J15 - lundi 27 mai 2013 - Retour en Arizona – Tombstone – 313 miles (504 km)
Nous devons partir tôt pour faire le circuit prévu qui qui nous amènera à
Tombstone via la frontière mexicaine et Bisbee, nous permettant ainsi (peut-être) de visiter la mine de Bisbee. Sachant que le dernier « gunfight » de
Tombstone est à 15h30... Faut voir.
Partis à 7h45 - heure new mexicaine, donc 6h30 pour l’
Arizona;
En cours de route, nous changeons de planning : ce sera
Tombstone en premier, le trajet étant beaucoup plus rapide. Et puis, on n’est même pas sûrs de pouvoir visiter la mine qui a des horaires pas faciles.
En arrivant à
Old Mesilla, le ciel est encore un peu voilé. On sent qu’il va faire chaud.
En visitant cette petite ville faisant partie de l’agglomération de Las Cruces, on a du mal à croire qu’elle fut la capitale du Territoire confédéré de l’
Arizona pendant la guerre de Sécession.
C’est la ville où
Billy the Kid a été jugé et condamné. Pancho Villa y a aussi traîné ses guêtres.
La ville n’a pas beaucoup changé avec le temps paraît-il. On veut bien le croire.
La
Basilique San Albino, que l'on voit derrière le kiosque est fermée. Décidément on n’a pas de chance.
A quelque 100-150 miles, on aimerait bien voir la
ville fantôme de Shakespeare. Accès par une piste poussiéreuse et cahotante – une journée sans piste serait-elle devenue impossible ? Mais comme cette ville est à présent privée, on aura fait des km juste pour entraîner la monture. Même de loin, on ne voit rien.
La route est bien jolie dans ce coin :
Un petit arrêt dans un Subway sur la route où nous discutons avec un vieux, très vieux Monsieur vétéran de la guerre de Corée et du
Vietnam.... indien lui aussi comme notre para du pow wow, mais sobre, digne. Nous contribuons au soutien des vétérans et il nous donne 2 petites fleurs de papier qui orneront notre véhicule jusqu’à la fin du séjour.
Nous arrivons un peu tôt à
Tombstone pour prendre possession de notre chambre à l’hôtel, « The
Tombstone Grand Hotel » au demeurant très bien, mais ils veulent bien garder nos bagages.
A partir de maintenant,
- Tu n'aimes pas la foule
- Tu n'aimes pas les boîtes à touristes
- Tu es adulte
- Tu as revu tous les films et lu tous les documents sur les Frères Earp.... Et notamment sur cette fatidique journée de 1881.
Ceci étant dit, c’est avec ravissement qu’on arrive à
Youpii ya ya !!! Avant tout, prendre les billets pour le
gunfight : parfois, ils (les billets) partent très vite, et, contrairement à tous les endroits où nous sommes passés jusqu’à présent, il y a pas mal de monde. Les billets, c'est OK, c'est le cas de le dire.
On avale nos sandwiches en deux temps trois mouvements sous un porche en observant la rue.
Nous n’avons que 20 minutes avant l’Historama et on pourra voir le gunfight à 14 h. Pour une fois, nous devons nous bousculer un peu.
L'
Historama : des maquettes animées magnifiquement reconstituées alternent avec les photos et les films. Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur
Tombstone et OK Coral est là. Pour être honnête, on ne comprend pas tout, mais en s'étant documenté avant, ça passe. Nous sommes quatre dans la salle : les gens sont plus attirés par le show.
Le
gunfight: amusant, se comprend bien.
Oreilles sensibles, ne pas s'asseoir trop près - Quel boucan cette fusillade !

- Un conseil : prendre le billet qui regroupe l'Historama et le gunfight
Le journal local :
The Tombstone Epitaph présente une belle exposition de photos d’époque.
Se promener dans les rues est tout un spectacle en soi : des cow boys partout, des reconstitutions "sauvages" donc gratuites du combat du siècle, des filles de mauvaise vie des saloons d’antan, des couples BCBG en tenue d’époque. De nombreux commerçants sont travestis aussi.
J’en profite pour m’acheter un vrai chapeau Far West. JP ne trouve pas ceinture à son ventre. Non je n’ai pas dit chaussure à son pied : de toute façon, il ne veut pas de santiags. Il essaie bien un chapeau qui lui va super bien et qu’il pourrait remettre ici en hiver, mais trop cow boy pour lui : niet euhhhh no.
On peut rester pas mal de temps dans cette ville. Mais nous avons encore des choses à faire : qu’est-ce qu’on est occupés en vacances....

Après l’installation dans notre très agréable chambre, nous prenons la route pour Bisbee, à 23 miles de
Tombstone.
Bisbee est une ville minière nichée dans les montagnes.
L’arrivée sur la ville est surprenante : du rouge partout. La terre, les maisons qui gravissent les deux flancs de la montagne.
Très prospère grâce à sa mine de cuivre à partir des années 1881, elle est devenue une de ces villes fantômes américaines après l’épuisement du gisement. Elle a connu jusqu’à 35 000 habitants, alors qu’elle n’en a environ que 5.500 à l’heure actuelle. Ce sont surtout les artistes qui la font revivre et on comprend pourquoi en se promenant.
On déambule au hasard des rues et des escaliers. Le soleil couchant enrobe la ville d'une chaude lumière et les couleurs flashent.
La visite du
Bisbee Mining & Historical Museum (vu l'heure, il est fermé on le savait) doit être très très très intéressante.
Et comme depuis quelques jours, nous avons pris les habitudes alimentaires des Américains (du moins pour l’heure), nous nous attablons à 18h45 au restaurant Coper Queen dont on dit beaucoup de bien sur les sites. Caramel steak pour les deux, en terrasse, au soleil couchant. Super.
Gros coup de cœur pour Bisbee !Et le retour.....

La nuit tombe lorsque nous repartons, pas encore noire. Le paysage est fabuleux : les montagnes crénelées se découpent sur un horizon rose/violet.
N’aurions-nous vu que ce paysage dans la journée, nous aurions été aussi comblés.