USA Northwest: Un mois et demi de découverte en famille, durant l'été 2013. YeahMax · 27 janvier 2014 à 21:07 · 307 photos 132 messages · 25 participants · 28 502 affichages | | | | 27 janvier 2014 à 21:07 · Modifié le 26 mars 2014 à 20:27 USA Northwest: Un mois et demi de découverte en famille, durant l'été 2013. Message 1 de 132 · Page 1 de 7 · 11 616 affichages · Partager Aouh les amis Voyageforumers !
Avant de nous envoler, l'été dernier, à destination des Etats-Unis, nous avons passé de nombreuses heures à lire vos articles, vos remarques, vos conseils concernant ce quartier des Etats-Unis, sans oublier les messages privés envoyés aux uns et aux autres pour obtenir le renseignement qui tue sur tel ou tel motel, le dernier fast-food à la mode, le site naturel à ne pas manquer... La moindre des choses, maintenant que la boucle est bouclée et que les froidures se sont abattues sur la France, c'est évidemment de vous remercier, du fond du cœur !... Alors pourquoi ne pas le faire en quelques mots et photographies américaines, histoire de retrouver le goût fort de ce Northwest qu'on aime tant ?!...
Justement, le choix du Northwest pour ce voyage estival n'était pas le fruit du hasard : mon amoureuse et moi l'avions déjà effleuré en 1994 à vélo, pendant deux mois, et nous avions alors juré d'y emmener un jour nos (éventuels) enfants. En 2OO9, la fille et le fils n'étant plus éventuels, on leur a fait visiter les grands parcs de l' Utah et de l' Arizona, pour le plaisir des yeux, les couleurs du mythe western, le fun de Las Vegas. Sans oublier notre promesse passée : eh bien voilà, l'occasion s'est présentée l'été dernier. Nous sommes donc partis pour Seattle en famille, une maman, un papa, et deux Affreux de 17 et 14 ans qui ne demandaient qu'à replonger pour 44 jours dans le bain amerloc.
L'itinéraire indicatif était d'une simplicité absolue : atterrir à Seattle, longer un peu la Côte Pacifique, piquer vers l'est pour atteindre Yellowstone, avant de revenir à Seattle via les plaines du Washington. Ce qui fut dit fut fait. Hey friends, come on with us right now !...
Mercredi 10 juillet 2013 : Paris-Seattle.
Sur le conseil insistant de notre médecin de famille, qui visite chaque année son frère dans la banlieue de Seattle, nous avons choisi le vol direct assuré par Delta Airlines pour relier l'aéroport Charles de Gaulle à celui de Tacoma. Pour un surcoût finalement peu excessif au regard du prix total à régler (4100 euros pour la famille en vol direct, au lieu de 3800 euros avec escale, les billets ayant été achetés en décembre 2012), le confort est appréciable : on monte dans le zinc à 11h 40, on regarde le Groenland par la fenêtre, on mange trois fois dans la journée, on survole le Canada, et l'on touche à 12h 3O le tarmac de Seatac... presque à l'heure où l'on a décollé !...
On passe chez Alamo chercher le véhicule réservé en février. Sur le parking de la compagnie, le choix est assez restreint, mais on repère vite le Chevrolet Equinox AWD qui va bien, tout juste sorti d'usine avec 37 miles seulement au compteur.
Puis nous prenons la route en direction de l'océan pour rejoindre le motel auprès duquel notre fiston avait réservé une nuit, à Gig Harbor exactement. Wow, bien vu, la chambre est vaste, joliment décorée, presque luxueuse !... La fatigue se fait sentir, mais on décide d'aller prendre le pouls du petit port. Les méduses géantes chaloupent entre les pontons de bois. L'ambiance est calme au bord de l'eau, le soleil brille encore dans un ciel bleu étincelant, aucun touriste à l'horizon : rien à dire, c'est une journée lumineuse qui se termine, augurant du meilleur pour ce road trip tout en douceur !...
Du jeudi 11 juillet au dimanche 14 juillet : la Côte Pacifique - Etat du Washington.
La première semaine est réservée à la (re)découverte de l'ambiance maritime que nous avions tant aimée dix-neuf ans plus tôt. D'abord, revoir Port Angeles. On renoue avec la voierie démesurée, la circulation facile, la fraîcheur de l'air, même si le soleil est encore éclatant durant ces premiers jours de voyage. Les murals des petites villes américaines me fascinent toujours autant...
Port Angeles n'a pas beaucoup changé depuis notre dernier passage, du temps de Bill Clinton. Tout y est bleu, avec une thématique "poissons et crustacés" qui revient en boucle dans le décor urbain.
Jusque sur les escaliers des boutiques alignées face au fameux détroit Juan de Fuca, ce bras de mer qui s'incurve loin vers le sud pour atteindre les môles du port de Seattle. Partout le Pacifique est ici mis à l'honneur.
Le lendemain, nous partons pour Forks, l'épicentre de l'univers Twilight, en suivant la Highway US 101, une très belle route au milieu des conifères. Comme toujours, on se laisse porter par l'ambiance décalée des road cafés hors d'âge. Dans les Etats-Unis du fin fond, ça sent l'authentique, ça roucoule du graillon derrière et devant les fourneaux où rôtissent les blancs de poulets en attente d'une gargantuesque barquette de frites !...
Pour la première fois depuis un an (c'était en Corse en juillet 2012), ce soir nous allons camper. C'est un passage obligé. On adore le contact de la mère nourricière, surtout aux Etats-Unis, où les équipements sont rustiques, certes, mais avec l'attrait incomparable de la nature préservée, beaucoup d'espace pour piquer la toile, et l'occasion unique de rencontrer des Américains, des vrais. Bogachiel Campground, emplacement 27, superbe !
Voilà. Tout est prêt pour deux nuits. On file découvrir la plage de Rialto Beach. C'est un site exceptionnel, d'autant plus attrayant que le ciel ne veut pas quitter sa robe d'azur. Comme le vent frais nous fouette les sangs, on marche jusqu'au bout du bout de la baie pour se réchauffer. Notre fils, qui n'a rien du type conscient, veut se baigner. A 11°C la vague, il convient tout de même qu'un simple petit trempage de mollets fera l'affaire...
Quelques miles plus au sud, il y a le petit port de La Push, au cœur de la "réserve" des Quileutes. On gare le Chevy face aux quais de fortune et on parcourt les rues à pied, entre un amoncellement de baraques en plastique, encerclées de carcasses de voitures, de poubelles éventrées, de filets de pêcheurs et de jouets hors d'usage... On tente de nouer le contact mais les gens ici parlent peu, comme souvent chez les Amérindiens. La Push est une poche de pauvreté, étonnant mélange entre le modernisme des States et les traditions tribales.
Le lendemain est consacré à la découverte de deux sites de la Côte du Washington qui, à notre avis, méritent amplement le déplacement aux antipodes : la Hoh Forest et Ruby Beach. La forêt dense fait partie du Parc National Olympic. C'est une curiosité naturelle, une végétation à l'allure tropicale, quoique dépourvue des touffeurs, dominée par les conifères géants, les fougères arborescentes et de larges tapis d'herbe grasse. Nous avons sillonné les sentiers du parc pendant plusieurs heures, presque seuls, sous l'insolent soleil de juillet : sacré coup de bol, car habituellement il pleut deux jours sur trois dans cette partie du Washington, même en été !
Et des chevelures moussues pendent de toutes les branches...
Pour terminer la journée en splendeur, on va arpenter la plage de Ruby Beach. C'est samedi, et avec cette météo extraordinaire, de nombreux Américains ont eu la même idée que nous. Fracas des vagues. Lumière franche. Toujours la délicate fraîcheur de l'air. Les yeux grands ouverts, nous goûtons à plein poumons la beauté de cet ultime Farwest.
Avec les troncs ballotés sur le haut de la plage sous les gifles des tempêtes, bon sang, quelle puissance !...
Au petit matin, dimanche : c'est la Fête nationale ! Bastille prise ou Bastille défendue, on emprunte à nouveau notre US 101 fétiche pour longer la côte au plus près. Inutile de préciser que le soleil n'en finit pas de nous brûler la couenne !... On roule doucement jusqu'à la Columbia River, ce monstre descendu de la frontière canadienne. Un pont de plus de quatre kilomètres l'enjambe sans sourciller. On s'y engage, reprenant en chœur les refrains de Johnny Cash qui résonnent dans l'habitacle du Chevy. A l'arrière, notre fille me photographie de dos. Ayé, on vient de quitter le Washington pour entrer dans l' Oregon.
... Promis : dès que je trouve un peu de temps, je poursuis la route avec vous vers Cannon Beach, Portland, les montagnes des Cascades, puis le Grand Vide du Désert gris, jusqu'à Yellowstone. Allez, plus que trente-huit jours... | | | Annonce · Sponsorisé | | | À: YeahMax · 27 janvier 2014 à 21:28 Re: USA Northwest: Un mois et demi de découverte en famille, durant l'été 2013. Message 2 de 132 · Page 1 de 7 · 11 555 affichages · Partager Super début de carnet dans une région des USA où l'on en trouve peu, comparé à d'autres. Je vais vous suivre pas à pas dans votre périple. Quelle chance pour le temps! En juillet 2012 je n'avais pas eu aussi beau que vous dans le Northwest | | | À: Itat · 28 janvier 2014 à 14:03 Re: USA Northwest: Un mois et demi de découverte en famille, durant l'été 2013. Message 3 de 132 · Page 1 de 7 · 11 478 affichages · Partager Oh Thibaud !
C'est vrai, le Northwest n'a pas le succès phénoménal du Southwest, la fréquentation touristique étrangère y est quasi-nulle, les sites sont moins dépaysants et la météo n'est pas toujours de la partie, y compris au cœur de l'été (je me souviens très bien de tes déboires à ce propos). Mais pour celles et ceux qui cherchent à réaliser une plongée en Amérique profonde, voilà un ensemble de régions qui garantissent un voyage hors norme !... | | | À: YeahMax · 28 janvier 2014 à 14:24 Re: USA Northwest: Un mois et demi de découverte en famille, durant l'été 2013. Message 4 de 132 · Page 1 de 7 · 11 463 affichages · Partager Hello,
Quel plaisir de revoir ce coin des États-Unis ! C'est ma région préférée !!
Merci pour ce carnet et, comme Itat, je vais guetter la suite | | | À: YeahMax · 28 janvier 2014 à 14:24 Re: USA Northwest: Un mois et demi de découverte en famille, durant l'été 2013. Message 5 de 132 · Page 1 de 7 · 11 461 affichages · Partager Entièrement d'accord! | | | À: YeahMax · 28 janvier 2014 à 15:01 Re: USA Northwest: Un mois et demi de découverte en famille, durant l'été 2013. Message 6 de 132 · Page 1 de 7 · 11 448 affichages · Partager Bonjour Max,
C'est vrai, le Northwest n'a pas le succès phénoménal du Southwest, la fréquentation touristique étrangère y est quasi-nulle, les sites sont moins dépaysants et la météo n'est pas toujours de la partie, y compris au cœur de l'été..... Mais pour celles et ceux qui cherchent à réaliser une plongée en Amérique profonde, voilà un ensemble de régions qui garantissent un voyage hors norme !...
Même constat pour le Nouveau Mexique et les Etats du Sud ( Mississipi/Tennesee et Cie) ! mais météo plus agréable.... et cet étonnement pour les locaux, de voir des "étrangers".
En tous cas un carnet intéressant qui démarre bien ! mise en page des textes/photos attractive, j'attends la suite.
à + Jean. | | | À: YeahMax · 28 janvier 2014 à 17:40 · Modifié le 29 jan. 2014 à 14:31 Re: USA Northwest: Un mois et demi de découverte en famille, durant l'été 2013. Message 7 de 132 · Page 1 de 7 · 11 414 affichages · Partager Du dimanche 14 juillet au jeudi 18 juillet : l'Oregon, côté fleuve et océan.
Le gigantesque Megler Bridge, réputé comme le pont le plus long d' Amérique du Nord, plonge à pic sur les quais d'Astoria. Il fait presque chaud en ce milieu d'après-midi lorsque nous nous installons dans notre suite au Motel Rivershore. Depuis la fenêtre de la chambre des enfants, le panorama sur la Columbia River est ravissant.
On décide de se laisser aller dans les rues de la petite ville. Comme toujours depuis notre arrivée à Seattle, les commerçants et les passants nous accueillent à bras ouverts. On parle de la France, on parle de leur région, oh, cela ne va pas bien loin, mais on sent un véritable goût de l'échange sous les mots anodins. Un antiquaire nous conseille de monter à pied jusqu'à la Colonne qui domine la vallée, monumental cylindre érigé à la mémoire des pionniers arrivés ici au XIXe siècle. Bonne idée, c'est haut, c'est raide, ça fusille un peu les papattes en raison du décalage qui n'est pas encore totalement aplani, mais quelle récompense lorsque nous écartons les mains, là-haut, dans le vent fou !
Depuis le petit observatoire circulaire installé au sommet de l'édifice, la vue s'évase sur les bouches de la Columbia, avec le Pacifique qui miroite en direction du couchant : la classe internationale !
La descente nous achève les mollets, mais on retrouve des forces au ras de l'eau. La promenade aménagée sur les berges du fleuve est une grande réussite. Autrefois, c'était l'emplacement des docks. La municipalité a ressuscité le lieu, mi-ponton, mi-chemin de planches, sur plusieurs miles en amont et en aval du centre-ville.
Le coucher de soleil prend des allures de carte postale. Au loin, de monstrueux cargos descendent le cours de la Columbia. Les mouettes crient au dessus de nos têtes, tandis que la Chevrolet déboule direct des années 50... Décidément, nous tombons sous le charme d'Astoria... Et déjà l'on se promet d'y revenir un jour pour en explorer les alentours !...
Lundi. Une nouvelle semaine voit le jour sous les rayons ardents du soleil. C'est devenu une habitude, les Kways restent au fond des sacs, mais qui s'en plaindrait au bout du compte ?... Nous reprenons la route de la Côte, qui serpente entre les sapins jusqu'à Ecola State Park. D'un coup, l'Océan s'offre à nous : le choc frontal, lieu magique et pourtant presque vide !...
Même si cela n'était pas prévu dans le programme du jour, nous passons la matinée entière à arpenter Indian Beach, sur le sable humide, entre les gros rochers couverts de moules et d'étoiles de mer orange. Le frère et la sœur s'en vont au loin, dans la brume salée.
Nous peinons à quitter le lieu. Nous discutons longuement avec un couple de cyclistes californiens qui a descendu ses deux biclounes sur la plage. Nous profitons encore, et encore, de la douce ambiance qui règne sur cet estran singulier.
Mais les estomacs ne voient pas la beauté du monde. Alors on pousse jusqu'à Cannon Beach, l'une des stations balnéaires les plus fréquentées de la Côte de l' Oregon. Le changement de décor est radical : des hordes de touristes américains se pressent autour des cabanes à burgers, ça crie, ça trépigne, les enceintes crachent la dance music à fond les ballons au coin des rues. Well, pas fait pour nous ce genre d'endroit !... Toutefois, le site est aguichant avec son bloc rocheux de 72 mètres qui surplombe le barnum multicolore...
Quatre heures de l'après-midi, les oreilles en compotillon, on décide de rallier Portland par l'US 26. L'arrivée est chargée, le centre-ville carrément embouteillé, et ce n'est que vers 19 heures que l'on atteint le Palms Motel, dont le propriétaire nous annonce avec fierté qu'il fut, en son temps, l'établissement où descendait régulièrement Roy Rogers lors de ses tournées dans cette partie du pays.
Nous avons consacré le mardi à la découverte de la capitale de l' Oregon. Cité ouverte, radieuse, dont les immeubles sont plutôt riquiquis du fait de la législation en vigueur qui, depuis toujours, interdit les constructions risquant de gêner la vue sur les montagnes alentour. On se sent bien dans les rues de cette ville, astucieux mélange de blocs commerciaux et résidentiels en briques ou en béton armé.
La fontaine, une institution urbaine aux Etats-Unis, reste le ravissement des gamins qui batifolent dans l'eau fraîche. Car s'il fait gris aujourd'hui, la chaleur est tout de même au rendez-vous. On les regarde s'amuser, on se prélasse, on déguste l'Amérique quoi...
Portaland est aussi la ville aux mille bières. Impossible d'échapper au déjeuner dans une brasserie. Celle-ci installée à même les alambics, ouverte sur la chaussée, avec un fond de rock'n'roll qui embellit le repas et la journée vagabonde !
Nous passons le reste de ce mardi à monter et descendre les artères de la Cité des Roses, traversant Chinatown, longeant le fleuve, traînant les boutiques, jusqu'au gigantesque Lloyd Center, un temple de la consommation agrémenté de la patinoire et des bars qui rameutent le chaland. Business, business, every hour is business !
Le lendemain sera la journée de l'eau. Sont inscrites au planning les Gorges de la Columbia et quelques-unes des cascades qui s'égrènent au fil de la rive gauche du fleuve. Il fait moite et grisouille en ce début de mercredi, mais toujours pas de pluie en vue.
Aucun regret, les vues qui se succèdent tout au long de cette route historique US 30 sont époustouflantes. Vers midi, le voile nuageux se déchire et Pépère Soleil recommence à nous carnager le têtiot. On s'approche de plusieurs chutes d'eau, parfois tout près, ou l'on se contente d'une vue d'ensemble. La star de la vallée s'appelle Multnomah Falls, une cascade double, dont les abords sont pourris de visiteurs, évidemment. Il faut dire que la dame est jolie.
Surtout les pieds dans l'eau, dans un poudroiement d'argent qui me fascine.
Pour le plaisir, on s'offre l'ascension par l'arrière qui conduit à Top of the Falls. Si la montée est un tantinet difficile, le panorama constitue une belle récompense. Oh, les humains sont tout petits sur le parking principal !...
Jeudi, rien de prévu. Enfin, rien de grandiose à priori : on va régler les affaires courantes, passer des messages en France, faire les courses pour la fin de la semaine, s'occuper du linge sale, acheter plein d'habits, plein, plein, plein... en attendant le concert du soir, à Happy Valley, dans la banlieue ouest de Portland (mais ça, je vous en toucherai quelques mots dans le prochain épisode). Cela m'amène à rappeler quatre ou cinq évidences concernant le côté pratique des voyages aux States, oh rien de neuf, d'autant plus que tous les guides touristiques en parlent, mais j'aime répéter combien il est facile de visiter ce pays de fond en comble.
 Faire les courses pour préparer un pique-nique est un jeu d'enfant. Notre premier achat, en sortant de l'avion, est toujours celui d'une glacière. Partout, dans la dernière des épiceries perdues, dans chaque station-service, dans toutes les grandes surfaces, on trouve de la glace qui permet de conserver les viandes et les laitages et les bières au frais. Les produits alimentaires sont variés, des fruits et légumes aux plats préparés, en passant par toutes les nuances de l'arc-en-ciel, pour des prix en général inférieurs à ceux du marché français. Les hypermarchés sont accueillants, souvent ouverts très tôt le matin, fermés très tard le soir, voire en service 24-24 lorsque l'on se trouve dans une grande ville, comme par exemple ce centre que nous avons fréquenté plusieurs fois à Portland.
 Nous optons souvent pour une lessive générale par semaine. Là encore, aucune difficulté à trouver une laverie : elles trônent au coin des blocs, ouvertes jour et nuit pour certaines, il suffit de glisser dans la bécane des piécettes ou des jetons tombés de l'échangeur. C'est un peu long, lavage, essorage, séchage, mais on en profite pour discuter avec les gens du quartier. Dans cette laundry de Portland, on a regardé la télé. Tu peux boire un Coca. Tu peux brancher ton ordi, ça wifite à mort. Mais c'est écrit sur le panneau, tu n'as pas le droit de boire d'alcool ni de venir glandouiller entre les machines : il ne faut pas exagérer tout de même...
 Nous avons réglé la quasi-totalité de nos achats par cartes bancaires. Là encore, aucun souci, jamais, quelle que soit la somme engagée, de la plus ridicule à la plus élevée. Attention toutefois aux frais appliqués par certains établissements sur chaque opération à l'étranger : il suffit de se renseigner auprès de son agence avant le départ pour éviter les surprises au retour...
 Dans l' Oregon, aucune taxe n'est appliquée sur les opérations commerciales. Au final, tous les prix sont inférieurs à ceux des Etats voisins. Il y a donc des centres spécialisés dans chaque ville de quelque importance, les fameux Outlets, dans lesquels les prix des articles défient toute concurrence. L'habillement est une cible privilégiée pour les clients. J'ai par exemple refait mon stock de jeans (je ne porte que des Levis 501 depuis que j'ai la mémoire de mes habits) à Woodburn, pour 22 euros la paire. Good deal par les temps qui courent...
 Si vous n'êtes jamais allés au Etats-Unis et que vous craignez d'y prendre la route, laissez la sérénité couler en vous. Le code de bonne conduite est ici la règle. On y circule plus lentement qu'en France. Les panneaux et les pratiques deviennent rapidement familiers. La voirie est très large et sécurisante. Les autres conducteurs n'hésitent pas à s'arrêter et à vous demander ce qui se passe s'ils vous voient en difficulté au bord de la chaussée. On s'habitue à la boîte automatique en quelques heures, au point de ne plus supporter (enfin, c'est mon cas) de réenfourcher ma vieille bagnole avec laquelle passer les vitesses est un calvaire, surtout en ville. Et même si le différentiel n'est plus aussi intéressant que dans les années 1990, le carburant demeure nettement moins cher qu'en France. Enfin, last but not least, conduire dans l'Ouest, c'est comme s'offrir des heures de cinéma en technicolor : il suffit de regarder par la portière pour vivre un rêve, tant les paysages sont dévastateurs et perpétuellement changeants.
.../... Je poste la suite du voyage dès que je peux : on quittera Portland pour franchir la Chaînes des Cascades, avant de s'enfoncer vers l'Est de l'Oregon. Mais avant, je vous dirai deux mots sur la musique que j'aime... | | | À: PapJ59 · 28 janvier 2014 à 18:01 Re: USA Northwest: Un mois et demi de découverte en famille, durant l'été 2013. Message 8 de 132 · Page 1 de 7 · 11 387 affichages · Partager Aouh Jean !
Voilà deux destinations qui nous tentent depuis très longtemps : le Nouveau-Mexique, que nous voulions inscrire à notre programme de 2009, repoussé faute de temps, et les Etats du Sud que l'on projetait de visiter à vélo dans les années 1990, repoussé faute d'argent. Comme tu le dis, l'étonnement des habitants devant les Frenchies et la joie de nous voir chez eux sont souvent émouvants.
En revanche, pour ce tour de l'été 2013 dans le Northwest, la météo fut extraordinaire : quatre heures de pluie cumulées sur 45 jours de voyages... Et presque toujours le soleil qui brillait... | | | À: YeahMax · 28 janvier 2014 à 18:29 Re: USA Northwest: Un mois et demi de découverte en famille, durant l'été 2013. Message 9 de 132 · Page 1 de 7 · 11 371 affichages · Partager La suite du récit est du même tonneau !
Et la petite bleue est une Chevrolet Bel Air 1958 encore fringante..
à ta dispo pour les destination exotiques.
Jean. | | | À: YeahMax · 28 janvier 2014 à 18:40 Re: USA Northwest: Un mois et demi de découverte en famille, durant l'été 2013. Message 10 de 132 · Page 1 de 7 · 11 362 affichages · Partager Super la suite! Et les sites autour de Portland me rappellent des souvenirs! Et le ciel ressemble quand même un peu plus à ce que j'avais, mais sans doute pas la température | | | À: YeahMax · 28 janvier 2014 à 19:48 Re: USA Northwest: Un mois et demi de découverte en famille, durant l'été 2013. Message 11 de 132 · Page 1 de 7 · 11 339 affichages · Partager Bonsoir
C'est avec beaucoup de plaisir que je découvre ton carnet qui me rappelle de bons souvenirs aussi bien dans l' Orégon que dans l'état de Washington. Nous aimons beaucoup le Northwest. Nous aussi nous avions eu un beau temps chaud. A Olympic NP la Hoh Forest était même plutôt sèche. Présente pour la suite. | | | À: Lilevis · 28 janvier 2014 à 20:03 Re: USA Northwest: Un mois et demi de découverte en famille, durant l'été 2013. Message 12 de 132 · Page 1 de 7 · 11 332 affichages · Partager Alors considérons que nous avons eu, toi et moi, beaucoup de chance : la majorité des visiteurs du Northwest sont obligés de composer avec les nuages, la pluie, la grande fraîcheur, voire pire !... Bonne soirée ! | | | À: YeahMax · 28 janvier 2014 à 20:59 · Modifié le 29 jan. 2014 à 14:19 Re: USA Northwest: Un mois et demi de découverte en famille, durant l'été 2013. Message 13 de 132 · Page 1 de 7 · 11 318 affichages · Partager Jeudi 18 juillet 2013 : le concert de Curtis Salgado à Happy Valley, OR.
Nous n'avons jamais conçu nos voyages sans l'être humain. C'est pourquoi ce parcours dans le Northwest fut jalonné de rendez-vous, pris parfois longtemps à l'avance, avec des Américains pur canne, pur brut d'Ouest, façon ville, façon désert, façon scène. Et dans cette optique, internet offre des possibilités phénoménales. Pour bien comprendre, il faut savoir que je suis fondu de blues, de rock'n'roll, de country music, ainsi que d'écriture. Mon agenda estival a donc aussi été organisé en fonction de ces passions. Ainsi, les rencontres suivantes étaient au rendez-vous :
- avec Curtis Salgado, l'un des princes du blues'n'soul de la Côte Ouest, originaire d'Everett, WA, mais basé à Portland depuis longtemps, qui donnait un concert à Happy Valley le 18 juillet,
- avec une famille de cowboys au cœur du High Desert de l' Oregon, du 27 au 30 juillet, suite à l'obtention d'un prix littéraire,
- avec une journaliste, le groupe de rock texan The Derailers et le folksinger John Pisano à Boise, Idaho, autour d'un concert le 31 juillet,
- avec le guitariste et chanteur de Blues Sammy Eubanks au festival "Taste of Music" de Snohomish, WA, le 16 août,
- avec Sherry, une habitante de Mukilteo, WA, que je connais uniquement par blog interposé depuis de très nombreuses années et qui m'a servi de "modèle" pour composer un personnage secondaire d'un de mes romans, le 18 août.
 Voilà comment nous nous sommes retrouvés le 18 juillet, en fin d'après-midi, dans une vaste esplanade de verdure pour assister à notre premier concert de l'été. Pendant cette période de l'année, la communauté de Happy Valley programme tous les jeudis des représentations gratuites, tendance blues et jazz, très prisées des habitants de Portland. Des familles entières s'installent sur l'herbe, déploient les sièges de camping, étalent les couvertures moumoutées, sortent les glacières, les sandwiches, les sodas, et leurs plus grands éclats de rire.
J'adore cette ambiance familiale. On partage un repas avec les inconnus de passage, le temps d'un accord mineur. C'est une conception du concert qui est totalement étrangère au public français, européen en général. C'est même troublant pour les musiciens du Vieux Monde qui n'y sont pas habitués lors de leurs tournées outre-Atlantique, car ils ont l'impression, plus ou moins réelle d'ailleurs, que les gens n'écoutent pas vraiment ce qu'ils jouent. L'avantage, c'est la formidable proximité entre le groupe et les spectateurs, qui permet presque de taper sur l'épaule du chanteur !
Et de se promener devant la scène, sur les côtés, même derrière.
Curtis Salgado et ses musiciens sont en forme éblouissante ce soir. Ils passent en revue les titres phares de leur dernier album, jouent quelques vieux standards de la soul music chère au patron, et, en faisant claquer les rythmes forts, mettent l'auditoire en ébullition. Le volume sonore augmente au cours de la prestation, réglée au millimètre - on va dire "à l'américaine" -, mais avec de la fantaisie dans la deuxième partie. Je retiens les prises de risque du guitariste : ça cogne, ça glisse, ça tire les larmes d'émotion, bravissimo maestro !
Puis il y a la discussion qui peut reprendre plusieurs fois au fil de la soirée, on se dit même que tout est fait pour ça. Curtis est heureux que j'aie pu venir l'écouter ici, chez lui, comme nous l'avions convenu depuis le mois de janvier. Et moi donc !... Pour la peine, on fait la photo, évidemment...
Nous sommes rentrés au motel tard dans la nuit, avec des poussières de blues plein les yeux. J'aime l'Amérique quand elle unit les cœurs.
.../... Au prochain épisode, on quitte Portland pour piquer la tente près de Bend, dans le centre de l'Oregon... | | | À: YeahMax · 28 janvier 2014 à 22:36 Re: USA Northwest: Un mois et demi de découverte en famille, durant l'été 2013. Message 14 de 132 · Page 1 de 7 · 11 277 affichages · Partager Super ton début de carnet !! Allez hop, j'embarque aussi, je profite et vais guetter la suite... C'est très bien conté et tes photos donnent envie.... Déjà merci pour ce début. | | | À: YeahMax · 29 janvier 2014 à 7:30 Re: USA Northwest: Un mois et demi de découverte en famille, durant l'été 2013. Message 15 de 132 · Page 1 de 7 · 11 234 affichages · Partager Bon courage pour la suite, Bend m'intéresse particulièrement puisque je ne connais pas encore. | | | À: YeahMax · 29 janvier 2014 à 8:01 Re: USA Northwest: Un mois et demi de découverte en famille, durant l'été 2013. Message 16 de 132 · Page 1 de 7 · 11 227 affichages · Partager Curieux, intéressant, insolite, et avec de très belles photos : Tout ce que j'aime dans un carnet de voyage. Vraiment bravo !  Voilà qui risque de me donner le gout de repartir peut-être pour un 5ème voyage aux States.... | | | À: YeahMax · 29 janvier 2014 à 20:51 Re: USA Northwest: Un mois et demi de découverte en famille, durant l'été 2013. Message 17 de 132 · Page 1 de 7 · 11 150 affichages · Partager Super, un carnet sur le Northwest. Je dis super, car cet été c'est dans cette région que nous allons faire notre "Motorcycle Roadtrip". Pas le même que Max, car nous partirons de Los Angeles, pour grimper vers Seattle via Portland et la région des Cascades. Avant de regagner la côte et de redescendre jusqu'à San Francisco. En moto, avec mon épouse de passagère. Par contre, pas 44 jours, mais juste la moitié... En espérant que votre météo sera la nôtre. Donc toutes les infos sont les bienvenues pour nos futurs itinéraires ! | | | À: YeahMax · 30 janvier 2014 à 19:11 · Modifié le 5 fév. 2014 à 12:56 Re: USA Northwest: Un mois et demi de découverte en famille, durant l'été 2013. Message 18 de 132 · Page 1 de 7 · 11 077 affichages · Partager Du vendredi 19 juillet au lundi 22 juillet : une semaine autour de Bend, dans l’Oregon Central (1ère partie)
En ce vendredi 19 juillet, nous quittons Portland sous un ciel plombé, vers 11 heures du matin seulement puisque personne n’a entendu le réveil sonner ! Bah, nous sommes en vacances après tout... Nous faisons à la hâte une brassée de courses dans l’hypermarché du quartier, puis nous filons au sud-est par l’US 26 qui gravit les contreforts de la Chaîne des Cascades en frôlant le Mount Hood, point culminant de l’ Oregon
Le ciel se dégage en début d’après-midi pour laisser place à un soleil dantesque au moment où nous franchissons la ligne des crêtes. Au fur et à mesure de la descente vers Redmond, la végétation se rabougrit, les grands arbres disparaissent, le mercure s’affole : on gagne environ 20°C en deux heures de route : adieu Pacifique, adieu fraîcheur, voici le Désert qui s’avance en splendeur !...
Petit aparté technique sur le choix des hébergements.
Ce vendredi, nous prenons tout notre temps pour atteindre le check-point du soir : Tumalo State Park. Même si ce n’est pas notre habitude, nous y avons réservé un emplacement de camping pour une semaine, aucun affolement donc... D’ailleurs, on ne cède jamais à l’affolement en ce qui concerne l’hébergement, puisqu’il y aura forcément un carré de terre où passer la nuit, non ?... Aux Etats-Unis, nous préférons laisser l’instinct nous guider, quitte à élaguer le confort, dans le but aussi de ne jamais être gênés par une réservation qui nous clouerait sur un lieu désagréable, ou l’inverse, être obligé de quitter un endroit enchanteur pour rejoindre une chambre déjà réglée ailleurs. Sauf dans quelques cas particuliers, qui se sont présentés au cours de ce voyage :
- A l’arrivée, nous réservons toujours la première nuit dans un motel, sachant d’expérience que la fatigue du vol peut se faire sentir, surtout si l’atterrissage a lieu lorsque le soleil est déjà couché. Cette fois, c’est notre fils de 14 ans qui s’était chargé de ce travail via internet, et son choix fut excellent, dans un superbe établissement de Gig Harbor, au sud-ouest de Seattle, bien calé dans le créneau de prix que nous lui avions imposé. Ah oui, pas de délire princier tout de même !...
- Nous avions aussi réservé et payé par avance cette semaine de camping au Tumalo State Park. Lors de mes recherches préparatoires, j’avais remarqué que la liste des emplacements libres sur ce petit terrain, pour la période qui nous intéressait, rétrécissait dangereusement dès la fin du mois de janvier... Aie aie aie, vite, action, réaction, le casier numéro 16 était pour nous !
- Sachant que nous atteindrions Jackson Hole un week-end, les nuits du samedi 3 et du dimanche 4 août avaient été réglées dès février auprès du Motel 6 de la ville, moins cher que les autres, mais tellement trop cher quand même !
- Autre passage obligé par la case booking, sept mois avant le départ, sans quoi il est impossible de piquer les tentines à l’intérieur du parc : la semaine de camping dans Yellowstone.
- Enfin, pour honorer nos ultimes rendez-vous et le transfert jusqu’à l’aéroport en toute sérénité, nous avions réservé les six dernières nuits de ce voyage dans deux motels différents.
Ainsi, 18 nuitées sur 45 étaient déjà couchées sur le programme avant le décollage. Il nous restait 27 hébergements à l’aveuglette, sans stress ni sueurs froides puisque les motels et les campgrounds foisonnent le long des highways, surtout sur ce type de parcours à l’écart des grands circuits touristiques...
Bon, retour à Tumalo, cinq miles seulement au nord de Bend, en ce vendredi 19 juillet.
On est attendu. Sur la liste des invités du jour affichée sous le portique d’entrée, notre nom navigue dans un vortex de patronymes amerlocs. Des frenchies par ici, vous rigolez ou quoi ?... Cette absence de touristes étrangers nous étonne, car à la vérité quel superbe site !... En face, la rivière Deschutes roucoule de son limpide filet, encastrée dans un lit de verdure.
Notre emplacement est assez vaste, équipé du barbecue et de la grande table de bois réglementaires. Sanitaires impeccables, comme partout. Douches chaudes solaires. Accueil chaleureux, presque fraternel, de la part des Rangers du Parc. On adore déjà ce lieu connu des seuls Etats-Uniens.
L’amitié pointe le bout de son nez en quelques heures. Notre voisin se présente et nous offre une bouteille de vin de sa région, la Vallée de la Willamette, célèbre pour ses blancs charpentés et toniques . So many thanks !... Qui lui vaudront le retour d’un flacon de notre Vin de Pays, acheté le lendemain au rayon spécialisé d’un supermarché, pour un prix... n’ayant rien à cirer de toute concurrence !... Enfin, comme je vais me plaire à le lui répéter tout au long de la semaine, « Champagne is Champagne... King of Wines, Wine for Kings... »
Le samedi est une journée tranquille. On a décidé de traîner sans but dans les rues de Bend. Cette petite ville de l’ Oregon offre deux avantages majeurs à nos yeux : d’une part elle se trouve idéalement située, au centre de tous les sites que nous voulions visiter, au contact de la Chaîne des Cascades, à l’Ouest, et du High Desert qui commence dès les derniers blocs vers l’Est, jouissant d’un temps estival invariablement chaud et sec ; d’autre part, il s’agit d’une cité de taille moyenne, 80 000 habitants, qui dispose de tous les services, notamment culture, commerces, loisirs, des tas de trucs que nous apprécions aussi durant nos séjours aux States. Tenez par exemple, j’ai passé deux heures à fouiner dans cette boutique à la recherche de Cds bon marché, et j’ai trouvé plus que mon bonheur !...
Bend est traversée par la rivière Deschutes, oui, à la française, sur laquelle des familles entières s’ébrouent en hurlant de rire. Leur passion, c’est la descente au fil de l’eau, dans le courant, sur des bouées de taille phénoménale, ou des canards gonflables, ou des chambres à air hors d'âge. On a passé la journée à sillonner la ville, boire des cafés en regardant l’existence s’écouler sous nos yeux. Nous avons longuement discuté avec un Californien installé ici depuis plusieurs années. Il nous a expliqué qu’il ne retournerait pour rien au monde dans la banlieue de Los Angeles : il a trouvé en Bend le « sommet de l’art de vivre ».
Je vous disais « Bend, position centrale ». Voici pourquoi.
Dimanche, on est parti vers le nord découvrir le petit parc de Smith Rock, sur conseil de Kimy91, une fidèle de ce forum. Eh bien c’est tout simplement une tuerie de la mort qui tue !... Dans une ambiance western, la Crooked River serpente entre des pitons gris orangés, tapissée par le fond d’un adorable velouté de graminées.
Nous avons suivi les chemins qui montent, qui descendent, sous un cagnard de feu, rencontré les grimpeurs pour qui le site est une référence mondiale, observé les ébats des cannetons dans l’eau claire.
On a aussi discuté serpent avec le Rangers qui tient son petit chéri dans la main...
Depuis le sommet, la vue s’élargit sur la vallée, puis tout au loin... si loin que le regard se brouille... les volcans enneigés de la Chaîne des Cascade. Ah oui, si vous êtes observateur, vous allez distinguer deux grimpeurs justement, sur le gros rocher qui se dresse vers le ciel, appelé Monkey Face... Si, si, regardez bien...
Les voici, vus de plus près...
A la fin de la journée, fourbus d'avoir tant monté et descendu sous une chaleur caniculaire, nous laissons nos pauvres corps au repos sous une tonnelle d'acier, face aux méandres de la rivière.
Rien à dire : Smith Rock est une révélation pour nous, disons même un vrai coup de cœur !...
Lundi, sur conseil de Maguiloma, une autre fidèle de ce forum, on visite la ville pionnière de Mitchell, enfin ce qu’il en reste, ainsi que les célèbres Painted Hills. Pour l’ambiance de la bourgade, on tape dans l’Ouest lointain, façon film hollywoodien, mais avec beaucoup d’authenticité. On peut même en parler avec une écrivaine de la Côte Est qui passe là par hasard, histoire de se ressourcer à la fontaine du mythe...
Les « collines peintes » sont pétrifiantes de beauté. Ceci dit, un bémol nous empêche de profiter à fond de l’originalité du lieu : la chaleur étouffante, qui noie l’horizon dans une brume jaunâtre.
Restent ces curieuses pattes de géant trempées dans le pot de peinture de Gulliver...
Des pontons de bois, parfaitement intégrés dans les pentes, permettent d’entrer au cœur des mamelons, sorte de tapis craquelés qui bruissent à notre passage... Seuls, nous sommes absolument seuls ce jour-là à visiter le parc !...
On attend que le soleil tombe un peu pour reprendre la route vers notre camp de base de Tumalo. Une fois de plus, c'est une journée exceptionnelle qui s'achève. Entre les discussions échevelées à Williams et le contact de ce sol buriné au mille visages, nous avons eu l'impression de ne plus être sur la Terre. Juste au fond de l'Amérique naissante, le Farwest des origines, où tout est possible, où rien n'est facile...
Demain, pour rompre avec la chaleur torride, on a décidé de piquer à l'Ouest vers Crater Lake : besoin d'eau, besoin d'altitude et d'un soupçon de fraîcheur... | | | À: YeahMax · 30 janvier 2014 à 20:00 Re: USA Northwest: Un mois et demi de découverte en famille, durant l'été 2013. Message 19 de 132 · Page 1 de 7 · 11 053 affichages · Partager Je suis fan de ton carnet, fan de Smith Rock et fan de John Day et de ses Painted Hills | | | À: YeahMax · 30 janvier 2014 à 20:32 Re: USA Northwest: Un mois et demi de découverte en famille, durant l'été 2013. Message 20 de 132 · Page 1 de 7 · 11 039 affichages · Partager Bonsoir
C'est toujours avec plaisir que je continue ma lecture. Nous avons connu Smith Rock en 2008 et nous avions aimé se petit state park, j'ai fait presque les mêmes photos.
Au Mont Hood il y a le très beau petit Trillium Lac, l'as tu vu?
J'ai bien aimé aussi John Day Fossil Bed National Monument (Sheep Rock Unit,) (John Day Painted Hills) qui sont 2 endroits totalement différents c'était en 2012 et il n'y avait pas grand monde non plus.
Dans la région de Bend il y a de quoi faire, nous étions restés plusieurs jours. Liliane | Carnets similaires sur les États-Unis: Trouvez des offres de séjours uniques avec nos partenaires Tous les droits réservés © 2026 MyAtlas Group | 26 594 visiteurs en ligne depuis une heure! |