Salut Fabrice
Sentiment d'écoeurement à avoir participé à de la corruption. Première fois de ma vie, et la dernière j'espère.
C'est tout à ton honneur, mais un conseil, surtout ne viens jamais vivre en Amérique latine !
En ce qui me concerne, les idées nobles, j'en suis largement revenu.
Et puis, je voudrais bien être petite souris pour voir ce que devient l'argent des trafics, des vols, de la drogue, des blanchiments, etc. bref tout ce fric qui est intercepté. Je ne nie pas que la plus grosse partie soit reversée, déjà faut-il savoir à qui ? (officiellement 35 % vont à la police, 25 % à la gendarmerie, 20 % au ministère de la Justice, 10 % aux douanes et 10 % aux actions de prévention (ministère de la Santé).
Mais la bonne question à se poser n'est-elle pas : Que devient l'autre partie, et qui contrôle lorsqu'on fait une saisie ?
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Moi, je ne te cache pas que ça me fait bien rigoler ce type d’article, hurler de rire !
C'est pourquoi je trouve l'attitude des douanes et de la police de ces pays d'Amérique Latine complètement corrompus, beaucoup moins hypocrite que nos systèmes à nous. Dans nos Administrations françaises, les fonctionnaires se veulent intouchables, donneurs de leçons, alors finalement certains ne valent guère mieux, (la différence est dans le pourcentage) car se posant en défenseurs de la bonne morale alors qu’ils sont dans l'âme tout aussi pourris. Il n'y a qu'à voir les affaires des grosses têtes de la police qui « tombent » régulièrement pour trafic de drogue et complicités diverses.
Sache qu'il y a quelques années à
Paris, j’ai acheté des boites de cigares à un Cubain qui les vendait dans la rue. Pour ma consommation personnelle bien sûr. Je n'ai pas vu le mal et j'ai payé par chèque. J’ai été convoqué au centre des douanes où 3 agents des douanes, ensemble, se sont acharnés sur moi de 8h du matin à 13h, sans une minute de pose, sans me donner un verre d’eau, comme si j’étais un malfaiteur, n’hésitant pas à me traiter de trafiquant. Avec mes 64 ans à l’époque, je suis ressorti complètement traumatisé et avec une image désastreuse de mon pays. Ceci a été le facteur déclenchant de mon départ, la goutte d'eau... Je me suis dit qu'il était inconcevable de vivre dans un pays qui traitait ses citoyens de la sorte. Je ne me souviens plus du mot adapté à ce genre d'énergumènes, mais je crois me souvenir qu'on appelait cela des "connards". Car j’ai toujours parfaitement respecté la loi dans ma vie, ce qui ne m’a pas porté beaucoup de chance, car chaque fois que j’ai été volé ou escroqué et que j’ai porté plainte, il a fallu faire attention à ce que ce ne soit pas moi qui sois obligé d’indemniser celui qui m’avait volé !
Alors, loin de moi l’idée de faire un plaidoyer pour la corruption de l'
Amérique du Sud, mais :
Les douaniers, les policiers-cowboys d'ici, d’accord ils sont complètement corrompus, mais ils ont le mérite d’être clairs « Toi le vieux gringo, on peut t’emmerder un maximum, car tu n’es pas en règle, mais si ça te chante, on s’arrange et on te fout la paix »
D’accord ce n’est pas très moral tout cela, mais qu’est-ce qui est le plus pratique et le moins désagréable à vivre au quotidien ?
Et c’est identique pour les hommes politiques dans leurs discours « Nous ne sommes pas pires que nos adversaires, mais on est plus sympa et on piquera moins qu’eux »
On vit une époque formidable !