Salut Auréliab,
Désolé pour le lien, c'est pourtant celui indiqué sur youtube:
tu trouveras la vidéo en tapant comme mot clé "honda futura neo" si ça ne marche pas.
Et celui là aussi ne fonctionnait pas :
www.vinacarta.com
il fallait juste retirer le dernier espace de l'url.
Nous nous sommes fait guider pour sortir de
Hanoï par le loueur de moto -cuong motobike- un peu cher mais fiable, tu peux en lui envoyant un mail réserver deux sacoches arrières, bien plus pratique qu'un sac à dos ficelè sur l'arrière, prévois aussi deux grands sacs poubelles de 50 litres dans lesquels mettre tes affaires avant de les glisser dans les sacoches, ultime rampart contre la pluie.
Eviter absolument les routes principales!!! Nous avons par exemple évité la route numèro 1 pour descendre à Ninh Binh et emprunté à la place la route numèro 6 puis 21, plus long mais quel régal.
La conduite au
vietnam? On va dire technique par moment... surtout à cause de la pluie
regarde la vidèo et voici un extrait de notre carnet de route:
le 8 août
Nous partons tôt ce matin de Meolac pour rejoindre Bao Lac (Nord
Est), notre étape pour déjeuner, par une piste improbable. Hier nous
avions tenté la même destination par une piste tracée sur la carte, ce
fut un échec, la piste se terminait sur un fleuve, de l'autre cote une
autre piste et sur le fleuve... rien... pas de pont, pas une barge.
Nous rebroussons chemin et le lendemain nous décidons de suivre les
indications des indigènes et empruntons une piste qui ne figure sur
aucune carte. Imaginez un mix entre le
Paris-
Dakar et l'enduro du
Touquet sous la mousson... une piste.. non! une énorme rigole
charriant cailloux et boue. Nous la suivons, et débouchons au pieds
d'un pont... en construction - deux superbes piliers tout neufs mais
pas de tablier - dessous coule un fleuve en crue. Posée dans la boue
sur la rive gauche du fleuve un radeau fait de quelques bambou tenus
par une corde et un gondolier.. Frêle embarcation sur une rivière
tumultueuse, nous passerons en deux fois, la moto et moi puis...
Caroline... :-) Allèges de huit euros mais sur l'autre rive et
toujours le Touquet. Cinq kilomètres après le radeau, un petit pont de
bois gardé par un gamin á qui nous négocions le passage en échange
d'un gâteau, un chewing gum et un fruit immonde que l'on m'avait
offert la veille!
57 km en 5 heures ! Beau score ! Nous nous offrons une succulente
omelette enfin arrivés à Bao Lac, notre mi parcours !
Une après midi encore plus folle...
Repus, nous repartons sous la pluie pour atteindre la fin de l'étape,
Cao Bang... Bang! vous avez dis?
La route était belle...au début... un bitume tout frais qui sentait
bon l'asphalte humide. De la pluie encore de la pluie dont les gouttes
me cinglent le visage, mais notre vitesse moyenne fait un bon. Une
belle épingle a droite, sûrement une des dernière avant de quitter
cette belle route de montage et fondre sur
Cao Bang par la nationale,
plus que cinquante kilomètres. Je regrette presque les petites pistes
techniques de ces derniers jours, je dis a Caroline: "l'aventure c'est
fini, il nous reste plus que de "l'autoroute" jusqu'à
Hanoi". Notre
épingle débouche sur un attroupement, derrière l'attroupement un trou
béant qui éventre la route, plus personne ne passe, la pluie en a
décide ainsi. On nous fait signe de remonter au col et prendre la
piste a droite, il commence a se faire tard, nous faisons demi-tour
rapidement et suivons les indications que l'on nous a donnés. Le col
est a a peine deux kilomètres, je cherche confirmation et demande si
la piste mène bien a
Cao Bang, on nous indique la route que l'on vient
de remonter, la nouvelle n'a pas encore fait les deux kilomètres, ce
trou est donc tout frais... Je fais le plein et nous nous enfonçons
sur cette piste, la pluie ne cesse pas, le brouillard tombe avec la
nuit. A la sortie d'un hameau nous croisons deux jeunes vêtus d'un
imperméable a la
Colombo, nous avons le même but,
Cao Bang. Nous les
suivons. Avez vous vu Apocalypse Now ?! Et bien c'était pire!... Des
éboulements réguliers, des pans entier de montagne et des troncs
d'arbres a contourner. Les viets filent sur ces piste, ils sont seuls
sur leurs motos, nous sommes deux et nous les perdons de vue. A la
sortie d'un virage le phare de la moto fait briller les plaques
d'immatriculation de nos deux compagnons, ils sont arrêtés, juste
devant eux...une cascade en folie qui déborde par dessus la route...
quatre mètres d'une bouillon blanc infranchissables niché dans un
virage... Nous poussons et tirons les motos une par une, de l'eau à
mi-cuisse et un bâton pour nous maintenir en équilibre dans ce fracas.
"Nous avons franchi la cascade! Gloire à la cascade" Nos deux amis
s'octroient une pose cigarette bien méritée, mais écourtée par la
pluie qui éteint aussi-tot leurs mégots. Quelque kilomètres plus loin,
un torrent encore plus infranchissable... mais nos amis ne se
démontent pas, le moteur sous l'eau mais la moto sans sourciller reste
plein gaz, nous tirons nous poussons et nous franchissons! Après
quatre heures de pistes nous atteignons enfin une belle route sinueuse
toujours sous la pluie et le brouillard.... Il nous restent soixante
kilomètres pour atteindre
Cao Bang, il est 21 heures ! Les motos
roulent ensemble, les motos stoppent ensemble dans un café du bord de
route pour un petit remontant... comme si la fête n'était pas assez
folle. Nous enquillons les shots d'alcool de riz cul-sec et nous
serrons la main aussi tôt le verre posé, cette opération se
renouvellera à plusieurs reprise, j'ai perdu le comte... Nous
repartons sur la route détrempée. Nos amis filent à toute allure, nous
restons prudents. A la sortie d'un virage, le plus frêle de nos amis -
qui me semblait tituber à la sortie du petit café - se relève d'une
chute le coude en sang et le gros orteil ouvert. Il restera serf-fil
jusqu'à destination. Nous nous séparons aux portes de la ville, mais
le jeunes encore en sang insiste pour nous accompagner jusqu'à notre
hôtel. Nous arrivons, il est 23 heures 15 mais la lessive est faite.