14 jours au Japon – Septembre-Octobre 2026 GeorgesOZ · 10 octobre 2026 à 7:16 · 110 photos 37 messages · 5 participants · 892 affichages | | | | 10 octobre 2026 à 7:16 · Modifié le 14 oct. 2026 à 11:33 14 jours au Japon – Septembre-Octobre 2026 Message 1 de 37 · Page 1 de 2 · 610 affichages · Partager Je devais sortir de Thaïlande, touchant à la fin d‘un visa de 60 jours, et j‘avais opté cette fois-ci pour une visite de 14 jours au Japon. J‘avais déjà passé 3 jours à Tokyo il y a quelques années, étant en voyage d‘affaires, ce qui m‘avait laissé une bonne impression. Y, ma compagne Thaïlandaise, n‘y était jamais allée. C‘est pourquoi nous avons opté pour un circuit assez classique, incluant entre autres quelques châteaux et Kyoto.
Avant d‘entrer dans les détails de ce circuit, je voudrais faire une récapitulation des dépenses que nous avons encourues. Cela sera utile pour certains, et ce sera utile pour nous-mêmes pour préparer notre prochain voyage au Japon.
J‘ai classifié nos dépenses en 5 catégories : - Hôtels 1150 Euros (petit-déjeuner compris) - Transports 278 Euros (train, bus) - Grosses dépenses 487 Euros (souvenirs et quelques objets nécessaires) - Excursions 116 Euros (visites de musées, temples, châteaux) - Dépenses journalières 1125 Euros (repas, petits achats) T otal = 3194 euros, soit 228 euros par jour en moyenne. J‘exclus les vols, qui dépendront des arrangements de tout un chacun (lieu de départ, dates du voyage etc).
Jpeg ci-dessous : excuses pour ‘hotel‘ sans accent circonflexe - mon sw n‘est pas français!
Pour les hôtels, nous avons toujours choisi des hôtels assez corrects, mais non luxueux, assez bien placés pour nous permettre de nous déplacer à pied venant des / allant aux points de transport. Nous avons systématiquement évité de prendre des taxis, réputés très chers au Japon. Nous avons aussi l‘habitude bien établie au cours de plusieurs voyages de limiter nos bagages au strict minimum : un sac de sport (duffel-bag) chacun (7-8 kgs) plus le petit bagage qui est généralement permis de garder sur soi dans les avions (2-3 kgs). Cela nous permet de voyager avec 3 jeux de vêtements (ce que nous portons sur nous-mêmes et 2 jeux de rechange). Nous ajoutons un bagage à mettre en soute pour le retour, de façon à accommoder les achats que nous faisons en route.
‘Transports‘ et ‘Grosses dépenses‘ : je donnerai plus de détail dans le récit au jour-le-jour.
Nous n‘avons pas fait d‘ excursion extravagante, du genre safari ou activité sportive.
Les repas et la nourriture font la majeure partie des dépenses journalières. Nous avons souvent mangé dans des izakayas, qui offrent ce qu‘il faut pour pas cher – entre 2000 et 6000 yens pour 2 (11-12 à 33-34 euros pour deux, le plus souvent entre 20 et 25 euros). Nous ne nous sommes pas privés, mais nous ne sommes pas non plus allés dans des restaurants haut-de-gamme.
La suite à venir, pendant que je rassemble mes photos : Remarques Générales. | | | À: GeorgesOZ · 11 octobre 2026 à 2:34 · Modifié le 14 oct. 2026 à 11:35 Re: 14 jours au Japon – Septembre-Octobre 2026 Message 2 de 37 · Page 1 de 2 · 572 affichages · Partager Remarques GénéralesUn mot d‘avertissement : je ne connais pas grand-chose sur le Japon et je n‘ai qu‘une expérience limitée. On me critiquera peut-être pour généraliser facilement, ce que j‘accepterai venant de ceux/celles qui en savent plus que moi ! Les Japonais sont des gens distants. Ce n‘est pas qu‘ils soient désagréables, au contraire, ils sont très amicaux et serviables quand on les aborde pour demander qqc. Mais il n‘est pas dans leur habitude d‘entrer en contact avec les gens qu‘ils ne connaissent pas. Ils évitent de regarder les gens dans les yeux. Il serait facile d‘interpréter ça comme de la xénophobie, mais c‘est déjà ainsi entre eux. Ils préfèrent garder leurs distances pour ne pas risquer une friction avec autrui. C‘est aussi une marque de respect : ne pas empiéter sur le territoire des autres. Un grand silence règne dans les transports publics, dans les restaurants, dans les hôtels au moment du petit déjeuner. Les Japonais donnent l‘impression d‘être des grands introvertis. Il y aurait toute une dissertation à faire là-dessus, sans aucun doute ! Très peu de Japonais parlent l‘anglais. Plusieurs fois, des employés dans les gares ou dans les magasins ont utilisé leurs tablettes pour passer d‘une langue à l‘autre. Nous avons trouvé le riz excellent. Même Y, une Thailandaise ! Ça a été pour moi une bonne surprise parce que j‘avais toujours trouvé le riz servi dans les restaurants Japonais à l‘étranger médiocre. Par contre, la nourriture qu‘on achète dans les kombinis (7/11, Family Mart, Lawson) est loin d‘être aussi bonne qu‘on l‘entend souvent dire sur les réseaux sociaux. Elle n‘est pas chère, c‘est vrai, mais on mange bien mieux et pour pas beaucoup plus cher dans les restaurants et izakayas. NB 1 : ‘kombini‘ vient de ‘convenience‘ (en anglais) > ce qui est commode, pratique. Il n‘y a pas de ‘v‘ en japonais. NB 2 : j‘écris les mots japonais avec un ‘s‘ final pour le pluriel (kombinis, izakayas). Ce ‘s‘ n‘existe pas en japonais, qui ne marque pas la différence singulier / pluriel.
Les bières japonaises sont excellentes. Elles sont fraiches et légères, bien qu‘elles titrent quand-même dans les 5 degrés d‘alcool. Aussi, elles ne nous ont jamais causé de mots de tête par la suite (quand je pense aux pisses d’âne commercialisées en Thailande...). Nos préférées : Kirin et Suntory à la pression. On trouve des toilettes publiques non payantes et propres presque partout. Quel pays civilisé, tout de même ! Quand je pense au nombre de fois, en France, ou il a fallu que je rentre dans un café et prendre une consommation afin de pouvoir utiliser les toilettes ! On trouve toujours des ATM‘s dans les kombinis. L’obésité est pratiquement inexistante, et le surpoids rare. Très peu d‘étrangers en dehors des circuits touristiques classiques. Aussi, très peu d‘étrangers résidents au Japon : vu quelques Asiatiques du Sud ou du Sud-Est dans certains magasins à Osaka. Il y en a probablement aussi dans d‘autres très grandes villes, bien que cela ne m‘ait pas frappé à Tokyo. Trafic automobile en ville : très ordonné. Tout le monde respecte scrupuleusement les indications et les feux. Pas de comportement désagréable tel klaxons, freinage brutal ou accélération soudaine. Ça change agréablement de certains pays où on est toujours sur ses nerfs dans la rue!
Les hôtels :- Chambres petites +/- 12 à 15 mètres carrés mais très fonctionnelles. Toutes ont une petite lampe de poche quelque part, décrochable du comptoir, la même bouilloire électrique avec le même système de bouchon supérieur sur lequel il est écrit de faire attention à ne pas se brûler les doigts quand on l‘enlève, le même petit radiateur au cas où on aurait besoin de se chauffer. Toujours un coffre-fort. - Salles de bains très standard : douche puissante, eau chaude immédiate et facile à régler, cuvette de baignoire profonde, sol revêtement plastique bien aligné sur murs et baignoire. Les produits cosmétiques sont généreux et portent des étiquettes bien lisibles (jpg : dans la chambre à Osaka)- ce qui change des endroits où il faut une loupe pour discerner ce qui est shampoing, conditionneur etc.
Toujours un de ces fameux sièges pour faire ses besoins naturels : jets d‘eau réglables pour se nettoyer (certains/nes trouveront ça assez jouissif) des explications bien présentées pour l‘utilisation des boutons, très claires quand on prend la peine de les déchiffrer (en anglais et en japonais) – certains étrangers disent en plaisantant qu‘on peut avoir peur de lancer des missiles nucléaires si on se trompe de bouton, mais c‘est une exagération. Je poste une jpeg : première rencontre avec ce genre d’installation dans la chambre d‘hôtel à Tokyo. Je pourrai fournir des explications si qqn le veut!
- Petites choses gratuites à disposition des clients : objets de toilette, thé, café, souvent pyjamas ou yukatas. - Petit déjeuner : pas d’œufs sur le plat, mais des tranches d’omelette à la japonaise (texture aérée). Toujours de la soupe ‘miso‘, souvent de la soupe au maïs et parfois on peut mélanger avec une sauce curry et c‘est extra pour commencer la journée. Toujours quelques petites spécialités japonaises (poissons frits par exemple). Café acceptable, mais sans plus. Jus de fruits pas naturels. Au moment de partir, on attend des clients qu‘ils apportent à un comptoir leurs couverts, assiettes, verres et tasses sur un plateau – on tombe très vite dans cette discipline typiquement japonaise : être propre, respecter les règles et respecter autrui. - Murs jamais peints dans les hôtels, mais papier au granulé fin.
Indications partout par exemple sur les murs dans les hôtels : faire attention à ci, ne pas faire ça, pour utiliser faire A, B, C etc. Téléviseurs partout même dans des petites échoppes genre coin café + snacks. Beaucoup de capteurs électroniques, par exemple dans les toilettes quand on s‘approche et quand on repart, l‘eau coule souvent automatiquement.
Transports assez déroutants car plusieurs compagnies offrent leurs services. Il faut scanner la carte IC/SUICA pour sortir d‘une ligne et il faut le faire de nouveau pour accéder à la ligne suivante. Très bonnes indications le plus souvent, mais parfois rien du tout à part du Japonais et là c‘est galère ! Dans les trains, toujours ces annonces en Japonais puis (le plus souvent) en anglais, avec la même voix standard ‘British English‘ très audible. | | | À: GeorgesOZ · 11 octobre 2026 à 6:04 · Modifié le 14 oct. 2026 à 11:38 Re: 14 jours au Japon – Septembre-Octobre 2026 Message 3 de 37 · Page 1 de 2 · 564 affichages · Partager Mercredi 23 septembre - TokyoJe dois commencer par une petite précision concernant ma sortie de Thailande (voir mon message initial). En fait, nous avons commencé par passer 2 semaines à Taiwan. Nous sommes simplement remontés progressivement vers le nord, l‘itinéraire complet étant : - Bangkok > Kaohsiung – vol - Kaohsiung > Tainan > Taichung > Taipei – train - Taipei > Tokyo – vol - Tokyo > Matsumoto > Hikone > Kyoto > Osaka – train - Osaka > Bangkok – vol C‘est donc de Taipei que nous sommes arrivés le soir à Tokyo – aéroport NRT (Narita) Terminal 2 avec du retard, il est 19 heures bien passées. Heureusement, le bureau de JR East est ouvert jusqu‘à 21 :30 et nous achetons les billets pour Matsumoto dans 3 jours 13,460 JPY = 75 euros pour 2 sur la Matsumoto Line. JR = Japan Railways, évidemment ! Confusion pour prendre le Skyliner pour le centre (si on peut dire) de Tokyo, qui se trouve à 80 kms de Narita. Nous avons passé le portail d’entrée avec la carte Welcome SUICA, achetée juste en face du bureau de JR. Il y a plusieurs queues attendant sur le quai, et des employés qui braillent dans des micros. Nous n‘y comprenons que couic, personne ne parle anglais, c‘est à peine si on nous lance des regards furtifs et désintéressés. Nous finissons par comprendre qu‘il faut aussi acheter des places réservées. Nous ressortons, achetons les tickets requis (1300 yens par personne, soit 7.3 euros), repassons les portillons et enfin prenons le train pour Nippori. Vraiment pas clair, le système !
SUICA : nous avons acheté les cartes Welcome SUICA avec 2000 JPY de crédit sur chaque mais nous nous rendrons vite compte que c‘est bien trop peu. Nous n‘avons pas encore le sens de la monnaie du pays ! A la gare de Nippori, nous prenons la ligne de métro Yamanote. Je vérifie notre mouvement sur MapME et constate que nous allons dans le mauvais sens. Reprenons dans la bonne direction. Arrivée à la gare Tamachi, puis à l‘hôtel non loin, rue Momoyo Dori dans le quartier de Shibaura, arrondissement de Minato. Il est 23 :00. | | | À: GeorgesOZ · 11 octobre 2026 à 9:45 · Modifié le 11 oct. 2026 à 14:02 Re: 14 jours au Japon – Septembre-Octobre 2026 Message 4 de 37 · Page 1 de 2 · 549 affichages · Partager Bonjour,
Par contre, la nourriture qu‘on achète dans les kombinis (7/11, Family Mart, Lawson) est loin d‘être aussi bonne qu‘on l‘entend souvent dire sur les réseaux sociaux. Elle n‘est pas chère, c‘est vrai, mais on mange bien mieux et pour pas beaucoup plus cher dans les restaurants et izakayas.
Je partage complètement cette appréciation : le nourriture dans les kombinis, c’est pratique, pas chère et correcte, mais pas extraordinaire. Par contre, nous n’avons rarement été déçus dans les restaurants. | | | À: Bluequark · 11 octobre 2026 à 10:18 Re: 14 jours au Japon – Septembre-Octobre 2026 Message 5 de 37 · Page 1 de 2 · 545 affichages · Partager Bonjour! Merci de visiter mon carnet! | | | À: GeorgesOZ · 11 octobre 2026 à 10:24 · Modifié le 14 oct. 2026 à 11:42 Re: 14 jours au Japon – Septembre-Octobre 2026 Message 6 de 37 · Page 1 de 2 · 543 affichages · Partager Jeudi 24 septembre - Tokyo
Première journée à Tokyo. Il y a des métros partout et dans tous les sens. Descendons à Tameike-sannō, dans le quartier d’ Akasaka, pas loin de Tamachi. Nous cherchons un magasin de matériel électronique pour nous acheter les quelques ustensiles nécessaires mais qui nous manquent pour nous connecter au Japon. Nous entrons dans un magasin d‘alcools de tous genres, par erreur mais nous en faisons le tour – il est étonnant par tout ce qu‘il offre et à des prix assez corrects, il me semble. L‘employé du magasin nous indique le BIC Camera un peu plus loin pour acheter un peu d‘équipement, surtout des adapteurs électriques (12,000 JPY = 67 euros). Il y a une offre extraordinaire ! Je ne sais pas quel magasin c‘était, exactement, il y a plusieurs BIC Camera à Tokyo (et ailleurs au Japon).
Comme nous avons à nous remettre du voyage de la veille, nous revenons à l‘hôtel pour quelques heures de repos. Nous en ressortons vers 17 heures. Des vagues humaines se dirigent vers la gare de Tamachi, ou en sortent. Les gens commencent à sortir de leurs bureaux ou autres lieux de travail (mais beaucoup restent jusqu‘à bien plus tard). C‘est sidérant ! Ma photo est une très pauvre illustration de ce phénomène, mais si vous l‘agrandissez, vous verrez au fond une masse sombre : ce sont les ‘kaishain‘s, les employés d‘une myriade d’entreprises qui tiennent leurs bureaux dans le quartier de Shibaura, tous en costumes noirs ou gris et chemises blanches ou bleu clair.
Nous passons de l‘autre côté de la gare et entrons dans le quartier Mita. Il y a des petites rues sympas pleines de petits restaurants aux enseignes lumineuses (il fait déjà nuit). C‘est hallucinant, voyez mes quelques photos. Toutes ces enseignes mystérieuses (elles ne sont qu‘en japonais) – on peut imaginer les millions de trésors qu’un explorateur vivant à Tokyo pourrait découvrir !
Nous mangeons un ramen-tsukemen, suivant les recommandations que quelqu‘un m‘avait faites. Satisfaisant et pas cher !
Revenant vers notre hôtel, nous hésitons à descendre l‘escalier vers ce qui est indiqué comme étant un bar. Une jeune et mignonne Japonaise qui se tient sur le trottoir pour attirer les clients vers un autre local nous dit que c‘est cher et nous indique le Socies Bar dans la rue en face. Nous y arrivons, à l‘étage, après avoir tâtonné un brin. La bière Suntory à la pression, c‘est parfait pour donner une touche finale à cette première journée à Tokyo. Mais 1 pinte + 2 demi-pintes nous font une addition de près de 20 Euros !
Tokyo, ou du moins ces quartiers de Minato que nous avons vus, nous donne une excellente impression. | | | À: GeorgesOZ · 12 octobre 2026 à 6:01 · Modifié le 14 oct. 2026 à 11:46 Re: 14 jours au Japon – Septembre-Octobre 2026 Message 7 de 37 · Page 1 de 2 · 508 affichages · Partager Vendredi 25 septembre (1)Nous prenons le métro de Tamachi à Ueno, la station qui donne accès au parc du même nom. Nous sommes des néophytes à Tokyo. Les 3 jours que j‘y ai passés il y a une quinzaine d‘années ne comptent pas. J‘étais en voyage d‘affaires et je ne saurais pas même dire dans quelle partie de Tokyo je me trouvais !
Je suis donc toujours à la recherche de cartes pour repérer notre position. Une carte est bien donnée, dans la station de Tamachi, mais il faut vraiment regarder de près pour lire les indications en anglais, plus petites que le japonais. Et pour commencer, il faut bien prendre note de l‘orientation de la carte. Celle-ci est nord-ouest / sud-est, mais j‘ai vu pire : j‘étais resté planté pendant une bonne quinzaine de minutes devant une carte dans la gare centrale de Taipei, essayant désespérément d‘identifier la bonne sortie, quand je me suis rendu compte que la carte était orientée du nord au sud, le nord en bas et le sud en haut !
Toute personne débarquant pour la première fois à Tokyo restera perplexe devant l‘immensité de cette ville. C‘est pourquoi je montre cette carte, et un agrandissement, qui montre le secteur de Tamachi, dans l‘arrondissement de Minato. On voit bien plusieurs canaux sur la droite (est / sud-est). Ces canaux conduisent à la baie de Tokyo et, bizarre-bizarre, Minato signifie ‘port‘ en japonais !
Je sais, je sais, je suis un obsédé des précisions géographiques et historiques. Certains me trouveront insupportable.... Voyager, pour moi, c‘est bien plus que de passer quelques jours agréables et distrayants, prendre un tas de photos et acheter quelques babioles. Je gratte la surface pour voir un peu en profondeur !
Revenant à notre promenade matinale : nous traversons le parc de Ueno et arrivons au Musée National de Tokyo. Je poste quelques photos de ce qui m‘a particulièrement frappé : - les statues de ‘ dieux-gardiens du temple‘ à l‘entrée sont impressionnantes – mais je crois que ce sont des copies
- une armure de samouraï encore une copie. La couleur rouge flamboyante aurait été pour exprimer la férocité du guerrier
- un furisode (kimono à longues manches), style 18-ème siècle (période Edo) encore et toujours une copie mais tellement superbe que j‘en ai pris un détail en photo. Quand on voit la qualité d‘un tel vêtement, on comprend (si on ne l‘avait pas encore compris) qu‘on a affaire à une culture d‘un extrême raffinement
- des estampes (japonaises bien sûr!), celle-ci représentant deux combattants d‘une bagarre fameuse qui eut lieu en 1805 entre un pompier et un lutteur de sumo, qui dégénéra en une bataille épique entre une bande de pompiers et une bande de sumo. Cette bataille a été reprise dans une pièce de kabuki (le fameux théâtre japonais). Les expressions faciales sont impayables !
- Une autre estampe, de 1755, montrant deux combattants (aussi dans une pièce de kabuki);
- Un arbitre de sumo. J‘adore les expressions faciales !
Je m‘arrête ici pour reprendre mon souffle! | | | À: GeorgesOZ · 13 octobre 2026 à 1:49 · Modifié le 14 oct. 2026 à 11:49 Re: 14 jours au Japon – Septembre-Octobre 2026 Message 8 de 37 · Page 1 de 2 · 471 affichages · Partager Vendredi 25 septembre - Tokyo (2)Je continue avec ce qui m‘a impressionné au musée: - Deux élégantes au coucher de soleil (18-èmè siècle)
- Un bras de fer entre Okita et Ohisa, sous l‘arbitrage d‘une geisha elles auraient été les ‘3 beautés‘ de la fin du 18-ème siècle.
- Une armure de samouraï, authentique celle-là
- Statue du boddhisatva Kannon : reproduction faite récemment de l‘original du 7-ème / 8-ème siècle. Le rendu réaliste du corps reflète l‘influence de la dynastie chinoise Tang.
- Une statuette datant de l‘époque Jōmon (1000 à 400 avant J.C.). Les gros yeux globuleux ressemblent aux ‘lunettes‘ portées par les Inuits pour se protéger de la lumière aveuglante du soleil, reflétée par la neige ou la glace. Mais les experts ne savent pas vraiment. Il est possible, d‘après les hanches très larges, qu‘il s‘agisse d‘un talisman pour la fécondité féminine. Ça rappelle aussi quelques statuettes préhistoriques difformes qui ont été trouvées en Europe.
Cette statuette me conduit à un de mes passe-temps préférés : l‘histoire. Et ça tombe bien, un grand tableau explique brièvement les périodes principales de l‘histoire japonaise.
Grosso-modo, les Japonais d‘aujourd‘hui sont les descendants des peuples Jōmon et Yayoi. J‘ai piqué quelques points de repère sur Wikipedia :
- Paléolithique - Les premières populations humaines auraient commencé à s'implanter dans les îles à partir de 40 000 ans AP. Il y aurait eu plusieurs migrations provenant de diverses parties de l‘ Asie du nord-est, profitant de terres émergées pendant les périodes glaciaires. - Mésolithique - La période ou ère Jōmon couvre la période qui va, approximativement, de 13 000 jusqu'à 400 av. J.-C. Le Japon est alors peuplé par des chasseurs-cueilleurs. Leur culture est l'une des premières au monde à connaître et pratiquer la poterie. - Les Jōmons sont des descendants directs du peuple du Paléolithique supérieur. Ils ont une forte affinité génétique avec les aborigènes de Taïwan. On suggère que les Aïnous d' Hokkaido sont probablement des descendants directs du peuple Jōmon. - La période ou ère Yayoi : les archéologues la placent vers 500 ou 900 av. J.-C. au nord de Honshu (l‘île principale de Japon). - Les immigrants Yayoi étaient des cultivateurs. On s'accorde, en s'appuyant sur de nombreux indices convergents, qu'il s'agit de populations de la culture Mumun, sur le territoire de l'actuelle Corée du Sud. l‘immigration Yayoi n‘est pas un processus de remplacement des Jōmons, mais d‘un lent processus d'hybridation avec eux. - Génétiquement, les Yayoi ont une composante ancestrale dominante d‘ Asie du Nord-Est qui les rapproche des anciens peuples localisés entre les régions du lac Baïkal, de la rivière Liao et de la rivière Amour > ce qui touche à la Corée.
Je passe sur les périodes plus récentes, mais il sera intéressant de savoir que l‘écriture au Japon ne commence qu‘après la période Yayoi, donc à partir du 4-ème siècle de notre ère.
Avant de quitter le musée, on admire en passant un superbe jardin à partir d‘une terrasse. Et pendant que j‘y suis, je remarque les magnifiques murs appareillés d‘une fine mosaïque, dans la salle qui ouvre sur cette terrasse.
Résumé de notre visite au musée : statues, kimonos, armures de samouraï, rouleaux de manuscrits.... un bon aperçu de la culture japonaise (c‘est la vocation du musée). Ce qui aurait complété l‘affaire, ça aurait été le thème de l‘architecture (les styles traditionnels de maison, les châteaux), mais nous l‘avons peut-être manqué par mégarde et par hâte ? Il y a beaucoup de copies, certes, c‘est superbe tout de même. Nous y avons passé 1 heure et demie, certains y resteraient plus longtemps avec plaisir. Sortis du musée, nous nous dirigeons vers le sud du parc, tout en évitant au possible les zones en plein soleil. Nous sommes fin septembre, mais le soleil est encore cruel ! Dans la grande rue qui continue droit vers le sud, et peut-être avant d‘avoir atteint la gare de Ueno-Hirokoji, nous trouvons un izakaya où nous mangeons super bien. Le client assis à une autre table nous explique qqc concernant la nourriture, en anglais. Nous échangeons quelques mots. Quand je lui dis que nous sommes logés du côté de Tamachi, dans un Japonais très hésitant, il répond que son Japonais n‘est pas si bon que ça. C‘est un Chinois ! Je me disais aussi, tiens, un Japonais qui sort de sa carapace! Et aussi : un Japonais qui parle anglais ! | | | À: GeorgesOZ · 13 octobre 2026 à 3:31 · Modifié le 14 oct. 2026 à 11:51 Re: 14 jours au Japon – Septembre-Octobre 2026 Message 9 de 37 · Page 1 de 2 · 467 affichages · Partager Vendredi 25 septembre - Tokyo (3)Je viens d‘écrire quelques mots sur les migrations des Yayois. J‘aime bien voir comment ca se reflète sur une carte, d’où ma tentative de cadrer les territoires de provenance de ces migrations. Un coup de google-map et quelques annotations personnelles. Je reconnais ne pas être un expert, mais je pense que cela pourra donner une première idée de ce qui aurait pu se passer, il y a quelques 2000 – 2500 ans.
Les Yayois seraient donc originaires d‘une vaste région comprise entre la Mongolie, le sud-est de la Sibérie et la Corée. J‘ai vu ailleurs que l‘ascendance des Japonais est très fortement (plus de 90 pour cent) dominée par la composante Yayoi. | | | À: GeorgesOZ · 13 octobre 2026 à 6:45 Re: 14 jours au Japon – Septembre-Octobre 2026 Message 10 de 37 · Page 1 de 2 · 456 affichages · Partager Merci pour ces explications et pour la carte. (J’aime aussi beaucoup voir sur une carte). | | | À: GeorgesOZ · 13 octobre 2026 à 6:57 Re: 14 jours au Japon – Septembre-Octobre 2026 Message 11 de 37 · Page 1 de 2 · 455 affichages · Partager Bonjour et merci pour ce carnet ! Je viens de lire votre premier message et nous avions calculé en prévisions (nous partons le 25.10. pour 4 semaines) ce que vous donnez comme chiffre : Total = 3194 euros, soit 228 euros par jour en moyenne/2 personnes. Je vais m'atteler à lire la suite :) | | | À: Tfcboy31 · 13 octobre 2026 à 7:23 Re: 14 jours au Japon – Septembre-Octobre 2026 Message 12 de 37 · Page 1 de 2 · 452 affichages · Partager Bonjour et merci pour ce carnet ! Je viens de lire votre premier message et nous avions calculé en prévisions (nous partons le 25.10. pour 4 semaines) ce que vous donnez comme chiffre : Total = 3194 euros, soit 228 euros par jour en moyenne/2 personnes. Je vais m'atteler à lire la suite :)
Bonjour Elisabeth! Merci de me suivre sur ce carnet! | | | À: Bluequark · 13 octobre 2026 à 9:10 Re: 14 jours au Japon – Septembre-Octobre 2026 Message 13 de 37 · Page 1 de 2 · 446 affichages · Partager Merci pour ces explications et pour la carte. (J’aime aussi beaucoup voir sur une carte).
| | | À: GeorgesOZ · 13 octobre 2026 à 12:54 · Modifié le 15 oct. 2026 à 0:52 Re: 14 jours au Japon – Septembre-Octobre 2026 Message 14 de 37 · Page 1 de 2 · 438 affichages · Partager Samedi 26 septembre – Le train de Tokyo à Matsumoto (1)Nous prenons le train Limited Express Azusa de la gare de Shinjuku pour Matsumoto, départ à midi pile. Le reçu que je poste ici, pour la valeur de 13,460 yens soit 76 euros pour 2 personnes, représente le prix total (tarif de base + réservation de places). Nous avions aussi 2 coupons précisant les places réservées, mais nous avons dû les laisser dans le portillon à la sortie de la gare de Matsumoto. Le trajet a duré 2 heures 30. Il aurait été possible de faire ce trajet en économisant +/- 5,000 yens (28 euros) pour tous deux, mais il aurait fallu changer de train et ça nous aurait pris 2 heures de plus.
Je donne tous ces détails, je crois que ce sera utile pour certains. Avec un peu d‘expérience, on peut voyager au Japon pour moins cher que nous l‘avons fait. Autre chose : j‘étais un brin angoissé concernant le moment de faire les réservations, et même d‘acheter les billets sans réservation, ayant en mémoire le casse-tête que cela est quand on voyage en Inde. Mais nos deux semaines au Japon nous ont montré qu‘il n‘y a pas à s‘inquiéter dans ce pays : la fréquence des trains est extraordinaire, et il ne semble y avoir aucune difficulté pour acheter ses billets 1 ou 2 jours en avance, voire le jour même.
Etant un obsédé de la linguistique, et ayant beaucoup de temps à perdre, je me suis efforcé de déchiffrer le reçu. Au milieu, sur la gauche, le caractère kanji qui suit le ‘9‘ est le caractère d’origine chinoise (hanzi) qui représente la Lune. Il s‘agit donc du 9-ème mois de l‘année, donc septembre (tout le monde sait que le concept de ‘mois‘ dérive du ‘concept ‘Lune‘). Le caractère suivant est ‘soleil‘ et ça représente ‘jour‘ - logique! Donc la réservation est bien faite pour le 26 septembre ! Il se trouve que ‘Lune‘ et ‘soleil‘ se disent ‘ tsuki‘ et ‘ hi‘ en japonais, mais on n‘a pas besoin de le savoir pour comprendre les caractères. Les mêmes caractères seront aussi utilisés dans diverses langues chinoises, avec des prononciations totalement différentes, ce qui n‘empêchera pas leur compréhension. On aborde ici le génie extraordinaire de l‘écriture chinoise, qui a été reprise par le japonais.
Juste plus loin sur la même ligne, avant le ‘21‘, on a affaire à un autre système d‘écriture utilisé en japonais, le hiragana (un syllabaire). Les 3 caractères sont ‘ a‘, ‘ zu‘ et ‘ sa‘ – il s‘agit du train Azusa qu‘un étranger aurait pu repérer avant d‘acheter les billets. J‘avais étudié l‘affaire du hiragana pendant quelques mois avant le voyage et étais arrivé à bien déchiffrer ses quelques 71 caractères.
Je sais que beaucoup de gens ne seront pas du tout intéressés, ou seront découragés rapidement devant les complications du japonais. Personnellement, je me suis fait un plaisir de me pencher un peu dessus, et je pense que ça m‘a bien servi pendant ce voyage de 2 semaines au Japon, et pas seulement pour déchiffrer les billets de train ! | | | À: GeorgesOZ · 14 octobre 2026 à 4:24 · Modifié le 14 oct. 2026 à 11:55 Re: 14 jours au Japon – Septembre-Octobre 2026 Message 15 de 37 · Page 1 de 2 · 415 affichages · Partager Samedi 26 septembre – Le train de Tokyo à Matsumoto (2)A la gare de Shinjuku, confusion. Quelle plateforme ? J‘aborde un jeune homme avec un ‘ sumimasen‘ de rigueur avant de le lui demander. Il nous fait comprendre qu‘il faut aller au bureau Service Clients et nous en indique la direction. Le bureau n‘est en fait pas très loin. Nous y arrivons et, surprise, le jeune homme nous y rattrape – il nous a suivis sans que nous ne nous en apercevions, pour être sûr que nous avions bien compris. Quelle gentillesse !
Ayant reçu les renseignements concernant notre train pour Matsumoto, nous sortons des Services Clients et prenons immédiatement à gauche – le bureau où on achète les tickets n‘est qu‘à une vingtaine de mètres. C‘est que je veux aussi acheter les billets de Matsumoto à Hikone en avance, passant par Nagoya, soit : - Matsumoto à Nagoya sur Shinano 8 - Ltd Exp. Reserved = 5,060 JPY = 28 euros - Nagoya à Maibara sur Kodama 819 - Super Exp. Reserved = 4,180 JPY = 23 euros - ‘Fare tickets‘ = 9,720 JPY = 55 euros - Le tout 18,960 JPY = 105 euros pour 2 personnes.
Il faut comprendre que les deux premiers paiements sont pour les réservations de places assises. Je poste le jpeg du reçu. Au milieu à gauche : ‘9 Lune 28 Soleil‘ > la réservation est pour le 28 septembre ! Et immédiatement après la date, les 3 caractères hiragana ‘shi‘, ‘na‘ et ‘no’ > le train réservé est le Shinano. Et pour être précise, il s‘agit du 8-ème train Shinano de la journée !
Le train Kodama de Nagoya à Maibara n‘est pas indiqué sur le reçu. Il ne s‘agit bien que du reçu, sur lequel on indique que 6 tickets ont été délivrés et ces tickets incluaient bien sûr la réservation sur le Kodama. Pour ce qui est du trajet de Maibara à Hikone, on nous dit qu‘il faut acheter les billets à la gare de Maibara.
Je sais que je me répète un peu, ne m‘en voulez pas trop !
On pourrait se contenter de voyager sur des trains ‘non-réservés‘, ce à quoi correspond le dernier paiement. Ce serait économiser la moitié du trajet, encore faut-il avoir un minimum d’expérience avec le système japonais pour repérer les trains qu‘on peut prendre sans réservation. On monte à bord et on s‘assied là où on veut, mais au risque de ne pas trouver de place disponible. De notre expérience sur 2 semaines et 3 trajets sur lesquels nous avions réservé des places, nous aurions pu trouver de tels trains assez facilement et il ne semble pas qu‘il y aurait eu de difficulté à trouver des places assises, ayant vu passer bon nombre de trains.
Ce qu‘il y a de bien en réservant des places assises, c‘est qu‘on planifie les horaires, et on risque moins de se tromper de train car il suffit de repérer les trains réservés sur les panneaux indicateurs.
Une fois achetés, donc au bureau juste à gauche à la sortie, mes billets pour Matsumoto ne nous permettent pas de revenir à l‘intérieur de la gare – les portillons protestent ! Nous repassons par le bureau Service Clients, où une femme qui ne parle pas un mot d‘anglais ne comprend visiblement pas le problème et essaie de nous faire retourner au bureau à l‘extérieur, celui où on achète les billets. Il faut quelques minutes encore jusqu‘à ce qu‘une autre femme, qui elle parle bien l‘anglais, vienne à notre rescousse et nous dit qu‘il suffit de passer par ce bureau Service Clients pour aller aux quais, sans passer par les portillons.
La logique de tout cela devient évidente par après, mais sur le coup, c‘est déroutant. Moralité : compter bien un minimum de 15-30 minutes pour s‘orienter à Shinjuku (et dans bcp d‘autres gares !).
Enfin, nous sommes en route ! On rentre vite dans les montagnes, très vertes, couvertes d‘arbres à profusion, enveloppées dans les brumes et les nuages.
Arrivée à Matsumoto. Petite ville, comparée à Tokyo. Facile de s‘orienter. Centre tout à fait gérable à pied, propre, relax. Quelques touristes étrangers, mais vraiment très peu nombreux. Le soir, beaucoup de restaurants et cafés sont ouverts et il y a plein de monde dedans. C‘est samedi bien sûr !
Je ne peux m‘empêcher de mitrailler un coin de rue aux enseignes lumineuses criantes, tout en étant agréables à mes yeux.
Et cette entrée mystérieuse, une izakaya peut-être? Si mon japonais était meilleur, j‘oserais bien entrer pour voir, et m‘excuser si besoin... C‘est comme à Tokyo, on a l‘impression qu‘il y a des trésors à découvrir un peu partout!
Nous mangeons un curry japonais juste en face de notre hôtel, pas cher. Y trouve le curry très bon – venant d‘une Thaïlandaise, c‘est une référence ! | | | À: GeorgesOZ · 15 octobre 2026 à 5:11 Re: 14 jours au Japon – Septembre-Octobre 2026 Message 16 de 37 · Page 1 de 2 · 365 affichages · Partager Dimanche 27 septembre – Château de MatsumotoLe fameux château de Matsumoto n‘est pas loin du centre-ville, ça ne prend que 15 minutes à pied. Billets d‘entrée : 2,600 JPY = 15 euros pour 2. Ah oui, disons en passant que les visites sont en général mises à des prix très abordables et il n‘y a pas de tarif ‘étrangers‘ – c‘est un soulagement quand on pense aux pratiques en Inde et en Thaïlande (ce que je connais de pire). Ça fait bien plaisir !
C‘est presque une platitude de dire que le château est impressionnant, posé sur un socle en pierres massives et entouré de douves. Il date du 16-ème siècle. Sur les deux centaines de châteaux de l‘époque Edo (1603-1868) ou même antérieure, il est l‘un des 12 dont la tour principale, le ‘tenshu‘, a été conservée telle quelle.
Pas de beau ciel bleu sur ces photos. Le temps était grisâtre. Pas étonnant après avoir traversé la veille toutes ces montagnes enveloppées de brumes!
Passant par un grand portique, on tombe sur une belle réplique d‘armure de samouraï. Ayant vu quelques armures au musée de Tokyo, je commence à me demander pourquoi les samouraïs tenaient tant à arborer une moustache de paille, ou de crins de cheval, sur leurs armures !
On voit aussi que les murs sont faits de pierres de plusieurs tailles disposées de façon que tout se tienne. De loin, on a l‘impression qu‘il n‘y a que ces grosses pierres. Elles ne sont pas assemblées au mm près comme les murs Incas. C‘est pourtant un travail remarquable, les grosses pierres ont été taillées pour laisser une face extérieure à peu près plane.
On arrive sur un grand jardin au fond duquel le château se présente, majestueux.
Remarquable charpenterie aussi. Tout est taillé de façon à ce qu‘il n‘y ait pas d’arête aiguë. Une belle vue d‘ensemble de la charpenterie... je n‘ai pas pris le temps de lire les explications (en anglais).
Les escaliers intérieurs sont très raides mais très bien arrangés pour qu‘il n‘y ait pas de bobos. Il semble que les parties excentrées soient souvent attribuées au passage des gens, alors que les parties centrales le soient pour y passer son temps. La pièce supérieure est celle ou la famille du seigneur devait se réfugier en cas d‘attaque. Mais le château n‘a en fait jamais été attaqué, ce qui parait-il a été le cas pour beaucoup de châteaux. Les châteaux auraient été construits en premier lieu pour représenter la puissance d‘un clan. Cela n‘empêche, beaucoup d‘armes à feu de l‘époque Edo sont présentées dans plusieurs vitrines - un vrai musée !
A la sortie du château, un couple en costumes traditionnels, je ne saurais dire quelle époque il représente mais c‘est sympathique et ça fait une belle photo !
Il y avait peut-être quelques petites douzaines de touristes Japonais et quelques rares touristes étrangers. Ce qui a rendu la visite facile. Pas d‘embouteillage à l’intérieur, juste à ne pas trop se précipiter dans les escaliers, et y laisser patiemment monter et descendre les autres visiteurs.
En tout, la visite se fait en une demi-heure. Pour les gens qui visiteraient au pas de course, je compterais deux bonnes heures, le trajet de la gare et retour à pied compris. | | | À: GeorgesOZ · 16 octobre 2026 à 8:06 · Modifié le 16 oct. 2026 à 9:00 Re: 14 jours au Japon – Septembre-Octobre 2026 Message 17 de 37 · Page 1 de 2 · 327 affichages · Partager Dimanche 27 septembre – Les abords du château de MatsumotoRevenant du château vers le centre-ville, on arrive à la rivière Metoba. Sur la gauche, de part et d‘autre de la rivière, on trouve des échoppes et des commerces, mais ils sont fermés – nous sommes dimanche. Mais il n‘y aurait pas que les échoppes et les commerces à voir ! A peine 20 ou 30 mètres sur la gauche, avant de passer le pont, on trouve deux sanctuaires shinto. Je ne montre l‘extérieur que pour le plus grand des deux.
Les deux sanctuaires ont un intérieur plutôt sobre. J‘ai lu que c‘est caractéristique des sanctuaires shinto.
J‘ai aussi été captivé par les grands panneaux qui se trouvent à côté des sanctuaires. Cette écriture en noir sur un fond blanc pur, le tout encadré dans du bois : je trouve ça beau et élégant.
Maintenant que je suis de retour dans mes pénates, et que je mets de l‘ordre dans mes photos, la curiosité me pousse : qu‘est-ce que le shinto ? Je remets le sujet à mon poste suivant.... Je sens que ça va être long ! | | | À: GeorgesOZ · 16 octobre 2026 à 10:22 Re: 14 jours au Japon – Septembre-Octobre 2026 Message 18 de 37 · Page 1 de 2 · 312 affichages · Partager Dimanche 27 septembre – Les abords du château de Matsumoto : le Shinto
Donc, en avant, plongeon dans le sujet du Shinto. Je vais commencer par une remarque faite par un Japonais sur un site social (je traduis de l‘anglais):
‘Au Japon, nous avons deux systèmes de croyance : le Shinto qui signifie ‘La Voie des Dieux‘; le Bouddhisme qui signifie ‘suivre l‘Enseignement de l‘Eveillé‘. Les deux systèmes fonctionnent en harmonie l‘un avec l‘autre‘. (Je mets des majuscules à dessein).
J‘ai bien sur été piquer quelques éléments d‘explication sur Wikipédia. On peut critiquer, mais c‘est pour moi un bon début. D‘ailleurs, il faut savoir qu‘on ne peut pas écrire n’importe quoi sur Wikipédia sans se faire reprendre et corriger par des gens qui connaissent le sujet !
La plupart des Japonais ont une vision neutre de la religion et en pratiquent plusieurs dans leur vie. Ainsi, récemment, on comptabilisait 85 millions de shintoïstes (67 % de la population) et 88 millions de bouddhistes (69 % de la population), ce qui montre que beaucoup de gens sont adeptes des deux systèmes. Une personne peut aller prier au sanctuaire shinto au Nouvel An japonais pour une bonne année et avant les examens d'entrée à l'école pour implorer son succès, puis plus tard avoir un mariage chrétien dans une église plutôt qu'un mariage shinto, et enfin des funérailles dans un temple bouddhiste.
Le shintoïsme est une religion animiste. Le concept majeur du shintoïsme est le caractère sacré de la nature. Le profond respect en découlant définit la place de l'homme dans l'univers : être un élément du grand Tout. Ainsi, un cours d'eau, un astre, un personnage charismatique, une simple pierre ou même des notions abstraites comme la fertilité peuvent être considérés comme des divinités.
Issus de l'Unité cosmique, les flux fondant la vie s'incarnent en une multitude de kami. Le polythéisme qui s'en dégage est infini, dans le sens où chaque parcelle de vie est sacrée. La mythologie shinto dit qu'il existe 8 millions de kami.
Le shintoïsme se pratique dans des sanctuaires très dépouillés. Le plus souvent les sanctuaires sont peints en rouge et ne contiennent qu'un autel très rudimentaire servant à déposer les offrandes : des fruits, un verre de saké, de l'argent, etc. Le cœur même du sanctuaire renferme la relique ou l'objet où est censé être incarné le kami. Seuls les prêtres peuvent y accéder. Cette relique ou objet peut être n'importe quoi, une pierre précieuse comme une pierre ordinaire, un objet précieux ou une chaussure, un arbre, etc. C'est cet objet ou cette relique que l'on transporte à travers tout le quartier pendant les festivals de quartier, les matsuri.
Le respect des ancêtres et les sentiments de communion avec les forces de l'univers et les générations passées sont les bases spirituelles du shinto.
Tout ça me fait penser aux druides celtes, aux anciennes croyances populaires européennes (dans mon enfance, je connaissais une ‘fontaine aux fées‘ dans une forêt proche), aux multiples dieux de l‘hindouisme, et à la croyance profondément ancrée en Thaïlande et pays avoisinants de la présence d‘esprits à respecter (et à craindre) dans la nature (surtout dans les arbres).
Ayant acquis un petit bagage de connaissances sur le shintoïsme, je me repenche sur l‘écriteau du deuxième sanctuaire vu au bord de la rivière à Matsumoto. Je vais dans la foulée exercer ce que je sais de l‘écriture japonaise. En haut et à droite, on lit ‘ Shintô‘ en hiragana. Je mets un trait horizontal sur le ‘o‘ : c‘est un ‘o‘ long (on pourrait aussi mettre un accent circonflexe). En-dessous, les 3 premiers gros caractères kanji sont doublés, en plus petit, par e-bi-su en hiragana. Il s‘agit du dieu Ebisu, dieu de la chance, des pêcheurs et du commerce, très populaire au Japon. Les deux caractères kanji qui suivent = ‘jinja‘ = sanctuaire. Ebisu est donc le dieu principal de ce sanctuaire.
A gauche de la ‘colonne Ebisu‘, 3 autres colonnes en kanji, doublées de translitération en hiragana. On peut se demander pourquoi : le hiragana n‘est pas écrit pour des étrangers, bien évidemment. Certains Japonais ne pourraient pas lire le kanji ? Ces 3 colonnes nous donnent les autres ‘ kami‘ du sanctuaire. J‘ai pu lire le hiragana et chercher sur le net pour mieux comprendre, - Ukemochi - Kotoshironushi - Ōkuninushi
Je ne veux pas m‘étendre sur ces 3 ‘entités‘. Je vais me contenter de poster 3 jpegs qui rassemblent ce que j‘ai pu trouver à leur sujet. En passant, je remarque des échos du graphisme des ‘ mangas‘ et des ‘ animes‘ – la question serait de savoir ce qui a précédé et influencé l‘autre !
Sur la partie gauche de l‘écriteau, en bas, 3 colonnes indiquent des dates (c‘est du kanji tout à fait élémentaire). La date du 10 janvier : c‘est la fête d‘Ebisu !
Il y aurait bien plus à dire sur le shintoïsme et sa coexistence avec d’autres croyances au Japon. Je dois dire que je suis particulièrement intrigué : comment un peuple aussi éduqué, dans une économie aussi développée que celle du Japon, peut-il garder vivant un tel système ?
En fin d‘après-midi, visite de la grande surface à la gare, on trouve vraiment de tout et c‘est tellement bien présenté. Après avoir mangé dans une izakaya, nous n’oublions pas d‘acheter une petite bière sur le chemin de retour à notre hôtel. Tiens, c‘est curieux, c‘est une Yebisu ! J‘avais trouvé l‘image de la canette attrayante – maintenant que j‘ai fait cette petite étude sur le shinto, je comprends que le nom de la bière fait référence à la mythologie japonaise !
C‘était notre seule journée pleine à Matsumoto. Y passer 2 nuits comme nous l‘avons fait est peut-être exagéré. On peut faire plus rapide, mais c‘est sans regret. C‘est une ville agréable et tranquille, propre cela va sans dire, et on se déplace facilement à pied partout. De plus, on ne s‘en rend pas tout de suite compte, quand le temps passe un peu lentement sans qu‘il y ait une nouvelle expérience particulière à tout moment, cela permet à ‘l‘air du pays‘ de pénétrer, tout doucement. Ça fait passer du simple tourisme au voyage. | | | À: GeorgesOZ · 17 octobre 2026 à 1:44 Re: 14 jours au Japon – Septembre-Octobre 2026 Message 19 de 37 · Page 1 de 2 · 278 affichages · Partager Lundi 28 septembre - HikoneDépart pour Hikone. Changement de train à Nagoya, puis encore une fois à Maibara où nous achetons les billets pour Hikone (2,720 JPY = 15 euros pour 2). Hikone n‘est qu‘à un saut de puce de Maibara.
Après nous être installés dans notre chambre d‘hôtel, près de la gare, nous faisons un petit tour en ville. Nous n‘allons pas bien loin, car il pleuviote. Une grande rue part de la gare vers le château. Nous tombons ébahis devant les voitures que nous voyons circuler : tant de petites voitures d‘un style que nous n‘avions jamais vu jusqu‘à présent, à tel point que nous nous demandons même si nous ne sommes pas tombés sur un cortège de collectionneurs d‘automobiles classiques!
Dans les petites rues de part et d’autre, les maisons ont un style assez traditionnel. J‘essaie de cadrer l‘une d‘elles avec une grande tour en arrière-plan pour illustrer le mélange du moderne et du traditionnel typiquement japonais (mon portable ayant ses limites). La tour se trouve de l‘autre coté de la gare qui semble avoir été désigné pour les constructions modernes, préservant l‘aspect plus traditionnel du centre-ville.
Nous tombons sur un temple élégant, devant lequel plusieurs de ces petites voitures sont garées. Nous commençons à comprendre que c‘est tout simplement un type de voitures très populaire au Japon. Il faut remarquer, soit dit en passant, la propreté des rues !
Le soir, restaurant Chinois, au coin de la rue, premier carrefour venant de la gare, dernier étage. Les serveurs sont sympas. Nous faisons appel à eux pour nous expliquer comment fonctionnent la tablette posée sur la table pour passer notre commande. C‘est notre première rencontre avec ce système très pratique que nous retrouverons beaucoup par la suite.
L‘un des serveurs nous demande d’où nous sommes (question rare au Japon, il semble). Quand je lui dis que je suis Français, il me dit qu‘il fait du ‘ fencing‘, c‘est-à-dire de l‘escrime, et c‘est bien de l‘escrime à la française qu‘il s‘agit, il connaît les termes ‘épée‘, ‘fleuret‘, ‘sabre‘. Je lui dis que j‘en ai fait pendant ma jeunesse et je lui fais une petite démonstration de fleuret, en garde et je me fends. Il en est épaté et me serre chaudement la main. Ce sera la première et dernière fois qu‘on me serre la main au Japon ! Par après, je me demande si en fait je n‘avais pas rencontré l‘un de ces nombreux Chinois qui vivent au Japon...
La cuisine est excellente et bien sûr accompagnée d‘une bière bien fraiche ! Et encore une fois, cela ne nous revient pas très cher. Il semble que la nourriture est nettement moins chère au Japon qu‘en Europe de l‘ouest, même dans un restaurant correct.
Sur le chemin de retour à l‘hôtel, comme il pleut et que nous ne sommes pas vraiment équipés pour, nous nous réfugions dans la grande surface proche de la gare. On y trouve de tout et à des prix tout à fait corrects. Vraiment, les Japonais ont des magasins impeccables ! | | | À: GeorgesOZ · 17 octobre 2026 à 11:15 Re: 14 jours au Japon – Septembre-Octobre 2026 Message 20 de 37 · Page 1 de 2 · 260 affichages · Partager Mardi 29 septembre – Le Château de HikoneLe petit déjeuner est sommaire, comparé à ce que nous avons eu à Tokyo et Matsumoto, mais nous sommes dans un hôtel un peu plus modeste (52 euros, petit déjeuner compris), bien que toujours très propre et fonctionnel. Un autre signe de la catégorie inférieure de l‘hôtel, on ne nous fournit ni pyjama ni yukata dans la chambre. A part cela, la chambre est tout à fait correcte et assez semblable à celles que nous avons eues à Tokyo et Matsumoto. Le lit, par exemple, est tout aussi confortable.
En route pour le château ! 2 kms à pied, et heureusement il ne pleut pas fort, juste quelques petites gouttes de temps à autre. Les tickets d‘entrée : 2,000 JPY = 11 euros pour 2. L‘accès est une chaussée large, pentue et sinueuse entre des murailles massives. Aucun problème pour nous, nous sommes en forme et c‘est de la bibine si on compare au trek de Langtang que nous avons fait il y a juste un an (voir mon autre carnet) ! Mais il faut bien le dire, ce n‘est pas vraiment pour des gens qui auraient des difficultés physiques.
Comme à Matsumoto, et je pense typique des châteaux japonais, les murs sont faits de pierres massives de toutes formes assez grossièrement taillées, sauf pour ce qui est de leur face visible qui est plane.
Magnifique château datant de la fin du 16-ème siècle. On retrouve bien le style de Matsumoto. C‘est l‘un des 12 châteaux du Japon qui ont conservé leur ‘tenshu‘ d‘origine.
Comme à Matsumoto, les escaliers sont raides. La charpente est impressionnante.
Dommage que le temps soit bouché pour bien voir le lac Biwa, qu‘on aperçoit à 1 km du château. A l’origine, le château était au bord même du lac.
Du haut du château, nous avons juste droit à une belle vue sur la ville avec les montagnes embrumées en arrière-plan.
Nous avons croisé très peu de touristes dans ce château. Je ne me rappelle même pas s‘il y avait des étrangers ! D‘ailleurs, nous avions déjà attiré quelques regards fugitifs, en ville, oh, rien de bien manifeste et rien de bien gênant. En tout cas, nous n‘avons jamais ressenti la moindre malveillance à notre égard.
En fait, il faut vraiment compter entre 1 et 2 heures pour une telle visite, ce qui permettrait de la faire entre 2 trains le matin et l‘après-midi, et donc de ne pas s‘arrêter à Hikone pour la nuit. C‘est la même remarque que j‘ai faite plus haut pour Matsumoto. Une nuit serait OK si on ne veut pas trop se bousculer : arriver en fin d‘après-midi, descendre à l‘hôtel, manger dans un restaurant, passer par la grande surface. Visiter le château le lendemain matin puis repartir pour une autre destination en milieu de journée. C‘est tout à fait envisageable quand on considère la fréquence des trains.
Le soir, nous mangeons dans une izakaya dans la rue principale qui part de la gare, acceptable mais c‘est moins bon que d‘habitude. Je ne sais pas si c‘est ici ou ailleurs, mais j‘ai eu parfois l‘impression que les viandes n‘étaient pas aussi bien cuites que je l‘aurais voulu. C‘est limite quand il s‘agit de poulet – le poulet rose au milieu, pouah ! | Carnets similaires sur le Japon: Trouvez des offres de séjours uniques avec nos partenaires Tous les droits réservés © 2026 MyAtlas Group | 6 195 visiteurs en ligne depuis une heure! |