nous attribue une table individuelle ; les enfants reçoivent un menu spécial ; le service est très long et il faut occuper les enfants. Conseil : prendre des crayons de couleur pour colorier le menu sur la page prévue à cet effet. Nous assistons ensuite à un joli spectacle présenté par la troupe du Costa Séréna de 21 h 15 à 22 h.
Escale à Savone Après une grasse matinée bien méritée, les enfants sont accueillis au club ; il y a des animatrices francophones et la majorité des enfants sont français. Après le déjeuner, nous partons à la découverte de Savone et empruntons le petit train qui attendait au pied du bateau (7 €/personne) - encore une épreuve pour les lombaires ! En fait, cette escale ne présente pas un grand intérêt.
Escale à Rome J'ai réservé sur internet l'excursion Costa "Musées du Vatican et forum romain". J'ai retrouvé les billets dans ma cabine. Lever à 6 h 45. A 8h on nous remet le numéro du bus ; celui-ci part à 8 h 20 et nous arrivons au Vatican vers 10 h. Des queues impressionnantes stationnent aux abords du musée ; une guide nous remet un boitier et des écouteurs et nous entrons sans attendre dans les lieux ; nous arpentons une succession de galeries en compagnie d'une foule de touristes et je suis stressée : je ne dois pas perdre de vue les enfants et la guide ; donc pas le temps de s'extasier sur les oeuvres d'art ; on ne s'arrête que dans la chapelle Sixtine durant 15 minutes et là vraiment ça vaut le coup ! Puis nous sortons directement dans la basilique Saint Pierre que nous visitons librement. Au bout de 20 minutes on retrouve la guide qui nous mène dans une cave pour un repas que j'ai trouvé particulièrement mauvais de 13 h 30 à 14 h 45 - Retour au bus qui nous fait faire un rapide tour de ville puis nous marchons jusqu'au Colisée - Départ de Rome à 16 h 30. Les enfants ont trouvé la visite intéressante, seul regret, pas de combat de gladiateurs...
Escale à Palerme Le matin, nous prenons notre temps ; les enfants s'amusent comme des fous à la piscine ; je regrette d'ailleurs de n'avoir pris qu'un maillot pour eux car ils ont passé beaucoup de temps à barboter durant la croisière. Après le déjeûner, nous partons pour une visite de la ville ; nous sommes assaillis par des personnes qui nous proposent des tours en taxi ou en calèche. Nous décidons de prendre le petit train. Un cocher nous fait une offre qui correspond à 10 euros près au tarif du petit train (soit 40 €) ; les enfants sont ravis de monter dans la calèche qui nous emmène à travers la ville ; petit garçon me fait remarquer que c'est bien délabré lorsque l'on passe dans le quartier des artisans ; c'est aussi mon avis.
Jour en mer Petite fille s'est plaint hier soir d'avoir mal à la cheville ; à force de sauter comme une chèvre, elle a dérapé dans l'escalier et ressent des douleurs vives; je vais donc visiter le niveau 0, à savoir le cabinet médical. La réceptionniste m'indique tout de suite le tarif (52 €) - Le médecin et son assistante qui parle bien le français nous accueillent très gentiment ; il me rassure ; pas de gravité ; il bande le pied et conseille le repos. Un agent de sécurité survient alors et remplit un papier d'enquête sur les circonstances de l'incident ; elle prend des photos du pied, de la chaussure, de la semelle de la chaussure et de l'endroit où s'est passé la chute. On ne me fait pas payer la consultation. Petit garçon va donc au club et à la piscine pendant que petite fille garde le lit durant la journée. Le soir : soirée de gala précédée d'un cocktail
Escale à Palma de Majorque Petite fille a retrouvé l'usage de son pied - Après le petit déjeuner, nous prenons la navette Costa pour nous rendre en ville distante de 3 km (6/personne). Nous visitons la magnifique cathédrale (6€ l'entrée, gratuit pour les enfants) et faisons une promenade dans le quartier ancien. Nous sommes conviés au cocktail du club Costa Le soir : soirée italienne ; les enfants ont bricolé leurs masques en les peignant aux couleurs de l'Italie et se maquillent en vert, blanc rouge. Bonne ambiance au restaurant où les serveurs font leur show.
Escale à Valence Après le petit déjeuner, nous prenons un taxi (9€) pour le musée océanographique ; (69 € pour 1 adulte et 2 enfants) - Les petits sont ravis et je dois avouer que l'ensemble est bien conçu ; j'ai beaucoup apprécié les installations ; à midi, spectacle des dauphins qui fait toujours son petit effet. Retour sur le bateau en taxi. Nous sommes convoqués au cabinet médical pour voir l'évolution de la foulure. Le soir : Soirée du commandant
Retour en France En raison d'un vent violent, nous débarquons à la Seyne sur Mer au lieu de Marseille, ce qui n'est pas un inconvénient pour moi.
Conclusion : Tout mon programme a été axé sur les enfants ; je n'ai participé à aucune soirée et je ne peux donc rien dire sur l'ambiance après 22 h. Je suis très satisfaite de cette semaine qui a passé très très vite - Ayant déjà effectué des croisières, je savais à quoi m'attendre. Nous avons vécu à notre rythme. Très bon rapport qualité prix. Nourriture pas très raffinée mais convenable. Le choix des plats est vaste. Un petit bémol pour l'odeur de cigarette assez présente dans le grand salon ; mais c'est récurrent sur les bateaux Costa. J'ai pris le forfait eaux minérales que je n'ai pas consommé en entier car à midi on prenait l'eau au distributeur. Nous avons eu la chance de bénéficier d'un temps superbe ce qui a été pour beaucoup dans la réussite de cette croisière. Un dernier conseil, prendre une multi prise pour recharger les appareils photos, iphone etc.
Laos, un bout du nord à pied, chroniques expresses, mais sauvages! English translation pending
Laos, un bout du nord à pied, chroniques expresses, mais sauvages !
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De l'opium pour le bébé ! (chez les Akha) De l'opium pour le défunt ! (chez les Hmong)
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Cette année-là je parcourus durant un mois, comme à mon habitude uniquement à pied, une des régions les plus reculées et les plus méconnues du Nord-Laos, une région restée particulièrement sauvage et située aux marges de la fascinante province septentrionale de Phongsaly. La zone concernée est un territoire frontalier montagnard très peu peuplé, et dont les hauteurs sont occupées essentiellement par des groupes des ethnies Hmong et Akha Loma. C'est en la seule compagnie de ces deux groupes de populations, allant de l'un à l'autre au gré de mes pérégrinations, que je résidai durant cette trentaine de jours. Ces courtes chroniques relatent quelques petites scènes et évènements observés ou vécus à cette occasion sur les sentiers ou dans les villages. Ce séjour s'est déroulé au cours des mois de juillet et août, c'est-à-dire au plus fort de la saison des pluies.
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De l'opium pour le bébé ! (chez les Akha) De l'opium pour le défunt ! (chez les Hmong)
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Cette année-là je parcourus durant un mois, comme à mon habitude uniquement à pied, une des régions les plus reculées et les plus méconnues du Nord-Laos, une région restée particulièrement sauvage et située aux marges de la fascinante province septentrionale de Phongsaly. La zone concernée est un territoire frontalier montagnard très peu peuplé, et dont les hauteurs sont occupées essentiellement par des groupes des ethnies Hmong et Akha Loma. C'est en la seule compagnie de ces deux groupes de populations, allant de l'un à l'autre au gré de mes pérégrinations, que je résidai durant cette trentaine de jours. Ces courtes chroniques relatent quelques petites scènes et évènements observés ou vécus à cette occasion sur les sentiers ou dans les villages. Ce séjour s'est déroulé au cours des mois de juillet et août, c'est-à-dire au plus fort de la saison des pluies.
Le tour de l'Ouest américain en 40 jours - été 2012 English translation pending
Allez, je me lance pour mon premier carnet de voyage : l'Ouest américain, en juillet-août 2012, en couple.
Les gros points rouges, c'est là où nous avons dormi. Les petits points rouges, des endroits que nous avons visité sans y dormir.
Voyage assez long, je mettrai sans doute du temps entre chaque épisode (histoire de trier les photos), mais ça devrait pouvoir se finir d'ici une poignée de semaines !
Mais avant ça, les grandes lignes :
- J'en garderai un super souvenir, d'autant qu'on a eu le temps d'apprécier. Quand on voyage 3 ou 4 semaines, on commence à peine à prendre les automatismes que c'est déjà l'heure de rentrer, alors que là c'était bien. Pas aussi marquant que mes voyages en Inde (moins de perte des repères), mais pas loin de ceux en Italie.
- Le vol : cet été, même en s'y prenant 6 mois à l'avance, les vols vers les USA étaient hors de prix. Nous avons donc opté pour un vol Finnair à 2 escales (Helsinki et New York), ce qui nous a fait faire 200€ d'économies par personne, mais 20 à 24h de vol quand même ! Manque de bol, après avoir réservé mais avant mon voyage, j'ai eu des problèmes de dos, et ce long vol n'a pas été une partie de plaisir, ce qui, combiné au jetlag, n'a pas contribué à me faire apprécier la première ville visitée (San Francisco, voir plus bas). Finnair : rien à dire, beaucoup de place pour les pieds et un écran individuel. American Airlines (partenaire de Finnair pour les vols entre New York et l'Ouest) : inconfortable et hôtesses désagréables. Nous sommes arrivés par San Francisco, et repartis par Las Vegas. A noter que suite au vol de mon passeport par un malfaiteur il y a une quinzaine d'année, mon nom était blacklisté par l'administration américaine, mon ESTA a donc été refusée, et j'ai dû prendre un visa, ce qui est fort cher. J'ai aussi eu à subir un petit interrogatoire supplémentaire à l'arrivée sur le sol américain, lors du transit à New York, et était donc content d'avoir 4h de battement à cet endroit.
- La voiture louée pendant 5 semaines (tout le voyage sauf SF et LV) : j'ai eu une Jeep Liberty, une vraie 4x4 et pas seulement SUV, du coup je me suis pas mal éclaté sur les pistes. Avantage par rapport au Ford Escape : 4x4, donc passe-partout. Défauts : grosse conso, et pas de vitres teintées à l'arrière pour cacher les bagages. Autre détail, je suis parti avec mon vieux GPS Garmin, sur lequel j'avais chargé la carte des USA, et mis en mémoire tous les hébergements et lieux remarquables : un vrai confort, pour ne pas perdre de temps. Au hit-parade des pistes : 1) Shafer Trail + Potash Road (Canyonlands) : piste très difficile, mais paysages magnifiques. On descend d'Island in the Sky par les lacets du vertigineux Shafer Trail, on longe le Colorado sur la Potash Road dont les cailloux sont durs à passer, et personnellement je n'ai pas suivi l'itinéraire classique jusqu'à Moab mais suis remonté vers Dead Horse Point par la Long Canyon Road, assez confidentielle, difficile car à la fois pentue, sablonneuse et caillouteuse, mais à faire ! Cet itinéraire donne vraiment des frissons, une sensation d'aventure quand on n'a jamais roulé en 4x4 ! 2) Notom Road + Burr Trail Road (Capitol Reef/Grand Staircase) : piste facile, faisable sans 4x4, et très beaux paysages. Surtout que j'ai enchainé sur la route 12 entre Boulder et Escalante, considérée comme l'une des plus belles, sinon la plus belle du pays. 3) Cottonwood Canyon Road (Grand Staircase) : magnifique raccourci entre Bryce et Page, facile. 4) Monument Valley : un classique, impressionnant évidemment, mais ce qui m'a frappé c'est l'état catastrophique de la piste alors que tout le monde dit qu'il est facile d'y aller en véhicule de tourisme, pour ma part je ne l'aurais pas fait. 5) Muley Point : piste en assez mauvais état, qui ne donne que sur un point de vue, mais fort beau. Pour y aller, il faut monter les lacets de la Moki Dugway, accessible à toutes les voitures. 6) Valley of the Gods : assez facile, une sorte de sous-Monument Valley au niveau des paysages, mais j'en garde de bons souvenirs car c'était ma première piste. Yampa Bench Road (Dinosaur) : faire cette piste était l'un de mes rêves, on a dû renoncer suite au conseil des rangers en raison du mauvais temps. Astrom Point (Lake Powell) : j'avais lu des compte-rendus appétissants, mais selon les rangers, elle n'était pas passable, y compris par beau temps et en 4x4.
- Petit point de désaccord avec les habitués de VoyageForum, on en a déjà parlé 😉 J'avais lu partout que Bryce était plus sympa que Zion, et que si on doit faire une impasse il faut sacrifier Zion : je m'inscris en faux, Zion étant vraiment mon coup de cœur du voyage ! J'ai regretté de n'y avoir qu'un jour, pendant lequel j'ai fait la randonnée grandiose d'Angel's Landing et la route de Kolob Canyon. J'aurais voulu un jour supplémentaire pour faire la rando d'East Mesa Trail par exemple. Et la route du tunnel, celle qui arrive de Kanab, est fabuleuse avec ses falaises majestueuses qui valent bien la route 12 entre Boulder et Escalante. En comparaison, Bryce est certes fort joli, mais à part les points de vue sur l'amphithéâtre et la rando de Queen's Garden, ça peut être vite torché. En plus, j'y ai trouvé une ambiance détestable dans les commerces à l'entrée du parc, tous tenus par la même mafia (le Ruby's Inn, qui possède 3 hôtels, une station essence, un camping, un supermarché, etc...), ceci explique sans doute pourquoi c'est le seul endroit où j'ai eu droit à des employés désagréables.
- A ce propos, d'une façon générale, les gens sont d'une gentillesse confondante là-bas ! Que ce soient les employés des commerces, ou les gens de la rue. Ça, plus le fait qu'il est très agréable de conduire dans l'Ouest (boîte auto + courtoisie générale) fait que même un long séjour plein de rando et de milliers de kilomètres est assez reposant au final, pas stressant.
- A part Bryce et Zion, encore un truc sur lequel je ne suis pas d'accord avec la plupart des gens : j'ai grandement préféré Las Vegas à San Francisco ! San Francisco m'a déçu, j'avais lu que c'était bourré de charme, mais j'ai trouvé qu'au final c'est une vulgaire ville américaine qui essaie d'avoir le charme d'une ville eurasienne, sans y parvenir. Le centre ne m'a pas convaincu (sauf le cable car, rigolo), seul Haight Ashbury (et Alcatraz) m'a un tant soit peu séduit. Si c'était à refaire, je n'y passerais pas 4 nuits mais 2 ou 3. D'une façon générale, j'ai pas trop aimé les villes, faut dire que j'avais placé la barre haute les années précédentes avec Sienne, Venise, Parme, Jodhpur, Jaisalmer... La palme étant à Salt Lake City, ville sans âme qui pue le fric et la spiritualité de pacotille. Par contre, justement, ce qui m'a fasciné avec Las Vegas, c'est que cette vulgarité est poussée à l'extrême, sans aucune retenue, on ne sait plus où donner de la tête tellement c'est extraordinaire dans le n'importe quoi ! Du coup, j'y serais bien resté 3 nuits au lieu de 2, histoire de visiter les casinos plus tranquillement, de faire un tour downtown, et peut-être de voir un spectacle en soirée.
- Truc tout bête : les chiottes sont quand même très spéciales là-bas. D'une part, c'est super bien équipé, avec du PQ partout (on en avait acheté le premier jour en supermarché, pensant que c'était comme dans les campings européens, mais on n'a pas eu à l'utiliser). Mais d'autre part, c'est zéro intimité : un espace énorme sous les portes (dans certains, c'est limite si on voit pas tes fesses quand tu es sur le trône !), et même parfois un espace vertical entre la porte et le mur. Difficile de se concentrer dans ces conditions 😊
- La nourriture : agréable suprise, compte tenu de la réputation des USA dans ce domaine (malbouffe). Les fruits et légumes sont bons. Moi qui n'ai jamais aimé les hamburgers, j'ai découvert qu'ils étaient très bons en dehors des chaines de restauration rapide, et carrément succulents dans les petits diners. Pour le picnic, j'ai beaucoup aimé les chips de maïs violet, ainsi que le beef jerky (viande séchée), ce qui fait un bon déjeuner si on rajoute des petits légumes à croquer. Ma femme, qui est végétarienne, prenait des salades de légumes toutes faites (4 à 6 $ en supermarché).
- Les hébergements : tous réservés bien avant le départ, ce qui est quasi obligatoire en haute saison si on veut dormir près des points d'intérêt pour pas trop cher. On a alterné les motels à 50-70$ (super qualité, notamment pour les motels 6, bien mieux que les F1 français), les logements chez l'habitant par le système Airbnb (pour la Californie, où les hôtels sont au-dessus de mon budget), les tent sites des campings entre 20 et 30$ (les KOA sont super bien équipés, je les conseille, même quand ils sont un peu plus loin des sites que les autres campings, ou alors choisir carrément un camping primitif dans les parcs, mais perso j'aime bien ma petite douche), les cabanes entre 40 et 70$ (bien sympa, un bon compromis, parfois équipé d'un frigo), et un hogan (habitat traditionnel navajo en terre, très bien). Je déconseille le tipi, c'est tout pourri car il y a un trou en haut au niveau des perches de bois qui ressortent, donc s'il pleut, on doit dormir dans une pataugeoire.
- Préparation du voyage : j'étais très impatient, donc je m'y suis pris un an à l'avance pour établir mon itinéraire. J'ai tout réservé début janvier. J'ai principalement utilisé les 3 sites suivants : http://www.ouestusa.fr http://www.america-dreamz.com http://www.americansouthwest.net/ Et bien sûr VoyageForum ! Pour les guides papiers, je suis parti avec mes fidèles Guides du Routard (Ouest Américain et Californie), que j'ai toujours préféré au Lonely Planet (encore un vieux débat sur le forum 😉 ).
- Mon top, donc : 1) Canyonlands : fabuleux, tout en variations entre les précipices d'Island in the Sky et les formes étranges des Needles ! On n'a pas regretté d'être restés 2 jours (+1 jour pour Arches). Et ces pistes... Époustouflant. 2) Zion : serait sûrement en tête du hit parade si on était restés 2-3 jours. Voir plus haut. 3) Las Vegas : un spectacle délirant à ciel ouvert. 3ex) La ville fantôme d'Atlantic City, dans un coin paumé au pays des cow-boys (Wyoming), peu connue et pas dans les guides mais magnifiquement restaurée, atmosphère magique, mieux que celle de Cody (j'ai pas été à Bodie).
Et puis Canyon de Chelly, le train Durango-Silverton, Cody et son rodéo, Yellowstone, Little Wild Horse Canyon, et puis allez ne soyons pas blasés : Bryce malgré tout...
- Mes flops : 1) Les villes, dont San Francisco. La palme étant attribuée à Fisherman's Wharf et ses commerces racoleurs et moches au possible où se presse une foule de beaufs (et en plus, les otaries étaient aux abonnés absents). 2) Upper Antelope Canyon : magnifique, certes... Mais hyper mal (sur)exploité par les Navajos. Difficile d'apprécier la magie du lieu dans la bousculade touristique, même en ayant choisi le photography tour (qui en plus est hors de prix). 😠 3) Le Grand Canyon : bon OK, y a une part de provoc dans mon choix. Mais franchement, la partie la plus réputée, celle qui se visite en navette, n'est pas si époustouflante : on a tellement vu la carte postale qu'on se dit ouais bon c'est le Grand Canyon quoi. C'est tellement immense qu'on se rend difficilement compte, et qu'on a beau marcher longtemps, on aura toujours le même paysage devant les yeux... Je conseille de n'y rester qu'une nuit, sauf pour ceux qui comme moi veulent descendre vers le fond du canyon.
Bientôt le début du carnet, avec la Californie, parcourue en coup de vent (sans les parcs ni LA), car le véritable but du voyage c'était de visiter l'Utah, l'Arizona, le Wyoming... La Californie sera donc une simple mise en bouche !
Première partie : California One - Looking for Jack Sparrow Deuxième partie : Bikers and Hopis Troisième partie : didn't go to four corners Quatrième partie : little and big reptiles Interlude : Old Trail Town in Black & White Cinquième partie : in the middle of nowhere Sixième partie : no bears in the wilderness
Les gros points rouges, c'est là où nous avons dormi. Les petits points rouges, des endroits que nous avons visité sans y dormir.
Voyage assez long, je mettrai sans doute du temps entre chaque épisode (histoire de trier les photos), mais ça devrait pouvoir se finir d'ici une poignée de semaines !
Mais avant ça, les grandes lignes :
- J'en garderai un super souvenir, d'autant qu'on a eu le temps d'apprécier. Quand on voyage 3 ou 4 semaines, on commence à peine à prendre les automatismes que c'est déjà l'heure de rentrer, alors que là c'était bien. Pas aussi marquant que mes voyages en Inde (moins de perte des repères), mais pas loin de ceux en Italie.
- Le vol : cet été, même en s'y prenant 6 mois à l'avance, les vols vers les USA étaient hors de prix. Nous avons donc opté pour un vol Finnair à 2 escales (Helsinki et New York), ce qui nous a fait faire 200€ d'économies par personne, mais 20 à 24h de vol quand même ! Manque de bol, après avoir réservé mais avant mon voyage, j'ai eu des problèmes de dos, et ce long vol n'a pas été une partie de plaisir, ce qui, combiné au jetlag, n'a pas contribué à me faire apprécier la première ville visitée (San Francisco, voir plus bas). Finnair : rien à dire, beaucoup de place pour les pieds et un écran individuel. American Airlines (partenaire de Finnair pour les vols entre New York et l'Ouest) : inconfortable et hôtesses désagréables. Nous sommes arrivés par San Francisco, et repartis par Las Vegas. A noter que suite au vol de mon passeport par un malfaiteur il y a une quinzaine d'année, mon nom était blacklisté par l'administration américaine, mon ESTA a donc été refusée, et j'ai dû prendre un visa, ce qui est fort cher. J'ai aussi eu à subir un petit interrogatoire supplémentaire à l'arrivée sur le sol américain, lors du transit à New York, et était donc content d'avoir 4h de battement à cet endroit.
- La voiture louée pendant 5 semaines (tout le voyage sauf SF et LV) : j'ai eu une Jeep Liberty, une vraie 4x4 et pas seulement SUV, du coup je me suis pas mal éclaté sur les pistes. Avantage par rapport au Ford Escape : 4x4, donc passe-partout. Défauts : grosse conso, et pas de vitres teintées à l'arrière pour cacher les bagages. Autre détail, je suis parti avec mon vieux GPS Garmin, sur lequel j'avais chargé la carte des USA, et mis en mémoire tous les hébergements et lieux remarquables : un vrai confort, pour ne pas perdre de temps. Au hit-parade des pistes : 1) Shafer Trail + Potash Road (Canyonlands) : piste très difficile, mais paysages magnifiques. On descend d'Island in the Sky par les lacets du vertigineux Shafer Trail, on longe le Colorado sur la Potash Road dont les cailloux sont durs à passer, et personnellement je n'ai pas suivi l'itinéraire classique jusqu'à Moab mais suis remonté vers Dead Horse Point par la Long Canyon Road, assez confidentielle, difficile car à la fois pentue, sablonneuse et caillouteuse, mais à faire ! Cet itinéraire donne vraiment des frissons, une sensation d'aventure quand on n'a jamais roulé en 4x4 ! 2) Notom Road + Burr Trail Road (Capitol Reef/Grand Staircase) : piste facile, faisable sans 4x4, et très beaux paysages. Surtout que j'ai enchainé sur la route 12 entre Boulder et Escalante, considérée comme l'une des plus belles, sinon la plus belle du pays. 3) Cottonwood Canyon Road (Grand Staircase) : magnifique raccourci entre Bryce et Page, facile. 4) Monument Valley : un classique, impressionnant évidemment, mais ce qui m'a frappé c'est l'état catastrophique de la piste alors que tout le monde dit qu'il est facile d'y aller en véhicule de tourisme, pour ma part je ne l'aurais pas fait. 5) Muley Point : piste en assez mauvais état, qui ne donne que sur un point de vue, mais fort beau. Pour y aller, il faut monter les lacets de la Moki Dugway, accessible à toutes les voitures. 6) Valley of the Gods : assez facile, une sorte de sous-Monument Valley au niveau des paysages, mais j'en garde de bons souvenirs car c'était ma première piste. Yampa Bench Road (Dinosaur) : faire cette piste était l'un de mes rêves, on a dû renoncer suite au conseil des rangers en raison du mauvais temps. Astrom Point (Lake Powell) : j'avais lu des compte-rendus appétissants, mais selon les rangers, elle n'était pas passable, y compris par beau temps et en 4x4.
- Petit point de désaccord avec les habitués de VoyageForum, on en a déjà parlé 😉 J'avais lu partout que Bryce était plus sympa que Zion, et que si on doit faire une impasse il faut sacrifier Zion : je m'inscris en faux, Zion étant vraiment mon coup de cœur du voyage ! J'ai regretté de n'y avoir qu'un jour, pendant lequel j'ai fait la randonnée grandiose d'Angel's Landing et la route de Kolob Canyon. J'aurais voulu un jour supplémentaire pour faire la rando d'East Mesa Trail par exemple. Et la route du tunnel, celle qui arrive de Kanab, est fabuleuse avec ses falaises majestueuses qui valent bien la route 12 entre Boulder et Escalante. En comparaison, Bryce est certes fort joli, mais à part les points de vue sur l'amphithéâtre et la rando de Queen's Garden, ça peut être vite torché. En plus, j'y ai trouvé une ambiance détestable dans les commerces à l'entrée du parc, tous tenus par la même mafia (le Ruby's Inn, qui possède 3 hôtels, une station essence, un camping, un supermarché, etc...), ceci explique sans doute pourquoi c'est le seul endroit où j'ai eu droit à des employés désagréables.
- A ce propos, d'une façon générale, les gens sont d'une gentillesse confondante là-bas ! Que ce soient les employés des commerces, ou les gens de la rue. Ça, plus le fait qu'il est très agréable de conduire dans l'Ouest (boîte auto + courtoisie générale) fait que même un long séjour plein de rando et de milliers de kilomètres est assez reposant au final, pas stressant.
- A part Bryce et Zion, encore un truc sur lequel je ne suis pas d'accord avec la plupart des gens : j'ai grandement préféré Las Vegas à San Francisco ! San Francisco m'a déçu, j'avais lu que c'était bourré de charme, mais j'ai trouvé qu'au final c'est une vulgaire ville américaine qui essaie d'avoir le charme d'une ville eurasienne, sans y parvenir. Le centre ne m'a pas convaincu (sauf le cable car, rigolo), seul Haight Ashbury (et Alcatraz) m'a un tant soit peu séduit. Si c'était à refaire, je n'y passerais pas 4 nuits mais 2 ou 3. D'une façon générale, j'ai pas trop aimé les villes, faut dire que j'avais placé la barre haute les années précédentes avec Sienne, Venise, Parme, Jodhpur, Jaisalmer... La palme étant à Salt Lake City, ville sans âme qui pue le fric et la spiritualité de pacotille. Par contre, justement, ce qui m'a fasciné avec Las Vegas, c'est que cette vulgarité est poussée à l'extrême, sans aucune retenue, on ne sait plus où donner de la tête tellement c'est extraordinaire dans le n'importe quoi ! Du coup, j'y serais bien resté 3 nuits au lieu de 2, histoire de visiter les casinos plus tranquillement, de faire un tour downtown, et peut-être de voir un spectacle en soirée.
- Truc tout bête : les chiottes sont quand même très spéciales là-bas. D'une part, c'est super bien équipé, avec du PQ partout (on en avait acheté le premier jour en supermarché, pensant que c'était comme dans les campings européens, mais on n'a pas eu à l'utiliser). Mais d'autre part, c'est zéro intimité : un espace énorme sous les portes (dans certains, c'est limite si on voit pas tes fesses quand tu es sur le trône !), et même parfois un espace vertical entre la porte et le mur. Difficile de se concentrer dans ces conditions 😊
- La nourriture : agréable suprise, compte tenu de la réputation des USA dans ce domaine (malbouffe). Les fruits et légumes sont bons. Moi qui n'ai jamais aimé les hamburgers, j'ai découvert qu'ils étaient très bons en dehors des chaines de restauration rapide, et carrément succulents dans les petits diners. Pour le picnic, j'ai beaucoup aimé les chips de maïs violet, ainsi que le beef jerky (viande séchée), ce qui fait un bon déjeuner si on rajoute des petits légumes à croquer. Ma femme, qui est végétarienne, prenait des salades de légumes toutes faites (4 à 6 $ en supermarché).
- Les hébergements : tous réservés bien avant le départ, ce qui est quasi obligatoire en haute saison si on veut dormir près des points d'intérêt pour pas trop cher. On a alterné les motels à 50-70$ (super qualité, notamment pour les motels 6, bien mieux que les F1 français), les logements chez l'habitant par le système Airbnb (pour la Californie, où les hôtels sont au-dessus de mon budget), les tent sites des campings entre 20 et 30$ (les KOA sont super bien équipés, je les conseille, même quand ils sont un peu plus loin des sites que les autres campings, ou alors choisir carrément un camping primitif dans les parcs, mais perso j'aime bien ma petite douche), les cabanes entre 40 et 70$ (bien sympa, un bon compromis, parfois équipé d'un frigo), et un hogan (habitat traditionnel navajo en terre, très bien). Je déconseille le tipi, c'est tout pourri car il y a un trou en haut au niveau des perches de bois qui ressortent, donc s'il pleut, on doit dormir dans une pataugeoire.
- Préparation du voyage : j'étais très impatient, donc je m'y suis pris un an à l'avance pour établir mon itinéraire. J'ai tout réservé début janvier. J'ai principalement utilisé les 3 sites suivants : http://www.ouestusa.fr http://www.america-dreamz.com http://www.americansouthwest.net/ Et bien sûr VoyageForum ! Pour les guides papiers, je suis parti avec mes fidèles Guides du Routard (Ouest Américain et Californie), que j'ai toujours préféré au Lonely Planet (encore un vieux débat sur le forum 😉 ).
- Mon top, donc : 1) Canyonlands : fabuleux, tout en variations entre les précipices d'Island in the Sky et les formes étranges des Needles ! On n'a pas regretté d'être restés 2 jours (+1 jour pour Arches). Et ces pistes... Époustouflant. 2) Zion : serait sûrement en tête du hit parade si on était restés 2-3 jours. Voir plus haut. 3) Las Vegas : un spectacle délirant à ciel ouvert. 3ex) La ville fantôme d'Atlantic City, dans un coin paumé au pays des cow-boys (Wyoming), peu connue et pas dans les guides mais magnifiquement restaurée, atmosphère magique, mieux que celle de Cody (j'ai pas été à Bodie).
Et puis Canyon de Chelly, le train Durango-Silverton, Cody et son rodéo, Yellowstone, Little Wild Horse Canyon, et puis allez ne soyons pas blasés : Bryce malgré tout...
- Mes flops : 1) Les villes, dont San Francisco. La palme étant attribuée à Fisherman's Wharf et ses commerces racoleurs et moches au possible où se presse une foule de beaufs (et en plus, les otaries étaient aux abonnés absents). 2) Upper Antelope Canyon : magnifique, certes... Mais hyper mal (sur)exploité par les Navajos. Difficile d'apprécier la magie du lieu dans la bousculade touristique, même en ayant choisi le photography tour (qui en plus est hors de prix). 😠 3) Le Grand Canyon : bon OK, y a une part de provoc dans mon choix. Mais franchement, la partie la plus réputée, celle qui se visite en navette, n'est pas si époustouflante : on a tellement vu la carte postale qu'on se dit ouais bon c'est le Grand Canyon quoi. C'est tellement immense qu'on se rend difficilement compte, et qu'on a beau marcher longtemps, on aura toujours le même paysage devant les yeux... Je conseille de n'y rester qu'une nuit, sauf pour ceux qui comme moi veulent descendre vers le fond du canyon.
Bientôt le début du carnet, avec la Californie, parcourue en coup de vent (sans les parcs ni LA), car le véritable but du voyage c'était de visiter l'Utah, l'Arizona, le Wyoming... La Californie sera donc une simple mise en bouche !
Première partie : California One - Looking for Jack Sparrow Deuxième partie : Bikers and Hopis Troisième partie : didn't go to four corners Quatrième partie : little and big reptiles Interlude : Old Trail Town in Black & White Cinquième partie : in the middle of nowhere Sixième partie : no bears in the wilderness
Carnet de voyage ouest USA 2010 English translation pending
Bonjour à tous, Grâce aux conseils avisés de nombreuses personnes du site, notamment Philippe et Thierry de ouestusa, Jean Crespel et la famille Rançon, ITAT, isap29, Jean et certainement d'autres que j'oublie, nous avons effectué un super voyage durant l'été 2010. C'est cet été-là que nous avons pris le virus des USA, qui semble nous avoir sérieusement contaminés... Notre périple a duré 3 semaines et demi, du 8 juillet au 2 août, et nous a emmenés de San Francisco à Las Vegas (via Yosemite, Bodie, Death Valley) en voiture, puis boucle à partir de Las Vegas sur les parcs de Zion, Bryce, Canyonland, Arches, Mesa Verde, Durango, Monument Valley, Page, Kanab, Grand Canyon nord puis sud, et retour Las Vegas, le tout en camping-car C30. Ouf ! Tant et si bien que nous sommes repartis sur la côte Est l'hiver dernier, et que nous reprenons la route de l'ouest, via la côte puis Yellowstone, qui manquait à notre programme, l'été prochain.
Les participants : les parents, Christophe et Sandrine (quarantaine bien sonnée), et les trois rejetons de 10, 12 et 14 ans à l'époque, Capucine, Arthur et Valentin.
Mieux vaut tard que jamais : en voici le récit. J'espère qu'il pourra donner des idées à certains, en tout cas je serais ravie de répondre à toutes vos questions.
Commençons par la première semaine.
Jeudi 8 juillet - De Paris à San Francisco Départ très matinal de la maison pour toute la tribu, nous prenons place à bord d'un gros monospace. Arthur profite du siège arrière environné de bagages pour continuer sa nuit, la tête appuyée sur un sac Décathlon grand format. Une fois n'est pas coutume, nous arrivons plus que dans les temps à l'aéroport (et le bon aéroport, en plus...), si bien que nous enregistrons nos bagages quasiment les premiers d'un vol sur 747, quand même ! Un petit déjeuner et quelques emplettes au Relais H plus tard, nous embarquons. Ce sera l'occasion de découvrir nos nombreux compagnons de voyage, notamment plusieurs groupes de jeunes adolescents typiques encadrés par des moniteurs plus vieux qu'eux de quelques heures, mais qui témoignent déjà d'une grande expérience et d'un solide sang-froid face à la provocation pure... La passerelle franchie, Valentin renonce pour cette fois à saluer l'équipage d'une vigoureuse poignée de main. Il se contente d'un discret signe de tête, accompagné d'un jeté de mèche, en bon ado qui se respecte (même si, de ce côté-là, il y a eu récemment du raccourci dans l'air...). Nous gravissons immédiatement les quelques marches qui nous mènent au pont supérieur qui, à défaut d'être en plein air comme sur un paquebot de croisière, présente l'énorme avantage de proposer des écrans individuels, avec la programmation qui va bien. Cela nous permet de passer un voyage relativement paisible, en dépit des escarmouches ponctuelles et parfois bruyantes entre Capucine et Arthur. Rien que du très habituel (« business as usual » comme disent nos amis américains !). Christophe, entrepris par sa voisine de droite – une habitante de San Francisco – réalise, mais un peu tard, que la langue bizarre qu’elle utilise sera celle qu’il entendra pour les 3 semaines et demi à venir… Il regrette un instant la Corse et l’accent traînant des locaux, plus compréhensible. Le voyage se déroule sans encombre. Douane, bagages, voiture, nous partons rapidement à bord d'une magnifique voiture blanche, spacieuse et haute sur roues, vers notre hôtel tout près de Union Square. En chemin, nous croisons nous premiers "trucks".
Un petit tour en ville avant de se coucher ?...
20h21… Seule une petite lumière luit encore dans la chambre. La quasi-totalité de la troupe a sombré avec bonheur dans les bras de Morphée ; les garçons se partagent une chambre avec deux queen beds, ils ne devraient pas manquer de place. Pas plus que Capucine qui a hérité du même format de lit. Elle a déjà entamé sa nuit auparavant dans les moelleux fauteuils de Levi’s et Abercrombie & Fitch, fournisseur officiels des ados français comme nous le découvrirons au cours du voyage. Le repas au Lori’s de Powell Street ne nous laissera pas un souvenir impérissable sur le plan gustatif. Pourtant, les hamburgers ne sont pas mauvais, mais ils deviennent rapidement écoeurants, même pour notre « labrador » en chef. Arthur et Capucine ont des allures de zombies, nous faisons en sorte qu’a minima, ils ne tombent pas de leur chaise. Il doit être prêt de 4h du matin en France, leurs paupières le savent bien. Nous expédions hamburgers, bacon frit, oignons, tomates et autres salades au plus vite. Le milk-shake de Capucine prend sensiblement la clé des champs, il est rattrapé de justesse par Christophe au moment où il menaçait de se répandre définitivement sur la table.
Arthur retrouvera un soupçon d’énergie qui le poussera jusqu’à son lit, Capucine sera évacuée en ascenseur. Nous croisons à l’entrée du restaurant un couple de Français qui viennent justement de passer trois semaines aux USA. Ils rêvent de yaourts, de coquillettes avec jambon blanc… Pour ma part, malgré l’enthousiasme du début, ce hamburger est presque déjà celui de trop. Il va falloir sélectionner nos restaurants avec plus de discernement, en attendant de nous préparer nous-mêmes nos pique-niques. Malgré tout, le cadre du Lori’s s’est révélé très typique, avec son décor années 50. Pour un peu, nous nous serions attendus à voir apparaître Fonzi au détour d’une table en formica ou d’une banquette rouge !
Une sirène résonne dans la rue. Police ou ambulance ? Je n’ai pas encore ma cartographie des bruits dans l’oreille, elle se complètera dans les jours à venir. Je garde également de cette journée deux autres images. La première à l’aéroport, lorsque nous avons pris possession de notre énorme voiture, pour croiser d’encore plus gros spécimens et de rutilants camions. Valentin nous fait remarquer que toutes les voitures ont l’air neuf, en fait elles sont visiblement très bien entretenues.
L’autre image : celles de clochards isolés, qui pour la plupart jouent d’un instrument. Parfois seulement une batterie de fortune improvisée sur des poubelles renversées et recouvertes d’une casserole ou d’un vague couvercle, pour produire les différents sons nécessaires. Ah oui ! Et un « Jesus loves you » ou quelque chose dans le genre, brandi par un black sur un panneau, en pleine rue, sans autre forme de revendication. Dois-je le préciser ? Nous découvrons une Bible dans le tiroir de notre table de nuit…
Mes lentilles n’en peuvent plus. Je vais les immerger dans leur solution de lavage préférée.
Dans son sommeil, Capucine émet une dernière récrimination à l’encontre d’Arthur. Pour aujourd’hui, elle aura eu le dernier mot !
Vendredi 9 juillet - China Beach, Sausalito and co Notre journée du vendredi nous permet de visiter des lieux très variés de San Francisco. Réveillés à 3h du matin, puis à 6h, les parents attendent que leur tribu reprenne quelques forces, d’où un départ tardif de l’hôtel. Le restaurant soigneusement repéré sur le « Guide du Routard » pour ses célèbres petits déjeuners se révèle inaccessible, au vu de la foule qui s’entasse sur le trottoir. Nous renonçons et choisissons – horreur et erreur fatales – de prendre notre petit déjeuner juste en face de l’hôtel. Les pancakes commandés arrivent, et là les visages s’allongent : impossible d’ingurgiter de telles quantités, même pour les plus gourmands d’entre nous (et ils sont nombreux). Je m’aperçois que les « french toasts » choisis ne ressemblent pas du tout aux pains de mie imaginés, mais à des brioches traitées façon pain perdu, avec un fort goût de cannelle. Christophe, quant à lui, se console en apercevant sur ses pancakes une boule blanc cassé. « Une boule de glace vanille ! Cà c’est sympa ! ». Son sourire se transforme en grimace à la première bouchée, c’est en fait du beurre salé… Nous regagnons péniblement notre hôtel, et demandons notre voiture. En effet, se garer n’est pas chose facile à San Francisco, et même le parking réservé aux clients de l’hôtel est en fait un parking situé un peu plus loin, et mutualisé avec d’autres hôtels certainement. Il faut donc, comme pour le fût du canon, « un certain temps » pour récupérer son véhicule. Nous avons le temps de faire un petit tour dans les chambres pour nous rafraîchir, et nous voilà partis direction le Golden Gate Park. Le trajet de ce matin aurait dû nous emmener nous promener dans ce parc, mais vu l’horaire tardif, nous nous contenterons de nous garer près de China Beach, et de nous balader à pied jusqu’à cette plage. Premier contact avec le Pacifique : nous sentons bien l’air marin, la chaleur en moins. Sur la plage, des enfants s’amusent, couverts comme si nous étions en automne. Et c’est vrai que tous les matins de notre séjour seront frais à San Francisco, le soleil et la chaleur ne daignant se montrer que l’après-midi. Quant à la plage, elle tire son nom des immigrés chinois qui peuplaient le coin auparavant, pêcheurs de leur état venus chercher une meilleure fortune sous le ciel américain. Le quartier, résidentiel, abrite de belles maisons aux architectures variées, sur des terrains souvent garnis de jardins paysagers. L’une des maisons qui surplombe la plage s’attire d’ailleurs les grâces de Valentin, qui décide qu’elle sera sienne dans quelques années… C’est beau de rêver ! Nous reprenons la voiture. Une fois la bonne bretelle d’accès empruntée, ce qui n’est pas sans difficulté, le franchissement du célèbre Golden Gate se fait dans une circulation assez dense. Nous trouvons notre chemin assez facilement jusqu’au restaurant les pieds dans l’eau qui nous attend. Nous traversons pour ce faire une bonne partie de Sausalito, qui ressemble assez à nos stations balnéaires, peut-être en plus huppée. Pas mal de boutiques de luxe et surtout peu de place, y compris pour se garer. Les difficultés de stationnement seront le fil rouge du jour.
Ce déjeuner en terrasse sera l’occasion d’une première rencontre cuisante avec le soleil pour nos avant-bras. Le repas est délicieux, le cadre idyllique. Capucine s’essaie à l’américain, et sur mes indications demande « The toilett, please ? », à quoi on lui répond « Tout droit et à gauche… ». Elle revient, toute penaude d’avoir laisser apparaître si clairement son statut de touriste français. Les fois suivantes, elle pensera à demander « The restroom, please ? » avec un succès nettement plus grand. Il va falloir que je rafraîchisse (et que j’américanise) mes connaissances…
Une promenade digestive à Muir Woods poursuit agréablement cette journée, toujours après un peu de temps perdu à se garer. Nous croisons nos premiers séquoias, dont les troncs n’en finissent pas de s’élever vers les cieux. Ce qui frappe le plus dans ce parc, tout comme dans les suivants que nous visiterons c’est, au-delà de la petitesse des parkings au regard de la foule qui les prend d’assaut, l’absence totale de papiers gras et autres bouteilles en plastique, où que le regard se pose. C’est assez réconfortant. Comme quoi, il n’y a pas de fatalité… Un lieu hautement touristique n’est pas obligatoirement condamné à devenir une poubelle en plein air. Une leçon à rapporter en France.
Quelques heures et une jambe de jean trouée plus tard, nous refranchissons le Golden Gate dans l’autre sens. C’est l’heure du péage, mais l’attente aux guichets est assez courte. Nous continuons notre chemin jusqu’aux quais, où nous avons la ferme intention d’apercevoir les fameux lions de mer. Nous trouvons un parking public assez éloigné de l’extrémité du Pier 39, ce qui nous oblige à marcher plus que prévu et à faire provision, pour certains, d’une polaire plus chaude. Il faut dire que ce soir, le vent est glacial, tout comme ce matin aux premières heures du jour. En chemin, nous croisons la foule des grands jours. C’est très animé, les musiciens une fois de plus participent activement. Les bruits, les sollicitations, les odeurs… tout cela finit par nous agresser. Nous trouvons en restaurant italien, plus gras et copieux que ce à quoi nous sommes habitués.
Notre retour en voiture ce fera avec quelques visites imprévues, notamment de la Coït Tower que nous atteignons après de nombreux lacets sur une route escarpée. Lombard Street – en descente, bien sûr. Et nous pouvons enfin regagner notre hôtel pour un repos bien mérité, seulement troublé à 2 heures du matin par un fêtard bien imbibé.
Samedi 10 juillet - San Francisco à pied Ce samedi nous trouve plus matinaux. Prudents, nous prenons notre petit déjeuner à l’hôtel et partons à pied pour une longue journée de marche. Un petit crochet par Union Square, puis nous voici dans le quartier chinois où Arthur se met en chasse d’un magasin de gadgets, babioles ou magie. Une « babiolerie » en fait, comme il le dit lui-même. De ce côté-là, il est assez servi et nous aurons du mal à le faire renoncer à deux ou trois « saloperias » qui seraient venues encombrer ses étagères. Nous sommes bredouilles à deux reprises. Le musée de la Wells Fargo d’abord, fermé le samedi, et un restaurant à l’heure où les ventres des enfants recommencent à crier famine. Nous parvenons malgré tout, après quelques pas de plus et une course démente dans une rue en très forte pente, à les conduire à pied cette fois-ci jusqu’à la Coït Tower. « Mama’s » nous accueille pour le déjeuner, aux alentours de 13h30. C’est une institution, avec un grand choix de sandwichs à la composition qui dépasse notre niveau de langage, mais c’est délicieux. En sortant, nous nous faisons héler par un homme dans une voiture. Drôle de sensation que d’entendre son nom de famille crié, à l’autre bout du monde, dans une ville où, a priori nous ne connaissons personne. Ce sont nos amis français qui passaient par hasard dans le coin. Le monde est un grand village… L’après-midi, ce sera bus (ligne 45 puis 22, nous rencontrons d’autres Français et des francophiles), marches vers Alamo Square, où nous manquons de peu un repas de quartier annoncé à grand renfort d’affiches sur les poteaux alentours, Hayes, St-Mary’s Cathedral où les enfants sont à deux doigts de se faire enrôler pour la quête d’un office en espagnol. Je remercie chaleureusement pour la proposition, mais explique que nous ne faisons que passer et ne resterons pas tout le temps de la cérémonie. Nous nous éclipsons discrètement, un peu gênés, et trouvons au sous-sol de l’église une petite bibliothèque et surtout des toilettes qui nous sont d’un grand secours après cette longue marche. Souvent, en nous voyant plongés dans nos plans, des passants nous proposerons spontanément leur aide pour nous orienter. Il n’y a pas à dire, les Américains sont très accueillants. Mais quel drôle d’idée, quand même, de commencer toutes leurs phrases par « How are you today ? ». Il me vient souvent une réponse à la Dupontel, que je garde pour moi afin de ne pas nuire aux relations franco-américaines. Pas un seul caissier qui nous en fasse grâce, pour l’instant. Je préfère de loin la spontanéité de ceux qui interpellent les enfants, dans la rue ou le bus, pour les chambrer gentiment en nous glissant des clins d’œil complices…
Retour shopping à Westfield Mall, après la traversée d’un quartier fréquenté par des clochards titubants, souvent drogués paraît-il. Les bâtiments qui l’occupent alternent : un squat, une mission, un squat, un centre social, un squat, une boutique délabrée, un squat, etc… Nous accélérons le pas, changeons de trottoir une fois ou deux, mais il fait encore trop jour pour que nous nous sentions réellement en danger. Pèlerinage chez Abercombie, avec un nouvel espace que nous n’avions pas exploré la veille, et qui permet au reste de la famille de s’équiper.
Nous rentrons un peu éreintés de cette journée de ballade, il faut pourtant presser le pas car nous sommes attendus pour le repas du soir. Passage par l’hôtel pour poser nos paquets et nous rafraîchir rapidement. Nous renonçons à prendre notre voiture pour nous rendre au restaurant, et privilégions le taxi. Il connaît parfaitement la route et nous éviterons les problèmes de parking ! Il nous faudra un peu de temps pour réussir à en alpaguer un devant l’hôtel, car quelques valets de parking efficaces nous piquent les plus beaux ! Nous étudions leur technique, et profitant d’un « banc » plus important, réussissons à trouver notre bonheur. Il faut nous entasser, le véhicule n’est pas vraiment prévu pour cinq et tout le long du trajet, les genoux sous le menton et une carte vaguement dépliée pour repérer notre route, je prie pour que notre chemin ne croise aucun képi. La chance est avec nous, nous atteignons le « Benihana of Tokyo », en avance sur nos amis. Ce restaurant japonais va nous donner l’occasion d’assister à une démonstration de virtuosité culinaire, devant les yeux ébahis des enfants. Des crevettes pourtant coupées en petits morceaux semblent reprendre vie, un oignon tranché se transforme en cratère fumant, le couvre-chef du cuisinier devient panier de basket pour récupérer les queues de crevettes désormais inutiles. Beaucoup de bruit dans le restaurant, ce qui rend la conversation difficile. Mais c’est quasiment un dîner spectacle auquel nous participons. Chacune des tables, configurée en demi-lune, possède son propre chef et le ballet de serveurs qui va avec.
Coucher à 22h30 pour tout le monde…
Dimanche 11 juillet - De San Francisco à Yosemite Nous quittons aujourd’hui San Francisco pour Yosemite. L’empaquetage des affaires, avec un léger surplus, ne pose pour l’instant pas de problème. Les sacs supplémentaires récupérés lors de nos achats sont cependant les bienvenus. La relative harmonie originelle de nos bagages se fissure… Les choses risquent de se gâter, car un arrêt shopping est prévu sur le trajet, au « Gillroy Outlets » vanté par les habitués. Une sorte de « Quai des Marques » où l’on peut, paraît-il, faire de très bonnes affaires. C’est à voir… Nous remontons dans notre gigantesque voiture, direction… l’ouest d’abord, en suivant la rue qui passe devant notre hôtel. Un quart de tour plus loin, nous bifurquons vers le sud, sans trop de difficultés. Facile de s’orienter dans ces conditions. Et depuis hier, nous disposons d’informations supplémentaires sur la manière d’appréhender les stops avec double barres blanches au sol, qui nous avaient laissé un peu perplexes jusqu’à présent. Traversant à l’instinct, nous avions de sérieux doutes sur la justesse de notre conduite. Les quatre rues ayant la même signalisation au sol, c’est en fait l’ordre d’arrivée au carrefour qui détermine l’ordre de passage, une fois que chacun a marqué le stop. Une sorte de FIFO à quatre tuyaux, en quelque sorte ! Une fois de plus, les Américains présentent toutes les dispositions naturelles qui conviennent à ce type de dispositif, là où en France le carrefour deviendrait une sorte de zone de non-droit, un royaume du chacun pour soi où le plus culotté tirerait son épingle du jeu. Nous rejoignons la US 101 qui nous conduit vers notre destination, via San José. Pensée émue pour cette Silicon Valley, où tant de start-ups sont nées (et parfois mortes). Effectivement, les abords de cette autoroute se parent rapidement des noms des acteurs les plus connus de l’informatique, pour la plus grande joie de Christophe et des enfants qui découvrent, sur des immeubles de bureaux, les noms de leurs éditeurs de jeux préférés, de leurs routeurs, anti-virus, logiciels, j’en passe et des meilleurs… L’endroit ne doit pas être très agréable à vivre néanmoins, il n’y a rien à y faire en dehors des bureaux. Les yeux sur le compteur de vitesse en même temps que sur le paysage, nous nous apercevons avec surprise que nous sommes pratiquement les seuls à respecter les limitations de vitesse. C’est une surprise ! L’esprit civique de nos hôtes se trouve pris en défaut pour la première fois. Le « Gillroy Outlet », avec ses magasins de plain-pied étendus sur quatre zones distinctes, se révèle un peu décevant. Il y a forcément beaucoup de marques, mais on perd aussi beaucoup de temps à naviguer de l’un à l’autre, à arpenter les rayons à la recherche de la perle rare, qui soit d’une couleur « portable ». Les soldes sont inégales, ce n’est pas la curée promise, mais cela vaut mieux pour nos finances. Nous reprenons notre route pour Yosemite, à travers un paysage relativement aride et environné de monts, avec de temps en temps et sans prévenir des champs d’arbres fruitiers et de cultures. De nombreuses pancartes et petites boutiques sur le bord de la route proposent d’ailleurs des fruits. Mais nous allons au pays des ours, où il ne fait pas bon laisser de la nourriture dans sa voiture, nous nous abstenons, malgré l’attrait de leurs fraises de compétition grosses comme des clémentines et goûteuses. Et dire que les fraises n’étaient vraiment pas terribles cette année, en France… Nous espérons nous rattraper plus tard, notamment entre Bryce et Moab où j’ai repéré une ferme bio très alléchante sur le papier. Nous atteignons aux alentours de 19h le parc de Mariposa Grove, succédané de Sequoia Park qui lui est beaucoup plus au sud et nous obligerons à faire un grand détour. Il est encore temps de visiter, nous confirme la Ranger à l’entrée. Nous faisons un tour d’une bonne heure dans ce petit parc, jalonné de sequoias aux noms évocateurs. Nous découvrons ainsi le Grizzli, un arbre extraordinaire de 2700 ans, qui porte encore très bien son âge. Visible de très loin de par sa hauteur et son envergure, le haut de son feuillage donne une sensation d’irréalité. Est-ce les couleurs, la forme de ses aiguilles, les torsions de ses branches, la luminosité déclinante qui donne une ambiance particulière ? C’est impossible à dire, mais l’impression est bien là, de se retrouver devant un arbre de conte de fées. Je m’attends à tout moment à le voir s’animer pour nous délivrer un message obscur et sentencieux, puis reprendre son immobilité habituelle de vieux sage.
Retour à la voiture à la nuit tombante, pas d’ours en vue par contre des biches et des écureuils en pagaille. Et des moustiques aussi, assoiffés qui plus est ! C’est le sauve-qui-peut général, nous battons en retraite.
Sur la route entre Mariposa et Yosemite Valley, alors que nous pensions avoir fait le plus dur du trajet, c’est visiblement la saison des travaux, nous contraignant à de fréquents arrêts ou ralentissements. Il nous faudra plus d’une heure pour atteindre notre hôtel.
La mauvaise surprise du jour, c’est qu’ils ont réussi à nous mettre dans deux chambres certes contigues, au premier étage, mais auxquelles on accède par deux escaliers différents, à 20m d’écart… Malgré notre réclamation, ils sont « so sorry » mais ne peuvent nous proposer une autre solution, l’hôtel est complet. Too bad…
Demain matin, direction Panorama Trail, via la navette réservée par téléphone depuis l’hôtel de San Francisco, et qui part à 8h30. Je m’assure qu’au moins de ce côté-là tout est ok, et que nous pourrons acheter avant le départ de cette navette de quoi préparer notre pique-nique de midi. Nous trouvons deux-trois trucs à grignoter au restaurant-bar de l’hôtel, tout le reste est fermé. Il est 22h10…
Il faut expliquer que la vallée de Yosemite jouit d’une configuration particulière. Accessible par une seule route qui la traverse, elle ne propose pas pléthore de logements, qui sont donc en quasi-situation de monopole. Bien évidemment, cela se fait au détriment de la qualité. Il est certes plus difficile, dans cet endroit reculé, de se ravitailler aussi facilement que dans une grande ville. Il n’empêche que les hôteliers sont à peu près libres de pratiquer les prix et la qualité de service qu’ils veulent, vu qu’une fois sur place, vous n’allez pas reprendre votre voiture et la route de montagne pour trouver une hypothétique chambre plus bas. D’ailleurs, tout est fait pour décourager l’usage des voitures individuelles, et les transports par bus offrent toutes les commodités nécessaires. Le problème n’est pas là, mais plutôt sur les structures d’accueil, les seules sur des kilomètres à la ronde.
Résultat : nous nous retrouvons non seulement avec des chambres éloignées, mais en plus d’une indubitable saleté. La moquette foncée camoufle de toute la force de ses motifs chargés de nombreuses taches. Sous le lavabo, le carrelage ne peut faire autrement que de révéler les restes des précédents occupants, papier et autres cheveux… Derrière un lourd double rideau (figé par la crasse ?), nous découvrons la malette d’un précédent occupant, avec une réservation en date du début du mois de juin. Soit un mois avant nous. C’est dire si le ménage est fait à fond…
Heureusement, la bonne surprise viendra de la magnifique balade que nous ferons le lendemain. La nature y tiendra la première place et toutes ses promesses.
Lundi 12 juillet - Paradis à "Panorama Trail" Après une nuit peu reposante (la climatisation ne marchait pas, surprenant !), nous prenons notre petit déjeuner dans la salle commune, grande comme un hall de gare, qui sert de réfectoire. Le sol moquetté de couleurs sombres, de nouveau, et le bruit ambiant n’en font pas un lieu très agréable. Nous nous évadons rapidement de l’endroit et prenons le bus de 8h30, pour rejoindre le point de départ de la randonnée, à Glacier Point (prononcer « Glaichieure Ponhitte » pour être compris !). Le chauffeur du bus, un solide gaillard d’une cinquantaine d’années qui ne répond pas (ben oui, il conduit il n’a donc pas le droit) au doux prénom de Bill nous raconte, tout en manoeuvrant son engin dans les lacets, un florilège d’anecdotes sur Yosemite Valley. Ses origines, les hommes qui ont marqué son histoire, les rivalités et les affrontements qui s’en sont suivis, pour finir son statut de « National Park » grâce au rôle prépondérant joué par Théodore « Teddy » Roosevelt. Ce président, grand amateur de nature sauvage, a créé le statut de parc national, donnant le premier label à Yellowstone. Notre guide nous apprend également que la vallée n’a été découverte par l’homme blanc qu’au milieu du XIXème siècle. Les années suivantes, le schéma habituel et tristement célèbre fut appliqué : déplacement vers des réserves de la population autochtone, qui ne l’a pas supporté, affrontement entre les amateurs de la nature « dans son jus » et les marchands du temple, création des premières voies d’accès (la route actuelle date de 1932). Au final, le site reste ultra préservé, ce qui est une vraie victoire, ce que nous pourrons constater durant notre marche du jour, au milieu d’une nature encore très sauvage où les forêts sont entretenues a minima, et uniquement aux endroits où les arbres peuvent poser un problème de sécurité. Toilettes rustiques, pas de marchands de frites ni de babioles sur le parcours, seulement un magasin au départ pour les habituelles cartes, casquettes et magnets souvenirs ! Du beau travail. Et la balade sera à la hauteur des efforts qu’elle va nous demander. Quelques 12km, en descente à 90%, avec une belle montée dans la chaleur de la mi-journée qui nous a un peu cuits. Heureusement, ce sera la seule du parcours. Mais aussi des points de vue extraordinaires sur les différentes chutes d’eau (Ililouette, Vernal et Nevada Falls) et surtout quelques apics vertigineux avec un passage sous la brume d’eau de Nevada Fall, point d’orgue de la promenade. Des moments vraiment magiques. Pas d’ours mais de nombreux écureuils et geais bleus. Et une taupe, enfin ce que nous prenons pour tel. Près d’un tronc d’arbre couché, la terre s’anime brusquement et la petite motte soulevée progresse lentement, traçant un hasardeux itinéraire. Un bâton soulevant une partie du sol en surface ne nous permettra pas d’en apprendre davantage, interrompant juste momentanément la progression de la « Bête »… Le timide animal préfèrera rebrousser chemin.
Les jambes en compote mais réjouis par cette aventure, nous regagnons l’hôtel par la navette gratuite qui parcourt la vallée, car-balais des randonneurs de tout poil. A notre arrivée, la piscine n’est plus disponible que pour des cours de natation. Et son entrée était payante, même pour les clients : 5 dollars pour les adultes, 3 pour les enfants. Cà continue… Après les chambres distantes, les draps plus qu’élimés, les couvertures, dessus de lit et moquette d’une propreté douteuse, nous découvrons, tels les Trois Ours tombant sur Boucle d’Or, que la chambre des garçons a été occupée par une jeune fille qui s’est trompée de numéro. Et pourtant, sa clé ouvre bien notre porte. Nouveau passage à la réception. Je leur ramène par la même occasion la mallette du client précédent. Pour le reste, ils sont « So sorry… », comme d’habitude.
Le bilan de la journée reste largement positif, grâce à cet endroit merveilleux et préservé ; la sensation de calme et d’espace ressentie à de nombreux endroits du parcours – car globalement on est souvent tout seuls, en dehors des points stratégiques où les gens s’arrêtent pour déjeuner ou admirer le coup d’œil – est incomparable. Le Panorama Trail nous a permis de faire un parcours exhaustif du coin, une balade d’une montagne à l’autre comme jamais dans les Alpes.
Mardi 13 juillet - Retour dans le passé avec Bodie Nous quittons sans regret notre hôtel. Le dernier petit déjeuner ne relève pas le niveau de l’accueil. Les mollets de Valentin sont baptisés aux éclaboussures de chocolat chaud par un type au tee-shirt siglé… IBM ! Le malotru part sans rien ramasser ni s’excuser. Ce doit être un commercial… Quant à la caissière, elle n’a pas l’air d’entendre ce que nous lui disons et biffe tous les tickets de petit déjeuner. Emportée dans son élan, elle continue sur un billet de 5 dollars… Une des serveuses qui ramasse les plateaux dans la salle (je devrais dire le hall), affligée d’un fort strabisme et - comme si cela ne suffisait pas - d’une maladresse affligeante, laisse échapper la moitié de ce qu’elle prend sur les tables directement sur le sol, sans passer par la case poubelle de son chariot. D’où l’intérêt, sans doute, de la moquette sombre… qui nous semblait une hérésie pour un restaurant. Nous quittons cette cour des miracles sans regret. Cahin-caha, nous regagnons notre voiture. Nos mollets – entre autres – se ressentent fortement de notre « trek » de la veille. Ce sont donc trois petits vieux et deux grabataires qui s’installent péniblement dans leur Dodge blanche. Pour sortir de Yosemite Valley, un long parcours montagneux nous attend, toujours au milieu de pins vertigineux. Eux aussi ont compris que le pays était vaste et qu’ils pouvaient occuper l’espace au maximum sans se marcher sur les racines. Des troncs calcinés portent témoignage des incendies passés. Dans ces scènes de désolation sylvestre, la nature reprend vite ses droits et tapisse de vert le sol tout autour des cadavres noircis. Le contraste de couleurs est frappant. Les versants se succèdent, nous atteignons enfin le sommet pour redescendre vers la Tioga Pass, à 2700 m d’altitude. Commence une descente avec des points de vue encore plus spectaculaires, dignes du « Seigneur des Anneaux ». Pins sur les versants, puis succession de prairies verdoyantes d’herbe grasse dont la verdure est ponctuée de pierres blanches, et parcourue de petits cours d’eau. Quelques coins à pêcheurs. Et un horizon qui s’éloigne encore, jamais nos yeux n’auront pu porter aussi loin. Nous déjeunons à Lee Vining, puis prenons la route vers le nord-est pour Bodie, la ville fantôme. De route, nous passons à piste, c’est de plus en plus sport. Mais le résultat en vaut la peine. D’un bois très sombre, les maisons sont encore remarquablement conservées. Il y a ici trois mètres de neige en hiver, l’endroit est coupé du monde et, en été, il faut connaître pour y aller. Quelques maisons sont ouvertes et se visitent rapidement, pour les autres nous devinons à travers les vitres poussiéreuses les vestiges des vies passées. Car il y a eu une vie à cet endroit, une vie difficile, bourdonnante, bruyante, décadente même. Ancienne deuxième ville la plus importante de Californie au XIXeme siècle, elle eut pour origine la découverte d’or en 1859 par le prospecteur W S Bodey, qui lui a donné son nom. Du temps de sa splendeur, la ville jouissait d’une très mauvaise réputation, celle de « Sin City » (ville du pêché). La vie y était très dure, l’argent et l’alcool servaient de détonateurs à des situations souvent explosives. La raréfaction du précieux métal et deux incendies (le dernier en 1932) auront raison de l’endroit, abandonné par sa population.
C’est assez émouvant de découvrir, parfois de reconnaître des objets familiers, laissés là comme s’il avait fallu évacuer les lieux rapidement. Une église, bien sûr, qui arborait auparavant un tableau sur le thème « Tu ne voleras point », avant que des mains mal intentionnées ne s’en emparent…Une école, une banque ou plutôt un coffre-fort, dans une loge de pierre, seul vestige ayant résisté à la dernière attaque et à l’incendie qui a suivi, une loge maçonnique, une centrale électrique la première de son genre) qui a répondu aux besoins de ce lieu si retiré, en réalisant par la même occasion une prouesse technologique. Des toilettes à l’ancienne. Une salle de sport, avec punching-ball, anneaux et trapèze, un bar, un hôtel, des écuries, une glacière, les maisons des notables, légèrement plus grandes que les autres, mais rien d’ostentatoire, ce n’est pas le genre. Les couleurs de bois sur ce paysage tantôt désolé, tantôt verdoyant, suivant de quel côté porte le regard, avec des espèces de petits lys qui poussent un peu partout, et le ciel d’orage couleur plomb qui se prépare… Tout contribue à transformer ce lieu si singulier, hors du temps.
Le musée qui conclue la visite regorge d’objets variés : piège à souris, sérum anti-venin avec sa seringue de compétition, toilettes de dames élégantes, skis en bois, machine à sous, corbillard, documents officiels témoignant des dates importantes de la ville, et souvent liés à la mine, pèse-personne��� Un vrai bric-à-brac. Il est même possible d’acheter, pour 10 dollars, une carotte de pierre extraite de la mine de Bodie !
Nous repartons, enchantés de notre visite, direction cette fois-ci Mono Lake que nous avons déjà longé sur sa partie nord pour rejoindre la route de la ville fantôme. C’est d’ailleurs cette berge que nous entreprenons de visiter, en suivant les indications du forum « ouestusa ». Nous bifurquons sur une première route, puis sur une plus petite. « Cemetery road » indique le panneau. On se croirait dans un roman de Stephen King. Qu’importe, nous continuons notre chemin. Et « chemin » est vraiment le terme approprié. De virages en nids de poule, le parcours devient de plus en plus hasardeux, sans autre indication que des panneaux rappelant que l’accès est interdit aux voitures hors 4x4. Mais cela nous semble encore jouable. Après quelques miles et virages choisis un peu à l’instinct, nous apercevons un panneau « Black Point ». Nous touchons au but ! Enfin presque, cette fois-ci il nous faut continuer sur un chemin prévu pour un seul véhicule, sans demi-tour possible. Nous sommes environnés de hautes herbes avec le ciel orageux en toile de fond, je n’ose pas imaginer ce que l’on va faire s’il faut rebrousser chemin… Et au moment où nous allions renoncer pour tenter la marche arrière, les herbes s’écartent enfin pour dévoiler un petit parking. Nous y sommes ! Et tout seuls, en plus. Nous descendons de voiture pour parcourir à pied les 400m qui nous séparent de la berge. Sable noir très fin, puis plus épais, végétation rase, excréments de petite taille, sel en croûte sur le sol, passages plus boueux, tout y passe. Les concrétions calcaires sont quasiment à portée de main. Mais nous nous arrêtons juste avant de toucher l’eau, pour ne pas déranger les nids de mouettes qui s’y trouvent, malgré les réclamations du trio infernal qui se voyait bien prendre un bain. Nous assistons alors à un spectacle étonnant : le gobage de mouches par les mouettes, en mode fantassin. La technique est simple : elles avancent en courant le long de la rive, bec ouvert et ailes collées au corps, cou tendu, faisant fuir devant elles des nuages de mouches de plus en plus denses jusqu’à les gober. Les insectes se dispersent alors, et la course reprend en sens inverse. Il y a aussi les amatrices du gobage à même les vaguelettes, pour celles que les mouches noyées ne rebutent pas.
Le coin a beau être très isolé, nous découvrons néanmoins des traces de pas, humains chaussés ou à pied, mais aussi de chiens, chevaux, lapins. Pour être plus précis, il faudrait consulter le manuel des Castors Junior. Le mien est resté à la maison.
Nous repartons vers Mammoth Lake cette fois-ci, dans un surprenant hôtel style bavarois propre et sympathique. Seule la laverie me donnera du fil à retordre : je vais réussir à mettre le linge par deux fois (avec sa dose de lessive, of course…) dans ce que je pense être la machine à laver avant de réussir à comprendre que le lave-linge, c’est la machine à côté, celle-ci étant le sèche-linge… Bonjour la blonde !
Mercredi 14 juillet - Un petit air autrichien à Mammoth Lake Super, encore des « outlets » ! Mammoth Lake nous offre une nouvelle opportunité de shopping, certainement moins branché que les magasins de San Francisco. Arthur et Capucine dénichent pourtant deux ou trois « babioleries » qui valent le détour. Nous repartons ainsi avec deux pots de pâte gluante qui contribueront, n’en doutons pas, à mettre un peu de fantaisie dans ce voyage. Plus un serpent ébouriffé jaune, un porte-clé « croc » et un « R » brillant de mille feux pour une certaine R… Nous voici après quelques miles à Lone Pine. Nous déjeunons dans un restaurant décoré de photos de westerns, la plupart en noir et blanc. La serveuse n’est pas spécialement aimable, mais il y a une salle de jeux avec air-hockey, authentique Pacman, flipper… Ils savent recevoir, un vrai bonheur ! L’occasion pour Christophe de prendre sur moi une revanche méritée, après l’affront subi à l’Ile Maurice… soit il y a 11 ans ! Quel rancunier. Visite au musée du cinéma de Lone Pine. Une impressionnante collection de photos et affiches des films tournés dans le coin, principalement des westerns, mais aussi « Star Trek », « La Charge de la Brigade Légère », et quelques films de science-fiction. Souvent des séries B, mais aussi quelques-uns plus prestigieux avec des noms comme John Wayne, Steve McQueen, Clint Eastwood, etc… Un petit film de quinze minutes retrace les grandes lignes de cette épopée. Une voiture ultra-kitsch nous accueille dès l’entrée, ornée de ses plus beaux atours. Surtout des colts et des winchesters fixés deci-delà à la carrosserie, au milieu d’une nuée de pièces de monnaie collées un peu partout. Une « coccinelle » de pièces ! Le tout est très drôle à voir… Je ne suis pas sûre que les enfants y trouvent le même intérêt - nos idoles leur sont souvent totalement inconnues - mais ils sont quand même bluffés par des objets sortant de l’ordinaire. Pour Arthur, un mini juke-box de marque Wurlitzer, pour Capucine des selles plus richement décorées les unes que les autres, pour Valentin peut-être les voitures d’époque.
Nos provisions d’eau faites, nous nous dirigeons vers Death Valley ; la température extérieure monte inexorablement, jusqu’à 118°F. La voiture résiste, nous tentons quelques sorties photo et même un sprint le long de la route sous la canicule pour les enfants, juste pour voir si c’est aussi chaud que prévu. Promesse tenue !
Le Furnace Creek Ranch, notre hôtel pour le soir, dispose d’une climatisation certes bruyante mais efficace. Heureusement, les sites consultés avant notre départ nous avaient informé de ce désagrément, nous avons donc des boules Quies dans nos bagages. Nous dînons dans un des trois restaurants locaux d’un vrai steak, version XXL comme d’habitude. Surprise du chef, un panier de vrais petits pains se retrouve sur notre table. Il ne passe pas les entrées.
Nos chambres, communicantes pour la première fois, se trouvent près du terrain de golf. L’occasion de voir gambader des lapins aux très longues oreilles, ce soir. Demain matin, peut-être aurons-nous la chance d’apercevoir un ou deux coyotes, qui sait ?
Pour l’instant, il est l’heure de mettre nos boules Quies.
23h37, tout le monde dort.
Juste une théorie au passage, tant que j’y pense. Peut-être que si les certains Américains sont si gros, ce n’est pas seulement à cause de leur alimentation. Le poisson de Capucine, dans son aquarium, prend toute la place qu’on lui laisse. Dans un aquarium plus grand, il serait, paraît-il, encore plus gros. Finalement, le comportement des Américains est peut-être le même. Ils ont tellement d’espace, pourquoi n’en profiteraient-ils pas pour s’étendre ? Ils ont encore de la marge, au vu des déserts à perte de vue que nous venons de traverser.
Bon, je sais, ce n’est pas très sérieux comme théorie… Une fois baptisée, va-t-elle gagner en respectabilité ! Ce sera le « syndrôme du Delturinae » !
Jeudi 15 juillet - Canicule à Death Valley, frénésie à Las Vegas Six heures du matin. Je risque un œil à l’extérieur. Le soleil m’a devancée d’une bonne heure, mais il reste encore de belles couleurs sur le relief surplombant le golf. Je prends l’appareil photo de compétition de Christophe (vais-je maîtriser la bête ?) et entreprend de mitrailler, en variant les réglages (enfin je crois) pour espérer avoir pour chaque vue une prise correcte. Au bout d’une vingtaine de photos, ce bijou de technologie me lâche, « carte pleine » ! Argh ! Espérons que cela suffira. Je m’installe avec un bouquin sur notre terrasse, en attendant que le reste de la troupe sorte des bras de Morphée. Devant moi, un beau tapis d’herbe soigneusement entretenu, comme le reste des espaces verts alentour, par un arrosage systématique toutes les nuits. Moins de dix minutes plus tard, le bâtiment en face de moi, de l’autre côté du « jardin », n’est plus assez haut pour me protéger des rayons du soleil. Et il tape sacrément, le bougre ! La température extérieure doit largement dépasser les 40°, plutôt vers 45°, je me replie dans la chambre. Nous déjeunons rapidement avec les moyens du bord, complétés par une visite au magasin-épicerie de l’hôtel. Nos excursions du jour seront ultra-limitées, tant la chaleur est dense, pesante. Capucine a beaucoup de mal à supporter les excursions hors de la voiture dans cette fournaise, on ne dépasse jamais les dix minutes dehors avec elle. Pour le reste, nous ferons, Christophe et moi, des sorties à tour de rôle pour prendre en photo les paysages les plus remarquables. Nous commençons par un tour en voiture sur Artist Drive, pour contempler les curieuses couleurs dont la nature a paré les strates de roches à cet endroit. Une vraie palette d’artiste, d’où le lieu tire son nom. Puis nous revenons sur nos roues pour emprunter la route officielle. Zabriskie Point se présente, après quelques miles, sous la forme d’un grand parking où les autobus sont les plus nombreux. Il faut ensuite monter un plan incliné sur 200m environ, une épreuve avec la chaleur qui règne aujourd’hui. Contrairement à notre arrêt précédent où nous étions tous seuls, une quarantaine de personnes nous environnent. Tous n’ont qu’une envie : parvenir à l’esplanade offrant le meilleur point de vue, prendre une photo avec les montagnes brûlées en toile de fond, et regagner rapidement les véhicules climatisés. Nous n’échappons pas à la règle, dénichant même notre photographe officielle en la personne d’une Anglaise d’une soixantaine d’années, qui sert de guide à un groupe et parle remarquablement notre langue. Elle se moque gentiment des tee-shirts Abercrombie arborés par nos trois enfants, nous demandant si nous sommes sponsorisés… Nous continuons notre chemin sans autre point de vue où s’arrêter. A proximité de Pahrump, nous apercevons au loin une colonne de chaleur qui forme comme une mini-tornade. Le phénomène se reproduit deux ou trois fois, c’est assez curieux, pas du tout inquiétant (la colonne n’est vraiment pas haute ni large). Nous ne verrons cela qu’à cet endroit. Nous traversons une zone très désertique en terme d’habitations. La principale trace de présence humaine seront ces panneaux disséminés tout le long de la route. Il y a de tout : élection du nouveau shérif, propositions d’avocats de tout poil, offrant leurs services spontanément, mais aussi des dentistes, des vendeurs d’armes à feu… A se demander si Pahrump ne compte pas plus de panneaux que d’habitants.
Nous y faisons halte pour manger dans notre premier McDonald du voyage, comme… d’autres familles françaises ! Nous sommes sans doute des gens d’habitudes.
Las Vegas est enfin en vue. Le voyage est passé assez vite, d’autant que nous avons bénéficié d’un concert privé des enfants, quand nous sommes tombés sur une radio ni religieuse ni country, qui passait des tubes de Lady Gaga et de Rihanna.
Arrivée à Las Vegas. L’hôtel Luxor est… en fait, ce n’est plus un hôtel, c’est une vraie ville ! Nous laissons le voiturier garer notre véhicule sur le « petit » parking, et un bagagiste récupère l’ensemble de nos paquets et valises, après un décompte sommaire qui m’inquiète un peu. Il me donne un numéro de téléphone à appeler quand nous serons dans nos chambres, avec un numéro de réservation, pour que les bagages nous soient livrés. Je le regarde partir avec un peu d’angoisse… Nous passons au check-in, qui propose plus de guichets que le magasin Carrefour de Montesson n’a de caisses. Par contre, nous faisons la queue assez peu de temps, mais toujours à l’américaine, conduits par des barrières de sangles qui imposent le respect des files ! Direction le quinzième étage de la pyramide, nous traversons les salles de jeu (fermez les yeux, les enfants !) où résonnent les machines à sous, pour rejoindre la bonne batterie d’ascenseurs. Nous découvrons enfin nos chambres et leurs fenêtres en pente. Pas aussi grandes que ce que j’imaginais, mais très confortables !
Pour le reste… La facture d’électricité de l’hôtel doit égaler le PIB de plusieurs pays africains, les machines à sous les plus variées se succèdent, ponctuées par des voitures de sport rutilantes présentées sur des podiums pivotants. Enfin, machines à sous, le terme est désormais abusif. Il vaudrait mieux parler de machines à tickets. Les joueurs vont d’abord déposer une somme aux stands de cash (« cashier »), repartent avec un ticket qui représente cette somme, et qu’ils introduisent ensuite dans les machines pour jouer. Plus de jetons introduits dans une fente et de manette que l’on abaisse pour récolter les trois figures identiques, maintenant un bouton pressé actionne le mécanisme en même temps qu’il débite votre compte. La magie a vraiment disparue… De même, si vous gagnez, n’espérez pas une pluie de pièces. Seulement un « Ting Ting Ting » et un bout de papier qui indique de combien votre compte est crédité…
Des tables de jeux, des serveuses dont la tenue a visiblement subi un lavage trop chaud, perchées sur des talons vertigineux qui accentuent leur déhanché, des lumières, quelques très rares cris de joie. En fait, devant les machines à sous, les joueurs sont plutôt apathiques, comme résignés à ne rien gagner, appuyant machinalement sur le bouton qui débite leur crédit.
Les tables de poker, black-jack et autres jeux de cartes sont plus animés. On sent une tension qui s’exprime sur le visage des joueurs. Autre curiosité : les paris sur le sport. Ce jour-là, Tiger Woods est sous le feu des projecteurs, une partie des grands écrans de télévision qui tapisse le mur de cette salle retransmettent ses exploits lors d’une compétition en Angleterre ou en Ecosse, c’est difficile à dire pour des profanes comme nous. Visiblement, Tiger n’est pas le cheval sur lequel miser pour l’heure…
Drôle de monde que ces immenses salles de jeux ; le temps semble s’y être arrêté, d’ailleurs aucune horloge pour indiquer l’heure. Il paraît que c’est volontaire, pour que les joueurs perdent la notion du temps. A tout moment du jour et de la nuit, ils peuvent manger ou boire. « All you can eat ! », promettent les panneaux au-dessus de certains restaurants. « Jusqu’à ce que votre panse éclate ! », pourrait-on ajouter. Ils sont traités comme des athlètes de haut niveau, dont la seule préoccupation doit être de jouer, jouer, jouer. Les contingences matérielles ne doivent en aucun cas entraver leur soif de gain.
Nous retrouvons nos amis dans le hall à 17h30. A la grande surprise des enfants, qui n’étaient pas dans la confidence, une limousine blanche conduite par Emake, en costume-cravatte, qui nous attend. Le grand luxe ! Nous faisons un tour sur le « strip », avec arrêt obligatoire sous le légendaire panneau Las Vegas pour la photo souvenir.
Le spectacle du soir : « O », du Cirque du Soleil. Les mots ne suffisent pas à traduire la féerie, la poésie et l’émerveillement que suscite ce spectacle. Le cousin d’un collègue de Christophe fait partie des artistes, il nous envoie un SMS pour nous proposer gentiment de le rejoindre en coulisse à la fin du spectacle. Nous spéculons en riant pour deviner de qui il s’agit, parmi les nombreux funambules et plongeurs. Nous en connaissons pas encore Pierre, et quant bien même, il eut été impossible de savoir quel rôle il jouait. Maquillage, costumes, ils sont méconnaissables, et apparemment peuvent tenir plusieurs rôles. Succession de plongeons vertigineux dans la piscine qui occupe les trois-quarts de la scène, acrobaties sur des structures métalliques mobiles et suspendues dans les airs, costumes soignés, personnages aquatiques fantasmagoriques, valets vêtus de rouge évoluant avec un air guindé, on en prend plein les yeux sans parvenir à saisir tous les détails de chaque scène.
Baissé de rideau. Une jeune femme avec un micro-oreillette nous attend près des ascenseurs de service pour nous remettre des badges « visiteurs » et nous conduire jusqu’à Pierre, qui nous reçoit très gentiment dans l’espace des artistes. Il arbore encore son maquillage blanc. Sa carrure traduit le sportif, il nous explique qu’il a fait 15 ans de gymnastique avant d’être recruté par le Cirque du Soleil. Et il offre aux enfants un véritable trésor : une des deux immenses bouées qui ont servi durant le spectacle ! Nous le remercions chaleureusement et repartons assez vite, pour ne pas lui prendre trop de temps sur sa courte période de repos avant la deuxième représentation qui suit.
Dîner au buffet du Bellagio, succulent. Du choix à profusion, tous les types de cuisine sont représentés, les enfants sont assez grands pour prendre en charge eux-mêmes leur repas et se composer un menu relativement équilibré, contrairement à ce que nous aurions pu craindre. Ce sont nos derniers moments en terre américaine avec nos amis, et nous profitons pleinement de ce repas pris entre amis, sans contrainte, dans la bonne humeur habituelle. Nous nous coucherons un peu tard après une balade sur le strip, à pied cetet fois-ci, qui nous permettra d’assister au spectacle de jets d’eau du Bellagio. Les enfants s’amuseront beaucoup avec les artistes ambulants, mimes, sosies de star, etc… Quelle soirée !
Jeudi 8 juillet - De Paris à San Francisco Départ très matinal de la maison pour toute la tribu, nous prenons place à bord d'un gros monospace. Arthur profite du siège arrière environné de bagages pour continuer sa nuit, la tête appuyée sur un sac Décathlon grand format. Une fois n'est pas coutume, nous arrivons plus que dans les temps à l'aéroport (et le bon aéroport, en plus...), si bien que nous enregistrons nos bagages quasiment les premiers d'un vol sur 747, quand même ! Un petit déjeuner et quelques emplettes au Relais H plus tard, nous embarquons. Ce sera l'occasion de découvrir nos nombreux compagnons de voyage, notamment plusieurs groupes de jeunes adolescents typiques encadrés par des moniteurs plus vieux qu'eux de quelques heures, mais qui témoignent déjà d'une grande expérience et d'un solide sang-froid face à la provocation pure... La passerelle franchie, Valentin renonce pour cette fois à saluer l'équipage d'une vigoureuse poignée de main. Il se contente d'un discret signe de tête, accompagné d'un jeté de mèche, en bon ado qui se respecte (même si, de ce côté-là, il y a eu récemment du raccourci dans l'air...). Nous gravissons immédiatement les quelques marches qui nous mènent au pont supérieur qui, à défaut d'être en plein air comme sur un paquebot de croisière, présente l'énorme avantage de proposer des écrans individuels, avec la programmation qui va bien. Cela nous permet de passer un voyage relativement paisible, en dépit des escarmouches ponctuelles et parfois bruyantes entre Capucine et Arthur. Rien que du très habituel (« business as usual » comme disent nos amis américains !). Christophe, entrepris par sa voisine de droite – une habitante de San Francisco – réalise, mais un peu tard, que la langue bizarre qu’elle utilise sera celle qu’il entendra pour les 3 semaines et demi à venir… Il regrette un instant la Corse et l’accent traînant des locaux, plus compréhensible. Le voyage se déroule sans encombre. Douane, bagages, voiture, nous partons rapidement à bord d'une magnifique voiture blanche, spacieuse et haute sur roues, vers notre hôtel tout près de Union Square. En chemin, nous croisons nous premiers "trucks".
Un petit tour en ville avant de se coucher ?...
20h21… Seule une petite lumière luit encore dans la chambre. La quasi-totalité de la troupe a sombré avec bonheur dans les bras de Morphée ; les garçons se partagent une chambre avec deux queen beds, ils ne devraient pas manquer de place. Pas plus que Capucine qui a hérité du même format de lit. Elle a déjà entamé sa nuit auparavant dans les moelleux fauteuils de Levi’s et Abercrombie & Fitch, fournisseur officiels des ados français comme nous le découvrirons au cours du voyage. Le repas au Lori’s de Powell Street ne nous laissera pas un souvenir impérissable sur le plan gustatif. Pourtant, les hamburgers ne sont pas mauvais, mais ils deviennent rapidement écoeurants, même pour notre « labrador » en chef. Arthur et Capucine ont des allures de zombies, nous faisons en sorte qu’a minima, ils ne tombent pas de leur chaise. Il doit être prêt de 4h du matin en France, leurs paupières le savent bien. Nous expédions hamburgers, bacon frit, oignons, tomates et autres salades au plus vite. Le milk-shake de Capucine prend sensiblement la clé des champs, il est rattrapé de justesse par Christophe au moment où il menaçait de se répandre définitivement sur la table.
Arthur retrouvera un soupçon d’énergie qui le poussera jusqu’à son lit, Capucine sera évacuée en ascenseur. Nous croisons à l’entrée du restaurant un couple de Français qui viennent justement de passer trois semaines aux USA. Ils rêvent de yaourts, de coquillettes avec jambon blanc… Pour ma part, malgré l’enthousiasme du début, ce hamburger est presque déjà celui de trop. Il va falloir sélectionner nos restaurants avec plus de discernement, en attendant de nous préparer nous-mêmes nos pique-niques. Malgré tout, le cadre du Lori’s s’est révélé très typique, avec son décor années 50. Pour un peu, nous nous serions attendus à voir apparaître Fonzi au détour d’une table en formica ou d’une banquette rouge !
Une sirène résonne dans la rue. Police ou ambulance ? Je n’ai pas encore ma cartographie des bruits dans l’oreille, elle se complètera dans les jours à venir. Je garde également de cette journée deux autres images. La première à l’aéroport, lorsque nous avons pris possession de notre énorme voiture, pour croiser d’encore plus gros spécimens et de rutilants camions. Valentin nous fait remarquer que toutes les voitures ont l’air neuf, en fait elles sont visiblement très bien entretenues.
L’autre image : celles de clochards isolés, qui pour la plupart jouent d’un instrument. Parfois seulement une batterie de fortune improvisée sur des poubelles renversées et recouvertes d’une casserole ou d’un vague couvercle, pour produire les différents sons nécessaires. Ah oui ! Et un « Jesus loves you » ou quelque chose dans le genre, brandi par un black sur un panneau, en pleine rue, sans autre forme de revendication. Dois-je le préciser ? Nous découvrons une Bible dans le tiroir de notre table de nuit…
Mes lentilles n’en peuvent plus. Je vais les immerger dans leur solution de lavage préférée.
Dans son sommeil, Capucine émet une dernière récrimination à l’encontre d’Arthur. Pour aujourd’hui, elle aura eu le dernier mot !Vendredi 9 juillet - China Beach, Sausalito and co Notre journée du vendredi nous permet de visiter des lieux très variés de San Francisco. Réveillés à 3h du matin, puis à 6h, les parents attendent que leur tribu reprenne quelques forces, d’où un départ tardif de l’hôtel. Le restaurant soigneusement repéré sur le « Guide du Routard » pour ses célèbres petits déjeuners se révèle inaccessible, au vu de la foule qui s’entasse sur le trottoir. Nous renonçons et choisissons – horreur et erreur fatales – de prendre notre petit déjeuner juste en face de l’hôtel. Les pancakes commandés arrivent, et là les visages s’allongent : impossible d’ingurgiter de telles quantités, même pour les plus gourmands d’entre nous (et ils sont nombreux). Je m’aperçois que les « french toasts » choisis ne ressemblent pas du tout aux pains de mie imaginés, mais à des brioches traitées façon pain perdu, avec un fort goût de cannelle. Christophe, quant à lui, se console en apercevant sur ses pancakes une boule blanc cassé. « Une boule de glace vanille ! Cà c’est sympa ! ». Son sourire se transforme en grimace à la première bouchée, c’est en fait du beurre salé… Nous regagnons péniblement notre hôtel, et demandons notre voiture. En effet, se garer n’est pas chose facile à San Francisco, et même le parking réservé aux clients de l’hôtel est en fait un parking situé un peu plus loin, et mutualisé avec d’autres hôtels certainement. Il faut donc, comme pour le fût du canon, « un certain temps » pour récupérer son véhicule. Nous avons le temps de faire un petit tour dans les chambres pour nous rafraîchir, et nous voilà partis direction le Golden Gate Park. Le trajet de ce matin aurait dû nous emmener nous promener dans ce parc, mais vu l’horaire tardif, nous nous contenterons de nous garer près de China Beach, et de nous balader à pied jusqu’à cette plage. Premier contact avec le Pacifique : nous sentons bien l’air marin, la chaleur en moins. Sur la plage, des enfants s’amusent, couverts comme si nous étions en automne. Et c’est vrai que tous les matins de notre séjour seront frais à San Francisco, le soleil et la chaleur ne daignant se montrer que l’après-midi. Quant à la plage, elle tire son nom des immigrés chinois qui peuplaient le coin auparavant, pêcheurs de leur état venus chercher une meilleure fortune sous le ciel américain. Le quartier, résidentiel, abrite de belles maisons aux architectures variées, sur des terrains souvent garnis de jardins paysagers. L’une des maisons qui surplombe la plage s’attire d’ailleurs les grâces de Valentin, qui décide qu’elle sera sienne dans quelques années… C’est beau de rêver ! Nous reprenons la voiture. Une fois la bonne bretelle d’accès empruntée, ce qui n’est pas sans difficulté, le franchissement du célèbre Golden Gate se fait dans une circulation assez dense. Nous trouvons notre chemin assez facilement jusqu’au restaurant les pieds dans l’eau qui nous attend. Nous traversons pour ce faire une bonne partie de Sausalito, qui ressemble assez à nos stations balnéaires, peut-être en plus huppée. Pas mal de boutiques de luxe et surtout peu de place, y compris pour se garer. Les difficultés de stationnement seront le fil rouge du jour.
Ce déjeuner en terrasse sera l’occasion d’une première rencontre cuisante avec le soleil pour nos avant-bras. Le repas est délicieux, le cadre idyllique. Capucine s’essaie à l’américain, et sur mes indications demande « The toilett, please ? », à quoi on lui répond « Tout droit et à gauche… ». Elle revient, toute penaude d’avoir laisser apparaître si clairement son statut de touriste français. Les fois suivantes, elle pensera à demander « The restroom, please ? » avec un succès nettement plus grand. Il va falloir que je rafraîchisse (et que j’américanise) mes connaissances…
Une promenade digestive à Muir Woods poursuit agréablement cette journée, toujours après un peu de temps perdu à se garer. Nous croisons nos premiers séquoias, dont les troncs n’en finissent pas de s’élever vers les cieux. Ce qui frappe le plus dans ce parc, tout comme dans les suivants que nous visiterons c’est, au-delà de la petitesse des parkings au regard de la foule qui les prend d’assaut, l’absence totale de papiers gras et autres bouteilles en plastique, où que le regard se pose. C’est assez réconfortant. Comme quoi, il n’y a pas de fatalité… Un lieu hautement touristique n’est pas obligatoirement condamné à devenir une poubelle en plein air. Une leçon à rapporter en France.
Quelques heures et une jambe de jean trouée plus tard, nous refranchissons le Golden Gate dans l’autre sens. C’est l’heure du péage, mais l’attente aux guichets est assez courte. Nous continuons notre chemin jusqu’aux quais, où nous avons la ferme intention d’apercevoir les fameux lions de mer. Nous trouvons un parking public assez éloigné de l’extrémité du Pier 39, ce qui nous oblige à marcher plus que prévu et à faire provision, pour certains, d’une polaire plus chaude. Il faut dire que ce soir, le vent est glacial, tout comme ce matin aux premières heures du jour. En chemin, nous croisons la foule des grands jours. C’est très animé, les musiciens une fois de plus participent activement. Les bruits, les sollicitations, les odeurs… tout cela finit par nous agresser. Nous trouvons en restaurant italien, plus gras et copieux que ce à quoi nous sommes habitués.
Notre retour en voiture ce fera avec quelques visites imprévues, notamment de la Coït Tower que nous atteignons après de nombreux lacets sur une route escarpée. Lombard Street – en descente, bien sûr. Et nous pouvons enfin regagner notre hôtel pour un repos bien mérité, seulement troublé à 2 heures du matin par un fêtard bien imbibé.Samedi 10 juillet - San Francisco à pied Ce samedi nous trouve plus matinaux. Prudents, nous prenons notre petit déjeuner à l’hôtel et partons à pied pour une longue journée de marche. Un petit crochet par Union Square, puis nous voici dans le quartier chinois où Arthur se met en chasse d’un magasin de gadgets, babioles ou magie. Une « babiolerie » en fait, comme il le dit lui-même. De ce côté-là, il est assez servi et nous aurons du mal à le faire renoncer à deux ou trois « saloperias » qui seraient venues encombrer ses étagères. Nous sommes bredouilles à deux reprises. Le musée de la Wells Fargo d’abord, fermé le samedi, et un restaurant à l’heure où les ventres des enfants recommencent à crier famine. Nous parvenons malgré tout, après quelques pas de plus et une course démente dans une rue en très forte pente, à les conduire à pied cette fois-ci jusqu’à la Coït Tower. « Mama’s » nous accueille pour le déjeuner, aux alentours de 13h30. C’est une institution, avec un grand choix de sandwichs à la composition qui dépasse notre niveau de langage, mais c’est délicieux. En sortant, nous nous faisons héler par un homme dans une voiture. Drôle de sensation que d’entendre son nom de famille crié, à l’autre bout du monde, dans une ville où, a priori nous ne connaissons personne. Ce sont nos amis français qui passaient par hasard dans le coin. Le monde est un grand village… L’après-midi, ce sera bus (ligne 45 puis 22, nous rencontrons d’autres Français et des francophiles), marches vers Alamo Square, où nous manquons de peu un repas de quartier annoncé à grand renfort d’affiches sur les poteaux alentours, Hayes, St-Mary’s Cathedral où les enfants sont à deux doigts de se faire enrôler pour la quête d’un office en espagnol. Je remercie chaleureusement pour la proposition, mais explique que nous ne faisons que passer et ne resterons pas tout le temps de la cérémonie. Nous nous éclipsons discrètement, un peu gênés, et trouvons au sous-sol de l’église une petite bibliothèque et surtout des toilettes qui nous sont d’un grand secours après cette longue marche. Souvent, en nous voyant plongés dans nos plans, des passants nous proposerons spontanément leur aide pour nous orienter. Il n’y a pas à dire, les Américains sont très accueillants. Mais quel drôle d’idée, quand même, de commencer toutes leurs phrases par « How are you today ? ». Il me vient souvent une réponse à la Dupontel, que je garde pour moi afin de ne pas nuire aux relations franco-américaines. Pas un seul caissier qui nous en fasse grâce, pour l’instant. Je préfère de loin la spontanéité de ceux qui interpellent les enfants, dans la rue ou le bus, pour les chambrer gentiment en nous glissant des clins d’œil complices…
Retour shopping à Westfield Mall, après la traversée d’un quartier fréquenté par des clochards titubants, souvent drogués paraît-il. Les bâtiments qui l’occupent alternent : un squat, une mission, un squat, un centre social, un squat, une boutique délabrée, un squat, etc… Nous accélérons le pas, changeons de trottoir une fois ou deux, mais il fait encore trop jour pour que nous nous sentions réellement en danger. Pèlerinage chez Abercombie, avec un nouvel espace que nous n’avions pas exploré la veille, et qui permet au reste de la famille de s’équiper.
Nous rentrons un peu éreintés de cette journée de ballade, il faut pourtant presser le pas car nous sommes attendus pour le repas du soir. Passage par l’hôtel pour poser nos paquets et nous rafraîchir rapidement. Nous renonçons à prendre notre voiture pour nous rendre au restaurant, et privilégions le taxi. Il connaît parfaitement la route et nous éviterons les problèmes de parking ! Il nous faudra un peu de temps pour réussir à en alpaguer un devant l’hôtel, car quelques valets de parking efficaces nous piquent les plus beaux ! Nous étudions leur technique, et profitant d’un « banc » plus important, réussissons à trouver notre bonheur. Il faut nous entasser, le véhicule n’est pas vraiment prévu pour cinq et tout le long du trajet, les genoux sous le menton et une carte vaguement dépliée pour repérer notre route, je prie pour que notre chemin ne croise aucun képi. La chance est avec nous, nous atteignons le « Benihana of Tokyo », en avance sur nos amis. Ce restaurant japonais va nous donner l’occasion d’assister à une démonstration de virtuosité culinaire, devant les yeux ébahis des enfants. Des crevettes pourtant coupées en petits morceaux semblent reprendre vie, un oignon tranché se transforme en cratère fumant, le couvre-chef du cuisinier devient panier de basket pour récupérer les queues de crevettes désormais inutiles. Beaucoup de bruit dans le restaurant, ce qui rend la conversation difficile. Mais c’est quasiment un dîner spectacle auquel nous participons. Chacune des tables, configurée en demi-lune, possède son propre chef et le ballet de serveurs qui va avec.
Coucher à 22h30 pour tout le monde…Dimanche 11 juillet - De San Francisco à Yosemite Nous quittons aujourd’hui San Francisco pour Yosemite. L’empaquetage des affaires, avec un léger surplus, ne pose pour l’instant pas de problème. Les sacs supplémentaires récupérés lors de nos achats sont cependant les bienvenus. La relative harmonie originelle de nos bagages se fissure… Les choses risquent de se gâter, car un arrêt shopping est prévu sur le trajet, au « Gillroy Outlets » vanté par les habitués. Une sorte de « Quai des Marques » où l’on peut, paraît-il, faire de très bonnes affaires. C’est à voir… Nous remontons dans notre gigantesque voiture, direction… l’ouest d’abord, en suivant la rue qui passe devant notre hôtel. Un quart de tour plus loin, nous bifurquons vers le sud, sans trop de difficultés. Facile de s’orienter dans ces conditions. Et depuis hier, nous disposons d’informations supplémentaires sur la manière d’appréhender les stops avec double barres blanches au sol, qui nous avaient laissé un peu perplexes jusqu’à présent. Traversant à l’instinct, nous avions de sérieux doutes sur la justesse de notre conduite. Les quatre rues ayant la même signalisation au sol, c’est en fait l’ordre d’arrivée au carrefour qui détermine l’ordre de passage, une fois que chacun a marqué le stop. Une sorte de FIFO à quatre tuyaux, en quelque sorte ! Une fois de plus, les Américains présentent toutes les dispositions naturelles qui conviennent à ce type de dispositif, là où en France le carrefour deviendrait une sorte de zone de non-droit, un royaume du chacun pour soi où le plus culotté tirerait son épingle du jeu. Nous rejoignons la US 101 qui nous conduit vers notre destination, via San José. Pensée émue pour cette Silicon Valley, où tant de start-ups sont nées (et parfois mortes). Effectivement, les abords de cette autoroute se parent rapidement des noms des acteurs les plus connus de l’informatique, pour la plus grande joie de Christophe et des enfants qui découvrent, sur des immeubles de bureaux, les noms de leurs éditeurs de jeux préférés, de leurs routeurs, anti-virus, logiciels, j’en passe et des meilleurs… L’endroit ne doit pas être très agréable à vivre néanmoins, il n’y a rien à y faire en dehors des bureaux. Les yeux sur le compteur de vitesse en même temps que sur le paysage, nous nous apercevons avec surprise que nous sommes pratiquement les seuls à respecter les limitations de vitesse. C’est une surprise ! L’esprit civique de nos hôtes se trouve pris en défaut pour la première fois. Le « Gillroy Outlet », avec ses magasins de plain-pied étendus sur quatre zones distinctes, se révèle un peu décevant. Il y a forcément beaucoup de marques, mais on perd aussi beaucoup de temps à naviguer de l’un à l’autre, à arpenter les rayons à la recherche de la perle rare, qui soit d’une couleur « portable ». Les soldes sont inégales, ce n’est pas la curée promise, mais cela vaut mieux pour nos finances. Nous reprenons notre route pour Yosemite, à travers un paysage relativement aride et environné de monts, avec de temps en temps et sans prévenir des champs d’arbres fruitiers et de cultures. De nombreuses pancartes et petites boutiques sur le bord de la route proposent d’ailleurs des fruits. Mais nous allons au pays des ours, où il ne fait pas bon laisser de la nourriture dans sa voiture, nous nous abstenons, malgré l’attrait de leurs fraises de compétition grosses comme des clémentines et goûteuses. Et dire que les fraises n’étaient vraiment pas terribles cette année, en France… Nous espérons nous rattraper plus tard, notamment entre Bryce et Moab où j’ai repéré une ferme bio très alléchante sur le papier. Nous atteignons aux alentours de 19h le parc de Mariposa Grove, succédané de Sequoia Park qui lui est beaucoup plus au sud et nous obligerons à faire un grand détour. Il est encore temps de visiter, nous confirme la Ranger à l’entrée. Nous faisons un tour d’une bonne heure dans ce petit parc, jalonné de sequoias aux noms évocateurs. Nous découvrons ainsi le Grizzli, un arbre extraordinaire de 2700 ans, qui porte encore très bien son âge. Visible de très loin de par sa hauteur et son envergure, le haut de son feuillage donne une sensation d’irréalité. Est-ce les couleurs, la forme de ses aiguilles, les torsions de ses branches, la luminosité déclinante qui donne une ambiance particulière ? C’est impossible à dire, mais l’impression est bien là, de se retrouver devant un arbre de conte de fées. Je m’attends à tout moment à le voir s’animer pour nous délivrer un message obscur et sentencieux, puis reprendre son immobilité habituelle de vieux sage.
Retour à la voiture à la nuit tombante, pas d’ours en vue par contre des biches et des écureuils en pagaille. Et des moustiques aussi, assoiffés qui plus est ! C’est le sauve-qui-peut général, nous battons en retraite.
Sur la route entre Mariposa et Yosemite Valley, alors que nous pensions avoir fait le plus dur du trajet, c’est visiblement la saison des travaux, nous contraignant à de fréquents arrêts ou ralentissements. Il nous faudra plus d’une heure pour atteindre notre hôtel.
La mauvaise surprise du jour, c’est qu’ils ont réussi à nous mettre dans deux chambres certes contigues, au premier étage, mais auxquelles on accède par deux escaliers différents, à 20m d’écart… Malgré notre réclamation, ils sont « so sorry » mais ne peuvent nous proposer une autre solution, l’hôtel est complet. Too bad…
Demain matin, direction Panorama Trail, via la navette réservée par téléphone depuis l’hôtel de San Francisco, et qui part à 8h30. Je m’assure qu’au moins de ce côté-là tout est ok, et que nous pourrons acheter avant le départ de cette navette de quoi préparer notre pique-nique de midi. Nous trouvons deux-trois trucs à grignoter au restaurant-bar de l’hôtel, tout le reste est fermé. Il est 22h10…
Il faut expliquer que la vallée de Yosemite jouit d’une configuration particulière. Accessible par une seule route qui la traverse, elle ne propose pas pléthore de logements, qui sont donc en quasi-situation de monopole. Bien évidemment, cela se fait au détriment de la qualité. Il est certes plus difficile, dans cet endroit reculé, de se ravitailler aussi facilement que dans une grande ville. Il n’empêche que les hôteliers sont à peu près libres de pratiquer les prix et la qualité de service qu’ils veulent, vu qu’une fois sur place, vous n’allez pas reprendre votre voiture et la route de montagne pour trouver une hypothétique chambre plus bas. D’ailleurs, tout est fait pour décourager l’usage des voitures individuelles, et les transports par bus offrent toutes les commodités nécessaires. Le problème n’est pas là, mais plutôt sur les structures d’accueil, les seules sur des kilomètres à la ronde.
Résultat : nous nous retrouvons non seulement avec des chambres éloignées, mais en plus d’une indubitable saleté. La moquette foncée camoufle de toute la force de ses motifs chargés de nombreuses taches. Sous le lavabo, le carrelage ne peut faire autrement que de révéler les restes des précédents occupants, papier et autres cheveux… Derrière un lourd double rideau (figé par la crasse ?), nous découvrons la malette d’un précédent occupant, avec une réservation en date du début du mois de juin. Soit un mois avant nous. C’est dire si le ménage est fait à fond…
Heureusement, la bonne surprise viendra de la magnifique balade que nous ferons le lendemain. La nature y tiendra la première place et toutes ses promesses.Lundi 12 juillet - Paradis à "Panorama Trail" Après une nuit peu reposante (la climatisation ne marchait pas, surprenant !), nous prenons notre petit déjeuner dans la salle commune, grande comme un hall de gare, qui sert de réfectoire. Le sol moquetté de couleurs sombres, de nouveau, et le bruit ambiant n’en font pas un lieu très agréable. Nous nous évadons rapidement de l’endroit et prenons le bus de 8h30, pour rejoindre le point de départ de la randonnée, à Glacier Point (prononcer « Glaichieure Ponhitte » pour être compris !). Le chauffeur du bus, un solide gaillard d’une cinquantaine d’années qui ne répond pas (ben oui, il conduit il n’a donc pas le droit) au doux prénom de Bill nous raconte, tout en manoeuvrant son engin dans les lacets, un florilège d’anecdotes sur Yosemite Valley. Ses origines, les hommes qui ont marqué son histoire, les rivalités et les affrontements qui s’en sont suivis, pour finir son statut de « National Park » grâce au rôle prépondérant joué par Théodore « Teddy » Roosevelt. Ce président, grand amateur de nature sauvage, a créé le statut de parc national, donnant le premier label à Yellowstone. Notre guide nous apprend également que la vallée n’a été découverte par l’homme blanc qu’au milieu du XIXème siècle. Les années suivantes, le schéma habituel et tristement célèbre fut appliqué : déplacement vers des réserves de la population autochtone, qui ne l’a pas supporté, affrontement entre les amateurs de la nature « dans son jus » et les marchands du temple, création des premières voies d’accès (la route actuelle date de 1932). Au final, le site reste ultra préservé, ce qui est une vraie victoire, ce que nous pourrons constater durant notre marche du jour, au milieu d’une nature encore très sauvage où les forêts sont entretenues a minima, et uniquement aux endroits où les arbres peuvent poser un problème de sécurité. Toilettes rustiques, pas de marchands de frites ni de babioles sur le parcours, seulement un magasin au départ pour les habituelles cartes, casquettes et magnets souvenirs ! Du beau travail. Et la balade sera à la hauteur des efforts qu’elle va nous demander. Quelques 12km, en descente à 90%, avec une belle montée dans la chaleur de la mi-journée qui nous a un peu cuits. Heureusement, ce sera la seule du parcours. Mais aussi des points de vue extraordinaires sur les différentes chutes d’eau (Ililouette, Vernal et Nevada Falls) et surtout quelques apics vertigineux avec un passage sous la brume d’eau de Nevada Fall, point d’orgue de la promenade. Des moments vraiment magiques. Pas d’ours mais de nombreux écureuils et geais bleus. Et une taupe, enfin ce que nous prenons pour tel. Près d’un tronc d’arbre couché, la terre s’anime brusquement et la petite motte soulevée progresse lentement, traçant un hasardeux itinéraire. Un bâton soulevant une partie du sol en surface ne nous permettra pas d’en apprendre davantage, interrompant juste momentanément la progression de la « Bête »… Le timide animal préfèrera rebrousser chemin.
Les jambes en compote mais réjouis par cette aventure, nous regagnons l’hôtel par la navette gratuite qui parcourt la vallée, car-balais des randonneurs de tout poil. A notre arrivée, la piscine n’est plus disponible que pour des cours de natation. Et son entrée était payante, même pour les clients : 5 dollars pour les adultes, 3 pour les enfants. Cà continue… Après les chambres distantes, les draps plus qu’élimés, les couvertures, dessus de lit et moquette d’une propreté douteuse, nous découvrons, tels les Trois Ours tombant sur Boucle d’Or, que la chambre des garçons a été occupée par une jeune fille qui s’est trompée de numéro. Et pourtant, sa clé ouvre bien notre porte. Nouveau passage à la réception. Je leur ramène par la même occasion la mallette du client précédent. Pour le reste, ils sont « So sorry… », comme d’habitude.
Le bilan de la journée reste largement positif, grâce à cet endroit merveilleux et préservé ; la sensation de calme et d’espace ressentie à de nombreux endroits du parcours – car globalement on est souvent tout seuls, en dehors des points stratégiques où les gens s’arrêtent pour déjeuner ou admirer le coup d’œil – est incomparable. Le Panorama Trail nous a permis de faire un parcours exhaustif du coin, une balade d’une montagne à l’autre comme jamais dans les Alpes.Mardi 13 juillet - Retour dans le passé avec Bodie Nous quittons sans regret notre hôtel. Le dernier petit déjeuner ne relève pas le niveau de l’accueil. Les mollets de Valentin sont baptisés aux éclaboussures de chocolat chaud par un type au tee-shirt siglé… IBM ! Le malotru part sans rien ramasser ni s’excuser. Ce doit être un commercial… Quant à la caissière, elle n’a pas l’air d’entendre ce que nous lui disons et biffe tous les tickets de petit déjeuner. Emportée dans son élan, elle continue sur un billet de 5 dollars… Une des serveuses qui ramasse les plateaux dans la salle (je devrais dire le hall), affligée d’un fort strabisme et - comme si cela ne suffisait pas - d’une maladresse affligeante, laisse échapper la moitié de ce qu’elle prend sur les tables directement sur le sol, sans passer par la case poubelle de son chariot. D’où l’intérêt, sans doute, de la moquette sombre… qui nous semblait une hérésie pour un restaurant. Nous quittons cette cour des miracles sans regret. Cahin-caha, nous regagnons notre voiture. Nos mollets – entre autres – se ressentent fortement de notre « trek » de la veille. Ce sont donc trois petits vieux et deux grabataires qui s’installent péniblement dans leur Dodge blanche. Pour sortir de Yosemite Valley, un long parcours montagneux nous attend, toujours au milieu de pins vertigineux. Eux aussi ont compris que le pays était vaste et qu’ils pouvaient occuper l’espace au maximum sans se marcher sur les racines. Des troncs calcinés portent témoignage des incendies passés. Dans ces scènes de désolation sylvestre, la nature reprend vite ses droits et tapisse de vert le sol tout autour des cadavres noircis. Le contraste de couleurs est frappant. Les versants se succèdent, nous atteignons enfin le sommet pour redescendre vers la Tioga Pass, à 2700 m d’altitude. Commence une descente avec des points de vue encore plus spectaculaires, dignes du « Seigneur des Anneaux ». Pins sur les versants, puis succession de prairies verdoyantes d’herbe grasse dont la verdure est ponctuée de pierres blanches, et parcourue de petits cours d’eau. Quelques coins à pêcheurs. Et un horizon qui s’éloigne encore, jamais nos yeux n’auront pu porter aussi loin. Nous déjeunons à Lee Vining, puis prenons la route vers le nord-est pour Bodie, la ville fantôme. De route, nous passons à piste, c’est de plus en plus sport. Mais le résultat en vaut la peine. D’un bois très sombre, les maisons sont encore remarquablement conservées. Il y a ici trois mètres de neige en hiver, l’endroit est coupé du monde et, en été, il faut connaître pour y aller. Quelques maisons sont ouvertes et se visitent rapidement, pour les autres nous devinons à travers les vitres poussiéreuses les vestiges des vies passées. Car il y a eu une vie à cet endroit, une vie difficile, bourdonnante, bruyante, décadente même. Ancienne deuxième ville la plus importante de Californie au XIXeme siècle, elle eut pour origine la découverte d’or en 1859 par le prospecteur W S Bodey, qui lui a donné son nom. Du temps de sa splendeur, la ville jouissait d’une très mauvaise réputation, celle de « Sin City » (ville du pêché). La vie y était très dure, l’argent et l’alcool servaient de détonateurs à des situations souvent explosives. La raréfaction du précieux métal et deux incendies (le dernier en 1932) auront raison de l’endroit, abandonné par sa population.
C’est assez émouvant de découvrir, parfois de reconnaître des objets familiers, laissés là comme s’il avait fallu évacuer les lieux rapidement. Une église, bien sûr, qui arborait auparavant un tableau sur le thème « Tu ne voleras point », avant que des mains mal intentionnées ne s’en emparent…Une école, une banque ou plutôt un coffre-fort, dans une loge de pierre, seul vestige ayant résisté à la dernière attaque et à l’incendie qui a suivi, une loge maçonnique, une centrale électrique la première de son genre) qui a répondu aux besoins de ce lieu si retiré, en réalisant par la même occasion une prouesse technologique. Des toilettes à l’ancienne. Une salle de sport, avec punching-ball, anneaux et trapèze, un bar, un hôtel, des écuries, une glacière, les maisons des notables, légèrement plus grandes que les autres, mais rien d’ostentatoire, ce n’est pas le genre. Les couleurs de bois sur ce paysage tantôt désolé, tantôt verdoyant, suivant de quel côté porte le regard, avec des espèces de petits lys qui poussent un peu partout, et le ciel d’orage couleur plomb qui se prépare… Tout contribue à transformer ce lieu si singulier, hors du temps.
Le musée qui conclue la visite regorge d’objets variés : piège à souris, sérum anti-venin avec sa seringue de compétition, toilettes de dames élégantes, skis en bois, machine à sous, corbillard, documents officiels témoignant des dates importantes de la ville, et souvent liés à la mine, pèse-personne��� Un vrai bric-à-brac. Il est même possible d’acheter, pour 10 dollars, une carotte de pierre extraite de la mine de Bodie !
Nous repartons, enchantés de notre visite, direction cette fois-ci Mono Lake que nous avons déjà longé sur sa partie nord pour rejoindre la route de la ville fantôme. C’est d’ailleurs cette berge que nous entreprenons de visiter, en suivant les indications du forum « ouestusa ». Nous bifurquons sur une première route, puis sur une plus petite. « Cemetery road » indique le panneau. On se croirait dans un roman de Stephen King. Qu’importe, nous continuons notre chemin. Et « chemin » est vraiment le terme approprié. De virages en nids de poule, le parcours devient de plus en plus hasardeux, sans autre indication que des panneaux rappelant que l’accès est interdit aux voitures hors 4x4. Mais cela nous semble encore jouable. Après quelques miles et virages choisis un peu à l’instinct, nous apercevons un panneau « Black Point ». Nous touchons au but ! Enfin presque, cette fois-ci il nous faut continuer sur un chemin prévu pour un seul véhicule, sans demi-tour possible. Nous sommes environnés de hautes herbes avec le ciel orageux en toile de fond, je n’ose pas imaginer ce que l’on va faire s’il faut rebrousser chemin… Et au moment où nous allions renoncer pour tenter la marche arrière, les herbes s’écartent enfin pour dévoiler un petit parking. Nous y sommes ! Et tout seuls, en plus. Nous descendons de voiture pour parcourir à pied les 400m qui nous séparent de la berge. Sable noir très fin, puis plus épais, végétation rase, excréments de petite taille, sel en croûte sur le sol, passages plus boueux, tout y passe. Les concrétions calcaires sont quasiment à portée de main. Mais nous nous arrêtons juste avant de toucher l’eau, pour ne pas déranger les nids de mouettes qui s’y trouvent, malgré les réclamations du trio infernal qui se voyait bien prendre un bain. Nous assistons alors à un spectacle étonnant : le gobage de mouches par les mouettes, en mode fantassin. La technique est simple : elles avancent en courant le long de la rive, bec ouvert et ailes collées au corps, cou tendu, faisant fuir devant elles des nuages de mouches de plus en plus denses jusqu’à les gober. Les insectes se dispersent alors, et la course reprend en sens inverse. Il y a aussi les amatrices du gobage à même les vaguelettes, pour celles que les mouches noyées ne rebutent pas.
Le coin a beau être très isolé, nous découvrons néanmoins des traces de pas, humains chaussés ou à pied, mais aussi de chiens, chevaux, lapins. Pour être plus précis, il faudrait consulter le manuel des Castors Junior. Le mien est resté à la maison.
Nous repartons vers Mammoth Lake cette fois-ci, dans un surprenant hôtel style bavarois propre et sympathique. Seule la laverie me donnera du fil à retordre : je vais réussir à mettre le linge par deux fois (avec sa dose de lessive, of course…) dans ce que je pense être la machine à laver avant de réussir à comprendre que le lave-linge, c’est la machine à côté, celle-ci étant le sèche-linge… Bonjour la blonde !Mercredi 14 juillet - Un petit air autrichien à Mammoth Lake Super, encore des « outlets » ! Mammoth Lake nous offre une nouvelle opportunité de shopping, certainement moins branché que les magasins de San Francisco. Arthur et Capucine dénichent pourtant deux ou trois « babioleries » qui valent le détour. Nous repartons ainsi avec deux pots de pâte gluante qui contribueront, n’en doutons pas, à mettre un peu de fantaisie dans ce voyage. Plus un serpent ébouriffé jaune, un porte-clé « croc » et un « R » brillant de mille feux pour une certaine R… Nous voici après quelques miles à Lone Pine. Nous déjeunons dans un restaurant décoré de photos de westerns, la plupart en noir et blanc. La serveuse n’est pas spécialement aimable, mais il y a une salle de jeux avec air-hockey, authentique Pacman, flipper… Ils savent recevoir, un vrai bonheur ! L’occasion pour Christophe de prendre sur moi une revanche méritée, après l’affront subi à l’Ile Maurice… soit il y a 11 ans ! Quel rancunier. Visite au musée du cinéma de Lone Pine. Une impressionnante collection de photos et affiches des films tournés dans le coin, principalement des westerns, mais aussi « Star Trek », « La Charge de la Brigade Légère », et quelques films de science-fiction. Souvent des séries B, mais aussi quelques-uns plus prestigieux avec des noms comme John Wayne, Steve McQueen, Clint Eastwood, etc… Un petit film de quinze minutes retrace les grandes lignes de cette épopée. Une voiture ultra-kitsch nous accueille dès l’entrée, ornée de ses plus beaux atours. Surtout des colts et des winchesters fixés deci-delà à la carrosserie, au milieu d’une nuée de pièces de monnaie collées un peu partout. Une « coccinelle » de pièces ! Le tout est très drôle à voir… Je ne suis pas sûre que les enfants y trouvent le même intérêt - nos idoles leur sont souvent totalement inconnues - mais ils sont quand même bluffés par des objets sortant de l’ordinaire. Pour Arthur, un mini juke-box de marque Wurlitzer, pour Capucine des selles plus richement décorées les unes que les autres, pour Valentin peut-être les voitures d’époque.
Nos provisions d’eau faites, nous nous dirigeons vers Death Valley ; la température extérieure monte inexorablement, jusqu’à 118°F. La voiture résiste, nous tentons quelques sorties photo et même un sprint le long de la route sous la canicule pour les enfants, juste pour voir si c’est aussi chaud que prévu. Promesse tenue !
Le Furnace Creek Ranch, notre hôtel pour le soir, dispose d’une climatisation certes bruyante mais efficace. Heureusement, les sites consultés avant notre départ nous avaient informé de ce désagrément, nous avons donc des boules Quies dans nos bagages. Nous dînons dans un des trois restaurants locaux d’un vrai steak, version XXL comme d’habitude. Surprise du chef, un panier de vrais petits pains se retrouve sur notre table. Il ne passe pas les entrées.
Nos chambres, communicantes pour la première fois, se trouvent près du terrain de golf. L’occasion de voir gambader des lapins aux très longues oreilles, ce soir. Demain matin, peut-être aurons-nous la chance d’apercevoir un ou deux coyotes, qui sait ?
Pour l’instant, il est l’heure de mettre nos boules Quies.
23h37, tout le monde dort.
Juste une théorie au passage, tant que j’y pense. Peut-être que si les certains Américains sont si gros, ce n’est pas seulement à cause de leur alimentation. Le poisson de Capucine, dans son aquarium, prend toute la place qu’on lui laisse. Dans un aquarium plus grand, il serait, paraît-il, encore plus gros. Finalement, le comportement des Américains est peut-être le même. Ils ont tellement d’espace, pourquoi n’en profiteraient-ils pas pour s’étendre ? Ils ont encore de la marge, au vu des déserts à perte de vue que nous venons de traverser.
Bon, je sais, ce n’est pas très sérieux comme théorie… Une fois baptisée, va-t-elle gagner en respectabilité ! Ce sera le « syndrôme du Delturinae » !Jeudi 15 juillet - Canicule à Death Valley, frénésie à Las Vegas Six heures du matin. Je risque un œil à l’extérieur. Le soleil m’a devancée d’une bonne heure, mais il reste encore de belles couleurs sur le relief surplombant le golf. Je prends l’appareil photo de compétition de Christophe (vais-je maîtriser la bête ?) et entreprend de mitrailler, en variant les réglages (enfin je crois) pour espérer avoir pour chaque vue une prise correcte. Au bout d’une vingtaine de photos, ce bijou de technologie me lâche, « carte pleine » ! Argh ! Espérons que cela suffira. Je m’installe avec un bouquin sur notre terrasse, en attendant que le reste de la troupe sorte des bras de Morphée. Devant moi, un beau tapis d’herbe soigneusement entretenu, comme le reste des espaces verts alentour, par un arrosage systématique toutes les nuits. Moins de dix minutes plus tard, le bâtiment en face de moi, de l’autre côté du « jardin », n’est plus assez haut pour me protéger des rayons du soleil. Et il tape sacrément, le bougre ! La température extérieure doit largement dépasser les 40°, plutôt vers 45°, je me replie dans la chambre. Nous déjeunons rapidement avec les moyens du bord, complétés par une visite au magasin-épicerie de l’hôtel. Nos excursions du jour seront ultra-limitées, tant la chaleur est dense, pesante. Capucine a beaucoup de mal à supporter les excursions hors de la voiture dans cette fournaise, on ne dépasse jamais les dix minutes dehors avec elle. Pour le reste, nous ferons, Christophe et moi, des sorties à tour de rôle pour prendre en photo les paysages les plus remarquables. Nous commençons par un tour en voiture sur Artist Drive, pour contempler les curieuses couleurs dont la nature a paré les strates de roches à cet endroit. Une vraie palette d’artiste, d’où le lieu tire son nom. Puis nous revenons sur nos roues pour emprunter la route officielle. Zabriskie Point se présente, après quelques miles, sous la forme d’un grand parking où les autobus sont les plus nombreux. Il faut ensuite monter un plan incliné sur 200m environ, une épreuve avec la chaleur qui règne aujourd’hui. Contrairement à notre arrêt précédent où nous étions tous seuls, une quarantaine de personnes nous environnent. Tous n’ont qu’une envie : parvenir à l’esplanade offrant le meilleur point de vue, prendre une photo avec les montagnes brûlées en toile de fond, et regagner rapidement les véhicules climatisés. Nous n’échappons pas à la règle, dénichant même notre photographe officielle en la personne d’une Anglaise d’une soixantaine d’années, qui sert de guide à un groupe et parle remarquablement notre langue. Elle se moque gentiment des tee-shirts Abercrombie arborés par nos trois enfants, nous demandant si nous sommes sponsorisés… Nous continuons notre chemin sans autre point de vue où s’arrêter. A proximité de Pahrump, nous apercevons au loin une colonne de chaleur qui forme comme une mini-tornade. Le phénomène se reproduit deux ou trois fois, c’est assez curieux, pas du tout inquiétant (la colonne n’est vraiment pas haute ni large). Nous ne verrons cela qu’à cet endroit. Nous traversons une zone très désertique en terme d’habitations. La principale trace de présence humaine seront ces panneaux disséminés tout le long de la route. Il y a de tout : élection du nouveau shérif, propositions d’avocats de tout poil, offrant leurs services spontanément, mais aussi des dentistes, des vendeurs d’armes à feu… A se demander si Pahrump ne compte pas plus de panneaux que d’habitants.
Nous y faisons halte pour manger dans notre premier McDonald du voyage, comme… d’autres familles françaises ! Nous sommes sans doute des gens d’habitudes.
Las Vegas est enfin en vue. Le voyage est passé assez vite, d’autant que nous avons bénéficié d’un concert privé des enfants, quand nous sommes tombés sur une radio ni religieuse ni country, qui passait des tubes de Lady Gaga et de Rihanna.
Arrivée à Las Vegas. L’hôtel Luxor est… en fait, ce n’est plus un hôtel, c’est une vraie ville ! Nous laissons le voiturier garer notre véhicule sur le « petit » parking, et un bagagiste récupère l’ensemble de nos paquets et valises, après un décompte sommaire qui m’inquiète un peu. Il me donne un numéro de téléphone à appeler quand nous serons dans nos chambres, avec un numéro de réservation, pour que les bagages nous soient livrés. Je le regarde partir avec un peu d’angoisse… Nous passons au check-in, qui propose plus de guichets que le magasin Carrefour de Montesson n’a de caisses. Par contre, nous faisons la queue assez peu de temps, mais toujours à l’américaine, conduits par des barrières de sangles qui imposent le respect des files ! Direction le quinzième étage de la pyramide, nous traversons les salles de jeu (fermez les yeux, les enfants !) où résonnent les machines à sous, pour rejoindre la bonne batterie d’ascenseurs. Nous découvrons enfin nos chambres et leurs fenêtres en pente. Pas aussi grandes que ce que j’imaginais, mais très confortables !
Pour le reste… La facture d’électricité de l’hôtel doit égaler le PIB de plusieurs pays africains, les machines à sous les plus variées se succèdent, ponctuées par des voitures de sport rutilantes présentées sur des podiums pivotants. Enfin, machines à sous, le terme est désormais abusif. Il vaudrait mieux parler de machines à tickets. Les joueurs vont d’abord déposer une somme aux stands de cash (« cashier »), repartent avec un ticket qui représente cette somme, et qu’ils introduisent ensuite dans les machines pour jouer. Plus de jetons introduits dans une fente et de manette que l’on abaisse pour récolter les trois figures identiques, maintenant un bouton pressé actionne le mécanisme en même temps qu’il débite votre compte. La magie a vraiment disparue… De même, si vous gagnez, n’espérez pas une pluie de pièces. Seulement un « Ting Ting Ting » et un bout de papier qui indique de combien votre compte est crédité…
Des tables de jeux, des serveuses dont la tenue a visiblement subi un lavage trop chaud, perchées sur des talons vertigineux qui accentuent leur déhanché, des lumières, quelques très rares cris de joie. En fait, devant les machines à sous, les joueurs sont plutôt apathiques, comme résignés à ne rien gagner, appuyant machinalement sur le bouton qui débite leur crédit.
Les tables de poker, black-jack et autres jeux de cartes sont plus animés. On sent une tension qui s’exprime sur le visage des joueurs. Autre curiosité : les paris sur le sport. Ce jour-là, Tiger Woods est sous le feu des projecteurs, une partie des grands écrans de télévision qui tapisse le mur de cette salle retransmettent ses exploits lors d’une compétition en Angleterre ou en Ecosse, c’est difficile à dire pour des profanes comme nous. Visiblement, Tiger n’est pas le cheval sur lequel miser pour l’heure…
Drôle de monde que ces immenses salles de jeux ; le temps semble s’y être arrêté, d’ailleurs aucune horloge pour indiquer l’heure. Il paraît que c’est volontaire, pour que les joueurs perdent la notion du temps. A tout moment du jour et de la nuit, ils peuvent manger ou boire. « All you can eat ! », promettent les panneaux au-dessus de certains restaurants. « Jusqu’à ce que votre panse éclate ! », pourrait-on ajouter. Ils sont traités comme des athlètes de haut niveau, dont la seule préoccupation doit être de jouer, jouer, jouer. Les contingences matérielles ne doivent en aucun cas entraver leur soif de gain.
Nous retrouvons nos amis dans le hall à 17h30. A la grande surprise des enfants, qui n’étaient pas dans la confidence, une limousine blanche conduite par Emake, en costume-cravatte, qui nous attend. Le grand luxe ! Nous faisons un tour sur le « strip », avec arrêt obligatoire sous le légendaire panneau Las Vegas pour la photo souvenir.
Le spectacle du soir : « O », du Cirque du Soleil. Les mots ne suffisent pas à traduire la féerie, la poésie et l’émerveillement que suscite ce spectacle. Le cousin d’un collègue de Christophe fait partie des artistes, il nous envoie un SMS pour nous proposer gentiment de le rejoindre en coulisse à la fin du spectacle. Nous spéculons en riant pour deviner de qui il s’agit, parmi les nombreux funambules et plongeurs. Nous en connaissons pas encore Pierre, et quant bien même, il eut été impossible de savoir quel rôle il jouait. Maquillage, costumes, ils sont méconnaissables, et apparemment peuvent tenir plusieurs rôles. Succession de plongeons vertigineux dans la piscine qui occupe les trois-quarts de la scène, acrobaties sur des structures métalliques mobiles et suspendues dans les airs, costumes soignés, personnages aquatiques fantasmagoriques, valets vêtus de rouge évoluant avec un air guindé, on en prend plein les yeux sans parvenir à saisir tous les détails de chaque scène.
Baissé de rideau. Une jeune femme avec un micro-oreillette nous attend près des ascenseurs de service pour nous remettre des badges « visiteurs » et nous conduire jusqu’à Pierre, qui nous reçoit très gentiment dans l’espace des artistes. Il arbore encore son maquillage blanc. Sa carrure traduit le sportif, il nous explique qu’il a fait 15 ans de gymnastique avant d’être recruté par le Cirque du Soleil. Et il offre aux enfants un véritable trésor : une des deux immenses bouées qui ont servi durant le spectacle ! Nous le remercions chaleureusement et repartons assez vite, pour ne pas lui prendre trop de temps sur sa courte période de repos avant la deuxième représentation qui suit.
Dîner au buffet du Bellagio, succulent. Du choix à profusion, tous les types de cuisine sont représentés, les enfants sont assez grands pour prendre en charge eux-mêmes leur repas et se composer un menu relativement équilibré, contrairement à ce que nous aurions pu craindre. Ce sont nos derniers moments en terre américaine avec nos amis, et nous profitons pleinement de ce repas pris entre amis, sans contrainte, dans la bonne humeur habituelle. Nous nous coucherons un peu tard après une balade sur le strip, à pied cetet fois-ci, qui nous permettra d’assister au spectacle de jets d’eau du Bellagio. Les enfants s’amuseront beaucoup avec les artistes ambulants, mimes, sosies de star, etc… Quelle soirée !Douanes à New York? English translation pending
bonjour,
je me rend avec un ami a new york en mai, mais mon ami ne parle anglais du tout !!! pourra-t-il passer avec moi au poste de douane ?
pourra-t-il entrer sur le territoire ?
merci
je me rend avec un ami a new york en mai, mais mon ami ne parle anglais du tout !!! pourra-t-il passer avec moi au poste de douane ?
pourra-t-il entrer sur le territoire ?
merci
Jeunes réfugiés tibétains à Dharamsala avec femmes occidentales English translation pending
Tashidélé,
Je souhaite apporter le témoignage de nombreuses femmes, ayant une relation amoureuse difficile avec de jeunes réfugiés tibétains. Ce message a pour but de mettre garde les occidentales qui séjournent à Dharamsala, et non d’apporter un blâme comme certains pourraient le penser.
Tout d’abord, il est important de préciser que la nouvelle génération de tibétains vivant actuellement à Dharamsala, tombent de plus en plus dans l’alcool, la drogue, la prostitution et la délinquance. Ce qui entraîne une aptitude malsaine vis-à-vis des occidentaux. Leur objectif principal étant d’entretenir une relation avec une “west girl” qui peut leur apporter de nombreux avantage : argent, promesse d’une nouvelle nationalité, avantage matériel (vêtements, ipod, téléphone mobile..), sexe.
Il y’a deux option possible à leur portée :
- soit se faire régulièrement envoyer de l’argent en Inde (vive la Western Union !)
- soit le mariage pour s’installer dans le pays résidant du conjoint.
La recherche de sponsor est l’activité favorite de ces jeunes, qui en ont 4 ou 5 en général, ce qui peut faire au total des sommes s’élevant entre 800 et 1200 euros par mois !
Pour parvenir à ces objectif il y’a plusieurs manière, l’approche la plus courante est de rencontrer “sa future proie” dans des lieux que les occidentaux affectionnent :
- temple du dalaï lama (de jeunes femmes éblouies par la spiritualité du lieu, se font aborder lorsqu’elles sont isolées)
- les associations de volontaires (cours ou conversation en anglais, cours de cuisine, cours d’art tibétain…)
- les enseignements bouddhistes.
Le but final de ces jeunes tibétain étant de partir vivre dans un pays occidental, où ils pourront gagner beaucoup d’argent et surtout une nouvelle nationalité. Pays de prédilection : USA, Canada, Australie, Suisse, Belgique. Leur “citizen” en poche, ils peuvent ainsi retourner au Tibet pour retrouver leur famille et ne pas être inquiétés du gouvernement chinois.
En général, la relation avec une occidentale dure au maximum 5 ans (le temps d’obtenir la nationalité du pays d’accueil). Ensuite la femme est quittée sans explication, pour rejoindre la “vraie” petite amie tibétaine (relation entretenue secrètement et ignorée de la naïve west girl). La plupart du temps ils ne contentent pas de quitter leur “west girl”, auparavant ils lui vide ses comptes bancaires. Nombreuses de ces femmes occidentales subissent en plus, des violences conjugales (particulièrement au Canada) : elles sont battues, insultées, abusées psychologiquement.
Il ait aisé de tomber sous le charme de ces jeunes hommes charmants, “bouddhistes“, serviable qui font croire aux femmes qu’elles sont des princesses. Comme ils sont très beaux pour la plupart et jouent sur la corde sensible des femmes, celles-ci craquent et cèdent à tous leurs exigences.
Ces jeunes tibétains racontent tous la même histoire : réfugiés ou nés en Inde, ils sont coupés de leurs familles, sans argent, sans travail, sans avenir. Ce n’est pas faux mais ils en rajoutent et inventent des histoires abracadabrantes, pour mieux convaincre. Parfois leurs mensonges deviennent de la mythomanie et révèlent des problèmes psychologiques graves.
Leurs activités favorites est de guetter l’arrivée des bus en provenance de Delhi, chargée de jeunes occidentales idéalisant cette terre bouddhiste protégée. Ils fréquentent les cafés ou les restaurants où ils peuvent rencontrés des “west girls“, ou bien le temple du dalaï lama en soirée (vers 17h).
Des jeunes femmes m’ont raconté des choses épouvantables qu’ils leurs sont arrivés avec leurs conjoints tibétains. Elles ont subis des abus de tout ordre : mensonges, jalousie excessive, insultes, vol, viol, abandon total lorsque leur conjoint s’aperçoit qu’elle ne leur ai plus d’aucune utilité. Le réflexe de ces femmes, est de toujours pardonner compte tenu de leur statut de réfugié. Cet état de fait n’est pas réservé aux “west girls “, mais également aux tibétaines (d’après une étude faîte sur Mc Leod Ganj, 50 % des femmes tibétaines sont battues par leur conjoints).
Ces jeunes tibétains sont désœuvrés, se sentent en perte de culture, n’ont plus de repère. Ils sont à la quête d’un paradis perdu qu’ils fantasment (le tibet). Les plus aisés d’entre eux reçoivent de leur famille, de fortes sommes d’argent (400 à 500 euros par mois, plus que notre RSA !), ce qui ne les prédispose pas à travailler. De plus, le gouvernement indien verse à chaque réfugié une pension de 50 dollars par mois, aucun tibétain le mentionne, en général ils cachent cette information pour obtenir plus d’aide des occidentaux. Les jeunes réfugiés restent toute la journée dans les rues à discuter en bande, habillés à la dernière mode, ils ont tous des téléphones portables (la plupart à prix élevé !), des motos. Ils ne souhaitent pas faire de petits boulots, qu’ils laissent aux indiens pauvres du Bihar travaillant dans les guest houses et les restaurants, (ceux-ci représentent une main d’œuvre bon marché pour les guest houses et restaurants tenus par les tibétains).
Toutes ces informations, je les tiens directement des indiens et des tibétains de l’ancienne génération, excédés par le comportement de ces jeunes. Car eux, ils travaillent dur tous les jours pour gagner leur vie.
La situation de ces jeunes est alarmante, mais faut-il les assister pour autant ? on peut les aider d’une autre manière que celles de faire des dons d’argent. Et il est plus judicieux de faire des dons à ceux qui ont vraiment besoin : les personnes âgées tibétaines isolées de leurs familles (restées au Tibet), vivant dans une extrême pauvreté.
Je soutiens le Tibet et son peuple depuis 15 ans, je me suis mariée avec un homme de la région du Kham, je connais bien cette communauté pour avoir vécu parmi eux. Malgré les apparences j’écris ce post pour les aider, ils valent mieux que ce qu’ils sont en train de devenir. Ils ont une grande richesse qu’il est primordiale de préserver. Le comportement que je dénonce est surtout rencontré à Dharamsala, ce n’est pas le cas à Déradun ou dans les communautés du sud de l’Inde. C’est l’effet pervers du tourisme de plus en plus intense à Dharamsala, mais également du comportement de femmes occidentales légères.
Le problème du tibet est similaire à celui rencontré chez les Amérindiens : un pays occupé, colonnisé avec peu de chance d’être reconquis. On y rencontre les mêmes déviances : alcool, drogues, violence, prostitution.
Elena une femme amoureuse de Tibet et de son peuple.
Je souhaite apporter le témoignage de nombreuses femmes, ayant une relation amoureuse difficile avec de jeunes réfugiés tibétains. Ce message a pour but de mettre garde les occidentales qui séjournent à Dharamsala, et non d’apporter un blâme comme certains pourraient le penser.
Tout d’abord, il est important de préciser que la nouvelle génération de tibétains vivant actuellement à Dharamsala, tombent de plus en plus dans l’alcool, la drogue, la prostitution et la délinquance. Ce qui entraîne une aptitude malsaine vis-à-vis des occidentaux. Leur objectif principal étant d’entretenir une relation avec une “west girl” qui peut leur apporter de nombreux avantage : argent, promesse d’une nouvelle nationalité, avantage matériel (vêtements, ipod, téléphone mobile..), sexe.
Il y’a deux option possible à leur portée :
- soit se faire régulièrement envoyer de l’argent en Inde (vive la Western Union !)
- soit le mariage pour s’installer dans le pays résidant du conjoint.
La recherche de sponsor est l’activité favorite de ces jeunes, qui en ont 4 ou 5 en général, ce qui peut faire au total des sommes s’élevant entre 800 et 1200 euros par mois !
Pour parvenir à ces objectif il y’a plusieurs manière, l’approche la plus courante est de rencontrer “sa future proie” dans des lieux que les occidentaux affectionnent :
- temple du dalaï lama (de jeunes femmes éblouies par la spiritualité du lieu, se font aborder lorsqu’elles sont isolées)
- les associations de volontaires (cours ou conversation en anglais, cours de cuisine, cours d’art tibétain…)
- les enseignements bouddhistes.
Le but final de ces jeunes tibétain étant de partir vivre dans un pays occidental, où ils pourront gagner beaucoup d’argent et surtout une nouvelle nationalité. Pays de prédilection : USA, Canada, Australie, Suisse, Belgique. Leur “citizen” en poche, ils peuvent ainsi retourner au Tibet pour retrouver leur famille et ne pas être inquiétés du gouvernement chinois.
En général, la relation avec une occidentale dure au maximum 5 ans (le temps d’obtenir la nationalité du pays d’accueil). Ensuite la femme est quittée sans explication, pour rejoindre la “vraie” petite amie tibétaine (relation entretenue secrètement et ignorée de la naïve west girl). La plupart du temps ils ne contentent pas de quitter leur “west girl”, auparavant ils lui vide ses comptes bancaires. Nombreuses de ces femmes occidentales subissent en plus, des violences conjugales (particulièrement au Canada) : elles sont battues, insultées, abusées psychologiquement.
Il ait aisé de tomber sous le charme de ces jeunes hommes charmants, “bouddhistes“, serviable qui font croire aux femmes qu’elles sont des princesses. Comme ils sont très beaux pour la plupart et jouent sur la corde sensible des femmes, celles-ci craquent et cèdent à tous leurs exigences.
Ces jeunes tibétains racontent tous la même histoire : réfugiés ou nés en Inde, ils sont coupés de leurs familles, sans argent, sans travail, sans avenir. Ce n’est pas faux mais ils en rajoutent et inventent des histoires abracadabrantes, pour mieux convaincre. Parfois leurs mensonges deviennent de la mythomanie et révèlent des problèmes psychologiques graves.
Leurs activités favorites est de guetter l’arrivée des bus en provenance de Delhi, chargée de jeunes occidentales idéalisant cette terre bouddhiste protégée. Ils fréquentent les cafés ou les restaurants où ils peuvent rencontrés des “west girls“, ou bien le temple du dalaï lama en soirée (vers 17h).
Des jeunes femmes m’ont raconté des choses épouvantables qu’ils leurs sont arrivés avec leurs conjoints tibétains. Elles ont subis des abus de tout ordre : mensonges, jalousie excessive, insultes, vol, viol, abandon total lorsque leur conjoint s’aperçoit qu’elle ne leur ai plus d’aucune utilité. Le réflexe de ces femmes, est de toujours pardonner compte tenu de leur statut de réfugié. Cet état de fait n’est pas réservé aux “west girls “, mais également aux tibétaines (d’après une étude faîte sur Mc Leod Ganj, 50 % des femmes tibétaines sont battues par leur conjoints).
Ces jeunes tibétains sont désœuvrés, se sentent en perte de culture, n’ont plus de repère. Ils sont à la quête d’un paradis perdu qu’ils fantasment (le tibet). Les plus aisés d’entre eux reçoivent de leur famille, de fortes sommes d’argent (400 à 500 euros par mois, plus que notre RSA !), ce qui ne les prédispose pas à travailler. De plus, le gouvernement indien verse à chaque réfugié une pension de 50 dollars par mois, aucun tibétain le mentionne, en général ils cachent cette information pour obtenir plus d’aide des occidentaux. Les jeunes réfugiés restent toute la journée dans les rues à discuter en bande, habillés à la dernière mode, ils ont tous des téléphones portables (la plupart à prix élevé !), des motos. Ils ne souhaitent pas faire de petits boulots, qu’ils laissent aux indiens pauvres du Bihar travaillant dans les guest houses et les restaurants, (ceux-ci représentent une main d’œuvre bon marché pour les guest houses et restaurants tenus par les tibétains).
Toutes ces informations, je les tiens directement des indiens et des tibétains de l’ancienne génération, excédés par le comportement de ces jeunes. Car eux, ils travaillent dur tous les jours pour gagner leur vie.
La situation de ces jeunes est alarmante, mais faut-il les assister pour autant ? on peut les aider d’une autre manière que celles de faire des dons d’argent. Et il est plus judicieux de faire des dons à ceux qui ont vraiment besoin : les personnes âgées tibétaines isolées de leurs familles (restées au Tibet), vivant dans une extrême pauvreté.
Je soutiens le Tibet et son peuple depuis 15 ans, je me suis mariée avec un homme de la région du Kham, je connais bien cette communauté pour avoir vécu parmi eux. Malgré les apparences j’écris ce post pour les aider, ils valent mieux que ce qu’ils sont en train de devenir. Ils ont une grande richesse qu’il est primordiale de préserver. Le comportement que je dénonce est surtout rencontré à Dharamsala, ce n’est pas le cas à Déradun ou dans les communautés du sud de l’Inde. C’est l’effet pervers du tourisme de plus en plus intense à Dharamsala, mais également du comportement de femmes occidentales légères.
Le problème du tibet est similaire à celui rencontré chez les Amérindiens : un pays occupé, colonnisé avec peu de chance d’être reconquis. On y rencontre les mêmes déviances : alcool, drogues, violence, prostitution.
Elena une femme amoureuse de Tibet et de son peuple.
Voyage de vingt-quatre jours Pérou-Bolivie avec un petit budget en septembre English translation pending
Bonjour,
Nous partons en septembre pour un peu plus de 3 semaines au Pérou (& Bolivie) pour la 1ère fois. Nous souhaitons visiter le Sud du Pérou et la Bolivie (Lac titicaca, Salar). Nous avons bien sur "investi" dans le lonely planet, mais je trouve très intéressant de pouvoir échanger ici avec des VRAIS gens (ce que nous avions fait pour l'Inde pour l'année dernière et qui nous permis de découvrir des adresses fantastiques).
Nous souhaitons faire un voyage "petit budget" si possible. Nous avons regardé les prix des vols intérieurs qui sont hors de prix et avons donc plutôt privilégié les bus comme moyen de transports Nous ne rendons absolument pas compte des distances à parcourir et si c'est "faisable". Nous allons bien évidemment au plus vite tenter de construire l'itinéraire (sachant qu'on ne veut pas "courir", on préfère voir moins mais mieux), mais je prends toutes les propositions. Nous recherchons le budget par jour moyen en voyageant donc petit budget ??
Concernant le Machu Picchu, j'ai du mal à m'y retrouver dans les divers forums et sur le prix "véritable" (qui dépend bien évidemment du choix pour y accéder). Nous ne souhaitons pas nous lancer dans le trek du chemin de l'inca et pensons y accéder par Ollantaytambo.
Une autre question : comment on fait pour gérer l'altitude (et le vertige) :-)
Et une dernière question (oui je sais, ça fait beaucoup !!) : une bonne adresse d'hébergement à Lima ????
Merci merci merci, par avance pour vos contributions.
Nous partons en septembre pour un peu plus de 3 semaines au Pérou (& Bolivie) pour la 1ère fois. Nous souhaitons visiter le Sud du Pérou et la Bolivie (Lac titicaca, Salar). Nous avons bien sur "investi" dans le lonely planet, mais je trouve très intéressant de pouvoir échanger ici avec des VRAIS gens (ce que nous avions fait pour l'Inde pour l'année dernière et qui nous permis de découvrir des adresses fantastiques).
Nous souhaitons faire un voyage "petit budget" si possible. Nous avons regardé les prix des vols intérieurs qui sont hors de prix et avons donc plutôt privilégié les bus comme moyen de transports Nous ne rendons absolument pas compte des distances à parcourir et si c'est "faisable". Nous allons bien évidemment au plus vite tenter de construire l'itinéraire (sachant qu'on ne veut pas "courir", on préfère voir moins mais mieux), mais je prends toutes les propositions. Nous recherchons le budget par jour moyen en voyageant donc petit budget ??
Concernant le Machu Picchu, j'ai du mal à m'y retrouver dans les divers forums et sur le prix "véritable" (qui dépend bien évidemment du choix pour y accéder). Nous ne souhaitons pas nous lancer dans le trek du chemin de l'inca et pensons y accéder par Ollantaytambo.
Une autre question : comment on fait pour gérer l'altitude (et le vertige) :-)
Et une dernière question (oui je sais, ça fait beaucoup !!) : une bonne adresse d'hébergement à Lima ????
Merci merci merci, par avance pour vos contributions.
Visa français pour une Thaïlandaise? English translation pending
ayant cherché une reponse sur le forum n'ayant pas trouve je vous pose la question
desirant inviter une thailandaise en france pour passer un mois de vacances, je me suis rendu a la mairie de mon domicile
pour recuperer une attestation d'accueil , la prepose m'a indique les divers documents a fournir plus un timbre a 45euros
mais ce que je n'ai pas compris c'est qu'il faut deposer ce dossier en mairie de mon domicile et que le maire dispose d'un delai d'un mois pour valider l'attestation d'accueil et il es indique qu'en l'absence d'avis au dela du delai precité vaut refus du maire.donc le maire peut refuser cette validation?
je pensais que je devais envoyer ces documents a mon amie en thailande et que c'etait le consulat francais en thailande
qui accordait ou non ce fameux visa.
en plus en mairie on ma indique que cela ne servait a rien de rediger une lettre de motivation.
donc je ne comprend plus rien.
si des personnes ont fait des demandes de visas ces derniers temps votre aide me sera precieuse
merci
Auto-stop de la France vers Barcelone? English translation pending
Salut =)
J'aimerais partir à Barcelone avec un ami cet été, pendant la semaine du 14 juillet, et si possible en stop pour éviter les frais de transport et pour découvrir une nouvelle expérience de voyage.
Cependant, j'ai entendu dire que le stop ne faisait pas partie des moeurs espagnoles, donc j'aimerais avoir l'avis de ceux d'entre vous qui en ont déjà fait l'expérience.
Par ailleurs, si vous avez des renseignements sur l'hébergement à Barcelone (vaut-il mieux auberge de jeunesse ou camping ?), n'hésitez pas !
Merci
P.S : nous sommes un majeur et un mineur
"Née en Thaïlande" mentionné sur passeport et carte d'identité: droits en Thaïlande? English translation pending
Bonjour à tous,
ma petite amie est née en Thaïlande, mais est venue vivre en France toute petite, et est nationalisée "française". Mais sur son passeport et sa carte d'identité il est bien mentionnée qu'elle est née en Thaïlande. D'où ma question, a-t-elle des droits dans le pays du sourire (de propriété, de facilités d'immigration...etc) ?
Merci d'avance !
Merci d'avance !
Compagnie aérienne Air Comet pour aller au Pérou English translation pending
Air comet n'est plus en mesure d'assurer ses vols .
Cette compagnie a perdu sa licence de vol et arrete toute activité.
Le site de AIR COMET n'est plus accessible et il semble qu'il n'y a pas grand chose prévu pour les clients qui ont acheté des billets .
los ninos
Le site de AIR COMET n'est plus accessible et il semble qu'il n'y a pas grand chose prévu pour les clients qui ont acheté des billets .
los ninos
Séjour au Sénégal en octobre prochain English translation pending
Bonjour à tous,
Je suis la famille d'accueil d'une jeune qui vit avec moi depuis 17 ans. Elle va avoir 18 en fin d'année et est métisse. Sa maman, dcd, était d'origine sénégalaise. Nous avons décidé de nous rendre au Sénégal en octobre prochain afin qu'elle fasse connaissance de sa famille maternelle. Nous allons séjourner du 23 au 30 octobre au domaine de Nianing car une de ses tantes y travaillaient, et aussi parce que l'on nous a dit le plus grand bien de ce domaine. 😎 Nous devons nous rendre à Dakar et à Thies pendant cette semaine afin de rencontrer divers membres de la famille. Car c'est avant tout le but de notre séjour. Pouvez-vous me dire quel moyen de transport est le plus approprié pour faire les trajets vers ces villes. Il y a bien le taxi-brousse, mais est-ce fiable ? La voiture de location aussi, mais n'est-ce pas trop risqué de conduire là-bas ? J'ai connu le Sénégal en 1964/1966, donc ce n'est pas hier (j'avais 8ans/ 10 ans). Mon père était marin. Nous avons vécu 5 mois à Gorée et 1 an passé à Dakar (nous habitions Faidherbe). Ca a certainement bien changé depuis. Mais je garde d'excellents souvenirs : le marché Kermel, la plage de l'Anse Bernard, la plage des Almadies, ...Parfois nous allions à Rufisque, voir des amis...🙂 Merci d'avance à tous ceux qui pourront me renseigner et me donner "des tuyaux" pour ce séjour au Sénégal. Et puis, mon souhait est que "ma fille" ait une première approche de son pays maternel, et qu'elle en garde les meilleurs souvenirs.
Abérica.
Je suis la famille d'accueil d'une jeune qui vit avec moi depuis 17 ans. Elle va avoir 18 en fin d'année et est métisse. Sa maman, dcd, était d'origine sénégalaise. Nous avons décidé de nous rendre au Sénégal en octobre prochain afin qu'elle fasse connaissance de sa famille maternelle. Nous allons séjourner du 23 au 30 octobre au domaine de Nianing car une de ses tantes y travaillaient, et aussi parce que l'on nous a dit le plus grand bien de ce domaine. 😎 Nous devons nous rendre à Dakar et à Thies pendant cette semaine afin de rencontrer divers membres de la famille. Car c'est avant tout le but de notre séjour. Pouvez-vous me dire quel moyen de transport est le plus approprié pour faire les trajets vers ces villes. Il y a bien le taxi-brousse, mais est-ce fiable ? La voiture de location aussi, mais n'est-ce pas trop risqué de conduire là-bas ? J'ai connu le Sénégal en 1964/1966, donc ce n'est pas hier (j'avais 8ans/ 10 ans). Mon père était marin. Nous avons vécu 5 mois à Gorée et 1 an passé à Dakar (nous habitions Faidherbe). Ca a certainement bien changé depuis. Mais je garde d'excellents souvenirs : le marché Kermel, la plage de l'Anse Bernard, la plage des Almadies, ...Parfois nous allions à Rufisque, voir des amis...🙂 Merci d'avance à tous ceux qui pourront me renseigner et me donner "des tuyaux" pour ce séjour au Sénégal. Et puis, mon souhait est que "ma fille" ait une première approche de son pays maternel, et qu'elle en garde les meilleurs souvenirs.
Abérica.
Professeur des écoles muté en Guadeloupe English translation pending
bonjour, je suis mutée sur le département de la guadeloupe pour la rentrée 2009, donc, le départ aura lieu cet été.
Nous partons à 3 (un mari à la recherche d'un emploi, un futur collégien et moi-même) et 2 chiens... Je voudrais savoir comment sont les collèges sur l'île( surtout niveau respect des différences ), car l'accueil et le bien être de mon fils est la chose la plus importante à mes yeux. Donc, si vous connaissez des collèges "mélangés", merci de me donner toutes les infos possibles.
Et à saint martin?(c'est une autre possibilité)
Et dans les petites îles? (mais y a-t-il des "transports réguliers" au cas où mon mari trouve du travail sur la guadeloupe?)
merci beaucoup...
pour moi aussi, je dois choisir mes voeux de poste dès le 14 avril!!!!! alors, vite à vos claviers!!!!!!
merci encore
Et à saint martin?(c'est une autre possibilité)
Et dans les petites îles? (mais y a-t-il des "transports réguliers" au cas où mon mari trouve du travail sur la guadeloupe?)
merci beaucoup...
pour moi aussi, je dois choisir mes voeux de poste dès le 14 avril!!!!! alors, vite à vos claviers!!!!!!
merci encore
Opéra nord-coréen "La jeune bouquetière" English translation pending
Ca faisait longtemps que j'en rêvais.
Hier soir, la troupe artistique "Mer de Sang" (sic) de Pyongyang est venue en représentation à Shanghai pour jouer le plus célèbre des opéras nord-coréens, "Kho pha neun tcho nyo", connu en chinois sous le nom "maihua guniang" et en anglais "the flower girl".
Dire que le spectacle était magnifique serait très en dessous de la vérité. La beauté et la grâce de certaines scènes dansées ont arraché de nombreux murmures au public, mais la force de l'art nord-coréen en général et de son opéra en particulier, c'est l'émotion qui s'en dégage. Les acteurs ont superbement joué une oeuvre poignante au service de laquelle musique, chants et dialogues (heureusement sous-titrés en chinois) semblent tendre à la perfection. Au Grand Théâtre de Shanghai, les décors et la mise en scène ont parfaitement mis en valeur cette oeuvre majeure.
"La jeune bouquetière" est un opéra écrit dans les années 70 (l'histoire a aussi été adaptée au cinéma à la même époque dans le film du même nom), adaptant une histoire vieille des années 30, dont la propagande affirme que c'est Kim Il Sung lui-même qui en serait l'auteur. Sur ce dernier point, on a le droit de douter.
C'est donc l'histoire d'une famille martyrisée par un cruel propriétaire terrien, sadique et exploiteur. Une mère, une jeune fille et sa petite soeur ainsi qu'un grand frère mènent une vie misérable dans ce conte révolutionnaire. La jeune fille doit cueillir et vendre des fleurs pour acheter des médicaments à sa mère gravement malade. Le jour où elle arrive enfin à s'en procurer, il est trop tard, la mère meurt. Six ans plus tôt, le grand frère avait été envoyé en prison pour avoir osé affronter le propriétaire, mais peu de temps après la mort de la mère, la grande soeur doit à son tour quitter la petite soeur aveugle.
Le dénouement de l'histoire est bien évidemment un fidèle reflet de l'optimisme et du volontarisme révolutionnaire marxisant. Le frère évadé de prison rejoint l'Armée Populaire de Corée, et retrouve ses soeurs qu'il délivre du cruel propriétaire. Dans deux scènes finales grandioses, le frère appelle tout le village a rejoindre la révolution pour construire un monde meilleur, un paradis du peuple où les oppresseurs seront hors d'état de nuire.
Derrière ce message révolutionnaire qui pourrait en faire sourire certains, se cache en fait une oeuvre très poétique et esthétique. Après tout, combien de nos grands opéras occidentaux reflètent eux aussi l'idéologie alors en vogue? Je n'hésite pas à dire que "la jeune bouquetière" est une de ces grandes oeuvres artisitiques du patrimoine mondial, hélas totalement méconnue en Occident (mais relativement connue en Chine) et qui ne jouira probablement jamais de la reconnaissance qu'elle devrait avoir en raison des préjugés envers la Corée du Nord et du manque d'intérêt du public occidental pour les oeuvres exotiques. Je suis pourtant convaincu qu'une oeuvre comme celle-ci aurait un vrai succès en France s'il se trouvait des volontés pour oser faire venir une troupe nord-coréenne dans un opéra français. Il parait d'ailleurs que l'opéra a déjà été joué en France il y a longtemps, mais je ne retrouve pas trace de cette représentation.
En ce qui me concerne, je suis ressorti de l'opéra de Shanghai avec le sentiment d'avoir assisté au plus beau spectacle qu'il m'ait jamais été donné de voir, bien plus beau encore que les ballets révolutionnaires chinois dont j'ai parfois l'habitude de me délecter.
Hier soir, la troupe artistique "Mer de Sang" (sic) de Pyongyang est venue en représentation à Shanghai pour jouer le plus célèbre des opéras nord-coréens, "Kho pha neun tcho nyo", connu en chinois sous le nom "maihua guniang" et en anglais "the flower girl".
Dire que le spectacle était magnifique serait très en dessous de la vérité. La beauté et la grâce de certaines scènes dansées ont arraché de nombreux murmures au public, mais la force de l'art nord-coréen en général et de son opéra en particulier, c'est l'émotion qui s'en dégage. Les acteurs ont superbement joué une oeuvre poignante au service de laquelle musique, chants et dialogues (heureusement sous-titrés en chinois) semblent tendre à la perfection. Au Grand Théâtre de Shanghai, les décors et la mise en scène ont parfaitement mis en valeur cette oeuvre majeure.
"La jeune bouquetière" est un opéra écrit dans les années 70 (l'histoire a aussi été adaptée au cinéma à la même époque dans le film du même nom), adaptant une histoire vieille des années 30, dont la propagande affirme que c'est Kim Il Sung lui-même qui en serait l'auteur. Sur ce dernier point, on a le droit de douter.
C'est donc l'histoire d'une famille martyrisée par un cruel propriétaire terrien, sadique et exploiteur. Une mère, une jeune fille et sa petite soeur ainsi qu'un grand frère mènent une vie misérable dans ce conte révolutionnaire. La jeune fille doit cueillir et vendre des fleurs pour acheter des médicaments à sa mère gravement malade. Le jour où elle arrive enfin à s'en procurer, il est trop tard, la mère meurt. Six ans plus tôt, le grand frère avait été envoyé en prison pour avoir osé affronter le propriétaire, mais peu de temps après la mort de la mère, la grande soeur doit à son tour quitter la petite soeur aveugle.
Le dénouement de l'histoire est bien évidemment un fidèle reflet de l'optimisme et du volontarisme révolutionnaire marxisant. Le frère évadé de prison rejoint l'Armée Populaire de Corée, et retrouve ses soeurs qu'il délivre du cruel propriétaire. Dans deux scènes finales grandioses, le frère appelle tout le village a rejoindre la révolution pour construire un monde meilleur, un paradis du peuple où les oppresseurs seront hors d'état de nuire.
Derrière ce message révolutionnaire qui pourrait en faire sourire certains, se cache en fait une oeuvre très poétique et esthétique. Après tout, combien de nos grands opéras occidentaux reflètent eux aussi l'idéologie alors en vogue? Je n'hésite pas à dire que "la jeune bouquetière" est une de ces grandes oeuvres artisitiques du patrimoine mondial, hélas totalement méconnue en Occident (mais relativement connue en Chine) et qui ne jouira probablement jamais de la reconnaissance qu'elle devrait avoir en raison des préjugés envers la Corée du Nord et du manque d'intérêt du public occidental pour les oeuvres exotiques. Je suis pourtant convaincu qu'une oeuvre comme celle-ci aurait un vrai succès en France s'il se trouvait des volontés pour oser faire venir une troupe nord-coréenne dans un opéra français. Il parait d'ailleurs que l'opéra a déjà été joué en France il y a longtemps, mais je ne retrouve pas trace de cette représentation.
En ce qui me concerne, je suis ressorti de l'opéra de Shanghai avec le sentiment d'avoir assisté au plus beau spectacle qu'il m'ait jamais été donné de voir, bien plus beau encore que les ballets révolutionnaires chinois dont j'ai parfois l'habitude de me délecter.
Méfaits touristiques au Rajasthan English translation pending
Vivant a Chennai depuis quelques mois nous avons decide de visiter le Rajasthan...parcours traditionnel : Delhi-Jaisalmer-Jodhpur-Udaipur-Jaipur et aujourd'hui Agra!
Une seule question et je m'adresse particulierement a ceux qui connaissent d'autres parties de l'Inde : que pensez vous du comportement de plus en plus oppressant envers les touristes "blancs" dans cette region!??
On a parler avec des gens qui disaient que la transformation de ces comportements est apparu tres recemment (pas plus de 5 ans pour certaines villes)! Perso je suis tres decu meme si ca n'enleve pas toute la magie de cette region et je voudrais passer un coup de gueule envers tous les touristes qui distribuent des roupies dans tous les sens (10Rs pour une photo... ex a Jaipur dans le City Palace ou l'Indien en tenu traditionnel gagne plus de 50Rs la minute (j'aimerai bien faire son job!!) grace aux touristes naifs qui en plus ont payer pour prendre des photos a l'entree!, monte dans des rickshaws a des prix exorbitants, donne des stylo a n'importe quel gamin (maintenant on s'appelle "one pen" ou "one chocolate" dans la rue!) etc etc etc C'est pas parce que pour nous, les occidentaux, 10Rs c'est rien qu'il faut les distribuer n'importe comment! Il y a des organismes si vous voulez faire des dons au lieu de donner 10Rs a des gamins dans la rue (pas tous bien sur mais je l'ai vu) qui courent direct s'acheter des petards!!
On avait pas vu ce genre de mefaits touristiques en visitant le sud (Tamil Nadu et Kerala)... meme si ertain endroit commene a etre touche!
Voila mega coup de gueule ... en esperant que vousa ne reagissiez pas negativement a mes propos un peu brute peut etre mais plein de colere!! (le fait d'etre a Agra ne doit pas arranger les choses!!)
Une seule question et je m'adresse particulierement a ceux qui connaissent d'autres parties de l'Inde : que pensez vous du comportement de plus en plus oppressant envers les touristes "blancs" dans cette region!??
On a parler avec des gens qui disaient que la transformation de ces comportements est apparu tres recemment (pas plus de 5 ans pour certaines villes)! Perso je suis tres decu meme si ca n'enleve pas toute la magie de cette region et je voudrais passer un coup de gueule envers tous les touristes qui distribuent des roupies dans tous les sens (10Rs pour une photo... ex a Jaipur dans le City Palace ou l'Indien en tenu traditionnel gagne plus de 50Rs la minute (j'aimerai bien faire son job!!) grace aux touristes naifs qui en plus ont payer pour prendre des photos a l'entree!, monte dans des rickshaws a des prix exorbitants, donne des stylo a n'importe quel gamin (maintenant on s'appelle "one pen" ou "one chocolate" dans la rue!) etc etc etc C'est pas parce que pour nous, les occidentaux, 10Rs c'est rien qu'il faut les distribuer n'importe comment! Il y a des organismes si vous voulez faire des dons au lieu de donner 10Rs a des gamins dans la rue (pas tous bien sur mais je l'ai vu) qui courent direct s'acheter des petards!!
On avait pas vu ce genre de mefaits touristiques en visitant le sud (Tamil Nadu et Kerala)... meme si ertain endroit commene a etre touche!
Voila mega coup de gueule ... en esperant que vousa ne reagissiez pas negativement a mes propos un peu brute peut etre mais plein de colere!! (le fait d'etre a Agra ne doit pas arranger les choses!!)
Bangkok s'enfonce English translation pending
VIDÉO Bangkok est en train de couler
Le centre national thailandais d'alerte aux catastrophes prédit que la ville de Bangkok se retrouvera à un mètre au dessous du niveau de la mer d'ici 2020 si les autorités échouaient, dans les prochaines années, dans leur combat contre le réchauffement climatique et l'affaissement du sol. Durée: 2mn31(AFP)
vendredi 08 juin 2007
Louer une casa particular et y inviter un cubain English translation pending
Bonjour,
Je voudrais louer une casa particular à la Havane pour pouvoir inviter un Cubain que je viens de rencontré. Est-ce légale ? Sinon, quel endroit pourrions nous dormir ensemble sans avoir de problèmes ? Il devra s'inscrire à quelque part ? Si vous avez des réponses cela serait très apprécié.
Merci !
Je voudrais louer une casa particular à la Havane pour pouvoir inviter un Cubain que je viens de rencontré. Est-ce légale ? Sinon, quel endroit pourrions nous dormir ensemble sans avoir de problèmes ? Il devra s'inscrire à quelque part ? Si vous avez des réponses cela serait très apprécié.
Merci !
amenager un vw T4 transporter?... English translation pending
bonjour à tous(tes),
je suis nouveau sur le forum😎.
voilà, je viens d'acquerir un transporter combi t4, 9 places, j'ai enlevé la banquette arriere et le siege solo de la banquette du milieu. je compte garder les 3 places devant et les deux places derriere le siege conducteur que je pourrais basculer en position "nuit". je vais faire filmer solaire les vitres et isoler les parois, le plafonnier et le plancher. ce dernier me fait me poser des questions...car le kit tout fait de chez narbonne accessoires, c'est bien mais cher...si quelqu'un a fait de son combi vitré un semblant de camping car: pouvoir dormir à 2 adultes et un p'tit bout. tous les bons tuyaux en amenagement ( plans d'habitabilité, astuces...) sont les biens venus.merci.
je suis nouveau sur le forum😎.
voilà, je viens d'acquerir un transporter combi t4, 9 places, j'ai enlevé la banquette arriere et le siege solo de la banquette du milieu. je compte garder les 3 places devant et les deux places derriere le siege conducteur que je pourrais basculer en position "nuit". je vais faire filmer solaire les vitres et isoler les parois, le plafonnier et le plancher. ce dernier me fait me poser des questions...car le kit tout fait de chez narbonne accessoires, c'est bien mais cher...si quelqu'un a fait de son combi vitré un semblant de camping car: pouvoir dormir à 2 adultes et un p'tit bout. tous les bons tuyaux en amenagement ( plans d'habitabilité, astuces...) sont les biens venus.merci.
Visite de Rio de Janeiro English translation pending
Salut !!!
je pars au brésil dans à peine 2 mois, j'ai deja prevu beaucoup de choses mais je suis en train de me poser la question de savoir combien de jours je dois rester à Rio pour voir le principal ??? et qu'y a t il de principal justement à voir ??? de plus je vais sans doute passer une nuit blanche à rio pendant le carnaval, savez vous combien peut couter une telle nuit au sambodrome ???
merci de vos reponses
Até logo Anthony
je pars au brésil dans à peine 2 mois, j'ai deja prevu beaucoup de choses mais je suis en train de me poser la question de savoir combien de jours je dois rester à Rio pour voir le principal ??? et qu'y a t il de principal justement à voir ??? de plus je vais sans doute passer une nuit blanche à rio pendant le carnaval, savez vous combien peut couter une telle nuit au sambodrome ???
merci de vos reponses
Até logo Anthony
Budget quotidien au Costa Rica English translation pending
hello tout le monde!
je prépare un voyage au Costa Rica; j'aimerais savoir combien je devrais dépenser par jour environ pour l'hébergement et les repas, sachant que je choisis des hotels ou auberges 1er prix et que je mange dans les bouis-bouis du coin. Les transports longue distance sont-ils chers?
De plus, est-ce possible de rejoindre le Mexique par la route ou le rail, si oui en combien de temps et combien de changements?
Merci de m'éclaircir!
je prépare un voyage au Costa Rica; j'aimerais savoir combien je devrais dépenser par jour environ pour l'hébergement et les repas, sachant que je choisis des hotels ou auberges 1er prix et que je mange dans les bouis-bouis du coin. Les transports longue distance sont-ils chers?
De plus, est-ce possible de rejoindre le Mexique par la route ou le rail, si oui en combien de temps et combien de changements?
Merci de m'éclaircir!
Mauritanie: aidez les enfants de l'Adrar English translation pending
Bonjour,
Si vous vous intéressez à la Mauritanie, voici l’adresse du site de l’association « Liberté par Les Chamelles » http://libertechamelles.free.fr
Vous y trouverez des infos sur les jardins d’enfants. L’association fournit ces crèches ( garçons et filles de 1 à 5 ans) en denrées alimentaires de base.
Avec 20 euros nous fournissons une bouillie à un enfant pendant 150 jours. Pour la plupart de ces enfants, cette bolée nutritive est dans leur journée le seul repas de valeur : vitamines, calories, quantité et qualité. Si vous nous y aidez d’autres enfants rempliront leur petit ventre… Grâce à l’expérience, les contacts et l’organisation mise en place par l’instigateur de l’association, qui va là-bas depuis 1983, nous sommes certains que 100% des dons sont convertis en sacs de farine (mil ou blé entier), de sucre, de sel iodé et d’arachide, et sont livrés au local fermant à clef des jardins d’enfants. Les femmes responsables de ces jardins connaissent les quantités dont elles ont besoin pour leurs petits, et que nous leur faisons livrer par des personnes de confiance. De plus chaque maire des oasis concernés est au courant.
Pour nous aider voir sur le site.
Anne l'Ardéchoise membre actif et webmaster de l'asso.
Si vous vous intéressez à la Mauritanie, voici l’adresse du site de l’association « Liberté par Les Chamelles » http://libertechamelles.free.fr
Vous y trouverez des infos sur les jardins d’enfants. L’association fournit ces crèches ( garçons et filles de 1 à 5 ans) en denrées alimentaires de base.
Avec 20 euros nous fournissons une bouillie à un enfant pendant 150 jours. Pour la plupart de ces enfants, cette bolée nutritive est dans leur journée le seul repas de valeur : vitamines, calories, quantité et qualité. Si vous nous y aidez d’autres enfants rempliront leur petit ventre… Grâce à l’expérience, les contacts et l’organisation mise en place par l’instigateur de l’association, qui va là-bas depuis 1983, nous sommes certains que 100% des dons sont convertis en sacs de farine (mil ou blé entier), de sucre, de sel iodé et d’arachide, et sont livrés au local fermant à clef des jardins d’enfants. Les femmes responsables de ces jardins connaissent les quantités dont elles ont besoin pour leurs petits, et que nous leur faisons livrer par des personnes de confiance. De plus chaque maire des oasis concernés est au courant.
Pour nous aider voir sur le site.
Anne l'Ardéchoise membre actif et webmaster de l'asso.
Islande, 12 jours à deux, juin 2019 English translation pending
Hello les voyageurs,
Bienvenue au pays du vent, de l’eau, des arc-en-ciel, de la glace, des champs de lupins, des plages de sable noir, des macareux, des couleurs hallucinantes ... insérer mosaïque photos
Voici un petit carnet qui relate nos 12 jours en Islande, fin mai début juin, sans nos ados qui sont en examens à cette période. Cela faisait très longtemps que je rêvais de découvrir ce pays. Donc quand l’occasion s’est présentée, je n’ai pas hésité.
L’itinéraire En 12 jours, difficile de tout inclure dans l’itinéraire. Et comme nous sommes encore tôt dans l’année, les hautes terres et les F-roads ne sont pas encore accessibles. J’avais 3 envies en allant découvrir le pays : les glaciers, les baleines et la faille de Silfra en plongée, tout en évitant le plus possible les cars de touristes. Ce sera donc le tour de l’île dans le sens contraire des aiguilles d’une montre avec découverte du Sud, de l’Est et du Nord-Est. Pour ajouter le nord-ouest et l’ouest, on aurait eu besoin d’au minimum une semaine de plus (on aime prendre son temps et voyager relax 😉)
Ce qu’on avait prévu (il y a eu quelques adaptations suite à la météo et à nos envies du jour).
Jour 0 - arrivée et route vers Lauvergtan - nuit à Laugarvatn <> Jour 1 - Cercle d’Or et plongée dans la faille de Silfra - nuit à Laugarvatn <> Jour 1 bis - en bonus, quelques photos de la plongée dans la faille <> Jour 2 - randonnée à Hverargerdi et vallée de Thjorsardalur - nuit à Arnes <> Jour 3 - tour des cascades - nuit à Vik <> Jour 4 - balades autour de Vik - nuit à Vik <> Jour 5 - canyon de Fjadrargljufur, parc de Skaftafell - nuit près de Jökulsárlón <> Jour 6 - 1ère partie - Jökulsárlón et rando vers le Skalafellsjökull <> Jour 6 - 2ème partie - en route vers les fjords de l’ Est - nuit à Faskruosfjordur <> Jour 7 - cascade de Hengifoss, Mjoifordur - nuit à Egilsstadir <> Jour 8 - rando à Vopnafjordur et à Raudanes - nuit à Asbyrgi <> Jour 9 - Dettifoss, Hljodaklettar et Raudholar - nuit à Asbyrgi <> Jour 10 - Sortie baleines à Husavik, découvertes autour du lac Myvatn - nuit à Reykjahlid <> Jour 11 - découvertes autour du lac Myvatn - nuit à Reykjahlid <> Jour 12 - longue route vers Keflavik - nuit à Keflavik <>
Nos coups de cœur Si nous avons découvert des paysages magnifiques, on n’a pas eu un vrai coup de cœur pour le pays 😕 Pourtant tous les ingrédients étaient réunis : un temps ensoleillé quasi tout le temps, on a évité les hordes de touristes, on était dans la nature comme on aime, on a fait des randos magnifiques au milieu de paysages grandioses, les islandais qu’on a rencontré ont été très sympas .... Bref, on en est toujours à se demander ce qui fait que ce pays n’est pas dans notre top et qu’on n’est pas rentré aussi enthousiaste que de nos autres voyages 😐
On a tout de même eu quelques coups de cœur, à commencer par la plongée dans la faille de Silfra. Une plongée que tout plongeur rêve de faire au moins une fois dans sa vie.
Il y a les cascades, qu’elles soient petites ou grandes, faciles d’accès ou cachées au détour d’une piste. Et pour nous, grâce au soleil, invariablement accompagnées d’arc-en-ciel
Il y a les glaciers, immenses et impressionnants mais dont on peut se rendre compte de la fragilité de leur survie
Et puis, la faune à commencer par les moutons qui nous ont accompagnés tout au long de la route 😎
L’organisation Le voyage a été organisé comme à notre habitude par moi-même, grâce aux infos glanées sur les forums et dans les blogs de voyage.
Hébergements On a logé dans des petits hôtels, des B&Bs ou des cottages. J’avais longuement hésité à prendre l’option camping pour composer avec les aléas de la météo mais on ne se voyait pas dormir en tente sous le vent et la pluie et j’aime le confort d’un bon lit et d’une douche chaude après une journée de randonnée. Alors, c’est clair que ca représente un certain budget : 150€/nuit en moyenne avec le petit-déjeuner. Bon, j’ai privilégié les salles-de-bain privatives et les jolies vues depuis la chambre. Il y a moyen de faire plus économique mais ca reste beaucoup plus cher que des hébergements équivalents dans d’autres pays.
Voiture Pour la voiture, on a pris un 4x4, autorisé sur les F-roads. Au cas où certaines ouvriraient plus tôt que prévu 😉 On est passé par Blue Car Rental. Service nickel, voiture en très bon état, aucun souci. Retour sans problème. Et agence à 5min à pied de l’aéroport (pas besoin de prendre la navette).
Activités Mis à part la plongée dans la faille de Silfra et la sortie avec les baleines, on a opté pour des activités gratuites, à savoir les randonnées 🙂 On a suivi le guide Rother. Même si leur évaluation de certaines randos posent questions (des bleus qui étaient selon moi au minimum rouge, des durées estimées assez aléatoires), il me semble être le compagnon indispensable pour tout randonneur novice comme nous.
Bonne lecture A très vite pour la suite
Bienvenue au pays du vent, de l’eau, des arc-en-ciel, de la glace, des champs de lupins, des plages de sable noir, des macareux, des couleurs hallucinantes ... insérer mosaïque photos
Voici un petit carnet qui relate nos 12 jours en Islande, fin mai début juin, sans nos ados qui sont en examens à cette période. Cela faisait très longtemps que je rêvais de découvrir ce pays. Donc quand l’occasion s’est présentée, je n’ai pas hésité.
L’itinéraire En 12 jours, difficile de tout inclure dans l’itinéraire. Et comme nous sommes encore tôt dans l’année, les hautes terres et les F-roads ne sont pas encore accessibles. J’avais 3 envies en allant découvrir le pays : les glaciers, les baleines et la faille de Silfra en plongée, tout en évitant le plus possible les cars de touristes. Ce sera donc le tour de l’île dans le sens contraire des aiguilles d’une montre avec découverte du Sud, de l’Est et du Nord-Est. Pour ajouter le nord-ouest et l’ouest, on aurait eu besoin d’au minimum une semaine de plus (on aime prendre son temps et voyager relax 😉)
Ce qu’on avait prévu (il y a eu quelques adaptations suite à la météo et à nos envies du jour).
Jour 0 - arrivée et route vers Lauvergtan - nuit à Laugarvatn <> Jour 1 - Cercle d’Or et plongée dans la faille de Silfra - nuit à Laugarvatn <> Jour 1 bis - en bonus, quelques photos de la plongée dans la faille <> Jour 2 - randonnée à Hverargerdi et vallée de Thjorsardalur - nuit à Arnes <> Jour 3 - tour des cascades - nuit à Vik <> Jour 4 - balades autour de Vik - nuit à Vik <> Jour 5 - canyon de Fjadrargljufur, parc de Skaftafell - nuit près de Jökulsárlón <> Jour 6 - 1ère partie - Jökulsárlón et rando vers le Skalafellsjökull <> Jour 6 - 2ème partie - en route vers les fjords de l’ Est - nuit à Faskruosfjordur <> Jour 7 - cascade de Hengifoss, Mjoifordur - nuit à Egilsstadir <> Jour 8 - rando à Vopnafjordur et à Raudanes - nuit à Asbyrgi <> Jour 9 - Dettifoss, Hljodaklettar et Raudholar - nuit à Asbyrgi <> Jour 10 - Sortie baleines à Husavik, découvertes autour du lac Myvatn - nuit à Reykjahlid <> Jour 11 - découvertes autour du lac Myvatn - nuit à Reykjahlid <> Jour 12 - longue route vers Keflavik - nuit à Keflavik <>
Nos coups de cœur Si nous avons découvert des paysages magnifiques, on n’a pas eu un vrai coup de cœur pour le pays 😕 Pourtant tous les ingrédients étaient réunis : un temps ensoleillé quasi tout le temps, on a évité les hordes de touristes, on était dans la nature comme on aime, on a fait des randos magnifiques au milieu de paysages grandioses, les islandais qu’on a rencontré ont été très sympas .... Bref, on en est toujours à se demander ce qui fait que ce pays n’est pas dans notre top et qu’on n’est pas rentré aussi enthousiaste que de nos autres voyages 😐
On a tout de même eu quelques coups de cœur, à commencer par la plongée dans la faille de Silfra. Une plongée que tout plongeur rêve de faire au moins une fois dans sa vie.

Il y a les cascades, qu’elles soient petites ou grandes, faciles d’accès ou cachées au détour d’une piste. Et pour nous, grâce au soleil, invariablement accompagnées d’arc-en-ciel

Il y a les glaciers, immenses et impressionnants mais dont on peut se rendre compte de la fragilité de leur survie

Et puis, la faune à commencer par les moutons qui nous ont accompagnés tout au long de la route 😎

L’organisation Le voyage a été organisé comme à notre habitude par moi-même, grâce aux infos glanées sur les forums et dans les blogs de voyage.
Hébergements On a logé dans des petits hôtels, des B&Bs ou des cottages. J’avais longuement hésité à prendre l’option camping pour composer avec les aléas de la météo mais on ne se voyait pas dormir en tente sous le vent et la pluie et j’aime le confort d’un bon lit et d’une douche chaude après une journée de randonnée. Alors, c’est clair que ca représente un certain budget : 150€/nuit en moyenne avec le petit-déjeuner. Bon, j’ai privilégié les salles-de-bain privatives et les jolies vues depuis la chambre. Il y a moyen de faire plus économique mais ca reste beaucoup plus cher que des hébergements équivalents dans d’autres pays.
Voiture Pour la voiture, on a pris un 4x4, autorisé sur les F-roads. Au cas où certaines ouvriraient plus tôt que prévu 😉 On est passé par Blue Car Rental. Service nickel, voiture en très bon état, aucun souci. Retour sans problème. Et agence à 5min à pied de l’aéroport (pas besoin de prendre la navette).
Activités Mis à part la plongée dans la faille de Silfra et la sortie avec les baleines, on a opté pour des activités gratuites, à savoir les randonnées 🙂 On a suivi le guide Rother. Même si leur évaluation de certaines randos posent questions (des bleus qui étaient selon moi au minimum rouge, des durées estimées assez aléatoires), il me semble être le compagnon indispensable pour tout randonneur novice comme nous.
Bonne lecture A très vite pour la suite