Partie 2 : ile de São Vicente
C’est
CABO VERDE airlines qui nous emmènera pour ce saut de puce de 50 minutes jusqu’à São Vicente. Avec un peu d’appréhension parce que les sites et pages facebook sur le
cap vert regorgent de galères aéronautiques de tous acabits, du simple retard à l’annulation pure et simple du vol sans préavis ni compensation et prise en charge aucune...
Mais nous sommes en tout début de saison touristique, le temps (et le vent) est clément et ç’est juste avec 30 minutes de retard que nous atterrirons à l’aéroport Césaria Evora de
Mindelo.
Et là, deuxième choc capverdien : Depuis l’avion déjà, tant le profil et les vues sur São Vicente et São Antao, sa grande sœur à quelques encablures, sont magnifiques.
Une fois arrivés à
Mindelo, le contraste est saisissant avec
Praia. On est ici sur une petite ville tournée vers le tourisme, l’atmosphère y est beaucoup plus tranquille, nous aurons même du mal à trouver un restaurant ouvert. Il est vrai que nous avons un peu trainé à la guesthouse, Casa bom dia, choisie pour 2 nuits pour sa proximité avec le centre-ville et sa terrasse privative avec une vue splendide sur celui-ci.
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Le lendemain, des envies de liberté me prennent pour appréhender cette île. Moults sollications en ville et sur internet pour louer les services d’un guide véhiculé mais après quelques clics et appels téléphoniques, ce sera scooter pour la journée et pour 30€.
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D’autant que São Vicente est une petite île, 227Km², un caillou de 24km/16 dans ses plus grandes dimensions.
Nous enfourchons donc la bête pour un périple facile sur des routes goudronnées désertes, jusqu’à la Baia das gatas, renommée pour son énorme festival international de musique à la pleine lune d’août. Festival d’ailleurs annulé cette année à cause de l’ouragan Erin qui a fortement touché
Mindelo.
information.tv5monde.com/...-inondations-2788537
Je me demande d’ailleurs si la ville a pu se remettre des stigmates de cette tempête, peut-être Marie a des infos récentes ?
Toujours est-il qu’en ce début juillet, le site est désert et nous profiterons de la plage, du village et de la jetée seuls au monde.
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Nous continuerons jusqu’à Calhau, village de pêcheurs également désert, pour finir notre périple à São Pedro, un autre village sur la côte ouest, proche de l’aéroport, pour déjeuner.
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Nous ne le savons pas, mais São pedro est également connue pour la possibilité d’y nager avec les tortues vertes. C’est un petit attroupement au bord de la plage - et également un rabatteur qui nous sollicitera à peine arrivé - qui nous l’apprendra.
Nous ne sommes pas forcément à l’aise avec ce type d’excursions, quelque soit l’animal ou le pays, plutôt partisan de foutre la paix à ces bêtes qui n’ont rien demandé. De plus, J’avais déjà eu l’occasion de nager avec des tortues au
Mexique à Akumal, au siècle dernier. Mais l’insistance du rabatteur et l’occasion pour lui d’encaisser un peu d’argent, combiné pour nous à l’envie de voir une nouvelle fois de plus près ces animaux envoûtants, nous ferons craquer.
L’excursion est vendue par toutes les agences de
Mindelo mais ici on est plus en mode local et artisanal, et ça me va bien.
Nous embarquons donc sur son petit bâteau à moteur pour s’arrêter à 150 mètres de la plage, en pleine mer. Bizarre, nous sommes déjà arrivés ? Mais où est la tortue ?
Malheureux, pas 30 secondes sont passées que une, puis deux, puis d’autres tortues tournent autour de l’embarcation (nous en compterons 7). Bien sûr alertées par le bruit du moteur et appâtées par le poisson jetés par le jeune homme.
Tant de tortues que le couple de touristes capverdiens expatriés en
France qui nous accompagne renoncera à nager avec.
Il est vrai que la mer bouge beaucoup et que ça n'encourage pas le snorkeling. Moi-même, le gilet de sauvetage à la main (déconseillé de l’enfiler, il t’emmène au large), c’était pas facile.
Le moment n’en reste pas moins magique, les tortues n’étant préoccupées que par le garde manger et ne nous calculant même pas.
Mon attention est d’ailleurs attirée par deux spécimens munis de gps, et j’apprendrais le soir pour en discuter avec notre logeuse qu’elles font l’objet d’une étude du gouvernement pour déterminer si ces pratiques ne nuisent pas à l’espèce, compte tenu d’abord que le régime alimentaire d’une tortue est essentiellement herbivore et qu’ensuite, nourries à l’année, elles ne ressentirais plus le besoin de la migration essentielle à l’espèce.
Je crains pour les résultats de cette étude et le petit business de ces pêcheurs...
Retour à
Mindelo, dépose rapide de l’engin, la soirée sera placée sous le signe du calme et de la détente, à la terrasse du restaurant et profitant des musiciens qui nous accompagnent.
Le lendemain, le départ pour
Santo Antao est prévu par le ferry de 14h. La matinée sera donc consacrée à déambuler sans but précis avec la visite du marché municipal, du marché aux poissons, de la réplique (en miniature) de la tour de
Belém à
lisbonne, et des nombreuses villas coloniales. J’aime beaucoup l’ambiance de cette ville.
Mindelo, c’est Paraty, Ouro preto...
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En « route » ensuite pour une heure de traversée, plutôt calme d’ailleurs, ce qui ne semble pas toujours le cas, pour notre prochaine étape :
Porto Novo.