BLEU DE
FRANCE 16-23 AOUT 2009




Déjà 8 jours que nous sommes rentrés ! Mais nos yeux en brillent encore.
A 13h30 le dimanche 16, nous étions déjà en train de déjeuner au "Panorama", les vacances avaient commencé : je ne ferai plus rien, je me laisse gâter.
Après quelques bouchons sur l'autoroute, à 12h30 nous avons garé les voitures tout près de la gare maritime : ce n'est plus abrité, c'est plus cher que l'an dernier (84€) mais c'est beaucoup plus près et la machine à encaisser fonctionne très bien. Enregistrement express des bagages et formalités (cartes magnétiques) dans la foulée, du jus de fruit pour nous accueillir.
- attention, si vous êtes 2 cabines ensemble, vérifiez l'attribution des tables et précipitez vous à 15h vers le directeur du restaurant au pont 8, face à l'entrée du grand salon pour faire rectifier.
Avec le même émerveillement qu'en septembre dernier, c'est la redécouverte de ce merveilleux navire, à taille humaine, qui bien que complet, ne déverse pas ses nombreuses centaines de passagers. Comme il est élégant notre bateau ! Sa ligne élancée et racée nous rendrait fier face au "monstre" voisin, véritable barre HLM, bien que flambant neuf.
Le personnel, toujours francophone, mais presque plus français, est très attentif à nos besoins, nos désirs contentés ; de plus ils sont aimables et souriants, bref très professionnels ( les contrôleurs de cartes magnétiques)
Cette fois encore, nous sommes au pont 7, réception et restaurant « Flamboyant » aussi : belle et grande cabine, lumineuse avec double sabord, canapé, lit immense (le lit de 160 au retour semblera tout petit), de grandes penderies, une grande douche.
Mois d'aout oblige, il y a beaucoup d'enfants et d'ados ; les piscines et les jacuzzi extérieurs sont difficiles d'accès : l'eau (de mer) vidée tous les soirs, piscine brossée avant le remplissage dans la nuit, bref un pur bonheur de s'y baigner dès que les excursionnistes partent : ayant pas mal voyagé, on comprend avec l'expérience qu'entreprendre de longues excursions en car pour voir le "site connu" n'apporte pas grand chose : d'aucun ont parlé de Pompéi cette année, il y a eu
Florence l'an passé : trop peu de temps sur place. Il vaut bien mieux voir ce qu'il y a plus près: une course en taxi (à 4, c'est avantageux, un musée, les principaux monuments et toujours une vue superbe mais avant il faut avoir pris le temps de se délecter des approches de nos ports d'escales : les horaires de cette croisières permettent de profiter au maximum de ces paysages merveilleux de
Sardaigne,
Sicile,
Malte et
Corse. A la lumière du matin ou au crépuscule, quelle beauté !
Parfois on peut prendre un train, c'est plus rapide que le bus (
Rome ou
Naples par exemple l'an dernier).
Il est vrai que nous n'avons pas (ou plus) la culture du troupeau qui suit le guide : un document papier pour l'essentiel et lecture ensuite quand un lieu nous a particulièrement plu : il y a aussi les audio-guides dans de nombreux endroits et je ne saurai trop vous recommander vivement les bus à impérial qui font les tours de ville : avec de la hauteur on voit mieux (commenté) on est à l'air :
Barcelone,
Rome, Ajaccio sont excellents.
Pour cette croisière, nous avons dépensé à 4 (adultes) 340€ pour nos excursions, soit 85€ par personnes : taxis - bus ville ou impériale, musées etc, soit le prix moyen de 2 excursions du bateau.
Ø Certes à
Olbia cela ne coutait rien et il n'y avait rien à voir, sauf la navigation d'approche et le départ.
Ø
A Tunis, nous avions opté pour un taxi (à la gare maritime) pour
Sidi Bou Saïd (40€ à 4, aller et retour, 1h30 sur place, trajets par 2 routes différentes : ne pas manquer la maison-musée de l'avocat : le temps s'est arrêté aux téléphones noirs où il fallait tourner les numéros : les pièces à vivre, cuisine, salles de bain, terrasse au sommet avec une vue superbe ! et plus loin, le "café des Délices" cher à Bruel !
Ø
A la Valette, taxi à 4 pour 20€ jusqu'à l'entrée de la ville piétonne : Cathédrale-musée St Jean : le baroque dans toute sa splendeur
- attention fermeture à 16h30
Balade le nez en l'air pour voir les balcons accrochés, retour tranquille à pied (cela descend) dans les rues-escaliers puis le long du port, les magasins à touristes....
Ø Un croissant dans une main, les yeux rivés sur l'Etna, pas de brume sur le sommet, c'est le spectacle grandiose de ce petit-déjeuner au large de
Taormina. Les excursions parties, nous avons eu une chaloupe en quelques minutes : là encore, taxi (20€ à 4 pour l'aller et pareil au retour) : il est tôt, les magasins de la rue piétonne ouvrent tranquillement : tout est là pour le touriste, mais nous en sommes !
Un musée de peinture (pas top) puis direction la lente montée vers le théâtre : le sommet se mérite, mais il y a des figuiers qui dispensent de l'ombre. Là encore une merveille de paysages, grâce à l'audio guide, nous savons tout de l'histoire du théâtre ! Doucement l'Etna met son écharpe de brume et bientôt il va disparaitre.
Après l'appareillage, nous naviguerons avec les dauphins (beaucoup) par duos : un petit et un gros, qui visiblement apprenait au petit à sauter en le poussant du museau : nous étions sous le charme et cela a duré une 1/2 heure : combien étaient-ils ? 50 peut-être.
Vers 23h-23h30, le navire "s'est mis en panne" pour nous permettre d'admirer le Stromboli et ses éruptions toutes les 10' : un feu d'artifice en baie de Cannes suscite moins de "ohhhh et de ahhhh".
Et chaque soir, de 20h à 21h15 (heure du 2em service) nous étions au
Zanzibar, sirotant de bons cocktail, suffisamment légers pour en boire plusieurs et pouvoir tous les goûter ! Admirant les couchers de soleil, les orangé-rouge-jaune du ciel, les lumières de la ville comme à
Malte : le ou le détroit de Messine, quand les terres vont presque se toucher, le navire se faufile dans l'axe profond ; et la Calabre et la
Sicile étincellent de mille lumières : romantisme assuré.
Ø
A Sorrente, je dirai que l'approche est moins jolie que toutes les beautés des jours précédents : descente en chaloupe sans problème, au bout du quai une navette vers la ville (1€ par personne) la route n'est qu'un sillon dans la falaise, le chauffeur sans peur et les piétons en grand danger !
Un balade en "petit train" : les écouteurs dans les oreilles, Caruso exprime son talent, repris en chœur par les 20 touristes italiens (et nous 4 français) : l'équipée est joyeuse, on est redescendu au port, le train dévalant la route, on est remonté, avant le tour de la ville haute, quelle rigolade teintée de frayeur. Boutique à touristes dans la rue piétonne (avec scooters), l'occasion d'acheter un peu de limoncello et des savonnettes au citron dans les fabriques. Puis le morceau de choix, la visite du musée de la Marqueterie : absolument remarquable et à voir sans faute !
Ø
Ajaccio, nous arrivons en avance et pour une fois nous descendons avant les excursions : au bout du quai, une tente avec l'office du tourisme local : "welcome to Ajaccio" cela choque ! le dépliant est en anglais avec une petite traduction en français, en italien etc..... pour des touristes français, cela fait désordre en
France. De plus le musée Fesch, fleuron dans sa ville, est en travaux depuis un an et jusqu'en 2010 mais même en anglais, ce n'était pas dit.
Un bus à impérial (ville de l'empereur oblige), protégé par une tenture : 10€ par personne pour 1h30 : tour de ville, principaux monuments et statues de Bonaparte, Napoléon ou l'empereur. En route vers les iles Sanguinaires, la route serpente doucement le long des plages (dont Marinella) et le spectacle est grandiose. Malgré les 34° annoncés mais dépassés, il fait bon au sommet de notre bus et les appareils photos crépitent : j'aurai de magnifiques fond d'écran pour tout l'hiver ! un petit tour au marché tout proche (fermeture 13h) pour faire le plein de lonzo, saucisson et fromage, le tout scellé sous vide pour un transport sans (ou presque) odeurs. Après le déjeuner sur le pont déserté, retour en vieille ville pour visiter le musée « la maison Bonaparte », la salle Napoléon de l’hôtel de ville nous sera refusé pour cause de 8 mariages ce samedi.
Nous sommes samedi soir, je n'ai pas eu le temps de chercher l'ascenseur qui descendait au SPA, en 2 croisières, il faut le faire ! Cette année, le spectacle étant à 20h15, nous l'avons zappé, préférant le coucher de soleil après nous être pomponnés et avant les diners succulents du Flamboyant.
Mes merveilleux compagnons de voyage et l’excellence du bateau ont fait du rêve de cette semaine une belle réalité
J’ai boudé Internet mais je me suis grisée d'air marin, j'ai bouquiné à l'ombre de la cheminée, le vent tournant les pages (il faudra peut-être le relire), j'ai scruté l'horizon, vu des merveilles défiler sous mes yeux paresseux, cela fait du bien.
On referme les valises (sans oublier de garder le pyjama et la petite culotte pour demain matin selon les conseils de Maria sur la chaine 1 de la télévision de la cabine), le cœur gros : dernier apéro, dernier dîner, dernier tour au Casino, dernière danse, dernier cocktail : les souvenirs sont en marche.
Ahhhhh le Bleu de
France, à bientôt j'espère !