LeTigre · 10 mars 2012 à 9:34 · 97 photos 186 messages · 30 participants · 27 260 affichages | | | | À: LeTigre · 11 mars 2012 à 19:18 Re: 5 000 miles en Mustang décapotable aux États-Unis Message 21 de 186 · Page 2 de 10 · 2 927 affichages · Partager Arrrggghhhh le scorpion! Heureusement nous n'avons pas eu cette vision d'horreur dans la chambre du Stovepipe! S'il y a bien un truc que j'ai en horreur ce sont ces bestioles là | | | À: LeTigre · 11 mars 2012 à 19:20 Re: 5 000 miles en Mustang décapotable aux États-Unis Message 22 de 186 · Page 2 de 10 · 2 925 affichages · Partager Hi Le Tigre,
Je ne refais pas le couplet sur le fait que, entre se promener à Mariposa Grove seul au petit matin ou quelques heures plus tard au milieu des remorques qui trimballent les visiteurs, cela change tout mais... c'est toujours la stricte vérité !
a fa fait fur a fa fait fur !, tu nous y a devancé d'un 1/4 heures
J'aime beaucoup la photo depuis Glacier Point, celle de Mono Lake aussi, bon aller... toutes
mais on décide de faire un crochet pour aller voir les vieux Bristlecone Pines
nous non et je regrette. C'est vrai que de connaître les lieux et savoir aller à l'essentiel est intéressant 
Je trouve aussi que le Virginia est une bonne adresse
D'ailleurs ce type de photos où les gens posent devant « l'endroit » deviendra pour moi une interrogation métaphysique : « Qu'est ce que les gens font des centaines de photos d'EUX qu'ils ont à la fin des vacances ??? ».
et je ne te parle pas de ceux qui se font prendre au volant de leur voiture... hi, hi, hi Bon tout ça pour dire une c'est un carnet intéressant tant au niveau littéraire que photographique   
a+
Max
PS: je suis allé sur ton site pour voir s'il y avait plus de photos et pas de réponses (du genre de la mienne  ) mais je n'ai pas pu accéder à ce nouveau carnet, normal ? | | | À: LeTigre · 11 mars 2012 à 21:34 Re: 5 000 miles en Mustang décapotable aux États-Unis Message 23 de 186 · Page 2 de 10 · 2 904 affichages · Partager Superbes photos !
Moi en 5 jours je n'ai vu le Golden Gate que sous un brouillard complet  Espérons avoir plus de chance à la prochaine fois.
Pour Bristlecone Pine Forest, un endroit superbe à plus de 3000m d'altitude. Le nouveau visitor center est en construction (inauguration le 4 juillet 2012), l'autre a brulé totalement en 2008 ! | | | À: Max68 · 11 mars 2012 à 23:14 Re: 5 000 miles en Mustang décapotable aux États-Unis Message 24 de 186 · Page 2 de 10 · 2 884 affichages · Partager J'aime beaucoup la photo depuis Glacier Point, celle de Mono Lake aussi, bon aller... toutes
Merci. Faudra aller voir les panoramas sur le site, je ne veux pas les mettre ici sinon on va avoir des pages de 12 km de largeur !!! 
PS: je suis allé sur ton site pour voir s'il y avait plus de photos et pas de réponses (du genre de la mienne  ) mais je n'ai pas pu accéder à ce nouveau carnet, normal ?
Oui je bosse toujours dessus ! | | | À: LeTigre · 12 mars 2012 à 15:52 Re: 5 000 miles en Mustang décapotable aux États-Unis Message 25 de 186 · Page 2 de 10 · 2 833 affichages · Partager Eh non, chouette un nouveau carnet, comment s'en lasser ? jJ'ai hâte de voir White sands sur lesquels je fantasme pas mal.
Il ne faut pas que je montre les photos de Mustang à mon homme, sans quoi on va se retrouver avec un tragique cas d'abandon de huit gosses à la dass | | | À: LeTigre · 12 mars 2012 à 16:03 Re: 5 000 miles en Mustang décapotable aux États-Unis Message 26 de 186 · Page 2 de 10 · 2 824 affichages · Partager Pour cet été j'hesite à louer une Mustang convertible. Mais j'ai peur pour la taille du coffre.
On se ballade en effet avec une grosse valise (la taille maxi des bagages admis en soute) plus une moyenne, plus 2 sacs à dos, plus une valise qui bizarement vient se rajouter aux autres au fur et à mesure des outlets croisés sur la route (Eteignez la lumière, ca les attire)
J'ai regardé le coffre des Mustang et ca ne m'a pas paru tres gros.
Il y a 3 ans, j'ai failli en prendre une : HERTZ les faisait dans sa gamme Fun collection, et il y avait des promos dessus.
Cette année, je prendrais peut etre une coupé normale, ou alors la dodge Charger ou la Chevy camaro | | | À: Jpg13 · 12 mars 2012 à 19:00 Re: 5 000 miles en Mustang décapotable aux États-Unis Message 27 de 186 · Page 2 de 10 · 2 805 affichages · Partager Pour cet été j'hesite à louer une Mustang convertible. Mais j'ai peur pour la taille du coffre.
C'est clair que ce n'est pas une familiale ! 
Moi ça m'a paru grand par rapport à la Sebring parce que décapoté ou pas le volume du coffre reste constant, c'est donc un beau coffre de berline européenne... Je ne les ai pas mis dans le récit mais voila qques photos " pratiques" en bas de message
et comme on va me le demander, les sacs sont des tatonka barrel " M " Images attachées: Photo postée par le membre LeTigre. Photo postée par le membre LeTigre. Photo postée par le membre LeTigre. | | | À: LeTigre · 12 mars 2012 à 19:11 Re: 5 000 miles en Mustang décapotable aux États-Unis Message 28 de 186 · Page 2 de 10 · 2 802 affichages · Partager [.. suite]
Vendredi 09 septembre 2011.
On se réveille à 5h sans avoir besoin de réveil, et on part une demi-heure plus tard, il y a déjà 92°F (33°C). Une fois encore, ça tombe mal pour aller se promener dans Sand Dunes, si on y va, on loupe le sunrise à Zabriskie Point. Et en plus, il fait encore nuit, ce qui veut dire qu'il faudrait attendre que le jour se lève... Tant pis pour Sand Dunes, on décide d'aller voir le lever de soleil ! On refait donc une nouvelle fois les 25 miles qui séparent le Stovepipe Wells de Zabriskie Point... Si vous avez bien suivi, ça fait 3 fois qu'on fait le trajet et le fait de loger au Stovepipe ne nous a rien apporté puisqu'on est pas allés dans les dunes de sable donc, si c'était à refaire, on dormirait au Furnace Creek Ranch, le différentiel de prix entre les hôtels n'étant pas suffisant pour justifier ces multiples aller-retour.
Après le lever de soleil, on se dirige vers Badwater Basin. Je dois avouer que, une nouvelle fois, dans cette grande ligne droite, avec une visibilité totale, je laisse les chevaux de la Mustang s'emballer... C'est pas bien... mais qu'est ce que c'est grisant ! A propos de Badwater, j'avais questionné VF à propos des cristaux de sel qu'on voit sur les photos de présentation du lieu mais qu'on ne voit pas en restant sur la promenade en planches qui part du parking. D'après les témoignages trouvés, on était arrivés à la conclusion qu'il fallait s'éloigner; on marche donc bravement vers l'autre côté de l'étendue blanche et, effectivement, au bout d'un petit moment, les cristaux de sel ne sont plus piétinés par les hordes de visiteurs et on peut admirer les étonnants motifs au sol.
On reprend la voiture, on fait un stop à Devil's Golf Course et à Dante's View, puis on file en direction de Grand Canyon, à 400 miles. Aujourd'hui est la première des grosses journées de route mais, encore une fois, l'avantage du second voyage, c'est que, pour l'avoir déjà fait, je sais que c'est faisable sans problèmes !
Le compteur de la Mustang affiche nos 1000 premiers miles sur la route de Dante's View.
On passe Las Vegas sans trop de problèmes même si, après les lignes droites désertes de Death Valley, la circulation urbaine de Vegas est toujours un choc !
Comme on est bien au niveau timing, à Kingman, on décide de faire le crochet par la route 66 au lieu de passer directement par la I-40. On s'arrête au General Store de Hackberry, histoire de faire quelques photos de cet endroit dédié à l'époque où la Route 66 s'appelait la « Mother Road », mais... à l'image des vieilles voitures peu à peu mangées par la rouille, j'ai le sentiment que cette époque a disparu depuis longtemps et que la Mother Road n'existe plus qu'à travers l'imagination des voyageurs qui empruntent les tronçons encore existants...
De gros nuages noirs ont maintenant envahi le ciel et, pendant plusieurs dizaines de miles, je fais la course avec un de ces énormes nuages d'orage pour qu'il pleuve après nous au lieu de devant nous, l'état du revêtement de la Route 66 laissant présager de bons gros risques d'aquaplanning.
La pluie nous rattrape finalement vers 17h30, quelques miles avant les hôtels de Grand Canyon Village. Cette fois, on loge au Maswick Lodge, c'est moins « typique » que les cabanes du Bright Angel, c'est un peu plus loin du bord du précipice, mais c'est aussi moins cher et bien moins compliqué pour se garer puisqu'il y a un parking devant chaque bâtiment. De plus, les chambres sont classiques et calmes : que du positif. Pour ergoter, on pourrait dire qu'il n'y a pas d'Internet dans les chambres mais c'est vraiment un tout petit détail.
La pluie cesse mais les nuages sont bien accrochés et pas question d'assister au moindre coucher de soleil ! Nous n'avons pas trop envie de manger à la cafétéria du Maswick et nous allons donc à l' Arizona Room, le restaurant un peu chic du Bright Angel. Pendant que nous dînons, un orage dantesque éclate à l'extérieur, coups de tonnerre, éclairs... superbe spectacle ! Par contre, même si on a fait traîner les choses, il pleut toujours lorsque nous sortons du restaurant et c'est en courant qu'on rejoint la chambre...
Samedi 10 septembre 2011
Nous nous réveillons à 5h et, moins d'une demi-heure plus tard, nous sommes sortis de la chambre en direction de la Hermits Rest Route. Les nuages de la veille ont disparu et le soleil ne tarde pas à se lever, nous offrant des panoramas toujours aussi splendides. Nous parcourons la plus grande partie du chemin qui longe le rim à pied, ne montant dans la navette que lorsque les viewpoints sont trop espacés. Comme d'habitude à cette heure matinale, nous sommes quasi seuls avec les écureuils. A 9h30 à Hermit's Rest, nous reprenons la navette pour revenir vers Grand Canyon Village et nous quittons le Maswick à 10h30, direction Page.
Vers midi, on passe l'embranchement qui mène vers Coal Mine et Blue Canyon mais je décide de ne pas y aller car il a visiblement plus ici aussi hier et, de plus, le ciel est à nouveau couvert et je ne m'aventurerais pas sur un chemin de terre avec la Mustang.
On fait un saut à Lee Ferry; c'est un peu plus ensoleillé qu'en 2009 mais à peine, les orages rôdent... Et qui dit orages, dit bien sûr hors de question de s'aventurer dans un endroit comme Cathedral Wash puisque, en cas de flash flood (brusque montée des eaux), l'endroit deviendrait rapidement dangereux. On tourne un peu dans le coin de Lee's Ferry et, à un moment, on passe au dessus de la Paria River où coule à flots une eau boueuse... Je fais la grimace, la Paria River coule depuis la région des Coyotte Buttes, là ou se trouve The Wave, ce qui n'augure pas grand-chose de bon puisque c'est l'endroit où nous sommes censés aller demain...
On fait le check-in à 15h30 à Page, au Page Boy Motel, puis quelques courses, et on utilise la guest laundry de l'hôtel puisqu'ici il y en a une. Pas de surprise au Page Boy, la chambre est sympa, les baies vitrées donnent sur le mignon jardin et internet fonctionne en wifi sans problèmes.
Pour dîner, on tente le Glen Canyon Steak House (2015 N Lake Powell Bld - Page), de l'autre côté de la route, en face de notre hôtel. Je n'avais pas un super souvenir de ce restaurant mais quelques recommandations m'ont convaincu d'essayer à nouveau. Malheureusement, le résultat est le même qu'il y a 2 ans : ni très bon, ni très aimable et surtout la manie d'inclure 18% de tips d'office !!!
Petites explications pour les non initiés : aux USA les prix affichés sont toujours hors taxes. Et dans les restaurants et les bars, ils sont même hors taxes et hors service (service = tips = gratuities). Les taxes, dont le montant varie suivant les états, sont ajoutées à l'addition mais en théorie, le montant du service reste à l'appréciation du client, l'usage voulant qu'on laisse 15% du montant hors taxes si le service était correct, 18% si le service était bon et 20% s'il était excellent. L'idée derrière ça est de préserver la notion de service envers le consommateur et, en théorie, cette façon de faire est la règle dés lors qu'il y a quelqu'un qui vous sert. Le jour précédent, au Grand Canyon, alors que je venais de commander une bière et une eau gazeuse au bar, j'avais demandé au barman si le service était inclus dans le montant qu'il m'annonçait. J'avais écopé d'un regard noir et de la phrase « Nowhere in USA tips will be included in the bill » (nulle part aux USA le service ne sera inclus dans l'addition). Je n'avais pas entamé la discussion, mais je savais pertinemment que si, justement, dans certains endroits touristiques des restaurants avaient décidés de changer la règle et de présenter des additions «à la française » avec le service inclus. A la limite, si c'est clairement indiqué, ce n'est pas plus gênant que ça mais au Glen Canyon Steak House, si on ne fait pas attention à ce qui est écrit sur l'addition, on ne s'aperçoit pas qu'il est inclus dans l'addition et on a vite fait de rajouter un « super tips »...
Une des nouveautés de ce trip est que, cette fois, nous n'avons pas emmené de fringues pour la totalité du voyage mais seulement pour une dizaine de jours. Sur VF «on » m'a assuré qu'il y avait des guest laundries (laveries), dans la plupart des hôtels. C'est ici qu'on inaugure le système puisque le Page Boy Motel dispose effectivement d'une laverie. Acheter de la lessive, mettre le linge dans la machine, le récupérer un peu plus tard et le mettre dans le sèche linge puis le plier... Bon, ce n'est pas le truc le plus excitant du voyage, c'est même un peu contraire à la façon dont on essaie de voyager puisque l'idée est d'éviter de faire les choses de la vie quotidienne qu'on doit faire toutes l'année mais, les passages dans les laveries nous permettaient de gagner du volume et du poids de bagages.
Av ant de se coucher, je sort jetter un dernier regard inquiet vers le ciel où on ne voit pas les étoiles... je le sens mal pour The Wave demain... | | | À: LeTigre · 13 mars 2012 à 0:32 Re: 5 000 miles en Mustang décapotable aux États-Unis Message 29 de 186 · Page 2 de 10 · 2 746 affichages · Partager Dimanche 11 septembre 2011 :
Le réveil sonne à 4h30, je me lève, j'ouvre la porte de la chambre : MERDE, il pleut !!!
Pourquoi est ce que je fais une telle histoire parce qu'il pleut ? Parce qu'il y a, à la limite de l' Utah et de l' Arizona, dans le Parc Paria Canyon - Vermillion Cliffs Wilderness, sur le territoire nommé Coyote Buttes North, un endroit merveilleux caché au milieu des collines, un endroit où les couches de roches semblent avoir fondu avant de se re-solidifier avec l'aspect d'une vague, d'où le nom du lieu : The Wave. L'accès est limité à 20 personnes par jour, ces 20 personnes devant remporter leur ticket lors d'une loterie mondiale qui a lieu chaque début de mois. J'avais à nouveau remporté des permis pour y aller mais, avant d'atteindre le parking d'où part le chemin qui emmène à « The Wave », il faut passer une piste en terre, cette piste étant traversée à plusieurs reprises par des ruisseaux plus ou moins importants. L'endroit où les ruisseaux traversent la piste se nomme « wash » et si, la plupart du temps, ces passages sont à sec, la pluie et encore plus les orages peuvent rendre le passage de ces washes très délicat. Surtout avec une Mustang qui n'est pas le véhicule le plus adapté pour faire du tout terrain ! Donc s'il pleut... ça craint !
Mais je me force à me dire qu'il fera peut être beau au dessus des Vermillions Cliffs et qu'on verra sur place... Ça, c'est bien sûr la version soft racontée des semaines plus tard. Dans la réalité, à ce moment là, j'ai le moral qui vole tellement bas qu'il creuse des tunnels dans le sol !
Je roule tranquillement pour faire les 35 miles qui séparent Page du départ de la piste, histoire de laisser le jour se lever, déjà que ça risque d'être galère alors pas la peine que ce soit « galère by night » ! Sur place, l'état de la piste semble satisfaisant et on décide de tenter le coup, la méthode alternative consistant à se garer, à marcher et à faire de l'autostop ne nous emballant pas plus que ça...
En fait, les washes se passent plutôt bien mais il y a 2 grands passages boueux qui m'inquiètent un peu pour le retour, c'était limite dans ce sens et s'il se remettait à pleuvoir je ne sais pas ce que ça donnerait... Mais peu importe, il est 6h30 et nous sommes arrivés au parking d'où part le chemin qui mène à The Wave, alors... Let's go to the Wave !
Comme une bonne partie du chemin passe sur les rochers, il n'est pas question de suivre les traces des visiteurs des jours précédents, on se dirige donc en suivant le GPS et les cairns (des entassements de pierres). La montée finale, raide et dans le sable, est toujours aussi épuisante mais 1h30 après avoir commencé la randonnée, on atteint The Wave. On est les premiers, on est seuls et... il y a du soleil !!! On profite de ces conditions inespérées pendant 2 longues heures mais la vue de gros nuages noirs qui se rapprochent nous décide à repartir sans trop traîner. Juste le temps d'aller voir le « hamburger » et la « second wave » puis on entame la descente. Avant de quitter définitivement l'endroit, je jette un dernier regard vers Top Rock, le haut de la colline. Il y a 2 ans j'étais monté tout la haut et quand je vois comment c'est abrupt, je me demande vraiment comment j'avais fait... j'étais jeune à l'époque, ce doit être ça le secret !
En descendant, on croise les 18 autres gagnants du jour qui montent par petits groupes. De notre côté, plus les nuages se rapprochent, plus on accélère le pas. On arrive au parking à 11h15, on jette littéralement les affaires dans le coffre et on file, les nuages ayant maintenant envahi tout le ciel. On passe facilement le premier passage boueux mais lorsqu'on arrive au plus gros wash, on se rend tout de suite compte que depuis ce matin il y a du changement : alors qu'il n'y avait qu'un petit filet d'eau qui coulait c'est maintenant un gros ruisseau de boue qui passe dans le wash ! Pas le temps de réfléchir ou de tergiverser, il faut passer, pas question de rester coincés de ce côté. Je laisse la voiture descendre dans le ruisseau, tout en passant la boite automatique en seconde, et j'appuie un bon coup sur l'accélérateur. Ça racle un peu lorsque la voiture passe le ruisseau mais, une nouvelle fois, les chevaux de la Mustang sont efficaces et la voiture remonte de l'autre coté du wash comme un boulet! Juste en haut, un gars qui venait visiblement de décider de ne pas passer en voiture nous regarde passer d'un air ahuri... Un peu comme quand le sheriff de Hazard voit le Général Lee, la Dodge Charger Orange des cousins Bo et Luke Duke, s'envoler pour atterrir de l'autre coté de la rivière !!! Le reste de la piste se fait sans gros problème mais on souffle quand même lorsqu'on rejoint la route ! We did it !!!
On traîne pour rentrer sur Page et on fait un détour pour aller voir les plages du lac Powell où le soleil brille, c'est toujours étonnant de voir comment la météo peut changer à seulement quelques dizaines de kilomètres de distance.
Dernier souvenir de The Wave : la boue collante qui s'est foutue partout sous la voiture et dans les passages de roues et qui me vaudront de passer un bon moment à Page à manier le Karcher !
Le soir nous dînons au Ken Old West ( 718 Vista Avenue - Page ). On y va un peu à reculons vu ce que j'ai lu sur VF ou sur Trip Advisor mais c'est juste à côté du Page Boy Motel, je ne veux pas retourner au Glen Canyon et puis, « la vie est une aventure ! » On arrive assez tôt ce qui nous permet d'éviter le rush et l'attente. C'est encore calme, le cadre est sympa, les plats et le service corrects donc, pour Page , on dira que c'est une adresse satisfaisante... Bien sûr, il semble qu'il attire beaucoup de Français mais, après tout, ils ont bien le droit de se sustenter aussi !
(Note spéciale : cettre date du 11 septembre 2011 n'est pas anodine et il semble qu'en France les médias aient diffusés en masse des émissions de commémoration sur le 11//09/01 mais ici, vu notre programme du jour nous n'avons strictement vu/entendu parler de rien...)
Lundi 12 septembre 2011
Lever à 5h15 et départ à 5h30.
Encore une sacrée journée en prévision puisque, après Coyote Buttes North hier, on doit aller aujourd'hui à Coyote Buttes South et à White Pocket, deux autres endroits où l'accès est restreint à 20 personnes/jour même si ici, le permis est plus facile à obtenir que pour The Wave !
Mais on commence la journée en allant à Horseshoe Bend. On assiste à un coucher de lune puis à un lever de soleil nuageux.
On quitte le site un peu avant 7h00 pour retourner presque ou nous étions hier matin : juste à côté de l'embranchement du chemin pour The Wave, c'est là que nous avons rendez avec Susan et Steve Dodson, les guides (outfitters) qui nous emmèneront à Coyote Buttes South (CBS) & White Pocket, deux endroits où il faut obligatoirement un vrai 4x4 pour y aller.
Si hier j'avais fais la route tranquillement, aujourd'hui j'appuie un peu plus et on arrive à 7h30 au Paria Outpost, la guest house des Dodson. Tout va bien, il fait beau et on est en avance puisque le rendez vous était à 8h00. Susan nous salue avec un grand signe de la main, on traîne cinq minutes dehors, on dit bonjour à Steve qui prépare les voitures puis on rentre dans la maison. Je propose à Susan de lui régler le montant de la journée, elle sourit et me répond qu'avant elle va récupérer nos permis... les permis... les permis ??... LES PERMIS !!! Le monde s'écroule à mes pieds ! Je me retourne vers Krys, livide : «c'est mort, j'ai laissé les permis dans le sac à Page ! » QUEL CON !!! Le calcul est vite fait, même en roulant vite il faut 30 minutes pour faire le trajet jusqu'à Page et autant pour revenir soit au mieux une heure alors que dans 25 minutes on est sensé partir pour CBS (Coyotte Butte South)... c'est mort... J'explique à Susan que je suis un abruti mais elle m'interrompt :
« - Tu as eu tes permis par internet ?- Euh... oui - Alors ce que tu vas faire c'est foncer au bureau du BLM et leur dire... -... que je suis un crétin ? - Nooon, leur dire que tu as oublié ton permis et ils te feront un double ! Par contre, il risque d'y avoir beaucoup de monde puisque c'est l'heure du tirage au sort des places pour The Wave donc il faudra que tu passes devant ! - Pas de problème ! »Et nous voila fonçant au BLM - heureusement situé à moins d'un miles de Paria Outpost - passant devant tous les gens qui attendent la loterie, arrivant au comptoir et expliquant à une Ranger que je suis un cré..., que j'ai oublié mes permis à l'hôtel ! Elle sourit gentiment, vérifie que nous soyons bien sur la liste des permis du jour et nous refait des permis ! YESSSSSS, SAUVÉS !!!! Je sais que je vais entendre parler de cette histoire pendant trèèèèès longtemps mais c'est pas grave, on va aller à CBS ! Retour à Paria Outpost et le mieux, c'est qu'on est encore dans les temps puisqu'il n'est que 7h50. On peut reprendre le cours de la journée là où on l'avait abandonné un peu brutalement quelques dizaines de minutes plus tôt en donnant les permis à Susan ainsi que la somme convenue pour la journée c'est-à-dire 175$ par personne, ce qui peut paraître cher mais en fait ne l'est pas étant donné l'investissement des Dodson dans la qualité des visites.
Susan nous parle un peu de la région et nous explique que les orages des jours précédents ont emportés une partie des pistes et que, du coup, on n'est pas sûrs de pouvoir aller jusqu'à White Pocket, qu'on verrait en chemin puisque, de toute façon, « la vie est une aventure » mais qu'elle est sûre qu'aujourd'hui sera une grande journée !
Notre petit groupe est composé de 8 personnes : 4 Allemands, 2 Américains et nous. On se répartit dans les 2 gros 4x4 GMC Suburban et c'est sous un ciel bleu et un soleil éclatant qu'on reprend la piste qui passe devant le parking de The Wave. Lorsqu'on arrive au wash qu'on a passé limite hier après midi, on constate que l'eau a encore montée et qu'aujourd'hui il faut impérativement un 4x4 pour passer puisqu'il y a au moins 50 cm d'eau... Nous avons vraiment eu de la chance de pouvoir passer le wash hier !
Une fois à Cottonwood Cove, la partie de CBS où nous allons randonner, Susan et Steve distribuent les collations pour le repas de midi, charge à chacun de trimballer sa nourriture et son eau, puis chaque petit groupe part de son côté, ce qui fait qu'en réalité nous ne sommes que 4 avec notre guide.
Nous faisons une longue boucle de plus de 3 heures au milieu des rochers multicolores, les paysages sont splendides et les flaques d'eau remplies par les orages de la veille rajoutent encore une pointe de beauté supplémentaire. Susan elle-même est tout excitée par les réflections des roches colorées dans les « pools » ! Je sais que les splendides, somptueux, exceptionnels, admirables, éblouissants, magnifiques, ravissants, superbes et autres adjectifs qualificatifs vont encore émailler ce récit jusqu'à avoir tendance à perdre de leur sens et donner l'impression que j'exagère mais... Bon Dieu que c'est beau...
Si la matinée a commencé sous un grand soleil, une nouvelle fois les nuages envahissent peu à peu le ciel et lorsque nous nous retrouvons pour déjeuner vers 12h30, le soleil a complètement disparu. Une demi-heure après, le ciel est carrément devenu menaçant et, d'un commun accord, nous retournons aux voitures en marchant d'un bon pas par le chemin le plus direct. Nous nous arrêtons juste quelques secondes pour que Susan nous montre une pointe de flèche en pierre que Steve a trouvé il y a quelques temps et qu'ils laissent ici, enterrée au pied d'un arbuste précis. A peine remontés en voiture, la pluie se met à tomber ! Joli timing !
L'orage passe pendant qu'on roule vers White Pocket. Susan nous fait une démonstration de conduite tout simplement époustouflante - et je pèse mes mots ! - car comme elle nous l'a dit ce matin, une bonne partie de la piste qui mène à White Pocket a été emportée par les orages des jours précédents et on doit passer comme on peut. Le gros moteur du Suburban (un V8 de 6 litres) tourne tranquillement sans jamais varier de régime, le 4x4 prend quelquefois des angles latéraux prononcés et pourtant Susan discute sans jamais s'interrompre, comme si on était sur une autoroute... Bluffant !
En arrivant à White Pocket, la pluie s'est arrêtée mais le ciel est toujours chargé et, s'il pleut en cours de promenade, je me dis que je n'aurais rien pour abriter mon appareil photo. C'est toujours le problème du choix entre voyager chargé comme un baudet mais pouvoir faire face à toutes les situations ou être léger mais risquer de se retrouver démuni... Je décide donc de laisser mon appareil dans la voiture. Steve le remarque, il va fouiller dans le coffre de son GMC et revient avec un sac à dos isotherme qu'il me tend pour que, si nécessaire, je puisse mettre mon matériel photo et le détail marrant, c'est que le sac est de marque... Décathlon !! Merci beaucoup pour le sac, Steve !!
On se promène à White Pocket pendant environ 1h30, toujours en 2 petits groupes séparés. Une fois encore, les paysages sont époustouflants même si le ciel reste couvert... Une nouvelle fois, Susan et Steve ramènent leurs promeneurs aux voitures juste au moment où la pluie commence à tomber. Il n'y a pas à dire les Dodson connaissent leur région !
En fin d'après midi, on est de retour au Paria Outpost; alors que je vais dire au revoir à Steve, il me tend un billet de 50$. Surpris, je lui demande « Pourquoi ? », il hausse les épaules et me répond « C'était une bonne journée, on était 8, j'ai gagné assez d'argent... » et, comme je ne fais toujours pas mine de prendre le billet, il me le fourre dans la poche et se marre... Vous imaginez le truc ? On était d'accord sur une somme, on l'a payée de bon coeur, on a fait la journée, on en revient super contents et... le gars nous rend de l'argent parce qu'il a gagné assez ! Et pourtant, tout n'est pas rose à Paria Outpost, les deux Américains qui étaient avec nous dans la voiture ont branché Susan là-dessus : les premières années n'ont pas été faciles pour les Dodson car, entre la licence du guide à obtenir, les assurances obligatoires à souscrire (montant 1 000 000 $ !) et le fait que lorsqu'on n'est pas connu, on a pas de client et que, du coup, on ne gagne rien... ça ne fait que 2 ou 3 ans que ça marche vraiment. Et encore, c'est saisonnier puisque ça tourne bien de mars à octobre mais que le reste du temps, il n'y a quasiment personne... Et pourtant Steve redistribue les dollars... This guy is crazy ! Mis à part l'anecdote des 50$, même s'il est difficile d'avoir un avis définitif sur des personnes avec qui on n'a passé que quelques heures, j'ai vraiment eu le sentiment que Susan l'Américaine chaleureuse & Steve le Viking, Texan silencieux, étaient des gens bien...
Le soir à Page, Krys n'a pas envie de tester le Fiesta Mexicana, alors on retourne manger au Ken Old West. | | | À: LeTigre · 13 mars 2012 à 8:03 Re: 5 000 miles en Mustang décapotable aux États-Unis Message 30 de 186 · Page 2 de 10 · 2 726 affichages · Partager Hello Patrick,
Content de lire la suite, juste un complément d'information: de mémoire le sac isotherme Decathlon avait été offert par Cendryon en 2010  .
bonne journée et merci
Max | | | À: LeTigre · 13 mars 2012 à 8:31 Re: 5 000 miles en Mustang décapotable aux États-Unis Message 31 de 186 · Page 2 de 10 · 2 702 affichages · Partager salut Patrick !
j'aurais bien aimé que Krys filme (même au niphone vu que comme moi t'as pas la vidéo sur ton Canon  ) de la Mustang franchissant le wash plein d'eau au retour de The Wave 
mon passage préféré :
J'explique à Susan que je suis un abruti mais elle m'interrompt :
« - Tu as eu tes permis par internet ? - Euh... oui - Alors ce que tu vas faire c'est foncer au bureau du BLM et leur dire... -... que je suis un crétin ?

mais là aussi, tout est bien qui finit bien ! 
Mis à part l'anecdote des 50$, même s'il est difficile d'avoir un avis définitif sur des personnes avec qui on n'a passé que quelques heures, j'ai vraiment eu le sentiment que Susan l'Américaine chaleureuse & Steve le Viking, Texan silencieux, étaient des gens bien...
200% d'accoord avec toi 
@+ pour la suite Vnoa | | | À: LeTigre · 13 mars 2012 à 11:58 Re: 5 000 miles en Mustang décapotable aux États-Unis Message 32 de 186 · Page 2 de 10 · 2 674 affichages · Partager A Badwater, on ne dirait pas, mais il faut bien marcher pour arriver aux jolis cristaux de sel sans trop de noir !
Tiens, ça m’a manqué de revoir Grand Canyon aussi ! Belle vue que tu as prise !
Sinon, toi aussi tu as été super chanceux pour The Wave ! Gagner la loterie par internet !!!
Du coup, je me doute bien la tête que vous deviez faire en voyant la pluie le matin même  . La piste avec un véhicule non 4x4. Contente que tout soit bien allé !
Et finalement, c’est une wave ensoleillée qui vous a accueillis ! Très jolie photo d’ailleurs !
Dis ! Pour Top Rock, t’es un peu gonflé de parler de ton âge ! Je suis plus vieille que toi et je viens aussi de le faire en novembre, non mais  ! Bon, vu le temps, d’un autre côté, vous avez bien fait de repasser rapidement. Vous auriez eu une belle galère si le passage avait réellement été infranchissable !
Cool de faire CBS juste après ! Et non, tu n’exagères pas ! C’est tellement beau, et encore plus avec les many pools qui reflètent tout !
Pour les permis, j’ai bien rigolé ! Bien du stress (comme nous avec notre fils enfermé dans la SDB le seul jour où on a RDV justement pour CBS en 2009 !!!). Donc, ça se mérite de visiter ce lieu ! Nous aussi avions eu une excellente surprise financière. Ils nous ont fait une super réduc pour nos 2 ado alors qu’on avait rien demandé. Vraiment des gens biens et pas seulement pour ça !
Allez, j'attends la suite ! | | | À: LeTigre · 13 mars 2012 à 20:06 Re: 5 000 miles en Mustang décapotable aux États-Unis Message 33 de 186 · Page 2 de 10 · 2 623 affichages · Partager Salut, Encore un carnet c'est sûr mais celui-ci respire ta faconde et comporte une multitude d'impressions et de ressorts intellectuels différents. Bravo M.LeTigre.  Je te félicite pour la qualité des photos. T'as vu? Tu souris presque sur une photo? Ou alors tu t'es pincé quelque chose. @+ | | | À: Max68 · 13 mars 2012 à 20:09 Re: 5 000 miles en Mustang décapotable aux États-Unis Message 34 de 186 · Page 2 de 10 · 2 616 affichages · Partager de mémoire le sac isotherme Decathlon avait été offert par Cendryon en 2010  .
Si c'est ça c'est trop bon !!!   
Mais de toutes façons, dans les épisodes suivant, on verra que de toutes façons le monde est un village est que les VFiens laissent leurs traces partout... | | | À: Vnoa · 13 mars 2012 à 20:12 Re: 5 000 miles en Mustang décapotable aux États-Unis Message 35 de 186 · Page 2 de 10 · 2 613 affichages · Partager j'aurais bien aimé que Krys filme (même au niphone vu que comme moi t'as pas la vidéo sur ton Canon  ) de la Mustang franchissant le wash plein d'eau au retour de The Wave 
Pas de niphone a cette époque 
-... que je suis un crétin ?
En VO ça a donné " that I am a moron ? "  | | | À: Veileen · 13 mars 2012 à 20:20 Re: 5 000 miles en Mustang décapotable aux États-Unis Message 36 de 186 · Page 2 de 10 · 2 609 affichages · Partager Sinon, toi aussi tu as été super chanceux pour The Wave ! Gagner la loterie par internet !!!
Faut pas se plaindre ! 
Et finalement, c’est une wave ensoleillée qui vous a accueillis ! Très jolie photo d’ailleurs !
Merci !
Dis ! Pour Top Rock, t’es un peu gonflé de parler de ton âge ! Je suis plus vieille que toi et je viens aussi de le faire en novembre,
 
Pour les permis, j’ai bien rigolé !
Je comprend bien !! Le pire c'est que quand Susan demande " tes billets " tu as un joli flash des billets bien rangé dans une enveloppe, bien rangé dans le sac... à plus d'une demi heure de route ! "
(Mais il y aura encore un épisode ou je me couvre de ridicule... vive l'autoflagellation    ) | | | À: Fredxiii · 13 mars 2012 à 20:23 Re: 5 000 miles en Mustang décapotable aux États-Unis Message 37 de 186 · Page 2 de 10 · 2 606 affichages · Partager mais celui-ci respire ta faconde
Je ne sais pas ou tu as trouvé ça mais je ne met pas du tout " faconde " comme parfum ! | | | À: LeTigre · 13 mars 2012 à 20:42 Re: 5 000 miles en Mustang décapotable aux États-Unis Message 38 de 186 · Page 2 de 10 · 2 595 affichages · Partager Mardi 13 septembre 2011
Aujourd'hui c'est relâche, on fait la grasse matinée jusqu'à 7 heures ! On discute un peu de ce qu'on va faire ce matin, une des possibilités est d'aller voir les rayons de soleil dans Upper Antelope Canyon mais, même si c'est très joli, lorsqu'on s'y retrouve avec 15 000 autres personnes, ça gâche un peu le plaisir. L'autre option est de faire l'excursion proposée par « Slot Canyon Hummer Adventures » une agence de Page qui emmène ses clients en Hummer jusqu'à des slots canyons (canyons très étroits). Je ne doute pas que ce soit intéressant mais le tour coûte 159$ par personne pour environ 4 heures aller-retour et on trouve ça cher surtout comparé aux 150$ qu'on a payés aux Dodson pour la journée entière dans des paysages fabuleux... Nous décidons finalement d'un commun accord de laisser tomber les slot canyons et de partir directement vers Monument Valley.
On remballe nos affaires, on rend la clé de la chambre et puisqu'on passe devant, on s'arrête au Safeway (une chaîne de supermarchés) pour faire quelques courses. Comme il y a un Starbucks, on en profite pour se prendre 2 capuccinos. Juste devant moi, dans la file, une gamine d'une vingtaine d'année me fait penser à notre fille... On la revoit quelques minutes plus tard sur le parking en train de conduire un énorme pick-up tout en sirotant son café, je ne peux m'empêcher de me marrer, en France la plupart des jeunes femmes veulent une toute petite voiture, à Page... c'est différent semble t-il !
En passant devant Lower Antelope Canyon, le fait qu'il n'y ait que 5 voitures qui attendent me saute aux yeux... j'hésite... il est 8h30, il ne reste qu'une demi-heure à attendre avant l'ouverture... Allez, Lower Antelope est tout de même sympa à voir et, à l'ouverture, la fréquentation devrait être supportable, je gare la Mustang dans la file. Quinze minutes plus tard, il y a 17 voitures qui attendent et à 9h00... presque une trentaine ! J'espère que je vais pouvoir avoir le « Photograph Pass » qui permet de se balader seul dans le canyon sinon, vu le monde qu'il y a, ça va être compliqué de sortir une photo... A 9h05, une Navajo se pointe tranquillement pour dire... qu'en fait, ça n'ouvrira pas avant midi, voire une heure de l'après midi, parce qu'ils doivent nettoyer le canyon à cause des gros orages qui ont entraînés des flash floods (brusques montées des eaux) ! Et la Navajo repart, bien sûr sans mettre une affiche ou un panneau, ce qui fait qu'avec un peu de chance dans 1 heure il y aura de nouveau 30 bagnoles à attendre... Pour nous, on dirait bien que le destin a décidé que nous ne verrions pas les canyons de Page !
Une fois à Monument Valley, on va directement à Valley of Gods, il fait beau, on ne sait pas combien de temps ça va durer, alors il faut en profiter ! Les paysages sont sympas et parcourir les 16 miles de la piste nous prends 1h30. On va ensuite voir les Goosenecks de la San Juan River, puis on monte la Moki Dugway, du haut de laquelle on bénéficie d'un superbe panorama sur la vallée même si, en plein après midi, la lumière n'est franchement pas terrible.
On commence à rouler sur la piste qui emmène à Muley Point mais les gros nuages noirs qui s'approchent et le fait qu'on roule sur une piste en terre qui peut très vite devenir un piège de boue glissante me font rebrousser chemin. Muley Point, sera pour un autre jour !
Peu avant d'arriver au View, le compteur de la Mustang affiche que nous avons parcouru 2000 miles depuis le départ du voyage.
Après avoir payé les 5$ de droits d'entrée dans la « Nation Navajo » on arrive au View. J'y ai réservé une chambre « Premium View » ce qui nous permet d'avoir une chambre située à l'extrémité du bâtiment, à l'opposé du restaurant, et donc avec une vue complètement dégagée. Par contre, un petit point qui est surprenant étant donné le standing que revendique l'hôtel : internet n'est disponible que dans le lobby (en wi-fi) et pas dans les chambres !
Malgré la superbe vue depuis la terrasse de la chambre, je vais photographier le paysage depuis la terrasse du Visitor Center afin d'éviter l'ombre projetée par l'hôtel par le soleil bas de septembre. A cause des nuages qui traînent encore ce soir, il n'y aura pas de soleil couchant flamboyant pour enflammer Monument Valley, on va donc manger en toute tranquillité au Swingin Steak à Mexican Hat, un peu pour la même raison qu'au Bubba Gump à San Francisco : bien plus pour le cadre et le fameux « Swingin' Barbecue » que pour l'excellence de la nourriture ! Ici aussi les 18% du service sont ajoutés directement à l'addition mais, au moins, c'est clairement indiqué sur le menu !
En repartant de Mexican Hat, je m'aperçois que ce soir c'est la pleine lune, pendant quelques minutes j'accélère pour tenter de photographier le lever de lune depuis la terrasse du View mais je comprends rapidement que c'est peine perdue... Tant pis !
Mercredi 14/09/11 :
Quitte à dormir au View autant dormir la baie vitrée ouverte pour pouvoir profiter de la vue... (comment ça, je dis n'importe quoi ??? J)... Bref, on s'est endormis la fenêtre ouverte et on est brutalement réveillés sur le coup d'une heure du matin par une grosse rafale de vent, accompagnée de pluie... Quand le réveil sonne, à 5h30, il pleut toujours... J'avais prévu de me réveiller à cette heure pour, cette fois, ne pas louper le lever de soleil mais il n'y aura pas de sunrise ce matin, donc pas la peine d'être si matinaux, on peut se rendormir jusqu'à 6h45... on va devenir fainéants à faire des grasses mat' comme ça !!
Une fois levé, j'examine la Monument Valley Drive depuis le balcon de la chambre, il y a d'énormes flaques de boue sur le premier mile... Je ne sais pas si, réellement, cette partie est laissé en mauvais état pour dissuader les gens de parcourir la piste par eux mêmes mais, en tout cas, vu la météo de la nuit, ça marche, je n'irais pas là dessus avec la Mustang... Du coup, pour compenser, on va prendre un breakfast en profitant des bons de réduction donnés au check in puis on part... Sur le parking, j'ai un remord, venir jusqu'ici sans aller sur la Monument Valley Drive, c'est un peu gâcher... Allez, participons à l'enrichissement des Navajos qui « travaillent » sur le site et faisons le tour avec eux : coût de la promenade, 70$/personne pour un tour d'1h30. Notre voiture est la première à partir, nous ne sommes que 2 couples dedans, on est encore loin des bétaillères bondées qui sont habituelles en cours de journée !
A peine partis, le chauffeur, un Navajo bien sûr, branche son iphone sur son autoradio et fait brailler Adèle, la chanteuse pop anglaise dans la cabine du pick-up... l'immersion dans la culture Navajo en prend un coup ! Mis à part ça, le gars nous fait les commentaires consciencieusement et il nous confirme qu'il est très très inhabituel de voir la vallée aussi verte à cette époque et que, depuis quelques semaines, il pleut beaucoup... Je ne dirais pas que nous nous souviendrons toute notre vie de ce petit tour mais, à cette heure, ça reste supportable.
On passe au Goulding, l'ancien hôtel le plus près de Monument Valley, pour acheter quelques souvenirs que nous n'avons pas trouvé au View puis, à 10h30, on quitte le site pour commencer la partie du trajet que je n'ai jamais faite, une grande boucle vers le sud qui passe par Alamogordo au Nouveau Mexique et Tucson en Arizona.
En montant l'itinéraire du voyage, j'avais galéré pour réussir à intégrer deux endroits : Bisti Badland et Ah Shi Sle Pa, principalement parce qu'il n'y a pas beaucoup de points de chute près de ces sites et que les deux options étaient, soit dormir dans la voiture, soit perdre pas mal de temps avec des aller-retour depuis Farmington. Aucune des deux solutions ne me satisfaisant, j'avais dû me résoudre à laisser tomber Ah Shi Sle Pa et à réduire la visite de Bisti Badland à un hypothétique passage en fonction du temps disponible.
Vers 13h00, on approche de Farmington mais on s'aperçoit qu'il y a peu de temps, probablement hier, la zone a été inondée, ce qui augure d'un Bisti Badland au mieux très boueux... La décision est vite prise, on ne mettra pas les pieds à Bisti et on file directement sur Albuquerque par l'autoroute.
On arrive au Hampton Inn d' Albuquerque - Coors Road à 16h30. C'est la première fois que nous allons dans un hôtel de cette chaîne, filiale des Hilton, et nous sommes agréablement surpris : accueil super aimable, chambre très confortable, Internet en wi-fi dans la chambre et un tas d'aménagements qui rendent le séjour agréable, dont une piscine intérieure... dont nous ne profiterons pas !
Pour manger, on essaie encore un restaurant qu'on m'a donné sur VF : le 66 Diner ( 1405 Central Avenue NE - Albuquerque ), un restaurant qu'on croirait directement sorti des années 50, avec des serveuse en uniformes acidulés et un menu avec tous les fondamentaux de la cuisine américaine. Les portions sont plus que généreuses, il n'y a pas de bière mais les boissons sont en re-fill (on vous remplit votre verre, encore et encore) et Krys découvre à ses dépends que, contrairement à ce qu'on croit, les américains mangent quelquefois des burgers super épicés ! Ah, j'allais oublier : ils ont aussi d'excellents desserts... tout ça pour presque rien puisqu'on se gave à deux pour moins de 40$ ! Le moins qu'on puisse dire, c'est que c'est une excellente adresse !
Jeudi 15 septembre 2011 :
On est levés à 5h45 et, comme le Hampton Inn est matinal, un autre bon point à mettre à leur crédit, on peut aller prendre le breakfast qui est inclus avec la chambre. On quitte l'hôtel à 6h45 en direction du Sud. Deux heures trente plus tard, on est à Carizozo... il y aurait beaucoup à dire sur cette petite ville du Nouveau-Mexique si sympathique mais, malheureusement, je n'ai pas le droit, ni d'en parler, ni de publier les photos, sous peine de ne jamais pouvoir y retourner et je ne suis pas prêt à payer ce prix.
A 9h45, on arrive au Parc Three Rivers Petroglyphs et... on n'accroche pas DU TOUT !! Il y a bien des graffitis sur les rochers mais je me demande si ce parc n'est pas un truc comme Carizozo, juste une imposture, et si, en fait, ce ne sont pas les gosses des écoles maternelles du patelin d'à coté qui viennent crayonner sur les cailloux !
On repart à peine une demi-heure après être arrivés et, du coup, on arrive tôt à Alamogordo. On traîne en traversant Alamogordo, on tente de faire un peu de shopping en allant au centre commercial local mais la seule chose de marquante est le bureau de recrutement de l'US Army. Les films où le jeune gars, éconduit par la fille dont il est amoureux, prend sa voiture et va s'engager dans les Marines prennent d'un coup plus de réalité !
Sinon, il faut bien admettre qu'à la traverser comme ça, la ville n'a rien de très attrayant. C'est bien la principale difficulté lorsqu'on monte des itinéraires dans des endroits qu'on ne connaît pas, on le fait en fonction de ce que les autres disent et, quelquefois, ça ne marche pas bien. En fait, si on avait fait hier Monument Valley - Bisti Badland (en admettant qu'il n'y ait pas eu de soucis de météo), dormi à Gallup, puis aujourd'hui fait Gallup - Alamogordo, ça aurait été plus équilibré...
Bien qu'il ne soit que 12h30, on décide de tenter de faire le check in à l'hôtel. Cette fois encore, on est descendu à l'Hampton Inn. Et cette fois encore, nous n'avons qu'à nous louer de ce choix puisque, malgré l'heure, la réceptionniste nous donne une chambre avec le sourire. Ce Hampton Inn est un peu moins luxueux que celui de la veille (Internet est dispo dans la chambre mais en filaire), ce qui n'est guère surprenant puisque, depuis qu'on est entrés au Nouveau Mexique, on est surpris par la pauvreté des villes qu'on traverse... | | | À: LeTigre · 13 mars 2012 à 20:47 Re: 5 000 miles en Mustang décapotable aux États-Unis Message 39 de 186 · Page 2 de 10 · 2 590 affichages · Partager Salut LeTigroo,
M..... j'ai raté la mise à l'eau du carnet...
j'ai adoré Moebius Arch... superbe et originale..
Alors là, je suis stupéfié, tu arrives même à marcher sous un cagnard à Death valley , c'est vrai que pour photographier les cristaux de sel intacts, ça vaut le coup de randonner un peu. Qui est-ce cet Américain au volant ?  il a fait le même parcours que vous ?   j'espère que tu as photographié ton impressionnant roadbook 
@+ Patrick | | | À: LeTigre · 13 mars 2012 à 23:05 Re: 5 000 miles en Mustang décapotable aux États-Unis Message 40 de 186 · Page 2 de 10 · 2 553 affichages · Partager Bonsoir Patrick,
j'espère que tu as photographié ton impressionnant roadbook 
oui, oui Patrick a eu une bonne idée on veut la photo du Roadbook  | Carnets similaires sur les États-Unis: Trouvez des offres de séjours uniques avec nos partenaires Tous les droits réservés © 2026 MyAtlas Group | 10 423 visiteurs en ligne depuis une heure! |