L'archipel des îles du Cap-Vert: entre sobrados et écolodges Tomas3 · 15 février 2011 à 11:44 · 433 photos 102 messages · 9 participants · 23 516 affichages | | | | 15 février 2011 à 11:44 · Modifié le 2 mars 2011 à 10:54 L'archipel des îles du Cap-Vert: entre sobrados et écolodges Message 1 de 102 · Page 1 de 6 · 9 804 affichages · Partager L’archipel des îles du Cap-Vert : entre « sobrados « et éco-Lodge... (1)
Il faisait -7° à Nancy et -3° à Roissy- CDG terminal 1 quand le Boeing 750 de la TACV (Compagnie aérienne du Cap-Vert) a décollé... Il aurait fallu prévoir de changer de vêtements dans les toilettes de l’avion presque vide avant d’atterrir à PRAIA (capitale) île de Santiago...
(A quatre cent cinquante kilomètres de Dakar, par 13° de latitude Nord et 23° de longitude Ouest...)
Le Boeing sort des brumes du Maroc et, après avoir parcouru 1800 kms depuis la plus au Sud des Iles canaries, atterrit à PRAIA: il fait 24°...
On aura eu soin de survoler les îles de SAL, de MAIO, avant de trouver la piste du nouvel aéroport international, piste sous le vent de l’alizé du Nord-est, Praia, capitale de ces 4400 km2 répartis sur dix îles au cœur de l’Océan Atlantique, à 3000 kms à peine du Nordeste brésilien...
Il est temps de planquer polaires, gants, k-way au plus profond du sac...on est en janvier en Europe, l’Europe gèle sous l’anticyclone des Acores...Viva le Brésil !
Pour un européen, le peuplement métissé de l’archipel donne au Cap-Vert une allure à la Garcia Marquez: on retrouve très vite l’ambiance du « funana » de Salvador de Bahia à 5 h 30 de Paris...
Avec le « criolo » vendu en plus...bom dia, obrigaga, boa noite...quanto cuesta?...
Les métisses sont toutes plus belles les unes que les autres et elles le savent: il va falloir s’éloigner de la capitale et des boites à « musica » pour ne pas tomber sous le charme de ces filles des îles: de vieux messieurs en short y ont déjà perdu tout repère...
Mais comme dirait Christine Angot: "pourquoi pas le Brésil?"
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Non ! il nous dit les îles du Cap Vert !
Je pointe mon doigt sur le dictionnaire : - à 2500 km au sud ouest de Marrakech- 10 îles toutes différentes - un volcan à gravir - de la musique chaloupée, de belles métisses - 25 degrés toute l'année
Le rêve...
Attendons donc d'en savoir plus... il vient juste d'arriver et est en train de remiser ses gants dans son sac et chercher où il a bien pu mettre ses lunettes de soleil qui n'étaient pas très utiles ces derniers temps à Nancy... | | | À: Lacalo · 16 février 2011 à 1:23 Re: L'archipel des îles du Cap-Vert: entre sobrados et écolodges Message 3 de 102 · Page 1 de 6 · 9 694 affichages · Partager Le rêve...
Attendons donc d'en savoir plus... il vient juste d'arriver et est en train de remiser ses gants dans son sac et chercher où il a bien pu mettre ses lunettes de soleil qui n'étaient pas très utiles ces derniers temps à Nancy... 
bom dia senohra Lacalo,
vous ici, je vous croyais en voyage à Fès, la ville de vos premiers amours (lol)...je ne sais si Circé sera présente dans ce carnet, mais il est sûr que les sirènes de terre sont dangereuses, bien plus qu'entre Charybe et Sylla, surtout entre san vincente et Sal, mais peut-être, si vous êtes curieuse, et je crois que vous l'êtes, sachez que l'on peut vite rentrer dans l'atmosphère très chaude et très "cool" de ces îles enchanteresses...
Où les pratiques du Café Lee révèlent en deux heures le niveau de vie capverdien (2)
Tandis que Catherine, Véronique, Monique, Odile and so on, partent en groupe (tour-operator oblige) pratiquer une immersion de type japonais dans la musique Cap-Verdienne (on est lundi: tout est closed, sauf l’inénarrable « quintal de musica » sur le Plato de Praia (Ile de Santiago), Monsieur Lee arrondit son chiffre d’affaires à la terrasse du Sofia Fashion Cafee...
L’économie Cap-Verdienne est sous-tendue particulièrement par deux flux de capitaux: celui, très important, des 2 millions de capverdiens immigrés dans le Monde (600.000 aux seuls USA) et celui, beaucoup plus visible des commerçants libanais et chinois...
A la terrasse de Monsieur Lee officient quatre jeunes femmes, hiérarchisées selon leur couleur de peau: Louisette est au balais-serpillière permanent et au ramassage des mégots, Pépée et Amelia au service et à la préparation des cocktails, tandis que Rose, la métisse la plus claire, trône derrière la caisse de l’établissement...
De temps en temps, des fermières de la campagne, enceintes jusqu’aux yeux, lui tendent un billet manuscrit écrit par un écrivain-public, pour qu’elle tape, moyennant finance, sur son mobile, un texto d’amour à l’amoureux de la belle: le prix du texto peut être « de troc », dans un sac plastique transparent...il n’y a pas de petits profits chez Monsieur Lee...
Au marché du « Plato », les marchandes de légumes sont enfermées derrière de hautes grilles, des vigiles protègent les accès du marché central: on ne sait jamais, des enfants mendient à la sortie de l’école...ils pourraient leur venir l’idée de chaparder un fruit... Images attachées: Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. | | | À: Tomas3 · 17 février 2011 à 0:52 Re: L'archipel des îles du Cap-Vert: entre sobrados et écolodges Message 4 de 102 · Page 1 de 6 · 9 635 affichages · Partager De temps en temps, des fermières de la campagne, enceintes jusqu’aux yeux, lui tendent un billet manuscrit écrit par un écrivain-public, pour qu’elle tape, moyennant finance, sur son mobile, un texto d’amour à l’amoureux de la belle:
Bonsoir Tomas,
Holà, des textos d'amour ??? En es-tu bien sûr ?  C'était peut-être simplement pour le rappeler à l'ordre, et de l'intimer de rentrer immédiatement à la maison, ou de ne pas oublier d'acheter cette fois la poussette-canne omise la fois précédente.  Je sais... je casse tes rêves... | | | À: Lacalo · 17 février 2011 à 1:43 Re: L'archipel des îles du Cap-Vert: entre sobrados et écolodges Message 5 de 102 · Page 1 de 6 · 9 635 affichages · Partager Boa noite, Lacalo, tu as peut-être raison, les petites fermières tendent à Rose, la caissière de Lee, les billets chiffonnés écrits par des écrivains-publics, pour qu'elle les envoie (Rose) moyennant finance.... avec plein d'autres motifs...
il y a beaucoup de choses qui se vendent à la pièce...j'ai même vu (cf. plus loin à Cha de Caldeiras) les chewing-gum se vendre aux enfants débités par trois, entourés de leur papier d'aluminium...
enfin, tu me bouscules, j'en suis encore aux généralités, à te décrire l'ambiance...passons aux "all-inclusive"...
Les îles du Cap-Vert grignotées par les « all-inclusive »... (3)
67.836 passagers de la compagnie aérienne locale (TAC V) dont 52.311 étrangers (par ordre décroissant, anglais, allemands, portugais, français et danois) au premier trimestre 2010.
Si l’on ajoute les compagnies low-cost, les compagnies portugaises et autres grandes compagnies aériennes internationales, on observe que le tourisme capverdien est en pleine expansion, à 1800 kms au Sud des Canaries... (39 % en un an), îles « au vent » ou îles « sous le vent »...
Le Cap-Vert misait jusqu’alors sur un éco-tourisme militant (pas loin de 90 ONG maillent en effet ces îles rendues désertiques par une trop forte exploitation coloniale)...
Mais à lire le remarquable « Frégata » d’octobre 2010 publié par la TAC V (revista de bordo) on découvre que les îles « sea, sex and Sun », SAL, BOA Vista, Maio (dans une moindre mesure) ont désormais la prédilection des tour-operators et des all-inclusive...
Il faut dire qu’en très peu de temps, la petite République s’est dotée de quatre aéroports internationaux, capables d’accueillir les gros porteurs: SAL, l’aéroport historique, SANTIAGO, BOA VISTA, SAN NICOLAU...
PRAIA capitale devient ainsi la plaque tournante des petits Twin-otters et des ferries rapides...Même les îles les plus sauvages, comme Santo An tao, ne sont plus à l’abri...
Il faut souhaiter que les capitaux spéculatifs hôteliers (chinois, italiens, portugais and So on pour les plus visibles) qui s’investissent dans les îles 3S ne défigurent pas l’archipel comme ils ont bétonné les îles Canaries à 2000 kms au Nord...
Il semblerait que les autorités locales veuillent privilégier les deux formes de tourisme, éco-tourisme et tourisme de masse, en souhaitant que toutes les deux aient une retombée immédiate sur la population et l’emploi des jeunes chômeurs...
Il ne faut pas se voiler la face: ces archipels peu peuplées, avec des populations fortement assistées par leurs frères émigrés, soutenues très fortement par les grands organismes internationaux (PNUD-FAO-ONUDI etc...) présentent, pour le tourisme, une opportunité à nulle autre pareille, alors qu’on assiste à l’effondrement des tourismes tunisiens, égyptiens, et autres, secoués par l’insécurité...
À condition, bien entendu, de savoir respecter nos hôtes capverdiens, ne pas afficher ostensiblement des signes extérieurs et savoir observer... Images attachées: Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. | | | À: Tomas3 · 18 février 2011 à 1:25 Re: L'archipel des îles du Cap-Vert: entre sobrados et écolodges Message 6 de 102 · Page 1 de 6 · 9 585 affichages · Partager salam Tomas,
il y a beaucoup de choses qui se vendent à la pièce...j'ai même vu (cf. plus loin à Cha de Caldeiras) les chewing-gum se vendre aux enfants débités par trois, entourés de leur papier d'aluminium...
Beaucoup de pays au faible pouvoir d’achat offrent plein de ces petits commerces surprenants.
Au Maroc aussi, on trouve de nombreux articles proposés ainsi à l’unité :
Le comprimé d’Aspirine vendu par l’épicier 1 dh (10 c} la couche culotte, la cigarette, la tablette de chocolat découpée et vendue en crans.... Cf photo
enfin, tu me bouscules
Mais nooooon...
Prends ton temps !
Ici, on aime à dire « au Maroc, il n’y a que les oranges qui sont pressées...» Image attachée: Photo postée par le membre Lacalo. | | | À: Lacalo · 18 février 2011 à 1:42 Re: L'archipel des îles du Cap-Vert: entre sobrados et écolodges Message 7 de 102 · Page 1 de 6 · 9 586 affichages · Partager Prends ton temps !
Ici, on aime à dire « au Maroc, il n’y a que les oranges qui sont pressées...»
boa noite senhora Lacalo,
ca me rappelle une citation de mon guide berbère lors de l'ascension de votre "montagne magique"...je vois que l'on s'intègre...tu vas bientôt aller manifester place Tahir-Jemaa...il y a des tas d'oranges qui peuvent servir de projectiles, comme les tomates en Gaule, pour lutter contre les envahisseurs...tu dois te demander quelle moquette Ulysse a-t-il fumé ce soir? non il a simplement prisé avec Marco, Pepe et José...
Marco, mineur de fond Français pendant 33 ans, retraité capverdien (4)
On peut penser ce que l’on veut de la terrasse de Lee à Praia (île de Santiago), il n’empêche que c’est là que l’on rencontre les figures les plus touchantes de l’île...
Marco Rodrigues, de Tarrafal, à 75 kms à l’ouest de l’île de Santiago, est venu rendre visite à sa « famille » hospitalisée à l’hôpital de Praia et, comme il a vu le guide français d’Ulysse et qu’il parle un français acquis après 33 ans de travail en France, Ulysse vont partager deux bières, deux affections, une invitation à Tarrafal...
Marco Soares Rodrigues habite en « brousse » à l’achoada (hameau) de MOIRAO, au bout d’un chemin de pierres sur la Punta Moireia, inaccessible aux voitures...
Il a 79 ans, il s’est retiré dans son village capverdien, après 22 ans de mines dans le Pas de Calais... Depuis quatorze ans, il vit avec 95.000 escudos (95 euros) par mois de retraite: il est le plus heureux des hommes, ses légumes et son jardin ne sont pas pollués, il craint les poulets et les viandes chargés d’hormones, mène une vie très saine dans sa brousse natale, et se plaint un peu que les jeunes émigrés aient perdu ses valeurs de travail...
« il y a beaucoup de voyous à la capitale... (sic) »
Quand viendras-tu me rendre visite dans ma brousse à Tarrafal?
Promis-juré, répond Ulysse qui doit gravir demain le Pico Grande à l’île de Fogo...et comme Marco Soares Rodrigues est chrétien, il lui glisse en le quittant : « à la grâce de Dieu... »
Ils se verront ce soir après l’hôpital, avec Pépé, Mario et José, ils lui proposeront de partager leur tabac à priser, tandis qu’Ulysse les régalera de bières locales, avant qu’ils ne repartent en « aluguer » (taxi collectif) à 3 heures de la capitale... Images attachées: Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. | | | À: Tomas3 · 19 février 2011 à 1:04 Re: L'archipel des îles du Cap-Vert: entre sobrados et écolodges Message 8 de 102 · Page 1 de 6 · 9 528 affichages · Partager Il a 79 ans, il s’est retiré dans son village capverdien, après 22 ans de mines dans le Pas de Calais... Depuis quatorze ans, il vit avec 95.000 escudos (95 euros) par mois de retraite: il est le plus heureux des hommes, ses légumes et son jardin ne sont pas pollués, il craint les poulets et les viandes chargés d’hormones, mène une vie très saine dans sa brousse natale, et se plaint un peu que les jeunes émigrés aient perdu ses valeurs de travail
Salam Tomas,
Vivre avec 95 € par mois... Avec une retraite royale, après 22 ans de bons et loyaux services dans les mines françaises... Marco semble pourtant heureux. Il a connu le travail toute sa vie et en apprécie la valeur.
Il doit avoir son propre logement ou le partager avec sa famille, il cultive son potager, élève probablement quelques poules et mange donc à sa faim... Des charges minimales, nul besoin de se chauffer, il lui reste suffisament d'argent pour s'acheter son luxe : son tabac. Il va de temps en temps "à la ville" où il retrouve ses complices avec lesquels il refait le monde, et a parfois la chance de croiser la route d'un Ulysse qui lui offre une bière.
Je ne sais pourquoi, il me fait penser au derviche de Candide :
Vous devez avoir, dit Candide au Turc, une vaste et magnifique terre ?Je n'ai que vingt arpents, répondit le Turc; je les cultive avec mes enfants; le travail éloigne de nous trois grands maux : l'ennui, le vice et le besoin.
Marco cultive son jardin et est heureux ainsi. Une sagesse que je lui envie... | | | À: Lacalo · 19 février 2011 à 2:34 · Modifié le 19 fév. 2011 à 7:19 Re: L'archipel des îles du Cap-Vert: entre sobrados et écolodges Message 9 de 102 · Page 1 de 6 · 9 513 affichages · Partager le travail éloigne de nous trois grands maux : l'ennui, le vice et le besoin.
Marco cultive son jardin et est heureux ainsi. Une sagesse que je lui envie...
garda boa noite, Lacalo,
tu permets que je paraphrase ton Candide...si c'est le travail pour Marco, c'est certainement du jardinage, et pour Ulysse, ce serait le voyage....Ta réponse me fait penser à ces contes orientaux où un certain Mokhtar gardait la vie d'une certaine Shéhérazade pourvu qu'elle lui livre nuitamment un nouveau conte...j'ai l'impression que, dans notre cas, c'est plutôt ce carnet capverdien qui vit très fort à travers tes réflexions nocturnes, réflexions que je retrouve au petit matin et qui m'obligent à rebondir...
Dans le cas de l'histoire de Tété, que tu vas découvrir, on passe de Candide en Zola, là, " le travail n'éloigne même pas le besoin"
Les sœurs Barboza et leurs mains de fer (5)
Les sœurs Barboza règnent sur leur hôtel 3 étoiles au cœur du Centro historico de Praia (ile de Santiago) Là encore, la hiérarchie du personnel est affaire de couleur de peau. Derrière Joao le cuisinier, Amelia la serveuse, il y a Tété à la plonge et au passe-plats...
Ulysse, qui, ce soir, déguste un esturgeon grillé arrosé d’un vin capverdien, s’est rapproché du passe-plat... Le grand restaurant somptueux est vide, seul un allemand à catogan et à la figure enluminée prépare sa prochaine virée nocturne... Les sœurs Barboza sont passées à 19 h 30, rectifiant un napperon, demandant à Amelia si la commande du senhor francese était passée...et puis elles ont regagné leur grand appartement...
Ulysse est seul avec Tété et son passe-plat et le dialogue débute.. Tété habite à la favela de l’autre côté du Rio, à cinq kilomètres du Plato...elle a 30 ans et déjà huit enfants...pas un jour de repos par semaine, elle prend tous les jours son service de quinze heures à minuit, et rentre à pied en fin de service...
L’aîné de ses enfants a dix ans, c’est un garçon...
« c’est dur pour vous? Oui, c’est dur... »
Ulysse voudrait oublier ses camarons sautés, le riz, la salade et les frites et le vino Tinto...il racle le fond de ses poches...les pourboires de ce soir combleront, il l’espère, le salaire de misère de la dame aux favelas, digne mère courage...
Et Ulysse regagne l’étage de l’hôtel trois étoiles où Tété est plongeuse au quatrième étage... Si un jour vous passez par Praia, vous ne regarderez plus les favelas avec le même regard... Images attachées: Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. | | | À: Tomas3 · 20 février 2011 à 0:41 Re: L'archipel des îles du Cap-Vert: entre sobrados et écolodges Message 10 de 102 · Page 1 de 6 · 9 473 affichages · Partager si c'est le travail pour Marco, c'est certainement du jardinage, et pour Ulysse, ce serait le voyage
Salam Tomas,
Je laisse le vice de côté, chacun les siens...
Que le jardinage ôte l'envie et le besoin, je veux bien...
Mais les voyages ? Tout dépend comment on les conçoit. Pour certains, je n'ai aucun doute, ouverts et curieux de tout, le voyage est pour eux source d'étonnement sans cesse renouvelée. Mais pour avoir fréquenté dans une vie antérieure quelques "all inclusive", auxquels tu faisais allusion précédemment, je serais moins affirmative pour d'autres. Je me souviendrai toujours de ces Américains dans un hôtel de Carmen del Playa - près de Cancun - trainant leur ennui dans la piscine-lagon, leur verre d'alcool à la main dès le matin. On les retrouvait le soir, au même endroit, cramoisis par le soleil et par les excès de boison, le même verre à la main. Leur voyage ? Ils "faisaient" le Mexique, comme on dit... Leur ennui avait tout simplement choisi un cadre plus exotique. La téquila avait-elle seulement remplacé le bourbon ? même pas sûr ! Quant à leurs besoins ? en avaient-ils vraiment ? | | | À: Lacalo · 20 février 2011 à 1:35 Re: L'archipel des îles du Cap-Vert: entre sobrados et écolodges Message 11 de 102 · Page 1 de 6 · 9 268 affichages · Partager " que le jardinage ôte l'envie et le besoin, je veux bien..."
"mais le voyage"...
Bom dia, Lacalo,
certainement, si l'on prend comme curseur le temps, puisque le voyage emplit les deux, l'envie de découvrir et le besoin de renouvellement...certes, il faut sortir de la "piscine de l'hôtel", voir même éviter "le groupe Aventures"...mdr, mais voyager seul, quel enrichissement...plus besoin d'avoir envie de rencontrer l'autre, il vient lui-même vers toi, plus d'envie de sortir, puisque tu es déjà dehors...
mais qu'est-ce qu'il a encore fumé ce soir cet Ulysse!! il y en a qui, il y a quelques siècles, voyageaient contre leur gré, voir même changeaient de continent sans même l'avoir voulu, ils emportaient avec eux la musique, les mornas, ils emportaient leurs royaumes qui les avaient vendus...quiz? ils ont encore leur comptoir à CITADE VEILHA...
Cidade Veilha, première Gorée de la transatlantique (6)
On ne peut quitter l’ile de Santiago sans aller se recueillir à Cidade Veilha, premier comptoir portugais historique sur la route des Amériques, capitale historique du trafic des esclaves avant qu’elle ne soit détrônée par Gorée ( Sénégal)...
C ‘est là que marins, équipages, se ravitaillaient en eau, bois, nourritures séchées avant d’entreprendre les derniers 3000 kms de traversée vers le Nord-este brésilien...
C’est là aussi qu’ils sélectionnaient les meilleurs esclaves pour le Nouveau Monde, laissant les plus faibles sur l’Archipel...
UNESCO a classé Citade Veilha au Patrimoine Mondial de l’Humanité et la coopération espagnole a entrepris la réhabilitation et la restauration du petit comptoir...
Reste la cathédrale, qu’il avait fallu cent trente ans à construire et qu’un pirate français, CASSARD, a définitivement ruiné au XVII ième siècle...
Derrière le décor de « cinéma », un peu trop léché, on peut imaginer un comptoir à la « Rouge Brésil » de Jean-Christophe Ruffin ou dans une Bahia de Gabriel Garcia Marquez: la crique est pavée de roches volcaniques noires, ce qui fait ressortir étrangement la blancheur du « pilori » où pendent encore quelques anneaux...
Adolescents désœuvrés et mamas trop occupées peuplent ce village du bout du monde, à seize kilomètres de PRAIA.
Ulysse et Paolino Varela Mendouca (son chauffeur de taxi) profitèrent des alizés qui commençaient à secouer sérieusement les palmiers de la corniche pour déguster un coca light en regardant le retour des pêcheurs aux barques bariolées...
Suzana, la serveuse, était trop occupée à suivre sur la terrasse de l’estaminet un dessin animé sur le canal 1 de la chaîne nationale...Paolino Varela avait lui aussi choisi de suivre le dessin animé plutôt que le retour des pêcheurs...
Ils rentreraient à PRAIA à l’heure des embouteillages Images attachées: Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. | | | À: Tomas3 · 21 février 2011 à 0:48 Re: L'archipel des îles du Cap-Vert: entre sobrados et écolodges Message 12 de 102 · Page 1 de 6 · 9 222 affichages · Partager Cidade Veilha, premier comptoir portugais historique sur la route des Amériques, capitale historique du trafic des esclaves
Bonsoir Tomas,
Ironie ou clin d'oeil de l'histoire, le Cap-Vert après avoir connu la prospérité grâce à l'accueil des immigrés bien involontaires venus d'Afrique, puisque ces îles constituaient une étape importante sur la route des esclaves, se voit maintenant contraint de rejeter les immigrés volontaires de ces mêmes pays d'Afrique ! Le vent tourne...
www.rfi.fr/...80/article_45575.asp | | | À: Lacalo · 21 février 2011 à 1:14 Re: L'archipel des îles du Cap-Vert: entre sobrados et écolodges Message 13 de 102 · Page 1 de 6 · 9 216 affichages · Partager Cidade Veilha, premier comptoir portugais historique sur la route des Amériques, capitale historique du trafic des esclaves
Bonsoir Tomas,
Ironie ou clin d'oeil de l'histoire, le Cap-Vert après avoir connu la prospérité grâce à l'accueil des immigrés bien involontaires venus d'Afrique, puisque ces îles constituaient une étape importante sur la route des esclaves, se voit maintenant contraint de rejeter les immigrés volontaires de ces mêmes pays d'Afrique ! Le vent tourne...
www.rfi.fr/...80/article_45575.asp
bom noite, Lacalo,
enfin, le vent tourne, mais pas pour le moment...car, comme tu le verras plus loin, et ce n'est pas une histoire de multiplication de "code postal", certaines îles, SAL en particulier, dispose désormais d'une majorité wolof (sénégalaise)...des soumbedioune (marchés de Dakar) se créent un peu partout...celui de Praia est une vraie curiosité...les tour-operators le mettent dans leur circuit...quant aux marchandes sénégalaises, elles sont désormais "les arabes" des îles...il n'y a qu'à Fogo, la plus sauvage, que les vagues d'immigration clandestine ne parviennent pas...
FOGO, l’île du Pico Grande (7)
Voyager dans l’archipel des îles du Cap-Vert, c’est voyager autant que vous changez d’île...Le twin-otter de ce matin a transporté Ulysse au pied de l’Olympe, un volcan de 3000 m d’altitude, le Pico Grande, dont la dernière éruption date de I995...
Ici, on construit les murs de béton en pouzzolane noire (cendre de volcan) et les enfants jouent dans des tas de sable de pouzzolane au pied des immeubles en construction...
Changer d’île, c’est changer de territoire, de site, de mœurs, de populations, de peuplement...C’est l’occasion de multiples rencontres, depuis Paolo, le taxi man à l’accent hollandais, qui fut marin 22 ans à Amsterdam, à Manuela, l’américaine Cap-Verdienne émigrée au Massachusetts et à l’accent bostonien...
Les rencontres se bousculent au See-Food de São Felipe (capitale de l’île de Fogo) où les touristes commentent leurs expériences diverses, l’ascension mythique du volcan qu’ils viennent d’accomplir, c’est le cas de Gerold et de Greta, deux allemands de Francfort, ou qu’ils accompliront demain (Patrick et Isabelle)...
On parle du CHA de CALDEIRAS, le village au sein du cratère, que Aldo et Martine, Patrick et Isabelle ont décidé d’atteindre à l’aide de leur tour-operator...
Ulysse, lui, a préféré appeler Théo José Antonio du Fonseca, le guide de l’éco-Lodge SIRIO, qui assure aussi les transferts (mobile:287.15.86) il a eu le numéro de son portable par Brigitte et Jean-Yves, qui habitent l’île voisine de MAIO depuis quinze ans...
Demain, un aluguer (taxi collectif) s’arrêtera à 12 heures devant le « sobrados » Bella-Vista où loge Ulysse pour le grimper au pied du Pico Grande, à CHA de CALDEIRAS, 1700 m d’altitude, à 32 kms de São Felipe, il leur faudra quatre heures d’aluguer.... Images attachées: Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. | | | À: Lacalo · 22 février 2011 à 1:31 Re: L'archipel des îles du Cap-Vert: entre sobrados et écolodges Message 14 de 102 · Page 1 de 6 · 9 180 affichages · Partager Sao Felipe, aux pieds du volcan, où l’on retrouve Gabriel Garcia Marquez (8)
L’expérience de commencer par deux jours à la capitale, PRAIA, avait été fatale au budget d’Ulysse...il avait fait péter toutes ses limites et à ce rythme, il ne tiendrait pas douze jours sur cinq îles...Il était parti sans agence, avec ses seuls vols...
Il espérait secrètement que le niveau de vie des autres îles qui allaient suivre, remettrait dans ses clous la rigueur budgétaire qui lui permettait de voyager si souvent...
Depuis lundi, il rêvait de barbier et de coiffeur: à la capitale, le prix du coiffeur était celui de Marrakech (500 escudos, 4,5 euros) où il était allé le 14 novembre dernier pour la dernière fois...
A Sao Felipe, capitale de l’Ile de FOGO, il avait chez Paolino la barbe et le coiffeur pour 300 escudos (2,5 euros) il n’hésita pas un seul instant à aller le premier jour chez Paolino-coiffeur et le lendemain chez Paolino-barbier...
Il fallait aussi couper dans les restos trois étoiles, les langoustes et les camarons: une dernière fois, il irait déguster des « buzzio » au See-Food face au cimetière marin...
Le soir, il avait repéré le bar-resto du Copacapabana, à côté du Pipi’s bar, où l’addition de Maria Amelia (carne ou peixa) ne dépassait pas 300 escudos (2,5 euros) il s’en sortirait, bière, vin et eau compris à 500 escudos... son budget quotidien rentrait dans ses clous...
D’autant que Louisette, la fille de Maria Amelia, avait une furieuse envie d’apprendre le français avec Ulysse, tandis qu’elle lui servait, à la brésilienne, une bière portugaise..Son short avait le minimum syndical et les formes de Louisette n’avaient rien à envier à celles de Laetitia Casta...
Le pauvre Ulysse, derrière sa bière portugaise, apprenait tant bien que mal des rudiments de français à cette élève si appliquée quand Joao, son père, vint reprendre le cours des choses en main en lui demandant de faire l’inventaire du congélateur...
Le congélateur étant derrière le bar, Louisette se penchait régulièrement pour inventorier les stocks, le spectacle était devenu complètement burlesque (à la Mathieu Amalric...) Heureusement, Maria Amelia veillait... Images attachées: Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. | | | À: Tomas3 · 22 février 2011 à 1:34 Re: L'archipel des îles du Cap-Vert: entre sobrados et écolodges Message 15 de 102 · Page 1 de 6 · 9 181 affichages · Partager Les rencontres se bousculent au See-Food de São Felipe
Le See Food ?
Tiens... tu ne nous avais pas encore parlé gastronomie...
Ça m'étonnais un peu...
Qu’y mange t’on ?
Des produits de la mer tu vas me répondre...
Certes ! Mais encore ?
Quels poissons ?
Des crabes ? des langoustes ?
Rien que d’y penser, cela me met l’eau à la bouche | | | À: Lacalo · 22 février 2011 à 13:32 Re: L'archipel des îles du Cap-Vert: entre sobrados et écolodges Message 16 de 102 · Page 1 de 6 · 9 125 affichages · Partager Heu... Pardon de vous déranger tous les deux...  C'est beau, c'est instructif, et ça donne envie! | | | À: Kate · 22 février 2011 à 13:49 · Modifié le 22 fév. 2011 à 16:50 Re: L'archipel des îles du Cap-Vert: entre sobrados et écolodges Message 17 de 102 · Page 1 de 6 · 9 116 affichages · Partager Heu... Pardon de vous déranger tous les deux...  C'est beau, c'est instructif, et ça donne envie!
bom dia, Katelolo,
c'est vrai que notre cantate capverdienne à deux voix frisait le "a capella"...tu es la "bem vindo a Cabo Verde...surtout que tu n'es qu'au début des aventures d'Ulysse...l'ascension du PICO GRANDE l'attend...va-t-il l'accomplir? tu le sauras manaha et peu-être despois manaha...  et si çà te donne envie, merci, obrigada...
Où l’ascension du Pico Grande est compromise, cause météo (9)
Il fait 8° dans la chambre de l’éco-village construit avec l’aide de la coopération italienne au cœur du cratère...Les générateurs ne démarreront qu’à 18 heures: on s’éclaire à la chandelle...
Le Pico Grande ne veut pas de nous: il pleut averse...l’ascension en aluguer (taxi collectif) a été un régal: il a fallu pas moins de deux heures pour remplir le minibus de vingt places à destination de Cha de Caldeiras (à 32 kms de Sao Felipe, la capitale de l’île de Fogo), Fonseca au cœur d’un cratère de 8 km de diamètre...
Le taxi est rempli de descendants du comte de Montrond, un aristocrate français exilé au XIX ième siècle dans le volcan à la suite d’un duel criminel, et qui, de 1870 à 1900, ne fit pas moins de deux cents enfants dans ce curieux village...
Ses descendants sont très beaux, certains ont les yeux verts ou bleus, d’autres sont carrément blonds, rien à voir avec les « petits blancs des hauts » de l’Ile de la Réunion...
Ils vivent en communauté soudée à I700 mètres d’altitude, dans des conditions rigoureuses, au cœur du cratère, agriculteurs, bergers, vignerons...
Leurs vins, blancs ou rouges, sont les meilleurs de l’archipel, et leur café vaut tous les restricto de Vérone...
Ils habitent au cœur même de la cendre noire de pouzzolane, dans des huttes de pierres volcaniques...
Sous la pluie, à 1700 mètres d’altitude, dans les nuages qui voilent le Pico, l’ambiance est froide et lugubre.
Ulysse se concerte avec Théo, son guide...si les conditions météo persistent, il va falloir prévoir une redescente rapide en aluguer dès potron-minet demain matin...
Il fait 8° dans la chambre du gîte, la douche est d’eau froide, le vin du volcan ne réchauffe pas pour autant l’ambiance désolée de l’éco-village...Et pourtant Théo, Ghislaine et Lucienne sont aux petits oignons pour Ulysse...Ce soir, on ira voir s’il y a de la musique chez Ramiro... Images attachées: Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. | | | À: Kate · 22 février 2011 à 19:51 Re: L'archipel des îles du Cap-Vert: entre sobrados et écolodges Message 18 de 102 · Page 1 de 6 · 9 094 affichages · Partager Leurs vins, blancs ou rouges, sont les meilleurs de l’archipel,
Salut Kate,
Ah te voilà toi ! Je vois que dès qu'on parle de bouffe ou de vin tu arrives... 
Heureuse que tu m'accompagnes dans cette jolie découverte des îles du Cap-Vert à laquelle nous convie Tomas.
Tu as juste raté l'épisode de Praia où Ulysse a rencontré Marco le jardinier et visité l'ancienne ville aux esclaves. On arrive maintenant aux choses sérieuses : l'ascension du volcan Pico Grande ! et je suis sûre qu'on va voir, dès que le temps s'éclaircira, la photo du vainqueur du Toubkal (parait-il... } au sommet de Fogo... | | | À: Lacalo · 22 février 2011 à 20:23 Re: L'archipel des îles du Cap-Vert: entre sobrados et écolodges Message 19 de 102 · Page 1 de 6 · 9 083 affichages · Partager Coucou
ben si je ne suis pas de trop, je vais moi aussi m'immiscer au cœur de ce beau voyage   je pars en décembre prochain (oui je sais c'est loin) mais j'en ai déjà l'eau à la bouche  A bientôt | | | À: Didounette01 · 22 février 2011 à 21:29 Re: L'archipel des îles du Cap-Vert: entre sobrados et écolodges Message 20 de 102 · Page 1 de 6 · 9 076 affichages · Partager Coucou
ben si je ne suis pas de trop, je vais moi aussi m'immiscer au cœur de ce beau voyage   je pars en décembre prochain (oui je sais c'est loin) mais j'en ai déjà l'eau à la bouche  A bientôt
boa tarde, didounette,
non, tu ne seras pas de trop ce soir...surtout qu'Ulysse est tout seul avec Théo, Ghislaine et Liliane et qu'il aimerait bien que Ramirio Montrond maintienne sa soirée "musica"...
La pluie tropicale d’altitude interdit la soirée musicale chez Ramirio (10)
Il faut se figurer un cratère de laves noires (éruptions de 1951 et de I995) un village installé au centre de ce cratère de 8 kms de diamètre, mille habitants disséminés dans la lave et la pouzzolane noire... Les tour-operators s’en donnent à cœur joie et les touristes européens visitent à la journée, derrière les vitres de leurs bus climatisés, ces habitants étranges d’une autre planète....
Ils repartiront leur Sony rempli de belles images...
A la coopérative qu’anime Théo, on fabrique son vin, blanc et rouge, qui titre 14° de soleil, sans sucre ajouté, et l’on reçoit, sommairement, mais au prix d’un Lodge kenyan, les éco-touristes...
Ulysse est l’un d’entre eux...il est même tout seul ce soir, tant les conditions météo sont détestables... Ghislaine et Liliane s’occupent du restaurant de l’éco-village que gère Théo. 122 membres du village de Cha de Caldeiras sont adhérents au projet d’éco-village. Celui-ci génère six emplois, emplois renouvelés tous les trois mois pour que chaque famille en profite...
Ce soir, la facture d’hôtel et de restaurant sera transformée illico en plats chauds (peixa avec frites et arozzo) que les enfants des familles adhérentes viennent chercher enrobés d’un sac en plastique bleu pour éviter un refroidissement trop rapide...
Le café-bistrot-épicerie-boîte à concert de Ramiro Montrond a annulé, vu les conditions météo, le concert de ce soir...Ulysse a eu le temps d’arroser les musiciens et Théo, et Paolino and So on... au vino Tinto du cratère...
Pourtant Ramiro avait déjà préparé les bougies et disposer les chaises pour écouter les deux guitaristes...Le Pico Grande furioso n’en voulait pas ce soir.... Images attachées: Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. | Carnets similaires sur le Cap Vert: Trouvez des offres de séjours uniques avec nos partenaires Tous les droits réservés © 2026 MyAtlas Group | 10 496 visiteurs en ligne depuis une heure! |