Taybalo · 30 janvier 2011 à 23:08 17 messages · 6 participants · 3 323 affichages | | | | Amis du Voyage, bonjour (ou bonsoir selon le décalage horaire  ),
Cela fais 6 mois que je suis rentré de voyage, 6 mois ou l'air ambiant me semble plus lourd que dans les rues de Saigon. J'ai fais 1 ans d' Australie puis j'ai vécu 1 ans dans les montagnes du Nord- Vietnam (tout en visitant un peux l' Asie du Sud-Est). J'ai du rentrer car je n'avais plus du tout d'argent mais surtout en raison d'un problème de VISA (parti communiste qui monte et qui resserre l'immigration...longue histoire).
Mais là, après 6 mois je me lance dans un nouveau voyage, l' Amérique du Sud, un des endroits favoris de tous voyageurs.
Cette fois-ci un ami souhaite m'accompagner, donc le voyage se fera (commencera ?  ) à deux. Le projet est de traverser dans l'ordre : Venezuela (Départ Caracas), Colombie, Pérou, Bolivie, Argentine (Fin Ushuaia). Nous nous fixons une période d'un peux plus d'1 ans pour ce faire (je dois absolument rentrer en juin 2012 pour le mariage de mon frangin).
Un objectif important : Nous n'aurons que 500€ chacun pour ce voyage, principalement par volonté. J'aime voyager avec le moins d'argent possible (Bon ok, des fois je craque :D). Donc sur la route nous serons preneur de WWOOFING et de petits boulots (fruit picking ou autres).
Bon il est temps de passer aux questions :
- Parmi ces pays lesquels sont les plus chers (dans l'ordre)+ (j'imagine l' Argentine, le Venezuela, la Colombie, le Perou et enfin la Bolivie?) ? - Question visas, ça se passe comment (j'imagine que c'est plus simple que l'Asie) ? - Au niveau de l’hébergement ça se passe comment en général (guest house avec dortoirs), des idées de prix ? - Je parle pas espagnol, seulement anglais, est-ce un problème ? - Facile de trouver des plans boulots ? ou WWOOF ? - C'est possible de dormir dans une tente hors des villes ? - Question floue mais parfois utile, question sécurité/délinquance ça donne quoi ? des conseils ? - Les transports sont comment ? Facile d'en trouver ?
Bon c'est déjà pas mal  Merci à tout le monde pour vos précieux conseils.
Ciao, la bise ! | | | Je parle pas espagnol, seulement anglais, est-ce un problème ? Ben....... á ton avis ?...... Faudra que tu apprennes l'espagnol sinon tu vas t'ennuyer.... et tu risques de passer á côté de ton voyage.
Nous n'aurons que 500€ chacun pour ce voyageSérieux ? Il faudra bouffer, dormir, te déplacer avec 1,5 Euros par jour ? c'est un voyage ou une autotorture ?
et de petits boulots (fruit picking ou autres).
Sans parler Espagnol ? travailler au noir ? comprends-tu que le "fruit picking" (charmante dénomination) est le moyen de survie de beaucoup d'Argentins et de Chiliens pauvres et que tu souhaites entrer en concurrence avec eux dans leur survie ?
Désolé d'être aussi négatif, mais il y a un truc que je comprends pas..... | | | Ben....... á ton avis ?...... Faudra que tu apprennes l'espagnol sinon tu vas t'ennuyer.... et tu risques de passer á côté de ton voyage.
Evidemment que je vais l'apprendre, je parlais "dans un premier temps", ce n'est pas vraiment un soucis d'apprentissage (j'ai appris l'anglais et le vietnamien sur la route). Mais puis-je, dans un premier temps, m'en sortir en parlant anglais ?
Sérieux ? Il faudra bouffer, dormir, te déplacer avec 1,5 Euros par jour ? c'est un voyage ou une autotorture ?
Chacun son point de vue, comme je t'ai dis je ne compte pas faire tout le voyage avec 500€, mais c'est le seul argent de France que j'utiliserais. J'aurais bien plus de chances de comprendre et d'échanger avec les locaux.
Sans parler Espagnol ? travailler au noir ? comprends-tu que le "fruit picking" (charmante dénomination) est le moyen de survie de beaucoup d'Argentins et de Chiliens pauvres et que tu souhaites entrer en concurrence avec eux dans leur survie ?
C'était un exemple, après j'ai déjà travaillé dans le tourisme en Asie, et oui au black mon coco, quand on a pu un sous il le faut bien. Et j'en ai une assez bonne expérience. Je ne cherche à entrer dans aucune concurrence, je veux juste vivre comme eux, sans différences.
Mais merci pour ta réponse, c'était super enrichissant | | | Je up | | | Je ne cherche à entrer dans aucune concurrence, je veux juste vivre comme eux, sans différences.
Je comprends ce que tu veux dire et vivre, c'est louable et sain. La concurrence, que fatalement ton avis de travailler implique, est un inconvénient (une difficulté) pour le plus faible des deux. Si tu ne pourras éviter la concurrence avec un local, tu pourras seulement, par ton état d'esprit, la minimiser Le travail est une denrée rare même avec un salaire et un rythme d'esclave. La vie (comme sûrement en Asie que je ne connais pas) est sélective.... | | | Merci pour ta réponse mais comme tu peux le savoir je m'en doutais, j'attend simplement d'être là bas pour prendre les bonnes décisions, d'ici je ne peux pas le faire sagement. Quoi qu'il en soit quelqu'un aurait-il réponses à me donner à propos de mes questions s'il vous plait ?  Après réflexion, je passerais certainement au Chili, merci Kalchaqui | | | Mmm
Je pense egalement que tu risques d'avoir du mal compte tenu des objectifs que tu t'es fixe...
1/ sur les langues : pas bien difficile d'apprendre des bases d'espagnol, mais j'omagine que ça ne vient pas tout de suite non plus. Le niveau d'anglais en Amérique latine est très très faible. Je te conseillerais donc d'apprendre avant de partir.
2/ le coût de la vie en Amérique latine est bcp plus cher qu'en Asie. Venezuela, Argentine, et dans une moindre mesure la Colombie ne sont pas données. Et autant j'ai pu aller dans des hôtels très correct a - de 5 dollar en Asie, ce sera juste le double en AmLatine, pour un bouge pourri situe dans un coupe gorge. Pas super agréable...même chose pour la bouffe.
3/ cote boulot... Je pense que tu peux occasionnellement trouver du taff contre gite et couvert, mais probablement beaucoup plus difficile de trouver mieux. En regardant au Vene, en Colombie ou Argentine, je pense que les réglementations de travail sont beaucoup plus respectées qu'en Asie. Tu peux croiser pas mal de prof d'anglais voir français contre petit salaire..encore faudrait il que tu parles espagnol. Sinon j'ai du mal a voir un bolivien accepter qu'un gringo lui pique sa place pour un boulot journalier, mais je me trompe peut être. | | | Merci pour ta réponse 
Je prendrais tout de même le risque, j'irais quoi qu'il en soit. La pauvreté et la misère permettent de voir d'une autre façon les choses, pas mieux, juste d'une différente manière, c'est ce qui m'attire (sans être maso je vous rassure  ).
Mais ce qui me ferais le plus plaisir ce serait de recevoir quelques conseils techniques avant de partir afin de me permettre de le faire. Cimer, comme je dirais chez moi (sans vouloir être impoli, bien entendu) ! ;) | | | Bonjour! désolée ce n'est pas une réponse mais juste, j'aimerai beaucoup que qqn réponde à tes questions... je me pose les mêmes ;) Merci!! | | | En dehors de la question du taff, je pense qu'on a répondu aux questions nô ? | | | Heu...Non pas vraiment :D J'ai mis les questions dans l'ordre sur le premier post. | | | La question concernant le travail en amerique latine est très sensible. Je pense qu'il faut comprendre la réalité dans son ensemble pour éviter des rationalisations moralisantes.
La réalité c'est que l'emploi est très rare. Ma femme est de Medellin, elle enseignait le nursing à l'université et elle était chef d'unité dans un hopital pendant 15 ans.
Par exemple, les possibilités d'emploi pour 100 gradués en "nursing", il y avait un mouvement de personel pour à peine 10 personnes lors des élections. C'est à dire que c'est le politicien nouvellement élu licencie et qui place ses personnes en place. Il faut voter du bon coté.
Cette réalité est si criante, que ma femme, après son divorce, a quité son pays avant d'être virée. Hélas, c'est l'équivalent de la réalité du manque de travail en europe après la guerre.
Les européens ont quité leur pays par millions pour l'amérique, et par tous les moyens que les gradué d'amérique latine veulent les imiter.
Pour travailler à ceuillir les fruits, je l'ai fait, mais au salaire que j'étais payé, j'étais incapable de couvrir mes frais. J'en assumais la réalité, car c'était ça que je voulais vivre comme expérience. J'ai gagné en 3 mois l'équivalent d'une journée de travail en colombie britanique.
Mais la réalité était autrement autre pour mes co-ceuilleurs colombiens. Tous sans exception, envoyaient leurs enfants à l'école sans déjeuner. Comment puis-je dire heureusement, une mission se chargeait de nourrir les enfants à l'école, et chaque soir il espérait avoir assez gagner pour pouvoir acheter de la nourriture pour le souper.
Je peux te dire que j'ai trouvé mon expérience très difficile. J'avais ceuillis les fruits autour du monde pour voyager, mais de travailler avec des gens dont le but était de nourrir leurs enfants, mais en était incapable. C'était insupportable, comment leur dire bonsoir après la journée de travail.
Cette réalité est dans chaque pays. On me dit que cette réalité s'est généraliser même en Argentine.
Moi je te dis vas y ceuillir des fruits, tu vas trouver des possibilités de travailler, tu vas être acueilli. Je peux te l'assurer que tu es mieux d'être fait très fort. Quand tu quiteras, si tu ceuilles toute la saison, tu vas espérer pouvoir y retourner pour aider.
Les latinaux américains sont des gens merveilleux, les pays sont très beaux, mais il faut pas se cacher que la première raison que les gens moi inclus, visitent ces pays c'est parce que ça coute pas cher, autrement dit, c'est parce que les gens sont pauvres.
Au fait, combien de milliers de personnes d'amerique latine, années après années, quitent leurs pays et meurent dans le desert mexicain avant d'avoir franchi les frontières americaines.
Il y a un seul domaine ou il y a un espoir de travail pour subsister. Il y a toujours des possibilités d'enseigner l'anglais dans les grandes villes.
Bon voyage. | | | Bonjour Anyhow
MERCI énormement pour ce que tu viens d'écrire.
La réalité que tu décris est trés difficile á expliquer aux candidats au travail non qualifié dans les pays pauvres. Tu as réussi magistralement, vraiment bravo et merci ! | | | Kalchaki,
Merci pour tes bons mots. Tu mets un baume sur mes plaies. En général on dit aux gens ne pensez surtout pas à travailler parce que ça prive un local de travailler. Nous disons également d'éviter certains quartiers dangereux. C'est une erreur.
C'est exactement là ou il faut aller. Ils ont besoin de nous. Allons parmi eux, allons là ou ils sont. Je peux vous garantir que cette approche va faire de nous leurs alliés pour la vie.
Les voyageurs dont les gens dans les pays pauvres ont besoin sont des voyageurs équitables tout comme nous pouvons être des consommateurs de denrées équitables que nous achetons d'eux dans notre propre pays. | | | À: Kalchaqui · 7 février 2011 à 16:38 · Modifié le 7 fév. 2011 à 18:06 Re: Projet d'un an de Caracas à Ushuaïa Message 16 de 17 · 2 956 affichages · Partager Kalchaqui,
Je t'ai répondu dans un message privé alors que je croyais t'avoir répondu dans cette discussion. Je viens de me rendre compte que mon message fait partie de la discussion après avoir enrigistré ce message-çi. pas de problème, je laisse tout intact.En gros, ce que je voulais dire à tout le monde, allons vers les plus pauvres, allons là ou ils sont, allons y consciemment et faisons de nous des voyageurs équitables.
Que des personnes essaient ou aient à travailler dans ces pays n'est pas nécessairement inéquitable.
De plus, ces même personnes vont être plus concient d'être équitables envers les plus pauvres dans leurs voyages subséquents.
Et une fois rentrés dans leur pays, combien d'entre eux sont-ils devenus des consommateurs de denrées équitables.
Moi dans mes voyages, je me fais un devoir d'aller acheter auprès des plus pauvres, je leur fait un brin de jasette, et bien souvent je paie volontairement un peu plus cher si j'apprends qu'il a plusieurs enfants à nourrir.
Il m'est même arrivé de donner un peu d'argent pour outiller un pauvre vendeur pour rentabiliser son petit commerce.
Je me souviens d'un petit restaurant à Managua jute après la guerre civile, j'allais acheter des oeufs au marché pour permettre au restaurateur sans le sous de préparer nos déjeuners.
J'ai maintes et maintes fois fait l'expérience qu'il m'est beaucoup plus facile couper certaines dépenses comme une bière lors d'un repas pour équilibrer mon budget, que le pauvre de couper dans ses profits.
Bon voyage à tous | | | Bonjour moi j'aimerai avoir ton retour d'expérience... Amitiés Françoise | Discussions similaires sur l'Amérique du Sud: Trouvez des offres de séjours uniques avec nos partenaires Tous les droits réservés © 2026 MyAtlas Group | 8 266 visiteurs en ligne depuis une heure! |