Mimimicha · 14 avril 2014 à 22:53 · 395 photos 88 messages · 18 participants · 15 127 affichages | | | | Mais que fait donc cette image attachée en bas du post précédent ? J'ai dû faire une fausse manip.
Mercredi 22 mai 2013 - La River Road de Taos à Santa Fe - 107 miles (172 km)
Après un copieux petit déjeuner dans la magnifique salle de restaurant du Kachina Lodge,
C’est sous un grand ciel bleu que nous partons à 9 h. Après avoir fait deux fois le tour de Taos pour trouver la route (le GPS est parfois un peu lent et ça me perturbe), nous voilà sur la River Road.
Nous avons loupé le Horseshoe Overlook au sud de Taos. Dommage !
Premier arrêt au Rio Grande Visitor Center (Orilla Verde) avec un petit trail d’une heure : Las Minas Trail.
Pfff, que ça monte !
Et attention aux chevilles.
La saison est un peu avancée pour la floraison des cactus, mais de jolies fleurettes résistent vaillamment, mettant une touche de couleur dans la caillasse grise.
Et la récompense est au bout du chemin, avec une belle vue sur le Rio Grande.
On commence à l’avoir assez vu de haut ce Rio, entre hier et aujourd’hui, et il est temps de voir à quoi ressemble sa Ria. Direction donc la petite route qui l'accompagne.
Les oies sauvages s'en donnent à coeur joie.
Nous ne sommes plus habitués à tant de verdure et les pistes doivent nous manquer  . Nous remontons tout en haut de la « dirty road » pour avoir encore de belles vues. On est loin des roches rouges auxquelles nous avait habitués l' Utah et l' Arizona; on l’a déjà vu hier, dans cette région volcanique, la roche est noire. Cela n’enlève rien à la beauté des sites ; c'est sauvage, presque brutal.
Au retour, nous prenons des sandwiches au Yacht Club du coin.
Si, c’est un Yacht Club, c’est marqué dessus.... 
Et il y a même une gentille courette ombragée où de mignons colibris pas sauvages viennent picorer. Et oui, dans la région, il y a des colibris. Ils battent tellement vite des ailes que l’on n’arrive pas à voir leurs couleurs.
Nous continuons de longer le Rio et le paysage est surprenant, une bande verte, comme tracée au pinceau, tout autour du Rio, puis la sécheresse des roches noires. J’aime beaucoup ce contraste de couleurs.
Quelques arrêts au gré de nos envies, dans de petites églises qui toutes seront fermées : A Velarde, Nuestra Senora de Guadalupe:
Nous découvrons à La Mesilla : l'église San Isidro, minuscule et très moche, et, à Santa Cruz, l'Iglesia de la Santa Cruz (bof). Voilà bien un détour dont on peut se passer.
Ici, même les ponts d'autoroute nous rappellent que nous sommes en pays indien.
Mais la journée n'est pas finie et nous avons encore de belles découvertes à faire. | | | Annonce · Sponsorisé | | | Hello Michèle,
Il y a vraiment une "ambiance" particulière au Nouveau Mexique !
à bientôt. Jean.
PS: j'ai ajouté la Whiskey Row de Prescott à mon timing entre Phoenix et Jerome/ Sedona...Merci | | | Suite du J10 - Mercredi 22 mai 2013 : Vers Santa Fe
Juste avant l'embranchement pour Tesuque Pueblo, le rocher appelé " Camel Rock", à la forme bien évocatrice (malheureusement à contre-jour).
Tesuque Pueblo. Nous faisons un tour rapide sans quitter la voiture, car on nous regarde d'un drôle d'air. Pourtant, le panneau dit bien "welcome".
Il est surprenant de voir que ce genre de site – quand même pas mal décrépi il faut le dire - soit encore habité. Comme dans tous les pueblos, les photos sont interdites.
Et nous arrivons à Santa Fe : un gros coup de coeur !
D'abord, repérer l'hôtel : le B&B El Paradero. Il faut vraiment rendre hommage en images à ce superbe B&B à la décoration mexicaine (andalouse?). L'accueil y est adorable et on se sent vraiment "chez soi".
Le goûter que l'on nous offre à l'arrivée est composé de gâteaux home made et de fraises succulentes ; il est offert tous les jours, mais on peut aussi se servir un thé ou un café à toute heure du jour (et de la nuit).
Les chambres donnent sur un patio, bien reposant après nos pérégrinations du jour; le murmure de la petite fontaine nous endormirait presque.
- Je m'aperçois en regardant la photo que je n'ai pas encore parlé de ces suspensions de piments que l'on voit partout au Nouveau-Mexique. La moindre maison a sa suspension ; il y en a de toutes les tailles. Ce serait un porte bonheur.
Si les chambres sont un peu petites, elles n'en sont pas moins très confortables, avec un petit coin lavabo et une douche à part.
Il y a tout un tas de petites pièces à disposition des hôtes : salon, salle de lecture/informatique, salle à manger.
La salle à manger :
J'ai aussi oublié une autre particularité décorative. L'influence mexicaine se manifeste encore dans ces napperons en papier de couleur suspendus au plafond, et que l'on voit dans tous les restaurants et la plupart des boutiques.
Et la photo un peu flou d'un petit salon
Cette halte nous revigore et c'est d'un pas alerte que nous allons dans le Dowtown de Santa Fe, à quelques minutes à pied seulement. Le B&b nous a conseillé un resto prisé : le Cafe Pasqual's.
Il est un peu tôt mais nous y allons directement. Oups ! 18h30 et il est complet. La gentille dame nous propose 20h30, ce qui est parfait : cela nous laisse 2 heures pour nous balader. Une promenade très agréable qui nous permet une approche des monuments que l'on verra demain.
Les boutiques sont fabuleuses (les prix aussi) : des bijous d'inspiration indienne, des vêtements raffinés...
On ne voit pas passer le temps. Au resto, on nous parle Français pour la première fois. Normal nous dit Michel, " c'est peut-être parce que je suis Français". Il vit depuis 28 ans aux US et a un tout petit accent américain. Nous commandons sur ses conseils et ne serons pas déçus. La salle est toujours aussi pleine : ceci explique cela, c'est vraiment le meilleur repas que nous ayons eu aux US: brochette de veau en entrée, puis énorme steak de veau (encore) avec un accompagnement aux saveurs raffinées. Repus nous sommes ! La salle est décorée à la mexicaine, avec une fresque murale d'un artiste relativement connu paraît-il : Martinez (???).
Nous avons pas mal discuté avec Michel, et en partant, sa charmante épouse nous offre.... un cannelé bordelais dont elle n'a pas à rougir.
Retour à l'hôtel pour profiter de notre havre de paix. Image attachée: | | | Hi Jean ! C'est gentil merci d'être fidèle. Pour Prescott, essaie d'y être le soir : tu voyages en camping car il me semble non ? Bonne soirée, Michèle | | | Hello,
Nous serons en voiture cette fois... (SUV) et ce sera notre première halte depuis le Nord de Phoenix, vers 9h30 !
Donc Prescott, Jerome, Fort Verde, Montezuma et Sedona (nuit à Sedona).
Bonne continuation. Jean. | | | J11 - Jeudi 23 mai 2013 - Santa Fe - 9 miles (14 km)
Après un succulent petit déjeuner en terrasse, nous allons découvrir cette ville.
Santa Fe est la deuxième plus vieille ville des USA (après Ste Augustine en Floride) : elle a été fondée en 1607 par les Espagnols. La ville a gardé son ambiance espagnole, comme une bonne partie du sud-ouest des Etats-Unis. C’est aussi la plus vieille capitale des USA. Au cours de notre visite, nous allons découvrir que le mot à retenir ici est « le plus vieux » ou « la plus vieille ».
Ville devenue très artistique, de nombreux peintres s’y sont installés, dont Georgia O'Keeffe. Mais nous ne visiterons pas son musée, faute de temps.
Mais au préalable, nous consacrerons la matinée aux musées, pour visiter la ville à la lumière de l’après-midi.
Comme nous passons devant San Miguel Church (le repérage d’hier soir nous permet de savoir qu’elle est sur notre route), nous en profitons pour y jeter un œil. Détruite lors de la révolte des Pueblos de 1680, elle a été reconstruite lors de la reconquête espagnole en 1710.
On y retrouve un peu le style des missions de Californie. Un magnifique retable, dans les tons de verts, trône derrière l’autel en bois sculpté.
La cloche, très ouvragée, aurait été rapportée d’ Andalousie par les Espagnols.
Un coup d’œil aussi à la plus vieille maison de Santa Fe. Elle a été bâtie en torchis, au début du 13e siècle (personne ne connaît vraiment la date exacte).
Santa Fe est riche en musées ; entre autres, 4 musées sont regroupés sur Museum Hill. - Le Musée d'Arts & Cultures indiens - Le musée International d'Art Folklorique - Le musée Wheelwright des indiens américains - Le musée d' art espagnol colonial Nous en choisirons deux, car on pourrait y passer la journée. Et, avec le recul, je regrette de n'avoir pas eu un peu plus de temps à Santa Fe.
L'arrivée nous met déjà dans l'ambiance.
Au moment d'entrer : plus de JP ???? Je le vois discuter, là-bas.... avec Michel du Resto d'hier. Décidément, le monde est petit. Museum of Indian Arts and CultureOn ne peut pas prendre de photos à l'intérieur, mais les abords présentent de jolies pièces.
Si on apprend pas mal de choses sur la culture et l' histoire des indiens américains du Sud-Ouest, je n'en garde pas un souvenir mémorable : je m'attendais à mieux. Nous déjeunons sur place dans l'un des restos présents (aucun souvenir marquant).
Wheelwright MuseumAlors là, c'est autre chose : ce petit musée complète bien la visite du premier. On y trouve (entre autres) de très belles expositions de vêtements indiens, tous différents les uns des autres car chaque tribu avait sa propre "mode". Les Navajos étaient réputés pour le confort de leurs vêtements : le tissage en est extrêmement serré. La boutique du musée, la "Case Trading Post", vaut une visite: elle a été décorée de façon à reconstituer le comptoir commercial d'une tribu Navajo.
En redescendant sur la ville à cheval - yeahhhh !
De retour à l'hôtel pour déposer la voiture et me chausser avec de quoi arpenter la ville pendant des heures. Car on peut en passer des heures dans cette ville...
On est passé deux fois devant le Palace of the Governors sans réaliser que c'était ce qu'on cherchait en premier
- Il faut dire qu'on s'attend à autre chose quand on voir "Palace" non ?
C'est le plus vieux bâtiment public des états unis (construit en 1610) encore en fonction aujourd'hui. Le long de son mur extérieur, les indiens viennent vendre leur artisanat. Attention là : parfois c'est du "made in China". A l'intérieur, il y a un petit musée, plein de christs ensanglantés et autres œuvres religieuses tragiques. On sent bien l'influence de l'église espagnole telle qu'elle était à l'époque.
The Cathedral of St Francis of AssisiCe serait des Auvergnats qui auraient bâti cette cathédrale entre 1869 et 1886, en s'inspirant du modèle de. l’église de Volvic, en France.
En regardant ladite élise sur internet, on peut voir certaine ressemblance, sauf qu'à l'extérieur, ici, on voit bien qu'on n'est pas chez les gaulois.
A l'intérieur, trône « La Conquistadora », la statue en bois la plus ancienne (encore une fois) représentant la Madone aux États-Unis. L'église est très lumineuse, toute peinte en blanc, avec de très jolis vitraux. La photo ci-dessous est moche, mais elle donne une idée de la lumière.
Le baptistère apporte une touche de modernisme.
La Loretto Chapel est malheureusement fermée pour "évènement spécial" ??? Dommage, car son escalier en colimaçon vaut le détour.
Encore une petite balade en ville en cette fin d'après-midi
et bien sûr la Canyon Road, réputée internationalement pour ses collections d’art et ses galeries. Vraiment de très très très belles choses, mais très très très chères.
Et la journée ne saurait se terminer sans une petite bière dans ces bars de l'ouest qu'on aime temps. Ici, surtout, ne vous avisez pas de demander une "Bud"
ça tombe bien, on voulait une Santa Fe. Ouf !!!! On a eu chaud.
Il est temps à présent de rentrer dans notre nid douillet pour déguster notre menu italien (pizza - lazane) dans la salle de restaurant. | | | Bonjour Michèle,
Très intéressant ce début de carnet ! Je vais le suivre avec attention.
Tu m'as fait rire avec ta description du Grand Motel à Williams ! Nous y étions aussi en juillet 2012. Dans mon carnet sur VF, je m'étais contentée d'en dire que "ce n'était pas le luxe mais que c'était correct". Par contre, nous avons été moins sympas dans nos commentaires sur Booking ! En ce qui nous concerne, nous avions trouvé la chambre petite mais acceptable. C'était surtout la partie salle de bain qui posait problème : les toilettes n'étaient pas bien fixées au sol et on pouvait se balancer en faisant pipi !!  De plus elles étaient coincées derrière la porte et il n'y avait pas de clé pour fermer, donc on avait intérêt à prévenir qu'on était sur les toilettes sans quoi on risquait de se prendre un coup de porte dans les genoux... Et j'ai eu beaucoup de mal à avoir de l'eau chaude aussi...
Et le petit déjeuner.... Bien sûr, le tableau ne serait pas complet sans lui. Sous une pergola ouverte, en plein courant d'air, ce qui peut être sympa en plein été. Aujourd'hui, ça va, mais demain ??? Quelques viennoiseries de supermarché, bien grasses. Pas de pain à griller, pas de beurre ou de confiture : des gâteaux gras dans des boîtes en plastique.
Pour le petit déjeuner par contre, ça ne m'avait pas marquée... En y repensant maintenant que tu le dis, effectivement il n'y avait que des gâteaux gras dans des boîtes en plastiques, mais ce n'était que notre 2ème petit-déjeuner sur le sol des USA et nous étions trop heureux d'être là  Et pour ce qui est de déjeuner dehors, nous avions trouvé ça très sympa, mais il est vrai que c'était au mois de juillet, il faisait beau ! | | | Nous avions aussi trouvé Flagstaff sympa pour le peu de temps qu'on y a passé. J'ai d'ailleurs la même photo que toi, mais avec les décorations du 4 juillet en + (nous y étions le 12 juillet)
| | | Mais le ciel était bleu ! Pour le Grand Motel à Williams, c'est marrant. Peu de gens y descendent apparemment. Pour la critique, je n'ai pas détaillé l'expérience des autres. Certains étaient "furax". | | | J12 - Vendredi 24 mai - De Santa Fe à Albuquerque par le Turquoise Trail - 147 miles (237 km)
Départ 8h45 encore une fois sous un grand ciel bleu. Le clou de la matinée sera Tent Rocks NP.
Nous faisons un tout petit détour pour voir le Santuario de Nuestra Senora de Guadalupe (encore Guadalupe, et oui). Construite en 1781 (les dates fluctuent selon les guides) par les colons Mexicains, elle aurait été financée par Louis Bonaparte. Elle est reliée à Notre Dame de Lourdes.
On retrouve comme partout le style des missions californiennes; là le fond est dans les rouges. De jolies peintures murales d’un peintre mexicain renommé : Jose de Alzibar, que tout le monde connaît bien sûr! Non ? Et bien moi non plus....
C’est après moult détours que nous trouvons Cochiti Pueblo que je voulais absolument voir puisqu’il est sur la route de Tent Rocks. Il paraît que les indiens ici sont extrêmement accueillants. C’est fort possible. On ne le saura jamais puisqu’on n’a trouvé personne pour nous faire entrer. Tent Rocks ou plutôt Kasha-Katuwe National ParkC’est un petit parc national où les rochers ressemblent à des...... tentes !
Nous n’avons fait que la première partie du parc, la deuxième, paraît-il, n’apportant pas grand-chose. Peut-être que certains connaisseurs vont hurler ici : je pense que j’ai dû écouter ce qui m’arrangeait  .
Deux trails dans cette partie. Le premier, Cave Loop Trail, est très facile. C'est une boucle de 1,7 km qui franchement ne mérite pas à elle seule le détour vers le parc.
Le deuxième, Canyon Trail, est un slot de 4 km AR.
On l'emprunte après avoir fait Cave Loop. Il est parfois assez rude pour des articulations fatiguées....
mais heureusement, il y règne une certaine fraîcheur
et puis nous sommes récompensés de nos efforts.
Nous n’irons pas jusqu’au bout parce que la dernière partie est trop dure pour moi.
Nous pique-niquons sur l’aire en bas, entourés d’Américains et des habituels petits fripons chapardeurs,
Et aussi d’un magnifique oiseau bleu et blanc qui tournoie autour de nous en quête de nourriture.
Image attachée: | | | Oups : le post précédent est parti avant vérification. J'espère qu'il n'y aura pas de fautes  .
J12 - Vendredi 24 mai 2013 - Suite : Turquoise Trail
Nous venons de pique-niquer sur l'aire de Tent Rocks et nous reprenons la route Plutôt que d’aller directement à Albuquerque, nous allons rejoindre le Turquoise Trail en direction de Sandia Peak.
Pour raccourcir, nous prenons une dirty road qui nous a été indiquée par un indien rencontré à la sortie de Cochito Pueblo. Apparemment, nous ne pouvons plus nous passer des pistes, ou peut-être est-ce pour conjurer le mauvais sort ? Le seul véhicule que nous verrons sur ces quelque 30 km sera un train.
Le Turquoise Trail - un bien joli nom - était la route empruntée par les chercheurs d’or et de... turquoises! Les villes, bâties autour de mines depuis longtemps désaffectées, sont restées des décennies villes fantômes. Elles renaissent à présent de leurs cendres grâce à la présence d’artistes en mal d’inspiration (encore que lorsqu’on regarde les paysages, les fantômes ne sont pas bien loin).
Arrivée à Cerillos
Madrid est très coloré.
Ce magasin de vêtements est à vendre, si ça intéresse quelqu'un ???
Mais si, c'est habité.
- Un conseil : arrêtez vous plus longtemps que nous. Ce coin "In the Middle of Nowhere" a un charme fou, il y a plein de petits musées, de petites boutiques vintages, des expositions...
Avant d’arriver à Albuquerque, je tiens à voir le Tinkertown Museum, un musée de dingue, «dingue», au sens littéral du mot. Indescriptible, mais je vais essayer.
Il s’agit d’une «œuvre» de Ross Ward, créée il y a une quarantaine d’années. Il a récolté divers objets dans des fêtes foraines ou vide-greniers en tous genres et, ce qui était un simple hobby au départ est devenu un musée familial : sa très sympathique épouse à l’accueil n’est pas avare de discussion et vous dira tout sur Ross. Les murs sont incrustés de fonds de bouteilles. Ils semblent constituer la structure des bâtiments.
Il y a tout un tas de reconstitutions de villes western, d’un cimetière, d’un cirque etc. etc. Toutes ces scénettes sont animées et le décor est d’une précision extraordinaire. De nombreux automates aussi. Le musée évolue en permanence, au hasard des trouvailles et/ou des donations.
Les images parlent d’elles-mêmes.
Les extérieurs ne sont pas en reste.
Il semble que la "dinguerie" soit familiale quand on regarde le rafiot au bord duquel le frère de Ross a fait le tour du monde pendant 10 ans (ou plus je ne me rappelle plus). Il est exposé dans le musée.
- Attention, on peut passer un temps fou dans ce musée!
Puis, ce sera l’arrivée à Albuquerque en toute fin d’après-midi, pour l’étape du soir : l’ hôtel Andaluz. Nous dînerons dans la chambre d'hôtel (room service : plutôt passable). | | | Bonjour Michèle,
Merci beaucoup pour ce partage où je me délecte à parcourir ce carnet. J'y puise des informations complémentaires et ai hâte d'y être dans 2 mois 1/2 car j'ai de nombreuses étapes similaires.
A très vite pour la suite. | | | Faudra prévoir la crème solaire et les chapeaux  J'espère que tu nous feras un petit CR, comme ça, on pourra croiser nos impressions. Bonne journée, Michèle | | | Pour la crème solaire et le chapeau pas de problème j'ai l'habitude dans le Languedoc. Et puis j'ai survécut à la vallée de la mort en juillet 2012 avec 126F alors je prévois du quasi similaire à certains endroits. Pour le CR tu as mis la barre très haut et il ne faudra pas décevoir.
@+ pour la suite | | | Hi,
Originale cette façon de se rendre au Grand Canyon (je savais que ce train existait, mais c'est la 1ère fois que je vois ce "voyage" raconté ds un carnet de voyage)
" Nous dînerons au 66 Cruiser Cafe, dont la renommée n'est plus à faire chez les amateurs de la Route 66."
Ah... vs vs avez bien mangé? | | | Hi ! Le 66 cruiser, c'est surtout pour l'ambiance, le décor et.... la bière !  On avait pris un basique poulet qui ne nous a pas laissé un souvenir impérissable. Bonne journée ! Michèle | | | ah oui.. OK  ... pcq ns non plus ns n'avions pas très apprécié nos burgers tiédasses, trop cuits et sans goûts, et qui, en plus, s'étaient faits attendre presque 1h 
Bonne aprèm aussi... et à bientôt pour la suite de ton carnet | | | J13 - Albuquerque - 24 miles (39 km)
Pour une fois, nous ne prenons pas le petit déjeuner à l’hôtel et nous nous dirigeons vers Old Town où nous savourons des pancakes géants à la terrasse du Church Street Cafe. Nous les avons attendus trèèèès longtemps ces pancakes, mais ça valait le coup ! L’endroit est tellement agréable que nous savons que ce sera notre table pour ce soir.
Le restaurant est situé juste derrière l’ Eglise San Felipe de Neri. Nous ne pouvons en faire qu’une visite éclair car un mariageet prévu et l’église est prise d’assaut. Dehors, sur la place publique, des tables sont déjà dressées pour les invités.
Qu'il est agréable de se promener dans ces ruelles ! La température est encore douce et il n'y a pas grand monde.
Mais il ne faut pas trop traîner car j’ai réservé par Internet la visite du Turquoise Museum. Réservé, oui, car les visites ne se font que sur rendez-vous, et il n’y en a que deux par jour. Le propriétaire descend de générations de « mineurs ». Mineurs au départ, ils sont devenus très tôt des traders en la matière, arpentant le monde entier à la recherche de « LA » pièce extraordinaire. Nous passerons près de 2 heures dans ce musée intimiste, tant la visite est intéressante. Nous avons bien loupé 2/3 explications, même si le propriétaire fait des efforts (nous sommes les seuls français, les 3 autres couples sont américains). Mais nous avons appris beaucoup sur cette pierre, sacrée pour les indiens, et que nous avons vues à maints endroits depuis que nous visitons l’Ouest des USA.
- «La turquoise a toujours été considérée comme une pierre de vie et de bonne fortune qui avait même des propriétés curatives. La turquoise était employée comme un médicament par les indiens: on pensait qu'elle soignait les désordres gastriques, les hémorragies internes, les piqûres de serpents et de scorpions. En plaçant les pierres (directement ou en baume) sur les paupières on pouvait prévenir la cécité. En talisman, elle protégeait des blessures par accident et de la folie.» (sic)
Il n’y a pas deux turquoises identiques, leurs tons variant du bleu profond au vert profond, selon l’humidité du sol. Elles sont aussi recouvertes de « veinules » de différentes couleurs.
- «Une autre particularité de la turquoise c'est qu'elle peut absorber un autre minerai comme l'oxyde de fer qui va se répandre dans les craquelures et tracer comme une sorte de toile d'araignée dans la pierre. Ce genre de pierre est très recherché aux Etats-Unis, et les fils de couleur peuvent varier du rouge au noir.» (sic)
La boutique en sortant offre de belles pièces authentiques, à des prix pas forcément plus chers qu’ailleurs, et on a un certificat d’authenticité.
Tout ceci nous a amenés à une heure avancée et nous devons être à l’ Indian Pueblo Cultural Center à 14 h pour voir les danses tribales. Le déjeuner est remis aux calendes grecques. Vu le petit déjeuner de ce matin, on peut s’en passer.
L'entrée du musée :
Nous assistons à deux danses indiennes : l’ Eagle danse,
et une autre dont je n’ai pas compris le nom. Le spectacle est donné par des enfants, les adultes étant confinés qui au chant, qui au tambour. On retrouve les mélopées du pow wow de Springsbird.
A la fin des danses, on nous convie à rejoindre les jeunes filles sur la piste... Pas sûre d'avoir été à la hauteur  . En résumé, ce n'est peut-être pas un spectacle inoubliable, mais à faire si on n'a jamais eu l'occasion de voir des danses indiennes. Autour de la piste de danse, quelques oeuvres géantes de native art. Le musée offre une belle exposition de peintres, des poteries et tout ce qui fait l’art indien. Je recommande. Bien sûr, il est interdit de prendre des photos.
Nous quittons le centre vers 15h45 pour aller sur Petroglyph National Monument. Il fait une chaleur terrible et, pour la première fois, nous n’avons pas emporté nos bouteilles d’eau. Le Visitor Center (fermé) est situé à l’extérieur du site, lui-même divisé en deux parties éloignées l’une de l’autre : le Boca Negra Canyon (que nous visitons) et le Rinconado Canyon. Le premier trail est peut-être court, mais très abrupt. les pétroglyphes sont quelconques. Malgré la chaleur, nous continuons à grimper pour le 2e trail. Idem que le précédent. Nous nous attendions à mieux.
Bof, hein ?
- En tous cas, pour ceux qui ont déjà vu le Newspaper Rock National Historical Monument dans l’Utah, passez votre chemin. Là-bas, il n’y a peut-être qu’un seul mur, mais les pétroglyphes sont nettement plus beaux. Peut-être que Rinconado et mieux ? On ne le saura jamais
Retour à Old Town pour une petite balade en attendant le dîner. Un calme enchanteur nous repose de la brutalité des roches noires.
Ereintés, nous décidons de nous la jouer à l’Américaine et de dîner tôt (je rappelle qu’on a sauté le repas de midi). Il est 18h30 et le Church Street Cafe est déjà plein. L'intérieur est magnifique, mais nous préférons nous installer sur le patio où une petite fontaine rafraîchit l’air et un guitariste joue des airs espagnols.
On partage un plat sur les conseils de la serveuse : porc maison avec riz, beans... Un régal. Et puis on nous offre une sorte de beignet ultra léger (si, ça existe !) avec du miel.
Pour la petite histoire, la Casa de Ruiz Church Street Cafe c’est une des plus vieilles maisons d’ Albuquerque, qui a été habitée jusqu’en 1991.
Une dernière balade dans Old Town au soleil couchant....
Retour à l’hôtel dont je n’ai pas encore parlé. L’ hôtel Andaluz est un vieil hôtel d’ Albuquerque dont l’intérieur est très typique. On y retrouve comme un peu partout au Nouveau-Mexique cette ambiance andalouse que j’aime tant. Vu son nom, c’est normal me direz-vous.
Assez « standing », avec service valet pour la voiture. Et ça, il vaut mieux, vu l’exiguïté du parking à l’extérieur. L’accueil n’est pas terrible, l’hôtesse de la réception se la joue « Madame » avec un air très compassé. J’avais commandé hier soir une salade Caesar - le maïs et les anchois qui figuraient sur le menu étaient absents - et une pizza (bof). La chambre est très bien. Si vous n’y faites pas attention, vous risquez de passer la journée au lit tant ils sont confortables.
En soirée, nous allons prendre un verre dans la rue derrière l’hôtel..... la 66 !!! Est-ce parce que c’est samedi ? Un défilé de voitures déjantées (au deuxième sens du terme, pour le premier sens, voir plus loin) passe et repasse. La frime totale : surélevées, customisées à mort, des jantes de malades.... C’est à qui fera vrombir le plus son moteur. La jeunesse d’ Albuquerque ? Dommage : nous n’avons ni l’appareil photo ni le caméscope.
Un spectacle sans fatigue et nous sommes bien contents d’être à deux pas de notre nid douillet. | | | Merci Michèle pour ce retour que je suis avec attention !
Une dernière balade dans Old Town au soleil couchant....
Ahhh... la "Golden Hour", ça donne bien ! | | | J14 - Dimanche 26 mai 2013 - Albuquerque - Las Cruces – White sands – 307 miles (494 km)
On peut traîner un peu ce matin, car il ne faut pas arriver trop tôt à White Sands. Traîner ? Mais que c’est dur dans ce lit de malade !
Quand même une petite remarque sur le manque d’élégance d'un hôtel de cette gamme : ils ont glissé la facture sous la porte de la chambre. Et puis ils m’ont compté la salade du premier soir. Pas très chic tout ça: il va sans dire qu’ils me l’ont enlevée lorsque je suis allée payer.
Ce petit problème d’intendance étant réglé, la première chose à faire est de consulter le site du gouvernement américain pour voir s’il n’y a pas des tirs de missiles aujourd’hui. On est dimanche, mais on ne sait jamais. Parce que si tirs il y a, White Sands fermé sera. Comme il n’y a pas de wifi dans la chambre, je vais illico dans la petite salle informatique. OK, ça baigne, pas de changement de programme.
On a trouvé comment traîner pour ne pas arriver trop tôt. J’ai oublié mon appareil photo dans la salle informatique. Heureusement, comme je suis toujours à mitrailler depuis la voiture, je m’en aperçois très vite. Demi-tour dare-dare, JP se trompe, tourne, retourne ! Egalité !  On peut repartir. La route sera longue aujourd’hui, mais avec tous les petits arrêts que l’on fait, elle s’avale facilement. Le soleil n'en peut plus de taper comme un sourd et le ciel est d'un bleu provocant.
Le Sanctuaire de Soccoro : c’est joli, mais c’est fermé.
CarizzozzoCette ville, qui a fait la une de Voyage Forum comme étant un must - c’était une plaisanterie sur VF et je peux moi aussi à présent le prouver :
bref, Carizzozzo donc se trouve sur notre chemin juste à l’heure du déjeuner. Une ville presque fantôme. C'est dimanche, et les abords de l'église sont vides.
Nous avons quand même trouvé une minuscule épicerie où trouver de quoi manger pour un pique-nique en plein vent, dans ce qu’ils appellent.
La route se déroule tranquillement. Nous traversons des paysages désertiques.
Et pourtant, il y a de la vie. Mais où habitent les gens ????
Et bien, ils habitent là par exemple ? Alamogordo : plutôt jolie, pour le peu que nous en avons vu.
Les miles défilent et soudain, là, au loin, on s’aperçoit qu’il a neigé. Normal, nous sommes entourés de montagnes, à 1200 mètres d’altitude.
Meuh non! C’est White Sands, le plus grand désert de gypse du monde, situé dans le bassin de Tularosa. S'il y fait très chaud la plupart du temps, il peut y geler l'hiver. Honnêtement, même sur place, c’est bluffant. Le soleil fait briller les dunes. Et là, je vais regretter de ne pas savoir utiliser la balance des blancs sur mon appareil photo. 
Un petit trail dans le sable, pas très long (1,6 miles) mais c’est du sable... Au plus loin que porte le regard, on se croirait vraiment dans la neige.
Mais la végétation - des Yuccas essentiellement - nous rappelle que nous sommes dans le désert, et il fait vraiment bien chaud.
Nous prenons l’ Interdune Boardwalk, la route qui traverse le parc sur 13 km. Le vent s’est levé, faisant tourbillonner le sable et nous donnant l’impression d’être dans le brouillard sur une route gelée par endroits.
Juste l'occasion de présenter notre vaillant 4x4 (nous avons vécu de belles expériences ensemble).
Et vous pouvez constater qu'il n'a pas de chaînes. 
L’arrivée à l’ Amphithéâtre est étrange : on se croirait dans un film de science-fiction sur une autre planète. Ces petits abris sont autant de zones de pique-nique à l’abri du vent. Pas grand monde.
Un peu plus loin, quelques familles sont venues pique-niquer en ce dimanche, s’abritant sous des toiles au pied des dunes et les enfants font de la luge. On peut acheter ces luges au Visitor Center à l’entrée.
Un peu de marche à nouveau sur Alkali Flat trail et grimpette sur une dune vierge de toute trace, pieds nus. Je tenais à vérifier ce que l’on dit sur le sable ici. Et pour ceux qui ne me croient pas :
Et bien, même si la température frôle les 40°C, je confirme, le sable est froid.
Nous sommes en mai, ça doit taper dur en été !
Finalement, nous n’attendons pas le coucher de soleil car nous avons encore de la route à faire pour arriver à Las Cruces qui sera l’étape de ce soir.
Las CrucesNous avons juste le temps de déposer les bagages à l’hôtel Quality Inn and Suites avant d’aller dîner dans la petite ville de Old Mesilla à La Posta de Mesilla.
Encore un petit resto renommé qui mérite une mention. Il existe depuis 1939. Outre le décor splendide, mexicain bien sûr, tout en couleurs, la table est extraordinaire.
La serveuse est ravie de parler un peu le français qu’elle a étudié il y a longtemps mais oublié.
Nous faisons une petite balade digestive dans le coin. Le quartier et désert. Nous reviendrons demain. Retour à l’hôtel. La chambre est très chouette, le petit gars de l’accueil adorable, ravi de nous montrer qu’il sait compter en Français. | Carnets similaires sur les États-Unis: Trouvez des offres de séjours uniques avec nos partenaires Tous les droits réservés © 2026 MyAtlas Group | 3 272 visiteurs en ligne depuis une heure! |